

L’Italienne à Alger
Opéra de Gioacchino Rossini
Passion et partage
La Fondation du Groupe Pictet est fière de soutenir le volet pédagogique du « GTJ - Grand Théâtre Jeunesse ».
En participant à ce programme de formation, nous nous engageons en faveur de la génération à venir.
Nous sommes particulièrement heureux de pouvoir offrir aux talents de demain l’opportunité de découvrir les joies de l’opéra et du ballet, et peut-être même de susciter des vocations.
Les associés du groupe Pictet vous souhaitent une très belle saison 2025-2026.
Le Grand Théâtre de Genève remercie ses mécènes et partenaires de la saison 2025-2026 pour leur engagement généreux et passionné.
SUBVENTIONNÉ PAR
BRIGITTE LESCURE
GRANDS MÉCÈNES
RÉMY ET VERENA BEST
DENISE ELFEN-LANIADO
HYPOSWISS PRIVATE BANK GENÈVE SA
FONDATION SUON ROLLAND
MÉCÈNES
BLOOMBERG CARGILL INTERNATIONAL SA
FONDATION FAMSA
MONA HAMILTON
ADAM ET CHLOÉ SAID
RTS TV & ESPACE 2 LE TEMPS
AVEC LE GÉNÉREUX SOUTIEN DE DEUTZ

FONDATION VRM
ANGELA ET LUIS FREITAS DE OLIVEIRA
FONDATION COROMANDEL
DANCE REFLECTIONS BY VAN CLEEF & ARPELS
FONDATION LÉONARD GIANADDA MÉCÉNAT
FONDATION JAN MICHALSKI FRANCE MAJOIE LE LOUS
VERA MICHALSKI-HOFFMANN
FAMILLE SCHOENLAUB FONDATION DU DOMAINE DE VILLETTE
PARTENAIRES MÉDIA
PARTENAIRES D'ÉCHANGE









1 Six modèles signés Courrèges, 1968 © Bill Ray/The LIFE Picture Collection/Getty Images
2 Minoru Nomata (1955)
© Minoru Nomata Escaliers imaginaires
3 Frontispice de la partition de L'Italienne à Alger
© Luisa Ricciarini / Bridgeman
4 Al Dana Club à Doha
© Imago / Bridgeman Images
5 Hotel Byblos à Saint-Tropez, France, 1967 © AGIP / Bridgeman Images
6 Architecture contemporaine, Palazzina San Maurizio, Rome, Italie 1962-1965, Luigi Moretti (1907-73) © Andrea Jemolo. All rights reserved 2025 / Bridgeman
7 Maquette costume de Hannah Oellinger pour la production
8 Algers © Michel Denance / Bridgeman Images
9 L'Enfer (1964) d'Henri-Georges Clouzot avec Romy Schneider (1938-1982)



Portrait de Gioacchino Rossini de Marie Françoise Mayer La Martinière (1774-1821)
© Bridgeman Images
L'Italienne à Alger
Opéra de Gioacchino Rossini
Livret de Angelo Anelli
Créé le 22 mai 1813 au Teatro San Benedetto à Venise
Dernière fois au Grand Théâtre de Genève en 1995-1996
Nouvelle production
23, 28 et 30 janvier, 3 et 5 février 2026 — 19h30
25 janvier et 1er février 2026 — 15h
Le spectacle durera environ trois heures avec un entracte inclus
Avec le soutien de
LA CULTURE À GENÈVE C’EST sur léman bleu
Cult. les jeudis à 20H vibrez avec l’application léman bleu !




Direction musicale
Michele Spotti
Mise en scène
Julien Chavaz
Scénographie
Amber Vandenhoeck
Costumes
Hannah Oellinger
Lumières
Eloi Gianini
Dramaturgie
Clara Pons
Direction des chœurs
Mark Biggins
Isabella
Gaëlle Arquez
Mustafà
Nahuel Di Pierro
Lindoro, employé de Mustafà
Maxim Mironov
Taddeo, compagnon d'Isabella
Riccardo Novaro
Elvira, épouse de Mustafà
Charlotte Bozzi
Zulma, confidente d'Elvira
Mi Young Kim
Haly, serviteur de Mustafà
Mark Kurmanbayev
Dani
Daniel Daniela Ojeda Yrureta
Clara
Clara Delorme
Chœur du Grand Théâtre de Genève
Orchestre de la Suisse Romande

Prise de rôle
Membre du Jeune Ensemble
Votre banque depuis 1816
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Private equity
Planification patrimoniale

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Une Italienne à Alger, un Turc en Italie, un Amércain à Paris, ou pire, au Japon, mais où va-t-on ? Perdu entre les mondes, Rossini ne l'était pourtant pas, mais à cheval entre les périodes musicales et politiques, les États pontificaux post-féodaux, les guerres napoléoniennes et l'idée émergeante des États-nations, oui par contre ! La naissance de la bourgeoisie et l'évolution des mœurs deviennent rapidement le centre d'intérêt d'un jeune Rossini aussi talentueux que précoce, qui remplace vite la pesanteur du drame héroïque et de la tragédie ancienne par un opéra bouffe aussi léger qu'un sabayon. Fils d'un père cornettiste et surtout résistant, qui fit sans arrêt déménager sa famille de ville en ville, de Pesaro à Ferrare et puis à Bologne pour éviter les poursuites des suppôts des États papaux, et d'une mère chanteuse d'opéra, c'est un Gioacchino Rossini âgé de 21 ans et fort de dix opéras qui s'empare avec joie — et empressement (on dit qu'il composa l'œuvre en 28 jours) — de cette satire politique.
Dans un esprit où souffle une forme de protoRisorgimento, le compositeur renverse d'un même geste maîtres et esclaves, codes et références, imitations et imités, nationalismes et exotismes. Au royaume musical de l'allusion et de la citation qu'il cultiva jusqu'à sa mort, de pastiche en auto-pastiche, il deviendra le maître du jeu des inversions et de la tradition carnavalesque dont Venise raffole. Une œuvre donc carnavalesque, comme définie par Bakhtine, c'est-à-dire composée par un mélange des contraires (sérieux-comique, sublime-vulgaire, opprimélibéré) et de « genres intercalaires », parodies ou citations caricaturées d'une tradition « perdue » dont l'auteur, tout en la maîtrisant et tout en la dévalorisant, triomphera en réinventant le genre.
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L'Italienne à Alger culmine et fulmine dans le finale à la fois ironique et farfelu des Pappataci (mange et tais-toi ?), loin d'un quelconque héroïsme et tout en écho à la tradition de Marivaux dans son Île des esclaves. Mais le metteur en scène suisse romand Julien Chavaz ne craint pas les ouvrages comiques, d'autant plus s'ils disposent d'une couche critique et subversive. Il avait déjà pu nous faire grincer des dents dans l'ouvrage de Peter Eötvös Le Dragon d'or que le Grand Théâtre avait présenté à la Comédie de Genève en 2022 dans sa saison La Plage. En avril 2025, ses Aventures d'Alice sous terre nous on fait voyager au pays des merveilles de Lewis Caroll et du compositeur Gerald Barry. Le voici maintenant qui s'empare du Bâtiment des Forces Motrices pour replacer les marivaudages teintés d'exotisme de Rossini dans un imaginaire absurde à la croisée des genres — littéraires et littéraux. On compte bien sur son art pour pacifier la guerre des sexes et libérer le mythe dichotomique de l'eschatologie de la révolution avec l'aide de l'ironie rossinienne révélée par le jeune chef Michele Spotti, spécialiste du répertoire du belcanto italien, la beauté séduisante et la finesse de la mezzo-soprano française Gaëlle Arquez en Isabella, face à la basse agile et à la présence charismatique de Nahuel di Pierro en Mustafa et du clair et léger ténor belcantiste de Maxim Mironov dans le rôle de l'amant Lindoro.


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An Italian girl in Algiers, a Turk in Italy, an American in Paris, or worse, in Japan… But where are we going? Lost between worlds, though, Rossini was not. Straddled between musical and political periods, post-feudal Papal States, the Napoleonic wars and the emerging idea of nation-states, on the other hand — yes! The birth of the bourgeoisie and changing social mores quickly became the focus of attention for a young Rossini as talented as he was precocious, and who quickly swapped the heaviness of heroic drama and ancient tragedy for an opera buffa as light as zabaglione. The son of a father who was cornettist and above all member of the Resistance who constantly moved his family from town to town — from Pesaro to Ferrara and then to Bologna — to evade prosecution by the papal state henchmen, and of an opera-singer mother, Gioacchino Rossini was a 21 year old already with ten operas under his belt when he took just 28 days to compose his political satire.
In a proto-Risorgimento-like spirit, the composer simultaneously overturned masters and slaves, codes and references, imitations and imitated, nationalisms and exoticisms. From from pastiche to self-pastiche, in a musical kingdom of allusion and quotation that he would cultivate until his death, he became the master of the game of inversions and of the carnivalesque tradition adored by Venice. So then, a work that is carnivalesque as defined by Bakhtine, i.e. comprised of a mixture of opposites (seriouscomic, sublime-vulgar, oppressed-liberated), and comprised of “intercalary genres” — parodies and caricatured quotations from a “lost” tradition, which the author, while mastering and devaluing, would triumph over by reinventing the genre.
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The Italian in Algiers, which culminates and fulminates in the ironic and far-fetched finale of the ‘Pappataci’ — eat and be quiet ? — far removed from any heroism and in keeping with the tradition of Marivaux in his Island of Slaves. But comic works hold no fear for French-speaking Swiss director Julien Chavaz, and especially not if they have a critical or subversive edge to them. He managed to make us wince in Peter Eötvös's The Golden Dragon, which the Grand Théâtre presented in 2022 at the Comédie de Genève, as part of its La Plage season. In April 2025, he took us on a journey to the wonderland of Lewis Carroll and composer Gerald Barry with Alice's Adventures Under Ground. Now he's taking over the Bâtiment des Forces Motrices to change the exoticism-tainted Marivaudages into an absurdist imaginary world at the crossroads of gender identity. We're counting on his artistry to soften the battle of the sexes and liberate the dichotomous myth from the eschatology of revolution, aided by the Rossinian irony revealed by young conductor and bel canto specialist Michele Spotti, the seductive beauty and finesse of French mezzo-soprano Gaëlle Arquez as Isabella, opposite the agile bass and charismatic presence of Nahuel di Pierro as Mustafà, and the clear, light bel canto tenor of Maxim Mironov in the role of the lover Lindoro.




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Acte I
Lassé de son épouse Elvira, Mustafà, propriétaire de de l'hôtel Alger, a décidé de la remarier à son employé préféré Lindoro. Mustafà aspire lui-même à rencontrer une belle et fière dame italienne. Son cuisinier Haly, a promis de lui en présenter une dans les plus brefs délais. Quant à Lindoro, il se lamente en songeant à sa bien-aimée, Isabella, restée en Italie. Mais Isabella n'a pas oublié son amant et est partie à son insu à sa rencontre. Isabella, accompagnée de son vieil admirateur Taddeo, qu'elle fait passer pour son oncle, arrivent dès lors dans l'hôtel, où Isabella est certaine que ses vertus féminines l'aideront à obtenir tout et n'importe quoi de Mustafà.
Pendant ce temps, Mustafà offre à Lindoro liberté et fortune s'il accepte de le débarrasser d'Elvira et de Zulma, sa confidente, en les emmenant en Italie et quand Haly annonce l'arrivée imminente d'une jolie Italienne, Mustafà a peine à maîtriser son impatience. Il faut qu'Elvira parte aussi vite que possible avec Lindoro.
Mustafà et ses employés s'apprêtent à accueillir Isabella. Mustafà tombe amoureux d'elle au premier regard. Isabella, elle, est assurée sur-lechamp qu'elle n'aura aucun mal à le mener par le bout du nez. Sur ces entrefaites, Lindoro vient prendre congé, flanqué d'Elvira et de Zulma. Les deux amants se reconnaissent avec étonnement et prennent bonne note de la présence de leurs compagnons respectifs. Mustafà explique qu'il a décidé de se séparer d'Elvira à laquelle il préfère Isabella. Cette dernière feint l'indignation : elle ne tolérerait jamais qu'une épouse soit ainsi dénigrée. Du reste, elle tient à garder Lindoro responsable des bagages. S'il ne lui cède pas sur ces deux points, Mustafà peut renoncer à ses visées sur elle. Cette intervention énergique déconcerte le patron ainsi que tout son entourage, surpris par la résistance hautaine d'Isabella tant ils sont habitués à se plier aux caprices de Mustafà : la confusion règne.
Roméo et Juliette

Beaucoup de bruit pour rien
Acte II
L'ardeur amoureuse de Mustafà divertit tout le monde — y compris Elvira, dont le départ est provisoirement retardé. Mais Isabella est troublée : elle soupçonne Lindoro de lui avoir été infidèle et de s'être consolé avec Elvira. Lindoro parvient à la rassurer, et, réconciliés, ils décident de partir. Mais pas si vite ! Taddeo vient de se voir décerner le titre de Kaimakan. Cette nouvelle distinction ne lui plaît guère, car il sait qu'en contrepartie Mustafà espère obtenir les faveurs d'Isabella. Celle-ci a appris par Elvira que le patron avait l'intention de venir prendre le café chez elle. Elle décide alors de montrer à Elvira et à Zulma comment traiter la gent masculine. Sous les regards éberlués de Mustafà, de Lindoro et de Taddeo, Isabella se prélasse au hammam de l'hôtel. Le patron, ravi — contrairement à Taddeo, fou de jalousie, que l'on présente à Isabella dans sa nouvelle dignité de Kaimakan — signale comme convenu par des éternuements qu'il souhaite demeurer seul avec Isabella. Tandis que Taddeo fait le sourd, Isabella en profite pour faire entrer innocemment Elvira et la recommande aux bonnes grâces de son époux. C'est alors que, soupçonnant qu'on le mène en bateau, Mustafà se met en colère.
Les déboires de son maître enchantent Haly, qui ne tarit pas d'admiration envers la subtilité de ces femmes italiennes. Avec Lindoro, dont il ignore encore qu'il est son rival, Taddeo prépare leur retour vers l'Italie. Mustafà lui se laisse fléchir par Isabella, qui lui annonce son intention de l'introniser dans l'illustre ordre des Pappataci, dont les règles imposent à leurs membres l'agréable devoir de bien manger, de boire beaucoup et de dormir en toute circonstance, tout en ignorant stoïquement et surtout imperturbablement ce qui se passe autour d'eux.
Mustafà en est flatté, pensant avoir gagné le respect de son nouveau crush. Isabella fait préparer du vin pour la cérémonie d'intronisation et rassemble les employés de la maison en les encourageant à se libérer du joug de leur patron à travers ce rituel. Mustafà paraît alors pour la cérémonie. En présence de tous, habillés dans leur costume de Pappataci, il est admis dans leur ordre et jure d'en respecter les règles.
Pendant qu'indifférent à tout ce qui l'entoure, prônant sa nouvelle philosophie, Mustafà mange et boit en compagnie de Taddeo, Isabella et Lindoro s'apprêtent à partir. Taddeo comprend enfin qui a su gagner le cœur d'Isabella. Cependant, il refuse la « victoire » de Lindoro et tente de pousser Mustafà à réagir et à retenir les fugitifs. Mais celui-ci reste inébranlable : désormais, il mange et se tait. Taddeo se résout alors à partir, lui aussi et sorti de son ivresse, Mustafà tombe dans les bras d'Elvira.
Act I
Tired of his wife Elvira, Mustafà, owner of the Algiers hotel, has decided to remarry her to his favorite employee, Lindoro. Mustafà himself longs to meet a beautiful and proud Italian lady. His cook, Haly, has promised to introduce him to one as soon as possible.
As for Lindoro, he laments as he thinks of his beloved Isabella, who has remained in Italy. But Isabella has not forgotten her lover and has left without his knowledge to meet him. Isabella, accompanied by her old admirer Taddeo, whom she passes off as her uncle, arrives at the hotel, where Isabella is certain that her feminine charms will help her get anything and everything she wants from Mustafà.
Meanwhile, Mustafà offers Lindoro freedom and fortune if he agrees to rid him of Elvira and Zulma, his confidante, by taking them to Italy. When Haly announces the imminent arrival of a beautiful Italian woman, Mustafà can hardly contain his impatience. Elvira must leave with Lindoro as soon as possible.
Mustafà and his employees prepare to welcome Isabella. Mustafà falls in love with her at first sight. Isabella, for her part, is immediately convinced that she will have no trouble leading him by the nose. Meanwhile, Lindoro comes to take his leave, flanked by Elvira and Zulma. The two lovers recognize each other with surprise and take note of the presence of their respective companions. Mustafà explains that he has decided to separate from Elvira, whom he prefers to Isabella. The latter feigns indignation: she would never tolerate a wife being denigrated in this way. Moreover, she insists that Lindoro remain responsible for the luggage. If he does not give in on these two points, Mustafà can give up his advances towards her. This energetic intervention disconcerts the boss and his entire entourage, who are surprised by Isabella's haughty resistance, as they are so used to bowing to Mustafà's whims: confusion reigns.
Act II
Mustafà's amorous ardor amuses everyone— including Elvira, whose departure is temporarily delayed. But Isabella is troubled: she suspects Lindoro of having been unfaithful to her and of having sought consolation with Elvira. Lindoro manages to reassure her, and, reconciled, they decide to leave.
But not so fast! Taddeo has just been awarded the title of Kaimakan. He is not pleased with this new distinction, as he knows that in return Mustafà hopes to win Isabella's favor. Isabella has learned from Elvira that the boss intends to come and have coffee at her house. She decides to show Elvira and Zulma how to treat men. Under the astonished gaze of Mustafà, Lindoro, and Taddeo, Isabella lounges in the hotel's hammam. The boss, delighted—unlike Taddeo, who is mad with jealousy—is introduced to Isabella in his new dignity as kaimakan and signals, as agreed, by sneezing that he wishes to be alone with Isabella. While Taddeo pretends not to hear, Isabella takes the opportunity to innocently bring Elvira in and commend her to her husband's favor. Suspecting that he is being led astray, Mustafà becomes angry.
His master's misfortunes delight Haly, who is full of admiration for the subtlety of these Italian women. With Lindoro, whom he does not yet know is his rival, Taddeo prepares for their return to Italy. Mustafà allows himself to be swayed by Isabella, who announces her intention to induct him into the illustrious order of the Pappataci, whose rules impose on their members the pleasant duty of eating well, drinking heavily, and sleeping in all circumstances, while stoically and, above all, imperturbably ignoring what is going on around them.
Mustafà is flattered, thinking he has earned the respect of his new crush. Isabella has wine prepared for the induction ceremony and gathers the employees of the house, encouraging them to free themselves from the yoke of their boss through this ritual. Mustafà then appears for the ceremony. In the presence of everyone, dressed in their Pappataci costumes, he is admitted into their order and swears to abide by its rules.
While indifferent to everything around him, preaching his new philosophy, Mustafà eats and drinks in the company of Taddeo, Isabella, and Lindoro, who are preparing to leave. Taddeo finally understands who has won Isabella's heart. However, he refuses to accept Lindoro's “victory” and tries to get Mustafà to react and stop the fugitives. But Mustafà remains unshakeable: from now on, he will eat and remain silent. Taddeo then decides to leave too, and once he has sobered up, Mustafà falls into Elvira's arms.
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29 février 1792
Gioacchino Rossini naît à Pesaro, d'un père corniste et trompettiste dans l'orchestre municipal et d'une mère chanteuse. Enfant, il suit les tournées de ses parents.
1797
Au début du mois de février, les armées napoléoniennes occupent Pesaro lors de la première campagne d'Italie de 1796-1797. Giuseppe se range du côté des Français mais après la restauration du gouvernement pontifical, il est contraint de fuir.
1800
La famille déménage à Bologne où Gioacchino commence à recevoir des cours de musique sur épinette.
1801
À peine âgé de 9 ans, on le retrouve pendant le carnaval au violon alto dans l'orchestre du Teatro della Fortuna à Fano, au côté de sa mère.
1802-1805
Entre Lugo, Imola et Ravenne, il est souvent chanteur, tandis qu'il continue d'apprendre les bases de la composition avec différents professeurs.
1806
Il entre au Liceo Musicale de Bologne dans les classes de violoncelle et de pianoforte même s'il continue à se produire comme chanteur et qu'il joue de tous les instruments.
1807
Maestro al cembalo au théâtre de Faenza, au côté de son père, premier cor de chasse.
1810-1812
Gioacchino est maestro al cembalo dans différents théâtres d'Émilie-Romagne, il dirige différentes pieces dont Les Saisons de Haydn et termine en prison pour s'être emporté auprès de choristes. Après la farce La cambiale di Matrimonio, le dramma giocoso L'equivoco estravagante est retiré de l'affiche après la 3e representation par la censure.
Demetrio e Polibio, qu'il aurait composé à quatorze ans, est joué à Rome, et trois farces à Venise : L'inganno felice, La scala di seta et L'occasione fa il ladro. Il s'essaye aussi aux opere serie avec Ciri in Babilonia, ossia la caduta di Baldassare à Ferrara mais ce sera le succès du grand opéra comique La pietra del paragone à la Scala de Milan qui l'exemptera, dit-on, du service militaire.
1813
Le fiasco d'Il signor Bruschino, ossia il figlio per azzardo est sauvé par le triomphe de Tancredi à la Fenice en février et puis, en mai, de L'Italienne au Teatro a San Benedetto de la même ville. Il enchaîne à La Scala avec Aureliano in Palmira sur un livret de Felice Romani avec qui il collabore pour la première fois.
1814
Il turco in Italia, second opus avec Romani à Milan, est considéré par le public un dramma buffo et une parodie de L'Italienne.
À la Fenice, Sigismondo reçoit aussi un accueil froid.
1815
Déménage à Naples.
Elisabetta regina d'Inghilterra remporte le succès, à l'inverse de l'œuvre semiseria Torvaldo e Dorliska à Rome.
1816
Almaviva, ossia L'inutile precauzione (qui deviendra Il barbiere di Siviglia remporte, après le fiasco de la première, un succès retentissant à Rome et lui vaut la commande suivante : La Cenerentola.
À Naples, il présente Otello, ossia Il moro di Venezia.
1817

La Cenerentola, ossia il trionfo della bontà à Rome, La gazza ladra à Milan, et l'Armide à Naples.
1818-1819
Action tragico-sacrée Mosè in Egitto à Naples.

Vue de La Muralla Roja de l'architecte Ricardo Bofill (1939-2022) à Calpe, Alicante © Clément Guillaume / Bridgeman Images
1819
Ajout de la prière « Dal tuo stellato soglio » dans Mosè in Egitto Quatre autres opéras seria viennent s'ajouter au catalogue : Ermione , La donna del lago, Bianca e Falliero, ossia Il consiglio dei tre. À Venise, Eduardo e Cristina.
1820
Messa die Gloria. Présenté à Naples aussi, l'opéra Maometto II, malgré une longue période de gestation, remporte, elle, un franc insuccès et ne sera plus jouée de tout le XIXe siècle.
1821
La dernière représentation de Matilde di Shabran, ossia Bellezza e cuor di ferro clôt le dernier séjour romain du compositeur.
1822
Zelmira sera sa dernière œuvre napolitaine. Les quatre cantates composées pour le congrès de Vérone, commandées par Metternich, lui vaudront d'être considéré comme un réactionnaire par la suite.
1823
Semiramide conclut sa période italienne. Rossini déménage à Londres qu'il est forcé de quitter après la faillite du King's Theatre, et se replie alors sur Paris.
1824
Nommé « Directeur de la musique et de la scène » au théâtre Italien de Paris.
1825
Sa période française s'ouvre avec la cantate Il viaggio a Reims, ossia L'albergo del giglio d'oro, écrite pour le couronnement de Charles X.
1826
Le siège de Corinthe, réécriture intégrale de Maometto II est accueilli avec enthousiasme.
1827
Mort de sa mère la veille de la première triomphale de Moïse et Pharaon, ou Le passage de la Mer Rouge à l'Académie Royale de Musique.
1828
Guillaume Tell marque le dernier effort de Rossini pour le genre de la musique de scène.
1830
La révolution de juillet fait tomber Charles X. Rossini tente sa cause auprès du nouveau gouvernement de Louis-Philippe d'Orléans.
1832
Cantate pour soprano et pianoforte Giovanna d'Arco.
1836
Il remporte sa cause contre le gouvernement français qui lui reconnait une pension à vie.
1842
Achève complètement le Stabat Mater.
1848
Rossini n'est pas réputé pour être sympathisant des mouvements libéraux. Le soir du 24 avril à Bologne, il fait l'objet de manifestations hostiles alors qu'il se présente au balcon de sa maison pour remercier la fanfare militaire des volontaires qui lui rendait hommage.
1857
Péchés de vieillesse.
1863-1964
Petite Messe solennelle.
1867
Hymne à Napoléon III et à son Vaillant Peuple.
13 novembre 1868

Mort à Passy. Il est enterré une première fois au Père-Lachaise. Sa dépouille sera exhumée en 1887 pour la transporter dans la basilique Santa Croce à Florence. Quelques
1839
Il accepte la nomination de conseiller perpétuel au Liceo musicale de Bologne.
Mort de son père Giuseppe.
Détails biographiques repris en partie du programme de salle de L'Italiana in Algeri du Pesaro Rossini Opera Festival
L'Italiana in Algeri
Dramma giocoso per musica in due atti di Angelo Anelli
Musica Gioacchino Rossini
Sinfonia
Atto Primo
N. 1
Introduzione
Serenate il mesto ciglio (Elvira, Zulma, Haly, Mustafà, Coro)
[Recitativo Dopo l'Introduzione]
Ritiratevi tutti.
(Elvira, Zulma, Haly, Mustafà)
N. 2
Cavatina Lindoro
Languir per una bella (Lindoro)
[Recitativo] Dopo la Cavatina [di] Lindoro Ah, quando fia
(Lindoro, Mustafà)
N. 3
Duetto [Lindoro-Mustafà]
Se inclinassi a prender moglie (Lindoro, Mustafà)
N. 4
Coro
Quanta roba!
e Cavatina Isabella
Cruda sorte!
(Isabella, Haly, Coro)
(Recitativo] Dopo la Cavatina d'Isabella Già ci siam.
(Isabella, Haly, Taddeo)
N. 5
Duetto [Isabella-Taddeo] Ai capricci della sorte (Isabella, Taddeo)
[Recitativo Dopo il Duetto] E ricusar potresti (Elvira, Zulma, Lindoro, Haly, Mustafà)
N. 6
Aria Mustafà
Già d'insolito ardore (Mustafà)
[Recitativo Dopo l'Aria di Mustafà] Vi dico il ver. (Elvira, Zulma, Lindoro)
N. 7
Finale Primo
Viva, viva il flagel delle donne (Elvira, Zulma, Isabela, Lindoro, Haly, Taddeo, Mustafà, Coro)
Atto Secondo
N.8
Introduzione
Uno stupido, uno stolto
(Elvira, Zulma, Haly, Coro)
(Recitativo] Dopo l'Introduzione
Haly, che te ne par?
(Elvira, Zulma, Isabella, Lindoro, Haly, Mustafà)
N. 9a
Cavatina [Lindoro]
Concedi amor pietoso (Lindoro)
[Recitativo] Dopo la Cavatina [di Lindoro]
Ah! se da solo a sola (Taddeo, Mustafà)
N. 10
Coro
Viva il grande Kaimakan!
Recitativo Kaimakan e Aria Taddeo
Ho un gran peso sulla testa
(Taddeo, Mustafà, Coro)
Recitativo Dopo l'Aria di Taddeo]
(Buon segno pe'l Bey.)
(Elvira, Zulma, Isabella, Lindoro)
N. 11
Cavatina Isabella
Per lui che adoro
(Isabella, Lindoro, Taddeo, Mustafà)
[Recitativo] Dopo la Cavatina d'Isabella
Io non resisto più (Lindoro, Taddeo, Mustafà)
N. 12
Quintetto Ti presento di mia man (Elvira, Isabella, Lindoro, Taddeo, Mustafà)
[Recitativo] Dopo il Quintetto
Con tutta la sua boria (Haly)
N. 13
Aria Haly
Le femmine d'Italia (Haly)
[Recitativo Dopo l'Aria di Haly]
E tu speri
(Lindoro, Taddeo, Mustafà)
N. 14
Terzetto
Pappataci! che mai sento!
(Lindoro, Taddeo, Mustafà)
[Recitativo] Dopo il Terzetto
E può la tua padrona
(Zulma, Lindoro, Haly, Taddeo)
N. 15
Coro
Pronti abbiamo e ferri e mani
Recitativo Amici, in ogni evento e Rondò [d'Isabella]
Pensa alla patria
(Isabella, Coro)
[Recitativo Dopo il Rondò d'Isabella]
Che bel core ha costei! (Taddeo, Mustafà)
N. 16
Finale Secondo
Dei Pappataci s'avanza il coro
(Elvira, Zulma. Isabella, Lindoro, Haly, Taddeo, Mustafà, Coro)
Le génie humain de Gioacchino Rossini
Propos recueillis par Clara Pons
Opera buffa, opera seria ? Peut-on, selon vous Michele Spotti, parler de genres distincts chez Rossini ?
Même si en effet Rossini est d'abord considéré pour ses opéras bouffes, quand on regarde son œuvre, c'est la proportion d'ouvrages tragiques qui est la plus grande. Cela, rien qu'au niveau numérique donc. Dans le fond, le tragique est, de quelque manière, toujours présent. D'abord, évidemment, sous la forme de personnage qu'on peut dire « méchants ». Bien sûr, ils sont souvent assez ridicules mais ils sont aussi cruels. Je pense à Bartolo, Don Magnifico ou Don Basilio par exemple. Ce sont des personnages complexes cependant car on a aussi pitié d'eux, ils sont très humains et cherchent à sauver leur intérêt. Cette vision pessimiste de l'homme est présente dans tous les opéras comiques, que ce soit L'italiana in Algeri, Il turco in Italia ou La Cenerentola. Il faut bien remarquer aussi que le début du dix-neuvième siècle n'est pas une époque facile. Les guerres et les changements de régimes se succèdent sans répit et impactent toutes les couches sociales sans exception. Rossini thématise et dénonce à travers ces œuvres comiques les défauts de sa société, les conflits d'intérêts, la corruption et le pouvoir de l'argent.
La félicité des solutions est finalement le fruit du hasard, le destin n'est pas juste ni moral chez Rossini et encore moins lié au religieux qui n'a aucune place dans ses opéras bouffes mais seulement dans les quelques pièces qui le thématisent comme Moïse ou Guillaume Tell. Néanmoins, ce qui est le plus intéressant, c'est l'utilisation que fait Rossini du langage musical. Le même passage, disons la même caballetta de Ermione, Moïse ou Le Siège de Corinthe peut à la fois décrire le moment le plus tragique et être utilisée pour un moment comique. C'est hallucinant, je dois dire !
En quoi consiste alors le buffo chez Rossini ?
On parle souvent de folie contrôlée surtout dans ces fameux finals rossiniens. Je parlerais plutôt d'une forme de lucidité glaciale. On peut observer que Rossini utilise une technique du rire très précise. Son style comique est d'une certaine manière mécanique, c'est une machinerie infernale et parfaite où même le temps et les tempi sont gérés et pensés. L'italiana in Algeri, bien que ce soit encore une œuvre de jeunesse, est un summum de ce type de réalisation. Le mécanisme général fonctionne comme une horloge suisse : Rossini écrit avec un timing parfait.
Entretien avec Michele Spotti

Pour un directeur musical, la question devient naturellement celle du choix des tempi, qui sont la clé pour obtenir l'effet comique voulu. Et là, il faut être en accord avec le metteur en scène, en particulier sur les récitatifs secs. Il y a aussi un travail de nettoyage à faire, avec respect, sur les traditions transmises et reproduites quelquefois par les chanteurs, c'est-à-dire analyser leur pourquoi, leur raison d'être et l'adapter à la verve comique de 2026. Mais ce crescendo rossinien, c'est vraiment l'emblème de la musique de Rossini : une succession mathématique et logique, avec des instruments qui s'ajoutent petit à petit et un tempo qui peut s'accélérer un peu. C'est une écriture musicale extrêmement calculé, froide et lucide donc, mais qui marche en fin de compte toujours. C'est un peu un evergreen : ça prend à chaque fois, même si on sait comment ça se termine.
Outre cette construction rationnelle du comique et pour clore la première question, ce qui me fascine le plus chez Rossini, c'est la manière qu'il a de pouvoir comprendre le réalisme de la mentalité humaine. Cet homme a vécu une vie si intense qu'il arrive à comprendre les subtilités de la perversité humaine. C'est pour ça qu'il a une façon unique d'écrire la musique.
Comment êtes-vous devenu familier de l'univers rossinien ?
Grâce à Genève ! Quand j'étais étudiant à la Haute école de musique de Genève, mon professeur Laurent Gay m'a envoyé à l'Opéra de Lyon comme assistant d'Alberto Zedda, qui était peut-être à l'époque la plus grande personnalité rossinienne, le grand artisan de la Renaissance rossinienne. J'ai été son assistant sur Ermione, un opéra magnifique que je vais diriger au mois de février dans ma maison à Marseille. Grâce à cette expérience, j'ai pu connaître les aspects
Michele Spotti © Marco Borrelli

Page manuscrite de L'italiana in Algeri © A. Dagli Orti / © NPL – DeA Picture Library / Bridgeman Images
les plus intéressants de l'écriture rossinienne. C'est assez curieux, parce que même si j'ai commencé à diriger Rossini presque dès le début de ma carrière, c'est la première fois que je dirige L'italiana in Algeri. Je pense que Rossini peut être fier de moi quand je dis ça, parce que ça veut dire que j'ai analysé beaucoup de Rossini avant d'arriver à l'opéra bouffe ! Il y a cette dédicace que Rossini écrit au début de la Petite Messe solennelle mais où il dit avec beaucoup d'ironie : « Bon Dieu… la voilà terminée cette pauvre petite
messe. Est-ce bien de la musique sacrée que je viens de faire ou de la sacrée musique ? J'étais né pour l'opera buffa, tu le sais bien ! Peu de science, un peu de cœur, tout est là. Sois donc béni et accorde-moi le Paradis. »
Ce qui me fascine aussi chez ce compositeur, c'est son énorme capacité à s'adapter à son époque. Pour moi, Guillaume Tell c'est un « essai de composition », une démonstration qu'il serait capable de s'adapter aux temps, mais ne veut
pas le faire parce qu'il n'en a pas envie. Je trouve qu'il n'y a rien de plus artistique que de dire : « Je suis capable de faire tout, mais je n'ai pas envie de le faire. » Toutefois, j'y vois aussi une raison historique, un peu philosophique. Il y a dans la première partie du dix-neuvième siècle, une centralité de l'ego qui devient de plus en plus présent.
Chez les compositeurs ?
Oui, mais pas que chez les compositeurs, aussi au niveau artistique en général : il y a une expansion générale du pathos et cette musique qui souffre toujours. Alors que la stylisation rossinienne des émotions est intemporelle. L'objectivité de la tragédie de Rossini où l'émotion est stylisée, c'était quelque chose de génial, mais qui n'est pas arrivée au bon moment.
Parlez-nous de la « Rossini Renaissance » comme on la nomme parfois.
Je me sens un peu lié au renouveau rossinien : j'ai dirigé sept fois au Rossini Opera Festival, c'est comme si j'étais fils de Pesaro. Je me sens lié à ce compositeur qui a une personnalité tellement riche et intéressante. Figure histrionique, il cuisinait et avait beaucoup de passions. Et puis ma carrière se développe un peu dans les lieux où Rossini a vécu le plus comme Milan, Pesaro, Paris. Alors s'il est vrai que le Rossini tragique n'était pas trop souvent joué, il y a un autre aspect beaucoup plus concret qui explique la présence discrète de Rossini au répertoire jusqu'à une certaine époque : la difficulté de l'exécution de la partition, des lignes musicales et des lignes du chant. C'était tellement compliqué d'arriver à faire quelque chose de propre avec l'écriture rossinienne. C'est franchement difficile, aujourd'hui encore. Il y a sans aucun doute toujours eu de belles voix, mais la technique pour
Entretien avec Michele Spotti
ce type de répertoire s'est développée dans les années 60 et 70 seulement, et donc c'est elle qui a permis de redécouvrir les opéras magnifiques qui sont maintenant entrés dans le répertoire.
Rossini a souvent réécrit ses œuvres (Maometto II, Semiramide, Il viaggio a Reims). Est-ce qu'il n'y a pas tout de même pas chez lui une recherche d'absolu ou d'une forme de perfection ?
Oui et non. Rossini n'avait sans doute pas trop envie d'écrire autre chose. Il utilisait alors le même thème en disant qu'il avait écrit de la belle musique. En plus, c'est assez drôle, quand on lit ses lettres, on voit qu'il cherche toujours à cacher ses manuscrits. Parce que, comme ça, il peut les utiliser pour autre chose. C'est drôle, chez Rossini, cet aspect un peu naïf même si après c'est bien connu que certains airs sont identiques. Verdi a aussi utilisé cette tactique et traduit en italien le Don Carlo par exemple. C'était lié à l'époque, Mais c'est vrai qu'au niveau de l'orchestration, Rossini est un compositeur qui invente toujours des variations. C'est toujours l'excuse à un virtuosisme qui est absolument extraordinaire. Même dans des opéras simples comme L'italiana in Algeri, il y a toujours quelque détail très particulier, très raffiné, quelque chose de nouveau qui rend l'écriture intéressante.
Entre regard poétique et chorégraphie des corps chantants
Julien Chavaz, quelle place occupe la transposition dans votre rapport à L'Italienne à Alger et plus généralement dans votre travail de mise en scène ? De quelle liberté disposezvous en tant que metteur en scène entre l'interprétation et une forme de co-écriture ?
Tout d'abord, quel que soit l'ouvrage que l'on monte, la mise en scène reste toujours un dialogue entre une partition qui existe et un point de vue de metteur ou de metteuse en scène. Dans le cas d'ouvrages dont le livret pose des problèmes — et c'est le cas pour une grande partie du répertoire —, il devient nécessaire, pas seulement pour des raisons politiques, mais aussi pour des raisons de comique de situation, de faire en sorte que ce que l'on dit, ce que l'on entend et ce que l'on voit, soit audible et visible aujourd'hui. Car si les ressorts comiques restent souvent les mêmes, en revanche, ce sur quoi ces ressorts s'appliquent — les phénomènes de société, les situations sociales — change avec les époques. Le comique lié à l'exotisme de L'Italienne à Alger a certes perduré très longtemps mais il ne nous fait plus rire de la même manière, ou bien nous n'avons plus vraiment envie d'en rire. Il faut donc transposer, donner un angle de vue à la situation dans laquelle viennent s'insérer les personnages. Il faut créer un nouveau contexte, presque
Entretien entre deux répétitions avec le metteur en scène Julien Chavaz par Clara Pons un nouveau scénario. Cela dit, il ne faut pas être obsédé par l'idée de tout changer. À l'opéra, les spectateurs et les spectatrices sont tout à fait habitués à percevoir un frottement entre un texte et une situation scénique. Même si certains mots sont vieillis ou problématiques, le fait de modifier le contexte de la narration fait partie intégrante des conventions théâtrales.
Deux choses m'intéressent particulièrement dans cette pièce. La première celle donc de lui donner un nouveau cadre. J'ai évacué Alger comme lieu (de l'Empire ottoman ou de l'ailleurs), ainsi que les notions de sérail et d'esclavage « à l'ancienne », pour les remplacer par une situation contemporaine : un hôtel — qui pourrait aussi bien être situé en Thurgovie, dans le Poitou-Charentes ou dans le Bade-Wurtemberg — dont Mustafà serait le directeur et qui traite de manière abusive ses employés (et même ses clients). Le personnel de cet hôtel deviennent des esclaves modernes : ils ne sont plus que des corps soumis à l'autorité d'un patron despotique et de très mauvaise foi. Ce déplacement permet de traduire une situation d'abus et de contrôle qui justifie pleinement le désir de fuite et le renversement du pouvoir. On est là dans une logique très claire de commedia dell'arte : on prend le roi et on lui montre ses culottes.

La deuxième chose importante que j'essaie de développer dans mes spectacles, c'est la recherche d'un filtre poétique. Il y a bien sûr l'œuvre, la narration, les situations comiques qui sont très claires, très efficaces, mais il doit aussi exister une dimention plus évanescente, quelque chose qui relève davantage de la couleur, du son, bref un voilage poétique. Ce voile s'instaure pour moi à partir du moment où je sens qu'à l'intérieur de la narration très structurée, il existe des éléments qui ne sont pas directement reliés ou reliables à une situation précise mais qui permettent de faire respirer l'ensemble. Si aucun personnage secondaire ne s'y prête, il m'arrive très souvent dans mon travail d'ajouter alors des personnages. Ici, j'en ai ajouté deux, présents du début à la fin, presque comme un fil rouge corporel. Ils portent un regard tendre sur cette maison de fous. Tous les personnages de L'Italienne à Alger sont obsédés par leur propre dramaturgie ; ils n'ont pas le temps de regarder ce qu'ils font. Ces deux figures — Dani et Clara — au contraire, nous aident à porter un regard sensible, presque extérieur, sur ce qui se passe. Elles rappellent aussi aux spectateurs qu'ils ne sont pas seuls à regarder.
Ils ne sont donc pas exactement des représentants du public, mais plutôt des figures de déplacement du regard ?
Oui, exactement. Ils ne sont pas concernés par des affaires de sexe, d'argent ou de pouvoir. Il se crée donc une forme d'identification, une tendresse pour eux, qui nous permet de regarder autrement, de manière plus sensible ou plus poétique, ce qui se joue sur scène.
Entretien avec Julien Chavaz
Julien Chavaz © Kerstin Schomburg
Vous parlez de « maison de fous » pour évoquer le fait que chaque personnage est prisonnier de sa propre dramaturgie. Clara et Dani sont donc une formule magique pour ouvrir l'espace poétique ?
Tout à fait. Mustafà veut se débarrasser d'Elvira, Isabella veut libérer Lindoro, Lindoro veut reconquérir Isabella. Chacun est absorbé par ses propres urgences. Comme avec tout bon ressort comique, les personnages ont le nez collé à leurs problèmes. Le fait d'ajouter des figures observatrices permet d'aérer l'espace, de rappeler qu'il existe une vie avant et une vie après cette situation, sans travestir l'histoire. Cela permet aussi de poétiser l'espace, de lui donner une fonction sensible, et pas seulement celle d'une machine à produire du jeu.
L'élément comique semble être dans votre travail à la fois un outil de mise en scène et un principe profondément inscrit dans la musique.
Rossini est un génie absolu du comique. Tout est ironie, à quelques exceptions près. Isabella est presque toujours ironique, Mustafà aussi, Elvira et Zulma également. La composition vocale, les effets, les accents sont toujours un peu too much, trop bouffe ou trop larmoyant, volontairement excessifs. Faire du comique sur la musique de Rossini est un cadeau. Il y a déjà, dans l'écriture musicale elle-même, un terreau fertile pour la situation comique, qui devient moteur musical et scénique. Ensuite, le travail porte sur les personnages. Le comique vient de la caricature et de la situation. Les personnages sont déjà des caricatures, et, en plus, ils caricaturent les situations qu'ils traversent. L'Italienne à Alger est une comédie de quiproquos, de portes qui claquent. Mon travail n'est pas de laisser les choses en état mais bien de malaxer et transformer toute cette matière pour que ça
fonctionne au millimètre près, avec les chanteurs, et puis d'ajouter des situations supplémentaires, du jeu et de l'invention.
Mais comment travaillez-vous au juste avec l'artificialité propre à l'opéra ?
À travers le corps. L'opéra, ce sont des corps chantants. L'artificialité des notes, de ce qui est dit, des vocalises et des coloratures, tout cela doit s'incarner physiquement. Mon rôle est profondément chorégraphique : faire en sorte que les corps au plateau dansent, vibrent et traduisent la musique, même lorsqu'ils ne chantent pas. Mon rôle, c'est de chorégraphier ces corps chantants et de faire ainsi en sorte que la musique ne vienne pas (seulement) de la fosse mais bien de la vie intérieure des personnages. Je dis souvent aux interprètes que, lorsqu'ils ne chantent pas, ils sont comme un orchestre, de leur corps jaillit la musique : il doit porter les accents, les rythmes, les pulsations intérieures de celle-ci. Chez Rossini, c'est particulièrement fascinant : un solo de cor, un pizzicato de cordes, tout cela appelle une traduction corporelle différente. Dans ses fameux finals où la folie s'empare du plateau, que ce soit Le Barbier ou La Cenerentola, il transforme les personnages en instruments de musique. C'est magique. On laisse de côté la dramaturgie, on arrête l'histoire et en fait et, ce qu'on crée, c'est une immense symphonie de folie où les personnages eux-mêmes ne sont plus en proie à leur destin personnel et à leurs urgences et à leurs velléités dramaturgiques, mais à juste être les notes de musique d'une grande symphonie extraordinaire.
Le final rossinien semble être un moment où la dramaturgie se dissout presque dans la musique. Est-ce aussi une dissolution des personnages et de la dramaturgie dans le collectif ?

Absolument. On accepte de baisser l'intensité dramaturgique au profit d'un grand moment collectif, on est au service de l'esprit de carnaval, de la folie, d'un truc qui n'a plus rien à voir avec aucune psychologie de personnage. C'est-à-dire qu'il y a une liberté dans le sens qu'on se permet de faire un peu de l'art pour l'art. Ça devient presque dadaïste, en fait.
Est-ce que vous laissez libre cours au chaos sur scène ?
Le chaos s'organise, se chorégraphie. C'est joyeux, jubilatoire, et profondément théâtral. On part d'une situation et on crée des moments chorégraphiques. J'essaie d'utiliser la corporalité et la sensibilité de chaque artiste, de la magnifier.
La situation doit jaillir de la salle de répétition. La narration est portée par le texte, mais la situation, elle, nécessite du travail.
Y a-t-il selon vous une forme de critique de la part de Rossini derrière cette ironie généralisée ?
Oui, très clairement. Il y a derrière elle la critique classique, celle d'un renversement du pouvoir : on donne beaucoup de pouvoir à un roitelet au début, puis ceux qui lui sont soumis finissent par le ridiculiser. Cela est évident et pas très subtil. Et puis, il y a — plutôt rare pour ce début de XIXe siècle et une aubaine pour 2026 — ce personnage féminin central, Isabella, qui ne meurt pas à la fin, et qui est plus intelligent que tout le monde — y compris, et surtout,
Photo de répétition (Ricardo, Mi-young, Charlotte, Gaëlle, Nahuel ; 2e rang, Mark et Dani)
que son propre amoureux. Elle est rusée, cynique, consciente de son pouvoir. Elle sent les faiblesses et tire les ficelles. Ce n'est pas un amour du pouvoir au sens politique — elle ne prend pas la place de Mustafà — mais un plaisir du jeu, une manipulation jouissive. Elle veut ramener Lindoro à la maison, pas devenir reine.
C'est finalement une comédie de mœurs plutôt qu'une critique politique ?
Oui, pour moi L'Italienne à Alger est très proche de la commedia dell'arte, dans la grande tradition du théâtre vénitien. C'est construit sur des stéréotypes et puis sur le renversement des relations entre ces stéréotypes. Ainsi un moment extrêmement important de la transposition dans cette œuvre est bien sûr celui du final des Pappataci. Cette cérémonie complètement absurde où on se moque de Mustafà est souvent l'excuse pour déguiser le chœur des esclaves italiens mais n'a que peu de lien avec leur aspiration. L'intérêt de la transposition ici, c'est de créer une cérémonie des Pappataci qui libère vraiment les esclaves, c'est qu'on sente qu'il y a réel retournement de situation. Oui, il y a un avant et un après la cérémonie des Pappataci. Et on s'y prépare depuis le début. Le pari de notre mise en scène, c'est qu'on perçoive que quelque chose se trame en filigrane : un chausson de ballet sous le canapé, la fin d'un échauffement ou d'une leçon de danse, des gestes répétés par l'un ou l'autre dans un coin, etc. La cérémonie est donc le règlement de compte avec Mustafà mais c'est aussi le rêve des choristes, de ces employés qui libèrent enfin leurs corps dominés. Cette libération des corps c'est carnaval, c'est transgressif : le peuple fait ce qu'il veut et en profite pour ridiculiser les puissants, le puissant en l'occurrence.
Ceci n'est pas dans le texte original, où le chœur ne fait finalement que ce qu'Isabella leur ordonne de faire mais qui, lui, n'a pas de détermination ni d'initiative propre.
Ce qui m'intéressait, c'était de faire de cette cérémonie un moment où les esclaves ne se contentent pas de mettre un costume marrant, mais où ils retournent la situation. Ils ne sont plus des figurants, ils deviennent acteurs de leur propre libération — même si c'est éphémère. Isabella n'est plus seulement celle qui ordonne : « Faites les Pappataci ! » mais celle qui pousse, qui encourage (empowers) : « Allez-y, les gars, mettez votre tutu ! Trouvez le Pappataci en vous ! »
Isabella joue un rôle ambigu : elle est à la fois celle qui manipule et celle qui permet. Est-ce qu'elle incarne une forme de transmission du pouvoir, ou plutôt une complicité dans l'émancipation ?
C'est les deux. Isabella n'est pas une héroïne révolutionnaire, mais elle n'est pas non plus une simple manipulatrice. Elle donne la permission, elle crée l'espace pour que quelque chose advienne. Après, est-ce que les esclaves savent vraiment ce qu'ils font ? Est-ce qu'ils mesurent la portée de leur acte ? Peut-être pas. Mais peu importe, l'important, c'est qu'ils le fassent.
Certains pourraient dire que cette scène ridiculise le mouvement d'émancipation, qu'elle est une moquerie de l'émancipation elle-même.
Le rire, ici, doit être libérateur et non pas moqueur, avec et non pas contre les esclaves. Bien sûr, les esclaves sont un peu ridicules, avec leurs masques et leurs tutus. Mais on a envie de rire avec eux et pas d'eux car au-delà de l'absurdité, il y a la révolte.

Vue de La Muralla Roja de l'architecte Ricardo Bofill (1939-2022) à Calpe, Alicante © Clément Guillaume / Bridgeman Images
Les corps bruyants de Rossini
par Melina Esse
Nella testa ho un campanello
Che suonando fa din din . . .
Nella testa un gran martello
Mi percuote e fa tac tà . . .
Sono come una cornacchia
Che spennata fra crà crà . . .
Come scoppio di cannone
La mia testa fa bum bum . . .
L'italiana in Algeri, final de l'acte I
Même le commentateur le plus enthousiaste de Rossini n'avait pas grand-chose à dire sur le texte du final du premier acte de L'Italienne à Alger. Henri Beyle (alias Stendhal), d'ordinaire si éloquent, devient fadement factuel face au livret d'Angelo Anelli : « Il est bien vrai que le bey dit ‹ Je suis comme un coup de canon qui fait boum › et que Taddeo dit aussi ‹ Je suis comme un corbeau déplumé qui fait croa ! › Mais se concentrer sur les paroles à ce moment précis de l'opéra, soutient-il, c'est passer complètement à côté de l'essentiel ». […] Ce qui importe bien plus à Stendhal, c'est la puissance et l'immédiateté de la musique de Rossini, la façon dont elle agit sur le corps et exige que l'auditeur succombe au
plaisir sensuel. Et ce qui est significatif, c'est la manière dont ce plaisir est provoqué : par l'immersion de l'auditeur dans le bruit. Le texte d'Anelli, malgré le rejet de Stendhal, thématise la perte de soi dans le son que Stendhal décrit : le passage est auto-référentiel, offrant une amplification onomatopéique — ou peut-être une légitimation — de l'agitation musicale. Le final, comme il est d'usage, est construit autour de deux extrêmes expressifs : la surprise muette et la cacophonie tumultueuse. Une fois que tous les personnages sont entassés sur scène, une révélation choquante — les retrouvailles de deux amants — laisse toute la troupe sans voix. Un passage lent et feutré, avec une mélodie par degrés conjoints, est suivi de diverses tentatives pour démêler l'écheveau des suppositions. Ces tentatives ne font que déclencher une vague de mouvements et la confusion bruyante atteint son paroxysme. L'un des célèbres crescendos de Rossini se construit et puis explose. Soudain chaque personnage se met à imiter le bruit d'un objet ou sujet : le martèlement du marteau, le croassement d'un oiseau, le tintement d'une cloche, la détonation d'un canon. Tel que dans d'autres moments chaotiques chez Rossini, les identités individuelles sont dissoutes dans un collectif bavard. Si l'on imagine leur tête comme une forge, un clocher ou un champ de bataille, leur esprit de chaque personnage est renversé
par cette dissolution de leur espace intérieur : vidés, ils sont réduits à de simples résonateurs humains faisant écho au vacarme. La raison s'enfuit, la sensation prend le dessus. […]
Les finals comiques de Rossini mettent systématiquement en avant la propension du bruit à submerger les sens, à signifier et à induire la folie ou la confusion, et à transformer les corps sur scène en automates bruyants remontés et laissés à eux-mêmes pour jouer comme des boîtes à musique. Mais les musicologues confrontés au bruit rossinien ont tendance à rester muets, frappés de stupeur face à tout ce vacarme. Après tout, on peut s'attendre à un certain degré de chaos dans un final comique ; on trouve des moments similaires dans Il barbiere di Siviglia et La Cenerentola. Beaucoup de ces moments dépendent de la transformation de l'humain en quelque chose de semblable à une machine, un geste qui, selon Henri Bergson dans Le Rire, est au cœur de l'entreprise comique. […] Le bruit rossinien était justement un sujet de controverse pour les critiques ; même Stendhal, qui décrit le vacarme du final de L'Italiana comme une source de plaisir intense et d'engagement physique, le trouve parfois source d'inconfort. […]
Qu'ils évoquent le brouhaha et les acclamations de la foule, des vocalises « dénuées de sens » ou un son orchestral semblable à l'artillerie des batailles napoléoniennes, les critiques de Rossini décrivent systématiquement l'effet de certains moments de ses opéras comme dépassant les limites de la description verbale ou du bon goût, et même comme une dévolution de la musique en bruit. Bien que Bergson n'ait associé la comédie à la mécanique que beaucoup plus tard, les témoins du début du XIXe siècle avaient déjà décrit la musique bruyante comme mécanique. Ce n'était toutefois pas le mécanisme comique
qui préoccupait ces commentateurs, mais plutôt une mécanicité alarmante et inhumaine ayant des implications morales, politiques et physiologiques plus larges. Depuis le XVIIIe siècle, les théories de la sensibilité postulaient que le corps, par sa capacité à éprouver des sentiments tendres, était le siège du bon goût, de la noblesse, de la raison et de la moralité. Le bruit semblait compromettre l'ordre naturel du corps, menaçant de surstimuler ou de corrompre les nerfs délicatement accordés des auditeurs. Qu'il soit considéré comme excitant, incitant ou simplement émoussant les facultés critiques, le bruit opératique posait un réel problème. […]
L'approche de Stendhal à l'égard de Rossini est à la base de son affirmation plus générale selon laquelle la musique ne contient ni ne transmet d'émotion. « La seule réalité dans la musique, écrit-il, est l'état d'esprit qu'elle induit chez l'auditeur. » La musique agit sur les sens de l'auditeur, stimulant son imagination, et lui rappelle ainsi des émotions qui « occupent déjà » son esprit. [….] Comme une drogue puissante, affirme Stendhal, la musique agit sur notre corps de telle manière qu'elle exacerbe les états d'esprit ou intensifie les émotions déjà présentes. De telles explications physiologiques, ainsi que la reconnaissance par l'auteur des effets sensuels de la musique, parsèment la Vie de Rossini. Cependant Stendhal n'est pas ce partisan sans problème du corps qu'il semble être à première vue. […]
Les sentiments mitigés de Stendhal s'expriment de manière vivante dans sa réaction à La Cenerentola […]. Son récit de l'expérience oscille entre une admiration réticente pour les effets sensationnels de l'opéra et une dénonciation virulente de l'œuvre, qualifiée de « vulgaire ». Le problème commence par des symptômes physiques mystérieux.
Stendhal est perplexe face à sa propre indifférence et l'attribue à la maladie. […] La toute première scène a suscité le dégoût de Stendhal. Alors que les deux belles-sœurs de Cendrillon se pomponnent, celle-ci s'occupe avec dévouement du feu et prépare le café. Alors que la musique des sœurs est légère et frivole, Cendrillon chante une chanson populaire en mode mineur « Una volta c'era un re » qui raconte la décision d'un roi de choisir une épouse bonne et innocente. Cet andantino sobre et simple, avec son atmosphère de douce mélancolie, crée un sentiment de nostalgie qui convient non seulement à la ballade, mais aussi à la Cenerentola elle-même, héroïne de conte de fées loin des préoccupations triviales et modernes de ses sœurs. Cependant, lorsque les sœurs l'interrompent, elles ne proposent pas de contraste, mais se livrent à une brève parodie, reprenant la mélodie de Cenerentola sur un ton moqueur : « Una volta, e due, e tre ! ». Dans la représentation, le contraste entre leurs voix aiguës et chantantes et la voix douce de contralto de Cendrillon est saisissant. Si l'auditeur a été entraîné dans le monde sentimental et onirique de la chanson de Cendrillon, cet écho moqueur est un réveil brutal. Stendhal se concentre sur ce bref moment comme source de son malaise physique. […] Bien que Stendhal ne semble pas particulièrement séduit ni même ému par la chanson de la Cenerentola […], l'entendre parodiée suffisait apparemment à lui donner la nausée.
Ce bref moment irrite Stendhal, dont les invectives, à l'instar d'un crescendo rossinien, gagnent en puissance au fur et à mesure qu'elles progressent : « Chaque fois que j'entends la mélodie ‹ Una volta, e due, e tre ! ›, j'ai toujours l'impression d'être à l'arrière d'une boutique de la rue Saint-Denis. Le Polonais ou l'habitant de la ville de Trieste n'ont peut-être pas cette impression désagréable : quant à moi, je souhaite
de tout cœur qu'il y ait du bonheur dans toutes les arrière-boutiques de France, mais je serais incapable de m'associer aux gens qui y vivent ; je les repousserais encore plus qu'on ne me déplairait. » Il semble difficile de croire qu'un bref moment de parodie musicale puisse donner lieu à une critique aussi virulente. Que Stendhal trouve que la parodie de la mélodie sentimentale de Cendrillon rappelle en quelque sorte une arrière-boutique peut être plus qu'un simple élitisme ou un simple snobisme. Cela pourrait également être interprété comme une réponse réactionnaire à la critique apparente des sœurs à l'égard de la sentimentalité. En effet, la force même de la réaction de Stendhal suggère que malgré ses efforts pour se distancier des scènes « touchantes » du drame bourgeois, il trouve la caricature grossière des sœurs encore plus répréhensible. […]
Les conventions antérieures de l'opéra bouffe sont présentées comme un modèle que Rossini ne parvient pas à suivre. En établissant une distinction entre « passions » et « maniérismes », Stendhal invoque l'homme naturel de Rousseau et fait implicitement référence à l'idée que les sentiments nobles ne se limitent pas au rang noble. La qualité d'idéalisme qui fait prétendument défaut à La Cenerentola rappelle ainsi non seulement la beauté dans l'abstrait, mais aussi l'idéal sentimental de la noblesse innée de ceux dont la sensibilité leur permet de compatir à la détresse des autres.
D'autre part, la discussion de Stendhal sur La Cenerentola approuve les mêmes effets « sensationnels » […]. Après une critique soutenue du manque d'émotion « réelle » et de la vulgarité répréhensible de l'opéra, il fait l'éloge des moments effrontés et dominateurs qui engagent physiquement l'auditeur, indépendamment de tout appel aux sentiments nobles.

Vue de La Muralla Roja de l'architecte Ricardo Bofill (1939-2022) à Calpe, Alicante © Clément Guillaume / Bridgeman Images
Plutôt que de louer les quelques moments de l'opéra où les personnages ont le loisir d'exprimer des sentiments tendres, Stendhal préfère les passages rapides et mécaniques où les personnages sont pris dans les événements qui les entourent, où ils n'agissent pas en tant qu'individus, mais comme les rouages d'un collectif bruyant et hautement réglementé. Il met en avant le duo et le final de l'acte I (« Zitto, zitto : piano, piano ») et le sextuor (« Questa è un nodo avviluppato ») pour les féliciter tout particulièrement. Il écrit : « La rapidité et la vivacité de ce duetto sont inimitables : c'est un feu d'artifice. Jamais la musique n'a lancé avec cette rapidité et ce succès des sensations nouvelles et piquantes sur l'âme des spectateurs. » Stendhal […] n'oppose pas la sensualité à la moralité ou à la noblesse et, apparemment, le dégoût pour le manque de « noblesse » et de « beauté idéale » de l'opéra ne l'empêche pas d'apprécier les effets de la musique de Rossini sur le corps.
La tension entre sentiment et sensation dans le récit de Stendhal est symptomatique d'une période où la viabilité continue de la dynamique sentimentale était remise en question. La crainte que les valeurs sentimentales aient été démolies ou appropriées par les classes moyennes et inférieures s'est développée au cours des premières décennies du XIXe siècle, alors que les privilèges de classe et de rang étaient radicalement révisés à la suite de la Révolution française. […] Si l'excitation physique provoquée par la vibration sympathique pouvait potentiellement submerger les facultés rationnelles ou morales, la musique pouvait être tout aussi dangereuse. […]
De nombreux critiques pensaient que la musique de Rossini possédait cette capacité ; en effet, c'était précisément sa capacité à animer
et à exciter les corps physiques du public et à les « rapprocher » qui inquiétait tant les critiques. […] Les opinions de l'auditeur rossinien, considéré comme ouvert, bruyant, extraverti et orienté vers le public, sont d'autant plus frappantes lorsqu'elles sont mises en parallèle avec d'autres descriptions du public italien de Rossini. Stendhal caractérisait les Italiens comme un peuple essentiellement silencieux, intimidé par la censure politique qui les contraignait au secret et à la discrétion. Mais la description qu'il fait des fans de Rossini implique que la musique du compositeur pouvait unir ces personnes « typiquement silencieuses » dans le chant. […]
Prêter attention aux ramifications politiques du bruit rossinien et à la préoccupation critique pour ses qualités « contagieuses » pourrait nous aider à comprendre les moments de mécanisme bruyant de Rossini comme étant plus qu'une inévitabilité comique. […] Il peut être instructif d'examiner de plus près l'opéra qui était au cœur de nombreuses discussions sur le bruit rossinien. L'ouverture de La gazza ladra, avec ses mélodies immédiatement entraînantes et ses roulements de tambour exaltants, a souvent été citée dans les arguments pour et contre le bruit rossinien et l'enthousiasme contagieux de son public. En écoutant attentivement les moments de tumulte dans La gazza ladra, nous pouvons entendre plus clairement les implications sociales des corps bruyants de Rossini.
La relation conflictuelle de Stendhal avec le bruit rossinien et l'utilisation par Rossini de topoï mécaniques au milieu d'une scène conventionnellement sentimentale suggèrent que les finals bruyants de La gazza ladra sont plus qu'un simple clin d'œil à la convention comique. En effet, le final de l'acte II, la scène du procès de Ninetta, dépeint le conflit entre le mécanisme et le sentiment comme un problème
politique : comment peut-on exprimer une émotion sincère ou implorer la clémence lorsque ceux qui détiennent le pouvoir utilisent des larmes vides pour masquer leur propre corruption ? Après la condamnation de Ninetta, le texte du final fait apparaître deux états d'esprit contradictoires : Ninetta, Giannetto et les deux pères sont tellement bouleversés qu'ils ne parviennent pas à pleurer et que leurs soupirs « s'étouffent dans leur poitrine ». Le maire et le chœur des juges, témoins de leur douleur, semblent capables de pleurer librement, mais leur pitié ne changera rien : la loi doit être respectée. Le revirement brusque des juges et du maire — leur soudaine sympathie larmoyante — nous laisse peut-être nous demander s'ils pleurent réellement ou s'ils se livrent simplement à une démonstration de pitié superficielle. Cette impression est renforcée par le fait que Rossini déploie ici toutes les conventions bruyantes habituelles du finale buffo. Au début du célèbre crescendo, il introduit des cymbales, un piccolo et des tambours, et au point culminant, des gammes rapides pour les trombones.
Dans le vacarme rapide et mécanique du final, il est impossible de pleurer et de soupirer. Ninetta et Giannetto doivent commencer leur phrase à une vitesse qui rend incroyablement difficile de projeter les croches pointées sur la phrase « arresta il sospir ». L'essoufflement frénétique qui en résulte est certainement évocateur du texte. Mais il ne s'agit pas ici de l'immobilité figée du choc ou du discours hésitant et entrecoupé d'une détresse sentimentale. Ici, les personnages semblent pris dans un engrenage qui les brise littéralement. Même lorsque les deux amants parviennent à exprimer un peu d'émotion en chantant des lignes ascendantes formant une quarte, ils abandonnent rapidement le mode lyrique pour des passages rapides et athlétiques.
Entre les deux énoncés de la stretta, cependant,
le mécanisme s'ouvre brièvement, nous donnant un avant-goût de larmes lorsque Ninetta et Fabrizio s'appellent « père » et « fille » et s'en prennent aux juges cruels. Tout d'abord, l'accompagnement descend en saccade avec une gamme mineure, alternant des Si sforzando sur les temps faibles, comme si la machine du final s'essoufflait. Puis les cordes entrent sur les contretemps avec des figures plaintives, les accents étant désormais placés sur les temps forts. Ce bref épisode de larmes instrumentales ouvre un nouvel espace sonore — c'est comme si une personne contrainte de courir à toute vitesse plus longtemps qu'elle ne le peut s'arrêtait soudainement, en pleurant et en haletant.
Le répit est cependant de courte durée : les conventions de la structure du numéro exigent que la machine recommence depuis le début.
Le final transforme ainsi la propension bien connue de Rossini à la titillation physique en une fin critique ; ici, la transformation des conventions mécaniques de la stretta comique relie le bruit assourdissant à la politique oppressive. Les larmes sont vaines, incapables d'émouvoir les puissants et de leur inspirer pitié et miséricorde. Seule la machine à bruit collective règne en maître. À la fin du final, le conflit textuel entre Dieu et la loi devient encore plus discordant grâce au talent de Rossini pour la cacophonie. Les juges insistent sans cesse, sur des figures rythmiques implacables, sur le fait que la loi ne peut être influencée, tandis que l'ensemble frénétique implore Dieu de les aider à supporter leur sort. Le numéro se termine ainsi par une bataille entre les mots « ubbidir » et « soffrir ». Le tonnerre simultané des deux parties opposées criant « obéissez ! » et « souffrez ! » est effrayant, malgré la convention comique familière de la cadence répétée. Ce violent affrontement trouve son écho dans la coda orchestrale de la stretta, où les cymbales et les tambours frappent
le premier temps de la mesure et les cordes entrent sur le contre-temps avec des accords dissonants forte. Alors que les coups des cymbales et des tambours répondent aux cris dissonants des cordes, on pourrait comprendre ceux qui entendent dans cette coda la machine de la justice broyer les corps de ses sujets.
Ce que les critiques de Rossini pourraient rejeter comme étant le manque d'attention typique du compositeur pour les mots est en fait révélateur. Le texte, qui a pour thème l'incapacité de pleurer, d'émouvoir ou d'exprimer, est mis en musique sur une musique militaire autoritaire, avec des tambours et des cymbales, donnant l'impression que le bruit a remplacé les sentiments véritables. Dans des moments comme celui-ci, La gazza ladra suggère que l'efficacité de l'expression sentimentale a été définitivement compromise. Les larmes n'ont plus le pouvoir de produire de véritables effets sociaux : ce sont de nouvelles preuves qui sauvent Ninetta. Dans une société sans justice, le final suggère que tout ce qui reste, ce sont les sensations suscitées par une fanfare militaire et le chant mécanique du collectif.
Que penser de la propension de Rossini à recourir à des manifestations bruyantes et mécaniques précisément aux moments les plus significatifs sur le plan sentimental dans La gazza ladra ?
Cette caractéristique stylistique est plus qu'une simple convention comique. Les corps bruyants de Rossini — et les réactions critiques qu'ils ont suscitées — peuvent être compris comme un symptôme de l'inquiétude culturelle quant à la viabilité de la dynamique sentimentale sur une scène d'opéra à jamais transformée à la fois par la révolution et la restauration. Alors que dans l'opéra sentimental, la sensibilité du corps agissait comme une sorte de conscience somatique, dans les moments de cacophonie de Rossini, la réactivité du corps n'est pas un
stimulant pour les sentiments moraux ou les actes nobles, ni une preuve de bonté innée. Elle agit plutôt comme une sorte de nivelant social, liant le public et les interprètes dans un enthousiasme fiévreux auquel, selon les critiques inquiets, les auditeurs pourraient être incapables de résister. Les implications plus larges de cette dissolution des sentiments et de l'autonomie individuelle dans une machine à bruit collective sont multiples. […] L'idée que le bruit rossinien puisse être perçu comme une perturbation de l'ordre établi semble être soutenue par la richesse des opinions critiques contemporaines qui caractérisent Rossini comme un révolutionnaire musical qui a bouleversé les règles traditionnelles et ouvert la voie à un opéra résolument moderne, faisant écho au vacarme de la vie réelle.
Mais Rossini était également très apprécié des puissants et des membres de la royauté. Cinq ans seulement après La gazza ladra, il accepta une commande du prince Metternich pour écrire des cantates pour le Congrès de Vérone et, en 1825, il composa Il viaggio a Reims pour célébrer le couronnement de Charles X. Presque tout le monde s'accordait à dire que la musique de Rossini avait le pouvoir d'émouvoir les auditeurs d'une manière nouvelle. Ce sont les implications de ce pouvoir qui ont suscité le débat. Malgré les éloges enthousiastes comparant Rossini à un libérateur musical de l'Europe, une certaine inquiétude accompagnait la capacité de sa musique à captiver — à rendre captifs — les auditeurs et à étouffer les voix de la raison ou du jugement. […] L'auditeur individuel est-il emporté et submergé par une vague sonore glorieuse ou entraîné dans le fonctionnement d'une machine musicale ?
En fin de compte, c'est cette tension dans la musique de Rossini qui a à la fois attiré et inquiété Stendhal. Et c'est sa réponse aux significations
divergentes suggérées par les corps bruyants de Rossini qui offre un aperçu historique crucial. L'insistance de Stendhal sur le fait que la musique de Rossini ouvrait la possibilité d'une écoute solitaire, typiquement romantique, a longtemps intrigué les chercheurs habitués à considérer l'attrait de Rossini comme le pendant sensuel de la profondeur beethovénienne. Mais la lecture de Stendhal dans le contexte des grandes tendances culturelles suggère que son aversion notoire pour les « voix féminines jacassantes » à l'opéra et la « chaleur animale » de ses compagnons de spectacle était plus qu'une simple excentricité personnelle. Suivre la trajectoire du corps sensible au cours des premières décennies du XIXe siècle révèle la contribution surprenante du bruit rossinien à la formation de l'auditeur romantique, une contribution qui n'avait pas grand-chose à voir avec le fait d'entendre le bruit comme de la « musique pure ». Dans les années qui ont suivi les guerres napoléoniennes, la sensibilité physique finement accordée, si prisée à l'époque du sentiment, pouvait être réinterprétée comme un signe de susceptibilité à la contagion d'idées ou de sensations dangereuses, voire comme un précurseur de l'instabilité politique. C'est peutêtre pour cela que Stendhal insiste sur la nature privée et subjective des émotions suscitées par la musique de Rossini, qu'il s'extasie longuement sur les envolées fantaisistes rendues possibles par ces nouvelles sensations surprenantes. Si la musique de Rossini menaçait de briser la frontière entre les auditeurs, de les dissoudre dans une foule bavarde ou une machine bruyante, se replier sur soi-même — et adopter une nouvelle attitude d'écoute solitaire et contemplative — était le moyen le plus sûr de neutraliser ce danger.

Melina Esse
Spécialiste de l'opéra aux XIXe et XXe siècles, Melina Esse a publié de nombreux ouvrages sur la voix, l'opéra et le cinéma, ainsi que sur le genre et le corps émotionnel. Son dernier ouvrage, Singing Sappho: Improvisation and Authority in Nineteenth-Century Opera, a été publié en 2021 et a reçu plusieurs distinctions. Diplomée de l'université de Berkeley, elle enseigne à l'Eastman School of Music de Rochester.
Extraits de l'article Rossini's noisy Bodies de Melina Esse paru en 2009 dans le Cambridge Opera Journal vol. 21/1, 27-64.
Corinne ou l'Italie : une héroïne sur la scène du monde
Sébastien Brugière
Fondation Martin Bodmer
À un moment décisif du roman, Corinne accepte de prendre un rôle dans un opéra bouffe, La Fille de l'air. Elle y incarne Sémiramis dans sa jeunesse, héroïne de féerie burlesque, dont l'accession spectaculaire au pouvoir fait pressentir un destin de reine. Le public applaudit, Venise célèbre son talent. Mais derrière la légèreté de la scène se prépare la rupture : Lord Nelvil, qui vient de lui jurer fidélité, est rappelé en Angleterre, et la liberté conquise sur les planches ne résiste pas durablement aux lois sociales. Cette scène théâtrale, éclatante et fragile, concentre toute la dramaturgie de Corinne ou l'Italie.
Ce choix n'est pas anodin. En février 1804, Madame de Staël assiste à Weimar à La Saalnix, Singspiel racontant l'abandon d'une nymphe immortelle jugée trop élevée pour l'amour humain. Profondément marquée par ce thème, Staël suspend la rédaction de De l'Allemagne et conçoit le projet de Corinne. En décembre de la même année, elle entreprend un voyage en Italie : durant six mois, elle parcourt le pays, accumulant des notes de voyage qui vont lui fournir la matière sensible du roman.
Dans Corinne ou l'Italie, Staël propose un regard lucide et admiratif sur la péninsule : patrie des arts, dépositaire d'un passé antique incomparable, mais pays politiquement fragmenté, encore pris dans
des structures post-féodales. L'Italie y apparaît comme un espace de tension entre héritage et avenir, beauté et immobilisme.
Corinne, poétesse, improvisatrice et figure publique, incarne ce paradoxe. À travers elle, Staël réfléchit à la place des femmes, au génie artistique et à ses limites sociales. L'opéra bouffe occupe à cet égard une place singulière : loin d'être un art frivole, il révèle une profondeur poétique propre. Staël écrit ainsi : « La gaieté même que la musique bouffe sait si bien exciter n'est point une gaieté vulgaire [...]. Au fond de la joie qu'elle donne, il y a des sensations poétiques, une rêverie agréable. »
Écrit depuis le château de Coppet, lieu de pensée européenne et de résistance intellectuelle à l'ordre napoléonien, Corinne ou l'Italie fait de la musique et du théâtre des lieux d'émancipation provisoire, où la liberté s'éprouve avant de se heurter aux contraintes de l'histoire.

de
édition originale. Fondation Martin Bodmer.
Germaine
Staël-Holstein (1766-1817), Corinne ou l'Italie, H. Nicolle, Paris, 1807,

Michele Spotti
Direction musicale
Directeur musical de l'Opéra et de l'Orchestre philharmonique de Marseille, Michele Spotti vient d'être nommé chef d'orchestre principal invité au Deutsche Oper Berlin dès 26/27. Il est « chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres ». Parmi ses engagements récents, citons son retour au Festival de l'Arena Opera et au Deutsche Oper avec Rigoletto, à l'Opéra de Paris avec Les Brigands, aux Arts de Valence avec une nouvelle production de L'Heure espagnole / Gianni Schicchi ; ses débuts au Festival Verdi di Parma avec Falstaff, au Maggio Fiorentino avec Norma, au San Carlo de Naples avec Simon Boccanegra, au Teatro dell'Opera di Roma avec Die Zauberflöte, au Wiener Staatsoper avec La Fille du régiment. Il a travaillé avec des metteurs en scène tels que Robert Wilson, Damiano Michieletto, Barrie Kosky, Laurent Pelly et Pier Luigi Pizzi. Parmi ses engagements en 2026, citons ses débuts au MET avec La traviata.

Julien Chavaz
Mise en scène
Né à Berne, il est salué pour ses créations poétiques et son sens de la comédie notamment dans l'opéra contemporain et le théâtre musical, comme dans Hojotoho! Hojotoho! Heiaha!, son adaptation très libre de Die Walküre en 2024. Son Moscou Paradis de Chostakovitch est nommé par Le Monde comme meilleur spectacle de l'année en 2018. Récemment, il monte Rigoletto (Irish National Opera et Santa Fe Opera), Die tote Stadt (Korea National Opera), Le Dragon d'Or et Les Aventures d'Alice sous terre (Grand Théâtre de Genève), Powder Her Face (Théâtre de l'Athénée), Eugène Onéguine (Teatro Massimo) ou Guillaume Tell (Irish National Opera). Parmi ses projets en 2025-26 citons Peter Grimes à Séoul et Clivia de Nico Dostal et Life with an Idiot de Schnittke à Magdebourg. Depuis 2022, il dirige le Theater Magdeburg, qui a reçu a distinctin de Théâtre de l'année DER FAUST ainsi qu'une invitation aux Berliner Theatertreffen en 2025.

Amber Vandenhoeck Scénographie
Diplômée de l'Académie royale d'Anvers, elle rejoint la compagnie de danse Peeping Tom de Bruxelles en 2009 en tant que technicienne et puis conçoit des scénographies pour leurs nouvelles performances, A Louer, Vader, Moeder. Encore active au sein de la compagnie, elle travaille avec Gabriela Carrizo sur La Ruta pour NDT et La Visita coproduit par la Fondazione Maramotti (Prix Fedora 2023 pour la danse) et Chroniques, la dernière création de Peeping Tom. Parmi ses autres collaborations dans les domaines de la danse, de la performance et du théâtre musical on compte à partir de 2023 plusieurs productions au Théâtre de Magdebourg avec Julien Chavaz, telles que Eugène Onéguine et « Hojotoho hojotoho… ! » (un projet de théâtre libre basé sur Die Walküre) ainsi qu'avec la compagnie KOR'SIA Dance (Madrid), David Marton (Berlin), Karin Beier (Schauspielhaus Hamburg), Béatrice Lachaussée (Paris) et Tomoko Mukaiyama (Tokyo).

Hannah Oellinger Costumes
Après sa maîtrise en scénographie à l'Universität fur angewandte Kunst de Vienne ainsi que son postgrade au National College of Art and Design de Dublin, elle a créé des scénographies et des costumes pour des institutions renommées telles que le Theater an der Wien, l'Opéra national de Lorraine, les Theater Magdeburg et Dormunt et le Konzert und Theater St. Gallen, les opéras de Zurich et Bayreuth, ainsi que pour des lieux plus insolites. Son travail comprend des productions mises en scène dans des camions en mouvement circulant dans Vienne, dans des piscines publiques, dans les Alpes suisses et même à l'intérieur d'une centrale nucléaire. Elle aime les scénographies qui ressemblent à des terrains de jeux, les perruques qui font de la fumée ou qui pondent des œufs, et les crinolines partagées par plusieurs chanteurs.
Débuts au GTG

Éloi Gianini
Lumières
Concepteur de créations lumières pour l'opéra, le théâtre, et la musique actuelle. Dans le domaine lyrique, il signe notamment les lumières de Die tote Stadt au Korea National Opera à Séoul, Carmen à l'Opéra de Magdebourg, Eugène Onéguine au Teatro Massimo de Palerme, Le Dragon d'or pour le GTG à la Comédie de Genève, The Importance of Being Earnest à l'Athénée
Théâtre Louis-Jouvet à Paris, toutes mises en scène par Julien Chavaz. Au théâtre, ses récentes créations incluent Une maison de poupée au Théâtre de Carouge (mise en scène : Anne Schwaller), Gouverneur de la rosée au Théâtre des Osses (mise en scène : Geneviève Pasquier) ainsi que Mon chien Dieu au Petit Théâtre de Lausanne et à Am Stram Gram (mise en scène : Joan Mompart). Prochainement : La Vie avec un Idiot à l'Opéra de Magdebourg et à l'Opéra national de Lorraine ainsi que Peter Grimes au Korea National Opera, dans des mises en scène de Julien Chavaz.

Clara Pons
Dramaturgie
Dramaturge du Grand Théâtre de Genève où elle pilote La Plage, elle a étudié la philosophie et le piano avant de se tourner vers la scène. Son adaptation du Schwanengesang de Franz Schubert a été montrée à La Monnaie, au Komische Oper Berlin, au Theater an der Wien, au Norske Opera Oslo et au Theater Chur. En 2013, elle présente son film Irrsal construit sur les lieds orchestraux de Hugo Wolf. Suivent en 2015, Wunderhorn, autour des lieds de Gustav Mahler et en 2017 Harawi d'Olivier Messiaen. Lebenslicht, autour de cantates de Bach, fruit de sa collaboration avec Philippe Herreweghe, a été présenté et a tourné en 2019. À Genève, on a pu voir Wunderhorn avec l'OCG en 2016, ses mises en scène de In the Penal Colony de Philip Glass et Aventures et Nouvelles de György Ligeti à La Bâtie en 2019 et 2022. En 2024, elle fait la vidéo pour Roberto Devereux. En 2025, Harawi a été présenté au Festival Les Athénéennes.

Gaëlle Arquez
Mezzo-soprano Isabella
Après son diplôme au Conservatoire de Paris, la Française a fait ses débuts à l'Opéra en Zerlina dans le Don Giovanni de Michael Haneke. Ses prestations internationales comprennent, entre autres, Idamante dans Idomeneo au Theater an der Wien ; Falstaff et L'Incoronazione di Poppea à l'Opéra de Paris ; Radamisto et Teseo à l'Opéra de Francfort ; Così fan tutte au Bayerische Staatsoper ; Castor et Pollux au Komische Oper Berlin ; et Cendrillon à l'Opéra de Lille. Avec Carmen, son rôle fétiche, elle brûle les planches de La Monnaie, de l'Opéra d'État de Berlin, de l'Opéra-Comique, du Teatro Real, du Teatro dell'Opera et du Festival d'Édimbourg. Elle a fait ses débuts au Met en Cherubino (Le nozze di Figaro) et s'est également produite à l'Opéra d'État de Vienne dans le rôle de Charlotte (Werther). Pour ses débuts genevois en Isabella, Gaëlle Arquez reprend le rôle avec lequel elle a fait ses débuts à La Scala de Milan.

Nahuel Di Pierro
Baryton-basse
Mustafà
Né à Buenos Aires, il a étudié à l'Instituto Superior de Arte du Teatro Colón, au Studio de l'Opéra de Paris et participé au Young Singers Project du Festival de Salzbourg. Mozartien distingué, il a fait ses débuts au Grand Théâtre de Genève dans la mémorable production de Luk Perceval Die Entführung aus dem Serail dans le rôle d'Osmin. Bien d'autres rôles de basse l'accompagnent : Don Alfonso à Bologne, Leporello à Aix-enProvence, Figaro au Houston Grand Opera ou Don Giovanni à Bologne et Tel Aviv. Dans le répertoire baroque, il a excellé en Sénèque (L'incoronazione di Poppea), le Génie froid (King Arthur), Créon (Médée de Charpentier à La Scala) et Claudio dans Agrippina de Haendel à Drottningholm . Également grand interprète de Rossini, il a chanté Le Gouverneur (Le Comte Ory), Lord Sidney (Il viaggio a Reims) à Zurich, Assur (Semiramide) au Festival Rossini de Pesaro, et Walter et Melchthal dans Guillaume Tell à La Scala.

Maxim Mironov
Ténor
Lindoro
Né à Toula (Russie), il est diplômé du Collège musical d'État Gnessin de Moscou et il y débute au Helikon Opera dans Pierre le Grand de Grétry en 2002. Sa carrière international l'emmène entre autres à Vienne, Milan, Anvers, Paris, Madrid, Barcelone, Hambourg et Dresde. Régulièrement invité au Festival Rossini de Pesaro, il a été acclamé à Bologne, Naples, Bari et Venise. Ses débuts étasuniens ont eu lieu à Los Angeles dans Il turco in Italia. Connu pour ses rôles rossiniens (dont Don Ramiro de La Cenerentola à Genève en 2008), son répertoire s'étend aussi à Mozart, Cimarosa, Gluck, Donizetti et Bellini : Almaviva (Il barbiere di Siviglia), le Comte Ory, Don Ottavio, Tonio et Ernesto, sous la direction de chefs tels qu'Alberto Zedda, MyunWhun Chung, Evelino Pidò, Vladimir Jurowski, Jesus López-Cobos, Gianandrea Noseda et avec des metteurs en scène tels que Pier Luigi Pizzi, Irina Brook, Christof Loy et Damiano Michieletto.

Riccardo
Novaro
Baryton
Taddeo
Acclamé pour son agilité vocale envoûtante et sa polyvalence, il s'est imposé sur la scène internationale comme interprète de Mozart : Figaro dans Le nozze di Figaro aux Champs-Élysées et à Turin et Almaviva du même opéra à Bordeaux, Leporello (Don Giovanni) à Versailles, Papageno (Die Zauberflöte) à Palerme, Guglielmo à l'Opéra de Flandre et Don Alfonso (Così fan tutte) à Glyndebourne et à La Monnaie. Parmi ses prestations rossiniennes : Dandini (La Cenerentola) à l'Opéra de Paris, au Bayerische Staatsoper, Raimbaud (Le Comte Ory) au Concertgebouw, Taddeo (L'italiana in Algeri) à Bordeaux, Bartolo (Il barbiere di Siviglia) à Turin et au Grange Festival avec le Bournemouth Symphony Orchestra dirigé par David Parry. Son vaste répertoire s'étend de Monteverdi, Haendel et Donizetti à Verdi (Il Cavalier Belfiore, Un giorno di regno), Puccini (Schaunard, La bohème) et Britten (Donald, Billy Budd).

Mark Kurmanbayev
Basse
Haly
Originaire du Kazakhstan, il étudie en Autriche et se forme en Serbie, son pays d'adoption, avec l'Orchestre philharmonique de Belgrade avant d'intégrer le studio de l'Opéra national néerlandais. En septembre 2024, il rejoint le Jeune Ensemble du GTG, où il interprète pour la première fois Publio (La clemenza di Tito), Grech (Fedora) et Grenvil (La traviata). En 25/26, il fait ses débuts à Liège avec Surin et Narumov (La Dame de pique), dans le rôle de Gremin (Eugène Onéguine) au Grange Festival, au Bayerisches Staatsoper, et en Capulet dans la création napolitaine de Roméo et Juliette au Teatro San Carlo. Au cours de sa deuxième année au Jeune Ensemble, il a chanté Biterolf (Tannhauser) et apparaîtra dans le rôle de l'Oncle bonze (Madama Butterfly) et en tant que soliste dans Graals, une œuvre contemporaine pour ensemble baroque et électronique.

Soprano
Elvira
La soprano a commencé son parcours musical à la Maîtrise de Radio France. Elle est titulaire d'un master du Conservatoire de Lyon. Artiste éclectique, elle démontre souvent son talent pour l'oratorio (Messe solennelle de Sainte-Cécile et les Requiems de Gounod, Fauré et Mozart et la Missa in tempore belli de Haydn). Sa voix lumineuse et son tempérament joyeux lui ont servi en Despina de Così fan tutte, Aréthuze dans Actéon (Charpentier), Sœur Constance dans Les Dialogues des Carmélites de Poulenc et Eurydice dans Orphée aux Enfers d'Offenbach. Au cours de la saison 2024/25, elle a interprété Sofia dans Le Sang du glacier de Sinnhuber à l'Opéra national de Lyon, Léæna dans La Belle Hélène d'Offenbach à l'Opéra de Toulon et La petite sirène de Régis Campo dans le rôle-titre. Membre du Jeune Ensemble GTG pour la saison 25/26, elle y chantera prochainement Vénus dans Castor et Pollux et Kate Pinkerton dans Madama Butterfly.
Charlotte Bozzi

Mi-Young Kim
Mezzo-soprano
Zulma
Après un Bachelor en composition et chant à l'Université Yonsei de Séoul, la Sud-Coréenne poursuit ses études à Rome (Conservatorio Santa Cecilia, Accademia Internazionale del Musical, Accademia Santa Cecilia), puis à la Haute école de musique de Genève, où elle obtient un Master de chef de chant et un Master de direction de chœur. Lauréate de nombreux concours de chant prestigieux, elle remporte notamment le Concours Lauri Volpi, le Concours Vincenzo Bellini, le Concours R. Zandonai, le Concours Maria Caniglia, ainsi que le 1er prix Concours de Bourgogne, attribué à l'unanimité du jury présidé par Natalie Dessay. Elle donne de nombreux concerts en Europe et en Corée du Sud, est régulièrement invitée comme professeure de master classes et se produit fréquemment en tant que soliste invitée. En 2021, elle devient cheffe de chœur du Festival AVETIS et fonde en 2022 l'ensemble de solistes « Musikaïros ».

Clara Delorme
Danse
Clara
Basée à Lausanne, la danseuse et chorégraphe travaille entre autres avec Nicole Seiler, Mark Lorimer, Yasmine Hugonnet, Dalila Belaza. Dans son travail, elle s'intéresse aux couleurs et à la manière dont elles peuvent créer un sentiment. Avec chaque création, elle veut donner de l'espace aux choses que les êtres humains ont et qui, pour briller et être belles, n'ont pas besoin de beaucoup d'espace. En 2020, elle a remporté le prix PREMIO pour Malgrés et en 2022, elle a été sélectionnée pour les Swiss Dance Days avec L'albâtre. En 2023, elle a remporté le Label + Romand et en 2025, avec Le Repos, le Prix Suisse pour la création chorégraphique. Elle a co-fondé Arts_sainement, une association qui lutte contre les discriminations et les abus dans le spectacle vivant, et LIEU COMMUN, une résidence de recherche à Lausanne. En 2024/2025, elle a été en résidence à l'Institut suisse de Rome.

Daniel-a Ojeda Yrureta
Danse Dani
Originaire du Venezuela, iel a étudié à l'Académie de ballet classsique du Venezuela Nina Novak et puis avec une bourse à l'école de ballet John Cranko à Stuttgart. Ses engagements vont du ballet à la comédie musicale, en passant par l'opéra et le cinéma. L'artiste a notamment incarné le prince dans Casse-Noisette et Mercutio dans Roméo et Juliette où iel a été engagé.e comme danseuse soliste de 2009 à 2017 au Théâtre de Magdebourg. L'artiste a joué dans Orphée aux Enfers dans la mise en scène de Barrie Koski, à la Komische Oper Berlin et aux Salzburger Festspiele. Pour ce metteur en scène, iel est Jacob dans La Cage aux folles et Bacchis dans La Belle Hélène, joue dans Le Nez, Les Perles de Cléopâtre et Anatevka. Iel a fait la chorégraphie pour Carmen et Clivia dans la mise en scene de Julien Chavaz.
Chœur du Grand Théâtre de Genève
Ténors
Jaime Caicompai
Rémi Garin
Lyonel Grelaz
Sanghun Lee
José Pazos
Terige Sirolli
Georgi Sredkov
Bisser Terziyski
David Webb
Marin Yonchev
Louis Zaitoun
Basses
Romaric Braun
Nicolas Carré
Phillip Casperd
Aleksandar Chaveev
Peter BaeKeun Cho
Christophe Coulier
Rodrigo Garcia
Igor Gnidii
Han Seong-Ho
Kazakov Vladimir Tikhonov Dimitri
Figurants
Membres de la famille
Emmanuelle Annoni
Odile Fragnière
Orchestre
Suisse Romande — L'Italienne à Alger
Premiers violons
Bogdan Zvoristeanu
Roman Filipov
Leonid Baranov
Yumiko Awano
Caroline Baeriswyl
Linda Bärlund
Elodie Berry
Stéphane Guiocheau
Guillaume Jacot
Yumi Kubo
Florin Moldoveanu
Bénédicte Moreau
Muriel Noble
Yin Shen
Cristian Zimmerman
Seconds violons
Sidonie Bougamont
François Payet-Labonne
Claire Dassesse
Rosnei Tuon
Florence Berdat
Yesong Jeong
Samuel Jimenez Collazos
Ines Ladewig Ott
Merry Mechling
Eleonora Ryndina
Claire Temperville
David Vallez
Nina Vasylieva
Yuwen Zhu
Altos
Frédéric Kirch
Elçim Özdemir
Emmanuel Morel
Jarita Ng
Luca Casciato
Fernando Domínguez Cortez
Hannah Franke
Hubert Geiser
Stéphane Gontiès
Theresa Horejsi
Marco Nirta
Verena Schweizer
Yan Wei Wang
Violoncelles
Lionel Cottet
Léonard Frey-Maibach
Gabriel Esteban
Hilmar Schweizer
Lucas Henry
Laurent Issartel
Yao Jin
Olivier Morel
Son Lam Trân
Contrebasses
Héctor Sapiña Lledó
Bo Yuan
Alain Ruaux
Ivy Wong
Mihai Faur
Adrien Gaubert
Gergana Kusheva
Nuno Osório
Zhelin Wen
Flûtes
Sarah Rumer
Loïc Schneider
Raphaëlle Rubellin
Jerica Pavli
Jona Venturi
Hautbois
Nora Cismondi
Simon Sommerhalder
Alexandre Emard
Clarinettes
Dmitry Rasul-Kareyev
Michel Westphal
Benoît Willmann
Camillo Battistello
Guillaume Le Corre
Bassons
Céleste-Marie Roy
Francisco Cerpa Román
Vincent Godel
Katrin Herda
Cors
Jean-Pierre Berry
Julia Heirich
Alexis Crouzil
Pierre-Louis Dauenhauer
Pierre Briand
Clément Charpentier-Leroy
Agnès Chopin
Trompettes
Olivier Bombrun
Giuliano Sommerhalder
Antoine Pittet
Claude-Alain Barmaz
Laurent Fabre
Trombones
Matteo De Luca
Alexandre Faure
Vincent Métrailler
Andrea Bandini
Laurent Fouqueray
Tuba
Ross Knight
Timbales
Arthur Bonzon
Olivier Perrenoud
Percussions
Christophe Delannoy
Michel Maillard
Michael Tschamper
Pianoforte
Xavier Dami
Pratique d'orchestre (DAS)
Lucie Lemaire, cor
Arthur Bechet, percussions
Production
Guillaume Bachellier, délégué production
Régie du personnel
Grégory Cassar Gateau, régisseur principal
Mariana Cossermelli, régisseur adjoint
Vincent Baltz, coordinateur adjoint
Régie technique
Marc Sapin, superviseur et coordinateur
Vincent Baltz, coordinateur adjoint
Frédéric Broisin, régisseur de scène
Wolfgang Dolder, régisseur de scène
Guillaume Michalakakos, régisseur de scène
Équipe artistique
Assistante à la direction musicale
Carmen Santoro
Assistante à la mise en scène
Alixe Durand Saint Guillain
Collaboration à la chorégraphie
Daniel Daniela Ojeda Yrureta
Laura García Aguilera
Assistante costumes
Emma Ludwig
Chefs de chant
Xavier Dami
Reginald Le Reun
Régie de production
Jean-Pierre Dequaire
Régie
Valèrie Tacheron
Régie surtitres
Benjamin Delpouve
Directeur artistique adjoint
Arnaud Fétique
Chargé de production artistique et casting
Markus Hollop
Assistante de production et responsable de la figuration
Matilde Fassò
Assistant à la mise en scène
GTG
Barthélémy Forthier
Assistante de production
Juliette Clauss
Chargée d'administration artistique
Élise Rabiller
Responsable des ressources musicales
Eric Haegi
Régie du Chœur
Marianne Dellacasagrande
Équipe technique
Directeur technique
Philippe Sagnes
Adjointe administrative
Sabine Buchard
Régisseure technique de production
Catherine Mouvet
Chef de plateau
Stéphane Nightingale
Machinerie
Yannick Sicilia
Éclairages
Marius Echenard
Accessoires
Damien Bernard
Électromécaniciens
David Bouvrat
Son/Vidéo
Jean-Marc Pinget
Matteo Buttice
Habillage
Christelle Majeur
Perruques/Maquillage
Karine Cuendet (jusqu'à la 1e)
Christèle Paillard (jusqu'à la 1e)
Carole Schoeni (dès la 1e)
Ateliers costumes
Carole Lacroix
Anastasia Dorotchik
DIRECTION GÉNÉRALE
Directeur général
Aviel Cahn
Assistante administrative
Victoire Lepercq
SECRÉTARIAT GÉNÉRAL
Secrétaire générale
Carole Trousseau
Attaché de Direction et Chargé du contrôle interne
Swan Varano
Adjointe administrative
Cynthia Haro
DIRECTION ARTISTIQUE
Directeur artistique adjoint
Arnaud Fétique
Responsable de la planification
Marianne Dellacasagrande
ADMINISTRATION ARTISTIQUE
Chargé de production artistique et casting
Markus Hollop
Chargée d'administration artistique
Elise Rabiller
Assistante de production et responsable de la figuration
Matilde Fassò
RÉGIE DE SCÈNE
Régisseur-euse général-e
NN
Régisseur
Jean-Pierre Dequaire
MUSIQUE
Chef de chant principal
Jean-Paul Pruna
Chefs de chant/Pianistes
Xavier Dami
Réginald Le Reun
Responsable ressources musicales
Eric Haegi
DRAMATURGIE ET DÉVELOPPEMENT CULTUREL
Dramaturge
Clara Pons
Rédacteur-traducteur
Christopher Park
Responsable développement culturel et adjointe de la dramaturge
Sabryna Pierre
Collaboratrice jeune public
Léa Siebenbour
Collaboratrice interculturalité, jeunesse et lien social
Latcheen Maslamani
CHŒUR
Chef des chœurs
Mark Biggins
Régisseuse des chœurs
Marianne Dellacasagrande
Assistant régie des chœurs et logistique
Rodrigo Garcia
Sopranos
Fosca Aquaro
Chloé Chavanon
Nicola Hollyman
Mayako Ito
Victoria Martynenko
Martina Möller-Gosoge
Cristiana Presutti
Anna Samokhina
Iulia Elena Surdu
NN
Altos
Elise Bédènes
Audrey Burgener
Magali Duceau
Vanessa Hurst
Varduhi Khachatryan
Mi-Young Kim
Céline Kot
Negar Mehravaran
Mariana Vassileva-Chaveeva
Ténors
Jaime Caicompai
Rémi Garin
Lyonel Grélaz
Sanghun Lee
José Pazos
Terige Sirolli
Georgi Sredkov
Bisser Terziyski
David Webb
Marin Yonchev
Louis Zaitoun
Basses
Romaric Braun
Nicolas Carré
Phillip Casperd
Aleksandar Chaveev
Peter Baekeun Cho
Christophe Coulier
Rodrigo Garcia
Igor Gnidii
Seong-Ho Han
Vladimir Kazakov
Sebastia Peris Marco
Dimitri Tikhonov
BALLET
Directeur du Ballet
Sidi Larbi Cherkaoui
Directeur opérationnel du ballet
Florent Mollet
Régisseuse du ballet
Valérie Girault
Coordinatrice administrative
Léa Caufin
Chargée de production du ballet
Barbara Pian
Maître de ballet principal
Manuel Renard
Danseuses
Yumi Aizawa
Anna Cenzuales
Zoé Charpentier
Nikita Goile
Emilie Meeus
Stefanie Noll
Sara Shigenari
Kim van der Put
Madeline Wong
Danseurs
Jared Brown
Quintin Cianci
Oscar Comesaña Salgueiro
Ricardo Gomes Macedo
Julio Leon Torres
Chien-Shun Liao
Adelson Carlos Nascimento
Santos Jr.
Juan Perez Cardona
Dylan Phillips
Luca Scaduto
Geoffrey Van Dyck
Nahuel Vega
TECHNIQUE DU BALLET
Directeur technique du ballet
Rudy Parra
Régisseur plateau
Alexandre Ramos
Régisseur lumières
Dylan Larcher
Technicien son & vidéo
Jean-Pierre Barbier
Service médical (Hirslanden
Clinique La Colline)
Dr Silvia Bonfanti
Dr Victoria Duthon
MÉCÉNAT ET SPONSORING
Responsable du mécénat
Frédérique Walthert
Adjointe administrative
Natalie Ruchat
PRESSE
Responsable presse et relations publiques
Karin Kotsoglou
Assistante presse
Sophie Millar
MARKETING & VENTES
Directeur Marketing & Ventes
Alain Duchêne
MARKETING
Responsable communication
digitale
Wladislas Marian
Social media and influencer manager
Alice Menoud-Riondel
Graphiste
Sébastien Fourtouill
Vidéaste
Florent Dubois
Assistante communication
Caroline Bertrand Morier
Coordinatrice communication
Paola Ortiz
Spécialiste de Vente — Clientèle
Privée et Institutionnelle
Juliette Duru
BILLETTERIE
Responsable billetterie et du développement des publics
Margaux Sulmon
Responsable adjointe
développement des publics
Julie Kunz
Collaboratrices billetterie
Jessica Alves
Hawa Diallo-Singaré
Feifei Zheng
ACCUEIL DU PUBLIC
Responsable accueil du public
Pascal Berlie
Collaborateur-trice-s accueil
Eric Aellen
Margot Chapatte
Liu Cong
Yacine El Garah
Arian Iraj Forotan Bagha
Youssef Mahmoud
Ilona Montessuit
Dilara Özcan
Baptiste Perron
Tanih Razakamanantsoa
Julia Rieder
Doris Sergy
Emma Stefanski
FINANCES
Responsable Finances
Florence Mauron-Fort
Comptables
Paola Andreetta
Andreana Bolea
Chantal Chappot
Laure Kabashi
RESSOURCES HUMAINES
Responsable RH
Mahé Baer Ernst
Gestionnaires RH
Laura Casimo
Marina Della Valle
Alexia Dubosson
Spécialistes salaires et administration
Aurélie Berset
Léonie Bettencourt
Vlora Isaki
INFORMATIQUE
Responsable Informatique
Marco Reichardt
Administrateurs informatiques et télécoms
Lionel Bolou
Ludovic Jacob
ARCHIVES
Archiviste / Gestionnaire des collections
Isabelle Nikles
CAFÉTÉRIA DU PERSONNEL
Coordinateur
Christian Lechevrel
Collaborateur buvette
Norberto Cavaco
Cuisinier
Olivier Marguin
TECHNIQUE
Directeur technique
Philippe Sagnes
Adjointe administrative
Sabine Buchard
Régisseures techniques de production
Ana Martín del Hierro
Catherine Mouvet
BUREAU D'ÉTUDE
Responsable du bureau d'étude
Yvan Grumeau
Assistant Christophe Poncin
Dessinateur-trice-s
Stéphane Abbet
Louise Compère
Antonio Di Stefano
Solène Laurent
LOGISTIQUE
Responsable logistique
Thomas Clément
Chauffeurs / Collaborateur administratif
Dragos Mihai Cotarlici
Alain Klette
SERVICE INTÉRIEUR
Huissier responsable
Stéphane Condolo
Huissier-ère-s
Bekim Daci
Antonios Kardelis
Fanni Smiricky
Huissiers/Coursiers
Cédric Lullin
Teymour Kadjar
Timothée Weber
INFRASTRUCTURE ET BÂTIMENT
Ingénieur infrastructure bâtiment et sécurité
NN
Responsable d'entretien
Thierry Benson
CHEFS DE PLATEAU
Patrick Savariau
Stéphane Nightingale
MACHINERIE
Chef de service
Stéphane Guillaume
Sous-chefs
Juan Calvino
Stéphane Desogus
Daniel Jimeno
Yannick Sicilia
Sous-chef cintrier
Killian Beaud
Brigadiers
Eric Clertant
Henrique Fernandes Da Silva
Sulay Jobe
Julien Pache
Damian Villalba
Machinistes cintriers
Alberto Araujo Quinteiro
David Berdat
Vincent Campoy
Nicolas Tagand
Machinistes
Chann Bastard
Philippe Calame
Vincent De Carlo
Benjamin Mermet
Hervé Pellaud
Julien Perillard
Greg Schmidt
Bastien Werlen
NN
NN
Agent de scène
Sedrak Gyumushyan
SON & VIDÉO
Chef de service
Jean-Marc Pinget
Sous-chef
Matteo Buttice
Techniciens
Amin Barka
Youssef Kharbouch
Christian Lang
Jérôme Ruchet
ÉCLAIRAGE
Chef de service
Simon Trottet
Sous-chefs de production
Marius Echenard
Stéphane Gomez
Sous-chef opérateur lumières et informatique de scène
David Martinez
Coordinateur de production
Blaise Schaffter
Techniciens éclairagistes
Serge Alérini
Dinko Baresic
Salim Boussalia
Stéphane Esteve
Romain Toppano
Juan Vera
Electronicien
Clément Brat
Opérateurs lumière et informatique de scène
William Desbordes
Florent Farinelli
Tristan Freuchet
Responsable entretien électrique
Fabian Pracchia
ÉLECTROMÉCANIQUE
Chef de service
David Bouvrat
Sous-chef
Fabien Berenguier
Electromécaniciens
Sébastien Duraffour
Stéphane Resplendino
Christophe Seydoux
Emmanuel Vernamonte
NN
ACCESSOIRES
Chef de service
Damien Bernard
Sous-chef
Patrick Sengstag
Accessoiristes
Vincent Bezzola
Joëlle Bonzon
Stamatis Kanellopoulos
Cédric Pointurier-Solinas
Anik Polo
Geoffrey Riedo
Silvia Werder
Pierre Wüllenweber
HABILLAGE
Cheffe de service
Sonia Ferreira Gomez ad interim
Sous-cheffe
NN
Responsable costumes Ballet
Caroline Bault
Habilleur-euse-s
Claire Barril
Cécile Cottet-Nègre
Angélique Ducrot
Sylvianne Guillaume
Philippe Jungo
Olga Kondrachina
Christelle Majeur
Lorena Vanzo-Pallante
Veronica Segovia
Charlotte Simoneau
Habilleuse du ballet
Raphaèle Ruiz
PERRUQUES ET MAQUILLAGE
Cheffe de service
Karine Cuendet
Sous-cheffe
Christèle Paillard
Perruquières-maquilleuses
Lina Frascione Bontorno
Cécile Jouen
Alexia Sabinotto
ATELIERS DÉCORS
Chef des ateliers décors
Michel Chapatte
Assistant
Christophe Poncin
Magasinier
Samir Karar
MENUISERIE
Chef de service
Stéphane Batzli
Sous-chef
Manuel Puga Becerra
Menuisiers
Giovanni Conte
Ivan Crimella
Frédéric Gisiger
Aitor Luque
Philippe Moret
German Pena
Bruno Tanner
SERRURERIE
Chef de service
Alain Ferrer
Serruriers
Romain Grasset
Samir Lahlimi
Théo Fleury
TAPISSERIE DÉCORATION
Chef de service
Dominique Baumgartner
Sous-chef
Martin Rautenstrauch
Tapissier-ère-s et décorateur-trice-s
Line Beutler
Daniela De Rocchi
Dominique Humair Rotaru
Raphaël Loviat
Fanny Caldari Silva
PEINTURE DÉCORATION
Chef de service
Fabrice Carmona
Sous-chef
Christophe Ryser
Peintres
Ali Bachir-Chérif
Stéphane Croisier
Janel Flury
Mathias Brügger
ATELIERS COSTUMES
Cheffe des ateliers costumes
Sandra Delpierre
Assistant-e-s / coordinateurtrice-s de production
Armindo Faustino-Portas
Carole Lacroix
Léa Perarnau
Gestionnaire stock costumes
Philippe Joly
ATELIER COUTURE
Cheffe de l'atelier couture
Corinne Crousaud
Costumier-e-s
Caroline Ebrecht
Tailleur-e-s
Amar Ait-Braham
Pauline Voegeli
Christian Rozanski
Couturier-ère-s
Sophie De Blonay
Léa Cardinaux
Ivanna Denis
Marie Hirschi
Gwenaëlle Mury
Yulendi Ramirez
Xavier Randrianarison
Ana-Maria Rivera
Soizic Rudant
Astrid Walter
DÉCO ET ACCESSOIRES
COSTUMES
Cheffe de service
Isabelle Pellissier-Duc
Décoratrices
Corinne Baudraz
Emanuela Notaro
CUIR
Chef de service
Arthur Veillon
Cordonnier-è-s
Venanzio Conte
Catherine Stuppi
PERSONNEL SUPPLÉMENTAIRE
TEMPORAIRE
Ressources humaines
Rym Benharrats
Camila Azar
Alexandre Dussans
Finances
Anita Hasani (apprentie)
Billetterie
Nina Besson-Lebeau
Victoria Jospin
Pauline Langel (apprentie)
Manon Waneukem
Informatique (Support)
Alexandre Martins
Infrastructure et bâtiment
Karlygach Kadyrova
Administration artistique
Juliette Clauss
Assistant à la mise en scène
Barthélèmy Fortier
Régie
Hugo Lizic (stagiaire)
Jeune Ensemble
Mark Kurmanbayev
Charlotte Bozzi
Chœur — organisation et support
Fernando Barreto Arroyave
Iwo Von Neumann
Ballet
Vittorio Bertolli
Dramaturgie et développement
culturel
Laurent Domingues
Michaël Rolli
Désirée Von Hohenlohe
Marketing
Nessa Soumahoro (apprentie)
Accessoires de scène
Yoann Botelho
Loris Gérard
Kevin Klein
Camille Verwicht
Bureau d'étude
Cédric Bach
Eclairage
Adrien Nicolovicci
Juliette Riccaboni
Alessandra Vigna
Habillage
Sarah Bourgeade
Romane Claivaz
Delphine Corrignan-Pasquier
France Durel
Claire Thebault
Aurélie Vincent
Machinerie
André Tapia
Perruques et maquillage
Séverine Irondelle
Delfina Perez
Carole Schoeni
Cristina Simoes
Nathalie Tanner
Séverine Uldry
Mia Vranes
Léa Yvon
Aude Bezzola
Noémie Lavigne
Son & Vidéo
Clément Karch
Noah Kreil
Laszlo Reverdin
Serrurerie
Joffrey Tourelle
Cuir
Eloane Berner (apprenti)
Assistante de la cheffe ateliers
des costumes
Amélie Loisy
Couture
Fanny Betend
David Coelho
Amandine Penigot
Thea Ineke Van der meer
Déco et accessoires costumes
Ella Abbonizio
La Fondation du Grand Théâtre de Genève
Principalement financée par la Ville de Genève avec le soutien du canton de Genève, de l’Association des communes genevoises et de mécènes, la Fondation a pour mission d’assurer l’exploitation du Grand Théâtre, notamment en y organisant des spectacles d’art lyrique, chorégraphique et dramatique.
Conseil de Fondation
M. Xavier Oberson, Président
Mme Sandrine Salerno, Vice-présidente
M. Ronald Asmar
M. Guy Dossan
M. Shelby R. du Pasquier
Mme Bénédicte Grimm
M. Philippe Jobin
Mme Dominique Perruchoud
Mme Maria Vittoria Romano
Mme Isabelle Terrier, représentante de l’Association des communes genevoises
Mme Françoise Vaufrey Briegel
Mme Cecilia Zaugg
Situation au 24.10.25
Le Conseil de fondation est composé de douze membres désignés par le Conseil municipal de la Ville de Genève, le Conseil administratif de la Ville de Genève ou l’Association des communes genevoises, ainsi que deux membres invités représentant respectivement le canton de Genève et le personnel du GTG.
M. Juan Calvino, membre invité, représentant du personnel
M. Marcus Gentinetta, membre invité, représentant du canton
Président d’honneur Guy Demole
Secrétariat Cynthia Haro fondation@gtg.ch
Devenez mécène du Grand Théâtre !
Comme mécène ou partenaire du Grand Théâtre de Genève, vous serez associé à la plus grande structure artistique de Suisse romande et renforcerez tant son ancrage à Genève que son rayonnement au-delà de ses frontières. Vous participerez au déploiement des ambitions d'excellence et d'innovation artistiques, et d'ouverture à tous les publics. Chaque saison, le Grand Théâtre présente des productions lyriques et chorégraphiques qui évoquent les grands sujets de notre époque, destinées à faire vivre l'expérience incomparable de l'art sous toutes ses formes au plus grand nombre. Avec une compagnie de ballet menée par le grand chorégraphe Sidi Larbi Cherkaoui, à la pointe de l'expérimentation transdisciplinaire, le Grand Théâtre développe un nouveau répertoire de danse contemporaine dont les tournées feront briller Genève et la Suisse à l'international.
Votre don permet la réalisation de projets audacieux, avec un large champ d'initiatives qui vous permettent de participer directement au financement d'une saison ou d'un spectacle ; contribuer à la création mondiale d'un ballet ; soutenir un projet qui rassemble plusieurs
disciplines artistiques ; vous engager pour la jeunesse et pour la diversification des publics ; pour l'accessibilité à toutes et tous et à petit prix ; aider les artistes du Grand Théâtre, sa troupe de jeunes chanteurs en résidence ou les jeunes danseurs de sa compagnie de ballet.
À titre individuel, dans le cadre d'une fondation ou d'une entreprise, votre mécénat se construit selon vos souhaits en relation privilégiée avec le Grand Théâtre, pour enrichir votre projet d'entreprise ou personnel. Rejoignez-nous pour bénéficier non seulement d'une visibilité unique et d'un accès exceptionnel aux productions, mais aussi pour vivre des émotions fortes et des moments inoubliables en compagnie des grands artistes de notre époque !
Rejoignez-nous, engageons-nous ensemble à pérenniser les missions du Grand Théâtre !
Informations et contact
+41 22 322 50 58
+41 22 322 50 59 mecenat@gtg.ch
Le Cercle du Grand Théâtre de Genève
Le Cercle du Grand Théâtre de Genève rassemble toutes les personnes et entreprises intéressées à soutenir les activités du Grand Théâtre dans le domaine des arts lyrique, chorégraphique et dramatique. Depuis sa création en 1986, le Cercle apporte chaque saison un important soutien financier au Grand Théâtre par des contributions aux spectacles.
Pour la saison 25–26, le Cercle soutient les productions suivantes : Bal impérial – Boléro, Castor & Pollux et 200 Motels.
Pourquoi rejoindre le Cercle ?
Pour partager une passion commune et s'investir dans l'art vivant avec la plus grande scène culturelle de la Suisse romande.
Certains de nos avantages exclusifs :
· Cocktails d'entracte
· Dîner de gala annuel
· Voyages lyriques sur des scènes européennes
· Conférence annuelle Les Métiers de l'Opéra
· Participation à la finale du Concours de Genève (section voix)
· Priorité pour la souscription des abonnements
· Priorité de placement et utilisation de la même place tout au long de la saison
· Service de billetterie personnalisé
· Tarifs préférentiels pour la location des espaces du Grand Théâtre
· Invitation au pot de Première
· Meet & Greet avec un·e artiste et/ou un·e membre de la production
· Accès gratuit à toutes les activités de La Plage
Bureau (novembre 2024)
M. Rémy Best, président
M. Shelby du Pasquier, vice-président
M. Luis Freitas de Oliveira, trésorier
Mme Benedetta Spinola, secrétaire
Autres membres du Comité (novembre 2024)
Mme Emily Chaligné
M. Romain Jordan
Mme Pilar de La Béraudière
Mme Marie-Christine von Pezold
Mme Adeline Quast
M. François Reyl
M. Julien Schoenlaub
M. Gerson Waechter
Membres bienfaiteurs
M. Metin Arditi
MM. Ronald Asmar et Romain Jordan
M. et Mme Rémy Best
M. Jean Bonna
Fondation du groupe Pictet
M. et Mme Luis Freitas de Oliveira
M. et Mme Erik Holstenson
M. et Mme Pierre Keller
Mme Jane Kent
M. Fergal Mullen
Banque Lombard Odier & Cie
M. et Mme Yves Oltramare
M. et Mme Pierre-Alain Wavre
Membres individuels
Mme Anne-Shelton Aaron
S.A. Prince Amyn Aga Khan
Mme Marie-France Allez de Royère
Mme Diane d'Arcis
M. Luc Argand
M. Piotr Augustyniak
Mme Christine Batruch-Hawrylyshyn
M. et Mme François Bellanger
Mme Maria Pilar de la Béraudière
M. Vincent Bernasconi
M. et Mme Philippe Bertherat
Mme Antoine Best
Mme Saskia van Beuningen
M. et Mme Nicolas Boissonnas
Mme Clotilde de Bourqueney Harari
Comtesse Brandolini d'Adda
Mme Emily Chaligné
M. et Mme Jacques Chammas
Mme Pauline Chandon-Moët
Mme Muriel Chaponnière Rochat
M. et Mme Philippe Cottier
Mme Tatjana Darani
M. et Mme Claude Demole
Mme Armelle Gauffenic
M. et Mme Guy Demole
M. et Mme Michel Dominicé
M. Pierre Dreyfus
Me et Mme Olivier Dunant
Mme Marie-Christine Dutheillet de Lamothe
Mme Heidi Eckes-Chantré
Mme Denise Elfen-Laniado
Mme Diane Etter-Soutter
M. et Mme Patrice Feron
Mme Armelle Gauffenic
M. et Mme Nicolas Gonet
M. et Mme Yves Gouzer
Mme Claudia Groothaert
Mme Anne Gudefin
M. et Mme Philippe Gudin de La Sablonnière
Mme Bernard Haccius
M. Stefan Hascoet
Mme Beatrice Houghton
Mme Victoria Hristova
M. et Mme Éric Jacquet
M. et Mme Daniel Jaeggi
M. Antoine Khairallah
M. et Mme Jean Kohler
Mme Mallu Kulvik
M. Marko Lacin
Mme Brigitte Lacroix
M. et Mme Philippe Lardy
Mme Éric Lescure
M. Pierre Lussato
Mme France Majoie Le Lous
M. et Mme Colin Maltby
M. Bertrand Maus
M. et Mme Olivier Maus
M. et Mme Robert Mehm
Mme Béatrice Mermod
Mme Vera Michalski-Hoffmann
Mme Jacqueline Missoffe
M. et Mme Christopher Mouravieff-Apostol
M. Xavier Oberson
M. et Mme Patrick Odier
M. et Mme Alan Parker
M. et Mme Shelby du Pasquier
Mme Jean Pastré
Mme Sibylle Pastré
M. et Mme Gilles Petitpierre
Mme Marie-Christine von Pezold
M. et Mme Charles Pictet
M. Charles Pictet
M. et Mme Guillaume Pictet
M. et Mme Ivan Pictet
M. Nicolas Pictet
Comte et Comtesse de Proyart
M. et Mme Christopher Quast
Mme Zeina Raad
Mme Brigitte Reverdin
M. et Mme Dominique Reyl
M. et Mme François Reyl
Mme Karin Reza
Mme Chahrazad Rizk
Mme Kinha Romanovska
M. et Mme Jean-Pierre Roth
M. et Mme Andreas Rötheli
M. et Mme Jean-Rémy Roussel
Mme Sana H. Sabbagh
M. et Mme Adam Said
Mme Maria-Claudia de Saint Perier
Marquis et Marquise de Saint Pierre
M. Vincenzo Salina Amorini
Mme Nahid Sappino
M. Paul Saurel
M. et Mme Julien Schoenlaub
Baronne Seillière
MM. Jérémy Seydoux et Guillaume Jeangros
Mme Nathalie Sommer
Marquis et Marquise Enrico Spinola
Mme Christiane Steck
Mme Kenza Stucki
M. Eric Syz
M. Riccardo Tattoni
Mme Suzanne Troller
M. et Mme Gérard Turpin
M. Olivier Varenne
Mme Ghislaine Vermeulen
M. et Mme Julien Vielle
M. et Mme Olivier Vodoz
Mme Bérénice Waechter
M. Gerson Waechter
M. et Mme Stanley Walter
M. Stanislas Wirth
M. et Mme Giuseppe Zocco
Membres institutionnels
1875 Finance SA
BCT Bastion Capital & Trust
Christie’s INTL SA
Famille Reyl
Fondation Bru
Fondation de l'Orchestre de la Suisse Romande
International Maritime Services Co. Ltd.
Lenz & Staehelin
Moore Stephens Refidar SA
Plus d'informations et le détail
complet des avantages pour les membres du Cercle sur gtg.ch/cercle
Inscriptions
Cercle du Grand Théâtre de Genève
Gwénola Trutat
Case postale 44
1211 Genève 8 +41 22 321 85 77 (8 h-12 h)
cercle@gtg.ch
Compte bancaire
No 530290
Banque Pictet & Cie SA
Organe de révision
Plafida SA

Mattei
Mattei
Peter Mattei
Baryton
Heide, piano 2026 — 20h
Heide, piano 2026 — 20h
Daniel Heide, piano 4 février 2026 — 20h
L'incontournable baryton Mattei rencontre première fois le public Théâtre avec le Schwanengesang de Schubert. douce mélancolie désir, il révèle subtilité d'un adieu bouleversant.
L'incontournable baryton Mattei rencontre première fois le public Théâtre avec le Schwanengesang de Schubert. douce mélancolie désir, il révèle subtilité d'un adieu bouleversant.
L'incontournable baryton
Peter Mattei rencontre pour la première fois le public du Grand Théâtre avec le Schwanengesang de Schubert. De la douce mélancolie au profond désir, il révèle toute la subtilité d'un adieu musical bouleversant.
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IMPRESSUM
Directeur de la publication
Aviel Cahn
Rédaction
Melina Esse
Clara Pons
Traduction
Clara Pons
Relecteur
Patrick Vallon
Opéra
Récital Opéra
Opéra

Castor & Pollux
Castor & Pollux
Récital
Récital
Récital Opéra

Castor & Pollux
Opéra de Jean-Philippe
Opéra de Jean-Philippe
Rameau
Rameau
19 au 29 mars 2026
Elsa Dreisig
Elsa Dreisig
Elsa Dreisig
Opéra de Jean-Philippe
Soprano
Soprano
Soprano
Madame
Madame
Opéra de Giacomo
Opéra de Giacomo
19 au 29 mars 2026 Nouvelle production
Nouvelle production
Rameau 19 au 29 mars 2026 Nouvelle production
Joseph Middleton, piano 27 mars 2026 — 20h
Joseph Middleton, piano 27 mars 2026 — 20h
Joseph Middleton, piano 27 mars 2026 — 20h
23 avril au 3 Nouvelle production
23 avril au Nouvelle production
Entre fraternité sacrifiée et passion interdite, Castor & Pollux déploie toute la puissance d'une tragédie baroque dans un opéra-ballet.
Entre fraternité sacrifiée et passion interdite, Castor & Pollux déploie toute la puissance d'une tragédie baroque dans un opéra-ballet.
Entre fraternité sacrifiée et passion interdite, Castor & Pollux déploie toute la puissance d'une tragédie baroque dans un opéra-ballet.
Elsa Dreisig nous revient dans un récital tout en contrastes. De Poulenc à Schumann, elle explore l'amour sous toutes ses facettes avec la brillance, la sensibilité et la virtuosité qui font d'elle une véritable
Elsa Dreisig nous revient dans un récital tout en contrastes. De Poulenc à Schumann, elle explore l'amour sous toutes ses facettes avec la brillance, la sensibilité et la virtuosité qui font d'elle une véritable
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Photo couverture
© Rania Matar
Réalisation graphique
Sébastien Fourtouill
Impression
Atar Roto Presse SA
Reine de cœur.
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Grand Théâtre de Genève
Boulevard du Théâtre 11
Case postale 44 1211 Genève 8
Elsa Dreisig nous revient dans un récital tout en contrastes.
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Le langage l’amour résiste-t-il traduction ?
Standard +41 22 322 50 00
Billetterie +41 22 322 50 50
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Le langage l’amour résiste-t-il traduction ? sonde les mystères chef-d'œuvre
De Poulenc à Schumann, elle explore l'amour sous toutes ses facettes avec la brillance, la sensibilité et la virtuosité qui font d'elle une véritable Reine de cœur.
sonde les mystères chef-d'œuvre
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