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GTG 2425 - Benjamin Appl

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Benjamin Appl Baryton

Saison 24 — 25


Benjamin Appl © David Ruano


Récital

Benjamin Appl Baryton

James Baillieu Piano

15 mai 2025 — 20h

Avec le soutien de la

FONDATION VRM

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Programme Gustav Mahler

George Butterworth

Alma Mahler

Lieder und Gesänge aus der Jugendzeit I. Frühlingsmorgen

Six Songs from a Shropshire Lad V. The Lads in their hundreds

Fünf Lieder III. Laue Sommernacht

George Butterworth

Gustav Mahler

Erich Wolfgang Korngold

Six Songs from a Shropshire Lad I. Loveliest of Trees

Rückert-Lieder III. Ich bin der Welt abhanden gekommen

Gustav Mahler

Rückert-Lieder II. Ich atmet' einen Linden Duft

George Butterworth

Six Songs from a Shropshire Lad VI. Is my team ploughing?

Fünf Lieder IV. Bei dir ist es traut

George Butterworth

Gustav Mahler

Des Knaben Wunderhorn Nicht wiedersehen

Six Songs from a Shropshire Lad II. When I was one-and-twenty

Des Knaben Wunderhorn Revelge

Gustav Mahler

− Entracte −

George Butterworth

Gustav Mahler

Gustav Mahler

Des Knaben Wunderhorn Aus! Aus!

Erich Wolfgang Korngold

Rückert-Lieder V. Liebst du um Schönheit

Zwölf Lieder « So Gott und Papa will » VI. Aussicht

George Butterworth

Alma Mahler

Six Songs from a Shropshire Lad IV. Think no more, Lad

Fünf Lieder V. Ich wandle unter Blumen

Gustav Mahler

Erich Wolfgang Korngold

Rückert-Lieder IV. Um Mitternacht

Alma Mahler

Gustav Mahler

Terezín Song Anonyme

Rückert-Lieder I. Blicke mir nicht in die Lieder!

Six Songs from a Shropshire Lad III. Look not in my eyes

Sechs einfache Lieder IV. Liebesbriefchen

Der Knabe und das Veilchen

Ilse Weber Ade Kamerad

Adolf Strauss

Ich weiß bestimmt, ich werd' dich wiedersehen

Ilse Weber

Ich wandre durch Theresienstadt Wiegala

Gustav Mahler

Des Knaben Wunderhorn Urlicht


Comme le monde est silencieux ! Wie ist die Welt so stille! Dans les temps troublés, certaines mélodies naissent du silence, comme un cri lancé vers un monde muet et paralysé. La détresse de la guerre, le temps qui passe sans apporter aucun réconfort, la veuve morte d'avoir trop attendu, la somme de la douleur que traverse l'humanité trouve alors refuge dans la musique. Après un Winterreise mémorable en 2019 et un récital impromptu en 2023 pour remplacer le baryton Simon Keenlyside, Benjamin Appl revient sur la scène de la place de Neuve. Avec le pianiste James Baillieu, ils tissent un programme sur la solitude et le silence en entrelaçant les voix de Gustav et Alma Mahler, George Butterworth et Elrich Wolfgang Korngold, Ilse Weber et certains poètes et musiciens morts dans les camps nazis. Une descente dans l'obscurité dans laquelle une lumière apparaît cependant. Celle qui perce parfois le ciel comme un espoir lointain, une échappée fragile. C'est dans cet entre-deux que s'inscrivent les chants du recueil Des Knaben Wunderhorn (Le Cor enchanté de l'enfant). Avec ces chants sardoniques et goguenards, la naïveté populaire tend un fil rouge dans ce récital, jouant entre le sarcasme et l'humour noir. En première partie, Benjamin Appl fait dialoguer deux cycles de mélodies : les Rückert-Lieder de Gustav Mahler, sur des poèmes de Friedrich Rückert, et les Six Songs from A Shropshire Lad de George Butterworth, d'après A.E. Housman. Tout semble opposer ces deux compositeurs –

la langue, le pays, le style – et pourtant, chacun donne voix à une même solitude, une même mélancolie, une même quête d'apaisement. Composés dans le calme de Maiernigg durant l'été 1901, les Rückert-Lieder (à l'exception de Liebst du um Schönheit, écrit l'année suivante après le mariage de Mahler avec Alma Schindler) révèlent une écriture intériorisée, presque murmurée. La voix devient prière, confidence, quête fragile de paix intérieure. La langue poétique et élevée du poète offre un écrin raffiné à l'expressivité mahlérienne, tout en subtilité et profondeur. Face à cette densité, Butterworth choisit une autre voix : celle d'une langue simple, dépouillée, presque rustique, empreinte d'une émotion directe. Ses poèmes donnent la parole aux morts, aux soldats tombés, aux amours perdues. La vie continue sans eux, le monde avance, et tous – guerriers ou laboureurs – empruntent le même chemin du tombeau. La seconde partie du récital nous transporte dans la Vienne fin-de-siècle, où la musique flotte comme un parfum de chambres closes, de passions tues. Les lieder d'Alma Mahler y dialoguent avec ceux d'Erich Wolfgang Korngold. Les premiers, miniatures introspectives, sont tour à tour tendres, rêveurs, mystérieux, et révèlent une voix profondément personnelle. En miroir, Korngold déploie un lyrisme plus flamboyant, une sensualité assumée. Sa musique respire le drame et l'instant, une lumière éphémère

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que l'on tente de retenir avant qu'elle ne s'échappe. Dans cette rencontre entre pudeur et expressivité, s'esquisse une forme de nostalgie crépusculaire, à la fois douce et déchirante. C'est dans le ghetto de Theresienstadt que le silence devient assourdissant. Situé à 60 kilomètres de Prague, Theresienstadt fut présenté comme un « ghetto modèle » par la propagande nazie, dissimulant une réalité bien plus sombre : 140 000 personnes y furent internées, 33 000 y moururent, et plus de 90 000 furent déportées à Auschwitz. La musique, les poèmes, la littérature y devenaient des gestes à la fois de mort et de survie. Parmi ces voix, pour la plupart anonymes, celle d'Ilse Weber, infirmière et poétesse morte à Auschwitz, se distingue par sa simplicité et sa force. Dans Ich wandre durch Theresienstadt ou Ade Kamerad, elle évoque tantôt le désir de la séparation. Mais c'est Wiegala, une berceuse d'une tendresse désarmante, qui touche au plus profond. Chant de silence et de dignité, elle se conclut par cette ligne bouleversante : wie ist die Welt so stille – « comme le monde est silencieux ». Gustav Mahler reste une ombre qui plane sur le récital et apparaît comme une parenthèse. Le récital s'ouvre sur Frühlingsmorgen de Mahler, un matin de printemps plein d'innocence, et se referme sur Urlicht, prière intemporelle placée par Mahler au cœur de sa Deuxième Symphonie. Cette lumière finale, comme venue de l'au-delà, offre une réponse à l'obscurité traversée. Les multiples voix entendues tout au long du programme – voix d'hommes et de femmes disparus, oubliés ou célébrés – deviennent alors porteuses d'une mémoire fragile, mais tenace, d'une humanité qui résiste par le chant et la musique… malgré tout.

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James Baillieu Piano Le pianiste sud-africain James Baillieu est l'un des pianistes de lied et de musique de chambre les plus remarquables de sa génération. Il a travaillé avec des chanteurs légendaires tels que Ian Bostridge, Allan Clayton, Annette Dasch, Dame Kiri Te Kanawa, Pretty Yende et développe rapidement une étroite collaboration avec Benjamin Appl. Comme concertiste ou comme accompagnateur, on a pu l'entendre au Carnegie Hall à New York, Concertgebouw Amsterdam, Konzerthaus Berlin, Musikverein de Vienne ou dans les Festivals d'Aix-enProvence, de Verbier, d'Édimbourg, et plus récemment sur la scène du MET Opera à New York pour un récital avec Lise Davidsen. Ces dernières saisons, il a été artiste résident du Lied Festival Victoria de Los Angeles où il a présenté les trois principaux cycles de Schubert avec les ténors Julian Prégardien, Mark Padmore et Jan Petryka. Pour la saison 2024—2025, il sera en résidence au Wigmore Hall à Londres où il proposera trois récitals, dont un avec Jamie Barton. James Baillieu est également professeur principal de piano à la Royal Academy of Music de Londres et mène le programme de mélodies de l'Atelier Lyrique de l'académie du festival de Verbier.


Benjamin Appl Baryton Reconnu comme l'un des plus grands interprètes actuels du lied, le baryton allemand Benjamin Appl travaille régulièrement avec des chefs, des orchestres et des pianistes de premier plan en Europe, en Amérique du Nord et en Asie. Originaire de Ratisbonne, il étudie à la Hochschule für Musik und Theater de Munich et intègre ensuite la Guildhall School of Music & Drama de Londres. Il est l'un des derniers élèves du légendaire Dietrich Fischer-Dieskau, dont l'enseignement exercera une influence majeure sur la suite de sa carrière. Si le répertoire romantique habituel constitue le cœur de ses récitals, il s'illustre également dans la musique baroque de Händel et de Bach, post-romantique de Gustav et Alma Mahler ainsi que dans la musique du XXe Siècle, notamment celle de Britten. Parmi les nombreux orchestres internationaux avec lesquels Benjamin Appl s'est produit, on peut citer le Royal Concertgebouw Orchestra, l'Orchestre philharmonique de Munich, l'Orchestre national du Capitole de Toulouse, le Leipzig Gewandhaus Orchestra, le NHK Symphony Orchestra, le Philadelphia Orchestra et le Seattle Symphony. Il a chanté sous la direction de Marin Alsop, Karina Canellakis, Thomas Dausgaard, Reinhard Goebel, Paavo Järvi, Klaus Mäkela, Andrew Manze, Ton Koopman, Yannick Nézet-Séguin, Andreas Reize et Christian Thielemann. Il s'entoure aussi de grands pianistes, comme Kit Armstrong, Helmut Deutsch et Malcolm Martineau pour n'en citer que quelques-uns et étend ses collaborations avec d'autres artistes, comme Thomas Dunford au luth ou encore

Martynas Levickis à l'accordéon. Sa large discographie témoigne de l'activité prolifique et du talent d'Appl. Son premier album solo pour Sony Classical Heimat lui a permis de remporter le prestigieux Prix Dietrich FischerDieskau (Best Lieder Singer) aux Orphées d'Or de 2018 et son album Winterreise pour le label Alpha Classics a été acclamé par la critique en 2021. Plus récemment, il a célébré la musique de Hans Sommer avec le Rundfunk-Sinfonieorchester de Berlin, a enregistré un album sur la musique de Schumann en duo avec Ann Murray et un autre avec le pianiste Graham Johnson pour le label Wigmore Hall Live. Avec le pianiste James Baillieu, il sort en 2025 un album hommage pour les 99 ans du compositeur György Kurtág. Parallèlement à sa carrière de concertiste, Benjamin Appl brille dans le répertoire d'oratorio, interprétant des œuvres majeures telles que le Magnificat, les Passions et le Weihnachtsoratorium de Bach, Ein deutsches Requiem de Brahms, Die Schöpfung de Haydn et le War Requiem de Britten. Les saisons récentes ont aussi été marquées par sa présence sur les scènes lyriques : Arlequin (Ariadne auf Naxos) au Liceu de Barcelone, Papageno (Die Zauberflöte) à l'Opéra de Rouen et Guglielmo (Così fan tutte) avec le Classical Opera Compagny. Parmi les temps forts de sa saison 2024/2025, on peut citer ses débuts au Staatsoper de Hambourg dans le rôle de Papageno, un concert avec Klaus Mäkela avec le philharmonique d'Oslo et ses débuts européens comme chef d'orchestre avec le philharmonique de Liverpool, concert dans lequel il chante également la voix de baryton. 7


Gustav Mahler (1860-1911) Lieder und Gesänge aus der Jugendzeit (1880-1889) Richard Leander (1830-1889) I. Frühlingsmorgen

Matin de printemps

Es klopft an das Fenster der Lindenbaum. Mit Zweigen blütenbehangen: Steh' auf! Steh' auf! Was liegst du im Traum? Die Sonn' ist aufgegangen! Steh' auf! Steh' auf!

Le tilleul frappe à la fenêtre. Avec ses branches couvertes de fleurs : Lève-toi ! Lève-toi ! Que fais-tu, rêveur ? Le soleil brille ! Lève-toi ! Lève-toi !

Die Lerche ist wach, die Büsche weh'n! Die Bienen summen und Käfer! Steh' auf! Steh' auf! Und dein munteres Lieb' hab ich auch schon geseh'n. Steh' auf, Langschläfer! Langschläfer, steh' auf! Steh' auf! Steh' auf!

L'alouette chante, les buissons s'agitent ! Les abeilles bourdonnent, aussi les scarabés ! Lève-toi ! Lève-toi ! Et je vois déjà ton amant venir vers toi. Lève-toi, lève-tard ! Lève-tard, lève-toi ! Lève-toi ! Lève-toi !

George Butterworth (1885-1916) Six Songs from A Shropshire Lad (1911) Alfred Edward Housman I. Loveliest of Trees

Le plus beau des arbres…

Loveliest of trees, the cherry now Is hung with bloom along the bough, And stands about the woodland ride Wearing white for Eastertide.

Le plus beau des arbres, le cerisier Aujourd'hui se couvre de fleurs, Et se dresse aux abords de la forêt Paré de blanc pour les fêtes de Pâques.

Now, of my three score years and ten, Twenty will not come again, And take from seventy springs a score, It only leaves me fifty more.

Le jour de mes soixante-dix ans, Vingt ne reviendront jamais, Et les enlever à soixante-dix, Ne m'en laisse que cinquante maintenant.

And since to look at things in bloom Fifty springs are little room, About the woodlands I will go To see the cherry hung with snow.

Et pour admirer ce qui fleurit, Cinquante printemps sont trop peu, J'irai alors rejoindre la forêt Pour voir le cerisier couvert de neige.

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Benjamin Appl

Gustav Mahler Rückert-Lieder (1901-1902) Friedrich Rückert (1788-1866) II. Ich atmet' einen Linden Duft

Je respirais un parfum de tilleul

Ich atmet' einen linden Duft! Im Zimmer stand Ein Zweig der Linde, Ein Angebinde Von lieber Hand. Wie lieblich war der Lindenduft! Wie lieblich ist der Lindenduft! Das Lindenreis Brachst du gelinde; Ich atme leis Im Duft der Linde Der Liebe linden Duft.

Je respirais un parfum de tilleul ! Il y avait dans la chambre Une branche de tilleul, Un présent D'une main aimée. Si doux est le parfum du tilleul ! Si doux est le parfum du tilleul ! Tu rompis délicatement Le rameau du tilleul ; Apaisé, je respire maintenant Dans le parfum du tilleul Le suave parfum de l'amour.

George Butterworth II. When I Was One-and-Twenty

Alors que j'avais vingt-et-un ans

When I was one-and-twenty I heard a wise man say, “Give crowns and pounds and guineas But not your heart away; Give pearls away and rubies But keep your fancy free.” But I was one-and-twenty, No use to talk to me.

Alors que j'avais vingt-et-un ans Un homme sage me dit, « Cède les couronnes, les pounds et les guinées Mais ne cède pas ton cœur ; Donne les perles et les rubis Mais garde ta liberté d'esprit. » Mais j'avais vingt-et-un ans, Pourquoi me parler ?

When I was one-and-twenty I heard him say again, “The heart out of the bosom Was never given in vain; 'Tis paid with sighs a plenty And sold for endless rue.” And I am two-and twenty, And oh, 'tis true, 'tis true.

Alors que j'avais vingt-et-un ans Je l'entendais me dire alors, « Une fois donné, le cœur N'est jamais donné en vain ; Il est payé par bien des plaintes Et vendu avec des regrets infinis. » Et maintenant j'ai vingt-deux ans Et il avait finalement bien raison. 9


Gustav Mahler I. Blicke mir nicht in die Lieder

Ne regarde pas dans mes chansons

Blicke mir nicht in die Lieder! Meine Augen schlag' ich nieder, Wie ertappt auf böser Tat. Selber darf ich nicht getrauen, Ihrem Wachsen zuzuschauen. Deine Neugier ist Verrat!

Ne regarde pas dans mes chansons ! Je baisse les yeux, Comme pris sur le fait. Moi-même je n'ose pas leur faire confiance Je n'ose pas les voir se lever. Ta curiosité est trahison.

Bienen, wenn sie Zellen bauen,

Les abeilles, lorsqu'elles construisent des alvéoles,

Lassen auch nicht zu sich schauen, Schauen selbst auch nicht zu. Wenn die reichen Honigwaben Sie zu Tag gefördert haben, Dann vor allen nasche du!

Ne laissent personne les regarder, Et ne se regardent même pas entre elles. Quand les ruches abondantes Auront été amenées à la lumière du jour, Tu seras le premier à y goûter !

George Butterworth III. Look Not in My Eyes

Ne me regarde pas dans les yeux

Look not in my eyes, for fear They mirror true the sight I see, And there you find your face too clear And love it and be lost like me. One the long nights through must lie Spent in star-defeated sighs, But why should you as well as I Perish? Gaze not in my eyes.

Ne me regarde pas dans les yeux, par crainte Ils reflètent fidèlement ce que je vois, Et tu y trouveras ton visage Et tu l'aimeras et comme moi tu seras perdu. Tu passerais de longues nuits, étendu Dans le soupir des étoiles déjà vaincues, Mais pourquoi comme moi Tu devrais périr ? Ne me regarde pas dans les yeux.

A Grecian lad, as I hear tell, One that many loved in vain, Looked into a forest well And never looked away again. There, when the turf in springtime flowers, With downward eye and gazes sad, Stands amid the glancing showers A jonquil, not a Grecian lad.

Un jeune Grec, j'ai entendu dire, Un qui était aimé par beaucoup en vain, Regarda dans un creux de la forêt Et puis ne regarda jamais plus. Là, où l'herbe fleurit au printemps, Les yeux baissés et le regard triste, Il est debout sous les averses, Un narcisse et non plus un jeune Grec.

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Benjamin Appl

Gustav Mahler V. Liebst du um Schönheit

Si tu aimes pour la beauté

Liebst du um Schönheit, O nicht mich liebe! Liebe die Sonne, Sie trägt ein goldnes Haar.

Si tu aimes pour la beauté, Alors ne m'aime pas ! Aime le soleil, Il est coiffé d'or.

Liebst du um Jugend, O nicht mich liebe! Liebe den Frühling, Der jung ist jedes Jahr.

Si tu aimes pour la jeunesse, Alors ne m'aime pas ! Aime le printemps, Qui est jeune chaque année.

Liebst du um Schätze, O nicht mich liebe! Liebe die Meerfrau, Sie hat viel Perlen klar.

Si tu aimes pour le trésor, Alors ne m'aime pas ! Aime la sirène, Elle porte de nombreuses perles brillantes.

Liebst du um Liebe, O ja, mich liebe! Liebe mich immer, Dich lieb' ich immerdar.

Si tu aimes pour l'amour, Alors tu peux m'aimer ! Tu peux toujours m'aimer, Moi, je t'aimerai à jamais.

George Butterworth IV. Think no more, Lad

Ne pense pas trop, mon gars

Think no more, lad; laugh, be jolly; Why should men make haste to die?

Ne pense pas trop, mon gars, sois joyeux ; Pourquoi les hommes devraient-ils se hâter pour mourir ?

Empty heads and tongues a-talking Make the rough road easy walking, And the feather pate of folly Bears the falling sky.

Têtes creuses et langues bavardes Rendent le chemin ardu facile à parcourir, Et la plume folle Porte le ciel qui tombe.

Oh, 'tis jesting, dancing, drinking Spins the heavy world around. If young hearts were not so clever, Oh, they would be young for ever; Think no more; 'tis only thinking Lays lads underground.

Oh, c'est la plaisanterie, la danse, la boisson Qui font tourner le monde lourd autour d'eux. Si les jeunes cœurs n'étaient pas si intelligents, Oh ils seraient jeunes pour toujours ; Ne pensez plus ; c'est seulement la pensée Les garçons restent sous terre. 11


Gustav Mahler IV. Um Mitternacht

À minuit

Um Mitternacht Hab' ich gewacht Und aufgeblickt zum Himmel; Kein Stern vom Sterngewimmel Hat mir gelacht Um Mitternacht.

À minuit J'ai veillé Et j'ai observé le ciel ; Aucune étoile de la voûte céleste Ne m'a souri À minuit.

Um Mitternacht Hab' ich gedacht Hinaus in dunkle Schranken. Es hat kein Lichtgedanken Mir Trost gebracht Um Mitternacht.

À minuit Mes pensées se sont envolées Vers les limites sombres. Aucune pensée lumineuse Ne m'a apporté de réconfort. À minuit.

Um Mitternacht Nahm ich in acht Die Schläge meines Herzens; Ein einziger Puls des Schmerzes War angefacht Um Mitternacht.

À minuit J'ai prêté attention Aux battements de mon cœur. Seule une pulsation de douleur S'est animée. À minuit.

Um Mitternacht Kämpft' ich die Schlacht, O Menschheit, deiner Leiden; Nicht konnt' ich sie entscheiden Mit meiner Macht Um Mitternacht.

À minuit J'ai pris part à la bataille, Ô humanité, de tes malheurs Pour remporter la victoire Ma force n'a pas suffi À minuit.

Um Mitternacht Hab' ich die Macht In deine Hand gegeben! Herr! über Tod und Leben Du hältst die Wacht Um Mitternacht!

À minuit Dans le creux de ta main J'ai déposé ma force ! Seigneur ! Sur la mort et la vie Tu montes la garde. À minuit !

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Benjamin Appl

George Butterworth V. The Lads in Their Hundreds

Des gars par centaine

The lads in their hundreds to Ludlow come in for the fair, There's men from the barn and the forge and the mill and the fold, The lads for the girls and the lads for the liquor are there, And there with the rest are the lads that will never be old.

Des gars par centaine viennent à la foire de Ludlow Il y en a de la frange et de la forge, du moulin et de la ferme Certains viennent pour les filles et d'autres pour l'alcool Et là, parmi tous les autres, il y a ceux qui ne vieilliront jamais.

There's chaps from the town and the field and the till and the cart, And many to count are the stalwart, and many the brave, And many the handsome of face and the handsome of heart, And few that will carry their looks or their truth to the grave.

Il y a des gars de la ville et des champs, de la ferme et de la charrette, Et nombreux sont les robustes et nombreux sont les courageux, Et beaucoup de beaux visages et de beaux cœurs, Et peu d'entre eux emporteront leur apparence ou leur vérité dans la tombe.

I wish one could know them, I wish there were tokens to tell The fortunate fellows that now you can never discern; And then one could talk with them friendly and wish them farewell And watch them depart on the way that they will not return.

J'aimerais pouvoir les connaître, j'aimerais des indices Pour leur dire ce que le sort annonce et qu'on ne peut pas discerner ; Et alors on parlerait amicalement et on leur souhaiterait bon vent Et on les regarderait partir sur le chemin sur lequel ils ne reviendront plus.

But now you may stare as you like and there's nothing to scan; And brushing your elbow unguessed at and not to be told They carry back bright to the coiner the mintage of man, The lads that will die in their glory and never be old.

Mais maintenant, vous pouvez regarder, il n'y a plus rien à voir Et passant près de vous, sans le savoir et sans le dire Ils remettent au Seigneur leur vaillante valeur d'homme, Les gars qui mourront dans leur gloire et ne seront jamais vieux.

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Gustav Mahler III. Ich bin der Welt abhanden gekommen

Je me suis perdu dans le monde

Ich bin der Welt abhanden gekommen, Mit der ich sonst viele Zeit verdorben, Sie hat so lange nichts von mir vernommen, Sie mag wohl glauben, ich sei gestorben!

Je me suis perdu dans le monde, Avec qui j'ai perdu beaucoup de temps Il n'a rien voulu savoir de moi depuis si longtemps, Il peut bien penser que je suis mort !

Es ist mir auch gar nichts daran gelegen, Ob sie mich für gestorben hält, Ich kann auch gar nichts sagen dagegen, Denn wirklich bin ich gestorben der Welt.

Cela m'importe peu, Elle peut bien me croire mort, Je n'ai aucune raison de la contredire, Car je suis réellement mort pour le monde.

Ich bin gestorben dem Weltgetümmel, Und ruh' in einem stillen Gebiet! Ich leb' allein in meinem Himmel, In meinem Lieben, in meinem Lied!

Je suis mort pour le tumulte du monde, Et je repose dans un endroit tranquille ! Je vis seul dans mon propre ciel, Dans mon amour, dans mon chant !

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Benjamin Appl

George Butterworth VI. Is my team ploughing?

Mon attelage laboure-t-il toujours ?

“Is my team ploughing, That I was used to drive And hear the harness jingle When I was man alive?”

« Mon attelage laboure-t-il toujours, Celui que j'avais l'habitude de mener Et d'entendre les harnais tinter Quand j'étais encore en vie ? »

Ay, the horses trample, The harness jingles now; No change though you lie under The land you used to plough.

Les chevaux piétinent, Les harnais tintent toujours ; Même si tu te reposes, rien n'a changé Dans la terre que tu labourais.

“Is football playing Along the river-shore, With lads to chase the leather, Now I stand up no more?”

« Joue-t-on encore au football Au bord de la rivière, Avec les gars qui courent après le ballon Maintenant que je ne suis plus là ? »

Ay, the ball is flying, The lads play heart and soul; The goal stands up, the keeper Stands up to keep the goal.

Le ballon s'envole encore, Les gars jouent corps et âme ; Le but est dressé et le gardien, À l'affut, garde le but.

“Is my girl happy, That I thought hard to leave, And has she tired of weeping, As she lies down at eve?”

« Est-ce que ma copine est heureuse, Celle que j'ai eu tant de mal à quitter, Et est-elle fatiguée de pleurer Quand elle se couche le soir ?

Ay, she lies down lightly, She lies not down to weep: Your girl is well contented. Be still, my lad, and sleep.

Elle se couche légèrement, Elle ne s'allonge pas pour pleurer : Ta copine est bien contente. Tiens-toi tranquille, mon gars, et dors.

“Is my friend hearty, Now I am thin and pine, And has he found to sleep in A better bed than mine?”

« Est-ce que mon ami est heureux, Maintenant que je suis maigre et fatigué, Et a-t-il trouvé pour dormir Un meilleur lit que le mien ? »

Yes, lad, I lie easy, I lie as lads would choose; I cheer a dead man's sweetheart, Never ask me whose.

Oui, mon gars, je m'y repose bienheureux, Je m'allonge comme le feraient les autres ; Je réconforte la bien-aimée d'un mort, Ne me demande jamais de qui il s'agit.

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Gustav Mahler Des Knaben Wunderhorn (1805-1808) Anonyme Revelge (1899)

Réveil

Des Morgens zwischen drei'n und vieren, Da müssen wir Soldaten marschieren, Das Gäßlein auf und ab; Tralali, Tralalei, Tralalera, Mein Schätzel sieht herab.

Le matin, entre trois et quatre heures, Nous, les soldats, devons marcher, Nous remontons et descendons la ruelle ; Tralali, tralalei, tralalera, Mon amie nous regarde !

« Ach Bruder jetzt bin ich geschossen, Die Kugel hat mich schwer getroffen, Trag mich in mein Quartier, Tralali, Tralalei, Tralalera, Es ist nicht weit von hier. »

« Frère, je suis touché, La balle m'a gravement blessé, Porte-moi dans mes quartiers, Tralali, tralalei, tralalera, Ce n'est pas loin d'ici. »

« Ach Bruder, ich kann dich nicht tragen, Die Feinde haben uns geschlagen, Helf dir der liebe Gott; Tralali, Tralalei, Tralalera, Ich muss marschieren bis in Tod. »

« Frère, je n'arriverai pas à te porter, L'ennemi nous a vaincu, Que Dieu te vienne en aide ; Tralali, tralalei, tralalera, Je dois marcher jusqu'à la tombe. »

« Ach, Brüder! ihr geht ja an mir vorüber, Als wärs mit mir vorbei, Tralali, Tralalei, Tralalera, Ihr tretet mir zu nah. »

« Frères ! Vous passez devant moi en silence, Comme si c'en était déjà fait de moi, Tralali, tralalei, tralalera, Vous passez si près de moi. »

« Ich muß wohl meine Trommel rühren, Tralali, Tralalei, Sonst werde ich mich verlieren; Tralali, Tralalei, Tralalera, Die Brüder dick gesät, Sie liegen wie gemäht. »

« Je dois battre le tambour, Tralali, tralalei, Sinon je serai perdu ; Tralali, tralalei, tralalera, Mes frères par dizaines, Gisent comme l'herbe fauchée sur le sol. »

Er schlägt die Trommel auf und nieder, Er wecket seine stillen Brüder, Tralali, Tralalei, Sie schlagen ihren Feind, Tralali, Tralalei, Tralalera, Ein Schrecken schlägt den Feind.

Il bat le tambour au cœur de la ruelle, Il réveille ses camarades endormis, Tralali, tralalei, Ils tombent sur leur ennemi, Tralali, tralalei, tralalera, Et la terreur frappe l'ennemi.

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Benjamin Appl

Er schlägt die Trommel auf und nieder, Da sind sie vor dem Nachtquartier schon wieder, Tralali, Tralalei, Ins Gäßlein hell hinaus, Sie ziehn vor Schätzleins Haus. Tralali, Tralalei, Tralalera.

Il bat le tambour au cœur de la ruelle, Les voilà à nouveau devant les quartiers de nuit, Tralali, tralalei, Dans la petite ruelle, Ils se dirigent vers la maison de mon amie. Tralali, tralalei, tralalera.

Des Morgens stehen da die Gebeine In Reih und Glied sie stehn wie Leichensteine, Die Trommel steht voran, Daß sie ihn sehen kann. Tralali, Tralalei, Tralalera.

Le matin, les ossements sont là, Ils sont alignés comme des pierres tombales, Le tambour est devant, Pour qu'elle puisse le voir. Tralali, tralalei, tralalera.

− Entracte −

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Benjamin Appl © David Ruano


Gustav Mahler Des Knaben Wunderhorn (1892 - 1901) Aus! Aus!

Au loin ! Au loin !

Heute marschieren wir, Juchhe, juchhe, im grünen Mai! Morgen marschieren wir Zu dem hohen Tor hinaus! Aus!

Aujourd'hui, nous partons, Hourra, hourra, dans les pâturages de mai ! Demain, nous partirons Par les grandes portes au loin ! Au loin !

« Reist du denn schon fort? Je, je! Mein Liebster! Kommst niemals wieder heim? Je, je! Mein Liebster?"

« Tu pars donc déjà ? Ah ! mon amour ! Tu ne reviendras donc jamais ? Ah ! mon amour ! »

Heute marschieren wir, Juchhe, juchhe, im grünen Mai! Ei, du schwarzbraun's Mägdelein, Unsre Lieb' ist noch nicht aus!

Aujourd'hui, nous partons, Hourra, hourra, dans les pâturages de mai ! Hé, ma chère brunette, Notre amour n'est pas encore fini !

Trink du ein Gläschen Wein Zur Gesundheit dein und mein! Siehst du diesen Strauß am Hut? Jetzo heißt's marschieren gut! Nimm das Tüchlein aus der Tasch, Deine Tränlein mit abwasch!

Prends un verre de vin À ta santé et à la mienne ! Vois-tu les fleurs sur mon chapeau ? C'est pour dire : il est temps de marcher ! Sors le petit mouchoir de ta poche C'est pour essuyer tes larmes !

Heute marschieren wir! Juchhe, juchhe im grünen Mai!

Aujourd'hui, nous partons ! Hourra, hourra, dans les pâturages de mai !

Ich will ins Kloster gehn, Weil mein Schatz davon geht! Wo gehts denn hin, mein Schatz? Gehst du fort, heut schon fort? Und kommst nimmer wieder? Ach! Wie wirds traurig sein Hier in dem Städtchen! Wie bald vergißt du mein! Ich! armes Mädchen!

Je veux m'en aller au couvent, Puisque mon amour s'en va ! Où vas-tu, mon bel amant ? T'en vas-tu déjà aujourd'hui ? Et tu ne reviendras donc jamais plus ? Ah ! Comme ce sera triste De rester ici seule dans la petite ville ! Tu m'oublieras bien vite ! Moi ! Malheureuse fille !

Morgen marschieren wir, Juchhe, juchhe im grünen Mai! Tröst dich, mein lieber Schatz, Im Mai blühn gar viel Blümelein!

Demain, nous partirons, Hourra, hourra, dans les pâturages de mai ! Console-toi, mon cher amour, En mai, les bourgeons fleurissent par dizaines

Die Lieb ist noch nicht aus! Aus! Aus!

L'amour n'est pas encore fini ! Fini ! Fini !

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Benjamin Appl

Erich Wolfgang Korngold (1897-1957) 12 Lieder, op. 5 « So Gott und Papa will » (1910-1911) VI. Aussicht Joseph von Eichendorff (1788-1857)

Perspective

Komm zum Garten denn, Du Holde! In den warmen, schönen Tagen Sollst Du Blumenkränze tragen, Und vom kühl krystall'nen Golde Mit den frischen, roten Lippen, Eh' ich trinke, lächelnd nippen. Ohne Maß dann, ohne Richter, Küssend, trinkend singt der Dichter Lieder, die von selbst entschweben:

Viens dans le jardin, ô ma beauté ! En ces beaux jours chauds Tu porteras des guirlandes de fleurs Et de l'or frais et cristallin Avec des lèvres rouges et fraîches Prendre une gorgée souriante avant que je n'en prenne. Sans mesure alors, sans juges, Embrassant, buvant, le poète chante Des chansons qui s'envolent d'elles-mêmes :

Wunderschön ist doch das Leben!

Car la vie est merveilleusement belle !

Alma Mahler (1879-1964) Fünf Lieder (1910) V. Ich wandle unter Blumen Heinrich Heine (1797-1856)

Je me promène parmi les fleurs

Ich wandle unter Blumen Und blühe selber mit; Ich wandle wie im Traume Und schwanke bei jedem Schritt.

Je me promène parmi les fleurs Et je fleuris avec elle ; Je me promène comme dans un rêve Et je trébuche à chaque pas.

O, halt mich fest, Geliebte! Vor Liebestrunkenheit Fall' ich dir sonst zu Füßen, Und der Garten ist voller Leut'

Oh, tiens-moi fermement, mon amour ! Ou, ivre d'amour Je tomberais à tes pieds, Dans le jardin plein de monde. 21


Erich Wolfgang Korngold Der Knabe und das Veilchen

Le garçon et la violette

Knabe Ei Veilchen, ei Veilchen, warum kommst du grad im Mai? Ein Weilchen, ein Weilchen, ehe er vorbei?

Le garçon Ah violette, violette, Pourquoi ne viens-tu qu'en mai ? Un si bref instant, Et le mois disparaît aussitôt ?

Veilchen Weil gar zu klein bin ich. Du könntest gar nicht sehn mich. Drum komm ich grad im Mai eh' er vorbei!

La violette Parce que je suis bien trop petite. Tu ne pourrais même pas me voir. Alors je ne viens qu'en mai Et je disparais aussitôt !

Knabe Ei Veilchen, ei Veilchen, warum sollt ich dich nicht sehn? Wenn ein Weilchen, wenn ein Weilchen ich in der Wies' bleib' stehn?

Le garçon Ah violette, violette, Pourquoi ne pourrais-je pas te voir ? Si, juste un instant, Je venais dans la prairie ?

Veilchen Weil unter Kameraden würd ich versteckt und g'schlagen. Drum kam ich grad im Mai, weil kein Blum' sei.

La violette Parce que parmi mes camarades, Je serais cachée et abattue. C'est pourquoi je viens seulement en mai, Quand il n'y a pas d'autres fleurs.

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Benjamin Appl

Alma Mahler (1879-1964) III. Laue Sommernacht Gustav Falke (1853-1916)

Douce nuit d'été

Laue Sommernacht Am Himmel stand kein Stern, Im weiten Walde suchten wir uns Tief im Dunkel, Und wir fanden uns.

Douce nuit d'été Dans le ciel, il n'y a aucune étoile, Nous nous cherchions Dans la forêt profonde et sombre, Et nous nous sommes trouvés.

Fanden uns im weiten Walde In der Nacht, der sternenlosen, hielten staunend uns im Arme in der dunklen Nacht.

Nous nous trouvions dans la forêt profonde Dans la nuit sans étoiles Émerveillés, nous nous sommes enlacés Dans la nuit obscure.

War nicht unser ganzes Leben nur ein Tappen nur ein Suchen, Da in deine Finsternisse, Liebe fiel dein Licht.

Notre vie n'était-elle pas seulement Un tâtonnement, une quête, Là, dans les ténèbres, Ô amour, ta lumière sombra.

Erich Wolfgang Korngold Sechs einfache Lieder op. 9 (1911-1916) IV. Liebesbriefchen Elisabeth Honold

Lettre d'amour

Fern von dir denk' ich dein, Kindelein, Einsam bin ich, doch mir blieb treue Lieb'. Was ich denk', bist nur, Herzensruh. Sehe stets hold und licht dein Gesicht. Und in mir immerzu tönest du. Bist's allein, die die Welt mir erhellt. Ich bin dein, Liebchen fein, denke mein!

Loin de toi, je pense à toi, amour fidèle, Je suis seul, mais l'amour fidèle m'accompagne Seule toi inonde mes pensées, mon cœur. Je vois toujours ton lumineux visage. Et ta voix résonne toujours en moi. Tu es la seule qui illumine le monde. Je suis à toi, mon amour, pense à moi !

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Alma Mahler IV. Bei dir ist es traut Rainer Maria Rilke (1875-1926)

Chez toi, tout est paisible

Bei dir ist es traut: Zage Uhren schlagen Wie aus weiten Tagen. Komm mir ein Liebes sagen Aber nur nicht laut.

Chez toi, tout est paisible ; Les timides horloges sonnent Comme d'un autre temps. Viens me dire un doux mot d'amour – Mais dis-le tout bas.

Ein Tor geht irgendwo draussen im Blütentreiben. Der Abend horcht an den Scheiben. Lass uns leise bleiben: Keiner weiss uns so.

Un portail s'ouvre Dehors dans les jardins en fleurs. Le soir écoute aux fenêtres. Restons silencieux, Que personne ne nous trouve.

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Benjamin Appl

Gustav Mahler Des Knaben Wunderhorn Nicht wiedersehen Anonyme

Pas d'au revoir !

« Nun ade, mein herzallerliebster Schatz, Jetzt muß ich wohl scheiden von dir, Bis auf den andern Sommer, Dann komm ich wieder zu dir! Ade! »

« Maintenant adieu, mon trésor adoré, Maintenant je dois partir loin de toi, Jusqu'au prochain été, Alors je reviendrai vers toi ! Adieu ! »

Und als der junge Knab heimkam, Von seiner Liebsten fing er an: « Wo ist meine Herzallerliebste, Die ich verlassen hab? »

Et quand le jeune garçon revint, Pensant à celle qu'il aimait : « Où est donc mon amour, Celle que j'ai abandonnée ? »

« Auf dem Kirchhof liegt sie begraben, Heut ist's der dritte Tag, Das Trauern und das Weinen Hat sie zum Tod gebracht. »

« Au cimetière elle repose, Aujourd'hui c'est déjà le troisième jour, La peine et les larmes L'ont menée à la tombe. »

Jetzt will ich auf den Kirchhof gehen, Will suchen meiner Liebsten Grab, Will ihr allweil rufen, Bis daß sie mir Antwort gab!

Maintenant, je veux aller au cimetière, Chercher la tombe de celle que j'aime, Je veux crier son nom, Jusqu'à ce qu'elle me réponde !

Ei, du mein allerherzliebster Schatz, Mach auf dein tiefes Grab! Du hörst kein Glöcklein läuten, Du hörst kein Vöglein pfeifen, Du siehst weder Sonne noch Mond! Ade, mein herzallerliebster Schatz! Ade!

Ô toi ! Mon trésor adoré, Ouvre ton profond tombeau ! Toi qui n'entends pas les cloches sonner, Toi qui n'entends pas les oiseaux chanter, Toi qui ne vois ni le soleil ni la lune ! Adieu, mon trésor adoré ! Adieu !

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Terezin Song Anonyme Ich bitte nicht lachen Sie über die Sachen Die täglich mir hier so oft passiern, die Ofen, die Löcher, die Stühlchen, die Dächer, mich kann das aber gar nicht mehr geniern. Ich find es entsetzlich, Wenn jemand so plötzlich So stürmisch 'nen Redeschwall lässt los, gespart wird's da mit Worten nicht, mit zarten, es kann halt niemand warten, wenn's auch ein Unsinn bloß. Ja, das geht nicht, so mancher es versteht nicht, ich hör nur zu und red nicht und sage nur: Ja wir in Terezin, wir nehmen's Leben sehr leicht hin, denn wenn es anders wär, wär's ein Malheur. Es gibt hier schöne Fraun, ein Vergnügen sie anzuschaun, drum nehm ganz gern ich hin Terezin.

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Bin frei von jeder Schuld Und habe deshalb viel Geduld, wenn in der Brust das Herz auch voller Sehnsucht ist, ja, wir in Terezin, wir nehmen's Leben sehr leicht hin, und lieben unser kleines Terezin. Sollt ich hier mal sterben, wir man nach mir erben die Garderobe und das Ghettogeld, ich rausch durch den Äther, begrüß meine Väter und bin schon nicht mehr hier auf dieser Welt. Erzähl meinen Lieben, was wir hier getrieben, wie einfach wir gelebt ganz ohne Frag bei Kaffe, bei Turin und bei Suppe, bei Fleisch nur durch die Lupe, und das fast jeden Tag, auch Knödl mit Creme vom süßen Mädel von Hunger keine Spur, da sag ich nur: Ja wir in Terezin, usw.


Benjamin Appl

La chanson de Terezin Anonyme S'il-vous-plaît, ne riez pas Des choses qui m'arrivent ici Tous les jours, sans répit Les poêles, les trous, Les petites chaises, les toits, Tout ça ne me gêne même plus. Je trouve ça terrible, Quand quelqu'un d'un seul coup Se lance dans un torrent de mots, On ne compte pas ses mots doux ici, Ici, personne ne peut attendre, Même pour dire des bêtises. Oui, ça ne va pas, Mais beaucoup ne peuvent pas comprendre. Moi, j'écoute simplement, Je n'ai qu'une chose à dire : Nous à Terezin, On prend la vie avec légèreté, Car autrement, vois-tu, Ce serait foutu. Il y a ici de jolies femmes, Un vrai plaisir de les regarder, Alors je supporte volontiers Terezin.

Je n'ai rien à me reprocher, Alors je sais m'armer de patience, Même si dans ma poitrine Mon cœur bat plein de désirs, Oui, nous, à Terezin, On prend la vie avec légèreté, On aime notre petit Terezin. Si jamais je devais mourir ici, On héritera de moi, De mes habits, de mes sous du ghetto, Moi, je filerai dans l'éther, J'irai saluer mes pères, Et je ne serai plus de ce monde. Raconte à mes proches, Comment on a vécu ici, Sans poser de questions, avec du café et de la soupe, de la viande, juste une louche, Et ça presque tous les jours, même des quenelles Avec de la crème servie par une jolie fille La faim n'a pas sa place ici, Alors, je n'ai qu'une chose à dire : Nous à Terezin, etc.

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Ilse Weber (1903-1944) Ade Kamerad

Adieu camarade

Ade, Kamerad, hier teilt sich der Pfad, denn morgen muss ich fort. Ich scheide von dir, man treibt mich von hier, ich geh mit dem Polentransport.

Adieu, camarade, Ici nos chemins se séparent, Car demain je dois partir. Je te quitte, On m'arrache d'ici Je pars avec le transport polonais.

Du gabst mir oft Mut, treu warst du und gut, zum Helfen immer bereit. Ein Druck deiner Hand Hat die Sorgen gebannt, wir trugen gemeinsam das Leid.

Tu m'as souvent donné le courage, Tu étais fidèle et bon, Toujours prêt à m'aider. Un enlacement de ta main Chassait tous les soucis, Ensemble nous avons supporté la peine.

Ade, Kamerad, um dich ist es schad, der Abschied wird mir schwer. Verlier nicht den Mut, ich war dir so gut, jetzt sehn wir uns nimmermehr.

Adieu, camarade, C'est bien dommage pour toi, Cet adieu m'est pénible. Ne perds pas courage, Je t'ai tant estimé, Désormais, on ne se reverra jamais.

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Benjamin Appl

Adolf Strauss (1902-1944) Ludwig Hift (1899-1981) Ich weiss bestimmt, ich werd dich wiedersehn

Je suis certain que je te reverrai

Als ich dich gesehn zum ersten Mal, war ich gebannt von deinem Blick und dein Lächeln schien mir wie ein Strahl von Sonne und von Glück. Und ich suchte deine Nähe, gingst du auch an mir vorbei, fühlte mich so reich und ich ahnte gleich, bald lacht uns ein Liebesmai.

Quand je t'ai vu pour la première fois, J'ai été captivé par ton regard, Et ton sourire m'a paru comme un rayon De soleil et de bonheur. Je cherchais à m'approcher de toi, Même si tu passais à côté de moi, Je me sentais si riche, Et j'ai senti soudain Qu'un printemps d'amour nous souriait

Ich weiß bestimmt, ich werd dich wiedersehn und in die Arme schließen, und alles jauchzt in mir. Wie wird das schön, dich immerfort zu küssen! Was früher war, das ist versunken und vergessen, kein Schatten trübt der Sonne Schein; wer kann dann unser Glück ermessen! Und immer will ich bei dir sein.

Je suis certain que je te reverrai, Et je te serrerai dans mes bras, Et tout en moi exultera. Comme ce sera beau, De t'embrasser enfin ! Ce qui fut autrefois, est maintenant englouti et oublié, Aucune ombre ne ternit plus le soleil ; Qui pourrait alors mesurer notre bonheur ! Et je voudrais toujours resté près de toi.

Doch das Schicksal riss dich fort von mir weit über Länder und das Meer; und nun liegen zwischen mir und dir viel Jahre sorgenschwer,

Mais le destin t'a arraché à moi, Loin, par delà les terres et la mer ; Et désormais, entre toi et moi, Des années lourdes de douleurs ont grandi,

Doch mich macht die tiefe Sehnsucht, die ich nach dir fühlt, nicht müd, ich hab Tag und Nacht nur an dich gedacht, und es singt in mir das Lied:

Pourtant le profond désir Que j'ai de toi ne ternit pas, Jour et nuit je ne pense qu'à toi, Et un chant résonne en moi :

Ich weiß bestimmt, ich werd dich wiedersehn usw.

Je suis certain que je te reverrai, etc.

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Ilse Weber Ich wandre durch Theresienstadt

Je marche dans le camp de Terezin

Ich wandre durch Theresienstadt Das Herz so schwer wie Blei Bis jäh mein Weg ein Ende hat

Je marche dans le campement de Terezin Le cœur aussi lourd que le plomb, Jusqu'à ce que brusquement mon chemin s'arrête

Dort knapp an der Bastei

Là tout près du bastion.

Dort bleib ich auf der Brücke stehn Und schau ins Tal hinaus: Ich möcht so gerne weiter gehn Ich möcht so gern nach Haus!

Je reste alors debout sur le pont Et regarde la vallée au loin : Comme j'aimerais tant aller plus loin, Comme j'aimerais rentrer chez moi !

Nach Haus! -- du wunderbares Wort Du machst das Herz mir schwer Man nahm mir mein Zuhause fort Nun hab ich keines mehr

Chez moi ! – mot merveilleux, Tu rends mon cœur encore plus lourd. On m'a arraché à ma maison, Je n'en ai plus, plus aucune.

Ich wende mich betrübt und matt So schwer wird mir dabei: Theresienstadt, Thеresienstadt Wann wohl das Leid еin Ende hat Wann sind wir wieder frei ?

Je me détourne, triste et las, Et mon fardeau devient plus fort : Terezin, Terezin, Quand prendra fin tout ce désarroi ? Quand serons-nous libres ?

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Benjamin Appl

Ilse Weber Wiegala

Berceuse

Wiegala, wiegala, weier, der Wind spielt auf der Leier. Er spielt so süß im grünen Ried, die Nachtigall, die singt ihr Lied. Wiegala, wiegala, weier, der Wind spielt auf der Leier.

Dodo, dodo, Le vent joue de la lyre, tout bas. Il joue si doux dans le roseau, Et le rossignol chante là-haut. Dodo, dodo, Le vent joue de la lyre.

Wiegala, wiegala, werne, der Mond ist die Laterne, er steht am dunklen Himmelszelt und schaut hernieder auf die Welt. Wiegala, wiegala, werne, der Mond ist die Lanterne.

Dodo, dodo, La lune est comme une lanterne, Elle se tient dans la sombre voûte céleste Et regarde le monde en bas. Dodo, dodo, La lune est comme une lanterne.

Wiegala, wiegala, wille, wie ist die Welt so stille! Es stört kein Laut die süße Ruh, schlaf, mein Kindchen, schlaf auch du. Wiegala, wiegala, wille, wie ist die Welt so stille!

Dodo, dodo, Comme le monde est silencieux ! Nul bruit ne trouble le doux sommeil – Dors mon enfant, dors. Dodo, dodo, Comme le monde est silencieux !

Gustav Mahler Des Knaben Wunderhorn Urlicht

Lumière originelle

O Röschen rot, Der Mensch liegt in grösster Not, Der Mensch liegt in grösster Pein, Je lieber möcht' ich im Himmel sein. Da kam ich auf einen breiten Weg,

Ô petite rose rouge, L'Homme est dans la plus grande misère ! L'Homme est dans la plus grande douleur ! Je préfèrerais être au ciel. Je me suis engagé sur un large chemin,

Da kam ein Engellein und wollt mich abweisen, Ach nein ich liess mich nicht abweisen. Ich bin von Gott und will wieder zu Gott,

Vint alors un petit ange à ma rencontre et a voulu m'emmener, Ah non, je ne me suis pas laissé faire. Je viens de Dieu et je veux retourner à Dieu,

Der liebe Gott wird mir ein Lichtchen geben, Wird leuchten mir bis an das ewig selig Leben.

Le bon Dieu me donnera une petite lumière, Elle brillera pour moi jusqu'à la vie éternelle. 31


La Fondation du Grand Théâtre de Genève Le Grand Théâtre est régi depuis 1964 par la Fondation du Grand Théâtre de Genève sous la forme juridique d'une Fondation d'intérêt communal, dont les statuts ont été adoptés par le Conseil municipal et par le Grand Conseil. Principalement financée par la Ville de Genève avec le soutien de l'Association des communes genevoises et de mécènes, la Fondation a pour mission d'assurer l'exploitation du Grand Théâtre,

notamment en y organisant des spectacles d'art lyrique, chorégraphique et dramatique (art. 2 de ses statuts). Le Conseil de Fondation est composé de quatorze membres, désignés par le Conseil municipal et le Conseil administratif de la Ville de Genève, et d'un membre invité représentant du personnel.

Conseil de Fondation M. Xavier Oberson, Président* Mme Sandrine Salerno, Vice-présidente* M. Guy Dossan, Secrétaire* M. Sami Kanaan* Mme Frédérique Perler* M. Claude Demole* Mme Dominique Perruchoud*

M. Thomas Putallaz Mme Maria Vittoria Romano Mme Françoise Vaufrey Briegel M. Juan Calvino, Membre invité représentant du personnel M. Guy Demole, Président d'honneur

M. Ronald Asmar M. Shelby R. du Pasquier M. Rémy Pagani M. Charles Poncet

* Membre du Bureau Situation au 27 août 2024

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Secrétariat Cynthia Haro fondation@gtg.ch


Mécénat

Devenez mécène du Grand Théâtre ! Comme mécène ou partenaire du Grand Théâtre de Genève, vous serez associé à la plus grande structure artistique de Suisse romande et renforcerez tant son ancrage à Genève que son rayonnement au-delà de ses frontières. Vous participerez au déploiement des ambitions d'excellence et d'innovation artistiques, et d'ouverture à tous les publics. Chaque saison, le Grand Théâtre présente des productions lyriques et chorégraphiques qui évoquent les grands sujets de notre époque, destinées à faire vivre l'expérience incomparable de l'art sous toutes ses formes au plus grand nombre. Avec une compagnie de ballet menée par le grand chorégraphe Sidi Larbi Cherkaoui, à la pointe de l'expérimentation transdisciplinaire, le Grand Théâtre développe un nouveau répertoire de danse contemporaine dont les tournées feront briller Genève et la Suisse à l'international. Votre don permet la réalisation de projets audacieux, avec un large champ d'initiatives qui vous permettent de participer directement au financement d'une saison ou d'un spectacle ; contribuer à la création mondiale d'un ballet ; soutenir un projet qui rassemble plusieurs

disciplines artistiques ; vous engager pour la jeunesse et pour la diversification des publics ; pour l'accessibilité à toutes et tous et à petit prix ; aider les artistes du Grand Théâtre, sa troupe de jeunes chanteurs en résidence ou les jeunes danseurs de sa compagnie de ballet. À titre individuel, dans le cadre d'une fondation ou d'une entreprise, votre mécénat se construit selon vos souhaits en relation privilégiée avec le Grand Théâtre, pour enrichir votre projet d'entreprise ou personnel. Rejoignez-nous pour bénéficier non seulement d'une visibilité unique et d'un accès exceptionnel aux productions, mais aussi pour vivre des émotions fortes et des moments inoubliables en compagnie des grands artistes de notre époque ! Rejoignez-nous, engageons-nous ensemble à pérenniser les missions du Grand Théâtre !

Informations et contact +41 22 322 50 58 +41 22 322 50 59 mecenat@gtg.ch

Ville de Genève, Association des communes genevoises, Cercle du Grand Théâtre de Genève, Aline Foriel-Destezet, République et Canton de Genève Ses grands mécènes : Fondation Alfred et Eugénie Baur, Généreux donateur conseillé par CARIGEST SA, Guy Demole, FCO Private Office SA, Caroline et Éric Freymond, Fondation Ernst Göhner, Indosuez Wealth Management, Fondation Inspir', JT International SA, Fondation Leenaards, Brigitte Lescure, Fondation Francis et Marie-France Minkoff, Fondation du Groupe Pictet, REYL Intesa Sanpaolo, Fondation Edmond J. Safra, Union Bancaire Privée, UBP SA, Stiftung Usine, Fondation VRM Ses mécènes : Rémy et Verena Best, Bloomberg, Boghossian, Cargill International SA, Fondation Coromandel, Dance Reflections by Van Cleef & Arpels, Denise Elfen-Laniado, Angela et Luis Freitas de Oliveira, Fondation Léonard Gianadda Mécénat, Hirslanden Clinique La Colline — CMSE, Hyposwiss Private Bank Genève SA, Mona Lundin-Hamilton, France Majoie Le Lous, Vera Michalski-Hoffmann, MKS PAMP SA, Famille Rolland, Adam et Chloé Said, Famille Schoenlaub, Fondation du Domaine de Villette

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Le Cercle du Grand Théâtre de Genève Le Cercle du Grand Théâtre de Genève rassemble toutes les personnes et entreprises intéressées à soutenir les activités du Grand Théâtre dans le domaine des arts lyrique, chorégraphique et dramatique. Depuis sa création en 1986, le Cercle apporte chaque saison un important soutien financier au Grand Théâtre par des contributions aux spectacles. Pour la saison 2024-2025, le Cercle soutient les productions suivantes : Ihsane, Fedora, Khovantchina et Stabat Mater.

Pourquoi rejoindre le Cercle ? Pour partager une passion commune et s'investir dans l'art vivant avec la plus grande scène culturelle de la Suisse romande. Certains de nos avantages exclusifs : · Cocktails d'entracte · Dîner de gala annuel · Voyages lyriques sur des scènes européennes · Conférence annuelle Les Métiers de l'Opéra · Participation à la finale du Concours de Genève (section voix) · Priorité pour la souscription des abonnements · Priorité de placement et utilisation de la même place tout au long de la saison · Service de billetterie personnalisé · Tarifs préférentiels pour la location des espaces du Grand Théâtre · Invitation au pot de Première · Meet & Greet avec un·e artiste et/ou un·e membre de la production · Accès gratuit à toutes les activités de La Plage

Bureau (novembre 2024)

Autres membres du Comité (novembre 2024)

M. Rémy Best, président M. Shelby du Pasquier, vice-président M. Luis Freitas de Oliveira, trésorier Mme Benedetta Spinola, secrétaire

Mme Emily Chaligné M. Romain Jordan Mme Pilar de La Béraudière Mme Marie-Christine von Pezold Mme Adeline Quast M. François Reyl M. Julien Schoenlaub M. Gerson Waechter

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Cercle du Grand Théâtre

Membres bienfaiteurs M. Metin Arditi MM. Ronald Asmar et Romain Jordan M. et Mme Rémy Best M. Jean Bonna Fondation du groupe Pictet M. et Mme Luis Freitas de Oliveira Mme Mona Hamilton M. et Mme Pierre Keller Banque Lombard Odier & Cie MKS PAMP SA M. et Mme Yves Oltramare M. et Mme Jacques de Saussure M. et Mme Julien Schoenlaub M. et Mme Pierre-Alain Wavre M. et Mme Gérard Wertheimer Membres individuels S.A. Prince Amyn Aga Khan Mme Marie-France Allez de Royère Mme Diane d'Arcis M. Luc Argand M. Cesar Henrique Arthou Mme Christine Batruch-Hawrylyshyn M. et Mme François Bellanger Mme Maria Pilar de la Béraudière M. Vincent Bernasconi M. et Mme Philippe Bertherat Mme Antoine Best Mme Saskia van Beuningen M. et Mme Nicolas Boissonnas Mme Clotilde de Bourqueney Harari Comtesse Brandolini d'Adda Mme Emily Chaligné M. et Mme Jacques Chammas M. et Mme Philippe Chandon-Moët M. et Mme Philippe Cottier Mme Tatjana Darani M. et Mme Claude Demole M. et Mme Guy Demole M. et Mme Michel Dominicé M. Pierre Dreyfus Me et Mme Olivier Dunant Mme Marie-Christine Dutheillet de Lamothe Mme Heidi Eckes-Chantré Mme Denise Elfen-Laniado Mme Diane Etter-Soutter M. et Mme Patrice Feron M. et Mme Éric Freymond M. et Mme Olivier Fulconis M. et Mme Nicolas Gonet M. et Mme Yves Gouzer Mme Claudia Groothaert M. et Mme Philippe Gudin de La Sablonnière Mme Bernard Haccius

Mme Beatrice Houghton Mme Victoria Hristova M. et Mme Éric Jacquet M. et Mme Daniel Jaeggi M. Guillaume Jeangros Mme Jane Kent M. Antoine Khairallah M. et Mme Jean Kohler Mme Mallu Kulvik M. Marko Lacin Mme Brigitte Lacroix M. et Mme Philippe Lardy Mme Éric Lescure M. Pierre Lussato Mme France Majoie Le Lous M. et Mme Colin Maltby M. Bertrand Maus M. et Mme Olivier Maus Mme Béatrice Mermod Mme Vera Michalski-Hoffmann Mme Jacqueline Missoffe M. et Mme Christopher Mouravieff-Apostol M. Fergal Mullen M. Xavier Oberson M. et Mme Patrick Odier M. et Mme Alan Parker M. et Mme Shelby du Pasquier Mme Jean Pastré Mme Sibylle Pastré Baron et Baronne Louis Petiet M. et Mme Gilles Petitpierre Mme Marie-Christine von Pezold M. et Mme Charles Pictet M. Charles Pictet M. et Mme Guillaume Pictet M. et Mme Ivan Pictet M. Nicolas Pictet Mme Françoise Propper Comte et Comtesse de Proyart M. et Mme Christopher Quast Mme Zeina Raad Mme Brigitte Reverdin M. et Mme Dominique Reyl M. et Mme François Reyl Mme Karin Reza Mme Chahrazad Rizk M. et Mme Jean-Pierre Roth M. et Mme Andreas Rötheli M. et Mme Jean-Rémy Roussel M. et Mme Adam Said Mme Maria-Claudia de Saint Perier Marquis et Marquise de Saint Pierre M. Vincenzo Salina Amorini M. Alain Saman Mme Nahid Sappino

M. Paul Saurel Mme Isabelle de Ségur Baronne Seillière M. Jérémy Seydoux Mme Nathalie Sommer Marquis et Marquise Enrico Spinola Mme Christiane Steck Mme Kenza Stucki M. Eric Syz M. Riccardo Tattoni Mme Suzanne Troller M. et Mme Gérard Turpin M. Olivier Varenne Mme Ghislaine Vermeulen M. et Mme Julien Vielle M. et Mme Olivier Vodoz Mme Bérénice Waechter M. Gerson Waechter M. et Mme Stanley Walter M. Stanislas Wirth M. et Mme Giuseppe Zocco Membres institutionnels 1875 Finance SA BCT Bastion Capital & Trust FCO Private Office SA Fondation Bru Fondation de l'Orchestre de la Suisse Romande International Maritime Services Co. Ltd. Lenz & Staehelin Moore Stephens Refidar SA

Plus d'informations et le détail complet des avantages pour les membres du Cercle sur gtg.ch/cercle Inscriptions Cercle du Grand Théâtre de Genève Gwénola Trutat Case postale 44 1211 Genève 8 +41 22 321 85 77 (8 h-12 h) cercle@gtg.ch Compte bancaire No 530290 Banque Pictet & Cie SA Organe de révision Plafida SA

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Ballet

Opéra

ashira Onbashira Diptych Diptych

graphieChorégraphie de Damien Jalet de Damien Jalet mai 2025 17 & 18 mai 2025

é par leFasciné mythique par le mythique l, japonais festival Onbashira, japonais Onbashira, n Jalet s'en Damien inspire Jalet pour s'en inspire pour bler sesrassembler deux pièces ses deux pièces Thr(o)ugh, Skidleettemps Thr(o)ugh, le temps oirée unique. d'une soirée unique.

Opéra

La Traviata La Traviata

Opéra de Giuseppe OpéraVerdi de Giuseppe Verdi Nouvelle production Nouvelle production 14 au 27 juin 2025 14 au 27 juin 2025 Libiamo ne' lieti Libiamo calici, ne' lieti calici, c'est le tube de c'est l'étélequi tube colle de l'été qui colle à la peau comme à la un peau amour comme un amour de vacances. L'héroïne de vacances. des L'héroïne des héroïnes voit triple héroïnes dansvoit cette triple dans cette production genevoise production qui genevoise pose qui pose avec tendresse avec un regard tendresse un regard moderne sur une moderne femmesur libre. une femme libre.

IMPRESSUM Directeur de la publication Aviel Cahn

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Rédaction Michaël Rolli Sabryna Pierre Traduction Michaël Rolli Relectrice Samira Payot

Photo couverture © Diana Markosian Réalisation graphique Sébastien Fourtouill Impression Atar Roto Presse SA

Grand Théâtre de Genève Boulevard du Théâtre 11 Case postale 44 1211 Genève 8

Standard +41 22 322 50 00 Billetterie +41 22 322 50 50 Contact info@gtg.ch gtg.ch #WeArtGTG


T EN EM IN A H PR O C

La Traviata Opéra de

Giuseppe Verdi 14 au 27 juin 2025 Nouvelle production avec Jeanine De Bique / Ruzan Mantashyan et Enea Scala / Julien Behr


Roméo et Juliette

Beaucoup de bruit pour rien


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