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1819 - Programme ballet - B01 - Wahada - 11/18

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Wahada Abou Lagraa

[La Promesse]

Ballet du Grand Théâtre de Genève

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Passion et partage La Fondation de bienfaisance du groupe Pictet est fière de soutenir le projet «Les jeunes au cœur du Grand Théâtre». En participant à ce programme de formation, nous nous engageons en faveur de la génération à venir. Nous sommes particulièrement heureux de pouvoir offrir aux talents de demain l’opportunité de découvrir les joies de l’opéra et du ballet, et peut-être même de susciter des vocations. Les associés du groupe Pictet vous souhaitent une très belle saison 2018-2019.

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SUBVENTIONNÉ PAR LA VILLE DE GENÈVE

AVEC LE GÉNÉREUX SOUTIEN CERCLE DU GRAND THÉÂTRE DE GENÈVE

ASSOCIATION DES COMMUNES GENEVOISES

MÉCÈNES

MADAME ALINE FORIEL-DESTEZET

PARTENAIRES DU PROGRAMME PÉDAGOGIQUE

PARTENAIRE DES RÉCITALS

FONDATION VALERIA ROSSI DI MONTELERA

DONATEURS

MADAME EVA LUNDIN FONDATION OTTO ET RÉGINE HEIM

FONDATION PHILANTHROPIQUE FAMILLE FIRMENICH

PARTENAIRES MÉDIA

PARTENAIRES DU GENEVA OPERA POOL CARGILL INTERNATIONAL SA

HYPOSWISS PRIVATE BANK GENÈVE SA

UNION BANCAIRE PRIVÉE, UBP SA

PARTENAIRES D’ÉCHANGE DEUTZ

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EXERSUISSE

FAVARGER

FLEURIOT FLEURS

GENERALI ASSURANCE

UNIRESO

TPG

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Armando Gonzalez Besa Tiffany Pacheco

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À L’OPÉRA DES NATIONS LE BALLET DU GRAND THÉÂTRE DE GENÈVE PRÉSENTE 27 | 28 | 29 | 30 NOVEMBRE & 1ER DÉCEMBRE 2018 À 19 H 30 2 DÉCEMBRE 2018 À 15 H

Wahada [La Promesse]

Un ballet sur la Messe en ut mineur de Wolfgang Amadeus Mozart Chorégraphie

Abou Lagraa Assistante à la chorégraphie

Nawal Lagraa Aït-Benalla Scénographie Costumes Lumières

Quentin Lugnier Paola Lo Sciuto Marco Giusti

Ballet du Grand Théâtre de Genève Direction

Philippe Cohen Avec le soutien de

Durée : approx. 1 h (sans entracte)

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Adelson Carlos Mohana Rapin

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« Dans nos cavernes, qui nous aidera à descendre ? Qui nous aidera à retrouver, à reconnaître, à connaître notre être double qui, d’une nuit à l’autre, nous garde dans l’existence ? Ce somnambule qui ne chemine pas sur les chemins de la vie, mais qui descend, toujours descend, à la quête de gîtes immémoriaux… » GASTON BACHELARD LA POÉTIQUE DE LA RÊVERIE

L’hypnose d'Abou Lagraa par Daniel Dollé

L

orsque nous avons rencontré Abou Lagraa pour la première fois, il était à quelques minutes d’un premier filage. Un inconnu allait découvrir son travail, et il allait percevoir, pour la première fois, les différentes séquences, qu’il avait imaginées, mises bout-à-bout. D’emblée, on identifie sa tolérance, son ouverture, sa générosité et sa volonté de partager son travail et ses réflexions. Inquiet comme tout artiste qui dévoile son œuvre, il éprouve cependant le besoin de partager et de faire participer le public. Régulièrement, il invite le public à assister aux répétitions de sa compagnie à la Chapelle Sainte Marie, magnifique édi-

fice désacralisé du XVIIème siècle, en plein cœur du centre-ville d’Annonay en Ardèche voisine. C’est l’illustration de la volonté du chorégraphe et de sa compagnie d’ouvrir un dialogue intergénérationnel et intercommunautaire pour partager et faire découvrir la danse et ses valeurs. Le rapport au public est essentiel pour le chorégraphe qui considère que la création doit être ouverte. Il adore la société, le monde du spectacle et surtout le public qu’il souhaite hypnotiser en activant les processus inconscients de l’esprit, car il considère ce que nous vivons consciemment n’est que la partie apparente de l’iceberg. Il propose une hypnose, en quelque sorte thérapeutique, qui permet

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L'HYPNOSE D'ABOU LAGRAA DANIEL DOLLÉ

« Une femme sans qualités hors du commun peut avoir éveillé en Mozart un amour profond, fait de tendresse et de sensualité, auquel elle a pu répondre de la même manière ». Lorsque son vœu se réalisa, il composa un ouvrage, certes inachevé, mais qui demeure parmi ses plus grands chefsd’œuvre, généré par l’Amour. Mozart dira : « Le vrai génie sans cœur est un non-sens. Car ni intelligence élevée, ni imagination, ni toutes deux ensemble ne font le génie. Amour ! Amour ! Amour ! Voilà l’âme du génie. » 6

de repenser le monde et les rapports humains différemment. Abou Lagraa, ancien élève de Philippe Cohen au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Lyon, signe sa première chorégraphie à Genève tout en étant adoubé par de grandes compagnies et en ayant reçu le Grand Prix de la Critique au titre de « La meilleure chorégraphie de l’année » en 2011. Il se laisse inspirer par un monument de la musique classique, La Messe en ut mineur (KV427) de Wolfgang Amadeus Mozart, plus connu pour ses opéras que pour ses pièces sacrées ou religieuses. Cette grand-messe ne répond à aucune commande, comme au temps où il était au service du prince-archevêque Colloredo, à Salzbourg. En 1782, le compositeur est enfin débarrassé de son employeur et de son père et épouse Contance Weber. L’œuvre est le fruit d’une promesse (wahada, en arabe) d’écrire une œuvre religieuse si Constance retrouvait la santé et s’il pouvait l’épouser. Rémy Stricker, célèbre musicologue, s’étonnera qu’« une femme sans qualités hors du commun peut avoir éveillé en Mozart un amour profond, fait de tendresse et de sensualité, auquel elle a pu répondre de la même manière ». Lorsque son vœu se réalisa, il composa un ouvrage, certes inachevé, mais qui demeure parmi ses plus grands chefs-d’œuvre, généré par l’amour. Mozart dira : « Le vrai génie sans cœur est un non-sens. Car ni intelligence élevée, ni imagination, ni toutes deux ensemble ne font le génie. Amour ! Amour ! Amour ! Voilà l’âme du génie. » Contrairement au Requiem du compositeur prodige, Abou Lagraa adore cette œuvre et se sentait prêt pour accepter la commande de Philippe Cohen pour les 22 danseurs de sa compagnie. Volontiers, il qualifie l’œuvre de baroque contemporaine. Pour lui, elle parle d’espoir, de désir et d’amour et reste un ouvrage charnel qui évoque la relation homme / femme, Mozart / Constance. N’attendez pas que le chorégraphe vous raconte une histoire, ou vous propose un argument pour cette création mondiale. Il vous raconte des histoires, ou plus exactement vous suggère des trames afin que chacune et chacun puisse

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Armando Gonzalez Besa Tiffany Pacheco

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Madeline Wong Yumi Aizawa

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développer son propre monde en fonction de ses vécus. Il nous invite à être des acteurs et non de simples consommateurs, à danser en pensée dans un espace de liberté qu’est la danse. Ses racines algériennes et sa naissance en terre ardéchoise lui confèrent une double identité qu’il considère comme une vraie richesse et qui lui ouvre un monde dont seuls les artistes ont la clef et qu’il souhaite partager avec un large public. Personne ne sera donc étonné qu’il crée une pièce qui s’intitule El Djoudour (les racines) pour l’ouverture de l'évènement « Marseille-Provence 2013, capitale européenne de la culture ». Lorsqu’il rencontre les danseuses et les danseurs du Ballet du Grand Théâtre pour la première fois, il a de suite remarqué leur mixité. Partant des personnalités de chacune et de chacun, il s’est laissé porté par leurs différences afin de mettre en évidence que celles-ci puissent être une force. Sur la musique de Mozart, il montre ce qu’est une société et que son polymorphisme peut être une véritable richesse. Au moment où un nationalisme hégémonique semble prendre le pas sur le nationalisme identitaire, Abou Lagraa évoque son enfance. Musulman non pratiquant, il est né dans une famille algérienne et est élevé dans cette tradition par un père d’origine modeste et une mère plutôt bourgeoise. À sa grande surprise, sa mère l’envoie suivre des cours de catéchisme et son père l’incite à découvrir la Torah, cet enseignement divin transmis par Moïse au travers de cinq livres. Dès son plus jeune âge, il est mis en présence d’une éducation moderne au cours de laquelle respect et tolérance de l’autre forgent son identité. Les traditions musulmanes rencontrent la culture occidentale et inspirent le langage chorégraphique d’Abou Lagraa. Cette grand-messe, inspirée par l’amour, par la rencontre, dégage une sensualité non forcément liée à la sexualité, mais au désir et à la possibilité de se rencontrer. Danseur de formation, le chorégraphe fait se croiser et se rencontrer la danse classique et la danse contemporaine, sans oublier ses racines orientales. Chaque culture,

Le sol, la terre a toujours accompagné l’homme, ce rapport demeure essentiel. Le sol n’est pas seulement notre passé, il devient également notre avenir. La poétique joue un rôle primordial. Ce sol, qui abritait nos racines, devient notre avenir, tout en restant le socle des civilisations. Aristote disait que le sol était notre « lieu naturel ». Nous sommes des fils du sol, il constitue la terre natale, la terre nourricière, sans oublier la terre hospitalière lorsque la vie s’achève. WAHADA • GRAND THÉÂTRE DE GENÈVE

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L'HYPNOSE D'ABOU LAGRAA DANIEL DOLLÉ

chaque individu n’a-t-il pas sa propre sensualité ? L’œuvre de Mozart permet la rencontre, mais aussi aux interprètes de devenir des Hommes avec un grand H. Elle permet également le rapport au sol, à la terre, ainsi que l’élévation par l’aspiration à des valeurs essentielles et intemporelles, par la spiritualité – c’est le haut du corps et les bras qui parlent. Le sol, la terre a toujours accompagné l’homme, ce rapport demeure essentiel. Le sol n’est pas seulement notre passé, il devient également notre avenir. La poétique joue un rôle primordial. Ce sol, qui abritait nos racines, devient notre avenir, tout en restant le socle des civilisations. Aristote disait que le sol était notre « lieu naturel ». Nous sommes des fils du sol, il constitue la terre natale, la terre nourricière, sans oublier la terre hospitalière lorsque la vie s’achève. Bien des siècles après les présocratiques, Abou Lagraa, sur les pas de Gaston Bachelard, convoque les quatre éléments : l’air, la terre, l’eau et le feu. Mais peut-être n’y trouverez-vous pas d’emblée le feu. Ne cherchez pas la réaction chimique d’oxydo-réduction exothermique qui produit une flamme et tournez-vous vers le symbolisme pyrologique où le feu coïncide avec l’acte sexuel, la passion amoureuse ou simplement l’amour et l’affectivité. Car si sa chorégraphie donne un rôle essentiel à la terre, à l’air et à l’eau, le feu n’est jamais absent dans l’expression des corps, de l’amour qui est à l'origine de la création de la Messe en ut mineur. Gaston Bachelard avoue que s’il est parvenu à rationaliser le feu, il n’en est pas de même pour l’eau. L’eau ne peut être circonscrite et reste mystérieuse. Elle reste la matière première du monde et demeure le symbole du vivant. Et si tout commençait par un regard ? Le regard, ou les regards, tous les regards prennent une importance capitale chez notre chorégraphe. Un seul regard et nous voilà follement amoureux. En fait toute notre vie est déterminée par le regard des autres et par notre propre regard sur les choses. Il appartient au langage du corps, même s’il se heurte à certaines limites telles que les difficultés d’interprétation ou les différences cultu-

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relles. « Que l’importance soit dans ton regard et non dans la chose regardée » disait André Gide dans Les Nourritures terrestres. Avec nos yeux, nous allons pouvoir exprimer quantité d’émotions et d’idées, de manière encore plus naturelle et sincère qu’avec la parole. N’oublions pas que le regard joue un rôle primordial au cours de l’hypnose. Georges Bernanos le disait clairement : « Ce que la voix peut cacher, le regard le livre. » Bien que toutes les caractéristiques de la musique de Mozart, notamment celles thérapeutiques, ne soient pas étudiées, le compositeur fait résonner une harmonie physiologique ou naturelle qui permet au chorégraphe d’exprimer la rencontre entre l’Orient et l’Occident, et ouvre des horizons nouveaux sur la rencontre, sur les différences qui se métamorphosent en forces nouvelles, en énergie. Onze danseuses et onze danseurs, tous différents, avec des potentiels différents, qui nous parlent d’amour, nous hypnotisent pour nous faire partager un monde poétique.

« Là où règne l’amour, il n’est plus de volonté de pouvoir. » GASTON CARL GUSTAV JUNG

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Juan Pérez Cardona Andrei Cozlac

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Angèle Cartier Léa Mercurol

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Robert Schumann Kinderszenen Op. 15, VII : Träumerei (1838) Piotr Ilitch Tchaïkovski Kolibel’naya pesnya (Berceuse) – Op. 16 no 1 (1873) Sred’ shumnogo bala (Dans le vacarme du bal) – Op. 39 no 3 (1878) Robert Schumann Drei Romanzen, Op. 28 no 1 (1839) Piotr Ilitch Tchaïkovski Moj genij, moj angel, moj drug (Mon génie, mon ange, mon ami) - (1850) Robert Schumann Kinderszenen Op. 15, X : Fast zu ernst (1838) Piotr Ilitch Tchaïkovski Snova, kak prezhde (Solitude) Op. 73, no 6 Robert Schumann Études symphoniques, Op. 13, étude XI (1834) Piotr Ilitch Tchaïkovski Noch (nuit) – Op. 60 no 9 (1886) Robert Schumann Waldszenen, Op. 82, IX : Abschied (1850) Kinderszenen Op. 15, XIII : Der Dichter spricht (1838)

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Grand-messe en ut mineur (K. 427) (1782) 1

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Kyrie Kyrie eleison. Christe eleison. Kyrie eleison.

Kyrie Seigneur, ayez pitié de nous. Christ, ayez pitié de nous. Seigneur, ayez pitié de nous.

Gloria Gloria in excelsis Deo. Et in terra pax hominibus bonae voluntatis.

Gloria Gloire à Dieu au plus haut des cieux. Et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté.

Laudamus te, benedicimus te, adoramus te, glorificamus te.

Nous Vous louons, nous Vous bénissons, nous Vous adorons, nous Vous glorifions.

Gratias agimus tibi propter magnam gloriam tuam.

Nous Vous rendons grâce pour Votre immense gloire.

Domine Deus, rex caelestis, Deus Pater omnipotens. Domine Fili unigenite, Jesu Christe. Domine Deus, Agnus Dei, Filius Patris.

Seigneur Dieu, Roi du ciel, Ô Dieu le Père tout-puissant. Seigneur, Jésus-Christ, Fils unique de Dieu Très-Haut. Seigneur Dieu, Agneau de Dieu, Fils du Père.

Qui tollis peccata mundi, miserere nobis. Qui tollis peccata mundi, suscipe deprecationem nostram.

Vous qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous. Vous qui effacez les péchés du monde, recevez notre humble prière.

Qui sedes ad dexteram Patris, miserere nobis.

Vous qui êtes assis à la droite du Père, ayez pitié de nous.

Quoniam tu solus Sanctus, tu solus Dominus, tu solus Allissimus, Jesu Christe.

Car vous êtes le seul ; le seul Seigneur, le seul Très-Haut, ô Jésus-Christ.

Cum Sancto Spiritu in gloria Dei Patris. Amen.

Avec le Saint-Esprit dans la gloire de Dieu le Père. Amen.

SOURCE AUDIO

Wolfgang Amadeus Mozart Grosse Messe in C-Moll, KV 427 Directeur musical : Nikolaus Harnoncourt Krisztina Láki, Zsuzsanna Dénes (soprano) Kurt Equiluz (ténor) Robert Holl (basse) Orchestre : Concentus Musicus Wien Chœur : Konzertvereinigung Wiener Staatsopernchor Teldec, 1985

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Credo Credo in unum Deum.

Credo Je crois en un seul Dieu.

Patrem omnipotentem, factorem caeli et terrae, visibilium omnium et invisibilium.

Je crois en un seul Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, de toutes les choses visibles et invisibles.

Et in unum Dominum, Jesum Christum, Filium Dei unigenitum el ex Patre natum ante omnia saecula. Deum de Deo, lumen de lumine. Deum verum de Deo vero, genitum, non factum, consubstantialem Patri per quern omnia facta sunt. Qui propter nos homines et propter nostram salutem descendit de caelis.

Et je crois en un seul Seigneur, Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles. Dieu, né de Dieu, lumière, née de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu, engendré et non créé, d’une même nature que le Père et par qui tout a été fait : qui, pour nous les hommes et pour notre salut, est descendu des cieux.

Et incarnatus est de Spiritu Sancto ex Maria Virgine et homo factus est.

Il s’est incarné par le Saint-Esprit dans la Vierge Marie et a été fait homme.

Sanctus Sanctus, Sanctus, Sanctus Dominus Deus Sabaoth. Pieni sunt caeli et terra gloria tua.

Sanctus Saint, Saint, Saint est le Seigneur, le Dieu des armées, les Cieux et la terre sont remplis de sa gloire.

Hosanna in excelsis.

Hosanna au plus haut des cieux.

Benedictus Benedictus, qui venit in nomine Domini.

Benedictus Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur.

Hosanna in excelcis.

Hosanna au plus haut des cieux.

DÉROULÉ DE LA MESSE

Traduction : Erato Disques, Paris, France 1999.

Kyrie : Andante moderato (Chœur, Soprano Solo) 2 Gloria : Allegro vivace (Chœur) 3 Laudamus te : Allegro aperto (Soprano Solo) 4 Gratias : Adagio (Chœur)* 5 Domine : Allegro moderato (Soprano I, Soprano II Soli) 6 Qui tollis : Largo (Chœur I, Chœur II) 7 Quoniam : Allegro (Soprano I, Soprano II, Tenor Soli)* 8 Jesu Christe : Adagio (Chœur) 9 Cum Sancto Spiritu : Alla breve (Chœur) 10 Credo : Allegro maestoso (Chœur) 11 Et incarnatus est : Andante (Soprano Solo) 12 Sanctus : Largo (Chœur I, Chœur II) 13 Hosanna : Allegro comodo (Chœur I, Chœur II) 14 Benedictus : Allegro comodo (Soprano I, Soprano II, Tenor, Basse Soli)* 1

CHOIX & ORDRE POUR WAHADA Kyrie : Andante moderato Gloria : Allegro vivace 3 Laudamus te : Allegro aperto 5 Domine : Allegro moderato 12 Sanctus : Largo 13 Hosanna : Allegro comodo 6 Qui tollis : Largo 9 Cum Sancto Spiritu : Alla breve 10 Credo : Allegro maestoso 11 Et incarnatus est : Andante 1 Kyrie : Andante moderato 1

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* Ces références ont été supprimées pour Wahada

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Geoffrey Van Dyck Nahuel Vega

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Messe en ut mineur

Œuvre inachevée ou achèvement de l’œuvre ? par Cyril Pallaud* (extraits). Édité par Tania Rutigliani

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[…]

ous constatons que si Mozart est célébré, c’est pour ses opéras, ses symphonies et concertos ou encore ses sonates. Qu’en est-il alors de sa musique dite « sacrée » ? Sans nul doute, elle est de qualité au moins équivalente, sinon pourquoi le Requiem, tel un arbre immense, surpasserait voire écraserait-il toute la production du compositeur ? […] Cette messe est un chef-d’œuvre qui ne se limite pas de facto à des effets théâtraux, aussi beaux et efficaces soient-ils, mais qu’il possède une véritable profondeur faisant de Mozart un créateur bien moins superficiel qu’on eût pu le croire mais

un intermédiaire entre Dieu et les hommes. […] La production religieuse de Mozart est abondante. En effet, il est coutumier du fait, puisque l’Église est, jusqu’au XIX ème siècle, le premier employeur et mécène des arts. […] Mozart est, à ce titre, au service du Prince-Archevêque de Salzbourg, Colloredo, pour qui il livrera plusieurs dizaines de messes. Malheureusement, les contraintes politiques de son époque ne serviront pas notre compositeur en la matière. En effet, l’empereur autrichien limita la durée des offices à 45 minutes (y compris les grand-messes chantées). […] Le jeune Mozart fut donc obligé de composer des œuvres sacrées de petites dimensions.

* Cyril Pallaud est le directeur artistique de l’Ensemble Capella Sacra. Cet article est extrait du programme de salle du concert de la Capella Sacra du samedi 11 mars 2017 à Oberhergheim en Alsace.

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ŒUVRE INACHEVÉE OU ACHÈVEMENT DE L'ŒUVRE CYRIL PALLAUD

De toutes les œuvres religieuses de Mozart, c’est la seule qui ne soit pas une commande mais qui émane de la seule volonté du compositeur. En effet, celui-ci écrit cette messe en 1782 pour remercier le Seigneur d’avoir épargné sa future épouse Constance, alors gravement malade. Elle n’est donc pas destinée à être jouée et n’a d’ailleurs pas été créée du vivant du compositeur qui ne l’a donc jamais entendue « extérieurement ». 18

[…] Ce carcan, incompatible avec la puissance de ses idées musicales et de son invention géniale, le marqua-t-il au point de le détourner définitivement des œuvres religieuses pour chérir l’opéra dont l’envergure « non-limitée » lui permettait de mieux s’exprimer ? Il est clair que cela joua un rôle. Néanmoins la Messe en ut démontre avec force, qu’une fois le « verrou » de la durée ôté, Mozart sublime systématiquement toutes les éventuelles contraintes textuelles ou conventions et traditions d’écriture pour faire de cette œuvre un monument à la gloire du Christianisme. Inachèvement volontaire ? […] De toutes les œuvres religieuses de Mozart, c’est la seule qui ne soit pas une commande mais qui émane de la seule volonté du compositeur. En effet, celui-ci écrit cette messe en 1782 pour remercier le Seigneur d’avoir épargné sa future épouse Constance, alors gravement malade. Elle n’est donc pas destinée à être jouée et n’a d’ailleurs pas été créée du vivant du compositeur qui ne l’a donc jamais entendue « extérieurement ». Nous assistons ainsi à un témoignage de Foi et de Confiance. Mais comme tout n’est jamais aussi simple, qu’en est-il de son caractère inachevé ? La Foi de Mozart n’aurait-elle pas été assez vaillante pour, qu’une fois son épouse guérie, celui-ci achève son œuvre (non rémunératrice pécuniairement) ? […] La première partie dite « inachevée » est le Credo. Celui-ci se termine sur l’Et Incarnatus Est, autrement dit l’Incarnation du Christ, il s’est fait homme. Aucune autre œuvre de tout le répertoire occidental ne traite ce verset du Credo avec une telle dimension : 7 minutes (au-lieu des 30 secondes habituelles). Cet air de soprano, aussi beau, redoutable et complexe que celui de la Reine de la Nuit a sans doute été conçu, écrit et imaginé pour la voix de Constance, telle la voix de l’Archange annonçant l’Incarnation. Pour Mozart, il n’y a ensuite plus rien à croire ; la venue du Christ est suffisante. L’omission de toute la partie « dogmatique » du Credo qui suit l’Incarnation, faisant également référence à l’Institution Église

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Zachary Clark Diana Dias Duarte

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Xavier Juyon Ornella Capece

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CYRIL PALLAUD ŒUVRE INACHEVÉE OU ACHÈVEMENT DE L'ŒUVRE

est balayé d’un revers de plume. Ce n’est ni innocent, ni anodin, comme si le compositeur nous livrait sa vision de la Foi et une nouvelle posture théologique. L’omission de l’Agnus Dei est plus troublante car ce texte très fort annonce la « Paix » autrement dit le retour à l’Unité Primordiale perdue, il prépare la réunion de nos deux natures, dissociées depuis la Chute initiale désignée par le Péché Originel. Mozart ne souhaite-t-il pas cette Paix ? Ne se sent-il pas capable de l’approcher ? Ou le fait-il ailleurs dans la messe ? Tonalités et affects, un véritable langage […] Le ton de Do mineur choisi par Mozart est ici extrêmement connoté. Il symbolise la souffrance, l’obscurité, la tristesse et la douleur. Il est plus solennel et moins funèbre que Ré mineur, son plus proche voisin en terme d’affect. Mais le plus important réside ailleurs : comparativement à cette dernière, la tonalité de Do mineur permet des modulations beaucoup plus extrême. […] Ce jeu sur les tonalités fait partie intégrante de l’acte compositionnel et Mozart en joue à merveille pour, tel un théâtre d’ombres, saisir l’auditeur par une modulation hardie. Analyse […] Dans le Kyrie, en moins d’une minute, tous les ingrédients de l’œuvre sont là, toute la dramaturgie est présente. Cela commence par l’ostinato initial – procédé qui est sans doute l’un des plus suggestifs que possède l’écriture. […] Rappelons également que le silence est une partie intégrante du discours musical. […] Il crée dans le flot du discours musical une rupture qui est source de tension dramatique car, l’auditeur ne connait absolument pas la durée de celle-ci et au-delà, sur quoi elle va aboutir. Le silence est ainsi plus que la suspension du temps, il est le temps de tous les possibles. L’ostinato « irrégulier » avec « silence » est donc source de mystère et de doute, d’autant que celuici est joué dans le grave, lentement et en mineur. […] Afin de préciser notre pensée, n’oublions pas le texte du Kyrie. Il s’agit d’une plainte, d’un

Tous les artifices de la voix y sont sublimés dans une véritable explosion opératique. Nous observons ainsi avec émerveillement, dans ce numéro, l’art du contraste dans lequel est passé maître Mozart et qui n’est que la continuation de ce que put réaliser Carl Philipp Emanuel Bach une décennie plus tôt. Tel un jeu de drapé baroque, tels des pleins et déliés de voussures rococo, Mozart nous peint de saisissants clairs-obscurs musicaux, nuancés et raffinés tant par le jeu des timbres, les changements de nuances et de registres que par ses procédés d’écriture. WAHADA • GRAND THÉÂTRE DE GENÈVE

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ŒUVRE INACHEVÉE OU ACHÈVEMENT DE L'ŒUVRE CYRIL PALLAUD

Pour comprendre sa démarche, il est nécessaire de revenir à l’origine même de l’acte compositionnel qui est à la source de cette Messe, à savoir la maladie de sa future épouse et le vœu de Mozart. Cette Messe toute entière n’est pas autre chose qu’un Hymne d’Action de Grâce relatif à la guérison de Constance. D’ailleurs, le fait de confier un numéro entier à ce seul verset (fait unique dans l’histoire de la musique) est, en soi, univoque et révélateur. Ce numéro n’est pas une transition entre deux parties, c’est un véritable manifeste de Foi du compositeur. 22

appel douloureux et lourd du pécheur pour sa Rédemption. Pour traduire cela musicalement, Mozart utilise un second élément thématique qu’il sur-imprime à l’ostinato. Ce thème […] est la figuration même de la chute d’Adam ou de la descente dans la Matière qu’est le Péché Originel. […] C’est ainsi qu’en quelques mesures nous est résumée l’essence même de toute l’œuvre. […] Le Christe est, quant à lui, d’une atmosphère toute différente, pleine de joie et de douceur. La soprano soliste apporte lumière, paix et réconciliation, le chœur faisant office de tapis sonore, soutenant les envolées angéliques de la soliste. […] Le premier verset du Gloria est directement issu du « Chant des anges » de l’Évangile selon saint Luc. C’est bien sous le signe de la joie et de l’allégresse que Mozart débute ce numéro avec une brève et lumineuse introduction. […] Rappelons que le Gloria est le texte de la Trinité, par essence il expose le dogme de l’Unicité du Père, du Fils et du Saint-Esprit, le 3 dans le 1. Mozart cherche à traduire cette consubstantialité dans sa musique même en faisant, entre autres référence directement à l’art du grand Jean-Sébastien Bach. […] Le découpage des deux grands textes de l’ordinaire de la messe, que sont le Gloria et le Credo, sont laissés à la liberté du compositeur même si certaines convenances et traditions sont vivaces, comme le traitement séparé de l’Et incarnatus est. Mozart décide ainsi de réunir les 4 injonctions du croyant envers son Seigneur – pour exprimer cette joie épanouie et sûre. […] Tous les artifices de la voix y sont sublimés dans une véritable explosion opératique. Nous observons ainsi avec émerveillement, dans ce numéro, l’art du contraste dans lequel est passé maître Mozart et qui n’est que la continuation de ce que put réaliser Carl Philipp Emanuel Bach une décennie plus tôt. Tel un jeu de drapé baroque, tels des pleins et déliés de voussures rococo, Mozart nous peint de saisissants clairs-obscurs musicaux, nuancés et raffinés tant par le jeu des timbres, les changements de nuances et de registres que par ses procédés d’écriture. [...] Dans le Gratias, le rideau se déchire ! Avec une vio-

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Sasha Riva Simone Repele

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lence digne de l’épisode relaté dans la Bible lors de l’expiration du Christ, une fois que celui-ci a prononcé ses dernières paroles : « Eli, eli, lama sabachthani » (Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ?). […] La violence de la secousse est brutale et digne de l’arrivée du Commandeur dans Don Giovanni. […] Pour comprendre sa démarche, il est nécessaire de revenir à l’origine même de l’acte compositionnel qui est à la source de cette messe, à savoir la maladie de sa future épouse et le vœu de Mozart. Cette messe toute entière n’est pas autre chose qu’un Hymne d’Action de Grâce relatif à la guérison de Constance. D’ailleurs, le fait de confier un numéro entier à ce seul verset (fait unique dans l’histoire de la musique) est, en soi, univoque et révélateur. Ce numéro n’est pas une transition entre deux parties, c’est un véritable manifeste de Foi du compositeur. Dans le Qui tollis Mozart adopte ici une division classique du texte du Gloria, renforçant le caractère singulier de l’isolement du Gratias. Ce Qui tollis compte parmi les pages les plus marquantes du compositeur et de toute la musique religieuse du XVIIIème siècle. [...] Il se base sur un ostinato d’une irrégularité extrême, métaphore d’un battement cardiaque déstructuré, d’une attente tragique et d’un désespoir incommensurable. Le double chœur, allégorie des Âmes humaines, telle une cohorte immense n’implore plus comme dans le Gratias, il clame puis hurle en intimant, en ordonnant au Créateur de pardonner et ainsi de permettre le Salut ultime de tous. […] Mozart nous réserve un nouvel apogée saisissant pour la fin du numéro. Il contracte à nouveau son discours pour amener le chœur à exprimer un cri ultime : le mot Miserere sera alors chanté 12 fois. Partie concluant le Gloria, Jesu christe – Cum sancto spirito, Mozart y reprend les conventions de son époque en terminant par une fugue magistrale […] dont le sujet est des plus solennels. […] Dans le Credo, Mozart alterne entre les parties déclamées à l’antique et le thème de l’invisibilité et ajoute un troisième élément sur les

paroles « Deum de Deo ». Il s’agit, en contraste, du seul passage violent du numéro. Le chœur se divise alors en deux parties qui se répondent et qui symbolisent parfaitement tant la dualité que la consubstantialité du duo Père/Fils qu’évoque le verset à cet endroit : Dieu, né de Dieu – Lumière née de la Lumière – vrai Dieu né du Vrai Dieu. Le rythme irrégulier et la mélodie tempétueuse des basses nous amènent à un apogée sur « Genitum non factum » (Engendré non pas créé) qui démontre bien la substance du Christ. […] Si le Père et le Fils sont consubstantiels, le Christ – lui – s’est incarné (Et incanatus est). […] Le texte nous l’indique bien, cette transformation se réalise par le biais de l’Esprit Saint. Or le souffle de l’Esprit n’est-il pas le mieux symbolisé par la flûte, instrument des airs et instrument de passage par excellence ? […] Enfin, à l’écoute de cette Incarnation, Mozart nous donne l’illusion parfaite de la suspension du temps, un avant-goût d’Eternité… [...] Dans cette ouverture à la française, Sanctus et Benedictus, nous assistons alors à une éclosion, à une explosion, à un véritable feu d’artifice démontrant que la musique est l’art du mouvement et de la transformation. Partant d’un intime et quasi ineffable pianissimo, chanté par un chœur angélique à 8 voix évanescent, Mozart construit un crescendo incroyable tant dynamique qu’harmonique et aboutissant à un climax étincelant, à une pluie d’étoiles scintillantes sur le « Pleni sunt caeli ». […] Puis, De cette majesté quasi haendelienne nait la fugue du « Osanna in excelsis ». Sur trois mots, uniquement trois, Mozart compose une gigantesque fugue – un Everest musical à huit voix ! […] Une œuvre religieuse, qu’une œuvre musicale ou qu’une œuvre d’art plus généralement est un acte créateur souhaitant délivrer un message bien plus profond que ce qu’il n’y paraît au premier regard ou à la première écoute. Tout le reste est ensuite l’affaire de chacun d’entre nous.

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Durée : approx. 1 h45 (avec entracte)

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CETTE ANNÉE-LÀ... GENÈVE EN 1782 par Gérard Duc (Prohistoire*)

* Prohistoire est un atelier d’écriture de l’histoire créé en 2006 par Gérard Duc et Olivier Perroux, deux historiens indépendants issus du milieu académique. Prohistoire a participé à l’élaboration d’expositions, à la rédaction d’ouvrages historiques, dont une Histoire des énergies à Genève et à plusieurs projets historiques, notamment pour la Banque Lombard Odier & Cie. En 2015, dans le cadre des festivités du bicentenaire de l’entrée de Genève dans la Confédération suisse, Prohistoire a conçu l’exposition Genève et la Suisse. Un bicentenaire en 200 chroniques, pour le compte de l’Association GE200.CH. Cette exposition a été présentée entre mai et fin juillet 2015 sur le quai Wilson.

www.prohistoire.ch

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En ce lundi 8 juillet 1782, la plume de Cornilliat de St-Bonnet, noble descendant d’une famille d’aristocrates français installée depuis le XIIIème siècle dans le Pays de Vaud, près de Nyon, est acérée : « Vous apprendrez enfin (…) le détail de la farce genevoise. J’avoue de bonne foi que j’ai été dupe, ce que j’ai de commun avec bien d’autres. Jamais je n’aurais imaginé voir finir si honteusement tant de préparatifs si bien concertés et qui, au dire des gens du métier qui les ont vus, auraient, dans d’autres mains, obligé les Puissances à envoyer d’autres troupes et surtout une artillerie plus considérable. » De la farce… Ce que St-Bonnet appelle « farce genevoise », avec un ton qui traduit davantage de soulagement que de condescendance, a débuté dans la nuit du 8 au 9 avril 1782. On le sait, le XVIIIème siècle genevois est secoué par des troubles récurrents. Face aux « négatifs » – l’étroite oligarchie patricienne détenant le pouvoir – les bourgeois et les citoyens, par l’intermédiaire de « représentations », réclament des réformes politiques. Quant aux natifs, privés de tous droits politiques, ils s’allient fréquemment aux représentants. En 1781, par la contrainte, ces derniers ont obtenu la proclamation d’un édit établissant l’égalité entre tous les citoyens. Cependant, le gouvernement temporise puis, le 7 avril 1782, refuse définitivement de mettre en application l’Edit de 1781, évoquant « des actes arrachés par la violence ». La nouvelle du refus se répand et le mécontentement gronde. Le 8 avril au soir, une fois fermées les portes de la ville, on fait sonner le tocsin. C’est le signal. Les natifs et les représentants prennent les armes, se portent à l’Hôtel de Ville et somment les syndics de proclamer l’Edit de 1781. Pendant ce temps, l’assaut est donné à la porte Neuve et à la porte de Cornavin et la garnison est désarmée. Une partie des négatifs parvient toutefois à fuir la ville. Elle forme un comité à Pregny, alors en territoire français et en appelle à l’intervention des puissances médiatrices, Berne, Zurich et la France. Au début de l’été, la ville, enserrée dans ses forti-

fications, en état de siège, est cernée. Saint-Pierre est devenu une réserve pour les poudres, la Fusterie un hôpital. Des troupes françaises sont cantonnées à Ferney, des troupes bernoises à Coppet et des troupes sardes campent sur l’Arve, près du hameau de Villette. En tout 15 000 hommes, prêts à écraser la révolte sous un déluge de feu : les canons français sont dressés aux Délices, sous l’ancienne propriété de Voltaire. Les insurgés capitulent sans mener bataille et le 2 juillet, les troupes étrangères pénètrent dans Genève. St-Bonnet peut railler la « poltronnerie » des insurgés. Il est surtout rassuré : la contagion révolutionnaire, que l’aristocratie craint plus que tout en cette fin de siècle, ne sera pas pour cet été-là. Des centaines de représentants et de natifs sont bannis de Genève et doivent s’exiler. … à la comédie L’occupation va durer plusieurs mois, le temps de rédiger l’Edit de pacification, le fameux « Code Noir ». Comme lors des interventions précédentes d’armées étrangères, la question du théâtre, seul lieu susceptible de distraire des officiers désœuvrés ressurgit. Or, à Genève, le Consistoire a toujours refusé de tolérer un tel établissement. Dans un premier temps, on joue la comédie dans les salons des riches négatifs, heureux d’accueillir les officiers français garants de leurs privilèges. Mais très vite, le marquis de Jaucourt, commandant des troupes françaises, exige des représentations en ville. Cette année-là voit ainsi l’édification du premier théâtre en pierre sur la place Neuve. Et le journaliste et publiciste Jacques Mallet du Pan de persifler : « Une salle de spectacles va s’élever au milieu du peuple pour qui, jusqu’à ce jour, elle fut objet d’insurmontable aversion. Dans la tristesse où il est encore plongé, il sera médiocrement consolé sans doute, par La famille Pointu, par Les Sabots, et autres sublimes productions de la scène moderne ».

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PRODUCTION

Directeur Philippe Cohen Adjoint du directeur du ballet Vitorio Casarin Coordinatrice administrative Émilie Schaffter Maîtres de ballet Grant Aris Grégory Deltenre Pianiste Serafima Demianova Directeur technique Philippe Duvauchelle Régisseur lumières Alexandre Bryand Régisseur plateau Mansour Walter

Le Ballet du Grand Théâtre de Genève Danseuses Yumi Aizawa Céline Allain Ornella Capece Angèle Cartier Diana Dias Duarte Léa Mercurol Tiffany Pacheco Mohana Rapin Sara Shigenari Lysandra van Heesewijk Madeline Wong

Danseurs Valentino Bertolini Adelson Carlos Zachary Clark Andrei Cozlac Armando Gonzalez Besa Xavier Juyon Juan Pérez Cardona Simone Repele Sasha Riva Geoffrey Van Dyck Nahuel Vega

Service médical Dr Jacques Menetrey (HUG) Physiothérapeute Thomas Meister Ostéopathe Bruno Soussan

Personnel technique auxiliaire Technique du Ballet Valérie Oberson José Manuel Rodriguez Arnaud Viala Technique de scène Machinerie Thibault Benz David Berdat Simon Grandcollot Jonathan Liardon Sega Njie

Julien Périllard Yannick Rossier Édouard Rummel Omar Sfaxi Benjamin Surville Gala Zackyr Éclairage Line Adam Yannick Bayala Quentin Brichet Mathieu Cabanes Denis Gobin

Hugo Garin Jean-Claude Héritier Youri Joly pierre Lafanéchère Alain Mugnier Adrien Nicolovici Juliette Riccaboni Romain Toppano Alessandra Vigna

Perruque-maquillage Nicole Châtelain Delfina De Giorgi Nicole Hermann-Babel Carole Schoeni Christina Simoes Atelier costumes Atelier de couture Léa Cardinaux Yulendi Ramirez

TOURNÉES SAISON 18-19 Callas (Reinhild Hoffmann) Brescia (Italie) • Il Teatro Grande Reggio Emilia (Italie) • Teatro Municipale Valli Bolzano (Italie) • Teatro Comunale Bonn (Allemagne) • Opernhaus Saint-Étienne (France) • Grand Théâtre Massenet

Roméo et Juliette (Joëlle Bouvier) 6 décembre 2018 13 janvier 2019 30 janvier 2019 27 | 28 avril 2019 14 mai 2019

Carmina Burana (Claude Brumachon) Le Creusot (France) • L'Arc Vicenza (Italie) • Teatro Comunale Fouesnant (France) • L'Archipel Châteauvallon (France) • Amphithéâtre

15 décembre 2018 26 | 27 janvier 2019 30 mai 2019 28 | 29 juin 2019

Cologne (Allemagne) • Staatenhaus 1 Gand (Belgique) • Capitole

16 | 17 janvier 2019 19 | 20 janvier 2019

Tristan & Isolde (Joëlle Bouvier) Ténérife (Canaries, Espagne) • Auditorio Las Palmas (Canaries, Espagne) • Teatro Cuyás Bogota (Colombie) • Teatro Mayor

2 | 3 février 2019  8 | 9 février 2019  12 | 13 juillet 2019

Casse-Noisette (Jeroen Verbruggen) Saint-Denis (La Réunion, France) • Champ Fleuri

13 | 14 | 15 | 16 juin 2019

Une Autre Passion (Pontus Lidberg) Monthey (Suisse) • Théâtre Crochetan Pordenone (Italie) • Teatro Comunale Giuseppe Verdi Sceaux (France) • Les Gémeaux Saint-Brieuc (France) • La Passerelle Colombes (France) • L'Avant Seine Théâtre

10 janvier 2019 21 mai 2019 24 | 25 | 26 mai 2019 28 mai 2019 4 juin 2019

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BIOGRAPHIES Abou Lagraa

Quentin Lugnier

Né en France de parents algériens, Abou Lagraa se forme à 16 ans à la danse à Annonay, puis intègre le CNSMD de Lyon. Il entame sa carrière de danseur au S.O.A.P. Dance Theater Frankfurt auprès de Rui Horta, dont il devient l’assistant au Gulbenkian de Lisbonne. Par deux fois, ses qualités d’interprétation sont récompensées : en 1996 par le 2ème prix du Concours international de la Ville de Paris et en 2009, par le prix du Meilleur danseur international décerné par Movimentos Dance Prize. En 1997, il fonde la Compagnie « La Baraka ». De 2004 à 2007, il bénéficie d’une résidence à la Scène nationale d’Annecy, puis, de 2008 à 2014, aux Gémeaux à Sceaux. En 2015-2016, il est artiste associé à la Maison de la Danse à Lyon. En 2001, il crée Fly, Fly pour le CCN Ballet de Lorraine. En 2006, il entre au répertoire du Ballet de l’Opéra national de Paris avec Le Souffle du temps. En 2008, il est l’invité du Memphis Ballet pour lequel il écrit Everyone’s one. Dès 2009, il travaille avec Nawal LagraaAït Benalla à l’élaboration d’un « Pont Culturel Méditerranéen », créant ainsi en 2010, le Ballet contemporain d’Alger. Sa première pièce NYA fut saluée en tournée et récompensé en 2011 par le Grand prix de la critique au titre de « Meilleure chorégraphie de l’année ». Il signe ensuite en 2013 El Djoudour (Les Racines), avec sa compagnie française et le Ballet contemporain d’Alger, donné en ouverture de « Marseille-Provence 2013, capitale européenne de la culture ». En 2015, il travaille avec le metteur en scène Mikaël Serre au Cantique des cantiques pour la Maison de la Danse de Lyon. En 2018, la compagnie s’est implantée à Annonay dans la Chapelle Sainte-Marie, nouvel espace accueillant des compagnies de danse en résidence.

Formé à l’École d’architecture de Lyon puis aux Beaux-Arts de Valence, Quentin Lugnier, plasticien scénographe, commence sa carrière en tant que peintre décorateur à l’Opéra national de Paris, puis conçoit et construit des scénographies pour des spectacles et des expositions. Il travaille régulièrement en tant que scénographe et constructeur avec Baptiste Guiton (Après la fin, Mon prof est un troll - les Tréteaux de France, et Cœur d’acier), Abou Lagraa (Wonderful One),  Pauline Laidet (Les Enfants du Levant - Opéra national de Lyon - Dernière ascension avant la plaine et Fleisch), la compagnie L’Ateuchus (Buffalo Boy et Prélude à la fuite), Chloé Bégou (Le Sentiment d’une montagne) et Myriam Boudenia (Wild Flowers). Il réalise aussi des scénographies d’exposition, dont Alain Recoing ou la marionnette émancipée (production TMN / Mairie de SaintAffrique / Institut international de la marionnette IIM de Charleville-Mézières ou pour la BatYsse - lieu dédié à la marionnette). Il vit et travaille à Lyon.

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Scénographie

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Chorégraphie

Débuts au Grand Théâtre de Genève

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BIOGRAPHIES

Paola Lo Sciuto

Marco Giusti

Paola Lo Sciuto est une artiste visuelle et chercheuse en art, sciences sacrées et humaines. Depuis 2013, elle est présidente de l’Atelier Artis, groupe associatif qui s’occupe de créations et de réalisations artistiques. Elle a étudié la scénographie à l’Académie des Beaux-Arts de Rome dans les années 80 et suivi une formation sur le film d’animation au SaFa Palatina à Rome. Durant les années 90-98 elle est assistante de Mario Schifano pour les peintures et costumes à l’Opéra de Rome. À la Biennale de Venise en 1993, elle présente Xenography, une vidéo sur la perception émotionnelle subjective, exposée dans le pavillon italien. Entre 1999 et 2000, elle crée Il Regno, un projet de recherche sur la perception émotionnelle réalisé avec une performance théâtrale et une projection d’un film d’animation tridimensionnel. De 2004 à 2007, elle élabore et présente le projet de recherche sur la proprioception et l’identité générative, à travers une performance et une installation chorégraphique Stanza di Luce - Room of Light, un projet coproduit par le Centre Chorégraphique Ballet Angelin Preljocaj à Aix-en-Provence. En 2015 et 2016, elle présente quatre performances sur l’art contemporain à Orvieto puis crée les costumes du film Molly réalisé par Chiara Caselli, inspiré par l’Ulysse de Joyce et présenté à la Mostra de Venise. Paola Lo Sciuto publie en 2017 La forma è l’essenza, un livre d’histoire du costume pour le spectacle vivant en relation avec la perception du monde intérieur, la vision de la personnalité comme une multitude de personnages. Édité par Ponte Sisto, l’ouvrage est une analyse sur le cinéma, le théâtre et la danse à travers l’art du costume et le métier du costumier.

Marco Giusti est né à Moruzzo dans la province d’Udine en Italie. Après des études en histoire contemporaine à Trieste, il s’installe à Milan où il se perfectionne en mise en scène théâtrale. Il parfait sa formation visuelle auprès du peintre et éclairagiste Gabriele Amadori. Au cours de ces dernières saisons, il est engagé notamment par le Théâtre du Châtelet, le Maggio Musicale Fiorentino, l’Opéra de Lausanne, le Teatro dell’opera de Rome, le Theater St. Gallen, l’Opéra Bastille, le Teatro Real de Madrid, le TNS de Strasbourg, ainsi que par le Festival d’Avignon, la Biennale DMT de Venise et le Festival Rossini de Pesaro. Il collabore notamment avec Romeo Castellucci, Giorgio Barberio Corsetti, Juliette Deschamps, Benedetto Sicca, Adriano Sinivia, Abou Lagraa et Charles Berling. Il travaille aussi en tant que conseiller éclairagiste dans le domaine de l’architecture.

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Lumières

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Costumes

Débuts au Grand Théâtre de Genève

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INFORMATIONS PRATIQUES OPÉRA DES NATIONS Horaires des représentations Les représentations ont lieu généralement à 19 h 30 en soirée et à 15 h en matinée. Pour certains spectacles, ces horaires peuvent être différents. Les horaires sont toujours indiqués sur les billets. Ouverture des portes L’accès à la salle est possible trente minutes avant le spectacle. Retardataires Par respect pour le public et les artistes, après le début du spectacle l’accès à la salle se fait à la première interruption et aux places accessibles. Un circuit vidéo permet généralement de suivre le début du spectacle. Aucun remboursement ou échange de billet ne sera effectué en cas de retard. Vestiaires Des vestiaires payants sont à la disposition du public à l’entrée de l’Opéra des Nations (Fr. 2.-). Jumelles Des jumelles peuvent être louées dans tous les vestiaires (Fr. 5.-).

BARS Dès 1 heure avant le spectacle et à l’entracte Les bars du hall d’entrée et de la mezzanine vous proposent boissons et petite restauration.

CONFÉRENCE DE PRÉSENTATION

Trente minutes avant chaque opéra, un musicologue vous donne quelques clés pour mieux apprécier le spectacle.

SUR L’ŒUVRE

Pour chaque opéra et création chorégraphique de la saison 18-19, une conférence très complète sur l’œuvre est organisée quelques jours avant la première représentation, toujours à la même heure, 18 h 15, par l’Association genevoise des amis de l’opéra et du ballet au Théâtre de l’Espérance, 8, rue de la Chapelle, 1207 Genève. www.amisdelopera.ch

Rehausseurs Disponibles aux vestiaires (service gratuit). Enregistrements Il est interdit de photographier, de filmer ou d’enregistrer les spectacles. Tout contrevenant peut être soumis à des poursuites. Surtitrage Les ouvrages font généralement l’objet d’un surtitrage bilingue français-anglais. Le Grand Théâtre remercie vivement la Fondation Hans Wilsdorf grâce à laquelle ce surtitrage vous est proposé. Programmes Les programmes du spectacle sont en vente sur place auprès du personnel de salle ainsi qu’à la billetterie du Grand Théâtre située à l’Opéra des Nations et au 9, rue du Général-Dufour.

Soirées prestige Les entreprises souhaitant organiser une soirée lors d’une représentation à l’Opéra des Nations ou au Grand Théâtre peuvent prendre contact avec Aurélie Élisa Gfeller. T +41 22 322 50 58 mecenat@geneveopera.ch Soirées privées Les personnes souhaitant organiser une soirée privée à but non lucratif dans les espaces de l’Opéra des Nations ou au Grand Théâtre peuvent prendre contact avec Corinne Béroujon. T +41 22 322 50 03 c.beroujon@geneveopera.ch

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BILLETTERIE DU GRAND THÉÂTRE À l’Opéra des Nations (jusqu’en janvier 2019) 40, avenue de France. Du lundi au vendredi de 10 h à 18 h, sauf le lundi, ouverture à 12 h. Les jours de spectacle jusqu’à l’heure de la représentation. Si le spectacle a lieu le samedi ou le dimanche, la billetterie est ouverte 1 h 30 avant le début de la représentation. Rue du Général-Dufour (jusqu’en janvier 2019) 9, rue du Général-Dufour. Du lundi au samedi de 10 h à 18 h, sauf le lundi, ouverture à 12 h. Fermeture le samedi à 17 h. Par téléphone T + 41 22 322 50 50. Du lundi au vendredi de 10 h à 18 h Par courriel ou courrier Billetterie du Grand Théâtre CP 5126 - CH 1211 Genève 11 billetterie@geneveopera.ch En ligne sur le site www.geneveopera.ch Choisissez vos places et téléchargez vos billets sur votre smartphone ou imprimez-les. Les places réservées sont à régler dans les 48 h. Selon les délais, les billets réservés et payés peuvent être envoyés à domicile (Frais de port : Fr. 4.-). Modes de paiement acceptés : Mastercard, Visa et Amex. Dans le réseau FNAC en Suisse et en France Tarifs réduits Un justificatif doit être présenté ou envoyé pour tout achat de billet à tarif réduit. Remboursement / échange Les billets sont remboursés ou échangés seulement lors d’annulation de spectacle et non en cas de modifications de programmation ou de distribution en cours de saison. Les abonnés et les détenteurs de billets au tarif Flex peuvent échanger librement leur billet pour une autre date du même spectacle, jusqu’à la veille de la représentation à midi. Réservation de groupe Les associations et groupements à but non lucratif peuvent réserver des places de spectacle à tarifs préférentiels durant toute la saison. T +41 22 322 50 50 groupes@geneveopera.ch

TARIFS SPÉCIAUX TARIF JEUNE (moins de 26 ans) 50 % de réduction sur le plein tarif dans toutes les catégories (sauf Or) dans la limite des disponibilités et sur présentation d’un justificatif. TARIF ÉTUDIANT 25 % de réduction sur le plein tarif, dans toutes les catégories (sauf Or), dans la limite des disponibilités et sur présentation d’un justificatif. TARIF DERNIÈRE MINUTE 30 minutes avant le début de la représentation et en fonction de disponibilités, une sélection de places vous est proposée au tarif de Fr. 50.- pour tous, et de Fr. 30.- pour les moins de trente ans. Attention: en fonction de la fréquentation des représentations, la disponibilité de ce tarif n’est pas garantie. TARIF FLEX En choisissant le tarif Flex au moment de votre commande, vous pouvez échanger gratuitement votre billet pour une autre date du même spectacle. L’échange est possible jusqu’à la veille de la représentation à midi, et dans la limite des disponibilités. CARTE 20 ANS/20 FRANCS Les titulaires de la carte bénéficient d’un rabais supplémentaire de Fr. 2.- par rapport au tarif jeune et reçoivent un programme de spectacle (une pièce d’identité sera demandée pour accéder à la salle). TITULAIRES DU CHÉQUIER CULTURE Réduction de Fr. 10.- par chèque sur l’achat de places de spectacle à la billetterie (chèques cumulables). PASSEDANSE D’une valeur de 20 francs et valable de septembre 2018 à juin 2019, il est offert gratuitement par le Grand Théâtre avec l’abonnement pleine saison et l’abonnement danse. TARIFS PERSONNES EN SITUATION DE HANDICAP Les personnes à mobilité réduite peuvent être placées en catégorie A au premier rang, pour le prix d’un billet de catégorie F. Les personnes malentendantes peuvent être placées en catégorie C pour le prix d’un billet de catégorie H. Les personnes malvoyantes, aveugles ou avec un handicap mental, peuvent bénéficier d’une place gratuite pour leur accompagnant.

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LE CERCLE DU GRAND THÉÂTRE Fondé en 1986, le Cercle du Grand Théâtre s’est donné pour objectif de réunir toutes les personnes et entreprises qui tiennent à manifester leur intérêt aux arts lyrique, chorégraphique et dramatique. Son but est d’apporter son soutien financier aux activités du Grand Théâtre et ainsi, de participer à son rayonnement. Bureau (février 2018) M. Jean Bonna, président M. Rémy Best, vice-président et trésorier Mme Brigitte Vielle, secrétaire Mme Françoise de Mestral Autres membres du Comité (février 2018) Mme Christine Batruch Mme Claudia Groothaert Mme Coraline Mouravieff-Apostol Mme Beatrice Rötheli M. Rolin Wavre Membres bienfaiteurs Mme René Augereau M. Jean Bonna Fondation de bienfaisance du groupe Pictet M. et Mme Pierre Keller Banque Lombard Odier & Cie SA M. et Mme Yves Oltramare Union Bancaire Privée – UBP SA M. et Mme Gérard Wertheimer

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Membres individuels S. A. Prince Amyn Aga Khan Mme Diane d’Arcis M. et Mme Luc Argand M. Ronald Asmar Mme Christine Batruch-Hawrylyshyn Mme Maria Pilar de la Béraudière M. et Mme Philippe Bertherat Mme Antoine Best M. et Mme Rémy Best Mme Saskia van Beuningen Prof. Julien Bogousslavsky Mme Clotilde de Bourqueney Harari Comtesse Brandolini d’Adda M. et Mme Yves Burrus Mme Caroline Caffin Mme Maria Livanos Cattaui M. et Mme Jacques Chammas Mme Muriel Chaponnière-Rochat M. et Mme Claude Demole M. et Mme Guy Demole M. et Mme Olivier Dunant Mme Denise Elfen-Laniado Mme Diane Etter-Soutter Mme Catherine Fauchier-Magnan Mme Clarina Firmenich M. et Mme Eric Freymond Mme Elka Gouzer-Waechter Mme Claudia Groothaert M. et Mme Philippe Gudin de La Sablonnière Mme Bernard Haccius M. et Mme Philippe Jabre M. et Mme Éric Jacquet M. Romain Jordan Mme Madeleine Kogevinas M. et Mme Jean Kohler M. Marko Lacin Mme Brigitte Lacroix M. et Mme Pierre Lardy M. Christoph La Roche Mme Éric Lescure Mme Eva Lundin M. Bernard Mach Mme France Majoie Le Lous M. et Mme Colin Maltby

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M. et Mme Thierry de Marignac Mme Mark Mathysen-Gerst M. Bertrand Maus M. et Mme Olivier Maus Mme Béatrice Mermod M. et Mme Charles de Mestral Mme Jacqueline Missoffe M. et Mme Christopher Mouravieff-Apostol Mme Philippe Nordmann M. et Mme Alan Parker M. Shelby du Pasquier Mme Sibylle Pastré M. Jacques Perrot M. et Mme Wolfgang Peter Valaizon M. et Mme Gilles Petitpierre M. et Mme Charles Pictet M. et Mme Guillaume Pictet M. et Mme Ivan Pictet M. et Mme Jean-François Pissettaz Mme Françoise Propper Comte de Proyart M. et Mme Christopher Quast M. et Mme François Reyl M. et Mme Andreas Rötheli M. et Mme Gabriel Safdié Marquis et Marquise de Saint Pierre M. Vincenzo Salina Amorini M. Julien Schoenlaub Baron et Baronne Seillière Mme Charlotte de Senarclens Mme Christiane Steck M. et Mme Riccardo Tattoni M. et Mme Kamen Troller M. et Mme Gérard Turpin M. et Mme Jean-Luc Vermeulen M. et Mme Julien Vielle M. et Mme Olivier Vodoz Mme Bérénice Waechter M. Gerson Waechter M. et Mme Stanley Walter M. et Mme Rolin Wavre

Membres institutionnels 1875 Finance SA Banque Pâris Bertrand SA FBT Avocats SA Fondation Bru International Maritime Services Co. Ltd. JT International SA Lenz & Staehelin Schroder & Co banque SA SGS SA

Inscriptions Cercle du Grand Théâtre de Genève Mme Gwénola Trutat 11, boulevard du Théâtre • CH-1211 Genève 11 T +41 22 321 85 77 F +41 22 321 85 79 du lundi au vendredi de 8 h à 12 h cercle@geneveopera.ch Compte bancaire N° 530 290 Banque Pictet & Cie SA Organe de révision Plafida SA

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PROCHAINEMENT À L’OPÉRA DES NATIONS OPÉRA

SPECTACLE

Le convenienze ed inconvenienze teatrali

Opéra de Pékin

(Viva la mamma!)

China National Peking Opera Company

21, 23, 26, 28, 31 décembre 2018 à 19 h 30 30 décembre 2018 à 15 h 3 janvier 2019 à 19 h 30 Direction musicale Gergely Madaras Mise en scène & costumes Laurent Pelly Décors Chantal Thomas Lumières Joël Adams Avec Laurent Naouri, Patrizia Ciofi, David Bizic, Melody Louledjian, Luciano Botelho, Pietro Di Bianco, Enric Martinez-Castignani, Katherine Aitken L’Orchestre de Chambre de Genève Chœur du Grand Théâtre de Genève Conférence de présentation 1 par Xavier Rockenstrocly Au Théâtre de l’Espérance 8, rue de la Chapelle, 1207 Genève Mardi 18 décembre 2018 à 18 h 15 1

Wu Production 12 janvier 2019 à 19 h 30 13 janvier 2019 à 15 h

Dramma giocoso en 2 actes de Gaetano Donizetti Nouvelle production en coproduction avec l’Opéra national de Lyon et le Gran Teatre del Liceu de Barcelone

(Direction Alan Woodbridge)

Le voyage fantastique de Sun Wukong

JEUNE PUBLIC

L’elisir d'amore per i bambini

D’après le melodramma giocoso en 2 actes de Gaetano Donizetti Production de La Scala de Milan 18, 19 janvier 2019 à 19 h 30 20 janvier 2019 à 15 h Direction musicale Pietro Mianiti Mise en scène Grischa Asagaroff Décors & costumes Luigi Perego Arrangement musical Alexander Krampe Orchestre et solistes de l’Académie de La Scala de Milan

En collaboration avec l’Association genevoise des amis de l’opéra et du ballet.

Directeur de la publication Tobias Richter Responsable de la rédaction Daniel Dollé Responsable de l’édition Aimery Chaigne Collaborations Isabelle Jornod, Tania Rutigliani Impression Atar Roto Presse SA ACHEVÉ D’IMPRIMER EN NOVEMBRE 2018

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En harmonie avec la culture depuis 1831

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1819 - Programme ballet - B01 - Wahada - 11/18 by Grand Théâtre de Genève - Issuu