No 45 | 10 novembre 2016 Prix: CHF 4.30 www.gastrojournal.ch Service abos: TĂ©l. +41 (0)44 377 53 05 Tirage: 20â736 Ex., WEMF AZA 8046 Zurich Hebdomadaire officiel de GastroSuisse pour la restauration, lâhĂŽtellerie et le tourisme
Fribourg légifÚre sur les food trucks
Un plat qui est sorti du lot
Grégoire Schneider
DĂšs le 1er janvier 2017, les tenanciers de food trucks devront obtenir la patente V pour pouvoir exploiter leur ÂĂ©tablissement mobile sur le sol du canton de Fribourg. Une mesure saluĂ©e par GastroFribourg et les food truckers. 13
La présentation de son assiette et sa maniÚre de travailler ont été récompensées. Luca Regazzoni a remporté le titre de cuisinier amateur 2016. Les candidats ont dû concocter des plats à base de fromage et de tomates pour séduire le jury. 17
Il est doctorant Ă lâInstitut dâhistoire de lâUniversitĂ© de NeuchĂątel. Le chercheur analyse Ânotamment les consĂ©quences de la DeuxiĂšme Guerre mondiale sur la branche. 15
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Le design dâintĂ©rieur, plus que la dĂ©co Un design dâintĂ©rieur marquĂ© permet aux restaurants de se diffĂ©rencier de la concurrence. Mais attention Ă ne pas commettre la faute de copier simplement un concept existant. Le design dâintĂ©rieur doit correspondre avec le concept du lieu, avec lâesprit de la cuisine, mais aussi avec la clientĂšle que lâĂ©tablissement cible. Le point sur la tendance avec plusieurs experts de la dĂ©coration dâintĂ©rieur. 13
A LA MINUTE
De gros moyens pour relancer la machine La France se dote dâun plan pour faire revenir les touristes sur son territoire. Ce programme, dotĂ© de 45 millions de francs, vise Ă enrailler la tendance qui est Ă la baisse depuis les attentats. Pas loin de deux millions de voyageurs ont ainsi Ă©tĂ© perdus en un an Ă Paris, notamment des Japonais et des Chinois. Le volet principal du plan (15 millions) sera attribuĂ© Ă la sĂ©curitĂ© des touristes, notamment en rĂ©gion parisienne. Plusieurs zones touristiques seront Ă©quipĂ©es de camĂ©ras de surveillance et la sĂ©curitĂ© des sites culturels sera encore renforcĂ©e. Mais cela suffira-t-il Ă redonner confiance? Pas sĂ»r. Un excĂšs de mesures pourraient mĂȘme effrayer davantage les visiteurs potentiels.
Mc Donaldâs contre- attaque Ă Florence Mc Donaldâs rĂ©clame 18 millions dâeuros de dommages et intĂ©rĂȘts Ă Florence. En cause: le refus dâun restaurant sur la Piazza del Duomo, classĂ©e au patrimoine mondial de lâUnesco, sous prĂ©texte que le lieu doit servir du frais et des spĂ©cialitĂ©s locales.
Petite et classe contre la masse La Suisse est scindée en deux camps. Les Alémaniques adorent la biÚre, les latins préfÚrent le vin. Or la biÚre est inégalée dans sa diversité. Elle le serait encore plus si le fameux décret de pureté allemand, le «Reinheitsgebot», ne lui était pas imposé. Marco Moser
Les petites brasseries montrent aux grandes ce qui peut se faire en matiĂšre de goĂ»t. AprĂšs les biĂšres ambrĂ©es, ce sont maintenant les India Pale Ales (IPA) qui submergent le marchĂ© helvĂ©tique. Et qui a introduit ces IPA? Les petites sociĂ©tĂ©s! Ces derniĂšres sont depuis une dizaine dâannĂ©es les forces
vives du marchĂ© suisse de la biĂšre. Alors que les grands brassent de la masse, les petits sâoctroient de nouvelles niches. La diversitĂ© des produits proposĂ©s a massivement augmentĂ© dans notre pays, notamment grĂące aux Tessinois et aux Romands. Bien que la biĂšre se vende surtout outre-Sarine, force est de
constater que les brasseurs romands osent davantage et misent sur la nouveautĂ© alors que les Suisses-Allemands restent souvent empĂȘtrĂ©s dans leurs traditions poussiĂ©reuses. Les petits donnent aussi le la quant aux tendances et aux nouveautĂ©s, mais la situation est prĂ©cisĂ©ment inverse sur
le plan de lâĂ©conomie dâentreprise. Les petites brasseries misent souvent sur le principe de lâespoir. Rares sont celles Ă connaĂźtre le succĂšs Ă©conomique, car le marchĂ© suisse de la biĂšre est Ăąprement disputĂ©, le produit le plus vendu Ă©tant une lager pas chĂšre, rĂ©solument dĂ©clarĂ©e comme telle. 11
Y a-t-il plus dĂ©licieux, lorsquâon arrive affamĂ© au restaurant, que de pouvoir jeter son dĂ©volu sur du pain chaud, mĆlleux Ă souhait et magnifiquement odorant? HĂ©las, tous les pains ne se valent pas. Tandis que certains restaurants mettent des petits ballons maison Ă la disposition de leurs hĂŽtes, dâautres corbeilles font grise mine et se cantonnent Ă quelques tranches rĂ©chauffĂ©es, si le pain nâa pas Ă©tĂ© oubliĂ©. Le problĂšme a dĂ©jĂ Ă©tĂ© traitĂ© par GastroJournal il y a prĂ©cisĂ©ment dix ans, en novembre 2006, avec, Ă lâĂ©poque, diffĂ©rents tuyaux bien utiles Ă lâadresse des professionnels. Un bon pain croustillant attire les convives comme un aimant et devient dĂšs lors un important instrument de marketing pour les restaurants. Le modeste supplĂ©ment au niveau des dĂ©penses est, lui, facilement compensĂ© par une augmentation du chiffre dâaffaires. Le pain du boulanger est aussi incontournable pour lâapĂ©ritif ou Ă titre dâaccompagnement lors dâun bon repas, alors que les produits congelĂ©s permettent de remĂ©dier aux urgences. cb