No 36 | 6 septembre 2012 Prix: CHF 4.30 www.gastrojournal.ch Service abos: TĂ©l. +41 (0)44 377 53 05 Tirage: 22454 Ex., WEMF AZA 8046 Zurich Hebdomadaire officiel de GastroSuisse pour la restauration, lâhĂŽtellerie et le tourisme
Journée des cuisiniers
Philippe Leuba, Conseiller dâEtat (VD)
Thierry Fischer
Le week-end dernier, la Guilde suisse des Restaurateurs-Cuisiniers a accueilli un large public Ă son traditionnel risotto. Ambiance festive pour la bonne cause. 23
Le tourisme vaudois doit, selon lui, miser sur la carte du sport, notamment la prĂ©sence des 56 organisations internationales. Il se dit inspirĂ© par la grande qualitĂ© de lâaccueil vĂ©cu lors des Jeux Olympiques de Londres. 21
A quelques semaines du Jour J, lâAlsacien Thierry Fischer se prĂ©pare pour le Cuisinier dâOr de Kadi. Le respect du goĂ»t fait partie de ses principes aux fourneaux. 19
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AssemblĂ©e de la FST: nouvelles structures Apparemment, le bon air du Grimsel a favorisĂ© le dĂ©roulement sans heurt de lâassemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de la FĂ©dĂ©ration suisse du tourisme. PrĂ©sidĂ©s par Dominique de Buman, les membres prĂ©sents nâont pas pipĂ© mot avant dâapprouver la rĂ©vision des statuts, qui prĂ©voit, notamment, la rĂ©duction du nombre des membres du comitĂ©. Les principales organisations y sont reprĂ©sentĂ©es, notamment aussi GastroSuisse par son directeur Bernhard Kuster. Manque encore un parlementaire fĂ©dĂ©ral. 17
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SAVOURY
Impact écologique
Session dâautomne: au fond du problĂšme Sous la Coupole fĂ©dĂ©rale, les parlementaires reprendront leur travail du 10 au 28 septembre. Parmi les thĂšmes, plusieurs intĂ©ressent directement lâhĂŽtellerierestauration. Il sâagit, notamment, de la Loi sur la prĂ©vention, des achats-test, des excĂšs de la bureaucratie dans la branche, dâune Ă©ventuelle banque du tourisme, Ă lâexemple de ce qui se fait en Autriche et des rĂ©sidences secondaires (texte en allemand). Voir Ă la page 9
Ă LA MINUTE
Baisse des nuitĂ©es hĂŽteliĂšres en juillet Selon les rĂ©sultats provisoires de lâOffice fĂ©dĂ©ral de la statistique, lâhĂŽtellerie suisse a enregistrĂ© 3,8 millions de nuitĂ©es en juillet 2012, soit une baisse de 7,2% (â298000 nuitĂ©es) par rapport Ă juillet 2011. Les visiteurs Ă©trangers affichent 2,2 millions de nuitĂ©es, soit un recul de 8,8% (â210000 nuitĂ©es). Les touristes indigĂšnes ont gĂ©nĂ©rĂ© 1,7 million de nuitĂ©es, ce qui correspond Ă une diminution de 5% (â88000 nuitĂ©es).
Partout des gardiens de la morale La votation concernant lâinitiative excessive de la Ligue pulmonaire est pour bientĂŽt. Certes, tout tourne autour de la fumĂ©e. Mais lâenjeu est bien plus grand et aboutirait, en fin de compte Ă installer un Ă©tat de gardiens de la morale sur le dos de la restauration. Matthias Nold
La peur domine le pays. Nombreux sont ceux qui lâattisent Ă propos de problĂšmes qui au fond nâen sont pas. Il y aurait pourtant assez de surfaces sur lesquels projeter ses craintes: tous ceux qui viennent dâailleurs, tous ceux qui pensent autrement, ceux qui paraissent diffĂ©rents. Et la restauration. Chacun est un peu client et croit savoir comment
faire. Chacun a son opinion quâil tente dâimposer. En cas de besoin par des votations populaires â suivi dâun dĂ©cret pour appliquer son idĂ©e Ă tout un pays. Ce nâest pas sans raison que le ConseillĂšre aux Etats Karin Keller-Sutter parle dâun «état de gardiens de la morale» en voie de construction. Quelque part, on se sent renvoyĂ© vers
les profondeurs du moyenĂąge. Il y a eu des Ă©poques oĂč le plaisir Ă©tait quelque chose dâinterdit. LâĂ©glise catholique, au moins, a fait preuve de «sagesse» en introduisant le carnaval. Pour un bref laps de temps, oĂč on pouvait fĂȘter Ă lâexcĂšs, (presque) tout faire de ce qui Ă©tait interdit hors carnaval. Parler de dictature et
de traits inquisiteurs est juste en ce moment: lorsquâil sâagit de contrĂŽles, les citoyens et surtout les tenanciers sont soumis Ă des contraintes. Les gardiens de la morale crĂ©ent ainsi un Ă©tat suisse dans lequel la dĂ©nonciation pourrait devenir une mode. Car qui ne vit pas «correctement», nâest pas assez sain, 17 nâa rien Ă y faire.
Les mĂ©dias Ă©voquent rĂ©guliĂšrement notre impact sur lâenvironnement, mais est-ce que nous rĂ©alisons que lors de nos achats quotidiens, nous y participons activement? Parfois, la provenance de produits courants peut surprendre. Que penser de ces champignons de Paris polonais qui viennent de traverser la moitiĂ© de lâEurope en camion alors quâĂ dix minutes dâici se trouve un producteur local? Que dire de lâail sec en provenance de Chine et des framboises estampillĂ©es «USA Product»? Des herbes aromatiques du Maroc aux pommes du Chili, nos supermarchĂ©s regorgent dâexemples plus absurdes les uns que les autres⊠Lâimportation permet dĂ©jĂ de nous rĂ©galer dâananas, clĂ©mentines ou autres agrumes durant nos longs mois dâhiver, profitonsen! Pour le reste, privilĂ©gions les producteurs locaux et les produits de saison. VoilĂ dĂ©jĂ un moyen simple et peu couteux de limiter notre impact environnemental! StĂ©phane DĂ©cotterd Pont de Brent savoury@gastrojournal.ch
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