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Pat Andrea

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Quel est le monde peint par pat andrea ?

Celui qui a entretenu pendant plusieurs années un dialogue avec l’Alice de Lewis Carroll peint des icônes. Profanes et contemporaines, elles demeurent la part obscure d’un univers inversé et clos dans le champ de la toile. Si la peinture d’icônes a ses règles, Pat Andrea exerce les siennes. Proche de la Nouvelle Subjectivité, il demeure radicalement libre dans la construction de son langage et le développement de sa pensée pour l’acte de peindre qu’il pratique avec délectation et une grande maîtrise du métier. À un refus de la littéralité du récit, il répond par un réalisme onirique du graphisme, récepteur de l’expression virtuose du trait qu’il domine sans maniérisme.

Pour ce grand connaisseur des Maîtres, héritier de la Renaissance, puisant aux sources de l’âge d’or de la peinture des Pays-Bas, marqué par Mondrian, son compatriote, le sujet est un leurre. L’illusionnisme plastique se double dans sa peinture de celui du sens. Voilà ce qui fascine et déconcerte dans ses scènes dont les acteurs sont incorruptibles à la rationalité. Son audace réside dans le paradoxe qui consiste à nous montrer dans sa vérité descriptive la plus éloquente ce qui ne cesse de se dérober à la raison en nous égarant bien malgré nous. Le rêve a pris forme dans une boîte de Pandore qui a libéré des êtres devenus, par la magie picturale, plus présents et plus vrais que nature.

Troublants, dérangeants, ses personnages déclenchent une catharsis qui délivre tous les fantasmes, les hallucinations et les désirs tus, tous les rites et les pulsions dans leur ambivalence nietzschéenne.

Partir de l’imaginaire pour recréer le réel ou, inversement, trouver dans les signes du réel les enjeux interprétatifs offerts à un rêve ininterrompu, c’est dans ce balancier que naît le corps de sa peinture.

La traversée du miroir implique de renouer avec la perte de nos délires, de nos visions, de nos peurs et de nos extases. Le peintre est un imagier, au sens médiéval où le pouvoir initiatique de l’image raconte, enseigne et surtout révèle.

Faire apparaître ce qui restait caché. Tableau après tableau, l’histoire de sa peinture s’écrit dans son épiphanie.

L’image se prête à toutes les fantasmagories sur la toile comme lieu de la peinture. En cela, sa narration s’octroie tous les droits. De l’érotisme glacé à la violence la plus subtile, l’ambiguïté sexuelle exerce sur le spectateur un trouble d’autant plus prégnant que le peintre pratique l’arrêt sur image.

Tout se fige. Les figures dans leur chute semblent en apesanteur dans un espace délimité renvoyant à celui du cadre d’une scène de théâtre dont il reprend la géométrie des horizontales et des verticales découpant une perspective feinte, qui s’ouvre et se rabat en démultipliant les phases du récit.

Tout commence avec un dessin préparatoire de mise en place. Identique à la sinopia des fresquistes du Trecento florentin et pisan, l’esquisse préliminaire mûrit sur un support particulier, une toile qui évoque un papier parfaitement lisse. La composition s’élabore selon les règles d’un classicisme construit sur des lignes de force ordonnatrices d’harmonie et d’équilibre. De ce jeu plastique rigoureux naît une chorégraphie mue par des rythmes qui dispensent une tension née d’un réel identifiable, échappant brusquement à toute logique soumise à la déviation.

Une métaphore visuelle se déroule dans un huis clos implacable où ont pris place des femmes-enfants, lolitas pourvoyeuses d’artifices, manipulatrices d’hommes lilliputiens mis en abyme dans des divertissements pervers, auxquels se joint souvent un chien. L’étrangeté pactise avec la métamorphose inductrice d’avatars au service d’une narration de plus en plus équivoque. On assiste à un renversement dialectique pour lequel le peintre propose des clés. Elles ouvrent sur des mondes personnels laissant filtrer des détails constitutifs d’une storia comme lieu virtuel engendré par un travail mémoriel. Les briques évoquent les maisons en Hollande, ailleurs un avion perdu dans le lointain d’une scène est un clin d’œil à la chute d’Icare de Brueghel. Les mythes historiques et littéraires, l’actualité dramatique – l’allusion aux attentats avec la femme-mitrailleuse à trois jambes, la femme terrorisée qui pisse, inspirées par les monstres de Bosch, un de ses premiers amours picturaux avec la peinture hollandaise – développent une iconologie qui nous piège par sa transsubstantiation picturale. Du dessin objectif

à sa mise en matière, un mélange d’huile et de caséine, qui dispense une sensualité en écho à l’univers placé sous les figures tutélaires de Hypnos, Thanos, Éros et Némésis, l’irrationnel étend son emprise sur notre lecture violée dans nos certitudes.

Sans nuire à la pureté de la ligne, parfois doublée d’un trait blanc pour une discrète mobilité, la densité matiériste délivre toutes ses splendeurs. Riche de la flamboyance d’un chromatisme savoureux et satiné, sa palette privilégie les couleurs primaires chères à Mondrian, déclinées dans leurs complémentaires.

Amorales, ses scènes assument la complaisance exhibitionniste qui demeure la part sombre de la séduction originelle révélée en plein jour. Sous la lumière d’un monde transgressé jusqu’à l’absurde, une dimension poétique submerge sa peinture.

Pat Andrea cultive le déséquilibre comme un divertissement pascalien qui revêt les atours de la peinture, éternelle.

© Lydia Harambourg

Historienne Critique d’art Correspondant de l’Académie des Beaux-Arts

est venue dÈs le déBut, comme envie de montrer les émotions.

x
la maison jaunehuile et caséine sur toile -
200 x 330 cmdiptyque2015/2016
la mort de Bertrand delacroix
huile et caséine sur toile
300 x 330 cm2015

dans ma peinture, le chien joue deux fonctions essentielles : il est messager entre l’homme et la femme, récepteur de leurs émotions, véhicule d’amour ou d’agressivité, mais il est aussi un élément de construction, une forme horizontale qui permet de tisser la profondeur de l’espace.

j’ai une grande admiration pour la Beauté des femmes, leur regard, leur corps. et en même temps, souvent je ne les comprends pas.

60 x 73 cm2016

sans titretechnique mixte sur papier60 x 70 cm2016 sans titretechnique mixte sur papier60 x 70 cm2016

60 x 70 cm -
2014/2016

la question de la déformation

est importante dans la recherche de l’image. comment dessiner spontanément une forme qui n’est pas la réalité oBjective mais qui est meilleure, plus forte, qu’une forme physiquement correcte.

déséquilibrestechnique mixte sur papier60 x 70 cm2015 un grand vase de fleurstechnique mixte sur papier60 x 70 cm2015

je voulais aussi comprendre

le merveilleux rendu des primitifs flamands.

(different lights) pachamamahuile et caséine
sur
toile81 x 100 cm -
2015/2016
60 x 73 cm

les dessins, c’est la premiÈre recherche d’une idée vague, donc il y a quelque chose d’essentiel, des images pures, pas encore contaminées par des réflexions esthétiques.

papier150 x 180 cm -
2014/2015
la petite kamikaze
huile et caséine
sur toile
160 x 160 cm2012/2016

c’est un peu dans cet entre-deux que j’ai créé mes intérieurs, comme des théâtres dans lesquels est donnée à voir l’intimité de scÈnes quotidiennes.

160 x 160 cm

EntrEtiEn

EntrE

Pat andrEa Et améliEadamo, à l’atEliEr dE l’artistE,

Paris, décEmbrE 2016

a.a. il y a, dans les tableaux récents que tu présentes àlagaleriestrouk,uneconfrontationentredespiècesde petites dimensions et des très grands formats. Qu’estcequelamonumentalitéamènecommespécificitédans ta manière de travailler?

P.A. c’est une approche nouvelle de la peinture, une autre manière de penser le tableau. Quand l’œuvre est très grande, cela entraîne le spectateur dans le tableau. le grand format convient aussi beaucoup à ma gestuelle, je suis très à l’aise. Je peux inventer des personnages en tout petit et les exécuter ensuite en gigantesque avec mon ordinateur intérieur qui les agrandit sans problème. Je vais de plus en plus vers ce type de format car il me donne la sensation que j’ai vraiment terminé l’œuvre, dans tous les sens: ce n’est pas la peine de discuter ou de changer les choses, c’est comme ça et c’est tout. avec les petits formats, c’est plus intime, j’ai toujours l’impression que je pourrais y changer quelque chose. autre différence par rapport aux grands tableaux, si l’on considère les dessins: c’est la première recherche d’une idée vague, donc il y a quelque chose d’essentiel, des images pures, pas encore contaminées par des réflexions esthétiques. certaines subtilités de ces premières tentatives disparaissent lorsque l’on fait le grand œuvre. Et puis il y a quelque chose de miraculeux dans la pratique du dessin, ce presque rien de graphite et de fusain, posé sur un petit bout de papier, grâce auquel s’ouvre aux yeux un monde entier.

a.a. on retrouve dans les tableaux exposés des thématiques récurrentes, présentes dans ton travail depuis les débuts : en particulier le thème de l’intérieur. Pourrais-tu parler de ton attachement à ce thème et de ses liens avec la peinture hollandaise? car il semble y avoir,danslesfondsdetesœuvres,l’empreinteducalme et de l’ordre des petits intérieurs bourgeois hollandais…

P.A. l’intérieur est en effet une chose très hollandaise. Encore aujourd’hui, si tu marches dans les rues le soir, tu peux regarder à l’intérieur des maisons parce que les fenêtres ne sont pas fermées par des volets. Pour les Hollandais, l’intérieur est un espace très intime mais aussi presque public, que tout le monde peut voir. c’est un peu dans cet entre-deux que j’ai créé mes intérieurs, comme des théâtres dans lesquels est donnée à voir l’intimité de scènes quotidiennes. la question de la

construction est aussi très importante: j’ai besoin de cadrer mes personnages. Je pars de représentations d’intérieur où résident l’ordre, le calme, le silence, le bien-être mais qui toujours dérapent vers un certain bordel: toujours une petite ou une grande catastrophe vient déséquilibrer le tableau.

a.a. Une construction classique mais renversée par un désordre baroque?

P.A. oui, tout à fait. il y a dans mes intérieurs une mesure, un silence, une gestuelle posée, une atmosphère, qui peuvent faire écho au Quattrocento hollandais et italien mais dans lesquels j’introduis une perturbation. ce sont toutefois des petites catastrophes. ce qui m’intéresse, c’est cette intrusion d’accidents dans la petitesse tranquille de l’intérieur: ici un vase de fleurs qui tombe, là un chien qui fait trébucher une personne.

a.a. ce goût pour la réalité triviale, quotidienne, avaitil une origine autobiographique?

P.A. oui, absolument. dès le début, j’ai voulu faire une peinture personnelle, guidée par une nécessité intérieure. Je m’inspirais de ma vie quotidienne, avec ses hauts et ses bas. Une vie intime qui, à l’époque, était très conflictuelle: ce que j’ai appelé ma guerre des sexes. àpartir de cette réalité intime, de ces expériences profondément vécues, je désirais créer une œuvre d’art. créer un tableau intéressant qui ne soit pas illustratif ni mièvre, mais qui puisse s’ouvrir, au-delà de l’anecdote, à quelque chose de plus universelet d’archétypal. Je voulais représenter non pas une chute, un cri, une femme, mais la chute, le cri, la femme.

a.a. Parmi les petites catastrophes que tu dépeins, la chute est une thématique récurrente dans ton travail. cette chute des personnages ne révèle-t-elle pas un déséquilibre tant physique que psychique ?

P.A. oui, tout à fait. Et il y a dans la chute déjà le côté baroque qui se montre. cela apparaît très tôt, presque en même temps que s’affirme l’aspect plus classique, silencieux et tranquille de l’intérieur bourgeois. cette ambivalence correspond aussi à ma manière d’être et de penser. lorsque l’on me dit ou que je dis quelque

chose, je peux voir ou penser aussitôt son contraire. Je m’intéresse à la limite des choses, à leur point de basculement, au moment où une réalité, un état ou une attitude peuvent d’un coup vaciller et se renverser. le changement d’attitude qu’induit la perte d’équilibre, psychique et physique, crée une forme nouvelle dans l’espace du tableau, c’est ça qui me plaît.

a a Pour revenir à l’idée d’un héritage classique dans ton travail, pourrais-tu parler de ton rapport à la renaissance ?

P.A. ce qui m’a beaucoup intéressé, c’est surtout la pré-renaissance. c’est précisément un moment où d’un coup les choses basculent. on passe de l’art formaté et maniériste du moyen Âge, qui vient de la tradition des icônes, à la renaissance et à sa conquête de la réalité. c’est en particulier l’attachement au portrait et la découverte de l’individu. après, quand la renaissance bascule vers le baroque, à la fin du xvie, avec toutes ces grandes compositions, débordantes d’hommes nus qui sautent et volent dans les cieux, là non, je décroche. Pourtant, je dois bien reconnaître que j’ai un peu de ça en moi : l’envie de faire des images composées, avec des mouvements d’objets ou de personnages, des choses et des attitudes inattendues, pour créer la surprise, pour taper dans l’œil. mais s’il y a en moi un côté baroque, je ne le veux pas aussi grandiose ou sérieux que celui du grand art. ce qui m’intéresse, dans cette grandiloquence, c’est aussi de chercher le contraire : la petitesse et l’humour.

a.a. cette complexité et cette ambivalence que tu recherches dans les thématiques, elles s’affirment aussi dans ta manière de peindre, volontiers hybride et mêlant les formes de réalisme : tantôt proche d’un certain illusionnisme, tantôt jouant de déformations du réel (aplanissement, erreur d’anatomie, etc.)…

P.A. oui, j’ai toujours recherché les déformations et aimé jouer avec les fautes. c’est une intuition que j’ai eue dès les débuts. Quand tu regardes l’histoire du xxe siècle, après l’invention de la photographie qui pouvait parfaitement fixer le monde tel qu’on le voyait, tu vois que les artistes ont cassé la figuration et cherché d’autres possibilités. Je suis parti de cette modernité mais d’une façon modérée, c’est-à-dire en cherchant une forme

de synthèse avec une tradition plus réaliste. Je voulais créer des cassures entre différentes optiques et visions du monde. Je désirais jouer avec des combinaisons de styles, en mêlant la planéité et les déconstructions modernes aux techniques plus classiques. J’ai essayé dans ma figuration d’être le plus libre possible, de n’avoir aucune règle préalable ni contrainte de style et d’utiliser tous les moyens qui pouvaient me servir à faire une image intéressante et inoubliable.

a.a. dans cette recherche, quel regard à l’époque astu porté sur le pop art ?

P.A. le pop art, c’était une gentille indication que l’on pouvait faire autre chose et détourner des graphismes déjà existants, utiliser la publicité et se référer à une culture populaire. ça a été introduit quand j’étais aux beaux-arts et ça a donné une impulsion, comme forme de libération et nouvelle vision du monde, mais je ne voulais pas faire des choses qui avaient la marque pop art. Et il ne faut pas oublier que l’art de Picasso par exemple a été une ouverture bien plus importante que le pop art…

a a comment est venu ton goût pour les techniques traditionnelles, comme l’usage de la caséine ?

P.A. aux beaux-arts, grâce à l’un de mes professeurs que j’admirais beaucoup, j’ai exploré diverses techniques et j’ai commencé à utiliser la caséine que je faisais moi-même dans la cuisine. J’ai découvert que c’était agréable. Je voulais aussi comprendre le merveilleux rendu des primitifs flamands dont on disait qu’ils avaient inventé la peinture à l’huile, mais qui en réalité utilisaient la tempera (la peinture à l’œuf) ou la caséine (au lait). Une base sur laquelle ils ajoutaient de l’huile, en transparence, pour créer un éclat et une profondeur spéciale. c’était ça, l’invention. c’est cette qualité de surface qui m’intéressait beaucoup, mais il n’y avait aucun académisme là-dedans, je ne voulais pas faire des tableaux comme les anciens. même si je les ai beaucoup regardés étant étudiant. à l’époque, mon premier héros, c’était Jérôme bosch et les primitifs flamands. J’avais aussi une grande admiration pour un peintre cruel comme Goya.

a a Quelle place accordes-tu au dessin par rapport à la couleur ?

P.A. Je pars en principe d’une image linéaire. si je pars de la ligne, c’est qu’elle définit plus les choses que la couleur. le contour est ce qui sépare une forme d’une autre et qui permet donc de définir une chose reconnaissable. Je suis pratiquant de la religion de la ligne, invention pour laquelle on pourrait édifier une église ! c’est une grande découverte, une abstraction totale du monde que de pouvoir le représenter par des lignes. il n’y a pas de lignes dans la nature. il n’y a que des directions, des croisements de volumes, des aplats. Un animal ne voit pas et ne comprend pas une image en lignes. c’est complètement abstrait. En général, mes images naissent avec des petites esquisses. Je suis un analytique. dès le début, je visualise et je réfléchis au placement de telle ou telle ligne. car il y a une qualité esthétique et psychique de la ligne, de la forme ou de la déforme. la question de la déformation est importante dans la recherche de l’image. comment dessiner spontanément une forme qui n’est pas la réalité objective mais qui est meilleure, plus forte, qu’une forme physiquement correcte.

a.a. Peux-tu parler de la nature de tes fonds, et de leur rapport avec les figures ?

P.A. Je varie souvent les moyens qui permettent de distinguer les protagonistes et le fond. Parfois j’ai envie de garder un paysage, parfois j’utilise un aplat de couleur. J’utilise aussi souvent des représentations de murs en brique. Je pense que cela vient de mes origines, j’ai grandi en Hollande où les maisons sont construites en brique. cela rejoint aussi mon désir de représenter la notion d’intérieur, d’abri tranquille. ces différents types de fonds permettent toutefois de créer des effets ambivalents : soit ils renvoient à quelque chose d’intime et d’agréable, soit ils se donnent comme surface chromatique plus agressive. l’usage décoratif de la couleur posée en aplats, séparés par une ligne noire, est bien sûr un écho à l’abstraction de mondrian que j’ai toujours trouvé harmonieuse, magnifique. J’ai eu envie de combiner cette harmonie avec le désordre de mes intérieurs. Plus prosaïquement, cela m’a aidé à structurer mes tableaux.

a.a. dans les tableaux exposés, je vois des représentations de snipers et de mitraillettes, d’explosions et de kamikazes. ces sujets renvoient à la

violence du monde contemporain : une réalité sensible et une dimension politique auxquelles tu as été réceptif dès les débuts de ton travail…

P.A. oui, tout cela renvoie à la situation dans le monde, aux guerres que l’on nous raconte tous les jours, à tous ces personnages qui se font sauter et qui se sont introduits d’un coup dans notre quotidien. Et c’est vrai que j’ai été très tôt fasciné par ce type de sujet : l’un de mes premiers tableaux était inspiré de la mort du président Kennedy, tué dans sa voiture. tous ces événements tragiques sont l’expression de la violence qui est à l’intérieur de l’homme. c’est tellement fort, terrible et incompréhensible, cet irrespect de la vie. détruire la vie pour des raisons politiques ou religieuses, c’est tellement absurde ! ça l’est autant que les absurdités présentes dans les images de Jérôme bosch, mon premier grand amour en peinture. Je ne voulais pas être un peintre dans sa tour d’ivoire. Je voulais représenter cette présence de la violence dans la quotidienneté, mais je ne désirais pas représenter une grande catastrophe, je cherchais plutôt une manière personnelle, timide et petite. au quotidien, je suis quelqu’un de relativement équilibré et, quelque part, je ne comprends pas la violence. c’est pour ça qu’elle me fascine et que j’essaie de vivre avec en l’introduisant dans ma peinture. c’est sans doute la même chose avec les femmes, je ne les comprends pas trop, alors je les peins pour espérer peut-être mieux les comprendre !

a a Parmilestableauxrécentsquifontréférenceàun événement tragique, l’un d’entre eux fait écho à la mort de bertrand delacroix… Peux-tu évoquer la manière dont tu as traité ce sujet qui passe en second plan dans la construction de l’image ?

P.A. bertrand delacroix était mon galeriste de new York. l’un de ses loisirs était la pratique du deltaplane. souvent, avec l’un de ses petits chiens, il allait voler le week-end. cela m’impressionnait beaucoup. J’ai exposé chez lui en 2012. c’était une exposition qui fut un peu catastrophique car il y a eu au même moment une grande tempête qui s’est abattue sur new York et la rue où était située la galerie fut inondée. ce drame annonçait peut être celui qui allait se produire deux ans après lorsque le galeriste fut tué dans un accident de deltaplane. c’est une mort vraiment bizarre dont j’ai

appris la nouvelle lorsque j’étais en train de chercher une composition pour ce grand tableau. J’ai imaginé un paysage bucolique où un petit homme tombe du ciel quelque part au loin, comme un petit détail presque invisible. bien sûr, ça m’a tout de suite fait penser à un tableau de brueghel, la chute d’icare, au musée old masters de bruxelles. dans ce tableau, on ne distingue que les jambes du personnage qui se débat dans la mer, détail infime noyé dans la composition. chez brueghel, à l’avant-plan de l’œuvre, on voit un paysan qui laboure la terre et dans mon tableau, ce sont des femmes et des chiens dans un parc. mes personnages ne semblent pas savoir ce qui se passe, en dehors d’une figure qui paraît voir la catastrophe. il n’y a donc pas d’unité de temps. c’est comme dans cet intérieur où une femme semble réagir en entendant le début d’une explosion, de même qu’une petite construction de maisons sur la table chute et prend la forme d’une tête de mort, tandis qu’un personnage à gauche est déjà complètement détruit par l’explosion. il y a aussi la série Pompéi, où je représente une catastrophe, l’éruption d’un volcan, qui surprend des personnages occupés à diverses choses. àcette époquelà, j’ai été inspiré par une visite de Pompéi. J’ai imaginé une vie tranquille soudainement bousculée, avec des personnages qui ne comprennent pas toujours ce qui se passe. c’était l’occasion de faire une belle composition. il y a, dans cette série, la présence du céphalopode, une tête sur jambes. c’est un personnage que j’ai inventé à une époque où je faisais beaucoup de collages avec divers morceaux d’éléments figuratifs. mais finalement je me suis rendu compte que c’était une représentation assez naturelle car les premières images d’homme généralement dessinées par les enfants, ce sont des têtes posées sur des jambes: une tête pensante qui se déplace dans le monde comme conception primordiale de l’espèce humaine… J’ai souvent utilisé cette déformation anatomique car cela me permettait de créer une image forte, plus expressionniste que certains détails très réalistes.

a.a. Parmi les figures archétypales récurrentes, il y a aussi la femme qui crie…

P.A. oui, la représentation du cri est venue dès le début, comme envie de montrer les émotions. ce n’est pas quelque chose qui se faisait à l’époque dans la peinture figurative. il y avait une retenue, des répétitions

d’expressions stéréotypées, un certain maniérisme qui voyait la représentation des émotions comme quelque chose d’anecdotique. sans être illustratif ni tomber dans l’anecdote, moi j’ai voulu défendre ce possible-là.

a.a. tout comme la figure du chien…

P.A. J’ai surtout utilisé deux animaux domestiqués: le cheval et le chien. le chien, c’est pour moi la figure qui renvoie le plus logiquement à l’idée du foyer, de la famille. il vit dans la maison et joue une place essentielledans les rapports humains. les femmes seules ont leur petit chien pour le caresser. les hommes ont leur chien pour se sentir plus forts, pour s’entraîner, pour aller chasser, pour attaquer. dans ma peinture, le chien joue deux fonctions essentielles: il est messager entre l’homme et la femme, récepteur de leurs émotions, véhicule d’amour ou d’agressivité, mais il est aussi un élément de construction, une forme horizontale qui permet de tisser la profondeur de l’espace.

a.a. la femme demeure toutefois le motif central de ton travail, elle est omniprésente: seule, à plusieurs ou aux côtés d’une figure masculine…

P.A. J’ai une grande admiration pour la beauté des femmes, leur regard, leur corps. Et en même temps, souvent je ne les comprends pas. J’ai toujours été intrigué par cette autre moitié de l’espèce humaine et j’ai questionné leurs rapports avec les hommes. armées de couteaux ou de fusils, certaines figures féminines peuvent être, dans mes tableaux, des moyens de représenter la violence. la violence est sans doute le sujet de mes tableaux, dans les thèmes mais aussi dans la manière de peindre qui résulte d’une tension, d’un conflit plastique. mais la tendresse et l’humour sont aussi des éléments présents dans mon travail. Je pense par exemple à cette figure de la pisseuse qui revient dans certains tableaux. la pisseuse, c’est un motif insolite en art, déjà là chez rembrandt ou Picasso. sujet trivial, inspiré d’une scène vécue, il est apparu chez moi dans un tableau à la lumière crépusculaire très poétique, baigné dans la fraîcheur bleue d’une soirée d’été. àla fois dérisoire et profond. Finalement, quel que soit le sujet, je crois qu’en réalité ce qu’un peintre cherche vraiment, c’est la beauté et peut-être le désir secret, grâce à elle, de vouloir sauver le monde… n’est-ce pas?

Kamikaze

160 x 160 cm2011

180 cm2011

Dans une maison au Pakistanhuile et caséine sur toile160 x
Madame fleurhuile et caséine sur toile

personnages, explosion lointainehuile et caséine sur toile160 x 180 cm2010/2011

: dawn of nighttechnique mixte sur papier80 x 100 cm2013

Popocatepetl
Plusieurs

L’usage DécoratIf

De La couLeur Posée en aPLats, séParés Par une LIgne noIre, est bIen sûr un écho à L’abstractIon De MonDrIan que J’aI touJours trouVé harMonIeuse, MagnIfIque.

J’aI eu enVIe De coMbIner cette harMonIe aVec Le DésorDre De Mes IntérIeurs. PLus ProsaïqueMent, ceLa M’a aIDé à structurer Mes tabLeaux.

the bleeding doorhuile et caséine sur toile
-
160 x 160 cm2010
60 x 73 cm

Julio et Pattechnique mixte sur papier60 x 70 cm2015 une descente assistéetechnique mixte sur papier60 x 70 cm2015

Je

VouLaIs rePrésenter

non Pas une chute, un crI, une feMMe, MaIs La chute, Le crI, La feMMe.

Kind

Zumbido de insectostechnique mixte sur papier150 x 180 cm2007/2008 and one is on roller skateshuile et caséine sur toile160 x 180 cm2012

Volcana 2huile et caséine sur toile60 x 73 cm2007/2013 on the beachhuile et caséine sur toile60 x 73 cm2015/2016

160 x 180 cm2011

60 x 73 cm2013

Detroit –Dzinnihuile et caséine sur toile -
Me as a shadow of my drawinghuile et caséine sur toile
La vierge de la musique célestehuile et caséine sur toile
60 x 73 cm2016
Pallas athena en normandiehuile et caséine
sur toile
60 x 73 cm2016
anna-trinité
huile et caséine sur toile300 x 330 cm2014

Je VouLaIs créer

Des cassures entre DIfférentes oPtIques et VIsIons Du MonDe.

papier

recto versohuile et caséine sur toile60 x 73 cm2014

saloméhuile et caséine sur toile60 x 70 cm2007/2014

Le déjeuner sur boishuile et caséine sur toile140 x 210 cm2013/2015 effet de fraîcheur d’un crépuscule estival : susan pisse entre les soucheshuile et caséine sur toile80 x 100 cm2005/2009

stamdrift of stronklusthuile et caséine
sur toile
180 x 160 cm2007/2008
sur toile60 x 73 cm2010/2013

ExPoSITIoNS INDIVIDuELLES

1966

Amsterdam, gallery 20

1967

Arnhem, gallery 20

1968

La Haye, Gemeentemuseum

1972

La Haye, galerie Item

1973

Amsterdam, galerie Jurka

1974

La Haye, Pander Kunstcentrum

1975

Hasselt, galerie Wittepoppentoren

Arnhem, Gemeentemuseum : rétrospective

1977

Amsterdam, galerie Jurka

1978

Bruxelles, galerie Charles Kriwin

Bruxelles, Palais des Beaux-Arts

Buenos Aires, galeria Arte Multiple

La Haye, Gemeentemuseum

1979

Vlissingen, gallery Marquis

Paris, galerie Nina Dausset

1980

Amsterdam, galerie Jurka

Tilburg, Centre culturel

Knokke-le-Zoute, Elisabeth Franck Gallery

Buenos Aires, galeria Arte Multiple

1981

Bruxelles, galerie Charles Kriwin

Vlissingen, gallery Marquis

1982

Amsterdam, galerie Jurka

Buenos Aires, galeria Arte Nuevo

Paris, FIAC, one-man-show, Elisabeth Franck Gallery

1983

Knokke-le-Zoute, Elisabeth Franck Gallery

Milan, galeria Naviglio

1984

Madrid, galeria Juana Mordo

1985

Atlanta, gallery Ann Jacob

Amsterdam, galerie Jurka

Paris, FIAC, one-man-show, Elisabeth Franck Gallery

1986

Bruxelles, Le salon d’Art

Buenos Aires, Palais de Glace (Palais national des Arts)

Chicago, CIAE, one-man-show, Elisabeth Franck Gallery

1987

Fribourg, galerie Ruta Correa

Knokke-le-Zoute, Elisabeth Franck Gallery

1988

Chicago, CIAE, one-man-show, Elisabeth Franck Gallery

Paris, galerie Jacqueline Moussion

1989

Buenos Aires, galeria Jorge Mara –

La Ruche

Lyon, galerie L’Œil écoute

1990

Chicago, gallery Carl Hammer

La Haye, gallery Sistema

Paris, galerie Jacqueline Moussion

1992

New York, Baldacci-Daverio Gallery

Lyon, galerie L’Œil écoute

utrecht, galerie Quintessens

Cordoba (Argentine), Centro de Arte

Contemporaneo : rétrospective

Buenos Aires, fundacion San Telmo

Buenos Aires, galeria Klemm

1993

Paris, galerie Jacqueline Moussion

Knokke-le-Zoute, Elisabeth Franck Gallery

Bruxelles, galerie Ziggourat

Schiedam, Stedelijk Museum : rétrospective

1994

Paris, Institut néerlandais : rétrospective

Lyon, galerie Patrick Martin

Nice, galerie Raph Debarn

Paris, FIAC, one-man-show,

Elisabeth Franck Gallery

Clermont-Ferrand, galerie Gastaud

1995

New York, Paolo Baldacci Gallery

Bruxelles, Le salon d’Art

Cadaquès, galeria Carlos Lozano

Porto, galeria Fernando Santos

1996

Montpellier, galerie Hélène

Trintignan

La Haye, galerie Ramakers

1997

Fribourg, galerie Ruta Correa

Paris, galerie R&L Beaubourg

utrecht, galerie Quintessens

Paris, galerie Rabouan Moussion

Paris, FIAC, galerie Willy d’Huysser

1998

Madrid, galeria SEN

Lisbonne, Palacio Galveias

Paris, Institut néerlandais

1999

Bruxelles, galerie Willy d’Huysser

Figeac, galerie Le Rire bleu

Madrid, galeria SEN

2000

Madrid, ARCo, galeria SEN

Paris, galerie R&L Beaubourg

La Haye, galerie Ramakers

La Seyne-sur-Mer, Villa Tamaris : rétrospective

2001

Athènes, Frissiras Museum : rétrospective.

Amsterdam, Kunst RAI, galerie Ramakers

2002

Lyon, galerie IuFM Confluences

Buenos Aires, Centro Cultural

Recoleta : La Puñalada

2003

Madrid, galeria SEN

La Haye, galerie Ramakers

Barcelone, galeria Victor Saavedra

Buenos Aires, Ro-Art : Pat Alonso

2004

utrecht, galerie Quintessens : Dubbele Identiteit (avec Mark Brusse)

Francfort, Art Frankfurt (galerie Ruta Correa)

Fribourg, galerie Ruta Correa

Istanbul, Dirimart Art gallery

Monaco, Espace Quai Antoine-Ier

2005

Berne, galerie Artdirekt

Barcelone, galeria Victor Saavedra

2006

La Coruña, MACuF : The last 25 years

Paris, Ensb-a : The Alice Series

2007

Istanbul, Dirimart Art gallery :

Pat Andrea : autour de l’éloge de la folie

Chenonceau, château de Chenonceau : Pat Andrea – Alice

Athènes, Frissiras Museum : Alice au pays des merveilles

Athènes, galerie Thanassis Frissiras : Pat Andrea – recent work

Bruxelles, Le salon d’Art : Le Botanique

Bruxelles, Cook & Book : sélection

2008

Paris, galerie Argentine : La Puñalada

La Haye, Gemeentemuseum : Pat Andrea – Alice

La Haye, galerie Ramakers : Met andere woorden

Barcelone, galeria Victor Saavedra : Work in progress, Les fleurs du mal

2009

Calais, musée des Beaux-Arts : Pat & Alice

Paris, galerie Eric Mircher : Kunsttheorie !

Arcueil, Espace Julio Gonzalez : Du bon goût au comet 67

Bruxelles, galerie Withofs

Belgrade, galerie (C)Haos

Luxembourg, galerie Bernard Ceysson

Saint-Arnoux-en-Yvelines, Maison Elsa Triolet et Aragon : Couple avec Cristina Ruiz Gunazu

Nice, Galerie des Ponchettes/ MAMAC : Pat Andrea & Alice

2010

Madrid, Benveniste Contemporary : Mama coleccionaba cuchillos

Barcelone, Arts Santa Monica : Projet Alice

Barcelone, galeria Victor Saavedra

Lyon, galerie Anne-Marie et Roland Pallade

2011

utrecht, galerie Quintessens

La Haye, galerie Ramakers Tournai, Rasson Art Gallery

2012

utrecht, galerie Quintessens : Het Gebaar

New York, Bertrand Delacroix Gallery : Pat Andrea Irrealism

2013

Hasselt, Cultuurcentrum : on the walls

Madrid, Benveniste Contemporary : The Klinger suite

Paris, galerie AREA : Rien à vendre

San Juan (Argentine), MPBA Franklin

Rawson : Pat Andrea y Alicia

Cordoba (Argentine), Museo Emilio

Caraffa : Pat Andrea y Alicia

Bruxelles, galerie Petits Papiers (avec Milo Manara)

2014

Lyon, galerie Anne-Marie et Roland Pallade

Buenos Aires, Fortabat Art Collection

La Haye, galerie Ramakers

Trouville, mairie de Trouville

2015

Santiago du Chili, Botanico (centro de eventos) : Pat & Alice

Paris, galerie AREA : L’Atelier transparent

Barcelone, galeria Victor Saavedra : La Virgen de las Rocas

ExPoSITIoNS

CoLLECTIVES

1969

Zurich, Helmhaus : Haager Kunstler

1970

Recklinghausen, Städtische Kunsthalle : Zeitgenossen

1971

Bruxelles, galerie Withofs : 9 dessinateurs européens

1974

Schelderode, Kunstforum : Nederlandse tekenaars

1975

Düsseldorf, Kunstpalast : Niederländiske Künstler

1976

Paris, galerie Jean Briance

Trait pour Trait

Rotterdam, Doelen : 12 Hagenaars

1977

Paris, CNAC : Papiers sur nature

1978

Norwich, Castle museum : Contemporary watercolours from The Hague

1979

Bruxelles, Palais des Beaux-Arts : La nouvelle subjectivité

1980

Kortijk, campus : Woord en beeld

Saint-Paul-de-Vence, Fondation

Maeght : Les dessins

Leiden, Lakenhal : Schilderkunstig realisme...

Bruxelles, Palais des Beaux-Arts : Aktuele Kunstmarkt

Rijeta : VIII international drawing exhibition

1981/1985

Schilderkunsting realisme in Germany, Denmark, Belgium, Greece, Bulgaria, Ireland, Great Britain…

1982

Madrid, ARCo (Elisabeth Franck Gallery)

Mexico : Modern Art from Holland

Paris, Centre Georges-Pompidou : Dessins d’expression figurative

1983

Bruxelles, musée d’Ixelles : La grande absente

Apeldoorn, Van Reekum museum : Een hond aan de waslijn

Acquoy, Kijkschuur : Accenten 9

1984

Bruxelles, Palais des Beaux Arts : Artennis

Amersfoort, Zonnehof : Andrea, Blokhuis, Van Dreven en de Haan

Paris, Centre culturel WallonieBruxelles : un musée, des chefs-d’œuvre

1985

Varna, Biennale de gravure

Paris, Espace Mercedes-Benz : Europe et toiles

Paris, musée-galerie de la Seita : Autoportraits contemporains

1986

La Haye, Gemeentemuseum : Met het oog op Den Haag

Saint-Goazec, Château de Trévarez : À cor et à cri

Los Angeles, ICAF (Elisabeth Franck Gallery)

1987

Amsterdam, Stedelijk Museum : De Ahold-collectie

1988

Den Bosch, Noordbrants Museum : De Collectie Cleveringa

1989

La Haye, Pulchri Studio : De aquarelisten

Paris, Bibliothèque historique : Centenaire de Barbey d’Aurevilly

Paris, SAGA, galerie AREA : Bronzes de peintres

Tilburg, musée du Textile : 8 in opdracht

1990

Paris, CNAC, Acquisitions FNAC 89 Paris, Institut néerlandais : Pleins feux sur La Haye

Rotterdam, World Trade Center : Modern Art Travels East-West

Singapour, Empress Place museum : Modern Art Travels East-Weast

Nice, Art Jonction (galerie L’Œil écoute)

Aix-en-Provence, Fondation Vasarely : Scène et mise en scène

Bourg-en-Bresse : 8e Biennale d’Art contemporain

Fribourg, galerie Ruta Correa : Aspects

1991

Paris, musée du Luxembourg : La femme enfin

Saint-Priest, musée municipal : Passions privées

Francfort, Art Frankfurt, galerie Ruta Correa

1992

Barcelone, musée Melcior Colet : Suite olympique

Miami, Art-Fair, Andres gallery

1993

Saragosse, Palacio Sastago : 11 de France

Madrid, Casa Velazquez : 11 de France

La Haye, Pulchri Studio : Pères et fils

Toulon, musée de Toulon : L’éloge de la peinture

1994

Amsterdam, Arti : Pulchri in Arti

Homécourt, galerie Pierre

Gouverneur : Transréalisme

La Haye, Smelik & Stokking galleries : Raakvlakken

Grenoble, galerie Antoine de Galbert

Paris, Centre culturel du Mexique : Territorios

Paris, Pavillon Tusquets : Images pour la paix

Porto, galeria Fernando Santos

Nice, galerie Raph Debarn : Retour à l’œil et au-delà

1995

Paris, galerie Pascal Gabert : Collection d’artiste

Cannes, Art Jonction, galerie Raph Debarn

Paris, Fondation Coprim : L’éveil artistique et ses enjeux

Paris, FIAC, galeria Fernando Santos

1996

Arnhem, Museum voor Modern

Kunst : Stromingen lans Rijn

Paris, Fondation Coprim : Paysages de la mémoire

Madrid, ARCo, galeria Fernando Santos

Monaco, 3e prix d’Art contemporain

Paris, Salon de Mai

Buenos Aires, Museo Sivori : Viajes en la palabra y en la imagen

Weert, De Tiendschuur museum : De collectie Weegels

Bruges, beffroi : 20 nederlandse kunstenaars

La Haye, galerie Ramakers : 6 visies op de werkelijkheid

Bruxelles, musée d’Ixelles :

Groeninge collection

Amsterdam, Palais royal : 125 jaar koninklije subsidie

1997

Paris, galerie Claude Lemand : Tondo

Paris, Fondation Guerlain : Visages Francfort, Art Frankfurt : Funktion der Zeichnung

Bruxelles, Le Botanique : Magritte en compagnie

1998

Madrid, ARCo : Arte no Tiempo Cascaïs, Gandarinha

Buenos Aires, Arte BA : Jorge Mara – La Ruche

Cadiz, Palacio Provincial : Fondo de Arte de Sen

Paris, galerie R&L Beaubourg : Œuvres choisies, mosaïque

Porto, galeria Fernando Santos : Arte no Tiempo

1999

Buenos Aires, Recoleta : Proximamente en Argentina

Antony, La Maison des Arts : Dessins

Paris, galerie Claude Lemand : Tondo 2

Paris, galerie Pascal Gabert : Moraïma

2000

Barcelone, galeria Victor Saavedra Athènes, Bazaar gallery : 2000 conserves

Nice, musée d’Art moderne Amérique latine, exposition itinerante M2 A2

Canaries, Las Palmas de Gran Canaria, galeria Manuel ojeda utrecht, galerie Quintessens (avec Kees Andrea)

2001

Paris, Musée du Luxembourg

Paris, Espace Accatone : Cruci-fictions

Paris, galerie Pascal Gabert : Figure

La Rochelle, Pachamama : Les Chemins de la liberté

La Haye, Pulchri Studio : Beautiful

Girls

2002

Istanbul, Dirimart Art gallery : Complicité

Maastricht, TEEFAF

Amsterdam, PAN

Paris, galerie Rachlin-Lemarié

Beaubourg

2003

Arnhem, MMKA : De ontmoeting

Créteil, Maison des Arts : Painting in progress

Paris, galerie Pascal Gabert : Le Voyage

Barcelone, galeria Victor Saavedra : Singular

Barcelone, Teatro del Liceo : Visions sur la Walkyria

Taïwan, Musée Kaohsiung, Musée

Taichung : Peintres de Paris

La Haye, Gemeentemuseum : Nieuwe Hàagse School, jaren 70 Zagreb, Musée Klovicévidvori : under the same sky

Paris, Salon de Mai

Rotterdam, ING : Réalistes de La Haye

2005

Mont-de-Marsan, Centre d’Art et contemporain Raymond Farbos : un Aix-sur-Vienne : Au-delà du corps

Issy-les-Moulineaux, Biennale

2006

Paris, Café El Sur : El Colectivo

Paris, Art Paris, galerie Beaubourg

Spanbroek, Frisia Museum : Image – aliénation de l’homme

Gorinchem, Gorcums Museum :

La magie du réalisme

Fuentetodos, Sala Ignacio Zuluaga : Monotypes

Buenos Aires, galerie Ro : Cuestion de Familia

Saint-Paul-de-Vence, galerie

Catherine Issert : Dessins

2007

Paris, galerie Serge Aboukrat : Dessine-moi un…

Rotterdam, Kunsthal : Vive la peinture

La Haye, Pulchri Studio : La Nouvelle

Histoire

Mexico, Fundación Sebastían : Volcan

Mexico, Museo de la Catedral : Ex Voto

utrecht, galerie Quintessens, avec Vittorio Roerade.

Paris, galerie Kamchatka : L’eau et les rêves

Paris, El Sur : Plusieurs

Paris, galerie Baudoin Lebon : Mues

2008

Paris, galerie Argentine : Lo Argentino

oyonnax, Centre Aragon : Autour d’Alice

Paris, Salon du Dessin contemporain, galerie Eric Mircher

Mont-de-Marsan, centre d’Art contemporain Raymond Farbos : Figuration de l’imaginaire

Barcelone, galeria Victor Saavedra : La Nouvelle Histoire

2009

Paris, Art Paris, galerie Bernard Ceysson.

Madrid, Benveniste Contemporary : A limerence reaction

Périgueux, Espace culturel François-

Mitterrand : De la couleur au trait

Paris, Semaine du dessin – un salon particulier : Les inattendus du désir

2010

Paris, Casa Argentina : El Colectivo

Paris, galerie Pierrick Touchefeu : Disturbing

Mons, Cercle d’Art

Paris, galerie Pierrick Touchefeu : Chic Dessin

Paris, galerie Lefor openo : Avoir vingt ans

Besançon, musée des Beaux-Arts, Collection Guerlain

Bruxelles, galerie Aeroplastics

Bourg-la-Reine, 15e Rencontres d’Art contemporain : une affaire de famille

Madrid, Benveniste Contemporary : La Estampa

Bruxelles, galerie Mineta : Salvation Athènes, Frissiras Museum : The naked truth

Buenos Aires, galeria Jorge Mara –La Ruche : Collages

2011

Hanovre, galerie Kubus : Arc-en-ciel

Paris, galerie Pierrick Touchefeu : Chic Dessin

Issy-les-Moulineaux, Biennale

Paris, galerie Argentine : El Arte de por medio

Manille, Altro Mondo Gallery : High Notes

La Haye, Galerie Van Heijningen : Hommage à Kees Andrea

La Haye, Pulchri Studio : Aan Walter Nobbe

Shanghai, Art Fair, Altro Mondo Gallery

Lyon, galerie IuFM Confluences : Hommage à Christian Caligarot

La Haye, galerie Ramakers : ode aan Brecht

La Haye, Leo Van Heyningen : Hommage à Kees Andrea

Paris, Casa Argentina : Padrinos

Shanghai : Art Affaire Shanghai

Lyon, galerie Elisabeth Couturier : Braun Renaud

utrecht, galerie Quintessens : Met Pepe Cerdà

La Haye, galerie Ramakers

Tournai, Rasson Art Gallery

Issy-les-Moulineaux, Musée français de la Carte à jouer : Alice et la carte à jouer, de John Tenniel à Pat Andrea

2012

Madrid, ARCo, Benveniste

Contemporary

Madrid, Benveniste Contemporary, Community

Paris, galerie Pierrick Touchefeu, Carrousel du Louvre : Art Paris

Lyon, IuFM Confluences : 10 ans après

utrecht, galerie Quintessens : Het Gebaar met HP de Boer

Bruxelles, galerie Aeroplastics : Leopold Rabus & Guests/Tiré

d’une histoire vraie

Madrid, Benveniste Contemporary : The Klinger Suite

2013

Paris, galerie Albert Benamou : Contes cruels

Saint-Paul-de-Vence, Fondation

Maeght : E-motion, Collection Massini

Barcelone, galeria Victor Saavedra : La Cruda

Paris, galerie Argentine : Hommes peintres – femmes sculpteurs

Paris, Angoulème, Perpignan, Bruxelles : Quelques instants plus tard

Istanbul, Art Bosporus, galerie d’Ys Athènes, Frissiras Museum : The deceit of the flesh

Paris, Institut Cervantes : Rayuela : el Paris de Cortazar

Paris, ChiFra#1, Chine-France

Nice, Collection Fauchon-Banque de Nice

2014

Pékin, ChiFra#1, Chine-France, Musée national de Chine

Shenzhen, ChiFra#1, Chine-France

Chongqing, ChiFra#1, Chine-France, Chongqing Art Museum

Paris, galerie Routes : un quart d’heure avant la fin du monde

Paris, Centre Georges-Pompidou : Collection Guerlain,

Paris, Drawing Now

Paris, Salon du dessin contemporain

Paris, Art Paris, galerie Claude Lemand

Paris, Casa Argentina : Musica

Paris, 10 ans de la galerie Poppy

Arvani : Errance

Libourne, Sélection Guerlain utrecht, galerie Quintessens :

Paris Nu

La Haye, Pulchri Studio : De Tekeningen

La Haye, galerie Ramakers : 20 ans Perpignan, ACMCM : 10 ans de passion

Miami, Pinta-art fair, Teresa

Anchorena Galeria de Arte

Andalousie (Cadiz…) : Cortazar

2015

Singapour, Art stage, galerie Altro

Mondo

Mons, Salon du Bon vouloir : L’autoportrait

La Haye, Pulchri Studio : Family matters

Paris, La Maison Rouge, MAD

Benveniste Contemporary

Perpignan, ACMCM : La Nouvelle

Histoire

2016

Montpellier, espace d’art Dominique

Bagouet : Esprit éclairé, esprit libre

Perpignan, ACMCM : Juste pour le plaisir

Barcelone, galeria Victor Saavedra : Singular 2016

Florac, Tribunal : Voyelles

Casablanca, Ambre : Voyelles

Paris, Grand Palais : Hergé

Paris, galerie Laurent Strouk : Paperworks

Paris, galerie M. C. Duchosal : Templum

Paris, Casa Argentina : Cosas de la mente

MuSÉES ET CoLLECTIoNS

PuBLIQuES

Amsterdam, Collection ABN AMRo

Amsterdam, Collection ING

Amsterdam, Stedelijk Museum

Arnhem, Museum voor Moderne Kunst

Assen, Drents Museum

Athènes, Copelouzos Family Art Museum

Athènes, Frissiras Museum

Belgrade, musée d’Art moderne

Bruxelles, Collection du Parlement européen

Buenos Aires, El Museo de Arte Tigre (MAT)

Buenos Aires, Museo Fortabat

Buenos Aires, Museo Nacional de Bellas Artes

Calais, musée des Beaux-Arts

Cordoba (Argentine), Museo Emilio

Caraffa

Enschede, Collection Hans Melchers, museum MoRE

Issy-les-Moulineaux, Musée français de la Carte à Jouer

La Coruña, MACuF

La Haye, Caldic collection, museum Voorlinden

La Haye, Haags Gemeentemuseum

La Haye, Institut Collectie Nederland

Lausanne, musée olympique

Liège, musée d’Art moderne

Maldonado (uruguay), MAAM

Mons, Beaux Arts Mons (BAM)

New York, Museum of Modern Art (MoMA)

Nice, Collection Massini

Nice, MAMAC

Paris, Centre Georges-Pompidou

Paris, Collection Guerlain

Paris, Fonds national d’Art contemporain

Rotterdam, Boymans Van Beuningen

Saint-Paul-de-Vence, Fondation

Maeght

San Juan, MPBA Franklin Rawson

Schiedam, Stedelijk Museum

Tilburg, musée du Textile

COORDINATION

Marie LABORDE

TEXTES

Amélie ADAMO

Lydia HARAMBOURG

RELECTURE

Anne TERRAL

GRAPHISME

Antje WELDE, voiture14.com

PHOTO

Jean-Louis BELLURGET

Patrick CHAPUIS

IMPRESSION

AGPOGRAF - Barcelone

LIEN ART

ISBN : 978-2-35906-210-6

Imprimé en Europe

Achevé d’imprimer : février 2017

Dépôt légal : février 2017

© Galerie Laurent Strouk, Paris

© Pat Andrea

Seules les œuvres présentées de la page 8 à la page 70 sont exposées à la galerie Laurent Strouk.

galerie Laurent STROUK

2 avenue Matignon

75008 Paris

www.laurentstrouk.com galerie@laurentstrouk.com + 33 1 40 46 89 06

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