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Celui qui a entretenu pendant plusieurs années un dialogue avec l’Alice de Lewis Carroll peint des icônes. Profanes et contemporaines, elles demeurent la part obscure d’un univers inversé et clos dans le champ de la toile. Si la peinture d’icônes a ses règles, Pat Andrea exerce les siennes. Proche de la Nouvelle Subjectivité, il demeure radicalement libre dans la construction de son langage et le développement de sa pensée pour l’acte de peindre qu’il pratique avec délectation et une grande maîtrise du métier. À un refus de la littéralité du récit, il répond par un réalisme onirique du graphisme, récepteur de l’expression virtuose du trait qu’il domine sans maniérisme.
Pour ce grand connaisseur des Maîtres, héritier de la Renaissance, puisant aux sources de l’âge d’or de la peinture des Pays-Bas, marqué par Mondrian, son compatriote, le sujet est un leurre. L’illusionnisme plastique se double dans sa peinture de celui du sens. Voilà ce qui fascine et déconcerte dans ses scènes dont les acteurs sont incorruptibles à la rationalité. Son audace réside dans le paradoxe qui consiste à nous montrer dans sa vérité descriptive la plus éloquente ce qui ne cesse de se dérober à la raison en nous égarant bien malgré nous. Le rêve a pris forme dans une boîte de Pandore qui a libéré des êtres devenus, par la magie picturale, plus présents et plus vrais que nature.
Troublants, dérangeants, ses personnages déclenchent une catharsis qui délivre tous les fantasmes, les hallucinations et les désirs tus, tous les rites et les pulsions dans leur ambivalence nietzschéenne.
Partir de l’imaginaire pour recréer le réel ou, inversement, trouver dans les signes du réel les enjeux interprétatifs offerts à un rêve ininterrompu, c’est dans ce balancier que naît le corps de sa peinture.
La traversée du miroir implique de renouer avec la perte de nos délires, de nos visions, de nos peurs et de nos extases. Le peintre est un imagier, au sens médiéval où le pouvoir initiatique de l’image raconte, enseigne et surtout révèle.
Faire apparaître ce qui restait caché. Tableau après tableau, l’histoire de sa peinture s’écrit dans son épiphanie.

L’image se prête à toutes les fantasmagories sur la toile comme lieu de la peinture. En cela, sa narration s’octroie tous les droits. De l’érotisme glacé à la violence la plus subtile, l’ambiguïté sexuelle exerce sur le spectateur un trouble d’autant plus prégnant que le peintre pratique l’arrêt sur image.
Tout se fige. Les figures dans leur chute semblent en apesanteur dans un espace délimité renvoyant à celui du cadre d’une scène de théâtre dont il reprend la géométrie des horizontales et des verticales découpant une perspective feinte, qui s’ouvre et se rabat en démultipliant les phases du récit.
Tout commence avec un dessin préparatoire de mise en place. Identique à la sinopia des fresquistes du Trecento florentin et pisan, l’esquisse préliminaire mûrit sur un support particulier, une toile qui évoque un papier parfaitement lisse. La composition s’élabore selon les règles d’un classicisme construit sur des lignes de force ordonnatrices d’harmonie et d’équilibre. De ce jeu plastique rigoureux naît une chorégraphie mue par des rythmes qui dispensent une tension née d’un réel identifiable, échappant brusquement à toute logique soumise à la déviation.
Une métaphore visuelle se déroule dans un huis clos implacable où ont pris place des femmes-enfants, lolitas pourvoyeuses d’artifices, manipulatrices d’hommes lilliputiens mis en abyme dans des divertissements pervers, auxquels se joint souvent un chien. L’étrangeté pactise avec la métamorphose inductrice d’avatars au service d’une narration de plus en plus équivoque. On assiste à un renversement dialectique pour lequel le peintre propose des clés. Elles ouvrent sur des mondes personnels laissant filtrer des détails constitutifs d’une storia comme lieu virtuel engendré par un travail mémoriel. Les briques évoquent les maisons en Hollande, ailleurs un avion perdu dans le lointain d’une scène est un clin d’œil à la chute d’Icare de Brueghel. Les mythes historiques et littéraires, l’actualité dramatique – l’allusion aux attentats avec la femme-mitrailleuse à trois jambes, la femme terrorisée qui pisse, inspirées par les monstres de Bosch, un de ses premiers amours picturaux avec la peinture hollandaise – développent une iconologie qui nous piège par sa transsubstantiation picturale. Du dessin objectif
à sa mise en matière, un mélange d’huile et de caséine, qui dispense une sensualité en écho à l’univers placé sous les figures tutélaires de Hypnos, Thanos, Éros et Némésis, l’irrationnel étend son emprise sur notre lecture violée dans nos certitudes.
Sans nuire à la pureté de la ligne, parfois doublée d’un trait blanc pour une discrète mobilité, la densité matiériste délivre toutes ses splendeurs. Riche de la flamboyance d’un chromatisme savoureux et satiné, sa palette privilégie les couleurs primaires chères à Mondrian, déclinées dans leurs complémentaires.
Amorales, ses scènes assument la complaisance exhibitionniste qui demeure la part sombre de la séduction originelle révélée en plein jour. Sous la lumière d’un monde transgressé jusqu’à l’absurde, une dimension poétique submerge sa peinture.
Pat Andrea cultive le déséquilibre comme un divertissement pascalien qui revêt les atours de la peinture, éternelle.
© Lydia Harambourg
Historienne Critique d’art Correspondant de l’Académie des Beaux-Arts



est venue dÈs le déBut, comme envie de montrer les émotions.















dans ma peinture, le chien joue deux fonctions essentielles : il est messager entre l’homme et la femme, récepteur de leurs émotions, véhicule d’amour ou d’agressivité, mais il est aussi un élément de construction, une forme horizontale qui permet de tisser la profondeur de l’espace.




j’ai une grande admiration pour la Beauté des femmes, leur regard, leur corps. et en même temps, souvent je ne les comprends pas.

60 x 73 cm2016







sans titretechnique mixte sur papier60 x 70 cm2016 sans titretechnique mixte sur papier60 x 70 cm2016





est importante dans la recherche de l’image. comment dessiner spontanément une forme qui n’est pas la réalité oBjective mais qui est meilleure, plus forte, qu’une forme physiquement correcte.





déséquilibrestechnique mixte sur papier60 x 70 cm2015 un grand vase de fleurstechnique mixte sur papier60 x 70 cm2015




je voulais aussi comprendre
le merveilleux rendu des primitifs flamands.





les dessins, c’est la premiÈre recherche d’une idée vague, donc il y a quelque chose d’essentiel, des images pures, pas encore contaminées par des réflexions esthétiques.




c’est un peu dans cet entre-deux que j’ai créé mes intérieurs, comme des théâtres dans lesquels est donnée à voir l’intimité de scÈnes quotidiennes.






Pat andrEa Et améliEadamo, à l’atEliEr dE l’artistE,
Paris, décEmbrE 2016


a.a. il y a, dans les tableaux récents que tu présentes àlagaleriestrouk,uneconfrontationentredespiècesde petites dimensions et des très grands formats. Qu’estcequelamonumentalitéamènecommespécificitédans ta manière de travailler?
P.A. c’est une approche nouvelle de la peinture, une autre manière de penser le tableau. Quand l’œuvre est très grande, cela entraîne le spectateur dans le tableau. le grand format convient aussi beaucoup à ma gestuelle, je suis très à l’aise. Je peux inventer des personnages en tout petit et les exécuter ensuite en gigantesque avec mon ordinateur intérieur qui les agrandit sans problème. Je vais de plus en plus vers ce type de format car il me donne la sensation que j’ai vraiment terminé l’œuvre, dans tous les sens: ce n’est pas la peine de discuter ou de changer les choses, c’est comme ça et c’est tout. avec les petits formats, c’est plus intime, j’ai toujours l’impression que je pourrais y changer quelque chose. autre différence par rapport aux grands tableaux, si l’on considère les dessins: c’est la première recherche d’une idée vague, donc il y a quelque chose d’essentiel, des images pures, pas encore contaminées par des réflexions esthétiques. certaines subtilités de ces premières tentatives disparaissent lorsque l’on fait le grand œuvre. Et puis il y a quelque chose de miraculeux dans la pratique du dessin, ce presque rien de graphite et de fusain, posé sur un petit bout de papier, grâce auquel s’ouvre aux yeux un monde entier.
a.a. on retrouve dans les tableaux exposés des thématiques récurrentes, présentes dans ton travail depuis les débuts : en particulier le thème de l’intérieur. Pourrais-tu parler de ton attachement à ce thème et de ses liens avec la peinture hollandaise? car il semble y avoir,danslesfondsdetesœuvres,l’empreinteducalme et de l’ordre des petits intérieurs bourgeois hollandais…
P.A. l’intérieur est en effet une chose très hollandaise. Encore aujourd’hui, si tu marches dans les rues le soir, tu peux regarder à l’intérieur des maisons parce que les fenêtres ne sont pas fermées par des volets. Pour les Hollandais, l’intérieur est un espace très intime mais aussi presque public, que tout le monde peut voir. c’est un peu dans cet entre-deux que j’ai créé mes intérieurs, comme des théâtres dans lesquels est donnée à voir l’intimité de scènes quotidiennes. la question de la
construction est aussi très importante: j’ai besoin de cadrer mes personnages. Je pars de représentations d’intérieur où résident l’ordre, le calme, le silence, le bien-être mais qui toujours dérapent vers un certain bordel: toujours une petite ou une grande catastrophe vient déséquilibrer le tableau.
a.a. Une construction classique mais renversée par un désordre baroque?
P.A. oui, tout à fait. il y a dans mes intérieurs une mesure, un silence, une gestuelle posée, une atmosphère, qui peuvent faire écho au Quattrocento hollandais et italien mais dans lesquels j’introduis une perturbation. ce sont toutefois des petites catastrophes. ce qui m’intéresse, c’est cette intrusion d’accidents dans la petitesse tranquille de l’intérieur: ici un vase de fleurs qui tombe, là un chien qui fait trébucher une personne.
a.a. ce goût pour la réalité triviale, quotidienne, avaitil une origine autobiographique?
P.A. oui, absolument. dès le début, j’ai voulu faire une peinture personnelle, guidée par une nécessité intérieure. Je m’inspirais de ma vie quotidienne, avec ses hauts et ses bas. Une vie intime qui, à l’époque, était très conflictuelle: ce que j’ai appelé ma guerre des sexes. àpartir de cette réalité intime, de ces expériences profondément vécues, je désirais créer une œuvre d’art. créer un tableau intéressant qui ne soit pas illustratif ni mièvre, mais qui puisse s’ouvrir, au-delà de l’anecdote, à quelque chose de plus universelet d’archétypal. Je voulais représenter non pas une chute, un cri, une femme, mais la chute, le cri, la femme.
a.a. Parmi les petites catastrophes que tu dépeins, la chute est une thématique récurrente dans ton travail. cette chute des personnages ne révèle-t-elle pas un déséquilibre tant physique que psychique ?
P.A. oui, tout à fait. Et il y a dans la chute déjà le côté baroque qui se montre. cela apparaît très tôt, presque en même temps que s’affirme l’aspect plus classique, silencieux et tranquille de l’intérieur bourgeois. cette ambivalence correspond aussi à ma manière d’être et de penser. lorsque l’on me dit ou que je dis quelque
chose, je peux voir ou penser aussitôt son contraire. Je m’intéresse à la limite des choses, à leur point de basculement, au moment où une réalité, un état ou une attitude peuvent d’un coup vaciller et se renverser. le changement d’attitude qu’induit la perte d’équilibre, psychique et physique, crée une forme nouvelle dans l’espace du tableau, c’est ça qui me plaît.
a a Pour revenir à l’idée d’un héritage classique dans ton travail, pourrais-tu parler de ton rapport à la renaissance ?
P.A. ce qui m’a beaucoup intéressé, c’est surtout la pré-renaissance. c’est précisément un moment où d’un coup les choses basculent. on passe de l’art formaté et maniériste du moyen Âge, qui vient de la tradition des icônes, à la renaissance et à sa conquête de la réalité. c’est en particulier l’attachement au portrait et la découverte de l’individu. après, quand la renaissance bascule vers le baroque, à la fin du xvie, avec toutes ces grandes compositions, débordantes d’hommes nus qui sautent et volent dans les cieux, là non, je décroche. Pourtant, je dois bien reconnaître que j’ai un peu de ça en moi : l’envie de faire des images composées, avec des mouvements d’objets ou de personnages, des choses et des attitudes inattendues, pour créer la surprise, pour taper dans l’œil. mais s’il y a en moi un côté baroque, je ne le veux pas aussi grandiose ou sérieux que celui du grand art. ce qui m’intéresse, dans cette grandiloquence, c’est aussi de chercher le contraire : la petitesse et l’humour.
a.a. cette complexité et cette ambivalence que tu recherches dans les thématiques, elles s’affirment aussi dans ta manière de peindre, volontiers hybride et mêlant les formes de réalisme : tantôt proche d’un certain illusionnisme, tantôt jouant de déformations du réel (aplanissement, erreur d’anatomie, etc.)…
P.A. oui, j’ai toujours recherché les déformations et aimé jouer avec les fautes. c’est une intuition que j’ai eue dès les débuts. Quand tu regardes l’histoire du xxe siècle, après l’invention de la photographie qui pouvait parfaitement fixer le monde tel qu’on le voyait, tu vois que les artistes ont cassé la figuration et cherché d’autres possibilités. Je suis parti de cette modernité mais d’une façon modérée, c’est-à-dire en cherchant une forme
de synthèse avec une tradition plus réaliste. Je voulais créer des cassures entre différentes optiques et visions du monde. Je désirais jouer avec des combinaisons de styles, en mêlant la planéité et les déconstructions modernes aux techniques plus classiques. J’ai essayé dans ma figuration d’être le plus libre possible, de n’avoir aucune règle préalable ni contrainte de style et d’utiliser tous les moyens qui pouvaient me servir à faire une image intéressante et inoubliable.
a.a. dans cette recherche, quel regard à l’époque astu porté sur le pop art ?
P.A. le pop art, c’était une gentille indication que l’on pouvait faire autre chose et détourner des graphismes déjà existants, utiliser la publicité et se référer à une culture populaire. ça a été introduit quand j’étais aux beaux-arts et ça a donné une impulsion, comme forme de libération et nouvelle vision du monde, mais je ne voulais pas faire des choses qui avaient la marque pop art. Et il ne faut pas oublier que l’art de Picasso par exemple a été une ouverture bien plus importante que le pop art…
a a comment est venu ton goût pour les techniques traditionnelles, comme l’usage de la caséine ?
P.A. aux beaux-arts, grâce à l’un de mes professeurs que j’admirais beaucoup, j’ai exploré diverses techniques et j’ai commencé à utiliser la caséine que je faisais moi-même dans la cuisine. J’ai découvert que c’était agréable. Je voulais aussi comprendre le merveilleux rendu des primitifs flamands dont on disait qu’ils avaient inventé la peinture à l’huile, mais qui en réalité utilisaient la tempera (la peinture à l’œuf) ou la caséine (au lait). Une base sur laquelle ils ajoutaient de l’huile, en transparence, pour créer un éclat et une profondeur spéciale. c’était ça, l’invention. c’est cette qualité de surface qui m’intéressait beaucoup, mais il n’y avait aucun académisme là-dedans, je ne voulais pas faire des tableaux comme les anciens. même si je les ai beaucoup regardés étant étudiant. à l’époque, mon premier héros, c’était Jérôme bosch et les primitifs flamands. J’avais aussi une grande admiration pour un peintre cruel comme Goya.
a a Quelle place accordes-tu au dessin par rapport à la couleur ?
P.A. Je pars en principe d’une image linéaire. si je pars de la ligne, c’est qu’elle définit plus les choses que la couleur. le contour est ce qui sépare une forme d’une autre et qui permet donc de définir une chose reconnaissable. Je suis pratiquant de la religion de la ligne, invention pour laquelle on pourrait édifier une église ! c’est une grande découverte, une abstraction totale du monde que de pouvoir le représenter par des lignes. il n’y a pas de lignes dans la nature. il n’y a que des directions, des croisements de volumes, des aplats. Un animal ne voit pas et ne comprend pas une image en lignes. c’est complètement abstrait. En général, mes images naissent avec des petites esquisses. Je suis un analytique. dès le début, je visualise et je réfléchis au placement de telle ou telle ligne. car il y a une qualité esthétique et psychique de la ligne, de la forme ou de la déforme. la question de la déformation est importante dans la recherche de l’image. comment dessiner spontanément une forme qui n’est pas la réalité objective mais qui est meilleure, plus forte, qu’une forme physiquement correcte.
a.a. Peux-tu parler de la nature de tes fonds, et de leur rapport avec les figures ?
P.A. Je varie souvent les moyens qui permettent de distinguer les protagonistes et le fond. Parfois j’ai envie de garder un paysage, parfois j’utilise un aplat de couleur. J’utilise aussi souvent des représentations de murs en brique. Je pense que cela vient de mes origines, j’ai grandi en Hollande où les maisons sont construites en brique. cela rejoint aussi mon désir de représenter la notion d’intérieur, d’abri tranquille. ces différents types de fonds permettent toutefois de créer des effets ambivalents : soit ils renvoient à quelque chose d’intime et d’agréable, soit ils se donnent comme surface chromatique plus agressive. l’usage décoratif de la couleur posée en aplats, séparés par une ligne noire, est bien sûr un écho à l’abstraction de mondrian que j’ai toujours trouvé harmonieuse, magnifique. J’ai eu envie de combiner cette harmonie avec le désordre de mes intérieurs. Plus prosaïquement, cela m’a aidé à structurer mes tableaux.
a.a. dans les tableaux exposés, je vois des représentations de snipers et de mitraillettes, d’explosions et de kamikazes. ces sujets renvoient à la
violence du monde contemporain : une réalité sensible et une dimension politique auxquelles tu as été réceptif dès les débuts de ton travail…
P.A. oui, tout cela renvoie à la situation dans le monde, aux guerres que l’on nous raconte tous les jours, à tous ces personnages qui se font sauter et qui se sont introduits d’un coup dans notre quotidien. Et c’est vrai que j’ai été très tôt fasciné par ce type de sujet : l’un de mes premiers tableaux était inspiré de la mort du président Kennedy, tué dans sa voiture. tous ces événements tragiques sont l’expression de la violence qui est à l’intérieur de l’homme. c’est tellement fort, terrible et incompréhensible, cet irrespect de la vie. détruire la vie pour des raisons politiques ou religieuses, c’est tellement absurde ! ça l’est autant que les absurdités présentes dans les images de Jérôme bosch, mon premier grand amour en peinture. Je ne voulais pas être un peintre dans sa tour d’ivoire. Je voulais représenter cette présence de la violence dans la quotidienneté, mais je ne désirais pas représenter une grande catastrophe, je cherchais plutôt une manière personnelle, timide et petite. au quotidien, je suis quelqu’un de relativement équilibré et, quelque part, je ne comprends pas la violence. c’est pour ça qu’elle me fascine et que j’essaie de vivre avec en l’introduisant dans ma peinture. c’est sans doute la même chose avec les femmes, je ne les comprends pas trop, alors je les peins pour espérer peut-être mieux les comprendre !
a a Parmilestableauxrécentsquifontréférenceàun événement tragique, l’un d’entre eux fait écho à la mort de bertrand delacroix… Peux-tu évoquer la manière dont tu as traité ce sujet qui passe en second plan dans la construction de l’image ?
P.A. bertrand delacroix était mon galeriste de new York. l’un de ses loisirs était la pratique du deltaplane. souvent, avec l’un de ses petits chiens, il allait voler le week-end. cela m’impressionnait beaucoup. J’ai exposé chez lui en 2012. c’était une exposition qui fut un peu catastrophique car il y a eu au même moment une grande tempête qui s’est abattue sur new York et la rue où était située la galerie fut inondée. ce drame annonçait peut être celui qui allait se produire deux ans après lorsque le galeriste fut tué dans un accident de deltaplane. c’est une mort vraiment bizarre dont j’ai
appris la nouvelle lorsque j’étais en train de chercher une composition pour ce grand tableau. J’ai imaginé un paysage bucolique où un petit homme tombe du ciel quelque part au loin, comme un petit détail presque invisible. bien sûr, ça m’a tout de suite fait penser à un tableau de brueghel, la chute d’icare, au musée old masters de bruxelles. dans ce tableau, on ne distingue que les jambes du personnage qui se débat dans la mer, détail infime noyé dans la composition. chez brueghel, à l’avant-plan de l’œuvre, on voit un paysan qui laboure la terre et dans mon tableau, ce sont des femmes et des chiens dans un parc. mes personnages ne semblent pas savoir ce qui se passe, en dehors d’une figure qui paraît voir la catastrophe. il n’y a donc pas d’unité de temps. c’est comme dans cet intérieur où une femme semble réagir en entendant le début d’une explosion, de même qu’une petite construction de maisons sur la table chute et prend la forme d’une tête de mort, tandis qu’un personnage à gauche est déjà complètement détruit par l’explosion. il y a aussi la série Pompéi, où je représente une catastrophe, l’éruption d’un volcan, qui surprend des personnages occupés à diverses choses. àcette époquelà, j’ai été inspiré par une visite de Pompéi. J’ai imaginé une vie tranquille soudainement bousculée, avec des personnages qui ne comprennent pas toujours ce qui se passe. c’était l’occasion de faire une belle composition. il y a, dans cette série, la présence du céphalopode, une tête sur jambes. c’est un personnage que j’ai inventé à une époque où je faisais beaucoup de collages avec divers morceaux d’éléments figuratifs. mais finalement je me suis rendu compte que c’était une représentation assez naturelle car les premières images d’homme généralement dessinées par les enfants, ce sont des têtes posées sur des jambes: une tête pensante qui se déplace dans le monde comme conception primordiale de l’espèce humaine… J’ai souvent utilisé cette déformation anatomique car cela me permettait de créer une image forte, plus expressionniste que certains détails très réalistes.
a.a. Parmi les figures archétypales récurrentes, il y a aussi la femme qui crie…
P.A. oui, la représentation du cri est venue dès le début, comme envie de montrer les émotions. ce n’est pas quelque chose qui se faisait à l’époque dans la peinture figurative. il y avait une retenue, des répétitions
d’expressions stéréotypées, un certain maniérisme qui voyait la représentation des émotions comme quelque chose d’anecdotique. sans être illustratif ni tomber dans l’anecdote, moi j’ai voulu défendre ce possible-là.
a.a. tout comme la figure du chien…
P.A. J’ai surtout utilisé deux animaux domestiqués: le cheval et le chien. le chien, c’est pour moi la figure qui renvoie le plus logiquement à l’idée du foyer, de la famille. il vit dans la maison et joue une place essentielledans les rapports humains. les femmes seules ont leur petit chien pour le caresser. les hommes ont leur chien pour se sentir plus forts, pour s’entraîner, pour aller chasser, pour attaquer. dans ma peinture, le chien joue deux fonctions essentielles: il est messager entre l’homme et la femme, récepteur de leurs émotions, véhicule d’amour ou d’agressivité, mais il est aussi un élément de construction, une forme horizontale qui permet de tisser la profondeur de l’espace.
a.a. la femme demeure toutefois le motif central de ton travail, elle est omniprésente: seule, à plusieurs ou aux côtés d’une figure masculine…
P.A. J’ai une grande admiration pour la beauté des femmes, leur regard, leur corps. Et en même temps, souvent je ne les comprends pas. J’ai toujours été intrigué par cette autre moitié de l’espèce humaine et j’ai questionné leurs rapports avec les hommes. armées de couteaux ou de fusils, certaines figures féminines peuvent être, dans mes tableaux, des moyens de représenter la violence. la violence est sans doute le sujet de mes tableaux, dans les thèmes mais aussi dans la manière de peindre qui résulte d’une tension, d’un conflit plastique. mais la tendresse et l’humour sont aussi des éléments présents dans mon travail. Je pense par exemple à cette figure de la pisseuse qui revient dans certains tableaux. la pisseuse, c’est un motif insolite en art, déjà là chez rembrandt ou Picasso. sujet trivial, inspiré d’une scène vécue, il est apparu chez moi dans un tableau à la lumière crépusculaire très poétique, baigné dans la fraîcheur bleue d’une soirée d’été. àla fois dérisoire et profond. Finalement, quel que soit le sujet, je crois qu’en réalité ce qu’un peintre cherche vraiment, c’est la beauté et peut-être le désir secret, grâce à elle, de vouloir sauver le monde… n’est-ce pas?





160 x 160 cm2011
180 cm2011




personnages, explosion lointainehuile et caséine sur toile160 x 180 cm2010/2011
: dawn of nighttechnique mixte sur papier80 x 100 cm2013
L’usage DécoratIf
De La couLeur Posée en aPLats, séParés Par une LIgne noIre, est bIen sûr un écho à L’abstractIon De MonDrIan que J’aI touJours trouVé harMonIeuse, MagnIfIque.
J’aI eu enVIe De coMbIner cette harMonIe aVec Le DésorDre De Mes IntérIeurs. PLus ProsaïqueMent, ceLa M’a aIDé à structurer Mes tabLeaux.











Julio et Pattechnique mixte sur papier60 x 70 cm2015 une descente assistéetechnique mixte sur papier60 x 70 cm2015




VouLaIs rePrésenter
non Pas une chute, un crI, une feMMe, MaIs La chute, Le crI, La feMMe.

Zumbido de insectostechnique mixte sur papier150 x 180 cm2007/2008 and one is on roller skateshuile et caséine sur toile160 x 180 cm2012





Volcana 2huile et caséine sur toile60 x 73 cm2007/2013 on the beachhuile et caséine sur toile60 x 73 cm2015/2016




160 x 180 cm2011
60 x 73 cm2013









Des cassures entre DIfférentes oPtIques et VIsIons Du MonDe.






recto versohuile et caséine sur toile60 x 73 cm2014
saloméhuile et caséine sur toile60 x 70 cm2007/2014







Le déjeuner sur boishuile et caséine sur toile140 x 210 cm2013/2015 effet de fraîcheur d’un crépuscule estival : susan pisse entre les soucheshuile et caséine sur toile80 x 100 cm2005/2009












1966
Amsterdam, gallery 20
1967
Arnhem, gallery 20
1968
La Haye, Gemeentemuseum
1972
La Haye, galerie Item
1973
Amsterdam, galerie Jurka
1974
La Haye, Pander Kunstcentrum
1975
Hasselt, galerie Wittepoppentoren
Arnhem, Gemeentemuseum : rétrospective
1977
Amsterdam, galerie Jurka
1978
Bruxelles, galerie Charles Kriwin
Bruxelles, Palais des Beaux-Arts
Buenos Aires, galeria Arte Multiple
La Haye, Gemeentemuseum
1979
Vlissingen, gallery Marquis
Paris, galerie Nina Dausset
1980
Amsterdam, galerie Jurka
Tilburg, Centre culturel
Knokke-le-Zoute, Elisabeth Franck Gallery
Buenos Aires, galeria Arte Multiple
1981
Bruxelles, galerie Charles Kriwin
Vlissingen, gallery Marquis
1982
Amsterdam, galerie Jurka
Buenos Aires, galeria Arte Nuevo
Paris, FIAC, one-man-show, Elisabeth Franck Gallery
1983
Knokke-le-Zoute, Elisabeth Franck Gallery
Milan, galeria Naviglio
1984
Madrid, galeria Juana Mordo
1985
Atlanta, gallery Ann Jacob
Amsterdam, galerie Jurka
Paris, FIAC, one-man-show, Elisabeth Franck Gallery
1986
Bruxelles, Le salon d’Art
Buenos Aires, Palais de Glace (Palais national des Arts)
Chicago, CIAE, one-man-show, Elisabeth Franck Gallery
1987
Fribourg, galerie Ruta Correa
Knokke-le-Zoute, Elisabeth Franck Gallery
1988
Chicago, CIAE, one-man-show, Elisabeth Franck Gallery
Paris, galerie Jacqueline Moussion
1989
Buenos Aires, galeria Jorge Mara –
La Ruche
Lyon, galerie L’Œil écoute
1990
Chicago, gallery Carl Hammer
La Haye, gallery Sistema
Paris, galerie Jacqueline Moussion
1992
New York, Baldacci-Daverio Gallery
Lyon, galerie L’Œil écoute
utrecht, galerie Quintessens
Cordoba (Argentine), Centro de Arte
Contemporaneo : rétrospective
Buenos Aires, fundacion San Telmo
Buenos Aires, galeria Klemm
1993
Paris, galerie Jacqueline Moussion
Knokke-le-Zoute, Elisabeth Franck Gallery
Bruxelles, galerie Ziggourat
Schiedam, Stedelijk Museum : rétrospective
1994
Paris, Institut néerlandais : rétrospective
Lyon, galerie Patrick Martin
Nice, galerie Raph Debarn
Paris, FIAC, one-man-show,
Elisabeth Franck Gallery
Clermont-Ferrand, galerie Gastaud
1995
New York, Paolo Baldacci Gallery
Bruxelles, Le salon d’Art
Cadaquès, galeria Carlos Lozano
Porto, galeria Fernando Santos
1996
Montpellier, galerie Hélène
Trintignan
La Haye, galerie Ramakers
1997
Fribourg, galerie Ruta Correa
Paris, galerie R&L Beaubourg
utrecht, galerie Quintessens
Paris, galerie Rabouan Moussion
Paris, FIAC, galerie Willy d’Huysser
1998
Madrid, galeria SEN
Lisbonne, Palacio Galveias
Paris, Institut néerlandais
1999
Bruxelles, galerie Willy d’Huysser
Figeac, galerie Le Rire bleu
Madrid, galeria SEN
2000
Madrid, ARCo, galeria SEN
Paris, galerie R&L Beaubourg
La Haye, galerie Ramakers
La Seyne-sur-Mer, Villa Tamaris : rétrospective
2001
Athènes, Frissiras Museum : rétrospective.
Amsterdam, Kunst RAI, galerie Ramakers
2002
Lyon, galerie IuFM Confluences
Buenos Aires, Centro Cultural
Recoleta : La Puñalada
2003
Madrid, galeria SEN
La Haye, galerie Ramakers
Barcelone, galeria Victor Saavedra
Buenos Aires, Ro-Art : Pat Alonso
2004
utrecht, galerie Quintessens : Dubbele Identiteit (avec Mark Brusse)
Francfort, Art Frankfurt (galerie Ruta Correa)
Fribourg, galerie Ruta Correa
Istanbul, Dirimart Art gallery
Monaco, Espace Quai Antoine-Ier
2005
Berne, galerie Artdirekt
Barcelone, galeria Victor Saavedra
2006
La Coruña, MACuF : The last 25 years
Paris, Ensb-a : The Alice Series
2007
Istanbul, Dirimart Art gallery :
Pat Andrea : autour de l’éloge de la folie
Chenonceau, château de Chenonceau : Pat Andrea – Alice
Athènes, Frissiras Museum : Alice au pays des merveilles
Athènes, galerie Thanassis Frissiras : Pat Andrea – recent work
Bruxelles, Le salon d’Art : Le Botanique
Bruxelles, Cook & Book : sélection
2008
Paris, galerie Argentine : La Puñalada
La Haye, Gemeentemuseum : Pat Andrea – Alice
La Haye, galerie Ramakers : Met andere woorden
Barcelone, galeria Victor Saavedra : Work in progress, Les fleurs du mal
2009
Calais, musée des Beaux-Arts : Pat & Alice
Paris, galerie Eric Mircher : Kunsttheorie !
Arcueil, Espace Julio Gonzalez : Du bon goût au comet 67
Bruxelles, galerie Withofs
Belgrade, galerie (C)Haos
Luxembourg, galerie Bernard Ceysson
Saint-Arnoux-en-Yvelines, Maison Elsa Triolet et Aragon : Couple avec Cristina Ruiz Gunazu
Nice, Galerie des Ponchettes/ MAMAC : Pat Andrea & Alice
2010
Madrid, Benveniste Contemporary : Mama coleccionaba cuchillos
Barcelone, Arts Santa Monica : Projet Alice
Barcelone, galeria Victor Saavedra
Lyon, galerie Anne-Marie et Roland Pallade
2011
utrecht, galerie Quintessens
La Haye, galerie Ramakers Tournai, Rasson Art Gallery
2012
utrecht, galerie Quintessens : Het Gebaar
New York, Bertrand Delacroix Gallery : Pat Andrea Irrealism
2013
Hasselt, Cultuurcentrum : on the walls
Madrid, Benveniste Contemporary : The Klinger suite
Paris, galerie AREA : Rien à vendre
San Juan (Argentine), MPBA Franklin
Rawson : Pat Andrea y Alicia
Cordoba (Argentine), Museo Emilio
Caraffa : Pat Andrea y Alicia
Bruxelles, galerie Petits Papiers (avec Milo Manara)
2014
Lyon, galerie Anne-Marie et Roland Pallade
Buenos Aires, Fortabat Art Collection
La Haye, galerie Ramakers
Trouville, mairie de Trouville
2015
Santiago du Chili, Botanico (centro de eventos) : Pat & Alice
Paris, galerie AREA : L’Atelier transparent
Barcelone, galeria Victor Saavedra : La Virgen de las Rocas
1969
Zurich, Helmhaus : Haager Kunstler
1970
Recklinghausen, Städtische Kunsthalle : Zeitgenossen
1971
Bruxelles, galerie Withofs : 9 dessinateurs européens
1974
Schelderode, Kunstforum : Nederlandse tekenaars
1975
Düsseldorf, Kunstpalast : Niederländiske Künstler
1976
Paris, galerie Jean Briance
Trait pour Trait
Rotterdam, Doelen : 12 Hagenaars
1977
Paris, CNAC : Papiers sur nature
1978
Norwich, Castle museum : Contemporary watercolours from The Hague
1979
Bruxelles, Palais des Beaux-Arts : La nouvelle subjectivité
1980
Kortijk, campus : Woord en beeld
Saint-Paul-de-Vence, Fondation
Maeght : Les dessins
Leiden, Lakenhal : Schilderkunstig realisme...
Bruxelles, Palais des Beaux-Arts : Aktuele Kunstmarkt
Rijeta : VIII international drawing exhibition
1981/1985
Schilderkunsting realisme in Germany, Denmark, Belgium, Greece, Bulgaria, Ireland, Great Britain…
1982
Madrid, ARCo (Elisabeth Franck Gallery)
Mexico : Modern Art from Holland
Paris, Centre Georges-Pompidou : Dessins d’expression figurative
1983
Bruxelles, musée d’Ixelles : La grande absente
Apeldoorn, Van Reekum museum : Een hond aan de waslijn
Acquoy, Kijkschuur : Accenten 9
1984
Bruxelles, Palais des Beaux Arts : Artennis
Amersfoort, Zonnehof : Andrea, Blokhuis, Van Dreven en de Haan
Paris, Centre culturel WallonieBruxelles : un musée, des chefs-d’œuvre
1985
Varna, Biennale de gravure
Paris, Espace Mercedes-Benz : Europe et toiles
Paris, musée-galerie de la Seita : Autoportraits contemporains
1986
La Haye, Gemeentemuseum : Met het oog op Den Haag
Saint-Goazec, Château de Trévarez : À cor et à cri
Los Angeles, ICAF (Elisabeth Franck Gallery)
1987
Amsterdam, Stedelijk Museum : De Ahold-collectie
1988
Den Bosch, Noordbrants Museum : De Collectie Cleveringa
1989
La Haye, Pulchri Studio : De aquarelisten
Paris, Bibliothèque historique : Centenaire de Barbey d’Aurevilly
Paris, SAGA, galerie AREA : Bronzes de peintres
Tilburg, musée du Textile : 8 in opdracht
1990
Paris, CNAC, Acquisitions FNAC 89 Paris, Institut néerlandais : Pleins feux sur La Haye
Rotterdam, World Trade Center : Modern Art Travels East-West
Singapour, Empress Place museum : Modern Art Travels East-Weast
Nice, Art Jonction (galerie L’Œil écoute)
Aix-en-Provence, Fondation Vasarely : Scène et mise en scène
Bourg-en-Bresse : 8e Biennale d’Art contemporain
Fribourg, galerie Ruta Correa : Aspects
1991
Paris, musée du Luxembourg : La femme enfin
Saint-Priest, musée municipal : Passions privées
Francfort, Art Frankfurt, galerie Ruta Correa
1992
Barcelone, musée Melcior Colet : Suite olympique
Miami, Art-Fair, Andres gallery
1993
Saragosse, Palacio Sastago : 11 de France
Madrid, Casa Velazquez : 11 de France
La Haye, Pulchri Studio : Pères et fils
Toulon, musée de Toulon : L’éloge de la peinture
1994
Amsterdam, Arti : Pulchri in Arti
Homécourt, galerie Pierre
Gouverneur : Transréalisme
La Haye, Smelik & Stokking galleries : Raakvlakken
Grenoble, galerie Antoine de Galbert
Paris, Centre culturel du Mexique : Territorios
Paris, Pavillon Tusquets : Images pour la paix
Porto, galeria Fernando Santos
Nice, galerie Raph Debarn : Retour à l’œil et au-delà
1995
Paris, galerie Pascal Gabert : Collection d’artiste
Cannes, Art Jonction, galerie Raph Debarn
Paris, Fondation Coprim : L’éveil artistique et ses enjeux
Paris, FIAC, galeria Fernando Santos
1996
Arnhem, Museum voor Modern
Kunst : Stromingen lans Rijn
Paris, Fondation Coprim : Paysages de la mémoire
Madrid, ARCo, galeria Fernando Santos
Monaco, 3e prix d’Art contemporain
Paris, Salon de Mai
Buenos Aires, Museo Sivori : Viajes en la palabra y en la imagen
Weert, De Tiendschuur museum : De collectie Weegels
Bruges, beffroi : 20 nederlandse kunstenaars
La Haye, galerie Ramakers : 6 visies op de werkelijkheid
Bruxelles, musée d’Ixelles :
Groeninge collection
Amsterdam, Palais royal : 125 jaar koninklije subsidie
1997
Paris, galerie Claude Lemand : Tondo
Paris, Fondation Guerlain : Visages Francfort, Art Frankfurt : Funktion der Zeichnung
Bruxelles, Le Botanique : Magritte en compagnie
1998
Madrid, ARCo : Arte no Tiempo Cascaïs, Gandarinha
Buenos Aires, Arte BA : Jorge Mara – La Ruche
Cadiz, Palacio Provincial : Fondo de Arte de Sen
Paris, galerie R&L Beaubourg : Œuvres choisies, mosaïque
Porto, galeria Fernando Santos : Arte no Tiempo
1999
Buenos Aires, Recoleta : Proximamente en Argentina
Antony, La Maison des Arts : Dessins
Paris, galerie Claude Lemand : Tondo 2
Paris, galerie Pascal Gabert : Moraïma
2000
Barcelone, galeria Victor Saavedra Athènes, Bazaar gallery : 2000 conserves
Nice, musée d’Art moderne Amérique latine, exposition itinerante M2 A2
Canaries, Las Palmas de Gran Canaria, galeria Manuel ojeda utrecht, galerie Quintessens (avec Kees Andrea)
2001
Paris, Musée du Luxembourg
Paris, Espace Accatone : Cruci-fictions
Paris, galerie Pascal Gabert : Figure
La Rochelle, Pachamama : Les Chemins de la liberté
La Haye, Pulchri Studio : Beautiful
Girls
2002
Istanbul, Dirimart Art gallery : Complicité
Maastricht, TEEFAF
Amsterdam, PAN
Paris, galerie Rachlin-Lemarié
Beaubourg
2003
Arnhem, MMKA : De ontmoeting
Créteil, Maison des Arts : Painting in progress
Paris, galerie Pascal Gabert : Le Voyage
Barcelone, galeria Victor Saavedra : Singular
Barcelone, Teatro del Liceo : Visions sur la Walkyria
Taïwan, Musée Kaohsiung, Musée
Taichung : Peintres de Paris
La Haye, Gemeentemuseum : Nieuwe Hàagse School, jaren 70 Zagreb, Musée Klovicévidvori : under the same sky
Paris, Salon de Mai
Rotterdam, ING : Réalistes de La Haye
2005
Mont-de-Marsan, Centre d’Art et contemporain Raymond Farbos : un Aix-sur-Vienne : Au-delà du corps
Issy-les-Moulineaux, Biennale
2006
Paris, Café El Sur : El Colectivo
Paris, Art Paris, galerie Beaubourg
Spanbroek, Frisia Museum : Image – aliénation de l’homme
Gorinchem, Gorcums Museum :
La magie du réalisme
Fuentetodos, Sala Ignacio Zuluaga : Monotypes
Buenos Aires, galerie Ro : Cuestion de Familia
Saint-Paul-de-Vence, galerie
Catherine Issert : Dessins
2007
Paris, galerie Serge Aboukrat : Dessine-moi un…
Rotterdam, Kunsthal : Vive la peinture
La Haye, Pulchri Studio : La Nouvelle
Histoire
Mexico, Fundación Sebastían : Volcan
Mexico, Museo de la Catedral : Ex Voto
utrecht, galerie Quintessens, avec Vittorio Roerade.
Paris, galerie Kamchatka : L’eau et les rêves
Paris, El Sur : Plusieurs
Paris, galerie Baudoin Lebon : Mues
2008
Paris, galerie Argentine : Lo Argentino
oyonnax, Centre Aragon : Autour d’Alice
Paris, Salon du Dessin contemporain, galerie Eric Mircher
Mont-de-Marsan, centre d’Art contemporain Raymond Farbos : Figuration de l’imaginaire
Barcelone, galeria Victor Saavedra : La Nouvelle Histoire
2009
Paris, Art Paris, galerie Bernard Ceysson.
Madrid, Benveniste Contemporary : A limerence reaction
Périgueux, Espace culturel François-
Mitterrand : De la couleur au trait
Paris, Semaine du dessin – un salon particulier : Les inattendus du désir
2010
Paris, Casa Argentina : El Colectivo
Paris, galerie Pierrick Touchefeu : Disturbing
Mons, Cercle d’Art
Paris, galerie Pierrick Touchefeu : Chic Dessin
Paris, galerie Lefor openo : Avoir vingt ans
Besançon, musée des Beaux-Arts, Collection Guerlain
Bruxelles, galerie Aeroplastics
Bourg-la-Reine, 15e Rencontres d’Art contemporain : une affaire de famille
Madrid, Benveniste Contemporary : La Estampa
Bruxelles, galerie Mineta : Salvation Athènes, Frissiras Museum : The naked truth
Buenos Aires, galeria Jorge Mara –La Ruche : Collages
2011
Hanovre, galerie Kubus : Arc-en-ciel
Paris, galerie Pierrick Touchefeu : Chic Dessin
Issy-les-Moulineaux, Biennale
Paris, galerie Argentine : El Arte de por medio
Manille, Altro Mondo Gallery : High Notes
La Haye, Galerie Van Heijningen : Hommage à Kees Andrea
La Haye, Pulchri Studio : Aan Walter Nobbe
Shanghai, Art Fair, Altro Mondo Gallery
Lyon, galerie IuFM Confluences : Hommage à Christian Caligarot
La Haye, galerie Ramakers : ode aan Brecht
La Haye, Leo Van Heyningen : Hommage à Kees Andrea
Paris, Casa Argentina : Padrinos
Shanghai : Art Affaire Shanghai
Lyon, galerie Elisabeth Couturier : Braun Renaud
utrecht, galerie Quintessens : Met Pepe Cerdà
La Haye, galerie Ramakers
Tournai, Rasson Art Gallery
Issy-les-Moulineaux, Musée français de la Carte à jouer : Alice et la carte à jouer, de John Tenniel à Pat Andrea
Madrid, ARCo, Benveniste
Contemporary
Madrid, Benveniste Contemporary, Community
Paris, galerie Pierrick Touchefeu, Carrousel du Louvre : Art Paris
Lyon, IuFM Confluences : 10 ans après
utrecht, galerie Quintessens : Het Gebaar met HP de Boer
Bruxelles, galerie Aeroplastics : Leopold Rabus & Guests/Tiré
d’une histoire vraie
Madrid, Benveniste Contemporary : The Klinger Suite
2013
Paris, galerie Albert Benamou : Contes cruels
Saint-Paul-de-Vence, Fondation
Maeght : E-motion, Collection Massini
Barcelone, galeria Victor Saavedra : La Cruda
Paris, galerie Argentine : Hommes peintres – femmes sculpteurs
Paris, Angoulème, Perpignan, Bruxelles : Quelques instants plus tard
Istanbul, Art Bosporus, galerie d’Ys Athènes, Frissiras Museum : The deceit of the flesh
Paris, Institut Cervantes : Rayuela : el Paris de Cortazar
Paris, ChiFra#1, Chine-France
Nice, Collection Fauchon-Banque de Nice
2014
Pékin, ChiFra#1, Chine-France, Musée national de Chine
Shenzhen, ChiFra#1, Chine-France
Chongqing, ChiFra#1, Chine-France, Chongqing Art Museum
Paris, galerie Routes : un quart d’heure avant la fin du monde
Paris, Centre Georges-Pompidou : Collection Guerlain,
Paris, Drawing Now
Paris, Salon du dessin contemporain
Paris, Art Paris, galerie Claude Lemand
Paris, Casa Argentina : Musica
Paris, 10 ans de la galerie Poppy
Arvani : Errance
Libourne, Sélection Guerlain utrecht, galerie Quintessens :
Paris Nu
La Haye, Pulchri Studio : De Tekeningen
La Haye, galerie Ramakers : 20 ans Perpignan, ACMCM : 10 ans de passion
Miami, Pinta-art fair, Teresa
Anchorena Galeria de Arte
Andalousie (Cadiz…) : Cortazar
2015
Singapour, Art stage, galerie Altro
Mondo
Mons, Salon du Bon vouloir : L’autoportrait
La Haye, Pulchri Studio : Family matters
Paris, La Maison Rouge, MAD
Benveniste Contemporary
Perpignan, ACMCM : La Nouvelle
Histoire
Montpellier, espace d’art Dominique
Bagouet : Esprit éclairé, esprit libre
Perpignan, ACMCM : Juste pour le plaisir
Barcelone, galeria Victor Saavedra : Singular 2016
Florac, Tribunal : Voyelles
Casablanca, Ambre : Voyelles
Paris, Grand Palais : Hergé
Paris, galerie Laurent Strouk : Paperworks
Paris, galerie M. C. Duchosal : Templum
Paris, Casa Argentina : Cosas de la mente
Amsterdam, Collection ABN AMRo
Amsterdam, Collection ING
Amsterdam, Stedelijk Museum
Arnhem, Museum voor Moderne Kunst
Assen, Drents Museum
Athènes, Copelouzos Family Art Museum
Athènes, Frissiras Museum
Belgrade, musée d’Art moderne
Bruxelles, Collection du Parlement européen
Buenos Aires, El Museo de Arte Tigre (MAT)
Buenos Aires, Museo Fortabat
Buenos Aires, Museo Nacional de Bellas Artes
Calais, musée des Beaux-Arts
Cordoba (Argentine), Museo Emilio
Caraffa
Enschede, Collection Hans Melchers, museum MoRE
Issy-les-Moulineaux, Musée français de la Carte à Jouer
La Coruña, MACuF
La Haye, Caldic collection, museum Voorlinden
La Haye, Haags Gemeentemuseum
La Haye, Institut Collectie Nederland
Lausanne, musée olympique
Liège, musée d’Art moderne
Maldonado (uruguay), MAAM
Mons, Beaux Arts Mons (BAM)
New York, Museum of Modern Art (MoMA)
Nice, Collection Massini
Nice, MAMAC
Paris, Centre Georges-Pompidou
Paris, Collection Guerlain
Paris, Fonds national d’Art contemporain
Rotterdam, Boymans Van Beuningen
Saint-Paul-de-Vence, Fondation
Maeght
San Juan, MPBA Franklin Rawson
Schiedam, Stedelijk Museum
Tilburg, musée du Textile

COORDINATION
Marie LABORDE
TEXTES
Amélie ADAMO
Lydia HARAMBOURG
RELECTURE
Anne TERRAL
GRAPHISME
Antje WELDE, voiture14.com
PHOTO
Jean-Louis BELLURGET
Patrick CHAPUIS
IMPRESSION
AGPOGRAF - Barcelone
LIEN ART
ISBN : 978-2-35906-210-6
Imprimé en Europe
Achevé d’imprimer : février 2017
Dépôt légal : février 2017
© Galerie Laurent Strouk, Paris
© Pat Andrea

Seules les œuvres présentées de la page 8 à la page 70 sont exposées à la galerie Laurent Strouk.

galerie Laurent STROUK
2 avenue Matignon
75008 Paris
www.laurentstrouk.com galerie@laurentstrouk.com + 33 1 40 46 89 06