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Fugues Octobre 2026

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« UN SLASHER QUEER SPECTACULAIRE » THE GUARDIAN

SÉLECTION OFFICIELLE

UN CERTAIN REGARD

SEXE ET MORT CHEZ LES ADOS AU

AVEC

UN FILM DE JANE SCHOENBRUN HANNAH EINBINDER ET GILLIAN ANDERSON

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Couverture

Photographe : Jocelyn MICHEL Assistant: Jules BÉDARD Maquillage / coiffure : Martine L’HEUREUX Maquillage / coiffure : Maxime LAJOIE Retouche : Marc-André DUMAS Hôtesse : Stéphanie St-Jean AUBRÉ Modèles : Tommy-Lee SALVAS Montage graphique : Éric PERRIER

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DÉPÔT LÉGAL ISSN 0831-1625 Bibliothèque nationale du Canada, Bibliothèque nationale du Québec et Archives gaies du Québec. FRÉQUENCE DE PARUTION FUGUES est publié 11 fois par année : 10 numéros mensuels réguliers (de février à novembre, inclusivement), 1 édition double (Décembre / Janvier).

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DATES DE TOMBÉES DES PROCHAINES ÉDITIONS

NOVEMBRE 2026 TOMBÉES Tombée rédactionnelle : 14 octobre 2026 Réservation publicitaire : 16 octobre 2026 Matériel publicitaire : 19 octobre 2026 Sortie : 28 octobre 2026

DÉCEMBRE 2026 JANVIER 2027 TOMBÉES Tombée rédactionnelle : 11 novembre 2026 Réservation publicitaire : 13 novembre 2026 Matériel publicitaire : 16 novembre 2026 Sortie : 25 novembre 2026

FÉVRIER 2027 TOMBÉES Tombée rédactionnelle : 13 janvier 2027 Réservation publicitaire : 15 janvier 2027 Matériel publicitaire : 18 janvier 2027 Sortie : 27 janvier 2027 Les communiqués doivent parvenir à la rédaction au plus tard le lundi précédant la tombée de l'édition.

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ZOÉ DUVAL PAGE 30 « Lorsqu’on regarde ce qui se passe à l’international, on voit un net recul des droits des personnes LGBTQ+. Donc, avoir des rôles et des personnages LGBTQ+ donne une voix à la communauté... »

Sommaire octobre 2026 | no 505 CHRONIQUES

QUOI FAIRE / GUIDE-ARC-EN-CIEL

08 Autrement dit / Yves Lafontaine 10 Par ici ma sortie / Denis-Daniel Boullé 12 Au-delà du cliché / Samuel Larochelle 14 Place au Village / Gabrielle Rondy 16 Où sont les lesbiennes / Julie Vaillancourt 36 Arts & Icones / Richard Burnett 116 Porte Voix / Nicolas Vandal 118 Sonny Issues / Frédéric Tremblay 120 Horoscope / Robert Gareau

72 Pour découvrir le Tokyo que les touristes ne voient pas 76 Cet automne, offrez-vous une escapade gourmande à Sherbrooke 78 FILM : Camp Miasma 79 Marc Alain Marticotte, 40 ans de création artistique 80 SÉRIES : The Hardacres 81 SÉRIES : Quinze Dias (Quinze jours) 82 SÉRIES : Reacher, saison 4 83 SÉRIES : Dix pour cent (Appelez mon agent) 84 Festival image+nation 39 87 Les Survivants recherche vos archives de la vie gaie au Québec 90 Les acrobaties musicales d’Alexandra Stréliski 92 DANSE : MÁM — TeaC DaMsa 94 DANSE : My Fierce Ignorant Step 95 LIVRES : Nouveautés 96 LIVRES : Len & Cub, les amoureux oubliés 98 LIVRES : Les Princes charmants 102 LIVRES : Éloge de l’amitié en temps de sida 104 MALEFYCIA C10WN, dix ans à jouer avec nos peurs

ENTREVUES / ACTUALITÉS / FOCUS

HANNAH EINBINDER ET JANE SCHOENBRUN PAGE 78 « Camp Miasma; c’est un film drôle, c’est un film déjanté, c’est un film ludique, et c’est un film qui part un peu dans tous les sens...»

18 Le JAG se rapproche de la communauté LGBTQ+ du Haut-Richelieu 20 Entrevue avec Julien Hénault-Ratelle 22 Entrevue avec Jean-Michel Blais 24 Entrevue avec Simon Boulerice 26 Arnaud Soly fait découvrir la culture d’ici par l’humour 28 Entrevue avec Tommy-Lee Salvas 30 Entrevue avec Zoé Duval 32 SEXUgénaires : parler de sexe... même au troisième âge

FIÈREMENT / BISEXUALITÉ 34 Ces étiquettes contraignantes et libératrices 68 Fierté de Québec 70 Lévis célèbre sa première Fierté

CONSO / FINANCES 38 40 42 44

Gilles Wauthy, le globe-trotter impénitent MTLàTABLE 2026 Alcools Au volant

CLUBBING / FUGUES Y ÉTAIT 106 LIEUX LGBTQ+ 108 Weekend Phœnix Montréal 2026 109 Visceral REQUIEM 110 Crystal Starz rend hommage aux grandes divas… 111 Nuances de rose : la communauté LGBTQ+ se mobilise contre le cancer du sein 112 Fugues y était 114 Chantal Robi, 50 ans de scène 115 Fugues y était 119 Fugues y était

DÉCORHOMME 46 Westwalk Anjou 48 Quand l’architecture intérieure fait place à l’art 52 Quand le minimalisme japonais rencontre l’art de vivre montréalais

DÉCORHOMME 46

IMAGE+NATION 84

COMMUNAUTAIRE 56 57 60 68 91

Curling LGBTQ+ Monsieur Ours - Bilal Équipe Montréal Équipe Montréal From Gay Line to Safer Schools

PETITES ANNONCES 62 Immobilier 63 Annonces classées

ESCAPADE GOURMANDE À SHERBROOKE 76 6 | FUGUES.COM

DEPUIS 1984 Magazine LGBTQ+ de société, culturel et communautaire, FUGUES est le seul média québécois/ canadien francophone à suivre l’actualité gaie, lesbien, bisexuelle et transgenre d’ici et d’ailleurs. Sa diffusion multiplateforme à la fois imprimée et virtuelle vous donne votre dose régulière d’actus LGBTQ+. Il repose sur une petite équipe de passionné-e-s ; )


Chronique autrement dit

YVES LAFONTAINE yveslafontaine@fugues.com

genre échappent aux catégories traditionnelles ont gagné en visibilité. Pour plusieurs, « queer » offre un espace suffisamment vaste pour ne pas avoir à choisir une case trop précise. Mais cela ne signifie pas que tout le monde soit queer. À force de chercher le mot le plus inclusif possible, ne risquons-nous pas de remplacer une étiquette collective par une autre? Dire d’un homme qui se définit comme gai qu’il est « queer » au nom de l’inclusivité n’est pas plus respectueux que de qualifier de « gai » quelqu’un qui se définit comme queer. L’autodétermination devrait fonctionner dans les deux sens. Au Québec et au Canada, le vocabulaire communautaire s’est transformé rapidement. Nous sommes passés de « gai et lesbienne » à LGBT, puis LGBTQ, LGBTQ+, LGBTQ2S+, 2SLGBTQIA+ ou 2ELGBTQIA+. L’ajout de « 2S » ou « 2E » cherche notamment à reconnaître les réalités bispirituelles des Premières Nations et leur existence bien avant la colonisation. Chaque ajout raconte une histoire et cherche souvent à corriger une invisibilisation réelle. Mais un acronyme peut-il, à lui seul, créer un sentiment d’appartenance?

Les mots qui nous rassemblent nous divisent-ils? Il suffit parfois d’un mot pour rouvrir une vieille fracture. Aux États-Unis, une chronique publiée cet été dans le New York Times par Matthew Vines, sous le titre I’m Gay, Not Queer. It Matters, a relancé un débat que l’on pourrait croire essentiellement sémantique : faut-il parler de personnes gaies ou queer? Derrière cette querelle de vocabulaire se cachent pourtant des questions d’identité, de générations, de politique et même de ce qui constitue aujourd’hui « la communauté ». Le débat mérite aussi d’être posé au Québec et au Canada, mais autrement. Pendant longtemps, « gai » a été ici un mot de conquête. Il fallait l’imposer dans l’espace public, sortir l’homosexualité du vocabulaire médical, religieux ou judiciaire et revendiquer le droit de se définir soi-même. Des générations ont appris à dire « je suis gai(e) » alors que cette affirmation pouvait encore entraîner rejet, discrimination ou violence. Le mot porte donc une histoire. On comprend que certaines personnes, particulièrement celles qui ont vécu les luttes des années 1970, 1980 et 1990, ne ressentent aucun besoin de l’abandonner. Le mot « queer » possède lui aussi son histoire. Insulte en anglais avant d’être récupérée et revendiquée, l’appellation s’est progressivement imposée dans les milieux militants, universitaires et culturels. Au Québec francophone, son parcours est particulier : contrairement aux États-Unis et au Canada anglais, la plupart des francophones n’ont jamais été traités de « queer » dans une cour d’école. Le mot nous est donc arrivé largement débarrassé de cette charge personnelle. Il a aussi comblé un besoin. Nos communautés ne sont plus définies seulement par l’homosexualité. Des personnes bisexuelles, trans, non binaires ou dont la sexualité et le 8 | FUGUES.COM

Un homme gai de 70 ans, une adolescente trans, une femme bisexuelle, une personne bispirituelle crie et un jeune Montréalais non binaire peuvent tous être regroupés sous le parapluie 2ELGBTQIA+. Cela ne signifie pas qu’ils vivent les mêmes réalités, subissent les mêmes discriminations ni même qu’ils se considèrent comme membres d’une seule communauté. Nous parlons constamment de « la communauté LGBTQ+ », au singulier, alors qu’il serait plus juste de parler des communautés LGBTQ+. Nous partageons certaines batailles et une histoire faite d’alliances, mais nos expériences ne sont pas interchangeables. Il serait trop facile de transformer cette discussion en conflit générationnel : les vieux seraient « gais », les jeunes seraient « queer ». La réalité est plus complexe. Des militants de longue date revendiquent le terme queer, tandis que de jeunes hommes se définissent simplement comme gais. Certaines lesbiennes tiennent profondément au mot « lesbienne », craignant que leur réalité disparaisse derrière des appellations de plus en plus larges. Ces résistances ne devraient pas automatiquement être interprétées comme un refus de l’inclusion. Inversement, l’apparition de nouvelles identités ne constitue pas une menace envers celles qui existaient auparavant. On peut être gai sans être queer. Queer sans être gai. Trans et hétérosexuel. Bisexuel sans se reconnaître dans le mot queer. Les mots peuvent se chevaucher sans devenir synonymes. Le danger serait de transformer notre vocabulaire en test idéologique : être suffisamment progressiste signifierait employer tel mot, tandis qu’en utiliser un autre révélerait une vision dépassée. Ce serait oublier pourquoi tant de personnes se sont battues afin que nous puissions nous nommer nous-mêmes. Aux États-Unis, cette discussion survient dans un contexte de forte polarisation politique autour des droits LGBTQ+. Vines suggère qu’une distinction entre homosexualité et identité queer pourrait contribuer à préserver certains acquis des personnes gaies et lesbiennes. Ses détracteurs y voient plutôt une tentative de les séparer des personnes trans et queer au moment où ces dernières sont particulièrement ciblées. Cette logique mérite d’être examinée avec prudence au Canada. Notre histoire politique est différente, mais nous ne sommes pas immunisés contre les mêmes tensions. Les débats entourant l’identité de genre, les personnes trans, l’éducation sexuelle ou les activités de drag ont démontré que certains droits que nous pensions établis peuvent redevenir des sujets de confrontation politique. Tracer une frontière entre les personnes LGBTQ+ jugées « acceptables », parce qu’elles souhaitent vivre comme la majorité, et celles qui remettent davantage en question les normes sociales serait dangereux. Mais considérer toute personne gaie ou lesbienne comme nécessairement queer, militante ou engagée politiquement le serait également. Après tout, l’égalité comprend aussi le droit d’être ordinaire. On peut vouloir se marier, avoir des enfants et acheter un bungalow en banlieue sans trahir des décennies de luttes LGBTQ+. Comme on peut remettre radicalement en question les normes de genre ou la famille traditionnelle sans menacer le couple gai qui habite le bungalow voisin. Une communauté mature devrait pouvoir contenir plusieurs réalités. Depuis plus de quatre décennies, Fugues a été témoin de cette évolution du vocabulaire et des identités. Les mots utilisés dans nos pages en 1984 ne sont plus exactement ceux de 2026. Certains sont moins utilisés, d’autres sont apparus, quelques-uns ont changé de sens. C’est normal : une langue vivante évolue avec les personnes qui la parlent. Peut-être devrions-nous donc résister à la recherche du mot définitif qui réussirait à tous nous englober. Il n’existe probablement pas. Les mots « gai », « lesbienne », « bi », « trans », « queer », « bispirituel », « non binaire » permettent à chacun de dire quelque chose de précis sur soi. LGBTQ+ demeure utile pour parler collectivement de nos réalités. « Queer » l’est pour ceux et celles qui s’y reconnaissent. Mais aucun de ces termes ne devrait effacer les autres. Car derrière cette bataille de mots se trouve un principe beaucoup plus simple : après avoir passé des décennies à refuser que les autres décident qui nous sommes, nous devrions nous accorder entre nous le même privilège. Celui de nous nommer nous-mêmes. 6


Chronique par ici ma sortie

DENIS-DANIEL BOULLÉ denisdanielster@gmail.com

Cependant, on le constate en Europe : de nombreux gais se tournent vers des partis conservateurs, voire d’extrême droite, face aux difficultés économiques et sociales que traversent leurs pays. Un exemple : le Rassemblement national compterait 24 députés gais, un nombre inégalé dans les autres partis. Rappelons que le Rassemblement national (autrefois Front national) s’est toujours distingué par une homophobie décomplexée. En 2013, il s’est opposé au mariage pour tous. Aujourd’hui, 28 % des gais soutiendraient le RN. Même constat en Allemagne, où 28 % des gais appuieraient le parti nationaliste d’extrême droite Alternative für Deutschland (AfD). Un chiffre semblable serait observé en Autriche pour le Parti de la liberté d’Autriche, qui se réclame de l’extrême droite. Et ici ? Le Parti conservateur du Québec a à sa tête un homosexuel, Éric Duhaime, et peut compter sur le soutien de Christian Dufour, qui déclarait au micro de QUB radio que l’idéologisation des enjeux 2ELGBTQI+ était allée trop loin, même ici, au Québec. Il serait intéressant d’organiser un sondage au Québec après les élections du 5 octobre prochain pour connaître les choix des électeurs gais. Face aux immenses enjeux auxquels notre monde est confronté actuellement, tant sur le plan économique que social, il est normal que les populations ressentent de la peur. Les partis politiques conservateurs ou de droite autoritaire instrumentalisent cette peur à leur profit. Ils reprennent la même rhétorique que celle qui a mené aux dictatures du XXe siècle : le repli identitaire, la défense des valeurs éternelles d’un pays — la mythologie d’une grandeur à retrouver — et, bien évidemment, la désignation de catégories de la population qui seraient responsables de tous ces maux. Au siècle dernier, les Juifs ; aujourd’hui, les musulmans et les immigrants.

Être gai et de droite conservatrice : Les partis conservateurs autoritaires, ainsi que les partis extrémistes de gauche ou de droite, n’ont jamais été un paradoxe, ouverts aux revendications de nos communautés. Ceux qui sont récemment arrivés au pouvoir l’ont démontré. exemples en vrac : annulation des marches de la Fierté, interdiction de la propagande 2ELGBTQI+, mais aussi une réalité Quelques suppression, sur les actes de naissance, du nom de l’un·e des parent·es dans les couples de même sexe. Il s’agit surtout d’hommes gais. Ils se croient affranchis de la minorisation à laquelle ils ont été soumis pendant des siècles. Ils se rapprochent aujourd’hui des idéologies conservatrices et autoritaires. On les appelle des homonationalistes.

Et si l’on s’éloigne des pays occidentaux, la réalité est bien pire. La liste des pays qui condamnent les personnes 2ELGBTQI+ est de plus en plus longue. Il s’agit de pays dirigés par des gouvernements élus ou non, souvent particulièrement autoritaires, où les droits de la personne ne sont pas respectés. Méconnaissance de l’Histoire, méconnaissance de leur propre histoire et des combats menés : il est donc étrange de voir aujourd’hui des gais, parce qu’ils ont obtenu la respectabilité, faire table rase du passé et se précipiter dans les bras de leurs adversaires. Amnésie ou aveuglement ? 6

Certains, plus âgés, osent affirmer que, même très jeunes, ils n’ont jamais eu à subir de rejet, ni de la part de leur famille, ni de leurs ami·es, ni même dans leur vie professionnelle. Intégrés, acceptés, ils ne font même pas preuve d’empathie envers celles et ceux qui ont connu un parcours beaucoup plus chaotique. Ces hommes épargnés, qui s’en vantent même sur les réseaux sociaux, n’ont pas pris part à la longue marche pour l’égalité et la reconnaissance des droits, alors même qu’ils en bénéficient aujourd’hui, notamment grâce à l’accès au mariage. Pour d’autres, une fois la respectabilité acquise, on referme rapidement la boîte des souvenirs douloureux pour se fondre dans le grand groupe majoritaire auquel on avait rêvé d’appartenir un jour. Bien sûr, il ne faut pas généraliser. Il s’agit peut-être d’une toute petite minorité, mais très vocale sur les réseaux sociaux. Elle adopte des discours qui prônent le rejet des différences et de celles et ceux qui n’ont pas été adoubés par la majorité et qui font tache dans le portrait. Certains demandent même que le G disparaisse du sigle pour ne plus être associés, de près ou de loin, à celles et ceux qui ne se fondraient pas dans la norme, entendons ici la norme hétéronormée. On pourrait penser qu’il ne s’agit que d’un épiphénomène, qu’il n’y a pas de quoi s’inquiéter. 10 | FUGUES.COM

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