1965-2025
Une brève histoire de 60 ans de solidarité avec Frères des Hommes
Une version digitale de l’exposition-photo des 60 ans
© illustration sophie-raynal_pretemoitesyeux.fr
Les années 1960 : quand la solidarité franchit les frontières En 1965, Armand Marquiset, déjà fondateur des Petits Frères des Pauvres 19 ans plus tôt, est bouleversé par la pauvreté qu’il découvre dans les bidonvilles de Calcutta, en Inde. Ce choc ne le laisse pas indifférent. Face à l’urgence, il choisit d’agir. Très vite, il mobilise des volontaires pour organiser des cantines dans les écoles. De cette initiative naît, le 16 septembre 1965, Frères de l'Inde, rapidement renommé Frères des Hommes, un mouvement solidaire apartisan et aconfessionnel. L’objectif : répondre aux besoins fondamentaux des enfants pour leur garantir une scolarité digne et un avenir meilleur. Rapidement, l’action s’étend audelà des frontières indiennes. Des cantines scolaires sont mises en place à New Delhi, Recife, Lima et Ouagadougou. Dans cette dernière, 22 000 enfants reçoivent chaque jour un repas chaud. Derrière chaque assiette, une promesse : l’éducation n’est pas un luxe, mais un droit. FDH ne se contente pas d’apporter une aide ponctuelle : l’association pose les bases d’un engagement durable, fondé sur le respect, la dignité et la coopération.
Réduire la pauvreté en luttant contre la faim En effet, la sécheresse et la famine au Bihar (Inde) conduisent FDH à ne pas se limiter à ces opérations nécessaires. Il faut agir sur les causes de la faim et de la pauvreté : creuser des puits, aller à la rencontre des paysan·ne·s, freiner la migration rurale, aider au « développement ». Idem pour la Haute-Volta (aujourd’hui Burkina Faso) et bientôt pour d’autres régions d’Afrique et d’Amérique latine. Priorité à l’autosuffisance alimentaire des villages. Les volontaires ont pour mission d’agir aux côtés des plus démunis en apportant un appui permettant de « s’auto-développer ». Un logo va venir illustrer cette démarche : une Terre représentant les pays du Sud et un carré, symbolisant le soutien au tiers monde, accompagnés de la formule d’Archimède : « Donnez-moi un point d’appui, et je soulèverai le monde ».
Une brève histoire de logo...
LOGOTYPE historique
LOGOTYPE historiquement “simplifié
LOGOTYPE de 2001 à 2015
LOGOTYPE depuis 2015
LOGOTYPE spécial 60 ans
Les années 1970 : le transfert de compétences comme clé du développement Envoi massif de volontaires spécialisé·e·s sur le terrain Dans les années 1970, l’association prend une orientation stratégique, en favorisant le développement sur le long terme (via les volontaires) aux dépens de l’urgence (aide alimentaire). La stratégie d’envoi de volontaires est basée sur des personnes ayant des compétences dans tous les domaines (développement rural, santé, éducation...), qui travailleront essentiellement à partir des besoins identifiés par les communautés et la volonté de permettre l'autonomisation des populations. Au total, plus de 100 volontaires sont envoyé·e·s à l’étranger. À la fin de la décennie, des modules de formations seront créés par d’ancien·ne·s volontaires pour se préparer à l’interculturalité. Ils donnent désormais des cours d’alphabétisation à des primoarrivant·e·s* dans les quartiers nord de Paris avant leur départ. *Primo-arrivant·e : personne étrangère, en situation régulière, arrivée pour la première fois en France afin d'y séjourner durablement.
L’association élargit ses missions : santé, éducation, alphabétisation et développement intégré. Peu à peu, Frères des Hommes s’oriente vers des actions de développement rural, considérant que les causes de la pauvreté dans les bidonvilles sont fortement liées aux conditions de vie des paysan·ne·s. En plus de l’agriculture, le secteur de la santé devient un axe très important : des dizaines de médecins, chirurgien·ne·s, infirmier·ère·s et sage-femmes sont envoyé·e·s dans les pays du Sud faire de la prévention et développer des formations, en s'appuyant sur les savoirs locaux. Dès la fin des années 1970, l'association permet à des volontaires de se former à l'éducation populaire et, certains projets, notamment en Amérique latine, s'inscrivent dans l'approche développée par le pédagogue brésilien Paulo Freire : c'est par la prise de conscience collective que les communautés peuvent se développer, gagner en autonomie et prendre en main leurs propres difficultés.
Le développement d’équipes locales en France : faire changer les mentalités en Europe Dans les années 1970, plus de 70 équipes sont créées. Les réalités des pays du Sud restent largement méconnues du grand public européen. Au-delà des « actions terrain », FDH se mobilise contre les représentations biaisées, le paternalisme occidental et les déséquilibres persistants Nord-Sud. L’association comprend que faire évoluer les mentalités en Europe est aussi crucial que soutenir les projets locaux. Chaque année, des campagnes de sensibilisation montrent qu’un autre modèle est possible : fondé sur la coopération, le respect et l’action menée avec — et non à la place — des populations. De retour de mission, des volontaires partagent leur expérience avec respect, loin de tout misérabilisme. Ces rencontres, enrichies par des projections et des échanges, offrent un regard juste sur les réalités du Sud. L’association produit aussi des documentaires, diffusés en salles et à la télévision, qui rencontrent un large public. Ces actions éveillent les consciences et soutiennent les projets sur le terrain.
Les années 1980 : le partenariat pour lutter contre le « mal-développement » Une Charte pour une nouvelle vision de la solidarité À la fin de la décennie 1970, Frères des Hommes dresse plusieurs constats : une société civile organisée émerge au Sud, les actions engagées sur le terrain perdurent difficilement après le départ des volontaires ; le monde prend conscience d’un « maldéveloppement » global, engendré par des injustices et des inégalités dans la répartition des ressources. Entre 1980 et 1990 on compte plus de 100 équipes bénévoles en France, plus de 20 salarié·e·s sur Paris et de nombreuses grandes campagnes en France, notamment celle contre l'apartheid en Afrique du Sud, ou encore "Mieux se nourrir vaincre la faim".
C’est dans ce contexte qu’en 1980, lors d’une table ronde réunissant toutes ses instances, l’association adopte une nouvelle Charte qui redéfinit sa raison d’être. La notion d’« aide » cède la place à celle de « solidarité », et celle de « retard de développement du tiers monde » est remplacé par le concept de « mal-développement ». Le partenariat, qui était déjà largement pratiqué dans les années 1970, est érigé en méthode de travail. FDH ne doit pas « faire à la place de » mais « faire avec ».
Conscientiser les citoyen·ne·s du Nord En parallèle s’affirme la nécessité d’une pression politique et d’une conscientisation des citoyens au Nord. Les statuts de l’association intègrent alors un triple objet social : contribuer au développement des populations défavorisées en Afrique, Asie et Amérique latine ; sensibiliser, former et informer en Europe sur les problématiques des pays dits « en voie de développement » ; favoriser les échanges partenariaux entre Nord et Sud. Dès cette époque, un "Conseil des continents" est également créé, permettant l'échange de point de vue et de pratiques entre partenaires de différents continents.
Les années 1990 : une secousse politique vient affirmer l’identité singulière de FDH Le renversement du conseil d’administration : un événement bouleversant dans l’Histoire de FDH Au début des années 1990, FDH est la cible d’une tentative d’instrumentalisation politique. Lors de l’Assemblée générale de juin 1991, un petit groupe de militant·e·s affilié·e·s à la Nouvelle École Socialiste tente de prendre le contrôle de l’association en mettant en place une stratégie de noyautage. Les raisons ? Frères des Hommes représentait un intérêt politique et financier intéressant : l’une des principales ONG françaises, 30 millions de francs de budget annuel, près de 100 000 donateurs, plus de 100 équipes bénévoles, etc. L’association était « une pompe à militant·e·s » et une structure ouverte sur l’international intéressante pour « passer des accords avec le Maghreb ».
Un an plus tard, grâce à une décision de justice du Tribunal de Grande Instance de Paris, FDH retrouve son indépendance vis-à-vis de toute influence politique et un nouveau conseil d’administration est élu. Cet épisode laisse des traces. Marquée par des accusations de « mainmise partisane », Frères des Hommes subit une véritable déflagration : le secrétariat permanent passe de 35 à 3 salarié·e·s, le départ de nombreux·ses bénévoles et donateur·ice·s affaiblit durablement l’association, et les soutiens traditionnels — notamment centristes — prennent leurs distances.
Pour combler le vide, des militant·e·s s’engagent bénévolement, prenant des disponibilités pour maintenir les activités. Des mobilisations et des procès viennent dénoncer les dérives, condamnant les responsables. L’image de l’association est profondément écornée, et l’arrêt de l’envoi de volontaires, couplé à une forme d’amnésie institutionnelle vis-à-vis de son passé prestigieux, accentue la désaffection. Malgré la crise, FDH reprend progressivement ses activités, avec une volonté affirmée d’indépendance politique. Cette secousse devient un moment fondateur, forgeant une culture identitaire forte !
Diversification des sources de financement : une nouvelle approche « projet » Suite à la baisse considérable de nombreux donateurs (70 000), Frères des Hommes se doit de diversifier ses sources de financement et s’ouvre aux subventions publiques. La fin des années 1990 marque un passage important car ces subventions entrainent une logique d’action basée sur le « cadre projet ». La générosité du public demeure tout de même une source de financement important pour l’association.
L’importance de la démocratisation dans le processus de développement Suite à cette évolution, Frères des Hommes développe alors des principes et méthodes propres. L’association rejette la communication misérabiliste, et cherche à informer le public au Nord des réalités du Sud, en valorisant les initiatives locales. La vie associative est favorisée, Frères des Hommes refusant de devenir une « entreprise médiatique humanitaire ». Cette décennie est en effet marquée par la financiarisation et la globalisation des marchés. Le développement passe par le renforcement des acteurs de la société civile. On comprend désormais la nécessité d’accélérer les processus de démocratisation des pays du Sud : « Il n'y a pas de développement sans démocratie et il n'y a pas de démocratie sans développement » (discours de La Baule). Ce lien vient confirmer la place des acteurs de la société civile dans ces processus, dont les partenaires de Frères des Hommes. FdH passe alors à un mode de « projet par délégation » et facilite le transfert de fonds des bailleurs vers les partenaires en rendant intelligible la réalité et l’action des partenaires pour solliciter des financements publics notamment.
SEBASTIÃO SALGADO (1944-2025) Illustre photographe brésilien, ami de Frères des Hommes Infatigable défenseur des opprimés, Sebastião Salgado a marqué l’histoire de Frères des Hommes en mettant son art au service des luttes sociales. Jean-Luc, administrateur de FDH lui rend hommage dans une lettre.
Les années 2000 : l’ère de l’Altermondialisme, entre crises financières et préoccupations croissantes pour l’écologie L’émergence de nouveaux réseaux partenariaux pour peser sur les mécanismes de mondialisation On assite à l’émergence de nouvelles alliances dans des mouvements altermondialistes où des ONG du Nord et des partenaires du Sud s’engagent conjointement dans des réseaux visant à faire union contre la mondialisation libérale et à créer un autre rapport de force de gouvernance mondiale. La plupart des revendications et des propositions portent notamment sur des modes de développement plus soucieux de l'Homme et de son environnement. Y sont dénoncées également les inégalités structurelles dans les échanges Nord-Sud.
Retrouver la confiance des donateurs En 2000, FdH décide volontairement d’adhérer au Comité de la charte du don en confiance. La fin des années 90 étant marquée par des scandales de détournement de fonds (exemple de l’ARC), la confiance des donateurs est à reconquérir. L’adhésion au comité de la charte permet de préserver et développer une relation de confiance avec leurs donateurs. Basée sur des principes de transparence et de recherche d’efficacité, l’attribution du label par un contrôle continu permet de sécuriser les dons faits à Frères des Hommes depuis cette année-là.
Développement de réseaux entre organisations au Sud comme au Nord autour de thèmes communs Plusieurs campagnes ont été développées à partir de 2008 avec comme objectif de créer du lien avec d’autres structures en France et à l’international :
Campagne « Mondialisons nos solidarités » : pour créer du lien, réfléchir sur les incidences de nos actions, cette campagne rassemblait des acteurs du Nord et du Sud engagés pour une alimentation saine, une consommation responsable et le développement des agricultures paysannes. A travers cette initiative, Frères des Hommes permettait aux citoyens, paysans et militants du Nord et du Sud de réfléchir ensemble aux solutions mises en place pour développer une agriculture paysanne qui permet de nourrir localement les populations, en quantité mais aussi en qualité. La participation aux FSM (Forum Social Mondial - mouvements altermondialistes au Brésil) : FDH ainsi que nombre de ses partenaires se retrouvent lors de ces forums réunissant les acteurs de la société civile pour promouvoir la place des associations dans le secteur et faire du plaidoyer au niveau international.
Exemple des actions mises en place en France : une soirée de sensibilisation par l’équipe de Thouaré dans le cadre de la campagne sur le désarmement pour la lutte contre la pauvreté. Ici, un extrait d’un entretien avec Jean-pierre Dardeau (stagiaire en 1974, puis Directeur de 1989 à 1991, puis Président de 2003 à 2007)
Programme “Hémisphères” : former les jeunes européens à la solidarité internationale La fin de la décennie est marquée par le développement d’activités de formation, notamment avec le programme Hémisphères (2009 – 2012). Ce programme de formation-action était destiné à des jeunes européens : pendant 3 semaines à Paris, une vingtaine de jeunes se retrouvaient pour suivre des formations sur la solidarité. L’objectif était à la fois de sensibiliser et conscientiser ces jeunes sur les interdépendances nord-sud et la solidarité internationale, mais aussi de leur donner les moyens de partager et de diffuser ces nouvelles connaissances auprès d’autres personnes. Les partenaires de Frères des Hommes intervenaient dans ces temps forts : cela renversait les rapports Nord-Sud en plaçant les partenaires comme formateurs, détenteurs de savoir sur les mobilisations sociales.
Promotion 2009 du programme Hémisphères
À partir de 2015, Frères des Hommes se positionne comme acteur de transformation sociale En France, dans la suite du programme Hémisphère, Frères des Hommes lance en 2015 un nouveau dispositif bénévole : la Pépinière de la Solidarité internationale. Il s’agit pour l’association d’accueillir les volontés d’engagement citoyen en faveur de la Solidarité internationale, en permettant à des bénévoles de co-construire des actions de terrain avec les associations partenaires à l’étranger. La Pépinière de la solidarité internationale permet de développer de nouvelles équipes locales de bénévoles, réunissant des Pépins et des tuteurs et tutrices qui accompagnent l’action. Des actions de sensibilisation locales sont également prévues.
Projet pépin chez Fedina en Inde
À l’international, afin de favoriser l’intelligence collective et développer une logique de pairs à pairs, Frères des Hommes soutient la création du collectif Former pour Transformer, qui rassemble 9 organisations partenaires de Frères des Hommes, basées en France, au Rwanda, en République Démocratique du Congo, au Sénégal, en Inde, en Haïti et au Pérou. Cette création se base sur une capitalisation menée auprès de tous les partenaires : la formation vecteur de transformation sociale, qui avait mis en évidence la formation comme point commun entre toutes ces organisations.
Le Collectif Former pour Transformer fait évoluer les pratiques de Frères des Hommes L’objectif du Collectif est de favoriser les échanges de pratiques et les apprentissages entre organisations engagées pour la transformation sociale. Un premier séminaire permet d’élaborer collectivement 6 priorités pour la transformation sociale. En 2019, Frères des Hommes se dote d’un document d’orientation politique, basé sur ces priorités. L’éducation populaire et la participation des populations sont au cœur de ce document, véritable boussole pour guider nos projets. 1er séminaire du collectif (2019)
Le Collectif Former pour Transformer évolue progressivement vers davantage de coresponsabilités et de partages d’expérience : une coprésidence assurée par deux organisations membres, des webinaires coanimés par l’ensemble des organisations partenaires, des voyages d’échanges, des coproductions de ressources pédagogiques...
Voyage d’échange UGPM MPP (Sénégal, 2019)
Voyage d’échange (Rwanda, 2022)
Séminaire du collectif (2023)
Voyage d’échange Cenca Fedina (Pérou, 2023)
Séminaire du collectif (2025)
La position de FDH évolue progressivement au sein du Collectif, et les autres membres interrogent les actions de transformation sociale que Frères des Hommes pourrait mener sur son propre territoire. À partir des années 2020, au sein de La Pépinière de la Solidarité Internationale, Frères des Hommes développe de nouvelles actions collectives solidaires en France. Inspirées des méthodes de coconstruction du Collectif Former pour Transformer, les équipes bénévoles et salariées coconstruisent des actions locales avec des associations partenaires et des publics en situations de vulnérabilités. Ce processus est accompagné par un programme de formation des bénévoles.
Les premières actions collectives solidaires en France au Centre Social Torcy (2023)
Les projets avec les partenaires à l’étranger se poursuivent en renforçant les logiques de formation et d’éducation populaire Au cours des dix dernières années, l’appui de Frères des Hommes avec ses partenaires à l’étranger s’est renforcé et structuré autour de plusieurs axes : 1.Le développement des compétences des équipes, à travers les outils et méthodes d’éducation populaire, l’ingénierie de formation et la capitalisation des expériences. 2.La structuration de collectifs et l’accompagnement de démarches participatives. 3.Le soutien au montage de projets, leur gestion administrative et financière, et dans la recherche de financement.
Projet RECASE - Duhamic-Adri et Adenya (Rwanda) ©Jean-Matthieu Gautier
Programme de redynamisation des Projet FAJA avec CONCEPT (Sénégal) groupements paysans de Meckhé avec l’UGPM (Sénégal) ©Malick Diallo
Les minorités créatives pour la transformation sociale avec IPTK (Bolivie)
Formations de formateur·ice·s à Fedina Projet Ranfo Lavi Peyizan avec le MPP (Inde) (Haïti)
Huertera a Huertera, projet Habla Mujer Projet de renforcement des capacités avec CENCA (Pérou) socio-économiques et politiques des femmes de Bukavu avec l’APEF (RDC)
Cette dynamique d’accompagnement évolue progressivement en se poursuivant au-delà des projets ponctuels et en étant davantage liée au collectif Former pour Transformer : aujourd’hui, les communautés de pratiques et les ressources pédagogiques co-produites dans le cadre du collectif occupent une place centrale dans l’accompagnement pédagogique de Frères des Hommes. Depuis 2020, ces ressources sont publiées sur le site L’Atelier de la Transformation Sociale, qui propose déjà plus de 380 fiches pédagogiques coproduites par les membres du Collectif.
Des choix forts : quand protéger nos valeurs passe avant les financements En 2016, un appel à projets financé par l’Union européenne au Sénégal représentait une opportunité financière majeure pour FdH et nos partenaires. Pourtant, derrière l’aubaine se profilaient des risques sérieux : blocages institutionnels, menaces pour notre indépendance, remise en cause de nos valeurs. Le Conseil d’administration a alors choisi de ne pas s’engager, saluant la vigilance et le professionnalisme de l’équipe salariée, capable d’anticiper les conséquences et de préserver l’intégrité de FdH.
Aujourd’hui... et demain ! Un collectif Former pour Transformer vivant et dynamique Le collectif s’ouvre à trois nouvelles organisations : AJE au Sénégal, Acord Rwanda, et IPTK en Bolivie. Des groupes de travail thématiques en ligne réunissent des animateurs et animatrices de tous les pays, autour des thématiques du Genre, de la Jeunesse, de l’Agroécologie, de la Communication, et des processus de coaccompagnement pair à pair se mettent en place. La co-présidence est assurée par l’APEF et l’UGPM. Frères des Hommes continue de faciliter l’animation du réseau, mais prend de plus en plus une place de contributeur.
Un collectif Former pour Transformer vivant et dynamique En France, une capitalisation et une évaluation de la Pépinière de la solidarité internationale font germer l’idée de repenser le dispositif bénévole en renforçant l’action locale collective, et la réciprocité avec les partenaires étrangers.
Pour tester de nouvelles pistes d’action, une étude-action collective, Agir avec le vivant, est mise en place en 2025, avec l’Ecole Normale Sociale en France, et CONCEPT et AJE au Sénégal, grâce à un financement du F3E. L’objectif? Réfléchir ensemble, dans le cadre d’ateliers participatifs, avec des jeunes et des acteurs associatifs en France et au Sénégal, aux modalités d’engagement des jeunes avec le vivant sous toutes ses formes. C’est également l’occasion, pour Frères des Hommes, de repenser les liens entre enjeux sociaux et enjeux écologiques, retrouvant ainsi les questionnements et les intuitions des premiers acteurs et actrices de cette longue histoire !
Ateliers “Agir avec le Vivant” en France et au Sénégal
Une brève histoire de 60 ans d’actions 60 ans de solidarité 60 ans d’engagement
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