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Animer un collectif d’organisations de la société civile

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Animer un collectif d’organisations de la société civile


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Depuis 2017, l’association Frères des Hommes anime un collectif constitué d’organisations de la société civile issues de différents pays et engagées dans la transformation sociale, nommé « Former pour Transformer ». Au départ de manière très expérimentale (voir au coup par coup), ce rôle d’animateur s’est construit de manière empirique permettant d’aboutir à des échanges et des productions méthodologiques sur la transformation sociale. Ateliers participatifs, auprès d’équipes pédagogiques, chez les organisations membres du collectif, rencontres militantes en France ou séminaires de capitalisation (…) sont des pratiques d’animation qui ont conduit Frères des Hommes à ajuster ses propres postures et méthodes dans l’animation du collectif. Le chemin parcouru a permis d’affiner une stratégie d’animation que nous souhaitons partager aux organisations membres du collectif mais aussi à d’autres qui pourraient être friands d’échanger sur ces sujets. Ce livret est issu d’un cycle de capitalisation de nos expériences, animateurs et animatrices de cette dynamique.

Le Collectif « Former pour Transformer » créé sous l’impulsion de Frères des Hommes, rassemble en 2020, les organisations de la société civile suivantes : MPP (Haïti), CENCA (Pérou), UGPM (Sénégal), APEF (RDC), Duhamic-Adri (Rwanda), Adenya (Rwanda), Fedina (Inde), Batik International (France), Frères des Hommes (France).

Publication : Automne 2020 Couverture : Séminaire « Former pour Transformer », Fishbowl, 2017 4ème de couverture : Voyage d’échange entre l’UGPM et le MPP, septembre 2019


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Animer un collectif d’organisations de la société civile

P. 4 / LE COLLECTIF « FORMER POUR TRANSFORMER » P. 6 / UNE FINALITÉ : PRODUIRE DES RESSOURCES UTILES À CHACUN.E P. 7 / 5 FONCTIONS POUR ANIMER UN COLLECTIF P. 10 / ANIMER EN PRÉSENTIEL P. 14 / FACILITER L’APPRENTISSAGE EN BILATERAL P. 17 / ANIMER LA PRODUCTION P. 20 / FAIRE VIVRE LE COLLECTIF À DISTANCE P. 22 / COORDONNER L’ENSEMBLE DE CES FONCTIONS


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Le collectif « Former pour Transformer »

Le collectif « Former pour Transformer » est un espace d’échanges et d’apprentissage visant à apprendre des autres, avec les autres et aux autres ! Il est dédié à l’amélioration des pratiques de transformation sociale avec les populations en situations de vulnérabilités. Les organisations membres ont pour point commun de travailler localement - dans des contextes et des pays différents - à l’amélioration des conditions de vie de populations en situations de vulnérabilités. Cet engagement, se fait dans l’idée que ces personnes, peuvent, en « activant » leur pouvoir d’agir, lutter pour transformer la société. Chaque organisation capitalise ses pratiques d’accompagnement et de formation des populations avec lesquelles elles travaillent afin de les mettre en partage au sein du collectif « Former pour Transformer », les questionner et les améliorer. Les activités du collectif « Former pour Transformer » se situent donc au niveau méthodologique « M ». Il s’agit d’un espace d’analyses collectives et de productions. Par ce biais, les organisations membres du collectif se dotent d’un capital savoir pour améliorer leurs actions auprès des populations.

Témoignage de Ndiakhate Fall, secrétaire général de l’UGPM, sur la place des jeunes, séminaire de novembre 2019


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Analyse et production collective

Capitalisation

Appropriation des productions collectives

P

O

M

Les actions mises en place localement

Chaque organisation partenaire

Le collectif « Former pour transformer »

•  Contribuent directement à la transformation sociale

•  Capitalise les actions

•  Analyse collectivement les pratiques en vue de les améliorer

POPULATIONS

•  Sont enrichies par les analyses collectives

ORGANISATIONS

•  Fait évoluer ses pratiques et ses stratégies

METHODES

•  Se dote d’espaces d’apprentissage commun


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Une finalité : produire des ressources utiles à chacun.e Mais comment tout cela s’orchestre, s’organise, s’articule ? Le pôle Form’Action de Frères des Hommes a deux principales fonctions : Accompagner les organisations dans leurs dynamiques de formation à destination des populations pour la transformation sociale1 ; Animer avec les organisations des dynamiques collectives d’analyses méthodologiques transversales. La fonction d’analyse transversale a pour but de produire des ressources méthodologiques utiles à chacun.e. En partant de pratiques très variées et contextualisées, il s’agit de porter un regard distancié sur ce qui fait sens pour le plus grand nombre et aussi de mettre en exergue des pratiques spécifiques qui, par leur caractère inédit, questionnent, interpellent. L’objectif final est de produire des ressources qui explicitent des éléments de méthodes invariables comme des points de passage clefs en lien avec une pratique ou une approche. En animant « Former pour Transformer », pendant 3 ans, Frères des Hommes (FdH) a expérimenté plusieurs processus d’analyse transversale qui ont permis d’amorcer des dynamiques de production collective. La capitalisation des expériences est au cœur de cette fonction. Le site de l’Atelier de la Transformation Sociale (www.atelier.fdh.org) a été créé par Frères des Hommes avec le collectif Former pour Transformer pour faciliter la production et le partage d’analyses transversales (volet « méthodologique » de la POM). Nous considérons ce site comme un espace d’apprentissage commun destiné aux équipes, aux adhérent.e.s, et militant.e.s de nos organisations. L’appellation « Atelier » illustre qu’on peut venir y chercher, des outils pédagogiques pour participer à une action de transformation sociale. Nous y ferons référence dans chacune des fiches.

1. Pour découvrir plus amplement ce volet, référez-vous au livret « La formation en action chez Frères des Hommes », septembre 2019, disponible sur fdh.org.


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5 fonctions pour animer un collectif

D’après l’expérience développée depuis 3 ans, on distingue quatre grandes « casquettes », au sens de fonctions jouées dans l’animation du collectif. Une cinquième et dernière fonction est celle de la coordination qui vise à faciliter la réalisation des 4 autres.

Animer la production

Faciliter l’apprentissage en bilatéral

Animer en présentiel

Faire vivre le collectif à distance

COORDONNER L’ENSEMBLE DES FONCTIONS


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Des connaissances utiles pour animer un collectif d’organisations

Pour mieux connaitre les membres du collectif : •  Disposer d’informations sur les contextes des organisations et les actions qui y sont mises en œuvre •  Développer des espaces d’échanges et de rencontres avec les représentant.e.s des organisations du collectif Pour assurer la transversalité : •  Connaitre les différentes actions et préoccupations de chaque organisation en lien avec les thématiques du collectif afin de pouvoir les mettre en relation •  Faire des ponts entre toutes les actions, avoir les ressources pour cela Pour planifier : •  Etre informé.e et prendre en compte l’ensemble des activités en cours et leurs temporalités (celles de chacune des organisations, celles du collectif, celles que Frères des Hommes mènent dans le cadre de projets avec les organisations partenaires)


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Rencontre avec les paysans de Huye, mission du pôle Form’action auprès d’Adenya et de Duhamic Adri, Rwanda, mars 2019


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Animer en présentiel Ateliers, Séminaires …

Ce qu’il faut avoir en tête : •  Ce qui se joue dans les temps en présence : échanger et partager, prendre conscience d’autres manières de percevoir les choses, expérimenter et faire ensemble afin de produire collectivement une réflexion ou de l’outillage •  L’importance des temps informels pour favoriser l’interconnaissance et les relations interpersonnelles Les principes facilitants : •  Ceux de l’éducation populaire : les savoirs viennent des participants. Faire remonter le savoir de l’expérience pour les partager. C’est-à-dire : répartition de la parole, écoute de tout un chacun.e, partir des expériences des un.e.s et des autres, alternance entre temps en groupe et en plénière, entre expérience, théorie et pratique, utilisation « d’energisers », de moment de synthèse…. •  Le lieu est un facteur facilitant important : espace, luminosité, bruit extérieur, etc. L’expérience nous montre qu’un même lieu pour les ateliers et l’hébergement est très apprécié Ce qu’il faut faire : Préparation des animations : •  S’y prendre à l’avance ; reconnecter aux différents chantiers passés (séminaires, productions, échanges à distance…) ; poser des finalités et objectifs le plus collectivement possible, les concrétiser dans un programme, élaborer des ateliers spécifiques (modalités pédagogiques, supports, outils) ; planifier des visites ou des interventions extérieures ; s’assurer de la cohérence finale (continuité, fil rouge, articulations optimales) ; réfléchir à un support final à l’avance •  Faire participer les membres du collectif dès la préparation •  Anticiper la traduction


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Animer ou co-animer : •  Essayer de créer des espaces où les individus ont des temps de réflexion personnelle à reverser dans le collectif (via des supports préparés en amont notamment) •  Ajuster le déroulé au fil de l’eau / s’adapter en direct lors d’animations •  Faire vivre le fil rouge ! Assurer les connexions, faire des rappels entre chaque atelier : synthèse visuelle et orale, introduire et clôturer •  Assurer une progression pédagogique alternée, afin de favoriser la participation, les débats, la production •  Mobiliser des outils pédagogiques tels que les brise-glace, tour de parole, interview mutuelle, débats, jeux de positionnements, présentation à plusieurs voix, aménagement de l’espace tournant… •  Mobiliser des supports variés : visuels, vidéo, audio, photos… Produire suite aux temps collectifs : •  Anticiper les prises de notes : orienter dès le départ et éviter le mot à mot qui nécessite trop de temps de traitement Inviter des personnes ressources extérieures : •  Le point très facilitant est quand la personne ou la structure a déjà une connaissance de l’association, du collectif, des actions des organisations partenaires •  Avant l’animation, anticiper l’impression de supports, prendre contact bien en avance pour présenter, expliciter la nature de nos actions en tant que collectif •  Essayer de cibler l’intervention sur une problématique bien précise du collectif, définir conjointement les objectifs, les modalités d’intervention ainsi que la souplesse dans le déroulé •  En tant qu’animateur.trice, lors de la rencontre, introduire la personne, la raison de l’invitation, faciliter la mise en place technique de la salle, être un point de contact pour la personne, ne pas hésiter à expliciter les liens entre la ressource et les membres du collectif •  Avoir 2-3 expériences à comparer sur un même sujet permet de sortir de la comparaison binaire « eux-nous » et aide à porter un regard transversal •  Les leçons pour la suite : briefer sur les modalités d’animation, voire co-construire en amont !


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Post animation :

 Après une journée d’animation : •  Ajuster, réviser la progression tout en gardant le cap ! Attention, cela peut représenter du temps de mobilisation important, alors même que la journée est terminée !       A la fin de plusieurs journées d’animation : •  Proposer un bilan à chaud sous forme d’animation ou sous forme de questionnaire (cf. exemples de fiches à mettre en lien) ou/et à froid (envoi d’un questionnaire à posteriori) •  Diffuser à chaque personne ayant participé au temps présentiel : envoyer pour cela des supports, compte rendus adaptés pour de la présentation, et ce dans un délai raisonnable •  Accompagner la restitution des échanges au sein des organisations partenaires, en passant notamment par l’envoi de supports didactiques, et ce toujours dans des délais raisonnables •  Tirer des enseignements généraux pour le collectif, la structure, pour l’animation. En prenant le temps de la capitalisation !

Quelques bonnes pratiques « coup de cœur » :

 Le journal de bord lors du voyage d’échange à l’UGPM, au Sénégal, des membres du MPP (Haïti), en 2019. Afin de faciliter la réflexion et la prise de recul des participant.e.s, nous les avons invité.e.s à remplir un journal de bord après chaque journée d’échanges. Une double page était consacrée à chaque journée avec un espace de prise de notes ainsi qu’un espace comprenant les 4 questions suivantes : ce qui m’a plu lors de cette journée ? Ce que j’ai appris aujourd’hui ? Ce que je retiens pour mon organisation ? Ce qui me questionne ? Ce nouvel outil a été expérimenté dans l’idée d’accompagner les participant.e.s dans leurs prises de notes sous forme de « bilan » quotidien et de faciliter leur restitution à la fin du voyage d’échange. Sa forme et son utilité ont été apprécié par les deux organisations.

 Un incontournable facilitant : Co-Animer ! La co-animation et la préparation collective est un invariant expérimenté sur ces trois dernières années qui démontre son efficacité et qui nous semble essentiel : prise de relais, réflexion collective sur le cap à prendre, ajustement collectif des modalités….


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En termes de posture ? •  Adopter une attitude de facilitation •  Avoir une vigilance pour favoriser une équité de parole (en prenant en compte le genre notamment) •  Etre délicat.e et respectueux.se de chaque personne dans la facilitation Comment cela s‘articule-t-il avec l’Atelier (atelier.fdh.org), espace d’apprentissage commun ? •  Après les temps d’animation, un temps de discussion, réflexion est proposé pour envisager les nouveaux articles à publier sur l’Atelier •  Des fiches peuvent être issues de bonnes pratiques, des expériences peuvent être relayées, les priorités peuvent être actualisées… Questionnements pour nourrir la suite : •  Comment faire en sorte de valoriser les différences d’expériences et les types de contributions pour que chacun.e puisse trouver son espace d’apprentissage et de transmission ? •  Comment responsabiliser des membres sur l’animation de certaines séquences en maintenant une cohérence sur l’ensemble de la journée ?

Atelier de positionnement, séminaire Former pour Transformer, juin 2018


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Faciliter l’apprentissage en bilatéral Rencontres physiques ou virtuelles

Ce qu’il faut avoir en tête : •  Connaître les activités de chaque organisation •  Connaître les profils des participant.e.s et leur place dans l’organisation •  Prêter attention aux contextes : aspects culturels, rythme des organisations •  Cerner les attentes « relationnelles » des participant.e.s ainsi que les enjeux de la rencontre pour chaque organisation •  Anticiper les contraintes de déplacements et diplomatiques (escale, temps de voyage, visa, etc) •  Anticiper les besoins en interprétariat et en traduction Ce qu’il faut faire : •  Réfléchir à la composition du groupe •  Faire des ponts entre les préoccupations/intérêts/pratiques des groupes/organisations •  Se fixer des objectifs en lien avec des attentes d’apprentissages, des propositions de partage •  Proposer un calendrier/planning de rencontres pour pouvoir cadrer et anticiper les échanges •  S’entourer d’intermédiaires - traducteurs.trices (volontaires par exemple) entre le groupe et l’organisation •  Anticiper les éléments qui seront partagés aux autres membres des organisations, du collectif qui ne participent pas à la rencontre •  Synthétiser des propositions en vue de valider des orientations, des décisions pour pouvoir se mettre d’accord en mettant en commun les attentes L’attitude clef : •  Facilitation : en retrait et lorsqu’ il faut donner un coup de main, orienter, être un liant •  Etre un repère : si quelque chose ne va pas ou s’il y a des doutes être identifié comme quelqu’un qui y fait attention •  Etre un gouvernail dans les objectifs et les enjeux d’apprentissage (donner une direction, un cap) •  Donner de l’impulsion à certains moments


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Comment cela s‘articule-t-il avec l’Atelier (atelier.fdh.org), espace d’apprentissage commun ? •  L’Atelier est un espace pour collectiviser les apprentissages réalisés en bilatéral •  Une fiche d’expérience et de capitalisation sur le voyage d’échange entre le MPP et l’UGPM est déjà disponible sur le site de l’Atelier •  L’Atelier est un site réalisé pour favoriser l’apprentissage entre pairs Un principe : L’enrichissement entre pairs permet, avant tout, de croiser ses idées et expériences sur des thématiques d’intérêt commun. Basé sur les principes d’éducation populaire, il vise à : •  Partager des pratiques pour s’apporter mutuellement •  Approfondir et vivre l’interconnaissance •  Créer des temps propices au débat, à l’approfondissement d’idées, la remise en question et la création / innovation Quelques questionnements : •  Comment passer d’un temps d’échange ponctuel à une dynamique d’apprentissage entre pairs ? Comment continuer à faire vivre les échanges après la rencontre, en présence et surtout à distance ? •  Quels sont les supports idéaux pour garder trace de ces temps forts ? Comment accompagner à tirer des leçons, réinjecter dans la pratique ? Comment articuler apprentissage et passage à l’action dans des dynamiques d’apprentissage entre pairs ? •  Comment donner envie de s’ouvrir à l’autre ? de porter un regard critique sur soi ? accepter le regard critique de l’autre sur soi ? •  Comment ces dynamiques bilatérales viennent irriguer l’ensemble du collectif ?


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Voyage d’échange entre le MPP et l’UGPM, Meckhé, Sénégal, septembre 2019


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Animer la production Produire collectivement et rendre accessible les analyses transversales aux formateurs.trices

Ce qu’il faut avoir en tête : •  Des finalités clairement établies que ce soit pour le collectif et/ou pour des publics spécifiques •  Avoir quelques connaissances dans l’édition (web et papier, vidéos) et la publication (impression, modalités de diffusion) •  Avoir quelques connaissances sur les enjeux et processus de traduction •  S’inspirer pour créer de l’outillage pédagogique

Les attitudes à adopter : •  Humilité face au savoir des autres •  Non jugement •  Rigueur et souplesse dans la gestion des relations avec les prestataires de production Ce qu’il faut faire : •  Sélectionner (de l’information cruciale, des thèmes de capitalisation…) •  Communiquer sur les points d’étapes •  Synthétiser l’information •  Proposer des relectures critiques •  Expliciter et faire expliciter les pratiques et stratégies •  Connecter les pratiques ou visions entre elles pour assurer la transversalité •  Vérifier, au début et en cours de production, l’usage pédagogique des supports par rapport aux destinataires •  Sélectionner et suivre le travail de prestataires : graphiste, illustrateur, imprimeur, développeur web, etc. •  Gérer les délais


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Comment cela s‘articule-t-il avec l’Atelier (atelier.fdh.org), espace d’apprentissage commun ? •  Les productions sont en amont cadrées pour correspondre aux espaces et à la charte graphique de l’Atelier de la transformation sociale •  Les productions peuvent prendre un format fiches ou format court pour s’apparenter à du format web et nourrir la dynamique d’apprentissage collectif •  L’Atelier est un espace qui permet de stimuler la production et la capitalisation, dans l’objectif de la partager sur le site Quelques principes : •  L’expérience des autres (aussi bien les succès que les difficultés) gagne à être partagée •  Ces supports permettent d’améliorer l’action : cela va être utile ! Quelques questionnements pour la suite •  Cette casquette consiste à produire des supports pour des animateurs.trices / formateurs.trices. On constate une grande progression sur les supports et les cibles en trois années d’expérimentation : d’une communication très institutionnelle à des productions plus accessibles pour des équipes pédagogiques : ne serait-ce pas une fonction de compétences croisées entre pédagogie et communication ? •  Comment gagner en précision pour cibler à la fois le public et leurs attentes ? Comment travailler davantage les attendus des supports en lien avec les animateurs.trices/formateurs.trices de terrain qui sont au cœur des sujets ?


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Echanges d’expériences, journée sur la structuration de collectifs, février 2019


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Faire vivre le collectif à distance (c’est la plupart du temps !)

Ce qu’il faut avoir en tête : •  Avoir une visibilité sur les temporalités de chaque membre du collectif •  Doser les sollicitations de manière raisonnable (regrouper les sujets, ne pas multiplier les réunions….) •  La transversalité s’opère aussi à distance •  Les décalages horaires et les différences de langue entre les membres Ce qu’il faut faire : •  Diffuser de l’information : actualités sur les pays, avancées du réseau, informations sur les activités et contextes des organisations membres •  Solliciter ou sonder les membres en fonction des activités du collectif •  Créer du lien à distance •  Donner envie d’en savoir plus L’attitude clef : •  Etre à l’écoute des envies et besoins des organisations membres Un principe : •  L’appartenance à un réseau d’échange implique des bénéfices pour chaque membre mais aussi du temps à consacrer au réseau Comment cela s‘articule-t-il avec l’Atelier (atelier.fdh.org) ? •  L’Atelier est un moyen pour faire vivre le collectif, il héberge les productions qui sont relayées, consultées, adoptées ! •  L’Atelier permet de rendre visible le travail des membres, les uns vis-àvis des autres et aussi vis-à-vis de l’extérieur (site en accès libre) Quelques questionnements •  Comment favoriser les liens entre les membres autrement que par mail ? Quels moyens pourraient répondre à la demande de favoriser les temps informels à distance ? •  Au-delà de la communication à distance : comment faire vivre le collectif chez chaque organisation membre ?


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Restitution des 3 premières années du collectif Former pour Transformer, octobre 2020, à distance


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Coordonner l’ensemble de ces fonctions Orchestrer ? Impulser ?

Ce qu’il faut avoir en tête : •  Le calendrier, les moyens (logistiques, ressources humaines…) •  Les finalités et les enjeux posés collectivement > pour garder le cap ! •  Les aspects contractuels et financiers des projets •  La nécessité de s’adapter chemin faisant Ce qu’il faut faire : •  Faire circuler de l’info •  Rappeler les objectifs et le cadre d’action collectif •  Anticiper sur des petites feuilles de routes à 6 mois •  Coordonner la répartition des rôles et activités •  Suivi des tâches et des budgets Les attitudes facilitantes : •  Donner envie •  Comprendre les contraintes des autres •  Faire ensemble Les principes saillants : •  Replacer en quoi chaque activité est utile pour chacun.e, et pour le groupe, en termes d’amélioration de l’action •  Ne pas avoir peur des décalages, des contradictions •  Etre ouvert.e aux propositions et aux adaptations dans le respect du cadre Comment cela s‘articule-t-il avec l’Atelier (atelier.fdh.org) ? •  Coordonner, agencer les capitalisations en vue de les publier •  Valoriser l’usage de l’Atelier dans chacune des fonctions et expériences Questionnements à creuser pour la suite : •  Comment sortir de l’approche projet vers une orchestration du collectif davantage partagée entre l’ensemble des membres ? •  Pour innover, ne pourrait-on pas accentuer la partie facilitation des processus collectifs ?


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Davis Morante, co-directeur de Cenca, temps de vie associative, juillet 2018


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Frères des Hommes 2 rue de Savoie, 75006 Paris - France Tél. +33(0)1.55.42.62.62 fdh@fdh.org www.fdh.org facebook.com/FreresdesHommes.org twitter.com/FreresdsHommes

Publié par Frères des Hommes avec le soutien de l’Agence Française de Développement


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