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EN PLEINE PÉRIODE MILANAISE, alors que le regard de toute la planète design se tourne vers le Salone del Mobile, difficile de ne pas penser à celles et ceux qui, depuis des décennies, dessinent les objets qui nous accompagnent. Les designers, les éditeurs, les marques qui ne cherchent pas seulement à produire du nouveau, mais à inscrire quelque chose dans la durée. Car les objets qui comptent ne naissent jamais d’un simple effet de style. Ils sont le fruit d’une intention claire, d’un dialogue patient entre la fonction, la matière et la forme. Avec le temps, certains deviennent plus que des objets, ils se transforment en repères. Une chaise, une lampe, une table finissent parfois par incarner l’esprit d’une époque, une tranche de vie.
Ce numéro en donne plusieurs illustrations. Avec Charlotte Perriand, dont le regard sur la montagne révèle combien le paysage peut devenir un laboratoire de formes et d’usages. Avec les créations de Charles et Ray Eames, racontées ici par son propre petit-fils, rappelant que certains objets traversent les générations parce qu’ils reposent sur une idée simple et solide. Mais le design n’est pas seulement affaire de patrimoine. Il continue de se réinventer. On le voit dans les recherches actuelles sur les matériaux, dans ces objets conçus pour être réparables, recyclables, transformables, ou encore dans ces expérimentations où la technologie, l’artisanat et l’architecture se rencontrent pour imaginer d’autres usages.
À l’heure où tout semble aller plus vite, où l’image chasse l’image et où la nouveauté remplace aussitôt la nouveauté, le design garde cette capacité rare de résister au temps. Il ne cherche pas l’éphémère, il construit. Dans un monde souvent pressé de produire du vide, le design continue, lui, à laisser des traces.
Cosy City Magazine
L’art de partager le beau. contact : contact@cosy-editions.com
Couverture
Charles Eames on elephant par Eames Office
Directeur de publication
Claude Borrani — claude@cosy-editions.com
Contributeurs de ce numéro
Textes : Patricia Parquet, Yannick Mougel
Direction artistique
Studio Space Homies — Nicolas Chatelus
Publicité et développement
Olivia Gontharet - Directrice commerciale & développement - olivia@cosy-editions.com
Fanny Marguet - Chargé de dévelopmment Senior - fanny@cosy-editions.com
Yannick Mougel - Chargé de développement Senior - yannick@cosy-editions.com
Impression
Estimprim – ZI La Craye 25510 Autechaux
N°ISSN : 2418-0297
Parution : Avril 2026
Diffusion : Coyote diffusion
Toute reproduction ou représentation intégrale ou partielle par quelque procédé que ce soit des pages publiées dans le présent magazine, faite sans l’autorisation de l’éditeur EDITIONS COSY est illicite et constitue une contrefaçon. Seules sont autorisées, d’une part, les reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective, et d’autre part, les courtes citations justifiées par le caractère scientifique ou d’information de l’oeuvre dans laquelle elles sont incorporées (art. L.122-4, L.122-5 et L.335-2 du Code de la propriété intellectuelle).
Une publication de la société EDITIONS COSY SARL au capital de 48 000 euros 18, allée du Lac Saint-André 73370 Le Bourget-du-Lac — CEDEX RCS Chambéry SIRET 4443716




PROCHE HYPERCENTRE DE CHAMBÉRY
Du 2 au 4 pièces
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Dernières opportunités 4 pièces
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Renseignements & vente :









Ni futile, ni accessoire.
Espaces de travail
Innos, le bureau comme nouvel espace de vie.
Bien-être
Atelier Nordic, quand le bien-être devient architecture.
G'Decor
Ce moment où l'espace devient intérieur.

Talloires
La renaissance intime de l’Auberge du Père Bise de Jean et Magali Sulpice.
Les lauréats des Dezeen Awards Architecture 2025.
L'escalier comme invitation architecturale.
Les Charmettes
Papiers secrets à Chambéry.
Chromatique
La couleur comme décoration.
Visite privée
Ambiance lac pour une résidence de collectionneurs d’art contemporain.
Workshop
Penser l’hospitalité, un concours organisé par Cread, le Club Chic et Editions Cosy.
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Modèle présenté : Volvo EX60 P10 AWD Ultra avec options.
*Cycle mixte : Consommation (kWh/100 km) : 14.7 - 16. CO2 en phase de roulage (g/km) : 0.
Autonomie électrique (km) : 620 - 810.
Pensez à Covoiturer. #SeDéplacerMoinsPolluer


Exposition
Charlotte Perriand : la montagne ré-créative. Une expo au musée de Grenoble à découvrir jusqu’au 23 août.
Sélection
Inspirations de l’année.
Collection
Dans l'antre du Joker, le mobilier perd la tête.
Héritage
Eames, par Eames.

Dandy
Pharrell Williams construit sa maison.
Horlogerie
Les montres à quartz.
Horlogerie française
L'élégance audacieuse à portée de main.
Outdoor Entrons dehors.


GRENOBLE
cultive une vision exigeante du design, à la croisée de l’architecture, de l’art et des objets du quotidien.
Texte La Rédaction – Photo USM
CERTAINES ADRESSES DÉPASSENT LE SIMPLE
STATUT DE BOUTIQUE. À Grenoble, D613Studiolo s’apparente davantage à un laboratoire d’idées dédié au design contemporain. Le lieu repose sur une conviction simple : les objets, l’architecture et l’art dialoguent en permanence avec nos façons d’habiter et de vivre. Le nom même du lieu en dit long sur cette ambition. D613 est un hommage à Eileen Gray et à sa célèbre villa E1027 House à Roquebrune-Cap-Martin. Cette maison, conçue dans les années 1920 avec Jean Badovici, est devenue un manifeste du design moderne. Chaque détail y est pensé dans une logique d’ensemble, des volumes architecturaux jusqu’au mobilier et aux luminaires.
Dans cet esprit, Frédéric, l'agitateur en chef de D613Studiolo, explore les résonances entre design d’auteur, architecture et art. La boutique rassemble une sélection de marques et d’éditeurs reconnus pour leur exigence formelle et la qualité de leurs réalisations. On y retrouve notamment Vitra, Zanotta, Tonelli design, Bloc Studios, ou encore USM. Luminaires ou objets du quotidien y composent un ensemble cohérent où le design s’inscrit naturellement dans la vie.
Plus qu’un showroom, le lieu agit comme une passerelle entre création contemporaine et usage quotidien. Une adresse inspirante pour celles et ceux qui voient dans le design bien plus qu’un simple objet décoratif.

Ambiance USM, l’une des nombreuses références pas comme les autres que l’on retrouve chez D613 Studiolo


HÉRITAGE
LTexte La Rédaction – Photos Azur Confort
atelier fait partie du paysage : on y débite le bois, on ajuste les sections, on ponce les montants avant de les peindre et d’y fixer la toile. Chaque pièce passe entre plusieurs mains, du façonnage à l’assemblage, jusqu’au contrôle final. Cette rigueur ne date pas d’hier, elle est de celle qui s’inscrit dans le temps long. Au début des années 1930, Henri Inderchit fabrique de petits fauteuils pliants pour poupées et pour enfants. La mécanique est déjà là -deux montants, une toile, un pliage simple – mais le grand succès arrive quand un cafetier du littoral lui commande le même siège, à taille adulte. En 1936 naît alors le modèle F101, dit « metteur en scène », un coup de génie conçu pour être ouvert le matin et refermé le soir, le genre d’objet qui s’impose par l’usage plus que par le discours.
Dans les années 1950, Louis Inderchit reprend l’activité et
équipe la terrasse rouge du Café Sénéquier à Saint-Tropez. L’image circule, la chaise s’installe durablement dans le décor des ports méditerranéens, puis gagne les stations alpines. En 1989, l’entreprise prend le nom d’Azur Confort et confirme son implantation en Chartreuse.
En 2016, Raphaël Voisine reprend la société, relance la production, structure un bureau d’études et élargit l’offre. Autour du modèle historique se développe encore aujourd’hui une gamme complète de mobilier en bois pour l’extérieur, toujours conçue et fabriquée en France.
Et pourtant, dans l’atelier, tout – ou presque – ramène à la même silhouette, celle née en 1936, issue d’un jouet agrandi. La chaise continue d’accompagner les saisons, d’ouvrir les terrasses au printemps et de se refermer à l’automne. C’est elle qui a fondé la maison, et c’est encore elle qui en donne la mesure. Aujourd’hui, on dit iconique…



Texte La Rédaction – Photo Les Morainières
Aux Morainières, Michaël Arnoult n’a jamais cherché à brûler les étapes. Depuis 2005, le chef savoyard construit, avec Ingrid, une maison à part, enracinée dans les vignes de Jongieux. Une première étoile en 2007, une deuxième en 2012, puis, en 2026, la consécration : une troisième étoile Michelin, la seule et unique attribuée cette année-là en France. Sa cuisine suit la même logique que son parcours, elle est patiente, lisible, sans effet de manche. Chez lui, le terroir est une matière vivante. Les produits d’eau douce, lavaret du Bourget et autres écrevisses du Rhône, structurent l’assiette, sou-
vent travaillées avec une précision presque obsessionnelle. Son tartare d’écrevisses, régulièrement cité comme plat signature, en est l’expression la plus nette. Autre exemple, ce travail sur les cardons, relevés de truffe et liés par un jus profond, ou encore ces compositions autour de la truite, taillée en fines lamelles pour en révéler toute la texture.
Chez Arnoult, rien ne cherche l’instant. Tout s’inscrit dans la durée, dans la répétition, dans l’ajustement patient. La troisième étoile ne vient pas couronner un coup d’éclat, mais des années de gestes affinés, de choix tenus, de cap maintenu. Bravo aux artistes.






Le bureau n’est plus un simple outil. Il incarne désormais une culture, une manière de collaborer, une vision du travail. C’est bien sur ce postulat qu’ Innos développe, depuis ses implantations de Cognin, Annecy et Bourg-en-Bresse. Une approche glo-
Longtemps standardisé, le bureau devient aujourd’hui un territoire d’expression. À travers ses réalisations, Innos accompagne cette transformation en concevant des environnements où l’usage, le confort et l’identité de l’entreprise se rencontrent.
Texte La Rédaction – Photo Artprism
bale de l’aménagement des espaces professionnels. Chaque projet est pensé comme une réponse sur mesure aux usages réels des entreprises. Volumes, circulations, lumière, mobilier : l’ensemble compose des lieux à la fois lisibles, fonctionnels et accueillants, où l’ergonomie ne s’oppose jamais à l’esthétique. De la conception à l’installation, Innos pilote l’ensemble du processus en s’appuyant sur un réseau de fabricants européens sélectionnés pour la qualité de leurs produits et leur engagement durable. Une exigence qui se
traduit dans la pérennité des aménagements comme dans leur cohérence. Avec Sontuo, sa branche haut de gamme, cette réflexion se prolonge vers des projets plus exclusifs, où le design s’exprime avec davantage de précision et de sophistication, sans jamais perdre de vue l’usage. À l’heure où les modes de travail évoluent, le bureau devient un lieu hybride : espace de concentration, de rencontre, mais aussi de respiration. Une mutation qu’InnoS accompagne avec justesse, en redonnant au cadre de travail toute sa valeur.

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Le télétravail, c’était une excuse.
Route de l’aéroport, à Voglans, une nouvelle adresse met en scène l’agencement intérieur pensé pièce par pièce.
Texte La Rédaction

En bord de route, à Voglans, le nouveau showroom d’Arbelì ne passe pas inaperçu. Derrière les vitrines, cuisines, rangements et pièces de mobilier composent plusieurs ambiances qui donnent à voir une même idée : celle d’un intérieur conçu sur mesure, où chaque élément trouve sa place dans l’architecture de la maison.
L’enseigne a été créée par Gwenaël Pean et Aurélien Lacour, qui s’appuient sur plus de quinze ans d’expérience dans la menuiserie et l’agencement. Leur approche commence souvent par la cuisine, espace central autour duquel s’organise le reste de l’habitat. Mais le projet peut se prolonger vers le salon, la chambre, les espaces pour enfants ou encore la salle de bain et la buanderie. Le sur-mesure concerne aussi les dressings, les rangements intégrés ou certains éléments de mobilier extérieur.
Dans le showroom de Voglans (Savoie), ces différents univers se succèdent comme autant de scénographies domestiques. On y observe la précision des assemblages, le choix des matériaux et le travail sur les volumes. L’objectif est moins de présenter des modèles que de montrer ce que peut devenir un projet d’aménagement lorsqu’il est pensé dans sa globalité. Arbelì s’appuie pour cela sur un réseau de partenaires et d’éditeurs spécialisés dans la cuisine, l’électroménager, le mobilier ou les matériaux. Une manière de compléter le savoir-faire artisanal de l’agencement par des pièces et équipements issus de fabricants reconnus.
À Voglans, cette nouvelle adresse s’inscrit ainsi dans un paysage où l’aménagement intérieur se rapproche de plus en plus du travail d’architecture : une attention portée aux usages, aux matières et à la manière d’habiter les espaces.






Mario Giacomelli, maître de l'argentique poétique, passe en vente sur Catawiki. L'occasion rare de posséder un fragment d'une œuvre qui a changé le regard sur la photographie.
IL Y A DES IMAGES QUI NE SE REGARDENT PAS, elles se ressentent. Celles de Mario Giacomelli appartiennent à cette catégorie rare. Le photographe italien, né en 1925 à Senigallia dans les Marches, n'a jamais quitté sa région natale, et pourtant son œuvre a traversé les frontières, les décennies, les modes. Autodidacte, typographe de formation, il a forgé un langage visuel d'une singularité absolue, des noirs profonds comme de l'encre, des blancs qui brûlent, des compositions où la figure humaine semble flotter entre la terre et l'abstraction. Sa série la plus célébrée, Scanno, débute dès 1957. Mais c'est avec Io non ho mani che mi accarezzino il volto, tirée de la vie dans un hospice de vieillards, que Giacomelli impose une vision : la photographie non pas comme document, mais comme poème visuel. Les corps courbés, les mains croisées, les silences entre les êtres. Rien ici ne relève du reportage. Tout relève de la méditation.
Un tirage signé de sa main, c'est plus qu'une œuvre. C'est une signature posée sur un moment suspendu, une façon de dire que quelque chose méritait d'être arraché à l'oubli. Catawiki, plateforme de vente aux enchères en ligne spécialisée dans les pièces d'exception, propose aujourd'hui l'une de ces raretés. Pour les collectionneurs comme pour les amateurs éclairés, c'est le genre d'occasion qui ne se discute pas, elle se saisit. Car Giacomelli n'a jamais produit en série. Chaque tirage porte la trace d'une intention, d'une main qui choisit le contraste, décide du cadre final, signe. Dans un marché photographique où les éditions se multiplient et où l'authenticité devient une valeur cardinale, posséder un original de Giacomelli, c'est tenir entre ses mains un bout de l'histoire de la photographie du XXe siècle. Celle qui a su faire de la limite — le noir et blanc, le grain, la contrainte technique — une liberté absolue.
À La Roche-sur-Foron, le showroom Moenne-Loccoz rouvre après une transformation profonde. Sans renier son histoire, l'enseigne savoyarde du mobilier contemporain affirme une nouvelle écriture — architecturale et éditoriale — autour des collections Ligne Roset, Cinna et Kartell.

À LA ROCHE-SUR-FORON, l’enseigne historique du mobilier contemporain rouvre ses portes dans un showroom repensé, entre fidélité à son héritage et projection dans les usages du design actuel. À l’entrée de La Roche-sur-Foron, le bâtiment ne passe pas inaperçu. Longtemps identifié comme un repère du paysage local, il amorce aujourd’hui une nouvelle séquence de son histoire après une transformation en profondeur, à la fois architecturale et conceptuelle. Porté par la famille Moenne-Loccoz , le projet s’inscrit dans une logique de continuité plutôt que de rupture. Il ne s’agit pas de tourner une page, mais de la prolonger autrement. Le lieu conserve ainsi sa dimension patrimoniale tout en affirmant une écriture plus contemporaine, visible notamment dans le traitement de la façade qui introduit une nouvelle relation entre structure et enveloppe. À l’intérieur, le showroom dépasse la simple logique d’exposition.
Pensé comme un espace de dialogue, il articule les collections de Ligne Roset, Cinna et Kartell dans une mise en scène qui privilégie les matières, les volumes et les circulations. Une approche narrative où chaque pièce participe d’un ensemble, chaque ambiance esquisse un mode d’habiter.
Cette réouverture témoigne, en creux, de la vitalité des Pays de Savoie en matière de design et d’architecture intérieure. Loin des grandes métropoles, le territoire continue d’accueillir des initiatives exigeantes, capables de conjuguer ancrage local et culture du projet. Ici, le showroom devient un outil, autant pour les particuliers que pour les professionnels, architectes, décorateurs, qui y trouvent un espace de travail et d’inspiration. Dans ce contexte, Moenne-Loccoz confirme son rôle d’acteur de référence en affirmant une manière de faire : attentive, située, et tournée vers les usages contemporains.

Un ouvrage richement illustré revient sur l’œuvre d’un architecte qui a profondément façonné l’identité de Megève et l’art d’habiter la montagne au XXe siècle.
Certains architectes marquent durablement un territoire.
Henry Jacques Le Même fait incontestablement partie de ceux qui ont contribué à définir l’esthétique et l’esprit des stations alpines. Avec Le Chalet du Skieur — Henry Jacques Le Même, un nouvel ouvrage revient sur l’œuvre de celui qui, dès les années 1920, invente une manière moderne d’habiter la montagne.
Formé auprès de Jacques-Émile Ruhlmann, Le Même s’éloigne rapidement du folklore alpin pour imaginer un habitat adapté à une nouvelle pratique de la montagne, celle des sports d’hiver et de la villégiature élégante. À la demande de la baronne Noémie de Rothschild, il conçoit en 1926 le « chalet du skieur » : une architecture ouverte sur le paysage, pensée pour le mouvement, la lumière et le confort, où se rencontrent tradition alpine et modernité.

L’architecte développe une approche d’ensemblier particulièrement aboutie. Architecture, plans intérieurs, mobilier, boiseries et luminaires sont pensés comme un tout cohérent. Bois locaux, béton armé, contreplaqué ou linoléum composent un vocabulaire matériel à la fois simple et sophistiqué, qui contribue à forger l’identité architecturale de Megève. Réalisé à partir d’archives, de photographies contemporaines et de témoignages d’anciens collaborateurs et propriétaires de chalets, l’ouvrage offre une exploration sensible de cet héritage. Il rappelle combien le regard visionnaire de Le Même continue d’inspirer l’architecture de montagne aujourd’hui.
Auteur : Elsa Cau
Photographes : Jeanne Perrotte, M. Tripper
Éditeur : Iconic Edition
Pagination : 208 pages
Prix : 85 €

Maison idéale pour les vallées alpines !
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MATIÈRE &
LUMIÈRE
Quand un matériau brut devient objet de design.

CHEZ FOSCARINI, la matière n’est jamais anodine. Avec l’applique Aplomb Mini Wall, l’éditeur italien poursuit son dialogue singulier avec le béton, matériau que l’on associe d’ordinaire aux chantiers plus qu’aux intérieurs domestiques. Ici, il se révèle étonnamment délicat. Imaginée par le duo de designers italiens LucidiPevere, la lampe reprend l’esprit de la collection Aplomb dans une version murale compacte et précise. Le béton, spécialement formulé pour la marque, est coulé à la main dans des moules dédiés puis travaillé avec soin jusqu’à obtenir une surface presque soyeuse, légèrement nuancée. La matière brute se transforme alors en objet d’une grande sobriété. Dirigé vers le bas, le faisceau lumineux souligne la texture sans la dominer. Dans un couloir, au-dessus d’un plan de travail ou en tête de lit, l’objet se fait discret mais précis. Une présence calme, presque architecturale, qui rappelle qu’un matériau réputé rude peut produire une lumière étonnamment subtile.

SAVOIE
5355, route de l’aéroport
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Mobilier Décoration - Intérieur Extérieur
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HAUTE-SAVOIE
135, impasse de l’Oratoire
74330 - SILLINGY 04 50 61 04 54

Dans un marché largement standardisé, Atelier Nordic a fait un choix distinctif : aller plus loin que l’équipement pour penser le spa, le sauna et le hammam comme de véritables projets architecturaux, où le sur-mesure révèle tout son sens. BIEN-ÊTRE
Il y a des projets qui ont commencé sur un plan, d’autres par une contrainte. Chez Atelier Nordic, ils ont presque toujours débuté par une question simple : que devait raconter ce lieu ? C’est cette approche, plus proche de l’architecture que de l’équipement, qui a distingué l’entreprise fondée en 2012 par Stéphane Sage et Sébastien Khelifa Lietaer, aujourd’hui associés à la tête d’un groupe qui a fait du sur-mesure son moteur de développement. « Le sur-mesure a clairement tiré notre activité. Il y avait moins de concurrence, mais surtout des projets qui exigeaient une vraie expertise », explique Stéphane Sage. Cette expertise s’est révélée pleinement lorsque Atelier Nordic a été appelé à intervenir dans des contextes complexes. À Aix-lesThermes, au cœur de l’Ariège, le chantier des Bains du Couloubret a constitué un jalon important. Sollicitée par l’architecte du site, l’équipe a conçu et réalisé l’ensemble des saunas intérieurs du centre thermal, confrontée à des volumes atypiques et à des

contraintes d’exploitation exigeantes. Chaque cabine avait alors été dessinée sur mesure, adaptée à l’architecture existante comme aux usages intensifs des lieux.
À l’inverse de cet univers thermal institutionnel, Atelier Nordic est également intervenu dans des contextes beaucoup plus intimistes. Pour des clients particuliers, l’entreprise a imaginé des saunas extérieurs entièrement sur mesure, intégrés dans des jardins ou en lisière de paysage, où l’implantation, le rapport au bois et l’ouverture sur l’environnement prenaient une dimension presque scénographique.
Cette capacité à changer d’échelle s’est prolongée sur la Côte d’Azur, à Roquebrune-Cap-Martin, où Atelier Nordic a conçu un ensemble sauna-hammam sur mesure pour un hôtel. Ici, le projet avait dépassé la simple installation d’équipements : volumes, finitions, ambiances et circulations avaient été travaillés comme un tout, afin de créer une expérience cohérente avec
l’identité du lieu. « Chaque projet racontait une histoire différente, parce que chaque site imposait ses propres règles. Notre rôle était de les comprendre pour transformer une contrainte en valeur ajoutée », se souvient Sébastien Khelifa Lietaer. Cette logique de conception sur-mesure s’est également retrouvée dans les centres de bien-être Calicéo, pour lesquels Atelier Nordic a développé des saunas intérieurs et extérieurs spécifiquement adaptés à des établissements à forte fréquentation, conciliant robustesse, confort d’usage et exigence esthétique.Le récit s’est ensuite poursuivi à Lyon, à l’Auberge de Clochemerle, où l’entreprise a conçu un espace wellness entièrement sur mesure, associant spa professionnel et sauna, pensé comme un prolongement naturel de l’expérience hôtelière. À Genève, Atelier Nordic est également intervenu au sein du Novotel Genève pour la réalisation d’un sauna intérieur sur-mesure, intégré à l’architecture existante. Et en altitude, à Courchevel, la Résidence Mascara a accueilli un sauna extérieur sur mesure, conçu
pour dialoguer avec l’esthétique alpine et les contraintes climatiques de la station.
LE SUR-MESURE DURABLE
Derrière ces projets, une même organisation est mise en place : un bureau d’études intégré, une fabrication locale en Haute-Savoie, notamment autour du Western Red Cedar, et des équipes capables d’assurer un suivi complet, de la conception à la mise en service. Malick Coulibaly, Directeur commercial, accompagne cette dynamique de terrain. « Le sur-mesure n’est pas seulement une réponse technique. Il permet à nos clients de se différencier durablement, en créant de véritables lieux d’expériences ». Dans un marché largement dominé par des solutions standardisées, Atelier Nordic affirme ainsi une autre voie : celle d’un bien-être pensé comme un projet à part entière, façonné par le lieu, l’usage et le temps long. Une approche qui fait du bien-être un véritable projet, pensé en amont et inscrit dans le lieu.
Le sur-mesure n’est pas seulement une réponse technique. Il permet à nos clients de se différencier durablement, en créant de véritables lieux d’expériences.


Talloires
La renaissance intime de l’Auberge du Père Bise de Jean et Magali Sulpice.
Awards
Les lauréats des Dezeen Awards Architecture 2025.
Géométrie
L'escalier comme invitation architecturale.

À Talloires, au bord du lac d’Annecy, 10 ans après leur arrivée, Jean et Magali Sulpice signent la renaissance intime de l’Auberge du Père Bise. Une maison réinventée avec l’aide de l’architecte Antoine Ricardou.

Ecrevisses, reine-des-prés.
Plat inspiré par le mythique gratin d'écrevisses de Marguerite Bise, qui lui valut trois étoiles au guide Michelin dans les années 50.

ON ENTRE DANS L’AUBERGE ET TOUT S’OUVRE. Avant, le lac était caché. Antoine Ricardou, architecte, designer et co-fondateur de A.S.L. l’a fait réapparaître. « Je voulais qu’on le voie tout de suite, qu’on rentre dans le lac ». L’espace d’accueil n’est pas spectaculaire, il est juste. « Ce n’est pas une question d’esthétique, mais de fonctionnalité », souligne l’architecte. Il a souhaité retrouver les racines du lieu et l’esprit d’une auberge. La réception en bois sculpté reprend les codes des auberges alpines. Le bois dialogue avec du marbre vert des Pyrénées, choisi pour sa profondeur minérale.
UNE MAISON VIVANTE
Le projet tel que voulu par Magali et Jean Sulpice est simple : redonner au lieu son esprit d’origine. Pour Antoine Ricardou, « nous ne sommes jamais dans le décoratif, nous sommes dans le narratif ». Chaque objet chiné, chaque chaise ancienne restaurée, chaque livre participe à cette continuité. Dès l’entrée, la bibliothèque rassemble des ouvrages d’alpinisme, des
livres de cuisine et de l’art populaire savoyard. Un plâtre ancien du massif du Mont-Blanc en relief dialogue avec des éditions plus contemporaines. Rien n’est posé pour faire joli, tout raconte le territoire, la montagne et la cuisine. Plus loin, le Marius bar réintroduit le mouvement. On entend le café en cours de préparation, les voix des hôtes s’échappent. La salle du petit-déjeuner prolonge cette sensation d’ouverture : grandes banquettes centrales, en face un garde-manger visible comme dans les auberges d’autrefois. « Je voulais que cette générosité de la cuisine se ressente, qu’il n’y ait pas un côté hôtel et de l’autre un restaurant ». Dans l’office, la pierre de lave émaillée, « le marbre du pauvre » rappelle les cuisines de métier, simples et fonctionnelles.
ARCHITECTURE DE BOIS
Puis vient le passage. Un couloir de bois, avec une sculpture de Thierry Martenon, marque la transition. « Vous rentrez dans le monde féérique de la cuisine gastronomique de



La nouvelle architecture de l’Auberge du Père Bise nourrit l'inspiration du chef. Jean », annonce l’architecte. Au passage, on jette un coup d’œil à la brigade en plein travail. L’atmosphère est tout autre. Le restaurant gastronomique 2 étoiles se déploie comme une enveloppe de bois, avec des structures verticales. Toutes les tables sont orientées vers le lac. Rien ne distrait l’œil. Le bois compose un cocon chaleureux. Les assemblages, réalisés par des artisans locaux et compagnons du devoir, s’emboîtent comme un puzzle. Objets d’art populaire, sculptures discrètes, céramiques façonnées en lien avec la nature environnante ponctuent l’espace. Pour Jean Sulpice, cette nouvelle architecture nourrit l’élan créatif. « Cela m’a déjà influencé. Trois nouveaux plats ont été créés ». L’émotion reste le fil conducteur. « Nous voulons faire rêver », souligne Jean Sulpice. L’Auberge du Père Bise retrouve sa voix et dialogue avec le lac pour peut-être parler des étoiles.







Chaque année, les Dezeen Awards distinguent des projets d’architecture remarqués à travers le monde. Dans cette sélection, nous avons retenu ceux qui nous semblaient être de vrais bons plans.
Texte La Rédaction
Un temple jaïn aux murs courbes en béton, revêtus de chutes de marbre blanc, a remporté le prix.
« Un bâtiment contemporain, profondément ancré dans son contexte. »



Projet résidentiel de l’année
La Comunidad Habitacional par Cierto Estudio
Un ensemble de logements sociaux à Barcelone, conçu pour questionner les rôles de genre, a remporté le prix du projet résidentiel de l’année. Les appartements sont divisés en pièces de taille égale, sans fonction prédéfinie.
« Un plan impressionnant et innovant qui distingue clairement ce projet. »

Petit projet de l’année
AYDC Public Art Center par Atelier Xi
Centre d’art en Chine composé de trois pavillons sculpturaux en pierre.
© Chao Zang
Projet d’hospitalité de l’année
Quinta de Adorigo Winery par Atelier Sérgio Rebelo
Domaine viticole portugais inspiré des terrasses viticoles et du processus de vinification par gravité.
© FG+SG Architectural
Photography
Projet d’infrastructure et transport de l’année
Portland International Airport
– Extension du terminal principal par ZGF Architects
Toiture ondulante en bois lamellé-collé et métal couvrant le terminal.
© Ema Peter


Maison rurale de l’année
House 720 Degrees par Fernanda Canales
Le studio mexicain Fernanda Canales a remporté le prix de la maison rurale de l’année pour cette habitation circulaire offrant une vue panoramique à 360 degrés. Construite avec des matériaux et techniques locaux, elle s’intègre dans le paysage de La Reserva Peñitas.
« Une maison spectaculaire, conçue pour tirer pleinement parti de son implantation isolée grâce à des vues dans toutes les directions. »
© Rafael Gamo

Extension de maison de l’année
Vejrhøj par Studio Marshall Blecher et Jan Henrik
Jansen Arkitekter
Les architectes ont réinterprété une maison d’été danoise des années 1960, construisant un volume presque identique en parallèle, reprenant le pignon à toit de chaume.
« Une rénovation et extension qui prolonge la vie d’une maison emblématique sans en faire une copie littérale. » © Andrea Gatzke



Projet d’architecture de l’année et projet de loisirs et bien-être de l’année Hôpital universitaire pédiatrique de Zurich par Herzog & de Meuron
Conçu comme une petite ville et pensé pour favoriser le bien-être des patients, le site de 96 200 m² comprend un bâtiment de soins aigus revêtu de bois et un centre de recherche, reliés par des espaces verts.
« Il est rare de voir un grand hôpital, et celui-ci en est un. Il est conçu et réalisé avec un très haut niveau d’exigence, à une échelle impressionnante » ont déclaré les juges. « C’est le standard que nous devrions viser pour les bâtiments de santé », ont-ils ajouté.
© Maris Mezulis
Maison urbaine de l’année Hedge and Arbour House par Studio Bright
Le cabinet australien Studio Bright a remporté le prix de la maison urbaine de l’année pour sa maison de banlieue à Melbourne, bordée d’écrans métalliques. Ces écrans en maille servent de supports à des plantes grimpantes caduques, créant ainsi un système d’ombrage saisonnier.
« Cette maison astucieuse et intrigante surclasse clairement son environnement immédiat » a estimé le jury.
© Rory Gardiner

Projet mixte de l’année
Tammela Hybrid Stadium par JKMM Architects
Stade en Finlande intégrant terrain de football, logements et commerces.
©Tuomas Uusheimo
Grand projet tertiaire de l’année
Katajanokan Laituri par Anttinen Oiva Architects Immeuble en bois massif sur le port sud d’Helsinki, accueillant le siège de Stora Enso, un hôtel et un restaurant.
« Une conception remarquablement exécutée démontrant le potentiel expressif du bois. » ©Kalle Kouhia


France Dômes
Savoie Technolac – Le Bourget-du-Lac
contact@france-domes.fr
Tél. : 06 28 59 17 02
france-domes.fr

Quand l’entrée devient émotion. Longtemps cantonné à une fonction utilitaire, l’escalier est devenu un véritable geste architectural qui ne relie plus seulement des niveaux, mais qui définit l’identité du lieu.


Atravers un projet récent, EeStairs démontre comment une contrainte spatiale peut se transformer en opportunité architecturale. Une collaboration étroite entre concepteurs et ingénieurs, soutenue par un processus intégré, a permis de créer une entrée ouverte et lumineuse, organisée autour d’un ensemble d’escaliers en deux parties.
L’installation associe cinq larges marches en noyer huilé à un escalier hélicoïdal élancé en acier finition bronze, disposé de manière asymétrique. Les lignes orthogonales dialoguent avec une courbe continue ; le bois, l’acier et le verre s’équilibrent dans un assemblage d’une grande précision. À la fois affirmée et légère, la structure redéfinit les volumes et guide naturellement le regard.
DE LA FORME À LA MÉTHODE
Au cœur du processus, l’outil numérique Stairfinder accompagne les architectes dans la conception d’escaliers complexes. Véritable outil de prescription, il permet d’explorer formes, structures et matériaux, tout en intégrant les contraintes techniques dès les premières phases. L’objectif : concilier ambition formelle et faisabilité constructive, sans compromis. La légèreté apparente de l’ouvrage repose sur une maîtrise globale : ingénierie, fabrication et installation sont intégrées au sein d’un même processus. Cette continuité garantit précision des coûts, fiabilité d’exécution et fidélité à l’intention architecturale initiale. Ce projet illustre comment une planification rigoureuse et une expertise technique avancée peuvent transformer une géométrie complexe en un escalier d’une évidence naturelle — une architecture en mouvement, capable de s’inscrire dans tout contexte exigeant, public ou privé.

Noyer huilé, acier finition bronze et verre trempé sans cadre composent une écriture matérielle précise pour dessiner une structure à la fois affirmée et légère.

Les Charmettes
Papiers secrets à Chambéry.
Workshop
Penser l’hospitalité, un concours organisé par Cread, le Club Chic et Editions Cosy.


LES CHARMETTES
Échappant au grondement de la voie rapide, une allée à travers bois mène à une grande maison postée à l’orée d’un vallon verdoyant. Comme oubliée par le temps, elle dégage une atmosphère à nulle autre pareille. Car c’est ici que Jean-Jacques Rousseau passa ses plus belles années, cultivant l’harmonie entre l’homme et la nature, aux bons soins de Madame de Warens, dans le rôle de
muse et bienfaitrice.
D’une simplicité champêtre, peu meublée, la maison vit grâce à ses murs habillés de papiers peints aux tons poudrés et aux charmants motifs XVIIIème. J’avais adoré cette visite, les escaliers dérobés, les vues sur le jardin, l’oratoire… et j’en parlai à Vanessa Hahusseau, dont la société Grand Siècle réédite ces papiers peints anciens qui donnent de l’esprit aux maisons. Tombée à son tour
sous le charme des Charmettes, Vanessa entreprend le long processus qui mène des services du Patrimoine de Chambéry aux séances de prises de vue et à une restauration numérique complexe. Aujourd’hui, après George Sand à Nohant et la marquise de Pompadour au Château de Champs-sur-Marne, Jean-Jacques Rousseau aux Charmettes rejoint la collection des lieux illustres.
D’une simplicité champêtre, peu meublée, la maison vit grâce à ses murs habillés de papiers peints aux tons poudrés et aux charmants motifs XVIIIème.









Perché dans les collines, ce refuge pour musiciens n’a pas été transformé par un geste architectural spectaculaire. Ici, tout commence par la couleur.
cette maison d’hôtes imaginée comme un lieu de création et de retraite pour artistes, les peintures développées par la marque Tonester Paints structurent l’espace, modèlent l’atmosphère et donnent à chaque pièce son identité. Le projet s’appuie sur une palette de teintes sur mesure mêlées à certaines couleurs de la collection existante de la marque. Chaque nuance a été choisie pour sa profondeur et sa capacité à évoluer selon la lumière naturelle. Dans cette maison, la couleur devient un langage. Elle relie les pièces entre elles tout en affirmant le caractère de chacune.
UNE MAISON GUIDÉE PAR LA COULEUR
La rénovation a été menée par le propriétaire Chris Behlau avec le galeriste et spécialiste du design moderniste Lars Triesch. Leur intention était de créer un lieu capable d’inspirer les musiciens lors de leurs séjours et sessions d’enregistrement. Très tôt dans le projet, la décision est prise : la couleur guidera toutes les autres décisions. Les pigments saturés de Tonester deviennent le point de départ du projet intérieur. À partir d’eux se dessinent le choix des matériaux, l’équilibre des volumes et la sélection du mobilier.
L’IMPORTANCE DU PLAFOND
L’un des principes appliqués dans toute la maison est simple : ne jamais laisser un plafond blanc. Selon Tony Piloseno, fondateur de la marque, un plafond blanc « coupe la pièce en deux ». En prolongeant la couleur sur le plafond ou en jouant avec des contrastes, la palette enveloppe l’espace et intensifie l’ambiance. Ce traitement crée des pièces immersives, où la couleur agit comme une enveloppe continue. La lumière naturelle se diffuse différemment, les volumes semblent plus fluides et chaque espace acquiert une vibration particulière.
COULEUR ET DESIGN
Sur ces fonds chromatiques affirmés, le mobilier moderniste et les pièces de design de collection prennent une dimension presque sculpturale. La couleur agit comme un écrin qui met en valeur les formes et les matières.
Peu à peu, l’architecture cesse d’être un simple contenant neutre. Elle devient un environnement actif, capable de stimuler la créativité et l’expérimentation artistique.
Pensée comme un refuge pour musiciens et créateurs, cette maison prouve qu’une transformation peut naître d’un geste simple : laisser la couleur devenir l’élément central du projet.





Chaque nuance a été choisie pour sa profondeur et sa capacité à évoluer selon la lumière naturelle.



Au bord d’un lac, cette maison contemporaine s’organise comme un petit hameau. Reliés par des passerelles vitrées, plusieurs volumes distincts accueillent les différents moments de la vie. De l’entrée à la terrasse, la visite suit un même fil conducteur : le paysage, toujours présent.


d’un lac, dans un paysage où la lumière et l’eau rythment les journées pluvieuses ou ensoleillées, cette résidence contemporaine imaginée par Atelier Échelle revisite l’esprit des architectures rurales traditionnelles. L’ensemble se compose de plusieurs volumes reliés entre eux par des passerelles vitrées. Chacun possède sa forme et sa fonction, mais tous dialoguent avec le paysage.
L’ARRIVÉE : LE LAC EN PERSPECTIVE
Dès l’entrée, le regard est guidé vers l’eau. Une porte en bois de grande hauteur cadre la vue comme un tableau. Le visiteur traverse un premier espace où les œuvres d’art des propriétaires accompagnent le parcours. La transparence des passerelles et des baies vitrées laisse apparaître le lac à chaque pas, comme un fil conducteur.
LE CŒUR DE LA MAISON
On arrive ensuite dans le volume principal, pensé pour la vie quotidienne. La cuisine, la salle à manger et le salon s’organisent dans un vaste plan ouvert. Les rangements en hauteur ont volontairement été limités afin de libérer les murs pour de larges fenêtres. La lumière entre généreusement et le paysage devient une présence constante. Au centre, un îlot de cuisine taillé dans un bloc de pierre brute est prolongé par une table en noyer brûlé. Le soir venu, le piano-bar et le salon deviennent le point de rassemblement de la maison.
LA TERRASSE : LA MAISON D’ÉTÉ
En poursuivant la visite, la maison s’ouvre sur une longue terrasse au bord de l’eau. Cuisine extérieure, grande table pour les repas d’été, salon autour du feu et piscine chauffée composent cet espace entièrement tourné vers le lac. Ici, la frontière entre intérieur et extérieur disparaît presque grâce à de larges ouvertures vitrées.





LES ESPACES PRIVÉS
Un autre volume, plus intime, accueille la suite principale et un bureau. Plus loin encore, l’aile des invités regroupe plusieurs chambres et un salon indépendant, permettant d’accueillir famille et amis tout en préservant l’intimité de chacun.
MATIÈRES ET TEMPS LONG
La maison associe béton armé, structure métallique et parements de briques d’argile. À l’extérieur, des bardeaux de cèdre couvrent la toiture. À l’intérieur comme dans le
jardin, le granit sombre et les bois naturels ont été choisis pour leur capacité à se patiner avec le temps. Pensée pour des propriétaires collectionneurs, l’architecture accueille aussi plusieurs installations artistiques : murales, mosaïques et objets sculpturaux ponctuent les espaces. Au fil de la visite, la maison révèle ainsi sa logique simple. Une succession de volumes ouverts sur l’eau et sur la lumière, où l’architecture accompagne les saisons et les moments de vie.



IL EST UN PEU PLUS DE NEUF HEURES. Sur la table, des plans encore ouverts, quelques échantillons que l’on fait glisser d’un geste lent. Le client parle de lumière, d’un espace à repenser sans vraiment savoir par où commencer. En face, l’architecte d’intérieur ne coupe pas. Il reprend, reformule, esquisse une première hypothèse. Le décorateur intervient à son tour, déplace une matière, suggère une teinte. Peu à peu, le projet cesse d’être abstrait. En début d’après-midi, le chantier se joue ailleurs, dans les 2 Savoie, l’autre territoire désormais couvert par G'Decor. Le maître d’œuvre arrive, salue chacun, fait le tour des solutions. Les corps de métier sont là, tous issus de la même équipe composée d’une cinquantaine de membres, tous salariés, plus qu’un détail quand on connaît les difficultés d’un bon suivi de chantier. Une réservation à ajuster, un meuble à reprendre, une implantation à vérifier. Ici, rien ne se délègue à distance. Sous l’impulsion de Valentin Laverriere les pre-
G'DECOR
Il y a un moment où un projet déco prend forme, où il quitte le plan pour devenir un lieu… Chez G'Decor, ce passage relève d’une continuité maîtrisée que nous avons suivi le temps d’une journée… Ambiance.
Texte La Rédaction
miers projets savoyards s’enchaînent. Encore d’une ampleur légèrement inférieure à ceux de Grenoble, la demande s’installe néanmoins conformément aux attentes de l’équipe. « On sentait que ce territoire était fait pour nous. Les projets, les clients, l'état d'esprit, tout le confirme.», affirme l’un des six associés de la société. En fin de journée, retour au showroom grenoblois, 500m2 d’inspiration bientôt secondé par un espace savoyard. Le client retrouve ce qu’il a vu le matin, mais autrement. Les choix se précisent et les décisions s’ancrent. Il sait désormais à qui parler. Un seul interlocuteur, du premier échange à la remise des clés. Le lendemain, autour d’une autre table, un nouveau projet commencera. Avec les mêmes gestes, la même attention. Et cette manière, toujours, de faire exister les lieux avant même qu’ils ne prennent forme. Un petit aperçu ? Rendez-vous sur le site web g-decor.com
Observer, analyser, proposer sans dénaturer. À partir de lieux bien réels situés en Pays de Savoie, les étudiants de l’école CREAD ont imaginé des scénarios d’évolution intégrant RSE, saisonnalité et diversification d’usages. Un travail prospectif mené aux côtés du Club Chic et Editions Cosy.
Texte La Rédaction
Durant plusieurs semaines, les étudiants de l’école CREAD ont travaillé dans un cadre inhabituel. Non pas sur un projet théorique, mais sur des lieux existants, habités par une histoire, une économie, des équipes et des clientèles réelles. Aux côtés du Club Chic et des Éditions COSY, le workshop CREAD posait une question exigeante : comment accompagner l’évolution de ces établissements face aux enjeux environnementaux et sociétaux contemporains, sans trahir leur identité.
Les Echinettes, BaseCampLodge, Château Brachet et Espace55 ont accepté de se prêter à l’exercice. Il ne s’agissait pas de transformer immédiatement ces lieux ni de proposer des scénarios prêts à être mis en œuvre. Les projets développés constituent des pistes de réflexion offertes aux établissements comme autant de lectures possibles de leur avenir.
La responsabilité environnementale structurait l’ensemble du travail. Gestion de l’énergie, sobriété des surfaces, matériaux biosourcés ou recyclables, démontabilité,
gestion raisonnée de l’eau, saisonnalité des usages, ancrage territorial. Chaque proposition devait démontrer sa cohérence globale, depuis l’implantation architecturale jusqu’au modèle d’exploitation.
GÉNÉRATION LUCIDE
Lors des restitutions, ce qui frappait n’était pas la recherche d’effet mais la précision des analyses. L’architecture n’était jamais pensée comme un objet isolé mais comme une réponse stratégique. Le design devenait un levier d’usage. La RSE cessait d’être un argument pour devenir un cadre structurant. C’est dans cette exigence commune que prennent place les projets distingués lors de ce workshop, chacun apportant une réponse spécifique aux contraintes et aux opportunités du lieu étudié.
Ce workshop révèle une génération qui ne sépare plus créativité et contrainte. Les étudiants ne cherchent ni la rupture gratuite ni le spectaculaire. Ils interrogent l’existant, identifient les marges d’évolution, travaillent les équilibres. Quatre groupes ont finalement été distingués pour la solidité et la cohérence de leur démarche dont voici les résultats sur feuille blanche.


Par Caroline Patriarca, Jeane Pernot, Lisa Schmauch, Axelle Mathevet, Guillemette Mouton, Tiago Sousa Silva, Axel Peyer
CONSIGNE DU JURY : BOOSTER LA FRÉQUENTATION HÔTELIÈRE EN SAISON CREUSE ET OFFRIR DE NOUVEAUX SERVICES.
POUR BASE CAMP LODGE, l’équipe a structuré sa proposition autour de la notion de camp de base contemporain, à la croisée du séjour, du travail et de l’activité sportive. L’analyse de marché met en évidence la montée des séjours hybrides et la nécessité de lieux capables d’articuler coworking, séminaire et expérience outdoor. Le projet organise des espaces collectifs modulables et des unités plus intimes, avec une attention particulière portée à la fluidité
des circulations et à la mutualisation des surfaces. Les volumes sont pensés pour évoluer selon les temporalités, permettant une adaptation continue aux différents usages. La stratégie repose sur la construction d’une identité forte et cohérente, capable de fédérer une communauté. La dimension RSE s’exprime dans la compacité du bâti, la rationalisation énergétique et l’inscription des activités proposées dans un cadre naturel à faible impact. L’architecture soutient ici un positionnement clair, aligné avec les nouvelles pratiques du travail et du tourisme.
Par Léna Mailler, Alexia Masson, Ophélie
Goutte, Lou Jandin, Agathe Banquet, Emma Trossat
POUR LE CHÂTEAU BRACHET, le groupe a adopté une approche mesurée face à un domaine historique déjà structuré et positionné sur le haut de gamme. L’analyse stratégique intègre étude concurrentielle, identification de nouvelles cibles et réflexion sur la saisonnalité des activités. La proposition s’organise autour d’interventions complémentaires et réversibles, pensées pour élargir les usages du domaine et renforcer son attractivité. Roulottes autonomes en retrait du bâtiment principal, salle d’activités multifonctionnelle ouverte sur le parc, cinéma en plein air, kiosque narratif valorisant l’histoire
du domaine, requalification des cheminements et création d’un espace de jeux composent un ensemble cohérent.
La roulotte constitue un élément central du dispositif. Compacte, démontable, réalisée majoritairement en bois, elle optimise chaque mètre carré par une organisation précise des espaces nuit, de la cuisine et des rangements. Le traitement intérieur reprend certains codes esthétiques du château afin d’assurer une continuité d’image.
L’ensemble s’inscrit dans une logique de responsabilité environnementale, attentive aux matériaux, à la gestion des flux et à la sobriété des constructions, tout en cherchant un équilibre entre montée en gamme, diversification de l’offre et potentiel de fréquentation hors saison.




Par Chloé Perrier, Romane Faure, Emma Brun-Roland, Wajdene Rezgui, Victoria Roupioz, Elodie Ougier, Clara Petraz
CONSIGNE DU JURY : DYNAMISER LES PÔLES
D’ENTREPRISES ET AMÉLIORER LEUR ATTRACTIVITÉ COMMERCIALE.
POUR ESPACE55, les étudiants ont développé un espace polyvalent conçu comme un outil adaptable aux temporalités et aux publics. Leur analyse souligne le besoin croissant de lieux capables d’évoluer rapidement entre usages professionnels, événementiels et, plus largement, de services aux entreprises. Le projet repose sur un volume modulable et sur une organisation claire des circulations. Le mobilier, flexible et reconfigurable, permet
une transformation rapide des espaces sans intervention lourde. La compacité du bâti et la mutualisation des équipements participent à une optimisation de l’exploitation sur l’ensemble de l’année.
La dimension durable s’exprime par une réduction des surfaces superflues, une anticipation des évolutions futures et une attention portée à la pérennité des matériaux. L’architecture devient un support stratégique, pensé pour accompagner les usages, renforcer l’attractivité commerciale et stabiliser une fréquentation régulière.


Par Chloé Chevrier, Marion Carassus, Alexane Briand, Waël Louichi, Quentin Achard, Mélisse Delaite
CONSIGNE DU JURY : INNOVER ET CRÉER L’ÉMOTION EN IMAGINANT DES OFFRES D’HÉBERGEMENTS INSOLITES.
POUR LES ECHINETTES, le groupe de six étudiants a développé une proposition d’hébergements écoresponsables conçus comme des structures légères, démontables et réversibles. Leur point de départ réside dans une lecture précise du site et dans la volonté de limiter toute artificialisation supplémentaire.
L’implantation s’appuie sur la topographie existante, en recherchant une intégration paysagère mesurée. Les modules sont compacts,
organisés autour d’une optimisation des surfaces et de la lumière naturelle. Les systèmes constructifs privilégient des assemblages secs et des matériaux biosourcés afin de réduire l’impact chantier et d’inscrire le projet dans une logique de cycle de vie maîtrisé. La réflexion porte également sur la saisonnalité et sur l’équilibre économique. Les unités sont pensées pour accueillir différents profils de clientèle, avec un niveau de confort adapté sans excès de surface. L’architecture devient ici un outil de rationalisation et d’intégration, au service d’une expérience nature cohérente avec les enjeux environnementaux.

Exposition
Collection Dans l'antre du Joker, le mobilier perd la tête. 76 82 88 94
Charlotte Perriand : la montagne ré-créative. Une expo au musée de Grenoble à découvrir jusqu’au 23 Août.
Sélection Inspirations de l'année.
Héritage
Eames, par Eames.


Préparant une course, refuge d’Entre-DeuxEaux, 1932 Moment d’intimité studieuse. Plan déplié, montre posée, concentration absolue. L’architecte prépare l’ascension comme elle préparerait un chantier : lecture du terrain, anticipation, stratégie. Cette image relie clairement montagne et méthode. L’effort n’est jamais improvisé ; il est pensé.
EXPOSITION
Charlotte Perriand : la montagne ré-créative. Une expo au musée de Grenoble à découvrir jusqu’au 23 Août.
Texte Claude Borrani – Photos ADAGP

Ravitaillement du refuge Bivouac, col du mont Joly, 1938 Cheval, traîneau, structure métallique : l’image raconte la logistique de l’altitude. Le refuge Bivouac, projeté comme architecture légère et démontable, doit se plier aux contraintes du site. Cette scène presque austère dit l’essentiel : en montagne, concevoir signifie anticiper transport, montage, résistance au vent. L’esthétique naît de la nécessité.
Si son rôle fondateur dans l’histoire du design moderne est largement reconnu, le musée révèle ici une dimension plus intime et pourtant décisive de son œuvre : la photographie de montagne. Réalisées entre 1927 et 1938, ces images ne documentent pas seulement des ascensions ; elles constituent un véritable laboratoire formel. Crêtes, arêtes, pentes et diagonales deviennent grammaire. La lumière sculpte l’espace. Le corps s’inscrit dans le paysage.
Pour Perriand, la montagne n’est ni décor ni échappatoire. Elle est matrice. Elle éprouve l’architecture à l’altitude, confronte le design aux contraintes du froid, du vent, du relief. Elle aiguise le regard et radicalise les choix : fonctionnalité, sobriété, vérité des matériaux. À travers ces photographies, dialoguant avec ses projets de refuges et ses réalisations alpines, se dessine une pensée cohérente : habiter, c’est d’abord comprendre un territoire. Et en montagne, créer revient toujours à ré-créer.
Charlotte Perriand brandissant ses gants, Sestrière, 1929
Un geste victorieux face à l’immensité. De dos, bras levés, Charlotte Perriand s’inscrit dans la ligne des crêtes. La posture est sportive, presque militante. La montagne devient conquête physique et espace d’émancipation. Cette image condense une énergie fondatrice : celle d’une femme moderne qui revendique le territoire alpin comme terrain d’expérience.


Le haut de l’arête du Horli, Alpes valaisannes, vers 1929 Ici, le paysage est structure. L’arête tranche le ciel, la neige absorbe la lumière, les masses se hiérarchisent. La composition révèle l’œil de l’architecte : diagonales tendues, équilibre des pleins et des vides, dramaturgie du brouillard. La montagne n’est plus pittoresque ; elle est construction.

La pause, ski de randonnée en Oisans, vers 1929 Skis plantés dans la neige, silhouettes assises face au panorama : le paysage devient espace d’habitation provisoire.
La composition joue des verticales fines des bâtons et des horizontales de la ligne d’horizon. Le corps au repos dialogue avec l’immensité. Chez Perriand, la pratique sportive nourrit directement la pensée spatiale.

J39.5 ATMA
Le studio japonais AtMa a récupéré, au fil des années, des éléments de la célèbre chaise J39 du designer danois Børge Mogensen pour les réassembler dans des compositions inattendues. Ces pièces réinterprètent la typologie de la chaise d’origine et donnent une seconde vie à des matériaux écartés. Pour ls spécialistes, cette collection constitue « un acte de rébellion contre le renouvellement permanent dicté par la nouveauté dans l’industrie du design »
Ce canapé composé de housses en textile tricoté en 3D tendues sur des structures métalliques utilisent du polyester 100 % recyclé et recyclable. Cette assise est non seulement fonctionnelle, mais surtout exempte de mousses pétrochimiques toxiques et polluantes. Simple dans ses matériaux et facilement réparable, elle envoie un message fort à l’industrie.

Un séparateur acoustique autoportant, entièrement textile et sans adhésif.

Ces bancs ondulants installés dans le cadre du projet de piétonnisation du Strand, au centre de Londres, sont réalisés en bois Accoya durable. De quoi offrir un espace de pause pour 700 personnes. Une réponse brillante à un espace public complexe.

Une lampe de table livrée dans une enveloppe format A4 et se gonflant pour devenir autoportante : ce design remet en question l’idée qu’une forme parfaite est forcément la plus belle.


Other Matter, studio basé à Melbourne, a utilisé des polymères issus d’algues, alternative aux plastiques pétrochimiques, pour la première boutique Aesop à Hainan, en Chine. Ces matériaux sont compostables et remplacent efficacement les films vinyles conventionnels.
L’Observatoire
International et Studio CMP ont imaginé cette scénographie lumineuse pour Hermès afin de mettre en valeur les objets exposés dans un espace blanc épuré. Une lueur éthérée obtenue par un travail subtil sur la couleur et la lumière réfléchie.

Ce système modulaire d’assises publiques est conçu pour être robuste, adaptable et facilement réparable.
Socles en céramique façonnés à la main, modulables, pouvant accueillir vasques, jardinières ou barbecues.


En retraçant le parcours de Ventete, son cofondateur, Colin Herperger, a déclaré : « tout a commencé par une simple question : Ne serait-il pas formidable d’avoir un casque qui se plie comme un origami et tient dans la poche ? » Bonne question… qui s’est transformée en réponse : le casque micro-pliable Ventete aH-1 existe désormais.
Conçu au Royaume-Uni et fabriqué en Suisse avec une attention sans compromis portée aux détails, cette innovation est le résultat de dix années de développement incessant et de tests rigoureux.




SUV 100 % électrique de Volvo, doté de technologies de sécurité avancées.












UNE COLLECTION DE MEUBLES INSPIRÉE DU PRINCE CLOWN DU CRIME QUESTIONNE NOS CERTITUDES SUR LE CONFORT, LA BEAUTÉ ET L'ORDRE DOMESTIQUE
À QUOI RESSEMBLE LA DÉTENTE POUR UN HOMME QUI A FAIT DU CHAOS SON MODE D'EXISTENCE ? LA QUESTION POURRAIT SEMBLER PUREMENT RHÉTORIQUE. ELLE EST POURTANT AU CŒUR D'UNE COLLECTION DE MOBILIER AUSSI DÉSTABILISANTE QU'IRRÉSISTIBLE, IMAGINÉE PAR LE STELLANTIS DESIGN STUDIO EN COLLABORATION AVEC L'ARTISAN ITALIEN FORMITALIA.
UN FAUX SENTIMENT DE SÉCURITÉ
« Nous avons adoré l'idée de créer ce repaire de méchant, un espace accueillant qui favorise un faux sentiment de sécurité chez ses invités », confie Hugo Nightingale, directeur créatif mondial du studio. La formule dit tout. Il ne s'agit pas ici de design d'intérieur au sens rassurant du terme — ces objets ne cherchent ni à harmoniser ni à apaiser. Ils perturbent, interrogent, sourient de travers.
La collection s'articule autour de cinq pièces dont chacune porte, gravée dans ses formes et ses matières, une facette de la personnalité du Joker. Le fauteuil Asylum joue la carte de la contrainte assumée : accueillant en apparence, déconcertant à l'usage, il incarne ce déséquilibre fondamental qui définit le personnage.
Le canapé Chaos, déconstruit et délibérément anarchique, s'offre à une double lecture — celle d'un meuble et celle d'un manifeste contre les conventions. Le Trône du Joker, lui, convoque les couleurs criardes et les contrastes violents pour capturer ce que Klaus Busse, chef du studio, appelle « le flair narcissique » du personnage, son sourire permanent et défiguré, cette tension entre grandiosité et absurde.
Le canapé Smile pousse plus loin encore l'exploration de l'imperfection voulue : ses formes asymétriques et ses matériaux volontairement usés célèbrent l'instabilité
comme principe esthétique. Quant au Farceur, distributeur aux allures hybrides, il mêle l'espièglerie et le malaise avec une cohérence troublante.
L'IA AU SERVICE DU DÉSORDRE
Le processus créatif lui-même s'est affranchi des sentiers battus. Pour capter l'ambiance de l'univers du Joker, le studio a eu recours à l'intelligence artificielle — non comme béquille technique, mais comme outil d'exploration formelle. Des algorithmes pour générer des formes que la raison n'aurait pas osé proposer : voilà une démarche qui n'est pas sans ironie, quand on sait que le personnage dont elle s'inspire a toujours préféré le couteau au calcul. Les concepts ainsi générés ont ensuite été confiés aux artisans de Formitalia , qui ont traduit ces provocations numériques en objets tangibles, ergonomiques, luxueux — paradoxe supplémentaire d'une collection qui en revendique beaucoup.
UNE DÉCLARATION, PAS UNE DÉCORATION
« Cette collection est une déclaration audacieuse de dualité et de conflit », résume Klaus Busse. Le mot déclaration est bien choisi. Ces meubles n'ont pas vocation à meubler — ils ont vocation à provoquer. À transformer un espace de vie en scène, ses occupants en personnages, et le quotidien en expérience immersive. On peut y voir une forme de luxe expérimental, à la lisière du design, de l'installation artistique et de la culture pop. On peut aussi y voir, plus simplement, la preuve que les grandes figures de fiction débordent désormais largement du cadre des écrans pour coloniser notre rapport aux objets, à l'espace, à l'identité.
Le Joker, lui, apprécierait sans doute l'ironie : ses meubles coûtent probablement une fortune.











UNE HISTOIRE DU DESIGN
Habituée à mettre en lumière des objets d’exception, la plateforme d’enchères Catawiki propose régulièrement des ventes soigneusement éditorialisées autour des grandes signatures du design. Avec « Eames by Eames : A Design Legacy », organisée en collaboration avec l’Eames Office, elle offre une lecture particulièrement
Six créations emblématiques de Charles et Ray Eames choisies et racontées par leur petit-fils.

intime de l’œuvre de Charles Eames et Ray Eames. La sélection rassemble plusieurs pièces emblématiques couvrant près de soixante-dix ans de création. Six d’entre elles ont été personnellement choisies et commentées par Eames Demetrios, petit-fils du couple et directeur de l’Eames Office, qui livre pour chacune un regard à la fois familial et historique.
Le fauteuil devenu icône
Lounge Chair en palissandre
Charles & Ray Eames pour Vitra Europe — Design 1956 — Production 1960 « Un symbole de la manière dont Charles et Ray, et aujourd’hui la famille Eames, assument la responsabilité de prendre soin de ces créations. Le palissandre que l’on voit sur ce fauteuil ne sera plus jamais utilisé ailleurs, dès lors qu’il a été transformé en cette pièce magnifique. C’est un privilège, pour celui ou celle qui l'acquiert, de s’y asseoir, d’en prendre soin et de le préserver comme un héritage familial. »


Une chaise pensée pour être industrialisée
Fauteuil Aluminium Group EA124
Charles & Ray Eames pour Herman Miller Amérique du Nord — Design 1958 — Prod. 1970 « Il fait partie de l’Aluminium Group et ce que j’apprécie particulièrement, c’est que Charles et Ray l’ont initialement conçu pour la maison d’un ami à Columbus, dans l’Indiana, la Herman Miller House dessinée par Eero Saarinen. On ne pouvait le concevoir qu’en comprenant précisément comment il serait fabriqué. Pourtant, comme les Eames le disaient souvent, la dernière chose à laquelle ils pensaient en dessinant une chaise était son apparence. »

La petite table devenue un classique LTR (Low Table Rod), édition feuille d’or
Charles & Ray Eames pour Vitra Europe — Design 1950 — Prod. 2000
« La LTR n’a jamais été pensée comme une déclaration grandiose. Charles et Ray l’ont conçue comme une petite table adaptable : un objet capable de se déplacer aisément dans l’espace et de remplir discrètement sa fonction. Ce qui l’a toujours rendue convaincante, c’est la clarté de sa structure et la compacité de ses proportions. Même dans cette édition en feuille d’or, où la surface introduit une nouvelle luminosité, l’idée essentielle demeure intacte : une exploration rigoureuse du matériau et de la forme, réduite à son expression la plus efficace. »
L’expérience de la coque parfaite
Ensemble de six chaises DSX en fibre de verre
Charles & Ray Eames pour Vitra
Charles & Ray Eames pour Herman Miller
Amérique du Nord — Design 1950 — Prod. 1960
« Charles disait souvent que, lorsqu’ils évaluaient leurs créations, ils se demandaient : “On peut en faire une qui soit belle, mais peut-on supporter d’en voir 100 alignées ?” Cette coque est l’aboutissement de dix années d’efforts pour comprendre comment créer une forme qui épouse véritablement le corps humain. »


Une sculpture fondatrice Sculpture en contreplaqué moulé Eames
Charles & Ray Eames pour Eames Office Europe — Design 1943 — Prod. 2022
« La force de cette sculpture tient au fait qu’elle n’est pas seulement une œuvre d’art magnifique, mais aussi une mise à l’épreuve de la technologie, un point de bascule dans la vie de Charles et Ray et une pièce majeure du design du XX e siècle. Pratiquement toutes les autres pièces de cette vente aux enchères ont soit mené à cette œuvre, soit découlé de celle-ci. »
Une icône ludique du design Eames Elephant, édition centenaire
Charles & Ray Eames pour Vitra Europe — Design 1945 — Prod. 2007
« L’Éléphant a toujours occupé une place particulière au sein de notre famille. Conçu en 1945, lors des premières expérimentations de Charles et Ray avec le contreplaqué moulé, il représentait à la fois un défi technique et une expression de leur sens du jeu. Sa forme complexe a retardé sa mise en production pendant des décennies, ce qui n’a fait que renforcer son aura. Réintroduit sous forme d’édition numérotée pour le centenaire de Charles, il a permis aux collectionneurs de découvrir une création qui incarne à la fois la rigueur et la joie qui ont caractérisé leur travail. »



Pour le défilé automne-hiver 2026 de Louis Vuitton Homme, le directeur artistique a érigé au cœur du Jardin d'Acclimatation une demeure préfabriquée en forme de goutte d'eau. Une déclaration autant qu'un décor.
Vue extérieure de la Drophaus, Jardin d'Acclimatation, Paris, janvier 2026. Imaginée avec le studio japonais Not A Hotel, la structure en verre aux courbes organiques s'inspire d'une goutte d'eau — écrin éphémère du défilé Louis Vuitton automne-hiver 2026 signé Pharrell Williams.



Ily a des défilés qui habillent. Il y en a d'autres qui habitent.
Le 20 janvier dernier, dans le Jardin d'Acclimatation, à deux pas de la Fondation Louis Vuitton dessinée par Frank Gehry, Pharrell Williams a choisi le second camp et l'a fait avec une radicalité tranquille qui n'appartient qu'à lui.
Au centre d'une pelouse soigneusement plantée de graminées et de végétaux à l'esprit japonisant, une maison. Une vraie. Préfabriquée, transparente, organique dans ses courbes, posée là comme une évidence et pourtant comme une anomalie. Baptisée
Drophaus, la structure tire son nom et sa forme d'une goutte d'eau. Un large toit pyramidal domine une paroi de verre incurvée qui enveloppe l'ensemble du bâtiment, conçue pour imiter la surface d'une gouttelette. Le résultat est à la fois familier et déconcertant, une maison qui ressemble à un rêve de maison.
UNE GOUTTE QUI FAIT DES RONDS DANS L'EAU
« Je suis né près de l'eau, elle m'attire, je construis et crée mes meilleures œuvres à son contact », confie Williams. « Si je ne peux pas vivre dans l'eau, c'est ce qui s'en rapproche le plus. » La déclaration dit beaucoup sur la démarche du personnage : depuis qu'il a pris les rênes de la direction artistique homme de Louis Vuitton en 2023, après la disparition de Virgil Abloh, Williams ne s'est jamais contenté d'habiller des corps. Il construit des univers. La Drophaus a été réalisé en collaboration avec le studio japonais Not A Hotel, entreprise discrète et réputée qui conçoit des résidences d'exception à travers le Japon — signées Bjarke Ingels, Jean Nouvel ou Snøhetta — et les propose selon un modèle de propriété fractionnée. En février 2025, Williams et son proche collaborateur Nigo avaient été annoncés comme investisseurs et conseillers créatifs de la société. Le Drophaus n'est donc pas un décor de circonstance : c'est la matérialisation d'une alliance durable entre deux visions du luxe de demain. La goutte d'eau irrigue l'ensemble du projet comme une métaphore filée :
petite par nature, elle produit des cercles à la surface de l'eau — une façon de dire que les gestes d'échelle modeste peuvent transformer le futur par effet d'accumulation.
L'INTÉRIEUR D'UN DANDY FUTURISTE
À l'intérieur, le bois domine. La maison comprend une chambre, un espace salon-salle à manger, une salle de bain et une pièce d'écoute dédiée, ornée de vinyles estampillés Louis Vuitton. C'est là, peut-être, que bat le cœur du projet. Dans cette listening room, les pochettes de disques deviennent décor : disposées et rétroéclairées comme une gigantesque collection d'œuvres d'art, elles affirment la musique comme manière d'habiter l'espace et de se définir.
Chaque pièce a été meublée avec des créations issues de la collection Homework de Williams, dont les géométries rugueuses et accidentées sont présentées comme un hommage à la main humaine. Parmi elles, un salon octogonal vert aux lignes volontairement imparfaites Williams revendique un principe de « 10 % d'imperfection » dans son mobilier, manière de rappeler que le luxe authentique ne craint pas les aspérités. L'expérience sensorielle s'étend jusqu'à l'olfactif : le maître parfumeur de la maison, Jacques Cavallier Belletrud, a développé une fragrance spécifique dont les notes olfactives sont issues du jardin environnant. La mode, le design, la musique, le parfum : Williams orchestre une œuvre d'art totale.
Les mannequins, eux, ont arpenté la pelouse et traversé la maison comme s'ils l'habitaient, avant même que le défilé ne commence, certains avaient pris possession des lieux, comme pour en éprouver la réalité. Sous les voix d'un chœur live, la collection a exploré des thèmes d'intemporalité : des pièces pensées pour durer plutôt qu'expirer.
Les archétypes du vestiaire masculin (trenchs, costumes croisés, vêtements
de travail) ont été réinterprétés par le prisme de la matière : des chevrons devenus techniques, des tweeds réfléchissants, des broderies de cristal évoquant des gouttelettes d'eau. Le motif de la goutte, décidément partout, se retrouve jusque dans la semelle de la nouvelle sneaker LV Drop, moulée comme des ondulations à la surface de l'eau. La bande-son, produite par Pharrell Williams dans les locaux parisiens de Louis Vuitton, accueillait des titres inédits de John Legend,
Jackson Wang, A$AP Rocky et Quavo
— transformant le podium en scène trans-genre, à la croisée du défilé, du concert et de l'installation.
BÂTIR PLUTÔT QU'HABILLER
La Drophaus n'est pas une utopie futuriste. C'est une proposition de luxe plus consciente, ancrée dans le présent mais conçue pour résonner encore dans vingt ans. En cela, il dit quelque chose d'essentiel sur ce que Williams cherche à faire chez Louis Vuitton : non
pas suivre le temps, mais le devancer et peut-être, à sa manière, l'arrêter. Il est rare qu'un directeur artistique convoque l'architecture pour parler de mode. Il est plus rare encore qu'il y parvienne sans que l'un écrase l'autre. Le Drophaus, posé dans son jardin comme une sculpture habitée, réussit ce tour de force : il est à la fois le décor et le propos, le contenant et le contenu. Une maison pour dandy futuriste, ouverte à tous les regards, close sur son propre mystère.

Conçu pour les appartements privés de Georges Pompidou à l'Élysée, le canapé de Pierre Paulin est un classique du design français aux formes résolument organiques.

















Style & Héritage
5 Boots Iconiques.
Horlogerie française
L'élégance audacieuse à portée de main.
Entrons dehors.
AVOUONS-LE : EN TANT QU’AMATEUR DE MÉCANIQUE, J’AI LONGTEMPS REGARDÉ LES MONTRES À QUARTZ AVEC LA FROIDEUR QU’ELLES AFFICHENT SI BIEN. LEUR CŒUR ÉLECTRONIQUE, DÉPOURVU D’ÉCHAPPEMENT ET DE ROUAGES APPARENTS, SEMBLAIT TRAHIR L’ÂME DE L’HORLOGERIE. POURTANT, À VOULOIR RESTER SOURD À LEUR TIC-TAC, ON RISQUE DE MANQUER L’ESSENTIEL. CAR SI LE QUARTZ A FAILLI TUER LA MONTRE MÉCANIQUE DANS LES ANNÉES 70, IL A AUSSI SAUVÉ L’INDUSTRIE EN LA FORÇANT À SE RÉINVENTER.CERTAINS DE CES MODÈLES SONT BIEN PLUS QUE DE SIMPLES ACCESSOIRES : CE SONT DES ICÔNES, DES RUPTURES TECHNOLOGIQUES OU DES SYMBOLES DE CONQUÊTES. VOICI 12 (COMME LES COUPS DE MINUIT) MONTRES À QUARTZ QUI ONT GAGNÉ LEUR PLACE AU PANTHÉON DE L’HORLOGERIE, ET QUE MÊME UN AMATEUR DE SOUPAPES ET DE SPIRAL SE DOIT DE RESPECTER. TIC-TAC, TIC-TAC.


HORLOGERIE











TRANSPORT
ILS ONT LONGTEMPS ÉTÉ RELÉGUÉS AU RANG D’ACCESSOIRES UTILITAIRES, RÉSERVÉS AUX
RANDONNEURS DU DIMANCHE OU AUX ÉCOLIERS SURCHARGÉS. MAIS PLUS AUJOURD’HUI.
LE SAC À DOS S’EST IMPOSÉ COMME LA PIÈCE MAÎTRESSE D’UNE GÉNÉRATION QUI NE VEUT PLUS CHOISIR ENTRE STYLE ET PRATICITÉ. DANS LES RUELLES DE LONDRES COMME DANS LES COURS DE RÉCRÉATION DE MILAN, IL ARBORE DÉSORMAIS TOUTES LES PERSONNALITÉS : STYLÉ ET DÉCOMPLEXÉ DU CÔTÉ DES ADOS, CHIC ET INTEMPOREL CHEZ LES PAPAS QUI
ASSUMENT LEUR COOL ATTITUDE. TOUR D’HORIZON DES TENDANCES ET DES MARQUES QUI FONT LE DOS ROND… AVEC ÉLÉGANCE.
Texte Yannick Mougel



Fondée en 1966 à Anaheim, en Californie, par Paul et Jim Van Doren, Vans devient la marque référente du skate dans les années 70 avec le crew Dogtown and Z-Boys. Aujourd’hui, c’est un style de vie, célébrant l’art, la musique et l’expression personnelle, fidèle à sa devise « Off The Wall »
C’est en 2009 en Norvège que le skieur Jon Olsson et l’ingénieur Truls Brataas, frustrés de voyager avec du matériel de sport mal étudié, lancent Db Journey. Récompensée pour son innovation phare, le Hook-Up System™, qui permet de connecter tous les sacs entre eux, la marque est aujourd’hui reconnue mondialement pour sa durabilité et son approche responsable.
C’est en 1960, dans la cave d’Åke Nordin en Suède, que Fjällräven (« Renard arctique ») est née de la nécessité de créer un sac à dos plus confortable pour ses expéditions. Son produit emblématique, le Kånken, conçu en 1978 pour les écoliers suédois, est devenu un accessoire iconique bien au-delà des sentiers de randonnée.

Dime – Seeker
En 2005 à Montréal, un collectif de skieurs fonde Dime , née comme une simple vidéo de skate entre potes avant de devenir une marque de streetwear incontournable. Elle est aujourd’hui reconnue pour son humour décalé, son esthétique rétro et ses collaborations audacieuses (Eastpak, New Balance, Carhartt WIP).

Manhattan – Portage Dj Bag
C’est dans les rues de New York, en 1983, que Manhattan Portage devient le pionnier du sac « messager ». La marque est vite adoptée par les livreurs à vélo et la scène DJ avec son logo rouge iconique, inspiré de la Skyline de Manhattan. Une seule philosophie : « New York Tough »

Diemm. – La bourse
La marque tire son nom du diminutif de Diémé, un nom de famille sénégalais originaire de Casamance, au sud du Sénégal, plus précisément du village de Batinding Diémé. Derrière ce nom se trouvent une mémoire, une famille et une culture forte. Diemm. s'inscrit dans cette continuité avec respect et sincérité.

– 24 Hour
Fondée en 1897 à Seattle par Clinton C. Filson durant la ruée vers l’or, avec une promesse : « Guaranteed to Last ». Toujours fabriquées aux États-Unis pour une grande partie de sa gamme, ses créations allient fonctionnalité brute et héritage. Aujourd’hui, la marque incarne l’esprit d’aventure et de durabilité.

En 1993 à Zurich, les frères Freitag ont une idée simple : faire un sac à dos résistant et imperméable pour faire du vélo sous la pluie. Un premier prototype voit le jour avec des bâches de camion usagées, des chambres à air et des ceintures de sécurité. Aujourd’hui, chaque sac est unique, poussant la philosophie du recyclage et de l’upcycling à son paroxysme. « Nous n’avons pas inventé le vélo, mais nous avons inventé le sac qui va avec. »

Le design urbain contemporain du Manfrotto Street 2 Slim s'adapte parfaitement aux exigences d'un quotidien dynamique. Conçu pour accueillir des appareils photo DSLR de taille moyenne et des appareils photo plein format sans miroir avec un ordinateur portable, le sac à dos Street Slim est le moyen idéal de garder ton matériel en sécurité lors de tes déplacements. Et tout ça dans un format plutôt stylé.


Nous sommes à Détroit en 1889 quand Hamilton Carhartt, avec seulement quatre machines à coudre, conçoit des salopettes pour les ouvriers des chemins de fer. Dans les années 1990, Carhartt est adoptée par les communautés hip-hop et skate toujours symbole de durabilité et d’authenticité.
Née en 2008 à Denver, dans le Colorado, Topo Designs est une marque qui intègre la culture montagne dans la vie quotidienne, de la ville à la campagne, avec des couleurs vives et des designs épurés, tout en privilégiant des matériaux recyclés et durables.
Chaise longue Cask
D Design, Annecy Expormim
Sofa Pablo
Villa Norris, Thônon-les-Bains B&B Italia
Fauteuil Onsen
Villa Norris, Thônon-les-Bains
Gandiablasco
Fauteuil lounge Seol
Gonthier, Cognin
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Grenoble
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LIVRAISON FIN 2027


