Dans l'objectif d'Aurélien Ernst : Les projets de la fondation
Inauguration de l'unité de soins périphérique de Détokpo 6 8 10 12
Guinée : La clinique à quelques jours de trajet
Les séquelles invisibles des maladies tropicales négligées
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Jean Hilger (Président), Julio Nerin (Vice-président), Brigitte Bontemps-Loschetter, Georges Keipes, Paul-Marie Majerus, Jean-Luc Pauly et Jean Smit. 4
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Clémentine Gloire, Elisa Molina, Kristin Schmit, Marta Da Costa, Mélanie Room et Romane Ehrhardt.
La solidarité n’est pas une option. Elle est une dignité, une chance pour chacun qui s’engage. Raoul Follereau l’affirmait avec force — et il avait raison : dans un monde où l’on meurt encore de maladies évitables, l’indifférence nous rabaisse.
Depuis 60 ans, la Fondation Follereau Luxembourg agit avec une ligne claire : être utile, être efficace, obtenir des résultats. Pas des promesses. Des soins accessibles. Des équipes formées. Des infrastructures qui tiennent dans le temps. Des vies sauvées, des destins changés — par centaines de milliers.
Cette crédibilité, nous la devons à nos partenaires de terrain, à une gestion rigoureuse, et à votre confiance.
Nous vous devons une chose : transformer votre soutien en impact réel, mesurable, sur le terrain. Merci de faire partie de cette chaîne de solidarité.
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NUL N'A LE DROIT D'ÊTRE HEUREUX TOUT SEUL.
Jean HILGER Président du conseil d'administration
Raoul Follereau
MOI AUSSI J’AI DROIT À LA SANTÉ, NON?
2016 - 2017
Ces campagnes marquent une période de transition visuelle, avec l’évolution de notre logo vers une identité plus moderne. Le message se concentrait sur les enfants touchés par la lèpre. À l’époque, un nouveau cas était encore recensé toutes les deux minutes, un chiffre qui témoigne des progrès réalisés depuis.
AIDEZ-NOUS
À CHANGER DES DESTINS!
2026
Les 60 battements de cœur de la Fondation Follereau
Pour cette édition anniversaire, nous avons mis en avance une campagne visuelle qui met en lumière l’engagement sans faille de la fondation et de ses partenaires et donateurs.
« Depuis 60 ans, la Fondation Follereau Luxembourg fait battre le cœur de la santé et de l’éducation. »
Un cœur qui bat depuis six décennies et qui continue de battre grâce à vous.
La lèpre :
Toutes les trois minutes, quelque part dans le monde, une personne contracte la lèpre, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
Une réalité largement ignorée, pensant la maladie reléguée aux livres d’histoire. Et pourtant, elle est toujours là, touchant avant tout les populations les plus vulnérables et laissant derrière elle bien plus que des séquelles médicales : exclusion, peur et discrimination.
Aujourd’hui encore, dans plusieurs pays, ces discriminations ne sont ni interdites ni sanctionnées par la loi. C’est pourquoi la Journée mondiale des malades de la lèpre (JML) reste essentielle. Le thème de l’édition 2026 appelle à y mettre fin définitivement, afin de pouvoir se concentrer sur l’essentiel : soigner, accompagner et, un jour, éradiquer la maladie.
Depuis de nombreuses années, la Fondation Follereau Luxembourg se mobilise autour de la JML, chaque mois de janvier, pour sensibiliser le public luxembourgeois. À l’occasion de notre 60e anniversaire, nous vous invitons à revenir avec nous sur quelques-unes de ces campagnes qui ont marqué notre engagement au fil du temps.
Marta DA COSTA
Chargée de communication
2019
Une campagne volontairement percutante, portée par un slogan interpellant :
« Ce n’est pas bientôt fini la lèpre ?! »
Une question directe, posée à toutes et tous, soulignant qu’il s’agit, en effet, d’une maladie curable.
2020
Dans un contexte mondial bouleversé par la pandémie de COVID-19, la campagne a pris un ton plus doux et universel, en mettant l’accent sur un souhait partagé : une bonne année de santé pour chacun(e).
UNE MALADIE DU PASSÉ ? Pas encore.
2021 - 2022
Un changement radical d’approche. Plutôt que de montrer des bénéficiaires, les visuels mettaient en lumière ce qui leur manque :
Inspirée des codes des réseaux sociaux, la campagne s’inscrivait pleinement dans l’ère du digital. Un visuel évoquant une vidéo en ligne et un curseur prêt à cliquer invitait clairement à l’action et au soutien.
• en 2021, une infirmière qui n’existe pas encore ;
• en 2022, un centre de santé absent là où on en a besoin.
Avec le slogan « Oups… », ces campagnes ont frappé par leur simplicité et leur force symbolique.
La sélection de photos d'Aurélien de sa mission
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les projets de la fondation DANS L’OBJECTIF D’AURÉLIEN ERNST :
C’est la deuxième fois que vous partez en mission pour la Fondation Follereau. Selon vous, pourquoi est-il important de photographier nos projets ?
J’ai également été profondément touché par l’implication des partenaires locaux dans les différents projets. On ressent très clairement à quel point ces actions leur tiennent à cœur et combien ils sont investis pour venir en aide aux personnes dans le besoin.
A mon sens, la photographie de terrain est essentielle pour donner corps au travail de l’ONG, au-delà des chiffres et des rapports. Les photos rendent visibles des vies, des contextes, des besoins et des espoirs. Elles humanisent les projets. Elles permettent aussi de rendre compte des transformations, du concret comme par exemple un centre de santé construit ou bien des enfants reprenant le chemin de l’école. C’est un outil de mémoire, de sensibilisation, de transparence, aussi bien pour les donateurs, les partenaires, que pour les populations locales elles-mêmes.
Quels sont les ressentis ou impressions marquants que vous avez vécus au Bénin ?
J’ai ressenti une grande proximité dans les échanges, une facilité à entrer en relation, même sans partager forcément la même langue. Ce qui m’a marqué, c’est la manière dont les personnes vivent leur quotidien avec beaucoup de simplicité, mais aussi avec une vraie force intérieure. Il y a une forme de calme, de patience et de solidarité qui se dégage des interactions. En tant que photographe, cela pousse naturellement à ralentir, à observer davantage et à laisser les images se construire dans le temps.
Quels moments vous semblent les plus représentatifs de votre mission photo au Bénin ?
Les moments les plus représentatifs sont souvent ceux où l’on voit la relation entre les personnes : un échange entre un soignant et un patient, un enfant attentif, une discussion collective, un geste de soutien ou de transmission. Ces instants montrent concrètement l’impact du projet, mais aussi la confiance et le lien qui se créent entre la fondation, les partenaires locaux et les communautés. Ce sont des images discrètes, mais fortes, qui résument l’esprit général du projet.
Photographe documentaire luxembourgeois installé à Bruxelles depuis une quinzaine d’années, Aurélien Ernst a commencé comme photographe de rue, puis s’est progressivement orienté vers la photographie engagée. C’est d’une rencontre informelle avec un membre de notre équipe qu’est née l’idée d’une collaboration, nourrie par la convergence de nos engagements respectifs. Quelques mois plus tard, il a préparé son appareil photo pour partir en mission avec la Fondation Follereau Luxembourg.
Voyez-vous des thèmes, couleurs, atmosphères ou émotions récurrentes dans vos images ?
Sur le plan humain et émotionnel, les interactions, les regards et les gestes sont essentiels. Il y a aussi beaucoup de photos d’enfants. D’une part parce que de nombreux projets de la Fondation Follereau les concernent directement, mais surtout parce que la spontanéité des enfants est extrêmement photogénique. Leur manière d’être, sans filtre, apporte une sincérité et une fraîcheur très fortes aux images.
Enfin, je tiens à préciser que je n’ai jamais cherché à édulcorer la réalité. Certaines images sont très joyeuses, lumineuses et colorées, tandis que d’autres sont plus dures, parfois en noir et blanc, et plus difficiles à regarder. Ce contraste fait partie intégrante de mon travail documentaire : montrer la réalité telle qu’elle est, dans toute sa complexité, entre joie, dignité et difficultés.
Quelles sont vos impressions finales de ce voyage ?
Je repars du Bénin avec un sentiment très fort d’humanité et de reconnaissance. Ce voyage m’a marqué par la richesse des rencontres, par la qualité des échanges et par l’accueil extrêmement chaleureux des communautés. J’ai également été profondément touché par l’implication des partenaires locaux dans les différents projets. On ressent très clairement à quel point ces actions leur tiennent à cœur et combien ils sont investis pour venir en aide aux personnes dans le besoin. Cela donne encore plus de sens au travail mené sur le terrain et rappelle que ces projets reposent avant tout sur un engagement humain fort, partagé à tous les niveaux.
“Ces instants montrent concrètement l’impact du projet, mais aussi la confiance et le lien qui se créent entre la fondation, les partenaires locaux et les communautés.
Au sud de la Guinée, au cœur de la forêt tropicale humide, se soigner peut parfois signifier marcher plusieurs jours pour atteindre un centre de santé. En Guinée Forestière, l’isolement géographique, l’état des pistes et la saison des pluies rendent l’accès aux soins extrêmement difficile pour des milliers de familles.
Une clinique… au bout du chemin
À N’Zérékoré, capitale régionale de la Guinée Forestière, se trouve un centre devenu un point de référence pour toute une région. Pourtant, pour de nombreux patients, atteindre cette clinique reste une véritable épreuve. Les personnes les plus éloignées doivent parcourir de 42 à 275 kilomètres, souvent sur des pistes impraticables plusieurs mois par an.
Depuis 2014, la FFL accompagne son partenaire l’APROSCO dans la mise en œuvre d’actions de proximité visant à améliorer la prise en charge des affections dermatologiques ulcérantes, dont l’ulcère de Buruli.
Un médecin au service des villages isolés
À la tête d’APROSCO se trouve Aboubacar, médecin-chirurgien. Il a fait le choix de s’installer en Guinée Forestière pour mettre ses compétences au service des populations isolées, convaincu que la distance ne devrait pas être un obstacle à l’accès aux soins déplacements dans les villages, j’ai constaté que l’hygiène reste un défi majeur. Si l’on n’agit pas à
la source, les maladies de peau continueront à faire des ravages », explique-t-il.
Trois ou quatre ans après notre villages, nous constatons une nette amélioration. Les cas diminuent grâce à de meilleures habitudes
Une histoire de solidarité durable
Ensemble, nous travaillons à rapprocher les soins des communautés afin qu’ils ne soient plus synonymes de plusieurs jours de trajet.
Que ce soit par le soutien financier, le partage d’expertise ou l’engagement humain, chacun peut contribuer à transformer durablement l’accès aux soins. Car en Guinée Forestière comme ailleurs, soigner, c’est aussi redonner dignité, autonomie et espoir.
Elisa MOLINA
Chargée de projets
Derrière chaque consultation se cache une histoire : celle d’un enfant, d’une femme ou d’un agriculteur, qui sans ces actions, aurait difficilement eu accès aux soins. L’engagement de la FFL aux côtés de l’APROSCO, contribue à améliorer l’accès à ces soins et à renforcer l’intégration sociale des patients au sein de leurs
Pour cela, chaque année le projet permet : la sensibilisation de milliers de personnes
le dépistage précoce de patients souvent la prise en charge médicale et chirurgicale
• la formation d’agents communautaires, véritables relais de santé au sein des villages.
Selon l’Organisation mondiale de la Santé, près de 1,5 milliard de personnes dans le monde nécessitaient des interventions contre les maladies tropicales négligées (MTN) en 2023. Ce n’est pas qu’une statistique : ce sont les histoires de Gabriel, Geneviève ou Suzanne, des trajectoires de vie profondément bouleversées, des vies fragilisées par la stigmatisation et l’exclusion.
Si la part de la population mondiale touchée par des MTN a diminué ces dernières années, passant de plus de 30% en 2010 à moins de 20% en 2024, ces chiffres rappellent que ces maladies sont loin d’avoir disparu. Au-delà des séquelles physiques, elles laissent surtout des blessures invisibles –sociales, psychologiques et économiques – qui continuent de peser longtemps après la guérison médicale.
La stigmatisation, une maladie en soi
La lèpre illustre de façon particulièrement frappante comment une maladie peut devenir synonyme d’exclusion. Pendant des siècles, elle a été assimilée à une maladie héréditaire, voire à une malédiction ou une punition divine. Même après la découverte du bacille Mycobacterium leprae, cause biologique de la maladie, en 1873, les personnes atteintes ont continué d’être mises à l’écart et exclues de leurs communautés.
Une ampleur psychologique sousestimée
Pendant cinq années, Geneviève, 35 ans et habitante à Mbaïki, a vécu avec une plaie ouverte au pied. À la douleur physique s’est ajoutée une souffrance plus silencieuse : celle de l’isolement, du rejet, de la perte progressive de sa place dans la communauté.
“Au début, je n’allais pas à l’hôpital. Je fréquentais les guérisseurs qui me disaient que cette maladie est incurable, que c’est la sorcellerie. Puis la plaie s’aggravait et tout le monde a commencé à me fuir. Je suis restée seule dans la maison pendant trois mois. J’avais perdu tout espoir.
Aujourd’hui encore, ces croyances persistent dans de nombreuses régions d’intervention de la FFL, dont la préfecture de la Lobaye en République Centrafricaine. Gabriel, jeune homme bantou de 24 ans originaire du village de Botoro, en a fait l’expérience :
“Mes parents et tout le village disaient que j’avais été empoisonné. C’est grâce à l’animateur communautaire que j’ai compris que ce n’était pas un sort, mais une maladie qui peut se soigner.
La peur de la contagion, la méconnaissance de la maladie et le poids des traditions alimentent une stigmatisation qui pousse les malades à se cacher plutôt qu’à se faire soigner. De plus, lorsqu’ils cherchent de l’aide, ils ont souvent recours à des guérisseurs traditionnels plutôt qu’aux services de santé, retardant encore le diagnostic et la prise en charge.
Ce que rapportent les équipes de terrain, c’est que la stigmatisation est souvent plus destructrice que la maladie elle-même. Elle crée surtout un cercle vicieux dont il est difficile de sortir. Or, plus le traitement est tardif, plus le risque de séquelles irréversibles augmente, tout en exposant davantage leur entourage à la contamination.
Les MTN touchent principalement les populations les plus pauvres, vivant dans des zones rurales enclavées, là où l’accès aux soins, à l’information et à la prévention reste limité. Ces maladies ne provoquent pas de flambées spectaculaires, ne traversent pas les frontières et ne menacent pas directement les pays riches. Alors on en parle peu, on les relègue au second plan des priorités de santé publique.
Pourtant, leurs conséquences sont durables : handicaps, exclusion sociale, perte d’autonomie, pauvreté accrue. La stigmatisation qui les accompagne est étroitement liée à des facteurs socio-économiques tels que la pauvreté, le genre et l'origine ethnique. En conséquence, les personnes issues de communautés marginalisées sont touchées de manière disproportionnée, leur accès aux soins, à l'assainissement et aux installations d'hygiène restant très limité.
Un combat contre l’oubli
Depuis les années 1980, la polychimiothérapie permet de guérir la lèpre en quelques mois. Mais guérir médicalement ne suffit pas toujours à effacer les conséquences de la maladie. Beaucoup d’anciens malades appartiennent à la « génération d’avant traitement » : dépistés et guéris trop tard, ils vivent avec un handicap et restent souvent « lépreux » aux yeux de la société. Suzanne, 51 ans, femme Aka et habitante à Ndolobo, en fait partie :
“Pendant plus de dix ans, je ne pouvais plus travailler. Grâce au traitement et à l’intervention chirurgicale, je remarche aujourd’hui avec des béquilles. On me dit que je pourrai bientôt avoir des prothèses.
Chaque prise en charge contribue à une reconstruction humaine, sociale, et économique, redonnant dignité et perspectives à celles et ceux touchés par la maladie.
Toutefois, l’engagement de la FFL ne se limite pas à traiter la maladie. Il inclut :
• la sensibilisation des populations pour lutter contre la désinformation,
• la formation du personnel et des animateurs communautaires pour un diagnostic précoce et une prise en charge améliorée,
• l’accompagnement à la réadaptation physique,
• le soutien à l’autonomie des personnes touchées à travers des activités génératrices de revenus.
Lever les stigmates est un combat aussi essentiel que guérir le corps.
Raoul Follereau l’appelait « une mobilisation des esprits et des cœurs » lorsqu’il a lancé la Journée mondiale des malades de la lèpre en 1954. Aujourd’hui encore, cette mobilisation reste essentielle. Tant que des femmes et des hommes continueront à souffrir en silence et que la peur primera sur la connaissance, des maladies curables continueront à exclure plutôt qu’à être soignées.
Kristin SCHMIT Chargée de projets
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INAUGURATION DE L’UNITÉ DE SOINS PÉRIPHÉRIQUE DE DÉTOKPO
L’inauguration de l’Unité de Soins Périphérique (USP) de Détokpo au Togo, le 3 décembre 2025, marque la concrétisation d’un projet longtemps attendu par les populations de cette localité rurale de la région des Plateaux. Ce moment fort symbolise bien plus que l’ouverture d’une infrastructure sanitaire : il consacre un engagement collectif en faveur du droit à la santé, de la dignité humaine et du développement local durable.
Un projet né d’un besoin réel et partagé
Avant la mise en œuvre du projet, les habitants de Détokpo devaient parcourir plusieurs kilomètres, souvent sur des pistes difficilement praticables, pour accéder aux soins de santé de base, exposant particulièrement les femmes enceintes, les nouveau-nés et les personnes vulnérables à des risques évitables.
“Ce centre nous aidera à diminuer la mortalité maternelle. Grâce à vous nos populations auront désormais accès à des soins de santé efficaces, plus proches et rapides.
“Pour répondre à ces difficultés, une dynamique collective s’est engagée entre les autorités sanitaires locales et les communautés aboutissant à la création d’une USP conforme aux normes nationales. Ce projet a été rendu possible grâce au soutien et appui opérationnel de notre partenaire Togolais, l’AAT-FFL, dans le cadre du programme de Promotion de la Santé Familiale et Communautaire.
Un impact durable pour les populations
Avec la mise en service de l’USP, l’accès aux soins est désormais assuré à proximité, permettant une prise en charge plus rapide et régulière et renforçant les actions de prévention au bénéfice de l’ensemble des communautés.
Au-delà de la prise en charge médicale, l’USP devient égale-
Nous adressons nos remerciements sincères à l’ensemble des partenaires et à nos donateurs pour leur confiance et leur soutien constant, ainsi qu’aux équipes techniques et aux communautés pour leur implication active et leur esprit de collaboration. Cet accomplissement est le fruit d’un effort partagé et d’une vision commune : rapprocher les soins de santé des populations les plus vulnérables.
L’USP de Détokpo est dédiée à nous les femmes. Pour nos besoins de santé et de prise en charge des grossesses et des accouchements, il nous fallait aller très loin. Aujourd’hui, ce calvaire est désormais derrière nous, grâce à la FFL. Mme Céline Sangue-Douti, Membre de la communauté de Détokpo
ment un espace de sensibilisation et d’éducation sanitaire, contribuant à l’adoption de meilleures pratiques d’hygiène et de santé au sein des communautés.
Plus qu’une infrastructure, l’USP de Détokpo est désormais un lieu de soins, de prévention et d’espoir, appelé à jouer un rôle clé dans l’amélioration durable des indicateurs de santé de la zone.
Avec l’inauguration de l’USP de Détokpo, ce sont désormais 15 USP qui ont été réalisées avec le soutien de la fondation depuis 2015, témoignant d’un engagement durable et constant en faveur de la santé communautaire.
Pour les années à venir, la FFL et son partenaire AAT-FFL nourrissent l’ambition de poursuivre cette dynamique, en continuant à soutenir la construction de nouvelles infrastructures sanitaires, afin de rapprocher toujours davantage les soins des populations les plus éloignées.
Chargée de projets
Elisa MOLINA
Togbui AMOUZOUN Komi Agnimavo, Chef du village de Détokpo