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FGTB - Syndicats n°8 de 2016

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N°08 • BIMENSUEL • 70ème année Bureau de dépôt : Charleroi X Abonnements : 02/506 82 11 Rédaction : 02/506 82 44 - 02/506 83 11 syndicats@fgtb.be Ed. resp. : R. De Leeuw • Rue Haute, 42 • 1000 Bruxelles

29 AVRIL 2016 • Éd. LIÈGE

Dernière ligne droite avant les élections sociales qui se tiendront du 9 au 22 mai. Dernier chapitre de notre série: la sécurité au travail dans le contexte particulier du vieillissement des travailleurs. Flexibilité, stress, burnout et tendinites ne font pas bon ménage avec l’allongement forcé des carrières. Dossier en pages 8 & 9


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RÉGIONS

SYNDICATS • N°08 • 29 AVRIL 2016

NAMUR

Vous êtes chômeur(se) âgé(e) de 61 ans au moins ou vous pensez avoir 41 ans au moins de passé professionnel: Adressez-vous à votre guichet pour demander une dispense de disponibilité pour chômeur(se)s âgé(e)s. Si elle vous est accordée, vous ne devrez plus: • être/rester inscrit(e) comme demandeur d’emploi; • accepter un emploi convenable ou une formation convenable; • vous présenter auprès d’un service régional de la formation professionnelle et de l’emploi, ou auprès d’un employeur quand vous avez été convoqué(e) par le service régional; • collaborer à un plan d’accompagnement ou à un parcours d’insertion qui vous est proposé par le service régional de l’emploi; • vous inscrire dans une cellule pour l’emploi que votre employeur doit créer dans certains cas de licenciement collectif; • chercher activement du travail. A partir de l’âge de 60 ans, cette dernière obligation se transforme toutefois en une obligation de collaborer à un accompagnement offert par le service régional de la formation professionnelle et de l’emploi dans le cadre d’un plan d’action individuel;


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BRUXELLES

SYNDICATS • N°08 • 29 AVRIL 2016

> PIÉTONNIER BRUXELLOIS

«Raison garder». Deux ou trois conseils au patronat bruxellois… e toute évidence, le «patron des patrons» bruxellois et le Bourgmestre de la Ville de Bruxelles ne partiront pas en vacances ensemble, cet été.

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Pour autant, fallait-il qu’Olivier WILLOCX déclare publiquement: «Yvan MAYEUR doit s’attendre à

recevoir un plat de spaghettis sur la tête»? Est-ce ainsi que l’on défend la démocratie, au 21ème siècle? L’organisation représentative des employeurs bruxellois entendraitelle cautionner, désormais, une forme de violence physique? Plus fondamentalement, est-ce bien le rôle d’Olivier WILLOCX, censé soutenir le commerce et les entreprises bruxelloises, d’alimenter un bashing «anti-centre», alors qu’il connaît pertinemment la finalité du projet de piétonnier: redynamiser cette partie de la ville et, avec elle, un tissu commercial en déclin? Le responsable patronal mesure-til, enfin, sa responsabilité lorsqu’il

met sur le même pied les attentats (et donc des terroristes) et un projet urbanistique porté par des hommes et des femmes politiques (voté à l’unanimité par un conseil communal régulièrement élu)? Analysant la situation économique actuelle de l’hyper-centre, on est frappé de constater, selon les termes même d’Olivier WILLOCX, une «succession de calamités»: les attentats de Paris du 13 novembre 2015, le «lockdown» bruxellois qui les a suivis, l’annulation du feu d’artifice du 31 décembre (sur base d’un avis du ministre fédéral de l’Intérieur), la fermeture de plusieurs tunnels (ou portions de tunnels) stratégiques, les attentats du 22 mars, bien entendu, ainsi que le temps mis à ouvrir à nouveau métro et aéroport (les touristes étant pour beaucoup dans la vitalité économique du Pentagone). Et le piétonnier, alors? Les chiffres du secteur hôtelier sont clairs: on constate une hausse de la fréquentation pour les mois de juillet,

août, septembre et octobre 2015, soit après l’installation du piétonnier, par rapport aux mêmes mois de 2014. En revanche, on assiste à une nette chute de fréquentation à partir du mois de novembre, soit après les attentats de Paris et le lockdown de Bruxelles.

appellent un bashing anti-voitures, qu’ils craignent néfaste pour l’économie bruxelloise. Quoi qu’il en soit, aucun n’a souhaité, jusqu’ici, renverser un plat de pâtes sur la tête de quelque responsable public que ce soit. Question de style, sans doute…

Est-ce à dire que, du côté du piétonnier, «tout roule», pour se permettre un mauvais jeu de mots? Evidemment, non. Doit-on comprendre que la mise en œuvre de ce projet urbanistique a constitué une sorte de modèle de «gouvernance» publique? Pas davantage. A vrai dire, parmi les membres de la FGTB Bruxelles, les avis sont extrêmement partagés. Pour certains, le Collège de la Ville a vu trop grand. Pour d’autres, il a singulièrement manqué d’esprit de concertation. Pour d’autres encore, un projet de cette envergure devait, pour exister, pour ne pas «s’engluer», s’imposer d’abord avec une certaine force. Beaucoup d’affiliés saluent un geste visionnaire. Beaucoup d’autres regrettent ce qu’ils

Au bout du compte, surgit une question, beaucoup plus fondamentale: la Ville et la Région de Bruxelles pourront-elles s’en sortir seules? Et la réponse, négative, est évidente. Des attentats comme ceux du 22 mars, ce sont d’abord d’incommensurables souffrances : de nombreuses victimes, des pertes humaines irréparables, de lourds dommages physiques et psychologiques. Ce sont aussi, tant pour les autorités publiques (et pour les citoyens, qui financent les politiques qu’ils mènent) que pour les opérateurs économiques, toute une série de ‘factures’, qui n’ont pas fini de s’alourdir. Sait-on, par exemple, que, selon une estimation de la FEB, six

jours d’alerte de niveau quatre, à Bruxelles, ont coûté trois cent cinquante millions d’e? Mesuret-on les effets cumulés de ces diverses calamités sur l’économie belge dans son ensemble?: des commerçants de Gand et Anvers ont évoqué une baisse de vingt à trente% de leur chiffre d’affaire; et dans le Luxembourg, l’Euro Space Center de Redu parle de mille jours de stages annulés… Et les travailleurs? A-t-on suffisamment perçu que beaucoup d’entre étaient directement affectés (et pas seulement «les entreprises»)? Alors, ce qui s’impose, aujourd’hui, ce n’est pas nécessairement la polémique. Ce n’est sûrement pas l’attaque ad hominem. Ce n’est pas davantage un agenda politique caché. Non, ce qui s’impose, c’est la recherche de solutions. Pour le boulevard Anspach et pour notre Région…

Philippe VAN MUYLDER, Secrétaire général

Lutter contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre: un enjeu syndical! outes les professions, toutes les cultures, tous les groupes sociaux sont concernés par la diversité des orientations sexuelles et des identités de genre de ceux et celles qui les composent.

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Les personnes LGBT (Lesbiennes, Gays, Bisexuelles, Transgenres) affirment de plus en plus publiquement leur orientation sexuelle et leur identité de genre, au travers de leur participation à la vie culturelle, sociale et politique. Cette visibilité grandissante signifie-t-elle que nous vivons, désormais, dans une société où sont totalement intégrées et acceptées les diverses orientations sexuelles et identités de genre? Malheureusement, il n’en est rien! Le combat contre les discriminations dont sont victimes ces personnes et la lutte contre les courants liberticides et discours conservateurs, qui prônent une restriction des droits - des LGBT, mais aussi des femmes, des migrants … et de tous ceux qui s’écartent de leur norme - demeure d’actualité.

Une nouvelle offensive réactionnaire Loin d’avoir disparu, les stéréotypes de genre reviennent en force dans notre société: on assiste, aujourd’hui, à un retour inquiétant des discours qui naturalisent les différences entre hommes et femmes, comme si les positions sociales, les rôles sociaux découlaient ‘naturellement’ de caractéristiques biologiques, et qu’il était

donc vain de les vouloir remettre en question… Dans ce contexte, les droits et libertés acquis au cours des luttes passées font l’objet d’une nouvelle offensive réactionnaire: en témoignent, notamment, les mouvements contre le droit à l’avortement, les manifestations contre le mariage pour tous, mais aussi les discriminations, voire les agressions, dont sont victimes, plus quotidiennement, des personnes homosexuelles ou transgenres.

Un réel sous-rapportage En 2015, UNIA (le Centre Interfédéral pour l’Egalité des Chances) a dénombré 203 signalements de discrimination sur base de l’orientation sexuelle, qui donnèrent lieu à l’ouverture de 92 dossiers. Mais tout porte à croire que bon nombre de victimes ne se déclarent pas et que l’on assiste donc à un réel sous-rapportage de ces faits. Les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles hésiteraient à se manifester par peur de la réaction de l’entourage, mais aussi par manque de confiance dans l’efficacité d’une telle démarche. Sur les lieux de travail, différentes études et témoignages attestent de la persistance de discriminations. Et ceci tant de la part des employeurs que des collègues de travail. Ainsi, une enquête de l’ULB indique que seuls 46% des travailleurs (hommes) homosexuels ont fait

leur coming-out auprès de leurs collègues directs (37% auprès de leur supérieur hiérarchique). A la question de savoir quelles raisons ont motivé les répondants à faire leur coming-out auprès de leurs collègues directs, on observe que c’est, avant tout, l’envie et/ou le besoin d’être au travail «ce qu’ils sont vraiment».

Lutter ensemble Pour la FGTB, l’orientation sexuelle d’un travailleur ou d’une travailleuse ou son expression de genre, tout comme son origine, son âge, son état de santé … ne peut en aucun cas être une source d’inégalité. La FGTB prône l’unité et l’émancipation de tous/tes les travailleur/ ses, dans le souci primordial de leur mobilisation collective en faveur d’une amélioration des conditions communes de vie et de travail. Il s’agit de lutter, ensemble, pour que chaque travailleur/se ait la possibilité de trouver un emploi convenable, dans lequel il/elle puisse évoluer, et que son orientation sexuelle ne puisse plus constituer un frein à son intégration (ni sur le marché du travail, ni dans l’entreprise). Notre organisation syndicale est profondément attachée aux valeurs de tolérance et de liberté sexuelle, dans le respect de l’intégrité et du consentement d’autrui.

Un Cahier du militant En 2012, la FGTB Bruxelles éditait un Cahier du Militant: «Non

à l’homophobie ! Combattre les discriminations liées à l’orientation

sexuelle et à l’identité de genres» ( téléchargeable sur www.fgtbbruxelles.irisnet.be ou disponible auprès de veronique.bel@fgtb.be). Ce Cahier vise à aider les délégués syndicaux à agir sur leur lieu de travail afin de prévenir, détecter ou mettre un terme à toute situation d’inégalité pouvant toucher les personnes homosexuelles ou transgenres.

Si vous souhaitez analyser la situation dans votre entreprise ou mettre sur pied des actions, nos conseillers en diversité sont là pour vous aider!

Samantha SMITH (FR) Conseillère en diversité samantha.smith@fgtb.be 02 552 03 55 – 0498 87 14 17

Comme chaque année, la FGTB Bruxelles participe à la Belgian Pride La Belgian Pride se veut célébration de la diversité au sens large. On en connaît bien la Grande Parade, moins les diverses activités, animations, soirées-débats organisées durant une semaine (programme sur http://pride.be/). Cette année, la Belgian Pride aura lieu le 14 mai, avec pour thème «Ensemble dans la différence». Venez rejoindre les Jeunes et leur Char aux couleurs de la FGTB ce 14 mai à 14h, à la Bourse! Si vous souhaitez vous investir dans la préparation de l’événement et participer à son animation, vous pouvez contacter nos responsables Jeunes: catherine.opalinski@fgtb.be ou kobe.martens@abvv.be. Dans le cadre de la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie, la FGTB Bruxelles organise, en outre, ce 17 mai 2016, , un séminaire: «Lutter contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle: réalités et perspectives d’actions». Vous êtes délégué.e ou militant.e FGTB, vous vous posez des questions sur le climat général, sur votre lieu de travail, à l’égard des personnes LGBT? Il RESTE ENCORE DES PLACES! Toute personne intéressée est invitée à s’inscrire auprès de martine. chavatte@cepag.be


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RÉGIONS

SYNDICATS • N°08 • 29 AVRIL 2016

CENTRE

La centrale générale du centre FGTB

Amicale des pensionnés prépensionnés et invalides Le comité de l’amicale a le plaisir de vous inviter à son 2ème voyage «Aux Portes des Hautes Fagnes» Le jeudi 5 mai 2016 A Malmedy et sa région DEPART DU CAR à 7h précise à Haine St-Paul - face à la Maison du Peuple. Arrivée vers 9h30: Au Malmundarium de Malmédy Petit - déjeuner: Accueil café et croissant Avant- midi: vers 10h30 Visite découverte du Malmundarium et d’une exposition temporaire sur thèmes variés. Vers 12h30: à MALMEDY, nous serons attendus à notre étape pour le repas. MENU Entrée: Terrine campagnarde Maison et son confit. Plat chaud: Rôti de porc à la moutarde de MEAUX, chicon braisé, pommes croquettes. Pendant ce repas, deux boissons au choix vin rouge, rosé, blanc, bière au fût ou softs ATTENTION: SI un APERITIF ou un CAFE après le repas A VOTRE CHARGE ******************* Après- midi: Vers 14h15. Visite de la Région et alentours en car avec commentaire d’un guide jusque OVITAL/ ROBERTVILLE. Vers 15h00: «Il était une fois….. Au Château de REINHARDSTEIN» Richesse du patrimoine des Cantons de l’EST, cet ensemble architectural est unique en Belgique sur un site classé de plus de 120 hectares au cœur des Hautes Fagnes. «««««««««««««««««««««««««««««««««« PRIX DU VOYAGE TOUT COMPRIS: 63e par personne pour les membres, Les non- membres 68e. Le petit - déjeuner, le repas de midi et boissons, les entrées des visites, Guide et le pourboire chauffeur. «««««««««««««««««««««««««««««««««««««««««« Pour votre participation, veuillez nous prévenir par GSM. Et ci-joint, un virement bancaire pour le Compte N° BE66.0682.3777.7743. L’inscription est prise en compte lors du paiement. Dans l’attente de vous rencontrer, nous vous présentons, cher(es)membre(s), Ami(es) nos amitiés fraternelles.

Le secrétariat: RYCKEBUS J.-cl. GSM: 0474/ 36 13 71 OU 0497 /03 41 06

Le Président: VAN DUYSE Fredy GSM: 0474/ 45 34 12 OU 0494/ 64 95 12

CHARLEROI-SUD HAINAUT

MONS

À l’occasion de la fête des voisins, Taboo et le comité de quartier «Basslé» organisent le samedi 21 mai 2016 de 12h à 20h une brocante en plein centre-ville de Charleroi! Au programme: stands pour enfants, espace braderie et brocante, pêche aux canards, grimages, château gonflable, animation musicale, démo de zumba, bar & petite restauration… A prix mini! Adresse du jour : Rue de la Montagne & rue Basslé à Charleroi (CJ Taboo 8 rue Basslé – 6000 Charleroi) Prix de l’emplacement pour les brocanteurs: 1,5e le mètre Installation dès 11h pour les vendeurs – ouverture au public à 12h Infos & réservation: Louise Billion 0475/55.90.44 – Taboo@brutele.be

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12 Juin De 8h à 16h

Où ? Cour de la FGTB. Rue Lamir 18-20 (Entrée par la rue de Dinant)

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Tarif:2m/5 Installation à Partir de 07h30

0476/85 55 91

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RÉGIONS

SYNDICATS • N°08 • 29 AVRIL 2016

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ACTUALITÉS

SYNDICATS • N°08 • 29 AVRIL 2016

Inutiles les syndicats?

> ENQUÊTE RANDSTAD

Les syndicats ont la cote

A entendre certains hommes politiques – de droite évidemment – les syndicats ne servent à rien d’autre qu’à empêcher de tourner en rond. Il est vrai qu’ils n’ont pas souvent bonne presse. De là à en déduire que la population ne les soutient pas et que c’est le moment de se débarrasser de ces gêneurs, il n’y a qu’un pas. Pourtant deux études indépendantes, l’une de la KUL (université de Louvain) l’autre de la société d’intérim Randstadt, viennent démentir ces lieux communs. Pour une majorité de Belges, les syndicats sont indispensables. Le droit de grève est sacré. Les services publics – les premiers visés par la restriction du droit de grève et menacés de privatisation - doivent rester publics. une politique nettement plus ferme s’ils veulent réellement défendre les intérêts des travailleurs. Même s’ils pensent pour 61% des électeurs francophones et 56% des électeurs flamands que les syndicats ne font pas le poids face aux grandes multinationales.

«Parce que je veux œuvrer à une société solidaire et démocratique» est un motif invoqué par 40% des flamands et 54% des francophones pour expliquer leur affiliation à une organisation syndicale.

Le droit de grève est nécessaire

Les travailleurs sans emploi mieux protégés

Le libre marché doit être réglementé

© istockphoto.com

Le droit de grève remis en cause? Loin de là…

Les syndicats inutiles? Au contraire! Défenseurs des droits sociaux

Pour leurs services

75% des affiliés flamands et francophones estiment que les services généraux rendus par les syndicats sont importants et justifient l’affiliation. Le motif idéologique vient ensuite et est plus marqué au sud qu’au nord du pays.

81% des électeurs francophones et 75% des électeurs flamands considèrent que les syndicats sont nécessaires pour protéger les droits sociaux. Mais 27% des électeurs flamands et 44% des électeurs francophones estiment que les syndicats doivent mener

© istockphoto.com

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Pour une société solidaire et démocratique

78% des électeurs des électeurs francophones et 79% des électeurs flamands sont pour une forte présence des pouvoirs publics dans le secteur des transports publics, de l’énergie et de l’eau.

Un marché réglementé

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68% des électeurs francophones et 57% des électeurs flamands considèrent que la Justice ne peut pas interdire les grèves.

Pourquoi s’affilier à un syndicat? © istockphoto.com

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La moitié des électeurs francophones et 42% des électeurs flamands estiment que sans syndicats, les chômeurs seraient abandonnés à leur sort.

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La Justice ne peut pas interdire les grèves

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Les services publics doivent rester publics

75% des électeurs francophones et 64% des électeurs flamands estiment que le droit de grève est nécessaire pour défendre les intérêts des travailleurs

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64% des électeurs flamands et 56% des francophones optent pour une marché réglementé par les pouvoirs publics.

Pour la 4ème fois Randstadt a publié son enquête sur la participation des travailleurs dans leur entreprise. Cette enquête a été réalisée en ligne avant les élections sociales auprès de 3000 travailleurs dont 2000 du secteur privé. Les constats sont tout à fait positifs pour les organisations syndicales. - Les travailleurs sont trop peu impliqués dans les décisions au niveau des entreprises. Et les choses n’évoluent pas dans la bonne direction (pas d’évolution positive à plus long terme). Pourtant, il est prouvé une fois de plus ici que la participation a une influence positive sur la satisfaction et la motivation au travail. Une très grande majorité de travailleurs sont demandeurs de davantage de concertation. - Pour les travailleurs, les organes de concertation que sont le CE, le CCPT et la délégation syndicale sont les principaux canaux de participation. Et cela va par ordre croissant. Ils ne sont donc pas tant pour la participation directe, mais bien pour une représentation. Les organes de concertation sociale sont mieux estimés que la concertation sur le travail, via des cercles de qualité ou des équipes autonomes. - Les travailleurs souhaitent d’ailleurs qu’il y ait un CE dans les entreprises de moins de 50 travailleurs (c’est le cas pour 70% des répondants ! Et jusqu’à 80% sont favorables à l’installation d’un CE dans les entreprises de moins de 100 travailleurs). - Les travailleurs sont également très satisfaits du fonctionnement des organes de concertation. Et cette satisfaction va croissant. - Ils font d’ailleurs en grande partie appel à la délégation syndicale: l’an dernier, 40% des répondants ont soumis au moins un problème à la DS. (Ce fut même le cas pour 21% des cadres, mais la tendance est ici à la baisse). - Les travailleurs veulent toujours le plus de participation sur les conditions de travail et salariales, mais le temps de travail, la flexibilité, la pression au travail et les conditions de vie au travail obtiennent aussi un score élevé. C’est nettement moins le cas pour les thèmes «modernes» que sont la formation, la politique de carrière et l’innovation. - Par rapport aux élections sociales, il ressort que pour les travailleurs, il est très important que les collègues de travail défendent leurs intérêts. Près de 90% des répondants partagent cet avis. 62% estiment que c’est très important (même 42% des cadres partagent cet avis). 75% (!) des travailleurs estiment que ceux qui défendent les intérêts doivent être protégés!!! [ Seul bémol dans l’enquête: près de 60% estiment que les candidats au CE ne le sont que pour bénéficier d’une protection supplémentaire; même score au niveau des syndicalistes mêmes]. - L’assise des syndicats est grande et augmente! 68% estiment que les syndicats jouissent de la confiance des travailleurs. - Le rapport conclut en soulignant que les problèmes que rencontrent les syndicats pour infléchir les décisions gouvernementales n’ont en tout cas pas une influence négative sur cette assise.


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ACTUALITÉS

SYNDICATS • N°08 • 29 AVRIL 2016

Ce gouvernement fait du deux poids, deux mesures Ce 19 avril, la FGTB a organisé une concentration de militants à Bruxelles afin de marquer son opposition au gouvernement antisocial Michel. Des actions ont également eu lieu au même moment à Liège, Charleroi et Namur. Pour la FGTB, c’en est assez. Selon Marc GOBLET, Secrétaire général, «si le gouvernement luttait contre

l’évasion et la fraude fiscales et mettait en œuvre une justice fiscale à laquelle contribueraient les revenus du capital, les mesures d’austérité ne seraient plus nécessaires». L’encre du dernier accord budgétaire n’est pas encore sèche que le Ministre de l’Emploi annonce que de nouvelles coupes budgétaires sévères seront nécessaires. Des coupes qui ne concernent en réalité que le portefeuille des travailleurs et des allocataires sociaux. Un acte supplémentaire de mauvaise gestion de la part du gouvernement Michel. Après ce 19 avril, la FGTB examinera, avec les autres syndicats, comment poursuivre l’opposition en front commun syndical. Ce 19 avril est une première étape. Lire nos alternatives et voir plus de photos des actions sur www. fgtb.be.

> WWW.EVERYBODYWINS.BE:

La sécurité sociale n’est pas un jeu… Mais on y gagne à tous les coups! Une campagne d’information de la FGTB sur la sécurité sociale La FGTB a lancé le 21 avril une nouvelle campagne d’information sur la sécurité sociale. Cette campagne entend tordre le cou aux préjugés, rappeler l’origine de la sécurité sociale, sa raison d’être et la pertinence de son existence pour notre qualité de vie à toutes et tous, tout au long de notre vie. Depuis de trop nombreuses années, la sécurité sociale est l’objet d’attaques, de critiques, de rumeurs, de prétendus constats. Les cotisations sociales patronales empêcheraient les employeurs d’engager, les pensions seraient impayables, les soins de santé feraient l’objet de gaspillage, les personnes bénéficiant d’allocations de chômage seraient des profiteurs… Les auteurs de ces attaques n’ont pour seul objectif que de faire disparaître cette assurance sociale, solidaire, collective et obligatoire. Si de nombreuses études ont démontré son utilité pour lutter contre les inégalités, certains rêvent de la voir réduite à peau de chagrin au risque de plonger ainsi les citoyens dans l’incertitude face à d’ éventuels coups du sort.

Une pension plus élevée? Un an de soins de santé gratuits? Pas de job pour le moment? Afin de toucher le plus grand nombre, l’approche de la FGTB est ludique. Elle consiste, au travers d’affiches, de billets à gratter et de vidéos, à découvrir un site internet www. everybodywins.be permettant de gagner une pension plus élevée, un an de soins de santé gratuits, un revenu décent en cas de recherche d’un job… Passée la première surprise, le site vous fait découvrir ce qu’est réellement la sécurité sociale. Et les alternatives possibles pour la renforcer et la rendre plus efficace encore. Si l’approche est ludique, notre message se veut clair. Il ne faut pas laisser le hasard décider de notre sort! Il faut défendre la sécurité sociale.

L’Institut de Formation Syndicale Internationale IFSI asbl engage

1 gestionnaire (h/f) en éducation au développement pour un CDD d’un an L’IFSI est l’asbl de coopération syndicale internationale soutenue par la FGTB. Ce collaborateur sera chargé de suivre les activités d’éducation au développement de l’asbl.

La fonction comprend: • Le suivi de questions de coopération au développement et de relations internationales • Le développement et la gestion d’outils de sensibilisation, de formation et de communication sur les thématiques de coopération syndicale internationale et sur le travail international de la FGTB dans sa globalité • Le support aux campagnes et aux actions de sensibilisation et de mobilisation • La proposition et la défense de positions politiques dans les dossiers traités • La gestion d’outils de communication (website, newsletter électronique,…)

Compétences requises: • Master en coopération au développement, autre Master en sciences humaines et sociales à vocation internationale ou encore expérience équivalente • Expérience d’au moins 2 années par rapport à la description du poste • Qualités relationnelles et capacité à travailler en équipe • Pro-activité, esprit d’initiative, créativité, sens de l’organisation, bonnes capacités d’adaptation et facilité de contact • Excellentes capacités rédactionnelles, pédagogiques et d’animation • Capacité de travailler avec un public adulte • Très bonne maîtrise de la deuxième langue nationale • Connaissance de l’anglais • Une expérience en matière d’obtention de subsides est un plus • Etre disposé à travailler occasionnellement le soir et le week-end et à partir en mission à l’étranger

Nous vous offrons: Un contrat à durée déterminée d’un an Des avantages extralégaux Adressez votre candidature avant le 29 avril à Rafael LAMAS Administrateur délégué IFSI asbl Rue Haute 42, 1000 BRUXELLES info@ifsi-isvi.be Vos qualités sont plus importantes que votre sexe, âge, handicap ou origine.


ACTUALITÉS

SYNDICATS • N°08 • 29 AVRIL 2016

> SOS FAIM

Comment? Par qui? Réagissez!

Tous trompés! Alors que la Banque mondiale (BM) a pour objectif annoncé de lutter contre la pauvreté en favorisant l’agriculture familiale durable à l’échelle mondiale, l’on s’aperçoit que la réalité de ses actions est toute autre, et que l’ «agrobusiness» est largement favorisé dans ses programmes. La Belgique est actionnaire de cette Banque, et joue donc un rôle actif dans son fonctionnement. Le tout, sans aucun contrôle démocratique et citoyen, en toute opacité. La FGTB s’associe à la campagne de SOS Faim, «Tous trompés!», pour exiger cohérence et transparence. OS Faim et des organisations paysannes dans le Sud ont récemment mené une enquête de terrain pour comprendre en quoi consistait réellement certains projets financés par la Banque mondiale. A travers des études de cas dans différents pays, ils ont pu confirmer que les petits paysans étaient les dindons d’une farce qui fait surtout rire les grosses industries aux dépens d’une agriculture locale et familiale. La Banque mondiale trompe sur ses objectifs, trompe les citoyens, les associations, les paysans locaux. Les plus trompés et les premières victimes sont les populations locales, et en particulier les petits paysans du Sud, qui subissent les conséquences dramatiques des projets de la banque mondiale. Nombreux sont en effet les familles de producteurs expulsées de leurs terres, éloignées des accès à l’eau et aux ressources, pour finalement perdre leur exploitation et (re)devenir les ouvriers des grosses industries, etc. Un recul contraire à la prétendue lutte contre la pauvreté annoncée par la BM.

S

ces gens, des ouvriers agricoles en quelque sorte». > 77% des superficies aménagées et attribuées dans ce projet ont été allouées à des investisseurs privés. Et 60% de ces superficies sont attribuées à des investisseurs étrangers. Le Pôle de Croissance de Bagré vise à redistribuer les terres à ceux qui les rentabilisent, pas à ceux qui en vivent!

Et nous là-dedans? La Belgique, membre fondateur historique de la BM, exerce un rôle majeur au sein de l’institution. Elle en est un actionnaire puissant, par son apport en capital lors de la création de la Banque mais aussi par sa contribution financière annuelle. En conséquence de son poids financier, son pouvoir décisionnel au sein des instances décisionnelles est réel, sur les projets et programmes financés par les différentes institutions de la BM, mais aussi sur les politiques et stratégies. La BM est devenue le principal destinataire de la coopération belge au développement et représente près d’un dixième du total du budget de la coopération belge au développement. Le budget annuel consacré à la BM dépasse celui qui est donné octroyé aux autres institutions multilatérales (PNUD, UNICEF, CNUCED, FAO, etc.). Il avoisine celui donné à toutes les associations confondues (coopération indirecte) ou celui consacrée aux programmes des pays du Sud (coopération bilatérale). Concrètement, cela revient à dire que même l’ONG la plus grande ou un pays comme la RDC, bénéficiaire historique de la coopération belge, ne reçoivent pas autant d’argent que la BM. En contrepartie de son actionnariat important au sein de la BM, la Belgique a eu l’habitude d’endosser le manteau de directeur exécutif au sein du Conseil des Administrateurs, au nom du groupe électoral EDS 10. C’est encore le cas pour le mandat 2014-2018, avec un mandat concrètement exercé par un représentant du Ministre des Finances. Une incohérence soulignée par SOS Faim, qui revendique notamment un transfert de cette compétence au Ministre de la Coopération au développement.

Un cas concret Sur le site de la campagne «Tous trompés», plusieurs études de cas sont exposés et mis à disposition du public. Ces études dénoncent les incohérences entre les objectifs affichés de la BM et ses actions sur le terrain. Prenons ici le cas du Burkina Faso. Le «Projet Pôle de Croissance de Bagré» a été initié par le gouvernement burkinabé et appuyé financièrement et techniquement par la BM., à hauteur de 115 millions de dollars. Ses objectifs annoncés?

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La Belgique consacre plus d’un milliard par an à la coopération au développement, distribué de 3 manières. 1. via l’agence publique de développement 2. via des associations 3. via des agences de coopération internationale, dont la très influente Banque mondiale, qui rassemble 188 états membres. Parmi les objectifs de cette dernière se trouve la lutte contre la pauvreté à l’échelon mondial, qui passe par un soutien à l’agriculture familiale durable, un objectif défendu également par l’Etat belge. Cette agriculture produit plus de 80% de l’alimentation dans les pays du Sud. Elle présente un impact positif pour de nombreux travailleurs dans le monde, et également pour l’environnement.

Mais dans les faits qu’en est-il? C’est l’agrobusiness, et le développement de grosses entreprises agricoles qui sont favorisés par la Banque mondiale, nuisant ainsi aux petits producteurs et à leur activité. Perte d’accès aux terres et aux ressources, et donc aux emplois, autant de preuves que la Banque mondiale va, par ses actions, à l’encontre de son objectifs premiers.

Revendications

Soutenir l’investissement privé et l’agriculture familiale en vue: • d’accroître l’activité économique • d’accroître la productivité agricole • de créer de l’emploi.

La Belgique, actionnaire important de cette banque, joue un rôle actif dans ces politiques et dans les décisions, avec l’argent de nos impôts, le tout en toute

Actuellement, le projet PPCB vise à soutenir l’investissement privé à travers les composantes suivantes : renforcement de capacité institutionnelle, réalisation d’infrastructures, services. Il est prévu que ces réalisations ciblent les opérateurs et investisseurs privés, les producteurs et les petites et moyennes entreprises. Les bénéficiaires finaux seraient les ménages urbains et ruraux vivant à l’intérieur et autour du pôle de croissance, grâce à l’accroissement de la production agricole. Mais, les agriculteurs familiaux ne sont clairement pas le coeur de cible de ce projet. Concrètement les modalités du projet et de sa mise en œuvre laissent clairement de côté les agriculteurs familiaux.

Effets – résultats: > 1556 personnes sont affectées par le projet d’aménagement et sont/seront délocalisées. > Les personnes délocalisées n’ont aucune assurance de se voir attribuer de nouvelles parcelles. > Les modalités d’indemnisation et les montants ont été imposés aux personnes affectées et sont carrément insuffisants. Le président de l’union des producteurs de riz témoigne: «J’ai 3 femmes et 7 enfants pour une superficie de 0,74

hectare seulement. Au lieu d’octroyer 100 hectares à un businessman, pourquoi ne pas nous les attribuer à nous, petits producteurs? Nous servirons de main-d’oeuvre pour

Les politiques, stratégies et financements de la Banque mondiale sont incohérents avec les engagements nationaux et internationaux pris par la Belgique (respect des droits de l’homme, cohérence des politiques, etc.), notamment dans le secteur de l’agriculture et de la sécurité alimentaire. Le déficit démocratique dans la participation de notre pays aux instances de décision de la Banque mondiale, alors même qu’elle y joue un rôle important, est criant. SOS Faim et les organisations partenaires de la campagne demandent donc à la Belgique de: - Transférer au Ministre de la Coopération au développement le mandat de représenter la Belgique au sein de la Banque mondiale - Préciser le cadre d’intervention de la Belgique au sein de la Banque mondiale - Alerter et mettre en débat, au niveau des instances de gouvernance, l’orientation des stratégies de la Banque mondiale

opacité. Est-on d’accord, en tant que citoyens, pour financer des projets qui mettent des petits paysans à la rue? Il est temps d’en savoir plus. SOS Faim interpelle donc le gouvernement pour que la participation belge soit faite en toute transparence et cohérence. Rejoignez la campagne, partagez les visuels et regardez la vidéo d’explication sur www.toustrompes.be


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ACTUALITÉS

SYNDICATS • N°08 • 29 AVRIL 2016

> «RÉFORME DU TRAVAIL»

Même si ça n’a rien à voir avec le Budget, le ministre de l’Emploi Kris Peeters a profité du conclave budgétaire pour avancer ses projets de «réforme du travail». Histoire d’une part de reprendre la vedette à la N-VA ; histoire d’autre part de faire passer la pilule en habillant ses propositions d’un emballage cadeau étiqueté «travail faisable» par ailleurs au cœur de discussions au sein de différents lieux de concertation sans fin ni conclusions tant les points de vue syndicaux et patronaux sont opposés. Le ministre a choisi le camp patronal et il veut aller vite, voire faire passer un gros morceau avant les congés parlementaires. En fait de travail faisable les propositions du ministre si elles passent sonnent le glas des 38 heures en allongeant le temps de travail via les heures supplémentaires. Elles organisent la flexibilité à outrance et favorisent un dumping social interne par le biais de l’intérim «à durée indéterminée». Voyons cela de plus près. Heures sup’ à gogo En ce qui concerne les heures supplémentaires, Kris Peeters propose de fixer – pour tout le monde - la période de référence pour le calcul du temps de travail moyen à 1 an et d’augmenter la limite interne jusqu’à 143h minimum. Le temps de travail normal est de 38h/semaine en moyenne mais on peut travailler 40h/semaine et 9h/ jour pour autant que la moyenne de 38h par trimestre ou par an soit respectée. Il y a bien sûr des tonnes de dérogations mais les heures supplémentaires sont soumises à une réglementation générale assez stricte. Le nombre d’heures supplémentaire possibles est limité par périodes de 3 mois ou un an selon les secteurs. Cette limite dite «limite interne» implique que lorsque le quota d’heures supplémentaires est atteint, le travailleur doit récupérer ses heures sup’ en jours de repos. Cette limite interne constitue donc une garantie pour le travailleur de se voir accorder des repos régulier pour éviter des surcharges de travail. Ces limites sont de: - 78 heures par trimestre; - 91 heures si la période de référence est d’un an; - 130 heures via une CCT d’entreprise ou une modification du règlement de travail (selon une procédure spéciale); - de 130 à 143 heures via une CCT sectorielle. Avec des régimes particuliers: - Dans la construction: 180 heures; - Dans l’horeca: 300 à 360 heures. Conséquences du relèvement de la limite interne et de la période de référence:

- le nombre maximum d’heures sup’ possibles sera de 143h et les récup’ ne seront obligatoires que lorsque le quota sera dépassé, c’est-à-dire après des mois, voire si ça se présente, à la fin de l’année. - Il ne sera pas possible de fixer des limites inférieures par convention sectorielle. Vos délégués n’auront plus la possibilité de négocier des compensations ou des limitations pour l’extension à un an de la période de référence pour le respect de la durée hebdomadaire de travail moyenne

Sans récupération? Le ministre propose cependant de créer un régime complémentaire qui permet à l’employeur d’imposer 100 heures supplémentaires sans justification en plus du quota minimum d’heures supplémentaires. Le travailleur – pour autant qu’il ait vraiment le choix – pourra ne pas récupérer ces 100 heures supplémentaires. Il pourra sur base d’un accord individuel avec l’employeur, soit se les faire payer, soit les verser sur son «compte épargne carrière» (voir plus loin). Ce système reposant sur un accord individuel risque de ne pas laisser le choix au travailleur et ni le conseil d’entreprise, ni la délégation syndicale n’auront leur mot à dire. Ces 100 heures, en fonction d’accords sectoriels, pourront grimper jusqu’à 360 heures. On est loin du «travail faisable» que prétend promouvoir le ministre Peeters.

Le sursalaire à partir de la 12e heure Tout dépassement, tant de la limite journalière de 9h, que de la limite hebdomadaire de 40h, donne droit au paiement d’un sursalaire. Mais le ministre entend aussi changer cela. Il propose de

© istockphoto.com

Adieu les 38h, bonjour les 45 ou 47,5h

permettre aux secteurs de déroger aux 9h/40h en portant la journée maximale de travail par jour à 11h et la durée hebdomadaire à 50h. Le sursalaire ne tomberait alors qu’à partir de la 12e heure de travail journalier…

Le compte épargne carrière Le travailleur qui n’aura pas ou pas pu récupérer ses heures supplémentaires pourra les verser sur un compte sous forme de jours de congé à prendre on ne sait quand ou à convertir en salaire. A ce stade, le compte ne vaudrait qu’au niveau de l’entreprise mais il est clair que le but final est d’étendre le système de manière à réduire le recours aux systèmes d’aménagement du temps de travail et à faire payer par les travailleurs eux-mêmes leurs interruptions de carrière.

Le travail de nuit reculé de 2 heures Le travail est considéré comme travail de nuit entre 20h et 6h. K. Peeters propose de reculer à 22h le début du travail de nuit. Concrètement : votre employeur peut veut contraindre à travailler jusque 22 heures ! La protection particulière pour les jeunes et les femmes enceintes disparaît.

Un intérimaire CDI ne pourra pas refuser une mission puisqu’il sera tenu par un CDI ou s’il le fait, il pourra être sanctionné au niveau du chômage.

Le temps partiel à géométrie variable Enfin, mais c’est un projet qui est déjà en discussion au Conseil national du Travail depuis quelques temps, le ministre veut «simplifier» le travail à temps partiel à horaire variable avec durée de travail variable. L’idée est de permettre à l’employeur de modifier les horaires du travailleur au jour le jour en le prévenant la veille. Le système de sursalaire pour les heures complémentaires (c’est-àdire supplémentaires par rapport à l’horaire partiel) sera modifié: au lieu d’être dû après 39h complémentaires (pour une période de référence d’un an), le sursalaire ne sera dû qu’après la 3e heure/ semaine. Le crédit d’heures sans sursalaire est ainsi porté de 39 à 156 heures/an. Le travailleur devra prester quatre fois plus d’heures complémentaires sans sursalaire.

du travailleur (par exemple un changement d’horaire avec un collègue) ne seront pas considérées comme des heures complémentaires sur lesquelles un sursalaire est dû.

Travailler plus, plus longtemps et pour moins Toutes ces modifications peuvent être imposées sans accord sectoriel. Il suffit qu’une organisation (éventuellement patronale) pose la question dans la commission paritaire, pour que – même sans accord sectoriel - ces modifications puissent être activées au niveau de l’entreprise. Comme on le voit l’ensemble de ces «réformes» ne visent pas à rendre le travail plus supportable pour le travailleur mais au contraire à l’obliger à travailler plus pendant certaines périodes au gré des exigences de l’employeur et à réduire le coût salarial induit par le sursalaire pour les heures supplémentaires. Loin du travail faisable tout au long de la vie professionnelle, on est plutôt dans une logique de citrons pressés et puis jetés.

De même les modifications apportées à l’horaire à la demande

L’intérim ad vitam aeternam Le ministre veut créer le statut d’intérimaire à durée indéterminée. A première vue, cela peut sembler positif même si on ne sait pas comment serait payé l’intérimaire entre deux missions puisqu’il n’y a pas de chômage temporaire en intérim. Il risque entre deux missions de se retrouver au smic.

Rédaction: Syndicats - 42 rue Haute, 1000 Bruxelles Nicolas Errante: rédacteur en chef Aurélie Vandecasteele: journaliste. E-Mail: syndicats@fgtb.be Secrétariat: Sabine Vincent - Tél.: 02/506.82.45 Service abonnements: 02/506.82.11

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UNION BELGE DU TRANSPORT

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Bon vent, capitaine! C’est par ces mots et une magnifique cérémonie de départ, accompagnés au demeurant de la remise d’un livre qui lui a été consacré, que l’UBT a dit au revoir à son président Ivan Victor. Sa succession est assurée par Frank Moreels. Ivan Victor a assumé des responsabilités au sein de l’UBT pendant 31 ans, d’abord en Flandre occidentale et ensuite sur le plan fédéral. Il assumait la présidence de l’UBT depuis 2001. Sous sa direction, la centrale a grandi, tant en nombre de membres qu’en combativité. Il peut dès lors se réjouir de cette carrière syndicale couronnée de succès. Son successeur l’a dès lors largement mis à l’honneur à l’occasion d’une fête d’adieu qui s’est tenue le 16 avril.

Steve Cotton est revenu pour sa part sur le rôle joué par l’UBT au sein du forum international, à savoir dans les domaines de la pêche maritime, la marine marchande, ... Au cours de sa carrière, Ivan a collaboré à la négociation d’une convention importante de l’OIT sur la pêche. Puis, bien sûr, Ivan, très ému, a pris lui-même la parole à l’occasion de son départ, celui d’un président ayant servi l’UBT et la FGTB pendant de nombreuses années et arrivé désormais au terme d’une carrière syndicale couronnée de succès.

Politique défaillante Dans son discours d’investiture, Frank Moreels a eu des paroles particulièrement dures à l’égard de l’Europe, reprochant à la Commission européenne son incapacité à développer une politique cohérente contre le dumping social. Frank Moreels: «L’Europe n’a

Ivan «sous le feu des projecteurs» Rudy De Leeuw, Président de la FGTB, et Steve Cotton, Secrétaire général de l’ITF (International Transport Workers' Federation) ont souligné les mérites d’Ivan Victor au cours de cette cérémonie de départ. Rudy a d’abord évoqué son rôle au sein de la FGTB, dans un

premier temps sur le plan régional et, plus tard, au sein des instances fédérales de la FGTB, le décrivant comme un homme sage et intelligent, faisant des interventions bien étayées dans les débats au sein du Bureau fédéral. Ne jouant jamais sur l’homme, il tenait un discours clair. Précis et en connaissance de cause.

de cesse de déréguler. Les Etats membres prenant des mesures pour protéger le statut social de leurs travailleurs se font rappeler à l’ordre. C’est la cas de la Belgique en ce qui concerne la «loi Major» qui protège le statut des dockers. Mais une procédure a été lancée aussi contre l’Allemagne par suite de l’introduction d’un salaire minimum pour les activités de transport. Entre-temps, les pays de l’Europe de l’Est peuvent continuer tranquillement à constituer des entreprises «boîtes aux lettres» sur leur territoire et rien n’est fait pour endiguer le dumping social. La Commission européenne impose

un agenda unilatéral en matière de dérégulation, mais échoue sur le plan social. Madame Thyssen et Monsieur Juncker ne parviennent pas à transposer leurs belles déclarations en politique énergique.» Mais le gouvernement fédéral a reçu lui aussi une sérieuse volée de bois vert. «L’annualisation du temps de travail est une attaque en règle contre le pouvoir d’achat des travailleurs dans le secteur du transport. De même le contrat d’intérim à durée indéterminée et la légalisation du statut des chauffeurs UBER sont carrément une catastrophe pour le secteur» a estimé Frank Moreels.

Le changement dans la continuité Le nouveau président entend poursuivre le travail en s’appuyant sur les réalisations de ces dix dernières années, tout en annonçant de nouveaux accents. Frank Moreels: «Sous la présidence d’Yvan, l’équipe

actuelle a réalisé un parcours cou-

ronné de succès que nous allons donc poursuivre. Mais la réalité autour de nous change rapidement. Nous devrons dès lors trouver des réponses nouvelles aux nouveaux défis qui se posent aujourd’hui et se poseront demain. Nous devrons améliorer encore notre service aux membres, encore mieux communiquer et ne pas rater le train des nouveaux moyens de communication. Nous devrons être encore plus offensifs pour syndicaliser de nouveaux secteurs.» Dans le même temps, l’UBT entend maintenir la solidarité entre Flamands, Bruxellois et Wallons. «Nous avons la ferme volonté de

continuer à mettre en œuvre la solidarité, y compris au sein des structures de notre UBT et de la FGTB. Celui qui prône la solidarité internationale doit également en faire preuve dans le contexte belge. De même, une sécurité sociale forte basée sur l’assurance et la solidarité demeure une priorité pour l’UBT.»

L’UBT se porte bien Le nombre de membres continue de croître. En 15 ans, le nombre de membres dans le transport routier a doublé et, dans les ports, le nombre de membres a augmenté de 25 % au cours de la même période. L’an dernier, nous avons de nouveau progressé de 2 %. A l’occasion des élections sociales, nous comptons 1844 candidats sur nos listes. En 2012, ils étaient au nombre de 1250. Il s’agit là d’une augmentation de près de 48%

Des applaudissements pour les bagagistes de Zaventem! Dans son discours, Frank Moreels est également revenu sur les attentats du 22 mars à Bruxelles:

«Je voudrais aussi m’adresser spécialement à nos délégués d’Aviapartner et de Swissport ici présents, et par leur intermédiaire, à l’ensemble du personnel de l’aéroport. On a déjà dit tant de choses des attentats barbares commis le 22 mars à Bruxelles et à Zaventem, mais je sais qu’il y a des militants dans la salle qui étaient présents à ce moment et qui se sont démenés pendant des heures pour aider les blessés, assister les passagers en choc et évacuer les voyageurs désemparés. Je sais aussi qu’il y a eu un mort et plusieurs blessés graves parmi le personnel. Il est dès lors scandaleux qu’un syndicat corporatiste de la police ait cru nécessaire d’attaquer le groupe des bagagistes. L’UBT estime que ces femmes et ces hommes, nos membres à l’aéroport, ne méritent pas ces accusations, au contraire, ils méritent nos applaudissements sincères.» Et c’est aussi ce qu’ils ont reçu de l’assistance!

A l’occasion du départ d’Ivan, l’UBT a publié un livre reprenant des témoignages de collègues et de partenaires sociaux sur la carrière d’Ivan Victor au sein de la FGTB. On pourra retrouver l’intervention complète du nouveau président Frank Moreels sur le site de l’UBT en suivant le lien: http://www.btb-bvv.be/ images/Frank/Speech_Frank_ voor_website_Fr.pdf


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ELECTIONS SOCIALES 2016 > SANTÉ & SÉCURITÉ AU TRAVAIL

Le travail blesse et tue encore 141.865 accidents du travail en Belgique en 2014

Comme chaque année, le 28 avril est un jour de commémoration des victimes du travail et plus largement la journée mondiale de la santé et de la sécurité au travail. A cette occasion la Confédération européenne des Syndicats rappelle que le travail tue plus de 100.000 personnes par an dans l’UE. La CES exige des règles européennes renforcées en matière de sécurité et de santé au travail. Et si chez nous les chiffres sont en baisse, le travail continue de faire des dégâts. e nombre d’accidents du travail en Belgique ne cesse de baisser d’année en année et c’est une bonne chose. Néanmoins, on comptait encore 141.865 accidents du travail en 2014 dans le secteur privé tant sur le lieu de travail que sur le chemin du travail. Cela correspond à un recul de 5,7 % par rapport à 2013 alors que l’emploi est resté relativement stationnaire (+0,4%). Cette diminution s’explique plus par la baisse du nombre d’accidents sur le chemin du travail (-13,1%) (20.670) que la baisse du nombre d’accidents

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sur le lieu du travail (-4,4%) (121.195). Les hivers doux ainsi que les embouteillages matin et soir ont au moins cela de positif. On déplore quand même 59 accidents mortels en 2014, soit 13 de moins que l’année précédente. Un tiers des accidents mortels surviennent sur la voie publique. Il s’agit généralement d’accidents de la circulation. Les chutes de hauteur constituent la deuxième cause des décès survenus pendant l’exécution du contrat de travail.

Causes des accidents mortels au travail (2008-2014)

> STRESS & BURN-OUT > MALADIES PROFESSIONNELLES

Les tendinites en tête de liste En 2015, 8.559 demandes d’indemnisation ont été introduites au Fonds des Maladies professionnelles contre 9.545 en 2014, ce qui représente un léger tassement du nombre de demandes. Mais les problèmes de tendinites, de canal carpien et de dos ont fait grimper les chiffres après l’inscription de ces affections dans la liste et ils touchent des travailleurs plus jeunes et plus de femmes. En matière de maladies professionnelles trois tendances se dessinent: 1°) le rajeunissement et la féminisation des victimes: environ 62% des demandes sont introduites par des hommes contre 38% par des femmes. Ces femmes ont en moyenne 47 ans contre 53 pour les hommes. La tendance de 2014 se confirme: le public cible rajeunit et se féminise. 2°) l’explosion des troubles musculosquelettiques: les tendinopathies et les affections du canal carpien sont les pathologies en tête de liste (2.835 tendinites et 1.333 canaux carpiens, soit environ 50% des demandes). Viennent

ensuite les maladies du dos, les pathologies articulaires, osseuses et discales. 3°) Il y a deux fois plus d’incapacités temporaires que d’incapacités permanentes. Cela peut expliquer la tendance du rajeunissement du public cible. Sur les 3.374 décisions positives du Fonds des Maladies professionnelles 1.052 concernent des incapacités permanentes de travail contre 1.808 incapacités temporaires. Ces tendances sont les marqueurs d’une intensification du travail déjà relevée par la Fondation de Dublin dans ses enquêtes européennes. Elles ne concernent aussi que les problèmes de santé indemnisables via le FMP, c’est-à-dire pour l’essentiel des maladies reprises dans la liste des maladies professionnelles. Les incapacités temporaires de travail ne passent pas nécessairement par le Fonds des Maladies professionnelles. Elles sont dans la plupart des cas traitées par la mutuelles, c’est-à-dire indemnisées par l’assurance maladie-invalidité. Or, de ce côté-là, les chiffres montrent une augmentation inquiétante du nombre des absences de longue durée. La majorité de ces absences de longue durée sont liées à la charge psycho-sociale, c’est-à-dire au stress et au burn-out. C’est le constat que faisait la FGTB au termes de son enquête «Modern Times».

Explosion des absences de longue durée pour maladie L’absentéisme de longue durée pour maladie est de plus en plus important. Le nombre de travailleurs qui plient sous la charge du travail augmente non seulement en raison de la charge physique, mais de plus en plus souvent aussi en raison de facteurs psychosociaux. l ressort d’une étude du secrétariat social SD Worx portant sur près de 18.000 entreprises belges que les chiffres d’absentéisme à la suite d’une maladie ou d’un accident du travail ont atteint un record absolu l’an dernier. Les absences de longue durée ne se limitent en outre pas aux catégories de travailleurs qui sont généralement considérées comme effectuant un travail physique lourd, mais concernent de plus en plus le secteur tertiaire. La sécurité, la santé et le bien-être au travail sont des points qui nous concernent tous. Et vu l’évolution des choses, le stress et le burn-out – dus non pas à une charge morale, mais physique – pourraient bien devenir LES maladies du 21ème siècle. Les chiffres sont passés de 1,75% en 2008 à un niveau record de 2,81% en 2015. Ce chiffre reflète le rapport entre le nombre de jours de maladie de plus d’un mois par rapport au nombre de

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jours où un travailleur devrait être au travail.

Les causes Une des principales causes pointées du doigt par SD Worx est l’allongement de la carrière. «Les travailleurs âgés

souffrent davantage de maladies chroniques que les jeunes. L’augmentation de la part des travailleurs âgés entraîne automatiquement plus d’absentéisme de longue durée pour maladie.» Mais il y a plus. L’Institut national d’Assurance Maladie Invalidité constate également l’augmentation du nombre de cas d’invalidité entre 1995 et 2014 et fait le lien entre cette tendance et le stress ainsi que les conditions de vie au travail ou l’absence d’implication dans le travail. Le «plan carrière» dans lequel les +50 ans sont ‘out’ après une carrière courte, mais intense, est également cité comme possible facteur expliquant l’absentéisme de longue durée à un âge plus avancé.

Modern Times En 2014, la FGTB a réalisé une enquête sur le bien-être physique et mental auprès de 5.000 membres. L’enquête a été intitulée «Modern Times», en référence au film de Charlie Chaplin de 1936, dans lequel le personnage principal essaie de survivre, en tant qu’ouvrier, dans la société moderne et industrialisée. Les résultats étaient frappants.

Environ 90% des répondants ont souligné que l’organisation du travail avait incontestablement une influence sur leur santé physique et mentale. Les conséquences les plus souvent évoquées étaient le stress, (92%), le burnout (63%) et les troubles du sommeil (51%). Le résultat le plus préoccupant de l’enquête était sans doute que trois quarts (74%) des travailleurs interrogés estiment ne pas avoir la force physique et psychologique pour continuer à travailler jusqu’à l’âge légal de la pension. Parmi les travailleurs qui font du travail en équipes, ce chiffre était même de 8 sur 10. Et ce constat datait d’avant la décision du gouvernement fédéral de relever l’âge légal de la pension de 65 à 67 ans. On peut donc supposer que ces pourcentages seraient encore plus élevés aujourd’hui. Afin de limiter le risque de problèmes physiques et psychiques, deux remèdes semblent évidents. Plus de 42% des répondants disaient être favorables à des embauches supplémentaires dans leur entreprise. Or, la tendance aujourd’hui est à faire travailler de plus en plus les travailleurs, avec toutes les conséquences négatives qui en découlent. Un deuxième souhait exprimé par 4 travailleurs sur dix consiste en une profonde adaptation de l’organisation du travail, dans laquelle il serait tenu compte des facteurs humains.


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> SANTÉ AU TRAVAIL ET VIEILLISSEMENT

Inscrire la santé au travail dans la durée Comme on l’a vu plus haut, la question de la santé au travail n’est pas seulement une question de lieu (le poste de travail) mais aussi de temps: l’intensification du travail a des conséquences néfastes sur la santé physique en provoquant l’usure du corps (tendinites, maux de dos) mais aussi un impact négatif sur la santé mentale. La «charge psychosociale» terme savant pour désigner le stress au travail mène à l’épuisement et au burn-out. es travailleurs sont usés plus tôt mais ils sont supposés en même temps devoir travailler plus longtemps… Pour ce faire, on a par le passé porté l’âge de la retraite des femmes à 65 ans. On a avec le gouvernement Michel réduit considérablement l’ouverture des sorties de secours que sont les prépensions et la pension anticipée. On a restreint l’accès au crédit-temps de fin de carrière et supprimé les compléments d’âge pour les chômeurs âgés afin de les inciter à retourner au turbin pour boucler leurs fins de mois. On a porté l’âge de la retraite légale à 67 ans en 2030.

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Les travailleurs usés tombent donc en maladie de longue durée prise en charge soit via les maladies professionnelles, soit via l’assurance maladie invalidité. On essaie alors de remettre les malades de longue durée dans le circuit du travail par la répression plutôt que de s’interroger sur la prévention, c’est-à-dire l’amélioration des conditions de travail pour tous et les aménagement de fin de carrière pour les plus âgés.

«Quel que soit l’âge»? La question de la santé au travail doit donc s’inscrire désormais dans la durée en tenant compte du vieillissement de la population. C’est sur

ce thème que l’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail (OSHA) lance une campagne: «Être

bien sur les lieux de travail quel que soit l’âge»… L’axe central de cette campagne est de promouvoir le travail durable et le vieillissement en bonne santé dans le cadre d’une société vieillissante. Cela suppose de gros efforts de prévention de la part des entreprises dont la responsabilité dans le burnout est démontrée par les enquêtes. En tant qu’agence européenne, l’OSHA ne peut se permettre de mettre les pieds dans le plat en critiquant les employeurs ou la Commission européenne qui poussent au recul de l’âge de la retraite. Elle ne peut cependant pas faire autrement que de constater que les problèmes de santé qui surviennent en fin de carrière «sont dus aux

conditions de travail auxquelles les personnes ont été soumises tout au long de leur vie». Que par conséquent la prévention «est nécessaire tout au long de la vie professionnelle». Et elle n’en est pas moins de bon conseil… Pour améliorer la « capacité au travail», l’Agence dit qu’il faut «un

équilibre entre les exigences professionnelles et les ressources individuelles». Les premières dépendant principalement de l’employeur et les secondes du travailleur. L’équilibre exige donc «une direction de qualité», une participation des travailleurs et «la coopération » entre les deux, ce qui s’appelle concertation sociale. A partir de là, il faut une bonne évaluation des risques tenant compte de l’âge, du genre, de la capacité fonctionnelle (handicap, santé, âge, etc.) selon les exigences du poste (risque, travail pénible, chaleur extrême…) Il faut ensuite «adapter le travail » aux capacités, c’est-à-dire adapter le travail à la personne et non la personne au travail ou à la machine: organisation, ergonomie, aménagement des postes de travail, rotation des emplois. Et enfin, pour permettre aux travailleurs âgés de ne pas se faire larguer, l’Agence prône la formation continuée pour éviter l’érosion des compétences et la perte d’employabilité.

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Le travail «faisable» au menu du Gouvernement? Depuis presque un an, les interlocuteurs sociaux ont été invités par le ministre de l’Emploi Kris Peeters, à discuter de «travail faisable» et de «métiers pénibles». C’est qu’entre-temps le gouvernement a imposé la pension à 67 ans, restreint l’accès à la retraite anticipée, quasiment bloqué les prépensions et constaté la montée en flèche des incapacités de travail de longue durée et de leur coût pour la Sécu. Dans ces circonstances, il fallait bien se poser la question de savoir comment les gens vont pouvoir tenir le coup… Hélas, les maîtres à penser du ministre se trouvent à la FEB et à l’UNIZO, organisation patronale dont Kris Peeters fut lui-même dirigeant. Sa réponse ne va donc pas du tout dans le sens de l’équilibre entre les interlocuteurs sociaux mais plutôt dans celui de la dérégulation du marché du travail, de la flexibilité à outrance et de la précarisation voulue par le patronat. a question du «travail faisable» s’est posée dès que le gouvernement s’est attaqué aux fins de carrière, c’est-à-dire aux systèmes de prépensions et de retraite anticipée. Ce n’est pas tout de dire qu’il faut travailler 40 ou 42 ans – voire 46 ou 47 dans un proche avenir) sans voir que tous les métiers n’ont pas les mêmes exigences physiques ou ne présentent pas les mêmes risques ou que certains métiers sans être physiquement durs ou dangereux peuvent être néanmoins «pénibles» et intenables sur le long terme en raison du stress qu’il génèrent. Il fallait donc définir des critères de pénibilité du travail pour justifier certaines exceptions à l’allongement des carrières. Ces exceptions sont d’autant plus justifiées que l’espérance de vie dépend largement de la pénibilité du travail effectué pendant la carrière. Les discussions n’ont cependant pas encore abouti mais cela n’a pas empêché le gouvernement de prendre des décisions non concertées en matière de fins de carrière. Bien entendu, le gouvernement belge va s’inscrire dans la campagne de l’Agence européenne pour la santé et la sécurité au travail (OSHA) pour promouvoir la santé au travail «quel que soit l’âge». Sauf que les propositions qu’avance le ministre de l’Emploi Kris Peeters pour rendre le «travail faisable» sont à l’opposé des recommandations de l’Agence. Les propositions du ministre vont toutes dans le sens d’une plus grande

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flexibilité du travail et des statuts, mais aussi de l’allongement du temps de travail via les heures supplémentaires. Les propositions visent aussi à ramener les relations de travail au plan individuel en affaiblissant la négociation collective. On est donc loin de l’équilibre employeur-travailleur que prône l’OSHA… Ces propositions qui seront bientôt des projets de loi répondent en effet principalement aux demandes des employeurs. C’est que derrière ces projets se profilent les intérêts économiques du patronat. Le vieillissement de la population pousse inéluctablement hors du marché du travail les plus âgés et comme la pyramide des âges est en train de s’inverser, il y aura tôt ou tard une pénurie de main-d’œuvre - en particulier de main d’œuvre qualifiée. Qui dit pénurie de main-d’œuvre dit meilleurs salaires. Or la tendance est à la concurrence par les coûts (salariaux) pour garantir les marge bénéficiaires et les dividendes. Les employeurs veulent donc à la fois maintenir à tout prix les gens au travail plus longtemps et allonger le temps de travail sur la carrière mais aussi sur l’année. Une précarisation du travail salarié ajoute une pression à la baisse sur les salaires.

Les projets de Peeters Le ministre a bien organisé une table ronde pour discuter du maintien au travail des plus de 45 ans, de la conci-

liation travail-vie privée, de la lutte contre le stress et le burn-out, mais aussi du compte carrière… Mais tout ça ne débouche sur rien, pas plus que le Comité national des Pensions. Sans attendre de conclusions, donc, Kris Peeters avance ses propositions avec la ferme intention de les concrétiser avant la fin de l’année. Toutes vont dans le sens d’un allongement de la durée du travail. 1°) Plus d’heures supplémentaires en fixant la période de référence sur un an et en relevant la limite interne à 143h: cela signifie que l’employeur pourra demander jusqu’143 heures supplémentaires avec un maximum de 9h de travail/jour avant que le travailleur puisse avoir un congé de récupération. Actuellement la période de référence normale est de un trimestre et la limite interne de 78h. On peut selon les secteurs aller jusqu’à 180h (construction et même 360h (horeca) mais le projet du ministre empêche les secteurs de faire moins que la nouvelle limite légale. De plus, les travailleurs pourront – sur base d’un accord individuel - travailler jusqu’à 11h/jour ou 50h/ semaine et ne pas rattraper en congés jusqu’à 100h supplémentaires, voire 360h par convention sectorielle. Autant dire adieu à la semaine des 38h! 2°) Un compte épargne-temps devrait permettre de capitaliser les heures supplémentaires non récupérées ou le salaire de ces heures ou encore des jours de congés. L’idée étant de taper dans le pot plus tard selon son envie (l’employeur appréciera certainement) ou en cas de besoin (ou d’usure…) avec en filigrane une menace pour les systèmes d’aménagement du temps de travail financés par la collectivité comme le crédit-temps. Il est clair que ces mesures pousseront les travailleurs – qui n’auront pas toujours le choix dans le cadre d’une relation individuelle de travail - à accepter de travailler encore plus au début ou au milieu de leur carrière avec le risque d’accentuer stress et burn-out et l’usure précoce. Ce n’est pas vraiment le principe du «travail faisable» «tout au long de la vie professionnelle».

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ELECTIONS SOCIALE


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> DUMPING SOCIAL

> POINT DE VUE

Rien ne nous arrêtera Si toutes les femmes et les hommes qui vivent du salaire de leur travail se mettent côte à côte, si nous unissons tous nos forces, rien ne pourra nous empêcher d’obtenir une société plus sociale. Avec des emplois à dimension humaine, avec des revenus et des systèmes de protection qui garantiraient à tous une vie digne et pleine de sens. Si nous tapons tous ensemble du poing sur la table, nous serons plus forts que le pouvoir du capital. C’est ce que nous avons fait lorsque nous avons exigé l’interdiction du travail des enfants, lorsque nous avons réclamé la journée de huit heures de travail ou lorsque nous avons été en mesure de généraliser nos caisses de solidarité en un système légal de sécurité sociale. A chaque fois, le pouvoir du capital a sorti les griffes, mais à chaque fois aussi, il a dû céder. Céder face à la volonté solidaire du peuple. Réunir nos forces, c’est ce que nous devons faire aujourd’hui. Nous devons forger un vaste front constitué des syndicats, des partis progressistes de gauche, des mouvements citoyens, des défenseurs de l’environnement, contre la pauvreté, le racisme ou la violence. La fête du 1er mai est le jour symbolique par excellence pour mettre cela en chantier. Aujourd’hui plus que jamais. Plus que jamais, parce que nous sommes face à une politique de droite sans précédent, une politique de rupture. Dans les domaines sociaux et économiques, c’est l’argent qui fait la loi. Le gouvernement néolibéral veut totalement soumettre nos salaires et conditions de travail aux caprices du marché libre. Travailler à temps partiel sans horaire fixe, des semaines de travail de 45 heures, des heures supplémentaires sans récupération et sans compensation, réinstauration de la période d’essai, nouvelle diminution dans le calcul de la pension et demain, une loi sur la concurrence qui asphyxiera totalement le pouvoir d’achat et bien entendu, la muselière pour les syndicats. Tout doit passer, et à la vitesse de l’éclair. A la vitesse de l’éclair et au mépris de la concertation sociale. Et on attend que les partenaires sociaux se prononcent d’un claquement de doigt sur une longue série de mesures extrêmement discutables auxquelles le gouvernement ne veut rien changer. En d’autres mots, les syndicats sont invités pour rallier illico presto l’avis des employeurs et accepter une série d’interventions qui auront des conséquences graves sur le bien-être des travailleurs. Ou, autrement dit, les syndicats sont invité à la boucler. Le gouvernement de droite ne veut pas uniquement détruire nos salaires et conditions de travail, il veut aussi réduire le droit à la parole des travailleurs. La concertation sociale est vidée de sa substance. La démocratie sociale et économique sont jetées au bac. Tous les cinq ans, il y a les élections politiques et cela doit suffire, entre-temps, tout le monde est invité à se taire, en particulier les syndicats. Cela ne peut plus durer. Nous devons inverser la tendance. Et pour cela, nous devons unir nos forces. Il faut redonner plus d’espace à la participation pleine et démocratique. Il faut refaire de la place pour une société plus sociale. C’est pour cela que la FGTB se bat. Pensez-y lorsque vous irez bientôt voter lors des élections sociales.

L’exploitation humaine, encore et toujours Les ravages du dumping social ne sont plus à prouver. Des travailleurs étrangers, instrumentalisés et exploités chez nous tandis que des travailleurs de Belgique se retrouvent au chômage économique ou perdent leur emploi. Une situation qui devient intenable sur le terrain. C’est ce qu’attestent nos sections régionales. Régulièrement, elles tirent la sonnette d’alarme et dénoncent des abus. Récemment encore, nos sections de Liège, Charleroi et Anvers ont été amenées à agir sur le terrain. Quand on parle de dumping social, on pense immédiatement au secteur de la construction, mais c’est loin d’être le seul secteur impacté. Le nettoyage ou le transport paient eux aussi un lourd tribut. En outre, le dumping social peut prendre des formes diverses. Le cas le plus connu est celui du travailleur portugais, payé 5 ou 6 euros de l’heure, qui vient travailler via un soustraitant sur un gros chantier en Belgique durant six mois et qui rentre ensuite au pays. Inutile de préciser que l’employeur ne paie pour ce travailleur aucune sécurité sociale et que les conditions de travail sont souvent scandaleuses, à la limite de l’esclavagisme.

Responsabiliser les communes Aussi surprenant cela puisse-t-il paraitre, les communes belges profitent souvent du dumping social lorsqu’elle lancent un appel d’offre et qu’elles prennent pour seul critère le prix le plus bas. C’est cette situation que la FGTB Construction d’Anvers, avec le sp.a, ont tenté de dénoncer via une action. Ce qu’ils demandent, c’est une charte communale contre le dumping social. Aussi longtemps que seule la loi du moins offrant sera prise en compte, il y aura du dumping social. Plusieurs communes ont déjà signé une telle charte, c’est le cas par exemple à Herstal. Les communes signataires s’engagent à exclure les offres anormalement basses et à travailler avec des entrepre-

neurs ou des sous-traitants qui respectent les lois sociales et les CCT en vigueur en Belgique. C’est incontestablement un pas dans la bonne direction.

Travailleurs désespérés Le cas révélé la semaine dernière par notre régionale de Charleroi est très révélateur de ce que vivent aussi les travailleurs étrangers. 7 travailleurs égyptiens n’ont trouvé d’autre alternative que de se retrancher en haut d’une grue, au beau milieu du chantier Rive Gauche. Un véritable cri de détresse de 25 travailleurs dont le contrat vient bientôt à échéance et dont l’employeur, une société italienne, les paye depuis 6 mois uniquement avec des avances sur salaire. Pour Sébastien Dupanloup, responsable syndical pour la Centrale Générale-FGTB de Charleroi, c’est l’écœurement: «Le sous-trai-

tant, Edile, et le donneur d’ordre, la société Valence-Duchêne, se lancent mutuellement la balle et les travailleurs, ils subissent. Ce qui me choque le plus, c’est que pour une société comme Valence-Duchêne, avancer 500.000e, ce n’est pas la mer à boire. Pour moi, ça veut clairement dire qu’elle considère que son image de marque ne vaut pas 500.000e. Suite à l’intervention de notre centrale, la situation est en passe de se régler.» Et la société Edile fait encore parler d’elle mais à Liège cette fois où une centaine de travailleurs indiens,

Chantiers à l’arrêt et malfaçons, voilà les autres conséquences du dumping social. Les employeurs scient eux-mêmes la branche sur laquelle ils sont assis. pakistanais ou roumains étaient occupés pour le gros œuvre du grand hôpital de Glain. Là, ce sont des problèmes graves de malfaçons qui ont conduit le consortium d’entreprises belges à casser le contrat. Avec comme conséquences que les travailleurs belges mis en chômage économique ont été rappelés en urgence pour réparer les erreurs des autres. Ca aussi, c’est une conséquence du dumping social. Pour la Centrale Générale-FGTB, il est grand temps que nos politiques prennent leurs responsabilités et qu’ils encadrent mieux le détachement de travailleurs étrangers en Belgique. Avec des contrôles renforcés sur le terrain. Mais nos responsables ont du mal à comprendre l’urgence de la situation. C’est dans ce contexte qu’un colloque sur le dumping social a été organisé avec le PS et le sp.a. de nombreux militants étaient eux aussi présents. L’occasion pour les politiciens d’entendre les situations réellement vécues par les travailleurs mais aussi de mieux comprendre les besoins pour sortir de l’impasse. Nous reviendrons sur les conclusions de ce colloque dans une parution ultérieure.

Offre d’emploi La Centrale Générale-FGTB engage

26 avril 2016

Un(e) HR-Officer (f/h)

Retrouvez la description complète de la fonction sur notre site: www.accg.be.

La fonction: - Etre la personne de contact pour l’ensemble de nos travailleurs; - Gérer le payroll avec vos collègues (pas de secrétariat social); - Concevoir et assurer le suivi de nos plans en matière de gestion tels que: plan de mobilité, plan de formation, emploi 45+,…; - Recruter de nouveaux collaborateurs; - Assumer la responsabilité de l’élaboration et du suivi de la procédure d’accueil; -…

Robert Vertenueil Secrétaire général

Werner Van Heetvelde Président

- Vous avez une bonne connaissance du néerlandais, tant à l’oral qu’à l’écrit; - Windows/Office vous est familier : Word, Excel, Outlook et Internet; - Vous adhérez aux principes et objectifs du mouvement syndical socialiste; - Vous êtes autonome, mais pouvez également travailler en équipe. Lieu de travail: Rue Haute 26-28 à 1000 Bruxelles Nous offrons: Un contrat à durée indéterminée, un salaire attractif et des avantages extralégaux.

Votre profil:

Intéressé(e)?

- Vous avez un bachelor en sciences sociales option gestion du personnel/conseiller social, un master en psychologie option psychologie du travail et gestion du personnel, ou équivalent par expérience;

Envoyez- nous votre curriculum vitae et votre lettre de motivation pour le 13/05/2016 au plus tard par e-mail à jobs@accg.be ou par courrier à La Centrale Générale-FGTB à l’attention du Président Werner Van Heetvelde, rue Haute 26/28 – 1000 Bruxelles.


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LES ÉLECTIONS SOCIALES SONT À NOS PORTES

L’IMPORTANCE DU SYNDICAT VUE PAR NOS JEUNES CANDIDATS Nous entamons la dernière ligne droite avant les élections sociales. Le 9 mai, le coup d’envoi sera donné dans de nombreuses entreprises. La FGTB doit en sortir renforcée. C’est nécessaire, plus que jamais. En effet, la coupe est pleine. Les travailleurs veulent que l’on s’intéresse à leur santé et leur sécurité. Ils veulent du travail soutenable. Et ils veulent un pouvoir d’achat plus fort. Or, avec ce gouvernement de droite, nous prenons la direction opposée. Les jeunes aussi en ont marre. Et eux aussi, ils sont candidats aux élections sociales sur les listes de la FGTB. Ils sont d’ailleurs très nombreux. Ceux qui pensent que les jeunes n’ont aucun intérêt pour le syndicat se trompent.

C’EST VOUS QUI AVEZ LES CARTES EN MAIN, SOUVENEZ-VOUS EN LORSQUE VOUS SEREZ DANS L’ISOLOIR.

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Nous donnons la parole à trois jeunes candidats. Des jeunes qui débordent de peps et qui sont conscients des enjeux. Des jeunes qui veulent donner le meilleur d’eux-mêmes pour représenter et défendre leurs collègues. Ils veulent que ça change et que ça s’améliore. Si vous aussi, c’est ce que vous voulez, soutenez-les.

JENS DE MOT, 23 ANS ET CANDIDAT CHEZ AJINOMOTO OMNICHEM À WETTEREN

KENNETH SIEBENS, 23 ANS, DÉLÉGUÉ CHEZ ETERNIT À MECHELEN J’étais tout jeune et dans l’entreprise depuis à peine six mois lorsque je suis devenu délégué. Je n’y connaissais pas encore grandchose, mais je me suis lancé et j’ai directement appris beaucoup. Les jeunes me soutiennent évidemment facilement, mais j’essaie d’être là pour tout le monde, peu importe de quel syndicat. Je trouve qu’il est essentiel de travailler ensemble.

Etre déléguée, c’est un combat de chaque instant. Il ne faut pas croire que c’est facile, ce n’est jamais gagné d’avance. Mais malgré tout, grâce à la motivation des autres délégués et des collègues, on a envie d’y aller. On se sent vraiment soutenu.

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En tant que délégués, nous faisons un travail nécessaire et apprécié. Et c’est vrai, on n’arrive pas toujours avec de grandes réalisations, on avance souvent avec des petits acquis, mais c’est ça qui nous fait avancer. On est lucide, on sait très bien qu’on n’aura jamais tout d’un coup, mais en avançant petit pas par petit pas, on peut aller très loin.

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Avec les nouvelles mesures du gouvernement sur la flexibilité, je me dis que la seule chose qu’on attend de nous, c’est de toujours travailler plus pour essayer d’avoir plus, mais au final, on est toujours perdants. A trop tirer sur la corde, elle finit par casser. Le gouvernement joue avec la santé des travailleurs, sans aucune vision à long terme. Et le pire dans tout ça, c’est que les gens ne s’en rendent même pas compte. Ils sacrifient tout, y compris leur vie familiale pour leur boulot. C’est comme les attaques du gouvernement de droite sur les libertés syndicales. Pour moi, c’est clair, si on n’a plus la possibilité d’exercer nos libertés syndicales, c’est la fin des syndicats et c’est surtout la fin de la démocratie. Si on n’a plus le droit de dire au patron ou au gouvernement qu’on n’est pas d’accord, alors, je ne vois qu’un seul mot: dictature.

Dans notre entreprise, la concertation se passe de manière positive. La direction est ouverte à nos propositions, même si nous devons parfois frapper du poing sur la table. Mon travail syndical porte surtout sur la sécurité. A ce sujet, nous avons déjà accompli beaucoup de choses. Nous avons rendu les machines plus sûres et les consignes de sécurité sont désormais plus claires. Nous gardons aussi toujours à l’œil les chantiers de désamiantage. Notre objectif est qu’il n’y ait plus aucun accident dans le futur. Il est évident que les mesures annoncées par le gouvernement nous inquiètent. Bon nombre de

ces mesures se concrétisent par petites étapes et les jeunes en particulier ne sont pas très conscients de l’impact. On a beaucoup parlé dernièrement des pensions, pour nous, c’est encore tellement loin. Mais il faut les informer sur les autres mesures qui ont un impact direct sur leur situation de travail. Nous devons bien nous rendre compte que bon nombre de droits acquis sont en train d’être supprimés. Je peux comprendre qu’il faut parfois faire des économies, mais dans ce cas, cela doit se faire de façon équitable et pas toujours sur le dos des plus faibles. Nous devons continuer à nous battre pour des emplois agréables et soutenables.

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Nous devons aussi être très attentifs à notre droit de protester et de défendre les travailleurs. Les partis de droite veulent museler les syndicats. Mais une enquête récente montre que la majorité des gens trouve toujours que le syndicat est nécessaire. Dans notre entreprise, les gens sont très heureux d’avoir une délégation FGTB qui fonctionne bien. Mes collègues disent que la coupe est pleine. Donc, pas touche à notre syndicat. Car il faut en découdre avec la mauvaise gestion de ce gouvernement de droite.

Certains se demandent à quoi servent les délégués, ils ne voient pas que beaucoup de gens n’osent pas se plaindre directement à la direction. Ils préfèrent nous parler à nous, ils nous considèrent comme des personnes de confiance. Et nous, nous sommes soutenus par la structure de la FGTB, c’est là que nous puisons notre force.

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Le gouvernement veut pousser la flexibilité à l’extrême. Je trouve qu’il va vraiment trop loin, surtout quand on voit à quel point mes collègues sont déjà flexibles. Nous travaillons déjà avec plusieurs systèmes d’équipes, qui vont de 2 équipes jusqu’au système en continu. Les gens travaillent également le week-end, il y a aussi un système d’appel pour les équipes qui se chargent de l’entretien. La combinaison vie privéevie professionnelle exige toute une organisation. Et nous devrions encore accepter d’abandonner la semaine des 38 heures et introduire des semaines de 45 heures, selon les besoins du patron. Le crédittemps est réduit et on veut nous faire travailler jusqu’à nos 67 ans. Tout cela alors que je constate dans mon environnement professionnel que la pression monte et que le poids du travail en équipes devient insupportable en vieillissant. Ma réponse est à cette super flexibilité est clairement non.

Si je suis devenue déléguée, c’est pour lutter contre les injustices au boulot. Je voulais vraiment défendre les droits des travailleurs. Par la suite, j’ai aussi compris l’importance d’améliorer les conditions de travail et de sécurité.

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J’ai choisi d’agir au CPPT. La sécurité vient en premier lieu. Tout comme mon rôle en tant que pompier bénévole. Là aussi, il faut toujours évaluer les risques et veiller à travailler en toute sécurité. Il n’en va pas autrement dans l’entreprise. Je vais donc travailler sur les besoins de mes collègues en matière de sécurité, d’hygiène et de bien-être.

SANDRINE MANZELLA, 28 ANS, DÉLÉGUÉE CHEZ LIFÉ PHARMA À LIÈGE

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J’ai été approché par un ancien de chez nous. Il m’a demandé si je voulais m’investir pour les jeunes. A la FGTB, nous recevons tout le soutien nécessaire pour accomplir notre mission. C’est le syndicat le plus fort dans notre entreprise, avec une équipe qui collabore très bien et qui est toujours prête pour les collègues.

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Je participe autant que possible aux actions du syndicat. C’est mon devoir, je dois représenter mes collègues et les défendre. Le problème, c’est que certaines actions apparaissent sous un mauvais jour, parce que des bagarreurs s’en mêlent. Cela donne bien évidemment une très mauvaise image du syndicat ce qui ne nous aide pas à obtenir nos exigences.


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MÉTAL

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> POINT DE VUE

C’est la «fête» du Travail: le Capital prend tout! «Nous vivons tous au-dessus de nos moyens» dit Kris Peeters deux semaines avant le 1er mai, au quotidien économique et financier «L’Echo». Oser ce type d’affirmation, révèle d’abord à quel point on peut penser et vivre très haut au-dessus des réalités. Ensuite, c’est annoncer avec euphémisme que la guerre aux moulins à vent est déclarée… e Don Quichotte de la coalition branlante des kamikazes suédois gagnerait à prendre la mesure des craquements de la société toute entière avant d’annoncer des secousses supplémentaires.

L

Quelques jours plus tard, le même journal constatait: «L’exer-

cice 2015 des entreprises belges cotées comptera à coup sûr parmi ceux qui auront satisfait les actionnaires». Les propriétaires ne voient rien venir et n’entendent rien du grondement social sourd et profond; ils grossissent, enflent et arrondissent leurs bourses : «Pour l’ensemble de la Bourse

de Bruxelles, un plus de 50% des sociétés ont décidé de rehausser leurs dividendes. Pour les 20 sociétés du Bel 20, ce pourcentage monte jusqu’à 65%.» La légende rapporte que MarieAntoinette avertie des premières

jacqueries de la révolution française causée par des pénuries de pains aurait rétorqué péremptoirement qu’on «leur» donne alors des brioches. Eh bien, nous en sommes là ! Ils vivent et prospèrent très largement au-dessus de nos moyens! Au cours de l’exercice 2014, près de 400.000 entreprises belges non financières qui déposent leurs comptes à la BNB ont réalisé 57,7 milliards de profits. Elles en ont distribué près de 54… Et à bonne source, on nous annonce une prédation actionnariale plus forte encore pour l’exercice 2015. Pendant ce temps, le ministre de l’Emploi et du Travail nous annonce dans la perspective de la constitution du budget 2017 que les travailleurs devraient encore se serrer la ceinture d’un cran supplémentaire. Pour le bien de leurs patrons…

Dans le cadre de la révision de la loi de 96, il est tout prêt à donner satisfaction au patronat qui veut faire du salaire le seul facteur d’ajustement de la «compétitivité des entreprises et de l’économie». Il prépare ainsi l’opinion publique déjà saignée à blanc à accepter de nouveaux efforts qui ne profiteront bien sûr pas à la collectivité. Ce gouvernement entend gérer la société en fonction de seuls intérêts des entreprises et singulièrement de ses propriétaires. «Le but de la société est le bonheur commun», proclamait la Constitution de 1793. Qui confierait le bonheur commun aux logiques marchandes qui prévalent dans la gestion des entreprises ? Le gouvernement fédéral le plus dogmatique depuis l’occupation, oui…

Séparer le credo patronal de la gestion de l’Etat! En écho, le mouvement désordonné mais vivifiant des « Nuits debout » réplique par un nouveau commandement: «L’Etat des intérêts du patronat tu sépareras!» On ne peut mieux dire. Dans une carte blanche parue sur le site « Moneytalk », Karel Anthonissen, le directeur de l’inspection des finances de Gand, confirme et

constate que l’impôt des sociétés a disparu. Rien de moins. « Les

autorités sont passées à côté de milliards de bénéfices d’entreprises ces dernières années, du fait des innombrables déductions (…) Ce qui rentre encore en impôts des sociétés provient des centaines de milliers de petites entreprises», explique-t-il. «Y at-il encore quelqu’un qui paie l’impôt des sociétés? En fait pas vraiment. Jusque dans les années 90, la majorité de l’impôt des sociétés était payée par un petit nombre de grandes entreprises de capitaux, en premier lieu les grandes banques. Ce n’est plus le cas. Ce qui rentre encore en impôt des sociétés est apporté par des centaines de milliers de petites entreprises, soit quelque 3,7% du PIB? Cela ne mérite plus le nom d’impôt des sociétés, c’est de l’impôt des personnes physiques détournés.» Et c’est sans parler du

mène à une succession d’échecs dans la politique budgétaire. La coalition perd de vue que ce sont, directement ou indirectement, très majoritairement les revenus du travail qui contribuent au financement des besoins de l’Etat. Elle creuse donc mécaniquement, par la contrainte sur les salaires, le saut d’index, les purges dans les allocations sociales, les «trous budgétaires» à combler… par de nouvelles «économies » qui vont en créer de nouveaux. Cette politique n’a aucun sens. Sauf celui de réduire et détruire l’Etat. Ce qui se lit dans le programme de la NVA. Ce que De Wever veut, le MR le peut. Et le Cd&V fait passer la pilule en pontifiant des idioties… Seule la résistance du mouvement social peut empêcher ce coup-là…

Panama papers… Ce gouvernement d’idéologues décatis entend gérer l’Etat comme une petite entreprise au profit de propriétaires oisifs. En témoignent, par exemple, les contraintes qui pèsent sur les services publics, seules institutions à servir la satisfaction des besoins collectifs: à «austériser» sinon à privatiser ! Cette gestion

Nico Cué Secrétaire général

Acier: Stop à la casse sociale! ous sommes au rond-point Schuman, sur les marches qui font face au bâtiment du n°175 de la rue de la Loi: un des symboles de cette Europe à laquelle nous sommes venus dire notre façon de penser.

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Pas d’interview personnalisée cette semaine. Le discours serait le même à Clabecq ou à Aperam, à Cockerill ou au sein d’Industeel, tous nos travailleurs sont dans le même bain. Tous sont soumis à la même casse sociale que nous sommes venus fermement contester. L’action se voulait symbolique, mais la photo en témoigne, nos militants sont venus nombreux. L’enjeu est de taille, primordial même pour l’avenir de l’ensemble des travailleurs en sidérurgie belge mais pas seulement, européenne aussi! Ils sont venus aujourd’hui et pas le 15 février dernier vous vous en souviendrez. Pas question pour eux de se joindre à l’appel lancé par les organisations patronales européennes d’Eurofer, se réveillant tout à coup et découvrant seulement alors, l’urgence à prendre des mesures pour se battre contre la concurrence déloyale que nous

livrent la Chine et la Russie entre autres. Ce 18 avril, l’OCDE se réunissait en effet en symposium, pour traiter des matières relatives à la situation de l’industrie européenne et de la sidérurgie en particulier. Selon nos sources et à l’heure où nous écrivons ces lignes, celle-ci pourrait décréter que l’Europe est en surcapacité de production : ce qui serait un comble au regard des volumes que la Chine se dit prête à exporter! Alors nos camarades sont là et profitent de la réunion de ce symposium pour réaffirmer – comme ils le font depuis des années déjà et pas seulement sur une action isolée contractée comme un spasme par le banc patronal le 15 février – leurs positions et pour ré-insister sur leurs attentes concrètes.

Ils contestent fermement: • les fermetures d’outils qui ont notamment favorisé l’importation d’aciers chinois et russes en Europe; • les partenariats entre groupes européens et chinois qui ont organisé des transferts de savoir et de savoir-faire industriels; • la faiblesse de nos investissements dans le secteur sidérur-

gique; • les politiques d’austérité organisées par le patronat qui portent atteinte à l’emploi et au pouvoir d’achat des travailleurs!

Basile a invité l’Europe à moins de naïveté face à ses concurrents et a exigé qu’elle se débarrasse de ses certitudes basées sur le «tout

est marchandise et toutes les marchandises s’équivalent». L’acier

Ce qu’ils veulent par cette action, c’est: • attirer l’attention de l’Europe, des décideurs politiques et économiques et de la presse sur la situation du secteur de l’acier en Europe; • mettre en garde les mandataires européens contre la menace que représente l’importation massive d’aciers chinois et russes, dès lors qu’ils sont produits dans des conditions de dumping social et environnemental rendant toute concurrence impossible; • rappeler qu’entre 2008 et 2014, le secteur a sacrifié plus de 80.000 emplois sur le compte d’une compétitivité truquée; • insister sur le fait que nos aciers sont des produits à très haute valeur ajoutée qui jouent un rôle écologique, monétaire et stratégique majeur dans notre économie; • réaffirmer que l’Europe ne sortira pas de la crise dans laquelle elle s’enlise sans ce secteur industriel fort, créateur de valeur et porteur d’avenir.

Dans la foulée de cette action, représentante et membre fondatrice du groupe d’Annecy, la MWB-FGTB était reçue à la RTBF radio pour son émission face à l’info. Aux côtés de Philippe Verbeke et de Jean-Claude Bernardini représentant respectivement les camarades métallos de la CGT-France et de l’OGBL –Luxembourg, notre Secrétaire Général adjoint, Angelo

est un matériau capital dans notre économie européenne. S’il devait disparaître demain, cela nous condamnerait à nous approvisionner à l’extérieur, nous rendant aussi fragiles que nous le sommes vis-à-vis de l’Opep pour le pétrole. Et avec un acier fragile et que nous ne maîtriserions plus, c’est toute l’industrie en aval (aéronautique et spatiale, automobile et génie civil sans oublier celle des électroménagers) qui vacillerait! Urgence! Urgence!


ALIMENTATION - HORECA - SERVICES

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HORVAL invite l’EFFAT pour discuter ensemble de la fin imminente du régime des quotas Pendant ces conférences et en dehors de celles-ci, l’EFFAT et ses organisations syndicales affiliées, l’industrie sucrière européenne et les cultivateurs de betteraves ont encore fait un lobbying intensif en vue de la prorogation du système des quotas jusqu’en 2020. La Commission européenne a décidé en 2013 que le système des quotas s’éteindrait progressivement d’ici 2017 et que le prix minimal des betteraves ainsi que le prix de référence du sucre seraient également supprimés d’ici là. e 14 avril, la FGTB HORVAL a rassemblé sa commission SUCRE. La FGTB HORVAL est fortement représentée dans le secteur sucrier. Cette forte représentation est le résultat de combats historiques. La FGTB HORVAL est fermement ancrée au niveau syndical dans les deux groupes de sucreries que compte encore la Belgique: le groupe de la Raffinerie Tirlemontoise faisant partie du groupe allemand Südzucker et le groupe Iscal Sugar. A côté de la betterave, nous avons deux entreprises qui produisent de l’Inuline à base de chicorée COSUCRA WARCOING, & OREYE qui fait partie du groupe Raffinerie Tirlemontoise, et de SESVanderHave, leader du marché international dans le secteur des graines de betteraves, là également, la FGTB HORVAL marque son empreinte.

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Le point à l’ordre du jour était «la non-reconduction du système européen de quotas sucriers après 2017». La FGTB HORVAL avait invité Estelle Brentnall, la responsable politique de l’industrie alimentaire au sein de l’EFFAT (la fédération syndicale européenne du secteur alimentaire, de l’agriculture et du tourisme). L’EFFAT organise deux fois par an, en coopération avec le CEFS (le Comité européen des Fabricants sucriers), une conférence de l’industrie sucrière.

Depuis l’annonce du projet de réforme, le prix du sucre européen n’a cessé de diminuer. En janvier 2013, la moyenne du prix du sucre européen s’élevait encore à 738 euros la tonne ; mais en novembre 2015, celui-ci ne valait plus que 423 euros la tonne. La Commission européenne prévoit que le prix européen du sucre devrait se situer aux alentours de 408 euros la tonne en 2017. Si ces prévisions devaient se confirmer, cela voudrait dire que l’on se rapproche du prix du marché mondial qui, depuis 2012, s’élève à 400 euros la tonne.

Actuellement, l’UE négocie avec MERCOSUR ( pays d’Amérique du Sud & centrale) au sujet d’un accord de libreéchange. On est en train de faire pression pour que le sucre, produit «sensible», soit exclu des négociations. Compte tenu du fait que le prix européen du sucre a déjà atteint son niveau le plus bas depuis 10 ans, le risque de perte d’emplois et de fermetures d’entreprises est très important. On s’attend à des fusions ou à des fermetures en France, en Italie, en Espagne. Pourtant, il demeure difficile de donner des prévisions, selon l’EFFAT, car il n’est toujours pas évident de savoir quel sera l’impact des réformes sur le volume de production. La FGTB HORVAL craint qu’à l’avenir, non seulement le monde patronal exerce une pression de plus en plus importante sur les salaires mais qu’également, on dérégule le secteur en ayant recours de plus en plus à la sous-traitance et aux travailleurs intérimaires tant pour les périodes de campagne que d’intercampagne. Dossier à suivre, mais FGTB-HORVAL sera très attentive à ce que l’on ne déstructure pas le secteur!

La Commission européenne choisit clairement la libéralisation, alors que les plus grands producteurs sucriers au monde (le Brésil, la Thaïlande, l’Inde, …) bénéficient d’un soutien public important. De plus, la législation européenne relative aux conditions de travail, de rémunération mais aussi d’environnement, les pesticides et la sécurité alimentaire est bien plus sévère que celle de nos concurrents. C’est pourquoi, FGTB-HORVAL, les autres organisations syndicales européennes, l’EFFAT, mais aussi les organisations patronales EXIGENT de l’Europe qu’elle impose des normes sociales et environnementales équivalentes aux pays qui veulent exporter du sucre vers l’Europe.

Action de solidarité mondiale pour protester contre les jobs «hamburgers» sous-payés Fight for 15! Le jeudi 14 avril 2016, l’UITA (Union Internationale des travailleurs de l’alimentation et de l’hôtellerie-restauration) a organisé dans le monde entier une série d’actions pour exprimer sa solidarité envers les nombreux travailleurs du fastfood.

HFPCWU du Malawi organise son congrès quadriennal

Ces actions s’inscrivent dans le cadre d’une campagne entamée aux Etats-Unis pour obtenir un salaire digne et pour améliorer les conditions de travail des nombreux travailleurs. Avec un salaire moyen de 10 $ par heure, ces travailleurs n’ont actuellement pas les moyens pour répondre à leurs besoins essentiels (nourriture, loyer, soins de santé et transport). Afin de couvrir ce coût de vie, le salaire horaire devrait être porté à 15e au minimum. Voilà pourquoi la campagne s’est intitulée «Fight for 15».

Marges de bénéfices importantes Étant donné que le secteur du fastfood engrange des bénéfices énormes au niveau mondial, il y a certainement assez de moyens disponibles. Pourtant, nous constatons que l’attitude des employeurs du fastfood diffère parfois fortement en fonction du pays, même en Europe, alors qu’il s’agit de produits absolument identiques et du même travail. Nous constatons également que les grandes marques se cachent trop souvent derrière l’indépendance des franchiseurs afin d’échapper à leurs responsabilités. Il est plus que temps que les grandes marques de fastfood comme McDonald’s, Pizza Hut, Burger King et Quick assument leur responsabilité. Elles sont elles-mêmes l’image

d’une économie globale, par le biais de laquelle elles promettent autant de prospérité. A cet effet, elles doivent garantir un niveau de vie décent aux millions de travailleurs du monde entier qui dépendent de leurs marques. Plus particulièrement, nous estimons que McDonald’s, en tant que plus grand employeur au monde, doit faire la première démarche en ce sens.

La situation en Belgique La situation chez Quick et McDonald’s en Belgique n’est pas différente : le système de franchisage, le transfert des loyers vers des paradis fiscaux. On peut continuer à mettre en place des conditions de travail très difficiles puisqu’on met tout en œuvre pour éviter l’installation d’une concertation sociale au niveau des sites. On dévie la législation pour ne pas devoir permettre un contrôle syndical. Dans le secteur du fastfood, le contrôle syndical au sein de l’entreprise demeure la meilleure garantie pour que les conditions de rémunération et de travail soient appliquées correctement pour les travailleurs.

Yvan De Jonge Coordinateur Fastfood

es 8 et 9 avril, Hotel Food Processing Catering Workers Union a organisé son congrès quadriennal à Blantyre au Malawi. Le thème était «ORGANIZE AND WIN». Ce congrès a été rendu possible notamment grâce au soutien financier de la FGTB Horval Anvers et la FGTB Horval fédérale.

L

Bonne chance au secrétaire général, Shakespeare Sesani et aux élus avec leur mandat.


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SYNDICATS • N°08 • 29 AVRIL 2016

Travail de qualité et qualité de vie, voilà ce que nous défendons T

ravail de qualité, qualité de vie! Voici le slogan avec lequel nous nous dirigeons vers les élections sociales. C’est également le slogan que nous ferons passer (au propre comme au figuré) à l’occasion du 1er mai, une journée de fête et de lutte. Les élections sociales approchent à grands pas. Du 9 au 22 mai, les élections porteront sur 6.600 CPPT et 3.800 conseils d’entreprise (CE).

Le SETCa compte 15.000 candidats qui occupent 25.000 places sur les listes pour le CPPT et le CE, soit une augmentation de 7% par rapport à 2012. Près de la moitié de tous ces candidats sont de nouveaux candidats. Il s’agit ici aussi d’un fait marquant et positif. Nous sommes également heureux de constater que l’augmentation du nombre de candidats se situe surtout chez nos membres de sexe féminin. Presque la moitié de tous nos candidats sont désormais des femmes. Le SETCa-BBTK a le vent en poupe. Nous souhaitons bonne chance à tous nos candidats dans cette bataille des urnes.

Vent en poupe Le SETCa n’est pas le seul à avoir le vent en poupe. De récentes études font apparaître clairement que le soutien sur lequel les syndicats peuvent compter dans notre pays est grand et continue même encore

de progresser. Ceci, malgré les tentatives obstinées du gouvernement Michel de ne pas prendre les syndicats au sérieux dans la concertation sociale.

Une étude de la KUL, qui a interrogé des électeurs (et donc pas uniquement des membres syndicaux) à la suite des dernières élections parlementaires en 2014, indique que 80% des électeurs estiment les syndicats indispensables pour la défense de leurs droits sociaux. 75% estiment que le droit de grève est essentiel pour défendre les droits des travailleurs. Les personnes affiliées à un syndicat le sont par ailleurs parce qu’elles estiment que le syndicat est le mieux placé pour défendre leurs intérêts individuels et collectifs. Nos représentants syndicaux le font au quotidien dans leurs entreprises. Félicitations! Une étude du groupe d’intérim Randstad vient de paraître concernant la participation dans les entreprises. Elle nous apprend que pour les travailleurs, les organes de concertation CE/CPPT/ DS sont les principaux canaux de participation dans leur entreprise. La représentation collective prime sur l’approche individuelle. Les travailleurs estiment que des organes de concertation devraient aussi pouvoir être instaurés dans les plus petites entreprises. Leur

taux de satisfaction à propos du fonctionnement des organes de concertation est très élevé. Enfin, les travailleurs accordent beaucoup d’importance au processus démocratique dans les entreprises: pouvoir voter pour leurs propres représentants est pour eux une priorité. Enfin, l’étude indique clairement que la confiance des travailleurs dans leurs syndicats est très élevée.

la CSC le jour suivant. Il convient à présent d’unir nos forces pour poursuivre ensemble la résistance contre le gouvernement Michel. Ce processus sera probablement de longue haleine. Nous sommes convaincus que la vapeur s’inversera, tôt ou tard. Au plus tôt, au mieux, en ce qui nous concerne.

ment. Nous leur souhaitons bonne chance pour les élections. Ensemble, dessinons l’avenir!

Entre-temps, nous remercions tous nos candidats de leur engage-

La politique gouvernementale, diamétralement opposée à un travail de qualité Les récentes décisions du Gouvernement démontrent plus que jamais que la politique du gouvernement Michel est diamétralement opposée à notre vision d’un travail de qualité. Nous optons résolument pour plus de pouvoir d’achat (bon pour les travailleurs et l’économie), pour une flexibilité encadrée et limitée, pour une meilleure organisation du travail permettant une bonne combinaison travail/vie privée, pour le bien-être au travail avec prise en main de la charge physique et psychosociale, pour une réduction du temps de travail…

Une fête du 1er mai festive & combative !

La résistance continue Au total, 8000 militants de la FGTB sont descendus en rue le 19 avril, suivis par autant de membres de

Taillables et corvéables à merci ? NON !

Travail de qualité, qualité de vie ? OUI !

Ce que veut le gouvernement pour vousര͗ ͻ &ŝŶ ĚĞƐ ŚŽƌĂŝƌĞƐ ĮdžĞƐ ƉĂƌ ƐĞŵĂŝŶĞ ͻ &ŝŶ ĚĞƐ ϯϴŚͬƐĞŵĂŝŶĞ ͻ >ĞƐ ƚĞŵƉƐ ƉĂƌƟĞůƐ ƌĞĕŽŝǀĞŶƚ ůĞƵƌ ŚŽƌĂŝƌĞ ůĂ ǀĞŝůůĞ ͻ ƵĚŐĞƚ ͗ ůĞƐ ͨ ƚŽƵƌŝƐƚĞƐ ĚƵ WĂŶĂŵĂ ͩ ƐŽŶƚ ŚŽƌƐ Ě͛ĂƩĞŝŶƚĞ͕ ůĞƐ ĐŝƚŽLJĞŶƐ ƉĂŝĞŶƚ ă ŶŽƵǀĞĂƵ ů͛ĂĚĚŝƟŽŶ ͻ ;WƌĠͿƉĞŶƐŝŽŶ ͗ ƚƌĂǀĂŝůůĞƌ ƉůƵƐ ƉŽƵƌ ŵŽŝŶƐ ĚĞ ƉĞŶƐŝŽŶ ͻ WŽƵǀŽŝƌ Ě͛ĂĐŚĂƚ ͗ ĂƉƌğƐ ůĞ ƐĂƵƚ Ě͛ŝŶĚĞdž͕ ƵŶĞ ŶŽƵǀĞůůĞ ŵŽĚĠƌĂƟŽŶ ƐĂůĂƌŝĂůĞ ͻ DŽŝŶƐ Ě͛ĂůůŽĐĂƟŽŶƐ ƉŽƵƌ ůĞƐ ŵĂůĂĚĞƐ

SETCa - FGTB

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, Plus d info ? Surfez sur www.setca.org


EMPLOYÉS, TECHNICIENS & CADRES

SYNDICATS • N°08 • 29 AVRIL 2016

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, IR N E V A E R T O V DESSINEZ ! A C T E S B T G F VOTEZ

LISTE

VOTRE VOTE NE SERA PAS VALABLE SI VOUS VOTEZ TÊTE DE LISTE 2 FGTB

FGTB CANDIDAT 1 CANDIDAT 2 CANDIDAT 3

VOUS VOTEZ POUR UN OU PLUSIEURS CANDIDATS DE LA LISTE 2 FGTB

FGTB CANDIDAT 1 CANDIDAT 2 CANDIDAT 3

VOUS VOTEZ TÊTE DE LISTE OU POUR UN OU PLUSIEURS CANDIDATS SUR DES LISTES DIFFÉRENTES

FGTB CANDIDAT 1 CANDIDAT 2 CANDIDAT 3

AUTRE CANDIDAT 1 CANDIDAT 2 CANDIDAT 3


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ACTUALITÉS

SYNDICATS • N°08 • 29 AVRIL 2016

> ÉDITO

Pas de démocratie sans nous C

omme chaque année, le SPF «Emploi, Travail et Concertation sociale» va y aller de son petit clip pour promouvoir la participation aux élections sociales qui se déroulent du 9 au 22 mai. Mais cette année, la promotion de la démocratie économique sonnera particulièrement faux. Ce gouvernement s’assied en effet régulièrement sur la concertation sociale et prend souverainement des mesures qui concernent des millions de travailleurs sans consulter ceux qui les représentent – à savoir les syndicats – ou en faisant mine de les écouter pour ensuite leur signifier qu’il n’a que faire de leurs avis.

La liste des mesures prises contre le monde du travail serait trop longue à détailler sans déborder de la demi page qui nous est impartie pour cet éditorial, mais chacun peut en faire l’inventaire juste en égrainant les mots accises et TVA (à la hausse), index (sauté), salaires (bloqués), chômeurs (chassés), crédit-temps (restreint), prépension (inaccessible), pensions (reculées)… Bien évidemment ces mesures de recul social entraînent une réaction de notre part. Une réaction partagée par l’ensemble des syndicats qu’ils aient ou non des relais politiques au sein du gouvernement. Et celui-ci – ou l’un ou l’autre de ses porte-faix au Parlement - ne cache pas son intention de briser cette résistance en annonçant des limitations au droit de grève, ou en menaçant de pénaliser financièrement les organisations syndicales en les rendant responsables des suites d’actions de grève, etc. Le fait est que les désagréments suscités

par les grèves sont abondamment instrumentalisés pour nous discréditer alors que le blocage des autoroutes par quelques petits patrons de sociétés de transport ne soulève aucune objection, aucune accusation de «prise d’otages», aucune «estimation des coûts», aucune demande d’interdiction de la part des organisations d’employeurs.

qu’une très large majorité des travailleurs comptent sur les syndicats pour défendre leurs intérêts. Mais aussi que le droit de grève est considéré comme fondamental, que la Justice n’a pas à se mêler des conflits sociaux, que les services publics doivent rester publics, que le marché doit être régulé…

Déni de démocratie

Démocratie inachevée

La liste des attaques contre le monde du travail risque de s’allonger au vu des projets en cours sur le droit du travail et la politique salariale ou budgétaire pour les années à venir. On peut sonner le glas pour les 38h/ semaine; les pensions vont être remises à la diète; les malades de longue durée vont se faire harceler.A chaque fois le gouvernement a le mot concertation plein la bouche. A chaque fois il s’essuie les pieds dessus en invoquant sa légitimité démocratique issue des élections politiques. Or, il se fait que nous, organisations syndicales, sommes tout aussi légitimes voire plus et que le méconnaître est un déni de démocratie.

Les élections sociales vont apporter une nouvelle preuve de cette vigueur de notre mouvement. Elles vont prouver que la démocratie économique compte pour les travailleurs. Mais aussi qu’elle n’est pas complète. L’étude de Randstadt montre que les travailleurs sont très satisfaits du fonctionnement des organes de concertation sociale. Et cette satisfaction va croissant. Pour les travailleurs, les organes de concertation que sont le conseil d’entreprise, le comité pour la prévention et la protection au travail et la délégation syndicale sont les principaux canaux de participation en vue de la défense des intérêts communs loin devant les «cercles de qualité» et autres avatars d’inspiration patronale.

Il ressort en effet d’une étude réalisée à la demande de Randstad sur la participation des travailleurs dans les entreprises que les syndicats jouissent de la confiance des travailleurs et que l’assise importante des syndicats est même en augmentation. 68% des travailleurs accordent leur confiance aux syndicats. Et même chez les non-syndiqués, ce pourcentage est toujours de 63%. Quel parti politique peut-il en dire autant? Une autre étude indépendante publiée par l’Université de Louvain (KUL) montre

DANS LE MONDE DE BERNARD normal on ne trouve pas m que la prime omniu re itu d’une vo and ne diminue pas qu e. inu m sa valeur di V Voilà pourquoi P& ce an ur lance l’ass sive. omnium dégres

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Selon cette étude, les travailleurs veulent toujours plus de participation sur les conditions salariales et de travail, mais aussi sur le temps de travail et la flexibilité. Mais les travailleurs se sentent trop peu impliqués dans les décisions au niveau de leur entreprise. Cette étude démontre également que 70% des travailleurs sont favorables à l’installation d’un CE dans les entreprises de moins de 50 travailleurs.

Conclusions Primo: le gouvernement a tort de méconnaître notre avis car nous représentons, tous syndicats réunis, plus de 3,5 millions de travailleurs qui nous font confiance et qui sont aussi des électeurs. Poursuivre dans l’erreur qui consiste à attaquer sans cesse le monde du travail finira par lui retomber sur le nez. Secundo: la participation des travailleurs aux organes de concertation est une garantie de la satisfaction des gens au travail et du bon fonctionnement de l’économie. Il est indispensable compte tenu de notre tissu industriel, de l’étendre aux petites et moyennes entreprises. Tertio: ce n’est pas de essayant de briser les syndicats et en ramenant la concertation sociale au niveau le plus bas que l’on mettra le couvercle sur la marmite ni que l’on apaisera les tensions sociales qui traversent notre société et qui finiront par exploser.

Rudy De Leeuw Président

Marc Goblet Secrétaire général


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