Skip to main content

HERA Awards 2026

Page 1


DES MÉMOIRES ET DES THÈSES QUI CONTRIBUENT À CONSTRUIRE UN MONDE SOUTENABLE À 360°

Pour cette 14 e édition des HERA Awards, 35 travaux ont été distingués parmi les 15 prix. Avec une participation record de 209 candidatures, cette édition témoigne de l’engagement , de l’enthousiasme et de la créativité des jeunes diplômé·es, ainsi que de la dynamique profonde qui traverse universités et hautes écoles pour relever les grands enjeux de société. Nous sommes particulièrement fier·es de mettre en lumière une partie de ces travaux essentiels qui pensent le monde de demain de façon systémique, et proposent des pistes de réflexion ou d’actions pour un futur plus soutenable. Toutes nos félicitations aux primé·es 2026 et à leurs promoteur·ices !

Presque une tradition annuelle, la famille des HERA Awards s’est agrandie avec l’ouverture d’un nouveau prix : le HERA Award Sustainable Media dédié aux défis contemporains lancés aux médias et leur rôle de contre-pouvoir, d’information et d’éclairage des débats publics. L’écosystème des partenaires soutenant les HERA Awards s’est également agrandi avec l’arrivée de Schréder et de la Food as Medicine Foundation . Nous les remercions chaleureusement, aux côtés de nos partenaires et mécènes fidèles.

Enfin, les HERA Awards ne pourraient exister sans l’engagement remarquable des jurys : pas moins de 95 expert·es bénévoles ont œuvré à cette exigeante sélection. Un grand merci à elles et eux !

Au-delà des prix, le programme HERA, c’est aussi un ensemble d’actions et de soutien à destination des jeunes : ateliers de sensibilisation et de formation aux objectifs de développement durable et à la pensée systémique, à 360° dans les auditoires, des rencontres, soutien et formation pour accompagner les primé·es dans le début de leur carrière, mise en réseau de jeunes chercheur·euses… Autant de moments générateurs d’espoir.

Plongez dans ces travaux inspirants, riches en analyses et en projets novateurs, et partagez-les largement !

Les lauréat·es et nominé·es présent·es à la journée des primé·es

Directeur de la Fondation pour les Générations Futures

VOIR LA CÉRÉMONIE

Le HERA Doctoral Thesis Award valorise et récompense tous les deux ans des thèses de doctorat, toutes disciplines confondues, qui adoptent une approche à 360° propre à un développement soutenable pour faire avancer la réflexion et/ou les pratiques dans leur champ de recherche. Dans le cadre de ce prix, la Fondation pour les Générations Futures décerne également un Special HERA Award Brussels for Future Generations, récompensant une thèse de doctorat traitant d’un enjeu de développement durable pertinent pour Bruxelles.

Le HERA Doctoral Thesis Award connaît cette année sa huitième édition. Il s’accompagne pour la troisième fois du Special HERA Award Brussels for Future Generations.

Les partenaires

L’AVIS DU JURY (EXTRAIT)

Le jury souligne la grande qualité générale des 18 thèses soumises et la variété des sujets abordés. Il a apprécié les questionnements théoriques et conceptuels soulevés par les travaux soumis et a été particulièrement sensible aux thèses apportant des propositions de solutions concrètes et tangibles et offrant des perspectives enthousiasmantes. Le jury serait très heureux de lire à l’avenir des thèses qui poussent encore plus loin l’approche systémique et seraient conçues, menées et défendues conjointement dans plusieurs facultés d’horizons variés.

à droite et de haut

De gauche
en bas : Natacha Zuinen , présidente du jury (SPW), Raphaël Beck (F.R.S.-FNRS), Isabelle Reginster (IWEPS), Laurence Theunis (Adoc Talent Management), Luc De Weerdt (Greenbizz), Norman Vander Putten (lauréat 2024), Coralie Muylaert (lauréate 2024).

XAVIER RAICK

Xavier Raick a soutenu sa thèse de doctorat en biologie des organismes et écologie à la faculté des sciences de l’ULiège en avril 2024. Après un post-doctorat à Cornell University (NY, USA), il réalise actuellement un post-doctorat à l’Université d’Aarhus (Danemark).

DIVERSITY OF THE BIOPHONY OF POLYNESIAN PHOTIC AND MESOPHOTIC CORAL REEFS

Thèse de doctorat en sciences soutenue en avril 2024 à la faculté des sciences (ULiège)

DONNER UNE « VOIX » AUX RÉCIFS CORALLIENS : UN LEVIER CONCRET DE DÉVELOPPEMENT DURABLE

La thèse de Xavier Raick porte sur les techniques scientifiques d’écoute passive des récifs coralliens à travers les sons des animaux qui y vivent. Des enregistreurs acoustiques (hydrophones) ont été déployés dans six îles de Polynésie française, tant au large que sur les récifs. Plusieurs centaines d’heures de sons, émis par le brouhaha des invertébrés et des poissons ou par des espèces précises, ont été analysées. Cette thèse a, pour la première fois, mesuré - et non simplement modélisé - la distance à laquelle les récifs sont entendus par différentes espèces. Elle a également établi que les récifs les plus profonds ne constituent probablement pas des réservoirs écologiques pour les zones moins profondes. Enfin, outre les avancées méthodologiques engrangées, la thèse a fourni de précieux éclairages sur la résilience des aires marines protégées face aux changements globaux.

LES PROMOTEUR·ICES

Lucia Di Iorio est professeure junior et chercheuse principale en éco-acoustique au Cefrem, Université de Perpignan.

Éric Parmentier est professeur ordinaire (morphologie fonctionnelle et évolutive) à l’ULiège.

L’AVIS DU JURY (EXTRAIT)

Le jury salue ce travail original, d’importance capitale et résolument innovant. Traitant d’un enjeu mondial majeur, la thèse offre une contribution méthodologique et technique solide tout en parvenant à produire un texte à la fois fluide, accessible et même poétique, ce qui constitue une véritable plus-value dans le champ des sciences du vivant. La problématique est universelle et le potentiel d’inspiration existe grâce à la force narrative et l’exemplarité de l’innovation technologique.

DANIEL OTERO PEÑA

Daniel Otero Peña a soutenu sa thèse de doctorat en art de bâtir et urbanisme à LOCI Tournai (faculté d’architecture, d’ingénierie architecturale, d’urbanisme) de l’UCLouvain en août 2025. Il poursuit actuellement ses travaux, en tant que chercheur, à l’Institut Paysage, Architecture et Environnement bâti (LAB) de l’UCLouvain.

LES PROMOTEUR·ICES

Daniela Perrotti est professeure de paysage à LOCI, où elle dirige l’équipe de recherche Urban Metabolism, laboratoire de recherche interdisciplinaire en science de la durabilité.

Pierre Vanderstraeten est sociologue, architecte et urbaniste. Il est professeur honoraire et vice-doyen émérite à LOCI Saint-Gilles.

L’AVIS DU JURY (EXTRAIT)

Le jury souligne la pertinence sociale, environnementale et économique de ce travail, magnifiée par l’intégration explicite et cohérente d’une approche systémique de la problématique complexe traitée – l’accès aux espaces verts, la justice environnementale et l’émancipation des publics précarisés. La diversité des cas d’étude témoigne d’une volonté d’inscrire la problématique dans différents contextes socio-urbains, ce qui enrichit la réflexion au regard des Objectifs de Développement Durable.

THE SPATIAL DIMENSION OF URBAN METABOLISM. RESOURCE FLOWS, PUBLIC SPACE AND VULNERABLE COMMUNITIES

Thèse de doctorat en art de bâtir et urbanisme soutenue en août 2025 à LOCI Tournai (UCLouvain)

LE MÉTABOLISME URBAIN, OUTIL SPATIAL ESSENTIEL POUR UN URBANISME PLUS HUMAIN ET ATTENTIF AUX RESSOURCES

Le travail de Daniel Otero Peña porte sur la dimension spatiale du métabolisme urbain, une approche qui analyse les flux de ressources (eau, énergie, aliments, matériaux, etc.) ainsi que les déchets générés par les activités humaines, en analogie avec le fonctionnement du corps humain. L’auteur a cherché à savoir comment le métabolisme urbain, lorsqu’il repose sur des données géographiques et socio-écologiques solides, peut se transformer en outil de diagnostic efficace pour améliorer l’allocation des ressources, tout en renforçant la participation communautaire à l’aménagement de l’espace public. Trois études interconnectées ont été menées, l’une à Mexico (identification des « points chauds » via des outils de cartographie SIG), l’autre à Bruxelles-Capitale (identification des pratiques socio-écologiques renforçant le sentiment d’appartenance) et la troisième notamment à Caracas (Venezuela) qui articule les deux précédentes. Ses travaux rendent visible la complexité des flux de ressources et soutient l’écologie industrielle, l’urbanisme et l’architecture.

LIONEL DELCHAMBRE

Lionel Delchambre a soutenu sa thèse de doctorat en sciences de l’ingénieur à l’école polytechnique de Bruxelles, à l’ULB, en mai 2025. Il est co-fondateur de la communauté d’énergie brupower, qu’il préside.

DEVELOPMENT OF INNOVATIVE SOLUTIONS TO IDENTIFY AND MANAGE LOW-VOLTAGE DISTRIBUTION GRID CONGESTION

Thèse de doctorat en sciences de l’ingénieur soutenue en mai 2025 à l’école polytechnique de Bruxelles (ULB)

DES SOLUTIONS CONCRÈTES POUR PRÉPARER LE RÉSEAU

ÉLECTRIQUE À LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE

Panneaux solaires, batteries, voitures électriques, pompes à chaleur : de plus en plus d’équipements électriques apparaissent dans nos maisons. Problème : le réseau électrique basse tension n’a pas été conçu pour accueillir autant de production et de consommation locales. Le risque de saturation du réseau est réel et certains panneaux peuvent se déconnecter temporairement. Le même genre de risque se profile pour les voitures électriques et les pompes à chaleur. C’est dans ce contexte que Lionel Delchambre a développé des outils innovants pour identifier les risques de congestion du réseau basse tension, mais aussi pour les gérer à moindre coût. Testés sur les données réelles de 49 réseaux bruxellois fournies par Sibelga, ces outils permettent notamment de définir, pour chaque habitation, la puissance maximale pouvant être injectée ou consommée sans mettre le réseau en difficulté. Directement exploitables par les gestionnaires de réseaux de distribution, ils contribuent à limiter les coupures et à réduire les investissements lourds.

LE PROMOTEUR

Patrick Hendrick est professeur à l’école polytechnique de Bruxelles et à la KU Leuven. Il préside la Belgian Energy Research Alliance (BERA).

L’AVIS DU JURY (EXTRAIT)

Le jury félicite l’auteur pour sa thèse qui constitue une contribution inspirante, très solide et porteuse d’un véritable potentiel de valorisation dont la portée opérationnelle est magnifiée par la capacité de vulgarisation de l’auteur. Sa solidité technique a impressionné le jury, et la maîtrise de la problématique illustre une compréhension approfondie des enjeux. À travers les différentes applications proposées, les quatre dimensions du développement durable sont prises en compte de manière cohérente, ce qui témoigne d’une compréhension nuancée des multiples dimensions de la transition énergétique.

Ce prix valorise et récompense des mémoires qui adoptent une approche systémique, à 360°, propre à un développement soutenable pour faire avancer la réflexion et/ou les pratiques liées à l’architecture. Il s’agit plus concrètement de la recherche de solutions vers un mode de construction et d’habitat plus soutenable pour la planète et ses populations.

Le HERA Award Sustainable Architecture connaît cette année sa quatorzième édition.

Le partenaire

L’AVIS DU JURY (EXTRAIT)

Le jury souligne l’excellent niveau général des travaux, tant au niveau de la forme que du contenu et de leur très bonne adéquation avec les critères des HERA Awards. Cette année, le jury a particulièrement apprécié la dimension pédagogique de certains travaux et leur capacité à proposer des projets concrets et inspirants. Le jury a souhaité récompenser des mémoires où les auteur·ices ont mis de l’implication personnelle pour nourrir leur sujet et des mémoires qui ont pris du recul sur le rôle de l’architecte et de l’urbaniste par rapport aux enjeux de société.

De gauche à droite, et de haut en bas : Damien Carnoy, président du jury (Carnoy-Crayon), Emma (Christophe) Dessouroux

Isabelle De Bruyne (CFE), Charles-Antoine Kervyn

Mieke Vandenbroucke

(BX1-Archi Urbain),
(Batigroupe), Lydie Pirson (équipe du Bouwmeester Maître Architecte),
(CERAA), Alice Rigaut (lauréate 2025), Noé Morin (La Table Ronde de l’Architecture).

Carla Schneider a terminé son master en architecture à LOCI Tournai (faculté d’architecture, d’ingénierie architecturale, d’urbanisme) de l’UCLouvain en juin 2025. Elle est actuellement en recherche de stage professionnel à l’Ordre des Architectes.

INSTITUER LA COMMUNAUTÉ DES QUARTIERS NORD. CONNECTER – REVITALISER – AMÉNAGER. LUTTER

CONTRE LA FRAGMENTATION SOCIALE ET SPATIALE

À MARSEILLE PAR LA RÉURBANISATION DES QUARTIERS NORD ET DE SES GRANDS ENSEMBLES

Mémoire de master en architecture défendu en juin 2025 à LOCI Tournai (UCLouvain)

UNE PROPOSITION ARCHITECTURALE POLITIQUE ET SOCIALE

AU PROFIT DES QUARTIERS NORD DE MARSEILLE

Né du drame de la rue d’Aubagne à Marseille en 2018 (2 immeubles vétustes du centre-ville s’effondrent et entraînent l’évacuation de 1 245 ménages), le travail de Carla Schneider pose la question de la capacité de l’architecture à contribuer à une ville moins fragmentée, moins excluante et davantage orientée vers le bien-être de tou·tes ses habitant·es. Il se concentre sur les quartiers Nord de la Cité phocéenne, notoirement marginalisés et sous-équipés. Après une analyse historique et urbaine de ceux-ci, Carla Schneider propose un projet de revitalisation articulé autour de 3 échelles spatiales (territoire, quartier et cité) et de 3 leviers : mise en place d’un tramway facilitant l’accès des habitant·es du Nord au reste de la ville, installation d’équipements culturels, artistiques, sportifs et éducatifs partagés entre les cités et, au niveau plus ciblé de la Cité Kalliste, réaménagement complet du bâti et des espaces publics. L’ensemble de son travail propose une architecture engagée agissant sur les territoires et les injustices.

LE PROMOTEUR

Martin Outers est maître de conférences invité à LOCI Tournai et associé au sein de l’atelier d’architecture Matador.

L’AVIS DU JURY (EXTRAIT)

L’autrice a traité conjointement transition écologique et justice sociale, comme des conditions essentielles du droit à la ville. Le jury a senti un réel vent d’espoir dans les opportunités créées pour réinvestir les quartiers Nord de Marseille. Par ailleurs, il a été pleinement séduit par la redéfinition fondamentale de l’architecture, en conclusion du mémoire, comme une pratique engagée en faveur de la justice sociale.

CARLA SCHNEIDER

VICTOR BÉNÉTREAU

Victor Bénétreau a terminé son master en architecture à LOCI Bruxelles Saint-Gilles (faculté d’architecture, d’ingénierie architecturale, d’urbanisme) de l’UCLouvain en juin 2025. Il est actuellement chargé de recherche chez Hout Info Bois.

LES PROMOTEUR·ICES

Yves Weinand est professeur à l’École polytechnique fédérale de Lausanne et directeur du Laboratoire des constructions en bois (IBOIS).

Sandrine Meyer est chercheuse à l’ULBCEESE et professeure invitée à LOCI (atelier d’éco-architecture).

Benoît Thielemans est chargé de cours à LOCI, co-titulaire de l’atelier TFE Eco-architectures.

Geoffrey Van Moeseke est président de la plateforme Slowheat (ASBL), expert en sobriété énergétique.

L’AVIS DU JURY (EXTRAIT)

Le jury a particulièrement apprécié l’engagement personnel de Victor dans son mémoire. Il a en effet suivi une formation de charpentier, avant de devenir architecte. Il connaît donc très bien le matériau qu’il étudie. Le jury apprécie en outre le fondement de ce mémoire basé sur la valorisation de nos forêts, alliant les aspects naturels, humains, techniques et économiques de la filière bois, dans un contexte de mondialisation du commerce et de réchauffement climatique.

VALORISATION DU BOIS D’INDUSTRIE EN BOIS D’ŒUVRE : CONCEPTION NUMÉRIQUE EN BOIS ROND, DU RELEVÉ FORESTIER AU PROJET ARCHITECTURAL

Mémoire de master en architecture défendu en juin 2025 à LOCI Bruxelles Saint-Gilles (UCLouvain)

FOURCHES, BOIS COURBÉS, PETITES SECTIONS… UN GISEMENT FORESTIER QUI NE DEMANDE QU’À ÊTRE MIEUX VALORISÉ, OUTILS NUMÉRIQUES INNOVANTS À LA CLÉ

Le travail de Victor Bénétreau porte sur les fourches des arbres, les parties présentant de fortes courbures, les faibles sections, etc. bref, tout ce que l’industrie forestière a tendance à considérer comme des résidus et qu’elle transforme en panneaux, en papier ou en bioénergie. Inscrivant son travail dans les pas d’Yves Weinand et des recherches menées au sein de l’IBOIS (Laboratoire des constructions en bois de l’EPFL), l’auteur a exploré la faisabilité de créer un nouveau marché du bois, non pas tourné sur l’exportation en Asie ou le recours à des processus à gros impact environnemental et énergétique, mais bien sur la valorisation de ce bois doté de qualités mécaniques spécifiques. Diverses utilisations à haut potentiel de création d’emplois locaux sont possibles. Pour cela, sur la base d’entretiens menés avec des experts du secteur et de sa propre expérience de charpentier professionnel, il a développé un processus numérique complet, allant de relevés morphologiques et mécaniques en forêt jusqu’à des systèmes constructifs adaptés, en passant par un catalogue numérique utilisable par les forestiers et un usinage robotisé. Tout ce processus a été appliqué à la forêt de Soignes.

MAËVA SOULÉ

Maëva Soulé a terminé son master en architecture à LOCI Tournai (faculté d’architecture, d’ingénierie architecturale, d’urbanisme) de l’UCLouvain en juin 2025. Elle travaille actuellement dans une agence d’architecture bruxelloise.

DU CHAMP À L’ASSIETTE. LA RENAISSANCE D’UN

SITE INDUSTRIEL. COMMENT FAIRE RENAÎTRE UN

SITE INDUSTRIEL DÉLAISSÉ POUR NOURRIR LE

LIEN ENTRE PRODUCTEURS ET CONSOMMATEURS ?

Mémoire de master en architecture défendu en juin 2025 à LOCI Tournai (UCLouvain)

UNE ARCHITECTURE ENGAGÉE AU SERVICE D’UNE

AGRICULTURE URBAINE LOCALE, PARTICIPATIVE ET INCLUSIVE

Maëva Soulé a développé un projet de reconversion globale d’une friche minière (à Lens-Liévin, Hauts-de-France) en une ferme urbaine nourricière et participative, articulée autour du principe « Du champ à l’assiette ». Loin de se limiter à la simple redéfinition spatiale et fonctionnelle des anciens bâtiments industriels, son projet développe une vision systémique intégrant relocalisation alimentaire, économie circulaire et inclusion socio-économique en réponse à la fragilisation historique de la région. L’accent est mis sur la valorisation des ressources et des savoir-faire locaux. Ainsi, les anciennes voies de chemin de fer du site (les « cavaliers ») sont reconverties en réseau de mobilité douce, les briques récupérées lors de la démolition des anciens corons sont réutilisées dans des constructions neuves, la paille est utilisée pour la construction en bottes de paille posées « sur chant », etc. Le projet, qui comporte également des dimensions éducatives et pédagogiques, a pour ambition d’inspirer d’autres initiatives de reconversion industrielle en France ou ailleurs.

LA PROMOTRICE

Pascaline Faux est ingénieure architecte et chargée de cours à LOCI Tournai.

L’AVIS DU JURY (EXTRAIT)

Issue d’une famille d’agriculteurs, l’autrice a mis beaucoup de cœur et un profond engagement dans l’étude de son sujet et démontré une bonne maîtrise des enjeux liés au secteur. Le jury a apprécié les solutions concrètes amenées par le mémoire, et ce avec un réel souci pédagogique. Le projet pourrait ainsi être lancé rapidement et son approche pourrait se répliquer sur d’autres sites. Le jury pense que ce type de proposition est parfaitement opportun pour amener du changement et faire évoluer les mentalités.

Ce prix valorise et récompense des mémoires qui adoptent une approche systémique, à 360°, propre à un développement soutenable pour faire avancer la réflexion et/ou les pratiques liées aux dynamiques de changement des comportements. Il s’agit plus concrètement de travaux qui apportent une contribution significative à la compréhension des leviers et barrières aux changements de comportement et/ou des solutions permettant l’adoption et le maintien de comportements durables.

Le HERA Award Sustainable Behaviour connaît cette année sa quatrième édition.

Le partenaire

L’AVIS DU JURY (EXTRAIT)

Le jury relève avec satisfaction l’augmentation du nombre de candidatures. Il salue la qualité et la diversité des 14 candidatures, couvrant des thèmes variés, ce qui témoigne d’une réelle ouverture et d’une capacité à explorer des enjeux actuels. Il valorise particulièrement les travaux proposant des solutions concrètes pour des comportements durables et invitant à explorer les conditions réelles du changement. Les approches systémiques, structurelles et les méthodes qualitatives sont également encouragées, tout comme la créativité et l’audace des étudiant·es.

De gauche à droite, et de haut en bas : Fred Dorsimont

, président du jury (Behaven), Olivier Chaput (facilitateur et formateur), Lionel Francou (Ville de Bruxelles), Bernard Petre (sociologue et philosophe), Caroline Waucquez (formatrice et coach), Oriane Tasiaux (lauréate 2025).

AURÉLIE MALACORT

Aurélie Malacort a terminé son master en politique économique et sociale à la faculté ESPO (faculté des sciences économiques, sociales, politiques et de communication) de l’UCLouvain en septembre 2024. Elle enseigne actuellement les sciences humaines à l’Institut Notre-Dame de Charleroi et coordonne le projet « Approche comportementale » - comportements scolaires du CES10.40.

LE NUDGE, UN NOUVEL OUTIL DE POLITIQUE PUBLIQUE ?

L’APPORT DES SCIENCES COMPORTEMENTALES À L’ÉLABORATION POLITIQUE

Mémoire de master en politique économique et sociale défendu en septembre 2024 à la faculté ESPO (UCLouvain)

LE NUDGE EN BELGIQUE : UN EXTRAORDINAIRE POTENTIEL DE MAXIMISATION DE LA POLITIQUE DURABLE

Aurélie Malacort a consacré son travail à la théorie des Nudges (ou « coups de pouce »), issue du champ interdisciplinaire des sciences comportementales : sociologie, psychologie sociale, neurosciences, économie comportementale et sciences cognitives. Élaborée en 2008, cette conception est encore peu connue en Belgique, particulièrement lorsqu’elle porte sur l’enjeu des comportements « verts » à encourager par les pouvoirs publics. Après avoir exploré les fondements théoriques du Nudging, l’autrice fournit plusieurs exemples de Nudges couronnés de succès, tant en Belgique qu’à l’étranger. Elle en discute les enjeux éthiques, notamment les risques de manipulation ou de discrimination. Sa conclusion est claire : même si seule la Flandre semble avoir adopté à ce stade un cadre réglementaire en la matière, les Nudges sont incontestablement des leviers complémentaires aux outils traditionnels pour maximiser l’efficacité des politiques publiques.

LE PROMOTEUR

Marcus Dejardin est professeur d’économie à l’UCLouvain et à l’UNamur où il enseigne notamment la macroéconomie. Ses recherches portent sur les dynamiques entrepreneuriales et territoriales.

L’AVIS DU JURY (EXTRAIT)

Le jury salue ce mémoire rigoureux et de grande qualité offrant une vue d’ensemble claire et structurée du Nudge et des sciences comportementales. Le travail offre une synthèse solide des outils et expériences existantes, illustrée par des cas concrets issus du contexte belge. Orienté vers des solutions réalistes et applicables, ce mémoire constitue un guide pratique pour les décideurs publics et les organisations souhaitant mobiliser les sciences comportementales.

CÉLIA LEMAIRE

Célia Lemaire a terminé son master en sciences et gestion de l’environnement à la faculté des sciences de l’ULiège (campus Arlon) en septembre 2025. Elle est chargée de mission au Parc naturel Haute-Sûre Forêt d’Anlier, où elle travaille à la valorisation de la Grande Forêt d’Anlier.

WALLONIE, NOUVEAU MONDE SAUVAGE ?

Mémoire de master en sciences et gestion de l’environnement défendu en septembre 2025 à la faculté des sciences (ULiège)

LES PROMOTRICES

Dorothée Denayer est biologiste et docteure en socio-anthropologie de la gestion du vivant, chargée de cours en études et gestion du vivant à l’ULiège.

Éléonore Kirsch est assistante d’enseignement, chercheuse doctorante dans le département des sciences et gestion de l’environnement à l’ULiège.

L’AVIS DU JURY (EXTRAIT)

Le jury souligne l’originalité de ce mémoire qui propose un nouveau récit pour la Wallonie, reconnaissant la place d’une nature en partie sauvage à préserver. Il explore la relation entre humains et non-humains et le rôle des récits dans la transition écologique, à partir d’expériences de réensauvagement. Avec une approche pluridisciplinaire et une solide maîtrise de la narratologie, ce travail offre une réflexion inspirante pour faire évoluer les imaginaires.

LE RÉENSAUVAGEMENT RACONTÉ AU PUBLIC : QUAND LES PARCS NATIONAUX WALLONS RÉINVENTENT L’IMAGINAIRE DU SAUVAGE

Le travail de Célia Lemaire explore le « réensauvagement », un concept né aux États-Unis visant à rétablir des écosystèmes autonomes par la libre évolution des cours d’eau et des forêts, et la non-intervention humaine. À la confluence de la sociologie, de l’écologie et de l’anthropologie, l’autrice mobilise la théorie de Paul Ricœur pour analyser les récits entourant les deux parcs nationaux récemment créés en Wallonie : celui de la Vallée de la Semois (29 000 hectares) et celui de l’Entre-Sambre-et-Meuse (22 000 hectares). À travers une grille d’analyse à six entrées portant sur les discours des acteur·ices de terrain et la communication officielle des deux parcs, elle examine comment le « réensauvagement » est mis en scène, notamment à travers la figure du lynx, le « fantôme de la forêt ». Ce faisant, elle suggère que les crises écologiques découlent d’un échec de l’imagination et que de nouveaux récits peuvent transformer nos relations au vivant en forgeant des horizons futurs désirables.

Ce prix valorise et récompense des mémoires qui adoptent une approche systémique, à 360°, propre à un développement soutenable pour faire avancer la réflexion et/ou les pratiques liées à la démocratie délibérative, et plus généralement à toute forme d’innovation démocratique. Il s’agit plus concrètement de la délibération publique au sein du régime politique : l’exercice du pouvoir par le biais d’échanges publics d’opinions, d’informations et d’arguments entre citoyen·nes égaux·ales en vue de la prise de décision.

Le HERA Award Sustainable Democracy connaît cette année sa septième édition.

Les partenaires

L’AVIS DU JURY (EXTRAIT)

Le jury a apprécié la diversité des approches proposées. Les candidatures présentent des niveaux d’analyse variés, allant d’analyses sociologiques de fond à des études de cas locales.

Le jury salue la présence de mémoires touchant aux questions d’inclusion et de classes sociales, des thèmes actuels et essentiels. Il encourage les futur·es candidat·es à poursuivre l’exploration de ces sujets. Les enjeux démocratiques pouvant prendre des formes très diverses, le jury rappelle que le prix est ouvert à des approches variées et originales.

De gauche à droite, et de haut en bas : Elsa Ogien , présidente du jury (Missions Publiques), Stéphanie Baudot (MOC), Stephen Boucher (Dreamocracy), Emilien Paulis (Université du Luxembourg), Julien Piérart (SPW), Jaime Rosero (Citoyenneté & Participation), Iphigénie Koutsougeras (lauréate 2025).

NOÉ HIERNAUX

Noé Hiernaux a terminé son master en sociologie à la FASS (faculté des sciences sociales) de l’ULiège en septembre 2024. Il prépare actuellement une thèse doctorale sur la montée des discours d’extrême droite chez les jeunes à l’ULiège et à l’Université de Lausanne.

À

LA RECHERCHE DE LA CLASSE ÉCOLOGIQUE. ANALYSE DE LA CONFLICTUALITÉ SOCIALE

DES AGRICULTEURS WALLONS

Mémoire de master en sociologie défendu en septembre 2024 à la FASS (ULiège)

LE PROMOTEUR

Bruno Frère est professeur à l’ULiège et directeur de recherche honoraire au FNRS.

L’AVIS DU JURY (EXTRAIT)

Le jury a salué la grande qualité du travail : solidité théorique, rigueur méthodologique et richesse des entretiens. Il a apprécié la clarté avec laquelle des concepts complexes sont expliqués. La notion de « classe écologique » a particulièrement retenu son attention. Elle éclaire l’hétérogénéité du monde agricole et met en lumière des agriculteur·ices souvent invisibilisé·es, qui peuvent ainsi se structurer et faire entendre leur voix. Comprendre les rapports sociaux constitue un préalable aux innovations démocratiques.

MIEUX COMPRENDRE LE MONDE AGRICOLE WALLON POUR RETISSER SES LIENS AVEC LA SOCIÉTÉ CIVILE

Sur la base des contestations sociales de 2024, Noé Hiernaux a interviewé de manière approfondie 20 agriculteur·ices wallon·nes issu·es de différentes filières et les responsables politiques des trois organisations professionnelles de Wallonie autour de quatre thématiques : l’accès à la terre, la viabilité économique, l’attractivité de la profession et l’impact de l’écologie sur celle-ci. Objectif : faire émerger la conflictualité sociale, c’est-à-dire la façon dont les concerné·es se représentent l’adversité qui les oppose à d’autres acteur·ices sociaux·ales. Cette enquête sociologique fait émerger de nombreux résultats qui bousculent les idées reçues et sont susceptibles d’ouvrir un dialogue renouvelé entre agriculteur·ices et associations de la société civile. Entre agriculture familiale et entrepreneuriale, le mémoire identifie la multiplicité des éthiques de travail mais aussi les ressentis autour de grands enjeux sociétaux : les conditionnalités vertes de la PAC, l’irruption du féminisme dans la discussion syndicale, etc.

MARCELLINE LEJEUNE

Marcelline Lejeune a terminé son master en sciences politiques à la faculté de philosophie et sciences sociales de l’ULB en septembre 2025.

Sociologue, elle est actuellement assistante et doctorante en sciences politiques et sociales à l’UCLouvain sur le thème de la démocratie à l’école.

DÉMOCRATIE SIMULÉE, DIVERSITÉ RÉELLE ?

ENQUÊTE SUR LA REPRÉSENTATIVITÉ DES JEUNES DANS UN ESPACE DÉLIBÉRATIF DE SIMULATION

PARLEMENTAIRE. ANALYSE QUANTITATIVE DU PROCESSUS DE SÉLECTION DES PARTICIPANTS ET PARTICIPANTES AU PARLEMENT JEUNESSE DE LA FÉDÉRATION WALLONIE-BRUXELLES

Mémoire de master en sciences politiques défendu en septembre 2025 à la faculté de philosophie et sciences sociales (ULB)

UNE PLACE POUR TOU·TES LES JEUNES AU SEIN DU PARLEMENT JEUNESSE DE LA FÉDÉRATION WALLONIE-BRUXELLES

Le travail de Marcelline Lejeune interroge l’accès des jeunes aux lieux de débat politique et, plus spécifiquement, la qualité de la représentation au sein de l’ASBL Parlement Jeunesse, un dispositif de simulation parlementaire à l’intention des jeunes de 17 à 26 ans. Sur la base de 5 142 candidatures réparties sur 11 éditions, l’autrice a mis en évidence des dynamiques de sélection qui tendent à reproduire les mêmes inégalités de représentation que celles qui règnent dans les instances politiques « classiques ». C’est le cas, par exemple, d’une sous-représentation des jeunes issu·es des parcours techniques et professionnels. Forte de ces constats empiriques, Marcelline Lejeune formule une série de recommandations telles qu’une sensibilisation des organes décisionnels de l’ASBL aux biais sociaux, une révision des critères d’évaluation des candidat·es et un meilleur ciblage de la stratégie de recrutement.

LA PROMOTRICE

Salomé Frémineur est chargée de cours à l’ULB et à l’UMONS, où elle enseigne la philosophie et l’éthique. Ses recherches portent sur les questions de langage et de démocratie.

L’AVIS DU JURY (EXTRAIT)

Le jury salue le choix du sujet qui permet de comprendre comment les biais de participation fonctionnent et se perpétuent. Cet enjeu est majeur dans le contexte actuel de crise de confiance envers les institutions. Le mémoire met en évidence les inégalités d’accès aux espaces délibératifs et propose des pistes concrètes pour les rendre plus inclusifs. Le jury apprécie les recommandations formulées, transférables à d’autres dispositifs participatifs.

VINCIANE QUINTARD

Vinciane Quintard a terminé son master en politique économique et sociale à la faculté ESPO (faculté des sciences économiques, sociales, politiques et de communication) de l’UCLouvain en juin 2025. Assistante sociale, elle suit actuellement un master en archivistique, gestion et droit des données.

PARTICIPATION, POUVOIR ET FISCALITÉ : UNE LECTURE DE LA GESTION DES DÉCHETS À LOUVAIN-LA-NEUVE À TRAVERS LA JUSTICE

PROCÉDURALE SELON DAVID SCHLOSBERG

LES PROMOTEURS

Philippe Roman est professeur associé d’économie à l’ICHEC (Brussels Management School) et chargé de cours invité à l’UCLouvain.

Jean-François Husson est professeur de finances publiques et de politiques publiques à la faculté ouverte de politique économique et sociale (FOPES) de l’UCLouvain.

L’AVIS DU JURY (EXTRAIT)

Le jury salue la pertinence du sujet qui touche aux questions de participation citoyenne, d’équité sociale et de durabilité. Il a particulièrement apprécié l’originalité du mémoire qui a recours au cadre conceptuel de David Schlosberg. Le jury souligne aussi la qualité des pistes de remédiation proposées, à la fois accessibles, peu coûteuses et ancrées dans le fonctionnement concret de l’administration locale.

Mémoire de master en politique économique et sociale défendu en juin 2025 à la faculté ESPO (UCLouvain)

LA GESTION COMMUNALE DES DÉCHETS, UN LEVIER

D’AMÉLIORATION DE LA PARTICIPATION CITOYENNE

En croisant des documents institutionnels avec des entretiens semi-directifs, Vinciane Quintard a identifié les limites des dispositifs de tri et de la taxe coût-vérité à Louvain-la-Neuve. L’originalité de son approche tient au recours au cadre conceptuel du politologue australien David Schlosberg, qui met l’accent sur le contexte des décisions plutôt que sur le respect des normes ou l’efficacité technique. Ce prisme de « justice environnementale » met en lumière des asymétries d’information, des barrières à la participation et un manque de lisibilité des postes de taxation. Les pistes de remédiation qu’elle propose sont peu coûteuses, favorisent une meilleure justice procédurale et se veulent transposables à d’autres communes. Parmi celles-ci : supports d’information grand public, anticipation des moments de friction, envois ciblés aux propriétaires, etc.

Ce prix valorise et récompense des mémoires qui adoptent une approche systémique, à 360°, propre à un développement soutenable pour faire avancer la réflexion et/ou les pratiques liées au design sous toutes ses formes. Le champ du prix vise « tout processus stratégique de résolution de problèmes applicable aux produits, aux systèmes, aux services et aux expériences » (ICSID - International Council of Societies of Industrial Design). Plus précisément, il s’agit de processus menant à des solutions à la fois économiquement viables, techniquement réalisables et humainement désirables.

Pendant quatre ans, le HERA Award Sustainable Design était associé au HERA Award Sustainable Engineering (voir p. 29). Il connaît cette année sa septième édition de manière autonome.

Les partenaires

L’AVIS DU JURY (EXTRAIT)

Le jury souligne la qualité des travaux soumis et observe avec enthousiasme l’évolution d’un design qui sort progressivement du laboratoire de prototypage pour se concentrer sur l’humain et les besoins de la société. Les projets ne se limitent plus à la création d’objets, mais proposent par exemple des solutions pour l’organisation collective. La rigueur méthodologique, le potentiel de réplicabilité, l’engagement social et l’ancrage participatif présents dans les travaux primés témoignent de la richesse et de l’impact du design durable.

De gauche à droite et de haut en bas : Luc Deriez , président du jury (Repair Together),
Estelle Elizagoien (Commission européenne), Rosina Giordano (Plastiwin), Corentin Hubin (IRONI),
Sylvie Michel (Loopipak), Marie Thieffry (journaliste), Jean-Luc Barassard (L’École de design Nantes Atlantique).

TIFFANY NICOLI FARIA LATALISA FRANÇA

Tiffany Nicoli Faria Latalisa França a terminé son master en sciences géographiques à la faculté des sciences de l’ULB (en co-diplomation avec la VUB) en septembre 2025. Elle mène actuellement un doctorat à l’ULB dans la continuité de son TFE.

INTEGRATING NANO-HUBS INTO BRUSSELS: TOWARD SUSTAINABLE CYCLE LOGISTICS AND LAST-MILE DELIVERY

LES PROMOTEUR·ICES

Philippe Bouillard est professeur en infrastructure et mobilité à l’école polytechnique de Bruxelles, à l’ULB.

Heleen Buldeo Rai est professeure en logistique urbaine, soutenabilité et mobilité à la VUB.

L’AVIS DU JURY (EXTRAIT)

Le jury salue ce mémoire qui développe une méthodologie pour implanter des nano-hubs logistiques dédiés au dernier kilomètre à vélo-cargo, et en souligne la grande qualité. Il le considère comme un travail très abouti, structuré et rigoureux, fondé sur des données et des cartographies précises. Son approche systémique, articulant mobilité, urbanisme, décarbonation et justice spatiale, en fait un outil d’aide à la décision pertinent, réplicable et directement mobilisable par les pouvoirs publics.

Mémoire de master en sciences géographiques défendu en septembre 2025 à la faculté des sciences (ULB, en co-diplomation avec la VUB)

NANO-HUBS ET VÉLOS-CARGOS : QUAND LA LOGISTIQUE S’INTÈGRE À LA VILLE DE DEMAIN

Tiffany Nicoli Faria Latalisa França a mis au point une méthodologie permettant aux opérateurs publics et privés d’implanter facilement des nano-hubs logistiques dans les grandes villes comme Bruxelles. Ces nano-hubs sont de petits points de dépôt de proximité où les colis, acheminés en camionnette, sont ensuite distribués en vélo-cargo pour le « dernier kilomètre ». L’originalité de sa méthode est d’avoir combiné l’analyse multicritères avec les systèmes d’information géographique, tout en s’appuyant sur des entretiens avec les acteur·ices du secteur. La boîte à outils qu’elle a créée a pour particularité de privilégier le recours aux infrastructures « dormantes » (bâtiments sous-utilisés, parkings publics existants, etc.) et de mutualiser l’utilisation des hubs entre opérateurs de cyclo-logistique. Elle intègre également des indicateurs de qualité de vie (zones accidentogènes, quartiers pollués, etc.) et offre un cadre décisionnel transparent lors de la sélection des sites (destinés aux nano-hubs).

CAMILLE TARRATTE

Camille Tarratte a terminé son master en design d’innovation sociale à l’ESA (École supérieure des arts) Saint-Luc Bruxelles en septembre 2025. Elle est actuellement responsable du service clients chez Happy Hours Market.

BEN. REPENSER L’ESPACE DE TRI DANS LES HABITATS VERTICAUX

Mémoire de master en design d’innovation sociale défendu en septembre 2025 à l’ESA Saint-Luc Bruxelles

AMÉLIORER LE TRI DES DÉCHETS DANS LES

LOGEMENTS VERTICAUX. LA POUBELLE MIRACLE

N’EXISTE PAS, CHANGEONS DE LUNETTES !

Camille Tarratte a cherché à rendre le tri des déchets plus accessible et efficace dans les logements verticaux et les espaces de vie restreints. Durant six mois, elle s’est immergée parmi les locataires, concierges et assistant·es sociaux·ales de la société de logement Foyer du Sud à Saint-Gilles et Forest, afin de comprendre les freins économiques, sociaux et psychologiques au tri sélectif et d’écouter les propositions et alternatives formulées par les principales personnes concernées. Tout en s’inspirant de méthodes de tri pratiquées en Allemagne, en Autriche et au Japon, elle a mis au point, avec les personnes précarisées, une boîte à outils permettant d’aborder le tri d’une façon plus vivante : à travers le jeu, la discussion, l’observation et la projection personnelle. Grâce à son immersion et au recours à la psychologie expérimentale, les outils de sensibilisation de Bruxelles Environnement ont pu être affinés et des jeux coopératifs, susceptibles d’être utilisés dans toutes formes de logements verticaux, ont été conçus.

LE PROMOTEUR

Olivier Gilson est designer, enseignant-chercheur (master en Design d’innovation sociale) à l’ESA Saint-Luc Bruxelles.

L’AVIS DU JURY (EXTRAIT)

Le jury apprécie la méthodologie utilisée par l’autrice qui explore le tri des déchets dans les habitats verticaux. À partir de recherches de terrain – visites de foyers, ateliers et observation des pratiques quotidiennes –, elle a eu le courage de réorienter son projet pour qu’il réponde mieux à la problématique. Son approche est pédagogique, culturelle et systémique et le projet accessible à tou·tes, offrant à chacun·e des pistes concrètes pour son quotidien.

Le HERA Award Sustainable Economy valorise et récompense des mémoires qui adoptent une approche systémique, à 360°, propre à un développement soutenable pour faire avancer la réflexion et/ou les pratiques liées à l’économie au sens large. Il s’agit plus concrètement des modèles, des systèmes et des théories économiques et de gestion traitant du fonctionnement de la production, de l’échange, de la distribution et de la consommation de biens et de services. Les politiques économiques visant à réguler ou à faciliter des modèles ou initiatives particuliers sont également concernées. Dans le cadre de ce prix,

la Fondation pour les Générations Futures décerne un HERA Award Sustainable Economy | Social Economy récompensant un mémoire de master traitant d’un enjeu de développement durable en économie sociale.

Pendant cinq ans, le HERA Award Sustainable Economy s’est concentré sur le domaine de l’économie coopérative. Il est désormais ouvert au domaine de l’économie soutenable au sens large, pour la sixième année consécutive. Il s’accompagne pour la troisième fois du HERA Award Sustainable Economy | Social Economy.

Les partenaires

L’AVIS DU JURY (EXTRAIT)

Le jury exprime sa profonde satisfaction quant à la grande qualité des travaux présentés cette année. Les candidat·es ont fait preuve d’une compréhension remarquable des enjeux systémiques, en analysant avec finesse les implications de leurs sujets à travers les 4 dimensions du développement durable. Le jury souhaite souligner l’engagement sincère et la maturité impressionnante dont font preuve les candidat·es, révélant une réelle conviction quant à la nécessité et la possibilité du changement.

à

et de

De gauche
droite,
haut en bas : Victoria Blackman , présidente du jury (Realco), Céline Marquet (iES!), Sébastien Fosseur (Crédal), Johan Corsini (Merciki, Kommunity), Fabienne Collard (CRISP), Pascale Zoetaert (ConcertES), Lucien Rayp (lauréat 2025), Juliette Van Ypersele (lauréate 2024).

LOUISE LEMINEUR

Louise Lemineur a terminé son master d’ingénieur civil à la faculté polytechnique de Mons, à l’UMONS, en janvier 2025. Elle est désormais project engineer chez Fire Concept du groupe Altebra à Baudour.

VERS L’ENTREPRISE RÉGÉNÉRATIVE.

DÉVELOPPEMENT D’UN MODÈLE DE COMPRÉHENSION ET D’UN OUTIL DE DIAGNOSTIC

Mémoire de master en ingénieur civil mécanicien défendu en janvier 2025 à la faculté polytechnique de Mons (UMONS)

UN « CURSEUR RÉGÉNÉRATIF » POUR

ÉVALUER LA DURABILITÉ DES ENTREPRISES

Louise Lemineur a mis au point un outil permettant aux entreprises de situer leur progression vers l’état d’« entreprise régénérative ». Encore peu connu chez nous, ce concept désigne des entreprises qui vont au-delà de la simple réduction ou compensation de leurs impacts écologiques et sociaux, au profit d’une contribution positive aux systèmes dans lesquels elles s’inscrivent. Sur la base d’une analyse de la littérature émergente, l’autrice a identifié 6 piliers de l’entreprise régénérative : sens, coopération, robustesse, ancrage territorial, approche systémique et lien avec le vivant. Ces piliers ont été approfondis à partir d’entretiens menés auprès de 5 dirigeant·es d’entreprise engagé·es dans cette démarche, ce qui lui a permis d’enrichir son outil. Chaque pilier est décliné en principes, leviers, freins et exemples de mise en œuvre. Son travail plaide pour un dépassement des réponses purement techno-solutionnistes apportées aux défis socio-environnementaux et pour des approches ouvertes à la biologie, aux sciences sociales, etc.

LES PROMOTEURS

Sébastien Bette (professeur) et Loann Astorino (doctorant) mènent des recherches à l’UMONS sur l’éco-innovation, les changements de paradigme et les nouveaux modèles business liés à la transition socio-écologique.

L’AVIS DU JURY (EXTRAIT)

Le jury souhaite mettre en lumière ce mémoire solide, ambitieux et inspirant, qui propose des apports théoriques riches, un outil opérationnel et une réflexion personnelle d’une grande maturité – notamment sur le rôle des ingénieur·es dans les transformations sociétales et environnementales. L’autrice atteint pleinement ses objectifs et ouvre, avec pédagogie, des pistes stimulantes pour penser et accompagner l’évolution des entreprises vers des modèles réellement transformateurs.

LORALIE LUNGU EMBANZU

Loralie Lungu Embanzu a terminé son master de bioingénieur en sciences agronomiques à l’école de bioingénierie de Bruxelles, à l’ULB, en août 2025.

PROJETS DE CRÉDITS CARBONE FONDÉS SUR LE PÂTURAGE TOURNANT EN TANZANIE : COMPARAISON

LES PROMOTRICES

Priscilla Claeys est professeure associée au Centre pour l’agroécologie, l’eau et la résilience (CAWR), Université de Coventry (UK).

Marjolein Visser est professeure en systèmes agraires et agroécologie à l’école de bioingénierie de l’ULB.

L’AVIS DU JURY (EXTRAIT)

Le jury félicite l’autrice pour ce mémoire solide, engagé et particulièrement éclairant, qui parvient à traiter avec justesse et profondeur de l’enjeu majeur des politiques climatiques contemporaines. L’analyse du colonialisme vert, appliquée ici de manière concrète et nuancée, constitue un apport original et pertinent. Le travail contribue de manière significative à la compréhension critique des mécanismes de compensation carbone et de leurs limites.

AVEC LES PRATIQUES TRADITIONNELLES DE GESTION DES PÂTURAGES

CHEZ LES MAASAÏ

ET ANALYSE CRITIQUE DE LA SCIENCE SUR LAQUELLE S’APPUIENT CES PROJETS

Mémoire de master de bioingénieur en sciences agronomiques défendu en août 2025 à l’école de bioingénierie de Bruxelles (ULB)

DEUX PROJETS DE CRÉDITS CARBONE AXÉS SUR LA RÉGÉNÉRATION DE LA SAVANE EN TERRITOIRE MAASAÏ : UN RISQUE FONDÉ DE COLONIALISME VERT

Loralie Lungu Embanzu a évalué la pertinence scientifique et politique de deux projets de crédits carbone mis en place en territoire Maasaï (nord de la Tanzanie). Axés sur diverses variations du pâturage tournant, ils sont présentés par leurs concepteur·ices comme des correctifs à la sédentarisation croissante de ces peuples autochtones et, de là, comme des facteurs de régénération de la savane qui agirait ainsi en puits de carbone. Après analyse du contexte historique du pâturage tournant, lecture critique de la littérature scientifique et rencontre avec trois observateur·ices clés de la problématique, Loralie Lungu Embanzu a tiré des conclusions sans appel. Malgré l’existence historique du pâturage tournant aux États-Unis, en France, en Grande-Bretagne, etc., aucune indication scientifique sérieuse ne confirme que ces deux projets régénèrent la savane dans le nord de la Tanzanie, ni ne favorisent la séquestration de carbone, ni n’améliorent les revenus des populations concernées. Selon l’autrice, ils relèvent du colonialisme « vert ».

Clara Nys a terminé son master d’ingénieur à l’EPL (École polytechnique de Louvain) à l’UCLouvain en juin 2025. Elle suit actuellement un master en mécanique des fluides à ISAE-Supaero (France).

ECONOMIC,

ENERGY AND SOCIAL IMPACTS OF A CARBON TAX IN COLOMBIA. ANALYSIS OF RATES, APPLICATIONS AND REDISTRIBUTION MECHANISMS

Mémoire de master en ingénieur civil mécanicien défendu en juin 2025 à l’EPL (UCLouvain)

TROIS SCÉNARIOS POUR RENFORCER LA TAXE CARBONE EN COLOMBIE ET EN REDISTRIBUER LES REVENUS

Clara Nys a conçu 3 scénarios d’implémentation d’une taxe carbone en Colombie, un pays fortement exportateur de pétrole mais également tenu, comme d’autres, de respecter la neutralité carbone en 2050. La singularité de son approche est d’avoir utilisé comme outils deux modèles, l’un énergétique (Energyscope) et l’autre macro-économique (GEMMES), et d’avoir amélioré ce couplage. Cela lui a permis d’obtenir des résultats très fins en matière d’impacts dans les domaines tant macro- et microéconomiques (croissance, emploi, endettement, etc.) qu’énergétiques. L’autre singularité de son travail est d’avoir mis l’accent sur la dimension sociale : le produit de la taxe est redistribué aux ménages selon leurs revenus afin de réduire les inégalités. La taxe carbone ainsi réécrite pousse vers les énergies renouvelables et la neutralité carbone. Mais, pour préserver l’économie et l’équité, il faut lui adjoindre des mesures de redistribution et des subventions soigneusement préparées.

LE PROMOTEUR

Francesco Contino est professeur a l’EPL (école polytechnique de Louvain) à l’UCLouvain. Il est expert en transition énergétique.

L’AVIS DU JURY (EXTRAIT)

Le jury apprécie ce mémoire ambitieux et techniquement remarquable, offrant une analyse macroéconomique approfondie et un éclairage pertinent sur les enjeux distributifs d’une taxe carbone. Ce travail constitue une contribution sérieuse à la réflexion sur les politiques climatiques et offre un outil susceptible d’alimenter de futures recherches et décisions publiques. La capacité de l’autrice à aller dans le détail d’une politique publique, tout en conservant une vision d’ensemble, témoigne d’une grande maturité analytique.

CLARA NYS

SANDY MANFROY

Sandy Manfroy a terminé son master en sciences de gestion à la LSM (Louvain School of Management) à l’UCLouvain en juin 2025. Également bioingénieure, elle travaille actuellement chez DiversiFERM et Winch Projects, deux organisations de soutien aux porteur·euses de projet dans le monde agricole wallon.

LE PROMOTEUR

Éric Cornuel est professeur à l’UCLouvain et président d’EFMD Global (Bruxelles, Genève, Hong Kong, Miami, Prague). Il est Chevalier de la Légion d’Honneur, Chevalier des Palmes Académiques, Docteur Honoris Causa de ESCP Europe (Paris) & de Kozminski University (Varsovie), Gold Magnolia (Shanghai) et vice-président du conseil d’administration de CEIBS (China Europe International Business School).

L’AVIS DU JURY (EXTRAIT)

Ce mémoire traite d’un sujet essentiel pour les transitions agricoles et alimentaires. En mettant en avant un enjeu majeur et en identifiant des pistes structurantes pour la création de coopératives territoriales, il ouvre un espace de réflexion utile et mérite d’être encouragé. Le jury estime que ce travail pourrait constituer une base intéressante pour un développement ultérieur plus poussé, et espère que le prix pourra servir de levier pour inciter à renforcer et approfondir cette approche prometteuse.

STRATÉGIES DE DIVERSIFICATION ET RENTABILITÉ DANS UN PROJET DE MICROEXPLOITATION AGRICOLE : IMPLANTATION D’UN VERGER, POTAGER ET ÉLEVAGE EN AGROÉCOLOGIE POUR UN MODÈLE D’ENTREPRENEURIAT COMPLÉMENTAIRE

Mémoire de master en sciences de gestion défendu en juin 2025 à la LSM (UCLouvain)

LA COOPÉRATION LOCALE, LEVIER CONCRET DE TRANSITION ALIMENTAIRE

Sandy Manfroy a démontré la faisabilité et la viabilité économique d’un projet agricole coopératif destiné à valoriser les productions locales par la transformation artisanale et la mise en marché collective dans la région de Gembloux. Ce projet repose d’une part sur une micro-ferme destinée à la production agroécologique et d’autre part sur la valorisation en circuits courts des produits fournis par des producteur·ices et maraîcher·es réparti·es dans un rayon de 10 kilomètres. L’autrice formule des recommandations pour la réussite de tels projets coopératifs basés sur les principes de l’économie sociale. Parmi celles-ci, la gouvernance participative producteur·ices/citoyen·nes/partenaires, une stratégie de financement diversifiée, une montée en puissance progressive, la création d’une identité locale forte, la collaboration étroite avec les infrastructures préexistantes, la diversification des canaux de distribution, etc. Le projet défend un modèle de résilience pour les producteur·ices et offre une réponse concrète aux défis du système agricole actuel.

Ce prix valorise et récompense des mémoires qui adoptent une approche systémique, à 360°, propre à un développement soutenable pour faire avancer la réflexion et/ou les pratiques liées à l’éducation au développement durable. Il s’agit plus concrètement de travaux qui contribuent à faire évoluer les pratiques et les contenus d’enseignement qui « procure[nt] aux apprenant·es de tous âges les connaissances, les compétences, les valeurs et le pouvoir d’action nécessaires pour relever des défis mondiaux interconnectés. Ces travaux portent sur « les dimensions cognitives, socio-émotionnelles et comportementales de l’apprentissage et englobe[nt] le contenu et les résultats de l’apprentissage, la pédagogie et l’environnement d’apprentissage lui-même. »

Le HERA Award Sustainable Education connaît cette année sa deuxième édition.

Le partenaire

L’AVIS DU JURY (EXTRAIT)

Cette 2e édition du prix a réuni 7 candidatures. Le jury se réjouit de la diversité disciplinaire et thématique des travaux, qui abordent avec pertinence des enjeux majeurs de l’éducation. Il encourage à renforcer l’approche systémique au-delà de la définition de la problématique. Conscient que l’innovation en éducation se développe progressivement, le jury valorise les travaux qui prennent du recul sur les pratiques existantes. Il souhaiterait à l’avenir recevoir des recherches concrètes, applicables et transférables en contexte scolaire.

De gauche à droite, et de haut en bas : Nathalie Pipart , présidente du jury (ARES), Christophe Vermonden (Cercles des Naturalistes de Belgique), Didier Catteau (FW-B - Administration générale de l’Enseignement), Elise Coriton et Nay Daoud (CIRSES), Marina Gruslin (EFDD), Maïlis Gigi (GoodPlanet), Andy Jenniges (lauréat 2025).

GABRIEL ISNARD

Gabriel Isnard a terminé son master en architecture à LOCI Bruxelles Saint-Gilles (faculté d’architecture, d’ingénierie architecturale, d’urbanisme) de l’UCLouvain en 2025. Il est actuellement chargé de projet au sein du collectif « La Ville aux Enfants » à Bruxelles.

REUNION

DE

PROJET SUR LA PLACE MORICHAR

LES ENFANTS BÂTISSEURS. COMMENT

CO-CONSTRUIRE LA VILLE AVEC LES ENFANTS ?

LES PROMOTEUR·ICES

Elisabetta Cinzia Rosa est professeure d’urbanisme à l’UCLouvain.

Chiara Cavalieri est architecte, docteure en urbanisme (Université de Venise) et professeure d’urbanisme à l’UCLouvain.

Basil Descheemaeker est architecte spécialisé dans la conception des espaces publics et maître de conférences invité à l’UCLouvain.

L’AVIS DU JURY (EXTRAIT)

Le jury a particulièrement apprécié la qualité esthétique du mémoire ainsi que son approche concrète et réplicable. La méthodologie est claire et les dispositifs sont suffisamment bien décrits pour permettre leur transfert dans d’autres contextes. Le jury souligne l’intérêt du regard d’un architecte-urbaniste sur des questions éducatives. Il reconnaît l’importance majeure de l’enjeu des villes durables et de la participation citoyenne dès le plus jeune âge, les enfants étant des usager·es légitimes de l’espace public.

LES

Mémoire de master en architecture défendu en 2025 à LOCI Bruxelles Saint-Gilles (UCLouvain)

ENFANTS CO-BÂTISSEURS DE LA VILLE :

VERS UN URBANISME PLUS INCLUSIF ET PLUS DURABLE

Gabriel Isnard part du postulat que la participation active des enfants à la fabrique de la ville est un levier de gouvernance démocratique et de meilleure robustesse de nos sociétés. Après avoir analysé la place des enfants dans la ville et défini les critères d’une ville favorable à celles et ceux-ci, il s’est plongé dans une démarche d’urbanisme participatif avec des élèves de 8 à 12 ans de l’école Peter Pan dans le quartier Morichar à Saint-Gilles. En collaboration avec le Réseau Idée, il a conçu et animé deux ateliers destinés à implanter un quartier scolaire s’articulant autour de cinq rues thématiques : la rue comme un potager, une rivière, les jeux olympiques, une page blanche et des collines. Enfin, il a transformé l’imaginaire des enfants en cahier des charges durable et veillé à ce que sa méthodologie aboutisse à une stratégie pérenne, susceptible d’inspirer d’autres processus de co-construction urbaine menés avec les enfants.

ÉLODIE THEIS

Élodie Theis a terminé son master en sciences de l’éducation à la faculté des sciences de l’éducation de l’UCLouvain en juin 2025. Elle mène actuellement un doctorat en Belgique et au Québec dans la continuité de son mémoire.

CONSIDÉRER

LA

NATURE ÉMOTIONNELLE

DE L’ÉDUCATION AU DÉVELOPPEMENT DURABLE : UNE RECHERCHE QUASI-EXPÉRIMENTALE

Mémoire de master en sciences de l’éducation défendu en juin 2025 à la faculté des sciences de l’éducation (UCLouvain)

MIEUX COMPRENDRE LE LEVIER SOCIO-ÉMOTIONNEL

POUR FAVORISER L’ADOPTION DE GESTES PROENVIRONNEMENTAUX PAR LES JEUNES ADOLESCENT·ES

Élodie Theis a cherché à savoir dans quelle mesure des interventions pédagogiques spécifiques peuvent influencer l’adoption de comportements pro-environnementaux chez les adolescent·es, particulièrement lorsque ces interventions sont soutenues par un accompagnement socio-émotionnel destiné à lutter contre des réactions de type éco-anxiété (colère, tristesse, etc.). L’intervention pédagogique choisie dans cette recherche repose sur le modèle « Holisme, Pluralisme, compétence à l’Action », dont la particularité est de favoriser la pluralité des points de vue et des savoirs tout en encourageant l’action collective sur la base d’attitudes démocratiques. Elle a été menée pendant le cours de géographie dispensé dans les 8 classes de troisième année secondaire d’une école liégeoise de l’enseignement général. À la fois quantitatif et qualitatif, ce travail – qui fait aujourd’hui l’objet d’un approfondissement doctoral mené en Belgique et au Québec – a d’ores et déjà mis en évidence quelques points d’attention, comme le rôle des familles dans le processus d’adoption de comportements pro-environnementaux, notamment le degré d’empathie vis-à-vis du vivant.

LES PROMOTEUR·ICES

Mikaël De Clercq est professeur en psychologie de l’éducation à l’UCLouvain et chercheur à l’Académie de Recherche et d’Enseignement Supérieur (ARES).

Zoé Davreux est doctorante en sciences de l’éducation à l’UCLouvain.

L’AVIS DU JURY (EXTRAIT)

Le jury reconnaît la qualité académique du travail : le mémoire est clair, bien structuré et présente une cohérence solide entre cadre théorique et mise en pratique. L’approche systémique représente l’atout majeur de cette recherche, démontrant une bonne interconnexion des piliers sociaux, environnementaux et participatifs. Le développement du module pédagogique constitue un apport pratique concret. Le jury encourage l’autrice à poursuivre ses réflexions en développant des dispositifs réplicables répondant aux besoins des enseignant·es.

Ce prix valorise et récompense des mémoires qui adoptent une approche systémique, à 360°, propre à un développement soutenable pour faire avancer la réflexion et/ou les pratiques liées à l’ingénierie. Il s’agit plus concrètement de la proposition de produits, processus ou systèmes issus d’une démarche scientifique et/ou technologique rigoureuse, aboutissant à une modélisation réalisable qui répond à un besoin industriel et/ou sociétal donné.

Pendant quatre ans, le HERA Award Sustainable Engineering était associé au HERA Award Sustainable Design (voir p. 18). Il connaît cette année sa septième édition de manière autonome.

Les partenaires

L’AVIS DU JURY (EXTRAIT)

Le jury salue la qualité technique et méthodologique des 14 travaux soumis, ainsi que l’attention portée aux approches low tech et à la robustesse des solutions. La sélection finale valorise des projets intégrant de manière exemplaire les 4P, notamment la prise en compte des besoins réels, des sciences humaines et de l’acceptabilité des solutions. Il encourage à intensifier la sensibilisation à l’approche systémique, considérant que les étudiant·es constituent un véritable levier de transformation des pratiques de l’ingénierie.

De gauche à droite, et de haut en bas : Pierre Meunier, président du jury (Alstom Belgium), Lola Brousmiche (Waste-end), Grégoire Burgé (AgroParisTech), Marc-Antoine de Callatay (Coliseum), Rose Detaille (ISSeP), Thibault Grandjean (journaliste), Maud

Toussaint Schurmans (lauréate 2025).

LOÏC GRAS

Loïc Gras a terminé son master en architecture à la faculté d’architecture La Cambre Horta de l’ULB en 2025.

STRUCTURES DÉPLOYABLES :

OPTIMISATION DES SYSTÈMES SOLAIRES

FACE

AUX ENJEUX HUMANITAIRES

Mémoire de master en architecture défendu en septembre 2025 à la faculté d’architecture La Cambre Horta (ULB)

UNE MEMBRANE PHOTOVOLTAÏQUE DÉPLOYABLE POUR RÉPONDRE AUX BESOINS ÉNERGÉTIQUES DES SECTEURS DE L’URGENCE

Le travail de Loïc Gras interroge la capacité du secteur de l’architecture à répondre efficacement aux besoins de l’aide humanitaire de première urgence tout en intégrant les principes de durabilité. L’auteur a d’abord analysé les divers atouts et inconvénients des différents systèmes photovoltaïques déployables in situ, capables de faire l’impasse sur le recours aux générateurs au diesel. Sur la base d’échanges avec les responsables logistiques de la Croix-Rouge, de Médecins Sans Frontières et de la Défense belge, il a ensuite mis au point un prototype à membrane photovoltaïque souple pesant moins de 60 kilos, dont la morphologie permet une installation en moins de deux heures par deux à trois personnes non spécialisées. Ce dispositif fournit en moyenne 21,5 kWh d’électricité par jour. Son projet a fait l’objet de diverses simulations, notamment dans la zone d’intervention humanitaire à Gaza et prévoit des perspectives d’évolution pour soutenir les actions humanitaires internationales.

LE PROMOTEUR

Thomas Vilquin est chargé de cours à la faculté d’architecture La Cambre Horta (ULB), où il enseigne la conception des structures avec un accent sur la relation structure-architecture et les matériaux écologiques.

L’AVIS DU JURY (EXTRAIT)

Le jury considère ce mémoire comme un modèle exemplaire de méthodologie 4P (qui prend en compte les dimensions : People, Planet, Prosperity et Participation). Fondé sur les besoins réels du terrain et l’implication des utilisateur·ices finaux·ales, le projet répond à un enjeu humanitaire majeur : l’accès à l’énergie en situation de crise. L’analyse est rigoureuse et multicritère, et les pistes proposées sont concrètes, utiles et prometteuses. Le travail est clair, bien argumenté et place l’humain et le terrain au cœur de l’approche.

ÉLISA HOFMANN

Élisa Hofmann a terminé son master en ingénieur civil architecte à la faculté des sciences appliquées de l’ULiège en 2025. Elle y mène un doctorat consacré au réemploi des matériaux de structure.

ANALYSE TECHNIQUE ET ACCEPTABILITÉ SOCIALE D’UN MATÉRIAU COMPOSITE

À BASE DE MYCÉLIUM ET DE TERRE CRUE

LE PROMOTEUR

Luc Courard est directeur du Laboratoire des Matériaux de Construction, Unité de Recherche Urban and Environmental Engineering de l’ULiège.

L’AVIS DU JURY (EXTRAIT)

Le jury félicite l’autrice pour son mémoire original et très abouti, proposant une solution innovante aux limites du modèle actuel d’extraction des ressources. Le travail se distingue par une méthodologie solide et une approche interdisciplinaire, alliant dimensions technique, biologique et socio-anthropologique. La démarche 4P est pleinement intégrée, avec une participation réelle des parties prenantes et une étude d’acceptabilité du matériau confirmant l’intérêt pour cette recherche.

Mémoire de master en ingénieur civil architecte défendu en septembre 2025 à la faculté des sciences appliquées (ULiège)

ET SI LES MATÉRIAUX DE CONSTRUCTION DE DEMAIN SE CACHAIENT DÉJÀ DANS LE SOUS-SOL SILENCIEUX DE NOS FORÊTS ?

Au croisement de la biologie et de l’architecture, le travail d’Élisa Hofmann analyse le potentiel de la terre crue et du mycélium (partie végétative des champignons) comme matériaux de construction alternatifs aux matières premières conventionnelles : 100 % biosourcés, faible empreinte carbone, biodégradables et compostables en fin de vie. L’autrice analyse tout particulièrement la faculté du mycélium à intervenir comme bio-adhésif avec des briques de terre crue. L’originalité de son approche est d’être à la fois technique (mise au point d’un isolant mycélien pour une brique en terre crue, suivie d’essais de validation) et socio-anthropologique (étude de l’acceptabilité sociale de ce biomatériau via deux  focus groups constitués d’architectes, gestionnaires de chantier, ingénieur·es et gérant·es d’entreprise en construction). Cette double approche lui permet de mettre en évidence les leviers et les freins à l’utilisation des matériaux à base de mycélium dans le secteur de la construction. Parmi les freins, le coût élevé lié à des méthodes de production lentes et requérant des savoirs spécialisés.

LOÏC LIEUTENANT

Loïc Lieutenant a terminé son master en ingénieur civil mécanicien à l’EPL (école polytechnique de Louvain) à l’UCLouvain en juin 2024. Il est actuellement doctorant sur le sujet de son TFE et les low-techs

QUANTIFICATION

DU POTENTIEL D’UNE PRATIQUE DE SLOWHEATING EN KOT À L’UCLOUVAIN

Mémoire de master en ingénieur civil mécanicien défendu en juin 2024 à l’EPL (UCLouvain)

LE SUCCÈS DÉMONTRÉ DU SLOWHEATING DANS LES LOGEMENTS UNIVERSITAIRES DE LOUVAIN-LA-NEUVE

Loïc Lieutenant a quantifié les pratiques de sobriété énergétique inspirées du Slowheating dans un kot privé du site universitaire de l’UCLouvain à Louvain-la-Neuve. Le Slowheating est un ensemble de pratiques visant à chauffer les corps des occupant·es d’un bâtiment (au lieu de chauffer le volume de celui-ci) par l’utilisation d’un chauffage de proximité basse puissance et l’adoption d’une série de gestes et de vêtements spécifiques. Les sept étudiant·es de la résidence concernée ont pu vivre confortablement à une moyenne de 14,6 °C durant les deux mois les plus rigoureux de l’hiver 2023-2024, ce qui a réduit leur consommation énergétique de 30 à 51 % pour une augmentation d’à peine 0,8 % de leur consommation électrique. Une simulation numérique a permis de démontrer que ces ordres de grandeur sont susceptibles de s’appliquer à l’ensemble des kots néolouvanistes appartenant à l’UCLouvain. Ces résultats tendent à démontrer que le Slowheating est un « plus » par rapport à la rénovation PEB réglementaire.

LES PROMOTEURS

Geoffrey Van Moeseke est président de la plateforme Slowheat (ASBL), expert en sobriété énergétique.

Francesco Contino est professeur à l’EPL (UCLouvain). Il est expert en transition énergétique.

L’AVIS DU JURY (EXTRAIT)

Le jury salue ce mémoire à la fois technique et profondément humain, répondant à un enjeu majeur de sobriété énergétique dans les logements étudiants. Le travail se distingue par une approche low tech, concrète et pluridisciplinaire, plaçant le comportement humain au cœur de la démarche. La mise en pratique exemplaire des 4P et le concept de Slowheating testé sur le terrain font de ce mémoire un travail clair, utile et stimulant, contribuant à une prise de conscience nécessaire à une approche plus sobre.

Ce prix valorise et récompense des mémoires qui adoptent une approche systémique, à 360°, propre à un développement soutenable pour faire avancer la réflexion et/ou les pratiques liées à la finance. Il s’agit plus concrètement des activités du secteur financier, dont la gestion d’actifs, les services bancaires, les assurances et l’analyse financière. Les systèmes et marchés financiers, ainsi que les politiques financières qui les régulent ou facilitent font également partie du champ de recherche couvert par le prix.

Le HERA Award Sustainable & Responsible Finance connaît cette année sa onzième édition.

Le partenaire

L’AVIS DU JURY (EXTRAIT)

Le jury se réjouit de constater que, malgré le contexte de backlash contre la finance durable, des étudiant·es continuent de s’emparer des questions de finance durable, ce qui constitue un signal positif et plus que jamais nécessaire. Il a également apprécié que les travaux dépassent les bilans et proposent des recommandations concrètes et directement actionnables.

à

De gauche
droite, et de haut en bas : Pablo Grandjean , président du jury (Finance Watch), Amina Abene (lauréate 2025), Priscilla Boiardi (OCDE), Bert D’Espallier (KU Leuven), Dirk August Coeckelbergh (indépendant), Thierry Denoël (Le Vif), Caroline Palumbo (BNP Paribas Fortis).

REMI VANWILDEMEERSCH

Remi Vanwildemeersch a terminé son master en gestion de l’entreprise à l’ICHEC (Brussels Management School) en août 2025. Il travaille actuellement comme Business Analyst chez AG Insurances.

QUELS FACTEURS JOUENT UN RÔLE DANS

L’INTÉGRATION DE LA DOUBLE MATÉRIALITÉ

AU SEIN DES COMPAGNIES D’ASSURANCE ?

Mémoire de master en gestion de l’entreprise défendu en août 2025 à l’ICHEC

LES COMPAGNIES D’ASSURANCE FACE AUX ENJEUX

CLIMATIQUES : CINQ PISTES CONCRÈTES POUR MAINTENIR

INTACTES LEURS MISSIONS DE PROTECTION ET DE SOLIDARITÉ

Face aux risques climatiques, les entreprises d’assurance sont confrontées à l’éventualité d’inassurabilité de certains risques tout en étant elles-mêmes actrices de la transition, puisqu’à travers leurs portefeuilles d’investissement, elles orientent une part importante des flux financiers dans l’économie. Remi Vanwildemeersch a cherché à savoir à quelles conditions cette « double matérialité » pouvait devenir une ressource stratégique pour les compagnies d’assurance et non, comme c’est souvent le cas, une simple contrainte perçue à travers le prisme des obligations de reporting. Sur la base d’entretiens menés auprès de 7 expert·es du secteur et d’une analyse des premiers rapports Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD), il a articulé deux cadres théoriques (l’isomorphisme institutionnel et la théorie des parties prenantes). Cela lui a permis de mettre en évidence 5 conditions majeures parmi lesquelles l’engagement des parties prenantes, la comparaison avec la concurrence et l’anticipation des intentions du régulateur. Pour les rendre plus facilement opérationnelles par le secteur concerné, il les a rangées en paliers progressifs.

LA PROMOTRICE

Christel Dumas est professeure de finance et directrice de la recherche à l’ICHEC.

L’AVIS DU JURY (EXTRAIT)

Le jury a salué l’originalité de ce sujet actuel, qui place les compagnies d’assurance face aux enjeux de la double matérialité. Il a apprécié la complémentarité des sources mobilisées, la rigueur de l’analyse et la clarté des notions complexes. Les recommandations sectorielles, concrètes, mesurées et solidement ancrées dans la littérature, ainsi que la qualité analytique du travail, font de ce mémoire un outil directement utile pour les professionnel·les.

OLIVIER LUX

Olivier Lux a terminé son master en sciences de gestion à HEC Liège (école de gestion) de l’ULiège en juin 2025. Il est actuellement Junior Audit Associate au bureau liégeois de PwC Belgique.

TRANSITION IN SUSTAINABILITY

REPORTING: EXPLORING STAKEHOLDERS’ BARRIERS TO MOVING TO LIMITED ASSURANCE UNDER THE CORPORATE SUSTAINABILITY REPORTING DIRECTIVE (CSRD)

LE PROMOTEUR

Wouter Torsin est professeur de finance à HEC Liège. Il a obtenu son doctorat en finance à la KU Leuven.

L’AVIS DU JURY (EXTRAIT)

Le jury a souligné ce travail pour la solidité de sa démarche et la pertinence de son sujet, qui intéressera particulièrement les professionnel·les de l’audit et les institutions de formation confrontées aux nouvelles exigences du reporting de durabilité. La rigueur scientifique, la qualité des sources, la clarté rédactionnelle et l’exploitation pertinente des entretiens qualitatifs témoignent d’un travail précis et bien structuré.

Mémoire de master en sciences de gestion défendu en juin 2025 à HEC Liège (ULiège)

REPORTING DURABLE : MIEUX COMPRENDRE LES ENJEUX, FONDEMENTS ET RESSORTS DE LA DIRECTIVE « OMNIBUS »

Le travail d’Olivier Lux s’appuie essentiellement sur la Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD), la directive phare en matière de reporting durable au sein de l’Union européenne. Très ambitieuse au départ, cette directive a fait l’objet de nombreuses critiques, notamment sur les risques de perte de compétitivité pour les entreprises européennes, ce qui a poussé la Commission à l’assouplir partiellement via la directive dite « Omnibus ». Olivier Lux a voulu saisir comment les différentes parties prenantes – entreprises soumises au reporting, auditeur·ices, législateurs, etc. – s’adaptaient à ces changements majeurs. Pour cela, il a mené des entretiens avec les auditeur·ices issus des Big Four, acteurs-clés dans la mise en œuvre et la vérification du reporting durable. Il en ressort des résultats variables selon les acteur·ices impliqué·es. Ainsi, à titre d’exemple, les auditeur·ices et consultant·es souffrent d’un manque d’expertise ESG, de l’absence de méthodes standardisées et d’une forte pression pour créer des cadres internes.

Ce prix valorise et récompense des mémoires qui adoptent une approche systémique, à 360°, propre à un développement soutenable pour faire avancer la réflexion et/ou les pratiques liées à l’alimentation. Il s’agit plus concrètement des différentes étapes de la chaîne alimentaire, depuis la production des matières premières destinées à l’alimentation humaine jusqu’à la consommation (ou l’élimination), en passant par le transport, la transformation, la conservation, la commercialisation et la distribution. Les politiques qui régulent ou facilitent ces aspects font également partie du champ de recherche couvert par le prix.

Le HERA Award Sustainable Food Systems connaît cette année sa onzième édition.

L’AVIS DU JURY (EXTRAIT)

Pour cette onzième édition du prix, 13 candidatures éligibles ont été soumises au jury. Celui-ci y a apprécié la complémentarité des approches des différents travaux. La soutenabilité des systèmes alimentaires est abordée tantôt par le prisme de la production, et nécessairement conditionnée à une transformation structurelle des systèmes agroalimentaires, tantôt par le prisme de l’accès à l’alimentation, et donc de la justice sociale et de la démocratie alimentaire. Le jury a souhaité primer des travaux présentant ces deux approches.

De gauche à droite, et de haut en bas : Maïté Mercier, présidente du jury (Crédal), Sophie Henrotte (lauréate 2025), Julian Martens (CRA-W), Boyana Menu (Coduco), Thomas Moreau (Storm), Marie Walser (Laboratoire des Communs alimentaires), Estelle Spoto (journaliste).
Les partenaires

LOLA KEPPENNE

Lola Keppenne a terminé son master de bioingénieur en sciences agronomiques à la faculté des bioingénieurs de l’UCLouvain en juin 2025. Elle travaille actuellement au Cirad en tant qu’ingénieure agronome. Elle est chargée de l’analyse de la diversité des systèmes agricoles en Guadeloupe.

THE POTENTIAL OF GEOGRAPHICAL INDICATIONS TO PROMOTE SUSTAINABILITY IN BRAZILIAN COCOA AGROFORESTRY SYSTEMS

LA PROMOTRICE

Goedele Van den Broeck est professeure à la faculté des bioingénieurs de l’Earth and Life Institute à l’UCLouvain. Économiste agricole, elle étudie comment rendre les systèmes agroalimentaires plus durables, sains et inclusifs. Elle gère l’équipe de recherche Agrifood Economics Group dont fait partie Steffi Dekegel , qui a participé à l’encadrement de ce mémoire dans le cadre de son doctorat.

L’AVIS DU JURY (EXTRAIT)

Le jury a unanimement salué ce mémoire pour sa qualité académique et son volume de travail. Mais c’est avant tout parce que le travail répond très bien à l’ensemble des critères du prix que le jury a choisi de le récompenser. Le jury pense que le travail est intéressant et utile non seulement pour la filière du cacao, mais aussi pour d’autres filières. L’analyse multidimensionnelle des certifications peut en effet s’appliquer à d’autres produits alimentaires.

Mémoire de master de bioingénieur en sciences agronomiques défendu en juin 2025 à la faculté des bioingénieurs (UCLouvain).

PISTES ET RECOMMANDATIONS POUR RENFORCER LA DURABILITÉ DES INDICATEURS D’ORIGINE GÉOGRAPHIQUE (IG) DANS LES PAYS DU SUD. L’EXEMPLE DES PLANTATIONS AGROFORESTIÈRES DE CACAO AU BRÉSIL

Lola Keppenne a cherché à savoir jusqu’où les Indications Géographiques (IG), ces systèmes de certification différenciée basés sur l’origine géographique, de plus en plus promues comme outils de durabilité, sont réellement pertinentes et efficaces dans les pays du Sud. Sa démarche s’est appuyée sur des preuves empiriques provenant de la région sud de Bahia, dans le nord-est du Brésil, reconnue pour ses plantations agroforestières traditionnelles de cacao et certifiées IG depuis 2018. Elle a comparé des exploitations certifiées IG et non certifiées au moyen d’outils très variés : interviews d’acteur·ices de terrain, analyses de données économiques, caméras-pièges, évaluation de la végétation, etc. Parmi ses conclusions : le constat que la certification IG, dans sa configuration actuelle, demeure difficilement accessible aux plus petit·es producteur·ices et ne produit pas encore d’améliorations écologiques significatives. Elle formule diverses recommandations pour y remédier, parmi lesquelles le renforcement du soutien public et le recours accru aux coopératives.

ANDREITA FAÏDA MBULUKU

Andreita Faïda Mbuluku a terminé son master en sciences de la population et du développement à la faculté ESPO (faculté des sciences économiques, sociales, politiques et de communication) de l’UCLouvain en septembre 2025. Elle y fait actuellement un master en action humanitaire internationale et est candidate au doctorat en sciences politiques et sociales.

RÉINVENTER LA TABLE KINOISE :

ENJEUX ET DÉFIS D’UNE TRANSITION

ALIMENTAIRE DANS UNE VILLE

MONDIALISÉE

Mémoire de master en sciences de la population et du développement défendu en septembre 2025 à la faculté ESPO (UCLouvain)

RELOCALISER LES SYSTÈMES ALIMENTAIRES DANS LE TISSU

URBAIN ET PÉRI-URBAIN DE KINSHASA : UNE PISTE POUR

L’ALIMENTATION DURABLE DE TOU·TES SES HABITANT·ES

Le travail d’Andreita Faïda Mbuluku interroge la faisabilité d’une transition alimentaire durable dans la ville-province de Kinshasa, RDC. L’autrice a d’abord mis en lumière les particularités du contexte local et ses évolutions récentes, posant par ailleurs les concepts théoriques de son approche : souveraineté alimentaire, insécurité alimentaire, changement climatique, importations, etc. Elle a ensuite élaboré un questionnaire détaillé qu’elle a soumis à 30 ménages de la commune de Ngaliema, l’une des entités territoriales les plus vastes et les plus hétérogènes de Kinshasa. L’analyse des réponses lui a permis de mettre en évidence 4 facteurs principaux expliquant les freins à la transition alimentaire, certains assez classiques (précarité économique, défaillance des infrastructures, etc.), d’autres plus subtils comme les transformations culturelles qui redéfinissent les goûts et pratiques culinaires. Au terme de sa démarche exploratoire, l’autrice prône un modèle s’appuyant sur la valorisation des potentiels locaux, loin de la simple reproduction des modèles exogènes.

LA PROMOTRICE

An Ansoms est professeure à l’UCLouvain. Elle étudie les dynamiques rurales et l’éthique de la recherche.

L’AVIS DU JURY (EXTRAIT)

Le jury a apprécié l’analyse multidimensionnelle des déterminants qui influencent les choix alimentaires des habitant·es de Kinshasa et leur dépendance aux importations. Il souligne également la qualité du mémoire dans son ensemble, l’approfondissement de nombreux éléments théoriques et les bonnes pratiques de recherche qualitative utilisées par l’autrice. Le jury trouve enfin que ce travail offre une bonne occasion de penser la transition alimentaire des villes à une échelle complètement différente des réalités belges ou européennes.

JULIETTE OZER

Juliette Ozer a terminé son master en sociologie à la faculté de philosophie et sciences sociales de l’ULB en septembre 2025. Elle est actuellement coordinatrice du festival de transition alimentaire et sociale Nourrir Bruxelles.

DE LA PRÉCARITÉ À LA VIOLENCE ALIMENTAIRE. ÉTUDE DE CAS DE DEUX ASSOCIATIONS D’AIDE ALIMENTAIRE EN RÉGION BRUXELLOISE

LE PROMOTEUR

Daniel Zamora Vargas est sociologue et chargé de cours à la faculté de philosophie et sciences sociales (ULB).

L’AVIS DU JURY (EXTRAIT)

Dans un contexte où les structures d’aide alimentaire voient leurs financements se réduire et où l’alimentation durable ne semble plus une priorité, le jury a souhaité mettre en lumière l’enjeu de société majeur au cœur de ce mémoire. Il félicite par ailleurs l’autrice pour sa capacité à vulgariser les concepts mobilisés dans son travail, à l’attention d’un public non averti.

Mémoire de master en sociologie défendu en septembre 2025 à la faculté de philosophie et sciences sociales (ULB)

L’AIDE ALIMENTAIRE ALTERNATIVE : UNE NOUVELLE VOIE POUR RÉDUIRE LES VIOLENCES ALIMENTAIRES ?

Le travail de Juliette Ozer part d’un paradoxe flagrant. Alors que la Belgique jouit d’une abondance de nourriture et d’une sécurité sociale, 600 000 personnes franchissent régulièrement les portes d’une association dispensant une aide alimentaire. L’autrice a réalisé une étude comparative entre une structure d’aide dite traditionnelle – une distribution de colis alimentaires –et une structure dite alternative – un restaurant participatif basé sur la préparation des repas par les personnes précarisées elles-mêmes – sur le respect de processus délibératifs et sur la préférence accordée à une alimentation durable. Son travail analyse les conditions d’émergence et de viabilité de telles alternatives, notamment les atouts et inconvénients du « prix libre » qui y est pratiqué. Plus largement, il met en lumière les ambivalences politiques et sociologiques du don et, à la lumière du concept de « violence alimentaire », propose une typologie des stratégies de résistance des bénéficiaires de l’aide alimentaire.

Ce prix valorise et récompense des mémoires qui adoptent une approche systémique, à 360°, propre à un développement soutenable pour faire avancer la réflexion et/ou les pratiques liées à la santé. Il s’agit par exemple de nouvelles pratiques de soins ou de prévention, de la mise au point de nouveaux médicaments ou dispositifs technologiques, ainsi que de nouvelles approches de notre système de soins de santé.

Le HERA Award Sustainable Health connaît cette année sa douzième édition.

Le partenaire

L’AVIS DU JURY (EXTRAIT)

Le jury a particulièrement été attentif aux travaux qui présentent des leviers d’actions et apportent des solutions concrètes pour répondre à des enjeux de santé publique et de santé environnementale. L’attention du jury a également été retenue par les travaux mettant l’accent sur la participation effective des citoyen·nes aux décisions qui impactent directement ou indirectement leur santé et la santé de leur environnement. Le jury tient à souligner la difficulté à départager les mémoires candidats, tant ceux-ci étaient tous très intéressants et richement documentés.

De gauche à droite et de haut en bas : Grégoire Wieërs , président du jury (Clinique Saint-Pierre d’Ottignies), Martine Bantuelle (SACOPAR asbl), Joëlle Delvaux (journaliste pour En Marche), Laura Hocq (lauréate 2025), Stéphanie Jacquinet (Sciensano), Stéphanie Pirlot (ClinPharma), Yahyâ Hachem Samii (LBSM), Marleen Temmerman (ICRH, UGent).

LAURA LA GIOIA

Laura La Gioia a terminé son master en sciences et gestion de l’environnement à l’IGEAT (institut de gestion de l’environnement et d’aménagement du territoire) de l’ULB en février 2025. Elle est actuellement chargée de mission Santé-Environnement chez Canopea.

LES

ACTIONS JURIDICO-POLITIQUES ET TECHNOLOGIQUES RÉPONDANT À LA

CONTAMINATION DES EAUX CONTINENTALES EUROPÉENNES PAR LES SUBSTANCES PER- ET POLYFLUOROALKYLÉES

Mémoire de master en sciences et gestion de l’environnement défendu en janvier 2025 à l’IGEAT (ULB)

LA PROMOTRICE

Nathalie Gypens est professeure à l’école de bioingénierie de Bruxelles (ULB).

L’AVIS DU JURY (EXTRAIT)

Le jury a tout d’abord apprécié l’approche interdisciplinaire de la problématique. Il considère que le travail aborde un enjeu de santé publique majeur en Europe. À travers une revue de littérature très complète, l’autrice a réussi à vulgariser un sujet obscur et complexe, permettant à ses lecteur·ices de reprendre une forme de maîtrise sur ces enjeux et de facto un certain pouvoir d’action. Ce mémoire s’adresse également aux décideur·euses politiques.

MIEUX COMPRENDRE LES PFAS, POUR MIEUX LES COMBATTRE

Laura La Gioia a réalisé un panorama complet des actions politiques, juridiques et technologiques mises en place autour des PFAS, ces substances per- et polyfluoroalkylées qui créent une pollution quasiment généralisée des eaux, sols et écosystèmes européens. Après une mise en contexte historique du problème, elle a adopté une approche résolument interdisciplinaire. Elle a en effet analysé tant les divers cadres juridico-politiques européens régissant la matière (principe de précaution, Conventions de Stockholm et d’Aarhus, Pacte Vert, REACH, règlements POP, etc.), que les approches technologiques mises en œuvre dans certains pays : séparation, destruction, dégradation des PFAS. Elle a dressé une liste des avantages, limites, coûts et complémentarités possibles entre ces divers procédés. Par ses recommandations aux décideur·euses mais aussi aux simples consommateur·ices, son travail se veut un appui solide aux tentatives de résolution d’un problème majeur de santé publique.

CAMILLE LEMAÎTRE

Camille Lemaître a terminé son master en sciences de la santé publique à l’ESP (école de santé publique) de l’ULB en juin 2025. Elle travaille actuellement à La Gerbe, à Schaerbeek (soins de santé généraux et de santé mentale).

VERS UNE MEILLEURE CONSIDÉRATION DE LA

SANTÉ ENVIRONNEMENTALE DANS LES PROJETS DE REDÉVELOPPEMENT DES FRICHES INDUSTRIELLES.

ÉTUDE COMPARATIVE WALLONIE-ÉCOSSE

Mémoire de master en sciences de la santé publique défendu en juin 2025 à l’ESP (ULB)

VISIBILISER LA SANTÉ ENVIRONNEMENTALE

AUTOUR DES FRICHES INDUSTRIELLES À RECONVERTIR : UN GAGE DE DURABILITÉ

Camille Lemaître a réalisé une étude comparative de deux grosses friches industrielles afin de savoir si – et comment – les opérateurs à la manœuvre ont attaché de l’importance à la santé environnementale des populations concernées : Carsid-Duferco à Charleroi (110 hectares) et Shawfield Glasgow en Écosse (64 hectares). Pour ce faire, elle a mis au point une grille d’analyse propre, inspirée du concept Urbanisme Favorable à la Santé (UFS), d’interviews d’expert·es et de visites de terrain dans les deux régions concernées. Cette grille lui a permis de mettre en évidence une réalité commune aux deux zones : la santé est demeurée largement invisible et non reconnue par les acteur·ices de ces réhabilitations. Plus généralement, son travail plaide pour que les reconversions de friches ne s’entendent pas seulement comme les comblements d’un « vide urbain » teintés d’amélioration de la biodiversité, mais bien comme des occasions à saisir pour corriger les inégalités territoriales et améliorer la cohésion sociale. La co-construction avec les populations locales est, à cet égard, indispensable.

LES PROMOTRICES

Fanny Brunin est assistante d’enseignement et doctorante en santé environnementale et santé au travail à l’ESP. Elle est membre de l’Institut interfacultaire des transformations socio-écologiques (iiTSE) de l’ULB.

Marie Hallin est maître de conférences et chercheuse au Centre de recherche en santé environnementale et santé au travail (ESP) et à l’Institut européen Plotkin de vaccinologie (faculté de médecine, ULB).

L’AVIS DU JURY (EXTRAIT)

Le jury salue l’implication personnelle de l’autrice, qui s’est déplacée sur les deux sites étudiés et a pu ainsi apporter une perspective supplémentaire aux documents analysés. Si le travail se concentre sur un contexte bien spécifique, l’analyse peut être extrapolée et les recommandations s’avérer utiles pour d’autres projets d’aménagement du territoire. Le jury décèle en effet dans ce mémoire un vrai potentiel de mise en pratique.

LISA QUERTINMONT

Lisa Quertinmont a terminé son master en sciences de la santé publique à la faculté de santé publique de l’UCLouvain en juin 2025. Elle est actuellement assistante de recherche à l’Institut de recherche santé et société (IRSS) de l’UCLouvain sur un projet consacré à l’impact du coût de santé des enfants sur le budget des ménages vulnérables.

COMMENT REPENSER

L’ÉVALUATION DES TECHNOLOGIES DE SANTÉ À L’AUNE DES ENJEUX ÉTHIQUES ET ÉCOLOGIQUES DE LA SANTÉ PLANÉTAIRE ?

LA PROMOTRICE

Sandy Tubeuf est professeure en économie de la santé à l’UCLouvain, présidente de l’Institut de recherche santé et société et chercheuse associée à l’Institut de recherche économique et sociale (LIDAM, UCLouvain).

L’AVIS DU JURY (EXTRAIT)

Le jury salue le changement de paradigme proposé par l’autrice : à travers un modèle novateur et créatif, elle parvient à réconcilier efficience, durabilité et participation au sein des politiques de santé. Le jury a apprécié la proposition d’un outil d’évaluation « démocratique », co-construit avec les patient·es et basé sur une expérimentation à choix discrets. Il encourage l’autrice à tester son dispositif à travers une recherche-action qui pourrait faire l’objet d’une thèse de doctorat.

Mémoire de master en sciences de la santé publique défendu en juin 2025 à la faculté de santé publique (UCLouvain)

L’EFFICIENCE ENVIRONNEMENTALE : VERS UNE ÉVALUATION PLUS DURABLE DES TRAITEMENTS MÉDICAUX INNOVANTS

Le travail de Lisa Quertinmont investigue la possibilité d’introduire des critères environnementaux (empreinte carbone, érosion de biodiversité, prélèvement de ressources, etc.) ainsi que des critères plus éthiques (justice intergénérationnelle, disparité Nord/Sud) dans les outils d’évaluation des traitements médicaux innovants. Sur la base d’une revue de littérature internationale, l’autrice a d’abord identifié 5 dilemmes révélant une tension entre exigences du soin et limites planétaires. Elle les a ensuite confrontés à l’outil Health Technology Assessment (HTA), connu pour évaluer efficacement mais uniquement les aspects cliniques et financiers des traitements médicaux. Une fois les angles morts du HTA identifiés (par exemple la non-représentation des générations futures ou l’absence de globalité), elle a élaboré des pistes de refonte du cadre général d’évaluation. Son travail plaide pour la transition d’un cadre fermé, économétrique et centré sur les expert·es vers un cadre plus ouvert, systémique et démocratique. Une proposition de design expérimental a également été avancée.

Ce prix valorise et récompense des mémoires qui sont susceptibles de faire progresser la pratique juridique grâce au déploiement d’une approche systémique - à 360° -, propre à un développement soutenable. Une attention particulière est apportée aux travaux qui nourrissent la réflexion sur la pratique professionnelle des notaires ou des avocat·es.

Le HERA Award Sustainable Law connaît cette année sa cinquième édition.

L’AVIS DU JURY (EXTRAIT)

Cette cinquième édition se distingue par une hausse des candidatures et par la diversification des universités représentées. Le jury souligne la qualité pédagogique des travaux qui s’attachent à rendre le droit accessible et compréhensible. Il apprécie les mémoires qui osent formuler des propositions concrètes, explorer des pistes innovantes et recueillir des témoignages d’acteur·ices de terrain, et encourage vivement ces démarches pour les éditions à venir.

De gauche à droite, et de haut en bas : Michel Coëme , président du jury (étude notariale Tilleur), Antoine Chavanne (SPF Santé publique), Marie-Sophie de Clippele (UCLouvain Saint-Louis Bruxelles), Anne Declairfayt (DECLAIRFAYT Antoine & Anne – notaires associés), Emeline Hannier (cabinet Demol-Hannier), Cassandre Havaux (lauréate 2025), Marie Lieffrig (Droits Quotidiens), Lydia Zunino (Manufaktura).
Les partenaires

ZOÉ LECOUVET

Zoé Lecouvet a terminé son master en droit à la faculté de droit et de criminologie de l’UCLouvain en juin 2025. Elle est actuellement seconde assistante juriste à la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE).

LE DROIT DE LA RESPONSABILITÉ CIVILE

PERMET-IL À UN PARTICULIER EXPOSÉ À UNE POLLUTION AUX PFAS D’AGIR CONTRE LES ENTREPRISES ET LES AUTORITÉS PUBLIQUES POUR OBTENIR LA RÉPARATION DE SON DOMMAGE ?

LES PROMOTEURS

Charles-Hubert Born est professeur à la faculté de droit et de criminologie de l’UCLouvain et avocat. Il enseigne le droit du développement durable, le droit de l’environnement et le droit de l’urbanisme. Il dirige le séminaire de droit de l’environnement et de l’urbanisme (SERES).

Christophe Thiebaut est avocat et maître de conférences invité à l’UCLouvain.

L’AVIS DU JURY (EXTRAIT)

Ce mémoire a fait l’unanimité dans le jury par la qualité et la clarté de son raisonnement. L’autrice analyse avec rigueur la responsabilité civile en l’appliquant aux PFAS. Elle rend accessibles des notions complexes sans perdre en précision et propose des outils concrets. Le jury souligne la portée pratique de ce travail de grande actualité, recommande sa diffusion et y voit un appui juridique précieux pour les citoyen·nes concerné·es. Il répond à une demande réelle.

Mémoire de master en droit défendu en juin 2025 à la faculté de droit et de criminologie (UCLouvain)

CONTRE UNE POLLUTION DIFFUSE AUX PFAS, LE CITOYEN PEUT AGIR EN JUSTICE

L’actualité de ces dernières années a montré à quel point les substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS) constituent un problème majeur de pollution environnementale et de santé publique. C’est dans ce contexte que Zoé Lecouvet a voulu savoir si – et comment – un·e citoyen·ne ordinaire pouvait mobiliser le droit de la responsabilité civile pour obtenir la réparation d’un dommage suite à une exposition aux PFAS. Elle a d’abord établi l’inventaire des normes légales existantes en Wallonie et en Europe. Elle a ensuite mis en évidence les conditions pour qu’une action en responsabilité civile puisse aboutir quant à la faute, au dommage et au lien de causalité entre ceux-ci. Son travail démontre que les citoyen·nes disposent bel et bien de leviers d’action juridiques pour obtenir la réparation de leur dommage. Son approche met également en avant deux dispositions du nouveau Code civil par lesquelles le législateur a voulu conférer au droit de la responsabilité une fonction préventive, adressant ainsi un message drastique de responsabilisation aux entreprises et aux autorités publiques.

CLARA DE MEURICHY

Clara de Meurichy a terminé son master en droit à la faculté de droit et de criminologie de l’UCLouvain en juin 2024. Elle est actuellement clerc de notaire dans une étude notariale à Mons.

L’INSERTION DE CLAUSES ENVIRONNEMENTALES DANS LE BAIL À FERME WALLON. ANALYSE

COMPARÉE AVEC LE BAIL RURAL

ENVIRONNEMENTAL FRANÇAIS

Mémoire de master en droit défendu en juin 2024 à la faculté de droit et de criminologie (UCLouvain).

GUIDE PRATIQUE POUR COMPRENDRE LA MISE EN ŒUVRE DES CLAUSES ENVIRONNEMENTALES DANS LE BAIL À FERME WALLON

Le travail de Clara de Meurichy explique pourquoi l’insertion de clauses environnementales dans le bail à ferme wallon, voulue par le législateur en 2019, n’a pas accouché de résultats probants à ce stade. Très rares, en effet, sont les baux à ferme ayant intégré de telles clauses mais, en plus, les propriétaires agricoles ont largement tendance à contourner la nouvelle réglementation au profit d’autres formules de mise à disposition de leurs terres. Clara de Meurichy a donné la parole à 8 acteur·ices clés du secteur : notaires, juristes du monde agricole, représentant·es du secteur associatif environnemental, fondatrice d’une coopérative, etc. Leurs réponses ont permis de dégager les points forts et les faiblesses du nouveau bail à ferme, notamment à la lumière d’une comparaison avec le bail rural français de 2004. L’autrice analyse la pertinence d’outils juridiques alternatifs. La force de son travail est de proposer des pistes d’amélioration de la législation actuelle délibérément compatibles avec l’objectif de simplification administrative et de reconnaissance farouchement revendiqué par le monde agricole.

LES PROMOTEUR·ICES

Charles-Hubert Born est professeur à la faculté de droit et de criminologie de l’UCLouvain et avocat. Il enseigne le droit du développement durable, le droit de l’environnement et le droit de l’urbanisme. Il dirige le séminaire de droit de l’environnement et de l’urbanisme (SERES).

Christine Frison est professeure à la faculté de droit, de science politique et de criminologie de l’ULiège et directrice du centre EcoLAWgy.

L’AVIS DU JURY (EXTRAIT)

Le jury salue la qualité du travail de terrain réalisé. Les entretiens menés auprès d’acteur·ices clés du secteur enrichissent le mémoire et témoignent d’une bonne compréhension des réalités agricoles wallonnes. Le jury apprécie également la comparaison avec le bail rural français, qui apporte une réelle valeur ajoutée et peut servir d’inspiration pour faire évoluer le cadre wallon. Le jury souligne enfin la pertinence de ce mémoire pour la pratique notariale, dimension qu’il apprécie particulièrement.

AURIANE MASAMUNA

Auriane Masamuna a terminé son master en droit à la faculté de droit, de science politique et de criminologie de l’ULiège en septembre 2025. Elle poursuit actuellement un master en gestion et un master en droit de douanes à HEC Liège (école de gestion de l’ULiège).

LE DROIT DES

BREVETS

À

L’ÈRE

DE LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE,

REPENSER LA PROTECTION ET LA DIFFUSION DES INNOVATIONS VERTES

LE PROMOTEUR

Bernard Vanbrabant est professeur à la faculté de droit de l’ULiège et avocat aux barreaux de Liège et Bruxelles (cabinet Liedekerke).

L’AVIS DU JURY (EXTRAIT)

Le jury salue le choix de ce sujet original et pertinent, encore peu abordé dans la littérature scientifique, ainsi que l’éclairage approfondi qui en est offert. Il apprécie la volonté de l’autrice d’envisager le brevet sous différents angles et de lui donner une dimension systémique. Ce travail ouvre la voie à de nouvelles questions, appelant à être davantage explorées.

Mémoire de master en droit défendu en août 2025 à la faculté de droit, de science politique et de criminologie (ULiège)

TRANSFORMER LES BREVETS EN VÉRITABLES LEVIERS DE TRANSITION ÉCOLOGIQUE ET ENVIRONNEMENTALE

Le travail d’Auriane Masamuna s’intéresse au rôle du droit des brevets dans la mise au point, la promotion et la diffusion des innovations vertes. Elle se penche sur les manières de repenser la brevetabilité afin de lui conférer un caractère « vert » et sur les conditions de procédure accélérée mises en place dans diverses régions du monde pour favoriser une dynamique de recherche plus vertueuse. Elle met en lumière les tensions qui existent entre, d’un côté, le respect du monopole accordé aux titulaires d’un brevet et, de l’autre, la recherche du bien-être collectif s’appuyant sur la facilité d’accès à ces technologies. Elle donne également la parole à quatre acteur·ices entrepreneuriaux·ales ayant pratiqué l’accès libre (open source) à leurs inventions. Forte de cette analyse à la fois théorique et empirique, elle formule diverses propositions à tou·tes les acteur·ices concerné·es (praticien·nes, entreprises, législateurs…) pour considérer la propriété intellectuelle comme un véritable levier de transition écologique et non comme un simple actif défensif.

Ce prix valorise et récompense des mémoires qui adoptent une approche systémique, à 360°, propre à un développement soutenable pour faire avancer la réflexion et/ou les pratiques liées à l’information, au journalisme et aux médias. Il s’agit plus concrètement de travaux qui questionnent et analysent les nombreux défis contemporains lancés aux médias. Le prix cible également les travaux qui contribuent à la recherche de solutions pour garantir et promouvoir une information libre et de qualité et, par là-même, préserver la démocratie.

Le HERA Award Sustainable Media connaît cette année sa première édition.

L’AVIS DU JURY (EXTRAIT)

Pour cette toute première édition du HERA Award Sustainable Media, 7 candidatures éligibles ont été soumises au jury. Les mémoires présentés traitaient pour la majorité du journalisme environnemental et du journalisme constructif. Ces enjeux sont cruciaux et passionnants. À l’avenir, le jury aimerait également pouvoir mettre en lumière d’autres contributions à une information soutenable et de qualité, par exemple la participation citoyenne dans les médias ou encore l’analyse économique des médias.

De gauche à droite, et de haut en bas : Yasmine Boudaka , présidente du jury (journaliste, NEW6S), Vincent Chapoulaud (CSA), Sarah Frères (Imagine Demain le Monde), Julien Lecomte (Université de Paix asbl), Anne de Kerchove (Régie Media Belge), Heritiana Ranaivoson (imec-SMIT VUB), Sophie Roland (journaliste, formatrice certifiée du Solution Journalism Network).

LOLA FONTA

Lola Fonta a terminé son master en journalisme à la faculté de philosophie et lettres de l’ULiège en octobre 2024.

JOURNALISME ENVIRONNEMENTAL ET CONSCIENCE ÉCOLOGIQUE DES MÉDIAS EN BELGIQUE FRANCOPHONE : ENTRE TENSIONS ET CONVERGENCES

LE PROMOTEUR

David Leloup est chargé de cours en théories et pratiques du journalisme d’investigation à l’ULiège, réalisateur de documentaires et journaliste d’investigation.

L’AVIS DU JURY (EXTRAIT)

Le jury a particulièrement apprécié le chapitre retraçant l’histoire du journalisme environnemental sur le territoire de la Belgique francophone car il comble une lacune importante dans la compréhension du rapport des journalistes avec la question environnementale. Le jury encourage Lola Fonta à s’appuyer sur les connaissances développées dans son mémoire pour aider les rédactions à lever les obstacles identifiés et renforcer in fine la présence des sujets environnementaux dans les médias.

Mémoire de master en journalisme défendu en septembre 2024 à la faculté de philosophie et lettres (ULiège)

UN TABLEAU COMPLET DU JOURNALISME

« ENVIRONNEMENTAL » EN BELGIQUE FRANCOPHONE

Lola Fonta a investigué la façon dont les médias belges francophones abordent la question environnementale, particulièrement climatique, dans leurs colonnes. Après une première analyse historique élargie à l’Europe et aux États-Unis, elle s’est concentrée sur la façon dont les médias belges francophones ont progressivement intégré les thématiques environnementales à l’aune de la notion de « développement durable » surgie au début des années 90. Dix journalistes et rédacteur·ices en chef ont été rencontré·es.

L’analyse de leurs interviews a permis à l’autrice de mettre en lumière les freins et obstacles rencontrés dans l’exercice de leur spécialité (pressions économiques, manque de formation, conflits avec les normes journalistiques, etc.), mais aussi les modèles alternatifs et les nouvelles pratiques (journalisme collaboratif, articles « constructifs », création de médias indépendants et de collectifs de journalistes, etc.). Les questions de spécialisation, neutralité et de militance sont également débattues.

Julien Beauvois a terminé son master en journalisme à la faculté de philosophie et lettres de l’ULiège en septembre 2025. Il est actuellement en immersion professionnelle à la RTBF La Première.

RACONTER

LES POLITIQUES

EUROPÉENNES :

POUR UN RÉCIT D’ENQUÊTE LITTÉRAIRE. ANALYSE RÉFLEXIVE DE L’ENQUÊTE WHO KILLED THE GREEN DEAL AU PRISME DE LA PRODUCTION ET DE LA RÉCEPTION DE L’ACTUALITÉ EUROPÉENNE, DE L’HISTOIRE ET DE LA THÉORIE LITTÉRAIRE DU RÉCIT D’ENQUÊTE

JOURNALISTIQUE

Mémoire de master en journalisme défendu en septembre 2025 à la faculté de philosophie et lettres (ULiège)

POLITIQUE ET JOURNALISME : LE RÉCIT LITTÉRAIRE, NOUVELLE GRAMMAIRE DE COMPRÉHENSION DE LA DÉMOCRATIE

Comment transmettre une information complexe, voire rébarbative, à un public généraliste largement concerné par celle-ci mais peu enclin à se mobiliser pour en saisir les tenants et aboutissants ? Cette question, Julien Beauvois a tenté de la résoudre par une approche originale et novatrice, marquée par les nouvelles formes d’écriture journalistique : le récit littéraire. Concrètement, l’auteur a écrit une sorte de thriller politique basé sur des faits réels, qui relate les 5 dernières années du volet agricole du Pacte Vert européen, depuis la rédaction des textes initiaux sur la limitation des pesticides (2019) jusqu’à l’échec final sous les coups de boutoir de l’industrie agroalimentaire (2025). Mû par un objectif résolument inclusif (transmettre pour conscientiser le plus grand nombre, hors du club de « ceux qui savent »), ce travail rédactionnel est encadré d’une réflexion théorique – historique et politique – sur l’éducation aux médias et le rôle de la presse d’investigation.

LE PROMOTEUR

David Leloup est chargé de cours en théories et pratiques du journalisme d’investigation à l’ULiège, réalisateur de documentaires et journaliste d’investigation.

L’AVIS

DU JURY (EXTRAIT)

Parvenir à décrypter et faire comprendre l’actualité européenne est un enjeu démocratique essentiel. Julien Beauvois a pour cela entrepris un travail de vulgarisation conséquent et le jury l’en félicite. Le jury a par ailleurs apprécié le format proposé par l’auteur : un récit d’enquête littéraire. Le travail a retenu l’intérêt du jury pour son approche à contre-courant des formats souvent (trop) courts en vogue aujourd’hui.

REMERCIEMENTS

La Fondation pour les Générations Futures remercie

les partenaires de l’édition 2026 des HERA Awards :

les partenaires des HERA Awards dans leur ensemble (voir pp. 52-54)

les partenaires d’un HERA Award spécifique (voir pp. 55-60)

les parrains et marraines des générations futures qui se sont engagé·es pour plusieurs années à soutenir les jeunes au travers des HERA Awards

les universités de la Fédération Wallonie-Bruxelles

ainsi que leur personnel administratif et académique qui s’est mobilisé pour la réussite de cette édition en particulier l’Université libre de Bruxelles, qui a accueilli cette année la cérémonie de proclamation

les membres des jurys des 15 HERA Awards remis lors de cette édition.

VOUS AUSSI, SOUTENEZ LES HERA AWARDS !

Les HERA Awards visent à couvrir progressivement tous les domaines de recherche et de formation de l’enseignement supérieur, et ainsi à toucher les cerveaux de demain qui seront actifs dans tous les secteurs de la société.

Vous voulez contribuer à cet objectif ? Vous pouvez :

• Devenir partenaire des HERA Awards dans leur ensemble ou d’un nouveau

HERA Award dans un domaine spécifique,

• Effectuer un don avec la mention « pour HERA »

Compte bancaire : BE98 5230 4030 5393

PARTENAIRE DES HERA AWARDS DANS LEUR ENSEMBLE

Le Fonds Aether pour les Générations Futures veut tout à la fois aider à penser, agir et entreprendre à 360°. Comment ? En soutenant les jeunes diplômé·es et chercheur·euses primé·es par les HERA Awards, les créateur·ices de start-ups sélectionné·es par le Fonds SE’nSE, ainsi que des projets innovants qui luttent contre la dégradation des milieux marins et fluviaux, toujours plus sous pression en termes de pollution et de surexploitation. www.fgf.be/fonds-aether

« LA JEUNESSE ET LA RECHERCHE SONT UNE SOURCE D’ESPOIR POUR METTRE EN PLACE DES SOLUTIONS DURABLES POUR NOTRE ÉCOSYSTÈME.

LE FONDS AETHER SOUTIENT LES ÉTUDIANT·ES ET CHERCHEUR·EUSES AFIN QU’ILS ET ELLES DÉVELOPPENT LEUR CAPACITÉ À PENSER ET AGIR À 360° FACE AUX GRANDS DÉFIS QUI LES ATTENDENT. »

Christian Simonard , fondateur du Fonds Aether pour les Générations Futures

PARTENAIRE DES HERA AWARDS DANS LEUR ENSEMBLE ET DES HERA AWARDS SUSTAINABLE ARCHITECTURE ET SUSTAINABLE DESIGN, AINSI QUE DU HERA DOCTORAL THESIS AWARD.

Lors de sa création en 2014, le Fonds Philippe Rotthier pour les Générations Futures, créé par Philippe Rotthier au sein de la Fondation, a été doté de 600 000 euros afin de garantir l’existence durant 15 ans du HERA Award Sustainable Architecture. Le fonds vise également à soutenir plus spécifiquement le HERA Award Sustainable Design et à pérenniser le développement des HERA Awards dans leur ensemble. www.fgf.be/fonds-philippe-rotthier

« EN CES TEMPS DE CRISES MULTIPLES, JE VOUDRAIS ENCOURAGER LES JEUNES À BÂTIR UN MONDE QUE J’ESPÈRE MEILLEUR ET PARTAGÉ. EN OPTANT POUR UNE PHILANTHROPIE " TRANSFORMATRICE " QUI VOIT AU-DELÀ DE L’URGENCE À COURT TERME, AGISSONS POUR QUE LES CERVEAUX DE DEMAIN INTÈGRENT UNE VISION À 360° PROPRE À UN DÉVELOPPEMENT SOUTENABLE. »

Philippe Rotthier, fondateur du Fonds

Philippe Rotthier pour les Générations Futures

PARTENAIRE DES HERA AWARDS DANS LEUR ENSEMBLE ET DU HERA AWARD SUSTAINABLE ENGINEERING

Marguerite Vanhee a créé en 2019 le Fonds Albert Vanhee pour les Générations Futures, en mémoire de son père, Albert Vanhee, technicien et inventeur de génie dans le domaine de l’imprimerie de précision. Le fonds soutient et prime le parcours de jeunes étudiant·es-concepteur·ices par le biais du HERA Award Sustainable Engineering et finance des étudiant·es-entrepreneur·euses lors de la mise en prototype de leurs innovations techniques à 360°. www.fgf.be/fonds-albert-vanhee

« PAR CE FONDS, JE VISE DES ÉTUDIANT·ES – PRINCIPALEMENT EN ENGINEERING – QUI ARRIVERAIENT À CONCRÉTISER LEUR PROJET : LE RENDRE PALPABLE ET UTILE POUR QU’IL PROFITE AU MONDE DE DEMAIN. »

Marguerite Vanhee , fondatrice du Fonds Albert Vanhee pour les Générations Futures

PARTENAIRE DES HERA AWARDS DANS LEUR ENSEMBLE ET DU HERA AWARD SUSTAINABLE BEHAVIOUR

Via la création du Fonds Mutatio pour les Générations Futures en 2020, Monique Dekkers a contribué à la création du HERA Award Sustainable Behaviour, dédié à la compréhension des processus de changement des comportements permettant une transition vers un monde plus soutenable. Son fonds appuie également la création d’un écosystème de renforcement pour accompagner les jeunes primé·es de la Fondation pour les Générations Futures, et en particulier les primé·es des HERA Awards. www.fgf.be/fonds-mutatio

« LA NOTION DE CHANGEMENT ÉTAIT CLÉ DANS MON MÉTIER DE PSYCHOTHÉRAPEUTE. ELLE NOUS CONCERNE TOUTES ET TOUS À UN NIVEAU SOCIÉTAL, AVEC DE PLUS EN PLUS D’URGENCE, VU L’ÉVOLUTION DU MONDE. AVEC CE FONDS, JE SOUHAITE CONTRIBUER À LA COMPRÉHENSION ET L’ACCOMPAGNEMENT DE CE CHANGEMENT. »

Monique Dekkers , fondatrice du Fonds Mutatio pour les Générations Futures

PARTENAIRE DES HERA AWARDS DANS LEUR ENSEMBLE

IBA est le leader mondial de la technologie des accélérateurs de particules. IBA conçoit, produit et commercialise des solutions innovantes destinées au diagnostic et au traitement du cancer et d’autres maladies graves, ainsi qu’à des applications industrielles telles que la stérilisation des dispositifs médicaux. La mission - PROTÉGER, AMÉLIORER ET SAUVER

DES VIES - et les relations ouvertes qu’IBA a construites au fil du temps avec ses client·es et partenaires, ainsi que son esprit d’innovation et sa volonté de toujours rechercher le progrès technologique et scientifique, font d’IBA une entreprise scientifique unique. www.iba-worldwide.com

PARTENAIRE DES HERA AWARDS DANS LEUR ENSEMBLE

EnerCity est une société active dans le domaine des énergies renouvelables et située à Villers-le-Bouillet. S’appuyant sur un partenariat public-privé-citoyen, elle possède une éolienne d’une puissance nominale de 2 MW. Dès sa création, EnerCity a inscrit dans ses statuts la volonté d’affecter une partie de ses bénéfices bruts à une ONG active dans les objectifs du millénaire pour le développement, décrits par l’ONU. C’est donc tout logiquement qu’elle soutient la Fondation pour les Générations Futures.

« NOTRE MISSION IMPLIQUE NATURELLEMENT UN INTÉRÊT POUR LES GÉNÉRATIONS FUTURES ET L’INNOVATION DANS UNE APPROCHE DE DÉVELOPPEMENT DURABLE. LES HERA AWARDS S’INSCRIVENT DANS CETTE DÉMARCHE. LE FAIT D’ÊTRE PARTENAIRE GÉNÉRIQUE CORRESPOND PARFAITEMENT À NOTRE APPROCHE DE PARTIE PRENANTE, PAR LAQUELLE NOUS NOUS DEVONS, EN TANT QU’ENTREPRISE, D’AMÉLIORER TOUS LES IMPACTS SOCIÉTAUX ET ENVIRONNEMENTAUX DE NOS ACTIVITÉS. »

Olivier Legrain , CEO d’IBA

« EN TANT QUE PRODUCTEUR D’ÉNERGIE VERTE ET CITOYENNE, LE DÉVELOPPEMENT DURABLE S’INSCRIT AU CŒUR DE LA MISSION D’ENERCITY. L’INNOVATION ET L’ÉDUCATION EN SONT DES PILIERS. LES PROJETS ÉLABORÉS PAR LES ÉTUDIANT·ES SERONT UNE SOURCE D’INSPIRATION POUR NOS RÉALISATIONS FUTURES. »

Florian Jacques , directeur d’EnerCity

PARTENAIRE DES HERA AWARDS DANS LEUR ENSEMBLE

NBN est responsable de l’élaboration et de la diffusion des normes dans notre pays. Les normes sont des accords, une manière convenue de faire les choses aussi bien que possible. Elles sont toujours regroupées dans des documents de connaissances pratiques. NBN propose également des formations sur l’application des normes. De plus, grâce à son Edu-portail, les étudiant·es, les enseignant·es et le personnel académique peuvent consulter gratuitement plus de 40 000 normes. www.nbn.be

« LES ASPECTS DE LA DURABILITÉ SONT DE PLUS EN PLUS INCLUS DANS LES NORMES QUE NOUS DÉVELOPPONS. POUR NOUS, SOUTENIR LES HERA AWARDS EST ÉVIDENT, NOTAMMENT POUR FAIRE CONNAÎTRE LA NORMALISATION AUX ÉTUDIANT·ES »

Béatrice Van Merris , CEO du NBN

PARTENAIRE DES HERA AWARDS

DANS LEUR ENSEMBLE

Depuis plus de 90 ans, la Loterie Nationale soutient des centaines de projets et d’organisations chaque année grâce à l’engagement de tous ses joueurs. Plus de 200 millions d’euros sont redistribués pour faire naître des initiatives humanitaires, sociales, sportives, culturelles ou scientifiques.

En valorisant les étudiant·es diplômé·es, les jeunes entrepreneur·es et les chercheur·euses, elle met en lumière celles et ceux qui imaginent les solutions de demain. La Loterie Nationale, c’est créer des opportunités et soutenir celles et ceux qui osent réinventer l’avenir. www.loterie-nationale.be/bien-plus-que-jouer

« LES HERA AWARDS SOUTIENNENT DES PROJETS INSPIRANTS ET PORTEURS DE CHANGEMENT. LES ÉTUDIANT·ES NOUS ÉTONNENT PAR LEUR CRÉATIVITÉ, LEUR PROFESSIONNALISME ET LEUR CAPACITÉ À IMAGINER UN FUTUR DURABLE. LEUR ÉNERGIE EST LE MOTEUR DE NOTRE MISSION ET UNE INSPIRATION POUR NOUS TOUS ET TOUTES. »

Jannie Haek , administrateur-délégué de la Loterie Nationale

PARTENAIRE DES HERA AWARDS DANS LEUR ENSEMBLE

Les HERA Awards sont soutenus dans leur ensemble par Action en Or, une opération de récolte de fonds originale, initiée par la Fondation pour les Générations Futures. Cette opération permet de transformer des titres financiers problématiques (actions et obligations de faible valeur, qui occasionnent des frais ; titres en situation de blocage/succession difficile...) en bonne action ! Un geste facile pour

créer de la valeur sociétale à partir de presque rien. Un geste possible si vous possédez un compte-titre au sein d’une des banques où l’opération « Faites une Action en Or » dispose d’un compte : Belfius, BNP Paribas Fortis, Degroof Petercam, ING, CBC, KBC, Bolero, Nagelmackers. www.actionenor.be

PARTENAIRE DU HERA AWARD

SUSTAINABLE FOOD SYSTEMS

La Food As Medicine Foundation œuvre pour un système alimentaire qui nourrit la santé des personnes et de la planète. Elle soutient deux piliers : favoriser chez les enfants et les familles la découverte, la culture et l’accès réfléchi à une alimentation saine et durable, et promouvoir des pratiques agricoles agroécologiques qui renforcent les liens entre le sol, la nutrition et le bien-être. www.famfoundation.com

« L’ALIMENTATION EST AU CŒUR DE NOTRE SANTÉ ET DE CELLE DE LA PLANÈTE. RESPONSABLE D’UNE PART IMPORTANTE DES ÉMISSIONS DE CO₂, ELLE MÉRITE TOUTE NOTRE ATTENTION ET NOTRE ACTION. ENCOURAGER LES JEUNES GÉNÉRATIONS EST ESSENTIEL : AVEC UN REGARD NEUF, ELLES PEUVENT IMAGINER DES SOLUTIONS SYSTÉMIQUES AUDACIEUSES POUR TRANSFORMER ET REPENSER NOTRE SYSTÈME ALIMENTAIRE. »

Justine Verstraeten , Program Manager de Food As Medicine Foundation

PARTENAIRE DU HERA AWARD SUSTAINABLE FOOD SYSTEMS

COSUCRA produit des ingrédients naturels issus de la chicorée et du pois, cultivés localement. Par son expertise scientifique, son goût de l’innovation et sa connaissance des marchés, COSUCRA accompagne ses clients à travers le monde entier, depuis le développement du concept du produit jusqu’à son lancement sur le marché. Son ambition est d’améliorer la santé et le bien-être de chacun·e, à travers une alimentation saine et équilibrée. Grâce à sa stratégie orientée vers un usage raisonné de l’énergie, de l’eau et des sols, COSUCRA contribue à la préservation des ressources de la planète. www.cosucra.com

« L’ALIMENTATION EST AU CŒUR DES SOLUTIONS POUR RELEVER LES ENJEUX DE SANTÉ ET DE DURABILITÉ DU FUTUR. NOUS SOMMES HEUREUX D’OFFRIR AUX ÉTUDIANT·ES LA POSSIBILITÉ D’ANALYSER DE MANIÈRE TRANSVERSALE CES ENJEUX. »

Eric Bosly, administrateur-délégué de COSUCRA

PARTENAIRE DU HERA AWARD SUSTAINABLE HEALTH

On ne se donne pas à fond sans une bonne raison… Chez Expanscience, nous aidons chacun·e à façonner son bien-être, de l’enfance à la séniorité. C’est ce qui nous fait avancer, chercher, innover depuis plus de 75 ans. Indépendants, nous sommes une entreprise française, familiale, avec des marques comme Mustela, IANA, Babo Botanicals et Piasclédine 300. Notre impact positif sur la société et l’environnement est reconnu par la certification B Corp et nous nous engageons à être une entreprise meilleure pour le monde. www.expanscience.be

« NOTRE ENTREPRISE CHERCHE À ALIGNER SES PRODUITS ET ACTIVITÉS SUR LES ATTENTES DE LA SOCIÉTÉ DANS UNE OPTIQUE DE DÉVELOPPEMENT DURABLE. EN SOUTENANT LE HERA AWARD SUSTAINABLE HEALTH, NOUS SOUHAITONS ENCOURAGER LES JEUNES DIPLÔMÉ·ES À NOUS SUIVRE SUR CE CHEMIN. »

Hilde Weckx , CEO des Laboratoires Expanscience Belgium

PARTENAIRE DU HERA AWARD

SUSTAINABLE ENGINEERING

Technord, entreprise certifiée B Corp, sacrée Entreprise de l’année en 2023 et qui a remporté la distinction Best Workplaces (top 10 belge), a renouvelé sa labellisation « Best Managed Company », atteignant le statut Gold. Elle a également été distinguée par le prix Trends Gazelle 2025. Groupe industriel 100 % familial, Technord est un intégrateur actif dans le domaine industriel, les data center, l’infrastructure et l’environnement. Ses métiers vont du génie électrique à l’optimisation de procédés (data science) et elle emploie 500 collaborateur·ices. www.technord.com

« TECHNORD EST CERTIFIÉE B CORP ET S’ENGAGE À AVOIR UN IMPACT POSITIF SUR L’ENVIRONNEMENT, LA SOCIÉTÉ ET SES COLLABORATEUR·ICES. AU TRAVERS DE NOTRE SOUTIEN AUX HERA AWARDS, NOUS VOULONS CONTRIBUER À L’ÉMERGENCE D’UNE VISION À 360° AUPRÈS DES ÉTUDIANT·ES ET JEUNES DIPLÔMÉ·ES EN INGÉNIERIE AU SEIN DES UNIVERSITÉS ET HAUTES ÉCOLES. »

Philippe Foucart , CEO de Technord

PARTENAIRE DU HERA AWARD

SUSTAINABLE ENGINEERING

Spécialiste en éclairage extérieur à travers le monde, Schréder met en œuvre des solutions de pointe pour accompagner les communautés locales dans la gestion optimisée de leurs actifs. La stratégie de Schréder intègre la durabilité en se concentrant sur 3 axes : réduire son impact environnemental et celui de ses client·es, améliorer l’impact sociétal de ses produits et services pour les personnes, la faune et la flore et permettre à ses travailleur·euses et collaborateur·ices de se développer dans un cadre responsable et inclusif. be.schreder.com

« SCHRÉDER EST ENGAGÉ DANS UNE DÉMARCHE FORTE DE DURABILITÉ AU CŒUR DE SA STRATÉGIE. EN SOUTENANT LE PRIX HERA AWARD SUSTAINABLE ENGINEERING, L’ENTREPRISE ENCOURAGE LES JEUNES TALENTS À DÉVELOPPER DES INNOVATIONS RESPONSABLES INTÉGRANT DÈS LE DÉPART LES ENJEUX HUMAINS, ENVIRONNEMENTAUX, ÉCONOMIQUES ET TECHNIQUES »

, CEO de Schréder

PARTENAIRE DU HERA AWARD

SUSTAINABLE & RESPONSIBLE FINANCE

Financité est un mouvement pluraliste dont le but désintéressé est de développer la recherche, l’éducation et l’action en matière de finance responsable et solidaire afin de contribuer à une société plus juste et plus humaine. Financité rassemble des citoyen·nes et des associations qui contribuent ensemble à remettre la finance et l’économie au service des citoyen·nes et de l’environnement. Pour Financité, encourager la transition écologique et sociale ainsi qu’œuvrer pour le bien commun passe par une finance plus juste, éthique et solidaire. www.financite.be

« LA FINANCE DOIT CESSER SON COMPORTEMENT AUTODESTRUCTEUR ET S’ENGAGER AU SERVICE DE LA COLLECTIVITÉ. FINANCITÉ ENCOURAGE LES DIPLÔMÉ·ES À SE RÉAPPROPRIER CET OUTIL PUISSANT AFIN DE LE METTRE AU SERVICE DE LA SOCIÉTÉ ET D’UNE TRANSITION JUSTE. »

Bernard Bayot , co-directeur de Financité

PARTENAIRE DU HERA AWARD SUSTAINABLE ECONOMY

La Banque Triodos s’inscrit dans l’économie réelle, en proposant une voie alternative. Créée en 1980, Triodos est présente depuis plus de 30 ans en Belgique. Elle finance uniquement et en toute transparence des entreprises qui réalisent concrètement des changements positifs. Que ce soit à travers les crédits que Triodos octroie, via les investissements effectués par les fonds de placement Triodos ou dans le cadre de la gestion discrétionnaire, tout financement Triodos contribue à un monde durable, favorisant les humains et la planète. www.triodos.be

« NOTRE RELATION À L’ÉCONOMIE DOIT ÊTRE REPENSÉE DANS LE CONTEXTE D’UN SYSTÈME NATUREL ET REQUIERT UNE PERSPECTIVE SYSTÉMIQUE : UNE TRANSITION D’UN MODÈLE LINÉAIRE “EXTRAIRE-PRODUIRE-JETER” VERS UNE ÉCONOMIE CIRCULAIRE ET RÉGÉNÉRATIVE QUI VALORISE, RÉUTILISE ET RESTAURE LES RESSOURCES SUR L’ENSEMBLE DE LEUR CYCLE DE VIE, DONT LA MISE EN ŒUVRE À GRANDE ÉCHELLE PASSE NÉCESSAIREMENT PAR LA FORMATION DE FUTUR·ES ÉCONOMISTES CAPABLES D’INTÉGRER CETTE APPROCHE. »

Thomas Van Craen , directeur de la Banque Triodos

PARTENAIRE DU HERA AWARD

SUSTAINABLE ECONOMY | SOCIAL ECONOMY

CoopHub.EU est la coopérative derrière la plateforme informatique « Coophub ». Cette plateforme de gestion des coopératives citoyennes a été conçue pour faciliter la gestion administrative des coopérateur·ices, notamment lors des campagnes de souscriptions, pour la tenue à jour du registre des coopérateur·ices, l’organisation des AG, la gestion des dividendes, etc. Ainsi, les coopératives peuvent se concentrer pleinement sur leurs projets. La plateforme participe à un développement plus rapide, plus professionnel et plus efficace des coopératives, actrices majeures de l’économie sociale. www.coophub.eu

PARTENAIRE DU HERA AWARD SUSTAINABLE LAW

Les notaires jouent un rôle essentiel en conseillant les citoyen·nes et les entreprises sur leurs droits et devoirs, ainsi que sur les implications juridiques, financières et fiscales de leurs décisions. Ils interviennent principalement dans trois domaines clés : le droit familial, le droit immobilier et le droit des sociétés. En tant qu’acteur·ices engagé·es pour un avenir durable, les notaires intègrent des valeurs des critères ESG dans leur pratique quotidienne. www.notaire.be

« EN STIMULANT LES ÉTUDIANT·ES À S’INTÉRESSER À L’ÉCONOMIE SOCIALE, ON VA TROUVER DE PLUS EN PLUS DE SOLUTIONS ET DÉVELOPPER CES NOUVEAUX MODES DE GESTION D’ENTREPRISES PLUS COOPÉRATIFS ET PLUS OUVERTS. »

Loïc Bar, co-fondateur et administrateur de CoopHub.EU

« CE PRIX EST UNE FORMIDABLE OPPORTUNITÉ POUR SUSCITER L’INTÉRÊT DES JEUNES POUR LA PRATIQUE JURIDIQUE, ET PLUS PARTICULIÈREMENT NOTARIALE. LES TRAVAUX PRIMÉS ENRICHIRONT NOTRE PROFESSION, QUI ASPIRE À ÉVOLUER EN PHASE AVEC LES DÉFIS SOCIÉTAUX ACTUELS. »

Simon Gérard, président du Conseil francophone de la Fédération Royale du Notariat belge Photo © Benoît Vos

PARTENAIRE DU HERA AWARD SUSTAINABLE LAW

L’Ordre des barreaux francophones et germanophone (AVOCATS.BE) est l’organisation belge qui réunit tous les barreaux des parties francophones et de la partie germanophone du pays. Son rôle, défini par la loi, est de représenter et défendre les intérêts de la profession d’avocat·e, mais également de défendre les intérêts des justiciables. www.avocats.be

« L’AVOCAT·E EST UN PILIER DE LA DÉMOCRATIE ET LE GARANT DE L’ÉTAT DE DROIT. LE DÉFI EST DE LE FAIRE ÉVOLUER AVEC SON TEMPS SANS QU’IL PERDE SON ÂME, ET DE LE FAIRE SAVOIR. »

Stéphane Gothot, président d’AVOCATS.BE

PARTENAIRE DU HERA AWARD

SUSTAINABLE DESIGN

Wallonie Design est l’organisme wallon de référence qui facilite le recours au design pour concrétiser des innovations et anticiper les changements de la société, au profit de toutes et tous. Nous valorisons le design comme moteur du développement durable et économique. Nous proposons aux entreprises, institutions et pouvoirs publics une expertise en matière d’intégration du design à leurs activités et renforçons les compétences et l’excellence des designers. www.walloniedesign.be

« WALLONIE DESIGN VEUT SOUTENIR L’OUVERTURE DE JEUNES DESIGNERS AU DÉVELOPPEMENT DURABLE ET RÉCOMPENSER LEURS PROJETS. UN·E BON·NE DESIGNER EST AU SERVICE DE LA SOCIÉTÉ ET PAS UNIQUEMENT UN·E CRÉATEUR·ICE DE BIENS DE (SUR)CONSOMMATION. »

Clio Brzakala , directrice de Wallonie Design

PARTENAIRE DU SPECIAL HERA AWARD BRUSSELS FOR FUTURE GENERATIONS

Innoviris est l’organisme public qui finance et soutient la recherche et l’innovation dans la Région de Bruxelles-Capitale. La région bruxelloise est confrontée à des défis sociétaux majeurs autour de la mobilité, du climat, de la santé, de la cohésion sociale et de la transition économique. Innoviris soutient les petites et grandes entreprises, les centres de recherche et le secteur non marchand dans le développement de solutions créatives pour la Région de demain, pour le bien-être et la prospérité de chaque Bruxellois·e. www.innoviris.brussels

À TRAVERS SON SOUTIEN AUX HERA AWARDS, INNOVIRIS VISE À STIMULER ET À SENSIBILISER AUX SCIENCES ET À L’INNOVATION À 360° EN FAVEUR DU DÉVELOPPEMENT DURABLE DE BRUXELLES.

PARTENAIRE DES HERA AWARDS DANS LEUR ENSEMBLE ET DU HERA AWARD SUSTAINABLE EDUCATION

La Direction du Développement durable du Service public de Wallonie soutient les acteurs publics et privés wallons dans leurs processus de transition vers un développement durable, en reliant les enjeux environnementaux, sociaux et économiques. Ses leviers d’action sont multiples : élaboration de politiques publiques, appels à projets, subventions, indicateurs, labels/certifications, etc. La Direction intervient de manière transversale dans le cadre des Objectifs de développement durable ainsi que sur différentes thématiques telles que l’alimentation, la construction, la commande publique et la finance durable ou l’économie circulaire. developpementdurable.wallonie.be

PARTENAIRE DU HERA AWARD SUSTAINABLE DEMOCRACY

En Communauté germanophone (appelée Ostbelgien), le pouvoir législatif est exercé par un parlement sous forme de décrets qui sont exécutés par un gouvernement élu par le parlement. Le Parlement de la Communauté germanophone (Parlament der Deutschprachigen Gemeinschaft) comprend 25 membres élu·es directement au suffrage universel. Il légifère dans des matières telles que l’éducation, la culture, la jeunesse, le sport, les affaires sociales, la santé, le tourisme, le patrimoine classé, les pouvoirs locaux, l’emploi, l’aménagement du territoire et le logement. www.pdg.be

PARTENAIRE DU HERA AWARD

SUSTAINABLE DEMOCRACY

Le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles est composé de 94 députés (75 membres issus du Parlement de Wallonie et 19 membres francophones issus du Parlement de la Région Bruxelles-Capitale). Il légifère dans des matières telles que l’éducation, la jeunesse, la culture, le sport et la recherche scientifique. www.pfwb.be

À TRAVERS SON SOUTIEN AUX HERA AWARDS, LA DIRECTION DU DÉVELOPPEMENT DURABLE VEUT CONTRIBUER À FAIRE ÉMERGER UNE NOUVELLE GÉNÉRATION DE JEUNES PORTEUR·EUSES DE PROJETS EN PHASE AVEC LES OBJECTIFS DE DÉVELOPPEMENT DURABLE (ODD).

« EN 2019, NOUS AVONS CRÉÉ UNE ASSEMBLÉE CITOYENNE PERMANENTE TIRÉE AU SORT AUX CÔTÉS DU PARLEMENT DE LA COMMUNAUTÉ GERMANOPHONE, UNE EXPÉRIENCE REMARQUABLE ET REMARQUÉE ! AU VU DE LA COOPÉRATION FRUCTUEUSE ENTRE LA FONDATION ET LE PARLEMENT DANS CE CADRE, NOUS NOUS SOMMES ASSOCIÉS AVEC GRAND ENTHOUSIASME À CE PROJET DE HERA AWARD DANS LE DOMAINE DE L’INNOVATION DÉMOCRATIQUE. »

La Présidente du Parlement de la Communauté germanophone

« NOTRE ASSEMBLÉE S’IMPLIQUE DEPUIS DE NOMBREUSES ANNÉES EN FAVEUR DE LA PROMOTION DE LA DÉMOCRATIE. EN PROPOSANT DES ACTIVITÉS D’ÉDUCATION À LA CITOYENNETÉ DESTINÉES AUX NOUVELLES GÉNÉRATIONS. EN LEUR OFFRANT L’OPPORTUNITÉ DE S’EMPARER DES ENJEUX SOCIÉTAUX MAJEURS, LES HERA AWARDS CONCRÉTISENT L’OBJECTIF DE NOTRE ASSEMBLÉE : TRANSMETTRE DES CLÉS DE COMPRÉHENSION POUR LEUR PERMETTRE DE REDÉFINIR LES CONTOURS DE NOTRE SOCIÉTÉ, NOTAMMENT EN MATIÈRE D’INNOVATION DÉMOCRATIQUE. »

Benoit Dispa, Président du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles

PARTENAIRE DU HERA AWARD

SUSTAINABLE DEMOCRACY

Le Parlement de Wallonie constitue le siège du pouvoir législatif en Wallonie. Il est composé des député·es élu·es par sa population. Ces dernier·es siègent en séances plénières et au sein de commissions dans le but d’adopter des décrets et le budget de la Région mais aussi de contrôler le Gouvernement qu’il élit et d’exprimer des positions sur des questions de société. Le Parlement contribue également au bon fonctionnement de l’Union européenne et il veille à associer les citoyen·nes à ses activités. www.parlement-wallonie.be

« L’AVENIR DES DÉMOCRATIES SE JOUANT PARTICULIÈREMENT AU NIVEAU DE LEUR OUVERTURE AUX CITOYEN·NES, JE ME RÉJOUIS DE SUPPORTER ET D’AFFICHER LE GRAND INTÉRÊT QUE LE PARLEMENT DE WALLONIE PORTE AUX EXPÉRIENCES DE DYNAMISATION DE LA PARTICIPATION DE LA SOCIÉTÉ CIVILE. »

Le Président du Parlement de Wallonie

Les partenaires présent·es à la soirée des partenaires HERA du 11 septembre 2025, accueillie par NBN.

RETOUR EN IMAGES SUR LA JOURNÉE DES PRIMÉ·ES...

Les lauréat·es et nominé·es des différents prix se sont rencontré·es pour échanger autour de leurs travaux et préparer la cérémonie de remise des prix.

www.fgf.be/hera

Transmettre un monde habitable

Fondation belge d’Utilité Publique dédiée exclusivement au développement soutenable depuis 25 ans, la Fondation pour les Générations Futures est indépendante, pluraliste et active dans toute la Belgique ainsi qu’à l’étranger.

Notre vision

La Fondation pour les Générations Futures aspire à un avenir commun, où les générations agissent ensemble pour imaginer, créer et transmettre un monde habitable.

Un monde habitable est … … une société qui persiste et prospère, offrant une grande qualité de vie à l’ensemble de la population, de manière juste et équitable. Une société qui répond aux besoins présents et futurs tout en respectant les limites des écosystèmes et des ressources naturelles, et garantit que chaque individu conserve une maîtrise démocratique sur les choix de développement.

pour une approche à 360° 4P

Notre mission

Créée en 1998, la Fondation pour les Générations Futures soutient et finance les étudiant·es, jeunes chercheur·euses ainsi que les porteur·euses de projets afin de transformer leurs recherches, prototypes et startups en leviers de changement positif pour la société.

Les actions de la Fondation sont guidées par une approche systémique, à 360°, qui conjugue quatre dimensions indissociables, propres au développement soutenable — les 4P : People (social), Planet (environnement), Prosperity (économique) et Participation (gouvernance participative). C’est ce fil conducteur qui guide l’ensemble de ses actions.

La Fondation pour les Générations Futures mène cette mission grâce au soutien de ses mécènes, donateurs et partenaires, dont l’engagement rend possible l’ensemble de ses actions.

Nos valeurs

La réflexion et les actions de la Fondation s’appuient sur 4 valeurs fondamentales, motrices de transformation vers un monde plus soutenable : ouverture et confiance, stimulation, positivité et autonomie.

Les jeunes générations pour transformer le monde

Confiante dans les capacités des jeunes à transformer profondément l’ensemble de la société, la Fondation pour les Générations Futures les finance, les met en relation, les accompagne et les valorise auprès d’autres acteur·ices et du grand public, via trois leviers qui jalonnent leur parcours.

PROTOTYPER

IMAGINER pour demain LANCER pour demain

pour demain

TUDIANT·ES

TUDIANT·ES E TREPRENEURS P OTOTYPAGE

RÉATEURS·RICES D START-UPS UTENABLES

La Fondation récompense des étudiant·es & chercheurs pour leurs travaux de fin d’études et de recherche qui contribuent à une transition vers une société plus soutenable via les prix HERA Awards, Future Proef Award et Sakura

La Fondation f inance des projets développés par des étudiant es entrepreneur es via le prototypage de solutions à impact sociétal positif, via le programme Prototyping the Future

La Fondation soutient f inancièrement les créateur rices de startups et d’initiatives soutenables en phase précoce de leur développement, via notamment les programmes SE'nSE, Shinju, Low Carbon Solutions et AETHER Liveable Planet

IPLÔMÉS & HERCHEURS a s utenables programme S 'nSE,

Dons & Soutien

Éditeur responsable : Benoît Derenne

Rédaction : Philippe Lamotte, Alice Bardiaux, Marjolaine

Blommaert, Aude Lognard, Sigrid Vannuffel

Mise en page : Adrénaline Reklame Büro

Impression : Adrénaline Reklame Büro

Mars 2026

Dépôt légal : D2026-8490-01

ISBN : 978 2 931199 10 7

Imprimé sur papier 100% recyclé

À CANDIDATURES POUR LES PROCHAINS HERA AWARDS SERA OUVERT DE MAI À OCTOBRE 2026 (PROCLAMATION AU PRINTEMPS 2027). NE RATEZ PAS CETTE OPPORTUNITÉ ! Pour être tenu·e informé·e, inscrivez-vous à la newsletter sur www.fgf.be/newsletter

www.fgf.be/hera

En partenariat avec

Turn static files into dynamic content formats.

Create a flipbook