Le livre indispensable
GÉRARD COULON
Les Romains
pour tout savoir sur la vie au temps des gladiateurs
GÉRARD COULON
Ils vénéraient Jupiter et Minerve, allaient se détendre aux thermes ou aux spectacles de gladiateurs, ont eu pour empereurs les hommes les plus cruels ou les plus inspirés de leur temps… Bienvenue chez les Romains ! Des premiers rois jusqu’à la chute de l’Empire, plonge dans la vie quotidienne de cette civilisation fascinante, qui, depuis l’Italie, a conquis toute la Méditerranée. Un fabuleux voyage au cœur de l’Antiquité !
Pompéi, un reportage « C’est pas sorcier » de 26 minutes
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La naissance de Rome Si l’on en croit la légende, la ville de Rome a été fondée il y a très longtemps, précisément en 753 avant J.-C. Deux frères jumeaux, Romulus et Remus, seraient à l’origine de cette création.
La légende Fils du dieu Mars et d’une princesse, Romulus et Remus sont une menace pour leur oncle : il est roi et a peur d’être un jour détrôné par l’un des jumeaux. Alors, il les fait jeter dans le Tibre, le fleuve le plus proche. Le berceau s’échoue
sur la rive et une louve allaite les deux bébés, qui sont ensuite recueillis par des bergers. Devenus adultes, ils fondent Rome. Mais une dispute éclate. Romulus tue son frère et devient le premier roi de la ville.
La réalité
Vim inal
Romulus et Remus n’ont probablement jamais existé, et la ville de Rome n’est pas née en un seul jour. Les archéologues pensent que très tôt, en effet, des bergers ont été attirés par ce site, qu’ils trouvaient très favorable. Ils se sont donc installés près du Tibre et ont fait paître leurs troupeaux sur les flancs des collines. Ils vivaient dans de simples cabanes de bois et de roseaux.
mur servien
Quirinal
Tibre
Esquilin
Capitole Palatin
Caelius Aventin
Les sept collines sur lesquelles Rome s’est installée en font une ville facile à défendre.
La domination des Étrusques
Cette urne en poterie contenait les cendres des morts. Elle a la forme des cabanes des premiers habitants de Rome.
Vers 580 avant J.-C. la ville de Rome, encore modeste, est conquise par les Étrusques, un peuple puissant du nord de l’Italie. Ce sont eux qui, d’un groupe de villages, font une véritable ville. Ils assèchent les marais voisins du Tibre et entourent les collines d’une grande enceinte de pierre, le « mur servien », du nom de Servius Tullius, l’un des sept rois étrusques.
La ville de Rome a été fondée sur le mont Palatin. Voici l’aspect que devait avoir cette colline à l’époque.
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Plus de 1000 ans d’histoire D’abord simple village de bergers, Rome grandit et devient peu à peu le cœur d’un immense empire. Cette ascension prodigieuse, qui se déroule sur plus de 1200 ans, résulte d’une suite de conquêtes faites au gré des circonstances, tout autour de la Méditerranée.
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í˘ą La Rome royale 753 Ă 509 avant J.-C. Sept rois se succèdent Ă la tĂŞte de la citĂŠ. Le premier est Romulus et les derniers sont des Étrusques, un peuple qui domine alors une partie de l’Italie. Ces rois commencent Ă amĂŠnager la ville mais le dernier, Tarquin le Superbe, est odieux. Les habitants le chassent et fondent la RĂŠpublique romaine.
í˘ł Rome domine la MĂŠditerranĂŠe 272 Ă 27 avant J.-C. La ville de Carthage, en Tunisie actuelle, contrĂ´le les routes commerciales de la mer MĂŠditerranĂŠe et menace Rome. Pour assurer leur sĂŠcuritĂŠ, les Romains se risquent hors d’Italie. Après trois longues guerres, Carthage est vaincue. Rome domine alors les pourtours de la MĂŠditerranĂŠe.
í˘˛ Rome conquiert l’Italie 509 Ă 272 avant J.-C. EntourĂŠe d’ennemis, Rome passe Ă l’offensive et bat plusieurs peuples, avant de ďŹ nalement vaincre les Étrusques. Le sud de l’Italie est Ă son tour dominĂŠ par Rome. Tarente, la dernière ville Ă rĂŠsister, est vaincue en 272 : les Romains sont maĂŽtres de toute l’Italie.
í˘´ L’Empire romain 27 avant J.-C. Ă 235 ap. J.-C. Auguste, ďŹ ls adoptif de Jules CĂŠsar, met ďŹ n Ă la RĂŠpublique et devient le premier empereur romain. Au total, 26 empereurs se succèdent pendant plus de 250 ans mais, en 235, l’un d’eux, SĂŠvère Alexandre, est tuĂŠ par ses soldats, et l’Empire entre dans une pĂŠriode de crise. í˘ľ La ďŹ n de l’Empire 235 Ă 476 ap. J.-C. Après quelques dizaines d’annĂŠes, Rome est de nouveau en paix, mais les barbares menacent les frontières. Ils envahissent l’Empire Ă plusieurs reprises, provoquant sa chute : en 476, le dernier empereur est dĂŠtrĂ´nĂŠ. Le Moyen Ă‚ge commence.
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De la République à l’Empire Pendant près de cinq siècles, Rome est une république : le peuple est souverain et le pouvoir est partagé collectivement, comme l’indique la devise latine S.P.Q.R., « le sénat et le peuple romain », inscrite sur les monuments et les pièces de monnaie.
La marche vers l’Empire
8 Un citoyen vote en déposant dans l'urne une tablette d’argile.
Un pouvoir collectif et partagé Les citoyens siègent dans des assemblées, les comices, qui désignent des magistrats chargés d’exercer le pouvoir. Pour qu’ils n’aient pas la tentation de rétablir la royauté (dont les Romains ne veulent plus !), ils ne sont élus que pour un an et ils sont deux à occuper la même fonction. Les anciens magistrats forment une assemblée de sages, le sénat, qui compte trois cents membres nommés à vie. C’est la plus haute autorité de l’État. C’est dans ce bâtiment tout simple, reconstruit plusieurs fois sous l’Empire, que siège le sénat, gardien respecté des traditions romaines.
Cependant, quelques généraux et magistrats rêvent d’exercer seuls le pouvoir, comme Jules César, qui devient peu à peu le maître absolu de Rome. Mais son ambition de rétablir la monarchie effraie, et il est assassiné en 44 avant J.-C. Octave, son fils adoptif, tire les leçons de cet échec et se montre prudent. Tout en ménageant les citoyens, il rassemble tous les pouvoirs entre ses mains, mais fait semblant de respecter comices, magistrats et sénat. En 27 avant J.-C., les sénateurs lui confèrent le titre d’Auguste, jusque-là réservé aux lieux et aux objets sacrés. C’est le début de l’Empire romain.
Auguste, premier empereur romain En théorie, le sénat et l’empereur se partagent le pouvoir. En réalité, l’empereur domine cette assemblée, car c’est lui qui nomme les sénateurs. Il y a encore des magistrats, mais ils n’ont plus aucun pouvoir. Auguste est le général en chef de l’armée, le chef de la religion et il devient un être sacré que l’on vénère un peu comme un dieu.
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Qui sont les empereurs ? Pendant plus de 500 ans, une centaine d’empereurs se succèdent de père en fils ou sont désignés par les soldats. Certains sont célèbres pour leur autorité et leur sagesse, d’autres pour leur cruauté ou leur folie…
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Les déments Caligula (37-41) et Néron (54-68) ont tous les deux la réputation de souverains fous et sanguinaires. Pendant son règne, Caligula fait bâtir un palais pour son cheval et envisage même de le nommer consul ! Quant à Néron, il fait tuer sa mère puis, se prenant pour un artiste génial, il chante en public sur la scène des théâtres. Le conquérant Trajan (98-117) est surnommé « le meilleur des princes ». Épris de justice, c’est un grand bâtisseur et un général habile. C’est sous son règne que l’Empire connaît sa plus grande extension.
Le protecteur Remarquable chef d’État, Hadrien (117-138) a la sagesse de renoncer aux conquêtes pour mieux protéger l’Empire. Il fait ainsi ériger de hautes fortifications de pierre le long des frontières.
Du danger d'être empereur ! es (il y eut ereurs romains légitim mp d’e e ain nt ce la r Su assassinés, rs !), 46 moururent teu pa ur us x reu mb de no 37 seulement e, 8 se suicidèrent et 5 périrent à la guerr ur les autres, ie ou de vieillesse. Po décédèrent de malad leur mort. les circonstances de et e us ca la ore ign on
Le converti Constantin (307-337) est le premier empereur à se convertir au christianisme : la religion chrétienne, jusque-là combattue, devient la religion officielle de l’Empire. L’empereur est désormais un seigneur et un dieu devant lequel on se prosterne.
Le sage Marc-Aurèle (161-180) est un philosophe soucieux du bonheur de son peuple. Il aime la paix mais doit faire la guerre pendant tout son règne afin de refouler les barbares qui menacent l’Empire.
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Une société inégalitaire Les Romains n’ont pas tous les mêmes droits. Les plus aisés, les patriciens, sont regroupés en deux catégories selon leur fortune : l’ordre sénatorial et l’ordre équestre. Les autres citoyens forment le « petit peuple », obligé de travailler pour gagner sa vie. Quant aux esclaves, privés de liberté, ils ne possèdent rien.
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Les sénateurs sont des hommes puissants, issus de familles prestigieuses. Ils possèdent une fortune considérable s’élevant au moins à un million de sesterces. Ils consacrent leur vie à gérer leur domaine agricole et surtout à la politique, car ils siègent au sénat.
Les trois noms du citoyen romain et un nom de en porte un prénom Comme nous, le citoy s un surnom. ts lui donnent en plu famille, mais ses paren elait Marcus avocat célèbre, s’app un , ron cé Ci , ple em ex Par i, en latin, cero (surnom), ce qu Ci ) om (n s lliu Tu ) (prénom e»! veut dire « pois chich
Les riches citoyens de l’ordre équestre sont moins fortunés que les sénateurs : il faut posséder « seulement » 400 000 sesterces pour appartenir à cet ordre. Ils font des affaires et aiment eux aussi la politique. Ils ne rêvent que d’une chose : accroître leur fortune pour accéder à l’ordre sénatorial !
Les artisans et petits commerçants vivent de leur travail : dans les villes et les villages, ils tiennent un atelier ou une boutique. Certains sont des étrangers, d’autres des citoyens qui jouissent du droit de vote, mais leur pouvoir politique est bien inférieur à celui des patriciens.
Les plébéiens sont des pauvres qui, pour vivre, doivent se mettre sous la protection d’un patricien. Devenus leurs « clients », ils viennent chaque matin recevoir nourriture et cadeaux de sa part. En échange, ils aident leur « patron » pendant les campagnes électorales.
Les esclaves sont des prisonniers de guerre ou des enfants d’esclaves. Ils assurent les travaux domestiques et agricoles ou s’adonnent à des travaux pénibles comme mineurs ou carriers. Véritables marchandises vivantes, ils appartiennent à leur maître, qui peut les rendre libres en les affranchissant.
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La vie à Rome La capitale de l’Empire est une ville immense qui compte au moins un million d’habitants. C’est une citÊ surpeuplÊe et bruyante oÚ la circulation est difficile et les incendies frÊquents. Il n’y a pas d’Êclairage public, et se dÊplacer la nuit est dangereux.
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Alors que les riches vivent sur les collines dans de superbes maisons, les habitants les plus pauvres s’entassent dans des immeubles collectifs appelĂŠs insulae. Pour loger plus de familles, ces immeubles comportent jusqu’à quatre ĂŠtages mais, mal construits, ils s’Êcroulent souvent. On y vit sans confort, sans eau, sans toilettes et sans vitres aux fenĂŞtres ! C’est pourquoi leurs habitants passent la journĂŠe dehors, à âner dans les rues et au forum, Ă se dĂŠtendre aux thermes et Ă frĂŠmir dans l’arène aux combats de gladiateurs ou aux courses de chars. í˘ą Souvent installĂŠ Ă un carrefour, le thermopolium est une taverne largement ouverte. On y consomme sur le pouce des plats chauds et des boissons contenues dans des jarres disposĂŠes dans le comptoir. í˘˛ Pour ĂŠviter les bousculades dans les rues ĂŠtroites, les gens aisĂŠs se dĂŠplacent dans une litière portĂŠe par des esclaves. í˘ł Des fontaines publiques permettent de puiser de l’eau et de se rafraĂŽchir, car les ĂŠtages des immeubles ne possèdent pas l’eau courante.
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í˘´ Les immeubles Ă ĂŠtages sont gĂŠnĂŠralement bâtis en briques. Le rez-de-chaussĂŠe est occupĂŠ par des boutiques et par des ateliers d’artisans, les ĂŠtages par des logements louĂŠs par leurs occupants.
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í˘ľ Il n’y a pas de ramassage systĂŠmatique des dĂŠchets : pour que les rues ne soient pas trop sales, les riverains nettoient les trottoirs devant chez eux.
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í˘ś Les rues ĂŠtroites sont encombrĂŠes par les chariots. Alors, pour ĂŠviter les embouteillages la nuit, leur circulation est interdite entre le coucher et le lever du soleil. í˘ˇ Les habitants de Rome, petits et grands, aiment graver des graffitis sur les murs, des caricatures et surtout de brefs messages pour exprimer leurs sentiments.
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Que de loisirs ! « Du pain et des jeux ! » C’est par cette célèbre formule qu’on résume la façon dont les empereurs traitent le peuple, en lui distribuant régulièrement du pain et en lui offrant des distractions, pour lui ôter toute envie de révolte. Les loisirs occupent en effet une place importante dans la vie des Romains.
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Vive les gladiateurs ! Les Romains passent des journées entières à l’amphithéâtre, à regarder combattre les gladiateurs. Considérés comme des héros, certains d’entre eux sont aussi célèbres que les stars de football aujourd’hui. Surveillés par un arbitre, les duels peuvent s’achever par la mort de l’un des adversaires.
Impressionner l'adversaire rétiaires, armés gladiateurs sont les Les plus connus des les mirmillons, ignard et d’un filet, et po n d’u , nt de tri n d’u se donnent d’un bouclier. Certains munis d’une épée et rsaire : Fulgur ve pour effrayer leur ad des surnoms terribles (l’intrépide). rt comme l’ours), Ferox (la foudre), Ursius (fo
Bêtes sauvages Le matin dans l’arène, avant les combats de gladiateurs, les spectateurs s’enthousiasment pour les combats de fauves et les chasses dans des forêts reconstituées. Ils aiment aussi assister à l’exécution des condamnés à mort, qui sont livrés aux fauves.
Prêts ? Partez ! Les courses de char se déroulent au cirque, l’équivalent de nos hippodromes. Les plus spectaculaires mettent aux prises douze chars tirés chacun par quatre chevaux. Après sept tours, les prix sont remis au vainqueur au son des trompettes, sous les acclamations du public. Au bain ! On va aux thermes surtout l’après-midi, mais pas seulement pour se laver. On peut y faire du sport, rencontrer des amis, se promener et se délasser. Le baigneur passe dans des salles chaudes, tièdes et froides et se fait masser.
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Le goût pour le théâtre Au théâtre, les comédiens portent des masques qui peuvent exprimer la joie, la tristesse ou l’effroi. Des danseurs, des musiciens, des jongleurs et des acrobates se produisent aussi sur scène. On joue parfois des tragédies, mais ce que le public préfère, ce sont les comédies.
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pour tout savoir sur la vie au temps des gladiateurs
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Ils vénéraient Jupiter et Minerve, allaient se détendre aux thermes ou aux spectacles de gladiateurs, ont eu pour empereurs les hommes les plus cruels ou les plus inspirés de leur temps… Bienvenue chez les Romains ! Des premiers rois jusqu’à la chute de l’Empire, plonge dans la vie quotidienne de cette civilisation fascinante, qui, depuis l’Italie, a conquis toute la Méditerranée. Un fabuleux voyage au cœur de l’Antiquité !
Pompéi, un reportage « C’est pas sorcier » de 26 minutes
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