Skip to main content

Survie : les 50 plantes à connaître

Page 1


SURVIE, Denis Tribaudeau les 50 plantes à connaître

• SE NOURRIR

• SE SOIGNER

• FABRIQUER

SOMMAIRE

AVANT-PROPOS 6

AVERTISSEMENT 7

PLANTES

Achillé Millefeuille 8

Ail des Vignes 10

Alliaire Officinale 12

Amadouvier 14

Amélanchier 16

Aubépine 18

Bambou 20

Bardane commune 22

Bouillon Blanc 24

Bouleau verruqueux 26

Carotte sauvage 28

Châtaigner 30

Chène kermès 32

Chéne Pédonculé 34

Chicorée sauvage 36 Cormier 38 Coucou 40

Cresson de fontaine 42

Églantier 44 Épicéa 46

Épinard du bon-Henri 48 Érable 50

Figuier de Barbarie 52

Framboisier sauvage 54

Genévrier commun 56 Grand plantain 58 Lamier blanc 60 Marjolaine 62 Marguerite 64 Massette 66 Mauve sylvestre 68

Menthe duveteuse 70

Monnaie-du-pape 74 Néflier 76 Nénuphar blanc 78 Noisetier 80

Lantane 106

Nom : ACHILLÉ MILLEFEUILLE

Catégorie : Fait partie de la famille des Astéracées

Autre nom : Herbe aux charpentiers

Nom latin ou scientifique : Achillea millefolium

Description : Plante vivace allant de 10 cm à 80 cm de hauteur, elle est présente en tous milieux herbacés : pelouse, bord de mer, dune, montagne, friche, sol caillouteux. Elle s’épanouit vraiment partout du niveau de la mer jusqu’à plus de 1 000 m d’altitude. Mais c’est au bord des chemins que nous la remarquons le plus. Selon Pline, Achille aurait soigné ses blessures avec cette plante. La feuille est constituée d’une multitude de petites feuilles (d’où son nom) et s’étale comme pourrait le faire une carotte en rosette. Au printemps, une longue tige apparaît pour donner en son sommet des fleurs blanches en corymbe, qui s’épanouissent entre juin et octobre. C’est une plante très résistante à la sécheresse, qui adore les endroits en plein soleil.

Vertus médicinales : Les sommités fleuries peuvent être prises en infusion et auront des effets bactéricides internes très intéressants. Mais l’effet le plus connu de l’achillée sera sans conteste son pouvoir cicatrisant. Il suffira pour cela d’appliquer directement sur une plaie le résultat de la macération faite au soleil des fleurs pendant huit jours dans l’huile d’olive, ou simplement l’extraction du suc de la plante. Elle sera aussi efficace pour soigner les hémorroïdes. Elle vous permettra encore de lutter contre les effets de la ménopause et des règles douloureuses, et sera un bon anti-épiléptique.

ATTENTION : Ingérée ou appliquée en très grosse quantité, la plante peut devenir toxique, photosensibilisante et convulsivante.

Saison de cueillette :

Jeunes feuilles (d’un vert plus clair que les autres) : Automne ou printemps.

Fleurs : Printemps.

Usage culinaire et saveur : Pour ma part, je ne la trouve pas particulièrement savoureuse mais la feuille peut être consommée crue en salade, en complément d’autres feuilles et fruits plus goûteux. Prenez soin de cueillir les feuilles les plus jeunes car elles sont moins amères et moins taniques.

Nom : AIL DES VIGNES

Catégorie : Plante herbacée bulbeuse de la famille des Amaryllidacées

Autre nom : Aillet

Nom latin ou scientifique : Allium vineale

Description : Vous la trouverez entre 0 et 1 200 m d’altitude sur n’importe quel type de sol au bord des chemins, en lisière de bois ou dans des prairies sèches. Cette petite plante discrète (elle peut tout de même atteindre la taille respectable de 50 cm de haut) passerait presque inaperçue dans les herbes, mais à bien y regarder, elle possède une feuille linéaire et cylindrique d’un vert un peu plus bleuté que la plupart de ses voisines et qui vous fera penser à la ciboulette de nos salades. Cette feuille qui ressemble à une tige se termine par une floraison rose à mauve en ombelle. Au fil du temps, les bulbilles s’allongent et tombent pour prendre racine.

Vertus médicinales : Comme son cousin cultivé et toute la grande famille des alliums, l’ail des vignes est stimulant, tonifiant, diurétique, expectorant et antiseptique !

Saison de cueillette :

Du printemps jusqu’à l’été.

Usage culinaire et saveur : Toute la plante est comestible, avec son petit goût d’ail. Les feuilles et les bulbilles pourront donc être utilisées comme condiments, à l’instar de l’ail cultivé. Crue, elle apportera la force de l’ail et cuite, elle vous fera penser au poireau. Comme l’assaisonnement relevant les saveurs reste très rare dans la nature, l’ail des vignes deviendra vite incontournable dans l’élaboration de tous vos plats. Poissons, crustacés, insectes, viandes et légumes, vous le mettrez à toutes les sauces et vous ne pourrez plus vous en passer !

Nom : ALLIAIRE OFFICINALE

Catégorie : Plante herbacée bisannuelle de la famille des Brassicacées

Autre nom : Herbe à l’ail

Nom latin ou scientifique : Alliaria petiolata

Description : Cette belle petite plante bisannuelle aux feuilles alternes, haute de 20 à 80 cm, pousse aux abords des champs, dans les haies, dans des endroits frais et ombragés. J’en ai cueilli partout en Europe et en Asie, dans les pleines et vallons. Mais vous ne la trouverez pas en moyenne et en haute montagne car elle préfère un climat doux et tempéré à celui des hautes altitudes. Elle fleurit au printemps et laisse s’épanouir de jolies petites fleurs blanches. Les siliques sont en forme de tube fin allant vers le ciel et rendent la plante très reconnaissable.

Vertus médicinales : Elle est utilisée pour ses effets diurétiques et antirhumatismaux mais elle est aussi dépurative, expectorante et nectarifère. Elle soulagera également l’asthme et les crises d’acide urique. En cataplasme, elle pourra avoir des effets antiseptiques intéressants.

Saison de cueillette :

Fleurs, feuilles, fruits : D’avril à mai.

Graines : De juin à juillet.

Usage culinaire et saveur :

Feuilles et fleurs : Vous les utiliserez fraîches et naissantes. Comme aromate, la plante apportera un goût d’ail à vos salades.

Tiges : Auront plutôt un goût de chou.

Graines : Seront beaucoup plus piquantes et corsées et feront office de moutarde.

Racines : Auront le goût du radis plus ou moins piquant selon la saison à laquelle vous les arrachez.

Nom : AMADOUVIER

Catégorie : Champignon basidiomycète de la famille des Polyporacées

Autre nom : Amadou polypore, fomes allume-feu

Nom latin ou scientifique : Fomes fomentarius

Description : En provençal, amadou signifie « amoureux », allusion à ce champignon aux prédispositions exceptionnelles à s’embraser et à le rester à la moindre étincelle ! Car c’est bien le meilleur avantage à tirer de ce drôle de parasite qui ne pousse que sur des arbres morts ou malades. Gris pâle à marron, en forme de demi-chapeau, en fer à cheval ou en bec de canard, il peut mesurer 50 cm de large et plus de 20 cm de haut, il est comme soudé à l’arbre telle une sangsue à sa proie. Vous apercevrez sur sa hauteur des bourrelets plus ou moins grands, empilés les uns sur les autres, cela sera la marque de chaque fructification du champignon. Les bourrelets seront constitués d’un infini nombre de tubes longs et bruns. La nouvelle couche recouvrira la précédente. Sous son air inoffensif se cache un redoutable prédateur qui ne laisse pas une chance de survie à son hôte. Chêne, platane, hêtre, peuplier, bouleau… tous risquent d’être les victimes de l’amadouvier un jour ! Pour trouver un amadou à coup sûr, cherchez dans la forêt les arbres morts ou tombés, c’est l’endroit où il se cachera.

Vertus médicinales : Les Grecs, les Japonais, les Népalais et d’autres peuples l’ont longtemps utilisé pour cautériser les plaies. Moi-même, j’ai assisté à une séance de cautérisation au Népal en 1982. Un morceau de champignon était enflammé et approché de la plaie pour la cautériser. Pour tout vous dire, je ne sais vraiment pas si l’amadouvier a des vertus particulières. Il reste aussi utilisé, une fois battu et travaillé pour être assoupli, comme hémostatique pour arrêter le saignement d’une blessure.

Saison de cueillette :

Toute l’année, du moment que vous voulez le sécher pour vous en servir ou que vous en trouviez un déjà sec.

Usage culinaire et saveur : AUCUN car il n’est pas comestible !

Autres usages : Si vous voulez fabriquer, conserver, voyager avec votre feu sans risquer de le perdre, il faudra chercher, dans la chair du champignon sec, la partie cotonneuse (toutes les autres matières du champignon sont intéressantes mais cette partie en particulier réagit parfaitement). Il suffira de l’enflammer. L’amadouvier se consumera doucement et ne s’éteindra plus. Vous aurez devant vous plusieurs heures, voire plusieurs jours avant que le feu meure ! Les hommes préhistoriques l’avaient bien compris puisqu’ils utilisaient l’amadou comme combustible.

On tire de sa chair une matière qui sert à sécher toutes sortes de petites choses comme les mouches de pêche.

Une fois travaillé et assoupli, l’amadou peut se transformer en une sorte de cuir végétal.

Savoir reconnaître, récolter, et employer intelligemment les plantes est un vrai bonheur pour tous les amoureux de la nature, et une compétence indispensable pour celles et ceux qui veulent tenter l’expérience de la survie.

Ce guide pratique, avec ses 50 fiches illustrées, présente des arbres, plantes, fruits, légumes et fleurs qui pourraient contribuer à vous sauver la vie le jour où vous en aurez besoin ! C’est un très bon outil pour identifier les végétaux de nos régions, les cueillir, les couper, les ramasser…

Les usages abordés peuvent être culinaires ou médicinaux, avec des conseils sur la façon de préparer et de consommer les plantes, mais aussi très pratiques : confection de corde, départ de feu, etc.

Un indispensable pour vos balades en pleine nature, et pour vos expériences de survie !

Leader en France pour l’organisation des stages de survie en milieu naturel, Denis Tribaudeau s’est fait une sérieuse réputation dans le domaine de l’aventure « extrême », et ce d’un bout à l’autre de la planète ! Fort de 25 ans de voyages et d’expériences, il a effectué le tour du monde et d’Europe à pied et plus de 900 stages de survie en tous milieux, coachant des milliers de stagiaires. Avec une approche basée sur la compréhension de notre environnement pour mieux en faire partie, il dispense les bons réflexes pour survivre en toutes circonstances.

Turn static files into dynamic content formats.

Create a flipbook
Survie : les 50 plantes à connaître by Fleurus Editions - Issuu