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Mon atelier Kokedama

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Mon atelier

KOKEDAMA

25 réalisations faciles

LES MODÈLES

Bassin du Congo

FougĂšre des fleuristes (Asparagus plumosus)

en paysage

Lierre Lierre ‘Mona Lisa’ (Hedera helix)

asparagus (Asparagus falcatus)

Katsura

ChĂątaignier de Guyane (Pachira aquatica)

Saiho-Ji

(Corokia cotoneaster)

Volcan du Rwanda

Dragonnier de Madagascar (Dracaena marginata)

Clos Lucé

Asparagus falcatus, Phalaenopsis calimero, Muehlenbeckia complexa, Acorus

Chichen Itza

Agave (Agave striata ‘nana’)

aux 40 écus (Ginkgo biloba)

Kinkaku-Ji

patte-de-lapin (Humata tyermanii)

de l’air (Tillandsia

Platano

d’élĂ©phant (Beaucarnea recurvata

Nolina recurvata)

Lushan Ichi

Ă  bande (Haworthia attenuata)

AlNiCo Willandra

Arbre de jade (Crassula ovata ‘minor’ )

(Jatropha multifida)

Ryoan-Ji

bouteille australien (Brachychiton rupestris)

ORIGINE ET DÉFINITION

Une tradition japonaise

Passion du végétal

Le vĂ©gĂ©tal dans les intĂ©rieurs des habitations japonaises est une tradition forte et ancestrale. Les Japonais aiment prendre le temps de s’occuper de leurs « plantescompagnon ». Ils ne possĂšdent gĂ©nĂ©ralement que peu de plantes, mais elles dĂ©gagent une prĂ©sence forte, comme les bouquets, les compositions d’ikebana ou les bonsaĂŻs, et souvent un petit espace dans le sĂ©jour leur est consacrĂ©, le tokonoma. L’art du bonsaĂŻ est l’un des aboutissements de cette culture traditionnelle. Issu de Chine, cet art a trouvĂ© sa quintessence au Japon. Il requiert nĂ©anmoins un grand savoir-faire et beaucoup de temps pour obtenir un rĂ©sultat satisfaisant. C’est pourquoi il peut ĂȘtre difficile de dĂ©buter sa collection vĂ©gĂ©tale avec cette technique. L’entretien et la formation d’un bonsaĂŻ n’étant pas tout Ă  fait adaptĂ©s au rythme de vie des jeunes Japonais, ces derniers ont trouvĂ© dans l’art du Kokedama un bon compromis.

« Les Kokedama sont issus de l’hĂ©ritage
d’une technique ancestrale, le neirai. »

Naissance du Kokedama

Les Kokedama sont apparus au Japon Ă  la fin des annĂ©es 1980 et y sont depuis populaires. Ils sont issus de l’hĂ©ritage d’une technique ancestrale : le neirai.

Le neirai est une technique dĂ©rivĂ©e du bonsaĂŻ. Elle consiste Ă  retirer de son pot un bonsaĂŻ (ou Ă  prĂ©lever une association de plantes sauvages) et Ă  poser l’ensemble sur un support plat. Les racines apparentes sont lĂ©gĂšrement recouvertes de terre. La nature faisant son Ɠuvre, ce dĂŽme de terre se couvre lentement de mousse et de diverses plantes qui donnent Ă  la composition une ambiance trĂšs naturelle et sauvage. Ces compositions Ă©taient trĂšs courantes durant la pĂ©riode Edo au Japon (entre le xvii e et le xix e siĂšcle).

La perfection de cette technique a permis de crĂ©er le Kokedama, qui s’inscrit dans la lignĂ©e de ces traditions vĂ©gĂ©tales subtiles et organisĂ©es dans leurs compositions. Le Kokedama s’en dĂ©tache cependant et rĂ©adapte ces techniques Ă  la lumiĂšre d’une modernitĂ© minimaliste et Ă©purĂ©e. Au Japon, les Kokedama deviennent, ces derniĂšres annĂ©es, beaucoup plus sophistiquĂ©s, avec des supports dĂ©coratifs ou plus familiers, avec des accessoires pour les faire ressembler Ă  des animaux. La sphaigne remplace alors la mousse et peut ĂȘtre teintĂ©e de beige, de rouge ou de bleu.

On voit également apparaßtre des Kokedama en demi-sphÚre inspirés des bonsaïs de trÚs petite taille, appelés keshitsubo , shito ou shohin (entre 3 et 15 cm de haut).

Les racines originales de ce ficus ginseng sont mises en relief grĂące Ă  la structure du Kokedama.

Quelques explications

La technique du Kokedama est un art vĂ©gĂ©tal japonais. Il s’agit de former des sphĂšres de substrat, elles-mĂȘmes recouvertes de mousse, dans lesquelles sont disposĂ©es une ou plusieurs plantes. En japonais, koke signifie « mousse » et dama signifie « balle ».

Mise en scĂšne

Le Kokedama est une mise en valeur dĂ©corative des vĂ©gĂ©taux, que l’on peut disposer tant en intĂ©rieur qu’à l’extĂ©rieur de la maison. Il trouve sa place dans de nombreux environnements (salon, bureau, salle de bains, chambre, vĂ©randa, terrasse, jardin...). L’art du Kokedama est un art de la simplicitĂ©. Il ne requiert ni pot ni vase. Un Kokedama se pose sur un support plat, gĂ©nĂ©ralement dĂ©pouillĂ© de tout artifice – ardoise, pierre plate, coupelle en cĂ©ramique ou en Ă©mail –ou peut ĂȘtre suspendu. Des modĂšles plus sophistiquĂ©s peuvent ĂȘtre aimantĂ©s, fixĂ©s sur une surface mĂ©tallique (« Kokedama Magnet ») ou en lĂ©vitation (« AlNiCo »).

Voici quelques exemples de supports qui sublimeront vos Kokedama.

L’alliance de la dĂ©licatesse de la composition et de la matiĂšre brute du support libĂšre une sorte de tension entre le caractĂšre vivant de la plante et le caractĂšre froid du minĂ©ral, Ă  l’origine de la subtile esthĂ©tique du Kokedama.

Notons Ă©galement que celui-ci peut ĂȘtre placĂ© sur du bois, mais suivant l’art traditionnel, ce bois doit rester Ă©purĂ©. On prĂ©fĂ©rera donc un bois brut, flottĂ© ou ancien, tel que le jita, tranche laquĂ©e de bois ancien (voir page 45).

Le support que vous allez choisir pour votre Kokedama contribuera fortement Ă  l’esthĂ©tisme de votre composition. Mais pour animer cette derniĂšre et crĂ©er un effet d’échelle, vous pouvez aussi l’agrĂ©menter avec des figurines d’animaux ou de personnages. Une grenouille crĂ©era immĂ©diatement une ambiance de marais. Un petit renard au pied d’un asparagus le transformera en forĂȘt de bambou. Ces figurines devront ĂȘtre rĂ©alistes pour donner le meilleur effet et de taille proportionnĂ©e avec votre Kokedama.

Parmi les mises en scĂšne, la suspension de Kokedama est une des plus spectaculaires. Les Kokedama s’invitent en 3D dans une piĂšce pour crĂ©er une dĂ©coration toute en lĂ©gĂšretĂ©. Vous pouvez installer uniquement un Kokedama de grande taille ou bien une constellation de Kokedama, avec des sphĂšres de diffĂ©rents diamĂštres. La mise en suspension peut se faire soit en dĂ©posant votre Kokedama au creux d’un macramĂ© Ă  suspendre, soit avec un systĂšme ingĂ©nieux de vis d’ArchimĂšde en inox (seul le crochet dĂ©passe). Vous pouvez alors utiliser des chaĂźnes en mĂ©tal ou de la ficelle noire japonaise Shyuro Nawa.

N’hĂ©sitez pas Ă  placer de jolies figurines dĂ©coratives prĂšs de vos Kokedama.

Mis en suspension, les Kokedama offrent une décoration trÚs originale et tendance.

Création végétale

Au fil de la lecture de cet ouvrage, vous apprendrez Ă  rĂ©aliser vous-mĂȘme un Kokedama et vous dĂ©couvrirez l’étonnant contraste entre la relative simplicitĂ© de « fabrication » et la sophistication du rendu final. Cet art japonais permettra de faire de votre environnement un endroit serein et zen, oĂč vous aurez plaisir Ă  rentrer Ă  la fin d’une longue journĂ©e ou Ă  accueillir vos proches. Nous vous proposons deux façons de crĂ©er vos Kokedama (voir chapitre « Pas Ă  pas », pages 22 Ă  31). La premiĂšre a Ă©tĂ© spĂ©cialement mise au point pour les dĂ©butants. C’est une mĂ©thode simplifiĂ©e, Ă  la portĂ©e de tous. Vous pourrez d’ailleurs rĂ©aliser un petit atelier-crĂ©ation avec vos enfants, qui apprĂ©cieront sĂ»rement l’originalitĂ© de ce loisir. Il existe chez votre fleuriste ou en jardinerie une assez grande variĂ©tĂ© de plantes dites « mini » qui seront idĂ©ales Ă  manipuler pour les petites mains des enfants.

La seconde mĂ©thode est plus complexe, non pas au niveau du façonnage (car les manipulations sont trĂšs similaires), mais au niveau de la prĂ©paration du substrat. Elle se rapproche de la mĂ©thode traditionnelle et en constitue une version Ă©purĂ©e. Ce mĂ©lange « spĂ©cial » vous permettra de garder vos Kokedama plus longtemps qu’avec la mĂ©thode simplifiĂ©e.

Avec ses mĂ©thodes, vous dĂ©couvrirez qu’audelĂ  de la pure tradition japonaise, vous pourrez laisser libre cours Ă  votre imagination en crĂ©ant toutes sortes de Kokedama.

Lancez-vous, et dites-vous bien qu’il n’est nul besoin d’ĂȘtre spĂ©cialiste pour rĂ©aliser des Kokedama avec ces deux mĂ©thodes.

Laissez-vous guider dans cet ouvrage unique, et soyez certain que les Kokedama ne vous laisseront pas indifférents, tant par leur beauté que par leur originalité.

COMPOSANTS ET MATÉRIEL

La crĂ©ation d’un Kokedama est assez simple. Il est toutefois nĂ©cessaire de suivre les Ă©tapes essentielles à sa rĂ©alisation :

> choisir votre plante ;

> préparer votre substrat ;

> sélectionner votre mousse ;

Quelques outils sont Ă©galement indispensables (l’utilitĂ© de chacun de ces outils sera dĂ©taillĂ©e plus loin, dans le chapitre « Pas à pas », voir pages 22 Ă  31) :

> u n dĂ©mĂȘleur en mĂ©tal ou en bois (pour dĂ©gager les racines et rabattre la mousse) ;

> un vaporisateur (pour rendre la mousse souple) ;

> du fil (noir ou vert foncé, pour maintenir la mousse sur le substrat) ;

> une paire de ciseaux (pour retailler éventuellement la mousse, les feuilles ou les branches inesthétiques) ;

> une paire de gants (optionnel) ;

> une balayette (optionnel).

La plante

Pour choisir la plante que vous voulez transformer en Kokedama, plusieurs facteurs vont jouer. Souhaitez-vous la placer en intĂ©rieur ou en extĂ©rieur ? PrĂ©fĂ©rez-vous les plantes fleuries ou non ? Faites Ă©galement attention Ă  la taille des racines, aux besoins en eau ou Ă  l’esthĂ©tisme de chaque vĂ©gĂ©tal.

En intérieur ou en extérieur ?

En extĂ©rieur, votre Kokedama sera soumis aux alĂ©as du temps (vent, pluie, Ă©carts de tempĂ© rature, rosĂ©e
) et des animaux (en particulier des oiseaux). Choisissez une plante peu fragile et qui ne demande pas trop d’eau. Par exemple, les oliviers vivent trĂšs bien en Kokedama. La dĂ©shydratation peut ĂȘtre trĂšs rapide. Il faudra Ă©viter le soleil direct de 10 h Ă  19 h.

Balayette. Paire

En intĂ©rieur, les conditions sont plus stables, mais peuvent ĂȘtre peu favorables pour la plante (tempĂ©ratures Ă©levĂ©es en hiver/Ă©tĂ©, climatisation, trop forte lumiĂšre derriĂšre une fenĂȘtre, tempĂ©rature stable entre le jour et la nuit). Les plantes vertes sont alors les plus adaptĂ©es.

Certaines plantes pourront ĂȘtre placĂ©es Ă  la fois en intĂ©rieur et en extĂ©rieur : certaines fougĂšres (davallia, humata, ptĂ©ris
), certains petits arbustes s’il y a une ventilation rĂ©guliĂšre en intĂ©rieur (Ă©rable, pin, corokia, sophora
), certaines plantes fleuries (azalĂ©e, hortensia, gerbera, etc.) ou les hostas, les ophiopogons


Si vous souhaitez un Kokedama d’intĂ©rieur, choisissez la premiĂšre mĂ©thode de rĂ©alisation (voir pages 22 Ă  27). Pour un Kokedama d’extĂ©rieur, prĂ©fĂ©rez la seconde mĂ©thode (voir pages 28 Ă  31).

Plantes fleuries ou non ?

Les plantes fleuries, aussi bien que les plantes Ă  feuillage, peuvent s’adapter au Kokedama. Sachez toutefois qu’elles seront un peu plus fragiles puisque la floraison est toujours une phase dĂ©licate pour une plante. Il n’est pas recommandĂ© de rĂ©aliser un Kokedama avec une plante en pleine floraison (sauf pour les orchidĂ©es). Choisissez votre plante en pĂ©riode vĂ©gĂ©tative ou en boutons.

Les racines

La dimension et la fragilitĂ© des racines vont vous guider. Avec des racines pivotantes ou trĂšs importantes, la sphĂšre de terreau sera trop grosse et votre Kokedama sera disproportionnĂ©. À l’inverse, des racines trĂšs rĂ©duites (cĂ©ropĂ©gia, tillandsia) ne permettent

Pensez à bien dégager les racines avant de former votre sphÚre de substrat.

pas de maintenir facilement la plante dans la sphĂšre de terreau. Bien que les azalĂ©es, bougainvilliers et hellĂ©bores aient un rendu exceptionnel en Kokedama, elles ont des racines fragiles. Cela rend leur façonnage en Kokedama alĂ©atoire. EntraĂźnez-vous tout d’abord avec des plantes moins dĂ©licates.

Les besoins en eau

Compte tenu des mĂ©thodes prĂ©sentĂ©es dans cet ouvrage, il est prĂ©fĂ©rable de choisir des plantes qui ne demandent pas trop d’eau, pour ne pas avoir Ă  vous en occuper tous les jours. Évitez les plantes carnivores, les bĂ©gonias, les joncs, le papyrus, la prĂȘle


Esthétisme

Les plantes fleuries, aussi bien que les plantes vertes, s’adaptent donc en Kokedama. On peut les choisir selon son goĂ»t. Cependant, suivant ce que l’on dĂ©cide de faire de son Kokedama, certaines plantes ont un meilleur rendu esthĂ©tique. Par exemple, les plantes longilignes rendent trĂšs bien pour un Kokedama posĂ© ; mais un lierre retombant sera du meilleur effet pour un Kokedama suspendu.

Pour des Kokedama plus originaux, on peut aussi, comme le font les Japonais, prendre des plantes sauvages en les ramassant soi-mĂȘme dans la nature : achillĂ©e, anĂ©mone, mauve, menthe, pavot, sauge, saxifrage, etc. Ce seront nĂ©cessairement des Kokedama d’extĂ©rieur.

Attention, certaines plantes sont protĂ©gĂ©es, il est donc nĂ©cessaire de bien les identifier avant tout prĂ©lĂšvement. Il est aussi indispensable de demander l’autorisation au propriĂ©taire des lieux.

Combien de temps garderezvous votre Kokedama ?

La technique du Kokedama impose d’utiliser un volume rĂ©duit de terreau. La plante grandissant, ce terreau va s’épuiser et les racines seront Ă  l’étroit au bout d’un certain temps. Selon l’une ou l’autre des deux techniques prĂ©sentĂ©es, vous pourrez garder votre Kokedama entre 6 et 12 mois. D’autres techniques permettent de les conserver plus de 2 ans.

AprĂšs cette pĂ©riode, la plante utilisĂ©e pour le Kokedama peut ĂȘtre replantĂ©e dans votre jardin ou rempotĂ©e dans un pot. Vous pouvez Ă©galement refaire une nouvelle sphĂšre pour conserver votre plante en Kokedama.

Le substrat

Le succÚs pour conserver un Kokedama repose principalement sur le substrat utilisé pour façonner la sphÚre.

Il existe plus d’une dizaine d’écoles au Japon, chacune ayant ses avantages, ses inconvĂ©nients et ses petits secrets.

Toutefois, sachez que les deux Ă©lĂ©ments fondamentaux sont les suivants : > le substrat doit ĂȘtre adaptĂ© Ă  la plante ; > le substrat doit ĂȘtre façonnable (c’est-Ă dire garder la forme sphĂ©rique que vous souhaitez lui donner et ne pas se dĂ©sagrĂ©ger), sauf Ă  trouver un palliatif, comme pour la mĂ©thode 1.

Il est nécessaire de bien dégager les racines afin de former une jolie sphÚre avec le surplus de terreau.

Bol de fibre de coco(substrat utilisé dans la méthode 2).

Aussi, deux méthodes ont été choisies pour vous faciliter la réalisation de vos premiers Kokedama.

Pour la méthode 1 (débutants) : le terreau

Vous allez simplement utiliser le substrat se trouvant autour des racines de la plante choisie (terreau de la plante en pot achetĂ©e chez votre fleuriste ou en jardinerie, terre de votre plante sauvage). Un voile d’hivernage vous aidera Ă  maintenir ce substrat. La plante poussera ainsi dans son substrat d’origine.

Pour la méthode 2 (aguerris): mélange spécial

Ce mĂ©lange se compose de 3 ingrĂ©dients : de l’argile (appelĂ©e ketoh au Japon), de l’akadama (argile en granulĂ©s) et de la fibre de coco.

> Le ketoh est une argile noire récoltée au fond des riziÚres japonaises les plus anciennes. On y trouve souvent des débris

de paille de riz. Collante et Ă©paisse, elle va servir d’agglomĂ©rant.

> L’akadama est une argile volcanique qui est extraite de vieilles forĂȘts de cryptomĂ©rias au Japon, Ă  une profondeur d’environ 3 m. Elle est ensuite sĂ©chĂ©e et cuite pour Ă©liminer les matiĂšres organiques et les maladies. Finalement Ă©crasĂ©e et tamisĂ©e, elle est classĂ©e en diffĂ©rentes granulomĂ©tries. Elle est intĂ©ressante pour sa capacitĂ© Ă  retenir l’eau tout en offrant aĂ©ration, porositĂ© et drainage. Vous pouvez remplacer l’akadama par de la perlite ou de la pouz zolane. Prenez une granulomĂ©trie de 2 Ă  4 mm.

Le ketoh et l’akadama sont disponibles dans les boutiques spĂ©cialisĂ©es dans les bonsaĂŻs ou sur Internet. Veillez Ă  refermer le sac de ketoh soigneusement pour une parfaite conservation. Un fois sĂšche, l’argile est trĂšs difficile Ă  rĂ©hydrater.

> La fibre de coco provient des coques de noix de coco broyĂ©es et compostĂ©es pendant plus d’une annĂ©e, puis nettoyĂ©es et dĂ©fibrĂ©es, pour obtenir un mĂ©lange

Buffles d’eau au milieu d’une forĂȘt de ginkgos.

déshydraté de petites fibres et de miettes. La fibre de coco a un pouvoir de drainage important. Elle possÚde une forte capacité de rétention en eau.

Le mĂ©lange obtenu est aĂ©rĂ© et aide Ă  retenir les nutriments et l’eau, ce qui permet une bonne croissance des plantes grĂące Ă  une parfaite aĂ©ration des racines.

Pour confectionner le substrat, les proportions varient en fonction de la plante que vous souhaitez transformer en Kokedama.

Le mĂ©lange le plus polyvalent est (en volume) : 30 % d’akadama, 50 % de ketoh et 20 % de fibre de coco. Si vous souhaitez

aĂ©rer le substrat, diminuez la proportion de ketoh et augmentez celle d’akadama et de fibre de coco (45-35-25 ou 50-30-20). Avec moins de 30 % de ketoh, le substrat sera difficile Ă  agglomĂ©rer.

La mousse

La pose de la mousse est l’ultime Ă©tape de finition du Kokedama. C’est elle qui lui donne son aspect naturel.

Au Japon, il existe plus de 2 300 espĂšces de mousses diffĂ©rentes alors que sous nos climats, il y en a environ 1 300. Une dizaine d’espĂšces est rĂ©guliĂšrement utilisĂ©e au Japon

pour les jardins ou murs végétaux, les bonsaïs et les Kokedama.

Trois espÚces de mousses sont traditionnellement utilisées pour les Kokedama :

> Rhacomitrium canescens (ou suna-goke), pour un emplacement au soleil ; > Hypnum plumaeforme (ou hai-goke), pour un emplacement à mi-ombre ; > Thuidium molkenboer (ou shinobu-goke), pour un emplacement à l’ombre.

Ces mousses sont inféodées à la région Asie, on ne les trouve pas en Europe.

Si vous n’ĂȘtes pas un expert, distinguer les diffĂ©rentes espĂšces s’avĂšre assez dĂ©licat.

En France, vous trouverez des Thuidium et des Ctenidium , qui forment un tapis peu épais.

La cueillette dans la nature se fera avec parcimonie et beaucoup d’attention car les mousses poussent trĂšs lentement et ont un rĂŽle important pour la stabilitĂ© des sols et comme abri pour la microfaune. Il ne faut pas choisir une mousse trop Ă©paisse, afin de faciliter sa pose sur la sphĂšre. Prenez soin de retirer les dĂ©bris de bois, de feuilles ou les petites bĂȘtes (limaces...).

Il est Ă©galement possible de se procurer de la mousse chez un fleuriste ou bien d’en commander sur Internet.

Sachez enfin que vous pouvez conserver longtemps de la mousse non utilisée grùce, notamment, à sa capacité à supporter de longues périodes de sécheresse. SÚche, elle se met alors dans un état de vie ralentie. Une fois réhydratée, elle reprend vie.

KOKEDAMA

25 réalisations faciles

L’univers fascinant du Kokedama !

Grùce à cet ouvrage, initiez-vous à cet art végétal japonais qui sublime les plantes et en fait de véritables objets de déco !

La rĂ©ussite de chaque Kokedama repose sur l’utilisation de matiĂšres nobles et la confection d’une sphĂšre en mousse, qui reste verte plusieurs annĂ©es. Il n’est pas nĂ©cessaire d’ĂȘtre un spĂ©cialiste : l’entretien est Ă©tonnamment simple !

Au fil des pages, dĂ©couvrez les techniques de base qui vous permettront de rĂ©aliser facilement tous vos Kokedama ainsi que 25 modĂšles originaux pour trouver l’inspiration.

Adrien Bénard & Marie-Pierre Baudoin

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