Paroles du Curé d’Ars
Préfacé par le P. Roland Varin, s.j.m.v.
PRÉFACE
Le Curé d’Ars : un maître pour notre temps ?
Depuis sa béatification en 1905 par saint Pie X, les papes n’ont cessé de souligner l’importance de la figure de sainteté de Jean-Marie Vianney, connu univers ellement sous l’appellation de « saint Curé d’Ars ». Pie XI le canonise en 1925 et le proclame patron des curés de l’univers en 1929. À l’occasion du centenaire de sa mort en 1959, saint Jean XXIII lui consacre une encyclique. Saint Jean-Paul II disait de lui aux prêtres de France, à Paris, en 1980 : « Le Curé d’Ars demeure, pour tous les pays, un modèle hors pair, à la fois de l’accomplissement du ministère et de la sainteté du ministre1 », avant de se rendre en personne à Ars en 1986. Lors du 150e anniversaire de sa mort en 2009, Benoît XVI proclame une année sacerdotale, au cours de laquelle il redonne Jean-Marie Vianney comme « modèle et protecteur des prêtres2 ». François choisit le 160e anniversaire, en 2019, pour adresser aux prêtres une lettre de gratitude et d’encouragement3. Et Léon XIV, à peine élu, envoie en 2025 une lettre à la conférence des évêques de France, afin de célébrer le 100e anniversaire de la canonisation de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, de saint Jean Eudes et de saint Jean-Marie Vianney. Il rappelle que ces figures de sainteté sont à considérer
1 Jean-Paul II, Discours aux prêtres à Notre-Dame de Paris en 1980 ; Lettre aux prêtres du Jeudi saint 1986 ; Méditation avec les prêtres de France à Ars en 1986.
2 Benoît XVI, Homélie d’ouverture de l’année sacerdotale, 19 juin 2019.
3 François, Lettre aux prêtres à l’occasion des 160 ans de la mort de saint JeanMarie Vianney, le Curé d’Ars, 4 août 2019.
Paroles du Curé d’Ars
« comme des maîtres à écouter, comme des modèles à imiter, et comme de puissants soutiens à prier et à invoquer1 ».
Malgré cette large approbation pontificale, le saint Curé d’Ars souffre encore d’une certaine « mauvaise réputation ». On retient de lui son goût étrange pour la pénitence, son régime alimentaire succinct – les fameuses pommes de terre moisies – et ses combats contre le « grappin ». Parfois même, on se l’imagine comme un prêtre austère et rigoriste d’un autre âge, qui n’aurait plus rien à dire aux prêtres et aux fidèles d’aujourd’hui. Il est certain que le Curé d’Ars appartient pleinement à son époque ; mais, n’est-ce pas le cas de toute figure de sainteté ? Il n’y a pas de sainteté dans l’absolu. Le Seigneur lui-même s’est incarné à un moment du temps, dans un peuple particulier dont il a épousé toutes les caractéristiques. À sa suite, pour ainsi dire, les saints naissent, grandissent et meurent dans une histoire particulière. Ce qui fait leur perpétuelle actualité, c’est l’Esprit à l’œuvre en eux. Le même Esprit qui agissait conjointement avec le Verbe incarné pendant son séjour sur la terre agit également dans le cœur des fidèles. Les saints que l’Église nous propose sont des modèles de personnes qui ont laissé toute la place à l’Esprit Saint. Le pape Léon XIV dit justement :
Je ne retiendrai […] qu’un trait spirituel que Jean Eudes, JeanMarie Vianney et Thérèse ont en commun et présentent de manière très parlante et attrayante aux hommes et aux femmes d’aujourd’hui : ils ont aimé sans réserve Jésus de manière simple, forte et authentique ; ils ont fait l’expérience de sa bonté et de sa tendresse dans une particulière proximité quotidienne, et ils en ont témoigné dans un admirable élan missionnaire2.
1 Léon XIV, Message à la Conférence des évêques de France à l’occasion du 100e anniversaire de la canonisation de saint Jean Eudes, saint Jean-Marie Vianney et sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face, 28 mai 2025.
2 Ibid.
Au cœur de la sainteté, il y a l’amitié avec Jésus. Fréquenter un saint, c’est se mettre à l’écoute de l’Esprit Saint et contempler comment il a agi dans ses conditions concrètes d’existence. C’est lui demander de nous apprendre à être toujours davantage de vrais amis de Jésus.
Les paroles rassemblées au sein de ce livre nous mettent donc en contact avec Jean-Marie Vianney dans le contexte historique qui fut le sien : le redressement de l’Église catholique en France durant la première moitié du xixe siècle, après le drame de la Révolution française. Leur intérêt majeur est de nous faire percevoir ce qui animait de l’intérieur ce saint, d’écouter comment il a, dans sa vie, interprété la partition de l’Évangile, pour reprendre une image qu’affectionnait Benoît XVI. Pour aider à mieux savourer ses paroles, commençons par une brève présentation du Curé d’Ars.
Une vie toute donnée à Dieu (1786-1859)
Saint Jean-Marie Vianney naît le 8 mai 1786 à Dardilly, près de Lyon, dans une famille de cultivateurs. La foi chrétienne fait partie intégrante de la vie de la famille Vianney, à travers la prière commune, la fréquentation de l’église paroissiale, et aussi l’accueil des pauvres. Pourtant, chez Jean-Marie, on peut discerner très tôt comme un secret, un appel à la vie intérieure, qui n’échappe pas à sa mère. Ce goût de la prière et le témoignage héroïque des prêtres réfractaires pendant la Révolution française – il fait sa première confession et sa première communion dans la clandestinité – font qu’il perçoit un appel à être prêtre pour « gagner beaucoup d’âmes au bon Dieu ».
Il commence sa formation en 1806, dans une école presbytérale, c’est-à-dire auprès d’un prêtre en paroisse, le chanoine Charles
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Balley. Celui-ci doit lui enseigner les bases nécessaires pour pouvoir ensuite rejoindre le séminaire. Au tout début de sa formation, en 1807, il reçoit la confirmation et ajoute « Baptiste » à son prénom. Il est en effet fasciné par la mission du Précurseur, qui s’efface pour laisser la place à celui qu’il annonce. C’est ce qu’il s’attachera à faire toute sa vie.
Les études cependant sont très difficiles. Jean-Marie a appris très tard à lire, et le latin lui est totalement hermétique. En dehors de brefs passages peu concluants au séminaire, c’est le chanoine Balley qui assure quasi intégralement la formation de Jean-Marie. Il a perçu dès le départ chez son élève le goût de la vie intérieure et le désir de l’union à Dieu. Finalement, Jean-Marie Vianney est ordonné prêtre le 13 août 1815, à Grenoble. Il est ensuite nommé vicaire de l’abbé Balley à Écully. Il achève ainsi sa formation auprès de son maître pendant ses deux premières années de sacerdoce.
En février 1818, l’abbé Vianney est envoyé à la chapellenie d’Ars, dans les Dombes. Le vicaire général de Lyon, M. Courbon, lui dit alors : « Vous allez dans une paroisse où il n’y a pas beaucoup d’amour de Dieu, mais vous en mettrez. » Le nouveau curé, cherchant le chemin d’Ars au milieu du brouillard, déclare au jeune
Antoine Givre qui vient de lui indiquer la route : « Tu m’as montré le chemin d’Ars, je te montrerai le chemin du ciel. » Ces deux phrases contiennent comme en condensé tout le ministère de Jean-Marie
Vianney à Ars : mettre l’amour de Dieu dans le cœur de ses paroissiens, et leur montrer le chemin du ciel. Pendant quarante et un ans, il s’efforce donc d’accomplir ces deux missions. Cela à travers une activité multiforme, dont nous allons essayer de retracer les grandes lignes.
Avant tout, il y a ce que le Curé d’Ars appelle « le ménage du Bon Dieu », c’est-à-dire l’entretien de l’église et le souci du culte. Il
pourvoit à la restauration, à l’agrandissement et à l’embellissement de son église paroissiale, et la dote des plus beaux ornements. Pour lui, la vie intérieure est prioritaire. Dès son arrivée, il se fait remarquer par les très longues heures qu’il passe en prière à l’église. Afin de conduire ses paroissiens à cette relation intime avec Dieu, il leur donne quotidiennement des leçons de catéchisme, connaissant un succès croissant. En homme de la terre, il sait user d’images simples pour enseigner l’Évangile et toucher les cœurs. Il restaure également des confréries et organise des pèlerinages.
Le souci de l’âme de ceux qui lui sont confiés implique aussi le souci de leur vie dans sa réalité la plus naturelle. Sa lutte contre les danses et contre les cabarets a ainsi pour objectif d’éradiquer des sources de grandes misères dans les familles. Dans la même perspective, il fonde La Providence, une institution pour éduquer des jeunes filles, et bientôt des orphelines, afin qu’elles deviennent de bonnes mères de famille. Une école de garçons s’ouvre également à son initiative.
Pour mener ces projets, il n’est pas seul. Il sait discerner les charismes de ses paroissiens. Il confie La Providence à de jeunes laïques chez qui il a repéré les aptitudes nécessaires.
Il visite fréquemment ses paroissiens, de préférence aux heures des repas, pour voir toute la famille. Dans ces moments, il ne mange pas, mais s’intéresse à leur vie, aux récoltes, et finit toujours par parler du bon Dieu.
Les pauvres savent qu’ils trouveront toujours bon accueil auprès du Curé d’Ars, qui donne généreusement. Il est toujours à la recherche d’argent, soit pour l’église, soit pour les pauvres, soit pour les missions.
À partir des années 1830, les pèlerins affluent à Ars pour se confesser auprès de lui. Ses « talents » de confesseur se sont fait
connaître auparavant lors des missions dans les paroisses voisines où il était invité. Commence alors un ministère de réconciliation qui l’occupera jusque sur son lit de mort. On accourt de la France entière pour se confesser à cet humble prêtre. La confession ne dure jamais longtemps, mais le Curé d’Ars, docile à l’Esprit Saint, sait relever et consoler, quand il ne lit pas parfois dans les cœurs.
Jean-Marie Vianney est « passionnément dévoué à son ministère pastoral », comme le dit la prière de sa fête, célébrée le 4 août. Il se donne tout entier. Dans les premières années, cela se manifeste par ses longues heures en oraison à l’église, mais aussi par des pénitences et des mortifications qu’il qualifiera par la suite de « folies de jeunesse ». Il doit également affronter des combats parfois violents contre le démon. Mais son plus grand combat est le combat intérieur de l’espérance. Pendant quasi toutes ses années à Ars, il se sent indigne du ministère qui lui est confié : il estime faire plus de mal que de bien, et redoute de passer en jugement devant Dieu comme curé, chargé de rendre compte des âmes qui lui sont confiées. Pourtant, dans ce combat intense – il essaye par trois fois de fuir Ars –, il reste fermement accroché au Seigneur, s’abandonnant sans cesse à sa miséricorde. Ce combat va de pair avec une profonde humilité. Dès son vivant, il est honoré comme un saint, à son corps défendant. Une de ses plus grandes souffrances consiste à voir son image vendue dans le village d’Ars. Il appelle cela son « carnaval ».
Un authentique ami de Jésus
Que retenir du Curé d’Ars ? Avant tout qu’il fut un authentique ami de Jésus, qui sut le faire aimer. Il n’a cessé de prêcher l’amour de Dieu. S’il a pu parler de l’enfer dans ses premières années, c’était pour déplorer qu’on n’y aimât pas le bon Dieu.
Comme ami de Jésus, il était fasciné par la présence eucharistique ; auprès d’elle, il puisa toujours lumière et réconfort. « Il est
là ! » disait-il en désignant le tabernacle. « Il n’y a rien de si grand que l’Eucharistie », affirmait-il encore.
Comme ami de Jésus, il fut un témoin de la miséricorde. Ses longues heures passées au confessionnal témoignent de l’importance qu’il accordait à ce ministère si important pour le bien des âmes. Il avait expérimenté combien Dieu désire prodiguer sa miséricorde. « Ce n’est pas le pécheur qui revient à Dieu pour lui demander pardon ; mais c’est Dieu lui-même qui court après le pécheur et qui le fait revenir à lui. »
Comme ami de Jésus, Jean-Marie Vianney avait un grand amour de la Vierge Marie, « sa plus vieille affection ». « L’Ave Maria est une prière qui ne lasse jamais », témoignait-il.
Enfin, les témoins du procès de béatification sont unanimes : ce qui frappait le plus chez lui, c’était sa bonté. Le Curé d’Ars était un homme profondément bon, sans doute parce qu’il avait perçu à travers sa vie combien Dieu lui-même est bon : « Encore, si le bon Dieu n’était pas si bon, mais il est si bon… ! »
Il suffit de se rendre un 4 août à Ars pour constater que Jean-Marie Vianney est un saint qui touche tout le peuple de Dieu, tant les prêtres que les fidèles laïcs.
Des écrits du Curé d’Ars ?
La collection « Trésors spirituels » a pour vocation de présenter les grands textes de la spiritualité chrétienne. S’agissant du Curé d’Ars, cependant, on éprouve un certain embarras. Il n’a guère écrit. On ne possède de lui que quelques lettres traitant d’affaires courantes. Ce qu’on appelle « les sermons du Curé d’Ars » est en réalité une compilation d’extraits de sermons écrits par d’autres et agencés par ses soins.
Autrement dit, pour accéder à « l’âme » du Curé d’Ars, nous disposons surtout des témoignages du procès de béatification. C’est
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dans ce procès que s’est plongé, à partir de 1949, l’abbé Bernard Nodet (1911-1990). Ce prêtre du diocèse de Belley arrive cette année-là à Ars pour un temps de repos. Il y reste en réalité jusqu’en 1990 et se passionne pour la figure de Jean-Marie Vianney qu’il s’attache à faire connaître et aimer. C’est ainsi qu’il publie en 1956
Jean-Marie Vianney, Curé d’Ars. Sa pensée – son cœur1. Il s’agit du fruit de sa lecture attentive des témoignages conservés dans les archives d’Ars, lui ayant permis de rencontrer et mieux connaître cet humble curé qui a vécu si saintement son ministère.
Nous ne retenons dans cette édition que les « pensées » à proprement parler, c’est-à-dire les paroles attribuées au Curé d’Ars que l’abbé Nodet a recueillies dans les témoignages. Nous gardons leur classification thématique, certes propre à l’abbé Nodet, mais très évocatrice. Nous parcourons ainsi tout le mystère de la foi, depuis le mystère de Dieu jusqu’aux fins dernières.
Ce recueil n’est sans doute pas à lire de manière continue. Comme pour les sentences des Pères du désert, chacun est invité à aller puiser selon les besoins du moment telle ou telle phrase sur l’une ou l’autre question, ou à ouvrir le recueil au hasard, pour se laisser toucher par la simplicité évangélique de M. Vianney. Lui-même aurait été surpris et sans doute inquiet qu’on publie ses paroles. Il aimait à dire : « Là où les saints passent, Dieu passe avec eux », sans se rendre compte qu’il pouvait se l’appliquer à lui-même. O ui, Dieu est passé à Ars à travers la vie de saint Jean-Marie Vianney. C’est toujours à la rencontre de Dieu qu’il nous invite aujourd’hui, à travers ces paroles qu’il nous laisse.
P. Roland Varin, s.j.m.v.
1. Le Puy – Paris, Éd. Xavier Mappus.
REPÈRES CHRONOLOGIQUES
8 mai 1786 Naissance et baptême de Jean-Marie Vianney à Dardilly.
1797 Première confession dans la clandestinité.
1799 Première communion dans la clandestinité.
1806-1815 Formation sacerdotale auprès de l’abbé Balley, avec quelques passages au séminaire.
1807 Confirmation par le cardinal Fesch à Écully.
13 août 1815 Ordination sacerdotale à Grenoble. 1815-1818 Vicaire de l’abbé Balley à Écully.
Février 1818 Arrivée de Jean-Marie Vianney à Ars. 1825 Ouverture de la maison de La Providence.
1830 Le pèlerinage prend de l’ampleur.
1849 Ouverture d’une école pour les garçons.
4 août 1859 Mort de Jean-Marie Vianney à Ars.
1905 Béatification.
1925 Canonisation.
1929 Le Curé d’Ars est proclamé patron de tous les curés de l’univers.
1986 Pèlerinage de saint Jean-Paul II à Ars.
Avertissement
Pour fluidifier la lecture, on a modernisé la ponctuation des paroles du Curé d’Ars et apporté à l’ensemble des textes de légères harmonisations typographiques. Le texte a été enrichi de notes et d’explications entre parenthèses pour faciliter la compréhension des citations.
PRIÈRE SUR L’ AMOUR DE DIEU
Je vous aime, ô mon Dieu, et mon seul désir est de vous aimer jusqu’au dernier soupir de ma vie. Je vous aime, ô Dieu infiniment aimable, et j’aime mieux mourir en vous aimant, que de vivre un seul instant sans vous aimer. Je vous aime, Seigneur, et la seule grâce que je vous demande, c’est de vous aimer éternellement.
Je vous aime, ô mon Dieu, et je ne désire le ciel que pour avoir le bonheur de vous aimer parfaitement ; je vous aime, ô mon Dieu infiniment bon, et je n’appréhende l’enfer que parce qu’on n’y aura jamais la douce consolation de vous aimer…
Mon Dieu, si ma langue ne peut dire à tous moments que je vous aime, je veux que mon cœur vous le répète autant de fois que je respire… Mon Dieu, faites-moi la grâce de souffrir en vous aimant et de vous aimer en souffrant. Je vous aime, ô mon divin Sauveur, parce que vous avez été crucifié pour moi ; je vous aime, ô mon Dieu, parce que vous me tenez ici-bas crucifié pour vous…
Mon Dieu, faites-moi la grâce de mourir en vous aimant et en sentant que je vous aime. Mon Dieu, à proportion que je m’approche de ma fin, faites-moi la grâce d’augmenter mon amour et de le perfectionner1.
1 La Voix du Bon Pasteur, 3e année (1860-61), 175. Ars ou le Jeune philosophe, 238.
I Jésus-Christ I
« Bien plus, je tiens tout désormais pour désavantageux au prix du gain suréminent qu’est la connaissance du Christ Jésus mon Seigneur. Pour lui j’ai accepté de tout perdre, je regarde tout comme déchets, afin de gagner le Christ. »
Ph 3, 8
Par son Incarnation, Dieu cache sa divinité… afin de devenir visible à nos yeux.
AZUN DE B. Biographie 435
Voilà notre seul modèle !
Philosophe 200
Jésus-Christ est tout pour nous.
AZUN DE B. Biographie 600
Une belle fleur, sans le soleil, n’a ni beauté, ni éclat… Il en est de même de notre âme par rapport à Jésus-Christ…
Philosophe 149
Non seulement vous êtes frères, mais, ce qu’il y a de plus beau, vous ne faites tous ensemble qu’un même corps avec Jésus-Christ, dont la chair et le sang vous servent chaque jour de nourriture.
Sermons « Mystères » II 102
Nous sommes une partie de lui-même.
Voix du Bon Pasteur 1860, 44
Il y a deux choses pour s’unir avec Notre-Seigneur et pour faire son salut : la prière et les sacrements. Tous ceux qui sont devenus saints ont fréquenté les sacrements et ont élevé leur âme à Dieu par la prière.
Esprit 337 – MONNIN II 534
Il a voulu dans ce mystère [l’Incarnation] cacher sa grandeur et sa puissance, mais sa miséricorde éclate de toutes parts.
Voix du Bon Pasteur 1859, 117
Que fait Notre-Seigneur dans le ciel ? Il pense à nous… Il prie pour nous… Il est notre avocat, car saint Jean a dit : « Si quelqu’un pèche, qu’il se souvienne qu’il a au ciel un avocat qui est JésusChrist. »
Voix du Bon Pasteur 1860, 44
C’est toujours Notre-Seigneur qui l’emporte.
MONNIN II 535 – Esprit 343
Ne vous effrayez pas de votre fardeau, Notre-Seigneur le porte avec vous.
MONNIN II 552
Heureuse l’âme qui a pris Jésus-Christ pour son guide, son modèle et son bien-aimé !
Sermons « Mystères » I 722
Faites comme Mlle Tillon, elle avait de vilaines chambres, elle les a bien fait réparer par un bon ouvrier, et aujourd’hui elles sont bien propres. Faites de même ; faites travailler l’Enfant Jésus dans votre cœur, c’est un bon ouvrier qui sait bien faire. Après, votre cœur ne sera plus gâté.
ORIOL P. V. 122
Ce bon sauveur est si rempli d’amour pour nous qu’il nous cherche partout !
MONNIN I 345 – Esprit 125
Comme les disciples sur le Thabor ne virent plus que Jésus seul, les âmes intérieures, sur le Thabor de leur cœur, ne voient non plus
Paroles du Curé d’Ars que Notre-Seigneur. Ce sont deux amis qui ne se lassent jamais l’un de l’autre…
Esprit 27 – MONNIN II 430
Ô cœur de Jésus, cœur d’amour ! Fleur d’amour !…
MONNIN II 532 – Esprit 310
Jésus-Christ se montre […] prêt à faire notre volonté si nous commençons à faire la sienne.
AZUN DE B. Biographie 436
Aujourd’hui [fête du Sacré-Cœur] Notre-Seigneur nous met sur son cœur… Ah ! si nous pouvions toujours y demeurer !…
Esprit 310
Ô Jésus, vous connaître, c’est vous aimer !… Si nous savions comme Notre-Seigneur nous aime, nous mourrions de plaisir ! Je ne crois pas qu’il y ait des cœurs assez durs pour ne pas aimer en se voyant tant aimés… C’est si beau la charité ! C’est un écoulement du cœur de Jésus qui est tout amour… Le seul bonheur que nous ayons sur la terre c’est d’aimer Dieu et de savoir que Dieu nous aime.
BELVEY P. O. 214 – Cath. LASSAGNE P. O. 488
Esprit 304, 310 – ORIOL P. V. 68 – MONNIN II 574
Lorsque nous croyons que tout est perdu, nous n’avons qu’à crier : « Seigneur, sauvez-nous, nous périssons… » Car NotreSeigneur est là à côté de nous qui nous regarde avec complaisance, qui sourit et qui dit : « Vraiment tu m’aimes… Je reconnais que tu m’aimes. »
Esprit 229
Notre-Seigneur prend plaisir de faire la volonté de ceux qui l’aiment…
Esprit 263
Si nous n’aimions pas le cœur de Jésus, qui aimerions-nous donc ?
MONNIN II 533
Ah ! si nous comprenions son amour, si nous pouvions voir son cœur tout embrasé de bonté, de compassion, de miséricorde, nous détesterions, nous pleurerions nuit et jour nos péchés !
Voix du Bon Pasteur 1860, 10
Mais voilà, on ne songe pas à la bonté infinie de Notre-Seigneur, à tout ce qu’il a fait pour nous. Que nous sommes malheureux !
Voix du Bon Pasteur 1860, 10
Jésus aurait pu sauver le monde rien qu’en baissant les yeux devant son Père, et il a voulu être l’homme des douleurs, de toutes les douleurs.
LEMANN Annales 1908, 125
Notre-Seigneur a souffert plus qu’il ne fallait pour nous racheter. Mais ce qui aurait satisfait la justice de son Père n’aurait pas satisfait son amour.
Esprit 25 – MONNIN II 430
Je dis comme disait Notre-Seigneur entrant dans le monde : « Me voilà, faites, Seigneur, ce que vous voudrez, je m’offre en sacrifice. »
Cath. LASSAGNE P. M. 77, 113
Méditons souvent au pied de la croix l’énormité du péché qui a fait mourir Notre-Seigneur.
Voix du Bon Pasteur 1860, 10
Un Dieu qui descend sur la terre pour être victime de nos péchés, un Dieu qui souffre, un Dieu qui meurt, un Dieu qui endure tous les tourments parce qu’il a voulu porter le poids de nos crimes !…
Esprit 149
Il est mort pour tous. Il nous attend tous au ciel.
Philosophe 83
Jamais on ne pourra se faire une idée, jamais on ne pourra dire ce que Notre-Seigneur a souffert pour nous. Pour le comprendre il faudrait savoir tout le mal que le péché lui fait. Nous ne connaîtrons cela qu’à la mort.
Voix du Bon Pasteur 1860
Notre-Seigneur a souffert pour nous dans son âme tout ce qu’il est possible de souffrir.
Voix du Bon Pasteur 1860, 10
Voilà ce qu’il en a coûté à mon Sauveur pour réparer l’injure que mes péchés ont faite au bon Dieu !
Esprit 149
La passion de Notre-Seigneur est comme un grand fleuve qui descend d’une montagne et ne s’épuise jamais.
Esprit 309 – MONNIN II 576
Cette âme m’a coûté trop cher, je l’aime encore quoique pécheresse.
Sermons « Sanctification du chrétien » I 146
Quel dommage que des âmes qui ont tant coûté de souffrances au bon Dieu se perdent pour l’éternité !
Esprit 912 – MONNIN P. O. 1126, 1122 – BELVEY P. O. 220
Ctesse DES GARETS P. O. 958 – PERTINAND P. O. 367
Quelle ingratitude ce serait de se montrer avare envers un Dieu qui se montre si prodigue ! N’a-t-il pas donné tout son sang pour nous sur la croix ? Ne se donne-t-il pas à nous tout entier dans la sainte Eucharistie ?
MONNIN I 233
Sans la mort de Notre-Seigneur, tous les hommes ensemble ne pourraient expier un petit mensonge.
Esprit 25 – MONNIN II 430
Il faudrait que tous les pécheurs, quand ils vont à leurs plaisirs, rencontrent sur le chemin, comme saint Pierre, Notre-Seigneur.
MONNIN I 266
Comprendre que nous soyons l’ouvrage d’un Dieu, c’est facile ; mais que le crucifiement d’un Dieu soit notre ouvrage, voilà qui est incompréhensible !
Esprit 24 – MONNIN II 429
Jeter les yeux sur Notre-Seigneur attaché à la croix.
Esprit 149
Oh ! ne rends pas ce sacrifice inutile.
Voix du Bon Pasteur 121
Union avec Jésus-Christ, union avec la croix : voilà le salut !
Esprit 339 – MONNIN II 535
Notre-Seigneur nous montre le chemin dans la personne de Simon le Cyrénéen ; il appelle ses amis à porter sa croix après lui. Esprit 196
Nous nous plaignons de souffrir ; nous aurions bien plus raison de nous plaindre de ne pas souffrir, puisque rien ne nous rend plus semblables à Notre-Seigneur. Oh ! belle union de l’âme avec Notre-Seigneur Jésus-Christ par l’amour de sa croix !
MONNIN P. O. 1124 – Ctesse DES GARETS P. O. 792
Dieu n’exige pas autant de nous [que de son Fils], il nous traite bien plus doucement et nous nous plaignons toujours. Ce n’est pas ça, mes enfants !
ORIOL P. V. 30
Qu’il est consolant de souffrir sous les yeux de Dieu, et de pouvoir se dire le soir dans son examen : « Allons, mon âme, tu as eu aujourd’hui deux ou trois heures de ressemblance avec JésusChrist. Tu as été flagellée, couronnée d’épines, crucifiée avec lui !… »
MONNIN II 462 – Esprit 195
Jésus-Christ ! Voilà notre chemin !
Lettre à Mlle Ainé
Lions-nous si bien à lui que nous ayons le grand bonheur de ne jamais nous en séparer.
Lettre à Mlle Ainé
Notre-Seigneur est notre modèle : prenons notre croix et suivons-le.
MONNIN II 462 – Esprit 194
Le bon Dieu ne pourra rien vous refuser si vous lui offrez son Fils et les mérites de sa sainte mort et Passion.
MONNIN I 341
J’aime bien augmenter le ménage du bon Dieu1. Comment ne pas donner à Notre-Seigneur qui a donné tout son sang pour nous sur la croix, qui se donne à nous tout entier dans la sainte Eucharistie !
MONNIN P. O. 1086
Toutes les prières se font au nom et par les mérites de JésusChrist… Mes enfants, écoutez bien ça ! Toutes les fois que j’ai obtenu une grâce, je l’ai demandée de cette manière ; cela n’a jamais manqué.
Esprit 127 – MONNIN P. O. 2347
I Le Saint-Esprit i
« L’Esprit en personne se joint à notre esprit pour attester que nous sommes enfants de Dieu. »
Rm 8, 16
Il fallait que la descente du Saint-Esprit vînt fructifier cette moisson de grâces. C’est comme un grain de blé ; vous le jetez en terre : bon ! Mais il faut le soleil et la pluie pour le faire lever et monter en épi.
Esprit 85 – MONNIN II 459
Le Saint-Esprit est une force… C’est lui qui soutenait les martyrs. Sans le Saint-Esprit, les martyrs seraient tombés comme la feuille des arbres.
Esprit 83
1. Cela signifiait pour lui aménager l’intérieur de l’église, faire en sorte qu’elle soit bien tenue et joliment ornée.
Paroles du Curé d’Ars
Sans le Saint-Esprit, nous sommes comme une pierre du chemin… Prenez dans une main une éponge imbibée d’eau et dans l’autre un petit caillou, pressez-les également. Il ne sortira rien du caillou, et de l’éponge vous ferez sortir de l’eau en abondance. L’éponge, c’est l’âme remplie du Saint-Esprit, et le caillou, c’est le cœur froid et dur où le Saint-Esprit n’habite pas.
MONNIN P. O. 1097 – Cath. LASSAGNE P. O. 476
MONNIN II 456 – Esprit 80
Les sacrements que Notre-Seigneur a institués ne nous auraient pas sauvés sans le Saint-Esprit. La mort même de Notre-Seigneur nous aurait été inutile sans lui.
MONNIN II 459
Dans le ciel, on sera nourri du souffle de Dieu.
MONNIN II 430 – Esprit 26
En ce monde, le « Vent » souffle toujours.
MONNIN II 480
Le Saint-Esprit est le conducteur de l’âme ; sans lui, elle ne peut rien. L’âme possédée par lui est comme un raisin d’où sort une liqueur délicieuse quand on le presse. Sans l’Esprit Saint, l’âme est comme un caillou d’où l’on ne peut rien tirer.
TOCCANIER P. O. 123 – MONNIN II 455 Fr. ATHANASE P. O. 670
Quand on est conduit par un Dieu de force et de lumière, on ne peut pas se tromper.
MONNIN II 455 – Esprit 78
Pourquoi les saints étaient-ils si détachés de la terre ? Parce qu’ils se laissaient conduire par le Saint-Esprit.
MONNIN II 455 – Esprit 77 – MONNIN P. O. 1097
Des enfants en qui le Saint-Esprit réside nous font honte !
MONNIN II 461 – Esprit 154
Le Saint-Esprit nous fait distinguer le vrai du faux et le bien du mal.
MONNIN II 455 – Esprit 75
Comme ces lunettes qui grossissent les objets, le Saint-Esprit nous fait voir le bien et le mal en grand.
MONNIN II 455 – Esprit 78 – MONNIN P. O. 1097
Avec le Saint-Esprit, on voit tout en grand : on voit la grandeur des moindres actions faites pour Dieu, et la grandeur des moindres fautes.
MONNIN II 455 – Esprit 78
Comme un horloger avec ses lunettes distingue les plus petits rouages d’une montre, avec les lumières du Saint-Esprit nous distinguons tous les détails de notre pauvre vie. Alors les moindres imperfections paraissent très grosses ; les moindres péchés font horreur.
MONNIN II 455 – Esprit 78
Ceux qui sont conduits par le Saint-Esprit ont des idées justes. Voilà pourquoi il y a tant d’ignorants qui en savent plus long que les savants.
MONNIN II 455 – Esprit 77 – MONNIN P. O. 1097
Un chrétien qui est conduit par le Saint-Esprit n’a pas de peine à laisser les biens de ce monde pour courir après les biens du ciel. Il sait faire la différence.
MONNIN P. O. 1097
Que c’est beau d’être accompagné par le Saint-Esprit !… Et dire qu’il y en a tant qui ne veulent pas le suivre.
MONNIN II 458 – Esprit 83
Il s’agit donc de savoir qui nous conduit. Si ce n’est pas le Saint-Esprit, nous avons beau faire, il n’y a pas de substance, ni de saveur dans tout ce que nous faisons. Si c’est le Saint-Esprit, il y a une douceur moelleuse… C’est à mourir de plaisir !
MONNIN P. O. 1097 – Esprit 80 – MONNIN II 456
Pour l’homme qui se laisse conduire par l’Esprit Saint, il semble qu’il n’y a point de monde ; pour le monde, il semble qu’il n’y a point de Dieu…
Esprit 80 – MONNIN P. O. 1097
Si l’on disait aux damnés : « Pourquoi êtes-vous en enfer ? » ils répondraient : « Pour avoir résisté au Saint-Esprit. » Et si l’on disait aux saints : « Pourquoi êtes-vous au ciel ? » ils répondraient : « Pour avoir écouté le Saint-Esprit. »
MONNIN II 457 – Esprit 82
Quand le Saint-Esprit veut une chose, elle réussit toujours.
MONNIN II 596
Quand il nous vient de bonnes pensées, c’est le Saint-Esprit qui nous visite.
MONNIN II 457 – Esprit 82
C’est le Saint-Esprit qui forme les pensées dans le cœur des justes et qui engendre les paroles…
MONNIN II 457 – Esprit 81
[Le Saint-Esprit] couve les bons désirs dans une âme pure, comme la colombe couve ses petits.
Esprit 84
[Les] bons désirs sont le souffle de l’Esprit Saint qui a passé sur notre âme et qui a tout renouvelé, comme ce vent chaud qui fond la glace et ramène le printemps…
Esprit 82
C’est le Saint-Esprit qui chasse les brouillards que le démon met devant nous pour nous faire perdre le chemin du ciel.
Voix du Bon Pasteur 1859, 44
Quand le Saint-Esprit réside dans nos cœurs, que de bonnes intentions il nous donne ! Mais il faut y correspondre, il faut les suivre.
Catéchismes JACQUET 19
Mon Dieu, que nous avons besoin que cet Esprit Saint vienne en nous pour changer notre cœur !
Sermons « Sacrements » IV 259
Il y en a qui trouvent la religion ennuyeuse : c’est qu’ils n’ont pas le Saint-Esprit.
MONNIN II 457 – Esprit 82
Les gens du monde n’ont pas l’Esprit Saint, ou, s’ils l’ont, ils ne l’ont qu’en passant. Il ne s’arrête pas chez eux. Le bruit du monde le fait partir.
MONNIN II 456 – Esprit 79
Lorsqu’on sent que la ferveur se perd, il faut vite faire une neuvaine au Saint-Esprit pour demander la foi et l’amour.
MONNIN II 457 – Esprit 81
Il faut demander souvent, le long du jour, les lumières du Saint-Esprit. Oh ! que nous en avons besoin pour connaître notre pauvre misère !
Esprit 338 – MONNIN II 534 – ORIOL P. V. 64
Ceux qui ont le Saint-Esprit ne peuvent pas se sentir tellement ils connaissent leur pauvre misère. Les orgueilleux sont ceux qui n’ont pas l’Esprit Saint.
MONNIN II 456 – Esprit 79
C’est le Saint-Esprit qui met le feu, et les bonnes œuvres partent.
Esprit 84
Le Saint-Esprit est comme un jardinier qui travaille notre âme… Esprit 84
Nous n’avons qu’à dire « oui » et à nous laisser conduire.
Esprit 84 – MONNIN II 458
Ceux qui ont le Saint-Esprit ne produisent rien de mauvais, tous les fruits du Saint-Esprit sont bons.
MONNIN II 457 – Esprit 81
Comme les peines de ce monde sont douces avec le SaintEsprit !
Voix du Bon Pasteur 1859, 44
Sans l’Esprit Saint, nous sommes comme un homme estropié privé du mouvement de ses membres. Avec l’Esprit Saint, nous avons la force et le mouvement. Il n’y a que l’Esprit Saint qui puisse élever l’âme et la porter en haut.
BELVEY P. O. 205 – Esprit 77
MONNIN II 455 – MONNIN P. O. 1076
Il faudrait dire chaque matin : « Mon Dieu, envoyez-moi votre Esprit qui me fasse connaître ce que je suis et ce que vous êtes. »
Esprit 85 – MONNIN II 459
Quand on a le Saint-Esprit, le cœur se dilate, il se baigne dans l’amour divin.
Esprit 82
Une âme qui possède le Saint-Esprit goûte une saveur dans la prière, qui fait qu’elle trouve toujours le temps trop court ; elle ne perd jamais la sainte présence de Dieu. Son cœur devant notre bon Sauveur au Saint-Sacrement est un raisin sous le pressoir.
Esprit 81
Ceux qui se laissent conduire par le Saint-Esprit éprouvent toutes sortes de bonheurs au-dedans d’eux-mêmes ; tandis que les mauvais chrétiens se roulent sur les épines et les cailloux.
Esprit 80 – MONNIN II 456
Comme une belle colombe blanche qui sort du milieu des eaux et vient secouer ses ailes sur la terre, le Saint-Esprit sort de l’océan infini des perfections divines et vient battre des ailes sur les âmes pures, pour distiller en elles le baume de l’amour…
MONNIN P. O. 1097 – MONNIN II 434 – Esprit 34
Le Saint-Esprit repose dans une âme pure comme sur un lit de roses.
MONNIN II 435 – Fr. JÉRÔME P. O. 545 – Esprit 34
Le Saint-Esprit repose dans les âmes justes comme la colombe dans son nid.
MONNIN II 458 – Esprit 84
Il sort d’une âme où réside le Saint-Esprit une bonne odeur, comme celle de la vigne, quand elle est en fleur.
Esprit 34 – MONNIN II 435
Oh ! que l’on voit bien et que l’on voit beau, quand on voit par le Saint-Esprit !
MONNIN II 512 – Esprit 257
2. L’amour de Dieu pour nous
« En ceci consiste l’amour : ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés et qui a envoyé son Fils en victime d’expiation pour nos péchés. »
1 Jn 4, 10
Ô mon Dieu ! mon Dieu ! que vous nous avez aimés !!!
MONNIN II 454 – Esprit 116
DE LA BASTIE Annales 1912, 180
Son amour est de tous les instants et d’une intensité égale.
AZUN DE B. Biographie 427
L’âme se remplit de son amour !
ORIOL P. V. II 96
Son amour l’a porté à faire ce que nous n’aurions pas osé lui demander.
Esprit 169
Il n’y a que de l’amour dans ce cœur !
Esprit 309 – MONNIN II 553
Le bon Dieu nous a créés et mis au monde parce qu’il nous aime ; il veut nous sauver parce qu’il nous aime…
Esprit 59
Quel bonheur pour les chrétiens que de pouvoir aimer le bon Dieu ! Lui qui est si bon, si aimable et qui nous a tant aimés.
Voix du Bon Pasteur 1860, 207
Le seul bonheur que nous ayons sur la terre, c’est d’aimer Dieu et de savoir que Dieu nous aime.
Esprit 304 – ORIOL P. V. 61
Aimer Dieu et être aimé de Dieu ! Quel bonheur ! BEAU P. O. 1187
Pesons sur l’amour de notre Dieu envers l’homme.
AZUN DE B. Biographie 432
Dieu nous aime plus que le meilleur des pères, plus que la mère la plus tendre. Nous n’avons qu’à nous soumettre et à nous abandonner à sa volonté, avec un cœur d’enfant.
MONNIN I 311 – Fr. ATHANASE P. O. 806
Dieu tient l’homme intérieur comme une mère la tête de son enfant pour le couvrir de baisers et de caresses…
Esprit 336 – MONNIN P. O. 1095
Nous sommes l’ouvrage d’un Dieu… On aime toujours son ouvrage.
MONNIN II 429 – Esprit 24
C’est beau de pouvoir plaire à Dieu, si petits que nous sommes.
Esprit 24 – MONNIN 429
Pensons à l’amour de Dieu qui ne s’est jamais vengé.
Catéchismes GERMAIN Annales 1917, 264
Le bon Dieu veut nous sauver et nous ne voulons rien faire pour notre salut.
Voix du Bon Pasteur 1859, 50
Le bon Dieu veut notre bonheur.
Sermons « Prière » II 64
Encore, si le bon Dieu n’était pas si bon, mais il est si bon !…
Esprit 317 – Fr. JÉRÔME P. O. 552
MONNIN II 194 – MONNIN II 14 – MONNIN II 22
Le bon Dieu est si bon que son cœur transpire de miséricorde.
DE LA BASTIE Annales 1912, 181
Que le bon Dieu est bon, comme il nous a aimés !
MONNIN II 202
Ô mes enfants, que Dieu est bon ! Quel amour il a eu et a encore pour nous ! Nous ne le comprendrons bien qu’un jour en paradis.
ORIOL P. V. 190
Que la multitude de votre douceur est grande, ô mon Dieu, à ceux qui vous craignent.
Esprit 343
Nous sommes donc quelque chose de bien grand, puisque le bon Dieu qui nous a créés, qui nous a rachetés, pense encore à nous…
Voix du Bon Pasteur 1860, 44
Le bon Dieu veut nous rendre heureux et nous ne le voulons pas.
MONNIN I 265 – Esprit 145
Le bon Dieu est meilleur que le diable n’est méchant ; c’est lui qui me garde. Ce que Dieu garde est bien gardé.
MONNIN I 422
Dieu ne sait rien refuser à ses vrais serviteurs.
AZUN DE B. Biographie 436
Si on y pensait bien, on ne pourrait vivre et offenser un Dieu qui est si bon, qui a pris un si bon cœur et qui nous aime tant…
Cath. LASSAGNE P. M. 39
Si les hommes savaient combien le bon Dieu est bon, ils ne pourraient jamais l’offenser.
DE LA BASTIE Annales 1912, 181
Quand il est seul chargé de nos intérêts, il y va de sa justice et de sa bonté de nous aider et de nous secourir.
MONNIN I 311
Vous verrez s’il se laisse vaincre en générosité, s’il ne vous accorde pas cent fois plus que vous ne lui aurez accordé.
AZUN DE B. Biographie 445
Dieu ne nous perd pas plus de vue qu’une mère ne perd de vue son enfant qui commence à remuer le pied.
Sermons « Fête-Dieu » II 120
Voyez jusqu’où Dieu est bon à ceux qui l’aiment ! Il fait des miracles pour rien quand c’est un de ses amis qui les lui demande. Esprit 357
Dieu agit en Dieu.
AZUN DE B. Biographie 433
Lorsqu’on considère attentivement le soin minutieux que Dieu prend de ravoir l’homme, de se l’attirer […], on est tenté de se demander comme le prophète : « Qu’est-ce que l’homme ? » Attendu que Dieu ne peut, ce semble, le perdre de vue.
AZUN DE B. Biographie 429
(Rapportant ce que dit Dieu au livre d’Isaïe) « Quand une mère aurait le courage d’abandonner son enfant, pour moi je ne pourrais jamais abandonner une de mes créatures1. »
Sermons « Sanctification du chrétien » I 147
Vivons donc doucement au sein de cette bonne Providence si attentive à tous nos besoins.
MONNIN I 311
« Demandez et vous recevrez. » Il n’y a que Dieu qui puisse faire de semblables promesses et les tenir.
Philosophe 186
C’est pour nous que le bon Dieu a produit le soleil qui nous éclaire, l’air que nous respirons, le feu qui nous réchauffe, l’eau que nous buvons, les blés qui nous nourrissent, les vêtements qui nous couvrent.
Voix du Bon Pasteur 1860, 10
Nous sommes comme des petits enfants, nous ne savons pas marcher dans le chemin du ciel, nous chancelons, nous tombons, si la main du bon Dieu n’est pas toujours là pour nous soutenir.
Philosophe 148 1. Is 49, 15.
Dieu n’a rien épargné pour nous sauver.
Sermons « Jugement dernier » I 15
Le bon Dieu nous placera, comme un architecte place les pierres dans un bâtiment, chacun à l’endroit qui lui convient.
MONNIN II 430 – Esprit 26
Quand je pense au soin que le bon Dieu a pris de moi, quand je repasse ses bienfaits, la reconnaissance et la joie de mon cœur débordent de tous côtés. Je ne sais plus que devenir ; je ne découvre de toutes parts qu’un abîme d’amour dans lequel je voudrais pouvoir me noyer.
MONNIN P. O. 1106 – MONNIN I 310
Que Dieu a été bon pour moi !
RAYMOND P. O. 291
Toutes les fois que je m’inquiète de La Providence1, le bon Dieu me punit de mes inquiétudes en m’envoyant des secours inattendus.
PERTINAND P. O. 386 – MONNIN I 304
ORIOL P. V. 172
J’ai toujours été l’enfant gâté de la Providence ; je ne me suis jamais occupé de rien, et il ne m’a jamais rien manqué. Qu’il fait bon s’abandonner uniquement, sans réserve et pour toujours à la conduite de la Providence.
Fr. ATHANASE P. O. 806 – MONNIN I 310
(À sa mère) Recevons des mains de la Providence et avec une égale tranquillité les revers et les consolations.
Pèlerinage d’Ars 1845, 56
1. Orphelinat situé à Ars.
Ne vous défiez pas de la Providence du bon Dieu : elle a fait croître votre récolte, elle vous donnera bien le temps de la ramasser.
MONNIN P. O. 1076
I La grâce i
« Revêtir l’Homme nouveau, qui a été créé selon Dieu, dans la justice et la sainteté de la vérité. »
Ep 4, 24
Il [Jésus] a ses mains pleines de grâces, cherchant à qui les distribuer. Hélas ! personne n’en veut…
Esprit 126 – MONNIN I 192
Catéchismes GERMAIN Annales 1917, 25
Dieu nous donne des grâces avec tant d’abondance que, pour aller au ciel, il n’y a qu’à le vouloir.
ORIOL P. O. 729
Le bon Dieu nous multiplie ses grâces : aussi, que nous serons fâchés, à la fin de la vie, de n’en avoir pas profité !
MONNIN I 345 – Esprit 128
Le bon Dieu tend la main et donne sa grâce à ceux qui la lui demandent.
Sermons « Ivrognerie » III 342
De même que la terre ne peut rien produire si le soleil ne la féconde ; de même nous ne pouvons rien faire de bien sans la grâce du bon Dieu.
Philosophe 147
Celui qui aime bien le bon Dieu est comme un arbre planté sur le bord d’un ruisseau limpide, c’est-à-dire qu’il est continuellement
rafraîchi par les douceurs de la grâce qui tombe dans son âme comme une rosée céleste.
Voix du Bon Pasteur 121 – Heures catholiques 522
L’âme sous l’action de la grâce ressemble à ces oiseaux qui ne font qu’effleurer la terre et qui planent constamment dans les airs, tandis que l’âme en état de péché ressemble à ces oiseaux domestiques qui ne peuvent quitter la terre et sont constamment attachés à elle.
TOCCANIER P. O. 123
Un seul regard du bon Dieu suffit pour nous mettre en grâce avec lui, mais ce regard, il faut le mériter par une volonté ferme de tout bien faire !
ORIOL P. V. 192
Tout notre mérite est de coopérer à la grâce.
Philosophe 149
Avec la grâce de Dieu qui ne nous est jamais refusée, nous pouvons triompher.
Esprit 229
La grâce de Dieu nous aide à marcher et nous soutient. Elle nous est nécessaire comme les béquilles à ceux qui ont mal aux jambes.
MONNIN II 432 – Esprit 31
Le moindre degré de grâce vaut plus que toutes les richesses de l’univers.
Philosophe 166
La grâce du bon Dieu convertit tout en or.
Philosophe 169
Oh ! que l’homme est grand !
MONNIN I 268
Notre âme qui est si grande qu’on ne peut rien concevoir de plus grand, non, rien, rien !
MONNIN I 267
Le jour et la nuit, il [Dieu] est toujours prêt à venir chez nous pourvu que nous lui ouvrions la porte de notre cœur.
ORIOL P. V. 193
Le bon Dieu se plaît dans ce cœur, s’y contemple, s’y reconnaît, s’y admire comme dans un miroir ; il le remplit de tout lui-même.
ORIOL P. V. 286 – Catéchismes JACQUET 151
L’homme, c’est un autre Dieu, à part sa dépendance du maître souverain des cieux, c’est son image, c’est sa ressemblance.
AZUN DE B. Biographie 431
[L’homme] est si grand que rien ne peut le contenter sur la terre. Il n’y a que lorsqu’il se tourne du côté de Dieu qu’il est content… Tirez un poisson hors de l’eau, il ne vivra pas. Eh bien ! voilà l’homme sans Dieu !
MONNIN II 428 – Esprit 22
Un chrétien créé à l’image de Dieu.
Un chrétien racheté par le sang d’un Dieu.
Un chrétien, l’enfant de Dieu, le frère d’un Dieu, l’héritier d’un Dieu.
Un chrétien, l’objet des complaisances des trois personnes divines.
Un chrétien, dont le corps est le temple du Saint-Esprit.
MONNIN I 330 – Esprit 164
L’important est d’élever dans notre cœur l’église spirituelle, le tabernacle vivant où Notre-Seigneur se plaît à résider.
MONNIN II 324
Oh ! mes enfants, le corps des saints est un tabernacle vivant !
ORIOL P. V. II 97
Il est plus facile de se sauver que de se perdre, tant est grande la miséricorde de Dieu.
BELVEY P. O. 211
TABLE DES MATIÈRES
1.
2.
3.
5.
6.
3.
1.
2.