À mes grands-parents.
Direction : Guillaume Arnaud Direction éditoriale : Sophie Cluzel Édition : Anne-Sophie Pigeau, assistée de Madeleine Phélip Direction artistique : Thérèse Jauze Suivi graphique : Laura Burnel Mise en pages : Nord Compo Direction de la fabrication : Thierry Dubus Fabrication : Marie Dubourg Textes liturgiques © AELF © Mame, Paris, 2026 57 rue Gaston Tessier, 75166 Paris Cedex 19 www.mameeditions.com ISBN : 978-2-7289-3476-8 MDS : MM34768 Tous droits réservés pour tous pays. Ce livre ne peut être reproduit ni utilisé à des fins d’entraînement de systèmes d’intelligence artificielle. La fouille de textes et de données est interdite conformément à l’article 4(3) de la Directive (UE) 2019/790.
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Bénédicte Delelis
Lettre aux grands-parents
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Le temps est passé trop vite l’autre jour…
En rentrant à la maison, votre parfum m’accompagnait encore et je craignais qu’il s’évanouisse… C’était un peu de votre tendresse, de votre présence si chère qui demeurait ainsi avec moi. Il y avait aussi sur ma main la douceur de la vôtre, et votre rire dans mes oreilles. Lorsqu’on est avec vous, l’horloge nous presse, exigeante, impérieuse. J’avais encore tant de choses à apprendre, à recevoir de vous… et aussi tellement à vous dire, mots timides, maladroits, qui n’osaient pas franchir le seuil clos de mes lèvres. Votre au revoir tintait comme une clochette. J’ai refermé la porte. Et comme je la gardais entrouverte un instant pour vous apercevoir encore, près de votre fenêtre, je me suis écriée : « Vous êtes un trésor ! » – l’avez-vous entendu ? – avant de m’échapper, vite, vite, parce que l’heure sonnait. Le savez-vous ? Le savez-vous vraiment ? Les petitsenfants ne le disent pas assez. Est-ce parce qu’ils n’y pensent pas ? Est-ce parce qu’ils rougiraient, et vous aussi, peut-être, embarrassés, confus ? Souvent, nous devisons d’Arnaud, de Caroline ou d’Olivier, des petits 5
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LETTRE AUX GRANDS-PARENTS
riens joyeux, des menues tracasseries qui font la vie. « Victor a la rougeole, Anne va déménager. Grégoire doit se lever aux aurores pour son nouveau travail… Et ton père ? Sais-tu où est le fauteuil rouge en toile du jardin dans lequel je lisais quand vous jouiez dans la cabane des trois sapins ? Tiens, j’ai écrit pour toi la recette du cake aux fruits, celle que faisait ma maman, et GrandMère avant elle. Pense à prendre le papier sur la table, près de la photo de ta mère. J’ai rêvé d’elle cette nuit : elle m’apportait des géraniums… » Nous avons tant et tant bavardé du travail, des enfants, du mariage prochain d’Étienne – quel bonheur ! –, que je n’ai pas eu l’occasion ou pas osé vraiment vous confier ce qui débordait de mon cœur à propos de vous, sous vos cheveux blancs… Les petits-enfants n’ont pas toujours les mots, n’ont pas toujours le temps… Leurs trains partent, rapides, et leurs voitures démarrent. Ils agitent la main, reçoivent les baisers, et souvent, comme moi, ils n’ont pas su glisser ce qui, du fond de leur âme, chantait pour vous, grandsparents précieux, piliers familiers et chéris. Tout ce que des grands-parents représentent pour leurs petits-enfants ? C’est impossible à évoquer d’une phrase avant le dessert, ou bien durant les quelques pas sur le chemin blond, derrière la maison. Et si je m’asseyais maintenant pour essayer de vous le dire ? Je voudrais vous exprimer ma gratitude… tenter de formuler 6
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INTRODUCTION
la reconnaissance de tous ceux qui ont été – et sont encore – des petits-enfants envers ceux qui les ont accompagnés depuis l’aube de leur vie, auréolés maintenant de leurs cheveux d’argent. Vous êtes la maison de l’enfance, le placard à sucettes, le soleil des vacances, les Sylvain et Sylvette, le soir, sur l’oreiller. Vous êtes les histoires et les pots de confiture, les mûres tièdes au fond des paniers d’osier, la mémoire, les racines, les témoins de ce qui demeure… Pour beaucoup, vous êtes un exemple, une école qui ne donne pas de leçons, d’exercices ou de punitions… celle où l’on apprend l’amour gratuit, inlassable, dans le silence des saisons qui passent. Tout ce que nous avons appris de vous, c’est l’occasion de vous le partager ; mais, pour cela, installezvous ! Il y a tant à vous décrire… À chaque étape de votre vie, vous êtes pour vos petits-enfants un livre vivant qui s’imprime en nous, nous enseigne et nous marque. Dans votre jeunesse, vous avez veillé sur notre enfance. Dans votre grand âge, ne vous croyez pas inutiles… Car alors, c’est votre vulnérabilité qui nous éclaire, et peutêtre est-elle ce que vous avez de plus précieux à nous offrir… Et ensuite ? Nous marchons ensemble vers un avenir que vous atteindrez peut-être avant nous, quand votre pas sera devenu vacillant et fragile. Et, là encore, nous nous mettrons à votre école.
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Nous recevoir de vous Entrer dans votre histoire Nous sommes tissés de vous, de vos visages, de vos tempéraments… Parmi vos petits-enfants, Mamie, beaucoup ont hérité de votre talent de musicienne. L’un a votre optimisme, votre inépuisable énergie, l’autre, le regard de Papi, son amour patient du jardin qu’on soigne et qu’on surveille. Moi, je ressemble plutôt à GrandMaman, de l’autre côté. Vous l’avez bien connue : j’ai ses cheveux trop fins qui s’envolent, ses rêveries, ses inquiétudes… Elle m’avait expliqué qu’elle était « née en 16 »… Oh ! m’étonnais-je. Elle a donc connu Jésus qui, me semblait-il, avait surgi, bouleversant le monde, en l’an zéro. J’avais beau ne jamais franchir le 5 sur 20 en mathématiques, je savais compter jusqu’à 16. Et je la regardais avec respect. Grand-Maman marchait d’un petit pas tranquille. Elle n’était jamais pressée. Chaque jour, elle allait comme autrefois chercher son beurre, 8
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NOUS RECEVOIR DE VOUS
son pain, ses légumes au village. Elle n’avait pas compris qu’au réfrigérateur, maintenant, tout se conserve. Grand-Maman ne possédait pas vraiment le sens de la rentabilité. Elle cuisinait des pains d’épice tièdes et des gâteaux de Savoie qui sentaient bon. Parfois, on pouvait les barbouiller de confiture de myrtilles et, si on en dévorait quatre parts ou qu’on renversait le pot sur notre robe claire, jamais Grand-Maman ne grondait. Ce qui était formidable avec elle, c’est qu’elle se réveillait tôt, très tôt. À six heures du matin, lorsque le sommeil fuit les petits enfants, je descendais à pas de loup les escaliers de bois, grattais doucement à sa porte et, quand elle avait dit « oui », me glissais dans son lit. Je la trouvais dans l’ombre, récitant son chapelet sous le tableau d’une Vierge aux raisins qu’elle aimait bien. À quel mystère l’interrompais-je ? Je ne sais. Jamais je n’ai pu même imaginer que je la dérangeais. Grand-Maman vous donnait l’impression par toute son attitude que vous étiez plus important que la reine de Saba : un être précieux qu’elle chérissait. Quand la pendule sonnait sept heures, Grand-Maman se levait et, enchantement, partageais avec moi ses biscottes sans sel qui faisaient mon régal. Oui, nous venons de vous. Les maisons de vacances nous abritent encore de leur douce mémoire. Chez 9
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LETTRE AUX GRANDS-PARENTS
Grand-Maman, ça n’était pas bien grand. À mes yeux, c’était un palais où il faisait toujours beau. Le temps se suspendait. Lundi, mardi, vendredi s’étaient évanouis, laissant place à un immense espace de soleil blond et de liberté : les vélos sous l’appentis, le jardin frais, les hortensias au parfum de terre humide, les matins de pluie. L’école n’était plus qu’un jeu où nous singions la maîtresse et les devoirs, assis dans l’escalier avec la marche comme pupitre. Chaque année, on célébrait ma fête au milieu de juillet. Ma grand-mère au pas menu, aux yeux couleur de ciel, m’interrogeait : « Comme cadeau, veux-tu une glace ? ou un pudding ? » Le pudding était une spécialité aujourd’hui disparue : une exquise boule ronde fabriquée avec tous les restes de gâteaux et recouverte d’un renversant glaçage de sucre. J’hésitais. Le dilemme était cornélien. Brusquement je me décidais : « Une glace ! » C’était la tradition : main dans la main, nous partions chercher le cornet coloré, trottinant ensemble sur le sentier qui bordait la mer et menait vers le port aux bateaux qui tintent, toujours de bonne humeur. Je dévorai la glace. Puis, invariablement, tous les ans, je m’écriai en me jetant à son cou pour la remercier : « C’est étonnant, j’ai encore grand faim… » Et Grand-Maman, dans sa largesse, faisait mine de se décider tout à coup à offrir en plus l’exquis pudding qui nous souriait dans la vitrine… 10
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NOUS RECEVOIR DE VOUS
Devinait-elle qu’une fois l’enfance close et la maison vendue, quand son regard d’azur s’ouvrirait vers l’ailleurs, à chaque fête de ma vie, j’y penserais ? Nous sommes tissés de vous. Juillet aura toujours pour moi la teinte de ses prunelles rieuses et le goût d’un gâteau évanoui, mélange d’anis, de sucre glace et de tendresse immense. Si nous dressions la liste de tous les gestes des grandsparents dont nous sommes redevables ou qui nous ont façonnés, combien elle serait longue ! Les petites souris sous l’oreiller, une pièce ou un bonbon doré, récolter le miel avec Grand-Père, monter dans son tracteur ou chercher ses lunettes pour l’histoire sur ses genoux avant d’aller dormir. Apprendre à tricoter, jouer de la musique, fabriquer des sablés ou partir en pique-nique… Marcher dans la montagne, écouter les oiseaux, la mésange, l’alouette, le merle, le rossignol… Semer au potager, regarder la rivière, se promener dans les blés, patauger dans la mer… Grands-parents, vous êtes bien souvent pour nous l’enfance heureuse et sûre, la tendresse inlassable et tranquille, et la beauté du monde où l’on se sent aimé…
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LETTRE AUX GRANDS-PARENTS
Entrer dans une histoire plus large Nous sommes tissés de vous, de vos traits, de vos récits… Ils sont pour nous une fenêtre vers la grande histoire, celle d’une famille, d’un village ou d’une ville, d’une terre, d’un pays. Vous, Mamie, vous aviez seize ans quand la guerre éclata. Votre maman vous annonça la nouvelle, des larmes roulant sur ses joues. Les combats terribles de 14-18 revenaient à sa mémoire… On contait dans la région que les Allemands qui arrivaient droit sur votre ville violentaient les filles. Vite, on vous fit grimper en voiture, avec votre sœur, sous la garde de votre grand frère, pour vous mettre à l’abri dans le Midi. Sur la route, une foule de familles, d’enfants, de jeunes s’éloignaient, comme vous, tant qu’il était encore temps. Le trajet fut interminable. Parvenus à Royan, vous sûtes que c’était trop tard : l’armée allemande était déjà là. Votre frère, Paul, avait accroché à la voiture une remorque contenant un réchaud, une tente, une bicyclette. Pendant quinze jours, vous avez dormi tous les trois sur la plage. Chaque matin, Paul partait faire la queue pour demander un bon d’essence afin de pouvoir rebrousser chemin. Quant à vous, vous n’aviez qu’une idée : préparer votre concours de piano pour la rentrée. Vous aviez donc trouvé dans Royan un magasin de pianos, et vous vous y rendiez 12
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NOUS RECEVOIR DE VOUS
tous les jours à vélo, pour vous y entraîner trois heures. Contre une petite somme, le marchand de musique avait accepté. Vous étiez insouciante, légère. La guerre au début revêtait, pour ceux qui en ignoraient tout, une espèce d’air d’aventure amusante. À cette époque, vous commenciez à songer tendrement à René, un beau garçon de votre entourage, aussi sérieux que vous étiez gaie. Il était parti au service militaire deux ans avant la guerre. Après une année au c ombat, il fut fait prisonnier, s’échappa et, hélas, fut repris, car dans le train qui le ramenait enfin vers sa famille, vers vous, un officier allemand exigea ses papiers et… son cœur s’affolant dans sa poitrine, il rougit. Beaucoup de jeunes filles oubliaient leurs serments d’amour échangés, larmes aux yeux, sur le quai d’une gare. C’est long, la guerre. Mais vous, vous avez attendu, durant cinq ans, le beau René, mon grand-père, qui reviendrait soulagé, heureux, mais abîmé tout de même, assombri… Pendant ce temps, non loin de là, en 1941, GrandMaman aux yeux clairs épousait le grand frère de son ami Marinette, son cher et doux Antoine, intello, dans la lune, à la santé trop fragile pour être appelé au front. Quand vinrent les noces, la mariée était revêtue d’un costume sombre, avec un petit chapeau : on ne trouvait plus dans les boutiques d’étoffe blanche pour coudre une robe. Sur le sentier bordant la mer, comme elle s’en 13
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LETTRE AUX GRANDS-PARENTS
allait un matin faire quelques commissions au village, un officier SS eut le toupet de lui faire des avances. Ni une ni deux, sans frémir, Grand-Maman le gifla. Et, pour le menacer, cria de toutes ses forces : « Kommandantur ! Kommandantur ! » L’Allemand effaré s’enfuit sans demander son reste. Dans cette Kommandantur, on le sut bien après, la propriétaire avait caché toute la guerre un sculpteur juif à la cave avec les provisions, au nez et à la barbe de l’occupant qui vivait à l’étage. Grand-Maman eut un premier enfant, un beau garçon tout brun. Quand vint le second, au début d’un joli mois de septembre en 1943, les choses se corsèrent un peu. La ville où ils vivaient subit deux violents bombardements. Le bilan humain et matériel fut considérable. Les incendies durèrent plusieurs jours. L’hôpital était gravement endommagé, dix mille personnes se trouvaient sans logis. Le plafond de la chambre de mes grands-parents s’était effondré. Antoine mit donc sa femme enceinte et leur bébé d’un an dans un train pour la campagne. Ils seraient plus en sécurité là-bas, chez la sœur de Grand-Maman. Il les rejoindrait dès qu’il pourrait. Quelques semaines à peine après son arrivée, les douleurs saisirent la jeune mère, secouée certainement par les récents événements, et le bébé survint sur la table d’un bureau, à sept mois et demi : c’était mon papa. 14
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NOUS RECEVOIR DE VOUS
On télégraphia à l’heureux père : « Bébé né, oreiller, tout va bien. » Antoine demeurait à la ville voisine et, chaque week-end, rejoignait sa famille par le chemin de fer. En juin suivant, comme il voyageait selon son habitude, le nez plongé dans son journal, le train fut brutalement stoppé. Les Alliés bombardaient les ponts sur la Loire. Par chance, le train de mon grand-père fut le dernier à passer avant que le pont ne saute. On évacua tout de même les passagers pour les mettre à l’abri. Mais Antoine lisait. Légendairement distrait, vous vous en souvenez sûrement, il ne remarqua rien et demeura tranquille dans son wagon, emporté dans ses lignes. Seul le retour des voyageurs, une fois le danger passé, lui fit lever la tête. Durant ce temps, Grand-Maman vivait mille morts d’inquiétude. Elle savait son mari en route, entendait l’affreux fracas. L’horloge, sonnant chaque demi-heure, augmentait sa terreur. Il n’était toujours pas là… Que s’était-il passé ? Mon Dieu… Elle tremblait, se voyait déjà veuve. Qu’à cela ne tienne, elle irait à la gare ; il valait mieux savoir. En y arrivant juste, qui aperçutelle donc ? Son Antoine qui, du quai, s’acheminait vers elle, tranquillement, son chapeau dans une main et son journal dans l’autre. « Tu es vivant ! J’étais folle de terreur ! Comment, tu n’as rien remarqué ? » Les mots se précipitent. L’air paisible d’Antoine qui n’a rien 15
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LETTRE AUX GRANDS-PARENTS
deviné de ses angoisses allume la fureur de mon impulsive grand-mère aux yeux d’eau qui s’emporte. Et paf, comme autrefois avec l’officier allemand, la gifle partit ! Pauvre Grand-Papa, il paraît qu’il n’aimait guère qu’on raconte cette histoire… Moi, je la trouvais touchante. Et je me figurais ce grand-père étourdi et bon que je n’avais pas connu et qui avait conquis pour toujours le cœur de ma grand-mère. Nous sommes bercés de vos récits. Nous rions de vos facéties de jeunesse que nous ne devinerions pas. Nous sommes fiers aussi, intrigués par l’univers qui vous était familier, si différent du nôtre. Et les petits-enfants que nous sommes évoquent, impressionnés, les anecdotes devenues des légendes. Grâce à vous, grands-parents, nous pénétrons dans l’histoire bigarrée des pays et des peuples par la petite porte, celle de nos familles. Nous héritons de vos courages, de vos vivacités ou de vos patiences, du labeur de votre vie ordinaire, de vos savoir-faire quelquefois, de votre persévérance, mais aussi des angoisses qui ont pesé sur vos cœurs, des ombres que vous avez dû traverser, malgré vous.
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Table des matières 1 Nous recevoir de vous
Entrer dans votre histoire......................................
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Entrer dans une histoire plus large........................
12
Entrer dans une histoire avec ses beautés et ses ombres........................................................
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D’une histoire abîmée à une histoire sainte.........
25
2 Ce que nous apprenons de vous
Votre inlassable disponibilité................................
31
Votre soif d’apprendre encore..............................
36
Votre affectueuse attention...................................
39
Votre foi souvent si vive.......................................
42
Votre dévouement dans le service........................
46
Votre fécondité au-delà des apparences...............
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3 Deux figures inspirantes pour vous
Une grand-mère persévérante et courageuse........
51
Un grand-père pédagogue et patient....................
64
4 L ’heure de la vulnérabilité
La joie d’être ensemble.........................................
74
Être vulnérable et merveilleusement utile.............
79
Témoigner jusqu’au bout......................................
85
Grand âge et mystère évangélique de l’enfance......
89
5 Où allons-nous ?
Vers un avenir......................................................
91
Et le purgatoire ?...................................................
94
Nous nous retrouverons........................................
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