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9782728919239 Questions de vie

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LE LIVRE DE LA VIE CHRÉTIENNE DES JEUNES

À mes parents qui ont été les premiers à répondre à mes questions… S. de M.

Direction : Guillaume Arnaud

Direction éditoriale : Sarah Malherbe, Sophie Cluzel

Édition : Astrid de Moussac, assistée d’Alice-Hélène de Clermont

Mise en page : les PAOistes

Fabrication : Thierry Dubus, Sabine Marioni

Imprimatur : Père M. Vidal, Paris, le 5 février 2014. Nihil obstat : Père G. Pelletier, Paris, le 5 février 2014. Textes liturgiques © AELF, Paris, 2014.

© Mame, Paris, 2014. Site : www.mameeditions.com

ISBN : 978-2-7289-1923-9 MDS : 531 339 Tous droits réservés pour tous pays.

« Loi n°49-956 du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse. »

QUESTIONS VIE DE

LE LIVRE DE LA VIE CHRÉTIENNE DES JEUNES

Textes de Sophie de Mullenheim

Illustrations de Lili la baleine, Julie Olivier et Florian Thouret

Homme et femme il les créa…

Et la science alors…

La Terre est vraiment belle !

ET invisible Le monde VISIBLE

7 JOURS OU 15 MILLIARDS D’ANNÉES ?

EST-CE VRAI QUE DIEU A CRÉÉ LE MONDE ?

Lorsque les scientifiques explorent les mystères de la nature, ce qu’ils découvrent est si bien organisé que beaucoup se disent : « Non, cela ne peut pas être le fruit du hasard ! » Certains pensent que cet ordre est voulu par une intelligence supérieure qu’ils appellent « grand architecte » ou « grand

horloger ». Nous, les chrétiens, nous croyons que c’est Dieu qui est à l’origine de la création du monde.

Aucommencement

Aujourd’hui, la plupart des scientifiques (chrétiens ou non) considèrent que c’est la théorie du « big bang » qui

SAINT FRANÇOIS D’ASSISE

Saint François d’Assise aimait passer du temps en pleine nature, dans le silence de la montagne italienne. Au xiiie siècle, ce jeune homme a abandonné tous ses biens et toutes ses ambitions pour fonder un ordre, les Franciscains, et vivre la pauvreté de l’Évangile. Il a écrit un jour un texte sur la création. Retrouve-le page 9.

permet de comprendre ce qui s’est passé au commencement du monde. Selon cette théorie, une gigantesque explosion a eu lieu, il y a quinze milliards d’années. Cette explosion a « donné naissance » à l’univers, mais cela a pris… beaucoup plus de sept jours. Que dire alors du récit de la création dans la Bible ? Invention ou vérité ? Nous, chrétiens, pensons que ce récit est vrai même si nous savons que les choses ne se sont pas passées en une semaine. Est-ce contradictoire ?

Non, parce que ce texte de la Genèse n’est pas un exposé scientifique : il ne nous explique pas comment l’univers et le monde ont été créés, mais pourquoi ils l’ont été. Le récit de la création n’est pas là pour répondre à la place des savants. Il nous révèle que Dieu a créé le

Dieu vit tout ce qu’il avait fait ; et voici : cela était très bon.

Il y eut un soir, il y eut un matin : sixième jour.

GENÈSE 1, 31

monde par amour. Il nous dit que Dieu a placé l’homme au centre de la création.

Création quotidienne

La Bible nous apprend que Dieu s’est reposé le septième jour. S’est-il alors retiré de la scène, une fois son travail

POUR FAIRE LE LIEN

DIEU CRÉATEUR P. 20

L’HOMME P. 42

SCANDALE DU MAL P. 120

SCIENCE ET FOI P. 292

VIE ÉTERNELLE P. 33, 36

accompli ? A-t-il laissé les hommes se débrouiller tout seuls ? Non ! Dieu n’a pas façonné l’homme pour aussitôt s’en désintéresser. À chaque instant, il continue d’être créateur, il appelle sa création à la vie : une naissance, une nouvelle plante, un autre jour… Dieu veille en

permanence sur sa création. À chaque moment de notre vie, il nous fait exister, il nous pétrit. Il est toujours présent, et nous, nous devons achever sa création. C’est pourquoi en regardant chaque chose, nous pouvons voir l’œuvre de Dieu.

Devant le monde qui t’entoure, ne cède pas au pessimisme mais cherche plutôt les occasions de t’émerveiller. Et n’oublie pas que Dieu est aussi le créateur de tout ce que tu ne vois pas, qui est infiniment grand et infiniment beau : la vie éternelle.

GEORGES LEMAÎTRE

Dans le monde scientifique, on a d’abord beaucoup ri de Georges Lemaître, ce prêtre féru de sciences. Et on a moqué sa théorie, en lui donnant ce surnom ironique : « Le big bang du père Lemaître ! » En 1931, personne ne peut croire l’étrange étude qu’il publie. Il y décrit le commencement du monde comme une sorte de feu d’artifice, où l’explosion d’un minuscule atome aurait créé tout l’univers. Quelques années plus tard, on ne plaisante plus à propos du big bang – la théorie se révèle juste, on a maintes occasions de la vérifier. Georges Lemaître avait raison contre tous ; il a probablement « inventé » l’origine de l’univers. Mais il ne jette pas sa bible aux orties pour autant, il sait que les croyants continueront d’y chercher la place de Dieu et celle de l’homme dans la création.

Loué sois-tu, Seigneur, dans toutes tes créatures, spécialement messire frère soleil, par qui tu nous donnes le jour, la lumière [...].

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur lune et les étoiles : dans le ciel tu les as formées, claires, précieuses et belles.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour frère vent, et pour l’air et pour les nuages [...].

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur eau [...].

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour frère feu, par qui tu éclaires la nuit [...].

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur notre mère la Terre qui nous porte et nous nourrit, qui produit la diversité des fruits, avec les fleurs diaprées et les herbes.

SAINT FRANÇOIS D’ASSISE, CANTIQUE DES CRÉATURES, VERS 1224-1226.

SAUVONS LA PLANÈTE !

LES ÉCOLOGISTES PARLENT DU RÉCHAUFFEMENT DE LA PLANÈTE, DE LA POLLUTION, DES FORÊTS QUE L’ON DÉCIME... POURQUOI FAUT-IL PRENDRE SOIN DE LA PLANÈTE ?

Une chambre où les affaires s’entasseraient pêle-mêle, où les poubelles ne seraient jamais vidées, où les fenêtres resteraient toujours fermées finirait par devenir irrespirable. Certes, le monde est infiniment plus grand qu’une chambre, mais il est aussi infiniment plus peuplé ! Déchets, pollutions, bruits, ceux qui habitent la Terre peuvent y rendre la vie impossible. Et ils n’ont pas de planète de rechange. Le bon sens nous dicte donc de prendre soin de la planète si nous voulons pouvoir y vivre encore longtemps. C’est la préoccupation de ceux qui défendent l’environnement.

Terre en danger

Aujourd’hui, les écologistes ont été entendus : tout le monde est à peu près d’accord pour dire qu’il ne faut pas faire n’importe quoi avec notre planète. Personne ne souhaite laisser aux générations futures un monde pollué, appauvri, à l’air irrespirable. Mais que peut-on faire ? Faut-il tout arrêter, revenir en arrière, vivre dans la forêt, se chauffer au feu de bois et marcher à pied, pour ne rien polluer ? Ce n’est

pas ce que Dieu attend des hommes lorsqu’il leur remet la création. Il ne dit pas : « Conservez précieusement la Terre telle que je vous la donne », mais : « Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez la Terre et soumettez-la. »

Lan’estplanète pas un musée !

Quand Dieu demande à l’homme d’être responsable de sa création, il ne lui demande pas de veiller sur elle comme un conservateur de musée qui n’oserait toucher à rien. L’homme est libre de disposer de la création selon son bon

Àvoir ton ciel, ouvrage de tes doigts, la lune et les étoiles que tu fixas, qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui, le fils d’un homme, que tu en prennes souci ?

Tu l’as voulu un peu moindre qu’un dieu, le couronnant de gloire et d’honneur ; tu l’établis sur les œuvres de tes mains, tu mets toute chose à ses pieds.

PSAUME 8, 4-7

vouloir. Aujourd’hui, il pourrait décider de détruire toutes les forêts du globe. Simplement, ce serait imbécile, et mauvais. Imbécile car il n’aurait bientôt plus d’oxygène à respirer puisque ce sont les arbres qui le produisent. Et mauvais, car l’homme, ou ses enfants, en pâtiraient.

Pour Dieu, l’homme est infiniment plus important que la forêt amazonienne, les baleines ou la couche d’ozone.

Mais Dieu a créé les arbres, les baleines et la couche d’ozone pour l’homme, et ils lui sont utiles.

Cadeau de confiance

En nous confiant la création, Dieu nous a laissés libres de la gaspiller ou d’en prendre soin pour le bonheur des futures

générations. Si nous croyons vraiment que nous sommes créés à l’image de Dieu, alors, nous considérerons la création comme un don de Dieu et nous voudrons qu’elle en soit toujours le reflet auprès des hommes.

Aujourd’hui, on parle de « développement durable » : les humains apprennent à utiliser la nature, sans empêcher que demain leurs enfants puissent l’utiliser aussi. Maîtriser la nature, cela veut dire dominer notre planète, l’exploiter… sans la gâcher !

POUR FAIRE LE LIEN

CRÉATION P. 6

ENVIRONNEMENT P. 120, 238

LIBERTÉ P. 267

RESPONSABILITÉ P. 70, 289

SAINTE HILDEGARDE

Protéger l’environnement, cela passe par des gestes simples et quotidiens. Éteindre la lumière, fermer le robinet, économiser l’énergie et l’eau. Trier les déchets permet de les recycler en réutilisant leur matière pour en faire de nouveaux objets. Couper n’importe quel arbre, ou laisser les restes d’un pique-nique dans une clairière sont de mauvais réflexes. Il y a mille occasions de prendre soin de la nature que Dieu nous a confiée.

Les plantes ? Sainte Hildegarde les a bien connues. En plein Moyen Âge, elle consacre toute sa vie à chercher leurs secrets. Cette religieuse allemande ne cesse d’étudier les propriétés des « simples », qu’elle cultive dans le jardin de son abbaye. Elle découvre que certaines plantes apaisent, que d’autres guérissent, que d’autres encore endorment, stimulent… Elle va en chercher de nouvelles, échange ses informations avec d’autres monastères. Tout est ensuite consigné dans des manuscrits.

Aujourd’hui encore, l’homéopathie utilise certaines découvertes de Hildegarde. Elle ne s’est pas contentée de respecter la nature, de ne pas abîmer les plantes ou de les conserver : elle les a mises au service des malades qui venaient la voir à l’abbaye.

1+1+1 = UN

NOUS CROYONS EN UN SEUL DIEU EN TROIS PERSONNES.

POURQUOI NE PAS PLUTÔT CROIRE EN TROIS DIEUX ?

CE SERAIT MOINS COMPLIQUÉ À COMPRENDRE !

Chaque fois que nous faisons le signe de croix en disant « au nom du Père, et du Fils et du SaintEsprit », nous affirmons, sans forcément le savoir, que nous croyons en la Sainte Trinité. Nous y croyons, mais cela ne veut pas dire que nous la comprenons parfaitement. Et pour cause : c’est le plus grand mystère de la foi chrétienne.

Mais un mystère n’est ni une énigme insoluble ni une chose incompréhensible. C’est au contraire une réalité tellement belle et profonde que nous n’avons jamais fini de la comprendre et d’en vivre.

Trois + amour = Trinité

La Trinité est le mystère de l’Amour. En Dieu se déploie l’amour parfait, éternel : l’amour dont le Père aime le

Fils, l’amour dont le Fils aime le Père, et l’Esprit qui est le mouvement même de l’amour. Les trois personnes s’aiment tellement qu’elles sont parfaitement unies : elles ne forment qu’un. Mais il ne s’agit pas d’un amour fusionnel, qui confond tout.

Le véritable amour respecte les différences, c’est pourquoi il y a bien trois Personnes dans la Trinité.

Mais nous, en quoi cela nous concerne-t-il ? Le véritable amour veut toujours donner

SAINT PATRICK

Sais-tu pourquoi l’emblème de l’Irlande est le trèfle ? Cela vient du « catéchisme » de saint Patrick, au ve siècle. C’est l’époque des druides et Patrick, un rude moine venu de Bretagne, va combattre sur cette île les croyances des Celtes. Il n’hésite pas à se montrer parfois cinglant. Il affronte prêtres et rois. Et puisque les Irlandais croient que des esprits et des dieux habitent la forêt, Patrick les instruit en leur montrant… un trèfle. Ce trèfle a beau avoir trois feuilles, il forme pourtant un tout. N’est-ce pas la meilleure image de Dieu, qui est Un en trois Personnes ?

Les méthodes musclées et les trèfles de Patrick remportent un vrai succès : un siècle plus tard, l’Irlande n’a plus besoin de missionnaires, c’est elle qui en envoie à travers le monde.

la vie. L’amour parfait de la Trinité, c’est celui dont Dieu aime les hommes. Et, malgré notre fragilité et nos limites, nous sommes appelés à vivre la même chose, à aimer de la même façon.

Le mystère de la Trinité est tellement incroyable que Dieu l’a révélé progressivement aux hommes. Dans l’Ancienne Alliance, Dieu proclame qu’il est le Dieu unique. Dans la Nouvelle Alliance, le Père envoie aux hommes son propre Fils. Et si on ne trouve pas le mot « Trinité » dans l’Évangile, Jésus parle très

clairement de la relation privilégiée qui l’unit à son Père : « le Père et moi, nous sommes UN » (Jean 10, 30). Jésus promet aussi à ses disciples qu’ils seront éclairés par l’Esprit Saint : « Le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père vous enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit » (Jean 14, 26). Enfin, Jésus demande à ses apôtres de baptiser ses disciples « au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit » (Matthieu 28, 19). Voilà enfin nommées les trois Personnes…

SAINTE ÉLISABETH DE LA TRINITÉ

Jamais l’un sans

l’autre

Le Père crée l’homme par amour. Le Fils sauve l’homme par amour. L’Esprit habite en l’homme par amour. Mais en chacune de ces actions toute la Trinité est présente. Le Père nous envoie son Fils et le Fils nous parle du Père et de son amour. Le Fils nous envoie l’Esprit et l’Esprit nous fait entrer dans la relation d’amour entre le Père et le Fils. Si tu sais que l’amour parfait qui unit les trois Personnes de la Trinité est la source de ta vie, alors tu comprends que tu es né parce que tu es aimé, mais aussi pour aimer. Croire en la Trinité, ce n’est pas adhérer à une idée, à une image ; c’est vouloir aimer comme Dieu aime.

Entrée au Carmel à 21 ans, Élisabeth Catez n’y restera que peu de temps : elle meurt cinq ans plus tard, en 1906. On a retrouvé, dans ses papiers, cette prière qui a fait le tour du monde : « Ô mon Dieu, Trinité que j’adore, aidez-moi à m’oublier entièrement pour m’établir en vous, immobile et paisible comme si déjà mon âme était dans l’éternité. Que rien ne puisse troubler ma paix, ni me faire sortir de vous, ô mon immuable, mais que chaque minute m’emporte plus loin dans la profondeur de votre mystère. Pacifiez mon âme, faites-en votre ciel, votre demeure aimée et le lieu de votre repos. Que je ne vous y laisse jamais seul, mais que je sois là tout entière, tout éveillée en ma foi, tout adorante, toute livrée à votre action créatrice. »

POUR FAIRE LE LIEN

UN SEUL DIEU P. 106

MYSTÈRE P. 127

AMOUR DE DIEU P. 45, 55

VIE ET MORT P. 95

FOI P. 106 Témoin d’aujourd’hui

Dès que Jésus fut baptisé, il remonta de l’eau, et voici que les cieux s’ouvrirent : il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et des cieux, une voix disait : “Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie.”

MATTHIEU 3, 16-17

Cette icône peinte vers 1400 par Andrei Roublev, un moine russe, est mondialement connue. Elle est inspirée d’une scène de la Bible : trois mystérieux personnages rendent visite à Abraham qui les accueille et leur offre un repas. Le texte biblique parle tantôt de trois hommes, tantôt d’un seul. Pour les chrétiens, c’est la première évocation du mystère de la Trinité. Le Père, le Fils et l’Esprit sont représentés ici comme trois anges et le peintre veut rendre visible leur unité : leurs visages sont identiques, leurs ailes se touchent, l’ensemble de la composition forme un cercle qui n’est pas fermé. Une coupe est posée tout au bord de la table d’autel, à notre place : nous pouvons nous approcher !

ESPRIT SAINT, QUI ES-TU ?

IL FAUDRAIT SE METTRE D’ACCORD ! L’ESPRIT SAINT EST-IL UNE COLOMBE, UNE LANGUE DE FEU OU UN SOUFFLE ?

Depuis notre baptême, l’Esprit Saint nous accompagne. Mais nous sommes bien incapables de dire à quoi il ressemble. Peut-on être l’ami d’une idée abstraite ? Chacun aimerait se « représenter » cet Esprit Saint. Le mot « esprit » ne nous aide pas vraiment à le décrire : on imagine une onde ou une énergie. La Bible n’est pas plus précise : elle évoque l’Esprit de Dieu tantôt comme une brise légère, tantôt sous la forme d’une colombe ou de langues de feu. Il y a de quoi s’y perdre… En fait, ces évocations ne sont pas des images gratuites ou inutiles. Au contraire, elles nous aident à comprendre comment l’Esprit agit dans nos vies tout comme le Père et le Fils.

Esprit Saint, souffle sur moi !

Le jour de notre baptême, l’Esprit nous fait entrer dans la vie des enfants de Dieu. Son souffle nous « aspire » pour nous introduire dans la relation d’amour qui unit Jésus à son Père, pour que nous

vivions de leur amour. On pourrait dire que nous entrons dans la respiration de Dieu. Le souffle, c’est l’image de la légèreté qui nous élève vers Dieu. Mais c’est aussi la douce brise qui murmure, et le vent qui gonfle les voiles du bateau pour aller vers l’autre rive : celle du Royaume de Dieu.

SÉRAPHIM DE SAROV

Retiré en pleine forêt, cet ermite n’a qu’un désir : laisser vivre en lui l’Esprit Saint. Alors qu’il explique cela à son disciple Nicolas Motovilov, voici qu’ils sont illuminés par la lumière de l’Esprit Saint. Nicolas n’a pas besoin d’autre preuve. L’Esprit est vraiment dans sa vie.

Séraphim sait que la prière, le jeûne, les veilles, l’aumône et toute autre bonne action faite au nom du Christ sont de bons moyens pour devenir la demeure du Saint-Esprit. « Seule une bonne action faite au nom du Christ nous procure les fruits du Saint-Esprit », dit-il.

Esprit

réchauffe-moiSaint,!

Un bon feu de cheminée réchauffe le corps. Un feu d’écobuage permet de débroussailler un chemin ou un terrain. L’Esprit Saint fait de même en nous : il réchauffe l’âme et la débarrasse de toutes les ronces qui l’encombrent, qui l’empêchent d’aimer comme Dieu aime. Le feu, c’est aussi ce qui éclaire. Et au jour de la Pentecôte, les apôtres virent se poser sur eux comme des langues de feu. Dès lors, ils ne purent plus cacher leur foi, comme on met une lanterne « sous un boisseau » : ils se mirent à proclamer Jésus au grand jour.

Esprit

donne-moiSaint, ta paix !

La colombe tenant un brin d’olivier est devenue un symbole de paix universel. L’origine de ce signe, on la trouve dans la Bible : le jour où la colombe que Noé a envoyée revient vers l’Arche avec un rameau d’olivier frais dans le bec, Noé et

ses fils comprennent que le Déluge prend fin. Les eaux redescendent, la terre émerge… La paix est revenue entre Dieu et les hommes.

Champion, l’Esprit Saint !

Le plus important à retenir, c’est que l’amour dont le Père aime le Fils et dont le Fils aime le Père est présent lorsque l’Esprit Saint demeure dans le cœur de l’homme. Il est là en personne, quand nous l’appelons par son nom : « Viens, Esprit Saint ! »

POUR FAIRE LE LIEN

ESPRIT SAINT P. 67, 200

BAPTÊME P. 45

CONFIRMATION P. 130, 133

PAIX P. 248, 301

À QUOI SERVENT LES SEPT DONS DU SAINT-ESPRIT ?

À notre confirmation, l’évêque nous marque du saint-chrême en disant : « Sois marqué de l’Esprit Saint, le don de Dieu. » Mais parce que l’Esprit agit en nous de différentes façons, on parle aussi des dons du Saint-Esprit.

Le don de crainte : c’est éprouver un immense respect pour Dieu, notre créateur.

Le don de piété : c’est apprendre à nous tourner spontanément vers Dieu.

Le don de science : c’est chercher à toujours mieux connaître Dieu.

Le don d’intelligence : c’est vouloir comprendre la volonté de Dieu.

Le don de sagesse : c’est aimer faire la volonté de Dieu.

Le don de conseil : c’est rechercher la meilleure façon de faire le bien.

Le don de force : c’est avoir le courage de tenir bon dans les moments difficiles ou de doute.

Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous : l’Esprit de vérité, lui que le monde ne peut recevoir, car il ne le voit pas et ne le connaît pas ; vous, vous le connaissez, car il demeure auprès de vous, et il sera en vous.

JEAN 14, 16-17

L’AMOUR À PLEINE

PUISSANCE

DANS LE CREDO, ON DIT QUE DIEU EST TOUT-PUISSANT. ÇA ME FAIT PEUR.

EST-CE QU’IL TÉLÉCOMMANDE TOUT DE LÀ OÙ IL EST ?

Difficile d’entendre parler de puissance sans avoir froid dans le dos : on n’en voit que trop, de ces tyrans qui utilisent leur pouvoir pour bâillonner leur peuple. La liste de leurs méfaits est longue. Ils oppriment, ils brutalisent, ils volent, ils emprisonnent… Et ce Dieu qu’on proclame « tout-puissant », ne serait-il pas pire encore ? En tout cas, il en aurait les moyens : il a créé le monde, donc il pourrait disposer de tous les pouvoirs. Entre ses mains, nous ne serions que des marionnettes. Mais alors, que deviendrait notre liberté ? C’est normal qu’une telle idée t’effraie. Personne n’a envie d’être manipulé, ni d’être privé de ses capacités de choisir ni encore moins d’agir sous la contrainte. Mais rassure-toi. Ce qui est

tout-puissant, chez Dieu, c’est l’amour. Et le véritable amour respecte absolument celui que l’on aime.

Dieu

ne s’impose

pas

Dieu est bien le « ToutPuissant », le maître de toute

chose. Au commencement, il lui « suffit » de laisser agir sa Parole pour créer le monde. « Dieu dit : “Que la lumière soit.” Et la lumière fut » (Genèse 1, 3). Mais cette puissance-là ne s’exerce pas au hasard, arbitrairement. Quand Dieu crée, il donne la vie. Quand Dieu façonne

SAINTE GENEVIÈVE

« Les Huns arrivent ! » La population de Lutèce, capitale de la Gaule, est paniquée. On redoute les Huns. D’affreux récits circulent sur leur chef, Attila, qui rase tout sur son passage. Geneviève, en 451, n’a pas encore 30 ans. Alors que tous s’apprêtent à fuir, elle garde son calme : « Restons et prions Dieu de nous protéger. » On la traite de folle, d’insensée. Quelques femmes la suivent cependant et se mettent à prier avec elle. Malgré les moqueries et les critiques, elles prient inlassablement. Et… les Huns s’éloignent, épargnant Lutèce. Geneviève a triomphé car elle s’est confiée à la toute-puissance de Dieu.

le monde, il met au sommet de sa création l’homme et la femme afin qu’ils dominent les autres créatures. Tout se passe comme si Dieu « offrait » à l’homme sa création. On est bien loin d’une quelconque idée de tyrannie ! Bien plus, Dieu met à notre disposition sa toute-puissance pour que nous puissions vivre librement en ce monde. Les Psaumes ne cessent de louer Dieu et de le remercier d’être tout-puissant pour cette raison.

Le meilleur exemple de cela se trouve certainement dans le récit de l’Annonciation (Luc 1, 26-38), qui évoque très clairement la toute-puissance de Dieu. Il y est effectivement question de « la puissance du Très-Haut » qui vient solliciter le libre consentement de Marie pour déposer sa propre vie. La toute-puissance divine vient comme se « cacher » dans le sein de Marie pour abriter le Fils de Dieu. Tandis que César, l’empereur de Rome, se fait adorer comme un dieu et que Hérode est prêt à tuer tous les nouveaux-nés de Bethléem pour garder son trône, Dieu, le seul tout-puissant, donne au monde son Fils Jésus dans la discrétion, le secret et l’humilité.

toi ?

EtPas un despote, un père !

Quand nous récitons le Credo, nous disons : « Je crois en Dieu, le Père, tout-puissant… », et non : « Je crois en Dieu, tout-puissant. » En effet, sa toute-puissance s’applique d’abord à sa paternité. Parce qu’il est Dieu Notre Père, son amour pour nous est toutpuissant, mais jamais il ne nous contraindra à l’accueillir par la force. Si nous disons « oui » comme Marie, nous découvrirons comme elle que « le Tout-Puissant fait pour nous des merveilles ». Au lieu de nous faire peur, cette toute-puissance peut nous remplir de confiance et de joie. Alors nous n’aurons plus envie de lui dire : « Non ! »

Si tu crois que Dieu est tout-puissant, cela ne te dispense pas d’être responsable. Ce serait commode d’attendre que Dieu arrange tout ce qui cloche, mais qu’il ne se mêle pas du reste. Puisque nous ne voudrions pas d’un Dieu-tyran, comment pourrions-nous désirer un Dieu-magicien ? La liberté, cela s’apprend. En mobilisant ton intelligence, en exerçant ton sens critique, tu éviteras des pièges. Sans compter que tu as un guide, le meilleur, à tes côtés : l’Esprit Saint. Car c’est cela, la toutepuissance du Créateur : plus on se met à son écoute et plus on devient soi-même !

POUR FAIRE LE LIEN

CRÉATION P. 6

DIEU PÈRE P. 45, 52

LIBERTÉ P. 55, 267

FOI P. 13, 106, 110

Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils. [...]

Marie dit à l’ange : “Comment cela va-t-il se faire puisque je n’ai pas de relations avec un homme ?” L’ange lui répondit : “L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu.”

LUC 1, 31 ET 34-35

QU’IL AILLE AU DIABLE LE DIABLE !

J’AIME AVOIR LA CHAIR DE POULE. POURTANT LES TRUCS DIABOLIQUES

ME FONT PEUR. EST-CE QUE LE DIABLE EXISTE VRAIMENT ?

N’EST-CE

PAS UNE INVENTION ?

Il faut parfois faire confiance à sa peur : si le diable t’effraie, c’est qu’il n’est pas une invention, mais une réalité. Et certains ont d’ailleurs dit que sa plus belle ruse est de faire croire… qu’il n’existe pas.

La Bible en parle dès les premiers chapitres de l’Ancien et du Nouveau Testament. Elle dit qu’il est malin (c’est l’un de ses noms), rusé, raisonneur, menteur. Il semble aussi qu’il soit dangereux de commencer à discuter avec lui ; il suffit de voir à quoi cela conduit Ève. Même Jésus refuse de débattre avec ce « beau parleur ». Il lui oppose simplement la Parole

SAINT ANTOINE DU DÉSERT

À 20 ans, Antoine répond à l’appel de Jésus : « Va, vends ce que tu possèdes et suis moi », et il part vivre au désert. Mais le diable l’attend là-bas et use de tous les stratagèmes pour le mettre à l’épreuve. En vain : Antoine reste fidèle à Dieu. Un jour, Satan envoie même une légion de démons à Antoine, qui les repousse en disant : « Si vous essayez de m’effrayer par votre nombre et vos apparences de brutes, c’est un signe de votre faiblesse ! » Antoine mourra à 105 ans, victorieux du diable par K.-O. !

de Dieu. Un conseil : quand on croit que le diable n’est pas loin, mieux vaut s’éloigner sans discours…

Le séducteur

Le diable ne manque pas de noms. Jésus l’appelle « le père du mensonge » (Jean 8, 44). On le surnomme aussi le « tentateur » ou le « séducteur ». Il est enfin « Satan » (l’adversaire) et « Diabolos » (le diviseur). Tous ces noms en disent long sur sa façon d’agir ! Qui diviset-il ? L’homme et Dieu, et les hommes entre eux. Contre qui nous dresse-t-il ? Contre Dieu, et contre les autres. Le soupçon, la jalousie, le mensonge, la calomnie sont ses signatures. Mais on a parfois tendance à mettre le diable à toutes

Oui, il fut rejeté, le grand Dragon, le Serpent des origines, celui qu’on nomme Diable et Satan, le séducteur du monde entier.

Il fut jeté sur la terre, et ses anges furent jetés avec lui. [...] Eux-mêmes [nos frères] l’ont vaincu par le sang de l’Agneau, par la parole dont ils furent les témoins ; détachés de leur propre vie, ils sont allés jusqu’à mourir. Cieux, soyez donc dans la joie.

APOCALYPSE 12, 9-12

les sauces – et c’est lui faire trop d’honneur. Car si tout le bien vient de Dieu, ce serait un peu facile de dire que tout le mal vient du diable. Il cherche souvent à se faire passer pour un autre dieu, aussi puissant que le Dieu d’amour, ce qui lui permet de nous convaincre que nous ne pouvons lui résister. Or, c’est faux. Ne cherchons pas à nous dédouaner ! Reconnaître que nous sommes

les auteurs du mal qui nous détourne de Dieu, c’est déjà commencer d’en sortir.

Vaincu d’avance

Sans nous, sans notre intérêt, sans notre consentement, le diable est réduit à l’impuissance. Car il a perdu ! Les chrétiens d’autrefois qui sculptaient des démons aux faces grimaçantes et déformées

Le mieux, avec le diable, c’est de ne pas lui laisser de place. Occupe-toi plutôt de Dieu, des autres, aime et pardonne sans compter, prie sans te lasser. Et puis, si d’aventure tu te décourages dans la prière, si tu cèdes à la colère dans une dispute, tu entendras Satan « hurler » de joie. Mais ne crois pas ce grand trompeur : ce n’est pas parce que tu tombes une fois que tout est perdu.

sur les cathédrales avaient raison de se moquer du diable. Ils le remettaient à sa juste place – celle d’un perdant. Le diable a été vaincu une fois pour toutes. Jésus l’a emporté sur le péché et la mort, les armes de Satan. Chaque fois que tu te tournes vers Dieu en le priant – « Délivre-nous du mal » –, tu participes à cette victoire.

Question d’aujourd’hui

POUR FAIRE LE LIEN DIABLE P. 30

PÉCHÉ P. 206

VICTOIRE SUR LE MAL P. 152

MAL

UNE FILLE DU COLLÈGE S’HABILLE TOUT EN NOIR.

EST-CE QUE CELA VEUT DIRE QU’ELLE AIME

LE DIABLE ?

S’habiller en noir ne suffit pas à devenir un disciple du diable. Heureusement ! Mais si, à cette simple mode vestimentaire, on ajoute d’autres signes (croix renversées, musique violente, goût du morbide…), cela devient plus dangereux. Car le satanisme, qui vénère le diable, n’est pas très loin : il recrute parmi les jeunes fragiles et mal dans leur peau. Or le satanisme ne leur apporte pas le bonheur. Seul le Dieu de Vie fait grandir, donne confiance en la vie et l’amour.

CHER COMPAGNON AILÉ

MA GRAND-MÈRE M’A DIT QUE J’AVAIS UN ANGE GARDIEN

ET QUE JE POUVAIS LE PRIER. LES ANGES NE SONT-ILS PAS

LE FRUIT DE NOTRE IMAGINATION ? S’ILS EXISTENT, OÙ SONT-ILS ET À QUOI SERVENT-ILS ?

Les anges, encore un truc de grand-mère ? Dans ce cas, ce sont les grandsmères qui ont écrit la Bible, car on n’y compte plus les passages qui les évoquent ! Plus sérieusement, à la suite de la Bible, l’Église reconnaît l’existence des anges. À la messe, nous nous unissons à leur louange pour nous adresser à Dieu : « Saint, saint, saint, le Seigneur ! » Et en récitant le Credo, nous affirmons que Dieu est « créateur de l’univers visible et invisible ».

Pas facile à voir !

Les anges appartiennent au monde invisible, par définition pas facile à voir. Tout le monde n’est pas comme Jacob, le petit-fils d’Abraham, qui vit en songe qu’« une échelle était dressée, son sommet touchait

le ciel, et des anges de Dieu montaient et descendaient » (Genèse 28, 12). Mais si nous ne voyons pas les anges, nous savons lire la Bible : l’échelle de Jacob nous rappelle que les anges sont un trait d’union entre la terre et le ciel.

Ils sont ces êtres spirituels et immatériels, chargés de nous conduire à Dieu et d’ouvrir notre cœur à l’univers invisible. Ils travaillent sans cesse à nous rapprocher du ciel et à nous faire découvrir sa splendeur.

SAINTE FRANÇOISE ROMAINE

d’hier

Témoin

Sainte Françoise Romaine ne sort jamais sans son ange. D’ailleurs, il ne la quitte pas non plus au couvent, où cette mère de famille italienne est entrée après la mort de ses enfants. Et même si personne ne peut jamais voir son gardien, elle continue d’avoir de grandes discussions avec lui, sans cesse, jusqu’à sa mort.

Folle ? Hallucinée ? On pourrait le penser… Mais un mirage, ça n’éclaire pas, ça ne console ni ne fortifie. Et l’ange de Françoise Romaine fait tout cela. Il pénètre les cœurs des visiteurs de Françoise et lui révèle leurs secrets ; il la réconforte devant le mal. Finalement, le confesseur de la religieuse doit en convenir : il y a toujours quelqu’un d’ailé dans la pièce, avec eux, quand ils parlent.

Les anges ne sont-ils pas tous des esprits chargés d’une fonction, que Dieu envoie pour le service de ceux qui doivent avoir en héritage le salut ?

HÉBREUX 1, 14

Et le tien, que fait-il ?

Ton ange, il fait tout simplement… son travail d’ange : il est auprès de toi le messager de Dieu.

Le principal message de Dieu, c’est de nous appeler vers lui, par notre nom. Cet ange gardien dont t’a parlé ta grand-mère porte donc ton nom, et il est aussi le portevoix du ciel auprès de toi.

Mais c’est un haut-parleur très discret ; alors, prête l’oreille, et traite ton ange en ami.

PADRE PIO

d’aujourd’hui

Témoin

POUR FAIRE LE LIEN

ANGES P. 188

SAINT P. 48

PRIÈRE P. 58

ANNONCIATION P. 20

?

Et toi

Tu as besoin de soutien, de conseil ?

Appelle ton ange gardien à l’aide !

Tu peux aussi lui demander de mobiliser ses « confrères » anges pour veiller sur telle ou telle personne de ton entourage que tu sens en difficulté.

Le pape Jean XXIII, par exemple, priait pour que son ange gardien aille toucher le cœur des hommes politiques qu’il devait rencontrer.

Le Padre Pio est rarement seul. On vient de toute l’Italie, et même d’ailleurs, pour se confesser auprès de ce prêtre capucin ou pour voir ses stigmates. Après sa mort, en 1968, les pèlerinages continueront. Mais loin des foules, le Padre évoque aussi une autre compagnie plus discrète, mais précieuse :

« Comme il est consolant de savoir que nous sommes toujours sous la garde d’un ange céleste qui ne nous abandonne même pas (chose admirable) dans l’action par laquelle nous déplaisons à Dieu... Que, à côté de nous, il y a un esprit céleste qui, du berceau à la tombe, ne nous quitte pas un instant, qui nous guide, qui nous protège comme un ami […]. Qui doit aussi nous consoler toujours, spécialement dans les heures qui sont, pour nous, les plus tristes. Sachez que ce bon ange prie pour vous […]. Par charité, n’oubliez pas cet invisible compagnon, toujours présent pour vous écouter, toujours prêt à vous consoler. »

Superstars chez les anges

LEURS PRÉNOMS SE TERMINENT TOUS PAR « EL ». EN HÉBREUX, « EL » SIGNIFIE « DIEU ».

PAS ÉTONNANT QUE LES TROIS ARCHANGES SOIENT INVESTIS DE MISSIONS

DE LA PLUS HAUTE IMPORTANCE.

Prénom : Gabriel.

Traduction : « Dieu est fort. »

Profession : Ange messager ou annonciateur. Il fait connaître la volonté de Dieu aux hommes.

Son histoire : Il annonce à Marie la venue du Sauveur et recueille son « oui ».

Saint patron : des communications.

Signes particuliers : un sceptre, symbole de puissance et d’autorité, un lys, pour représenter la pureté, et une branche d’olivier, qui figure la paix.

Prénom : Michel.

Traduction : « Qui est semblable à Dieu. »

Profession : Chef des armées célestes. Il a la garde du ciel. Il est aussi chargé de peser les âmes et de les guider au paradis.

Son histoire : À la fin des temps, Michel et son armée d’anges terrassent le dragon et ses démons.

Saint patron : de la France, des parachutistes et des métiers qu’on exerce avec un four.

Signes particuliers : une épée et une balance.

Prénom : Raphaël.

Traduction : « Dieu guérit. »

Profession : Ange de miséricorde. Raphaël vient en aide à ceux qui demandent soutien et guérison.

Son histoire : Il accompagne Tobie pour lui servir de guide. Il guérit son père aveugle et délivre Sara, sa future femme, du démon qui la tourmente.

Saint patron : de la santé du corps et de l’âme.

Signe particulier : un bâton de pèlerin.

LES TABLES NE TOURNENT PAS ROND !

DES COPAINS M’ONT DIT QU’ILS SE RÉUNISSAIENT POUR FAIRE TOURNER

DES TABLES. EST-CE QUE ÇA MARCHE VRAIMENT ?

Le spiritisme, cela peut « marcher », disent certains. Mais est-ce bien la question ? Est-ce un jeu dont on parle, avec ses gagnants et ses perdants ?

On va tirer les rideaux, un soir, un après-midi de pluie.

On va se mettre à trois ou quatre, autour d’une table, d’un guéridon. Suffisamment

sérieusement pour se faire un peu peur, mais en se disant tout de même que c’est « pour rire »… Il n’y a pourtant pas de quoi rire. Toutes ces pratiques ont un seul but, entrer en contact avec le monde des morts. Et pour y entrer, il faut quitter le monde de la vie – et donc celui de Dieu.

JEAN-JOSEPH SURIN

En 1634, Jean-Joseph Surin est envoyé en mission pour délivrer des religieuses possédées par le diable. Le prêtre défie alors Satan : « Laisse-les tranquilles, et viens chez moi, si tu l’oses… »

Le diable ne se le fait pas dire deux fois. Il ne s’attaque plus aux religieuses et prend possession de Jean-Joseph. Le prêtre sombre aussitôt dans la folie : il ne peut plus lire, ni écrire, parfois il est paralysé et commet des actes délirants. Le cauchemar durera vingt ans. Enfin délivré de Satan, Jean-Joseph Surin deviendra un père spirituel exceptionnel.

Place à l’angoisse

Tu voudrais peut-être essayer, rien qu’une toute petite fois, juste pour voir. Pas sûr cependant que cela puisse se passer de façon aussi anodine. Jouer avec la mort, cela peut être très excitant et fascinant au début. Cela peut aussi déclencher de l’angoisse, beaucoup d’angoisse : cauchemars, terreurs, souvenirs douloureux risquent d’accompagner ce voyage plus du tout d’agrément. Avec, au bout, le danger de graves troubles psychologiques.

Je suis le Dieu de

la vie

La foi demande de la cohérence. Tu crois que Dieu est le Dieu de la vie, qu’il nous appelle à la vie avec lui ; tu crois que Jésus a triomphé de la mort et du

péché pour qu’à sa suite nous aussi nous soyons vivants éternellement.

C’est donc que Dieu n’appelle pas les hommes à passer leur vie à faire tourner des meubles ; il les invite à la vie éternelle. Dieu ne joue pas avec des fantômes, il aime des hommes ressuscités. Une chose est sûre, à propos de ces tables « tournantes » : s’il se passe quelque chose, cela ne vient pas de Dieu.

Priez pour

nous, nous prions pour vous

Il y a une autre façon, plus « catholique », de communier avec les morts. Depuis toujours, les croyants prient pour ceux qui sont morts, afin qu’ils soient accueillis dans la vie de Dieu. Ils prient aussi ceux qui sont déjà dans cette lumière d’intercéder pour eux auprès du Père.

Voilà un usage de la prière qu’on peut consommer sans aucune modération : c’est ce qu’on appelle la « communion des saints ». Cela n’a rien de mortifère, parce que notre désir est tourné vers la vie.

POUR FAIRE LE LIEN

DIABLE P. 23

PEUR P. 23, 152

L’AU-DELÀ P. 33, 36

FIN DES TEMPS P. 152

COMMUNION DES SAINTS P. 185

Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit impur, qui se mit à crier : “Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ?

Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu.” Jésus l’interpella vivement : “Tais-toi ! Sors de cet homme.” L’esprit impur le fit entrer en convulsions, puis, poussant un grand cri, sortit de lui. Ils furent tous frappés de stupeur et se demandaient entre eux : “Qu’est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité ! Il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent”.

MARC 1, 23-27

Question d’aujourd’hui

EST-CE VRAI QU’IL EXISTE DES PRÊTRES EXORCISTES ?

Nous savons que Jésus, ressuscité, est victorieux de la mort et du mal. Mais notre délivrance ne sera définitive qu’à la fin des temps. En attendant, le mal est toujours à l’œuvre… Parfois, très rarement, il semble envahir toute une personne : il déborde, il se déchaîne, étouffe tout amour, toute tendresse – il « possède » cette personne. La plupart des hommes et des femmes qui s’estiment ainsi possédés sont en réalité victimes des difficultés et des souffrances psychologiques qu’ils traversent. Mais parfois, une personne est vraiment sous l’emprise de Satan. Et seuls les prières et les rites d’exorcisme, au nom de Jésus Christ, libèrent cette personne de la présence du mal.

Dans chaque diocèse, un prêtre est nommé par l’évêque pour assurer le service de l’exorcisme, pendant quelques années, si cela s’avérait nécessaire. Ce ne sont pas des hommes dotés de pouvoirs « spéciaux », ou des « spécialistes » du démon. Ce sont simplement des hommes capables de discernement et d’écoute, pour soulager ceux qui souffrent psychologiquement et libérer ceux qui sont emprisonnés, au nom du Christ. L’évangile des Tentations (Matthieu 4, 1-11) nous le rappelle : seul Jésus peut mettre Satan en fuite, pour toujours.

ALLO ? LE CIEL…

MON PARRAIN EST MORT TRÈS JEUNE.

JE L’AIMAIS BEAUCOUP. EST-CE QUE JE LE RETROUVERAI

AU CIEL ? EST-CE QUE JE PEUX ENCORE ME CONFIER À LUI ?

L’amour de Dieu est immense. Et Jésus nous a fait une promesse : si nous croyons en lui, nous vivrons avec lui auprès du Père. L’humanité tout entière est appelée à la vie éternelle : toi, tes parents, tes amis et, bien sûr, ton parrain, qui est déjà sur le chemin de la plénitude de la rencontre avec Dieu. Un jour, nous serons tous réunis auprès de Dieu.

En relation par la prière

Le lien privilégié que tu entretenais avec ton parrain continue d’exister. Et l’affection que tu éprouves pour lui peut toujours s’exprimer, désormais par la prière. C’est elle qui t’unit à ton parrain, comme elle te lie à tous ceux qui aiment Dieu et le prient, hier et aujourd’hui.

« La famille ne se détruit pas, elle se transforme. Une part d’elle part dans l’invisible, et ceux qui restent se sentent entourés, gardés, inspirés par ceux qui sont partis. On croit que la mort est une absence quand elle est une présence secrète. […] Plus il y a d’êtres qui ont quitté le foyer, plus les survivants ont d’attaches célestes. Le ciel n’est plus alors uniquement peuplé d’anges, de saints inconnus et du Dieu mystérieux, il devient familier. »

Père Sertillanges

Nous croyons, et nous disons dans le Credo, que tous les chrétiens, vivants et morts, forment une seule famille, l’Église. Tandis que les vivants prient pour que les morts entrent dans la pleine lumière de Dieu, les morts, eux, intercèdent pour les vivants dans leur chemin sur terre. Cette interrelation, c’est la « communion des saints » dont nous parlons à la messe.

avecCompliceDieu

Le jour de ton baptême, tes parents ont choisi ton parrain pour qu’il te guide dans ta vie de foi. Il peut encore le faire, comme lorsqu’il était sur terre. Auprès du Père, il continuera de t’aider à grandir dans la foi comme il l’aurait fait s’il était encore là. Et toi, tu peux lui confier tes joies et tes soucis,

et lui demander de prier pour toi. Il n’est pas devenu un dieu, encore moins un esprit magique – mais s’il vit près de Dieu, il ne cesse de te remettre à l’amour de Dieu. Mais ce n’est pas tout :

ton parrain était ton appui, quelqu’un que tu aimais, que tu admirais. Il était ton aîné dans la foi. Et cependant il a désormais besoin de ta prière, de ta fidélité. Sur le chemin qui le conduit à la rencontre

avec Dieu, il a besoin de sa miséricorde ; et comme ta prière a du prix aux yeux du Père, tu peux le prier pour ton parrain. Chaque jour, à la messe, l’Église prie ainsi pour « les vivants et les morts ».

Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; sinon, vous aurais-je dit : “Je pars vous préparer une place” ?

Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi. Pour aller où je vais, vous savez le chemin.

JEAN 14, 2-4

SAINTE THÉRÈSE DE LISIEUX

Thérèse de l’Enfant-Jésus, obligée d’affronter la maladie quand d’autres commencent à peine leur vie, n’a pas peur de sa mort. « Je ne meurs pas, j’entre dans la vie », dit-elle au moment de mourir en 1897. D’ailleurs, comme en témoigne cette lettre rédigée à l’attention de son père, pour elle ceux qui ont quitté cette terre sont bien vivants.

« Rappelle-toi qu’autrefois sur la terre ton seul bonheur était de nous chérir. De tes enfants exauce la prière. Protège-nous, daigne encore nous bénir. Tu retrouves là-haut notre mère chérie qui t’avait précédé dans la Sainte Patrie. Maintenant dans les cieux vous régnez tous les deux. Veillez sur nous ! »

Et toi ?

Comment t’appellestu ? Sans doute, ton prénom a-t-il été porté par un saint avant toi ! D’un « patronyme » à un « patron », il n’y a qu’un pas, celui de la prière. Tu peux donc le prier régulièrement, ce saint, pour te confier à lui. L’amour qu’il a dispensé sur terre ne s’est pas éteint ; il peut t’éclairer aujourd’hui encore.

POUR FAIRE LE LIEN

VIE ÉTERNELLE P. 6, 36, 146

L’AU-DELÀ P. 30, 36

ESPÉRANCE P. 146

FOI P. 133

PRIÈRE P. 58, 146

APRÈS LA MORT, LA VIE !

J’AIMERAIS TANT SAVOIR CE QU’IL Y A APRÈS LA MORT...

PARFOIS, J’AI PEUR DE M’EMBÊTER AU PARADIS. ÇA VA ÊTRE LONG, L’ÉTERNITÉ !

Un humoriste disait :

« L’éternité c’est long, surtout sur la fin… »

Ce n’est qu’un trait d’esprit, car il n’y a place ni pour l’ennui ni pour la peur dans notre espérance : après la mort, il y a la VIE ! Souviens-toi de ce que tu dis à chaque messe : « Je crois à la résurrection de la chair, à la vie éternelle. »

Bien sûr, ce sera une vie différente, dans sa forme et son expression. Une vie ressuscitée. Mais ce sera bien TA vie.

Un corps glorieux

Tu te demandes quelle tête tu auras alors, et à quoi ressemblera ton corps ? Tu n’es pas le premier… Certains pensent qu’à la résurrection nos os, notre peau, nos organes et nos muscles seront reconstitués, comme si Dieu conservait toutes les pièces

détachées dans des bocaux de formol. D’autres ont imaginé que notre corps prendrait

Témoin d’hier

la forme parfaite d’une sphère. Ces hypothèses, tout comme les films de morts vivants ou de

BIENHEUREUX ERO

Un jour Ero sort de l’enceinte de son monastère, pour une promenade dans les bois voisins. Le moine est coutumier de ces balades solitaires, et aussi des sempiternelles questions sur le paradis qui l’obsèdent. Il a beau faire, il craint vraiment de s’ennuyer dans l’éternité !

Un petit oiseau, venu se poser sur un arbre tout proche, se met à chanter. Son chant est si magnifique, si « divin », que le moine s’assied sur la mousse pour l’écouter. Oh, il doit bien rêver ainsi pendant un quart d’heure… Du moins c’est ce qu’il pense ! Quand il regagne son monastère, il est stupéfait : tout a changé, les lieux, les arbres, même ses frères moines qu’il ne reconnaît pas. Il lui faut quelque temps pour trouver la clé du mystère : lui qui a commencé sa promenade un jour d’août 1162, il en revient… en 1367 ! Inutile de dire qu’à partir de cette « minute » Ero n’eut plus jamais peur de s’ennuyer au paradis : si deux siècles peuvent durer le temps d’un chant d’oiseau, combien l’éternité sera courte à entendre chanter les anges !

fantômes, sont sans fondement et n’ont rien à voir avec la vie éternelle !

Nous, chrétiens, nous croyons que le premier corps ressuscité est bien sûr celui de Jésus et nous avons le témoignage des disciples auxquels il est apparu. C’est bien Jésus, mais il est autre. Les évangiles racontent que les disciples ne le reconnaissent pas tout de suite. C’est en parlant avec ses disciples ou en partageant un repas avec eux que Jésus

ressuscité se fait reconnaître par ceux qui l’aimaient.

Depuis sa résurrection, Jésus est entré dans la gloire, mais même ceux à qui il s’est manifesté n’ont pas la perception de ce qu’est Jésus depuis qu’il est retourné auprès du Père au jour de l’Ascension. Nul n’a sur terre révélation de ce mystère mais tous nous espérons devenir un corps glorieux pour vivre nous aussi auprès du Père et du Fils dans l’amour éternel.

Le mal sera vaincu

La promesse que Dieu nous a faite, concernant la vie éternelle, ne porte pas sur notre apparence et nos « activités ». Non, il nous affirme autre chose, de plus essentiel : le mal n’existera plus. La Bible utilise souvent, à ce propos, l’image d’un grand festin où tous les invités sont rassemblés autour de Dieu. Une seule condition pour participer à ce repas : chacun

devra revêtir l’habit de fête. Cela veut dire que nous devrons être purifiés de nos péchés. L’Église appelle cette étape le « purgatoire ». Nul ne sait ce qui s’y passe. Nous savons seulement que nous séparer de nos péchés ne sera sans doute pas chose facile ; et nous sommes sûrs que Dieu nous fera sortir du purgatoire, joyeux et saints, pour nous

Vaccueillir au paradis. Nous vivrons alors dans un éternel bonheur et une paix sans… nuages. Un peu monotone, penses-tu ? As-tu remarqué comme le temps passe vite lorsque tu es avec des personnes que tu aimes ? Imagine l’immense foule de tous les « habitants » du paradis ; et imagine aussi que tu aimeras chacun comme

Dieu nous aime. Pas le temps de s’ennuyer, donc !

POUR FAIRE LE LIEN

L’AU-DELÀ P. 30, 33

MYSTÈRE P. 13, 117

RÉSURRECTION P. 117, 152

AMOUR DE DIEU P. 13

FIN DES TEMPS P. 152

ESPÉRANCE P. 301

oici la demeure de Dieu avec les hommes ; il demeurera avec eux, et ils seront ses peuples, et lui-même, Dieu avec eux, sera leur Dieu. Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus.

APOCALYPSE 21, 3-4

EST-CE QUE HITLER

EST EN ENFER ?

Personne ne le sait, sinon Dieu seul. Ce n’est pas aux hommes de juger si telle ou telle personne « mérite » d’aller au paradis ou en enfer. Qui sommes-nous pour mesurer la « limite » de la miséricorde de Dieu, ou décider qu’untel n’a aucune chance d’être pardonné ? Dieu seul peut juger selon le repentir qu’il trouve au fond du cœur de chacun de nous.

Regarde le bon larron crucifié en même temps que le Christ. Ce criminel était vraiment au bord de la mort lorsqu’il s’est tourné vers Jésus… Et Jésus lui promet le paradis ! Dieu a l’ouïe fine. Il entend le moindre appel, même à peine articulé. Encore fautil faire comme le bon larron de l’Évangile : nous tourner vers lui.

toi ?

Et

On peut toujours imaginer la vie après la mort. Mais c’est du temps perdu, dans notre vie avant la mort. Et si Dieu avait voulu que nous ayons une description précise du paradis, il nous l’aurait donnée. C’est une question de confiance : Dieu veut notre bonheur, la vie qu’il nous promet dépassera tout ce que nous avions pu imaginer.

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Ma copine m’a trahie.

Je ne lui pardonnerai jamais…

Tout le monde peut-il devenir saint ? Même moi ?

Je n’arrive pas à prier. Comment faire ?

Et si Dieu me demande quelque chose d’impossible ?

Est-ce que le diable existe vraiment ?

Est-ce que la souffrance sert à quelque chose ?

La messe, c’est toujours la même chose !

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