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Signes du

8-12 ans


Cette nouvelle orientation invite à passer d’une catéchèse destinée aux enfants à une catéchèse proposée à tous, enfants et adultes, à tous les âges de la vie ; d’un parcours linéaire et progressif à une organisation par modules, souple et adaptée au mode de vie et au rapport au temps de nos contemporains ; d’une catéchèse qui repose sur quelques personnes à une catéchèse qui prend appui sur une communauté catéchisante et missionnaire, à une catéchèse prenant acte de la difficulté d’appartenir à une vie communautaire et proposant à tous un « bain ecclésial ». Le défi aujourd’hui, dans une société globalement déchristianisée, est de « mettre quelqu’un non seulement en contact, mais en communion, en intimité avec le Christ1 ». Pour répondre à cette nouvelle situation, les évêques font le choix de la pédagogie d’initiation. C’est à la suite de ce choix que La Diffusion Catéchistique de Lyon élabore de nouveaux documents catéchétiques.

La pédagogie d’initiation implique une démarche particulière qui vise à rendre « effectif, chez une personne, l’accueil de Dieu qui attire à lui2 ». Elle repose sur sept principes3 et requiert : – La liberté des personnes : liberté d’entreprendre une démarche ; liberté d’exprimer sa pensée, sa foi, ses doutes, ses questions. – Un cheminement : la mise en place d’étapes donne le goût d’aller plus loin et propose un chemin. – Un enracinement profond dans l’Écriture en laissant la parole de Dieu faire son travail et en favorisant ce qui peut rendre possible l’action de l’Esprit Saint au cœur de chacun. 1. Jean-Paul II, exhortation apostolique Catechesi tradendae, octobre 1979, n° 5. 2. Texte national pour l’orientation de la catéchèse en France, Bayard-Cerf-Fleurus-Mame, 2006, p. 27, abrégé TNOCF dans les notes suivantes. 3. TNOCF, p. 46-60.

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INTRODUCTION

Le Texte national pour l’orientation de la catéchèse en France, voté le 7 novembre 2005 par les évêques de France réunis en assemblée plénière à Lourdes, prend acte des profondes mutations de la société et propose une nouvelle orientation pour la catéchèse fondée sur le mystère pascal, les communautés missionnaires et la pédagogie d’initiation. Le document Chemin vers le baptême fait partie de la collection « Signes du Seigneur ». Cette collection est elle-même insérée dans la proposition globale « À la rencontre du Seigneur ».


QUELQUES POINTS D'ATTENTION

Pour comprendre la notion de « sacrement » Le mot sacrement vient du latin sacramentum : serment, engagement sacré. Il est la traduction d’un mot grec qui signifie « mystère ». Pour nous aujourd’hui, un mystère est quelque chose qu’on ne connaît pas ou qu’on ne peut pas connaître. En grec ancien, mystère signifie : ce qu’on peut connaître d’une réalité inaccessible… dans la mesure où cette réalité se laisse connaître. Pour nous chrétiens, le sacrement est un lieu où Dieu se fait connaître et nous fait entrer plus avant dans son mystère. Par le Christ, cette action est libératrice et salvatrice pour tous les hommes.

CEC, § 1123 : « Les sacrements ont pour fin de sanctifier les hommes, d’édifier le Corps du Christ, enfin de rendre le culte à Dieu ; mais, à titre de signes, ils ont aussi un rôle d’enseignement. Non seulement ils supposent la foi, mais encore, par les paroles et par les choses, ils la nourrissent, ils la fortifient, ils l’expriment ; c’est pourquoi ils sont dits sacrements de la foi (Sacrosanctum concilium n° 59). »

CEC, § 1129 : L’Église affirme que pour les croyants les sacrements de la Nouvelle Alliance sont nécessaires au salut. La « grâce sacramentelle » est la grâce de l’Esprit Saint donnée par le Christ et propre à chaque sacrement. L’Esprit guérit et transforme ceux qui le reçoivent en les conformant au Fils de Dieu. Le fruit de la vie sacramentelle, c’est que l’Esprit d’adoption déifie (cf. 2 P 1,4) les fidèles en les unissant vitalement au Fils unique, le Sauveur.

« Mais lorsque Dieu, notre Sauveur, a manifesté sa bonté et son amour pour les hommes, il nous a sauvés, non pas à cause de la justice de nos propres actes, mais par sa miséricorde. Par le bain du baptême, il nous a fait renaître et nous a renouvelés dans l’Esprit Saint. » (Tt 3,4-5)

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CEC, § 1134 : Le fruit de la vie sacramentelle est à la fois personnel et ecclésial. D’une part ce fruit est pour tout fidèle la vie pour Dieu dans le Christ Jésus ; d’autre part il est pour l’Église croissance dans la charité et dans sa mission de témoignage.


En exprimant sa demande de baptême, le futur baptisé entre dans un cheminement de foi et découvre la communauté chrétienne. Celle-ci est heureuse de l’accueillir, rend grâce pour cette démarche présente et à venir, et s’engage à l’accompagner.

En étant marqué du signe de la croix, le futur baptisé entre dans la famille des chrétiens. Accompagné par d’autres membres de la communauté, il continue à découvrir Jésus Christ, notamment à travers la parole de Dieu, en s’attachant à l’aimer, à mieux le connaître et à vivre en enfant de Dieu.

En prenant conscience de l’immense amour de Dieu pour tous les hommes, nous nous apercevons qu’il existe diverses manières d’y répondre. Mais si nous nous ouvrons à cet amour, Dieu nous donne sa force pour lutter contre le mal et l’aimer davantage.

Par le baptême, nous devenons un seul corps en Jésus Christ et nous formons le peuple de Dieu. Purifiés de tout péché dans l’eau et dans l’Esprit Saint, nous devenons fils adoptifs de Dieu, créatures nouvelles.

En revenant sur les rites vécus au cours de la célébration du baptême, les participants recueillent le fruit du sacrement reçu et entrent plus profondément dans la découverte de la vie et de la mission de la communauté chrétienne. Pour répondre au souhait des évêques, ce document présente un itinéraire qui conduit à vivre le sacrement du baptême. Il s’adresse à des enfants de 8 à 12 ans : • ayant vécu déjà quelques temps en équipe de catéchèse et en contact avec une communauté d’Église ; • souhaitant cheminer vers ce sacrement.

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ITINÉRAIRE

Par le baptême, nous devenons un seul corps en Jésus Christ et nous formons le peuple de Dieu. Purifiés de tout péché dans l’eau et dans l’Esprit Saint, nous devenons fils adoptifs de Dieu, créatures nouvelles. Cheminer avec d’autres vers ce sacrement permet de mûrir progressivement dans sa foi, de développer une démarche de conversion et d’apprendre à vivre en chrétien.


Demander le baptême

Devenir catéchumène

S’ouvrir au pardon de Dieu

Célébrer le baptême

Mystagogie

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La visée : une déclaration qui déploie l’itinéraire du module. Elle articule une expérience de la foi chrétienne et une question essentielle pour les jeunes.

L'étape : le module comprend cinq étapes variables en durée ; elles sont nécessaires pour l’itinéraire et doivent être réalisées dans l’ordre prévu. Chacune permet un pas de plus pour que le chemin tracé soit au service d’un processus de transformation.

L'enjeu : il formule pour l’animateur, à chaque étape, ce qui est bon pour les jeunes à ce momentlà du chemin.

13. Rituel du baptême des enfants en âge de scolarité, p. 9. 14. Ibid., § 3. 15. Ibid., p. 10-11.

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ITINÉRAIRE

Demander le baptême, c’est « être capable de grandir dans la vie spirituelle, de concevoir et nourrir une foi personnelle selon la condition de son âge13 ». Il convient donc de permettre « une maturation progressive de sa foi, une démarche authentique de conversion et un apprentissage véritable de la vie chrétienne14 ». Les parents doivent être aidés à « percevoir les conséquences » de la demande de baptême, à assumer une « participation active à la préparation baptismale », tout en respectant leur liberté (on ne leur demande pas la foi en Jésus Christ15). C’est pourquoi cet itinéraire leur propose, ainsi qu’aux futurs parrains et marraines invités à témoigner et attester de la foi de l’Église, des temps de rencontres spécifiques. Pour en savoir plus sur le choix et le rôle des parrains et marraines, cf. annexe p. 54.


ITINÉRAIRE

La passerelle : elle permet de passer d’une étape à l’autre, rappelle ce qui a déjà été fait, présente ce que l’on va faire, invite à faire un pas de plus.

Les jalons : ils permettent à chacun de garder des traces du cheminement qui s’opère et de prendre conscience de l’action du Seigneur dans sa vie. Ces temps d’appropriation peuvent être collectifs ou individuels. La visée, l’étape et l’enjeu sont des points d’attention pour les animateurs. La passerelle et les jalons sont exprimés à haute voix par les animateurs aux jeunes.

Il s’agit d’un puzzle de 4 pièces qui se construit en ajoutant un élément à chaque étape. Son format est à ajuster à la taille du groupe et/ou de la communauté chrétienne locale (il doit pouvoir être présenté à l’assemblée dominicale et vu par tous) Cf. modèle proposé en annexe p. 41. Sur chaque pièce du puzzle, des indications ou des illustrations permettent de symboliser ce qui a été vécu en commun au cours d’une étape. Le puzzle représente un baptistère qui est reconstitué au cours des 4 premières étapes. Il est présenté au début de la célébration du baptême (étape 4). Au § 96 du Rituel du baptême des enfants en âge de scolarité, le chemin parcouru par les futurs baptisés et leurs accompagnateurs peut être retracé à partir de ce jalon collectif. Le jalon collectif est achevé au cours du temps de mystagogie de la 5e étape.

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Au début de la deuxième année scolaire. En étant marqué du signe de la croix, le futur baptisé entre dans la famille des chrétiens. Accompagné par d’autres membres de la communauté, il continue à découvrir Jésus Christ, notamment à travers la parole de Dieu, en s’attachant à l’aimer, à mieux le connaître et à vivre en enfant de Dieu. – Ciseaux, stylos, colle, gomme à fixer ; – les livrets Vers le baptême de chaque enfant ; – une nappe en papier et des feutres ; – une copie de la « charte de l’accompagnement » ; – une copie de l’annexe p. 44 par adulte pour lire le récit biblique de Zachée ; – la deuxième pièce du jalon collectif ; – une représentation du Christ (icône, photographie de tableau, etc.), d’une croix et d’une Bible ; – une feuille de chants de la célébration pour chaque participant ; – des reproductions format A4 des modèles d’affiche de l’annexe p. 45.

L’animateur principal accueille les enfants et les adultes qui les accompagnent. Il dit : Souvenez-vous ! Lors de notre première rencontre, nous avons fait connaissance avec la communauté chrétienne. Les enfants (il peut citer leurs prénoms) ont alors demandé à être baptisés. L’accompagnateur propose à ceux qui le souhaitent de raconter ce dont ils se souviennent. Puis il ajoute : Devenir chrétien, c’est toute une aventure. Aujourd’hui, poursuivons ce chemin ensemble. Les enfants (il peut citer leurs prénoms) vont entrer dans la famille des chrétiens. Les adultes et les enfants se séparent.

L’accompagnateur dit : Devenir chrétien, c’est apprendre à connaître et à aimer Jésus. Déjà vous avez commencé à le découvrir dans vos équipes de catéchèse et peut-être aussi avec vos familles. Partageons ces découvertes.

• La deuxième pièce du puzzle est ajoutée. Une icône du Christ est collée sur une partie de cette pièce. • L’accompagnateur propose alors de jouer au « Qui est-il ? ». Chaque enfant découpe p. 21 de son livret les 5 cartes de jeu. À chaque illustration correspond une question à laquelle il répond personnellement par écrit, p. 8 de son livret :

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À Pâques ou dans le temps pascal de la seconde année scolaire ou un dimanche. La vigile pascale n’est pas forcément la mieux adaptée pour des enfants qui ont une capacité d’attention limitée. On pourra privilégier un dimanche du temps pascal. Par le baptême, nous devenons un seul corps en Jésus Christ et nous formons le peuple de Dieu. Purifiés de tout péché dans l’eau et dans l’Esprit Saint, nous devenons fils adoptifs de Dieu, créatures nouvelles.

– La quatrième pièce du jalon collectif ; – une feuille de chants de la célébration pour chaque participant ; – le matériel nécessaire au baptême (ne pas oublier le vêtement blanc prévu pour les baptisés, sous forme d’écharpe éventuellement).

La dernière pièce du puzzle est placée au début de la célébration afin de reconstituer le baptistère. Mais elle reste vierge pendant toute cette étape. Au cours de cette étape, il s’agit principalement de suivre le Rituel du baptême des enfants en âge de scolarité, du § 94 au § 117, p. 43-50. Quelques points d’attention : • Arrivés au § 96, on pourra retracer le chemin parcouru par les futurs baptisés et leurs accompagnateurs à partir du jalon collectif. • La bénédiction de l’eau (§ 101-103) et les rites complémentaires (§ 115-117) sont des éléments qui viennent éclairer le sens du sacrement célébré. On veillera à les soigner particulièrement. • Enfin, on permettra aux catéchumènes de vivre pleinement la célébration de leur baptême comme un don reçu : « Ceux qui reçoivent le baptême ont ce seul rôle au cours de la célébration, […] il vaut mieux confier les lectures et les différentes interventions à d’autres16 ». • Pour le temps de catéchèse mystagogique qui suivra à l’étape 5, un photographe est à solliciter si l’on choisit de vivre la proposition de catéchèse entre adultes, p. 39.

16. Guide pastoral du RICA, op. cit., p. 150.

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En fin de la seconde année scolaire. En revenant sur les rites vécus au cours de la célébration du baptême, les participants recueillent le fruit du sacrement reçu et entrent plus profondément dans la découverte de la vie et de la mission de la communauté chrétienne. Quand l’Église propose un temps de mystagogie après la célébration du baptême, elle « permet de découvrir la signification des gestes et paroles de la liturgie, aidant ainsi les fidèles à passer des signes au mystère et à enraciner en lui leur existence tout entière17 ». Ce temps de mystagogie peut prendre différentes formes. Parmi elles, deux démarches sont proposées au choix : • Un temps communautaire après une eucharistie. • Un temps de catéchèse hors eucharistie. On veillera à choisir la forme qui convient le mieux aux réalités paroissiales locales. – Ciseaux, stylos, colle ; – les livrets Vers le baptême de chaque enfant ; – le jalon collectif à compléter ; – les objets suivants : le Credo, une vasque d’eau, le saint chrême, un vêtement blanc, un cierge allumé ; et des photos ou dessins les représentant ; – des photos de tous les moments importants du baptême (prises au cours de l’étape précédente) ; – une croix, une bougie, le livre Parle Seigneur, ta Parole est un Trésor et un bouquet de fleurs.

Cette proposition s’adresse à toute la communauté chrétienne rassemblée, à l’issue d’une eucharistie dominicale par exemple. L’accompagnateur dit : Ces enfants rassemblés ici ce matin ont reçu très récemment le sacrement du baptême : un moment très fort pour eux mais aussi pour nous. Désormais ils sont appelés néophytes, ce qui veut dire « jeunes pousses » ou « créatures nouvelles ». Ils découvrent peu à peu la richesse de ce qu’ils ont reçu et l’importance de ce qu’ils sont pour entrer un peu plus dans le mystère de la foi. À nous désormais de les insérer « pleinement et joyeusement » dans notre communauté. Nous allons maintenant découvrir ce qui s’est passé lors de leur baptême en mettant en lumière quelques rites. 17. Jean-Paul II, lettre apostolique Mane nobiscum Domine, 7 octobre 2004, n° 17.

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La ou les personnes qui vont mettre en œuvre la catéchèse mystagogique peuvent s’inspirer d’un ou plusieurs textes dans les annexes, p. 49 à 51.

Cette catéchèse mystagogique est à vivre avec les membres du groupe qui ont accompagné les néophytes (si possible le groupe de catéchèse, les membres de la communauté qui ont témoigné, les proches, etc.). Durée prévue : 1h15 avec un temps de prière d’action de grâce. Un temps convivial peut également suivre. L’animateur dit : Nous voici réunis pour revenir sur ce que nous avons vécu lors du baptême de… (il cite les prénoms des néophytes). Je vous propose de découvrir un peu mieux le sens de quelques gestes que nous avons vus et de quelques paroles entendues. Puis, il propose aux adultes et aux enfants de se séparer en deux groupes.

Sur une table, sont disposés pêle-mêle les objets suivants (à privilégier) ou des photos les représentant : le Credo, une vasque d’eau, le saint chrême, un vêtement blanc (type écharpe, par exemple), un cierge allumé. L’accompagnateur dit : Au cours de la célébration de votre baptême nous avons utilisé tous ces objets. Nous allons essayer de nous remémorer à quels moments nous les avons vus. Il s’agit de retracer le déroulement de la célébration à partir de ces objets.

L’accompagnateur propose de constituer des équipes (leur nombre est à définir en fonction du nombre de participants) et de se répartir les différents rites à découvrir (un rite par équipe). Il dit : Maintenant que nous nous sommes rappelés le déroulement de la célébration, chaque équipe va regarder de plus près ce qui a été dit ou fait à un moment particulier. Sur le livret des enfants, les paroles du rituel sont reproduites p. 17-18. Chaque équipe repère le rite qui lui a été attribué et partage à partir des questions suivantes : – Qu’avons-nous vu ou entendu à ce moment-là ? – Qu’avons-nous fait ou dit ? – Qu’avons-nous ressenti ? – Qu’est-ce que cela nous invite à faire maintenant ? L’accompagnateur peut s’aider des annexes, p. 49 à 51. Puis l’équipe réalise une affiche pour présenter aux autres le résultat de sa réflexion.

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ANNEXES

Annexes

Annexes

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ANNEXES

Jésus parle souvent en parabole pour rendre accessible par des exemples concrets un enseignement abstrait. On pourrait dire que les paraboles sont des petites histoires toutes simples qui nous disent « les grandes merveilles de l’amour de Dieu ». Jésus livre rarement un commentaire sur les paraboles ; à chacun de nous, en Église, à la lumière de l’Esprit de donner sens au texte.

4. Quelques clés de lecture

Comment évoluent les sentiments du berger au fur et à mesure que se déroule le texte ?

3. Mise en ordre des découvertes

– Verset 3 : Jésus met ses auditeurs en situation « lequel de vous ? » Ils sont les bergers. Que devient alors un berger qui a perdu une bête de son troupeau ? Que ressent-il, que fait-il ? – Verset 5 : La brebis est retrouvée. Qu’éprouve le berger ? Que fait-il ? – Verset 6 : Avec qui le berger partage-t-il sa joie ? Quelles sont ses paroles ?

2. Au fil du texte

Même commentaire que celui du père aux deux fils. Au début du chapitre 15, Jésus est approché par tous les publicains et les pécheurs. Il mange avec eux ! Cela suscite les récriminations des pharisiens et des scribes. Jésus leur raconte alors trois paraboles : la parabole de la brebis perdue et retrouvée, la parabole de la pièce perdue et la parabole du père aux deux fils.

1. Le contexte

Fiche biblique

Jésus est souvent identifié au berger. Il est le bon, le vrai berger (voir lexique de Parle, Seigneur).

Le berger

Dans cette parabole, on ne sait pas pourquoi la brebis s’est égarée. S’est-elle perdue volontairement ou non ? A-t-elle voulu quitter le troupeau ? vivre sa vie ? ne plus dépendre des autres ? Là n’est pas l’essentiel. L’important, c’est le berger qui pour une seule de ses brebis laisse les quatrevingt-dix-neuf autres pour aller rechercher celle qui est seule, qui est perdue, qui s’est égarée. Les enfants peuvent être étonnés de l’attitude du berger qui laisse son troupeau pour aller à la recherche d’une seule brebis. Aider les enfants à comprendre que Dieu nous garde sans cesse sa confiance, qu’il nous aime. À ses yeux nous avons une valeur inestimable, c’est pourquoi inlassablement il vient à notre rencontre. La brebis est le pécheur appelé à revenir vers Dieu.

La brebis

Prendre un temps personnel pour répondre aux questions ci-dessous. Un partage peut suivre, où chacun pourra dire ce qu’il souhaite dans un climat respectueux et bienveillant. – Si je suis la brebis perdue, qu’est-ce que j’apprends de l’amour de Dieu ? – Est-ce que ce texte atteste ou modifie ma conception de la confiance que Dieu a pour moi ?

5. Appropriation personnelle


Annexes

Annexes Temps d’enseignement inspiré du Rituel, § 66, p. 33. C’est d’abord en lisant les Écritures que Jésus se donne à connaître. Quand vous participez, vous les enfants, à des rencontres de catéchèse tout au long de l’année, c’est ce qu’il se passe. L’activité que nous venons de vivre nous a aidés également à mieux découvrir l’amour de Dieu à travers sa Parole. Cette Parole nous révèle que Dieu nous veut en relation avec lui et avec nos frères. Il s’agit de nouer peu à peu une relation avec Dieu. Il existe trois façons différentes de répondre à l’amour de Dieu. Est-il possible de les reconnaître dans notre vie de tous les jours ?

Dans cette situation, c’est Jésus qui nous montre le chemin, lui qui est « Fils de Dieu » (symbole de Nicée-Constantinople ; 1 Jn 4,15 ; 5,13.20). Ce chemin est balisé par son commandement d’amour : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. » Dans l’évangile selon saint Jean, Jésus ajoute : « À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres » (Jn 13, 35). Aimer, suivre Jésus, c’est dès maintenant. Il s’agit de le préférer à toute autre chose et d’essayer de lui ressembler. C’est un apprentissage ! Pour cela nous sommes soutenus par des aînés dans la foi. Les multiples et petites conversions de notre vie, la catéchèse, l’écoute de la Parole en Église, la vie communautaire permettront d’ancrer ce désir de répondre à l’amour de Dieu en Jésus Christ.

ANNEXES

La parabole du père aux deux fils montre de quelles manières on peut ne pas reconnaître l’amour de Dieu. Cette parabole nous parle de deux péchés. Il y a celui du fils cadet qui veut partir faire sa vie en rompant le lien avec son père. Puis il y a le péché du fils aîné qui se présente avec ses mérites de bonne conduite et qui, par jalousie, refuse le bon accueil du père fait au fils cadet lorsque celui-ci revient. Cette parabole parle de nous lorsque nous voulons faire notre vie sans Dieu, lorsque nous ne prenons pas de temps pour lui ou que d’autres choses nous paraissent plus importantes à faire. Elle nous parle de nous lorsque nous avons une trop bonne estime de ce que nous faisons et que Dieu n’a pas sa place dans nos projets. Ce père, c’est de Dieu qu’il s’agit. C’est un père patient qui ne rejette ni l’un ni l’autre de ses enfants. Ils ne l’ont pas reconnu, se sont égarés, mais il les attend.

Dans l’Évangile selon saint Marc, Jésus rencontre un homme qui désire vivement le rencontrer (Mc 10,17-22). Mais celui-ci possède de grands biens. Il a beau reconnaître en

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Une catéchèse renouvelée....................................................................p. 5 « À la rencontre du Seigneur »............................................................p. 7 Pour les accompagnateurs...................................................................p. 8 Quelques points d’attention................................................................p. 11 Un itinéraire vers le baptême...............................................................p. 15

Modèle de baptistère pour le jalon collectif.........................................p. 41 Cartes « Memory » pour l’étape 1......................................................p. 42 Jeu : Voyage dans la paroisse ou le doyenné........................................p. 43 Pour lire la Bible : Zachée...................................................................p. 44 Affiches des différents moments et/ou paroles de la seconde étape liturgique....................................................p. 45 Jeu de cartes : « L’homme de cœur »...................................................p. 46 Lire la parabole de la brebis égarée (Lc 15, 3-7)..................................p. 47 Les trois manières de répondre à l’amour de Dieu...............................p. 48 Catéchèses mystagogiques...................................................................p. 49 Paroles du rituel..................................................................................p. 52 Parrains, Marraines : qui, pourquoi, comment ?.................................p. 54

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