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EN BONUS
Le calendrier des matchs à remplir !












Après avoir imposé le football aux Jeux olympiques de 1924 et 1928, la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) décide d’organiser sa propre compétition mondiale. Cette initiative lance un tournoi appelé à devenir le plus suivi et le plus aimé de toute la planète sportive. Depuis 1930, tous les quatre ans, elle permet d’établir une hiérarchie dans la planète « football ».
En plus de l’Uruguay, douze pays acceptent de participer à cette aventure : l’Argentine, la Bolivie, le Brésil, le Chili, le Mexique, le Paraguay, le Pérou et les États-Unis, pour le continent américain ; la Roumanie, la Yougoslavie, la Belgique et la France du côté des Européens. Pour rejoindre Montevideo, les équipes européennes embarquent sur un paquebot, le Conte Verde, pour un voyage de quinze jours. Avant d’arriver à Montevideo, le bateau effectue une dernière escale pour récupérer l’équipe du Brésil.


Chaque compétition va faire naître des affiches ou des cartes postales symbolisant souvent les caractéristiques du pays hôte.
C’est l’Uruguay qui est choisi pour organiser la première édition en 1930. Le football est le sport roi dans ce petit pays d’Amérique du Sud qui compte 4 clubs en 1900 et 184 en 1927 ! Le gouvernement uruguayen, qui fête les 100 ans de son indépendance, accepte de construire un grand stade et surtout d’offrir le voyage aux équipes européennes. Il veut ainsi montrer qu’il est moderne et rassembler son peuple autour du football. Pour cela, il faut gagner, mais la sélection uruguayenne, surnommée « la Celeste », semble invincible : elle a été championne olympique en 1924 et 1928 !

Pour garder la forme, les joueurs des différentes équipes s’entraînent sur le pont !
Le 13 juillet 1930, l’attaquant français Lucien Laurent entre dans l’histoire en marquant le tout premier but de l’histoire de la Coupe du monde. Ouvrier dans les usines automobiles Peugeot de Sochaux, ce footballeur amateur avait dû prendre des vacances pour rejoindre l’Uruguay ! Il inscrit son but historique d’une magnifique reprise de volée contre le Mexique. Mais son but ne suffira pas. Les Français, battus par l’Argentine au match suivant, ne se qualifient pas.
Lucien Laurent n’est pas le seul buteur : aucun match de la compétition ne se termine sur un score d’égalité !

Tous les matchs ont lieu dans la capitale, Montevideo, et dans seulement trois enceintes : le Pocitos, le Parque Central et surtout le stade Centenario. Ce dernier est immense pour l’époque : il peut accueillir plus de 80 000 spectateurs et il sert d’écrin à la première finale de l’histoire. Pour célébrer les 100 ans de la Coupe du monde en 2030, un match devrait même être organisé dans le stade Centenario, considéré par les Uruguayens comme un monument historique !
Le Centenario est construit très rapidement, en quelques mois, spécialement pour le tournoi.

À l’initiative du président de la FIFA, le Français
Jules Rimet, l’équipe qui gagne la Coupe du monde de football remporte un trophée spécial, créé par le sculpteur français Abel Lafleur. C’est une petite statue qui représente Niké, la déesse grecque de la victoire, tenant une coupe octogonale au-dessus de sa tête, les ailes déployées. Jules Rimet annonce que cette « victoire ailée » sera offerte au pays qui gagnera trois fois la Coupe du monde.
Le trophée mesure 35 cm de haut, pèse 3,8 kg et symbolise la victoire et le courage.

Lors de la finale entre l’Uruguay et l’Argentine, un problème inattendu se présente : chaque équipe veut jouer avec son propre ballon, qu’elle croit porte-bonheur. L’arbitre trouve une solution astucieuse : la première mi-temps se joue avec le ballon argentin, et la seconde avec le ballon uruguayen !
Échange tendu de fanions entre les capitaines argentins et uruguayens.

Le 30 juillet 1930, la finale oppose l’Uruguay à son grand rival, l’Argentine. Pendant la première mi-temps, les Uruguayens ouvrent le score, mais les Argentins égalisent, puis mènent 2-1. En seconde période, portés par les encouragements du public, les Uruguayens renversent la situation et offrent à leur pays le premier titre de champion du monde de football sur le score de 4-2.
Les supporters sont fous de joie et le pays tout entier célèbre cette victoire historique.


Après la victoire anglaise, Pickles est invité pour fêter le titre.
En 1966, quatre mois avant le début de la Coupe du monde en Angleterre, le trophée Jules Rimet est volé à Londres malgré une surveillance renforcée. Les meilleurs policiers sont mobilisés pour retrouver la prestigieuse coupe avant le début de la compétition. Mais c’est un chien nommé Pickles qui met fin au mystère en retrouvant le trophée caché dans un square de la capitale anglaise.
Lors des deux Coupes du monde suivantes, l’Italie s’impose comme la plus grande puissance du football.
En 1938, elle parvient même à conserver son titre, un doublé historique.
De son côté, la France est le premier pays hôte à ne pas remporter « sa » compétition !
La finale a lieu à Rome dans un stade totalement acquis aux Italiens. Après une heure de jeu, la Tchécoslovaquie ouvre le score, mais la Squadra réagit : Orsi égalise d’une frappe somptueuse. Lors des prolongations, Schiavio inscrit le but décisif, offrant à l’Italie sa première étoile mondiale. L’Italie, portée par son public, gagne son premier titre mondial.


Quatre ans après la première Coupe du monde en Amérique du Sud, l’Italie accueille le tournoi de 1934. Elle a beaucoup d’atouts : elle possède des beaux stades, offre des garanties de sécurité et, surtout, le dictateur Benito Mussolini, qui règne par la force sur le pays depuis douze ans, est prêt à tout pour accueillir l’épreuve et montrer sa puissance devant les journalistes du monde entier. Les stades sont remplis de supporters passionnés et la compétition est très disputée.





Afin de multiplier les chances de succès de l’équipe de Mussolini, plusieurs footballeurs argentins obtiennent la nationalité italienne sans grande difficulté. On les appelle les Oriundi. Ils sont supposés avoir des parents émigrés d’Italie, mais personne ne vérifie vraiment. Parmi eux, Luis Monti est célèbre : défenseur très dur, il est le seul joueur de l’histoire à jouer deux finales de Coupe du monde avec deux pays différents. En 1930, il perd avec l’Argentine, finaliste malheureuse face à l’Uruguay. En 1934, il conquiert le titre mondial avec l’Italie.
La finale de la deuxième Coupe du monde oppose l’Italie à la Hongrie au Stade Olympique de Colombes, près de Paris. L’Italie remporte le match 4-2, devenant la première équipe à gagner deux Coupes du monde. Redoutable passeur, buteur d’exception, le meilleur joueur italien est Giuseppe Meazza. Avec Giovanni Ferrari, il est le seul joueur italien à avoir remporté deux finales de Coupe du monde. Après sa mort, le Stade San Siro de Milan est rebaptisé à son nom, un hommage presque unique au monde pour un footballeur.

Les Brésiliens n’ont pas l’habitude de s’entraîner dans le froid de la région parisienne.

Pour motiver ses joueurs, Mussolini leur envoie avant le match un télégramme sur lequel est inscrite cette phrase terrible : « Gagnez ou mourez ».
Lors de la Coupe du monde 1938 qui se déroule en France, l’équipe du Brésil sélectionne pour la première fois dans la compétition certains joueurs de couleur et atteint les demi-finales.
Deux joueurs fascinent le public : le défenseur métis Domingos da Guia, qui ressort proprement le ballon de sa surface en dribblant ses adversaires. Et l’avant-centre Leônidas da Silva, le « Diamant noir », qui popularise le retourné acrobatique. Ce geste est si surprenant que l’arbitre a hésité à valider un but marqué de cette façon, ne sachant pas s’il était conforme aux règles !

LA NAISSANCE D’UN RÊVE (1930) 4
LE RÈGNE DES ITALIENS (1934-1938) 6
DEUX MIRACLES SPORTIFS (1950-1954) 8
LE BRÉSIL PREND LE POUVOIR (1958-1970) 10
LE TEMPS DES GRANDES STARS 12
1991 : ENF IN UNE COUPE DU MONDE FÉMININE ! 14
1998-2006 : TOUS AVEC ZID ANE ! 16
LA MONDIALISATION DU FOOTBALL 18
2018-2022 : LA FRA NCE PRESQUE INVINCIBLE 20
LES RECORDS DE LA COUPE DU MONDE 22
LA COUPE DU M ONDE 2026 24
LA COUPE DU MONDE 2026 : CALENDRIER 26
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Dépôt légal : mai 2026
• No d’édition : 26L0525
ISBN : 978-2-2152-0374-2 • MDS : FS03742
Achevé d’imprimer en mars 2026, par Rotolito, en Roumanie, sur du papier de certification PEFC.

Fonds des pages : Shutterstock. Page 4 : Affiche de la Coupe du monde 1930 © Colo Ignacio/Presse Sports ; Edmond Delfour à l’entraînement sur le paquebot © Miroir des Sports/Presse Sports ; Lucien Laurent © Presse Sports. Page 5 : Stade Centenario © Presse Sports ; José Nasazzi et Manuel Ferreira © Fonds Excelsior/Presse Sports ; Joueurs de la Celeste salués par les notables du pays © Miroir des Sports/Presse Sports ; Chien Pickles © Charlie Ley/Mirrorpix/Presse Sports ; Trophée © Colo Ignacio/Presse Sports. Page 6 : Affiche de la Coupe du monde 1934 © Collection L’Équipe/ Presse Sports ; Équipe italienne (1934) © Colo Ignacio/Presse Sports. Page 7 : Luis Monti © Wikimedia Commons ; Victoire de l’équipe italienne à la Coupe du monde 1938 © Presse Sports ; Entraînement de l’équipe du Brésil © Fonds Excelsior/Presse Sports. Page 8 : Stade Mario Filho © Presse Sports ; Équipe anglaise au départ pour le Brésil © Warner/Mirrorpix/Presse Sports. Page 9 : But de l’équipe uruguayenne © Presse Sports ; Le « Onze d’or » hongrois © Presse Sports ; Supporters allemands © Presse Sports ; Fritz et Ottmar Walter © Presse Sports. Page 10 : Pelé © Presse Sports ; Équipe de France 1958 © Presse Sports ; Mauro Ramos © Willi Gutberlet/DPA/Picture Alliance/Presse Sports. Page 11 : Élisabeth II remettant la coupe à Bobby Moore © Gerry Cranham/Offside/Presse Sports ; Victoire brésilienne (1970) © Hans Dietrich Kaiser/Witters/Presse Sports ; Willie, la mascotte de la Coupe du monde 1966 © Peter Sheppard/Mirrorpix/Presse Sports ; Chinaglia, Pelé et Beckenbauer © Presse Sports. Page 12 : But de Johan Cruyff (1974) © Mirrorpix/Presse Sports ; Franz Beckenbauer brandissant le trophée (1974) © Presse Sports. Page 13 : Kempes (1978) © Presse Sports ; Paolo Rossi (1982) © Mark Leech/Offside/Presse Sports ; Diego Maradona et le trophée (1986) © Wilfried Witters/ Witters/Presse Sports ; Marcel Desailly, Brésil-France 1998 © Pichon Jean-Claude/Presse Sports. Page 14 : Mia Hamm (1999) © Robert Hanashiro/USA Today Sports/Presse Sports ; Homare Sawa (2011) © UweSpeck/Presse Sports. Page 15 : Megan Rapinoe et Alex Morgan (2019) © Gerrit Van Keulen/ANP Sport/Presse Sports ; Marta, JO 2024 © Oscar J. Barroso/AFP7/Presse Sports ; Retour en Espagne des championnes du monde (2023) © Oscar J. Barroso/AFP7/Presse Sports. Page 16 : Équipe de France (1998) © Boutroux Patrick/Presse Sports ; But de Zidane (1998) © Boutroux Patrick/Presse Sports.
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