1 CHARLOTTE
La vita è bella.
La vie est belle, quoi ! J’ai vu cette expression dans un film, pas plus tard que le week-end dernier, et je dois dire que ça s’applique très bien à la situation. Pourquoi ? Parce que l’école est terminée ! Enfin !
VIVE LES VACANCES !!!
Ce n’est pas tout. Ce matin, ma BFF et moi, on a mis notre maillot de bain, ramassé notre serviette de plage, enfilé nos sandales et pris notre crème solaire, pour ensuite nous précipiter au nouveau parc aquatique de la ville. Il était plus que temps qu’on y aille, puisqu’il a été inauguré ce printemps. Je dois dire que le résultat est superbe. Sur place, on trouve tout ce qu’il faut pour passer un bon moment :
✔ Un énorme toboggan (toujours rempli de monde, par contre…).
✔ Un spa (beaucoup trop chaud et dont l’eau est d’une étrange couleur, mais peu importe).
✔ Une rivière à remous (ma partie préférée).
✔ Et plusieurs jeux d’eau (sauf qu’on n’a plus six ans, Émilie et moi, alors on n’y est pas vraiment allées).
Bref, l’endroit est génial. Côté calme et quiétude, toutefois, on repassera. À notre droite, il y a les bébés en couche-culotte qui barbotent avec leurs parents et qui braillent la moitié du temps. À notre gauche, ce sont les gamins de dix ans qui s’arrosent en rigolant et qui nous envoient de l’eau par la même occasion. Je pense qu’ils sont là avec le centre de loisirs, ce qui signifie que personne ne les surveille vraiment. Et c’est sans oublier les maîtres-nageurs, installés sur leur chaise haute, qui soufflent dans leur sifflet toutes les trente secondes parce que quelqu’un court sur le bord de la piscine.
Il faut dire que ce quelqu’un, c’est souvent moi…
Pas ma faute ! J’oublie presque tout le temps qu’on ne doit pas marcher vite. La dernière fois, je venais d’aller chercher un matelas gonflable pour qu’on s’installe confortablement dessus, Émilie et moi. J’avais hâte de retourner dans l’eau. Sauf que j’ai dû ralentir en voyant le sauveteur me faire de gros yeux.
Fatigant !
Après avoir lâché un cri en direction des enfants qui viennent une fois de plus de nous éclabousser, j’essuie mes lunettes de soleil, puis je déclare à mon amie :
Je suis à deux doigts d’en égorger un…
Charlotte ! Ne parle pas comme ça, franchement, me réprimande Émilie.
Quoi ?! Ils l’auraient bien mérité.
Je pensais que tu aimais les enfants, toi ?
Mouais… juste ceux qui savent jouer correctement, dis-je en grognant tout bas.
Ma BFF n’en fait pas cas. Elle secoue plutôt sa chevelure mouillée et repousse les couettes qui
lui barrent le visage. Prenant soudain conscience du soleil qui nous tape sur la tête depuis notre arrivée, elle s’écrie :
Oups ! La crème solaire.
Qu’est-ce qu’il y a ?
— J’ai oublié d’en mettre !
Je la reprends aussitĂ´t :
— Faux, tu en as appliqué juste avant qu’on plonge dans l’eau.
Ça fait genre deux heures de ça !
Et alors ?
Au cas où tu ne le saurais pas, c’est super important de se mettre de la crème toutes les heures. Et est-ce qu’il faut vraiment te rappeler la dangerosité des rayons du soleil ? Je ne veux pas avoir le cancer de la peau dans vingt ans, moi.
Je soupire en la voyant descendre du matelas gonflable pour nager vers l’échelle.
Tu n’exagères pas un peu, là ?
Elle ne m’écoute évidemment pas. Cette fois, c’est elle qui se presse jusqu’à nos chaises longues, où on a étendu nos serviettes. Et le maître-nageur ne siffle même pas !
Pendant qu’elle s’essuie sans me regarder, j’en profite pour jeter un œil aux enfants qui sont près de moi et qui me tapent sur le système. Personne ne nous observe, le moment est idéal… Je
souris de manière machiavélique, puis je plonge et nage sous l’eau en m’assurant de bien allonger mes pieds. Je crée ainsi de grosses vagues qui aspergent les jeunes quasiment en entier. Je ressors la tête un peu plus loin, satisfaite. Bien fait pour eux ! Sauf que le maître-nageur qui ne cesse de me réprimander ne semble pas de cet avis. Il remet son fichu sifflet dans sa bouche, souffle un bon coup, puis me demande de sortir de la piscine.
Argh ! Impossible de s’amuser tran…
Un puissant jet d’eau me fait momentanément perdre mes moyens. Je m’étouffe, toussote et crache, avant de m’écrier, furieuse :
— Hé ! Ce n’était pas drôle du tout, ça ! Mais bien sûr, les garnements sont repartis à la nage en sens inverse. Je parierais une glace à la fraise qu’ils l’ont fait exprès !
Miam… une glace à la fraise…
J’oublie vite cet épisode et vais rejoindre mon amie. Je m’excuse auprès du maître-nageur
en passant devant lui, mais il est déjà passé à autre chose. Je vais donc m’asseoir près d’Émilie, pour lui proposer :
Ça te tente d’aller manger un truc ?
J’ai faim…
— J’ai des barres de céréales dans mon sac.
Tu en veux une ? répond-elle en finissant d’appliquer sa crème sur le bout de son coude.
Je grimace aussitĂ´t.
Yark ! Non, je parlais plutôt d’une glace à l’eau. Ou mieux encore, d’un énorme cornet ! Allez, on va chez le glacier du coin !
Elle range son tube et me fixe un instant. Son regard passe de la piscine à moi. Finalement, elle déclare :
Ça me va. Ici, le soleil est trop fort, de toute façon. Et il sera bientôt midi.
OK… et ça change quoi ?
Elle soupire avant d’expliquer :
C’est la pire heure pour rester à l’extérieur en plein soleil. Il vaut mieux aller à l’ombre.
Sans compter que… moi aussi, j’ai faim ! lâchet-elle en riant.
On se relève et on ramasse nos affaires.
Quelques minutes plus tard, nous voilà en route vers La boule glacée, qui vient d’ouvrir pas trop loin du parc aquatique. Leurs coupes glacées sont
délicieuses, mais ce n’est rien en comparaison avec leur méga banane royale ! Juste d’y penser, j’ai l’eau à la bouche.
Sur place, je me dépêche de me planter au bout de la file (comment se fait-il qu’il y ait déjà autant de monde ?!) et je sautille pour tenter de voir le menu. Lorsqu’on passe enfin notre commande, Émilie me décourage en demandant un simple yaourt glacé. Quitte à se faire plaisir, autant y aller avec un vrai dessert ! Du yaourt, ce n’est même pas vraiment sucré !
On va s’asseoir à l’ombre (risques de cancer du soleil obligent). Je plonge goulûment ma cuillère dans la glace, en m’assurant au passage de prendre autant de coulis au chocolat que possible. Alors que j’ai la bouche pleine, Émilie me demande :
As-tu prévu de voir Sasha cette semaine ? Je secoue la tête. Après avoir avalé ma bouchée, je réponds :
— Non. Je ne te l’ai pas dit ? Il a commencé à bosser au golf, près de l’autoroute.
Ah oui ? Il fait quoi ?
Il tond le gazon sur un gros tracteur. Je ne sais pas comment il va réussir à tenir toute la journée. Tu as vu la chaleur ?
Émilie acquiesce. Je poursuis, soudain un peu remontée contre le nouveau travail de mon copain :
En plus, il ne m’a même pas consultée avant de quitter le magasin de sport. Je ne savais pas qu’il cherchait un autre boulot.
— Eh bien… Il peut quand même faire ce qu’il veut, non ?
Peut-être, mais s’il était resté là -bas, on aurait pu se voir plus souvent. Son emploi du temps était moins chargé. Il est au golf TOUS LES JOURS ! C’est nul. J’aurais aimé passer un peu de temps avec lui cet été…
Je comprends.
Et Talbot, lui, il compte se trouver un job ?
Oui, je te l’ai déjà dit, tu t’en souviens pas ? Il va faire la mascotte au resto de son oncle.
Ah, c’est vrai ! Toi aussi, tu vas le voir moins souvent. Et ça ne te dérange pas ?
Pas vraiment. Et tu sais pourquoi ?
Je secoue la tête en haussant les sourcils. Avec un sourire, Émilie déclare :
— Parce que ça signifie que toi et moi, on va passer l’été ensemble !
Et le poste qu’elle a décroché à la boutique Chaque jour compte, elle en fait quoi ? Je n’ai pas le temps de lui poser la question qu’elle ajoute :
Le magasin qui devait m’embaucher a fait faillite ! La propriétaire m’a appelée hier soir pour me l’annoncer. J’avais hâte de te le dire.
J’écarquille les yeux. Elle a tout à fait raison, dans ce cas ! Pas de gars dans les jambes. Pas besoin de travailler non plus. Autrement dit : la liberté ! Et surtout, la possibilité de faire ce que je veux avec ma BFF. Afin d’être certaine qu’on est sur la même longueur d’onde à ce sujet, je vérifie : Alors, on ne va chercher à se faire embaucher nulle part… c’est bien ça ?
Absolument !
Tu me le jures ?
Sur la tête de mon chien ! me promet-elle en levant la main pour la poser sur son cœur.
Je ne peux faire autrement que de lui sauter dans les bras. Sauf que je renverse un peu de confiture de fraises provenant de ma banane royale sur son t-shirt. Je me décolle et m’excuse aussitôt. Par chance, les fruits ne semblent pas la dégoûter, car elle passe un doigt sur la tache et le porte ensuite à sa bouche. Avec une moue experte, elle déclare : Hum… vraiment bon.
T’en veux une bouchée ? dis-je en lui tendant déjà une cuillère remplie de glace, de chocolat et d’ananas.
Elle accepte avec joie, en ouvrant grand la bouche. Je ris, jusqu’à ce qu’elle m’offre de goûter à son yaourt en retour…
Bof… non merci. Pas assez sucré pour moi, ton truc.
— C’est super bon, pourtant. Tu devrais essayer.
Je refuse une fois de plus, et elle n’insiste pas.
Elle revient plutôt à notre sujet de conversation : C’est sûr que j’aurais aimé gagner un peu de sous durant les vacances, mais ce n’est pas grave.
Je l’écoute m’expliquer qu’elle a déjà commencé à songer à l’argent qu’il lui faudra pour l’université et tout le tralala. Intérieurement, je trouve qu’elle se projette beaucoup trop loin dans l’avenir. Je veux dire… l’université ! On va bientôt avoir seize ans, pas dix-huit ! Mais venant d’Émilie, ce n’est pas surprenant. Elle a beau ne pas savoir encore ce qu’elle veut étudier, elle n’aime pas être prise au dépourvu. Tout doit être prévu dans les moindres détails. J’imagine que ça l’aide à gérer son anxiété.
Pour ma part… je suis moins organisée qu’elle. Je vis même un peu trop le moment présent, comme diraient mes parents. Ils n’auraient
pas tort. N’empêche qu’il faut savoir lâcher prise et s’amuser !
Je ramène mon attention sur Émilie lorsqu’elle reprend ses questions :
Et le père de Sasha, il part quand pour le Yukon ?
— En fin de semaine.
— Wow… il est inspirant, je trouve. Aller aider les communautés du Grand Nord, ce n’est pas rien ! Je ne suis pas certaine que j’en serais capable. C’est vraiment un beau geste.
Oui, c’est vrai. Mais en attendant, il est super stressé. Il ne veut rien oublier. On doit le déposer à l’aéroport ce samedi, et ses bagages doivent être prêts.
Tu vas y aller aussi ?
Ben ouais, je pense. Je ne sais pas. Je me suis dit que Sasha voudrait que je l’accompagne…
Peut-être qu’il voudra vivre ce moment en famille, me fait-elle doucement remarquer.
Ça m’énerve un peu, alors je réplique :
— Je suis quasiment un membre de leur famille ! Je sors avec Sasha depuis super longtemps, et en plus, je…
Elle hausse un sourcil, attendant la suite. Je finis par avouer :
Je voulais aller voir les avions décoller, bon ! Et ne me regarde pas comme ça, ce n’est pas drôle. Je suis sérieuse, j’aime bien aller à l’aéroport. C’est spécial, comme endroit. Les gens sont hyper pressés. Ça grouille dans tous les sens. On dirait de petites fourmis. Et je ne prendrai presque pas de place. Je les laisserai se faire leurs adieux sans intervenir, c’est promis !
Tu es au courant que ce n’est pas moi que tu dois convaincre, hein ?
Évidemment ! Je ne faisais que tester mes arguments, au cas où Sasha refuserait. Mais il va vouloir, j’en suis sûre.
Émilie ne réplique pas. Elle se contente de terminer son yaourt glacé, puis elle va jeter le gobelet à la poubelle. Comme j’ai fini de manger bien avant elle (malgré la quantité astronomique de crème glacée qu’il y avait dans ma banane royale), je la suis et je me débarrasse de mon pot à mon tour.
J’essuie mes mains sur mon short, tandis qu’Émilie sort une lingette humide de son petit sac à dos. Elle ne me demande pas si j’en veux une. Elle sait très bien que je vais refuser. Et puis… mes mains ne sont pas si sales que ça.
Tout le sucre que je viens d’ingérer commence à faire effet. Un tantinet énervée, je lui demande :
On fait quoi, maintenant ?
Ben… puisque c’est la première journée de congé qu’on passe ensemble cet été, on pourrait… Oh, je sais ! On pourrait visiter la nouvelle exposition au musée de la…
Émilie ! Un truc amusant ! On n’a pas cinquante ans, je te rappelle. Les musées, c’est pour les vieux.
Pas seulement, riposte mon amie en se renfrognant.
Pour qu’elle retrouve sa bonne humeur, je me mets à suggérer un tas de trucs qui me paraissent intéressants :
On pourrait aller Ă la plage !
Pas envie de remettre mon maillot mouillé.
Ă€ La Ronde, dans ce cas !
— Trop de monde.
— Jouer au mini-golf !
— Le terrain est loin…
Aller pĂŞcher !
Où ça ? Il faut un permis, de toute façon. Faire voler un cerf-volant au parc !
On n’en a même pas.
ARGH ! Émilie, tu dis non à tout ! dis-je en me fâchant. Je ne sais pas… on pourrait aller voir une partie de baseball ?
Le regard de ma BFF s’éclaire soudainement. Enthousiaste, elle se met à taper dans ses mains. Puis, avec un grand sourire, elle déclare :
— Non ! Mais je sais exactement ce qu’on va faire !
Je la laisse continuer, curieuse.
Talbot participe à un tournoi. Je ne pensais pas y aller, parce que je sais que ça le rend nerveux quand je suis là , mais je peux rester en retrait. Il ne me verra même pas si je fais attention.
Je dois avouer que ça me surprend de la part de son copain. C’est pourquoi je vérifie :
Talbot fait du sport ? Il joue Ă quoi ?
Excuse-moi, je n’ai pas été claire. En fait, il joue aux échecs.
Je fronce les sourcils. Aux échecs ? Et Émilie veut qu’on aille le regarder jouer à ce jeu ultraennuyant ? Dépitée, je m’apprête à secouer la tête, quand elle me saisit par le bras et m’entraîne à sa suite.
C’est tout près d’ici. Dépêche-toi, on a peut-être le temps de le voir en action. On parcourt les rues à toute vitesse. Ma BFF est une bonne coureuse, et moi, je ne manque
jamais d’énergie. Pour être franche, on forme une super équipe, elle et moi. Dans le sport comme dans la vie !
On débouche enfin près d’un grand parc où ont été installées de petites tables carrées. De part et d’autre de chacune, deux adversaires sont assis devant un jeu d’échecs. Je dois avouer que c’est plutôt impressionnant. Surtout quand on prend le temps de les observer comme on le fait en s’approchant doucement, Émilie et moi. Elle me murmure à l’oreille : Ils ont un temps maximum pour jouer. Plus ils vont vite, plus ils déstabilisent l’autre joueur.
Elle désigne soudain un grand gars assis à la dernière table. C’est bien Talbot. Il est concentré sur ce qu’il fait et ne lève pas les yeux une seule seconde pour regarder autour de lui. À pas feutrés, on s’avance dans sa direction. Il est sur le point de terminer sa partie. Les pions de son adversaire sont presque tous hors du jeu. Talbot abaisse alors le roi de l’autre joueur avec un air satisfait.
Émilie ne peut réprimer un cri de joie. Aussitôt, son copain relève les yeux et nous aperçoit. On lui fait un petit coucou, auquel il répond
par un sourire sincère. Finalement, c’est moins ennuyant que je l’aurais cru, ce tournoi d’échecs. Et puis, l’été ne fait que commencer. On a deux mois devant nous pour faire absolument tout ce qui nous tente. Demain, c’est moi qui choisirai l’activité. En attendant, j’ai envie de battre un adversaire, moi aussi !
Seul hic, je ne sais pas du tout comment jouer ! Bah, ça ne doit pas être si compliqué…
Alors, Charlotte ? As-tu aimé le tournoi d’échecs, hier ?
À ton avis ? Tu pourrais peut-être demander à tes parents de t’acheter un jeu pour ton anniversaire.
Ne recommence pas avec ça !
Je n’ai rien compris. Je n’y jouerai plus jamais, c’est certain !
Il ne faut jamais dire jamais, tu sais.
Talbot était impressionnant, par contre. Et il faut que je te fasse mes excuses. Comment ça ?
J’ai toujours trouvé que les échecs, c’était pour les nuls. Sauf qu’en voyant ton copain battre la moitié de ses adversaires, je me suis rendu compte qu’il faut surtout être très intelligent pour jouer à ce jeu.
Sans rire, il était bon, ton mec ! Je sais ! Ce n’est pas pour rien que je l’aime !
Et d’ailleurs, on n’était pas les seules à le trouver incroyable…
Tu parles encore des filles qui sont venues le féliciter ? Ne te prends pas la tête avec ça, Émilie.
Elles avaient des étoiles dans les yeux.
Je suis sûre qu’elles lui auraient demandé un autographe si je n’avais pas été là .
Ah, c’est pour ça que tu l’as embrassé devant tout le monde ? Pour marquer ton territoire ? Pas juste pour ça. Mouais, peut-être un peu…
Oh, il faut que je te dise !
Sasha ne veut pas que je l’accompagne à l’aéroport tout à l’heure !!!
Quoi ?
C’est nul ! Il veut être seul avec son père et sa mère, là -bas.
Je m’en doutais…
Je ne comprends rien Ă son attitude.
Je suis sa copine, pas n’importe qui ! Et moi aussi, j’aurais aimé dire au revoir à son père.
Tu le lui diras avant qu’il parte, c’est tout. Ce n’est pas comme si vous étiez les meilleurs amis du monde.
Impossible, puisque je ne suis pas invitée à leur dernier repas non plus !
Ah… j’avoue que c’est dommage.
Mais il faut comprendre Sasha.
Je ne vois pas ce qu’il y a à comprendre !
Ben tu sais… ça risque d’être émotif.
Il a peut-ĂŞtre peur de pleurer devant toi.
Ah… Je n’avais pas vu ça comme ça.
Ouais, tu as sûrement raison.
N’empêche que c’est nul quand même.
Oui, je sais, tu l’as déjà dit.
Mais tu sais, l’important, c’est de dire à ton copain comment tu te sens. La peine que ça te fait et tout…
Dis donc ! Es-tu devenue psychothérapeute, toi !?