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Pas si bêtes !

Pas si bêtes ! Une collection pour mieux comprendre, aimer et soigner tous vos animaux. Retrouvez le savoir et tous les conseils des meilleurs spécialistes.

Dans la même collection : • 100 idées fausses sur votre chien • Votre chien et vous • Quel sport pour votre chien ? • Testez l’intelligence de votre chien ! • Éduquer son chiot • Le chien senior • 100 idées fausses sur votre chat • Votre chat et vous • Découvrir le chat de race • Un chat heureux en appartement • Bien vivre avec son chat • Décodez le langage de votre chat ! • Un lapin à la maison • Mon furet Nombreux titres à paraître

I Collection dirigée par LAETITIA BARLERIN, docteur vétérinaire, diplômée de l’École nationale vétérinaire d’Alfort. Outre son exercice professionnel, elle anime une émission radio animalière sur RMC et coanime une émission télévisée sur Gulli. Elle collabore aussi à divers journaux professionnels et grand public et revues animalières.

Pas si bêtes !

COLLECTION

DIRIGÉE PAR

LAETITIA BARLERIN Docteur vétérinaire

en ville

Un chien heureux

en ville

DOCTEUR COLETTE ARPAILLANGE

I Vous vivez en ville et vous rêvez d’adopter un chien, mais vous hésitez encore, craignant à la fois ses difficultés à s’adapter à la vie urbaine et les contraintes liées à la possession d’un animal dans un tel environnement ? Il est pourtant possible de vivre avec un chien en ville… mais sous certaines conditions ! Spécialiste du comportement animal, le docteur vétérinaire Colette Arpaillange vous donne toutes les clés pour bien choisir votre chien et vivre heureux avec lui en ville. Vous découvrirez ainsi toutes les informations indispensables concernant la législation, l’aménagement de votre espace intérieur, le rythme de vie du chien et ses occupations, son éducation, les soins… L’auteur vous donne aussi tous les conseils pour maintenir votre animal en bonne santé. Un guide indispensable pour un chien et un maître heureux en ville !

Rustica éditions, une marque de Fleurus éditions

Pas si bêtes !

Un chien heureux

www.rustica.fr www.fleuruseditions.com

Un chien heureux en ville

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18/11/09

13,50 €

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COLETTE ARPAILLANGE COLETTE ARPAILLANGE est docteur vétérinaire comportementaliste. Elle est notamment responsable de la consultation en pathologie du comportement à l’École nationale vétérinaire de Nantes. Passionnée par son métier, elle a à cœur de transmettre son savoir et a participé à la réalisation du Traité Rustica du chien et du Traité Rustica du chat. Elle est également l’auteur de Éduquer son chiot dans la collection « Pas si bêtes ! ».


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Sommaire

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Quel chien pour vivre en ville ? Avoir un chien en ville, est-ce bien

L’éducation du chien citadin

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À l’aise dans la rue

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Il marche en laisse sans tirer

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Il fait ses besoins au bon endroit

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Lui apprendre le rappel

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Accepter les autres chiens

raisonnable ? 14

Les changements liés à l’arrivée du chien

21

Bien choisir son chien

28

Le chien et la loi

78

Les troubles du comportement

80

Il a peur de tout

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Il ne veut pas rester seul

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Il grogne sur les inconnus

30

Un engagement et des responsabilités

91

Il aboie sans arrêt

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Identifier son chien, une obligation légale

94

Il n’écoute pas dehors

36

Les règles de vie du chien en société

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Le chien source de nuisances : que dit la loi ?

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96

Les lois sur les chiens dits dangereux

Le quotidien du chien en ville

46

Ses occupations quotidiennes

49

Pratiquer des activités avec votre chien

55

Les vacances

Un chien citadin en bonne santé

98

Les soins préventifs

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Les soins d’hygiène

104

Les accidents domestiques et les dangers

108

L’obésité, un mal de plus en plus courant

de la ville

111 Index

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CHAPITRE 1

Quel chien pour vivre en ville ?


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CHAPITRE 1 • Q U E L C H I E N P O U R V I V R E E N V I L L E ?

Avoir un chien en ville, est-ce bien raisonnable ?

A

ccueillir un chien chez soi reste une décision lourde qui engage toute la famille, et ce pour de nombreuses années. La présence d’un animal procure des bienfaits mais génère aussi des contraintes. En ville, le choix est encore plus crucial, car sa présence peut être une réelle contrainte.

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AV O I R U N C H I E N E N V I L L E , E S T- C E B I E N R A I S O N N A B L E ?

Le chien, meilleur ami de l’homme • 15 000 ans d’amour Le lien entre l’homme et le chien est le fruit de 15 000 ans de cohabitation. Il est probable que la domestication du loup n’est pas la seule résultante d’une association utilitaire mais déjà d’une rencontre affective, comme en témoignent le partage de sépulture ou l’observation de femmes allaitant les chiots dans des peuplades primitives. La relation homme-chien est avant tout faite d’amour et d’attachement réciproque. Le chien est réputé pour être affectueux, obéissant, fidèle, intelligent et protecteur. Toutes les enquêtes le prouvent : le chien est adopté avant tout pour devenir un compagnon fidèle, l’ami des enfants, ou pour sa présence rassurante.

• Avoir un chien est bon pour la santé Des études scientifiques ont établi que le chien avait des effets bénéfiques avérés sur la santé des personnes qui en ont un. Le chien peut être considéré comme un antistress efficace. L’apaisement que procure sa présence a une traduction physiologique sur le système nerveux et les fonctions cardiovasculaires. Les propriétaires de chiens consultent moins leur médecin. Les troubles psychosomatiques et le surpoids sont moins fréquents. Tous ces bienfaits ont conduit les institutions à proposer des programmes thérapeutiques auprès des personnes en difficulté. Le chien est le meilleur ami de l’enfant.

I

LE CHIEN ET L’ENFANT : UNE ÉVIDENTE AFFECTION La présence d’un animal auprès d’un enfant est une source inépuisable d’enrichissement et d’affection. La complicité est évidente et la communication semble opérer spontanément. Dans beaucoup de familles, le chien est adopté à la demande de l’enfant. Cependant, même si l’enfant insiste pour avoir un chien, c’est une charge trop lourde pour lui que de prendre la responsabilité d’un animal, quel que soit son âge. Ce sont donc les parents qui assumeront le chien ! Attention à ne pas se laisser abuser par une vision angélique d’une relation naturellement bonne. Elle est ternie par la réalité des morsures dont les enfants sont les premières victimes. Les adultes devront assurer une surveillance constante et prendre surtout toutes les préoccupations pour éviter l’accident.

• Des relations sociales plus fréquentes Le chien a un rôle promoteur dans les interactions humaines. Il facilite les contacts et stimule les relations sociales. L’animal attire l’attention, suscite la sympathie et devient un catalyseur des échanges sociaux. Si vous êtes timide ou réservé, un chien vous aidera : en effet, sa présence facilite les rencontres, y compris galantes ! Le chien est bon pour l’image, il attire la sympathie et la bienveillance.

• L’âme du foyer Le chien est un remède à l’isolement quand la solitude frappe. Dans les familles, le chien est fédérateur. Il renforce les liens quand il n’est pas à l’origine de conflits. Sa présence auprès des enfants est particulièrement bénéfique. La complicité est évidente et la communication semble spontanée. L’enfant trouve en son chien un camarade de jeu et une aide pour grandir. Pour

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CHAPITRE 1 • Q U E L C H I E N P O U R V I V R E E N V I L L E ?

les petits citadins, c’est parfois la seule présence animale et l’unique occasion de s’initier aux mystères de la vie et de la nature.

Meilleur ami ou pire ennemi ? Avoir un chien n’est pas sans inconvénients. Quoique domestiqué, il reste un animal aux réactions parfois imprévisibles ou gênantes. Il peut être un poids pour vous et pour votre famille, et une nuisance pour les autres, notamment en ville.

• Dans la rue Les déjections canines : la pollution par les déjections des chiens en ville est un motif constant de récriminations (voir p. 40). À Paris, la

LE CHIEN PEUT-IL ÊTRE DANGEREUX POUR L’HOMME ? Le chien est un prédateur et, à ce titre, il est équipé pour chasser. L’agression est un comportement normal qui fait partie de son répertoire comportemental. Le chien agresse pour chasser ou pour se défendre. Les agressions sont susceptibles de se produire chez tout chien placé dans un contexte donné. Mais certaines sont la conséquence de troubles du comportement ou d’une perturbation des relations sociales. Les vétérinaires sont habilités à étudier le comportement du chien : ils savent diagnostiquer la cause des agressions, apprécier la dangerosité potentielle et envisager un traitement ou des mesures de prévention. La dangerosité dépend du type d’agression, du contrôle de la morsure et du degré de prévisibilité. Il est également conditionné par la taille et la puissance du chien. Il est évident que la morsure d’un chien de grande taille est susceptible de blesser plus gravement. Mais parmi les accidents mortels recensés ces dernières années, l’un d’entre eux a été perpétré par deux Jagd Terriers pesant une dizaine de kilos. Et la morsure d’un petit chien au visage peut occasionner d’importants dégâts esthétiques et psychologiques.

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mairie annonce 12 tonnes de déjections par jour et un coût annuel de nettoiement de 11 millions d’euros. Les chutes sont un inconvénient minimisé à tort : 650 accidents sont recensés à Paris chaque année. Les aboiements : les aboiements excessifs font partie des troubles du voisinage et occasionnent par an 10 000 plaintes. En France, les autorités considèrent comme « bruit gênant » toute émission lorsqu’elle dépasse de 50 décibels pendant le jour ou de 30 décibels pendant la nuit le niveau de bruit ambiant du point de mesure. Pour les aboiements, la fréquence de répétition est également prise en compte. Dans les cas extrêmes, les aboiements peuvent être assimilés à une violence et constituer un délit relevant de l’article 222-16 du nouveau Code pénal, potentiellement puni d’1 an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. Les morsures : les morsures perpétrées par les chiens viennent ternir leur image et peuvent constituer un frein à leur acquisition. La médiatisation des accidents liés aux chiens dits dangereux a largement contribué au sentiment d’insécurité. Les chiens sont responsables de la mort d’un peu plus de 30 personnes en France depuis 20 ans, dont une vingtaine d’enfants. Ces drames, relayés par les médias, suscitent une horreur légitime. Mais ils ont tendance à déformer le phénomène des morsures canines en focalisant sur les accidents les plus dramatiques. La réalité est que près d’une personne sur deux sera mordue par un chien au cours de son existence.


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AV O I R U N C H I E N E N V I L L E , E S T- C E B I E N R A I S O N N A B L E ?

La plupart des morsures sont bénignes et ne réclament pas de soins médicaux. Elles échappent dès lors à toutes les études statistiques qui visent à inventorier les morsures canines. Les morsures de chien peuvent être considérées comme des « accidents domestiques » : en effet, ils concernent un animal connu de la victime et surviennent dans des lieux privés. Les attaques par des chiens errants non identifiés dans la rue sont rares. Ces accidents suscitent une réelle psychose. Certaines races de type molossoïde sont aujourd’hui stigmatisées et font l’objet de lois répressives. Les fugues et la divagation : pour nos amis les chiens, les possibilités de fugues sont plus nombreuses en milieu rural. La présence de chiens non tenus en laisse ou échappant au contrôle de leur maître reste cependant des préoccupations constantes en milieu urbain. Ces chiens peuvent être impliqués dans des accidents de la voie publique ou dans des attaques ou chutes de joggeurs ou de cyclistes. Dans ce cas, c’est le maître qui est responsable des accidents et des dégâts causés par le chien. Sachez qu’un chien est légalement considéré comme en état de divagation s’il n’est plus sous la surveillance effective de son maître et est éloigné de la personne responsable de plus de 100 m… Le propriétaire doit donc s’assurer que son chien obéit correctement au rappel ou à défaut le maintenir attaché. La plupart des municipalités imposent par arrêté que les chiens soient tenus en laisse. Ces mesures s’appliquent partout en France pour les chiens appartenant aux deux caté-

I

gories de chiens dangereux tels que définis par la loi du 6 janvier 1999 (voir pp. 42-43). Ils doivent en plus être muselés. Les chutes : les chutes causées par l’exubérance d’un chien mal maîtrisé sont un peu oubliées. C’est une réalité préoccupante, notamment pour les personnes âgées, puisqu’une enquête mentionne 76 000 chutes par an aux États-Unis, soit 30 pour 100 000 habitants ! La phobie des chiens : chez certaines personnes, la présence d’un chien peut susciter une réelle terreur… C’est la phobie des chiens ou cynophobie qui se définit comme une peur intense excessive et irraisonnée, déclenchée par la présence ou même l’anticipation d’un élément non menaçant, ici le chien. Les personnes qui ont peur des chiens ont des comportements incohérents, s’agitent, crient ou ont des gestes brusques qui déroutent ou excitent le chien, ce qui majore le risque d’être agressé. La phobie des chiens n’est pas immanquablement liée à une expérience traumatisante, morsure ou attaque. Les zoophobies (peur des animaux) débutent dès l’enfance et ont souvent un caractère familial. La peur peut être

Le saviez-vous ? Selon la majorité des études, les principales victimes de morsure canine sont les enfants. Leur taille, leur comportement et leur attirance naturelle pour le meilleur ami de l’homme l’expliquent aisément. La moitié des cas de morsures nécessitant une consultation sont effectivement recensés chez l’enfant de moins de 15 ans. Cependant, les études sont réalisées à partir de données hospitalières et surestiment le nombre des petites victimes ; en effet, les blessures sur enfants sont plus volontiers médicalisées que celles des adultes.

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CHAPITRE 1 • Q U E L C H I E N P O U R V I V R E E N V I L L E ?

transmise par les parents, eux-mêmes phobiques, ou par un entourage qui donne des conseils de prudence répétés et excessifs. L’absence d’animaux au foyer est un facteur d’apparition de ce type de crainte par méconnaissance du monde animal. Des sentiments de dégoût sont rattachés à de nombreuses phobies animales plutôt qu’une réelle peur d’être blessé. Comme pour toute phobie, il est difficile de faire la part des choses entre un support génétique et culturel ou familial. Les zoonoses : un chien peut transmettre des maladies infectieuses ou parasitaires. Le respect de règles d’hygiène simples assure une bonne prévention et en pratique la cohabitation ne génère que peu de risques. Les personnes de santé fragile doivent se montrer prudentes sans pour autant s’interdire d’avoir un compagnon canin (voir p. 101).

PAS D’ANIMAL DANS LA MAISON EN CAS DE TERRAIN ALLERGIQUE ? Pas forcément… La présence d’un chien augmente-telle le risque de sensibilisation ? Certaines études prouvent au contraire que les enfants vivant depuis toujours avec des animaux ont moins de risque de devenir allergiques. En milieu rural, les allergies aux poils d’animaux sont moins fréquentes : une forte exposition augmente les compétences immunitaires. À l’inverse, dans les régions où il y a moins d’animaux, la présence d’un animal au foyer est associée à un fort risque d’allergie. La théorie hygiéniste suggère que le nombre d’enfants asthmatiques ou atopiques augmente, car notre mode de vie devient de plus en plus aseptisé. De façon globale, les contacts avec les animaux domestiques multiplient les contacts avec des bactéries qui stimulent le système immunitaire et l’exercent à répondre favorablement aux substances potentiellement allergènes.

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• À la maison Une cohabitation parfois difficile : la vie avec un chien n’est pas toujours rose… Destructions, aboiements, malpropreté sont des griefs fréquents et rendent parfois la cohabitation insupportable. Outre les conséquences matérielles qu’occasionnent les nuisances, la tapisserie à refaire, le canapé à racheter, les sols à nettoyer, vivre avec un chien qui présente des troubles du comportement est une source de stress et d’épuisement moral. L’animal tant attendu et aimé devient un poids insupportable. Votre vétérinaire saura vous conseiller et mettre en place un traitement. Certaines personnes qui redoutent à raison le comportement agressif de leur chien ont tendance à s’isoler et à limiter les contacts. Sachez que cette option n’est pas la bonne : un chien privé de contacts sociaux risque de se désocialiser, ce qui augmente paradoxalement le danger. Il devient une source d’angoisse et de stress permanents avec lesquels il est difficile de composer à long terme. Les allergies aux chiens : on parle d’allergie aux poils de chiens même si les allergènes correspondent à différentes protéines présentes dans différentes sécrétions et pas seulement aux poils. La longueur du pelage n’est donc pas un facteur de risque et même un chien nu peut entraîner des réactions allergiques ! Lorsqu’une allergie aux animaux est diagnostiquée, les médecins conseillent généralement l’éviction du chien du foyer du malade. Les mesures palliatives (utilisation de filtres HEPA, purificateurs d’air) ou les mesures d’hygiène sur le chien


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(brossage, lavage et mise à l’écart des chambres) sont souvent insuffisantes. Cependant, il faut aussi prendre en compte l’impact psychologique de cette séparation, quand on sait que le psychisme intervient dans l’atopie.

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Le saviez-vous ? Les agressions au sein du foyer ne font pas la une des journaux et pourtant ! L’immense majorité des morsures est causée par un chien connu de la victime. Il faut réagir dès le premier grognement et consulter un vétérinaire. Après avoir évalué le danger, vous pourrez définir ensemble les mesures à prendre pour le limiter.

Le danger d’aimer : trop aimer son chien est-il un risque ? Oui, celui de souffrir quand il disparaît. Dans une vie d’homme, hélas, il y a plusieurs vies de chiens. Le souvenir de deuils passés d’un animal tant aimé aujourd’hui disparu peut vous faire hésiter. Perdre un chien est une épreuve, une réelle douleur. S’il n’y a pas de honte à pleurer son animal, est-ce une raison suffisante pour se priver du bonheur de sa présence pendant des années ? Le chien cristallise les conflits familiaux : l’arrivée d’un chien dans la famille peut provoquer tensions et remous… Voulu par l’un, rejeté par l’autre, le chien a du mal à trouver sa place et son comportement s’en ressent. Ce qui justifie d’ailleurs le rejet dont il peut faire l’objet ! Le comportement de l’animal, sa place ou son éducation peuvent devenir une source de disputes. Qu’il suscite ou qu’il révèle les désaccords familiaux, le chien sera tantôt victime tantôt bourreau. Dans un tel contexte, il n’est pas rare qu’il occupe une place de dominant et entre en conflit avec un des membres de la famille en créant une alliance avec un autre.

Lorsque les bêtises du chiot se transforment en destructions, la cohabitation peut devenir insupportable.

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CHAPITRE 2 • L E C H I E N E T L A L O I

Un engagement et des responsabilités

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e propriétaire d’un chien a une double responsabilité. Il est responsable des dommages causés par son chien, mais il est aussi responsable des dommages qu’il lui cause. Au regard de la loi, le chien est considéré comme un bien mobilier, mais aussi comme un être sensible. Ce double statut n’est pas sans contradiction.

Le chien, un meuble pas comme les autres

Une responsabilité civile et pénale

L’article 528 du Code civil indique que les animaux domestiques sont des « meubles par nature ». Protection animale et droit de propriété peuvent rentrer en contradiction. Le possesseur de ce bien un peu particulier ne peut pas en disposer à sa guise comme il le ferait d’un objet. Selon le Code pénal (art. R. 654-1), l’animal bénéficie en effet d’une protection juridique contre les mauvais traitements. Cette assimilation de l’animal à un bien mobilier devrait évoluer en France, sous l’influence du droit européen. En effet, de nombreux pays de l’Union européenne attribuent un véritable statut juridique à l’animal.

Le propriétaire est civilement et pénalement responsable des dommages que son chien peut causer. L’article 1385 du Code civil établit clairement la responsabilité du propriétaire de l’animal ou de son gardien : « Le propriétaire d’un animal ou celui qui s’en sert pendant qu’il est à son usage, est responsable du dommage que l’animal a causé, soit que l’animal fût sous sa garde, soit qu’il fût égaré ou échappé. » Quand on vous confie un chien vous pouvez en devenir légalement le gardien et endosser la responsabilité du propriétaire. Le gardien au sens juridique du terme est celui qui a l’usage, le contrôle et la direction de l’animal. C’est le cas du vétérinaire pendant la consultation, du toiletteur ou du propriétaire de la pension où séjourne votre chien.

LES CHIENS DU DIVORCE Les juges peuvent être interrogés sur les modalités de garde du chien au même titre que celle des enfants. Or au regard de la loi, l’animal est considéré comme un bien mobilier. La garde sera attribuée à celui qui en justifie la propriété par un document officiel.

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• Agression, accident… : qui est responsable ? Il s’agit d’une responsabilité civile de plein droit qui fait que le gar-


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UN ENGAGEMENT ET DES RESPONSABILITÉS

dien est présumé responsable, sans que la victime ait à prouver la faute. Elle doit simplement établir le préjudice et prouver que c’est bien votre chien qui en est responsable. Vous pouvez être exonéré, totalement ou partiellement, en cas de faute manifeste de la victime. C’est le cas si la personne agressée a menacé le chien ou l’a brutalisé, ou si elle s’est engagée dans votre propriété en dépit d’une pancarte mentionnant la présence d’un « chien méchant »… Vous serez également exonéré en cas de force majeure, par exemple un coup de tonnerre qui entraîne une crise de panique au cours de laquelle le chien cause un accident.

• Les assurances en responsabilité civile L’assurance en responsabilité civile couvre les conséquences financières des dommages causés par le chien, qu’il dégrade le jardin de votre voisin, provoque un accident de la circulation ou morde quelqu’un. Elle est généralement incluse dans les contrats d’assurance multirisque habitation. Prenez garde aux clauses d’exclusion et renseignez-vous auprès de votre assureur : mentionnez que vous possédez un animal de compagnie et vérifiez qu’il est bien pris en charge. En cas de défaut d’assurance, c’est vous qui seriez contraint d’assumer les conséquences pécuniaires du préjudice. Attention, la plupart des assurances ne prennent pas en charge les chiens dits dangereux, visés par la loi de janvier 1999 (voir pp. 4243). Il vous faudra souscrire une assurance particulière ou vous acquitter

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Le saviez-vous ? Pour rendre un service à un ami, vous acceptez de garder son chien, mais savez-vous à quoi cela vous engage ? Au regard de la loi, vous êtes responsable des dommages causés par l’animal que vous accueillez sous votre toit. Cependant, pour un temps très court (promenade, nourrissage…), les tribunaux considèrent que le propriétaire en reste responsable.

d’une surprime. Pour être en règle, vous devez d’ailleurs être en mesure de présenter une attestation d’assurance particulière pour ces catégories de chien.

• La responsabilité pénale La responsabilité pénale du propriétaire peut être engagée et répondre à la législation sur les crimes et les délits. C’est le cas lors d’infraction manifeste, par exemple si le chien est en état de divagation. Le propriétaire d’un chien errant qui cause des blessures graves peut être mis en examen pour coups et blessures, ou homicide involontaire ou volontaire en cas de décès de la victime. La mise en danger de la vie d’autrui peut être retenue même en l’absence de dommage.

La responsabilité d’un être vivant Lorsqu’on adopte un chien, on s’engage à assurer son bien-être. C’est une responsabilité morale mais aussi une responsabilité légale !

Le saviez-vous ? La plupart des contrats d’assurance remboursent les visites vétérinaires imposées par la mise sous surveillance après une morsure.

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CHAPITRE 2 • L E C H I E N E T L A L O I

• Un être sensible C’est une loi déjà ancienne, la loi Grammont, qui initie en 1850 les premières mesures de protection animale. Cette loi était très limitée puisqu’elle ne sanctionnait alors que les mauvais traitements en public. Il faut attendre 1959 pour que soient visés tous les sévices aux animaux, publics ou cachés. La loi du 12 novembre 1963 distingue deux types de délits : les actes de cruauté et les mauvais traitements. Mais les lois attribuant à l’animal le statut d’être sensible sont relativement récentes puisqu’il faut attendre la loi de protection de la nature de 1976. Le droit de ne pas souffrir « inutilement » et de ne pas être mis à mort « sans nécessité » lui sont désormais reconnus.

• Les conditions de vie Le détenteur d’un animal a l’obligation légale de lui offrir des conditions de vie décentes. Il est interdit de le priver de nourriture et d’abreuvement, et de le placer dans un habitat inconfortable. La loi est très

LES INTERVENTIONS CHIRURGICALES À VISÉE ESTHÉTIQUE INTERDITES La convention européenne pour la protection des animaux de compagnie adoptée en 1987 interdit les interventions chirurgicales destinées à modifier l’apparence d’un animal de compagnie, comme la coupe des oreilles (otectomie) et l’amputation de la queue (caudectomie) ainsi que les mutilations, comme la section des cordes vocales du chien. La France a signé cette convention en 2004. Les caudectomies, réalisées chez le chiot avant 15 jours, restent autorisées en France pour certaines races, mais pas dans tous les pays européens. Il est interdit de présenter en exposition des chiens ayant subi une coupe des oreilles en France et dans la plupart des pays européens, et de la queue pour certains d’entre eux.

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claire : votre chien doit bénéficier d’un minimum de confort. Les associations de protection animale ont le droit de se porter partie civile et les propriétaires négligents peuvent être condamnés pour maltraitance. Les conditions de détention d’un animal de compagnie sont précisées par l’arrêté interministériel du 25 octobre 1982. Le texte définit précisément les normes minimales exigées pour le logement du chien (un enclos de 5 m2 minimum avec une clôture de 2 m, un espace ombragé et un abri). Il précise également les conditions acceptables pour la mise à l’attache : un dispositif d’attache sans danger pour l’animal, de nature à empêcher l’enroulement ou la torsion et l’étranglement, d’une longueur minimale de 3 m et muni d’un collier indépendant du dispositif d’attache (pas de collier étrangleur ou coulissant). Il est interdit de mettre un chiot à l’attache. Si vous laissez votre chien dans votre voiture, vous devez vous assurer qu’il a assez d’air pur, qu’il ne peut être intoxiqué par les gaz d’échappement en séjournant dans le coffre et que votre véhicule est dans un endroit ombragé en cas de forte chaleur (voir pp. 57-58).

• Les assurances santé pour animaux de compagnie Des sociétés d’assurances proposent des contrats d’assurance santé pour animaux de compagnie permettant le remboursement de tout ou partie des frais suite à un accident ou une maladie. Il existe deux types de contrats : – Des formules réduites ou simplifiées, limitées à une certaine catégorie de sinistre ou de soins.


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UN ENGAGEMENT ET DES RESPONSABILITÉS

– Des formules complètes qui couvrent, dans une certaine mesure, l’ensemble des sinistres et des soins. Le principal objectif de l’assurance est évidemment de permettre de financer des soins coûteux lors d’événement grave et imprévu. Les formules complètes vont au-delà, mais il faut alors être très vigilant sur les termes du contrat. En effet, les clauses d’exclusion, les franchises et les plafonds de remboursement en atténuent parfois l’intérêt réel. Le choix se fera en fonction du niveau de risque que vous souhaitez couvrir. Le montant des primes dépend des formules choisies : de 300 à 400 euros par an pour les formules complètes et de 100 à 150 euros pour les formules simplifiées. Les formules complètes sont très hétérogènes ; il faut lire attentivement les contrats et les comparer pour éviter les mauvaises surprises. Voici les points à prendre en compte : – Les conditions d’admission : âge minimum et maximum. – Les exclusions, c’est-à-dire les cas où l’assurance ne prend pas en charge les remboursements. – La franchise qui correspond au montant restant systématiquement à votre charge. – Le délai de carence pendant lequel le contrat n’est pas effectif. – Le plafond de remboursement, annuel ou par acte. – Les frais remboursés, les types d’actes et les circonstances du sinistre sont à analyser. Il faut bien vérifier si les remboursements ne sont pas limités chez les chiens âgés.

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LA NATURALISATION OU TAXIDERMIE Cette pratique, interdite pour les espèces en voie de disparition, est autorisée pour les animaux de compagnie, même si on peut s’interroger sur les motivations à conserver le corps de son chien « sous l’apparence de la vie »…

mation des corps d’animaux répond ainsi à des règles strictes : – L’animal doit peser moins de 40 kg. – La sépulture doit se trouver à plus de 35 m d’une habitation ou d’un point d’eau. – Le trou doit être assez profond (au moins 1 m de profondeur) pour éviter qu’un autre animal ne mette à jour son corps. – Le corps doit être recouvert de chaux vive puis de terre. Il est interdit d’enterrer son animal dans un terrain public, un parc ou bien une forêt. En milieu urbain, enterrer son chien chez soi s’avère donc en pratique inconcevable. Alors que faire ? – Première option : le cimetière animalier. Il en existe dans de nombreuses agglomérations. Les tarifs varient de 40 euros pour une fosse commune à plus de 500 euros pour une concession individuelle. – Seconde option : l’incinération reste la solution la plus répandue. Votre vétérinaire pourra vous indiquer les coordonnées des crématoriums pour animaux de compagnie. Comptez environ 40 euros pour une incinération collective sans récupération des cendres et 100 à 200 euros pour une incinération individuelle avec restitution des cendres.

• Le décès du chien La loi réglemente le devenir du corps de votre chien décédé. L’inhu-

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CHAPITRE 4

L’éducation du chien citadin


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n ville, il est préférable que ce soit vous qui promeniez votre chien et non l’inverse. Un chien qui n’a pas appris à marcher en laisse tire dans tous les sens et transforme les sorties en épreuves de force. Marcher en laisse n’a rien de naturel pour un chien, un apprentissage est donc indispensable.

Le bon matériel Achetez un collier léger et une laisse souple d’1 m à 1,50 m de longueur. Si vous avez un chiot, choisissez un matériel adapté à sa taille mais peu coûteux ; ainsi vous le changerez sans regret quand il grandira. Les colliers semi-étrangleurs, lourds et inefficaces, et les colliers munis de pointes, traumatisants, sont à exclure. Vous pouvez éventuellement utiliser un collier étrangleur constitué d’une chaîne coulissante : il facilite la transmission des informations par la laisse pendant la

FEU ROUGE/FEU VERT Il est indispensable qu’un chien citadin apprenne à ne pas se mettre en marche sans l’autorisation expresse de son maître afin d’éviter qu’il ne se mette en danger en démarrant brusquement au passage pour piétons. C’est un complément bien utile à la marche en laisse. Choisissez un ordre du type « On y va ! » ou « Go ! ». Utilisez-le à chaque fois que vous reprenez la marche après une phase d’arrêt. Associez cet apprentissage à celui du « Pas bouger ! » où vous forcez votre chien à rester assis patiemment jusqu’à 1 minute. L’ordre « On y va ! » étant alors le signal de lever du « Pas bouger ! ».

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phase d’apprentissage. Mais ne considérez pas ces colliers comme un moyen de contention : ils servent uniquement à donner une légère pression lorsque le chien est distrait. Les laisses à enrouleur sont à proscrire. Elles séduisent souvent, car elles permettent au chien d’explorer son environnement tout en étant sous le contrôle de son maître. Nonobstant le fait que ce matériel sera inutile dès lors que vous maîtriserez le rappel, les laisses à enrouleur ne permettent pas un apprentissage correct de la marche en laisse. De plus, elles peuvent se détendre brusquement et les passants peuvent se prendre les pieds dedans. Évitez également les laisses métalliques, trop lourdes surtout dans le cadre de l’apprentissage de la marche en laisse.

Le principe de la marche en laisse Une bonne laisse est une laisse virtuelle. Elle doit rester souple et détendue. Faire marcher un chien en


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laisse n’a rien à voir avec la pêche au thon ou à l’espadon ! La laisse n’est pas là pour maîtriser le chien. Elle sert juste de lien entre vous et lui et vous permet de transmettre l’information : « Je suis là et quand je suis là tu marches au pied » ou « Attention, on change de direction ». Un chien qui subit une pression au niveau du cou va, par réflexe, tirer de plus en plus fort vers l’avant. Et c’est l’escalade symétrique : vous tirez, il tire à son tour, alors vous tirez encore plus, et c’est finalement le plus fort qui l’emporte. Êtes-vous certain de l’emporter ?

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L’apprentissage • Première étape Avant de commencer à marcher, faites asseoir votre chien pendant quelques secondes et félicitez-le . Vous pouvez ensuite démarrer l’exercice en marchant. Dès que votre chien commence à tirer sur sa laisse , arrêtez-vous, prononcez l’ordre d’arrêt choisi (« Stop ! »), ramenez-le vers vous et faites-le asseoir . Félicitez-le à nouveau et repartez dans une autre direction. Il est important de toujours garder un rythme constant. Il vous faudra peut-être répéter ces phases d’arrêt plusieurs fois, et vous n’avancerez sans doute pas beaucoup, mais progressivement votre chien va apprendre que lorsqu’il tire vous vous arrêtez, ce qui n’est pas forcément très intéressant pour lui. Progressivement, il deviendra plus attentif et la laisse restera souple plus longtemps. Il sera alors temps de passer à la deuxième phase du travail.

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• Deuxième étape Encouragez votre chien tant qu’il garde une position correcte par des mots de félicitation comme « C’est bien ! » ou « Bravo ! » . Dès qu’il accélère l’allure, secouez la laisse en y associant un ordre tel que « Doucement ! » . S’il tire un peu, donnez des petits coups de semonce avec la laisse : ce sont de courtes tractions suivies d’un relâchement immédiat. Attention : ces tractions ne servent pas à punir votre chien mais simplement à éveiller son attention. Faites-le asseoir immédiatement après.

• Troisième étape Cette étape permet de consolider les progrès : provoquez de brus-

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ques changements qui l’obligent à se montrer attentif. Variez brutalement la direction de vos déplacements, réalisez un slalom autour d’arbres ou d’objets disposés sur un parcours et changez votre rythme de marche . Introduisez régulièrement l’ordre d’arrêt « Stop ! » et faites asseoir votre chien. Apprenez-lui à patienter : quelques secondes, puis 30 secondes, puis 1 minute avant de repartir. Associez ces temps d’arrêt à un ordre tel que « Pas bouger ! ». Prenez l’habitude de demander à votre chien de s’asseoir à chaque arrêt. Progressivement, il apprendra à le faire patiemment chaque fois que la promenade s’interrompt.

Ça ne marche pas… Plusieurs raisons sont responsables des difficultés d’apprentissage de la marche en laisse : – Si vous avez tendance à tirer trop fortement sur la laisse, votre chien va s’habituer à cette légère contrariété et sera incité à tirer malgré tout. Gardez bien à l’esprit que vous ne faites que rappeler votre chien à l’ordre. Vous pouvez vous contenter de claquer légèrement la laisse sur son cou si vous avez peur de trop tirer. Imaginez que votre laisse est un fil de soie prêt à se rompre. – Si les difficultés persistent, vous pouvez vous orienter vers un autre type de matériel particulièrement utile pour les chiens puissants ou adultes qui ont pris de mauvaises habitudes. Il s’agit du collier Halti© qui fonctionne à la manière d’un licol : il passe autour du museau du chien et lorsque celui-ci tire, la tête


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est déviée sur le côté ou vers le bas, ce qui évite les tractions sur le cou, et le chien freine plus facilement. L’apprentissage est strictement identique à celui de la marche en laisse. Il est important que le chien ne dépasse pas le genou lorsqu’il marche. Au début, votre chien, surpris et gêné, va chercher à retirer son Halti©. Il faut choisir un modèle très ajusté et démarrer aussitôt l’exercice. Il existe des alternatives au collier Halti© : les harnais de travail de type Behave© ou Gentledog© qui coulissent sous les pattes. Le chien est bloqué lorsqu’il tire. Ces systèmes sont utiles chez les chiens brachycéphales, comme les Boxers ou Bouledogues, pour lesquels le Halti© n’est pas utilisable. – Votre chien semble impatient et distrait ? Ne manque-t-il pas d’activité ? N’oubliez pas de faire des promenades des moments de liberté et de détente. Les exercices ne doivent pas durer trop longtemps et laissez

votre chien se détendre en dehors des phases de travail. Les sorties doivent rester un plaisir. Si la marche en laisse reste une épreuve de force, consultez votre vétérinaire. Votre chien présente peut-être un syndrome d’hypersensibilité-hyperactivité (voir pp. 94-95) et il est probable que cela ne passera pas avec l’âge ! Il peut aussi être phobique (voir pp. 80-82) : dans la rue, en proie à la panique, il peut faire des efforts désordonnés pour s’échapper ou se bloquer et refuser de continuer à avancer.

Le saviez-vous ? Même si votre chien est adulte, il peut encore apprendre. Simplement, les apprentissages qui paraissent simples, comme apprendre à marcher en laisse et s’asseoir sur ordre, et quasi spontanés dans le jeune âge sont beaucoup plus laborieux. Les adultes doivent bien souvent se débarrasser de leurs mauvaises habitudes avant de réapprendre le bon comportement. Il vous faudra sans doute plus de patience et peut-être l’aide d’un professionnel.

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Il a peur de tout

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otre chien répugne à sortir dans la rue et à fréquenter des endroits animés. Il sursaute au moindre bruit. S’il croise une voiture, il panique, tente de s’enfuir ou se bloque au bout de sa laisse, terrorisé. Peu sociable, il fuit les contacts avec les inconnus. Si on l’approche, il peut se mettre à grogner ou à montrer les dents.Votre chien souffre probablement de phobies.

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Qu’est-ce qu’une phobie ?

Les causes de la phobie

La phobie (voir pp. 64-65) se définit comme une peur irraisonnée face à un danger inexistant. C’est un trouble du comportement fréquent chez le chien. On le désigne par le terme de « syndrome de privation sensorielle », car il résulte d’une privation de stimulations pendant les premiers mois de la vie du chiot. On parle aussi du syndrome du chenil puisqu’il survient chez des chiots élevés dans des chenils d’élevage et des environnements pauvres en stimuli. Les chiens ont peur de tout, car ils ne connaissent rien. Les phobies peuvent concerner un seul type de situation ou plusieurs. Parfois, l’animal semble mal en permanence ou de façon imprévisible : il s’agit alors d’une véritable anxiété. La phobie a tendance à s’aggraver, car le chien va anticiper et faire des associations entre différents événements qu’il va se mettre à redouter également. S’il a peur des voitures, il peut se mettre à avoir peur des poubelles de l’immeuble ou de l’ascenseur, puis parfois finir par refuser de sortir dans la rue.

De la 3e à la 12e semaine de vie, le chiot découvre le monde environnant et se constitue une sorte de base de données au gré de ses expériences. Plus son environnement précoce est riche, plus sa base de données sera conséquente. À la fin de cette période de socialisation, toute confrontation avec l’inconnu provoquera de la peur. Si le référentiel de la base de données contient des situations proches, le chien sera capable, par analogie, de s’habituer. S’il a vu des voitures, il n’aura pas peur des autobus. En revanche, la peur, qui génère des sensations physiques désagréables, fait tache d’huile chez le chien. Celui-ci aura de plus en plus peur et dans des situations de plus en plus nombreuses. Ce phénomène de sensibilisation ancre la peur de façon durable par contamination à des événements contemporains. Il existe des phobies post-traumatiques qui font suite à un traumatisme violent. Elles sont rares et surviennent plus volontiers chez des chiens qui étaient déjà timides.


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Si votre chiot semble apeuré, résistez à l’envie de le prendre dans vos bras, car vous aggraveriez sa peur.

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Comment l’éviter ? Les conditions d’élevage du chiot sont capitales. Plus le milieu de vie précoce sera riche en stimulations et plus vous aurez un chiot capable de s’adapter à un environnement urbain éloigné de ses conditions de vie initiales. La plupart des élevages étant situés à la campagne, il est évident que le chiot ne connaîtra rien des bruits de la ville. Certains éleveurs diffusent des bandes sonores et stimulent autant que possible les petits. Quoi qu’il en soit, adoptez votre chiot bien avant qu’il ait atteint l’âge de 12 semaines. Son développement comportemental n’est pas terminé et il sera capable, avec votre aide, de s’habituer à ce qui sera son quotidien. Il est de votre responsabilité de sortir votre chiot dans son environnement futur sans attendre la fin de son développement comportemental.

Que faire en cas de phobie ? • Procéder de manière progressive L’habituation se produit à condition que le chien soit régulièrement confronté à la situation à faible intensité tout en ayant la possibilité de s’y soustraire. S’il vous semble réservé et hésitant, sortez d’abord aux heures calmes ou dans des rues tranquilles. Puis, si tout va bien, vous augmenterez la difficulté.

• Remplacer la peur par le plaisir Résistez à l’envie naturelle de le câliner et de le caresser malgré son air malheureux, car vous renforceriez

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sa peur et il croirait que vous partagez son appréhension. Montrez-vous au contraire à l’aise et sûr de vous. Souriez, sifflotez, tapotez votre cuisse pour le stimuler. Vous pouvez aussi essayer de détourner son attention avec un jouet. L’objectif est de remplacer la peur par une émotion positive. Si votre animal est gourmand, vous pouvez aussi utiliser des récompenses alimentaires. Attention à ne pas récompenser la peur : attendez qu’il soit calme pour lui donner sa friandise. Une autre technique consiste à s’asseoir sur un banc à proximité d’un lieu animé et à attendre calmement. Votre chien va s’inquiéter, s’agiter, mais vous ne devez pas bouger. Il finira par s’apaiser et il sera alors temps de repartir. Pour que ce procédé fonctionne, vous ne devez montrer aucune réaction, ne pas parler à votre chien et rester immobile. Cette solution est envisageable si ses réactions restent contrôlables et si vous pouvez supporter de le voir angoisser sans réagir.

• Ne pas trop attendre avant de consulter En quelques jours, voire quelques semaines, votre chiot doit être parfaitement à l’aise. Si votre chien est adulte, ce sera difficile et vous aurez sans doute besoin d’une aide. Des médicaments permettant de contrôler les manifestations de la peur peuvent l’aider et vous permettre de commencer une rééducation. Vous pourrez progressivement mettre en place les techniques d’habituation dès que votre chien sera détendu. Consultez votre vétérinaire : il vous proposera des solutions adaptées aux symptômes observés.


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I L N E V E U T PAS R EST E R S E U L

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Il ne veut pas rester seul

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rop dépendants de leur maître, certains chiens ne supportent pas de rester seuls. En leur absence, ils hurlent, font leurs besoins partout, abîment le mobilier, grattent les murs... Et ces nuisances sont gênantes à la fois pour les voisins et pour le maître. Il est impossible d’apprendre à un chien à rester seul, mais on peut l’aider en favorisant son indépendance affective et en banalisant les séparations quotidiennes.

Pourquoi ne supportet-il pas de rester seul ? • Il souffre d’hyperattachement Le manque d’autonomie et l’attachement excessif et pathologique peuvent expliquer une incapacité à supporter les absences du maître. On parle d’anxiété de la séparation pour qualifier ce trouble du comportement chez le jeune chien. Peu de temps après la naissance, le chiot s’attache à sa mère, qui devient désormais une source d’apaisement disponible en permanence. C’est grâce à la sécurité qu’apporte ce lien que le chiot peut grandir et affronter le monde extérieur. Mais ce lien ne dure qu’un temps et il est destiné à être détruit à l’adolescence. C’est à la puberté que la séparation avec la mère devient effective : il s’agit du détachement. Dans la nature, le détachement commence au sevrage, lors de l’éruption des premières dents de lait. Les tétées deviennent douloureuses et la mère a tendance à s’isoler plus fréquemment. Elle commence à quitter le nid de plus en plus souvent et repousse régulièrement ses petits qui

la mordillent et la dérangent. Il est probable que les phénomènes hormonaux de la puberté s’accompagnent de modifications olfactives qui l’informent sur le changement de statut de ses chiots. À ce stade, la mère entre à nouveau en chaleur et va retourner vivre sa vie, abandonnant définitivement ses petits devenus adultes. Dès lors, le jeune chien n’a plus le droit d’approcher sa mère et doit trouver sa place dans le groupe : c’est le début de son existence d’adulte. Lorsque ce lien d’attachement persiste anormalement, on parle d’hyperattachement, l’anxiété de séparation n’étant qu’une consé-

LES AUTRES SIGNES D’HYPERATTACHEMENT La persistance d’un lien d’attachement perturbe la maturation comportementale et le chien reste à l’état de chiot. Son comportement s’en ressent, car il reste infantile : il continue à mordiller tout ce qu’il trouve ; il fait des pipis de joie ; il communique avec les autres chiens en position de jeu ; il ne vous quitte pas des yeux en promenade et lorsqu’il s’enhardit à distance, c’est pour vite revenir se rassurer auprès de vous ; il pleurniche et gémit dès que vous vous éloignez.

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