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N°280 - SEPTEMBRE - LUXEMBOURG

Monde

L’EUROPE BRÛLE ET LA COMMISSION REGARDE AILLEURS

Beauté

SKINIMALISME : QUAND LA BEAUTÉ SE RÉSUME À L’ESSENTIEL Portrait

LAUREN CRISP :

Garantir un environnement sûr pour les athlètes

Ana Maria Tzekov POUR UNE CULTURE PARTICIPATIVE ET DURABLE


SEE WHAT’S NEXT.


ÉDITO

LE TEMPS D’AGIR La rentrée a rarement porté aussi mal son nom. Car après un été où l’Europe a brûlé, difficile de faire comme si tout pouvait simplement recommencer comme avant. Canicules, sécheresses, mégafeux : de l’Espagne au Portugal, en passant par la France et la Belgique, où un important incendie a également eu des répercussions jusqu’au Luxembourg, les images de terres dévorées par les flammes ont rappelé, une fois encore, l’urgence climatique. Septembre sonne donc moins comme un retour à la normale que comme une invitation à regarder lucidement ce qui change autour de nous et à repenser nos modes de vie. Cette nécessité traverse notre quotidien jusque dans nos façons d’habiter. Au Luxembourg, l’architecture se met au vert, expérimente l’économie circulaire et imagine des bâtiments capables de mieux répondre aux défis de demain. Elle traverse aussi le monde du travail, où le reverse mentoring fait tomber les barrières générationnelles, tandis que Claire Guilbert rappelle combien la faculté de se réinventer est devenue essentielle dans une finance bouleversée par le numérique, la réglementation et l’intelligence artificielle. Se réinventer, Iuliia Grinkiv en a fait une aventure entrepreneuriale avec Buon Italian Fashion, portée par une vision personnelle de l’élégance. Ana Maria Tzekov, elle, imagine au CAPE une culture plus participative, fédératrice et ouverte. Quant à Lauren Crisp, ancienne athlète de haut niveau devenue responsable safeguarding à l’ALIS, elle place la protection des sportifs au cœur de son engagement. Des parcours différents, mais une même volonté de faire évoluer les lignes. Nos habitudes, elles aussi, sont interrogées. Jessie Fisch décrypte ce que les nouvelles règles douanières vont changer dans nos achats en ligne. Le skinimalisme nous invite à alléger nos routines beauté, quand le Dr Lemke met des mots sur une autre transition, longtemps restée dans l’ombre : la périménopause. Nos modes de vie se réinventent jusque dans l’intimité de nos maisons, où les services à domicile cultivent au Luxembourg un luxe aussi exigeant que discret. Et parce qu’une rentrée a aussi besoin d’horizons plus légers, direction Lisbonne, ses azulejos, ses plages et sa lumière. Une respiration avant de retrouver le rythme de septembre et, peut-être, de l’aborder autrement. Car s’il est une leçon à retenir de cet été, c’est bien celle-ci : le changement n’est plus une perspective lointaine. Il est déjà là.

Excellente découverte, Maria Pietrangeli

Septembre 2026 n°280

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SOMMAIRE

Tendances Beauté

Société 08

Skinimalisme : quand la beauté se résume à l’essentiel

Santé

14

Finance

48

Troubles du sommeil, sécheresse vaginale : comprendre et mieux vivre la périménopause

Achats en ligne : pourquoi vos petits colis coûtent plus cher depuis cet été

Portrait

News société

54

Focus

60

34 Lauren Crisp : « J'ai toujours été quelqu'un qui aime protéger les autres. »

Monde

38

L’Europe brûle et la Commission regarde ailleurs

Tribune

Le luxe discret des services à domicile au Luxembourg

Business 46

Le « Reverse mentoring » : quand l’intelligence circule entre les générations

42

Voyage

L’art de se réinventer dans l’industrie des fonds alternatifs

64

Lifestyle Beauty lab

12

Hair Rituel by Sisley

News beauté

16

Inspiration

18

Iuliia Grinkiv : l'élégance comme vocation

Mode

20

Working girl 2.0

Interview du mois Ana Maria Tzekov : pour une culture participative et durable

Intérieur

56

Quand l’architecture durable sort de terre au Luxembourg

News mode 4

30

Agenda culturel Septembre 2026 n°280

74

Lisbonne, l'échappée portugaise

68

News food

78

Recette

80

Horoscope

82


INFORMATIONS GÉNÉRALES

FEMMES N°280

Société éditrice

N°280 - SEPTEMBRE - LUXEMBOURG

Monde

L’EUROPE BRÛLE ET LA COMMISSION REGARDE AILLEURS

Beauté

SKINIMALISME : QUAND LA BEAUTÉ SE RÉSUME À L’ESSENTIEL

WAT Éditions Sàrl - 74, rue Ermesinde, L-1469 Luxembourg Tél.: +352 26 45 85 86 - redaction@femmesmagazine.lu

Portrait

LAUREN CRISP :

Garantir un environnement sûr pour les athlètes

Ours

Ana Maria Tzekov POUR UNE CULTURE PARTICIPATIVE ET DURABLE

EN COUVERTURE : Ana Maria Tzekov, directrice artistique du CAPE (Centre des Arts Pluriels Ettelbruck). Vêtements : Gilet et pantalon de la marque Akris, prêtés par Engelhorn Luxembourg. Make-up Artist et coiffure : Justine Chery Direction artistique : Dorothée Dillenschneider & Julie Kieffer Photographie : David Angeletti Lieu : Passerelle des Arts au Kirchberg

Distribution OÙ TROUVER FEMMES MAGAZINE ? Découvrez la liste complète de nos points de distribution sur notre site web, rubrique « où trouver le magazine. »

DIRECTRICE ET RÉDACTRICE EN CHEF Maria Pietrangeli maria.pietrangeli@femmesmagazine.lu RÉDACTRICE EN CHEF ADJOINTE Margot Houget margot.houget@femmesmagazine.lu RÉDACTEURS Précilla Cavaleri / Aude Forestier Fabien Grasser / Margot Houget Julie Kieffer / Kevin Martin Karine Sitarz

DIRECTRICE COMMERCIALE Julie Kieffer julie.kieffer@wateditions.lu CONSEILLERS EN COMMUNICATION Élodie Devot elodie.devot@wateditions.lu Aymeric Grosjean aymeric.grosjean@wateditions.lu Kevin Martin kevin.martin@wateditions.lu DIRECTRICE ARTISTIQUE Dorothée Dillenschneider studio2@wateditions.lu

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20 000 EXEMPLAIRES Toute reproduction de ce magazine, même partielle, est interdite.

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par édition et 11 éditions par an.

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BEAUTÉ

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BEAUTÉ

Skinimalisme : QUAND LA BEAUTÉ SE RÉSUME À L’ESSENTIEL « La simplicité est la sophistication suprême. » Cette célèbre maxime, souvent attribuée à Léonard de Vinci, pourrait aujourd’hui être transposée au domaine de la beauté. La tendance du skinimalisme prône un retour à l’essentiel, avec des cosmétiques formulés uniquement à partir d’ingrédients indispensables et des routines beauté simplifiées. Décryptage de ces nouveaux rituels qui privilégient la sobriété et focus sur des marques de beauté minimalistes qui incarnent pleinement cette philosophie sur le marché du skincare. Rédaction : Margot Houget

Back to basics Le skinimalisme est la contraction des mots « skin » et « minimalism » en anglais. Pour celles et ceux qui ne seraient pas encore au fait, cette tendance beauté consiste à se contenter d’une routine composée de quelques basiques, mais choisis avec précaution. En résumé, il s’agit d’aller directement à l’essentiel, sans en faire des caisses avec une accumulation de cosmétiques, pour arborer une peau saine et naturelle. En beauté aussi, le trop est parfois l’ennemi du bien. Une approche qui prend le contrepied des routines en plusieurs étapes, lesquelles connaissent également un succès fou ces dernières années sur les réseaux sociaux.

Comment adopter la tendance skinimalisme ? Outre le fait que le skinimalisme deviendra peut-être à terme votre meilleur allié, il le sera aussi pour vos placards de salle de bain. Car ici, pas question de multiplier les produits de beauté aux actifs ultra-dilués, dont on

ne sait plus vraiment s’ils ont encore un réel effet. On opte, au contraire, pour des routines plus efficaces, limitées à trois ou cinq étapes maximum, avec des formules hautement concentrées et composées de quelques ingrédients essentiels. Place également aux produits multi-usages et naturels, qui évitent de superposer plusieurs soins pouvant entraîner des irritations. Enfin, on mise sur des produits plus écoresponsables et on limite le gaspillage.

À quoi ressemble une routine minimaliste ? Il convient évidemment de choisir ses produits en fonction de son type de peau et de ses besoins. Vous pouvez toutefois conserver dans votre tiroir beauté ces quelques produits incontournables : U n nettoyant : Il est essentiel de nettoyer sa peau avant de se coucher afin d’éliminer les impuretés accumulées tout au long de la journée. U n sérum : Pour répondre à un besoin spécifique de la peau, un sérum peut Septembre 2026 n°280

également s’avérer bénéfique lorsqu’il est choisi avec soin, comme par exemple pour cibler les premiers signes de l’âge ou encore atténuer certaines rougeurs.

On opte, au contraire, pour des routines plus efficaces, limitées à trois ou cinq étapes maximum. U ne crème hydratante : Elle fait partie des indispensables d’une approche skinimaliste et permet de réhydrater l’épiderme en profondeur. U ne protection solaire SPF 50+ : Il est conseillé d’appliquer quotidiennement une protection solaire sur le visage (même en 9


BEAUTÉ

hiver) afin de préserver la peau du vieillissement cutané prématuré.

Cinq marques de beauté minimalistes à garder dans son viseur Poursuivant cette quête de simplicité, des marques de cosmétiques minimalistes ont elles aussi émergé au fil des dernières années. Leur credo ? Juste les ingrédients qu’il faut, soigneusement sélectionnés pour leur efficacité, des compositions transparentes et des packagings épurés. TYPOLOGY, LA PLUS CONNUE Date de création : 2019 Fondateur : Ning Li Pays : France Approche : Typology est une marque de cosmétiques made in France, formulée pour aller à l’essentiel, sans ingrédients controversés et 100 % vegan. Le label s’est rapidement imposé parmi les références de la clean beauty et mise sur une transparence totale dans sa communication. LE PRUNIER, LA PLUS FRUITÉE Date de création : 2018 Fondatrices : Jacqueline, Allison et Elaine Taylor Pays : États-Unis

Poursuivant cette quête de simplicité, des marques de cosmétiques minimalistes ont elles aussi émergé au fil des dernières années. restent relativement souples en matière de durée de conservation, la fondatrice danoise a donc décidé de créer son propre label. Elle mise sur une production en petites séries, garantissant ainsi la fraîcheur des formules et une efficacité optimale des ingrédients actifs.

LES PRODUITS PHARES

TYPOLOGY Sérum Éclat L32

SKJUR, LA PLUS PROCHE DE LA NATURE Date de création : 2023 Fondateur : Laboratoires Ursapharm Arzneimittel GmbH Pays : Allemagne Approche : Skjur adopte une approche dite biomimétique, c’est-àdire qu’elle s’inspire des mécanismes naturels et de la composition de la peau, minimisant ainsi le risque d’irritation. La marque de soins du visage se situe à l’intersection de la dermatologie, de l’expertise pharmaceutique et des codes de la clean beauty.

LE PRUNIER Plumscreen Broad Spectrum SPF 31

NUORI Vital Foaming Cleanser

MINIMALIST, LA PLUS CIBLÉE Approche : Chez Le Prunier, la simplicité provient de la sélection d’un ingrédient phare : la prune, qui est gorgée d’actifs bénéfiques pour la peau. Le must ? Plusieurs variétés du fruit sont cultivées directement dans la ferme bio des fondatrices. NUORI, LA PLUS FRAÎCHE Date de création : 2015 Fondatrice : Jasmi Bonnén Pays : Danemark Approche : Force est de constater que les normes de l’industrie cosmétique 10

Date de création : 2020 Fondateurs : Mohit et Rahul Yadav Pays : Inde Approche : Comme l’indique explicitement le nom de la marque, Minimalist défend un retour à l’essentiel avec des soins simples et ultra-ciblés. Oubliez les routines à multiples étapes : ici, le label beauté privilégie des cosmétiques conçus pour répondre aux problématiques spécifiques de chaque type de peau, tout en mettant en avant la fonction des ingrédients dans la composition. Septembre 2026 n°280

SKJUR Intensive Day Cream

MINIMALIST Salicylic Acid + LHA 2 % Cleanser


ESCAPADE DÉTENTE

Au coeur de la nature Entre deux lacs, à l’abri de l’agitation, Anatura Hotel Luxembourg est un lieu pensé pour celles et ceux qui ont besoin de souffler. Ici, on vient se reconnecter à soi, à la nature, à l’essentiel. Les chambres, confortables et lumineuses, offrent une vue dégagée sur les paysages boisé. UNE CUISINE SIGNÉE YVES MATTAGNE Au restaurant SENSA, la cuisine devient une véritable expérience. Imaginée par le chef étoilé Yves Mattagne, la carte met à l’honneur une cuisine créative et raffinée, inspirée des saveurs du monde et sublimée par des produits soigneusement sélectionnés. Face aux Lacs de Weiswampach, chaque repas se savoure DÉCOUVREZ NOTRE ÉTABLISSEMENT ET

dans un cadre élégant où la vue exceptionnelle

VIVEZ L’EXPÉRIENCE ANATURA

complète le voyage des sens. UN ESPACE BIEN-ÊTRE DE 4.500 M² Entre lacs et nature, Anatura SPA invite à ralentir le rythme et à prendre du temps pour soi. Son vaste parcours wellness réunit sauna, hammam, bassins, jacuzzi et espaces de relaxation dans une atmosphère apaisante. L’expérience se prolonge avec les rituels de soins signés Cinq Mondes, référence internationale du bien-être, pour une parenthèse placée sous le signe de la détente et du ressourcement.

Anatura Hotel 32 Weilwerdangerstroos, L-9980 Weiswampach www.anatura.lu | reception@anatura.lu +352 206 001 07


BEAUTY LAB

ON A TESTÉ POUR VOUS ! Hair Rituel by Sisley

L'INFLUEN EU SE

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IS

Après des vacances à farniente sur la plage, nos beauty experts sont de retour avec leur traditionnel testing. Dans leur ligne de mire cette fois-ci : le Super Sérum Revitalisant Fortifiant pour le cuir chevelu de Sisley. Ce soin capillaire dernière génération aurait le pouvoir de lutter contre le vieillissement capillaire et la chute des cheveux. Il fait partie intégrante du Soin Pureté by Sisley, dont le protocole comprend également un masque purifiant pré-shampooing à l’argile blanche, suivi de deux applications du Soin Lavant Pureté et d’une mise en beauté avec brushing. Autant vous dire que nos beautystas se sont fait chouchouter ! Leur verdict après ce soin ?

CAMILLE camillehldr

© Sisley

Le produit testé Super Sérum Revitalisant Fortifiant pour le cuir chevelu

« J'ai testé le Soin Pureté et j'ai adoré cette parenthèse détente, personnalisée selon les besoins de mes cheveux, avec à la clé un très beau brushing. J'y ai découvert le nouveau Super Sérum Revitalisant Fortifiant Sisley, que j'utilise depuis plus d'un mois maintenant, et je suis conquise. J'aime beaucoup son parfum frais et j'ai rapidement remarqué que mes cheveux avaient plus de volume et semblaient plus épais. Son application est simple et rapide, ce qui permet de l'intégrer facilement à sa routine. »

DOROTHÉE « Le Soin Pureté est une véritable parenthèse de bien-être. J’ai apprécié les massages précis, le parfum délicat de la gamme Hair Rituel et la qualité du protocole, réalisé avec beaucoup de savoirfaire. Le siège confortable et la couette moelleuse renforcent cette sensation de détente. Le sérum fortifiant est une belle découverte : après seulement quelques semaines, j’ai constaté une repousse visible sur les zones clairsemées. Seul bémol, le tarif, qui peut constituer un frein malgré une prestation haut de gamme. »

Le soin testé

Soin Pureté d'une durée de 1h d'une valeur de 190 €. En exclusivité chez Maison Sisley Luxembourg

CÉLINE JULIE

JEU CONCOURS ! LE PRODUIT ET LE SOIN SONT À GAGNER SUR INSTAGRAM :

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« Le soin en Maison Sisley est une véritable bulle de détente et la façon idéale de découvrir le sérum. Je vous recommande l’expérience : enfin un Hair Spa premium au Luxembourg ! Après un mois de cure à la maison, mes cheveux me semblent plus forts, plus toniques et plus denses. Surprise inattendue : mes quelques cheveux gris semblent même avoir disparu. Il faut savoir être patiente : un mois reste encore trop court pour juger pleinement les effets sur la repousse. »

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« J’ai passé un moment de pure détente chez Sisley. Dès l’accueil, on sent déjà qu’on est là pour être chouchoutée. Lumière tamisée, musique douce, fauteuil hyper confortable : le soin peut commencer, et on n’a clairement pas envie que ça s’arrête ! Le vrai plus, c’est la remise en beauté. J’ai eu droit à un wavy qui a duré tout le reste de la journée. J’ai aussi pu tester en exclusivité leur tout nouveau sérum revitalisant. Moins de chute, plus de volume et de vitalité : un produit qui a clairement pris sa place dans ma routine cheveux. »


PUBLIREPORTAGE

NATUR'STORE

LA CLEAN BEAUTY PASSE À LA VITESSE SUPÉRIEURE CONCEPT STORE DÉDIÉ À LA BEAUTÉ ET AU BIEN-ÊTRE, NATUR'STORE SÉLECTIONNE DES MARQUES VENUES DU MONDE ENTIER POUR LA QUALITÉ DE LEURS FORMULATIONS, LEUR EFFICACITÉ ET LEUR UNIVERS ESTHÉTIQUE. INSTALLÉE AU CŒUR DE GRIDX À WICKRANGE, LA BOUTIQUE INVITE À DÉCOUVRIR UNE NOUVELLE GÉNÉRATION DE SOINS OÙ INNOVATION, NATURALITÉ ET SENSORIALITÉ NE FONT QU'UN.

Conscious botanist - le shampooing Des cheveux visiblement plus forts. Sans sulfates, ce shampooing nettoie les cheveux en douceur tout en respectant l'équilibre du cuir chevelu. Sa formule enrichie en actifs botaniques hydrate, fortifie la fibre capillaire et redonne souplesse, douceur et brillance à la chevelure. 36 €

Mimétique - Skin Restore Face Cream La biomimétique au service de la peau. Inspirée des mécanismes naturels de réparation cutanée, cette crème hydrate durablement, apaise les peaux sensibilisées et contribue à renforcer la barrière cutanée. Une approche innovante qui accompagne la peau dans son processus naturel de régénération. 66 €

Corpus - Third Rose Le déodorant clean qui change tout. Sans aluminium ni bicarbonate, ce déodorant d'origine végétale offre une protection efficace tout en respectant les peaux sensibles. Son parfum floral aux notes de rose, d'agrumes et de bois transforme un geste quotidien en véritable expérience sensorielle. 28 €

Le Prunier - Plum Beauty Oil L'huile culte venue de Californie. Récompensée à plusieurs reprises, cette huile multi-usages est élaborée à partir de prunes biologiques cultivées en Californie. Naturellement riche en omégas 6 et 9, en vitamine E et en antioxydants, elle nourrit intensément le visage, le corps et les cheveux tout en révélant l'éclat naturel de la peau. 86 €

Le cadeau beauté Natur'Store et Femmes Magazine vous invitent à découvrir une sélection de marques coups de cœur.

TENTEZ DE REMPORTER L’UNE DES 3 CARTES CADEAUX D'UNE VALEUR DE 50 € Pour faire votre shopping chez Natur’Store et choisir vos essentiels beauté. Scannez le QR code et participez directement sur le compte Instagram de Femmes Magazine.

À DÉCOUVRIR CHEZ NATUR'STORE Bien plus qu'une boutique, Natur'Store propose une expérience beauté immersive. Soins du visage, du corps et des cheveux, parfums, bougies... et conseils personnalisés composent cet espace unique situé au cœur de GRIDX à Wickrange. Une adresse incontournable pour celles et ceux qui souhaitent découvrir les marques beauté de demain. NOS MARQUES : LE PRUNIER • MIMÉTIQUE • SISLEY • PERS • MALIN+GOETZ • CORPUS MERAKI • CONSCIOUS BOTANIST • LEBON

Natur'Store GRIDX – Wickrange

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SANTÉ

TROUBLES DU SOMMEIL, SÉCHERESSE VAGINALE : comprendre et mieux vivre la périménopause Avant l'arrêt définitif des règles, les signes avantcoureurs de la ménopause constituent une étape incontournable dans la vie d'une femme. Cette phase de transition hormonale, appelée périménopause ou préménopause, peut durer plusieurs années. Pourtant, elle reste encore relativement méconnue, alors qu'elle s'accompagne souvent de nombreux changements physiques et émotionnels. Dr Lemke, gynécologue au Wo+Men Health Center, nous en dit plus sur cette période de grands bouleversements, et comment l'aborder avec davantage de sérénité.

Combien de temps dure généralement la périménopause ? Plusieurs années, entre cinq et dix ans.

Quels sont les symptômes de la périménopause et sont-ils différents de ceux de la ménopause ? Les bouffées de chaleur sont l’un des symptômes fréquents de la ménopause. En revanche, la périménopause peut se manifester uniquement par des troubles du sommeil, une baisse de moral, de l’anxiété, des douleurs articulaires, ou par des symptômes comme la sécheresse vaginale et une baisse de la libido. Les femmes me disent aussi qu’elles pleurent facilement, qu’elles sont plus sensibles, qu’elles ne sont plus aussi fortes qu’avant.

Propos recueillis et traduits de l’anglais par Margot Houget

Comment définir la périménopause ? Dr Lemke : La périménopause est la période pendant laquelle la réserve ovarienne diminue progressivement et le corps doit beaucoup travailler pour continuer à produire de bons niveaux d’œstrogènes et de progestérone, impliqués dans les fonctions physiologiques féminines.

À quel âge survient-elle généralement ? L’âge moyen de début de la périménopause se situe généralement autour de 45 ans et peut aller jusqu’à 55 ans. On observe cependant de plus en plus de femmes chez lesquelles elle commence plus tôt, parfois dès la fin de la trentaine ou le début de la quarantaine. Dans de très rares cas, il peut s’agir d’une ménopause prématurée, débutant autour de 30 ans, voire plus tôt. Celle-ci est considérée comme une pathologie. Mais normalement, le début de la périménopause apparaît autour de 45 ans. 14

L’ÂGE MOYEN DE DÉBUT DE LA PÉRIMÉNOPAUSE SE SITUE GÉNÉRALEMENT AUTOUR DE 45 ANS ET PEUT ALLER JUSQU’À 55 ANS. Vous observez que de plus en plus de femmes entrent dans une périménopause vers le début de la quarantaine. Comment l’expliquez-vous ? Dans le passé, nous ne nous concentrions peut-être pas autant sur la périménopause. On disait parfois simplement : « D’accord, elle

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SANTÉ

est déprimée, elle a trop de choses à gérer, les enfants, le travail, etc. » Aujourd’hui, nous sommes davantage sensibilisés à cette période de transition et nous pouvons proposer un bilan hormonal pour mieux l’identifier. Il est donc possible que cela existait déjà auparavant, mais que personne n’y prêtait vraiment attention.

Est-il possible de tomber enceinte pendant la périménopause ? C’est possible, mais le risque est très, très faible, car les ovaires sont, d’une part, vieillissants et de moins bonne qualité, et d’autre part, la quantité manque aussi. C’est donc une mauvaise combinaison pour être enceinte.

Comment les femmes peuvent-elles faire la différence entre la périménopause et d’autres déséquilibres hormonaux qui présentent des symptômes similaires ? C’est le gynécologue ou le médecin qui doit déterminer la périménopause en prescrivant un bilan hormonal complet à la femme. Cela permet notamment de constater s’il s’agit plutôt de symptômes liés au syndrome prémenstruel ou non. Ils peuvent en effet être proches de ceux de la périménopause. Dans le bilan, on peut également inclure une évaluation de la réserve ovarienne.

Que se passe-t-il dans le corps sur le plan hormonal pendant la périménopause ? Nous avons un axe cerveau-ovaires. Le cerveau envoie des signaux aux ovaires et mesure en permanence nos hormones. Lorsque le cerveau constate que nos hormones sont équilibrées, il est détendu et les hormones de régulation sont relativement basses. En période de périménopause, quand le cerveau constate que l’ovaire produit des ovocytes et des œstrogènes de façon irrégulière, il envoie beaucoup d’hormones dans le corps pour dire à l’ovaire : « S’il vous plaît, produisez quelque chose. Nous sommes à sec, nous avons besoin de ces hormones. » Avec un niveau élevé d’hormones produites par le cerveau (la LH et la FSH), il y a des changements dans le corps. Par exemple, une FSH élevée entraîne souvent une accumulation de graisse au niveau abdominal chez la femme. Elle n’arrive pas à perdre du poids, même si elle mange comme avant. En général, ces changements demandent aussi beaucoup d’énergie, car les ovaires sont soumis à d’importantes variations hormonales. Il s’agit donc d’une période de déséquilibre et de transition pour l’organisme.

Quels traitements ou solutions sont disponibles pour aider à gérer les symptômes ? L a médecine naturelle, car elle peut apporter des pré-hormones dans le corps. Ainsi, les ovaires, avec leur activité résiduelle,

DR LEMKE disposent de davantage de « soutien » et peuvent continuer à mieux fonctionner pendant un certain temps. Par exemple, pour l’humeur, l’ashwagandha est une plante très intéressante. L a pré-hormone DHEA, car les glandes surrénales et les ovaires peuvent, de cette façon, produire un peu mieux les hormones. L a nutrition appropriée avec des vitamines et des minéraux L e mode de vie, le sport, l’activité physique… Mais aussi le fait de faire des choses agréables. En général, réduire le stress aide toujours à améliorer les symptômes. L e traitement hormonal substitutif bio-identique est une excellente approche pour rétablir l'équilibre hormonal naturel de manière personnalisée. Grâce à un suivi régulier par des analyses biologiques, le traitement est adapté aux besoins de chaque personne, contribuant ainsi à préserver une santé optimale, la vitalité et une meilleure qualité de vie.

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NEWS

Beauté LA FERMETÉ NOUVELLE GÉNÉRATION

© Atelier Des Ors

L’or à fleur de peau Née en France en 2015 et installée à Grasse, Atelier Des Ors imagine la parfumerie comme un art vivant, à la rencontre de la création, de l’artisanat et de l’émotion. Chaque fragrance traduit une quête du beau, portée par des matières d’exception, un savoir-faire exigeant et une touche française. L’or, signature de la Maison, s’invite jusque dans les flacons, pensés comme de véritables sculptures et sublimés par de délicates feuilles d’or 24 carats. Son emblème, l’hippocampe, relie parfum, or et mémoire, tandis que ses créations invitent au voyage et font naître des souvenirs olfactifs singuliers. De la Collection Noire aux créations Riviera, chaque univers affirme une identité forte, entre rêve, lumière et élégance. Un monde précieux et audacieux, à découvrir chez Smets. Atelier Des Ors

Filorga enrichit sa gamme Pro-Collagen Micro-Growth Factor avec une crème liftante raffermissante inspirée des avancées de la médecine esthétique. Sa formule associe un complexe de peptides biomimétiques, de l’acide hyaluronique et le complexe régénératif NCEF pour soutenir les mécanismes naturels de fermeté de la peau. Sa texture enveloppante apporte confort et effet gainant, tandis que son utilisation quotidienne contribue à redessiner les contours du visage et à améliorer la densité cutanée. Une approche innovante qui mise sur la régénération de la peau pour un visage visiblement plus ferme et mieux défini. Filorga.

Peau neuve en 30 secondes Garancia revisite son iconique Pschitt Magique dans une édition limitée inspirée d’un jardin corse. Ce micropeeling, sans grains ni acides de fruits, promet un effet « peau neuve » en seulement 30 secondes. Sa mousse onctueuse élimine les cellules mortes, affine le grain de peau et ravive l’éclat grâce à une enzyme brevetée et des extraits botaniques soigneusement sélectionnés. Composée à 97 % d’ingrédients d’origine naturelle, la formule est fabriquée en France et s’inscrit dans une démarche plus responsable avec un flacon contenant au moins 95 % de plastique recyclé. Disponible en pharmacie et parapharmacie. Garancia.

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Le dos fait peau neuve Côté imperfections, le visage n’est pas le seul concerné. Dos, épaules, décolleté : l’acné du corps touche des zones souvent difficiles à traiter. Ducray leur dédie Keracnyl Spray Corps Asséchant Anti-Boutons, une formule qui combine Myrtacine®, Célastrol et 7 % d’acides glycolique et salicylique pour agir sur les imperfections et désobstruer les pores. Son meilleur atout ? Un spray 360°, utilisable même tête en bas, qui permet d’atteindre son dos en solo. La texture pénètre rapidement, sans effet collant, et permet de se rhabiller immédiatement après l’application. De quoi enfin tourner le dos aux imperfections ! Ducray.

BACK TO SCHOOL Et si, on échangeait plutôt que d’acheter ? Le samedi 26 septembre, Lët’z Refashion et F.O.M.O vous donnent rendez-vous au cœur de Luxembourg-Ville pour Swap & Custom*, un événement autour de la mode circulaire. À cette occasion, une Swap géante et gratuite réunira plus de 300 pièces à adopter. Le principe est simple : apportez un vêtement automne/hiver en bon état et repartez avec la pièce de votre choix. Une façon ludique et responsable de renouveler son dressing, tout en offrant une seconde vie aux vêtements. *Vêtements adultes uniquement : homme & femme, du XS au XL

BARÉNIA, à fleur de peau Avec Barénia Pleine Fleur, Hermès dévoile une nouvelle facette de son chypre, plus florale, lumineuse et sensuelle. Christine Nagel, parfumeur de la maison, imagine le sillage d’une femme rayonnante et audacieuse autour d’un lys blanc à la rondeur presque tactile, associé à la délicatesse de la fleur d’oranger. En fond, le bois de chêne torréfié apporte une nuance gourmande, tandis que le patchouli Gayo affirme la sensualité de la composition. Surprise olfactive : la baie miraculeuse, fruit d’Afrique de l’Ouest, déploie un chaleureux parfum d’abricot sec. Le flacon rechargeable se pare, lui, d’un rose orangé et des emblématiques clous Médor. Une fragrance féminine qui joue avec les contrastes, entre fraîcheur florale, douceur enveloppante et caractère affirmé. Hermès.

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INSPIRATION

uliia Grinkiv

L'ÉLÉGANCE COMME VOCATION

Entre passion, persévérance et sens de l'écoute, Iuliia Grinkiv a construit un projet à son image. La fondatrice de Buon Italian Fashion revient sur son parcours d'entrepreneure, les défis rencontrés et sa vision d'une mode plus personnelle. Rédaction : Maria Pietrangeli

Vous êtes arrivée au Luxembourg en 2002 et votre passion pour la mode italienne est devenue une entreprise. À quel moment avez-vous compris que cette passion pouvait devenir un vrai projet entrepreneurial ? Ce n'est pas arrivé du jour au lendemain. En arrivant au Luxembourg, je me suis d'abord consacrée à ma famille. Quelques années plus tard, lors d'un séjour en Italie, j'ai découvert un choix incroyable de collections. C'est là que j'ai compris qu'il existait une véritable opportunité. Je me suis dit que je pouvais partager cette mode italienne que j'aimais tant avec les femmes d'ici.

Avant d'ouvrir votre boutique, vous avez commencé par conseiller des proches et sélectionner des pièces pour eux. Qu'est-ce que cette première expérience vous a appris sur vos futures clientes ? Elle m'a appris qu'il ne faut jamais imposer son propre goût. Chaque femme est différente et mon rôle est avant tout de 18

l'écouter. Je peux proposer des idées, faire découvrir un style, mais je dois surtout comprendre ce qu'elle aime et ce qui lui correspond. Voir une cliente heureuse est ma plus grande satisfaction.

et je leur propose des alternatives plus adaptées. Ce niveau de conseil personnalisé est encore rare en boutique, et c’est un service que mes clientes apprécient particulièrement.

Créer une entreprise demande souvent de sortir de sa zone de confort. Quelle a été la décision la plus difficile à prendre dans votre parcours ?

Vous avez choisi de miser sur une sélection personnelle plutôt que sur de très grandes marques connues. Comment construisez-vous votre identité et votre différence ?

Le plus difficile n'a pas été une décision en particulier, mais d'accepter le rythme de l'entrepreneuriat. Il faut vivre avec le stress, être disponible en permanence, communiquer avec les clientes et gérer chaque imprévu. C'est un engagement de tous les instants auquel il faut être préparée.

Le secteur de la mode est très concurrentiel, avec beaucoup d'achats en ligne et de grandes enseignes. Comment une boutique indépendante peut-elle encore faire la différence aujourd'hui ? Je ne considère jamais les autres comme des concurrents. Depuis toutes ces années, je regarde uniquement mon propre travail. Mon objectif est d'être meilleure qu'hier, pas meilleure que quelqu'un d'autre. Je fais ce métier avec passion et sincérité, et je pense que les clientes le ressentent. J’accorde une grande importance à la relation personnalisée avec chaque cliente. Je les accompagne dans le choix et le stylisme des articles afin de trouver les pièces qui les mettent réellement en valeur, tout en restant toujours honnête. Si un vêtement ne leur convient pas, je le leur dis Septembre 2026 n°280

Je peux résumer cela en un mot : l'amour. J'aime mon métier, j'aime mes clientes et je choisis chaque pièce avec beaucoup d'attention. Je préfère proposer des collections limitées, des vêtements que l'on ne retrouve pas partout. Je veux que chaque femme puisse porter quelque chose d'unique et se sentir différente.

Beaucoup d'entrepreneurs parlent de moments de doute. Y a-t-il eu une période où vous vous êtes demandé si vous aviez fait le bon choix ? Comment l'avez-vous traversée ? Oui, au moment de l'ouverture de la boutique. Les charges étaient importantes, les taxes aussi, et je me demandais parfois si j'avais pris la bonne décision. Cette période n'a pas duré longtemps. Je me suis rappelée que je faisais et ce que j'aimais vraiment. Ma fille était également à mes côtés et son soutien m'a donné la force de continuer.

Votre activité repose beaucoup sur la relation humaine et le conseil.


INSPIRATION

Avec l'expérience, quelle est la chose que vous auriez aimé savoir avant de vous lancer comme entrepreneuse ? J'aurais aimé savoir à quel point une entreprise demande un investissement personnel. Lorsqu'on devient entrepreneure, la frontière entre la vie privée et le travail disparaît presque complètement. Il faut être prête à s'engager pleinement.

Selon vous, quelles qualités sont indispensables aujourd'hui pour une femme qui souhaite créer son entreprise ? Il faut croire en son projet, être persévérante et ne jamais abandonner au premier obstacle. Mais il est aussi très important d'être bien entourée. La famille et les amis donnent la force de continuer lorsque les moments deviennent plus difficiles. Ce soutien est précieux.

Quand vous regardez les prochaines années, quelle est votre ambition pour Buon Italian Fashion et quel rêve aimeriez-vous encore réaliser ?

IULIIA GRINKIV

Quelle place occupent l'écoute et la confiance dans votre manière d'entreprendre ?

et sa personnalité. Cette diversité m'a permis d'apprendre à mieux écouter et à m'adapter.

C'est essentiel. Il faut savoir écouter et comprendre les attentes de chaque cliente. Dans ce métier, on est parfois un peu psychologue. Les femmes aiment échanger, demander un avis et être rassurées. Mon objectif est que chacune se sente accueillie et unique. Je ne joue pas un rôle, c'est ma façon d'être. Quand une cliente repart heureuse, c'est ma plus belle récompense. Je ne fais pas ce métier pour l'argent, mais pour ce lien humain.

Aujourd'hui, je ne cherche pas à vendre un vêtement, mais à trouver celui qui correspond vraiment à la personne qui est en face de moi.

Qu'est-ce que votre parcours au Luxembourg vous a apporté dans votre façon de gérer une entreprise et de comprendre vos clientes ? Vivre au Luxembourg m'a appris à rencontrer des femmes d'horizons très différents. Chacune a son style, ses envies

Votre fille Valeria participe aujourd'hui à l'aventure. Qu'est-ce que cette transmission entre générations apporte à votre marque ? Nous sommes très complémentaires. Le monde évolue vite, notamment avec les réseaux sociaux. Je suis toujours curieuse des nouveautés, mais ma fille maîtrise naturellement ces outils. Elle m'aide à développer la communication de la boutique et apporte un regard différent. Ensemble, nous sommes plus fortes et cela fait évoluer notre entreprise. Septembre 2026 n°280

J'aime les nouveaux défis et je veux continuer à faire évoluer mon entreprise. Mon rêve serait d'ouvrir une boutique dédiée aux hommes. Beaucoup de clientes me demandent déjà si je propose des collections masculines. C'est une idée qui me motive, et ma fille partage cette envie. Je pense que ce sera une belle étape pour la suite de notre aventure.

Infos SON ACTIVITÉ : Vêtements pour femmes DATE DE LA CRÉATION : 2024 à Diekirch 2026 à Luxembourg-Ville NOM DE L’ENSEIGNE : Buon Italian Fashion

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MODE

Le tailoring reprend du service avec une allure renouvelée. Épaules affirmées, volumes généreux, pantalons fluides et gris dans toutes ses nuances : les classiques du vestiaire de bureau gagnent en souplesse et en modernité. Entre influences masculines et féminité assumée, le power dressing nouvelle génération cultive une élégance décontractée et précise, sans jamais perdre de son aplomb. Sélection : Julie Kieffer

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NEWS

Rédaction : Margot Houget

Mode

Jack & Jones SE CONJUGUE AUSSI AU FÉMININ La plus grande boutique outlet Jack & Jones d’Europe a rouvert ses portes à l’aube de l’été. Et elle se trouve à deux pas de notre frontière, au Designer Outlet Luxembourg, à Messancy. Le magasin de 1 000 m², longtemps associé au vestiaire masculin, accueille désormais JJXX, la ligne féminine de la marque. Entre les denims aux coupes ultra-tendance, les petites vestes de mi-saison et les twin-sets, chaque pièce promet de donner une allure encore plus cool à vos looks. Les petits bouts ne sont pas en reste non plus. La collection Kids les habille de la tête aux pieds pour la rentrée.

L’ heure de briller Votre nouvelle résolution de la rentrée ? Être toujours à l’heure ! Et pour relever cette mission avec élégance, la montre s’avère être un précieux accessoire du quotidien. Les deux nouveaux modèles True Square Open Heart de Rado, la maison horlogère suisse, sublimeront votre poignet durant de nombreuses années. Leur silhouette luxueuse et festive dévoile un cadran étincelant magnifié par 12 index sertis de diamants. Le bracelet à maillons flexibles et le boîtier carré iconique sont tous deux réalisés en céramique haute technologie, matériau signature de Rado.

L’étoile montante de la mode luxembourgeoise Erin Figueira, créatrice capverdienne-luxembourgeoise, a lancé sa première collection de vêtements à l’occasion de la participation historique du Cap-Vert à la Coupe du monde de football. Puis, tout a pris soudainement une tournure qu’elle n’aurait jamais imaginée. L’épouse et l’enfant du joueur Kevin Pina ont porté ses designs lors de la compétition. Une belle reconnaissance pour sa marque Rebelderose, qui met à l’honneur ses racines capverdiennes tout en misant sur une fabrication made in Luxembourg. Et la jeune styliste ne compte pas s’arrêter là. Elle aspire désormais à ouvrir une école de mode au Grand-Duché. © Jack & Jones

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NEWS

ROMAIN SPITZER prend les rênes de Bottega Veneta Depuis le 1er septembre 2026, Romain Spitzer occupe le poste de directeur général de Bottega Veneta, la maison italienne de luxe spécialisée dans le prêt-à-porter et la maroquinerie. Il remplace Bartolomeo Rongone, qui a accompagné la marque pendant près de sept ans. Romain Spitzer n’est pas un inconnu dans l’univers du luxe, bien au contraire. Il a évolué au sein de prestigieuses maisons telles que Fragrance Group LVMH Beauty, Parfums Christian Dior, Yves Saint Laurent Beauty et Jean Paul Gaultier Parfums. Avec cette nomination, Bottega Veneta ouvre donc un nouveau chapitre de son histoire et entend bien continuer à affirmer son positionnement à l’international. © Bottega Veneta

LE NOUVEAU JOYAU des Galeries Lafayette La prestigieuse maison de joaillerie et d’horlogerie Korloff rejoint les Galeries Lafayette à Luxembourg-Ville. Depuis sa création il y a 50 ans, la marque a bâti sa renommée autour du diamant noir et de la légende du Black Korloff, qui a inspiré le nom de la Maison. Clin d’œil à cette histoire, certaines créations signatures renferment un petit diamant noir, serti au cœur même du bijou. Mais ce n’est pas tout. Korloff imagine également des créations no gender, des collections bridal, des montres ainsi que des pièces de haute joaillerie. © Sandro

LE IT-BAG DE LA RENTRÉE 2026 « Le Grand Bazaar » signé Sandro est, comme son nom l’indique, un sac où l’on pourra joyeusement glisser tout son fourbi. Ni trop gros ni trop petit, il séduit aussi pour son esthétique, inspirée des porte-documents vintage. Celui-ci est recouvert d’une croûte de cuir de vache et se décline en deux coloris qui donneront le ton de la saison : le beige et le marron. Aussi élégant que pratique, il se porte à l’épaule, à la main ou en bandoulière selon les besoins. Ne jonglez plus entre les différents formats, le modèle se veut ultrapolyvalent et vous accompagne au fil de la journée. © Korloff

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À CHACUN SON TERRAIN DE JEU SPORT, OUTDOOR, LIFESTYLE : À CHACUN SES ENVIES, SON RYTHME ET SA FAÇON DE BOUGER. AVEC FREELANDER'S, CITABEL ET INTERSPORT, TROIS UNIVERS SE DESSINENT POUR ACCOMPAGNER TOUTES LES PRATIQUES, DU QUOTIDIEN AUX DÉFIS SPORTIFS, EN PASSANT PAR LES ENVIES D’ÉVASION.

La rentrée donne souvent envie de reprendre le rythme. Retrouver le chemin de la salle de sport, ressortir ses chaussures de running, inscrire les enfants à une nouvelle activité ou profiter des derniers beaux jours pour s’échapper au grand air. Mais derrière le mot « sport » se cachent aujourd’hui des façons de bouger très différentes. Pour certains, il est synonyme de performance, pour d’autres de bien-être ou d’évasion. Et parfois, il s’invite simplement dans notre vestiaire quotidien. Au Luxembourg, Freelander's, Citabel et Intersport ont chacun leur univers, leurs spécialités et leur façon d’envisager le sport. Du lifestyle à l’outdoor, de la pratique loisir à la performance, chacun peut y trouver ce qui correspond à ses envies et à son mode de vie. Avec un premier réflexe à garder en tête au moment de s’équiper : partir de sa pratique réelle plutôt que de la technicité du produit.

Face, Fjällräven ou Jack Wolfskin : les marques mêlent technicité, confort et style pour accompagner aussi bien les aventures du quotidien que les escapades en pleine nature. Car l’outdoor ne se cantonne plus aux sommets. Vestes protectrices, sneakers ultra-confortables, sacs fonctionnels ou matières techniques ont depuis longtemps gagné la ville. L’idée ? Choisir des pièces capables de suivre le rythme, sans avoir à trancher entre allure et fonctionnalité. Et surtout adapter le niveau de technicité à son véritable usage : une pièce pensée pour une pratique intensive ne répond pas forcément aux mêmes besoins qu’un équipement destiné à une balade ou au quotidien. Une vision du grand air qui parle autant aux amoureux de nature qu’à ceux qui aiment simplement s’en inspirer.

Citabel, la passion en mouvement Il y a celles qui commencent le running, ceux qui préparent leur prochain trail, les adeptes du yoga, les passionnés de tennis ou encore les enfants qui attendent impatiemment de retrouver le terrain de football. Chez Citabel Sports, à Leudelange et Dudelange, chaque discipline possède ses codes et ses exigences. Running, trail, football, tennis, basketball, fitness… l’enseigne réunit des références de grandes marques comme Nike, Adidas, Hoka, Asics, New Balance ou Brooks, avec une attention particulière portée au choix du matériel.

Freelander's, l’outdoor côté lifestyle

C’est ici que l’expérience des équipes prend tout son sens. Une grande partie des collaborateurs pratique elle-même les disciplines dont elle s’occupe. Niveau, fréquence d’entraînement, objectifs ou sensations recherchées : autant de critères qui permettent d’orienter le choix, bien au-delà d’une marque ou d’un prix. Le conseil s’appuie ainsi sur une véritable connaissance du terrain.

Partir marcher le dimanche matin, improviser un week-end au vert ou simplement adopter l’outdoor au quotidien : aujourd’hui, le vestiaire du grand air s’invite aussi dans nos dressings de tous les jours. Chez Freelander's, à la Belle Étoile et à Mersch, cette rencontre est au cœur de la sélection. Barbour, Bogner, Lacoste, On, The North

Cette expertise se prolonge à travers Citabel Horse & Golf à Schifflange, consacré au golf et à l’équitation, deux univers où la précision du matériel est essentielle. Avec, toujours, la même philosophie : le meilleur équipement n’est pas nécessairement le plus sophistiqué, mais celui qui correspond réellement à celui ou celle qui l’utilise.

www.Freelanders.lu www. myintersport.lu www.citabel.lu

FREELANDER’S : Outdoor & Adventure / Sportsfashion - Bertrange - Tél. : 26 31 63 1 Outdoor & Adventure - Bertrange - Tél. : 26 31 63 1 Concept & Fitness - Mersch - Tél. : 27 84 62 1


PUBLIREPORTAGE

C’est précisément là que le magasin physique et l’expertise de celles et ceux qui y travaillent font toute la différence. Et il y a un autre aspect que l’on soupçonne moins : les collections que l’on découvre aujourd’hui en magasin sont préparées près d’un an à l’avance. Chez Freelander's, Citabel et Intersport, les équipes travaillent avec les fournisseurs, se rendent sur les salons professionnels, découvrent les innovations et testent les nouveautés afin de construire une sélection cohérente. Il ne s’agit donc pas de proposer toujours plus, mais de mieux choisir. Et lorsqu’un équipement très spécifique n’est pas disponible en rayon, de nombreuses références peuvent être commandées, notamment pour le fitness, l’aménagement d’une salle de sport à domicile ou certaines pratiques spécialisées.

Ce que l’écran ne remplace pas Intersport, le sport pour tous Un enfant qui débute le karaté, un ado qui change de chaussures de football, une envie de reprendre le fitness ou de se mettre au running… Chez Intersport, à Bertrange, Junglinster et Schifflange, chacun peut composer son vestiaire sportif et trouver son équipement, quel que soit son niveau. Chaussures, vêtements, fitness, running, sports d’équipe, tennis ou arts martiaux : l’offre couvre un large éventail de disciplines et de budgets. Une approche généraliste qui fait de l’enseigne une adresse particulièrement pratique pour les familles. À Bertrange notamment, Intersport joue pleinement la carte du onestop-shop : plusieurs sports, plusieurs générations et plusieurs besoins réunis au même endroit, avec un accès facile et un grand parking. Un détail qui n’en est pas vraiment un lorsque les activités de toute la famille reprennent en même temps. Et si le choix est large, l’essayage et le conseil restent au cœur de l’expérience. Parce qu’entre commencer une activité, renouveler son équipement et chercher davantage de performance, les attentes ne sont jamais tout à fait les mêmes. Autrement dit, inutile de s’équiper comme un expert lorsque l’on débute : le bon choix est d’abord celui qui correspond à sa pratique d’aujourd’hui.

Reste quelque chose qu’aucun comparateur ne restitue complètement : l’échange. Essayer une chaussure, toucher une matière, comparer deux modèles, expliquer sa pratique ou simplement pouvoir demander : « Je débute, de quoi ai-je vraiment besoin ? » À mesure que l’offre se multiplie, le conseil personnalisé reprend toute sa valeur. Il permet de mieux acheter, mais aussi parfois d’acheter moins : inutile de choisir le produit le plus pointu lorsque ses caractéristiques ne correspondent pas à son usage. Parce que nos pratiques changent, que nos envies évoluent et que le sport peut tour à tour être une passion, un défi, une parenthèse ou simplement une façon de se sentir bien. Freelander's, Citabel et Intersport l’abordent chacun à leur manière, avec une même conviction : le bon équipement n’est pas celui qui en fait le plus, mais celui qui répond vraiment à nos besoins et trouve naturellement sa place dans notre vie.

Derrière le produit, le choix Face à l’immensité de l’offre disponible en ligne, acheter un équipement sportif pourrait sembler plus simple que jamais. Pourtant, comparer deux chaussures, deux vestes ou deux équipements qui paraissent presque identiques peut rapidement devenir un casse-tête. À retenir : derrière une différence de prix peuvent se cacher une autre référence, une technologie différente ou simplement un produit destiné à un autre usage. Deux équipements qui se ressemblent ne répondent donc pas nécessairement au même besoin.

CITABEL :

Citabel Sports - Leudelange - Tél. : 37 97 37 Citabel Sports - Dudelange - Tél. : 27 51 03 85 Citabel Horse & Golf - Schifflange - Tél. : 28 84 59 32

INTERSPORT :

Bertrange - Tél. : 26 11 33 1 Junglinster - Tél. : 27 32 42 26 Schifflange - Tél. : 28 84 59 31


PORTRAIT

auren Crisp

« J'AI TOUJOURS ÉTÉ QUELQU'UN QUI AIME PROTÉGER LES AUTRES. »

Ancienne athlète de haut niveau et anglaise de naissance, Lauren Crisp a grandi au Luxembourg. Dès son plus jeune âge, les courts de squash deviennent son terrain de jeu et elle intègre l’équipe nationale luxembourgeoise durant plusieurs années. Aujourd’hui, elle occupe le poste de responsable safeguarding à l’ALIS, avec une mission qui lui tient à cœur : garantir un environnement sûr et bienveillant pour les athlètes. Lorsque nous lui proposons cette interview, Lauren nous répond avec beaucoup de modestie qu’elle n’est probablement « pas assez intéressante ». Une remarque qui nous fait sourire, car après quelques échanges, nous savons déjà que c’est tout l’inverse. Propos recueillis par Margot Houget

© Alis © Afshin Ismaeli LAUREN CRISP

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PORTRAIT

On va parler un peu de vous, Lauren. Où êtes-vous née ? Lauren Crisp : Je ne suis pas assez intéressante pour une interview dans Femmes Magazine (rires). Je suis née près de Londres, à Bromley, mais j’habite au Luxembourg depuis très longtemps. J’ai la nationalité luxembourgeoise, mais à l’origine, je suis britannique.

Quand êtes-vous arrivée au Luxembourg ? J’avais trois mois lorsque je suis arrivée au Luxembourg, donc j’étais toute petite. J’ai suivi toute ma scolarité à l’École européenne, de la maternelle jusqu’au secondaire, avant d’obtenir mon baccalauréat. Je suis ensuite repartie en Angleterre, car à l’époque, il n’y avait pas encore d’université au Luxembourg. J’y ai étudié les sciences du sport et du management à la Loughborough University. J’ai également effectué une année de césure à Dubaï. Je suis ensuite revenue au Luxembourg pour suivre un master en entrepreneuriat et innovation. Entre-temps, l’Université du Luxembourg avait ouvert ses portes.

Revenons un peu en arrière. Le sport a rapidement occupé une place importante dans votre vie ? J’ai toujours été sportive. Je pense que cela a toujours été inscrit dans mes gènes. Je n’étais pas forcément quelqu’un qui était très à l’aise à l’école, donc le sport a pris une place incroyablement importante dans ma vie. J’ai rejoint le club Top Squash, où toute la communauté anglophone se retrouvait. C’est comme ça que je suis tombée dedans, donc pas uniquement par passion au départ. J’ai aussi pratiqué le karaté, l’athlétisme, l’haltérophilie, le kickboxing, le basketball, le snowboard, le Hour of Power®…

Vous avez également intégré l’équipe nationale de squash luxembourgeoise. J’ai commencé le squash vers l’âge de 10 ans. J’ai été sélectionnée très jeune dans

l’équipe nationale, vers 11-12 ans plus ou moins. J’ai été championne du Luxembourg plusieurs années consécutives. J’ai également remporté des tournois en Europe et à l’international.

Quelle était votre routine à cette période ? J’étais membre d’un club. Je faisais du squash en moyenne trois fois par semaine. À cela s’ajoutaient les déplacements à l’international, l’école et les autres sports que je pratiquais en parallèle. Certains professeurs disaient souvent à mes parents que je faisais trop de sport, que j’étais fatiguée pendant la journée et que je ne consacrais pas assez de temps à mes devoirs. Je les faisais après les entraînements, vers 22 h ou 23 h. Vite fait, avant de dormir, dans la voiture ou dans le bus.

Certains professeurs disaient souvent à mes parents que je faisais trop de sport, que j’étais fatiguée pendant la journée et que je ne consacrais pas assez de temps à mes devoirs. À quel moment avez-vous commencé à ralentir votre pratique sportive ? J’ai continué à pratiquer le squash à l’université. Puis, après, il y a eu le travail, la famille, l’âge… tout simplement. Septembre 2026 n°280

Aujourd’hui, j’ai 38 ans et j’ai l’impression de ne plus avoir beaucoup de temps entre le travail et les enfants. Mais tous les dimanches, j’essaie d’aller jouer au squash dans le club de Kockelscheuer. Je fais aussi de la course à pied sur mon temps de midi. Je force mes collègues à venir avec moi, ils me détestent pour ça (rires).

Après plusieurs expériences professionnelles dans le milieu du sport et du management, vous rejoignez l’ALIS (Agence Luxembourgeoise pour l'Intégrité dans le Sport), anciennement ALAD, en tant que Head of Safeguarding, en janvier 2025. Que signifie le safeguarding ? Le terme « safeguarding » est peu connu au Luxembourg, en partie parce que le concept est récent dans notre contexte sportif, mais aussi parce qu'il n'existe pas de traduction directe satisfaisante en français. Pour en expliquer le sens, il est utile de partir de son contraire. Si « safe » signifie « en sécurité », son opposé est « en danger ». Si « to guard » signifie « protéger », son contraire est « abandonner, négliger ». Le safeguarding, c'est donc simplement l'opposé de tout cela : s'assurer que personne n'est mis en danger et que personne n'est laissé sans protection.

En quoi consiste concrètement vos missions ? Nos missions s'articulent autour de trois axes principaux. L e premier est la prévention et la sensibilisation. Nous intervenons auprès de l'INAPS, des fédérations et des clubs pour former, outiller et professionnaliser les structures sportives. L e second est la gestion des signalements. Nous les recevons et les analysons afin de déterminer s'ils relèvent du safeguarding, puis nous conduisons un processus structuré impliquant le signaleur, la personne mise en cause et, 35


PORTRAIT

le cas échéant, des témoins. À l'issue du processus, nous formulons des conclusions et des recommandations destinées à l'entité sportive concernée et à son conseil d'administration.

L’objectif n’est pas d’encourager le signalement de chaque tension interpersonnelle, mais de prévenir les abus avant qu’ils ne surviennent. L e troisième axe, et peut-être le plus fondamental à ce stade, est la visibilité et l'accessibilité. Il est essentiel que 36

l'écosystème sportif luxembourgeois sache que l’ALIS existe et que toute personne confrontée à une situation problématique puisse la signaler via notre plateforme, en toute confidentialité ou de façon anonyme. L'objectif n'est pas d'encourager le signalement de chaque tension interpersonnelle, mais de prévenir les abus avant qu'ils ne surviennent. Car un abus psychologique est souvent une porte d'entrée vers d'autres formes d'abus, dont les conséquences sur la santé mentale et physique peuvent être graves et durables.

Souhaitez-vous ajouter quelque chose que nous n’avons pas abordé pendant cette interview ? J'ai deux passions : le sport et les animaux. J'ai également créé une association au Luxembourg, DogAdopt, pour l'adoption des chiens. Je trouve qu'il existe un parallèle avec le safeguarding : dans les deux cas, il s’agit de protection. J'ai toujours été quelqu'un qui aime bien protéger les autres. Septembre 2026 n°280

Infos En avril 2026, l’Agence Luxembourgeoise Antidopage (ALAD) devient l’Agence Luxembourgeoise pour l’Intégrité dans le Sport (ALIS). Les champs d’action sont élargis et comprennent désormais la lutte antidopage, la protection contre les violences interpersonnelles des sportifs et de toutes les personnes impliquées dans le sport (safeguarding), ainsi que la lutte contre la manipulation des compétitions sportives.


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MONDE

L’EUROPE BRÛLE ET LA COMMISSION REGARDE AILLEURS L’Europe est le continent le plus exposé au réchauffement climatique. Les canicules, la sécheresse et les mégafeux de cet été en sont l’illustration. La situation exige des mesures immédiates d’adaptation et d’atténuation. Mais, au nom de la compétitivité, l’Union européenne démantèle ses normes environnementales. L’Europe est face à des choix fondamentaux, entre profits à court terme et résilience à long terme, au bénéfice des humains et de l’économie. Rédaction : Fabien Grasser

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Le mécanisme européen de protection civile a bien fonctionné. Enclenché à la demande de la France, le 24 juillet, il a fourni de précieux renforts en bombardiers d’eau, en personnel et en matériel aux pompiers français, submergés par les mégafeux en Gironde et dans les Landes. Quinze pompiers luxembourgeois sont d’ailleurs intervenus dans la commune du Porge dans ce cadre. Créé en 2021, ce mécanisme vient en aide à tous les pays du monde qui y font appel quand « ses capacités de réponse sont dépassées » face à une catastrophe naturelle ou d’origine humaine. Composé des 27 États membres de l’UE et de dix autres pays européens, le mécanisme est de plus en plus sollicité et se trouve en tension, reconnaît la Commission européenne. Alors que les incendies hors de contrôle se multiplient d’année en année, l’exécutif européen veut muscler son dispositif « RescUE », qui agit en réserve du mécanisme de protection. Déjà doté de bombardiers d’eau et d’un avion sanitaire, il devrait voir sa flotte permanente rapidement étoffée. Cette mesure d’adaptation est nécessaire face aux effets de plus en plus flagrants du réchauffement climatique. Elle ne pèsera toutefois pas lourd face au virage anticlimatique et anti-environnemental pris par l‘UE depuis les élections européennes de 2024. Officiellement, pour la Commission dirigée par Ursula von der Leyen, il s’agit de renforcer la compétitivité des entreprises européennes face à leurs concurrents, chinois et américains principalement. Elle juge handicapantes les normes environnementales édictées ces dernières décennies par l’Europe et fustige une bureaucratie qu’il faut réduire par la « simplification ». À partir de 2025, la Commission a par conséquent proposé un train de directives dites « omnibus ». Cellesci affaiblissent les objectifs du pacte vert européen, de la réduction des gaz à effet de serre, de la responsabilisation environnementale et climatique des multinationales, ou encore les exigences en matière de déforestation. L’industrie chimique a obtenu d’importantes dérogations pour lui permettre de poursuivre la commercialisation de produits nocifs pour la santé. L’agriculture voit son modèle productiviste, basé sur l’emploi massif de pesticides, conforté.

Lobbying américain Mais l’objectif de souveraineté européenne affiché est douteux, tant les multinationales américaines ont pesé dans ces décisions. La directive sur le devoir de vigilance en offre un bel exemple. Ce texte, qui responsabilise les multinationales sur l’impact de leurs activités sur les droits humains, l’environnement et le climat, a été ratiboisé sous l’influence d’un intense lobbying de l’industrie fossile américaine. Des multinationales comme Chevron

Pas de niveau recommandé ? Prenez rendez-vous les 15 et 16 septembre lors de nos journées d’orientation !


MONDE

organisations patronales. Dans les régions touchées par les mégafeux en France, en Espagne ou dans les Balkans, l’économie locale s’est quasiment retrouvée à l’arrêt.

ou ExxonMobil sont intervenues auprès des dirigeants européens pour affaiblir le texte initialement adopté en 2024, selon les révélations de l’ONG néerlandaise Somo, en décembre dernier. Après des mois de cachotteries à ce sujet, le ministre luxembourgeois de l’Économie, Lex Delles, avait ainsi fini par reconnaître du bout des lèvres avoir rencontré des responsables de ces multinationales, mais sans les nommer. Quoi qu’il en soit, la partie consacrée par le texte à la responsabilité climatique des multinationales a tout bonnement été supprimée. Pourtant, note l’ONG Somo, pour les multinationales, le coût moyen de l’application de la directive d’origine représentait à peine 0,09 % de leurs bénéfices. Visiblement de trop.

Le Danube à sec

Toutes ces mesures profitent prioritairement aux multinationales les plus écocides. Elles ont été adoptées grâce à une alliance inédite entre la droite conservatrice traditionnelle et l’extrême droite, entrée en force au Parlement européen en juin 2024. On a ainsi pu voir les élus du PPE et de l’extrême droite célébrer de concert l’assouplissement de l’interdiction des moteurs thermiques à l’horizon 2035. Ce recul, principalement voulu par l’industrie automobile allemande, a également été voté par la députée chrétienne-sociale luxembourgeoise Isabel Wiseler-Lima, sa collègue de parti sur les bancs européens, Martine Kemp, n’ayant pas participé au scrutin. En somme, pour la Commission européenne, c’est « business as usual », avec ou sans dérèglement climatique. Comme si deux réalités intimement liées pouvaient coexister de façon indépendante, comme si les activités économiques humaines n’avaient aucun effet sur le climat. Cela tient du déni scientifique et de l’aveuglement face aux faits. L’été 2026 nous démontre que le réchauffement climatique n’est plus une perspective lointaine ou fantasmée, que nous ne fonçons plus dans le mur, mais que nous y sommes déjà. Dans certaines régions européennes, comme dans le sudest de la France, des canicules continues sévissent depuis le mois de mai. Les épisodes de chaleur extrême que nous avons connus en juin, juillet et août ont fait grimper partout le thermomètre à 40° C, une température à partir de laquelle tous les organismes vivants se mettent en « mode survie » pour résister. Les canicules ont provoqué au moins des dizaines de milliers de morts supplémentaires en Europe. Les plus vulnérables, ceux qui travaillent à l’extérieur ou habitent dans des passoires thermiques, sont les plus affectés, posant la question de la justice sociale face au changement climatique. Mais, n’en déplaise à la Commission européenne, la hausse des températures a aussi des effets délétères sur l’économie. Les canicules ont entraîné de fortes baisses de productivité dans les entreprises, déplorent les 40

La sécheresse inhabituelle du Danube met en péril l’économie de plusieurs pays d’Europe centrale. En raison du faible débit du fleuve, la Hongrie a été contrainte de réduire de 90 % la production de sa seule centrale nucléaire, qui fournit jusqu’à la moitié de son électricité, faisant craindre une quasi mise à l’arrêt du pays. En Serbie, le faible étiage du fleuve ralentit les chaînes logistiques, notamment l’approvisionnement en pétrole. En République tchèque, l’importante industrie brassicole est en manque d’eau. L’assèchement du Danube est lié au manque de neiges hivernales en Suisse, l’an dernier. Le problème touche également le Rhin.

Pour l’instant, la résilience reste un mot creux. La seule réunion d’urgence convoquée au cœur de l’été l’a été en raison de la crise migratoire à Ceuta et non de la canicule et de ses effets. Partout ailleurs, la chaleur met à rude épreuve les infrastructures électriques, provoquant des interruptions d’alimentation. Plus préoccupant encore pour les mois à venir, une part des récoltes agricoles est perdue en raison de la chaleur, faisant craindre des pénuries et, plus certainement, une inflation galopante sur les produits alimentaires. Le phénomène du réchauffement est particulièrement violent cette année, car il est amplifié par un épisode El Niño. Ce phénomène, qui revient tous les deux à sept ans, réchauffe la température des eaux de l’océan Pacifique équatorial, provoquant une modification de la circulation atmosphérique mondiale. Début août, les grands organismes de recherche météorologique internationaux alertaient sur la survenue d’un « super El Niño » en 2026 et 2027, susceptible d’entraîner des épisodes climatiques d’une violence jamais connue.

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Que ce soit avec ou sans El Niño, l’Europe est le continent qui souffre déjà le plus du réchauffement climatique, constatait en avril dernier l’Organisation météorologique mondiale. Depuis les années 1980, « l’Europe s’est réchauffée deux fois plus vite que la moyenne mondiale », relève l’organisme de l’ONU, qui avance des explications multiples, comme la fonte des glaciers, la réduction du couvert neigeux ou encore l’excès de particules fines dans l’atmosphère.

Je me forme pour booster ma carrière.

L’immigration plutôt que le climat Le constat est sans appel : l’Europe brûle déjà et cette situation appelle des décisions fortes, radicales et rapides. S’agissant d’une question de survie, tout doit être révisé, car cela va aller en s’aggravant : le modèle industriel extractiviste, l’agriculture productiviste, la gestion forestière, l’aménagement urbain pour créer des îlots de fraîcheur, la construction de logements, le droit du travail pour protéger les salariés des canicules, la logique de la consommation fondée sur l’épuisement des ressources, etc. Face à cette urgence, l’Europe reste pour l’instant bien silencieuse et timide, concentrée sur son objectif visant à favoriser les profits à court terme des multinationales, au détriment d’une politique d’adaptation et d’atténuation à long terme. Pour l’instant, la résilience reste un mot creux. La seule réunion d’urgence convoquée au cœur de l’été l’a été en raison de la crise migratoire à Ceuta et non de la canicule et de ses effets. Et le prochain Conseil des chefs d’État et de gouvernement de l’UE, prévu à la mi-octobre, devrait être, là encore, principalement consacré à la question de l’immigration. De son côté, la Commission européenne planche depuis plusieurs semaines sur la manière dont elle pourra contourner ses objectifs de réduction d’émissions de CO2 en faveur du secteur de l’intelligence artificielle. Les géants de l’IA mènent en effet un intense lobbying à Bruxelles dans ce sens, prétendant que seul le gaz leur permettra d’alimenter en énergie leurs gigantesques data centers, selon une enquête publiée par Politico, en juin dernier.

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Pour son développement, le nouvel eldorado du capitalisme nécessitera des besoins colossaux en énergie, mais aussi en eau pour refroidir ses serveurs. Ces ressources ne seront pas disponibles pour tout le monde. Il faudra alors choisir entre alimenter les data centers de l’IA ou continuer de fournir de l’électricité et de l’eau aux populations, préviennent un nombre croissant de scientifiques. Un choix fondamental, face auquel la Commission maintient son ambition de tripler la capacité des centres de données européens d’ici à 2032. Le climat attendra. Une initiative de l’INFPC, le service public dédié à la formation tout au long de la vie


INTERVIEW DU MOIS

© David Angeletti

ANA MARIA TZEKOV 42

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INTERVIEW DU MOIS

na Maria Tzekov POUR UNE CULTURE PARTICIPATIVE ET DURABLE

Petite, elle se rêvait chanteuse d’opéra, mais la jeune Ana Maria Tzekov bifurque vers la gestion culturelle et le management, travaille au Volksoper et au Konzerthaus de Vienne, sa ville natale, et au Bregenzer Festspiele avant de rallier la Philharmonie Luxembourg. Depuis deux ans, elle est directrice artistique du Centre des Arts Pluriels d’Ettelbruck (CAPE), institution qui a soufflé l’an dernier son quart de siècle. La trentenaire y défend une culture fédératrice, participative et communautaire. Dans sa vie, il y a aussi la poésie, « c’est précieux » pour celle qui se dit « sehnsüchtig, passionnée et curieuse ». En pleine pause estivale, Ana Maria Tzekov se livre. Rédaction : Karine Sitarz

D’origine bulgare, née en Autriche, dans quel environnement familial avez-vous grandi ? Mes parents sont bulgares, mais grâce à une bourse, ma mère s’est installée à Vienne, où je suis née, pour préparer un doctorat. Cela n’a pas été facile pour elle de se construire une vie dans un pays étranger avec un bébé, j’admire son courage et sa force. Ensemble, nous avons traversé pas mal d’épreuves avant la naissance de mon frère. Puis, quand nous étions petits, nos grands-parents sont venus vivre avec nous à Vienne pour que ma mère puisse continuer à travailler. Nous avons donc tous les deux grandi grâce aux sacrifices de nos parents, obligés de s’adapter sans cesse et de mener une double vie entre deux pays. Je leur en suis reconnaissante. Quel extraordinaire cadeau de pouvoir se développer avec deux langues et deux cultures, cela m’a ouvert des horizons et a vraiment enrichi ma vie.

Quel souvenir de l’enfance vous accompagne toujours ? La naissance de mon petit frère, qui a six ans de moins que moi, est le souvenir le plus heureux de mon enfance. Après des années difficiles, il a apporté une incroyable lumière et une grande joie au sein de notre famille. Il est d’ailleurs toujours un rayon de soleil pour nous.

Quels liens gardez-vous avec la Bulgarie et avec l’Autriche ? Aujourd’hui, mon père vit à Sofia, ma mère à Vienne, mon frère à Berlin et moi Septembre 2026 n°280

au Luxembourg. Dès que nous le pouvons, nous nous retrouvons à Vienne, c’est là que se trouve mon foyer affectif et familial, c’est la ville où j’ai grandi et qui a façonné ma personnalité. Quant à la Bulgarie, elle est liée à mes racines et à mes ancêtres. Il y a un sentiment profond, presque inconscient, qui me relie à cette culture et qui fait toujours partie de mon identité.

Mon expérience de chanteuse m’aide dans mon travail quotidien auprès des artistes, je comprends mieux ce qu’ils vivent et ce qu’exige le processus créatif. Quand êtes-vous tombée dans le bain de la musique ? Comment ? De 6 à 16 ans, j’ai fait partie de l’Opéra des enfants au Wiener Konzerthaus, par ailleurs j’ai appris le piano dès mon plus jeune âge. Pouvoir monter sur scène si jeune et s’immerger dans l’univers du théâtre est un vrai cadeau, cela renforce la confiance en soi, crée des liens avec les 43


INTERVIEW DU MOIS

autres, enseigne ce qu’est une vraie présence et surtout nourrit l’âme.

Vous avez choisi le chant lyrique et plus tard des études en musicologie mais aussi en gestion culturelle et fait un MBA, racontez-nous… Adolescente, j’étais convaincue de devenir chanteuse d’opéra, mais au cours de mes études, j’ai vu que ce n’était pas ma vocation. Le chant est très physique et très intime, le corps est ton instrument, et à l’inverse d’autres, tu ne peux pas simplement le mettre de côté après la répétition. J’étais encore très jeune, mais j’ai compris que je me perdrais sous la pression des concours. Étudier la musicologie et la gestion culturelle, travailler dans les coulisses des arts du spectacle, m’est alors apparu plus naturel pour moi. Mon expérience au Festival de Bregenz en Autriche, où j’ai participé à des projets d’éducation musicale pour le jeune public, a été décisive. J’ai approfondi ce travail plus tard à la Philharmonie Luxembourg. Avec le recul, je vois que mes années de chanteuse m’ont beaucoup apporté, elles m’ont appris à me tenir sur scène, à respirer, à utiliser ma voix.

Quand avez-vous rejoint le Luxembourg ? En 2018, je m’y suis installée et j’ai rejoint la Philharmonie. J’étais heureuse de pouvoir poursuivre mon travail d’éducation musicale et de sensibilisation du public au sein d’une salle de concerts où les projets jeune public occupent une place si importante. Je savais que là, je pourrais développer de nouvelles façons pour les jeunes d’écouter la musique, d’interagir avec elle et de la vivre pleinement.

Comment s’annonce votre deuxième saison au CAPE ? Quel en est le fil rouge ? Au cours de ma première saison, nous avons lancé le volet « Community & Participation », en parallèle de notre programme artistique habituel. Pour cette deuxième saison, nous voulons renforcer 44

cette participation et en faire un principe directeur pour toute notre institution. Elle façonne notre vision artistique, les espaces où les gens se rencontrent et notre manière de communiquer, avec la volonté de créer un vrai sentiment de solidarité. Par ailleurs, la notion de communauté va s’inscrire encore plus dans le contexte local avec des projets accessibles mis en place avec des associations et qui invitent les gens à vivre la culture de manière durable et conviviale.

Avez-vous un exemple ? Pour « Kaffi Kultur », les participants se retrouveront autour d’un café et d’un gâteau avant de participer à une activité culturelle collective, qu’il s’agisse de dessin, de peinture, de chant, de danse ou même d’assister ensemble à un concert à vélo.

positifs, j’ai été encouragée à écrire plus régulièrement. C’était également la première fois que je lisais un de mes poèmes en public.

Au-delà de la dimension artistique, les nouvelles initiatives mettent en avant la valeur sociale de la culture : rassembler les gens, favoriser les rencontres.

D’autres temps forts ? Nous avons mis en place plusieurs festivals thématiques avec des communautés locales, comme nos festivals lituanien et capverdien, il y a aussi le festival de piano et notre journée de cirque en famille, « Circus Capirelli ».

Questions à la volée

Vous avez concouru et avez été lauréate du concours Jeune Printemps de l’association Printemps des Poètes-Luxembourg. Que représentait-il pour vous ? Quel est votre lien à la poésie ?

UN LIVRE DE CHEVET : Lettres à un jeune poète de Rainer Maria Rilke, des lettres qui ont le pouvoir de transformer, des mots qui s'adressent directement à l'âme.

Les poèmes ont le pouvoir de parler entre les lignes, ils condensent tant d’expériences intenses en si peu de mots. Ils trouvent en nous une résonance, comme lorsqu’on se souvient de quelque chose ou que l’on s’imprègne d’une émotion. En lire et en écrire m’offrent un temps extrêmement précieux dans ce monde trépidant et marqué par une consommation effrénée. L'écriture de poèmes fait partie d'un espace personnel qui n'a pas besoin d'être discuté ou jugé par autrui. J’écris pour moi-même, le plus souvent lors de moments importants de ma vie. Les poèmes du concours ont, eux, été écrits sur des thèmes imposés mais grâce aux retours

UNE POÉTESSE : Else Lasker-Schüler, excentrique, intransigeante, à l’imagination débordante et en avance sur son temps. Plonger dans ses poèmes m’émerveille.

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UN MUSICIEN : Maxim Tzekov, mon frère bien-aimé, violoniste. UN COUP DE CŒUR DE LA NOUVELLE SAISON : Le festival de piano Free Beethoven.


PUBLIREPORTAGE

GHANIMÉ EVENTS :

L’ART DE RENDRE L’ÉPHÉMÈRE INOUBLIABLE DEPUIS PLUS DE 15 ANS. UN ÉVÉNEMENT NE DURE QUE QUELQUES HEURES. POURTANT, SON ÉCHO, LUI, PEUT RÉSONNER PENDANT DES ANNÉES. DEPUIS PLUS DE 15 ANS, L’AGENCE LUXEMBOURGEOISE NE SE CONTENTE PAS D’ORGANISER DES ÉVÉNEMENTS : ELLE TISSE DES LIENS, RACONTE DES HISTOIRES ET INSUFFLE UNE ÂME AUX PROJETS LES PLUS AMBITIEUX.

plus d’un an, où chaque seconde a été pensée pour faire vibrer les valeurs de confiance et de proximité de l’institution. Ce jour-là, toute la mécanique technique s'efface pour ne laisser place qu’à l’essentiel : l’émotion partagée. C'est ce basculement, ce moment où le travail devient expérience, que Ghanimé Events cultive avec passion.

Grandir en restant soi-même À l'heure de célébrer ses 15 ans, Ghanimé Events choisit la justesse plutôt que la démesure. Fidèle à une approche éthique et durable, l’agence privilégie les circuits courts, valorise le savoir-faire local et érige la transparence en règle d’or. La majorité des événements sont inscrits dans une démarche de Green Business Events. Les magiciennes de l’événementiel

L’humain, notre seul véritable fil conducteur Tout commence par une rencontre. Pour Valérie Ghanimé, qui a lancé cette aventure en 2011, l’événementiel n’est pas une affaire de logistique, c’est une affaire de cœur. Au sein de l’agence, chaque projet est le fruit d’une écoute attentive : celle du client, bien sûr, mais aussi celle de chaque prestataire, de chaque invité et de ses employés.

Ne pas chercher à grandir à tout prix, mais chercher à grandir mieux, avec une qualité d'accompagnement intacte et des relations humaines sincères : c’est là le véritable succès de Ghanimé. Une philosophie qui se résume par trois verbes : anticiper, dépasser, sublimer. Comme le rappelle Valérie Ghanimé, chaque projet est bien plus qu’une date dans un calendrier : « L'événementiel est le cœur battant de l'entreprise : chaque événement est une pulsation qui lui insuffle énergie, rythme et vie. »

Chez Ghanimé, on prend le temps de comprendre l'ADN d'une entreprise pour le traduire en une expérience sensible. Qu’il s’agisse d’événements internes (Team buildings, fêtes des employés, incentives) ou externes (anniversaire d’entreprise, conférences, rebranding...), l’objectif est toujours le même : créer une résonance humaine.

L’exigence invisible derrière l’émotion Il y a une magie particulière dans la fluidité d’un événement réussi. Mais derrière ces quelques heures de grâce, il y a des mois d’anticipation, de stratégie et une exigence quasi obsessionnelle du détail. Prenez le centenaire de la Banque Raiffeisen à la Rockhal : un projet monumental, mûri pendant

Le centenaire de Banque Raiffeisen

Ghanimé Events . 179, avenue Gaston Diderich L-1420 Luxembourg Tél. : 26 26 23 0 . www.ghanime.lu


TRIBUNE

L’art de se réinventer dans l’industrie des fonds alternatifs L’industrie financière n’accorde pas de répit. Explosion réglementaire, digitalisation accélérée, intelligence artificielle : au cours des deux dernières décennies, le secteur des fonds d’investissement alternatifs à Luxembourg s’est profondément transformé. Ces évolutions successives révèlent une réalité incontournable : l’adaptabilité et la capacité de renouvellement sont devenues des compétences essentielles. Rédaction : Claire Guilbert, avocate en fonds d’investissement et gestion d’actifs

Alors que de nombreux gestionnaires internationaux ont installé un centre d’activités à Luxembourg et que le montant d’actifs sous gestion ne cesse d’augmenter, le marché est unanime : la complexité réglementaire est un défi. Cette complexité tient à plusieurs facteurs : L’industrie des fonds alternatifs en Europe est relativement récente, nécessitant une réglementation évolutive. Cette industrie implique de nombreux métiers et secteurs soumis eux-mêmes à des réglementations propres, qui s’entremêlent (et parfois s’entrechoquent) avec la réglementation des fonds. Cette industrie est directement affectée par les enjeux géopolitiques, économiques et technologiques en constante évolution. Cette complexité peut être un fardeau, mais elle peut également entraîner l’opportunité pour les acteurs de l’industrie d’élargir leurs activités, de se sophistiquer, de devenir plus résilients et d’être plus performants. La Directive européenne sur les gestionnaires de fonds d’investissement alternatifs (AIFMD) illustre parfaitement cette dualité. 46

D’un côté, ce cadre réglementaire a entraîné la création de règles plus strictes, l’émergence de réglementations sur des sujets annexes et la multiplication des obligations réglementaires. Mais d’un autre côté, c’est aussi grâce à cette directive que le Luxembourg a pu se placer comme juridiction de choix pour les fonds alternatifs et développer toute une infrastructure autour de ces fonds. Et voilà que, après des années de peaufinage réglementaire, la directive est maintenant modifiée et nous remet tous dans une phase d’adaptation. Mais le réel défi réglementaire ne réside pas uniquement dans la complexité : c’est aussi le volume, le rythme et l’interdépendance des changements qui mettent à l’épreuve les acteurs du secteur. À cela s’ajoute l’émergence rapide de l’intelligence artificielle, qui transforme déjà nos façons de travailler et exige davantage de valeur ajoutée dans l’intervention humaine. Dans le métier de conseil en fonds d’investissement, la connaissance technique seule ne suffit plus. Aujourd’hui, il faut savoir s’adapter, être curieux, comprendre l’ensemble des enjeux pour pouvoir assembler les différentes pièces du puzzle. Face à des outils qui évoluent Septembre 2026 n°280

CLAIRE GUILBERT plus vite que nos habitudes, nous devons cultiver une agilité permanente. Le leadership prend ici tout son sens. Guider une équipe à travers l’incertitude, encourager l’innovation tout en maintenant l’excellence : voilà les compétences qui définissent désormais les professionnels qui réussissent. Se réinventer n’est pas renier son expertise, c’est l’enrichir.


Ce n’est pas juste une carte.

C’est ton pouvoir de changer les choses !

Plus d’infos & inscription : ogbl.lu/welcome


FINANCE

ACHATS EN LIGNE :

pourquoi vos petits colis coûtent plus cher depuis cet été La fin de la franchise douanière européenne sur les colis de moins de 150 euros depuis le 1er juillet 2026 va changer nos habitudes d’achats en ligne. Un bouleversement voulu par le Conseil de l’Union européenne pour mettre un coup d’arrêt à la concurrence déloyale et au dumping environnemental. Désormais, l’Administration des douanes et accises (ADA) applique un droit forfaitaire de trois euros par catégorie d’article. Voici comment ce nouveau tournant fiscal s'apprête à sonner le glas des micro-achats à bas coût sur les plateformes internationales. Rédaction : Aude Forestier

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FINANCE

La fin d’une anomalie

la franchise douanière relèvent notamment des processus de perception et de comptabilisation de la dette douanière. »

Le 12 décembre 2025, le Conseil de l’Union européenne a pris le taureau par les cornes. Ce jour-là, il a annoncé la mise en place de mesures face à l’afflux massif de petits colis hors UE, non taxés, créant une distorsion de concurrence majeure pour les vendeurs de l’Union et par la même occasion un désastre écologique. Citée dans un communiqué, la ministre danoise de l’Économie, Stéphanie Lose, affirmait : « Je suis très heureuse que nous soyons parvenus à un accord sur la suppression du seuil de franchise douanière de 150 euros. Nous veillons à ce que les droits de douane soient payés dès le premier euro, de façon à créer des conditions de concurrence équitables pour les entreprises européennes et à limiter l'afflux de biens à faible coût. » Le chiffre donne le vertige. Selon la Commission européenne, en 2024, 91 % de l’ensemble des envois en ligne d’une valeur inférieure à 150 euros provenaient de Chine. Sous l’ancienne règle, jusqu’à 65 % des petits colis entrant dans l’Union étaient sous-évalués. Dans un seul but : éviter les droits de douane à l’importation. « Outre son effet sur la compétitivité des entreprises de l'UE, le seuil a également suscité des préoccupations environnementales, étant donné qu'il incite les entreprises de pays tiers à fractionner les envois en colis individuels lorsqu'elles expédient des marchandises vers l'Union », écrit le Conseil. Si la réforme à long terme doit prendre appui sur la future « plateforme des données douanières de l'UE » en 2028, l’urgence de la situation a incité le Conseil à mettre en place une solution simple et transitoire en ce début d’été.

Un raz-de-marée à Bettembourg En 2025, Post Luxembourg a distribué 10 millions de colis à travers le pays, un chiffre en progression de 19 % par rapport à 2024. Un flux dynamisé par la Fast Fashion et le Fast Retail. L’Administration des douanes et accises (ADA) précise que la nouvelle réglementation européenne n’engendre « quant à elle pas d’augmentation du nombre de colis. » Du côté de l'opérateur Postal public, on confirme cette analyse. Les équipes au centre de tri de Bettembourg n'anticipent pas de surcharge physique : « Les processus de traitement et de scannage restent inchangés. Les nouvelles règles ne génèrent pas de volumes supplémentaires », indique Post Luxembourg. En réalité, cette réforme cible environ 20 % des flux entrants hors UE, des colis qui faisaient déjà l’objet de formalités douanières automatisées depuis 2021. Depuis le 1er juillet 2026, seul le montant final dû à l’arrivée évolue avec l’introduction des trois euros par type d'article. Pour l'ADA, la charge est avant tout comptable : « Les changements induits par l’abolition de

Avec un record de 10 millions de colis livrés par Post en 2025, le Luxembourg fait face à une déferlante logistique que cette nouvelle taxe de trois euros compte bien freiner. Revers de la médaille pour les consommateurs résidents : le risque de subir des frais de présentation (les frais de dossier de l’opérateur Postal) si les taxes n'ont pas été collectées par le vendeur à la source lors de la commande. Sur ce point, Post Luxembourg rappelle que ses frais de traitement pour l'accomplissement des formalités s'appliquent déjà depuis 2021 et restent inchangés. Pour s'épargner les mauvaises surprises à la livraison, l'entreprise invite les acheteurs à une vigilance accrue : vérifier le pays réel d'expédition, la valeur totale (frais de port inclus) et s'assurer que la TVA ainsi que les droits d'importation sont bien intégrés au moment du paiement en ligne. L'opérateur a d'ailleurs mis à jour son site Internet pour accompagner les clients face à ces nouvelles règles. Reste à savoir si cette hausse des coûts se traduira par une hausse des colis abandonnés par les destinataires refusant de payer à l'arrivée. Post indique qu'il est encore trop tôt pour faire des prévisions à ce sujet. Le tout s’ajoutant, pour le client, aux commissions bancaires sur les devises étrangères (yuans, dollars américains).

L’effet « tiroir-caisse » Jusqu’alors, les envois de moins de 150 euros passaient entre les mailles du filet. « Le seul changement opérationnel porte sur la franchise des droits à l’importation, laquelle se retrouve remplacée par un droit de douane forfaitaire de trois euros par article déclaré », soutient l’ADA. Le nouveau mécanisme fonctionne de la manière suivante. Le droit forfaitaire s’applique au nombre de catégories de marchandises définies par le code TARIC (un numéro à dix chiffres pour l'importation de biens hors UE) dans la déclaration et non au colis unique. Si un résident commande en ligne trois tee-shirts en coton et deux costumes en laine, il s’agit de deux catégories de marchandises pour lesquelles la « dette douanière » s’élève à six euros.

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FINANCE

Autre exemple, dans le cas où un colis contient un tee-shirt en coton, un costume en laine et une lampe de table LED, là, on dénombre trois catégories donc la taxe sera de neuf euros.

La TVA en embuscade et l’effet « cascade » À ce nouveau droit forfaitaire de trois euros s'ajoute le couperet de la TVA. Depuis 2021, elle s'applique déjà dès le premier centime sur les achats en ligne hors UE. Cependant, le grand changement de cet été réside dans le mode de calcul : la taxe à valeur ajoutée au taux normal de 17 % s’appliquera désormais sur une assiette élargie qui intègre cette nouvelle taxe douanière. Cet effet de « taxe sur la taxe » crée une inflation spectaculaire sur les microachats. Prenons l'exemple d'un gadget commandé à cinq euros. Avant le 1er juillet 2026, avec la TVA de 17 %, il coûtait 5,85 euros au consommateur. Aujourd'hui, ce même gadget prend d'abord les trois euros de droit douanier forfaitaire (soit un sous-total de huit euros), et c'est sur ce nouveau montant que la TVA est calculée. Résultat à la caisse : 9,36 euros. Pour un objet à bas coût, l'augmentation réelle frôle les 60 %, signant la fin de l'illusion des prix dérisoires sur Internet. Afin de contrecarrer la triche sur le nombre d’articles réels, l’ADA effectue des contrôles aléatoires sur le terrain en plus de l’analyse des risques électroniques, pour vérifier la conformité entre le contenu physique du colis et la déclaration en douane.

Une nouvelle opportunité pour le commerce local ? Face à cette nouvelle donne fiscale, les commerces de proximité et les enseignes luxembourgeoises verront-ils de nouvelles opportunités se créer ? En théorie, la taxe de trois euros et l’effet de cascade de la TVA suppriment l’impunité 50

tarifaire dont jouissaient jusqu’à présent les géants de l’e-commerce hors Union européenne. Pour autant, il serait naïf de croire que les cartes sont définitivement rebattues. Même surtaxé, un objet à quatre euros ou un lot de trois chemises achetées 20 euros sur Temu reste bien souvent plus abordable qu’un produit équivalent vendu dans une boutique physique, où les charges locales pèsent lourdement sur les étiquettes. Le décalage est d'ailleurs structurel. Alors que les géants asiatiques inondent le marché de millions de babioles industrielles jetables, la plateforme nationale Lëtzshop

mise sur un catalogue plus ciblé de 400 000 produits issus d'environ 400 commerces de proximité physiques. Audelà d’un alignement illusoire des prix, cette réforme pourrait freiner les achats impulsifs. Pour se différencier, les acteurs locaux devront actionner d’autres leviers que le seul critère du tarif. Le commerce luxembourgeois peut marquer des points sur plusieurs critères : la confiance, la rapidité de livraison, le service aprèsvente et la réduction de l’empreinte carbone. Reste à savoir si cette réforme se contentera de contracter le pouvoir d’achat global en ligne des résidents.

TROIS QUESTIONS À JESSIE FISCH

Federation Manager de la Luxembourg Retail Federation L’entrée en vigueur de cette taxe européenne marque la fin de l’ère du e-commerce hors UE à prix cassés. Pour les commerçants et les enseignes de détail du Grand-Duché que vous représentez, s'agit-il enfin d'une mesure concrète pour rétablir une concurrence loyale ? Oui, c'est clairement une mesure que les commerçants attendaient. Depuis plusieurs années, ils dénoncent une situation où ils doivent respecter des règles très strictes, alors que certains acteurs établis hors de l'Union européenne peuvent vendre sur notre marché dans des conditions beaucoup moins contraignantes. Les entreprises luxembourgeoises, qu'il s'agisse de petits commerces, de grandes enseignes ou de sites de vente en Septembre 2026 n°280

ligne, doivent appliquer la TVA, respecter les normes de sécurité des produits, les règles en matière de protection des consommateurs, de traçabilité ou encore les obligations environnementales. Il est donc normal que les entreprises qui s'adressent aux consommateurs européens soient soumises à des exigences comparables. Ce droit de douane de trois euros par article ne doit pas être compris comme une mesure contre les consommateurs. Son objectif est avant tout de rétablir un minimum d'équité entre les différents acteurs du marché. Il ne s'agit pas de fermer le marché européen, mais de faire en sorte que chacun joue selon les mêmes règles. Ce que requièrent les commerçants, ce n'est pas une protection particulière. Ils demandent simplement que les mêmes règles s'appliquent à tous. En revanche, il ne faut pas croire que cette mesure résoudra tout à elle


FINANCE

principales opportunités pour le commerce luxembourgeois. Les comportements d'achat évoluent sous l'effet de la digitalisation et des nouveaux modèles économiques, ce qui oblige les entreprises à adapter continuellement leur offre. Le véritable enjeu n’est donc pas d’opposer commerce physique et commerce digital, mais de permettre aux commerçants luxembourgeois d’être compétitifs dans un environnement omnicanal. La frontière entre commerce physique et commerce en ligne est aujourd'hui de plus en plus floue. De nombreuses enseignes luxembourgeoises proposent désormais une offre omnicanale combinant boutiques, sites Internet, réseaux sociaux et services de livraison.

On sait que les géants de la Fast Fashion asiatique font preuve d'une agilité extrême, notamment en ouvrant des hubs logistiques directement en Europe pour tenter de contourner ces barrières. Quelles sont vos attentes pour s'assurer que cette réglementation soit strictement appliquée sur le terrain ?

JESSIE FISCH

seule. Si les contrôles ne suivent pas, si les plateformes ne sont pas davantage responsabilisées et si les produits qui entrent sur le marché européen ne sont pas mieux contrôlés, son impact restera limité. Une concurrence loyale ne dépend pas uniquement des règles que l'on adopte, mais aussi de leur application sur le terrain.

Pensez-vous que cette hausse du prix des petits colis en ligne va réellement inciter les résidents luxembourgeois à relocaliser leurs achats de rentrée dans les boutiques physiques du pays, ou les habitudes de consommation numérique sont-elles trop ancrées ? Elle peut créer un signal, surtout pour les achats d’impulsion ou les paniers

composés de produits à très bas prix. Si le coût réel d'un achat effectué auprès d'un vendeur établi hors de l'Union européenne augmente, certains consommateurs reconsidéreront l’intérêt d’acheter localement. Le commerce national offre notamment des avantages qui comptent : le conseil, la disponibilité immédiate, la possibilité d'échanger un produit ou encore un service après-vente de proximité. Mais il faut être lucide : les habitudes numériques sont désormais bien ancrées, le commerce en ligne fait désormais partie intégrante du quotidien des consommateurs et il ne disparaîtra pas du jour au lendemain. Le « Retail Report 2025 » souligne d'ailleurs que l'évolution du commerce en ligne constitue l'un des principaux défis, mais aussi l'une des Septembre 2026 n°280

L'efficacité de cette réforme dépendra effectivement de sa mise en œuvre concrète et harmonisée dans l'ensemble de l'Union européenne. Le marché unique est l'une des grandes forces de l'Europe et il est essentiel que les règles soient appliquées de manière cohérente dans tous les États membres. C'est d'ailleurs un principe qui dépasse cette seule réforme : qu'il s'agisse des règles douanières, fiscales, environnementales, sociales ou de protection des consommateurs, leur application doit être uniforme dans toute l'Union européenne afin de garantir un véritable marché intérieur et une concurrence loyale entre les entreprises.

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QUAND LA TECHNOLOGIE S'EFFACE, LE PLAISIR DE CONDUIRE REPREND TOUTE SA PLACE ET SI LE VÉRITABLE LUXE, AUJOURD'HUI, ÉTAIT DE NE PLUS AVOIR À CHOISIR ? PLUS BESOIN D'ARBITRER ENTRE AUTONOMIE, DESIGN, SÉCURITÉ OU PLAISIR DE CONDUIRE. AVEC LA NOUVELLE VOLVO EX60, LE CONSTRUCTEUR SUÉDOIS DÉMONTRE QU'UN SUV ÉLECTRIQUE PEUT DÉSORMAIS TOUT RÉUNIR. UNE PROMESSE À DÉCOUVRIR DÈS AUJOURD'HUI CHEZ SCANDIA LUXEMBOURG.

La meilleure technologie est celle que l'on oublie Pendant longtemps, la question n'était pas de savoir si une voiture électrique était agréable à conduire. Elle l'était déjà. La vraie question était de savoir si elle pouvait s'adapter au quotidien, sans imposer de nouvelles habitudes. Aujourd'hui, cette question trouve enfin une réponse. Une grande voiture ne se résume plus à ses performances ou à son style. Elle se distingue par sa capacité à accompagner son conducteur avec évidence, sans jamais lui compliquer la vie. Avec la nouvelle Volvo EX60, chaque innovation a été pensée pour simplifier l'expérience de conduite plutôt que pour impressionner. L'innovation ne cherche plus à attirer

l'attention. Elle s'efface pour laisser place à une conduite plus fluide, plus intuitive et plus sereine.

La liberté retrouve tout son sens L'un des principaux freins à l'électrique n'a jamais été la conduite. C'était la place qu'occupait encore la batterie dans l'esprit des conducteurs. Vérifier son niveau de charge, anticiper les arrêts ou adapter son itinéraire faisaient partie du voyage. Avec une autonomie pouvant atteindre jusqu'à 810 kilomètres et une recharge permettant de récupérer jusqu'à 340 kilomètres en une dizaine de minutes sur une borne rapide compatible, la Volvo EX60 change

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PUBLIREPORTAGE

profondément cette perception. Au quotidien, cela signifie davantage de spontanéité. Les déplacements professionnels, les week-ends improvisés ou les longues escapades retrouvent leur simplicité. L'électrique ne demande plus de s'adapter à la voiture : c'est désormais la voiture qui s'adapte naturellement au rythme de vie de son conducteur.

tandis que les nombreux rangements intégrés facilitent la vie à bord. Les matériaux naturels, les finitions soignées et la lumière omniprésente créent une atmosphère apaisante. Ici, rien n'est superflu : chaque détail a été pensé pour que l'on se sente immédiatement à sa place.

La sécurité continue d'innover Cette même philosophie guide également l'approche de Volvo en matière de sécurité. Depuis près d'un siècle, la marque fait de la protection des occupants sa signature. Avec la EX60, elle franchit une nouvelle étape. Le SUV inaugure notamment une nouvelle ceinture de sécurité multi-adaptative, capable d'ajuster son fonctionnement selon la morphologie de l'occupant et les caractéristiques de l'accident. Associée à un ensemble de capteurs, de caméras et de systèmes d'analyse en temps réel, elle contribue à une protection toujours plus intelligente et personnalisée. Une innovation fidèle à la philosophie de Volvo : protéger sans jamais compliquer l'expérience de conduite.

Quand la voiture comprend vraiment son conducteur La EX60 est également la première Volvo à intégrer Google Gemini, la nouvelle intelligence artificielle développée par Google. Demander un restaurant bien noté sur son itinéraire, retrouver l'adresse d'un hôtel dans ses e-mails, envoyer un message sans quitter la route des yeux ou préparer un futur voyage : Gemini comprend des demandes formulées naturellement, sans imposer de commandes vocales prédéfinies. L'interaction devient plus fluide, presque instinctive. L'interface répond instantanément, la navigation gagne en réactivité et les mises à jour à distance permettent au véhicule d'évoluer au fil du temps. Ici encore, la technologie accompagne le conducteur avec discrétion.

Quand la technologie s'efface, le plaisir de conduire reprend toute sa place La EX60 ne s'adresse pas uniquement aux convaincus de la mobilité électrique. Elle séduira aussi celles et ceux qui passent beaucoup de temps au volant, alternent rendez-vous professionnels et escapades le weekend, recherchent un SUV premium capable d'accueillir confortablement toute la famille sans renoncer au design ni aux technologies les plus avancées. Visible dès aujourd'hui chez Scandia Luxembourg, la nouvelle Volvo EX60 est à découvrir en concession. Parce que certaines innovations se comprennent mieux au volant, le meilleur moyen d'apprécier son design, son confort et son intelligence embarquée reste encore de prendre le volant.

L'élégance scandinave, jusqu'au moindre détail Chez Volvo, le design ne cherche pas à suivre les tendances. Il privilégie des lignes intemporelles, des proportions équilibrées et une élégance qui traverse les années. La EX60 pousse cette philosophie encore plus loin. Dès le premier regard, la EX60 affirme son identité. Son dessin épuré, ses proportions équilibrées et sa silhouette élancée traduisent parfaitement l'élégance scandinave qui caractérise Volvo. À bord, le minimalisme scandinave prend tout son sens. Conçu comme un véritable SUV familial cinq places, l'habitacle offre une généreuse sensation d'espace grâce à son empattement allongé et à son plancher plat. Le coffre spacieux accompagne aussi bien les trajets du quotidien que les départs en vacances,

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NEWS

Société BUREAUX : un marché sous pression Selon JLL, le marché des bureaux au Luxembourg a nettement ralenti au premier semestre 2026 sous l’effet d’un contexte économique et géopolitique incertain. La demande recule fortement, avec une baisse de 50 % des surfaces occupées et des transactions de plus petite taille. Malgré ce ralentissement, le taux de vacance reste très faible (3,6 %), faute de nouvelles livraisons importantes, ce qui continue de soutenir la hausse des loyers, notamment dans les quartiers les plus recherchés. JLL souligne que les loyers « prime » atteignent un nouveau record au centre-ville, tandis que la Cloche d’Or, la Gare et le Kirchberg affichent désormais des niveaux comparables. Le marché de l’investissement est également en recul au premier semestre.

LE LUXEMBOURG ENTRE DANS LE TOP 10 MONDIAL Selon l'Indice mondial de connectivité Internet 2026, réalisé par les chercheurs de Saily, l'application eSIM de voyage de NordVPN, le Luxembourg se hisse à la 9e place sur 97 pays évalués. L'étude analyse quatre critères : la qualité de la connexion Internet, la cybersécurité, la liberté d'accès au réseau et son accessibilité financière. Le Grand-Duché gagne 17 places en un an, passant de la 26e à la 9e position. Il se distingue notamment par la qualité de son Internet, classée 9e au monde, et par une solide liberté d'accès. En revanche, le coût de la connexion reste son principal point faible. Ce résultat confirme les progrès du Luxembourg en matière d'infrastructures numériques.

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NEWS

La Vollekskichen, bien plus qu’un repas À Bonnevoie, la Vollekskichen ne se contente pas de servir des repas à prix abordable. Le restaurant social du CNDS s’impose aussi comme un véritable lieu de rencontre et de convivialité. Une récente enquête menée auprès de 96 clients révèle que 52 % d’entre eux le considèrent comme un espace de rencontres, tandis que 22 % y viennent pour rompre la solitude. Depuis janvier, plus de 10 500 repas ont déjà été servis, à près de 87 personnes par jour. Fidèle et diverse, la clientèle apprécie avant tout les prix accessibles et la qualité des produits. Ouverte à toutes et à tous, sans distinction de revenus, la Vollekskichen cultive ainsi sa vocation : proposer un repas complet à sept euros, tout en favorisant la mixité sociale et le lien humain.

VOYAGER L’ESPRIT plus léger Depuis le 1er juillet, Foyer Assurances est le nouveau partenaire assurance voyage de Luxair. Désormais, les passagers peuvent souscrire une couverture optionnelle directement lors de la réservation de leur vol. Annulation, retard, assistance médicale, rapatriement ou encore bagages et appareils électroniques : l’offre couvre les principaux imprévus liés au voyage. La gestion des sinistres se veut, elle aussi, simplifiée et entièrement digitalisée via l’application MyFoyer. Disponible en six langues, cette nouvelle solution entend répondre aux besoins d’une clientèle internationale. Pour les deux entreprises luxembourgeoises, ce partenariat poursuit un même objectif : rendre l’expérience de voyage plus simple, fluide et rassurante, dès la réservation.

Demandez Angela, en toute discrétion Se sentir en danger, vulnérable ou victime de harcèlement sans savoir vers qui se tourner : l’initiative « Ask for Angela » entend changer la donne au Luxembourg. Désormais déployé dans dix établissements et lors de la Pride, ce dispositif permet de demander discrètement de l’aide au personnel formé, sans devoir expliquer immédiatement sa situation. Il suffit de « demander Angela » pour être conduit dans un endroit calme et bénéficier d’un soutien adapté. Plus de 100 employés et 86 bénévoles de la Pride ont déjà suivi la formation. Accessible à tous, quels que soient l’âge ou le genre, le dispositif ambitionne de s’étendre à d’autres lieux, notamment aux commerces et aux hôtels, afin de renforcer la sécurité dans l’espace public.

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INTÉRIEUR

L’architecture durable n’est plus un sujet de niche. Elle s’impose désormais comme une priorité pour une partie des professionnels du secteur. Ce concept englobe les bâtiments et, plus largement, toutes les constructions pensées pour durer dans le temps, en intégrant pleinement les enjeux écologiques, économiques et sociaux. Face au réchauffement climatique et à l’évolution des réglementations, le Luxembourg a fait de la construction durable l’un des axes majeurs de sa transition énergétique. Bâtiment quasi autosuffisant, bureau d’architecture tourné vers l’économie circulaire… Rencontre avec les structures qui imaginent le futur vert de la construction au Grand-Duché. Rédaction : Margot Houget

L’Äerdschëff, laboratoire vivant de l’autosuffisance Nommé aux Luxembourg Architecture Awards 2026, l’Äerdschëff est un bâtiment pionnier au Grand-Duché, inspiré des Earthships. Situé à Redange, il a été construit à partir de matériaux recyclés, tels que des pneus usagés et des terres locales. Bioclimatique et quasi autosuffisant, il combine isolation naturelle, production d’énergie solaire et récupération des eaux de pluie. Il est considéré comme le premier bâtiment public de ce type dans le monde. « Mais ce qui fait sa singularité, c’est qu’il n’est pas seulement un objet architectural, mais aussi un lieu habité par des usages, des apprentissages et des projets citoyens », relève Vincent Tam, chargé de communication et marketing à l’Äerdschëff. Car oui, plus qu’une simple construction durable, cet espace est un véritable laboratoire vivant ouvert aux visiteurs. Il accueille régulièrement des visites guidées, des ateliers, des formations et des événements participatifs. 56

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L’éco-village aux abonnés absents Contrairement à la France, à l’Allemagne ou à la Belgique, le Luxembourg ne compte aucun éco-village sur son territoire. Envisagés comme une piste pour l’habitat de demain, ces espaces de vie reposent sur des principes écologiques, d’autosuffisance et de cohésion sociale. « Ce type d’initiative a clairement sa place au Luxembourg, mais probablement sous une forme adaptée à notre territoire. Nous n’avons pas forcément besoin de copier le modèle du “village autonome” tel qu’il existe ailleurs. Le Luxembourg est petit, dense, très interconnecté, avec de fortes pressions foncières et une grande diversité de communes. Cela appelle plutôt des réseaux de lieux résilients, reliés entre eux, que des îlots autonomes isolés », analyse Vincent Tam. Contrairement à un habitat partagé ou à une résidence en éco-village, l'Äerdschëff n'est pas un lieu d'habitation permanent. Il s'agit d'un laboratoire vivant où citoyens, écoles, chercheurs et partenaires expérimentent des solutions lowtech et des approches concrètes de la bifurcation écologique. Dans le même esprit, le tiers-lieu Facilitec et le réseau CELL (Citizens for Ecological Learning and Living) contribuent aussi à promouvoir la transition écologique locale.

Le cadre légal passe au vert Depuis le 1er janvier 2017, au Luxembourg, toute nouvelle construction résidentielle doit respecter la norme NZEB (bâtiment à énergie quasi nulle). Cette obligation s’inscrit dans le cadre de la directive européenne 2010/31/UE relative à la transition écologique du secteur immobilier. En parallèle, la législation luxembourgeoise relative à la gestion des déchets impose d’intégrer la prévention dès la conception des projets architecturaux. Cette approche vise à privilégier le réemploi des matériaux, le recyclage et la valorisation afin de limiter l’impact environnemental et promouvoir l’économie circulaire. L’Äerdschëff asbl constate en effet des progrès en matière d’architecture durable dans le pays. « Les questions d’efficacité énergétique, de matériaux biosourcés, de circularité, de réemploi ou de rénovation écologique sont beaucoup plus présentes qu’il y a quelques années », observe Vincent Tam.

Une nouvelle ligne directrice pour les bureaux d’architecture Au Grand-Duché, les cabinets d’architecture intègrent progressivement les enjeux de durabilité, à l’image de 57


INTÉRIEUR

« Un bâtiment s’inscrit toujours dans un écosystème plus large : comment il est habité, chauffé, entretenu, relié aux mobilités, à l’alimentation, à l’éducation, aux savoirfaire locaux et aux formes de solidarité », détaille Vincent Tam. « Cela implique donc de penser les lieux comme des espaces communautaires de collaboration », ajoute-t-il.

Les questions d’efficacité énergétique, de matériaux biosourcés, de circularité, de réemploi ou de rénovation écologique sont beaucoup plus présentes qu’il y a quelques années. L’architecte Maud Wiatrak insiste, quant à elle, sur le rôle des autorités et du financement dans la réussite de cette transition. « Il faut aussi une volonté des pouvoirs publics pour que la ville soit durable. Parce que l’architecture ne peut pas, à elle seule, rendre une ville plus écologique. » Les défis restent donc nombreux, entre contraintes techniques, réglementaires, structurelles, de sécurité ou encore d’accessibilité. Ils traduisent néanmoins une évolution de fond : celle d’une architecture qui intègre désormais pleinement les enjeux de durabilité.

Landewyck la nouvelle tour ©Landimmo

BELVEDERE Architecture S.A., qui privilégie la rénovation, la réhabilitation et la transformation de l’existant, plutôt que la démolition du bâti. Cela demande une réflexion sur le long terme, dès les premières étapes du projet. « On a récemment terminé la reconversion de la fabrique de tabac Heintz Van Landewyck en bureaux. On a conservé le bâtiment existant et ses qualités, y compris certains sols. Au niveau de la façade, on a, par exemple, remplacé les fenêtres, mais gardé les ouvertures et leur aspect d’origine », décrit minutieusement l’architecte Maud Wiatrak. D’autres paramètres sont également intégrés dans les nouveaux chantiers afin d’adapter les infrastructures au changement climatique, comme la végétalisation des bâtiments, l’enveloppe thermique, l’isolation, les systèmes d’ombrage, le choix des couleurs ou encore l’orientation des constructions.

Construire autrement, un défi majeur Selon la vision portée par l’Äerdschëff, la construction durable ne peut être pensée comme un sujet isolé. 58

Landewyck interieur ©WEIDart-Landimmo

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Plus qu’un showroom, Living Rock City est un lieu où les projets prennent vie Mobilier iconique, décoration raffinée, pièces d’exception et signatures incontournables composent un univers où créativité, élégance et savoir-faire se rencontrent. Nos conseillers et architectes d’intérieur sont à votre disposition pour repenser vos espaces, vous accompagner dans vos projets et donner vie à vos idées. Venez avec vos plans, nous imaginons la suite ensemble.

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FOCUS

LE LUXE DISCRET DES SERVICES À DOMICILE AU LUXEMBOURG Derrière les portes des propriétés du Grand-Duché, tout un écosystème de professionnels veille à ce que ces demeures soient impeccablement entretenues et parfaitement organisées. Gouvernants, concierges, gardiens, chefs à domicile ou encore aides-ménagères œuvrent en toute discrétion au sein des résidences, où le savoir-être constitue une qualité essentielle pour évoluer dans l'intimité des foyers. Plusieurs entreprises luxembourgeoises ont fait de ces métiers leur spécialité en proposant des prestations sur mesure assurées par un personnel de maison hautement qualifié. Immersion dans les coulisses d'un luxe discret au service des plus fortunés. Rédaction : Margot Houget

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Les agences de services à domicile Une simple recherche sur Internet suffit pour voir apparaître plusieurs sociétés spécialisées dans les services à domicile au Luxembourg. « On observe une demande vraiment frémissante d’année en année », note Anne-France Landrin-Lesaffre, Head of Premium Sales & Recruitment chez Privilege Services. « L’agence de référence en matière de personnel haut de gamme au Luxembourg », également fournisseur de la Cour, a été créée en 2012 par Ludivine FuchsDidelot. L’entreprise naît d’une problématique personnelle, vécue par la CEO : celle de trouver une aide à domicile fiable et compétente lors de son arrivée au Grand-Duché. Au cours de la même période, Thuy Gattaux fonde Home Services Lux, une agence spécialisée dans les services d’aide à domicile. Elle constate alors que « de nombreuses familles expatriées vivent loin de leur entourage et ne disposent pas toujours d’un réseau familial sur lequel s’appuyer. À cela s’ajoutent des rythmes professionnels souvent très soutenus, avec des parents travaillant tous les deux à temps plein. »

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Le soir, parfois, je rentre épuisée, mais je me dis que j'ai apporté quelque chose dans la journée de ce monsieur.

Gouvernant(e) d’enfants ou de maison, aide-ménagère, nourrice, dame de compagnie, chef(fe) cuisinier(ère), gardien(ne), concierge, chauffeur(se), jardinier… La palette de services proposée est particulièrement large, chaque entreprise mettant à disposition des profils spécialisés dans divers domaines d’expertise. « Les demandes concernent principalement l’entretien du domicile, mais nous observons également un besoin pour des profils plus polyvalents et autonomes, capables de prendre en charge plus largement l’organisation d’une maison », remarque Thuy Gattaux, fondatrice et gérante de Home Services Lux. De son côté, Privilege Services indique accompagner les plus grandes propriétés du Luxembourg, en s’appuyant notamment sur son équipe de gouvernantes salariées, mise à la disposition de familles clientes. Au cours des dernières années, la société a pu constater une hausse de la demande pour les gouvernants senior, dont le rôle est d’aider une personne âgée dans son quotidien, lui permettant ainsi de rester à son domicile.

Nathalie Bonnoris, gouvernante senior « J'ai fait une reconversion professionnelle. J'ai travaillé 26 ans dans le domaine du secrétariat et, en parallèle, je me suis occupée de mon grand-père et de ma belle-mère. Ça a été comme une évidence pour moi de devenir gouvernante senior. J'ai suivi une formation d'accompagnement pour les personnes âgées et j'ai ensuite rejoint Privilege Services. Cela fait maintenant un an que je suis engagée dans une famille privée. Je travaille à temps plein chez un monsieur.

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FOCUS

Il a 85 ans et il est atteint de la maladie d'Alzheimer. Je m'occupe vraiment un peu de tout. Je l'emmène à ses rendezvous : podologue, kiné, coiffeur… Le matin, je vais chercher les journaux. Ensuite, je lis le journal avec lui à table et on en rigole. C'est quelqu'un qui aime bien plaisanter. Tant qu'il peut encore se déplacer, j'essaie de le faire sortir. À midi, je cuisine et je mange avec lui. Il aime le sport, donc j'ai dû m'y mettre un peu aussi. Je m'occupe également de l'habillage et de la toilette quand il en a besoin. On a même un petit rituel. Tous les samedis, c’est le traditionnel pain-saucisse. Ça se passe vraiment très bien avec ce monsieur. Mes journées sont rythmées par lui et ses besoins. J'ai donc des horaires assez flexibles.

monsieur. Voir qu’il a souri, rigolé… J'adore ce métier. C’est magique. »

Avec la maladie, il y a des choses dont il ne veut plus entendre parler, comme le mot « poulet ». Si je lui dis que j’en cuisine, il ne va pas le manger. La dernière fois, j'avais préparé des filets de poulet marinés. Il m'a demandé ce que c'était. Je lui ai répondu : "De la volaille". Et il a tout mangé. J'ai trouvé ça très marrant. Parce que c'est exactement la même chose. Mais le fait que le mot ne soit pas le même, ça devient tout de suite très bon. Les principales difficultés surviennent quand le passé revient. Il faut arriver à gérer ça. Il lui est déjà arrivé de me demander si ses parents venaient manger. Je ne peux pas lui dire qu'ils sont décédés. J'imagine le choc que ça pourrait lui faire. Donc, il faut jouer un petit peu. Je lui réponds : "Non, non, ils ne viennent pas aujourd'hui. On mange juste nous deux. C'est bien aussi."

Aurore Thomas, cheffe privée à domicile

Je suis régulièrement en contact avec ses enfants. Je les préviens quand il y a quelque chose de particulier. Ils ne restent jamais sans nouvelles. Je fais finalement le lien entre la personne et sa famille. Il y a un côté très humain dans ce métier, de pouvoir être là, et ne pas laisser la personne seule, sans la moindre interaction. Le soir, parfois, je rentre épuisée, mais je me dis que j'ai apporté quelque chose dans la journée de ce 62

Le soir, parfois, je rentre épuisée, mais je me dis que j'ai apporté quelque chose dans la journée de ce monsieur.

« De base, j’ai un diplôme de professeure de langues et, depuis maintenant trois mois, je travaille comme cheffe privée et traiteur à temps complet. C’est vraiment tout récent. Mon but est de développer le côté chef à domicile dans la haute gastronomie. J’ai suivi une formation en alternance à l’IFAPME en Belgique. Quand on est chef privé, on vient cuisiner directement chez les gens. On ne livre pas un produit fini ou semi-fini en les laissant se débrouiller. On arrive, on cuisine, on dresse les assiettes, on sert... Ce que j’aime dans le métier de chef privé, c’est concevoir les menus à la demande. Il faut savoir s’adapter à différents publics. On peut aussi bien préparer du sucré que du salé. Je suis référencée sur des plateformes où les clients peuvent chercher un chef à domicile. Lorsqu’on quitte un lieu, il ne doit rester aucune trace de notre passage. La cuisine est rangée, tout est nettoyé et le client a bien mangé. J’apporte mon matériel avec moi. Ma voiture, c’est un énorme cargo de transport. Je viens avec mes casseroles, mes poêles, mes ustensiles… Bref, avec tout ce Septembre 2026 n°280

qu’il faut, en fonction de la demande. Récemment, j’ai cuisiné pour un groupe d’amis composé de huit Russes. Lors de la réservation, le monsieur m’avait prévenu qu’ils avaient un très grand appétit. Je lui ai répondu : "D’accord, je vais adapter mes portions." Ils avaient choisi quatre mises en bouche, une entrée, un plat et un dessert. En voyant arriver les convives, qui étaient tous très sveltes, je me suis demandé où ils allaient pouvoir mettre toute cette nourriture. Après les mises en bouche, ils ont déjà dit : "Il va falloir qu’on fasse une pause." À la fin du repas, le monsieur a ouvert son bouton et m’a affirmé : "Je n’en peux plus." J’avais réussi ma mission. Chez nous, on dit qu’ils se sont "fait péter le caisson". Ils ont vraiment dépassé leurs limites stomacales ! Cela m’a impressionnée, je n’avais encore jamais vu des personnes manger autant. Je dirais que le plus difficile, ce sont les demandes de dernière minute. On a envie de faire plaisir, mais on sait qu’au niveau du timing, ça risque d’être compliqué. Moi, par exemple, je suis maman d’un petit garçon de quatre ans. Mon mari est indépendant. On a tous les deux des vies de fou.

Françoise Delcorde, gouvernante de maison « J’ai actuellement 56 ans et j’ai toujours été une personne avec le sens de l’hospitalité et du service. J’ai commencé ma carrière dans l’hôtellerie, puis j’ai travaillé pendant 16 ans pour la société Hewlett-Packard, où j’étais déjà en lien avec une clientèle haut de gamme. J’ai ensuite décidé de changer de carrière pour devenir majordomegouvernante. Aujourd’hui, cela fait dix ans que j’exerce ce métier. Je cherchais une activité professionnelle qui ne soit pas routinière, avec des possibilités d’évolution et, surtout, qui me permette de ne plus être assise dans un bureau. Lorsque j’ai eu ma propre maison, je me suis rendu compte que j’aimais bien tout ce qui était lié à l’entretien et à la


gestion d’une habitation. J’avais entendu parler d’une école de majordome en Belgique, que j’ai fini par intégrer. Dans toutes les propriétés que l’on prend en charge, il faut d’abord établir une routine d’entretien et de nettoyage : quotidienne, hebdomadaire, mensuelle et saisonnière. Sur la base de cette routine, on s’adapte aux besoins de la famille, en termes de transports, repas et activités. Il faut gérer les priorités du moment et surtout les imprévus, car il y en a toujours. L’équipe "classique" se compose généralement d’une gouvernante, d’une personne qui s’occupe du ménage, parfois un cuisinier, une nounou, un homme à tout faire et un chauffeur. Certains membres du personnel ont parfois un caractère fort ou des habitudes bien ancrées. J’aime bien dire qu’il faut savoir gérer avec une main de fer dans un gant de velours. Et surtout, il faut énormément communiquer, savoir prendre des décisions, faire preuve de leadership et ne pas hésiter à aider les autres. C’est ce qui crée un véritable esprit d’équipe. Au final, c’est toujours la gouvernante principale ou le majordome qui tranche. Je travaille toujours pour une seule famille, mais ce qui peut arriver, c’est qu’elle possède plusieurs propriétés. Par exemple, des gens qui vivent au Luxembourg et qui ont une résidence sur la côte belge ou la Côte d’Azur. Dans ce cas, il faut souvent précéder la famille pour ouvrir la résidence. De bons souvenirs, j’en ai beaucoup. Quand je découvrais encore le métier, j’adorais préparer les réceptions. Il m’arrivait d’aller chez le fleuriste, de concevoir les arrangements floraux moi-même, d’accueillir les fournisseurs, de dresser la table, puis de me changer pour servir la famille. Si vous manquez de loyauté ou de discrétion, vous risquez de perdre votre emploi et, j’ai envie de dire, d’être blacklisté. Les erreurs liées à la confidentialité sont sans doute les pires que l’on puisse commettre. Par exemple, si l’on me demande de préparer des valises, je ne me permettrai jamais de demander : "Mais où allez-vous ?". Pour l’anecdote, j’ai un jour commis une gaffe lorsque je sortais chercher le courrier. Il y a eu un coup de vent et j’ai entendu la porte claquer derrière moi. Je me suis retrouvée dehors, en chemise, enfermée sans les clés. Je me suis demandé ce que j’allais bien pouvoir faire. Madame, je ne savais pas quand elle rentrait. Monsieur était à Paris. Heureusement, j’avais cette discipline de toujours garder mon téléphone avec moi. J’ai appelé Monsieur. Il savait que je n’allais pas le déranger pour n’importe quoi. J’ai dû lui expliquer la situation. Heureusement, ce que j’ignorais, c’est qu’il pouvait ouvrir les portes du garage à distance depuis son téléphone. Après cet épisode, je ne suis plus jamais sortie par cette porte. »

À la rentrée, les langues aussi entrent au programme !

Depuis plus de 30 ans au Luxembourg, Inlingua accompagne enfants, adultes et entreprises dans l’apprentissage des langues, avec une méthode reconnue dans plus de 300 centres à travers le monde. La méthode inlingua® privilégie l’immersion et la pratique : on écoute, on échange et on prend la parole dès les premières séances, accompagné par des formateurs natifs ou bilingues.

Place aux plus jeunes ! Jeux, interactions et mises en situation leur permettent de progresser naturellement, de gagner en confiance et surtout de prendre plaisir à apprendre.

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BUSINESS

Le « Reverse mentoring » :

QUAND L’INTELLIGENCE CIRCULE ENTRE LES GÉNÉRATIONS À l’heure du développement toujours plus rapide de l’IA et d’une quête de sens partagée par les différentes couches de l’entreprise, le « reverse mentoring » (mentorat inversé, en français) est bien plus qu’une béquille technologique. Pourtant, au GrandDuché, la pratique peine encore à se développer, souvent freinée par la culture du statut et de l’ego managérial. Loin du cliché du jeune « digital native » prodiguant un cours d’informatique à un senior dépassé, cet outil se révèle être un puissant levier RSE pour briser les silos hiérarchiques et combattre l’âgisme. Rédaction : Aude Forestier

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BUSINESS

Théorisé dans les années 90 par Jack Welch, PDG de General Electric, le concept de « reverse mentoring » encourage le rapprochement entre les dirigeants et les réalités technologiques et culturelles des jeunes générations. Depuis lors, cette pratique s’est largement répandue dans les sociétés confrontées à la transformation digitale. De nos jours, elle prend une résonance particulière face à la déferlante de l’intelligence artificielle générative. Priscilia Talbot, Project Manager - Charte de la Diversité Lëtzebuerg chez IMS Luxembourg, pose un constat sans filtre : sur plus de 370 entreprises signataires de la Charte de la Diversité au Grand-Duché, le mentorat classique reste la norme. Le « reverse mentoring » demeure exceptionnel. « Le mentoring au sens premier du terme (…) est très répandu. En revanche, le reverse mentoring, beaucoup moins. Je ne suis même pas sûre que les entreprises l’identifient comme un outil RSE », dit-elle. Aujourd’hui, « cela va plutôt être marqué comme un outil de formation ». Béatrix Charlier, experte du management intergénérationnel et fondatrice de Temp'Operandi – P'OP, abonde dans le même sens. Il reste encore « relativement marginal dans sa forme structurée ». Pourtant, « le besoin est bien réel. L’arrivée de l’IA générative bouleverse profondément les rapports au savoir dans l’entreprise. Pour la première fois, l’expertise peut devenir obsolète très rapidement et un collaborateur junior peut, sur certains sujets, avoir une longueur d’avance sur un dirigeant expérimenté ».

La mobilisation des talents La Banque européenne d’investissement (BEI) fait figure d’exception culturelle. Comme l’affirme Marlies Brouwer, Diversity, Equity and Inclusion Leader : « Nous étions un peu en avance sur notre temps à l'époque, au Luxembourg. Nous avons commencé en 2022 avec des programmes consacrés au handicap et à la neurodiversité, puis nous nous sommes progressivement tournés vers d’autres domaines. » En fin de compte, le concept de « reverse mentoring » va au-delà du simple transfert technique unilatéral. Béatrix Charlier préfère parler de « circulation des intelligences » plutôt que d'une simple inversion des rôles. « Le dirigeant possède l’expérience, la vision systémique, la connaissance du métier et des organisations. Le junior peut apporter de nouveaux usages, d’autres codes, une capacité d’expérimentation et un regard différent sur le monde », souligne-t-elle. Le véritable enjeu est de créer les conditions d’un apprentissage réciproque. L’IA a mis un coup d’accélérateur sur ce besoin. Cependant, le sujet dépasse largement la technologie. « Il touche à la capacité d’une organisation à reconnaître et à mobiliser les talents, quel que soit le niveau hiérarchique. »

Un échange réciproque Ce mentorat inversé permet de briser le mythe du junior forcément « geek » et du senior complètement dépassé par la technologie. La réalité diffère parfois des clichés. « On assume que les personnes les plus jeunes sont des digital natives (...) et que ça en fait de fait des experts et expertes. Or la réalité est complètement différente (...) ce n'est pas parce qu'on est jeunes qu'on sait utiliser Excel », rappelle Priscilia Talbot. Au sein du groupe BEI, l’apprentissage est considéré comme un échange réciproque. D’après Marlies Brouwer, les jeunes collègues apportent souvent des connaissances précieuses sur des sujets tels que l’intelligence artificielle et les outils numériques, mais aussi de nouvelles méthodes de travail. Quant aux cadres supérieurs, ils apportent davantage « en matière de réflexion stratégique, d’expérience professionnelle et de connaissance de l’organisation. Encore une fois, c’est un échange réciproque. » Face à la guerre des talents qui fait rage actuellement au Luxembourg, valoriser les compétences des juniors dès leur arrivée en leur donnant un rôle de mentor est un levier efficace pour leur rétention et l'engagement des équipes. À condition de ne pas en faire un gadget de communication ou un rôle artificiel. Selon Béatrix Charlier, les nouvelles générations veulent pouvoir contribuer rapidement. Elles acceptent difficilement l’idée qu’il faudrait attendre plusieurs années avant d’avoir une voix ou un impact. « Reconnaître dès leur arrivée une compétence réelle et leur permettre de la transmettre peut être extrêmement valorisant. Cela change leur place dans l’organisation : ils ne sont plus seulement là pour apprendre, ils sont aussi là pour contribuer », assure-t-elle.

Le « geek » n’est pas forcément celui que l’on croit Toutefois, un junior ne doit pas être réduit à celui qui maîtrise les réseaux sociaux et les intelligences artificielles génératives. Comme le rappelle l’experte du management intergénérationnel, il possède, comme tout collaborateur, une combinaison singulière de talents et d’intelligences. « Le véritable levier de rétention est de permettre à une personne de comprendre rapidement : quelle est ma place ici, qu’est-ce que j’apporte et comment puis-je évoluer ? ». Désormais, la fidélisation des employés ne repose plus sur la promesse d’une carrière à long terme, mais sur la capacité de l’entreprise à donner à chacun une place utile, visible et évolutive. Le « reverse mentoring » ne serait-il pas un outil RSE contre l’âgisme ? Nathalie Schroeder, chargée de projets - New Tech

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adaptation for Companies, répond par l’affirmative. « Tant qu'on prend une mesure de reverse mentoring accompagnée d'une sensibilisation sur les stéréotypes d’âge et l'âgisme, ça peut être un très bon outil RSE (...) pour lutter contre ces stéréotypes-là. » Il est aussi primordial de définir un but clair. « C'est très important (...) de définir un but clair : pourquoi est-ce qu'on veut appliquer du reverse mentoring ? Il faut des objectifs clairs et une période définie pour pouvoir mesurer les résultats », ajoute-t-elle.

Accepter les bouleversements Que l’on soit d’un côté ou de l’autre de sa vie professionnelle, il existe une convergence des attentes sur la flexibilité. « Les jeunes arrivent avec ces envies-là de travailler pour vivre (...) quand les générations sortantes ont besoin de plus de flexibilité pour leur vie de famille », affirme Priscilia Talbot. Marlies Brouwer souligne de son côté que les jeunes veulent avoir la possibilité d'apporter leur contribution. « Ils veulent avoir un excellent responsable. Ils veulent apprendre et avoir un impact. » Le rôle du « reverse mentoring » n’est pas d’expliquer aux dirigeants comment fonctionne la « génération Z ». Une génération n’est jamais homogène, selon Béatrix Charlier. En revanche, pour elle, le dialogue intergénérationnel permet de faire remonter des changements profonds dans le rapport au travail : « L’exigence de cohérence, la recherche d’impact, le besoin de comprendre à quoi l’on contribue et le refus croissant de séparer totalement les valeurs personnelles de la vie professionnelle. » Sur les sujets RSE et ESG, les jeunes générations jouent souvent un rôle de révélateur. Elles posent parfois plus directement une question essentielle : « Est-ce

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que ce que nous faisons est cohérent avec ce que nous affirmons ? C’est une question très saine pour les organisations », commente-t-elle. Implémenter le mentorat inversé implique des bouleversements. Le premier frein est la croyance qu’un dirigeant doit savoir. « Or, aujourd’hui, la véritable compétence d’un leader est de plus en plus sa capacité à apprendre, à questionner et à créer les conditions pour que les intelligences présentes dans son organisation puissent s’exprimer », pointe Béatrix Charlier.

L’art de trouver le bon « match » La question de l’ego existe. Cependant, le « problème est plus profond », avance l’experte. Elle estime que beaucoup de dirigeants ont été construits dans des modèles où leur légitimité reposait sur leur expertise et leur capacité à apporter des réponses. « Se placer en posture d’apprenant peut donc toucher directement à leur identité professionnelle. » La solution n’est pas de leur demander artificiellement de devenir « élèves » de leurs juniors. « Il faut construire une relation dans laquelle chacun connaît sa valeur et son apport. » Le « reverse mentoring » permet de casser les freins hiérarchiques. Des personnes plus âgées peuvent avoir du mal à accepter qu'une personne plus jeune leur apprenne quelque chose. « Ce que j'entends aussi beaucoup, ce sont des personnes plus jeunes qui se sentent mal à l'aise d'aller apprendre quelque chose à quelqu'un de plus âgé », éclaire Priscilia Talbot. Le secret de la réussite se trouve sans doute dans l’adéquation des profils. Il faut créer des complémentarités

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« conscientes » en identifiant les talents présents dans l’organisation et en les faisant matcher de manière pertinente. « Lorsque chacun comprend ce qu’il apporte à l’autre, la relation devient beaucoup plus équilibrée », appuie Béatrix Charlier. Marlies Brouwer le confirme : « On ne peut pas simplement mettre deux personnes au hasard ensemble et leur dire : “Allez-y, lancezvous.” Le mentorat fonctionne lorsqu’il y a de la confiance, de la curiosité et un véritable lien entre les personnes. »

ON NE GÈRE PAS UNE GÉNÉRATION. ON GOUVERNE UN COLLECTIF. La gouvernance d’un collectif Le leadership de demain ne consiste pas à tout savoir. D’après la fondatrice de P'OP, il consiste à savoir où se trouvent les intelligences, dont l’organisation a besoin et à les mettre en mouvement. L’intergénérationnel est une question de gouvernance. Une entreprise performante demain sera celle qui saura combiner l’expérience, la mémoire, la capacité d’innovation, les nouvelles compétences et les différents niveaux de conscience présents dans son organisation. « On ne gère pas une génération. On gouverne un collectif. » Et comme le dit Marlies Brouwer : « L'apprentissage se produit lorsque différentes générations se rencontrent et partagent leurs expériences et leurs points de vue. »


Détails des visites guidées gratuites (DIM à 15h) et du programme-cadre sur konschthal.lu

Konschthal Esch 29, boulevard Prince Henri L-4280 Esch-sur-Alzette info@konschthal.lu

konschthal.lu

RUIN ECHOES Ruin Echoes réunit des artistes européens et internationaux autour du thème de la ruine envisagée non comme vestige nostalgique, mais comme espace d’exploration critique. L’exposition aborde la ruine comme un lieu de tension — matérielle, symbolique et politique — et interroge l’entropie, ce processus inévitable de désordre qui affecte structures, régimes et mémoires. À travers divers médiums (film, sculpture, installation, photographie), les artistes adoptent une approche analytique du fragmentaire, attentive aux traces et aux absences. Ruin Echoes propose de voir les ruines non comme des fins, mais comme des débuts possibles, porteurs de nouveaux récits et d’imaginaires futurs.

Photo : Incendie de Notre-Dame de Luxembourg le 5 avril 1985, Lé Siebenaler© Photothèque Ville de Luxembourg

24.10.2026 - 14.02.2027 Entrée libre MER 11h - 18h JEU 11h - 20h VEN/SAM/DIM 11h - 18h LUN/MAR fermé


SAVE THE DATE

Agenda culturel DE SEPTEMBRE

10.09

Théâtre

ARIANNE, UN PAS AVANT LA CHUTE

12.09

Danse

HORS CIRCUITS | AEROWAVES

Entre concert, cinéma et théâtre, Arianne, un pas avant la chute retrace le destin d'une star mondiale du pop rock confrontée à un événement qui a bouleversé sa carrière. Invitée d'une émission consacrée aux grandes légendes de la musique, la chanteuse tente de reconstituer les souvenirs de son ultime concert et de comprendre ce qui s'est réellement produit. Imaginée par Thomas Gendronneau, cette création réunit sept interprètes dans une mise en scène où chansons, images et narration s'entremêlent pour revisiter le mythe d'Ariane sous un regard contemporain. Un spectacle ambitieux qui explore la célébrité, la mémoire et les fragilités de ceux qui vivent sous les projecteurs.

Le TROIS C-L accueille une nouvelle étape du réseau européen Aerowaves, dédié à l'émergence de la danse contemporaine. Cette soirée réunit deux créations singulières qui explorent le corps, le mouvement et les émotions sous des regards complémentaires. Avec Waterkind, les chorégraphes et interprètes suédois Joanna Holewa Chrona et Yared Tilahun Cederlund imaginent un dialogue sensible entre deux corps, inspiré par les mouvements et la fluidité de l'eau. En seconde partie, la chorégraphe belge Anna Karenina Lambrechts présente From Gravity To Grace, une œuvre intime où se mêlent mémoire, fragilité et résilience. Une programmation qui invite à découvrir deux univers chorégraphiques contemporains, portés par une écriture à la fois poétique, expressive et profondément humaine.

NEIMËNSTER | LUXEMBOURG-VILLE www.neimenster.lu 68

TROIS C-L – MAISON POUR LA DANSE | LUXEMBOURG-VILLE www.danse.lu Septembre 2026 n°280


13.09

Concert

THE PUSSYCAT DOLLS Vingt ans après la sortie de leur premier album devenu culte, les Pussycat Dolls retrouvent la scène avec PCD Forever, une tournée anniversaire qui célèbre les plus grands succès ayant marqué les années 2000. Le public pourra retrouver des titres emblématiques comme Don't Cha, Buttons ou Stickwitu, interprétés dans un spectacle mêlant performances vocales, chorégraphies iconiques et mise en scène spectaculaire. Pour cette date luxembourgeoise, le groupe sera accompagné de l'icône du hip-hop Lil' Kim, invitée spéciale de cette tournée événement. Ce retour très attendu promet une soirée placée sous le signe de la nostalgie et de l'énergie, portée par un répertoire devenu incontournable de la pop internationale. Un rendez-vous qui séduira aussi bien les fans de la première heure que les amateurs de grands shows musicaux.

de 6 mois s à 5 an

S P E C TA C LE S E T D É C O UV E R T E S P O UR LE T R È S J E UN E P UB LI C Samedi 3 – Dimanche 4 octobre 2026 Infos et tickets : neimenster.lu / rotondes.lu

ROCKHAL | ESCH-BELVAL www.rockhal.lu


SAVE THE DATE

20.09

Festival

CRÉMANT & KULTUR FESTIVAL : 20E ÉDITION

25.09 RAVE LUCID

À l'occasion de sa 20e édition, le Crémant & Kultur Festival investit une nouvelle fois les quais de Remich pour célébrer les richesses du terroir luxembourgeois dans une ambiance conviviale. Tout au long de la journée, producteurs, artisans et artistes se réunissent autour d'un programme mêlant dégustations de crémants et de vins de la Moselle, marché artisanal, concerts et animations familiales. Fidèle à son esprit festif, l'événement fait également revivre la traditionnelle Kermesse d'antan, véritable clin d'œil au patrimoine populaire de la région. Entre découvertes gourmandes, rencontres et moments de partage, cette manifestation offre une belle occasion de profiter des derniers instants de l'été dans un cadre privilégié. Un rendez-vous incontournable qui met à l'honneur l'art de vivre mosellan et le savoir-faire local.

Avec Rave Lucid, la compagnie MazelFreten propose une création où les codes des danses urbaines rencontrent l'univers des musiques électroniques. Révélés au grand public lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris, Laura Defretin et Brandon Masele signent une chorégraphie d'une précision remarquable, portée par dix interprètes évoluant entre énergie brute et instants de suspension. Sur des sonorités house et techno, les corps se synchronisent dans une transe collective hypnotique, mêlant virtuosité, lâcher-prise et puissance visuelle. Un spectacle immersif qui repousse les frontières entre danse contemporaine et culture club, offrant une expérience sensorielle aussi intense que captivante.

THÉÂTRE D’ESCH | ESCH-SUR-ALZETTE www.theatres.lu

REMICH www.visitremich.lu

23.09

Concert

GABI HARTMANN : LA FEMME AUX YEUX DE SEL La chanteuse et compositrice Gabi Hartmann présente La Femme aux yeux de sel, un conte musical qui mêle récit initiatique et univers sonore empreint de poésie. Portée par une voix délicate et un répertoire nourri de jazz, de folk et de musiques du monde, l'artiste entraîne le public dans le voyage de Salinda, une héroïne en quête de réponses face à une étrange malédiction. Entre émotions, imaginaire et rencontres, cette création invite petits et grands à se laisser porter par une histoire où la musique devient un véritable langage narratif. Une parenthèse sensible et onirique proposée dans le cadre intimiste de la Philharmonie.

PHILHARMONIE | LUXEMBOURG-VILLE www.philharmonie.lu © Romain Gautier

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Danse

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© Jonathan Godson

DANSE

Rave Lucid

PROCHAINES DATES Septembre Novembre

25.09 - 20h « Un ballet électro d’un nouveau genre » La Terrasse

THÉÂTRE

mondorf.lu/villagemaman

© Patrick Galbats

VILLAGE MAMAN Séjours Prénatal et Postnatal

Un espace unique au Luxembourg dédié au bien-être des futures et jeunes maman

À l'ouest d'Arkham

En partenariat avec

01 > 04.10 Une enquête pleine de suspense inspirée de l'univers fantastique d'H.P. Lovecraft

MONDORF Domaine Thermal - Avenue des Bains L-5601 Mondorf-les-Bains - T (+352) 26 666 666 domaine@mondorf.lu - www.mondorf.lu


SAVE THE DATE

DU 25.09 AU 10.01.27

Jeune public

BÉBÉ TREK Avec BÉBÉ TREK, la designer luxembourgeoise Flora Koel imagine un parcours sensoriel spécialement conçu pour les toutpetits et leurs familles. Réalisée à partir de matériaux naturels tels que le bambou ou la pierre volcanique, cette installation invite les enfants à explorer, manipuler et expérimenter librement différentes textures et objets. Jeux d'éveil, percussions, anneaux et éléments à assembler composent un univers inspiré de la randonnée et de la découverte. Accompagnées par les médiateurs du Casino Luxembourg, les familles vont pouvoir partager un moment d'exploration où curiosité, imagination et apprentissage se rencontrent. Une proposition ludique qui encourage les premières expériences sensorielles dans un environnement artistique adapté aux plus jeunes.

CASINO LUXEMBOURG | LUXEMBOURG-VILLE www.casino-luxembourg.lu

DU 25.09 AU 27.09

Festival

26.09

Danse

POÉSIE PLUS

ADRENALINE

Pendant trois jours, la Kulturfabrik accueille Poésie Plus, un festival qui explore les multiples formes de la création littéraire contemporaine. À travers des performances, lectures, concerts et rencontres, l'événement invite le public à découvrir la littérature sous un angle résolument vivant et participatif. Fidèle à son approche pluridisciplinaire, le festival crée des passerelles entre les mots, la musique, les arts visuels et le mouvement, tout en favorisant les échanges entre artistes et visiteurs. Plusieurs projets participatifs prolongent cette volonté d'ouverture, transformant aussi bien l'espace public que les lieux du quotidien en terrains d'expression artistique. Une manifestation originale qui fait de la poésie une expérience collective, accessible et profondément ancrée dans la vie culturelle d'Esch-sur-Alzette.

Championne du monde de breaking, la compagnie néerlandaise The Ruggeds présente Adrenaline, une création qui transpose toute l'intensité des battles sur la scène. À travers une succession de prouesses acrobatiques, de figures spectaculaires et de chorégraphies millimétrées, les danseurs abordent notre fascination pour le dépassement de soi et les sensations fortes. Porté par une bande-son percutante et une mise en scène immersive, le spectacle alterne moments de tension, d'explosion et de suspension, révélant toute la richesse artistique du breakdance contemporain. Entre performance physique et émotion, Adrenaline offre une expérience visuelle saisissante qui séduira aussi bien les amateurs de danse urbaine que les passionnés de spectacles vivants.

KULTURFABRIK | ESCH-SUR-ALZETTE www.kulturfabrik.lu

CAPE | ETTELBRUCK www.cape.lu

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LUXE

MBOU

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Il suffit de quelques jours pour comprendre pourquoi Lisbonne figure parmi les capitales européennes les plus séduisantes. Derrière ses façades d'azulejos, ses tramways emblématiques et ses quartiers chargés d'histoire s'étend une région d'une étonnante diversité. À quelques kilomètres seulement, les paysages se transforment : palais romantiques, villages authentiques, longues plages atlantiques et espaces naturels préservés composent un territoire aussi riche que contrasté. Entre patrimoine, gastronomie, nature et douceur de vivre, Lisbonne constitue le point de départ idéal pour découvrir l'une des plus belles régions du Portugal. Rédaction : Kevin Martin

Le cœur historique de Lisbonne Impossible de découvrir Lisbonne sans consacrer plusieurs jours à son centre historique. Concentrée de l'identité portugaise, la capitale dévoile une mosaïque de quartiers aux atmosphères bien distinctes. D'Alfama, le plus ancien de la ville, aux élégantes avenues de la Baixa, en passant par le Chiado et ses cafés historiques ou encore le Bairro Alto, qui s'anime une fois la nuit tombée, Lisbonne s'explore avant tout à pied. Au fil des ruelles pavées, des escaliers abrupts et des célèbres tramways jaunes, chaque promenade révèle un nouveau visage de la ville. La majestueuse Praça do Comércio, ouverte sur le Tage, constitue l'un des plus beaux points de départ pour explorer la capitale. Non loin de là, l'Ascenseur de Santa Justa offre une vue imprenable sur les toits de Lisbonne, le Couvent des Carmes et le Castelo de São Jorge, dont les remparts dominent la ville depuis plusieurs siècles. À quelques minutes de marche, la Sé de Lisboa, imposante cathédrale romane fondée au XIIe siècle, rappelle les origines médiévales de la capitale. C'est sans doute Alfama qui incarne le mieux l'âme de Lisbonne. Épargné par le tremblement de terre de 1755, ce dédale de ruelles étroites a conservé tout son caractère. Les façades colorées côtoient les ateliers d'artisans tandis que les nombreux miradouros, comme ceux de Santa Luzia ou de Nossa Senhora do Monte, offrent des panoramas spectaculaires sur les toits de la ville et le Tage. À la tombée du jour, les restaurants traditionnels et les maisons de fado perpétuent l'une des plus belles traditions portugaises. C'est d'ailleurs au cœur de cette atmosphère que nous avons choisi de poser nos valises, au Tandem Palácio Alfama Apartments. Installé dans un ancien palais entièrement Septembre 2026 n°280

restauré, cet établissement allie avec élégance le charme du patrimoine lisboète au confort contemporain. Son emplacement privilégié permet de rejoindre facilement les principaux sites historiques tout en s'imprégnant, dès les premiers instants, de l'authenticité du plus ancien quartier de la capitale. Difficile d'établir un véritable itinéraire tant la ville invite à la flânerie. Le plaisir réside autant dans la découverte de ses monuments que dans celle de son art de vivre. D'une place animée à une ruelle discrète, d'un marché traditionnel comme le Time Out Market à un belvédère dominant le fleuve, chaque détour réserve une nouvelle surprise. Du Chiado et ses boutiques de créateurs au Príncipe Real, réputé pour ses antiquaires et ses librairies, jusqu'aux échoppes d'Alfama et à la mythique Livraria Sá da Costa, institution fondée en 1913 où les amateurs de livres anciens aiment encore chiner, la ville affirme une personnalité unique, à la fois créative, intemporelle et profondément attachante. Plus encore que ses monuments, c'est cette douceur de vivre qui fait tout le charme de Lisbonne. Avant de quitter la capitale, une halte à Belém s'impose. Entre la Tour de Belém, le majestueux Monastère des Hiéronymites, chef-d'œuvre de l'architecture manuéline classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, et les célèbres Pastéis de Belém, dont la recette est jalousement gardée depuis 1837, ce quartier résume à lui seul une grande partie de l'histoire maritime portugaise. Pour prolonger l'expérience, quelques adresses méritent le détour. Les amateurs de fado trouveront leur bonheur à la Casa de Linhares, l'une des scènes les plus réputées de la capitale. Côté gastronomie, le restaurant Ponto Final, installé sur la rive opposée du Tage, offre un panorama exceptionnel sur Lisbonne, particulièrement au coucher du soleil. Une réservation plusieurs semaines à 75


VOYAGE

l'avance est vivement conseillée. Plus contemporaine, LX Factory incarne le Lisbonne créatif et résolument tendance. Cette ancienne friche industrielle reconvertie en lieu de vie réunit aujourd'hui restaurants, concept stores, galeries d'art, ateliers de créateurs et librairies indépendantes dans une ambiance particulièrement inspirante.

d'art et terrasses animées. Le littoral déroule une succession de petites plages jusqu'au Farol de Santa Marta, phare emblématique reconnaissable à ses bandes bleues et blanches. Entre élégance balnéaire, patrimoine maritime et douceur de vivre, Cascais s'impose comme l'une des stations les plus séduisantes de la côte portugaise.

Entre palais et océan À moins d'une heure de Lisbonne, Sintra et Cascais offrent deux escapades incontournables pour découvrir une autre facette de la région lisboète. L'une séduit par ses palais romantiques nichés au cœur d'une végétation luxuriante, l'autre invite à ralentir le rythme entre patrimoine maritime, plages atlantiques et douceur de vivre. Classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, Sintra fut longtemps la résidence d'été de la famille royale portugaise. Perché sur les hauteurs, le spectaculaire Palais national de Pena domine les collines de ses façades aux couleurs éclatantes et offre l'un des plus beaux panoramas de la région. À quelques minutes de là, la mystérieuse Quinta da Regaleira fascine autant par son architecture que par ses jardins romantiques, ses passages souterrains et son célèbre puits initiatique. Après les visites, le centre historique se parcourt tranquillement entre ruelles pavées, boutiques artisanales et salons de thé où l'on déguste les célèbres travesseiros et queijadas, deux spécialités emblématiques de la ville. À une quinzaine de kilomètres de là, Cascais dévoile un tout autre visage. Ancien village de pêcheurs devenu station balnéaire de la famille royale portugaise, la ville cultive aujourd'hui une élégance discrète qui fait tout son charme. Son centre historique se parcourt au gré des envies, entre ruelles pavées, jolies places, boutiques de créateurs, enseignes raffinées, galeries 76

LISBONNE SÉDUIT AUTANT PAR SON PATRIMOINE QUE PAR SON INCOMPARABLE DOUCEUR DE VIVRE. Cap sur l'Atlantique : Costa da Caparica et Setúbal À quelques kilomètres au sud, le décor change radicalement. Ici, les ruelles historiques laissent place aux longues plages bordées par l'océan Atlantique, aux dunes, aux falaises et aux forêts de pins. Plus sauvage et résolument tournée vers l'océan, cette partie de la région offre un tout autre visage du Portugal, où nature, surf et art de vivre se rencontrent. Avec plus de 30 kilomètres de littoral, Costa da Caparica s'est imposée comme l'une des destinations balnéaires les plus prisées des Lisboètes. Ses vagues attirent aussi bien les surfeurs débutants que confirmés, tandis que ses immenses plages invitent à la baignade, aux longues promenades ou à une simple parenthèse face à l'Atlantique. Tout au long de la côte, les emblématiques cabanes de plage colorées rencontrent une nouvelle génération de beach clubs qui participent pleinement à l'identité du lieu. Septembre 2026 n°280

Parmi eux, Nuua Beach est l'adresse idéale pour profiter d'une journée de farniente les pieds dans le sable. À la fois beach bar et restaurant, l'établissement propose une cuisine soignée, des transats face à l'océan et une atmosphère décontractée propice au farniente. En fin de journée, l'ambiance évolue naturellement au son des DJ sets, faisant de Costa da Caparica un lieu tout aussi agréable pour admirer le coucher du soleil que pour prolonger la soirée dans une ambiance chic et festive. En poursuivant vers le sud, Setúbal cultive une identité profondément maritime. Ville portuaire au riche passé de pêche, elle séduit d'abord par son célèbre Mercado do Livramento, souvent considéré comme l'un des plus beaux marchés du Portugal. Derrière sa façade décorée d'azulejos, les étals débordent de poissons fraîchement pêchés, de fruits, de légumes, de fromages et de spécialités locales, offrant une véritable immersion dans la gastronomie portugaise. Mais Setúbal est surtout la porte d'entrée du spectaculaire parc naturel de l'Arrábida. Entre collines recouvertes d'une végétation méditerranéenne, sentiers dominant l'Atlantique et criques aux eaux turquoise, ce territoire préservé compte parmi les plus beaux paysages du Portugal. Les plages de Galápos, Galapinhos ou encore Portinho da Arrábida se prêtent à la baignade, au snorkeling ou tout simplement à une pause au cœur d'une nature exceptionnelle. Une escapade idéale pour conclure un séjour lisboète entre patrimoine, océan et grands espaces. L'échappée commence à Lisbonne, mais elle se poursuit bien au-delà de la capitale. Entre villages chargés d'histoire, palais romantiques, stations balnéaires élégantes et paysages façonnés par l'Atlantique, la région dévoile toute la richesse de son territoire. Une invitation à découvrir un Portugal plus intime, où chaque étape prolonge naturellement la précédente.


NEWS

Food DELTA CAFÉS MISE SUR L'EXCELLENCE Avec Signature, Delta Cafés franchit une nouvelle étape dans sa stratégie premium. La marque dévoile une gamme de cafés en grains pensée pour les amateurs de dégustation exigeants, où chaque assemblage reflète le savoir-faire de ses Maîtres du Café. Deux références composent cette collection : Signature Intense, aux notes de vanille et de fruits secs, et Signature Crema, qui révèle des arômes de miel et de fruits rouges. Élaborés à partir de cafés sélectionnés en Afrique, en Asie et sur le continent américain, ces mélanges illustrent la volonté de Delta Cafés de transformer chaque tasse en une expérience sensorielle raffinée et de renforcer sa position sur un marché du café en grains premium en pleine croissance.

Alfie’s réveille le cottage cheese Longtemps cantonné aux assiettes sages et aux recettes post-sport, le cottage cheese prend un sérieux coup de frais avec Alfie’s. La jeune marque belge entend transformer ce produit du quotidien en plaisir à part entière, avec des recettes prêtes à tartiner et surtout riches en goût. Nature ou à la ciboulette, Alfie’s se glisse sur un toast, dans un bagel ou un wrap, et accompagne aussi légumes et saumon. Derrière cet univers moderne aux accents vintage, Charlotte Vandermeulen et Lionel De Liedekerke poursuivent leur mission : dépoussiérer les rayons sans faire grimper les prix. Disponible en exclusivité chez Delhaize, Alfie’s compte déjà deux nouvelles saveurs en préparation.

NŌDE, LE NOUVEAU POINT DE CONNEXION À LEUDELANGE À Leudelange, node coffee & kitchen imagine bien plus qu’un coffee shop. Pensé comme un lieu de rencontre contemporain, Node fait dialoguer cuisine, boissons, design et hospitalité dans une atmosphère propice aux échanges. Du café du matin au déjeuner, d’une pause gourmande à l’afterwork façon aperitivo, l’adresse invite à ralentir et à savourer les moments du quotidien. Sur place ou à emporter, chaque expérience se veut simple et soignée. Un espace vivant que l’on peut aussi privatiser, avec un mot d’ordre : « Eat. Drink. Connect. With intention. » © BOA

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NEWS

FAITES VOYAGER VOS PAPILLES EN CORÉE ! Bibimbaps, kimbaps, gyudons… Ces plats ne vous disent peut-être encore rien, mais ce sont des incontournables de la cuisine coréenne qui méritent tous d’être goûtés. Chez YANJI Korean Food, le nouveau restaurant situé à côté de la gare de Luxembourg, vous retrouverez toutes ces spécialités, et bien plus encore. Que propose encore la carte ? Des préparations étonnantes qui changeront certainement de vos habitudes culinaires, telles que les radis marinés, les racines de campanule ou encore les raviolis au kimchi. De quoi s’offrir un aller-retour à Séoul, sans quitter le GrandDuché, le tout arrosé d’un généreux filet de sauce soja.

Wild Stuff renaît au cœur de la capitale Après quatre ans d’absence, Wild Stuff signe son grand retour à Luxembourg-ville. Rue Louvigny, Michèle Vallenthini réinvente son projet inclusif sous la forme d’un coffee shop chaleureux, où la différence trouve naturellement sa place. L’adresse mise sur la convivialité, le partage et une approche engagée, tout en cultivant l’esprit gourmand d’un café de quartier. Derrière ce nouveau départ, une ambition forte : créer un lieu ouvert à tous, où chacun peut travailler, apprendre et s’épanouir à son rythme. Plus qu’un coffee shop, Wild Stuff défend une autre vision de l’hospitalité, humaine et inclusive, en plein cœur de la capitale.

Petite pause gourmande en face de la gare Décidément, les nouveaux cafés poussent comme des petits pains dans la capitale luxembourgeoise ! Après une première adresse Ville-Haute, Lloyd Coffee Eatery ouvre un deuxième établissement, juste en face de la gare. L’adresse que l’on attendait avec impatience pour s’offrir une pause bien au chaud cette saison, en attendant son train. Pour se réconforter, on commande des fluffy pancakes, des buns ou encore des toasts. Et en bonus ? On sirote un bon café, un pumpkin spice latte aux notes automnales ou un matcha latte. e quoi transformer une simple attente en véritable parenthèse gourmande.

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RECETTE

© Sidney Bensimon

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RECETTE

PRÉPARATION : 4 HEURES ET 40 MINUTES (TEMPS DE RÉFRIGÉRATION INCLUS) INGRÉDIENTS POUR UN CAKE DE 20 X 10 CM

LA CUISINE VÉGANE PAR JEAN-CHRISTIAN JURY AUX ÉDITIONS PHAIDON Jean-Christian Jury, spécialiste de la cuisine végétalienne, signe un deuxième ouvrage réunissant 75 recettes qui vous réconcilieront avec la gastronomie végétale. Qui dit rentrée dit aussi nouveautés : pourquoi ne pas tester un cake ultra-léger, sans beurre ni lait, ou encore des plats mijotés, délicieusement épicés, qui apporteront une belle dose de réconfort à l'approche de l'automne ?

135 g de noix 90 g de dattes de Medjoul Deux cuillères à soupe de poudre d’amande Trois cuillères à soupe de cacao en poudre non sucré Deux fois une demi cuillère à café de poudre de thé matcha

eux cuillères à soupe D de sirop d’érable Une cuillère à café d’extrait de vanille 90 g de pépites de chocolat noir fondues Une cuillère à soupe de gingembre moulu

L'ACCORD METS & VINS de Pascal Carré

Pascal Carré, sommelier à La Cave des Sommeliers, vous conseille pour un accord mets & vins. Retrouvez sa sélection dans sa boutique 2, rue de Kleinbettingen à Steinfort.

Préparation

RIVESALTES AMBRÉ VDN FAMILLE BOUSQUET (50CL) N.M.

Chemiser un moule à cake de 20 x 10 cm de papier sulfurisé. Dans le bol d’un mixeur, concasser les noix puis ajouter les dattes et mixer jusqu’à ce qu’elles soient hachées et collantes. Ajouter la poudre d’amande, deux cuillerées à soupe de cacao en poudre, une demi cuillerée à café de matcha, le sirop d’érable, la vanille et le chocolat fondu. Mixer jusqu’à l'obtention d’un mélange lisse. Transférer dans un saladier, ajouter le gingembre et bien mélanger. Verser la préparation dans le moule préparé et la tasser dans le fond. Égaliser la surface à la spatule. Couvrir de film alimentaire et laisser reposer trois à quatre heures au réfrigérateur. Découper en carrés de 2,5 cm. Saupoudrer du reste de cacao et de matcha juste avant de servir. Septembre 2026 n°280

Rivesaltes ne doit pas se résumer à son célèbre muscat. Les Rivesaltes Ambrés sont très différents car issus de grenache blanc et de grenache gris. Le vieillissement prolongé en fûts leur donne une magnifique couleur cuivrée ainsi que des arômes de fruits secs et de fruits confits caractéristiques ( figues, dates, noix, amandes). Ce vin doux naturel accompagnera parfaitement ce cake de par sa proximité aromatique ainsi que sa douceur et son style savoureux et persistant.

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ASTROLOGIE

S

NE IG

DU M

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par Précilla Cavaleri

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LE

L'HOROSCOPE DE SEPTEMBRE

VIERGE (23 AOÛT – 22 SEPT.)

SAGITTAIRE (22 NOV. – 21 DÉC.)

POISSONS (19 FÉVR. – 20 MARS)

GÉMEAUX (21 MAI – 20 JUIN)

Et si la magie n’avait pas disparu ? Côté affectif, ne confondez pas lassitude et vérité. Ravivez ce qui vous unit. Tout n’est pas plus vert ailleurs. Côté pro, bientôt, seul comptera le chemin choisi. Le temps des hésitations touche à sa fin. Côté énergie, vos émotions ont besoin d’espace. La créativité deviendra votre exutoire.

Côté affectif, le cœur reprend les commandes. Savourez ce que vous vivez, les sentiments gagnent en intensité. Quelle audace côté pro. Ne dénaturez pas vos envies. Les plus belles réussites se construisent sur des bases solides. Côté énergie, vos efforts méritent d’être reconnus. Soyez fière de votre parcours. Ne l’oubliez jamais.

Côté affectif, les remises en question ont un sens. Chaque rencontre joue son rôle. Brisez ce schéma répétitif. Côté pro, croisez les points de vue. Une solution pourrait bien émerger de cette réflexion commune. Prête à sortir de cette période de stagnation côté énergie ? Le brouillard se dissipe et le ciel s’éclaircit. Agissez.

Côté affectif, certaines attirances brouillent les repères. Difficile de distinguer le désir de l’évidence. Côté pro, tout ce qui brille n’est pas de l’or. Ne vous laissez pas déstabiliser, les faux-semblants ne durent jamais longtemps. Côté énergie, que de montagnes russes ! Écoutez vos limites, ralentissez avant l’épuisement.

BALANCE (23 SEPT. – 22 OCT.)

CAPRICORNE (22 DÉC. – 19 JANV.)

BÉLIER (21 MARS – 19 AVR.)

CANCER (21 JUIN – 22 JUIL.)

Ne tranchez pas dans l’urgence. Côté affectif, remises en question ou disputes peuvent secouer le couple. Laissez retomber la pression. Côté pro, ce qui semblait dispersé retrouve enfin sa cohérence. Les réponses arrivent au bon moment. Côté énergie, une profonde transformation est à l’œuvre. Le papillon déploie enfin ses ailes.

Côté affectif, qui a dit que l’amour viendrait à vous ? Faites le premier pas, prenez les choses en main et montrez-vous disponible. Côté pro, remettez de l’ordre en alignant enfin vos actions et vos envies dans la même direction. Côté énergie, allez de l’avant. Le déclic est là. N’attendez plus pour passer à la vitesse supérieure.

Côté affectif, l’harmonie se trouve parfois là où l’on ne regarde plus. Nouveau regard sur votre couple… ou nouvelle rencontre ? Côté pro, rien n’est figé. Gardez les pieds sur terre. Les décisions à venir ne seront pas anodines. Côté énergie, une belle énergie solaire vous accompagne. Veillez à ne pas la disperser. Canalisez-la.

Qui a donc piqué votre cœur côté affectif ? Une attirance déroutante bouleverse vos repères. Ne balayez pas tout d’un revers de main. Côté pro, marre de ces comportements. N’acceptez plus qu’on vous fasse barrage, mais ne cédez pas à la colère pour autant. L’énergie fait son grand retour, profitezen pour relâcher ce qui pèse.

SCORPION (23 OCT.– 21 NOV.)

VERSEAU (20 JANV. – 18 FÉVR.)

TAUREAU (20 AVR. – 20 MAI)

LION (23 JUIL.– 22 AOÛT)

Stop, pourquoi laisser vos blessures voler votre bonheur côté affectif ? Elles ne vous définissent plus. Côté pro, ne remettez pas tout en question. Les réponses viendront d’abord de vous, avant toute nouvelle direction. Côté énergie, cessez de regarder derrière vous. Canalisez cette force en atout. Tous les feux sont au vert.

Inutile de raviver les désillusions d’hier côté affectif. Offrez un nouveau souffle à votre relation, elle retrouvera tout son éclat. Côté pro, qu’est-ce qui vous retient de sortir de vos habitudes ? Une porte s’ouvre, pleine de promesses. Côté énergie, votre lumière est plus forte que les influences extérieures. Restez alignée.

Côté affectif, le cœur réclame plus d’amour et de réconfort. Ce qui revient n’est pas là pour vous faire douter, mais pour cesser de se répéter. Côté pro, qu’attendez-vous pour voir plus grand ? Les collaborations pourraient ouvrir des portes insoupçonnées. Côté énergie, ça remonte… Refermez un chapitre. Place aux nouvelles vibes.

Impossible à ignorer. Côté affectif, une rencontre réveille bien plus que des sentiments. L’histoire ne fait que commencer. À vous d’écrire la suite. Côté pro, tout ne peut pas rester en suspens éternellement. Les non-dits ont assez duré. Côté énergie, un nouvel élan vous traverse. Canalisez cette force, la guérison est en marche.

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Septembre 2026 n°280


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