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TRANSMISSION,

Gisèle Pelicot

REFUSER LA HONTE ET TENIR DEBOUT

LA DIGNITÉ EN FACE

Dans ce numéro, Femmes Magazine poursuit avec exigence et sensibilité sa mission première: mettre en lumière des trajectoires féminines fortes, inspirantes, parfois dérangeantes, toujours essentielles. Un fil rouge traverse cette édition d’avril : celui du courage, sous toutes ses formes, intime, professionnelle, sociétale.

Au cœur du magazine, il y a d’abord une rencontre. Une parole rare, puissante, qui dépasse largement le cadre d’une interview. Celle de Gisèle Pelicot, que nous avons l’honneur de présenter en couverture et en exclusivité pour le Luxembourg. Elle revient avec une dignité saisissante sur ce qu’elle a traversé, sur le procès, sur le refus du huis clos, et surtout sur cette ligne de vie qu’elle s’impose : ne jamais céder à la honte. À 73 ans, Gisèle Pelicot ne cherche ni à convaincre ni à émouvoir et c’est précisément ce qui rend ses mots si percutants. Elle impose un silence, une écoute, une réflexion. Une rencontre qui marque, profondément.

Autour de cette figure centrale, le magazine déploie une mosaïque de portraits et de prises de parole qui éclairent, chacun à leur manière, la place des femmes dans un monde en mutation. Dans la rubrique Inspiration, Anne Lemoigne incarne cette capacité à changer de cap sans renoncer à son ambition, passant d’hôtesse de l’air à cheffe d’entreprise au parcours solide et maîtrisé. Dans un registre différent, la tribune d’Émilie Serrurier-Hoël rappelle que l’indépendance financière est une condition essentielle de l’émancipation, invitant à lever les tabous autour de l’argent. Enfin, le portrait de Rae Lyn Lee met en lumière une artiste singulière du paysage cinématographique luxembourgeois, dont le regard sensible capte les émotions avec justesse.

Mais Femmes Magazine, c’est aussi une lecture du monde, à travers des thématiques qui touchent directement le quotidien des femmes. Santé, avec un éclairage sur les nouvelles formes d’addictions encore trop souvent minimisées. Beauté, où l’on observe un tournant vers une approche plus apaisée du corps et du bien-être. Business et Finance, qui interrogent les mutations économiques et leurs impacts concrets. Le magazine ouvre également des fenêtres d’évasion vers Agadir et Taghazout, où la lumière devient presque une promesse tout en gardant les pieds ancrés dans les réalités locales, comme avec ce focus sur les enjeux de mobilité au Luxembourg.

Femmes Magazine s’impose comme un lien essentiel, un trait d’union vivant entre les femmes, pour les femmes. Cette édition d’avril, à la fois dense et équilibrée, oscille entre engagement et respiration, entre analyse et émotion. Mais au-delà de son contenu, elle s’affirme comme un véritable espace de parole : un lieu où les femmes racontent, éclairent, questionnent et parfois bouleversent. Et s’il ne fallait retenir qu’une voix, ce mois-ci, ce serait celle de Gisèle Pelicot. Parce qu’elle ne crie pas. Parce qu’elle ne cherche pas à séduire. Mais parce qu’elle dit, simplement, ce que beaucoup n’osent pas formuler. Et qu’en cela, elle touche à l’essentiel.

Excellente découverte, Maria Pietrangeli

Exposition

18.4. - 17.5.2026 s

Brahaus, Montée du Château & Passage du château L-9712 Clervaux

Me - Di : 14h à 18h | entrée gratuite www.clervauximage.lu

Exposition

18.4. - 17.5.2026

Centre d‘Art, 11 Grand-Rue L-9710 Clervaux

Lu - Di : 10h à 17h | entrée gratuite www.clervauximage.lu

FEMMES

Gisèle Pelicot

EN COUVERTURE :

Gisèle Pelicot, figure emblématique de la lutte contre les violences sexuelles et coautrice du livre Et la joie de vivre.

Photographie : Pascal Ito © Éditions Flammarion

Distribution

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Maria Pietrangeli maria.pietrangeli@femmesmagazine.lu

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Margot Houget margot.houget@femmesmagazine.lu

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Fabien Grasser / Margot Houget

Julie Kieffer / Julie LP

Kevin Martin / Karine Sitarz

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BYE-BYE SUMMER BODY, hello métabolisme en bonne santé

Si pendant de longues années la quête du « summer body » et de la silhouette parfaite a servi de ligne de conduite, on assiste aujourd’hui à un virage à 180 degrés. Le mouvement body positive prône une réconciliation avec son corps et un objectif de bien-être. Dans son sillage, la recherche d’un métabolisme équilibré prend le pas sur les régimes alimentaires restrictifs. Céline Dohmen, diététicienne-micronutritionniste, partage avec nous des pistes pour mieux comprendre et prendre soin de sa santé métabolique.

Rédaction : Margot Houget

L’illusion des calories

La santé métabolique désigne la capacité du corps à gérer efficacement l’énergie, à réguler correctement les hormones et à maintenir un poids de forme stable. Il s’agit en somme de tendre vers un équilibre physiologique. Le métabolisme ne se résume donc pas à la simple comptabilisation des calories. « J’ai des patients qui arrivent et disent : "Je ne comprends pas. J'ai suivi un régime à X calories, je ne perds pas un gramme et je fais du sport." », fait remarquer Céline Dohmen.

La professionnelle souligne que d’autres facteurs sous-jacents expliquent parfois que le métabolisme soit ralenti : « Il peut y avoir des déficits au niveau des micronutriments, des déséquilibres détectés via des prises de sang. Vous pouvez, par exemple, manquer de masse musculaire, de vitamine D, de zinc, ou encore présenter une résistance à l’insuline, etc. »

Quand les hormones s’en mêlent

Chez certaines personnes, l’incapacité à perdre du poids peut résulter de dérèglements hormonaux. Ces derniers sont détectés via des prises de sang prescrites par un professionnel de la santé. « Chez les femmes, d’autres pathologies comme le syndrome des ovaires polykystiques ou l’endométriose rendent la perte de poids plus compliquée et nécessitent une approche particulière », développe la diététicienne-micronutritionniste.

L’insulino-résistance peut également constituer un obstacle. « Tant que le taux d’insuline à jeun demeure élevé (l’hormone de stockage), vous pourrez faire tout ce que vous voulez, vous ne perdrez pas de poids. »

Ces sports à haute intensité peuvent en réalité être délétères pour certaines femmes.

Quatre clés pour un métabolisme en bonne santé

Si un surpoids de longue durée nécessite un accompagnement médical structuré et que ces conseils ne doivent en aucun cas s’y substituer, plusieurs paramètres contribuent à maintenir une bonne santé métabolique et à favoriser le bien-être général dans son quotidien.

Le sommeil et l’eau, deux alliés régulièrement oubliés

Avec nos emplois du temps surchargés, nous avons souvent tendance à décaler nos heures de coucher. Et pourtant, c’est tout sauf une bonne idée… Le manque de sommeil perturbe, en effet, plusieurs hormones essentielles.

« Par exemple, une femme qui dort

seulement six heures par nuit, alors qu’elle a normalement besoin de huit à neuf heures, voit son métabolisme et sa dépense calorique perturbés », pointe la diététicienne-micronutritionniste.

Un autre facteur, bien souvent sous-estimé, mais qui joue pourtant un rôle essentiel, est l’hydratation.

« Si vous buvez moins d'un litre et demi d’eau* par jour, cela diminue l’efficacité de votre métabolisme. C'est important de le redire, car cette habitude n'est pas nécessairement acquise par tous », rappelle l’experte.

La recette se trouve aussi dans l’assiette

« Toutes les assiettes peuvent être équilibrées. Je dis toujours à mes patients de ne pas se concentrer sur ce qui est “mauvais”. Parce qu'en réalité, il n'y a pas un aliment brut qui fait grossir à lui seul. Je ne parle évidemment pas des produits hyper-transformés. Je préfère plutôt les faire se questionner sur ce qui manque dans leur alimentation et sur la qualité des produits », détaille Céline Dohmen. Elle illustre son propos par un

exemple concret, celui d’une assiette de pâtes. Si vous y ajoutez des sardines en boîte, quelques pois chiches, du saumon fumé et des bâtonnets de carottes, vous obtenez une combinaison déjà beaucoup plus équilibrée, sans nécessairement passer plus de temps en cuisine. Cette démarche permet également de maintenir une régularité sur le long terme, et ce, même pendant les vacances.

Un corps féminin stressé par la haute intensité physique

Certaines croyances ont la dent dure. Parmi elles, l’idée qu’il faudrait pratiquer une activité physique très intense ou faire énormément de cardio pour perdre du poids. « Ces sports à haute intensité peuvent en réalité être délétères pour certaines femmes. Parce qu’ils vont booster le cortisol, l’hormone du stress, et peuvent donc ralentir le métabolisme », renseigne Céline Dohmen. Si la course à pied ou les séances de HIIT sont bénéfiques et sources de bien-être pour certaines, ces disciplines ne conviennent pas à toutes. La marche, les pratiques sportives plus douces telles que le pilates, le yoga etc., et l’intégration de plus de

mouvement dans son quotidien (prendre les escaliers au lieu de l’ascenseur, descendre une station de bus plus tôt…) peuvent parfois apporter davantage de bénéfices, à condition de s’y tenir régulièrement. De manière générale, lorsque l’organisme est soumis à une situation de stress, il libère une hormone appelée cortisol. « Votre corps se met alors en mode alerte. Tout ce que vous mangez a tendance à être stocké. C’est pourquoi il est important d’agir sur ce facteur, et si besoin, de réorienter le patient vers d’autres professionnels, qu’il s’agisse de psychothérapeutes ou d’autres spécialistes », conclut Céline Dohmen.

*Quantité standard, qui est évidemment à adapter selon votre activité physique, la chaleur extérieure et éventuelle(s) pathologie(s).

Céline Dohmen exerce comme diététicienne-micronutritionniste, adoptant ainsi une double approche. La diététique classique (reconnue par un diplôme d’État) s’intéresse à l’alimentation et au nombre de calories nécessaires pour couvrir les besoins nutritionnels des patients. Tandis que la micronutrition se concentre sur l’influence des micronutriments (vitamines, minéraux, oligoéléments, etc.) sur notre santé et notre métabolisme. Certains déséquilibres peuvent être, par exemple, détectés dans un bilan sanguin (toujours en collaboration avec le médecin traitant). La micronutrition consiste alors à adapter les assiettes, et éventuellement, à conseiller des compléments alimentaires, dont les dosages doivent toujours être adaptés au bilan sanguin.

Beauté

LED NOUVELLE GÉNÉRATION

Le masque Dermalab Cell Core Pro LED s’impose comme un concentré de technologie esthétique. Conçu pour le visage, le cou et le décolleté, il associe qualité clinique et usage à domicile dans un design ultraconfortable, doté d’une protection oculaire intégrée. Quatre longueurs d’onde ciblent chaque besoin. La lumière NIR (850 nm), invisible, stimule la régénération cellulaire en profondeur et relance la production d’ATP. Résultat : peau plus ferme, récupération accélérée, cicatrices atténuées. La couleur rouge booste collagène et éclat, la couleur jaune apaise rougeurs et irrégularités pigmentaires, la couleur bleue combat l’acné grâce à son action antibactérienne. Sans UV ni chaleur, la photobiomodulation agit au cœur des cellules. Une promesse high-tech pour une peau visiblement plus jeune et équilibrée. Dermalab.

Lèvres repulpées

LA ROSE RÉINVENTÉE PAR Augustinus Bader

La maison de soins haut de gamme Augustinus Bader dévoile une nouvelle déclinaison de son soin corporel emblématique avec The Geranium Rose Body Cream. Cette version introduit une dimension olfactive inédite, enveloppant la peau d’un parfum délicat et contemporain de rose. Au cœur de la formule, la technologie brevetée TFC8®, signature scientifique de la marque, accompagne les processus naturels de renouvellement cutané. Elle contribue à améliorer visiblement la fermeté de la peau, à lisser son apparence et à réduire l’aspect de la cellulite et des vergetures. Cette nouvelle interprétation se distingue aussi par sa fragrance Geranium Rose, une rose moderne et fraîche qui transforme l’application du soin en rituel sensoriel discret. Augustinus Bader.

Entre soin et maquillage, le nouveau Futurist HydraPlump Lip Balm d’Estée Lauder promet de transformer le geste beauté quotidien. Ce baume teinté, pensé comme un véritable soin pour les lèvres, offre un boost d’hydratation immédiat tout en apportant un effet repulpant et un éclat naturel. Sa formule associe des microsphères d’acide hyaluronique et des huiles de fruits comme l’abricot, la cerise douce et la papaye pour nourrir les lèvres et renforcer leur barrière d’hydratation. Résultat : des lèvres plus lisses, plus souples et visiblement hydratées dès la première application. Son atout charme ? Une teinte qui s’adapte au pH de chaque peau pour révéler une couleur subtilement personnalisée. Estée Lauder.

Filorga lance

Daily Peel, un peeling à utiliser chaque soir

Inspiré des peelings réalisés en cabinet, Filorga dévoile Daily Peel, une nouvelle gamme de soins pensée pour stimuler le renouvellement cellulaire à domicile. Conçue pour s’intégrer dans la routine du soir, elle se décline en deux versions ciblées : Anti-taches et Anti-rides. Les formules reposent sur un complexe exfoliant à 10 % associant acide lactique, acide mandélique et pyruvate de sodium, complété par 1 % de NCEF, le complexe signature de la marque, inspiré des injections de mésothérapie. La version Anti-taches intègre niacinamide et acide tranexamique pour cibler l’hyperpigmentation, tandis que la formule Anti-rides s’appuie sur un actif « rétinol-like » destiné à stimuler la production de collagène. Filorga.

UNE PARENTHÈSE pour soi

Quand avez-vous pris, pour la dernière fois, une journée entière rien que pour vous, sans vous presser ni anticiper la suite ? Prendre soin de soi ne devrait pas attendre une occasion particulière. C’est dans cet esprit qu’a été conçu ce lieu : un espace où s’offrir quelques heures, ou plus, entièrement dédiées à soi. Chez Nuu Beauty dès l’entrée, le rythme ralentit. L’accueil est chaleureux, le parfum du café invite à souffler, une musique douce apaise l’atmosphère. Peu à peu, les tensions s’effacent. Tout est pensé pour une expérience fluide : plusieurs soins en une journée ou une formule combinée, chaque étape s’enchaîne naturellement. Entre deux moments, on lit, on savoure, ou l’on ne fait rien, simplement. Hygiène, qualité, précision et écoute des besoins façonnent cette pause. À Merl, Gasperich, Strassen et GRIDX, ces espaces vous attendent. Il ne reste qu’à réserver ce moment pour vous.

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L’art de redessiner votre silhouette

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ON A TESTÉ POUR VOUS !

K-beauty

La K-beauty a le vent en poupe, cela ne fait aucun doute. Nos expertes beauté ont donc voulu tester plusieurs marques en provenance de Corée. Du célèbre Rice Toner de la marque I’m From, à la figure montante Dr. Althea, en passant par le Triple Collagen Serum de Medicube, notre Beauty Lab met ces produits au banc d’essai.

Les produits testés

Dr. Althea :

Pure Grinding Cleansing Balm Et 345 Relief Cream

Round Lab : 1025 Dokdo Cleanser I’m From : Rice Toner

Medicube : Triple Collagen Serum 4.0

Beauty Of Joseon :

Revive Eye Serum Ginseng + Retinal

Skin1004 :

Hyalu-Cica Water-Fit Sun Serum UV EN EXCLUSIVITÉ CHEZ PARIS 8

JEU CONCOURS !

LES PRODUITS SONT À GAGNER SUR INSTAGRAM :

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« J’ai testé cette routine K-beauty complète et j’ai adoré. Le baume démaquillant et le nettoyant visage laissent la peau fraîche et réveillée. Gros coup de cœur pour le Rice Toner, qui offre un glow immédiat. Le Revive Eye Serum Ginseng + Retinal lisse le regard. Mention spéciale au sérum au collagène, et son parfum divin. Les crèmes hydratent très bien, dont une dispose d'une protection UV. »

« Première immersion dans l’univers de la K-beauty pour moi. Difficile de ne pas succomber : produits canons, prix accessibles et offre variée. J'adore le Rice Toner, qui apporte un éclat immédiat grâce à sa texture lactée enrichie en extraits de riz. La 345 Relief Cream apaise instantanément les rougeurs, idéale après la douche ou un gommage. Mon favori reste le Triple Collagen Serum 4.0, pour un glow naturel spectaculaire. Des formules clean, des textures sensorielles et un vrai plaisir à l’application. Un 10/10. »

« Les septs produits testés constituent une routine beauté complète pour une peau hydratée et lumineuse. La composition est clean, même si elle ne relève pas du bio. Mon coup de cœur revient au Pure Grinding Cleansing Balm, dont le système d’utilisation permet de ne pas plonger les doigts dans le produit, un vrai plus en termes d’hygiène. Sa texture sorbet est également très agréable à l’application. J’ai aussi apprécié le Revive Eye Serum Ginseng + Retinal qui offre une action anti-âge réelle et progressive. »

« La K-beauty ? Testée et approuvée depuis quelque temps déjà de mon côté ! Du coup, j’ai adoré tester des produits que je ne connaissais pas encore… On commence avec le 1025 Dokdo Cleanser, une mousse nettoyante qui élimine les résidus de maquillage et les impuretés et laisse la peau propre et hydratée. Enfin, j’ai testé le Hyalu-Cica Water-Fit Sun Serum UV, qui vient apaiser et réhydrater à merveille ! Une protection solaire SPF 50 à ne surtout pas zapper dans votre routine, surtout avec les beaux jours qui reviennent ! »

L 'AVISDE L' I N FLUENCEUS
CÉLINE
JULIE
DOROTHÉE
YASMINA

OBERPALLEN

NOUVELLE COLLECTION

ÉCRAN, SHOPPING, SPORT… CES NOUVELLES ADDICTIONS QUI GAGNENT DU TERRAIN

Longtemps associées uniquement à la consommation de substances comme la drogue, l’alcool ou le tabac, les dépendances prennent aujourd’hui de nouvelles formes. Les addictions dites comportementales progressent dans nos sociétés modernes. On observe notamment une augmentation du nombre de femmes qui consultent pour un usage excessif du numérique, des comportements alimentaires problématiques ou encore du shopping compulsif. Nadine Teusch, psychothérapeute spécialisée dans le traitement des dépendances comportementales au ZEV, nous éclaire sur ces formes d’addiction, souvent minimisées chez les femmes, ainsi que les mécanismes neurologiques qu’elles impliquent.

Rédaction : Margot Houget

Comment définissez-vous les « nouvelles addictions » également appelées « addictions comportementales » ? Que recouvrent-elles exactement ?

Les addictions comportementales désignent des schémas addictifs dans lesquels ce n’est pas une substance qui est consommée, mais un comportement qui devient compulsif. Ce qui définit l’addiction n’est pas l’activité en elle-même, mais la perte de contrôle, l’envahissement mental, la dépendance émotionnelle et la poursuite du comportement malgré des conséquences négatives. Ce cycle tension–action–culpabilité constitue le cœur de la dynamique addictive.

Parmi les formes les plus connues et officiellement reconnues figurent le trouble du jeu d’argent et le trouble du jeu vidéo. D’autres formes cliniquement pertinentes, bien que pas toujours classifiées officiellement, incluent l’achat compulsif, le workaholisme, l’usage excessif des réseaux sociaux ou d’Internet, la dépendance au sport ou encore la dépendance affective.

Observez-vous une augmentation des femmes qui consultent pour des addictions comportementales ?

Oui, on observe une augmentation notable des addictions comportementales chez les femmes, en particulier pour les dépendances liées aux réseaux sociaux, à l’usage d’Internet, au sport excessif, aux comportements alimentaires problématiques ou au shopping compulsif. Plusieurs facteurs expliquent cette tendance.

Tout d’abord, la normalisation sociale joue un rôle important, de nombreux comportements susceptibles de devenir addictifs sont considérés comme positifs ou socialement acceptables chez les femmes. Cela retarde souvent la détection des problèmes. Ensuite, les femmes ont tendance à recourir davantage à des stratégies comportementales qui offrent une satisfaction immédiate ou un soulagement émotionnel. Les processus de comparaison sociale et les exigences de perfection y contribuent également.

Les addictions comportementales chez les femmes sont-elles plus souvent minimisées ?

Oui, je l’observe régulièrement en pratique clinique. Les addictions comportementales chez les femmes sont souvent sous-estimées ou banalisées, précisément parce qu’elles prennent des formes socialement acceptées, voire valorisées. Le sport intensif est perçu comme de la discipline, l’alimentation restrictive comme un souci de santé, l’auto-optimisation comme de l’ambition, et le « self-care » comme une démarche positive. De même, une présence très active sur les réseaux sociaux n’est pas immédiatement considérée comme problématique. Les femmes concernées ellesmêmes ont souvent le sentiment d’agir de manière contrôlée ou nécessaire pour rester performantes, attractives ou stables.

Les mécanismes neurologiques sont-ils comparables à ceux observés dans les addictions aux substances ?

Sur le plan neurologique, les mécanismes sont en grande partie comparables à ceux observés dans les addictions aux substances. Les addictions comportementales activent le système de récompense cérébral, en particulier les circuits dopaminergiques impliqués dans la motivation, l’anticipation du plaisir et l’apprentissage par renforcement. Comme pour l’alcool ou les drogues, la répétition du comportement renforce progressivement les connexions neuronales associées, favorisant l’automatisation et la compulsion. On observe également des phénomènes similaires de tolérance (besoin d’augmenter l’intensité ou la fréquence pour obtenir le même effet) et de symptômes de manque psychologique (irritabilité, agitation, humeur dépressive en cas d’arrêt). Les régions impliquées dans le contrôle inhibiteur, notamment le cortex préfrontal, peuvent être moins efficaces, ce qui diminue la capacité de régulation.

Quelles sont les différences notables ?

Ces nouvelles dépendances se distinguent des addictions « classiques » sur plusieurs points. D’abord, il n’y a pas d’introduction de substance exogène modifiant directement la chimie cérébrale ; l’activation du système de récompense est induite par un comportement. Ensuite, les symptômes de sevrage sont principalement psychologiques et non somatiques graves comme dans certaines dépendances à l’alcool ou aux opioïdes. Enfin, l’accessibilité permanente des environnements numériques crée une exposition continue aux stimuli, renforçant le risque de rechute.

À partir de quel moment un usage devient-il problématique ?

Un usage devient problématique lorsqu’il ne relève plus d’un choix libre, mais d’un besoin ressenti comme difficile à contrôler.

Les addictions comportementales chez les femmes sont souvent sous-estimées ou banalisées, précisément parce qu’elles prennent des formes socialement acceptées, voire valorisées.

Ce n’est pas la fréquence seule qui définit le problème, mais la relation que la personne entretient avec le comportement. Plusieurs signaux doivent alerter, lorsque l’activité prend une place centrale dans la vie quotidienne, qu’elle sert systématiquement à réguler les émotions (stress, tristesse, vide, ennui), que les tentatives de réduction échouent, ou que des conséquences négatives apparaissent sur le plan relationnel, professionnel, scolaire ou financier. La poursuite du comportement malgré ces conséquences est un indicateur important.

Quels sont les traitements ou les accompagnements disponibles pour ces nouvelles formes d’addiction ?

Le traitement psychothérapeutique des addictions comportementales, comme le jeu excessif, l’usage intensif des réseaux sociaux ou le shopping compulsif, repose principalement sur la thérapie comportementale.

L’objectif est de réduire la perte de contrôle tout en comprenant la fonction psychique du comportement. Les personnes concernées apprennent à identifier les déclencheurs, à remettre en question les pensées dysfonctionnelles et à développer des alternatives saines pour gérer le stress et les émotions. La thérapie inclut également le renforcement de la maîtrise de soi, de la motivation et du soutien social, afin d’assurer un changement durable.

Pour les personnes confrontées à des comportements addictifs, notre Zenter fir exzessiivt Verhalen a Verhalenssucht (ZEV) propose un accompagnement individualisé, alliant conseil et thérapie personnalisée. L’offre s’adresse à la fois aux personnes concernées et à leurs proches.

Body moulant, veste flashy, matching set… Les labels sportswear imaginent des pièces capables de nous faire battre des records olympiques tout en restant des icônes de la mode. Le mantra du printemps ? Transpirons avec style !

Sélection : Julie Kieffer

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Mode

« Maintenant Celio, ce n'est pas plus sans elles »

En mars dernier, une mystérieuse disparition a intrigué les passants. Sur plusieurs boutiques Celio, la lettre « l » s’était volatilisée, transformant temporairement l’enseigne en « Ceio ». Un détail qui n’a pas échappé aux internautes sur les réseaux sociaux. Mais derrière cette énigme se cachait en réalité une opération de communication. Cette absence de « l » marquait le lancement de la nouvelle ligne de vêtements pour femmes, accompagnée du slogan « Maintenant Celio, ce n’est plus sans elles ». Une campagne qui prend tout son sens une fois le mystère levé. Et pour incarner les nouveaux visages de Celio Women, la marque a fait appel à des personnalités influentes : Sissy Mua, Camille Cerf, Mayadorable, Esra, Angélique Angarni-Filopon et Noholita.

Rédaction : Margot Houget

Quand la dolce vita s’invite à Luxembourg

Ciao bella ! Après une première boutique à Diekirch, le label mode Buon Italian Fashion vient insuffler un parfum d’Italie à Luxembourg-ville avec son deuxième magasin. Dans les rayons, on vient shopper une sélection pointue de marques italiennes et des articles parfaitement dans l’air du temps. Chemise oversize ornée de détails raffinés, blazer statement et sac à main aux découpes géométriques figurent déjà sur toutes les wishlists des fashionistas. Celles qui n’ont pas la chance d’habiter tout près pourront commander en ligne depuis leur canapé.

Ô MON BEAU POLO !

Cette saison, ils ne colleront plus seulement à la peau des rugbymen en plein effort. Les polos sortent des stades pour s’offrir une esthétique preppy chic, façon Gossip Girl, ou un look plus casual pour les sorties du week-end. Qu’on l’associe à une jupe droite ou à un jean ballon, cette pièce injecte instantanément du caractère à la silhouette. En prime, le polo à manches longues est le meilleur allié pour les heures fraîches de la soirée. Il suffit de jeter un œil aux modèles signés Ralph Lauren, Baum und Pferdgarten ou Uniqlo pour arborer cette tendance avec panache et jouer sur le contraste féminin-masculin dans votre vestiaire printanier.

Une nouvelle saga couverte pour la Birkenstock

Avec la Highwood Moc Lace Low, Birkenstock devrait enfin réconcilier la sphère mode une bonne fois pour toutes. Si la claquette n’a pas toujours fait l’unanimité, malgré son succès les saisons passées, ce nouveau modèle fera a priori consensus. Le label allemand se lance dans une chaussure fermée, alliant savoir-faire orthopédique, fabrication portugaise et cuir velours. La Highwood Moc Lace Low prend les allures d’un mocassin urbain au confort inégalé, idéal pour fouler le pavé.

L’art de briller AU QUOTIDIEN

Une collaboration en or illumine la saison printanière. La marque The TwentyFour Six s’associe de nouveau à l’actrice américaine Kelly Rutherford pour façonner un bijou délicat, véritable summum du chic. Le résultat est sans appel. Vous ne pourrez plus quitter ces boucles d’oreilles en or 18 carats, serties de diamants naturels, qui vous accompagneront tout au long de l’année. Cette nouvelle création joaillière s’inscrit dans la même lignée que le collier Avec Amour, également imaginé par ce talentueux duo.

LE LABEL BELGE

d’activewear qui colle à la peau

Pepper Pepper. Non, absolument rien à voir avec du poivre ou du poivron ! C’est le nom d’une nouvelle marque belge qui devrait bientôt rythmer vos séances de sport… Et même vos balades en ville. Du legging au short, en passant par le sweatshirt et le body, on peut y composer la garde-robe complète de la sportive stylée. Aux commandes, l’entrepreneuse Géraldine Lefort collabore avec un atelier portugais pour donner vie à ses modèles. Et le meilleur dans tout ça ? On peut se faire livrer directement au Luxembourg.

En plein bouleversement géopolitique, l’Inde s’impose désormais en acteur majeur sur la scène mondiale. Le pays le plus peuplé du monde est intensément courtisé par les Occidentaux, attirés par de fabuleuses perspectives économiques face auxquelles la dérive autoritaire du gouvernement de Narendra Modi pèse peu.

Rédaction : Fabien Grasser

New Delhi, le 15 février 2020. Photo de Donald Trump et Narendra Modi s’adressant aux représentants des médias.

Le revirement effectué le 5 mars dernier par les États-Unis en dit long sur l’importance prise par l’Inde dans l’économie et sur la scène géopolitique mondiale. Au sixième jour de l’attaque américano-israélienne contre l’Iran, Washington autorisait New Delhi à importer du pétrole russe pendant un mois. Cette dérogation doit « permettre au pétrole de continuer à alimenter le marché mondial », avait justifié sur X le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent. Très dépendante des importations de pétrole et de gaz du Moyen-Orient, l’Inde a vécu comme une menace existentielle la coupure par Téhéran du détroit d’Ormuz.

Environ la moitié des achats indiens proviennent de la région, depuis que le pays a considérablement réduit ses importations d’hydrocarbures russes, sous la pression des Occidentaux. La Russie demeure néanmoins l’un des principaux fournisseurs du pays le plus peuplé au monde. L’Inde profite largement du pétrole bon marché vendu par Moscou depuis l’instauration de sanctions américaines et européennes, après l’invasion de l’Ukraine. En août 2025, Donald Trump avait prétexté des achats de pétrole russe pour frapper les produits indiens d’une surtaxe de 50 %, s’ajoutant aux 25 % de droits de douane déjà en vigueur.

Cependant, le 3 février dernier, le président américain annonçait avec son habituelle forfanterie un « deal » - forcément « formidable » - avec le géant asiatique. En contrepartie d’une réduction des droits de douane à 18 %, l’Inde s’engageait à acheter pour « plus de 500 milliards de dollars de produits américains » et à cesser l’achat de pétrole russe. La réalité est plus nuancée. Le Premier ministre indien, Narendra Modi, n’a jamais confirmé l’arrêt des achats à la Russie et New Delhi l’a rappelé sans prendre de gants : « L'Inde n'a jamais dépendu de l'autorisation d'un autre pays pour acheter du pétrole

russe », affirme le gouvernement dans une note rendue publique en mars.

Ensuite, l’accord conclu avec l’Inde était attendu par les multinationales américaines qui y voient la double opportunité d’accéder à un marché de 1,5 milliard de consommateurs et la possibilité de transférer une partie de leur production de la Chine vers l’Inde. Un iPhone sur cinq est par exemple déjà produit dans le sud de l’Inde.

Le pays va devenir l’un des partenaires les plus importants de Washington, affirme le secrétaire d’État adjoint, Christopher Landau, prédisant que le XXIe siècle verra « l’essor de l’Inde ». New Delhi enregistre depuis 10 ans une croissance annuelle de 6 à 7 %, supérieure à celle de son rival chinois, qui prévoit encore un ralentissement en 2026. La démographie indienne est aussi plus dynamique, avec près de la moitié des habitants âgée de moins de 25 ans, là où la Chine est confrontée à un problématique vieillissement de sa population. Le PIB par habitant dépasse à peine 3 000 dollars en 2025, mais il devrait croître de 50 % dans les cinq ans à venir. Les classes aisées, gagnant plus de 30 000 dollars par an, pourraient tripler d’ici 10 ans, pour s’établir à 50 millions de personnes. De quoi aiguiser les appétits.

« L’accord de tous les accords »

Longtemps caractérisée par son protectionnisme, l’Inde ouvre son économie au monde. Le pays et son Premier ministre nationaliste sont désormais courtisés de toute part. « Nous avons conclu l’accord de tous les accords. Nous avons créé une zone de libreéchange de deux milliards de personnes qui va bénéficier aux deux parties », fanfaronnait, le 27 janvier, la présidente de la Commission européenne, Ursula von Der Leyen, quelques jours avant Donald Trump. L’Europe voit dans

l’Inde une opportunité de diversifier son commerce international face à sa dépendance à la Chine et aux droits de douane américains.

Négocié pendant deux décennies, l’accord signé entre l’UE et l’Inde prévoit la levée d’importantes barrières douanières sur près de 90 % des exportations européennes. La taxe de 110 % sur les voitures européennes est par exemple réduite à 10 %, dans une limite de 250 000 véhicules par an, tandis que certaines denrées alimentaires, comme les pâtes et le vin, en seront totalement exemptées. L’UE, qui est déjà le premier partenaire commercial de l’Inde, entend y renforcer ses positions, le nouveau traité commercial reliant deux milliards de consommateurs représentant un quart du PIB mondial, se réjouit la Commission européenne.

L’UE et les États-Unis ne sont pas les seuls à dépêcher leurs plus hauts émissaires à New Delhi pour gagner les faveurs du gouvernement et des milieux d’affaires locaux. Chacun cherche à jouer sa partition. Le ministre luxembourgeois des Finances a ainsi effectué « une mission financière » en Inde, du 23 au 28 février. Il s’agit de créer de nouvelles opportunités pour la place financière luxembourgeoise et de resserrer les liens déjà existants, selon le ministère. Gilles Roth y a notamment visité l’État du Gujarat, dans le nord-ouest de la fédération, et son projet GIFT City, « un centre financier international conçu pour attirer des acteurs financiers mondiaux grâce à un cadre réglementaire innovant », précise le ministère. Pour Emmanuel Macron, l’Inde est un cap depuis son premier mandat. En février, le président français y effectuait sa quatrième visite d’État depuis 2018. Avant même ce déplacement, New Delhi avait annoncé l’achat de 114 avions Rafale, confirmant ainsi sa préférence pour l’avion de combat français, dont il devient le premier client étranger. Paris est

Le Premier ministre indien n’a jamais confirmé l’arrêt des achats à la Russie et New Delhi l’a rappelé sans prendre de gants : « L'Inde n'a jamais dépendu de l'autorisation d'un autre pays pour acheter du pétrole russe. »

également en négociation pour la vente de réacteurs nucléaires EPR et Emmanuel Macron avait emmené dans ses bagages 115 patrons et représentants d’entreprises de tous les secteurs. Les deux pays ont notamment mis sur les rails une coopération renforcée dans l’intelligence artificielle. Quelques jours avant Emmanuel Macron, c’est le chancelier allemand, Friedrich Merz qui s’était rendu en Inde, notamment pour promouvoir son industrie automobile, qui traverse une profonde crise.

Ça se bouscule au portillon

Depuis son discours de Davos, où il appelait le monde à réduire sa relation aux États-Unis, le Premier ministre canadien est passé de la théorie à la pratique. Après avoir déjà conclu un accord commercial avec la Chine – au grand dam de Trump –, Mark Carney a concrétisé un rapprochement politique et économique avec l’Inde. L’affaire n’avait pourtant rien d’évidente, les deux pays entretenant des relations exécrables depuis 2023 et l’assassinat au Canada d’un militant sikh, pour lequel Ottawa accuse les services de renseignements indiens. Le business a néanmoins pris le dessus et, selon l’accord conclu début mars, le Canada garantit la fourniture à long terme d’uranium et de terres rares à l’Inde. Les deux pays ont aussi dévoilé une « stratégie Canada-Inde », en matière de talents et d’innovation, concluant une quinzaine d’accords avec des universités et des centres de recherche, alors que plus de 300 000 jeunes Indiens étudient déjà au pays de l’érable.

Ça se bouscule au portillon, conséquence d’une ouverture aux marchés internationaux, qui positionne désormais le pays comme un acteur incontournable sur l’échiquier mondial. Sur le plan diplomatique, l’Inde tente de jouer la carte de la modération, si l’on exclut, bien sûr, sa rivalité avec la Chine et sa confrontation permanente avec son voisin pakistanais, puissance nucléaire comme elle.

Particulièrement sensible aux soubresauts moyenorientaux, New Delhi avait jusqu’à présent réussi à cultiver une diplomatie de la neutralité dans la région. L’Inde avait noué un partenariat économique privilégié avec Israël, tout en maintenant de bonnes relations avec l’Iran et la Palestine. Il en va de même avec les monarchies du Golfe, où vivent par ailleurs des centaines de milliers de travailleurs indiens.

Les relations se sont particulièrement développées avec l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, là encore à la faveur d’accords économiques et d’achats massifs de pétrole.

Ces derniers mois, l’Inde a réduit au strict minimum ses relations avec Téhéran. Quelques jours avant l’attaque américano-israélienne contre l’Iran, Narendra Modi avait effectué une visite en Israël, un geste désormais interprété comme un revirement géopolitique, s’agissant d’un voyage maintes fois reporté. Il est le premier dirigeant du Sud global à s’être rendu en Israël depuis le 7 octobre 2023. Après le déclenchement de la guerre contre l’Iran, fin février, le dirigeant nationaliste a clairement affiché sa solidarité avec Jérusalem et les pays du Golfe.

Nationaliste et suprémaciste

Au Canada, la récente visite de Mark Carney en Inde a suscité de vives polémiques. L’opposition et les médias ont reproché au chef du gouvernement de passer trop facilement l’éponge sur le militant sikh tué en 2023 et plus généralement sur les droits humains, passablement malmenés par Narendra Modi. Longtemps qualifiée de « plus grande démocratie du monde », l’Inde est, depuis plusieurs années, sous le feu des critiques : « L’espace civique a encore été réduit, des organismes financiers et d’enquête nationaux ayant été utilisés pour attaquer la société civile, des défenseurs des droits humains, des militants, des journalistes et des personnes qui critiquaient le pouvoir », constate Amnesty International dans son dernier rapport consacré au pays. La répression s’exerce par de lourdes condamnations à des peines de prison, la destruction de biens ou des agressions physiques.

Dirigeant populiste au pouvoir depuis 12 ans, Narendra Modi applique le programme d’extrême droite nationaliste et suprémaciste hindou du Bharatiya Janata Party (BJP), dont l’idéologie s’inspire, entre autres, du nazisme, au nom de l’aryanité. Le Premier ministre jette régulièrement de l’huile sur le feu de la haine interreligieuse, qui vise les quelque 200 millions de musulmans indiens, dont des milliers ont été tués dans des pogroms depuis 2014. Pas de quoi perturber les courtisans, au moment où la course aux ressources et aux technologies balaie toute autre considération.

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Transmission, héritage et capital : LE GRAND TRANSFERT DE RICHESSE DANS LA FAMILLE

En 2026, la majorité des baby-boomers atteindront l’âge de la retraite. Et la transmission de leur patrimoine à leurs héritiers sera d’une ampleur sans précédent. Car d’ici 2048 au niveau mondial, 124 000 milliards de dollars devraient changer de mains, sous forme d’immobilier, d’assurances-vie, d’actions ou d’entreprises familiales. Les plus riches, les conjoints et les partenaires en bénéficieront en premier lieu. Mais comment éviter que l’héritage ne devienne un poids financier ou émotionnel pour ses destinataires ?

Comment les États pourront-ils tirer profit de cette manne sans aggraver leurs inégalités ?

Rédaction : Marc Auxenfants

Le grand transfert de patrimoine désigne la transmission massive d'actifs (immobiliers, financiers, entreprises…) d'une génération à l'autre, principalement de la « génération silencieuse » (née avant 1945) et des baby-boomers (nés entre 1946 et 1964/1965), enfants et petits-enfants. Aujourd’hui âgés de 61 ans et plus, ils sont pour la plupart retraités ou en âge de l'être. Leurs héritiers potentiels sont les générations X (1965-1980), Y/ millennials (1981-1996) et Z (1997-2012). À l’échelle mondiale, « 124 billions de dollars devraient changer de mains d'ici 2048 », indique le cabinet de gestion de patrimoine Glenmede. « Les héritiers de la génération X devraient recevoir la plus grande partie au cours des dix prochaines années, tandis que les millennials hériteront probablement de la plus grande part de toutes les générations au cours des 20 prochaines années. »

Des transferts marginaux

Pour Franco Modigliani toutefois, ces transferts sont marginaux. Dans ses études menées dans les années 1950, l’économiste américain relevait que la majeure partie de l'épargne et de la richesse accumulée par les ménages dans une économie provenait avant tout de leur motivation d’épargner pendant leurs années d’activités professionnelles, puis de désépargner à la retraite.

Cette accumulation ne découlerait donc pas d’une volonté première de transmettre un héritage. Toujours selon lui, la transmission de richesse vers les générations suivantes ne représenterait qu'une petite partie de l'accumulation totale de capital, la plupart des gens consommant l’essentiel de leur richesse avant de mourir. Et enfin, ces transferts intergénérationnels se concentreraient avant tout chez les riches, et non sur la grande majorité de la population.

Soixante-dix ans plus tard, les chiffres actuels semblent corroborer cette analyse. Ainsi, selon les projections

actuelles, 50 % des transferts ne concernent que 2 % de ménages les plus fortunés. De même au Luxembourg, une enquête menée par Swissquote en 2024 auprès de ses clients révèle que 36 % d’entre eux déclarent avoir un plan financier d’avenir bien défini. Alors que 55 % ont une idée approximative de la tournure que prennent leurs finances. Et « 37 % des baby-boomers n’ont pas de plan financier futur », précise la banque suisse en ligne. « Toutefois la génération X et ceux qui gagnent plus de 220 000 euros par an ont indiqué avoir un plan financier bien défini. » Et parmi les plus fortunés d’entre eux, seulement deux clients sur cinq ont déclaré avoir organisé des préparatifs financiers approfondis, alors que 46 % disent avoir élaboré un plan financier approximatif.

LE GRAND TRANSFERT OFFRE

DES PERSPECTIVES

INÉDITES

POUR LES HÉRITIERS ET L’ÉCONOMIE.

2026 – Année charnière

2026 est considérée comme une année charnière, la plupart des babyboomers atteignant actuellement l’âge de la retraite. En Europe, dans le segment des grandes fortunes, environ 3 200 milliards d’euros seront transférés d’une génération à une autre, au cours des prochaines années, note KPMG. Les principaux actifs concernés sont des biens immobiliers (résidences principales, secondaires, SCPI), ainsi que biens mobiliers de type assurances-vie, actions, entreprises familiales, cryptomonnaies et œuvres d’art. Ces transmissions s’effectueront via des

successions, des donations de son vivant, de trusts ou des holdings familiales. La fortune actuelle qui changera de mains est d’autant plus importante que l’après-Covid a enregistré une hausse globale du nombre de milliardaires : « La fortune totale de ces derniers a bondi de 81 % entre début 2020 et début 2026, atteignant un record historique de 18 300 milliards de dollars, relève Oxfam. Depuis 2020, les 1 % les plus riches ont capté près de deux tiers des richesses produites dans le monde, deux fois plus que le reste de l’humanité. »

La flambée des prix des actifs, avec une croissance de la valeur des actions (+27 %) et de l’immobilier (+39 %), a contribué à cette augmentation. L’héritage seraitil la voie royale vers la richesse ?

Selon Swissquote, les Luxembourgeois considèrent l'héritage comme la voie la plus sûre vers la richesse. « À la question "Quelles sont les meilleures façons de devenir riche au Luxembourg ?", notre enquête a révélé que la majorité (62 %) estime que la meilleure façon est d'hériter de la richesse de sa famille, suivie de réaliser des investissements immobiliers attrayants (59 %). » Ce grand transfert sera d’abord intragénérationnel. Car la transmission bénéficiera d’abord aux conjoints et partenaires de vie survivants, pour assurer leurs capacités financières. « Selon certaines estimations, 54 000 milliards de dollars seront versés aux conjoints avant d'être transmis aux héritiers de la génération suivante », note Glenmede. Et pas moins de 40 000 milliards de dollars iront aux veuves, en raison d'une espérance de vie plus longue, souvent après le décès d'un mari qui gérait les investissements.

Quels impacts

Une manne pour l’État ? En France, les droits de succession génèrent 15 à 20 milliards d’euros par an. Ils pourraient en rapporter plus dans les prochaines années. D’autant que des hausses d’impôts sur les revenus du capital et une réforme de l’impôt sur la fortune

immobilière sont envisagées, afin de mieux taxer les « super-héritages » et de réduire les inégalités. Au Luxembourg le gain est largement plus faible : « Les droits de succession ont rapporté 96 millions d’euros en septembre 2024, soit -4,8 % par rapport à septembre 2023 », rapporte la Chambre des députés. « La majorité de ces recettes provient des successions qui n’impliquent pas de lien de parenté (p. ex. une succession de 1,75 million d’euros sans lien de parenté est soumise à un taux de 48 %) étant donné que les successions en ligne directe sont exemptes de cette taxe. »

Côté imposition sur la fortune, « les recettes s’élevaient en 2024 à 909,6 millions d’euros, soit +3,7 % par rapport à septembre 2023 », toujours selon l’institution parlementaire luxembourgeoise. Vers une meilleure équité pour les femmes ? Les veuves héritières deviendront les principales détentrices de cette richesse durant les

10 à 20 prochaines années », rappelle Glenmede. « Elles deviennent ainsi des actrices majeures de la gestion patrimoniale et de l’investissement responsable. Les banques privées devront donc s’adapter tant aux besoins de ces femmes investisseuses, que des générations suivantes.

Ainsi certaines institutions prédisent une forte tendance à l’investissement responsable et à l’action climatique chez la génération X, alors que la génération Y devrait plus cibler les domaines de la santé et de la médecine, ainsi que les organismes de défense des droits de la personne.

Le piège immobilier

Ce transfert massif de richesses comporte aussi des risques. La concentration des patrimoines entre les mains d’une minorité d’héritiers pourrait en effet creuser les inégalités,

notamment dans l’immobilier, où les logements bien situés deviennent inaccessibles pour les non-héritiers.

Bien souvent, le patrimoine transmis n'est ni pécuniaire ni financier, mais bien immobilier, la résidence familiale comptant pour la moitié, voire plus, du montant de l’héritage. Celle-ci peut aussi s’avérer un fardeau plutôt qu’une richesse. Peu adaptée au style de vie des héritiers, elle représente un coût supplémentaire pour ces derniers : frais d’entretien et de mise en conformité énergétique, impôts fonciers, primes d'assurance, etc. À cela s’ajoutent de possibles dissensions familiales concernant sa vente. Pour toutes ces raisons, le bien immobilier est rarement revendu rapidement. Il perd ainsi promptement de sa valeur. La transmission d'une maison n'entraîne donc pas automatiquement un transfert de patrimoine. Elle ne devient un patrimoine que si la génération suivante peut l'utiliser, financer son entretien ou la transformer facilement.

Ainsi, ce grand transfert offre certes des perspectives inédites pour les héritiers et l’économie. Mais il ne se réduit pas à un simple mouvement de capitaux. Ses répercussions les plus marquantes – et trop souvent négligées – touchent avant tout à la psychologie et aux dynamiques familiales. Ce qui devrait symboliser un legs bienveillant peut devenir une source d’angoisse, de dépenses non maîtrisées et de discordes entre héritiers. Sans une approche réfléchie et anticipée, ce phénomène pourrait par conséquent exacerber les inégalités et les tensions, et transformer une aubaine potentielle en source de déséquilibres durables. Aussi, afin de réduire les risques de conflits et d’impréparation, l’accompagnement précoce et la médiation avant le décès parental peuvent s’avérer être des outils essentiels pour maintenir la cohésion familiale et assurer une transmission fluide et sereine.

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La cybersécurité, UN INVESTISSEMENT STRATÉGIQUE

Ces dernières années, les cybercriminels deviennent de plus en plus sophistiqués, et les attaques se multiplient à un rythme alarmant, avec des conséquences souvent dramatiques pour les entreprises. Une bonne prévention cyber coûte donc moins cher qu’une remédiation. Face à la pression réglementaire et aux risques financiers, opérationnels et réputationnels, les entreprises ont ces dernières années renforcé leur posture cyber, pour en faire un levier commercial et un avantage compétitif.

Rédaction : Marc Auxenfants

Aujourd’hui, plus aucune société ne peut gérer son activité, ses actifs et ses ressources sans Internet ni les technologies numériques associées. Ces équipements sont en effet nécessaires à leur développement et à leur pérennité. Ces dernières années, les cyberattaques (ou attaques numériques) contre les entreprises sont devenues plus nombreuses et sophistiquées. Au point de menacer leur projet d’affaires et leur survie.

Des menaces multiples

Les menaces les plus courantes sont multiples :

Phishing : technique d’hameçonnage par e-mail frauduleux visant à récupérer des données confidentielles. Ransomware : intrusion de logiciels malveillants bloquant l’accès aux données contre rançon. Exploitation des vulnérabilités non corrigées dans les logiciels des victimes.

Attaque par déni de service, qui provoque une surcharge des serveurs et rend le site et les services inaccessibles. Attaque sur la supply chain, qui vise les fournisseurs, pour accéder aux systèmes cibles de l’entreprise. Espionnage industriel.

Ingénierie sociale ciblée (deepfakes, arnaque au président…) : manipulation des employés pour les inciter à partager des informations confidentielles.

Selon IBM, le coût moyen d’une cyberattaque pour une entreprise de taille moyenne était de 3,85 millions de dollars en 2024, en hausse de 3 % par rapport à 2023. Ces atteintes à la sécurité informatique représentent donc un défi majeur pour les entreprises, leurs activités, leurs fournisseurs et leurs clients.

Le coût moyen d’une cyberattaque pour une entreprise de taille moyenne était de 3,85 millions de dollars en 2024.

visée par un cyber-incident, selon le groupe Kaspersky spécialisé dans la sécurité des systèmes d'information.

De même, les conséquences juridiques et réglementaires peuvent être lourdes, si l’entreprise n’a pas respecté les réglementations en vigueur : telles que la norme ISO 27001 (pour les systèmes de gestion de la sécurité de l'information), le RGPD (le règlement général sur la protection, le traitement et le transfert des données à caractère personnel des personnes physiques dans l’UE) ou encore MiCA (qui vise à prévenir les opérations d’initiés, la divulgation illicite d’informations privilégiées et les manipulations de marché).

Des sanctions administratives et pénales

« Une cyberattaque peut entraîner des poursuites judiciaires de la part des clients ou partenaires affectés, des amendes réglementaires en cas de violation des lois, une surveillance accrue des autorités de régulation et des obligations de mise en conformité plus strictes, » rappelle Capgemini.

Pire, la non-conformité aux directives européennes et sectorielles en vigueur peut s’avérer dramatique pour l’entreprise et sa direction. Ainsi, le RGPD prévoit des sanctions administratives lourdes pouvant atteindre 20 millions d'euros ou 4 % du chiffre d'affaires annuel mondial (le plus élevé des deux) pour les manquements graves. De plus, la violation du règlement européen sur les marchés des cryptoactifs (MiCA) expose les entreprises financières, notamment les prestataires de services sur les crypto-actifs, à de lourdes sanctions par les régulateurs. Sanctions administratives : jusqu'à 15 millions d'euros ou 15 % du chiffre d'affaires annuel total (pour les personnes morales). Les sanctions peuvent être professionnelles : interdiction d'exercer (retrait d'agrément), suspension de l'activité, blocage des sites web, exclusion du marché. Les amendes peuvent aussi être pénales selon le pays : jusqu’à deux ans d'emprisonnement et 30 000 euros, pour les dirigeants en cas de manquements graves (exercice illégal de la profession de prestataire de services sur les crypto-actifs, fraude). Ces sanctions peuvent être rendues publiques.

Les dommages causés sont financiers et opérationnels, et constituent un risque pour leur réputation et leur pérennité. Rendue publique ou non, une violation des données constitue un impact négatif durable sur l’image de la société. Et elle compromet la confiance de ses clients : 90 % d’entre eux perdent même cette confiance dans l’entreprise

De même, pour la directive NIS2 (Network and Information Security), qui renforce les exigences en matière de cybersécurité et de résilience des systèmes d’information au sein de l’UE. Elle concerne les entreprises de plus de 50 salariés actives dans des secteurs considérés comme essentiels ou critiques (énergie, transport, santé, finances, eau, agroalimentaire, services postaux, fournisseurs de messagerie, services publics, communications électroniques…). En cas de négligence grave, leurs dirigeants s’exposent à une interdiction temporaire d'exercer des fonctions de direction, avec des amendes administratives jusqu'à 10 millions d'euros ou 2 %

du chiffre d'affaires mondial. Les autorités peuvent rendre publiques les violations commises et désigner les personnes responsables, ce qui nuirait à la réputation de l’entreprise.

Prévenir plutôt que guérir

Une bonne prévention cyber coûte donc moins cher qu’une remédiation. La démarche consiste pour l’entreprise à protéger ses systèmes, réseaux et données numériques contre des accès non autorisés, le vol, l’espionnage industriel ou les dommages. Elle garantit et renforce préventivement la confidentialité, l'intégrité et la disponibilité des informations stockées et traitées sur les ordinateurs et serveurs. Elle permet enfin de maintenir la continuité des activités de l’entreprise, face aux attaques visant souvent la paralysie de ses infrastructures critiques et sa viabilité.

La sûreté informatique repose généralement sur une triple approche combinée de prévention, de détection/ identification et de réactivité face aux menaces et attaques. Et cette approche intègre à la fois la technologie, des processus dédiés et les personnes. Sur le plan technologique, des applications comme les pare-feux, la cryptographie et les solutions d’analyse permettent de prévenir et de détecter les menaces en temps réel. Ces outils de conformité,

de sécurité/continuité et de contrôle peuvent être intégrés dans une même plateforme qui prend en charge de manière centralisée l’intégralité des applications de sécurité réseau, cloud, des objets connectés et de protection des postes de travail.

Côté processus, la mise en place d’audits réguliers, de tests de pénétration et de protocoles de réponse aux incidents renforce la capacité de défense active de l’organisation. La sensibilisation et la formation des employés, sur les risques de sécurité et les bons gestes cyber : selon IBM, 82 % des failles de sécurité seraient imputables à des erreurs humaines. Les entreprises doivent donc simultanément investir dans des technologies avancées, des processus internes rigoureux et une politique de formation continue de leur personnel.

Loin d’être un frein d’affaires, la cybersécurité devient un pilier de l’innovation et donc un investissement stratégique.

Un atout business

Face à l’explosion des cyberattaques et à l’évolution des attentes clients, les entreprises les plus matures transforment leur posture de sécurité en atout compétitif et en argument commercial. Par exemple, un fournisseur non certifié ISO 27001 peut être écarté d’un appel d’offres, au profit d’un concurrent aux normes, même s’il propose le meilleur rapport qualitéprix. De même, les partenaires, les banques et les investisseurs privilégieront les entreprises qui intègrent la cybersécurité dans leur stratégie d’affaires. La cybersécurité est devenue un outil de réactivité, d’efficacité et de productivité en cas d’intrusion informatique par des cybercriminels : elle permet de prévenir et de réduire les temps d’arrêt de l’activité de l’entreprise, et de maintenir une disponibilité accrue de ses machines.

Elle est également un accélérateur de croissance : en externalisant sa sécurité numérique (protection 24/7, surveillance, détection, réponse aux incidents) et en la confiant à un prestataire tiers spécialisé, l’entreprise délègue la complexité d’une gestion cyber interne coûteuse et chronophage, et libère ainsi des ressources humaines et financières pour les allouer à des tâches et missions à plus haute valeur ajoutée. Loin d’être un frein d’affaires, la cybersécurité devient un pilier de l’innovation et donc un investissement stratégique.

L’indépendance financière des femmes est aujourd’hui un enjeu majeur, à la fois économique, social et sociétal. Elle constitue un levier essentiel d’autonomie, permettant à chacune de faire ses propres choix de vie, de sécuriser son avenir et de s’affirmer pleinement. Disposer de ressources propres, savoir les gérer et les faire évoluer est une condition fondamentale de l’égalité entre les femmes et les hommes. En s’appropriant les questions financières, les femmes participent aussi à un changement plus large. Elles montrent que l’argent n’est ni tabou ni réservé à une élite, mais un sujet de la vie quotidienne, qui mérite d’être compris et discuté.

Rédaction : É milie Serrurier-Hoël, CEO de Mirabaud & Cie Europe

Malgré les avancées, les inégalités persistent : écarts de salaire, carrières interrompues, retraites réduites*. Dans l’Union européenne, les femmes doivent en moyenne travailler 15 mois et demi pour gagner l’équivalent de 12 mois de salaire d’un homme*. D’où l’importance de maîtriser ses finances. L’indépendance financière ne se limite pas au fait de gagner de l’argent, elle implique aussi de comprendre, d’anticiper et de construire l’avenir avec confiance.

De plus en plus de femmes s’emparent de ces sujets et sollicitent des experts en

gestion patrimoniale. Entre 2018 et 2023, la richesse financière mondiale a progressé de 43 %, contre 51 % pour celle détenue par les femmes, signe de leur implication croissante* Parallèlement, le secteur financier se féminise. Davantage de femmes occupent des postes de direction, une dynamique qui se matérialise chez Mirabaud où le comité exécutif luxembourgeois est majoritairement féminin.

Ces évolutions sont essentielles : la transmission passe autant par l’exemple que par les mots. En voyant des femmes parler d’argent, investir et décider librement, les jeunes filles intègrent ces comportements. En normalisant ces pratiques et ces métiers, elles contribuent à instaurer un rapport plus équilibré et plus sain à l’argent pour les générations futures.

S’intéresser très tôt à sa situation financière n’est pas une injonction, mais une opportunité. Celle de construire, étape par étape, une indépendance adaptée à sa réalité, à ses envies et à ses projets. L’épargne souffre souvent d’une mauvaise image. On l’associe à la privation. Pourtant, bien pensée, elle devient un outil de liberté. Une épargne de précaution, même

modeste, agit comme un filet de sécurité matériel mais aussi psychologique.

Investir ne signifie pas forcément prendre des risques élevés. Cela peut être investir dans une formation, dans un logement ou dans des solutions d’épargne à long terme. L’essentiel est de comprendre que l’argent peut travailler au service de ses objectifs… et de se lancer !

Favoriser l’indépendance financière des femmes, c’est leur donner les moyens de décider librement, mais aussi participer à une société plus équilibrée et plus juste, où chacune peut envisager l’avenir avec assurance.

Source Eurostat : https://ec.europa. eu/eurostat/statistics-explained/index. php?title=Gender_pay_gap_statistics

Source European Institute for Gender Equality (2025): https://eige.europa. eu/newsroom/news/new-eu-datashows-women-need-work-15-1-2months-earn-what-men-make-year

Source McKinsey : https://www.mckinsey. com/industries/financial-services/ our-insights/the-new-face-of-wealththe-rise-of-the-female-investor

ÉMILIE SERRURIER-HOËL

CYBERSÉCURITÉ : POURQUOI TOUTES LES ENTREPRISES SONT EXPOSÉES

UNE SIMPLE FAILLE, UN EMAIL COMPROMIS, UN MOT DE PASSE TROP FAIBLE… ET C’EST PARFOIS TOUTE

UNE ORGANISATION QUI SE RETROUVE FRAGILISÉE. LA CYBERCRIMINALITÉ A CHANGÉ D’ÉCHELLE.

AUTOMATISATION DES ATTAQUES, COMPROMISSION DES EMAILS PROFESSIONNELS, NOUVEAUX RISQUES LIÉS À L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE : LES ENTREPRISES ÉVOLUENT DANS UN ENVIRONNEMENT NUMÉRIQUE OÙ LA MENACE EST PERMANENTE. À L’HEURE OÙ LES CYBERATTAQUES SE MULTIPLIENT ET S’AUTOMATISENT, AUCUNE ENTREPRISE N’EST RÉELLEMENT À L’ABRI.

AUBAN DERREUMAUX, CEO D’INNOVICTION, DÉCRYPTE LES NOUVELLES RÉALITÉS DE LA CYBERSÉCURITÉ LE RÔLE DU FACTEUR HUMAIN ET LES PRIORITÉS POUR MIEUX PROTÉGER LES ORGANISATIONS.

Comment est née l’aventure innovICTion et quelle vision portiez-vous au départ ?

J’ai créé innovICT ion en 2013 avec la volonté de bâtir une entreprise à taille humaine où chacun est pleinement impliqué dans le projet collectif. L’objectif était simple : travailler ensemble pour réussir ensemble. Ma motivation vient aussi de ma passion pour l’informatique, non pas uniquement pour la technique, mais pour tout ce qu’elle peut apporter au quotidien : simplifi er, structurer et ouvrir de nouvelles possibilités pour les entreprises et leurs collaborat•eur•rices.

Quels types de clients accompagnez-vous ?

Nous travaillons principalement avec des TPE et des PME. Nos clients peuvent compter quelques collaborateurs seulement, mais aussi jusqu’à environ 150 personnes. Des structures qui n’ont pas toujours les ressources internes pour gérer leur IT, mais qui font face aux mêmes enjeux que de plus grandes organisations.

Quels sont les axes d’activité de votre entreprise ?

Notre cœur d’activité est l’infogestion pour les TPE et PME. Les entreprises nous confient la gestion de leur environnement informatique : postes de travail, accès aux services en ligne, messagerie ou outils collaboratifs. Notre particularité est de mettre au service de ces structures l’expérience acquise dans de grandes organisations, avec un accent fort sur la sécurité et la durabilité du numérique avec un niveau d’exigence généralement réservé aux grands groupes, tout en restant accessibles et proches des réalités terrain.

Les PME luxembourgeoises ont-elles réellement pris la mesure des risques ?

La prise de conscience progresse, notamment depuis la période du Covid, mais il reste du chemin à parcourir. Certaines entreprises sont très attentives aux enjeux de sécurité, tandis que d’autres doivent encore être sensibilisées aux menaces. Beaucoup pensent encore être trop petites pour intéresser des cybercriminels. C’est une idée fausse : aujourd’hui, les attaques sont largement automatisées. Dès qu’une entreprise est connectée à Internet, elle peut devenir une cible, quelle que soit sa taille.

Quelles sont les attaques les plus fréquentes ?

La plus courante est la compromission de l’email professionnel.

AUBAN DERREUMAUX

Un mot de passe est récupéré et l’attaquant accède à la boîte mail. Il peut ensuite envoyer du spam ou mener des fraudes plus ciblées, par exemple en renvoyant une facture avec un IBAN modifi é après avoir analysé les échanges précédents. Comme le message semble provenir d’un interlocuteur connu, la victime peut facilement être trompée. Les conséquences peuvent être importantes : pertes fi nancières, atteinte à la réputation, voire blocage de l’activité.

L’humain reste-t-il la principale faille ?

Oui, mais la meilleure défense aussi ! Beaucoup d’attaques sont liées à une mauvaise sécurisation des accès, notamment à cause de pratiques insuffi santes autour des mots de passe. La vigilance face aux emails reçus est également essentielle, même lorsqu’ils semblent provenir de contacts connus. On peut déployer les meilleurs outils techniques, mais sans sensibilisation des utilisateurs, leur effi cacité reste limitée.

Comment accompagner la transformation digitale sans fragiliser la sécurité ?

La sécurité doit être intégrée dès le début des projets. Lorsqu’une organisation développe une véritable culture de la sécurité, ces réfl exes deviennent naturels dans la prise de décision. Il est aussi important d’intégrer des critères de sécurité dans le choix des solutions et des fournisseurs.

Enfi n, les entreprises doivent se préparer à un incident : disposer d’un plan de réponse permet de réagir plus rapidement et d’en limiter les conséquences. Anticiper les incidents fait également partie des bonnes pratiques.

Comment intégrer la dimension environnementale dans l’informatique ?

On considère souvent l’informatique comme un univers virtuel, mais elle repose sur des infrastructures très lourdes : data centers, réseaux et équipements électroniques très énergivores. Ces technologies nécessitent aussi l’extraction de métaux et de ressources rares. De plus, tous nos terminaux et appareils sont connectés et sont de plus en plus nombreux. L’enjeu est aujourd’hui d’adopter des usages plus responsables.

Quelles seront les priorités des entreprises dans les prochaines années, en commençant par questionner leur réel besoin, d’autant plus à l’ère de la nouvelle vague d’IA et de ses promesses proclamées ?

L’essor rapide de l’intelligence artifi cielle générative ouvre de nouvelles opportunités, mais aussi de nouveaux risques. L’IA est aussi exploitée pour rendre les risques cyber encore plus élevés. Ces technologies nécessitent l’accès à de grandes quantités de données et doivent donc être correctement encadrées. Un autre enjeu est le Shadow AI, c’est-à-dire l’utilisation d’outils d’IA personnels dans un contexte professionnel sans validation de l’entreprise. Les priorités seront donc la gouvernance des données, la formation des utilisateurs et l’encadrement des usages.

Un point que vous souhaitez mettre en avant ?

Au-delà de la technologie, la dimension humaine reste centrale. Nous aimons accompagner nos clients dans leur quotidien, mais aussi dans leurs décisions et leurs projets. Notre objectif est de simplifi er l’usage de l’informatique et d’apporter du conseil. Idéalement, être sollicités moins pour résoudre des problèmes et davantage pour accompagner les organisations dans leur évolution. Nous offrons à nos clientes et clients dirigeants de la sérénité face à des menaces et une complexité anxiogènes : ils ne sont plus seuls.

Votre entreprise est-elle vraiment protégée ?

Aujourd’hui, de nombreuses PME pensent être suffi samment sécurisées… jusqu’au jour où une faille est exploitée. Les signaux d’alerte les plus fréquents :

Mots de passe peu sécurisés ou partagés

Absence de double authentifi cation

Sauvegardes non vérifi ées

Collaborateurs non sensibilisés aux risques

Utilisation d’outils numériques sans cadre défi ni

AUDIT CYBERSÉCURITÉ : UNE PREMIÈRE ÉTAPE CLÉ

innovICTion propose un accompagnement personnalisé pour :

Identifi er les vulnérabilités de votre système Sécuriser vos accès et vos données Mettre en place des solutions adaptées à votre structure Sensibiliser vos équipes aux bonnes pratiques

Anticiper plutôt que subir

Aujourd’hui, la question n’est plus de savoir si une entreprise sera exposée, mais quand. Prendre le temps d’évaluer ses vulnérabilités permet d’éviter des pertes fi nancières, des blocages d’activité ou des atteintes à la réputation. Faites le point dès maintenant avec innovICTion et sécurisez durablement votre entreprise.

En selle et dans les wagons, LE LUXEMBOURG EN ROUTE VERS LA MOBILITÉ DOUCE

En 2020, la presse internationale avait les yeux tournés vers notre petit pays, devenu le premier au monde à rendre les transports en commun gratuits sur l’ensemble de son territoire. Une avancée largement saluée, perçue comme un signal fort en faveur de la mobilité douce. Pourtant, le Luxembourg semble avancer à deux vitesses sur le sujet. Si le pays dispose aujourd’hui d’un réseau de transports publics moderne et en constante expansion, les infrastructures cyclables, elles, peinent encore à relier efficacement les villes du pays et les quartiers de la capitale. Dans les prochaines années, le Grand-Duché devra aussi composer avec une hausse du nombre de résidents et de navetteurs, dans un contexte marqué par une forte dépendance à la voiture.

Rédaction : Margot Houget

Quasiment tous les jours, Gabriel Boisante, restaurateur et entrepreneur, enfourche son vélo pour effectuer son trajet domicile-travail dans la ville de Luxembourg. Et ce jour-là ne fait pas exception à la règle. Lorsque nous l’interviewons en fin d’après-midi, il s’apprête à monter sur sa bicyclette. « 80 % du temps, je me déplace à vélo. Pourquoi 80 % ? Parce que j'ai également des activités professionnelles qui sont en dehors de la ville. Et pour des raisons de praticité, j’y vais en voiture », tient à préciser cet amateur de vélo, qu’il pleuve ou qu’il fasse beau. Sur les réseaux sociaux, il partage d’ailleurs régulièrement ses trajets et les beaux panoramas qu’il croise en chemin.

Allô, allô ? Plus de réseau…

Circuler à vélo à Luxembourg-ville n’est manifestement pas toujours un long fleuve tranquille, malgré les superbes paysages qui s’y dévoilent. Dans le Copenhagenize Index 2025*, notre capitale figurait en bas du classement des villes les plus cyclables au monde, à la 77e place, juste derrière Santiago au Chili. Si ces données doivent être nuancées, puisqu’elles se concentrent uniquement sur un panel de 100 villes, une variable se révèle toutefois intéressante à observer. Le score combinant, entre autres, la part modale du vélo et sa croissance est particulièrement bas. En d’autres mots, cela signifie que les habitants ont encore peu recours au vélo dans leurs trajets quotidiens.

Si aucune raison n’est directement mentionnée dans le classement, la discontinuité des aménagements cyclables dans la capitale pourrait en partie expliquer cette réticence à circuler à vélo. « Pour le moment, c’est un réseau qui n’est pas cohérent. Il y a une bonne liaison du Kirchberg, via le Pont Rouge, vers la gare. Là, on peut bien circuler. Mais si on veut aller dans le quartier du centre, ou sortir de la ville vers Mamer ou Hesperange, on constate beaucoup de problèmes pour être en sécurité pendant les trajets (…). Il manque des liaisons entre les quartiers », soulève Monique Goldschmit, présidente de l’association ProVelo.

Le cycliste Gabriel Boisante dresse un constat similaire. Malgré quelques progrès réalisés sur les grands axes au niveau des pistes cyclables, les infrastructures restent largement insuffisantes dans la capitale, et ne sont pas assez sécurisées selon lui. « Je trouve, par exemple, que le tronçon allant de Hamm jusqu’à Belair est assez problématique, surtout en passant par Bonnevoie, où j’habite. On est obligé de traverser la rocade, ce qui est extrêmement complexe. Dans les rues de quartier, la limitation est à 30 km/h, mais elle n’est absolument pas respectée. Les automobilistes dépassent les vélos de très près. Cela représente des dangers à la fois pour les piétons qui pourraient traverser, mais également pour les usagers à vélo. » D’autres cyclistes pointent

également l’insuffisance de signalisation sur certaines artères, source de confusion lors des déplacements.

En selle vers une capitale plus cyclable

Ce mercredi 25 février 2026, la politique de mobilité figurait à l’ordre du jour du City Breakfast. Des aménagements concrets y étaient présentés par l’échevin de la Ville de Luxembourg en charge de la mobilité, Patrick Goldschmidt. Comme l’État, la capitale s’est fixée des objectifs ambitieux à atteindre d’ici 2035 dans son plan de mobilité. Cela inclut le développement du réseau cyclable, le renforcement des transports en commun ou encore la réduction du trafic individuel motorisé. Ces mesures visent notamment à anticiper la hausse du nombre de résidents, estimée à +46 % d’ici 2035, ainsi que l’augmentation des emplois.

Bien que plusieurs initiatives aient déjà été lancées ces dernières années pour encourager la mobilité douce et améliorer la qualité de vie, telles que l’extension du système de vélos en libre-service vel’OH! ou encore l’apaisement du trafic dans certains quartiers, la Ville admet que des améliorations restent nécessaires, en particulier sur le réseau cyclable et ses liaisons entre les quartiers. L’objectif est de tendre vers des voies plus « sûres » et « directes » pour les usagers à vélo et les piétons.

Des chantiers prioritaires inscrits dans l’agenda

Parmi les aménagements concrets qui figurent à l’agenda pour 2026 et 2027, la Ville a annoncé vouloir, entre autres, construire une piste cyclable bidirectionnelle sur l’ensemble du boulevard Roosevelt, ainsi qu’une piste cyclable séparée sur l’avenue Jean-Pierre Pescatore. Les plans ont été envoyés à l’association ProVelo, qui a pu les consulter une semaine en amont. L’association attire néanmoins l’attention sur la taille des voies, qui pourraient poser des contraintes pratiques.

« Sur le boulevard Roosevelt, la piste cyclable bidirectionnelle ne fait que 2,50 mètres. C’est une planification qui aurait été faite il y a 20 ans. Aujourd’hui, les Hollandais prévoient au minimum 4 mètres pour une piste bidirectionnelle. Si l’on veut accueillir des personnes à mobilité réduite, des cargo bikes avec des enfants ou encore des livreurs avec des petits quadricycles, 2,50 mètres ne suffisent pas », estime Monique Goldschmit, de l’association ProVelo. De son côté, la Ville envisage également de surélever certaines pistes cyclables afin d’améliorer la sécurité des usagers. Elle ambitionne que 51 % des trajets soient effectués à vélo, à pied ou en bus d’ici 2035.

« On est actuellement autour de 40 %, voire en dessous. On doit donc améliorer les infrastructures aussi pour ces usagers », reconnaît l’échevin de la Mobilité, Patrick Goldschmidt.

Précurseur dans la gratuité des transports en commun

Si le Grand-Duché de Luxembourg ne peut certes pas encore revendiquer le titre de capitale européenne du vélo, il peut en revanche se targuer d’être le premier pays au monde à avoir instauré la gratuité des transports en commun sur l’ensemble de son territoire, depuis le 1er mars 2020. Une mesure à double portée, tant sur le plan social qu’environnemental, et qui inspire à l’international. D’après les dernières données publiées par Eurostat*, l’office statistique de l’Union européenne, 18,9 % des habitants du Luxembourg utilisent les transports publics quotidiennement, soit près d’un résident sur cinq. Un score bien supérieur à la moyenne européenne, qui s’élève à 10,7 %.

La gratuité des transports en commun profite non seulement aux habitants, mais aussi aux milliers de frontaliers qui transitent quotidiennement dans le pays. Nicolas Reiland, qui vit à Arlon, en Belgique, et travaille à Luxembourg-ville, a pour sa part renoncé complètement à l’usage de la voiture. « Et même si j’en avais une, je continuerais à prendre le train, parce que c’est beaucoup plus simple. Il y a, certes, parfois des annulations ou des retards, mais cela reste minime comparé aux embouteillages, qui, eux, sont imprévisibles. Et puis il y a les travaux sur la route, le stationnement…», rapporte le navetteur, qui ne doit payer que la portion belge de son trajet. Son lieu de travail se trouvant ensuite dans le quartier de la gare, il s’y rend directement à pied. Pour ses déplacements dans la capitale, il privilégie le bus, le tram ou la marche.

La mobilité au cœur d’un plan national

Hormis la gratuité des transports en commun sur l’ensemble du GrandDuché, un Plan nationale de mobilité (PNM 2035)* a lui aussi été élaboré dans le but d’augmenter de 40 % la capacité de transport des personnes par rapport

à 2017, grâce à des projets routiers et ferroviaires. Dans les prochaines années, il est notamment prévu de relier la Cloche d’Or à Belvaux, le long de l’autoroute A4, avec une ligne de tramway et une voie cyclable rapide. Ces travaux de grande envergure n’ont toutefois pas encore débuté. « Si l’on construit de bonnes liaisons cyclables, par exemple entre Esch-sur-Alzette et la capitale, le trajet pourrait se faire en moins de 45 minutes. En roulant de façon continue à 20 km/h, on y arriverait très vite. Cela encouragerait les gens à utiliser le vélo », juge l’association ProVelo.

L’intermodalité comme

l’un des piliers

Dans le PNM 2035, le concept d’intermodalité revient à plusieurs reprises, c’est-à-dire la possibilité de combiner plusieurs modes de transport, comme la voiture et le tram ou le vélo et le train. Pour y répondre, un projet de parking souterrain dédié aux vélos devrait notamment voir le jour sur la place de la Gare à Luxembourg, mais les travaux ne sont pas prévus avant 2027. Les Park and Ride (P+R) et les pôles d’échanges constituent également des éléments clés du développement d’un réseau multimodal. Plusieurs nouveaux parkings et extensions ont été ou seront construits. Parmi les plus récents figure le P+R de Héienhaff, situé à proximité de l’aéroport, et destiné à fluidifier le trafic de l’A1. Celui-ci offre aux cyclistes un emplacement sécurisé pour leur vélo, ainsi qu’une gratuité de stationnement pour les automobilistes qui utilisent les transports en commun.

Un

modèle de mobilité à repenser dans son ensemble

Le Luxembourg semble avoir amorcé son virage vert. Ces dernières années, le pays a intensifié les investissements en matière de mobilité douce, tandis que de nombreuses initiatives figurent à l’agenda des prochains mois, avec en ligne de mire l’objectif de désengorger un réseau routier saturé en semaine.

Une incertitude plane cependant à l’horizon : celle de savoir si toutes les infrastructures annoncées verront bel et bien le jour. Au-delà des aménagements planifiés par la ville de Luxembourg et le gouvernement national, c’est plus largement un système dans son ensemble qu’il faut également repenser. « Beaucoup d’entreprises disposent de parkings pour les salariés qui viennent en voiture. Il devrait en être de même pour ceux qui se déplacent à vélo. C’est aussi sur ce point qu’il faut progresser (…). Il faut prévoir de bons emplacements pour les vélos au niveau des gares et des bureaux, mais aussi des douches, pour ceux qui ont parcouru 20 à 30 km », complète Monique Goldschmit, présidente de l’association ProVelo.

Cette nouvelle approche de la mobilité nécessite l’adhésion d'un ensemble d'acteurs. Mais sommes-nous prêts à renoncer à ce que Gabriel Boisante qualifie de « sacro-saint modèle de la voiture », au profit des mobilités plus douces ? « La voiture a longtemps été perçue comme un levier de liberté (…). Je pense que c'est un modèle passéiste et qui ne va plus avec la vie telle qu'elle peut être vécue dans des cités partagées avec des enjeux au-delà du simple individualisme », expose le cycliste. Il cite, à titre d’exemple, des villes comme Copenhague et Amsterdam, où le vélo tient une place centrale dans les préoccupations urbanistiques et la mobilité. Au Luxembourg, la planification privilégie davantage une approche plurielle, où coexistent plusieurs modes de déplacement : la voiture, les transports publics, le vélo et la marche, sans que la petite reine ne soit la seule à trôner.

Copenhagenize Index 2025 - EIT Urban Mobility Edition Eurostat. (2026, 11 mars). 51 % of people didn’t use public transport in 2024. European Commission - Eurostat. Ministère de la Mobilité et des Travaux publics. (2022). PNM 2035 : Plan national de mobilité. Luxembourg : Transports.public.lu.

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GISÈLE PELICOT
© Obatala Photography

Elle parle sans colère, sans emphase, et avec une précision qui désarme. Dans son livre Et la joie de vivre et dans cet entretien, Gisèle Pelicot revient sur le procès, sur le refus du huis clos et sur sa nouvelle vie.

À 73 ans, elle oppose à la violence une ligne de conduite simple et tenace : ne pas céder à la honte, ne pas effacer le passé, et continuer à vivre.

Rédaction : Nidal Taibi

Ce qui frappe directement quand on lit votre livre, c’est l’affection avec laquelle vous parlez de M. Pelicot, malgré l’horreur de ce que vous avez vécu…

J’évoque dans mon livre les moments heureux de mon passé avec affection. C’est ma manière de fonctionner. Les actes sont monstrueux, oui. Mais M. Pelicot reste un être humain. Personne n’aurait imaginé qu’il puisse faire cela. C’est terrifiant. Au cours de notre vie commune, j’ai toujours cru en lui. Malgré les difficultés, je l’ai soutenu. Quand je me suis mariée, c’était pour le meilleur et pour le pire. C’est cette vie commune, cette vie de couple dans laquelle beaucoup de gens de ma génération peuvent se reconnaître, que je tenais aussi à raconter. Dans les années 1970, on ne cherchait pas à partir au moindre problème. J’ai toujours travaillé, j’ai fait des pauses pour mes enfants. Avec le temps,

isèle Pelicot REFUSER LA HONTE ET TENIR DEBOUT

j’ai évolué, lui aussi. Mais il arrive qu’au sein d’un couple, l’un avance tandis que l’autre recule. Je lui ai toujours accordé de l’importance. Ce qui était à moi était à lui.

La première fois qu’on a essayé de vous montrer les vidéos, elles vous étaient insupportables. Vous n’avez pas voulu les voir. Pourtant, ensuite, vous avez refusé le huis clos. Comment passe-t-on d’une telle sidération à une telle décision ?

Parce que ce n’était pas à moi d’avoir honte. Quand on est victime, on se demande toujours : qu’ai-je fait pour mériter cela ? On se sent seule. Et je me suis dit que cela devait s’arrêter. Si moi, à 73 ans, je ne le faisais pas, qui le ferait ? Je suis une victime d’un genre particulier : ce sont les policiers qui m’ont convoquée au commissariat pour m’apprendre les centaines de viols dont j’avais été victime et qui m’ont transmis les preuves. Mais combien de femmes n’ont rien, si ce n’est leur parole ? Combien savent qu’elles ont été violées sous soumission chimique, sans preuve matérielle ? Je me suis dit : il faut que je le fasse pour elles. Au départ, je ne mesurais pas ce que j’allais vivre. J’ai appelé mes avocats. Ils m’ont demandé si j’étais sûre. Le lendemain, je les ai rappelés : « On y va. » Alors ils m’ont dit qu’il faudrait regarder les vidéos, puisqu’elles seraient diffusées à l’audience. Je me suis isolée dans mon bureau. Mon avocat était au téléphone avec moi et m’a montré les plus insupportables, les plus difficiles de ces vidéos.

Parce que ce n’était pas à moi d’avoir honte. Quand on est victime, on se demande toujours : qu’ai-je fait pour mériter cela ? On se sent seule. Et je me suis dit que cela devait s’arrêter.

Ils vous ont exprès montré les plus atroces dans le but de vous convaincre de renoncer à votre décision de refuser le huis clos ?

Exactement. C’était dans le but de me faire réfléchir avant de prendre une décision lourde. Mais j’avais bien réfléchi. J’étais convaincue que je devais le faire.

Quelques mois plus tard, ont commencé les premières audiences…

Ils savaient que je ne changerai pas d’avis, et il était inenvisageable que je visionne les dizaines d’heures d’enregistrement de viols. Nous avons décidé que si

j’avais vu le pire, cela me préparerait au reste qui serait diffusé à l’audience.

Lors des premières audiences, quand je me suis présentée à la barre, je n’avais aucune note. Tout était là, dans ma mémoire. Je suis restée debout pendant une heure et demie, avec mes avocats à mes côtés, et j’ai tout raconté : la femme que j’étais, mon enfance, ma rencontre avec M. Pelicot… Il fallait que le président, les avocats, la salle entière comprennent quel couple nous avions formé. Je voulais qu’ils sachent d’où je venais, qui j’étais avant tout cela. Puis les questions ont commencé. Et là, j’ai senti une dureté particulière. J’étais victime, mais on essayait de faire de moi une coupable. Paradoxalement, les femmes ont parfois été les plus sévères.

Vous racontez justement dans le livre que l'une de vos psychiatres, femme, ne vous croyait pas, vous prenait

pour une « mythomane ». Comment l’avez-vous vécu ?

Après la révélation des faits et au cours des quatre années qui ont suivi, j’ai consulté, j’ai vu des psychologues, puis une psychiatre. Lors de notre premier rendez-vous, je lui ai raconté mon histoire. Je voyais dans son regard qu’elle ne me croyait pas. Elle me regardait comme si j’inventais. Elle m’a dit : « On va reprendre rendez-vous, je ne comprends pas comment vous fonctionnez. Quand on vit ce que vous racontez, on devrait être effondrée. » Je lui ai répondu : « Tapez le nom du procès sur Internet. Vous aurez des éléments. » Trois semaines plus tard, elle m’a reçue différemment. Elle avait lu. Elle m’a dit : « Je suis effarée. Parlez-moi de votre enfance. » Elle cherchait mes mécanismes de défense. Quand je lui ai raconté mon enfance, elle m’a dit : « Je comprends mieux. Cette résilience est en vous. »

Pendant le procès, on a beaucoup parlé d’« hommes ordinaires », de « monsieur Tout-le-monde ». Vous, au fond, vous refusez cette formule. Pourquoi ?

Oui, je la refuse. Pardon, mais ce n’étaient pas des hommes ordinaires : c’étaient des violeurs. Qu’ils aient eu un métier, une famille, une apparence banale, bien sûr. Extérieurement, ils ressemblaient à des hommes comme les autres. Mais ce qui compte, ce n’est pas la façade : c’est ce qu’ils ont accepté de faire. À aucun moment, ils ne se sont dit qu’il se passait quelque chose d’anormal. Aucun n’a dénoncé. Donc non, je ne veux pas qu’on banalise leurs actes avec cette expression.

Ce qui vous trouble, au fond, c’est moins une monstruosité visible que cette banalité d’apparence ?

Exactement. C’est cela qui est effrayant.

© Obatala Photography

Mais attention : dire cela, ce n’est pas mettre tous les hommes dans le même sac. Tous les hommes ne sont pas comme ça. Cette affaire montre qu’il n’y a pas toujours un visage du monstre. Et c’est pour cela qu’il faut changer les mentalités.

Depuis cette affaire, beaucoup réclament des lois. Vous dites, vous: « Ce sont les mentalités qu'il faut changer. »

On peut voter des lois, très bien. Mais si les mentalités ne changent pas, on ne changera pas la société. Moi, j'ai trois mots : respect, éducation, attention. Ce n'est pas compliqué, c'est du bon sens. Et puis arrêtons de toujours regarder ce que le voisin a, de jalouser. Quand j'étais jeune, il y avait une solidarité, des gens qui s'épaulaient. Aujourd'hui, on se déchire, et les réseaux sociaux sont un déversoir de haine.

Dans votre jeunesse, dans les années 1970, vous regardiez les mouvements féministes avec distance. Aujourd’hui, vous en êtes une figure. Comment le vivez-vous ?

Dans les années 1970, Simone de Beauvoir, Simone Veil, Gisèle Halimi… Elles étaient des féministes radicales. Ma priorité était de construire une famille : tout ce que j’avais perdu, je voulais le reconstruire. Quand on me dit : « Vous êtes devenue féministe », je réponds : « Attention. Oui, à ma manière : je me suis opposée au huis clos, j’ai apporté ma petite pierre à l’édifice. »

Pourquoi garder le nom Pelicot ?

D’autant plus que vous êtes divorcée aujourd’hui…

Ce n’est pas pour garder un lien. C’est d’abord pour ma famille, pour mes petits-enfants qui portent ce nom. Et puis, vu la couverture médiatique, il me semblait important de garder ce nom publiquement, comme une manière de rééquilibrer les choses. Une de mes petites-filles est entrée au collège le jour où s’est ouvert mon procès. Elle m’a dit : « Mamie, je suis fière de ce que tu as fait, ma prof de français me parle de toi. » Je me dis : on se souviendra de la grand-mère, beaucoup moins de lui.

Vos enfants vous reprochent parfois d’avoir encore trop de respect pour leur père…

J’éprouve de l’indignation, un sentiment immense de trahison, mais je n’ai jamais ressenti de la haine ni de la colère, je sais que ces émotions vous entraînent vers le fond. Je ne peux pas oublier les bons moments qui ont existé pendant ces 50 ans de vie comme je ne peux pas pardonner ce qu’il m’a fait et ce qu’il a fait à notre famille. Mes enfants et moi vivons ce drame, cette déflagration qui a tout emporté et ravagé nos vies à notre manière, comme nous le pouvons. Nous ne sommes pas à la même place.

Ils n’ont pas choisi leur père, moi j’ai choisi cet homme quand j’avais 19 ans. Ils ont une vie devant eux à construire, moi je suis faite aussi de mes souvenirs. Si je les efface, je m’écroule.

Vous dites que vous souhaitez le voir, en tête-à-tête. Pourquoi ce besoin ?

Parce que pendant tout le procès, je ne me suis jamais adressée à lui. Je parlais au président de la cour. Mais j’ai des questions à lui poser. Pourquoi nous avoir fait ça ? Pourquoi m’avoir fait ça ? Pourquoi nous avoir trahis à ce point ? Il a photographié ses belles-filles, sa propre fille de manière abjecte… Pourquoi tant de mal ? Peut-être que je n’aurai jamais de réponse. Mais j’ai besoin de le regarder droit dans les yeux.

« Votre retenue et élégance » ont été commentées, parfois attaquées, au procès, par la défense notamment.

Oui. Plus on commentait la manière dont je m’habillais, plus je la soignais. C’était une manière, pour moi, de redresser par ma présence ce corps supplicié. Le viol cherche à détruire. Alors oui, je soigne mon apparence. Ça n’a pas plu à tout le monde.

Il y a « une vie après », assurez-vous. Vous racontez aussi votre rencontre avec Jean-Loup, votre nouveau compagnon.

J’arrive sur l’île de Ré en 2021, je ne connais personne. Je marche avec mon chien, je rencontre les mêmes gens, petit à petit on se soutient. Trois ans, j’ai vécu seule. Et puis une soirée, je rencontre Jean-Loup. Il était veuf, il avait accompagné sa femme jusqu’à son dernier souffle. Nous ne nous attendions pas, ni l’un ni l’autre, à retomber amoureux… Et pourtant, aujourd’hui, on est heureux. Certaines personnes ont l’air de me reprocher d’avoir « vite » refait ma vie, comme si une victime ne pouvait pas s’autoriser à être heureuse. C’est d’une violence inouïe…

Que voudriez-vous que le lecteur emporte, en refermant ces pages ?

Que la joie de vivre est un droit. Que les victimes ne doivent pas rester seules, ne pas hésiter à demander de l’aide. Je me dis que ma mission, je l’ai comprise le 2 septembre 2024 : lever le voile sur cette violence sexuelle et sexiste, et dire qu’il faut changer les mentalités. Ce sera long. Mais les jeunes générations, mes petits-enfants, ont envie que la société change. Alors je me dis : on y arrivera.

Ancienne hôtesse de l’air, elle n’a pas seulement changé de métier : elle a appris à bâtir, reprendre et transformer des entreprises dans un secteur exigeant. Depuis la création de Tartefine en 2016, cette cheffe d’entreprise a structuré sa croissance par une série de rachats stratégiques, de Bonnevoie à Gasperich, d’Esch à Limpertsberg. Boulangeries bios, pâtisserie haut de gamme, laboratoires de production, chaque reprise a marqué un changement d’échelle. À l’heure d’ouvrir une nouvelle adresse, elle revient sur un parcours fait d’intuition, de travail et de décisions déterminantes.

Rédaction : Maria Pietrangeli

nne Lemoigne CHANGER DE CAP SANS PERDRE L’ALTITUDE

Comment est née l’idée de vous lancer dans cette activité ?

Je savais que je ne serais pas hôtesse de l’air toute ma vie. Après 20 ans dans l’aviation, j’avais envie de construire autre chose. En arrivant au Luxembourg, je me suis dit que c’était maintenant ou jamais. J’avais besoin d’un rapport plus direct au produit et aux gens. Dans l’aviation, tout est très normé et hiérarchisé ; je voulais quelque chose de plus concret. Le Luxembourg m’a offert un cadre rassurant pour entreprendre. Je me suis inscrite au programme Fit for Entrepreneurship et j’y ai vu une vraie opportunité.

Quels ont été les premiers pas concrets ?

La formation, puis la création de Tartefine à Bonnevoie en 2016. J’ai tout monté seule : concept, équipe et organisation. Les débuts ont été très physiques. Je m’occupais de la vente, de l’administratif et de la gestion. Cette immersion m’a permis de comprendre chaque poste et chaque contrainte. Je voulais une boulangerie-pâtisserie de quartier avec un petit salon de thé. J’ai tenu la boutique moi-même, travaillé de nuit et appris sur le tas.

À quel moment le projet change-t-il d’échelle ?

En 2018, j’ai racheté Scott à Gasperich, une boulangerie bio. C’était ma première reprise, donc un saut dans l’inconnu. J’ai appris qu’on ne gère pas une entreprise

existante comme une création : il faut respecter son histoire et sa clientèle. Nous avons fait quelques erreurs, notamment sur l’identité visuelle, mais cela m’a beaucoup appris.

Ensuite, vous poursuivez avec la pâtisserie Cayotte. Pourquoi ce choix ?

En 2022, nous avons racheté la pâtisserie Cayotte à Esch et à Pétange, une maison réputée pour sa pâtisserie haut de gamme. Il était hors de question de changer le nom. Cette reprise a marqué un tournant avec la création d’un grand laboratoire conventionnel à Esch.

Tous les ans, je dis que j’arrête. Et tous les ans, de nouvelles idées arrivent.

Comment s’est structurée la production ?

Aujourd’hui, nous avons deux sites de production : un laboratoire conventionnel à Esch et un laboratoire bio à Gasperich. Toute la production est centralisée, puis livrée quotidiennement. C’est une organisation lourde, mais indispensable pour garantir la qualité et la traçabilité.

Vous avez aussi racheté Bakhaus. Comment cela s’est-il fait ?

Complètement par opportunité. Je ne savais même pas que Bakhaus était à vendre. Un jour, Naturata m’a appelée pour me proposer la reprise. J’ai été très surprise, car Bakhaus était mon premier concurrent. Aujourd’hui, c’est devenu un site de production exceptionnel.

Entre la création et les rachats, qu’est-ce qui a le plus évolué chez vous ?

J’ai appris à déléguer, ce qui n’était pas naturel au départ. Accepter de ne plus tout maîtriser est difficile, mais indispensable quand l’entreprise grandit. Aujourd’hui, je fais confiance aux compétences autour de moi. La responsabilité aussi a beaucoup évolué. Quand on rachète une entreprise, on reprend son histoire, ses salariés et ses clients. Je dirige aujourd’hui une équipe de 50 personnes et chaque décision peut avoir des conséquences importantes.

Quels ont été les moments les plus difficiles ?

La trésorerie. Même quand tout va bien, un four qui casse ou un véhicule en panne peut créer une tension. Les périodes de déménagement ont aussi été très stressantes.

Quelle réussite vous rend la plus fière ?

L’équipe. Sans elle, rien n’est possible. Voir certains collaborateurs évoluer et prendre des responsabilités est une vraie satisfaction. Le développement, la fidélité des clients et le personnel sont indissociables.

Vous préparez aujourd’hui l’ouverture d’un nouveau point de vente. Pourquoi ce projet maintenant ?

Parce que tout s’est aligné. Il y a eu l’opportunité de l’emplacement, comme souvent au Luxembourg grâce au bouche

à oreille et aux rencontres. Mais surtout, j’ai aujourd’hui une structure suffisamment solide pour envisager une ouverture sans précipitation. Avec les équipes en place et une production centralisée, je peux penser un lieu dans la durée. Ce projet répond aussi à un manque identifié au Limpertsberg : un endroit chaleureux où l’on peut s’installer, travailler, discuter ou venir avec des enfants après l’école.

L’équipe. Sans elle, rien n’est possible.

Qu’est-ce qui vous motive encore malgré la charge de travail ?

Les projets. Tous les ans, je dis que j’arrête. Et tous les ans, de nouvelles idées arrivent.

Quel conseil donneriez-vous à une femme qui hésite à se lancer ?

Travailler son concept et surtout bien s’entourer. Créer est une chose, durer en est une autre. La clé, ce sont les équipes.

NOM DE LA SOCIÉTÉ : Biscott

SON ACTIVITÉ : Boulangerie, pâtisserie, restauration et traiteur

DATE DE LA FONDATION : 2016

NOMBRE DE SALARIÉS : 50

ANNE LEMOIGNE

Société

FOYER S’ASSOCIE

À LA SPRINTEUSE

Patrizia Van derWeken

À l’aube d’un nouveau cycle olympique, Foyer Assurances annonce un partenariat stratégique avec la sprinteuse luxembourgeoise Patrizia Van der Weken, figure montante de l’athlétisme international et espoir de médaille pour les Jeux olympiques de 2028 à Los Angeles. À travers cet engagement, l’assureur luxembourgeois souhaite accompagner l’athlète dans les prochaines étapes clés de sa carrière et soutenir l’excellence sportive nationale. Ces dernières saisons, la sprinteuse s’est imposée parmi les meilleures spécialistes européennes et mondiales du sprint. Médaillée de bronze aux Championnats d’Europe et aux Championnats du monde en salle, vainqueure du Meeting de Paris en Diamond League et lauréate du World Athletics Indoor Tour 2025, elle a également marqué l’histoire en devenant la première Luxembourgeoise demi-finaliste aux Jeux olympiques de Paris 2024, où elle fut aussi porte-drapeau lors de la cérémonie de clôture. Élue sportive luxembourgeoise de l’année pour la troisième fois consécutive, elle prépare désormais son prochain grand objectif : les Jeux de 2028. Fin 2025, l’athlète avait également fait la couverture de Femmes Magazine, illustrant son influence grandissante bien au-delà des pistes.

Le « pet lifestyle » S’INVITE EN GRAND-RUE

Un nouveau lieu devrait séduire les amoureux des animaux au cœur de Luxembourg-ville. Installé au 14 Grand-Rue, face à la fontaine Hämmelsmarsch, le pop-up store Lozamo propose depuis début février un concept inédit dédié aux chiens et aux chats. Jusqu’ici exclusivement en ligne, la marque franchit une nouvelle étape en ouvrant un espace physique pensé comme un véritable univers lifestyle pour animaux de compagnie. Dans cette boutique éphémère, les accessoires pour chiens et chats prennent des airs d’objets design. Arbres à chat muraux élégants, colliers et laisses en cuir nappa, manteaux et capes de pluie confectionnés dans des matières recyclées ou encore accessoires de voyage pratiques : la sélection fait la part belle à des marques premium qui allient esthétique, confort et durabilité. Pensé pour les propriétaires soucieux du bienêtre de leurs compagnons autant que du style de leur intérieur, Lozamo illustre la montée en puissance du « pet lifestyle », une tendance qui transforme les animaux de compagnie en véritables membres du foyer. Le pop-up store restera ouvert jusqu’à fin juillet.

ARTISANAT

: une reprise encore fragile

L’artisanat luxembourgeois montre de légers signes d’amélioration fin 2025, mais la situation reste précaire. L’indicateur d’activité demeure négatif (–8,2 points), même si l’écart entre entreprises en hausse et en baisse se réduit. La construction continue de freiner la reprise, avec des ventes VEFA toujours très faibles (324 transactions au troisième trimestre 2025, soit deux fois moins qu’avant la crise). Le marché de l’emploi se dégrade également, avec une hausse de 12,6 % des demandeurs d’emploi, particulièrement dans ce secteur. À ces tensions s’ajoute un défi démographique : 24 000 à 28 000 départs à la retraite sont attendus d’ici dix ans. Pour y faire face, la Chambre des Métiers appelle à renforcer la productivité, relancer le logement et attirer de nouveaux talents.

GETBRAINHEALTHY : SENSIBILISER À LA SANTÉ DU CERVEAU

À l’occasion de la Semaine du cerveau 2026, l’Université du Luxembourg lance GetBrainHealthy, une initiative visant à mieux faire connaître les enjeux de la santé cérébrale et à rappeler l’importance des gestes du quotidien. Sommeil, activité physique, liens sociaux ou environnement influencent directement le cerveau, des facteurs encore souvent méconnus. Le projet propose donc des conseils simples et accessibles, basés sur la recherche. Entre avril et juin 2026, des ateliers interactifs seront organisés dans plusieurs communes pour expliquer le fonctionnement du cerveau et promouvoir des habitudes favorables aux capacités cognitives. Portée par la Dre Laure Pauly et la professeure Anja Leist, l’initiative s’accompagne d’un site web multilingue et d’une présence sur Instagram pour toucher un large public.

COURS DU SOIR

SÉMINAIRES

FORMATIONS UNIVERSITAIRES

FORMATIONS SPÉCIALISÉES

FORMATIONS POUR SENIORS

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RAE LYN LEE
© Margaux Gatti, Luxembourg City Film Festival

ae Lyn Lee

LE CINÉMA DANS L’ŒIL

À travers son approche, Rae Lyn Lee nous entraîne dans un voyage émotionnel empreint d’une véritable poésie visuelle. Directrice de la photographie et scénariste, elle a fait du Luxembourg son terrain d’expression cinématographique il y a 15 ans maintenant. Son film Hors d’haleine, co-écrit avec Éric Lamhène, a été largement salué par la critique. En mars dernier, elle rejoignait le jury international du Luxembourg City Film Festival, au côté de l’actrice Emmanuelle Béart et du réalisateur espagnol Rodrigo Sorogoyen. Rencontre avec une femme qui façonne le cinéma luxembourgeois avec justesse et sensibilité.

Propos recueillis et traduits de l’anglais par Margot Houget

Vous êtes née à Singapour avant d’arriver au Luxembourg. Qu’est-ce qui vous a menée jusqu’ici ?

J’ai commencé ma carrière comme photographe de mode pour des magazines comme Femmes. Je réalisais des shootings pour différents titres appartenant au groupe Singapore Press Holdings. Puis, à un moment donné, j’ai ressenti le besoin de donner du mouvement à mes images. J’ai donc intégré la London Film School pour étudier le cinéma. C’est là que j’ai rencontré mon partenaire, Éric Lamhène. Il m’a ensuite proposé de venir au Luxembourg pour travailler sur son film de fin d’études. J’ai alors découvert que l’industrie du cinéma était en plein essor dans le pays. J’ai décidé de rester… Et cela fait maintenant 15 ans que je vis ici.

Pourriez-vous revenir brièvement sur vos différentes casquettes dans le cinéma ?

Je me décrirais d’abord comme directrice de la photographie. C’est, en quelque sorte, la personne qui travaille en étroite collaboration avec la réalisatrice ou le réalisateur pour définir l’esthétique du film, la manière dont l’histoire est racontée et les choix artistiques à opérer. Concrètement, je suis responsable de la caméra et de ses mouvements, de la lumière, et je supervise aussi les couleurs des images. Je collabore avec toute une équipe pour donner vie à tout ce que l’on voit à l’écran.

Mais vous êtes aussi scénariste…

Plus récemment, je me suis également tournée vers l’écriture. J’ai co-écrit un premier scénario pour le film Hors d’haleine avec

mon partenaire, Éric Lamhène. Cela n’a pas été la chose la plus simple, parce qu’il s’agissait d’un long métrage centré sur les émotions, et celles-ci se traduisent difficilement sur le papier.

Lorsque mon fils avait moins d’un an, il m’est arrivé d’être sur des tournages où je tirais mon lait dans la voiture entre deux prises.

Hors d’haleine a d’ailleurs été récompensé à plusieurs reprises dans des festivals depuis sa sortie en 2024. D’où est née l’idée de ce film ?

Nous avons eu l’idée de faire ce film après avoir passé du temps dans un foyer pour femmes. Nous nous sommes rendu compte que ce lieu ne correspondait pas du tout à l’image que la plupart des gens s’en font. Nous avions des idées préconçues et nous pensions qu’il s’agirait d’un endroit sombre, triste, presque lugubre, comme un orphelinat. Nous imaginions y voir des personnes en pleurs et abattues. La réalité fut tout autre.

Nous avons découvert un lieu rempli d’amour, de lumière et de force.

Pourriez-vous revenir sur le travail de préparation qu’il a demandé ?

On m’a généreusement permis d’entrer dans plusieurs foyers au Luxembourg. J’y allais régulièrement pour discuter avec les femmes. Ce fut un véritable privilège d’y être accueillie. Avec Éric, nous avons commencé le projet en 2017. J’étais enceinte à l’époque. Nous avons terminé le film en 2023. Ce fut un processus très long. Lorsque nous l’avons achevé, notre enfant devait déjà avoir six ou sept ans (rires).

Comment décririez-vous votre approche cinématographique ?

J’essaie de recréer la vie tout en guidant le regard du spectateur vers l’émotion et l’histoire qui doivent être transmises. Au cinéma, tout est un choix. Le fait de montrer ou de ne pas montrer un élément est très puissant. Cela peut justement susciter des émotions et raconter des choses qui ne

peuvent pas être dites à voix haute. Mon approche tend vers une forme de poésie visuelle, je dirais.

Quelles sont vos inspirations ?

Voir des cheffes opératrices comme Autumn Durald Arkapaw et Reed Morano, dont j’admire profondément le travail, évoluer entre le cinéma et la maternité. Leur parcours rend visible notre réalité. Lorsque mon fils avait moins d’un an, il m’est arrivé d’être sur des tournages où je tirais mon lait dans la voiture entre deux prises, le conservais dans un sac isotherme, puis retournais immédiatement derrière la caméra. La maternité m’a profondément amenée à réfléchir aux projets que j’accepte et aux histoires que je choisis de raconter.

Quelle contribution avez-vous envie d’apporter au cinéma luxembourgeois ?

Je plaide actuellement, aux côtés de mes pairs, pour une industrie cinématographique plus équitable au Luxembourg.

Pour moi, contribuer au cinéma luxembourgeois ne consiste pas seulement à réaliser de grands films… Cela signifie aussi aider à rendre notre secteur plus durable. Alors que le paysage mondial du cinéma et de la télévision évolue rapidement, le défi est de s’adapter tout en continuant à protéger les personnes qui rendent ce travail possible.

En mars dernier, vous faisiez partie du jury international au Luxembourg City Film Festival. Sur quels critères vous appuyezvous pour départager les films ?

La qualité de la cinématographie, la narration, le jeu des acteurs… En réalité, il y a énormément d’éléments qui composent un film. J’imagine donc que l’on choisit celui qui offre la meilleure combinaison, la meilleure alchimie possible entre les différentes composantes du cinéma.

C’est un choix collectif où il faut s’écouter.

Oui, exactement. Chacun a grandi différemment et nous avons tous des expériences de vie uniques. Notre manière de voir le monde est donc forcément singulière. C’est vraiment très intéressant d’observer comment ces perspectives se rencontrent et, à la fin, de pouvoir dire, ensemble : « D’accord, nous ressentons cela de la même manière. »

Vous écrivez actuellement un deuxième scénario, Coming Together. Pouvez-vous nous en dire plus sur ce nouveau projet ?

Ce que je peux dire, c’est qu’il s’agit d’une comédie sexuelle douce-amère, centrée sur un couple d’âge mûr. Je pourrais en révéler davantage, mais je risquerais de dévoiler toute l’histoire (rires).

© Margaux Gatti, Luxembourg City Film Festival

25.04.26 11:00 — 18:00

A MODERN PERSPECTIVE ON WINEMAKING

ORGANIC | BIODYNAMIC LOW INTERVENTION

AUSTRIA

Weingut Heinrich

Weingut Moric

Veyder-Malberg

GERMANY

Jonas Dostert

Julien Renard

Weingut Ökonomierat Rebholz Glow-Glow

ITALY

Azienda Agricola Foradori

CZECH REPUBLIC

Milan Nestarec

FRANCE

Les Terres Dubien

Le Clos du Notaire

Domaine des Roches Neuves

Domaine de la Chevalerie

Domaine Inebriati

Simon Bize

Recrue des Sens

Domaine Guy Breton

Tailleurs Cueilleurs

Domaine de Villeneuve

Domaine Houillon and more.

LUXEMBOURG

Racines Rebelles

Krier-Welbes

SWITZERLAND

Morand

BELGIUM

Rish

Agenda culturel D'AVRIL

JUSQU’AU 07.06

exposition

SCREENTIME/S

Dans le cadre des 30 ans du Casino Forum d’art contemporain, Screentime/s investit le premier étage pour explorer les temporalités, matérialités et imaginaires des écrans, ainsi que la porosité entre mondes virtuels et réalités physiques. Regroupant les artistes Émilie Brout & Maxime Marion, Sandro Berroy, Jacky Connolly, Mélanie Courtinat, Justine Emard & Jean-Emmanuel Rosnet, Dana Kavelina, Guillaume Menguy, Josèfa Ntjam, Seunghyun Park, Sergio Razorade, Ásta Fanney Sigurðardóttir, Emilija Škarnulytè, Natalia Stuyk, Theo Triantafyllidis et Lu Yang, cette exposition interroge sur la façon dont les environnements numériques contemporains jeux vidéo, images générées, mondes immersifs, réalités virtuelles deviennent des espaces de réactivation, transformation et invention de récits symboliques.

CASINO LUXEMBOURG | LUXEMBOURG-VILLE www.casino-luxembourg.lu

JUSQU’AU 20.12

WOMEN IN WAR – LYNSEY ADDARIO

Cette exposition retrace plus de 20 années de travail de la photojournaliste Lynsey Addario, double lauréate du prix Pulitzer. À travers ses images prises en Afghanistan, Irak, Syrie, Libye, Soudan du Sud et Ukraine, elle met en lumière la vie et les défis des femmes et des enfants confrontés aux conflits armés. Le parcours souligne la résilience et la dignité des populations au cœur de guerres contemporaines. L’exposition est complétée par des ateliers, des conférences, des rencontres et des concours de photographie engagée, offrant un espace de réflexion sur les droits humains et le rôle du témoignage visuel. Les visiteurs sont invités à explorer la force émotionnelle et narrative des photographies d’Addario, tout en s’interrogeant sur la place des femmes dans les sociétés en crise.

MUSÉE NATIONAL DE LA RÉSISTANCE | ESCH-SUR-ALZETTE www.mnr.lu exposition

© Lynsey Addario

10.04

ciné-concert

DIRTY DANCING IN CONCERT

Dirty Dancing in concert propose la toute première expérience live ciné-concert du film culte. Profitez du film emblématique, numériquement remasterisé, sur grand écran, accompagné d’un groupe et de chanteurs interprétant en live les chansons iconiques du film. Avec une bande-son qui a marqué toute une génération, cette expérience offre une nouvelle perspective sur le classique des années 80. Après la projection, le groupe et les chanteurs animeront une soirée en rappel pour vous replonger dans l’ambiance du film, en chantant et dansant sur vos titres préférés. Une occasion unique de revivre cette romance intemporelle en direct.

TRIFOLION | ECHTERNACH

15.04

WORD IN PROGRESS X DE GUDDE WËLLEN

Organisé par la Kulturfabrik et inspiré des soirées parisiennes Work In Progress, le concept de Word in Progress (WIP) est simple : créer un véritable échange entre le public et l’écrivain tout en offrant un aperçu d’une œuvre en cours. Les auteurs invités lisent, pendant 10 minutes, un texte inédit encore en cours de création. Ensuite, le public prend part : il partage ses impressions et pose des questions, guidé par un « bourreau de l’écrivain » qui aide à structurer la discussion. Vous pourrez déguster un verre tout en écoutant les œuvres en cours de Laureena Mardini, Robbie Martzen et Humphrey Gudgeon. La discussion sera animée par Frédéric Braun et la soirée se poursuivra avec un DJ set de Christophe Demart.

littérature luxembourg.leroyal.com

DE GUDDE WËLLEN | LUXEMBOURG-VILLE www.kulturfabrik.lu

17.04

IMANY

Imany se produira au Casino 2000 pour un concert marqué par l’intensité et l’élégance. Depuis plus de 10 ans, l’artiste à la voix profonde et lumineuse séduit par des créations scéniques puissantes où la force des textes rencontre une grande maîtrise musicale. Après le succès du projet Voodoo Cello et plus de 100 dates de tournée, elle ouvre un nouveau chapitre avec son album Women Deserve Rage, disponible depuis le 24 octobre 2025. Pensé comme un manifeste d’émancipation et de renaissance, ce nouveau répertoire promet une soirée à la fois vibrante et profondément habitée. Ce concert sera l’occasion d’entendre des titres inédits en live, dans une mise en scène sobre mais spectaculaire, mettant en valeur la présence scénique de l’artiste. Une expérience musicale et émotionnelle unique, à ne pas manquer pour tous les amateurs de voix puissantes et de textes engagés.

CASINO 2000 | MONDORF-LES-BAINS www.casino2000.lu

17.04 & 18.04

TROIS C-L | LUXEMBOURG-VILLE www.danse.lu concert

HORS CIRCUITS |

LES ÉMERGENCES

Initié par le TROIS C-L en 2015, Les Émergences est un programme de soutien à la création chorégraphique contemporaine. L’objectif est de mettre en valeur les signatures chorégraphiques en devenir au Luxembourg, tout en créant des ponts entre les jeunes créateur·rices et le grand public via des représentations publiques. Chaque performance est pensée comme un dialogue entre artistes et spectateurs, où les corps racontent des histoires universelles tout en questionnant nos perceptions sociales. Le programme encourage également les échanges après les représentations, permettant au public de rencontrer les créateurs et de comprendre les processus de création. Ces soirées offrent une immersion dans des univers chorégraphiques innovants, où la danse devient un langage à la fois intime et politique. Les spectateurs sont invités à ressentir la puissance expressive du corps et à découvrir la force narrative de la danse contemporaine. TROIS C-L est également un espace de rencontre, d’expérimentation et de discussion autour de la danse, offrant une ouverture culturelle précieuse pour le public et les artistes émergents.

19.04

MINI PICELECTRONIC AM PARK

Festival pour enfants qui bougent et parents qui groovent, le MINI PICelectroNIC revient au cœur de Bonnevoie dans le cadre des événements des Rotondes. Concerts, DJ sets, performances, installations sonores et ateliers créatifs : petits et grands peuvent danser, bricoler, peindre et explorer la musique sous toutes ses formes. Hip-hop, fanfares festives, indie folk ou fresques participatives… Il y en a pour tous les goûts et toutes les envies. Un moment créatif, joyeux et plein de surprises à partager en famille ! PLACE DU PARC (BONNEVOIE) |

23.04

POPERA

concert

Venez écouter de la grande musique et laissez l’opéra apporter un vent de renouveau à l’humanité qui nous habite ! pOpera est un opéra non traditionnel créé à la fois par des artistes professionnels et une communauté internationale et intergénérationnelle. Les participants ont joué un rôle central dans l’élaboration du livret et influencé la musique originale. Reflétant le melting-pot culturel du Luxembourg, l’opéra inclut de nombreuses langues et voix. La communauté elle-même s’emparera de la scène en tant que chœur, et le public sera invité à chanter, grâce au matériel fourni lors de l’achat du billet. Une expérience immersive et participative unique. Cet opéra explore des thèmes universels tels que la solidarité, la diversité et l’inclusion, et met en avant la richesse des échanges culturels. Les spectateurs sont invités à devenir acteurs de la représentation, ressentant la musique de l’intérieur plutôt que comme de simples observateurs. C’est également une occasion de découvrir le talent d’artistes locaux et internationaux travaillant main dans la main avec la communauté pour créer un spectacle vivant, vibrant et authentique.

PHILHARMONIE | LUXEMBOURG-VILLE

DU 23.04 AU 25.04

SCÈNES DE VIE CONJUGALE

théâtre

24.04

Marianne et Johan semblent partager un mariage parfait, mais une tension sourde trouble leur quotidien. Une contrariété anodine déclenche des blessures émotionnelles qui, si elles se referment, laissent parfois des séquelles invisibles. Adaptée de la série télévisée et du film d’Ingmar Bergman (1973), la pièce explore avec acuité les contradictions et l’humanité d’un couple à travers six épisodes intenses. Entre incohérences, petites folies et instants de lucidité, Bergman nous fait ressentir l’affection et la complexité qui habitent ces personnages. Sous la direction de Christophe Perton, le spectacle propose une plongée théâtrale mêlant humour, émotion et drame. La pièce met en lumière l’évolution d’une relation conjugale sur la durée, du conflit à l’amitié, portée par Romane Bohringer et Stanislas Nordey, offrant un duo d’une rare intensité.

THÉÂTRE NATIONAL DU LUXEMBOURG | LUXEMBOURG-VILLE

www.tnl.lu

théâtre

BLIND SPOT

Le racisme a toujours été présent, souvent tapi dans les mentalités et difficile à contrer. Dans Blind Spot, trois femmes conjuguent talents, cultures, musiques et humour pour analyser ce mal. Elles présentent les mécanismes et les dynamiques du racisme, depuis les mythes « pro-esclavagistes » du XVe siècle jusqu’aux contenus diffusés sur TikTok. Qu’il soit conscient ou non, le racisme impacte nos vies. Ces trois artistes démontrent que nous avons tous des biais, mais que des solutions concrètes existent pour s’en libérer. Le spectacle propose également des moments interactifs avec le public, invitant chacun à réfléchir sur ses propres perceptions et préjugés. Les dialogues entre les artistes et le public permettent d’aborder des sujets sensibles avec intelligence et subtilité. Blind Spot se veut une expérience stimulante, où humour et émotion se rencontrent pour sensibiliser, éduquer et engager. Chaque représentation ouvre un espace de dialogue essentiel pour mieux comprendre les mécanismes de discrimination et les moyens de les contrer. Le spectacle souligne également l’importance de l’empathie et de la réflexion collective, offrant des outils pour transformer les comportements au quotidien.

THÉÂTRE D’ESCH | ESCH-SUR-ALZETTE www.theatre.esch.lu

© Christophe Pean

Un conte musical de Zarina Khan et Serge Wolfsperger

25.04 sa 19:30

26.04 di 17:00

« La musique mérite d’être la seconde langue obligatoire de toutes les écoles du monde. » Paul Carvel

L’AMOUR C’EST POUR DU BEURRE

07.05 je 19:30

Eric Russon, L’Echo Une ode hilarante au théâtre

« Eline Schumacher rend un hommage à la fois vibrant et drôlissime à tous ces anonymes qui vivent une passion en-dehors de leurs heures de boulot. »

Diekirch

Wickrange

18 avril 10h-15h 7 mai 16h-20h

25.04 & 26.04

théâtre DU 28.04 AU 30.04

L’ENFANT-SOLDAT NÉE MUSIQUE

Dans une mégalopole africaine, mobylettes, voitures, charrettes, cris de marchands et d’animaux composent une symphonie permanente. Dans ce chaos acoustique vit Soledad. Enrôlée de force à 14 ans, elle a tué hommes, femmes, vieillards et enfants. La guerre l’a transformée en machine à tuer déshumanisée. Dotée d’une ouïe exceptionnelle, Soledad renaîtra grâce à la musique. Elle raconte son histoire d’enfant soldat en mêlant théâtre, chant, musique et danse pour célébrer la beauté d’un monde en déclin. Le spectacle explore les traumatismes, la résilience et le pouvoir salvateur de l’art et de la musique. Il mêle émotions intenses et moments de poésie, plongeant le spectateur dans l’expérience intime de Soledad. La mise en scène immersive, accompagnée d’un univers sonore riche, permet de ressentir la puissance dramatique de son récit. Des moments interactifs et sensibles invitent également le public à réfléchir sur les conséquences des conflits et sur la force de la reconstruction humaine à travers l’expression artistique. NEIMENSTER

PEEPING TOM – CHRONIQUES

théâtre

La compagnie flamande Peeping Tom revient au Grand Théâtre avec Chroniques, nouvelle création de Gabriela Carrizo. Fidèle à son univers unique, la pièce suit cinq personnages plongés dans un labyrinthe temporel instable, où identités et réalités se transforment constamment. Grâce à une physicalité saisissante, les interprètes explorent états de métamorphose et espaces liminaires. Entre théâtre visuel et mouvement sculptural, le spectacle propose des tableaux vivants d’une grande intensité. Chaque geste et chaque mouvement sont conçus pour maintenir une tension continue, offrant au spectateur une immersion sensorielle complète, où le corps et le temps se répondent. La richesse des décors et la subtilité des transitions renforcent la dimension poétique et hypnotique de cette création.

GRAND THÉÂTRE | LUXEMBOURG-VILLE www.theatres.lu

© Sanne De Block

NEISCHMELZ, DUDELANGE

GIANT ROOKS CHARTREUSE

DIE SCHLAGZEUGMAFIA

LOW DENSITY CORPORATION

BAZZOOKAS AND MORE TO COME fairground street artists workshops and more free entry

PARTNERS

OPDERSCHMELZ I DEN ATELIER I DE GUDDE WËLLEN

BOMBYX I CEPA I CNA I CNCI I DKOLLEKTIV

JUGENDHAUS I KANTIN I PIPAPO I VEWA

© Alexandra Hanger

POUR 4 PANCAKES

NUTRIMENTS : ANTIOXYDANTS, MAGNÉSIUM, ZINC, FER PHASE FOLLICULAIRE ET OVULATOIRE

Cuisiner avec son cycle vous accompagne avec des recettes gourmandes et équilibrées, spécialement adaptées pour répondre aux besoins de chaque phase du cycle féminin : menstruelle, folliculaire, ovulatoire et lutéale.

INGRÉDIENTS

50 g de myrtilles sauvages (fraîches ou surgelées)

4 cuil. à soupe de farine de sarrasin (ou de flocons d’avoine mixés)

1 œuf

POUR SERVIR

1 pincée de bicarbonate de soude

1/2 cuil. à café de vinaigre de cidre (ou de jus de citron)

1 cuil. à café de cannelle de Ceylan

40 ml de lait

1 cuil. à café de purée d’amandes

2 cuil. à soupe de skyr de brebis

40 g de myrtilles sauvages, fraîches ou surgelées

Préparation

Décongelez complètement les myrtilles si elles sont surgelées. Mixez tous les ingrédients jusqu’à obtenir une pâte homogène. Faites cuire les pancakes 2 ou 3 min de chaque côté dans une poêle bien chaude. Dégustez-les tièdes avec la purée d’amandes, le skyr et les myrtilles.

Conseils

Vous pouvez varier les farines selon votre tolérance digestive. La farine de sarrasin apporte des glucides complexes et possède un profil équilibré en acides aminés, notamment en lysine, un acide aminé essentiel souvent limité dans les autres céréales. Un bon apport en glucides complexes et en protéines complètes soutient une ovulation de qualité. Ces pancakes sont également riches en antioxydants grâce aux myrtilles sauvages. Leur couleur violette vient des anthocyanes, des composés phénoliques puissants qui aident à combattre le stress oxydatif. Celui-ci peut impacter la croissance et la maturation des follicules, et donc l’ovulation. Pour en profiter pleinement, ajoutez les myrtilles en topping après cuisson.

Ce livre de recettes est un véritable guide pour vivre son cycle menstruel plus sereinement et sans douleur.

Rebecca Attali, diplômée en nutrition et suivie par 168 K abonnés sur son compte Instagram @spoon_of_becca, partage plus de 50 recettes réconfortantes, pensées pour répondre aux besoins spécifiques des femmes à chaque phase du mois.

L'ACCORD METS & VINS de Pascal Carré

Pascal Carré, sommelier à La Cave des Sommeliers, vous conseille pour un accord mets & vins. Retrouvez sa sélection dans sa boutique 2, rue de Kleinbettingen à Steinfort.

(50% SANGIOVESE, 50% LACRYMA) 7% ALC.

Pour marier idéalement ces pancakes aux myrtilles sauvages, partons en Italie, dans la région des Marches, où la famille Guerrieri élabore un vin rouge légèrement doux, pétillant et faible en alcool (7 %).

La cuvée « Ale » est un clin d’œil d’Alberto Guerrieri à son cousin Alessandro. Issu à part égale des cépages Sangiovese et Lacryma, ce vin provient du terroir privilégié du domaine Guerrieri, dans le nord des Marches. À servir bien frais, idéal à l’heure du goûter ou avec un dessert aux fruits rouges ou noirs.

WWW.LA-CAVE-DES-SOMMELIERS.COM

ITALIE " ALE " MOUSSEUX ROUGE DOUX AZIENDA AGRARIA GUERRIERI
CUISINER AVEC SON CYCLE DE REBECCA ATTALI
Éditions Albin Michel

Food

L’ULTIMO: RETOUR AUX SOURCES POUR UNE ADRESSE EMBLÉMATIQUE

À Luxembourg, le restaurant L’Ultimo Ristorante signe son retour officiel après un changement de nom de courte durée. Face aux réactions de ses habitués, le groupe Espaces Saveurs a choisi de revenir à une identité forte, preuve que certaines institutions restent indissociables de leur histoire. Ce revirement traduit une prise de conscience : au-delà de l’adresse, L’Ultimo incarne une véritable signature. L’équipe reste inchangée, assurant la continuité du service, tandis que la carte évolue avec le retour des classiques italiens, entre pâtes fraîches et risottos, au côté des incontournables viandes et poissons. Toujours fidèle à l’esprit « Good Food » et « Great Wine » du groupe, le restaurant confirme sa vocation : offrir une expérience conviviale où tradition et exigence se rencontrent.

LE BRUNCH passe en mode nuit

Et si le brunch s’invitait le soir ? À Bruxelles, le Corinthia Grand Hotel Astoria revisite le concept avec le Brunch After Dark, une expérience pensée pour les amateurs de brunch version nocturne. On s’installe tard, on partage, on picore dans une ambiance chic et détendue. Imaginé par le chef David Martin, ce rendez-vous détourne les codes du brunch classique avec une cuisine généreuse et créative. Au programme : homard, fruits de mer, viandes, options végétariennes et live pasta station. Côté sucré, les desserts de Thomas Delabie apportent une touche finale raffinée. Le tout se vit dans une atmosphère musicale avec DJ. Comptez 160 euros pour cette expérience gourmande jusqu’à minuit.

© Eléonore Arnold

TROIS NOUVELLES BIÈRES SIGNÉES Twisted Cat

La scène brassicole luxembourgeoise continue d’évoluer. À Dudelange, la brasserie artisanale Twisted Cat dévoile trois nouvelles bières en édition limitée, confirmant son goût pour l’expérimentation. Présentées après le Craft Beer Festival de Kantin, ces créations illustrent le dynamisme d’une marque qui repousse les codes du craft au Luxembourg. Parmi elles, la Saison Elderberry séduit par sa fraîcheur et ses notes florales de sureau. Plus intense, la Double Trouble s’inscrit dans la tradition des double IPA, avec un profil puissant et bien équilibré. Enfin, la Rhubarb & Raspberry Sour mise sur un contraste entre acidité et douceur pour une dégustation originale. Produites en petites quantités, ces bières ont été dévoilées lors d’une soirée à Kantin, permettant au public de rencontrer les brasseurs.

UNE ÉTOILE AU SOMMET… et un héritage affirmé

Perché à 900 mètres d’altitude dans les Vosges, le restaurant Le M, au Domaine de Montagne à Ventron, décroche sa première étoile Michelin. Une distinction qui s’inscrit dans la continuité d’un savoir-faire déjà reconnu, porté par le chef exécutif Benoit Potdevin, également étoilé au Domaine de la Klauss en Moselle. Dans cet écrin naturel, où la forêt vosgienne dialogue avec une cuisine précise et engagée, Le M incarne une nouvelle expression d’une même exigence. Orchestrée au quotidien par Maximilian Troebs, la carte met à l’honneur les produits locaux dans une approche à la fois créative et responsable. À peine un an après son ouverture, cette consécration confirme l’ambition du groupe : faire rayonner, au-delà de la Moselle, une signature gastronomique désormais solidement ancrée, du Domaine de la Klauss jusqu’aux sommets vosgiens.

Battin passe au sans alcool

La bière sans alcool poursuit son essor et les brasseries suivent. Au Luxembourg, Battin lance une version sans alcool de sa Gambrinus, fidèle à son identité brassicole. Élaborée à partir d’ingrédients sélectionnés, cette bière entend conserver richesse aromatique et structure. Pensée comme une vraie alternative, elle s’adapte aussi bien à l’apéritif qu’au repas, avec burgers ou grillades. Pour Isabelle Lentz, CEO de Munhowen, l’enjeu était de proposer une bière sans alcool « réellement plaisante à boire ». Disponible dès mi-mars en grande distribution et Horeca, elle sera accompagnée d’une campagne de lancement et de dégustations.

© Jérome Mondiere

TROIS LIEUX. TROIS UNIVERS. UNE SEULE SIGNATURE : LIVING ROCK.

CHEZ LIVING ROCK, CHAQUE PROJET COMMENCE PAR UNE INTENTION ET PREND VIE DANS UN LIEU PENSÉ DANS LES MOINDRES DÉTAILS. DE SCHIFFLANGE À ALZINGEN, JUSQU’AU CŒUR DE LUXEMBOURG-VILLE, TROIS ADRESSES COMPLÉMENTAIRES DONNENT FORME À UNE MÊME VISION : CRÉER DES INTÉRIEURS ET DES EXTÉRIEURS COHÉRENTS, DURABLES ET PROFONDÉMENT PERSONNELS.

Schifflange : le cœur créatif où les projets prennent forme

Le showroom principal de Living Rock, installé au Redrock Home Living Center ne ressemble pas à un magasin classique. C’est un lieu de conception à part entière, pensé comme un véritable laboratoire d’aménagement. L’équipe, qui maîtrise chaque collection dans le détail, accompagne chaque réflexion avec une vision globale. Dans cet espace, plusieurs univers se déploient avec une fluidité rare : mobilier et luminaires haut de gamme, une décoration et lifestyle avec des marques comme Baobab Collection, 101 Copenhagen, Knoll et B&B Italia ... Mais aussi carrelages d’exception issus de maisons italiennes reconnues telles qu’Atlas Concorde ou Cotto d’Este. À cela s’ajoutent la menuiserie intérieure avec les portes design Anyway Doors et DANA, le parquet Meister et Haro

ainsi qu'un univers salle de bains complet avec Casa Bath et Ideagroup. L’accompagnement commence lors d’un rendez-vous avec un architecte d'intérieur, permettant de définir précisément les besoins du client et de poser les bases du projet. Ici, l’aménagement ne se limite pas à la sélection d’objets : il s’inscrit dans une véritable démarche de conception. Ce qui distingue particulièrement le showroom de Schifflange, c’est qu’il est possible de concevoir un intérieur dans son ensemble, qu’il s’agisse d’une pièce, d’un appartement ou d’une maison entière, sans jamais rompre l’harmonie du projet.

Pour les entreprises, architectes d’intérieur, décorateurs et promoteurs, une équipe B2B dédiée accompagne chaque projet, de l’étude conceptuelle à la réalisation finale, qu’il s’agisse d’un appartement, d’un bureau contemporain ou d’un espace hôtelier haut de gamme. Un interlocuteur unique, une vision globale et un accompagnement sur mesure.

Alzingen : ce n’est plus un jardin, c’est une extension naturelle de l’architecture de la maison

Le showroom d’Alzingen, entièrement dédié au mobilier extérieur, incarne pleinement l’évolution de l’habitat contemporain : les espaces outdoor ne sont plus accessoires, ils deviennent de véritables lieux de vie. Ouvert toute l’année, il permet d’explorer cet univers bien au-delà de la saison estivale.

Pensé comme un espace outdoor à ciel ouvert, le showroom dévoile les collections Royal Botania et 4 Seasons Outdoor, aux côtés d’une sélection pointue de parasols architecturaux, de luminaires solaires et de lanternes conçues pour prolonger les soirées bien après le coucher du soleil. Chaque pièce est choisie pour traverser les saisons, avec des matériaux sélectionnés pour résister aux hivers luxembourgeois tout en conservant leur élégance et leur confort année après année. L’équipe accompagne chaque projet extérieur avec la même

exigence que pour l’aménagement intérieur. Car concevoir un espace outdoor réussi repose sur un équilibre subtil entre esthétique, durabilité et usage.

Living Rock City : le design au cœur de Luxembourg-Ville

Au centre-ville, Living Rock déploie désormais son univers à travers deux adresses, réunies sous une même signature : Living Rock City. Au 26 avenue de la Porte-Neuve, Living Rock s’apprête à ouvrir, courant avril, un showroom multimarques dédié au mobilier et à la décoration. On y retrouve des marques telles que Ligne Roset , Cassina et Ethnicraft , dans un espace pensé comme une véritable destination, aussi bien pour les amateurs d’intérieurs raffinés que pour les architectes et décorateurs. Cette nouvelle adresse multimarques accueille également, en exclusivité au Luxembourg, la collection de Margaux Keller, figure incontournable du design contemporain. Un univers à la fois solaire et minimaliste, où chaque pièce iconique insuffle une modernité douce et résolument actuelle.

Un corner consacré à l’art de la table met en avant des maisons comme Gien ou Bordallo Pinheiro, aux côtés d’une sélection de pièces décoratives : vases en céramique signés Rina Menardi ou Giobagnara, ainsi que des bougies Onno

La collection de Margaux Keller, figure incontournable du design contemporain, présente son univers solaire et minimaliste en exclusivité chez Living Rock City.

À quelques pas, au 23-25 rue des Bains, deux maisons italiennes d’exception se rencontrent dans un même espace : Rimadesio et Poltrona Frau . Rimadesio déploie des systèmes architecturaux sur mesure ; bibliothèques, portes coulissantes, compositions modulaires, entièrement fabriqués en Italie et pensés pour structurer l’espace avec élégance, tandis que Poltrona Frau incarne l’excellence du travail du cuir. Fauteuils iconiques, canapés et pièces signatures habillent les plus grands intérieurs à travers le monde. Le showroom offre une expérience rare : toucher les matières, apprécier les cuirs et retrouver le confort signature de la maison.

Trois lieux, une signature : Living Rock. À vous d’imaginer la suite.

TALENTI

La nature s’éveille doucement. L’air printanier souffle sur le Luxembourg et nos cocons, où nous nous sommes abrités tout l’hiver durant. Les jours rallongent et ravivent en nous l’envie de passer de longues heures à l’extérieur. Cette saison du renouveau déclenche incontestablement des changements dans nos habitudes de vie et nos aménagements. La terrasse et le jardin se transforment en véritables espaces de vie à part entière, devenant une extension naturelle du logement. Les tendances outdoor confirment que les frontières entre l’intérieur et l’extérieur s’estompent, créant une continuité harmonieuse entre ces deux univers autrefois distincts.

Rédaction : Julie LP

Couleur power

Au printemps-été 2026, les teintes ternes et foncées peuvent rester sur le palier. Nos extérieurs reprennent vie grâce à la couleur, une tendance générale observée par les architectes auprès de leurs fournisseurs. Il n’est pas question de teintes criardes, mais plutôt de nuances de brique, de rose et de vert doux, auxquelles s’ajoutent différentes déclinaisons de bleu, toujours dans une palette pastel. La douceur et la délicatesse mèneront la danse et rythmeront donc la belle saison.

Un espace qui bouge avec nous

Une nouvelle ère se dessine pour nos terrasses et nos jardins. L’extérieur reprend les mêmes standards de confort et de finition que l’intérieur, créant une continuité harmonieuse avec le salon.

« On retrouve des éléments modulables et un espace de vie capable de s’adapter à plusieurs situations : que l’on soit trois, quatre ou même une dizaine d’amis pour les grandes occasions », détaille

Jonas Satos, architecte d’intérieur chez LivingRock. Les lignes se prolongent et se rejoignent, sans sacrifier ni le confort ni le design. On s’éloigne désormais du schéma classique d’une table entourée de quatre chaises.

Le must-have de la saison

Une preuve supplémentaire que les codes de l’intérieur s’immiscent désormais dans nos espaces extérieurs : le canapé modulable a le vent en poupe. Ses lignes plus basses font directement écho à celles des modèles de nos salons. Inspirées du style Domino, ces assises se transforment en chaise longue, en banquette, en canapé pour trois ou quatre personnes, selon les besoins.

Dérouler le tapis XXL

Dans la famille des tapis, nous voudrions… de l’oversize. Cette saison, plus c’est grand, mieux c’est ! De nombreuses marques de déco vendent aujourd’hui des réalisations en matériaux ultra-résistants, avec un toucher très proche de ce que l’on

retrouve habituellement à l’intérieur. En outre, les coussins d’assise et de dossier disposent généralement d’une double membrane pour garantir l’étanchéité. Autre conseil : optez pour une esthétique qui reprend les codes colorimétriques de votre salon, afin d’obtenir une continuité naturelle entre intérieur et extérieur.

Spotlight sur les lampes de sol

Pour recréer l’atmosphère cosy de nos intérieurs, la lumière joue aussi un rôle essentiel. Une à deux lampes de sol sont généralement recommandées. Pour les espaces plus grands, il est possible d’ajouter un brasero, l’accessoire déco en vogue qui, de surcroît, réchauffe agréablement les soirées fraîches d’été.

Pool house moderne et naturel

Parmi les dernières commandes passées à l’architecte figurent notamment les pool houses, ces lieux de vie autour de la piscine. « Un projet m’a été confié par

Mini terrasse, maxi effet

Une preuve supplémentaire que les codes de l’intérieur s’invitent désormais dans nos espaces extérieurs : le canapé modulable a le vent en poupe.

un client qui souhaitait créer une continuité entre l’intérieur de sa villa et son pool house. Nous avons travaillé avec des canapés modulaires, permettant d’agencer l’espace selon l’événement organisé à l’extérieur », explique l’architecte. À ce living extérieur s’ajoute un élégant brasero central. Aux abords de la piscine naturelle, les invités peuvent se prélasser sur des daybeds après une baignade. Côté matériaux, le corten, le granit et le bois habillent respectivement les douches et le sol.

À Luxembourg-ville, les rayons de soleil se savourent plus souvent sur un balcon ou une petite terrasse. Pour tirer le meilleur parti de cet espace, misez sur des formes organiques, arrondies, plutôt que sur des lignes trop rectangulaires. Elles adoucissent visuellement l’ensemble et fluidifient les voies de circulation. La table de bistrot accompagnée de deux fauteuils tressés reste une valeur sûre. Quant aux couleurs pastel, elles viennent adoucir et agrandir visuellement les surfaces restreintes.

Attention aux faux pas déco

Comme en mode, les fautes de goût existent aussi en déco. Avant de vous lancer dans un relooking complet, gardez à l’esprit qu’il est préférable d’éviter les salons de jardin entièrement en tressage vieilli. Ils peuvent parfois donner une impression de matière plastique. Choisissez votre canapé en fonction de l’espace disponible et bannissez surtout les modèles trop grands ou ostentatoires si vous disposez d’un petit balcon.

ROCHE BOBOIS
© Baptiste Le Quiniou

AGADIR – TAGHAZOUT La lumière retrouvée

Quand l’hiver s’attarde sur le Luxembourg, il suffit de quelques heures pour retrouver une lumière plus douce, plus ample, presque réparatrice. Au sud du Maroc, Agadir et Taghazout offrent cette échappée rare qui ne repose ni sur l’exotisme forcé ni sur la surenchère, mais sur un équilibre très juste entre climat clément, océan, élégance balnéaire et art de vivre apaisé. Début mars, les températures oscillent autour de 20 à 22 degrés, juste assez pour déjeuner dehors, marcher longtemps, respirer mieux, et renouer sans effort avec une forme de légèreté. Entre les marchés, les villages tournés vers la mer, les adresses plus confidentielles dans l’arrière-pays et la parenthèse très aboutie du Fairmont Taghazout Bay, le voyage prend la forme d’un vrai contrepoint à la fin de l’hiver.

Rédaction : Julie Kieffer

© Fairmont Taghazout Bay

Agadir, la douceur atlantique

À l’arrivée, tout change très vite. La lumière d’abord, plus franche, plus enveloppante. Puis l’air, chargé de chaleur et de végétation sèche. Agadir ne provoque pas le coup de foudre spectaculaire de certaines villes marocaines plus théâtrales ; elle s’impose autrement, par sa respiration, sa simplicité, son rapport direct à l’Atlantique. Reconstruite après le séisme de 1960, elle s’est réinventée dans une ligne plus ouverte, plus aérée, où la mer reste partout présente. Sur la corniche, les cafés regardent l’océan, les familles se promènent sans hâte, les joggeurs se fondent dans la lumière de fin de journée. On est loin du tumulte des médinas intérieures : ici, le Maroc se fait plus horizontal, plus calme, presque contemplatif.

Entre effervescence et panorama

Le marché El Had réintroduit aussitôt la densité marocaine. Les épices, les olives, les amandes, les tapis, les poteries, les parfums de fleur d’oranger et de cuir composent un désordre vivant, chaleureux, jamais agressif. On s’y perd avec plaisir, on goûte, on observe, on marchande surtout, mais on retrouve ce rapport charnel à la matière qui rend les voyages mémorables. Plus haut, la Kasbah Oufella change encore la perspective. Depuis ce promontoire, la baie d’Agadir se déploie dans toute sa majesté, surplombée par les célèbres lettres arabes « Dieu, la Patrie, le Roi », emblème fort de la devise officielle du royaume du Maroc. Au loin, les courbes du littoral, le port et la ligne des hôtels racontent un autre Maroc : plus balnéaire, mais pas désincarné.

Le contrepoint vert :

À quelques kilomètres de là, une autre étape mérite d’être intégrée au séjour : le Domaine Limoune. Le contraste avec

le littoral y est immédiat. On quitte l’Atlantique pour un univers plus vert, plus terrien, installé au cœur d’une vaste orangeraie du côté d’Ouled Teima. Le lieu n’a pas la sophistication calibrée d’un resort côtier ; il séduit autrement, par son ampleur, son ancrage, sa générosité tranquille. On y vient pour ralentir, pour respirer au milieu des agrumes, pour retrouver une idée plus organique de l’hospitalité marocaine.

Le domaine propose des chambres et des lodges disséminés dans une vaste propriété, un parc animalier, une grande piscine centrale, des promenades et différents espaces de détente répartis dans le jardin. Le restaurant Massa, très connu dans la région, ouvre largement sur la piscine et le domaine. Le lieu est également réputé pour son buffet et ses animations musicales, notamment lors des grandes soirées conviviales.

Ici, le luxe ne s’impose jamais : il se devine dans le silence, la lumière et l’attention portée aux détails invisibles.

n’être qu’un détail, participe en réalité à l’identité du lieu. Le soir, pendant le ramadan, l’expérience prend une autre ampleur. Le ftour au restaurant devient un moment à part : buffet généreux, tables pleines, musique traditionnelle, atmosphère animée mais chaleureuse, avec ce sens marocain de l’accueil qui transforme un simple dîner en souvenir de voyage. Plus tard, lorsque le domaine s’apaise, un autre détail s’impose : le silence ponctué par le bruit lointain des animaux.

Taghazout, nouveau territoire d’équilibre

Ce qui frappe au Domaine Limoune, c’est ce mélange d’espace et de douceur. Rien n’y paraît pressé. On passe d’une terrasse ombragée à un coin plus retiré, d’un bassin à une allée bordée de végétation, avec cette impression agréable de séjourner dans une adresse pensée pour les familles, les tribus, mais aussi pour ceux qui cherchent simplement à se mettre à distance du bruit. Le parc animalier, qui pourrait

Puis la route remonte vers le nord, longe l’Atlantique, et Taghazout apparaît. C’est là que le récit change de texture. Ancien village de pêcheurs devenu escale recherchée, Taghazout n’a pas totalement perdu sa simplicité, même si son image s’est clairement déplacée. On n’y vient plus seulement pour les vagues, mais pour tout ce qu’elles ont attiré autour d’elles : des surfeurs bien sûr, mais aussi des créatifs, des indépendants, des entrepreneurs, des digital nomads, des voyageurs installés pour quelques semaines ou plusieurs mois. Le village a conservé quelque chose de direct, de décontracté, d’ouvert, qui fait sa force. On y croise des planches sous le bras à l’aube, des ordinateurs ouverts face à la mer, des cafés qui deviennent bureaux, puis points de rencontre au coucher du soleil. Chez Titrite, on s’attable simplement autour d’une cuisine marocaine sincère ; chez World of Waves, on s’installe face à l’océan, autour d’un café, d’un petit-déjeuner tardif ou d’une pause prolongée, sans voir le temps passer.

Fairmont Taghazout Bay, le luxe en équilibre

Installé en surplomb de la baie, face à l’Atlantique, le resort s’intègre avec une élégance naturelle à son environnement. Dès l’arrivée, le regard est happé par

l’océan, tandis que le lobby impressionne par ses volumes et sa lumière, sans jamais tomber dans l’excès. Dans les chambres et suites, l’expérience se prolonge avec des terrasses ouvertes sur l’océan. Le confort est immédiat, les lignes épurées, la mer toujours présente. La baie vitrée ouvre largement l’espace, laissant entrer la lumière du matin comme les couleurs du soir. On s’endort au rythme des vagues, on se réveille face à l’horizon.

Le corps ralentit, l’esprit s’aligne

Le spa s’impose comme un véritable point d’ancrage du séjour. Plus qu’un simple équipement, il structure l’expérience. On commence par le sauna, dont la chaleur sèche enveloppe, dénoue et prépare le corps. Puis vient l’immersion dans la piscine de magnésium, où s’installe une sensation d’apesanteur profonde et durable. Le soin qui suit prolonge cet état. Dans cet espace de plus de 2 200 m², pensé dans les moindres détails, le massage à la fleur d’oranger s’inscrit avec justesse dans cette continuité. Les gestes sont précis, enveloppants, le rythme lent, presque suspendu, la pression parfaitement ajustée. Porté par des praticiens experts, dans un environnement à la fois luxueux et apaisant, chaque détail participe à cet équilibre, installant une sensation de bien-être immédiate et durable.

Le lendemain matin, la parenthèse se prolonge avec une session de yoga au spa, portée par la lumière du jour et le bruit des vagues. Guidée par Laura Chetail, Française installée à Taghazout, la pratique invite à ralentir et à se reconnecter à l’essentiel. Entrepreneuse dans l’âme, Laura a choisi de s’établir ici, où elle partage son enseignement du yoga tout en développant sa marque artisanale de kombucha. Elle reflète cette nouvelle génération de femmes qui redéfinissent les contours du travail et du quotidien, entre ancrage local et ouverture internationale.

Une adresse qui transforme le séjour

Au Fairmont, cette modernité se retrouve également dans l’approche culinaire. L’expérience ne se limite pas à un restaurant, mais se déploie tout au long de la journée. Déjeuner léger en bord de piscine, pause face à l’océan, dîner plus structuré le soir…

Chaque moment possède sa propre tonalité. Chez Morimoto, la précision de la cuisine japonaise dialogue avec les produits locaux dans une exécution maîtrisée. Le matin, le petit-déjeuner ancre l’expérience dans le territoire : les msemen, crêpes marocaines feuilletées, servies encore tièdes, se dégustent avec du miel ou de l’amlou.

Car c’est sans doute là que réside la singularité du Fairmont Taghazout Bay. Il ne cherche pas à isoler, mais

à filtrer. À offrir Taghazout sans son agitation, l’Atlantique sans sa rudesse, le bien-être sans excès de mise en scène. Le luxe s’exprime autrement : dans le silence, dans la qualité des matières, dans la lumière omniprésente, dans le service aussi, précis sans être pesant.

Ce que la lumière laisse derrière elle

Au moment du départ, ce ne sont pas seulement les images qui restent ; la corniche d’Agadir, les allées du Domaine Limoune, les silhouettes sur l’eau au lever du jour, la terrasse face au coucher du soleil, mais une sensation plus profonde. Celle d’un sud qui n’épuise pas, d’un Maroc atlantique plus doux, plus subtil, plus respirable qu’on ne l’imagine. Un lieu où la lumière ne se contente pas d’éclairer les paysages, mais semble, presque, remettre les choses à leur juste place.

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LOUBOUTIN, CHOPARD, MAX MARA, TIFFANY & CO
LONGCHAMP

LESIGN E DU MOIS

L'HOROSCOPE D'AVRIL par Précilla Cavaleri

BÉLIER

(21 MARS – 19 AVR.)

Côté affectif, une sensation de manque, une envie d’être écoutée, considérée. Accueillez ce ressenti, que révèle-t-il en vous ? Certaines ambiances peuvent peser sur le plan professionnel. Sans être au centre, vous pourriez parfois vous sentir impliquée malgré vous. Préservez votre énergie. Repos, calme et douceur vous feront du bien.

CANCER

(21 JUIN – 22 JUIL.)

Et si vous preniez un instant pour vous avant de tout bousculer côté affectif ? Tout ne demande pas à être modifié. Côté pro, aléas et tensions financières. L’agitation pourrait bien cacher un tournant. Opportunité déguisée ? Sur le plan énergétique, corps et émotions dialoguent. Respirez, gardez le positif. Regardez vers l’avenir.

TAUREAU

(20 AVR. – 20 MAI)

Un vent de curiosité dans votre vie affective. Envie d’ailleurs… ou simple besoin de vibrer plus fort ? Si vos bases sont solides, pourquoi ne pas redécouvrir le plaisir d’être à deux autrement ? Côté pro, vous avancez avec constance, fidèle à vos valeurs. L’énergie est vive, stimulante. Faites-en une force, elle vous mènera loin.

GÉMEAUX

(21 MAI – 20 JUIN)

Affectivement, vous prenez soin de l’autre avec une vraie générosité. Et si cette attention que vous offrez était aussi une manière de vous réparer ? Côté pro, un soulagement. Une situation s’achève, la pression retombe. Côté énergie, besoin de lumière, de chaleur, de contact avec la terre. Exposezvous au soleil, rechargez-vous.

LION

(23 JUIL.– 22 AOÛT)

Attendre… Mais pourquoi déjà ? Côté affectif, le message est clair : stop. L’envie d’agir, de reprendre la main s’impose. Côté pro, un inconfort saisonnier marque cette période, une phase de transition nécessaire. Côté énergie, vous ressentez un besoin de douceur, de plénitude. Rassurez-vous, le regain que vous espériez approche.

VIERGE

(23 AOÛT – 22 SEPT.)

Bouffée d’air dans votre vie affective. Elle retrouve enfin du sens, les situations compliquées s’évaporent. Et si cette période vous avait permis de voir la vie autrement ? Côté pro, un mouvement intérieur s’installe, besoin d’ajuster sans tout bouleverser. Belle énergie, continuez à aller de l’avant et à rester déterminée.

BALANCE

(23 SEPT. – 22 OCT.)

Côté affectif, une attirance particulière pourrait troubler vos repères. Une sensation de déjà-vu, une connexion presque magnétique… Simple curiosité ou véritable appel du cœur ? Côté pro, entre insatisfaction et complaisance, difficile de trancher ou d’oser autre chose. Vos forces vitales remontent. Allez-y, foncez.

(22 DÉC. – 19 JANV.)

Une folle envie d’être comprise côté affectif. Pourtant, l’autre perçoit tout et son contraire. Et si vous assumiez pleinement qui vous êtes ? Côté pro, vous en faites beaucoup. Ralentir éclairera la suite. Sur le plan énergétique, on vous sent encore fatiguée. Stabilisez-vous en posant des bases solides. C’est un ajustement, pas un frein.

SCORPION

(23 OCT.– 21 NOV.)

Côté affectif, certaines mémoires du passé refont surface. Non pour vous alourdir, mais pour être enfin comprises et libérées. Côté pro, on vous sent plus discrète. Un besoin de calme domine, loin de l’agitation inutile. Le recul des derniers mois a posé vos énergies et vous permet d’y voir plus clair. Fiez-vous à vos ressentis.

SAGITTAIRE

(22 NOV. – 21 DÉC.)

Retrouvez l’alchimie, ravivez le feu… Côté affectif, tout change de tonalité. Laissez derrière vous les surcharges émotionnelles. Côté pro, vous y êtes enfin. Libérée et prête à relever de nouveaux défis. C’est fluide. Côté énergie, organisation et équilibre s’accordent. Une belle ouverture vers les autres colore cette période.

VERSEAU (20 JANV. – 18 FÉVR.)

Côté affectif, une page se tourne. Ce qui a été vécu ne demande plus à être rejoué. Des évidences émergent et un tournant important se profile. Cap vers de nouveaux horizons côté pro. De belles opportunités, avec pour certaines une évolution ou une promotion. Côté énergie, délestez-vous du passé. La dynamique est lancée, poursuivez.

POISSONS

(19 FÉVR. – 20 MARS)

La coupe est pleine. Illusions, lassitude… Une page émotionnelle prend fin dans votre vie affective. Côté pro, une période de réflexion s’ouvre. Votre manière de percevoir les choses se modifie et reprend du sens. Côté énergie, prenez le temps de vous recentrer, de méditer, de vous reconnecter. Et si c’était justement la clé ?

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