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SEPTEMBRE 2023 81
DE PLANCHES ET
Yann Annicchiarico • Le cosplay au Luxembourg • Focus Green Apps Plein phare sur la scène rap francophone de la frontière Buller comme des pros en Champagne
SOPHIE MOUSEL BRISEUSE
D’ÉCRANS

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près avoir cité de grandes auteures tout à fait relatives dans mes éditos précédents, comme la chanteuse oubliée Playahitty, la reine des drag queens Ru Paul ou encore ma pote Victoire un soir d’apéro-rosé prolongé, il est temps je pense d’emprunter les paroles d’un vrai poète, premier prix Nobel de littérature de l’Histoire… En effet, Sully Prudhomme résumait plutôt bien - dans son Vase Brisé - l’été luxembourgeois que nous venons de passer : « Son eau fraîche a fui goutte à goutte / Le suc des fleurs s’est épuisé / Personne encore ne s’en doute / N’y touchez pas, il est brisé ». Pas mieux !

Pourtant, la saison est loin d’avoir été morne au Luxembourg et dans la Grande Région, grâce à un joli panel de bons plans et d’événements réussis, souvent culturels - vous en trouverez quelques exemples bien choisis en Snapshots dans ce numéro - ou bien simplement et fantastiquement joyeux, à l’instar de cette légendaire première « Course de Côte des Filles et Garçons de Café » organisée par De Gudde Wëllen à la mi-août. De quoi espérer une arrière-saison remplie de soleil et de sourires… Ah tiens, mon Xanax vient de faire effet, semble-t-il !

Quoi qu’il en soit, Bold répond à nouveau présent pour te soutenir autant qu’il le peut dans ce difficile retour à la réalité, avec - tout d’abord - une cover qui envoie du lourd grâce à Sophie Mousel, charismatique comédienne luxembourgeoise à l’actualité brûlante et shootée par notre collaborateur Hadrien Friob. Nouvelle plume experte aussi en la personne de Pierre Pailler, qui nous donne le meilleur des applis greens pour être un.e geek plus responsable. On vous emmène aussi découvrir le milieu haut en couleur du cosplay luxembourgeois avant de passer la frontière française pour s’intéresser à la crème du rap frontalier, puis de pousser jusqu’en Champagne pour passer un long weekend à buller comme jaja/jamais - entourer la bonne réponse en fonction de son âge. On n’a pas oublié non plus de remplir vos agendas de cette rentrée avec le meilleur des sorties culturelles, les nouvelles adresses de foodies à ne pas louper et une sélection lifestyle aux petits oignons - comme d’habitude, j’ai envie de dire ! Donc soit, on aurait pu avoir été plus bleu, mais ne broyons pas du noir pour autant… Cette mauvaise blague chromatique vous est cette fois présentée par la Tequila Patròn, qui me donne toujours le courage de m’improviser humoriste, danseur professionnel ou champion de natation synchronisée… Santé !

Fabien Rodrigues

OURS

DIRECTION

Maria Pietrangeli

RÉDACTEUR EN CHEF

Fabien Rodrigues

RÉDACTEURS

Jonathan Blanchet | Marine Barthélémy

Magali Eylenbosch | Pierre Pailler

Sébastien Vécrin

GRAPHISTE

Dorothée Dillenschneider

DIRECTRICE COMMERCIALE

Julie Kieffer

CONSEILLERS EN COMMUNICATION

Aymeric Grosjean | Kevin Martin

PHOTOGRAPHES

Hadrien Friob | Carl Neyroud

Toute reproduction de ce magazine, même partielle, est interdite.

SOCIÉTÉ ÉDITRICE

WAT éditions Sàrl

74, rue Ermesinde L-1469 Luxembourg

Tél.: +352 26 20 16 20

CONTACT redaction@boldmagazine.lu

20 200 exemplaires certifié CIM

5 ÉDITO Texte
Fabien Rodrigues

CULTURE

ARTY.08

YANN ANNICCHIARICO ET LE ROCHER DES SINGES

PLAYLIST.10

SERIES.12

MUSIC.14

PLEINS PHARES SUR LE RAP DE LA FRONTIÈRE

COUVERTURE #81

S’il est une actrice luxembourgeoise qui peut se targuer d’une actu très chaude en cette rentrée, c’est bien Sophie Mousel ! On l’a connue grave et iconoclaste sur du Marivaux, du Tchekhov ou du Musset, ou en policière intrépide dans la série événement Capitani ... Il faut s’attendre à la voir crever l’écran avec un rôle principal dans le premier film de Loïc Tanson et brûler les planches dans la nouvelle création de Myriam Muller, en ouverture de la saison du Grand Théâtre. Avec une décontraction n’ayant d’égale que l’intensité de son regard, elle s’est confiée à Bold pour l’occasion, et ça valait bien une couverture !

SITE

Retrouvez-nous tous les jours sur notre site www.boldmagazine.lu et chaque mercredi sur notre newsletter pour un condensé de l’actualité culture et lifestyle au Luxembourg et dans la Grande Région.

RÉSEAUX SOCIAUX

boldmagazine.lu

INTERVIEW.18

SOPHIE MOUSEL, BRISEUSE DE PLANCHES ET D’ÉCRANS

CINEMA.24

BOOKS.26

THE DIARY.28

LIFESTYLE TRENDS

SPOTTED.42

BACK TO SCHOOL, MAIS COMME IL FAUT !

SOCIETY

SMART KIDS ON THE BLOCK.38

LES COSPLAYERS QUI SURFENT SUR LE WEEB

FOCUS.58

CES GREEN APPS BIEN PENSÉES POUR NOS GEEKS RESPONSABLES

DESIGN.62

ENTREZ DANS MON BOUDOIR…

IT LIST.52

SNAPSHOT.78

CRASH TEST.66

FOOD.68

CITY TRIP.72

BULLER COMME DES PROS EN CHAMPAGNE

STORY TIME.56

6
SOMMAIRE
Saison 23/24
Tous nos spectacles sur theatre.esch.lu En piste !
© Patrick Galbats

YANN ANNICCHIARICO ET LE ROCHER DES SINGES

Artiste conceptuel aussi discret qu’il n’est adoubé par la communauté, Yann Annicchiarico vient de débuter une des résidences berlinoises les plus prestigieuses, à la Künstlerhaus Bethanien, promue par kultur I lx.

Mais avant cela, il est allé s’isoler aux côtés de biologistes sur les hauteurs de Gibraltar, non loin d’une population de singes endémiques qui lui trottait dans la tête depuis un moment… Une expérience qui s’est avérée bien différente que ce qu’il avait imaginé et qu’il nous a contée à son retour.

Le rapport avec le voyage de Yann à Gibraltar ? On y arrive : il se trouve que la mort du jeune roi des Hellènes survient en quelques jours à peine, suite à un accident peu commun, à savoir la morsure d’un macaque de Barbarie dans sa propriété de Tatoï. Le singe, qui appartient à un des employés du domaine au service du roi, est - roulement de tambours - de la même espèce que celle que l’on trouve, justement, sur le rocher de Gibraltar... Où ses représentants, au nombre estimé de 250 à 300, sont d’ailleurs les seuls singes autochtones d’Europe et où ils représentent, selon l’adage, la pérennité de l’emprise britannique sur le territoire. La morsure de l’un d’eux, importé à la cour grecque d’alors, serait donc, par effet papillon, à l’origine d’une des grandes tragédies européennes du XXe siècle…

On pourrait se poser la question du pourquoi, mais il vaut mieux se dire que c’était une évidence. Oui, Yann devait aller voir ce qu'il se passait tout en haut de ce rocher frontière, de cette enclave britannique aussi luxuriante que minérale et paradoxale faisant face au Maroc et au détroit éponyme. Il se devait d’y aller, car il pensait beaucoup, depuis quelques mois déjà, depuis un voyage à l’été 2022, à son héritage grec et à la musique blues née des pogroms grecs du début des années vingt, lorsque la mort prématurée du jeune souverain Alexandre Ier plonge la Grèce dans une crise sans précédent et vers une défaite face à la Turquie, qui chasse alors les Grecs de ses terres - dans le meilleur des cas - et les force à retourner dans un pays qu’ils n’ont jamais connu et où ils ne sont pas attendus…

Il fallait donc qu’il aille voir l’origine possible de ce blues de l’exil, appelé aussi Rebetiko, en s’installant pendant trois mois dans une communauté scientifique du territoire britannique ayant pour vocation l’observation et l’étude de la population de primates. « Tout d’abord, il y avait la géographie du lieu, cette frontière naturelle entre des pays et même deux continents qui attire les humains depuis toujours ; puis viennent les singes et la particularité qu’ils représentent sur ces terres très minérales », nous confie l’artiste. Sur place, il est souvent seul et observe le ballet qui s’opère chaque jour entre les animaux, les touristes et les taxis qui utilisent les singes pour appâter le chaland. Avec amusement d’abord, puis plus de circonspection : « Cette interaction était une rencontre de plusieurs mondes avec beaucoup d’antagonismes, malgré une roue apparemment bien huilée. Chaque taxi a son singe, les singes jouent le jeu, mais une fois la fin de la journée arrivée et les bus de touristes repartis, ils rejoignent leur vie sauvage, sur les hauteurs du rocher ». En très bref (pour une fois) : malgré un effort certain, le truc ne l’inspire pas…

8
Texte
Fabien Rodrigues
ARTY

LA NUIT, LES BATEAUX…

Le manque d’inspiration convaincante l’empêche de dormir bien la nuit, et Yann Annicchiarico prend goût à de longues marches nocturnes, iPad à la main. Il y a très peu de lumière et les contours de ce qui l’entoure sont presque absents, ce qui lui permet de dépasser un certain cadre visuel. « Aller au bout de la perception d’une frontière, c’est m’y soustraire », s’enthousiasme-t-il. Une nouvelle vision avec laquelle il accueille à bras ouverts un aspect du rocher qu’il n’avait pas remarqué jusque-là : en pleine nuit, le trafic des bateaux ne faiblit pas dans le détroit et les lumières inhérentes à ces passages incessants se reflètent sur la paroi minérale claire du rocher, qui devient alors canevas photographique…

« Alors que je voyais la photo comme un ensemble de clichés de touristes depuis mon arrivée, un truc un peu vieilles colonies avec le mec de Jumanji, ce contraste soudain m’a permis de questionner l’identité et le rôle du photographe, la culture visuelle généralisée et de déjouer quelque part cette perception au cœur de la nuit, grâce à un phénomène qui ignore qu’il me le permet… J’y suis allé à vue, j’ai écouté le bon comme le mauvais au fur et à mesure, en m’éloignant sans doute de ma volonté initiale, mais en m’approchant d’un exercice qui me plaisait ».

BERLIN

Yann, qui vit et travaille à Luxembourg, est donc à présent de retour en Allemagne, pays qu’il connaît bien puisqu’il a reçu, entre autres et en 2020, la bourse Francis-André pour sa première exposition monographique en institution publique présentée au KIT – Kunst im Tunnel à Düsseldorf. Cette fois, c’est donc Berlin qui l’appelle avec une résidence de six mois qui semble faire suite logique ou presque - ou qui crée en tout cas un point charnière avec son séjour à Gibraltar

- pendant laquelle il travaillera à intégrer les modes de vie des autres êtres vivants dans la pensée humaine.

« Mon approche vise à abolir la séparation artificielle entre nature et culture. Dans ce contexte, je suis avec grand intérêt les courants de pensée de l'anthropologie non humaine de la dernière décennie. Le corpus d'œuvres présenté dans mon portfolio a commencé par une rencontre fortuite au cours de laquelle un papillon de nuit s'est introduit dans l'une de mes sculptures et a laissé des traces de sa présence. En tant qu'êtres volants et nocturnes, la nature biologique des papillons de nuit présente des façons radicalement différentes d'exister et de percevoir le monde par rapport aux nôtres. Mon petit univers humain s'est enrichi d'une rencontre fortuite avec un insecte. Une autre partie importante de mon travail s'intéresse à la façon dont l'architecture, à travers la ville moderne, structure notre pensée humaine et est sans doute à l'origine de cette division artificielle entre la nature et le monde, entre nature et culture », déclare l’artiste quant à cette résidence de recherche et de création à la Künstlerhaus Bethanien.

Le lieu proposera d’ailleurs une exposition de travail de Yann du 22 septembre au 15 octobre - à ne pas louper si vous êtes de passage dans la capitale allemande. Quant à son aventure nocturne entre primates, lumières et toile minérale, l’artiste réfléchit encore à la manière idoine de la mettre en scène, idéalement au Luxembourg. À suivre…

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« MON APPROCHE VISE À ABOLIR LA SÉPARATION ARTIFICIELLE ENTRE NATURE ET CULTURE »

BARBIE THE ALBUM / VARIOUS ARTISTS

Le blockbuster rose bonbon qui a explosé le milliard de dollars au box-office nous offre une bande originale fluo et acidulée, supervisée par Mark Ronson himself. À l’image de Barbie, ces 17 chansons sont à la fois ironiques et à la fois parfaites. C’est la compilation idoine pour voir Margot Robbie et Ryan Gosling twerker en after au Saumur, juste avant d’aller mettre de la compote de pomme sur leurs Gromperekichelcher à la Schueberfouer. Les Barbiecores en redemandent ! Des valeurs sûres de la pop mainstream comme Dua Lipa, Charli XCX, Billie Eilish, Sam Smith et Lizzo, un peu de reggaeton aussi avec Karol G, de la k-pop avec FIFTY FIFTY, du synthwave avec Tame Impala et pourquoi pas Nicki Minaj et Ice Spice qui rappent sur le tube Barbie Girl d’Aqua sorti en 1997. C’est de la bombe atomique, n’est-ce pas Oppenheimer !

BLACKBOX LIFE RECORDER 21F / IN A ROOM7 F760 / APHEX TWIN

Mon jumeau irlandais préféré revient compléter ma collection de vinyles après cinq ans de silence. J’ai compté, j’ai 49 albums ou maxis du maestro. Ça fera 50 avec Blackbox Life Recorder 21f / in a room7 F760 quand mon facteur l’aura jeté comme un malpropre, malgré les autocollants fragiles sur le carton, dans mon hall d’immeuble. Dans les glorieuses années 90, un journaliste mieux payé et plus cultivé que moi a dit que Richard D James, son vrai blaze dans le civil, composait la musique classique du XXe siècle. Bordel, j’avais trouvé mon Mozart à moi, sans la perruque chelou. Avec ces quatre nouveaux titres, Aphex Twin nous offre plutôt 14 minutes de madeleine de Proust que d’évasion ambient déstructurée sous LSD comme il nous avait si bien habitués. Certes, c’est hypnotisant et dans la mouvance actuelle du retour de la drum and bass, mais comme dit mon papa devant sa bouteille de rouge : « ça casse pas trois pattes à un canard » !

THE BALLAD OF DARREN / BLUR

Entre The Waeve, Mali Music, The Good, The Bad and the Queen, les projets solos et les soundtracks, on rêvait tous, depuis The Magic Whip en 2015, de voir Blur repousser la chansonnette en studio. C’est désormais chose faite ! Entre deux pintes de Budweiser tièdes, le beau Damon Albarn a écrit une vingtaine de démos lors de sa tournée américaine de 2022 avec Gorillaz. Il les a présentées au reste du quatuor avec les yeux injectés de sang et l’envie de gueuler au monde « we are back les couilles de loups ! ». Ils ont enregistré, dans la foulée, 12 chansons qui ravissent les aficionados de riffs mélancoliques et de rythmes planants. Il en résulte une pop inventive d’une grande délicatesse mise en abyme par des lyrics dépressifs. Et last but not least, le Damon se la joue Bowie derrière son micro et en profite pour chanter comme jaja. Vive Damon, vive le Brexit, vive Darren !

.DISPO (BRIT-POP )

UTOPIA / TRAVIS SCOTT

À l’heure où j’écris cette chronique, un dimanche matin de gueule de bois, la pluie tambourine à ma fenêtre, le thermomètre plafonne à 14 degrés en plein mois d’août et j’ai très envie de descendre en flèche Utopia, le 4e album de Travis Scott. Faut dire que le super rappeur de Houston commence à me courir sur le haricot : sa Jordan à 2300 €, ses frasques avec Kylie Jenner, son contrat avec McDo, son live dans Fortnite devant 12 millions de fraggers en culottes courtes, son festival Astroworld qui a causé la mort de 10 personnes et son concert prévu devant les pyramides de Gizeh, annulé au dernier moment, alors qu’un ultra fan avait vendu sa maison pour y assister… Mais les chiffres parlent d’eux-mêmes, le single K-pop avec Bad Bunny et The Weeknd dépasse les 74 millions d’écoutes sur Spotify. Les autres 18 tracks accumulent des millions de streams le long de 73 minutes de feats de prestige et de producteurs de renom pour un résultat mi-figue mi-raisin.

10 note sur 5
. DISPO (IDM )
.DISPO (HIP-HOP )
Texte Sébastien Vécrin .DISPO (POP)
PLAYLIST

DES BULLES POUR LE

DIX-NEUVIÈME TROU

MYKNOKKE-HEIST.BE

«

QUI L’A INSPIRÉE, SE PRÉSENTE

COMME UN CONTE DARK

CONTEMPORAIN DÉVASTATEUR

QUI VA PROGRESSIVEMENT

BASCULER DANS L'HORREUR… »

Sur le papier, le baromètre d'attente autour de The Changeling oscille entre l'indifférence polie (une série showrunnée par la scénariste de Venom et de Terra Nova, prod Spielberg oubliée, bof) et un intérêt certain pour son matériau d'origine. Adaptée du best-seller du même nom, écrit par un certain Victor LaVallée, The Changeling fourmille de potentiels.

Le roman, comme la série, se présente comme un conte dark contemporain dévastateur qui va progressivement basculer dans l'horreur. On entre dans le récit par la promesse d'une histoire d'amour entre deux jeunes afroaméricains, Apollo Kagwa et Emma Valentine. Ils se découvrent, racontent leurs blessures comme celles que

leurs parents avaient vécu avant eux. Brièvement séparés, ils se retrouvent et Emma tombe enceinte. Puis, la naissance survient brutalement... mais les suites ne s'annoncent pas aussi heureuses qu'attendues.

Jonglant entre les temporalités, The Changeling a d'abord les atours d'une saga familiale poignante qui suinte la désespérance. L’œuvre trace des parallèles entre des générations aux destins contrariés qui suivent les mêmes chemins que leurs aînés et où les mêmes erreurs sont refaites à chaque fois. Jouant de correspondances, elle évoque pêlemêle le désir d'enfants, l'épreuve de la parentalité, les angoisses des parents comme celles des enfants...

Un terreau fertile à un basculement du récit dans une veine nettement plus horrifique, qui évoque d'abord le Rosemary's Baby de Polansky et se réclame plus nettement d'Edgar Alan Poe et de ses chimères. Une atmosphère particulière présente dans les premières images de la série, qui met en scène LaKeith Stanfield - tête d'affiche de Sorry to bother you, autre fable plus surréaliste, mais qui, comme le fait le roman de LaVallée, fustigeait entre autres un racisme endémique. Le même LaKeith Stanfield, au casting quelques années plus tard du Get Out d'un certain Jordan Peel. Le nouveau wonder boy d'Hollywood n'a pas mis son nez dans la production de The Changeling, mais il aurait sans doute beaucoup aimé.

12
. SUR APPLETV+ À PARTIR DU 8 SEPTEMBRE
NARRATRICE : KELLY MARCEL PROTAGONISTES MALMENÉS : LAKEITH STANFIELD, CLARK BACKO, ADINA PORTER, SAMUEL T. HERRING...
degré d'attente
5
THE CHANGELING LA CHUTE
note sur
SERIES
Texte Jonathan Blanchet
LA SÉRIE, COMME LE ROMAN

66-5 TÉNOR DU BARREAU

SPÉCIALISTE DU GENRE : ANNE LANDOIS

DANS LE CIRQUE JUDICIAIRE : ALICE ISAAZ, NAÏLIA HARZOUNE, MELVIN BOOMER...

L'un des piliers d'Engrenages revient à la série judiciaire et au polar sur Canal+. Anne Landois écrit et coproduit ce portrait de femme, ambitieuse avocate parisienne (jouée par Alice Isaaz), qui voit sa vie bouleversée le jour où son mari se trouve accusé de viol. Contrainte de s'éloigner de ses dossiers, elle se réfugie dans la cité de son enfance, mais est aussitôt confrontée à ses vieux démons. Les amateurs de l'emblématique cop show de Canal+ qui pensaient en avoir fini avec les ambiances de prétoires et les enquêtes à ramifications seront ravis.

. SUR CANAL+ COURANT SEPTEMBRE

LUCKY HANK L'ENFER, C'EST LES AUTRES

TAPIE LA ROUE DE LA FORTUNE

BIOGRAPHE INTERDIT : TRISTAN SÉGUÉLA DOPPELGÄNGERS : LAURENT LAFFITE, JOSÉPHINE JAPY, CAMILLE CHAMOUX...

La série fait déjà beaucoup parler du côté de Marseille et des proches du « Boss ». Comme son nom l'indique, Tapie promet de retracer la vie de l'ancien propriétaire de l'OM dans ses grandes largeurs, dans ses fastes, ses excès et les conséquences qu'ils ont engendrées. Pour l'occasion, c'est Laurent Laffite qui s'est glissé dans le costume de « Nanard ». À ses côtés, on retrouvera Joséphine Japy, Camille Chamoux et Hakim Jemili. C'est Tristan Séguéla, fils du publicitaire, qui a donc bien connu l'homme d'affaires, qui est aux manettes. Un gage de qualité ?

. SUR NETFLIX À PARTIR DU 13 SEPTEMBRE

WORK SPECIALITS : AARON ZELMAN ET PAUL LIEBERSTEIN

AU TURBIN : BOB ODENKIRK, MIRELLE ENOS, CEDRIC YARBROUGH...

Réjouissez-vous, Saul Goodman revient au centre d'une série... ou plutôt celui qui l'incarne, le talentueux Bob Odenkirk. Cette fois, il est Hank, responsable de département à l'université, à la lutte quotidienne avec des collègues sans pitié, des étudiants arrogants et une épouse à l'ambition dévorante. Rongé par la frustration, il perd peu à peu les pédales. Une série sur la crise de la cinquantaine et les affres du monde du travail par un ancien de The Office, c'est oui.

. SUR OCS À PARTIR DU 19 SEPTEMBRE

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Pleins phares

SUR LE RAP DE LA FRONTIÈRE

La frontière franco-luxembourgeoise, avec son passé industriel, sa mixité et ses défis sociaux est un terrain particulièrement propice à l’émergence d’une scène rap francophone qui compte. Pourtant, même si les artistes sont là, elle semble encore manquer d’une certaine cohésion et d’un vecteur commun de promotion. Quelles en sont les raisons et quels sont les espoirs des poseurs de sons ? Bold est allé voir un peu ce qui se passe…

MUSIC
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« PAR LE RAP J’AI DÉCOUVERT LA LITTÉRATURE, LA VIE DES AUTEURS » TAIPAN

Lorsqu’on voit la programmation de certains festivals d‘envergure et leur succès - prenons au hasard les dernières Francofolies d’Esch-sur-Alzette, il est difficile de ne pas penser que le rap français n’a pas encore de très beaux jours devant lui. Pourtant, en regardant au-delà des grandes têtes d’affiche et d’un petit peu plus près une scène beaucoup plus locale, la question de la présence et de l’émulation des artistes rap/hip-hop francophones se pose de manière assez flagrante.

La géographie, c’est une frontière franco-luxembourgeoise toujours un peu empêtrée dans son héritage post-industriel et ses défis sociaux ; les artistes, ce sont Reed et Mobo à Thionville, Taipan à Thil, Mayor Bee à Longwy ou encore Illegy à Metz qui ont tous une actu chaude en cette rentrée 2023, mais qui semblent déconnectés les uns des autres, en recherche d’une scène plus cohérente, reconnue et mise en lumière comme elle le mérite. Faute d’une volonté publique ou privée qui le permettrait, ce seront peut-être bien eux qui se colleront à la création…

LA JEUNESSE QUI FORME

Pour tous les artistes avec qui nous nous sommes entretenus, la musique n’a jamais été un choix tardif, mais bien une passion des bancs d’école. C’est le cas pour Vincent Habay, alias Taipan, le tonton du groupe, qui officie également comme ingénieur du son en nocturne au Bamhaus de Beggen. Il tombe dans la musique à l’époque épique de L’École du Micro d’Argent. Avec son cousin de cœur, dont les mamans sont voisines depuis toujours à Thil, ça quitte plus ou moins la voie scolaire pour s’acheter de premières machines et écrire de premiers textes. « On avait choppé une Akai S01, une dinguerie dont on se servait comme des gamins ».

Le cousin deviendra vite le producteur C.H.I, mais avant ils sortent une première mixtape, « so many bédos ago, en 2008 » et exportent les premiers sons sur internet. S’enchaînent un concours gagné sur Skyrock, l’émission Original Bombatack qui devient un label rimant avec les débuts de Booba et d’Oxmo, une présence sur une compil nationale en France, un double album sur le label de Youssoufa avec qui il signe quelque featurings qui comptent… Le rap a appris la beauté des lettres à Taipan, comme il le dit : « Par le rap j’ai découvert la littérature, la vie des auteurs », mais la jeune scène locale lui semble plus lointaine depuis son retour de Paris. « Je dois dire que je ne connais pas cette scène comme je le pourrais, je remarque par contre que les gamins sont très bons pour utiliser les outils à leur disposition et s’approprier les procédés. Y’a de la débrouille, tu ne vois pas ça dans ceux qui passent par la télé, y’a un côté durable que j’aime bien ».

Quand il parle des jeunes du coin, il retrouve aussi les scènes qu’il a connues dans d’autres régions au passé industriel, avec « des gens qui ont vraiment des choses à dire », comme Lille, Valenciennes ou Saint-Étienne. Ou moins loin, bien moins loin, à Longwy où a grandi - justement - un grand gamin de 26 ans au physique imposant : François Bachmann, que s'est fait récemment connaître sous son blaze Mayor Bee. Encore grisé par ses premières scènes récentes à la Fête de la Musique

AU LUXEMBOURG, ON A TRÈS

RAREMENT DES RÉPONSES ET ENCORE MOINS DE BOOKINGS » MAYOR BEE

de Mont-Saint-Martin, à Cannes pour un défilé ou encore sur la place de Paris à Luxembourg, le grand gaillard a sorti fin juillet le premier extrait de son EP Cellule Royale prévu pour octobre, 10 ans d’âge

Lui aussi a commencé la musique très jeune, avec un peu de batterie, mais surtout de piano électrique « éclaté que j’avais acheté 20 balles », avant un upgrade qui va lui permettre de composer ses premières prods instrumentales. D’autres viendront, qu’il mettra à dispo sur la plateforme Beatstar dédiée aux artistes qui cherchent des instrus, « mais comme personne n’en voulait, j’ai décidé de les prendre en main moi-même ! » - opportunité plus que rancune, c’est mieux. Il sort un premier single Royaume en 2021, puis un son par mois pendant un an, sous forme de défi. Avec son premier EP, et même s’il avoue toujours chercher son style de manière plus précise, il s’enthousiasme à l’idée de pouvoir enfin parler « plus de mon vécu, de mes doutes et de rattraper mes erreurs que simplement de meufs, même si elles seront évidemment toujours présentes, tout comme mon approche mélodique ». Il explore et s’essaye à des styles jamais abordés jusque-là comme le R’n’B ou la Synthwave ainsi qu’à de nouveaux styles de production…

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« MÊME SI J’AI CONTACTÉ DES FESTIVALS ET DES RADIOS, DU CÔTÉ FRANÇAIS COMME

Cette nouvelle étape, Mayor Bee la doit notamment à la création de son label 3.11 Production avec son pote Remi Livet, sur lequel sont déjà signés une paire de chouettes DJ du coin. Quant à son dernier clip vidéo de Pour Toi, il l’annonce comme « une lettre d’amour à la musique et à mes aventures de ces deux dernières années ». Des aventures qui ne l’ont pas pour autant fait rencontrer beaucoup d’autres artistes de la région, « probablement par manque d’une communauté active ». Il précise que « même si j’ai contacté des festivals et des radios, du côté français comme au Luxembourg, on a très rarement des réponses et encore moins de bookings. Ça n’aide pas à échanger avec les autres artistes de manière vertueuse » …

UNE A31 À DEUX VITESSES ?

Quand on passe du côté mosellan, c’est à peu près le même discours que l’on peut entendre dans la bouche de Tom « CharlZ » Chiancazzo, tout juste trentenaire et thionvillois depuis toujours. Lui aussi s’est produit sur scène lors de la dernière Fête de la Musique, mais grâce à sa propre volonté ainsi que celle de Mobo, avec qui il collabore étroitement :

« On est simplement passés déposer notre EP au LED, un lieu dédié aux répétitions à Thionville. Ils nous ont dit d’organiser une scène pour le 21 juin ! Mais les lieux ont du mal à se faire bien connaître auprès des artistes, je trouve. Et il y a clairement beaucoup de pistons. Il manque d’un lieu dédié et géré par une équipe qui a envie de promouvoir la scène locale, pour nous fédérer et éviter que l’on s’éparpille. C’est, à mon avis, à notre génération de prendre cela en main, parce que pour l’instant, c’est la cata ! ».

Pour CharlZ, sa première baffe musicale, alors qu’il vient d’une famille « pas franchement mélomane », c’est 50 Cent, en 2003. « Je me suis dit immédiatement que je devais faire de la musique, et en anglais, même si je parlais à peine la langue ! » Reed (son nom d’alors) finit par sortir 10 sons en 2015/16, puis la pandémie et les confinements le font réfléchir et lui donnent envie de passer au français. « J’avais des choses à dire, à rattraper et c’est la première fois que je me sentais de poser ma voix en français », précise-t-il. Une certaine introspection qui va le rapprocher de Mobo, avec qui il a un coup de cœur musical et amical.

Ensemble, ils dévoilent fin 2022 Aura, un EP de 11 titres bien frais, avec 3 vidéos qui le sont tout autant, notamment grâce à une esthétique qui fait clairement partie de leur réflexion commune. « J’ai beaucoup aimé la manière dont

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« LES LIEUX ONT DU MAL À SE FAIRE BIEN CONNAÎTRE AUPRÈS DES ARTISTES, JE TROUVE. ET IL Y A CLAIREMENT BEAUCOUP DE PISTONS » CHARLZ

Mobo écrivait, qui s’est bien accordée avec les envies musicales que j’avais alors, celles de sortir d’un personnage fermé et d’une approche plus réelle par rapport à qui je suis vraiment »… Et si le succès est au rendez-vous, avec pas loin de 600.000 streams sur Spotify, cela n’empêche pas Tom de développer des projets seul, comme c’est le cas en ce moment, et de nouveaux sons, particulièrement produits pour la diffusion sociale et prévus pour cet automne. Du côté de Metz enfin, on s’attend à une émulation plus forte, surtout quand on voit les programmations très pointues d’institutions comme la BAM. Mais a priori, le cercle reste assez restreint et difficile d’accès pour des nouveaux venus - ou de retour après 20 ans passés à étudier et à enseigner à Paris comme c’est le cas pour Grégoire Schmitzberger, aka Illegy, qui y a posé à nouveau ses valises en septembre 2022. Passé par Sciences Po’ puis Normale Sup’ et agrégé de lettres classiques, Illegy est amoureux des mots et de culture grecque autant que de musique… « Je me rappelle avoir toujours été au contact de la culture à la maison, et je me suis vite passionné pour la poésie grecque et le piano autant que pour la street culture ». Il s’intéresse aussi de près au Rebetiko, un style musical issu des vagues migratoires grecques de retour « au pays » après avoir été chassés d’Asie mineure dans les années 1920. « Mon envie a toujours été de briser les contrastes trop forts qui sont paralysants et stérilisants, selon moi ».

Il le prouve avec un nouveau morceau, Vita Bella, prévu en cette rentrée 2023. Un son d’été pour la fin de ce dernier, « dans lequel il y a un peu plus que des paires de fesses », promet-il, assorti d’un clip réalisé par Dimitri Carpentier. Inspiré dans sa jeunesse par IAM et MC Solaar, Illegy souhaite donner un caractère holistique à son approche musicale autant que de pouvoir participer davantage à la scène messine. « On sent qu’il y a une volonté de créer un bouillon, clairement, mais je remarque qu’il y a souvent les mêmes noms sur les affiches. Les programmateurs ont leur rôle autant que les artistes ».

Il y aurait donc différentes vitesses sur l’autoroute (la départementale ?) du rap francophone local, mais il est indiscutable que les talents sont là et qu’ils en veulent. Les jeunes, comme ceux plus installés.

La preuve : notre bon Taipan, même confortablement installé dans son studio d’enregistrement luxembourgeois, continue à distiller de nouveaux morceaux dès qu’il le veut et qu’il a, une fois de plus, « quelque chose à dire », comme avec Ta Dose, très inspiré des climats anxiogènes du moment, véritable « épisode de Black Mirror à ciel ouvert », selon Vincent…

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« MON ENVIE A TOUJOURS ÉTÉ DE BRISER LES CONTRASTES TROP FORTS QUI SONT PARALYSANTS ET STÉRILISANTS, SELON MOI » ILLEGY
INTERVIEW 18
Texte Fabien Rodrigues Image Hadrien Friob

SOPHIE MOUSEL

BRISEUSE DE PLANCHES ET D’ÉCRANS

Lorsqu’on observe le microcosme des comédiennes luxembourgeoises qui comptent, difficile de louper le parcours de la charismatique Sophie Mousel. Aussi captivante dans du Marivaux, Tchekhov ou Musset sur les planches grand-ducales qu’en policière intrépide dans la série événement Capitani , la jeune actrice a une rentrée 2023 très chaude, avec un rôle principal dans le premier film de Loïc Tanson ainsi que pour l’ouverture de la saison théâtrale, en figurant au casting de la nouvelle création de Myriam Muller, Elena, au Grand Théâtre. Cela semblait donc un moment opportun pour parler de tout cela avec elle sur la terrasse ensoleillée des lieux…

Bonjour Sophie, tu nous fais ta bio en quelques lignes ?

Je suis luxembourgeoise. J’ai grandi avec beaucoup de musique classique dans les oreilles et j’ai découvert le théâtre à 15 ans, au lycée. Je n’avais jamais réellement envisagé une carrière artistique, j’étais au contraire partie pour faire des études de lettres modernes à l’étranger, revenir au Luxembourg et devenir enseignante. Un jour, je suis entrée presque par hasard dans une salle noire au Cours Florent, avec juste deux projecteurs, et ce détour a changé ma vie…

Tu partages ta vie et ton activité entre Luxembourg et Paris, entre scène, petit et grand écran : est-ce que tu t’épanouis dans le changement constant, l’équilibre ou les 2 à la fois ?

Pour moi la vie même se définit - ou disons plutôt qu’elle trouve son charme et sa force - dans le changement. Dans le mouvement. Tout ce qui bouge est dynamique, donc vivant, et donc me plaît.

Grosse rentrée pour toi avec tout d’abord un rôle de choix dans un nouveau film de Loïc Tanson, peux-tu nous en dire plus ?

Je suis très excitée à l’idée que le film, Läif a Séil, va enfin rencontrer son public. C’est un film de genre, un western/film de vengeance, un projet ambitieux, où tout le monde de A à Z a dû et voulu se donner à 100 % pour le réaliser. Suspense.

Quelle est la particularité de tourner avec un réalisateur dont c’est le premier long métrage, comme c’est le cas ici ?

Déjà, quand on tourne avec un réalisateur dont on ne connaît pas encore le travail, on ne peut pas se dire « j’ai bien aimé son précédent film, il a eu du succès, il a de l’expérience… ». La relation se base du coup d’office sur la confiance et le ressenti. Et c’est en fait une très belle façon de commencer une collaboration. Ensuite, Loïc est arrivé avec un grand désir

de raconter cette histoire, une sacrée préparation en amont, beaucoup de détermination et de visions, tout en gardant une ouverture d’esprit et une grande capacité d’adaptation. Il a surtout un profond respect pour le travail de l’acteur et ça, on le sent vite. Il entrait vraiment en dialogue avec nous pour chercher ensemble une voie commune. Ce projet a dû représenter un grand pas pour lui et peut-être aussi pas mal de pression…

Quelques indices supplémentaires en avant-première ?

Luxembourg vers 1834. Un village. Un seul mode de vie. Une enfance détruite. Et le retour 20 ans après pour se venger…

Ton meilleur souvenir de tournage sur ce set ? Et de manière plus générale ?

Les matchs de badminton endiablés avec Loïc, Yasin, et Jules Werner. J’ai dû me battre, je vous le dis, car ils étaient chauds les cocos! Et de manière plus générale… Sur le tournage de la série Capitani, l’accessoiriste m’a fait essayer des menottes, puis m’a fait croire qu’il n’avait pas les clés et qu’il fallait appeler la « vraie » police (Sophie Mousel joue le rôle de l’enquêtrice de police Elsa Ley dans Capitani, ndlr)… Grosse gêne. Dès que j’étais libérée, je l’ai bien sûr rappelé à l’ordre…

Tu lances également la saison 23/24 du Grand Théâtre et avec rien de moins que la nouvelle création de Myriam Muller, Elena . Quel y sera ton rôle ?

Je joue le rôle de Katia, la fille de Vladimir, mari d’Elena. Je suis une jeune intello, enfant gâtée, femme révoltée, insatisfaite, solitaire et sans filtre, qui ne trouve pas vraiment sa place dans la société, qui s’interroge beaucoup sur l’essence de l’amour, sur l’origine de l’être humain, son fonctionnement, sa véritable nature. Et malgré son côté très provoc, elle en tire quelques conclusions plutôt justes. C’est quelqu’un qui a une sacrée carapace, mais comme

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on le sait, c’est souvent l’arme de ceux qui souffrent le plus à l’intérieur…

Il s’agit de l’adaptation sur scène d’un film, étais-tu familière avec l’œuvre originale ou l’as-tu découverte à la suite de l’obtention du rôle ?

J’ai d’abord lu la pièce adaptée par Myriam avant de regarder le film que j’ai vu, au final, assez tard.

Quels sont pour toi les défis d’une œuvre adaptée de la sorte ?

Le défi c’est tout d’abord que la pièce et le texte sont basés sur un film, mais qu’on est au théâtre. Donc il faut tout de même qu’il se passe quelque chose dans les corps, dans les voix, qui n’est pas que cinématographique. Mais c’est aussi une des utilités de la vidéo dans la mise en scène, parce qu’elle aide à rentrer davantage dans l’intimité d’un personnage. C’est une pièce avec, dans beaucoup de scènes, très peu de mots et beaucoup d’actions quotidiennes. Donc l’autre défi est dans la sobriété : c’est de garder l’attention du spectateur à travers une tension qui plane en permanence, de faire en sorte que le silence n’ennuie pas, mais donne le temps au contraire de connecter le spectateur à son ressenti…

Parmi les thèmes abordés, il y a l’amour, mais aussi la codépendance et l’aliénation de la femme, le déterminisme social… Quels sont les scènes ou les aspects de la pièce qui te marquent le plus ?

Oui, ce qui me marque et me fait réfléchir, mais depuis toujours, c’est… à quel point se connaît-on nous-mêmes ? Elle m’intrigue, la nature profonde de l’être humain, notre côté animal, notre ego et tout ce qui va avec, notre égoïsme, notre soif de connaissance, de possession, de pouvoir, de reconnaissance, d’amour, et notre instinct de vie et de survie ! Jusqu’où on va dans une situation extrême ? Si on observe bien, tous ces aspects se trouvent chez tous les personnages. Et pas que chez les personnages… Mais souvent, la partie animale de nous-mêmes, on ne la conscientise pas… Elle peut rester très longtemps une part de mystère…

Y a-t-il des moments difficiles à jouer ? Des défis particuliers pour toi ?

Je verrai ça quand il y aura des spectateurs dans la salle ! Mais ma mission est avant tout de défendre Katia, mon personnage.

Qu’aimes-tu dans le théâtre que le cinéma ne peut apporter, et inversement ?

Ce que j’aime au théâtre, c’est que tout est permis d’une certaine façon. Les choses que tu fais sur les planches, tu les ferais devant une caméra, souvent à l’image, ça ferait faux. Alors qu’au théâtre - et ce n’est pas une question de jouer bien ou pas bien, sincèrement ou pas - ça marche, et ça dépasse même la vie de tous les jours : tu vois quelque chose qui te paraît profondément humain, juste et vrai sur scène, même si personne n’agit comme ça au quotidien.

Moi, ça me procure un sentiment de bonheur parce que ça repousse les limites de l’humain. Au cinéma, de la même façon, ça me fascine que la caméra dépasse notre œil à nous et puisse sublimer certains moments ou certaines matières, comme la lumière sur un bout de tissu, une caresse sur la peau, un battement de cil, un regard, un sourire, un mouvement. À l’écran, je vais voir et ressentir quelque chose de plus. Et c’est là-dedans, dans cette part d’indescriptible, d’insaisissable, que repose la magie du cinéma.

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INTERVIEW
Texte Fabien Rodrigues © Samsa

« JE N’ARRÊTE JAMAIS DE JOUER ! J’AIME

L’ESSENCE MÊME DU JEU. SI CE N’EST PAS

L’ACTING, C’EST LE TENNIS, LA BOXE, LES JEUX DE SOCIÉTÉ, LA MUSIQUE. LA COMPOSITION EN CE MOMENT... »

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© Hadrien Friob

Ton rôle principal dans la série à succès Capitani t’a fait connaître auprès d’un public très large, quel est ton regard sur cette aventure ?

Capitani m’a évidemment beaucoup apporté et je resterai toujours très reconnaissante envers mon premier gros projet/rôle luxembourgeois. Les débuts sont précieux, mais pas toujours faciles, parce que lorsqu’on ne te connaît pas du tout encore, il faut toujours quelqu’un qui croit en toi en premier. Et Capitani, ce sera toujours ça pour moi.

Le fait d’être sur une plateforme comme Netflix te rend-il plus « bankable » ? Cela a changé des choses pour toi ou est-ce simplement un rôle particulier sur un canal de diffusion particulier et tu es passée à autre chose ?

C’est évident que c’est pas mal d’avoir Netflix marqué sur le CV par les temps qui courent. Surtout si l’on vise une carrière internationale, ça ne peut qu’aider. Après, j’aime beaucoup de choses différentes, donc je laisse la vie me guider et je me fais confiance pour atterrir là où je dois être.

Que fait Sophie Mousel quand elle ne joue pas ? Y a-t-il des causes ou des messages qui sont importants pour toi ?

Je n’arrête jamais de jouer ! J’aime l’essence même du jeu.

Si ce n’est pas l’acting, c’est le tennis, la boxe, les jeux de société, la musique. La composition en ce moment. Et bien sûr qu’il y a des messages et des causes importantes pour moi. Je ne suis pas forcément quelqu’un qui se sent à l’aise lors de manifestations ou dans des mouvements de foule ; pour le moment je me bats pour mes principes et valeurs dans la vie de tous les jours, avec et dans mon entourage, et en faisant du bien dès que je peux.

Mais j’aimerais plus utiliser mon art pour faire du bien, par exemple aux enfants malades, ou j’aimerais me battre pour aider les animaux maltraités ou en voie d’extinction, pour protéger la nature aussi… Mais c’est compliqué, parce qu’on aurait besoin de dédier sa vie entière à ça - et encore !tellement on s’est enfoncé et trop longtemps pris pour des dieux. L’être humain manque cruellement de modestie… C’est malheureusement un fait.

Un petit plaisir coupable quand même ?

Mon plaisir coupable ? Le Mont-Blanc. Pas la montagne française, mais celui qui finit dans mon estomac !

Tu reviens d’un road trip en Norvège, des bonnes adresses pour Bold ?

Prenez la voie du plaisir ! Première à gauche. La vue est sublime.

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INTERVIEW
Texte Fabien Rodrigues
« C’EST ÉVIDENT QUE C’EST PAS MAL D’AVOIR NETFLIX MARQUÉ SUR LE CV PAR LES TEMPS QUI COURENT. SURTOUT SI L’ON VISE UNE CARRIÈRE INTERNATIONALE »
Image Hadrien Friob

VISIONS FANTÔMES DU

AUX COMMANDES : YANN GOZLAN

PASSAGERS : DIANE KRUGER, MATTHIEU KASSOVITZ, MARTA NIETO...

Difficile de ne pas associer Yann Gozlan à la liste des réalisateurs rompus au genre quand on pense désormais thriller psychologique. Le réalisateur français commence à avoir une petite filmographie spécialisée à son actif : Un homme idéal, Burn Out (bien que réalisant surtout une embardée vers l'action), le récent Boîte noire avec Pierre Niney... Ici, Gozlan ne quitte pas l'univers aéronautique avec ce récit parano qui met en scène une pilote de ligne (Diane Kruger) au quotidien rangé avec mari et enfants. Sa vie va basculer le jour où elle croise, au détour d'un aéroport, celle qu'elle n'avait pas revue depuis vingt ans et avec qui elle avait vécu une

. 1H42. SORTIE LE 6 SEPTEMBRE

aventure passionnée à l'époque. Des retrouvailles qui vont bientôt la faire sombrer dans une spirale destructrice, pour elle et pour son couple...

Difficile d'imaginer une comédienne aussi bien choisie que Diane Kruger (atout indéniable de tout film de genre français depuis Pour elle de Fred Cavayé) pour incarner ce rôle d'héroïne hitchcockienne, assaillie par les doutes et qui se noie dans ses obsessions. C'est la pièce maîtresse du dispositif Gozlan, qu'il avait éprouvé sur Boite noire. Tout entier tourné vers Pierre Niney, le film jouait de fausses pistes et finissait par mettre en doute sa propre santé mentale. Dans un

mouvement similaire, Visions promet de jouer avec le vrai, le faux, la réalité et les hallucinations. Le cinéaste ne devrait pas non plus se priver de jouer sur le côté sensoriel, pour rendre la plongée dans l'esprit tourmenté de son héroïne encore plus oppressante. Si le film est à la hauteur de la promo (l'affiche montre l'actrice prête à se noyer dans des abysses en forme de pupille qu'on devine appartenir à la femme, source de ses tourments), ça promet. Ajoutons à cela que Matthieu Kassovitz et Amira Casar, inoubliables partenaires d'infortune du Bureau des légendes, partagent à nouveau l'affiche ici. C'est peut-être un détail pour vous, mais pour nous ça veut dire beaucoup.

CINEMA
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PASSÉ degré d'attente Texte Jonathan Blanchet note sur
« DIANE KRUGER INCARNE UN RÔLE
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D'HÉROÏNE HITCHCOCKIENNE, ASSAILLIE PAR LES DOUTES ET QUI SE NOIE DANS SES OBSESSIONS… »

MYSTÈRE À VENISE QUAND LE LION DORT, POIROT VEILLE...

EXPEND4BLES LA FAMILLE, L'AUTRE...

CLÉ DU MYSTÈRE : KENNETH BRANAGH

TÉMOINS DE L'AFFAIRE : KENNETH BRANAGH, KYLE ALLEN, CAMILLE COTTIN...

Si vous avez vu la bande-annonce de ce film en salle, il y a fort à parier que vous étiez bien loin de vous douter qu'il s'agissait de la nouvelle enquête d'Hercule Poirot, tel que campé par Kenneth Branagh, jusqu'à son apparition dans les derniers instants du trailer. Chapeau au gars du marketing. Le film y est vendu comme une incursion dans le genre horrifique, option spiritisme. Du coup, il faut bien le dire, on a plutôt hâte de voir le héros d'Agatha Christie aux prises avec des forces occultes à la Conjuring. C'est donc ça le multivers ?

. SORTIE LE 13 SEPTEMBRE

COMMANDITAIRE : SCOTT WAUGH

MERCENAIRES : SYLVESTER STALLONE, JASON STATHAM, DOLPH LUNDGREN...

On ne les attendait plus, mais les Expendables sont de retour et se la jouent façon Fast&Furious et Scream jusque dans la titraille. Expend4bles compte toujours Sylvester Stallone, Jason Statham et Dolph Lundgren dans ses rangs, mais pour se relancer, elle a fait appel à un peu de sang neuf. Il faudra donc compter sur deux prodiges des arts martiaux, Iko Uwais ou Tony Jaa, qui font pleuvoir les coups sur le cinéma hollywoodien depuis qu'ils ont respectivement marqué les esprits dans The Raid ou Ong-Bak Mais est-ce suffisant pour prendre son ticket d'entrée ?

. SORTIE LE 11 OCTOBRE

CINELUX

TARANTULA À VENISE AVEC UN PROJET EN VR

La Mostra vient de révéler les films qui concourront à la Biennale de Venise en septembre. Parmi les innombrables projets sélectionnés, on retrouve Floating with Spirits, un film en réalité virtuelle coproduit par Tarantula Luxembourg. La production vante « une expérience cinématographique hybride » qui prend place le Jour des Morts dans les montagnes mystiques du Mexique. Pour savoir si le film aura mis tous les sens des jurés en éveil pour retenir leur attention, rendez-vous le 9 septembre.

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ALIGNEMENT DES ASTRES AVEC SPIKE ET DE MEYER

Amis depuis deux bonnes décennies, l’architecte et dessinateur compulsif Arnaud De Meyer et le street artist Spike ont enfin pris le temps de s’acoquiner officiellement pour un premier bouquin ensemble. Inspiré par le quartier du Metzeschmelz à Esch-sur-Alzette, l’ouvrage se nomme Lignes et constitue un véritable haïku visuel en hommage à la ligne droite…

Mais avant d’être une ode à la complémentarité des approches artistiques et éditoriales de deux professionnels luxembourgeois à la réputation éprouvée, Lignes est avant tout la concrétisation de nombreuses discussions et idées communes pour que Spike et De Meyer traduisent sur le papier leur volonté de collaboration.

« Spike et moi avons commencé à bosser ensemble il y a une vingtaine d’années. Notamment lors de la réalisation d'une maison assez mémorable à Esch, juste en face du pont ferroviaire...Les occasions d’imaginer créer des choses ensemble n’ont donc pas manqué depuis tout ce temps ! », nous confie ainsi Arnaud. De plus, les futurs coauteurs sont

alors voisins ou presque, Spike occupant une maison non loin du bureau de l’architecte, alors dans le petit quartier pittoresque de Malakoff, à Clausen. Un quartier où Spike apposera d’ailleurs, en 2018 et 2019, son style très reconnaissable, dans une version colorée, sur les fenêtres condamnées d’un ensemble de maisons vides s’y trouvant.

« On s’est vite un peu reniflé les carnets », nous confie l’architecte, amusé, tout en nous montrant les nombreuses illustrations assez bluffantes avec lesquelles il noircit au feutre noir Staedtler 0,5 ses carnets de dessins, notamment lorsqu’il voyage, mais aussi dans ses errances grand-ducales.

UN LIEU AVANT TOUT

C’est d’ailleurs une de ces errances, mais une de Spike, qui sera l’occasion du larron, l’étincelle derrière l’idée de Lignes. Elle mène l’artiste au cœur du quartier Metzeschmelz, qu’il connaît déjà par des projets précédents sur place, une friche industrielle entre Esch-sur-Alzette et Schifflange vivant ses derniers jours avant d’être transformée en nouveau quartier durable et flambant neuf. La géographie et l’agencement de cette ruine inspirante sont un déclic, comme nous l’explique Spike : « L’ambiance est assez dingue, il y a des passerelles, des tuyaux de refroidissement, des anciennes écluses, des bassins de rétention des boues… On se serait cru dans Brazil de Terry Gilliam. J’y ai vite vu un canevas parfait pour un travail sur les lignes, que j’exploite beaucoup ces derniers temps. »

Il appelle son ami et l’idée de Lignes vient assez rapidement, avec d’un côté la notion d’une certaine pureté pour Spike - via l’utilisation exclusive, mais « tout de même assez dirtyde lignes droites et fines peintes

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BOOKS Texte Fabien Rodrigues

à la bombe, sans courbes ni angles, pour dessiner les différentes fresques qui viendront orner quelques murs des lieux ; de l’autre, une grande complémentarité pour l’approche éditoriale claire d’Arnaud De Meyer, notamment en matière de procédé et d’identité visuelle.

LE CAMP SCOUT, PUIS L’OUVRAGE

Une fois le concept posé, il ne reste qu’à passer un peu de temps sur place pour faire naître le contenu du futur ouvrage. Une sorte de camp arty en duo de quatre ou cinq jours, dans le froid de la friche eschoise, avec des déjeuners sur le pouce à base de gamelles audacieuses, surtout du côté De Meyer a priori... Alors que Spike peint, Arnaud « documente » en imprimant, parfois « comme un négatif », le travail qui se déroule devant lui. Des œuvres temporaires par nature, dans un lieu en transition par excellence, un entresol de passage, à la lumière rare et relativement petit par rapport à l’ensemble du site.

« On est contents d’avoir pu se bouger et réaliser cela avant qu’il n’y ait trop de monde, parce qu’on a mis plusieurs mois avant d’y aller et qu’on a commencé à voir les choses trop bouger sur place ! », nous confient les auteurs de Lignes. Le rendu ? « Je trouve que c’est vraiment très joli », résume bien Spike ! Le bouquin transpire le cahier de dessin dans une version curatée, aboutie, tout en gardant une certaine rough vibe. Les lignes droites y sont évidemment omniprésentes, dans les photos des peintures murales tout comme dans les croquis dans lesquels on retrouve vraiment l’ambiance d’« inframonde » du Metzeschmelz… Le mariage du noir et blanc favorisé par Spike pour les œuvres in situ et d’un jaune fétiche de De Meyer est quant à lui très plaisant à l’œil, tout comme l’utilisation de plusieurs papiers à la texture et au relief différents l’est au toucher. Un livre « homogène », qui traduit bien l’admiration réciproque et bienveillante que se portent les deux créatifs.

Et les gimmicks des deux comparses ne se sont pas arrêtées à la rédaction de l’ouvrage, puisque Lignes a été imprimé en 111 exemplaires (toujours) disponibles uniquement sur le site de Spike, qui sourit largement en nous disant que « bah oui, 111 c’est trois 1, donc trois lignes au final ! ».

DU NOUVEAU !

À peine Lignes paru au cours de cet été 2023 qu’Arnaud De Meyer rempile pour une nouvelle aventure éditoriale commune avec le livre « Luxembourg, sketch by sketch », qui sera dévoilé au public le 23 septembre prochain à l’occasion des Journées européennes du Patrimoine. Il s’agit d’un recueil de croquis réalisés sur le vif dans les rues de la Vieille Ville de Luxembourg entre 2016 et 2023 par Arnaud

et orchestré graphiquement par Vidale-Gloesner, en co-édition avec le Comité Alstad. Dessinés directement au feutre, juste en noir sur blanc ou parfois aquarellés, les croquis présentent les lieux et bâtiments dans le style caractéristique de l’architecte belgo-luxembourgeois et pourraient tout à fait tenir lieu de décors de bandes dessinées. Le format de l'ouvrage - A5 paysagecorrespond à la taille des carnets originaux utilisés par celui-ci, présentant ainsi les croquis en taille réelle.

« Ce livre est né de l'envie de faire mieux connaître la Ville de Luxembourg. Les croquis rassemblés dans ces pages illustrent différents lieux de la Vieille Ville et des faubourgs historiques qui m'ont marqué. Je souhaite que ces dessins poussent à la découverte et permettent aux futurs lecteurs de porter un regard différent sur cette ville ! », conclut Arnaud De Meyer.

www.spike.lu

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Sélection

Fabien Rodrigues

JUSQU’AU 24.09 / DU GRAFFITI VERS L’ABSTRACTION

JUSQU’AU 15.01 / WORLDBUILDING : JEU VIDÉO ET ART À L’ÈRE DIGITALE

Patrick Jungfleisch, dit RESO, présente dans la galerie de l’Arsenal de Metz une rétrospective d’œuvres révélant toute la richesse de son univers. Dès le début des années 1990, RESO, issu de la scène graffiti allemande, s’inscrit dans la veine non figurative du street art. L’art urbain offre un vaste éventail d’expressions artistiques dans l’espace public dont le graffiti abstrait. Il s’est affranchi des règles assignées par ce mouvement pour incarner un style particulier. Les compositions dévoilent des lignes et des formes graphiques, élégantes, qui épousent des couleurs sobres qui ne sont pas sans rappeler le Bauhaus, voire le constructivisme. Il se joue de sa propre maîtrise technique, en apposant sur la peinture, et sur son geste artistique, de l'eau et d'autres mediums qui vont réagir ensemble et faire évoluer les motifs sur la toile. L’expérimentation modifie et transforme le langage qui se répand sur la toile. Ensuite il intervient avec de grands pinceaux, retravaille instinctivement avec l'eau et la bombe aérosol par un jeu d’influences et de mouvement, mais toujours avec la liberté et une distanciation par rapport à la lettre... Une exposition curatée par Myriama Idir dans le cadre du parcours d’art urbain Constellations Metz.

En 2022, notre planète comptait 3,03 milliards de gamers, c’est plus du tiers de ses habitants. Comme l’affirme Hans-Ulrich Obrist, commissaire de l’exposition, ce hobby est devenu « le plus grand phénomène de masse de notre époque ». Il y a près d’un siècle, dans son ouvrage intitulé Homo Ludens, l’historien Johan Huizinga lançait l’idée que le jeu est un moteur fondamental de l’humanité. Le jeu est, selon lui, la source de la culture, car il permet de rassembler des personnes selon de nouveaux usages. Le jeu est ainsi capable de déchaîner de puissantes forces psychiques. Plusieurs des artistes présentés ont commencé à réaliser des œuvres faisant référence aux jeux vidéo dès les années 1980, mais la plupart sont nés à cette époque. Pour cette exposition, les artistes ont abordé les jeux vidéo de différentes manières. Certains ont adapté leurs thèmes habituels et leur style visuel pour en faire des vidéos. D'autres ont modifié, piraté et subverti des jeux vidéo existants. Enfin, quelques-uns ont créé leurs propres jeux vidéo. Worldbuilding se veut la première exposition transgénérationnelle et internationale de cette envergure à étudier la façon dont les artistes contemporains s’approprient l’esthétique et la technologie des jeux comme forme d’expression.

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Centre Pompidou Metz
L’Arsenal
2023 LÉGENDE CONCERT DANSE SPECTACLE OPÉRA EXPO THÉÂTRE CINÉ-CONCERT FESTIVAL
AFTERWORK
SEPTEMBRE
DIARY

03,11 & 15.09 / RENTRÉE ORCHESTRALE EN 3 TEMPS

14.09 / SCOTT BRADLEE’S

POSTMODERN JUKEBOX

La tournée Life In The Past Lane est une célébration vibrante des plus grands genres musicaux du XXe siècle, combinés et fusionnés de manière unique avec les tubes planétaires contemporains, pour une parfaite alliance entre vintage modernité. Véritable machine à remonter le temps musicale, Scott Bradlee’s Postmodern Jukebox s’est fait connaître pour ses reprises aussi géniales que médiatiques, tout comme pour ses lives mémorables. Il atterrira au Luxembourg en cette rentrée 2023 et emmènera le public dans un voyage extraordinaire à travers des époques musicales révolues, mais toujours aussi entraînantes ! Des invités surprises se joignent de plus souvent à la formation principale, ce qui fait de chaque concert une expérience unique et incomparable…

Vous avez dit rentrée ? Début septembre, la Philharmonie dessine un véritable triptyque orchestral haut en couleur : le Berliner Philharmoniker (sous la direction de Kirill Petrenko), le Teatro alla Scala (sous la direction de Riccardo Chailly et d’Alberto Malazzi pour le chœur) et l'Orchestre Philharmonique du Luxembourg (sous la direction de Gustavo Jimeno) ouvrent en effet la saison en grande pompe avec quelques incontournables de l'ère romantique, de Ludwig van Beethoven à Gustav Mahler en passant par l'opéra italien qui ne manqueront pas de griser.

Philharmonie Luxembourg

16.09 / DE LÄBBEL FEST : 50 YEARS OF HIP-HOP

Figure incontournable de la scène hip-hop locale depuis de nombreuses années, De Läbbel a préparé, pour cette rentrée eschoise, quelque chose de très spécial : la première édition de De Läbbel Fest. Et ça se passe évidemment ou presque à la Kulturfabrik, où le label a ses petites habitudes bien rodées… « Préparez-vous à plonger dans la culture vibrante du hip-hop lors du festival annuel de De Läbbel », nous promet-on et on n'a pas grand mal à y croire tant ça sent la bonne ambiance pour cet événement anniversaire. Car oui, le hip-hop fête ses 50 ans et mérite d’être célébré à sa juste valeur. Il est donc temps de mettre une croix dans son agenda pour un programme alléchant de concerts de rap, de DJ sets, de beatboxing, de beatmaking, de graffiti, de breakdance et d'open mic’ !

Kulturfabrik

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Rockhal © Marco Brescia & Rudy Amisano

21.09-04.11 / THOMAS ARNOLDS

Pour sa rentrée 2023, la galerie Nosbaum Reding propose le retour d’un de ses artistes phares, en la personne de Thomas Arnolds, qui s’était déjà fait remarquer à l'occasion de son exposition solo précédente, Augmented Bonsai (Malerei) en 2019. Originaire de Rhénanie et basé à Cologne, Arnolds porte un regard acerbe sur les paysages et les contextes qui l’entourent dans cette région très peuplée d’Allemagne. Sculpteur aguerri, il décrit la peinture comme un lieu de confrontation physique et mentale, une région nivelant les catégories culturelles - une boue de résistances subjectives. La galerie présentera en parallèle dans son espace Nosbaum Reding Projects une première exposition personnelle de la jeune artiste Jeanne Mons.

Galerie Nosbaum Reding

29.09 / SMASHED

01-07.10 / LA BOHÈME

Comment commencer une saison opératique sur les chapeaux de roue ? L’Opéra-Théâtre de l'Eurométropole de Metz semble l’avoir compris une fois de plus puisqu’il envoie directement une des œuvres les plus iconiques qui soit avec La Bohème, en production maison de surcroit… L'opéra de Puccini nous transporte dans une chambre de bonne à Montmartre, où vit un quatuor de jeunes artistes rêvant de gloire et insouciants malgré leur pauvreté. L'arrivée de Mimi, une grisette vivant sur le même palier et interprétée ici par Tuuli Takala, va changer leur regard sur le monde et les confronter à la maladie et à la fin des illusions. Parfait équilibre entre gaieté et tristesse, réalisme et impressionnisme, cet opéra est sans doute une des plus belles partitions de Puccini. Et du répertoire lyrique, point.

Opéra-Théâtre de l'Eurométropole de Metz

Smashed, c’est 9 jongleurs, 80 pommes, 4 services de vaisselle et une bande-son qui va de Tammy Wynette au music-hall en passant par Jean-Sébastien Bach. Une succession prometteuse, drôle et inventive de tableaux vivants, comme d'anciennes photographies évoquant la guerre, un amour perdu ou le charme désuet de l’afternoon tea… Inspirés par le travail de la grande chorégraphe Pina Bausch, les directeurs artistiques Sean Gandini et Kati Ylä-Hokkala empruntent ici des éléments de sa chorégraphie gestuelle et les associent à des figures complexes et des cascades de jonglage solo et en groupe. L’utilisation des pommes comme accessoires de jonglage n’est pas anodine : la manipulation du fruit défendu propose un regard sagace sur les relations tendues entre sept hommes et deux femmes, tout en taquinant gentiment les conventions traditionnelles du jonglage et du cirque contemporain…

CAPE Ettelbruck

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Sélection
Fabien Rodrigues DIARY
© Ryoko Uyama

péra héatre

EUROMÉTROPOLE DE METZ

CASINO 2OOO

DJIMO

LAURA LAUNE

GIACOMO PUCCINI OPÉRA

1er - 3 - 5 - 7 octobre

C’EST COMME ÇA (SI VOUS VOULEZ)

Comédie d’après COSÌ È (SE VI PARE) de LUIGI PIRANDELLO THÉÂTRE

19 - 20 octobre

CORPUS Sur des musiques de FRANKIE CHAN, LES TAMBOURS DU BRONX, MAX RICHTER…

BALLET

10 - 11 - 12 novembre

LE RENARD ET LA TERRE

ANTHONY MAGNIER

SPECTACLE JEUNE PUBLIC

23 - 24 novembre scolaires

25 novembre tous publics

TITANIC

PETER STONE / MAURY YESTON

COMÉDIE MUSICALE

21 - 22 - 23 - 26 - 31 décembre

1er janvier

LORSQUE L’ENFANT PARAÎT

ANDRÉ ROUSSIN

THÉÂTRE

11 - 12 janvier

VOIX D’HÉBRON

CRISTIAN CARRARA

OPÉRA

2 - 4 février

MONSIEUR IBRAHIM ET LES FLEURS DU CORAN

ÉRIC-EMMANUEL SCHMITT

THÉÂTRE 15 - 16 février

NOUR CANTICUM NOVUM SPECTACLE JEUNE PUBLIC

21 février tous publics

22 février scolaires

LA BELLE ET LA BÊTE FELIX MENDELSSOHN / FRANZ SCHUBERT

BALLET

14 mars soirée jeunes

15 - 16 - 17 mars

SALOMÉ RICHARD STRAUSS OPÉRA

5 - 7 - 9 avril

LES FOURBERIES DE SCAPIN

MOLIÈRE

THÉÂTRE 18 - 19 avril

GISELLE…

FRANÇOIS GREMAUD THÉÂTRE ET DANSE 10 mai

L’AMOUR SORCIER / LA VIDA BREVE MANUEL DE FALLA BALLET / OPÉRA

2 - 4 - 6 juin

CAMILLE LELLOUCHE LA BAJON

VERINO

AXELLE RED

MARC-ANTOINE LE BRET

ARTUS UN DÎNER D’ADIEU

MAX BOUBLIL

POPA CHUBBY

FABIEN OLICARD

STEPHAN EICHER

MAXIME GASTEUIL

H.F. THIÉFAINE

BILLETTERIE ET ABONNEMENTS À PARTIR DU 4 SEPTEMBRE

MONDORF-LES-BAINS, LUXEMBOURG | CASINO2000.LU | TICKET-REGIONAL.LU |
© Lambert Davis © Fifou © Marine Ferain © Serge Ieblon Réservations 03 57 88 36 66 opera.eurometropolemetz.eu OperaTheatreEurometropoleMetz OperaMetz
23 SAISON 24
Création graphique : Chloé Redeler-Hommel / Direction de la Communication / Metz Métropole. Licence d’entrepreneur de spectacles de 1 er , 2 et 3 e catégories / PLATESV-R-2021-000195, 000196, 000197.

04.10 / KAMRAD

L’Allemand (Tim) Kamrad doit sa percée à son hymne pop I Believe qui enflamme les charts européens depuis sa sortie au printemps 2022. Le morceau a déclenché un feu viral avec plusieurs milliers de créations TikTok, des millions de visionnages du clip vidéo et plus de 50 millions de streams sur les plateformes musicales numériques depuis sa sortie. Mais cet artiste doué n’est pas seulement un multiinstrumentiste talentueux et un auteur-compositeur au style bien propre, c’est aussi une bête de scène. Car pour Kamrad, se produire en live a été la principale motivation pour faire de la musique. Il n’a d’ailleurs laissé planer aucun doute à ce sujet en assurant la première partie de la star allemande Nico Santos et lors d’innombrables festivals et concerts en plein air. Et le prouvera encore sur la scène dudelangeoise sans aucun doute…

Opderschmelz

05-06.10 / L’ENVERS DES MOUSSES

Pour la compagnie Le Plateau Ivre, implantée au cœur des Hautes Vosges, où elle a créé un Théâtre de Verdure, le monde végétal est un formidable terreau d’inspiration, à la lisière entre le réel et le fantastique. Dans ce monde, les mousses, qui comptent parmi les plus anciennes plantes terrestres, occupent une place à part et se retrouvent au centre de ce véritable safari fantastique pour petits et grands. S’appuyant sur des réalités scientifiques, le collectif a laissé dériver son imaginaire pour écrire un spectacle déambulatoire à vivre comme une expérience sensible, mêlant les moyens d’expression – magie, jeu, musique, arts plastiques et vidéo – et les disciplines - botanique, poésie, philosophie…. Le tout dans le Parc Napoléon de Thionville, de la tombée du jour à la nuit ! Une création coproduite par le NEST - CDN transfrontalier de Thionville-Grand Est.

NEST (Thionville)

06-07.10 / S’ASSURER DE SES PROPRES MURMURES

Le murmure est une invitation à tendre l’oreille. Il ne peut être partagé que si l’on se tient proche de l’autre ; il ne peut s’exprimer que dans la confiance – mais pas forcément dans le silence ! Les Rotondes renforcent ici leur programmation multigénérationnelle, notamment en arts de la scène, avec un spectacle où la complicité entre le jongleur Julien Clément et le batteur Pierre Pollet se révèle dans le rythme, alors que la musicalité surgit de partout… En conjuguant l’intime et le spectaculaire, S’assurer de ses propres murmures invite le public au cœur des secrets qui unissent les deux artistes. Une création de cirque nouveau prometteuse, présentée par le collectif Petit Travers venu de Villeurbanne…

Rotondes

07.10-07.01 / JÉRÔME ZONDER

C’est une fête, le lendemain d’une fête ou le souvenir d’une fête que l’on visite. L’exposition qui occupe l'entièreté du premier étage du Casino exploite les possibilités du dessin en noir et blanc au graphite et au fusain, décomposant les questions du portrait et du dessin même. Le motif d’ensemble est une fête découpée en cinq temps, comme une valse, qui se développe en une boucle sur l’ensemble de la surface d'exposition, du sol au plafond. Depuis une vingtaine d’années, l’artiste parisien Jérôme Zonder, représenté par Nathalie Obadia, développe une œuvre virtuose centrée sur la pratique constamment réinventée du dessin. Les variations d'échelles de ses œuvres – réalisées essentiellement à la mine de plomb et au fusain – génèrent des jeux de circulation dans l’espace : le visiteur déambule spatialement et mentalement dans les arcanes d’un système polygraphique extrêmement vivant….

Casino Luxembourg

32 DIARY Sélection
Fabien Rodrigues
© Géraldine Aresteanu

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10.10 / TOUS SUR SCÈNE, LA RENTRÉE

Tous sur scène est une opportunité à ne pas manquer pour tous les aspirants comiques et les adeptes de l'humour. L’événement est en effet l'occasion idéale pour les afficionados de stand-up de tous horizons, amateurs ou experts, de monter sur scène et de montrer leur incroyable sens de la répartie… Une dose d'humour, de bons moments et de souvenirs comiques pour celles et ceux qui relèvent le défi et pour le public enthousiaste venu rire et encourager. La soirée, qui se décline en plusieurs éditions tout au long de la saison, est de plus animée par Daniel Moutinho, mieux connu sous le nom de Joss den Hellen ou John the Bright…

10-22.10 / LÉA ET LA

THÉORIE DES SYSTÈMES COMPLEXES

Dans la continuité des pièces politiques et documentées de l’auteur et artiste associé aux Théâtres de la Ville, Ian De Toffoli, Léa et la théorie des systèmes complexes traite des interconnexions entre l’industrie pétrolière, les structures économiques luxembourgeoises et les luttes climatiques. La mise en scène est assurée par Renelde Pierlot ( Voir la feuille à l’envers, Let Me Die Before I Wake, Mettre au monde), artiste associée elle aussi, qui s’entoure pour l’occasion d’une équipe internationale. Mêlant saga épique, théâtre narratif et documentaire, ce conte écologiste et poétique exubérant en 18 chapitres suit une double trame narrative : d’un côté, la pièce se veut une véritable chronique familiale, celle de la multinationale américaine sulfureuse Koch Industries. De l’autre, elle raconte l’empathie écologique, puis la radicalisation politique d’une jeune femme, Léa, née à Luxembourg au tournant du nouveau millénaire et grandissant sous l’ombre d’un effondrement global systémique. Avec Léna Dalem Ikeda, Jil Devresse, Fred Hormain, Nancy Nkusi, Luc Schiltz, Pitt Simon et Chris Thys.

Théâtre des Capucins

13.10 / TURNUP TUN : ALBUM RELEASE

De superbes mélodies, des rythmes durs et des paroles qui collent à la peau : l’artiste luxembourgeois Tun Tonnar, alias Turnup Tun, présente son nouvel album Nuit Blanche à Esch-sur-Alzette. Cet album fait suite à l'opus Realtalk sorti en avril 2023 et traite de problèmes tels que l'amour perdu, la dépendance aux réseaux sociaux et d'autres démons personnels de l'artiste. Comme première partie, Turnup Tun a invité son petit frère luk. et la chanteuse luxembourgeoise Irem à se joindre à lui sur scène, et il ne fait pas de doute qu’ils sauront réchauffer le public. Le duo Contrôle Technique assurera, quant à lui, l'aftershow !

DIARY Sélection
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Fabien Rodrigues

Comme chaque année depuis 2010, le Festival Clowns in Progress compte bien soutenir et promouvoir l’art du clown ; art trop souvent assimilé aux clowns d’hôpitaux, d’anniversaire et d’animation.

Tandis que le Escher Theater s’attachera à de la comédie burlesque pleine de tendresse avec Leandre et à la douce rêverie de Fabrizio Rosselli, la Kulturfabrik planchera, quant à elle, sur de la satire au vitriol… La mort, le survivalisme, l’accident de parcours, le sansabrisme et la nature bucolique ; des thématiques qui seront abordées à travers des spectacles et films tragi-comiques, parfois caustiques, mais toujours touchants. Le Théâtre de Caniveau, la compagnie Brounïak, Rosie Volte, Le Théâtre de l’Hydre, Laura et Mumu vous en feront voir des vertes et des pas mûres, entre profondeur et légèreté tragique.

Le programme complet ici

04.10 15.10 KAMRAD DEXYS BEN FOLDS 02.12 19.10 MARIA SOLHEIM JOSH ISLAND 11.11 ÁRSTÍDIR 14.11 POP / ROCK SINGER-SONGWRITER JAZZ 20.10 GERALD CLAYTON TRIO RETO WEBER SQUEEZE BAND 09.11 MICHEL REIS 16.11
Kamrad © Tim Kamrad L’association Kulturfabrik bénéficie du soutien financier du Ministère de la Culture du Luxembourg et de la Ville d’Esch/Alzette ©Matteo Falone
Visuel ©Matteo Falone

DU 15.10 AU 05.11 / HALLOWEEN À WALYGATOR GRAND EST: FRISSONS GARANTIS !

LA SÉLECTION D'ELFY DE SUPERMIRO

Concert incontournable ou exposition à ne pas louper, chaque mois, Elfy sélectionne le meilleur des événements juste autour de vous.

« Des toiles d'araignée suspendues un peu partout, d'épouvantables cris qui rugissent aux quatre coins des attractions, une multitude de zombies tout droit sortis d'un film apocalyptique qui te courent après... Avis aux grands gaillards qui n'ont peur de personne : pour Halloween cette année, viens donc faire le plein de sensations horriblement fortes au parc Walygat-or-or-or… Une brise infernale souffle sur le parc et le transforme en un véritable film de Tim Burton, du 14 octobre au 5 novembre avec décorations halloweenesques, musiques effroyables, grand huit et montagnes russes intrépides. C'est la recette parfaite pour passer cette fête devenue incontournable comme il se doit, d'après ELfy la sorcière ! Le petit bonus ? Les soirs du 21 et 31 octobre, Waly prolonge le supplice et te retient prisonnier du parc jusqu'à la tombée de la nuit, accompagné d'un tas de (mauvaises) surprises... Oseras-tu pénétrer sans frissonner dans le manoir hanté situé en haut de la colline ? »

Elfy Pins

FONDATRICE DE SUPERMIRO

16.10 / HIGH VIS

Tous les bons plans et sorties faits pour toi, sont sur SUPERMIRO. 100 % local. 100 % good mood

Le groupe punk anglais High Vis est connu pour ses performances électrisantes et son esprit rebelle typiquement britannique. Formé à Londres, High Vis est influencé par les icônes du punk, mêlant le punk classique au rock alternatif. Leurs concerts sont réputés légendaires, captivant le public avec une énergie brute. Après une tournée estivale qui les a amenés sur les meilleures scènes d’Amérique du Nord, la prestation du groupe sur une scène intimiste luxembourgeoise ne devrait donc pas passer inaperçue. Préparons-nous à « hand bang » sur Trauma Bond, Fever Dream et Talk For Hours !

Rotondes

36 DIARY Sélection
Rodrigues
Fabien
Walygator Grand Est, Maizières-les-Metz

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CENTRE DES ARTS PLURIELS ETTELBRUCK 27 SEPTEMBRE – 17 OCTOBRE 2023 07 OCTOBRE 2023 29 SEPTEMBRE 2023 À PARTIR DU 10 OCTOBRE © ANNE SPELTZ © JOSE ANTONIO MARQUES © DR © LUDOVIC DES COGNETS
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Images Alexgv

LES COSPLAYERS QUI SURFENT SUR LE WEEB

SKOTBSMART

Jujutsu Kaisen, Bleach, Zom 100, tu connais ces héros de la culture nipponne ? Dans le doute, tu as sûrement déjà entendu parler de Naruto ou, si tu es né le siècle dernier, de Dragon Ball ? Mais connais-tu DM Cosplay, Mayuyu Zu, The Epical Panda, Kiusagii et leur équipe de cosplayers locaux qui glorifient les animés en incarnant leurs personnages préférés lors de conventions, de lives Instagram ou de séances photos sur OnlyFans ? Dans tous les cas, déstresse-toi, comme d’habitude, Bold est là pour éclairer tes lanternes.

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Texte Sébastien Vécrin
KIDS

OHAYÔ GOZAIMASU

J’ai rendez-vous à 19h30 chez mon pote DM Cosplay. J’avais déjà interviewé l’artiste de 26 ans pour la feue LGX, la convention luxembourgeoise de fans de gaming et de mangas. David habitait à Differdange à l’époque, mais comme le confirment de nombreux articles dans l’Essentiel ou Paperjam, certains Luxembourgeois commencent à préférer les loyers hors du Grand-Duché. David a franchi le pas et habite dans un appartement cool du Grand Est. Il trace la route tous les jours pour son taf d’agent de sécurité dans l’armée luxembourgeoise. Chez lui, c’est Tokyo, enfin plus exactement Akihabara, le quartier otaku de la capitale japonaise. Jeux vidéo, animés, mangas, chaises zaisu, chaque détail de son home sweet home fait référence à sa passion number one : la pop culture de l’Empire du soleil levant. Ding dong ! The Epical Panda sonne à la porte. Le Luxembourgeois jovial s’est également expatrié en France, lui aussi avec sa douce, elle aussi passionnée de cosplay. Panda est vendeur spécialisé au Réservoir, 30 Grand-Rue, la Mecque des weeb, comprendre les occidentaux qui se passionnent pour la culture japonaise contemporaine. À 29 ans, il est le doyen du crew, mais aussi le plus expressif. « Je ne me stresse pas pour mon âge, dans le cosplay, on voit encore des seniors bien fresh qui se costument en Tortue Géniale ou en la mamie de Titi et Grosminet. Moi, j’arrêterai quand je n’y trouverai plus de fun, pour l’instant ça m’éclate ». Panda aime rire, foutre le bordel et ne pas se prendre au sérieux. Il a déjà animé au micro de nombreuses conventions, compétitions de eSport et concours de cosplay dont la LGX et Anime Focal. Sa culture est fat et ses références à l’univers manga sont légion, bref le bonhomme en connaît un rayon (du Réservoir).

Ding dong, ding dong. Mayuyu Zu, 25 ans, barista, débarque à notre rencard avec un peu de retard. Elle est accompagnée par Kiusagii, 22 ans qui bosse dans les ressources humaines au Grand-Duché et habite un petit bled mosellan. Son pseudo mixe deux de ses personnages préférés : Saori Kido des Chevaliers du Zodiaque et Usagi Tsukino de Sailor Moon. Le déclic, Kiusagii l’a eu quand son papa lui a donné des VHS des Chevaliers du Zodiac . « J’avais huit ans, les mecs étaient juste trop beaux, je suis devenue folle (rires). » Depuis, elle est fan de retro animé des années 70 et 80 et a continué de découvrir, notamment sur la chaîne YouTube du Joueur Du Grenier, les grands classiques en passant par les chefs-d’œuvre du Studio Ghibli.

DES FANS TRÈS MYM(S)

Côté followers sur les réseaux, c’est Kiusagii la grande gagnante avec plus de 22 k sur Instagram. « Mon compte a explosé à la suite d’une photo d’un costume d’Evangelion J’ai pris 10 000 fans en deux mois, presque tous du Mexique ou du Brésil (sourire). » Cette nouvelle notoriété lui permet de négocier des actions rémunérées à l’image des influenceurs qui intègrent des placements produits à leur contenu. Elle a récemment mis en avant des lentilles de couleurs très prisées chez les cosplayeurs. Cependant, la célébrité a aussi ses travers, Kiusagii reçoit son lot de dickpics. « Le truc pas cool du tout, c’est qu’on nous envoyait encore plus de tofs bizarres quand on était mineurs et là, c’est dérangeant fois 1000.

Aujourd’hui, avec mon chéri, on s’en amuse et je laisse en « vu » ou je les bloque. » Attention, envoyer des photos de zigouigouis sans y être invité est illégal ! En revanche, profiter intelligemment des réseaux sociaux pour arrondir ses fins de mois, c’est une autre limonade. Beaucoup de cosplayers jouent la carte sexy pour booster leur confiance en eux. La chérie de Panda, par exemple, monnaye des photos en costume un peu « olé olé » sur son compte OnlyFans. Et devinez qui s'y colle derrière l'appareil photo ? C'est Panda ! « Moi, si y'a moyen de se faire de l'argent, je prends (sourire). On va même se lancer dans les photos érotiques en couple cosplay. Un truc sexy, sans se prendre la tête. Ça reste

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ON THE BLOCK

SKOTBSMART

suggestif, ce n’est pas de la pornographie comme Enafox, la cosplayeuse d’Esch-sur-Alzette qui fait du X sur Pornhub et qui assume totalement son choix de carrière. Nous, ça reste soft. Vous avez intérêt à nous acheter plein de tofs (rires) ! »

DO IT YOURSELF

La petite bande rigole de bon cœur en toute complicité. Lors de notre entretien, ils reviennent tous de la Japan Expo à Paris. Ils y font religieusement un pèlerinage chaque année. « En convention, on aime bien matcher, faire des duos avec notre conjoint ou des photos de groupe comme celles de Chainsaw Man pour cet article. » Mayuyu Zu et les autres ont pour la plupart une vingtaine de costumes qu’ils choisissent en fonction de leur coup de cœur du moment et rarement en fonction de la hype que certains hashtags peuvent générer sur TikTok. En ce moment, les cosplays autour des mangas Oshi no Ko ou Demon Slayer ont le vent en poupe. La communauté cosplay peut autant s’identifier à un personnage de jeux vidéo, que de mangas, d’animés, de comics, de manhwas (manga coréen) ou même de films. « À Paris,

j’ai croisé un gars déguisé en Karadoc de Kaamelott et j’ai vu une meuf déguisée en John Wick. D’ailleurs, ça s’appelle du crossplay quand on se grime en une personne du sexe opposé. » David confectionne méticuleusement ses costumes sur mesure, lui-même, dans sa chambre avec des tissus qu’il commande sur AliExpress. Il y a cinq ans, il ne pouvait concevoir qu’un vrai cosplayer s’achète un costume tout fait, aujourd’hui, il a mis un peu d’eau dans son vin, même s’il continue de laisser aller sa créativité avec de la mousse eva. « Je fais du props making, c’est-à-dire des armures, des armes, des accessoires, etc. » Idem pour sa petite amie Mayuyu Zu, elle coud tout elle-même et ça tombe plutôt bien, elle a suivi des études de couture. « C’est une fierté de porter le costume que tu as fait et qui est ressemblant en tout point au dessin que tu vois dans un manga. » Quant à Panda, pas le choix, il crée et colle tout lui-même. « Dans tous les cas, les costumes à ma taille n’existent pas (rires). »

Seule Kiusagii s’achète des costumes et s’en contrefout complètement. « De toute façon, je ne sais pas coudre et je n’ai pas le temps. Entre les perruques, les chaussures, les armes, les tenues, ça prend une place de dingue. Plus que mes fringues normales d’ailleurs. C’est un budget conséquent aussi, un cosplay peut couter jusqu’à 500 euros. » Cette année, elle s’est faite scout sur Instagram, c’est-à-dire recrutée pour représenter HoYoverse, l’éditeur chinois du jeu vidéo Genshin Impact, sur leur stand. « J’ai été payée et j’ai pu rencontrer plein de monde. Ça permet aussi de se follow sur nos comptes respectifs avec d’autres cosplayeurs qu’on apprécie. »

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KIDS
« ON NOUS ENVOYAIT ENCORE PLUS DE TOFS BIZARRES QUAND ON ÉTAIT MINEURS »
Texte Sébastien Vécrin Images Alexgv

Outre les costumes, DM Cosplay et le mec de Kiusagii poussent de la fonte à la salle pour coller aux persos bien costauds qu’ils apprécient dans leurs shōnen (NDLR héros masculin) favoris. Panda, quant à lui, fera du sport dans une autre vie. « Je m’en ballek, moi j’aime bien incarner des méchants un peu bedonnants, des antihéros qui sortent de l’ordinaire (rires). »

Pour pousser le délire encore plus loin, mes nouveaux potes voyagent le plus possible au Japon, surtout à Tokyo. Ils ont tous des bases de langue japonaise, histoire de pimenter leur conversation. Cependant, Mayuyu Zu l’a étudié un peu plus profondément que les autres et sa passion ne s’arrête pas là : elle chante et reprend des chorégraphies de groupes idols féminines de J-Pop sur YouTube ou lors de conventions.

Au fait, niveau musique, vous en êtes où les cosplayers ? Panda écoute uniquement du J-rock, du rock japonais, Kiusagii quelques openings – les génériques du début des animés – et David headbangue sur du métal et se chauffe actuellement sur le groupe Rise Of The North Star.

Pour terminer cette incursion chez les cosplayers, je vais citer le célèbre Panda : « On invite tous les normies, les moldus et les PNJ (personnages de jeux vidéo non jouables) à nous rejoindre dans notre délire. Venez, on rigole bien et n’oubliez pas de nous follow ! »

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BACK TO SCHOOL, mais comme il faut !

Alors que la saison estivale s’étire et approche de sa fin fatidique, il est temps de remonter ses chaussettes et de préparer sa rentrée mode comme il se doit. Qu’elle se passe encore sur les bancs de l’université ou dans une version plus adulte, on pense Yale, Columbia, La Sorbonne, Dauphine et Harvard ; des styles chics, mais avec leur touche de funk, des accessoires studieux, mais soigneusement choisis chez nos grandes maisons préférées… La cloche sonne ? Qu’à cela ne tienne, on est prêts !

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Julie Kieffer

Dockers

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Arket 44
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Louis Vuitton
46 Gant
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Monoprix
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Carhartt
Scotch and Soda 49
50 Dior
H&M

Les pièces à avoir absolument, les derniers accessoires geek à ne pas manquer ou encore les fragrances qui nous ont titillé les narines, petite liste non exhaustive de nos coups de cœur... Qu'on puisse se les offrir, ou pas !

BANG & OLUFSEN X FERRARI

La marque d’audio 5 étoiles Bang & Olufsen a lancé fin août une « petite » collaboration dingue avec, mesdames et messieurs, personne d’autre que Ferrari ! La collection capsule rend hommage à l'excellence de B&O en matière d'aluminium et célèbre la teinte rouge frappante de l’écurie italienne sur plusieurs modèles phares. Kristian Teär, PDG de Bang & Olufsen a précisé lors de la sortie de ce phénomène : « Cela rappelle les débuts de B&O et de Ferrari. Les fondateurs, Enzo Ferrari, Peter Bang et Svend Olufsen, étaient des visionnaires qui ont redéfini leur secteur en remettant en cause le statu quo. Leur héritage résonne à travers les décennies, propulsant les deux marques vers de nouveaux sommets jusqu'à aujourd'hui ». Indéniablement, avec ces pièces fortes, dont l’incontournable enceinte connectée Beosound 2, qui a été anodisée pour lui conférer sa couleur rouge Ferrari caractéristique. Le corps en aluminium est poli pour obtenir une finition brillante qui rehausse la richesse de la teinte. Le Beoplay H95, casque phare de la marque danoise, promet quant à lui toujours le meilleur son de sa catégorie, dans une version résolument sexy. Mais ce sont aussi les Beoplay EX, écouteurs Bluetooth indispensables pour tout geek chic, qui ont été teintés avec goût de l’esprit Ferrari grâce à un logo noir en feuille d'aluminium, coulé sous verre dans le rouge emblématique de la marque façon miroir… Must have absolu.

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Texte & Sélection Fabien Rodrigues

BRILLANT !

C’est une des pièces emblématiques de la maison Messika, non seulement par son charme intemporel, mais aussi par son caractère unisexe très actuel : le bracelet My Move, avec son motif serti d'un diamant taille brillant en mouvement et son bracelet cuir double tour fait encore sensation en cette rentrée. Il s’est même illustré sur les cours de tennis les plus en vue cet été, notamment en édition XXL au poignet de Stanislas Wawrinka. Un bijou de luxe ultra-versatile qui s'adapte à tous les styles : motif en or jaune, or rose ou titane noir, bracelet cuir blanc neige, vert anglais ou orange tangerine : il est possible de personnaliser son bracelet et d’exprimer sa personnalité et son individualité. Si la version noire et or blanc est un choix parfait, on peut aussi se laisser séduire par des combinaisons plus audacieuses, comme un bracelet en cuir jaune vénitien assorti d’un cadran en titane graphite…

À

partir de 1500 €

HAPPY DIOR !

Pour son 5e anniversaire chez Dior - le designer Kim Jones propose une réinterprétation des icônes de la maison, notamment en matière de maroquinerie masculine. À l’instar du sac Dior Pillow, nouvel accessoire fort de cette collection Dior Hiver 2023-2024. Il offre au vestiaire masculin un style inédit, clairement audacieux, en réinventant les courbes si reconnaissables du modèle Saddle. Extraordinairement souple et spacieux, il fait se marier élégance et fonctionnalité, avec deux compartiments intérieurs et un format idéal pour accueillir les essentiels du quotidien, comme un ordinateur 13 pouces ou encore des documents A4. Conçue en cuir grainé ou exotique, cette pépite de luxe se décline en trois coloris exclusifs – kaki, noir ou violet…

LA COLLAB’ GMBH X SCHOLL QUI CLAQUE(TTE)

Longtemps associé à une image très « pratique/confort », la marque Scholl se réinvente et sort de sa zone de confort via une collaboration plutôt très branchouille avec GmbH, maison de néoluxe berlinoise créée par Serhat Isık et Benjamin A. Huseby tournée vers l'avenir qui met l'accent sur les collaborations interdisciplinaires au sein de sa communauté artistique et musicale. Au-delà de leur approche responsable, les deux enseignes se sont acoquinées pour créer la « Ghazal Pescura », interprétation d’un modèle emblématique de Scholl. Le mot ghazal fait référence à une expression poétique de la beauté et de la douleur de l'amour, souvent accompagnée de musique, en Asie du Sud. Un modèle unisexe fabriqué à la main en Italie, qui figure une semelle de massage sur la base de bois et un habillage coloré technique vert, rouge ou argent très en vogue.

Prix : 195 €

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THE JEANS !

La marque de prêt-à-porter néerlandaise pour hommes Mr Marvis dévoile une nouveauté pour cette rentrée 2023 avec la collection Les Jeans en édition limitée, les premiers modèles en denim de la maison, à la coupe fuselée et consciemment fabriqué en coton bio. Partant du principe que tout le monde devrait avoir un bon jean dans sa garde-robe, la griffe d’Amsterdam s’est mis au défi de concevoir le jean parfait, rien que ça ! Le résultat : un modèle agréable, facile à porter toute l’année et se mariant aussi bien avec une tenue élégante qu’un outfit plus vintage. Une production qui est de plus pensée de manière durable, notamment en matière de consommation d’eau, et accompagnée d’une jolie campagne en montagne très fraîche - littéralement !

GRAND BLEU

Afin de célébrer en grande pompe le 75e anniversaire de la gamme emblématique Seamaster d'Omega, la marque suisse a créé une nouvelle collection qui plonge dans les splendeurs des profondeurs maritimes... Celle-ci se compose de 11 montres représentant les sept modèles iconiques de la marque, en leur apposant une caractéristique commune non négligeable : l’élégant coloris Summer Blue très identitaire d’Omega. On peut ainsi retrouver dans une version qui n’aurait pas déplu à Jean-Marc Barr en 1988 la Seamaster Driver 300M, la Seamaster Aqua Terra et sa version Worldtimer, la Seamaster 300M, la Driver 300M, la Planet Ocean, la Ploprof et l’Ultradeep. Le tout est complété par une petite gamme d’accessoires assortis, comprenant bracelets, porte-clés et boutons de manchette. Joli.

ÉCOUTE, C’EST CHIC !

En lançant ses premiers écouteurs Bluetooth, Montblanc a fait partager sa passion pour l'artisanat aux voyageurs de luxe qui souhaitent s’offrir un bel objet proposant des prestations sonores de haute qualité. Inspirés par la signature esthétique de l'intemporel Meisterstück de Montblanc, ces écouteurs MTB 03 sont réalisés avec une résine légère d'un noir profond rappelant le célèbre stylo de la marque et offrent une réduction active du bruit ainsi qu'une résistance à l'eau. Les MTB 03 sont également dotés d'une fonctionnalité tactile qui permet de contrôler facilement les principales activations sonores, telles que la lecture/pause du son ou la réponse aux appels. Protégé par un étui de chargement en aluminium, le tout se glisse facilement dans la poche ou se pose élégamment sur un bureau... Pour la technologie, Montblanc s'est tourné vers l'ingénieur du son Axel Grell, qui a peaufiné le matériel haut de gamme de l'écouteur…

Environ 400€

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Texte & Sélection
IT LIST
Fabien Rodrigues

LE TRIOMPHE DES TÉLÉPHONES PLIABLES SAMSUNG : DES PARTENAIRES TOUT-TERRAIN ?

Le succès des téléphones pliables Samsung semble se confirmer. Sont-ils de simples gadgets ou de vrais partenaires du quotidien ?

Oui, les téléphones pliables de Samsung sont idéaux pour le multitâche, la productivité, la consommation de contenu multimédia et le divertissement. Le Z Fold 5, le grand modèle, se transforme en une tablette ou un micro-PC, ce qui offre une plus grande surface de travail, tandis que le Z Flip 5, le petit modèle, est un téléphone ultra-compact qui se glisse facilement dans une poche ou un petit sac à main. Ils peuvent donc répondre aux différents besoins des utilisateurs dans leur vie quotidienne.

Photo, autonomie, fonctionnalités… Quelles sont les grandes nouveautés et améliorations pour cette nouvelle gamme Z Fold 5 et Z Flip 5 ?

Pour le Z Fold 5

• Un nouveau processeur, le meilleur processeur existant sur Android.

• Un écran plus lumineux pour une meilleure visibilité.

• Une charnière améliorée qui comble l'espace de l'écran interne lorsque le téléphone est replié, offrant ainsi un écran parfaitement plat en mode fermé.

• Une conception plus légère de 10 grammes.

• Une durabilité accrue avec la capacité de la charnière à encaisser 200 000 cycles d'ouverture et de fermeture.

Pour le Z Flip 5

• Un écran externe plus grand de 3,4 pouces, offrant plus de contrôle sans avoir besoin de déplier le téléphone.

• Compatibilité avec diverses applications très populaires, telles que YouTube, Netflix ou Messenger, même en mode fermé.

• D'excellentes performances en matière d'autonomie, même en utilisant l'écran déplié.

Une nouveauté notable est l'étanchéité garantie des modèles lorsqu'ils sont fermés. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Les modèles Z Fold 5 et Z Flip 5 sont certifiés IPX8, ce qui signifie qu'ils bénéficient d'une protection contre la poussière et l'immersion dans l'eau douce pendant 30 minutes à 1,5 mètre de profondeur.

Pour conclure, qu'est-ce qui fait sortir ces 2 modèles du lot et à qui sont-ils destinés ?

Ils se démarquent par leur polyvalence et leur innovation technologique pliable avancée, leur conception haut de gamme, leur étanchéité garantie, leur durabilité accrue et leurs performances optimisées. Ils sont destinés à différents segments de marché :

• Le Z Fold 5, avec son format transformable en tablette, est destiné aux utilisateurs qui recherchent une expérience de travail et de divertissement plus riche grâce à une plus grande surface d'écran. Il peut être idéal pour les personnes ayant un important contenu multimédia et celles qui ont besoin de travailler depuis leur smartphone, notamment grâce à son stylet.

• Le Z Flip 5 est plus compact et facilement transportable. Il est destiné à un public plus large, convaincu par son format ultra-compact et son écran externe de contrôle. Son design élégant et ses fonctionnalités attrayantes pourraient attirer des utilisateurs qui privilégient la mode et la portabilité sans sacrifier les performances.

SAMSUNG GALAXY Z FOLD 5 ET SAMSUNG GALAXY Z FLIP 5

Découvrez comment les téléphones pliables Samsung, Z Fold 5 et Z Flip 5, s'imposent comme des partenaires incontournables du quotidien, offrant polyvalence, performances et étanchéité, répondant aux besoins variés des utilisateurs. Une révolution technologique au creux de votre main ! À partir de 0€ en caisse avec un forfait mobile Orange et une offre de reprise.

Pour rester informé de toutes les nouveautés tech, découvrez les épisodes de La Minute Tech sur YouTube. Matthieu, expert Orange, les passe au crible et donne son avis.

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Le temps et le sport

QUAND CHAQUE SECONDE COMPTE

En sport, comme en horlogerie, la précision est une donnée fondamentale. Voile, cyclisme, football, Formule 1 ou plongée inspirent de beaux modèles aux grandes Maisons internationales. Et inutile d’être un champion pour se les approprier…

BELL & ROSS

La BR 05 Chrono fait ses débuts en compétition cette saison, sous les couleurs de la F1 et de son équipe partenaire, Alpine. Le choix du mouvement chrono répond aux besoins de la team, en mesurant évidemment la vitesse et donc les performances sportives. Décoré du drapeau tricolore, paré du bleu de l’écurie et affichant l’emblème d’Alpine en contrepoids de l’aiguille du chronographe, le cadran noir à deux compteurs, finement gradué, mise sur la lisibilité et la fonctionnalité en toute circonstance : pour un dîner en ville, une réunion professionnelle comme dans les paddocks - les jours de Grand Prix. Esteban Ocon nous a même confié s’en servir pour cuire des pâtes. Avec ce chrono, à la fois sport et chic, l’élégance des proportions reste au rendez-vous. Son boîtier de 42 mm marie toujours le rond dans le carré. La montre, étanche à 100 mètres, peut être parée du bracelet en acier, aux maillons souples et confortables, ou d’un bracelet en cuir noir.

Prix : 7.500 €

MAURICE LACROIX

La Maison Maurice Lacroix a choisi Lidija Lijic, championne du monde de plongée en apnée, comme ambassadrice. Bonne pioche, puisque la marque s’est employée à relifter la collection de montres de plongée Pontos S Diver. Le modèle original, sorti en 2013, se distinguait par une boîte de 43mm. Étanche à 600 mètres, il était équipé d’une valve à hélium pour les plongées à saturation, mais se caractérisait également par sa lunette tournante qui se règle via la couronne située à 2h. Aujourd’hui, le diamètre a été légèrement réduit et passe à 42mm. Un choix judicieux qui fédérera non seulement les messieurs qui n’aiment pas les montres trop volumineuses, mais aussi les femmes. Cette réduction a notamment été possible en réduisant l’étanchéité de 600 à 300 mètres. Ce qui est largement suffisant, y compris pour la majorité des plongeurs. La lunette tournante interne est conservée, et c’est tant mieux, puisqu’elle est l’un des composants signature du design de cette collection. Les aiguilles des heures et des minutes sont facettées et recouvertes de Super-LumiNova®.

Prix : 2.100 €

TISSOT

À vos deux roues ! Tissot étant depuis 1853 le chronométreur officiel du Tour de France et de La Vuelta a España, la marque a créé, en l’honneur de ces coureurs d’élite qui inspirent les cyclistes du monde entier, une nouvelle génération de la Tissot T-Race Cycling en deux éditions spéciales. Associant parfaitement design classique et esprit sportif, ses poussoirs en forme de leviers de freins côtoient des aiguilles qui évoquent les rayons des vélos. Les cornes, quant à elles, rappellent la légèreté des cadres des vélos de course. Au fond de la boîte, on remarque le logo gravé de chacun des grands tours, dont les couleurs emblématiques (ici le rouge pour La Vuelta) se retrouvent aussi sur l’aiguille des secondes, la couronne et le bracelet. Cette année, pour la toute première fois, deux bracelets accompagnent cette T-Race Cycling : un premier en silicone et un second en cuir perforé évoquant les protections de guidon des engins.

Prix : 625 €

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STORY TIME

PANERAI

Se dépasser, repousser les limites de la performance et savourer l’adrénaline des défis relevés, le tout en haute mer, voilà les valeurs que Panerai partage avec l’équipe Luna Rossa Prada Pirelli. Forte d’un héritage étroitement lié à l’exploration sous-marine, la marque perpétue sa quête d’outils précis grâce à la recherche, aux nouveaux matériaux et à la technologie pour accompagner les navigateurs contemporains de cette équipe de voile. Alors qu’elle poursuit sa quête de la 37e Coupe de l’America, Panerai, en tant que sponsor officiel de l’équipe italienne, lance de nouveaux modèles de la collection Luna Rossa dont cette Luminor Quaranta BiTempo. Dotée d’un boîtier de 40mm en acier satiné, d’une lunette en acier poli, d’un fond en verre saphir transparent et d’un cadran en verre saphir bleu satiné soleil avec chiffres arabes et index luminescents, elle bat au rythme du calibre P900/GMT offrant les fonctions heures, minutes, petite seconde, guichet dateur et GMT 12h.

Prix : 9.800 €

INFOS

Pour la 31e fois dans l’Histoire, Omega officiera en tant que chronométreur officiel des Jeux olympiques. Ce rôle, convoité par différentes marques, garantit une visibilité planétaire particulièrement enviable. De manière plus générale, les grands rendez-vous sportifs permettent aux Manufactures de communiquer à travers leurs ambassadeurs, mais aussi de présenter des collections, souvent en éditions limitées, que tous les amateurs de la discipline ou d’horlogerie s’arrachent. Ce n’est donc pas un hasard si autant d’athlètes portent haut les couleurs des différentes Maisons. Chacune les choisit en fonction de leur style ou des complications proposées. Du côté des montres iconiques, rappelons que Jacques-David LeCoultre et Edmond Jaeger ont mis au point la Reverso pour répondre à un défi lancé à un distributeur de montres de luxe par un officier de l’armée britannique, dans un club de polo de l’Inde coloniale. Nous étions alors en 1930…

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FOCUS

POUR NOS GEEKS RESPONSABLES

Crise climatique oblige, les « green apps » foisonnent désormais sur nos smartphones. Les initiatives se multiplient aussi au Luxembourg. Clean Something For Nothing, Food4All, Climobil, Greenworlder : autant d’applications qui, du réseau social écolo à la lutte contre le gaspillage alimentaire en passant par le ramassage de déchets, tentent de faire une différence…

Créer ses propres produits, voyager durable, consommer moins ou mieux, limiter ses déchets, planter des arbres ou se déplacer sans CO2 : à l’heure de la crise climatique et environnementale, les applications internet dédiées à l’écologie foisonnent, prodiguant conseils, défis ou outils afin de limiter l’empreinte carbone de ses utilisateurs, et ce dans tous les domaines de la vie et sous d’innombrables formes.

« SI VOUS CHERCHEZ UNE APP LUDIQUE COMME TIKTOK, PASSEZ VOTRE CHEMIN. IMAGINEZ

PLUTÔT GREENWORLDER COMME UNE SORTE DE LINKEDIN QUI NE SERAIT

PAS AXÉ SUR LE PROFESSIONNEL, MAIS SUR L’ÉCOLOGIE »

Le Luxembourg n’est pas en reste avec ces « green apps », du partenariat à la création ex nihilo. Les initiatives se sont ainsi multipliées ces dernières années. Qui ne connaît pas ainsi la success story Food4All, l’application de lutte contre le gaspillage alimentaire lancée en 2017 ?

F4A, porté par sa CEO, Ilana Devillers, collecte les denrées en passe d’être retirées de la vente, car trop proches de leur date de péremption, et les dispose dans un rayon spécifique de supermarchés partenaires où elles sont vendues à prix réduit. L’app permet au consommateur de connaître les produits disponibles. Plus de 150 supermarchés sont désormais partenaires du programme au Luxembourg, mais aussi en France ainsi qu’en Estonie…

Plus récente, l’application luxembourgeoise Clean Something For Nothing (CSFN) s’attaque quant à elle aux déchets.

César Gonzalez, son fondateur avec Lester Perez Santos, est parti d’une expérience personnelle. Au cours d’une balade en 2018, il ramasse les déchets qu’il trouve sur son chemin. « J’ai vu qu’en dix minutes, je faisais la différence », se rappelle-t-il. Puis il partage ses séances de ramassage sur une page Instagram, dont le hashtag devient peu à peu viral. Pendant la pandémie, décision est prise de créer une app mobile dont le lancement a lieu en février 2022. L’utilisation est simple : sortir, ramasser des déchets avec un sac, prendre une photo bien sûr et enregistrer les données dans l’app, qui propose ensuite un suivi des quantités ramassées, des classements par pays ou des niveaux à débloquer. « Cela ne coûte rien, c'est très facile à réaliser et l’impact est très fort. En outre, on arrête surtout de jeter des déchets par terre », résume César Gonzalez. Jusque-là, 2300 sessions de ramassage ont eu lieu pour 480 tonnes de déchets ramassés à travers 54 pays.

Un des autres leviers pour lutter contre la crise climatique pourrait bien se trouver du côté des très populaires cryptomonnaies, selon Jean Lasar. Une idée « un peu folle », admet-il lui-même. Il part d’un postulat : « On sous-estime à quel point l'argent conventionnel nous maintient piégés dans les énergies fossiles ». Une première mise en œuvre pratique a lieu en 2019 dans les communes du sud du Luxembourg et leur système de vélos en libre-service Vel’Ok. Le principe : une application, Survcoin, avec un wallet où l’on gagne un survcoin pour chaque kilomètre effectué à l’aide de ces vélos. Des survcoins qui peuvent ensuite être dépensés chez les commerçants locaux participants. « Techniquement, ça a marché, mais on n’a pas atteint de masse critique », admet Jean Lasar. Le projet version Vel’Ok s’arrête donc là, mais continue avec la commune de Differdange, qui veut utiliser une nouvelle mouture de l’app pour inciter ses quelque 800 employés communaux à recourir à la mobilité douce (marche,

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Texte Pierre Pailler

vélo, bus, train, covoiturage) dans le cadre de leurs trajets domicile-travail et éviter ainsi l’autosolisme. Le lancement est programmé pour cet automne 2023… Et l’expérience ne devrait pas s’arrêter là : d’autres communes pourraient être intéressées, mais aussi des écoles ou des entreprises, espère Jean Lasar, qui compte bien étendre ces « écosystèmes locaux décarbonants ».

La mobilité est aussi l’objet de l’application web Climobil, développée en interne au sein du Luxembourg institute of science and technology (LIST). L’ambition est de « comparer correctement » l’empreinte carbone et environnementale des voitures, donc en comparant « ce qui est comparable : des véhicules de taille similaire, de même catégorie, mais surtout à l’aide de bases scientifiques robustes », explique Thomas Nazarette, créateur avec Thomas Gibon et Laurent Chion de Climobil. Après quelques semaines de travail, la première mouture est lancée en 2016. Elle permet de comparer deux véhicules, une électrique et une à combustion. Mais progressivement, année après année, l’application s’affine, les modèles de véhicules répertoriés augmentent (près de 1000 actuellement), les leviers de comparaison se multiplient (comparaison entre plus de deux voitures, prise en compte du lieu de la recharge et donc du mix électrique disponible dans la région, ou encore des impacts environnementaux autres que le CO2, comme la toxicité des matériaux polluants utilisés dans les batteries, par exemple). Le design, aride à l’origine, bénéficie à son

tour d’une refonte afin de mieux accueillir les quelques centaines de visiteurs quotidiens de l’app. D’autres indicateurs d’impact environnemental devraient encore être ajoutés à l’avenir, comme les particules fines émises par un véhicule.

Le LIST a aussi collaboré, avec plusieurs pays de l’UE, à l’élaboration de l’application Scan4Chem, lancée en 2019. L’app permet, en scannant le code-barre d’un article (les produits consommables ne sont pas inclus), d’en connaître la composition et de savoir notamment s’il contient des substances « extrêmement préoccupantes » (selon la définition de la réglementation européenne REACH). Mais si la base de données répertorie 50.000 articles, elle ne peut pas tout contenir. Une fonctionnalité de l’app permet donc au consommateur d’envoyer directement une requête au fournisseur ou au producteur de l’article qui a l’obligation légale de répondre dans les 45 jours.

« On n’insiste pas que sur les produits qu’il ne faut pas consommer », prévient toutefois Ghaya Rziga du LIST, pour qui l’objectif est aussi de simplement « rassurer le consommateur sur ce qu’il utilise ». L’app, désormais disponible dans 19 pays de l’UE - et bientôt encore davantage - a été téléchargée à plus de 125.000 reprises et a permis la réalisation de 220.000 scans et de 40.000 requêtes.

L’application iNaturalist.lu s’adresse quant à elle aux passionnés ou curieux de biodiversité, en permettant de

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photographier des espèces pour enrichir la base de données du système mondial d’informations sur la biodiversité. Comme 23 autres pays à travers le monde, le Luxembourg est, par le biais du Musée national d’histoire naturelle (MNHN), partenaire officiel depuis 2020 de cette application développée aux États-Unis. Celle-ci permet donc de photographier, géolocaliser et identifier une espèce (avec l’aide des propositions d’un algorithme). « Les scientifiques ne peuvent pas être partout ni tout inventorier », explique Paul Braun, digital curator au MNHN. « Le grand public peut nous aider ». Les 5.433 utilisateurs du Luxembourg ont partagé jusqu’à maintenant 242.971 observations menant à l'identification de 7.121 espèces différentes.

Et pour mettre en relation toutes ces bonnes volontés, quoi de mieux qu’un réseau social dédié à l’écologie ?

C’est en tout cas l’idée de Greenworlder, un « social network » made in Luxembourg. « Nous voulons fournir une voie pour quiconque veut vivre une vie plus durable, et cela ne s’adresse pas qu’aux individus, mais aussi aux entreprises qui ont un réel agenda green », explique le CEO de Greenworlder, Daniel Klemetz. Si vous cherchez une app ludique comme TikTok, passez votre chemin. Imaginez plutôt une sorte de LinkedIn qui ne serait pas axé sur le professionnel, mais sur l’écologie. « Il s’agit davantage du contenu et de la qualité des échanges », précise Daniel Klemetz. Lancé sur le marché il y a quelques mois, le réseau social, entièrement en anglais, ne se veut pas de frontières. Et s’il compte déjà une dizaine de milliers d'utilisateurs, selon le CEO, l’objectif est de dépasser la

barre des 100.000 dans les mois qui viennent. « Notre courbe de progression grimpe très rapidement », assure Daniel Klemetz.

Mais, in fine, ce foisonnement d’apps est-il vraiment bénéfique pour l'environnement ? « On peut se poser des questions », reconnaît le directeur de l’ERIN, le département de recherche environnemental du LIST, Lucien Hoffmann. « Ces outils - l’intelligence artificielle, les ordinateurs, les algorithmes, les bitcoins - sont peut-être intéressants, mais d’un point de vue énergétique, ils ont une consommation énorme ». Et le bilan avantages-inconvénients reste difficile à établir. D’un autre point de vue, la prolifération de ces apps et leur utilisation génèrent une quantité de données bien utile pour le crowdsourcing et la confection de nouveaux instruments plus perfectionnés. « Toutes ces informations plus précises - comme au niveau de la localisation - et plus fréquentes, parfois même en temps réel, peuvent servir pour alimenter de vastes bases de données et permettre de développer des outils plus innovants », explique Lucien Hoffmann. Notamment des dispositifs de gestion de crise afin de mieux réagir face aux catastrophes climatiques, comme les inondations. Les « green apps » actuelles alimentant celles du futur, celles-ci devraient donc bien continuer à se multiplier sur nos smartphones.

Texte
Pierre Pailler
« LE LUXEMBOURG EST, PAR LE BIAIS DU MNHN, PARTENAIRE DE L’APPLICATION INATURALIST, QUI A PERMIS D’IDENTIFIER
60 FOCUS
7.121 ESPÈCES DIFFÉRENTES AU GRAND-DUCHÉ »

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NOW
DESIGN Texte Marine Barthélémy 62
Divine Savages

Parfait mélange entre le style Art Déco et l’esthétique baroque, l’esprit boudoir s’invite dans notre intérieur, gage d’une ambiance cosy, élégante et légèrement…sulfureuse ! Matières duveteuses, lumière feutrée, couleurs délicates, mobilier aux lignes assumées… Immersion imminente au cœur d’une tendance irrésistible.

ÉCRIN INTIMISTE

Historiquement, le boudoir fait référence à un charmant petit salon intime et personnel, conçu pour que les dames puissent s’y retirer à l’abri des regards indiscrets, seules ou en charmante compagnie. Les grands salons étant principalement réservés et occupés pour les réceptions et les réunions entre hommes. Selon l’étymologie, le mot « boudoir » vient du verbe « bouder » ainsi que de l’ancien français « boude » signifiant « nombril », faisant écho à un cocon chaleureux et confidentiel dans lequel on souhaite passer un moment pour soi. Les boudoirs les plus célèbres datent du XVIIIe siècle et sont incontestablement celui de Marie-Antoinette à Fontainebleau ou celui de Madame de Pompadour, l’une des maîtresses de Louis XV, à Versailles. Le boudoir évolue à la seconde moitié du XVIIIe siècle et constitue une pièce privée, sans véritable fonction, dans les appartements aristocratiques. On y flâne ou on s’y repose…

Depuis, ce lieu d’époque a évolué et aujourd’hui, le boudoir, désormais dépoussiéré, s’ancre dans une approche plus générale, évoquant une tendance à l’atmosphère veloutée, aux codes revisités et à l’esthétisme modernisé.

Si le salon apparaît propice à recevoir une telle déco, ce style peut également convenir à une chambre, une entrée, un bureau ou un couloir. Il peut même être décliné dans une salle de bain ou une cuisine où l’on peut bien entendu se permettre toutes les fantaisies.

BUCOLIQUES –

CHAMPÊTRES

– CONSTITUENT L’ADN DE CETTE

TENDANCE MAXIMALISTE »

NUANCES FEUTRÉES

Place à la pratique. Parmi les codes d’un style boudoir figurent des matières nobles et délicates comme le velours que l’on retrouve sur des assises – canapés, fauteuils, poufs, banquettes et bouts de lit – mais aussi sur de la petite déco comme des coussins, rideaux, patères et boîtes à bijoux. Une texture douillette et raffinée que l’on associe aisément avec du laiton doré patiné ou argenté vieilli pour un cachet sans pareil. Le marbre reste aussi une matière phare du style boudoir. Il se décline sur des pieds de lampe, des vases ou des petits plateaux décoratifs à parsemer çà et là. Les teintes chaudes, subtiles ou profondes comme le rose poudré, le bordeaux, le vert sauge ou céladon, le jaune moutarde,

« LES IMPRIMÉS
FLEURS XXL OU PAYSAGES
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Covet House

le bleu canard ou l’indigo sont des couleurs phares du style boudoir. Particulièrement élégantes, elles se marient merveilleusement bien avec les touches métallisées et les nervures marbrées. Côté motifs, les imprimés bucoliques – fleurs XXL ou paysages champêtres –constituent l’ADN de cette tendance maximaliste et pleine de charme. Aussi, les formes géométriques, sur fond noir, bleu marine ou teintées de doré, insufflent un côté Art Déco, glamour sans en faire trop. Et quoi de mieux qu’un papier peint, en accent sur un mur, pour apporter du relief et du caractère à la pièce sans la surcharger ? Enfin, les moulures murales (décoratives si on n’a pas la chance d’habiter un appartement haussmannien) accentuent le charisme d’une pièce et sont la touche finale d’une ambiance baroque.

CURIEUSE FRIVOLITÉ

Pour adopter un esprit boudoir, il convient de miser sur des pièces de mobilier fortes, aux formes arrondies et aux lignes fantasques. Dans le salon, optez pour des assises en velours telles qu’un fauteuil coquille, un Chesterfield capitonné ou une ottomane à placer autour d’un guéridon laitonné. Un buffet en travertin accueillera à merveille des carnets, livres, vases, coupelles ou bougeoirs chinés et nonchalamment placés. Dans la chambre, une coiffeuse vintage se combinera à la perfection avec un valet en laiton doré ou un miroir Psyché, deux éléments empruntés au XVIIIe siècle. Peaufinez le tout avec des bouquets de fleurs fraîches ou séchées sous cloche et quelques cadres en résine mettant en scène des papillons et insectes naturalisés pour un esprit « cabinet de curiosités » opulent et fièrement décalé. Dans la salle de bain,

la baignoire en îlot, sur pieds, apporte un cachet fou. Enfin, pour accentuer le côté feutré, disposez d’épais rideaux dans des teintes profondes – pourpre, émeraude, ocre ou bleu nuit – ainsi que plusieurs bougies et lumières d’appoint. Ambiance intimiste ou propice aux réceptions « festives »… Pourvu qu’elle soit douce et qu’elle donne envie de se réfugier dès que possible dans ce doux cocon !

RETOUR DE CHINE

Parmi les pièces incontournables des brocantes, antiquaires et vide-greniers : le fauteuil Louis XV, canné ou sculpté. Très recherché ces dernières années, il accentue l’identité d’un salon ou d’un bureau. Mais assurez-vous qu’il soit authentique et authentifié avant d’en faire l’acquisition. Autre objet du désir : la méridienne, longue chaise de boudoir apparue au XVIIIe, invite à la détente. Privilégiez un cadre et une base en bon état et voyez si vous pouvez la retapisser avec le tissu de votre choix. Enfin, le miroir convexe, aussi appelé œil de sorcière, est un indémodable facile à chiner et peu onéreux (à partir de 30 euros pour un modèle d’époque).

DESIGN
Texte
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Marine Barthélémy Sofology

« DES ASSISES EN VELOURS TELLES QU’UN FAUTEUIL COQUILLE, UN CHESTERFIELD CAPITONNÉ OU UNE OTTOMANE

À PLACER AUTOUR D’UN GUÉRIDON LAITONNÉ »

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Joe Browns

FORD BRONCO : ÇA DÉMÉNAGE !

Accrochez-vous ! Le nouveau Ford Bronco, c’est le rêve américain qui débarque sur notre continent. On aime quasi tout chez lui : sa stature imposante, son look un brin rétro et sa capacité à nous emmener partout où les autres ne passent pas.

Pour l’essai du Bronco, Ford nous a promis l’aventure et le constructeur ne nous a pas menti. Pas la peine de traverser l’Atlantique pour profiter du géant de l’Oncle Sam, c’est dans les Hautes Fagnes que je suis partie découvrir ce qu’il avait sous le capot. Il a quelques concurrents sur le marché - je parle bien sûr des Land Rover Defender ou Jeep Wrangler qui ont déjà largement gagné leur place dans le segment des véhicules « passe-partout ». Pour le Bronco, il était temps de débarquer sur le Vieux Continent (rappelons que cette petite merveille a été dévoilée en 1965), mais si vous en rêvez, il va falloir jouer des coudes. En effet, il arrive au compte-goutte, histoire de ne pas trop pénaliser la moyenne CO2 du constructeur. Équipé d’une motorisation

V6 2.7 Ecoboost, vous vous doutez que son émission CO2 /km est significative. Elle devrait être équilibrée grâce aux ventes d’engins 100 % électriques comme la Mustang Mach-E ou le nouveau Tourneo Custom. Que tout ça ne gâche pas notre plaisir. Le Bronco n’est pas le véhicule de Monsieur Tout-le-Monde. La ville n’est pas franchement son terrain de jeu, mais en pleine nature, sur les chemins escarpés, on peut difficilement faire beaucoup mieux.

UN SIXIÈME OPUS CONVAINCANT

Si la première mouture du Bronco avait connu un succès retentissant aux States, petit à petit, il avait perdu de sa superbe. D’ailleurs, Ford a mis sa production sur pause pendant un petit quart de siècle. Avec cette nouvelle génération qui revisite davantage le Bronco originel, bingo ! Il nous revient avec ses volumes cubiques, presque taillés à la hache, une allure néo-rétro qui ne peut que plaire, des phares bien ronds, des feux arrière rectangulaires et verticaux, et une calandre, sans fioritures inutiles, flanquée d’un imposant « Bronco » qui la traverse de part en part. Last but not least, le nouveau Bronco n’hésite pas à se déshabiller avec un toit et des portières amovibles. Cependant, ne vous y trompez pas, il ne se contente pas de jouer la carte de la nostalgie, c’est un 4x4 bien ancré dans la modernité, et après ce premier tour d’horizon, il va nous le prouver.

INTÉRIEUR À LA HAUTEUR

L’extérieur nous a fait voyager dans le temps. L’intérieur ne laisse pas de place au doute. Nous sommes bien dans une voiture du XXIe siècle. Côté espace, à l’avant comme à l’arrière, il n’y a rien à dire. Cette version 5 portes enlève peut-être un chouia de rusticité au modèle, mais elle en fait une super familiale facile à vivre. D’autant que le confort intérieur est omniprésent. Sièges en simili cuir, à réglage

électrique et chauffants à l’avant, banquette arrière rabattable en deux parties (60/40) avec accoudoir et porte-gobelets, écran tactile multifonction de 12 pouces avec système de navigation intégré et connexions Apple CarPlay et Androïd Auto, ordinateur de bord digital avec écran 8 pouces, caméras de recul et autres aides à la conduite, surface de chargement sans fil, console centrale à l’arrière avec une prise de courant et deux ports USB. Bref, il ne manque rien. Mais comme on aime chicaner, on peut éventuellement regretter un petit manque de qualité au niveau des finitions, d’autant que la voiture est loin d’être donnée. Mais, dans l’ensemble, c’est plutôt cohérent. On ne m’a pas consultée, mais j’aurais peut-être opté pour quelques touches plus vintages, histoire de rester fidèle à l’esprit de la voiture.

AU VOLANT

Là, franchement, on s’éclate ! Le Bronco va même nous étonner par sa polyvalence. Il est taillé pour affronter les situations les plus extrêmes, mais il se montre plutôt facile à manier, à la fois souple et relativement incisif, même sur les routes sinueuses de la région. Côté conduite, il mêle de façon plutôt astucieuse le caractère bien trempé d’un baroudeur à celui, plus civilisé, d’un SUV. La boîte de vitesse à 10 rapports fait bien le job et le seul petit bémol que l’on pourrait éventuellement mettre en avant est le manque d’insonorisation à grande vitesse. Mais nous, on voulait surtout de l’adrénaline… Notre périple off road a commencé par un petit tour sur les pistes de ski d’Ovifat, pour se mettre en jambe. La forêt permet à notre voiture de nous donner un premier aperçu de ses capacités de franchissement. Pour finir de nous convaincre, les techniciens de Ford nous ont proposé de passer sur le siège passager et de nous faire remonter la piste rouge de la station. Véritable grimpeur, il franchit le mur sans faiblir. Preuve qu’il sait ménager quelques surprises. Ensuite, c’est dans une carrière à ciel ouvert que nous avons testé son endurance et sa tenue de route (nous avions bien sûr les autorisations adéquates).

Rien ne lui fait peur : l’eau, les chemins de pierre, les buttes et autres virages dans la poussière lui permettent de nous en mettre plein la vue.

CONCLUSION

Est-ce qu’on achète le Bronco… ou pas ? Si on aime évoluer hors des sentiers battus, on n’hésite pas une seconde. Pour ses quelques défauts et ses indéniables qualités, les amateurs de véhicules tout-terrain purs et durs vont l’adorer !

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TEST
CRASH
Texte Magali Eylenbosch

AVANTAGES

• Un tout-terrain qui tient ses promesses

• Design attractif

• Entièrement découvrable

INCONVÉNIENTS

• Tarif

• Consommation

• Insonorisation

SPÉCIFICATIONS TECHNIQUES

Puissance : 335 ch

Longueur : 4,81 m

Prix : à partir de 73.530 € TTC

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Texte & Sélection

5 CHOSES À SAVOIR SUR PATRICE NOËL, NOUVEAU CHEF EXÉCUTIF DU PLACE D’ARMES

Il y a du mouvement du côté de l’Hôtel Le Place d’Armes, et notamment en matière de restauration ! En effet, après l’ouverture réussie de sa nouvelle Paillote estivale, l’établissement Relais & Châteaux de la capitale luxembourgeoise accueille un nouveau chef exécutif en la personne de Patrice Noël…

• Le chef Noël est originaire de Paris, où il a été formé par un ancien du célèbre Plaza Athénée. Il est ensuite passé par les cuisines d’établissements prestigieux en Suisse ou encore en Angleterre pour compléter sa formation culinaire… Plus tard, il travaillera également pour la famille Bombardier !

• À son arrivée en 2016, Patrice prend tout d’abord les rênes, entre autres, du restaurant L’Amélys à l’Hôtel le Royal, où il reste pendant 4 ans avant d’intégrer l’équipe de Meliá Luxembourg en 2021.

• Lorsqu’il n’est pas aux fourneaux, vous le croiserez souvent main dans la main avec son épouse Cathy, qui évolue également dans les sphères gastronomiques avec la marque Rova Caviar, qu’elle représente au Grand-Duché. Ensemble et depuis leur rencontre, ils ont transformé un ancien restaurant routier avec succès, puis déménagé au Canada et finalement posé leurs valises au Luxembourg.

• Depuis le 24 juillet, il est officiellement le nouveau chef exécutif du Place d’Armes et de ses 3 restaurants : le Plëss, le Café de Paris (et sa terrasse-paillote) et La Cristallerie. Il est aussi en charge de superviser l’offre banquet, petit-déjeuner…

• Patrice est rejoint et secondé en cette rentrée 2023 par une autre nouvelle tête : le chef Jean-Philippe Vecco, tout droit venu de la région bordelaise !

@leplacedarmes

LE MIEL ET LES ABEILLES

Ça buzz sévère du côté du la rue des Capucins, avec le premier pop-up de Mellis, marque artisanale spécialisée dans le miel et vite devenue incontournable ces dernières années. L’espace est accueillant et idéalement placé, à quelques pas à peine de la Grand-Rue et de la place du Théâtre. On y trouve évidemment tous les produits à base de miel élaborés artisanalement par Mellis (avec un gros coup de cœur festif pour leur Hunnegdrëpp, liqueur de miel typique du Grand-Duché) ainsi qu’une sélection maison de produits locaux. Une halte shopping parfaite pour étoffer ses réserves ou pour offrir une douceur !

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FOOD

3 PETITES (ET NOUVELLES) ADRESSES À NE PAS LOUPER EN VILLE !

Alors qu’elle est souvent synonyme de grand calme en matière d’ouverture, la période estivale a été cette année l’occasion de voir naître quelques nouveaux projets à garder bien en tête pour les foodies du coin ! Ainsi, il ne faudra pas oublier de passer au nouveau Konrad, seconde adresse de l’enseigne bien connue de la rue du Nord, qui investit cette fois le quartier de Bonnevoie en prenant place dans l’ancien comptoir thaï Sawasdee, à quelques pas de la Gare Centrale. Ambiance typique du quartier, ouverture toute la journée et petite carte à grignoter : que des bons points !

Du côté du Limpertsberg, les viandards vont pouvoir aller se régaler en faisant un tour chez Maison Bello, une boucherie et un comptoir traiteur qui a déjà fait ses preuves à Lyon et à Megève avant d’ouvrir sa première adresse grand-ducale. Outre les morceaux de choix et les excellentes salaisons

G.A.N.G : C’EST PARTI !

On en entendait parler depuis des mois, le teasing n’en finissait pas, mais il est bel et bien là : le nouveau food court XXL de Stéphanie Jauquet à la Belle Étoile ouvre ses portes et ses échoppes en ce moment même à Strassen. On y trouve plusieurs atouts phares du groupe, avec par exemple un bar estampillé Um Plateau et chapeauté par le charismatique Florian Pawlik, ainsi qu’un restaurant Specto géré par le génial Morris Clip, qui a tenu avec brio le Tempo au Kirchberg pendant 4 ans avant de passer à ce nouveau projet interne. Il y mettra notamment en lumière, en mode neo live cooking, le mode de cuisson des aliments… Mais qui dit food court dit aussi influences internationales, et la promesse est tenue avec des comptoirs asiatiques, italiens, burgers, etc. dans un espace dédié de 250 couverts. Enfin, Stéphanie s’étant associée à Salvatore « Salva » Barberio pour ce nouveau lieu très ambitieux, les affamé.es trouveront aussi un Grand Café, avec tout ce qui a fait son succès sur la Place d’Armes ! Ah oui, et G.A.N.G, c’est pour Générosité, Amour, Nourriture et Goût… De rien.

@gang.lu

qu’on peut y trouver, l’établissement propose aussi un grand rayon épicerie fine et une véritable petite table d’hôte où déguster directement, mais le midi seulement, tout ce qui nous y fait saliver…

Enfin, pour les dernières glaces de la saison et toutes les gourmandises à venir, la fameuse enseigne « Come à » de la route d’Esch se délocalise dans la Grand-Rue et y ouvre Dolce Come, une gelateria italienne authentique, avec un véritable labo artisanal sur place, et qui propose également de fantastiques plaisirs coupables pour les dents sucrées invétérées, des petits biscuits aux pâtisseries les plus sophistiquées - sans oublier l’incomparable cannolo sicilien... Tentation, quand tu nous tiens !

@konradcafe_bouneweg / @maisonbelloluxembourg / @comealamaison

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FLORENCE VOIT PLUS GRAND

Alerte nouveau QG ! Devenu en deux ans une véritable référence en matière de coffee shop dans le quartier Gare, Florence a traversé la rue et a investi, depuis mi-août, l’ancienne épicerie Luisi qui lui faisait face. Le local original sera à présent utilisé pour des événements privés, tandis que le nouveau Florence gagne en espace et proposera aussi un bar à vins nature pour la soirée et des planches à déguster dès le mois d'octobre ! L’ambiance y est toujours aussi branchouille, avec un mobilier vintage canon, des œuvres de Spike sur les murs et un staff polyglotte et souriant derrière le comptoir. On aime franchement bien.

@florenceluxembourg

ON PASSE LA FRONTIÈRE : LE CHEVAL MARIN RENAÎT À BRUXELLES

Symbole de l’ancien port de Bruxelles, le Cheval Marin, qui trône fièrement à l'angle du Quai aux Briques et de la rue Marché aux Porcs, dans le quartier très branché de Sainte-Catherine, rouvrira ses portes après trois années de fermeture. Aux manettes de cet établissement « plus Bruxelles tu meurs » dès ce début septembre, Léopold van der Gracht, Charles Levie, Jean van Campenhout et Tanguy Soille, la joyeuse équipe derrière le Café des Minimes et le Café Circus. Dans l’assiette, une carte courte et typiquement belge rendant hommage notamment à la croquette et à l’américain du chef… Le nouveau Cheval Marin n’oubliera pas la culture avec une scène au 1er étage qui accueillera des concerts live les jeudis et des DJ-sets et autres jam sessions le week-end !

@chevalmarin_brussels

LA GROCERIE, NOUVEAU MIAM DU GRUND

Voilà bien une vraie nouveauté à Luxembourg, dans un quartier en pleine renaissance qu’est le Grund ! La Grocerie, c’est du Franz Dickes tout craché : le patron du bar Vins Fins tout proche et figure incontournable de la fête luxembourgeoise frappe à nouveau là où il faut avec ce concept « 3 en 1 », situé juste en face du célèbre Liquid, lui aussi de retour après de longues années de fermeture… Dans une ambiance accueillante et élégante, avec la petite touche de vintage qui va bien, La Grocerie conjugue une épicerie fine et locale à la plus grande cave de vins nature de Luxembourg, avec plusieurs dizaines de références provenant de nombreux pays et élaborée avec les meilleurs importateurs du coin… Mais ce n’est pas tout : en effet, on y trouve aussi le comptoir « Dvistch – Delicatessen », qui comme ses sonorités yiddish peuvent l’indiquer, propose le véritable sandwich au pastrami, concocté avec du bœuf Angus luxembourgeois ! Et ça, ça manquait sévère !

@lagroceriegrund

FOOD Texte & Sélection Fabien Rodrigues
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BOYS, BOYS, BOYS…

…they’re looking for a good time ! Et ils pourront sans doute le trouver très bientôt grâce à l’ouverture - enfin ! - d’un nouveau bar queer dans la capitale luxembourgeoise - et dans tout le pays, qui n’en avait plus un seul. Letz Boys ouvrira en effet ses portes d’ici fin septembre en plein hyper centre de Luxembourg, dans une petite galerie de la Grand Rue située entre Lush et Muse by... Il est d’ailleurs accompagné, dans le renouveau de cette cour, d’un nouveau bar latino, le Latinder Resto Bar, où l’on peut retrouver quelques figures bien connues de la nuit locale. Letz Boys, quant à lui, se voudra naturellement un point de rendez-vous incontournable pour toute la communauté

LGBTQIA+ ( même si le nom donne une indication quant à la clientèle masculine particulièrement ciblée ) et bénéficie même d’une petite scène pour des drag shows et autres divertissements !

@letz_boys

LE COMPTE INSTA À SUIVRE

@swetbxl : Attention, chaud devant ! Les hot sauces ont plus que jamais la cote, dans les épiceries fines, les restaurants gastronomiques et les barbecues les plus stylés de la planète. Plus elles sont artisanales, plus le design est pointu, mieux c’est. Et ça tombe bien, les Bruxellois de Swet ont tout compris ! Non seulement les recettes sont dingues et documentées avec de belles photos sur leur Insta, à grands coups de piments cultivés sur les toits des abattoirs d’Anderlecht, mais les noms des sauces sont aussi barrés que les étiquettes sont on point. On aimait déjà leurs premières éditions comme la Fumado, la Bloody Joseph ou encore la Pears For Tears, on craque toujours plus sur les nouveautés Crackhead, Safe Word et Green Light District !

CITY TRIP

COMME DES PROS EN CHAMPAGNE

Parmi les destinations qui savent allier culture, patrimoine et gastronomie pour un long week-end réussi non loin de la Grande Région, la Champagne est probablement la plus effervescente du moment. Grandes Maisons historiques ou viticulteurs-auteurs très en vue : les bonnes adresses ne manquent pas pour faire pétiller son séjour à force de coupes bien frappées, entre deux ploufs mérités dans un joli spa du coin…

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Texte Fabien Rodrigues Image Mickaël Boudot

On parle souvent de « patrimoine vivant » en Champagne, et de la jeune génération qui se porte toujours plus engagée à perpétuer celui-ci… Il est en effet indéniable que la région offre un panorama touristique plus vivant et plus vibrant que jamais, en matière de gastronomie évidemment, mais aussi autour de l’art contemporain et de la culture de manière générale. Et quoi de mieux que la période des vendanges pour prendre un bol d’air et de raisins dans cette superbe région ? Car c’est aussi à la sortie de l’été que l’on découvre avec fascination les coulisses d’un des plus beaux coins de France, à deux bonnes heures à peine du Grand-Duché…

REIMS TOI L’ŒIL

Bien sûr, il y a Épernay et son Avenue de Champagne, fief de nombreuses grandes enseignes champenoises ; bien sûr, il y a Châlons-en-Champagne, avec sa scène culturelle dynamique - grâce entre autres au Capitole et à la Duduothèque dédiée à Cabu ; mais il est indéniable que Reims reste la capitale de la Champagne. Longtemps considérée comme une cité certes jolie, mais passablement boring, Reims se réveille de sa torpeur depuis quelques bonnes années et s’impose aujourd’hui comme une destination vibrante pour un long week-end combinant culture, gastronomie et hectolitres de bon champagne - parce qu’il faut quand même y aller pour en choisir du mauvais sur place - à déguster tout au long de la journée.

La journée peut par exemple débuter par une balade dans les rues du centre-ville, avec passage obligatoire par la superbe Cathédrale Notre-Dame de Reims, un des joyaux européens de l’art gothique inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, à la luminosité incomparable. Une partie de ses vitraux contemporains, dessinés entre autres par Chagall et Knoebel, sont d’ailleurs particulièrement spectaculaires… Direction le marché couvert de Boulingrin et son quartier effervescent, via l’élégante place Royale et la place du Forum, centre névralgique de la ville. Inaugurées en 1929, les Halles du Boulingrin représentaient à l’époque l’avenir de la région rémoise après les ravages de la Première Guerre mondiale, comme en atteste leur architecture moderniste. Rénovées il y a une quinzaine d’années, elles sont aujourd’hui le parfait endroit pour humer le terroir local et rencontrer les producteurs les mercredis, vendredis et samedis.

Les alentours du marché regorgent de bonnes petites adresses pour un déjeuner canaille, à grands coups de pieds de cochons, de potée à la champenoise, de poissons et de fruits de mer comme La Brasserie Boulingrin, l’excellent Bocal, Au Petit Comptoir, Copain comme Cochon ou encore, dans une version plus bistronomique contemporaine, L’ExtrA, qui s’inscrit de plus dans une dynamique sociale et durable chère à ses 2 cofondateurs, Gonzague Peugnet et Matthieu Saint-Guilhem… Une fois repu.e, rien de tel qu’une translation rapide vers l’autre côté de la ville pour une promenade digestive dans les caves d’une des Maisons historiques de Champagne. Si la superbe demeure des Comtes de Champagne occupée par Taittinger est en travaux jusqu’en 2024 au moins, d’autres visites sont imparables, à l’instar des très belles Maisons Mumm et Lanson - cette dernière proposant notamment une visite « de la vigne à la flûte » qui a été imaginée à la fois pour le grand public et les professionnels - mais aussi de l’incomparable Villa Mademoiselle de Champagne Vranken ainsi que du

UN BAR A CHAMPAGNE DANS LES ARBRES

Perché sur le plus haut point de Champagne, au cœur de la montagne de Reims, et offrant une vue imprenable sur la campagne et les vignes environnantes, le bien nommé Perching Bar est non seulement un lieu au charme naturel atypique et contemporain, ainsi qu’une expérience unique au monde. De l’accès ludique par un enchainement de passerelles au décor de bois hautement dépaysant, imaginé par l’architecte Germain Morisseau, tout est fait pour que votre dégustation des meilleurs crus des producteurs locaux tout comme des grandes Maisons de Champagne y devienne un moment mémorable, suspendu dans le temps… Sans oublier son côté écoresponsable : le Perching Bar est autonome en énergie grâce à ses sources photovoltaïques !

Faux de, 51380 Verzy, France +33 6 07 67 94 42 | perchinglife.com Perchingbar

domaine emblématique de la Maison Pommery, qui accueille régulièrement des expositions d’art contemporain curatées en partenariat avec des institutions prestigieuses comme le FRAC Champagne-Ardenne ou le Centre Pompidou…

À TABLE !

Après tout ça, l’appel de la bulle se fera entendre sans grand effort, foi de champenois (d’adoption), que l’on va aller étancher dans trois adresses coup de cœur, à choisir ou à cumuler avec modération (wink). Retour par exemple sur la place du Forum, au Wine Bar by Le Vintage, une adresse très populaire auprès des épicuriens du coin, sans chichi, mais avec du conseil cinq étoiles. Plus chic : les terrasses de La Caserne Chanzy Hotel & Spa, l’une donnant une vue imprenable sur la cathédrale, l’autre, plus intimiste en patio, s’articulant autour de l’ancienne tour de séchage conservée lors de la réfection récente des lieux. Plus insider : le Glue Pot, situé au cœur du centre commerçant et véritable point de rendez-vous pour de nombreux viticulteurs et leurs proches, à l’ambiance improbable de jazz pub, mais toujours aussi populaire…

Pour dîner, on s’y prend un peu à l’avance et on réserve chez Gueuleton, la base. Bonnes viandes maturées, ambiance électrique et carte des vins longue comme un dimanche de novembre à Troisvierges… L’établissement rémois fut l’un des tout premiers du groupe franchisé à succès et on s’y bat toujours pour une place avec vue sur Notre-Dame côté

face, tout aussi charmante ! Autre point de chute gourmand du moment : Le Coq Rouge et son ambiance conviviale et locale, ou bien Le P’tit Coq, seconde adresse de l’enseigne et bar à tapas efficace à quelques pas de la place Royale.

Enfin, pour celles et ceux qui souhaitent ajouter encore un peu de culture à toutes ces pétillantes promesses, l’Opéra de Reims - qui a fêté cette année ses 150 ansfait plus que jamais un gros travail sur sa programmation, tout comme la Comédie de Reims pour le théâtre.

VOIR DU PAYS

Reims c’est bien, mais ça ne nous fait pas un long week-end non plus, même avec un chouette spectacle. Il est donc obligatoire ou presque d’aller vadrouiller un peu et découvrir quelques beautés régionales. Comme les Faux de Verzy, arbres tortillards tout droit sortis du remake de Hocus Pocus et que l’on ne trouve que dans la forêt de Verzy - où ils peuvent atteindre l’âge de 350 ans - ainsi

CITY
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TRIP
Texte Fabien Rodrigues
« LES ALENTOURS DES HALLES DU BOULINGRIN REGORGENT DE BONNES PETITES ADRESSES POUR UN DÉJEUNER CANAILLE ! »
© Mickaël Boudot

qu’en petit nombre sur quelques autres sites européens et en exemplaire unique dans les jardins de l’Hôtel de Venoge, demeure historique du champagne éponyme à Épernay. Épernay qui vaut le détour pour sa fameuse avenue scintillante, mais aussi pour rendre visite à (sans doute) l’un des meilleurs cavistes de France : Pierre-Yves, passionné de champagnes, de vins d’auteurs et de Corse, propriétaire du 520 à l’angle de l’avenue Paul Chandon et de la rue Charles Louis…

Il serait également fort dommage de ne pas s’inviter à une petite visite dans un des domaines indépendants très en vue de la région, fers de lance de cette nouvelle génération qui a remis le bon vin, le travail sans pesticide, les terroirs et les parcelles au centre de la production de champagne contemporaine. Moussé à Cuisles, Savart à Écueil, Dehours à Mareuil-le-Port, Doyard à Blancs-Coteaux, Bérèche à Ludes ou encore Chartogne Taillet à Merfy ne sont qu’une petite partie des ces maisons qui plient le game du « nouveau » champagne, plus ancré dans son histoire, son sol, mais aussi tourné vers un avenir plus responsable et plein de succès…

AH, CE QU’ON EST BIEN…

…quand on est dans son bain ! Car si dégustations de bonnes cuvées et visites culturelles sont au cœur d’une virée réussie en Champagne, il est également de bon ton de s’offrir une nuit ou plus dans un des nombreux établissements bénéficiant d’un spa de qualité dans la région. À Reims, on aime beaucoup la Caserne Chanzy qui, outre ses deux terrasses susmentionnées, propose également un très beau spa et des chambres tout confort. Un luxe qui se mérite, avec des prix parfois légèrement effrayants en week-end ou lors de grands

Bistro rustique et chaleureux où la part belle est faite aux saveurs du terroir autant qu’aux belles bulles locales, la Cave à Champagne accueille sa clientèle en plein cœur d’Épernay, capitale du champagne.

La maison, créée en 1993, menée à présent par le fils de la famille Alexandre Ocio, mérite bien son nom de « Cave à Champagne » avec sa sélection intelligente de champagnes de grandes marques mais aussi de vignerons indépendants et plus abordables.

Côté assiette, on y retrouve entre autres la terrine de foie gras au ratafia champenois, la cassolette d’escargots au pied de cochon de Sainte-Menehould, mais également les huîtres gratinées au champagne, la tartelette de boudin blanc de Rethel ou encore la traditionnelle potée à la champenoise !

Il ne reste plus qu’à réserver, ce qui est conseillé...

Fermé le mardi et le mercredi

16, rue Gambetta

51200 Épernay (France)

Tél.: (+33)3 26 32 20 51

WWW.CAVE-CHAMPAGNE.FR

rendez-vous saisonniers… Le B&B La Maison de Manolie offre une alternative plus accessible et un charme discret, mais avec piscine et jacuzzi ! Attention cependant aux disponibilités. Autre option bien fraîche et un brin luxe, surtout si l’on est en groupe : partager le superbe appartement Chagall de la résidence hôtelière 5 étoiles Les 7 Anges, qui bénéficie d’un jacuzzi (entre autres) sur son toit-terrasse de 160 mètres carrés…

CAVISTES DE FRANCE... »

Si l’on est plus branché « nuit à la campagne », le Loisium Wine & Spa Hôtel Champagne à Mutigny, non loin d’Épernay, est clairement à envisager grâce à son cadre contemporain et sa piscine extérieure offrant une vue imprenable sur les vignes environnantes ; tout comme Le Clos des Coteaux, très bel établissement à Trigny qui combine habilement cadre historique, design et bienêtre. Sans oublier le Manoir Henri Giraud & Spa, très belle demeure membre du réseau Les Collectionneurs, aussi charmante que la ville d’Aÿ dans laquelle elle se trouve.

Enfin, si l’argent n’est pas une question pour cette escapade champenoise, le Royal Champagne reste naturellement l’établissement le plus spectaculaire à Champillon avec tout ce qu’il faut pour oublier les tracas du quotidien, moyennant en général presque ou plus de 1000€ la nuit… On préfèrera dormir à l’Assiette Champenoise à Tinqueux, qui propose un espace piscine très élégant en plus du restaurant triplement étoilé du chef Arnaud Lallement, désigné cinquième meilleur du monde au prestigieux classement « La Liste » de cette année. Si ça, ça ne nous fait pas pétiller d’avance…

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Texte Fabien Rodrigues
« ÉPERNAY VAUT LE DÉTOUR POUR SA FAMEUSE AVENUE DE CHAMPAGNE SCINTILLANTE, MAIS AUSSI POUR RENDRE VISITE À L’UN DES MEILLEURS

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LA CRÉATION LUXEMBOURGEOISE ENTRE ARLES ET AVIGNON

Cet été, les artistes luxembourgeois se présentaient en force dans le sud de la France ! Du côté des Rencontres d’Arles, l’exposition Opus Incertum de Daniel Wagener à la Chapelle de la Charité a su séduire dès la semaine d’ouverture du festival, après une visite exceptionnelle en avant-première de S.A.R la Grande-Duchesse. Les productions et coproductions luxembourgeoises étaient également présentes en force pour l’édition 2023 du Festival d’Avignonen In et en Off. Les Théâtres de la Ville de Luxembourg y soutenaient ainsi Extinction de Julien Gosselin et The Confessions de leur artiste associé Alexander Zeldin. Côté Off, coup de cœur pour Petit frère – la grande histoire Aznavour de Laure Roldàn et Gaëtan Vassart à la Caserne des pompiers, soutenu par kultur I lx, et pour Hear Eyes Move. Dances with Ligeti d’Elisabeth Schilling au CDCN d’Avignon.

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Texte
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Fabien Rodrigues
HERE EYES MOVES. Dance with Ligeti © Elisabeth Schilling © Mariamo Bocanegra PETIT FRÈRE © Laure Roldàn © Olivier Querette Ektadoc

LE JARDIN EXTRAORDINAIRE DE NEIMËNSTER

Le Jardin du Cloître de neimënster a accueilli cet été une jolie série de concerts en plein air… Sous la voûte étoilée, la seconde édition du festival Garden Delights a ainsi proposé une immersion totale entre le passé du lieu - historiquement propice au calme et à la méditation - et les explorations sonores les plus contemporaines dans un écrin bucolique unique. La pop classieuse de la violoniste belge Catherine Graindorge, Pol Belardi aux côtés de l’ensemble orchestral United Instruments of Lucilin, le set world électro Travel on the beat en collaboration avec De Gudde Wëllen ou encore la soirée Without Boundaries qui a réuni les artistes Maria Chiara Argirò, Katy de Jesus et le DJ Fais le beau : les occasions n’ont pas manqué pour profiter de la magie des lieux…

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Texte Fabien Rodrigues
Images neimënster
POLIVERSE POLIVERSE CATHERINE GRAINDORGE KATY DE JESUS

LA GÉNIALE FOLIE DES FRANCOS’

Il est peu dire que Les Francofolies Esch/Alzette ont lancé la saison des festivals luxembourgeois avec panache. Sur les hauteurs du Gaalgebierg a brillé 3 jours durant la crème de la scène musicale actuelle, avec une première qui envoyait direct du lourd grâce au set de DJ Snake, rien que ça. Puis ce sont Orelsan, Angèle, Louise Attaque, Disiz ou encore Gazo qui se sont relayés sur les 2 scènes du site principal. Mais ce n’est pas tout : le Escher Theater et la Kulturfabrik étaient eux aussi de la partie, notamment avec les lives de Bernard Lavilliers, Zaho de Sagazan et Vitalic pour ne citer qu’eux…

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Fabien Rodrigues UZI FREYJA © Sarah Aubel ANGELE © Daniel Fragoso DJ SNAKE © Daniel Fragoso ORELSAN © Benoit Bouchez © Sarah Aubel

LES CONGÉS ANNULÉS EN TRÈS GRANDE FORME

À l’heure où nous imprimons ces pages, le festival incontournable des Congés Annulés aux Rotondes bat encore son plein, et ce jusque fin-août, dans un des décors les plus impressionnants jamais mis en place par le centre culturel bien connu de Bonnevoie - un seul indice : cascade d’eau en caisse de bière Simon ! Cela n’a certainement pas empêché un très beau panel d’artistes internationaux et locaux de se produire sur une des scènes de l’événement. On retiendra notamment l’ambiance de feu mise par les Bretons engagés de Gwendoline, la fougue sensuelle habituelle de ChaiLd ou encore le charisme effortless de The Murder Capital…

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CHAILD
THE MURDER CAPITAL GWENDOLINE Images

UN ÉTÉ TRÈS BOLD

Après un premier semestre 2023 dense en actualité et un numéro 80 tout chaud, il était temps pour Bold Magazine de rassembler sa communauté pour un afterwork à la fraîche, histoire de célébrer ce début d’été. Ambiance conviviale, rencontres mémorables et animation « Oyster & Gin » qui fait mouche : plus de 100 guests avaient répondu à l’appel du 28 juin, sur la terrasse de La Lorraine ! À quand la prochaine… ? Bon, soit, c’est encore à nous de vous le dire !

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Texte Fabien Rodrigues Image Hadrien Friob
AVEC LE SOUTIEN DE POWERED BY COORDINATION PARTENAIRES MÉDIA Programme & informations PARTENAIRES DE SERVICE nuit-des-musees.lu #NDM23 Samedi 17H – 01H 14 OCTOBRE 2023 Luxembourg-Ville

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