ABECEDAIRE BALZACIEN 2 La Comédie humaine est – ll – CFGRH 2021+, e titre donné par Balzac à l’ensemble de son œuvre... Wikipedia content & plots Felix Rian Constantinescu 4 a vi-a 2021+ Totesd, Poclisa, Hd +
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figure dans les Scènes de la vie politique, avec une dédicace à monsieur Guyonnet-Merville, avoué chez qui Balzac avait fait son apprentissage du droit.
Felix a 6 ans, Hateg Children Long Hours Garden, 1988, Pour mes Parents + AveMarie, +++++++++++++++++++++++ ++++++++++++++++
BALZAC, France ‘99+’50 Pocaeste-te, Omule !! 4, Scènes de la vie politique Un épisode sous la Terreur est une nouvelle d’Honoré de Balzac, parue en 1842 dans le Livre des Salons, sous le titre Une messe en 1793. En 1845, le texte prend son titre définitif aux éditions Chlendowski. Dans l’édition Furne de 1846 de La Comédie humaine, elle
Sommaire 1 Résumé 2 Thème 3 Bibliographie 4 Liens externes Résumé À la nuit tombée, le 22 janvier 1793 (lendemain de l'exécution de Louis XVI), à Paris, dans une sombre ruelle (comme on en trouve souvent dans La Comédie humaine : Ferragus, Les Proscrits, L'Envers de l'histoire contemporaine), un homme suit une vieille femme qui se révèle être une religieuse allant chercher des hosties dans une pâtisserie. En dépit du temps froid et de la neige, elle sort de la boutique et transporte une petite boîte jusqu'au taudis qu’elle partage avec une autre sœur et l'abbé de Marolles. Elle doit apporter le tout au prêtre insermenté afin qu'il célèbre la messe. L’inconnu la suit et, une fois qu'elle est entrée, frappe à la
porte du misérable logis. Il remet alors au prêtre un mouchoir taché de sang et marqué de la couronne royale. L'abbé reconnaît (on ne l’apprend qu’à la fin) qu'en réalité l'inconnu est le bourreau Charles-Henri Sanson qui a coupé la tête de Louis XVI. Homme pieux malgré sa fonction, Sanson ne demandait rien d’autre qu’une messe pour l’âme du défunt roi. Thème Comme toujours, Balzac ne s’appuie sur aucun fait divers réel, mais sur ce qui « aurait pu exister », car les Sanson, bourreaux de père en fils, étaient très pieux. Balzac avait rencontré le fils de CharlesHenri Sanson, Henri-NicolasCharles Sanson, et peut-être les récits du fils avaient-ils éclairé l’auteur de La Comédie humaine sur un aspect humain de leur horrible fonction. Bibliographie Gabriel Moyal, « Pour un récit romantique : Vanina Vanini (Stendhal), Un épisode sous la Terreur (Balzac), La Rose rouge (Dumas) », Stendhal,
Balzac, Dumas. Un récit romantique ?, Toulouse, PU du Mirail, 2006, p. 101-115. (en) Gabriel Moyal, « Making the Revolution Private: Balzac’s Les Chouans and Un épisode sous la Terreur », Studies in Romanticism, hiver 1989, no 28, vol. 4, p. 601-622. Bernard Leuilliot, Un épisode sous la Terreur, présentation en ligne [archive]. Liens externes Sur les autres projets Wikimedia : Un épisode sous la Terreur, sur Wikisource [masquer] v·m Article de qualité Honoré de Balzac Article de qualité La Comédie humaine Scènes de la vie privée La Maison du chat-qui-pelote · Le Bal de Sceaux · Mémoires de deux jeunes mariées · La Bourse · Modeste Mignon · Un début dans la vie · Albert Savarus · La Vendetta · Une double famille · La Paix du ménage · Madame Firmiani · Étude de femme · La Fausse Maîtresse · Une fille d'Ève · Le
Message · La Grenadière · La Femme abandonnée · Honorine · Béatrix · Gobseck · La Femme de trente ans · Le Père Goriot · Le Colonel Chabert · La Messe de l'athée · L'Interdiction · Le Contrat de mariage · Autre étude de femme (La Grande Bretèche) Scènes de la vie de province Ursule Mirouët · Eugénie Grandet · Pierrette · Le Curé de Tours · La Rabouilleuse · L'Illustre Gaudissart · La Muse du département · La Vieille Fille · Le Cabinet des Antiques · Illusions perdues · (Les Deux Poètes) · (Un grand homme de province à Paris) · (Ève et David) Scènes de la vie parisienne Ferragus · La Duchesse de Langeais · La Fille aux yeux d'or · César Birotteau · La Maison Nucingen · Splendeurs et misères des courtisanes · Les Secrets de la princesse de Cadignan · Facino Cane · Sarrasine · Pierre Grassou · La Cousine Bette · Le Cousin Pons · Un homme d'affaires · Un prince de la bohème · Gaudissart II · Les Employés ou la Femme supérieure · Les Comédiens sans le savoir · Les
Petits Bourgeois · L'Envers de l'histoire contemporaine Scènes de la vie politique Un épisode sous la Terreur · Une ténébreuse affaire · Le Député d'Arcis · Z. Marcas Scènes de la vie militaire Les Chouans · Une passion dans le désert Scènes de la vie de campagne Les Paysans · Le Médecin de campagne · Le Curé de village · Le Lys dans la vallée Études philosophiques La Peau de chagrin · Jésus-Christ en Flandre · Melmoth réconcilié · Le Chef-d'œuvre inconnu · Gambara · Massimilla Doni · La Recherche de l'absolu · L'Enfant maudit · Adieu · Les Marana · Le Réquisitionnaire · El Verdugo · Un drame au bord de la mer · Maître Cornélius · L'Auberge rouge · Sur Catherine de Médicis · L'Élixir de longue vie · Les Proscrits · Louis Lambert · Séraphîta Études analytiques Physiologie du mariage · Petites misères de la vie conjugale · Pathologie de la vie sociale
Personnages célèbres et récurrentsVautrin · Eugène de Rastignac · Gobseck · Baron de Nucingen · Lucien de Rubempré Autres personnages Père Goriot · Père Grandet · Eugénie Grandet · Mme de Langeais · Mme de Mortsauf · Lady Dudley · Vicomtesse de Beauséant icône décorative Portail de la littérature française icône décorative Portail de la Révolution française Catégories : Nouvelle française parue en 1842Nouvelle de la Comédie humaine[+] Une ténébreuse affaire Une ténébreuse affaire Image illustrative de l’article Une ténébreuse affaire Auteur Honoré de Balzac Pays Drapeau de la France France Genre Étude de mœurs Éditeur Souverain et Lecou Collection Scènes de la vie politique Lieu de parution Paris Date de parution 1841 SérieLa Comédie humaine Chronologie
Précédent Un épisode sous la Terreur Le Député d'Arcis Suivant modifier Consultez la documentation du modèle Une ténébreuse affaire est un roman faisant partie de La Comédie humaine, d’Honoré de Balzac, paru en 1841. Il porte sur un épisode obscur de l'époque napoléonienne, alors que des aristocrates résistent à se ranger aux côtés de l'Empereur et que Fouché veut faire disparaître les traces d'un complot royaliste avorté. Sommaire 1 Historique 2 Résumé 2.1 Michu et la police 2.2 Laurence de Cinq-Cygne 2.3 Le complot royaliste 2.4 La terre de Gondreville 2.5 Le trésor et la grotte de Michu 2.6 L’enlèvement du sénateur 2.7 Le procès 2.8 La rencontre de Laurence et Napoléon 2.9 L’échec de Fouché 2.10 La fin annoncée d'Henri de Marsay 3 Analyse
3.1 Un roman policier 3.2 Un roman politique 3.3 Sources 4 Adaptation à la télévision 5 Notes et références 6 Bibliographie 7 Lien externe Historique Paru en prépublication dans le journal Le Commerce, puis en volume chez Souverain et Lecou en 1843, avec une dédicace : « À Monsieur de Margone, son hôte du château de Saché, reconnaissant. De Balzac. » Le roman prend place en 1846 dans les Scènes de la vie politique de l’édition Furne. Résumé Michu et la police L’action se passe à Arcis-surAube, au moment où le fidèle régisseur de domaine Michu, pourtant réputé jacobin, fait tout pour cacher qu’il préserve les biens de ses anciens maîtres (les Simeuse, guillotinés pendant la Révolution) et de leurs héritiers : les jumeaux de Simeuse, qui ont émigré. Ces jeunes émigrés viennent
justement de rentrer clandestinement en France (sans doute Michu le sait-il), et le régisseur se méfie de tout, de tout le monde, à juste titre. Car Fouché a lancé sur les traces de la famille, chassée de la terre de Gondreville et réfugiée sur le domaine d'Hauteserre, deux de ses limiers : Corentin et un policier de moindre importance, Peyrade. Les deux hommes surgissent au moment où Michu nettoie son fusil. On sent que déjà le destin de l’homme est scellé. Selon la morphopsychologie balzacienne, « son cou très court appelle le couperet ». Laurence de Cinq-Cygne Au château de Saint-Cygne. La jeune fille était encore enfant lorsque la populace est venue tirer les Simeuse de leur domicile, épargnant les jumeaux à cause de leur jeune âge, et aussi Laurence, petite fille terrorisée. La caractéristique de la jeune fille est une totale maîtrise de son apparence. Elle joue de sa beauté et de sa grâce pour donner l’illusion qu’elle n’est
qu’un fragile tanagra. En vérité, elle cache une volonté de fer et une force virile. Elle fait croire à ses tuteurs Hauteserre, qui l’ont recueillie après le drame, qu’elle parcourt la campagne à cheval pour son plaisir, alors que la vérité est tout autre. Elle fait en réalité passer des messages aux Simeuse, épaulés par l’aristocratie étrangère hostile à Napoléon. Les parents Hauteserre ignorent que leurs deux fils ont également rejoint leurs cousins et pensent que les jeunes gens se cachent pour échapper à la conscription napoléonienne.
Gondreville, abandonnée à un de ses affidés du nom de Malin, il envoie sur place les policiers Peyrade et Corentin, « ce jeune muscadin dont la figure ressemble à une carafe de limonade ».
Le complot royaliste Les jumeaux Simeuse et les frères Hauteserre, rentrés en France, financés par les cours étrangères, ont l’intention de rétablir la royauté. De quelle façon vont-ils s’y prendre ? L’explication reste obscure, mais ne gêne pas le déroulement de l’action qui, comme dans tous les romans policiers, se joue des invraisemblances. En outre, Fouché les soupçonnant de vouloir récupérer leur terre de
Cependant, Malin soupçonne (à juste titre) Michu de vouloir récupérer cette terre pour ses anciens maîtres. Il soupçonne aussi (et Corentin est là pour s’en assurer) la famille Hauteserre, Michu, mademoiselle de Cinq-Cygne et l’ensemble des gens rattachés d’une manière ou d’une autre à la terre de Gondreville, de cacher les émigrés. Ce qui est exact.
La terre de Gondreville En réalité, Malin a fait transporter sur la terre de Gondreville des documents compromettants pour lui-même et pour Fouché sur l’autre complot : celui que Fouché a monté pour se débarrasser de Napoléon Bonaparte en faisant porter la responsabilité aux familles Simeuse et Hauteserre.
Le trésor et la grotte de Michu
Sur la route de Troyes. En parcourant la forêt, Michu a découvert les restes d’un ancien monastère sous lesquels se trouve une grotte. C’est là qu’il cache les jeunes gens recherchés et leur fait porter la nourriture nécessaire alternativement par un commis qui joue les niais devant la police, par sa femme qui se fera piéger, ou par l'insaisissable mademoiselle de Cinq-Cygne. Michu a par ailleurs conservé un trésor à l’usage de ses maîtres. Alors qu’on le croit prêt à tout pour s’enrichir dans le village, il a au contraire caché des sacs d’or au pied d’arbres spécifiquement marqués. Ce trésor sera fort utile à la famille. Malheureusement, c’est le jour du carnaval au pays, ce même jour où Malin est enlevé, que la famille choisit de déterrer le trésor. Leur alibi sera difficile à établir. Mais mademoiselle de Cinq-Cygne traite Corentin avec une telle arrogance que le « mirliflore » perd un peu de sa superbe.
L’enlèvement du sénateur Des hommes masqués de même taille que les Simeuse et les Hauteserre enlèvent Malin, brûlent les documents compromettants et font disparaître l’homme que l’on retrouvera dans la grotte même où s'étaient autrefois cachés les Simeuse. Corentin, qui avait fini par éventer la supercherie de Michu, se venge en accusant ce dernier de l'enlèvement. Pour le condamner, il fait passer à Marthe, la femme de Michu, un billet où l’écriture de ce dernier est imitée et qui lui demande d’apporter des provisions au prisonnier, dans le but de la tromper et de la faire accuser. Marthe est arrêtée. Le procès Il a lieu au tribunal de Troyes. Conseillés par leur parent, le sage marquis de Chargebœuf qui les accueille chez lui, aidés d’avocats talentueux (Bordin) soutenus par monsieur de Grandville, impartial substitut du procureur qui ne se laisse pas convaincre par un jury « acheté », les familles Simeuse, Hauteserre, mademoiselle de
Cinq-Cygne et Michu ont bon espoir. Mais le piège de Corentin a fonctionné à merveille et Marthe est prise au moment où elle apporte un pain au prisonnier de la grotte. Rien ne pourra sauver Michu de l’échafaud bien que mademoiselle de Cinq-Cygne abandonne son arrogance pour obtenir auprès de Napoléon la grâce de ce fidèle régisseur . La rencontre de Laurence et Napoléon Mademoiselle de Saint-Cygne et Napoléon. Selon Alain : « Napoléon est peut-être le vrai héros d'Une ténébreuse affaire. Il y est gigantesque et réel1. » Lorsque Laurence de Saint-Cygne va le trouver sur le champ de bataille à la veille de la bataille d'Iéna, elle demande la grâce de Michu, des Simeuse, des Hauteserre : « Voici, dit-il avec son éloquence à lui qui changeait les lâches en braves, voici trois cent mille hommes, ils sont innocents, eux aussi ! Eh bien, demain, trente mille hommes seront morts, morts pour leur pays2 ! » Balzac a
longtemps admiré Napoléon pour l'énergie qui émanait de son système politique3. L’échec de Fouché Dès l’annonce de la victoire de Napoléon à Marengo, Fouché sait qu’il a perdu l’occasion de prendre le pouvoir. Le récit des détails de son complot et des trahisons dont il est menacé se fait maintenant dans le salon parisien de la princesse de Cadignan. Les années ont passé. C’est Henri de Marsay qui raconte les agissements du « brelan de prêtres » : Talleyrand, Fouché et Sieyès. En véritable politicien, il livre tous les détails et permet au lecteur de comprendre Marengo et le 18 Brumaire. La fin annoncée d'Henri de Marsay Cependant Marsay tousse, il semble en mauvaise santé, et Balzac nous annonce brièvement et sans plus d’explication que : « Cela se passe peu avant sa mort. » Maladie mystérieuse, mort inexpliquée, cette fin convient parfaitement à ce mystérieux membre des Treize.
Analyse Un roman policier À la fois roman policier, roman d'espionnage, pétri de complots, de rebondissements, de trahisons, l’œuvre ramène aux Chouans avec une touche beaucoup plus fine, plus habile, moins guerrière. L’art de la tactique, celui du billard à trois bandes, y sont développés avec une particulière maestria. Dans sa préface au roman, le philosophe Alain4 se montre très enthousiaste : « Ce roman, un des plus grands de Balzac, suit naturellement les romans de la guerre civile. On y retrouve Corentin et la police5. Les couches sociales y sont soulevées de façon à faire apparaître la Révolution, l’empire de Napoléon, et la Restauration, tels que pouvait les voir un simple citoyen de cette époque. Cette analyse politique est supérieure à tout ce qu’on peut citer dans la littérature. » Et il ajoute — point de vue que ne partageront pas les amateurs d’action rapide — :
« Et parce que l’analyse sociale, disons même sociologique, est faite en même temps que le récit et par le récit même, il n’est pas facile de tout remarquer et de prendre le temps de connaître ce roman, un des plus difficiles à lire4. » Un roman politique Les assises de Troyes. En fait, il s’agit bien d’un roman politique, le seul véritable de l’auteur, qui y laisse ses opinions en retrait et fait s’exprimer successivement les royalistes fanatiques qui conspirent contre Bonaparte (la famille de Simeuse, Laurence de Cinq-Cygne), les royalistes modérés, prêts à composer avec le nouveau régime (la famille d’Hauteserre, le vieux marquis de Chargebœuf qui conseille à Laurence de « faire des concessions ») et les anciens Jacobins (Michu et sa femme Marthe, fille d’un procureur montagnard qui ordonna l’exécution des Simeuse et dont le souvenir fait horreur à Marthe). S'y retrouve
également Corentin, dandy policier à l’esprit tortueux, prêt à changer de camp alors que le ministre de la police Fouché conspire contre Napoléon Bonaparte à la veille de la bataille de Marengo, et peu avant le sacre impérial du Premier Consul. En réalité, si Balzac semble presque neutre et détaché de toute passion royaliste, c’est parce qu’il plane sur tout son roman une sorte d’admiration diffuse pour Napoléon, un sentiment qui imprègne presque toute La Comédie humaine. Napoléon a un destin, il est donc forcément un « personnage balzacien ». Ce que finit par reconnaître Laurence de Cinq-Cygne elle-même lorsqu’elle aperçoit, fascinée, le Premier Consul sur le champ de bataille d'Iéna. Finalement, Fouché, qui ourdit un complot pour faire assassiner Bonaparte, se voit obligé de renoncer à son plan quand le futur empereur, que l'on croyait perdu, revient vainqueur de Marengo.
Sources Pour écrire son roman, Balzac s'est inspiré d'une affaire célèbre qui s'est déroulée en 1800 : l'enlèvement du sénateur Clément de Ris sous l’Empire (incarné dans le roman par Malin)6, en liaison avec un complot contre Napoléon. Le fait divers ne prend toutefois qu’une faible place dans le récit. Cependant, le complot réel met aussi en cause Fouché : l'affaire s'est conclue par un procès truqué et la condamnation à mort de trois innocents. Le destin des deux jumeaux Simeuse peut avoir été inspiré par les frères Faucher, aussi appelés les jumeaux de La Réole, fusillés sur décision d'un conseil de guerre le 27 septembre 1815, à Bordeaux.7 Adaptation à la télévision 1975 : Une ténébreuse affaire, téléfilm français d'Alain Boudet, avec Robert Bazil, Stéphane Bouy, Thérèse Liotard, Nita Klein et Germaine Delbat. Notes et références
Introduction à « Une ténébreuse affaire », Le Livre de poche, p. 12, op. cit. Une ténébreuse affaire, p. 395. « Et Napoléon Bonaparte ? C'est peut-être Une ténébreuse affaire qui nous éclaire le mieux sur ce que pense Balzac de l'empereur. Attitude ambiguë, dominée par une immense admiration, mais marquée aussi de réserves […] il est bien l'homme qui dirige les évènements à son gré. Et l'admiration de Balzac pour l'homme est totale. » Préface de René Guise à l'édition Folio d'Une ténébreuse affaire. Extraite de L’Œuvre de Balzac, parue au Club français du livre, reprise dans Le Livre de poche classique en 1963. Déjà actifs dans Les Chouans. Dictionnaire des œuvres Laffont-Bompiani, t. vi, p. 366. L'Oeuvre de Balzac (postface Henri Evans), t. 11, Club français du livre, 1962, Notes LII Bibliographie Sur les autres projets Wikimedia : Une ténébreuse affaire, sur Wikisource
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v·m Article de qualité Honoré de Balzac Article de qualité La Comédie humaine Scènes de la vie privée La Maison du chat-qui-pelote · Le Bal de Sceaux · Mémoires de deux jeunes mariées · La Bourse · Modeste Mignon · Un début dans la vie · Albert Savarus · La Vendetta · Une double famille · La Paix du ménage · Madame Firmiani · Étude de femme · La Fausse Maîtresse · Une fille d'Ève · Le Message · La Grenadière · La Femme abandonnée · Honorine · Béatrix · Gobseck · La Femme de trente ans · Le Père Goriot · Le Colonel Chabert · La Messe de l'athée · L'Interdiction · Le Contrat de mariage · Autre étude de femme (La Grande Bretèche) Scènes de la vie de province Ursule Mirouët · Eugénie Grandet · Pierrette · Le Curé de Tours · La Rabouilleuse · L'Illustre Gaudissart · La Muse du département · La Vieille Fille · Le Cabinet des Antiques · Illusions perdues · (Les Deux Poètes) · (Un grand
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Massimilla Doni · La Recherche de l'absolu · L'Enfant maudit · Adieu · Les Marana · Le Réquisitionnaire · El Verdugo · Un drame au bord de la mer · Maître Cornélius · L'Auberge rouge · Sur Catherine de Médicis · L'Élixir de longue vie · Les Proscrits · Louis Lambert · Séraphîta Études analytiques Physiologie du mariage · Petites misères de la vie conjugale · Pathologie de la vie sociale Personnages célèbres et récurrentsVautrin · Eugène de Rastignac · Gobseck · Baron de Nucingen · Lucien de Rubempré Autres personnages Père Goriot · Père Grandet · Eugénie Grandet · Mme de Langeais · Mme de Mortsauf · Lady Dudley · Vicomtesse de Beauséant icône décorative Portail de la littérature française icône décorative Portail de la monarchie de Juillet icône décorative Portail des années 1840 Catégories : Roman français paru en 1841Roman de la
Comédie humaineRoman d'Honoré de Balzac adapté à la télévisionRoman d'espionnage françaisŒuvre littéraire se déroulant en France1841 en littérature d'espionnage[+] Le Député d’Arcis est un roman inachevé d’Honoré de Balzac, paru à titre posthume en 1854. Sommaire 1 Historique 2 Thème 3 Notes et références 4 Bibliographie Historique Commencé en 1839 et abandonné, repris par l’auteur en 1842 et 1843, puis en 1847, il entre dans les Scènes de la vie politique de La Comédie humaine. Il ne sera finalement publié en volume qu’après la mort de l’auteur, en 1854, grâce au concours dévoué de Charles Rabou, qui le terminera comme d’autres romans laissés inachevés par Balzac. La première partie du roman paraît en 1847 dans L’Union
monarchique sous le titre : L'Élection. Le roman intégral complété par Charles Rabou, selon les indications de Balzac et d’Ewelina Hańska, est publié en 1852 dans Le Constitutionnel en trois parties qui rassemblent : L'Élection, Le Comte de Sallenauve et La Famille Beauvisage où la collaboration de Charles Rabou n'est pas mentionnée1. Les trois parties du Député d’Arcis ne parurent pas ensemble. La première est éditée chez Potter en 1854 avec la mention « Terminé par Charles Rabou1 », Le Comte de Sallenauve et La Famille Beauvisage paraissent l’année suivante (1855) et plus tard chez Michel Lévy dans les Œuvres complètes d’Honoré de Balzac avec la mention « Terminé par Charles Rabou » (1864)1. Thème L’action se situe dans le même cadre que celui d’Une ténébreuse affaire dont on retrouve les personnages sous les traits de leurs descendants : Giguet, Goulard, Michu, Violette, les Cinq-Cygne,
Simeuse, Chargebœuf, Gondreville (dont l’enlèvement avait donné lieu à un procès et qui a maintenant quatre-vingts ans). Les luttes de pouvoir sont tout aussi féroces dans cette petite ville de province où deux partis s’affrontent, chacun des deux étant prêt à tout pour obtenir « son » statut de député. Cet ouvrage s’inscrit bien dans la continuité de La Comédie humaine, puisqu’on y retrouve Eugène de Rastignac, lui-même député élu pour la deuxième fois, Maxime de Trailles, le baron de Nucingen, la marquise d’Espard et tout un cercle parisien qui a grand intérêt à régler l’affaire à son avantage. Le nouvel élu devant abandonner son siège à Maxime de Trailles, le roman devait s’achever sur le triomphe du dandy et son mariage avec Cécile Beauvisage. Notes et références Collection Charles de Spoelberch de Lovenjoul, A.272, folio 21, cité par André Maurois, Prométhée ou la vie de Balzac. p. 606. Bibliographie
Christiane Thil, « Le Député d’Arcis », L’Année balzacienne, 1984, no 4, p. 145160. Sur les autres projets Wikimedia : Le Député d'Arcis, sur Wikisource [masquer] v·m Article de qualité Honoré de Balzac Article de qualité La Comédie humaine Scènes de la vie privée La Maison du chat-qui-pelote · Le Bal de Sceaux · Mémoires de deux jeunes mariées · La Bourse · Modeste Mignon · Un début dans la vie · Albert Savarus · La Vendetta · Une double famille · La Paix du ménage · Madame Firmiani · Étude de femme · La Fausse Maîtresse · Une fille d'Ève · Le Message · La Grenadière · La Femme abandonnée · Honorine · Béatrix · Gobseck · La Femme de trente ans · Le Père Goriot · Le Colonel Chabert · La Messe de l'athée · L'Interdiction · Le Contrat de mariage · Autre étude de femme (La Grande Bretèche)
Scènes de la vie de province Ursule Mirouët · Eugénie Grandet · Pierrette · Le Curé de Tours · La Rabouilleuse · L'Illustre Gaudissart · La Muse du département · La Vieille Fille · Le Cabinet des Antiques · Illusions perdues · (Les Deux Poètes) · (Un grand homme de province à Paris) · (Ève et David) Scènes de la vie parisienne Ferragus · La Duchesse de Langeais · La Fille aux yeux d'or · César Birotteau · La Maison Nucingen · Splendeurs et misères des courtisanes · Les Secrets de la princesse de Cadignan · Facino Cane · Sarrasine · Pierre Grassou · La Cousine Bette · Le Cousin Pons · Un homme d'affaires · Un prince de la bohème · Gaudissart II · Les Employés ou la Femme supérieure · Les Comédiens sans le savoir · Les Petits Bourgeois · L'Envers de l'histoire contemporaine Scènes de la vie politique Un épisode sous la Terreur · Une ténébreuse affaire · Le Député d'Arcis · Z. Marcas Scènes de la vie militaire Les Chouans · Une passion dans le désert
Scènes de la vie de campagne Les Paysans · Le Médecin de campagne · Le Curé de village · Le Lys dans la vallée Études philosophiques La Peau de chagrin · Jésus-Christ en Flandre · Melmoth réconcilié · Le Chef-d'œuvre inconnu · Gambara · Massimilla Doni · La Recherche de l'absolu · L'Enfant maudit · Adieu · Les Marana · Le Réquisitionnaire · El Verdugo · Un drame au bord de la mer · Maître Cornélius · L'Auberge rouge · Sur Catherine de Médicis · L'Élixir de longue vie · Les Proscrits · Louis Lambert · Séraphîta Études analytiques Physiologie du mariage · Petites misères de la vie conjugale · Pathologie de la vie sociale Personnages célèbres et récurrentsVautrin · Eugène de Rastignac · Gobseck · Baron de Nucingen · Lucien de Rubempré Autres personnages Père Goriot · Père Grandet · Eugénie Grandet · Mme de Langeais · Mme de Mortsauf ·
Lady Dudley · Vicomtesse de Beauséant icône décorative Portail de la littérature française Catégories : Roman français paru en 1854Roman de la Comédie humaineŒuvre littéraire se déroulant en FranceRoman inachevéPolitique dans la littérature[+] Z. Marcas est une courte nouvelle d’Honoré de Balzac, parue en 1840. Publiée en feuilleton dans la Revue parisienne en 1840, puis reprise en volume, sous le titre La Mort d’un ambitieux, en octobre 1841 aux éditions Dessessart, la nouvelle figure sous son premier titre en 1846 dans les Scènes de la vie politique de l’édition Furne de La Comédie humaine. Sommaire 1 Résumé 2 Analyse 3 Notes et références 4 Bibliographie 5 Liens externes Résumé
L’histoire est racontée par Charles Rabourdin, fils de Xavier Rabourdin, l’employé des Employés ou la Femme supérieure, voisin de Marcas dans un immeuble lamentable au moment de ses études. Charles a fait de son mieux pour alléger la misère de Marcas, lui fournissant notamment du linge qu’il tient d’une de ses conquêtes. Il a une vision très sombre de l’état social et politique de la France, vision qui s’accorde en tout point avec le destin malheureux de Marcas. Zéphirin Marcas, natif de Vitré, d’origine modeste et d’intelligence remarquable, met toute son énergie à passer son doctorat en droit, puis à s’essayer au journalisme avant de tenter sa chance en politique. Logé dans une mansarde, vêtu de haillons, ses jeunes voisins d’immeuble le surnomment « les ruines de Palmyre ». Dans cette société du temps de Louis-Philippe, la misère est un obstacle insurmontable. Après s’être épuisé en travaux
d’écriture pour gagner son pain, après avoir cherché l’appui d’un ancien ministre, que Zéphirin a aidé et qui lui fait miroiter monts et merveilles, Marcas est rejeté dès qu’on n’a plus besoin de lui. Il tombe dans la déchéance la plus horrible et meurt. Son corps est jeté dans la fosse commune du cimetière du Montparnasse. Analyse « Cette romantique histoire, Balzac la conte dans un style violent, coloré de la manière la plus sombre, de telle sorte que son éloquence confine à la poésie. L’œuvre présente un intérêt particulier en ce sens qu’elle amorce le jugement que le grand romancier portera sur la société contemporaine, considérant avec un pessimisme absolu la nouvelle société politique née de la révolution de Juillet1. » Pessimisme qui devient encore plus noir et plus violent dans Les Paysans où l’auteur de La Comédie humaine semble désespérer de l’humanité en général, exception faite de
quelques « grands hommes », souvent incorruptibles, désintéressés, mais forcément pauvres et rejetés par les autres : le père Niseron, ancien jacobin et l’abbé Brossette, totalement dévoué à ses ouailles qui le méprisent. Le « Z » accolé au nom du héros aurait déjà quelque chose de fatal2 : « Ne voyez-vous pas dans la construction du Z une allure contrariée ? ne figure-telle pas le zigzag aléatoire et fantasque d’une vie tourmentée ? Quel vent a soufflé sur cette lettre qui, dans chaque langue où elle est admise, commande à peine à cinquante mots3? » Ainsi que le fait observer Roland Barthes, à propos de Sarrasine, « Z est la lettre de la mutilation4 ». Notes et références Z. Marcas dans le Dictionnaire des œuvres Laffont-Bompiani, t. VI, p. 774. *Anne-Marie Meininger et Pierre Citron, Index des personnages fictifs de « La Comédie humaine », Paris, Bibliothèque de la Pléiade,
1981, t. xii, p. 1424 et t. viii, p. 828. Z. Marcas, p. 410. S/Z, Paris, Seuil, 1970, p. 113. Bibliographie Sur les autres projets Wikimedia : Z. Marcas, sur Wikisource Owen Heathcote, « Nécessité et gratuité de la violence chez Balzac : Z. Marcas », L'Année balzacienne, juillet 1999, no 20, vol. 1, p. 153-168. Franc Schuerewegen, « Redondances et résistances : le lisible balzacien sous le régime de Juillet », Revue romane, 1983, no 18, vol. 2, p. 285-291. Liens externes [masquer] v·m Article de qualité Honoré de Balzac Article de qualité La Comédie humaine Scènes de la vie privée La Maison du chat-qui-pelote · Le Bal de Sceaux · Mémoires de deux jeunes mariées · La Bourse · Modeste Mignon · Un début dans la vie · Albert Savarus · La Vendetta · Une double famille · La Paix du ménage · Madame Firmiani ·
Étude de femme · La Fausse Maîtresse · Une fille d'Ève · Le Message · La Grenadière · La Femme abandonnée · Honorine · Béatrix · Gobseck · La Femme de trente ans · Le Père Goriot · Le Colonel Chabert · La Messe de l'athée · L'Interdiction · Le Contrat de mariage · Autre étude de femme (La Grande Bretèche) Scènes de la vie de province Ursule Mirouët · Eugénie Grandet · Pierrette · Le Curé de Tours · La Rabouilleuse · L'Illustre Gaudissart · La Muse du département · La Vieille Fille · Le Cabinet des Antiques · Illusions perdues · (Les Deux Poètes) · (Un grand homme de province à Paris) · (Ève et David) Scènes de la vie parisienne Ferragus · La Duchesse de Langeais · La Fille aux yeux d'or · César Birotteau · La Maison Nucingen · Splendeurs et misères des courtisanes · Les Secrets de la princesse de Cadignan · Facino Cane · Sarrasine · Pierre Grassou · La Cousine Bette · Le Cousin Pons · Un homme d'affaires · Un prince de la bohème · Gaudissart II · Les Employés
ou la Femme supérieure · Les Comédiens sans le savoir · Les Petits Bourgeois · L'Envers de l'histoire contemporaine Scènes de la vie politique Un épisode sous la Terreur · Une ténébreuse affaire · Le Député d'Arcis · Z. Marcas Scènes de la vie militaire Les Chouans · Une passion dans le désert Scènes de la vie de campagne Les Paysans · Le Médecin de campagne · Le Curé de village · Le Lys dans la vallée Études philosophiques La Peau de chagrin · Jésus-Christ en Flandre · Melmoth réconcilié · Le Chef-d'œuvre inconnu · Gambara · Massimilla Doni · La Recherche de l'absolu · L'Enfant maudit · Adieu · Les Marana · Le Réquisitionnaire · El Verdugo · Un drame au bord de la mer · Maître Cornélius · L'Auberge rouge · Sur Catherine de Médicis · L'Élixir de longue vie · Les Proscrits · Louis Lambert · Séraphîta Études analytiques Physiologie du mariage · Petites misères de la vie
conjugale · Pathologie de la vie sociale Personnages célèbres et récurrentsVautrin · Eugène de Rastignac · Gobseck · Baron de Nucingen · Lucien de Rubempré Autres personnages Père Goriot · Père Grandet · Eugénie Grandet · Mme de Langeais · Mme de Mortsauf · Lady Dudley · Vicomtesse de Beauséant icône décorative Portail de la littérature française Catégories : Nouvelle de la Comédie humaineNouvelle française parue en 1840Œuvre littéraire se déroulant en FranceŒuvre littéraire se déroulant au XIXe siècle[+] 5, Scènes de la vie militaire Les Chouans est un roman d’Honoré de Balzac publié en 1829 chez Urbain Canel. Commencé à l’automne 1828 et presque terminé à Fougères, dans la maison du général Gilbert de Pommereul, qui fut l’hôte de Balzac et demeura toujours son ami, le roman eut d’abord pour titre Le Gars,
puis Les Chouans ou la Bretagne il y a trente ans, avant de devenir provisoirement Le Dernier Chouan. La première édition en 1829 chez Urbain portait finalement le titre Le Dernier Chouan ou la Bretagne en 1800, une référence au Dernier des Mohicans de James Fenimore Cooper, paru trois ans avant 1. En 1834, aux éditions Vimont, le titre changea encore pour Les Chouans ou la Bretagne en 1799. Dans l’édition Furne de 1845, Les Chouans paraît dans le tome xiii de La Comédie humaine dans la section Scènes de la vie militaire. Bien que grand admirateur de Walter Scott, qu'il a pastiché sous des pseudonymes divers dans ses œuvres de jeunesse, Balzac considère ses premiers écrits comme des « cochonneries », terme qu'il emploie dans une lettre à sa sœur Laure Surville2 et qu'il maintiendra jusqu'à la parution de La Peau de chagrin.
Les Chouans marque un tournant décisif dans l'œuvre de Balzac, et pourtant, l'auteur en fera l'autocritique dans la préface de la première édition du roman. Il évoque la lassitude du public « aujourd'hui rassasié de l'Espagne, de l'Orient, des supplices, des pirates et de l'histoire de France walterscottée3 ». Balzac va jusqu'à qualifier ce premier ouvrage d'« une de ses premières croûtes4 ». Sommaire 1 Résumé 2 Balzac et l’écriture des Chouans 3 Classement et clichés : le genre du roman 4 Notes et références 5 Adaptations 5.1 À l’écran 6 Annexes 6.1 Bibliographie 6.2 Liens externes Résumé Marie de Verneuil fait la connaissance du marquis de Montauran et de madame du Gua.
En 1799, sous le Consulat, des paysans bretons s’arment pour le retour du roi et contre la troupe républicaine du commandant Hulot. Une aristocrate, Marie de Verneuil, est envoyée par Joseph Fouché pour séduire et capturer leur chef, le marquis de Montauran, dit « le Gars ». Elle doit être aidée par un policier habile, ambitieux et peu scrupuleux, Corentin. Cependant, elle tombe amoureuse de sa cible. Contre Corentin et contre les chouans qui la détestent, elle fera son possible pour épouser le marquis. Trompée par Corentin qui lui fait croire que le marquis aime sa mortelle rivale, madame du Gua, elle ordonne au commandant Hulot de détruire les rebelles. Découvrant trop tard la tromperie, elle se sacrifie pour essayer, sans succès, de sauver Montauran qu'elle a épousé quelques heures plus tôt. Elle meurt à son côté, au matin suivant leur nuit de noces. Balzac et l’écriture des Chouans
En 1829, Balzac déclare que la chouannerie baigne dans une atmosphère où deux convictions « se permettent tout, comme autrefois les catholiques et les protestants » : c’est une guerre civile de partisans qui ne va pas sans crimes et sans pillages. Le roman peint donc l’impossibilité du compromis entre chouans et révolutionnaires. Il a été conçu beaucoup plus comme la peinture d’une ambiance que comme un roman historique. L’auteur dit que le romancier qui fait œuvre d’historien ne doit pas faire « de l’histoire un charnier, une gazette, un état civil de la Nation ». Au contraire, il doit restituer l’esprit d’une époque ou d’un événement. Cependant, Balzac a consulté des ouvrages historiques : La Guerre des Vendéens et des Chouans, de Jean-Julien Savary, Histoire de la révolution française, d’Adolphe Thiers, ce qui prouve qu’il se documente de façon savante.
Il se rend même en septembre 1828 à Fougères où il habitera chez le général Gilbert de Pommereul pour effectuer des recherches sur place. Dans le roman, les scènes les plus barbares mettent toujours en scène les chouans, ce qui permet de penser que Balzac était plus proche des jacobins (républicains) que des chouans5. Cette violence est, pour l’auteur, une forme de fanatisme religieux, la férocité des chouans s’appuyant sur une grande crédulité6. Leurs excès prennent alors une dimension épique et tragique, que Balzac met en scène à travers sa peinture du clergé en la personne de l’abbé Gudin, qui galvanise les troupes. Le personnage trouble de Jean Chouan lui inspire deux personnages contradictoires : Pille-Miche, qui est guillotiné en 1809 dans le dernier roman de La Comédie humaine, L'Envers de l'histoire contemporaine, et Marche-àTerre qui s'enrichit dans le commerce en 1816.
Classement et clichés : le genre du roman À la fois drame, tragédie, histoire d'amour, roman politique, roman historique, Les Chouans défie les classements, selon de nombreux critiques. Parmi ceux-là, Maurice Ménard s'interroge sur les étiquettes que l'on a pu apposer à ce roman « historique7 » : « L'œuvre défie les classements. Dernier des romans de jeunesse ou premier vrai Balzac ? Roman d'aventures ? Roman poétique ? Roman historique à la Walter Scott ou à la Lukacs8 ? Roman politique peut-être ? Mais de quelle politique ? Encore libéral, conforme aux opinions prédominantes de Balzac avant 1830 ? Ou bien anti-libéral, marqué par le tournant de 1832 ? Roman de l'idéologie centralisatrice, méprisant pour l'ethnie bretonne, ce ramassis de “sauvages”, ou roman fasciné par la “barbarie” et donnant la parole, poignante, sans espoir, à ce peuple muet ? Et, dès lors, quelle conciliation pour
l'histoire d'amour et le récit de guerre ? […]. » La critique de la seconde moitié du xxe siècle a fait une relecture drastique des Chouans, qui avait été jugé, selon André Vanoncini, à la lumière des romans à la mode de l'époque9. « Les Chouans ont été fraîchement accueillis par la critique. Malgré quelques avis favorables sur la vérité des caractères et l'originalité des descriptions, la majorité des recenseurs reprochent à Balzac une intrigue embrouillée et un style luxuriant. Un tel jugement s'explique dans la mesure où il envisage Les Chouans comme une illustration peu convaincante du roman historique à la Walter Scott. » Comparaison reprise inlassablement et sans nuance jusqu'à ce qu'un Gaëtan Picon ou un Julien Gracq10 viennent apporter un angle d'étude différant sensiblement des clichés habituels à cette « algèbre romanesque originale où poésie et combinatoire […] se renforcent l'une l'autre11 ».
On peut également lire Les Chouans comme un roman d'espionnage moderne où l'espionne Marie tombe amoureuse de sa cible comme cela se produit dans les romans de Ian Fleming à notre époque. Comme dans tout roman de Balzac, situation et personnages peuvent être transposés, transportés quelque deux cents ans plus tard sans perdre de leur vérité. Notes et références Le Scanff Yvon, « Quinze jours dans le désert. Tocqueville et la « wilderness » [archive] », Études , 2006/2 (Tome 404), p. 223-233. 2 avril 1822, Correspondance, t. I, p. 158. La Pléiade, Gallimard, 1981, en 12 tomes, t. X, p. 54. Lettre au baron Gérard, Correspondance, t. II, p. 515. Lorsqu’en 1828 (sous la Restauration) Balzac écrit son livre, il est un libéral favorable aux bleus. Lorsqu’en 1845 (sous la monarchie de Juillet) il le corrige, il est un défenseur du trône et de l’autel. Roger Pierrot, « Notice » in Honoré de Balzac, Les Chouans,
Gallimard, 1972, coll. « Folio classique », p. 483. « S’ils n’étaient pas si brutes, ils ne se battraient pas contre leurs intérêts. » Gallimard, coll. « Folio classique », p. 280. Introduction au livre Les Chouans, p. 7 et 8, et passim, de p. 9 à 49, Flammarion GF, 1988. Georg Lukács est l’auteur de l'essai Le Roman historique. Il voit en Walter Scott le fondateur du roman historique « de forme classique ». Et il voit en l’auteur des Chouans celui qui a le mieux compris la leçon de Scott. Lukács est également l’auteur de Balzac et le réalisme français, Maspero, 1967. [http://www.parisfrance.org/MUSEES/balzac/fur ne/notices/chouans.htm [archive] Balzac, La Comédie humaine, notice pour Les Chouans. Les Eaux étroites, cité par Maurice Ménard, introduction au livre Les Chouans, p. 7 et 8, et passim, p. 9 à 49, Flammarion GF, 1988. Ibid. Adaptations À l’écran
Article détaillé : Films basés sur l'œuvre d'Honoré de Balzac. Annexes Bibliographie Mort de Marie et du marquis de Montauran. Renée Arlettaz, « Balzac, la duchesse d’Abrantès, et les romans chouans de La Comédie humaine », L'Année balzacienne, 1975, p. 81-88. (en) Donald Aynesworth, « The Making and the Unmaking of History in Les Chouans », Romanic Review, janvier 1985, no 76, vol. 1, p. 36-54. (en) Ian Bauscom, « The Disasters of War: On Inimical Life », Polygraph, 2006, no 18, p. 166-190. (en) David F. Bell, « Communication: Euphoria, Dysphoria », SubStance, 1997, no 26, vol. 2 (83), p. 81-95. Suzanne Bérard, « À propos des Chouans », Revue d’histoire littéraire de la France, 1956, no 56, p. 485-505. Anne Camart-Nouvet, « Amour, masque et secret dans Les Chouans », L’Année balzacienne, 1987, no 8, p. 2140.
(it) Luigi Derla, « Les Chouans: Forma narrativa e personaggi », Studi Francesi, 1976, no 59, p. 231-247. (en) Gilbert M. Fess, « The Documentary Background of Balzac’s Les Chouans », Modern Language Notes, décembre 1954, no 69, vol. 8, p. 601-605. (en) Andrea Goulet, Optiques: The Science of the Eye and the Birth of Modern French Fiction, Philadelphia, U of Pennsylvania P, 2006. (en) D. R. Haggis, « Scott, Balzac, and the Historical Novel as Social and Political Analysis: Waverley and Les Chouans », Modern Language Review, 1973, no 68, p. 51-68. (en) James F. Hamilton, « The Novelist as Historian: A Contrast between Balzac’s Les Chouans and Hugo’s Quatrevingt-treize », French Review, avril 1976, no 49, vol. 5, p. 661-668. (en) F. W. J. Hemmings, « Balzac’s Les Chouans and Stendhal’s De l’amour », Balzac and the Nineteenth Century: Studies in French Literature Presented to
Herbert J. Hunt, Leicester, Leicester U.P., 1972, p. 99-110. Roland Le Huenen, « Le dialogue balzacien : émergence d’une pratique », Balzac. Une poétique du roman, SaintDenis, PU de Vincennes, 1996, p. 213-222. Liens externes Sur les autres projets Wikimedia : Les Chouans, sur Wikimedia Commons Les Chouans, sur Wikisource Les Chouans, sur Wikiquote Résumé, et note analytique [archive] sur le site de la Maison de Balzac. Notices d'autorité : Bibliothèque nationale de France (données) [masquer] v·m Article de qualité Honoré de Balzac Article de qualité La Comédie humaine Scènes de la vie privée La Maison du chat-qui-pelote · Le Bal de Sceaux · Mémoires de deux jeunes mariées · La Bourse · Modeste Mignon · Un début dans la vie · Albert Savarus · La Vendetta · Une
double famille · La Paix du ménage · Madame Firmiani · Étude de femme · La Fausse Maîtresse · Une fille d'Ève · Le Message · La Grenadière · La Femme abandonnée · Honorine · Béatrix · Gobseck · La Femme de trente ans · Le Père Goriot · Le Colonel Chabert · La Messe de l'athée · L'Interdiction · Le Contrat de mariage · Autre étude de femme (La Grande Bretèche) Scènes de la vie de province Ursule Mirouët · Eugénie Grandet · Pierrette · Le Curé de Tours · La Rabouilleuse · L'Illustre Gaudissart · La Muse du département · La Vieille Fille · Le Cabinet des Antiques · Illusions perdues · (Les Deux Poètes) · (Un grand homme de province à Paris) · (Ève et David) Scènes de la vie parisienne Ferragus · La Duchesse de Langeais · La Fille aux yeux d'or · César Birotteau · La Maison Nucingen · Splendeurs et misères des courtisanes · Les Secrets de la princesse de Cadignan · Facino Cane · Sarrasine · Pierre Grassou · La Cousine Bette · Le Cousin Pons · Un homme d'affaires · Un
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Petites misères de la vie conjugale · Pathologie de la vie sociale Personnages célèbres et récurrentsVautrin · Eugène de Rastignac · Gobseck · Baron de Nucingen · Lucien de Rubempré Autres personnages Père Goriot · Père Grandet · Eugénie Grandet · Mme de Langeais · Mme de Mortsauf · Lady Dudley · Vicomtesse de Beauséant icône décorative Portail de la littérature française icône décorative Portail de la France au xixe siècle icône décorative Portail des années 1820 Catégories : Roman historique se déroulant sous la Révolution françaiseRoman de la Comédie humaineRoman français paru en 1829Œuvre littéraire se déroulant en Bretagne[+] Une passion dans le désert est une nouvelle d’Honoré de Balzac publiée en 1830 dans La Revue de Paris. Historique Balzac publie une première version de cette nouvelle en 1830 dans La Revue de Paris.
La version définitive ne paraît qu'en 1837 aux éditions Delloye et Lecou, au tome XVI des Études philosophiques. Elle sera ensuite placée dans les Scènes de la vie militaire de La Comédie humaine. La bataille des Pyramides sert de point de départ à la nouvelle, dont la suite se déroule pendant l'expédition de Haute-Égypte. « [... ] épisode d'une épopée qu'on pourrait intituler : Les Français en Égypte […] Lors de l'expédition entreprise dans la Haute-Égypte par le général Desaix, un soldat provençal, étant tombé au pouvoir des Maugrabins, fut emmené par ces Arabes dans les déserts situés au-delà des cataractes du Nil. [...] en ce moment, Bonaparte parcourait l'Égypte1. » Résumé Dans le récit cadre, le narrateur raconte à sa compagne, après avoir assisté à un spectacle dans une ménagerie, une histoire qu'il a reçue d'un ancien soldat français de la campagne
d'Égypte. Le soldat égaré dans le désert trouve refuge dans une grotte et réussit à apprivoiser une panthère dont il est en quelque sorte amoureux. Il l'appelle « Mignonne », en mémoire d'une ancienne maîtresse à lui, et projette quantité de qualités féminines sur la bête dont il garde un souvenir ému. Mais un geste brusque lui donne l'impression que la bête va le dévorer et il la poignarde. Il s'aperçoit trop tard qu'il s'agissait d'une marque d'affection de la part de l'animal. Notes et références Honoré de Balzac, Une passion dans le désert, t. VIII : La Comédie humaine, Éditions Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 1977 (ISBN 207-010866-X). 2. Scott Sprenger, Summary and Analysis of "Une Passion dans le désert", originally published in Masterplots II: Short Story, Pasadena, Salem Press, 1996, 3819-21. [archive] Sur les autres projets Wikimedia :
Une passion dans le désert, sur Wikisource [masquer] v·m Article de qualité Honoré de Balzac Article de qualité La Comédie humaine Scènes de la vie privée La Maison du chat-qui-pelote · Le Bal de Sceaux · Mémoires de deux jeunes mariées · La Bourse · Modeste Mignon · Un début dans la vie · Albert Savarus · La Vendetta · Une double famille · La Paix du ménage · Madame Firmiani · Étude de femme · La Fausse Maîtresse · Une fille d'Ève · Le Message · La Grenadière · La Femme abandonnée · Honorine · Béatrix · Gobseck · La Femme de trente ans · Le Père Goriot · Le Colonel Chabert · La Messe de l'athée · L'Interdiction · Le Contrat de mariage · Autre étude de femme (La Grande Bretèche) Scènes de la vie de province Ursule Mirouët · Eugénie Grandet · Pierrette · Le Curé de Tours · La Rabouilleuse · L'Illustre Gaudissart · La Muse du département · La Vieille Fille · Le Cabinet des
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6, Scènes de la vie de campagne Les Paysans est un roman inachevé écrit en 1844 par Honoré de Balzac. Il est publié à titre posthume en 1855 par sa veuve Évelyne de Balzac, qui a arrangé la fin du texte existant afin de lui donner l'apparence d'un récit achevé. Sommaire 1 Résumé 1.1 Le cadre 1.2 Principaux personnages 2 Thème 3 Bibliographie 4 Références 5 Liens externes Résumé Un ancien général, fils d'un ébéniste parisien mais rendu célèbre par ses exploits à la bataille d'Essling et fait comte de Montcornet par Napoléon, a acquis en Bourgogne le château des Aigues et les terres qui l'entourent, près de la petite sous-préfecture (imaginaire) de La Ville-aux-Fayes. Entiché d'ancienne aristocratie (il a épousé une Troisville et rêve d'être reçu pair de France), le comte voudrait, pour complaire
à sa femme, renouer avec les fastes d'avant la Révolution en régnant sur un grand domaine prospère et bien géré, en comptant pour cela sur son autorité de militaire.
la Bourgogne », et spécifie que le paysage est dominé par les premières hauteurs du Morvan : ces indications correspondent précisément à la ville d'Avallon.
L'intrus va voir se liguer sourdement contre lui toute la société campagnarde, depuis les notables ruraux encore plus rapaces que les bourgeois des grandes villes, jusqu'aux plus misérables tenanciers, qui ne cessent de le voler sans vergogne. De cette épreuve de force, le comte de Montcornet sortira brisé. Le garde Michaud, son seul vrai fidèle, est assassiné. Le meurtrier est protégé par la loi du silence. Le comte lui-même est menacé de mort. Il vend les Aigues. Le domaine sera morcelé, le château démoli.
Principaux personnages Le général comte de Montcornet, fils d'artisan mais héros militaire anobli par Napoléon. La comtesse de Montcornet son épouse, née de Troisville. Émile Blondet, amant de la comtesse. Gaubertin, ex-régisseur congédié par le comte, mais devenu maire de La Ville-auxFayes. Sibilet, le nouveau régisseur qui complote contre son maître. Lupin, notaire. Rigou, usurier rural. Soudry, ex-gendarme. Thème Tel qu'il nous est parvenu, ce gros roman ne représente guère que l'introduction (le tiers, une petite moitié au mieux) de l'ouvrage que Balzac avait en tête. Dans sa dédicace à P. S. B. Gavault, son avoué, l'auteur affirme avoir « pendant huit ans, cent fois quitté, cent fois
Le cadre Le nom « La Ville-aux-Fayes » évoque celui de la bourgade de Villers-la-Faye, en Côte-d'Or. Toutefois, Balzac présente La Ville-aux-Fayes comme une sous-préfecture située « à cinquante lieues de Paris environ, au commencement de
repris ce livre, le plus considérable de ceux que j'ai résolu d'écrire » et en explicite l'idée centrale : dans la paysannerie (« ce Robespierre à une tête et à vingt millions de bras »), la Révolution a réveillé des forces qui finiront par dévorer ceux qui en avaient été les initiateurs et les premiers bénéficiaires, les bourgeois. Dans ce livre, le portrait que Balzac trace des paysans est d'une remarquable noirceur : des êtres brutaux et alcooliques, sans morale, presque totalement déchristianisés, mais calculateurs et vindicatifs. Le contraste est net avec Le Médecin de campagne (1833), où Balzac les dépeignait comme frustes et ignorants mais perfectibles. Cette position pessimiste, révélatrice du tournant conservateur « trône et autel » de Balzac vers la fin de sa carrière, entre en collision avec la tendance alors dominante de la littérature romantique à idéaliser le monde rural, notamment avec les premiers
romans campagnards de George Sand (néanmoins amie de Balzac), dans le sillage du rousseauisme. À la fin des Paysans, Émile Blondet, contemplant la déchéance du château des Aigues et de son parc transformé en misérable hameau agricole, s'exclame : « Voilà le progrès ! C'est une page du Contrat social de JeanJacques ! » L'historien populiste Jules Michelet s'est scandalisé de cette présentation. Il apparaît cependant que Balzac était assez bien renseigné sur les conflits sociaux dans les régions rurales de l'Yonne où se déroule le roman : ce département semble avoir été, sous la monarchie de Juillet, le cadre d'une « guérilla » entre paysans et grands propriétaires, marquée par de nombreux incendies criminels et assassinats de gardes forestiers1. Bibliographie Henri Bachelin, « Les Paysans, critique du texte de Balzac », Mercure de France, 15 mars 1924, no 618, p. 642-671.
Pierre Barbéris, « Notes sur une édition récente des Paysans », Revue d’histoire littéraire de la France, 1965, no 65, p. 494502. Thierry Bodin, « Généalogie de la médiocratie dans Les Paysans », L'Année balzacienne, 1978, nos 91-101. Thierry Bodin, « L’Accueil aux Paysans : de l’anathème à la gloire », L’Année balzacienne, 1977, nos 241-266. Thierry Bodin, « L’Arcadie n’est pas en Bourgogne ou Balzac, Les Paysans et Paul Louis, vigneron », StendhalBalzac. Réalisme et cinéma, Grenoble, PU de Grenoble, 1978, p. 67-82. Thierry Bodin, « Le Neveu de Rameau et Les Paysans », L’Année balzacienne, 1968, nos 414-422. Denise Brahimi, « Paysage et politique dans deux romans, Les Paysans de Balzac et Le Conservateur de Nadine Gordimer », Compar(a)ison: An International Journal of Comparative Literature, 1998, no 2, p. 93-107. Nicole Célestin, « Balzac et la chronique tourangelle : Tours, Mère, Le Lys et Les Paysans »,
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[masquer] v·m Article de qualité Honoré de Balzac Article de qualité La Comédie humaine Scènes de la vie privée La Maison du chat-qui-pelote · Le Bal de Sceaux · Mémoires de deux jeunes mariées · La Bourse · Modeste Mignon · Un début dans la vie · Albert Savarus · La Vendetta · Une double famille · La Paix du ménage · Madame Firmiani · Étude de femme · La Fausse Maîtresse · Une fille d'Ève · Le Message · La Grenadière · La Femme abandonnée · Honorine · Béatrix · Gobseck · La Femme de trente ans · Le Père Goriot · Le Colonel Chabert · La Messe de l'athée · L'Interdiction · Le Contrat de mariage · Autre étude de femme (La Grande Bretèche) Scènes de la vie de province Ursule Mirouët · Eugénie Grandet · Pierrette · Le Curé de Tours · La Rabouilleuse · L'Illustre Gaudissart · La Muse du département · La Vieille Fille · Le Cabinet des Antiques · Illusions perdues · (Les Deux Poètes) · (Un grand
homme de province à Paris) · (Ève et David) Scènes de la vie parisienne Ferragus · La Duchesse de Langeais · La Fille aux yeux d'or · César Birotteau · La Maison Nucingen · Splendeurs et misères des courtisanes · Les Secrets de la princesse de Cadignan · Facino Cane · Sarrasine · Pierre Grassou · La Cousine Bette · Le Cousin Pons · Un homme d'affaires · Un prince de la bohème · Gaudissart II · Les Employés ou la Femme supérieure · Les Comédiens sans le savoir · Les Petits Bourgeois · L'Envers de l'histoire contemporaine Scènes de la vie politique Un épisode sous la Terreur · Une ténébreuse affaire · Le Député d'Arcis · Z. Marcas Scènes de la vie militaire Les Chouans · Une passion dans le désert Scènes de la vie de campagne Les Paysans · Le Médecin de campagne · Le Curé de village · Le Lys dans la vallée Études philosophiques La Peau de chagrin · Jésus-Christ en Flandre · Melmoth réconcilié · Le Chef-d'œuvre inconnu · Gambara ·
Massimilla Doni · La Recherche de l'absolu · L'Enfant maudit · Adieu · Les Marana · Le Réquisitionnaire · El Verdugo · Un drame au bord de la mer · Maître Cornélius · L'Auberge rouge · Sur Catherine de Médicis · L'Élixir de longue vie · Les Proscrits · Louis Lambert · Séraphîta Études analytiques Physiologie du mariage · Petites misères de la vie conjugale · Pathologie de la vie sociale Personnages célèbres et récurrentsVautrin · Eugène de Rastignac · Gobseck · Baron de Nucingen · Lucien de Rubempré Autres personnages Père Goriot · Père Grandet · Eugénie Grandet · Mme de Langeais · Mme de Mortsauf · Lady Dudley · Vicomtesse de Beauséant icône décorative Portail de la littérature française Catégories : Roman français paru en 1855Roman de la Comédie humaineŒuvre littéraire se déroulant en FranceRoman sur la paysannerieŒuvre littéraire se
déroulant au XIXe siècleRoman inachevé[+] Le Médecin de campagne est un roman d'Honoré de Balzac paru en 1833. Il fait partie des Scènes de la vie de campagne de La Comédie humaine. Sommaire 1 Résumé 2 Thèmes 2.1 Les batailles napoléoniennes 2.2 Conceptions sociopolitiques 3 Personnages 4 Historique de l'édition 5 Notes et références 6 Bibliographie 7 Liens externes Résumé En 1829, le commandant Genestas arrive dans un village du Dauphiné où il rencontre le docteur Benassis, qui, en dix ans, a transformé un bourg misérable et arriéré en petite ville prospère. Les deux hommes ont chacun un secret qui ne sera livré qu'à la fin du récit.
Genestas s'installe chez le docteur Benassis, pour dix francs par jour, sous le prétexte de faire soigner d'anciennes blessures militaires. Les deux hommes se lient d'amitié et le commandant accompagne le médecin dans sa tournée de visites. Il découvre alors comment Benassis, devenu maire du village, y a apporté la prospérité en appliquant des théories novatrices. Par de grands travaux hydrauliques, il a transformé une terre aride en terre cultivable où l'on a pu planter blé et arbres fruitiers. Il a aussi fait démolir des habitations insalubres pour en construire de nouvelles, mieux éclairées. Il a créé une petite industrie de vannerie et de scierie, fait construire une voie qui relie le village à la route de Grenoble. Un boulanger, un maréchal-ferrant et beaucoup d'artisans sont venus se joindre à la population, qui, cinq ans plus tard, connaît une forme de « luxe », avec l'installation de commerces (tannerie, boucherie), ainsi que de structures municipales : mairie, école. Finalement, les deux nouveaux amis se font le
récit de leur vie : le commandant Genestas a un fils adoptif malade, Adrien, qu'il veut confier au docteur Benassis. Le médecin accepte et réussit à guérir l'enfant. De son côté, Benassis confie son secret au commandant : l'énorme tâche qu'il a accomplie pour le village était une manière d'expiation, pour lui qui refuse le suicide ou le monastère. Après la mort d'une jeune fille qu'il a séduite dans sa jeunesse, et celle du fils qu'il a eu d'elle, il a décidé de mettre sa vie au service des autres. Thèmes Dans cette Scène de la vie de campagne, Balzac touche à plusieurs thèmes. Sur un mode mineur, il évoque les amours malheureuses de ses deux personnages principaux, le docteur Benassis et Genestas. Mais, chez eux, ces déceptions amoureuses ont eu pour effet de développer leur sens du dévouement, l'un au développement de toute une communauté, l'autre au soin de l'enfant qu'une femme qu'il aimait a eu d'un autre homme.
Le thème de la souffrance d'un enfant revient à plusieurs reprises, comme une réalité intolérable : « Hé ! bien, s’il m’est impossible de voir un enfant sans penser à l’ange que j’ai perdu, jugez de mes douleurs en couchant un enfant condamné à mourir ? Je ne sais pas voir froidement un enfant1. » Les batailles napoléoniennes La figure déjà légendaire de Napoléon revient à plusieurs reprises dans le roman. Au chapitre II, Benassis présente au capitaine Genestas un homme appelé Gondrin qui fut un des pontonniers de la Bérézina, réussissant à établir sur les eaux glacées de cette rivière le pont qui permit le passage de la Grande Armée au retour de la désastreuse campagne de Russie2. Le troisième chapitre, qui s'intitule « Le Napoléon du peuple », présente le récit de l'épopée napoléonienne, fait à la veillée, dans une grange, par un ex-fantassin de Napoléon, Goguelat. Balzac effleure ici un projet dont il avait tracé le plan
et commencé la rédaction sous le titre : Les Batailles napoléoniennes. L'ouvrage comme tel ne verra jamais le jour, mais les récits de ces batailles, les références aux généraux, maréchaux, grognards et fantassins seront dispersés dans toute La Comédie humaine, à tel point que Napoléon y est le personnage le plus souvent cité, tantôt en rapport avec les personnages fictifs du romancier, tantôt dans l'histoire réelle3. Ce texte a été publié une première fois en juin 1833 dans L’Europe littéraire, avant d'être intégré dans Le Médecin de campagne, publié en septembre de la même année. Il sera repris en 1841 en un volume, sous le titre Histoire de l’Empereur racontée dans une grange par un vieux soldat et recueillie par M. de Balzac. Balzac a voulu raconter cette grande aventure napoléonienne sur le mode oral et familier, qui contraste avec le style élevé caractéristique de l'épopée : « À travers le récit drolatique et plein d’une verve picaresque
que fait un vieux grognard de la Grande Armée, lors d’une veillée campagnarde en Dauphiné, l’auteur distille une ironie mordante, sous les dehors d’une épopée burlesque au style enjoué4. » Napoléon apparaît encore vers la fin du livre, lorsque Genestas évoque le moment où des fidèles de l'Empereur envisageaient de se faire sauter avec un navire anglais pour permettre le départ de leur héros vers l'Amérique5. Conceptions sociopolitiques Le protagoniste a redonné vie et prospérité à un village situé près de Grenoble grâce à un vaste programme d'ingénierie sociale et d'organisation économique, en favorisant le développement du commerce et de l'industrie. Tout en étant un modèle de dévouement et d'abnégation au service de sa commune, le docteur énonce des points de vue très conservateurs sur le pouvoir politique et la religion. Conformément à l'opinion dominante de son époque, il est contre le suffrage universel («
Le droit d’élection ne doit être exercé que par les hommes qui possèdent la fortune, le pouvoir ou l’intelligence6 »), lequel ne sera instauré qu'en 1848, et seulement pour les hommes. Il fait l'apologie du système patriarcal : « Là, les mœurs sont patriarcales : l’autorité du père est illimitée, sa parole est souveraine ; il mange seul assis au haut bout de la table, sa femme et ses enfants le servent, ceux qui l’entourent ne lui parlent point sans employer certaines formules respectueuses, devant lui chacun se tient debout et découvert. Élevés ainsi, les hommes ont l’instinct de leur grandeur7. » La religion est présentée comme le ciment social par excellence : « Autrefois je considérais la religion catholique comme un amas de préjugés et de superstitions habilement exploités desquels une civilisation intelligente devait faire justice ; ici, j’en ai reconnu la nécessité politique et l’utilité morale ; ici, j’en ai compris la puissance par la
valeur même du mot qui l’exprime. Religion veut dire LIEN, et certes le culte, ou autrement dit la religion exprimée, constitue la seule force qui puisse relier les Espèces sociales et leur donner une forme durable7. » Le message évangélique est aussi la force qui motive les nombreux exemples de dévouement qu'offre ce roman. Dès l'ouverture, en effet, le capitaine Genestas rencontre une femme qui s'occupe de quatre orphelins pour une somme dérisoire : « Les soldats, mieux que les autres hommes, savent apprécier ce qu’il y a de magnifique dans le sublime en sabots, dans l’Évangile en haillons. Ailleurs se trouve le Livre, le texte historié, brodé, découpé, couvert en moire, en tabis, en satin ; mais là certes était l’esprit du Livre. Il eût été impossible de ne pas croire à quelque religieuse intention du ciel, en voyant cette femme qui s’était faite mère comme JésusChrist s’est fait homme, qui glanait, souffrait, s’endettait
pour des enfants abandonnés, et se trompait dans ses calculs, sans vouloir reconnaître qu’elle se ruinait à être mère8. » La critique est divisée sur le sens à donner aux positions de l'auteur. Balzac y affiche des positions tellement conservatrices que cet ouvrage a été qualifié de « propagande électorale9 ». On y a vu l'émanation d'une sorte de libéralisme tel qu'on l'entend au xxe siècle10. La situation est toutefois complexe. En effet, Benassis condamne les classes oisives : « La vie des oisifs est la seule qui coûte cher, peut-être même est-ce un vol social que de consommer sans rien produire11. » Il réserve une partie de son argent pour créer « un fonds de réserve qui doit permettre un jour à la Commune de payer plusieurs bourses à des enfants qui donneraient de l’espérance pour les arts ou pour les sciences11 ». Il en consacre une autre partie pour fonder un hospice pour les vieillards11. Tout en reconnaissant l'existence des pauvres, et la nécessité de cette classe pour la
prospérité d'un pays, il insiste sur la nécessité de la justice sociale : « Une seule iniquité se multiplie par le nombre de ceux qui se sentent frappés en elle. Ce levain fermente. Ce n’est rien encore. Il en résulte un plus grand mal. Ces injustices entretiennent chez le peuple une sourde haine envers les supériorités sociales. Le bourgeois devient et reste l’ennemi du pauvre, qui le met hors la loi, le trompe et le vole. Pour le pauvre, le vol n’est plus ni un délit, ni un crime, mais une vengeance. Si, quand il s’agit de rendre justice aux petits, un administrateur les maltraite et filoute leurs droits acquis, comment pouvons-nous exiger de malheureux sans pain résignation à leurs peines et respect aux propriétés12 ? » Les opinions de Balzac ont évolué et cet ouvrage représente sans doute le moment où elles penchaient le plus vers le conservatisme. Il a rédigé Le Médecin de campagne entre octobre 1832 et juillet 1833, soit à une période
de sa vie où il espérait se faire admettre dans les milieux aristocratiques. Au moment où il en commençait la rédaction, il était amoureux de la duchesse de Castries et était intéressé par une carrière politique, affichant des opinions monarchistes et catholiques dans le journal légitimiste Le Rénovateur. Ce virage conservateur lui avait valu une mise en garde de la part de son amie Zulma Carraud, une ardente républicaine : « Vous vous jetez dans la politique, m’a-t-on dit. Oh ! Prenez garde, prenez bien garde ! Mon amitié s’effraye […] ne salissez pas votre juste célébrité de pareille solidarité […]. Cher, bien cher, respectezvous […]13. » En outre, au début de l'année 1833, il entame une correspondance amoureuse avec Évelyne Hanska, une admiratrice polonaise mariée à un noble résidant en Ukraine14 : signe de l'importance que cet événement a dans sa vie et de la bonne impression qu'il veut faire à celle qu'il nomme « l'étrangère », Balzac donne son
prénom à la jeune fille dont le docteur Benassis est tombé éperdument amoureux15. Personnages Benassis et Genestas sont tous deux présentés comme des personnages remarquables en tout point. Comme le dira plus tard Balzac dans l'avantpropos à La Comédie humaine, « ne résolvent-ils pas le difficile problème littéraire qui consiste à rendre intéressant un personnage vertueux16 ? » À leurs côtés se détache la figure de la Fosseuse, jeune fille de 22 ans à la sensibilité trop vive, « une plante dépaysée, mais une plante humaine, incessamment dévorée par des pensées tristes ou profondes qui se multiplient les unes par les autres17 ». Un critique de la fin du xixe siècle l'a décrite comme une sorte de « petite sainte Thérèse du Dauphiné », atteinte d'une « troublante mélancolie » confinant à ce que les médecins de l'époque appelaient « l'hystérie18 ». Le roman peint aussi d'autres femmes : la première épouse de
Benassis, qui mourut abandonnée, ainsi que la femme dont il devint réellement amoureux, Évelina, mais avec qui le mariage est impossible en raison de ses écarts de conduite passés. Il en reçoit sur la fin de sa vie une lettre lui annonçant probablement le veuvage. Balzac peint aussi Judith, jeune Juive polonaise de 17 ans, dont le capitaine Genestas tombe éperdument amoureux, mais qui épouse à la place son camarade de régiment, qui meurt peu après : elle en a un enfant, Adrien, qu'elle confie au capitaine avant de mourir. Le jeune Adrien, retiré du collège parce qu'on le croyait « poitrinaire » et atteint d'une maladie mortelle, correspond à un épisode de la propre vie de Balzac. Son éducation évoque les préceptes de Jean-Jacques Rousseau dans L'Émile : « Ainsi, pour lui apprendre l’anglais, l’allemand, l’italien et l’espagnol, je mis successivement autour de lui des gens de ces divers pays, chargés de lui faire contracter, dès son enfance, la
prononciation de leur langue19. » Butifer, le contrebandier, représente la classe des hommes sauvagement épris de leur indépendance et réfractaires aux normes sociales, tout comme l'est Vautrin dans d'autres récits. Il accepte toutefois la tutelle de Benassis et réussira à rendre la santé au jeune Adrien en l'entraînant dans ses courses en montagne. Il sera finalement incorporé dans l'armée par Genestas. Vigneau, le fabricant de tuiles, incarne la réussite en affaires, tout comme Taboureau, l'usurier, avec lequel Benassis n'est toutefois pas des plus amicaux20. Au cours d'un dîner offert par Benassis, d'autres personnages entrent en scène : Dufau, le juge de paix ; Tonnelet, le notaire ; M. Gravier, l'adjoint au maire ; M. Cambon, le marchand de bois et M. Janvier, le curé de la paroisse.
Aucun des personnages de ce roman ne réapparaîtra dans La Comédie humaine. Historique de l'édition Dans l’édition initiale, le roman était divisé en 36 chapitres21. En avançant dans l’écriture de son grand œuvre, Balzac réduit la fragmentation en chapitres. Dans l’édition définitive publiée en 1845, le roman ne compte plus que cinq chapitres. Notes et références Sur les autres projets Wikimedia : Le Médecin de campagne, sur Wikisource Le Médecin de campagne, p. 483. Le Médecin de campagne, p. 371-374. Anne-Marie Meininger et Pierre Citron, « Index des personnes réelles », Honoré de Balzac. « La Comédie humaine », Bibliothèque de la Pléiade, 1981, t. XII (ISBN 2070108775), p. 1773 à 1782. Le site Littérature audio [archive] offre une version orale de ce récit, dite par un
comédien de talent (durée : 44 min). Le Médecin de campagne, p. 498-500. Le Médecin de campagne, p. 423. Le Médecin de campagne, p. 363. Le Médecin de campagne, p. 314. François Ost, dans Dissaux 2012, p. 372. André Wurmser, La Comédie inhumaine. Le Médecin de campagne, p. 378-379. Le Médecin de campagne, p. 375. 3 mai 1832, Pierrot 1969, t. I, p. 710-711. Maurois 1965, p. 226. Le Médecin de campagne, p. 471. Avant-Propos à La Comédie humaine, p. 29. Le Médecin de campagne, p. 392. Barrière 1890, p. 317. Le Médecin de campagne, p. 464. Le Médecin de campagne, p. 354-356. Voir la première édition [archive] (en 2 volumes) de 1833, parue à Paris, conservée
à la Réserve des livres rares à la BnF. Bibliographie Honoré de Balzac (5 vol.), Correspondance intégrale : réunie et annotée par Roger Pierrot, Paris, Garnier, 19601969. Roger Pierrot, Honoré de Balzac, Paris, Fayard, 1994 (réimpr. 1999), 582 p. (ISBN 2213-59228-4). Marcel Barrière, L'Œuvre de H. de Balzac. Étude littéraire et philosophique sur « La Comédie humaine », Paris, Calmann-Lévy, 1890 (lire en ligne [archive]). Nicolas Dissaux (dir.), Balzac, romancier du droit, Paris, LexisNexis, 2012, 382 p. (ISBN 978-2-7110-1735-5). André Maurois, Prométhée ou la vie de Balzac, Paris, Hachette, 1965. Liens externes Enregistrement audio de l’œuvre complète [archive]. Enregistrement audio du récit de l'épopée napoléonienne [archive]. Notices d'autorité : Bibliothèque nationale de France (données) [masquer]
v·m Article de qualité Honoré de Balzac Article de qualité La Comédie humaine Scènes de la vie privée La Maison du chat-qui-pelote · Le Bal de Sceaux · Mémoires de deux jeunes mariées · La Bourse · Modeste Mignon · Un début dans la vie · Albert Savarus · La Vendetta · Une double famille · La Paix du ménage · Madame Firmiani · Étude de femme · La Fausse Maîtresse · Une fille d'Ève · Le Message · La Grenadière · La Femme abandonnée · Honorine · Béatrix · Gobseck · La Femme de trente ans · Le Père Goriot · Le Colonel Chabert · La Messe de l'athée · L'Interdiction · Le Contrat de mariage · Autre étude de femme (La Grande Bretèche) Scènes de la vie de province Ursule Mirouët · Eugénie Grandet · Pierrette · Le Curé de Tours · La Rabouilleuse · L'Illustre Gaudissart · La Muse du département · La Vieille Fille · Le Cabinet des Antiques · Illusions perdues · (Les Deux Poètes) · (Un grand
homme de province à Paris) · (Ève et David) Scènes de la vie parisienne Ferragus · La Duchesse de Langeais · La Fille aux yeux d'or · César Birotteau · La Maison Nucingen · Splendeurs et misères des courtisanes · Les Secrets de la princesse de Cadignan · Facino Cane · Sarrasine · Pierre Grassou · La Cousine Bette · Le Cousin Pons · Un homme d'affaires · Un prince de la bohème · Gaudissart II · Les Employés ou la Femme supérieure · Les Comédiens sans le savoir · Les Petits Bourgeois · L'Envers de l'histoire contemporaine Scènes de la vie politique Un épisode sous la Terreur · Une ténébreuse affaire · Le Député d'Arcis · Z. Marcas Scènes de la vie militaire Les Chouans · Une passion dans le désert Scènes de la vie de campagne Les Paysans · Le Médecin de campagne · Le Curé de village · Le Lys dans la vallée Études philosophiques La Peau de chagrin · Jésus-Christ en Flandre · Melmoth réconcilié · Le Chef-d'œuvre inconnu · Gambara ·
Massimilla Doni · La Recherche de l'absolu · L'Enfant maudit · Adieu · Les Marana · Le Réquisitionnaire · El Verdugo · Un drame au bord de la mer · Maître Cornélius · L'Auberge rouge · Sur Catherine de Médicis · L'Élixir de longue vie · Les Proscrits · Louis Lambert · Séraphîta Études analytiques Physiologie du mariage · Petites misères de la vie conjugale · Pathologie de la vie sociale Personnages célèbres et récurrentsVautrin · Eugène de Rastignac · Gobseck · Baron de Nucingen · Lucien de Rubempré Autres personnages Père Goriot · Père Grandet · Eugénie Grandet · Mme de Langeais · Mme de Mortsauf · Lady Dudley · Vicomtesse de Beauséant icône décorative Portail de la littérature française icône décorative Portail des années 1830 icône décorative Portail de la monarchie de Juillet Catégories : Roman de la Comédie humaineRoman français paru en 1833Œuvre
littéraire se déroulant en Auvergne-Rhône-Alpes[+] Le Curé de village est un roman d’Honoré de Balzac paru en 1841.
dot, Véronique Graslin épouse un riche banquier de Limoges, qui la néglige au profit de ses affaires. Sa beauté particulière attire autour d'elle des éléments de la bonne société de la ville, notamment le procureur-général.
Sommaire 1 Historique 2 Résumé 3 Thème 4 Adaptations à la télévision 5 Notes et références 6 Voir aussi 6.1 Bibliographie 6.2 Liens externes Historique Le roman est d’abord publié en feuilleton dans La Presse en 1839. Après cette parution en feuilleton, le texte est fréquemment remanié avant d'être édité en volume en 1841. La version définitive est datée « Paris, janvier 1837-mars 18451 ». L'œuvre fait partie des Scènes de la vie de campagne de La Comédie humaine.
À Limoges, un crime émeut la population : un vieil avare nommé Pingret a été volé et assassiné. Le coupable est arrêté, un ouvrier porcelainier du nom de Tascheron, originaire du village voisin de Montégnac. Il nie d'abord farouchement, mais sous l'exhortation du curé de Montégnac, monsieur Bonnet, il finit par avouer le meurtre et se résigne à être condamné à mort et exécuté en acceptant les secours de la religion. Pour échapper au déshonneur, la famille du criminel émigre aux États-Unis, où elle fondera la prospère commune de Tascheronville en Ohio.
Résumé Fille unique de ferrailleurs forains auvergnats qui sont parvenus à force d'économie à lui accumuler une importante
À la mort de son mari, Véronique se retire à Montégnac et consacre désormais sa vie aux autres, forme active d’une retraite
monacale. Elle fait entreprendre notamment des travaux d’irrigation pour féconder les terrains arides de la commune. C'est la bienfaitrice du village, on la considère comme une sainte. En fait, elle expie une terrible faute qu'elle ne révélera qu'au moment de mourir. Thème Le roman est d’abord conçu comme une intrigue policière : un meurtre mystérieux est commis, une enquête et un procès s'ensuivent. L’attitude de Véronique Graslin, la principale protagoniste, ne trouve d'explication qu'à la fin du récit. On comprend alors aussi que Tascheron a préféré mourir plutôt que de compromettre l'honneur de Véronique. Sont présents dans ce roman des thèmes déjà développés par Balzac dans Le Médecin de campagne : l’amélioration des conditions de vie des paysans et la rédemption par le don de soi. L'ouvrage fait l'apologie de la religion catholique et exalte les institutions conservatrices
(droit d'aînesse, pouvoir monarchique), tout en proposant des politiques actives de mise en valeur des sols et de l'industrie. Adaptations à la télévision Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ? 1969 : Le Curé de village (du roman d'Honoré de Balzac), téléfilm d'Edmond Tyborowski. Notes et références Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ? Le Curé de village, p. 728. Voir aussi Sur les autres projets Wikimedia : Le Curé de village, sur Wikisource Bibliographie Pierre Barbéris, « Notes sur Le Curé de village : deux sources lointaines », L'Année balzacienne, Paris, Garnier Frères, 1965, p. 175-178 David F. Bell, « Writing, Movement/Space, Democracy: On Jacques Rancière’s
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Notices d'autorité : Fichier d’autorité international virtuelBibliothèque nationale de France (données)Système universitaire de documentationBibliothèque du CongrèsGemeinsame NormdateiBibliothèque nationale d’IsraëlWorldCat Le Curé de village [archive] par Alain Vaillant sur la notice de la Maison de Balzac. [masquer] v·m Article de qualité Honoré de Balzac Article de qualité La Comédie humaine Scènes de la vie privée La Maison du chat-qui-pelote · Le Bal de Sceaux · Mémoires de deux jeunes mariées · La Bourse · Modeste Mignon · Un début dans la vie · Albert Savarus · La Vendetta · Une double famille · La Paix du ménage · Madame Firmiani · Étude de femme · La Fausse Maîtresse · Une fille d'Ève · Le Message · La Grenadière · La Femme abandonnée · Honorine · Béatrix · Gobseck · La Femme de trente ans · Le Père Goriot · Le Colonel Chabert ·
La Messe de l'athée · L'Interdiction · Le Contrat de mariage · Autre étude de femme (La Grande Bretèche) Scènes de la vie de province Ursule Mirouët · Eugénie Grandet · Pierrette · Le Curé de Tours · La Rabouilleuse · L'Illustre Gaudissart · La Muse du département · La Vieille Fille · Le Cabinet des Antiques · Illusions perdues · (Les Deux Poètes) · (Un grand homme de province à Paris) · (Ève et David) Scènes de la vie parisienne Ferragus · La Duchesse de Langeais · La Fille aux yeux d'or · César Birotteau · La Maison Nucingen · Splendeurs et misères des courtisanes · Les Secrets de la princesse de Cadignan · Facino Cane · Sarrasine · Pierre Grassou · La Cousine Bette · Le Cousin Pons · Un homme d'affaires · Un prince de la bohème · Gaudissart II · Les Employés ou la Femme supérieure · Les Comédiens sans le savoir · Les Petits Bourgeois · L'Envers de l'histoire contemporaine Scènes de la vie politique Un épisode sous la Terreur · Une
ténébreuse affaire · Le Député d'Arcis · Z. Marcas Scènes de la vie militaire Les Chouans · Une passion dans le désert Scènes de la vie de campagne Les Paysans · Le Médecin de campagne · Le Curé de village · Le Lys dans la vallée Études philosophiques La Peau de chagrin · Jésus-Christ en Flandre · Melmoth réconcilié · Le Chef-d'œuvre inconnu · Gambara · Massimilla Doni · La Recherche de l'absolu · L'Enfant maudit · Adieu · Les Marana · Le Réquisitionnaire · El Verdugo · Un drame au bord de la mer · Maître Cornélius · L'Auberge rouge · Sur Catherine de Médicis · L'Élixir de longue vie · Les Proscrits · Louis Lambert · Séraphîta Études analytiques Physiologie du mariage · Petites misères de la vie conjugale · Pathologie de la vie sociale Personnages célèbres et récurrentsVautrin · Eugène de Rastignac · Gobseck · Baron de Nucingen · Lucien de Rubempré
Autres personnages Père Goriot · Père Grandet · Eugénie Grandet · Mme de Langeais · Mme de Mortsauf · Lady Dudley · Vicomtesse de Beauséant icône décorative Portail de la littérature française Catégories : Roman français paru en 1841Roman de la Comédie humaineRomanfeuilletonŒuvre littéraire se déroulant dans la HauteVienne[+]
novembre à décembre 1835 dans la Revue de Paris. Puis, en raison d’un différend avec l’éditeur François Buloz, la publication fut interrompue. Le livre, dans sa version complète, paraît en 1836 chez Werdet. Une édition bibliophilique de 1.250 exemplaires, chez Paul Hartmann en 1947, est enrichie d'illustrations de Berthold Mahn.
Le Lys dans la vallée est un des romans des Études de mœurs d’Honoré de Balzac paru en volume en 1836, s’insérant, dans l'édition Furne de 1844, dans le deuxième livre Scènes de la vie de campagne de sa grande fresque intitulée La Comédie humaine.
Sommaire 1 Genèse du roman 2 Résumé 3 Genèse 4 Personnages 4.1 Thème 5 Notes et références 6 Bibliographie 7 Références cinématographiques 8 Liens externes Genèse du roman L’écriture du Lys dans la vallée s’est échelonnée sur plusieurs années. Dans une première ébauche, qui remonte à 18231 et que l’auteur abandonnera momentanément, Blanche de Mortsauf (surnommée Henriette par Félix de
Évoquant principalement le château de Saché et ses alentours, en Indre-et-Loire, dont Balzac s’inspire fortement, ce roman, écrit en partie à Issoudun et à Vienne (Autriche), a été publié pour les deux premières parties (Les Deux Enfances et Les Premières Amours) de
Vandenesse) apparaît sous les traits de Mina, femme dévouée à la souffrance. C’est ce portrait-là qu’il a développé et enrichi après avoir lu Volupté de Sainte-Beuve, ce qui excita la hargne contre lui de ce dernier, conscient que son roman n'était pas sans défauts. Balzac en dit d'ailleurs : « Ce roman est mauvais et je vais le réécrire. » Le Lys dans la vallée se présente comme une réplique de Volupté, en mieux2. Balzac ne se priva pas d’attaques (parfois injustes, comme le fait observer André Maurois) contre le roman de Sainte-Beuve car, même imparfait et reconnu ennuyeux par de nombreux lecteurs actuels, Volupté fournit le cœur du Lys dans la vallée, roman d’initiation sentimentale qui devint un mythe littéraire que d’autres écrivains se sont approprié, comme Gustave Flaubert avec L'Éducation sentimentale, Marcel Proust avec Un amour de Swann ou André Gide avec La Porte étroite.
Article connexe : Liste alphabétique des personnages d'Honoré de Balzac. Résumé Le Lys dans la vallée est l’histoire de l’amour intense et platonique entre Félix de Vandenesse, cadet d’une famille aristocratique, et la comtesse Henriette de Mortsauf, vertueuse épouse du comte de Mortsauf, homme sombre et violent. Félix de Vandenesse (à l’instar de Balzac) raconte son enfance malheureuse où il se sentit malaimé, voire haï, et sa rencontre avec une « céleste créature » qui devient pour lui une mère de substitution et une amante inaccessible, beaucoup plus pure et intraitable que l'était madame de Berny, l’inspiratrice et amante d’Honoré de Balzac, pour lequel elle éprouvait un amour quasi maternel. Pieuse parfois à l'excès, elle a pour confesseur l'excellent abbé François Birotteau auquel on reproche son « manque de force apostolique3 ». Après plusieurs années de relation chaste, Félix rencontre Lady Dudley à Paris,
où ses activités auprès du roi lui ouvrent les salons. C'est une aristocrate anglaise qui lui fait découvrir les joies et les passions charnelles. Henriette vient à apprendre leur relation et se met à dépérir, jusqu’à en mourir. Dès lors, Félix quitte Lady Dudley. Tout ce récit se présente sous la forme d'une seule lettre que Félix adresse à son amante du moment, la comtesse Natalie de Manerville. Celle-ci lui répond par une annonce de rupture, déclarant ne pas vouloir, ne pas pouvoir être constamment comparée à la douce et sage madame de Mortsauf, ni à la grande et fière Lady Dudley. Genèse Il est possible que la comtesse Guidoboni-Visconti ait « posé » pour le personnage de Lady Dudley4, avec un certain goût du jeu. La couverture originale a été attribuée à Maria du Fresnay, ancienne maîtresse d'Honoré de Balzac, avec qui il entretenait toujours des liens lorsqu'il venait voir grandir sa
fille, Marie-Caroline du Fresnay5. Personnages Henriette de Mortsauf : femme mariée aimant secrètement Félix de Vandenesse sans jamais le lui avouer. Elle meurt de chagrin lorsqu'elle apprend que Félix a une liaison avec Lady Dudley. Félix de Vandenesse : amoureux d'Henriette, une vieille connaissance. Découvre le plaisir charnel grâce à Lady Dudley. Lady Arabelle Dudley : Anglaise, maîtresse de Félix. Natalie de Manerville : dans le cadre extra-diégétique du récit, Natalie est l'amante actuelle de Félix, à qui il adresse une longue lettre n'étant autre que le roman lui-même. Thème Dans ce récit grandement autobiographique, Balzac a transposé sa liaison avec Laure de Berny, allant même jusqu’à emprunter des détails de la vie privée de la dilecta (ainsi qu'il nommait Laure) : madame de Mortsauf souffre d’une maladie d'estomac, ses enfants sont malades. Laure de Berny
eut le manuscrit en main quelques mois avant sa mort. Elle put y lire des phrases qui lui étaient adressées : « Dès ce jour, elle fut non pas la bienaimée, mais la plus aimée […]. [...] elle devint ce qu’était la Béatrix du poète florentin, la Laure sans tache du poète vénitien, la mère des grandes pensées, la cause inconnue des résolutions qui sauvent, le soutien de l’avenir, la lumière qui brille dans l'obscurité comme le lys dans les feuillages sombres. […] elle m’a donné cette constance à la Coligny pour vaincre les vainqueurs, pour renaître de la défaite, pour lasser les plus forts lutteurs6. » Bien que le roman ait été rédigé en grande partie au château de Saché où Honoré de Balzac faisait de fréquents séjours chez son ami Jean de Margonne, l’auteur de La Comédie humaine décrit le château de Valesne qui se trouve à Saché, auquel il donne le nom de la propriété de son amie Zulma Carraud : Frapesle, pour situer l’histoire du Lys dans la vallée.
Notes et références Date à vérifier. André Maurois, p. 290. Bibliothèque de la Pléiade, 1978, t. IX, p. 1121 (ISBN 2070108694). André Maurois, 1965, p. 324326. Liste établie par Élise Gaborit, musée Balzac, Saché. Mise à jour : 17 février 2014 : [Le Lys dans la vallée], aquarelle attribuée à Maria du Fresnay, xixe siècle. Balzac, Le Lys dans la vallée, La Pléiade, 1978, t. IX. Bibliographie Le Lys dans la vallée par É. Toudouze. Extrait du Lys dans la vallée corrigé par Balzac. Max Audréoli, « Le Lys dans la Vallée ou les labyrinthes du double », L'Année balzacienne, 1993, no 14, p. 173-209. Éric Bordas, « L’inscription du narrataire dans Le Lys dans la vallée », L’Information grammaticale, octobre 1993, no 59, p. 46-48. Jacques Borel, « Le Lys dans la vallée » et les sources profondes
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éd. Conseil général d'Indre-etLoire, musée Balzac, Saché. Gisèle Seginger, Notice sur Le Lys dans la vallée [archive] sur le site de la Maison de Balzac. Musée Balzac de Saché [archive]. Notices d'autorité : Bibliothèque nationale de France (données) [masquer] v·m Article de qualité Honoré de Balzac Article de qualité La Comédie humaine Scènes de la vie privée La Maison du chat-qui-pelote · Le Bal de Sceaux · Mémoires de deux jeunes mariées · La Bourse · Modeste Mignon · Un début dans la vie · Albert Savarus · La Vendetta · Une double famille · La Paix du ménage · Madame Firmiani · Étude de femme · La Fausse Maîtresse · Une fille d'Ève · Le Message · La Grenadière · La Femme abandonnée · Honorine · Béatrix · Gobseck · La Femme de trente ans · Le Père Goriot · Le Colonel Chabert · La Messe de l'athée · L'Interdiction · Le Contrat de
mariage · Autre étude de femme (La Grande Bretèche) Scènes de la vie de province Ursule Mirouët · Eugénie Grandet · Pierrette · Le Curé de Tours · La Rabouilleuse · L'Illustre Gaudissart · La Muse du département · La Vieille Fille · Le Cabinet des Antiques · Illusions perdues · (Les Deux Poètes) · (Un grand homme de province à Paris) · (Ève et David) Scènes de la vie parisienne Ferragus · La Duchesse de Langeais · La Fille aux yeux d'or · César Birotteau · La Maison Nucingen · Splendeurs et misères des courtisanes · Les Secrets de la princesse de Cadignan · Facino Cane · Sarrasine · Pierre Grassou · La Cousine Bette · Le Cousin Pons · Un homme d'affaires · Un prince de la bohème · Gaudissart II · Les Employés ou la Femme supérieure · Les Comédiens sans le savoir · Les Petits Bourgeois · L'Envers de l'histoire contemporaine Scènes de la vie politique Un épisode sous la Terreur · Une ténébreuse affaire · Le Député d'Arcis · Z. Marcas
Scènes de la vie militaire Les Chouans · Une passion dans le désert Scènes de la vie de campagne Les Paysans · Le Médecin de campagne · Le Curé de village · Le Lys dans la vallée Études philosophiques La Peau de chagrin · Jésus-Christ en Flandre · Melmoth réconcilié · Le Chef-d'œuvre inconnu · Gambara · Massimilla Doni · La Recherche de l'absolu · L'Enfant maudit · Adieu · Les Marana · Le Réquisitionnaire · El Verdugo · Un drame au bord de la mer · Maître Cornélius · L'Auberge rouge · Sur Catherine de Médicis · L'Élixir de longue vie · Les Proscrits · Louis Lambert · Séraphîta Études analytiques Physiologie du mariage · Petites misères de la vie conjugale · Pathologie de la vie sociale Personnages célèbres et récurrentsVautrin · Eugène de Rastignac · Gobseck · Baron de Nucingen · Lucien de Rubempré Autres personnages Père Goriot · Père Grandet ·
Eugénie Grandet · Mme de Langeais · Mme de Mortsauf · Lady Dudley · Vicomtesse de Beauséant icône décorative Portail de la littérature française icône décorative Portail de la France au xixe siècle Catégories : Le Lys dans la valléeRoman de la Comédie humaineRoman français paru en 1836Roman d'Honoré de Balzac adapté au cinémaChâteau dans la littérature[+] 6, Études philosophiques La Peau de chagrin est un roman d'Honoré de Balzac, faisant partie de La Comédie humaine, publié en 1831 par Gosselin et Canel dans les Romans et contes philanthropiques, puis en 1834 aux éditions Werdet dans les Études philosophiques. Une édition illustrée de 1837 chez Delloye et Lecou fait appel, avant Furne, à 124 artistes. L'édition Furne de 1845 place La Peau de chagrin en tête des Études philosophiques.
Le texte a connu diverses prépublications dans les journaux de l'époque, sous forme d'extraits dans la Revue des Deux Mondes en mai 1831, sous le titre Une débauche, publié un mois plus tard dans le Cabinet de lecture et Le Voleur. La Revue de Paris publie à son tour une version du texte sous le titre Le Suicide d'un poète. Ces prépublications provoquèrent un engouement tel que l'ouvrage fut rapidement épuisé peu après sa publication définitive. Cette œuvre peut être considérée comme le premier roman où Balzac montre sa vraie valeur1. Le thème central en est le conflit entre désir et longévité. La peau de chagrin magique représente la force vitale de son propriétaire et se racornit à chaque satisfaction de son désir, d'autant plus s'il vise à l'accroissement de puissance. Faisant fi de la mise en garde de l'antiquaire qui lui offre cette peau, le héros s'entoure de richesses pour se retrouver
misérable et décrépit à la fin du roman. L'expression « peau de chagrin » est entrée dans le langage commun pour désigner tout ce qui se réduit invinciblement à l'usage2. Sommaire 1 Contexte et rédaction 2 Réception 3 Résumé 4 Un réalisme fantastique 5 Thématique 6 Éditions illustrées 7 Adaptations 7.1 Adaptations musicales et chorégraphiques 7.2 Adaptations au cinéma 7.3 Adaptations à la télévision 8 Notes et références 9 Voir aussi 9.1 Bibliographie 9.2 Articles connexes 9.3 Liens externes Contexte et rédaction Balzac rendit publique l'écriture de son roman dans le journal parisien La Caricature. Dès 1829-1830, Balzac est déjà célèbre grâce à la Physiologie du mariage, « livre brillant et
sans vergogne qui prouvait une étonnante connaissance des femmes3 ». Il est reçu dans le salon de Juliette Récamier au même titre que les meilleures plumes4. Sophie Gay l'accueille à son tour dans son salon où brillaient les jeunes romantiques5, et le roman politico-militaire Les Chouans (souvent qualifié à tort de roman historique6,7), quoique échec commercial, révèle une plume respectable8. Dès 1830, il est très lancé, et il va devenir un « homme du monde ». Il écrit dans la Revue de Paris, la Revue des Deux Mondes, La Mode, La Silhouette, Le Voleur et La Caricature. Il devient l'ami d'Émile de Girardin et signe de Balzac. Le titre La Peau de chagrin apparaît pour la première fois le 9 décembre 1830, comme mention secondaire d'un article écrit par Balzac dans La Caricature sous le pseudonyme d'Alfred Coudreux. Son manuscrit comporte la note suivante, probablement écrite au même moment : « L'invention d'une peau qui représente la vie. Conte
oriental. » Une semaine plus tard, Balzac publie dans La Caricature un extrait du récit sous le titre Le Dernier Napoléon, qu'il signe « Henri B… ». Dans ce passage, un jeune homme perd son dernier napoléon dans une maison de jeu parisienne et se rend alors au pont Royal afin de s'y noyer. L'amie de Balzac, George Sand, fut parmi les premiers lecteurs du manuscrit alors qu'il approchait de son terme. Durant cette première période, Balzac fait peu de cas de son projet littéraire. Il le considère comme « un long morceau contrastant avec le sens de la littérature, mais dans lequel l'auteur a cherché à introduire quelquesunes des situations caractérisant la vie difficile que les hommes de génie doivent connaître avant de réussir quoi que ce soit9. » Aux alentours de janvier 1831, ce projet suscite un intérêt suffisant pour permettre à Balzac de conclure un contrat
avec ses éditeurs10. Ils se mettent d'accord sur 750 exemplaires d'une édition inoctavo avec une part de 1 135 francs payés à l'auteur sur réception du manuscrit — pas plus tard que mi-février. Balzac délivre son roman en juillet. Pendant les mois intermédiaires, toutefois, il fournit de fugitifs signes de ses progrès inconstants.[réf. nécessaire]
scènes de son roman en cours d'écriture.[réf. nécessaire]
Deux fragments supplémentaires apparaissent en mai, faisant partie du plan destiné à promouvoir le livre avant sa publication. Une débauche, publié dans la Revue des Deux Mondes, décrit une fête orgiaque qu'accompagnent d'incessants rires et discussions des bourgeois y participant. L'autre fragment, Le Suicide d'un poète, est imprimé dans la Revue de Paris ; il concerne les difficultés d'un aspirant poète qui essaie de supporter son manque d'argent.
Balzac dira plus tard de ce roman qu'il est « la clé de voûte qui relie les études de mœurs aux études philosophiques par l'anneau d'une fantaisie presque orientale où la vie ellemême est prise avec le Désir, principe de toute passion12 ».
Bien que ces trois fragments ne fussent pas connectés dans une narration cohérente, Balzac réunissait les personnages et les
Image sur laquelle il est possible de lire : « SI TU ME POSSÈDES TU POSSÉDERAS TOUT. MAIS
Réception Le récit paraît finalement en volume en 1831. C'est un succès immédiat. Dès sa parution, ce livre suscite de l'intérêt bien au-delà des frontières françaises. Comme le note Stefan Zweig, Goethe en discute avec Eckermann à Weimar11.
Résumé Le conte porte sur l'opposition entre une vie fulgurante consumée par le désir, et la longévité morne que donne le renoncement à toute forme de désir.
TA VIE M'APPARTIENDRA. DIEU L'A VOULU AINSI. DÉSIR ET TES DÉSIRS SERONT ACCOMPLIS. MAIS RÈGLE TES SOUHAITS SUR TA VIE. ELLE EST LÀ. À CHAQUE VOULOIR, JE DÉCROÎTRAI COMME TES JOURS. ME VEUX-TU ? PRENDS. DIEU T'EXAUCERA. — SOIT ! » sur plusieurs lignes, chacune plus courte que la précédente. Le message gravé sur la peau magique. Le jeune Raphaël de Valentin, après avoir perdu son dernier sou au jeu, a l'intention de se suicider. Il entre par hasard chez un antiquaire, où un vieil homme lui montre alors une « peau de chagrin13 » ayant le pouvoir d'exaucer tous les vœux de son propriétaire, comme l'indiquent les paroles qui y sont inscrites : « Si tu me possèdes, tu posséderas tout, mais ta vie m'appartiendra. » Le vieillard met en garde le jeune homme : chaque désir exaucé fera diminuer la taille de cette peau, symbole de sa vie :
« Le cercle de vos jours, figuré par cette Peau, se resserrera suivant la force et le nombre de vos souhaits, depuis le plus léger jusqu'au plus exorbitant. » Le jeune homme accepte ce pacte diabolique, trop désespéré pour bien mesurer les mises en garde de l'antiquaire. Dans un premier temps, Raphaël ne se préoccupe pas de cet avertissement et se lance dans des folies. Il devient immensément riche, mène grand train, connaît la gloire et les succès mondains. La peau lui procure l'énorme héritage d'un oncle et l'amour de Pauline, sa jeune voisine. Mais très vite, le jeune homme passionné qui envisageait de produire une grande œuvre (La Théorie de la volonté), devient un être prématurément vieilli, dévoré par une maladie que ni les plus savants médecins ni les cures dans des villes d'eau ne peuvent sauver. Prenant conscience de l'inexorable rétrécissement de la peau, et du temps qui lui est compté, il en vient à vivre en reclus, espérant
éviter toute occasion de formuler quelque vœu que ce soit. Sa survie devenant sa seule préoccupation, il constate que, bien que doté d'un pouvoir extraordinaire, il n'en a rien fait, et il meurt rongé d'amertume, foudroyé par un dernier désir, celui de vivre encore. En dépit des précautions que Balzac prend dans sa préface pour dissocier la personne de l'écrivain des personnages et situations qu'il invente14, il semble bien que Raphaël de Valentin s'exprime comme Balzac lui-même, qui veut tout : la gloire, la richesse, les femmes : « Méconnu par les femmes, je me souviens de les avoir observées avec la sagacité de l'amour dédaigné. […] Je voulus me venger de la société, je voulus posséder l'âme de toutes les femmes en me soumettant les intelligences, et voir tous les regards fixés sur moi quand mon nom serait prononcé par un valet à la porte d'un salon. Je m'instituai grand homme15. »
Un réalisme fantastique Illustration de l'édition originale de La Peau de chagrin. Dans la préface de l'édition de 1831, Balzac expose une esthétique réaliste, selon laquelle le roman doit être un miroir de la réalité : « L'art littéraire, ayant pour objet de reproduire la nature par la pensée, est le plus compliqué de tous les arts. […] l'écrivain doit être familiarisé avec tous les effets, toutes les natures. Il est obligé d'avoir en lui je ne sais quel miroir concentrique où, suivant sa fantaisie, l'univers vient se réfléchir [...]16. » Mais il ajoute peu après : « [...] il se passe chez les poètes ou chez les écrivains réellement philosophes, un phénomène moral, inexplicable, inouï, dont la science peut difficilement rendre compte. C'est une sorte de seconde vue qui leur permet de deviner la vérité dans toutes les situations possibles ; ou, mieux encore, je ne sais quelle puissance qui les transporte là où ils doivent, où ils veulent
être. Ils inventent le vrai par analogie [...]17. »
l'ensemble de la production balzacienne20. »
Ce serait donc une erreur de ne voir dans ce livre que du réalisme, au sens étroit du terme :
Thématique Derrière le conte fantastique se retrouve le thème classique du pacte avec le Diable : « Je t'offre la réalisation de tes désirs contre ta vie ou ton âme. » Il rappelle au lecteur que toute chose a un prix et que le bonheur perpétuel n'existe pas. Un choix est indispensable entre vivre plus intensément moins longtemps, et moins intensément plus longtemps. C'est d'ailleurs l'objet de la discussion entre Raphaël de Valentin et l'antiquaire sans âge qui lui offre la peau.
« Dans Les Martyrs ignorés18, Balzac semble, par la maladie de poitrine (déjà évoquée dans Le Lys dans la vallée à propos du fils de madame de Mortsauf19), avoir voulu réduire le destin fantastique du personnage de Raphaël à une simple mort par tuberculose, comme il le faisait déjà partiellement dans La Peau de chagrin. Pour faire rentrer Raphaël dans La Comédie humaine, sans doute fallait-il rendre le personnage à un monde plus réaliste. Balzac n'y est jamais parvenu […]. S'obstiner à ne voir en Balzac qu'un auteur réaliste et s'indigner du fantastique dans ce roman serait faire une grave erreur de perspective historique et témoignerait d'une vision (heureusement de moins en moins partagée) myope et positiviste de
De façon plus générale, cette œuvre constitue une réflexion sur le désir : faut-il chercher à satisfaire tous ses désirs pour être heureux ? L'édition de 1831 porte en épigraphe un dessin de Laurence Sterne, dans Tristram Shandy. Épigraphe de l'édition de 1831 Gallica [archive].
Éditions illustrées La Peau de chagrin, première édition illustrée (100 vignettes gravées sur acier par Brunellière, Nargeot, Langlois d'après les dessins de Gavarni, Baron, Janet-Lange, François Marckl), Paris, H. Delloye et V. Lecou21, 1838 La Peau de chagrin, illustré de 16 hors-texte, Paris, éditions Jules Tallandier22, coll. « Les chefs-d'œuvre de l'esprit », 1930 Adaptations Adaptations musicales et chorégraphiques La Peau de chagrin, drame lyrique en quatre actes de Charles Lévadé (1869-1948), livret de Pierre Decourcelle et Michel Carré La Peau de chagrin (Die tödlichen Wünsche), opéra de Giselher Klebe (1959-1962)23 La Peau de Chagrin, ballet en 2 actes, argument, chorégraphie et mise en scène de Peter Van Dijk, musique d'Ivan Semenoff, décors et costumes de Jean-Pierre Ponnelle, première le 1er avril 1960 à l'Opéra-Comique de Paris (salle Favart)24
L'Os de chagrin, grand ballet et opéra-entr'acte de Yuri Khanon, opus 37-38 (19891990)25 Adaptations au cinéma 1909 : La Peau de chagrin. France. Réalisation Michel Carré 1915 : La Peau de chagrin (The Magic Skin). États-Unis. Réalisation Richard Ridgely 1917 : La Peau de chagrin (Das Spiel vom Tod). Allemagne. Réalisation Alwin Neuß 1923 : La Peau de chagrin (Slave of Desire). États-Unis. Réalisation: George D. Baker 1939 : La Peau de chagrin (Die unheimlichen Wünsche). Allemagne. Réalisation Heinz Hilpert 1943 : La Peau de chagrin (La piel de zapa). Argentine. Réalisation Luis Bayón Herrera 1992 : L'Os de chagrin26 (Chagrenevaia Kost après l'opéra L'Os de chagrin de Youri Khanon, oc.38, 1990). Russie. Réalisation : Igor Bezroukov27 Adaptations à la télévision 1980 : La Peau de chagrin. France. Réalisation : Michel Favart. Adaptation et dialogues
: Armand Lanoux. Avec Marc Delsaert, Raphaël de Valentin ; Catriona MacColl, comtesse Fœdora ; Anne Caudry, Pauline Gaudin de Witschnau ; Richard Fontana, Horace ; Alain Cuny, l'antiquaire. 2010 : La Peau de chagrin, France, Belgique. Réalisation : Alain Berliner. Avec Thomas Coumans, Raphaël de Valentin ; Mylène Jampanoï, comtesse Fœdora ; Jean-Paul Dubois, général Gaudin ; Julien Honoré, Rastignac ; Jean-Pierre Marielle, l'antiquaire ; Annabelle Hettmann, Pauline Gaudin de Witschnau. Notes et références Stefan Zweig, Balzac : le roman de sa vie, Le Livre de poche, LGF, Hachette Livre, 1996, p. 128-129 (ISBN 9782253139256). Début de la préface de Pierre Barbéris dans l'ancienne édition du Livre de Poche (ISBN 2-253-00630-0). Maurois 1965, p. 157. Étienne-Jean Delécluze, Souvenirs de soixante années, Michel Lévy frères, 1862 p. 284-285, cité par Maurois 1965, p. 151.
Maurois 1965, p. 151-152. Introduction aux Chouans, La Pléiade, 1978, Gallimard, t. VIII, p. 885 (ISBN 207010866X). Maurice Ménard, Introduction aux Chouans, Flammarion, GF, 1988, p. 7. Pierre Barbéris, repères chronologiques en postface à César Birotteau, Hachette Livre de poche, p. 363. Balzac, « Correspondance intégrale », réunie et annotée par Roger Pierrot, Bibliothèque de la Pléiade, Paris, 2006, t. I, 1809-1835, p. 493 (ISBN 2070118185). André Maurois, Prométhée ou la vie de Balzac, p. 140. « Donc Balzac, en janvier 1831, vendit à MM. Charles Gosselin et Urbain Canel, moyennant 1 135 francs, un ouvrage en deux volumes intitulés La Peau de chagrin, qu'il devait livrer le 15 février. » (en) Stefan Zweig, Balzac, New York, Viking Press, 1946, p. 189. Propos rapportés dans Vannier 1984, p. 127. Le chagrin désigne une peau d'onagre autrefois utilisée pour
la reliure des livres. Désormais, on utilise une peau de chèvre. Préface [archive], p. 8-12. La Peau de Chagrin, p. 7. Cité dans Maurois 1965, p. 181. Préface à La Peau de chagrin [archive], p. 20-21. Préface à La Peau de chagrin [archive], p. 23. Voir les ébauches rattachées à La Comédie humaine. Bibliothèque de la Pléiade, t. IX, p. 1155. Introduction à La Peau de Chagrin par Jacques Martineau, Le Livre de poche, LGF, Hachette Livre, 1995, p. 9-10. Notice bibliographique [archive] du catalogue général de la BnF. Notice bibliographique [archive] du catalogue général de la BnF. Pierre Sipriot, Balzac sans masque. Splendeurs et misères des passions 1799-1850, Robert Laffont, 1992, p. 319 (ISBN 978-2221070178). Nicole Wild et David Charlont, Théâtre de l'Opéra-Comique Paris, Répertoire 1762-1972, Mardaga, 2005, p. 357-358 (ISBN 2-87009-898-7).
(ru) Os de chagrin sur eTV (russe) [archive]. Encyclopédie Kino (Russie). L'Os de chagrin [archive]. Encyclopédie Kino et Teatr.ru, film-opéra L'Os de chagrin [archive]. Voir aussi Sur les autres projets Wikimedia : La Peau de chagrin, sur Wikisource La Peau de chagrin, sur Wikiquote Bibliographie Pierre Barbéris, « L'accueil de la critique aux premières grandes œuvres de Balzac », L'Année balzacienne, 1968 Pierre Barbéris, Balzac et le mal du siècle, Gallimard, 1970, t. II, p. 1223-1613 Pierre Bayard, Balzac et le troc de l'imaginaire. Lecture de « La Peau de chagrin », Éditions Minard, 1978 Balzac et « La Peau de chagrin », ouvrage collectif présenté par Claude Duchet, SEDES, 1979 Nouvelles lectures de « La Peau de chagrin », ouvrage collectif présenté par Pierre-Georges
Castex, Clermont-Ferrand, Faculté des lettres, 1979 Arlette Michel, « Le pathétisme balzacien dans La Peau de chagrin, Histoire des Treize, Le Père Goriot », L'Année balzacienne, 1985 Gilles Vannier, Dictionnaire des littératures de langue française, t. 1, Paris, Bordas, 1984, 859 p. (ISBN 2-04-015333-0). André Maurois, Prométhée ou la vie de Balzac, Paris, Hachette, 1965 Scott Sprenger, «Death by Marriage in La Peau de Chagrin,» Dix-Neuf, no 11, vol. 1, 2008, p. 59-75 Articles connexes Littérature fantastique Liste d'objets de fiction Aix-les-Bains Tous les biens de la terre Liens externes Notices d'autorité : Fichier d’autorité international virtuelBibliothèque nationale de France (données)Gemeinsame Normdatei Notice et résumé sur le site de La Maison de Balzac [archive] Édition de 1831 de La Peau de Chagrin sur Gallica [archive]
[masquer] v·m Article de qualité Honoré de Balzac Article de qualité La Comédie humaine Scènes de la vie privée La Maison du chat-qui-pelote · Le Bal de Sceaux · Mémoires de deux jeunes mariées · La Bourse · Modeste Mignon · Un début dans la vie · Albert Savarus · La Vendetta · Une double famille · La Paix du ménage · Madame Firmiani · Étude de femme · La Fausse Maîtresse · Une fille d'Ève · Le Message · La Grenadière · La Femme abandonnée · Honorine · Béatrix · Gobseck · La Femme de trente ans · Le Père Goriot · Le Colonel Chabert · La Messe de l'athée · L'Interdiction · Le Contrat de mariage · Autre étude de femme (La Grande Bretèche) Scènes de la vie de province Ursule Mirouët · Eugénie Grandet · Pierrette · Le Curé de Tours · La Rabouilleuse · L'Illustre Gaudissart · La Muse du département · La Vieille Fille · Le Cabinet des Antiques · Illusions perdues · (Les Deux Poètes) · (Un grand
homme de province à Paris) · (Ève et David) Scènes de la vie parisienne Ferragus · La Duchesse de Langeais · La Fille aux yeux d'or · César Birotteau · La Maison Nucingen · Splendeurs et misères des courtisanes · Les Secrets de la princesse de Cadignan · Facino Cane · Sarrasine · Pierre Grassou · La Cousine Bette · Le Cousin Pons · Un homme d'affaires · Un prince de la bohème · Gaudissart II · Les Employés ou la Femme supérieure · Les Comédiens sans le savoir · Les Petits Bourgeois · L'Envers de l'histoire contemporaine Scènes de la vie politique Un épisode sous la Terreur · Une ténébreuse affaire · Le Député d'Arcis · Z. Marcas Scènes de la vie militaire Les Chouans · Une passion dans le désert Scènes de la vie de campagne Les Paysans · Le Médecin de campagne · Le Curé de village · Le Lys dans la vallée Études philosophiques La Peau de chagrin · Jésus-Christ en Flandre · Melmoth réconcilié · Le Chef-d'œuvre inconnu · Gambara ·
Massimilla Doni · La Recherche de l'absolu · L'Enfant maudit · Adieu · Les Marana · Le Réquisitionnaire · El Verdugo · Un drame au bord de la mer · Maître Cornélius · L'Auberge rouge · Sur Catherine de Médicis · L'Élixir de longue vie · Les Proscrits · Louis Lambert · Séraphîta Études analytiques Physiologie du mariage · Petites misères de la vie conjugale · Pathologie de la vie sociale Personnages célèbres et récurrentsVautrin · Eugène de Rastignac · Gobseck · Baron de Nucingen · Lucien de Rubempré Autres personnages Père Goriot · Père Grandet · Eugénie Grandet · Mme de Langeais · Mme de Mortsauf · Lady Dudley · Vicomtesse de Beauséant icône décorative Portail de la littérature française icône décorative Portail de la France au xixe siècle icône décorative Portail des années 1830 icône décorative Portail de la fantasy et du fantastique
Catégories : La Peau de chagrinRoman de la Comédie humaineRoman fantastique françaisRoman français paru en 1831Roman français adapté à l'opéraRoman d'Honoré de Balzac adapté au cinémaRoman d'Honoré de Balzac adapté à la télévisionExpression couranteRoman se déroulant à Paris[+] Jésus-Christ en Flandre est une nouvelle d’Honoré de Balzac, parue en 1846 et incluse dans les Études philosophiques de La Comédie humaine. Sommaire 1 Historique 2 Thème 3 La parabole religieuse 4 Rapprochements historique et religieux 5 Notes et références 6 Bibliographie Historique Vraisemblablement rédigée vers 1830, mais datée de 1831, la nouvelle est remaniée par fusion de deux récits JésusChrist en Flandre (1831) et L'Église (1831)1. Déplacée un
grand nombre de fois dans les sections de La Comédie humaine, elle était censée constituer « le péristyle des Études philosophiques », d’après la préface du Livre mystique rédigée par l’auteur en 1835 2. Sa parution définitive se situe en 1846 dans les Études philosophiques de l’édition Furne. Entre ces deux dates, le texte a été publié aux éditions Gosselin, en 1831, dans les Romans et contes philosophiques, puis dans les Contes philosophiques l’année suivante chez le même éditeur. En 1836, une version largement remaniée paraît chez Werdet en deux parties : L’Église et L’Hallucination. Un fragment du texte, intitulé Zéro, paraît dès 1830 dans La Silhouette où Balzac signait sous le pseudonyme de « Alcofribas ». La nouvelle est dédicacée à Marceline DesbordesValmore : « À vous, fille de la Flandre et qui en êtes une des gloires modernes, cette naïve
tradition des Flandres. » Cette dédicace souligne l'amitié et l'admiration réciproque qui rapprochaient le romancier et la femme de lettres3. La poétesse était originaire de Douai, ville dans laquelle Balzac situera en 1834 La Recherche de l'absolu. Thème L’action se déroule, selon l’auteur, « à une époque assez indéterminée », ce qui donne à la parabole religieuse une valeur intemporelle. Dans la barque du passeur qui relie l’île de Cadzant (aujourd’hui attachée à la terre ferme de la Flandre zélandaise mais qui était encore une île au xviiie siècle) et les côtes de Flandre-Occidentale près d’Ostende, les notables se placent à l’arrière du bateau, les pauvres gens à l’avant. Au moment où un inconnu arrive, juste avant le départ, les notables ne font rien pour lui laisser une place parmi eux, tandis que les pauvres se serrent (l’un d'eux s’assoit même sur le rebord du bateau pour lui laisser un siège). Le
ciel est menaçant, la mer houleuse, même le passeur sent qu’il y aura une tempête. Le tableau décrit ici par Honoré de Balzac rappelle les plus belles « scènes de genre » de la peinture flamande, qu'il appelle également « peinture hollandaise » et dont il était grand admirateur4,5,6. Au fur et à mesure que le bateau avance et que la tempête se lève, on découvre que l’inconnu arrivé à bord, malgré ses vêtements sobres, n’est pas un pauvre. C’est un être à part : Jésus-Christ, comme l’indique le titre ; celui-là même qui sauvera les « justes » qui se trouvent parmi les « humbles » au moment du naufrage. La seconde partie de la nouvelle se déroule dans la chapelle que l’on a construite sur les lieux même où s’est produit le miracle ; le narrateur de la légende est en proie à une hallucination : une vieille femme (personnage déjà présenté dans Zéro, qui incarne une Église usée par les compromissions) est transfigurée en éblouissante
jeune fille (l’Église peut retrouver son rayonnement). Honoré de Balzac fait une large place à la Flandre dans son récit. Dans l'incipit du texte qui place la Flandre à une époque indéterminée, il fait aussi référence à la Flandre brabançonne : « À une époque assez indéterminée de l'histoire brabançonne, les relations entre l'île de Cadzant et les côtes de la Flandre étaient entretenues par une barque destinée au passage des voyageurs. Capitale de l'île, Midelbourg, plus tard si célèbre dans les annales du protestantisme, comptait à peine deux ou trois cents feux. La riche Ostende était un havre inconnu […]. Qui régnait alors en Brabant, en Flandre, en Belgique ? Sur ce point, la tradition est muette7. » La parabole religieuse On pourrait considérer cette nouvelle comme un récit édifiant s’il ne contenait pas l’ensemble des contradictions religieuses de l’auteur.
Dans un esprit voltairien, presque anticlérical, ce catholique qui proclamera plus tard que la société est fondée sur deux principes indiscutables : l’Église et la monarchie8, s’en prend assez violemment à la religion qui, pour s’être faite complice des « superbes » (notables) et pour avoir oublié les « humbles », n’est plus qu’un cadavre en sursis9. Mais, antithèse, quand bien même l’Église se trompe, elle reste capable de maintenir son rayonnement divin. Ainsi, le jugement évangélique garde sa vertu. Rapprochements historique et religieux En février 1831, une émeute parisienne saccagea l’église Saint-Germain-l'Auxerrois et l’archevêché. Balzac, bouleversé par ce déchaînement de violence, aurait alors précipité son évolution spirituelle10. Il faut rester prudent avec cette hypothèse : d’autres ont été avancées, notamment qu’il
cherchait à se concilier l’Église parce que son catholicisme peu orthodoxe aurait pu lui attirer les foudres ecclésiastiques (qu’il s’attira de toute façon)8. Notes et références http://www.v1.paris.fr/commun /v2asp/musees/balzac/furne/not ices/jcflandre.htm [archive]. Samuel S. de Sacy, Notice pour « Jésus-Christ en Flandre », Gallimard, coll. « Folio Classique », p. 264. Ibid. « Au moment où Esther ouvrit sa porte et se montra, mal enveloppée de sa robe de chambre, les pieds nus dans ses pantoufles, ses cheveux en désordre, […] un homme s'avança vers cette céleste fille, posée comme un ange dans un tableau de religion flamand. » (Splendeurs et misères des courtisanes, édition Charles Furne, 1848, vol. XI p. 477478.) « Une lampe astrale y répandait ce jour jaune qui donne tant de grâce aux tableaux de l'école hollandaise. » (La Maison du chat-quipelote, édition Charles Furne, 1845, vol. I, p. 46.)
Le peintre Porbus du Chefd'œuvre inconnu est d'ailleurs un peintre flamand. Jésus-Christ en Flandre, Furne, vol. 14, p. 225. Voir sur Wikipédia : Honoré de Balzac, section Mysticisme et ésotérisme. Samuel S. de Sacy, Notice sur « Jésus-Christ en Flandre », Gallimard, coll. « Folio classique », 1980, p. 274. Ibid., p. 275. Bibliographie Sur les autres projets Wikimedia : Jésus-Christ en Flandre, sur Wikisource John Axcelson, « L’empreinte sur le sable: Reconstructing Religious Consciousness in La Comédie humaine », European Romantic Review, hiver 1992, no 3, vol. 2, p. 113-132. (en) Roland A. Champagne, « The Architectural Pattern of a Literary Artifact: A Lacanian Reading of Balzac’s JésusChrist en Flandre », Studies in Short Fiction, 1978, no 15, p. 49-54. (en) Thomas R. Palfrey, « Cooper and Balzac: The Headsman », Modern
Philology, février 1932, no 29, vol. 3, p. 335-341. André Vandegans, « JésusChrist en Flandre, Érasme et Ghelderode », L'Année balzacienne, 1978, p. 27-48. [masquer] v·m Article de qualité Honoré de Balzac Article de qualité La Comédie humaine Scènes de la vie privée La Maison du chat-qui-pelote · Le Bal de Sceaux · Mémoires de deux jeunes mariées · La Bourse · Modeste Mignon · Un début dans la vie · Albert Savarus · La Vendetta · Une double famille · La Paix du ménage · Madame Firmiani · Étude de femme · La Fausse Maîtresse · Une fille d'Ève · Le Message · La Grenadière · La Femme abandonnée · Honorine · Béatrix · Gobseck · La Femme de trente ans · Le Père Goriot · Le Colonel Chabert · La Messe de l'athée · L'Interdiction · Le Contrat de mariage · Autre étude de femme (La Grande Bretèche) Scènes de la vie de province Ursule Mirouët · Eugénie Grandet · Pierrette · Le Curé
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icône décorative Portail de la littérature française Catégories : Nouvelle française parue en 1846Nouvelle de la Comédie humaineJésus-Christ dans la littérature[+] Melmoth réconcilié est une nouvelle d’Honoré de Balzac parue en 1835, inspirée du roman Melmoth ou l'Homme errant de Charles Robert Maturin. Elle fait partie des Études philosophiques de La Comédie humaine. Sommaire 1 Historique 2 Résumé 3 Thème 4 Bibliographie Historique Le projet initial, qui avait pour titre Le Dernier Bienfait de Melmoth-le-Voyageur et La Fin de Melmoth, a été publié pour la première fois en tête du recueil Le Livre des Conteurs, chez l’éditeur Lequien. Après une dédicace « à monsieur le général baron de Pommereul, en souvenir de la constante amitié qui a lié nos
pères et qui subsiste entre les fils », Balzac, dans l'incipit de l'ouvrage, définit ainsi le caissier qui sera la proie de Melmoth : « Il est une nature d’homme que la Civilisation obtient dans le Règne Social, comme les fleuristes créent dans le Règne Végétal par l’éducation de la serre, une espèce hybride qu’ils ne peuvent reproduire ni par semis, ni par bouture. Cet homme est un caissier, véritable produit anthropomorphe, arrosé par les idées religieuses, maintenu par la guillotine, ébranché par le vice, et qui pousse à un troisième étage entre une femme estimable et des enfants ennuyeux. » C’est dire le peu d’estime qu’il a pour le personnage auquel il réserve une vie affreuse. Cette nouvelle, à la fois étude de mœurs, récit fantastique et ouvrage édifiant, laisse entrevoir le mysticisme de Balzac qu’on retrouve dans d’autres œuvres où la rédemption est un préalable à la mort.
Résumé Melmoth arrive au moment où le caissier de Nucingen, Castanier, presque ruiné par sa maîtresse, Aquilina, s’apprête à détourner une grosse somme à des fins personnelles. Melmoth propose à Castanier de lui acheter son âme et il lui donne un second rendez-vous où il lui livrera un secret qui lui pèse : la puissance qu’il a obtenue en faisant un pacte avec le diable peut se transmettre pendant cent cinquante ans si quelqu’un autre reprend le pacte à son compte. Melmoth veut ainsi retrouver la paix de l’esprit et il se débarrasse de son fardeau sur Castanier, trop heureux dans un premier temps d’en user à loisir. Mais, bientôt lassé par les dons surnaturels qu'il a hérités, le caissier cherche à son tour à se défaire du pacte satanique. Pour cela, il lui faut trouver un remplaçant, qu’il cherche parmi les boursicoteurs. Le pacte passe ainsi en de nombreuses mains, perdant peu à peu de son pouvoir. Et tandis que Melmoth meurt, enfin réconcilié avec Dieu et avec luimême, c’est un clerc de notaire
qui hérite en dernier de ce fameux pacte. Thème Sur les autres projets Wikimedia : Melmoth réconcilié, sur Wikisource John Melmoth est le héros mythique du roman de l'écrivain irlandais Charles Robert Maturin, intitulé Melmoth ou l'Homme errant (Melmoth the Wanderer), paru en 1820, une œuvre admirée par Balzac. Le personnage de Melmoth, auquel Satan accorde d’immenses pouvoirs en échange de son âme, est donc associé, tout comme Faust, au thème du pacte avec le Diable. Bibliographie Ruth Amossy, « Melmoth réconcilié ou la parodie du conte fantastique », L'Année balzacienne, 1978, p. 149-167. Ruth Amossy, « L’au-delà de la “représentation” fantastique : le mot d’esprit et le cliché dans Melmoth réconcilié », Degrés, 1978, p. 16-18.
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Savarus · La Vendetta · Une double famille · La Paix du ménage · Madame Firmiani · Étude de femme · La Fausse Maîtresse · Une fille d'Ève · Le Message · La Grenadière · La Femme abandonnée · Honorine · Béatrix · Gobseck · La Femme de trente ans · Le Père Goriot · Le Colonel Chabert · La Messe de l'athée · L'Interdiction · Le Contrat de mariage · Autre étude de femme (La Grande Bretèche) Scènes de la vie de province Ursule Mirouët · Eugénie Grandet · Pierrette · Le Curé de Tours · La Rabouilleuse · L'Illustre Gaudissart · La Muse du département · La Vieille Fille · Le Cabinet des Antiques · Illusions perdues · (Les Deux Poètes) · (Un grand homme de province à Paris) · (Ève et David) Scènes de la vie parisienne Ferragus · La Duchesse de Langeais · La Fille aux yeux d'or · César Birotteau · La Maison Nucingen · Splendeurs et misères des courtisanes · Les Secrets de la princesse de Cadignan · Facino Cane · Sarrasine · Pierre Grassou · La Cousine Bette · Le Cousin Pons
· Un homme d'affaires · Un prince de la bohème · Gaudissart II · Les Employés ou la Femme supérieure · Les Comédiens sans le savoir · Les Petits Bourgeois · L'Envers de l'histoire contemporaine Scènes de la vie politique Un épisode sous la Terreur · Une ténébreuse affaire · Le Député d'Arcis · Z. Marcas Scènes de la vie militaire Les Chouans · Une passion dans le désert Scènes de la vie de campagne Les Paysans · Le Médecin de campagne · Le Curé de village · Le Lys dans la vallée Études philosophiques La Peau de chagrin · Jésus-Christ en Flandre · Melmoth réconcilié · Le Chef-d'œuvre inconnu · Gambara · Massimilla Doni · La Recherche de l'absolu · L'Enfant maudit · Adieu · Les Marana · Le Réquisitionnaire · El Verdugo · Un drame au bord de la mer · Maître Cornélius · L'Auberge rouge · Sur Catherine de Médicis · L'Élixir de longue vie · Les Proscrits · Louis Lambert · Séraphîta
Études analytiques Physiologie du mariage · Petites misères de la vie conjugale · Pathologie de la vie sociale Personnages célèbres et récurrentsVautrin · Eugène de Rastignac · Gobseck · Baron de Nucingen · Lucien de Rubempré Autres personnages Père Goriot · Père Grandet · Eugénie Grandet · Mme de Langeais · Mme de Mortsauf · Lady Dudley · Vicomtesse de Beauséant icône décorative Portail de la littérature française icône décorative Portail de la fantasy et du fantastique icône décorative Portail de la France au xixe siècle icône décorative Portail des années 1830 Catégories : Nouvelle fantastique françaiseNouvelle française parue en 1835Nouvelle de la Comédie humaineŒuvre littéraire se déroulant en France1835 en littérature fantastique[+] Le Chef-d’œuvre inconnu est une nouvelle d’Honoré de Balzac publiée dans le journal L'Artiste sous le titre Maître
Frenhofer, en août 1831, puis, toujours dans le même journal, sous le titre Catherine Lescault, conte fantastique, la même année. Parue une nouvelle fois dans les Études philosophiques, en 1837, elle est intégrée à La Comédie humaine en 1846. Cette nouvelle est séparée en deux chapitres : Gillette1 et Catherine Lescault2. Le Chef-d’œuvre inconnu constitue une réflexion sur l’art. Incipit : « Vers la fin de l’année 1612, par une froide matinée de décembre, un jeune homme dont le vêtement était de très mince apparence, se promenait devant la porte d’une maison située rue des GrandsAugustins, à Paris. » Sommaire 1 Résumé 2 Adaptations 2.1 Picasso et Le Chefd’œuvre inconnu 2.2 Jacques Rivette et La Belle Noiseuse
3 Voir aussi 3.1 Bibliographie 4 Notes et références 4.1 Liens externes Résumé Le jeune Nicolas Poussin, encore inconnu, rend visite au peintre Porbus dans son atelier. Il est accompagné du vieux maître Frenhofer, qui émet de savants commentaires sur le grand tableau que Porbus vient de terminer. Il s’agit de Marie l'Égyptienne, dont Frenhofer fait l’éloge, mais qui lui paraît incomplet. En quelques coups de pinceau, le vieux peintre métamorphose le tableau de Porbus au point que Marie l’Égyptienne semble renaître après son intervention. Toutefois, si Frenhofer domine parfaitement la technique, il lui manque, pour son propre ouvrage, La Belle Noiseuse, toile à laquelle il travaille depuis dix ans, le modèle en art idéal, une femme qui lui inspirerait la perfection vers laquelle il tend sans jamais l’atteindre. Ce futur chefd’œuvre, que personne n’a encore jamais vu, serait le portrait de Catherine Lescault.
Nicolas Poussin propose au vieux maître de faire poser la femme qu’il aime : la belle Gillette, ce que Frenhofer accepte. La beauté de Gillette l’inspire à tel point qu’il termine La Belle Noiseuse très rapidement. Mais, lorsque Poussin et Porbus sont conviés à l’admirer, ils n’aperçoivent sur la toile qu’une petite partie d’un pied magnifique perdu dans une débauche de couleurs. La déception qui se lit sur leurs visages pousse le maître au désespoir. Le lendemain, Frenhofer brûle toutes ses toiles avant de périr dans l’incendie de son atelier. Adaptations Picasso et Le Chef-d’œuvre inconnu Plaque commémorative du 7, rue des Grands-Augustins. Ambroise Vollard propose en 1931 à Picasso d’illustrer Le Chef-d’œuvre inconnu. L’histoire, qui met en scène le vieux peintre Frenhofer, permet à Picasso, fasciné par le texte, de s’identifier d’autant plus aisément à celui-ci que
l’atelier de Frenhofer se situe non loin de celui de Pourbus, rue des Grands-Augustins. Peu de temps après la proposition de Vollard, Picasso va d'ailleurs louer un atelier au numéro 7 de cette même rue où il peindra son chef-d’œuvre, Guernica. Picasso demeura dans cet atelier pendant la Seconde Guerre mondiale. Jacques Rivette et La Belle Noiseuse Le Chef-d’œuvre inconnu a inspiré à Jacques Rivette le film La Belle Noiseuse en 1991. C'est Bernard Dufour qui « tenait le pinceau » de l'artiste. Voir aussi Sur les autres projets Wikimedia : Le Chef-d'œuvre inconnu, sur Wikisource Bibliographie Michel Serres, Genèse, Grasset, 1982, p. 26-52. Françoise Pitt-Rivers, Balzac et l'art, Éditions du Chêne, 1993. Marc Eigeldinger, La Philosophie de l'art chez
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» de la littérature française. Écrire avec la peinture au xixe siècle, Paris, Hermann, 2011, p. 111-179. Notes et références https://gallica.bnf.fr/ark:/12148 /bpt6k5684795s/f236.item.r= %22Le%20chefd'%C5%93uvre%20inconnu %22Balzac [archive] https://gallica.bnf.fr/ark:/12148 /bpt6k5684795s/f260.item.r= %22Le%20chefd'%C5%93uvre%20inconnu %22Balzac [archive] Liens externes Édition critique en ligne [archive] Roland Quilliot (professeur de philosophie à l’université de Bourgogne) : « L’ambiguïté de l’échec artistique. À propos du Chef-d’œuvre inconnu de Balzac » [archive] [PDF] Le Chef-d'œuvre inconnu, version audio [archive] [masquer] v·m Article de qualité Honoré de Balzac Article de qualité La Comédie humaine Scènes de la vie privée La Maison du chat-qui-pelote · Le
Bal de Sceaux · Mémoires de deux jeunes mariées · La Bourse · Modeste Mignon · Un début dans la vie · Albert Savarus · La Vendetta · Une double famille · La Paix du ménage · Madame Firmiani · Étude de femme · La Fausse Maîtresse · Une fille d'Ève · Le Message · La Grenadière · La Femme abandonnée · Honorine · Béatrix · Gobseck · La Femme de trente ans · Le Père Goriot · Le Colonel Chabert · La Messe de l'athée · L'Interdiction · Le Contrat de mariage · Autre étude de femme (La Grande Bretèche) Scènes de la vie de province Ursule Mirouët · Eugénie Grandet · Pierrette · Le Curé de Tours · La Rabouilleuse · L'Illustre Gaudissart · La Muse du département · La Vieille Fille · Le Cabinet des Antiques · Illusions perdues · (Les Deux Poètes) · (Un grand homme de province à Paris) · (Ève et David) Scènes de la vie parisienne Ferragus · La Duchesse de Langeais · La Fille aux yeux d'or · César Birotteau · La Maison Nucingen · Splendeurs et misères des courtisanes · Les
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L'Élixir de longue vie · Les Proscrits · Louis Lambert · Séraphîta Études analytiques Physiologie du mariage · Petites misères de la vie conjugale · Pathologie de la vie sociale Personnages célèbres et récurrentsVautrin · Eugène de Rastignac · Gobseck · Baron de Nucingen · Lucien de Rubempré Autres personnages Père Goriot · Père Grandet · Eugénie Grandet · Mme de Langeais · Mme de Mortsauf · Lady Dudley · Vicomtesse de Beauséant icône décorative Portail de la littérature française icône décorative Portail de la France au xixe siècle icône décorative Portail des années 1830 Catégories : Nouvelle de la Comédie humaineNouvelle française parue en 1831Nouvelle adaptée au cinémaPeinture dans la littérature[+] Gambara est une nouvelle d’Honoré de Balzac, parue en 1837 dans la Revue et gazette musicale de Paris à la demande
de Maurice Schlesinger, éditeur de musique originaire de Berlin, puis reprise dans La Comédie humaine où elle fait partie des Études philosophiques. Sommaire 1 Historique 2 Résumé 3 Notes et références 4 Bibliographie Historique À l’époque de la rédaction, le romancier se rendait, chaque semaine, au Théâtre-Italien dans la loge des GuidoboniVisconti, qui lui avaient permis de découvrir la Scala de Milan et les merveilles de Venise en l’envoyant y régler certaines affaires pour eux1. En octobre 1836, Maurice Schlesinger2 lui passe commande d’une nouvelle musicale pour la Revue et gazette musicale de Paris. Balzac signe une entente pour livrer la nouvelle à partir du 8 janvier 1837, sous le titre Gambara ou la Voix humaine, dont le personnage lui a été proposé par son secrétaire,
Auguste de Belloy. En y travaillant, il a l'idée d'un autre sujet de nouvelle, qui donnera Massimilla Doni. Gambara est d'abord publié dans la Revue et gazette musicale de Paris en cinq livraisons du 23 juillet au 20 août 1837, tandis que Massimilla Doni ne paraîtra qu'en 1839, à la suite d’Une fille d'Ève. Le texte fut édité en volume, avec Le Cabinet des Antiques, aux éditions Souverain en 1839, avant de prendre place dans l’édition Furne de 1846, dans les Études philosophiques, à la suite de Massimilla Doni, nouvelle écrite elle aussi alors que Balzac revenait d'Italie et qu'il restait très impressionné par cette « mère des arts3 ». On retrouve dans cette œuvre la formidable intuition artistique de l’auteur de La Comédie humaine. Alors que, dans Le Chef-d'œuvre inconnu et La Bourse, il explorait le génie du peintre et qu'il fouillait l’âme d’un sculpteur dans Sarrasine, il aborde dans Gambara l'art musical à
travers le personnage d’un facteur d’instrument devenu compositeur de musique fou. On a l’impression que l’auteur a tout compris de la composition d’une œuvre, que le musicien, c’est lui. Il fait dire à Gambara : « La musique est tout à la fois une science et un art. Les racines qu’elle a dans la physique et les mathématiques en font une science ; elle devient un art par l’inspiration qui emploie à son insu les théorèmes de la science. Elle tient à la physique par l’essence même de la substance qu’elle emploie : le son est de l’air modifié ; l’air est composé de principes, lesquels trouvent sans doute en nous des principes analogues qui leur répondent, sympathisent et s’agrandissent par le pouvoir de la pensée. Ainsi l’air doit contenir autant de particules d’élasticités différentes, et capables d’autant de vibrations de durées diverses qu’il y a de tons dans les corps sonores, et ces particules perçues par notre oreille, mises en œuvre par le
musicien, répondent à des idées suivant nos organisations. » Cette nouvelle, restée incomprise à sa parution, a depuis été reconnue comme une œuvre de grande ampleur. Les musicologues ont relevé très peu d’erreurs dans les développements de Balzac, tant l’auteur s’était passionnément documenté. Pour rédiger ces deux nouvelles musicales, Balzac avait en effet étudié la musique et consulté le musicien d'origine bavaroise Jacques Strunz (1783-1852)4. Le romancier avait une culture musicale si étendue que George Sand, au cours d’une conversation sur la musique, avait, elle aussi, été éblouie par ses idées sur l'opéra et lui avait conseillé d’écrire ce qu’il venait de raconter5. Résumé Le comte Andrea Marcosini, noble milanais, flâne au PalaisRoyal lorsqu’il découvre dans la foule le visage extraordinaire d’une femme aux yeux de feu. Celle-ci s’enfuit pour lui échapper, mais il la poursuit jusque dans la sordide ruelle
où elle disparaît, derrière le Palais-Royal. S’il s’est « attaché aux pas d’une femme dont le costume annonçait une misère profonde, radicale, ancienne, invétérée, qui n’était pas plus belle que tant d’autres qu’il voyait chaque soir aux Bouffons, à l’Opéra », c’est que son regard l’a littéralement envoûté. Aussitôt, le comte mène une enquête et il découvre que cette femme est mariée à un compositeur de musique nommé Gambara, également facteur d’instruments, qui a sur la musique des théories et des pratiques déconcertantes. Sa musique n’est belle que lorsqu’il est ivre. Sa femme Marianna se sacrifie pour lui, fait les travaux les plus humiliants pour maintenir à flot le ménage, car elle croit dur comme fer au génie incompris de son mari. Après avoir tenté de sauver le couple de la misère, de soutenir Gambara de son mieux en lui donnant de l’argent (ou pire, en lui donnant de quoi boire), le comte s'enfuit finalement avec la belle Marianna qu’il abandonnera par la suite pour
une danseuse. La femme reviendra auprès de son mari, encore plus misérable qu’avant. Dans cette nouvelle, Balzac décrit le panharmonicon, alors d'invention récente, présenté en 1807 à Paris par Johann Nepomuk Mælzel et qui produit sous les doigts du musicien une musique extraordinaire : « La musique la plus pure et la plus suave que le comte eût jamais entendue s’éleva sous les doigts de Gambara comme un nuage d’encens au-dessus d’un autel6. » Notes et références Notes de Pierre Brunel pour Gambara, volume comprenant aussi Massimilla Doni et Sarrasine, Gallimard, coll. « Folio classique », 1995. René Guise, Histoire du texte Massimilla Doni, Bibliothèque de la Pléiade, 1979, p. 1517 (ISBN 2070108686). Voir Honoré de Balzac. Bodin 1999, p. 179. Notes de Pierre Brunel pour Gambara, ibid. Gambara, p. 117.
Bibliographie Sur les autres projets Wikimedia : Gambara, sur Wikisource Max Andréoli, « Sublime et parodie dans les Contes artistes de Balzac », L'Année balzacienne, 1994, no 15, p. 738. Thierry Bodin, « Balzac et la musique », dans L'artiste selon Balzac, Paris, Paris-Musées, coll. « Maison de Balzac », 1999, p. 172-188. Pierre Brunel, « Gambara, ou l’opéra ivre », Corps écrit, 1985, no 13, p. 133-139. (en) Jean-Pierre Barricelli, «Poésie and Suono: Balzac and Leopardi on Music», Romanticism across the Disciplines, Larry H. Peer, éd. et intro., Lanham, UP of America, 1998, p. 99-113. Matthias Brzoska, « Mahomet et Robert-le-Diable : l’esthétique musicale dans Gambara », L’Année balzacienne, 1984, no 4, p. 5178. Pierre Citron, « Gambara, Strunz et Beethoven », L’Année balzacienne, Paris, Éd. Garnier Frères, 1967, p. 165-170.
Pierre Citron, « Préludes à Gambara », L’Année balzacienne, 1982, no 3, p. 292294. Geneviève Delattre, « Andrea Marcosini et les tribulations du romancier dans Gambara », L’Année balzacienne, 1984, no 4, p. 79-91. Béatrice Didier, « Logique du récit musical chez Stendhal et chez Balzac », Stendhal, Balzac, Dumas. Un récit romantique ?, Chantal Massol, éd., Lise Dumasy, intro., Toulouse, PU du Mirail, 2006, p. 137-147. (en) Louise Fiber Luce, «Alchemy and the Artist in Balzac’s Gambara», Centerpoint, 1978, no 3, vol. 1, p. 67-74. J.-C. Fizaine, « Génie et folie dans Louis Lambert, Gambara et Massimilla Doni », Revue des sciences humaines, 1979, no 175, p. 61-75. (en) Bettina L. Knapp, «Balzac’s Gambara: Music Is a Science and an Art», Nineteenth-Century French Studies, automne-hiver 19861987, no 15, vol. 1-2, p. 62-69. (de) Klaus Ley, «Die Oper im Roman: Erzählkunst und
Musik bei Stendhal, Balzac und Flaubert», Heidelberg, Carl Winter Universitätsverlag, 1995. Anne Panchout, « Gambara et le panharmonicon », L'Artiste selon Balzac, Paris-Musées, 1999, p. 190-198. Roger Pierrot, « La véritable édition originale de Gambara », Mélanges d’histoire du livre et des bibliothèques offerts à Frantz Calot, 1961, p. 175-179. (en) Anthony R. Pugh, «Balzac’s Beethoven: A Note on Gambara», Romance Notes, 1966, no 8, p. 43-46. Daniela Teodorescu, « Deux personnages dans Gambara de Balzac : les effets et les causes », Symposium, printemps 2004, no 58, vol. 1, p. 29-42. [masquer] v·m Article de qualité Honoré de Balzac Article de qualité La Comédie humaine Scènes de la vie privée La Maison du chat-qui-pelote · Le Bal de Sceaux · Mémoires de deux jeunes mariées · La Bourse · Modeste Mignon · Un début dans la vie · Albert Savarus · La Vendetta · Une
double famille · La Paix du ménage · Madame Firmiani · Étude de femme · La Fausse Maîtresse · Une fille d'Ève · Le Message · La Grenadière · La Femme abandonnée · Honorine · Béatrix · Gobseck · La Femme de trente ans · Le Père Goriot · Le Colonel Chabert · La Messe de l'athée · L'Interdiction · Le Contrat de mariage · Autre étude de femme (La Grande Bretèche) Scènes de la vie de province Ursule Mirouët · Eugénie Grandet · Pierrette · Le Curé de Tours · La Rabouilleuse · L'Illustre Gaudissart · La Muse du département · La Vieille Fille · Le Cabinet des Antiques · Illusions perdues · (Les Deux Poètes) · (Un grand homme de province à Paris) · (Ève et David) Scènes de la vie parisienne Ferragus · La Duchesse de Langeais · La Fille aux yeux d'or · César Birotteau · La Maison Nucingen · Splendeurs et misères des courtisanes · Les Secrets de la princesse de Cadignan · Facino Cane · Sarrasine · Pierre Grassou · La Cousine Bette · Le Cousin Pons · Un homme d'affaires · Un
prince de la bohème · Gaudissart II · Les Employés ou la Femme supérieure · Les Comédiens sans le savoir · Les Petits Bourgeois · L'Envers de l'histoire contemporaine Scènes de la vie politique Un épisode sous la Terreur · Une ténébreuse affaire · Le Député d'Arcis · Z. Marcas Scènes de la vie militaire Les Chouans · Une passion dans le désert Scènes de la vie de campagne Les Paysans · Le Médecin de campagne · Le Curé de village · Le Lys dans la vallée Études philosophiques La Peau de chagrin · Jésus-Christ en Flandre · Melmoth réconcilié · Le Chef-d'œuvre inconnu · Gambara · Massimilla Doni · La Recherche de l'absolu · L'Enfant maudit · Adieu · Les Marana · Le Réquisitionnaire · El Verdugo · Un drame au bord de la mer · Maître Cornélius · L'Auberge rouge · Sur Catherine de Médicis · L'Élixir de longue vie · Les Proscrits · Louis Lambert · Séraphîta Études analytiques Physiologie du mariage ·
Petites misères de la vie conjugale · Pathologie de la vie sociale Personnages célèbres et récurrentsVautrin · Eugène de Rastignac · Gobseck · Baron de Nucingen · Lucien de Rubempré Autres personnages Père Goriot · Père Grandet · Eugénie Grandet · Mme de Langeais · Mme de Mortsauf · Lady Dudley · Vicomtesse de Beauséant icône décorative Portail de la littérature française icône décorative Portail de la musique classique Catégories : Nouvelle française parue en 1837Nouvelle de la Comédie humaineOpéra et littérature[+] Massimilla Doni est une nouvelle d’Honoré de Balzac, dont le premier chapitre est publié en 1837 dans les Études philosophiques de La Comédie humaine avec Gambara, Les Proscrits et Séraphîta. Le chapitre III ne paraît qu'en 1839, dans La France musicale, sous le titre Une représentation du « Mosè in Egitto » de Rossini à Venise, avec un
préambule soulignant le rôle que Stendhal avait joué pour faire connaître le musicien Rossini en France. Le récit complet est publié chez Souverain en août 1839, à la suite d'Une fille d'Ève1. Sommaire 1 Contexte 2 Résumé 3 Thème 4 Adaptation 5 Notes et références 6 Bibliographie Contexte George Sand, à laquelle Balzac avait parlé avec passion du Mosè de Rossini, après sa représentation le 22 août 1834, avait conseillé à l’écrivain de coucher son histoire sur le papier, mais celui-ci avait déclaré que c'était au-dessus de ses forces2. Il repense à cette conversation lorsque, en octobre 1836, Maurice Schlesinger3, lui passe commande d’une nouvelle musicale pour la Revue et gazette musicale de Paris. Balzac signe une entente pour livrer la nouvelle à partir du 8
janvier 1837, sous le titre Gambara ou la Voix humaine, dont le personnage a été conçu par son secrétaire, Auguste de Belloy. Balzac demande toutefois un peu de temps supplémentaire, car il poursuivait deux idées sur plusieurs opéras : Robert le Diable de Giacomo Meyerbeer, d’une part, qui se situe à Paris et le Mosè in Egitto, ainsi que Le Barbier de Séville de Rossini, d’autre part, dans le cadre de Venise. Cela déboucha sur deux nouvelles très élaborées : Gambara, publié dans la Revue et gazette musicale de Paris en cinq livraisons du 23 juillet au 20 août 1837, et Massimilla Doni, qui ne paraîtra qu'en 1839, à la suite d'Une fille d'Ève1,4. Pour écrire son interprétation du Mosè, Balzac étudiera la musique et se fera aider du musicien d'origine bavaroise, Jacques Strunz (1783-1852), qui lui jouera et rejouera les divers moments de cet opéra. C'est d'ailleurs à Jacques Strunz qu'est adressée la dédicace de Balzac en tête de l'oeuvre. Il donne la primeur de
cette nouvelle à George Sand, lors de son séjour chez elle, entre le 24 février et le 2 mars 18385. Massimilla Doni est un véritable hymne d’amour à la musique de Rossini, mais aussi à la ville de Venise, à l’art de vivre des Italiens, à l’élégante simplicité des aristocrates italiennes qui vont à l’opéra non pour se montrer, mais pour écouter et vibrer avec la musique. Dans chaque loge de la Fenice, les grandes dames reçoivent sans cérémonie, expriment leurs sentiments avec spontanéité, versent des larmes d’émotion. De leur côté, les hommes épris de musique vont au caffè Florian décortiquer, après le spectacle et pendant toute la nuit s’il le faut, chaque moment du spectacle, chaque phrase musicale, chaque note. Un Français, qui se trouve dans la loge de Massimilla Doni, duchesse de Cataneo, reçoit d’elle, sans aucune prétention et en toute amitié, un véritable cours d’art lyrique.
Deux années furent nécessaires à Balzac pour perfectionner ce texte court, mais néanmoins très important pour La Comédie humaine6. Résumé Emilio Memmi, récemment « fait » prince de Varèse et héritier d’un palais, est désespérément amoureux de la délicieuse Massimilla Doni, femme du duc de Cataneo, vieillard débauché qui soutient une cantatrice, Clara Tinti. Il est aimé de la duchesse Massimilla, mais leur amour reste platonique et tout en délicatesse. Par un terrible malentendu, Emilio se retrouve en présence de la Tinti dans son palais. Et alors qu'il n’avait eu que des rapports chastes avec son grand amour Massimila, il tombe sous le charme de la volupté offerte par la Tinti, ce dont il a honte. Cependant, Massimilla Doni est en compagnie du médecin français qu’elle a initié aux mystères de la musique et qui, en retour, aidera Emilio à accepter l’idée qu’amour charnel et amour pur se mêlent admirablement.
Thème L’amour sert de fil conducteur à un texte exclusivement axé sur la musique et l’art lyrique, la description du monde des mélomanes, de l’atmosphère de Venise et le portrait d’une très grande dame : Massimilla. Adaptation Le compositeur suisse Othmar Schoeck a fait de Massimilla Doni un opéra en 4 actes (6 scènes) créé le 2 mars 1937 à la Semperoper de Dresde. Notes et références Bodin 1999, p. 179. Bodin 1999, p. 174. René Guise, Histoire du texte « Massimilla Doni », Bibliothèque de la Pléiade, 1979, p. 1517 (ISBN 2070108686). Pierre Brunel, Histoire du texte, coll. « Folio Classique », 1995, p. 318-319, comprenant Gambara, Sarrasine, Massimilla Doni. Bodin 1999, p. 177-178. René Guise, op. cit. Bibliographie Sur les autres projets Wikimedia :
Massimilla Doni, sur Wikisource Max Andréoli, « Sublime et parodie dans les Contes artistes de Balzac », l'Année balzacienne, 1994, no 15, p. 738. Thierry Bodin, « Balzac et la musique », dans L'Artiste selon Balzac, Paris, Paris-Musées, coll. « Maison de Balzac », 1999, p. 172-188. Pierre Brunel, « Mosè dans Massimilla Doni », L'Année balzacienne, 1994, no 15, p. 3954. Mariane Bury, « Les Français en Italie dans Massimilla Doni », L’Année balzacienne, 1992, no 13, p. 207-220. Béatrice Didier, « Logique du récit musical chez Stendhal et chez Balzac », Stendhal, Balzac, Dumas. Un récit romantique ? Chantal Massol, éd., Lise Dumasy, intro., Toulouse, PU du Mirail, 2006, p. 137-147. Jean-Claude Fizaine, « Génie et folie dans Louis Lambert, Gambara et Massimilla Doni », Revue des sciences humaines, 1979, no 175, p. 61-75.
Brigitte Leroy-Viémon, « Splendeurs et misères du processus de création de soi à partir de la nouvelle de Balzac Massimilla Doni », Innovation Création, Jean-Pierre Martineau, éd. et intro., Toulouse, PU du Mirail, 1995, p. 37-54. Moïse Le Yaouanc, « À propos de “la” Cataneo et de “la” Sanseverina », L’Année balzacienne, 1985, no 5, p. 366375. Max Milner, « Les sens “psychiques” de Massimilla Doni et la conception balzacienne de l’âme », L'Année balzacienne, Paris, Garnier Frères, 1966, p. 157169. Hélène Spengler, « Système et mises en scène de l’énergie dans le récit romantique selon Stendhal et Balzac : Massimilla Doni et ses intertextes stendhaliens », Stendhal, Balzac, Dumas. Un récit romantique ?, Chantal Massol, éd., Lise Dumasy, intro., Toulouse, PU du Mirail, 2006, p. 69-99. [masquer] v·m
Article de qualité Honoré de Balzac Article de qualité La Comédie humaine Scènes de la vie privée La Maison du chat-qui-pelote · Le Bal de Sceaux · Mémoires de deux jeunes mariées · La Bourse · Modeste Mignon · Un début dans la vie · Albert Savarus · La Vendetta · Une double famille · La Paix du ménage · Madame Firmiani · Étude de femme · La Fausse Maîtresse · Une fille d'Ève · Le Message · La Grenadière · La Femme abandonnée · Honorine · Béatrix · Gobseck · La Femme de trente ans · Le Père Goriot · Le Colonel Chabert · La Messe de l'athée · L'Interdiction · Le Contrat de mariage · Autre étude de femme (La Grande Bretèche) Scènes de la vie de province Ursule Mirouët · Eugénie Grandet · Pierrette · Le Curé de Tours · La Rabouilleuse · L'Illustre Gaudissart · La Muse du département · La Vieille Fille · Le Cabinet des Antiques · Illusions perdues · (Les Deux Poètes) · (Un grand homme de province à Paris) · (Ève et David)
Scènes de la vie parisienne Ferragus · La Duchesse de Langeais · La Fille aux yeux d'or · César Birotteau · La Maison Nucingen · Splendeurs et misères des courtisanes · Les Secrets de la princesse de Cadignan · Facino Cane · Sarrasine · Pierre Grassou · La Cousine Bette · Le Cousin Pons · Un homme d'affaires · Un prince de la bohème · Gaudissart II · Les Employés ou la Femme supérieure · Les Comédiens sans le savoir · Les Petits Bourgeois · L'Envers de l'histoire contemporaine Scènes de la vie politique Un épisode sous la Terreur · Une ténébreuse affaire · Le Député d'Arcis · Z. Marcas Scènes de la vie militaire Les Chouans · Une passion dans le désert Scènes de la vie de campagne Les Paysans · Le Médecin de campagne · Le Curé de village · Le Lys dans la vallée Études philosophiques La Peau de chagrin · Jésus-Christ en Flandre · Melmoth réconcilié · Le Chef-d'œuvre inconnu · Gambara · Massimilla Doni · La Recherche de l'absolu ·
L'Enfant maudit · Adieu · Les Marana · Le Réquisitionnaire · El Verdugo · Un drame au bord de la mer · Maître Cornélius · L'Auberge rouge · Sur Catherine de Médicis · L'Élixir de longue vie · Les Proscrits · Louis Lambert · Séraphîta Études analytiques Physiologie du mariage · Petites misères de la vie conjugale · Pathologie de la vie sociale Personnages célèbres et récurrentsVautrin · Eugène de Rastignac · Gobseck · Baron de Nucingen · Lucien de Rubempré Autres personnages Père Goriot · Père Grandet · Eugénie Grandet · Mme de Langeais · Mme de Mortsauf · Lady Dudley · Vicomtesse de Beauséant icône décorative Portail de la littérature française Catégories : Nouvelle française parue en 1837Nouvelle de la Comédie humaineNouvelle adaptée à l'opéra[+] La Recherche de l’absolu est un roman d’Honoré de Balzac, paru d’abord en 1834 dans le
tome 3 des Études de mœurs, Scènes de la vie privée, puis, fréquemment remanié par l’auteur, il est publié dans une version raccourcie de 40 pages, en 1839, avec une dédicace à Joséphine Delannoy, bienfaitrice du romancier. Enfin, dans sa troisième version (1845), il est classé dans les Études philosophiques de La Comédie humaine. Sommaire 1 Résumé 2 Thème 3 Sources d’inspiration 4 Allusion cinématographique 5 Voir aussi 5.1 Bibliographie 5.2 Liens externes Résumé À Douai, la maison Claës abrite une des familles les plus célèbres et plus authentiquement flamandes de la région. Balthazar Claës, homme riche et cultivé, mène la vie heureuse d’un grand bourgeois flamand. Il a été l’élève de Lavoisier avec lequel il a étudié la chimie. Il adore la femme qu’il a épousée en 1795,
et le bonheur de la famille est complet, jusqu’au jour où, en 1810, Balthazar reçoit la visite d’un mathématicien polonais devenu militaire pour gagner sa vie. L’homme expose à Claës le point précis où il en est arrivé dans sa tentative de décomposer les corps simples afin de découvrir le principe de la matière. Après le départ de l’officier polonais, Balthazar est pris par le démon de la recherche. Saisi d’une véritable fièvre, il passe de coûteuses commandes de produits chimiques, s’enferme dans son laboratoire de chimie avec son valet, néglige sa femme et ses quatre enfants et conduit sa famille à la ruine. L’intrigue oppose la famille et le dévouement filial à la recherche obsessionnelle du savant, toujours sur le point de trouver « l’absolu » et toujours échouant, jusqu’à sa mort. Le roman couvre une longue période (1810-1832) qui recouvre les ruines successives de la famille Claës. Chaque fois, la fortune est miraculeusement reconstituée,
grâce à la prévoyance de la mère qui finit par mourir de désespoir, puis à la sagesse et à la fermeté de la fille aînée, Marguerite, que l’on pourrait rapprocher d’Eugénie Grandet dans son rôle de jeune fille modèle. Marguerite dirige de fait la maison, tout en laissant à son père l’illusion qu’il garde son autorité sur la famille. La déchéance de Balthazar est décrite avec passion et minutie par un Balzac lui-même ébloui par l’idée d’absolu. Le roman offre aussi un tableau éclatant des mœurs de la ville de Douai et des splendeurs de la maison Claës. Initialement, La Recherche de l'absolu n'était pas intégré à La Comédie humaine, cette dernière n'ayant pris ce nom qu'en 1842 alors que le roman avait été écrit en 1834. Balzac a donc intégré a posteriori ce roman dans la partie Étude des mœurs au xixe siècle. Scènes de la vie privée de La Comédie humaine. Finalement, il a décidé de l'intégrer dans la partie Études philosophiques.
La Recherche de l’absolu est un des textes les plus attachants[réf. nécessaire] de Balzac. Il traite de la recherche de la perfection, thème que l’on retrouve dans Illusions perdues (le papier parfait pour l’imprimerie Séchard) et Le Chef-d’œuvre inconnu (une peinture plus forte que la réalité). Thème C’est un problème moral que soumet ici Balzac à l’attention du lecteur : celui des droits de l’individu supérieurement doué au sein de la société, les déchirements du génie pris entre la passion de ses recherches scientifiques et l’affection pour sa famille qu’il finit par ruiner. Sources d’inspiration Plusieurs sources d’inspiration sont citées concernant le personnage de Balthazar Claës. À Nice, on mentionne PierreJoseph Arson, un banquier qui voulut acheter le secret de l’absolu au mathématicien polonais Josef Hoëné-Wronski. Il dépensa plus de 100 000 francs sur seize ans : 17 billets
de 4 000 francs, 40 000 francs et une reconnaissance de dette de 108 516 francs. Peut-être 300 000 francs, selon un article du Figaro du 21 août 1831 sur le mode plaisant : « Un jour un homme avait 300 000 francs et n’avait pas l’absolu, M. Hoëne n’avait pas 300 000 francs mais il avait l’absolu. » Furieux d’avoir été berné, Arson fit un procès à Wronski. Allusion cinématographique Beaucoup d’œuvres de Balzac ont été adaptées à l’écran, mais, a priori, aucune adaptation cinématographique n'a été faite de La Recherche de l’absolu. Néanmoins, le film Les Quatre Cents Coups (1959) de François Truffaut fait allusion à cette œuvre. Antoine Doinel plagie la fin de La Recherche de l’absolu lors d’une composition de français. Le professeur lui attribue la note zéro au grand désarroi d’Antoine, qui en fait se souvenait involontairement du passage qu’il avait lu récemment. Antoine Doinel a consacré un autel à Balzac chez ses parents.
Voir aussi Bibliographie Sur les autres projets Wikimedia : La Recherche de l'absolu, sur Wikisource Madeleine Fargeaud, Balzac et la recherche de l’absolu, Paris, Hachette, 1968. (en) Christopher G. Fox, « Chemistry, an Anti-Marriage: Balzac’s La Recherche de l’absolu », MLN, septembre 1994, no 109, vol. 4, p. 674-697. (en) Josué Harari, « The Pleasures of Science and the Pains of Philosophy: Balzac’s Quest for the Absolute », Yale French Studies, 1984, no 67, p. 135-163. (en) Edward J. Hughes, « Money, Meaning and Knowledge: A Reading of Balzac’s La Recherche de l’absolu », Romance Studies, printemps 1994, no 23, p. 3142. (en) Henry F. Majewski, « The Function of the Mythic Patterns in Balzac’s La Recherche de l’absolu », Nineteenth-Century French Studies, 1980-1981, no 9, p. 1027.
Aline Mura, « Mouvement et fixité dans La Recherche de l’absolu de Balzac », Holding Fast: The Dynamics of Nineteenth-Century French Culture, Amsterdam, Rodopi, 1997, p. 39-51. (en) Scott Sprenger, « In the End was the Word: Balzac’s Modern Absolute [archive] », Anthropoetics, printemps-été 2001. Liens externes Arson inspira Balzac pour le personnage de Balthazar Claës [archive]. Hommage à François Truffaut , allusion à Balzac [archive]. La Recherche de l'absolu, versions audio [archive] Speaker Icon.svg Notices d'autorité : Bibliothèque nationale de France (données) [masquer] v·m Article de qualité Honoré de Balzac Article de qualité La Comédie humaine Scènes de la vie privée La Maison du chat-qui-pelote · Le Bal de Sceaux · Mémoires de deux jeunes mariées · La Bourse · Modeste Mignon · Un
début dans la vie · Albert Savarus · La Vendetta · Une double famille · La Paix du ménage · Madame Firmiani · Étude de femme · La Fausse Maîtresse · Une fille d'Ève · Le Message · La Grenadière · La Femme abandonnée · Honorine · Béatrix · Gobseck · La Femme de trente ans · Le Père Goriot · Le Colonel Chabert · La Messe de l'athée · L'Interdiction · Le Contrat de mariage · Autre étude de femme (La Grande Bretèche) Scènes de la vie de province Ursule Mirouët · Eugénie Grandet · Pierrette · Le Curé de Tours · La Rabouilleuse · L'Illustre Gaudissart · La Muse du département · La Vieille Fille · Le Cabinet des Antiques · Illusions perdues · (Les Deux Poètes) · (Un grand homme de province à Paris) · (Ève et David) Scènes de la vie parisienne Ferragus · La Duchesse de Langeais · La Fille aux yeux d'or · César Birotteau · La Maison Nucingen · Splendeurs et misères des courtisanes · Les Secrets de la princesse de Cadignan · Facino Cane · Sarrasine · Pierre Grassou · La
Cousine Bette · Le Cousin Pons · Un homme d'affaires · Un prince de la bohème · Gaudissart II · Les Employés ou la Femme supérieure · Les Comédiens sans le savoir · Les Petits Bourgeois · L'Envers de l'histoire contemporaine Scènes de la vie politique Un épisode sous la Terreur · Une ténébreuse affaire · Le Député d'Arcis · Z. Marcas Scènes de la vie militaire Les Chouans · Une passion dans le désert Scènes de la vie de campagne Les Paysans · Le Médecin de campagne · Le Curé de village · Le Lys dans la vallée Études philosophiques La Peau de chagrin · Jésus-Christ en Flandre · Melmoth réconcilié · Le Chef-d'œuvre inconnu · Gambara · Massimilla Doni · La Recherche de l'absolu · L'Enfant maudit · Adieu · Les Marana · Le Réquisitionnaire · El Verdugo · Un drame au bord de la mer · Maître Cornélius · L'Auberge rouge · Sur Catherine de Médicis · L'Élixir de longue vie · Les Proscrits · Louis Lambert · Séraphîta
Études analytiques Physiologie du mariage · Petites misères de la vie conjugale · Pathologie de la vie sociale Personnages célèbres et récurrentsVautrin · Eugène de Rastignac · Gobseck · Baron de Nucingen · Lucien de Rubempré Autres personnages Père Goriot · Père Grandet · Eugénie Grandet · Mme de Langeais · Mme de Mortsauf · Lady Dudley · Vicomtesse de Beauséant icône décorative Portail de la littérature française Catégories : Roman français paru en 1834Roman de la Comédie humaineŒuvre littéraire se déroulant en France[+] L'Enfant maudit est un roman historique d'Honoré de Balzac publié en 1837. Historique L'Enfant maudit est d'abord publié dans un état fragmentaire dans la Revue des deux Mondes en 1831. Un second fragment est livré dans La Chronique de Paris en 1836.
La première édition complète, corrigée et augmentée, paraît en juillet 1837 dans l'édition des Études philosophiques de La Comédie humaine chez Delloye et Lecou1. Le texte ne connaît ensuite que des variantes mineures lors de rééditions. Le roman est divisé en deux parties intitulées Comment vécut la mère et Comment mourut le fils. Résumé En 1591, en France, au temps de la huitième guerre de religion entre catholiques et huguenots, la douce Jeanne de Saint-Savin, qui aimait un cousin huguenot, a dû, pour sauver son amant et sa famille, épouser le vieux et cruel comte d'Hérouville, un royaliste de Normandie, maintenant aux ordres du roi Henri IV. Après son mariage, Jeanne donne naissance à un fils, que le comte bannit du château, persuadé qu'il n'est pas de lui. Étienne, cet enfant maudit, grandit chez des pêcheurs.
Détail d'une monographie imprimée des « Œuvres illustrées de Balzac. Les Proscrits. L'Enfant maudit » 02 Détail d'une monographie imprimée des Œuvres illustrées de Balzac, Les Proscrits, L'Enfant maudit. Des années plus tard, les morts soudaines de la jeune comtesse, puis d'un second fils, seul héritier du domaine, rappellent au vieillard que la continuation de la famille dépend maintenant du fils qu'il a rejeté. Pendant que le comte doit s'éloigner pour une mission, Étienne est donc retiré de son ermitage et confié à un médecin qui a pour mandat de le préparer à prendre les charges et obligations liées à son titre. Mais le jeune homme ne tarde pas à tomber amoureux de Gabrielle, la fille du médecin. Quand le comte a vent de cette idylle réciproque, il revient précipitamment, accompagné de la comtesse de Grandlieu et de sa fille. Il donne alors l'ordre à Étienne d'épouser cette dernière. Lorsque le jeune homme, défiant la colère du comte, appelle Gabrielle à son côté
pour réaffirmer son amour, le vieillard n'hésite pas à les tuer tous deux et s'offre lui-même comme époux à Mlle de Grandlieu. Notes et références H. de Balzac, Études philosophiques, dans La Comédie humaine, vol. 10, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 1979, p. 1701. [masquer] v·m Article de qualité Honoré de Balzac Article de qualité La Comédie humaine Scènes de la vie privée La Maison du chat-qui-pelote · Le Bal de Sceaux · Mémoires de deux jeunes mariées · La Bourse · Modeste Mignon · Un début dans la vie · Albert Savarus · La Vendetta · Une double famille · La Paix du ménage · Madame Firmiani · Étude de femme · La Fausse Maîtresse · Une fille d'Ève · Le Message · La Grenadière · La Femme abandonnée · Honorine · Béatrix · Gobseck · La Femme de trente ans · Le Père Goriot · Le Colonel Chabert · La Messe de l'athée ·
L'Interdiction · Le Contrat de mariage · Autre étude de femme (La Grande Bretèche) Scènes de la vie de province Ursule Mirouët · Eugénie Grandet · Pierrette · Le Curé de Tours · La Rabouilleuse · L'Illustre Gaudissart · La Muse du département · La Vieille Fille · Le Cabinet des Antiques · Illusions perdues · (Les Deux Poètes) · (Un grand homme de province à Paris) · (Ève et David) Scènes de la vie parisienne Ferragus · La Duchesse de Langeais · La Fille aux yeux d'or · César Birotteau · La Maison Nucingen · Splendeurs et misères des courtisanes · Les Secrets de la princesse de Cadignan · Facino Cane · Sarrasine · Pierre Grassou · La Cousine Bette · Le Cousin Pons · Un homme d'affaires · Un prince de la bohème · Gaudissart II · Les Employés ou la Femme supérieure · Les Comédiens sans le savoir · Les Petits Bourgeois · L'Envers de l'histoire contemporaine Scènes de la vie politique Un épisode sous la Terreur · Une ténébreuse affaire · Le Député d'Arcis · Z. Marcas
Scènes de la vie militaire Les Chouans · Une passion dans le désert Scènes de la vie de campagne Les Paysans · Le Médecin de campagne · Le Curé de village · Le Lys dans la vallée Études philosophiques La Peau de chagrin · Jésus-Christ en Flandre · Melmoth réconcilié · Le Chef-d'œuvre inconnu · Gambara · Massimilla Doni · La Recherche de l'absolu · L'Enfant maudit · Adieu · Les Marana · Le Réquisitionnaire · El Verdugo · Un drame au bord de la mer · Maître Cornélius · L'Auberge rouge · Sur Catherine de Médicis · L'Élixir de longue vie · Les Proscrits · Louis Lambert · Séraphîta Études analytiques Physiologie du mariage · Petites misères de la vie conjugale · Pathologie de la vie sociale Personnages célèbres et récurrentsVautrin · Eugène de Rastignac · Gobseck · Baron de Nucingen · Lucien de Rubempré Autres personnages Père Goriot · Père Grandet ·
Eugénie Grandet · Mme de Langeais · Mme de Mortsauf · Lady Dudley · Vicomtesse de Beauséant icône décorative Portail de la littérature française Catégories : Roman français paru en 1837Roman de la Comédie humaine[+] La dernière modification de cette page a été faite le 31 mai 2018 à 11:05. Adieu est une nouvelle de Balzac, datée par lui-même de 1830. La première partie du texte paraît en prépublication dans l’hebdomadaire d’Émile de Girardin, La Mode, deux mois plus tard la même année, sous le titre Souvenirs soldatesques. Adieu. Elle est alors sous-titrée : Les Bonshommes, et les deux autres parties paraissent en juin de la même année dans le même hebdomadaire avec les soustitres Le Passage de la Bérésina et La Guérison. À cette date, Balzac comptait intégrer la nouvelle dans les Scènes de la vie militaire. Mais, dès 1832, le texte figure dans les Scènes de la vie privée aux éditions Mame, puis en 1834 aux
éditions Werdet dans les Études philosophiques de La Comédie humaine, où la nouvelle est maintenue pour l’édition Furne 18461,2. Le récit se déroule sur deux plans : le présent du personnage principal, Philippe de Sucy, de son compagnon le marquis d’Albon et de la scène dont ils sont témoins : l’apparition de la comtesse Stéphanie de Vandières sous des frondaisons, en 1819 ; et le retour en arrière sur un épisode de la retraite de Russie des troupes impériales, en 1812, lors du passage de la Bérézina où cette même comtesse et le baron de Sucy vont être séparés de façon tragique. Résumé La comtesse Stéphanie de Vandières, qui avait suivi son vieux mari, le général de Vandières, dans la campagne de Russie, a été sauvée par son ami d'enfance, le major Philippe de Sucy, lors du passage de la Bérézina. Au moment de leur séparation, la jeune femme, prise de panique
crie : « Adieu ! » à son amant resté sur l'autre berge. À l'automne 1819, après être resté prisonnier des Cosaques pendant six ans et de retour en France depuis onze mois, Philippe de Sucy, devenu colonel, aperçoit, lors d'une partie de chasse dans le parc d'un ancien prieuré à moitié en ruines, le château des BonsHommes, près de L'Isle-Adam, la silhouette fantomatique, mais toujours d’une étrange beauté, d'une femme qui ne cesse de répéter le mot « adieu ». Une paysanne sourdemuette, Geneviève, veille sur elle. Le colonel croit reconnaître Stéphanie de Vandières qu'il n'avait jamais revue depuis. L’émotion est si forte que le colonel s’évanouit. Monsieur de Granville (le magistrat intègre d’Une ténébreuse affaire, le juge Granville) et sa femme, qui habitent non loin de là, lui font respirer des sels. Le surlendemain, Philippe de Sucy, qui a retrouvé ses esprits, charge son ami, le marquis d'Albon, d'aller au château
vérifier qu'il ne s'est pas trompé. Là, l'oncle de Stéphanie qui l’a recueillie, le docteur Fanjat, confirme l’impression de Philippe : la jeune femme errant dans le parc est bien la maîtresse tant aimée et recherchée depuis longtemps. Ici, le vieil oncle commence le récit de l'épisode de la campagne de Russie lors de la retraite des armées napoléoniennes et plus particulièrement le fameux passage de la Bérézina. Philippe de Sucy, à qui son ami d'Albon a confirmé l'identité de la jeune femme, découvre avec horreur que le comportement de Stéphanie ressemble à celui d’un animal. Il essaie de convaincre le docteur Fanjat de tenter un traitement sur la jeune femme. Il est persuadé qu'un choc émotionnel puissant peut lui faire recouvrer la raison, ce qui n'est pas l'avis du docteur qui, pourtant, tente l’expérience. Après plusieurs vaines tentatives, il décide de
reproduire devant Stéphanie la scène de leur tragique séparation sur la Bérézina. La mémoire de Stéphanie revient tout d’un coup, mais le retour à la réalité est une sensation trop forte pour la jeune femme, qui en meurt. « La vie et la mort tombent sur elle comme la foudre, elle n’en soutient pas l’assaut3,4. » Dix ans plus tard, le colonel, devenu général, « abandonné de Dieu », se suicide. Notes et références Histoire du texte. Libretti, Hachette livre, Le Livre de poche, 1995, p. 10-11. Gallimard, coll. « La Pléiade », t. x. Introduction de Félix Davin aux Études philosophiques. Balzac a déjà évoqué le pouvoir meurtrier de la pensée dans une des ébauches rattachées à La Comédie humaine : Les Martyrs ignorés. Bibliographie (en) Elisabeth Gerwin, Artful Deceptions: Verbal and Visual Trickery in French Culture, Bern, Peter Lang, 2006, p. 113128.
Scott Lee, « Le réalisme au risque de Balzac : témoignage et récit dans Adieu », Études françaises, 2001, no 2, vol. 37, p. 181-202. Anne-Marie Meininger, « Le Cabinet des Antiques », L'Année balzacienne, 1973, p. 380-385. (en) Maurice Samuels, « Adieu », Representations, été 2002, no 79, p. 82-99. (en) Rachel Shuh, « Madness and Military History in Balzac’s Adieu », French Forum, hiver 2001, no 1, vol. 26, p. 39-51. Scott M. Sprenger, « Quand je est un autre pays », Balzac voyageur. Parcours, déplacements, mutations, Tours, université François Rabelais, 2004, p. 151-171. Stéphane Vachon, Balzac, pater familias, Amsterdam, Rodopi, 2001, p. 85-94. [masquer] v·m Article de qualité Honoré de Balzac Article de qualité La Comédie humaine Scènes de la vie privée La Maison du chat-qui-pelote · Le Bal de Sceaux · Mémoires de
deux jeunes mariées · La Bourse · Modeste Mignon · Un début dans la vie · Albert Savarus · La Vendetta · Une double famille · La Paix du ménage · Madame Firmiani · Étude de femme · La Fausse Maîtresse · Une fille d'Ève · Le Message · La Grenadière · La Femme abandonnée · Honorine · Béatrix · Gobseck · La Femme de trente ans · Le Père Goriot · Le Colonel Chabert · La Messe de l'athée · L'Interdiction · Le Contrat de mariage · Autre étude de femme (La Grande Bretèche) Scènes de la vie de province Ursule Mirouët · Eugénie Grandet · Pierrette · Le Curé de Tours · La Rabouilleuse · L'Illustre Gaudissart · La Muse du département · La Vieille Fille · Le Cabinet des Antiques · Illusions perdues · (Les Deux Poètes) · (Un grand homme de province à Paris) · (Ève et David) Scènes de la vie parisienne Ferragus · La Duchesse de Langeais · La Fille aux yeux d'or · César Birotteau · La Maison Nucingen · Splendeurs et misères des courtisanes · Les Secrets de la princesse de
Cadignan · Facino Cane · Sarrasine · Pierre Grassou · La Cousine Bette · Le Cousin Pons · Un homme d'affaires · Un prince de la bohème · Gaudissart II · Les Employés ou la Femme supérieure · Les Comédiens sans le savoir · Les Petits Bourgeois · L'Envers de l'histoire contemporaine Scènes de la vie politique Un épisode sous la Terreur · Une ténébreuse affaire · Le Député d'Arcis · Z. Marcas Scènes de la vie militaire Les Chouans · Une passion dans le désert Scènes de la vie de campagne Les Paysans · Le Médecin de campagne · Le Curé de village · Le Lys dans la vallée Études philosophiques La Peau de chagrin · Jésus-Christ en Flandre · Melmoth réconcilié · Le Chef-d'œuvre inconnu · Gambara · Massimilla Doni · La Recherche de l'absolu · L'Enfant maudit · Adieu · Les Marana · Le Réquisitionnaire · El Verdugo · Un drame au bord de la mer · Maître Cornélius · L'Auberge rouge · Sur Catherine de Médicis · L'Élixir de longue vie · Les
Proscrits · Louis Lambert · Séraphîta Études analytiques Physiologie du mariage · Petites misères de la vie conjugale · Pathologie de la vie sociale Personnages célèbres et récurrentsVautrin · Eugène de Rastignac · Gobseck · Baron de Nucingen · Lucien de Rubempré Autres personnages Père Goriot · Père Grandet · Eugénie Grandet · Mme de Langeais · Mme de Mortsauf · Lady Dudley · Vicomtesse de Beauséant icône décorative Portail de la littérature française Catégories : Nouvelle française parue en 1830Nouvelle de la Comédie humaineGuerres napoléoniennes dans la fiction[+] Les Marana est une nouvelle d'Honoré de Balzac parue en 1834 en librairie aux éditions Madame Béchet, puis en 1846 dans l'édition Furne de La Comédie humaine, au tome II des Études philosophiques.
Sommaire 1 Historique 2 Résumé 3 Thème 4 Références Historique Balzac fait successivement paraître deux chapitres de ce texte en 1832, puis en 1833, dans La Revue de Paris. Le texte complet n'est toutefois publié qu'en 1834 et ne sera presque plus retouché dans les éditions ultérieures. Résumé La nouvelle commence de manière violente avec la prise de Tarragone par les troupes du maréchal Suchet en 1811. « Tarragone prise d'assaut, Tarragone en colère, faisant feu par toutes les croisées ; Tarragone violée, les cheveux épars, à demi nue, ses rues flamboyantes inondées de soldats français tués ou tuant [...]1. » La Marana est une prostituée italienne, chassée de Venise par les guerres de la Révolution française. Elle appartient à une famille où la prostitution est
une activité ancestrale. Réfugiée à Tarragone avec sa fille Juana qu'elle a confiée au drapier Pérez de Lagounia et à sa femme pour qu'ils l'éduquent, elle a toujours caché à la jeune fille ses origines. La Marana espère que le sort de prostituée qui pèse sur les femmes de sa famille prendra fin avec Juana qui pourrait faire un digne mariage. Mais le capitaine Montefiore, qui s'est installé dans cette maison précisément parce que s'y trouve une très belle fille, vient contrarier les plans de la Marana. Elle découvre Montefiore dans la chambre de sa fille et menace de le tuer. Juana aura de lui un enfant, Juan, qu'il n'a pas à reconnaître, car il réussit de justesse à éviter le mariage en confiant Juana à son ami le capitaine Diard qui l'épouse. Juana lui donne ainsi un fils légitime. Diard quitte alors la carrière militaire et emmène sa famille à Paris où il espère réussir. Malheureusement, il n'arrive à rien et l'attitude de Juana ne l'encourage pas. Diard fait de mauvaises affaires, mène une vie dissipée.
Il tente d'emmener sa famille à Bordeaux, puis dans les Pyrénées où il se lance dans le jeu. Et c'est là que Montefiore surgit de nouveau pour le ruiner définitivement. Thème Pessimiste, commencée sur fond de massacre, terminée par une déchéance, cette nouvelle est un des récits les plus noirs de Balzac. Ses amis italiens lui reprochèrent d'ailleurs en 1837, surtout la piccola Clara Maffei, l'image peu flatteuse qu'il avait donnée d'eux et de leur pays. Aussi, pour se faire pardonner, Balzac écrivit-il avec un soin extrême Massimilla Doni2 qui donne une version plus brillante de Venise, de l'âme italienne et de la beauté des femmes. Références Les Marana, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 1979, t. X, p. 1037-1041 (ISBN 2070108686). René Guise, Histoire du texte « Massimilla Doni », Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 1979, p. 1517 (ISBN 2070108686).
[masquer] v·m Article de qualité Honoré de Balzac Article de qualité La Comédie humaine Scènes de la vie privée La Maison du chat-qui-pelote · Le Bal de Sceaux · Mémoires de deux jeunes mariées · La Bourse · Modeste Mignon · Un début dans la vie · Albert Savarus · La Vendetta · Une double famille · La Paix du ménage · Madame Firmiani · Étude de femme · La Fausse Maîtresse · Une fille d'Ève · Le Message · La Grenadière · La Femme abandonnée · Honorine · Béatrix · Gobseck · La Femme de trente ans · Le Père Goriot · Le Colonel Chabert · La Messe de l'athée · L'Interdiction · Le Contrat de mariage · Autre étude de femme (La Grande Bretèche) Scènes de la vie de province Ursule Mirouët · Eugénie Grandet · Pierrette · Le Curé de Tours · La Rabouilleuse · L'Illustre Gaudissart · La Muse du département · La Vieille Fille · Le Cabinet des Antiques · Illusions perdues · (Les Deux Poètes) · (Un grand
homme de province à Paris) · (Ève et David) Scènes de la vie parisienne Ferragus · La Duchesse de Langeais · La Fille aux yeux d'or · César Birotteau · La Maison Nucingen · Splendeurs et misères des courtisanes · Les Secrets de la princesse de Cadignan · Facino Cane · Sarrasine · Pierre Grassou · La Cousine Bette · Le Cousin Pons · Un homme d'affaires · Un prince de la bohème · Gaudissart II · Les Employés ou la Femme supérieure · Les Comédiens sans le savoir · Les Petits Bourgeois · L'Envers de l'histoire contemporaine Scènes de la vie politique Un épisode sous la Terreur · Une ténébreuse affaire · Le Député d'Arcis · Z. Marcas Scènes de la vie militaire Les Chouans · Une passion dans le désert Scènes de la vie de campagne Les Paysans · Le Médecin de campagne · Le Curé de village · Le Lys dans la vallée Études philosophiques La Peau de chagrin · Jésus-Christ en Flandre · Melmoth réconcilié · Le Chef-d'œuvre inconnu · Gambara ·
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Historique La nouvelle est initialement publiée en 1831 dans La Revue de Paris et reprise la même année en volume chez Gosselin, puis en 1832 dans les Contes philosophiques chez le même éditeur. Rééditée chez Werdet en 1835 dans la série des Études philosophiques, puis dans l’édition Furne de La Comédie humaine en 1846, elle paraît de nouveau dans Le Constitutionnel en 1847. Résumé En 1793, dans la ville de Carentan en Basse-Normandie, les habitués du salon de la comtesse de Dey trouvent sa porte close un premier jour, puis les jours suivants. Ce comportement inhabituel d’une femme raffinée qui tient à son « assemblée quotidienne », éveille la curiosité des habitants qui se perdent en conjectures. Les véritables raisons du comportement de madame de Dey sont données plus loin : la comtesse a reçu un message secret lui apprenant que son fils Auguste, qui a participé à l’expédition royaliste de
Granville et a été emprisonné, va tenter de s’échapper. Il devrait arriver chez elle dans les trois prochains jours. Le dernier soir, la comtesse se décide enfin à ouvrir ses portes et à organiser sa réception normalement. On lui a assuré que son fils était en route et qu’il se présenterait chez elle le soir même. Le maire de la ville a donné à un jeune soldat (dont il pense qu’il est le fils de la comtesse) un billet de logement dans la maison de Dey. Mais, lorsque le réquisitionnaire se présente, la comtesse s’aperçoit que ce n’est nullement son fils. Elle meurt, comme par un effet de télépathie, au moment même où Auguste est fusillé dans le Morbihan. [masquer] v·m Article de qualité Honoré de Balzac Article de qualité La Comédie humaine Scènes de la vie privée La Maison du chat-qui-pelote · Le Bal de Sceaux · Mémoires de deux jeunes mariées · La
Bourse · Modeste Mignon · Un début dans la vie · Albert Savarus · La Vendetta · Une double famille · La Paix du ménage · Madame Firmiani · Étude de femme · La Fausse Maîtresse · Une fille d'Ève · Le Message · La Grenadière · La Femme abandonnée · Honorine · Béatrix · Gobseck · La Femme de trente ans · Le Père Goriot · Le Colonel Chabert · La Messe de l'athée · L'Interdiction · Le Contrat de mariage · Autre étude de femme (La Grande Bretèche) Scènes de la vie de province Ursule Mirouët · Eugénie Grandet · Pierrette · Le Curé de Tours · La Rabouilleuse · L'Illustre Gaudissart · La Muse du département · La Vieille Fille · Le Cabinet des Antiques · Illusions perdues · (Les Deux Poètes) · (Un grand homme de province à Paris) · (Ève et David) Scènes de la vie parisienne Ferragus · La Duchesse de Langeais · La Fille aux yeux d'or · César Birotteau · La Maison Nucingen · Splendeurs et misères des courtisanes · Les Secrets de la princesse de Cadignan · Facino Cane ·
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Pendant la guerre napoléonienne d’Espagne, le commandant français Victor Marchand et ses troupes ont pour mission de surveiller le petit village espagnol de Menda. Lorsque celui-ci se révolte, Marchand aura la vie sauve grâce à l’aide de Clara, la fille du marquis de Léganès, souverain de Menda. Le soulèvement est réprimé avec férocité et la famille de Léganès est condamnée à mort. Marchand obtient de son supérieur la vie d’un des fils de Léganès si celui-ci accepte d’être le bourreau de sa famille. Poussé par son père, Juanito accepte. Clara veut être décapitée en premier par son frère. Victor lui propose le mariage pour avoir la vie sauve, elle refuse. Et Juanito exécute un par un les membres de sa famille. Lorsqu’il ne reste plus à Juanito qu’à exécuter sa mère, il craque. Cette dernière, le remarquant, se suicide en se fracassant la tête sur un rocher pour abréger la dure mission de son fils. Juanito pourra donc sauvegarder le nom de la
famille des Léganès en ayant des descendants. Bibliographie Sur les autres projets Wikimedia : El Verdugo, sur Wikisource Janet L. Beizer, « Victor Marchand: The Narrator as Story Seller: Balzac’s El Verdugo », Novel: A Forum on Fiction, automne 1983, no 1, vol. 17, p. 44-51. Wayne Conner, « The Genesis of Balzac’s El Verdugo », Leuvense Bijdragen, 1957, no 46, p. 135-139. Alexander Haggerty Krappe, « Encore une note sur la source du conte El Verdugo d’Honoré de Balzac », Leuvense Bijdragen, 1930, no 22, p. 7173. Alexander Haggerty Krappe, « La source flamande du conte El Verdugo d’Honoré de Balzac », Leuvense Bijdragen, 1927, no 19, p. 29-35. Anoll Vendrell, « El Verdugo de Balzac dans la presse périodique espagnole du xixe siècle », Lídia, juilletseptembre 1985, no 59, vol. 3 (235), p. 291-297.
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homme de province à Paris) · (Ève et David) Scènes de la vie parisienne Ferragus · La Duchesse de Langeais · La Fille aux yeux d'or · César Birotteau · La Maison Nucingen · Splendeurs et misères des courtisanes · Les Secrets de la princesse de Cadignan · Facino Cane · Sarrasine · Pierre Grassou · La Cousine Bette · Le Cousin Pons · Un homme d'affaires · Un prince de la bohème · Gaudissart II · Les Employés ou la Femme supérieure · Les Comédiens sans le savoir · Les Petits Bourgeois · L'Envers de l'histoire contemporaine Scènes de la vie politique Un épisode sous la Terreur · Une ténébreuse affaire · Le Député d'Arcis · Z. Marcas Scènes de la vie militaire Les Chouans · Une passion dans le désert Scènes de la vie de campagne Les Paysans · Le Médecin de campagne · Le Curé de village · Le Lys dans la vallée Études philosophiques La Peau de chagrin · Jésus-Christ en Flandre · Melmoth réconcilié · Le Chef-d'œuvre inconnu · Gambara ·
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Balzac, que l'auteur nommait un conte philosophique, parue en pré-publication en 1834 dans la revue Le Voleur, puis en librairie en 1835 chez Werdet dans les Études philosophiques, en fin de volume, après L'Élixir de longue vie. Réédité en 1843 sous le titre La Justice paternelle, elle prend place dans l’édition Furne de La Comédie humaine en 1846 et reprend son titre initial, Un drame au bord de la mer, dans les Études philosophiques, entre El Verdugo et L'Auberge rouge. Sommaire 1 Résumé 2 Contexte 3 Bibliographie 4 Adaptation à l’écran 5 Notes et références 6 Liens externes Résumé En 1821, sur le littoral d'une presqu'île de Bretagne, Louis1, un jeune homme plein d'ambition, vient tout juste de prendre un bain de mer et médite sur son avenir. Pauline, sa compagne, sort peu après
d'une baignoire naturelle creusée dans les rochers. Les deux jeunes gens poursuivent main dans la main leur promenade matinale. Ils croisent un pêcheur dont la pauvreté et le dévouement auprès d'un père aveugle les émeuvent. Afin de lui donner un peu de joie, ils font grimper les enchères l'un contre l'autre pour lui acheter le produit de sa pêche à un prix qui équivaut pour le pauvre homme à une véritable fortune et lui promettent un dîner, s'il accepte de les conduire à Batz après avoir remisé ses filets. Les amoureux partent devant, sur le chemin que leur indique le pêcheur qui les y retrouvera plus tard. Quand tous trois se sont rejoints, ils marchent en silence et atteignent bientôt les abords d'un promontoire rocheux que le pêcheur entend contourner. Quand le guide les prévient que quelqu'un vit là et que, bien qu'il n'y ait nul danger, il est de coutume dans le pays de contourner les lieux, la curiosité des jeunes gens est à son comble et, en dépit de
l'avertissement, ils insistent pour s'y avancer. Louis et Pauline découvrent alors devant une grotte, où se devinent les traces d'une existence, un homme brûlé par le soleil, aussi immobile que le granit qui l'entoure, dont les yeux seuls s'animent un bref instant. Impressionnés par cette vision, ils passent leur chemin rapidement, puis interrogent leur guide sur cet étrange personnage. Le pêcheur leur raconte alors l'histoire de l'Homme-au-vœu, dont il est d'ailleurs le seul dans le pays à connaître le fin mot. Cet homme, qui vit là dans le dénuement, était autrefois un fier marin nommé Cambremer ; il habitait avec sa femme une maison isolée sur un îlot. Pour égayer leur foyer, les époux n'eurent qu'un seul enfant, aussi devint-il pour eux un petit roi. Ils le gâtèrent dès son plus jeune âge, ne lui refusant aucun caprice, si bien qu'en vieillissant le garçon ne devint bon à rien : violent, menteur, voleur, il croyait tout un chacun au service de ses
désirs et se révélait tyrannique envers ceux qui l'empêchaient de s'amuser, de flâner, de boire et de jouer au billard du Croisic ou dans les lieux malfamés de Nantes. Le père, souvent absent pour aller pêcher en mer, refusa de voir ou ne voulut point concevoir le pire jusqu'à ce qu'il découvre un jour que son fils avait vendu les meubles pour obtenir de quoi s'amuser. Une nuit, le voyou est même allé trop loin. Il a poignardé sa mère, l'atteignant au bras, pour mettre la main sur une pièce d'or. Cambremer a donc décidé de faire disparaître le monstre qu'il avait engendré. Sa femme en est morte de douleur. Depuis, Cambremer a fait vœu de s'exposer face à l'océan, de s'y confondre avec le roc, afin d'expier la mise à mort de ce fils, dont il s'est fait le justicier. Joseph, son unique frère, et Pérotte, une toute jeune et jolie nièce, assurent désormais la subsistance de ce pénitent qui a planté une croix près du rocher pour signifier qu'il s'en remettait à Dieu.
Les deux amoureux ont écouté, le deuil dans l'âme, le terrible destin de l'homme de granit et de sa famille disparue. De retour au Croisic, ils décident d'un commun accord d'écourter leur séjour. Pauline, inquiète de l'effet produit par cette tragique histoire sur la sensibilité exacerbée de Louis, l'invite à s'en délivrer par l'écriture d'un récit : la longue lettre envoyée à son oncle par le jeune homme n'est autre que ce drame au bord de la mer que l'on vient de lire. Contexte Dans les années 1830, Honoré de Balzac séjourne avec Laure de Berny au Bourg-de-Batz, dans la maison de madame de La Valette, le Calme Logis. Il y écrit Un drame au bord de la mer, court récit romanesque qui a pour cadre la presqu'île du Croisic et sa Côte sauvage. À l'époque où l'action se situe, la mode des bains de mer est naissante en France, et les plages de Saint-Goustan puis de Port Lin au Croisic sont parmi les toutes premières à accueillir des baigneurs2.
Bibliographie Moïse Le Yaouanc, « Introduction à Un drame au bord de la mer : Davin et la Bretagne inspirateurs de Balzac », L'Année balzacienne, Paris, Garnier Frères, 1966, p. 127-156. Marie Pinel, « Significations spirituelles de la mer dans La Comédie humaine », L’Année balzacienne, 1995, no 16, p. 283-309. Adaptation à l’écran 1920 : L'Homme du large, film muet français de Marcel L'Herbier, adaptation d'Un drame au bord de la mer, avec Jacques Catelain (Michel), Roger Karl (Nolff), Charles Boyer (Guenn la Taupe), Philippe Hériat (le protecteur), Marcelle Pradot (Djenna). Notes et références Il s'agit en fait du personnage de Louis Lambert que l'on retrouve dans d'autres romans de La Comédie humaine. Marie Rouzeau, Du Pays de Guérande à la Côte d’Amour, Plomelin, Palatines, coll. « Histoire et géographie contemporaine », 2010, 223 p. (ISBN 978-2-35678-023-2,
notice BnF no FRBNF42167321). Liens externes Sur les autres projets Wikimedia : Un drame au bord de la mer, sur Wikisource Un drame au bord de la mer, version audio [archive] [masquer] v·m Article de qualité Honoré de Balzac Article de qualité La Comédie humaine Scènes de la vie privée La Maison du chat-qui-pelote · Le Bal de Sceaux · Mémoires de deux jeunes mariées · La Bourse · Modeste Mignon · Un début dans la vie · Albert Savarus · La Vendetta · Une double famille · La Paix du ménage · Madame Firmiani · Étude de femme · La Fausse Maîtresse · Une fille d'Ève · Le Message · La Grenadière · La Femme abandonnée · Honorine · Béatrix · Gobseck · La Femme de trente ans · Le Père Goriot · Le Colonel Chabert · La Messe de l'athée · L'Interdiction · Le Contrat de
mariage · Autre étude de femme (La Grande Bretèche) Scènes de la vie de province Ursule Mirouët · Eugénie Grandet · Pierrette · Le Curé de Tours · La Rabouilleuse · L'Illustre Gaudissart · La Muse du département · La Vieille Fille · Le Cabinet des Antiques · Illusions perdues · (Les Deux Poètes) · (Un grand homme de province à Paris) · (Ève et David) Scènes de la vie parisienne Ferragus · La Duchesse de Langeais · La Fille aux yeux d'or · César Birotteau · La Maison Nucingen · Splendeurs et misères des courtisanes · Les Secrets de la princesse de Cadignan · Facino Cane · Sarrasine · Pierre Grassou · La Cousine Bette · Le Cousin Pons · Un homme d'affaires · Un prince de la bohème · Gaudissart II · Les Employés ou la Femme supérieure · Les Comédiens sans le savoir · Les Petits Bourgeois · L'Envers de l'histoire contemporaine Scènes de la vie politique Un épisode sous la Terreur · Une ténébreuse affaire · Le Député d'Arcis · Z. Marcas
Scènes de la vie militaire Les Chouans · Une passion dans le désert Scènes de la vie de campagne Les Paysans · Le Médecin de campagne · Le Curé de village · Le Lys dans la vallée Études philosophiques La Peau de chagrin · Jésus-Christ en Flandre · Melmoth réconcilié · Le Chef-d'œuvre inconnu · Gambara · Massimilla Doni · La Recherche de l'absolu · L'Enfant maudit · Adieu · Les Marana · Le Réquisitionnaire · El Verdugo · Un drame au bord de la mer · Maître Cornélius · L'Auberge rouge · Sur Catherine de Médicis · L'Élixir de longue vie · Les Proscrits · Louis Lambert · Séraphîta Études analytiques Physiologie du mariage · Petites misères de la vie conjugale · Pathologie de la vie sociale Personnages célèbres et récurrentsVautrin · Eugène de Rastignac · Gobseck · Baron de Nucingen · Lucien de Rubempré Autres personnages Père Goriot · Père Grandet ·
Eugénie Grandet · Mme de Langeais · Mme de Mortsauf · Lady Dudley · Vicomtesse de Beauséant icône décorative Portail de la littérature française icône décorative Portail du Pays de Guérande Catégories : Conte philosophiqueNouvelle de la Comédie humaineNouvelle française parue en 1834Nouvelle adaptée au cinéma[+] La dernière modification de cette page a été faite le 11 mars 2021 à 21:53. Maître Cornélius est une nouvelle historique d’Honoré de Balzac, parue en 1831. Sommaire 1 Historique 2 Résumé 3 Commentaire 4 Notes et références 5 Liens externes Historique La nouvelle paraît en 1831 dans la Revue de Paris. Reprise en volume chez Gosselin en 1832 dans les Nouveaux contes philosophiques avec Madame
Firmiani, L'Auberge rouge et Louis Lambert, elle est rééditée chez Edmond Werdet en 1836 dans la série des Études philosophiques, puis dans l’édition Furne des Études philosophiques de La Comédie humaine en 1846. Si le texte paru dans la revue a été bien accueilli par le public, il n’a pas retenu l’attention de la critique de l’époque. Les balzaciens de nos jours restent encore très partagés sur l’intérêt à accorder à cette nouvelle qui oscille entre le fantastique à la Hoffmann et le roman historique à la Walter Scott1. Samuel S. de Sacy considère même que « La Comédie humaine peut très bien se passer de Maître Cornélius, et Maître Cornélius sans La Comédie humaine serait une curiosité tout au plus2 ». René Guise trouve au contraire que le texte ne prend tout son sens que si on le lit dans la perspective de l’ensemble de La Comédie humaine3. Il est vrai que la nouvelle est un peu déroutante, alambiquée, avec des contradictions et des
invraisemblances. Il y a deux histoires dans ce récit assez court. Résumé Marie de Saint-Vallier, fille de Louis XI, est mariée à un vieillard despotique, brutal et jaloux, qui la martyrise. Elle est aimée de Georges d’Estouteville qui s’arrange pour la voir en cachette. L’introduction de la première histoire présente une « mise en scène » du jeune homme pour éloigner le vieux mari à la sortie d'une messe. Pour cela, il crée une cohue qui sépare les deux époux, et s’assure de la complicité d’un religieux pour retenir Marie près du confessionnal, le temps de l’embrasser. Le vieux comte Aymar de Poitiers, sire de Saint-Vallier, flaire la supercherie mais ne peut rien découvrir de suspect. Immédiatement après, arrive le sujet de la deuxième histoire enchevêtrée dans les amours de Marie de Saint-Vallier : celle de maître Cornélius, mystérieux personnage vivant dans une maison quasiment murée, au
fond d’une ruelle, voisine précisément de la maison de Saint-Vallier. Le personnage le plus intéressant, qui aurait dû être le sujet unique de la nouvelle, est bien Maître Cornélius qui se vole lui-même la nuit lorsqu’il est en état de somnambulisme, créant ainsi un suspense : qui vole ainsi un vieillard dans une maison aussi bien cadenassée ? Cornélius étant argentier du roi Louis XI, il se trouve naturellement le premier soupçonné par le souverain dont l’avarice est légendaire. Cornélius se suicide, emportant dans sa tombe le secret de la cachette où il a placé l’or qu’il s’est volé lui-même. Commentaire L’aspect abracadabrant d’une telle histoire n’arrive pourtant pas à masquer les préoccupations mystiques de Balzac. On pourrait rapprocher ce texte des Proscrits qui se passe sensiblement à la même époque, non loin d’une cathédrale, celle de Tours ici
(Notre-Dame de Paris dans Les Proscrits). Balzac évoque « l’inexplicable phénomène de spiritualité, la puissance toute électrique de la prière4 ». Les thèses philosophiques de Balzac rejoignent ici ses lectures de Swedenborg, et c’est sans doute cet aspect mystique du récit, où coexistent exaltation religieuse et amour profane, qui a retenu l’attention d’un critique de La Revue européenne en 18325, qui accorde à cette étrange nouvelle, « quelques détails heureux mêlés de fausses idées sur le Moyen Âge ». Notes et références René Guise, introduction à Maître Cornélius, La Pléiade, 1980, tome XI, p. 3 (ISBN 2070108767). Œuvre de Balzac, Club français du livre, tome X, p. 996, cité par René Guise. La Pléiade, 1979, tome X, p. 4. Maître Cornélius, La Pléiade, 1980, t.XI, p. 16 (ISBN 2070108767). T. V, p. 68-369, cité par René Guise. Liens externes
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L'Illustre Gaudissart · La Muse du département · La Vieille Fille · Le Cabinet des Antiques · Illusions perdues · (Les Deux Poètes) · (Un grand homme de province à Paris) · (Ève et David) Scènes de la vie parisienne Ferragus · La Duchesse de Langeais · La Fille aux yeux d'or · César Birotteau · La Maison Nucingen · Splendeurs et misères des courtisanes · Les Secrets de la princesse de Cadignan · Facino Cane · Sarrasine · Pierre Grassou · La Cousine Bette · Le Cousin Pons · Un homme d'affaires · Un prince de la bohème · Gaudissart II · Les Employés ou la Femme supérieure · Les Comédiens sans le savoir · Les Petits Bourgeois · L'Envers de l'histoire contemporaine Scènes de la vie politique Un épisode sous la Terreur · Une ténébreuse affaire · Le Député d'Arcis · Z. Marcas Scènes de la vie militaire Les Chouans · Une passion dans le désert Scènes de la vie de campagne Les Paysans · Le Médecin de campagne · Le Curé de village · Le Lys dans la vallée
Études philosophiques La Peau de chagrin · Jésus-Christ en Flandre · Melmoth réconcilié · Le Chef-d'œuvre inconnu · Gambara · Massimilla Doni · La Recherche de l'absolu · L'Enfant maudit · Adieu · Les Marana · Le Réquisitionnaire · El Verdugo · Un drame au bord de la mer · Maître Cornélius · L'Auberge rouge · Sur Catherine de Médicis · L'Élixir de longue vie · Les Proscrits · Louis Lambert · Séraphîta Études analytiques Physiologie du mariage · Petites misères de la vie conjugale · Pathologie de la vie sociale Personnages célèbres et récurrentsVautrin · Eugène de Rastignac · Gobseck · Baron de Nucingen · Lucien de Rubempré Autres personnages Père Goriot · Père Grandet · Eugénie Grandet · Mme de Langeais · Mme de Mortsauf · Lady Dudley · Vicomtesse de Beauséant icône décorative Portail de la littérature française
Catégories : Nouvelle française parue en 1831Nouvelle de la Comédie humaine[+] La dernière modification de cette page a été faite le 21 août 2020 à 16:12. L’Auberge rouge est une nouvelle d'Honoré de Balzac, parue en 1831 dans la Revue de Paris, reprise la même année en volume chez Gosselin dans les Nouveaux contes philosophiques, puis incluse dans les Études philosophiques de La Comédie humaine. Sommaire 1 Historique 2 Résumé 3 Confusion avec un fait divers 4 Notes et références 5 Voir aussi 5.1 Articles connexes 5.2 Bibliographie Historique D’après l’étude que le philosophe Alain consacre à cette nouvelle1, et selon l’analyse d’Anne-Marie Meininger :
« L’Auberge rouge ne relève qu’en apparence du genre policier avec assassinat, fausse piste, erreur judiciaire et criminel à la fin démasqué. En réalité, l’œuvre est bien “philosophique” comme l’a voulue Balzac dès sa rédaction en 1831, et bien à sa place là où il l’a mise dans La Comédie humaine2. » Le texte, paru la même année que La Peau de chagrin, marque un tournant décisif dans la carrière littéraire de Balzac et valut à son auteur une véritable aura de grand écrivain, capable de sublimer tous les genres, d’imprimer une patte personnelle au fantastique. Le succès fut tel que la renommée d’Honoré de Balzac prit des proportions considérables parmi les grands esprits : George Sand, Charles Philipon, entre autres. Mais il réveilla aussi la jalousie des « petites » gens de lettres qui avaient d’abord raillé le « faux noble » avec une bassesse inouïe3. Charles Rabou le fit prévenir de ce que Jules Janin, critique puissant, voulait
arrêter cette montée en flèche de l’écrivain Balzac, soudaine et offensante : « Il a travaillé dans ce sens aux Débats et l’on vous y déteste cordialement. C’est une manière d’émeute. Bien. Il faut serrer les rangs4… » En effet, la méchanceté tentait de lui barrer la route du succès en utilisant sa particule comme sujet de moquerie. Balzac avait eu le tort de signer Les Chouans « Honoré Balzac » et il n’avait rajouté le « de » que pour ses œuvres philosophiques qui faisaient grand bruit. L’Auberge rouge révèle pourtant une technique d’écriture totalement innovante, où les questions sont à la fois posées et éludées, où la société paraît dans tous ses « effets » et dont les Études philosophiques constateront les causes5. À ce titre, l’œuvre est importante. Résumé Le banquier allemand Hermann, de passage à Paris, dîne en compagnie de la haute société. Il raconte à la fin du repas une étrange histoire qu’il
a entendue lors de son emprisonnement à Andernach, au moment des guerres napoléoniennes, où il avait été arrêté comme franc-tireur par les Français. Il s’agit d’un crime commis en 1799. Deux chirurgiens militaires passent la nuit dans une auberge, partageant leur chambre avec un industriel qui a fui les hostilités et qui avoue, au cours du repas, avoir sur lui une somme considérable en or ainsi que des diamants. L’un des deux chirurgiens, Prosper Magnan, très impressionné par cette révélation, ne peut s’endormir et imagine ce que la mort de l’industriel aurait de facile et de fructueux pour lui. Quand, enfin, il finit par s’endormir, il est réveillé par un remue-ménage : l’industriel a bien été assassiné, qui plus est avec un instrument chirurgical… Prosper Magnan est innocent, mais il est arrêté, condamné et fusillé. Pendant que le banquier allemand Hermann développe
son récit, le narrateur de L'Auberge rouge est en train de l'écouter. Or, il est assis en face d'un autre convive qu'il voit se décomposer progressivement au cours du récit d'Hermann : c'est le véritable assassin, qui se trouve à la même table que lui, à son insu. Cet homme, JeanFrédéric Taillefer (on l'apprend plus tard), est le père de Victorine Taillefer, que l’on retrouvera dans Le Père Goriot. Devenu riche financier et couvert d’honneurs, JeanFrédéric Taillefer s’effondre graduellement à mesure que le récit progresse. Son opulence, due à ce crime, n’a pas empêché de douloureux souvenirs (mais pas de remords, il est vrai), et Taillefer est saisi d’une crise nerveuse dont il meurt peu après. Le narrateur balzacien, quant à lui, a deviné aussitôt la vérité. Il est amoureux de Victorine Taillefer et a des scrupules à épouser une héritière dont la fortune est couverte de sang. Il demande conseil à ses amis et
la majorité pense qu'il ne devrait pas l'épouser. Le livre s'achève sans réponse. Confusion avec un fait divers Ce texte est souvent confondu, à travers les adaptations cinématographiques, avec l’auberge de Peyrebeille en Ardèche, qui fut le théâtre d’une affaire criminelle au fort retentissement médiatique et qui porte, elle aussi, le nom de L’Auberge rouge. Le roman de Balzac n’a aucun rapport avec ce fait divers. Entretenant la confusion, les éditions Gallimard ont procédé, en 2007, à une réimpression du roman précédemment publié en collection « Folio 2€ » en 20046, en recourant, en couverture de la nouvelle impression qui a conservé l'ISBN de l'édition de 2004, à une reproduction de l'affiche du film L'Auberge rouge, sorti en 2007, film dont le sujet n'a rien de commun, hormis le titre, avec le court roman de Balzac. Notes et références
Avec Balzac, Gallimard, 1937, p. 175-178. Introduction à L’Auberge rouge, tome XI de La Pléiade. p. 78. André Maurois, Prométhée ou la vie de Balzac, p. 183-185. Philarète Chasles, Introduction aux « Romans » et « Contes philosophiques », œuvres complètes, Club de l’Honnête Homme, t. xviii, p. 5474[Quoi ?]. Balzac, Introduction aux « Études philosophiques ». Source : notice L'Auberge rouge [archive], dans le catalogue BN-Opale Plus de la Bibliothèque nationale de France. Voir aussi Articles connexes Personnages de La Comédie humaine Films basés sur l'œuvre d'Honoré de Balzac Bibliographie Sur les autres projets Wikimedia : L’Auberge rouge, sur Wikisource Willi Jung, « L’Auberge rouge et la vision balzacienne de la Rhénanie », L'Année
balzacienne, 2000, no 1, p. 205222. (en) Dorothy Kelly, « Balzac’s L’Auberge rouge: On Reading an Ambiguous Text », Symposium, printemps 1982, no 36, vol. 1, p. 30-44. (en) Armine Kotin Mortimer, « Secrets of Literature, Resistance to Meaning », Confrontations: Politics and Aesthetics in NineteenthCentury France, Amsterdam, Rodopi, 2001, p. 55-66. (en) Scott Sprenger, « Republican Violence, Old Regime Victims: Balzac’s Auberge Rouge as Cultural Anthropology », FLS, 2005, no 32, p. 119-135. (en) Maryann Weber, « How to Do Things with Dreams: Dream Power in Balzac and Nerval », Romance Quarterly, novembre 1990, no 37, vol. 4, p. 409-417. [masquer] v·m Article de qualité Honoré de Balzac Article de qualité La Comédie humaine Scènes de la vie privée La Maison du chat-qui-pelote · Le Bal de Sceaux · Mémoires de
deux jeunes mariées · La Bourse · Modeste Mignon · Un début dans la vie · Albert Savarus · La Vendetta · Une double famille · La Paix du ménage · Madame Firmiani · Étude de femme · La Fausse Maîtresse · Une fille d'Ève · Le Message · La Grenadière · La Femme abandonnée · Honorine · Béatrix · Gobseck · La Femme de trente ans · Le Père Goriot · Le Colonel Chabert · La Messe de l'athée · L'Interdiction · Le Contrat de mariage · Autre étude de femme (La Grande Bretèche) Scènes de la vie de province Ursule Mirouët · Eugénie Grandet · Pierrette · Le Curé de Tours · La Rabouilleuse · L'Illustre Gaudissart · La Muse du département · La Vieille Fille · Le Cabinet des Antiques · Illusions perdues · (Les Deux Poètes) · (Un grand homme de province à Paris) · (Ève et David) Scènes de la vie parisienne Ferragus · La Duchesse de Langeais · La Fille aux yeux d'or · César Birotteau · La Maison Nucingen · Splendeurs et misères des courtisanes · Les Secrets de la princesse de
Cadignan · Facino Cane · Sarrasine · Pierre Grassou · La Cousine Bette · Le Cousin Pons · Un homme d'affaires · Un prince de la bohème · Gaudissart II · Les Employés ou la Femme supérieure · Les Comédiens sans le savoir · Les Petits Bourgeois · L'Envers de l'histoire contemporaine Scènes de la vie politique Un épisode sous la Terreur · Une ténébreuse affaire · Le Député d'Arcis · Z. Marcas Scènes de la vie militaire Les Chouans · Une passion dans le désert Scènes de la vie de campagne Les Paysans · Le Médecin de campagne · Le Curé de village · Le Lys dans la vallée Études philosophiques La Peau de chagrin · Jésus-Christ en Flandre · Melmoth réconcilié · Le Chef-d'œuvre inconnu · Gambara · Massimilla Doni · La Recherche de l'absolu · L'Enfant maudit · Adieu · Les Marana · Le Réquisitionnaire · El Verdugo · Un drame au bord de la mer · Maître Cornélius · L'Auberge rouge · Sur Catherine de Médicis · L'Élixir de longue vie · Les
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Sommaire 1 Résumé 2 Commentaire 3 Accueil 4 Les pantoufles de Cendrillon 5 Notes et références 6 Liens externes Résumé Dans l’introduction, publiée en 1842 chez Souverain sous le titre Catherine de Médicis expliquée, Balzac exhorte le lecteur à réviser son jugement sur une reine considérée comme sanguinaire et qui eut pourtant à affronter de cruels dilemmes. La première partie, Le Martyr calviniste, fait intervenir un personnage imaginaire : Christophe Lecamus, fils du fourreur de Catherine de Médicis, calviniste compromis dans les complots de la reine, qui affronte de terribles supplices et garde le silence pour ne pas compromettre la souveraine. Publiée en 1841 dans Le Siècle, elle rejoint la section des Études philosophiques aux éditions Souverain en 1842. Cet épisode
de la vie de l'écrivain Balzac est d'une certaine manière consignée dans Illusions perdues1. La deuxième partie, La Confidence des Ruggieri, publiée en 1836 dans La Chronique de Paris, reprise en volume dans la section Études philosophiques en 1837, retrace les amours de Charles IX avec Marie Touchet quelque temps après le massacre de la SaintBarthélemy. La troisième partie intitulée Les Deux Rêves, publiée en 1830 dans la Revue des deux Mondes, puis en 1831 dans les Romans et contes philosophiques, est une forme de récit fantastique. Au cours d’un dîner au xviiie siècle, deux convives, l’un avocat, l’autre chirurgien (Robespierre et Marat ?) racontent comment Catherine de Médicis leur est apparue en rêve pour glorifier les massacres purificateurs. Les quatre éléments seront réunis dans la deuxième édition Furne de La Comédie humaine en 1846.
Commentaire Au sein de la production de Balzac, Sur Catherine de Médicis est un roman qui a été qualifié de « bricolé2 », à juste titre lorsqu’on lit l'histoire du texte3 qui s’échelonne de 1830 à 1842. Commencé à l’époque où Balzac produisait encore des œuvres de jeunesse directement inspirées de Walter Scott, terminé après la publication des principaux ouvrages de La Comédie humaine, cette œuvre en trois parties, à laquelle s'ajoute une quatrième en introduction, oscille entre plusieurs genres : documentaire, plaidoyer, roman, conte fantastique, voire essai. Accueil Le roman a pu ainsi dérouter ou décevoir les lecteurs, comme en témoigne le commentaire suivant : « Comment ne pas admettre en conclusion que le lecteur de bonne volonté a quelque droit à rester déconcerté par ces études Sur Catherine de Médicis ? Alors qu’elles
témoignent, chez celui qui se voulut le peintre de la société moderne en action, du refus de renoncer au roman historique et de l’obstination à composer un ensemble voué à la reine du xvie siècle. Elles révèlent un romancier souvent réduit à emprunter la matière et jusqu’à la forme de ses scènes et portraits historiques, comme à trouver hors de l’histoire le dynamisme de ses trois récits4. » Les pantoufles de Cendrillon Ce roman est à l'origine de la célèbre controverse sur la matière des chaussures de Cendrillon dans le conte de Perrault. Dans la première partie du livre, Balzac fait parler ainsi un personnage qui exerce le métier de pelletier : « Aux quinzième et seizième siècles, le commerce de la pelleterie formait une des plus florissantes industries. La difficulté de se procurer les fourrures, qui tirées du Nord exigeaient de longs et périlleux voyages, donnait un prix excessif aux produits de la pelleterie. Alors comme à
présent, le prix excessif provoquait la consommation, car la vanité ne connaît pas d'obstacles. En France et dans les autres royaumes, non seulement des ordonnances réservaient le port des fourrures à la noblesse, ce qu'atteste le rôle de l'hermine dans les vieux blasons, mais encore certaines fourrures rares, comme le vair, qui sans aucun doute était la zibeline impériale, ne pouvaient être portées que par les rois, par les ducs et par les seigneurs revêtus de certaines charges. On distinguait le grand et le menu vair. Ce mot, depuis cent ans, est si bien tombé en désuétude que, dans un nombre infini d'éditions de contes de Perrault, la célèbre pantoufle de Cendrillon, sans doute de “menu vair”, est présentée comme étant de “verre”. Dernièrement, un de nos poètes les plus distingués était obligé de rétablir la véritable orthographe de ce mot pour l'instruction de ses confrères les feuilletonistes [coquille du Furne : feuilletonnistes] en rendant compte de la Cenerentola, où la pantoufle
symbolique est remplacée par un anneau qui signifie peu de chose5. » Selon cette opinion, les pantoufles de Cendrillon doivent donc se comprendre comme étant de « vair » et non de « verre ». Cependant, le texte de Perrault ne laisse aucune équivoque : il s'agit bien de verre. Le verre est une donnée courante dans le folklore : il symbolise communément l'aspect féerique d'un objet. Notes et références Nathalie Cazauran détecte en Lucien de Rubempré une similitude avec Balzac et ses difficultés à publier ses premiers romans historiques. Lucien de Rubempré a du mal à écrire et n’arrive pas à publier L’Archer de Charles IX. Plus tard, Balzac publiera avec les mêmes difficultés Le Martyr calviniste, première partie de son étude philosophique Sur Catherine de Médicis (La Pléiade, 1980, t. XI, p. 140).
Notice à propos de Sur Catherine de Médicis par Claudie Bernard [archive]. Nicole Cazauran, « Sur Catherine de Médicis, histoire du texte », in Balzac, Œuvres complètes, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 1980 t. XI, p. 1258, pour le tableau de l'historique, et p. 1257-1271 pour l’historique du texte lui-même (ISBN 2070108767). Nicole Cazauran, « Sur Catherine de Médicis, histoire du texte », in Balzac, Œuvres complètes, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 1980 t. XI, p. 161 (ISBN 2070108767). Honoré de Balzac, La Comédie humaine, Études philosophiques, Sur Catherine de Médicis, première partie : Le Martyr calviniste, 1841 ; source Gallica : [1] [archive]. Liens externes Sur les autres projets Wikimedia : Sur Catherine de Médicis, sur Wikisource Sur Catherine de Médicis, sur Wikiquote
Notices d'autorité : Bibliothèque nationale de France (données) [masquer] v·m Article de qualité Honoré de Balzac Article de qualité La Comédie humaine Scènes de la vie privée La Maison du chat-qui-pelote · Le Bal de Sceaux · Mémoires de deux jeunes mariées · La Bourse · Modeste Mignon · Un début dans la vie · Albert Savarus · La Vendetta · Une double famille · La Paix du ménage · Madame Firmiani · Étude de femme · La Fausse Maîtresse · Une fille d'Ève · Le Message · La Grenadière · La Femme abandonnée · Honorine · Béatrix · Gobseck · La Femme de trente ans · Le Père Goriot · Le Colonel Chabert · La Messe de l'athée · L'Interdiction · Le Contrat de mariage · Autre étude de femme (La Grande Bretèche) Scènes de la vie de province Ursule Mirouët · Eugénie Grandet · Pierrette · Le Curé de Tours · La Rabouilleuse · L'Illustre Gaudissart · La Muse du département · La
Vieille Fille · Le Cabinet des Antiques · Illusions perdues · (Les Deux Poètes) · (Un grand homme de province à Paris) · (Ève et David) Scènes de la vie parisienne Ferragus · La Duchesse de Langeais · La Fille aux yeux d'or · César Birotteau · La Maison Nucingen · Splendeurs et misères des courtisanes · Les Secrets de la princesse de Cadignan · Facino Cane · Sarrasine · Pierre Grassou · La Cousine Bette · Le Cousin Pons · Un homme d'affaires · Un prince de la bohème · Gaudissart II · Les Employés ou la Femme supérieure · Les Comédiens sans le savoir · Les Petits Bourgeois · L'Envers de l'histoire contemporaine Scènes de la vie politique Un épisode sous la Terreur · Une ténébreuse affaire · Le Député d'Arcis · Z. Marcas Scènes de la vie militaire Les Chouans · Une passion dans le désert Scènes de la vie de campagne Les Paysans · Le Médecin de campagne · Le Curé de village · Le Lys dans la vallée Études philosophiques La Peau de chagrin · Jésus-Christ
en Flandre · Melmoth réconcilié · Le Chef-d'œuvre inconnu · Gambara · Massimilla Doni · La Recherche de l'absolu · L'Enfant maudit · Adieu · Les Marana · Le Réquisitionnaire · El Verdugo · Un drame au bord de la mer · Maître Cornélius · L'Auberge rouge · Sur Catherine de Médicis · L'Élixir de longue vie · Les Proscrits · Louis Lambert · Séraphîta Études analytiques Physiologie du mariage · Petites misères de la vie conjugale · Pathologie de la vie sociale Personnages célèbres et récurrentsVautrin · Eugène de Rastignac · Gobseck · Baron de Nucingen · Lucien de Rubempré Autres personnages Père Goriot · Père Grandet · Eugénie Grandet · Mme de Langeais · Mme de Mortsauf · Lady Dudley · Vicomtesse de Beauséant icône décorative Portail de la littérature française icône décorative Portail de l’histoire Catégories : Roman français paru en 1846Roman de la
Comédie humaineŒuvre littéraire se déroulant en FranceŒuvre littéraire se déroulant en ItalieCatherine de Médicis[+] L'Élixir de longue vie est une nouvelle fantastique d’Honoré de Balzac. Cette version du mythe de Don Juan paraît en prépublication dans La Revue de Paris, en 1830, sous le titre de Festin1 et Fin, puis en 1846 dans l’édition Furne. Elle figure dans les Études philosophiques de La Comédie humaine. C'est un des premiers textes signés du nom de l’auteur, Honoré de Balzac, et un des moins connus du grand public, comme le regrette Bernard Guyon2. Le texte semble artificiellement rattaché aux Études philosophiques par un « avis au lecteur » un peu plaqué3. On y voit très nettement l'influence d’Ernst Theodor Amadeus Hoffmann et de ses Élixirs du diable que Balzac a certainement lus4,5. Sommaire
1 Résumé 2 Commentaire 3 Notes 4 Bibliographie 5 Liens internes Résumé Dans un palais de Ferrare, le jeune Don Juan et le prince de la maison d'Este sont réunis pour un festin accompagné de sept jeunes et jolies courtisanes. Les jeunes gens discutent et Don Juan se plaint à sa compagnie de la longévité de son père, Bartholoméo Belvidéro, un richissime nonagénaire qui lui a toujours permis de vivre dans un grand luxe et sans jamais rien lui interdire. Lorsqu'on les interrompt pour prévenir le jeune homme que le vieillard est mourant, Don Juan se rend au chevet de son père qui lui révèle alors être en possession d'une fiole contenant un liquide qui permettra de le ressusciter. Cela nécessite cependant l'aide de son fils qui doit le frictionner tout entier après sa mort. Devant le cadavre de son père, Don Juan ne parvient pas à se soumettre à cette dernière volonté. De ce fait, les servants commencent l'embaumement
du corps. Le soir venu, Don Juan se décide à imbiber d'élixir l'œil de son père qui reprend aussitôt vie. Stupéfait par l'action de ce mystérieux liquide, Don Juan décide de crever l'œil de son père, commettant ainsi un parricide. Pour ne pas éveiller de soupçons, il enterre son père avec tout le faste permis et fait poser une statue majestueuse sur la tombe du défunt. Don Juan devient richissime et véritablement puissant ; il peut donc librement s'adonner aux plaisirs de la vie et à la conquête des plus hautes sociétés. Il acquiert une grande popularité auprès de la société mondaine et même du pape ; il conservera toute sa vie la fiole pour assurer sa propre résurrection. Quand il devient, à son tour, un homme vieux et vulnérable, il se retire dans un château non loin de la ville de San Lucar et épouse une jeune Andalouse dévouée et gracieuse, du nom de Dona Elvire. Tout l'inverse de son père, le fils de Don Juan, Philippe Belvidéro, est vertueux et pieux, et Dona
Elvire et lui prennent soin du vieillard jusqu'à son dernier jour. Don Juan, sentant la mort approcher, fait appeler son fils et lui demande, à son tour, la même faveur que son père des années auparavant, mais sans pour autant lui révéler les vertus du contenu de la fiole. Philippe exécute les instructions de son père et donne peu à peu vie à son visage puis à son bras droit avec lequel il étrangle le jeune homme qui lâche la fiole, laissant s'échapper le précieux liquide. En quelques instants, une foule s'amasse autour du corps du vieillard qui a récupéré son visage de jeune homme. Tous les ecclésiastiques et autres témoins prennent la décision de canoniser Don Juan. Lors de son enterrement, Don Juan prononce des injures blasphématoires et sa tête tue un abbé en se détachant de son corps possédé par le diable. Commentaire La nouvelle se termine sur un enterrement satanique et meurtrier, aboutissement d'une vie dissolue. Ce n’est pas sa seule particularité, car l’auteur
intervient à deux reprises dans le récit : d’abord dans l’introduction, après le parricide ; ensuite, à la fin, quand il amorce une réflexion sur ce qu’il appelle lui-même un mythe, et qu’il laisse le lecteur poursuivre par luimême. Cette œuvre est exceptionnellement une œuvre fantastique tout comme La Peau de chagrin, roman publié en 1831. Notes Allusion au titre de Molière : Dom Juan ou le Festin de pierre. « Le Don Juan de Balzac », L'Année balzacienne, 1977, p. 9-28. Pierre-Georges Castex, Le Conte fantastique en France, de Nodier à Maupassant, José Corti, 1951, p. 196. L'Élixir de longue vie. Histoire du texte, La Pléiade, p. 14241425. René Guise, « Balzac, lecteur des Élixirs du diable », L'Année balzacienne, 1972, p. 57-67. Bibliographie Sur les autres projets Wikimedia :
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v·m Article de qualité Honoré de Balzac Article de qualité La Comédie humaine Scènes de la vie privée La Maison du chat-qui-pelote · Le Bal de Sceaux · Mémoires de deux jeunes mariées · La Bourse · Modeste Mignon · Un début dans la vie · Albert Savarus · La Vendetta · Une double famille · La Paix du ménage · Madame Firmiani · Étude de femme · La Fausse Maîtresse · Une fille d'Ève · Le Message · La Grenadière · La Femme abandonnée · Honorine · Béatrix · Gobseck · La Femme de trente ans · Le Père Goriot · Le Colonel Chabert · La Messe de l'athée · L'Interdiction · Le Contrat de mariage · Autre étude de femme (La Grande Bretèche) Scènes de la vie de province Ursule Mirouët · Eugénie Grandet · Pierrette · Le Curé de Tours · La Rabouilleuse · L'Illustre Gaudissart · La Muse du département · La Vieille Fille · Le Cabinet des Antiques · Illusions perdues · (Les Deux Poètes) · (Un grand
homme de province à Paris) · (Ève et David) Scènes de la vie parisienne Ferragus · La Duchesse de Langeais · La Fille aux yeux d'or · César Birotteau · La Maison Nucingen · Splendeurs et misères des courtisanes · Les Secrets de la princesse de Cadignan · Facino Cane · Sarrasine · Pierre Grassou · La Cousine Bette · Le Cousin Pons · Un homme d'affaires · Un prince de la bohème · Gaudissart II · Les Employés ou la Femme supérieure · Les Comédiens sans le savoir · Les Petits Bourgeois · L'Envers de l'histoire contemporaine Scènes de la vie politique Un épisode sous la Terreur · Une ténébreuse affaire · Le Député d'Arcis · Z. Marcas Scènes de la vie militaire Les Chouans · Une passion dans le désert Scènes de la vie de campagne Les Paysans · Le Médecin de campagne · Le Curé de village · Le Lys dans la vallée Études philosophiques La Peau de chagrin · Jésus-Christ en Flandre · Melmoth réconcilié · Le Chef-d'œuvre inconnu · Gambara ·
Massimilla Doni · La Recherche de l'absolu · L'Enfant maudit · Adieu · Les Marana · Le Réquisitionnaire · El Verdugo · Un drame au bord de la mer · Maître Cornélius · L'Auberge rouge · Sur Catherine de Médicis · L'Élixir de longue vie · Les Proscrits · Louis Lambert · Séraphîta Études analytiques Physiologie du mariage · Petites misères de la vie conjugale · Pathologie de la vie sociale Personnages célèbres et récurrentsVautrin · Eugène de Rastignac · Gobseck · Baron de Nucingen · Lucien de Rubempré Autres personnages Père Goriot · Père Grandet · Eugénie Grandet · Mme de Langeais · Mme de Mortsauf · Lady Dudley · Vicomtesse de Beauséant icône décorative Portail de la littérature française icône décorative Portail de la fantasy et du fantastique Catégories : Nouvelle fantastique françaiseNouvelle française parue en 1846Nouvelle de la Comédie
humaineMythe de don JuanVieillesse dans la littérature1830 en littérature fantastique1846 en littérature fantastique[+] La dernière modification de cette page a été faite le 28 septembre 2020 à 10:02. Les Proscrits est un roman d’Honoré de Balzac, paru en 1831 aux éditions Gosselin, puis en 1846 chez Furne, Dubochet, Hetzel dans les Études philosophiques de La Comédie humaine. Sommaire 1 Résumé 2 Thème 3 Commentaire 4 Bibliographie Résumé Au début du xive siècle, le sergent Tirechair vit près de Notre-Dame de Paris dans une sombre maison. Il loge deux étrangers qui l’effrayent et qu’il croit capables de sorcellerie, alors qu’il s’agit de deux gentilshommes. Le plus âgé a fréquenté la cour du roi ; le plus jeune, Godefroid, comte de Gand, est fils de la comtesse
Mahaut, engagée comme servante chez les Tirechair. Le sergent s’apprête à les mettre à la porte le soir même où les deux hommes assistent à un cours de théologie mystique. On fait alors connaissance avec le docteur Sigier et sa théorie sur les mystères de la création. Le vieux gentilhomme, qui a été proscrit de son pays natal, l’Italie, n’est autre que le poète Dante Alighieri, auquel un cavalier vient apprendre qu’il peut retourner à Florence, sa ville d’origine. Quant à Godefroid, qui s’apprêtait à se suicider pour rejoindre les anges, et que le poète sauve in extremis, il finit par retrouver sa mère et sa noble condition. Le docteur Sigier, auprès duquel se presse une foule d'étudiants en théologie, est en fait Siger de Brabant. (Il y a un anachronisme d'une vingtaine d'années dans le récit de Balzac.) Thème Ce roman fait partie du Livre mystique au même titre que Louis Lambert et Séraphîta.
On y retrouve d’ailleurs un des thèmes de Louis Lambert : la théorie du docteur Sigier selon laquelle l’intelligence connaît plusieurs avatars, depuis l’intelligence de la brute jusqu’à l’intelligence des anges. Et aussi l’idée que les anges vivent parmi les hommes, idée que l’on retrouve souvent chez Balzac dans la description des portraits féminins (Esther, l’ange déchu de Splendeurs et misères des courtisanes, a l’aspect d’un ange et termine sa vie dans une sorte de rédemption angélique). Dans son introduction aux Études philosophiques, Balzac indique : « La chaude et savante étude des Proscrits contient plusieurs propositions identiques : le suicide d’un enfant que l’ambition du ciel dégoûte de la vie, le génie devenant funeste à un grand poète. » Commentaire Le dénouement rapide du récit, au premier abord complexe, fait de cette Esquisse historique (sous-titre de Balzac) une œuvre insolite où l’on retrouve
l’expression du mysticisme de l’auteur de La Comédie humaine. Bibliographie Le plus ancien portrait connu de Dante, attribué à Giotto di Bondone. Sur les autres projets Wikimedia : Les Proscrits, sur Wikisource Wayne Conner, « En marge des Proscrits : Vigny lecteur de Balzac », L'Année balzacienne, 1974, p. 322-323. Allan H. Pasco, « Les Proscrits et l’unité du Livre mystique », L’Année balzacienne, juillet 1999, no 20, vol. 1, p. 75-92. Maxime Prévost, « Écrire la voyance : présence de Dante Alighieri dans Les Proscrits de Balzac », Études Littéraires, printemps 2006, no 2, vol. 37, p. 87-98. [masquer] v·m Article de qualité Honoré de Balzac Article de qualité La Comédie humaine Scènes de la vie privée La Maison du chat-qui-pelote · Le
Bal de Sceaux · Mémoires de deux jeunes mariées · La Bourse · Modeste Mignon · Un début dans la vie · Albert Savarus · La Vendetta · Une double famille · La Paix du ménage · Madame Firmiani · Étude de femme · La Fausse Maîtresse · Une fille d'Ève · Le Message · La Grenadière · La Femme abandonnée · Honorine · Béatrix · Gobseck · La Femme de trente ans · Le Père Goriot · Le Colonel Chabert · La Messe de l'athée · L'Interdiction · Le Contrat de mariage · Autre étude de femme (La Grande Bretèche) Scènes de la vie de province Ursule Mirouët · Eugénie Grandet · Pierrette · Le Curé de Tours · La Rabouilleuse · L'Illustre Gaudissart · La Muse du département · La Vieille Fille · Le Cabinet des Antiques · Illusions perdues · (Les Deux Poètes) · (Un grand homme de province à Paris) · (Ève et David) Scènes de la vie parisienne Ferragus · La Duchesse de Langeais · La Fille aux yeux d'or · César Birotteau · La Maison Nucingen · Splendeurs et misères des courtisanes · Les
Secrets de la princesse de Cadignan · Facino Cane · Sarrasine · Pierre Grassou · La Cousine Bette · Le Cousin Pons · Un homme d'affaires · Un prince de la bohème · Gaudissart II · Les Employés ou la Femme supérieure · Les Comédiens sans le savoir · Les Petits Bourgeois · L'Envers de l'histoire contemporaine Scènes de la vie politique Un épisode sous la Terreur · Une ténébreuse affaire · Le Député d'Arcis · Z. Marcas Scènes de la vie militaire Les Chouans · Une passion dans le désert Scènes de la vie de campagne Les Paysans · Le Médecin de campagne · Le Curé de village · Le Lys dans la vallée Études philosophiques La Peau de chagrin · Jésus-Christ en Flandre · Melmoth réconcilié · Le Chef-d'œuvre inconnu · Gambara · Massimilla Doni · La Recherche de l'absolu · L'Enfant maudit · Adieu · Les Marana · Le Réquisitionnaire · El Verdugo · Un drame au bord de la mer · Maître Cornélius · L'Auberge rouge · Sur Catherine de Médicis ·
L'Élixir de longue vie · Les Proscrits · Louis Lambert · Séraphîta Études analytiques Physiologie du mariage · Petites misères de la vie conjugale · Pathologie de la vie sociale Personnages célèbres et récurrentsVautrin · Eugène de Rastignac · Gobseck · Baron de Nucingen · Lucien de Rubempré Autres personnages Père Goriot · Père Grandet · Eugénie Grandet · Mme de Langeais · Mme de Mortsauf · Lady Dudley · Vicomtesse de Beauséant icône décorative Portail de la littérature française Catégories : Roman français paru en 1831Roman de la Comédie humaineRoman inspiré par la Divine ComédieRoman se déroulant à Paris[+] Louis Lambert est un roman d’Honoré de Balzac, paru en volume aux éditions Gosselin en 1832, puis en 1836, suivi de Séraphîta, chez Werdet. Il figure à la même place dans les Études philosophiques de
l’édition Furne 1845 de La Comédie humaine.
qui nous échappent peuvent influer sur le comportement physique.
Sommaire 1 Contexte 2 Résumé 3 Commentaire 4 Notes et références 5 Bibliographie 6 Liens externes Contexte L’œuvre, à la fois mystique et partiellement autobiographique (Louis Lambert, comme Balzac, fait ses études chez les oratoriens de Vendôme), est aussi une importante contribution à la description du somnambulisme magnétique tel que Balzac l’a suivi dans les recherches d’Alexis Didier1 qu’il considérait comme le plus grand clairvoyant de son temps. Le goût de Balzac pour les sciences paranormales a nourri l’imaginaire de l’auteur qui a traduit, avec le personnage de Louis Lambert, son goût pour la métaphysique. Louis Lambert (Balzac ?) a projeté de rédiger un Traité des volontés où il serait démontré à quel point les forces de l’esprit
Résumé Le roman, écrit à la première personne, décrit la rencontre du narrateur avec un jeune homme surdoué, étudiant au collège des Oratoriens de Vendôme grâce à la protection de madame de Staël. Absorbé par ses études personnelles, Louis reste à l’écart des autres. Il est souvent l’objet de railleries et de brimades. Parmi ses lectures, on retrouve Swedenborg, dont les théories apparaissent encore dans Séraphîta. Le jeune homme est un génie dont les professeurs ne comprennent pas la soif d’absolu, car ce génie passe pour fou auprès de tous, excepté Pauline, sa fiancée, qui prend soigneusement note de ses pensées et les réunit dans le Traité des volontés qu’il n’a pas eu le temps d’achever. Commentaire Dans Illusions perdues, on verra que de grands esprits comme Daniel d'Arthez ou encore Michel Chrestien
admirent beaucoup Louis Lambert dont ils apprennent la mort avec tristesse. Dans cette tragédie où « la pensée tue le penseur », Balzac suit l’itinéraire d’un voyant visionnaire dont on ne peut pas rapprocher les idées de celles de l’auteur, bien que Balzac fût féru de ces théories du fluide et du magnétisme. On ne peut cependant pas ne pas apercevoir, derrière la silhouette de l’enfant brimé chez les oratoriens de Vendôme, celle d’Honoré de Balzac et ses souffrances d’enfant mal-aimé. Selon Philippe Bertault, « ce récit a pour principal objet, ni plus ni moins que le cours de M. Cousin, l'explication rationnelle et scientifique des faits miraculeux à travers les religions2 ». Mais, en même temps, Balzac critique explicitement dans ce récit Victor Cousin et les divers professeurs dont il avait suivi les leçons en 1819 : « Un professeur de philosophie devient illustre, en expliquant comment Platon est Platon. Un
autre fait l’histoire des mots sans penser aux idées3. » Notes et références Un « somnambule magnétique » qui défraya la chronique au milieu du xixe siècle, Alexis Didier (1826-1886), fut le plus renommé dans cet art paranormal. Bertault 1980, p. 59. Louis Lambert, p. 165. Bibliographie Sur les autres projets Wikimedia : Louis Lambert, sur Wikisource (en) Carl Benson, « Yeats and Balzac’s Louis Lambert », Modern Philology, mai 1952, no 49, vol. 4, p. 242-247. * Philippe Bertault, Balzac et la religion, Paris, Slatkine, 1942 (réimpr. 1980). (en) Adam Bresnick, « The Origen of the Work of Art? Corporal Fragmentation and Aesthetic Totality in Balzac’s Louis Lambert », Discontinuity and Fragmentation, Amsterdam, Rodopi, 1994, p. 81-90. Jacques Brigaud, « Louis Lambert et André Walter », La
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Maîtresse · Une fille d'Ève · Le Message · La Grenadière · La Femme abandonnée · Honorine · Béatrix · Gobseck · La Femme de trente ans · Le Père Goriot · Le Colonel Chabert · La Messe de l'athée · L'Interdiction · Le Contrat de mariage · Autre étude de femme (La Grande Bretèche) Scènes de la vie de province Ursule Mirouët · Eugénie Grandet · Pierrette · Le Curé de Tours · La Rabouilleuse · L'Illustre Gaudissart · La Muse du département · La Vieille Fille · Le Cabinet des Antiques · Illusions perdues · (Les Deux Poètes) · (Un grand homme de province à Paris) · (Ève et David) Scènes de la vie parisienne Ferragus · La Duchesse de Langeais · La Fille aux yeux d'or · César Birotteau · La Maison Nucingen · Splendeurs et misères des courtisanes · Les Secrets de la princesse de Cadignan · Facino Cane · Sarrasine · Pierre Grassou · La Cousine Bette · Le Cousin Pons · Un homme d'affaires · Un prince de la bohème · Gaudissart II · Les Employés ou la Femme supérieure · Les
Comédiens sans le savoir · Les Petits Bourgeois · L'Envers de l'histoire contemporaine Scènes de la vie politique Un épisode sous la Terreur · Une ténébreuse affaire · Le Député d'Arcis · Z. Marcas Scènes de la vie militaire Les Chouans · Une passion dans le désert Scènes de la vie de campagne Les Paysans · Le Médecin de campagne · Le Curé de village · Le Lys dans la vallée Études philosophiques La Peau de chagrin · Jésus-Christ en Flandre · Melmoth réconcilié · Le Chef-d'œuvre inconnu · Gambara · Massimilla Doni · La Recherche de l'absolu · L'Enfant maudit · Adieu · Les Marana · Le Réquisitionnaire · El Verdugo · Un drame au bord de la mer · Maître Cornélius · L'Auberge rouge · Sur Catherine de Médicis · L'Élixir de longue vie · Les Proscrits · Louis Lambert · Séraphîta Études analytiques Physiologie du mariage · Petites misères de la vie conjugale · Pathologie de la vie sociale
Personnages célèbres et récurrentsVautrin · Eugène de Rastignac · Gobseck · Baron de Nucingen · Lucien de Rubempré Autres personnages Père Goriot · Père Grandet · Eugénie Grandet · Mme de Langeais · Mme de Mortsauf · Lady Dudley · Vicomtesse de Beauséant icône décorative Portail de la littérature française Catégories : Roman français paru en 1832Roman de la Comédie humaineŒuvre littéraire se déroulant en France[+] Séraphîta est un roman d’Honoré de Balzac. Publié dans la Revue de Paris en 1834, le texte connut sept éditions : la première chez Werdet en 1835, dans le même volume que Les Proscrits et Louis Lambert, et la dernière (édition Furne illustrée) en 1846, où le roman figure dans les Études philosophiques de La Comédie humaine. Sommaire 1 Résumé
2 Thème 3 Histoire éditoriale 4 Postérité et adaptations 5 Notes et références 6 Bibliographie 7 Liens externes Résumé Dans un château de Norvège situé près du fjord Stromfjord, Séraphîtüs, un être étrange et mélancolique, semble cacher un terrible secret. Il aime Minna et il est aimé d’elle, qui voit en lui un homme. Mais Séraphîtüs est aussi aimé par Wilfrid, qui le considère comme une femme, Séraphîta. En réalité, SéraphîtüsSéraphîta est un parfait androgyne, né de parents acquis à la doctrine de Swedenborg, qui vise à transcender la condition humaine et dont SéraphîtüsSéraphîta est l’exemple parfait. Immensément érudit, doué de facultés mentales dépassant celles du commun des mortels, il mène une vie solitaire et contemplative. Mais cet être quasi céleste rêve de connaître l’amour parfait, celui qui consiste à aimer conjointement deux êtres de sexes opposés.
Finalement, sous les yeux effarés de Minna et Wilfrid, l'« être total » se transforme en séraphin et monte au ciel. Thème L’œuvre plonge dans le fantastique, le surnaturel même, un genre que Balzac a toujours traité avec succès. Le thème de l’androgynie, qu’il aborde ici, ramène au mythe antique de la perfection humaine, l’androgyne étant l'« être total1. Ce thème de l'androgyne a été évoqué chez plusieurs personnages2 ». Par ce récit, Balzac vise à secouer l'apathie religieuse « d'un peuple indifférent ou incrédule3 ». La leçon qui s'en dégage est la suivante : « L'homme doit tendre à Dieu par un perfectionnement incessant, physique et spirituel à la fois, qui amènera son organisme à une conjonction intime avec l'essence divine. Il n'a pour cela qu'à développer sa vie intérieure ; petit à petit, l'esprit l'emportera sur le corps. […] L'ange est un
homme évolué […] JésusChrist a achevé cette évolution4. » Séraphîta explique rationnellement les faits surnaturels, en les présentant comme des faits dont les causes nous échappent. Ailleurs, Balzac présente les guérisons miraculeuses comme des phénomènes physiologiques produits par le magnétisme5. Histoire éditoriale Le roman eut un succès public considérable, comme en témoigne le nombre d’éditions. Postérité et adaptations En 2010-2011, Ouriel Zohar met en scène Séraphîta avec son adaptation du roman d'Honoré de Balzac, joué à Paris avec Barbara Heman, au théâtre de l'île Saint-Louis6, à Bruxelles, en Grèce et en République du Congo ; en 2012, à la Maison de Balzac7, à Paris, en Grèce, Suisse, Haifa, Istanbul et au théâtre Darius Milhaud, à Paris. Notes et références
Mircea Eliade, Méphistophélès et l’androgyne, p. 141-142. Voir la section « Les doubles » dans La Comédie humaine Cité par Bertault 1980, p. 204. Bertault 1980, p. 327-329. Bertault 1980, p. 333. Séraphîta au Théâtre de l'île Saint-Louis [archive]. Jacqueline Ordas, « Quand Séraphîta nous entraîne… », Le Courrier balzacien, no 19, Paris, 2012, p. 64-65. Bibliographie Nicolae Babuts, « Baudelaire et les anges de Swedenborg », Romance Notes, printemps 1981, no 21, vol. 3, p. 309-312. Philippe Bertault, Balzac et la religion, Paris, Slatkine, 1942 (réimpr. 1980). Richard Bornet, « La Structure symbolique de Séraphîta et le mythe de l’androgyne », L'Année balzacienne, 1973, nos 235-252. (en) Jacques Comeaux, « Androgyny in Balzac’s Séraphita », The Language Quarterly, automne-hiver 1987, no 26, vol. 1-2, p. 43-50. Marie Delcourt, « Deux interprétations romanesques du mythe de l’androgyne : Mignon et Séraphîta », Revue
des langues vivantes, 1972, no 38, p. 228-240. (it) Luigi Derla, « Note in margine a Séraphîta di Honoré de Balzac », Testo: Studi di Teoria e Storia della Letteratura e della Critica, juillet-décembre 2004, no 25, vol. 48, p. 79-91. Juliette Frølich, « L’Ange au pays des neiges : Séraphita », L’Année balzacienne, 1992, no 13, p. 319-331. (en) Margaret Hayward, « Plagiarism and the Problem of Influence: Pauline Bernheim, Balzac und Swedenborg », Australian Journal of French Studies, janvier-avril 1992, no 29, vol. 1, p. 41-51. (en) Dorothy Kelly, « Writing Difference Itself », Literature as Philosophy/Philosophy as Literature, Donald G. Marshall, Éd., Iowa City, U of Iowa P, 1987, p. 232-250. Anne-Marie Lefebvre, « De Séraphîta à Spirite : le génie et l’ange », L’Année balzacienne, 1996, no 17, p. 245-267. Frédéric Monneyron, L’Androgyne romantique du mythe au mythe littéraire, Grenoble, ELLUG, 1994.
Michel Nathan, « La droite et la courbe : unité et cohérence de Séraphîta », Littérature, 1972, no 5, p. 45-57. Allan H. Pasco, « Les Proscrits et l’unité du Livre mystique », L’Année balzacienne, juillet 1999, no 20, vol. 1, p. 75-92. (en) Laurence M. Porter, « Writing Romantic Epiphany: Atala, Séraphîta, Aurélia, Dieu », Romance Quarterly, novembre 1987, no 34, vol. 4, p. 435-442. (it) Valeria Ramacciotti, « L’Esilio dell’androgino », Studi di Letteratura Francese, série I - Storia - Lett, 1990, no 16, p. 188-201. Stéphane Vachon, « Un manuscrit dans une robe », Balzac, Une poétique du roman, Stéphane Vachon, éd. et préface, Saint-Denis, PU de Vincennes, 1996, p. 321-329. Liens externes Sur les autres projets Wikimedia : Séraphîta, sur Wikisource Notices d'autorité : Bibliothèque nationale de France (données) Séraphita, texte en ligne [archive]
Séraphita, version audio intégrale [archive] Speaker Icon.svg [masquer] v·m Article de qualité Honoré de Balzac Article de qualité La Comédie humaine Scènes de la vie privée La Maison du chat-qui-pelote · Le Bal de Sceaux · Mémoires de deux jeunes mariées · La Bourse · Modeste Mignon · Un début dans la vie · Albert Savarus · La Vendetta · Une double famille · La Paix du ménage · Madame Firmiani · Étude de femme · La Fausse Maîtresse · Une fille d'Ève · Le Message · La Grenadière · La Femme abandonnée · Honorine · Béatrix · Gobseck · La Femme de trente ans · Le Père Goriot · Le Colonel Chabert · La Messe de l'athée · L'Interdiction · Le Contrat de mariage · Autre étude de femme (La Grande Bretèche) Scènes de la vie de province Ursule Mirouët · Eugénie Grandet · Pierrette · Le Curé de Tours · La Rabouilleuse · L'Illustre Gaudissart · La Muse du département · La
Vieille Fille · Le Cabinet des Antiques · Illusions perdues · (Les Deux Poètes) · (Un grand homme de province à Paris) · (Ève et David) Scènes de la vie parisienne Ferragus · La Duchesse de Langeais · La Fille aux yeux d'or · César Birotteau · La Maison Nucingen · Splendeurs et misères des courtisanes · Les Secrets de la princesse de Cadignan · Facino Cane · Sarrasine · Pierre Grassou · La Cousine Bette · Le Cousin Pons · Un homme d'affaires · Un prince de la bohème · Gaudissart II · Les Employés ou la Femme supérieure · Les Comédiens sans le savoir · Les Petits Bourgeois · L'Envers de l'histoire contemporaine Scènes de la vie politique Un épisode sous la Terreur · Une ténébreuse affaire · Le Député d'Arcis · Z. Marcas Scènes de la vie militaire Les Chouans · Une passion dans le désert Scènes de la vie de campagne Les Paysans · Le Médecin de campagne · Le Curé de village · Le Lys dans la vallée Études philosophiques La Peau de chagrin · Jésus-Christ
en Flandre · Melmoth réconcilié · Le Chef-d'œuvre inconnu · Gambara · Massimilla Doni · La Recherche de l'absolu · L'Enfant maudit · Adieu · Les Marana · Le Réquisitionnaire · El Verdugo · Un drame au bord de la mer · Maître Cornélius · L'Auberge rouge · Sur Catherine de Médicis · L'Élixir de longue vie · Les Proscrits · Louis Lambert · Séraphîta Études analytiques Physiologie du mariage · Petites misères de la vie conjugale · Pathologie de la vie sociale Personnages célèbres et récurrentsVautrin · Eugène de Rastignac · Gobseck · Baron de Nucingen · Lucien de Rubempré Autres personnages Père Goriot · Père Grandet · Eugénie Grandet · Mme de Langeais · Mme de Mortsauf · Lady Dudley · Vicomtesse de Beauséant icône décorative Portail de la littérature française icône décorative Portail LGBT Catégories : Roman fantastique françaisRoman français paru
en 1835Roman de la Comédie humaineAndrogynie dans la littératureBisexualité dans la littératureŒuvre littéraire se déroulant en NorvègeRoman français à thème LGBT[+] 8, Études analytiques/ Essays Physiologie du mariage est un essai d’Honoré de Balzac, paru en 1829 sous le titre Physiologie du mariage ou méditations de philosophie éclectique, sur le bonheur et le malheur conjugal, publiées par un jeune célibataire, chez Levavasseur et Urbain Canel. À la fois essai, méditation et récit, le texte oscille entre l’étude de mœurs et le traité analytique et fait partie d'un genre qui se développera, celui de la physiologie. C’est d’ailleurs dans ce dernier genre que la cinquième édition de l’ouvrage (Furne) classera l’œuvre en 1846 dans la section Études analytiques de La Comédie humaine. En dépit de son caractère osé pour l’époque et de sa structure peu conforme au roman balzacien, la
Physiologie jette les fondations de La Comédie humaine. Thème Le texte est partagé en plusieurs « volets » ou méditations. Les six premières méditations exposent l’état du mariage en France dans les classes supérieures riches et oisives, puis proposent une série de réformes en vue d’améliorer la condition conjugale de la femme et donc de l’empêcher de tromper son époux. La méditation sur la lune de miel décrit la manière dont le mari est placé en position de défense, l’épouse menaçant déjà son bonheur conjugal. La huitième méditation portant l’intertitre « Des premiers symptômes » indique les signes qui permettent à un mari de reconnaître les premiers signes de la femme adultère. L’épilogue, après un historique du mariage en France, suggère des aménagements pour perfectionner l’institution matrimoniale.
La « Théorie du lit » donne au mari force conseils pour se réserver les faveurs de son épouse à lui tout seul. Dans « Les révolutions conjugales » et la dernière partie de l’ouvrage, l’auteur dépeint l’échec d’un mari qui perd son épouse en devenant cocu. D’où « Les derniers symptômes » qui aboutissent à la constitution d’un ménage avec ses trois épouses uniquement. Étonnamment clairvoyante, cette œuvre plaide en faveur des femmes à une époque où les lois du mariage ne leur étaient pas favorables. Balzac avait pu observer les méfaits d’un mariage malheureux chez son amie Laure de Berny, avec laquelle il avait commencé une liaison en 1822. Réception de l'œuvre La publication du texte fit scandale, mais le tout-Paris le considéra comme un événement et le succès pour Balzac fut sans précédent, d’autant plus qu’on voulait savoir qui se cachait sous la
signature anonyme du « jeune célibataire », qui devint aussitôt un auteur à la mode. Sur les autres projets Wikimedia : Physiologie du mariage, sur Wikisource Bibliographie Nathalie Basset, « La Physiologie du mariage est-elle une physiologie ? », L'Année balzacienne, 1986, no 7, p. 101114. Raffaele de Cesare, « Sur une anecdote de la Physiologie du mariage : Stendhal ou Latouche ? », Stendhal-Club, 1961, no 13, p. 21-30. Pierre Fassié, « Interprétations du cryptogramme de la Physiologie du mariage (méditation xxv) de Balzac », Romance Notes, printemps 1984, no 24, vol. 3, p. 249-253. Nicole Felkay, « Balzac, Levasseur et la 2e édition de la Physiologie du mariage », L’Année balzacienne, 1973, p. 374-380. Jean-Jacques Goblot, « Un compte-rendu oublié de la Physiologie du mariage »,
L’Année balzacienne, 1975, p. 314-316. René Guise, « Le “Minotaure” de Balzac : notes sur Balzac et Sterne à propos d’un passage de la Physiologie du mariage », Études de langue et de littérature françaises offertes à André Lanly, Nancy, univ. de Nancy, 1980, p. 457-462. (de) Gerhard R. Kaiser, « Das Ende der Weisheit und der Beginn des Wissens: Balzacs Physiologie du mariage », Europäische Lehrdichtung, Darmstadt, Wissenschaftliche Buchges, 1981, p. 235-247. Catherine Nesci, « Des révolutions conjugales : le récit restauré dans la Physiologie du mariage », L’Année balzacienne, 1990, no 11, p. 243-254. Catherine Nesci, « La femme mode d’emploi : Balzac, de la Physiologie du mariage à La Comédie humaine », Lexington, French Forum, 1992. (de) Edgar Pankow, « Zwischen Wissenschaft und Komödie: Honoré de Balzac und die Physiologie du mariage », Literaturwissenschaftliches Jahrbuch im Auftrage der
Görres-Gesellschaft, 2004, no 45, p. 121-139. (en) Colin Smethurst, « The Source of the Post-Scriptum of Balzac’s Physiologie du mariage », Revue de littérature comparée, 1965, no 39, p. 434439. Michael Tilby, « La Pandore et la Physiologie du mariage », L’Année balzacienne, 1975, p. 312-314. [masquer] v·m Article de qualité Honoré de Balzac Article de qualité La Comédie humaine Scènes de la vie privée La Maison du chat-qui-pelote · Le Bal de Sceaux · Mémoires de deux jeunes mariées · La Bourse · Modeste Mignon · Un début dans la vie · Albert Savarus · La Vendetta · Une double famille · La Paix du ménage · Madame Firmiani · Étude de femme · La Fausse Maîtresse · Une fille d'Ève · Le Message · La Grenadière · La Femme abandonnée · Honorine · Béatrix · Gobseck · La Femme de trente ans · Le Père Goriot · Le Colonel Chabert · La Messe de l'athée ·
L'Interdiction · Le Contrat de mariage · Autre étude de femme (La Grande Bretèche) Scènes de la vie de province Ursule Mirouët · Eugénie Grandet · Pierrette · Le Curé de Tours · La Rabouilleuse · L'Illustre Gaudissart · La Muse du département · La Vieille Fille · Le Cabinet des Antiques · Illusions perdues · (Les Deux Poètes) · (Un grand homme de province à Paris) · (Ève et David) Scènes de la vie parisienne Ferragus · La Duchesse de Langeais · La Fille aux yeux d'or · César Birotteau · La Maison Nucingen · Splendeurs et misères des courtisanes · Les Secrets de la princesse de Cadignan · Facino Cane · Sarrasine · Pierre Grassou · La Cousine Bette · Le Cousin Pons · Un homme d'affaires · Un prince de la bohème · Gaudissart II · Les Employés ou la Femme supérieure · Les Comédiens sans le savoir · Les Petits Bourgeois · L'Envers de l'histoire contemporaine Scènes de la vie politique Un épisode sous la Terreur · Une ténébreuse affaire · Le Député d'Arcis · Z. Marcas
Scènes de la vie militaire Les Chouans · Une passion dans le désert Scènes de la vie de campagne Les Paysans · Le Médecin de campagne · Le Curé de village · Le Lys dans la vallée Études philosophiques La Peau de chagrin · Jésus-Christ en Flandre · Melmoth réconcilié · Le Chef-d'œuvre inconnu · Gambara · Massimilla Doni · La Recherche de l'absolu · L'Enfant maudit · Adieu · Les Marana · Le Réquisitionnaire · El Verdugo · Un drame au bord de la mer · Maître Cornélius · L'Auberge rouge · Sur Catherine de Médicis · L'Élixir de longue vie · Les Proscrits · Louis Lambert · Séraphîta Études analytiques Physiologie du mariage · Petites misères de la vie conjugale · Pathologie de la vie sociale Personnages célèbres et récurrentsVautrin · Eugène de Rastignac · Gobseck · Baron de Nucingen · Lucien de Rubempré Autres personnages Père Goriot · Père Grandet ·
Eugénie Grandet · Mme de Langeais · Mme de Mortsauf · Lady Dudley · Vicomtesse de Beauséant icône décorative Portail de la littérature française Catégories : Essai paru en 1829Essai français du XIXe siècleEssai de la Comédie humaineMariage dans la littérature[+] La dernière modification de cette page a été faite le 5 juin 2018 à 09:56. Petites misères de la vie conjugale est un essai d’Honoré de Balzac écrit de 1830 à 1846, en diverses parties remaniées et refondues. Composé de trentesept chapitres parus séparément dans La Caricature, La Presse, Le Diable à Paris et d’autres revues, il a fait l’objet de deux éditions globales distinctes : chez Chlendowki et chez Roux et Cassanet (cette dernière n’étant pas contrôlée par Balzac)1. Sommaire 1 Thème 2 Réception
3 Commentaire 4 Notes et références 5 Bibliographie Thème Mélange de conseils, de saynètes, de récits, l’essai fait le tour de tous les détails de la vie conjugale, dressant une liste exhaustive des situations affectives, financières et familiales. Dans le deuxième chapitre, Balzac va même jusqu’à faire la démonstration et le calcul des successions et économies d’un ménage. Rien de très philosophique làdedans, mais plus loin, le ton est plus grave : il parle enfants, éducation, psychologie, amourpropre, conflits. On trouve des pages humoristiques dans ce curieux ouvrage qu’on peut ne pas lire en continu : il a d’ailleurs été écrit dans le désordre. On y trouve des portraits humoristiques ou graves. Réception En 1844, Balzac écrivait déjà à la comtesse Hanska : « Les Petites misères de la vie conjugale à Paris vient d’obtenir un grand succès2. » Entre batailles d’éditeurs et
remaniements incessants, les trente-sept chapitres (qui deviendront trente-huit à la fin) furent finalement intégrés à La Comédie humaine de Houssiaux en 1856, Chlendowski ayant, croit-on, refusé un accord avec Furne3. Commentaire Cette œuvre insolite montre à quel point Balzac empoignait la vie à bras-le-corps, offrant au monde le résultat de ses découvertes personnelles. Il permet également de saisir l'évolution de la pensée balzacienne sur les relations conjugales. Notes et références La Pléiade, t. xii. p. 851. 8 août 1844. La Pléiade, op. cit. Bibliographie Sur les autres projets Wikimedia : Petites misères de la vie conjugale, sur Wikisource Thierry Bodin, « Petites misères d’une préface : à propos des Petites misères de la vie conjugale », Acta Baltica, 1980, no 1, p. 163-168.
Ségolène Le Men, « Balzac, Gavarni, Bertall et les Petites misères de la vie conjugale », Romantisme, 1984, no 14, vol. 43, p. 29-44. [masquer] v·m Article de qualité Honoré de Balzac Article de qualité La Comédie humaine Scènes de la vie privée La Maison du chat-qui-pelote · Le Bal de Sceaux · Mémoires de deux jeunes mariées · La Bourse · Modeste Mignon · Un début dans la vie · Albert Savarus · La Vendetta · Une double famille · La Paix du ménage · Madame Firmiani · Étude de femme · La Fausse Maîtresse · Une fille d'Ève · Le Message · La Grenadière · La Femme abandonnée · Honorine · Béatrix · Gobseck · La Femme de trente ans · Le Père Goriot · Le Colonel Chabert · La Messe de l'athée · L'Interdiction · Le Contrat de mariage · Autre étude de femme (La Grande Bretèche) Scènes de la vie de province Ursule Mirouët · Eugénie Grandet · Pierrette · Le Curé de Tours · La Rabouilleuse ·
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Catégories : Essai français du XIXe siècleEssai paru en 1830Essai de la Comédie humaine Pathologie de la vie sociale est un ensemble d’essais d’Honoré de Balzac. Commencé en 1833, paru sous son titre définitif en 1839, l’ouvrage réunit sous un même titre trois volets traités séparément : Traité de la vie élégante, Traité de la démarche, et Traité des excitants modernes. Il fait partie des Études analytiques de La Comédie humaine. Histoire du texte Dès 1820, Balzac avait le projet de « concentrer dans quatre ouvrages de morale politique, d’observation scientifique et de critique railleuse, tout ce qui concernait la vie sociale analysée à fond, selon son préambule au Traité des excitants modernes1 », et dans lequel Balzac évoque ce titre pour la première fois le 4 décembre 1838, dans une lettre à l’archéologue Armand Pérémé : « […] j’ai sur les bras Le Curé de village (pour La Presse) ; Une fille d'Ève (pour
Le Siècle) ; […] et deux ouvrages sous presse pour le même libraire ; sans compter une préface à la Physiologie du goût, et mon grand ouvrage Pathologie de la vie sociale vendu huit mille francs à deux mille exemplaires2. » L’ensemble de ces études devait à l’origine comporter quatre parties : outre la Pathologie de la vie sociale, Balzac avait en tête une Anatomie des corps enseignants qui restera à l’état d’une des ébauches rattachées à La Comédie humaine3, ainsi que Monographie de la vertu et Traité complet de la vie extérieure. Ces trois derniers titres ne furent jamais achevés, mais l’éditeur Charpentier offrait une aubaine inespérée à Balzac : réunir dans un même volume portant le titre de Pathologie de la vie sociale les deux premiers essais, qui tiendraient lieu de Traité de la vie extérieure et auxquels l'éditeur ajouta à titre de « produit d'appel » le fameux Traité des excitants modernes qui avait été publié en préface d'une Physiologie du goût de Brillat-Savarin.
Le préambule au Traité des excitants modernes eut un succès considérable. Publié le 11 mai 1839, il annonçait déjà une suite (comme toujours chez Balzac) qui pouvait paraître ou ne pas paraître. Cette suite ne vit jamais le jour, mais l’auteur de La Comédie humaine lui forgeait déjà des titres alléchants : Méditations mathématiques, physiques, chimiques et transcendantes sur les manifestations de la pensée […], Principes d’hippiatrique […], Économie et nomenclature des voix […], qu’il aurait sans doute produits, sa santé eût-elle supporté la charge de travail qu’il s’imposait, et sa vie eûtelle été prolongée. Mort à l’âge de 51 ans, Balzac nous laisse plus de 130 ouvrages et ébauches. Il n'existe dans son siècle aucun équivalent de production aussi énorme et talentueuse. « Qu'on le veuille ou non, Balzac est le plus grand des romanciers français. »
— Michel Lichtlé, 11 septembre 20084. Il n’y a pas lieu de résumer ce livre puisqu'il s'agit du titre d’un ensemble d’autres ouvrages. Il faut se reporter à chaque volet traité séparément : Traité de la vie élégante Théorie de la démarche Traité des excitants modernes Notes et références La Pléiade, Paris, 1990, t. XII, p. 303 (ISBN 2070108775). Correspondance, t. III, p. 475, cité par Rose Fortassier, La Pléiade, Paris, 1990, t. XII, p. 185 (ISBN 2070108775). Pierre-Georges Castex, notice sur les Études analytiques, La Pléiade, Paris, 1990, t. XI, p. 1714-1732 (ISBN 2070108767). Introduction au tome I de La Comédie humaine en 24 vol., éditions Garnier Frères, Paris, 2008, volume comprenant Le Père Goriot, Le Colonel Chabert, L'Interdiction, La Messe de l'athée, p. 5 (ISBN 978-2-35184-016-0 et 978-235184-017-7). [masquer] v·m
Article de qualité Honoré de Balzac Article de qualité La Comédie humaine Scènes de la vie privée La Maison du chat-qui-pelote · Le Bal de Sceaux · Mémoires de deux jeunes mariées · La Bourse · Modeste Mignon · Un début dans la vie · Albert Savarus · La Vendetta · Une double famille · La Paix du ménage · Madame Firmiani · Étude de femme · La Fausse Maîtresse · Une fille d'Ève · Le Message · La Grenadière · La Femme abandonnée · Honorine · Béatrix · Gobseck · La Femme de trente ans · Le Père Goriot · Le Colonel Chabert · La Messe de l'athée · L'Interdiction · Le Contrat de mariage · Autre étude de femme (La Grande Bretèche) Scènes de la vie de province Ursule Mirouët · Eugénie Grandet · Pierrette · Le Curé de Tours · La Rabouilleuse · L'Illustre Gaudissart · La Muse du département · La Vieille Fille · Le Cabinet des Antiques · Illusions perdues · (Les Deux Poètes) · (Un grand homme de province à Paris) · (Ève et David)
Scènes de la vie parisienne Ferragus · La Duchesse de Langeais · La Fille aux yeux d'or · César Birotteau · La Maison Nucingen · Splendeurs et misères des courtisanes · Les Secrets de la princesse de Cadignan · Facino Cane · Sarrasine · Pierre Grassou · La Cousine Bette · Le Cousin Pons · Un homme d'affaires · Un prince de la bohème · Gaudissart II · Les Employés ou la Femme supérieure · Les Comédiens sans le savoir · Les Petits Bourgeois · L'Envers de l'histoire contemporaine Scènes de la vie politique Un épisode sous la Terreur · Une ténébreuse affaire · Le Député d'Arcis · Z. Marcas Scènes de la vie militaire Les Chouans · Une passion dans le désert Scènes de la vie de campagne Les Paysans · Le Médecin de campagne · Le Curé de village · Le Lys dans la vallée Études philosophiques La Peau de chagrin · Jésus-Christ en Flandre · Melmoth réconcilié · Le Chef-d'œuvre inconnu · Gambara · Massimilla Doni · La Recherche de l'absolu ·
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Fin. Dupa bac – no fish. Apendix A. Personnages célèbres et récurrents Vautrin · Eugène de Rastignac · Gobseck · Baron de Nucingen · Lucien de Rubempré Vautrin (personnage de Balzac) Page d’aide sur l’homonymie Pour les articles homonymes, voir Vautrin. Vautrin Personnage de fiction apparaissant dans La Comédie humaine. Vautrin avec Rastignac dans la cour de la pension Vauquer (Le Père Goriot) Vautrin avec Rastignac dans la cour de la pension Vauquer (Le Père Goriot) Origine France Sexe Masculin CaractéristiqueVéritable nom : Jacques Collin Créé par Honoré de Balzac
Romans La Comédie humaine : Le Père Goriot ; Illusions perdues ; Splendeurs et misères des courtisanes ; Le Député d'Arcis ; La Cousine Bette ; Le Contrat de mariage modifier Consultez la documentation du modèle Vautrin, de son vrai nom Jacques Collin, est un personnage qui apparaît dans plusieurs romans de La Comédie humaine d’Honoré de Balzac et qui en est parfois considéré comme une « espèce de colonne vertébrale1 ». Pour la création de Vautrin, Balzac se serait inspiré du personnage historique d'EugèneFrançois Vidocq (17751857), un forçat évadé tout comme Vautrin2 et de l'escroc Anthelme Collet3. Sommaire 1 Biographie fictive
2 L'homosexualité de Vautrin 3 Le cycle de Vautrin 4 Représentation 5 Adaptations 6 Bibliographie 7 Références 8 Notes et références Biographie fictive Vautrin. Illustration d'Honoré Daumier pour Le Père Goriot, xixe siècle. Vautrin (Jacques Collin de son vrai nom) est un ancien forçat, né en 1799 (comme Balzac) ou 20 ans plus tôt (les dates varient selon les romans), évadé du bagne de Toulon et du bagne de Rochefort, chef d'une bande de truands (« Les Dix Mille »), qui se cache sous divers pseudonymes : Vautrin, Trompe-la-Mort, M. de Saint-Estève, Carlos Herrera puis William Barker. C’est un homme positif qui en impose par son autorité naturelle. Il possède un savoir considérable grâce à son réseau. Il a fait de bonnes
études dans un collège d'oratoriens (comme Balzac). Son dévouement à aider « les jeunes qui ont de l’ambition » (d’abord Eugène de Rastignac, puis Lucien de Rubempré), va jusqu’à le pousser à tuer. Cependant, dans Splendeurs et misères des courtisanes, après le suicide de Lucien, son protégé, il finit par entrer dans le droit chemin et devient chef de la police. Eugène de Rastignac, qu’il veut aider à faire fortune, désapprouve ses moyens, car Vautrin ne cache pas qu’il est prêt à tuer. Dans Le Père Goriot, le chef de police, Bibi-Lupin, qui se présente sous le nom de Gondureau à Mlle Michonneau et Poiret, leur raconte que Collin a été condamné à vingt ans de bagne pour un faux meurtre commis par un autre, un beau jeune homme, un Italien, que Collin aimait beaucoup et
qui était joueur (dans Splendeurs et misères des courtisanes, on apprendra que Collin avait été condamné à cinq ans et que le reste résultait de tentatives d'évasion). Il doit son surnom au fait qu'il n'a jamais risqué une condamnation à mort. Gondureau leur apprend aussi que Trompe-la-Mort n’aime pas les femmes, mais plutôt les hommes. À l’aide de Mlle Michonneau, Gondureau veut se rendre compte si le prétendu Vautrin est en effet Trompe-la-Mort : il lui donne un flacon contenant une drogue qui doit simuler une apoplexie. Dès qu’elle sera seule avec l’homme évanoui, elle devra lui appliquer un coup sur l’épaule droite pour faire y apparaître les lettres TF (avec lesquelles on marquait les forçats). Le plan est exécuté le 16 février 1819 et Vautrin est reconnu comme Collin.
Mlle Michonneau avertit la police, qui apparaît peu après que Vautrin s'est réveillé. On le met au bagne de Rochefort. Il réapparaît en 1822 dans Illusions perdues sous le nom du prêtre Carlos Herrera, sans qu’on sache d’abord sa véritable identité. Collin/Herrera empêche Lucien de Rubempré de se suicider en lui proposant un pacte : lui, Herrera, l’aidera à faire fortune à la condition que Lucien lui obéisse aveuglément. C’est dans Splendeurs et misères des courtisanes qu’on saura comment le bagnard est devenu prêtre : Jacques Collin, évadé moins de deux ans après avoir été arrêté, avait trouvé ce moine, Carlos Herrera, un homme que personne ne connaissait, dont il était alors très simple de prendre l’identité. Il a tué le vrai prêtre et a modifié son visage à l’aide de
substances chimiques pour avoir une certaine ressemblance avec Herrera. Lucien apprend peu à peu la véritable identité de Collin, mais il obéit au pacte. La belle vie des deux (voir Splendeurs et misères des courtisanes) finit avec le suicide d’Esther en 1829, dont on les tient responsables : ils sont tous deux arrêtés. Herrera réussit presque à persuader le juge d’instruction de son identité de prêtre, mais Lucien succombe et révèle tout. Quant à Vautrin, lorsqu’on lui demande les motifs de son affection pour Lucien, il prétend, chose peu vraisemblable, que celui-ci est son fils. Lucien avait écrit avant sa mort une lettre au juge d’instruction dans laquelle il se rétracte complètement : il y a donc de nouveau de l’incertitude sur l’identité du prétendu Herrera.
Quand, dans la cour de la prison, il rencontre d’anciens camarades, Collin apprend qu’un homme surnommé Madeleine, son camarade de chaîne à Rochefort, pour qui il avait aussi de l’affection, attend son exécution. Collin réussit à parler à Théodore/Madeleine et conçoit un plan pour faire sortir plusieurs de ses camarades de prison.
Quand Charles Rabou écrit la fin du Député d'Arcis, il fait encore une fois reparaître Vautrin, mais sans pouvoir reproduire le caractère et le génie de l'ancien forçat. Dans ce roman, Vautrin découvre qu'il a un fils (peu vraisemblable, puisqu'il n'aimait pas les femmes) et finit par être tué par un faussaire. Aujourd'hui, Le Député d'Arcis est généralement publié dans sa version inachevée.
Il se présente devant le juge d’instruction et avoue sa véritable identité en faisant en même temps la proposition de changer de camp. Il deviendra alors espion de police, à la condition que Madeleine ne soit pas renvoyé à Rochefort.
Une première ébauche de ce personnage apparaît, en 1833, dans Ferragus, qui est lui aussi un ancien forçat, expert en déguisements et en usurpation d'identités, chef des « Dévorants ».
Un petit paragraphe à la fin du livre nous apprend qu’il a pris le poste de Bibi-Lupin, l'ancien chef de la Sûreté, en 1830 et qu’il s’est retiré en 1845.
L'homosexualité de Vautrin Vautrin est souvent considéré comme le premier personnage homosexuel de la littérature française. En effet, ce qui frappe chez
cet ancien forçat évadé, endurci par le bagne et la cavale, c'est son attachement sans borne pour de jeunes hommes, dont il devient le protecteur prêt à tout. On l'a dit, il tente de séduire Rastignac, ce qui échoue, puis Lucien Chardon à la fin d'Illusions perdues, lequel, au bord du suicide, accepte. Cette protection est au début paternelle, un riche abbé espagnol sauve un jeune homme désespéré. Mais Vautrin veut faire de Lucien l'instrument de sa propre vengeance, contre la société. Leur relation devient une relation de domination, d'abord de Herrera sur Lucien, mais à la mort de Lucien, le désespoir de Jacques Collin montre son attachement extraordinaire. Ce qui semble corroborer la thèse de l'homosexualité de Vautrin, évoquée par Félicien Marceau, dans
son ouvrage Balzac et son monde : « Dès les premières tentatives de Vautrin auprès de Rastignac et dans la marmelade de mots dont il l’embrouille, il me semble que l’homosexualité se révèle. « Mais je vous aime, moi, lui dit-il… Un homme est un dieu quand il vous ressemble. » (Le Père Goriot) », c'est surtout la quatrième partie de Splendeurs et misères des courtisanes où apparaît l'ancien compagnon de chaîne de Jacques Collin à Rochefort, le jeune Corse Théodore Calvi. Celui-ci, surnommé Madeleine par ses compagnons de bagne, est désigné comme étant la « tante » de Vautrin, ce que Balzac explique comme suit : « Pour donner une vague idée du personnage que les reclus, les argousins et les surveillants appellent une « tante », il suffira de rapporter ce mot
magnifique du directeur d'une des maisons centrales au feu Lord Durham, qui visita toutes les prisons lors de son séjour à Paris. […] Le directeur, après avoir montré toute la prison, les préaux, les ateliers, les cachots, etc., désigna du doigt un local, en faisant un geste de dégoût. « Je ne mène pas là Votre Seigneurie, dit-il, car c'est le quartier des 'tantes'… — Hao ! fit Lord Durham, et qu'est-ce ? — C'est le troisième sexe, milord. » » — Balzac, Splendeurs et misères des courtisanes, éd. Le Livre de poche, 1963, p. 503. Le dialogue entre Jacques Collin, sous les traits de l'abbé espagnol, et le jeune condamné à mort montre la misogynie du vieux forçat, et l'attachement réciproque des anciens compagnons de chaîne4. Il dit en effet : « Les hommes assez bêtes
pour aimer une femme périssent toujours par là », puis « [Les femmes] nous ôtent notre intelligence » et le jeune Théodore achève par : « Ah ! si je veux vivre, c'est maintenant pour toi plus que pour elle. » Balzac est donc un des premiers romanciers du xixe siècle à évoquer la question de l'homosexualité masculine, et ce n'est pas pour rien s'il la place dans le personnage de Vautrin, fascinant forçat, en lutte permanente contre la société. Cela montre aussi la prudence de Balzac avec un sujet épineux à l'époque, car Vautrin est en trame de fond dans tout le roman sans en être réellement le personnage principal (excepté dans la quatrième partie), et son fort attachement pour Lucien n'est jamais explicité tout en étant toujours présent. Le cycle de Vautrin
Vautrin est un personnage important de La Comédie humaine. Il apparaît dans : Le Père Goriot Illusions perdues Splendeurs et misères des courtisanes Le Député d'Arcis Le personnage se trouve aussi dans une pièce de théâtre : Vautrin, interdite en 1840. Vautrin d’Edmond Guiraud, à la ComédieFrançaise en 1922, remontée pour la radio (1re diffusion : 24/09/1961 France 3 Nationale [archive]) en 1961. Son nom est mentionné dans : La Cousine Bette Le Contrat de mariage Article connexe : Liste alphabétique des personnages d'Honoré de Balzac. Représentation Gabriel Signoret dans Le Père Goriot (1921).
Lionel Barrymore dans Le Père Goriot (1926). Michel Simon dans Vautrin (1943). Pierre Renoir dans Le Père Goriot (1944). Willy A. Kleinau dans Karriere in Paris (1952)5. Alexandre Rignault dans Vautrin (1957). Andrew Keir dans Père Goriot (1968)6. Roger Jacquet dans Le Père Goriot (téléfilm, 1972). Georges Géret dans Splendeurs et misères des courtisanes (feuilleton télévisé). Jean-Pierre Cassel dans Rastignac ou les Ambitieux7. Tchéky Karyo dans Le Père Goriot (téléfilm, 2004). Adaptations Vautrin, adaptation théâtrale d'Edmond Guiraud, 12 mai 1922 à la Comédie-Française ; cette adaptation a été radiodiffusée sous la direction artistique de Jacques Reynier le 24 septembre 1961 sur
France 3 Nationale [archive]. Vautrin, film français de Pierre Billon (1943). Vautrin, adaptation télévisée de Maurice Leroux diffusée en trois parties en 1957 : La Pension Vauquer, La Maison d'Esther, L'Adjuration de Vautrin. Monsieur Vautrin, adaptation théâtrale du personnage de Balzac par André Charpak, au théâtre Récamier. Vautrin, adaptation théâtrale du personnage de Balzac extrait du Père Goriot, créé le 14 janvier 1986 par Le Théâtre du Campagnol, mise en scène de Jean Gillibert et JeanClaude Penchenat. Bibliographie (en) Jean-Pierre Barricelli, « The Social and Metaphysical Rebellions of Vautrin and the “Innominato” », The Comparatist: Journal of the Southern Comparative Literature Association, mai 1981, no 5, p. 19-29.
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Personnage de fiction apparaissant dans La Comédie humaine. Rastignac avec Vautrin dans la cour de la pension Vauquer (Le Père Goriot). Rastignac avec Vautrin dans la cour de la pension Vauquer (Le Père Goriot). Origine Angoulême, Drapeau de la France France Sexe Masculin Ennemi de Dutangrin Créé par Honoré de Balzac Romans La Comédie humaine modifier Consultez la documentation du modèle Eugène de Rastignac est un personnage romanesque d'Honoré de Balzac, dont les aventures débutent dans Le Père Goriot, et dont l'évolution va se poursuivre dans un nombre considérable de romans de La Comédie humaine. Originaire d'Angoulême, il s'installe à Paris pour suivre des études de droit. C'est un jeune homme
ambitieux, qui regarde la « bonne société » avec des yeux à la fois surpris et envieux et qui va se montrer prêt à tout pour parvenir à ses fins. Adolphe Thiers, alors jeune libéral (plus tard président de la République), aurait servi de modèle à Balzac. En effet, comme Thiers, Eugène de Rastignac épouse la fille de sa maîtresse. Aujourd'hui, le terme de « Rastignac » désigne un arriviste, un « jeune loup aux dents longues ». Sommaire 1 Chronologie de Rastignac dans La Comédie humaine 2 Notes et références 3 Voir aussi 3.1 Articles connexes 3.2 Bibliographie Chronologie de Rastignac dans La Comédie humaine 1819 : Le Père Goriot (écrit en 1835). Rastignac, jeune étudiant de 22 ans
(en fait, il a 21 ans d’après sa mère, Rastignac se vieillit d’un an lors d’une conversation avec sa cousine, madame de Beauséant), confronté au cynisme des uns (dont Vautrin) et aux duperies des autres, devient amant de Delphine de Nucingen. Après la mort du père Goriot, il pousse son célèbre cri « À nous deux maintenant ! », que Balzac complète par un ironique : « Et pour premier acte de défi que Rastignac portait à la société, il alla dîner chez la baronne de Nucingen. » Le cri d'un arriviste. 1820 : Le Bal de Sceaux (écrit en 1829). Une année a passé. Le jeune « loup », amant de Delphine de Nucingen, est devenu banquier aux côtés du mari de celle-ci, le baron de Nucingen. 1821-1822 : Illusions perdues (écrit de 1836 à 1843). Rastignac, devenu expert en luttes d’influence, louvoie dans la société. Il sait aussi bien
éliminer ceux qui le gênent que se mettre dans le sillage des hommes qui montent. 1822 : Le Cabinet des Antiques (écrit en 1833)1. Rastignac est devenu membre à part entière du monde des « roués parisiens », ces meneurs de la société qu’il admirait tant lors de son arrivée à Paris. 1823 : Étude de femme (paru en février 1830, publié en volume en 1831, remanié pour la dernière fois en 1842). Rastignac est alors âgé de 25 ans, selon Bianchon, narrateur de cette nouvelle qui montre son ami tenté par la marquise de Listomère, dans une histoire amoureuse qui restera sans suite. 1828 : L'Interdiction (écrit en 1836). Rastignac a commencé à profiter, aux côtés de Nucingen, il a déjà quatorze mille livres de rente, a doté et marié ses sœurs et songe à quitter Delphine au profit d’une femme fortunée, la
marquise d'Espard. Il reste fidèle aux « mercredis » de Célestine Rabourdin, salon où il retrouve Lucien de Rubempré, Horace Bianchon et un certain nombre d'intellectuels parisiens. 1829-1831 : La Peau de chagrin (écrit en 1831). Rastignac a grandement évolué : il est aujourd’hui désabusé, cynique, joueur, « viveur », à la limite de la débauche et de l’autodestruction. 1833-1836 : La Maison Nucingen (écrit en 1837). L’action de ce livre se situe en 1836 mais une conversation entre quatre journalistes révèle l’ascension de Rastignac : encore sans le sou en 1827, Rastignac a rompu en 1833 avec Delphine de Nucingen mais travaille toujours avec son mari qui l’associe à des opérations frauduleuses et lui permet de gagner quatre cent mille francs et de se constituer une rente de quarante mille livres. Il
est en passe, en 1836, de devenir ministre, pair de France, etc. 1840 : Le Député d'Arcis (commencé en 1847, inachevé à la mort de Balzac, puis paru en 1854 grâce au concours dévoué de Charles Rabou qui s’acquitte là d’une promesse faite à Balzac avant sa mort). Rastignac est pour la seconde fois ministre, il vient d’être fait comte et suit les traces de Nucingen. Il a épousé en 1839 la fille de Delphine et du baron de Nucingen. Le comte Maxime de Trailles, relation de Rastignac, définit ainsi son parcours : « Vous avez fini par épouser l’unique héritière des millions de Nucingen, et vous l’avez bien gagné… vingt ans de travaux forcés ! » 1845 : Les Comédiens sans le savoir (écrit en 1845). Rastignac a 48 ans. Le caricaturiste JeanJacques Bixiou dit de lui : « Il a trois cent mille livres de rentes, il est pair
de France, le roi l’a fait comte, c’est le gendre de Nucingen, et c’est un des deux ou trois hommes d’État enfantés par la Révolution de juillet ; mais le pouvoir l’ennuie quelquefois, et il vient rire avec nous… » On le retrouve également dans les romans suivants : Splendeurs et misères des courtisanes Melmoth réconcilié Ursule Mirouët Les Secrets de la princesse de Cadignan Autre étude de femme La Cousine Bette Béatrix Notes et références Samedi 2 novembre 1833 : « Aujourd'hui, inventé péniblement Le Cabinet des Antiques, tu liras cela quelque jour. J'en ai écrit 17 feuillets de suite. Je suis très fatigué. » Cf. correspondance avec Évelyne Hańska (Ewelina Hańska). Voir aussi Articles connexes
Liste alphabétique des personnages d'Honoré de Balzac Catégorie : Acteur ayant incarné Eugène de Rastignac Bibliographie (fr) Françoise Aubert, « Aristocratie et noblesse : Balzac ou le “complexe Rastignac” », Studi dell’Instituto Linguistico, 1982, no 5, p. 91-101. (en) Alexander Fischler,« Rastignac-Telemaque: The Epic Scale in Le Père Goriot », Modern Language Review, 1968, no 63, p. 840-848. (fr) Nicole Mozet, « Rastignac, ce n’est pas moi... : Lecture romanesque et différence des sexes », Compar(a)ison, 1993, no 1, p. 75-81. (fr) B. Reizov, « Rastignac et son problème », Europe, 1966, no 447-448, p. 223-230. (fr) Lawrence R. Schehr, « Rapports écrits : les lettres de la famille Rastignac », Balzac, pater familias, Claudie
Bernard, Éd., Franc Schuerewegen, éd. et intro., Amsterdam, Rodopi, 2001, p. 73-83. (pl) Justyna Trzcinska, « Rastignac w krainie czarów: O mowie przedmiotów w powiesci Kazimierza Brandysa Obywatlele », Ruch Literacki, septembreoctobre 2001, no 42 (5 [248]), p. 587-605. [masquer] v·m Article de qualité Honoré de Balzac Article de qualité La Comédie humaine Scènes de la vie privée La Maison du chatqui-pelote · Le Bal de Sceaux · Mémoires de deux jeunes mariées · La Bourse · Modeste Mignon · Un début dans la vie · Albert Savarus · La Vendetta · Une double famille · La Paix du ménage · Madame Firmiani · Étude de femme · La Fausse Maîtresse · Une fille d'Ève · Le Message · La Grenadière · La Femme
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Un homme d'affaires · Un prince de la bohème · Gaudissart II · Les Employés ou la Femme supérieure · Les Comédiens sans le savoir · Les Petits Bourgeois · L'Envers de l'histoire contemporaine Scènes de la vie politique Un épisode sous la Terreur · Une ténébreuse affaire · Le Député d'Arcis · Z. Marcas Scènes de la vie militaire Les Chouans · Une passion dans le désert Scènes de la vie de campagne Les Paysans · Le Médecin de campagne · Le Curé de village · Le Lys dans la vallée Études philosophiques La Peau de chagrin · Jésus-Christ en Flandre · Melmoth réconcilié · Le Chef-d'œuvre inconnu · Gambara · Massimilla Doni · La Recherche de l'absolu · L'Enfant maudit · Adieu · Les Marana · Le Réquisitionnaire · El Verdugo · Un drame au bord de la mer · Maître
Cornélius · L'Auberge rouge · Sur Catherine de Médicis · L'Élixir de longue vie · Les Proscrits · Louis Lambert · Séraphîta Études analytiques Physiologie du mariage · Petites misères de la vie conjugale · Pathologie de la vie sociale Personnages célèbres et récurrentsVautrin · Eugène de Rastignac · Gobseck · Baron de Nucingen · Lucien de Rubempré Autres personnages Père Goriot · Père Grandet · Eugénie Grandet · Mme de Langeais · Mme de Mortsauf · Lady Dudley · Vicomtesse de Beauséant icône décorative Portail de la littérature française icône décorative Portail de la France au xixe siècle Catégories : Personnage d'Honoré de BalzacIllusions perduesPersonnage du Père GoriotLa Peau de chagrinLa Cousine BetteSplendeurs et
misères des courtisanesL'Interdiction Personnage de fiction lié à ParisMinistre de fiction[+] La dernière modification de cette page a été faite le 29 avril 2021 à 18:07. Jean-Esther van Gobseck Jean-Esther van Gobseck Personnage de fiction apparaissant dans La Comédie humaine. Gobseck me regarda silencieusement et me montra ma chaise. Gobseck me regarda silencieusement et me montra ma chaise. Origine Mère juive, père hollandais CaractéristiqueUsurier Famille Grand-oncle d'Esther Gobseck, « la Torpille », oncle de Sarah van Gobseck, « la Belle Hollandaise » Entourage Maître Derville, Maxime de Trailles, Anastasie de Restaud, Jean-Joachim Goriot, Frédéric de Nucingen
Créé par Honoré de Balzac modifier Consultez la documentation du modèle Jean-Esther van Gobseck est un personnage de fiction de La Comédie humaine d'Honoré de Balzac. Né en 1740, à Anvers, d’une mère juive et d’un père hollandais, il embarque comme mousse à l’âge de dix ans. Exerçant les métiers les plus divers, il rencontre certains personnages importants, dont le célèbre corsaire, Victor Hugues. L’entassement de l’or devient sa passion lorsqu’il regagne Paris. Les banquiers le respectent et le craignent. Il est au centre de nombreuses intrigues où sont mêlés Maxime de Trailles et Anastasie de Restaud. C’est parmi sa clientèle que maître Derville rencontre sa future épouse. JeanJoachim Goriot lui règle
un billet émis par sa fille Anastasie. Il est l'oncle de Sarah Gobseck, surnommée « la Belle Hollandaise », prostituée dans La Cousine Bette. Il meurt en 1830 dans un sordide réduit alors qu’il est immensément riche, et lègue à la fille de Sarah, Esther, un héritage considérable dans Splendeurs et misères des courtisanes. Mais Esther se suicide avant d'être avertie. Ce personnage récurrent de La Comédie humaine apparait dans de nombreuses œuvres : Gobseck Les Employés ou la Femme supérieure Histoire de la grandeur et de la décadence de César Birotteau Splendeurs et misères des courtisanes Le Père Goriot Ursule Mirouët Le Cousin Pons
Illusions perdues L'Interdiction Le Contrat de mariage Le Député d'Arcis Les Comédiens sans le savoir Les Paysans Les Petits Bourgeois Articles connexes Liste des personnages de la Comédie humaine Types de personnages de la Comédie humaine [masquer] v·m Article de qualité Honoré de Balzac Article de qualité La Comédie humaine Scènes de la vie privée La Maison du chatqui-pelote · Le Bal de Sceaux · Mémoires de deux jeunes mariées · La Bourse · Modeste Mignon · Un début dans la vie · Albert Savarus · La Vendetta · Une double famille · La Paix du ménage · Madame Firmiani · Étude de femme · La Fausse Maîtresse · Une fille d'Ève · Le Message · La Grenadière · La Femme
abandonnée · Honorine · Béatrix · Gobseck · La Femme de trente ans · Le Père Goriot · Le Colonel Chabert · La Messe de l'athée · L'Interdiction · Le Contrat de mariage · Autre étude de femme (La Grande Bretèche) Scènes de la vie de province Ursule Mirouët · Eugénie Grandet · Pierrette · Le Curé de Tours · La Rabouilleuse · L'Illustre Gaudissart · La Muse du département · La Vieille Fille · Le Cabinet des Antiques · Illusions perdues · (Les Deux Poètes) · (Un grand homme de province à Paris) · (Ève et David) Scènes de la vie parisienneFerragus · La Duchesse de Langeais · La Fille aux yeux d'or · César Birotteau · La Maison Nucingen · Splendeurs et misères des courtisanes · Les Secrets de la princesse de Cadignan · Facino Cane · Sarrasine · Pierre Grassou · La Cousine Bette · Le Cousin Pons ·
Un homme d'affaires · Un prince de la bohème · Gaudissart II · Les Employés ou la Femme supérieure · Les Comédiens sans le savoir · Les Petits Bourgeois · L'Envers de l'histoire contemporaine Scènes de la vie politique Un épisode sous la Terreur · Une ténébreuse affaire · Le Député d'Arcis · Z. Marcas Scènes de la vie militaire Les Chouans · Une passion dans le désert Scènes de la vie de campagne Les Paysans · Le Médecin de campagne · Le Curé de village · Le Lys dans la vallée Études philosophiques La Peau de chagrin · Jésus-Christ en Flandre · Melmoth réconcilié · Le Chef-d'œuvre inconnu · Gambara · Massimilla Doni · La Recherche de l'absolu · L'Enfant maudit · Adieu · Les Marana · Le Réquisitionnaire · El Verdugo · Un drame au bord de la mer · Maître
Cornélius · L'Auberge rouge · Sur Catherine de Médicis · L'Élixir de longue vie · Les Proscrits · Louis Lambert · Séraphîta Études analytiques Physiologie du mariage · Petites misères de la vie conjugale · Pathologie de la vie sociale Personnages célèbres et récurrentsVautrin · Eugène de Rastignac · Gobseck · Baron de Nucingen · Lucien de Rubempré Autres personnages Père Goriot · Père Grandet · Eugénie Grandet · Mme de Langeais · Mme de Mortsauf · Lady Dudley · Vicomtesse de Beauséant icône décorative Portail de la littérature française icône décorative Portail du Second Empire Catégories : Personnage d'Honoré de BalzacPersonnage de fiction françaisGobseckCésar BirotteauSplendeurs et misères des
courtisanesPersonnage du Père GoriotLe Cousin PonsIllusions perduesL'InterdictionPer sonnage de fiction créé en 1830[+] La dernière modification de cette page a été faite le 3 mars 2020 à 16:39. Frédéric de Nucingen Page d’aide sur l’homonymie Pour les articles homonymes, voir Frédéric. Le baron de Nucingen Personnage de fiction apparaissant dans La Comédie humaine. AliasFrédéric de Nucingen Origine Alsacien Sexe Masculin CaractéristiqueBanquier Famille Jean-Joachim Goriot, son beau-père ; Delphine de Nucingen, sa femme Créé par Honoré de Balzac Romans La Maison Nucingen modifier Consultez la documentation du modèle
Le baron Frédéric de Nucingen est un personnage de La Comédie humaine d’Honoré de Balzac. Il apparaît pour la première fois dans Le Père Goriot, puis dans Melmoth réconcilié, où il est évoqué par l’intermédiaire de son caissier, puis dans La Maison Nucingen. Balzac n’avait d’ailleurs pas terminé l’écriture de Melmoth lorsqu’il entreprit la construction de La Maison Nucingen1. En réalité, dans les deux romans, l’auteur est inspiré par le même sujet : la spéculation boursière et l’agiotage qui font rage à une époque d’industrialisation sans précédent, où la folie des investissements hasardeux peut conduire au triomphe ou à la ruine2. C'est dans La Maison Nucingen que le personnage de Nucingen, surnommé le « loupcervier », apparaît dans toute sa violence de
financier. L'argent n'a d'intérêt pour lui que s'il est en « quantité disproportionnée ». À travers ce personnage, Balzac dresse un type social, dont l'attitude face à l'argent fait écho aux dérives qu'a connues le monde de la finance, du xixe siècle jusqu'à aujourd'hui. Sommaire 1 Chronologie du baron de Nucingen 2 Inspiration 3 Œuvres dans lesquelles le personnage apparaît 4 Articles connexes 5 Notes et références 6 Illustrations Chronologie du baron de Nucingen Né en 1763, il est apprenti à la banque Aldrigger, à l'âge de douze ans. C'est un juif converti au catholicisme ; on ne connaît pas l'origine de son immense fortune. 1808, dans Le Père Goriot, il apparaît pour la
première fois. Il a épousé Delphine Goriot pour sa dot somptuaire. Il est déjà baron d'Empire et il a procédé dès 1804 à sa première liquidation (voir La Maison Nucingen pour l'explication de cette opération). Il refuse d'accueillir son beau-père chez lui quand le vieux vermicellier aura vendu son affaire pour se retirer. Goriot n'a d'autre choix que de s'installer à la pension Vauquer, rue Neuve-Sainte-Geneviève. 1815, dans César Birotteau, il engage Ferdinand du Tillet comme employé et homme de paille et procède à sa deuxième liquidation. Il a compris que l'argent n'est une puissance qu'en quantité disproportionnée. En 1821-1822, dans Illusions perdues, les comptes de retour de sa banque sont considérables. Il assiste à un dîner chez madame du Val-Noble, une courtisane. La marquise d'Espard
refuse de le recevoir. Elle l'acceptera enfin en 1828 dans L'Interdiction. En 1829, dans Splendeurs et misères des courtisanes, il tombe éperdument amoureux d'une belle inconnue rencontrée dans le bois de Vincennes, Esther, pour laquelle il fait des dépenses insensées, et il est saisi de mélancolie et devient « malade d'amour », diagnostic prononcé par Horace Bianchon. Cette même année, il provoque sa troisième liquidation et il disparaît pendant un temps. Il ruine ainsi Victor d'Aiglemont et Godefroid de Beaudenord. En 1839, dans Le Député d'Arcis, il devient pair de France, et sa fille épouse Rastignac avec lequel il s'est associé. Inspiration Le personnage serait inspiré de plusieurs personnalités comme le baron de Rothschild, Georges Humann ou Beer Léon Fould3,4.
Œuvres dans lesquelles le personnage apparaît Eugénie Grandet Autre étude de femme Un homme d'affaires Les Secrets de la princesse de Cadignan L'Envers de l'histoire contemporaine La Muse du département Le Contrat de mariage Les Comédiens sans le savoir, où il s'engage dans une spéculation financière sur les chemins de fer. La Femme auteur Splendeurs et misères des courtisanes La Cousine Bette Sarrasine Le Père Goriot Articles connexes Liste des personnages de la Comédie humaine Types de personnages de la Comédie humaine Notes et références Anne-Marie Meininger, introduction, dans « Melmoth réconcilié » et « La Maison Nucingen », Gallimard, coll. « Folio classique », no 1957, 1989,
256 p. (ISBN 9782070380527), p. 8. André Wurmser, La Comédie inhumaine, Gallimard, coll. « Bibliothèque des Idées », 1964, 808 p. (ISBN 9782070267132), p. 41 et p. 33. Anne-Marie Meininger, ibid., p. 58 et Archives nationales. A.N., 31 AP 396. Selon Hans Bäckvall, « Le charabia “tudesque” dans l'œuvre de Balzac », Moderna Språk, 1970, p. 392. Illustrations Le baron de Nucingen, dessin de A. Castan, Maison de Balzac [archive]. [masquer] v·m Article de qualité Honoré de Balzac Article de qualité La Comédie humaine Scènes de la vie privée La Maison du chatqui-pelote · Le Bal de Sceaux · Mémoires de deux jeunes mariées · La
Bourse · Modeste Mignon · Un début dans la vie · Albert Savarus · La Vendetta · Une double famille · La Paix du ménage · Madame Firmiani · Étude de femme · La Fausse Maîtresse · Une fille d'Ève · Le Message · La Grenadière · La Femme abandonnée · Honorine · Béatrix · Gobseck · La Femme de trente ans · Le Père Goriot · Le Colonel Chabert · La Messe de l'athée · L'Interdiction · Le Contrat de mariage · Autre étude de femme (La Grande Bretèche) Scènes de la vie de province Ursule Mirouët · Eugénie Grandet · Pierrette · Le Curé de Tours · La Rabouilleuse · L'Illustre Gaudissart · La Muse du département · La Vieille Fille · Le Cabinet des Antiques · Illusions perdues · (Les Deux Poètes) · (Un grand homme de province à Paris) · (Ève et David) Scènes de la vie parisienneFerragus · La
Duchesse de Langeais · La Fille aux yeux d'or · César Birotteau · La Maison Nucingen · Splendeurs et misères des courtisanes · Les Secrets de la princesse de Cadignan · Facino Cane · Sarrasine · Pierre Grassou · La Cousine Bette · Le Cousin Pons · Un homme d'affaires · Un prince de la bohème · Gaudissart II · Les Employés ou la Femme supérieure · Les Comédiens sans le savoir · Les Petits Bourgeois · L'Envers de l'histoire contemporaine Scènes de la vie politique Un épisode sous la Terreur · Une ténébreuse affaire · Le Député d'Arcis · Z. Marcas Scènes de la vie militaire Les Chouans · Une passion dans le désert Scènes de la vie de campagne Les Paysans · Le Médecin de campagne · Le Curé de village · Le Lys dans la vallée Études philosophiques La Peau de chagrin ·
Jésus-Christ en Flandre · Melmoth réconcilié · Le Chef-d'œuvre inconnu · Gambara · Massimilla Doni · La Recherche de l'absolu · L'Enfant maudit · Adieu · Les Marana · Le Réquisitionnaire · El Verdugo · Un drame au bord de la mer · Maître Cornélius · L'Auberge rouge · Sur Catherine de Médicis · L'Élixir de longue vie · Les Proscrits · Louis Lambert · Séraphîta Études analytiques Physiologie du mariage · Petites misères de la vie conjugale · Pathologie de la vie sociale Personnages célèbres et récurrentsVautrin · Eugène de Rastignac · Gobseck · Baron de Nucingen · Lucien de Rubempré Autres personnages Père Goriot · Père Grandet · Eugénie Grandet · Mme de Langeais · Mme de Mortsauf · Lady Dudley · Vicomtesse de Beauséant
icône décorative Portail de la littérature française icône décorative Portail de la France au xixe siècle Catégories : Milliardaire de fictionPersonnage d'Honoré de BalzacPersonnage de fiction allemandPersonnage du Père GoriotCésar BirotteauIllusions perduesSplendeurs et misères des courtisanesEugénie GrandetL'Interdiction[+] La dernière modification de cette page a été faite le 3 janvier 2021 à 04:02. Lucien de Rubempré Lucien de Rubempré Personnage de fiction apparaissant dans La Comédie humaine. Lucien de Rubempré et Daniel d'Arthez Lucien de Rubempré et Daniel d'Arthez AliasLucien Chardon Origine Angoulême Sexe Masculin CaractéristiqueHomme de lettres, dandy
Famille Ève et David Séchard Entourage Vautrin, Coralie, Esther Gobseck Ennemi de Corentin (Balzac) Créé par Honoré de Balzac Romans Illusions perdues, Splendeurs et misères des courtisanes modifier Consultez la documentation du modèle Lucien de Rubempré est un personnage de La Comédie humaine d’Honoré de Balzac. Il est né Lucien Chardon en 1798, dans la partie basse d’Angoulême (dite de l’Houmeau), et mort à Paris en 1830. Il est le personnage principal dans Illusions perdues (écrit de 1836 à 1843) et dans Splendeurs et misères des courtisanes (paru en 1838). Sommaire 1 Chronologie de Lucien de Rubempré dans La Comédie humaine 2 Héraldique
3 Articles connexes 4 Références Chronologie de Lucien de Rubempré dans La Comédie humaine 1819, Les Deux Poètes. Il a dix-neuf ans. Orphelin d’un père pharmacien, il est choyé par sa mère (née de Rubempré, d’où le titre de noblesse que Lucien tentera de racheter dans Splendeurs et misères des courtisanes). Sa sœur Ève est également aux petits soins pour lui, de même que David Séchard, son aîné de deux ans, au collège où Lucien fait de brillantes études. Lucien est un enfant gâté et pourtant il supporte mal sa condition sociale. Il rêve d’accéder à la « partie haute » d’Angoulême où il est reçu finalement deux ans plus tard, chez madame de Bargeton, qui le présente dans son salon comme un futur grand poète. En réalité, Lucien ne fait que « rimailler », mais madame de
Bargeton, dont la culture est assez limitée (bien qu’elle fasse figure d’intellectuelle dans son salon), se pique d’avoir découvert un talent dans ce jeune homme. 1821, Les Deux Poètes. Amoureux de Naïs de Bargeton, Lucien subit de nombreuses humiliations, notamment de la part de monsieur du Châtelet, qui l’a pourtant présenté à madame de Bargeton. Mais le comte aperçoit vite un rival dans ce jeune homme dont la maîtresse des lieux fait grand cas. Madame de Bargeton, amoureuse du jeune homme et avide de mondanités parisiennes finit par l'«enlever ». Et tous deux quittent Angoulême. Septembre 1821, Un grand homme de province à Paris. Naïs, dûment chapitrée par sa parente, la marquise d'Espard, abandonne Lucien dont la tenue vestimentaire lui fait honte. Honteuse également est la rumeur
qui circule dans tout Paris : Lucien n’est « que » Chardon, fils d’un pharmacien, et nullement de Rubempré. Madame de Bargeton l’abandonne. Lucien se réfugie dans une mansarde et se met à écrire un roman, L’Archer de Charles IX, qui est refusé par les libraires. 1822, Un grand homme de province à Paris. Lucien est admis parmi les gens du Cénacle, composé d’hommes éminemment moraux : Daniel d'Arthez, écrivain pauvre, membre principal qui revient souvent dans La Comédie humaine, Jean-Jacques Bixiou, caricaturiste, Horace Bianchon, médecin, Joseph Bridau, peintre, Michel Chrestien, homme politique. D'Arthez donne à Lucien de précieux conseils littéraires, mais ce dernier, qui est dans la misère la plus sombre, se lie aussi avec des personnages moins recommandables qui
l’entraînent dans des travaux alimentaires, notamment le journalisme : Émile Blondet et Étienne Lousteau, journalistes, ainsi qu'Andoche Finot, directeur de journal. Cette même année, Lucien rencontre Coralie, actrice, lorette, demimondaine entretenue par Camusot. Le libraire Dauriat ayant enfin acheté le manuscrit de Lucien, Les Marguerites, les deux tourtereaux s’installent dans un nid d’amour et mènent grand train. D’autant plus que Lucien, initié aux finesses de la critique littéraire par Émile Blondet, obtient des faveurs grâce aux articles assassins qu’il produit sur le dernier ouvrage de Raoul Nathan, écrivain à la mode, et qu’il signe « L. de Rubempré ». Mais bientôt, de fêtes en festins, les deux amants se retrouvent sans le sou. Et sans les revenus de la comédienne : Coralie ne peut plus paraître sur
scène, Camusot l’ayant fait siffler lors d’une représentation pour se venger. Septembre 1822, Ève et David. Lucien fait appel à sa sœur Ève et à son beaufrère David Séchard. Le couple lui envoie ses maigres économies alors que les jeunes gens sont eux-mêmes dans la gêne. Coralie meurt d’épuisement, Lucien est obligé de vendre ses habits pour survivre. Il décide de retourner à Angoulême. Là, il comprend qu’il a ruiné sa sœur et son beau-frère, qu’il n’a plus aucun avenir tandis que son ennemi Sixte du Châtelet est devenu préfet. Lucien rédige une lettre d’adieu et s’apprête à se suicider quand, sur un chemin de campagne, il rencontre l’abbé Carlos Herrera, alias Vautrin qui va faire du jeune homme sa « création » Octobre 1823, Splendeurs et misères des courtisanes. Lucien rencontre Esther
Gobseck, dite « la Torpille », prostituée dans une maison de tolérance, au théâtre de la Porte-SaintMartin. 1824, Splendeurs et misères des courtisanes. Lors du bal masqué de l’Opéra, Eugène de Rastignac reconnaît la Torpille sous son masque, mais l’abbé Carlos Herrera lui fait bien vite comprendre que Lucien de Rubempré, dont elle est la compagne, est maintenant sous haute protection. Menaces à peine voilées que Rastignac a la sagesse de comprendre. Lucien de Rubempré est maintenant lancé dans le grand monde grâce à l’argent fourni par l’abbé. Mais il faut à Herrera une autre source de revenus pour son protégé. Ce sera Esther qu’il fait éduquer dans un couvent avant de la jeter dans les bras du baron Frédéric de Nucingen. Cette même année, on retrouve Lucien de Rubempré dans le
salon de Célestine Rabourdin où se retrouvent un mélange hétéroclite d'intellectuels et de gens du monde. 1825, Splendeurs et misères des courtisanes. Lucien fait sa cour à Clotilde de Grandlieu, très amoureuse du jeune homme. Mais pour épouser ce grand nom, Lucien doit devenir marquis de Rubempré et racheter la terre de Rubempré pour une somme énorme que Carlos Herrera espère soutirer au baron de Nucingen. Entretemps, Lucien a séduit la comtesse de Sérisy et Diane de Maufrigneuse ; il est la coqueluche du Tout-Paris. Esther admet que son amant fasse un beau mariage, elle est prête à se sacrifier pour lui, mais elle a prévu de se suicider dès qu’elle aura passé une nuit avec le baron de Nucingen. Raison pour laquelle elle le fait patienter à tel point que le banquier tombe
littéralement malade d’amour. La maladie sera détectée par Horace Bianchon. 1829, Splendeurs et misères des courtisanes. Le duc de Maufrigneuse, époux de Diane de Maufrigneuse, émet des doutes sur l’authenticité de ce Rubempré dont on ignore l’origine de la fortune. Sur les conseils de Carlos Herrera, Lucien se fait présenter au préfet de police par le comte Hugret de Sérisy, et il se plaint d’être l’objet d’une surveillance insultante. En effet, Lucien est espionné par Corentin, notamment lorsqu’il rachète pour un million la terre de Rubempré, avec des fonds dont on ne connaît pas la provenance. Lucien est cependant reçu à bras ouverts chez les Grandlieu, le jeune homme ayant l’esprit de perdre au bénéfice de son futur beau-père.
Le suicide de Lucien de Rubempré dans Splendeurs et misères des courtisanes, par Gaston Bussière. 1830, Splendeurs et misères des courtisanes. La chance tourne pour Lucien. Le duc de Grandlieu reçoit des informations défavorables pour Lucien qui devient indésirable. On lui interdit l’entrée de l’hôtel de Grandlieu, au grand désespoir de Clotilde qui envisage de fuir avec son fiancé. Mais la supercherie de l’abbé Carlos Herrera est éventée ; on reconnaît l’ancien forçat sous les habits du prêtre d’après les informations de Corentin et de son espion : le père Peyrade. Alors qu'il cherche à reprendre contact avec mademoiselle de Grandlieu, il est arrêté et conduit à La Force. Là, il révèle sans le vouloir la véritable identité du faux prêtre lors d’un interrogatoire conduit par
le juge Camusot. Entretemps, Esther s’est suicidée, on découvre qu’elle a hérité une fortune de son grandoncle, Gobseck. L’argent en billets de banque était caché sous son oreiller, mais il a disparu et on accuse Lucien de vol. Les démarches désespérées de madame de Sérisy et de Diane de Maufrigneuse, toutes deux anciennes maîtresses de Lucien, et les machinations mises en œuvre par Carlos Herrera seront impuissantes à sauver Lucien qui se pend dans sa cellule. Lucien de Rubempré n’apparaît que dans deux romans, mais il est évoqué tout au long de La Comédie humaine dans : Le Cousin Pons (écrit en 1847). Ursule Mirouët (paru en 1844). Modeste Mignon (paru en 1846-1847). Petites misères de la vie conjugale (écrit de 1830 à 1846).
Les Secrets de la princesse de Cadignan (paru en 1839). Les Employés ou la Femme supérieure (paru en 1838). Héraldique Blason imaginaire Balzac Rubempré.svg Balzac a doté ce personnage d'armes imaginaires qu'il blasonne ainsi, dans Splendeurs et misères des courtisanes, p. 339 : « Vous lui direz, ajouta Lucien, que maintenant je porte de gueules, au taureau furieux d'argent, dans le pré de sinople. » Articles connexes Honoré de Balzac Types de personnages de la Comédie humaine Liste des personnages de la Comédie humaine Références Pierre Abraham, Créatures chez Balzac, Paris, Gallimard, Paris, 1931. Arthur-Graves Canfield, « Les personnages reparaissants de La
Comédie humaine », Revue d’histoire littéraire de la France, janviermars et avril-juin 1934 ; réédité sous le titre The Reappearing Characters in Balzac’s « Comédie humaine », Chapell Hill, University of North Carolina Press, 1961 ; réimpression Greenwood Press, 1977. Anatole Cerfberr et Jules Christophe, Répertoire de « La Comédie humaine » de Balzac, introduction de Paul Bourget, Paris, Calmann-Lévy, 1893. Charles Lecour, Les Personnages de « La Comédie humaine », Paris, Vrin, 1967. Félix Longaud, Dictionnaire de Balzac, Paris, Larousse, 1969. Fernand Lotte, Dictionnaire biographique des personnages fictifs de « La Comédie humaine », avant-propos de Marcel Bouteron, Paris, José Corti, 1952. Félicien Marceau, Les Personnages de « La
Comédie humaine », Paris, Gallimard, 1977, 375 p. Félicien Marceau, Balzac et son monde, Paris, Gallimard, coll. « Tel », 1970 ; édition revue et augmentée, 1986, 684 p. (ISBN 2070706974). Anne-Marie Meininger et Pierre Citron, Index des personnages fictifs de « La Comédie humaine », Paris, Bibliothèque de la Pléiade, 1981, t. XII (ISBN 2070108775), p. 1521-1524. Anatole Cerfberr et Jules Christophe, Répertoire de « La Comédie humaine » de Balzac, introduction de Boris Lyon-Caen, Éditions Classiques Garnier, 2008 (ISBN 9782351840160). [masquer] v·m Article de qualité Honoré de Balzac Article de qualité La Comédie humaine Scènes de la vie privée La Maison du chatqui-pelote · Le Bal de
Sceaux · Mémoires de deux jeunes mariées · La Bourse · Modeste Mignon · Un début dans la vie · Albert Savarus · La Vendetta · Une double famille · La Paix du ménage · Madame Firmiani · Étude de femme · La Fausse Maîtresse · Une fille d'Ève · Le Message · La Grenadière · La Femme abandonnée · Honorine · Béatrix · Gobseck · La Femme de trente ans · Le Père Goriot · Le Colonel Chabert · La Messe de l'athée · L'Interdiction · Le Contrat de mariage · Autre étude de femme (La Grande Bretèche) Scènes de la vie de province Ursule Mirouët · Eugénie Grandet · Pierrette · Le Curé de Tours · La Rabouilleuse · L'Illustre Gaudissart · La Muse du département · La Vieille Fille · Le Cabinet des Antiques · Illusions perdues · (Les Deux Poètes) · (Un grand homme de province à Paris) · (Ève et David)
Scènes de la vie parisienneFerragus · La Duchesse de Langeais · La Fille aux yeux d'or · César Birotteau · La Maison Nucingen · Splendeurs et misères des courtisanes · Les Secrets de la princesse de Cadignan · Facino Cane · Sarrasine · Pierre Grassou · La Cousine Bette · Le Cousin Pons · Un homme d'affaires · Un prince de la bohème · Gaudissart II · Les Employés ou la Femme supérieure · Les Comédiens sans le savoir · Les Petits Bourgeois · L'Envers de l'histoire contemporaine Scènes de la vie politique Un épisode sous la Terreur · Une ténébreuse affaire · Le Député d'Arcis · Z. Marcas Scènes de la vie militaire Les Chouans · Une passion dans le désert Scènes de la vie de campagne Les Paysans · Le Médecin de campagne · Le Curé de village · Le Lys dans la vallée
Études philosophiques La Peau de chagrin · Jésus-Christ en Flandre · Melmoth réconcilié · Le Chef-d'œuvre inconnu · Gambara · Massimilla Doni · La Recherche de l'absolu · L'Enfant maudit · Adieu · Les Marana · Le Réquisitionnaire · El Verdugo · Un drame au bord de la mer · Maître Cornélius · L'Auberge rouge · Sur Catherine de Médicis · L'Élixir de longue vie · Les Proscrits · Louis Lambert · Séraphîta Études analytiques Physiologie du mariage · Petites misères de la vie conjugale · Pathologie de la vie sociale Personnages célèbres et récurrentsVautrin · Eugène de Rastignac · Gobseck · Baron de Nucingen · Lucien de Rubempré Autres personnages Père Goriot · Père Grandet · Eugénie Grandet · Mme de Langeais · Mme de
Mortsauf · Lady Dudley · Vicomtesse de Beauséant icône décorative Portail de la littérature icône décorative Portail de la France au xixe siècle Catégories : Personnage d'Honoré de BalzacPersonnage de fiction françaisÉcrivain de fictionIllusions perduesSplendeurs et misères des courtisanesLe Cousin Pons[+] La dernière modification de cette page a été faite le 22 février 2020 à 19:31. b, Jean-Joachim Goriot Jean-Joachim Goriot Personnage de fiction apparaissant dans La Comédie humaine. Gravure d'Honoré Daumier (1842). Gravure d'Honoré Daumier (1842). Origine Drapeau de la France Paris Sexe Masculin Caractéristique Vermicellier Famille Delphine de Nucingen Anastasie de Restaud
Entourage La pension Vauquer Créé par Honoré de Balzac Romans Le Père Goriot modifier Consultez la documentation du modèle Jean-Joachim Goriot est un personnage de La Comédie humaine d'Honoré de Balzac. Né en 1750, mort en 1820 à Paris, il a des origines modestes mais a réussi à faire fortune. Le roman Le Père Goriot, paru en 1835, raconte sa vie en se focalisant avant tout sur l'année qui précède sa mort. Parmi les quelque 600 personnages qui réapparaissent dans les romans de La Comédie humaine, Goriot reste la figure unique d'un seul livre puisqu'il ne réapparaît que très rarement dans les autres récits de ce cycle romanesque. Outre Le Père Goriot, ce personnage apparaît ou est cité dans :
Gobseck, écrit en 1830. Splendeurs et misères des courtisanes, écrit entre 1838 et 1847. Modeste Mignon, paru en 1844. La Maison Nucingen, paru en 1838. Le Colonel Chabert, où il est implicitement cité, paru en 1844. Sommaire 1 Description 2 Chronologie de Jean-Joachim Goriot dans Le Père Goriot 3 Articles connexes 4 Notes et références 5 Bibliographie Description Ouvrier vermicellier avant la Révolution, il rachète le fonds de commerce de son patron (ruiné par le soulèvement). Installé rue de la Jussienne, où il vend vermicelles, pâtes d'Italie et amidon, il devient président de la Section Jussienne et profite de la disette pour décupler le prix de ses farines, ce qui
lui procure une énorme fortune. Il a épousé la fille d'un paysan de la Brie dont il a deux filles : Delphine et Anastasie. Resté veuf, avec ses deux filles, il développe le sentiment de la paternité jusqu'à la folie, donnant à ses enfants une éducation bien au-dessus de leur classe sociale, et leur fournissant d'énormes dots. Sa première fille, Delphine deviendra baronne, la seconde, Anastasie, comtesse. Mais ce « Christ de la paternité1 » transforme graduellement son amour pour ses filles en passion, puis en vice. Selon Félicien Marceau, « si émouvant, si sublime qu'il soit, malgré les larmes qu'il nous arrache, cet amour paternel finit par présenter toutes les caractéristiques du vice2 ». Goriot encourage les adultères de ses filles pour s'assurer de leur bonheur et va même jusqu'à financer le « nid » de
Delphine et de Rastignac, et jusqu'à sermonner le comte de Restaud, mari d'Anastasie, parce que ce dernier lui reproche ses dettes et son amant, De Trailles. Au lieu de ramener ses filles à la raison, Goriot, d'une certaine manière, les pousse au bout de leurs folies et parfois de leur corruption. En cela, il n'a rien de commun avec le roi Lear de Shakespeare (inspiration de Balzac pour l'écriture du Père Goriot). L'amour paternel abandonne toute morale, il dévore tout. Il ne reste plus que la passion et tout ce que la passion traîne avec elle de trouble3. Chronologie de JeanJoachim Goriot dans Le Père Goriot 1813. Veuf depuis de nombreuses années et ayant vendu son fonds à Muret, il espère vivre chez ses filles. Mais ses gendres refusent de le recevoir. 1814. Il se retire à la maison Vauquer, une
pension « honorable » de la rue Neuve-SainteGeneviève. Il a encore huit à dix mille francs de rentes. Madame Vauquer est intéressée par ce veuf. Mais les allées et venues de ses filles lui donnent à penser qu'il entretient de jeunes maîtresses. 1815. Ponctionné par ses filles, le père Goriot demande à habiter le deuxième étage de la pension ; madame Vauquer commence à le mépriser. 1819. Il passe au troisième étage de la pension, « l'étage des pauvres ». Madame Vauquer, dépitée, commence à l'humilier. Il devient le souffre-douleur des pensionnaires qui ont appris que ses filles sont comtesse et baronne. La même année, Eugène de Rastignac l'a surpris en train de compresser des couverts en vermeil pour les vendre à un orfèvre. Il acquitte avec le produit de la vente un billet à ordre pour Anastasie de
Restaud. Rastignac se rapproche du père Goriot en qui il voit la figure du père éternel et joue l'intermédiaire entre lui et ses filles. Rastignac s'éprend de Delphine de Nuncingen, qui le choisit comme amant, mi par affection, mi par intérêt, le jeune étudiant étant le cousin de la vicomtesse de Beauséant, personne centrale de l'aristocratie du boulevard SaintGermain, dans laquelle elle souhaite avidement entrer. Le père Goriot, qui ne souhaite que le bonheur de sa fille, meuble pour Rastignac et Delphine un petit appartement, rue d'Artois, où il espère finir ses jours avec eux. Saisi d'une maladie qu'Horace Bianchon est impuissant à guérir, il attend désespérément sur son lit de mort la visite de ses deux filles, toutes deux occupées à participer au bal de la vicomtesse de Beauséant.
1820. Il meurt dans le plus total dénuement et le délire à la pension Vauquer. Seul Rastignac et Christophe, un garçon de peine, assistent à la messe funèbre de troisième classe donnée en l'église Saint-Étienne-duMont et à son enterrement au cimetière du Père-Lachaise. Articles connexes Sur les autres projets Wikimedia : Le Père Goriot, sur Wikimedia Commons Le Père Goriot, sur Wikisource Honoré de Balzac Liste des personnages d'Honoré de Balzac Personnages de La Comédie humaine La Comédie humaine Notes et références Félicien Marceau, Balzac et son monde, Gallimard, coll. « Tel », 1970 ; édition revue et augmentée,1986, p. 398. Félicien Marceau, Balzac, op. cit., p. 401.
Félicien Marceau, op. cit., p. 400. Bibliographie Pierre Abraham, Créatures chez Balzac, Paris, Gallimard, Paris, 1931. Arthur-Graves Canfield, « Les personnages reparaissants de La Comédie humaine », Revue d’histoire littéraire de la France, janviermars et avril-juin 1934 ; réédité sous le titre The Reappearing Characters in Balzac’s « Comédie humaine », Chapell Hill, University of North Carolina Press, 1961 ; réimpression Greenwood Press, 1977. Anatole Cerfberr et Jules Christophe, Répertoire de « La Comédie humaine » de Balzac, introduction de Paul Bourget, Paris, Calmann-Lévy, 1893. Charles Lecour, Les Personnages de « La Comédie humaine », Paris, Vrin, 1967. Félix Longaud, Dictionnaire de Balzac, Paris, Larousse, 1969.
Fernand Lotte, Dictionnaire biographique des personnages fictifs de « La Comédie humaine », avant-propos de Marcel Bouteron, Paris, José Corti, 1952. Félicien Marceau, Les Personnages de « La Comédie humaine », Paris, Gallimard, 1977, 375 p. Félicien Marceau, Balzac et son monde, Paris, Gallimard, coll. « Tel », 1970 ; édition revue et augmentée, 1986, 684 p. (ISBN 2070706974). Anne-Marie Meininger et Pierre Citron, Index des personnages fictifs de « La Comédie humaine », Paris, Bibliothèque de la Pléiade, 1981, t. XII (ISBN 2070108775), p. 1340-1341. Anatole Cerfberr et Jules Christophe, Répertoire de « La Comédie humaine » de Balzac, introduction de Boris Lyon-Caen, Éditions Classiques Garnier, 2008 (ISBN 9782351840160).
[masquer] v·m Article de qualité Honoré de Balzac Article de qualité La Comédie humaine Scènes de la vie privée La Maison du chatqui-pelote · Le Bal de Sceaux · Mémoires de deux jeunes mariées · La Bourse · Modeste Mignon · Un début dans la vie · Albert Savarus · La Vendetta · Une double famille · La Paix du ménage · Madame Firmiani · Étude de femme · La Fausse Maîtresse · Une fille d'Ève · Le Message · La Grenadière · La Femme abandonnée · Honorine · Béatrix · Gobseck · La Femme de trente ans · Le Père Goriot · Le Colonel Chabert · La Messe de l'athée · L'Interdiction · Le Contrat de mariage · Autre étude de femme (La Grande Bretèche) Scènes de la vie de province Ursule Mirouët · Eugénie Grandet · Pierrette · Le Curé de
Tours · La Rabouilleuse · L'Illustre Gaudissart · La Muse du département · La Vieille Fille · Le Cabinet des Antiques · Illusions perdues · (Les Deux Poètes) · (Un grand homme de province à Paris) · (Ève et David) Scènes de la vie parisienneFerragus · La Duchesse de Langeais · La Fille aux yeux d'or · César Birotteau · La Maison Nucingen · Splendeurs et misères des courtisanes · Les Secrets de la princesse de Cadignan · Facino Cane · Sarrasine · Pierre Grassou · La Cousine Bette · Le Cousin Pons · Un homme d'affaires · Un prince de la bohème · Gaudissart II · Les Employés ou la Femme supérieure · Les Comédiens sans le savoir · Les Petits Bourgeois · L'Envers de l'histoire contemporaine Scènes de la vie politique Un épisode sous la Terreur · Une ténébreuse
affaire · Le Député d'Arcis · Z. Marcas Scènes de la vie militaire Les Chouans · Une passion dans le désert Scènes de la vie de campagne Les Paysans · Le Médecin de campagne · Le Curé de village · Le Lys dans la vallée Études philosophiques La Peau de chagrin · Jésus-Christ en Flandre · Melmoth réconcilié · Le Chef-d'œuvre inconnu · Gambara · Massimilla Doni · La Recherche de l'absolu · L'Enfant maudit · Adieu · Les Marana · Le Réquisitionnaire · El Verdugo · Un drame au bord de la mer · Maître Cornélius · L'Auberge rouge · Sur Catherine de Médicis · L'Élixir de longue vie · Les Proscrits · Louis Lambert · Séraphîta Études analytiques Physiologie du mariage · Petites misères de la vie conjugale · Pathologie de la vie sociale
Personnages célèbres et récurrentsVautrin · Eugène de Rastignac · Gobseck · Baron de Nucingen · Lucien de Rubempré Autres personnages Père Goriot · Père Grandet · Eugénie Grandet · Mme de Langeais · Mme de Mortsauf · Lady Dudley · Vicomtesse de Beauséant icône décorative Portail de la littérature française Catégories : Personnage du Père GoriotPersonnage de fiction créé en 1835[+] La dernière modification de cette page a été faite le 3 mars 2020 à 23:51.
Guillaume Grandet, son neveu Charles Grandet, sa femme madame Grandet, née de La Gaudinière Entourage Maître Cruchot, Bonfons Cruchot, madame des Grassins, la servante Nanon Créé par Honoré de Balzac Romans Eugénie Grandet modifier Consultez la documentation du modèle Félix Grandet (dit aussi le Père Grandet) est un personnage de La Comédie humaine d’Honoré de Balzac.
Félix Grandet Félix Grandet Personnage de fiction apparaissant dans La Comédie humaine. Image illustrative de l’article Félix Grandet Origine Saumur Sexe Masculin CaractéristiqueMaître tonnelier Famille Sa fille Eugénie Grandet, son frère
Biographie du personnage Né en 1749, mort en 1827 à Saumur, les origines de sa fortune et son avarice légendaires font de lui l'archétype de l'avare dans Eugénie Grandet, paru en 1833, d'une variété différente de JeanEsther van Gobseck. Balzac poursuit ainsi son étude de l'avarice qu'il complète ensuite dans
d'autres romans de La Comédie humaine.
tendres sentiments pour elle.
Maître tonnelier sachant lire, écrire et compter, il épouse en 1799 la fille d'un marchand de planches, mademoiselle de La Gaudinière, qui lui apporte une énorme dot. Maire de Saumur en 1799, il est révoqué par Napoléon en 1804, mais dès 1806, il recueille d'importantes successions de la famille de sa femme, ce qui porte sa fortune à un niveau élevé. En 1816, on lui suppose un avoir d'environ quatre millions en biens, et autant en or.
Grâce à un jeu d'écriture qu'il obtient de maître Cruchot, Grandet parvient à transformer la faillite de son frère Guillaume en opération avantageuse, mais il n'en fait pas profiter son neveu. Le président Cruchot de Bonfons se charge de l'opération : une liquidation avantageuse dont monsieur des Grassins traite les détails.
En 1819, son frère Guillaume, banquier à Paris, se suicide et lui confie la protection de son fils, Charles. Grandet reçoit son neveu à Saumur sans enthousiasme et sans générosité. Mais sa fille, Eugénie, tombe immédiatement amoureuse de son cousin qui, lui-même, éprouve de
Grandet va ensuite vendre son or à Angers. Il en tire un double profit, qu'il place en rente, en 1820. Il avait offert à sa fille un « douzain», qu'Eugénie avoue ne plus avoir. Elle l'a offert à Charles Grandet qu'elle compte épouser. De rage, Félix Grandet enferme sa fille et lui interdit de sortir. Par ailleurs, il doute qu'Eugénie soit
réellement sa fille, et il harcèle madame Grandet au point que celle-ci meurt de chagrin en 1822. Toujours obsédé par l'idée d'entasser une fortune, Grandet demande à sa fille de renoncer à la succession de sa mère. Il se livre ensuite à diverses opérations très fructueuses qui doublent, voire triplent sa fortune, et en 1825 il commence à initier Eugénie à ses affaires. La jeune fille possède bientôt toutes les connaissances nécessaires à la gestion de sa fortune lorsqu'en 1827, Félix Grandet est frappé de paralysie. Avant sa mort, son dernier geste est d'aller contempler son or dans sa chambre secrète où il reste enfermé. Félix Grandet est cité également dans : Les Paysans Pour les références, voir :
Liste des personnages de la Comédie humaine Types de personnages de la Comédie humaine Honoré de Balzac [masquer] v·m Article de qualité Honoré de Balzac Article de qualité La Comédie humaine Scènes de la vie privée La Maison du chatqui-pelote · Le Bal de Sceaux · Mémoires de deux jeunes mariées · La Bourse · Modeste Mignon · Un début dans la vie · Albert Savarus · La Vendetta · Une double famille · La Paix du ménage · Madame Firmiani · Étude de femme · La Fausse Maîtresse · Une fille d'Ève · Le Message · La Grenadière · La Femme abandonnée · Honorine · Béatrix · Gobseck · La Femme de trente ans · Le Père Goriot · Le Colonel Chabert · La Messe de l'athée · L'Interdiction · Le Contrat de mariage ·
Autre étude de femme (La Grande Bretèche) Scènes de la vie de province Ursule Mirouët · Eugénie Grandet · Pierrette · Le Curé de Tours · La Rabouilleuse · L'Illustre Gaudissart · La Muse du département · La Vieille Fille · Le Cabinet des Antiques · Illusions perdues · (Les Deux Poètes) · (Un grand homme de province à Paris) · (Ève et David) Scènes de la vie parisienneFerragus · La Duchesse de Langeais · La Fille aux yeux d'or · César Birotteau · La Maison Nucingen · Splendeurs et misères des courtisanes · Les Secrets de la princesse de Cadignan · Facino Cane · Sarrasine · Pierre Grassou · La Cousine Bette · Le Cousin Pons · Un homme d'affaires · Un prince de la bohème · Gaudissart II · Les Employés ou la Femme supérieure · Les Comédiens sans le savoir · Les Petits Bourgeois ·
L'Envers de l'histoire contemporaine Scènes de la vie politique Un épisode sous la Terreur · Une ténébreuse affaire · Le Député d'Arcis · Z. Marcas Scènes de la vie militaire Les Chouans · Une passion dans le désert Scènes de la vie de campagne Les Paysans · Le Médecin de campagne · Le Curé de village · Le Lys dans la vallée Études philosophiques La Peau de chagrin · Jésus-Christ en Flandre · Melmoth réconcilié · Le Chef-d'œuvre inconnu · Gambara · Massimilla Doni · La Recherche de l'absolu · L'Enfant maudit · Adieu · Les Marana · Le Réquisitionnaire · El Verdugo · Un drame au bord de la mer · Maître Cornélius · L'Auberge rouge · Sur Catherine de Médicis · L'Élixir de longue vie · Les Proscrits · Louis Lambert · Séraphîta
Études analytiques Physiologie du mariage · Petites misères de la vie conjugale · Pathologie de la vie sociale Personnages célèbres et récurrentsVautrin · Eugène de Rastignac · Gobseck · Baron de Nucingen · Lucien de Rubempré Autres personnages Père Goriot · Père Grandet · Eugénie Grandet · Mme de Langeais · Mme de Mortsauf · Lady Dudley · Vicomtesse de Beauséant icône décorative Portail de la littérature française Catégories : Personnage d'Honoré de BalzacPersonnage de fiction françaisEugénie GrandetTonnelier[+] La dernière modification de cette page a été faite le 19 avril 2021 à 12:44. Eugénie Grandet (personnage) Page d’aide sur l’homonymie Pour les articles homonymes, voir
Eugénie Grandet (homonymie). Eugénie Grandet (Balzac) Personnage de fiction apparaissant dans La Comédie humaine. Eugénie Grandet par Daniel Hernández Eugénie Grandet par Daniel Hernández Origine Saumur Sexe Féminin Famille Son père Félix Grandet, son oncle Guillaume Grandet, son cousin Charles Grandet, sa mère madame Grandet, née de La Gaudinière, son mari Bonfons Cruchot, qui deviendra Cruchot de Bonfons Entourage Maître Cruchot, madame des Grassins, la servante Nanon Créé par Honoré de Balzac Romans Eugénie Grandet modifier Consultez la documentation du modèle Eugénie Grandet est un personnage de La Comédie humaine
d’Honoré de Balzac. Née en 1796, à Saumur, où elle mène une vie ennuyeuse entre un père d'une avarice sordide, une mère bonne mais passive, et la servante Nanon, dévouée comme un chien à l'avarice de son maître, Félix Grandet. Elle n'apparaît que dans Eugénie Grandet (1833), mais elle représente un type original qui a inspiré La Demoiselle à Ivo Andrić1, et que Fiodor Dostoïevski a traduit en russe. Il y a puisé l'inspiration pour l'univers de son premier roman, Les Pauvres Gens2. Eugénie n'est pas d'un naturel avare, mais elle va devenir âpre au gain, insensiblement, en suivant l'exemple de son père. Ce glissement de l'innocence au calcul, de la générosité à l'art d'entasser, lui vient aussi d'une déception amoureuse : Charles Grandet, son cousin avec
lequel ils s'étaient juré fidélité éternelle, a oublié sa promesse alors qu'il était obligé de s'expatrier pour faire fortune. Charles revient fortune faite, mais se marie avec une comtesse. Eugénie tout d'abord affronte son père en refusant de lui dire à qui elle a donné son « douzain3 », et elle se retrouve séquestrée sous bonne garde de Nanon. Puis, lorsque sa mère meurt, elle abandonne au vieux Grandet sa part d'héritage. L'argent ne l'intéresse pas. Mais, insensiblement, son père l'amène à s'intéresser à ses possessions, à la gestion de sa fortune, et lorsqu'elle reçoit une lettre de Charles qui lui annonce son mariage, elle décide d'épouser Bonfons Cruchot qui est devenu monsieur le président Cruchot de Bonfons.
Veuve à trente-trois ans, Eugénie est à la tête d'une immense fortune et le marquis de Froidfond lui fait la cour. Dans une deuxième version d'Eugénie Grandet, Balzac en fait effectivement une marquise, femme vertueuse et charitable qui va vivre à Paris et assure l'avenir de la fille de son second mari.
s'occupent d'elle et de monsieur le marquis de Froidfond dont la famille commence à cerner la riche veuve comme jadis avaient fait les Cruchot. Nanon et Cornoiller sont, dit-on, dans les intérêts du marquis, mais rien n'est plus faux. Ni la grande Nanon, ni Cornoiller n'ont assez d'esprit pour comprendre les corruptions du monde4. »
Le troisième remaniement du roman, proche de la version actuelle, laisse planer le doute sur ce second mariage à la fin du roman ; citation exacte issue de l'édition Furne 1843 :
Notes et références Danilos Kis, préface de La Demoiselle, Ivo Andrić, 1943, traduction française de Pascale Delpech, éditions Robert Laffont, 1987 (ISBN 2221048555), p. 8,. Dostoïevski et Balzac sur le site de La Chronique des Lettres Françaises : [1] [archive]. « Le douzain est un antique usage encore en vigueur et saintement conservé dans quelques pays situés au centre de la France. En Berry, en Anjou, quand une jeune fille se marie, sa famille
« Telle est l'histoire de cette femme, qui n'est pas du monde au milieu du monde ; qui, faite pour être magnifiquement épouse et mère, n'a ni mari, ni enfants, ni famille. Depuis quelques jours, il est question d'un nouveau mariage pour elle. Les gens de Saumur
ou celle de l'époux doit lui donner une bourse où se trouvent, suivant les fortunes, douze pièces ou douze douzaines de pièces ou douze cents pièces d'argent ou d'or. » Eugénie Grandet, p. 35. Eugénie Grandet, édition Furne, 1843, vol. V, p. 365. Pour les autres références et la bibliographie Liste alphabétique des personnages d'Honoré de Balzac [masquer] v·m Article de qualité Honoré de Balzac Article de qualité La Comédie humaine Scènes de la vie privée La Maison du chatqui-pelote · Le Bal de Sceaux · Mémoires de deux jeunes mariées · La Bourse · Modeste Mignon · Un début dans la vie · Albert Savarus · La Vendetta · Une double famille · La Paix du ménage · Madame Firmiani · Étude de femme · La Fausse
Maîtresse · Une fille d'Ève · Le Message · La Grenadière · La Femme abandonnée · Honorine · Béatrix · Gobseck · La Femme de trente ans · Le Père Goriot · Le Colonel Chabert · La Messe de l'athée · L'Interdiction · Le Contrat de mariage · Autre étude de femme (La Grande Bretèche) Scènes de la vie de province Ursule Mirouët · Eugénie Grandet · Pierrette · Le Curé de Tours · La Rabouilleuse · L'Illustre Gaudissart · La Muse du département · La Vieille Fille · Le Cabinet des Antiques · Illusions perdues · (Les Deux Poètes) · (Un grand homme de province à Paris) · (Ève et David) Scènes de la vie parisienneFerragus · La Duchesse de Langeais · La Fille aux yeux d'or · César Birotteau · La Maison Nucingen · Splendeurs et misères des courtisanes · Les Secrets de la princesse de Cadignan · Facino Cane ·
Sarrasine · Pierre Grassou · La Cousine Bette · Le Cousin Pons · Un homme d'affaires · Un prince de la bohème · Gaudissart II · Les Employés ou la Femme supérieure · Les Comédiens sans le savoir · Les Petits Bourgeois · L'Envers de l'histoire contemporaine Scènes de la vie politique Un épisode sous la Terreur · Une ténébreuse affaire · Le Député d'Arcis · Z. Marcas Scènes de la vie militaire Les Chouans · Une passion dans le désert Scènes de la vie de campagne Les Paysans · Le Médecin de campagne · Le Curé de village · Le Lys dans la vallée Études philosophiques La Peau de chagrin · Jésus-Christ en Flandre · Melmoth réconcilié · Le Chef-d'œuvre inconnu · Gambara · Massimilla Doni · La Recherche de l'absolu · L'Enfant maudit · Adieu · Les Marana · Le
Réquisitionnaire · El Verdugo · Un drame au bord de la mer · Maître Cornélius · L'Auberge rouge · Sur Catherine de Médicis · L'Élixir de longue vie · Les Proscrits · Louis Lambert · Séraphîta Études analytiques Physiologie du mariage · Petites misères de la vie conjugale · Pathologie de la vie sociale Personnages célèbres et récurrentsVautrin · Eugène de Rastignac · Gobseck · Baron de Nucingen · Lucien de Rubempré Autres personnages Père Goriot · Père Grandet · Eugénie Grandet · Mme de Langeais · Mme de Mortsauf · Lady Dudley · Vicomtesse de Beauséant icône décorative Portail de la littérature française Catégories : Personnage d'Honoré de BalzacPersonnage de fiction françaisEugénie Grandet[+]
La dernière modification de cette page a été faite le 28 janvier 2021 à 04:25. Antoinette de Langeais Antoinette de Langeais Personnage de fiction apparaissant dans La Comédie humaine. Antoinette de Langeais et le général de Montriveau par Louis Édouard Fournier Antoinette de Langeais et le général de Montriveau par Louis Édouard Fournier AliasDuchesse de Langeais Origine Faubourg Saint-Germain Sexe Féminin CaractéristiqueMort tragique Famille Navarreins Entourage Général de Montriveau, les Treize Créé par Honoré de Balzac Romans La Duchesse de Langeais, Le Cabinet des Antiques modifier Consultez la documentation du modèle
Antoinette de Langeais est un personnage de La Comédie humaine d’Honoré de Balzac. Née en 1791, morte en 1823, elle est issue de la meilleure noblesse de Paris. Elle est la fille du duc de Navarreins, issu d'une famille très pauvre. Dans sa jeunesse, pendant la Révolution, elle s’est réfugiée à Grandvilliers, chez sa grand-mère. Elle épouse à dix-huit ans, sans dot, un jeune homme avare : le duc de Langeais, qui, dès l’année suivante commandera une division militaire. Les deux époux vivent séparés. Antoinette apparaît pour la première fois dans La Duchesse de Langeais, où, sous les dehors capricieux et frivoles d’une reine du tout-Paris, elle cache une volonté de fer qui la conduira à une mort tragique. Elle commence sa vie comme une peste et la
termine comme une sainte. Chronologie d’Antoinette de Langeais dans La Comédie humaine 1818, dans Ferragus (paru en 1833), elle rencontre « l’homme à la mode » : le général de Montriveau, qui est aussi marquis-général de Montriveau, dont elle décide de faire son amant. Un amant parmi une multitude d'autres… 1819, dans La Duchesse de Langeais (paru en 1834), elle fait sa première visite à Montriveau contre lequel le vidame de Pamiers la met en garde : cet homme est dangereux. Cette même année, dans Le Père Goriot (paru en 1835), elle apprend à la vicomtesse de Beauséant que le marquis d'AjudaPinto va se marier, et elle raconte à Rastignac tous les potins sur JeanJoachim Goriot, sa fortune, ses filles. Elle n’est guère bienveillante, mais c’est maintenant la
reine du Tout-Paris : elle a pris la place de la vicomtesse de Beauséant dans le monde. Coquette et impertinente, elle se joue du général de Montriveau qui est fou d’elle. Il la fait enlever et menace de la marquer au fer (« Ne touchez pas à la hache »). Cette démarche du général a pour effet de la séduire secrètement. Elle prend le risque d’envoyer sa voiture devant la demeure de son « amant », provoquant ainsi l’indignation de ses proches, surtout lorsqu’elle déclare au conseil de famille présidé par la princesse de Blamont-Chauvry : « Je veux que tout Paris le croie chez moi. ». 1820, dans Le Père Goriot (paru en 1835), Montriveau lui ayant tourné le dos, elle tente un dernier effort auprès de lui et déclare qu’elle ira s’enfermer dans un couvent si elle échoue. Elle vient d’hériter de la
fortune de sa grand-mère maternelle. 1820-1823, dans La Duchesse de Langeais, elle charge le vidame de Pamiers d’un dernier message pour Montriveau. Elle attend en vain sa réponse et quitte Paris sous le nom de Caroline, accompagnée de Lady Hopwood, pour se réfugier dans un couvent de carmélites à Cadix. Montriveau la cherche désespérément et il finit par retrouver sa trace en la personne de sœur Thérèse, alors qu’il assiste à un Te Deum dans un couvent espagnol. Il devine que c’est une Française qui joue à l'orgue une musique que la duchesse interprétait pour lui à Paris. Il lui déclare enfin son amour dans le parloir du couvent où la duchesse le fait passer pour son frère. Mais il est trop tard, la santé de la duchesse a décliné, elle refuse de le suivre. Lorsque Montriveau monte une
expédition avec les Treize pour l’enlever, elle est déjà morte. Ils emportent son cadavre qu’ils confient à la mer. Elle est également évoquée dans : Illusions perdues (écrit de 1836 à 1843), par la marquise d'Espard qui la compare à une étoile filante. Le Lys dans la vallée (paru en 1836), lorsque Félix de Vandenesse se remémore les nombreux exemples de femmes malheureuses, parmi lesquelles on compte aussi la vicomtesse de Beauséant, Lady Brandon de La Grenadière, et Julie d'Aiglemont. Splendeurs et misères des courtisanes (paru entre 1838). Le Cabinet des Antiques (paru en 1839). Béatrix (paru en 1839). Articles connexes Liste des personnages de la Comédie humaine Types de personnages de la Comédie humaine
Références Pierre Abraham, Créatures chez Balzac, Paris, Gallimard, Paris, 1931. Arthur-Graves Canfield, « Les personnages reparaissants de La Comédie humaine », Revue d’histoire littéraire de la France, janviermars et avril-juin 1934 ; réédité sous le titre The Reappearing Characters in Balzac’s « Comédie humaine », Chapell Hill, University of North Carolina Press, 1961 ; réimpression Greenwood Press, 1977. Anatole Cerfberr et Jules Christophe, Répertoire de « La Comédie humaine » de Balzac, introduction de Paul Bourget, Paris, Calmann-Lévy, 1893. Charles Lecour, Les Personnages de « La Comédie humaine », Paris, Vrin, 1967. Félix Longaud, Dictionnaire de Balzac, Paris, Larousse, 1969. Fernand Lotte, Dictionnaire
biographique des personnages fictifs de « La Comédie humaine », avant-propos de Marcel Bouteron, Paris, José Corti, 1952. Félicien Marceau, Les Personnages de « La Comédie humaine », Paris, Gallimard, 1977, 375 p. Félicien Marceau, Balzac et son monde, Paris, Gallimard, coll. « Tel », 1970 ; édition revue et augmentée, 1986, 684 p. (ISBN 2070706974). Anne-Marie Meininger et Pierre Citron, Index des personnages fictifs de « La Comédie humaine », Paris, Bibliothèque de la Pléiade, 1981, t. XII (ISBN 2070108775), p. 1393-1394. Anatole Cerfberr et Jules Christophe, Répertoire de « La Comédie humaine » de Balzac, introduction de Boris Lyon-Caen, Éditions Classiques Garnier, 2008 (ISBN 9782351840160). [masquer]
v·m Article de qualité Honoré de Balzac Article de qualité La Comédie humaine Scènes de la vie privée La Maison du chatqui-pelote · Le Bal de Sceaux · Mémoires de deux jeunes mariées · La Bourse · Modeste Mignon · Un début dans la vie · Albert Savarus · La Vendetta · Une double famille · La Paix du ménage · Madame Firmiani · Étude de femme · La Fausse Maîtresse · Une fille d'Ève · Le Message · La Grenadière · La Femme abandonnée · Honorine · Béatrix · Gobseck · La Femme de trente ans · Le Père Goriot · Le Colonel Chabert · La Messe de l'athée · L'Interdiction · Le Contrat de mariage · Autre étude de femme (La Grande Bretèche) Scènes de la vie de province Ursule Mirouët · Eugénie Grandet · Pierrette · Le Curé de Tours · La Rabouilleuse ·
L'Illustre Gaudissart · La Muse du département · La Vieille Fille · Le Cabinet des Antiques · Illusions perdues · (Les Deux Poètes) · (Un grand homme de province à Paris) · (Ève et David) Scènes de la vie parisienneFerragus · La Duchesse de Langeais · La Fille aux yeux d'or · César Birotteau · La Maison Nucingen · Splendeurs et misères des courtisanes · Les Secrets de la princesse de Cadignan · Facino Cane · Sarrasine · Pierre Grassou · La Cousine Bette · Le Cousin Pons · Un homme d'affaires · Un prince de la bohème · Gaudissart II · Les Employés ou la Femme supérieure · Les Comédiens sans le savoir · Les Petits Bourgeois · L'Envers de l'histoire contemporaine Scènes de la vie politique Un épisode sous la Terreur · Une ténébreuse affaire · Le Député d'Arcis · Z. Marcas
Scènes de la vie militaire Les Chouans · Une passion dans le désert Scènes de la vie de campagne Les Paysans · Le Médecin de campagne · Le Curé de village · Le Lys dans la vallée Études philosophiques La Peau de chagrin · Jésus-Christ en Flandre · Melmoth réconcilié · Le Chef-d'œuvre inconnu · Gambara · Massimilla Doni · La Recherche de l'absolu · L'Enfant maudit · Adieu · Les Marana · Le Réquisitionnaire · El Verdugo · Un drame au bord de la mer · Maître Cornélius · L'Auberge rouge · Sur Catherine de Médicis · L'Élixir de longue vie · Les Proscrits · Louis Lambert · Séraphîta Études analytiques Physiologie du mariage · Petites misères de la vie conjugale · Pathologie de la vie sociale Personnages célèbres et récurrentsVautrin ·
Eugène de Rastignac · Gobseck · Baron de Nucingen · Lucien de Rubempré Autres personnages Père Goriot · Père Grandet · Eugénie Grandet · Mme de Langeais · Mme de Mortsauf · Lady Dudley · Vicomtesse de Beauséant icône décorative Portail de la littérature française icône décorative Portail de la France au xixe siècle Catégories : Personnage d'Honoré de BalzacLa Duchesse de LangeaisPersonnage du Père GoriotDuchesse de fiction[+] La dernière modification de cette page a été faite le 3 novembre 2019 à 16:38. Madame de Mortsauf Madame de Mortsauf Personnage de fiction apparaissant dans La Comédie humaine. AliasComtesse de Mortsauf Origine BlancheHenriette de Lenoncourt Sexe Féminin
CaractéristiqueNoblesse du faubourg SaintGermain Famille LenoncourtGivry apparentée aux Blamont-Chauvry Entourage Félix de Vandenesse, le comte de Mortsauf, sa tante, la duchesse de Verneuil Ennemi de Lady Dudley Créé par Honoré de Balzac Romans Le Lys dans la vallée modifier Consultez la documentation du modèle Madame de Mortsauf, comtesse BlancheHenriette de Mortsauf, née de Lenoncourt, au château de Givry, est un personnage de La Comédie humaine d'Honoré de Balzac. Héroïne tragique à la vie brève (1785-1820) et émouvante, elle cumule les qualités de droiture et de dévouement qui font défaut à son contraire symétrique : Lady Dudley. On l'a comparée aux héroïnes de La
Princesse de Clèves ou à La Nouvelle Héloïse. Biographie de fiction Après une enfance malheureuse, elle a été adoptée et entourée d'affection par sa tante, la duchesse de Verneuil. Elle apparaît principalement dans le roman Le Lys dans la vallée. Elle est considérée comme une icône balzacienne de la pureté et du dévouement. Ce personnage apparaît dans ce seul roman, mais est cité dans d'autres romans de Balzac par le personnage Félix de Vandenesse. Son confesseur est l'abbé François Birotteau qui est aussi le vicaire de la cathédrale Saint-Gatien de Tours dans Le Curé de Tours. Blanche-Henriette est totalement dévouée à un vieux mari, ex-émigré, aigri, hypocondriaque, et à ses deux enfants de
santé fragile. Elle s'éprend d'un jeune homme d'une vingtaine d'années, Félix de Vandenesse, dont elle construit la carrière. Mais elle reste chaste et comme Félix ne peut résister aux séductions physiques de Lady Dudley ; elle en mourra de chagrin. Références au personnage dans La Comédie humaine Elle est citée dans : César Birotteau, dont elle est une cliente. Illusions perdues, c'est madame de Mortsauf qui recommande Félix de Vandenesse à sa cousine, la marquise d'Espard. Étude de femme, la marquise de Listomère, née de Vandenesse, apprend sa mort par son mari qui lui lit l'annonce dans La Gazette de France. Article connexe : Liste alphabétique des personnages d'Honoré de Balzac.
[masquer] v·m Article de qualité Honoré de Balzac Article de qualité La Comédie humaine Scènes de la vie privée La Maison du chatqui-pelote · Le Bal de Sceaux · Mémoires de deux jeunes mariées · La Bourse · Modeste Mignon · Un début dans la vie · Albert Savarus · La Vendetta · Une double famille · La Paix du ménage · Madame Firmiani · Étude de femme · La Fausse Maîtresse · Une fille d'Ève · Le Message · La Grenadière · La Femme abandonnée · Honorine · Béatrix · Gobseck · La Femme de trente ans · Le Père Goriot · Le Colonel Chabert · La Messe de l'athée · L'Interdiction · Le Contrat de mariage · Autre étude de femme (La Grande Bretèche) Scènes de la vie de province Ursule Mirouët · Eugénie Grandet · Pierrette · Le Curé de
Tours · La Rabouilleuse · L'Illustre Gaudissart · La Muse du département · La Vieille Fille · Le Cabinet des Antiques · Illusions perdues · (Les Deux Poètes) · (Un grand homme de province à Paris) · (Ève et David) Scènes de la vie parisienneFerragus · La Duchesse de Langeais · La Fille aux yeux d'or · César Birotteau · La Maison Nucingen · Splendeurs et misères des courtisanes · Les Secrets de la princesse de Cadignan · Facino Cane · Sarrasine · Pierre Grassou · La Cousine Bette · Le Cousin Pons · Un homme d'affaires · Un prince de la bohème · Gaudissart II · Les Employés ou la Femme supérieure · Les Comédiens sans le savoir · Les Petits Bourgeois · L'Envers de l'histoire contemporaine Scènes de la vie politique Un épisode sous la Terreur · Une ténébreuse
affaire · Le Député d'Arcis · Z. Marcas Scènes de la vie militaire Les Chouans · Une passion dans le désert Scènes de la vie de campagne Les Paysans · Le Médecin de campagne · Le Curé de village · Le Lys dans la vallée Études philosophiques La Peau de chagrin · Jésus-Christ en Flandre · Melmoth réconcilié · Le Chef-d'œuvre inconnu · Gambara · Massimilla Doni · La Recherche de l'absolu · L'Enfant maudit · Adieu · Les Marana · Le Réquisitionnaire · El Verdugo · Un drame au bord de la mer · Maître Cornélius · L'Auberge rouge · Sur Catherine de Médicis · L'Élixir de longue vie · Les Proscrits · Louis Lambert · Séraphîta Études analytiques Physiologie du mariage · Petites misères de la vie conjugale · Pathologie de la vie sociale
Personnages célèbres et récurrentsVautrin · Eugène de Rastignac · Gobseck · Baron de Nucingen · Lucien de Rubempré Autres personnages Père Goriot · Père Grandet · Eugénie Grandet · Mme de Langeais · Mme de Mortsauf · Lady Dudley · Vicomtesse de Beauséant icône décorative Portail de la littérature française icône décorative Portail de la France au xixe siècle Catégories : Personnage d'Honoré de BalzacPersonnage de fiction françaisLe Lys dans la valléeCésar BirotteauComtesse de fiction[+] La dernière modification de cette page a été faite le 17 mai 2018 à 20:56. Droit d'auteur : les textes sont disponibles sous licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions ; d’autres conditions peuvent s’appliquer. Voyez les conditions d’utilisation
pour plus de détails, ainsi que les crédits graphiques. En cas de réutilisation des textes de cette page, voyez comment citer les auteurs et mentionner la licence. Wikipedia® est une marque déposée de la Wikimedia Foundation, Inc., organisation de bienfaisance régie par le paragraphe 501(c)(3) du code fiscal des États-Unis. Lady Dudley Page d’aide sur l’homonymie Pour les articles homonymes, voir Dudley. Lady Dudley Personnage de fiction apparaissant dans La Comédie humaine. AliasArabelle Dudley Origine Lancashire, Angleterre Sexe Féminin CaractéristiqueMaîtresse femme, destructrice Famille Lord Dudley (son mari), lady Barimore (sa fille) Entourage Félix de Vandenesse, marquise
d'Espard, Natalie de Manerville, Eugène de Rastignac, Marie-Eugénie du Tillet Ennemi de Madame de Mortsauf, lady Brandon Créé par Honoré de Balzac Romans Le Lys dans la vallée, Une fille d'Ève modifier Consultez la documentation du modèle Lady Dudley est un personnage de La Comédie humaine d’Honoré de Balzac. Née en 1788 en Angleterre dans le Lancashire, elle est issue d'une noblesse qui remonterait aux Croisades. C'est l'archétype de l'amante enflammée et destructrice. Son plaisir : « déniaiser » le jeune Félix de Vandenesse alors que le garçon voue un amour platonique éperdu à madame de Mortsauf et qu'il lui a juré fidélité. Lady Dudley ne s'intéresse d'ailleurs à
Félix que pour l'arracher à madame de Mortsauf. Lorsque cette dernière sera morte et que la concurrence aura disparu, elle ne s'intéressera plus du tout à Félix. Ce n'est que lorsque, de nouveau, elle pourra lui nuire, en poussant sa jeune femme, Marie-Angélique de Vandenesse, à le tromper, qu'elle manifestera un peu d'intérêt pour lui. Les origines de sa naissance ne sont jamais mentionnés. On sait seulement qu'elle est cruelle, et qu'elle a épousé un lord qui n'est pas très à cheval sur les questions morales, lui-même ayant eu un fils adultérin (Henri de Marsay), plusieurs maîtresses, et peut-être (mais ce n'est pas clair), des « mignons », en fin de vie1. Sommaire
1 Chronologie de lady Dudley dans La Comédie humaine 2 Notes et références 3 Articles connexes 4 Références Chronologie de lady Dudley dans La Comédie humaine 1818 dans Le Lys dans la vallée (1836), elle apparaît pour la première fois et poursuit Félix de Vandenesse (auquel elle a appris l'art de la volupté), jusqu'à Saint-Cyr-surLoire, là où elle vient affronter sa rivale, madame de Mortsauf, se réfugiant par ailleurs à La Grenadière, maison où elle a fait mourir de chagrin lady Brandon dans Mémoires de deux jeunes mariées. 1825 dans Le Bal de Sceaux (1830), elle apparaît dans toute sa splendeur. Émilie de Fontaine la croit parente à Clara de Longueville, sœur du mystérieux Maximilien de Longueville dont Émilie
apprend qu'il est marchand drapier. 1832 dans Les Secrets de la princesse de Cadignan (1839), elle assiste à un dîner chez la marquise d'Espard où Diane de Maufrigneuse est égratignée alors qu'elle est absente, en présence de Daniel d'Arthez, qui prend ouvertement la défense de Diane, selon une promesse qu'il lui a faite. Très intéressée par ce nouveau « gibier » (d'Arthez), lady Dudley est vite découragée par la froideur de l'écrivain et renonce. 1834 dans Une fille d'Ève, de connivence avec la marquise de Listomère, elle complote pour pousser Marie-Angélique de Vandenesse dans les bras de Raoul Nathan — complot qui échoue finalement, MarieAngélique étant sauvée in extremis grâce aux bons soins de son mari et de Delphine de Nucingen. Lady Dudley est également présente dans :
La Peau de chagrin Mémoires de deux jeunes mariées Notes et références Félicien Marceau, Balzac et son monde, p. 461. Articles connexes Liste alphabétique des personnages d'Honoré de Balzac Personnages de la Comédie humaine Références Pierre Barbéris, Le Monde de Balzac, Artaud, 1973 ; réédition Kimé, 1999 (ISBN 284174163X). Pierre Abraham, Créatures chez Balzac, Paris, Gallimard, Paris, 1931. Arthur-Graves Canfield, « Les personnages reparaissants de La Comédie humaine », Revue d’histoire littéraire de la France, janviermars et avril-juin 1934 ; réédité sous le titre The Reappearing characters in Balzac’s Comédie humaine, Chapell Hill, University of North Carolina Press, 1961 ;
réimpression Greenwood Press, 1977. Anatole Cerfberr et Jules Christophe, Répertoire de « La Comédie humaine » de Balzac, introduction de Paul Bourget, Paris, Calmann-Lévy, 1893. Charles Lecour, Les Personnages de la Comédie humaine, Paris, Vrin, 1967. Félix Longaud, Dictionnaire de Balzac, Paris, Larousse, 1969. Fernand Lotte, Dictionnaire biographique des personnages fictifs de « La Comédie humaine », avant-propos de Marcel Bouteron, Paris, José Corti, 1952. Félicien Marceau, Les Personnages de « La Comédie humaine », Paris, Gallimard, 1977, 375 p. Félicien Marceau, Balzac et son monde, Paris, Gallimard, coll. « Tel », 1970 ; édition revue et augmentée, 1986, 684 p. (ISBN 2070706974).
Anne-Marie Meininger et Pierre Citron, Index des personnages fictifs de « La Comédie humaine », Paris, Bibliothèque de la Pléiade, 1981, t. XXII, p. 1521-1524 (ISBN 2070108775). Anatole Cerfberr et Jules Christophe, Répertoire de « La Comédie humaine » de Balzac, introduction de Boris Lyon-Caen, Éditions Classiques Garnier, 2008 (ISBN 9782-35184-016-0) (notice BnF no FRBNF41371756). [masquer] v·m Article de qualité Honoré de Balzac Article de qualité La Comédie humaine Scènes de la vie privée La Maison du chatqui-pelote · Le Bal de Sceaux · Mémoires de deux jeunes mariées · La Bourse · Modeste Mignon · Un début dans la vie · Albert Savarus · La Vendetta · Une double famille · La Paix du ménage · Madame
Firmiani · Étude de femme · La Fausse Maîtresse · Une fille d'Ève · Le Message · La Grenadière · La Femme abandonnée · Honorine · Béatrix · Gobseck · La Femme de trente ans · Le Père Goriot · Le Colonel Chabert · La Messe de l'athée · L'Interdiction · Le Contrat de mariage · Autre étude de femme (La Grande Bretèche) Scènes de la vie de province Ursule Mirouët · Eugénie Grandet · Pierrette · Le Curé de Tours · La Rabouilleuse · L'Illustre Gaudissart · La Muse du département · La Vieille Fille · Le Cabinet des Antiques · Illusions perdues · (Les Deux Poètes) · (Un grand homme de province à Paris) · (Ève et David) Scènes de la vie parisienneFerragus · La Duchesse de Langeais · La Fille aux yeux d'or · César Birotteau · La Maison Nucingen · Splendeurs et misères des courtisanes · Les Secrets
de la princesse de Cadignan · Facino Cane · Sarrasine · Pierre Grassou · La Cousine Bette · Le Cousin Pons · Un homme d'affaires · Un prince de la bohème · Gaudissart II · Les Employés ou la Femme supérieure · Les Comédiens sans le savoir · Les Petits Bourgeois · L'Envers de l'histoire contemporaine Scènes de la vie politique Un épisode sous la Terreur · Une ténébreuse affaire · Le Député d'Arcis · Z. Marcas Scènes de la vie militaire Les Chouans · Une passion dans le désert Scènes de la vie de campagne Les Paysans · Le Médecin de campagne · Le Curé de village · Le Lys dans la vallée Études philosophiques La Peau de chagrin · Jésus-Christ en Flandre · Melmoth réconcilié · Le Chef-d'œuvre inconnu · Gambara · Massimilla Doni · La Recherche de l'absolu · L'Enfant
maudit · Adieu · Les Marana · Le Réquisitionnaire · El Verdugo · Un drame au bord de la mer · Maître Cornélius · L'Auberge rouge · Sur Catherine de Médicis · L'Élixir de longue vie · Les Proscrits · Louis Lambert · Séraphîta Études analytiques Physiologie du mariage · Petites misères de la vie conjugale · Pathologie de la vie sociale Personnages célèbres et récurrentsVautrin · Eugène de Rastignac · Gobseck · Baron de Nucingen · Lucien de Rubempré Autres personnages Père Goriot · Père Grandet · Eugénie Grandet · Mme de Langeais · Mme de Mortsauf · Lady Dudley · Vicomtesse de Beauséant icône décorative Portail de la littérature française icône décorative Portail de la France au xixe siècle Catégories : Personnage d'Honoré de
BalzacPersonnage de fiction anglaisLe Lys dans la valléeLa Peau de chagrin[+] La dernière modification de cette page a été faite le 12 février 2020 à 23:11. Vicomtesse de Beauséant La vicomtesse de Beauséant Personnage de fiction apparaissant dans La Comédie humaine. AliasClaire de Bourgogne Origine Française Sexe Féminin CaractéristiqueNoble Famille Eugène de Rastignac (cousin) Créé par Honoré de Balzac Romans La Comédie humaine modifier Consultez la documentation du modèle La vicomtesse Claire de Beauséant est un personnage de fiction de La Comédie humaine d'Honoré de Balzac, qui apparaît notamment dans Le Père Goriot. La vicomtesse est la cousine d'Eugène de Rastignac et l'amante du marquis d'Ajuda-Pinto. C'est elle qui, trahie par son amant, entreprend de donner à
Rastignac sa première leçon d'arrivisme. Mme de Beauséant appartient à la haute noblesse et règne au travers de ses réceptions sur le tout-Paris. Née Claire de Bourgogne en 1792, elle descend d'une branche bâtarde de la Maison de France, « la dernière fille de la quasi royale maison de Bourgogne1 ». Sommaire 1 Chronologie de la vicomtesse de Beauséant 2 Elle apparaît aussi dans 3 Références 4 Notes et références Chronologie de la vicomtesse de Beauséant En 1817, dans Le Lys dans la vallée, la princesse de BlamontChauvry lui présente Félix de Vandenesse. Très liée avec Diane de Maufrigneuse à cette date, elle apparaît aussi dans Gobseck, les deux femmes cherchant désespérément à combler leurs dettes. En 1818, dans La Duchesse de Langeais, elle invite Antoinette de Langeais à l’un de ses bals fastueux et renommés.
En 1819, son personnage se précise dans Le Père Goriot où elle joue un rôle important visà-vis de son parent, Eugène de Rastignac. Elle présente d’abord le jeune homme à son mari (le vicomte de Beauséant), puis elle l’introduit dans le « grand monde » en lui donnant de précieux conseils. Dans ce même roman, on apprend qu’elle vient d’être abandonnée par son amant, le marquis d'Ajuda-Pinto. Et que pour fuir l’humiliation qu’il lui inflige en épousant mademoiselle de Rochefide, elle va quitter Paris immédiatement après la célèbre fête où est enfin invitée Delphine de Nucingen qui attendait cette occasion depuis longtemps. En 1820, dans L'Interdiction, la duchesse de Langeais lui prend son rôle de reine du toutParis. Elle est immédiatement détrônée par la marquise d'Espard. En 1822, dans La Femme abandonnée, elle s'est retirée dans la plus grande solitude à Courcelles, en BasseNormandie et elle refuse de voir quiconque. Mais le jeune
Gaston de Nueil, venu en convalescence dans une famille de haut rang (les Champignelles), finit par forcer sa porte et la séduire. Après bien des hésitations, la vicomtesse se laisse aller aux joies d’un nouvel amour. Après un séjour de plusieurs années à Genève avec son jeune amant, elle l’incite à se marier en espérant qu’il refusera. Gaston de Nueil se marie et de nouveau, la vicomtesse est abandonnée. Elle apparaît aussi dans Albert Savarus Béatrix Splendeurs et misères des courtisanes Le Cabinet des Antiques Article connexe : Liste alphabétique des personnages d'Honoré de Balzac. Références Anatole Cerferr et Jules Christophe, Répertoire de « La Comédie humaine » de Balzac, introduction de Paul Bourget, Calmann-Lévy, 1893. Arthur-Graves Canfield, « Les personnages reparaissants de La Comédie humaine », Revue d'histoire littéraire de la France, janvier-mars et avril-
juin 1934 (republié sous le titre The Reappearing Characters in Balzac's Comédie Humaine, Chapell Hill, University of North Carolina Press, 1961 ; réimpression Greenwood Press, 1977. Charles Lecour, Les Personnages de « La Comédie humaine », Vrin, 1967. Félicien Marceau, Les Personnages de « La Comédie humaine », Gallimard-NRF, 1977, 375 p. Fernand Lotte, Dictionnaire biographique des personnages fictifs de « La Comédie humaine », avant-propos de Marcel Bouteron, José Corti, Paris, 1952. Félix Longaud, Dictionnaire de Balzac, Larousse, Paris, 1969. Pierre Abraham, Créatures chez Balzac, Gallimard, Paris, 1931. Félicien Marceau, Balzac et son monde, Gallimard, coll. « Tel », 1970 ; édition revue et augmentée, 1986, 684 p. Anne-Marie Meininger et Pierre Citron, Index des personnages fictifs de « La Comédie humaine », La Pléiade, t. XXII, p. 1169. Notes et références
Le Père Goriot. [masquer] v·m Article de qualité Honoré de Balzac Article de qualité La Comédie humaine Scènes de la vie privée La Maison du chat-qui-pelote · Le Bal de Sceaux · Mémoires de deux jeunes mariées · La Bourse · Modeste Mignon · Un début dans la vie · Albert Savarus · La Vendetta · Une double famille · La Paix du ménage · Madame Firmiani · Étude de femme · La Fausse Maîtresse · Une fille d'Ève · Le Message · La Grenadière · La Femme abandonnée · Honorine · Béatrix · Gobseck · La Femme de trente ans · Le Père Goriot · Le Colonel Chabert · La Messe de l'athée · L'Interdiction · Le Contrat de mariage · Autre étude de femme (La Grande Bretèche) Scènes de la vie de province Ursule Mirouët · Eugénie Grandet · Pierrette · Le Curé de Tours · La Rabouilleuse · L'Illustre Gaudissart · La Muse du département · La Vieille Fille · Le Cabinet des Antiques · Illusions perdues ·
(Les Deux Poètes) · (Un grand homme de province à Paris) · (Ève et David) Scènes de la vie parisienne Ferragus · La Duchesse de Langeais · La Fille aux yeux d'or · César Birotteau · La Maison Nucingen · Splendeurs et misères des courtisanes · Les Secrets de la princesse de Cadignan · Facino Cane · Sarrasine · Pierre Grassou · La Cousine Bette · Le Cousin Pons · Un homme d'affaires · Un prince de la bohème · Gaudissart II · Les Employés ou la Femme supérieure · Les Comédiens sans le savoir · Les Petits Bourgeois · L'Envers de l'histoire contemporaine Scènes de la vie politique Un épisode sous la Terreur · Une ténébreuse affaire · Le Député d'Arcis · Z. Marcas Scènes de la vie militaire Les Chouans · Une passion dans le désert Scènes de la vie de campagne Les Paysans · Le Médecin de campagne · Le Curé de village · Le Lys dans la vallée Études philosophiques La Peau de chagrin · Jésus-Christ en Flandre · Melmoth réconcilié · Le Chef-d'œuvre
inconnu · Gambara · Massimilla Doni · La Recherche de l'absolu · L'Enfant maudit · Adieu · Les Marana · Le Réquisitionnaire · El Verdugo · Un drame au bord de la mer · Maître Cornélius · L'Auberge rouge · Sur Catherine de Médicis · L'Élixir de longue vie · Les Proscrits · Louis Lambert · Séraphîta Études analytiques Physiologie du mariage · Petites misères de la vie conjugale · Pathologie de la vie sociale Personnages célèbres et récurrentsVautrin · Eugène de Rastignac · Gobseck · Baron de Nucingen · Lucien de Rubempré Autres personnages Père Goriot · Père Grandet · Eugénie Grandet · Mme de Langeais · Mme de Mortsauf · Lady Dudley · Vicomtesse de Beauséant icône décorative Portail de la littérature française Catégories : Personnage du Père GoriotComtesse de fiction[+]
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Eugenie de Grandet
Moș Goriot, gravure du Daumier, 42 Honoré de Balzac De la Wikipedia, enciclopedia liberă Sari la navigareSari la căutare Honoré de Balzac Honoré de Balzac (1842) detail.jpg Date personale Născut 20 mai 1799[1][5][6] [7] Modificați la Wikidata Tours, Prima Republică Franceză Modificați la Wikidata Decedat 18 august 1850 (51 de ani)[8][5][6][7] Modificați la Wikidata Paris, A Doua Republică Franceză Modificați la Wikidata Înmormântat Cimitirul PèreLachaise[9] Modificați la Wikidata Cauza decesului cauze naturale (cangrenă) Modificați la Wikidata Părinți Bernard-François Balzac[*] Anne-Charlotte-Laure Sallambier[*] Modificați la Wikidata
Frați și surori Laure Surville[*] Modificați la Wikidata Căsătorit cu Ewelina Hańska[*] (din 14 martie 1850) [10] Modificați la Wikidata Copii Marie-Caroline du Fresnay[*] Modificați la Wikidata Cetățenie Flag of France (1794–1815, 1830–1958).svg Franța Modificați la Wikidata Etnie Francezi Modificați la Wikidata Religie catolicism Modificați la Wikidata Ocupație romancier[*] critic literar[*] scriitor prozator[*] jurnalist critic de artă eseist dramaturg[*] Modificați la Wikidata Pseudonim Horace de Saint-Aubin[2], Lord R’Hoone, Viellerglé, Saint Aubin[2] Modificați la Wikidata Limbi limba franceză[3] Modificați la Wikidata Studii Universitatea din Paris lycée Charlemagne[*]
Facultatea de Drept din Paris[*] Modificați la Wikidata Pregătire François Guizot Abel-François Villemain[*] Victor Cousin Modificați la Wikidata Mișcare/curent literar Realism literar Modificați la Wikidata Opere semnificative Moș Goriot La Comédie humaine[*] Illusions perdues[*] Eugénie Grandet[*] Splendeurs et misères des courtisanes[*] La Peau de chagrin[*] Les Chouans[*] Modificați la Wikidata Influențe[ascunde] Walter Scott Georges-Louis Leclerc de Buffon Modificați la Wikidata Note Premii Cavaler al Ordinului Național al Legiunii de Onoare[*][4] Modificați la Wikidata Semnătură Honoré de Balzac signature c1842-43.svg Prezență online Identificator titlu IMDb
Modifică date / text Consultați documentația formatului Honoré de Balzac (n. 20 mai 1799,[1][5][6][7] Tours, Prima Republică Franceză – d. 18 august 1850,[8][5][6][7] Paris, A Doua Republică Franceză) a fost un romancier, critic literar, eseist, jurnalist și scriitor francez. El este considerat unul dintre cei mai mari scriitori francezi în domeniul romanului realist, romanului psihologic și a romanului fantastic ca și unul in cei mai mari romancieri universali și genii creatoare ale umanității pentru colecția oceanică de romane fluvii intersectate de-a lungul hărții paginilor Comediei Umane inspirată de Commedia miracol dantescă. Apreciat de critica literară, Gérard Gengembre,[11] G. Vannier,[12] cât și de filozofi sau eseiști ca Alain[13], Albert Béguin[14] el a fost caracterizat drept un autor vizionar de către Albert Béguin [14].
În cultura română a avut doi admiratori de valoare, G.Călinescu, cel care milita pentru balzacianism în articolele sale teoretice exemplificând tehnica acestuia în romanul Enigma Otiliei, și de Mircea Eliade, care, în tinerețe și-a dorit să scrie o monografie consacrată operei lui Balzac. Pornind de la motivul androginului, care constituie de fapt nucleul nuvelei de ample dimensiuni Séraphita, Mircea Eliade a dezvoltat teoria sa din eseul Mitul reintegrării.[15] Datorită complexității operei sale, Balzac a fost greu de încadrat, atât de critica literară din acea perioadă, cât și de cea de astăzi, ca aparținând unei categorii deja existente, aparte. El a creat un adevărat monument, "Comedia umană" (în franceză Comédie humaine), ciclu în a cărui componență intră 95 de lucrări terminate (nuvele, romane și eseuri) și 48 lucrări neterminate. Ideea continuității dintr-o lucrare în alta, a uniunii, a apărut pentru prima
dată în 1830, odată cu gruparea romanelor Sarrasine, Gobseck, sub titlul Scènes de la vie privée. Cuprins 1 Constituirea familiei Balzac 1.1 Tatăl Bernard-François Balsa 1.2 Mama Anne-CharlotteLaure Sallambier 1.3 1797 Constituirea familiei 2 Biografie 2.1 Anii formării 2.2 Primii pași în literatură 2.3 Bazele Comediei Umane 3 Opera 4 Note 5 Vezi și 6 Legături externe Constituirea familiei Balzac Tatăl Bernard-François Balsa În anul 1746 se naște BernardFrançois Balssa (1746-1829), scris uneori Balsac, tatăl scriitorului, în cătunul Nougayrié (aparținând parohiei Canezac, comuna Montirat - departamentul Tarn din sudul Franței). În ciuda pretențiilor sale de noblețe, se trăgea dintr-o
familie simplă de țărani, extrasul de botez clasându-l ca "fiul pălmașului Balssa". Discordanțele continuă în viața sa, pretinsul regalist incoruptibil figurând in Almanahul național pe 1793 printre ofițerii comunali și membrii Consiliului general comunal, la secțiunea Drepturile Omului. Este privit ca fiind un om robust și inteligent, muncitor și ambițios, cam repezit, vorbăreț, clocotind de idei. După însușirea unui nivel cultural satisfăcător își părăsește cătunul natal devenind secretar al notarului Albar din Canezac. Ambiția îi îndreaptă pașii către Paris, de unde are posibilitatea de a ocupa anumite funcții atât în capitală cât și în alte orașe din provincie în perioada lui Ludovic al XVI-lea cât și sub Revoluție. Tradiția familiei îi acordă meritul de a fi fost suspectat de Robespierre pentru că ar fi încercat să-i salveze pe câțiva "foști". Fapta îl pune în pericolul de a înfrunta
ghilotina, dar este salvat prin intervenția unui prieten și trimis în Armata din Nord cu misiunea de a organiza serviciul aprovizionării, fiind numit directorul aprovizionării (directeur des vivres). Se căsătorește cu fiica șefului său, Anne-Charlotte-Laure Sallambier (1778-1854), mai tânără cu 32 de ani decât el , în urma căsătoriei fiind numit administrator al Ospiciului general din Tours, unde își așează o gospodărie remarcabilă. În timpul vieții a avut o slabă activitate literară, scriind broșuri tratând problemele sociale ale timpurilor sale. Convins că va trăi peste 100 de ani, că va deveni milionar înjghebând toutina (drepturile bănești ale unei asociații fondate de bancherul italian Tonti), sumele depunătorilor decedați atribuindu-se supraviețuitorilor) el părăsește această lume la 83 de ani "întrun accident".
În timpul vieții el a născocit povestea nobleței neamului, pretinzând descinderea din niște Balzac d'Entragues, iar înainte de Revoluție semnând cu particula nobiliară de. Mama Anne-Charlotte-Laure Sallambier Imaginea lui Honore de Balzac pe o marcă poștală din Republica Moldova În sânul familiei unui bogat negustor de postavuri, în anul 1778, se naște Anne-CharlotteLaure Sallambier viitoarea mamă a lui Honoré de Balzac. Femeie autoritară, inteligentă, instruită, frumoasă ea este preocupată de problemele timpului, de științe și literatură dar mai cu seama de ocultism. Citește scrierile mistice, biblioteca sa conținând operele teosofilor Jacob Boehme, Emanuel Swedenborg, SaintMartin ("filozoful necunoscut"). 1797 Constituirea familiei Odată cu anul 1797 este formată familia Balzac, viitorul leagăn al scriitorului, din
Bernard-François Balssa în vârstă de 51 de ani și AnneCharlotte-Laure Sallambier în vârstă de 19 ani. Biografie Anii formării La 20 mai 1799 se naște în orașul Tours Honoré de Balzac fiind primul copil al familiei. Acesta primește un singur nume, Honoré, fapt destul de rar pentru Franța acelei perioade. Noul născut va fi încredințat unei doici, în satul Saint-Cyr de lângă Tours, unde va rămâne până la vârsta de patru ani, după obiceiul timpului. În anul 1800, la 29 septembrie se naște LaureSophie Balzac (1800- 1871), sora lui Honorė, care va fi întotdeauna prietena apropiată și confidenta preferată a lui Honoré. În 1805 este luat de la doică și dat la internatul Leguai din Tours. După doar doi ani este trecut la internatul unui colegiu din Vendôme (actualul liceu Ronsard). Viața din internat este, după cum va apărea mai apoi ilustrată în romanul Louis Lambert, foarte
severă folosindu-se pedepse ca bătaia cu vergi și închiderea la carceră. În contrast cu duritatea vieții din internat însă, acesta i-a dat ocazia tânărului Balzac de a citi mult, în special lucrări de știință și filozofie, scriind chiar un Traité de la volonté (Tratatul voinței), care a fost confiscat de către un supraveghetor. În afară de versurile pe care le compunea neobosit, Traité de la volonté dovedește preocupările copilului, una dintre laturile firii sale. Relevantă pentru acea perioadă a vieții scriitorului este o scrisoare prin care directorul colegiului răspundea întrebărilor, în ceea ce privește aspectul și caracterul lui Honoré, unui editor în 1855: „Un copil grăsuț, dolofan și cu fața rumenă. Iarna plin de degerături la mâini și picioare. Din cauza acestui neajuns a trebuit să fie cruțat adesea de bătaia cu vergi, care pe atunci se mai folosea întrucâtva, iar pedeapsa îi era schimbată în ținere la arest. Multă nepăsare,
taciturn, deloc răutăcios, originalitate completă.” La colegiul Vendôme, Honoré primește un accesit pentru latină (în 1809) pentru care i se înmânează Histoire de Charles XII, de Voltaire.Aprecierile profesorilor pentru acest an școlar sunt: comportare: bună; caracter: lent; aptitudini: foarte bune.[16] În 1813, în timpul celui de-al doilea trimestru școlar, Balzac este luat acasă de la colegiul din Vendôme, din cauză că „slăbise, îngălbenise la chip și avea o privire de somnambul”, după cum va mărturisi mai târziu sora lui Laure. Se reface repede și la începutul noului an școlar își reia învățătura la liceul din Tours. Spre sfârșitul anului 1814, Balzac-tatăl este numit șef al aprovizionării diviziei întâia militare și se mută la Paris cu întreaga familie, în cartierul Marais, pe strada Temple. Balzac devine elevul Institutului Lepître. Odată cu anul 1815, Balzac terminându-și studiile, se
înscrie la Facultatea de Drept în urma unui compromis între el și tatăl său care l-ar fi dorit în Școala politehnică. Pentru inițiere în jurisprudență, face practică mai întâi ca secretar la J. B. Guillonnet-Merville (notar al cărui ucenic a fost și dramaturgul Eugène Scribe), urmând ca după un an și jumătate să treacă pentru încă optsprezece luni sub maestrul Victor Passez. Munca aceasta îl pasiona, viitorul romancier acumulând observații asupra oamenilor și a dramelor sociale pe care funcția îi dă prilejul să le cunoască. Pe de altă parte, însă, Facultatea de Drept nu îl atrăgea. Prefera în schimbul cursurilor facultății sale pe cele de literatură de la Sorbona, pe cele de filozofie ținute de spiritualistul eclectic Victor Cousin, sau expunerile naturalistului Geoffroy SaintHilaire. În 1819, odată cu împlinirea vârstei de 20 de ani, familia tânărului Honoré deschide o discuție asupra viitorului său. Când acesta își expune
hotărârea fermă de a se consacra literaturii, tatăl îl apostrofează: „În literatură trebuie să fii rege, ca să nu fii ordonanță !”. Tânărul Balzac, cu lacrimi în ochi răspunde: „Eu voi fi rege !”, după cum va mărturisi mai târziu Laurei Surville, sora lui preferată, și, de departe, una dintre cele mai apropiate persoane pe întreg parcursul vieții scriitorului. La cei 73 de ani ai săi, Balzactatăl, după ce se consultă cu soția lui, îi oferi tânărului Balzac un răgaz de doi ani în care să-și demonstreze talentele literare. Pentru aceasta, Balzac urma să trăiască dintr-o rentă de 1500 de franci, rămânând la Paris, cu toate că familia sa se retrăgea într-o casă nou achiziționată la Villeparisis în Saine-et-Marne, nu departe de Paris. În anul 1820, sora sa, Laure se căsătorește cu inginerul de poduri și șosele Eugène-Auguste-Louis Midy de La Greneraye, zis Surville. Primii pași în literatură Din cauza insuficienței banilor, tânărul Balzac s-a văzut în ipostaza de a se abține de la
multele plăceri ale tinereții. Cu toate acestea, trăind într-o mansardă închiriată, ducânduși traiul de pe o zi pe alta, a gustat plăcerile începuturilor meseriei sale. Într-o scrisoare adresată surorii sale Laure, el spune: „Focul s-a aprins pe strada Lesdiguieres nr. 9, în capul unui biet flăcău, iar pompierii nu l-au putut stinge. A fost pus de o femeie pe care el n-o cunoaște: se zice că locuiește la Patru Națiuni, la capătul podului Artelor; se numește Gloria.” Aici are șansa de a citi și admira „romanele populare” ale unor scriitori ca PigaultLebrun, Ducray-Duminil, Pixérécourt, ajungând totodată să le invidieze autorii pentru câștigurile aduse de acestea. Balzac era într-o perioadă de acumulare; la finalul celor doi ani de proba nu reușește să termine decât o operă Cromwell, o tragedie în cinci acte, în versuri. Alte opere Cromwell vor mai da la lumină și Mérimée și Victor Hugo, dar, după el.
Se întoarce la Villeparisis, în casa părintească unde citește opera sa. Efectele lecturării au fost dramatice, familia considerând că tânărul Balzac nu are talent. Un fost profesor al Școlii politehnice, prieten de familie, prezent în acea seară îl dojenește: „Fă orice, numai literatură nu!” Familia îi interzice întoarcerea la Paris, datorită slăbiciunii lui, efectele vieții austere, a mizeriei și a sărăciei își spun cuvântul. Tânărul Balzac se reface rapid în confortabila casă părintească și nu mai are decât un singur gând: să devină independent. În perioada petrecută la Villeparisis se îndrăgostește de Laure de Berny, o femeie la 45 de ani, venită împreună cu soțul și cei nouă copii la Villeparisis pe întreaga durată a verii. Deși situația doamnei de Berny o constrânge, tânărul Balzac ajunge prin perseverența declarațiilor să șio facă amantă. Până la sfârșitul vieții ei, Laure de Berny, "Dilecta",i-a fost iubită,
prietenă, sfătuitoare și sprijin material la nevoie. Doamna de Berny a fost, poate, singura femeie ce l-a iubit cu adevărat. Balzac a avut încredere în ea, iar ea, i-a călăuzit pașii spre lumea și gloria către care aspira. Până la ruperea relației, odată cu împlinirea vârstei de 55 de ani a doamnei Berny, ea a avut rolul de a îi ghida munca, citea manuscrisele și adnota simplu: „prost” sau „frază de refăcut”. Balzac își creează relații printre tinerii scriitori ai Parisului: Le Poitevin de l’Egreville, Horace Raison, Étienne Arago; este presupusă lansarea unor „romane populare” în colaborare cu aceștia sub pseudonim. În 1823 Balzac publica romane comerciale, cu pseudonimul Horace de Saint-Aubin, cum ar fi: Ultima zână sau Noua lampă fermecată. În 1824 publica – semnat cu același pseudonim Horace de Saint-Aubin – Anette și criminalul, și o nouă ediție din Vicarul din Ardeni, un nou
roman, Wann-Chlore, al cărui subiect, rivalitatea dintre o mamă despotică și fiica sa, va deveni substanța multora dintre „scenele” sale. După cum va afirma mai târziu sora lui, Balzac scrie în acei ani de început peste patruzeci de lucrări, care însă, nu aduc câștigurile mult visate. Avid de bani, Balzac se lansează în afaceri. Planurile sale nu sunt rele, un realist putând face avere speculând ideile respective: o editură menită să tipărească în condiții excepționale, folosind toate inovațiile moderne din tehnica grafică, operele marilor clasici francezi. În asociere cu librarul Urbain Canel tipărește o ediție completă din opera lui Moliere și una din cea a lui La Fontaine, ediții ce l-au costat aproximativ 10 000 de franci, dar din care nu se vând, într-un an, din pricina sabotajului inițiat de concurență decât douăzeci de exemplare. Pentru a-și zdrobi concurența Balzac cumpără o imprimerie pe str. Maris-Saint-Germain (azi str. Visconti) nr. 17, și îl angajează pe André Barbier, fost maistru
tipograf, să se ocupe de partea tehnică. Activul întreprinderii lui Balzac marchează 67 000 de franci, iar pasivul 113 000. Nu se descurajează, ia un alt asociat, Laurent, și mai cumpără și o turnătorie de litere. Dar, comenzile nădăjduite nu sosesc, clienții existenți plătesc greu, creditul încetează și falimentul e iminent. Datoriile lui Balzac ating în acel moment suma de 90 000 de fraci, suma, acoperită parțial de mama lui, care îi oferă 45 000 de franci, -sărăcind pentru tot restul vieții, fiind nevoită la bătrânețe să se întrețină din pensia acordată de nora sa de 3000 de franci - , restul de 45 000 de franci urmând a fi acoperit de doamna de Berny, care pentru a face rost de bani își girează aproape toate bunurile. Astfel Balzac datora acum suma de 90 000 de franci, la care trebuia să se plătească o dobândă anuală de 6000, fără a pune în calcul cei 3000 de franci necesari strictei sale existențe.
După ruinarea viselor de afaceri, singura soluție care-i rămâne lui Balzac este scrisul. Pleacă în Bretania la un vechi prieten de familie, generalul baron de Pommereul. În casa călduroasei gazde el scrie prima carte semnată H. Balzac: Le dernier chouan ou la Bretagne en 1800, carte ce va apărea mai apoi în patru volume un an mai târziu în 1828. La 18 iunie 1829 moare bătrânul Balzac. În vila de la Bouleaunière a doamnei de Berny, Honoré scrie La paix du ménage (Pacea căsniciei). În octombrie, în satul, și poate și la castelul Maffliers al unei noi susținătoare ducesa d’Abrantes, scrie povestirea Gloire et malheur (Glorie și nefericire). Se întoarce la Paris unde scrie Le bal de Sceaux ou Le Pair de France, al cărui subtitlu a fost suprimat mai târziu. Publică Physiologie du mariage ou Méditation de philosophie éclectique sur le bonheur et le malheur conjugal. Gloria începe să se schițeze, deși, pe ultimele sale
lucrări nu încasase decât 1000 de franci. Bazele Comediei Umane Monumentul funerar al lui Honoré de Balzac în Cimitirul Père-Lachaise din Paris Succesul obținut cu Șuanii și cu Fiziologia căsătoriei schimbă substanțial poziția socială și perspectivele de viitor ale lui Balzac, care își găsește acum prieteni mai peste tot în presă. La 7 ianuarie 1830 devine colaborator la revista La Silhouette, îi sunt solicitate colaborări la revista La Mode, invitație făcută de redactorul șef din acea vreme Emile de Girardin; pentru fiecare 16 pagini primind câte 50 de franci. La 3 martie devine colaborator al Feuilleton des journaux politiques, revistă la a cărei fondare participă și unde i se rezervă rubrica de cronică externă. Din păcate revista va cădea după unsprezece numere. La 5 martie devine colaborator la Le Voleur, la 4 noiembrie la La Caricature unde timp de doi ani va semna
cu diverse pseudonime precum: Alex. De B..., Henri B..., Alfred Coudreaux, Eugene Morisseau. 1830 a fost primul an de glorie din viața lui. Ușile lumii mondene îi sunt larg deschise, astfel, ajunge în cele mai strălucite saloane ale epocii: la poeta Marceline DesbordesValmore, la baronul Gerard, la contesa Merlin, la George Sand, la ducesa Bratiano, la Sophie Gay, la Delphine de Girardin, la celebra doamna Recamier, la doamna Ancelot, la doamna contesa d’Agoult. Chipul jovial, fruntea largă, ochii de foc, costumul elegant îl fac să fie binevenit pretutindeni. Își mobilează cu gust apartamentul de pe str. Cassini și duce o viață îmbelșugată. Ducea o activitate bulevardistă și mondenă intensă. În ceea ce privește munca sa, Balzac spunea: „Mă scol la miezul nopții și lucrez șaisprezece ore în șir”. E greu de imaginat cum a putut să dea publicității numai în cursul acelui an peste o sută de
lucrări. În ianuarie a scris La Vendetta (O frumoasă poveste de dragoste ce se ivește între doi tineri aparținând unor familii vrășmașe. La o primă vedere asemănările cu Romeo și Julieta de William Shakespeare, rivalitatea dintre familii, o dragoste interzisă, căsătoria imposibilă, diminuându-i valoarea. Însă Balzac merge mai departe, prezentând realitatea, urcușurile și coborâșurile unei căsnicii tolerate, mizeria și disperarea, tinzând spre distrugere. Realmente o dramă de familie puternic marcată de orgoliile impuse de spiritul corsican), în februarie La Femme vertueuse (mai târziu intitulată Une Double famille) și Les Dangers de l’inconduite (redenumită Gobseck). În două volume intitulate Scene de la vie privée, titlul reflectând pentru întâia oară ideea grupării operelor sale în “Scene”, publică aproape toate nuvelele pe care le scrisese până atunci: La Maison du Chat qui pelote, Le bal de Sceaux, La Vendetta, Une Double famille, Gobseck, etc. –
în mare parte drame de familie, în care tinerele fete mânate de himere doresc să se ridice prin căsătorie deasupra condiției lor sociale. 1831: Balzac își continuă munca în același ritm, publicând în cursul anului peste nouăzeci de titluri. Apar primele iluzii ale posibilității de a parveni printr-o lansare în politică. Balzac se hotărăște să candideze în alegerile apropiate, planul său era să-și deschidă “prin lovituri de tun, ușa la Academie, prin Academie să devină pair, prin titlul de pair ministru, și să ajungă la putere prin puterea însăși”. În luna aprilie publica broșura Ancheta asupra politicii celor două ministere, semnată: “Dl. De Balzac, elector eligibil” – folosind pentru întâia oară particula nobiliară inventată de tatăl său. De aici înainte va semna pe întregul parcurs al vieții ca “de Balzac”. Pentru a avea o șansă în alegerile din 5 iunie, Balzac e dispus să se căsătorească cu
fiica unui legitimist ce luptase în armata lui Condee, cu care se împrietenise la Villeparisis: Eleonore de Trumilly. Dar dl. de Trumilly se opune, găsind opiniile scriitorului prea liberale, reproșându-i faptul că aprecia monarhia constituțională și nu regretase căderea autocratului Carol al X-lea. În luna august publică romanul La Peau de chagrin (Pielea de sagri), interesantă poveste fantastică în jurul căreia se oglindește întreaga viață a Parisului. Succesul obținut de prima carte literară semnată Honore de Balzac este enorm, situându-l pe autor printre cei mai mari scriitori ai vremii. În septembrie îi apar, grupate în trei volume, o serie de povestiri intitulate Romans et contes philosophiques cuprinzând: La Peau de chagrin, Sarrasine (tratând vicii împotriva naturii), La Comédie du diable, Jésus-Christ en Flandre, Les Proscrits (conține un excepțional portret făcut lui Dante exilat în Franța), Le Chef-d’oeuvre inconnue, El
Verdugo, L’Élixir de longue vie, Les Marana. La 5 octombrie primește o scrisoare anonimă de la o cititoare care îi analiza scrierile. Descoperă, nu după mult timp că autoarea scrisorii era marchiza de Castries, care îl va invita în curând la ea. Are ocazia de a face cunoștința cu ducele de Fitz-Jammes, unchiul marchizei, astfel devenind fondator al ziarului legitimist Le Rénovateur. Spre sfârșitul anului apare prima parte din Femeia de treizeci de ani, al cărei subiect îi este inspirat, fără îndoială, de viața doamnei de Berny. În 1832 după moartea la 7 aprilie a Dl. de Trumilly de holeră, Balzac, în ciuda sfaturilor doamnei de Berny și ale doamnei de Castries, cere mână domnișoarei de Trumilly - dânsa reprezentând singura modalitate de a poseda o avere suficientă pentru candidatură dar este refuzat. Văzându-și iluziile politice spulberate, Balzac se rezervă doamnei de Castries și literaturii.
În mai publică o nouă ediție din Scene de la vie privée, sporită cu nuvele ca: Le Cure de Tours, Grădina cu rodii, Femeia părăsită, Colonelul Chabert etc. Tot în mai, mai publică și primele zece povestiri din Les Cent contes drolatiques colligez ez abbayes de Tourayne par le sieur de Balzac pour l’esbattement des pantagruelistes et non aultres (Cele o sută de povești znovoase adunate și rânduite din Tourayne de jupânul de Balzac spre hlizirea pantagrueliștilor și nu a altora). În toamna aceluiași an pleacă împreună cu capricioasa doamnă de Castries spre Italia. Se opresc mai întâi la Aix-lesBains, apoi în octombrie la Geneva. În Geneva speranțele amoroase ale lui Balzac sunt spulberate, se întoarce în Franța unde, își expune în scris starea de spirit: “dezolat, blestemând tot, afurisind femeia”. Spre liniștea lui sufletească, la 12 noiembrie primește o scrisoare din Ucraina (din Odessa), semnată L’Étrangère (Străina) care se
va dovedi a fi Eve Hanska, născută contesă Rzewuska, descendenta unei vechi familii aristocratice poloneze, căsătorită cu Venceslas Hanski, posesorul castelului Wierzchownia, lângă Berdicev. Această scrisoare marchează începutul unui episod capital în viața lui Balzac. Acesta se va căsători cu contesa Hanska la 14 martie 1850, în biserica Sfânta Varvara din Berdicev. Opera Primul succes al lui Balzac “Les Chouans” 1829, inițial publicat sub numele de “Le Dernier Chouan”) a fost urmat de “La Peau de chagrin” (1831). În următorii 20 de ani el a scris o vastă colecție de romane și scurte povești cunoscută sub numele “La Comédie humaine”. Aceasta, cea mai de seamă lucrare a sa, este o reproducere a societății franceze a timpului său, ilustrând în detaliu peste 2000 de personaje specifice fiecărei clase sociale și profesii. Cele mai importante romane din Comedia umana sunt: 1832: Louis Lambert;
1833: Eugénie Grandet; 1833 - 1839: Patologia vieții sociale; 1834: În căutarea absolutului ("La Recherche de l’absolu"); 1835: Moș Goriot ("Le Père Goriot"); 1837: Iluzii pierdute ("Les Illusions perdues"); 1837: César Birotteau; 1842: Femeia de treizeci de ani (La femme de trente ans). 1847: Verișoara Bette ("La Cousine Bette"); 1847: Vărul Pons ("Le Cousin Pons"). Calitățile lui Balzac care îi depășesc defecte precum lipsa stilului literar, critica, tendința spre melodramă, sunt: originalitatea, marea putere de observație și imaginația sa. Scurtele sale poveștioare includ părțile cele mai bune din limbaj, dar încercările de a scrie dramă au eșuat. Alte romane și nuvele ale autorului: 1829: Fiziologia căsătoriei ("Physiologie du mariage"); 1830: Gobseck; 1832 - 1837: Povestiri hazlii ("Contes drôlatiques");
1833 - 1844: Ilustrul Gaudissart ("L'Illustre Gaudissart"); 1835: Crinul din vale ("Le lys dans la vallée"); 1837: Istoria măririi și decăderii lui César Birotteau ("Histoire de la grandeur et de la décadence de César Birotteau"); 1838: Casa Nucingen ("La maison Nucingen"); 1839 - 1847: Strălucirea și suferințele curtezanelor ("Splendeurs et misères des courtisanes"); 1844: Țăranii ("Les paysans"); 1831: Pielea de șagri ("Le peau de chagrin"); 1835: Séraphita. Note ^ a b „Honoré de Balzac”, Gemeinsame Normdatei, accesat în 9 aprilie 2014 ^ a b Czech National Authority Database, accesat în 30 august 2020 ^ Autoritatea BnF, accesat în 10 octombrie 2015 ^ Portraits de décorés de la Légion d'honneur (în franceză), accesat în 18 august 2017 ^ a b c d Autoritatea BnF, accesat în 10 octombrie 2015
^ a b c d Honore de Balzac, Encyclopædia Britannica Online, accesat în 9 octombrie 2017 ^ a b c d Honoré de Balzac, SNAC, accesat în 9 octombrie 2017 ^ a b , accesat în 5 iulie 2017 ^ Le Père Lachaise historique, monumental et biographique[*], p. 103 Verificați valoarea |titlelink= (ajutor) ^ Honoré de Balzac Biography (în engleză), accesat în 18 august 2017 ^ Gérard Gengembre, Balzac, le Napoléon des lettres, coll. Découvertes Gallimard (n° 150), Paris, Gallimard, 1992 ^ « Balzac », Dictionnaire des littératures de langue française. p. 120- 143, Bordas, 1984 ^ Alain (1937). Avec Balzac. Paris: Gallimard. ^ a b Albert Béguin (martie 1946). Balzac visionnaire. Geneva: Albert Skira. ^ Iulian Băicuș (2009). Mircea Eliade, literator și mitodolog. București: Editura Universității din București. ^ Balzac, Comedia umană. Vol. I. Ediție critică de Angela Ion.
București, 1981, Editura UNIVERS, p. 64 Vezi și Listă de piese de teatru franceze Legături externe Maison de Balzac Casa Comediei Umane, 24 noiembrie 2010, Revista Magazin [arată]vdm La Comédie humaine de Honoré de Balzac Informații bibliotecare BIBSYS: 90053532 BNE: XX1721276 BNF: cb118900414 (data) CiNii: DA00348816 GND: 118506358 ISNI: 0000 0001 2347 8072 LCCN: n79071094 LNB: 000002164 MusicBrainz: a0412c28-426e409c-a7ed-363a3ffc481a NDL: 00432210 NKC: jn19990000418 NLA: 35012972 NSK: 000047579 RSL: 000080865 ICCU: IT\ICCU\CFIV\000620 SELIBR: 38510 SNAC: w6qr534v SUDOC: 02670305X ULAN: 500277159 VIAF: 29529595 WorldCat Identities (via VIAF): 29529595 Categorii: Nașteri în 1799Nașteri pe 20 maiDecese în 1850Decese pe 18 augustScriitori francezi din
secolul al XIX-leaRomancieri franceziScriitori romanocatoliciAbsolvenți ai Universității din ParisDramaturgi franceziCritici literari franceziHonoré de Balzac Meniu de navigare Nu sunteți autentificat Discuții Contribuții Creare cont Autentificare ArticolDiscuție LecturăModificareModificare sursăIstoricCăutare Căutare în Wikipedia Pagina principală Schimbări recente Cafenea Articol aleatoriu Facebook Participare Cum încep pe Wikipedia Ajutor Portaluri tematice Articole cerute Donații Trusa de unelte Ce trimite aici Modificări corelate Trimite fișier Pagini speciale Navigare în istoric Informații despre pagină
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4 Scènes de la vie politique 5 Scènes de la vie militaire 6 Scènes de la vie de campagne 7 Études philosophiques 8 Études analytiques Appendix Personnages célèbres et récurrents Autres personnages Honore de Balzac
Bălcescu, România, 1958,,, +
Ctitori părinți Abecedaire balzacien, La Comedie
Humaine par Honoree de Balzac,
Fin.