Skip to main content

Lbu150401

Page 1

6,95$ – POSTE-PUBLICATION – CONVENTION 40069240

CULTURES biostimulants | LAIT robots de traite | GUIDE TRACTEURS utilitaires et d’élevage

D’employés à copropriétaires

AVRIL 2015

L A RÉFÉRENCE EN NOUVELLES TECHNOLOGIES DEPUIS 1918


Vous avez toujours pensé que la qualité et la fabilité de John Deere étaient au-dessus de vos moyens? Eh bien, c’est faux!

Celui qui dit que l’argent n’achète pas le bonheur n’a jamais eu de tracteur John Deere.

Les nouveaux tracteurs utilitaires 3 cylindres de la série 5E vous offrent la puissance hydraulique et la polyvalence dont vous avez besoin pour abattre les rudes tâches sur votre propriété ou votre exploitation... à un prix habituellement réservé à d’autres tracteurs. Le tracteur 5045E avec moteur de 45 HP est muni d’une solide transmission SyncShuttle™ à 9 rapports avant et 3 rapports arrière et d’une PDF standard à 540 tr/min avec commande électrohydaulique facile. Obtenez un fnancement de 0 % (TCA de 2,76 %) pendant 60 mois OU 3 600 $ de remise sur les modèles 5045E et 5055E avec cabine ou poste de conduite ouvert dotés d’un pont avant mécanique – ces machines sont parmi les plus populaires dans la gamme de modèles 5E. Maintenant, vous pouvez vous procurer un excellent tracteur à un excellent prix. Et vous verrez : vous et votre comptable serez très contents. Allez sur le site JohnDeere.ca/Famille5 pour en savoir plus ou, mieux encore, rendez-vous chez votre concessionnaire John Deere pour faire un essai.

Les offres sont valides du 3 février 2015 au 30 avril 2015. 1 Le fnancement d’achats assorti d’un taux de 0 % pour 5 années sur les tracteurs utilitaires John Deere neufs,  de la série 5D/5E (3 cylindres modèles 5045E et 5055E seulement). Pour usage agricole ou commercial seulement. Un versement initial peut être exigé. Exemple de montant  de fnancement : 50 000 $, à un TCA de 2,76 %, le paiement semi-annuel est de 5 000,00 $ pendant 5 années, l’obligation totale est de 50 000 $, le coût de l’emprunt est de 0 $.  Les paiements mensuels et le coût d’emprunt varieront selon le montant emprunté / le versement initial. Les taxes, les frais de montage, de livraison, de transport et de  préparation, ainsi que des frais de documentation de 50 $, s’appliqueront. Un montant de fnancement minimum peut être requis; l’utilisation d’un exemple de montant de  fnancement ne garantit pas que l’offre est applicable. Les frais pour des montants en souffrance sont de 24 % par année. Les concessionnaires peuvent établir leurs propres  prix. Les concessionnaires peuvent facturer des frais supplémentaires. Le fnancement est assujetti à l’approbation du crédit par John Deere Finance uniquement. Consultez  votre concessionnaire pour tous les détails. Offre d’une durée limitée qui ne peut être combinée à d’autres offres. Des rabais ou d’autres incitatifs pourraient être proposés  pour des achats au comptant. En optant pour l’offre de fnancement, les clients peuvent se trouver à renoncer à de tels rabais ou incitatifs, ce qui pourrait se traduire par un  taux d’intérêt réel supérieur. 2 Obtenez 1 200 $ de remise sur le prix d’achat consenti d’un tracteur utilitaire John Deere neuf, de la série 5D/5E (3 cylindres modèles 5045E et  5055E seulement) à l’achat de deux instruments John Deere ou Frontier admissibles ou plus. 3 Obtenez 3 600 $ de remise sur le prix d’achat consenti d’un tracteur utilitaire  John Deere neuf, de la série 5D/5E (3 cylindres 5045E et 5055E seulement). L’offre ne peut être combinée avec le fnancement annoncé. * Les offres font l’objet de la  disponibilité et peuvent être annulées ou modifées n’importe quand. Les accessoires et les instruments sont vendus séparément. Les taxes, les frais de crédit et les frais  de livraison, de transport et de préparation ne sont pas compris. Certaines conditions s’appliquent. Veuillez consulter un concessionnaire participant pour plus de détails.


SOMMAIRE

VOLUME 98 NUMÉRO 4

16 EN COUVERTURE

10 Maternité moderne pour nouveaux copropriétaires

33 DOSSIER SANTÉ ANIMALE

30 Le vétérinaire au bout des doigts

À la ferme Danmarc, les employés Pascal et Jean-François Lavigne sont devenus copropriétaires de l’entreprise. La maternité porcine, dont ils dirigent les opérations, vient de passer au logement de truies gestantes en groupes.

Entre les visites, il est réconfortant de savoir que le vétérinaire peut offrir une consultation grâce à l’utilisation d’Internet. Bienvenue dans la télémédecine !

CULTURES

33 Améliorer ses succès en reproduction

Les drones envahissent l’agriculture ! Voici le témoignage de trois nouveaux propriétaires de drones, suivi d’un survol de la réglementation qui leur permet maintenant de s’en servir sans tracas.

Pour produire du lait, il faut un vêlage et pour cela, il faut une saillie. Mais pour effectuer une saillie, il faut connaître le bon moment pour inséminer. Comment maximiser ses succès en reproduction alors que les vaches démontrent de moins en moins de signes de chaleur ?

16 Survoler les champs en toute légalité

20 Les biostimulants à la conquête des grandes cultures Les prochains grands gains de rendement en grandes cultures passeront-ils par l’usage de biostimulants ? Des entreprises d’ici sont prêtes !

CHRONIQUES 4 6 7 25 29 41 45 52 57

Bouche à oreille Billet Point de vue Info cultures Marché des grains Info élevages Mieux vivre C’est nouveau Météo

Guide

TRACTEURS

20 15

2e PARTIE

Modèles utilitaires et d’élevage

ÉLEVAGES

37 Un nouveau robot de traite, tout un changement ! L’adaptation à un robot de traite est une période de transition difficile non seulement pour les vaches, mais aussi pour les éleveurs.

FRUITS ET LÉGUMES

47 Cultiver des légumes aux noms étrangers En page couverture : Pascal et Jean-François Lavigne de la ferme Danmarc à Saint-Célestin, au Centre-duQuébec, sont copropriétaires d’une maternité porcine. Photo : Yvon Thérien

Daïkon, Lo bok, aubergine chinoise, ces noms ne vous disent rien ? Pourtant, ces légumes poussent désormais au Québec. Ils font partie d’un marché en expansion, celui des légumes ethniques.

CAHIER DÉTACHABLE Après les tracteurs de haute puissance, cette deuxième partie du Guide tracteurs 2015 s’attarde à ces véhicules utilitaires et d'élevage plus compacts et polyvalents qui servent souvent toute l’année. LE BULLETIN DES AGRICULTEURS

AVRIL 2015

3


BOUCHE À OREILLE

Une pharmacie pour les abeilles La nicotine est rarement associée à la santé et aux bienfaits environnementaux. Cependant, elle pourrait incarner un précieux remède pour les abeilles malades. Ce sont des chercheurs de l’Université de Dartmouth qui ont observé que certaines substances chimiques produites naturellement par la plante du tabac, telles que la nicotine, contribuent à guérir les abeilles victimes d’infections parasitaires. Servant à protéger la plante contre les herbivores, ces substances chimiques se retrouvent également dans le nectar consommé par les abeilles. Selon les chercheurs, les plantes comme celle du tabac pourraient servir de véritables pharmacies naturelles à ces précieuses pollinisatrices. Cultiver de telles fleurs près des zones agricoles contribuerait donc à créer un environnement favorable à la santé des abeilles. Ainsi, elles seraient une des rares créatures dont la santé profiterait d’un milieu riche en tabac. Source : sciencedaily.com

Champignons mangeurs de plastique Du téléphone à la voiture, le plastique est un indispensable de notre quotidien. Mais cette matière pose un grave problème : une fois jetée, elle prend des centaines d’années à se décomposer. Pour faire face à ce problème, des chercheurs de l’Université Yale ont trouvé un surprenant allié : le champignon. Il s’agit en fait d’une variété rare, le Pestalotiopsis Microspra, poussant dans les forêts de l’Amazonie. Celui-ci a l’étonnante capacité de décomposer le polyuréthane, principal composant du plastique. Et ce n’est pas tout, le champignon aurait aussi le potentiel de transformer le plastique en biomasse comestible. C’est à la designer autrichienne Katharina Unger, de pair avec l’Université d’Utrecht, qu’on doit cette seconde découverte. Ensemble, ils ont mis au point le Fungi Mutarium. Il s’agit d’un prototype à l’intérieur duquel les champignons sont cultivés à l’aide de sucres et d’amidons. Dans ces conditions, le Pestalotiopsis Microspra est en mesure de transformer le plastique en un aliment qui, un jour, se retrouvera peut-être dans nos cuisines. Source : wired.com 4  AVRIL 2015  LE BULLETIN DES AGRICULTEURS


Le beurre fait un retour en force Depuis plusieurs années, la consommation de beurre et de fromage a été liée à différentes maladies cardiovasculaires. Le coupable ? Le gras saturé qu’on retrouve naturellement dans ces aliments. Or, une nouvelle étude britannique cherche à redonner une place de choix à ces produits laitiers dans la pyramide alimentaire. Récemment, des chercheurs de l’Institut Clinique de l’Université d’Écosse ont effectué une importante méta-analyse portant sur les essais cliniques ayant placé le gras saturé au banc des accusés dans les années 1980. Les résultats sont concluants : le lien unissant consommation de gras saturés et morts causées par des maladies cardiovasculaires serait, en fin de compte, erroné. Les amateurs de produits laitiers ont donc de quoi se réjouir. Source : topsante.com

Transformer les déchets en huile L’industrie agricole produit d’importantes quantités de déchets. Toutefois, il s’agit de déchets renfermant un potentiel des plus intéressants : ils peuvent être recyclés en huiles comestibles. Régulièrement, plusieurs fruits et légumes sont relégués à la poubelle. Or, des chercheurs de l’Université du Brésil ont découvert que les graines de ces déchets agricoles pourraient servir à produire une huile de qualité, dont pourrait bénéficier l’industrie agroalimentaire. En effet, les huiles extraites de la plupart des fruits et des légumes étudiés par les chercheurs s’avéraient des sources importantes de nutriments et de bons gras. De plus, les huiles issues des graines de certains fruits seraient également riches en antioxydants. Cette découverte pourrait bientôt contribuer à donner une nouvelle vie à des produits trop souvent relégués aux sites d’enfouissement. Source : foodnavigator.com

Un vin royal Le vin Cabernet Severnyi, produit au vignoble Carone à Lanoraie, dans Lanaudière, a eu l’immense privilège d’être le vin rouge officiel servi lors de l’ouverture de la Maison du Canada à Londres. Nul autre que la Reine d’Angleterre et le duc d’Édimbourg ont eu l’occasion de déguster cet élixir. Ce n’est pas la première fois que le Cabernet Severnyi fait la joie de papilles royales… En 2011, lors de la visite à Montréal du duc et de la duchesse de Cambridge, William et Kate, ce même vin avait été proposé. Mais n’allez pas croire que le Cabernet Severnyi n’est réservé qu’à l’élite royale, il est disponible dans les succursales de la Société des alcools du Québec. À vous d’en profiter !

DANS NOS ARCHIVES... En 1970, la culture du maïs n’était pas ce qu’elle est aujourd’hui au Québec. On peut facilement le constater en consultant cette liste d’hybrides disponibles pour les producteurs… Zones de 2500 unités thermiques Haapala H-175 U.H. 106 (un an Pride 109 de résultat) Morden 88 Warwick SL209 Trojan F75 Prlde 116 Belle River 14 DeKalb 29 Zones de 2600 unités thermiques N.K. KE 410 Pioneer 3891 U.H. 108 P.A.G. SX42 Stewarts 2605 (un DeKalb’ XL 301 an de résultat) Warwick 214 Pride Rll8 Seneca XX155 U.H.4 Funk’s G43 Warwick 261 Zones de 2700 unités thermiques U.H. 7 Pride R l29 Pride R lOO Warwick 263 Pride 5 P.A.O. SX47 Pioneer 3872 P.A.O. SX48 Mars 1970 Jacques 850J

LE BULLETIN DES AGRICULTEURS  AVRIL 2015  5


BILLET

PAR YVON THÉRIEN

La référence en nouvelles technologies

LES PIÈGES DES NOUVELLES TECHNOLOGIES Sur un écran, placé tout près de la laveuse à linge dans la porcherie, le producteur Pascal Lavigne (en couverture) m’explique le fonctionnement des robots d’alimentation de ses truies. On peut y observer en direct les huit stations automatisées. D’un seul regard, on y voit les stations occupées, les numéros d’identification des truies et la quantité de moulée qui est consommée. Les mécanismes des portes d’entrée et de sortie de chaque poste ainsi que la quantité de concentré distribué dans l’auge sont gérés par un système informatique que le producteur peut modifier en quelques cliques. Les performances de cette porcherie sont impressionnantes. Les deux gestionnaires, avec l’aide de leurs six employés, soignent 2400 truies quotidiennement et produisent 1250 porcelets chaque semaine ! Un exploit impensable avant l’arrivée des nouvelles technologies. Il n’y a pas si longtemps, l’informatique sur nos fermes se résumait à un ordinateur et à un logiciel de comptabilité dans la maison. Les systèmes informatiques font maintenant partie intégrante de plusieurs de nos activités. On les retrouve dans le tracteur, le système de traite, la ventilation du bâtiment, l’éclairage automatisé et j’en passe. La liste s’allonge chaque année. Quand l’ordinateur de la maison plante, il n’y a pas grand monde qui s’énerve à la ferme. À moins que la panne ne survienne la journée de la paye et que le logiciel de comptabilité refuse de démarrer. Mais quand l’ordinateur du robot de traite cesse de fonctionner, que le contrôle du système de ventilation automatisé est déréglé ou que le moniteur du planteur de 16 rangs fait défaut au printemps, c’est

6  AVRIL 2015  LE BULLETIN DES AGRICULTEURS

la panique. Les enjeux sont importants et les impacts se font ressentir directement dans les poches des propriétaires. Autrefois, il était facile de réparer la machinerie avec un coffre à outils. Aujourd’hui, c’est plus compliqué, ça prend un ordinateur portable et des connaissances pointues en informatique. C’est l’envers de la médaille des nouvelles technologies. Bien attendu, il est impossible de penser que nous pouvons tous devenir des experts en informatique. La meilleure approche pour faire face à ces situations reste la prévention. Aux conférences du Rendez-vous végétal de février dernier, des conférenciers ont abordé ce thème. Voici quelques une de leurs suggestions : – Évitez d’être le premier à essayer une nouveauté. Certains fabricants se dépêchent pour mettre leurs innovations sur le marché et ils le font parfois au détriment de la fiabilité. – Choisissez un fournisseur qui pourra vous offrir un bon service et qui est facilement disponible, les fins de semaine aussi. – Assurez-vous que le technicien de votre fournisseur maîtrise bien l’anglais. En cas de problème majeur, il devra contacter le technicien senior. Ces derniers sont majoritairement unilingue anglophone. – Vérifiez la compatibilité des équi­pe­ments avant l’achat. Ce n’est pas parce que le nouveau planteur que vous avez acheté est Isobus qu’il va fonctionner sans problème avec les autres systèmes du tracteur. Pour éviter les casse-tête, favorisez les composantes qui viennent d’un même fabricant et faites affaire avec des fournisseurs compétents. Bon printemps et bonne lecture !

1, Place du Commerce, bur. 320 Île-des-Sœurs (Québec)  H3E 1A2 Téléphone : 514 766-9554 Télécopieur : 514 766-2665 lebulletin.com ÉDITEUR ET RÉDACTEUR EN CHEF Yvon Thérien, agro­no­me yvon.therien@lebul­le­tin.com RÉDACTION RÉDACTRICE EN CHEF ADJOINTE Marie-Claude Poulin marie-claude.poulin@lebul­le­tin.com JOURNALISTE Marie-Josée Parent, agronome marie-josee.parent@lebulletin.com DIRECTEUR ARTISTIQUE Dany Derkenne dany.derkenne@lebulletin.com COLLABORATEURS Jean-Philippe Boucher, Pierrette Desrosiers, André Dumont, Alain Fournier, Lionel Levac, André Piette, Julie Roy, Caroline Thérien, Johanne van Rossum, Nicolas Witty-Deschamps. PUBLICITÉ DIRECTEUR DE COMPTES Martin Beaudin martin.beaudin@lebul­le­tin.com Tél. : 514 824-4621 REPRÉSENTANTE ONTARIO Lillie Ann Morris lamor­ris@xplornet.com Tél. : 905 838-2826 PRODUCTION RÉDACTEUR PUBLICITAIRE Luc Gagnon lucg@cybercreation.net ABONNEMENT SERVICE À LA CLIENTÈLE Anne-Marie Gignac services.clients@lebulletin.com Tél. : 514 766-9554, poste 226 Le contenu de ce magazine ne peut être reproduit sans l'autorisation écrite de l'éditeur du Bulletin des agriculteurs. Ce magazine est publié par Farm Business Communications, une division de Glacier Media inc. Les auteurs conservent l'entière liberté de leurs opinions. Le Bulletin des agriculteurs ne garantit pas l'exactitude de l'information contenue dans la publication et n'assume aucune responsabilité pour toute action ou décision prise à partir de l'information contenue dans le magazine. Tous d ­ roits réser­vés 1991 Dépôt légal  : Bibliothèque natio­na­le du Québec ISSN 0007-4446 Fondé en 1918, Le Bulletin des agri­cul­teurs est indexé dans Repère. Envoi Poste-publication – Convention 40069240. Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du Canada pour les périodiques (FCP) du ministère du Patrimoine canadien. Postes Canada  : retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada au Bulletin des agriculteurs, 1, Place du Commerce, bureau 320, Île-des-Sœurs, Québec, H3E 1A2. U.S. Postmaster  : send address changes and undeliverable addresses (covers only) to  : Circulation Dept., PO Box 9800, Winnipeg, Manitoba, R3C 3K7.


POINT DE VUE

PROPOS RECUEILLIS PAR LIONEL LEVAC

Jean Pronovost

PLACE À LA RELÈVE AGRICOLE notamment constituent des investissements considérables. Mais curieusement, comme nous le constations à la CAAAQ il y a quelques années, il est difficile pour un jeune de commencer « petit ». Le système, l’approche actuelle, pousse à s’embarquer automatiquement à grande échelle. Lorsqu’on parle de diversité des moyens, il faut donc penser à ouvrir l’accès autant aux grands qu’aux petits exploitants.

L’ancien président de la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois (CAAAQ), Jean Pronovost, mène actuellement, à la demande du ministre de l’Agriculture Pierre Paradis, des consultations en vue de la mise à jour des problèmes et des difficultés qu’affronte la relève agricole. L’Union paysanne et le Conseil des entrepreneurs agricoles ont déjà fourni des listes de noms de personnes que devrait rencontrer Jean Pronovost. L’Union des producteurs agricoles (UPA) refuse de fournir des noms, mais entend faire des représentations directes au ministre Paradis qui se dit cependant convaincu que son mandataire pourra tout de même rencontrer des agriculteurs et des jeunes de la relève dans toutes les sphères de production et de toutes les tendances. Au Bulletin des agriculteurs, Jean Pronovost a soutenu qu’il amorce ses consultations avec beaucoup d’ouverture et en haute considération pour l’agriculture et les agriculteurs québécois. Croyez-vous que parler de soutien à la relève, c’est parler de nécessité et d’urgence ? Absolument et une mise à jour, la plus objective possible, de tout le contexte est nécessaire. Les préoccupations varient d’un type de ferme à un autre et comme le succès de notre agriculture s’appuie pour beaucoup sur sa diversité, il faut une variété de moyens. Le fond de terre, les bâtiments et les droits de produire

Donc, comme à la Commission en 2008, vous prônez toujours certains ajustements du système ? L’agriculture est un tout. Tous les éléments interagissent les uns avec les autres. Il faut pouvoir accéder à l’agriculture que l’on soit du type entrepreneur ou plutôt artisan. Si on souhaite une petite exploitation, on doit pouvoir être autorisé par la Commission de protection du territoire agricole (CPTAQ) à n’occuper qu’une petite terre, même s’il faut pour cela qu’il y ait morcellement. Pour d’autres, on peut penser que la location sera adéquate. Sur la base du nouveau contexte d’acquisition de blocs de terres par des investisseurs, on peut aussi envisager des partenariats agriculteurs-entrepreneurs. Il faut une variété de formules. Mais ce que l’on appelle l’accaparement des terres en inquiète plusieurs ? Pourquoi serait-on plus inquiet en agriculture qu’on ne l’est dans les autres secteurs de l’économie ? Les partenariats sont fréquents partout. Des gens d’affaires n’ayant aucune expertise dans le domaine où ils investissent soutiennent des entreprises et permettent le maintien d’activités économiques diversifiées. Pourquoi cela serait-il différent en agriculture ? On dit que contrôler la terre, c’est contrôler la production ! Chez nous, on voit encore majoritairement l’agriculture par le canal de la propriété du sol. Dans plusieurs pays, on pratique une agriculture diversifiée et prospère sur

des terres louées à long terme ou en partenariat d’affaires. Aussi, n’imaginons pas que quelques entreprises en viendront à posséder la grande majorité des terres du Québec. Tout comme en usinage métallique ou en travail du bois, ce ne sont pas tous les entrepreneurs, toutes les familles qui accepteront les partenariats. La formule a elle-même ses limites d’autant plus qu’elle favorise à peu près exclusivement les grandes cultures. Il restera toujours une part importante de notre agriculture où le lien sera maintenu entre la propriété du sol et l’exploitation. Tout est question d’équilibre. Autant une région ne peut assurer son avenir sur la seule grande industrie, autant l’agriculture doit être diversifiée dans ses formules et dans ses productions. Et si jamais il y avait un véritable accaparement des sols, à ce moment le gouvernement pourrait intervenir. Mais il faut penser qu’une exploitation agricole doit pouvoir faire vivre ses exploitants ? Encore là, il n’y a pas de modèle unique. On semble considérer que le revenu doit être exclusivement agricole. Pourtant, depuis toujours, sur bon nombre de fermes, une part du revenu est venue de l’extérieur, par exemple des chantiers forestiers. Aujourd’hui, nombre d’activités externes viennent combler les budgets de beaucoup de familles agricoles. L’avenir de l’agriculture dépend pour beaucoup de décisions politiques et de soutien à la relève ? Oui, mais aussi pour beaucoup des agriculteurs eux-mêmes. Combien de produits dans nos marchés et épiceries nous arrivent encore de l’extérieur alors qu’ils pourraient être produits ici. On doit viser davantage la diversité et remettre en culture un nombre incroyable de parcelles qui sont à l’abandon, même en pleines zones agricoles. On peut vendre davantage à l’extérieur certes, mais surtout, les Québécois veulent manger plus local.  LE BULLETIN DES AGRICULTEURS  AVRIL 2015  7


POINT DE VUE

PROPOS RECUEILLIS PAR ANDRÉ PIETTE

François Dupuis

PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES qui pourraient ne plus pouvoir jouer le rôle de locomotive qu’elles ont occupé ces dernières années. L’effet sur le prix des matières premières, dont le pétrole, serait négatif puisque la demande sera plus faible. Les yeux sont aussi rivés sur l’Europe où les risques géopolitiques pourraient perturber l’économie. On n’a qu’à penser au conflit entre la Russie et l’Ukraine.

François Dupuis est économiste en chef au Mouvement Desjardins. André Piette, coordonnateur du développement des affaires et des communications au CRAAQ, l’a rencontré pour discuter économie. Il pointe ainsi les facteurs qui suscitent l’optimisme… et ceux dont on devrait s’inquiéter ! Le prix du pétrole a dégringolé, les taux d’intérêt demeurent très faibles, le dollar canadien a perdu 20 % de sa valeur par rapport au dollar américain : si vous étiez agriculteur, qu’est-ce que vous surveilleriez au cours des prochains mois ? Je regarderais principalement les prix de l’énergie et la valeur du dollar canadien. Le contexte actuel rend le suivi et la prévision de ces deux éléments particulièrement difficile. L’évolution des taux d’intérêt est moins préoccupante et moins volatile dans l’immédiat. Pensez-vous que le prix du pétrole pourrait revenir à court terme à son niveau d’il y a quelques mois, soit à plus de 100 $ le baril ? Les conditions ne sont pas réunies actuellement pour une remontée des prix à ces niveaux. L’offre de pétrole sur le marché excède largement la demande. Une remontée des cours du pétrole est attendue dès le milieu de 2015, mais ils seront loin des 100 $ le baril. C’est à se demander si nous ne sommes pas entrés dans une période de prix du pétrole relativement faibles qui pourrait s’étendre sur plusieurs années. En effet, les prix devraient demeurer faibles un certain temps, mais les niveaux observés récemment ne semblent pas soutenables sur une longue période. Une remontée pourrait se profiler d’ici deux ans en fonction des événements économiques et politiques. D’ici là, on observera beaucoup de volatilité. La baisse de la valeur de notre dollar par rapport au dollar américain comporte des avantages et des inconvénients. Globalement, notre agriculture y gagne ou y perd ? Il est toujours difficile de faire le partage et 8

AVRIL 2015

LE BULLETIN DES AGRICULTEURS

de connaître l’effet sur tout le secteur agricole. Il est évident que le coût de la machinerie et des logiciels spécialisés provenant des États-Unis sera plus élevé. Par contre, les exportateurs reçoivent davantage et il devient plus facile de couvrir les frais d’exploitation. De plus, le coût des aliments importés augmente et rend les produits canadiens plus compétitifs sur nos marchés. D’autres facteurs que le prix du pétrole et le cours du dollar pourraient-ils avoir une influence importante sur notre agriculture ? Certainement. Les facteurs économiques ne sont qu’une partie de l’équation. Les négociations commerciales peuvent avoir un impact considérable sur la production. Pensons à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) ou à l’Accord économique et commercial global avec l’Europe. Les politiques de nos principaux partenaires commerciaux (aide à la production, restrictions sanitaires, embargos, etc.) peuvent changer rapidement les conditions d’exploitation. Les crises sanitaires et les humeurs de Dame nature peuvent avoir un effet dévastateur sur la production et sur les prix. Souvenons-nous de l’impact de la sécheresse dans le Midwest américain en 2012. De façon générale, le contexte économique semble s’améliorer en 2015. Qu’est-ce qui pourrait compromettre ce scénario ? Bien des facteurs risquent de changer les perspectives pour 2015. Parmi ceux-ci, la faiblesse récente des économies émergentes

Plus près de nous, qu’est-ce qui demeure préoccupant ? Notre croissance économique pourrait être affectée davantage si la baisse des prix des matières premières devait s’intensifier et se prolonger. Au Québec comme au Canada, l’endettement des ménages et leur vulnérabilité face à des hausses de taux d’intérêt les empêcheraient de contribuer davantage à l’économie. D’autre part, le marché du travail devra être plus performant qu’en 2014 au Québec, car la création d’emploi a été pratiquement nulle. Heureusement pour le secteur agricole, l’alimentation demeure un besoin de base et les dépenses ne fluctuent pas de façon très vigoureuse d’une année à l’autre.


Assurance agricole

Toutes les protections et l’expertise... à la même enseigne ! Simplifiez-vous la vie : confiez la protection de tout votre patrimoine à Intact Assurance agricole, un spécialiste dans le domaine ! • Couverture complète pour votre exploitation : responsabilité civile, assurance habitation, etc.

• Approche préventive avec une équipe de préventionnistes chevronnés • Service 24/7 Réclamations

• Assurance pour tous vos véhicules : commerciaux, personnels et récréatifs

Pour profiter de tout cela, et plus encore, appelez votre courtier d’assurance ou visitez intact.ca.

Auto • hAbitAtion • entreprises

Certaines conditions, limitations et exclusions s’appliquent à toutes nos offres. Vos contrats d’assurances prévalent en tout temps : veuillez les consulter pour un exposé complet des protections et exclusions. © 2015, Intact Assurance Agricole inc. Tous droits réservés.


EN COUVERTURE

MATERNITÉ MODERNE NOUVEAUX COPROPR

10  AVRIL 2015  LE BULLETIN DES AGRICULTEURS


PAR MARIE-JOSÉE PARENT, AGRONOME

NE POUR PRIÉTAIRES

À la ferme Danmarc, les employés Pascal et Jean-François Lavigne sont devenus copropriétaires de l’entreprise. La maternité porcine, dont ils dirigent les opérations, vient de passer au logement de truies gestantes en groupes.

D

ans la maternité de la ferme Danmarc à Saint-Célestin, ne cherchez pas Jean-Claude Parr et Maurice Tourigny, les deux propriétaires majoritaires. Ils ont certes une place centrale dans les activités de l’entreprise, mais pas dans le quotidien des opérations depuis la construction de la maternité en 2001. C’est plutôt Pascal Lavigne et son frère Jean-François qui sont responsables de l’élevage. En fait, jusqu’à cette année, Pascal et Jean-François étaient de simples employés. Aujourd’hui, ils possèdent chacun 10 % des parts de l’entreprise spécialisée dans la production de porcelets et dans la production d’œufs d’incubation pour la production de poussins destinée à la production de poulets à griller. La maternité porcine qu’ils dirigent n’a rien de banal. De 1000 truies, la ferme est passée à 2400 truies en 2013. La maternité agrandie est l’une des premières au Québec dans laquelle les truies gestantes sont en groupes et alimentées par un distributeur automatique de concentré (DAC). L’entreprise est à la fine pointe de ce qui est recherché en production porcine en matière de biosécurité. Installée dans une région à faible densité porcine, la ferme dispose d’un chemin d’accès privé, d’une

Pascal et Jean-François Lavigne

PHOTOS : YVON THÉRIEN

FERME DANMARC

LE BULLETIN DES AGRICULTEURS

AVRIL 2015

11


Il ne s’agit pas seulement

de suffire à la tâche... C’est plus encore. C’est d’avoir la certitude que la gestion du fumier contenu dans votre lagune ou dans votre fosse de béton se fera rapidement et efficacement. L’Agi-Pompe articulée se distingue par son hélice offrant une agitation constante jusqu’à 18 000 gpm et ce tant en mode chargement qu’en mode agitation. Équipé d’un caisson articulé, le jet d’agitation combiné au pivotement vertical de 40° du caisson permet de réduire significativement le temps pour homogénéiser le contenu de la fosse. GEA Farm Technologies vous offre des équipements au rendement imbattable.

Agi-Pompe articulée Centre Laitier de Notre Dame du Nord Ltée Notre-Dame-du-Nord 819.723.2256 Claude Decelles

GEA Farm Technologies Canada Inc.

Drummondville — 819.477.7444

GEA_PompePTO_Bulletin_2015-01

Les Entreprises Granby-Silo Inc. Ange-Gardien — 450.293.1443

Les Équipements Agricoles Houle Inc. Lambton — 418.486.7672

Les Équipements Tousignant Ste-Cécile-de-Lévrard — 819.263.1010

Équipements Dallaire Inc. Ste-Hénédine — 418.935.3351

F. Gérard Pelletier Inc. Saint-Pascal — 418.492.2439

Les Équipements de Ferme BHR Inc. Howick — 450.825.2158

Équipements Agricoles Bédard Victoriaville — 819.758.2711

Équipements de Ferme C. Lesage Inc. St-Léon — 819.228.5694 Pascal Germain, représentant St-Marc-des-Carrières — 418.268.8103

Équipements Agricoles G. Lynch & Fils Inc. Coaticook — 819.849.2888

Équipements Laitiers Gagnon Inc. Alma — 418.668.8068 St-Prime — 418.251.5051

Garage G.L. Gagnon Inc. St-Michel — 418.884.2271 Garage Guy Gauthier Inc. St-Hilarion — 418.457.3977 Hervé Lacharité & Fils Inc. Nicolet — 819.293.8676

Lawrence’s Dairy Supply Inc. Moose Creek, Ont. — 613.538.2559 Bourget, Ont. — 613.487.2946 R. Ouellet, Équipement de Ferme Inc. St-Jean-de-Dieu — 418.963.2133 Amqui — 418.629.1441 Services Agricoles Mont-Laurier Mont-Laurier 819.440.5758 819.440.4296 Yannick Ménard

GEA Farm Technologies Canada Inc.

Drummondville — 819.477.7444

/GEAFarming

GEA Équipement de ferme | Houle engineering for a better world

12  AVRIL 2015  LE BULLETIN DES AGRICULTEURS

GEA Farm Technologies


1

2

3

1. Tout n’a pas été rose lors de l’adaptation vers les truies en groupes, mais aujourd’hui, les animaux sont biens. 2. Après leur séjour en quarantaine, les cochettes sont placées en acclimatation afin de s’adapter à l’environnement de la maternité.

quarantaine isolée, d’un garage pour le transfert des porcelets entre camions, d’un bâtiment réfrigéré éloigné de la maternité pour les carcasses d’animaux, dans lequel on retrouve également un casier pour la semence des verrats. Nul ne peut visiter la ferme, à moins d’avoir reçu une invitation spéciale. Même le vétérinaire de la ferme ne procède pas à des visites de routine. Et c’est sur papier que Jean-Claude Parr et Maurice Tourigny s’informent des performances d’élevage. Tout le transport d’animaux et de moulée est assuré par la ferme Claudelaine, l’autre entreprise agricole de Jean-Claude Parr.

De 1000 à 2400 truies La ferme Danmarc était à l’origine une ferme productrice d’œufs d’incubation. Devenus uniques propriétaires en 1999, Jean-Claude Parr et Maurice Tourigny ont déménagé la ferme à Saint-Célestin. L’idée d’investir en production porcine a germé. Ne connaissant rien à la production, ils voulaient toutefois en faire une ferme à la fine pointe des pratiques d’élevage. « Nous sommes des passionnés de l’agriculture », résume Maurice Tourigny. Jean-Claude Parr et lui ont chacun leur entreprise de production de poulets à griller : ferme Claudelaine et ferme CJA. En 2007, avec l’augmentation de l’âge au sevrage à 21 jours, la maternité est agrandie par l’ajout de deux chambres de mise bas. Ensuite, le garage chauffé pour le transfert des porcelets est construit. Puis, c’est le tour de la quarantaine construite dans un boisé. La grandeur de celle-ci est conçue en prévision de la prochaine étape : la maternité de 2400 truies. « Nous avons attendu que nos acheteurs de porcelets soient prêts avant de construire », raconte Maurice Tourigny. L’acheteur, c’est Isoporc.

4 Jean-François (3) et Pascal (4) Lavigne ont participé à la construction de la toute première maternité de 1000 truies, en 2000 et 2001. Aujourd’hui, il dirigent les opérations de la maternité qui est passée à 2400 truies il y a deux ans.

Adaptation Durant les premiers mois, l’adaptation aux truies gestantes en groupes n’a pas été facile pour Pascal, Jean-François et les autres employés de la maternité. « Ç’a été pire d’acclimater les vieilles truies que les nouvelles », se rappelle Pascal Lavigne. Les truies de deuxième parité et plus devaient dorénavant marcher pour se rendre au DAC si elles voulaient manger. Plusieurs ont dû être réformées. « On voit la différence, raconte Jean-François Lavigne. Les truies sont plus actives. Elles marchent mieux. » Les cochettes ont été habituées au DAC dès leur entrée en quarantaine. Ce fut donc plus simple pour les jeunes truies lorsqu’elles ont été transférées dans la maternité. Au même moment, de nouveaux employés commençaient dans l’entreprise. De trois, ils sont passés à huit. Tout cela a nécessité beaucoup de temps. Pour LE BULLETIN DES AGRICULTEURS  AVRIL 2015  13


La puce à l’oreille permet d’identifier la truie lorsqu’elle se présente à la mangeoire dans la section gestation en liberté.

ROUTINE À LA MATERNITÉ DE LA FERME DANMARC

l’adaptation des truies, ils ont notamment eu l’aide de l’agronome Sébastien Turcotte du Centre de développement du porc (CDPQ). « Maintenant, ça va beaucoup mieux, raconte Pascal. Au début, seulement 20 % des truies allaient toutes seules au DAC. Maintenant, c’est 95 % après deux jours. » Le système de DAC de la compagnie française ACEMO enregistre la consommation de chaque truie. Sur l’écran d’ordinateur ou sur le téléphone intelligent, Pascal et Jean-François voient en direct les truies qui n’ont pas encore mangé durant la journée. « Dans 90 % des cas, les truies habituées qui ne vont pas au DAC, c’est parce qu’elles ont perdu une puce », explique Pascal. La puce d’oreille permet au DAC de reconnaître la truie et de lui donner son repas. Elles ont droit à 19 repas par jour de 146 g chacun. À la fin de chaque portion, tant qu’elles restent dans le DAC, elles ont une portion supplémentaire jusqu’au maximum permis par jour. La gestation renferme entre 1100 et 1200 truies. Elles sont réparties en 10 groupes doubles : cochettes dans un petit parc et truies de parité deux et plus dans le plus grand. Chaque jour, les employés marchent dans les parcs, soit pour vérifier les abreuvoirs ou les robots, pour intervenir si une truie n’a pas mangé ou encore pour les vaccins. « C’est plus facile lorsque les truies sont tout le temps en cages, mais en parcs, on voit des choses qu’on ne voyait pas avant, raconte Jean-François. On dit que c’est pour le bien-être animal. Ils sont bien, les animaux. » Pascal confirme : « Ça se chamaille pendant une heure à une heure et demie, mais après, ça se calme, dit-il. Les gens disaient qu’en groupes, les truies allaient se batailler, mais ce n’est pas si pire. » 14

AVRIL 2015

LE BULLETIN DES AGRICULTEURS

Outre la gestation, le restant du bâtiment est semblable à ce qu’il était avant, sauf qu’il y a davantage de chambres de mise bas. Il y a aussi deux nouvelles acclimatations et l’ancienne gestation est devenue le bloc saillie. Des lumières additionnelles ont cependant été ajoutées. En intégrant les frères Jean-François et Pascal Lavigne et en construisant une nouvelle maternité au goût du jour, Jean-Claude Parr et Maurice Tourigny ont assuré l’avenir de leur entreprise porcine. Leurs propres enfants préfèrent les poulets. Âgés de 34 et de 37 ans, Jean-François et Pascal deviennent copropriétaires d’une entreprise à la fine pointe qu’ils n’auraient pas pu acheter autrement. « S’entourer de bons employés, c’est la base du succès », dit Maurice Tourigny. Et savoir les retenir, c’est l’autre élément central. La prochaine étape consolidera ce lien avec la réfection des douches et de l’espace des employés prévu à l’origine pour trois personnes.

Jean-Claude Parr et Maurice Tourigny prennent les meilleures décisions pour la destinée de leur maternité, tout en laissant le quotidien à leurs nouveaux associés.

LES SECRETS DU SUCCÈS, SELON JEAN-CLAUDE PARR


Deux fois plus de raisons de choisir CIRCOVAC ®

Le premier vaccin contre le CVP2 pour les truies et les porcelets CIRCOVAC est le premier vaccin contre le CVP2 approuvé à la fois chez les truies et les porcelets pour protéger l’ensemble du troupeau de la naissance à la finition. Maintenant, vous pouvez choisir comment vous vaccinez votre troupeau contre la maladie causée par le CVP2. CIRCOVAC vous offre la souplesse de vacciner les truies ou les porcelets, selon ce qui vous convient. ®

CIRCOVAC : Un vaccin, deux options. ®

Consultez votre médecin vétérinaire dès aujourd’hui. ®

www.merial.ca

SWI_15101_Bulletin_Agriculteurs_Circovac_1p_fr.indd 1

CIRCOVAC est une marque déposée de Merial Limitée. © 2011 Merial Canada Inc. Tous droits réservés. CIRC-11-7008-JA MERO-2021

2015-03-17 09:40 AM


CULTURES

PAR ANDRÉ DUMONT

SURVOLER LES CHAMPS EN TOUTE «C LÉGALITÉ Les drones envahissent l’agriculture ! Voici le témoignage de trois nouveaux propriétaires de drones, suivi d’un survol de la réglementation qui leur permet maintenant de s’en servir sans tracas.

16  AVRIL 2015  LE BULLETIN DES AGRICULTEURS

’est super simple d’utilisation. Même un enfant pourrait s’en servir ». À 26 ans, Pierre-Luc Barré vient de découvrir un nouveau jouet, qui a le mérite d’être très utile à la ferme. Acquis à l’été 2014, son drone, un quadricoptère DJI Phantom Vision 2, lui a déjà permis de dépister plusieurs problèmes. Par exemple, en survolant un de ses champs de maïs, notre producteur de Saint-Damase s’est rendu compte qu’après être passé d’un vibro de 9 m à un modèle de 14 m, les pneus de son tracteur articulé avaient provoqué de la compaction. Le maïs est arrivé en croix plus tard là où les pneus ont circulé plus d’une fois. L’an prochain, il fera plus attention.


Obtenez-en plus pour votre argent avec le Navigator Le Navigator est un choix évident alliant qualité, sécurité, simplicité et valeur.

– Réservoir de 3000, 3500, 4000 ou 6000 litres – Rampes EAGLE de 45 à 100 pi ou rampes FORCE de 80 à 132 pi (modèle 6000 seulement) – Rampes DUAL FOLD EAGLE de 90/60 pi ou 120/90 pi – Suspension sur essieu et rampe

PHOTO : ALEX BENOIT, LES FERMES BENCO

– Châssis fait d’acier DOMEX Le drone a aussi permis de constater visuellement l’effet d’une application par avion de fongicides sur un champ de maïs. L’été a été pluvieux et l’application s’est avérée bénéfique. « Dans la zone non traitée, le maïs passait du vert au jaune. La différence était à couper au couteau », rapporte Pierre-Luc Barré. Le drone a permis de diagnostiquer un problème de qualité d’un lot de semences de pomme de terre. La vue du haut des airs donnait un aperçu précis de la zone touchée. « Avec le drone, j’allais tout de suite voir au bout du champ, raconte le producteur Pierre-Luc Barré. Je descendais à 2 pi du sol et je prenais une photo. »

Trouver plus rapidement Cette nouvelle façon de dépister profitera aussi aux représentants et conseillers agricoles, prévoit Mario Bergeron. « Quand on marche dans un champ de 100 ha, c’est un coup de dé. On peut passer à côté de beaucoup de zones problématiques », dit ce représentant Pioneer, qui travaille aussi avec William Houde. Maintenant qu’il dispose d’un drone, la tâche de Mario Bergeron sera simplifiée. « Je démarre l’appareil, il survole le champ et avec la caméra, je vois rapidement s’il y a un problème. Je note les coordonnées GPS du problème repéré et avec le producteur, on part à pied le retrouver. »

– Qualité HARDI de la pompe jusqu’aux buses – Roues doubles en option sur tous les modèles

Pour connaître votre concessionnaire le plus près, visitez lebulletin.com/hardi

représente HARDI au Québec depuis plus de 20 ans. 450 778-0444

hardi-us.com

LE BULLETIN DES AGRICULTEURS  AVRIL 2015  17


Scannez ce “code QR” avec votre téléphone intelligent pour accéder sur Youtube aux vidéos de la machinerie Kverneland ! 1

3

La Herse Rotative

Le Qualidisc, idéal pour le travail de printemps!

Ce printemps, Mario Bergeron entend suivre de près l’émergence du maïs dans les champs. Il se servira notamment de son quadricoptère pour survoler les parcelles Impact de Pioneer. D’autres conseillers agricoles s’équiperont-ils d’un drone ? « D’après moi, ce sont d’abord les producteurs qui vont s’en acheter », répond-il.

Images en saison

Kverneland possède une gamme complète d’équipements qui saura satisfaire vos besoins! Informez-vous auprès de votre concessionnaire Kverneland.

ca-fr.kvernland.com 18

AVRIL 2015

LE BULLETIN DES AGRICULTEURS

Producteur de grandes cultures à SaintDominique, Alex Benoit n’aura pas attendu qu’un agronome débarque chez lui avec un drone. « Je suis quelqu’un qui suit les nouvelles technologies et je voyais qu’aux ÉtatsUnis, il y avait un grand engouement pour les drones », dit ce nouveau propriétaire d’un drone à quatre hélices DJI Phantom Vision 2. Alex Benoit s’est servi de son appareil pour apprécier l’impact du gel du 19 septembre et pour constater un problème de sclérotinia dans le soya, qui n’était pourtant pas visible du chemin. Avant d’avoir un drone, il utilisait parfois les images de Google Earth pour identifier des zones problématiques dans ses champs. Cependant, ces images sont générées à partir de photos prises une seule fois. Il voulait disposer d’images aériennes en saison, au moment voulu.


2

PHOTOS : MARIO BERGERON, LES ENTREPRISES MA-GI, ANDRÉ DUMONT ET PIERRE-LUC BARRÉ

4

Les données du capteur de rendement de sa moissonneuse-batteuse pouvaient aussi le diriger vers les zones à problèmes, mais elles ne donnent qu’une lecture finale, qui est l’addition de tout ce qui s’est passé en saison. « Tu sèmes et tu récoltes, mais entre les deux, il s’en passe des choses », dit-il. Alex Benoit a l’intention d’utiliser régulièrement son drone en 2015, en ciblant certains champs. « C’est un outil qui va nous aider à remettre en question nos pratiques culturales, dit-il. Est-ce telle machine qui cause la compaction ? S’agitil de problèmes de drainage ou d’application d’engrais ? »

Réglementation En novembre 2014, Transport Canada a modifié son Règlement de l’aviation pour simplifier l’usage non récréatif des petits véhicules aériens non habités (UAV ) et permettre leur usage dans l’espace aérien dans des conditions sécuritaires. Le Bulletin des agriculteurs a examiné pour vous l’information diffusée par Transport Canada au sujet des nouvelles exemptions et obtenu des précisions de son porte-parole Ben Stanford.

5

Pour éviter toute tracasserie administrative, il est préférable de n’utiliser que des drones de 2 kg ou moins. On profite alors d’une exemption qui permet de faire voler l’appareil sans obtenir au préalable un Certificat d’opérations aériennes spécialisées (COAS). En s’en tenant à un appareil de petit gabarit, il devient possible de l’exploiter sans permission de Transport Canada. Cependant, il faut respecter des conditions de sécurité strictes (liste partielle) : > Avoir 18 ans ou plus. > Être prudent, alerte et sans l’influence d’alcool ou de drogues. > Disposer d’une assurance responsabilité d’au moins 100 000 $. > Utiliser l’appareil en vision directe et le garder dans son champ de vision en tout temps. > Rester à au moins 30 m des personnes, des animaux, des bâtiments, des structures et des véhicules qui n’ont rien à voir avec l’activité. > Ne pas utiliser l’UAV à moins de 9 km d’un aéroport ou d’une zone bâtie. > Ne pas utiliser l’UAV au-dessus de foules ou à plus de 90 m d’altitude. Un producteur agricole pourrait faire valoir qu’il fait un usage récréatif plutôt

1. Une partie de ce maïs semé à trop haute densité a subi de la verse. En 2015, on fera varier les taux de semis selon les types de sol. 2. La variabilité dans un champ n’est pas toujours visible à pied. Mais du haut des airs, on voit tout! 3. La moitié gauche de ce champ de maïs n’a pas reçu le traitement fongicide qui a été appliqué par avion sur la moitié de droite. 4. Grâce à cette photo d’un champ de pommes de terre, Pierre-Luc Barré a pu démontrer un problème de qualité d’un lot de semences. 5. Pour Pierre-Luc Barré, le drone est déjà un outil indispensable pour l’amélioration de ses cultures.

que commercial de son appareil et qu’il n’a pas à souscrire à une assurance responsabilité civile. Voici ce que dit Ben Stanford à ce sujet : « si l’agriculteur se sert d’un UAV dans le cadre de son travail, il doit être titulaire d’une police d’assurance-responsabilité d’au moins 100 000 $ ». Qu’en est-il des agronomes et autres conseillers agricoles qui se présenteraient chez des producteurs avec un drone ? Ils bénéficient de la même exemption qu’un agriculteur qui fait voler son propre drone sur ses terres. Il suffit d’utiliser un appareil de 2 kg ou moins.  Pour plus d’information, consulter le site de Transport Canada à l’adresse suivante : tc.gc.ca/lj18t LE BULLETIN DES AGRICULTEURS  AVRIL 2015  19


CULTURES

PAR ANDRÉ DUMONT

LES BIOSTIMULANTS À LA CONQUÊTE DES GRANDES CULTURES Les prochains grands gains de rendement en grandes cultures passerontils par l’usage de biostimulants ? Des entreprises d’ici sont prêtes !

Récolte d’algues brunes par l’entreprise Organic Océan, de Rimouski. Ces extraits servent à fabriquer des biostimulants.

20  AVRIL 2015  LE BULLETIN DES AGRICULTEURS

L

’histoire de l’agriculture est marquée de grands bonds de productivité, de l’invention de la charrue à la mécanisation, en passant par la chimie et la génétique. Ces dernières années cependant, la croissance des rendements s’essouffle. Le prochain grand bond sera-t-il celui des biostimulants ? Après avoir fait leurs preuves en culture maraîchère, les biostimulants prennent d’assaut les grandes cultures. La vague est si profonde que les grandes multinationales de l’agrochimie y investissent des

millions. Près de chez nous, des joueurs locaux sont déjà positionnés pour tirer leur épingle du jeu. Le Bulletin les a interrogés. Les biostimulants sont des produits d’origine naturelle ayant pour effet de stimuler les plantes dans leur processus naturel d’absorption des nutriments et de l’eau. Ils ne sont pas des engrais en tant que tels. Ils sont réputés aider les végétaux à poursuivre leur croissance en période de stress. De la « poudre de perlimpinpin » ditesvous ? Les intervenants interrogés parlent


Optimiser le rendement, préserver l’environnement d’augmentations de rendement de 2 % à 10 %, résultats d’essais à l’appui. Cela peut sembler bien beau sur papier, mais ce n’est pas d’hier que des biostimulants sont proposés aux producteurs de grandes cultures, prévient l’agronome Gilles Tremblay, chercheur au CÉROM. « En parcelles contrôlées, en serre ou en laboratoire, ces produits ont souvent un potentiel plus grand, dit le chercheur. Quand on se retrouve au champ, dans des conditions biotiques différentes, avec toutes sortes de stress, c’est là que ça va moins bien. » Les fabricants de biostimulants le reconnaissent : le grand défi consiste à trouver des supports et des formulations pour que les biostimulants soient efficaces dans la grande variété de conditions qui se présentent dans nos champs. Pour l’instant, un seul biostimulant n’a plus de preuves à faire en grandes cultures : l’inoculant bactérien pour les semences de soya. « Le coût n’est pas très élevé et l’impact en vaut la peine. Je ne courrais pas le risque de ne pas en utiliser », dit Gilles Tremblay.

Algues marines C’est sur les rives du Saint-Laurent dans les environs de L’Isle-Verte que l’entreprise québécoise Organic Océan récolte la matière première de son biostimulant : l’algue brune Ascophyllum nodosum. Cette algue a des propriétés qui lui permettent de survivre aux marées quotidiennes, qui lui imposent l’asphyxie sous l’eau salée par marée haute, et l’exposition à l’air, au soleil et au froid intense par marée basse. « Nous avons choisi cette algue pour en extraire certaines molécules actives et les formuler de façon à pouvoir transférer, en quelque sorte, une partie de ses propriétés d’adaptation aux stress à des plantes terrestres », explique Martin Poirier, président et fondateur d’Organic Océan. Le produit Folium3 Tonic est disponible dans le réseau de La Coop fédérée et les Agrocentres. Il s’agit d’un liquide conçu pour se mélanger avec les autres produits (herbicides, engrais liquides, etc.) appliqués avec le pulvérisateur,

Le saviez-vOus : Le type d’engrais azOté utiLisé infLuence nOn seuLement Le rendement mais aussi La quaLité de vOs récOLtes. L’utilisation des engrais répond à une règle d’or très simple : apporter la bonne dose au bon moment. L’application d’engrais de manière fiable et précise réduit les pertes dans l’environnement et favorise l’absorption par les cultures. Dans les essais aux champs, les ammonitrates ont régulièrement démontré leur meilleure efficacité, en terme de rendement et de qualité, comparativement à l’urée ou aux solutions azotées. Pour une même dose d’azote appliquée, vous pouvez obtenir une augmentation de 2 à 5 % de rendement avec l’ammonitrate.

Teneur en protéines plus faibles pour les solutions azotées et l’urée à dose d’azote identique Céréales d’hiver 12,8 % 12,6 % 12,4 %

-0,3 %

12,2 % 12 %

-0,5 % Ammonitrate

Solution azotée

Urée

Source : Étude du ministère de l’agriculture du Royaume-Uni (DEFRA-2003-2005)

De plus, le choix du produit peut aussi contribuer à augmenter la qualité de la récolte. Par exemple, l’utilisation des ammonitrates peut favoriser une teneur en protéine plus élevée dans les céréales d’hiver (voir graphique). Voilà pourquoi l’ammonitrate can 27 yaraBela de yara figure parmi les sources d’azote les plus efficaces et les plus fiables. Pour en savoir plus, consultez votre fournisseur de fertilisants.

yara.com LE BULLETIN DES AGRICULTEURS  AVRIL 2015  21


Champ de blé mycorhizé avec Myke Pro.

Les petits drones à hélices s’avèrent très utiles en grandes cultures pour dépister les champs. Ils peuvent survoler 100 ha en quelques minutes et prendre des images géoréférencées des zones problématiques. La qualité des photos et des vidéos est impressionnante pour un si petit appareil. La majorité des modèles ont un mode « semi-automatique » qui utilise les satellites pour stabiliser le vol. Ils sont faciles à piloter même pour un débutant. Dans cet épisode de Défi maïs, Vincent Tétreault explique les principes de base pour réussir son premier vol. Visionnez cet épisode de Défi maïs sur le Bulletin.com, onglet Défi maïs. COMMANDITÉ PAR

22

AVRIL 2015

la pollinisation et la maturité pour fabriquer et remplir ses grains. Pour un rendement de 12 t/ha, c’est 200 kg par jour par hectare. Pour chaque jour de stress pendant lequel le plant se protège et n’absorbe pas d’eau et de minéraux, il y a une perte. » En application foliaire, les biostimulants auraient pour effet de stimuler l’appétit des plantes, les encourageant à prélever plus de nutriments dans le sol, explique Abderrezak Khedim. Elles continueront à croître même lorsque soumises à des stress, atteignant ainsi plus facilement leur potentiel de rendement. « Les algues que nous utilisons sont au sommet du règne végétal en ce qui a trait à la production de matière sèche, dépassant les 200 tonnes par hectare par année. C’est dix fois plus que le maïs. »

Algues de Bretagne

Mycorhizes

Des produits à base d’algues marines devraient être disponibles chez William Houde dès cette année. Ce réseau de vente d’intrants agricoles appartient au Groupe Roullier, déjà connu pour sa production de biostimulants en Europe. À partir d’algues prélevées en eau salée en Bretagne, le Groupe Roullier fabrique des extraits qui donneraient d’excellents résultats dans plusieurs cultures. Il est question de 20 % plus de rendement dans la production de pommes de terre et de 500 kg/ha de plus dans le soya et le maïs. L’introduction de ces produits au Canada est la mission d’Abderrezak Khedim. « Ces biostimulants préviennent les stress, illustre-t-il. Dans le maïs, par exemple, le plant a environ 60 jours entre

Le géant québécois des biostimulants, c’est Premier Tech, à Rivière-du-Loup. Son produit Myke Pro est répandu en production horticole. On le retrouve facilement en jardinerie, notamment pour les gazons. Il s’agit d’un inoculant mycorhizien. Il n’offre rien de moins aux plantes qu’une extension de leurs racines sous forme d’un réseau de champignons microscopiques. Avec le soya et les pommes de terre, Myke Pro donnerait jusqu’à 10 % d’augmentation de rendement. Dans le maïs, on parle de 5 % à 6 % plus de rendement. Le produit fonctionne aussi avec le blé, les pois et les lentilles. « Des mycorhizes, il y en a déjà dans le sol, mais en quantité insuffisante et pas nécessairement bien positionnées près des semences, explique

PHOTOS : PREMIER TECH

DÉPISTER EN QUADRICOPTÈRE

afin d’éviter le coût supplémentaire d’un passage au champ. Il aurait la capacité d’augmenter le rendement en stimulant le développement de la masse racinaire et en induisant une meilleure résistance à plusieurs types de stress, dont le manque d’eau. Organic Océan a d’abord ciblé le secteur maraîcher, où l’avantage économique d’utiliser un biostimulant est plus facile à obtenir. Dans le soya, l’augmentation de rendement se chiffre entre 2 % et 5 %, confie Martin Poirier. Des essais sur le maïs auront lieu cette année. « En grandes cultures, il reste encore des ajustements à faire en ce qui concerne l’application du produit pour en arriver à un mode d’emploi parfaitement adapté à ces cultures là. Mais, je vous dirais que les résultats préliminaires sont très, très intéressants. »

LE BULLETIN DES AGRICULTEURS

34845


L’inoculant mycorhizien est particulièrement efficace sur les pommes de terre.

Serge Gagné, directeur de la recherche et du développement chez Premier Tech. De plus, les saisons chez nous sont courtes, il est donc important que la mycorhization se fasse tôt, pour que la plante en profite pendant toute la saison. » Lors des épisodes de sécheresse, les mycorhizes font une grande différence, soutient Serge Gagné. « Dans le maïs, nous avons eu des essais où par période de sécheresse, les feuilles des plants mycorhizés n’avaient pas tendance à s’enrouler », rapporte-t-il. La mycorhization aiderait aussi à traverser des printemps froids, du temps pluvieux ou d’autres stress. Ces dernières années, Premier Tech a mis au point une formulation et des équipements qui permettent aux détaillants de prémycorhizer de la semence de soya. Le traitement se conserve pendant 90 jours et il est compatible avec les insecticides appliqués sur les semences. Les producteurs n’ont donc pas à mycorhizer eux-mêmes leurs semences de soya. Premier Tech propose aussi une formulation liquide, qui s’applique en même temps qu’un engrais liquide de démarrage, ce qui le rend plus pratique pour l’utiliser

dans une culture de maïs qu’autrement, il faudrait mycorhizer à la main.

Essais à la ferme La gamme de biostimulants offerte sur le marché est bien plus large que celle décrite ici. On n’a qu’à penser à Optimize

de Novozymes et RR SoyBooster d’Axter, qui auraient pour effet de stimuler la floraison dans le soya. Ces produits ont tous démontré leur efficacité dans un certain contexte, mais fonctionneront-ils chez vous ? Lorsqu’on vous présente des résultats d’une seule année sur une seule ferme au Québec, il faut se méfier, prévient Gilles Tremblay. Rien ne vaut un essai à la ferme, qu’on répétera plus d’une année. Voici le dispositif que Gilles Tremblay suggère : appliquer le produit avec toute la largeur du pulvérisateur, sur toute la longueur du champ, à côté d’une même bande sans biostimulant. À la récolte, ignorez les résultats d’une bande d’environ 3 m à la jonction des deux traitements, puis comparez les résultats immédiatement de chaque côté de cette bande, en mesurant le rendement sur toute la longueur du champ.

Le système racinaire des plants de soya mycorhizés (à droite) au moment du semis est plus développé.

Suivez l’évolution de l’agroindustrie ici Un incontournable : fac.ca/EconomisteAgricole

Obtenez des perspectives, des prévisions et des analyses d’agroéconomistes et de chercheurs, chefs de file de leur domaine au Canada en visitant fac.ca/EconomisteAgricole.

LE BULLETIN DES AGRICULTEURS

34845 F FAC.ca awareness MARKETS 8.125x2.375.indd 1

AVRIL 2015

23

2015-03-11 10:54 AM


Série RX

Moment Bienvenue

au

où vous avez réalisé quel tracteur vous voulez acheter.

Nous vous présentons la série rie RX de KIOTI,® plus puissante et plus économe en carburant. Neuf nouveaux modèles, allant de 66 à 73 HP, faisant tous appel à la technologie ECO de Daedong.® Et ils sont tous équipés pour les rendre aussi confortables et faciles à manier qu’ils sont puissants. Renseignez-vous à KiotiTier4.com ou faites un essai chez votre concessionnaire KIOTI.

OFFRES de rabais

0%

Financement à 0% d’intérêt

GARANTIE

de 4 ans sur groupe motopropulseur

Applicable à l’achat de matériel neuf défini par le programme promotionnel. Crédits sujets à une procédure d’approbation. Offre susceptible d’être modifiée sans avis préalable. Certaines restrictions sont applicables. Consultez votre concessionnaire KIOTI pour plus de détails. Émissions réduites et meilleure consommation des moteurs diesel Daedong du Tier 4 par rapport à ceux du Tier 3. © 2014 KIOTI Tractor Company a Division of Daedong-USA, Inc.

KiotiTier4.com


INFO CULTURES

TEXTES : JOHANNE VAN ROSSUM, AGRONOME

Petit lexique* de la France et du Québec agricole Patate ou pomme de terre ? Génisses ou taures ? Graines ou semences ? Entre le Québec et la France, les mots employés au quotidien diffèrent souvent. Il suffit d’échanger avec nos cousins français sur le Web pour s’en rendre compte. Ces différences de langage portent parfois à confusion. Par ailleurs, le choix des mots reflète souvent les différences culturelles qui séparent les agriculteurs

de l’Hexagone de ceux de la belle pro- des congères. Pour s’y retrouver, voici un vince. Tandis que les Français raffolent lexique illustrant les différences entre le de jargons conceptuels et scientifiques vocabulaire des agriculteurs de la France (concentré de production, plutôt que et du Québec. moulée), les Québécois, eux, prennent soin de franciser certains termes (engrais *Ce lexique a été rendu possible grâce à la collaboration de Benoit Fradin. Nous avons démarreur, plutôt qu’engrais starter). Le oublié un terme ou une expression ? Faitesclimat a aussi une grande influence sur le choix des mots : en France, vous ne trou- en nous part ! Écrivez-nous à l’adresse suiverez pas de bancs de neige, mais plutôt vante : marie-claude.poulin@lebulletin.com

LE BULLETIN DES AGRICULTEURS

AVRIL 2015

25


Lisanne Emond, agronome

Établir la bonne population À chaque champ son taux de semis! Dans la culture du maïs, le choix du bon taux repose sur un équilibre entre la génétique, l’environnement et la gestion des champs. À population trop basse, c’est une partie du potentiel de rendement qui nous échappe, tout en laissant une partie du terrain aux mauvaises herbes. À population trop élevée, on aura des problèmes de compétition pour l’eau et les nutriments, de pollinisation et de verse. Pour obtenir la bonne population, on commence par choisir le bon taux de semis. Pour cela, il faut connaître les hybrides, savoir le potentiel des champs et maîtriser chaque élément de régie.

Génétique

L’amélioration génétique par des traits, tels que la résistance au stress et à la sécheresse, la surface foliaire et la grosseur de l’épi, fait en sorte que les hybrides d’aujourd’hui sont à leur meilleur à des densités plus élevées. Chaque hybride réagira différemment aux populations selon ses traits particuliers; il est donc important de tester les hybrides à différentes populations, ce que nous faisons depuis plus de 30 ans.

Environnement

L’expression du potentiel génétique d’un hybride de maïs dépend énormément de l’environnement où il a été semé. Chaque champ a un potentiel de rendement qui dépend de son type de sol, de sa topographie, de son drainage souterrain et de son égouttement de surface, ainsi que des pratiques culturales des années passées. Règle générale, le taux de semis économique

optimal sera plus élevé pour les champs ayant un bon potentiel : Potentiel moyen (8 t/ha) : 27 000 grains à l’acre Potentiel élevé (12 t/ha) : 35 000 grains à l’acre Potentiel très élevé (15,7 t/ha) : 38 000 grains à l’acre.

Gestion de champ

Le taux de semis doit aussi être modulé selon les conditions spécifiques à la saison. Il sera toujours 5 % supérieur à la population ciblée pour tenir compte des pertes à la germination. On l’augmentera d’un 5 % supplémentaire quand on sème très tôt et que la température du sol risque de chuter sous les 12 °C. Il peut aussi être recommandé d’augmenter le taux de semis de 5 % en présence de résidus très abondants ou, par exemple, de sols argileux sensibles à la compaction et qui ont tendance à créer des mottes en surface. Dans le cas du maïs-ensilage, on sèmera de 2000 à 3000 grains à l’acre de plus. En arriver au bon taux de semis requiert un bon jugement et de bonnes connaissances. Les résultats d’essais de population dans vos propres champs, ou sur d’autres fermes, sauront vous guider. Vous pouvez aussi consulter les fiches disponibles dans notre Résumé des recherches en sciences agronomiques, utiliser la Calculatrice de taux de semis sur le site de Pioneer, ou faire encore mieux : demander l’aide d’un expert qui connaît bien ses hybrides, votre représentant!

Un hybride, deux champs Semons l’hybride P8906AM de semis s’établit à dans un champ ayant un 29 200 grains à l’acre. potentiel de rendement de Si le semis est réalisé très maïs d’environ 9 t/ha. La tôt au printemps, que le sol population économique peut encore se refroidir et optimale recommandée que la préparation du lit de pour cet hybride est de semence n’est pas optimale, 27 800 plants à l’acre. En on augmentera alors de ajoutant 5 % de perte à 15 % la population cible, la germination, le taux pour porter le taux de semis

26  AVRIL 2015  LE BULLETIN DES AGRICULTEURS

à 32 000 grains à l’acre. Pour le même hybride semé tôt en saison dans un champ ayant un potentiel de rendement de 13 t/ha, le taux de semis économique optimal recommandé, incluant le 5 % de perte de germination, sera de 41 600 grains à l’acre.

Robot pour application d’azote et semis d’engrais verts Rowbot Systems, une petite compagnie du Minnesota, aux États-Unis, a développé un robot capable d’appliquer l’azote ou de semer des engrais verts entre les rangs de maïs lorsque celui-ci a atteint sa pleine hauteur. Le robot est guidé par GPS, possède quatre roues motrices et un châssis articulé lui permettant de circuler entre les rangs sans s’enliser. Des capteurs très précis permettent au robot de détecter et de contourner les obstacles. Cette technologie est également utilisée par Google pour le développement des autos sans conducteur. Un réservoir d’une capacité de 150 litres (40 gallons) est installé sur la machine pour appliquer l’azote et ainsi répondre aux besoins de la plante après la sortie des croix. Tout cela sans être limité par les défis d’une application terrestre normale. À ce stade, les applicateurs conventionnels doivent permettre un dégagement très élevé pour limiter les dommages à la culture. La flexibilité de la technologie permet d’utiliser le robot à d’autres tâches, comme l’implantation d’engrais verts ou l’application de fongicide sous le couvert végétal. Les frères Cavender-Bares, propriétaires de Rowbot Systems, poursuivent le développement de la technologie et espèrent tester en 2015 une flotte de robots en réseau pour couvrir toute la superficie d’un champ en temps optimum. Source : Corn and Soybean Digest


INFO CULTURES

Fertilisation azotée dans le soya Même si la plupart des gagnants de concours de rendement de soya aux États-Unis ajoutent de l’azote à la culture, la communauté scientifique ne peut justifier cette approche. Aucune augmentation de rendement n’a été remarquée dans les essais réalisés en Illinois. « Pas de réponse à l’azote, même pour des rendements de 6050 kg/ha (90 bo/acre) », rapporte Emerson Nafziger, de l’Université de l’État de l’Illinois. Même son de cloche de la part de Seth Naeve et de Shaun Casteel,

respectivement de l’Université de l’État du Minnesota et de l’Université Purdue en Indiana. Les essais de régie intensive de soya (Kitchen Sink) réalisés dans six États n’ont démontré aucune rentabilité de la fertilisation azotée. « Même si dans certains cas, il y a une augmentation de rendement, les chances de rentabilité économique sont presque nulles », rapporte Seth Naeve. Du côté du Wisconsin, Shawn Conley, spécialiste du soya, croit qu’il n’est pas nécessaire d’ajouter de l’azote

pour dépasser 4700 kg/ha (70 bo/acre) de rendement dans sa région. « Un bon cultivar, de bonnes conditions météo, une bonne fertilité du sol et un bon contrôle des mauvaises herbes et autres ravageurs sont les clés du succès », conclut-il. Source : Corn and Soybean Digest

travail en douceur, moins de perte de feuilles

mm 300 merge maxx® • • • •

andaineur À tapis

InvestIssez dans La quaLIté

Pick-up flottant pour un ramassage propre et homogène sur terrain irrégulier Roues de suivi de grand diamètre pour minimiser l’entrée de terre et de roches Le pick-up est conçu pour travailler en douceur pour réduire la perte de feuilles Le tapis forme des andains plus uniformes pour une meilleure alimentation de la fourragère

Largeur de travail du pick-up 9 pi 6 po

Agritibi R. H. Amos

Centre Agricole Coaticook Coaticook

Les Équipements Adrien Phaneuf Granby La Durantaye Marieville Upton Victoriaville

Fernand Campeau et Fils Dalhousie Station

Garage Oscar Brochu La Guadeloupe

Les Équipements Colpron Huntingdon Sainte-Martine

Machineries Nordtrac Louiseville Saint-Roch-de-l'Achigan

Machinerie JNG Thériault Amqui

KuhnNorthAmerica.com

J. René Lafond Mirabel

Centre Agricole Neuville Neuville

F. Constantineau et Fils Mont-Laurier

Machineries Horticoles d’Abitibi Poularies

Claude Joyal Napierville Saint-Denis-sur-Richelieu Saint-Guillaume Stanbridge Station Centre Agricole Nicolet Yamaska Nicolet

Machinerie de Ferme Kuhn inc. • Ste-Madeleine, QC • 888-808-5380

Service Agro-Mécanique Saint-Clément Saint-Pascal Services Bivac Sainte-Marie de Beauce

Centre Agricole Bas-Saint-Laurent Rimouski

Centre Agricole Saint-Maurice Saint-Maurice

Équipements Guillet Sabrevois

Machineries CH Wotton

Centre Agricole Saguenay-Lac-Saint-Jean Saint-Bruno

Trudel Equipment New Liskeard, ON

LE BULLETIN DES AGRICULTEURS

AVRIL 2015

27


GAGNEZ AVEC

INSCRIVEZ-VOUS ET COUREZ LA CHANCE DE GAGNER UNE NOUVELLE PLANTEUSE À HAUTE VITESSE DE MARQUE TEMPOMD. Inscrivez-vous sur gagnezavecenlist.ca dès aujourd’hui. Apprenez-en plus au sujet des derniers développements en matière de vitesse et de précision sur TempoPlanter.com.

Inhibiteur de nitrification d’azote pour le lisier La valorisation du lisier est un élément essentiel dans un programme de fertilisation. Cet engrais organique apporte plusieurs éléments nutritifs en plus de contribuer à maintenir la santé des sols. Parmi ces éléments, l’azote est probablement le moins stable et sûrement le plus difficile à maintenir dans la zone racinaire, rapporte Jerry May du service de l’extension de l’Université de l’État du Michigan. Le lisier fournit l’azote à la culture de deux façons : directement sous forme ammoniacale et indirectement par son apport de matière organique. Pour cette dernière, l’azote est libéré au fur et à mesure de sa décomposition. Les bactéries responsables de cette décomposition sont plus actives par temps chaud lorsque la plante est en croissance active. Le synchronisme entre la disponibilité de cet azote et les besoins de la culture est idéal. Par contre, la situation est différente pour l’azote des lisiers sous forme ammoniacale. Après l’application, la forme ammoniacale (NH3) se transforme rapidement en forme ammonium (NH 4 +) et s’accroche sur les particules de sol chargées négativement. À l’aide de bactéries présentes dans 28

AVRIL 2015

LE BULLETIN DES AGRICULTEURS

le sol, les NH 4 + se transforment en nitrite (NO 2-) et nitrate (NO 3-). C’est le processus de nitrification. Or, comme dans le cas de la matière organique, les températures plus chaudes accélèrent le procédé et il y a un risque d’avoir trop de nitrates disponibles au moment où la culture n’est pas prête à tous les utiliser. Ces nitrates non utilisés sont exposés au lessivage, car leur charge négative les empêche de se fixer aux particules de sol. Certains inhibiteurs de nitrification ralentissent le processus de nitrification en contrôlant la population de bactéries responsables de ce procédé. Les résultats compilés pendant une quinzaine d’années au Minnesota ont révélé un succès mitigé, mais très dépendant de la météo. Ainsi, si du temps chaud et pluvieux persiste après l’application d’azote, les inhibiteurs de nitrification procurent un rendement additionnel grâce à une meilleure gestion de l’azote. Les producteurs devraient considérer l’utilisation d’inhibiteurs de nitrification comme une assurance contre les conditions météo défavorables, mais il ne faut pas s’attendre à un rendement supérieur en conditions normales, conclut l’article. Source : Ontario Farmer

Marque de commerce MD MC de The Dow Chemical Company (« Dow ») ou société affiliée de Dow. Les approbations réglementaires sont en voie d’obtention dans d’autres régions pour la solution herbicide EnlistMC et pour les caractères de tolérance des récoltes contenant de l’herbicide Enlist. Les renseignements présentés ici ne constituent pas une offre de vente. Lisez et suivez toujours les directives qui se trouvent sur l’étiquette. ©2014 Dow AgroSciences LLC. SEED HAWKMD, TEMPOMD, VÄDERSTADMD and VÄDERSTAD DesignMD sont des marques de commerce utilisées sous licence. 11/14-39512


MARCHÉ DES GRAINS

PAR JEAN-PHILIPPE BOUCHER, AGRONOME, M.B.A.

DE NOUVEAU À LA CROISÉE DES CHEMINS On peut chercher midi à quatorze heures des raisons pour expliquer la chute des prix des grains depuis 2012, mais au bas mot, tout se résume à très peu. À partir de 2005, la consommation de grains, que ce soit le maïs, le soya ou encore le blé, a commencé à grimper de manière plus importante qu’à la normale dans le monde. Ceci aura permis d’amorcer la première tendance (ligne vert foncé) sur laquelle nous avons navigué pendant près de 10 ans. Dans les années qui ont suivi, les producteurs du monde entier se sont mis au travail pour répondre à cette demande et profiter des prix qui n’avaient pas été aussi intéressants depuis longtemps. Au début 2010, le rattrapage de la production était à l’œuvre. Sauf que, concours de circonstances, les conditions météo ont été coup sur coup très difficiles dans plusieurs régions du globe, notamment aux États-Unis en 2012 avec la sécheresse historique que l’on connaît. Résultat : la production a mis un peu plus de temps que prévu à s’ajuster aux besoins grandissants des consommateurs. Cette situation a permis aux producteurs de profiter d’une seconde tendance haussière encore plus intéressante à partir de 2010 (ligne vert pâle). Mais, l’effet des prix records se faisant, les superficies cultivées ont tant et si bien augmenté à partir de 2010 que les deux dernières années de bonnes conditions météo ont eu l’effet attendu : des récoltes records qui ont maintenant plus que

350 $

300 $

250 $

200 $

150 $

100 $

50 $

Juill. 01

Janv. 03

Juill. 04

Janv. 06

Juill. 07

dépassé les besoins des consommateurs. Résultat : retour à la case départ avec des prix qui auraient fait l’envie des producteurs au début des années 2000, mais qui aujourd’hui sont loin de plaire. Que conclure de tout ceci ? Et bien la bonne nouvelle, c’est que les besoins des consommateurs de grains demeurent plus que jamais au rendez-vous. C’est d’autant plus vrai que les prix n’ont pas été aussi avantageux pour eux depuis longtemps.

Janv. 09

Juill. 10

Janv. 12

Juill. 13

Janv. 15

Par contre, les superficies cultivées restent aussi élevées. Un peu moins que dans les dernières années dans certains cas, mais tout de même élevées. Tout se jouera donc à nouveau sur la météo à partir de ce printemps, particulièrement aux ÉtatsUnis. Pour les producteurs qui souhaitent vendre leurs récoltes, la question est surtout à savoir à quel point ils veulent (et peuvent) maintenant miser sur des imprévus météo pour espérer vendre plus cher.

Investissez votre temps à bon escient ici

Un incontournable : fac.ca/Connaissances

Découvrez des centaines d’articles, vidéos, balados et webinaires d’experts de l’industrie qui vous aideront à orienter votre exploitation en visitant fac.ca/Connaissances.

LE BULLETIN DES AGRICULTEURS

34844 F FAC.ca awareness FINANCE 8.125x2.375.indd 1

AVRIL 2015

29

2015-03-11 10:45 AM


DOSSIER SANTÉ ANIMALE

PAR MARIE-JOSÉE PARENT, AGRONOME

LE VÉTÉRINAIRE AU BOUT DES DOIGTS Entre les visites, il est réconfortant de savoir que le vétérinaire peut offrir une consultation grâce à l’utilisation d’Internet. Bienvenue dans la télémédecine !

30  AVRIL 2015  LE BULLETIN DES AGRICULTEURS

L

e vétérinaire Georges Paradis, spécialisé dans les parcs d’engraissement de bouvillons, couvre tout l’est de l’Amérique du Nord pour l’entreprise Feedlot Health Management Services (FHMS). Avec un si grand territoire, il ne peut pas se déplacer aussitôt qu’un animal est malade ou meurt. « Ce ne serait pas rentable de faire venir le vétérinaire chaque fois », explique-t-il. La télémédecine, c’est l’utilisation des technologies de communication de pointe qui permet au vétérinaire de poser un diagnostic et de faire des recommandations médicales sans avoir à se déplacer sur l’entreprise. À la ferme JRDL de Saint-Élizabeth, dans Lanaudière, la télémédecine a séduit les propriétaires. « C’est ce qui nous a convaincus de faire affaire avec Feedlot

Health Management Services », explique Josée Rainville, copropriétaire de la ferme JRDL avec son conjoint Denis Ouellet et leurs enfants Rémi et Stéphanie Ouellet. Rémi et sa conjointe, Isabelle BastienBarrette, sont actionnaires majoritaires d’un autre parc d’engraissement, Bœuf Lanaudière, situé à Saint-Paul-de-Joliette. La ferme JRDL était connue sous le nom de Domaine du Parc. En 2013, l’entité a été séparée en deux : le parc d’engraissement et les cultures. Georges Paradis travaille pour l’entreprise de services vétérinaires depuis 2009, mais il fréquente l’entreprise de Josée, Denis et leurs enfants depuis 1999. En fait, Georges Paradis est l’un des seuls vétérinaires québécois à travailler exclusivement en production bovine. La plupart


À gauche : En 2009, le vétérinaire Georges Paradis a rejoint les rangs de Feedlot Health Management Services. Sur l’écran au mur, on voit un exemple de tableau de bord qu’il reçoit chaque matin.

PHOTOS : MARIE-JOSÉE PARENT

À droite : Alors qu’Isabelle Bastien-Barrette inscrit le poids de l’animal dans le logiciel de FHMS, Rémi Ouellet place des boucles d’oreilles qui identifient l’animal selon son poids, dans le but de la planification de la vente.

des vétérinaires œuvrant dans ce secteur partagent leur temps entre les productions laitière et bovine. La télémédecine est au cœur de la philosophie de FHMS. Cette clinique vétérinaire offre un service en santé, technique et recherche. Elle est basée en Alberta, mais couvre toute l’Amérique du Nord. Les clients sont principalement des parcs d’engraissement. Ils utilisent le logiciel de l’entreprise pour colliger les données d’élevage et de santé. Chaque nuit, les données de la ferme se synchronisent avec celles de la clinique. À tout moment, le producteur, le vétérinaire et les autres spécialistes de FHMS ont accès aux données de la ferme. L’application Teamviewer permet d’accéder au logiciel de la ferme de n’importe quel téléphone, tablette ou ordinateur. Pour le Québec, la langue peut limiter l’utilisation du service. Le logiciel est uniquement en anglais. « La connaissance de l’anglais a été un critère d’embauche de notre technicienne en santé animale », raconte Isabelle Bastien-Barrette. Elle avoue cependant que le logiciel est simple à utiliser pour un francophone puisqu’il utilise beaucoup de codes. C’est le contact

informations générées par le système informatique de la clinique. Chaque matin, après la synchronisation des données de la ferme avec la clinique, Georges Paradis reçoit un tableau de bord qui répertorie les faits saillants de ses clients. Le système génère aussi des alertes. C’est le cas notamment lorsque le nombre de ballonnements ou de maladies nerveuses dépasse un seuil établi dans le système. C’est le cas aussi lorsque le producteur n’a pas respecté le protocole d’arrivée des animaux. L’alerte est donnée au vétérinaire sous forme de courriel l’informant d’un problème potentiel. Tous les moyens sont alors mis à contribution pour contacter le producteur : appel, Skype, Facetime, appelconférence. « Parfois, les gens du bureau (FHMS) sont impliqués », ajoute Georges Paradis. Il en résulte alors une conférence téléphonique. FHMS emploie des vétérinaires, mais aussi des agronomes. Le service vétérinaire a aussi une division recherches.

avec les spécialistes de l’Ouest qui est plus problématique. Georges Paradis agit comme traducteur pour certains clients et certains documents sont traduits.

Entre les visites Les intervalles entre les visites du vétérinaire varient selon les producteurs et les périodes de production. Georges Paradis estime cet intervalle à environ un mois, mais il est parfois plus long et parfois plus court. Entre ces visites, le contact avec les clients est important. Pour rester en contact, le vétérinaire dispose des

Des boucles d’oreilles rouges identifient la condition de l’animal à son arrivée en parc. AF signifie qu’il avait de la fièvre. LE BULLETIN DES AGRICULTEURS

AVRIL 2015

31


basons nos recommandations sur des données factuelles », explique Georges Paradis. Puisque FHMS suit un grand nombre de troupeaux et que l’entreprise fait de la recherche, elle dispose d’un grand nombre de données. Des recommandations sont automatiquement générées par le système selon les données du troupeau inscrites par le producteur. Les recommandations peuvent toucher les domaines de la santé, de l’utilisation des produits, de l’alimentation, de l’environnement, de la mise en marché, de l’optimisation des performances et du contrôle de la qualité. « La télémédecine vise trois choses : optimiser les performances, surveiller tout ce qui entoure le bien-être animal et être plus efficace et rentable pour le producteur », précise Georges Paradis. Plusieurs problèmes peuvent être résolus uniquement par le système informatique, soit par les données fournies ou encore par les solutions proposées.

1

3 Exemple de nécropsie effectuée par un employé de la ferme JRDL et envoyée à Georges Paradis par Internet : 1. Animal avant la nécropsie. 2. Poumon en coupe. 3. Cette photo démontre bien la pleuropneumonie fibrineuse (liquide jaune) qui a tué l’animal.

32  AVRIL 2015  LE BULLETIN DES AGRICULTEURS

Les clients de Georges Paradis sont principalement au Québec, en Abitibi et dans le sud de la province, puis en Virginie, aux États-Unis. « Je peux être en Abitibi et faire des diagnostics pour des animaux en Virginie », dit-il. Dans les parcs d’engraissement, la très grande majorité des problèmes, 90 % des cas, est due à des problèmes de pneumonies. « Nous

En cas de mort d’un animal, des nécropsies sont réalisées par le producteur ou un employé de la ferme. Pour savoir ­comment procéder, le producteur dispose d’un manuel d’instruction et de vidéos, en plus d’avoir reçu une formation par son vétérinaire. « Il y a des procédures sur comment prendre des photos, ditil. Elles sont toujours prises de la même façon et les photos sont de la meilleure qualité possible. » Avec ces photos, les données informatiques sur la ferme et les ­commentaires du producteur, le vétérinaire peut faire une recommandation, même s’il est à 600 km ou plus de la ferme. Les photos ci-jointes démontrent le genre d’images prises lors d’une nécropsie. « Pour au moins neuf animaux sur dix, nous pouvons obtenir un diagnostic, explique Georges Paradis. Parfois, l’animal est gelé. Ça devient alors impossible de faire une nécropsie. C’est la même chose en été si l’animal est mort depuis un certain temps et que la décomposition a commencé. Ce que les clients aiment, c’est que c’est fait en temps réel. L’animal meurt le matin et en après-midi, ils ont déjà le diagnostic. »

PHOTOS : FERME JRDL

Nécropsies

2


Guide

TRACTEURS

20 15

2e PARTIE

Modèles utilitaires et d’élevage


SOYEZ PRÊT.

TRACTEURS FARMALL SÉRIE U

MAINTENANT DISPONIBLES AVEC LA TRANSMISSION SEMI POWER-SHIFT ! PASSEZ LES VOIR CHEZ VOTRE CONCESSIONNAIRE CASE IH CENTRE AGRICOLE INC. NICOLET-YAMASKA BERTHIERVILLE SAINT-MAURICE COATICOOK SAGUENAY— LAC-SAINT-JEAN BAS-SAINT-LAURENT WOTTON NEUVILLE

LES ÉQUIPEMENTS ADRIEN PHANEUF INC. GRANBY UPTON MARIEVILLE VICTORIAVILLE LA DURANTAYE SERVICE AGROMÉCANIQUE INC. SAINT-CLÉMENT

CLAUDE JOYAL INC. LYSTER NAPIERVILLE SAINT-DENIS-SUR-RICHELIEU SAINT-GUILLAUME STANBRIDGE STATION LES ÉQUIPEMENTS R.MARSAN INC. SAINT-ESPRIT, CTÉ MONTCALM

Tous droits réservés. Case IH est une marque déposée utilisée sous licence ou appartenant à CNH Industrial N.V., ses succursales ou ses filiales aux États-Unis et dans de nombreux autres pays.

LES ÉQUIPEMENTS LAZURE ET RIENDEAU INC. SAINT-CLET SAINTE-MARTINE


20 GUIDE TRACTEURS 15

MODÈLES UTILITAIRES ET D’ÉLEVAGE PAR PHILIPPE NIEUWENHOF, ING.

Après les tracteurs de haute puissance, cette deuxième partie du Guide tracteurs 2015 s’attarde à ces véhicules plus compacts et polyvalents qui servent souvent toute l’année pour une panoplie de tâches. On leur exige d’être fiables, compacts, faciles à utiliser et à entretenir, mais aussi de plus en plus puissants, confortables et technologiques. Leur utilisation variée fait aussi en sorte que les besoins des utilisateurs le sont tout autant. C’est pourquoi les tracteurs de ce gabarit sont souvent offerts avec plusieurs niveaux d’équipements, du plus élémentaire à des options comparables à celles offertes sur les tracteurs haut de gamme. Pour le client, comme vous, il devient donc important de bien identifier vos besoins actuels et futurs lors de l’acquisition. Mettre dans la balance l’utilité réelle et éventuelle d’une option avec son coût et son impact sur la valeur de revente devient un exercice nécessaire et parfois complexe. Pour 2015, la roue des nouveautés entraînées par les normes d’émissions commence son tour final (pour l’instant). On passe à la phase Tier4 final avec, comme on s’y attend, plus de modèles utilisant la réduction catalytique sélective (SCR), rendant l’usage de l’urée (DEF/AdBlue) applicable à la grande majorité des fermes, petites et grandes. Les bénéfices y sont présents tout de même grâce à l’injection électronique qui permet des courbes de couple plus généreuses et toujours plus de puissance pour le même bloc moteur. Elle permet aussi un meilleur contrôle de la vitesse de la PDF et une conduite sur route plus facile et agréable. Parlant d’elles, les prises

de force gagnent elles aussi en nombre de vitesses avec les vitesses économiques (540E/1000E) plus largement disponibles. Leur avantage est indéniable pour plusieurs tâches, comme les travaux de fenaison ou d’arrosage par exemple. Avec la réserve de couple des moteurs modernes, on peut réduire la vitesse du moteur sans craindre de le caler et profiter des économies substantielles de carburant. Les constructeurs profitent aussi du renouvellement des gammes pour apporter des améliorations à leur transmission et offrent de plus en plus de modèles CVT pour leur polyvalence, leur simplicité à fonctionner et leur performance. Les puristes et les clients à petits budgets conservent tout de même un choix significatif de transmissions manuelles ou HI-LO que l’on raffine encore. On remarque aussi beaucoup d’accent porté sur la visibilité dans la cabine grâce à des capots moteurs plongeants, des pare-brise d’une pièce, des portières arrondies et des toits vitrés pour les travaux de chargeur. Et cela à juste titre quand on prend en compte leur usage pour le déneigement, les travaux dans la cour de la ferme ou les travaux de fenaison qu’on confie aux tracteurs utilitaires. Le confort et la sécurité en sont améliorés. La compétition est forte dans ce segment de puissance où les joueurs plus marginaux arrivent à tirer leur épingle du jeu avec des prix abordables ou des produits distinctifs. Les mêmes règles s’appliquent toujours : valeur, qualité et service doivent être les critères prioritaires après les besoins auxquels doit répondre l’achat d’un nouveau tracteur. Bonne lecture !

GUIDE TRACTEURS 2015  3


Case IH

Pour 2015, la série Farmall A change de génération avec l’arrivée des moteurs Tier4 final. Le spécialiste de produits Dominique Milot indique que cette série répond à la demande du marché pour un tracteur économique dans la gamme 100-140 ch. Le moteur passe à l’injection électronique et à la distribution à rampe commune. Le traitement des gaz d’échappement se fait par SCR seulement pour améliorer les performances et la consommation, précise Dominique Milot. On a profité de cette mise à jour pour offrir une nouvelle cabine avec un panneau de toit de haute visibilité, un siège d’instructeur et une position plus ergonomique des leviers de sorties d’huile. Le Farmall 120A offre 14 % plus de couple à 1720 rpm comparativement au précédent modèle. Dominique Milot le désigne comme incontournable grâce à sa capacité de relevage élevée (7200 lb) et la multiplicité d’options, dont la cabine ou plateforme, un choix de quatre transmissions et l’essieu avant en version 2RM ou 4RM. Pour les utilisateurs plus exigeants, le Maxxum 125CVT ­compatible Tier4 final a recours à la SCR seulement pour accroître les économies de carburant, augmenter les intervalles d’entretien et réduire le nombre de composantes. Ces nouveaux modèles pour 2015 sont agrémentés d’un nouveau capot et d’une coiffe de toit restylisée. Dominique Milot explique que la transmission CVT allie la souplesse de la variation continue à l’ergonomie de la cabine en version multicontrôleur. Cette transmission utilise quatre gammes imperceptibles engagées par un système d’embrayage double qui assure un transfert de puissance au sol très efficace sur une large plage de vitesse. Selon les besoins, la série Maxxum peut être équipée d’un essieu avant à suspension améliorée et le puissant éclairage DEL peut compter jusqu’à 14 phares. Le troisième modèle incontournable désigné par Dominique Milot est le Farmall 105V conçu pour les vergers et vignobles avec une largeur de 1,08 m ou

MT400D de Challenger.

1,25 m (42,5 po ou 49 po), selon la taille de pneus, et une hauteur de seulement 2,15 m (84,6 po). Offert avec ou sans cabine, cette dernière est équipée d’un système de filtration au charbon.

Challenger

La série MT400D figure seule du côté de Challenger dans le segment de puissance 175 ch et moins. Basé sur un moteur AgcoPower 4,9 L, il offre jusqu’à trois choix de transmissions selon le modèle, soit l’Autopower4 (16 X 16), l’Autopower6 (24 X 24) ou la Techstar CVT. C’est un tracteur compact et polyvalent pour tous les types de fermes, explique Kevin Blaney, spécialiste de produits chez Agco. Le modèle MT455D est unique et n’a pas de comparatif dans sa gamme cousine 6600 de Massey Ferguson. Il apporte un haut niveau de technologie sur un tracteur de faible puissance. Très bien adapté aux travaux de chargeur, son levier multifonction ergonomique permet de gérer plusieurs opérations d’une seule main. Le système hydraulique est disponible en deux versions, soit un système à double pompe à centre ouvert qui peut offrir jusqu’à 26 gpm de débit ou une pompe à pression et débit compensé (loadsensing) de 29 gpm. Comme pour plusieurs autres modèles de cette gamme de puissance, c’est plus tard cette année que la transition à la norme Tier4 final se fera (MT400E) pour répondre aux délais d’application.

Deutz-Fahr

Maxxum 120CVT qui sera remplacé par le Maxxum 125CVT en Tier4f au courant de l’année. 4  GUIDE TRACTEURS 2015

La marque allemande a récemment ajouté la nouvelle série 5 à sa gamme de produits. Elle est disponible avec une transmission CVT pour aussi peu que 100 ch, dans un format très compact. Les quatre modèles couvrent la plage de 100 ch à 130 ch (puissance max. moteur) obtenue par un moteur Deutz quatre cylindres de 3,6 L Tier4i à post-traitement EGR+DOC. L’autre option de transmission consiste en une semi-powershift 20 X 20 avec trois rapports sous charge et une vitesse maximale de 50 km/h (40 Eco). Cette transmission offre d’ailleurs quatre vitesses de PDF de série. On note des éléments, tels que les freins aux quatre roues (sans enclenchement des 4RM) et la fonction de débrayage/embrayage automatique en


20 GUIDE TRACTEURS 15

pesée de la charge, l’addition cumulative de charges, etc. Ces fonctions avancées facilitent grandement des tâches comme le chargement de mélangeur RTM, la pesée de la récolte pour le commerce de foin, les tâches répétitives ou les travaux en endroits restreints. D’autres fonctions intelligentes automatiques, comme le vibrage de la benne ou les arrêts progressifs qui réduisent le débit d’huile à l’approche des positions de fin de course, permettent une opération efficace et en douceur sans posséder de grandes habiletés. Fendt offre un chargeur aux fonctions « intelligentes » pour la série 700.

option. Le système hydraulique à centre ouvert est très efficace et peut fournir jusqu’à cinq sorties hydrauliques. Dans la cabine, la visibilité du chargeur est favorisée avec un panneau de toit vitré de grand format.

Fendt

Kevin Blaney, spécialiste de produits Agco, identifie le Fendt 714 comme un incontournable pour les travaux polyvalents. Le plus petit de sa série peut recevoir, comme les autres, le nouveau chargeur CargoProfi. Ce chargeur dit « intelligent » offre des contrôles totalement intégrés au terminal et aux leviers existants de la cabine. Grâce à des senseurs de position et de pression, il est possible de programmer et d’ajuster une foule de fonctions comme la hauteur minimale et maximale, des rappels de positions automatiques, la

La série 5 de Deutz-Fahr avec transmission CVT.

John Deere

Dans le segment utilitaire, trois nouvelles séries font leur entrée en 2015 chez John Deere couvrant différents niveaux de puissance et d’équipement. Les séries 5M, 6M et 6R à petits châssis passent tous à la norme Tier4 final avec une combinaison DOC/CEGR/SCR pour les 5M et le DOC/DPF/CEGR/SCR pour les 6M et 6R qui intègrent aussi un turbo à géométrie variable et un fixe sur certains modèles. Rémi Bourgault, spécialiste de solutions, affirme que cette configuration minimise la consommation de DEF et que le filtre à particules permet une réponse transitoire (accélération/décélération) du moteur plus rapide qu’un moteur à SCR seulement. Rémi Bourgault choisit le 5115M comme modèle incontournable avec un ratio puissance/poids très élevé utile pour les travaux de ferme et commerciaux. Les concepteurs lui ont donné un capot aux accents plongeants qui améliorent la visibilité. Le niveau de confort a été relevé dans la cabine avec un tableau de bord à affichage ACL, un siège chauffant et un éclairage DEL plus puissant pour les travaux de nuit. Le 6195M a la faveur du représentant pour la série 6M qui se décline en trois tailles de châssis. Ce modèle complètement nouveau s’ajoute au haut de la série dont tous les modèles gagnent en puissance (5 ch) avec le passage Tier4 final. Le niveau de technologie a été rehaussé avec le précâblage intégré pour la conduite automatique par GPS et l’option d’un relevage 3-points et PDF installé à l’usine. Son châssis à longerons réduit les contraintes sur les composantes mécaniques subies par les travaux de chargeur ou effectués avec le relevage avant. Du point de vue du confort, la transmission AutoQuad Plus 24/24 à 40 km/h automatisée et la suspension mécanique réduisent la fatigue de l’utilisateur. Rémi Bourgault ajoute que les derniers moteurs six cylindres Tier4 final bénéficient d’un intervalle de service prolongé à 750 heures pour réduire les coûts d’entretien. Les 6R à petits châssis (moteur quatre cylindres) reprennent l’héritage technologique des séries supérieures en intégrant les mêmes contrôles que les 7R, 8R et 9R de la marque. Il est donc très facile de passer d’une série à l’autre et d’y apprivoiser les ­commandes. Un terminal tactile 7 po ou 10 po de 4e génération offre l’accès à tous les ajustements et informations du tracteur. GUIDE TRACTEURS 2015  5


Série 6R à châssis court de John Deere.

Ces tracteurs reprennent aussi la dernière génération de distributeurs hydrauliques à branchement sous pression et relocalisés pour un meilleur accès et une visibilité améliorée de la barre de tir. L’incontournable 6110R désigné par Rémi Bourgault ­comporte un moteur 4,5 L de 130 ch avec une gestion de puissance électronique pour les applications PDF et de transport. Sa transmission IVT permet une vitesse de 50 km/h à un régime moteur de 1640 rpm seulement pour minimiser la consommation de carburant. Comme on s’y attend d’un tracteur aux spécifications élevées, le guidage GPS intégré, l’éclairage DEL et les miroirs chauffants et ajustables font partie de l’équipement de série. John Deere commencera aussi le remplacement de ses chargeurs de série « H » pour les tracteurs de la série 6M et 6R. Rémi Bourgault relate leurs avantages incluant le verrouillage/ déverrouillage automatique qui réduit à une seule le nombre de fois que l’utilisateur doit descendre pour installer ou retirer le chargeur. Les accessoires bénéficient aussi d’un verrouillage automatique sans avoir besoin de descendre de la cabine ou de basculer l’accessoire. Le nouveau chargeur comportera des bras de nivellement montés sur les côtés pour favoriser la visibilité sur l’avant et les côtés. Finalement, comme ceux qu’ils remplacent, les chargeurs de la série R dirigent tous leurs boyaux hydrauliques dans le mât pour une meilleure protection, visibilité et apparence.

La série M6 (100 ch à 135 ch au moteur) passe aussi à la norme Tier4 final avec un moteur qui s’adjoint la recirculation de gaz d’échappement (CEGR), le filtre à particules (DPF) et la réduction catalytique sélective (SCR). Adam Haney, de Kubota, indique que les M6 sont maintenant livrés avec deux sorties d’huile à débit ajustable de la cabine. La cabine adaptée aux climats froids permet un plus grand ajustement des appuis-bras, offre un siège à air de luxe et un toit vitré de série. La gestion électronique du moteur permet la fonction de régulateur de vitesses et de conserver deux régimes de moteur en mémoire pour une transition rapide entre les applications. La transmission semi-powershift comprend trois gammes et huit rapports sous charge et permet des fonctions automatisées. Des chargeurs Kubota adaptés sont offerts et inclus un levier de contrôle intégré à la console. Kubota offre aussi plusieurs outils de fenaison et d’entretien dérivés de ses produits originaux ou de la ligne Kverneland/Vicon. Des outils de travail de sol sont aussi à venir. Du côté de la série M5 (85 ch à 100 ch moteur), c’est la version cabine qui reçoit le plus d’attention avec un tout nouvel environnement d’opération. La climatisation et le chauffage sont améliorés, l’espace habitable est plus grand et un siège d’instructeur est maintenant disponible en option. La surface vitrée augmentée et le toit ouvrant refermable sont, quant à eux, de série sur la version cabine. Le moteur conforme Tier4 final passe par la DOC, SCR et DPF pour éliminer ses émanations polluantes tout en contrôlant sa consommation, informe Adam Haney. Les régimes PDF 540/540E sont maintenant de série sur tous les modèles à 12 et 24 vitesses et sont sélectionnés à partir de la cabine. Une transmission huit vitesses est disponible et l’inverseur électrohydraulique équipe tous les modèles. Comme la série M6, la gestion électronique du moteur assure une vitesse constante du moteur lorsque désiré, peu importe la charge, et un régime moteur précis peut être rétabli par simple pression d’un bouton.

Kubota

La marque japonaise poursuit ses objectifs de croissance dans le domaine en 2015 avec un réaménagement de ses séries de tracteurs agricoles. La série M7, totalement nouvelle, vient agrandir la gamme de puissance avec trois modèles allant jusqu’à 170 ch au moteur. Fabriqués en France, ils sont entraînés par un moteur Kubota de quatre cylindres de 6,1 L à SCR et filtre à particules Tier4 final et un choix de transmissions de source ZF en version semi-powershift ou une CVT (50 km/h) encore jamais retrouvée sur un tracteur Kubota. En version Premium, ils sont câblés de série pour l’agriculture de précision et sont équipés du terminal Isobus 12,1 po développé par sa filiale Kverneland acquise en 2011. Adam Haney, gérant de comptes chez Kubota, qualifie le nouveau M7 du tracteur le plus compétitif et polyvalent de sa classe qui peut servir autant à la ferme d’élevage, de grandes cultures ou au déneigeur. 6  GUIDE TRACTEURS 2015

La nouvelle série M7, la plus puissante jamais proposée par Kubota.


20 GUIDE TRACTEURS 15

La série 5600 de Massey Ferguson facilement reconnaissable avec son capot plongeant.

Massey Ferguson

Chez Massey Ferguson, on retrouve trois séries principales dans la gamme de tracteurs polyvalents/utilitaires entre 60 ch et 175 ch. La série 6600 est l’une des vedettes grâce à son gabarit très ­compact, malgré un niveau de puissance important. Les trois modèles de 140, 150 et 160 ch sont mus par un moteur quatre cylindres de 4,9 L Tier4i à SCR seulement. Le spécialiste de produits chez Agco, Kevin Blaney, explique qu’il est livré huit à neuf fois sur dix avec un chargeur pour lequel il est très adapté. « Il peut servir comme tracteur de tête sur une petite ferme ou de tracteur polyvalent sur une grande ferme », ajoute-t-il. Il est très apprécié des déneigeurs pour sa puissance et son poids important dans des dimensions compactes. La conduite en « mode pédale » autant avec la transmission CVT que semi-powershift ajoute à sa polyvalence et à sa facilité de conduite. La cabine identique à celle des plus grands 7600 permet d’accommoder une grande variété de besoins grâce à un large choix d’options et de niveaux d’équipements. Son remplaçant Tier4 final, la série 6700, sera annoncé bientôt pour des livraisons vers la fin de l’année. Dans un gabarit encore plus compact, la série 5600 comprend cinq modèles à trois et à quatre cylindres allant de 90 ch à 130 ch. Son capot plongeant demeure l’un des points les plus appréciés de ce tracteur pour l’excellente visibilité offerte pour les travaux de déneigement ou de chargeur. « Avec son style et une conception unique, précise Kevin Blaney, les opérations de chargeur ou avec l’attelage 3-points avant se font de manière plus sécuritaire et efficace ». Le levier multifonction permet de faire fonctionner le tracteur sans déplacer la main en combinant les fonctions de transmission et de chargeur. Le même levier est utilisé autant pour les chargeurs à commandes à câbles ou électroniques. Les différents modes d’opération de la transmission et l’embrayage automatique (désactive avec l’application des freins) ajoutent à sa productivité et à sa facilité d’opération. Plus léger et compact, puis équipé de

la transmission semi-powershift Dyna-4 16 X 16, il est l’alternative économique au 6600. Le 5600 sera revampé en version Tier4 final d’ici un an. Pour les opérations qui demandent moins de technologie et une puissance moindre, c’est la série 4600 qu’offre Massey Ferguson. Kevin Blaney indique que la version Tier4 final arrivera elle aussi à l’automne. Les trois modèles reprennent le même moteur trois cylindres que sur les petits 5600 avec un 3,3 L SCR de AgcoPower. On a amélioré le confort de l’utilisateur avec un siège à suspension pneumatique et un dégivreur. C’est un tracteur économique avec un excellent rapport qualité/prix, précise Kevin Blaney. Il est très apprécié des producteurs forestiers et des exploitants de sucreries, entre autres pour son grand dégagement sous l’essieu. Une toute nouvelle série de tracteurs dite « globale » fera aussi son entrée en Amérique du Nord vers la fin de l’année. Le 4700 Global Series est un tracteur muni d’une plateforme commune qui sera produit dans plusieurs usines à travers le monde avec différents niveaux d’options et d’aménagement pour répondre aux besoins locaux et en minimiser le coût.

McCormick

Les séries X5 et X6 représentent la marque McCormick dans le segment utilitaire et élevage en 2015. La série X6 se décline en deux gammes (X6 et X6L), toutes deux entraînées par un moteur FPT quatre cylindres de 4,5 L Tier4i à SCR seulement. Le X6 possède une transmission 12 X 12 ou 36 X 12 avec trois rapports sous charge. La cabine à quatre montants est logée haut sur le châssis pour une meilleure visibilité. Le siège à suspension pneumatique vient de série tout comme le siège d’instructeur. Le tracteur vient avec un choix de système hydraulique à centre ouvert qui offre jusqu’à 66 lpm (17,4 gpm) d’huile aux sorties hydrauliques ou un système à centre fermé plus puissant fournissant jusqu’à 110 lpm (29 gpm). Le relevage Cat.2 peut soulever jusqu’à 5400 kg aux rotules et

La série X5, modèle compact chez McCormick. GUIDE TRACTEURS 2015  7


Des tracteurs utilitaires q NOUVELLE série T4 4 modèles de 73 à 99 ch à la pdf

SÉRIES T4 ET T5 Lorsque vous avez besoin d’un tracteur utilitaire de moins de 100 ch, c’est vers les séries T4 et T5 de New Holland que vous devez vous tourner. Les tous nouveaux tracteurs de la série T4 sont maintenant équipés de moteurs Tier 4B qui consomment moins de carburant tout en disposant de plus de couple. Les deux séries bénéficient de la très confortable cabine VisionViewMC qui permet une excellente visibilité et dont les fonctions sont disposées de façon ergonomique. La série T4 est aussi offerte en version plateforme.

Série T5 3 modèles de 80 à 98 ch à la pdf


es qui se démarquent NOUVELLE série T6 5 modèles de 95 à 125 ch à la pdf

5

s

s n si NOUVELLE série TS6 4 modèles de 90 à 115 ch à la pdf

SÉRIES T6 ET TS6 Les tracteurs des nouvelles séries T6 et TS6 de New Holland sont parfaits lorsque vous recherchez un tracteur à tout faire. Les deux séries sont maintenant dotées de moteurs Tier 4B plus économes en carburant tout en offrant plus de couple; un plus lorsque vous avez des tâches exigeantes à accomplir. Les séries T6 et TS6 sont équipées de cabines offrant confort et visibilité exceptionnelle. Une version plateforme est aussi disponible pour les TS6.

NE MANQUEZ PAS NOS NOUVELLES SÉRIES. VISITEZ VOTRE CONCESSIONNAIRE DÈS MAINTENANT. ÉQUIPEMENT J.M.A.R. Alma

J.RENÉ LAFOND Mirabel

LA MATAPÉDIENNE COOPÉRATIVE AGRICOLE Amqui

NEW HOLLAND NICOLETYAMASKA Nicolet

FERNAND CAMPEAU & FILS Dalhousie Station

ÉQUIPEMENT DE FERME PAPINEAU S.E.C. Plaisance

LONGUS ÉQUIPEMENTS Laval ÉQUIPEMENT INOTRAC Iberville | Saint-Hyacinthe GROUPE DYNACO La Pocatière | Rivière-du-Loup

PERFORMANCE RIMOUSKI Rimouski UNICOOP, COOP AGRICOLE Saint-Agapit | Saint-Anselme Sainte-Marie de Beauce Saint-Vallier | Québec Saint-Narcisse, cté Champlain

MACHINERIE CH Saint-Guillaume Cookshire-Eaton Sainte-Martine Wotton RAYMOND LASALLE Saint-Thomas de Joliette RENÉ RIENDEAU 1986 Varennes COOP DES BOISFRANCS Victoriaville


peut être commandé à partir des boutons sur l’aile arrière. La prise de force à deux vitesses (540 et 1000 rpm) fait partie de l’équipement de série. Sur la version X6L, c’est une transmission semi-powershift 18 X 6 à trois rapports sous charge qui transmet la puissance au sol. Un inverseur électrohydraulique assure les changements de direction. Le système hydraulique repose sur une pompe 87 lpm (23 gpm) pour l’opération du relevage et des sorties hydrauliques, au nombre de trois de série. Deux sorties supplémentaires peuvent être installées en usine en incluant un levier bidirectionnel (joystick). Plus robuste que sur la version X6, le relevage du X6L de Cat.3 peut soulever 8400 kg aux points d’attache. Sa cabine moins récente inclut tout de même un large siège d’instructeur et un système de climatisation performant. Finalement, le plus petit X5 vient remplacer le X50. La série est conçue pour être polyvalente et exceller dans les opérations de fenaison, de chargeur et pour les travaux généraux à la ferme. Les trois modèles de 95 ch à 113 ch (moteur) ont recours au moteur Perkins 3,4 L à quatre cylindres Tier4i à gestion électronique et injection par rampe commune. Ce moteur s’appuie sur le EGR

et un filtre à particules comme système antipollution. Reprenant quelques éléments communs à toute la gamme McCormick, la cabine se veut ergonomique et accessible. Une version plateforme à plancher semi-plat permet un accès facile et sécuritaire aux endroits plus restreints. Une transmission 12 X 12 avec quatre vitesses synchronisées et trois rapports manuels ou powershift sont disponibles. Selon les besoins, un inverseur mécanique ou électrohydraulique facilite les travaux de chargeur.

New Holland

Cette année, New Holland fait la transition vers le Tier4 final dans ses gammes de tracteurs utilitaires et d’élevage. Le grand frère du groupe, le T6 version 2015 a été présenté pour la première fois au début de l’année. Son esthétique a été travaillée de manière avantageuse avec des jupes de capot plus longues et un museau qui lui rappelle des airs de famille des T7 et T8. On y remarque aussi l’ajout de phares DEL qui se dénombrent de 12 à 16 selon les options choisies et qui produisent jusqu’à quatre fois plus de lumière que les modèles précédents. On a évidemment retouché le moteur en peaufinant le système SCR pour contrer les émissions polluantes. Tous les modèles de la série ont un moteur 4,5 L à quatre cylindres à l’exception du T6.180 qui conserve le bloc six cylindres de 6,7 L. Trois modèles sont disponibles avec une transmission CVT pour aussi peu que 95 ch à la PDF. Cette version bénéficie d’une liste complète d’options pour les utilisateurs plus exigeants. La nouvelle série T4 a aussi fait son apparition cet hiver avec un nouveau moteur Tier4 final à SCR et une légère recirculation de gaz d’échappement (EGR). La gestion électronique du moteur apporte une meilleure réponse dynamique, plus de couple et de puissance sans augmenter la consommation. Elle facilite aussi le maintien de la vitesse du moteur pour les applications à la prise de force. New Holland met de l’avant la cabine aux larges pans vitrés qui offre une bonne visibilité autant à l’avant que pour les outils à l’arrière. Son profil bas permet aux éleveurs d’accéder à des endroits restreints. Le tracteur est aussi disponible en version plateforme avec arceau ou capot de sécurité. Côté transmission, le client peut choisir entre une boîte mécanique 12 X 12 ou à inverseur électrohydraulique. Les spécifications c­ omplètes n’étaient toujours pas disponibles au moment de publier ce guide.

p ne u

rs

-rou

e

t

H

o

es

s

D

L’esthétique de la série T6 a été améliorée.

Les pneus agricoLes BKT quaLiTé incroyaBLe ! DisTriBuTeur auTorisé

Communiquez avec notre bureau du Québec : 514 457-5275 ou 1 877 657-6387

10  GUIDE TRACTEURS 2015

Croître ensemble


20 GUIDE TRACTEURS 15 Challenger MT400D

Les modèles incontournables Le Bulletin des agriculteurs a demandé aux représentants de chaque marque d’identifier les modèles incontournables. Un modèle très populaire ou un modèle moins connu qui peut surprendre par son rapport qualité-prix ou ses performances.

Puissance Puissance PDF nominale Puissance moteur nominale Moteur AgcoPower 4 cyl. 4,9L T4i DOC+SCR Transmission (Type – Rapports – Vitesse max.) Semi-powershift 16X16 – 40 km/h Hydraulique (Type – Débit – Valves) CO – 57 l/min – 2/3 CO – 100 l/min – 3/4 PDC – 110 l/min – 3/4 Relevage 3-points Arrière 5170 kg Avant Prise de force Arrière 540/1000 Arrière 540/540E/1000/1000E Avant 1000 Réservoirs Diesel (l) DEF (l) Dimensions Empattement (m) Poids à vide (t) Configuration 4RM Suspension essieu avant Suspension cabine Inverseur électrohydraulique Levier multifonctions Terminal Isobus

MT455D 90 110 X X X O O X O O X O 22 25 2,67 5,67 X O O X O O

Légende des tableaux Deutz-Fahr Série 5 Puissance Puissance PDF nominale Puissance moteur nominale Puissance moteur maximale Moteur DEUTZ 4 cyl. 3,6L T4i DOC+CEGR Transmission (Type – Rapports – Vitesse max.) CVT – 50 km/h Hydraulique (Type – Débit – Valves) CO – 60 l/min – 3/4/5 CO – 90 l/min – 3/4/5 Relevage 3-points Arrière 4650 kg* Arrière 6600 kg* Avant 1850 kg* Prise de force Arrière 540/540E/1000 Avant 1000 Réservoirs Diesel (l) Dimensions Empattement (m) Poids à vide (t) Configuration 4RM Suspension essieu avant Suspension cabine Inverseur électrohydraulique Vitesse rampante Levier multifonctions Terminal Isobus

5130TTV N/D 120 127 X X X O X O O X O 165 2,44 5,12 X O X X X X O

GUIDE TRACTEURS 2015

11


Case IH Farmall A

120A

Puissance Puissance PDF nominale Puissance moteur nominale

96 120

Moteur FPT 4 cyl. 4,5L T4f DOC+SCR+CUC Transmission (Type – Rapports – Vitesse max.) APS 8X8 – 30 km/h APS 16X8 – 40 km/h Hydraulique (Type – Débit – Valves) CO – 83 l/min – 2/3/4 Relevage 3-points Arrière 3266 kg Arrière 2449 kg Prise de force Arrière 540/1000 Réservoirs Diesel (l) DEF (l) Dimensions Empattement (m) Poids à vide (t) Configuration 4RM Inverseur électrohydraulique Vitesse rampante

X X O X X O X 215 30 2,52 4,74 O O O

Case IH Maxxum Puissance Puissance PDF nominale Puissance moteur nominale Puissance moteur maximale Moteur FPT 4 cyl. 4L T4f DOC+SCR+CUC Transmission (Type – Rapports – Vitesse max.) CVT – 40 km/h CVT – 50 km/h Hydraulique (Type – Débit – Valves) PDC – 125 l/min – 3/4 Relevage 3-points Arrière 3660 kg Prise de force Arrière 540/1000 Réservoirs Diesel (l) DEF (l) Dimensions Empattement (m) Poids à vide (t) Configuration 4RM Suspension essieu avant Suspension cabine Inverseur électrohydraulique Vitesse rampante Levier multifonctions Terminal Isobus

125CVT 105 125 155 X X O X X

X 198 40 2,64 5,12 X O O X X O O

Kubota M7

M7-171

Kubota M6

M6-141

Puissance Puissance PDF nominale Puissance moteur nominale

N/D 168

Puissance Puissance PDF nominale Puissance moteur nominale

114 133

Moteur Kubota 4 cyl. 6,1L T4f DOC+CEGR+DPF+SCR X Transmission (Type – Rapports – Vitesse max.) CVT – 40 km/h X CVT – 50 km/h O

Moteur Kubota 4 cyl. 6,1L T4f DOC+CEGR+DPF+SCR X Transmission (Type – Rapports – Vitesse max.) APS 24X24 – 40 km/h X

Hydraulique (Type – Débit – Valves) PDC – 110 l/min – 3/4/5 Relevage 3-points Arrière 5000 kg*

Hydraulique (Type – Débit – Valves) CO – 77 l/min – 2/3/4 Relevage 3-points Arrière 3100 kg Arrière 4285 kg Prise de force Arrière 540/1000

Prise de force Arrière 540/540E/1000/1000E Avant 1000 Réservoirs Diesel (l) DEF (l) Dimensions Empattement (m) Poids à vide (t) Configuration 4RM Suspension essieu avant Suspension cabine Inverseur électrohydraulique Vitesse rampante Levier multifonctions Terminal Isobus

12  GUIDE TRACTEURS 2015

X X

X O 330 38 2,72 6,3 X O O X O O O

Réservoirs Diesel (l) DEF (l) Dimensions Empattement (m) Poids à vide (t) Configuration 4RM Suspension essieu avant Inverseur électrohydraulique Vitesse rampante

X X O X

190 20 2,68 5,13 X O X O

Case IH Farmall V

105V

Puissance Puissance PDF nominale Puissance moteur nominale

82 95

Moteur FPT 4 cyl. 4L T3 X Transmission (Type – Rapports – Vitesse max.) Manuelle 16X16 – 30 km/h X Hydraulique (Type – Débit – Valves) CO – 65 l/min – 2/3 Relevage 3-points Arrière 1835 kg Prise de force Arrière 540/1000 Réservoirs Diesel (l) Dimensions Empattement (m) Poids à vide (t) Configuration 4RM Inverseur électrohydraulique

Kubota M5 Puissance Puissance PDF nominale Puissance moteur nominale Puissance moteur maximale Moteur Kubota 4 cyl. 3,8L T4f DOC+CEGR+DPF+SCR Transmission (Type – Rapports – Vitesse max.) Manuelle 8X8 Manuelle 12X12 HI-LO 24X24 Hydraulique (Type – Débit – Valves) CO – 64 l/min – 1/2/3 Relevage 3-points Arrière 2100 kg Arrière 3900 kg Prise de force Arrière 540/540E Réservoirs Diesel (l) Dimensions Empattement (m) Poids à vide (t) Configuration 4RM Inverseur électrohydraulique

X X

X 73

2,17 2,8 O O

M5-111 123 150 163 X X O O X X O X

105

2,25 3,2 O O


20 GUIDE TRACTEURS 15 John Deere 5M

5115M

Puissance Puissance PDF nominale Puissance moteur nominale

100 115

Moteur DEERE 4 cyl. 4,5L T4f CEGR+DOC+SCR Transmission (Type – Rapports – Vitesse max.) HI/LO 16X16 – 30 km/h HI/LO 32X16 – 30 km/h Hydraulique (Type – Débit – Valves) CO – 93 l/min – 2/3 Relevage 3-points Arrière 2550 kg Prise de force Arrière 540/540E Arrière 540/540E/1000 Réservoirs Diesel (l) Dimensions Empattement (m) Poids à vide (t) Configuration 4RM Inverseur électrohydraulique Vitesse rampante Plateforme

Massey Ferguson 6600 Puissance Puissance PDF nominale Puissance moteur nominale Puissance moteur maximale Moteur AgcoPower 4 cyl. 4,9L T4i DOC+SCR Transmission (Type – Rapports – Vitesse max.) Semi-Powershift 24X24 – 40 km/h CVT – 2 gammes – 50 km/h Hydraulique (Type – Débit – Valves) CO – 57 l/min – 2/3 CO – 100 l/min – 3/4 PDC – 110 l/min – 3/4 Relevage 3-points Arrière 5170 kg Avant Prise de force Arrière 540/1000 Arrière 540/540E/1000/1000E Avant 1000 Réservoirs Diesel (l) DEF (l) Dimensions Empattement (m) Poids à vide (t) Configuration 4RM Suspension essieu avant Suspension cabine Inverseur électrohydraulique Vitesse rampante Levier multifonctions Terminal Isobus

X X O

X X

X

174

2,35 4,04 O X O O

6616 125 150 160 X X O X O O X O O X O 223 35 2,67 5,67 X O O X O O O

John Deere 6M Puissance Puissance PDF nominale Puissance moteur nominale Puissance moteur maximale Moteur DEERE 6 cyl. 6,8L T4f CEGR+DOC+DPF+SCR Transmission (Type – Rapports – Vitesse max.) PS 16X16 – 30 km/h PS 20X20 – 30 km/h APS 20X20 – 40 km/h Hydraulique (Type – Débit – Valves) PFC – 114 l/min – 2/3 Relevage 3-points Arrière 3792 kg Arrière 4800 kg Prise de force Arrière 540/1000 Avant 1000 Réservoirs Diesel (l) DEF (l) Dimensions Empattement (m) Poids à vide (t) Configuration 4RM Suspension essieu avant Suspension cabine Inverseur électrohydraulique Plateforme

Massey Ferguson 5600 Puissance Puissance PDF nominale Puissance moteur nominale Puissance moteur maximale Moteur AgcoPower 4 cyl. 4,4L T4i DOC+SCR Transmission (Type – Rapports – Vitesse max.) Semi-Powershift 16X16 – 40 km/h Hydraulique (Type – Débit – Valves) CO – 57 l/min – 2/3 CO – 100 l/min – 3/4 PDC – 110 l/min – 3/4 Relevage 3-points Arrière 3890 kg* Avant Prise de force Arrière 540E/540E Arrière 540/540E/1000E Avant 1000 Réservoirs Diesel (l) DEF (l) Dimensions Empattement (m) Poids à vide (t) Configuration 4RM Suspension essieu avant Suspension cabine Inverseur électrohydraulique Levier multifonctions Terminal Isobus

6195M 158 195 206 X X O O X X O X O

John Deere 6R

6110R

Puissance Puissance PDF nominale Puissance moteur nominale Puissance moteur maximale Moteur DEERE 4 cyl. 4,5L T4f CEGR+DOC+SCR+DPF+SCR Transmission (Type – Rapports – Vitesse max.) PS 16X16 – 30 km/h APS 24X24 – 40/50 km/h CVT – 40/50 km/h Hydraulique (Type – Débit – Valves) PFC – 114 l/min – 2/3/4/5 Relevage 3-points Arrière 2532 kg Arrière 3371 kg Prise de force Arrière 540/1000 Arrière 540/540E/1000 Avant 1000

95 108 128 X O X O X X O X O O

355 20 2,8 7,11 O O O X O

5613 110 125 130 X X

X O O O O O X O 185 25 2,55 4,8 O O O X O O

Dimensions Empattement (m) Poids à vide (t) Configuration 4RM Suspension essieu avant Suspension cabine Inverseur électrohydraulique Vitesse rampante Terminal Isobus

2,58 5,31 X O O X O X

Massey Ferguson 4600

4608

Puissance Puissance PDF nominale Puissance moteur nominale

80 100

Moteur AgcoPower 3 cyl. 3,3L T4i EGR+DOC X Transmission (Type – Rapports – Vitesse max.) Manuelle – 12X12 – 30 km/h X Hydraulique (Type – Débit – Valves) CO – 90 l/min – 1/2/3

Relevage 3-points Arrière 1550 kg Arrière 2000 kg Prise de force Arrière 540/1000

Réservoirs Diesel (l) Dimensions Empattement (m) Poids à vide (t) Configuration 4RM Plateforme Inverseur électrohydraulique

X

X O X

105

2,25 3,15 X O X

GUIDE TRACTEURS 2015  13


McCormick X5 Puissance Puissance PDF nominale Puissance moteur nominale Puissance moteur maximale Moteur DEERE 4 cyl. 3,4L T4I CEGR+DPF Transmission (Type – Rapports – Vitesse max.) Manuelle 12X12 – 30 km/h Hydraulique (Type – Débit – Valves) CO – 63 l/min – 2/3/4 Relevage 3-points Arrière 4740 kg Arrière 540/1000 Réservoirs Diesel (l) Dimensions Empattement (m) Poids à vide (t) Configuration 4RM Inverseur électrohydraulique Vitesse rampante

Fendt 700 Puissance Puissance PDF nominale Puissance moteur nominale Puissance moteur maximale Moteur DEUTZ 6 cyl. 6,1L T4f ECGR+CSF+SCR Transmission (Type – Rapports – Vitesse max.) CVT – 2 gammes – 50 km/h Hydraulique (Type – Débit – Valves) PDC – 109 l/min – 3/7 PDC – 152 l/min – 3/7 PDC – 193 l/min – 3/7 Relevage 3-points Arrière 10360 kg* Avant 4418 kg* Prise de force Arrière 540/540E/1000/1000E Avant 1000 Réservoirs Diesel (l) DEF (l) Dimensions Empattement (m) Poids à vide (t) Configuration 4RM Suspension essieu avant Suspension cabine Inverseur électrohydraulique Vitesse rampante Levier multifonctions Terminal Isobus

14  GUIDE TRACTEURS 2015

X5.50

McCormick X6

X O O

Puissance Puissance PDF nominale Puissance moteur nominale Puissance moteur maximale Moteur FPT 4 cyl. 4,5L T4I DOC+SCR Transmission (Type – Rapports – Vitesse max.) PS 36X12 – 40 km/h Hydraulique (Type – Débit – Valves) CO – 66 l/min – 2/3/4 PDC – 110 l/min – 3/4/5 Relevage 3-points Arrière 5400 kg* Arrière 540/1000 Réservoirs Diesel (l) DEF (l) Dimensions Empattement (m) Poids à vide (t) Configuration 4RM Inverseur électrohydraulique Vitesse rampante

714

98 105 113 X X X

X X 120

2,32 3900

110 144 150 X X X X X X X X O

X6.430 111 121 133 X X X X

X X X X X X X

Puissance Puissance PDF nominale Puissance moteur nominale Puissance moteur maximale Moteur FPT 4 cyl. 4,5L T4I DOC+SCR Transmission (Type – Rapports – Vitesse max.) PS 16X8 – 40 km/h Hydraulique (Type – Débit – Valves) CO – 87 l/min – 3/4/5

X X O

Relevage 3-points Arrière 8400 kg* Arrière 540/1000 Réservoirs Diesel (l) DEF (l) Dimensions Empattement (m) Poids à vide (t) Configuration 4RM Inverseur électrohydraulique Vitesse rampante

New Holland T5

T5

New Holland T6

Puissance Puissance PDF nominale Puissance moteur nominale

91 106

X X 180 25 2,54 4,7

Moteur FPT 4 cyl. 3,4L T4i CEGR+DPF X Transmission (Type – Rapports – Vitesse max.) HI-LO 16X16 – 40 km/h X Hydraulique (Type – Débit – Valves) CO – 90 l/min – 2/3 CO – 61 l/min – 2/3 Relevage 3-points Arrière 2900 kg Arrière 4741 kg Avant 1800 kg Prise de force Arrière 540/1000 Avant 1000

X O X O O

Dimensions Empattement (m) Poids à vide (t) Configuration 4RM Inverseur électrohydraulique

Puissance Puissance PDF nominale Puissance moteur nominale Puissance moteur maximale Moteur FPT 4 cyl. 4,5L T4F DOC+SCR Transmission (Type – Rapports – Vitesse max.) CVT – 50 km/h CVT – 50 km/h Hydraulique (Type – Débit – Valves) PDC – 127 l/min – 2/3/4 Relevage 3-points Arrière 3782 kg Arrière 5254 kg

X6.470 123 150 163 X X X

X X 270 38 2,73 6,15 X X O

T6.145 95 116 145 X O X X

X O

O O

400 38 2,78 7,74

McCormick X6L

2350 4400 X X

Réservoirs Diesel (l) DEF (l) Dimensions Empattement (m) Poids à vide (t) Configuration 4RM Suspension essieu avant Suspension cabine Inverseur électrohydraulique Vitesse rampante Levier multifonctions Terminal Isobus

197 37 2,67 5,67 X O O X X O O


La perfection serait-elle de ce monde ?

Pour réussir en agriculture, il ne faut pas seulement être bon : il faut être excellent. Ainsi, nous avons misé sur les plus récentes technologies lors de la conception de la toute dernière génération de tracteurs FENDT 700. Tout a été mis en œuvre pour rendre vos journées plus productives : manœuvrabilité, fiabilité et confort. LA SÉRIE 700 est équipée de moteurs six cylindres qui déploient de 145 à 240 ch. La coordination parfaite du moteur et de la transmission Vario permet de transmettre le maximum de puissance au sol tout en consommant moins de carburant.

Visitez votre concessionnaire FENDT le plus près Groupe Symac Saint-Hyacinthe Parisville Saint-Bruno (Lac-Saint-Jean) Napierville Pont-Rouge

450 799-5571 819 292-2000 418 343-2033 450 245-7499 418 873-8628

Machineries Nordtrac Saint-Roch-de-L’Achigan Louiseville

450 588-2055 819 228-9494

Services Bivac Sainte-Marie de Beauce

418 387-3814

Garage Paul-Emile Anctil Mont-Joli

418 775-3500

Champoux Machineries Warwick

819 358-2217


DOSSIER SANTÉ ANIMALE

Pour produire du lait, il faut un vêlage et pour cela, il faut une saillie. Mais pour effectuer une saillie, il faut connaître le bon moment pour inséminer. Comment maximiser ses succès en reproduction alors que les vaches démontrent de moins en moins de signes de chaleur ?

PAR MARIE-JOSÉE PARENT, AGRONOME

Les chaleurs de toutes les vaches sont détectées par le collier d’activité.

AMÉLIORER SES SUCCÈS EN REPRODUCTION PHOTOS : MARIE-JOSÉE PARENT

L

es vaches de la Ferme G. Beauchemin et fils de Sainte-Madeleine, en Montérégie, ont des performances de reproduction supérieures à la moyenne québécoise. Taux de saillie de 55 %, taux de gestation de 25 %, succès à la saillie de 45 %, pour un intervalle de vêlage de 12 mois et un intervalle vêlage-saillie fécondante de 85 jours. C’est ce que l’on recherche comme performances de reproduction

dans un troupeau laitier. Il est donc possible d’avoir de bonnes performances de reproduction malgré une démonstration des chaleurs à la baisse par les vaches. Plus les vaches produisent de lait, plus le volume sanguin est élevé, plus la concentration d’hormone dans le sang diminue, moins il y a de signes de chaleur et plus il devient difficile de détecter le bon moment pour les inséminer. C’est physio-

logique. « Les gens disaient que c’est parce que les producteurs ne passent plus assez de temps à l’étable, mais ce n’est pas ça le problème, explique le professeur Jocelyn Dubuc de la faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal et médecin vétérinaire praticien. La durée de la chaleur est tout simplement plus courte. » Si le producteur n’est pas présent au moment précis de la chaleur, la vache LE BULLETIN DES AGRICULTEURS  AVRIL 2015  33


DÉCOUVREZ

MERLO EN ACTION

n’est pas inséminée et il faudra attendre 21 jours avant la prochaine chaleur. « Les meilleurs producteurs ne voient qu’une chaleur sur deux », ajoute Jocelyn Dubuc. Malgré ce fait, les performances de reproduction augmentent. « Le taux de gestation est à la hausse, dit Jocelyn Dubuc. Il y a cinq ans, c’était 14 % à 15 %, dit-il. Au Québec actuellement, c’est 16 % et ça devrait monter à 17 %. » Ceci s’explique par un fait : les producteurs utilisent de plus en plus d’autres méthodes que l’observation visuelle des vaches.

Collier et protocole Sur l’écran de son ordinateur d’étable, Mario Beauchemin regarde les courbes obtenues par des colliers de rumination et d’activité de ses vaches logées en stabulation libre. Le médaillon installé sur le côté gauche du cou de la vache enregistre un index d’activité de la vache. Lorsque la vache est en chaleur, son niveau d’activité augmente. Sur l’écran d’ordinateur, la courbe de la vache démontre un beau pic qui confirme une augmentation du niveau d’activité de la vache. La courbe de rumination va en sens inverse puisque lorsqu’une vache est en chaleur, elle arrête de manger. La rumination diminue donc. Le robot de traite détecte la vache dont le niveau d’activité a changé et la dirige vers l’arrière-robot. Mario Beauchemin consulte alors l’ordinateur pour vérifier les données de la vache. Si tout va bien, il l’insémine sans aucune autre vérification. « J’utilise le collier de rumination

PANORAMIC 55.9 CS HD

L’ULTIME MACHINE

AGRICOLE AUGMENTEZ VOS BÉNÉFICES :

PRÉCISION DE PRODUCTIVITÉ DE VERSATILITÉ DE CARBURANT DE

FERME G. BEAUCHEMIN PANORAMIC 32.6 L PLUS

CONCESSIONNAIRES MERLO QUÉBEC ET MARITIMES :

MANULIFT Québec, 418-651-5441 Montréal, 450-652-5550 LES ÉQUIPEMENTS R.M. NADEAU Sherbrooke, 819-846-6828 LES ENTREPRISES ANTONIO LAPORTE & FILS Notre-Dame-des-Prairies, 450-756-1779 CENTRE KUBOTA DES LAURENTIDES Mirabel, 450-434-0000 VALLEY SALES & SERVICE St-André, 506-473-3439 TROUVEZ LE CONCESSIONNAIRE MERLO PRÈS DE CHEZ VOUS : 34 AVRIL 2015 LE/concessionnaires-canada BULLETIN DES AGRICULTEURS

Pub Merlo_Bulletin_ 2015.indd 2

MULTIFARMER 30.9 CLASSIC2

2015-03-06 15:49:10


PERFORMANCES À LA FERME G. BEAUCHEMIN

depuis un an et demi, raconte Mario Beauchemin. Au début, j’étais sceptique, mais aujourd’hui, je suis agréablement surpris par la justesse qu’il donne. Pour la détection des chaleurs, je ne me fie qu’à ça. » Dès le 55e jour après la mise bas, toutes les vaches détectées en chaleur par le collier d’activité sont inséminées. Dès le 65e jour de lactation, les vaches qui n’ont pas démontré de chaleur et qui, par conséquent, n’ont pas été inséminées passent au protocole de synchronisation des chaleurs par l’utilisation d’hormones, aussi appelé le protocole 7-2-1. « Une vache qui n’est pas démonstrative, il faut faire quelque chose », explique Mario

Beauchemin. En cas d’insuccès avec le protocole, la vache reviendra en chaleur 21 jours plus tard. Le protocole d’hormones est aussi utilisé pour les vaches déclarées non gestantes. Entre 30 % à 40 % des vaches du troupeau sont gestantes grâce au protocole 7-2-1.

Élever la barre « Il faut une saillie pour qu’une vache soit gestante », insiste Jocelyn Dubuc. Cet énoncé semble une évidence, mais il explique le secret de l’insuccès de certains producteurs. Depuis plusieurs années, le succès à la saillie ne change pas. L’amélioration des performances de reproduction

Mario Beauchemin observe le graphique du logiciel démontrant une très belle chaleur qui n’aurait pas été décelée avec une détection visuelle classique.

est plutôt due à une augmentation du taux de saillies. « La plupart des producteurs détectent entre 40 % et 45 % des chaleurs qui mènent à une saillie, explique Jocelyn Dubuc. Idéalement, on devrait élever la barre. Quelque 50 %, c’est bon, mais on devrait viser 80 %. » C’est pourquoi les technologies, tels que les podomètres et les colliers sont de plus en plus populaires. Le collier utilisé par Mario Beauchemin, le Qwes-H, est conçu par SCR et vendu par Lely. « C’est un collier conçu pour la stabulation libre », explique Guillaume Peeters, directeur des ventes pour l’Est du Canada chez Lely. Le collier enregistre les mouvements de tête de la vache lorsqu’elle est à un niveau égal ou supérieur à la ligne d’horizon. Une vache lève la tête lorsqu’elle est en chaleur. Contrairement au collier, le podomètre enregistre tous les mouvements. « Les deux vont détecter les vaches en chaleur, mais il y a moins de faux positifs avec le collier », explique Guillaume Peeters. La technologie des colliers de rumination et d’activité a été développée pour les stabulations libres. Toutefois, environ 90 % des fermes québécoises sont en stabulation entravée. La technologie des colliers d’activités ne fonctionne pas toujours bien dans ce type d’étable. Le Centre d’insémination artificielle du Québec (CIAQ) l’a appris à ses dépens lorsqu’il a commencé à commercialiser le Heatime il y a deux ans. Il s’agit du même collier que celui vendu par Lely, mais sous un nom différent. « Nous nous sommes butés à deux problèmes principaux », explique le responsable des produits de la ferme et de la reproduction au CIAQ, Mario Roy. Le premier était la rigueur exigée au proLE BULLETIN DES AGRICULTEURS

AVRIL 2015

35


ducteur pour lire fréquemment les données dans l’étable. Le producteur devait passer plusieurs fois par jour devant les vaches pour effectuer la lecture à l’aide d’un bâton de lecture. Ce problème a été résolu par le nouveau système par radio fréquence. Une antenne placée dans l’étable capte régulièrement les données. Plus besoin de se déplacer constamment devant les vaches. L’autre problème est plus complexe. Le collier d’activité capte les données lorsque les vaches lèvent la tête au moment des chaleurs. Or, selon la façon dont les vaches sont attachées, il arrive qu’elles ne puissent pas exprimer ce comportement. Dans ce cas, le collier ne fonctionne pas pour détecter les chaleurs. Pour résoudre ce problème, SCR travaille avec le CIAQ pour adapter sa technologie afin de pouvoir mesurer tous les mouvements de l’animal. Un autre fabricant de colliers, NEDAP travaille également avec le CIAQ pour développer un collier pour étables entravées. « C’est pourquoi nous avons mis un frein sur la promotion, explique Mario Roy. Nous attendons les nouveaux colliers. Pour les gens qui veulent le Heatime, nous avons identifié les étables où le collier fonctionne et où il ne fonctionne pas. » Il faut compter 195 $ par collier, un investissement qui peut se rentabiliser rapidement, selon Mario Roy,

Si une vache n’est pas gestante après un essai, elle passe au protocole hormonal.

autant par de meilleures performances de reproduction que par la détection de problèmes métaboliques. Selon Jocelyn Dubuc, les technologies, telles que les colliers et les podomètres, sont de plus en abordables et fonctionnent bien. « Ceux qui utilisent un outil technologique ne se fient qu’à ça », dit-il.

Hormones Les protocoles hormonaux sont aussi de plus en plus populaires. Certains producteurs en font leur méthode régulière pour maximiser le taux de gestation. « C’est très efficace, mentionne Jocelyn Dubuc. Et c’est très peu dispendieux comparati-

vement au podomètre ou au collier. » Le principal inconvénient est la rigueur exigée quant au respect des heures du protocole. Il faut être minutieux. Le deuxième inconvénient est l’image négative, pour la population en général, des hormones utilisées sur les fermes. Selon Jocelyn Dubuc, il s’agit de produits sans danger qui ont une durée de vie très courte dans le sang de la vache. La crainte n’est donc pas fondée. « J’espère qu’on ne se rendra pas à l’étape de se passer des hormones, explique le vétérinaire. On va toujours en avoir besoin. Presque tous les troupeaux en utilisent, certains seulement pour les cas problèmes. »

POUR UN TRAVAIL INTENSIF DES PÂTURAGES, MISEZ SUR APV NIVELER, AÉRER, SEMER, UNIFORMISER ET ROULER EN UN SEUL PASSAGE

Remplace avantageusement les boîtes à petites semences

Communiquez avec nous pour plus d’information :

Pour prairies neuves et sursemis 36  AVRIL 2015  LE BULLETIN DES AGRICULTEURS

327, rue Aubry, Sainte-Eulalie (Québec) G0Z 1E0 vente@garagewendelmathis.com 819 225-4444


LAIT

PAR ALAIN FOURNIER, AGRONOME, M.SC.

UN NOUVEAU ROBOT DE TRAITE, TOUT UN CHANGEMENT !

PHOTOS : ALAIN FOURNIER

L’adaptation à un robot de traite est une période de transition difficile non seulement pour les vaches, mais aussi pour les éleveurs.

D

ans une étable à stabulation entravée, les vaches demeurent à la même place, souvent à l’année, et c’est l’éleveur qui se déplace pour les traire, les traiter et les alimenter. Dans une étable avec un robot de traite, on s’attend à ce que l’animal se déplace pour se rendre au robot et s’alimenter plusieurs fois par jour. Pour une vache habituée à se faire servir et traire, c’est tout un changement. Du côté de l’éleveur, c’est également un apprentissage considérable. Il doit graduellement habituer ses vaches à la stabulation libre et au robot, puis apprendre à composer avec l’informatique, cette nouvelle stabulation et un horaire de travail fort différent. LE BULLETIN DES AGRICULTEURS  AVRIL 2015  37


La qualité de vie de l’éleveur s’améliore considérablement avec l’adoption des robots de traite. Une plus grande flexibilité du temps permet aux éleveurs de participer aux événements familiaux et autres activités personnelles. C’est l’avantage qui ressort en tout premier lieu, lorsque les éleveurs sont interrogés sur l’intérêt de cette technologie. Cependant, le passage de la stabulation entravée à la stabulation libre avec un robot occasionne un stress important tant aux animaux qu’aux éleveurs. Il est cependant possible de se préparer pour rendre cette étape moins difficile.

Tout un changement L’éleveur qui passe de la stabulation entravée à la stabulation libre avec un robot de traite doit s’attendre à quelques mois de bouleversements en ce qui concerne sa qualité de vie. Les trois premiers mois de transfert sont particulièrement éprouvants, mais souvent vite oubliés. Les vaches doivent également apprendre à composer avec un nouveau mode de logement et de traite. L’acclimatation à la stabulation et au robot est plus facile pour les jeunes vaches, car de vieilles habitudes ancrées ne sont pas faciles à changer. Parmi ces nouvelles habitudes, il y a la capacité de reculer qui n’est pas du tout enracinée dans la tête d’une vache logée en stabulation entravée, mais qu’elle doit apprendre à saisir rapidement pour demeurer dans ce nouveau système. La peur de la raclette qui circule dans l’allée peut aussi être un frein à la sortie de la logette. Cette peur de reculer dans le dalot peut accroître le temps d’apprentissage pour certaines vaches. Étant habituées à se faire nourrir, elles attendent que l’éleveur vienne leur servir les aliments dans leur stalle, alors qu’elles doivent dorénavant se déplacer pour subvenir elles-mêmes à leurs besoins. L’adaptation à la nouvelle stabulation est plus facile pour les animaux de remplacement qui sont déjà en stabulation libre et pour les vaches taries qui utilisent ce mode de logement.

Le parage des onglons devra se faire quatre mois avant le changement de stabulation. Il faut éviter une taille excessive des onglons, car le ciment est abrasif.

Les vaches doivent également apprendre à composer avec l’ordre social établi dans le groupe et cet ordre change chaque fois qu’un nouvel animal y est introduit. C’est une pression avec laquelle l’animal en stabulation entravée est très peu familier. Pour certaines vaches (jeunes, fraîches vêlées, malades ou blessées), se situant dans le bas de la hiérarchie, c’est comme apprendre à vivre dans une jungle. Par ailleurs, pour l’éleveur qui veut utiliser uniquement son étable avec son robot de traite, la réforme peut s’avérer souhaitable pour certaines vaches problématiques (hauts comptages leucocytaires répétés, membres ou onglons fortement blessés, vaches malades), avant le transfert dans la stabulation libre et au robot. Si l’ancienne étable n’est plus utilisée pour la traite, après le transfert des vaches à la stabulation libre et au robot, il est fortement recommandé de posséder un système de traite d’appoint qui peut s’avérer une bonne police d’assurance dans certaines situations. Il est également important de maintenir en bon ordre de fonctionnement l’ancien système de traite jusqu’à la fin de la période de transfert entre les deux systèmes.

Un bon départ

Dans une étable avec un robot de traite, c’est l’animal qui se déplace pour se faire traire et s’alimenter. 38  AVRIL 2015  LE BULLETIN DES AGRICULTEURS

Il est fortement recommandé de lire le manuel d’opération du robot et apprendre à faire fonctionner le logiciel avec un troupeau fictif quelques mois avant la mise en service du robot. Le suivi d’une formation sur le mode de fonctionnement du robot et de son logiciel est une étape importante à prendre en considération pour toutes les personnes qui seront impliquées dans le suivi du troupeau. Le mentorat ou accompagnement par un éleveur expérimenté maîtrisant bien cette technologie est également un atout, car cet éleveur connaît bien les problèmes auxquels sera confronté le nouvel adhérent. Il est important de corriger les problèmes d’onglons (blessures, piétin, abcès, etc.) et autres problèmes de santé avant l’introduction des vaches dans la nouvelle stabulation libre. Le parage des onglons devra se faire quatre mois avant le changement de stabulation par un tailleur qui connaît la stabulation


libre pour éviter une taille excessive des onglons, car le ciment est abrasif. Il faut également s’assurer d’avoir un troupeau dont la reproduction est fonctionnelle pour ne pas vivre un creux de production dans l’année suivant la transition. Un suivi plus serré du troupeau avec la collaboration de son vétérinaire au cours de cette période de transition est fortement conseillé. Le clippage des queues et des pis sont des opérations importantes à réaliser avant le transfert des animaux d’un système à l’autre. Il facilite le maintien de la propreté des animaux et accélère l’identification des trayons de la vache par le robot. Il faut aussi installer les colliers d’identification aux vaches et entrer l’information (identification, date de naissance, date de vêlage, ration) sur chacune d’elles dans le logiciel contrôlant le robot.

La patience est de mise La vache logée en stabulation entravée nécessitera un double entraînement. Le premier qui consiste à l’aider à sortir de sa stalle pour se nourrir et un second pour la diriger vers le robot. Il est préférable de laisser plus de temps aux vaches pour manger leur moulée lorsqu’elles vont au robot dans les premiers temps. Habituer les vaches à la moulée cubée avant la transition

8 CONSEILS POUR BIEN SE PRÉPARER

Des solutions performantes pour votre entreprise Pour des performances optimales au champ, la fiabilité et l’ingéniosité des équipements CLAAS sont incomparables. En offrant des innovations primées dans toute la gamme d’équipements de fenaison, CLAAS a la solution pour votre exploitation. Des offres spéciales de financement sont offertes sur les presses et les équipements de fenaison CLAAS via CLAAS Financial Services. Informez-vous de tous les détails auprès de votre concessionnaire CLAAS. www.claas.com

Machinerie J.N.G. Thériault Amqui 418 629-2521 Service Agro Mécanique Saint-Clément 418 963-2177 Service Agro Mécanique Saint-Pascal 418 492-5855 Garage Minville Montmagny 418 248-2477 Garage Oscar Brochu La Guadeloupe 418 459-6405 L’Excellence Agricole de Coaticook Excelko Lennoxville 819 849-0739 Équipement Agricole Picken Waterloo 450 539-1114 Claude Joyal Napierville 450 245-3565 Claude Joyal Saint-Guillaume 819 396-2161 Claude Joyal Standbridge Station 450 296-8201 Entreprises Rosaire Raymond Mont-Laurier 819 623-1458

Équipements Yvon Rivard Mirabel 450 818-6437 Maltais Ouellet Saint-Bruno (Lac-Saint-Jean) 418 668-5254 Champoux Machineries Warwick 819 358-2217 Agritex Berthierville 450 836-3444 Agritex Sainte-Anne-de-la-Pérade 418 325-3337 Agritex Saint-Célestin 819 229-3686 Agritex Sainte-Martine 450 427-2118 Agritex Saint-Polycarpe 450 265-3844 Agritex Saint-Roch-de-l’Achigan 450 588-7888

©2015 CLAAS of America inc. Sujet à l’approbation de crédit par CLAAS Financial Services. Voyez votre concessionnaire participant pour toutes les informations et connaître nos taux de financement. Produits et spécifications sujets à changement sans préavis.

LE BULLETIN DES AGRICULTEURS

AVRIL 2015

39


L’alimentation au robot est ce qui motive la vache à aller se faire traire.

La vache logée en stabulation entravée est peu familière avec la hiérarchie.

est également une approche recommandée. La transition entre les deux systèmes doit se faire durant une période plus calme pour l’éleveur. Celui-ci doit prévoir et établir un horaire pour le personnel qui effectue cette opération. Cette période d’adaptation d’un premier groupe d’une vingtaine de vaches au robot variera entre une à trois semaines, mais peut se prolonger pour certaines vaches. Par la suite, quatre à cinq vaches par semaine pourront être ajoutées au groupe pour faciliter la transition. Il est recommandé de mettre les vaches fraîches vêlées à l’arrière du robot pour exercer un meilleur suivi de ses vaches et aussi pour éviter les pertes de production. Pour l’éleveur qui veut réfor-

mer le moins de vaches possible, la patience est de mise. Il ne faut surtout pas perdre patience, mais se mettre à la place de l’animal pour bien comprendre la confusion créée par tous ces changements. Prévoir une capacité de 2000 litres par robot avec 60 bêtes produisant 33 litres par vache est un bon compromis pour obtenir un nombre de traites acceptable et éviter d’avoir à pousser un nombre excessif de vaches au robot. Finalement, il est crucial de parler avec son conseiller en alimentation de la stratégie à utiliser avant la transition, car l’alimentation est ce qui motive la vache à aller se faire traire.

Visez la sécurité alimentaire

16

ANS

Depuis 16 ans, nous transformons exclusivement de la fève de soya.

Tourteau de soya

HUILE de soya

Nouveau Production biologique Des sources d’énergie uniques et complètes 40  AVRIL 2015  LE BULLETIN DES AGRICULTEURS

SOYAEXCEL.COM 1 877 365-7692 380, boul. Yvon l’Heureux Sud Belœil QC J3G 2C9


INFO ÉLEVAGES

INFO ÉLEVAGES

TEXTES : MARIE-JOSÉE PARENT, AGRONOME ET ALAIN FOURNIER, AGRONOME, M.SC.

Plus de confort au tarissement facilite le vêlage Il est reconnu que l’éleveur doit éliminer les facteurs de stress avant le vêlage pour aider à l’expulsion du veau et à la récupération de la vache. Dans ce courant de pensée, l’utilisation d’une aire paillée pour les vaches taries est reconnue pour faciliter la levée de la vache en raison d’une meilleure traction de la surface, comparativement à une stalle standard. En outre, les vaches taries passent plus de temps couchées lorsqu’elles sont logées dans une aire paillée que dans une stalle. Dans une étude réalisée au Danemark avec 121 vaches de races Holstein et Jersey, les chercheurs ont observé que les vaches récupéraient plus rapidement lorsqu’elles étaient logées sur une aire paillée que dans une stalle. La dimension des stalles pour les Holstein était de 1,35 m de large (53 po) par 1,85 m de longueur (73 po). Toutes les vaches étaient déplacées dans une stalle de maternité, localisée à proximité des stalles et aires paillées de vaches taries, 12 heures avant le vêlage. Les vaches taries qui avaient été logées dans l’aire paillée ont expulsé leur veau plus rapidement (à l’apparition des pattes avant) que celles logées dans des stalles. Les vaches multipares qui avaient été logées en aire paillée se sont levées et ont léché leur veau plus rapidement que celles qui avaient été logées dans

une stalle. Les veaux de mère Jersey qui avaient été logés en aire paillée se sont levés et ont tété leur mère plus rapidement que ceux de mères Jersey qui avaient été logées dans une stalle. À première vue, le logement des vaches taries dans une aire paillée semble faciliter le processus du vêlage. Source : Journal of Dairy Science

Un capteur capable de détecter les différentes parties d’un poulet, est-ce de la science-fiction ? Il semblerait que non. Un chercheur de l’Université de Georgie, Colin Usher, explique dans un article paru dans le journal PoultryTech que lui et son équipe évaluent les capteurs développés à l’origine pour les consoles de jeux vidéo dans le but de les utiliser sur des poulets vivants. Ces capteurs d’images 3D sont de plus en plus abordables et ont un potentiel de développement intéressant, notamment pour l’attrapage et l’abattage de la volaille. Deux projets sont actuellement effectués avec les capteurs de la compagnie Kinect. Le premier projet porte sur le développement d’algorithmes, c’est-à-dire des formules mathématiques qui permettront au capteur de détec-

ter automatiquement les parties du poulet, comme les ailes, les poitrines, les pattes et autres. Les algorithmes permettront également d’indiquer au robot à quel endroit attraper l’oiseau. L’autre projet vise l’utilisation en poulailler. Le capteur est fixé au sommet d’un véhicule mobile. Les chercheurs l’ont testé pour collecter des données pendant tout un élevage récemment. Les chercheurs ont l’intention de lui faire faire différentes tâches en permettant au robot de se déplacer parmi les poulets. L’utilisation de ces capteurs aurait été impensable dans le passé puisqu’ils étaient beaucoup trop dispendieux. L’industrie des jeux vidéo les a rendus abordables. Peut-être verronsnous un poulailler entièrement robotisé d’ici quelques années, grâce à la Wii et à la XBOX ? Source : PoultryTech

PHOTO : ALAIN FOURNIER

Le poulailler techno

LE BULLETIN DES AGRICULTEURS  AVRIL 2015  41


INFO ÉLEVAGES

Je vais sur Agricoleideal.com quand je dois chercher et trouver le bon équipement rapidement ! Plus de 30 000 équiPements neufs et usagés annoncés FonctionnAlités de recherches locAles, régionAles ou nAtionAles eFFicAces le réseAu #1 de petites Annonces Agricoles en Amérique du nord !

le bon équiPement au bon Prix maintenant

inFormez-vous pour Annoncer : 1 888 999-4178 42

AVRIL 2015

LE BULLETIN DES AGRICULTEURS


INFO ÉLEVAGES

Des résidus d’antibiotiques transportés par le vent Des chercheurs du Département de toxicologie environnementale de l’Université Texas Tech ont rapporté, dans une étude publiée dans le journal scientifique Environmental Health Perspectives, avoir détecté des antibiotiques et des gènes de résistance aux antibiotiques dans des particules de vent provenant d’un parc de bouvillons. Les chercheurs ont voulu connaître quels antibiotiques, quels gènes résistants aux antibiotiques et quels microorganismes ils trouveraient provenant de grands parcs d’engraissement. Pour cela, ils ont collecté des échantillons de particules provenant de 10 parcs de bouvillons. Ils ont extrait et quantifié six antibiotiques utilisés en médecine vétérinaire. La concentration de plusieurs antibiotiques dans la direction immédiate des vents des parcs était entre 0,5 et 4,6 microgrammes par gramme, ou parties par million (PPM) des particules. Elle était supérieure à ce qui était retrouvé dans les vents en amont. Les particules provenant des parcs contenaient des bactéries associées aux ruminants en plus grande quantité que dans le vent en amont des parcs. Ils ont aussi trouvé en abondance des gènes de résistance à l’antibiotique tétracycline. Source : BovineVetOnline.com

Les mycotoxines et le poids des jeunes dindons Les jeunes dindons sont plus affectés que les autres par de fortes doses de mycotoxines. L’unité Bird de l’Itavi et l’Inra à Nouzilly, en France, ont étudié les perturbations engendrées par trois mycotoxines purifiées administrées quotidiennement à des dindons. Quelque 240 dindons de chair âgés entre 1 et 42 jours ont pris part à l’expérience. Deux niveaux de mycotoxines ont été évalués : le seuil réglementaire européen pour chacune (5 ppm de DON, 20 ppm de fuminosine et 0,5 ppm de zéaralénone) et la moitié. Un lot témoin sans mycotoxine a servi de comparaison. Aucun effet significatif n’a été observé sur la viabilité et la consommation d’aliments, même s’il y avait une tendance à la dégradation lorsque la quantité de mycotoxine augmentait. Toutefois, le poids vif des dindons a été affecté dès l’âge de 14 jours, mais l’effet s’est estompé avec une augmentation de l’âge. L’indice de consommation n’a pas été affecté significativement. Il n’y a pas eu de lésions macroscopiques spécifiques, excepté aux rates, foies et proventricules qui sont hypertrophiés. La biochimie sanguine a aussi montré des perturbations du métabolisme hépatique, rénal et immunitaire. Des questions restent toutefois à élucider. Que serait-il advenu si la recherche s’était prolongée ? Si les dindons avaient ultérieurement été nourris avec un aliment sans mycotoxine, auraient-ils récupéré leur poids ? Source : Réussir Aviculture

s s ée ou -v t ! it ez an lim riv n es sc te c In in pla a m de e br

m

– Jen C., Ontario, participante à la conférence AWC 2014

No

« Si ce n’était des propos tenus par les leaders avec lesquels j’ai échangé, je n’aurais ni un objectif précis ni la motivation pour l’atteindre. Je ne vous remercierai jamais assez pour ça. »

Compétences en leadership ~ Conférences pour les femmes en agriculture Capitalisez sur vos opportunités et récoltez les avantages de votre développement ! Joignez-vous à des femmes de l’industrie agricole et autres industries connexes alors qu’elles révèleront le secret de leur succès en finances personnelles, en réseautage et en avancement de carrière. Profitez de l’occasion pour partager avec des femmes remarquables de l’industrie ! Rabais de groupe et pour réservation hâtive offerts. Inscrivez-vous aujourd’hui ! Visitez advancingwomenconference.ca ou par téléphone 403 686-8407. WESTIN HARBOUR CASTLE, TORONTO, 5 ET 6 OCTOBRE 2015

La conférence se donnera en anglais

LE BULLETIN DES AGRICULTEURS

AVRIL 2015

43


INFO ÉLEVAGES

La génétique à la rescousse de la santé Il est reconnu que la santé des animaux est hautement reliée à des facteurs environnementaux qui influenceront l’apparition ou non des maladies. Il est donc difficile d’améliorer rapidement la santé des vaches par la sélection génétique. En est-il de même pour la réponse immunitaire des animaux à une maladie en particulier, comme la mammite ? La réaction du système immunitaire à un agent stressant ou infectieux est différente d’une vache à l’autre. La docteure Bonnie Mallard et son équipe à l’Université de Guelph, en Ontario, étudient la réponse immunitaire adaptative des vaches qui est responsable de la mémoire à long terme du système immunitaire. Dans ce type de réponse immunitaire, les vaches ayant une forte réponse immunitaire sont supérieures à celles dont la réponse immunitaire est plus faible. Ces vaches

44  AVRIL 2015  LE BULLETIN DES AGRICULTEURS

qui ont une réponse immunitaire plus forte ont des mammites moins sévères, impliquant moins d’interventions humaines et de plus courtes durées que les vaches de réponse immunitaire faible. De plus, elles ont 27 % moins de mammite, 17 % moins de métrite et 32 % moins de rétention placentaire que les vaches qui répondent plus lentement à une infection. Leur colostrum est également de meilleure qualité, donc plus riche en immunoglobuline que les vaches moins sensibles aux infections. La bonne nouvelle dans cette histoire, c’est que l’héritabilité de la réponse immunitaire est de 25 %, pratiquement équivalente à celle de la production laitière qui oscille entre 25 % et 30 %. Il est donc possible de développer des animaux plus résistants aux maladies par la sélection génétique. Source : Hoard’s Dairyman


MIEUX VIVRE

PAR PIERRETTE DESROSIERS, M.PS, PSYCHOLOGUE DU TRAVAIL

AVEZ-VOUS UN GROS COMPTE DE BANQUE… AFFECTIF ? Aujourd’hui, tout professionnel vous dira qu’au-delà des chiffres, il y a la dimension humaine pour qu’une entreprise familiale réussisse. On me demande souvent : qu’est-ce qui détermine le succès d’une intervention ? Je ne prétends certainement pas avoir « LA » recette, mais il y a toutefois des éléments qui sont des indicateurs de succès, tout autant que des prédicateurs d’échec. Que ce soit pour une situation de crise, des difficultés passagères ou parce que l’on veut améliorer ses habiletés de travail en équipe, plusieurs facteurs peuvent prédire un déroulement positif. Parmi ceux-ci, plusieurs appartiennent bien entendu à l’intervenant, dont son expertise, son professionnalisme et son expérience. Il y a aussi la situation elle-même, la nature des problèmes, leur chronicité, l’intensité et la complexité du tableau, voire plusieurs problèmes collatéraux. Mais au-delà de tout cela ? Au fil du temps, j’ai constaté que malgré les difficultés vécues, ce que j’appelle le compte de banque affectif (CBA) influence les chances de succès tant du point de vue du couple, de la famille que d’une entreprise. Mais de quoi est constitué ce compte de banque affectif ? – Le respect : peut-on se chicaner, avoir un différent, mais sans s’attaquer personnellement ? « Cela me dérange quand tu arrives une demi-heure plus tard à la traite » contre « Tu es irresponsable, on ne peut jamais se fier à toi ». – La confiance : lorsque l’autre avoue qu’il a fait telle ou telle chose, ou qu’il est désolé, on le croit contre « Il dit cela, mais je ne crois pas en sa sincérité ». – Le plaisir et l’humour : on arrive à se taquiner, à rire des travers de l’autre, mais sans méchanceté ni sarcasme. On rit ensemble, on est content de se voir le matin. – On dépose dans le compte : à l’occasion, on reconnaît les bons coups et les qualités de l’autre.

pierrettedesrosiers.com

– La considération : on est à l’écoute des besoins des autres et on désire sincèrement y répondre. On veut que l’autre puisse aussi être heureux dans l’entreprise. – L’empathie : on est capable de se mettre dans la peau de l’autre, on est touché par ce qu’il vit. – Accepter de perdre un peu pour gagner davantage : on accepte de faire des compromis, de donner à notre tour tout en percevant que nous sommes encore plus gagnants d’être ensemble. – Acceptation de la nature humaine : on reconnaît que l’on est faillible, tout comme l’autre, et on ne demande pas la perfection. On développe une tolérance pour les petites gaffes de l’autre. Tous ces facteurs contribuent au CBA. S’il s’avère très élevé ou positif, ceci permet d’augmenter les chances de succès d’une intervention. Tout au long d’une association, il y aura des gestes et des paroles qui parfois viendront débiter notre CBA et parfois l’augmenter. Le quotidien d’associés ressemble étrangement à une vie de couple. Les habiletés que l’on doit posséder pour que celle-ci se déroule harmonieusement sont étrangement semblables. Un bon compte de banque affectif ou émotionnel servira aussi à « passer au travers » lors de difficultés, de périodes creuses. Avec un compte dans « le rouge », de simples difficultés de la vie viendront au contraire à bout d’une relation. Comme en affaires, à force de continuer de dépenser sur la marge de crédit, la faillite nous guette. Êtes-vous affectivement riche ou sur le bord du gouffre ? Comme pour l’argent, il ne faut pas attendre d’être riche pour faire des dépôts. C’est en faisant des dépôts que l’on s’enrichit.  LE BULLETIN DES AGRICULTEURS  AVRIL 2015  45


Vous ferez l’impossible pour protéger Vos pommes de terre contre les brûlures. nous aussi.

Le fongicide Manzate Pro-Stick. Formulé pour une meilleure pulvérisation, une meilleure adhérence et une meilleure efficacité. À la recherche d’une technologie d’avant-garde dans la lutte contre le mildiou et la brûlure alternarienne dans les pommes de terre? Ne cherchez pas plus loin que ManzateMD Pro-StickMC d’UPI. La technologie unique de la formulation de Manzate Pro-Stick procure une couverture plus uniforme du produit sur la zone de traitement, offrant ainsi un contrôle supérieur et durable des maladies auquel les producteurs de pommes de terre, comme vous, font maintenant confiance. Un fongicide protectant multi-site, Manzate Pro-Stick pose des risques très peu élevés pour la résistance, un facteur important à considérer dans les programmes de gestion des maladies de nos jours. Aucun produit ne peut imiter Manzate Pro-stick quand il s’agit d’une protection supplémentaire contre les brûlures. Pour en apprendre plus, communiquez avec votre distributeur ou votre représentant de produits UPI. Qui suit l’évolution de la protection des plantes.

Toujours lire et se conformer aux directives et aux précautions des étiquettes. ManzateMD et le logo UPI sont des marques de commerce de United Phosphorus inc. ©février 2014. United Phosphorus inc., 630 Freedom Business Center, King of Prussia, PA 19406. www.upi-usa.com.


FRUITS ET LÉGUMES

PAR JULIE ROY

PHOTOS FOURNIES PAR JULIE NICHOLS

CULTIVER DES LÉGUMES AUX NOMS ÉTRANGERS Daïkon, Lo bok, aubergine chinoise, ces noms ne vous disent rien ? Pourtant, ces légumes poussent désormais au Québec. Ils font partie d’un marché en expansion, celui des légumes ethniques.

P

ascal et Philippe Forest, copropriétaires de la Ferme Jean Forest & fils établie depuis cinq générations à Saint-Jacques de Montcalm, dans Lanaudière, tirent bien leur épingle du jeu du marché des légumes ethniques. Dans leurs champs, de grandes parcelles sont encore bel et bien consacrées au blé destiné à la boulangerie St-Méthode et une érablière coule au printemps. Ce ne sont toutefois plus les choux-fleurs, concombres et autres légumes traditionnels qui poussent à perte de vue, mais des légumes au son exotique comme les choux nappas, les choux plats et les bok choys. Cela fait maintenant quatre ans que ces producteurs ne cultivent que des légumes ethniques sur 37 ha. Un créneau qu’ils ont toutefois pris le temps de bien connaître pour éviter les LE BULLETIN DES AGRICULTEURS

AVRIL 2015

47


Philippe et Pascal Forest de la Ferme Jean Forest & fils.

risques. « Nous avons commencé il y a huit ans et nous avons changé de production graduellement, car ce sont des légumes fragiles et dont la régie de production, comme le contrôle des insectes et l’irrigation, est plus complexe. Nous avons fait des erreurs, mais maintenant nous savons ce qu’il ne faut pas faire », mentionne Pascal Forest. Il ne regrette pas du tout leur choix et assure que financièrement parlant, ils n’ont pas changé pour pire. « Nous avons déboursé plusieurs dizaines de milliers de dollars en investissement et oui, c’est plus compliqué de cultiver ce type de légume, mais le trouble se paie. Le jeu en vaut amplement la chandelle », confirme l’homme d’affaires.

ment possible. « On met beaucoup d’efforts, car le résultat doit être impeccable », souligne l’agronome. Julie Nichols n’entend pas augmenter le nombre de producteurs avec qui elle est partenaire. Elle mise plutôt sur une croissance à l’interne, car comme le confirme Pascal Forest, il n’est pas au maximum de sa production. Pour y arriver, elle investit dans la recherche, puis poursuit son développement à l’international. Elle participe en compagnie de producteurs à plusieurs « shows » par année pour faire connaître l’entreprise et l’expertise des agriculteurs québécois. « Nous leur assurons une stabilité de l’approvisionnement parce que nous ne cultivons pas au même endroit et pas tous au même moment. Nous leur démontrons aussi la qualité et la fraîcheur de nos produits. Aspects très importants pour ces clients », dit Julie Nichols. Parmi les marchés auxquels elle songe, il y a le Japon et le Vietnam.

Organzo Les deux producteurs ne sont pas les seuls à cultiver ce type de légumes au Québec. Près d’une douzaine d’entre eux sont associés avec l’entreprise Organzo, propriété de l’agronome Julie Nichols. Fondée en 2006, cette entreprise se voulait au départ un pôle offrant, entre autres, des services agronomiques basés sur de bonnes pratiques de gestion. Rapidement, elle est toutefois devenue une leader dans la production maraîchère et dans la distribution de fruits et de légumes asiatiques au Québec. « J’ai rencontré un hybrideur qui me parlait d’un problème d’approvisionnement des légumes asiatiques. De fil en aiguille, on m’a présenté des commerçants et j’ai commencé à développer les marchés internationaux aux États-Unis et en Asie », souligne Julie Nichols. Le modèle d’affaires d’Organzo est assez unique. Plus qu’un simple intermédiaire, l’entreprise crée un véritable partenariat avec les producteurs avec qui elle fait affaire. « Nous avons des liens serrés entre tous nos collaborateurs, car les clients sont exigeants et rien n’est jamais acquis. Nous aidons nos producteurs en couvrant les frais de mise en marché (permis, transport, douane, frais de représentation). Les frais de mise en marché représentant bon an mal an 40 %-50 % de frais total de production, cette initiative permet à certains producteurs (surtout les jeunes) de doubler leurs superficies en production », raconte Julie Nichols. Tous les jours, les champs de Pascal Forest sont marchés pour y déceler le moindre problème et une fois par semaine, l’équipe technique d’Organzo fait de même. En cas de pépin, tous les membres et les partenaires de l’équipe technique sont mis à contribution afin de résoudre la problématique le plus rapide48

AVRIL 2015

LE BULLETIN DES AGRICULTEURS

Un champ de choux Napa durant une irrigation.


Le nouveau Tricor DF. un conTrôLe Des FeuiLLes Larges pour Les proDucTeurs De pommes De Terre canaDiens.

L’herbicide Tricor DF, une formulation de métribuzine améliorée, fait son entrée au Canada accompagnée d’A-game. Le nouveau Tricor DF – le contrôle des feuilles larges d’avant-garde éprouvé par les producteurs nordaméricains depuis plusieurs années. L’efficacité de Tricor DF est éprouvée sur une vaste gamme de mauvaises herbes dont l’amarante, la stellaire moyenne, la renouée liseron, la morelle et la sétaire glauque.

Tricor DF est l’herbicide de choix parce qu’il offre un contrôle hâtif des mauvaises herbes, pendant les stades critiques de la culture. Et lorsqu’utilisé en tant que partenaire de mélange en réservoir, il améliore d’avantage le spectre de contrôle des mauvaises herbes. Vous gagnez ainsi toutes vos mises au jeu contre les mauvaises herbes. Pour en apprendre plus, communiquez avec votre distributeur ou votre représentant de produits UPI dès aujourd’hui.

Qui suit l’évolution de la protection des plantes.

Toujours lire et se conformer aux directives et aux précautions des étiquettes. TricorMD et le logo UPI sont des marques de commerce de United Phosphorus inc. ©février 2014. United Phosphorus inc., 630 Freedom Business Center, King of Prussia, PA 19406. www.upi-usa.com. LE BULLETIN DES AGRICULTEURS

AVRIL 2015

49


Le secteur agricole est mondial et pas uniquement en ce qui a trait aux légumes. Ici, l’équipe de récolte de la Ferme JL Leblanc est composée de travailleurs sud-américains.

Une demande en deux temps Julie Nichols croit que l’avenir des légumes ethniques passe par les marchés internationaux. André Plante, directeur général de l’Association des producteurs maraîchers du Québec, est d’avis que le marché local peut aussi offrir des opportunités. Pour le prouver, le Groupe Agéco a été mandaté par la Table filière des productions maraîchères, afin de mieux connaître le marché des légumes ethniques et exotiques au Québec. D’entrée de jeu, il est difficile de connaître avec précision l’importance de ce marché au Québec. « Les données statistiques sont peu disponibles et les acheteurs ne veulent pas dévoiler leurs volumes d’affaires spécifiques à ce marché. En émettant certaines hypothèses, la fourchette de grandeur représentant les ventes annuelles en légumes ethniques se situe entre 106 et 213 millions », soutient Isabelle Charron, agronome pour le Groupe Agéco. Toutefois, d’autres chiffres parlent d’eux-mêmes et peuvent amener les producteurs à émettre certaines conclusions. Les Québécois consacrent 5,6 % de leurs dépenses alimentaires en légumes frais. Ce chiffre est loin des 18 % voire du 30 % ou du 39 % des gens appartenant à des communautés ethniques comme les Afro-Caribéens, les Sud-Asiatiques ou les Chinois. « L’immigration est sans contredit un facteur majeur qui vient inscrire de nouvelles tendances alimentaires. Il semble donc y avoir là une opportunité potentielle pour les producteurs maraîchers », commente Isabelle Charron. Bien que ces consommateurs représentent un potentiel intéressant, Isabelle Charron spécifie que les immigrants de deuxième génération ont toutefois tendance à adapter la culture culinaire de leur pays d’adoption et délaisse la culture de leurs ancêtres. Isabelle Charron mentionne en contrepartie que la démocratisation de la cuisine ethnique, le contexte socioéconomique et la mondialisation font en sorte que les consommateurs d’origine québécoise sont une clientèle à ne pas négliger. Les détaillants aussi montrent un intérêt de plus en plus marqué vers ce segment alimentaire et y accordent même un espace tablette. « Depuis deux ou trois ans, les chaînes mettent plus de 50  AVRIL 2015  LE BULLETIN DES AGRICULTEURS

Organzo vend dans plusieurs pays, dont les États-Unis, la Chine et même la Corée.

pression pour que les producteurs offrent ce type de légumes », confirme André Plante.

Des obstacles de taille Si la demande semble présente, cela ne veut pas dire pour autant qu’elle se traduit facilement en opportunité de marché, car cultiver et commercialiser des légumes ethniques n’est pas une mince tâche. Comme pour les légumes traditionnels, il importe de relever les défis des prix concurrentiels, de la qualité, de l’emballage adapté, de l’offre regroupée, etc. À cela s’ajoute : l’approvisionnement en semences, l’homologation des pesticides et surtout la régie de culture, qui est loin d’être développée à son plein potentiel. Il manque également de l’information relative aux coûts de production. Cela est sans compter que la concurrence a déjà une longueur d’avance dans la pénétration de ce type de marché notamment Toronto et sa ceinture verte. Loin de dire aux producteurs de baisser les bras, Agéco recommande plusieurs mesures pour profiter des opportunités qu’offre le créneau des légumes ethniques. Entre autres, dans son rapport, l’organisme recommande de doter la filière d’un agent de développement d’origine ethnique dédié aux marchés et de ­commencer à bâtir une relation commerciale de confiance avec les communautés visées. Elle suggère aussi d’établir une stratégie de communication s’adressant aux consommateurs québécois de souche pour stimuler la demande. « On peut offrir de nouveaux produits, mais les gens ne les achèteront pas s’ils ne savent pas comment les apprêter », croit Isabelle Charron. Ces constats font dire à André Plante qu’un réseau de recherche ou un pôle d’excellence regroupant tous les projets de recherche au même endroit doit être implanté. Selon lui, le gouvernement doit s’impliquer dans le développement de ce créneau d’affaires. « On ne se fera pas d’illusion, les producteurs ne prendront pas de risques s’il existe autant d’inconnus. Pourtant, la conjoncture est favorable pour inciter les producteurs à développer ce marché, mais ils doivent être supportés. »


S:7”

PROSARO

S:10”

AVEC PROSARO, C’EST TELLEMENT PLUS FACILE DE GAGNER. Oubliez le principe des règles du jeu équitables. Le fongicide ProsaroMD a l’efficacité éprouvée pour faire pencher la balance en votre faveur. Puisqu’il s’agit du fongicide pour céréales n° 1 au Canada, Prosaro offre le contrôle au plus large spectre des maladies foliaires et de la brûlure de l’épi causée par le fusarium. Vous obtenez donc des rendements et une qualité des cultures supérieurs. Et grâce à ses propriétés curatives et protectrices, Prosaro vous aidera à faire retentir la cloche de la victoire.

Demandez le fongicide Prosaro à votre détaillant dès aujourd’hui.

BayerCropScience.ca/Prosaro, 1 888 283-6847 ou communiquer avec votre représentant Bayer CropScience.

Toujours lire et suivre les instructions sur l’étiquette. ProsaroMD est une marque déposée du groupe Bayer. Bayer CropScience est membre de CropLife Canada.

51_bayer prosaro.indd 51

2015-03-19 10:51


C’EST NOUVEAU

SIMA 2015 Le Salon international de la machinerie agricole de Paris (SIMA), qui avait lieu en février dernier, a enregistré cette année pas moins de 238 848 entrées, dont 23 % de visiteurs internationaux. Le Salon accueillait 1740 exposants mondiaux. Voici quelques-unes des nouveautés présentées. Prototype Michelin Lifebib VF 710/70 R42

Kuhn Espro 6000R L’Espro combine travail du sol et semis. Il dispose de 40 disques de préparation de 460 mm de diamètre. Par la suite, 20 roues d’appui situées au centre du semoir terminent la préparation avant les semis. Elles sont décalées et fines, ce qui réduit l’accumulation de terre à leur passage. Leur diamètre est de 900 mm. Ce semoir est peu exigeant en puissance, car environ 35 ch par mètre sont nécessaires, soit 200 ch pour une machine de 6 m de large. La trémie offre 3500 L de capacité de semence. À l’avant du semoir, deux rangées de disques ouvrent et mélangent le sol afin que les résidus soient bien incorporés. La barre de semis Crossflex consiste en un tube profilé en forme de croix avec des bras de disques montés sur plots en polyuréthane. Tandis que les disques sont déviés du bas vers le haut pour s’adapter à la surface du sol, les plots agissent comme quatre petits ressorts et permettent un suivi réactif du sol de la barre de semis. 52  AVRIL 2015  LE BULLETIN DES AGRICULTEURS

L’Espro est compatible Isobus. Un joystick, disponible en équipement facultatif, permet au chauffeur de contrôler les principales fonctions du semoir du bout des doigts. Le semoir intègre un mode de gestion des demi-tours. La pression d’un bouton déclenche le relevage successif des éléments de travail pour permettre le semis jusqu’au bord du champ. kuhn.com

Le pneumatique Michelin Lifebib VF 710/70 R42 laisse une empreinte en forme d’épi de blé. Au-delà de la prouesse qui consiste à sculpter la bande de roulement d’un pneumatique d’un dessin inédit, l’épi de blé matérialisé par ce pneumatique souscrit aux grandes règles de conception des pneumatiques. Il y a un pain de gomme central et rigide grâce aux grains de blé tressés, ainsi que des effilements latéraux qui optimisent la traction. Précision, guidage, adhérence sont ainsi maintenus. Dans la plupart des cas, la bande de roulement des pneumatiques agricoles est composée de deux rangées de crampons en forme de V ou de chevrons. Il s’agit du dessin « historique » du pneu agricole. Par-delà le dessin des sculptures de la bande de roulement, la forme en épi permet une meilleure traction en basse pression sur sol meuble tout en réduisant la compaction. L’épi joue un rôle important dans la stabilité de roulement à haute pression afin de permettre des vitesses plus élevées sur route dans l’optique d’équiper le tracteur de demain. Tout ceci sera possible en utilisant le télégonflage des pneus. michelinag.com


Kverneland GeoSpray Le concept GeoSpray permet de sélectionner manuellement ou automatiquement les buses d’épandage. En mode manuel, il est possible de commander quatre buses par tête de pulvérisation. Elle s’active par des commandes électriques contrôlées par le boîtier Isobus. La sélection automatique permet de travailler avec une ou plusieurs buses par tête simultanément selon le dosage et la vitesse de pulvérisation. La

vitesse passera alors de 8 km/h – 10 km/h à 12 km/h et 15 km/h. L’ajout de la modulation de dose ne se limite plus qu’au choix de la buse, car le système pourra combiner une ou plusieurs buses supplémentaires afin d’offrir le même dosage. Avec la combinaison du Spot Application, il est possible de pulvériser avec une carte géoréférencée. Cette dernière utilise les données récoltées par un drone ayant préalablement survolé la parcelle afin de détecter les mauvaises herbes. Il est aussi possible d’utiliser un Capteur Weedseeker de Trimble en avant de la rampe afin de localiser les mauvaises herbes et ne pulvériser que celles-ci. Les coupures de section active sont maintenant de 24 au lieu de 15. Le GeoSpray sera disponible en 2016. ca-fr.kverneland.com

New Holland Bumpy New Holland a profité du SIMA pour présenter un pare-chocs de tracteur. Le

A BO N N E Z-VO US ! Nom : Adresse : Ville : Province :

Code postal :

Téléphone : 1 AN (11 numéros + 3 numéros gratuits) : 55 $ + 2,75 $ (TPS) + 5,49 $ (TVQ) = 63,24 $ 3 ANS (33 numéros + 9 numéros gratuits) : 122 $ + 6,10 $ (TPS) + 12,17 $ (TVQ) = 140,27 $ Votre abonnement inclut nos guides pratiques : deux guides tracteurs et trois guides semences pour faire des choix éclairés. Mode de paiement Chèque (au nom du Bulletin des agriculteurs) : Veuillez débiter ma carte :

Visa

MasterCard

$

pare-chocs est conçu en plastique afin d’abaisser le point de collision avec un véhicule et ainsi réduire l’impact. De plus, ce dernier peut être combiné à des pesées de 600 kg ou 900 kg, le tout sur les trois points avant. newholland.com/na

Case IH et John Deere se préparent pour Agritechnica Case IH a profité du SIMA pour présenter une nouvelle gamme de tracteurs qui s’intégrera entre les Puma (165 ch à 260 ch) et les Magnum (235 ch à 340 ch). Cette série sera dévoilée à l’Agritechnica de novembre ; une annonce faite par Dan Stuart, responsable de la division tracteurs Case IH. Également à découvrir au salon allemand cet automne, la déclinaison du tracteur chenillé articulé 9RX de John Deere. Cette série avait été dévoilée aux États-Unis il y a quelques mois, mais n’était encore qu’à l’état prototype.

Postez ou télécopiez ce formulaire à : Le Bulletin des agriculteurs. 1, Place du Commerce, bureau 320 Île-des-Sœurs (Québec) H3E 1A2 Télécopieur : 514 766-2665 Téléphone : 514 766-9554, poste 226 Cochez la case qui vous décrit le mieux Agriculteur Conseiller agricole Étudiant Fournisseur de services et/ou d’intrants agricoles Autre

Carte N° : Date d’expiration (mm/aaaa) :

/

Signature du titulaire : Cette offre est valable seulement jusqu’au 31 décembre 2015

LeBulletin.com

LA RÉFÉRENCE EN NOUVELLES TECHNOLOGIES DEPUIS 1918

LE BULLETIN DES AGRICULTEURS  AVRIL 2015  53


Cabine Orchard de Case IH pour les vergers La nouvelle cabine Orchard combine un profil bas d’une hauteur totale de 2,11 m ainsi qu’un intérieur spacieux, afin de ­protéger les cultures tout en maximisant le confort de l’opérateur. La Orchard offre une vue de 360 °. Toutes les vitres sont en retrait vers l’intérieur de la cabine, afin de créer une surface extérieure lisse qui réduit le risque de briser les branches des arbres fruitiers. La disposition ergonomique des contrôles, de grandes portes d’entrée et de sortie, l’habitacle pressurisé et le système HAVC sont spécialement conçus pour la pomiculture. La cabine Orchard est compatible avec les tracteurs de la série Farmall 85C, 95C, 105C et 115C et sera disponible sur la gamme 90C, 100C, 110C et 120C plus tard cette année. caseih.com

Véhicule utilitaire 3400 et 3400XL de Bobcat Les deux modèles 3400 et 3400XL ont une transmission à vitesse variable scellée et sont disponibles avec deux configurations de moteur : 40 ch à gaz ou 24 ch diesel. Le système de quatre roues motrices facilite le déplacement en toutes conditions. Pour la protection de la machine, les deux modèles ont une plaque de protection complète afin d’éviter les chocs aux composantes internes. Une double suspension réglable avant indépendante à bras et un amortissement arrière réglable multibras augmentent le confort et la manœuvrabilité en terrain accidenté. La cabine est équipée de vitres à l’avant et à l’arrière, d’un toit en canevas et de portes à parois rigides qui peuvent être facilement ajoutées ou retirées, au besoin. Les véhicules utilitaires ont une boîte robuste de fret avec une capacité de charge utile de 567 kg. L’intérieur dispose de deux prises 12 volts et d’un affichage à cristaux liquides (LCD) permettant de voir l’ensemble des jauges du véhicule. La vitesse de pointe est de 65 km/h. bobcat.com

Moniteur Tellus Go de Kverneland Le terminal Tellus GO est plus petit et moins dispendieux que l’IsoMatch Tellus. Le Tellus GO est un moniteur Isobus polyvalent permettant d’accéder à de nombreuses fonctionnalités de l’agriculture de précision. L’ensemble des fonctionnalités y est intégré, tel que le guidage, les coupures de sections, la modulation de dose et la traçabilité. Il dispose d’un écran tactile de 18 cm combiné à 10 boutons et une roulette programmable. L’utilisateur pourra ainsi contrôler ses machines grâce à l’écran tactile du terminal ou choisir de gérer la machine avec les boutons et laisser uniquement l’affichage des informations utiles sur l’écran. kvernelandgroup.com 54  AVRIL 2015  LE BULLETIN DES AGRICULTEURS


Mitas étend sa gamme de pneus de flottaison Mitas annonce l’extension de sa gamme de pneus radiaux de flottaison Agriterra 02 et Agriterra 03. Ces pneus offrent des économies de carburant intéressantes en plus d’un frais d’exploitation réduit. La carcasse avec ceinture en acier assure une capacité de charge plus élevée, une meilleure stabilité à une vitesse supérieure à 30 km/h et une amélioration de la résistance aux crevaisons. La bande de roulement bénéficie de sculptures améliorant les propriétés autonettoyantes du pneu. Les pneus sont conçus pour être utilisés sur les équipements agricoles les plus lourds, tels que les épandeurs à lisier et les remorques à grains. Au total, douze dimensions seront disponibles au cours du premier trimestre. mitas-tyres.com

Série T6 de New Holland La gamme est composée de cinq modèles de 145 ch à 175 ch Tier4 final ECOBlue Hi-eSCR. Les modèles T6.145 à T6.175 sont motorisés par un quatre cylindres FPT de 4,5 L. Un six cylindres FPT de 6,7 L développant 145 ch équipe le T6.180. Côté transmission, la semi-powershift Electro Command avec ou sans passage des rapports automatisés équipe les tracteurs. Il est possible d’opter pour la boîte à variation continue Auto Command de 50 km/h. L’empattement de l’essieu FWD standard est de 104 po, l’option TerraGlide avec pont avant suspendu est de 106 po et l’essieu SuperSteer est de 110 po. La cabine Horizon intègre l’accoudoir Sidewinder II qui dispose de l’ensemble des commandes. Le T6 s’équipe de huit phares de travail DEL totalisant 15 600 lumens sur 360 °. Pour les modèles Plus, Elite et Auto Command, les phares DEL offrent jusqu’à 31 200 lumens d’éclairage. Les tracteurs sont compatibles Isobus classe II, ce qui permet de surveiller et de contrôler tous les outils en utilisant le moniteur du tracteur. Pour le modèle Auto Command, il sera compatible au nouveau standard Isobus classe III (disponible à la mi-année 2015). agriculture.newholland.com

Herses rotatives Lion de Pöttinger Pöttinger propose deux versions de la herse Lion : la 103 et la 103 Classique. La version classique est disponible avec des largeurs de travail de 2,50 m avec 8 rotors et de 3 m avec 10 ou 12 rotors. Le modèle 103 dispose d’une largeur de travail de 3 m avec 10 ou 12 rotors et la version de 4 m avec 14 rotors. La nouvelle boîte d’engrenage est plus proche de l’avant de la machine et inclinée vers l’arrière, afin d’optimiser la répartition du poids. À une vitesse de prise de force de 540 rpm, le rotor tourne à la vitesse de 185 rpm. À 1000 rpm, il est 342 rpm. La série 103 est équipée de l’unité d’engrenage interchangeable conçue pour les tracteurs de 180 ch (3 m de largeur de travail) et 200 ch (4 m de largeur de travail). En changeant les engrenages coniques, les vitesses du rotor peuvent varier entre 153 et 209 tours par minute à une vitesse de prise de force de 540 rpm et entre 283 et 387 tours par minute pour la pdf 1000 tours. La herse peut être combinée au semoir Vitasem ou Aer osem. poettinger.net LE BULLETIN DES AGRICULTEURS

AVRIL 2015

55


QUAND POLYVALENCE ET PERFORMANCE VONT DE PAIR MF6600 : de 140 à 160 ch

Pourquoi choisir la série MF6600 ?

– Nombreuses configurations offertes – Choix parmi trois transmissions – Seul tracteur dans la catégorie 140 à 160 ch à offrir une transmission à variation continue – Suspension de la cabine et de l’essieu avant en option – Parfait pour les travaux de chargeur – Moteur quatre cylindres économe en carburant Passez chez votre concessionnaire ou visitez MasseyFerguson.com Agritibi R.H. Amos | 819 732-6296 Saint-André-Avellin | 819 983-2124 Alcide Ouellet & Fils Cacouna | 418 862-0541 Saint-Cyprien | 418 963-2647 Champoux Machineries Warwick | 819 358-2217 Équipements Guillet Sabrevois | 450 346-6663 Équipements Séguin & Frères Saint-Clet | 450 456-3358

Garage N. Thiboutot Saint-André-de-Kamouraska | 418 493-2060

Machineries Horticoles d’Abitibi Poularies | 819 782-5604

Garage Paul-Émile Anctil Mont-Joli | 418 775-3500

Machinerie JNG Thériault Amqui | 418 629-2521

Groupe Symac Napierville | 450 245-7499 Normandin | 418 274-4568 Parisville | 819 292-2000 Pont-Rouge | 418 873-8628 Rougemont | 450 469-2370 Saint-Hyacinthe | 450 799-5571 Saint-Bruno | 418 343-2033 Saint-Denis | 450 787-2812

Machineries Nordtrac Louiseville | 819 228-4848 Saint-Barthelemy | 450 885-3202 Saint-Roch-de-l’Achigan | 450 588-2055 Service agricole de l’Estrie Coaticook | 819 849-4465 Services Bivac Sainte-Marie de Beauce | 418 387-3814

Les Équipements Yvon Rivard Mirabel | 450 818-6437

MASSEY FERGUSON est une marque mondiale d’AGCO. ©2015 AGCO Corporation, 4205, River Green Parkway, Duluth, GA 30096 (877) 525-4384.


MÉTÉO Mai 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 CIEL PRÉCIPITATIONS NORMALE

ENSOLEILLÉ

NUAGEUX

PARTIELLEMENT NUAGEUX

PLUIE

Abitibi-Témiscamingue Températures inférieures à la normale. Précipitations supérieures à la normale. Ciel partiellement nuageux avec faible possibilité d’averses isolées du 1er au 5. Ensoleillé les 6 et 7. Nuageux avec possibilité d’averses dispersées du 8 au 12. Ciel partiellement nuageux le 13. Pluie et températures plus froides les 14 et 15. Ciel partiellement nuageux les 16 et 17. Forte possibilité de pluie du 18 au 22, possibilité d’averses abondantes par endroits. Nuageux avec averses dispersées du 23 au 25. Nuages et pluie du 26 au 29. Nuages et averses dispersées les 30 et 31.

Saguenay-Lac-Saint-Jean Températures inférieures à la normale. Précipitations supérieures à la normale. Ciel partiellement nuageux avec faible possibilité d’averses isolées du 1er au 5. Ensoleillé les 6 et 7. Nuageux avec possibilité d’averses dispersées du 8 au 12. Ciel partiellement nuageux le 13. Pluie et températures plus froides les 14 et 15. Ciel partiellement nuageux les 16 et 17. Forte possibilité de pluie du 18 au 22, possibilité d’averses abondantes par endroits. Nuageux avec averses dispersées du 23 au 25. Nuages et pluie du 26 au 29. Nuages et averses dispersées les 30 et 31.

Montréal, Estrie et Québec Températures inférieures à la normale. Précipitations supérieures à la normale. Ciel partiellement nuageux les 1er et 2. Nuages et possibilité d’averses dispersées du 3 au 5. Ensoleillé les 6 et 7. Nuageux avec

Faire du soya une culture

AVERSE

NEIGE

ACCUMULATION

TEMPÉRATURE

FROID

CHAUD

averses dispersées du 8 au 13. Pluie et températures plus froides du 14 au 16. Ciel partiellement nuageux le 17. Forte possibilité de pluie du 18 au 22, possibilité d’averses abondantes par endroits. Nuageux avec averses passagères du 23 au 25. Nuages et pluie du 26 au 29. Nuageux avec averses dispersées les 30 et 31.

Vallée de l’Outaouais Températures inférieures à la normale. Précipitations supérieures à la normale. Ciel partiellement nuageux avec averses dispersées du 1er au 3. Ensoleillé du 4 au 7. Ciel ensoleillé et averses passagères du 8 au 13. Nuages et pluie les 14 et 15. Ciel ensoleillé et possibilité d’averses dispersées les 16 et 17. Forte possibilité de pluie du 18 au 23, possibilité d’averses abondantes par endroits. Ciel partiellement ensoleillé le 24. Nuageux avec averses passagères du 25 au 29. Nuageux avec averses dispersées les 30 et 31.

Gaspésie et Nouveau-Brunswick Températures inférieures à la normale. Précipitations supérieures à la normale. Ensoleillé les 1er et 2. Nuages et possibilité d’averses du 3 au 5. Ensoleillé les 6 et 7. Ciel partiellement nuageux et averses dispersées du 8 au 13. Pluie et températures plus froides du 14 au 16. Ciel partiellement nuageux le 17. Forte possibilité de pluie du 18 au 24, possibilité d’averses abondantes par endroits. Nuages et pluie du 25 au 29. Nuageux avec averses dispersées les 30 et 31.

L a i s s e z - vo u s s u r p r e n d r e par notre service! Notre équipe d’agronomes est là pour vous conseiller tout au long de la saison. Il ne vous reste qu’à les appeler! Région de la Montérégie

Région centre du Québec

Adriana Puscasu

Guillaume Vincent

Région de la Montérégie et de l’Estrie

Région est de l’Ontario

514 770-2627

Hicham Fram

819 818-7853

Andrew Hodges

514 771-3831

Région des Laurentides

Valentin Baciu

819 208-0787

Élise Vincent 613 894-5338

514 208-6639

1 888 4 2 7 - 7 6 9 2

w w w. s g ce re s co. co m LE BULLETIN DES AGRICULTEURS  AVRIL 2015  57


VOYEZ LEs NOUVEAUTÉs EN AcTiON

Bienvenue à Ag in Motion – seuleexpo expo agricoledeextérieure au Canada! la seule extérieure l’Ouest canadien  ! 16

LANGHAM

SASKATOON

21 au 23 juillet 2015

15 minutes au nord-ouest de Saskatoon

Visitez Ag In Motion, l’occasion unique de voir de près la technologie agricole d’aujourd’hui. Assistez à des démonstrations sur place d’équipements, de cultures, d’animaux et de services, tous réunis sur 320 acres à proximité de Saskatoon. Venez à ce salon agricole où il y a beaucoup à voir et comment tout ça s’agence.

MC

L’expo agricole extérieure de l’Ouest canadien

VOYEZ la technologie

EssAYEZ les innovations

MC est une marque de commerce de Canada’s Outdoor Shows Limited Partnership.

AssisTEZ aux démonstrations

www.aginmotion.ca


VOICI

MOBILE

DécoUvrEz

PLUS DE 30 000 annonces de machinerie agricole dans la paume de votre main ! Avec votre appareil iPhone ou Android, trouvez rapidement l’équipement recherché.

Ne ratez pas de bonnes occasions ! Commencez votre recherche dès maintenant! Balayez le code pour télécharger l’application. Ou visitez agricoleideal.com pour les informations de téléchargement

Commandité par

©2015 Farm Business Communications

Inspiré de la vie agricole avec un regard sur les affaires Le Bulletin télé vous propose une série de vidéos informatives et utiles de Financement agricole Canada pour la bonne conduite de votre entreprise.

source d’inspiration

informatif

Les grands leaders sont respectés par leur entourage et influencent les autres, mais qu’est-ce qui fait d’eux un grand leader? Pierrette Desrosiers discute des qualités qu’affichent les grands leaders et de ce que vous pouvez faire pour renforcer votre leadership.

Dans cette vidéo, André Dumont dévoile ses trouvailles du Salon de l’agriculture 2015 soit le système Isobus Downforce d’Innotag, le tracteur 8732 au norme TIER 4 final et le drain Mega3 250 microns de Soleno.

 Pourquoi utiliser l’informatique en nuage?

L’expert en technologies mobiles, Peter Gredig, explique le nuage et dit pourquoi il s’avère logique de l’utiliser dans votre exploitation.  Le Partenariat transpacifique (PTP)

avec Jean-Philippe Gervais Écoutez Jean-Philippe Gervais, économiste agricole en chef à FAC, expliquer quels débouchés le Partenariat transpacifique (PTP) pourrait offrir à l’industrie agricole et agroalimentaire du Canada.

 Demandez à un expert : Les accords commerciaux

Pierre-Marc Johnson et Frédéric Seppey, spécialistes en matière d’accords de libre-échange, soupèsent le pour et le contre de ce type d’accords au-delà de l’élimination des tarifs douaniers.

Pour être inspiré et informé, visitez www.lebulletin.com/video LeBulletin Télé est commandité par


AVEZ-VOUS

UN PROJET DE CONSTRUCTION ?

COMPTEZ SUR L’ÉQUIPE D’EXPERTS EN BÂTIMENTS

PLUS – – – –

DE

20

Le semoir pneumatique idéal pour vos plantes de couverture !

ANS D’EXPERTISE :

Rénovation Construction neuve Commercial Résidentiel

NOS

Herse-étrille de 5 à 40 pieds

SERVICES/CONSEILS :

– Identifier les lacunes de bâtiment – Solutions techniques – Plans et devis – Estimation et contrôle des coûts – Contrôle de qualité des travaux – Gestion sécuritaire de l’amiante – Gestion de projet – Prise en charge des travaux

La transparence et l’intérêt des clients font partie de notre ADN RBQ 8360-5709-01

T : 514 817-9731

819 818-7364

370, route 205, Hemmingford (Québec)

www.adjm.ca • jp@adjm.ca

sylfst12@gmail.com

Les épandeurs d’engrais de la gamme L : précision, fonctionnalité et fiabilité • changement très rapide du mode d’épandage de plein champ à bordure • largeur de travail de 10 à 24 m • capacité de trémie de 700 à 2050 litres avec système modulaire

AVEZ-VOUS BESOIN D’UN ENTREPRENEUR GÉNÉRAL ? Chez Construction GB, nous sommes là pour vous aider à réaliser vos projets de construction et de rénovation. De plus, nous sommes spécialisés en fondation. POUR VOS PROJETS : Agricole / Commercial / Résidentiel

Communiquez avec votre concessionnaire local ou appelez-nous : Communiquez avec votre concessionnaire local ou appelez-nous-: Robert H. H. Laning && Sons Ltd. Robert Laning Sons Ltd. Waterloo, Québec Waterloo, Québec 1 800 363-3292 (sans frais) ouou (450) 830-0495 1 800 363-3292 (sans frais) (450) 830-0495 laning@kwic.com laning@kwic.com www.laning.ca www.laning.ca

Guillaume Bourgault Tél. : 418 853-9087 Cell. : 418 894-8872 guillaumeb2009@hotmail.com

ANTENNE OU BASE RTK, LA RÉVOLUTION COMMENCE !

0108_laning.indd 1

• VENTE ET RÉPARATION DE « FINAL DRIVE » POUR TOUTES LES MARQUES DE PELLE. (NEUF, USAGÉ ET RECONDITIONNÉ) • VENTE DE PIÈCES POUR TOUTES LES MARQUES ET MODÈLES DE MACHINERIE. • ENTRETIEN ET RÉPARATION DE MACHINERIES LOURDES ET D’ÉQUIPEMENTS AGRICOLES. • RÉPARATION DE MOTEURS DIESELS ET TRANSMISSIONS. • ENTRETIEN ET RÉPARATION EN ATELIER ET SUR CHANTIER. • RÉPARATION DE CYLINDRE ET POMPE HYDRAULIQUE. DANIEL GOOS, propriétaire : 450 522-1220 107A, route 235, Ange-Gardien (Québec) J0E 1E0 Téléphone : 450 293-1220 Sans frais : 877 293-1220 Télécopieur : 450 293-1141 Messagerie : daniel@dmgoos.com Situé derrière le restaurant la Belle Province. Dans la même cour que Les Roulottes Gilles Ouellet 60  AVRIL 2015  LE BULLETIN DES AGRICULTEURS

10/12/07 15:43:58

■

■

SteerCommand™ avec compensation de terrain sur 9 axes. Technologie StableLoc™prolongeant la connection RTK !

GPS 6500 : nouvelle génération d’antenne de série compatible avec les satellites GPS et Glonass.

Tél. : 450 464-7427 Sans frais : 1 800 363-8727

Vente, installation et service

www.innotag.com


AUGMENTEZ LA PERFORMANCE DE VOS RÉCOLTES AVEC AGRO-ONE ¬ Engrais 100 % bio, recommandé par des agronomes et des universités ¬ Application de 12 onces à l’acre d’AG300 liquide à base d’huile naturelle ¬ Réduction des intrants chimiques et des herbicides de 25 à 50 % ¬ Rendement et meilleure qualité garantis ¬ Contrôle les contaminants des sols et des plantes ¬ Coût à l’acre : 21 $

1 877 892-2126

•

•

www.aulari.com

DISQUES À ENGRAIS DE PRÉCISION pour engrais sec et liquide Peuvent s’installer sur la plupart des marques de semoirs et applicateurs

FAITES VITE !

Disques en quantité limitée

AULARI s’adapte à plusieurs modèles de planteurs

SÉRIE 5, ÉCONOMISEZ 10% EN CARBURANT.

AGRO-ONE P E R F O R M A N C E

Commandez maintenant :

Gilles Beaudry 613 296-1821 Ovide et Louise Roullard 819 570-3288 Robert Thomassin 1 800 881-9207 Jean Pierre Frappier 450 230-1005 Stephane Desjardins 705 676-6209

AgriOne.ca

La technologie du 21e siècle au service de l’agriculture

SÉRIE 5, ÉCONOMISEZ 10 % EN CARBURANT.

Visitez votre concessionnaire Deutz-Fahr le plus près dès maintenant Amos

Les Équipements Jules Grondin – Tél. : 819 444-1368

Ange-Gardien

Durel – Tél. : 450 545-9513

Chesterville

Martel Equipement – Tél. : 819 350-3348

Desbiens

Distribution JPB – Tél. : 418 346-1010

Ferme Neuve

Agricole Ferme Neuve – Tél. : 819 587-4393

L’Épiphanie

Machinerie Forest – Tél. : 450 588-5553

Lingwick

Centre Agricole Expert – Tél. : 819 877-2400

Normandin

Équipement JCL – Tél. : 418 274-3372

Ormstown

GPAG Distribution – Tél. : 450 829-4344

Saint-Eustache

Garage Bigras Tracteur – Tél. : 450 473-1470

Saint-Georges

Lessard Mécanique – Tél. : 418 228-2232

Saint-Ignace

Équipements Baraby-Durel – Tél. : 450 545-9513

Sainte-Marguerite

Dorchester Équipement – Tél. : 418 935-3336

Saint-Omer

Services de Réparation Joël – Tél. : 418 364-3212

Saint-Raymond

Série 5 équipée du nouveau moteur Tier 4i. Un tracteur qui fait la différence.

consommation au travail diminuée de 10 % par rapport précédents e 5 équipée du Une nouveau moteur Tier 4i. Un tracteur qui faitaux la différence.

modèles. Les tracteurs de la Série 5 sont dès lors les meilleurs de la catégorie sommation au travail diminuée 10%CH par: rapport aux précédents modèles. compact Les tracteurs de la 4 Série 5 sont dès lors les meilleurs de leur 100 à de 130 la technologie du moteur Deutz cylindres TCD e 100 à 130 CH : la technologie moteur compact Deutz TCD électronique, 3,6L Tier 4i, combinée à sa régulation électronique, permettent de 3,6L du Tier 4i, combinée à sa4 cylindres régulation permettent de toujours travailler à la meilleure puissance et à aula rendement maximum. travailler meilleure puissance et au rendement maximum.

ardien ville euve nie k din wn

info@aulari.com

Saint-Eustache Les Équipements Jules Grondin Tél : 819 444-1368 Territoire disponible : Saint-Georges Tél contacter : 450 545-9513 Durel inc. René Gagnon 450 836-4066 Tél : 819 350-3348 Saint-Ignace Martel Equipement Visitez notre site Tél site :web 819 www.deutz-fahraucanada.com 587-4393 Sainte-Marguerite Agricole Ferme Neuve Tél : 450 588-5553 Saint-Omer Machinerie Forest Tél : 819 877-2400 Centre Agricole Expert Saint-Raymond Tél : 418 274-3372 Équipement JCL Sainte-Eulalie Tél : 450 829-4344 GPAG Distribution Sherbrooke Saint-Isidore NB

e disponible contacter:

Garage Bigras Tracteur Tél : 450 473-1470 Lessard Mécanique Tél : 418 228-2232 Prix innovation technologique Équipements Baraby-Durel Tél : 450 545-9513 Agritechnica 2013. DorchesterPour Équipement Tél : 418 plus d’information, visitez notre site.935-3336 Services de Réparation Joël Tél : 418 364-3212 Machinerie Lourde Saint-Raymond Tél : 418 337-4001 Garage Wendel Mathis Tél : 819 225-4444 L'Excellence Agricole de Coaticook Tél : 819 849-0739 G.G. Haché Tél : 506 358-2203

Machinerie Lourde Saint-Raymond – Tél. : 418 337-4001

Sainte-Eulalie

Garage Wendel Mathis – Tél. : 819 225-4444

Sherbrooke

L’Excellence Agricole de Coaticook – Tél. : 819 849-0739

Saint-Isidore, Nouveau Brunswick G.G. Haché – Tél. : 506 358-2203

LE BULLETIN DES AGRICULTEURS  AVRIL 2015  61


PROCHAIN NUMÉRO SERVICES AUX LECTEURS SI VOUS DÉSIREZ : – vous abonner, vous réabonner ou offrir un abonnement-cadeau  – nous signaler un changement d’adresse (veuillez préciser l’ancienne adresse) – suspendre temporairement votre abonnement – nous aviser d’un problème de livraison – que votre nom ne soit pas divulgué à des entreprises ou organismes sélectionnés COMMUNIQUEZ AVEC NOUS Téléphone : 514 766-9554 Télécopieur : 514 766-2665 lebulletin.com/abonnement 1, Place du Commerce, bureau 320, Île-des-Sœurs (Québec)  H3E 1A2

À la Ferme Lampardis de Sainte-Séraphine, au Centre-du-Québec, toute l’équipe est mise à contribution pour produire et valoriser des fourrages de haute qualité. Claude Lampron et Chantal Paradis récoltent ainsi de bons résultats économiques.

De producteurs de lait à producteurs de foin Il y a 15 ans, une ferme laitière de la Montérégie a délaissé la production laitière pour se concentrer uniquement sur la production de foin pour la vente. Fortement en expansion, cette entreprise s’est diversifiée dans l’achat de foin.

Ces signes qui ne trompent pas De plus en plus de producteurs laitiers se forment à l’école de Signes de vaches. Le Bulletin des agriculteurs a assisté à l’une de ces sessions pour vous.

Quand la ferme devient un laboratoire Une équipe de chercheurs sur les bioaérosols à l’Hôpital Laval, à Québec, effectue près de la moitié de ses projets de recherches sur des fermes en productions animales. Bienvenue dans un laboratoire qui s’intéresse à la fois à la santé des animaux et à celle des humains.​ 62  AVRIL 2015  LE BULLETIN DES AGRICULTEURS

TARIFS D’ABONNEMENT Prix au Canada (3 ans), taxes incluses : Québec 140,27 $ ; N.-B., N.-É., T.-N. : 137,86 $ ; autres provinces : 128,10 $. Prix au Canada (1 an), taxes incluses : Québec : 63,24 $ ; N.-B., N.-É., T.-N. : 62,15 $ ; autres provinces 57,75 $. Autres pays (1 an) : 82 $. Tarifs en vigueur jusqu’au 31 décembre 2015. PROTECTION DES RENSEIGNEMENTS PERSONNELS À l’occasion, nous partageons nos listes d’abonnés avec des sociétés ou des organismes sélectionnés dont les produits ou services pourraient vous intéresser. Toutefois, si vous préférez que ces données (votre adresse postale ou électronique) ne soient pas transmises et souhaitez que votre nom soit retiré de ces listes, vous pouvez le faire facilement en nous appelant entre 9 h et 17 h, heure de l’Est, ou en nous écrivant à l’adresse électronique info@lebulletin.com. Le Bulletin des agriculteurs reçoit, de temps à autre, des commentaires et des documents (y compris des lettres à l’éditeur) non sollicités. Le Bulletin des agriculteurs, ses sociétés affiliées et cessionnaires peuvent utiliser, reproduire, publier, rééditer, distribuer, garder et archiver ces soumissions, en tout ou en partie, sous quelque forme ou sur quelque support que ce soit, sans aucune rémunération de quelque nature.

PHOTOS : ALAIN FOURNIER, MARIE-JOSÉE PARENT, MANULIFT ET IRDA

Un travail d’équipe qui rapporte


S:7”

S:10”

LE PLUS IMPORTANT NE CHANGE PAS, MAIS LA FAÇON DONT VOUS ASSUREZ SA PROTECTION ÉVOLUE. Nous avons la réputation de protéger ce qui importe le plus pour nous, et de créer des façons nouvelles et novatrices de renforcer ce niveau de protection. Le traitement des plantons Reason comme protection contre le mildiou transmis par les semences en est la preuve. MD

Vous avez compté sur Reason comme protection contre le mildiou et l’alternariose au moyen d’applications foliaires. Maintenant vous pouvez aussi commencer à protéger votre culture de pommes de terre avec Reason au moment de la plantation. À titre de traitement des plantons, Reason peut être utilisé seul lorsque le mildiou transmis par les semences représente une menace pour votre culture, ou être mélangé avec Titan ou Titan Emesto quand le plus haut niveau de protection contre les maladies et les insectes est nécessaire. MD

MC

ÉQUIPEZ-VOUS DU TRAITEMENT DES PLANTONS REASON : UNE PROTECTION ÉVOLUÉE.

BayerCropScience.ca, 1 888 283-6847 ou communiquer avec votre représentant Bayer CropScience.

Toujours lire et suivre les instructions sur l’étiquette. EmestoMC, ReasonMD and TitanMD sont des marques déposées du groupe Bayer. Bayer CropScience est membre de CropLife Canada.


Qu’il s’agisse de faucher, de faner, d’effectuer des travaux de chargement ou de remorquer de l’équipement, Case IH a ce dont vous avez besoin pour faire rouler votre exploitation. Des tracteurs comme le PumaMD bon à tout faire, le FarmallMD polyvalent et fiable ou le MaxxumMD ultra-productif. Mais aussi des presses à foin, des andaineuses, des faucheuses-conditionneuses et plus encore. Peu importe la tâche à accomplir, ne cherchez pas plus loin que la marque Case IH. Pour en savoir plus, passez chez le concessionnaire de votre voisinage ou visitez le site caseih.com/livestock.

SOYEZ PRÊT.

©2015 CNH Industrial America LLC. Tous droits réservés. Case IH est une marque déposée utilisée sous licence ou appartenant à CNH Industrial N.V., ses succursales ou ses filiales aux États-Unis et dans de nombreux autres pays. www.caseih.com

E4862_CIH_Livestock-beef_LeBulletin_4_15.indd 2

3/3/15 4:19 PM


Turn static files into dynamic content formats.

Create a flipbook
Lbu150401 by Farm Business Communications - Issuu