Skip to main content

OCTOBRE 2014

Page 1

MAÏS Jouer avec les UTM | L AIT Aire paillée | GUIDE SEMENCES DÉTACHABLE

6,95$ – POSTE-PUBLICATION – CONVENTION 40069240

AZOTE À TAUX VARIABLE

Lire la vigueur et ajuster la dose

OCTOBRE 2014

L A RÉFÉRENCE EN NOUVELLES TECHNOLOGIES DEPUIS 95 ANS


Bientôt dans vos champs! Quoi de neuf dans la technologie du désherbage?

Un système de production évolué avec tolérance aux herbicides glyphosate et dicamba créé à partir du caractère de rendement supérieur du soya GenuityMD Roundup Ready 2 RendementMD.

• Améliore le contrôle des mauvaises herbes coriaces incluant les résistantes • Jusqu’à 14 jours d’activité résiduelle • Souplesse d’application avant, pendant et après le semis • Potentiel de rendement plus élevé

PLUS DE CHOIX. POTENTIEL MAXIMUM. VEUILLEZ TOUJOURS LIRE ET SUIVRE LES DIRECTIVES DES ÉTIQUETTES DES PESTICIDES. La commercialisation dépend de nombreux facteurs, dont la conclusion positive du processus réglementaire dans les principaux marchés d’exportation et l’enregistrement de nouvelles variétés de soya au Canada. Les renseignements contenus dans ce document sont présentés à titre informatif seulement et ne doivent pas être interprétés comme une offre de vente tant que toutes les exigences réglementaires nécessaires n’ont pas été satisfaites. Genuity et le logoMD, GenuityMD, Roundup Ready 2 RendementMD et Roundup ReadyMD sont des marques déposées de Monsanto Technology LLC. Titulaire de licence : Monsanto Canada, Inc. © 2014 Monsanto Canada Inc.

GENUITYTRAITS.CA


SOMMAIRE

GUIDE MAÏS SURVOL DES NOUVE AUTÉS | COUPS DE CŒUR DE L’INDUSTRIE

36

49

GUIDE DÉTACHABLE

10 Ajuster l’azote en roulant

EN COUVERTURE

24 BINcast : une aide pour prévoir Dame Nature

Quand un plant de maïs manque d’azote, le vert de son feuillage est un peu plus pâle. Pourquoi alors ne pas simplement regarder la couleur des feuilles pour déterminer une dose d’azote à taux variable ? C’est possible et des producteurs le font déjà!

Savoir du bout des doigts quel sera le meilleur moment de la journée et le nombre d’heures optimal pour démarrer ou arrêter les ventilateurs de ses silos à grain. Une réalité grâce à BINcast, un outil gratuit disponible sur Internet.

TECHNOLOGIE

ÉLEVAGES

16 Applications mobiles – nouveautés 2014 Voici d’autres applications mobiles agricoles qui pourraient vous être utiles.

CULTURES

17 À quoi ressemble votre portefeuille d’UTM ? Le Bulletin des agriculteurs a interrogé deux agronomes et trois producteurs sur les choix d’hybrides de maïs en fonction de leurs UTM.

2015

VOLUME 97 NUMÉRO 9

FRUITS ET LÉGUMES

49 162 500 $ l’hectare !

Aux Jardins de la Grelinette, la régie de chaque mètre carré est optimisée. On pratique une agriculture biologique à haute productivité et à haut degré de savoir-faire.

NOUVEAU ! Voir guide maïs

33 Le Bovi-Expert, c’est lui Depuis trois ans, Paul Villeneuve assiste les producteurs bovins de sa région, l’Estrie, pour les aider à mieux performer. Au Québec, ils sont une vingtaine, comme lui, à porter le chapeau de Bovi-Experts.

36 Un nouveau concept d’aire paillée La Ferme Micheret innove avec une aire paillée dans une stabulation entravée pour améliorer le confort et la longévité des vaches, mais aussi la gestion du troupeau.

21 La toute première Tournée Grandes Cultures !

41 L’alimentation de l’avenir

C’était du jamais vu : une grande tournée des champs pour estimer les rendements, couplée à un événement cycliste à forte saveur agricole. Le Bulletin était de la partie.

Quels sont les ingrédients qui risquent d’être servis à nos animaux dans les prochaines années ? Quelles sont les stratégies alimentaires de l’avenir ?

CHRONIQUES 4 6 8 29 32 45 53 54 57

Bouche à oreille Billet Point de vue Info cultures Marché des grains Info élevages Mieux vivre C’est nouveau Météo

En page couverture : Billy Beaudry fait des essais avec des capteurs Greenseeker pour ajuster ses doses d’azote. Photo : Yvon Thérien

Interagissez avec les pages de votre Bulletin. Grâce à un téléphone intelligent ou une tablette numérique, vous avez accès à un contenu interactif à même votre magazine. Voici comment : Téléchargez l’application gratuite Layar

BALAYEZ

Balayez la page

Découvrez le contenu interactif

(App Store ou Google Play)

Contenus Layar dans ce magazine : pages 29, 47, 51, 55 et 63. Dans le guide maïs : page 20

Vous pouvez aussi utiliser l'application Layar pour lire les codes QR.

LE BULLETIN DES AGRICULTEURS

OCTOBRE 2014

3


BOUCHE À OREILLE

Du nouveau pour tuer la salmonelle dans l’œuf Salade César, lait frappé, crème glacée… plusieurs recettes comptent sur les œufs crus pour assurer saveur et texture. Cependant, les dangers de la salmonelle découragent souvent d’utiliser cet ingrédient. La bonne nouvelle est que cette menace pourrait bientôt totalement disparaître. En effet, des chercheurs du Département américain de l’Agriculture (USDA) ont découvert une nouvelle méthode pour pasteuriser les œufs dans leur coquille, et ce, sans en altérer le goût ou la texture. Pour ce faire, les œufs ont été placés entre deux électrodes envoyant des ondes radio à travers la coquille. Ce faisant, les œufs sont réchauffés à partir de l’intérieur, protégeant ainsi le blanc, plus délicat à la chaleur. Grâce à ce procédé, les chercheurs arrivent à pasteuriser les œufs crus en 20 minutes, soit trois fois plus vite qu’avec la technique traditionnelle, où les œufs sont longuement baignés dans l’eau chaude. Source: ars.usda.gov

La meilleure amie de l’homme Oubliez le chien : la poule a toutes les raisons de lui dérober le titre de meilleur ami de l’homme. Fidèle compagne depuis 8000 ans, c’est une poule sauvage de l’Asie du Sud-Est, la Gallus gallus, aussi appelée coq doré, qui a été l’espèce pionnière en matière d’élevage. La populaire volaille a ensuite fait son entrée en Europe par la Méditerranée en 2500 av. J-C. Depuis, il existe plus de 400 espèces de poules à travers le monde. Facile à reproduire et capable de s’adapter à divers climats, ainsi qu’à des diètes variées, la poule est, depuis des siècles, prisée pour la qualité de sa chair et sa capacité de ponte. En moyenne, une poule peut pondre de 100 à 300 œufs par année. Celle-ci nourrit également la planète par ses 107 millions de tonnes de viande produites annuellement. Aujourd’hui, la population mondiale de poules s’élève à 52 milliards… comparativement à 293 millions de vaches ! Source: futura-sciences.com

Des algues en orbite Envoyer des algues dans l’espace pour aider les cultures dans les conditions extrêmes ? C’est le projet mis en place par des chercheurs américains. Ils ont ainsi voulu explorer les mécanismes clés contrôlant la croissance des plantes exposées à des conditions difficiles. À bord d’une capsule spatiale Soyouz, un échantillon de Chlamydomonas reinhardtii, une espèce d’algue verte, a été exposé, entre autres, à la microgravité et aux radiations cosmiques. Ces recherches visent tout particulièrement à étudier davantage la protéine D1, qui permet aux plants de réparer les dommages de la lumière du soleil et des rayons ultraviolets. En confrontant les algues aux conditions extrêmes de l’espace, les chercheurs espèrent obtenir une meilleure compréhension du rôle de la protéine D1 lors du processus de photosynthèse, pour être à même d’un jour améliorer le processus de croissance des plantes au sein d’environnements extrêmes. Source : ars.usda.gov 4  OCTOBRE 2014  LE BULLETIN DES AGRICULTEURS


DANS NOS ARCHIVES... Une tomate qui pousse 24 h par jour Pour croître normalement, un plant de tomate a besoin d’une période de repos de huit heures dans la noirceur. Omettre ce besoin du plant provoque des taches jaunes sur les feuilles, signe que le plant va mourir. Les producteurs en serre qui utilisent de la lumière artificielle pour accélérer la production aimeraient bien passer outre cette période. Des scientifiques néerlandais ont peut-être trouvé la solution. Ils ont réussi à isoler un gène qui aiderait le plant de tomate à pousser sans ces huit heures dans la noirceur, soit 24 h par jour. Ils ont inséré ce gène dans une lignée d’hybrides de tomates et ont enregistré une augmentation de la production de 20 %. Il reste toutefois plusieurs variables à étudier avant de pouvoir utiliser ces connaissances à la ferme. Les résultats de cette étude d’Aaron Velez de l’Université de Wageningen ont été publiés récemment dans la revue Nature. Source : modernfarmer.com

Dans les années 1950, le Bulletin des agriculteurs publiait une chronique intitulée « Curiosités ». On pouvait y lire des faits cocasses et des anecdotes. Dans le numéro de mai 1952, « Moitié vache, moitié chevreuil » fut publié. Sur la ferme d’Albert Pelissero (Bracebridge, Ontario) l’automne dernier, une vache Holstein fut absente du pâturage pendant une couple de semaines. Où elle est allée et quelles furent ses rencontres dans les bois voisins ? On n’en sait rien, mais on peut en supposer un peu depuis qu’elle a donné naissance à un veau qui est moitié bovin et moitié chevreuil. Ce veau a des oreilles de chevreuil sur une tête de vache, un cou de taureau, un corps aminci comme celui d’un chevreuil et ses membres sont également le propre d’un chevreuil, à partir du sabot jusqu’aux genoux.

Culture du maïs : les drones prennent leur envol Il y a du nouveau dans le ciel de la campagne genevoise. Cet été, un drone s’est mis au travail, survolant un champ de maïs de 1,5 hectare. Sa mission ? À tous les 7 mètres, larguer une petite capsule en amidon remplie de larves de trichogrammes. Ces bestioles sont en fait des microguêpes parasitant les œufs des autres insectes. Elles s’attaquent plus particulièrement aux pyrales, qui causent des ravages considérables au sein des champs de maïs. Ainsi, sans utiliser d’insecticide, les cultivateurs parviennent à garder leurs cultures en santé. Un seul problème : habituellement faite à la main, la répartition de ces capsules est coûteuse et demande beaucoup de temps. C’est pour pallier ce problème que les drones sont entrés en scène. Programmés à l’avance, ces engins volants sont parfaitement autonomes et permettent de faire en cinq minutes ce qu’un ouvrier ferait en 30 minutes. Un nouvel horizon à explorer ! Source : tdg.ch LE BULLETIN DES AGRICULTEURS  OCTOBRE 2014  5


BILLET

PAR YVON THÉRIEN

LA RÉVOLUTION EST À NOS PORTES La dernière décennie a été dominée par les améliorations génétiques. La prochaine sera dominée par l’agriculture de précision et l’application d’intrants à taux variable. Auriez-vous, par hasard, des cartes produites par votre capteur de rendement qui s’accumulent dans votre ordinateur ? Des cartes qui, comme des photos, vous rappellent les grands moments d’émotion vécus lors de la récolte précédente. Les zones d’un vert foncé vous font revivre les moments d’excitation, lorsque, dans la batteuse, l’afficheur du moniteur indiquait des pics de 14 et 15 t/ha ! Un groupe de producteurs avec lequel j’ai déjeuné pour discuter de semis de précision m’a avoué que les cartes de rendement s’accumulaient avec les années et encombraient le disque dur de leur ordinateur. Les producteurs n’ont pas encore trouvé la façon pratique de les utiliser. La question qui revenait sans cesse était : comment interpréter les données pour faire des applications d’intrants à taux variable ? L’objectif est d’obtenir des rendements supérieurs sans augmenter les quantités d’intrants. L’idée étant de placer la bonne quantité au bon endroit et au bon moment. Ça fait plusieurs années que nous parlons de moduler les quantités d’azote et d’autres fertilisants selon les besoins de la culture. Jusqu’à maintenant, seule la chaux est utilisée à taux variable à plus ou moins grande échelle. Mais pour le reste, c’est encore très rudimentaire et plutôt théorique. Certaines solutions proposées se rapprochent plus de l’alchimie que de l’agronomie. Pourtant, ce ne sont pas les équipements adaptés à l’agriculture de précision qui manquent. Les systèmes de

6  OCTOBRE 2014  LE BULLETIN DES AGRICULTEURS

navigation GPS sont bien implantés. De plus en plus de producteurs possèdent des planteurs munis d’unités pour faire varier le taux de semis. Même chose pour les applicateurs d’engrais de précision. Billy Beaudry, notre producteur de la page couverture, en est un bon exemple par ses innovations. Une révolution se prépare. La solution est à nos portes. La dernière décennie a été dominée par les améliorations génétiques. La prochaine sera dominée par l’agriculture de précision et l’application d’intrants à taux variable. Aux États-Unis, des compagnies de semences ouvrent le terrain avec l’introduction d’outils informatiques qui génèrent des cartes d’applications à taux variable de haute précision. Grâce aux avancées technologiques, il est possible sans grands efforts de combiner des informations de plusieurs sources pour réaliser ces cartes d’une grande précision agronomique. Cela aurait été impensable au début de la décennie. Ces applications utilisent les données provenant de votre capteur de rendement, d’images satellites, de répertoires de pédologie des sols, de votre laboratoire d’analyse d’échantillons de sol et de stations météo. Même les spécificités agronomiques des hybrides que vous avez choisis seront incorporées dans une prescription personnalisée. Des développements palpitants à suivre ! Parcourez notre guide maïs de ce numéro pour en savoir plus. Bonne lecture !

La référence en nouvelles technologies 1, Place du Commerce, bur. 320 Île-des-Sœurs (Québec)  H3E 1A2 Téléphone : 514 766-9554 Télécopieur : 514 766-2665 lebulletin.com ÉDITEUR ET RÉDACTEUR EN CHEF Yvon Thérien, agro­no­me yvon.therien@lebul­le­tin.com RÉDACTION RÉDACTRICE EN CHEF ADJOINTE Marie-Claude Poulin marie-claude.poulin@lebul­le­tin.com JOURNALISTE Marie-Josée Parent, agronome marie-josee.parent@lebulletin.com DIRECTEUR ARTISTIQUE Dany Derkenne dany.derkenne@lebulletin.com COLLABORATEURS Jean-Philippe Boucher, Pierrette Desrosiers, André Dumont, Alain Fournier, Lionel Levac, Julie Roy, Caroline Thérien, Johanne van Rossum, Nicolas Witty-Deschamps. PUBLICITÉ DIRECTEUR DE COMPTES Martin Beaudin martin.beaudin@lebul­le­tin.com Tél. : 514 824-4621 REPRÉSENTANTE ONTARIO Lillie Ann Morris lamor­ris@xplornet.com Tél. : 905 838-2826 PRODUCTION RÉDACTEUR PUBLICITAIRE Luc Gagnon lucg@cybercreation.net ABONNEMENT SERVICE À LA CLIENTÈLE Anne-Marie Gignac services.clients@lebulletin.com Tél. : 514 766-9554, poste 226 Le contenu de ce magazine ne peut être reproduit sans l'autorisation écrite de l'éditeur du Bulletin des agriculteurs. Ce magazine est publié par Farm Business Communications, une division de Glacier Media inc. Les auteurs conservent l'entière liberté de leurs opinions. Le Bulletin des agriculteurs ne garantit pas l'exactitude de l'information contenue dans la publication et n'assume aucune responsabilité pour toute action ou décision prise à partir de l'information contenue dans le magazine. Tous d ­ roits réser­vés 1991 Dépôt légal : Bibliothèque natio­na­le du Québec ISSN 0007-4446 Fondé en 1918, Le Bulletin des agri­cul­teurs est indexé dans Repère. Envoi Poste-publication – Convention 40069240. Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du Canada pour les périodiques (FCP) du ministère du Patrimoine canadien. Postes Canada : retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada au Bulletin des agriculteurs, 1, Place du Commerce, bureau 320, Île-des-Sœurs, Québec, H3E 1A2. U.S. Postmaster : send address changes and undeliverable addresses (covers only) to : Circulation Dept., PO Box 9800, Winnipeg, Manitoba, R3C 3K7.


SOYEZ PRÊT.

Nos innovations règlent des problèmes au quotidien, bien sûr, mais elles vont plus loin en optimisant votre rendement tout en réduisant les coûts d’exploitation. C’est pourquoi Case IH propose constamment des solutions fiables, efficaces et novatrices. Comme le rotor Axial-FlowMD, à l’origine de la révolution des moissonneuses-batteuses rotatives; la technologie QuadtracMD qui réduit la compaction du sol tout en améliorant la traction; les systèmes AFS (Advanced Farming Systems) pour une agriculture de précision plus simple; et le contrôle des émissions SCR-only qui augmente la puissance en réduisant la consommation de carburant. Pour en savoir plus, passez chez le concessionnaire de votre voisinage ou consultez le siter caseih.com.

©2014 CNH America LLC. Tous droits réservés. Case IH est une marque déposée utilisée sous licence ou appartenant à CNH Industrial N.V., ses succursales ou ses filiales aux États-Unis et dans de nombreux autres pays. www.caseih.com


POINT DE VUE

PROPOS RECUEILLIS PAR LIONEL LEVAC

Mario Maillet, président, Écolait

CAP VERS LE BIEN-ÊTRE ANIMAL Dès son arrivée chez Écolait, Mario Maillet a plongé dans la préparation d’une stratégie de bien-être animal. À cet égard, il poursuivait dans la même voie que ses employeurs précédents, dont le groupe Du Breton, où il avait fortement contribué à implanter de nouvelles approches d’élevage convenant mieux aux animaux. Le Bulletin s’est entretenu avec Mario Maillet. Vous allez mener plusieurs opérations en simultané ? Le secteur bovin en général et celui du veau en particulier ont des retards importants. Écolait amorce plusieurs initiatives parce qu’il est devenu urgent d’améliorer nos élevages. Il faut que les animaux évoluent dans de meilleures conditions, dans un environnement qui va leur permettre d’exprimer un comportement naturel. Ça, c’est indiscutable. En plus de démontrer auprès du public et de nos clients que nous traitons bien les veaux, cela va nous permettre d’offrir des viandes qui seront certifiées comme ayant été produites dans le respect des animaux. Et cette certification, vous allez la chercher auprès des spécialistes de l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard ? Oui, mais nous allons chercher bien davantage à la Faculté de médecine vétérinaire de Charlottetown. Nous allons mener des recherches sur l’élevage du veau conjointement avec les spécialistes. À toutes fins pratiques, il n’y a rien de solide et vraiment à jour dans le domaine. Nous voulons rapidement produire des cahiers de régie et d’élevage. Nous ajusterons ces cahiers au fur et à mesure que nous recevrons les résultats des travaux. Aussi, il faut que nous puissions rapidement concevoir des bâtiments vraiment adaptés à l’élevage du veau. On parle beaucoup de l’élevage en groupe, certains souhaitent le faire dans trois ou quatre ans. D’accord pour les groupes plutôt que les cages individuelles, mais on ne peut baser le bien-être des veaux seulement sur cet élément. Et on doit, entre autres, penser aux besoins particuliers dans les pouponnières où les veaux requièrent davantage d’attention. Il y a de nombreux facteurs à considérer. Nous, nous voulons amorcer les changements tout de suite et, avant toute chose, c’est dans la culture de l’entreprise que cela doit se développer. La convention collective, avec vos quelque 190 employés, contient maintenant des clauses relatives au bien-être animal ? Oui, et c’est en vigueur depuis le début septembre. Si un employé ne respecte pas les animaux et n’agit pas correctement, il peut être congédié sans appel. Déjà, des contrats avec les fermes associées traitent du bien-être animal. Mais ces textes pourront être amendés 8  OCTOBRE 2014  LE BULLETIN DES AGRICULTEURS

pour y inclure les nouvelles directives, les protocoles et les nouveaux manuels de formation que nous allons produire dans le cadre de notre collaboration avec l’Université de Charlottetown. Justement, pourquoi Charlottetown ? J’ai travaillé au Québec, dans le porc, au Groupe Breton et dans de grandes installations dans l’Ouest. Mais je viens des Maritimes et j’ai passé plus de 20 ans au Nouveau-Brunswick, dont une douzaine au gouvernement de la province. Ce que fait l’Université de Charlottetown est remarquable et notre entente va permettre le développement d’un département spécialisé dans le bien-être des bovins et tout particulièrement des veaux.

« Écolait va établir de nouveaux standards en matière de bien-être animal. En fait, c’est une véritable culture d’entreprise que nous allons développer. Et nous n’aurons pas besoin d’une loi, car nous avons l’intention d’aller bien au-delà de ce que le gouvernement pourrait nous demander. » — Mario Maillet, président, Écolait

Et vous entendez refléter dans vos activités commerciales cette nouvelle priorisation du bien-être animal ? N’oubliez pas que notre groupe a des activités aux États-Unis et que tous nos élevages là-bas sont certifiés human. Ici, nous allons pousser notre nouvelle marque Vivo et de nouveaux produits avec la garantie, certifiée par des vérificateurs externes, que nous avons de hauts standards dans le traitement de nos animaux. Nous souhaitons ainsi confirmer notre position de leader. Nous voulons nous inspirer des meilleures pratiques européennes, mais nous voulons aller plus loin. Dans l’État de New York, on participe aux campagnes d’achat local, comme Proud of New York, avec des produits qui se démarquent vraiment par la qualité des viandes issues d’élevages où sont menés des audits indépendants. Au Québec, nous appuyons Aliments du Québec et nous voulons rapidement ajouter à la notoriété de nos produits cette garantie du respect des animaux et d’une gestion irréprochable de nos élevages. Nos recherches avec Charlottetown doivent ultimement nous mener à l’abandon de médicaments que nous pourrions remplacer, par exemple, par des probiotiques naturels. Nous souhaitons même le plus rapidement possible produire au Québec de la viande de veau biologique.


L:7”

Les achats de produits de marque Pioneer® sont soumis aux conditions générales apparaissant sur l’étiquette et sur les documents reliés à l’achat. Le logo ovale de DuPont est une marque déposée de DuPont. Les marques de commerce et de service, ®, MC, MS sont utilisées sous autorisation par Pioneer Hi-Bred limitée. © 2014, PHL.

L:10”

Un rendement

plus élevé ence ave m m c co

la Série T.

Les soyas de marque Pioneer® Série T sont conçus pour vous

De plus, notre expertise et nos tests locaux aideront à vous assurer

donner une bonne récolte. Ils fournissent une bonne combinaison

de choisir la variété qui convient à votre ferme. Parlez à

de génétiques de pointe et de caractères défensifs qui aident à

votre représentant Pioneer pour connaître les variétés

obtenir de chaque acre un rendement impressionnant et constant.

de soya de la Série T qui conviennent à vos acres.

Nos experts sont des produits locaux


EN COUVERTURE

PAR ANDRÉ DUMONT

AJUSTER L’A ZOTE EN ROULANT Quand un plant de maïs manque d’azote, le vert de son feuillage est un peu plus pâle. Pourquoi alors ne pas simplement regarder la couleur des feuilles pour déterminer une dose d’azote à taux variable ? C’est possible et des producteurs le font déjà !

Application d’azote à taux variable au stade V10 à V12, à l’aide d’un pulvérisateur automoteur surélevé, avec rampe à l’avant.

10  OCTOBRE 2014  LE BULLETIN DES AGRICULTEURS


D

ans le numéro de septembre du Bulletin des agriculteurs, nous vous avons présenté Encirca, de DuPont Pioneer, et SCAN, d’Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC), deux outils qui permettront de réaliser des applications d’azote à taux variables. Ce mois-ci, place aux capteurs NDVI, un moyen déjà disponible mais peu répandu, de faire varier en temps réel les doses d’azote en postlevée. À Saint-Valérien, dans l’est de la Montérégie, le producteur Billy Beaudry fait des essais avec ses capteurs Greenseeker depuis trois ans. Cette année, c’est à quatre capteurs installés sur la rampe de 60 pieds à l’avant de son nouveau pulvérisateur automoteur New Holland surélevé qu’il s’est fié pour réaliser ses applications d’azote à taux variables au stade V12 sur quelque 160 hectares de maïs. « Nous avons des champs avec beaucoup de variations dans les types de sol, dit Billy Beaudry. Nous avons aussi du lisier de porc. L’idée, c’est de maximiser le potentiel de rendement économique en ajustant nos doses d’azote minéral. »

Les lecteurs optiques de végétation comme le Greenseeker de Trimble et l’OptRx d’Ag Leader mesurent l’indice NDVI (Normalized Difference Vegetative Index). Sur une échelle de zéro à un, cet indice accorde une valeur à la vigueur des plants. Après avoir été boudée pendant plusieurs années par les scientifiques et les agronomes gouvernementaux, cette technologie connaît enfin un essor. Nous avons repéré deux producteurs québécois qui s’en servent pour leur maïs. En Ontario et dans le Midwest américain, ils sont à peine plus nombreux. En Europe, les producteurs de céréales en font amplement usage.

Comment ça marche « Nous les humains, nous pouvons observer visuellement l’intensité de la chlorophylle et la hauteur du plant, mais ce sera toujours une appréciation subjective », explique Paul Raymer, de Practical Precision, le détaillant ontarien chez qui Billy Beaudry s’est équipé. Les capteurs émettent deux fréquences de lumière rouge : l’une visible, l’autre du spectre proche infrarouge, enchaîne Paul Raymer. « Plus une plante est en santé, plus elle absorbera de lumière rouge et plus elle est vigoureuse, plus elle réfléchira le proche infrarouge. » À partir de ces deux lectures, on obtient un indice standardisé dans l’industrie, le NDVI. Les lectures des capteurs doivent nécessairement passer par des algorithmes pour se traduire par des recommandations de fertilisation azotée. C’est ici que ça se corse. Ils sont rares les producteurs qui, comme Billy Beaudry, sont prêts à tester les algorithmes existants afin de choisir le meilleur pour leur ferme. Et lorsqu’on s’adresse à des scientifiques, on se rend compte que la lecture des NDVI et l’utilisation des algorithmes demeurent des moyens très imparfaits pour déterminer les doses d’azote optimales. Même Paul Raymer le reconnaît. « Plusieurs études réalisées avec les lecteurs optiques ont démontré qu’il y a une forte corrélation entre la suffisance ou l’insuffisance d’azote dans le sol et la vigueur du plant, dit-il. Mais ces capteurs ne regardent que la plante et non ce qu’il y a dans le sol. Ils sont des outils imparfaits, mais dans la plupart des cas, quand un plant de maïs est plus jaune que vert, c’est qu’il y a une déficience d’azote. » Attention : la lecture du NDVI peut être brouillée par la couleur du sol quand la canopée n’est pas suffisamment dense, et par toute la gamme de carences et maladies qui affectent aussi la verdeur des plants.

Plus ou moins ?

Lecteur optique de végétation Greenseeker de Trimble

Les deux producteurs interrogés pour cet article appliquent le principe le plus répandu : on donne un peu d’azote au maïs qui se porte à merveille, plus d’azote aux plants qui affichent moins de vigueur et aucun azote aux plants trop mal en point. Ce principe ne fait pas l’unanimité, rapporte Nicolas Tremblay, chercheur chez AAC. Dans l’industrie, certains disent que quand les plants de maïs vont bien, il est plus payant de leur donner encore plus d’azote, quitte à couper les doses pour les plants les moins vigoureux. « Il y a encore de la controverse sur les LE BULLETIN DES AGRICULTEURS  OCTOBRE 2014  11


Les plantes vibrantes de santé capturent plus de soleil. Les cultures s’éclatent avec Cruiser Maxx ® Vibrance®. Grâce à l’effet déclencheur de vigueur (Vigor Trigger ®) et à la puissance d’enracinement (Rooting Power ™ ) de Cruiser Maxx Vibrance, les plantes grandissent plus vite et avec plus de vigueur, tant au-dessus qu’en dessous du sol, et votre culture s’implante mieux. Il protège aussi votre soya contre un large éventail d’insectes et de maladies et procure une maîtrise inégalée des maladies causées par Rhizoctonia.

Visitez SyngentaFarm.ca/fr ou communiquez avec notre Centre des ressources pour la clientèle au 1-87-SYNGENTA (1-877-964-3682). Toujours lire l’étiquette et s’y conformer. Cruiser Maxx Vibrance Beans consiste en l’application sur les semences du traitement de semences insecticide/fongicide Cruiser Maxx Beans et du traitement de semences fungicide Vibrance 500 FS. Cruiser Maxx®, Rooting Power™, Vibrance®, Vigor Trigger ®, le symbole du but, le symbole de l’alliance et le logotype Syngenta sont des marques de commerce d’une compagnie du Syngenta. © 2014 Syngenta. 12  OCTOBRE 2014  groupe LE BULLETIN DES AGRICULTEURS

7370-1E_SP_CruiserMaxxVibranceBeans_Solar_LeBulletin.indd 1

9/17/14 2:06 PM


JOB ID: 7370_1E DATE: OCT, NOV, 2014 CLIENT: SYNGENTA CANADA PROJECT: CRUISER MAXX VIBRANCE BEANS - SOLAR AD PUBLICATION: LE BULLETIN DESIGNER: CHRISTINE (

) MECHANICAL (

) PDF/X

FINAL SIZE: 8.125" X 10.75" UCR: 280% CLIENT SERVICE PROOFREADING Le modèle de lecteur NDVI à la main, qu’utilise Billy Beaudry, permet de s’initier à la technologie pour quelques centaines de dollars. ART DIRECTION PRODUCTION

fondements entre la lecture du NDVI et la dose recommandée », dit le scientifique. À la suite d’une vaste étude réalisée il y a quelques années, il s’est avéré que les algorithmes nord-américains n’arrivaient à la dose optimale d’azote que dans 20 % des cas. C’est ce qui a mis la puce à l’oreille de Nicolas Tremblay. Il a scruté les données des essais, puis les a mises en relief avec les types de sol et la météo, pour se rendre compte que ces deux derniers éléments sont les plus importants quand on veut faire varier des doses d’azote. « Les lectures NDVI, ce n’est pas parfait, mais c’est beaucoup mieux que rien (si l’on veut faire des applications d’azote à taux variable), affirme Nicolas Tremblay. Ça témoigne du passé en nous disant, par exemple, que la fertilité était bonne parce que le plant est vert, mais ça ne nous dit rien sur l’avenir. » Le concept SCAN, mis au point par Nicolas Tremblay et ses collègues d’AAC, intègre justement les prévisions météo pour les jours suivant les applications d’azote à taux variable. Les lectures de NDVI seraient un complément à SCAN, pour affiner la précision des doses.

PHOTOS : LES PRODUCTIONS BEAUDRY ET YVON THÉRIEN

100 $ l’hectare Aussi imparfaite soit-elle, cette technologie a déjà fait ses preuves chez Billy Beaudry, qui continue à réaliser des essais côte à côte à taux fixe et taux variable. « En 2012, nous avons eu une année très sèche. Avec 150 unités d’azote, j’ai obtenu mon rendement maximal en économisant 100 $/ha en engrais. » En 2013, ce fut différent : il a plu beaucoup en juin et l’azote s’est lessivé. Lors de la dernière application, la dose a varié de 20 à 100 unités, pour une moyenne totale de 220 unités. La réponse à l’azote a été telle qu’il a obtenu pour 100$/ha de rendement de plus. Billy Beaudry fractionne son azote en trois temps : 50 unités en granulaire aux semis, de 50 à 60 unités de 32 liquide (solution azotée à 32 %) au stade deux à quatre feuilles et environ 100 unités à taux variables autour du stade V12. Il applique alors

du 32 liquide à 5 cm de chaque côté des rangs, à l’aide de pendillards de type Y-Drop. Plusieurs champs reçoivent aussi du lisier, appliqué principalement au printemps à l’aide d’un système d’irrigation. Lors de la deuxième application d’azote, des bandes saturées sont créées dans chacun des champs, en appliquant jusqu’à 300 unités sur une longueur d’environ 50 m. Au moment de réaliser la troisième et dernière application, la lecture du NDVI dans ces bandes reflète la vigueur de plants qui n’ont pas manqué d’azote. Le chiffre obtenu servira d’étalon pour ajuster les taux sur le reste du champ, là où théoriquement, le maïs a encore besoin de la moitié de sa dose totale pour la saison. Plutôt que d’appliquer amplement d’azote à dose uniforme pour s’assurer que sa culture n’en manquera pas, comme le font la plupart des producteurs, Billy Beaudry en applique en fonction des besoins qu’affiche le maïs selon son emplacement, au stade le plus tard où il est possible d’entrer au champ. Ainsi, il devient possible de moduler la troisième et dernière dose en fonction non seulement des variations liées aux types de sol, mais aussi de l’efficacité du lisier et des crédits d’azote laissés par les cultures précédentes. « Sur des retours de prairie et des retours de soya chez des clients cette année, le maïs était super beau, raconte Billy Beaudry. À des endroits, mes lecteurs me disaient de ne presque pas rajouter d’azote. »

Les pendillards déposent l’azote liquide à quelques centimètres des plants. Quatre lecteurs NDVI servent à établir une moyenne qui sera appliquée sur les 60 pieds de la rampe.

Billy Beaudry sera conférencier cet hiver au Rendez-vous végétal. Profitez de l’occasion pour en apprendre plus sur sa technique et lui poser des questions. Un événement à ne pas manquer le 11 février 2015 à l’Étoile, quartier Dix30 de Brossard.

LE BULLETIN DES AGRICULTEURS  OCTOBRE 2014  13

2:06 PM


HYPERFRACTIONNEMENT

Un capteur est installé de chaque côté du tracteur. La moyenne des deux lectures sert à établir un taux d’azote, qui change en continu selon la verdeur des plants.

14  OCTOBRE 2014  LE BULLETIN DES AGRICULTEURS

Mario Doyon cultive sur billons. Vers le stade huit à dix feuilles, en un seul passage, il sarcle en renchaussant ses billons, sème du ray-grass et applique de l’azote à taux variable.

Pour chacun des champs, Mario Doyon repère un secteur où les plants affichent une verdeur qui lui apparaît optimale. Il pénètre dans le champ en appliquant à dose fixe, puis vient réaliser une lecture de ce maïs qui, visiblement, ne manque de rien. Supposons que la lecture s’établit à 0,364. Cette lecture devient alors un étalon. Pour le restant du champ, tout le maïs qui affiche un NDVI de 0,364 ou plus recevra une dose minimale d’azote, par exemple, 20 kg/ha. Le maïs qui affiche une lecture inférieure recevra plus d’azote, mais jamais plus de 60 kg/ha. Au préalable, le producteur aura établi qu’en dessous de 0,164, le maïs est tellement mal en point qu’il est préférable de ne rien lui donner du tout. Cette technologie est particulièrement utile pour gérer la variabilité des types de sol à même un champ, affirme Mario Doyon. « J’ai des champs qui débutent avec de l’argile lourde et se terminent en terrain sablonneux. Mon rendement variait autrefois de 11 à 13 tonnes à l’hectare. Aujourd’hui, il est plus uniforme. » Avec toute la pluie qui est tombée en mai et juin cette année, une partie de l’azote a été emportée, notamment dans les sols sableux. « Ça se voyait : mon maïs était beaucoup plus beau dans les sols lourds », rapporte notre producteur. Les lectures NDVI ont permis d’ajuster à la hausse la dose dans les sols sableux. Les précipitations et la température ayant également une influence sur la disponibilité de l’azote provenant des fumiers, une dernière application à dose variable permet aussi de s’ajuster en fonction des particularités de la saison en cours. La dose cible est de 190 unités. Avec les lectures NDVI, des secteurs du champ de maïs en recevront encore plus, d’autres moins. « On n’économise pas sur l’azote, mais il est mieux positionné », conclut Mario Doyon.

PHOTOS : ANDRÉ DUMONT

Mario Doyon est de ceux qui croient au fractionnement de l’azote, tellement qu’il en applique jusqu’à quatre reprises dans son maïs. Pour plus de précision et d’efficacité, la dernière dose est appliquée à taux variable, à l’aide de capteurs NDVI. Éleveur de porcs et producteur de grandes cultures à Saint-Germain-de-Grantham, dans le Centre-duQuébec, Mario Doyon est accro à l’agriculture de précision. Il cultive sur billons, guidé par GPS. Son planteur à 12 rangs sème toujours deux variétés : huit rangs de l’une, quatre rangs de l’autre. « Ça me donne des parcelles côte à côte partout », dit-il. Il y a trois ans, il s’est procuré chez Innotag deux capteurs NDVI OptRx d’Ag Leader. Il les installe de chaque côté d’un tracteur, vers l’avant. La lecture est envoyée à un moniteur Ag Leader, qui commande la pompe de l’applicateur d’azote sur son sarcleur. Voici un survol de son programme de fertilisation azotée pour ses champs de maïs en 2014 : 1. Au semis, un démarreur liquide 32 % d’azote : 40 unités. 2. Au stade deux à six feuilles, de 3000 à 3500 gallons de lisier de porc incorporé entre les rangs : environ 75 unités. 3. Sur un retour de soya, le troisième fractionnement est optionnel. Sur un retour de maïs, application de 32 liquide : jusqu’à 40 unités. 4. En sarclant au stade huit à dix feuilles, semis de ray-grass et top dress de 32 incorporé, à taux variables : 10 à 50 unités. C’est lors de cette quatrième application que les capteurs OptRx entrent en jeu, pour ajuster la dose d’azote selon les besoins du maïs.


Les rendements TAKE YOUR YIELD

explosent. THROUGH THE ROOF

Si vous êtes prêt à passer à un niveau de rendement supérieur dans le soya, exigez le 2 – le soya GenuityMD Roundup Ready 2 RendementMD. Il possède un caractère intégré de potentiel de rendement qui dépasse celui du soya Roundup ReadyMD original; les producteurs observent en effet davantage de gousses à 3, 4 et 5 grains. Demandez des variétés dotées de la technologie qui fait progresser les rendements des producteurs de soya partout au pays. Et faites de la place pour du rendement comme vous n’en avez jamais vu.

GenuityMD Parce que chaque grain compte. Visitez votre représentant deGenuity semences ® ou GENUITYTRAITS.CA Because every bean matters. Visit your seed rep or GENUITYTRAITS.CA

VEUILLEZ TOUJOURS SUIVRE LES RÈGLES APPLICABLES À LA GRI, À LA COMMERCIALISATION DES GRAINS ET À TOUTES LES AUTRES PRATIQUES D’UTILISATION RESPONSABLE AINSI QUE LES DIRECTIVES FIGURANT SUR LES ÉTIQUETTES ALWAYS FOLLOW GRAIN MARKETING ANDsont ALL OTHER ANDl’Avis PESTICIDE LABEL DIRECTIONS. Details ofresponsable these requirements DESIRM, PESTICIDES. Ces règles décritesSTEWARDSHIP en détail dans aux producteurs sur l’utilisation des can be found in the Trait Stewardship Responsibilities Notice this publication. publication. ©2014 Inc. Inc. caractères qui to estFarmers impriméprinted dans incette ©2014Monsanto MonsantoCanada Company

MD


INNOVATION TECHNOLOGIQUE

APPLICATIONS MOBILES NOUVEAUTÉS 2014 Le mois passé, nous vous présentions quelques nouvelles applications mobiles agricoles. En voici d’autres qui pourraient vous être utiles.

AI Cowculator Éditeur : Mobile App Innovations, LLC Développée par un professeur de l’Université de Floride, cette application éclaire les producteurs bovins et leurs employés désirant savoir s’il est plus économique d’utiliser l’insémination artificielle ou la saillie naturelle des bovins. Le partenariat avec la compagnie pharmaceutique Zoetis assure la distribution et l’accessibilité de l’application dans de nombreuses langues, dont le français. Disponible gratuitement sur l’App Store (iOS) et Google Play (Android).

DSA Laitier-Vétérinaire Mobile Éditeur : DSAHR Inc. L’application DSA Laitier-Vétérinaire Mobile fonctionne en tandem avec le logiciel DSA Laitier-Vétérinaire. Celui-ci permet au vétérinaire d’inscrire des informations critiques sans devoir traîner son ordinateur dans l’étable du producteur. Très utile dans les troupeaux en stabulation libre. Disponible gratuitement sur l’App Store (IOS).

Agricole idéal Mobile Éditeur : FBC Communications L’application mobile du site Internet AgricoleIdeal.com permet de rechercher parmi plus de 30 000 annonces d’équipements agricoles. Elle offre des options de recherche, comme l’emplacement et les catégories d’équipements. Elle permet aussi de contacter immédiatement les vendeurs et de sauvegarder les résultats de recherche pour une référence ultérieure. Disponible gratuitement sur l’App Store (iOS) et Google Play (Android).

Disponible gratuitement sur l’App Store (iOS) et Google Play (Android).

Lely Control Éditeur : Lely Lely propose son application mobile Lely Control permettant de commander à distance son ou ses robots Lely avec un téléphone intelligent. L’application utilise la connexion Bluetooth du téléphone. Elle permet de contrôler le système d’alimentation automatisé Vector, le robot repousseensilage Juno ainsi que le robot racleur Discovery. Pour les producteurs qui disposent de robots moins récents, une mise à jour de logiciel peut être commandée afin de rendre compatible son robot. Cette mise à jour remplace l’E-Link actuel par un récepteur Bluetooth. Disponible gratuitement dans le Google Play.

Pride

Éditeur : Monsanto Baptisé Identificateur de mauvaises herbes, l’application Weed ID est une véritable petite encyclopédie des mauvaises herbes. Elle permet d’identifier 48 des espèces les plus communes dans nos champs et de géoréférencer les plantes dépistées. Pour chacune des mauvaises herbes possibles, l’application offre une série de photos et un texte qui décrit sa tige, ses feuilles et ses graines, ainsi que des indices pour la distinguer d’autres plantes.

Éditeur: Semences Pride L’entreprise de semences Pride a mis à jour son site Internet pour le rendre facilement accessible de son téléphone intelligent. En se connectant avec son appareil mobile, l’utilisateur est invité à télécharger une icône pour avoir facilement accès à la version mobile du site semencespride.com. On peut ainsi obtenir les fiches complètes des hybrides de mais, soya et fourrages. Sous l’onglet Infochamps, on peut avoir de l’information agronomique utile. On peut même faire parvenir un selfie à Pride et raconter son histoire de récolte.

Disponible gratuitement sur l’App Store (iOS) et Google Play (Android).

Visitez semencespride.com

Weed ID

16

Encirca View Éditeur : Pioneer Hi-Bred International, Inc. Les services de gestion de l’azote Encirca, de Pioneer, ne sont pas encore disponibles au Québec. Toutefois, on peut déjà se servir d’Encirca View pour survoler nos terres (et celles des voisins!) en navigant sur une carte générée à partir d’images satellites. On y distingue bien les secteurs cultivés ou boisés, les fossés et baissières. Encirca View permet d’inscrire des notes géoréférencées, simplement en cliquant sur un point sur la carte, lors d’un dépistage ou d’un suivi de culture. Il faut d’abord se créer un compte, sans frais.

OCTOBRE 2014

LE BULLETIN DES AGRICULTEURS


CULTURES

PAR ANDRÉ DUMONT

À QUOI RESSEMBLE VOTRE PORTEFEUILLE D’UTM ? Le Bulletin des agriculteurs a interrogé deux agronomes et trois producteurs sur les choix d’hybrides de maïs en fonction de leurs UTM. Certains « poussent » les UTM un peu plus que les autres…

L

a bonne vieille formule « 20 % hâtif, 60 % pleine saison, 20 % tardif » est-elle d’actualité ? En parlant aux producteurs, on se rend compte que la portion d’hybrides hâtifs « prend le bord ». Du côté des agronomes, le discours est un peu plus nuancé. En choisissant des hybrides qui n’affichent pas tous la même cote d’UTM, on se trouve à faire une gestion du risque, affirme Gilbert Brault, agronome chez Semences Pride. « On ne sait jamais d’avance la date exacte du semis, dit-il. L’autre grande inconnue est la date du premier gel mortel à l’automne. » Gilbert Brault croit qu’en incluant des hybrides hâtifs, de pleine saison et tardifs dans notre commande, on est en meilleure position pour gérer les aléas de la période des semis. Si la première semaine de mai passe sans qu’on ait semé, ce sont 50 UTM de perdues, fait-il valoir. Deux semaines plus tard, ce sont 150 UTM qui nous ont échappé. « Si un producteur a acheté des hybrides de différentes UTM, il pourra avancer avec ses semis et contacter son représentant pour les changer au besoin, explique Gilbert Brault. D’où l’importance de faire affaire avec des semenciers qui ont une bonne profondeur et des représentants qui sont disponibles. » Chez Dekalb, l’agronome Vincent Chifflot n’hésite pas à tempérer les ardeurs des producteurs qui souhaitent semer des

hybrides encore plus tardifs. « Nous avons connu de bonnes années en 2010, 2011 et 2012, rapporte-t-il. Les producteurs ont obtenu du maïs suffisamment sec avec des hybrides plus tardifs. Puis, en 2013, il y a eu un petit rappel à l’ordre : une partie du maïs ne s’est pas rendue à maturité. » Le fait que La Financière agricole du Québec ait rehaussé les UTM de 25 ou 50 unités dans plusieurs paroisses tend à conforter les producteurs dans leurs décisions de semer plus d’hybrides tardifs, ajoute Vincent Chifflot. Dans ce contexte, les conseils des représentants et des agronomes qui connaissent intimement les hybrides des semenciers deviennent encore plus pertinents. Les UTM ne sont pas tout : la date de sortie des croix et la courbe de séchage sont également très importantes. « Le comportement individuel de chacun des hybrides est très important, affirme Vincent Chifflot. On gère au cas par cas, hybride par hybride, et même champ par champ. » Il n’y a pas que la date de semis qui influe sur le choix des UTM. Le 10 mai, un producteur pourrait aussi bien semer un hybride de pleine saison sur une terre qui souffre de compaction et un hybride tardif sur un retour de luzerne. Nous avons demandé à trois producteurs leur stratégie pour le choix de leurs hybrides. LE BULLETIN DES AGRICULTEURS  OCTOBRE 2014  17


BayerCropScience.ca/InVigor, 1 888 283-6847 ou communiquer avec votre représentant Bayer CropScience. Toujours lire et suivre les instructions sur l’étiquette. InVigorMD est une marque déposée du groupe Bayer. Bayer CropScience est membre de CropLife Canada.

18

OCTOBRE 2014

LE BULLETIN DES AGRICULTEURS

R-77-09/14-10252029-F


Trois producteurs de régions différentes nous expliquent leurs choix d’hybrides de maïs en fonction des UTM. Québec Trois-Rivières

Saint-Édouard-de-Lotbinière Zone 2400 UTM

Saint-Cuthbert

Zones de 2600 à 2700 UTM

Montréal Pike River

Zones de 2850 à 2950 UTM

Saint-Édouard-de-Lotbinière, Chaudière-Appalaches Zone 2400 UTM

Saint-Cuthbert, Lanaudière Zones de 2600 à 2700 UTM

Steve Lemay sait qu’il « pousse les UTM » un peu plus que ses voisins, au-delà de ce que recommandent les agronomes. Mais le risque est calculé. « Le rendement est là, dit-il. C’est payant. À ce jour, tous les essais que j’ai faits ont bien marché. » Environ la moitié des quelque 315 hectares de maïs de la ferme reçoit des hybrides de pleine saison. Les 2400 UTM vont notamment dans les terres les moins fertiles, ou celles qui viennent tout juste d’être nivelées. Une partie de ce maïs sera récoltée en octobre, pour nourrir les porcs. L’autre moitié des hybrides sont de 2500 à 2575 UTM. Ils seront semés les plus tôt, dans les meilleures terres. « En 2013, je n’ai rien perdu, dit-il. Ce n’était pas une bonne année et j’avais du 2575 UTM. Il était humide, alors j’ai attendu à la mi-décembre pour le battre. » Pour 2015, Steve Lemay se promet d’essayer quelques hybrides d’UTM encore plus élevées sur quelques hectares seulement. Tous les hybrides – en provenance principalement de trois compagnies – sont d’abord mis à l’essai dans des parcelles. De 10 à 15 hybrides sont testés chaque année, pour observer leur rendement et leur courbe d’assèchement à l’automne. Steve Lemay estime qu’une mauvaise année sera mauvaise pour tout son maïs. « Si un 2575 ne se rend pas à maturité, un 2400 va en arracher aussi », dit-il. « Le but, c’est de sortir tout le potentiel de nos terres. Le bout de plus qu’on obtient, c’est le bout qui est payant. »

Samuel Coutu cultive sur environ 825 hectares, à Saint-Cuthbert, Saint-Norbert, Berthier et Louiseville, dans des zones variant de 2600 à 2700 UTM. Après plusieurs années à jouer conservateur, voilà qu’il n’hésite plus à semer jusqu’à 20 % d’hybrides de 2800 UTM. « J’ai semé ces hybrides jusqu’au 9 mai, puis quelques jours plus tard, j’ai semé des 2750, pour terminer le 21 mai avec des 2600. » Comme chez plusieurs autres producteurs, la portion d’hybrides hâtifs a « pris le bord », à l’exception cette année d’une terre près du fleuve qui avait été inondée, qui a reçu un hybride de 2500 UTM le 2 juin. Après les UTM, c’est la cote du poids spécifique qui importe le plus à Samuel Coutu. « Dans mes choix d’hybrides, le poids spécifique doit être de 70 kg/hl ou plus. C’est ce que mon acheteur demande. » Il cherche aussi des hybrides qui sèchent rapidement à l’automne, une qualité qu’il apprécie particulièrement des maïs Pride. En 2013, les conditions n’ont pas été idéales et pourtant, les hybrides de 2825 et 2800 UTM qu’il a semés ont donné de très bons rendements, avec un poids spécifique de 68 kg/hl. « Mes hybrides de 2800 et 2750 ont donné mes meilleurs rendements. J’obtenais presque 14 t/ha. »

T:10.75”

OSER DE PLUS EN PLUS

B:11.25”

JUSQU’À 175 UTM DE PLUS Steve Lemay

Samuel Coutu

LE BULLETIN DES AGRICULTEURS

OCTOBRE 2014

19


À CHAQUE CHAMP SES UTM Sébastien Gagnon

Pike River, Montérégie-Ouest Zones de 2850 à 2950 UTM

Sébastien Gagnon cultive en majeure partie à Pike River (2950 UTM), non loin du lac Champlain. Il a aussi des terres un peu plus au nord, à Farnham (2850 UTM). Ses choix d’hybrides varient de 2850 à 3100 UTM. « Les 3000 UTM et plus sont écoulés dans nos trois ou quatre premiers jours de semis. On ne descend jamais en bas de 2800 ou 2850. Quand les semis s’étirent, comme cette année, on préfère semer du soya », dit celui qui est aussi représentant Pioneer. Le plus important quand on sème des hybrides plus tardifs que sa zone, c’est de choisir des hybrides à floraison hâtive, insiste Sébastien Gagnon. « Après la sortie des croix, à peu près tous les maïs ont besoin de 60 jours pour atteindre le stade du point noir. On peut donc choisir un 3000 UTM, dont la floraison arrive en même temps qu’un 2900 UTM. »

Pour s’assurer que nos hybrides tardifs soient véritablement sécuritaires, rien de mieux que des essais à la ferme. On pourra ainsi facilement constater si le moment de la sortie des croix arrive à peu près en même temps que sur des hybrides de pleine saison. Sébastien Gagnon choisit minutieusement les champs qui recevront des hybrides tardifs. Par exemple, il sait que sur un retour de blé, de soya ou de prairie, il peut oser plus. « La terre est plus friable et il y a moins de résidus que sur un retour de maïs, dit-il. Le maïs décolle plus vite. » Les sols légers – loams légers ou loams graveleux – se portent mieux à l’utilisation d’hybrides tardifs, croit notre producteur. Avec l’expérience, il sait comment la localisation d’un champ et sa topographie peuvent aussi atténuer le risque quand on y place des hybrides tardifs. « Ces dernières années, nous avons toujours eu de longs automnes, observe Sébastien Gagnon. Il faut quand même rester prudent. Il y aura toujours une année sur dix où on se fera pincer par une gelée hâtive à l’automne. »

www.farm-king.com

Pour cet hiver et plusieurs autres à venir

Farm King fabrique des souffleuses fiables depuis plus de trois décennies. Au fil des ans, le design a été affiné pour créer une excellente souffleuse facile à utiliser et à entretenir. • Plusieurs couleurs offertes • Requiert de 15 à 225 ch • Largeur de 50 à 120 po

Visitez votre concessionaire Farm King ou : 450.798.2108 Rotor 4 palettes

Ajustement hydraulique du déflecteur - 1200

Rotation hydraulique de la chute - 1080 & 1200

©2014 Buhler Trading Inc. | info@buhler.com | www.farm-king.com

20

OCTOBRE 2014

LE BULLETIN DES AGRICULTEURS


CULTURES

PAR ANDRÉ DUMONT

PHOTO AÉRIENNE PRISE PAR UN DRONE : COURTOISIE DE DENICOURT, ARPENTEURS-GÉOMÈTRES

LA TOUTE PREMIÈRE TOURNÉE GRANDES CULTURES ! Les producteurs Paul-Émile Brisson et Sylvain Raynault ont pédalé et prélevé des échantillons aux côtés de Jean-Philippe Boucher, de Grainwiz.

C’était du jamais vu : une grande tournée des champs pour estimer les rendements, couplée à un événement cycliste à forte saveur agricole. Le Bulletin était de la partie.

LE BULLETIN DES AGRICULTEURS

OCTOBRE 2014

21


C

22  OCTOBRE 2014  LE BULLETIN DES AGRICULTEURS

1

2

À défaut d’avoir des données de c­ omparaison avec un échantillonnage à pareille date et des rendements finaux des années antérieures, la tournée de cette année ne permet pas d’estimer le rendement du soya. Ce n’est que partie remise, car les organisateurs prévoient déjà répéter l’évènement en 2015. Chacun des trois jours d’échantillonnage, un peloton de cyclistes composé de producteurs, d’agronomes, de conseillers, de représentants – et même de journalistes ! – ont pédalé quelque 90 km. Pourquoi ? « Nous voulions nous distinguer des autres Crop Tour, en ajoutant un volet sportif et social », affirme l’agronome

Daniel Brière, cofondateur de Brima et organisateur de la Tournée. Déjà plusieurs cyclistes ont promis de grossir le peloton l’an prochain en recrutant amis et collègues.

Les marchés Les organisateurs sont bien conscients que les volumes récoltés au Québec n’ont aucune influence sur les cours à la bourse du maïs et du soya. Estimer les rendements au Québec moins de deux mois avant la récolte demeure toutefois un exercice tout à fait pertinent croit JeanPhilippe Boucher, fondateur de Grainwiz et chroniqueur du marché des grains au

PHOTOS : ANDRÉ DUMONT ET YVON THÉRIEN

’était une première au Québec : sur le modèle du Pro Farmer Crop Tour aux États-Unis, 17 équipes d’échantillonneurs ont parcouru plus de 2000 km en trois jours, pour dresser un portrait préliminaire des récoltes de maïs et de soya de cet automne. L’évènement a été baptisé la Tournée Grandes Cultures. Du 2 au 4 septembre, ils ont parcouru la Montérégie d’ouest en est. Chaque jour, cinq ou six équipes de professionnels issus principalement de clubs-conseils et d’entreprises du secteur agricole avaient chacune leur trajet routier, avec comme consigne de s’arrêter à tous les huit à dix kilomètres, là où ils repéraient un champ de maïs à proximité d’un champ de soya. Dans l’ensemble, le maïs affichait un peu de retard dans sa croissance, seulement 13 % des épis échantillonnés étant rendus au stade denté. Malgré les difficultés aux semis dans l’ouest de la Montérégie, les résultats préliminaires chiffrent le rendement entre 9,78 et 10,14 t/ha, légèrement au-dessus de la moyenne de 9,16 t/ha des six dernières années en Montérégie. Il s’agit d’un résultat calculé à partir de quelque 320 échantillons, puis ajusté à l’aide de facteurs de correction, comme cela est fait dans les Crop Tour américains, pour tenir compte du fait que les conditions sont rarement parfaites entre le moment de l’échantillonnage et la récolte en tant que telle. Il a fait très beau dans la première moitié de septembre, mais la gelée du 19 septembre est venue brouiller les cartes. En raison de cette gelée, Grainwiz et ses collaborateurs ont revu à la baisse leur prévision de rendements de maïs en Montérégie à 8,17 à 9,29 t/ha. L’analyse détaillée est réservée aux abonnés de la Lettre financière des marchés agricoles de Grainwiz, l’un des organisateurs de la Tournée. Du côté du soya, la variabilité entre l’ouest et l’est de la Montérégie était encore plus marquée que dans le maïs. Beaucoup de pourriture blanche a été observée. C’est dans la région de SaintHyacinthe que la maturité était la plus avancée.


3 1. L’équipe de cyclistes évalue les échantillons de champ de maïs. 2. L’échantillonnage du soya consiste à évaluer la population et à compter le nombre de gousses pour trois plants. Geneviève Roy, de l’équipe Pleine-Terre, complète l’opération en moins de 15 minutes.

3. Les données recueillies par les équipes d’échantillonneurs étaient transcrites sur des formulaires et photographiées avec un téléphone intelligent pour être compilées. C’est en compagnie de Gabriel Deslauriers et de Geneviève Roy de Pleine-Terre que Le Bulletin a sillonné les champs du centre de la Montérégie.

Bulletin des agriculteurs. « Nous pouvons mieux prédire si la récolte sera petite ou grande et nous avons une bonne appréciation de sa qualité, affirme l’analyste. Cela peut influer sur le prix local et permettre aux producteurs et aux acheteurs de mieux prévoir ce qui devrait être une juste valeur de la base. » L’exercice permettait aussi d’établir si le Québec sera exportateur ou importateur de maïs en 2014-2015. La Tournée s’est conclue le 5 septembre à la Ferme Blanchette et fils, à La Présentation. Moe Agostino, de Farm.com, est venu parler de sa propre tournée aux États-Unis et de ses stratégies pour tirer le meilleur des marchés. Surtout, il a encouragé les producteurs à mettre autant de passion dans la mise en marché de leurs grains qu’ils en mettent à les cultiver.

Prochaine saison.

Prêt.

Une application d’herbicide agricole RoundupMD en post-récolte procure une maîtrise incomparable de l’orge queue d’écureuil, du pissenlit et des annuelles d’hiver. Elle vous donne confiance de démarrer la saison dans de bonnes conditions l’année prochaine. Pour plus de détails, visitez

Roundup.ca VEUILLEZ TOUJOURS LIRE ET SUIVRE LES DIRECTIVES DES ÉTIQUETTES DES PESTICIDES. RoundupMD et Roundup TransorbMD sont des marques déposées de Monsanto Technology LLC. Monsanto Canada Inc. licencié. © 2014 Monsanto Canada Inc.

LE BULLETIN DES AGRICULTEURS

OCTOBRE 2014

23


CULTURES

BINCAST : UNE AIDE POUR PRÉVOIR DAME NATURE

24  OCTOBRE 2014  LE BULLETIN DES AGRICULTEURS

PAR JULIE ROY


Savoir du bout des doigts, sept jours sur sept, et ce, 24 h/24, quel sera le meilleur moment de la journée et le nombre d’heures optimal pour démarrer ou arrêter les ventilateurs de ses silos à grain. Il ne s’agit plus d’une vision du futur, mais d’une réalité grâce à BINcast, un outil gratuit disponible sur Internet.

L’effet bleu

PHOTO : YVON THÉRIEN

A

vec l’avènement des systèmes de contrôle de qualité, comme HACCP, les producteurs n’ont plus le choix de répondre à des attentes de plus en plus élevées. L’entreposage des grains, et par conséquent, son séchage, ne font pas exception et sont partie intégrante de la chaîne de production autant que la récolte elle-même. Fonctionnant toujours selon le bon vouloir de Dame Nature, il n’est pas toujours simple d’établir le meilleur moment pour démarrer les ventilateurs qui serviront au séchage des grains. « La stratégie employée n’est pas toujours efficace. Il y a un risque d’allumer les ventilateurs trop longtemps et d’ajouter plus d’humidité qu’au départ. L’inverse peut se produire également. Le grain peut devenir trop sec, ce qui occasionne des conséquences sur la rentabilité. Un grain trop sec pèse moins et a une valeur moindre », souligne Ian Nichols, producteur de grandes cultures en Ontario ainsi que président de Weather INnovations. Bien au fait de cette problématique, ce dernier a eu l’idée de mettre en place un outil météorologique du nom de BINcast. Celui-ci détermine heure par heure la qualité de l’air pour les cinq prochains jours. Disponible sur le site Internet de Weather INnovations, BINcast est alimenté par des ingénieurs et des météorologistes américains. « Les acheteurs et les transformateurs demandent

La charrue JUWEL de LEMKEN définit les standards du futur ! Pour préserver vos sols, il n’y a pas mieux que l’option hors-raie et les versoirs ajourés à grand dégagement. De plus, comptez sur la durée de vie allongée des versoirs DURAMAXX et leur protection HYDROMATIC ajustable pour réduire vos coûts. Enfin, vous serez impressionné par l’ajustement depuis la cabine de la profondeur et de l’angle de retournement.

www.lemken.com 450 223-4622


Ne requérant aucun équipement particulier, si ce n’est un accès Internet, l’utilisation de BINcast est simple et s’adapte aux caractéristiques de chaque entreprise et à tous les types de grain. même qu’à tous types de grain. « On entre le lieu de la ferme, le grain dont il est question, la grosseur du silo, etc. BINcast s’occupe ensuite de calculer l’EMC, soit le point d’équilibre d’humidité correspondant au grain. » Par exemple : vous avez un silo contenant du maïs dont l’humidité a été calculée à 20 %. Le producteur Simple, efficace et rentable Ne requérant aucun équipement particu- souhaite ramener ce taux à 15 %. BINcast Headline: l’ai trouvé. Sylvain Area: NA Colours: CMYKl’EMC sera prévoit qu’entre 11 h et midi, lier, si ce Je n’est un accès Internet,Type l’utilisade 25 donc déconseillé tion de BINcast est simple et s’adapte Publication: Le Bulletin Size: aux 4.58 x 5%. Il est Resolution: 300 ppi de démarrer les ventilateurs à ce moment puisque caractéristiques de chaque entreprise de IO: LeB 2014-003 Bleed: NA Insertion: Oct/Corn Issue maintenant que les produits aient été traités d’une manière spécifique. Il n’est plus rare de se faire demander les documents relatifs à l’aération des grains et la preuve que les grains ont été séparés des autres produits », raconte Ian Nichols.

Je l’ai trouvé. • Résultats constants • Bon rendement • Aider les producteur à réussir

Représentant Maizex :

SYLVAIN ST-PIERRE Ferme Sylvain St-Pierre, St-Pie de Bagot, QC

Choix d’hybrides : MZ 3985DBR MZ 3550SMX MZ 3515DBR

www.maizex.com Votre partenaire de confiance. MAIZEXMD et le logo sont des marques de commerce déposées de MAIZEX SEEDS INC.

26

OCTOBRE 2014

LE BULLETIN DES AGRICULTEURS

ce geste aura pour effet d’ajouter de l’humidité. Entre 1 h et 4 h du matin, le taux d’EMC devait être de 14 %. Le moment est donc idéal pour démarrer les ventilateurs et ainsi éliminer l’humidité dont on veut se débarrasser. On peut aussi souhaiter ajouter de l’humidité. Ce qu’il est possible de faire avec du soya, mais plus compliqué avec le maïs en raison de la fragilité du grain. Évidemment, se lever au beau milieu de la nuit pour démarrer les ventilateurs n’est pas l’idéal. C’est la raison pour laquelle

SPÉCIALISTES DE DAME NATURE

Weather INnovations (WIN) est une entreprise basée à Chatham, en Ontario. Outre BINcast, le site propose plusieurs options de prévisions climatiques et environnementales et des solutions agronomiques en ligne. Entre autres, il offre SPRAYcast qui fournit une aide quant au choix des zones et aux meilleurs moments pour effectuer les applications de pesticides. « C’est une bonne source d’information pour l’arrosage puisque cela nous indique, entre autres, la vélocité du vent », commente Alain Brault, producteur de céréales à Saint-Urbain. Il existe aussi MBpotatoes.ca qui fournit des prévisions sur certaines maladies, dont le mildiou de la pomme de terre. « Nous disposons d’une panoplie d’outils et nous en rajoutons continuellement. Il n’y a pas que les producteurs qui peuvent y trouver leur compte. Tout ceux qui œuvrent dans le monde des affaires agricoles, les agences gouvernementales, les chercheurs et autres peuvent s’en servir », mentionne Ian Nichols, producteur de grandes cultures en Ontario ainsi que président de Weather INnovations.


des fonctionnalités supplémentaires sont disponibles. BINcast version avancée permet d’entrer des données plus spécifiques comme la forme, la profondeur du silo, les types de ventilateurs, l’humidité souhaitée, etc. En tout, cinq versions sont disponibles. Pour la version deux et trois, une station météo peut être installée près des silos permettant de travailler en temps réel. Une alarme peut aussi être programmée et être acheminée par courriel ou texto, reliée à un système qui démarre automatiquement les ventilateurs. Toutes les données sont enregistrées dans une base de données, mais elles ne sont pas partagées avec quiconque. Nécessitant de l’équipement additionnel, BINcast Advanced n’est toutefois pas gratuit. Peu importe si on opte pour la version traditionnelle ou avancée, BINcast offre des avantages certains, puisqu’il permet de réaliser des économies d’énergie et d’argent. « En établissant des fenêtres d’heures spécifiques, les ventilateurs n’ont plus besoin de fonctionner à tout moment. » Difficile toutefois de chiffrer les gains, puisque ceux-ci diffèrent d’une entreprise à l’autre. « C’est impossible de faire une évaluation générale, car trop de variables entrent en ligne de compte, que ce soit selon la propreté du grain, la manière de l’entreposer, le type de grain, la largeur du silo, etc. »

2350 UTM et plus

• Rendement supérieur • Soya mi-buissonnant • Plant fort et forte tige

Ian Nichols, producteur de grandes cultures en Ontario et président de Weather INnovations.

Des partenaires recherchés Ian Nichols n’est pas en mesure de savoir combien de producteurs ont utilisé BINcast depuis sa mise en place. Toutefois, près de 35 000 clics ont été recensés sur le site de Weather INnovations uniquement l’été dernier. « Ce que nous savons, c’est que les commentaires pour BINcast sont très positifs. Les agriculteurs qui l’ont utilisé nous disent qu’ils sont surpris de la rapidité avec laquelle les grains sèchent », raconte-t-il. Alain Brault, producteur de céréales à Saint-Urbain, sur la Rive-Sud de Montréal, utilise BINcast depuis le printemps

2525 UTM

• Très bonne protéine • Très bon rendement • Excellente tenue

dernier. C’est son frère Gilbert Brault, agronome, qui l’a initié. Il est plus qu’heureux de cette découverte puisqu’elle lui facilite la tâche dans sa logistique de ventilation. « Je note les journées et les heures où la qualité de l’air est optimale. Je vérifie quand même toujours l’humidité relative avant de démarrer la ventilation, mais les prévisions sont assez exactes. Pour moi, c’est plus complet que des sites comme MétéoMédia et je ne suis pas obligé de regarder mon ordinateur aussi souvent », explique le producteur. Pour Alain Brault, l’outil est d’autant plus intéressant, car pour éviter les problèmes de fusariose, la récolte des grains se fait quand ceux-ci sont encore plus humides. « BINcast me permet de ventiler au bon moment, donc plus efficacement. » Disponible principalement pour les producteurs de l’Ontario, BINcast s’étend jusqu’au sud-ouest du Québec. Ian Nichols espère rendre l’outil disponible à l’ensemble du territoire québécois, mais pour y arriver des commanditaires associés à l’outil sont nécessaires. « L’outil est gratuit pour les producteurs, mais l’alimenter et le mettre en place nécessite des fonds. En Ontario, nous avons des partenaires du monde des affaires agricoles et nous souhaitons trouver le même type de partenariat au Québec. »  Pour plus d’information : weatherinnovations.com

2600 UTM

• Excellente tenue • Soya plus hâtif • Plant vigoureux et branchu

www.sgceresco.com

Informez-vous des disponibilités pour 2015 au 1 888 427-7692 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS  OCTOBRE 2014  27


MAXIMISEZ L’IMPACT DE LA VENTE DE VOTRE CANOLA ET DE VOTRE SOYA !

En vendant votre canola ou votre soya à TRT-ETGO, vous contribuerez davantage à l’économie du Québec en nous permettant d’offrir des produits finis locaux. Située à Bécancour, TRT-ETGO est l’une des plus importantes usines de transformation de grains de l’est du Canada, et la seule du genre au Québec. Notre usine opère à l’année, traite 1 million de tonnes par année et emploie 140 personnes ! De vos champs aux éleveurs en passant par notre usine, voilà comment nous générons de la valeur au Québec.

VENDEZNOUS VOTRE CANOLA OU VOTRE SOYA, SOUTENEZ L’ÉCONOMIE LOCALE

NOUVEAU

NOUS ACHETONS MAINTENANT LES GRAINS DIRECTEMENT À LA FERME

Pour vendre votre canola et votre soya : Pour acheter de l’huile : Etienne Tardif : 819 862-2413 Patrick Turcotte : 819 862-2416 Roshaili Osman : 819 862-2414 Pour acheter du tourteau : Manon Dupuis : 819 862-2425

TRT-ETGO.com contact@trt-etgo.com


INFO CULTURES

TEXTES : JOHANNE VAN ROSSUM, AGRONOME ET ANDRÉ DUMONT

CONSEILS POUR RÉUSSIR SON ENSILAGE DE MAÏS Que faire contre la moisissure blanche dans le soya ? Les conditions fraîches et humides de l’été 2014 au moment de la floraison du soya ont été idéales pour le développement de la pourriture sclérotique ou moisissure blanche. Certains points de régie sont importants à considérer afin de réduire son incidence pour la prochaine saison. En effet, l’inoculum pour la prochaine infestation se trouve dans les sclérotes que l’on aperçoit au moment de la récolte des fèves soya. Le type de travail de sol à l’automne aura une grande influence sur la sévérité de la maladie au cours de l’été suivant. Le semis direct ou travail minimum du sol est recommandé pour les champs avec une culture non sensible prévue dans la rotation, comme le maïs ou les le maïs ou les céréales à petits grains. Les sclérotes laissés à la surface du sol ou incorporés à moins de 5 cm (2 po) pourront germer lors de la saison suivante sans nuire à la culture en place. Mais si une culture sensible (soya, haricot, canola) est prévue, il est préférable de faire un travail de sol conventionnel pour enterrer les sclérotes à plus de 5 cm de profondeur afin de retarder leur germination. Par contre, ils ne sont pas détruits par cette

opération culturale. Malheureusement, ces sclérotes peuvent demeurer viables pendant au moins cinq ans dans le sol. Aussitôt qu’ils reviendront près de la surface du sol par les différents passages des outils de travail de sol, ils infecteront la culture en place si les conditions propices sont réunies. Récolter les champs infestés en dernier lorsque possible ou nettoyer la moissonneuse-batteuse avant d’entreprendre des champs sans maladie sont des précautions à prendre pour éviter la propagation. Pour les champs avec un historique d’infestation sévère, l’utilisation d’un fongicide biologique, comme le Contans, peut être nécessaire. Ce fongicide s’attaque aux sclérotes. Pour une meilleure efficacité, il doit être appliqué au moins trois mois avant la floraison du soya et incorporé au sol à environ 5 cm. Les applications à l’automne après la récolte ont les meilleures chances de succès. L’utilisation de cultivars plus résistants, le semis en rangs de 30 po ainsi que l’application de fongicides foliaires durant la saison de croissance font également partie des moyens de lutte à la maladie. Source : Université de l’État du Michigan

Le succès de la récolte de l’ensilage de maïs repose sur de petits détails qu’il faut observer pour maximiser la performance du fourrage à l’étable. Quelques erreurs à la récolte peuvent anéantir en peu de temps tous les efforts déployés au cours de la saison de croissance. L’humidité de l’ensilage de maïs à la récolte a un impact considérable sur la qualité de ce dernier. Dans cet épisode, Réjean Comtois, nutritionniste pour la coop de Princeville, donne ses conseils.

Visitez LeBulletin.com et cliquez sur Défi maïs dans le menu horizontal

REGARDEZ CET ÉPISODE

COMMANDITÉ PAR


Michel Duplessis, Marie-Eve directeur de Rheault, comptes agronome

Une nouvelle ère de partage d’information

Téléphones intelligents, tablettes, GPS, cartes de champ par image satellite… Toutes ces technologies sont à la portée des agriculteurs, mais à ce jour, leurs usages véritablement agronomiques se sont avérés plutôt limités. Voici que de nouveaux outils fondés sur la connaissance agronomique promettent enfin d’utiliser à fond les technologies numériques pour optimiser la régie de nos champs, du dépistage jusqu’aux applications à taux variable. Avez-vous entendu parler d’Encirca ? Proposée par DuPont Pioneer, cette nouvelle plate-forme de services est en plein déploiement. Elle facilitera le partage d’information (Encirca View), livrera des données météorologiques précises à l’échelle de la ferme (View Premium), donnera en tout temps la dose d’azote optimale à travers vos champs (Encirca Yield) et calculera la rentabilité de chaque hectare (Encirca Profit). Depuis quelques mois, tous ont accès gratuitement à Encirca View. Il suffit de se créer un compte et nous voilà déjà en train de visualiser des images de la NASA de nos champs. On y ajoute des notes sur tout ce qu’on observe : maladies, mauvaises herbes, état d’une culture, problème de drainage, etc. Une ou plusieurs photos géoréférencées peuvent être associées à chaque observation. Un représentant, un agronome ou un membre de la famille peut aussitôt recevoir un courriel, ou un message à même Encrica View, analyser le problème à l’écran et venir le constater au champ, sans même que le producteur lui dise où aller! Toutes les observations étant archivées, on peut facilement revenir au même endroit année après année, constater si la culture est plus uniforme ou si le problème persiste. Sous l’onglet Community, on peut contribuer

de façon anonyme à la communauté agricole en partageant des observations comme l’état de notre culture, son stade de rendement et l’humidité du sol. En retour, on peut aller constater comment se portent les cultures dans notre secteur ou ailleurs en Amérique du Nord.

Météo champ par champ

Cet été, un premier groupe d’une douzaine de producteurs de l’Est ontarien s’est doté de stations météo à la ferme et a profité d’Encirca Premium. Moyennant des frais mensuels, les producteurs ont eu accès à des informations sur les marchés des grains et des intrants, ainsi qu’aux données météorologiques de DTN et de leur propre réseau de stations. L’une d’elles est d’ailleurs située à la station de recherche de Pioneer à Coteau-du-Lac. Ces services sont aussi disponibles au Québec ! Un premier réseau de stations météo à la ferme pourrait voir le jour dès 2015. L’expérience démontre que les précipitations sont très localisées et, avec le réseau de stations, on peut les estimer champ par champ. Avec Encirca Premium, un producteur peut se programmer des alertes pour les prix des grains, ou encore se laisser prévenir qu’une pluie est imminente. Des calculateurs donnent en tout temps, et pour chaque champ, le cumul d’UTM depuis le semis, les précipitations à ce jour et le stade de croissance qui devrait avoir été atteint. Offert d’abord au Midwest américain pour la saison 2015, Encirca Yield mariera les propriétés des sols aux données météorologiques pour estimer en temps réel l’azote qui reste dans le sol et suggérer des applications à taux variable. Dire que ce n’est encore que le début!

Le système Enlist contre la prêle dans le maïs Dans le maïs, le système Enlist repose sur une résistance à plusieurs herbicides, dont le glyphosate et le 2-4 D. L’objectif de cette technologie est de contrôler les mauvaises herbes devenues résistantes au glyphosate, mais aussi de retarder l’apparition de nouvelles espèces de mauvaises herbes résistantes en multipliant les modes d’action. Lors du dernier Diagnostic Day, organisé par le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation de l’Ontario (MAAO), Mike Cowbrough, spécialiste en malherbologie, a expliqué qu’en plus de la résistance au glyphosate et au 2-4D, il appert que le gène Enlist rend le maïs résistant au MCPA. Le MCPA est le traitement habituellement recommandé pour le contrôle de la prêle. Utilisé seul ou en mélange, surtout dans les céréales à paille, il est peu recommandé dans le maïs à cause de sa phytotoxicité. « Seulement dans certaines situations problématiques, on pouvait appliquer du MCPA jusqu’au stade de trois à quatre feuilles du maïs », précise Mike Cowbrough. Avec le système Enlist, il serait possible d’appliquer le MCPA sans danger pour la culture, et ce, même à des doses plus élevées, ajoute-t-il. Toutefois, le système Enlist présente un nouveau défi pour le contrôle du maïs spontané dans le soya IP. Sa multiple résistance aux herbicides limite les options à un ou deux produits pour éliminer les plantes indésirables de la culture. Source : Ontario Farmer

30  OCTOBRE 2014  LE BULLETIN DES AGRICULTEURS

PHOTOS : JOHANNE VAN ROSSUM ET ANDRÉ DUMONT

Une maladie suspecte ? L’espace de quelques secondes, la photo géoréférencée se retrouve sur le portable de votre conseiller. Votre maïs semble en retard ? À même votre téléphone, voici le stade de croissance moyen dans votre région.


La technologie au service du biologique

Plusieurs fabricants ne proposent pas encore de déflecteurs pour diriger l’air des vacuums vers le sol et réduire ainsi la dispersion des poussières et l’exposition des abeilles aux néonicotinoïdes des traitements de semence. Qu’à cela ne tienne ! Certains producteurs ont entrepris de fabriquer le leur, eux-mêmes. Roger Naegeli est producteur d’œufs et de grandes cultures. À titre de représentant ­commercial pour les produits de marque Precision Planting, il tenait un kiosque à Expo-Champs, à Saint-Hyacinthe, en août dernier. C’est là que Le Bulletin a découvert le déflecteur sur son planteur. « C’est un prototype, dit Roger Naegeli. On va le tester au printemps. J’ai confiance qu’il fonctionnera bien. » Ce prototype est la preuve que n’importe quel producteur peut se fabriquer son propre kit de déflecteur. Il suffit d’être moindrement habile de ses mains et sensible au sort des insectes pollinisateurs. Sur ce planteur John Deere à six rangs, il a suffi de fabriquer une boîte en métal, de la brancher d’une part sur la sortie du vacuum et d’autre part sur un tuyau flexible de quatre pouces. Pour ralentir le débit d’air, des pièces de plastique ont été fixées à l’intérieur du tuyau. Vers le bas, le tuyau a été divisé en deux, ce qui contribue aussi à atténuer la force des jets d’air à leur sortie près du sol.

p ne u es

e

rs

Les pneus agricoLes BKT quaLiTé incroyaBLe !

t

H

o

Déflecteur maison

s

D

Monsanto met son savoir-faire en biotechnologie et en amélioration génétique au service de la production biologique. Créé en 2012, le système BioDirect repose sur l’utilisation de molécules présentes dans la nature pour remplacer ou compléter les molécules chimiques utilisées dans la fabrication des pesticides. Ces biopesticides sont des produits certifiés 100 % biologiques. Le développement de ces molécules vise autant le contrôle des mauvaises herbes, que des insectes et même des virus. Cette technologie est basée sur l’interférence de l’ARN (acide ribonucléique) ou ARN i. L’ARN est une multitude de codes génétiques dont chacun est responsable d’une fonction vitale de la cellule. En interférant avec l’ARN, on peut réduire l’expression de certains gènes. C’est un mécanisme naturel qu’on retrouve dans toutes les cellules. Par exemple, les cellules utilisent ce mécanisme pour se protéger d’un virus en diminuant l’expression du gène associé au mode d’action du virus. En ciblant un gène spécifique, l’application d’un biopesticide à base d’ARN i peut neutraliser des gènes indésirables. « Ainsi, des mauvaises herbes devenues résistantes au glyphosate pourraient redevenir sensibles », explique Patrice Lévesque, directeur des ventes, partenaires commerciaux maïs et soya chez Monsanto, lors d’une récente journée d’information aux producteurs. Une autre utilisation du système BioDirect consiste à appliquer un biopesticide à base de Bt pour le contrôle de différents insectes sans utiliser des plantes OGM. Cette alternative augmente les options disponibles aux producteurs, selon Monsanto. Source : Agro News et Monsanto

-rou

DisTriBuTeur auTorisé

Communiquez avec notre bureau du Québec : 514 457-5275 ou 1 877 657-6387

Croître ensemble

LE BULLETIN DES AGRICULTEURS  OCTOBRE 2014  31


MARCHÉ DES GRAINS

PAR JEAN-PHILIPPE BOUCHER, AGRONOME, M.B.A.

ON ENTREPOSE DU MAÏS OU DU SOYA CETTE ANNÉE ?

Lisez le blogue sur le marché des grains à LeBulletin.com

« Après plusieurs années de disette, l’année devant nous est à l’abondance, un contexte qui justifie très mal des prix élevés. » Avec la chute impressionnante des prix des grains dans les derniers mois, difficile de trouver des raisons de ne pas vouloir entreposer ses grains pour de meilleurs jours. Mais, vaut-il mieux entreposer du soya ou du maïs ? Question à laquelle il est d’autant plus difficile à répondre qu’en bout de course, tout repose sur une seule chose : les prix parviendront-ils à bondir au cours de 2014-2015 ? D’entrée de jeu, il y a peu de chance que les prix grimpent de manière vraiment intéressante avant plusieurs mois. Rien n’est cependant impossible et d’agréables surprises pourraient survenir. Une mauvaise saison pour les cultures en Amérique du Sud, une surprenante consommation de la Chine ou même des prévisions d’ensemencements trop faibles en maïs ou en soya aux États-Unis au printemps prochain pourraient bien les fait bondir. Mais, il faut rester réaliste, après plusieurs années de disette, l’année devant nous est à l’abondance, un contexte qui justifie très mal des prix élevés. Est-ce donc dire qu’il vaut mieux tout vendre récolte ? Pas pour autant. Ci-joint, deux brèves analyses du comportement des prix lors d’années similaires à celle qui s’annonce nous permettent d’avoir une lecture plus juste de ce qui se dessine à l’horizon.

On constate tout d’abord qu’excluant les frais d’entreposage, le potentiel « optimal » de gains lors d’années similaires à celle en vue se situe autour de 66 $ la tonne dans le maïs et à près de 90 $ la tonne dans le soya. En prenant en considération que les prix atteignent leurs creux à la récolte et leurs sommets au printemps, bien entendu. Il faut prendre note, par contre, que d’après un estimé sommaire des coûts de production moyens pour 2014, le soya pourrait plus facilement se montrer profitable. Il pourrait pratiquement couvrir les coûts de production à la récolte, alors qu’il faudra certainement être plus patient du côté du maïs. À la lueur de ces informations, on peut donc estimer qu’il sera fort probablement plus intéressant d’entreposer du maïs que du soya cette année. Considérant le contexte de marché avec d’importantes récoltes québécoises, américaines et mondiales, il est difficile d’envisager que les prix du soya puissent bondir dans les prochains mois. À l’opposé, alors que les marchés se tournent déjà tranquillement vers la prochaine année récolte 2015-2016, les premières prévisions d’ensemencements proposent encore davantage de soya, ce qui pourrait aussi soutenir de manière intéressante le prix du maïs au printemps prochain.

APERÇU DU PRIX MOYEN À LA FERME BASÉ SUR DES CONTEXTES D’OFFRE ET DEMANDE SIMILAIRES À CEUX DE 2014-2015 AU COURS DES 30 DERNIÈRES ANNÉES MAÏS

230

SOYA

450

210 400

190 170

350

150 130

300

110 90

250

70 50

Prix maximum

32

OCTOBRE 2014

Prix minimum

LE BULLETIN DES AGRICULTEURS

Les coûts de production (zone rosée) demeurent une estimation. Dans les faits, ceux-ci varient grandement en fonction de la réalité de chaque entreprise agricole, ainsi que des rendements obtenus.

Sept.

Août

Juill.

Juin

Mai

Avril

Mars

Févr.

Janv.

Déc.

Nov.

Oct.

Sept.

Août

Juill.

Juin

Mai

Avril

Mars

Févr.

Janv.

Déc.

Nov.

Oct.

200


GUIDE MAÏS

2015 2015

GAGNEZ AVEC

INSCRIVEZ-VOUS ET COUREZ LA CHANCE DE GAGNER UNE NOUVELLE PLANTEUSE À HAUTE SURVOL DES NOUVEAUTÉS | COUPS DE CŒUR DE L’INDUSTRIE VITESSE DE MARQUE TEMPO MD .

À vos marques. Prêts. Poussez! Courez la chance de gagner une planteuse haute vitesse à huit rangées de marque Tempo, gracieuseté du système de contrôle des mauvaises herbes EnlistMC de Dow AgroSciences. Vous pourriez aussi gagner 80 acres de semences de maïs et l’herbicide Enlist DuoMC. Faites pousser vos acres. Inscrivez-vous sur gagnezavecenlist.ca dès aujourd’hui. Apprenez-en plus au sujet des derniers développements en matière de vitesse et de précision sur gagnezavecenlist.ca.

Marque de commerce MD MC de The Dow Chemical Company (« Dow ») ou société affiliée de Dow. Les approbations réglementaires sont en voie d’obtention dans d’autres régions pour la solution herbicide EnlistMC et pour les caractères de tolérance des récoltes contenant de l’herbicide Enlist. Les renseignements présentés ici ne constituent pas une offre de vente. Lisez et suivez toujours les directives qui se trouvent sur l’étiquette. ©2014 Dow AgroSciences LLC. SEED HAWKMD, TEMPOMD, VÄDERSTADMD and VÄDERSTAD DesignMD sont des marques de commerce utilisées sous licence.


OUPS DE CŒUR DE L’INDUSTRIE

2015

E MAÏS


UN PAS EN AVANT POUR L’AGRICULTURE MODERNE. •••••• D’ABORD PROTÉGER CE QUI EST IMPORTANT.

Les mauvaises herbes résistantes et difficiles à maîtriser ont des répercussions sur votre façon de cultiver, sur vos rendements, sur la rentabilité de votre ferme. Sur votre avenir, en somme. Voici EnlistMC — un nouveau système de désherbage composé de l’herbicide Enlist Duo MC et de caractères de tolérance novateurs intégrés au maïs et au soya Enlist. Il s’agit d’une solution très efficace aux problèmes de désherbage modernes. Seul l’herbicide Enlist DuoMC , doté de la technologie Colex-DMC , contient du glyphosate et du 2,4-D choline, une combinaison offrant une performance exceptionnelle contre les mauvaises herbes coriaces et deux modes d’action pour mieux gérer la résistance. C’est une façon de protéger ce qui est important. Et c’est un pas en avant en matière de souplesse, de simplicité et de prévention de la dérive. Pour en savoir plus, appelez le Centre de solutions au 1-800-667-3852. Dowagro.ca.

Marque de commerce de The Dow Chemical Company (“Dow”) ou d’une société affiliée de Dow. Les autorisations réglementaires de la solution herbicide EnlistMC ainsi que les cultures dotées des traits de tolérance à l’herbicide Enlist sont en attente dans d’autres régions géographiques. Les renseignements contenus dans le présent document ne représentent en rien une offre de vente. Toujours lire et se conformer aux directives des étiquettes. ©2014 Dow AgroSciences LLC. 10/14-39536_02 FR LBDA

MD MC


2015

GUIDE MAÏS

Le développement des nouveaux hybrides de maïs a pour principal objectif d’améliorer le rendement. Pour atteindre cet objectif, plusieurs avenues sont disponibles. Bien sûr, le développement technologique est un outil très utile, mais on peut aussi améliorer le rendement par une approche plus globale des autres facteurs de régie comme la dose de semis, la fertilisation et les conditions de sol. Il devient donc important de connaître le comportement des nouveaux hybrides dans différents environnements. Les semenciers caractérisent de plus en plus leurs hybrides afin que les producteurs soient en mesure de faire le choix le plus adapté à leur réalité. PAR JOHAN VAN ROSSUM, AGRONOME

BLUE RIVER Créé en 2005, Blue River célébrera son 10e anniversaire en 2015. Blue River offre exclusivement des hybrides destinés à la production biologique. « Ces hybrides ne contiennent aucun caractère OGM, ni traitement de semences », mentionne David Proulx, directeur général de Semences RDR, distributeur pour le Québec. Pour protéger le caractère non OGM de la récolte, Blue River utilise le système PuraMaize. Les hybrides possédant la caractéristique PuraMaize ne pourront pas être

contaminés par du pollen provenant d’un champ voisin OGM ou non biologique. Le gène PuraMaize, obtenu par sélection naturelle, empêche la fécondation des soies par du pollen étranger à la lignée. Le pollen PuraMaize est plus rapide pour atteindre l’ovule et le féconder que le pollen étranger. Il est toutefois recommandé de conserver la bande d’isolement de 3 m (10 pieds) des autres cultures, ainsi que les pratiques habituelles de nettoyage de la machinerie et des silos pour réduire le risque de contamination.

CROPLAN PAR WINFIELD Croplan par WinField a souligné son 5e anniversaire cette année avec une journée de champ provinciale. Ses parts de marché se sont accrues ces dernières années, selon Marie-Andrée Noël, agronome et directrice de territoire. Croplan par WinField introduit cette année trois nouveaux hybrides de différentes maturités, principalement Genuity VT2P/RIB et Genuity SS/RIB. « Des hybrides seront disponibles sans insecticide dans différentes maturités, mais au moment d’écrire ces lignes, les choix d’hybrides ne sont pas

encore dévoilés », précise MarieAndrée Noël. Croplan par WinField est toujours très impliqué avec ses 200 emplacements de Zone performance au Canada et en Amérique du Nord. Les nouvelles techniques utilisées pour développer un hybride sont de plus en plus efficaces et rapides. Plusieurs excellentes génétiques sont proposées aux producteurs. « Nous sommes présentement rendus à l’ère des connaissan­ ces et du positionnement, mentionne Marie-Andrée Noël. La recherche nous a démontré et prouvé que les hybrides de maïs possèdent des potentiels de rendement bien au-delà de ce que nous obtenons au champ », GUIDE MAÏS 2015  3


ajoute-t-elle. La grande question est : pourquoi ? Ceci explique la raison d’ajuster des points de régie pour que chaque hybride puisse exprimer son plein potentiel. Grâce aux images satellites, l’outil R7 permettra de consolider notre approche personnalisée pour mieux conseiller les agriculteurs. Un outil d’une extrême précision et d’une puissance agronomique remarquable. « Certains agriculteurs l’ont utilisé ce printemps pour un semis à taux variable à l’intérieur d’un même champ, afin de maximiser les zones de productivité », explique Marie-Andrée Noël.

DE DELL Établie en 1999, la compagnie canadienne De Dell est une entreprise familiale spécialisée dans la semence de maïs non OGM. « Nos hybrides non OGM se comparent à ceux des autres compagnies », précise David Proulx, directeur général de semences RDR, distributeur pour le Québec. Parmi les milliers de nouveaux hybrides testés chaque année, seuls les plus performants sont sélectionnés. Six hybrides certifiés biologiques sont également disponibles en 2015. Que ce soit pour le maïsgrain ou le maïs-ensilage, des hybrides sont disponibles entre 2450 et 3250 UTM.

ELITE La question des traitements de semences avec des insecticides appartenant à la famille des néonicotinoïdes est une préoccupation à travers l’Amérique du Nord. Pour laisser le libre choix à chacun, presque tous les hybrides de la gamme Elite seront disponibles avec un traitement de semences composé de fongicides seulement, ou un traitement complet avec insecticide. 4

GUIDE MAÏS 2015

« Les installations de La Coop Fédérée nous permettent de répondre aux besoins spécifiques des producteurs, ex plique Pascal Larose, agronome et conseiller spécialisé maïs-soya. Pour mieux conseiller les producteurs sur la meilleure stratégie de traitements de semences, nous effectuons un suivi des parcelles mises en place avec le CEROM sur leur efficacité », ajoute-t-il. Dans les parcelles de recherche et de plein champ, on évalue également la population des insectes nuisibles.

L’acquisition de la compagnie Precision Planting par Monsanto s’inscrit dans une approche plus globale des semis de maïs. Il ne s’agit plus seulement d’utiliser des hybrides performants,

précise Stéphane Myre, agronome chez Dekalb. FieldScript permet de prescrire le bon hybride au taux de semis variant selon chaque zone du champ, en fonction des différentes zones de gestion du rendement, afin de maximiser le potentiel de rendement de chaque semence. Cette opération est prévue en 2015 au Canada. Par la suite, les outils de Precision Planting entrent en jeu pour appliquer la prescription. Installés sur les semoirs, ils permettent un ajustement continu.

DEKALB Le développement technologique est toujours une priorité pour Monsanto. L’utilisation de méthodes de sélection de plus en plus sophistiquées facilite le travail des améliorateurs. Les marqueurs moléculaires ainsi que le seed chipper permettent aux chercheurs d’identifier rapidement la présence ou non d’un gène dans une nouvelle lignée.

mais aussi de s’assurer d’une bonne population. Un outil de prescription appelé FieldScript a été développé par Monsanto. « Cet outil est le premier élément faisant partie de la famille des systèmes agricoles intégrés »,

HYLAND La compagnie Semences Hyland s’est engagée à l’excellence en agriculture. Elle s’appuie sur son service à la clientèle exemplaire et sur les caractères et la technologie mis au point par Dow AgroSciences pour mettre sur le marché de meilleurs produits, plus rapidement. « Les innovations comme le système de contrôle des mauvaises herbes Enlist permettent à Hyland d’offrir aux producteurs des solutions visant à améliorer leur efficacité, leur durabilité et leur rentabilité », explique Johan Philippe, conseiller agronomique pour l’est de l’Ontario et le Québec. Doté de la puissance de SmartStax, Refuge Advanced constitue une solution


CHAQUE SEMENCE EST UNE RÉELLE DÉCOUVERTE SCIENTIFIQUE Quand on parle de technologie de caractère, vous recherchez une semence avant-gardiste et innovatrice. La recherche et le développement remarquables de Dow AgroScience propulsent Semences HylandMC. Accompagnez ça d’un service à la clientèle exemplaire et vous obtenez une combinaison performante et rentable tout à fait géniale.

L’agriculture de demain. semenceshyland.com Marque de commerce de The Dow Chemical Company (“Dow”) ou d’une société affiliée de Dow. 08/14-37905-1F LBDA

MD MC


pratique en un seul sac pour se conformer aux exigences de refuge. Refuge Advanced utilise un processus exclusif pour mélanger les semences Hyland SmartStax à des semences de refuge de qualité élevée équivalentes sur le plan agronomique.

MAIZEX Quelques nouveautés cette année, dont des hybrides à ensilage de type feuillu avec la technologie Genuity SmartStax. Plusieurs hybrides sont disponibles avec d’autres technologies selon la régie du producteur. « Pour les champs de maïs-

grain en rotation avec d’autres cultures, la protection VT Double Pro Refuge Intégral est tout indiquée », indique Darren McColm, directeur de territoire, Québec. Avec ces nouvelles technologies, le refuge dans le sac est une solution très pratique pour les producteurs au moment du semis. Maizex propose également des hybrides de maïs conventionnels (sans caractère RR ou Bt) ou sans traitement de semences pour ceux qui le désirent. Lorsque toutes les homologations seront obtenues, les systèmes de désherbage Enlist 6  GUIDE MAÏS 2015

seront intégrés dans les nouveaux hybrides.

MYCOGEN Mycogen offre une vaste gamme d’hybrides en version Refuge Advanced. « Une solution pratique en un seul sac qui profite de l’avantage de 0 % d’exigence de refuge séparé, en plus d’assurer un respect de la conformité d’utilisation du refuge », explique Johan Philippe. Dow AgroSciences lance le concept Enlist pour prévenir la résistance des mauvaises herbes au glyphosate. Tout comme aux États-Unis, la découverte de

mauvaises herbes résistantes au glyphosate, au Canada, soulève le besoin de solutions améliorées. Les mauvaises herbes difficiles à réprimer, comme le chénopode blanc et l’abutilon, continuent également de défier les pratiques culturales actuelles. Le système Enlist offre un contrôle des mauvaises herbes plus efficace par l’entremise d’une combinaison de traits tolérants aux herbicides intégrés dans des produits de semences et du nouvel herbicide Enlist Duo. Au moment d’écrire ces lignes, Dow AgroSciences est toujours en attente d’approbations règlementaires dans

d’autres zones géographiques pour la solution herbicide Enlist ainsi que pour les semences d’hybrides tolérants à l’herbicide Enlist.

NK SYNGENTA Pour la saison 2015, Syngenta élargit son portefeuille d’hybrides de maïs avec une génétique différente de ce que la compagnie a déjà offert. « Visant à aider le producteur à tirer profit de chaque acre qu’il possède, les nouveaux hybrides viennent compléter ceux déjà en place, afin de répondre aux besoins spécifiques des diverses régions », mentionne François Forest, agronome et spécialiste développement de produits. L’offre d’hybrides portant le caractère Artesian s’élargit. Ce gène protège la plante en cas de sécheresse et maximise l’utilisation de cette ressource dès qu’une carence, même mineure,

se présente. Le « A » à la fin du nom du produit demeure l’indicateur qu’un hybride contient le caractère. De plus en plus de produits seront également offerts avec le gène Viptera, apportant le meilleur contrôle possible d’une vaste gamme de lépidoptères.

PICKSEED Pour la saison 2014-2015, Pickseed continue d’offrir une gamme complète d’hybrides de maïs-ensilage et de maïsgrain. Pour chaque groupe de maturité, différents types de protection contre les insectes et contre les mauvaises herbes sont offerts. « Il est aussi possible d’obtenir tous les hybrides sans traitement insecticide. Pour cela, il est important de commander tôt et de le spécifier lors de la prise de commande », précise Victor Lefebvre, directeur de la division Agricole pour le Québec.


Tous les hybrides VT2P, VT3P et SmartStax offrent le refuge dans le sac pour plus de commodité pour le producteur, le travail est ainsi simplifié. Deux hybrides de maïs sont disponibles sans aucune technologie pour les producteurs qui le désirent. Ces deux hybrides (PS2346 et PS-2759) sont également disponibles sans traitement de semences s’ils sont commandés tôt. La compagnie DLF Trifolium a acquis Pickseed au mois d’août 2013. DLF Pickseed Canada a son siège social à Lindsay, en Ontario, avec des produits sous la marque Pickseed et Mapleseed. Pickseed continuera donc d’offrir tous ses produits de maïs et de plantes fourragères comme par le passé et de miser sur la recherche de produits de très grande qualité répondant aux besoins des producteurs d’aujourd’hui. « Grâce à son acquisition par DLF, Pickseed a une possibilité de développement encore plus rapide », conclut Victor Lefebvre.

PIONEER Tous les nouveaux hybrides sont maintenant offerts avec le refuge dans le sac AcreMax. Pour chaque famille génétique, plusieurs options demeurent disponibles. Par exemple, une version sans traitement de semence insecticide, ou une protection contre la pyrale seulement.

« Plus d’hybrides AquaMax sont disponibles en 2015 », précise Marie-Eve Rheault, agronome chez Pioneer. Ils se démarquent dans les sols légers ou sableux. Pioneer continue d’investir dans des programmes d’amélioration génétique destinés aux régions plus hâtives, soit entre 70 et 85 jours. Son centre de recherche en Alberta, de même que celui à Coteau-duLac, travaille sur le développement de nouveaux hybrides dans cette classe de maturité, en plus de faire des essais avec des hybrides plus tardifs. Quant au programme d’amélioration des hybrides conventionnels, il est toujours actif et permet de renouveler l’offre aux producteurs concernés. « Les parcelles IMPACT chez les producteurs collaborateurs sont aussi très utiles pour connaître le comportement des hybrides avant leur mise en marché à grande

échelle », explique Marie-Eve Rheault. Plusieurs essais agronomiques sont également mis en place pour étudier les interactions entre les hybrides et les différentes situations de stress ou d’autres facteurs climatiques. De plus, les nouveaux hybrides sont testés sous différentes populations, doses de N et applications de fongicides foliaires, afin de connaître leur comportement. Tout ceci dans le but de ­comprendre comment la régie peut affecter chacun des hybrides.

SEMENCES PRIDE Semences Pride est l’une des six marques de commerce du groupe AgReliant, 3e semencier en Amérique du Nord, appartenant aux deux entreprises semencières européennes : Limagrain et KWS.

Son siège social en Amérique du Nord est situé à Indianapolis en Indiana. Cet emplacement géographique favorise plusieurs collaborations avec l’Université Purdue, reconnue pour son expertise dans les travaux de recherche sur les grandes cultures, dont le maïs. Un des projets consiste à développer une prescription de dose de semis variable selon l’hybride, le type de sol, la topographie ainsi que le climat. L’outil se nomme Advantage Acre. Pour que cet outil soit efficace, il faut absolument connaître le comportement des hybrides dans le plus de conditions possibles. Pour recueillir les données nécessaires aux calculs, plus de dix fermes de recherche sont mises à contribution. Ainsi, pour chaque nouvel hybride, six doses de semis sont évaluées, soit de 45 000 à 118 000 pl/ha (18 000 à 48 000 pl/acre). Simultanément, des essais sont réalisés chez des producteurs ayant au moins deux types de sol dans leur champ. Ceci permet de mieux caractériser la réponse des hybrides aux différentes populations. « En 2015, les représentants du Québec auront accès à cet outil et ils pourront en faire bénéficier leurs clients dans le futur », précise Gilbert Brault, agronome et spécialiste en développement de marché. GUIDE MAÏS 2015  7


Visionnez notre plus récent IMUM AQUAm T P O ax o é d vi MD

MD

et vous pourriez vous

mériter s un voya ge sous le

tropiques.

Visitez aquamaxvoyage.com et visionnez notre plus récent vidéo OptimumMD AQUAmaxMD et vous pourriez gagner un magnifique voyage pour deux à Riviera Maya. Vous pouvez aussi vous mériter l’une


de nos huit tablettes électroniques à la fine pointe de la technologie. Des destinations tropicales et des

tablettes électroniques – deux raisons pourquoi OptimumMD AQUAmaxMD surpasse la concurrence.

Nos experts sont des produits locaux Le concours se termine le 31 décembre 2014. Aucun achat nécessaire. Le grand prix est un voyage au Mexique [valeur de 5 000 $] et les deuxièmes prix sont 8 unités de tablette portable [valeur de 630 $]. Pour tous les détails sur les règlements incluant la description complète des prix visitez aquamaxvoyage.com.

Les produits de marque PioneerMD sont assujettis aux termes et conditions d’achat qui font partie des documents d’étiquetage et d’achat. Le logo ovale Dupont est une marque déposée de Dupont. MD MC MS , , marques de commerce et marques de service autorisées à Pioneer Hi-Bred Limited. © 2014, PHL.


2015

GUIDE MAÏS

Coups de cœur de l’industrie Le Bulletin a demandé aux semenciers de dévoiler leurs hybrides favoris et d’expliquer les raisons de leur choix. Voici notre palmarès des 68 hybrides coups de cœur répartis en trois zones thermiques.

ZONE 2500 UTM ET MOINS UTM

MR jours

2300

74

2250

76

2225

77

2350

77

2350

77

2350

77

2400

HYBRIDE

UTILISATION

REFUGE DANS LE SAC

CARACTÈRES SPÉCIAUX

COMMENTAIRES DU REPRÉSENTANT

A4415G2

Maïs-grain Maïs-ensilage

Oui

G2 VTDouble Pro : Bt pyrale 89034 Roundup Ready

Cet hybride inclut 5 % de refuge dans le sac et vous permet d’avoir l’esprit tranquille face aux exigences gouvernementales. Son grain denté est muni d’un poids spécifique élevé. Il possède une excellente tige et des épis longs de 14 à 16 rangs. Plant long destiné à l’ensilage dans des zones plus au nord. Disponible en version RR seul. (Gilbert Brault)

Extend VT3P

Maïs-ensilage

Oui

Genuity VT Triple Pro : Bt pyrale Bt chrysomèle Roundup Ready

Hybride pour ensilage avec le gène feuillu. Plants très long, de 8 à 10 feuilles au-dessus de l’épi. Rendement exceptionnel et excellente qualité d’ensilage. Développement très rapide en début de saison. (Victor Lefebvre)

E47A12 R

Maïs-grain

Oui

Genuity VT Double Pro : Bt pyrale Roundup Ready

Cet hybride possède les caractéristiques nécessaires pour la zone hâtive : rendement, courbe de séchage rapide et vigueur printanière. (Pascal Larose)

BR 07M91

Maïs-grain

Non

Biologique

Cet hybride a une très bonne vigueur. Les épis s’ouvrent pour permettre un séchage plus rapide. Très bonnes racines et facile à battre. Bon rendement pour sa maturité. (David Proulx)

1725RR

Maïs-grain

Non

Roundup Ready Maïs 2

Nouveauté 2015 possédant un excellent potentiel de rendement en zone hâtive. Plant ayant une émergence rapide avec de bonnes qualités agronomiques dont la solidité de la tige et un bon système racinaire. (Marie-Andrée Noël)

MAIZEX

MZ 1633DBR

Maïs-grain

Oui

Genuity VT Double Pro : Bt pyrale Roundup Ready

Cet hybride à grain denté est résistant à la verse. Il fournit un rendement très élevé et offre une excellente tenue pour une récolte facile. (Darren McColm)

77

NK

N07H-3110

Maïs-grain

Non

Agrisure Viptera 3110 : Bt pyrale Viptera Tolérant le glyphosate LibertyLink

Séchage naturel rapide permettant une récolte hâtive. Un bon système racinaire assure une bonne tenue tout au long de la saison. De plus, cet hybride possède une remarquable tolérance à la sécheresse. (Martin Lanouette)

2350

78

MAIZEX

MZ 1710DBR

Maïs-grain

Oui

Genuity VT Double Pro : Bt pyrale Roundup Ready

Grâce à sa vigueur, cet hybride décolle rapidement au printemps. La santé du plant est exceptionelle et sa résistance aux maladies lui vaut un rendement imbattable. (Darren McColm)

2300

79

P7958AM

Maïs-grain Maïs-ensilage

Oui

AM : Bt pyrale Roundup Ready LibertyLink

Nouvel hybride à potentiel de rendement élevé. Offert en version refuge dans le sac. Belle apparence au champ/verdeur, croissance agressive, poids spécifique supérieur et bonne tenue. Bagage agronomique fort intéressant et offre beaucoup de volume pour l’ensilage. (Marie-Eve Rheault)

DL 928

Maïs-grain

Non

Biologique ou conventionnel

L’hybride le plus hâtif de la gamme De Dell. Son potentiel de rendement est excellent sur les très bons sols. (David Proulx)

2400

10

GUIDE MAÏS 2015

SEMENCIER

PICKSEED

BLUE RIVER HYBRIDS

DE DELL SEEDS INC.


ZONE 2500 UTM ET MOINS UTM

MR jours

SEMENCIER

HYBRIDE

UTILISATION

REFUGE DANS LE SAC

2325

80

DEKALB

DKC30-07RIB

Maïs-grain Maïs-ensilage

2400

80

E50G22 R

2400

80

2400

80

2450

CARACTÈRES SPÉCIAUX

COMMENTAIRES DU REPRÉSENTANT

Oui

Genuity VT Double Pro : Bt pyrale Roundup Ready

Se caractérise par des tiges très solides, une excellente apparence à la récolte et un très bon potentiel de rendement. Hybride complémentaire au DKC30-20. (Stéphane Myre)

Maïs-grain

Oui

Genuity VT Double Pro : Bt pyrale Roundup Ready

Génétique combinant une excellente tenue, un grain à texture dentée et un système racinaire performant. (Pascal Larose)

8105RA

Maïs-grain

Oui

SmartStax : Bt pyrale Bt chrysomèle Roundup Ready LibertyLink

Un hybride SmartStax bien adapté aux régions plus nordiques. Séchage rapide du grain sur le plant et une très bonne santé de plant à l’automne. En plus de bien supporter les sols mal drainés, il performe admirablement bien dans les sols fertiles. Il fournit une performance optimale à des densités de population élevées. (Daniel Masse)

MYCOGEN

8105RA

Maïs-grain

Oui

SmartStax : Bt pyrale Bt chrysomèle Roundup Ready LibertyLink

Le séchage rapide du grain sur le plant et une très bonne santé du plant à l’automne en font un hybride SmartStax bien adapté aux régions plus nordiques. Il performe très bien dans les sols fertiles, mais peut supporter les sols mal drainés. Ses meilleurs rendements sont obtenus à des populations élevées. (Johan Philippe)

DE DELL SEEDS INC.

DL 1010

Maïs-grain

Non

Biologique ou conventionnel

Cet hybride offre une très bonne vigueur et un bon départ. Il a une floraison hâtive avec un séchage rapide et il donne de bons résultats dans un environnement difficile. (David Proulx)

A5151G2

Maïs-grain

Oui

G2 VTDouble Pro : Bt pyrale 89034 Roundup Ready

Plant court avec de gros épis (20 rangs) destiné au maïs-grain. Chaque sac inclut automatiquement 5 % de refuge avec sa nouvelle technologie Bt qui offre deux modes d’action pour contrôler la pyrale du maïs en plus du gène de tolérance à l’herbicide Roundup. (Gilbert Brault)

DKC31-10RIB

Maïs-grain Maïs-ensilage

Oui

Genuity VT Double Pro : Bt pyrale Roundup Ready

Hybride à rendements supérieurs possédant des tiges très solides, un fort système racinaire et une excellente santé des plants à l’automne. (Stéphane Myre)

2450

80

2400

81

2450

81

2123VT2P RIB

Maïs-grain Maïs-ensilage

Oui

Genuity VT Double Pro : Bt pyrale Roundup Ready

L’hybride 2123 est parmi les plus performants dans sa gamme de maturité. Il se démarque par sa courbe de séchage très rapide qui lui procure un net avantage sur la compétition. S’adapte bien à différentes régies, il est semé à des populations moyennes à élevées. Sa vigueur à l’émergence et en début de croissance font de lui un bon choix pour les semis hâtifs. (Marie-Andrée Noël)

2475

82

P8210HR

Maïs-grain Maïs-ensilage

Non

Bt pyrale Roundup Ready LibertyLink

Hybride très performant offrant une stabilité agronomique à travers les environnements, une floraison hâtive et une bonne tenue au champ. Une option d’ensilage très intéressante. L’hybride parfait pour le concours de rendement dans les régions de 2500 UTM. (Marie-Eve Rheault)

2500

82

NK

N15T-3110

Maïs-grain

Non

Agrisure Viptera 3110 : Bt pyrale Viptera Tolérant le glyphosate LibertyLink

Hybride produisant des grains de qualité et un poids spécifique supérieur. Il possède d’excellentes tiges et des racines fiables. Sa très bonne émergence assure un départ rapide au printemps. Excellente verdeur tardive et intégrité du plant en fin de saison. (Martin Lanouette)

2500

82

PICKSEED

2589 VT2P

Maïs-grain

Oui

Genuity VT Double Pro : Bt pyrale Roundup Ready

Hybride avec excellente vigueur de type très stable partout. Il est à son meilleur à des populations élevées. Plant de hauteur moyenne à longue. Excellent poids spécifique, très solide. Sa protection à double action contre la pyrale permet le refuge dans le sac. (Victor Lefebvre)

2525

83

8166RA

Maïs-grain

Oui

SmartStax : Bt pyrale Bt chrysomèle Roundup Ready LibertyLink

Cet hybride procure de hauts rendements dans les milieux productifs. De plus, il supporte bien les sols mal drainés. La pollinisation s’effectue très tôt en saison, donc évite le stress des grandes chaleurs. (Daniel Masse)

2525

83

8166RA

Maïs-grain

Oui

SmartStax : Bt pyrale Bt chrysomèle Roundup Ready LibertyLink

Le rendement élevé de cet hybride permet de tirer profit des meilleurs sols. Il s’adapte également aux sols mal drainés, ce qui le rend encore plus avantageux. La pollinisation s’effectue très tôt en saison, avant les grosses chaleurs, et contribue à réduire le risque des champs qui pollinisent tous en même temps. (Johan Philippe)

DEKALB

MYCOGEN

GUIDE MAÏS 2015

11


Tout simplement.

Refuge dans le sac à 100 %. Simple à 100 %. Quel que soit le produit de maïs GenuityMD Refuge IntégralMD semé, vous obtenez automatiquement le refuge exigé, plus une excellente protection contre les insectes et un remarquable potentiel de rendement. Parce que chaque sac de semence de maïs de marque GenuityMD que nous vendons offre les avantages du Refuge IntégralMD.

RESPECT DU REFUGE

100 %

PROTECTION CONTRE LES INSECTES AÉRIENS

le plus large spectre

PROTECTION CONTRE LES INSECTES SOUTERRAINS

le plus large spectre

REFUGE TOLÉRANCE AUX HERBICIDES

5 % dans le sac Roundup ReadyMD 2 Technologie + LibertyLinkMD

100 %

100 %

5 % dans le sac

10 % dans le sac

Roundup ReadyMD 2 Technologie

Roundup ReadyMD 2 Technologie

GenuityMD Parce que chaque grain compte. Visitez votre représentant de semences ou GENUITYTRAITS.CA VEUILLEZ TOUJOURS SUIVRE LES RÈGLES APPLICABLES À LA GRI, À LA COMMERCIALISATION DES GRAINS ET À TOUTES LES AUTRES PRATIQUES D’UTILISATION RESPONSABLE AINSI QUE LES DIRECTIVES FIGURANT SUR LES ÉTIQUETTES DES PESTICIDES. Ces règles sont décrites en détail dans l’Avis aux producteurs sur l’utilisation responsable des caractères qui est imprimé dans cette publication. ©2014 Monsanto Canada Inc.


2015

GUIDE MAÏS ZONE DE 2500 À 2700 UTM UTM

MR jours

2500

83

2525

83

2625

84

2625

84

2650

84

2575

85

2600

85

2725

85

2600

SEMENCIER

HYBRIDE

UTILISATION

REFUGE DANS LE SAC

E53B12 R

Maïs-grain

MZ 2333DBR

CARACTÈRES SPÉCIAUX

COMMENTAIRES DU REPRÉSENTANT

Oui

Genuity VT Double Pro : Bt pyrale Roundup Ready

Génétique à haut rendement dotée d’un profil agronomique solide. (Pascal Larose)

Maïs-grain

Oui

Genuity VT Double Pro : Bt pyrale Roundup Ready

Maïs très adaptable à tous les types de sols. Excellentes racines pour un plant en santé durant toute la saison. Grain denté pour séchage naturel rapide. Technologie Double Pro avec Refuge intégral. (Darren McColm)

8201RA

Maïs-grain

Oui

SmartStax : Bt pyrale Bt chrysomèle Roundup Ready LibertyLink

Nouveau venu chez Hyland, cet hybride de hauteur moyenne possède un solide système racinaire. Il se distingue par son excellente santé, la qualité de son grain et son poids spécifique. Bien qu’il ait une bonne tolérance à la sécheresse, il performe mieux en sols lourds. (Daniel Masse)

N17P-3110

Maïs-grain

Non

Agrisure Viptera 3110 : Bt pyrale Viptera Tolérant le glyphosate LibertyLink

Hybride avec un potentiel de rendement élevé et des racines d’une grande solidité. Sa grande capacité d’adaptation en fait un hybride avec un rendement constant. Très bonne tolérance à la sécheresse. Son séchage naturel est rapide. (Martin Lanouette)

A5433 G3

Maïs-grain Maïs-ensilage

Oui

G3 VT Triple Pro : Bt pyrale MON89034 Bt chrysomèle Roundup Ready

Ce nouvel hybride est destiné aux amateurs de rendements élevés. Le A5433 G3 est adapté à différents taux de semis selon le potentiel de vos champs. Cet hybride possède la protection Bt pyrale et Bt chrysomèle. Ses plants longs sont bien adaptés à la production d’ensilage. Cet hybride est ensaché avec le refuge de façon standard. (Gilbert Brault)

DKC35-54RIB

Maïs-grain Maïs-ensilage

Oui

Genuity VT Double Pro : Bt pyrale Roundup Ready

Hybride à deux fins doté d’une excellente tenue. Tolère bien les stress et démontre un rendement de qualité supérieure. Grain possédant un poids spécifique élevé. (Stéphane Myre)

2417VT2P RIB

Maïs-grain Maïs-ensilage

Oui

Genuity VT Double Pro : Bt pyrale Roundup Ready

Se démarque par ses épis de gros diamètre répondant à une certaine flexibilité permettant d’avoir une population moyenne à élevée. Positionné dans un environnement productif, il augmentera son potentiel de rendement. Excellent choix pour un maïs-ensilage grâce à sa stature et à sa qualité de grain. Il tolère bien les stress hydriques de chaleur, idéal à la pollinisation. (Marie-Andrée Noël)

MYCOGEN

8202RA

Maïs-grain

Oui

SmartStax : Bt pyrale Bt chrysomèle Roundup Ready LibertyLink

Cet hybride SmartStax présente un potentiel de rendement élevé, particulièrement dans les sols à rendements marginaux. Très bon candidat pour les récoltes tardives, car il possède une santé de plant exceptionnelle avec de grosses tiges solides. (Johan Philippe)

DE DELL SEEDS INC.

Delicious too

Maïs-ensilage

Non

Biologique ou conventionnel

Cet hybride produit un très grand tonnage et est très appétant. (David Proulx)

Famille du P8673

Maïs-grain Maïs-ensilage

Oui

AM : Bt pyrale Roundup Ready LibertyLink XR : Bt pyrale Bt chrysomèle Roundup Ready LibertyLink

Deux versions offertes : une en refuge dans le sac contre la pyrale et une en version contre la chrysomèle. Cet hybride combine à la fois rendement, constance, croissance agressive et excellente tenue. Bonne performance en sols légers. Une excellente option pour un ensilage hâtif. Un leader en rendement dans sa maturité. (Marie-Eve Rheault)

MAIZEX

NK

DEKALB

2550

86

2650

86

BLUE RIVER HYBRIDS

BR 23A71

Maïs-grain

Non

Biologique

Très bon hybride pour population élevée. Épis flexibles répondant bien aux variations de population. Très bonne vigueur à l’émergence. (David Proulx)

2650

86

BLUE RIVER HYBRIDS

BR 23L99

Maïs-ensilage

Non

Biologique

Très grand hybride de type feuillu avec plus de feuilles au-dessus de l’épi. Tiges flexibles avec moins de lignine. Excellent rendement en quantité de lait par hectare. (David Proulx)

GUIDE MAÏS 2015

13


Déterminé à votre succès Chez Semences Mycogen, nous sommes engagés à 100% à faire les choses correctement à la première occasion. Nous appuyons chaque produit et recommandation que nous faisons. Nous avons un grand éventail de preuves que nous sommes les premiers à apporter sur le marché une technologie révolutionnaire, appuyée par les ressources de Dow AgroSciences. Mycogen est l’une des rares entreprises de semences de marque canadienne qui possède son propre matériel génétique de base et dédiée au maïs spécifique à l’ensilage, maïs grain et soya. Nous savons que nous pouvons aider chaque client à obtenir plus de succès. Communiquez avec votre représentant local de Semences Mycogen au 1-877-Mycogen.

www.mycogen.ca

™Marque de The Dow Chemical Company (“Dow”) ou d’une société affiliée ©2014 Dow AgroSciences LLC

©

MY1212_BrandAD_Fr_LeBull_REV_FP.indd 1

2014-08-19 4:53 PM


2015

GUIDE MAÏS ZONE DE 2500 À 2700 UTM UTM

MR jours

SEMENCIER

HYBRIDE

UTILISATION

REFUGE DANS LE SAC

2675

86

NK

N20Y-3122

Maïs-grain

2650

87

MAIZEX

MZ 2988DBR

2675

87

PICKSEED

2700

88

2700

88

2675

89

2700

89

2700

89

2775

CARACTÈRES SPÉCIAUX

COMMENTAIRES DU REPRÉSENTANT

Oui

Agrisure 3122 : EZ Refuge Bt pyrale Bt chrysomèle Roundup Ready LibertyLink

Très bonne levée et plantules vigoureuses. Nouvelle génétique dans ce groupe de maturité avec séchage naturel rapide. Excellente performance dans les sols très productifs. (François Forest)

Maïs-grain

Oui

Genuity VT Double Pro : Bt pyrale Roundup Ready

Ce maïs donne un plant de taille réduite avec une tenue supérieure. Il fournit un rendement imbattable adapté sur tous les types de sols. (Darren McColm)

2676VT2P RIB

Maïs-grain

Oui

Genuity VT Double Pro : Bt pyrale Roundup Ready

Rendement exceptionnel à des populations très élevées. Excellent poids spécifique. Plant moyen-long.Très bonne tolérance au stress et à la sécheresse. Bt pyrale double action. (Victor Lefebvre)

8295RA

Maïs-grain

Oui

SmartStax : Bt pyrale Bt chrysomèle Roundup Ready LibertyLink

Cet hybride SmartStax à haut rendement offre une émergence excellente et une grande vigueur en début de saison, ce qui est particulièrement important pour sa zone de maturité. Ce plant possède une excellente santé en fin de saison et sèche bien. (Johan Philippe)

8295RA

Maïs-grain

Oui

SmartStax : Bt pyrale Bt chrysomèle Roundup Ready LibertyLink

En plus d’offrir un haut rendement, cet hybride SmartStax profite d’une excellente émergence et d’une grande vigueur en début de saison. De plus, la santé du plant est excellente en fin de saison et le séchage sur le plant est rapide. (Johan Philippe)

2845VT2P RIB

Maïs-grain Maïs-ensilage

Oui

Genuity VT Double Pro : Bt pyrale Roundup Ready

Hybride de type cheval de course. Semez 2845 dans un environnement à fort potentiel et son rendement vous convaincra. Il offre une forte réponse à l’azote et aux populations élevées. Peut être semé en monoculture ou en rotation aisément. Sa floraison hâtive combinée à une courbe de séchage rapide permettent de le semer en zone hâtive comme tardive. Hybride de choix pour ceux recherchant du poids spécifique. Hybride compagnon du 2924. (Marie-Andrée Noël)

DEKALB

DKC39-97RIB

Maïs-grain

Oui

Genuity SmartStax : Bt pyrale Bt chrysomèle Roundup Ready LibertyLink

Hybride démontrant un excellent départ au printemps. Rendement supérieur, bonne courbe de séchage et grain avec bon poids spécifique. (Stéphane Myre)

PICKSEED

2793GSX RIB

Maïs-grain

Oui

Genuity SmartStax : Bt pyrale Bt chrysomèle Roundup Ready LibertyLink

Hybride très stable dans tous les environnements. Excellente vigueur de départ, très bon poids spécifique, plant moyen-long. Il conserve sa verdeur tard en saison, ses tiges ont une tenue remarquable et il a d’excellentes racines. (Victor Lefebvre)

90

A6028 G2

Maïs-grain

Oui

G2 VT Double Pro : Bt pyrale MON89034 Roundup Ready

5 % de refuge dans le sac. Ayez la conscience tranquille avec le maximum de vos superficies contenant la protection Bt, tout en se conformant aux exigences du refuge automatiquement. Atteignez des performances de rendement inégalées avec une teneur en humidité des grains qui descend rapidement à l’automne. (Gilbert Brault)

2700

91

E61P12 R

Maïs-grain

Oui

Genuity VT Double Pro : Bt pyrale Roundup Ready

Génétique à haute performance jumelant rendement et profil agronomique complet. (Pascal Larose)

2650 -2700

93

Famille du P9188

Maïs-grain Maïs-ensilage

Oui

AM : Bt pyrale Roundup Ready LibertyLink AMX : Bt pyrale Bt chrysomèle Roundup Ready LibertyLink

Nouvelle génétique offerte en version refuge dans le sac contre la pyrale et/ou en version contre la chrysomèle. Excellente performance et stabilité à travers les différents environnements. Floraison hâtive, séchage rapide et très belle qualité de grains. Plante de petite stature avec une excellente tenue. Un hybride qui s’imposera dans sa maturité. (Marie-Eve Rheault)

MYCOGEN

PIONEER

GUIDE MAÏS 2015

4:53 PM

15


2015

GUIDE MAÏS

ZONE PLUS DE 2700 UTM

16

UTM

MR jours

SEMENCIER

HYBRIDE

UTILISATION

REFUGE DANS LE SAC

2700

88

NK

N23M-3011A

Maïs-grain

2775

92

MAIZEX

MZ 3202SMX

2775

DE DELL SEEDS INC.

2800

DE DELL SEEDS INC.

2825

92

2825

93

2800

94

2825

94

2825

94

2850

94

2875

95

2900

96

GUIDE MAÏS 2015

PICKSEED

MAIZEX

MYCOGEN

DEKALB

CARACTÈRES SPÉCIAUX

COMMENTAIRES DU REPRÉSENTANT

Non

Agrisure Viptera 3011 : Agrisure Artesian Bt pyrale Bt chrysomèle Tolérant le glyphosate LibertyLink

Racines et tiges solides assurant la stabilité du plant durant toute la saison. Appartient à la famille des hybrides Agrisure Artesian produisant des rendements élevés. En tête de l’industrie quant à la tolérance à la sécheresse. Très bonne verdeur tardive et séchage naturel rapide. (Martin Lanouette)

Maïs-grain

Oui

Genuity Smartstax : Bt pyrale Bt chrysomèle Roundup Ready LibertyLink

Maïs avec une très bonne vigueur et une qualité de grain exceptionelle. Un grand plant résistant aux maladies foliaires. Un hybride qui performe bien avec des populations élevées. (Darren McColm)

DL 1960

Maïs-grain

Non

Biologique ou conventionnel

Cet hybride offre un excellent rendement de façon constante depuis plusieurs années. C’est le plus populaire de De Dell avec son rendement et sa tenue exceptionnels ainsi que sa bonne courbe de séchage. (David Proulx)

DL 3393

Maïs-grain

Non

Conventionnel

Cet excellent hybride donne de bons résultats autant en conditions sèches que humides. Il offre une pollinisation hâtive et une bonne courbe de séchage. (David Proulx)

8315RA

Maïs-grain

Oui

SmartStax : Bt pyrale Bt chrysomèle Roundup Ready LibertyLink

Nouvel hybride impressionnant par son émergence vigoureuse. Son excellente santé en fin de saison en fait un candidat idéal pour les cas de récolte retardée. Le rendement optimal est obtenu en environnements à hauts rendements à des populations de basses à moyennes. (Daniel Masse)

2844VT2P RIB

Maïs-grain

Oui

Genuity VT Double Pro : Bt pyrale Roundup Ready

Nouveauté exceptionnelle avec le refuge 5 % dans le sac. Potentiel de rendement très élevé en plus d’une très bonne résistance à la verse des tiges et des racines. Très bon poids spécifique. (Victor Lefebvre)

3399SS RIB

Maïs-grain Maïs-ensilage

Oui

Genuity SmartStax : Bt pyrale Bt chrysomèle Roundup Ready LibertyLink

Potentiel de rendement supérieur au 37373SS avec une meilleure qualité de tige et un séchage du grain plus rapide. S’adapte à différentes pratiques culturales. Son émergence rapide lui permet d’avoir une performance stable même dans des types de sols plus difficiles. Bon choix pour la monoculture de maïs. (Marie-Andrée Noël)

MZ 3484SMX

Maïs-grain

Oui

Genuity SmartStax : Bt pyrale Bt chrysomèle Roundup Ready LibertyLink

Maïs avec une très bonne vigueur et un rendement exceptionnel. Floraison hâtive pour adaptation vers le nord. Séchage naturel rapide. Contrôle de pyrale et de chrysomèle avec refuge dans le sac. (Darren McColm)

A6020 G3

Maïs-grain

Oui

G3 VT Triple Pro : Bt pyrale MON89034 Bt chrysomèle Roundup Ready

Cette nouvelle génétique démontre un rendement supérieur à la moyenne depuis trois ans dans les essais provinciaux. Cet hybride possède la protection Bt pyrale et Bt chrysomèle. (Gilbert Brault)

8380RA

Maïs-grain

Oui

SmartStax : Bt pyrale Bt chrysomèle Roundup Ready LibertyLink

Cet hybride a été sélectionné pour la stabilité de son rendement. Excellente vigueur au printemps dans les sols froids et humides. Il performe bien dans les sols lourds et compactés. Sa réponse aux sols à haute productivité est également excellente. (Johan Philippe)

A6509 G2

Maïs-grain

Oui

G2 VT Double Pro : Bt pyrale MON89034 Roundup Ready

Conformez-vous aux exigences avec le refuge dans le sac de façon standard chez Semences Pride. Cette génétique possède une excellente tenue et démontre d’excellents rendements dans les parcelles au cours des dernières années. Refuge dans le sac inclus. (Gilbert Brault)

DKC46-82RIB

Grain

Oui

Genuity SmartStax : Bt pyrale Bt chrysomèle Roundup Ready LibertyLink

Hybride à très haut potentiel de rendement ayant fait ses preuves. De hauteur moyenne, il possède une forte tige et un système racinaire très développé. Très tolérant au stress. (Stéphane Myre)


Tout ce que vous désirez dans une semence plus de judicieux conseils. Chaque

semence de maïs DEKALBMD offre un ensemble ultra-performant issu de caractères technologiques et matériel génétique d’avant-garde, de techniques de sélection évoluées, de nombreuses années d’essais et de recommandations éclairées. Du sur-mesure pour vos conditions de production. Voilà comment nous vous aidons à tirer le maximum de chaque semence, chaque saison. Au service de votre performance. Contactez votre détaillant DEKALB dès aujourd’hui ou visitez DEKALB.ca

VEUILLEZ TOUJOURS LIRE ET SUIVRE LES DIRECTIVES DES ÉTIQUETTES DES PESTICIDES. Ces règles sont décrites en détail dans l’Avis aux producteurs sur l’utilisation responsable des caractères qui est imprimé dans cette publication. © 2014 Monsanto Canada, Inc.


2015

GUIDE MAÏS

ZONE PLUS DE 2700 UTM

18

UTM

MR jours

SEMENCIER

HYBRIDE

UTILISATION

REFUGE DANS LE SAC

CARACTÈRES SPÉCIAUX

COMMENTAIRES DU REPRÉSENTANT

2900

96

PICKSEED

2902VT2P RIB

Maïs-grain

Oui

Genuity VT Double Pro : Bt pyrale Roundup Ready

Hybride avec 5 % refuge dans le sac grâce à sa protection double action contre la pyrale. Il offre un super rendement associé à une qualité très élevée du grain. Excellente tenue et très bonne tolérance à la sécheresse et au stress. 34 000 pl/acre et plus. (Victor Lefebvre)

2875 -2925

96

PIONEER

Famille du P9644

Maïs-grain

Oui

AM : Bt pyrale Roundup Ready LibertyLink AMX : Bt pyrale Bt chrysomèle Roundup Ready LibertyLink

Nouvelle génétique offerte en version refuge dans le sac contre la pyrale et/ou en version contre la chrysomèle. Génétique avec un rendement très agressif. Excellente levée en conditions difficiles. Un grain très profond et un gros calibre d’épi. Bonne réponse aux régies intensives. Santé de plante remarquable en fin de saison et bonne tolérance à la sécheresse. Un excellent ajout dans cette maturité. (Marie-Eve Rheault)

2950

98

E68S20 LR

Maïs-grain

Oui

Genuity SmartStax : Bt pyrale Bt chrysomèle LibertyLink Roundup Ready

Performance en monoculture. Nouvelle génétique solide possédant un système racinaire supérieur adapté à la monoculture de maïs. Possède un poids spécifique supérieur à la moyenne. (Pascal Larose)

2950

98

8450RA

Maïs-grain

Oui

SmartStax : Bt pyrale Bt chrysomèle Roundup Ready LibertyLink

Cet hybride SmartStax est très stable, il est le candidat parfait pour atteindre de hauts rendements dans différents types de sols. Il a également la particularité d’avoir une émergence très rapide et une forte vigueur au printemps, ce qui en fait le candidat parfait pour les premiers semis et/ou en semis direct. De plus, ses racines et ses tiges sont très solides. (Johan Philippe)

2975

99

E71Z19 R

Maïs-grain

Oui

Genuity VT Triple Pro : Bt pyrale Bt chrysomèle Roundup Ready

Performance et profil agronomique solides. Cet hybride pleine saison à haut rendement est jumelé à une floraison hâtive. (Pascal Larose)

2975

99

8491RA

Maïs-grain

Oui

SmartStax : Bt pyrale Bt chrysomèle Roundup Ready LibertyLink

Nouvel hybride avec vigueur hâtive. Excellente tenue et un système racinaire lui permettant d’être positionné dans plusieurs types de sols, mais de préférence en sols lourds. Cet hybride atteindra son potentiel de rendement avec une population moyenne à élevée. Il résiste très bien aux stress saisonniers. (Johan Philippe)

2975

100

4199SS RIB

Maïs-grain Maïs-ensilage

Oui

Genuity SmartStax : Bt pyrale Bt chrysomèle Roundup Ready LibertyLink

Nouveauté à essayer absolument en 2015. Ce plant de grande taille a un très fort potentiel de rendement avec des caractéristiques de cheval de course. Bonne tolérance au stress hybrique et à la chaleur. Émergence rapide et santé de plant impeccable. Bon choix pour les producteurs de semis direct. (Marie-Andrée Noël)

2975

100

DKC50-78RIB

Maïs-grain Maïs-ensilage

Oui

Genuity SmartStax : Bt pyrale Bt chrysomèle Roundup Ready LibertyLink

Hybride possédant de nombreuses qualités agronomiques telles de fortes tiges, un excellent système racinaire, une excellente verdeur ainsi qu’une intégrité des tiges à l’automne. De plus, son poids spécifique est élevé. (Stéphane Myre)

3000 -3050

100

Famille du P0157

Maïs-grain

Oui

AM : Bt pyrale Roundup Ready LibertyLink AMX : Bt pyrale Bt chrysomèle Roundup Ready LibertyLink

Nouvelle génétique offerte en version refuge dans le sac contre la pyrale et/ou en version contre la chrysomèle. Excellent hybride de la gamme Aquamax offrant une tolérance à la sécheresse et une performance stable. Bonne tenue en fin de saison et très belle qualité de grains. Un excellent bagage agronomique. Performance exceptionnelle en régions tardives. Il en surprendra plusieurs. (Marie-Eve Rheault)

3050

101

N45P-3011A

Maïs-grain Maïs-ensilage

Non

Agrisure Viptera 3011 : Agrisure Artesian Bt pyrale Bt chrysomèle Tolérant le glyphosate LibertyLink

Hybride avec grande capacité d’adaptation procurant des rendements supérieurs. Il est bien adapté à la culture du maïs en continu. Excellente performance dans les milieux très productifs. Il possède des tiges fiables et une excellente santé du plant en fin de saison. (Martin Lanouette)

GUIDE MAÏS 2015

MYCOGEN

DEKALB

NK


UNE IMAGE PARFAITE DE VOS CHAMPS Tous vos efforts durant la saison sont orientés vers Un Objectif : Des Rendements Supérieurs. Une Qualité lors de la récolte : PRIDE. L'atteinte de votre objectif de Rendements Supérieurs commence avec Semences PRIDE.

Renseignez-vous à propos du programme PRIDE FX2 qui hausse le niveau des rendements de soya.

PRIDE est une marque déposée de la compagnie Limagrain Genetics Inc. utilisée sous licence. PRIDE & design est une marque déposée de la compagnie AgReliant Genetics. Toutes les commandes et ventes sont sujettes aux conditions générales de vente de Semences PRIDE, comme présentées dans la littérature de vente, sur le formulaire de commande de Semences PRIDE et sur les sacs et les étiquettes des produits. Cruiser Maxx MC est la marque de la Compagnie Syngenta ou ses filiales. HiStick MD, est une marque enregistrée de Becker Underwood Canada Ltd. Genuity et le logo MD, les symboles Genuity, Genuity MD, Roundup Ready MD sont des marques de commerce de Monsanto Technology LLC. VEUILLEZ TOUJOURS LIRE ET SUIVRE LES DIRECTIVES DES ÉTI QUETTES DES PESTICIDES. Toujours suivre la commercialisation des céréales et toutes les autres pratiques de gestion et le mode d'emploi de pesticides. Les détails de ces exigences peuvent être trouvés dans l'intendance de Traits, Responsabilités et avis aux agriculteurs imprimées dans cette publication.

Partagez votre expérience avec les Semences PRIDE. Envoyez un "Selfies" de vous devant votre maïs ou soya pour les afficher sur notre site web.

SEMENCESPRIDE.COM/SELFIES #SemencesPRIDEselfies

SEMENCESPRIDE.COM 1.800.265.5280 @SEMENCESPRIDE


EXPERTISE RECHERCHÉE ICI L’avenir de l’agriculture se cultive avec votre expert-conseil, peu importe l’heure ou le lieu.

DÉCOUVREZ LA GAMME COMPLÈTE DES SEMENCES ELITE

®

Toujours à la fine pointe, votre expert-conseil est fier de vous présenter le nouveau programme de gestion agroéconomique de La Coop. En combinant la puissance de l’informatique et la précision de l’imagerie satellite à l’efficacité des semences ELITE®, vous pouvez maintenant agir sur-le-champ pour optimiser les rendements de votre production et maximiser la rentabilité de votre entreprise. 108420-09-14

La coopération, ça profite à tout le monde. Parlez-en à votre expert-conseil. w w w.e l i te . c o o p ELITE et La Coop sont des marques de commerce de La Coop fédérée.

108420-PV-Elite_Bulletin.indd 1

2014-09-22 10:23 AM


BŒUF

PAR MARIE-JOSÉE PARENT, AGRONOME

LE BOVI-EXPERT, C’EST LUI A PHOTOS : MARIE-JOSÉE PARENT

Depuis trois ans, Paul Villeneuve assiste les producteurs bovins de sa région, l’Estrie, pour les aider à mieux performer. Au Québec, ils sont une vingtaine, comme lui, à porter le chapeau de Bovi-Experts.

près plus de 20 ans comme producteur bovin, enseignant en production bovine et laitière, et avoir travaillé au démarrage de Viandes sélectionnées des Cantons (VSC), Paul Villeneuve était mûr pour un nouveau défi. L’offre de faire partie du projet pilote des services-conseils de Bovi-Experts tombait à point. Trois ans plus tard, il est toujours aussi passionné par son nouveau rôle. « Ce qui m’a vraiment intéressé, c’est le service-conseil au sens large », raconte-t-il. Ainsi, il seconde les producteurs dans leurs décisions relatives à la production, dont l’alimentation, la gestion, la santé, la semi-finition ou même la lecture de cote de chair. Paul Villeneuve carbure au plaisir. S’il a du plaisir dans son métier, il continue sur cette voie. Il y a environ 25 ans, il obtenait son doctorat pour des recherches en reproduction bovine. L’enseignement universitaire, ce n’était pas pour lui. « Je suis un gars de terrain », ditil en entrevue. Il est donc passé d’enseignant pour de futurs agronomes à formateur pour de futurs ouvriers agricoles. Il enseigne au Centre de formation professionnelle de Coaticook (CRIFA). Il est aussi devenu producteur vache-veau. La ferme La Villandroise, de Cookshire-Eaton en Estrie, a gagné des prix, dont celui de LE BULLETIN DES AGRICULTEURS  OCTOBRE 2014  33


« Voici un bon exemple de ce que l’on recherche comme vache croisée », dit Paul Villeneuve. Vous reconnaîtrez un croisement Simmental – Angus Rouge.

premier rang régional catégorie argent à l’Ordre national du mérite agricole en 2006. Après la crise de la vache folle en 2003, Paul Villeneuve a failli délaisser la production bovine. C’est à cette époque qu’il était très impliqué dans Viandes sélectionnées des Cantons. « J’ai failli tout vendre d’un coup, mais ça n’a pas fonctionné, dit-il. Sincèrement, c’est peut-être la plus belle chose qui me soit arrivée. »

Projet pilote Son actuelle passion, il la voit comme l’aboutissement d’une carrière bien remplie. Plusieurs des 23 Bovi-Experts de la province sont des gens ayant une grande expérience en production bovine. Certains sont retraités du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ). Ils sont agronomes, technologues ou agriculteurs supervisés par un agronome. En trois ans, les Bovi-Experts ont su démontrer leur pertinence. « C’est une initiative du MAPAQ », raconte Olivier Paquet du service à la clientèle du Programme d’analyse des troupeaux de boucherie du Québec (PATBQ), un outil du MAPAQ utilisé par les Bovi-Experts. À la suite de l’arrêt du financement des stations d’évaluation génétique, le MAPAQ a choisi de conserver l’argent pour l’investir dans un projet pilote qui aiderait les producteurs bovins. L’aide était d’autant plus nécessaire que le ministère se retirait des services de première ligne auprès des producteurs du secteur. « Nous avons misé sur des travailleurs autonomes, explique Olivier Paquet. Ça ne prend pas beaucoup d’infrastructures. » Les Bovi-Experts, comme Paul Villeneuve, facturent donc leurs clients en fonction du travail effectué, comme tout travailleur autonome. Pendant le projet pilote, les services sont subventionnés par les Réseaux Agri-Conseils pour un montant couvrant 90 % des coûts. Le projet sera évalué cet automne. Il est possible qu’il soit reconduit. Si ce n’est pas le cas, des services conseils seront tout de même accessibles et subventionnés. Le projet pilote incluait la formation des Bovi-Experts. Les rencontres mutuelles entre conseillers ont permis de créer un réseau d’entraide. « On se consulte beaucoup, raconte Paul Villeneuve. Chaque conseiller a une expertise en fonction de ses choix et de ce qu’il aime. Je trouve ça l’fun de travailler avec ce monde-là. » Comme enseignant, Paul Villeneuve apprécie aussi le mélange de gens d’expérience et de jeunes. 34  OCTOBRE 2014  LE BULLETIN DES AGRICULTEURS

Parmi les bons clients de Paul Villeneuve, on compte les producteurs bovins Beverly et Delmar Morse de Compton.

Service personnalisé Les premiers clients sont venus de l’ancien programme. Le service du PATBQ étant maintenant desservi par les Bovi-Experts, les producteurs bovins ont suivi. Le PATBQ est une vaste banque de données qui procure aux producteurs des renseignements sur les performances de leur troupeau dans le but de les aider à prendre des décisions. D’autres producteurs bovins ont adhéré au service offert par les Bovi-Experts un peu par la force des choses. Leur entreprise vivait des moments difficiles et les aides financières étaient assorties d’une condition d’un service d’accompagnement pour rétablir la santé financière de l’entreprise. Les producteurs suivaient alors la voie du Programme de stratégie d’adaptation des entreprises agricoles. Si le prix des veaux est bon depuis cet été, les dernières années ont été difficiles. « Conséquence de la vache folle, les vaches sont âgées dans les troupeaux, raconte Paul Villeneuve. Les producteurs ont gardé leurs vaches. Mon troupeau n’y a pas échappé. » La situation se replace tranquillement. Un troisième groupe de producteurs adopte le service BoviExperts de leur propre initiative, sachant qu’il est subventionné en partie. Ces producteurs ont le désir de s’impliquer pour rendre leur entreprise plus efficace. Cette façon d’aborder le service est très motivante pour le conseiller. C’est ainsi que le jour de l’entrevue avec Le Bulletin des agriculteurs, Paul Villeneuve avait rendez-vous en après-midi avec un producteur qui voulait le consulter à propos de son système d’entreposage des grains à la ferme. D’autres le consultent pour le choix des femelles F1, l’installation du corral ou de clôtures. Il s’agit d’autant de portes d’entrées pour parler des offres possibles de services du Bovi-Expert. « Je suis très à l’écoute de mes producteurs, explique Paul Villeneuve. Leur cadence n’est pas la même. Ils entendent, ils réfléchissent, puis vient le déclic. L’aspect financier est derrière leurs décisions. J’essaie de respecter les producteurs dans ce processus. » C’est pourquoi, Paul Villeneuve accorde beaucoup de temps à démontrer les avantages économiques d’un changement de cap. La discussion prend beaucoup d’importance tout en maintenant le cap sur l’objectif final. « Une enquête menée auprès des clients des Bovi-Experts de la province a démontré un taux de satisfaction de 90 %, raconte Paul Villeneuve. Il y a un très grand besoin dans le secteur. L’an dernier, 100 % de mes clients ont maintenu ce service. »


Safety:7”

« Nous savons que le 11CFT fonctionne. Notre ration repose sur lui. » — Peter Armstrong

Les Armstrong savent qu’aux prix où sont les aliments présentement, il faut en tirer l’optimum. C’est pourquoi ils utilisent l’inoculant pour fourrage de marque Sila-Bac® 11CFT. Ce produit révolutionnaire pour ensilage de maïs améliore la digestibilité de la fibre. Il permet d’inclure des taux plus élevés d’ensilage de maïs dans la ration et d’améliorer l’indice de consommation de leur troupeau. L’utilisation du 11CFT est une des décisions de régie qui a aidé la ferme Armstrong

Manor à obtenir la première place des troupeaux pour la valeur du lait selon le rapport 2012 du contrôle laitier CanWest. Pour eux, « le voir, c’est le croire ». Ils ont prouvé l’efficacité du 11CFT, il n’est pas question de s’en passer. Veuillez contacter votre représentant Pioneer pour obtenir plus d’information ou allez à pioneer.com/inoculants.

Nos experts sont des produits locaux

Safety:10”

Tous les achats sont sujets aux conditions apparaissant sur les documents de l’étiquette et ceux de l’achat. Le logo ovale de DuPont est une marque déposée de DuPont. ®, MC, MS Les marques de commerce et de service, ®, MC, MS sont utilisées sous autorisation par Pioneer Hi-Bred Limitée. © 2014, PHL.

Peter, Philip et Richard Armstrong, ferme Armstrong Manor, Caledon, Ontario.


LAIT

UN NOUVEAU CONCEPT D’AIRE PAILLÉE

Mathieu et Martial Lemire de la Ferme Micheret devant leur nouvelle aire paillée. 36  OCTOBRE 2014  LE BULLETIN DES AGRICULTEURS

PAR ALAIN FOURNIER, AGRONOME, M. SC.


La Ferme Micheret innove avec une aire paillée dans une stabulation entravée pour améliorer le confort et la longévité des vaches, mais aussi la gestion du troupeau.

M

athieu et Martial Lemire, et leurs conjointes Guylaine Laroche et Valérie Gagnon, ne tarissent pas d’éloges pour cette installation récente. Leur nouvelle aire paillée permet de fournir un meilleur confort à leurs vaches taries, en transition et fraîches vêlées. Elle permet en plus de maximiser la flexibilité quant à la gestion du troupeau de 85 vaches de la Ferme Micheret située à Saint-Zéphirinde-Courval. Cette nouvelle construction offre plusieurs avantages indéniables pour les vaches logées en stabulation entravée.

Nouvelle construction C’est Michel Lemire, le père de Mathieu et Martial, qui en a eu l’idée il y a plusieurs dizaines d’années. Il avait aménagé une aire paillée devant servir pour les taures, mais elle a été plutôt utilisée pour les vaches qui avaient besoin de faire de l’exercice et pour réchapper celles qui étaient blessées. À l’automne 2012, les propriétaires ont commencé à visiter des étables dans le but d’investir dans un nouveau bâtiment beaucoup plus grand. Leur objectif à l’époque était d’accueillir les vaches taries et en préparation au vêlage, les vaches fraîches vêlées, les vaches et génisses d’exposition et de haute valeur génétique. « On a bien démarré notre projet. On s’était posé les bonnes questions dès le départ et cela a donné de bons résultats. On a mûri l’idée pendant longtemps et avons fait plusieurs changements. C’est la clé de notre succès », indique Mathieu Lemire. Le nouveau bâtiment a été finalisé au printemps 2013. Il est construit dans la continuité de l’étable actuelle pour faciliter le transfert des animaux entre les deux bâtiments ainsi que la ventilation des animaux.

Le coût de cette nouvelle installa­tion, incluant le raccordement des deux bâtiments, est d’environ 431 $/m2 (40 $/pi2). D’une dimension de 16,8 m (55 pi) de largeur par 30,5 m (100 pi) de longueur, elle permet d’offrir un espace de 13 m2 (140 pi2) aux vaches en préparation au vêlage et de 9,3 m2 (100 pi2) pour les vaches taries. Lorsque Mario Gauthier, conseiller stratégique chez Valacta, leur a recommandé ces surfaces, Mathieu et Martial Lemire lui ont dit « tu es malade ! ». Mais ils ont tout de même décidé de suivre ses conseils. D’ailleurs, ils ont constaté rapidement que cet espace était essentiel pour assurer le confort des animaux et pour minimiser les interactions entre les vaches risquant d’occasionner des blessures. « Nous avons aussi profité de l’occasion pour doubler la vitesse de l’air de la ventilation tunnel de l’étable à stabulation entravée, qui est passée de 300 à 600 pieds par minute », mentionne Mathieu Lemire. Des raclettes nettoient quatre fois par jour l’allée d’alimentation d’une largeur de 3,7 m (12 pi). L’aire paillée, d’une largeur de 9,1 m (30 pi), est 15 cm (6 po) plus bas que l’aire des raclettes. Un muret d’une hauteur de 30 cm (1 pi) du côté de l’aire paillée facilite l’accumulation du fumier sur cette hauteur. Un autre muret sur le bord du mur facilite le nettoyage de l’aire paillée tout en évitant d’accrocher les barrières avec le tracteur.

Avantages de l’aire paillée « C’est difficile d’évaluer les retombées économiques d’un investissement comme celui-ci. Une vache qui vêle bien, qui débute bien sa lactation ou qui est plus facile à mettre en veau, ça finit par diminuer les coûts de vétérinaire. Tous ces LE BULLETIN DES AGRICULTEURS  OCTOBRE 2014  37


soyaexcel.com

1

éléments s’accumulent. Si la vache gagne 1 kg de lait au pic de lactation parce qu’elle a eu un meilleur vêlage, c’est 300 kg de plus sur la lactation », confirme Martial Lemire. Les producteurs ont constaté que les vaches sont moins stressées lorsqu’elles vêlent dans un groupe, comparativement à lorsqu’elles vêlaient seule dans un enclos. « Il est bien important de ne pas les isoler du groupe au moment du vêlage », constate-t-il. Auparavant, les vaches taries étaient logées au froid dans l’étable à façade ouverte des taures, afin de leur fournir une place pour faire de l’exercice avant le vêlage. Avec l’aire paillée, les vaches taries ont une meilleure stabilité de logement avec beaucoup moins de variations de température entre la stabulation entravée et libre, surtout en hiver. Les déplacements se font dans le même bâtiment, de la section tarie à la section transition et fraîches vêlées. En ajoutant quatre places pour la traite tout près du lieu de vêlage, il est plus facile de diminuer l’enflure au pis puisque les vaches font de l’exercice. De plus, il est dorénavant possible de les observer avant leur retour dans la stabulation entravée. Cet espace permet aussi aux vaches en lactation qui se blessent de récupérer plus facilement et ainsi d’éviter une réforme coûteuse pour l’entreprise.

quarantaine de jours dans la section « vaches taries » et elles sont ensuite déplacées dans la section réservée aux vaches en transition trois semaines avant le vêlage. Une alimentation individuelle de transition leur est offerte à l’aide des cornadis et une transition de quatre jours est effectuée entre l’alimentation de tarissement et de transition. Un système de caméras facilite le suivi des vêlages. Après le vêlage, elles seront transférées dans la section des vaches fraîches vêlées où elles demeureront aux alentours de deux à six jours pour faciliter la réduction de l’enflure du pis et s’assurer de la bonne forme de la vache avant le transfert dans la stabulation entravée. Un enclos contenant quatre places de traite a été aménagé à côté de l’aire des vaches fraîches vêlées, afin d’effectuer la traite de ce groupe d’animaux. Le transfert de la stabulation libre à la stabulation entravée est généralement une opération qui se fait facilement. « Si la vache ou la taure est nerveuse, je l’attache dans la partie pour la traite, car elles sont habituées à cet endroit. Je lui mets un licou et je l’amène dans la stabulation entravée », indique Mathieu Lemire.

38e

Mode de fonctionnement Leader en production de tourteau et d’huile de soya

1 877 365-7292

Les vaches sont transférées dans l’aire paillée au moment du tarissement. Elles se dirigent facilement de la stabulation entravée à la stabulation libre. L’allée de circulation de la stabulation entravée est rainurée et balayée chaque jour afin de fournir une bonne adhérence aux vaches lors de leurs déplacements. Elles passent tout près d’une

Pour celles et ceux qui veulent obtenir plus de détails sur ce nouveau concept, Mathieu et Martial Lemire présenteront une conférence au Symposium sur les bovins laitiers à Saint-Hyacinthe, le mercredi 5 novembre prochain.


Des solutions performantes pour votre entreprise 2

Pour des performances optimales au champ, tournez-vous vers la fiabilité et l’ingéniosité de CLAAS. En offrant des innovations primées dans toute la gamme d’équipements de fenaison, CLAAS a la solution pour votre exploitation. Des offres spéciales de financement sont offertes sur les presses et les équipements de fenaison CLAAS via CLAAS Financial Services. Informez-vous de tous les détails auprès de votre concessionnaire CLAAS.

www.claas.com

3

Machinerie J.N.G. Thériault Amqui 418 629-2521 Service Agro Mécanique Saint-Clément 418 963-2177 Service Agro Mécanique Saint-Pascal 418 492-5855 Garage Minville Montmagny 418 248-2477 Garage Oscar Brochu La Guadeloupe 418 459-6405 L’Excellence Agricole de Coaticook Excelko Lennoxville 819 849-0739 Équipement Agricole Picken Waterloo 450 539-1114 Claude Joyal Napierville 450 245-3565 Claude Joyal Saint-Guillaume 819 396-2161 Claude Joyal Standbridge Station 450 296-8201 Entreprises Rosaire Raymond Mont-Laurier 819 623-1458

PHOTOS : ALAIN FOURNIER

4 1. L’aire paillée permet d’accueillir les vaches taries et en préparation au vêlage, puis les vaches fraîches vêlées. 2. Il y a également une place pour les génisses d’exposition et de grande valeur génétique. 3. L’alimentation des vaches taries,

Équipements Yvon Rivard Mirabel 450 818-6437 Maltais Ouellet Saint-Bruno (Lac-Saint-Jean) 418 668-5254 Champoux Machineries Warwick 819 358-2217 Agritex Berthierville 450 836-3444 Agritex Sainte-Anne-de-la-Pérade 418 325-3337 Agritex Saint-Celestin 819 229-3686 Agritex Sainte-Martine 450 427-2118 Agritex Saint-Polycarpe 450 265-3844 Agritex Saint-Roch-de-l’Achigan 450 588-7888

en transition et fraîches vêlées est individualisée et facilitée à l’aide de cornadis. 4. Un enclos contenant quatre places de traite situé près de l’aire des vaches fraîches vêlées facilite la traite de celles-ci.

* © 2014 CLAAS of America Inc. Sous réserve de l’approbation du crédit par CLAAS Financial Services. Les conditions de financement à taux spécial offertes par CLAAS Financial Services sont aussi basses que 0,99 % pour 6 ans. Montant de financement maximal et d’autres conditions s’appliquent. Ce programme de financement spécial n’est offert que par CLAAS Financial Services (CFS). Les acheteurs doivent faire une demande de financement au détail dans les 10 jours suivant la date de clôture de détail pour être éligible à cette offre. Les acheteurs financés par CLAAS Financial Services doivent répondre à certains critères de crédit et verser un dépôt. Les termes et taux annoncés ne sont pas transférables à une autre institution financière et/ou n’ont pas de valeur monnayable. Voir votre concessionnaire participant pour tous les détails. Produits et spécifications sujets à changement sans préavis.


La série musclée de Kubota

0%

ment Fina6n0cMe oi s S P o ur

AC*

*Offre de durée limitée. Consultez votre concessionnaire pour les détails.

Kubota infuse de la puissance et de la performance dans chacun de ses tracteurs de série M. La gamme M comprend plus de 40 modèles, de l’économique série MX à moteur de 50 Hp à la série haut de gamme MGX Powershift dont les moteurs produisent jusqu’à 135 Hp. N’importe lequel des 150 concessionnaires Kubota du Canada se fera un plaisir de vous recommander un modèle de série M qui comblera vos besoins tout en convenant à votre budget. Il y existe un produit de série M parfait pour vous ! kubota.ca


PORC ET VOLAILLE

PAR MARIE-JOSÉE PARENT, AGRONOME

L’ALIMENTATION DE L’AVENIR

Les larves font naturellement partie de la diète des animaux à l’état sauvage. Pourquoi ne pas les introduire en élevage ?

Quels sont les ingrédients qui risquent d’être servis à nos animaux dans les prochaines années ? Quelles sont les stratégies alimentaires de l’avenir ?

Q

ue diriez-vous de nourrir vos porcs ou vos oiseaux avec une purée de larves d’insectes ? Farfelu ? Pas tant que ça puisque des chercheurs se penchent sur la question. Voilà un autre champ de recherche prometteur. Dans un aspect plus terre à terre, d’autres équipes évaluent des stratégies alimentaires comme l’alimentation multiphase journalière. Plusieurs options d’alimentation ont été présentées, en juin dernier, lors de la journée Intégrer des ingrédients novateurs en alimentation porcine et avicole, organisée conjointement par le Centre québécois de valorisation des biotechnologies (CQVB) et le Centre de développement du porc du Québec (CDPQ). En voici quelques-unes.

Ingrédients novateurs De tous les ingrédients novateurs, l’utilisation de larves d’insectes a de quoi surprendre. Pourtant, c’est un aliment dont les animaux et les poissons se régalent lorsqu’ils vivent dans la nature. Un projet européen appelé PROteINSECT évalue l’utilisation de cette source de protéines, de minéraux et de vitamines en alimentation animale industrialisée. Un tourteau de larves de mouches domestiques contient entre 37,5 % et 63,1 % de protéines. Des chercheurs collaborateurs travaillent à ce projet en Europe, en Afrique et en Asie. La Chine en particulier utilise déjà cet aliment dans la diète des poules, comme nous pouvons le constater dans une vidéo disponible sur le site Internet

LE BULLETIN DES AGRICULTEURS  OCTOBRE 2014  41


de PROteINSECT (protinsect.eu). Effet de l’encapsulation des anticorps de jaunes d’œufs de poules (IgY) sur les Le projet de recherche européen performances et l’incidence de diarrhée chez les porcs affectés par E. coli se donne trois ans (2013 à 2016) pour évaluer la faisabilité de la % DE PORCS AVEC LA DIARRHÉE GAIN JOURNALIER production de larves d’insectes (G/JOUR) 24 H 48 H 72 H à grande échelle. La nutrition de Témoin (sans maladie) 0 % 0 % 0 % 117 nos animaux d’élevage avec des Maladie non traitée 75 % 75 % 75 % 14 larves de mouche n’est donc pas pour demain. « Il y a plusieurs IgY non encapsulé 75 % 25 % 0 % 78 contraintes pour l’introduction de IgY encapsulé 0 % 0 % 0 % 110 nouveaux ingrédients », explique Auréomycine 50 % 75 % 50 % 54 l’agronome Leatitia Cloutier, resLi et al., 2009 ponsable de l’alimentation au CDPQ. Par exemple, le pois et la lentille ont d’excellentes valeurs nutritionnelles, mais leur disponibilité est plus difficile au Qué- New York a démontré que cet ingrédient peut être une excelbec. « Ici, le pois serait un ingrédient nouveau, mais pas dans lente source de protéines, d’hydrates de carbone et de lipides l’Ouest qui l’utilise depuis longtemps », explique Leatitia Cloutier. lorsqu’incorporé dans la moulée des poules, des poulets ou des Les limites peuvent aussi provenir des contraintes physiques des porcs. La biomasse de microalgues dégraissées peut remplacer meuneries ou encore de la difficulté de régularité de l’approvi- une partie du tourteau de soya et du maïs. Si l’utilisation potentielle du produit a été démontrée, il faudra plus de recherche sionnement en ce qui a trait au volume et à la qualité. C’est le cas notamment de la biomasse de microalgues pour justifier la faisabilité sur des fermes commerciales. Au Pays-Bas, une équipe de recherche s’intéresse à la valoridégraissées, un sous-produit de la fabrication de biocarburant. Le professeur Xin Gen Lei de l’Université Cornell dans l’État de sation des déchets de table en alimentation animale. Intéressant

42  OCTOBRE 2014  LE BULLETIN DES AGRICULTEURS


lorsque l’on sait qu’entre un quart et un tiers des aliments produits à travers le monde sont gaspillés chaque année, nous révèlait la Banque mondiale l’hiver dernier.

Stratégies prometteuses Si l’accessibilité aux nouveaux produits n’est pas toujours aisée, l’utilisation de stratégies alimentaires novatrices a un grand potentiel. Au CDPQ, Leatitia Cloutier et son équipe travaillent sur un projet de multiphase journalière. Les jeunes porcs ont besoin d’une alimentation riche. Au fur et à mesure de leur croissance, la moulée servie est de moins en moins riche. Dans une production commerciale, la moulée sera changée à trois ou quatre reprises, selon les phases de croissance. En début d’une phase, l’aliment suffit au besoin de l’animal, mais en fin de phase, une partie des nutriments sont rejetés dans les fèces. Il s’agit d’une perte monétaire pour les producteurs. L’idéal serait de pouvoir donner exactement les besoins quotidiens à chaque animal. Le chercheur Candido Pomar, du Centre de recherche et de développement sur le bovin laitier et le porc d’Agriculture et Agroalimentaire Canada, à Sherbrooke, étudie la faisabilité d’une telle technique. Mais cette alimentation de précision individualisée implique la pose de puces électroniques et d’une mangeoire distribuant la quantité exacte dont chaque porc a besoin. Cette mangeoire est aussi munie d’une balance pour le suivi quotidien du gain de poids des porcs. Le projet du CDPQ est une variation simplifiée des recherches de Candido Pomar. Les porcs sont placés par parc selon leur sexe et leur grosseur. Deux moulées, une riche et une pauvre, sont mélangées quotidiennement en différentes proportions selon les besoins quotidiens des animaux. Les résultats seront publiés cet automne, mais déjà Leatitia Cloutier affirme que le projet a bien fonctionné. D’autres stratégies sont à l’étude, comme celle de la restriction alimentaire suivie d’une réalimentation. Celle-ci est effectuée à l’Université Laval par la professeure adjointe MariePierre Létourneau Montminy. D’autres chercheurs s’intéressent au retrait de la drêche de distillerie du maïs juste avant l’abattage afin d’améliorer la carcasse.

PHOTOS : MARIE-JOSÉE PARENT

Alternatifs aux antibiotiques Une grande tendance des prochaines années est certainement le retrait des antibiotiques comme facteurs de croissance. Déjà plusieurs pays ont légiféré en ce sens ou sont sur le point de le faire. Les anticorps de jaunes d’œufs de poules, aussi appelés IgY, ont un grand potentiel comme alternatifs aux antibiotiques en présence d’organismes causant la maladie. Telle est l’opinion du professeur émérite Philip Thacker de l’Université de la Saskatchewan, spécialisé dans la recherche d’alternatives dans l’alimentation des porcs. Ces anticorps sont produits par la poule dans laquelle on a injecté l’organisme causant une maladie spécifique chez le porc, comme E. coli ou Salmonella. Les anticorps sont par la suite extraits du jaune d’œuf. Les IgY produits ont démontré leur efficacité pour améliorer le gain moyen quotidien et réduire la mortalité, mais pas en toutes circonstances. L’explication la plus plausible est la survie difficile des anticorps au passage dans l’estomac en raison du faible pH.

Pour la multiphase journalière, les porcs ne voient pas de différence. Pour l’éleveur, il faut cependant qu’il installe deux silos et un mélangeur avant de distribuer l’aliment. De nombreuses contraintes retardent l’utilisation d’ingrédients novateurs dans l’alimentation des animaux d’élevage.

Récemment, la microencapsulation des IgY a résolu ce problème. Une récente étude démontre que l’encapsulation a un effet bénéfique pour réduire l’incidence de la diarrhée causée par E. coli chez les porcs. Par conséquent, les performances des porcs s’en trouvent améliorées, même mieux qu’en présence d’un antibiotique couramment utilisé en production porcine, l’auréomycine. D’autres composés ont des potentiels intéressants dans le remplacement des antibiotiques, comme l’utilisation de peptides ou les terres rares. « La recherche est encore nécessaire dans ce secteur et le parfait alternatif aux antibiotiques n’existe pas encore », conclut Philip Thacker.

Bien d’autres encore Le potentiel de développement de nouveaux ingrédients ou de nouvelles stratégies est plus vaste encore. À titre d’exemple, le chercheur Jacques Matte, du Centre de recherche et de développement sur le bovin laitier et le porc d’Agriculture et Agroalimentaire Canada, à Sherbrooke, s’intéresse aux micronutriments. Dans la nature, les animaux ont accès à d’abondantes sources de vitamines A et D, ainsi que de cuivre et de fer. Les producteurs injectent du fer depuis de très nombreuses années. Cependant, d’ici quelque temps, peut-être supplémentrons-nous aussi en cuivre et en vitamines ? Manifestement, les recherches pour améliorer l’alimentation des porcs et de la volaille apporteront de nouvelles avenues intéressantes.  LE BULLETIN DES AGRICULTEURS  OCTOBRE 2014  43


Perspectives agricoles FAC 2015 Comprenez les tendances, voyez les possibilités

Produits

Économie

Météo

Obtenez l’opinion d’un expert sur les tendances et les possibilités à venir en 2015 et soyez assurés que vos décisions d’affaires s’appuient sur les renseignements disponibles les plus récents. Découvrez quelles pourraient être les répercussions de l’économie, de la météo, des marchés des produits de base et d’un intérêt pour la gestion agricole sur votre exploitation en 2015.

Le jeudi 27 novembre De 13 h 15 à 16 h 30 Hôtel Best Western Plus, Drummondville Le nombre de places est limité. Inscrivez-vous gratuitement dès aujourd’hui.

fac.ca/perspectivesagricole 1-888-332-3301 Présenté en partenariat avec Le Bulletin.

*Présenté en français et en anglais (services d’interprétation offerts)


INFO ÉLEVAGES

TEXTES : MARIE-JOSÉE PARENT, AGRONOME ET ALAIN FOURNIER, AGRONOME, M.SC.

Les vaches aiment la gourgane! Les vaches répondent bien à l’ajout de gourgane dans la ration. Les essais, menés par Stéphanie Claveau, chargée de projet chez Agrinova, de janvier à avril dernier sur une ferme par le groupe innovation formé par Agrinova au Saguenay, sont encourageants pour l’utilisation de cette légumineuse. Huit vaches dont la ration contenait de la gourgane et huit vaches alimentées avec la ration régulière sans gourgane ont été évaluées pendant 125 jours. Les vaches avaient entre 0 et 30 jours en lait au début du test. Comme l’explique l’agronome Jean Girard, agent scientifique et d’innovation en production laitière chez Agrinova, le test visait à vérifier l’appétance, la production laitière, les composantes du lait et les effets sur la reproduction. « L’appétance était excellente », décrit Jean Girard. Après une période d’adaptation au nouveau goût par une introduction graduelle de la gourgane, les vaches mangeaient leur ration avec appétit. La production laitière était également excellente. Les vaches alimentées à la gourgane produisaient un peu plus de lait que les vaches témoins, sans gourgane. La composition du lait n’a pas changé avec l’ajout de gourgane dans la ration, ni pour ce qui est de l’urée, ni pour le pourcentage de gras. Aucun problème de reproduction n’a été décelé. Toutes les vaches inséminées – six sur huit – ont été déclarées gestantes. Deux vaches du groupe gourgane étaient en fin de carrière et n’ont par conséquent pas été inséminées.

Gaz à effet de serre « Un gros projet de gaz à effet de serre commence cet automne, explique Jean Girard. C’est la phase 2 du projet gourgane. » Ce nouveau projet mené par Stéphanie Claveau durera trois ans et impliquera des chercheurs professionnels : Patrick Faubert de l’Université du Québec à Chicoutimi, Suzanne Allaire de l’Université Laval et Chaouki Benchaar du Centre de recherche et de développement sur le bovin laitier et le porc d’Agriculture et Agroalimentaire Canada à Sherbrooke. Il est réalisé en trois temps. La première phase sera réalisée sur deux fermes du groupe innovation Saguenay et deux autres fermes du Lac-Saint-Jean. Il impliquera 16 vaches par ferme. Le fumier de ces 64 vaches sera récolté pour la phase 2 du projet afin d’être entreposé dans des mini-structures expérimentales et épandu aux champs. Les émissions de gaz à effet de serre seront quantifiées tout au long de ces étapes. Pour la phase 3, les chambres à gaz de Chaouki Benchaar seront utilisées pour chiffrer de façon

scientifique la réduction pressentie de gaz à effet de serre par les vaches mangeant de la gourgane.

Les génisses en mangeront aussi Dans un projet à venir, le supplément de croissance et le grain des génisses laitières sera remplacé par de la gourgane et du minéral. Nadia Bergeron, chargée de projet chez Agrinova, sera responsable de ce projet émanant du groupe innovation 2 piloté par l’agronome Nicolas St-Pierre. Le taux de croissance et le gain des génisses seront évalués. L’économie escomptée est de 0,50 $, si le producteur achète la gourgane, à 1 $ par jour, s’il la produit lui-même.

Chaîne de valeur Puisque la gourgane pousse si bien au Saguenay – Lac-Saint-Jean et qu’elle offre de nombreuses possibilités d’utilisation en alimentation animale et humaine, pourquoi ne pas en favoriser une plus grande utilisation ? Eh bien, une chaîne de valeur est en développement dans la région. « Le but est de créer une chaîne de valeur agricole de la gourgane en concertation avec les acteurs régionaux impliqués à tous les niveaux de la chaîne, explique Jean Girard. Des études, analyses, essais, recherche et développement auront lieu pendant les trois prochaines années pour développer et réaliser les potentiels de la chaîne de valeur. « On travaille à évaluer et à créer le marché », explique Jean Girard. Il cite en exemple la féverole, une plante proche-parente de la gourgane qui est utilisée en alimentation humaine et animale dans de nombreux pays. Les projets d’Agrinova sur la gourgane ont stimulé les producteurs de la région à en semer davantage. En 2014, il s’est cultivé environ cinq fois plus de gourgane qu’habituellement : 180 ha (450 acres) comparativement à 30 à 40 (75 à 100 acres). Le rendement de cette année est très bon à 3,9 tonnes à l’hectare (1,6 tonne à l’acre), malgré la chaleur.

PHOTO : JEAN GIRARD

Nouveau groupe innovation au Lac-Saint-Jean Le premier groupe innovation formé au Saguenay par l’agronome Jean Girard, agent scientifique et d’innovation en production laitière chez Agrinova, connaît un tel succès qu’un deuxième groupe a été formé. Onze producteurs laitiers d’Hébertville au LacSaint-Jean Est réaliseront donc des projets d’innovation. Deux ont déjà été déposés pour acceptation. Ce groupe a ceci de particulier : des 11 fermes, sept sont à stabulation libre. « C’est plus difficile de faire des projets en stabulation libre parce que ce n’est pas facile de contrôler ce que les vaches mangent », explique Jean Girard. Le nouveau groupe aura son propre chargé de projet. Il s’agit de l’agronome Nicolas St-Pierre qui partage son temps entre le groupe innovation et le Collège d’Alma où il enseigne.

LE BULLETIN DES AGRICULTEURS  OCTOBRE 2014  45


La prévention, j’y vois !

L’automne est à nos portes. Ce n’est pas le travail qui manque pour vous : ensilage, stockage des récoltes, etc. Ce n’est surtout pas le temps de relâcher l’attention en matière de prévention, d’autant plus que vous travaillez avec des équipements de grande valeur. En étant vigilant, non seulement vous réduisez les risques de pertes importantes, mais vous protégez également votre investissement. Moissonneuses-batteuses et tracteurs : un entretien périodique requis Les moissonneuses-batteuses valent en moyenne entre 200 000 $ et 300 000 $. Certaines moissonneuses dotées de différentes tables de récolte peuvent valoir jusqu’à 600 000 $. Vu le danger de surchauffe des débris de récolte, les moissonneuses-batteuses exigent donc une attention particulière pour éviter les risques d’incendie. Un entretien périodique permet d’éliminer l’accumulation de poussière, en particulier près du moteur, des poulies et des engrenages. • Assurez-vous que les fils et les fusibles sont toujours en bon état de fonctionnement. • Après 10 heures d’utilisation, inspectez le compartiment-moteur et veillez à faire disparaître tout débris de récolte qui pourrait provoquer un incendie. • Nettoyez toutes les saletés de même que les accumulations d’huile et de poussière dans le compartiment-moteur. • En tout temps, vous devez avoir un extincteur à poudre de 10 livres (ABC). Il est également fortement suggéré d’en avoir un autre à l’arrière de l’appareil. • Comme le filage électrique d’un tracteur peut facilement prendre en feu, assurez-vous également de placer un extincteur à poudre de 5 livres (ABC) près du siège du conducteur. Sur la route : assurez-vous d’être visible comme la loi l’exige! Vous circulez sur la route avec votre véhicule agricole? Nous vous rappelons l’importance de vous conformer aux normes de sécurité et de visibilité énoncées dans le Règlement concernant la visibilité et la circulation des machineries agricoles d’une largeur de plus de 2,6 mètres en vigueur depuis le 1er décembre 2013. Pour en savoir plus à ce sujet, consultez le guide conçu pour vous aider à adapter vos équipements à : saaq.gouv.qc.ca/machinesagricoles. Parlez à votre courtier, votre meilleur conseiller En misant sur la prévention, vous préservez la valeur de votre équipement. De même, en détenant des protections adéquates, vous protégez votre entreprise agricole. Votre courtier d’assurance est en mesure de bien vous conseiller dans ce domaine. Pour communiquer avec un courtier d’Intact Assurance agricole, rendez-vous sur notre site Web.

intact.ca/assurance-agricole

La rumination, un bon indicateur de la santé Plusieurs types de moniteurs ont vu le jour dans les dernières années. Certains mesurent la température ou le déplacement des vaches et permettent de prédire l’apparition de maladies infectieuses afin de les traiter plus rapidement. Une équipe de recherche de l’Italie a démontré que la mesure de la rumination était un excellent indicateur de santé des vaches durant la période de transition. Les chercheurs ont utilisé un collier pour positionner ce moniteur sur le côté droit du cou. Le moniteur enregistre le son de la régurgitation et de la rumination. Le temps de rumination des vaches a été enregistré de trois à six jours après le vêlage afin de les séparer en deux groupes de rumination. Le premier groupe était composé de vaches qui avaient un taux de rumination élevé ou normal. Le deuxième groupe, de vaches dont la rumination était faible. Les vaches qui avaient un taux de rumination faible après le vêlage ont finalement atteint une cadence de mastication similaire à celle de l’autre groupe près de 20 jours après le vêlage. Les scientifiques ont observé que plus de 90 % des vaches de faible rumination développaient une maladie clinique après le vêlage, comparativement à seulement 42 % des vaches du groupe à rumination élevée. Plus la rumination était faible quelques jours après le vêlage, plus il y avait d’inflammation sévère chez ces vaches. La rumination était également reliée à la productivité des animaux. Ainsi, les vaches dont la rumination était normale ont produit 4,2 kg de lait de plus que le groupe dont le taux de mastication était anormalement bas. Source : Journal of Dairy Science

46  OCTOBRE 2014  LE BULLETIN DES AGRICULTEURS

PHOTO : ALAIN FOURNIER

La sécurité, ça passe aussi par un entretien adéquat de la machinerie


Voir à l’intérieur d’une vache…

Que se passe-t-il vraiment dans le rumen de vos vaches ? Dans les centres de recherche, des chercheurs percent le côté d’une vache jusqu’au rumen et utilisent une fistule pour pouvoir prélever des échantillons d’aliments en cours de digestion. Il y a une autre façon de voir ce qui se passe dans le rumen de la vache. Les bolus sont des dispositifs qu’on fait avaler à une vache et qui demeureront dans le rumen de l’animal. Ils permettent de lire les données de pH et de température, ce qui permettra par la suite d’ajuster l’alimentation. Ces données indiquent même le moment où la vache boit. De tels bolus ont été achetés par Agrinova, financés par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG). Ils serviront à la réalisation de ses projets de transferts technologiques menés par les groupes innovation en production laitière. « Si le pH est à 5,8, c’est l’idéal, explique Jean

APPRENEZ-EN PLUS SUR CET OUTIL

Girard, agent scientifique et d’innovation en production laitière chez Agrinova. Plus bas, la vache est en acidose et à 6,8, l’alimentation est trop fibreuse. Ce qu’on veut, c’est avoir 5,8 à 5,9 sans tomber en acidose. » Un projet avec ces bolus débutera en février prochain. Deux groupes de vaches seront comparés, celles dont les concentrés sont servis indépendamment de la ration partiellement mélangée, et celles dont le tiers des concentrés seront ajoutés dans la ration partiellement mélangée. Le but est d’éviter les pics de pH. Le maintien du pH optimal permet de conserver les bactéries utiles. Agrinova est la première organisation à obtenir des bolus en Amérique du Nord. Ils ont acheté 50 bolus de la ­compagnie Smaxtec Animal Care, distribués par iNOVOTEC Animal Care, à 650 $ chacun.

INSCRIVEZ-VOUS! 450 799-2440

www.rv-aqinac.com

19 novembre 2014 UN ÉVÉNEMENT AU CŒUR DE VOTRE

CHAMP D’ACTION Best Western Plus Hôtel Universel, Drummondville

TRADUCTION SIMULTANÉE pour toutes les conférences!

LE BULLETIN DES AGRICULTEURS  OCTOBRE 2014  47


Ligne de crédit FAC La façon rapide de combler vos besoins de trésorerie Avez-vous besoin de crédit à court terme? Attendez-vous de conclure une vente? Lorsqu’il faut combler des besoins de trésorerie, il est rassurant de savoir que du financement préapprouvé est disponible pour mener vos affaires. 1-888-332-3301 | fac.ca/LignedeCredit


FRUITS ET LÉGUMES

PAR ANDRÉ DUMONT

Maude-Hélène Desroches et Jean-Martin Fortier ont démontré qu’il est possible de démarrer en agriculture avec peu de capital.

162 500 $ L’HECTARE ! Aux Jardins de la Grelinette, la régie de chaque mètre carré est optimisée. On pratique une agriculture biologique à haute productivité et à haut degré de savoir-faire.

E

n 2007, Jean-Martin Fortier avait fait un passage remarqué devant la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois, déclarant qu’il tirait des revenus de 40 000 $ par acre et que son modèle d’agriculture lui permettrait d’atteindre 50 000 $ par acre. Sept ans plus tard, il a largement dépassé cette marque. « Depuis ce temps, ma production a augmenté d’au moins 30 % sur la même superficie. Mon chiffre d’affaires atteint 130 000 $ et il pourrait encore augmenter l’an prochain », affirme Jean-Martin Fortier. Ses légumes biologiques couvrent 0,8 hectare (1,5 acre). Son revenu brut à l’hectare serait donc de 162 500 $. On est loin des seuils de revenus des grandes cultures ! Installés à Saint-Armand, dans les Cantons-de-l’Est, les Jardins de la Grelinette et leurs propriétaires, Jean-Martin Fortier et Maude-Hélène Desroches, alimentent en légumes biologiques quelque 120 familles avec leurs paniers selon la formule de l’Agriculture soutenue par la communauté (ASC). Un LE BULLETIN DES AGRICULTEURS  OCTOBRE 2014  49


De gauche à droite : semoir de précision, récolteuse à mesclun et grelinette.

« Nous pratiquons une agriculture de savoir-faire. » — Jean-Martin Fortier

volume équivalent de légumes est écoulé une fois par semaine dans les marchés publics de Saint-Lambert et de Lac-Brome. « Chaque année, on arrive à optimiser nos pratiques, sans jamais cultiver sur plus grand, affirme notre agriculteur de 36 ans. Au lieu d’épuiser notre sol, on l’améliore en le perturbant au minimum. On lui ajoute de la matière organique et on le soumet à une rotation de cultures sur dix ans. » Les pratiques qu’il a mises au point sont détaillées dans Le jardinier-maraîcher – Manuel d’agriculture biologique sur petite surface, publié chez Écosociété. Le livre s’est vendu à plus de 16 000 exemplaires, dont 4000 en France. « Je ne comprends pas comment un livre technique sur la production maraîchère puisse être aussi populaire », s’exclame son auteur. Lancée en mars dernier, la version anglaise du livre s’est envolée à plus de 2000 exemplaires, nous a annoncé Jean-Martin Fortier, de retour de Vancouver, où il a livré cinq conférences. Il y a « zéro philosophie » dans ce livre, affirme l’auteur. Il y présente tout simplement son modèle d’affaires et les bonnes pratiques agronomiques mises au point pour chacun des 40 principaux légumes qu’il cultive. L’attrait du livre, selon lui, est de présenter un modèle d’agriculture qui tient la route et qui est très inspirant pour ceux qui songent à démarrer en production 50  OCTOBRE 2014  LE BULLETIN DES AGRICULTEURS

de légumes biologiques. « On peut commencer avec peu de capital, s’acheter des équipements manuels, apprendre le métier et bâtir sa clientèle », dit-il. Sa conjointe et lui ont acheté un lot de quatre hectares partiellement boisé. D’un ancien clapier, ils ont fait leur demeure et un entrepôt. Puis, ils se sont mis à cultiver en trouvant les meilleurs outils manuels qui soient, quitte à les faire venir de l’étranger. La grelinette, par exemple, est une large fourche qui sert à ameublir la terre. Ils utilisent aussi des semoirs spécialisés et des outils comme une récolteuse à mesclun activée par une visseuse électrique. Une ferme high-tech à sa façon ? « Oui, mais c’est surtout une agriculture de savoir-faire, dit Jean-Martin Fortier. Plutôt que de multiplier les outils motorisés pour désherber en mode bio, nous nous concentrons sur la prévention des mauvaises herbes. Nous faisons des occultations et des rotations complexes. Nous utilisons des composts et nous évitons d’importer des graines de mauvaises herbes dans des fumiers ou de la paille. Nous utilisons très peu notre rotoculteur qui ferait remonter les graines en surface. » Dans la culture des carottes, le désherbage en prélevée est réalisé avec un pyrodésherbeur au propane. La plupart des cultures sont en rangs serrés sur planches, de sorte qu’elles couvrent rapidement le sol.


DÉMONSTRATION DE GRELINETTE EN VIDÉO

PHOTOS : ANDRÉ DUMONT

Mesurer sa rentabilité Cette façon de pratiquer l’agriculture maraîchère biologique détonne, même parmi les producteurs de paniers de légumes biologiques qui utilisent un ou deux tracteurs et plusieurs employés. Aux Jardins de la Grelinette, on dépense au plus 250 $ en diesel par année, et en saison on embauche un employé à temps plein et un autre à temps partiel. Au fil des ans, la culture de chaque légume a été perfectionnée. La rentabilité a été mesurée pour chacun. « Je sais qu’une planche de 30 mètres de laitue peut donner 500 $ en 40 jours, tandis qu’en brocoli, elle me donnera 400 $ en 95 jours, dit JeanMartin Fortier. Tout cela est présenté dans mon livre. C’est assez nouveau de parler d’agriculture biologique comme ça. » Décidément, cette forme d’agriculture est moins l’affaire de maraîchers à l’esprit missionnaire, qui travaillent sans relâche, motivés plus par l’idéologie du biologique que par le sens des affaires. « Nos convictions écologiques et alimentaires sont tout à fait compatibles avec une qualité de vie exceptionnelle et des revenus adéquats, affirme Jean-Martin Fortier. On fait ce métier parce qu’on veut nourrir des communautés, mais aussi pour être son propre patron et travailler au grand air, plutôt qu’à l’ordinateur », ajoute-t-il. Même en saison, les semaines de plus de 50 heures sont rares et les après-midi au champ se terminent sous prétexte d’aller chercher les enfants à la garderie. Jean-Martin Fortier souhaite le recul des OGM et prie pour la survie des abeilles, mais il refuse de se faire l’apôtre d’une agriculture meilleure que celle de ses voisins. L’agriculture conventionnelle est un autre métier, dit-il. Il est cependant très fier que

En utilisant des espaces serrés sur chacune des planches, la culture principale couvre le sol rapidement, ne laissant aucune lumière aux mauvaises herbes.

son entreprise agricole génère des revenus suffisants pour sa famille et qu’un des membres de son couple n’ait pas à travailler à l’extérieur, comme c’est pourtant le cas sur des milliers de fermes au Canada. Ces revenus et cette rentabilité ne sont possibles qu’en vendant directement aux consommateurs par les paniers de légumes biologiques et dans les marchés publics. « On ne fait pas de petites marges sur de gros volumes, dit-il. Pour chaque vente, on récupère tout le montant qui irait à des intermédiaires. Sans l’agriculture de proximité, nous ne serions pas en affaires. »  LE BULLETIN DES AGRICULTEURS  OCTOBRE 2014  51


22 >26 FÉVRIER 2015

it :

Le SIMA s’agrand

halls 3 à 7 !

Paris Nord Villepinte - France

DES SERVICES SUR MESURE DÉVELOPPÉS POUR VOUS : ■ Accueil - Un Club International à l’entrée

du Hall 6, un accueil dans votre langue, une visite personnalisée du salon, etc.

■ Échanges - Visites gratuites d’exploitations

first!

by SIMA

autour de Paris.

■ Business - Des rendez-vous personnalisés avec les exposants

grâce aux SIMA Business Meetings.

■ Découverte - Des soirées et restaurants à prix réduits à Paris.

COMMANDER VOTRE BADGE GRATUITEMENT SUR NOTRE SITE INTERNET AVEC LE CODE SUIVANT :

BULAGRI

www.simaonline.com

fr

Pour plus d’informations : Promosalons Canada Tél. : (+1) 514 861-5668 - Fax : (+1) 514-861-7926 Email : canada@promosalons.com 10-Canada_bulletin des agriculteurs_8*125x10*75.indd 1

23/09/2014 18:09


MIEUX VIVRE

PAR PIERRETTE DESROSIERS, M.PS, PSYCHOLOGUE DU TRAVAIL

AVONS-NOUS TOUJOURS LE CHOIX  ? À VOUS DE DÉCIDER…

pierrettedesrosiers.com

« La dernière des libertés humaines est que nous pouvons toujours choisir, nous sommes toujours libres de nos réactions. » — Victor Frankl « J’ai pris la ferme à 16 ans et je réalise aujourd’hui (à 40 ans) que je ne savais pas trop ce que je voulais à l’époque... Mon père, qui était alors malade, m’avait dit : “Tu la veux ou pas la ferme ?”. J’ai choisi de prendre la relève. Je n’aimais pas l’école. J’étais bon dernier de toute façon. » « Quand je me suis mariée à 18 ans et que j’ai décidé d’avoir des enfants, je ne savais pas dans quoi je m’embarquais. Si c’était à refaire… Je ne l’ai pas choisi, il faut bien que… » À quelle fréquence ressentez-vous que votre vie n’est qu’une série de « je n’ai pas le choix » ? Ou bien avez-vous, au contraire, le sentiment d’avoir le contrôle sur votre vie et de faire des choix lucides ? Depuis des siècles, le débat existe entre la notion de choix et de déterminisme chez l’être humain. Et si, dans le fond, nos décisions n’étaient qu’une illusion ? Que tout était décidé par notre génétique, notre environnement, notre histoire ou le destin ? Tout d’abord, on ne peut observer ou démontrer un choix. On ne peut que l’affirmer. Certaines personnes auront la sensation ou la perception ferme d’avoir sciemment choisi (travail, conjoint, avoir des enfants). D’autres, au contraire, passent leur vie en s’affichant en tant que victime, en subissant tout ce qui leur arrive.

Selon le psychologue Yves St-Arnaud, voici les indices d’un choix personnel : Éléments antérieurs au choix 1. Je perçois une alternative. 2. Je ne me sens pas obligé(e). 3. Je choisis de façon réaliste (choix éclairé). 4. Je suis conscient que je risque de me tromper. Éléments postérieurs au choix 5. J’éprouve une mobilisation d’énergie. 6. Je conserve le souvenir de mon choix. 7. J’assume la responsabilité de mon choix. 8. Je me sens autorisé à modifier mon choix (lorsque c’est humainement possible). Tous les indices ne sont pas toujours présents, mais plus leur nombre est élevé, plus la qualité du choix personnel est grande. Choisir, c’est aussi afficher et affirmer son identité : ses valeurs, ses intérêts, son vécu. Mais comment peut-on faire des choix personnels qui révèlent notre identité, lorsque celle-ci n’est pas suffisamment formée, lorsque nous ne connaissons rien (ou presque) de la vie ? Avec tous les choix qui s’offrent aujourd’hui, cela a notamment tendance à se complexifier, à prendre plus de temps. Et pourtant, on demande à des jeunes de 18 ans de « choisir » leur métier, sans que ceux-ci puissent même être en mesure de définir ou d’expliquer ce qu’est la vie. Bien entendu, certains diront que face à telle ou telle situation, ils n’ont pas le choix, ils subissent. Il est vrai que nous n’avons aucun ou très peu de contrôle sur plusieurs événements de la vie, mais que nous avons, par contre, toujours le choix de nos réactions. Pendant sa captivité dans un camp de concentration, le docteur Frankl comprit qu’entre ce qui nous arrive (le stimulus) et notre réaction (la réponse), il y a un espace. Et c’est précisément dans cet espace que se manifeste la liberté de choisir notre réponse. C’est ce qui nous distingue de l’animal. Les gens qui éprouvent le sentiment de pouvoir choisir vivent moins de détresse, se disent plus heureux et satisfaits dans la vie et de leur vie. Choisir, c’est oser, c’est accepter l’ambivalence, l’incertitude, voire de se tromper. Plus l’humain exerce sa capacité de choisir et plus il augmente sa zone de liberté. En somme, il devient l’artisan et le producteur de sa vie.   LE BULLETIN DES AGRICULTEURS  OCTOBRE 2014  53


C’EST NOUVEAU Un râteau soleil à roches

Presse à grosses balles rectangulaires John Deere John Deere propose sa série de presses à grosses balles rectangulaire L330 et L340. La largeur du ramasseur d’andains est de 2,11 m (L330) et de 2,29 m (L340). Ces presses à balles de grande capacité disposent d’une transmission robuste et d’une boîte de vitesses 45 coups par minute pour transférer la puissance aux composants. Un système de précoupe de 10 couteaux pour la L330 et de 23 couteaux sur plateau coulissant pour la L340 est offert en option. La presse L330 produit des balles de 3 pi X 3 pi et la L340, des balles de 4 pi X 3 pi. Un système de simple fourche précompresse la culture avant le transfert du foin dans la chambre de compression. La densité hydraulique est ajustée par le moniteur en cabine. La L330 utilise trois vérins hydrauliques et la L340, quatre, afin de contrôler la densité de la balle. La série L dispose de six noueurs ventilés à nœud double. Un système hydraulique d’éjection de la dernière balle est installé de série. Les presses seront disponibles pour la saison 2015. fr.deere.ca

Normand Burri et Ghislain René ont dévoilé à Expo-Champs leur râteau soleil à roches, le Rockrunner. Entièrement conçu au Québec à Saint-Germain-deGrantham, ce dernier accélère l’opération de râtelage des roches. La largeur de travail est de 3 m à 4,26 m. La largeur de transport est de 3 m replié. Ce râteau râtelle les roches de 7,62 cm à 45,72 cm de diamètre à une vitesse moyenne de 10 km/h. En présence de roches en quantité importante, la vitesse moyenne est de 5 km/h. Le râteau pèse 4536 kg. Ce poids lui offre l’agressivité nécessaire lors du râtelage des roches à une profondeur oscillant entre 10 cm et 15 cm. Chaque roue mesure 1,57 m et est équipée de dents de 20,32 X 3,81 X 3,81 cm. Les roues sont indépendantes afin de suivre le relief du terrain. Chaque roue est équipée de deux roulements à billes robustes graissables. Le Rockrunner nécessite peu d’entretien. La puissance requise est de 100 ch. equipnburri@hotmail.ca

Case IH Axial-Flow 240 La nouvelle série de moissonneuses-batteuses Axial-Flow 240 répond aux normes Tier 4 Final. Elles sont équipées de moteurs FPT six cylindres de 11,1 L à 15,9 L, soit de 497 ch à 632 ch, utilisant la technologie SCR. Du côté de la trémie, la 7240 dispose de 11 100 litres de capacité. Les 8240 et 9240 disposent de la plus grande trémie de l’industrie avec 14 400 litres de capacité. La vitesse de déchargement est de 113 L/seconde de série pour les trois modèles. En option, la 7240 et 8240 peuvent décharger à 141 L/sec et la 9240, 159 L/sec. L’accoudoir ergonomique intègre le nouveau terminal tactile AFS 700. Les nouvelles moissonneuses-batteuses sont précâblées afin d’intégrer un kit de caméra qui peut être installé soit en usine ou après l’achat. Il est possible de choisir entre des pneumatiques jumelés ou des chenilles de 61 cm ou 72,4 cm. caseih.com 54  OCTOBRE 2014  LE BULLETIN DES AGRICULTEURS


Application de la reconnaissance visuelle pour les Google Glass

VISIONNEZ LA VIDÉO

Yellow Revolution : Le pressage de balles rondes en continu Vermeer et Lely ont développé conjointement la première presse à balles rondes à chambre variable totalement continue (CRB). Le nouveau concept CRB permet à deux balles d’être formées simultanément. Une conception simple, mais innovante qui permet à l’opérateur de presser sans s’arrêter pour attendre que la balle se termine. Lorsque la première balle se rapproche de la taille désirée, elle est guidée en direction de la rampe d’éjection tout en terminant son cycle de conception. Simultanément, la balle suivante prend forme au début de la chambre de façonnage. La presse utilise une unique courroie de 22 m de longueur. Le CRB est encore en phase de développement. Aucune date officielle de commercialisation n’a été déterminée pour le moment. continuousbaling.com

Bien que peu d’agriculteurs disposent de lunettes connectées, plusieurs compagnies développent des outils et des applications agricoles les utilisant. Basecamp Network propose son application IntelliScout. Il s’agit d’une application qui utilise la caméra des Google Glass pour effectuer la reconnaissance de différentes cultures, de maladies, d’insectes ravageurs et plus. Dans sa première mouture bêta, l’application évalue les rendements d’un champ de maïs en effectuant un comptage automatique des grains présents sur l’épi. Elle permet ainsi la prise et l’envoi de données qui peuvent être combinées avec des informations complémentaires telles que l’humidité, la météo, le positionnement et plus. Les données peuvent être partagées dans les nuages afin d’être utilisées par d’autres agriculteurs ou intervenants partout dans le monde. Pour le moment, l’application est offerte en version bêta et en anglais uniquement. basecampnetworks.com/intelliscout

Nouvelle série de tracteurs 9R/9RT La nouvelle série 9R/9RT de John Deere, présentée à la presse en août dernier, a été conçue pour les producteurs à la recherche de puissance. Les puissances disponibles sont de 370 ch à 620 ch. Ces tracteurs sont équipés de moteurs PowerTech de 9,0 L ou de 13,5 L et Cummins de 15 L. La série se décline en dix modèles à pneus et six avec chenilles. Les transmissions des modèles à roues comme à chenilles de la série 9R autorisent des vitesses de transport jusqu’à 40 km/h pour se déplacer rapidement.

Nouveautés APV En 2015, pour sa clientèle nord-américaine, APV offrira le moniteur 5,2 avec la conversion des kilogrammes à l’hectare ou des livres à l’acre. Un commutateur de distribution, offert en option, permet d’activer le calibrage sans avoir le moniteur en main. Un capteur de niveau est disponible sur les modèles Ps-120, 200 et 300. Les semoirs Ps-200d et 300d sont conçus aussi pour l’engrais. Ils sont munis de déflecteurs et d’agitateurs en acier inoxydable ainsi que d’une peinture anticorrosive pour accroître la durabilité. Une cartouche de caoutchouc permet de protéger les granules d’engrais avant l’application. Les largeurs de travail de ces semoirs varient entre 1 m et 12 m lors des semis de fourrage, de sursemis ou d’engrais vert. APV propose aussi son application mobile Android pour faciliter le calibrage et ajuster la vitesse de semis, notamment. apv.at LE BULLETIN DES AGRICULTEURS  OCTOBRE 2014  55


MÉTÉO Novembre 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 CIEL PRÉCIPITATIONS TEMPÉRATURE

NORMALE

ENSOLEILLÉ

NUAGEUX

PARTIELLEMENT NUAGEUX

Abitibi-Témiscamingue Températures près de la normale. Précipitations inférieures à la normale. Ciel nuageux avec averses de pluie ou de neige passagères du 1er au 5. Ciel variable avec températures plus chaudes du 6 au 9. Nuages, températures plus froides et averses de neige du 10 au 13. Ciel nuageux avec faible possibilité de précipitations les 14 et 15. Mélange de soleil et de nuages avec averses de neige dispersées du 16 au 21. Nuages et averses de neige passagères du 22 au 26. Nuages, températures plus froides et possibilité de neige du 27 au 30.

Saguenay–Lac-Saint-Jean Températures près de la normale. Précipitations inférieures à la normale. Nuages et averses de pluie se changeant en neige du 1er au 5. Ciel variable avec températures plus chaudes du 6 au 9. Nuages, températures plus froides et averses de pluie du 10 au 13. Ciel nuageux avec faible possibilité de précipitations les 14 et 15. Mélange de soleil et de nuages avec averses de pluie ou de neige dispersées du 16 au 21. Nuages et averses de neige passagères du 22 au 26. Nuages, températures plus froides et possibilité de neige du 27 au 30.

Montréal, Estrie et Québec Températures près de la normale. Précipitations inférieures à la normale. Nuages et averses de pluie passagères du 1er au 5.

pour tous les détails.

PLUIE

AVERSE

NEIGE

FROID

CHAUD

Ciel variable avec températures plus chaudes du 6 au 9. Nuages, températures plus froides et averses de pluie du 10 au 14. Ciel ensoleillé le 15. Mélange de soleil et de nuages avec averses de pluie ou de neige isolées du 16 au 21. Nuages et averses de pluie se changeant en neige du 22 au 26. Nuages, températures plus froides et possibilité de neige du 27 au 30.

Vallée de l’Outaouais Températures et précipitations inférieures à la normale. Nuages et averses de pluie passagères du 1er au 5. Mélange de soleil et de nuages avec températures plus chaudes du 6 au 9. Nuages, températures plus froides et averses de pluie du 10 au 14. Ciel ensoleillé le 15. Mélange de soleil et de nuages avec averses de pluie ou de neige isolées du 16 au 21. Nuages et averses de pluie se changeant en neige du 22 au 26. Nuages, températures plus froides et possibilité de neige du 27 au 30.

Gaspésie et Nouveau-Brunswick Températures inférieures à la normale. Précipitations supérieures à la normale. Nuages et averses de neige du 1er au 5. Ciel variable le 6. Nuages et averses de neige du 7 au 9. Ciel nuageux du 10 au 12. Nuages, températures plus froides et averses de neige les 13 et 14. Ciel nuageux avec averses de neige isolées du 15 au 21. Nuages et averses de neige passagères du 22 au 27. Nuages, températures plus froides et possibilité de neige du 28 au 30.


MOINS D’INTRANT, PLUS DE RENDEMENT Stimulez la croissance et améliorez la qualité de vos cultures avec les produits liquides Ag300 et Organo Liquid Hume d’Agro-One. ¬ Favorise une meilleure absorption des nutriments. ¬ Augmente le taux de protéine de vos récoltes. ¬ Revigore les plants stressés et accroît la résistance à la sécheresse et au gel. ¬ S’applique seul avec un pulvérisateur ou mélangé avec d’autres produits tels que les engrais liquides, les herbicides et les insecticides. ¬ Biodégradable et non toxique. ¬ Satisfaction garantie lorsque utilisé selon nos directives d’applications. ¬ SPÉCIAL DE L’AUTOMNE : ÉCONOMISEZ 5 $/ACRE

ABONNEZVOUS

À L’INFOLETTRE

le

APPLIQUEZ-LE À L’AUTOMNE ¬ fertilise le sol ¬ enlève les contaminants ¬ maintient un meilleur pH ¬ prévient les dommages causés par les froids de l’hiver

Commandez et faites-en l’essai avec confiance.

AGRO-ONE P E R F O R M A N C E

Gilles Beaudry 613 296-1821 Russell, Ont. Ronald Beaudry 613 861-0079 Cornwall, Ont. Stéphane Desjardins 705 676-6209 Abitibi, Temiscaming et New Liskeard Ovide Rouillard 819 570-6588 Québec Robert Thomassin 1 800 881-9297 Fortierville

AgriOne.ca

La technologie du 21e siècle au service de l’agriculture

Avis aux producteurs sur l’utilisation responsable des caractères technologiques Monsanto Company est membre du groupe Excellence Through StewardshipMD (ETS). Les produits de Monsanto sont commercialisés conformément aux normes de mise en marché responsable de l’ETS et à la politique de Monsanto pour la commercialisation des produits végétaux issus de la biotechnologie dans les cultures de base. L’importation de produits commercialisés a été approuvée dans les principaux marchés d’exportation dotés de systèmes de réglementation compétents. Toute récolte ou matière obtenue à partir de ce produit ne peut être exportée, utilisée, transformée ou vendue que dans les pays où toutes les approbations réglementaires nécessaires ont été accordées. Il est illégal, en vertu des lois nationales et internationales, d’exporter des produits contenant des caractères issus de la biotechnologie dans un pays où l’importation de telles marchandises n’est pas permise. Les producteurs devraient communiquer avec leur négociant en grains ou acheteur de produit pour confirmer la politique de ces derniers relativement à l’achat de ce produit. Excellence Through StewardshipMD est une marque déposée de Excellence Through Stewardship.

le

VEUILLEZ TOUJOURS LIRE ET SUIVRE LES DIRECTIVES DES ÉTIQUETTES DES PESTICIDES. Les cultures Roundup ReadyMD possèdent des gènes qui leur confèrent une tolérance au glyphosate, l’ingrédient actif des herbicides RoundupMD pour usage agricole. Les herbicides RoundupMD pour usage agricole détruiront les cultures qui ne tolèrent pas le glyphosate. La technologie du traitement de semences AcceleronMD pour le soya (fongicides seulement) est une combinaison de trois produits distincts homologués individuellement qui, ensemble, contiennent les matières actives fluxapyroxad, pyraclostrobine et métalaxyl. La technologie du traitement de semences AcceleronMD pour le soya (fongicides et insecticide) est une combinaison de quatre produits distincts homologués individuellement qui, ensemble, contiennent les matières actives fluxapyroxad, pyraclostrobine, métalaxyl et imidaclopride. La technologie du traitement de semences AcceleronMD pour le maïs (fongicides seulement) est une combinaison de trois produits distincts homologués individuellement qui, ensemble, contiennent les matières actives métalaxyl, trifloxystrobine et ipconazole. La technologie du traitement de semences AcceleronMD pour le maïs (fongicides et insecticide) est une combinaison de quatre produits distincts homologués individuellement qui, ensemble, contiennent les matières actives métalaxyl, trifloxystrobine, ipconazole et clothianidine. La technologie du traitement de semences AcceleronMD pour le maïs avec PonchoMD/ VoTivoMC (fongicides, insecticide et nématicide) est une combinaison de cinq produits distincts homologués individuellement qui, ensemble, contiennent les matières actives métalaxyl, trifloxystrobine, ipconazole, clothianidine et la souche Bacillus firmus I-5821. AcceleronMD, Acceleron et le logoMD, DEKALB et le logoMD, DEKALBMD, Genuity et le logoMD, GenuityMD, Refuge Intégral et le logoMD, Refuge IntégralMD, Roundup Ready 2 Technologie et le logoMC, Roundup Ready 2 RendementMD, Roundup ReadyMD, Roundup WeatherMAXMD, RoundupMD, SmartStax et le logoMD, SmartStaxMD, VT Double PROMD et VT Triple PROMD sont des marques de commerce de Monsanto Technology LLC. Utilisation sous licence. LibertyLinkMD et le logo de la goutte d’eau sont des marques de commerce de Bayer. Utilisation sous licence. HerculexMD est une marque déposée de Dow AgroSciences LLC. Utilisation sous licence. PonchoMD et VotivoMC sont des marques de commerce de Bayer. Utilisation sous licence. Toutes les autres marques de commerce appartiennent à leur titulaire respectif.

des Agriculteurs

EXPRESS Recevez les dernières nouvelles en technologies agricoles par courriel

C’EST GRATUIT ! LeBulletin.com

le

58  OCTOBRE 2014  LE BULLETIN DES AGRICULTEURS

le

DES AGRICULTEURS

EXPRESS

Genuity Legal Ad Ad # 4187 3.375 X 6 Le Bulletin LCA00883 Urban & Co


Où voulez-vous aller ? 1 877 892-2126

•

info@aulari.com

•

www.aulari.com

CUBA AGRICOLE

Du 22 novembre au 1er décembre 2014

DISQUES À ENGRAIS DE PRÉCISION

Circuit et plage, visites agricoles dans la région de la Havane (6 nuits) et Varadero (3 nuits). Inclus tous les repas, hébergement 4★, vol de Montréal et guide accompagnateur. 1999 $.

pour engrais sec et liquide

Peut s’installer sur la plupart des marques de semoirs et applicateurs

SIMA DE PARIS

FAITES VITE !

Du 20 février au 28 février 2015

Disques en quantité limitée

2 jours au SIMA, visite d’une ferme expérimentale, visite du Salon de l’agriculture de Paris aux portes de Versailles et visites touristiques. Vol de Montréal, la plupart des repas inclus, accompagnateur, hébergement 4★, possibilité de prolonger de 4 jours à Marseille. 3699 $ sans la prolongation.

NOUVEAUTÉS 2014

MADAGASCAR ET ÎLE MAURICE

• Ensemble de décompresseur pour JD 1770 NT • Marqueur pour semoir CASE 500T • Ensemble de disque pour planteur WHITE 9812, 9816 et 9824

Du 20 novembre au 11 décembre 2014 Plusieurs visites agricoles à Madagascar. Arrêt 3 jours à Paris avec visites touristiques, 3 nuits à l’île Maurice avec visites. Vol de Montréal, accompagnateur, hébergement 3★, la plupart des repas inclus et les vols intérieurs. 7129 $.

Toujours à votre service depuis près de 27 ans

C’est déjà le temps de choisir votre applicateur AULARI 2015

Les taxes sont incluses sauf les frais de l’OPC de 1 $ par tranche de 1000 $

Pour informations et détails des circuits, contactez-nous : 418 796-3060 ou 1 888 740-3060 Détenteur d’un permis du Québec.700537

www.interconseil.com

Épandeur à sel et à sable

Cabines pour tracteurs compacts

• S'installe sur le 3-points • Entraînement pdf ou hydraulique • Capacité de 175 à 1 500 kg • Taux et largeur d'épandage contrôlés manuellement ou électroniquement

Les cabines Curtis offrent des côtés en acier ou des côtés flexibles au choix pour les principaux tracteurs compacts John Deere, Kubota et Massey Ferguson. Communiquez avec votre concessionnaire local ou appelez-nous : Robert H. Laning & Sons Ltd. Waterloo, Québec 1 800 363-3292 (sans frais) ou 450 830-0495 laning@kwic.com www.laning.ca

1211_laning.indd 1

Communiquez avec votre concessionnaire local ou ou appelez-nous : Communiquez avec votre concessionnaire local appelez-nous-: Robert H. H. Laning && Sons Ltd. Robert Laning Sons Ltd. Waterloo, Québec Waterloo, Québec 11800 363-3292 (sans frais) ouou 450 830-0495 800 363-3292 (sans frais) (450) 830-0495 laning@kwic.com laning@kwic.com www.laning.ca www.laning.ca

22/10/12 1211_laning 16:38:13bogballe.indd 1

22/10/12 16:38:41

c’est le moment de

sortir les griffes • VENTE ET RÉPARATION DE « FINAL DRIVE » POUR TOUTES LES MARQUES DE PELLE. (NEUF, USAGÉ ET RECONDITIONNÉ) • VENTE DE PIÈCES POUR TOUTES LES MARQUES ET MODÈLES DE MACHINERIE. • ENTRETIEN ET RÉPARATION DE MACHINERIES LOURDES ET D’ÉQUIPEMENTS AGRICOLES. • RÉPARATION DE MOTEURS DIESELS ET TRANSMISSIONS. • ENTRETIEN ET RÉPARATION EN ATELIER ET SUR CHANTIER. • RÉPARATION DE CYLINDRE ET POMPE HYDRAULIQUE. DANIEL GOOS, propriétaire : 450 522-1220 107A, route 235, Ange-Gardien (Québec) J0E 1E0 Téléphone : 450 293-1220 Sans frais : 877 293-1220 Télécopieur : 450 293-1141 Messagerie : daniel@dmgoos.com Situé derrière le restaurant la Belle Province. Dans la même cour que Les Roulottes Gilles Ouellet

Grégoire BESSON spécialiste du travail du sol, recherche et innove pour vos cultures. Nos équipes vous accompagnent, fières de contribuer à l’amélioration de vos performances et à l’optimisation de vos rendements.

450 799-5615 info@gregoirebesson.ca

LE BULLETIN DES AGRICULTEURS  OCTOBRE 2014  59


FÉLICITATIONS! Mario Roy St-Jules-de-Beauce, Québec

Colleen Crunican Denfield, Ontario

La prochaine génération de leaders dans l’industrie agricole se développe et la FEABC est fière de les soutenir. Félicitations à ces six étudiants exceptionnels qui ont reçu une bourse de 2 500 $ de la FEABC. D’après leur demande de bourse, l’avenir de l’industrie agricole est entre de bonnes mains.

Donald Bertagnolli Rocky Mountain House, Alberta

Michelle Ross Grenfell, Saskatchewan

Danean Edgar Wolseley, Saskatchewan

Stephanie Dousselaere Cartwright, Manitoba

Six autres bourses de 2 500 $ seront remises à des étudiants de 12e année au mois d’avril 2015.

Faire une demande de bourse à cabef.org @CABEFoundation La FEABC est un organisme de bienfaisance enregistré (no 828593731RR0001). Pour de plus amples renseignements sur les organismes de bienfaisance enregistrés au Canada en vertu de la Loi de l’impôt sur le revenu, veuillez visiter le site de l’Agence du revenu du Canada http://www.cra-arc.gc.ca/chrts-gvng/chrts/menu-fra.html.

60  OCTOBRE 2014  LE BULLETIN DES AGRICULTEURS


À mettre absolument à votre agenda Congrès de l’Association canadienne pour les plantes fourragères

Association AssociationCanadienne Canadiennepour pourles lesPlantes PlantesFourragères Fourragères

Organisé Organisépar par leleConseil Conseilquébécois québécois des desplantes plantesfourragères fourragères

L’ENJEU L’ENJEUFOURRAGER: FOURRAGER: RENDEMENT RENDEMENTET ETCOMPÉTITIVITÉ COMPÉTITIVITÉ

Le Le17,18 17,18et et19 19novembre novembre2014 2014 Château ChâteauBromont, Bromont,Bromont, Bromont,Québec Québec POUR POURINFORMATION: INFORMATION:

Association Canadienne pour les Plantes Fourragères

www.canadianfga.ca www.canadianfga.ca

Organisé par le Conseil québécois des plantes fourragères

Choix d’aujourd’hui pour les défis de demain L’ENJEU FOURRAGER: RENDEMENT ET COMPÉTITIVITÉ

Le mercredi 5 novembre 2014

Le 17,18 et 19 novembre Centre2014 BMO, Saint-Hyacinthe Château Bromont, Bromont, Québec

POUR INFORMATION: Inscrivez-vous d’ici le 22 octobre

www.canadianfga.ca Pour cette 38e édition, le Symposium se joint au Suprême laitier pour vous en donner encore plus!

Programmation axée sur des sujets de l’heure

38e

Webdiffusion en salle en région Déjeuner-conférence traitant du transfert d’une entreprise

Détails et inscription :

www.craaq.qc.ca/Evenements

418 523-5411 ou 1 888 535-2537

Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec LE BULLETIN DES AGRICULTEURS

OCTOBRE 2014

61


PROCHAIN NUMÉRO SERVICES AUX LECTEURS SI VOUS DÉSIREZ : – vous abonner, vous réabonner ou offrir un abonnement-cadeau  – nous signaler un changement d’adresse (veuillez préciser l’ancienne adresse) – suspendre temporairement votre abonnement – nous aviser d’un problème de livraison – que votre nom ne soit pas divulgué à des entreprises ou organismes sélectionnés COMMUNIQUEZ AVEC NOUS Téléphone : 514 766-9554 Télécopieur : 514 766-2665 lebulletin.com/abonnement 1, Place du Commerce, bureau 320, Île-des-Sœurs (Québec)  H3E 1A2 TARIFS D’ABONNEMENT Prix au Canada (3 ans), taxes incluses : Québec 140,27 $ ; N.-B., N.-É., T.-N. : 137,86 $ ; autres provinces : 128,10 $. Prix au Canada (1 an), taxes incluses : Québec : 63,24 $ ; N.-B., N.-É., T.-N. : 62,15 $ ; autres provinces 57,75 $. Autres pays (1 an) : 82,00 $. Tarifs en vigueur jusqu’au 31 décembre 2014.

Tandis qu’ailleurs, les rendements de soya stagnent, chez Nick Majeau, ils augmentent. Voici tout ce qu’il fait pour y arriver.

Blé et soya en régie optimale Sur ses terres au nord de Terrebonne, Pierre Chaumont cultive du blé et du soya. Pas de maïs. Ses priorités : régie sans faille et rentabilité. Pas un jour d’été ne passe sans qu’il se rende au champ.

GUIDE SEMENCES SOYA 2015

Synchroniser avec succès en production bovine En synchronisation des chaleurs et en insémination artificielle, ce sont les petits détails qui font la différence. 62  OCTOBRE 2014  LE BULLETIN DES AGRICULTEURS

L’augmentation des superficies en soya favorise les programmes d’amélioration mis en place pour répondre à la demande toujours grandissante de variétés adaptées. D’ailleurs, le choix d’un cultivar qui posséde les caractéristiques génétiques permettant de lutter contre les maladies est la première étape d’un programme de protection des cultures. L’offre de variétés performantes est abondante. À vous de faire votre choix.

PROTECTION DES RENSEIGNEMENTS PERSONNELS À l’occasion, nous partageons nos listes d’abonnés avec des sociétés ou des organismes sélectionnés dont les produits ou services pourraient vous intéresser. Toutefois, si vous préférez que ces données (votre adresse postale ou électronique) ne soient pas transmises et souhaitez que votre nom soit retiré de ces listes, vous pouvez le faire facilement en nous appelant entre 9 h et 17 h, heure de l’Est, ou en nous écrivant à l’adresse électronique info@lebulletin.com. Le Bulletin des agriculteurs reçoit, de temps à autre, des commentaires et des documents (y compris des lettres à l’éditeur) non sollicités. Le Bulletin des agriculteurs, ses sociétés affiliées et cessionnaires peuvent utiliser, reproduire, publier, rééditer, distribuer, garder et archiver ces soumissions, en tout ou en partie, sous quelque forme ou sur quelque support que ce soit, sans aucune rémunération de quelque nature.

PHOTOS : ANDRÉ DUMONT, MARIE-JOSÉE PARENT ET YVON THÉRIEN

Soya en régie intensive


COMMANDEZ TÔT POUR PROFITER DE NOS ÉQUIPEMENTS DÈS LE PRINTEMPS

Faucheuse frontale EC F 360 CV GLIDE

NOUVEAU

• Largeur de 11 pi 8 po • Nouveau système de suspension

Presse Comprima • La plus performante présentement offerte au Québec VOYEZ NOTRE CONCEPT UNIQUE DECHAMBRE DE PRESSAGE

Presse Big Pack High Speed • Capacité augmentée de 20 %

COMMANDEZ TÔT pour vous assurer de la disponibilité des produits pour le printemps prochain Alcide Ouellet et fils inc. Cacouna (Rivière-du-Loup) Alcide Ouellet et fils inc. Saint-Cyprien Équipements Séguin et Frères inc. Saint-Clet Équipements A. Phaneuf inc. Granby Équipements A. Phaneuf inc. La Durantaye

Équipements A. Phaneuf inc. Marieville Équipements A. Phaneuf inc. Victoriaville F. Constantineau et fils inc. Mont-Laurier Garage Bigras Tracteurs Saint-Eustache

Groupe Symac Normandin Groupe Symac Parisville Groupe Symac Saint-Bruno (Lac-Saint-Jean) Groupe Symac Saint-Denis-sur-Richelieu

Groupe Symac Saint-Hyacinthe L’Excellence Agricole de Coaticook Excelko Sherbrooke Les Équipements de ferme BHR Howick

représente KRONE au Québec 450 778-0444

QUALITÉ, PERFORMANCE, INNOVATION

Krone-NorthAmerica.com

Machinerie des Chenaux Saint-Luc-de-Vincennes Machineries Forest inc. L’Épiphanie Machineries Nordtrac ltée Saint-Barthélemy Services Bivac Saint-Georges-de-Beauce Services Bivac Sainte-Marie-de-Beauce


Séries T4 et T5

polyvalence et fiabilité

Recherchez-vous un tracteur utilitaire capable d’accomplir de nombreuses tâches ? Regardez ce que vous offre les séries T4 et T5 de New Holland. Leur moteur 4 cylindres de 3,4 L génèrent de 70 à 98 ch à la pdf et sont très économes en carburant. De nombreuses options vous permettront de configurer votre futur tracteur selon vos besoins : avec ou sans cabine, 2 ou 4 roues motrices, transmission mécanique ou Hi-Lo, avec ou sans inverseur… Pour encore plus de polyvalence, équipez-les d’un chargeur New Holland.

VISITEZ VOTRE CONCESSIONNAIRE NEW HOLLAND DÈS MAINTENANT ÉQUIPEMENT J.M.A.R. INC. Alma

ÉQUIPEMENT INOTRAC INC. Iberville | Saint-Hyacinthe

PERFORMANCE RIMOUSKI S.E.C. Rimouski

RAYMOND LASALLE INC. Saint-Thomas de Joliette

LA MATAPÉDIENNE COOPÉRATIVE AGRICOLE Amqui

GROUPE DYNACO La Pocatière | Rivière-du-Loup

UNICOOP, COOP AGRICOLE Saint-Agapit | Saint-Anselme Sainte-Marie de Beauce Saint-Vallier | Québec Saint-Narcisse, cté Champlain

RENÉ RIENDEAU 1986 INC. Varennes

MACHINERIE C. & H. INC. Saint-Guillaume | Cookshire-Eaton Sainte-Martine

ÉQUIPEMENT PROULX & RAÎCHE INC. Wotton

FERNAND CAMPEAU & FILS INC. Dalhousie Station LONGUS ÉQUIPEMENTS INC. Laval

J.RENÉ LAFOND INC. Mirabel NEW HOLLAND NICOLETYAMASKA Nicolet ÉQUIPEMENT DE FERME PAPINEAU S.E.C. Plaisance

COOP DES BOISFRANCS Victoriaville


Turn static files into dynamic content formats.

Create a flipbook