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Page 1

National

GUIDE Pommes de terre Protection des cultures

2015 FONGICIDES

I

INSECTICIDES

I

HERBICIDES

I

TRAITEMENTS DES PLANTONS


Live: 7”

Live: 10”

CONSACREZ VOTRE TEMPS AUX CHOSES QUI COMPTENT VRAIMENT. CORAGEN PEUT VOUS AIDER. ®

Vous êtes fier de vos récoltes des pommes de terre, mais soyons réalistes. À bien y penser, personne ne souhaiterait avoir à passer plus de temps à éliminer le doryphore de la pomme de terre et la pyrale du maïs. C’est clair. L’insecticide Coragen de DuPont mc est dotés d’un nouveau mode d’action novateur qui assure un contrôle polyvalent et de longue durée des principales espèces d’insectes. Vous avez alors le loisir de consacrer votre temps à des choses plus importantes. C’est un produit qui est inoffensif pour les abeilles, les insectes bénéfiques et l’environnement. Pour les producteurs qui veulent conjuguer temps libre et tranquillité d’esprit, Coragen est la réponse idéale. ®

1

mc

DuPont Coragen

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Insecticide

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Des questions? Renseignez-vous auprès de votre détaillant, composez le 1 800 667-3925 ou allez sur le site à l’adresse coragen.fr.dupont.ca 1. Ne pas faire une application ultérieure d’un insecticide du groupe 28 (par exemple, dans le sillon, le sol et les applications foliaires) suite à un traitement dessemences avec un insecticide du groupe 28. Comme avec tout produit de protection des cultures, lire et suivre soigneusement les directives de l’étiquette. L’ovale de DuPont, DuPontmc, Les miracles de la sciencemc, AmiPlan® et Coragen® sont des marques déposées ou de commerce de E. I. du Pont de Nemours and Company. La compagnie E. I. du Pont Canada est un usager licencié. Membre de CropLife Canada. © Droits d’auteur 2015, La compagnie E. I. du Pont Canada.

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2015-01-22 18:22


LES PRODUITS ANTIPARASITAIRES : DE PRÉCIEUX OUTILS Pour 2015, nous aurons de nouvelles possibilités pour la lutte antiparasitaire dans les pommes de terre. Ces nouveaux outils, de groupes chimiques différents, nous permettront de réduire les dangers d’apparition du phénomène de résistance chez les parasites. Aussi, on constate que les fabricants font de plus en plus d’efforts pour offrir à l’agriculteur des produits ayant moins de conséquences sur les organismes bénéfiques, tout en étant sécuritaires pour l’applicateur. Voici les nouveautés pour la saison 2015. Par Guy Roy, agronome

PHOTOS : GUY ROY

Outlook Bien que son homologation chez Santé Canada date du printemps 2013 et que son utilisation est encore restreinte, Outlook est un herbicide d’intérêt pour la gestion de la résistance. Sa matière active est du diméthénamide. Il supprime plusieurs graminées nuisibles et mauvaises herbes à feuilles larges dans les champs de pommes de terre. C’est un herbicide du groupe 15. Appliqué directement, il supprime les mauvaises herbes, telles que les sétaires (verte, glauque, géante), le panic d’automne, les digitaires (astringente, sanguine), l’amarante à racine rouge, le panic capillaire, la morelle noire de l’Est, l’échinochloa pied-de-coq et le souchet comestible (répression seulement). Outlook ne peut être appliqué seul dans une stratégie de désherbage, puisqu’il ne contrôle pas toute la gamme de mauvaises herbes présentes habituellement dans les champs de pommes de terre.

Outlook doit être appliqué comme traitement de prélevée sur les pommes de terre avant l’émergence des mauvaises herbes. Ce traitement peut être effectué après la plantation des pommes de terre ou suivant un buttage. Il est extrêmement important que les plants ne soient pas émergés lors de l’application pour éviter les possibilités de phytotoxicité. Il ne faut pas non plus appliquer Outlook avant la plantation des pommes de terre. La « couche active » de l’herbicide sera alors brisée par le travail de la machinerie. Une précipitation de pluie est nécessaire dans les sept à dix jours suivant le traitement pour activer Outlook et lui permettre de se déplacer dans le sol. Si les conditions sèches persistent, un léger travail du sol ou l’utilisation d’une houe rotative peut être nécessaire pour faire entrer le produit en contact avec le sol humide et supprimer les mauvaises herbes non encore touchées. Lors de conditions froides et humides, l’application d’Outlook peut provoquer un retard dans l’émergence ou un rabougrissement des pommes de terre en début de saison. Comme c’est le cas pour plusieurs produits antiparasitaires, une mauvaise utilisation de cet herbicide peut entraîner la contamination des eaux souterraines dans les endroits où les sols sont perméables, comme les sols sableux, et où la nappe phréatique est située à une faible profondeur. basf.ca

TwinGuard En 2015, Dow AgroSciences offrira le nouvel insecticide TwinGuard pour les producteurs de pommes de terre, puis de fruits à noyaux et à pépins. Récemment enregistré chez Santé Canada (août 2014), TwinGuard est la résultante du développement de Delegate, qui agit contre les doryphores et les perce-tiges du maïs. Il est à action rapide et de longue durée (14-21 jours). Il est fabriqué à partir de spinétorame (groupe 5). Aussi, en 2013, Dow AgroSciences avait introduit sur le marché l’insecticide Closer Sc pour lutter contre les pucerons et contenant l’ingrédient actif isoclast. Cette matière active est un nouvel insecticide de la classe des sulfoximines (groupe 4C) avec un mode d’action unique, permettant le contrôle des parasites se nourrissant de la sève des plantes (pucerons, punaises, cicadelles, etc.). TwinGuard est un combiné des deux ingrédients GUIDE POMMES DE TERRE 201  3


GUIDE POMMES DE TERRE

actifs précédents, soit isoclast et spinétorame, ce qui en fait un excellent produit de rotation. TwinGuard est donc la nouvelle norme en matière de contrôle à large spectre des parasites suceurs et broyeurs. Il propose un contrôle plus rapide et plus efficace des insectes tout en offrant aux producteurs une meilleure souplesse d’utilisation. En plus, TwinGuard assure une tranquillité d’esprit accrue en ce qui concerne les programmes de lutte intégrée contre les insectes parasites. Son taux d’utilisation pour la pomme de terre est de 150 g/ha à 300 g/ha, selon le parasite visé. Comme c’est le cas pour la plupart des produits foliaires, une couverture complète est essentielle pour obtenir une suppression efficace. dowagro.ca

Cruiser Maxx Potato Extreme Enregistré par Syngenta à l’hiver 2014, le Cruiser Maxx Potato Extreme, la dernière nouveauté dans la gamme des produits pour la protection des plantons de pommes de terre, est un prémélange de trois matières actives : le fludioxonil (fongicide de type phénylpyrrole du groupe 12), le difénoconazole (fongicide de type triazole du groupe 3) et le thiaméthoxame (insecticide de type néonicotinoïde du groupe 4). Il procure tous les avantages d’un traitement de semences liquide dans une préparation concentrée. Vous obtenez donc le même niveau de couverture et d’efficacité que vous êtes en droit d’attendre avec les technologies de traitements des semences Syngenta, et ce, dans une préparation pratique tout-en-un. De plus, ses matières actives offrent une solution pour gérer la résistance des espèces de Fusarium. Cruiser Maxx Potato Extreme est homologué pour lutter contre les infections dues aux espèces de Fusarium (incluant les souches résistantes au fludioxonil et au thiophanate-méthyl), la rhizoctonie (rhizoctone brun, chancre de la tige et des stolons), la gale argentée, le doryphore de la pomme de terre, les pucerons (y compris le puceron vert du pêcher, le puceron de la pomme de terre, le puceron du nerprun et le puceron de la digitale) et la cicadelle de la pomme de terre. Comme il est mentionné sur l’étiquette, Cruiser Maxx Potato Extreme doit être employé, comme c’est le cas pour tous les traitements de semences, dans le cadre d’une stratégie de lutte contre les maladies de la pomme de terre. Cette stratégie comprend l’utilisation de semences certifiées de haute qualité et l’emploi de techniques culturales telles que la rotation des cultures, la récolte des tubercules au moment optimal pour limiter le développement des maladies, la manutention appropriée des tubercules en évitant les meurtrissures, la gestion et la désinfection de l’équipement et des aires d’entreposage afin de réduire la quantité d’inoculum présente, le maintien de conditions appropriées dans l’entrepôt pour éliminer toute humidité ou condensation et, finalement, l’application du produit sur des plantons propres avec un système bien étalonné. Les semences coupées sont particulièrement vulnérables aux excès d’humidité. Cruiser Maxx Potato Extreme a été conçu pour être appliqué avec de très faibles volumes de bouillie, tout en assurant une 4  GUIDE POMMES DE TERRE 2015

bonne couverture des tubercules, et ce, sans en causer la pourriture. Il est à noter qu’il faut éviter de soumettre des semences fortement germées à un traitement liquide. syngenta.ca

Capture 240 EC La compagnie FMC Corporation a enregistré, au printemps 2014, Capture 240EC. Ce nouvel insecticide (groupe 3) peut être appliqué une fois par année dans le sillon, au moment de la plantation, pour la suppression des taupins (vers fil-de-fer). Sa matière active contient du bifenthrine, un insecticide de la famille des pyréthrinoïdes de synthèse. Il a une meilleure persistance dans le sol, si on le compare aux autres produits de même famille chimique. Bien appliqué, il protège les plantons et les tuberculesfils. Capture 240EC se mélange très bien avec les autres produits utilisés dans le sillon lors de la plantation. Naturellement, il est toujours préférable d’effectuer un essai de compatibilité avant de le mélanger dans la bouillie. Les doses d’application varient de 925 ml/ha à 1404 ml/ha dans le sillon, selon le degré d’infestation des taupins. Un faible taux est prescrit lorsque le degré d’infestation est de léger à modéré. Le taux doit être plus élevé lorsque le degré d’infestation est fort. Capture 240EC a son délai avant la récolte qui est de 21 jours, comparativement aux insecticides du groupe 1B qui ont des délais de récolte respectifs de 70 jours pour le chlorpyrifos et de 90 jours dans le cas du phorate (Thimet 15-G). uap.ca


S:7”

S:10”

LE PLUS IMPORTANT NE CHANGE PAS, MAIS LA FAÇON DONT VOUS ASSUREZ SA PROTECTION ÉVOLUE. Nous avons la réputation de protéger ce qui importe le plus pour nous, et de créer des façons nouvelles et novatrices de renforcer ce niveau de protection. Le traitement des plantons Reason comme protection contre le mildiou transmis par les semences en est la preuve. MD

Vous avez compté sur Reason comme protection contre le mildiou et l’alternariose au moyen d’applications foliaires. Maintenant vous pouvez aussi commencer à protéger votre culture de pommes de terre avec Reason au moment de la plantation. À titre de traitement des plantons, Reason peut être utilisé seul lorsque le mildiou transmis par les semences représente une menace pour votre culture, ou être mélangé avec Titan ou Titan Emesto quand le plus haut niveau de protection contre les maladies et les insectes est nécessaire. MD

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ÉQUIPEZ-VOUS DU TRAITEMENT DES PLANTONS REASON : UNE PROTECTION ÉVOLUÉE.

BayerCropScience.ca, 1 888 283-6847 ou communiquer avec votre représentant Bayer CropScience.

Toujours lire et suivre les instructions sur l’étiquette. EmestoMC, ReasonMD and TitanMD sont des marques déposées du groupe Bayer. Bayer CropScience est membre de CropLife Canada.


GUIDE POMMES DE TERRE INSECTICIDES

6

Delai avant récolte (jours)5

Délai de sécurité après traitement (heures)6

Nombre max. d’applications7

2

24

2

X

X

7

12

2

X

14

12

10

4

Assail 70 WP

acétamipride

4

Bartlett superior 70 oil/ Superior 70 oil

huile minérale

NC

Beleaf 50SG

flonicamide

9C

Clutch 50 WDG / Clothianidine

chlothianidine

4A

Closer SC

sulfoxaflor

Concept

imidaclopride + deltaméthrine

Coragen

chlorantraniliprole

28

Cygon 480 EC / Lagon 480 E

diméthoate

1B

X

X

Cygon 480 AG / Cygon 480

diméthoate

1B

X

X

Decis 5.0 EC / FL

deltaméthrine

3

Delegate

spinétorame

5

Diazinon / Diazol

diazinon

1B

X

X

X

Dibrom

naled

1B

X

X

X

Exirel

cyantraniliprole

28

X

Fulfill 50 WG

pymétrozine

9B

Furadan

carbofurane

1A

Governor 75 WP

cyromazine

17

X

Grapple / Grapple 2

imidaclopride

4

X

X

X

X

X

4C

X

7

12

3

X

14

12

3

7

12

2

7

24

3

24

12

4

7

36

3

7

36

3

1

12

3

7

12

3

14

24

4

48

7

12

4

14

12

2

X X

X

X

X

X

X

X

X X

X

X X X

X

X

X X

X

X

X

7

48

2

12

2

X

7

24

2

X

14

12

10

X

7

120

5

X

3

12

1

7

24

1

3

24

1

7

24

3

7

12

2

0

4

huile minérale

NA

phosmet

1B

X

X

Lannate

méthomyle

1A

X

X

Lorsban / Warhawk 480 EC / Nufos 4E

chlorpyrifos

1B

X

Malathion / Fyfanon 50 EC

malathion

1B

Matador / Warrior / Silencer 120 EC

lambda-cyhalothrine

3

Movento 240 SC / 150 OD

spirotétramate

23

Novodor

bacillus thuringiensis

11C

Orthene

acéphate

1B

Pyrifos 15 G

chlorpyrifos

1B

Pyrinex 480E / Chlorpyrifos 480 EC

chlorpyrifos

1B

X

Pounce /Ambush 500 EC / Perm-Up

perméthrine

3

X

Pro Malathion 50 EC

malathion

1B

Ripcord

cyperméthrine

3

Rimon

novaluron

15

Sevin 50 W / 5-D / XLR / XLR Plus

carbaryl

1A

X

X

Sevin SL

carbaryl

1A

X

X

Success 480 EC / Entrust

spinosad

5

X

X

Surround WP

kaolin

NA

Thimet 15-G

phorate

1B

Thionex EC / Thionex 50 WSP

phosmet

Twinguard

sulfoxaflor + spinétorame

Up-Cyde 2,5 EC

cyperméthrine

3

X

X

X

Vydate

oxamyle

1A

X

X

X

9

X

X X

X

X

X

X

X X X

X

X X X

X

X

X

21

24

4

70

24

1

X

7

24

1

X

1

24

1

3

24

1

X

X

X X

X

X

X

X

X X

X

X

X X

X

7

24

3

14

12

2

X

7

24

X

7

24

7

12

0

0

90

48

1

5

120

5

7

12

2

X

7

12

3

X

7

72

2

X

X X X

X

4C et 5

2

14

Huile 70 Supérieure

GUIDE POMMES DE TERRE 2015

X

X

X

X

X

Imidan 50 W / Imidan 70 WP

1B

Ver fil-de-fer

12

7

4

imidaclopride

Punaise terne

Pucerons4

7

X

thiaméthoxame

Admire 240 / Alias 240 SC

Autres lépidoptères

Doryphore pomme de terre

X

X

Actara 240 sc / 25 WG

Pyrale du maïs

Cicadelle

X

X8

Matière active

Groupe2

X X8

Nom commercial1

3 et 4

RESTRICTIONS

Altise

INSECTES NUISIBLES3

X

X

X

X X

X

1à3


Sétaires

Renouées

Chénopode

Moutarde

P

E

P

E

P

P

P

P

P

P

M

X

E

E

P

E

E

P

E

X

E

E

P

E

E

P

E

E

E

E

E

E

E

P

E

E

E E

Chateau WDG

14

X

Des-I-Cate2

16

Dual II Magnum3

15 8

Excel Super

1

X X

X X

M

P

E

P

E

P

P

P

P

P

P

P

P

P

E

E

E M

Outlook

15

X

E

E

E

E

Poast Ultra

1

X

E

E

E

E

E

Prism

2

X

P

E

P

E

E

Reglone2

22

E

E

E

E

E

E

E

Select / Arrow 240 EC / Centurion

1

E

E

E

E

E

E

Sencor3

5

B

B

B

B

X X

X X X X X

E B

P

P

P

X

E B

P

B

E

X

E B

P

E

P

X

E B

P

M

E

X

E B

P

B

M

X

P

M

E

X

P

E

M

1

X

P

E

X

5+7

E

P

7

Sencor + Linuron

E

P

10

Venture L3

E

E

Lorox L3 / Linuron 400 L3

5 + 22

P

M

Ignite SN3

Sencor + Gramoxone

P

E

9

5+8

P

M

22

7 + 15

P

E

Gramoxone3

Sencor + Dual II Magnum

P

E

Glyphosate (plusieurs formulations)

Sencor + Eptam

E E

X

15 + 7

Eptam 8E3

Chardon des champs

Panic Millet

P

P

Laiteron des champs

Panic d’automne

P

E

Chiendent

Panic capillaire

P

E

X

Souchet

Folle avoine

P

P

15 + 5

VIVACES

Herbe à poux

Pied-de-coq

P

E

Postlevée

P

E

Postlevée hâtive

Digitaires

Prélevée (sol craquelé)

P

Prélevée

Avant la plantation

X

14

Boundary LQD

Dual II Magnum + Lorox

ANNUELLES À FEUILLES LARGES

GRAMINÉES ANNUELLES

Avant la récolte 2

Aim EC

Groupe1

Nom commercial

MOMENT D’APPLICATION

Amarantes

HERBICIDES

E

E

E

E

E

E

B

M

B

B

B

B

E

E

E

B

M

P

E

E

E

E

E

E

M

E

E

P

B

B

P

P

P

P

E

P

P

P

E

P

M

P

P

P

E

E

P

P

M

P

P

P

E

M

P

P

P

P

P

P

M

B

E

P

E

E

E

E

E

E

P

P

P

P

P

P

E

P

P

B

E

E

E

E

E

P

P

P

P

P

B P

P

E

E

E

E

E

E

E

E

E

E

E

M

P

M

E

E

E

M

E

B

E

E

E

E

M

P

P

B

B

B

B

B

B

E

E

E

E

E

B

M

B

B

B

B

E

E

E

E

E

E

B

E

E

E

E

E

P

P

P

E

P

P

P

P

P

P

E

P

P

P

LÉGENDES HERBICIDES Classement (l’efficacité des traitements herbicides peut varier selon le moment d’application et la dose utilisée) : E = excellent B = bon M = moyen P = pauvre 1 Groupe : les produits appartenant au même groupe ont un mécanisme d’action semblable. Pour prévenir la résistance, il faut éviter de faire des applications répétées de produits du même groupe. 2 Avant la récolte : ces produits sont utilisés comme défanants avant la récolte. 3 Des combinaisons avec d’autres herbicides sont homologuées. Les directives d’utilisations peuvent varier d’une province à une autre. Assurez-vous de toujours consulter l’étiquette des herbicides avant de les utiliser.

LÉGENDES INSECTICIDES 1 Nom commercial : plusieurs marques et/ou formulations contenant la même matière active peuvent être disponibles. 2 Groupe : classification des insecticides selon leur mécanisme d’action. Les produits appartenant au même groupe ont un mécanisme d’action semblable. Pour prévenir la résistance, il faut éviter de faire des applications répétées de produits du même groupe. 3 Insectes nuisibles : les insectes pour lesquels il y a une homologation figurant sur l’étiquette. Les insectes pour lesquels le ou les produits sont homologués peuvent varier entre les marques d’une même matière active. Vérifiez l’étiquette du produit pour vous assurer que l’insecte figure sur la liste. 4 Pucerons : plusieurs espèces de pucerons colonisent la pomme de terre. Vérifiez l’étiquette pour plus d’information sur les espèces contrôlées. 5 Délai avant récolte : le nombre de jours qui doit s’écouler entre la dernière application de l’insecticide et la récolte. 6 Délai de sécurité après traitement : l’intervalle à respecter entre le moment de l’application et le moment où les travailleurs peuvent retourner dans le champ. 7 Nombre max. d’applications : le nombre de fois que l’insecticide peut être appliqué selon l’étiquette. Il s’agit d’applications terrestres ; vérifiez pour les applications aériennes. Les espaces vides indiquent qu’il n’y a aucune restriction sur l’étiquette. 8 Quand l’insecticide est utilisé en application dans le sillon. 9 Ce produit a une action de répulsion pour l’insecte. GUIDE POMMES DE TERRE 201

7


GUIDE POMMES DE TERRE

8

Allegro 500F

fluaziname

29

CE

X

BAS 650 00 F

amétoctradine

45

PND

X

BAS 700 01 F / BAS 700 04 F

fluxapyroxade

7

PND

X

Bravo 500 / Bravo Zn / Echo 90 DF / Echo720

chlorothalonil

M

C

X

X

Cabrio Plus

pyraclostrobine + métirame

11 + M

PND

X

X

Cantus

boscalid

7

PND

X

Confine Extra / Winfield Phosphite Extra

acide phosphoreux

33

SC

Copper 53 W

cuivre tribasique

M

C

X

Copper Spray

oxychlorure de cuivre

M

C

X

Curzate (+ Manzate ou Dithane)

cymoxanil + mancozèbe

27 + M

Cyazofamid 400 SC

cyazofamide

Dithane / Manzate / Penncozeb

X X

Intervalle d’applications (jours)6

X

Nombre max. d’applications5

PDA

X

Délai avant récolte (jours)4

40 + M

Gale argentée

diméthomorphe (+ chlorothalonil ou mancozèbe ou métirame)

Tache brune

Acrobat 50 WP (+Bravo ou Dithane DG ou Polyram DF)

Dartrose

X

Rhizoctonie

X

RESTRICTIONS

Mildiou du tubercule

PND

Moisissure grise

Mildiou

11

Pourriture fusarienne

Alternariose

azoxystrobine

Pourriture aqueuse ou pythienne

Mode d’action de la matière active principale*

Abound / Azoxy

Pourriture rose

Nom commun (matière active)

Moisissure blanche

Nom commercial

Groupe1

MALADIES2

Délai de sécurité (heures)3

FONGICIDES

12

1

3 7-14

48 14

3 5-10

24 14 10 7-10

X

X6 X

12

4

3 7-10

12

7

7-14

48

1

7-10

24

3

3 7-14

12 30

4

14

4

1

5

14

X

48

1

10

5

X

24

1

10 7-10

PND

X

24

8

7

5-7

21

CE

X

12

7

6

7

mancozèbe

M

C

X

24

1

Evito 480 SC

fluoxastrobine

11

PND

X

12

7

3

7

Gavel 75 DF

zoxamide + mancozèbe

22 + M

CE

X

X

48

3

6

7

Headline EC (+ Bravo / Polyram DF)

pyraclostrobin

11

PND

X

X

48

3

3 7-14

Inspire

difénoconazole

3

PDA

X

Kocide 101 / 1000 / 2000 / Parasol FL / WP

hydroxyde de cuivre

M

C

X

Luna Privilege

fluopyrame

7

PND

X

Luna Tranquility

fluopyrame + pyrimethanil

7+9

PND

X

Penred 240 FS

penflufène

7

PND

Phostrol

acide phosphoreux

33

SC

Polyram DF

métirame

M

C

Presidio / Fluopicolide 4 SC (+ Bravo)

fluopicolide

43

PDA

Quadris F

azoxystrobine

11

PND

X

Quadris Top

azoxystrobine + difénoconazole

11 + 3

PND

X

Quash (Metconazole 50 WDG)

metconazole

3

PDA

X

Ranman 400 SC

cyazofamide

21

CE

Reason (+ Bravo ou Dithane DG)

fénamidone

11

PND

GUIDE POMMES DE TERRE 2015

X

X

X

X8

X

X

X

X

X

X

5-10

24 14

4

48

1

10 7-10

12

7

5 7-14

12

7

5 7-14

12

0

7 7-14

24

1

7-10

48

7

12

1-90

3 7-14

12 14

3 7-14

12

1

3 7-10

12

7

6

X

6

X X

X

X X X

X

6

X X

X X

X

6

X

X

X X

6

4 7-10 6

48 14

7

6 7-10


Ridomil Gold MZ

métalaxyl-m + mancozèbe

4+M

SC

X

X

X

X

Scala SC (+ Bravo)

pyriméthanil

9

PND

Serenade ASO / MAX

bacillus subtilis (bactérie du sol)

M

C

Stadium (post-récolte)

azoxystrobine + fludioxonil + difénoconazole

11 + 12 +3

Tanos 50 DF

famoxadone + cymoxanil

11 + 27 PND

Tattoo C

propamocarbe HCL+chlorothalonil

28 + M

Torrent 400 SC / Cyazofamid 400 EC

cyazofamide

Treoris

penthiopyrade + chlorothalonil

Vertisan

penthiopyrade

Zampro SC

amétoctradine + diméthomorphe

Intervalle d’applications (jours)6

X

Nombre max. d’applications5

X

X

Délai avant récolte (jours)4

X

Gale argentée

X

Tache brune

SC

Dartrose

4+M

Rhizoctonie

métalaxyl-m + chlorothalonil

RESTRICTIONS

Mildiou du tubercule

Ridomil Gold / Bravo Duo

Moisissure grise

PND

Pourriture fusarienne

40

Pourriture rose

mandipropamide

Moisissure blanche

Mode d’action de la matière active principale*

Revus

Mildiou

Nom commun (matière active)

Alternariose

Nom commercial

Groupe1

Pourriture aqueuse ou pythienne

MALADIES2

Délai de sécurité (heures)3

FONGICIDES

12 14

4 7-14

48 14

3

14

48

3

3

10-14

X

48

7

6 7-14

X

4

0

7-10

X

X

X X

X

X

24 14

6

7

PDA

X

48

7

6

5-7

21

CE

X

12

7

6

7

9+M

PND

X

7

PND

X

40 + 45

PDA

X

X X

X6 X

12 14

4 7-14

12

7

3 7-14

12

4

3 5-10

LÉGENDES FONGICIDES 1 Groupe : classification des fongicides selon leur mécanisme d’action. Les produits appartenant au même groupe ont un mécanisme d’action semblable. 2 Maladies : le fongicide est homologué pour le contrôle ou la suppression de la maladie. 3 Délai avant récolte (DAR) : le nombre de jours qui doit s’écouler entre la dernière application du fongicide et la récolte. 4 Nombre max. d’applications : le nombre maximal d’applications du fongicide par saison, si spécifié sur l’étiquette. 5 Intervalle d’applications : le nombre de jours minimum et maximum entre deux applications consécutives du même produit. 6 Quand le fongicide est utilisé en application dans le sillon. 7 Délai de sécurité (DS) : délai (en heures) avant de retourner dans la zone traitée. 8 Application post-récolte. *Mode d’action de la matière active principale C Contact CE Contact élaboré (action antisporulante) PND Pénétrant non diffusant ou translaminaire PDA Pénétrant diffusant ascendant SC Systémique complet

Certaines combinaisons de fongicides sont autorisées par l’ARLA. Les directives d’utilisations peuvent varier d’une province à une autre. Assurez-vous de toujours consulter l’étiquette des fongicides avant de les utiliser.

GUIDE POMMES DE TERRE 201

9


GUIDE POMMES DE TERRE

Altise

Traitement des semences

Traitement dans le sillon O

O

O

N

O

N

O

N

O

O

N

O

N

O

N

O

N

X

O

N

X

X

O

N

X

X

O

N

X

X

O

O

O

N

imidaclopride

4

X

X

X

Actara 240 SC / Cruiser (sillon et plantons)

thiaméthoxame

4

X

X

X

Alias 240 SC (sillon et plantons)

imidaclopride

4

X

X

X

Bas 700 01 F / BAS 700 04 F

fluxapyroxade

7

Capture 240 EC (sillon)

bifenthrine

3

Clutch 50 WDG / Chlothianidine

chlothianidine

4A

Cruiser Maxx Extreme

fludioxonil + difénoconazole + thiaméthoxame

Emesto Quantum

chlothianidine + penflufène

4+7

Emesto Silver

penflufène + prothioconazole

7+3

Fortensa

cyantraniliprole

28

X

Genesis 240

imidaclopride

4

X

X

X

Genesis XT

mancozèbe + thiophanate-méthyl + imidaclopride

X

X

Genesis MZ

imidaclopride + mancozèbe

X

X

Grapple / Grapple 2

imidaclopride

4

X

X

Heads Up

saponines du quinoa

NA

Mildiou

Admire 240 / SPT (sillon et plantons)

Groupe1

Cicadelle

O

O

Pucerons

O

Nom commun

Doryphore

Verticilliose

Gale commune

X

Nom commercial

X

X X X

12 + 3 + 4 X

X

M + 1 (4)

X

M (4)

X

X

X

X

X

X

X

X

X

X

X

X

X

X

X

Manzate 200 WP / MancoPlus

mancozèbe

M

X

O

N

Maxim D

fludioxonil + difénoconazole

12 + 3

X

X

X

O

N

Maxim MZ PSP

fludioxonil + mancozèbe

12 + M

X

X

X

O

N

Minecto Duo (sillon)

thiaméthoxame + cyantraniliprole

4 + 28

X

X

X

X

N

O

Nipsit Inside

thiaméthoxame

4

X

X

X

X

O

N

Penred 240 FS (sillon et plantons)

penflufène

7

O

O

Penncozeb 80 WP / Dithane M-45 8 %

mancozèbe

M

Phostrol

phosphites

33

X

X

X3

X X

O

N

N

O

Polyram 16D

métirame

M

X

O

N

Potato ST16 / Tuberseal / PSPT 16 %

mancozèbe

M

X

O

N

Pyrifos 15 G / Chlorpyrifos 480 EC

chlorpyrifos

1B

N

O

N

O

X

Quadris F / Abound / Azoxy

azoxystrobine

11

Reason 500 SC

fenamidone

11

Ridomil Gold 480 sl / ec

métalaxyl-m

4

Senator PSPT / 70 WP

thiophanate-méthyl

1

X

Serenade SOIL (sillon)

bacillus subtilis (bactérie du sol)

44

X X

Solan MX / Condor MZ / Mancoplus

mancozèbe

M

Thimet 15-G

phorate

1B

Titan ST

chlothianidine

4A

Verimark

cyantraniliprole

28

Vertisan

penthiopyrade

7

Vibrance pomme de terre

sédaxane

7

X

X

X X X X

X

X

X

X

X3

X

X3

X X X

X

GUIDE POMMES DE TERRE 2015

O

N

N

O

O

N

N

O

O

N

N

O

X3

O

O

X

O

O

N

O

O

N

X

LÉGENDES TRAITEMENTS DES PLANTONS 1 Groupe : classification des fongicides selon leur mécanisme d’action. Les produits appartenant au même groupe ont un mécanisme d’action semblable. 2 Maladies/Insectes : le traitement est homologué pour le contrôle ou la suppression de ces maladies ou insectes. 3 Pour le traitement sur le planton seulement. 10

APPLICATION

INSECTES

Gale argentée

Rhizoctonie

Pourriture rose

Pourriture de racine et cavité

Pourriture fusarienne

MALADIES2

Ver fil-de-fer

TRAITEMENTS DES PLANTONS


UN SURVOLTEUR DE RENDEMENT ? L’apport de champignons mycorhiziens est une nouveauté dans la pomme de terre, mais ses bénéfices sont difficiles à ignorer. Par Ralph Pearce, rédacteur en chef, Country Guide pires que sur les champs témoins, alors ça n’a fait aucun tort », dit le producteur. Mais c’est l’été dernier, au deuxième essai, que le produit a réellement convaincu Jeremy Rood, en faisant de cette saison, selon ses dires, un « grand succès ». « Le rendement était meilleur sur les bandes testées de toutes les variétés, et elles avaient même un peu d’avance, note Jeremy Rood. On l’a vu tout de suite sur l’un des premiers champs plantés. On a traité les quatre derniers hectares avec les mycorhizes et on pouvait voir dès la mi-saison, juste avant la floraison, que les plantes avaient 10 cm ou 13 cm de plus que dans les parties non traitées. » De plus, dans l’ensemble, les plantes étaient d’un vert plus foncé et semblaient en meilleure santé. En déterrant des plantes, le producteur dit avoir constaté un système racinaire nettement plus robuste que celui des plantes non traitées. Et, même s’il irrigue ses champs, les plantes traitées ont poussé nettement mieux et plus vite. « La récolte était prête une semaine plus tôt, la grosseur était bonne et, comme les plantes étaient plus grandes plus rapidement, elles ont fait de l’ombre plus vite en combattant mieux les mauvaises herbes et en réduisant l’évaporation au sol », explique Jeremy Rood.

PHOTOS : GUY ROY

Jeremy Rood, comme la plupart des producteurs de pomme de terre, connaît bien le niveau élevé de gestion que requiert cette culture. Celle-ci demande aux producteurs d’ajuster avec précision leur système d’irrigation, de faire de bonnes rotations, d’appliquer divers produits de protection, d’effectuer plusieurs opérations au champ pendant la saison… et la liste s’allonge. Il y a quelques années, Jeremy Rood a ajouté une nouvelle variable à son entreprise de production et de transformation Grand Bend Produce, située à Grand Bend, en Ontario : il a testé les champignons mycorhiziens, des microorganismes qui améliorent la croissance des plantes. Il a choisi le produit MykePro, un inoculant liquide appliqué lors de la plantation. Jeremy Rood a d’abord appliqué le produit en 2013, à raison d’une bande-test dans presque tous ses 400 hectares de pommes de terre. Il espérait observer des plantes plus fortes et en meilleure santé grâce à l’amélioration du développement des racines que permet la présence de ces champignons bénéfiques. Les résultats de la première saison étaient encourageants, voire même un « coup de circuit », a noté Jeremy Rood. Sur au moins la moitié de ses champs, il a observé de meilleurs résultats et sur l’autre moitié, les bandes d’essais ont tenu bon. « Les variétés qui n’ont pas donné de meilleurs résultats n’étaient pas

GUIDE POMMES DE TERRE 2015  11


GUIDE POMMES DE TERRE

À la fois ancien et nouveau L’existence des champignons mycorhiziens et leur effet bénéfique sur la santé des sols n’ont certainement rien de nouveau. Les habitués du semis direct sont souvent les plus familiers avec les bienfaits des mycorhizes, cette association champignons-racines sous forme d’un réseau de filaments qui colonise les racines et permet à la plante de puiser davantage de nutriments et d’eau. Les mycorhizes peuvent non seulement stimuler la croissance de la plante, mais aussi le développement des racines. L’apport de cet inoculant installe donc une sorte de pont entre les racines et l’eau et les nutriments, et cela, assez rapidement par rapport à la mycorhization naturelle à long terme associée au semis direct. Katelyn Bruinsma, représentante des ventes pour Premier Tech Agriculture, a travaillé auprès de six producteurs de l’Ontario pour y présenter l’inoculant liquide MykePro Potato L. En 2002, la compagnie a introduit ses premiers produits MykePro dans les secteurs de l’horticulture et de l’aménagement paysager. Une gamme de produits pour les cultures en rang fut lancée en 2008, suivie par un produit liquide pour la pomme de terre, en 2011, reformulé et amélioré en 2012. Selon Katelyn Bruinsma, les champignons mycorhiziens de Premier Tech, tous d’origine naturelle, sont des souches sélectionnées qui, appliquées au moment, à l’endroit et à la concentration appropriés, aident à la croissance des plantes en optimisant les avantages de cette association. « Les mycorhizes améliorent de façon importante la santé des sols en créant un environnement biologiquement plus favorable à la plante autour de ses racines, décrit Katelyn Bruinsma. En fait, les champignons mycorhiziens ont besoin d’une plante hôte : ils s’installent dans ses poils racinaires et vivent en symbiose avec elle, c’est-à-dire échangeant des nutriments. Si la plante meurt, les champignons mycorhiziens ont moins de chances de survivre. »

12  GUIDE POMMES DE TERRE 2015

L’inoculant est offert en bidons traitant 4 ha. On l’applique à la plantation et on peut le mélanger avec un fongicide liquide. Déposé près du planton, il stimule les mycorhizes déjà présents tout en fournissant la souche de champignons mycorhiziens la plus bénéfique pour la pomme de terre. La seule précaution : comme pour la plupart des inoculants de microorganismes vivants, il faut appliquer MykePro Potato L dans les six heures suivant le mélange en réservoir.

D’autres conditions à respecter ? L’inoculant convient à tout type de sol et, en réalité, aide le système racinaire de la pomme de terre à surmonter les difficultés associées à chaque sol. En stimulant les racines et ainsi en accroissant leur surface totale, ces inoculants augmentent leur capacité d’absorber l’eau et les nutriments. Dans les terres tourbeuses, par exemple, la matière organique plus abondante retient davantage les nutriments et les champignons mycorhiziens aident la plante à y accéder. « Au contraire, les sols sableux se drainent plus vite en retenant moins d’eau et d’éléments nutritifs, ajoute Katelyn Bruinsma. Donc, un système racinaire plus imposant couplé d’un réseau mycorhizien aidera la plante à compenser cette lacune en allant puiser plus loin l’eau et les nutriments. » L’apport du MykePro Potato L a donné des résultats positifs et constants au cours d’une période de quatre ans, dans quatre régions : les Provinces maritimes, le Québec, l’Ontario et le Maine. Les données de plus de 200 essais révèlent un gain moyen de 72,9 quintaux/ha, soit de 9,8 %. Dans certains champs d’un producteur visité par Katelyn Bruinsma, la hausse de rendement observée en 2013 « fut suffisante pour susciter son intérêt et pour l’inciter à réessayer ». En 2014, il a traité davantage de champs et y a noté une forte hausse de rendement : de 14,5 % en moyenne.


DES SIGNES DE REPRISE DANS LES POMMES DE TERRE FRITES Alors que le reste du secteur agricole surveille avec nervosité la baisse du prix du pétrole, l’industrie de la pomme de terre pourrait être sur le point de faire un retour en force. Par Gord Gilmour, rédacteur en chef adjoint, Country Guide

Un simple fait nous aide à comprendre l’industrie canadienne de la pomme de terre : le décalage entre l’ampleur de nos récoltes, abondantes, et notre consommation nationale. Chaque année, nous, Canadiens, consommons à peine 12 kg de pommes de terre par personne, mais nous en produisons environ 4,6 milliards, soit quelque 140 kg pour chaque homme, chaque femme et chaque enfant du pays. Comme pour la plupart des autres denrées agricoles canadiennes, cela veut dire qu’une part considérable de nos patates doit sortir du pays. Quelques kilos s’écoulent ici et là sous forme de pommes de terre crues pour la table ou de produits de spécialité comme les croustilles, alors que la part du lion revient au marché de la frite congelée. Près de 60 % des pommes de terre produites au Canada sont pelées à la vapeur, blanchies, préfrites, congelées instantanément, puis emballées avant d’être acheminées vers les congélateurs des détaillants et des restos à service rapide. Et cela, à l’extérieur du pays pour la plupart, explique Ken MacIsaac, directeur général des Producteurs unis de pommes de terre du Canada. « Le Canada dépend aujourd’hui plus que jamais de l’exportation, et principalement vers les ÉtatsUnis, où nous comblons leur marché à mesure qu’ils exportent leur production, décrit Ken MacIsaac. Pour comprendre comment ce marché a grandi puis décliné, avant d’être aujourd’hui sur le point de reprendre de la vigueur, il faut découvrir cet intéressant microcosme où s’entremêlent deux économies.

Libre-échange et huard qui plongent La dernière montée en flèche de l’industrie canadienne des pommes de terre frites remonte à la fin des années 1980, lors du premier Accord de libre-échange entre le Canada et les ÉtatsUnis, qui a pratiquement éliminé les tarifs douaniers entre ces deux pays. Quelques années plus tard, le dollar canadien chuta précipitamment. Cela a rendu les frites canadiennes plus concurrentielles que leurs contreparties américaines. Au milieu des années 1990, notre dollar se négociait entre 70 et 75 cents américains et, en 2002, il a atteint le plancher absolu de 62 cents US. Mais la montée du prix du pétrole a fait s’envoler notre huard jusqu’à la valeur jamais atteinte de 1,10 $ US en 2007, et il s’est maintenu entre 95 cents et 1,05 $ US jusqu’à récemment.

Les consommateurs chinois raffolent des frites nordaméricaines, en particulier celles produites avec nos variétés de pommes de terre.

GUIDE POMMES DE TERRE 2015  13


Aux États-Unis, la reprise semble réelle et les gens ont recommencé à dépenser – et notamment à racheter des frites dans les restos à service rapide. Au moment où notre dollar volait bas, nos exportations étaient des plus concurrentielles. Mais quand le huard a touché les sommets, les exportations se portaient mal. Les produits transformés de la pomme de terre n’ont pas fait exception et ce dollar fort a donné plus d’une bosse à l’industrie. Nos superficies en pommes de terre et nos exportations vers les États-Unis ont alors piqué du nez. L’industrie manitobaine de la pomme de terre fut très sensible à ces soubresauts. En 1998, le premier libre-échange entra en vigueur et cette province ne produisait qu’environ 17 200 hectares. Puis, en 1994, avec un dollar à 70 cents, les producteurs ont planté quelque 22 000 hectares, démarrant une hausse constante qui touchera la cime jamais atteinte de 41 077 hectares en 2003. Mais avec la montée de notre dollar gorgé de pétrole, les superficies ont commencé à décroître et, en 2013, seuls 28 329 hectares furent plantés, la superficie la plus petite depuis 1996. La saison dernière fut encore pire, avec seulement 25 637 hectares de plantons mis en terre. Ces quelques années ont été difficiles pour les producteurs, note Dan Sawatzky, directeur général de l’Association des producteurs de pommes de terre de Keystone. « Je pense qu’il est juste de dire que les producteurs manitobains ont vécu une large part des difficultés, déclarait Dan Sawatzky. Il est clair que le Manitoba a été le plus touché, ces dernières années. »

Des signes de reprise? Mais il y aurait une lueur d’espoir. Aux États-Unis, la reprise semble réelle et les gens ont recommencé à dépenser – et notamment à racheter des frites dans les restos à service rapide. Le prix du pétrole a dégringolé, entraînant vers le bas le dollar canadien. Cela créera-t-il une ouverture pour l’industrie des frites canadiennes ? « Je crois que oui, répond Dan Sawatzky. Il est évident que la lutte sera plus serrée sur le marché et, avec notre dollar à 85 cents, nous sommes plus compétitifs. » Bien que ces tendances macroéconomiques favorisent le secteur canadien de la frite, d’autres développements doivent retenir notre attention. Tout d’abord, les transformateurs étatsuniens ont finalement réussi à intéresser l’Asie aux frites nord-américaines, mais commencent à ne plus pouvoir livrer à temps sur ce marché en pleine croissance. « Il y a eu quelques problèmes de c ­ ommandes non livrées au port de Washington, ce qui empêche les exportations hors du bassin de Columbia », souligne Ken MacIsaac. Cela pourrait causer le réacheminement de 14  GUIDE POMMES DE TERRE 2015


la production des États-Unis vers leur marché intérieur, bloquant l’accès aux frites canadiennes. Une nouvelle voie de transport pourrait aussi accélérer cette option, selon Dan Sawatzky. « Grâce à une entente commerciale, la nouvelle compagnie Railex expédie des convois ferroviaires de 53 wagons de produits congelés et réfrigérés de l’État de Washington jusqu’à New York, dit-il. Cela ouvre un tout nouveau canal. » Selon Dan Sawatzky, l’Association des producteurs de pommes de terre de Keystone et d’autres producteurs ont demandé aux transformateurs locaux de faire pression pour regrouper la logistique au port central de Winnipeg afin de créer un avantage compétitif pour le Manitoba.

La demande d’outre-mer Ken MacIsaac considère le marché chinois comme des plus prometteurs, car ces consommateurs apprécient réellement les frites à la nord-américaine, particulièrement celles produites avec les variétés de pommes de terre canadiennes et américaines. « La Chine, c’est sans aucun doute le point lumineux de ces deux ou trois derniers trimestres », dit-il.

Pour sa part, Dan Sawatzky constate la volonté des producteurs manitobains d’améliorer leur efficacité partout où ils peuvent, pour rester dans la course. Il note que cette province a vu ses rendements en pommes de terre s’accroître considérablement. « Nous avons augmenté nos rendements à un rythme plus rapide que partout ailleurs en Amérique du Nord, dit-il. Certains producteurs ont obtenu une hausse de près de 20 quintaux à l’hectare, alors que dans l’industrie, la hausse moyenne oscille plutôt entre 7 et 12 quintaux à l’hectare. » Dan Sawatzky relie principalement cette amélioration au fait que les producteurs adaptent de mieux en mieux leur irrigation aux conditions locales de croissance. On devra aussi miser sur le financement de la recherche dans toutes les régions productrices du Manitoba, notamment pour découvrir des variétés convenant mieux au climat local que le cultivar standard Russet Burbank. « C’est la variété la plus cultivée en Amérique du Nord, mais elle n’est peut-être pas la mieux adaptée partout, dit-il. Toute variété convenant mieux chez nous, qui gagnerait en acceptabilité et que nous pourrions promouvoir, serait un avantage pour nous. »

GUIDE POMMES DE TERRE 2015  15


Confiance et discrétion vont de pair… Sinon, c’est de la vantardise. Dans notre domaine, les paroles ne valent pas grand-chose. Ce sont les résultats qui comptent. Et c’est exactement ce que le traitement pour plantons TitanMD EmestoMC vous offre : des résultats. Il contribuera à protéger votre culture contre la plus grande variété d’insectes et contre toutes les principales maladies transmises par les semences, dont la rhizoctonie, la tache argentée et la fusariose – même les souches actuellement résistantes. Une protection de cette envergure ne peut qu’inspirer confiance. V i s i t e z T i t a n E m e s t o . c a e t v o y e z p o u rq u o i , v o u s a u s s i , v o u s a u re z r a i s o n d ’ a v o i r c o n f i a n c e .

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