92 Tendances culinaires, nouveaux lieux, talents à suivre
100 Notre « mini market » de beaux produits
104 Art & Food, toute une histoire
106
Food Design Days 25, la rétro
108 Cuisine : un nouveau terrain de jeu
À L’INTÉRIEUR
120 Deux maisons familiales, portraits
124 Meubles de séjour, notre sélection
132
ENTREPRISES
L’actu des entreprises locales
SALONS
140 Cersaie, la céramique
142 Marmomac, l’ode à la pierre naturelle
143 Ambiente, un centre créatif pour penser demain
AGENDA
144 Les expos et les salons à ne pas manquer
RENCONTRE
146 Le coup de cœur d’Élodie de J’aime pas les dimanches
TISSOT BALLADE AUTOMATIC COSC THE GIFT OF TIME
« Le Festin de Babette »
Je ne sais pas si vous avez vu ce film. C’est l’histoire de Babette, une réfugiée française, dans le Danemark du 19e siècle. Pour remercier les villageois austères qui l’ont accueillie, Babette leur prépare un festin. Ils découvrent alors que la cuisine peut transcender le simple acte de se nourrir et devenir une expérience émotionnelle intense. Et même une manière de s’ouvrir à la beauté de la vie.
C’est cette quête d’émotions et d’expériences, cette recherche initiatique ou peut-être simplement la culture du plaisir qui a fait du « Food design » l’un des domaines qui connaissent un développement parmi les plus intéressants aujourd’hui.
La cuisine elle-même d’abord. De la grande gastronomie au street-food, du manger local bio fermenté à la food tech, c’est notre univers gustatif qui est en pleine expansion.
Les espaces de convivialité ensuite. Espaces dans le sens « lieux », les cafés, restaurants ou buvettes, mais les espaces aussi dans le sens « modèles de sociabilité », donc de partage, de rencontre, d’échange…
C’est tout notre environnement social qui est en mutation.
Les designers dans tout ça ? Un domaine aussi challenging ne peut qu’exciter leurs neurones et les inviter à l’investir. Et, naturellement, les acteurs de la branche qui veulent proposer de nouvelles histoires, construire de nouveaux rituels.
Cela donne tout un univers d’expériences, d’émotions, de formes et de couleurs, un univers que nous cherchons à vous faire découvrir dans notre grand cahier de cette édition. Mais aussi que nous avons eu le plaisir d’explorer avec vous pendant les Food Design Days que nous avons lancés cette année et qui ont rencontré un vif succès.
La suite ? Comme on dit, le meilleur est à venir. Le voyage commence dans ces pages.
Bonne lecture
Maroun Zahar, Rédacteur en chef
An Italian Design Story
ARGOTEX
COMBINAISON UNIQUE DE MATÉRIAUX EN HPL ET TEXTILE
Ce sont nos Argotex pour les exigences les plus élevées en matière de design et de fonctionnalité –fabriqués en Suisse. Pour les faces de meubles ou les revêtements muraux collés directement dans la cuisine et la salle de bains. L’individualité esthétique, la résistance et les propriétés hygiéniques sont ici d’une importance capitale. Argolite HPL s’intègre facilement dans n’importe quel concept d’aménagement et crée des solutions globales grâce à des designs harmonieux et des surfaces de haute qualité. Des fonctions telles que l’aimantation, l’inscriptibilité ou la surface anti-traces de doigts font du seul HPL suisse le choix idéal pour des aménagements intérieurs durables. Contactez votre menuisier ou votre cuisiniste pour obtenir des conseils et réaliser votre projet de cuisine.
ÉDITION N° 5
DÉCEMBRE 2025 – JANVIER 2026 21e ANNÉE
ÉDITIONS PRESTIGE SA
Rte de la Gare 7, CH-1070 Puidoux VD T +41 (0)21 946 37 41 Fax +41 (0)21 946 37 49 contact@espacescontemporains.ch www.espacescontemporains.ch
ÉDITEUR
Roland Durussel
T +41 (0) 78 788 22 93 durussel@espacescontemporains.ch
RÉDACTEUR EN CHEF
Maroun Zahar T +41 (0) 78 842 20 11 mzahar@espacescontemporains.ch
RÉDACTRICE EN CHEF ADJOINTE
Clara Jannet cjannet@espacescontemporains.ch
RESPONSABLE DU CONTENU STRATEGIQUE ET DES ÉVÉNEMENTS
T +41 (0) 21 946 37 41 abo@espacescontemporains.ch
ABONNEMENTS
Un an (5 nos) + 2 hors-série offerts au prix de Chf 44.– (TVA incluse). Deux ans (10 nos) + 4 hors-série offerts au prix de Chf 72.– (TVA incluse). Vente au numero : Chf 9.–
Tirage total : 20 500 exemplaires (contrôle REMP/WEMF 2023-24) dont 5768 ex. payants (abos payants + vente au numéro) + 10 686 ex. (abos ciblés gratuits) + 3180 ex. en diffusion promotionnelle dans les showrooms, expositions spécialisées, écoles d’architecture et de design.
La rédaction décline toute responsabilité quant aux documents qui lui sont transmis.
1 3 4 5 6 8 9 1o 7 2
1 Sac à main Lady Dior en fausse fourrure, réinterprétation de Lee Ufan pour Dior, édition limitée, dior.com
2 Set de deux coupes en verre soufflé Black Bow, Maison Balzac, maisonbalzac.com
Portés par la fluidité des lignes et le jeu des asymétries, les boîtiers affirment leur irrégularité. Ni carrés, ni ronds, ni ovales, ils se démarquent par des silhouettes atypiques qui composent des harmonies volontairement imparfaites. De véritables sculptures à porter, offrant caractère et singularité au poignet.
Par Patricia Lunghi et Marco Gabella, éditeur de watchonista.com
1 ALD Dual Time, Dennison Imaginée par Emmanuel Gueit, elle puise son inspiration dans les années 1960, adoptant une esthétique moderniste qui réinterprète la silhouette rétro en forme de téléviseur.
2 MP-17 MECA-10 Arsham Splash Titanium Sapphire, Hublot Ce nouveau garde-temps signé par l’artiste Daniel Arsham pour Hublot révolutionne le design horloger avec ses formes organiques inspirées par le mouvement et la transparence de l’eau.
3 Crash, Cartier Cette première version de 1967 reflète l’effervescence du Swinging London et son esprit anticonformiste. Depuis, plusieurs variations ont vu le jour en éditions très limitées, faisant de ce modèle l’une des montres les plus recherchées.
4 Mirage Sienna, Berneron Première montre à tirer son asymétrie de son calibre plutôt que d’une forme externe, elle a gagné le prix de l’Audace au Grand prix de l’horlogerie de Genève en 2024.
5 A1 Slate, Anoma La montre imaginée par Matteo Violet-Vianello s’inspire de la forme triangulaire arrondie des tables de Charlotte Perriand.
6 Angles Mecaline – Warm Gray, Beda’a Avec son boîtier octogonal inspiré de l’architecture, cette montre mécanique est parfaitement symétrique, sans être du tout classique.
CLAUDIA CAVIEZEL
Depuis plus de vingt ans, Claudia Caviezel associe couleurs et motifs sur tous types de supports. Son univers bariolé s’applique aussi bien aux tapis qu’au linge de lit, à la céramique ou au papier peint. Le Museum für Gestaltung de Zurich lui a récemment consacré une grande rétrospective ; et une tapisserie monumentale est à découvrir au Kunstmuseum de Saint-Gall jusqu’au 4 janvier 2026.
Naviguant avec aisance entre artisanat traditionnel et technologies digitales, Claudia Caviezel est l’une des principales figures du design textile en Suisse. Pour Thut Möbel, elle réinvente les façades du système de mobilier modulaire avec un tissu imprimé numériquement sur du papier washi. Elle vient également de lancer une collection de lanternes Kirakira, un projet élaboré lors de sa résidence au Japon en 2024.
1 Boîte avec couvercle Grono, Atelier Pfister 2016.
2 Kirakira, lampes en papier peintes à la main, édition suisse des lanternes chōchin créées par Claudia Caviezel lors de sa résidence artistique au Japon.
3 Claudia Caviezel dans son atelier à Saint-Gall.
4 Entre Nous, collection de linge de lit pour Lavie, Edition limitée 2025.
Patricia Lunghi / caviezel.cc
David Kosock
Interior Designer Illuminated by Cor o moon
Watch the movie on occhio.com light my soul
REPÉRAGE
LÔDZÈ
À Martigny, d’anciennes caves vinicoles du 19e siècle servent de point de départ au quartier LôDzè, vaste projet mêlant patrimoine et création contemporaine. Découvertes en 2012, ces structures souterraines de béton ont inspiré la transformation du site en un ensemble vivant, réunissant un hôtel, des restaurants, des espaces culturels et des bains publics installés en souterrain dans les anciennes cuves. Pensé comme un catalyseur urbain, LôDzè conjugue mémoire industrielle et hospitalité contemporaine. Son nom, tiré du patois valaisan Lô Dze ? – « As-tu de l’énergie ? » –résume son ambition : redonner souffle et vitalité à Martigny. CJ / quartierlodze.com
BALGACH Eggenberger Wohnen BÂLE Möbel Rösch, Passion for Beds Basel BÜLACH Scheidegger Möbel KRIENS Möbel Amrein LUZERNE BuchwalderLinder, Colombo la Famiglia OLTEN Möbel Kissling SCHATTDORF Muoser WILL Gamma Einrichtungshaus ZOLLIKON Colombo la Famiglia Zürich ZinggLamprecht ZWEISIMMEN Müller-Hirschi Interieur Passion for Beds Zürich
ACTUS
BEAUCOUP BEAUCOUP
Le jeune collectif lausannois Beaucoup Beaucoup, formé en 2025 par 11 diplômés de l’ECAL, a inauguré sa première grande exposition, Beaucoup Beaucoup de balles, récemment présentée à Pyxis. Fondé sur une forte complicité et un véritable esprit d’équipe, le groupe y explorait la balle sous des angles sensibles, symboliques et ludiques. Porté par l’enthousiasme suscité par cette première édition, le collectif entend poursuivre sur sa lancée : faire voyager l’exposition, investir de nouveaux lieux et décliner son concept « Beaucoup Beaucoup de… » à travers d’autres formats, interventions ou installations. Une dynamique qui confirme l’élan créatif et l’ambition de cette jeune équipe. CJ / beaucoupbeaucoup.ch
NOUVEAUTÉS ETCÉTÉRA
LIGNES VIBRANTES
Jusqu’au 3 janvier 2026, la galerie Von Bartha à Bâle présente une nouvelle série de dessins, de céramiques, de textiles, de mobilier et d’œuvres en verre de Karim Noureldin. L’artiste basé à Lausanne déploie son langage visuel à travers une variété de supports, composant un ensemble vibrant et puissant. Pièce maîtresse du solo show, un paravent à quatre panneaux constitué de 400 éléments en verre coloré. Dans cette transition entre l’image et l’objet, l’univers de couleurs, les formes et le rythme de Noureldin ne cessent de s’étendre et de transcender les frontières entre art et design.
PL / vonbartha.com ; karimnoureldin.net @ Beaucoup beaucoup
Vue de l’exposition
Beaucoup beaucoup de balles.
Vue de l’exposition, Karim Noureldin, Tara, von Bartha, 2025.
Vue de l’exposition, Karim Noureldin, Tara, von Bartha, 2025.
@ Finn Curry / von Bartha
@ Finn Curry / von Bartha
Un amour qui dure toute la vie.
Miele un jour, Miele toujours.
miele.ch/kitchen
L’ART DU DÉFILÉ
Ils durent à peine quinze minutes, et pourtant, les défilés façonnent le style dans le monde entier. Catwalk : The Art of the Fashion Show, au Vitra Design Museum (18.10.2025 – 15.02.2026), explore plus d’un siècle de défilés, des salons parisiens du début du 20e siècle aux performances digitales contemporaines. Présentant des créateurs emblématiques, de Chanel à McQueen, l’exposition montre le défilé comme un Gesamtkunstwerk où chorégraphie, scénographie et architecture se rejoignent, reflet des idéaux corporels, des changements sociaux et du pouvoir culturel de la mode. CJ / design-museum.de
DÉTOURNEMENTS
Pour sa première exposition personnelle en Suisse, Rasmus Myrup investit le CACY à Yverdon-les-Bains avec Accoutrements, une série d’œuvres inédites inspirées des collections du Musée suisse de la mode. L’artiste danois renverse les hiérarchies vestimentaires : accessoires et vêtements, habituellement secondaires, deviennent les protagonistes de sculptures et d’installations interrogeant les normes sociales, les rapports de pouvoir et les rôles assignés. Entre art contemporain et patrimoine, il détourne folklore, mode et récits collectifs pour révéler la fragilité et la malléabilité de l’expérience humaine.
Une exposition à découvrir en partenariat avec le MuMode. Jusqu’au 25 janvier 2026. CJ / centre-art-yverdon.ch ; mumode.ch
UNIVERS GERMANIER
Le mudac offre au designer valaisan Kévin Germanier une carte blanche pour réinventer l’espace muséal avec la créativité qui caractérise son approche de la mode. Sur 300 m², Les Monstrueuses déploie des univers immersifs où tenues iconiques, objets de collaborations et créations inédites révèlent l’identité Germanier : diversité, constance et vision positive. En transformant des matériaux de récupération et des savoir-faire traditionnels, il prouve que durabilité et élégance coexistent. L’exposition, à découvrir jusqu’au 22 mars 2026, offre également un avant-goût de ses prochains projets autour du design de mobilier, confirmant l’univers créatif foisonnant du designer suisse et son goût pour l’expérimentation. CJ / mudac.ch
L’artiste Rasmus Myrup dans son exposition.
CHANEL, Ready-to-Wear, A/W 2014/15, Grand Palais, Paris
Germanier, Prêt à porter, FW24-25, Les Épineuses, 2024.
Germanier, Haute Couture, SS25, Les Globuleuses, 2025.
Votre cuisine est intelligente ?
C’est grâce au cuivre.
L’avenir a besoin de matières premières.
Nos cuisines gagnent en intelligence. Nos appareils électroniques sont interconnectés, et parfois même avec notre smartphone. Tout cela ne serait pas possible sans technologie, qui recourt généralement au cuivre en raison de son excellente conductivité. Et quand tout est connecté, votre cuisine vous fait gagner beaucoup de temps. Le réfrigérateur commande vos courses, la cuisinière régule la température, en toute autonomie. Pour en savoir plus sur les matières premières dans la vie quotidienne, rendez-vous sur glencore.ch
ICÔNE EN ROSE
Pour célébrer ses 20 ans, la plateforme suisse de vente en ligne QoQa s’associe à la célèbre marque italienne Artemide pour une édition limitée de la lampe à poser Nessino, signée Giancarlo Mattioli. Cette version exclusive se pare du rose emblématique de QoQa, mêlant style rétro et modernité. Une collaboration unique à ne pas manquer : entre stocks limités et durée éclair, elle est à surveiller de très près sur QoQa durant la semaine du 8 décembre. CJ / qoqa.ch
ESPRIT AUGUST
Formé par Dunja Stanic, architecte d’intérieur, et David Pili, ébéniste-menuisier, Atelier August est un studio pluridisciplinaire basé à Genève dédié à la création et à la fabrication d’espaces, de meubles et d’objets du quotidien, inspirant un style de vie en pleine conscience. L’atelier privilégie l’essentiel et les matériaux naturels, imaginant des lieux et des objets durables, pensés pour résister à l’épreuve du temps et des tendances. Installé dans une arcade de la rue des Bains, l’espace rénové offre une vitrine mettant en valeur l’atelier et un petit showroom annexe. La nouvelle collection est composée de meubles uniques ou en petite série, réalisés en bois massif local. CJ /atelieraugust.ch
COUCOU, COUCOU !
Depuis longtemps, le label genevois de Søren Henrichsen s’est fait connaître par une pendule aussi rationaliste qu’essentialiste. En gros, une boîte dont un oisillon donnait les heures à intervalles réguliers. Voilà qu’il s’est décidé à faire sortir ce dernier – un coucou – de sa boîte – un coucou – afin de lui permettre de voler de ses propres ailes. La mise en abîme est d’une douce folie. La démarche vient aussi prolonger une forme de dynastie ailée dont le créateur a été bercé à travers les représentations boisées de Kay Bojesen, Hans Bølling ou Lars Beller Fjetland. MaP / sorenhenrichsen.com
Oiseau « Hansruedi », disponible en deux tailles.
Banc Raymond, série Pièces uniques.
Tabouret Anne & Louis, série Pièces uniques.
30 ANS DE FROG
Pour les 30 ans de Frog, assise iconique de Piero Lissoni, Living Divani publie un catalogue qui plonge le lecteur dans une véritable expérience visuelle, mêlant récits et images. Trente illustrations de l’artiste néerlandaise Leonie Bos accompagnent autant de textes de Giovanna Zoboli, où Frog devient l’héroïne, avec ses multiples versions et ses proportions « faussées », comme aime le rappeler Lissoni. FF / livingdivani.it
Illustration de Leonie Bos
← ← FLOVER New York x Crosby Studios.
↙ Harry Nuriev032C Store, à Berlin.
← Maison&Objet
JAN.2025 - CURATIO by Thomas Haarmann.
↙ Maison&Objet
JAN.2025 - What’s New ? in Decor by Elizabeth Leriche.
MAISON & OBJET 2026
Quand les racines dessinent l’avenir.
Du 15 au 19 janvier 2026, Maison&Objet revient à son essence, lieu de rencontre entre métiers d’art et design contemporain. Sous le thème Past Reveals Future, le design puise dans ses racines pour mieux s’élever. Le salon met en lumière les créateurs et les entreprises qui réinventent notre manière d’habiter le monde, où innovation et tradition dialoguent, et où les savoir-faire séculaires se réinventent au contact des imaginaires contemporains.
Cette édition met à l’honneur Harry Nuriev, Designer de l’année, figure à la frontière de l’artisanat, du design contemporain et de la création conceptuelle. Fondateur de Crosby Studios, il explore le « transformisme », un manifeste où objets, espaces et récits se reconfigurent en continu. Philosophe autant que designer, Nuriev crée des pièces et des installations à forte identité. Avec une scénographie immersive conçue pour l’occasion, il incarne un design en mouvement, tourné vers l’avenir sans rompre le lien avec l’héritage. CJ / maison-objet.com
« LA PARESSE », DE VALLOTTON À ELITE
À 100 ans de la disparition de Félix Vallotton et à 130 ans de la création de sa gravure La Paresse (1896), la Maison Elite, en parte–nariat avec la Fondation Félix Vallotton, donne vie au motif de la couverture iconique dans un plaid d’exception en baby alpaga. Gris tendre et écru, tissé en série limitée, il invite à ralentir, à prolonger l’œuvre et à savourer l’art autant que l’artisanat. Disponible exclusivement dans les boutiques Elite Gallery. CJ / elitebeds.ch
Félix Vallotton, La Paresse, 1896, gravure sur bois.
LIVRES
TOUS EN SCÈNE !
Filer à Paris pour aller au théâtre reste un rêve à la fois piquant, intellectuel et luxueux, que la vie courante ne permet cependant pas souvent. Que diriez-vous alors d’accueillir les théâtres parisiens dans votre salon ? Le rideau se lève ici sur les plus belles salles parisiennes –une cinquantaine, certaines méconnues – et met sobrement en scène leurs perspectives et leur atmosphère. Sous la pourpre et les ors, incontournables, les lignes vont de l’élégante pureté à l’exubérance, de l’intimité au grandiose, comme l’art dramatique ou lyrique passe des envolées aux chuchotements. Saisis dans le silence ouaté qui précède l’entrée du public, ces théâtres – pour une fois eux-mêmes sous les feux de la rampe – vibrent cependant de tirades et d’arpèges, et de l’impatience de partager leurs trésors… Rideau!
Si la photographie signifie littéralement « dessin par la lumière », le vitrail l’a précédée de presque un millénaire et n’a cessé de s’enrichir de techniques et d’emplois. Car les églises ne sont pas les seules à s’en être parées, comme en témoigne le fonds de vitraux du musée Ariana. Extraites des collections, plus de 400 œuvres suisses, françaises et allemandes, du 12e au 21e siècle, racontent à la fois la maîtrise des verriers et la vie, déjà longue, de l’institution genevoise. À niveau de regard (c’est rare en ce domaine !), des pièces spectaculaires, surprenantes ou mystérieuses révèlent la main de l’artisan – créateur ou restaurateur – et la diversité des réalisations, qu’unit par-delà les âges une même passion pour la couleur, et l’art de la faire chanter aux rayons du jour.
Collectif, Post Tenebras Lux, Georg Éditeur/ Musée Ariana, 2025 – 292 pages.
La miniature, remise à la mode par le roman de Jessie Burton, évoque instinctivement une œuvre petite mais réaliste, que sa minutie pare d’une féerie associée à la nostalgie de l’enfance. La surprise est donc immense en découvrant ces artistes de l’infiniment petit! Car leur univers, qui tient dans la paume de la main et même bien moins, est certes volontiers poétique ou ludique, mais peut aussi s’évader vers des inspirations plus graves, voire tourmentées. Minuscule mais pas réductrice, leur vision du monde capture l’essentiel pour le magnifier à travers des détails infimes, dont la précision fascinante passe par une infinie variété de techniques. On peine à en croire ses yeux, la rationalité vacille… Mais quel émerveillement devant tant de patiente virtuosité, et une inventivité aussi débridée ! Emmanuelle Rosenzweig, L’art du minuscule, Éditions Alternatives, 2025 – 224 pages.
Pierpaolo Ferrari
Stellar Nebula
BIG - Bjarke Ingels Group
UN (SUPER) MARCHÉ DE NOËL
Du 19 au 21 décembre 2025, Super Marché revient aux Anciens Abattoirs de La Chaux-de-Fonds pour sa 9e édition.
Clara Jannet
Organisé par Quartier Général, le centre d’art contemporain de La Chaux-de-Fonds, cet événement reconnu parmi les meilleurs marchés de Noël de Suisse réunit quelque 80 artistes et designers pour trois jours placés sous le signe du design, de l’art et de la création locale. Fidèle à son esprit d’origine – festif, généreux et curieux – le Super Marché 2025 allie continuité et nouveauté : 45 exposants déjà présents en 2024 et 32 nouvelles signatures viennent composer une sélection foisonnante. Parmi les habitués : Renaud Defrancesco, Laure Gremion ou JEUDIJEUDI. Du côté des nouvelles propositions, IROISE, nouvelle parfumerie artisanale, Amizade bijoux ou encore Humus Records élargissent le spectre de la création contemporaine. Bijoux, céramiques, textiles, microéditions ou objets d’art : le Super Marché
se confirme comme un espace d’expression riche et accessible. Sous la nouvelle direction de Quartier Général, l’événement conserve son énergie collective tout en se réinventant. Parmi les nouveautés : un atelier origami destiné aux enfants dès 7 ans, pour ouvrir la création aux plus jeunes dans un esprit à la fois poétique et décontracté.
L’ambiance des Anciens Abattoirs mêlera, comme chaque année, convivialité et effervescence. Les soirées emblématiques rythmeront le week-end : huîtres et champagne Mauler le vendredi, au son du DJ set de RYLCA (@rylcaa), puis les rythmes de Tia (@tia._laetitia) le samedi.
Entre découvertes, pièces coups de cœur et esprit collectif, cette 9e édition confirme la place du Super Marché comme rendez-vous incontournable de décembre. q-g.ch
Promouvoir le design, valoriser les talents, façonner l’avenir, telle est la mission de la Swiss Design Association (SDA), qui distingue chaque année les meilleures réalisations issues des Hautes écoles spécialisées de design suisses à travers son BA Award. Ce prix met en lumière des projets de bachelor exemplaires, reconnus pour la qualité de leur conception, leur portée sociale et leur regard visionnaire sur le monde du design.
Cinq institutions participent à cette initiative nationale : l’ECAL à Lausanne, la HEAD à Genève, la HGK à Bâle, la HSLU à Lucerne et la ZHdK à Zurich. Chacune y présente les travaux les plus prometteurs de ses diplômés, qu’il s’agisse de design industriel, de produit, de bijoux, de textile ou d’interaction.
Lors des expositions de fin d’études, un jury composé d’experts du domaine évalue les projets nominés. Les jeunes designers défendent leur travail lors de brèves présentations et d’échanges avec le jury, avant que les lauréats soient annoncés pendant la cérémonie de remise des diplômes. Au-delà de la reconnaissance, le prix offre un accompagnement concret : commentaires ciblés, coaching professionnel et récompense financière, ainsi qu’une adhésion junior de trois ans à la SDA, véritable tremplin pour entrer dans la vie professionnelle. En valorisant l’originalité, la rigueur méthodologique, la durabilité et la pertinence sociale, le BA Award célèbre avant tout les talents qui esquissent les contours du design de demain. swiss-design-association.ch / Clara Jannet
1 EC KNIT – CHRISTOPHE ASCENÇAO / ECAL
Un lit tricoté pensé pour les trains de nuit: léger, ergonomique et intime. Réalisé avec le TextielLab, il associe tricot 3D et confort sur mesure pour redéfinir le voyage nocturne. Un projet rigoureux et prometteur, salué pour son professionnalisme et son potentiel réel.
2 ELLE ÉTAIT UNE FOIS – LOLA RUST / HEAD
Trois contes revisités à travers le bijou-image pour déconstruire les visions misogynes héritées de l’imaginaire collectif. Une œuvre poétique et engagée mêlant performance, sculpture et parure, saluée pour sa sensibilité et la richesse de sa réflexion.
3 ELI – VALENTINA ERNST / HGK
Pensé pour les personnes atteintes de rhumatismes, le sac à dos ELI facilite la randonnée grâce à un système modulable inspiré du sac messager. Ergonomique et léger, il soulage les épaules tout en restant stable. Un projet salué pour sa rigueur et son approche empathique.
4 KYMU – STEPAN VEDUNOV & ELIA SALERNO / ZHDK Service numérique de télé-rééducation pédiatrique, Kymu combine exercices personnalisés et exergames à domicile. Porté par une approche systémique et empathique, le projet séduit par sa pertinence sociale et son potentiel réel dans le domaine du design et de la santé.
5 THE PRESSURE OF PRINTING SIV KELLER / HSLU
En revisitant le procédé Orbis des années 1920, Siv Keller explore la réinvention d’une technique textile oubliée. Ses imprimés floraux révèlent la richesse et les limites du processus; le jury a salué sa rigueur expérimentale et sa portée créative.
ISSÉ, QUAND LA NATURE DEVIENT MATIÈRE
Nouvelle marque du groupe Casamance,
Issé célèbre un retour à l’essentiel entre nature, matière et élégance durable.
Clara Jannet
Née en 2025 au sein de Casamance Group, Issé ouvre un nouveau chapitre pour l’éditeur français, déjà reconnu pour la créativité de Casamance et le raffinement de Misia. Avec Issé, la maison explore un territoire inédit : celui d’une esthétique naturelle, intemporelle et sensorielle, où la matière et la lumière deviennent langage. Pensée comme un manifeste d’élégance simple, la marque s’articule autour de deux collections complémentaires. Issé Prestige se déploie comme un écrin de matières nobles — lin, chanvre, mohair, soie recyclée — où le geste artisanal sublime la texture brute. Issé La Collection s’inspire quant à elle du rythme des saisons : broderies fines, impressions artisanales et jeux de reliefs insufflent une respiration vivante à l’habitat.
Deux lieux, deux atmosphères pour accompagner le lancement d’Issé : l’un en pleine nature, dans le parc naturel des Alpilles, pour souligner l’ancrage de la marque dans le vivant ; l’autre à la Villa Neutra, lieu d’exception conçu pour fondre l’habitat dans le paysage. Cette œuvre unique de l’architecte Richard Neutra incarne un luxe discret, centré sur les matières brutes et la connexion à la nature des valeurs en parfaite résonance avec l’univers d’Issé.
La recherche chromatique est au cœur du projet. Issue d’un long travail autour des teintures végétales, la palette se compose de teintes organiques et minérales — Blanc des Alpes, Roche de Bréhat, Bleu de Ré… — qui traduisent la beauté essentielle du monde naturel. Soutenue par un réseau de savoir-faire d’exception — tisseurs du Nord, artisans italiens, brodeurs indiens —, Issé revendique une fabrication durable : plus de 75 % de fibres naturelles et 90 % d’approvisionnements européens en 2024. L’écoconception guide chaque étape, de la matière première à la durée de vie du produit.
Avec Issé, Casamance signe une nouvelle vision du design textile : poétique et sincère, ancrée dans le temps long. Une marque qui fait dialoguer la nature et la main, pour un intérieur apaisé, vivant et profondément contemporain. isse-edition.com
↑ ↑ Cycle de conférences Art Talks, artgenève 2025.
↑ Exposition HEAD Geneve, artgenève 2025.
ART GENÈVE 2026 : L’ART EN GRAND FORMAT
Avec plus de 80 galeries internationales et 27 projets institutionnels, Art Genève, qui se tiendra du 29 janvier au 1er février 2026 à Palexpo, poursuit son développement et confirme son statut de rendez-vous majeur du marché de l’art en Suisse romande. Pour sa 14e édition, le salon reste fidèle à son esprit intimiste et exigeant, offrant une plateforme de dialogue privilégiée entre galeries, institutions, marchands, amateurs et collectionneurs.
L’édition 2026 s’annonce particulièrement riche, portée par un programme élargi mêlant installations immersives, performances, conférences et visites guidées. Les grandes galeries internationales – Hauser & Wirth, Mennour, Lelong & Co, Tornabuoni Art, Pace Gallery, entre autres – seront à nouveau au rendez-vous. La section Solo, devenue incontournable, réunira 16 galeries et décernera le Prix Solo Art Genève, soutenu par Piaget, avec une acquisition
destinée au MAMCO. Le salon renforce également son ancrage institutionnel grâce à de nouvelles collaborations d’envergure, dont celles du Musée Barbier-Mueller et de la Fondation Jan Michalski. Des projets spéciaux seront présentés par le Swiss Institute New York, la Fondation Antoine de Galbert ou encore la Fondation Plaza.
Les temps forts incluent « Art Genève\Musique », une soirée exceptionnelle au temple de la Servette, ainsi que la plateforme « Sur-Mesure », invitant à une déambulation parmi des œuvres monumentales. Le Prix Mobilière mettra en lumière la scène émergente suisse, tandis que l’exposition Design Heads, portée par la HEAD – Genève, occupera la halle 3. Un cycle de conférences complétera cette semaine dédiée à la création contemporaine.
Clara Jannet / artgeneve.ch
← Exposition HEAD Geneve, artgenève 2025.
LA BRAFA S’OUVRE AU DESIGN CONTEMPORAIN
Du 25 janvier au 1er février 2026, la BRAFA
(Brussels Art Fair) accueille la jeune galerie de design contemporain « Objects with Narratives », qui dévoilera une sélection pointue de pièces de collection. Patricia Lunghi
Lieu de rencontre privilégié entre galeristes, collectionneurs, conservateurs et amateurs d’art, la BRAFA fêtera en 2026 son 71e anniversaire. À cette occasion, la Fondation Roi Baudouin, invitée d’honneur, y présentera un ensemble exceptionnel de trésors patrimoniaux, accompagné d’un programme de conférences. Rassemblant quelque 140 galeries, de l’Antiquité à l’art contemporain, la BRAFA accueille désormais aussi le design contemporain. La jeune galerie Objects with Narratives (OWN) y mettra à l’honneur le designer belge Ben Storms, dévoilant des meubles sculpturaux qui allient savoir-faire traditionnel et technologies de pointe. Ouverte par trois amis aux profils complémentaires, la galerie Objects with Narratives, basée à Genève, Bruxelles et Bruges, promeut le travail d’artisans d’art issus des quatre coins du monde. Les fondateurs aiment s’entourer d’objets qui reflètent leur personnalité : « Nous nous attachons émotionnellement à ces œuvres, en particulier lorsqu’elles
racontent des histoires captivantes, ce qui est le but du design de collection. À la croisée de l’art et du design, un objet de collection possède une force qui incite à jeter un deuxième regard, bien plus qu’un objet ordinaire. Ces pièces haut de gamme, en édition limitée, sont le fruit d’un travail minutieux et d’une grande attention portée au processus de production, aux matériaux et à la forme. »
Les trois amis ont créé une plateforme qui permet aux artistes de se concentrer sur la création, tandis qu’OWN met à disposition les lieux et les occasions pour exposer, que ce soit dans leur magnifique galerie du Grand Sablon à Bruxelles, un ancien magasin de fourrures devenu un immense showroom de 2000 m2, à Genève dans un appartement privé dédié à l’art et au design, qui se visite sur rendezvous. Et dans le cadre de foires internationales comme la BRAFA. brafa.art / objectswithnarratives.com
Le showroom « Objects with Narratives » au Grand Sablon à Bruxelles.
↖ La Cour du Mail renouvelle régulièrement ses espaces. Pour cette saison elle présente de nouvelles configurations et agencements bulthaup.
↑ Agape est exposé dans un cadre immersif et inspirant, qui reproduit un espace de vie contemporain.
Nouvel arrivant au sein de La Cour du Mail, la belle marque italienne Agape est désormais exposée dans le showroom de l’avenue du Mail 19.
Maroun Zahar
L’enseigne genevoise poursuit son développement avec la même énergie, en gardant la même ligne et les mêmes valeurs. Un design élégant et épuré, une qualité de finitions de très haut niveau et une expertise en architecture d’intérieur, où le souci du détail et de la bonne facture prime sur tout.
La Cour du Mail propose déjà les cuisines bulthaup, les agencements et meubles Rimadesio et les meubles Flexform, sans oublier les cuisinières iconiques La Cornue. Des collections qui se situent dans le haut de gamme et dans un univers fin et raffiné, très contemporain. Grâce à la gamme d’articles de salle de bain Agape, la marque étend désormais son offre pour inclure l’ensemble des pièces de la maison. Elle peut ainsi offrir à ses clients, qu’ils soient des particuliers ou des professionnels, un univers complet pour leurs projets.
LIGNES CONTEMPORAINES
La gamme Agape est entièrement fabriquée en Italie à partir de matières premières de haute qualité, avec des détails soigneusement
travaillés. Les appareils et accessoires ont été conçus par des architectes et designers renommés, créant des objets pour les amateurs d’un style de vie sophistiqué et actuel. Ces pièces sont signées par des personnalités comme Patricia Urquiola, Sebastian Herkner, Marcio Kogan, Lucidi Pevere, etc.
Une partie de la collection est exposée au showroom de l’avenue du Mail. Elle est agrémentée d’autres articles de l’assortiment de La Cour du Mail, créant une atmosphère immersive évoquant un intérieur domestique. La Cour du Mail a profité de cette arrivée pour renouveler l’aménagement de ses espaces en proposant de nouveaux agencements bulthaup. Créés et pensés sur mesure, ils peuvent être adaptés à différents espaces de vie.L’espace est toujours à la recherche de renouveau. Il a à cœur de proposer régulièrement des scénarios inspirants avec ses collections et ses nouveautés. lacourdumail.ch
thomas jundt
Rue des Horlogers 4
CH-1227 Carouge
+41 22 309 06 10
jundt.ch
ingénieurs civils
75 ANS D’AUDACE
Pionnier du design contemporain en Suisse, teo jakob célèbre ses 75 ans d’activité sous le thème Limitless (sans limites), une manière d’affirmer l’engagement constant de l’enseigne envers le design helvétique depuis sa création.
Patricia Lunghi
Née en 1950 sous l’impulsion de Theodor Jakob, qui transforme l’entreprise familiale de tapisserie en acteur majeur du design contemporain, l’enseigne s’implante d’abord en Suisse alémanique avant de s’étendre vers la Romandie. Dès ses débuts, Theodor Jakob s’engage pour la promotion de jeunes designers et entretient des liens forts avec les artistes de l’époque. Fidèle à sa vision d’origine, l’enseigne propose des meubles intemporels, conçus pour durer, et possède une importante collection d’art d’environ 400 œuvres — peintures, sculptures, affiches et objets —, de Mario Botta à Jean Tinguely, dont une partie est exposée dans les showrooms. Au fil du temps, teo jakob est devenu la référence de l’aménagement contemporain en Suisse et déploie son expertise dans l’habitat privé et professionnel. Aujourd’hui, l’enseigne est présente dans sept villes : Berne, Genève, Lausanne, Zoug, Zurich, Winterthur et Bienne. Showroom et ateliers sont concentrés dans les zones urbaines des grandes villes, selon un développement stratégique voulu par le jeune CEO Simon Flückiger.
DIRECTRICE DE TEO JAKOB GENÈVE DEPUIS 2009 ET RESPONSABLE DE LA ROMANDIE, MICHÈLE ROSSIER ÉVOQUE LES ÉVOLUTIONS DU SECTEUR ET SES PROJETS.
QUELS SONT LES DÉFIS DE TEO JAKOB AUJOURD’HUI ?
Ces dernières années, les habitudes d’achat ont complètement changé, le concept de magasin au sens traditionnel a évolué. Nous avons progressivement mis en place une structure interne qui peut accompagner les projets d’architecture d’intérieur, que ce soit dans le
← Espace teo jakob à Art Genève 2025 avec les affiches historiques et, à droite, l’affiche des 75 ans, signée Antoine Pasi.
↑ Portrait de Michèle Rossier, directrice de teo jakob Genève depuis 2009 et responsable de la Romandie.
secteur privé ou les collectivités, et nous avons développé le contract. D’autre part, le magasin accueille tout au long de l’année beaucoup d’événements et d’expositions, comme pendant le Parcours céramique carougeois ou les Design Days. Nous avons à cœur de soutenir le design suisse et les jeunes talents. À cet effet, nous avons noué des partenariats solides avec plusieurs manifestations, dont les Design Days, Art Genève ou la HEAD, via le Prix Teo, qui récompense depuis quinze ans le meilleur projet de bachelor en architecture d’intérieur. Ces collaborations avec des acteurs qui partagent notre même vision sont très importantes pour nous.
QUELS SONT VOS PROJETS POUR L’AVENIR ?
Au sein du magasin, nous avons de nouvelles initiatives qui verront le jour prochainement, comme le LAB, le Swiss Design Studio et Second Cycle. Le Lab est une vaste matériauthèque conçue pour les architectes et architectes d’intérieur. Elle leur offre des sources d’inspiration sur les tendances et les matériaux, avec l’accompagnement d’un expert dédié.
Nous préparons également un espace consacré au design suisse. Le Swiss Design Studio présentera une sélection d’objets pour la maison, des accessoires, des pièces en céramique et des luminaires conçus par de jeunes designers locaux, afin de faire découvrir au public toute la richesse de la création helvétique. Nous sommes également en train de lancer le programme « Second Cycle » de revalorisation et de remise en marché de mobilier USM pour favoriser l’économie circulaire.
1 Le stand teo jakob aux Design Days 2025, à Lausanne
2 Exposition des nouvelles créations de Mario Botta, Saturno et Zeta, pour Alias, dans le showroom teo jakob à Berne, en mai-juin 2025.
3 Mario Botta (à gauche) et Teodor Jakob lors de l’exposition personnelle consacrée à Mario Botta chez teo jakob à Berne, 1983.
4 Les œuvres en céramique de Claire Lindner présentées dans le showroom de teo jakob à Carouge, lors du Parcours céramique carougeois en 2022.
5 Relief, œuvre de Paul Talman, collection Fondation d’art teo jakob.
TIMELINE
1950 Theodor Jakob reprend l’entreprise familiale de tapisserie dans la vieille ville de Berne et amorce la transition vers le design contemporain.
1950– Ouverture progressive de showroom et premières collaborations avec des designers et graphistes suisses.
1957 Ouverture d’un premier point de vente à Genève.
1972 Installation du premier showroom USM chez teo jakob — début d’un partenariat historique avec la marque.
1978 Première exposition personnelle présentant les meubles aujourd’hui iconiques de Trix et Robert Haussmann. Elle s’inscrit dans la continuité des collaborations de teo jakob avec de jeunes designers suisses et internationaux, et fait écho au groupe Swiss Design,fondé en 1958. L’idée de galerie de design se poursuit jusqu’à aujourd’hui, comme en témoigne l’exposition personnelle de Guy Meldem chez teo jakob Lausanne en 2024.
2020 Structuration en réseau national avec sept sites, développement d’ateliers et d’initiatives culturelles. Lancement du programme « Second Cycle » pour la revalorisation du mobilier USM.
Le Design Preis Schweiz récompense huit projets qui incarnent la rencontre entre innovation, responsabilité et engagement.
Clara Jannet
Pour sa 25e édition, le Prix Design Suisse met à l’honneur une nouvelle génération de créateurs, capables d’aborder avec acuité les enjeux sociaux, technologiques et écologiques. Bien plus qu’une simple vitrine du design helvétique, le prix s’affirme comme un observatoire des évolutions de la discipline et de son rôle dans la société. Cette année, la recherche sur les matériaux, la mobilité, l’inclusion et l’égalité de genre sont au cœur des priorités, autant de thématiques traduisant un engagement vers un futur plus durable et équitable. Chaque projet récompensé, qu’il s’agisse d’objets, de concepts ou de recherches appliquées, illustre une volonté de repenser les usages et de réinventer les relations entre design, industrie et société. En conjuguant pensée circulaire, rigueur d’exécution et pertinence sociale, les réalisations primées ouvrent de nouvelles perspectives sur la manière dont le design peut transformer nos modes de vie tout en stimulant la réflexion et le dialogue sur son rôle dans le quotidien. designpreis.ch / Photos : Design Preis Schweiz
Sea Flavors, gagnant de la catégorie Design Culinaire.
ENTRE-DEUX GRID
Grid est un système modulaire innovant de blocs de verre empilables, conçu par Nicolas Le Moigne et l’entreprise spécialisée dans le verre, Nouvel. Chaque module, avec reliefs et cavités cylindriques, permet d’intégrer étagères, crochets ou lumière, offrant des configurations infinies pour les murs, les meubles ou les luminaires. Le projet illustre une approche contemporaine qui allie expérimentation et rigueur, explorant de manière productive la frontière entre recherche et design. nouvel.glass
JEUNES TALENTS
PEVA PROJECT
Le Peva Project s’attaque aux inégalités de santé liées au genre, en plaçant les besoins des patientes au cœur du design. Le spéculum Peva, que la patiente peut insérer elle-même, réduit la douleur et l’inconfort tout en restituant l’autonomie et le contrôle. Le projet illustre un design responsable, alliant rigueur scientifique et conscience des enjeux de médecine sensible au genre. @pevaproject
DESIGN DE MOBILIER
BENT ALUMINIUM
Bent Aluminium de Philippe Malouin, développé avec l’entreprise suisse Lehni, rassemble des tables, des consoles et des étagères alliant aluminium plié et blocs de nylon. Chaque pièce mêle précision, fonctionnalité et esthétique distinctive, transformant l’expertise industrielle de Lehni en design contemporain. En explorant les matériaux, la construction et les formes, Malouin crée des objets modernes, légers et porteurs d’une identité suisse affirmée. lehni.ch
DESIGN CULINAIRE
SEA FLAVORS CAMPAGNE
La campagne Sea Flavors rend hommage aux saveurs et textures de la mer, recréées à partir de plantes. Film, e-book, vernissage et table ronde traduisent la recherche scientifique en un récit accessible, combinant gastronomie, communication et design. Cette approche illustre comment le design peut inspirer un dialogue social sur les alternatives végétales et créer une expérience tangible de culture alimentaire durable. byaris.ch/seaflavors
DESIGN CIRCULAIRE
STEP ZERO
Chaque année, l’usure des semelles de chaussures libère d’énormes quantités de microplastiques dans l’environnement. Step Zero propose un matériau biodégradable, performant et compatible avec les procédés industriels existants, offrant une alternative durable qui se décompose naturellement et limite la pollution. step-zero.com
DESIGN DE PRODUIT
MICROLINO
Le Microlino est un véhicule électrique compact, combinant protection et capacité d’une voiture avec l’agilité d’un e-scooter, tout en limitant l’espace, la consommation et l’impact écologique. Minimaliste et durable, il répond concrètement aux enjeux actuels de mobilité : local, peu émetteur et tourné vers l’avenir. Le projet illustre une approche suisse de mobilité durable et réfléchie. microlino-car.com
DESIGN INCLUSIF
PLATO
Pour les personnes tétraplégiques, manger au restaurant peut être un vrai défi. Plato, un outil discret en liège antidérapant, se glisse sous l’assiette pour la stabiliser et faciliter le chargement des aliments sur les couverts. Léger, compact et agréable au toucher, il permet plus d’autonomie tout en s’intégrant naturellement à la table, favorisant la participation sociale et quotidienne avec simplicité, empathie et respect des besoins. @zwjess_
DESIGN D’INTÉRIEUR
RATHAUS HARD, PROVISORIUM BULLINGERKIRCHE ZÜRICH
Pendant la rénovation du Rathaus de Zurich, l’église Bullinger accueille les séances parlementaires grâce à des aménagements réversibles et fonctionnels, avec une lumière et une acoustique adaptées aux débats et à la diffusion médiatique. Le projet montre qu’un espace peut gagner une nouvelle signification par des interventions modestes, et qu’un bon design naît de l’évolution intelligente de l’existant. enf.ch
Le robinet qui fait tout
Eau bouillante à 100 °C, réfrigérée pétillante et plate
Avec un Quooker, vous prélevez instantanément de l'eau bouillante à 100°C et économisez ainsi du temps, de l'eau et de l'énergie. Avec un Quooker CUBE, vous obtenez en plus de l'eau plate et pétillante réfrigérée et réduisez ainsi l'utilisation de plastique. Pratique et durable. Découvrez tous les avantages sur quooker.ch
CARL HANSEN & SØN
LE DESIGN INTEMPOREL
Fondée il y a plus d’un siècle, l’entreprise familiale Carl Hansen & Søn incarne l’héritage du design danois à travers la production de meubles parmi les plus emblématiques de l’histoire moderne. Son histoire, marquée par les grands classiques du design scandinave, repose sur des personnes, des idées et des rêves qui ont façonné sa grandeur.
Chantal Rizzardi
La résidence de la famille Hansen, Hellrup Manor. Dès les premiers instants, on perçoit l’essence même de l’entrepise familiale.
par Hans J.
en
devenue une des icônes du design du 20e siècle. Il faut environ trois semaines pour préparer et assembler les quatorze éléments qui composent la chaise, puis tresser à la main son assise.
Sur l’île de Funen, au Danemark, entre l’air sec et le soleil éclatant, la famille Hansen nous accueille dans leur magnifique résidence, Hellerup Manor. Dès les premiers instants, on perçoit l’essence même de Carl Hansen & Søn. Simplicité, authenticité, chaleur humaine. Pas de mise en scène, pas de catering rigide, mais une table familiale, de la confiture maison parfumée et la chienne Pauli, qui virevolte joyeusement autour de nous.
Le lendemain, nous découvrons l’atelier de production : un véritable temple du bois, où des mains expertes transforment la matière brute en meubles de design faits pour durer des générations. Chaque étape du processus est pensée pour minimiser les déchets ; même les copeaux de bois sont récupérés et transformés en combustible pour l’usine de chauffage urbain de Gelsted, qui chauffe à la fois l’atelier et 450 maisons des environs.
À l’intérieur de l’atelier, « THE LAB » incarne l’engagement envers l’avenir : un laboratoire d’apprentissage où de jeunes artisans sont formés pour préserver et innover la tradition artisanale danoise. En effet, ce qui caractérise le plus Carl Hansen & Søn, c’est son identité profondément danoise, véritable gardien de plus d’un siècle d’histoire du design nordique. Depuis la collaboration fortuite de 1949 avec Hans J. Wegner, créateur des iconiques Wishbone Chair et CH25 Lounge, jusqu’à des noms comme Arne Jacobsen, Børge Mogensen, Ole Wanscher, Kaare Klint, Poul Kjærholm, Bodil Kjær et même Tadao Ando, le répertoire de l’entreprise est impressionnant. Et cela suffirait à faire vivre une entreprise, mais, sous la direction du PDG Knud Erik Hansen, Carl Hansen & Søn continue de repousser les limites, anticipant et interprétant les évolutions du design contemporain. carlhansen.com
Knud Erik Hansen, PDG de Carl Hansen & Søn et sa femme devant leur résidence sur l’île de Funen au Danemark.
Wishbone chair, dessinée
Wegner
1949,
LOUNGESCAPE OU COMMENT DES ICÔNES
VOIENT LE JOUR
Antonio Citterio, a conçu un nouveau canapé pour Flexform. Il vient s’ajouter à la grande collection de meubles emblématiques que le designer a dessinés pour la marque italienne.
Françoise Faure
C’est une riche et longue relation qui unit Antonio Citterio à Flexform. A l’occasion de la sortie de Loungescape, dernier fruit de leur collaboration, le designer revient sur son histoire avec l’entreprise italienne et la vision qu’ils partagent. Entretien.
ESPACES CONTEMPORAINS : VOTRE LONGUE COLLABORATION AVEC FLEXFORM SEMBLE REPOSER SUR UN VÉRITABLE LIEN D’EXCEPTION. COMMENT DÉCRIRIEZ-VOUS CETTE RELATION SI PARTICULIÈRE QUI VOUS LIE À CETTE MAISON ?
ANTONIO CITTERIO : Avec Flexform, c’est un dialogue qui dure depuis des décennies, fondé sur la confiance réciproque et une vision partagée de la qualité. Il ne s’agit pas seulement de concevoir des objets, mais de construire ensemble une identité cohérente dans le temps. Il existe un profond respect pour le travail de l’autre, pour la culture du projet, mais aussi pour le savoir-faire de production. En ce sens, notre collaboration est comme un laboratoire permanent, où chaque nouvelle collection est le fruit d’une évolution commune, jamais improvisée.
EC : LE SAVOIR-FAIRE ARTISANAL DES MÉTIERS AU SEIN DE FLEXFORM, ALLIÉ À UNE PRODUCTION INDUSTRIELLE DE TRÈS HAUT NIVEAU, VOUS A-T-IL OFFERT UNE LIBERTÉ D’ACTION OU DES POSSIBILITÉS QUE D’AUTRES RÉALITÉS INDUSTRIELLES NE PERMETTENT PAS ?
AC : La force de Flexform réside dans sa capacité à conjuguer précision industrielle et sensibilité artisanale. Cela signifie que nous pouvons travailler le détail avec une grande liberté, non seulement esthétique, mais aussi technique. Nous pouvons développer des solutions
constructives complexes, expérimenter des matériaux et mener un projet jusqu’à son plus haut degré de cohérence. C’est une approche qui exige de la rigueur, mais qui offre également une extraordinaire souplesse créative.
EC : LA FORME TRÈS SINGULIÈRE DU CANAPÉ LOUNGESCAPE, NOTAMMENT SON PIÈTEMENT BISEAUTÉ, ÉVOQUE UNE EXPRESSION GRAPHIQUE À LA FOIS NOUVELLE ET AUDACIEUSE. QUELLE EN A ÉTÉ L’INSPIRATION ?
AC : Loungescape est né d’un travail continu autour du thème de l’espace living. Je voulais créer un système doté d’une forte présence dans l’espace, mais sans paraître lourd. La base inclinée et reculée est née précisément de cette idée : alléger visuellement la masse, donner de la respiration à la composition. C’est un élément architectural, plus que décoratif, qui sert à définir un équilibre entre stabilité et légèreté. L’inspiration vient, comme toujours, de l’observation de la réalité de l’habitat, et de la manière dont les gens vivent et se déplacent dans l’espace domestique.
EC : ENVISAGEZ-VOUS, À L’AVENIR, QUE LE CANAPÉ LOUNGESCAPE PUISSE SE DÉVELOPPER ET ACCUEILLIR DE NOUVELLES PIÈCES, DANS L’AMBITION DE DEVENIR UNE COLLECTION PÉRENNE AU SEIN DE FLEXFORM ?
AC : C’est possible, mais ce n’est jamais un objectif imposé a priori. Si un projet est bien conçu, s’il possède cohérence, flexibilité et identité, alors il peut naturellement engendrer de nouveaux produits et devenir une famille. flexform.it
DE LUMIÈRE, DE VERRE ET DE FORMES
Grâce à sa conception modulaire, Zephyr offre des possibilités d’aménagement infinies. Il s’intègre harmonieusement dans n’importe quelle pièce et l’illumine de sa présence.
Maroun Zahar
Conçu par Carlo Colombo, le système d’éclairage Zephyr s’adapte à divers contextes et configurations. Que ce soit une lampe de table compacte, une suspension raffinée ou un lustre audacieux, Zephyr met la lumière en valeur de manière sculpturale. Au cœur du design se trouve un double diffuseur cylindrique qui entoure la source de lumière et détermine la disposition des luminaires voisins en orientant les éléments structurels qui les relient.
Le verre, travaillé de manière délicate, avec des bandes transparentes et opalescentes, donne au diffuseur soufflé à la bouche une allure à la fois sobre et élégante. La texture striée du verre n’est pas seulement décorative, elle permet également une diffusion homogène de la lumière, évitant tout éblouissement le long du corps cylindrique.
En termes de conception, qu’il soit installé en cercle ou en ligne, Zephyr s’adapte aisément à toutes les applications grâce à sa structure alimentée en 24 V et contrôlée par une intelligence électronique. Cela permet une grande liberté de composition pour créer des solutions personnalisées à chaque projet.
La Zephyr Table présente un design minimaliste. La source lumineuse émerge du sommet du corps cylindrique, éclairant le motif rayé et se diffusant délicatement sur la table.
Alliant esthétique, technologie avancée et faible consommation d’énergie, Zephyr propose une vision moderne du lustre traditionnel artemide.com
Un vaste choix de modèles, de couleurs, de lavabos, de poignées, vous permettra de créer un meuble de salle de bain sur mesure et personnalisé.
Culture japonaise des soins corporels Baignoires britanniques au design raffiné
Framo SA, La Maillarde, 1680 Romont Tél. +41 (0) 26 651 96 51 www.framo.ch /framoromont
NOUVEAU SOUFFLE SUR LES ALPES
Les symboles du chalet traditionnel se réinventent dans une grammaire contemporaine. Du bois, de la pierre, du béton, des textures variées pour créer de nouveaux équilibres visuels dans un esprit plus épuré et contemplatif.
UN REFUGE CONTEMPORAIN
À 1350 mètres d’altitude, à Morissen (GR), un couple zurichois a fait construire une maison en bois ancrée dans la pente. Le choix du duo autrichien Berktold-Weber, couple d’architectes formés et établis dans le Vorarlberg, s’est imposé tout naturellement. Une maison entièrement en bois, une cabane contemporaine montée sans clous ni vis, assemblée à l’ancienne. Préfabriquée en Autriche, la structure a été installée en cinq jours.
Prouesse architecturale, la maison suit la pente du terrain, presque comme si elle en faisait partie. Son ossature repose sur un socle en béton brut ; le reste est en mélèze pour l’extérieur et en sapin blanc pour l’intérieur, bois choisis pour leur clarté et leur stabilité dans le temps.
La pièce à vivre, au sommet de la bâtisse, est monumentale ; le plafond cathédrale crée un volume impressionnant. Les architectes ont joué avec la lumière : la pièce s’ouvre sur deux terrasses, au sud, l’avanttoit filtre le soleil direct ; une loggia creusée dans le volume est protégée du vent et orientée vers la vue. Au nord, la terrasse face aux sapins reste fraîche en été. Une grande baie fixe cadre le couchant à l’ouest.
La cuisine, dessinée avec un artisan local, reprend les teintes du granit de la cheminée. Ses façades en gris mat s’accordent au bois clair des parois et au plan de travail en inox. Au-dessus de ce dernier, trois suspensions cylindriques noires rythment l’espace, tandis qu’à quelques pas, les plafonniers japonais flottent comme des lunes blanches audessus de la table à manger. Dans les chambres à coucher, pas de surenchère décorative, juste des proportions, des matières et le plaisir du vide quand on regarde par la fenêtre. Catherine Gailloud
À Courmayeur, face au massif du Mont-Blanc, le collectif belge Maison Osaïn signe la rénovation d’un authentique chalet de montagne, transformé en refuge chaleureux et contemporain. Située à la lisière des pistes, House Montagna conjugue un accès direct à la nature, un raffinement architectural et une atmosphère apaisante.
Fondée en 2022 par l’architecte Thomas Maria Verschuren et la designer Ann Butaye, Maison Osaïn s’est donné pour mission de redonner sens à l’habitat. Chaque projet vise à créer des environnements sains et durables où calme, authenticité et bienveillance guident chaque intervention. Le duo acquiert des bâtiments à forte identité, les rénove de A à Z avec l’aide d’artisans et de partenaires locaux, puis les remet sur le marché, entièrement aménagés et meublés.
Conçu comme un lieu de déconnexion, House Montagna séduit par ses volumes compacts et son aménagement ingénieux. Les matières naturelles, les textures brutes et la palette aux teintes minérales et boisées composent un décor sobre et raffiné. Chaque pièce s’ouvre sur les montagnes environnantes, instaurant un dialogue constant entre intérieur et paysage.
L’esprit Maison Osaïn s’y exprime pleinement : luxe discret, sélection minutieuse d’œuvres et d’objets, souci du détail et engagement envers la durabilité. Avec une surface d’environ 280 m², le chalet démontre qu’il est possible d’allier confort haut de gamme, respect du patrimoine et harmonie avec la nature.
À travers ce projet, Maison Osaïn confirme sa vision d’une architecture sensible, où design, artisanat et conscience écologique s’unissent pour réinventer l’art de vivre en montagne. Clara Jannet
De ce bel appartement de 95 m² situé au cœur de Crans-Montana, l’architecte d’intérieur Florent Breton a conservé la structure originelle tout en réécrivant les codes de l’architecture alpine. À la fois refuge et manifeste, ce lieu de montagne célèbre la rencontre entre le Japon et la Suisse : deux cultures qui se complètent et se rejoignent autour de l’attention portée aux matériaux et au geste de l’homme. Ici, chaque espace invite au calme et à la contemplation. Florent Breton a instauré un dialogue original entre l’esthétique japonaise et la culture alpine en réinterprétant le langage traditionnel du chalet.
Âme du lieu inspirée du Kachelofen — poêle traditionnel suisse alémanique —, la cheminée a été redessinée et revêtue de céramique rouge brique et gris clair. Totem de convivialité, elle articule la pièce à vivre et fait face à un autre élément majeur du salon, la bibliothèque Kigumi — nom inspiré de l’art ancestral japonais d’assemblage du bois —, qui s’élève comme une colonne vertébrale entre sol et plafond. Réalisée sur dessin de Florent Breton par des artisans locaux, la structure en chêne massif s’emboîte avec une justesse millimétrée, sans clou ni vis.
Autre référence japonaise, le carrelage du sol rappelle le Kintsugi, technique de collage à la poudre d’or qui sublime les fissures des céramiques et en valorise les imperfections. Lorsque la lumière pénètre dans le salon, les lignes dorées du carrelage scintillent au soleil. Le coin bureau et le dressing en mélèze ont également été dessinés par Florent Breton afin de s’intégrer parfaitement dans la sous-pente. Dans les chambres, les murs deviennent supports d’évocation grâce à la technique japonaise de pochoir Katagami, qui esquisse une ligne de montagnes et des silhouettes animales qui veillent discrètement sur les hôtes de la maison. Patricia Lunghi
Un dialogue audacieux entre le rose saumon du salon et le vert de la salle à manger. Lampadaire vintage à bras courbés.
UNE JOYEUSE PARTITION CHROMATIQUE
Couleurs, textures et émotions : l’art de vivre selon Tiphaine Verdier
Photos : Ramona Elena Balaban / Living Inside Texte français : Catherine Gachies-Stäuble
Vue de la salle à manger : table en onyxrose signée Les Causeuses ; chaises par Willy Rizzo ; suspension rose par Made by Hand.
Vue du salon côté rue avec les fauteuils roses Alky par Piretti. Lampadaire à feuilles de Ginkgo par Carlo Giorgi pour Bottega Gadda, Italie, années 1970.
Table basse Willy Rizzo, suspension boule japonaise HK Living, bibliothèque basse sur mesure, tapis Nordic Knots. Derrière le canapé jaune Knoll, lampadaire vintage Roche Bobois.
Une élégance parisienne mêlant verts sophistiqués, œuvres délicates et esprit classique revisité.
Un trumeau, parfaitement fondu dans le rose des murs, surplombe la cheminée d’origine.
Sur la cheminée d’origine de la salle à manger, deux lampes roses chinées.
Le canapé iconique Sandra d’Annie Hiéronimus pour Cinna, Ligne Roset, années 1970.
Détail de la cuisine avec la table et un tabouret vintage. Tabouret rouge d’India Mahdavi pour Monoprix. Meuble japonais vintage recouvert par Tiphaine. Tableau fleur Martin Jarrie.
Vue de la chambre à coucher avec une armoire rose vintage, fauteuil à fleurs par Willy Rizzo pour Cinna, tableaux chinés aux puces.
Dans la chambre principale, linge de lit vintage et appliques de chevet trouvées sur Etsy.
Niche à l’entrée avec une applique Les Causeuses et un tableau chiné.
Entrée de la chambre à coucher avec le banc et l’applique murale Les Causeuses.
Perché au faîte d’un bâtiment cossu du 17e arrondissement, l’appartement de Tiphaine Verdier respire la joie chromatique. Dans ce duplex haussmannien de 120 m², la créatrice a orchestré un ballet de couleurs, de matières et d’émotions. Loin du minimalisme blanc qui dominait à son arrivée, elle a composé un intérieur vibrant, empreint de féminité et de fantaisie, où chaque pièce raconte une histoire. Inspirée par ses années londoniennes, Tiphaine revendique une esthétique audacieuse : un art de vivre qui mêle excentricité britannique, savoir-faire artisanal et poésie française. Chez elle, le design devient un langage intime, un manifeste joyeux qui célèbre la couleur comme vecteur d’énergie vitale. Les nuances s’y répondent comme des notes de musique, les objets dialoguent entre passé et présent, et chaque détail révèle une intention : celle de faire de son intérieur un lieu sincère et habité, où l’esthétique se met au service du quotidien.
Tiphaine devant la porte du salon.
Sous les moulures et les combles d’un immeuble haussmannien, Tiphaine Verdier a trouvé son ciel. « Je voulais une maison dans les nuages », confie-t-elle en souriant. Son duplex, situé aux deux derniers étages, offre cette impression rare d’habiter la lumière.
Grâce à une approche audacieuse des teintes, Tiphaine a transformé ce qui était autrefois une ardoise blanche en un écrin de nuances et de textures, à la fois théâtral et accueillant. Lorsqu’elle est entrée pour la première fois dans l’appartement, c’était le rêve d’un minimaliste – ou le cauchemar d’une amoureuse de la couleur. « Tous les murs étaient blancs », se souvient-elle. Mais Tiphaine, décoratrice d’intérieur et designer de mobilier, a vu le potentiel de l’agencement unique du duplex, avec une séparation claire entre les espaces de jour et de nuit.
Avec son œil vif et son amour du design audacieux, elle n’a pas perdu de temps, et, en l’espace de quatre mois, l’endroit était méconnaissable.
La couleur, chez Tiphaine, n’est pas un effet mais un langage. « Elle traduit des émotions, elle structure l’espace comme la musique structure le silence », explique-t-elle. Dans le salon – son territoire favori – elle a osé un dialogue entre le rose saumon et le jaune vif. L’association, inattendue, diffuse une chaleur enveloppante, presque solaire. Les assises vintage, les tapis scandinaves et les luminaires japonais dialoguent dans une harmonie joyeusement orchestrée. Ici, la douceur n’exclut pas l’énergie ; elle s’en nourrit.
Cette liberté chromatique, Tiphaine la cultive depuis son passage à Londres. Huit années dans la capitale britannique ont laissé leur empreinte : un goût pour l’excentricité assumée, le mélange des genres, l’humour décoratif. « Les Anglais n’ont pas peur d’oser. J’ai adopté cette audace comme une signature », raconte-t-elle. Cette influence est évidente dans l’utilisation de motifs audacieux et dans l’adoption d’éléments éclectiques et fantaisistes. Son label, Les Causeuses, en est la prolongation naturelle : une marque d’objets et de mobilier vintage revisités, fabriqués au Portugal dans une démarche artisanale et responsable. Lampes, fauteuils, coussins… chaque pièce célèbre
↑ Calme suspendu au-dessus des toits de Paris.
← Extérieur de l’immeuble haussmannien abritant l’appartement de Tiphaine.
la couleur comme moteur de bonne humeur et allie une esthétique ludique à des matériaux de haute qualité.
Loin des dictats du minimalisme, Tiphaine revendique une esthétique narrative. Chaque recoin de son appartement raconte un fragment de son histoire : un fauteuil Willy Rizzo chiné, une tapisserie d’Aubusson héritée, un lampadaire aux feuilles de laiton signé Carlo Giorgi. On y sent la collectionneuse autant que la créatrice. « J’ai grandi entre les musées et les marchés aux puces », se souvient-elle. Diplômée du Studio Berçot, elle a d’abord exploré la mode avant de se tourner vers la décoration, un territoire plus intime mais tout aussi expressif.
Dans la salle à manger, un plateau d’onyx rose signé Les Causeuses répond à un luminaire suspendu de couleur poudrée. Les murs, eux, oscillent entre vert céladon et rose crépusculaire ; la lumière parisienne y glisse comme sur un décor de théâtre. Plus loin, la cuisine mêle mobilier vintage et touches pop : un tabouret rouge signé India Mahdavi, un buffet japonais repeint, une toile florale de Martin Jarrie. L’ensemble compose une partition chromatique précise, mais jamais figée.
Le soir, l’étage se fait plus feutré. Les tons pastel se mêlent à des matières naturelles : lin, bois, laiton poli. Un grand miroir rond, dessiné par Les Causeuses, reflète la douceur de la lumière. L’ambiance y est apaisante, sans jamais sombrer dans la neutralité. Tiphaine a trouvé l’équilibre entre exubérance et sérénité – un exercice d’orfèvre qu’elle semble mener avec instinct.
À 51 ans, Tiphaine vit dans ce havre de paix et de gaieté avec ses deux adolescents, prouvant ainsi qu’un design audacieux peut être à la fois adapté à la famille et source d’inspiration. Son appartement est plus qu’un simple espace de vie ; c’est un témoignage du pouvoir de la couleur, de la créativité et d’une approche intrépide de la conception. Comme le dit Tiphaine, « créer des environnements colorés et joyeux est ma mission ». Et dans ce refuge suspendu au-dessus de Paris, elle a réussi ce pari.
Une ode à l’infinie liberté et la création et l’aménagement d’espaces contemporains : teo jakob hier, aujourd’hui et demain.
teojakob.ch
CAHIER SPÉCIAL
FOOD DESIGN
Tina Sturzenegger, série Food Popart
La nourriture n’est plus seulement ce que l’on mange : elle se goûte, se contemple et se vit. Elle raconte des histoires, traverse les cultures, rassemble et surprend. Depuis longtemps, des chefs, comme Yotam Ottolenghi, que nous rencontrons dans ce cahier, accordent une place essentielle à l’esthétique : couleurs, textures, compositions et mises en scène façonnent autant le goût que l’émotion.
Aujourd’hui, un mouvement complémentaire s’installe : les designers, à leur tour, s’approprient l’univers culinaire. Ils explorent ses matières, ses gestes et ses rituels, imaginant des expériences immersives et narratives. Entre scénographies maximalistes, objets sur mesure et valorisation des savoir-faire, chaque élément devient un terrain d’expérimentation.
C’est dans ce contexte foisonnant que s’inscrit notre nouvelle série d’événements, les Food Design Days (FOODDD). Pensés comme un espace d’observation et de rencontre, ils nous permettent d’explorer cette frontière — devenue passerelle — où design et gastronomie dialoguent et se transforment mutuellement.
Dans ce cahier, nous poursuivons cette exploration : talents suisses, lieux inspirants, tendances émergentes, et une plongée dans les pratiques de celles et ceux qui façonnent ce paysage en pleine expansion. Avec une curiosité attentive, nous suivons ces évolutions, convaincus que la gastronomie, bien plus qu’un art de bien manger, est devenue un véritable art de vivre.
Cahier réalisé par Estelle Daval et Clara Jannet
Yotam Ottolenghi,
interview exclusive
Propos recueillis par Clara Jannet
VOUS ÉVOQUEZ SOUVENT LA MANIÈRE DONT LA CUISINE
RASSEMBLE LES GENS. POUVEZ-VOUS M’EN DIRE PLUS SUR VOTRE VISION DE LA CUISINE COMME VECTEUR DE RÉCIT ET DE LIEN, ET SUR LE FAIT QU’ELLE PUISSE AUSSI ÊTRE
SOURCE DE DIVISION ?
Absolument, la cuisine peut faire les deux. Comme toute activité humaine, elle peut créer des ponts, mais aussi des tensions. Ces dernières années, je me suis beaucoup interrogé sur la question de l’emprunt culturel, sur la légitimité qu’il y a à relier différentes traditions à travers une recette. Nous sommes aujourd’hui plus sensibles à la manière dont les cultures se mêlent, s’influencent ou se réinterprètent. La cuisine dite « fusion » existe depuis des décennies, mais, en réalité, les échanges culinaires sont aussi anciens que l’humanité.
Nous avons toujours échangé des idées, des recettes, des ingrédients — parfois dans l’harmonie, parfois à travers les conflits. La cuisine reflète la complexité de toute interaction humaine. J’ai récemment lu The Silk Roads de Peter Frankopan, qui retrace l’histoire des échanges entre Orient et Occident. Cela rappelle à quel point l’influence entre les cultures est millénaire.
Pour moi, tout se joue dans le récit. Quand je crée un nouveau plat, j’essaie d’être le plus honnête possible sur les influences qui le nourrissent — ce qui m’a inspiré et les traditions sur lesquelles il repose. J’ai récemment écrit un article pour le New York Times à propos d’un couscous qui forme une croûte au fond de la casserole, un peu comme le riz dans les traditions persane, espagnole ou coréenne. Je le termine avec du poisson, sur lequel je verse une huile chaude et épicée pour rendre la peau croustillante — une technique inspirée des cuisines asiatiques. Sans l’avoir prémédité, je me suis retrouvé à tisser plusieurs cultures dans un seul plat. C’est ce que je trouve magique dans la cuisine : elle repose sur d’innombrables échanges, conscients ou non.
QUAND VOUS CRÉEZ UN PLAT, EST-CE POUR VOUS UNE MANIÈRE DE DIRE QUELQUE CHOSE, OU PLUTÔT
D’ÉCOUTER VOS INFLUENCES, VOS COLLABORATEURS, VOS CONVIVES ?
C’est un peu des deux. Je crée des plats pour différentes raisons, dans des contextes variés. Lorsqu’on élabore un menu de restaurant, il doit
remplir plusieurs fonctions : plaire aux végétariens et aux véganes, paraître frais et vivant, et refléter une diversité de styles et de saveurs. Avec une vingtaine de plats à la carte, chacun doit exprimer quelque chose d’essentiel de notre cuisine. Mais quand je crée une recette pour une publication, c’est beaucoup plus personnel. Si c’est la saison des asperges au Royaume-Uni, par exemple, je ressens une joie instinctive et j’ai envie de la partager, de raconter ce que je cuisine quand les premières asperges arrivent, en avril ou mai. Chaque projet a sa propre motivation.
LE PROCESSUS EST-IL TRÈS DIFFÉRENT
ENTRE LA CRÉATION D’UN PLAT POUR UN RESTAURANT ET CELLE D’UNE RECETTE POUR UN LIVRE ?
Oui, ce sont deux processus assez distincts. Je travaille toujours en équipe — je ne peux pas revendiquer chaque plat du menu. Neil Campbell, notre chef exécutif, collabore étroitement avec les chefs de chaque établissement, comme Maxime (Martin) ici à Ottolenghi Genève, au Mandarin Oriental, Geneva. Parfois, un plat naît à Rovi, à Londres, et Maxime l’adapte ensuite selon les produits disponibles sur place. La logistique, les ingrédients locaux et la créativité de l’équipe influencent énormément le résultat. C’est un processus collectif et complexe. Pour les livres, la plupart du développement se fait dans notre cuisine d’essai. C’est là que je passe une grande partie de mon temps créatif. Tout ce que j’écris pour The Guardian, le New York Times ou ma newsletter Substack naît dans cet espace. Les restaurants, eux, ont leur propre rythme créatif. Je supervise les menus, mais je ne les dicte pas.
LA COLLABORATION SEMBLE OCCUPER UNE PLACE
IMPORTANTE DANS VOTRE TRAVAIL.
COMMENT CHOISISSEZ-VOUS VOS COLLABORATEURS ?
Historiquement, beaucoup de personnes qui ont intégré notre cuisine d’essai venaient de l’entreprise. Elles avaient pu travailler dans l’un de nos restaurants ou de nos delis avant de rejoindre l’équipe de création. Des gens comme Ixta Belfrage ou Helen Goh ont suivi ce parcours. Ce que je recherche, c’est un regard — pas seulement une compétence technique, mais une manière de penser la cuisine qui m’inspire. On apprend les uns des autres, et cet échange est au cœur de notre travail.
Ottolenghi Genève, King Cake
Ottolenghi Marylebone
MALGRÉ TOUTES CES COLLABORATIONS, VOS RECETTES GARDENT UNE IDENTITÉ OTTOLENGHI TRÈS MARQUÉE.
COMMENT MAINTENEZ-VOUS CETTE SIGNATURE TOUT EN INTÉGRANT SANS CESSE DE NOUVELLES INFLUENCES ?
C’est la question que je me pose tous les jours : « Est-ce assez Ottolenghi ? » Il n’y a pas de formule, mais il y a des principes. Nous cherchons toujours une forme d’innovation, un angle singulier — parfois une épice utilisée de manière inattendue, parfois une présentation originale d’un ingrédient familier.
Dans Simple, par exemple, je voulais revenir à l’essentiel — rendre les recettes plus accessibles sans en perdre la personnalité. Certains plats peuvent sembler traditionnels à première vue, mais ils appartiennent à l’univers Ottolenghi parce qu’ils partagent ce mélange de générosité et d’audace. Une autre caractéristique, c’est la superposition — des saveurs, des textures, des présentations. Nos plats se construisent souvent par strates : une base, un élément central, une garniture. Quand on y goûte, on ressent à la fois le contraste et la complexité. Mais au cœur de chaque plat, l’ingrédient doit rester reconnaissable — un chou-fleur doit ressembler à un chou-fleur et en avoir le goût. Je ne cherche pas à dissimuler les aliments : je veux voir ce que je mange.
À QUEL MOMENT DU PROCESSUS INTERVIENT LE VISUEL, LA PRÉSENTATION, LE DESIGN DU PLAT ?
Parfois dès le départ. On se moque souvent de moi parce que je pense aux assiettes avant même d’avoir cuisiné. Mais le visuel fait partie intégrante
de la création, un contraste de couleur, une forme, une composition. L’inspiration peut venir de n’importe où : une photo, un motif, ou même une erreur. Un jour, j’ai aperçu une image qui ressemblait à des pommes de terre en spirale et je me suis dit : « Tiens, c’est intéressant », avant de réaliser que ce n’en était pas. Mais cette image a déclenché une idée de plat et de présentation.
COMMENT TROUVEZ-VOUS L’ÉQUILIBRE
ENTRE L’INSTINCT ET L’INTENTION ?
Je me laisse guider par ce que le plat me dicte. Parfois le plan fonctionne, parfois c’est l’instinct qui prend le dessus. Récemment, je travaillais sur une recette de poulet grillé accompagné de haricots beurre. L’idée était de cuire les haricots dans le jus du poulet pour qu’ils s’en imprègnent. Au début, ça ne marchait pas, la peau du poulet ne devenait pas croustillante. En réduisant la quantité de liquide, les haricots sur les bords ont caramélisé et sont devenus croustillants. Ce contraste accidentel a transformé le plat. Ces surprises-là sont les plus belles.
LORSQUE VOUS AVEZ COMMENCÉ VOTRE CHRONIQUE
VÉGÉTARIENNE DANS THE GUARDIAN, CELA A FAÇONNÉ LA MANIÈRE DONT LE PUBLIC VOUS PERCEVAIT.
Y A-T-IL EU D’AUTRES CONTRAINTES QUI VOUS ONT INFLUENCÉ DE MANIÈRE INATTENDUE ?
Oui, sans aucun doute. La chronique du Guardian m’a incité à me lancer dans la cuisine végétarienne, ce que j’ai d’abord hésité à faire par crainte
Produits et livres Ottolenghi.
Yotam Ottolenghi en séance de dédicace de son livre Simple.
d’être étiqueté. Mais ces contraintes ont stimulé ma créativité. Elles vous obligent à penser autrement. Le livre Simple en est un autre exemple.
La consigne, des recettes avec huit ingrédients ou moins, me semblait étrange. Mais une fois le principe adopté, cela s’est révélé libérateur.
Le défi de « faire plus avec moins » a donné naissance à un livre qui a trouvé sa place dans des millions de cuisines.
PARMI TOUTES VOS ACTIVITÉS — LIVRES, DELIS, RESTAURANTS, NEWSLETTER —, QU’EST-CE QUI VOUS
PROCURE LE PLUS DE JOIE CRÉATIVE ?
Les séances photo des livres de cuisine. C’est l’aboutissement de plusieurs années de travail, le moment où les recettes prennent vie. Ces quelques semaines sont intenses, mais incroyablement gratifiantes. Je ne fais pas appel à un styliste culinaire — je fais tout moi-même. Avec Jonathan Lovekin, mon photographe de longue date, nous avons développé un langage commun, presque silencieux. Quand les plats passent devant l’objectif, tout s’assemble. C’est un moment de pure créativité.
VOUS AVEZ DÉJÀ ÉVOQUÉ L’ÉVOLUTION DE LA CULTURE
CULINAIRE, LE PASSAGE D’UNE GASTRONOMIE FORMELLE
À DES ESPACES PLUS DÉCONTRACTÉS ET HYBRIDES.
COMMENT VOYEZ-VOUS CET ÉQUILIBRE AUJOURD’HUI ?
Je pense que les deux coexisteront toujours. Le théâtre d’un restaurant étoilé — sa précision, sa mise en scène — continue de fasciner. Mais mon
instinct me pousse à ramener la cuisine sur terre, à la rendre accessible. Ma cuisine célèbre la complexité d’une manière ouverte et généreuse. Le formel et l’informel se nourrissent l’un l’autre. Ils sont en dialogue constant, comme dans l’art ou la musique. Personnellement, je me suis éloigné des menus dégustation très élaborés. Je les admire, mais aujourd’hui, je préfère partager une pizza sur un marché plutôt qu’un dîner en dix services. C’est sans doute le reflet d’une étape de ma vie.
LE MONDE DU DESIGN S’INTÉRESSE DE PLUS EN PLUS À LA CUISINE : DES COLLABORATIONS ENTRE CHEFS ET DESIGNERS, AUX FOIRES QUI INTÈGRENT DES EXPÉRIENCES CULINAIRES. POURQUOI, SELON VOUS, CETTE CONVERGENCE DEVIENT-ELLE AUJOURD’HUI SI VISIBLE ?
Je crois qu’elle a toujours existé. Les chefs se préoccupent depuis longtemps du cadre, des assiettes, de l’environnement visuel du repas — le design enrichit l’expérience. Ce qui change aujourd’hui, c’est que l’échange se fait désormais dans les deux sens. La cuisine fait partie du vocabulaire du design.
Quand j’ai ouvert mes premiers delis au début des années 2000, j’ai passé un temps fou à imaginer comment présenter les plats. À l’époque, on ne trouvait pas de grands plats de service, alors j’ai acheté des bases de pots de fleurs — de grandes pièces rondes, presque architecturales —, que j’ai détournées pour exposer la nourriture. Aujourd’hui, les plats magnifiquement dessinés sont partout. C’est devenu un élément à part entière de notre culture culinaire et visuelle.
Ottolenghi Genève.
Assortiment de salades chez
Ottolenghi Marylebone.
CAHIER
Questions de goût
Depuis quelques années, le food design s’impose comme un langage à part entière, où gastronomie et design se rencontrent pour réinventer notre rapport à l’alimentaire. Il s’agit moins de cuisiner que de penser, scénographier et raconter le goût : créer des expériences multisensorielles inédites, jouer avec les textures et les formes, détourner le quotidien et proposer des univers où l’aliment devient matière à récit. Cette mouvance transforme la manière dont les designers, artistes et chefs envisagent l’expérience, ouvrant la voie à de nouvelles esthétiques - hybrides, ludiques et résolument contemporaines. Une cartographie perceptive et visuelle émerge, à explorer et à imaginer.
Clara Jannet
Conception par Balbosté d’un univers culinaire pour le lancement de la première collection de Pharrell Williams pour Louis Vuitton, mêlant gastronomie française raffinée et street food américaine, et reflétant l’univers audacieux et éclectique de Pharrell.
FAST GOOD
Manger vite, oui, mais mieux : c’est tout l’esprit du fast good, un modèle hybride qui bouscule les codes du fast-food classique. À mi-chemin entre rapidité et gastronomie, il met le goût et la qualité au cœur de l’expérience. Des chefs étoilés comme Danny Khezzar avec Sheesh à Genève s’emparent de cette tendance, tandis que les food-trucks deviennent de véritables destinations gastronomiques. Des enseignes comme Melrose Kitchen misent sur des plats sains et nutritifs, pensés pour nourrir le corps et l’esprit. Plus qu’une manière de manger, le fast-good incarne une philosophie : allier plaisir, équilibre et conscience dans chaque assiette.
DESIGN COMESTIBLE
Le design comestible détourne nos objets du quotidien en pièces ludiques et surprenantes. Seletti multiplie les clins d’œil iconiques avec sa lampe banane ou son canapé hot-dog, tandis que Sabine Marcelis explore les formes translucides et glossy avec ses « Candy Cubes ». Helle Mardahl ponctue la scène de vases et luminaires aux formes gourmandes. Une esthétique où le design s’inspire du mangeable pour créer poésie et émerveillement visuel.
La cuisine saine et inventive de Melrose Kitchen, Genève.
Banana Lamp Yellow Louis, design Studio Job, Seletti.
Lampe de table / applique Varmblixt, design Sabine Marcelis, Ikea.
EXPÉRIENCE IMMERSIVE
Les repas ne se contentent plus de nourrir : ils se scénographient, mobilisent tous les sens et deviennent de véritables univers immersifs. Balbosté illustre parfaitement cette tendance. Fondé par Charlotte Sitbon, le studio combine création culinaire et production événementielle pour créer un lien intime entre la présentation de l’assiette et son contenu. Chaque détail — lumière, textures, sons, mouvements — transforme le repas en expérience sensorielle unique, où émotion, inventivité et design se rencontrent.
Balbosté a imaginé un dîner intimiste pour les clients de Loewe à la Manufacture de Sèvres, mêlant gastronomie et héritage artisanal de la maison, autour d’une table blanche sur mesure intégrant surprises et détails raffinés pour une expérience immersive.
MONOPRODUIT
TABLE SCÉNARIO
Place à la théâtralité du quotidien : couleurs audacieuses, mix & match assumés, tables ultra-composées, chaque détail devient un décor. Nouveau terrain de jeu des amateurs de scénographies, la table se transforme en manifeste esthétique où hauteurs, matières et textures dialoguent librement. Inviter à dîner n’est plus seulement une affaire de goût, mais une expérience visuelle et sensorielle, où inventivité et audace prennent le pas sur les conventions.
On voit l’émergence d’une approche passionnée et contemporaine, où l’on se consacre pleinement à un seul produit — pain, fermentation, café ou chocolat — pour en explorer toutes les subtilités. À l’image de Maboule, nouvelle boulangerie à Lausanne, chaque étape, du choix des matières premières à la production, est maîtrisée pour révéler tout le potentiel du produit. Patience, curiosité et précision transforment l’ordinaire en exceptionnel.
Chaque fournée de Maboule reflète son savoirfaire complet, de la ferme à la cuisson.
Les arts de la table de La Double J (assiettes Beto Val et verres Bamboo)
Collection Barro, design Rui Pereira, Hay.
NUTRITION AUGMENTÉE
L’alimentation entre dans une nouvelle ère, plus fonctionnelle et scientifique. Des lieux émergent où chaque boisson, chaque en-cas devient support de bien-être : collagène, adaptogènes, probiotiques ou blends micronutritionnels s’intègrent désormais au quotidien. Se nourrir se transforme en rituel d’optimisation — un équilibre entre plaisir, performance et santé globale.
Pour l’ETH Circle Annual Meeting 2025, Tastelab a imaginé Space Supper, un menu inspiré de l’espace, transformant science et imagination en une expérience culinaire multisensorielle.
CUISINE EXPÉRIMENTALE
À mi-chemin entre atelier de création et laboratoire scientifique, la cuisine expérimentale explore l’aliment comme matériau de design. Physique, chimie, perception : tout devient terrain d’étude et innovation. Cette approche, portée, entre autres, par Tastelab à Zurich et par la designer-chercheuse Carolien Niebling, ouvre la voie à des expériences où science, goût et narration se mêlent. Entre conférences, projets interdisciplinaires et restaurants conceptuels, la cuisine se transforme en espace d’expérimentation totale, révélant le potentiel créatif — souvent inattendu — de ce que nous mangeons.
Les produits de 48 Collagen Café, Paris.
À l’occasion de HELGA 2025 au mudac Lausanne, Studio Raphaël Lutz, en collaboration avec le chef Camille Gaspar, a imaginé une installation gastronomique où design et cuisine se mêlent pour offrir aux participants une expérience interactive et sensorielle explorant les frontières narratives.
EKŌW Studio crée des expériences gustatives et immersives en pleine nature, en collaboration avec le chef Takeshi Minagawa.
DESIGN CULINAIRE
Le design culinaire dépasse la simple création d’assiettes : il transforme notre manière de savourer et de vivre le repas. Entre réflexion esthétique, enjeux sociétaux et narration sensorielle, l’aliment devient matière à projet. Perrine Bettin d’EKŌW Studio, façonnée par l’environnement montagnard, conçoit des expériences gustatives immersives où territoire, émotion et sens se mêlent. À Renens, le Studio Raphaël Lutz explore la frontière entre design industriel et gastronomie, réinventant gestes et scénarios de dégustation. Aujourd’hui, de nombreux designers et artistes culinaires contribuent à repenser notre expérience de l’alimentation.
AU CHASSEUR, FRIBOURG
Le chef PP Clément redonne vie à cette adresse emblématique avec une cuisine responsable qui met en avant les produits locaux et saisonniers. Le décor de Charly Jolliet Architectes joue sur un contraste subtil entre salle lumineuse façon brasserie et espace plus intime aux matériaux bruts. Une atmosphère juste, où le lieu dialogue naturellement avec l’assiette.
COIN COIN, GENÈVE
Coin Coin revisite l’esprit bistrot avec une cuisine généreuse et décomplexée, entre influences canailles et marines. Plats à partager, saisonnalité et esprit maison rythment la carte. L’ambiance chaleureuse et vivante en fait un repère de quartier où l’on revient pour le plaisir de bien manger, sans chichi.
Tables du
Des cafés intimistes aux restaurants innovants, la Romandie voit naître des adresses où chaque visite devient une expérience sensorielle et gourmande.
Clara Jannet
BRAD, GENÈVE
Brad dépoussière le bar à saucisses avec des recettes artisanales — viande, volaille ou alternatives végétales — servies avec pain maison et condiments soignés. L’intérieur signé YKRA Architectes mêle béton brut et couleurs vives, offrant une ambiance décontractée qui renouvelle le genre avec fraîcheur.
moment
CASA LULIA, NYON
Cette osteria élégante célèbre une Italie solaire : pizzas des Pouilles, pâtes fraîches, perche du Léman et plats végétaux. Le décor imaginé par Deer Home — terrazzo, matières naturelles et teintes chaudes — façonne une atmosphère douce et lumineuse, parfaitement accordée à la cuisine.
La table, scène de design et de beaux produits MINI MARKET
Terreau fertile en la matière, le domaine du food design se prête à pas mal d’explorations et d’expérimentations qu’Espaces contemporains se plaît à relever année après année. Pour 2025, voici une sélection de produits et projets porteurs de good vibes, à même d’amener un peu de bonheur (ou de bonne humeur) dans vos cuisines.
Maxime Pégatoquet
Affiche Swiss Army Knife, Rocio Egio.
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ON DIT UN OU UNE ÉPICE ?
Après la Saliera et la série de contenants Salva, Atelier Volvox continue à travailler l’albâtre pour un coffret manufacturé dans un atelier toscan. La brutalité de l’albâtre est soulignée par sa transparence et rehaussée par un couvercle en bois d’érable. Concave, celui-ci permet de possibles usages de service, de stockage ou de présentation, notamment pour vos épices.
Boîte en albâtre « Conca », Lea Gerber pour Atelier Volvox ateliervolvox.ch
FRAISE-KHÉOPS, VANILLE-KÉPHREN OU CHOCO-MYKÉRINOS
Depuis quelques années, la glace connaît un revival dingue. Il y a les multiples ouvertures de gelaterias qui font plaisir aux papilles, l’expo qui s’est déroulée au Palais neuchâtelois, les innombrables découvertes formelles… Pour la marque italo-égyptienne Dolato, le Lausannois Tomas Kral a imaginé « Pyramid », une collection de mini-glaces inspirée du patrimoine égyptien et prenant la forme d’une bouchée pyramidale.
Bouchée « Pyramid », Tomas Kral pour Dolato / tomaskral.ch
SWISS DREAMS ARE MADE OF CHEESE
La deuxième édition des Championnats du monde de la raclette a eu lieu fin octobre à Morgins. Sans surprise, le Valais a largement dominé la compétition, ce qui fera taire nos voisins les plus chatouilleux. Histoire de se la jouer tout l’hiver, c’est le moment d’arborer le pull « Raclette » d’un bureau de graphisme italo-bâlois qui aime jouer avec la nourriture et en détourner les codes.
Pull « Raclette » par studio Ciao / studio-ciao.ch
DEUX LIVRES AUX RECETTES VITAMINÉES
Longtemps, l’orange a constitué un cadeau de choix pour les enfants qui ont grandi dans l’après-Seconde Guerre mondiale (séquence rétro). En cette fin d’année, profitez de deux beaux ouvrages aux couleurs orangées. L’un est une pépite signée La Betsch, un supper club genevois qui met en lumière les produits et les producteurs d’ici – où tout est fait maison – et qui sort un premier cookbook de toute beauté (et qui ouvrira une nouvelle adresse courant 2026).
L’autre est un livre de recettes du Dr. Gab’s, la brasserie qui veut nous confirmer « qu’un bon repas, c’est encore meilleur avec une bonne bière. » Honnêtement, on n’a pas été difficile à convaincre.
La Betsch, les assiettes du printemps, de Margaux Grange-Stepczynski / labets.ch
Food & Beer, de Dr. Gab’s, éditions Favre / docteurgabs.ch
DES LINGES HISTORIQUES
À l’occasion de son vingtième anniversaire, la Fondation Vacances au cœur du patrimoine a collaboré avec la section Design textile de la Haute école de Lucerne pour créer une collection de quatre linges de cuisine. Réalisées en petite série dans une manufacture traditionnelle du Toggenburg, ces pièces reprennent des motifs inspirés par quatre édifices historiques de la fondation : les écailles de poisson de la Fischerhaus de Romanshorn (TG), les ornements muraux du Château de Réchy (VS), les ferronneries de la Türalihus à Valendas (GR) et les murs en pierre sèche de la Haus Tannen à Morschach (SZ). Bienvenue chez vous !
Linges de cuisine de la Fondation Vacances au cœur du patrimoine / vacancesaucoeurdupatrimoine.ch
BOIRE AUTREMENT
Bienvenue dans un autre monde. Dessinée par l’architecte genevoise Charlotte Nierlé en collab’ avec le studio van Pamel, la distillerie Alter offre un espace hybride : lieu de dégustation au mobilier en acier inoxydable et laboratoire de spiritueux futuristes. Chaque pièce dessinée semble tout droit tombée de l’espace et promet des voyages aussi alambiqués que dépaysants.
Maison mère du label Lux Spirits – producteur de gin, liqueur de café et vodka, Alter est une sorte d’incubateur spatio-temporel aux « pratiques durables et créatives », histoire de rester connecté à la planète Terre.
Distillerie Alter, rue de Bourgogne 29, Genève / alterlabs.ch, lvxspirits.ch et charlottenierle.com
DE LA FÈVE À L’ACTION
En ces temps troublés, le chocolat peut-il contribuer à ce que le monde aille (un petit peu) mieux ? Convaincu de ses bienfaits, Orfève – micro-manufacture artisanale installée dans la campagne genevoise – a choisi de s’engager aux côtés du CICR « par un geste solidaire et porteur de sens ». En l’occurrence une plaquette de chocolat, élaborée à 70% à partir des fèves de la ferme malgache de Bejofo, et dont la moitié des bénéfices est reversée à l’institution humanitaire. Si le chocolat, surtout noir, est porteur de nombreux bienfaits, voilà une action qui permet d’en ajouter un supplémentaire : celui de joindre l’agréable à l’utile.
« Bejofo 70 » par Orfève, Édition CICR / orfeve.com
MI-GRISON, MI-NIPPON
Après la gamme Saro inaugurée en 2023, voici celle labellisée Saro 2. Une série d’ustensiles de cuisine aussi élégants qu’addictifs avec une concision dans l’intitulé qui rend hommage à l’essentialité du dessin et à la simplicité recherchée par le designer grison Carlo Clopath. Si chacune de ses interventions est surveillée comme le lait sur le feu, ses cuillères en résine, ses fourchettes en acier, ses couteaux d’office ou ses baguettes laquées sont autant de petits plaisirs de la table.
Collection « Saro » par Carlo Clopath / clopat.com et sarojp.com
LE PETIT NOIR IS THE NEW BLACK
La question est sur toutes les lèvres : prendre son café vat-il devenir un luxe à l’heure où, selon plusieurs études, le marché du café pourrait bientôt boire la tasse ? La faute au dérèglement climatique, mais surtout à la spéculation financière. En attendant, après les phénomènes de la microbrasserie et du chocolat bean-to-bar, le café fait feu de tout bois. Il est le nouvel eldorado pour tout entrepreneur qui se respecte. Qu’ils s’appellent Goodlife, Horace, Café boisé, Utopia, Charbon, Birdie ou Singular, le café est le nouvel or noir. Si Café Grand-mère savait « faire un bon café », ses héritiers également, avec la com’ et le graphisme qui vont bien. La connotation anglo-saxonne, façon Coffee Foundation, semble être un plus… brew-society.ch cafeboise.ch charbon-cafe.ch chronic.ch coffeefoundation.com
Architecte de formation, l’alicantina Rocio Egio fait aujourd’hui dans l’illustration culinaire haute en couleur et en joie de vivre. Si elle produit des calendriers qui ne feront pas tache dans la cuisine, on aime surtout ses tapis « Berenjena » et « Gambas » pour l’enseigne Chic Cham, ainsi que ses affiches mêlant fruits et classiques du design suisse (chaises Big-Game, Landi ou Bruno Rey, mobilier USM Haller, économe Rex…). Avec un zeste de couleur et une présence fruitée qui est un joli clin d’œil au travail d’Enzo Mari. Affiches diverses, et tapis « Berenjena » et « Gambas » pour Chic Cham / rocioegio.com et chiccham.com
TROIS BOISSONS CHIC ET GRAPHIQUES
1 Le cola vaudois
« Le cola comme on l’aime, mais en mieux. » Avec des arômes naturels, de vraies épices et du sucre suisse. Tiens, prends ça, Donald ! / supernaturalclub.ch
2 Le thé glacé neuchâtelois
« Un sirop de thé artisanal élaboré à partir de thés biologiques et de sucre suisse biologique. » Confectionné avec beaucoup de bonne humeur. Leur version thé glacé est définitivement trop mimi. / siroscope.ch
3 Le kéfir genevois
« Des produits 100% bio, sourcés localement, pour une alimentation saine et responsable. » Au croisement de la science et de l’artisanat, des boissons qui favorisent l’idée de « l’esprit sain dans un corps sain ». Rivella n’a qu’à bien se tenir ! / isko.ch
UN CARRÉ DE CHOCOLAT SUCRÉ SALÉ
En général, on aime bien les collab’s heureuses. Comme celle mariant Garçoa, qui propose des plaques de chocolat bio, provenant d’Ouganda, relevé d’un zeste de créativité avec l’ajout du sel de l’Himalaya provenant de VitaSal, un label dont nous avons déjà pas mal parlé pour ses poivriers.
Plaque « Winter Blues » par Garçoa / garcoa.ch et vitasal.ch
PORT-GITANA, L’ADRESSE OÙ DÉBARQUER
Nouvelle adresse du groupe Gourmet Brothers, serial foodpreneur du bout du lac, l’auberge Port-Gitana a mis les petits plats dans les grands avec un concept les pieds dans l’eau, et les sens dans tous leurs états. Le bâtiment est signé de l’atelier ba.le de Robin Bader ; les espaces intérieurs imaginés avec la complicité de l’incontournable Youri Kravtchenko, dans l’esprit de la baronne Julie de Rothschild, qui avait acquis le lieu-dit en 1875 ; la cuisine une « Brasserie lacustre ». Aussi chic que cosy, c’est là un 4 étoiles nouvelle génération autant qu’une halte bienvenue pour n’importe quel jour de la semaine.
Auberge Port-Gitana, route de Lausanne 318, Bellevue / portgitana.ch
À TA SANTÉ, PIERRE !
Bon vivant, Pierre Keller, ancien directeur de l’ECAL, puis de l’Office des vins vaudois, a aimé « pousser le bouchon » tout au long de son existence. Lui, qui est décédé en 2019, est désormais honoré d’une cuvée à son nom de chasselas AOC, sous l’étiquette « Lâche-moi la grappe ». Le montant récolté permet de soutenir le Prix Pierre Keller, qui salue des diplômés, dont le travail est particulièrement engagé.
Cuvée Pierre Keller, Office des vins vaudois / ecal.ch et vaudvins.ch
COUP DE POUCE INCLUSIF
Après le set de vaisselle « kwer » du studio Dversa, « Plato », de la Bernoise Jessica Zwahlen, est un nouvel exemple d’un design qui se met au service de ses usagers. Ici, un dessous de plat biseauté en liège dont la fonction est d’aider les personnes paraplégiques à manger de manière autonome.
Le jury a relevé « qu’un bon design ne résulte pas de la complexité, mais de l’empathie et d’une pensée intelligente ». Ce projet vient de se voir auréolé d’un Inclusive Design Winner au Design Preis Schweiz.
Dessous de plat « Plato » par Jessica Zwahlen / designpreis.ch
ART À TABLE
Depuis les fresques de Pompéi jusqu’aux boîtes Campbell’s Soup de Warhol, la nourriture s’invite dans l’histoire de l’art. Mais c’est au tournant des années 1960, avec la naissance en Suisse du mouvement Eat Art — littéralement « manger l’art » —, que l’aliment quitte la toile pour entrer dans l’atelier.
Avec Daniel Spoerri en chef de file, la table devient un élément de création artistique, tour à tour matière, geste et médium. Tour d’horizon de quelques créations et performances qui font du repas une œuvre à part entière.
Daniel Spoerri, edité par Walther König, Cologne, 2021, sous la direction d’Ingried Brugger, Veronika Rudorfer. Hans Peter Hahn, Barbara Räderscheidt, Daniel Spoerri, Katerina Vatsella.
Deux artistes suisses de la même génération, tous deux installés à Bâle, vont donner corps à ce nouveau territoire artistique : Daniel Spoerri et Dieter Roth. Spoerri, ami de Jean Tinguely, invente ses célèbres tableauxpièges : à l’issue d’un repas, il fixe sur la table assiettes, verres et miettes, puis la suspend au mur comme une peinture. « Ne les prenez pas pour des œuvres d’art, prévient-il. C’est une provocation, une indication pour l’œil de regarder des choses qu’il n’a pas l’habitude de remarquer. » Ce geste transforme le repas en relique du quotidien, une archéologie du banal. En 1968, il ouvre le Restaurant Spoerri, où servir devient une performance, puis la Eat Art Gallery à Düsseldorf, première galerie consacrée à l’art culinaire. À la même époque, Dieter Roth manipule des matériaux périssables — chocolat, fromage, saucisse — pour créer des œuvres vivantes, appelées à se transformer ou à disparaître. Sa série Literaturwurst, où il réduit des livres en pâte à saucisse, joue sur la digestion littérale de la culture. Cauchemar des conservateurs, Roth refuse toute séparation entre art et vie, revendiquant pour chacun le droit à la créativité et à l’éphémère.
3 ESTHÉTIQUE DU FOOD-ART
Aujourd’hui, la scène helvétique continue de revisiter ces liens entre art et nourriture, avec des démarches aussi variées que sensibles. À Winterthur, Sabina Speich tricote pizzas, glaces et frites géantes dans son projet Crochet giant food. Réalisées en laine recyclée, ces sculptures humoristiques alertent sur le gaspillage alimentaire. L’artiste parle d’« ironie douce » : se jouer du kitsch pour mieux interroger la démesure de nos appétits. À Zoug, Tina Sturzenegger photographie plats et produits comme des natures mortes contemporaines. « Deux choses m’ont attirée vers ce sujet : l’esthétique visuelle de la nourriture et la question de la nutrition dans la société », explique-t-elle. Sa lumière chirurgicale et ses couleurs saturées transforment la gourmandise en une image parfaite, se situant à mi-chemin entre le désir et l’artifice, mêlant l’esthétique vintage des années 1980-1990 à celle des réseaux sociaux.
2 LES RECETTES DU PARTAGE
Trente ans plus tard, l’esprit du Eat Art se réinvente dans les pratiques dites de l’esthétique relationnelle, théorisée par Nicolas Bourriaud. L’œuvre devient « une machine à proposer des rencontres ». C’est à Bâle que ce dialogue entre art et repas trouve un écho international. En 2015, à Art Basel, l’artiste thaïlandais Rirkrit Tiravanija érige une cuisine mobile en bambou sur la Messeplatz. Sous le titre Do We Dream Under the Sky, il prépare un curry thaï pour les visiteurs, transformant le repas en œuvre partagée. « Je cuisine pour abolir la distance entre l’artiste et le public », confie-t-il. Deux ans plus tard, son homologue indien, Subodh Gupta, occupe la section Unlimited avec Cooking the World : une montagne de casseroles en acier au cœur de laquelle se cache un restaurant éphémère. La cuisine devient ici métaphore de la mondialisation et de l’identité collective.
4 DE LA TABLE AU MUSÉE
Tour à tour conviviale, critique, performative ou sculpturale, la table s’expose désormais dans les musées. En janvier 2025, Art Genève confie au curateur suisse Nicolas Trembley une section vidéo intitulée Art & Food. Des archives de Gordon Matta-Clark à la satire ketchupée de Paul McCarthy, l’exposition montre comment la nourriture, de la performance au film, est devenue un langage visuel à part entière. Entre souvenirs de repas et images d’excès, l’art continue de questionner notre faim – d’images, de lien et d’expérience.
À Genève, les premiers Food Design Days ont fait le plein. Rétrospective
Les liens entre le design et la gastronomie se resserrent et se multiplient. Espaces contemporains s’intéresse à ce phénomène qui parle autant aux yeux qu’aux palais. En novembre, le magazine a lancé les FOODDD, Food Design Days, des journées dédiées à l’univers liant design et gastronomie. Au programme : trois lieux et trois initiatives différentes, toutes articulées autour du food design.
Patricia Lunghi
→ TEO JAKOB
Le showroom teo jakob de Carouge a accueilli une série de conférences flash autour du food design. Lors de ce PechaKucha, 14 intervenants ont présenté leurs projets innovants : alimentation déshydratée, fermentation, nouveaux lieux repensant l’expérience culinaire, création de vaisselle pour de grands chefs, liens entre architecture et restauration, et bien plus encore. Des rencontres inspirantes, suivies d’un buffet préparé par V-ZUG et revisité par la designer Karen Pisoni. teojakob.ch
← HIFLOW
Magali Wehrung a fondé Hoplastudio pour donner vie à des projets de design culinaire. Son travail explore aussi bien la mise en scène des aliments que la conception d’objets et d’espaces dédiés à leur dégustation. Pour créer un dialogue entre œuvres et mets, l’association HiFlow a convié Hoplastudio à concevoir un dîner exploratoire au cœur de l’exposition DREAM UP, consacrée au thème du rêve. Lors de ce repas fantasque, les créations culinaires et la scénographie imaginées par Hoplastudio, avec Magali Wehrung et Quentin Chevenet, ont enchanté les convives. hiflow.ch
↙ LA COUR DU MAIL À Plainpalais, la Cour du Mail a fait le plein avec une soirée à l’enseigne de la convivialité. En collaboration avec les cuisines Bulthaup, La Cornue et Wolf – Sub-Zero, le grand showroom de l’avenue du Mail 19 a proposé de véritables expériences multisensorielles. Le chef Mickaël Brun du Plaisir des Saveurs a proposé une cuisine innovante et très esthétique. Le chef pâtissier Christophe Renou de la Maison Renou, meilleur ouvrier de France, a prolongé l’enchantement. Des cocktails signés Be Water ont complété ce dispositif créatif et festif. Une soirée qui a présenté un design culinaire dans son expression la plus raffinée et goûteuse. lacourdumail.ch
Alliant innovation et durabilité, la table à induction SaphirMatt d’Electrolux s’inscrit dans un univers naturel. Présentée au sein des forêts du Småland, elle traduit un design pensé pour éveiller les sens et dialoguer avec les éléments environnants. electrolux.ch
Territoires culinaires
La cuisine se réinvente en espace sensible. Dépassant la fonction, elle devient un terrain de jeux et de sensations, un lieu d’expériences visuelles, tactiles et gustatives, un monde de matières, de couleurs et d’innovations.
Estelle Daval
LIEU DE PARTAGE
La cuisine, aujourd’hui, c’est l’espace des petits et des grands moments, où il fait bon cuisiner, rire, partager et même travailler. La déco soigne l’atmosphère aussi bien que l’art de la table. On privilégie les matières naturelles, les teintes chaleureuses et les lignes fluides. Entre vaisselle créative, éclairage cosy et accessoires tendance, ici, tout invite à chiller en famille ou entre amis, autour d’une grande table stylée ou d’un bar improvisé.
1 Essenza est une nouvelle solution d’ameublement qui intègre cuisine et salon dans un système moderne et raffiné. scavolini.com
2 Dans cette cuisine familiale, tout tourne autour de l’espace de rangement sans rien perdre en convivialité. Les placards à hauteur de plafond exploitent chaque centimètre. veriset.ch
3 La designer néerlandaise Annebet Philips fait ses débuts chez Serax avec « Carte Blanche », un remarquable service à café et à thé. serax.com
4 La petite Boule Miami se compose de plats et coupelles pour l’apéritif, les petits snacks ou les tapas. villeroy-boch.ch
5 Ornée d’une délicate grappe de raisins, cette carafe à décanter rend hommage au plaisir de partager un verre de vin entre amis. maisonbalzac.com
6 Nappe brodée en coton et chanvre signée Sarah Espeute. œuvres-sensibles.com
ÉQUIPEMENT NOMADE
Barbecues design, accessoires astucieux et îlots nomades réinventent l’art de vivre en plein air et offrent une vraie liberté culinaire. Légers, modulables et robustes, ils s’adaptent aux voyages comme aux jardins. Les cuisines outdoor, elles, s’imposent comme la nouvelle extension de la maison. Entre envie de nature et convivialité retrouvée, elles transforment le jardin en véritable pièce à vivre, où partager des moments gourmands, avec style et simplicité.
1 Grâce à sa configuration nomade, le système de modules Phil souligne le concept de convivialité en plein air. Comprend un module gril, un module à induction et un module évier. ethimo.com
2 Tous les modules de la cuisine d’extérieur de Miele peuvent être combinés de manière flexible, pour des cuisines de petite ou de grande taille, dans un jardin ou sur un balcon. miele.ch
3 Maison Sarah Lavoine et Fermob dévoilent une version inédite et en édition limitée de la lampe à poser Swiing. fermob.com
4 La OutIn Nano est l’une des machines à espresso de voyage les plus performantes. Compatible avec capsules et café moulu. outin.com
5 Barbecue de table en porcelaine avec support en bois. La grille et la cuve sont en inox. evasolo.com
Rénovation avec la direction de travaux Fust
PLANIFIÉ
37 expositions en Suisse
RÉALISÉ
Votre projet nous intéresse. Bénéficiez d’un conseil à domicile gratuit. cuisines-bains.fust.ch
CUISINE AUGMENTÉE
Des robots culinaires multifonctions, des potagers d’intérieur connectés et des frigos dotés d’IA révolutionnent notre quotidien. Ces équipements high-tech simplifient les gestes, optimisent les stocks et assurent des récoltes d’herbes fraîches toute l’année. En valorisant le home made, ils encouragent une cuisine plus créative et personnalisée, où chacun peut préparer des plats sains avec précision, tout en redonnant du sens au fait maison.
1 Grâce à une technologie hydroponique innovante, cette micro-ferme vous permet de cultiver vos propres légumes verts sans effort. grovero.com
2 La dernière gamme des réfrigérateurs intelligents de Samsung permet d’affiner l’identification des aliments et de rationaliser la planification des repas. samsung.com
3 Compact et polyvalent, le robot de cuisine multifonction Thermomix TM7 remplace à lui seul plus de 20 appareils. vorwerk.com
4 Le robot pâtissier Cooking Chef est pourvu de nombreuses fonctionnalités, dont la cuisson à induction jusqu’à 200 °C, et il comprend 60 recettes intégrées. kenwoodworld.com
5 Le Vegan Milk Maker Pro permet de préparer jusqu’à 1,5 L de boissons végétales de manière simple, rapide et propre. create-store.com
Le soin du linge des champions.
Meilleur système d’élimination rapide des taches à 30 °C du marché en seulement 49 minutes.*
MATIÈRES PRÉCIEUSES
Les bois précieux, la pierre naturelle et les métaux nobles sont au cœur de l’architecture des cuisines haut de gamme. Le chêne ou le noyer garantissent chaleur et durabilité, tandis que le marbre et le granit offrent résistance et élégance aux plans de travail. L’inox ou le cuivre, subtilement polis, présents en finitions du mobilier, en ustensiles ou en accessoires déco, apportent une touche sophistiquée et contemporaine.
1 La cuisine Poliform Shape se décline dans une large gamme de matériaux, tels que le bois massif, les laques mates et brillantes, et les surfaces en pierre ou en quartz. poliform.it
2 La cuisine VVD évolue avec de nouveaux éléments et de nouvelles finitions, comme un plan de travail et une crédence en marbre Lepanto Red. molteni.it
3 Carrousel est un écrin précieux renfermant 24 couverts. Une création signée Charlotte Chesnais, inspirée du langage plastique de Jean Arp. christofle.com
4 Original par sa forme et sa prise, le service Attelage finition acier s’inspire de la clé de selle, une pièce utilisée dans les attelages à plusieurs chevaux. hermes.com
5 Le plateau Lauro est entièrement fait main dans un cuir technique spécial appelé Tecnocuoio®. Il offre une finition imperméable et très résistante aux taches. armani.com
Green Line
Pour les cuisines tournées vers l’avenir.
Avec sa collection Green Line, Suter Inox AG pose de nouveaux jalons dans le domaine des solutions respectueuses de l’environnement pour la cuisine. Nos produits innovants en inox associent matériaux de haute qualité, savoir-faire artisanal suisse et empreinte écologique réduite.
L’ART DU CAMOUFLAGE
Les systèmes pour camoufler partiellement ou totalement les équipements de cuisine se multiplient. Panneaux décoratifs permettant de dissimuler entièrement l’espace cuisine, hotte caméléon, éléments de plan escamotables, plaques à induction avec un revêtement céramique qui se fondent dans le plan de travail, batteries de cuisine empilables… Les astuces ne manquent pas pour tout faire disparaître en un claquement de doigts.
1 Mythos Atlantic est un module innovant qui s’élève du plan de travail et introduit une nouvelle manière d’interagir avec l’espace de la cuve. Il comprend différents accessoires et un éclairage intégré. franke.com
2 Le système Pocket permet de dissimuler des tiroirs et des espaces de rangement derrière des façades qui s’ouvrent de manière coulissante et discrète. getaz-miauton.ch
3 Share & Play est une gamme innovante d’ustensiles de cuisine qui, grâce à son design empilable unique et ses poignées amovibles, facilite le rangement. bebergner.com
4 La forme du Savon du Chef conçu par Frédéric Gooris évoque sa fonction : éliminer l’odeur que laissent sur les mains certains aliments, comme l’ail. alessi.com
5 Cette nouvelle hotte de cuisine se présente comme un meuble, tout en dissimulant une puissante technologie d’aspiration. falmec.com
Découvrez maintenant la nouvelle collection veriset.ch
Mujinga Kambundji, la femme la plus rapide de Suisse. Dans sa cuisine, elle prend le temps de savourer avec tous ses sens.
DES CUISINES SUR MESURE PENSÉES POUR DURER
En tant que spécialiste reconnu en électroménager et en aménagement intérieur, Fust est devenu une figure incontournable dans la conception de cuisines et de salles de bain en Suisse. L’entreprise propose des solutions adaptées à chaque style de vie, combinant fonctionnalité, esthétique et durabilité.
Les spécialistes de Fust guident leurs clients à chaque étape de la conception, depuis l’esquisse initiale jusqu’à l’installation définitive. Leur approche sur mesure garantit une intégration parfaite dans l’espace existant, en tenant compte des exigences quotidiennes. Les showrooms de l’enseigne présentent un large éventail de styles, permettant de visualiser concrètement les possibilités d’aménagement.
La qualité constitue un pilier essentiel de la marque. Chaque pièce de mobilier est rigoureusement testée en laboratoire, garantissant ainsi sa résistance et sa longévité. L’entreprise va plus loin en offrant des garanties étendues : jusqu’à vingt ans pour les cuves en acier inoxydable,
douze ans pour les appareils encastrables et dix ans pour les accessoires. Ces engagements reflètent la confiance accordée à la qualité des matériaux et au savoir-faire des fabricants partenaires.
Fust se distingue également par l’expertise de ses équipes techniques. Les installations sont réalisées par des menuisiers qualifiés, assurant un montage précis et professionnel. L’entreprise prend en charge la direction complète des travaux, coordonnant les différents corps de métier afin que les rénovations soient menées à bien dans les délais prévus.
En parallèle, l’enseigne propose des conseils gratuits et met en avant des projets réalisés afin d’inspirer ceux qui entament une transformation de leur intérieur.
Avec une approche centrée sur la qualité, le service et la personnalisation, Fust confirme sa volonté de rendre accessible à chacun une cuisine durable et adaptée à son mode de vie. fust.ch
Créateur de cuisines depuis 1956
INTÉRIEURS SUR MESURE
Qu’il s’agisse d’un simple rafraîchissement ou d’une rénovation majeure, il n’existe pas de modèle standard. La personnalisation est la clé pour créer des espaces reflétant les goûts et le mode de vie du client. Rencontre avec deux spécialistes de l’aménagement sur mesure, héritiers d’un savoir-faire transmis depuis plusieurs générations.
Patricia Lunghi
Collection de tissus, papiers peints, tapis et moquettes, Lumières Boréales, Pierre Frey. pierrefrey.com
Mattia
Aquila
FALSARELLA DÉCORATION
Un environnement sur mesure passe par de nombreuses étapes, de la sélection des couleurs et des meubles à l’intégration de technologies intelligentes et à l’optimisation de l’espace.
Grâce à son expertise, Stefan Falsarella mise sur le textile d’ameublement et les revêtements muraux pour enrichir et réinventer les intérieurs de sa clientèle. En 2001, il a repris la direction de l’enseigne fondée en 1971 à Lausanne, après avoir appris le métier de tapissier auprès de son père. Le showroom s’est récemment agrandi et a fait peau neuve, tout en étant resté, par choix, une réalité à échelle humaine, proche du client. Le lieu, qui vit aussi au rythme d’expositions d’art, est structuré comme un véritable appartement, proposant des inspirations pour
chaque pièce de la maison, cuisine et salle de bain comprises. Somptueuses moquettes, luminaires, tapisseries et œuvres d’art : l’univers se veut le reflet du savoir-faire de la maison. Composée de milliers de références, la riche matériauthèque permet à la clientèle de toucher et de voir les échantillons de tissus et de papiers peints pour mieux se projeter. Pour Stefan Falsarella et Angelo Melcarne, le métier a beaucoup changé, mais « nous sommes très attachés à la notion d’intemporalité. Dans une société qui tend à la “ fast déco ” et où l’intérieur semble devoir répondre à des besoins plus saisonniers, nous pensons qu’il est préférable de prendre le temps de la réflexion. Un intérieur doit se construire de manière durable et responsable. » falsarella-decoration.ch
Le showroom Falsarella. En haut à droite, Angelo Melcarne et Stefan Falsarella dans la matériauthèque.
↑↑ Mathieu Winkler, arrière-arrièrepetit-fils de la famille Moyard et directeur général de Moyard SA.
↗ Des habillages sur mesure dans le cadre d’une transformation et d’un aménagement intérieur d’un chalet à Schoenried.
→ Le showroom Moyard et en haut à droite, tissus de la collection Prestige 3 d’Elitis.
MOYARD
Situé au cœur de Morges, dans une maison du 18e siècle, Moyard est dédié à l’art de l’habitat. Grâce à ses ateliers où œuvrent ébénistes, polisseurs, tapissiers-décorateurs et courtepointières, Moyard est en mesure d’accompagner le client dans la réalisation et la transformation de l’espace dans sa globalité. Outre les marques internationales de mobilier, le showroom propose un service d’architecture d’intérieur, ainsi qu’un espace dédié aux textiles d’ameublement et aux papiers peints.
Mathieu Winkler perpétue la tradition centenaire en intégrant l’entreprise familiale en 2004, après des études économiques et un diplôme d’architecture d’intérieur. Il inaugure en 2015 l’espace d’art « La Villa Moyard » et a célébré en 2021 le bicentenaire de l’enseigne fondée en 1821. Directeur et représentant de la septième génération, Mathieu Winkler nous livre ses réflexions sur une profession en évolution.
DEUX CENTS ANS D’HISTOIRE FAMILIALE, N’EST-CE PAS UN HÉRITAGE LOURD À PORTER ? QUEL AVENIR ENVISAGEZ-VOUS POUR MOYARD ?
Bien sûr, deux cents ans d’histoire, c’est difficile à porter, mais, en vingtdeux ans passés dans l’entreprise, dont quinze aux côtés de mon père, j’ai dû surmonter bien des épreuves. Dès le début j’ai été habitué à relever les défis et à être créatif. J’affronte chaque situation comme une nouvelle opportunité de se réinventer. Quant à l’avenir, le plus grand défi pour nous sera de pouvoir continuer à former des artisans d’exception et de s’adapter au commerce de détail en constante mutation.
QUELLES SONT LES GRANDES TENDANCES DANS
LES DOMAINES DU TEXTILE D’AMEUBLEMENT ?
Les tons se font chauds et profonds, les matières naturelles et nobles, soie, mohair, lin et cachemire, sont de retour. Des couleurs comme le terracotta et le vert nous invitent au voyage et à la douceur. On assiste aussi au revival des motifs des années 60-70 et des tissages élaborés ainsi que des broderies faites main.
QUE RECHERCHENT VOS CLIENTS ?
Les gens viennent chez nous, car nous ne sommes pas qu’un simple magasin, mais une expérience. Chaque projet commence par une rencontre où nous plaçons l’écoute, le savoir-faire au cœur de nos démarches. Souvent nos nouveaux clients sont les enfants de nos clients, une envie qui se transmet de génération en génération comme notre entreprise.
COMMENT LE MÉTIER A-T-IL ÉVOLUÉ AU FIL DES DÉCENNIES ?
Ces vingt dernières années, le commerce de détail a subi une mutation à cause de la vente en ligne et la globalisation. Depuis l’époque du magasin de ma grand-mère, tout a changé et il faut savoir réagir. J’ai choisi de diriger l’entreprise vers l’architecture d’intérieur, le conseil et les ateliers d’art, alors que d’autres font le choix du commerce en ligne. Je pense qu’un simple magasin de meubles ne pourra plus exister à l’avenir. moyard.ch
ATMOSPHÈRES EN LUMIÈRE
Cette saison, canapés et luminaires dessinent un paysage intérieur où contrastes et nuances s’accordent avec subtilité. Teintes givrées, pastels délicats, rouges intenses et formes inattendues trouvent leur écho dans des halos raffinés, des reflets métalliques ou des éclats plus feutrés. Entre matières apaisantes, volumes expressifs et lumières qui sculptent l’atmosphère, chaque association crée une tonalité singulière.
Clara Jannet, avec la collaboration de Françoise Faure
Canapé Ernest, design Jean-Marie Massaud, Poliform. poliform.it
Canapé Standard, design Francesco Binfaré, avec revêtement en tissu, collection Gems, Edra. edra.com
Table d’appoint Saturno, design Mario Botta, Alias. alias.design
ans de garantie
VARDAGEN couteau d’office, 20 cm Nouveau 24.95
LE ROBINET
QUI FAIT TOUT
Quooker réinvente la manière dont nous utilisons l’eau en cuisine. Bien plus qu’un simple robinet, il s’agit d’un système ingénieux qui conjugue design contemporain, technologie de pointe et durabilité.
Relié à un réservoir compact dissimulé sous l’évier, le robinet
Quooker fournit instantanément de l’eau bouillante à 100 °C – idéale pour préparer un thé, cuire des pâtes, blanchir des légumes ou stériliser des ustensiles. Grâce à une isolation sous pression hautement performante, l’eau est maintenue à 108 °C en permanence, tout en ne consommant que 10 W en veille. Ce rendement énergétique exceptionnel permet d’économiser du temps, de l’espace et de l’énergie : un atout indéniable pour les cuisines d’aujourd’hui.
Mais Quooker ne s’arrête pas à l’eau bouillante. Avec le module CUBE, le même robinet offre également de l’eau réfrigérée, plate ou pétillante, et, en option, filtrée. Fini les bouteilles en plastique encombrantes : le CUBE permet de savourer à tout moment une eau réfrigérée et agréable, tout en réduisant considérablement le transport, le stockage et les déchets. Une solution aussi pratique qu’écologique, plébiscitée aussi bien dans les foyers que dans les bureaux, les espaces
de coworking ou les établissements publics. En un seul geste, le robinet Quooker transforme la cuisine en un espace plus fluide, plus fonctionnel et plus respectueux de l’environnement.
DESIGN, PERFORMANCE ET DURABILITÉ
Chez Quooker, l’innovation ne se résume pas à la technique : elle s’exprime aussi à travers la forme et la qualité. Le nouveau Flex Square, dernier-né de la gamme, illustre parfaitement cette philosophie. Son design angulaire affirmé et sa douchette extensible offrent un confort d’utilisation incomparable, tout en ajoutant une touche architecturale à la cuisine.
Pensés pour durer, les robinets et réservoirs Quooker se distinguent par leur conception robuste et leur isolation hautement efficace. L’exigence de qualité guide chaque détail, afin de proposer des produits à la fois élégants, fiables et économes en énergie. quooker.ch
SUTER INOX MISE SUR L’ACIER VERT
Avec sa nouvelle collection Green Line, Suter Inox AG renforce son engagement envers des solutions de cuisine à faible impact environnemental. L’entreprise innove en utilisant un acier inoxydable dont la production génère 92 % d’émissions de CO₂ en moins que la moyenne mondiale, grâce à une énergie à faibles émissions et à des matières premières recyclées.
Les plans de travail et éviers issus de cette gamme associent acier inoxydable durable, panneaux en bois suisse certifié et liants biosourcés, garantissant des surfaces robustes, faciles d’entretien et entièrement recyclables. Sans émissions nocives, ces matériaux contribuent aussi à un air intérieur plus sain.
Conçue pour répondre aux exigences des constructions durables, notamment les bâtiments Minergie-Eco, Green Line mise sur une production régionale, réduisant les flux logistiques et soutenant l’économie locale. suter.ch
ABONNEZ–VOUS
UPCYCLING, KALDEWEI MONTRE
L’EXEMPLE
Avec son projet pilote mené pour l’hôtel 25hours Bikini Berlin, Kaldewei démontre qu’une économie circulaire appliquée à grande échelle dans le bâtiment n’est plus une utopie, mais une réalité industrielle. Le fabricant allemand, déjà reconnu pour ses produits de salle de bain haut de gamme en acier émaillé, franchit une étape décisive en faisant entrer le principe Cradle to Cradle dans une mise en œuvre concrète et mesurable.
Depuis plus de dix ans, les salles de bain du 25hours étaient équipées de baignoires et de surfaces de douche Kaldewei. Plutôt que de remplacer ces éléments lors de la rénovation de l’hôtel, la marque a proposé un processus inédit : démonter les pièces en fin de cycle, les rapatrier à l’usine, les sabler, les revêtir d’un nouvel émail et les doter de la surface antidérapante Secure Plus, avant de les réinstaller en tant
que produits reconditionnés. Cet upcycling rigoureux, mené selon un protocole technique développé spécialement pour le projet, a permis de réduire d’environ 65 % les émissions de CO₂ par rapport à la fabrication de nouveaux équipements.
Pour Kaldewei, qui détient une certification Cradle to Cradle® pour près de 600 produits, l’enjeu consistait à prouver qu’on peut préserver la valeur des matériaux durables en les réintroduisant dans un nouveau cycle sans qu’ils perdent leurs qualités esthétiques ou fonctionnelles. Grâce à cette démarche inédite dans le domaine de l’hôtellerie, Kaldewei ouvre la voie à un modèle innovant pour les projets de rénovation. L’entreprise démontre ainsi que l’économie circulaire, lorsqu’elle est soutenue par une expertise industrielle, peut transformer en profondeur le paysage de la construction. kaldewei.com
LO Summit – la gamme de tables primée
Le Summit T s‘adapte à toutes les situations de travail grâce à ses cloisons en feutre, tandis que le Summit C combine des variantes de tables de conférence et de tables hautes pour des réunions agiles.
Venez découvrir nos produits ainsi qu‘un choix varié de marques partenaires de qualité dans notre showroom ! Nous nous réjouissons de votre visite
Les lanterneaux sont une source de lumière naturelle garantissant sécurité et isolation thermique supérieure
En tant que producteur suisse de fenêtres pour toits plats et lanterneaux vitrés, nous garantissons un standard de qualité très élevé tout en assurant des délais de livraison courts.
Nous nous ferons un plaisir de vous conseiller dans votre projet.
LO Summit T LO Summit C
FINSTRAL FAIRE ENTRER LA LUMIÈRE AU CŒUR DU SÉJOUR
À Bois-de-Villers, près de Namur, ce bâtiment dédié à l’accueil touristique se distingue par son architecture contemporaine et lumineuse, ainsi que par son rapport privilégié à la nature. Conçu par BAQ+ Architecture, ce projet marie élégance, confort et performance énergétique, grâce à l’intégration de solutions signées Finstral, spécialiste européen des menuiseries haut de gamme. Le projet mise sur une enveloppe vitrée généreuse pour offrir une expérience immersive. Au cœur du dispositif, le mur coulissant FIN-Slide occupe une place centrale. Pensé pour des ouvertures de très grande dimension tout en préservant la maniabilité, il permet d’effacer presque totalement la frontière entre intérieur et extérieur. Malgré leur taille, les vantaux restent étonnamment légers à manipuler, grâce à la technologie de porte levante coulissante propre à Finstral. Le profil Step-line, élancé et moderne, associé à une finition noire et à un cadre aluminium, renforce cette esthétique contemporaine.
Les fenêtres tout en verre Nova-line prolongent cette recherche de transparence et de finesse. Leur conception permet un vitrage affleurant et un cadre à peine perceptible, tout en assurant des performances thermiques élevées : un coefficient Uw pouvant descendre jusqu’à 0,82 W/m²K avec triple vitrage. Côté acoustique, les menuiseries atteignent une isolation allant jusqu’à 45 dB, un atout notable pour garantir la quiétude des chambres.
La porte d’entrée FIN-Door, version Flat Frame-Frame, vient compléter l’ensemble. Son alliance verre-aluminium, sa finesse linéaire et sa robustesse confèrent à la façade une signature élégante et cohérente avec l’identité du lieu.
Ce gîte namurois illustre parfaitement le savoir-faire Finstral : des menuiseries capables de conjuguer esthétique minimaliste, haute performance énergétique et confort d’usage, au service d’une architecture ouverte, lumineuse et accueillante. finstral.com
FRIEDA® PAVÉ SAUVAGE
Pour des places originales d’une qualité inégalée, le pavé sauvage FRIEDA® crée des chemins naturels harmonieux grâce à ses dix formats variés. Fabricant suisse, nous offrons conseils et service de première qualité. betonlink.ch/pavesauvage
Intervention rapide sur tout le territoire romand, en urgence si nécessaire, par un personnel qualifié, certifié OFSP. Elimination du problème, conseils, garanties.
Nous mettons à votre disposition notre expérience et nos compétences pour répondre à toutes vos exigences.
RENON désinfection SA
Chemin de la Forêt 12
1024 Ecublens
021 626 26 25
Succursale de Fribourg
Avenue Jean-Marie-Musy 2 1700 Fribourg
026 660 26 25
contact@renon-desinfection.ch
Certifié par l’Office fédéral de la santé publique
KIA EV9
Le SUV électrique qui réinvente l’expérience de conduite
Kia présente son dernier-né, l’EV9, un SUV électrique qui redéfinit les standards de confort et d’espace. Conçu pour accueillir tous les passagers dans une ambiance agréable, l’EV9 offre une expérience utilisateur sans précédent. En intégrant des matériaux recyclés et des biomatériaux, Kia s’engage résolument sur la voie de la durabilité, faisant de chaque trajet un pas vers un avenir plus vert.
L’EV9 ne se contente pas de séduire par son design innovant et ses caractéristiques écologiques. Il intègre également la technologie de pointe avec l’introduction de l’autonomie de niveau 3 via le Highway Driving Pilot (HDP) dans son modèle GT-Line. Cette fonctionnalité promet d’améliorer considérablement la sécurité et la commodité lors des trajets sur autoroute.
Avec une autonomie WLTP impressionnante de plus de 541 km en une seule charge et la capacité de récupérer 239 km d’autonomie en seulement quinze minutes grâce à sa charge ultrarapide de 800 V, l’EV9 est conçu pour les conducteurs modernes. De plus, le Kia Connect Store permet aux utilisateurs de mettre à jour leurs fonctionnalités à tout moment et en tout lieu via OTA (Over-the-Air). kia.ch
D’SILENCE L’EXPERT EN ACOUSTIQUE
La société lausannoise est spécialisée dans le domaine de l’acoustique et propose ses services aux particuliers, architectes, entreprises générales, régies et promoteurs immobiliers. En amont, d’Silence acoustique simule des environnements sonores et calcule des niveaux de bruit à partir de plans architecturaux. En intervention pour des bâtiments déjà construits, le bureau d’ingénieurs établit des diagnostics et imagine des solutions spécifiques en fonction du type de nuisances sonores et des objectifs de ses clients. « L’acoustique est une discipline scientifique appartenant à la mécanique fluide qui étudie les principes de génération et de propagation des sons. Elle consiste à protéger le quotidien des usagers contre les excès perturbants, autrement dit les bruits intérieurs et les bruits d’environnement extérieurs (isolation phonique). Mais une étude acoustique peut aussi permettre de mettre en valeur les “bons sons”. Ainsi, nous sommes également spécialisés dans l’acoustique des salles de spectacles », explique Bertrand de Rochebrune, le directeur.
MP / dsilence.ch
École des Plaines-du-Loup, Lausanne, AAPA Architectes.
Plus de connaissances qu’avant : Swissbau 2026 réunit des professionnels qui progressent ensemble. Venez découvrir la plus grande scène du secteur suisse de la construction et de l’immobilier. Réjouissez-vous de découvrir un nouveau concept, de nouvelles coopérations ainsi que des domaines artisanaux élargis. Donner un nouvel élan ensemble : swissbau.ch
Auditorium Stravinski Montreux
Carnal Hall - Rosey CIO
UNIL - Geopolis
LA CÉRAMIQUE, MATÉRIAU D’AVENIR
Le plus grand rendez-vous mondial dédié à la céramique pour l’architecture et l’univers de la salle de bain s’est tenu à Bologne, en Italie, du 22 au 26 septembre 2025. Sur place, fabricants, distributeurs, designers et architectes ont présenté un panorama riche en innovations, confirmant l’expansion continue d’un secteur qui se réinvente.
Françoise Faure
Au sol carreaux en céramique
Iro Next Agave, sur le grand mur Iro Next Silk et sur le mur courbe, des carreaux Tetris Forest Luc. Sant’Agostino.
Cette édition, marquée par une fréquentation soutenue, a vu se succéder conférences et événements professionnels explorant les défis actuels : transition durable, nouvelles technologies de surface, évolution des usages. Mais ce qui a surtout retenu l’attention des visiteurs, c’est la créativité exceptionnelle déployée par les fabricants — une inventivité qui se traduit autant dans les matières que dans les formats, les textures ou les approches décoratives.
Le succès de la branche repose sur l’innovation continue et sur l’implication des industriels de la céramique. Année après année, ils perfectionnent leurs procédés, expérimentent de nouvelles techniques et surprennent avec des avancées inattendues — des initiatives que les organismes de promotion du secteur savent valoriser et inscrire dans une dynamique collective.
Parallèlement, une large majorité d’acteurs s’engage désormais dans une démarche durable : optimisation des cycles de production, réduction des émissions liées à la cuisson, intégration de matières recyclées. Une responsabilité environnementale qui n’entrave en rien la créativité, au contraire. Résultat ? Une esthétique toujours plus affirmée, capable d’accompagner les projets les plus audacieux, que ce soit des résidences privées ou des réalisations publiques d’envergure.
Sans rompre avec l’essence même du matériau, la céramique s’affirme aujourd’hui comme un trait d’union entre la tradition et l’innovation. Elle s’appuie sur la matière brute du grès cérame et sur l’héritage des savoirfaire artisanaux: certains carreaux façonnés à la main revendiquent l’irrégularité, la trace, l’empreinte. À l’autre extrémité du spectre, les dalles issues des technologies les plus récentes impressionnent par leurs formats hors norme, leur finesse et leur précision. Ces créations élargissent le champ des possibles et donnent naissance à des tendances fortes : surfaces en 3D, micro-textures tactiles, imperfections travaillées comme un langage esthétique, ou encore un retour assumé au classicisme revisité. cersaie.it
Cersaie en chiffres: 95 000 visiteurs, 210 acheteurs internationaux, un programme culturel Construire, Abitare, Pensare couronné de succès avec des centaines d’architectes présents aux conférences et débats, 620 journalistes accrédités dont 150 à la conférence de presse internationale, et plus de 500 participants à la lectio magistralis de l’architecte Elizabeth Diller.
Prochaines dates du Cersaie Bologne 21-25 septembre.
MARMOMAC
LA PIERRE NATURELLE, AUJOURD’HUI ET DEMAIN
La dernière édition du salon mondial mettait l’accent sur le futur en plaçant l’industrie de la pierre naturelle face aux défis écologiques et technologiques.
Françoise Faure
Le plus grand salon consacré aux pierres naturelles et au marbre s’est déroulé à Vérone du 23 au 26 septembre. Plus qu’un simple rendezvous professionnel, l’événement s’est affirmé comme un véritable écosystème culturel et créatif. Pendant trois jours, la pierre naturelle a cessé d’être un simple matériau pour devenir un médium, capable de générer de nouvelles formes de recherche, d’urbanité temporaire et d’expérimentation interdisciplinaire.
Au cœur de cette dynamique, The Plus Theatre, véritable moteur créatif du salon, rassemble architectes, designers, universités internationales, artistes et performeurs. Un lieu où s’invente une grammaire conceptuelle inédite de la pierre, entre innovation, recherche et vision.
À cela s’ajoutent les programmes de formation de l’Académie Marmomac, active depuis 1998 et accréditée au niveau international. Destinée aux architectes et aux designers, elle renforce le lien entre l’industrie manufacturière, le design et les nouvelles générations.
Avec plus de 1400 entreprises exposantes (pour un chiffre d’affaires agrégé de 10 milliards d’euros) issues de 54 pays et 50 000 professionnels en provenance de 140 pays, Marmomac démontre que la valeur économique naît avant tout de l’intensité culturelle.
La 60e édition de Marmomac se tiendra à Vérone du 22 au 25 septembre 2026. marmomac.com
SALON
UN VOYAGE IMMERSIF DANS LE DESIGN DE DEMAIN
La décoratrice d’intérieur Katty Schiebeck imaginera le centre créatif de la prochaine édition du salon Ambiente.
Chantal Rizzardi
Basée à Barcelone, Katty Schiebeck, déjà reconnue par l’Architectural Digest comme l’une des 100 meilleures designers d’intérieur au monde, a été nommée « Ambiente Designer 2026 ». Pour l’occasion, elle imaginera au cœur du salon leader mondial des biens de consommation un hub qui deviendra le centre créatif d’Ambiente, réunissant à partir de 2026 l’ensemble des thématiques liées au design intérieur, à l’architecture et à l’hospitalité.
Sa démarche repose sur le concept d’hospitalité émotionnelle, une vision où l’expérience vécue prime sur la simple fonctionnalité d’un lieu. « L’hospitalité, c’est créer des environnements qui éveillent des émotions, qui touchent les personnes et s’ancrent dans leur mémoire. Nous voulons des espaces immersifs, capables de parler aux sens et de surprendre par leur chaleur », explique Katty Schiebeck. De cette
philosophie est né le concept imaginé pour Ambiente 2026 : une oasis de calme au milieu de l’effervescence du salon, invitant les visiteurs à faire une pause, à respirer, à se reconnecter et à retrouver de l’énergie. Ambiente, le salon pour les professionnels du secteur de l’architecture d’intérieur et de la décoration, affirme sa dimension culturelle grâce à une collaboration renforcée avec l’ECIA (European Council of Interior Architects). Des conférences et des programmes de formation certifiés exploreront des thèmes essentiels, tels que les environnements de travail biophiliques, les « environnements symbiotiques » et les nouvelles formes d’hospitalité à l’intersection du low-tech et de l’intelligence artificielle. Après avoir attiré plus de 100 000 visiteurs en 2025, le salon reviendra du 6 au 10 février 2026. ambiente.messefrankfurt.com
SALON
EXPOSITIONS / AGENDA
BÂLE
YAYOI KUSAMA
Conçue avec l’artiste et son studio, l’exposition réunit plus de 300 œuvres provenant d’Asie, d’Europe et de Suisse, témoignant de la résonance mondiale de Yayoi Kusama. Sur plus de sept décennies, elle retrace son parcours, des premières créations dans le Japon d’après-guerre à son rôle central dans l’avant-garde new-yorkaise des années 1960. De retour au Japon dans les années 1970, Kusama réinvente sans cesse son langage, mêlant intimité et engagement politique. Aujourd’hui, figure féminine majeure de l’art contemporain, elle poursuit une œuvre d’une intensité intacte.
FONDATION BEYELER
fondationbeyeler.ch
Jusqu’au 25 janvier 2026
WOHNEN FÜRS WOHNEN : LES COOPÉRATIVES D’HABITATION SUISSES
COMME LABORATOIRE DE COEXISTENCE
Bâle fut un centre pionnier du logement coopératif en Suisse, avec des projets majeurs comme le Freidorf et les lotissements de Bernoulli. Plus tard, des ensembles, tels qu’Entenweid et Vogelbach, ont apporté des innovations sociales et architecturales. L’exposition retrace cette histoire régionale et montre comment les modèles coopératifs répondent aujourd’hui aux défis du logement, comme à Erlenmatt Ost, Lysbüchel Süd ou Westfeld, et d’autres projets venus de toute la Suisse. S AM sam-basel.org
Jusqu’au 19 avril 2026
FANTÔMES. SUR LES TRACES DU SURNATUREL
Plus de 80 artistes, du 19e siècle à nos jours, explorent l’invisible et ses multiples visages. Peintures, sculptures, photographies et créations numériques donnent forme à ces présences insaisissables, tantôt poétiques, tantôt inquiétantes. Entre science, croyance et imaginaire, l’exposition met en lumière la manière dont les fantômes hantent l’histoire de l’art et notre culture visuelle. Une expérience immersive qui invite à franchir les frontières du réel et à se laisser captiver par l’inconnu.
KUNSTMUSEUM
kunstmuseumbasel.ch
Jusqu’au 8 mars 2026
BERNE
ANNI ALBERS. CONSTRUCTING TEXTILES
Figure majeure du design et du textile au 20e siècle, Anni Albers a étudié au Bauhaus avant d’émigrer aux États-Unis en 1933. Elle devient célèbre pour ses tissages et ses textiles innovants destinés à l’architecture. Ses recherches expérimentales restent influentes. Le Zentrum Paul Klee lui consacre sa première exposition individuelle en Suisse, mettant en avant ses travaux et ses interventions architecturales, soulignant les liens entre art, textile et architecture.
ZENTRUM PAUL KLEE
zpk.org
Jusqu’au 22 février 2026
LAUSANNE
GEN Z. UN NOUVEAU REGARD
Cette génération née entre les années 1990 et 2010 interroge les normes, bouscule les codes et redéfinit sa place dans un monde en mutation. Récits intimes, identités plurielles, corps et genre en transformation, la Gen Z fait entendre des voix multiples qui réclament représentations et prises de parole. Pensée comme une immersion dans les enjeux contemporains, l’exposition, qui réunit 66 artistes du monde entier, se déploie en quatre thématiques révélant les doutes, les élans et les revendications d’une jeunesse qui crée pour mieux se réinventer.
PHOTO ELYSÉE
elysee.ch
Jusqu’au 1er février 2026
VALLOTTON FOREVER
Pour le centenaire de sa mort, Lausanne célèbre Félix Vallotton, enfant du pays, avec la plus vaste rétrospective jamais dédiée à l’artiste. Le MCBA et la Fondation Vallotton unissent leurs forces pour offrir une lecture inédite de son œuvre lucide, critique et souvent mordante. Sur 1400 m², plus de 250 pièces retracent, en un parcours chronothématique, toutes les facettes du peintre, graveur, illustrateur et dessinateur, révélant l’ampleur d’un créateur majeur de la modernité.
MCBA mcba.ch
Jusqu’au 15 février 2026
WINTERTHOUR
GLITZ5ER
L’exposition explore cette matière scintillante comme symbole d’affiliation, d’empowerment et de diversité, tout en interrogeant ses enjeux écologiques. Quelque 40 œuvres internationales montrent les paillettes comme un outil de célébration, de contestation ou de visibilité des corps. De la chambre d’ado pailletée de Jenny Schäfer aux photos de Quil Lemons, en passant par les GIF de Molly Soda et les costumes de scène, le public est invité à participer et à questionner ce qui fait réellement briller la matière.
GEWERBEMUSEUM
gewerbemuseum.ch
Jusqu’au 17 mai 2026
EN BREF SALONS
GENÈVE
EXTRA-NATURE
António Vasconcelos Lapa offre une vision singulière dans le panorama de la céramique contemporaine portugaise en alliant maîtrise technique et imagination débordante.
MUSÉE ARIANA musee-ariana.ch
Jusqu’au 4 janvier 2026
ENQUÊTES
PHOTOGRAPHIQUES
GENEVOISES
Cette exposition présente les enquêtes réalisées par les artistes genevoises
Zoé Aubry, Gabriela Löffel et Laurence Rasti entre 2019 et 2021, sur le thème de la mobilité.
CPG centrephotogeneve.ch
Jusqu’au 31 janvier 2026
WEIL AM RHEIN
SCIENCE FICTION DESIGN : FROM SPACE AGE TO METAVERSE
Plus de 100 objets de la collection du musée sont mis en scène dans une installation futuriste réalisée par l’artiste visuel et designer argentin Andrés Reisinger.
VITRA DESIGN MUSEUM design-museum.de
Jusqu’au 10 mai 2026
CATWALK. THE ART OF THE FASHION SHOW
L’exposition retrace l’évolution du catwalk, des salons feutrés de 1900 aux shows-spectacles des grandes maisons, telles que Balenciaga, Chanel, Dior, Prada, Vivienne Westwood…
VITRA DESIGN MUSEUM design-museum.de Jusqu’au 15 février 2026
WINTERTHOUR
THE COLOURS OF ARCHITECTURE
Consacrée au rôle des couleurs dans l’architecture, cette exposition présente une sélection d’objets, photographies et archives issus du Domaine de Boisbuchet, centre international de recherche en design.
GEWERBEMUSEUM gewerbemuseum.ch Jusqu’au 15 mars 2026
BÂLE
SWISSBAU
La prochaine édition de ce rendez-vous phare de la construction, de l’économie immobilière, de l’artisanat et du design aura pour thème « Ensemble, donnons un nouvel élan ». Le salon met l’accent sur l’innovation avec une plateforme inédite entièrement consacrée à l’aménagement intérieur en halle 1.2. Exposants et visiteurs profiteront de nouvelles synergies entre les secteurs de la salle de bain, des sols, murs et plafonds, de l’éclairage, ainsi que de l’aménagement de bureaux et d’espaces publics, tous regroupés sur un même niveau.
FOIRE DE BÂLE
swissbau.ch
Du 20 au 24 janvier 2026
FRANCFORT
HEIMTEXTIL
C’est le plus important salon international des textiles pour l’ameublement et la décoration intérieure. Les nouveaux produits et tendances présentés donnent le coup d’envoi de la saison à venir et offrent une source d’inspiration importante aux visiteurs professionnels du monde entier. L’édition 2026 aura pour thème « Lead the Change » et célébrera l’alliance entre artisanat et intelligence artificielle. Le nouveau secteur Sleep & Meet présentera les grandes marques du secteur des matelas.
MESSE FRANKFURT
heimtextil.messefrankfurt.com
Du 13 au 16 janvier 2026
AMBIENTE FRANCFORT
Salon international de référence et acteur incontournable pour promouvoir les innovations et nouveaux produits, Ambiente couvre tous les secteurs de l’aménagement d’intérieur et de la décoration. Qu’il s’agisse de dîner, de vivre, d’offrir ou de travailler, le salon dévoile ce qui aura sa place dans les espaces de vie et de travail, les formes, les matières et les couleurs en matière de décoration, de textile d’ameublement et de meubles d’appoint pour les espaces commerciaux et les collectivités.
MESSE FRANKFURT
ambiente.messefrankfurt.com
Du 6 au 10 février 2026
GENÈVE
ARTGENÈVE
Cette nouvelle édition affirme la vitalité de la scène contemporaine en proposant un panorama exigeant d’œuvres, d’installations et de projets spéciaux. Entre découvertes, dialogues et expérimentations, artgenève 2026 confirme son rôle de rendez-vous incontournable pour les amateurs d’art et les professionnels. La manifestation accueille des galeries internationales et consacre aussi une large place à des collections institutionnelles et privées ainsi qu’à des espaces indépendants et des commissaires d’exposition.
PALEXPO artgeneve.ch
Du 29 janvier au 1er février 2026
PARIS
MAISON&OBJET
Le salon est un événement incontournable des secteurs de la décoration, du design et de l’art de vivre. Les styles y cohabitent sur le mode de la transversalité au fil des scénographies originales qui animent les espaces. Cette nouvelle édition explore le thème « Past Reveals Future » : un hommage aux savoir-faire, où le design contemporain puise dans ses racines pour inventer l’avenir. Entre innovation et tradition, designers et maisons exposent des créations où chaque objet incarne une mémoire transformée.
PARIS NORD VILLEPINTE
maison-objet.com
Du 15 au 19 janvier 2026
RENCONTRE
DE J’AIME PAS LES DIMANCHES
Le coup de cœur d’Elodie, une décoratrice passionnée
LOLA MAYERAS
Chez Lola Mayeras, création, humour et illusion s’entrelacent en une esthétique singulière, où le vêtement, la maison et la céramique dialoguent sans hiérarchie. Originaire de Callian, dans l’arrière-pays varois (France), elle grandit au contact de la matière et du geste artisanal : une proximité qui façonne son regard et nourrit son goût du travail manuel. Installée à Paris dès ses 18 ans pour étudier à l’Atelier Chardon Savard, où elle obtient son diplôme en stylisme en 2014, elle y trouve une énergie créative qui complète la sérénité de son atelier provençal. Ce double ancrage rythme sa pratique et alimente son imaginaire. Après un passage dans la mode, où elle développe un goût pour le détournement et la réinvention des matières, Lola transpose aujourd’hui la rigueur de la couture et le sens du détail dans la céramique et le design. Ses pièces – souvent des trompe-l’œil hyperréalistes –brouillent les frontières entre textile et objet, entre réel et illusion. Elle aime déstabiliser, provoquer un sourire, inviter à regarder autrement. Plus qu’un simple décor, son travail propose une réflexion ludique sur nos habitudes et la poésie du quotidien. jaimepaslesdimanches espacescontemporains Plus d’images → espacescontemporains.ch
1 Parure de lit « It’s a Mess », avec imprimé photo à effet d’illusion d’optique.
2 Miroir sculptural en céramique émaillée « Glovy Mirror ».
3 L’art de la table, collection Tiny.
4 Patères avec mini-vase en céramique, « Hanging Vase ».
5 Vase en acier inoxydable, « Le Bouquet » avec effet trompe-l’œil papier kraft.
Salon d’Art moderne et contemporain, du 29 janvier au 1er février 2026, Palexpo