L’Hôtel des Postes, une icône lausannoise se réinvente
Les casernes, trois infrastructures au service du collectif
L’architecture autonome, celle qui se pense comme un objet autosuffisant, détaché de ses réseaux, de ses usages et de son territoire, devient une fiction difficile à soutenir. Dans un contexte de ressources comptées et de programmes de plus en plus imbriqués, le projet ne peut plus se limiter à affirmer une présence : il doit fonctionner, s’adapter, absorber des contraintes multiples. Il doit surtout rendre possible.
Une autre définition du projet s’impose : celle d’une architecture conçue comme infrastructure, non pas au sens strictement technique, mais comme structure collective. Une architecture qui organise des flux, met en relation des usages, articule des temporalités. Qu’il s’agisse d’équipements de soin, d’infrastructures de secours ou de lieux de travail, plusieurs projets présentés ici témoignent de ce déplacement : le bâtiment n’y est plus une fin en soi, mais un outil au service d’un fonctionnement quotidien, lisible et durable. Cette logique se prolonge dans les questions énergétiques. Le partage local de l’électricité transforme un réseau existant en support actif d’usages collectifs : l’enjeu n’est pas d’ajouter, mais d’organiser, de redistribuer, de mutualiser. Architecture, énergie et territoire relèvent d’un même mouvement : faire système.
Dans ce cadre, la qualité du projet ne se mesure plus à la seule force de son expression ou à sa capacité à se singulariser, mais à la justesse de ses relations. Relier sans confondre, mutualiser sans diluer, ouvrir sans fragiliser : penser l’architecture comme outil collectif engage une responsabilité nouvelle. Une architecture pleinement engagée dans le réel, attentive aux usages qu’elle soutient, aux ressources qu’elle mobilise et au temps long qu’elle rend habitable.
Salomé Houllier Binder
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Notre partenaire en Suisse romande : Mille et un Jardin
76 Habiter la ville à la route de Ferney
Mutation de l’Hôtel des Postes à Lausanne
Le nouveau siège de Vitrocsa à Yverdon-les-Bains
Une architecture des médias à Ecublens
Quarz’Up, un outil de travail à Vernier 120 Couture urbaine à Satigny
L’architecture du soin à Lausanne
Zoom sur les entreprises locales
Immo Connect, nouveau salon de l’immobilier romand
Expos, salons et congrès
Où que l’on se trouve et à tout moment … gestion des interphones via le KochCloud
Que l’on soit en train de faire des grillades dans le jardin, de travailler au bureau ou de faire de la voile – l’interphone est connecté au reste du monde via le KochCloud. Les appels de porte sont reçus sur un portable ou une tablette, il est possible de communiquer avec le visiteur de n’importe où via l’appli «KochMobile». L’interphone TC:Bus est relié à Internet par l’intermédiaire du Video Cloud-Gateway. Votre électricien peut facilement mettre à niveau des installations déjà existantes.
CONSTRUCTION & BÂTIMENT N°1
/ 2026
PROJETS ET CHANTIERS DES PROFESSIONNELS DU BÂTIMENT
Hôpital des enfants du CHUV à Lausanne, conçu par Ferrari Architectes et gmp Architekten, et réalisé par HRS Real Estate SA.
Édition N°1
Février - Mars 2026 Sixième année
Éditions PRESTIGE SA
Route de la Gare 7 CH-1070 Puidoux (VD) T: +41 (0)21 946 37 41 www.espacescontemporains.ch
Éditeur: Roland Durussel durussel@espacescontemporains.ch
Rédactrice en chef: Salomé Houllier Binder shoullier@constructionetbatiment.ch
Rédaction: Estelle Daval, Aurore de Granier, Isabelle Jaccaud, Magaly Mavilia, Agata Miszczyk, Marielle Savoyat, Marie Walliser, Lisa Naudin
Direction artistique, réalisation graphique: Atelier Poisson / Iris Gendret, Marie Cajka / Giorgio Pesce Retouche d’image: solutionpixel www.solutionpixel.ch
Prépresse: Sandra Bühler sbu@sbu-image.ch
Abonnements et administration: T: +41 (0)21 946 37 41 mail@constructionetbatiment.ch
Correction: Nicole Kate
Imprimé en Suisse
Annonces Suisse romande, Suisse alémanique, Allemagne et Autriche: Secteurs construction et bâtiment: Serge Bornand M: +41 (0)79 338 43 02 sbornand@espacescontemporains.ch
Bureau international / Italie Correspondante et budgets internationaux: Françoise Faure Chantal Rizzardi Via Tarvisio 7, I-33054 Lignano Sabbiadoro (Ud) T: +39 347 44 02 151 francoise.faure@libero.it
Impression et expédition: AVD Goldach, Sulzstrasse 10-12 CH-9403 Goldach
Abonnements: Construction & Bâtiment
Un an (6 Nos) + 1 hors-série offert au prix de CHF 36.–(TVA incluse).
Deux ans (12 Nos) + 2 horsséries offerts au prix de CHF 64.– (TVA incluse).
Vente au numéro: CHF 8.–Tirage: 12’500 exemplaires
La rédaction décline toute responsabilité quant aux documents qui lui sont transmis.
Conseils par René Koch SA. Vente par l’installateur électricien.
LA SUISSE DÉBAT SUR UN FONDS CLIMAT
La Suisse se prépare à voter le 8 mars 2026 sur l’initiative pour un fonds climat, qui propose de créer un fonds fédéral pour investir chaque année entre 0,5 % et 1 % du PIB (environ 4 à 8 milliards de francs) dans les énergies renouvelables, la rénovation énergétique des bâtiments et la protection de la biodiversité. L’objectif affiché est d’accélérer la transition énergétique et de répondre aux défis climatiques. Le Conseil fédéral et le Parlement recommandent de rejeter l’initiative, estimant que les mesures actuelles sont suffisantes et que ce fonds alourdirait trop les finances publiques et affaiblirait le frein à l’endettement. MM
RÉCUPÉRATION DE LA CHALEUR FATALE
Infomaniak installe son dernier data center, le D4, dans les sous-sols de la coopérative d’habitation écoresponsable La Bistoquette, à Plan-les-Ouates (GE). Conçu pour valoriser à terme 100 % de la chaleur fatale générée par les serveurs, l’équipement utilise un système de pompes à chaleur et d’échangeurs air-eau pour convertir l’air chaud en eau, jusqu’à 67 °C, injectée dans les réseaux de chauffage de la coopérative et du quartier. À pleine capacité, il devrait contribuer à chauffer l’équivalent de 6000 logements en hiver. Ce projet pilote explore une nouvelle voie pour réduire l’impact territorial et énergétique des infrastructures numériques. MM
INNOVER POUR CONSTRUIRE AUTREMENT
Le REM – Real Estate Meeting se tiendra du 24 au 26 mars 2026 au SwissTech Convention Center, à Lausanne. Quelque 4500 professionnels sont attendus pour trois jours de conférences, tables rondes et ateliers animés par plus de 120 intervenants. L’édition 2026 abordera les grandes mutations du secteur : régie de demain, marchés européens, crédit carbone, habitat senior et risques climatiques avec, notamment, l’ECA Vaud. Dans un contexte de transition accélérée du secteur immobilier, le 7e Prix de l’Innovation distinguera des solutions de pointe en construction, digitalisation et énergie durable. MM
UN TETRIS AU COLLÈGE DE BÉTHUSY
Le bureau Mann & Capua Mann Architectes Sàrl a remporté le concours lancé par la Ville de Lausanne pour la nouvelle extension du Collège de Béthusy avec le projet Tetris. Cette nouvelle phase d’extension vise à répondre à l’évolution des besoins scolaires et parascolaires. Elle prévoit la construction de deux salles de gymnastique, l’agrandissement de la bibliothèque existante ainsi que la création d’un accueil parascolaire, offrant ainsi des infrastructures mieux adaptées aux élèves et aux familles du quartier. Tetris se distingue par une implantation réfléchie des volumes, cherchant à dialoguer avec les bâtiments existants tout en valorisant les espaces extérieurs. Les travaux devraient débuter à l’horizon 2028. Cette extension s’inscrit pleinement dans la stratégie de la Ville de Lausanne visant à renforcer ses équipements publics, à anticiper la croissance démographique et à proposer des lieux d’apprentissage contemporains, fonctionnels et durables. MM
BRIGUE-GLIS DISTINGUÉE POUR UNE CULTURE DU BÂTI ENGAGÉE
Patrimoine suisse décerne le Prix Wakker 2026 à la commune de Brigue-Glis, saluant une approche exemplaire du développement urbain, fondée sur la valorisation du patrimoine bâti, l’intégration d’architectures contemporaines et une adaptation active aux défis climatiques. Située au pied du col du Simplon, la ville valaisanne se distingue par sa capacité à faire du bâti existant une ressource au service du projet urbain et social.
Marquée par une histoire dense – du rôle commercial médiéval aux infrastructures ferroviaires des 19e et 20e siècles –, Brigue-Glis a su transformer cet héritage en levier de développement. Plusieurs édifices historiques, notamment religieux, ont été reconvertis pour répondre à des besoins actuels. Le Marienheim, devenu maison d’hôtes et centre d’asile, ou encore le Bildungshügel, un ensemble aux usages éducatifs et sociaux aménagé sur le site du collège Spiritus Sanctus, illustrent cette continuité entre fonctions sociales passées et usages contemporains. À travers ces projets, la
commune affirme une vision du patrimoine comme support d’éducation, d’intégration et de cohésion sociale.
La distinction souligne également la manière dont Brigue-Glis articule aménagement urbain et adaptation climatique. Après les crues dévastatrices de la Saltina en 1993, la reconstruction de la vieille ville et de la Sebastiansplatz a combiné mesures de sécurité, requalification des espaces publics et mise en valeur du tissu historique. Aujourd’hui, la stratégie se poursuit avec le développement d’allées d’arbres, la préservation du patrimoine arboré et la création d’espaces favorisant la biodiversité, contribuant à l’amélioration du microclimat urbain.
Troisième commune valaisanne à recevoir le Prix Wakker après Ernen et Sion, Brigue-Glis est distinguée pour une culture du bâti qui dépasse la conservation pour s’inscrire dans une démarche territoriale, sociale et environnementale cohérente. La remise officielle du prix aura lieu le 20 juin 2026, lors d’une cérémonie publique. SHB
LE CINÉMA MET LA VILLE EN DÉBAT
Du 25 février au 1er mars 2026, la 7e édition du festival Écrans urbains investira Lausanne pour interroger la culture du bâti à travers le cinéma. Organisé par la Fondation Culture du Bâti (CUB) et placé sous la direction artistique d’Aldo Bearzatto et Hervé Bougon, le festival propose une programmation internationale mêlant films, documentaires et discussions, autour des transformations contemporaines du cadre bâti.
Chantiers, tours, espaces publics, concours d’architecture ou encore questions de genre dans les métiers de l’aménagement structurent cette édition, qui accorde une place centrale au débat. Un tiers des projections sera suivi de rencontres réunissant cinéastes, architectes, paysagistes et spécialistes du territoire, offrant des clés de lecture sur les enjeux sociaux, politiques et écologiques de l’environnement construit.
Parmi les temps forts, la soirée d’ouverture au Capitole – Cinémathèque suisse avec la diffusion du film Le Chantier, de Jean-Stéphane Bron, des avant-premières suisses et internationales, ainsi que des séances dédiées au jeune public et des ciné-forums à l’heure de midi. Réparti sur quatre lieux lausannois, Écrans urbains confirme son ambition : rendre la culture du bâti accessible, critique et collective. SHB / ecrans-urbains.ch
25.2–1.3.26
ÉCRANS URBAINS LAUSANNE
UNE PREMIÈRE SUISSE À COLOMBIER : LA FORMATION PASSE
EN MODE SIMULATION !
L’univers de la construction évolue vite. Les techniques changent, les exigences de sécurité augmentent, et la relève attend des formations toujours plus concrètes, plus modernes, plus efficaces. Dans ce contexte, la Fédération neuchâteloise des entrepreneurs (FNE), dans un cadre paritaire avec Unia Neuchâtel comme partenaire, franchit un cap et signe une « première suisse » : l’acquisition de dix simulateurs de conduite destinés à son centre de formation à Colombier. Les simulateurs sont arrivés en janvier et seront installés courant février.
Rencontre avec Gregory Aellen de la FNE.
POUVEZ-VOUS NOUS PARLER DE CET INVESTISSEMENT ET DE SA RAISON D’ÊTRE ?
Former un machiniste, un grutier ou un cariste directement sur le terrain reste indispensable… mais cela coûte cher, demande du temps, mobilise des machines et comporte toujours une part de risque. La simulation change la donne. Elle permet d’apprendre, de répéter, de se tromper et de progresser dans un environnement parfaitement maîtrisé. Résultat : une pédagogie plus sûre, plus flexible et un apprentissage moins stressant, où chacun avance à son rythme.
CES SIMULATEURS SONT-ILS AUSSI VRAIS QUE NATURE ?
Oui, il s’agit d’outils de pointe, je dirais même plus vrai que nature. Techniquement, ces simulateurs sont conçus pour reproduire la réalité : écrans haute définition, châssis mobile restituant les sensations de conduite et, surtout, une polyvalence remarquable. En quelques secondes, l’apprenant passe d’une pelle mécanique à une grue, d’un bulldozer à un tombereau : l’équivalent d’un parc complet, réuni dans une seule salle. Chaque poste est relié à une suite logicielle permettant de créer des parcours personnalisés, d’analyser finement les progrès et d’offrir un accompagnement ciblé. Un autre point fort est la sécurité des données. Les informations de formation sont sécurisées et hébergées en Suisse, un élément essentiel lorsqu’il s’agit de suivre et d’évaluer des parcours individuels.
Il s’agit d’une véritable révolution pédagogique et collective. L’apprenant peut refaire un exercice autant de fois que nécessaire, corriger ses erreurs et consolider ses automatismes avant de
passer sur machine réelle. Mieux, un mode collaboratif permet à plusieurs simulateurs d’interagir entre eux, comme sur un vrai chantier. De quoi travailler la coordination, la communication et la complexité du travail d’équipe, dans un cadre maîtrisé.
En résumé, les objectifs sont clairs : renforcer la sécurité des participants et des instructeurs ; réduire les transports de machines et les coûts logistiques ; proposer une progression moderne, progressive et mesurable ; renforcer l’attractivité des métiers, parfois « victimes » d’une image vieillissante.
CES OUTILS SERONT-ILS UNIQUEMENT DESTINÉS
AUX APPRENTIS EN FORMATION ? OU ONT-ILS
ÉGALEMENT POUR VOCATION D’ÊTRE UTILISÉS
PAR LES ENTREPRISES ?
Il s’agit d’un levier à la fois pour la relève, les entreprises… et le public. Cet investissement place Colombier au cœur d’une nouvelle référence romande. Les simulateurs profiteront aux apprentis et apprenties, aux entreprises qui souhaitent former ou reconvertir leur personnel, ainsi qu’aux partenaires institutionnels (notamment ORP et OAI). Ils ouvriront aussi une nouvelle porte vers le grand public lors d’événements : présenter les métiers de manière immersive, aux écoles comme aux parents, c’est aussi préparer l’avenir. Avec cette innovation, la FNE confirme une conviction forte, dans l’esprit de ses actions : « rêver d’avenir, c’est tout un apprentissage » – et, désormais, cela peut aussi se vivre… virtuellement, mais plus vrai que nature.
Propos recueillis par Aurore de Granier
Gregory Aellen
Quand la gastronomie rencontre le design
Co n c eption & réalisation de cuisines d’exception I ntérieure & extérieure
Nous concevons et réalisons des cuisines professionnelles pour les plus grands chefs étoilés depuis plus d e 15 ans. Aujourd’hui, nous mettons ce savoir-f aire au service des particuliers qui souhaitent ac quérir une cuisine unique, haut de gamme et pensée par les professionnels de la gastronomie et de l’ingénierie.
SUR UN AIR BALNÉAIRE
Fin 2025, sur une parcelle idéalement située au cœur de La Tour-de-Peilz, à deux pas du lac, apparaît un élégant bâtiment aux couleurs chaudes et aux charmes intemporels, conçu par les architectes cBmM SA | Bridel·Marinov·Truchard.
texte : Agata Miszczyk
photos : Vincent Jendly
DENSITÉ FLOUTÉE
C’est à l’issue d’un concours d’idées pour la construction d’un bâtiment de logements que le maître d’ouvrage,AXA
Fondation de placement, se décide pour la proposition du bureau d’architectes cBmM SA, qui l’a convaincu. L’adoption du nouveau plan général d’affectation en 2019 offre de nouveaux droits à bâtir que le cahier des charges demande d’exploiter. L’exercice est donc ardu : à la fois, intégrer un important programme dans un tissu urbain clairsemé et le concentrer sur la partie ouest de la parcelle. En effet, le site est grevé de servitudes de vue qui rendent inconstructible la partie est de la parcelle et imposent donc un emplacement précis à la densité. Le projet choisi répond aux exigences jusqu’à les faire oublier.
Les architectes cherchent d’abord à limiter l’impact visuel de l’imposant édifice à venir. Avec le souhait de l’affiner vient l’idée de sculpter le volume qui contiendra les 31 logements en trois phases « fragmentation, étirement et assouplissement ». En résulte une forme de croix émoussée, dont les angles s’ouvrent pour devenir obtus. Les facettes formées fragmentent l’édifice. La façade semble ouvrir d’épais bras vers son environnement, comme pour en capter tous les détails. Vient ensuite la deuxième
peau, balcons aux lignes rondes, qui participe de l’adoucissement de l’ensemble et finit d’insérer le nouveau venu dans le cadre avoisinant.
VIVRE DANS LES PAYSAGES
Les architectes tiennent à saisir le paysage, à l’attraper dans le bâtiment et à le mêler aux espaces construits. Ainsi, de généreuses terrasses ouvertes sur le grand paysage semblent virevolter autour du bâtiment. De larges baies qui cadrent les vues y donnent accès. Des façades habitables, dit Serge Truchard, associé du bureau. Les architectes choisissent des stores en toile à projection pour conserver un œil sur l’extérieur au maximum. Loin de l’architecture Belle Époque, le bâtiment semble jouer avec les codes de la Riviera ; le jaune des protections solaires, plus subtil toutefois, n’est pas sans rappeler celui de Montreux. Pour des raisons d’optimisation de l’enveloppe énergétique et pour éviter les consoles isolantes coûteuses et génératrices de ponts de froid, les balcons sont portés par de fins poteaux. Pour compléter le concept, leurs dalles en béton brut se passent d’étanchéité. Cette idée constructive, comprise
et soutenue par la commune, participe de l’élégance du bâtiment au goût à la fois désuet et intemporel. Les façades préfabriquées en bois sont non porteuses et l’habillage est fini brut de sciage, comme pour revendiquer l’utilisation de l’épicéa vaudois. Les serrureries et poteaux en acier sont thermopoudrés d’un brun proche du bois, tandis que les menuiseries extérieures, stores à lamelles et lambrequins se parent d’un orange mat qui complète la chaleur de l’ensemble.
Le grand paysage dialogue avec le paysage immédiat et les aménagements extérieurs font la part belle aux espaces communs en offrant un grand jardin en pleine terre et sur la dalle de parking. Avec l’idée ingénue d’offrir du comestible aux habitants du bâtiment, un potager et des fruitiers sont plantés çà et là. La partie nord du jardin se veut une microforêt, moins accessible, qui protège de la vue avec les voisins. Les appartements du rez supérieur se voient offrir des jardins privatifs, mais ceux-ci ne sont pas clôturés. C’est la topographie du site qui sépare ces espaces des espaces communs avec des talus qui rendent la circulation malaisée et découragent les
éventuels curieux. La privacité complète se marque seulement au pied de la façade : les terrasses individuelles sont surélevées par un socle en béton.
UN PROJET CONNECTÉ
La recherche autour du rapport à l’extérieur lointain et immédiat est, de fait, l’un des enjeux du projet. Ainsi, les architectes pensent également les accès. Ils tiennent notamment à valoriser la mobilité douce en dissociant l’entrée piétonne de celle des automobiles. Le parking offre moins d’une place de stationnement par appartement. Le centre-ville est à proximité immédiate de la parcelle et l’usage de la mobilité douce est encouragé. Ainsi, les emplacements intérieurs pour les vélos sont directement connectés à l’entrée, ce qui rend leur utilisation aisée. Les réflexions sur la mobilité structurent un discours dont le fil se déroule jusqu’au bout. Cohérent, le propriétaire octroie une servitude au domaine public pour y insérer un arrêt de bus en dent creuse dans le talus et libérer un trottoir aux usagers de la rue.
ORGANISER LA COMPACITÉ
Avec les 800 m2 que représente chaque plateau, le défi est de taille pour éviter la démultiplication des circulations verticales. À chaque niveau, huit appartements sont desservis par cet unique noyau central. Profitant de la forme du plot, les paliers aux étages s’étirent en deux sous-espaces dilatés et ouverts en deux endroits. Ces perforations communiquent à tous les niveaux pour laisser poindre la lumière naturelle en d’étroits rais et créer un lien visuel et sonore. Le principe : optimiser la consommation de surface de plancher tout en améliorant l’atmosphère des circulations.
La matérialité constructive de cette colonne vertébrale est laissée apparente : béton empreint des lames en bois du coffrage aux murs et lisse aux plafonds, terrazzo chaud au sol. Au rez-
de-chaussée, l’entrée piétonne, généreuse en taille, regroupe les accès aux services communs et termine cette enfilade minérale. Les logements sont biorientés et se répartissent du deux pièces et demi au cinq pièces et demi. À l’intérieur, le langage architectural domestique joue la sobriété facilement appropriable, parquet en bois clair, cuisines poudrées, crédences en carreaux allongés posés verticalement et plafonds en béton apparent. Objectif : ne pas dater. Les grands damiers au sol se libèrent de la géométrie biaisée des pièces en prenant délibérément la diagonale. Les menuiseries toute hauteur bois métal offrent la chaleur du bois à l’intérieur et répondent à l’extérieur sur un autre ton. De ces choix découle une sensation d’espace qui rend la compacité insensible.
Longtemps appréhendées comme des ouvrages strictement utilitaires, les casernes de pompiers et de militaires connaissent aujourd’hui une profonde mutation. Les programmes hautement techniques, soumis à des exigences fonctionnelles, sécuritaires et opérationnelles extrêmes, évoluent vers un pragmatisme pertinent, avec une attention portée au dialogue avec le territoire et à leur rôle d’infrastructures publiques. Mutualisation des usages, rationalisation des surfaces, cohabitation entre services civils et forces militaires : ces équipements absorbent une complexité croissante, tout en affirmant une volonté d’ouverture, tant fonctionnelle que contextuelle. Avec une conjoncture marquée par la pression foncière, l’architecture joue un rôle clé : ancrer dans le territoire des programmes exigeants, tout en optimisant les moyens, les usages et les surfaces, et offrir des lieux de travail dignes à des femmes et des hommes engagés au service de la collectivité. Trois projets témoignent de ce développement.
CASERNES CONTEMPORAINES : MUTUALISER
Marielle Savoyat
INTÉGRER
À Vandœuvres, un nouvel équipement regroupe désormais sur le même site une caserne de pompiers, un centre de voirie, une déchetterie et un logement. Implanté en zone agricole, le projet s’inscrit dans un contexte contraint par les réglementations et le patrimoine bâti existant, au cœur de la campagne genevoise. L’enjeu n’était pas seulement programmatique, mais territorial : comment implanter un équipement public technique et fonctionnel, sans rompre l’harmonie d’un paysage rural de toute beauté ?
La réponse repose sur une lecture attentive de l’existant. La ferme de 1883, partiellement conservée et rénovée, devient un point d’ancrage. Elle accueille aujourd’hui un logement familial indépendant ainsi que les locaux du personnel de la voirie. L’habitation est prolongée par une extension contemporaine, revêtue d’un bardage rythmé de bois peint. En face, un nouveau bâtiment affirme sa vocation d’infrastructure : une grande halle en bois préfabriquée, regroupant les fonctions de la voirie de Vandœuvres et de la caserne des pompiers intercommunale. Le gabarit compose un ensemble fonctionnel, lisible, où chaque entité trouve sa place sans hiérarchie notable. Les aménagements
extérieurs, incluant une déchetterie, sont simples et pragmatiques. La caserne s’élève sur deux niveaux ; un sous-sol permet d’augmenter les surfaces utiles. Au rez-de-chaussée, les deux halles de véhicules profitent d’un généreux apport de lumière naturelle grâce à des portes en polycarbonate translucide. À l’étage, une mezzanine accueille les espaces d’administration, de repos et de formation. Ces derniers s’ouvrent sur le paysage agricole, offrant aux pompiers volontaires un cadre convivial, presque domestique, en contraste assumé avec le langage technique des espaces inférieurs. La structure en bois massif dialogue avec des murs intérieurs en blocs de terre compressée (Terrabloc), ce qui crée une atmosphère chaleureuse et apaisante. La technique, omniprésente, a été dissimulée autant que possible, ce qui participe à la qualité du lieu de travail.
Entièrement réalisé en bois, à l’exception du socle enterré en béton, le projet s’inscrit dans une démarche environnementale engagée : isolants biosourcés, ventilation double flux, attention portée au bilan carbone et à la qualité de l’air intérieur. Ici, l’architecture reste humble, au service d’une infrastructure technique, durable et profondément ancrée dans le territoire.
Comte, Berthelot et Neto architectes succède au bureau de François Maurice. Il est dirigé depuis 2015 par quatre associés, Jean-Marc Comte, l’un des fondateurs, Mathilde Berthelot, Oscar Neto et Anna Neto. Basé à Genève, avec une dizaine de collaborateurs, le bureau se distingue par la réalisation de programmes majoritairement publics, une attention particulière au contexte, au patrimoine (y compris du XXe siècle) et aux enjeux environnementaux, avec une approche mesurée et durable. En collaboration avec 2dlc architectes partenaires (direction des travaux).
CONNECTER
À Yverdon-les-Bains, l’extension de la caserne des Rives est issue d’un concours qui englobait également la réalisation du collège des Rives. Le projet lauréat de PONT12 a proposé de dissocier les deux programmes en deux volumes, ce qui a permis une clarification des espaces publics et des usages. Le projet marque une étape dans le développement de la ville vers le bord du lac et le réaménagement du secteur. Le complexe comprenant la première caserne (1995), le nouveau volume livré en 2021 et le bâtiment scolaire joue clairement un rôle urbanistique. Par l’implantation parallèle des volumes et la création de deux percées – la cour dédiée exclusivement aux pompiers et la rue longeant le collège et la caserne contemporaine –, il structure des séquences spatiales ouvertes liant la ville au lac. Le programme de l’extension comprend l’agrandissement du Service de défense contre l’incendie et de secours (SDIS) régional du Nord vaudois et des ateliers dédiés à la police du Nord vaudois. Il répond à des enjeux complexes : répondre à des usages techniques exigeants, organiser des flux opérationnels efficaces et opérer une insertion urbaine harmonieuse dans un quartier en plein développement.
Pensé comme un « outil de travail », le langage architectural de l’extension reste brut et exprime sobriété et rationalité. Le volume simple est enveloppé d’une résille légère d’aluminium perforé et plissé, qui fait résonance avec le bâtiment existant, le contexte environnant et son passé industriel, tout en affirmant un caractère contemporain d’infrastructure publique. La structure mixte acier-béton ainsi que les installations techniques sont majoritairement laissées visibles, l’emphase étant placée sur la fonctionnalité des lieux et l’efficacité des flux pour optimiser les situations d’urgence.
Par sa clarté programmatique et son expression rationnelle, l’extension de la caserne des Rives dépasse la seule réponse fonctionnelle à un besoin opérationnel. Elle affirme le rôle structurant que peuvent jouer les équipements dans le développement de la ville. À l’écart de toute recherche de plasticité, le projet privilégie une architecture mesurée, fondée sur la justesse des réponses urbanistiques et constructives. En s’inscrivant avec précision dans l’évolution du secteur, il contribue à la création de nouveaux espaces publics, laissant volontairement l’architecture s’effacer au profit des usages et des continuités urbaines.
PONT12 ARCHITECTES
Fondé en 1996 par François Jolliet, Antoine Hahne et Guy Nicollier, PONT12 s’impose comme un bureau local emblématique. Il cultive une pratique du concours et une expertise dans les projets de grande envergure. Aujourd’hui, la direction est assurée par Antoine Hahne, Guy Nicollier, Cyril Michod et Frédéric Brigger. Le bureau est installé depuis 2015 à Chavannesprès-Renens, au cœur du patrimoine, dans une ancienne usine de chocolats ; sa salle Perrier sert régulièrement d’écrin à des événements culturels ou associatifs, scellant son engagement pour une société durable.
RASSEMBLER
À Epeisses, entre Avully et Chancy, le centre d’instruction des troupes de sauvetage (CITS) a vu le jour en 2023. Il s’inscrit dans la nouvelle planification des infrastructures militaires du canton de Genève et constitue le dernier des trois sites remplaçant la caserne des Vernets. Il répond à plusieurs enjeux : fournir un lieu de formation performant et mutualiser des infrastructures entre militaires, pompiers, protection civile et police, tout en accueillant des entraînements internationaux. Il s’implante dans un paysage de champs et de forêts, s’éloignant de l’image de l’ancienne caserne urbaine pour incarner une architecture ouverte, mutualisée et tournée vers son environnement. Le bâtiment s’inscrit sur et autour d’un abri de la protection civile existant, semi-enterré, conservé et prolongé. Un socle minéral en béton mêlant ancien et nouveau soutient un volume en « L » de trois niveaux, qui cadre la place d’appel, cœur du projet. La structure mixte bois-béton a permis une construction rapide et rationnelle, tout en favorisant l’intégration paysagère. Les façades sont rythmées par des lames de bois filant sur toute la hauteur du bâtiment. Leurs orientations différenciées et la couleur gris métallisé animent les façades. L’expression de cette dualité architecturale ancrage/légèreté résonne avec les doubles
qualités humaines caractérisant le sauvetage : force et souplesse d’adaptation.
À l’intérieur, les aménagements adoptent un langage sobre et fonctionnel. L’architecture s’efface au profit de la rationalité : sols en résine, murs bruts ou peints, plafonds techniques, parfois camouflés par des panneaux radiants. Cette austérité maîtrisée contraste ponctuellement avec des espaces singuliers : la salle multi-usage et l’auditoire, dont l’atmosphère plus soignée et chaleureuse est matérialisée par une attention particulière aux matériaux et à l’acoustique. Une fresque monumentale, La cavalcade des amazones de Jacek Stryjenski, a pu être conservée et déplacée depuis l’ancienne caserne des Vernets : un geste patrimonial, qui relie l’historique du projet au présent.
Par sa compacité, la clarté de son organisation et la mutualisation de ses espaces, le centre va au-delà de la simple caserne : il s’agit d’une véritable infrastructure collective. Il rassemble, optimise l’utilisation des surfaces et des moyens, et absorbe la complexité des usages et des contraintes. À l’image de la collaboration étroite entre le Canton et la Confédération, qui a dirigé sa réalisation, le projet fait du partage et de la coopération les fondements mêmes de sa composition bâtie.
BRODBECK ROULET ARCHITECTES
Brodbeck Roulet architectes est un bureau genevois emblématique, issu de l’alliance de Rino Brodbeck et Jacques Roulet, figures de l’architecture locale depuis 1978. Il s’est construit autour d’une culture du projet rigoureuse, marquée par la maîtrise constructive et la réalisation de programmes complexes. Repris en 2017 par une nouvelle direction, le bureau prolonge cet héritage en cultivant une pratique collective et interdisciplinaire, mêlant usages, rationalité et sensibilité contextuelle.
L’ENVELOPPE EN PREMIÈRE LIGNE
Interface sensible entre intérieur et extérieur, l’enveloppe du bâtiment concentre aujourd’hui des enjeux majeurs d’architecture, de technique et d’usage. Façades vitrées, menuiseries performantes, protections solaires ou interventions sur l’existant : à travers des projets neufs comme des transformations patrimoniales, la façade devient un levier essentiel de confort, de durabilité et d’expression architecturale.
Salomé Houllier Binder
LA FENÊTRE COMME INTERFACE
Situé à West Chelsea, le projet Jardim illustre une approche exigeante de l’enveloppe architecturale, pensée comme interface directe entre espace habité et paysage. Conçu par l’architecte brésilien Isay Weinfeld, l’ensemble se développe sur environ 14 000 m² et se compose de deux tours de 11 étages organisées autour d’un jardin central à plusieurs niveaux, véritable colonne vertébrale du projet.
Les façades associent béton, brique et verre dans une composition rigoureuse, où la transparence joue un rôle fondamental. Loin d’un simple traitement esthétique, le vitrage devient ici un outil spatial : il prolonge les intérieurs vers l’extérieur et permet une lecture continue entre les logements, les terrasses et le jardin. Dès le hall d’entrée, un mur ajouré laisse apparaître une végétation dense, annonçant la place centrale accordée au rapport intérieur-extérieur.
Cette ambition architecturale repose largement sur les systèmes de baies vitrées coulissantes développés par Vitrocsa. Les ouvertures, de grandes dimensions, se distinguent par des
cadres quasiment invisibles, entièrement dissimulés dans les sols, plafonds et parois latérales. Le seuil isolé à une seule piste permet une continuité parfaite entre intérieur et extérieur, sans rupture visuelle ni obstacle physique, tout en répondant aux exigences de performance thermique et acoustique d’un immeuble résidentiel haut de gamme.
Dans les logements, les baies, du sol au plafond, transforment la façade en membrane légère et mobile. Ouvertes, elles effacent la limite entre dedans et dehors ; fermées, elles maintiennent une transparence maximale, laissant le paysage et la lumière naturelle structurer les espaces de vie. La fenêtre n’est plus un simple élément de façade, mais un dispositif architectural à part entière.
Avec Jardim, Vitrocsa démontre comment une solution technique de haute précision peut accompagner une intention architecturale forte, en faisant de l’enveloppe un levier essentiel de qualité d’usage, de confort et de relation au site. vitrocsa.com
Au bord du lac Wörthersee, en Carinthie (Autriche), cette villa a été remise en valeur en 2024 avec un double objectif : retrouver l’élégance de sa façade tout en améliorant ses performances énergétiques. L’intervention a porté en priorité sur le remplacement des fenêtres, dont plusieurs étaient cintrées et dotées de croisillons. Pour préserver le caractère du bâti, les nouvelles menuiseries reprennent ces détails à l’identique, tout en adoptant une finition blanche extra-lisse qui redonne de l’éclat à l’ensemble.
La particularité du projet tient à la mise en œuvre. Plutôt qu’une dépose complète, Finstral a proposé une pose en rénovation « peu invasive » : dans la majorité des ouvertures, les anciens dormants ont été conservés puis recouverts par de nouveaux cadres et profils de raccordement. Cette approche
limite les interventions sur le gros œuvre, évite l’échafaudage et réduit fortement les nuisances du chantier (bruit, poussière, salissures), tout en maîtrisant les reprises de finition.
Lorsque certains dormants, trop dégradés, ont dû être retirés, des dégradations de maçonnerie se sont révélées inévitables — confirmant l’intérêt de la méthode « douce » dès que l’existant le permet. Côté usage, les menuiseries FIN-Window (Nova-line 90 et Nova-line 77) visent un confort durable grâce à de bonnes performances d’isolation et d’acoustique : en triple vitrage, le Uw peut descendre jusqu’à 0,89 W/m²K et l’affaiblissement acoustique atteindre 45 dB selon configuration. Le chantier a été conduit avec le partenaire local Jamnig Bauelemente, basé à Klagenfurt. finstral.com
Avec pour mot d’ordre « Let the life in. », EgoKiefer a présenté au salon Swissbau 2026 de nouvelles solutions de fenêtres alliant naturel, design et efficacité énergétique.
LET THE LIFE IN. » : EGOKIEFER REDONNE VIE À VOTRE INTÉRIEUR
Les fenêtres apportent structure et lumière aux pièces de la maison, et créent une atmosphère. Avec pour mot d’ordre « Let the life in. » (Laisser entrer la vie), EgoKiefer, entreprise suisse de référence en matière de fenêtres et de portes, a présenté deux nouvelles gammes de produits pour des espaces plus inspirés et une qualité de vie améliorée à l’occasion du salon Swissbau qui s’est tenu en janvier 2026.
NOUVELLE GAMME DE FENÊTRES EN BOIS :
L’INNOVATION AU NATUREL
Bien plus qu’un simple matériau de construction, le bois permet de créer une atmosphère chaleureuse et accueillante, de réguler naturellement le climat intérieur et de renforcer le caractère propre à chaque foyer. Cette matière première renouvelable allie style et durabilité, tout en offrant d’excellentes possibilités pour une construction moderne et économe en énergie. Toutes ces qualités sont mises en avant dans la nouvelle gamme de fenêtres en bois d’EgoKiefer. Ego®Allstar reprend les codes de l’architecture moderne tandis qu’Ego®Selection se prête à la construction axée sur le design, avec des cadres affleurants, des ferrures invisibles et des lignes épurées. Des fenêtres spécialement conçues pour les monuments historiques, qui allient aspect authentique et technologie moderne, viennent compléter cette gamme. Les nouvelles fenêtres en bois combinent des matériaux naturels à une technologie innovante, améliorent l’efficacité énergétique et apportent lumière, perspective et caractère, le tout dans un style contemporain.
NOUVELLES FENÊTRES EN PVC ET EN PVC/ALUMINIUM
EGO®PRIME
La nouvelle gamme de fenêtres Ego®Prime garantit une efficacité énergétique optimale, une longue durée de vie et une liberté de conception exceptionnelle. Grâce à son épaisseur accrue et à ses profils optimisés, elle offre d’excellentes performances en matière d’isolation thermique, une isolation phonique efficace ainsi qu’un grand confort d’utilisation. La fenêtre en PVC Ego®Prime saura vous séduire avec ses surfaces faciles
d’entretien, sa sécurité de base élevée et sa grande diversité, notamment grâce à un large choix dans les couleurs et les décors. La fenêtre en PVC/aluminium Ego®Prime reprend tous ces avantages et y ajoute un revêtement en aluminium résistant aux intempéries, ce qui la rend particulièrement robuste et offre des possibilités supplémentaires en matière de design. Les deux systèmes allient fonctionnalité et style, contribuant ainsi considérablement à améliorer votre qualité de vie au quotidien.
CONSEILLER, CONCEVOIR, EXPÉRIMENTER
EgoKiefer accompagne les maîtres d’ouvrage, les architectes et les concepteurs tout au long de leurs projets, du conseil à la pose en passant par la planification. Avec ses neuf sites de distribution, plus de 350 partenaires spécialisés et son équipe Ego®ServiceTeam, l’entreprise de référence dans le domaine des fenêtres et des portes en Suisse garantit qualité et fiabilité d’un seul tenant.
Les visiteurs du salon Swissbau 2026 ont pu découvrir ces nouvelles fenêtres sur place, bénéficier de conseils personnalisés et trouver la solution parfaite pour leur intérieur grâce aux spécialistes d’EgoKiefer.
EGOKIEFER : DES FENÊTRES POUR DES ESPACES DE VIE Avec ces nouveautés, EgoKiefer confirme son statut d’entreprise de référence sur le marché suisse des fenêtres et des portes. Avec pour mot d’ordre « Let the life in. », l’entreprise compte Swissbau pour montrer comment les fenêtres modernes peuvent apporter de la lumière, de l’air et de la vie dans les intérieurs, et ainsi façonner l’avenir. egokiefer.ch
Pour plus d’informations sur nos nouveaux produits :
Revêtements de sol sans joints www.unique oor.ch
Un savoir-faire inégalé
Giomoflex®
Spécialisée dans le domaine des revêtements de sol en granulés de caoutchouc, Uniquefloor Switzerland SA a plus de 170 ans d’expérience dans la distribution et le traitement de revêtements de sol en granulés de caoutchouc. Une haute qualité dans le traitement ne peut être atteinte que par des employés expérimentés. Un système sans joints en granulés de caoutchouc qui réunit toutes les propriétés d’un revêtement de qualité intemporel. Convient aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur. Il est coulé, poncé, égalisé et scellé sur place et répond aux exigences les plus élevées en matière de qualité, d’hygiène et de durée de vie. Facile à entretenir, il absorbe les impacts et les bruits de pas.
Giomoflex® naturo
Fabriqué à partir de composants organiques qui lui confèrent un caractère authentique. L’adjonction de composants organiques naturels comme du bois, des noyaux, des coquilles de noix, etc. confère à ce revêtement son aspect naturel et authentique unique en son genre. Les nombreuses possibilités de design feront de chaque sol une pièce unique.
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TRANSFORMATION D’UN MONUMENT HISTORIQUE
Les Archives d’État conservent le patrimoine archivistique de Genève qui couvrent plus de mille ans d’histoire, sans rupture et donc avec une rare continuité. Soucieux de la préservation de ce patrimoine d’une grande richesse, le Conseil d’État a entamé dès 2014 le projet de relogement de l’institution dans le bâtiment de l’arsenal qui se trouve à la rue de l’École-deMédecine. L’ancien arsenal datant du 19e est classé monument historique. Le projet de sa transformation en Hôtel des Archives genevoises a fait l’objet d’un concours, remporté par le bureau d’architectes Pont 12.
Les travaux ont été achevés fin 2024. L’Hôtel des Archives accueille désormais une salle de lecture, des salles de conférences et d’exposition, des ateliers et bureaux des archivistes, tous logés au rez-de-chaussée. Les dépôts de documents sont enterrés dans un grand abri en sous-sol. Le corps central avec accès traversant distribue au sud les espaces de travail, au nord la consultation publique. Des bureaux de l’État occupent l’étage et, dans les combles, on retrouve les locaux de la Compagnie 1602.
LE DISPOSITIF DE PROTECTION SOLAIRE
Pour les stores et la protection solaire, les architectes ont fait appel à l’entreprise Kästli Stores qui a proposé des solutions adaptées par type d’ouverture tout en respectant l’architecture et le langage du bâtiment historique.
Au rez-de-chaussée, Kästli a posé des stores de façade Sunline® 6400, qui offrent une protection solaire optimale pour ces espaces. Avec des tubes d’enroulement assez fins en acier zingué avec rainure pour insertion de la toile, ils sont fixés sur des consoles en aluminium moulé. Les bras de projection sont, eux, fixés sur les consoles en aluminium et guidés verticalement par des barres rondes. L’ensemble est élégant et garde intacte la lecture du rythme des arcades du rez-de-chaussée.
Pour les étages, des stores à projection Sunlux® 6014 ont été installés. Spécialement recommandés pour les monuments historiques, ils sont actionnés par moteur électrique, mais peuvent l’être par treuil et manivelle articulée ou par tirage à cordon. Des stores Sunline® 6350 à bras latéraux complètent l’équipement. Leur fixation se fait en embrasure, mais ils peuvent également être montés en façade, sous dalle ou intégrés dans une niche. kaestlistores.ch
Fondée en 1996, Staremberg SA est une entreprise romande spécialisée en ferblanterie et couverture, avec des compétences en étanchéité et en revêtement de façades. Implantée principalement dans le canton de Fribourg et active également dans les cantons de Vaud, du Valais et de Neuchâtel, elle intervient surtout en construction neuve, tout en réalisant des rénovations pour des clients privés et des immeubles. L’entreprise a développé très tôt un savoir-faire industriel autour du plaquage à double agrafe sur structure métallique, une méthode propre à la société, et a investi dans des machines dédiées à ce type d’ouvrage. Ses effectifs varient d’une vingtaine de collaborateurs en hiver à une trentaine en haute saison. La relève est assurée par la volonté constante de former des apprentis.
Staremberg couvre un large spectre d’interventions, du simple remplacement ponctuel à la réalisation complète de toitures et d’enveloppes. Sa capacité mécanique optimise les délais et la précision sur des chantiers de tailles variées. L’entreprise propose des prestations complètes –habillages, chéneaux, descentes, couvertures métalliques ou traditionnelles, et travaux d’étanchéité – et privilégie la qualité des assemblages ainsi que la durabilité des ouvrages, en restant proche des concepteurs et des maîtres d’ouvrage régionaux. staremberg.ch
Les lanterneaux sont une source de lumière naturelle garantissant sécurité et isolation thermique supérieure
En tant que producteur suisse de fenêtres pour toits plats et lanterneaux vitrés, nous garantissons un standard de qualité très élevé tout en assurant des délais de livraison courts.
Nous nous ferons un plaisir de vous conseiller dans votre projet.
Références:
LA SOLUTION GÉOMAGNÉTIQUE
TRAITE LES REMONTÉES
LE BOIS, MATÉRIAU STRATÉGIQUE POUR UN BÂTI DURABLE
Face à l’urgence climatique et à la volonté croissante de privilégier des matériaux locaux et des circuits courts, la construction bois s’impose progressivement comme une réponse pertinente aux défis contemporains du secteur du bâtiment.
Magaly Mavilia
Longtemps cantonnée à des ouvrages de petite échelle, l’utilisation du bois trouve désormais sa place dans des programmes plus complexes : logements collectifs, équipements publics, surélévations ou transformations du bâti existant. Cette montée en puissance ne va toutefois pas sans contraintes : sécurité incendie, acoustique, préfabrication ou encore coûts de construction interrogent les pratiques et obligent les acteurs à repenser leurs méthodes.
Dans ce contexte, l’architecture joue un rôle central : celui de concilier ambitions environnementales, exigences réglementaires et réalités économiques. Plus qu’un simple choix de matériau, le bois devient un levier de conception globale, influençant la structure, les modes constructifs, les délais de chantier et l’empreinte carbone des projets.
« La conception bois n’atteint sa pleine puissance que si elle est intégrée dès le premier trait de crayon, en dialogue
étroit avec les architectes. Cette approche permet d’optimiser sections, portées et assemblages, de maîtriser les coûts globaux et de démontrer, par l’expérience, que le bois est un matériau à la fois frugal, performant et durable », précise Yasmina Sandoz, administratrice, directrice de la communication & référente RSE, Groupe CBS-CBT (cf p.52).
PHÉNOMÈNE DE MODE ?
« Le bois n’est pas un sujet nouveau, mais, ce qui change, c’est le niveau d’exigence : acoustique, protection incendie, vibrations », constate John-Alexandre Sinclair Magnin, ingénieur civil et directeur du bureau Le Collectif SA, ingénieurs civils et bois. « En béton, on ne se pose parfois même plus la question. En bois, si ces thèmes ne sont pas anticipés, ils génèrent des surcoûts importants. » D’où une conviction partagée : « Le bois fonctionne très bien dans le cadre normatif, à condition d’être pensé en amont du projet. »
Dans le projet d’agrandissement et de transformation de l’école primaire de Riaz (FR), la construction en charpente bois est complétée par un noyau central en béton armé et des planchers mixtes bois-béton, permettant de grandes portées sans piliers et une grande flexibilité des espaces.
DES BÉNÉFICES CONCRETS ET MULTIPLES
Sur la question des coûts, le discours est clair : « Hors période Covid, le prix du bois suisse reste stable alors que le prix d’autres matériaux, comme l’acier, reste très volatil », rappelle Ricardo Silva, chef de projet structure bois au sein du bureau Le Collectif SA.
L’avenir de la construction bois se joue aussi, et surtout, du côté de l’industrialisation et de la préfabrication. Pour Ricardo Silva, les bénéfices sont multiples et très concrets. Les relevés 3D des bâtiments existants constituent un levier décisif. « Ces technologies nous permettent une précision millimétrique », explique-t-il. Une fois le projet suffisamment anticipé, les éléments bois peuvent être entièrement préfabriqués hors site, puis assemblés rapidement sur place. Cela limite les risques liés à la sécurité et les nuisances sur le chantier, tout en diminuant l’occupation de l’espace public.
John-Alexandre Sinclair Magnin insiste sur une lecture économique globale : « Si l’on intègre les délais maîtrisés, la diminution des imprévus, la réduction des taxes liées au chantier et les compensations dues aux locataires, le bois devient extrêmement compétitif. » La préfabrication permet également une meilleure maîtrise des coûts et des plannings, là où les chantiers traditionnels subissent souvent des dérives.
Mais cette efficacité repose sur une condition essentielle : « Pour que cela fonctionne, le bois doit être pensé dès la conception du projet », rappelle l’ingénieur. Valoriser les savoirfaire spécifiques de la filière permet alors d’atteindre des niveaux de performance acoustique, incendie et vibratoire équivalents au béton, tout en offrant « une qualité de confort environnemental et d’usage remarquable ».
Pionnier de la construction bois et de l’économie de matière au profit de l’ingénierie, le bureau CBS-CBT se distingue depuis des décennies par une approche visionnaire, aujourd’hui pleinement en résonance avec le recours croissant aux matériaux locaux et aux circuits courts. Entretien avec Yasmina Sandoz, administratrice, directrice de la communication & référente RSE, Groupe CBS-CBT.
« Avec le bois, il est possible d’atteindre le prix du marché à une condition : comparer les projets dans leur globalité et non pas uniquement le poste “structure”. » Yasmina Sandoz
VOTRE PHILOSOPHIE, « PLUS D’INGÉNIERIE, MOINS DE MATIÈRE », PRÔNE UNE UTILISATION OPTIMISÉE DU BOIS.
COMMENT SE TRADUIT-ELLE CONCRÈTEMENT, EN MATIÈRE DE DURABILITÉ ET D’EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE, FACE AUX CONSTRUCTIONS BÉTON OU ACIER ?
La philosophie Jean-Luc Sandoz « plus d’ingénierie, moins de matière » consiste à remplacer le surdimensionnement par la précision : le calcul fin permet de placer les bonnes sections aux bons endroits, plutôt que d’empiler de la matière « au cas où ». L’ingénierie doit intervenir le plus en amont possible, pour que l’architecture naisse avec la logique bois, et non comme une adaptation tardive d’un schéma pensé pour le béton ou l’acier.
Cette frugalité structurelle, combinée à la préfabrication de haute précision, limite les ponts thermiques, allège les structures et réduit les besoins en matériaux énergivores. Les bâtiments gagnent en performance énergétique, en confort acoustique et en sobriété carbone sur toute leur durée de vie, tout en offrant de grandes portées et des volumes généreux.
LES COÛTS RESTENT SOUVENT UN POINT DE DISCUSSION DANS LE CHOIX DU BOIS COMME MATÉRIAU DE CONSTRUCTION. MYTHE PERSISTANT OU RÉALITÉ ?
Il est possible d’atteindre le prix du marché à une condition : comparer les projets dans leur globalité et non pas uniquement le poste « structure ». Se focaliser sur la seule ligne bois vs béton,
c’est oublier les effets de cascade sur les fondations, la logistique, les délais de chantier, la préfabrication et les coûts d’exploitation future du bâtiment.
La conception bois anticipée réduit les aléas, sécurise les coûts et raccourcit les délais, ce qui limite les surcoûts indirects et les risques financiers. Sur le cycle de vie, les économies d’énergie, la valeur d’usage et la durabilité des structures bois bien entretenues compensent largement l’investissement initial, tandis que la légèreté et la modularité facilitent les transformations et les rénovations.
LE BOIS OFFRE DES POSSIBILITÉS ARCHITECTURALES
UNIQUES. QUELS PROJETS EN ILLUSTRENT
LE POTENTIEL ?
L’ingénierie frugale développée au sein du Groupe CBS-CBT permet de réaliser de grandes portées, des bâtiments de grande hauteur et des formes architecturales ambitieuses en bois, comme les bureaux WOOD en R+6 à Grenoble. Avec près de 2000 réalisations bois et environ 1000 expertises de bâtiments en bois, parfois très anciens, des millions si on compte les diagnostics des poteaux bois, le groupe dispose d’un retour d’expérience unique sur le comportement réel des structures bois dans le temps depuis près de quarante ans. Les colonnes du Château de Chillon (XIIe siècle) en offrent un exemple remarquable.
Ombre élégante
Avec les stores verticaux de STOBAG, sublimez chaque oasis de bien-être. Véritables filtres de lumière, ils laissent entrer la lumière naturelle tout en préservant l’intimité. Avec élégance et confort, profitez d’un large choix de coloris et de niveaux de protection pour créer des espaces harmonieux et personnalisés.
Design suisse. Depuis 1964.
VILLE EN BOIS :
UN PROJET D’AVENIR
La transition écologique du bâtiment ne se fera pas sans un changement profond des pratiques constructives. Matériau renouvelable, stockeur de carbone et vecteur d’innovation, le bois s’impose comme une réponse concrète.
La construction en bois peut apporter une contribution essentielle au développement durable de l’habitat et à la construction d’une société basée sur des ressources renouvelables.
Avec la série de conférences « Ville en bois », Wüest Partner explore depuis près de dix ans les potentiels de ce matériau et les voies d’un bâti plus durable. Pensée comme une plateforme de réflexion, d’échanges et de mise en réseau, la série réunit des
La série de conférences « Ville en bois » réunit experts, architectes et investisseurs autour d’une vision commune : repenser la ville de demain grâce à la construction bois et à des pratiques durables.
experts suisses et internationaux pour décrypter les enjeux de la construction bois dans un contexte où la Suisse s’est engagée à atteindre la neutralité climatique d’ici 2050.
« Le bois est un matériau de construction clé pour l’avenir, qui permet aux investisseurs de s’assurer un avantage considérable sur le marché avec la bonne stratégie », insiste l’équipe de Wüest Partner.
Organisés notamment à Zurich et à Lausanne, ces événements attirent un public germanophone et francophone varié, réunissant décideurs, urbanistes, promoteurs, architectes et investisseurs autour de retours d’expérience concrets..
Charpente, couverture et ferblanterie. Construction clé-en-main de votre projet.
PENSER L’HYBRIDATION COMME MÉTHODE CONSTRUCTIVE
Face aux ambitions environnementales du secteur du bâtiment, la construction bois s’est progressivement imposée comme une alternative crédible aux systèmes traditionnels. Mais à mesure que les projets gagnent en complexité – densification urbaine, surélévations, exigences acoustiques et de protection incendie accrues –, les limites des solutions exclusivement « tout bois » apparaissent plus nettement. C’est dans cet entre-deux que la construction hybride bois-béton trouve aujourd’hui toute sa pertinence : non comme compromis, mais comme méthode constructive à part entière.
Loin d’une opposition entre matériaux, l’hybridation repose sur une logique simple : utiliser le bon matériau, au bon endroit, avec la bonne technique, pour la bonne fonction. Le béton conserve un rôle clé là où la performance acoustique, la résistance au feu et l’inertie thermique sont déterminantes, notamment au niveau des noyaux et des planchers. Le bois, quant à lui, apporte légèreté, rapidité de mise en œuvre et fort potentiel de préfabrication, des qualités particulièrement précieuses dans des contextes urbains de plus en plus contraints.
Encore faut-il que cette complémentarité soit pensée en amont. Trop souvent, l’hybridation intervient tardivement, comme une adaptation technique plutôt que comme un véritable choix de conception, générant des systèmes surdimensionnés, des interfaces complexes et une perte d’efficacité économique et environnementale. C’est dans cette logique qu’est née Bois Béton Solutions, issue de l’alliance entre INDUNI, acteur
historique du gros œuvre en Suisse romande, et Simonin Wood Solutions, spécialiste des systèmes constructifs bois et de la préfabrication. La structure revendique une vision commune : faire de la construction hybride un système cohérent, pensé dès la conception.
L’entreprise articule son champ d’intervention autour de trois grands volets. Le premier concerne l’ingénierie et la conception, avec une volonté affirmée d’intervenir en amont des projets afin d’intégrer très tôt les contraintes structurelles, acoustiques, incendie et de mise en œuvre. Le deuxième volet porte sur la construction hybride bois-béton à proprement parler. Qu’il s’agisse de surélévations ou de projets neufs, la mixité structurelle permet d’optimiser les quantités de matière, d’améliorer les performances globales du bâtiment et de sécuriser les plannings, notamment à travers des planchers mixtes concentrant une grande partie des enjeux techniques. Enfin, le troisième volet concerne les solutions globales, visant à fluidifier les interfaces entre conception, préfabrication et chantier.
En rapprochant atelier et site, bois et béton, conception et exécution, l’entreprise cherche à réduire les ruptures de processus, sources fréquentes de retards et de surcoûts. Dans un contexte où la préfabrication s’impose comme l’un des leviers majeurs de transformation du secteur, l’hybridation bois-béton devient ainsi un véritable outil de projet, rappelant que la meilleure économie de carbone reste souvent celle qui se joue sur la planche à dessin.
SHB / boisbetonsolutions.ch
Surélévation de 2 étages d’un immeuble d’habitation en mix bois béton - Fribourg.
Implanté au cœur du parc classé de l’Hermitage, le Tribunal cantonal de Lausanne s’est doté d’une extension discrète et structurante, issue d’un concours anonyme remporté en 2019 par Blättler Dafflon Architectes.
Achevée en 2025, l’extension du Tribunal cantonal accompagne la réunification des juridictions tout en dialoguant avec un site paysager et patrimonial d’exception. « Le lieu est extraordinaire, presque intimidant », confie Gilles Dafflon, Blättler Dafflon Architectes. Face au bâtiment de 1986, robuste et monumental, inscrit à l’inventaire ISOS, les architectes ont rapidement écarté l’idée d’une extension invasive. « La parcelle constructible était très grande, mais prendre autant de place dans la prairie n’avait pas de sens. Nous souhaitions être le plus compact possible. » De cette contrainte est née la figure fondatrice du projet : un volume cylindrique, inspiré de l’ammonite.
« La forme ronde est la plus efficace : compacte, elle réduit les circulations et garantit à chaque bureau une relation équitable au paysage », explique l’architecte. Cette géométrie permet d’organiser une dizaine de bureaux par étage autour d’un noyau central, là où un plan carré ou rectangulaire aurait multiplié les
angles perdus. Symboliquement, le cercle évoque la pérennité et l’égalité : « C’est une forme intemporelle, qui correspond bien à une institution judiciaire. »
Dans le parc de l’Hermitage, la compacité du bâtiment préserve ainsi les vues sur le Léman et les Alpes, tandis que le travail paysager, mené avec Bischoff Landschaftsarchitektur, rétablit des pentes douces et renforce la trame végétale.
UNE NOUVELLE CENTRALITÉ
Greffée à l’angle sud-est du bâtiment existant, l’extension se relie à celui-ci par des espaces intermédiaires généreux, appelés salons. Ces lieux de passage et de rencontre constituent une nouvelle centralité administrative. « Nous avons veillé à une continuité totale entre l’ancien et le nouveau : mêmes niveaux, mêmes hauteurs, mêmes ambiances. À l’intérieur, on passe d’un bâtiment à l’autre presque sans s’en rendre compte », souligne Gilles Dafflon.
La matérialité joue un rôle clé dans cette continuité. À l’image du palais de justice des années 1980, marqué par une palette composite de pierres et de marbres, l’extension reprend
certains codes tout en les réinterprétant. La pierre verte d’Évolène, utilisée historiquement pour les espaces publics, réapparaît dans le hall et le sol du rez-de-chaussée, tandis que la pierre jaune du Jura dialogue avec les zones administratives. « Nous avons aussi fait un choix fort : tous les bureaux sont désormais en parquet, indépendamment du statut hiérarchique. »
Au cœur du dispositif spatial, l’atrium circulaire et son escalier hélicoïdal constituent le véritable pivot du bâtiment.
« L’escalier est une pièce maîtresse. Il relie visuellement les étages, apporte de la lumière zénithale et donne une identité forte à l’extension », décrit l’architecte. Réalisé en béton pour répondre aux exigences sismiques, il contraste avec la structure périphérique largement en bois.
LE CHOIX DU BOIS VAUDOIS
L’extension fait en effet la part belle au hêtre vaudois, issu des forêts cantonales. « Le Canton a coupé et séché son propre bois spécialement pour ce projet. À l’intérieur, poteaux et poutres restent apparents, tandis qu’à l’extérieur, le bois structurel est protégé par des lamelles remplaçables. » Associé à un noyau
central en béton recyclé et à des dalles fines préfabriquées, ce choix constructif conjugue performance, sobriété et flexibilité. « Les parois sont légères, rien n’est figé : le bâtiment pourra évoluer avec les besoins futurs du tribunal. » La démarche environnementale s’inscrit dans la stratégie low-tech de l’État de Vaud. Ventilation naturelle, ouvertures latérales protégées permettant l’aération nocturne, stores automatisés mais laissés sous le contrôle des usagers : « On a fait tout l’inverse d’un bâtiment hyper-digitalisé. Ici, l’humain reprend la main. » Labellisée SméO Énergie + Environnement, l’extension privilégie le confort d’usage et la maintenance sur le long terme. Isabelle Moret, cheffe du Département de l’économie, de l’innovation, de l’emploi et du patrimoine (DEIEP), rend hommage de son côté à une exemplarité en matière architecturale : « Cet ouvrage répond aux enjeux de notre société en créant un lieu de travail digne, dédié à l’application du troisième pouvoir, pilier de notre démocratie. Pleinement dans la lignée de la stratégie immobilière du Canton, qui souhaite continuer à investir dans des constructions durables et flexibles, ce projet fait la part belle au bois local, aux énergies renouvelables et au lowtech, dans l’axe des objectifs de la neutralité carbone d’ici 2050 ».
COORDINATION D’UNE STRUCTURE BOIS-BÉTON
Mandaté par l’architecte comme planificateur général, Pragma Partenaires SA a orchestré l’extension puis la rénovation du Tribunal cantonal de Lausanne, menées en deux étapes sur trois ans et demi, en site occupé. L’extension se distingue par une structure bois-béton innovante, réalisée en bois vaudois, mobilisant toute la chaîne locale, et donc une multiplication des intervenants : coupe, séchage, lamellé-collé et pose. La coordination fine entre éléments bois et planchers béton, ainsi que la géométrie circulaire, a accru l’exigence technique. Façades métal, fenêtres bois-métal et menuiseries intérieures affirment une écriture mixte voulue par le maître d’ouvrage et le Canton. Pour Philippe Roulin, directeur-associé Pragma Partenaires SA : « L’usage du bois n’est pas plus complexe ou plus onéreux en soi, mais ce qu’il induit en matière de sécurité incendie et de coordination demande une rigueur accrue. C’est un choix assumé au service de la construction durable. »
CETTE
A PARTICIPÉ À L’EXTENSION DU TRIBUNAL CANTONAL VAUDOIS, À LAUSANNE
Nous concevons et réalisons en plaçant la technique, la durabilité et la collaboration au cœur de nos solutions.
Nous concevons et réalisons en plaçant la technique, la durabilité et la collaboration au cœur de nos solutions.
Nous concevons et réalisons en plaçant la technique, la durabilité et la collaboration au cœur de nos solutions.
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GÉNIE CIVIL
Nous concevons et réalisons en plaçant la technique, la durabilité et la collaboration au cœur de nos solutions.
INGÉNIERIE STRUCTURELLE
INGÉNIERIE STRUCTURELLE
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Depuis le 1er janvier, la fin du monopole des gestionnaires de réseau de distribution sur le rachat du surplus photovoltaïque ouvre la voie à de nouveaux modèles énergétiques locaux. Dans un contexte de hausse des coûts de l’énergie et de baisse des tarifs de rachat, l’autoconsommation s’impose comme une réponse pragmatique et stratégique.
Magaly Mavilia
À l’avenir, les propriétaires de demain, et, dans leur sillage, les locataires de bâtiments professionnels, commerciaux ou industriels, privilégieront clairement des constructions et des infrastructures capables de maximiser l’autoconsommation énergétique.
Avec des rémunérations de reprise plus basses, les producteurs ont de moins en moins d’intérêt à rejeter leur surplus. Si certains gestionnaires de réseaux, à l’instar de Romande Energie, appliquent un prix plancher pour protéger les petits producteurs, la tendance se dirige clairement vers une logique d’autonomie plutôt que de dépendance au réseau. Pour Nadège Chiaradia, Product manager, l’autoconsommation est devenue la clé de voûte des projets solaires résidentiels. « Aujourd’hui, la question n’est plus seulement de savoir si l’installation de panneaux solaires vaut la peine, mais comment consommer au maximum l’électricité que l’on produit soi-même. » Chaque kilowattheure autoconsommé est en effet un kilowattheure qui n’est plus acheté au réseau, donc une économie directe pour le propriétaire ou le locataire.
UN RÉSEAU SOUS TENSION
Sur le plan du réseau, Michèle Cassani, porte-parole du groupe, rappelle que l’essor de la production décentralisée change la donne. « Le réseau doit aujourd’hui absorber
beaucoup plus d’électricité produite localement. Encourager l’autoconsommation permet aussi de soulager ces infrastructures », explique-t-elle. Elle souligne également que la bidirectionnalité des véhicules électriques, souvent évoquée comme solution future, reste encore limitée par les coûts et les adaptations techniques nécessaires.
L’enjeu est donc d’adapter ses habitudes et ses équipements : recharge d’un véhicule électrique en journée, utilisation d’un boiler ou d’une pompe à chaleur au moment de la production solaire, voire l’installation d’une batterie lorsque cela fait sens. L’objectif est d’éviter les installations surdimensionnées, notamment les batteries, encore coûteuses et pas toujours rentables selon les profils.
UN SUJET D’INGÉNIERIE
L’autoconsommation n’est plus seulement une question de « panneaux sur le toit » : c’est un véritable sujet d’ingénierie, où l’on dimensionne, pilote et parfois partage l’énergie. Des bureaux d’études se positionnent comme tiers neutres pour arbitrer entre production, usages et réseau. Les équations ultracomplexes qui entrent dans le jeu de l’autoconsommation sont affaire d’ingénieurs hautement spécialisés auxquels les maîtres d’ouvrage ont tout intérêt à faire appel dès le début du projet ou dans le cadre d’une optimisation de la consommation.
POUR UNE GESTION DYNAMIQUE
Pour qu’un système solaire soit réellement efficace, il ne suffit plus de produire de l’électricité : il faut aussi la stocker et la piloter intelligemment, selon les besoins du bâtiment. Dans ce contexte, l’intégration de la production photovoltaïque avec des systèmes de gestion de l’énergie devient une étape décisive.
Selon Guillaume Thouvenin, chef de projets chez Betelec, « synchroniser la demande d’une pompe à chaleur avec la production photovoltaïque via un ballon tampon ou un stockage d’énergie dans le sol permet déjà de maximiser
l’autoconsommation ». La gestion dynamique des bornes de recharge pour véhicules électriques contribue également à limiter les pertes et à valoriser chaque kilowattheure produit. Les batteries stationnaires, grâce à la baisse des prix et aux logiciels de gestion énergétique (EMS) plus performants, jouent désormais un rôle clé : elles augmentent l’autoconsommation, lissent les pics de puissance et chargent lors des heures creuses pour alimenter les usages les plus coûteux en électricité.
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LE PARTAGE DE L’ÉNERGIE
La nouvelle loi sur l’électricité change la donne sur le marché de l’énergie solaire et ouvre de nouvelles perspectives pour les producteurs et les consommateurs.
Exemple avec la commune d’Ollon.
Depuis le 1er janvier 2026, l’électricité produite localement peut désormais être partagée entre les utilisateurs d’une même commune, à un prix librement négocié. Les communautés électriques locales (CEL) représentent une avancée majeure vers des circuits courts de l’énergie, porteurs de nouvelles opportunités économiques pour le secteur de la construction et du bâtiment. Elles offrent des perspectives aux communes afin qu’elles bénéficient de leur propre production, et s’avèrent être l’une des solutions les plus pertinentes pour dynamiser la consommation locale d’électricité et améliorer la rentabilité des installations solaires dans le contexte des nouvelles rétributions de l’énergie.
MODÉLISER L’AUTOCONSOMMATION
Avec le projet pilote Boucl’Ener, le bureau d’ingénieurs Planair accompagne la mise en place de CEL. Soutenu par des fonds européens (Interreg), fédéraux et cantonaux, le projet Boucl’Ener promeut les nouveaux modèles de consommation propre. Après les regroupements dans le cadre de la consommation propre (RCP), les CEL marquent une nouvelle étape : elles élargissent le partage de l’électricité solaire à l’échelle d’un quartier ou d’une commune entière, via le réseau existant.
« Nous avons souhaité appliquer ce changement légal à un territoire qui accueille deux gestionnaires de réseau de distribution (GRD), en réalisant une étude d’opportunité pour la commune d’Ollon », explique Mathieu Dugats, responsable de projets énergies renouvelables chez Planair. Pour ce faire, Planair a passé au crible les courbes de production et de consommation de la commune, ainsi que les aspects techniques, réglementaires et économiques afin de vérifier la pertinence – et surtout la rentabilité – d’une CEL à l’échelle communale. Cette étude a permis de comparer différents modèles de CEL en tenant compte des implications économiques et de gouvernance de chacune.
UN MODÈLE GAGNANT POUR LES COMMUNES
Avec environ 1 MW de puissance photovoltaïque installée et en cours, la commune d’Ollon (VD) dispose d’une production locale importante. Dorénavant, le surplus de production est repris par le GRD à environ 6 centimes par kWh et varie selon la puissance de l’installation. Dans une CEL, ce même kilowattheure peut être valorisé auprès des bâtiments communaux par une économie d’achat d’énergie, autour de 15 centimes par kWh. La valorisation auprès de tiers (entreprises, citoyens…) n’est pas encore envisagée, notamment pour des raisons de gestion et de gouvernance.
Les résultats parlent d’eux-mêmes : la commune consomme sa propre électricité et valorise mieux ses installations. Selon l’étude Planair, la CEL permettrait d’envisager un gain annuel d’environ 20 000 francs pour la commune d’Ollon, qui est pionnière et exemplaire.
UN LEVIER ÉCONOMIQUE
Ce modèle représente un nouveau débouché pour les installations photovoltaïques et une nouvelle source d’économie pour les bâtiments communaux, souvent gros consommateurs en journée. La commune pourra ensuite intégrer d’autres acteurs : agriculteurs, citoyens, PME locales, etc. « La commune joue un rôle d’impulsion et fédère les acteurs publics et privés autour d’un projet énergétique commun », souligne Mathieu Dugats.
L’enjeu est aussi stratégique : stabiliser les prix, utiliser les CEL pour piloter la transition énergétique locale et renforcer l’autonomie énergétique locale. À Ollon, l’électricité solaire n’est plus seulement produite sur place. Elle sera désormais partagée, valorisée et mise au service du territoire. Un exemple concret qui pourrait bientôt faire école dans de nombreuses autres communes suisses. « Une dizaine de communes se montrent déjà intéressées », se réjouit Mathieu Dugats. Ce projet pilote compte parmi les toutes premières communautés électriques locales (CEL) mises en œuvre en collaboration avec un GRD, ici Romande Energie.
Depuis le 1er janvier 2026, l’électricité produite localement peut désormais être partagée entre les utilisateurs d’une
BIM
UN LEVIER STRATÉGIQUE POUR LE BÂTIMENT
Le Building Information Modeling (BIM) s’impose comme un outil clé de la transformation numérique dans le secteur de la construction. Plus qu’un modèle 3D, le BIM constitue une véritable base de données vivante, fédérant l’ensemble des acteurs autour d’une vision commune. Résultat : efficacité accrue, réduction des coûts, meilleure coordination. Pourtant, son adoption demeure inégale, freinée par des pratiques traditionnelles et une sousestimation de son potentiel.
Sans BIM, les projets sont exposés à des erreurs détectées trop tard, des surcoûts, des pertes d’informations et des conflits de coordination, entraînant retards et dérives budgétaires.
CHAMPS D’ACTION
– Définir une charte BIM dès le lancement pour structurer les données et garantir leur pérennité.
– Renforcer la maîtrise d’ouvrage avec l’appui d’un BIM manager et d’un coordinateur BIM pour fluidifier la collaboration.
– Exploiter la détection de clashs, le suivi des versions et la réalité augmentée pour anticiper les erreurs et améliorer la qualité du projet.
SMART CITY BIM
Intégré à une stratégie de digitalisation globale, le BIM devient un accélérateur de performance et de durabilité. Étendu à l’échelle urbaine, le Smart City BIM permet de modéliser et d’optimiser les infrastructures connectées, renforçant la collaboration entre acteurs et la gestion durable du territoire. betelec.ch
HIGH TECH OR
LOW TECH, TELLE EST LA QUESTION
Comme dans tous les domaines, les innovations visant à rendre les immeubles plus autonomes, plus intelligents et moins énergivores foisonnent dans la technique du bâtiment. Bien qu’elles portent souvent leurs fruits, les techniciens se rendent peu à peu compte aussi des travers de systèmes rendus trop complexes par la multiplication d’équipements technologiques. Par exemple, là où la vanne thermostatique faisait jadis merveille, se dresse aujourd’hui une vanne intelligente motorisée, raccordée à un bus de communication lui indiquant, selon la mesure d’une sonde électronique, si elle doit s’ouvrir ou se fermer. Au-delà de la fonctionnalité, assurée par une programmation adéquate, la question de la robustesse de ces appareils se pose. Sans remettre en question leurs performances, ce sont leur complexité de mise en œuvre, leur fiabilité et leur impact en énergie grise qui questionnent. Comme toute partie d’un bâtiment, la technique doit répondre aux objectifs de durabilité. Dans ce domaine, la performance ne représente ainsi qu’une partie de la question. Alors « High tech » or « low tech » ? Nous répondons sans hésiter « robustech ». weinmann-energies.ch
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LES PEINTURES DE SOL : POINTS SENSIBLES, APPLICATION ET DURABILITÉ
Après le contrôle initial des supports, la réussite d’un revêtement de sol dépend largement de la gestion des surfaces existantes, du choix des méthodes de préparation et du respect rigoureux des conditions d’application. Cette dernière partie aborde les critères de conservation ou d’élimination des anciens revêtements, détaille les techniques de préparation mécanique et présente les bonnes pratiques de mise en œuvre des peintures époxy, afin de prévenir durablement les pathologies de surface.
ASSAINISSEMENT DES FISSURES
Avant de procéder à la rénovation, il est crucial d’inspecter attentivement les surfaces pour détecter la présence de fissures. Si des fissures sont découvertes, il est recommandé de les marquer. Selon la largeur des fissures présentes et des mouvements prévisibles de celles-ci, il faut prendre des mesures de réparation appropriées ou opter pour des systèmes de revêtement couvrant les fissures.
Une entaille oblique est réalisée tous les 20 à 25 cm le long du tracé de la fissure avec une meuleuse d’angle. Après l’aspiration de la poussière, il faut insérer des joints ondulés dans les fentes perpendiculaires, puis combler la fissure et, si nécessaire, enduire les inégalités. Cette opération doit être répétée jusqu’au remplissage au ras de la surface. Pour éviter tout problème d’adhérence avec le revêtement suivant, il convient de sabler la surface et d’enlever le surplus de sable.
SOLS DE GARAGE (CAS SPÉCIAL)
Tous les garages ont un point commun : la voie de circulation se trouve pratiquement toujours au même endroit. Celle-ci est exposée à une sollicitation ponctuelle importante. En présence de sols de béton non scellés, les plastifiants contenus dans les pneus pénètrent avec le temps dans le support. L’abrasion des pneus, l’huile de moteur, le liquide hydraulique et l’antigel peuvent également contaminer le support. Les sols perdent assez
rapidement leur belle apparence. Une peinture diluable à l’eau à base de résine époxy bicomposante présente de nombreux avantages. Avant la mise en peinture des sols de garages, il est indispensable de procéder à une vérification minutieuse du support et de le préparer en conséquence.
Les salissures huileuses doivent être traitées avec des détacheurs d’huile en vente dans le commerce. Pour les saletés plus tenaces, il faut éventuellement envisager un enlèvement mécanique de la surface. Dans la zone apparente de la voie de circulation, il est particulièrement important de veiller à éliminer les traces de pneu. La capacité portante au niveau de la voie de circulation doit être assurée, autrement la peinture risque de se détacher avec le trafic ultérieur dans cette zone.
APPLICATION
Avant l’application des peintures bicomposantes diluables à l’eau, il faut mélanger les deux composants selon le rapport prescrit, tout en vérifiant si le fabricant indique les parts en poids ou en volume. Un écart de seulement 20 % sur les quantités peut conduire à une sous-réticulation ou à une réticulation excessive, et ainsi changer les propriétés du produit.
La peinture bicomposante est mélangée manuellement ou avec un brasseur à vitesse lente jusqu’à l’obtention d’une masse homogène, monochrome et sans grumeaux. Dans l’idéal, il ne faut préparer que la quantité de matériau susceptible d’être traité dans la durée de vie en pot (pot-life) indiquée par le fabricant. La durée de vie en pot dépend de la réactivité du système, de la température, de la teneur en matières solides, des charges et du degré de dilution. Après le dépassement de la durée de vie en pot, il ne faut plus appliquer le produit, car la teinte, la brillance et l’étalement se détériorent, et le durcissement chimique ne peut pas se dérouler correctement ou seulement dans une mesure insuffisante. De nos jours, il existe des produits qui indiquent la fin de la durée de vie en pot par une augmentation de la viscosité.
SYSTÈME DE REVÊTEMENT AVEC PEINTURE DILUABLE À L’EAU À BASE DE RÉSINE ÉPOXY
Le système de revêtement est expliqué ci-après à l’aide de l’exemple de la chape en ciment. Le support fait l’objet d’un prétraitement tel que décrit ci-dessus. Les chapes en ciment sèches très absorbantes sont, si nécessaire, humidifiées préalablement avec de l’eau. La peinture diluable à l’eau à base de résine époxy bicomposante (diluée avec 10-15 % d’eau) est appliquée comme couche de fond avec un rouleau à poil court. La consommation est d’environ 0,2 à 0,3 kg/m2 en fonction de la capacité d’absorption du support.
La couche de finition est formée par une couche de peinture diluable à l’eau à base de résine époxy bicomposante non diluée (au maximum 5 % d’eau). Le revêtement est réparti de façon uniforme avec un rouleau à poil court, en évitant les surépaisseurs. La consommation est d’environ 0,2 à 0,3 kg/m2. Il peut s’avérer nécessaire d’appliquer une seconde couche de finition pour renforcer la résistance aux sollicitations mécaniques et chimiques (environ 0,2 kg/m2).
TENIR COMPTE DES CONDITIONS CLIMATIQUES
Les conditions de séchage et de réaction sont essentielles pour la bonne formation du film ainsi que pour la réaction optimale entre la résine époxy et le durcisseur. Ainsi, il est indispensable de respecter les paramètres suivants :
→ L’humidité relative de l’air doit se situer entre 35 % et 80 % et la température du support du matériau et de l’air doit être d’au moins 10 °C, ou encore mieux, de 15 °C.
→ Épaisseur de la couche humide par opération : maximum 200 microns.
→ Échange d’air suffisant pendant le séchage afin que l’humidité de l’air ne dépasse pas le seuil critique de 80 %.
→ Écart du point de rosée : 3 °C.
← ← Les fissures au sol: une analyse des fonds est recommandée avant le traitement.
← Sol représentant toutes les complications qu’un applicateur peut rencontrer: sale, rugueux, absorption irrégulière, cavités, fissures, etc.
UNE BONNE VENTILATION EMPÊCHE LA CONDENSATION DE L’EAU
Il est indispensable de prévoir une bonne ventilation pendant la phase d’application et de séchage. En revanche, il faut éviter les courants d’air. Une différence dans l’application du produit, une humidité de l’air trop élevée ou trop faible et de basses températures peuvent entraîner des dégradations visuelles et des dommages ultérieurs. Dans les pièces mal ou peu ventilées, l’humidité relative de l’air peut rapidement augmenter à la suite de l’évaporation d’eau due à l’application et au séchage. Le point de rosée est alors souvent atteint sur les surfaces plus froides et il peut y avoir condensation de la vapeur d’eau. C’est pourquoi il ne faut jamais amener de l’air chauffé dans des pièces plus froides, car cela peut générer un risque de formation de condensation. En cas de mauvaises conditions de ventilation, il est conseillé d’utiliser des déshumidificateurs électriques. Ces dispositifs doivent déjà être mis en marche quelques heures avant le début des travaux et continuer à fonctionner quelques heures après la fin de l’application.
Les chapes en ciment brutes peuvent être humidifiées préalablement avec de l’eau lorsque l’humidité relative de l’air est très faible. Dans le cas de revêtements de rénovation, il est également possible d’humidifier l’air. Dans les espaces climatisés (musées, archives), l’humidité de l’air atteint souvent un seuil critique inférieur, ce qui a pour résultat qu’après séchage, la surface acquiert soudainement un aspect satiné ou mat au lieu d’un aspect brillant.
DIFFÉRENCES DE TEINTES
Pour éviter toute différence de teintes, il faut veiller, dès la commande de matériaux, à commander suffisamment de matériaux de la même fabrication. En cas de produits provenant de lots différents, il est possible, et presque certain, d’avoir des différences de coloris minimales, dues aux matières premières.
RÈGLES DIRECTRICES RELATIVES AU SÉCHAGE
Le séchage des peintures diluables à l’eau à base de résine époxy bicomposante se déroule dans le cadre temporel suivant :
→ Hors poussière, après 3 heures.
→ Sec au toucher, après 12 heures.
→ Recouvrable, après 16 heures.
→ Pleine charge, après 8 à 12 jours.
LA RÉSISTANCE
Le respect du temps d’attente jusqu’à la réutilisation des sols est important, notamment pour les sols de garage. En règle générale, il faut prévoir, avec des températures de support de plus de 15 °C, six à huit jours jusqu’au durcissement complet et jusqu’à l’obtention de la résistance définitive.
Les peintures diluables à l’eau à base de résine époxy bicomposante peuvent également répondre à des exigences en termes de protection antidérapante renforcée.
Il existe des qualités spéciales, des additifs ou des durcisseurs modifiés.
ENTRETIEN ET RÉNOVATION
De nos jours, l’application est souvent suivie d’un premier entretien. Il se fait au moyen de produits d’entretien incolores et diluables à l’eau, qui augmentent la résistance aux salissures et aux traces de circulation. Utilisables en intérieur comme en extérieur, ils réduisent aussi le farinage sur les surfaces soumises aux intempéries et préviennent les décolorations causées par les rayons UV. Cependant, ces produits ne sont pas résistants aux plastifiants et on ne peut pas les employer dans les garages ni sur d’autres surfaces de stationnement de véhicules. Les produits d’entretien sont particulièrement recommandés pour les teintes intenses et sensibles aux rayures.
En cas de rénovation, il faut entièrement éliminer les vieux revêtements monocomposants et les revêtements bicomposants non adhérents. Les anciens revêtements bicomposants doivent être bien nettoyés. Il convient de veiller tout particulièrement à ce que les surfaces scellées entretenues avec des produits pour sols soient traitées avec un détergent universel approprié. En
cas de doute, il faut poncer les surfaces scellées et préparer des zones d’essais pour déterminer l’adhérence.
SÉCURITÉ AU TRAVAIL ET PROTECTION
ENVIRONNEMENTALE
Certes, les peintures à base de résine époxy bicomposante diluable à l’eau sont souvent exemptes de solvant et ne polluent pas l’environnement avec des composés organiques volatils (COV). Cependant, les produits peuvent irriter les yeux et la peau s’ils sont mal appliqués ou mal manipulés. Ils peuvent aussi entraîner une sensibilisation par contact avec la peau. C’est pourquoi les parties affectées doivent être immédiatement lavées à l’eau et avec du savon.
Les travaux doivent être réalisés avec des gants et des lunettes de protection. Les fiches de données de sécurité respectives informent sur les risques possibles et les mesures de protection nécessaires. Il est évident que les résidus de produits ne doivent pas être déversés dans les canalisations. Il faut laisser durcir les matériaux résiduels. Les outils doivent être lavés avec de l’eau traitée préalablement dans une installation de traitement.
IL EST TRÈS FACILE D’ÉVITER LES DOMMAGES
La plupart des dommages observés sur des sols scellés sont dus à une humidité trop élevée dans le support et à un état de surface inapproprié pour la peinture.
Le fait de connaître les méthodes d’essai décrites et de bien les interpréter ainsi que de mettre correctement en œuvre les revêtements permet d’éviter efficacement les dommages. « Mieux vaut prévenir les dommages que les éliminer. »
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Texte et photos : Pierre-Yves Correvon
Sources : Wolfram Selter / Bosshard-Farben AG
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UNE ÉDITION
PROJETS
Ensemble coopératif à Genève, par LIN.ROBBE.SEILER.
Lier
la ville à l’habitat ou vice-versa
Au cœur de la Genève internationale, le long de la route de Ferney, qui relie l’aéroport au bord du lac, face au prestigieux hôtel Intercontinental, un ensemble coopératif vient de voir le jour.
texte : Marielle
Savoyat
Un plan localisé de quartier (PLQ) datant de 2005 imposait un cadre réglementaire composé de barres de logements aux gabarits rigides. Le bureau d’architectes LIN.ROBBE.SEILER a su transformer une contrainte en une véritable pièce urbaine apaisée, liée à la ville avec finesse et qualité. Ici, l’habitat dialogue avec le grand paysage, tandis que l’ensemble coopératif se laisse traverser par les flux doux et piétonniers, offrant un ralentissement heureux dans un contexte particulièrement dense. La route de Ferney, axe routier fréquenté, se voit ponctuée par les institutions internationales et débouche sur la place des Nations et l’ONU. L’imposante architecture de l’hôtel Intercontinental domine le site du nouvel ensemble coopératif. Un environnement a priori peu avenant pour une vie de voisinage communautaire valorisée par les coopératives. La réinterprétation d’une géométrie initialement contraignante a permis une véritable respiration urbaine. Au sud, le gabarit légal du PLQ est respecté à la pointe des balcons, mais le projet déroge au règlement vers l’intérieur de la parcelle, créant une « cour urbaine » ouverte et paysagère. L’architecture ne se contente pas d’optimiser des gabarits réglementaires : elle fabrique des situations, des orientations, des distances justes.
Le projet, issu d’un concours sur invitation organisé conjointement en 2018 par les coopératives SoCoop et Codha, et habité depuis l’été 2025, se compose de deux bâtiments à redents, qui, par une implantation s’ouvrant vers la direction opposée à la route de Ferney, créent un espace public calme et protégé. Face à l’hôtel Intercontinental, un volume d’activités publiques (crèche, restauration, services publics) fait tampon entre la rue et l’immeuble de logements. Ce dernier se développe sur six étages sur rez-de-chaussée, surmontés d’un dernier niveau en attique. Il accueille plus d’une cinquantaine de logements coopératifs, ainsi que des logements en cluster en attique et des locaux communs au rez-de-chaussée. Entre les deux bâtiments, un espace public traversant articule passages couverts, cheminements piétons et aménagements paysagers.
ORIENTER VERS LE GRAND PAYSAGE
Le geste architectural principal tient dans le plissement des façades. Les deux volumes se font écho dans un dialogue harmonieux. En faisant pivoter légèrement les modules d’habitation vers la direction opposée aux nuisances de la route de Ferney, les appartements s’éloignent du bruit routier, limitent
les vis-à-vis et s’orientent vers le grand paysage, au sud et à l’ouest. Les décrochements fragmentent la perception de la longueur et atténuent l’échelle du bâtiment, tout en ménageant un équilibre entre lien social et intimité. Par ailleurs, dans l’esprit coopératif, les balcons sont en réalité des coursives qui peuvent être fermées pour séparer les logements au gré du vouloir des habitants. Le bâtiment de logements se compose de trois strates verticales : un socle minéral en béton, un corps principal en bois rythmé par les horizontales des balcons, et un attique en retrait habillé d’inox mat. Cette composition fragmente visuellement le volume et atténue la perception de hauteur, tout en faisant écho au contexte environnant. Le bâtiment de la crèche possède également, côté cour, un dernier étage en retrait avec une terrasse pour les enfants. Sa toiture plissée joue avec l’expression d’un couronnement, tout en participant au langage de l’ensemble. Son agencement permet une traversée intérieure, offrant aux parents la possibilité de passer de la rue à la cour en contrebas ou l’inverse.
DES APPARTEMENTS MODULABLES ET ÉVOLUTIFS
Dans l’immeuble de logements, ce sont deux fois quatre logements par étage qui s’égrènent autour de deux cages d’escaliers, une par coopérative, ainsi que des logements en attique. Chaque
palier donne accès à deux appartements mono-orientés et deux logements traversants. La géométrie plissée permet à tous les appartements de bénéficier d’au moins une double orientation, même lorsqu’ils ne sont pas strictement traversants. Les logements s’organisent autour d’une séquence spatiale séjour –salle à manger – cuisine habitable, articulée autour d’une loggia. Dans les grands appartements, un système de double hall d’entrée permet des aménagements d’usages dans le temps : division en unités plus petites, adaptation aux évolutions familiales ou simplement indépendance des invités. Cette capacité de transformation, chère aux coopératives, est ici intégrée dès la conception architecturale.
La structure mixte bois-béton permet d’allier fluidités spatiales, efficacité constructive et chaleur domestique. Les noyaux verticaux sont réalisés en béton, les dalles mixtes boisbéton reposent sur des porteurs verticaux en bois, les façades sont composées de caissons en bois. En privilégiant le pli et les orientations plutôt que la rupture frontale, cette architecture coopérative reste attentive aux usages, au lien social et à la qualité de vie. Elle s’intègre dans un environnement dense, favorise les perméabilités urbaines et soutient une mixité sociale et bâtie pacifiée.
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L’HÔTEL DES POSTES, UN PATRIMOINE EN MUTATION
À Lausanne, l’emblématique Hôtel des Postes arrive à la fin de sa transformation. Un bâti historique qui, dans sa mutation, parvient à trouver l’équilibre entre préservation du passé et ancrage dans le présent.
texte : Aurore de Granier photos : Swen Sack
Dans un contexte de densification et d’augmentation de la population, et à une époque où la responsabilité écologique ne peut être ignorée, la transformation des bâtiments anciens occupe une place de plus en plus importante dans l’univers de la construction. À Lausanne, l’Hôtel des Postes enclenchait sa mutation en 2019. Propriété de PSP, le bâtiment voit son locataire principal annoncer son futur départ, tandis que le second locataire majoritaire souhaitait réduire ses surfaces. Ainsi, le propriétaire a confié le projet de transformation au bureau CCHE, fort de ses expériences sur les ouvrages historiques, tels que la Tour Bel-Air située à quelques pas de l’Hôtel des Postes.
PALIMPSESTE ARCHITECTURAL
Bâti en 1903 par l’architecte Eugène Jost, l’Hôtel des Postes se caractérise par son plan symétrique en U, tourné vers le lac, sa structure en béton armé, innovante pour l’époque, et sa façade en pierre de Savonnière adoptant les codes de l’architecture postRenaissance. Au fil des ans, il est assujetti à de nombreux travaux, débutant dès les années 1920, et s’intensifiant durant les décennies 1960 et 1970. « L’Hôtel des Postes était dépassé au niveau des normes, actuelles que ce soit au niveau sécuritaire, énergétique, mais aussi de la ventilation et de l’électricité. Tout était à revoir. En effet, les travaux sporadiques des décennies passées n’avaient pas suivi de concept global. Et le bâtiment étant classé monument historique de note 2, les enjeux étaient très importants », explique
Radomir Janjic, architecte chef de projet pour le bureau CCHE Lausanne SA, s’étant vu confier le projet en 2019.
Avant d’entamer les travaux, un audit complet est réalisé avec divers experts validés par le Service des monuments et des sites, permettant notamment de définir les éléments historiques devant être impérativement conservés. Mais ces études révèlent un véritable palimpseste architectural, les interventions des différentes époques venant se superposer sur l’architecture originelle, dénaturée dans la majeure partie du site. « Seuls le hall d’accueil central, les deux cages d’escalier historiques principales donnant sur la place de Saint-François ainsi que la façade et la toiture demeurent de l’architecture d’Eugène Jost. Notre rôle a donc avant tout consisté à redonner une cohérence au bâtiment », ajoute Radomir Janjic.
CONCILIER PATRIMOINE ET EXIGENCES ACTUELLES
S’engage alors un long processus de discussions avec les différents services des autorités, avec pour objectif l’aboutissement à un équilibre entre conservation et mise aux normes. En étroite collaboration avec les experts des monuments et des sites, présents tout au long du projet, une liste est établie pour des éléments devant être impérativement sauvegardés. Si certains, à l’image de menuiseries anciennes, restent à ce jour intacts et visibles, d’autres, isolés et épars, sont recouverts pour être protégés et potentiellement mis en valeur lors d’une future
intervention. « Il nous était malheureusement impossible de reconstituer ces éléments de décors, les images et les plans étant très rares, voire perdus avec le temps. Certaines portions isolées des sols et plafonds ont ainsi été recouvertes. Mais chacun de ces éléments a été répertorié, et pourra potentiellement être restauré et complété à l’avenir », détaille l’architecte en charge du projet. Après de nombreux et riches échanges avec le Service des monuments et des sites et les divers organes de construction, les jalons de la mise aux normes sont posés, mais connaissent leurs limites. L’une des complexités principales du projet réside dans l’isolation. Les encadrements de fenêtres historiques, restants et en bon état, doivent conservés, la façade étant protégée. Ceci impose dès lors de réaliser la totalité de l’isolation par l’intérieur pour atteindre le seuil minimal réclamé d’un point de vue énergétique. Pour s’en approcher tout en restant cohérent avec le concept architectural, il est décidé de n’isoler que les façades nord et sud, déjà dépouillées des boiseries historiques et plus exposées aux changements de température. Ainsi, quelques éléments de boiseries intérieures ont pu être conservés et mis en valeur en particulier sur l’aile ouest. En complément, des panneaux solaires ont également été ajoutés sur le toit d’une extension contemporaine pour atteindre les seuils exigés.
UN LANGAGE CONTEMPORAIN ASSUMÉ
La partie la plus importante des travaux s’est concentrée sur les zones ayant subi des altérations et ajouts durant le XXe siècle, à commencer par les voies de circulation intérieures. Encombré
par de nombreuses cages d’escalier rajoutées dans les années 1950-1970, ne répondant plus aux normes actuelles de la sécurité incendie, l’Hôtel des Postes se voit débarrassé de ces éléments perturbateurs. Ses voies de circulation et de services, désormais concentrées dans deux blocs symétriques adjacents aux escaliers historiques, sont préservées et mises en valeur. Les plateaux des étages sont quant à eux laissés à nu, les futurs locataires seront responsables de leur aménagement. Le rez-de-chaussée, soit le hall du bâtiment, a été pensé comme un espace ouvert au public, mais sa fonction finale reste encore indéfinie à ce jour.
Côté sud, un hangar datant des années 1970 est détruit et remplacé par une nouvelle extension vitrée, réalisée dans un style contemporain assumé. « Il était important pour nous de marquer notre intervention, nous ne recherchions pas une assimilation au bâtiment historique, mais une extension nouvelle clairement identifiable. La lecture entre passé et présent se devait d’être claire au premier coup d’œil », précise Radomir Janjic pour CCHE Lausanne SA. La toiture, en relativement bon état structurel, est isolée et rénovée en reprenant la ferblanterie et la couverture tout en respectant les modénatures d’origine, mais se voit modifiée par l’ajout d’un rooftop offrant une vue imprenable sur la ville de Lausanne d’un côté, et sur le lac et les montagnes de l’autre.
Après près de trois années de chantier en collaboration avec l’entreprise totale Halter SA, assurant la direction des travaux, le chantier touche à sa fin. L’Hôtel des Postes retrouve enfin ses lettres de noblesse.
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INGÉNIERIE ET SÉCURITÉ INCENDIE SÀRL
La protection incendie et l’ingénierie des structures ont été confiées à ISI - Ingénierie et Sécurité Incendie Sàrl. Les structures existantes ont été étudiées pour contrôler leur résistance au feu et déterminer la nécessité de protection passive : en effet, une protection totale peut représenter des coûts importants. L’expertise d’ISI a donc été cruciale dans l’optimisation des solutions, déterminant les éléments devant être protégés et ceux pouvant être laissés dans leur état d’origine. Réalisées en amont des travaux, ces études complexes, devant prendre en compte les différences entre les étages, les zones du bâti et leurs charges thermiques, ont simplifié les interventions et permis d’importantes économies en prouvant l’absence de nécessité de protection sur une partie de la structure.
LISTE DES MANDATAIRES ET INTERVENANTS
Maître d’ouvrage
PSP Real Estate AG
Représentant du maître d’ouvrage
PSP Management SA
Assistant au maître d’ouvrage
WSP
Entreprise Totale
Halter SA
MANDATAIRES
Architecte
CCHE Lausanne SA
Ingénieur civil
Thomas Jundt Ingénieurs
Civils SA
Chabloz & Partenaires SA
Géomètre
Mosini et Caviezel SA
Ingénieur CVE
Equans SA
Ingénieur sanitaire
BTS Sàrl
Ingénieur sécurité feu
Inexis Sàrl
Ingénieur spécialiste feu
naturel
ISI Sàrl
Ingénieur spécialiste surpression
Jomos SA
Ingénieur Acousticien
AAB J. Stryjenski & H. Monti SA
Architecte éclairagiste
Aebischer & Bovigny
Relevés
Rosset, Hugues Christian P. Versus Sàrl Aquaprojet.ch Domingues Silva
Miguel
Lamy Expertise SA Sinopie Sàrl
ENTREPRISES
Installations de chantierBureaux de la direction des travaux
Ambühl Werbetechnik AG
Schindler Aufzüge AG
Ferroflex Bautechnik AG
Remarq SA
HORNBACH Baumarkt (Schweiz) AG
Boxplay SA
SOS Serrures SA
Aorchis Solution Patric Moret
SECUROUTE PM
Installations de chantier –Cantonnements, réfectoires, cuisines
Joseph Diémand SA
Canalisation (adaptation du réseau)
Liaudet Pial SA
Électricité (adaptation du réseau)
Securiton AG
Tyco Integrated Fire & Security
Échafaudages
Conrad Kern Vaud SA
Béton et béton armé
Marti Construction SA
Façades et travaux en pierre naturelle
Baerlocher SA
Expert pierre
Atelier Lithos
Serrurerie et façade métallique
CMA Constructeurs Métalliques
Associés SA
Éléments métalliques
Ernst Schweizer AG
Couverture combles
ADR
Ferblanterie
COFAL Société Coopérative
Menuiserie fenêtres bois
Ruffieux Fenêtres SA
Portes extérieures
Gilgen Door Systems SA
Stores en toile
Schenker SA
Menuiserie courante
Stalder SA
Étanchéités souples
Phida Étanchéité (VD) SA
Isolations spéciales
Fire System SA
Revêtements coupe-feu
Start Home Group
AGI Isolation
Divers
Renon Désinfection SA
Appareils à courant fort
Equans Services AG
Post Immobilien AG
Lustrerie
Perfolight SA
Chauffage
RIEDO Clima AG
Sprinkler
D.E.S. Systèmes de Sécurité SA
Ascenseurs, monte-charge
Ascenseurs Schindler SA
Högg Liftsysteme SA
Plâtrerie
GPI – Gypserie Peinture et Isolation SA
Portes intérieures en bois
Stalder SA
Armoires murales, Rayonnages
Wider SA
Cloisons fixes
MAKK AG
Chapes
HKM SA
Kastrati SA
Revêtements de sol sans joints
Alb-Sol Revêtements Sàrl
Carrelages
Carrelages Sassi SA
Faux-planchers techniques
HKM SA
Plafonds suspendus en métal
GPI – Gypserie Peinture et Isolation SA
Plafonds en panneaux de plâtre
NISI DECO SA
Nettoyage du bâtiment
Dream Net Facility Services SA
Jardinage (bâtiment)
Neon + Lumière Staub SA
Échantillons, essais matériaux
Rimi Sàrl
ISI Sàrl Votre partenaire pour tous vos projets de protection incendie et d’ingénierie de la sécurité incendie dans toute la Suisse romande !
CONRAD KERN VAUD SA Etayage | Échafaudage | Montage
Intervention rapide sur tout le territoire romand, en urgence si nécessaire, par un personnel qualifié, certifié OFSP. Elimination du problème, conseils, garanties.
Punaises • Guêpes • Fourmis • Araignées • Blattes
• Oiseaux • Rongeurs • Fouines
Intervention rapide sur tout le territoire romand, en urgence si nécessaire, par un personnel qualifié, certifié OFSP. Elimination du problème, conseils, garanties.
Nous mettons à votre disposition notre expérience et nos compétences pour répondre à toutes vos exigences.
Désinfection / Désinsectisation / Dératisation
Désinfection / Désinsectisation / Dératisation
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Protection contre les volatiles
Protection contre les volatiles
RENON désinfection SA
Chemin de la Forêt 12
1024 Ecublens 021 626 26 25
RENON désinfection SA Chemin de la Forêt 12 1024 Ecublens 021 626 26 25
• Oiseaux • Rongeurs • Fouines 021 626 26 25 •
Protection contre les volatiles
Nous mettons à votre disposition notre expérience et nos compétences pour répondre à toutes vos exigences.
Intervention rapide sur tout le territoire romand, en urgence si nécessaire, par un personnel qualifié, certifié OFSP. Elimination du problème, conseils, garanties.
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Succursale de Fribourg
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Certifié par l’Office fédéral de la santé publique
Nous mettons à votre disposition notre expérience et nos compétences pour répondre à toutes vos exigences.
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RENON
Certifié par l’Office fédéral de la santé publique
Succursale de Fribourg
fédéral de la santé publique
021 626 26 25 • www.renon-desinfection.ch
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Quand l’outil industriel devient démonstrateur
Vitrocsa réunit des bureaux et des ateliers dans un bâtiment industriel conçu comme une démonstration à l’échelle 1:1 de son savoir-faire. Un projet où les produits deviennent architecture, et l’outil de travail, carte de visite.
texte : Salomé Houllier Binder
photos : Franziska Werren
Longtemps, Vitrocsa, spécialiste du cadre de fenêtre minimaliste, a fonctionné sur plusieurs sites distincts : bureaux administratifs d’un côté, production et stockage de l’autre. Avec la construction de son nouveau bâtiment à Y-Parc, à Yverdon-les-Bains, l’entreprise a choisi de réunir l’ensemble de ses activités sur un seul lieu. L’objectif était avant tout pragmatique : disposer d’un outil de travail cohérent, capable d’accueillir aussi bien les espaces administratifs que les ateliers de fabrication, la recherche et le développement, la formation et la présentation des systèmes. Pour ce projet, Vitrocsa a collaboré avec l’entreprise générale Bat-Mann, chargée de la conception et de la réalisation. Ce mode de collaboration a permis d’articuler les exigences fonctionnelles d’un bâtiment industriel avec une intégration très fine des produits développés par l’entreprise. Le chantier, mené sur dix-huit mois, s’est inscrit dans une logique de maîtrise globale : délais, coûts, mais aussi adéquation étroite entre le bâtiment, ses usages et les systèmes techniques qu’il met en œuvre.
LE BÂTIMENT COMME DÉMONSTRATEUR
À première vue, le bâtiment adopte une écriture sobre, presque neutre. Volumes simples, organisation rationnelle, absence de gestes architecturaux superflus : l’architecture se
met volontairement en retrait. Cette retenue n’est toutefois qu’apparente. Le projet repose sur une idée claire : faire du bâtiment lui-même un démonstrateur des solutions développées par Vitrocsa, sans recourir à un showroom autonome ni à une scénographie artificielle.
Cette intention se manifeste dès l’entrée. Le visiteur est accueilli par une fenêtre pivotante monumentale, haute de 6 m, qui fait office de porte. Plus qu’un effet spectaculaire, cette séquence d’accès donne immédiatement le ton : ici, la technique devient architecture. Les défis liés au poids, aux dimensions et à la précision des mécanismes ont été intégrés comme des données de projet à part entière, faisant de cette entrée une pièce maîtresse à la fois fonctionnelle et emblématique.
Dans le même esprit, certaines applications détournent des éléments habituellement purement industriels. La grande porte-guillotine de 6 x 9 m destinée à l’accès des camions en est l’exemple le plus marquant. Plutôt qu’une porte sectionnelle standard, Vitrocsa a choisi d’y appliquer ses propres systèmes, démontrant sa capacité à répondre à des contraintes extrêmes. Le clou du spectacle se situe ainsi là où on ne l’attend pas, au cœur de la halle logistique.
TRANSPARENCE, CONTINUITÉ ET USAGES PARTAGÉS
Les bureaux occupent le dernier étage du bâtiment. Ils s’organisent autour d’un large couloir vitré qui dessert espaces de travail, salles de réunion et cafétéria. Ici encore, les produits Vitrocsa ne sont pas simplement présents : ils structurent l’espace. Les parois transparentes assurent une continuité visuelle permanente, favorisant la lumière naturelle et les relations entre les différents secteurs.
La cafétéria occupe une place centrale dans cette organisation. Pensée comme un lieu de rencontre commun, elle est utilisée quotidiennement par les collaborateurs des bureaux comme par ceux des ateliers. Elle se prolonge par une vaste terrasse courant le long de la façade, utilisée à la fois comme espace de pause et comme prolongement des bureaux vers l’extérieur. Cette articulation entre intérieur et extérieur renforce l’idée d’un bâtiment vécu au quotidien, bien au-delà de sa seule fonction productive.
La transparence n’est donc pas ici un simple motif esthétique. Elle devient un outil spatial, un moyen de relier les usages, de rendre lisible le fonctionnement interne de l’entreprise et de plonger visiteurs et clients dans la réalité des systèmes Vitrocsa, utilisés à grande échelle et en conditions réelles.
L’OUTIL INDUSTRIEL COMME LIEU DE PRÉCISION
Les ateliers regroupent fabrication, assemblage, tests, recherche et développement, ainsi qu’un centre de formation destiné aux partenaires chargés de la pose des systèmes. Les composants stratégiques sont fabriqués et assemblés sur place, selon une logique de maîtrise de la chaîne de valeur. Cette organisation se rapproche de celle d’une manufacture, où coexistent rigueur industrielle et savoir-faire artisanal.
La précision constitue un fil conducteur constant, jusque dans les éléments invisibles. Tolérances, états de surface et qualité des finitions sont traités avec le même soin, qu’ils soient destinés à être vus ou non. Le bâtiment devient ainsi le reflet direct de cette exigence : un outil de travail avant tout, mais aussi un support de transmission, tant pour les collaborateurs que pour les partenaires internationaux.
À travers ce projet, Vitrocsa ne cherche pas à produire un objet architectural emblématique. La société affirme plutôt une cohérence étroite entre son mode de fonctionnement, son exigence technique et son environnement bâti. Le bâtiment agit comme un écrin discret mais précis, à l’image des systèmes qu’il abrite – et comme une carte de visite à l’échelle du quotidien.
Ch. de la Bressonne 24
Ch. de la Bressonne 24
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CH-1084 Carrouge contact@jafpro.ch
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Tél. +41 79 385 10 26
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LISTE DES MANDATAIRES ET INTERVENANTS
Maître d’ouvrage
Vitrocsa SA
Entreprise générale
Bat-Mann Construction SA
MANDATAIRES
Ingénieur civil et charpente
Brunny Ingénieurs Conseils Sàrl
Ingénieur électricité
EMMAR
Ingénieur CV
Anny Frosio
Ingénieur sanitaire
BDV Tech
Géomètre
Jaquier Pointet SA
Géologue et pédologue
De Cérenville Géotechnique SA
Ingénieur façades
BTM Sàrl
Expert AEAI R.Pi Concept
ENTREPRISES
Pieux
Marti Gründungstechnik AG
Terrassement, béton Ernest Gabella SA
Échafaudage
KAYHAN Echafaudages Sàrl
Charpente Sottas SA
Façades Gruyère Métal SA
Étanchéité
Phida-Siffert Étanchéité SA
Stores FG Stores Sàrl
Installation électrique Groupe E Connect SA
info@bdv-tech.ch Maîtrise Fédérale
Panneaux photovoltaïques
Soleol SA
Chauffage, Ventilation, Sanitaire
Romandie Energie Services SA
Plafond rayonnant
Barcol-Air Group AG
Cuisine
Sarina Cuisine SA
CasaCucina GmbH
Ascenseur, Monte-charge Kone (Suisse) SA
Palan 5to
Stephan SA
Plâtrerie, Peinture
Groupe Egli AG
Menuiseries, Portes
Luc Oberson Sàrl
Mise en passe
Secu-R SA
Carrelage AD Carrelage SA
Résine
Moll SA
Tapis
HKM SA
Faux-plancher
Lenzliger Fils SA
Nettoyages
JAFPRO SERVICES
Mur végétalisé
Végétal Tendance Sàrl
Fontaine murale
Aqua Design AB Sàrl
Enseigne façade ID Néon SA
bulthaup s’occupe de tous les détails pour créer un environnement cohérent.
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Nous façonnons l’environnement pour accueillir vos instants privilégiés. Rendez-nous visite à casa cucina Biel / Bienne. Nous, Claudine Gasser et Robert Kapp, et notre équipe nous réjouissons d’échanger avec vous.
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Javier Gerpe, Responsable Suisse romande T +41 58 219 45 22
Campus RTS : redéfinir l’architecture des médias
Débutés en 2020, les travaux de construction du nouveau site de production de la RTS de LausanneÉcublens touchent à leur fin. L’inauguration du site a eu lieu au mois de novembre 2025.
Après une mise au concours du projet il y a maintenant plus de onze ans, qui a été remporté par le bureau belge OFFICE Kersten Geers David Van Severen, puis développé en consortium avec l’appui du bureau suisse Fehlmann Architectes dès la phase d’avant-projet, le bâtiment arrive à l’aboutissement de six années de travaux. Situé à la charnière des campus de l’EPFL et de l’UNIL, le nouveau site vaudois de la RTS vient incarner le désir d’ancrage territorial sur deux sites principaux, à Lausanne et à Genève, avec des bureaux de correspondants dans les différents cantons romands, ainsi qu’à Berne et à Zurich.
L’ABOUTISSEMENT DE SIX ANNÉES DE TRAVAUX
Le bâtiment est ainsi composé de quatre volumes ancrés au sol, déclinés dans des hauteurs et des surfaces différentes. Ils accueillent les studios, les plateaux, les régies, les lieux de pré et de postproduction, ainsi que le restaurant. Ils répondent aux besoins techniques inhérents à la production de contenu médiatique. Ces quatre émergences sont reliées entre elles par un cinquième élément, dénommé « champ » ou « plateforme ». Suspendu à 8 m du sol, il vient relier les quatre blocs et accueillera les rédactions de la RTS, toutes réunies dans cet espace ouvert à
toutes les configurations. Un nouveau lieu qui tend à répondre aux exigences et aux besoins des médias d’aujourd’hui et de demain. « L’une des caractéristiques principales du projet résidait dès le départ dans sa flexibilité. Les choix structuraux et la répartition du programme, notamment la configuration des infrastructures de production, qui évoluent constamment, ont représenté un enjeu important. Aujourd’hui, après près de six années de travaux, nous avons déjà mis à l’épreuve l’adaptabilité du projet, qui garde son essence au fil des transformations des besoins », commentent les équipes d’OFFICE et de Fehlmann.
UNE ARCHITECTURE DE LA TRANSVERSALITÉ
Élément central, le « champ » a représenté l’un des défis majeurs du projet. Suspendu, et composé de parois vitrées sur l’ensemble de sa circonférence, il offre, par son dessin, une sensation d’ouverture et de légèreté, tant depuis l’intérieur que depuis l’extérieur du bâtiment. Ce lieu de plus de 5000 m2 est une véritable structure habitée, qui se trouve dans la hauteur statique des treillis qui le supportent. Les diagonales des treillis, dimensionnées selon les efforts pour une efficacité structurelle maximale, restent présentes et organisent l’espace. Un sens de
l’échelle est donné par la présence de mezzanines. La lumière naturelle est abondante grâce à des vitrages orientés au nord en toiture, ainsi qu’à de généreuses façades vitrées sur la périphérie. L’orientation est renforcée par des touches de couleur, ainsi que par la présence de lieux de convivialité partagés, peuplés d’arbustes. Le « champ » est le plus grand défi technique et architectural de ce projet d’exception, un espace à la fois ouvert, accueillant, mais aussi technique, avec l’expression des réseaux qui en assurent le confort.
CONCILIER ARCHITECTURE ET BESOINS TECHNIQUES
Cette approche se retrouve dans l’ensemble du bâti. Les réseaux techniques ne sont ainsi jamais dissimulés, mais travaillés dans leur aspect visuel pour permettre une intégration totale au bâtiment et ainsi servir à la fois son architecture et le confort de ses utilisateurs. Des décisions qui ne reposent pas fondamentalement sur le désir d’une esthétique brute, mais sur l’un des enjeux majeurs du projet, à savoir, sa versatilité et son adaptabilité. « Nous aurions pu faire le choix de noyer ces éléments dans le béton, mais, en optant pour cette solution, nous aurions drastiquement réduit les potentiels d’évolutions du bâtiment. En les laissant accessibles, nous les rendons transformables, et ce, aisément, grâce à une répétition du système, identique à tous les étages », ajoutent les architectes.
L’utilisation de faux plafonds dans les lieux de production du projet vient répondre à un besoin tout autre que l’esthétique, l’acoustique. Autre enjeu majeur du projet, cette partie du chantier s’est vue confiée à Décibel acoustique à Genève et WSDG à Bâle ayant respectivement travaillé sur la protection phonique et l’acoustique des espaces. Encore une fois ici, la collaboration entre architectes, concepteurs spécialisés et entreprises a été cruciale, l’objectif étant l’aboutissement à un consensus parfait entre le souhait architectural et la solution technique la plus propice à l’attente du maître d’ouvrage. Ainsi, les éléments acoustiques, à l’image des caissons et des matériaux absorbants, n’ont pas été envisagés comme des contraintes par les architectes, qui, à l’inverse, se sont approprié ce langage pour donner aux studios leur expression, à la fois technique et modulaire. Parmi les espaces ayant nécessité un important travail sur la qualité phonique, on retrouve le studio de musique, dont le traitement complexe a été totalement habillé, combinant ainsi performance acoustique et identité architecturale.
De cette approche se dessine alors un désir de cohésion et de cohérence dans l’ensemble du projet. En effet, rien n’a été laissé au hasard, à l’image du foyer d’accueil, au rez-de-chaussée, pensé en continuité entre l’intérieur et l’extérieur. Un campus où flexibilité et synergie se mettent au service des médias de demain.
CETTE ENTREPRISE A PARTICIPÉ À LA CONSTRUCTION DU CAMPUS RTS, À LAUSANNE-ECUBLENS
BCS SA EST FIER D’AVOIR PARTICIPÉ
AU PROJET RTS CAMPUS ET REMERCIE LE MAÎTRE DE L’OUVRAGE ET LES ARCHITECTES POUR LA CONFIANCE TÉMOIGNÉE
Porte en bois, tablettes lavabos,vestiaires et casiers
Savoretti SA
Portillons verticaux
Porchet & Cie SA
Vitrages acoustiques
Wider SA
Cylindres de sécurité
ACT Accès Concept SA
Rails et rideaux
Atelier Guggiberg Sàrl
Cloison mobile
Rosconi Systems AG
Cloisons légères
Lindner SE
Chape
Lirom Chapes SA
Terrazzo Duratech SA
Isolation sous dallage
Laïk SA
Revêtement en résine
Famaflor SA
Moquette
Reichenbach SA
Parquet PM200
Albos Sàrl
Faux-plafond métal
Plafonmétal SA
Faux-plafond sous champ
Montage et Maintenance SA
Nettoyage chantier
Cleanup CF SA
Plantations intérieures
Format Paysage Sàrl
Racks informatique MDC
Vertiv Infrastructure AG
Hypervision
Logiq Concept SA
Speedgates
Tormax Iffland SA
Froid professionnel
Froid Widmer SA
Cuisine professionnelle
RECATEC – CPA SA
Façades acoustiques
Diviswsiss SA
Caissons acoustiques
Ledermann SA
Menuiserie PM200
Schwab System AG
Menuiserie intérieur
Aptilia SA
Giratoire et rampe
Consortium Orllati SA –
Induni & Cie SA
Dallage béton extérieur
Induni & Cie SA
Aménagements extérieurs
Menétrey SA
Clôtures et barrières
Stadlin SA
Signalisations routières
Ellgass SA
Surveillance du chantier
Protectas SA
EQUANS DIGITAL – LEVIER D’EFFICACITÉ ET D’INNOVATION
En tant que leader suisse des solutions globales pour le bâtiment et l’énergie, nous réalisons des bâtiments, des sites et des infrastructures, de la planification à l’exploitation en passant par la réalisation.
Building Automation | Process Automation | Security | ICT Services | BIM | Smart City | Cybersecurity Services equans.ch
Provisoires de chantier Groupes électrogènes Travaux divers avec nacelles et grues Instal. moyenne, basse tension et courant fort Installation et entretien de l’éclairage extérieur provisoire et définitif
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• WINTERHALTER Lave-vaisselle & produits
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• RIEBER Appareils mobiles
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• MKN Fourneaux, fours et marmites
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Protection incendie, sprinkler et détection
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À Vernier, Quarz’Up propose une nouvelle lecture des espaces de travail productifs. Pensé comme un écosystème d’activités flexible et évolutif, le projet conjugue diversité des usages, qualité d’aménagement et ambitions environnementales, au cœur d’un secteur stratégique de l’agglomération genevoise.
Quarz’Up s’inscrit dans une génération de projets en zone de développement industrielle et artisanale qui ne cherchent plus à figer des usages, mais à créer des structures capables d’absorber l’incertitude. Issu d’un concours à investisseurs lancé en 2019 par la Ville de Vernier pour la valorisation de son foncier, Concordo S.A. à travers la société Quarz’UP SA, et ses partenaires Losinger-Marazzi, BDA et associés, a développé un éco-parc d’activités mixtes artisanales, industrielles et tertiaires. Le projet a ensuite repris et adapté par Arab Bank (Switzerland) Ltd dans le cadre de sa stratégie de club deals immobiliers il est commercialisé par SPG Partners et Uni5 SA. Avec près de 21 000 m² de surfaces utiles livrés entre 2025 et 2026, Quarz’Up dépasse la logique classique du parc d’activités. Le projet se distingue également par une approche programmatique hybride, intégrant, aux côtés de surfaces locatives, des surfaces industrielles à la vente en PPE dès 95 m².
Il s’inscrit dans une réflexion plus large sur la transformation des espaces productifs, à l’heure où les frontières entre bureaux, artisanat, production légère et haute technologie deviennent de plus en plus poreuses. Ici, l’enjeu n’est pas tant de définir des fonctions que de proposer un cadre de travail robuste, adaptable et durable.
LE TERTIAIRE PRODUCTIF FACE À L’HYBRIDATION
DES USAGES
Quarz’Up répond à une évolution profonde du monde du travail : la disparition progressive des typologies rigides. Les entreprises
qui s’installent aujourd’hui dans des zones d’activités recherchent moins des surfaces spécialisées que des espaces capables d’évoluer rapidement, tant dans leur organisation que dans leur intensité d’exploitation. Start-up, PME artisanales ou acteurs internationaux de la haute technologie partagent des besoins communs en matière de flexibilité, de logistique et de qualité d’environnement.
Le projet assume cette hybridation en proposant une diversité de formats, sans hiérarchie figée. Ateliers artisanaux en PPE, hôtel d’activités dédié à la petite production, bâtiments locatifs pour des activités technologiques ou volume emblématique destiné à un occupant unique composent un ensemble volontairement hétérogène. Cette diversité n’est pas un effet de catalogue, mais le reflet d’un écosystème économique en mutation, où la valeur d’un site réside dans sa capacité à accueillir des trajectoires d’entreprises très différentes, parfois successives, parfois simultanées.
LE BÂTIMENT COMME INFRASTRUCTURE DE TRAVAIL
Plutôt que de concevoir des bâtiments « clé en main », Quarz’Up repose sur une logique d’infrastructure productive. Les volumes sont pensés comme des supports neutres et robustes, capables de s’adapter à des usages changeants sans transformation lourde. Hauteurs sous plafond généreuses, charges admissibles élevées, plateaux divisibles, blocs sanitaires mutualisés, gaines techniques complémentaires, livraisons en gris ou dispositifs logistiques intégrés déplacent le rôle du bâti : il ne s’agit plus de contenir un
programme, mais de fournir un outil de travail performant. Cette approche confère au projet une valeur durable, indépendante des preneurs successifs. Elle permet également une rationalisation des investissements, en anticipant la réversibilité des espaces et la longévité du bâti. L’architecture accompagne cette logique par une écriture sobre et lisible, où les matérialités différenciées signalent les usages sans jamais les figer. La cohérence de l’ensemble repose moins sur une image iconique que sur la clarté de son fonctionnement.
LES CONTRAINTES COMME LEVIERS DE PROJET
Implanté à proximité immédiate de l’aéroport de Genève, dans la zone industrielle ZIMOGA, Quarz’Up se développe dans un contexte fortement contraint. Les limitations de hauteur liées au plafond aérien, le phasage complexe du chantier ou encore les exigences de mobilité ont joué un rôle structurant dans la conception du projet. Ces contraintes ont été intégrées comme des données de départ, orientant la morphologie, la densité et l’organisation du site.
La durabilité s’inscrit dans cette même logique de projet, à la fois technique et opérationnelle. Production énergétique centralisée via la nappe de Montfleury, panneaux photovoltaïques, béton bas carbone, valorisation des terres d’excavation et recours à des entreprises locales traduisent une attention portée à l’impact environnemental sur l’ensemble du cycle de vie. Mais la durabilité s’exprime aussi à travers la qualité d’usage : végétalisation, gestion naturelle des eaux, lumière naturelle, confort thermique et espaces partagés participent à créer un environnement de travail plus attractif et plus résilient. Une entrée commune, « Le Lounge », regroupe espaces de détente, coin cuisine et zones de travail informel. À l’extérieur, une zone piétonne ponctuée d’îlots végétalisés, de bancs et d’une fontaine à eau structure la vie quotidienne du site. Sur la terrasse du bâtiment Quarz’Craft, des bacs potagers complètent cette approche, avec une redistribution des récoltes aux utilisateurs, renforçant le sentiment d’appartenance à une communauté de travail. Les certifications Minergie et WELL Community, auxquelles aspire Quarz’Up, viennent formaliser cette approche élargie, où performance économique, responsabilité environnementale et bien-être sont étroitement liés.
CETTE ENTREPRISE A PARTICIPÉ À LA CONSTRUCTION DE L’ENSEMBLE QUARZ’UP, À VERNIER
MAULINI AFFIRME SON ENGAGEMENT ÉCOLOGIQUE AVEC L’UTILISATION DE BÉTON BAS CARBONE À BASE DE CIMENT HOFFMANN SANS CLINKER.
SUR LE CHANTIER DE QUARZ’UP, L’EMPREINTE CARBONE À ÉTÉ RÉDUITE DE 150 TONNES ÉQUIVALENT CO2
CETTE APPROCHE INNOVANTE RENFORCE SON RÔLE DANS LA CONSTRUCTION DURABLE. MAULINI.CH
LISTE DES MANDATAIRES ET INTERVENANTS
Maître d’ouvrage
Arab Bank (Switzerland) Ltd.
AMO, développeur du projet
Concordo SA
Commercialisation
Uni5 SA
SPG Partners
Property manager Wincasa AG
Entreprise totale
Losinger Marazzi SA
MANDATAIRES
Architectes
Benoît Dubesset Architecte SA
– Build Concept Sàrl
AETC & Associés SA
Ingénieur civil
B+S Ingénieurs Conseils SA
Ingénieur CVC, labels et physique du bâtiment
BG Ingénieurs Conseils SA
Ingénieur feu AEAI
ADEXIA SA
Orqual SA
Ingénieur façade verre
Buri, Müller & Partner GmbH
Ingénieur façade bois
Cambium Ingénierie SA
Ingénieur sanitaire
Tony SIMOES – SAN & BIM
Géotechnicien
De Cérenville géotechnique SA
Expert acoustique
Décibel Acoustique SA
Géomètre
Haller Wasser + Partner SA
Paysagiste
Vimade Sàrl
ENTREPRISES
Élagage, défrichage
Truchet, Jardinier SA
Étanchement des ouvrages enterrés Rimebat SA
Terrassement Gestrag SA
Gros-œuvre Maulini SA
Échafaudage
Echami Echafaudages SA
Carottages Diamcoupe SA
Construction métallique (marquises, escalier extérieur en caillebotis)
Industisol Suisse Sàrl
Avinci Sàrl
Façades – Panneaux sandwich (Artisanat)
Industisol Suisse Sàrl
Façade bois HTE Ray SA
Façade quärz et HOI Sottas SA
Fenêtres PVC et alu Vitale Suisse SA
Portes de garage, porte de compartimentage, barrières automatiques
AAV Contractors SA
Portes sectionnelles, portes métal extérieures
Novoferm Schweiz AG
Serrurerie extérieure Ramelet Fils SA
Ouvrages métalliques
Realmétal Sàrl
Paroi métal déployé
Avinci Sàrl
Ferblanterie / Étanchéité / Végétalisation toiture / Ligne de vie / Vitrages de toits plats
Bureau et Dépôt – Croix du Péage 44 – 1029 Villars-St-Croix info@rimebat.ch – +41 21 703 30 35
HABITER LA COUTURE
Né dans un PLQ bouleversé par la sauvegarde inattendue d’une villa, le projet Ihly-Crédo réinvente sa volumétrie pour préserver les droits à bâtir. Entre contraintes patrimoniales, qualité architecturale et mixité des programmes, l’immeuble propose une réponse compacte et élégante.
texte : Salomé Houllier Binder
photos : Valentine Blaimont
Le quartier des Celliers s’inscrit dans une parcelle longtemps restée en retrait du tissu villageois. Entre densification, patrimoine et usages quotidiens, le projet compose une couture urbaine patiente, reliant le cœur de Satigny à de nouvelles formes d’habiter collectif.
Situé au centre du village de Satigny, le site des Celliers occupait une position singulière. Dédié à l’origine au stockage viticole, il était constitué d’un ensemble de bâtiments disparates, édifiés au fil du temps. Avec l’arrêt progressif de cette activité, le site a perdu sa fonction et sa lisibilité, tout en demeurant une pièce stratégique du tissu villageois.
Dès le milieu des années 2000, plusieurs réflexions sont engagées par le maître d’ouvrage et les architectes Favre+Guth pour imaginer son devenir. Conservation partielle de l’existant, surélévations, résidence pour personnes âgées, logements ou artisanat : ces hypothèses successives témoignent de la complexité du site et de la recherche d’une réponse à la fois durable et partagée. Implanté au croisement de zones aux statuts contrastés – zone de développement, zone primaire et zone 4B protégée –, le périmètre cumule en effet de fortes contraintes : une topographie marquée, une allée de platanes protégée et la proximité immédiate de la route du Mandement, axe structurant du village.
À partir de 2011, une nouvelle étape s’ouvre avec l’élaboration d’une image directrice, confiée au bureau Ar-Ter. Favre+Guth poursuivent alors leur travail en assurant la conception et l’exécution de l’ensemble du quartier. Le permis de construire est déposé en 2013, délivré en 2016, et le projet se concrétise progressivement à partir de 2018 pour s’achever en 2025 – un
temps long, à la mesure d’une transformation profonde au cœur du village.
COUDRE LES ÉCHELLES
L’image directrice organise le quartier autour d’un ensemble de quatre barres implantées parallèlement à la pente, complétées par un bâtiment perpendiculaire. Cette trame fixe les grandes lignes de l’implantation, que le projet architectural affine par un travail précis sur l’adaptation à la topographie.
Au cœur de cette composition, l’espace public joue un rôle fondateur. Une large venelle traversante constitue la colonne vertébrale du quartier : elle reprend le tracé d’un ancien nant, remis à ciel ouvert, et s’accompagne d’un cheminement planté et d’emmarchements. Cette percée relie la route du Mandement aux espaces situés en hauteur et inscrit le projet à l’échelle de la commune plutôt qu’à celle d’un simple îlot résidentiel. Autour de ce mail public se déploient commerces, salles polyvalentes et locaux communautaires qui activent les rez-de-chaussée et instaurent une porosité assumée avec le village existant.
Des venelles plus étroites, perpendiculaires, complètent ce dispositif. Inspirées des ruelles villageoises, elles desservent des espaces plus intimes : une petite place en hauteur ou encore une placette d’entrée, structurée par un bâtiment bas et singulier. Accueillant une galerie commerciale surmontée d’un logement, ce volume joue le rôle de seuil et de point d’ancrage entre le quartier et la rue du Mandement. Les aménagements extérieurs, dessinés par l’Atelier ADR, prolongent cette logique de couture : pergolas, fontaine, rivière, arbres et hiérarchie des circulations contribuent à une lecture fluide et cohérente de l’ensemble, sans figer les usages.
TRAVAILLER LA DENSITÉ PAR LA FORME ET L’USAGE
Le projet explore les potentialités d’une volumétrie imposée R+2+attique en déplaçant le travail vers la géométrie fine et la qualité d’usage. Sur les façades orientées au sud, les balcons en biais introduisent une variation sensible de la lecture des volumes. Leur géométrie permet des appropriations multiples, enrichissant la relation intérieur-extérieur tout en rompant la linéarité des façades.
Côté nuit, des bow-windows en porte-à-faux jouent un rôle complémentaire. Traités avec une matérialité différenciée, ils animent des façades habituellement plus discrètes et instaurent une rythmique perceptible depuis l’espace public. Les logements, tous traversants, s’inscrivent dans une typologie rationnelle offrant qualité d’orientation, lumière naturelle et ventilation efficace, tout en proposant des surfaces généreuses.
Le bâtiment perpendiculaire à la pente adopte une écriture spécifique. Contraint par la topographie, il développe une partie centrale plus linéaire et accueille des programmes publics qui contribuent à l’animation du quartier. Cette différenciation renforce la lecture d’un ensemble composite, proche de l’échelle villageoise plutôt que d’une unité répétitive.
UNE MATÉRIALITÉ CONTEMPORAINE, UNE COUTURE
SOCIALE
L’inscription dans le tissu historique ne passe pas par l’imitation, mais par un travail attentif sur la matérialité et le détail. Les façades associent béton préfabriqué texturé et surfaces plus lisses.
Ce béton, volontairement rugueux, capte la lumière, évolue dans le temps et évoque, par sa vibration, les enduits traditionnels du village. Les encadrements de fenêtres, également en préfabriqué, participent à cette lecture robuste et nuancée.
Menuiseries en bois, éléments de séparation des balcons à l’aspect chaleureux et garde-corps en métal zingué mat composent une palette volontairement sobre. Développée en étroite collaboration avec le Service des monuments et des sites, cette matérialité privilégie des matériaux simples et durables, où le détail agit comme un outil d’intégration plutôt que comme un motif décoratif.
Cette attention portée à l’échelle et aux usages se prolonge dans la dimension sociale du projet. Maîtrises d’ouvrage multiples – privés, fondation intercommunale et commune –, diversité des statuts – PPE, logements locatifs sociaux et logements IEPA –, et coexistence de logements, commerces et espaces communautaires confèrent au quartier une mixité affirmée. Si la référence directe au passé viticole s’est progressivement estompée, elle demeure en filigrane : dans le nom même des Celliers, dans la présence de quelques vignes utilisées comme filtres entre espaces privés et publics, et dans cette manière de faire dialoguer héritage et usages contemporains.
La couture urbaine devient alors aussi sociale : non une juxtaposition de fragments, mais un assemblage patient, capable de relier des mondes différents. Les Celliers proposent ainsi un morceau de village contemporain, cousu avec précision, où l’architecture accompagne le lien plutôt qu’elle ne s’impose.
LE BUREAU PILLET
CONSTRUIRE
DURABLEMENT DANS LA DURÉE
Le projet des Celliers est le fruit d’une relation de confiance construite sur plus de quinze ans entre le maître d’ouvrage, les architectes Favre+Guth et les équipes Pillet. Dès les premières réflexions, le bureau Pillet a accompagné cette transformation du cœur de Satigny avec une approche globale, responsable et durable. Pillet Développement a piloté l’opération, Pillet SA a assuré l’ingénierie civile, la coordination technique et la direction des travaux, tandis que Pillet Géotechnique a intégré les enjeux environnementaux et liés au sol. Cette organisation en Total Service Contractor permet une maîtrise continue, des décisions alignées et des choix constructifs pérennes. Ici, la durabilité ne se limite pas au bâti : elle s’incarne dans la constance des partenariats, la fidélité des équipes et la capacité à porter un projet sur le temps long.
LISTE DES MANDATAIRES ET INTERVENANTS
LISTE DES MANDATAIRES ET INTERVENANTS
Maîtres d’ouvrage
Sioux Immo SA
MANDATAIRES
Architecte
Favre + Guth Architecture SA
Direction des travaux
Pillet SA
Ingénieur civil, CV
Pillet SA
Ingénieur sanitaire
Constantin SA
Ingénieur électricité
Egg-Telsa SA
Ingénieur sécurité
Pillet SA
Orqual SA
Ingénieur géotechnicien, environnement
Pillet SA
Géomètre
Géomètres Associés Ney & Hurni SA
ENTREPRISES
Terrassement, canalisations
SCRASA SA
Béton armé et maçonnerie
Maulini SA
Façades préfabriquées
Prelco SA
Échafaudages
Echami Echafaudages SA
Caves et abri PC
JB PROJECT Sàrl
Menuiserie extérieure
Délèze Frères Sàrl
Étanchéité, ferblanterie
Cerutti Toitures SA
Façade isolée
GPI – Gypserie Peinture et Isolation SA
Stores
Lamelcolor SA
Électricité
Egg-Telsa SA
CAD
CGC Energie SA
Chauffage
Multi & Therme SA
Ventilation
Maintair SA
Régulation
Equans Switzerland AG
Sanitaire Constantin Suisse SA
Cuisine
Tek Cuisines SA
Marc Teutschmann SA
Sprinkler
Viansone SA
Ascenseurs
Ascenseurs Schindler SA
Plâtrerie, peinture
GPI – Gypserie Peinture et Isolation SA
Serrurerie
Serrurerie 2000 SA
Menuiserie intérieure
Alpina Bois SA
Cylindres et mises en passe
Mul-T-Lock
Chapes
Laïk SA
Sol sans joint
Resinsol GmbH
Carrelage Jean Lanoir SA
Parquet
MS Services SA
Faux-plafond métallique
Lumiverre Plafonds SA
Nettoyage
Multinet Services SA
Chemin du Bonlet 26, 28, 30, 32
MANDATAIRES
Maître de l’ouvrage
FCIS – Fondation Communale
Immobilière de Satigny
FISRD – Fondation
Intercommunale des communes de Satigny, Russin et Dardagny pour le logement des personnes
âgées
Représentant du maître d’ouvrage
Irbis Consulting SA
Architecte
Favre + Guth Architecture SA
Direction des travaux
Edifea SA
Ingénieur civil
AB Ingénieurs SA
Ingénieur électricité
Egg-Telsa SA
Ingénieur CVS
Tecnoprogetti SA
Ingénieur géotechnicien, environnement
AB Ingénieurs SA
Ingénieur sécurité
Dinges Consulting Sàrl
Géomètre
Géomètres Associés
Ney & Hurni SA
ENTREPRISES
Route – Sondage pollution
SCRASA SA
Terrassement – Canalisations
Gestrag SA
Béton armé et maçonnerie
Rampini & Cie SA
Façades préfabriquées
Prelco SA
Échafaudages
Merc’Alu Sàrl
Caves et abri PC
JB PROJECT Sàrl
Menuiserie extérieure
ACM SA
Étanchéité, Ferblanterie
GT Concept SA
Schichtex
KB Ignifuge SA
Résines
Resinsol GmbH
Stores Griesser SA
Électricité
SPIE MTS SA
Chauffage, Ventilation
CVG SA
Planchers chauffants
Orata Sàrl
Sanitaire
Rodriguez Sàrl
Parois douche
IDEAL DOUCHE Sàrl
Cuisine
Getaz-Miauton SA
Électroménagers
Grunder & Fils SA
Sprinkler
Viansone SA
Ascenseurs
Otis SA
Plâtrerie, peinture
MTB Multitravaux Bâtiment SA
Serrurerie
Deven SA
Porte coupe-feu
AAPII SA
Menuiserie intérieure
PortMix SA
Chapes
Batisols Romandie SA
Carrelage
GVA SA
Parquet
HKM SA
PRELCO
PRÉFABRICATION D’ÉLÉMENTS DE CONSTRUCTION SA
Chapes
Chapes
Béton
Chapes
Chapes
Béton
PRELCO
PRÉFABRICATION D’ÉLÉMENTS DE CONSTRUCTION SA
FAÇADES EN BÉTON ARCHITECTONIQUE
OUVRAGES D’ART ET CONSTRUCTIONS INDUSTRIELLES
LABEL DE PERFORMANCE ÉNERGÉTIQUE
ASSAINISSEMENT ET RÉNOVATION DE L’ENVELOPPE
SOLUTIONS BAS CARBONE
CP 775 - CH–1214 VERNIER T + 41 (0) 22 782 22 91
FAÇADES EN BÉTON ARCHITECTONIQUE
OUVRAGES D’ART ET CONSTRUCTIONS INDUSTRIELLES
LABEL DE PERFORMANCE ÉNERGÉTIQUE
FAÇADES EN BÉTON ARCHITECTONIQUE
ASSAINISSEMENT ET RÉNOVATION DE L’ENVELOPPE
OUVRAGES D’ART ET CONSTRUCTIONS INDUSTRIELLES
LABEL DE PERFORMANCE ÉNERGÉTIQUE
SOLUTIONS BAS CARBONE
ASSAINISSEMENT ET RÉNOVATION DE L’ENVELOPPE
SOLUTIONS BAS CARBONE
CP 775 - CH–1214 VERNIER T + 41 (0) 22 782 22 91
ROUTE DU BOIS-DE-BAY 21 1242 SATIGNY T +41(0) 22 782 22 91
ET
BÉTONS CERTIFIÉS COSMÉTIQUE BÉTON ÉTUDES ET CONSEILS contact@prelco.ch www.prelco.ch
PAROI DE DOUCHE www.idealdouche.ch PAROI DE DOUCHE
www.idealdouche.ch
Echami Echafaudages SA Chemin de Morglas 14 CH-1214 Vernier (GE) T +41 22 341 00 67 info@echami.ch www.echami.ch
Av. des Boveresses 54 1010 Lausanne
Chem. du Pré-Fleuri 25B 1228 Plan-les-Ouates
Av. des Boveresses 54 1010 Lausanne
Av. des Champs-Montants 16C 2074 Marin-Epagnier
Chem. du Pré-Fleuri 25B 1228 Plan-les-Ouates
Av. des Champs-Montants 16C 2074 Marin-Epagnier
Quand la performance rencontre la construction
SOIGNER PAR L’ARCHITECTURE
Inauguré en 2025 sur le site du CHUV, le nouvel Hôpital des enfants rassemble l’ensemble de la pédiatrie dans un bâtiment à la fois hautement technique et profondément humain. Un projet où architecture, organisation et soin se construisent dans un dialogue étroit.
Le nouvel Hôpital des enfants du CHUV marque une étape majeure dans l’évolution de la médecine pédiatrique en Suisse romande. Issu d’un MEP SIA 143 lancé en 2013, le projet est conçu par un groupement réunissant Ferrari Architectes et gmp Architekten, et réalisé en entreprise générale par HRS. Il s’inscrit dans une temporalité longue, depuis l’octroi du crédit par le Parlement cantonal jusqu’à l’accueil des premiers patients en 2025.
Dès l’origine, le projet affirme une ambition claire : concevoir un hôpital pédiatrique capable de répondre à des exigences médicales extrêmement normées tout en proposant une architecture lisible, accueillante et porteuse de sens. Ici, l’architecture n’est pas un simple écrin fonctionnel ; elle est pensée comme une composante active du soin.
UN ANCRAGE DANS LA VILLE
En s’installant sur le site du CHUV, l’Hôpital des enfants s’implante dans un tissu très dense, traversé par des infrastructures majeures, dont la ligne de métro en sous-sol, et bordé par des bâtiments hospitaliers en activité permanente. Face à cette complexité, les architectes optent pour une implantation précise : un bâtiment en L articulé, plutôt qu’un objet compact et monolithique. Un premier volume s’élève le long de la rue du Bugnon sur six niveaux. Il assume une présence urbaine affirmée, presque institutionnelle, faisant de l’hôpital un repère clairement identifiable dans la ville. Le second volume, plus bas et largement déployé devant le bâtiment de la maternité, s’inscrit avec retenue dans le site existant, limitant l’impact volumétrique et préservant les relations avec l’existant.
L’écriture architecturale participe pleinement de cette inscription urbaine. Les façades sont rythmées par de larges bandeaux horizontaux vitrés, qui accompagnent la pente lausannoise et confèrent au bâtiment une lecture continue et apaisée. L’horizontalité devient ici un outil de mise en relation avec la ville, tout en affirmant l’identité institutionnelle de l’équipement.
Cette organisation spatiale est indissociable d’une réflexion approfondie sur les flux. En tirant parti de la pente naturelle du terrain, le projet distingue clairement les accès aux urgences, aux consultations et aux circulations logistiques. Les parcours des patients, visiteurs, soignants, matériaux et déchets sont séparés, hiérarchisés et rendus lisibles. Les zones les plus sensibles (urgences, livraisons, logistique) sont déportées en périphérie, libérant à l’est une esplanade centrale calme et apaisée, pensée comme un espace d’accueil.
La complexité urbaine a trouvé sa traduction la plus concrète dans le chantier. Le projet a, en effet, nécessité d’importants travaux spéciaux : excavations à plus de 20 m de profondeur, construction au contact direct du métro, maintien en activité des tunnels hospitaliers existants et surveillance permanente des vibrations, sans interruption de l’exploitation du site. Aujourd’hui imperceptibles, ces contraintes ont largement conditionné l’implantation et l’organisation du projet.
DES ESPACES POUR SOIGNER, DES ESPACES POUR VIVRE Pour Ferrari Architectes, l’architecture hospitalière ne peut se limiter à l’efficacité : elle doit contribuer au soin. Ce postulat se traduit par une grande attention portée aux ambiances et
à l’expérience vécue des usagers. La lumière devient un matériau à part entière, travaillé avec autant de soin que le béton ou le verre. Cinq patios structurent le bâtiment et permettent à la lumière naturelle de pénétrer profondément dans les plateaux de soins. Des doubles hauteurs, des transparences et des vues croisées rompent avec l’image traditionnelle d’un hôpital introverti.
Cette attention aux perceptions se prolonge dans le dessin des formes. Les arrondis, caractéristiques du projet, adoucissent les parcours, accompagnent les déplacements des lits et facilitent les gestes du soin, plaçant le corps – celui de l’enfant, des proches, des soignants – au centre de la conception architecturale.
À l’intérieur, chaque détail est dessiné : desks des soignants, mains courantes, banquettes, zones d’attente. Le ratio de surface par patient, de 10 % supérieur à celui d’un hôpital pour adultes, reflète une réalité fondamentale du soin pédiatrique : un enfant n’est jamais seul. Il arrive généralement entouré de ses parents, parfois de plusieurs proches, et a besoin d’espace pour se mouvoir, jouer, respirer. Les chambres intègrent ainsi des banquettes-lits pour les parents, sans générer de charge logistique supplémentaire pour les équipes soignantes.
Les choix de couleurs et de matériaux participent pleinement à cette atmosphère. Les tons beiges, feutrés et doux dominent, ponctués de touches colorées discrètes. Les matériaux sont sélectionnés pour leur durabilité, leur facilité d’entretien et leur qualité perceptive, dans un équilibre fin entre exigences hospitalières, contraintes économiques et confort des usagers.
En toiture, une vaste terrasse de près de 3000 m² prolonge cette réflexion. À la fois espace thérapeutique, ludique et paysager, elle restitue symboliquement l’ancienne esplanade et offre un lieu de respiration au cœur du dispositif hospitalier.
COOPÉRER POUR DURER
Un hôpital n’est jamais un objet figé. Conscient de cette réalité, le projet s’appuie sur une trame structurelle de 8 m par 8 m offrant une grande versatilité d’usage. La structure a été dimensionnée dès l’origine pour permettre une surélévation future de deux niveaux sur la « tête » du bâtiment. Ce pré-investissement structurel anticipe les évolutions médicales, technologiques et programmatiques à venir. L’architecture est ainsi pensée comme un cadre ouvert, capable d’accompagner le temps long de la médecine.
Le nouvel Hôpital des enfants est aussi le produit d’une coopération étroite entre deux rôles complémentaires. D’un côté, les équipes de la Direction des constructions, ingénierie, technique et sécurité du CHUV agissent comme traducteur technique et organisationnel, garantes de la précision fonctionnelle et de l’adéquation aux pratiques médicales. De l’autre, les architectes portent une vision spatiale et sensible, attentive aux usages et à l’émotion.
Cette dualité féconde s’est éprouvée tout au long du projet, jusqu’au cœur d’un chantier particulièrement contraint, sur un site hospitalier resté pleinement opérationnel. Les intentions architecturales et les exigences médicales y ont été traduites en solutions constructives, ajustées en continu. De nombreux espaces critiques – chambres, locaux de déchocage, salles d’opération – ont été testés à l’échelle 1:1 avec les soignants et des ergonomes, y compris en phase de réalisation. Prolongée jusqu’après la mise en service du bâtiment, étape cruciale en milieu hospitalier, cette collaboration a permis d’aboutir à un hôpital à la fois ultra-performant et profondément humain, où la rigueur organisationnelle et la qualité spatiale ne s’opposent pas, mais se renforcent mutuellement.
↑ ↑ En toiture, une toiture-terrasse prolonge le projet hors des espaces de soins. À la fois paysagère et thérapeutique, elle offre aux enfants, aux familles et aux soignants un lieu de respiration au cœur d’un site hospitalier dense.
← Pensée comme un seuil entre la ville et l’hôpital, l’entrée principale affirme le rôle urbain de l’équipement. L’intervention artistique de Claudia et Julia Müller accompagne ce moment de transition et introduit une dimension sensible et ludique dès l’arrivée dans le bâtiment.
↑ Maintenu en service pendant toute la durée du terrassement, ce tunnel reliant la maternité au reste du site a été suspendu et étayé au cœur de l’excavation, illustrant la complexité d’un chantier mené sans interruption de l’activité médicale.
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Biopôle SE-C LICR Hôpital Linth
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LISTE DES MANDATAIRES ET INTERVENANTS
Maître d’ouvrage
CHUV, Centre hospitalier
universitaire vaudois
MANDATAIRES
Entreprise générale
HRS Real Estate SA
Architectes
Ferrari Architectes Lausanne SA
gmp International GmbH
Ingénieurs civils
Willi Ingénieurs SA
Chauffage – ventilation
Chuard Ingénieurs Vaud SA
Sanitaire – gaz médicaux –Électricité
srg engineering – Ingénieurs
Conseils Scherler SA
Géotechnique
Karakas et Français SA
Ingénieurs sécurité feu
Richard Conseils & Associés SA
Geste Engineering SA
Ignis Salutem SA
Ingénieurs acoustique
Architecture et Acoustique SA
Architectes paysagistes
Verzone Woods Architectes Sàrl
Géomètres
Lehmann Géomètre SA
Ingénieur façades
BCS SA
Spécialiste bloc opératoires
Oxy Ingénierie Sàrl
Spécialiste ingénieur E
Piller Josef A
Spécialiste planning
GBI SA
Spécialiste MCR AdB
Energy Management SA
ENTREPRISES
Échafaudages
Echami Léman SA
Berlinoises – Enceinte de fouille
Implenia Suisse SA
Clavage bâtiment, Démolition sur dépose minute
Orllati SA
Terrassement
Sotrag AG
Béton armé et maçonnerie
ADV Constructions SA
Bertholet + Mathis SA
Enrobés
Colas Suisse SA
Façades et portes extérieures
Fahrni Fassadensysteme SA
Façades, portes et escaliers – GA
Joux SA
Construction métallique
Berisha SA
Serrurerie
Fatem SA
Serrurerie – M2
Brandt SA
Poste pneumatique – HE
Aerocom GmbH & CO
Isolation intérieure
Lambda SA
Groupe de secours
Aksa Würenlos AG
Revêtement de sol PVC
Altrad SA
Ascenseurs
Ascenseurs Schindler SA
Revêtements de parois protection
murale
Atelier Services SA
Peinture
Belloni SA
Chapes
Cacciamano G. Successeur
Revêtements de paroi faïence
Carrelages Sassi SA
Installations électriques
CIEL Electricité SA
Installations électriques – M2
Etavis TSA SA
Installations électriques – HO
Monnet R. & Cie SA
Installations sanitaires
Herrli Haustechnik AG
Installations de ventilation
Roos Ventilation SA
Installations gaz médicaux
Dräger Suisse SA
Installations hydrauliques
Riedo Clima SA
Portes intérieures métal
CMA Constructeurs Métalliques
Associés SA
Portes intérieures
Delta Türsysteme SA
Cloisons vitrées
Starwall Glass GmbH
Cloisons vitrées légères
M+M Montage et Maintenance SA
Cloisons provisoires
TD Groupe
Faux-plafond métalliques
Werner Isolierwerk AG
Revêtements coupe-feu
Fire System SA
Étanchéité
Geneux-Dancet SA
Cylindres et mise en passe
Hasler + Co SA
Protection contre la foudre
Hofmann Capt Paratonnerres Sàrl
Agencements inox
Inox Partners SA
Nettoyage
JAF Multiservices SA
Cuisinettes et pharmacies
Moments Furniture SA
Cuisine professionnelle
Recatec SA
Desks
André SA
Revêtement de sols sans joints
RESINSOL Sàrl
Lustrerie
Zumtobel Licht AG
Rideaux métalliques
Rieder Systems SA
Passerelle piétonne
Roth Gerüste AG
Menuiserie générale
Röthlisberger AG
Installations MCR-AdB
Sauter Building Control Schweiz SA
Détection incendie, Canaux
spéciaux, Rails électriques
Siemens Suisse SA
Installations sprinkler
Sprintec Protection Incendie SA
Divers travaux
STM Sàrl
Anti-agression et effraction
Swissdotnet SA
Appel malade
UMB Communication AG
Gradins et dépose minute
VCS SA
Aménagements extérieurs
Format Paysage Sàrl
Places de jeux et de sport
Hinnen Spielplatzgeräte
Votre partenaire pour la gestion des problématiques liées
Votre partenaire pour la gestion des problématiques liées au sol
Votre partenaire pour la gestion des problématiques liées au sol
Votre partenaire pour la gestion des problématiques liées au sol
ENTREPRISES
Pour construire, rénover, aménager ou entretenir, les entreprises de proximité sont à même de répondre avec efficacité et disponibilité.
L’EXPERTISE ACOUSTIQUE AU SERVICE DU BÂTI
Partenaire de nombreux projets de construction d’envergure mais opérant aussi dans l’habitat individuel, l’entreprise d’Silence a acquis une solide réputation dans le domaine de l’acoustique. Cette société lausannoise fondée en 2001 propose ses services aux particuliers, architectes, entreprises générales, régies et promoteurs immobiliers.
En amont, d’Silence acoustique simule des environnements sonores et calcule des niveaux de bruit à partir de plans architecturaux. En intervention pour des bâtiments déjà construits, le bureau d’ingénieur établit des diagnostics et imagine des solutions spécifiques en fonction du type de nuisances sonores et des objectifs de ses clients.
« L’acoustique est une discipline scientifique appartenant à la mécanique fluide qui étudie les principes de génération et de propagation des sons. Elle consiste à protéger le quotidien
des usagers contre les excès perturbants, autrement dit les bruits intérieurs et les bruits d’environnement extérieurs (isolation phonique). Mais une étude acoustique peut aussi permettre de mettre en valeur les “ bons sons ”. Ainsi, nous sommes également spécialisés dans l’acoustique des salles de spectacles », explique Bertrand de Rochebrune, le directeur.
Si l’intervention d’un expert s’impose aujourd’hui dans de nombreux projets de construction et de rénovation, c’est que les normes ne définissent pas de procédés techniques mais des performances à atteindre. Il n’existe pas non plus de solutions toutes faites prêtes à l’emploi et c’est en partant du projet et de ses particularités que des solutions sont prescrites.
« La qualité de l’acoustique est tributaire de nombreux paramètres. Dans la construction en béton par exemple, on peut utiliser le principe de la masse selon lequel il faut une masse de
matériaux suffisamment importante pour protéger des bruits. Mais on ne peut pas utiliser cette loi avec des constructions plus légères, en bois. Il faut alors se tourner vers des solutions et des détails spécifiques car, comme on le dit, le diable se cache dans les détails. De même, il existe aujourd’hui sur le marché des panneaux absorbants pour éviter le brouhaha dans les espaces de travail. Mais ces solutions ne peuvent pas être efficaces si on ne comprend pas comment se propage le son. Il faut savoir combiner ces produits phoniques (cloisonnettes, faux-plafonds, voilages…) pour un résultat correct.
Par ailleurs, explique-t-on chez d’Silence acoustique, nous sommes « conscients qu’il n’est pas toujours souhaitable d’intervenir sur la structure du bâti pour des raisons de coût ou de dérangement des occupants. Nous imaginons alors des solutions plus légères. » Ainsi, la société met à disposition son savoir-faire, ses compétences et son pragmatisme au service des acteurs du projet afin que celui-ci réponde, non seulement aux exigences légales, mais aussi aux attentes des habitants du lieu. MP / dsilence.ch
Auditorium Stravinski Montreux
Carnal Hall - Rosey
Dans la commune de La Sonnaz, le pavillon de Lossy. Une construction modulaire pour l’accueil extrascolaire et salle communale avec pompe à chaleur, grandes baies vitrées, cuisine et autres services et équipements.
BOXPLAY SA, LA CONSTRUCTION MODULAIRE EN ACTION
Face à l’évolution des besoins en matière d’espaces bâtis – qu’ils soient temporaires ou pérennes –, les solutions de construction doivent aujourd’hui faire preuve d’agilité. C’est précisément sur ce terrain que s’est développée Boxplay SA, entreprise basée à la Route de Montheron 10 Cugy (VD), spécialisée dans les constructions modulaires et les bâtiments en containers. Active depuis plus d’une décennie, la société accompagne collectivités publiques, bureaux d’architectes et entreprises générales dans la réalisation de projets rapides, économiques et parfaitement adaptés aux usages.
Le principe est simple : concevoir des bâtiments à partir de modules préfabriqués, assemblés en un temps record, tout en répondant aux mêmes exigences normatives que la construction traditionnelle. Certifiée ISO 9001 et ISO 14001, Boxplay inscrit ses projets dans une démarche structurée de qualité, de gestion des processus et de responsabilité environnementale. Son accompagnement couvre l’ensemble des étapes du projet, à l’image d’une entreprise générale, depuis les premières études jusqu’à la livraison du bâtiment. Écoles, UAPE, bureaux, vestiaires sportifs, bases de vie de chantier ou extensions provisoires : les réalisations Boxplay démontrent qu’un bâtiment modulaire peut être à la fois fonctionnel, confortable et durable. Une fois isolés
et habillés de bardages bois ou de crépis, ces édifices s’intègrent harmonieusement dans leur environnement et ne se distinguent plus d’une construction « en dur ». Au-delà de la rapidité d’exécution – souvent réduite de plusieurs mois –, la solution modulaire séduit aussi par son avantage économique, avec des coûts maîtrisés et une grande flexibilité d’évolution. Les espaces restent transformables, déplaçables ou réaffectables selon les besoins futurs, un atout majeur pour les maîtres d’ouvrage publics comme privés.
Engagée dans une démarche responsable, Boxplay privilégie les circuits courts, collabore avec des partenaires locaux et intègre des équipements favorisant l’efficience énergétique : isolation performante, pompes à chaleur, panneaux photovoltaïques ou encore solutions de réemploi des modules. Une approche pragmatique du développement durable, alignée avec les enjeux actuels de la construction.
Alliant expertise technique, pilotage global des projets et coordination des corps de métier, Boxplay SA s’impose aujourd’hui comme un acteur de référence de la construction modulaire en Suisse romande, capable de proposer des solutions sur mesure, pensées pour répondre aux défis de la ville d’aujourd’hui et de demain. boxplay-sa.ch
L’ART DU VERRE, ENTRE TRADITION ET MODERNITÉ
Depuis plus d’un siècle, la société Loretti SA cultive l’art du verre avec la même exigence : conjuguer tradition et innovation. Transmise depuis quatre générations, l’entreprise a su préserver son savoir-faire tout en intégrant les avancées technologiques les plus récentes. Cette continuité familiale a forgé une culture d’excellence, guidée par le souci du détail, le goût du travail bien fait et l’ambition de rester à la pointe dans les domaines de la vitrerie et de la miroiterie.
Au fil des décennies, Loretti a bâti un capital de compétences unique, qu’elle met aujourd’hui au service aussi bien des particuliers que des professionnels, architectes, designers ou artistes. Ses réalisations couvrent un large spectre : fenêtres, baies vitrées, vitrines, murs et séparations en verre, installations tout verre ou encore aménagements de salles de bain. L’entreprise se distingue également dans le domaine des produits exclusifs, là où transparence, élégance intemporelle et exigences techniques s’entrecroisent.
Toujours en quête de solutions innovantes, Loretti s’est spécialisée dans l’assemblage feuilleté EVA. Cette technique permet d’intégrer au verre des éléments décoratifs, tels que des tissus ou des grilles métalliques, ouvrant de nouvelles possibilités pour les portes, parois de séparation ou cabines de douche. Elle permet aussi de réaliser des parois en verre imprimé de sécurité, offrant la possibilité de préserver des aspects visuels traditionnels, notamment dans des contextes de conservation patrimoniale.
Dans le domaine de la salle de bain, Loretti s’est forgé une réputation solide grâce à des installations de douche sur mesure, sécurisées et conçues avec un large choix de finitions. L’entreprise propose en outre le traitement Clearshield, qui facilite l’entretien et renforce la durabilité des verres. Avec des solutions personnalisées et des prix compétitifs, Loretti incarne une maîtrise rare : transformer un matériau exigeant en créations élégantes et pérennes. loretti.ch
KADERLI SA, LE SAVOIR-FAIRE PAYSAGER AU SERVICE DE PISCINES D’EXCEPTION
Fondée en 1965, Kaderli est une entreprise familiale fribourgeoise qui s’appuie sur plus de soixante ans de savoirfaire dans l’aménagement extérieur. Basée à Düdingen, la société emploie une vingtaine de collaborateurs et forme activement la relève. La création et l’entretien de jardins, qui représentent une part importante de son activité, sont volontairement concentrés dans la région fribourgeoise, afin de garantir proximité, qualité d’exécution et suivi durable des projets.
En parallèle, Kaderli a développé des pôles d’expertise très spécialisés, déployés dans toute la Suisse romande. C’est le cas du gazon artificiel, des systèmes d’arrosage automatique et, surtout, des piscines BIO.design, un domaine dans lequel l’entreprise s’est imposée comme une référence.
Depuis près de huit ans, Kaderli propose ainsi le concept de piscine BIO.design, une piscine paysagère haut de gamme qui rompt avec les bassins traditionnels. Inspiré d’un système innovant venu d’Italie, ce type de piscine est conçu comme un plan d’eau naturel, avec des formes libres, des plages en pente douce et des rives intégrées au jardin. Chaque réalisation est entièrement sur mesure, adaptée au terrain et aux souhaits du
client. La construction repose sur une membrane d’étanchéité protégée par deux couches de résine appliquées à la main, sans éléments préfabriqués. Le choix des teintes, l’intégration de pierres naturelles, de banquettes immergées, d’éclairages ou encore de systèmes de nage à contre-courant permettent une personnalisation complète. Des éléments décoratifs, tels que des cascades en pierres naturelles ou des jeux d’eau intégrés sous forme de fontaines minérales, viennent enrichir l’installation et renforcer son caractère paysager. Si l’esthétique évoque un étang, le traitement de l’eau reste celui d’une piscine classique, garantissant confort et sécurité.
Grâce à ses zones en pente, la piscine BIO.design nécessite jusqu’à deux fois moins d’eau qu’un bassin traditionnel, un avantage déterminant en matière de gestion des ressources. Une piscine de démonstration, accessible à Düdingen, permet de découvrir concrètement les possibilités offertes par ce concept unique. L’entreprise organise des journées portes ouvertes les 28 mars, 13 juin, 27 juin et 11 juillet, à son siège situé au Jetschwil 55, 3186 Düdingen. SHB / kaderli.ch
Intervention rapide sur tout le territoire romand, en urgence si nécessaire, par un personnel qualifié, certifié OFSP. Elimination du problème, conseils, garanties.
Intervention rapide sur tout le territoire romand, en urgence si nécessaire, par un personnel qualifié, certifié OFSP. Elimination du problème, conseils, garanties.
Nous mettons à votre disposition notre expérience et nos compétences pour répondre à toutes vos exigences.
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Certifié par l’Office fédéral de la santé publique
Certifié par l’Office fédéral de la santé publique
021 626 26 25 • www.renon-desinfection.ch
FRAMO - L’EXPERT SUISSE DE LA SALLE DE BAIN
Installée à Romont, dans le canton de Fribourg, Framo est une entreprise suisse spécialisée dans la conception et la réalisation des meubles salles de bain et d’aménagements intérieurs, ainsi que des cloisons WC sur mesure. Depuis plus de cinquante ans, la société développe des solutions destinées aussi bien à l’habitat privé qu’aux bâtiments publics et aux projets professionnels.
L’expérience TOTO, à découvrir chez Framo !
Référence de l’hygiène japonaise, les WC WASHLET® TOTO sont présentés et disponibles à l’essai dans notre showroom Contactez-nous pour organiser une visite et essayer cette expérience.
Une offre élargie
Dans le domaine du sanitaire, Framo collabore avec des marques internationales de référence telles que TOTO, spécialiste des WC WASHLET®, et Victoria + Albert, reconnue pour ses baignoires. Ces partenariats permettent d’intégrer des équipements haut de gamme dans des salles de bain sur mesure, adaptées aux exigences des projets contemporains.
Framo, le spécialiste de la salle de bains
Framo, le spécialiste de la salle de bains
Depuis plus de 50 ans, Framo produit à Romont, dans le canton de Fribourg, des meubles de salles de bains ainsi que des armoires de toilette et panneaux miroir.
Depuis plus de 50 ans, Framo produit à Romont, dans le canton de Fribourg, des meubles de salles de bains ainsi que des armoires de toilette et panneaux miroir.
Ces dernières années, son assortiment sanitaire a été complété par des produits internationaux passionnants comme les Washlet de TOTO, les baignoires raffinées de Victoria + Albert, ainsi que d’autres produits de marques spécialisées dans la salle de bain. Pour les toilettes publiques, Framo propose également des tables avec lavabos, des miroirs ainsi que des cloisons et séparations pour les WC.
Ces dernières années, son assortiment sanitaire a été complété par des produits internationaux passionnants comme les Washlet de TOTO, les baignoires raffinées de Victoria + Albert, ainsi que d’autres produits de marques spécialisées dans la salle de bain.
Pour les toilettes publiques, Framo propose également des tables avec lavabos, des miroirs ainsi que des cloisons et séparations pour les WC.
Framo produit également des armoires murales, des dressings et autres ameublements sur mesure pour les habitations, les écoles, les EMS et plus encore.
Q p p , cole, un EMS s locaux professionnels, Framo conçoit et réalise des aménagemen sés pour durer et s’adapter aux usages.
Que ce soit pour une habitation privée, une école, un EMS, un x professionnels, Framo conçoit et réalise des aménagements in r durer et s’adapter aux usages.
Que ce soit pour une habitation privée, une école, EMS, un cabinet vétérinaire ou des aménagements intérieurs sur mesure, pensés collectifs, chaque projet est développé besoins du client. De la planifica clients avec un savoir-faire des réalisations entièrement
S cabinet vétérinaire ou des locaux intérieurs sur mesure, pensés pour chaque projet est développé en client. De la planifica tion avec un savoir-faire suisse réalisations entièrement
Framo produit également des armoires murales, des dressings et autres ameublements sur mesure pour les habitations, les écoles, les EMS et plus encore.
Armoires, dressings, mobilier sanitaire ou espaces collec oppé en fonction du contexte, des contraintes techniques et des b p ca tion à la fabrication et à l’installation, Framo accompagne ses client e suisse reconnu, aussi bien pour des projets standards que pour èrement personnalisées.
Dans leur showroom de Romont, les spécialistes vous montreront volontiers tout ce qui est possible.
Dans leur showroom de Romont, les spécialistes vous montreront volontiers tout ce qui est possible.
Armoires, dressings, mobilier sanitaire ou espaces collectifs, n fonction du contexte, des contraintes techniques et des besoins du cl à la fabrication et à l’installation, Framo accompagne ses clients ave e reconnu, aussi bien pour des projets standards que pour des nt personnalisées.
Leur site internet
Leur site internet
Leur site internet
Leur site internet
Framo SA, La Maillarde, 1680 Romont
Tel. 026 651 96 51
Framo SA, La Maillarde 3, 1680 Romont
Framo SA, La Maillarde 3, 1680 Romont
Framo SA, La Maillarde, 1680 Romont Tel. 026 651 96 51
Tél. +41 651 96 51
Tél. +41 651 96 51
/framoromont www.framo.ch
info@framo.ch
info@framo.ch
École
Cabinet vétérinaire
Salle de bain
Salle de bain
Dressing sur mesure
Armoires
LE NOUVEAU RENDEZ-VOUS ROMAND DE L’IMMOBILIER
Du 23 au 25 avril 2026, l’Espace Gruyère à Bulle accueillera pour la première fois immo-connect, un tout nouveau salon entièrement dédié aux métiers, aux solutions et aux enjeux de l’immobilier. Pensé comme une plateforme mixte réunissant professionnels et particuliers, l’événement rassemblera durant trois jours l’ensemble de l’écosystème : agences, promoteurs, investisseurs, architectes, bureaux techniques, fournisseurs de services, ainsi que les collectivités publiques. Cette diversité d’acteurs doit permettre de créer un véritable carrefour d’idées et d’opportunités pour toute la branche. Immo-connect ambitionne de devenir le point de convergence romand pour toutes les questions liées au développement immobilier, à la construction, à la rénovation durable et à la gestion du parc bâti. Avec un large panel d’exposants, le salon permettra aux visiteurs de découvrir les tendances qui redessinent le marché : innovations technologiques, outils digitaux, solutions énergétiques, nouveaux modèles de
mobilité ou encore approches intégrées du bâtiment. Au cœur du salon, un important cycle de conférences réunira spécialistes et décideurs autour de thématiques d’actualité : transition énergétique, habitat de demain, financement responsable, optimisation du patrimoine ou encore évolutions légales. Ces rencontres offriront un espace d’échanges privilégié pour mieux comprendre les mutations en cours et anticiper les défis auxquels seront confrontés les professionnels dans les années à venir. Une journée sera dédiée aux communes romandes avec des sujets spécifiques qui les concernent.
En se concentrant sur la mise en réseau, la transmission de connaissances et la valorisation des initiatives exemplaires, Immo-connect entend s’imposer comme le rendez-vous incontournable des professionnels de l’immobilier en Suisse romande. Cette première édition s’annonce riche en contenus, en contacts qualifiés et en perspectives concrètes pour tous les acteurs du territoire. SHB / espace-gruyere.ch/immo-connect
Le rendez-vous clé de l’immobilier
23 - 25 avril 2026
Espace Gruyère - Bulle
Immo-connect, le rendez-vous clé de l’immobilier ouvrira ses portes du jeudi 23 au samedi 25 avril 2026 à Bulle. L’événement ambitionne de devenir une plateforme de rencontre pour tous les acteurs de l’immobilier entre la Suisse francophone et la Suisse alémanique.
Durant trois jours, cet événement fédérateur réunira les professionnels du secteur de l’immobilier spécialisés dans la vente, la location, la construction, la gestion et l’administration. D’autre part, les propriétaires trouveront également des conseils en matière de rénovation et d’habitat durable.
AGENDA
EXPOSITIONS :
BÂLE
WOHNEN FÜRS WOHNEN : LES COOPÉRATIVES D’HABITATION SUISSES
COMME LABORATOIRE DE COEXISTENCE
Bâle fut un centre pionnier du logement coopératif en Suisse, avec des projets majeurs, comme le Freidorf et les lotissements de Bernoulli. Plus tard, des ensembles tels qu’Entenweid et Vogelbach ont apporté des innovations sociales et architecturales. L’exposition retrace cette histoire régionale et montre comment les modèles coopératifs répondent aujourd’hui aux défis du logement, comme à Erlenmatt Ost, Lysbüchel Süd ou Westfeld, et d’autres projets venus de toute la Suisse.
S AM sam-basel.org
Jusqu’au 19 avril
LAUSANNE
ARCHITECTURE OF MEMORY
Vous souvenez-vous des lieux de votre enfance ? Une chambre, une cachette, une odeur familière… Architecture of Memory explore ces espaces intimes à travers le dessin, non pas comme une simple représentation, mais plutôt comme une réflexion sensible et personnelle. L’exposition réunit 75 architectes et artistes de toute la Suisse, invités à traduire leurs souvenirs d’enfance et leur perception instinctive de l’espace. Entre art et architecture, leurs œuvres révèlent comment la mémoire façonne encore aujourd’hui leurs pratiques créatives. Un voyage émouvant au cœur des souvenirs et des origines.
FAR archi-far.ch
Jusqu’au 28 février
ZURICH
CARTE BLANCHE XXI. VOGT
LANDSCHAFTSARCHITEKTEN
Avec « Exhibition Office », les architectes paysagistes VOGT transforment l’espace d’exposition de l’Architekturforum en un lieu de conception, de production et d’échange. Le concept réunit des éléments centraux de leur méthode de travail. Parmi eux, le cabinet de curiosités, qui rassemble des contenus liés à des thématiques transversales, comme la biologie, la géologie et la psychologie. Le mur des projets illustre l’évolution de l’agence sur vingt- cinq ans et présente projets, travaux de recherche et expérimentations.
ARCHITEKTURFORUM ZÜRICH af-z.ch
Jusqu’au 11 mars
MENDRISIO
ARCHISATIRE. A COUNTER-HISTORY OF ARCHITECTURE
Cette exposition interroge la solennité de l’architecture à travers le prisme du rire. Elle propose une contre-histoire visuelle composée de caricatures, dessins, photomontages et films qui, depuis plusieurs siècles, commentent avec humour et irrévérence les transformations urbaines et architecturales. Ces images, longtemps considérées comme mineures, révèlent l’impact réel des projets sur la vie quotidienne et constituent une forme essentielle de critique architecturale.
TEATRO DELL’ARCHITETTURA
tam.usi.ch
Jusqu’au 29 mars
SALONS :
LAUSANNE HABITAT-JARDIN
Rendez-vous incontournable des propriétaires et futurs propriétaires romands, ce salon propose une palette exhaustive de produits et de services liés à l’habitat et au jardin. Sur une surface de 10’000 m2, répartie dans deux halles et en extérieur, l’édition 2026 accueillera 150 exposants. Les visiteurs pourront obtenir des conseils personnalisés dans quatre pôles thématiques : énergie, matériaux et construction, sécurité de l’habitat, et jardin. Des espaces de restauration et de dégustation offriront des pauses conviviales, tandis qu’un programme de conférences viendra enrichir l’événement.
BEAULIEU
habitat-jardin.events
Du 12 au 15 mars
ZURICH GIARDINA
C’est un des événements majeurs dédiés à la vie au jardin. Les plus grandes entreprises du secteur présentent leurs nouveaux produits et les futures tendances dans le domaine de l’aménagement extérieur (jardin, pergola, terrasse ou balcon). Chaque année, les meilleurs horticulteurs de Suisse créent d’impressionnantes œuvres paysagères 1:1. Ces aménagements grandeur nature représentent une formidable source d’inspiration pour les visiteurs. « L’arbrel’âme du jardin » sera le thème central de l’édition 2026. En tant qu’élément central de l’aménagement du jardin, l’arbre symbolise la stabilité, la durabilité et la croissance.
MESSE ZURICH giardina.ch
Du 11 au 15 mars
CONGRÈS/ CONFÉRENCES :
GENÈVE
RINA ROLLI
Fondatrice et directrice du bureau OFREIA à Zurich, co-fondatrice de StudioSer Architects (Zurich–Lugano) et du collectif Piccolli, Rina Rolli développe une architecture attentive aux usages, aux contextes et à celles et ceux qui les habitent. Par des interventions précises et sans superflu, elle révèle le potentiel souvent invisible des lieux et crée de nouvelles formes de cohabitation. Enseignante à l’EPFL et à la BFH, son travail est récompensé en Suisse et à l’international. Conférence en anglais suivie d’un apéritif.