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Teaser magazine Sports Equestres mai 2013

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SOMMAIRE

Tête

QUE SAIT-ON DU MENTAL DU CHEVAL ?

CHEVAL DE

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le cheval dans la bande dessinee

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Vagabondage

Photo C

h. Brico

t

PÔLE FRANCE JEUNES

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NAYANA

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MANTES-LA-JOLIE

T’engages où ?

Pourquoi, Comment ?

Photo Eric Knoll

Photo Ch. Bricot

EQUIZEN

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Photo Mairie de Mantes-La-jolie

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Photo Vill


ON

Attelage Sport en Midi-Pyrénées

club house

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SOMMAIRE 6 Plein les yeux 12 Vie de VIP 20 News

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es-La-jolie

24 En route pour 2014 32 Micro ouvert SCOTT BRASH 40 C’est mon coach qui le dit PIERRE DEFRANCE Photo Cédric Vlemmings

44 Se former, progresser BAFA, BAFD

64 Ca se passe à poney CAMILLE BOIREAU

68 ELEVAGE LES PREMIERS JOURS DU POULAIN 72 Histoire d’amateur AMANDINE TOUAT

76 A CHEVAL SUR LA PUB SPOT THREE 78 L’équiper, s’habiller 80 Vrai faux du véto L’UVeITE 94 Vu sur le net 96

HERNING, pour les championnats d’europe saut d’obstacles, DRESSAGE et para dressage

Photo Ville d’Herning

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EN POSTER

Photo E. Knoll

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Photo C. Bric ot

UN WEEK-END A

Photo Silvia Man/imagebank.sweden.se

90 Brèves et livres

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Equizen

Q

ue sait-on

mental cheval ?

du du

Texte Barbara Merle

Photo Christophe Bricot

Stéphane Fleury / Roc’H

Que ce soit à pied ou monté, la mise en confiance est un facteur essentiel dès le plus jeune âge du cheval. Son mental n’en ressort que renforcé.

Cela fait une quinzaine d’années maintenant que les scientifiques du monde entier s’intéressent à l’un des domaines les plus mystérieux du monde équin : le mental. De nombreuses études sont ainsi menées depuis pour tenter de décrypter le fonctionnement du cerveau du cheval. Que comprend-il ? Ses émotions exprimées sont-elles essentiellement innées ou acquises au fil de son éducation ? Comment son mental se forge-t-il ? Comment l’homme peut-il influer sur ce mental ? Autant de questions essentielles qui ne sont pas encore élucidées, mais pour lesquelles des pistes de compréhension se dessinent.

Photo Florence Clot

Pour tous les êtres vivants dotés d’intelligence, le mental est un facteur essentiel de la réussite. Chez le cheval, qu’il soit de sport ou de loisir, le mental sera donc primordial dans son rapport à son environnement, à ses congénères,

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phane Fleury / Roc’H

Kevin Staut a su trouver une harmonie avec Silvana*HDC, pour s’accommoder au plus haut niveau de la susceptibilité de la jument, et laisser éclater son tempérament guerrier.

à l’homme et aux différentes situations auxquelles il sera confronté. Mais sait-on définir le mental du cheval ? Pour Patrick Pageat, vétérinaire comportementaliste, cofondateur de l’IRSEA, un institut de recherche spécialisé dans l’éthologie et la communication chimique animale, c’est sa capacité à affronter les événements et à s’y adapter. « Plus le cheval a un bon mental, plus il sera capable d’analyser les informations qu’il reçoit et gérer ses émotions. Face à une situation nouvelle, il trouvera une solution en restant dans un bon équilibre émotionnel. »

Une éducation ratée peut être catastrophique

plus curieux, voire plus « guerriers ». Pour le comportementaliste, le mental est le résultat de la construction de chaque cheval, du poulain qu’il était à l’adulte éduqué, en passant par une période cruciale, le débourrage. « Il n’y a pas de chevaux qui naissent avec un bon mental et d’autres qui sont nuls. C’est le résultat de l’éducation au sens large, des conditions d’élevage, des maître d’école qu’il aura eus, du débourrage, un moment typique et très important dans son organisation mentale. Avec tous les ratés que l’on connaît, par exemple les méthodes qui jouent sur la déstabilisation sur le plan émotionnel et où l’on dégrade le mental du cheval au lieu de lui donner confiance. »

Mais comme chez les humains, les chevaux ne sont pas égaux devant la gestion de leurs émotions. Certains sont plus peureux, moins sociaux, d’autres plus téméraires,

Si le mental se construit au cours de la vie du cheval, les poulains naissent bien avec des traits de caractères différents.

« Le tempérament est un autre élément, qui intègre différentes composantes : la génétique, la qualité du développement utérin et de la socialisation dès sa naissance, par exemple s’il vit en groupe ou non, la place de sa mère dans le groupe… On sait aussi depuis peu qu’il existe des particularités biochimiques cérébrales, appelées DRD4. Ce nom poétique est en fait une mutation, qui, lorsqu’elle est présente chez un cheval, provoquera une plus forte tendance à développer la peur et les troubles anxieux. Dès lors, si des erreurs dans l’éducation sont faites, c’est la catastrophe pour le mental du cheval. Aujourd’hui on sait aussi que dans son tempérament, le poulain reprendra des caractéristiques paternelles. Les poulains issus d’un père avec un caractère stable auront tendance à avoir la même stabilité de caractère. »

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Pourquoi, comment ? Texte Marine Haÿ

Ma vie au Pôle France Jeunes

Une aventure racontée par Orlane Hillereau Installé au sein de l’Ecole Nationale d’Equitation, à Saumur, le Pôle France Jeunes accueille de nouveaux talents, triés sur le volet. Entraînés par les plus grands, ils poursuivent simultanément leurs études. Parmi la quinzaine d’heureux élus, Orlane Hillereau, cavalière de complet de 25 ans, nous raconte son expérience. Actuellement l’une des plus anciennes élèves, elle s’apprête à quitter le Pôle.

P

as si simple de faire rimer études et sport de haut niveau ! Après le Bac, les graines de champions sont souvent soumises à un choix : se destiner à leur carrière, ou s’assurer un bagage scolaire. A Saumur, le Pôle France Jeunes, qui dépend du parcours d’excellence sportive de la

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Fédération, leur permet justement de combiner les deux. C’est ainsi qu’après les championnats d’Europe Jeunes Cavaliers de complet, à Blair Castle en 2007, Philippe Mull, alors entraîneur national des Jeunes, propose à Orlane Hillereau d’intégrer le Pôle France Jeunes. « J’étais alors étudiante à Nantes, en prépa’ kiné. Je voulais avoir un autre métier à côté, pour des raisons financières. J’ai dû faire un choix, je ne pouvais pas suivre les deux. J’ai finalement pris le risque que ma passion devienne mon métier. » Si les membres du Pôle France peuvent suivre le cursus d’études supérieures qu’ils souhaitent, il doit rester compatible avec leur entraînement. Ainsi, Pierre Touzaint a choisi un cursus en gestion des entreprises et

des administrations à l’université d’Angers. Aujourd’hui, les cavaliers ne peuvent plus suivre la formation intiale comme Orlane l’a fait à l’époque. Cette formation associait au passage du BPJEPS et de l’instructorat des cours à l’université pour obtenir une licence en management des installations équestres. Cela a été remplacé par un programme spécial, qui permet de passer en deux ans le BPJEPS et le DEJEPS à l’Ecole Nationale d’Equitation, avec un emploi du temps allégé en pratique, et adapté en théorie. En 2009, après deux ans au sein du Pôle, Orlane passe en catégorie Senior. « Ce fut une année plus faible en résultats. Car sur les Jeunes Cavaliers, on est entre nous, et en Senior, nous arrivons sur des épreuves Trois étoiles, contre les meilleurs Français

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Photos Eric Knoll

A droite, Orlane et Naome de Glain, un produit maison, lors du dernier CICO de Fontainebleau.

QUID DU POLE JEUNES ? et internationaux ! Comme je finissais ma formation initiale cette année-là, j’ai décidé de quitter le pôle France un an, en concertation avec le Directeur Technique National. » Car pour se maintenir au Pôle France, les cavaliers doivent faire montre de résultats probants. A leur entrée, ils fixent avec la Fédération des objectifs à atteindre, comme un nombre de classements dans certaines catégories d’épreuves. En 2011, Orlane se classe 6e du CIC3* de Cameri, en Italie, avec Naome de Glain, et réintègre le Pôle France Jeunes, bien qu’elle ait fini ses études. « A la base, pour entrer, il y a l’obligation d’un double projet, explique Laurent Elias, directeur du haut niveau à l’IFCE (Institut Français du Cheval et de l’Equitation), un projet professionnel et un projet sportif. Mais plu-

sieurs demandes nous ont été remises pour poursuivre un projet sportif, notamment en vue de la préparation de grosses échéances sportives. »

Un entraînement sur-mesure Pour que les cavaliers puissent mener à bien leurs études et leur carrière sportive, l’ENE fait du sur-mesure. Tous les lundis matin, les groupes, départagés par discipline, ont une réunion avec les différents entraîneurs. En fonction des cours, des concours, et des besoins de chaque cheval, commence l’élaboration d’un emploi du temps. Un vrai jeu d’équilibriste, puisque les cavaliers ne suivent pas tous la même formation, et n’ont donc pas les mêmes horaires. « Généralement, nous sommes à cheval entre 8 heures

Créé en 2006, le Pôle France Espoir se mue en Pôle France Jeunes en 2009. Ce changement de nom marque une structuration plus affinée du Pôle. Les cavaliers des trois disciplines ont des cours communs (préparation physique, mentale etc.) et une formation professionnelle spécifique leur est offerte (passage du BPJEPS et DEJEPS en deux ans). Bien que le Pôle laisse aux cavaliers-étudiants la possibilité de faire carrière dans un autre domaine que celui des chevaux, il est extrêmement rare qu’ils ne deviennent pas cavaliers professionnels, ou ne reprennent l’écurie familiale. Depuis 2006, en saut d’obstacles par exemple, presque tous sont « à leur compte ». En complet, Laurène Brin Delamare, qui a poursuivi en kinésithérapie, fait figure d’exception, tandis qu’en dressage, seule Anne Chapron a continué ses études après son passage à l’ENE.

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Elevage

La naissance,

Texte Eric Fournier

l’aventure commence Il aura fallu attendre onze longs mois de gestation. Soudain votre jument se couche et la ceinture de surveillance positionnée autour de son ventre vous alarme. Vous accourez. La tension monte. Tout est prêt ? Un mâle ? Une jument ? Ce sera un crack ! Cette année son nom commencera par la lettre D.

O

nze mois se sont écoulés depuis la saillie de votre jument. Onze mois pendant lesquels votre attention quotidienne aura été focalisée sur le bien-être de votre jument ou de la porteuse si vous avez

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opté pour un transfert. Vous l’avez vermifugée régulièrement et le poulain à naître ne sera pas parasité. Pas de raison de s’affoler, car vous avez sûrement tout anticipé.

Avant l’heure H Bertrand Pignolet, du célèbre Elevage d’Elle, a l’expérience des poulinages du début de printemps. Elle lui a été transmise par son père Alexis. Ils connaissent le sujet. « Nos poulinières passent la journée dehors et sont rentrées en fin d’après-midi en fonction des conditions météo. J’ai remarqué que 80 % des mises bas se produisent entre

19 h et 3 h du matin, mais il n’y a pas de règle. » Il faut éviter l’humidité et privilégier un espace suffisamment dégagé pour une éventuelle intervention de l’homme s’il fallait rapidement dégager le poulain. Si son pré habituel lui convient et la rassure, votre jument est susceptible de mettre bas à l’extérieur. Elle s’isolera et saura choisir le bon endroit. Quand c’est l’heure, c’est l’heure ! La nature commande. Un box calme, sécurisé et connu l’incitera sûrement à s’y laisser aller pour l’heureux événement. Faites en sorte qu’il soit aéré, mais sans courant d’air ni trop d’agitation alentours, suffisamment

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Photo Studio Delaroque

L’éleveur et cavalier Bertrand Pignolet, homme de cheval du renommé Haras d’Elle.

Photo Florence Clot

S’il fait bon, que le pré est bien sec, avec des clôtures sécurisées, et que la jument s’y sent bien, elle peut tout à fait mettre bas dehors. Instant magique : la jument découvre sa progéniture.

A SURVEILLER ATTENTIVEMENT La température de la jument : elle doit être entre 37 et 38,5°C. Sa fréquence cardiaque : entre 80 et 100 battements par minute.

grand (4 x 4 m) pour qu’elle puisse s’y alanguir. Voilà pour les conditions idéales. « De la paille fraîche peut s’avérer glissante alors un petit matelas de paille usagée est parfois nécessaire », précise Bertrand. Sachez qu’il est rare, mais physiquement possible que, comme d’autres espèces animales, la poulinière mette bas dans la position debout.

Symptômes Les mamelles de la jument ont nettement gonflé dans les dix jours précédant la naissance et peuvent devenir douloureuses. On dit que la jument cire quand quelques gouttes

d’un liquide blanchâtre commencent à perler. Lorsqu’une certaine agitation s’empare de la mère, qui se regarde de plus en plus les flancs, ça ne devrait plus tarder. « La jument tourne dans son box, elle cherche sa place. Elle gratte, cela signifie que les premières contractions se manifestent. Elle peut même suer au niveau des flancs et des épaules. Pas d’affolement ! C’est normal et si dans la foulée elle se couche pour de bon c’est que le processus se déclenche. Des ligaments qui se distendent de chaque côté de la queue prouvent que le travail douloureux débute. La vulve s’élargit. »

Son rythme au repos : autour de 35 respirations par minute. L’expulsion du placenta dans les trois heures qui suivent la naissance. Il peut être conservé pour être pesé, généralement environ 10 % du poids du poulain. Le poulain devra expulser ses premiers excréments ou méconium entre 12 et 24 heures après sa naissance. La fréquence d’allaitement du poulain : entre 3 à 5 fois par heure. Une consultation du vétérinaire permet de faire le point dans les 48 heures et de déceler toute anomalie par un prélèvement sanguin.

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