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Magazine L'Eperon Juin - Juillet - Août 2020

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L’EPERON leperon.fr

Covid-19 L’obstacle de trop ?

REPORTAGE ÉLEVAGE

RIVERLAND, UN AFFIXE ENCORE JEUNE MAIS DÉJÀ INCONTOURNABLE

CULTURE

BARTABAS : « LES CHEVAUX SONT MES YEUX POUR REGARDER LE MONDE »

N° 385 l Juin - Juillet - Août 2020

PORTRAIT CHEVAL

DOMINATOR 2000 Z, UN PERFORMER HORS NORMES


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SOMMAIRE Juin Juillet Août 2020

3 ÉDITO

8 TRIBUNE

9 IMAGES D'ACTU Toute l'actualité des trois derniers mois en images 22 L'ACTU DES JEUNES 27 L'ACTU DES PONEYS 31 L'ACTU DES AMATEURS DOSSIER COVID-19 36 La filière désarçonnée 49 Les professionnels témoignent 59 Sport : le Covid-19, comme un chien dans un jeu de quilles 63 Réactions et avis des cavaliers

36 - DOSSIER Covid-19, la filière désarçonnée Une situation inédite, extraordinaire, qui met plus d'un professionnel de notre filière dans la tourmente : comment les gérants de centres équestres, les entraîneurs et les acteurs du monde du cheval réagissent-ils à la crise ? Quels impacts aura-t- elle sur notre économie et sur le sport ?

71 PORTRAIT CHEVAL Dominator 2000 Z, le diamant noir de Zangersheide

LAURENT CHAPELLIER

76 REPORTAGE ÉLEVAGE Riverland, l'élevage du XXIe siècle

71 - PORTRAIT CHEVAL Dominator 2000 Z

En couverture : Humeur équine de Pierre Milon Hold Up Riverland : Ph. Les Garennes Bartabas : Ph. Christophe Bricot Dominator Z : Ph. Laurent Chapellier

Le puissant étalon noir ne laisse pas indifférent : depuis deux ans, Dominator 2000 Z, sous la selle allemande de Christian Ahlmann, expose son aisance à l'obstacle et impose son style sur les plus belles pistes du monde. Nombre d'éleveurs ont déjà parié sur ce reproducteur hors-normes.

Juin - Juillet - Août 2020•L’EPERON•5


SOMMAIRE Juin Juillet Août 2020

113 - TECHNIQUE Les conseils des pros

93 LIGNÉE MATERNELLE Vertigo du Désert 101 ÉCONOMIE-POLITIQUE

ERIC KNOLL

106 LIVRES Bartabas, à fleur de cheval 13 TECHNIQUE 1 Les conseils des pros

La saison de concours a été lourdement impactée par l'épidémie de Covid - 19 et les cavaliers professionnels en ont profité pour peaufiner leur technique. Pour ne pas perdre la motivation et continuer à progresser avant la reprise de la compétition, découvrez les conseils et les exercices favoris de six d'entre eux.

126 DÉCOUVERTE Le polo argentin 132 SHOPPING TOUR DES RÉGIONS 137 Sud-ouest 141 Sud-est 147 Nord-ouest 151 Nord-est 155 Île-de-France 160 ANNONCES CLASSÉES 162 INFOS PRATIQUES

PASCAL RENAULDON

126 - DÉCOUVERTE Polo argentin

En Argentine, le polo est une véritable institution et représente un marché économique conséquent. L'élevage de chevaux de polo s'y est développé et le clonage est devenu monnaie courante. Reportage sur les différentes facettes d'un sport ultra-populaire.

Juin - Juillet - Août 2020•L’EPERON•7


IMAGES l D’ACTUALITÉ

Comme si de rien n’était...

Tous les chevaux de sport n’ont pas eu le loisir de se prélasser au pré. Au Pôle international du cheval de Deauville, soixante-quatre chevaux de propriétaires sont restés en pension durant les deux mois de confinement. L’équipe du Pôle s’est occupée des soins et du travail. Longe, carrière, piste de galop : activités variées pour ces équidés qui n’ont pas eu le temps de s’ennuyer durant ces huit semaines ! n M.R.

CRÉDIT

La crise liée au Covid-19 a eu cette particularité de faire émerger de jolis projets de solidarité et certains autres innovants. Le NAF Virtual Eventing a allié les deux du 7 au 10 mai ! L’événement a opposé des cavaliers du monde entier dans une compétition de concours complet virtuelle pour lever des fonds destinés aux systèmes hospitaliers des pays luttant contre le coronavirus. Chacun chez soi, les cavaliers en lice ont redoublé d’ingéniosité, pour les déguisements enfilés pour le trot-up, et d’investissement pour la préparation des montures (aussi belles et brillantes qu’à Badminton sur le carré de dressage) et des parcours. Sécurité oblige, les deux derniers tests se sont faits sans chevaux et ont mis la condition sportive des cavaliers à rude épreuve. Le cross et ses divers ateliers façon parcours du combattant ont donné du fil à retordre aux concurrents, tout comme le parcours de barres au sol à dérouler à vélo. Plus de 173 000 euros ont été récoltés dont 6 000 euros pour la Fondation de France. Merci aux participants tricolores, Sébastien Cavaillon (photo), Arthur Chabert et Thomas Carlile, pour cette bouffée d’air frais durant le confinement ! n M.R.

COLL. SEBASTIEN CAVAILLON

Compétition virtuelle, solidarité bien réelle

14 •L’EPERON•Juin - Juillet - Août 2020


IMAGES l D’ACTUALITÉ

Seul en piste

Au printemps, les Grandes Écuries de Chantilly fourmillent de monde. Petits et grands viennent visiter l’incroyable site historique et ne manquent pas de s’extasier devant les spectacles proposés par l’équipe de Sophie Bienaimé. Confinement oblige, pas de représentation depuis mi-mars (et ce pour une durée encore indéterminée à l’heure où nous écrivons ces lignes) sur la piste ronde cantilienne. Qu’à cela ne tienne ! Les artistes, humains et équins, ont continué à peaufiner leurs numéros, sous l’œil aussi bienveillant qu’imposant des immenses statues du site. Chacun a hâte de présenter le fruit de son travail au public... n M.R.

Juin - Juillet - Août 2020•L’EPERON•15

PASCAL RENAULDON


Covid-19 La filière désarçonnée

I

Comme de nombreux secteurs d’activités, l'ensemble de la filière cheval a été touché par les conséquences de la pandémie de Covid-19. Enseignement, courses, élevage, commerce… Aucune branche n’a été épargnée et les mesures sanitaires imposées ont donné lieu à différents types de situations, moins enviables les unes que les autres.

l arrive que l’on soit plus préoccupé par un fait divers qui se déroule au coin de notre rue, que par un drame survenant à des milliers de kilomètres. Le coronavirus a d’abord été jaugé de loin, lorsqu’il a pris possession de la ville de Wuhan, en fin d’année dernière. Ce n’est que quelques semaines plus tard que la population française a véritablement saisi la gravité de la situation, notamment lorsque les premières mesures, visant à fermer les écoles puis les établissements recevant du public, ont été mises en place par le gouvernement. Une situation complètement inédite, inattendue, mettant quasiment à l’arrêt de nombreux secteurs d’activité. Du côté de la filière cheval, ce sont d’abord les compétitions, dans le cadre de l’interdiction de se rassembler, qui ont été stoppées net. Une mesure annoncée par le gouvernement le vendredi 13 mars, une date que Pierre Mazy, gérant de l’Étrier du Cambrésis (59), n’est pas prêt d’oublier. « À cette date, nous organisions un national sur trois jours. On pensait vraiment aller au bout. Mais quand on a entendu Édouard Philippe parler en début d’après-midi le vendredi et annoncer l’interdiction de rassembler plus de cent personnes, on a su que c’était terminé. Rien que ce week-end là, le manque à gagner a été de 20 000 euros. Par la suite, j’ai annulé toutes les autres compétitions. Sur le début de saison, je perds 450 000 euros d’engagements, 150 000 euros sur la buvette. Des chiffres qui

peuvent donner une idée de l’impact de l’épidémie. » Le manque

à gagner. Un terme qui arrive rapidement dans la bouche de quasiment chaque chef d’entreprise, une amputation de revenus financiers qui met plus d’un acteur dans la panade. Car, dans le même temps, ce sont les centres équestres qui sont privés de dispenser leurs cours et ainsi des revenus liés à toute la partie enseignement. Après les interdictions de se réunir, vient le temps du confinement, annoncé par Emmanuel Macron le 16 mars. Le lendemain, la Fédération française d’équitation exprime une certaine tolérance vis-à-vis de la pratique sportive individuelle et donc des propriétaires, et se ravise finalement, indiquant que chaque gérant doit décider de fermer totalement sa structure. « Nous avons plaidé la cause des propriétaires auprès du gouvernement. Ses représentants nous ont rétorqué que quand les personnes n’étaient pas autorisées à aller voir leurs aînés en EHPAD, les propriétaires pouvaient consentir l’effort de se couper quelque temps de leur animal », précise Frédéric Bouix,

délégué général de la Fédération française d’équitation. Dans la foulée, le 18 mars, l’Institut du droit équin publie un communiqué sans équivoque, mentionnant que « toutes les activités (enseignement, randonnées, compétitions, stages, accueil de groupes, des propriétaires de chevaux en pension, etc.) sont suspendues ». Sur les réseaux, c’est parfois l’emportement.

L’agacement de certains propriétaires, privés de déplacement

36 •L’EPERON•Juin - Juillet - Août 2020

Les propriétaires ayant la chance d’avoir leurs montures à domicile ont sans doute pu profiter du confinement pour peaufiner leur technique... À la maison, on est souvent champion, comme le laisse entendre le dessinateur Pierre Milon. Nombre de centres équestres ont fait le choix de mettre leurs poneys et chevaux au pré durant la période de confinement. Encore fallait-il avoir des pâtures à proximité ! PH. V. H.


DOSSIER

Le Covid-19 jour par jour • Décembre 2019 : Une épidémie inconnue émerge en Chine, à Wuhan. • 9 janvier 2020 : Le Covid-19 (Coronavirus disease) est officiellement identifié par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) • 22-23 février : Multiplication des foyers en Asie, premiers foyers en Europe • 10 mars : Toute l’Europe est touchée, annulation des premières compétitions • 11 mars : L’OMS annonce une pandémie • 12 mars : Fermeture des établissements scolaires • 13 mars : Rassemblements limités à cent personnes, annulations de compétitions en cascade. Roxana Maracineanu autorise les centres équestres à poursuivre leurs activités par groupes de dix personnes, encadrement compris • 14 mars : L’épidémie passe au stade 3. Fermeture des lieux de regroupements non indispensables • 15 mars : Un arrêté contraint les établissements recevant du public (ERP) à fermer leurs portes jusqu’au 15 avril. Seuls les dirigeants et le personnel sont autorisés au sein des installations • 16 mars : Le président de la République annonce la mise en place du confinement du 17 au 31 mars Attestation de déplacement dérogatoire mise en place • 21 avril : Les ministères annoncent un accompagnement financier spécifique des établissements équestres • 23 avril : Communiqué de presse de Didier Guillaume, ministre de l’agriculture et de l’alimentation, concernant la possibilité pour les propriétaires de chevaux d’accéder sous certaines conditions à leurs équidés • 28 avril : Présentation de la stratégie nationale de déconfinement. À partir du 11 mai, il sera possible de pratiquer une activité sportive individuelle en plein air dans certaines conditions. Interdiction des manifestations sportives de 5 000 participants jusqu’en septembre • 7 mai : Ouverture par la SHF et la SFET des concours d’élevage 0-3 ans à huis clos • 11 mai : Déconfinement officiel. La majorité des écuries de propriétaires ouvrent leurs portes, les centres équestres attendent des précisions du gouvernement • 11 mai : Premières réunions de courses notamment à Longchamp, Marcq-en-Barœul et Vichy • 12 mai : Les centres équestres sont autorisés à dispenser des cours collectifs en plein air, comprenant un maximum de dix personnes. n B.F.

pour aller voir leurs chevaux, va jusqu’à se concrétiser par une pétition sur le web (voir encadré P. 39). Du côté des courses, l’activité est au point mort et les paris suspendus. Économiquement, les retombées sont nulles, les chevaux perdent de la valeur et le commerce est quasiment à l’arrêt. Le mécanisme, fixant l’aide du secteur des courses vis-à-vis de l’autre versant de la filière cheval, est complètement grippé. Se pose également la question du Fonds Éperon, nourri par les paris et pilier des secteurs sport et valorisation. Avec l’arrêt des compétitions, c’est aussi tout l’aspect valorisation qui est rendu impossible : les cycles classiques n’ont pas commencé, le système de qualifications n’est pas mis en marche et la question des grandes finales de l’élevage se pose rapidement, au grand dam de la Société hippique française et de son président Yves Chauvin. Impossible pour les éleveurs et propriétaires de faire évoluer leurs produits sur les circuits, toute transaction est rendue quasi impossible. De part et d’autre, des conséquences immédiates se font ressentir, tandis que d’autres problèmes se profilent à moyen et long terme.

LES CENTRES ÉQUESTRES, LE TROT ET LE GALOP LOURDEMENT IMPACTÉS

À la fin du mois d’avril, la communication du Ministère de l’agriculture en faveur d’une certaine tolérance des propriétaires, susceptibles de pouvoir regagner leurs écuries au cas où les gérants et salariés ne pourraient pas assurer les soins

Juin - Juillet - Août 2020•L’EPERON•37


Riverland, l’élevage e du XXI siècle En haut à droite, une famille de passionnés à la fête : Mickaël Varliaud, sa compagne Leslie Pelat et leur fils Mathys, ici lors du titre de champion du CIR de Féticheur Riverland à Pompadour en 2019. Ph. Coll.

Éleveur, cavalier, agriculteur, chef d’entreprise... À tout juste quarante ans, Mickaël Varliaud a fait de Riverland une véritable PME, employant près de quinze personnes et faisant naître chaque année entre soixante et quatre-vingts poulains.

est aussi la seule du tableau à afficher un nombre si important de chevaux indicés, avec la bagatelle de soixante-et-un représentants affichant un ISO ou ICC supérieur à 120. Riverland caracole par ailleurs en tête du classement de la Société hippique française des éleveurs de jeunes chevaux par les gains...

a réputation de l’élevage de Riverland a largement dépassé les frontières de la Charente-Limousine où il est installé depuis 1996. L’écurie réalise une part non négligeable de son chiffre d’affaires à l’export et contribue régulièrement à faire la renommée de la production française à l’étranger. Ces dernières années, Mickaël Varliaud a réalisé une progression constante dans le palmarès L’EPERON des éleveurs français où il apparaît désormais à la troisième place du classement. C’est tout simplement le seul éleveur qui ne soit pas Normand parmi les quatorze premiers. La SCEA Riverland

« Nous sommes installés en Charente-Limousine, une région réputée pour ses herbages de grande qualité. Toutes les parcelles ou presque sont parcourues par un cours d’eau. Il n’en fallait pas plus pour que mon père décide de nommer l’élevage Riverland », indique le maître des lieux. Originaire de Civray

L

ET AU MILIEU COULE UNE RIVIÈRE

dans la Vienne, au nord d’Angoulême, Mickaël Varliaud n’a jamais voulu se détacher de ses terres natales. « Mon père Jean-Marie dirige une entreprise agro-alimentaire (boyauderie de mouton, porc et boeuf, ndlr) à Agris et mon oncle Roger avait une ferme. J’étais plus souvent sur les tracteurs que dans l’usine de mon père ! » Jean-Marie, lui, n’a pas connu les trac-

76 •L’EPERON•Juin - Juillet - Août 2020


REPORTAGE

Juin - Juillet - Août 2020•L’EPERON•77


LIVRES Marie Paillé

Bartabas, sensations Bartabas s’est inventé une nouvelle fois. Cette fois-ci, le fondateur de Zingaro est parti explorer les chemins de l’écriture. En refusant de proposer une panégyrie à la gloire de ses spectacles passés avec sa troupe, l’ogre d’Aubervilliers a fait le pari de dévoiler l’intimité profonde que le cavalier forge avec son cheval dans le silence du manège. Dans son nouveau livre, D’un cheval l’autre, il offre sans fard les moments d’exception, les sensations fortes qu’il a partagées avec ses anciens partenaires, où Quixote offre son galop arrière sans effort, le vieil Horizonte piaffe avec l’économie d’un yogi et Zingaro se joue de la provocation amoureuse de son alter ego. Autant de chevaux comme autant de coups de foudre, de moments charnels et de rencontres authentiques à partager : comme une oraison de papier à ses chevaux disparus.

S

es bras et ses mains dansent dans l’air pour ponctuer son discours, son œil est vert et pétillant lorsqu’il aborde son travail d’écriture : « Tout mon

pari a été de mettre des mots sur des sensations, des émotions. Je ne voulais pas évoquer mes chevaux pour raconter leur carrière. Pas du tout. Ni raconter “ma vie, mon œuvre”. Surtout pas. Je suis parti d’un concept très simple : “Je suis fait de tous les chevaux que j’ai rencontrés”. Ce sont eux qui m’ont fabriqué. » Il y a déployé la même exigence qu’il met à travailler un cheval : « C’est la première fois que je m’y attelle. J’avais déjà rédigé des textes longs, mais là, il a fallu composer un ensemble comme je le fais pour un spectacle. J’estime que la seule vraie parole est écrite, car tu as pu prendre le temps de la peaufiner, l’équilibrer, la ciseler au mot près : c’est très proche du travail à cheval où l’on soigne un appuyer par des préparations, on cherche que le mouvement soit juste, expressif. Quelque part, avoir une belle phrase, c’est comme avoir un cheval en équilibre. » Et il n’a pas ménagé

ses efforts pour y parvenir jusqu’à partir en retraite dans un monastère : « J’ai passé beaucoup de temps en m’imposant

une grande discipline pour ce livre. Et c’est un travail assez solitaire qui ressemble à celui où je suis à cheval. »

Il a d’abord recherché des écrits de musiciens explorant leurs rapports physiques à leur instrument : « Comment perçoivent-ils leur piano dans leurs doigts, dans leur dos ? Je n’ai pas trouvé. » Ses recherches dans la littérature équestre consa-

décrit le caractère de son cheval, comment il a vécu... comme j’ai tenté de le faire. Ils parlent de leurs exploits, du nombre de jours qu’ils ont mis à dresser celui-là. C’était dans l’air du temps de l’époque. Il y a peut-être Beudant avec Vallerine, mais il l’a fait de manière assez sobre. » Paradoxalement, il

ne doute pas que ces grands cavaliers aient ressenti une

PHOTOS : CHRISTOPHE BRICOT

crée au dressage n’ont pas été plus fructueuses. Rien sur la vie et la fin de carrière de ces chevaux célébrés par leurs dresseurs : « Aucun grand maître, parmi les plus connus, ne

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LIVRES Marie Paillé

à fleur de cheval

« Il [Zingaro] est là, devant le dessin à l’encre de chine d’Ernest Pignon-Ernest le montrant assis, antérieurs tendus, l’encolure en arc-en-ciel, l’air pensif » Bartabas, D’un cheval l’autre

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