PRÉVENTION DES TMS
DÉCRYPTAGE
JURIDIQUE
Quelles aides pour les employeurs d'apprentis ?

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PRÉVENTION DES TMS
DÉCRYPTAGE
JURIDIQUE
Quelles aides pour les employeurs d'apprentis ?

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Vous souhaitez vous professionnaliser sur le sujet de la prévention de la désinsertion professionnelle ?
Inscrivez-vous à la 5e édition des Rencontres du maintien et de la reconversion professionnelle. Un événement organisé par l’Agefiph, le FIPHFP et leurs partenaires.
Programme :

Conférence « Comprendre à quel moment et comment agir pour éviter les ruptures de parcours, et faciliter, lorsque cela est nécessaire, une reconversion sécurisée » par Aurore Deschamps
Parcours - découverte sur 3 thématiques :
- Transformer un arrêt longue durée en une reprise réussie
- Accompagner un collaborateur qui doit considérer une reconversion
- Engager une réflexion collective sur le maintien et la prévention de la désinsertion professionnelle
Espace partenaires en accès libre pour rencontrer les structures qui peuvent vous aider.
Besoin de vous : L’après-midi, nous accueillons des personnes en situation de handicap qui viennent rencontrer les partenaires et obtenir des conseils des employeurs. 110 personnes sont venues l’année dernière. Alors, si vous aussi vous souhaitez mettre votre entreprise en visibilité et soutenir un projet qui a du sens, nous vous invitons à vous inscrire pour tenir un stand.
Salle Le Gymnase, 7 place Sébastopol à Lille (métro République ou Gambetta).













Jean-Michel Dupuis
Directeur de publication pour les services de prévention et de santé au travail

adapter, maintenir : la prévention en action
Accompagnement de projets sur le terrain, innovation, amélioration des conditions de travail, prévention des risques : les entreprises et leur service de prévention et de santé au travail témoignent à nouveau dans ce numéro, d’interventions réussies pour :
Améliorer les conditions de travail
L’entreprise SANIEZ illustre parfaitement cette dynamique à travers des travaux d’ergonomie pensés au plus près des réalités du terrain. Dans les SERVICES DE CARDIOLOGIE ET D’URGENCES D’AMIENS, les conditions de travail des brancardiers ont fait l’objet d’une réflexion approfondie pour améliorer concrètement l’organisation au bénéfice des équipes comme des patients. Dernier exemple : la lingerie de l’EHPAD SAINTE-CAMILLE qui a été repensée pour gagner en fluidité et fonctionnalité sans engager de lourds investissements. Une transformation menée grâce à une vision collective et à l’implication des professionnels concernés.
Maintenir les salariés en emploi À travers le témoignage d’une salariée de l’IME LÉONCE-MÉLICOT, découvrez comment une situation vécue comme une impasse a pu devenir l’opportunité d’un nouveau départ au sein de la même entreprise.
Préserver la santé des salariés
L’entreprise PEINTOU a renforcé ses actions de prévention puis a partagé à son groupement d’entreprises sa démarche structurée d’évaluation du risque chimique, menée avec des outils spécialisés et l’appui d’un toxicologue, pour mieux cibler les produits à substituer ou supprimer.
L’entreprise GALLINE FRAIS, a de son côté, été récompensée pour sa démarche de prévention et son engagement en matière de sécurité et de santé au travail.
Innover en prévention
Grâce à des animations modernes et ludiques (escape game, réalité virtuelle…), l’entreprise COPEAUX & SALMON favorise la sensibilisation de ses équipes !
Sans oublier notre focus juridique pour vous aider à décrypter la réouverture de l’aide exceptionnelle destinée aux employeurs d’apprentis.
À travers ces expériences variées, ce numéro rappelle que la prévention et la santé au travail se construisent avant tout dans l’action, l’innovation et la coopération entre tous les acteurs de l’entreprise et des services de prévention et de santé au travail.
Ensemble, développons la culture de prévention !
Bonne lecture !
02 l’Agenda 04
Sur le terrain
AISMT : De la visite périodique à l’action de sensibilisation ergonomique au poste de travail
ASMIS : Intervention auprès de l’établissement de santé Cardiologie et Urgences du Pôle des cliniques d’Amiens
ACTION SANTÉ TRAVAIL : Repenser l’organisation d’une lingerie pour plus de fluidité
ASTIL 62 : Sécuriser la reconversion après un accident du travail
PÔLE SANTÉ TRAVAIL : Risque chimique maîtrisé, prévention renforcée !
PRESOA : L’innovation au service de la prévention des risques
preveno : Une reprise réussie grâce à des aménagements adaptés !
SIM’UP : Une démarche globale de prévention pour sécuriser la logistique et la manutention au quotidien
13 Décryptage juridique
Quelles aides pour les employeurs d’apprentis ?
16 Côté Actu
18 Outils pour agir


Sensibilisation
par l’IDEST
D e la visite périodique à l’action de sensibilisation ergonomique au poste de travail
Lors de sa visite périodique avec Frédéric Coquenet (IDEST), la DRH de l’entreprise SANIEZ a exprimé son souhait de réaliser une sensibilisation ergonomique des postes administratifs de la direction, ce sujet ayant été abordé lors de son dernier CSE. L’intéressée a ensuite formulé sa demande par mail au médecin du travail, le 20 mars 2025, qui a mandaté l’infirmier référent de l’entreprise. La sensibilisation a eu lieu dans les locaux de l’entreprise en 2025, directement auprès des collaborateurs, sur leurs postes de travail. Afin de la rendre plus interactive, l’infirmier s’est déplacé avec du matériel (porte-document incliné, souris ergonomique et schéma explicatif sur les postures).
Sur chaque poste visité, une analyse posturale (assise, réglage du siège et des accoudoirs, présence d’un repose-pied…) est réalisée ainsi qu’une analyse de l’environnement de travail (hauteur des écrans, distance entre le salarié et l’écran, place du clavier et des autres éléments, habitude de travail). Pendant sa visite, Frédéric Coquenet prodigue également des recommandations individuelles et personnalisées et propose différents aménagements : changement du siège, acquisition de souris ergonomique, mise en place de repose-pied, dotation de porte-document pour faciliter les saisies des documents... La représentante du CSE a pris note au fur et à mesure des besoins et un achat est effectué pour améliorer l’ergonomie au poste de travail.
Une première évaluation "à chaud" est faite sur la pertinence de l’intervention, démontrant son utilité pour l’amélioration des conditions de travail. Dix mois après son passage, Frédéric Coquenet a souhaité évaluer l’impact de la mise en place du matériel et de ses recommandations. Il s’est rendu au sein de l’entreprise pour obtenir le verbatim direct des salariés et remettre aussi un questionnaire d’évaluation. Il en ressort une satisfaction générale et une application des recommandations ergonomiques aux postes de travail.
L’analyse du questionnaire d’évaluation a également permis de montrer une réelle satisfaction des salariés ainsi qu’une amélioration des conditions de travail :
• L’intervention a répondu totalement aux attentes des salariés (100 %).
• L’assise avec les nouveaux fauteuils réglables a amélioré de façon significative le confort (90 %).
• La souris ergonomique a été adoptée et appréciée (89 %), tout comme la mise en place des repose-pieds (80 %).
• Les nouveaux écrans réglables en hauteur et les conseils de dispositions ergonomiques ont été bien acceptés (90 %).
• On observe globalement une amélioration du confort du salarié sur son poste de travail (70 %).
L’entreprise SANIEZ s’est entièrement impliquée dans cette démarche visant à favoriser l’amélioration des conditions de travail de ses salariés : « Côté direction comme côté collaborateurs, nous sommes tous unanimes sur les bénéfices des installations, maintenant qu’elles sont mises en place ! L’usage démontre les bienfaits sur la posture, le confort des épaules et la prévention des risques. L’accompagnement de l’IDEST a été très bénéfique. Son sens de la pédagogie est un réel atout et nous resterons désormais à l’écoute de tout conseil ou amélioration concernant nos métiers. »
GROUPE SANIEZ 21 salariés, Solesmes.



Démarche concrète de prévention
Entre 2024 et 2025, les équipes de l’ASMIS ont accompagné l’établissement de santé Cardiologie et Urgences du Pôle des cliniques d'Amiens, confronté à une problématique de prévention de la santé de ses salariés : améliorer les conditions de travail des brancardiers et réduire les restrictions d’aptitude des aidessoignantes au sein des services d’urgences et de cardiologie.
L’activité de brancardage reposait sur une équipe de trois brancardiers en journée, relayée la nuit par les aides-soignants. Plusieurs difficultés ont rapidement été identifiées :
• des efforts physiques importants lors de la manipulation des brancards
• des contraintes liées aux locaux (virages, passages de portes)
• une augmentation du poids des patients. Ces conditions exposaient les professionnels à des risques élevés, notamment de troubles musculosquelettiques (TMS).
Sollicité par les ressources humaines, le Dr Agnès Chatelain, médecin du travail de l’établissement, a saisi le pôle ergonomie afin de mettre en place une solution adaptée, avec un objectif clair : proposer une solution concrète, durable et sécurisante.
L’intervention, menée par Nathalie Lachambre, ergonome de l’ASMIS, s’est appuyée sur une analyse de l’activité réelle : observation des situations de travail, étude des déplacements, prise en compte du poids des patients et des contraintes organisationnelles, de jour comme de nuit. Ce travail a été conduit en étroite collaboration avec le service des ressources humaines, le responsable maintenance et les salariés concernés. L’intégration des différents acteurs, dès la phase d’analyse, est indispensable à la réussite de la démarche.
n Une solution adaptée et innovante
Après étude de plusieurs options, dont des brancards motorisés de série, une solution plus pertinente, écologique et durable a été retenue : équiper les brancards existants de roues motorisées guidées par des poignées ergonomiques.
Ce choix présente plusieurs avantages :
• une adaptation aux contraintes réelles du terrain
• un coût maîtrisé
• une démarche écoresponsable en valorisant l’existant.
n Une coconstruction réussie
Avec l’expertise et l’appui de la start-up HUBLEX, un prototype a été développé puis testé en conditions réelles pendant un mois. Les retours des équipes ont permis d’ajuster précisément le matériel. Chaque détail a été pensé, jusqu’au choix de la couleur des roues, afin d’éviter toute trace sur le sol pour ne pas impacter le travail des agents d’entretien.
Une illustration concrète d’un principe clé en ergonomie : améliorer sans dégrader les autres situations de travail.
n Des résultats concrets
Le prototype a obtenu une note de 9/10 par les utilisateurs. Après ajustements, cet aménagement des brancards a pu être déployé. En parallèle, l’ASMIS a également accompagné l’établissement de santé dans la constitution d’un dossier de subvention auprès de la CARSAT, permettant une prise en charge à hauteur de 70 %.
n Une action au cœur des missions du SPSTI
Ce projet illustre les missions des SPSTI : être à l’écoute du terrain, mobiliser une expertise pluridisciplinaire, coconstruire des solutions durables pour préserver la santé des salariés.
Ce projet a également permis d’engager des réflexions ouvrant la voie à de nouvelles démarches d’aménagement et de prévention, transposables dans d’autres établissements confrontés à des problématiques similaires.


Repenser
d’une li ngerie pour plus de fluidité
Action Santé Travail (AST) a été sollicité pour repenser l’aménagement de la lingerie de l’Ehpad Saint-Camille (Verquin) afin de faciliter le travail de la salariée en place. À l’aide de la méthode du Safari-Photo, un compromis a été trouvé pour retrouver fluidité et fonctionnalité sans engager de grosses dépenses. À la clé, un travail simplifié et plus ergonomique.
« Le point de crispation se situe au moment du départ à la retraite d’une des deux lingères, qui n’a pas été remplacée.
Celle restée en place s’est retrouvée en difficulté avec le même volume de linge à traiter », se souvient Inès Rolain, directrice de l’Ehpad Saint-Camille. Pour éviter une dégradation des conditions de travail, la direction sollicite l’accompagnement d’AST. « Au départ, l’établissement nous a contactés en évoquant un problème matériel à réglermachines insuffisantes notamment - et peut-être un aménagement à revoir », se rappelle le Dr Joséphine Huret, médecin du travail. Mais les observations sur le terrain menées par Maïté Dessaint, ergonome, et Charlotte Atzori, infirmière en santé au travail du service, ont permis de voir que l’achat d’une machine à laver supplémentaire n’allait pas régler le problème : « Au-delà de la question des machines, il y avait la question de la gestion du flux de linge à régler. », assure l’ergonome.
AST propose alors le Safari-Photo, une démarche participative inspirée de l’Agence Nationale d'Amélioration des Conditions de Travail (ANACT). Lingère, soignants, direction, maintenance photographient chacun de leur côté les contraintes et ressources de leur activité et ces images servent de support à des échanges où chacun peut exprimer son ressenti, hors hiérarchie. Une fois cette étape franchie, le diagnostic partagé fait émerger quatre axes : il faut s’attaquer au traitement du linge souillé, au circuit du linge sale, à celui du linge propre et à la gestion du linge plat avec le prestataire.
« Cette mise en commun a permis de dépasser les visions individuelles, se félicite Barbara Urbaniak, responsable de la lingerie. Certaines solutions initialement envisagées, comme l’achat d’un nouvel équipement, ont été réévaluées ». Le plan d’action a privilégié des ajustements concrets : simplification du tri, séparation du linge éponge, amélioration du traitement du linge souillé, adaptation des pratiques des soignants, petits investissements ciblés, meilleure utilisation des machines existantes. Au-delà des aspects techniques, cette démarche a amélioré le dialogue professionnel. Les équipes comprennent mieux les contraintes des autres métiers, ce qui fluidifie les échanges et renforce la coopération. La lingère a également retrouvé du sens à son travail grâce à la création d’un atelier inspiré de l’approche Montessori, permettant aux résidents de participer à ses côtés à des activités de couture.Cette intervention montre qu’une réorganisation contrainte ne conduit pas forcément à une dégradation des conditions de travail. Avec une analyse fine de l’activité et l’implication des professionnels, il est possible de transformer une difficulté en opportunité de prévention et de coopération durable. L’Ehpad envisage désormais d’étendre la méthode à d’autres services.

De gauche à droite : Maïté Dessaint, ergonome, Joséphine Huret, médecin du travail, Charlotte Atzori, infirmière en santé au travail.


Témoignage de Muriel Haudiquet lors du Salon de la Prévention, organisé par ASTIL 62 le 26 mars 2026
Accompagnement maintien en emploi
Pour un salarié, l’annonce d’une inaptitude physique est souvent vécue comme un séisme. C’est le défi qu’a dû relever Muriel Haudiquet, ambulancière. Suite à plusieurs accidents du travail, le constat médical est sans appel : les contraintes du terrain sont devenues incompatibles avec son état de santé. Face au risque de rupture professionnelle, la cellule de prévention de la désinsertion professionnelle (CPDP) d’ASTIL 62 s’est mobilisée pour transformer cette impasse en un nouveau départ.
n Agir tôt pour ne pas subir
Le secret de la réussite tient en un mot : l’anticipation. Plutôt que d’attendre la fin de l’arrêt de travail pour constater l’impossibilité d’une reprise, Muriel Haudiquet a pu rencontrer le médecin du travail lors d’une visite de pré-reprise. Le médecin a immédiatement identifié la nécessité de se tourner vers un nouvel horizon professionnel. Ce rendez-vous a été le pivot de sa reconstruction.
Le relais a été passé à la référente maintien de la CPDP d’ASTIL 62. Véritable trait d’union entre le médical et le projet de vie, elle a orchestré un parcours sur-mesure : renouvellement de la Reconnaissance de Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH) et demande de pré-orientation. Ce suivi a ensuite permis à Muriel Haudiquet de réaliser un bilan de compétences et de bénéficier, pendant douze semaines, d’un accompagnement spécifique pour construire son projet au sein d’une nouvelle entreprise.
n « Se dire qu’on peut faire autre chose »
« À l’annonce des premières décisions, j’en étais à mon troisième accident de travail. C’était un métier passion et faire le deuil de son activité ne se fait pas du jour au lendemain. Mais sur ce chemin, j’ai eu la chance d’être épaulée et accompagnée par des personnes formidables chez ASTIL 62 et leurs partenaires. Elles m’ont soutenue dans les moments de doute, en étant là pour m’écouter et me booster quand il le fallait. C’est essentiel de savoir que de tels dispositifs existent pour nous aider à avancer. »
n Un impact concret et un nouveau départ en CDI
Le bénéfice de cette prise en charge est réel. En préparant le terrain bien en amont, la CPDP d’ASTIL 62 a permis une transition sans couture. Là où la situation aurait pu mener à une désinsertion professionnelle, elle a débouché sur une reconversion réussie et sécurisée pour l’entreprise comme pour la salariée. Aujourd’hui, Muriel Haudiquet exerce en CDI en tant que Conseillère en insertion professionnelle. Un juste retour des choses : c’est désormais à son tour de passer le relais et d’accompagner ceux qui cherchent leur voie. Cette réussite démontre que la prévention est un levier majeur de sécurité : en agissant tôt, ASTIL 62 permet aux trajectoires professionnelles de se poursuivre durablement.
Mobilisée autour d’une approche pluridisciplinaire, la CPDP d’ASTIL 62 œuvre à la fois dans une démarche de conseil et de sensibilisation auprès des employeurs, tout en accompagnant les salariés tout au long de leur parcours professionnel.

J e me prépar e

J’évalue les risques liés à l’exposition aux épisodes de chaleur intense, en intérieur ou en extérieur, et je définis les mesures ou actions de prévention prévues par le code du travail pour réduire ces risques
J ’ a gi s






J’amélior e
Au fil des vagues de chaleur, j’évalue et analyse la gestion de l’év nement pour identifier les points faibles et apporter des améliorations au dispositif
Consultez les informations du ministère du Travail et téléchargez le kit de communication : travail-emploi.gouv.fr
Pour plus d’information : solidarites-sante.gouv.fr • preventionbtp.fr • inrs.fr * EMPLOYEUR
26/06/2025


N’hésitez pas à utiliser les supports d’information de l’INRS


Identifier, analyser et réduire le risque Risque chimique maîtrisé : prévention renforcée !
Face à la montée des exigences réglementaires et aux enjeux de santé au travail, l’entreprise Peintou s’est engagée dans une démarche ambitieuse pour mieux maîtriser le risque chimique et mieux protéger ses équipes. Avec l’appui de PÔLE SANTÉ TRAVAIL (PST), elle a structuré une méthodologie solide, s’appuyant sur des outils spécialisés et l’expertise d’un toxicologue.
Créée en 2021 à Steenwerck, Peintou est spécialisée dans l’application de peinture professionnelle. Elle fait partie d’un regroupement d’entreprises "La Façonnerie", avec 4 entreprises complémentaires : Turbé, Bandeservices, Uti-Métallerie et Assemblex. Pour toutes, la maîtrise des produits chimiques s’est imposée comme un enjeu stratégique. Peintou a été la première à engager une démarche de fond pour identifier précisément les substances utilisées, réduire l’exposition de ses salariés et élargir la démarche au volet environnemental.
Pendant l’élaboration de la Fiche d’Entreprise, l’équipe santé travail de PST utilise TOXILIST, un outil intégrant des bases de données toxicologiques interfacées en temps réel, pour identifier les produits chimiques utilisés chez Peintou. Ce recensement sert de base à l’entreprise pour amorcer une première évaluation du risque chimique. Rapidement, la volonté d’aller plus loin s’impose. « Nous avons proposé d’utiliser SEIRICH pour structurer cette évaluation », explique Thomas Franchi-Godin, toxicologue. « L’inventaire est souvent l’étape la plus longue et la plus chronophage. Le fait de pouvoir articuler TOXILIST avec SEIRICH nous permet de sécuriser les données et de simplifier considérablement le travail des entreprises ». L’inventaire TOXILIST est rendu compatible avec SEIRICH, évitant à Peintou de ressaisir manuellement ses FDS. « Nous avons ainsi pu intégrer nos données sans perdre de temps », souligne Thomas Vandenbussche du Service Support Sécurité Santé Environnement. Outil national de référence, SEIRICH permet ensuite d’évaluer finement les expositions, de mettre en évidence les substances CMR et d’aider à prioriser les substitutions. « SEIRICH nous permet de mieux maîtriser le risque mais aussi de mieux comprendre les impacts de chaque produit sur la sécurité et la santé des personnes, mais aussi sur l’environnement », poursuit-il.
La démarche porte ses fruits et révèle la présence de produits dangereux.
En 2024, 60 FDS ont été analysées et une vingtaine de produits CMR identifiés.
Aujourd’hui, 118 FDS sont intégrées dans SEIRICH et il n’y a plus aucun produit CMR 1A/1B chez Peintou. « Cela permet une vraie prise de conscience et un meilleur ciblage pour justifier de la substitution, voire de la suppression des produits les plus dangereux CMR 1A/1B », souligne Thomas Vandenbussche. L’initiative menée chez Peintou a vocation à être étendue à l’ensemble des entreprises de "La Façonnerie".
L’objectif : disposer d’une cartographie globale et partagée des risques chimiques et instaurer une culture de prévention durable.
Souvent perçue comme contraignante car étroitement liée à la réglementation, la prévention du risque chimique peut être facilitée par des outils adaptés. Avec TOXILIST, PÔLE SANTÉ TRAVAIL simplifie le repérage des produits chimiques pour ses entreprises adhérentes. « Cette première étape est indispensable pour leur permettre d’évaluer elles-mêmes leurs risques chimiques et d’agir en prévention le plus tôt possible, grâce à des outils comme SEIRICH qui propose des plans d’actions adaptés », rappelle Thomas Franchi-Godin. « C’est certain : avec un soutien méthodologique et des outils innovants, la prévention peut vraiment s’intégrer à la stratégie industrielle. Mon sujet de thèse professionnelle avec l’École d’Ingénieur du CESI d’Arras, évalue d’ailleurs jusqu'où l’exploitation de l'outil SEIRICH permet de contribuer au niveau de performance au titre des exigences en SST et en Environnement », conclut Thomas Vandenbussche.

À vos côtés au quotidien



Sensibiliser autrement
L’innovation au service de la prévention des risques
Implantée à Lacroix-Saint-Ouen, l’entreprise Copeaux & Salmon perpétue depuis 148 ans un savoir-faire de menuiserie sur-mesure, dans un environnement de travail où les risques professionnels font partie du quotidien.
Dirigée par Olivier Guérin, cette PME de 40 salariés est spécialisée en menuiserie bois et aluminium, agencement sur-mesure et ouvrages complexes, majoritairement pour les marchés publics et privés. En janvier dernier, l’entreprise a renforcé sa démarche de prévention des risques en s’appuyant sur l’expertise de Présoa BTP.
n Une entreprise ancrée dans la production
Copeaux & Salmon s’appuie sur deux pôles complémentaires : un atelier bois, cœur historique de l’entreprise (mobilier, dressings, chambres, agencement sur-mesure) et un atelier aluminium intervenant sur des projets d’envergure, comme le centre de la Victoire à Compiègne. 85 % de l’activité concerne les marchés publics et privés, 15 % les particuliers. Catherine Allart, DRH à temps partagé, insiste sur la nécessité d’une approche globale de la prévention dans l’entreprise : « Menuisiers, chefs d’atelier, poseurs, chargés d’affaires, équipes études de prix, bureau d’études et pôle administratif, tous sont confrontés à des risques professionnels propres à leur activité. »
La découverte de l’escape game Présoa BTP par Catherine Allart a fait émerger l’idée d’une action plus immersive pour sensibiliser les équipes. L’objectif : renforcer la culture prévention au sein de Copeaux & Salmon, lors de leur première journée dédiée à la santé, la sécurité et la RSE*. Le 23 janvier, Présoa BTP a animé plusieurs ateliers : escape game prévention, réalité virtuelle sur les risques "bureau" et "chantier", réalité augmentée sur le risque routier et ateliers sur le port des EPI. « Ce circuit de sensibilisation a été pensé de façon que le personnel de l’entreprise puisse participer par petits groupes aux différents ateliers proposés », expliquent les membres de l’équipe prévention de Présoa BTP.
* Responsabilité
De l’escape game à la réalité virtuelle, en passant par un atelier orienté RSE, tout le personnel a pu bénéficier de moments variés de sensibilisation aux risques. L’accueil a été très positif, tous profils confondus. La réalité virtuelle a séduit aussi bien les jeunes que les plus anciens salariés, tandis que l’escape game a renforcé la cohésion d’équipe grâce à des défis en petits groupes. « Les salariés ont été mis en situation sur un mode ludique. L’escape game et la réalité virtuelle ont marqué les esprits », souligne Catherine Allart.
Dans un secteur encore très masculin, Copeaux & Salmon se distingue : 15 % de l’effectif est féminin, dont, en lien direct avec la production, une menuisière, une technicienne bureau d’études, une technicienne méthodes et deux aides conductrices de travaux.
n Un partenariat porteur de sens
La collaboration avec Présoa BTP s’est construite dans un climat fluide et naturel, avec des interlocuteurs disponibles et à l’écoute. « Avec le soutien de Présoa BTP, nous semons chaque jour de petites graines pour cultiver la démarche prévention dans l’entreprise. La sécurité est au cœur de notre métier, car le risque zéro n’existe pas », rappelle Catherine Allart. Un message partagé par Olivier Guérin, président de Copeaux & Salmon : « Je suis ravi de ce partenariat avec Présoa. Ces actions sont utiles pour nos salariés et dépassent le cadre des échanges classiques avec le médecin du travail. La force de ce type d’actions, c’est de toucher toutes les personnes de l’entreprise. »

Maintien en emploi
Une reprise réussie grâce à des aménagements adaptés !
À l’IME Léonce Malécot de Saint-Amand-les-Eaux, la coopération entre l’employeur, le médecin du travail de preveno et les acteurs du maintien en emploi a permis à une salariée de reprendre son activité sereinement et dans de bonnes conditions après plusieurs années d’arrêt.
n La situation initiale
Une salariée de l’IME Léonce Malécot, établissement de l’APEI du Valenciennois, situé à Saint-Amand-les-Eaux, est reçue par le Dr Lointier, en visite de pré-reprise le 1er octobre 2024, après près de trois ans d’arrêt de travail. Cette consultation marque le point de départ d’une mobilisation rapide des acteurs du maintien en emploi : signalement auprès de Cap Emploi dès le 3 octobre, suivi d’une étude de poste le 13 novembre. À l’origine, la salariée occupait deux fonctions : aide-cuisinière et accompagnatrice de jeunes lors des trajets en bus matin et soir. Or, son état de santé ne lui permet plus d’assurer cette seconde mission et une restriction médicale limite le port de charges à 5 kg. L’enjeu est donc de maintenir la salariée sur son activité en cuisine, tout en réduisant les contraintes physiques.
étude de poste au cœur de la démarche !
L’étude de poste, réalisée en présence de la salariée et de son responsable, permet de visiter les locaux, de présenter les missions confiées et d’échanger directement sur les difficultés rencontrées. Les contraintes du poste sont précisément identifiées et des solutions adaptées envisagées. Deux problématiques principales ressortent : le port de charges quotidien et l’obligation d’éviter tout choc au niveau abdominal, la salariée étant équipée d’un dispositif médical.
n Des solutions concrètes pour sécuriser le poste
Plusieurs aménagements sont mis en place :
• une mini-desserte, facilitant les déplacements de matériel dans les espaces restreints comme les couloirs ;
• un mini-gerbeur semi-électrique en inox pour manipuler sans effort les charges lourdes (bacs gastronomes ou de légumes, casseroles…) ;
• et enfin, une ceinture de protection ventrale pour sécuriser la zone abdominale. Les équipements, leur coût et les possibilités de financement via l’OETH ont été présentés à l’employeur afin de faciliter leur mise en œuvre.
n Un collectif de travail mobilisé
Ces aménagements se révèlent suffisants pour respecter les restrictions médicales émises par le médecin du travail et permettre la reprise d’activité. L’organisation du travail a également joué un rôle important : l’équipe de cuisine, particulièrement soudée, contribue à équilibrer la charge de travail et à soutenir la salariée si besoin.
« Les aménagements ont bien entendu aidé à sécuriser son poste de travail, mais aussi ceux du reste de l'équipe, le matériel étant utilisable par tous », témoigne Ghislain Tesson, coordinateur des services généraux au Dispositif Enfance de l’Amandinois - Ferme thérapeutique La Reconnaissance. La salariée a également obtenu une pension d’invalidité de première catégorie, ce qui lui a permis de réduire son temps de travail tout en limitant l’impact financier de cette évolution.
La reprise de la salariée est effective depuis le 18 novembre 2024. Elle bénéficie d’un suivi individuel adapté, avec plusieurs consultations auprès du médecin du travail en 2025 afin d’accompagner durablement sa reprise.
« La reprise s’est très bien passée. Notre salariée a toujours montré une réelle envie de reprendre le travail, cela représentait aussi pour elle une victoire personnelle, je pense. Je suis très satisfait de ce retour à l'emploi réussi. Cela fut une véritable étude sur le terrain, particulièrement efficace. Il ne s'agissait pas de confronter des avis ou des idées, mais de véritablement travailler en équipe. » Ghislain Tesson
Cette démarche illustre l’importance d’une mobilisation précoce et collective pour sécuriser les parcours professionnels et favoriser le maintien en emploi.


Une démarche globale de prévention pour sécuriser la logistique et la manutention au quotidien
L’entreprise Galline Frais, située à Halluin, a reçu en janvier 2026 le Trophée Prévention du SIM’UP pour son engagement concret et durable en matière de santé et sécurité au travail.
Galline Frais est une PME spécialisée dans le commerce d’œufs (centre de tri et de conditionnement). L’entreprise s’inscrit dans le tissu économique local de la Vallée de la Lys et travaille avec de nombreux partenaires régionaux. Cet ancrage territorial a favorisé la mise en place de démarches de prévention en lien étroit avec le service de prévention et de santé au travail SIM’UP.
Le SIM’UP, service de prévention et de santé au travail de la métropole Nord et de la Vallée de la Lys, remet chaque année un Trophée Prévention pour valoriser les entreprises dans leurs démarches en matière de prévention des risques professionnels. En janvier 2026, ce trophée a été attribué à Galline Frais, lors d’une soirée rassemblant les acteurs économiques du territoire. Ce prix vient « saluer l’entreprise Galline Frais pour son engagement en faveur de la sécurité et de la santé de ses salariés ». Il met particulièrement en lumière la démarche structurée de l’entreprise, menée en partenariat avec les équipes de prévention du SIM’UP.
Pour obtenir ce trophée, Galline Frais s’est engagé dans une démarche globale de prévention, intégrant à la fois l’organisation du travail, l’environnement des postes et la culture sécurité interne. Concrètement, cette dynamique s’est traduite par l’analyse fine des situations de travail par l’ergonome du service et la hiérarchisation des risques sur l’ensemble de la chaîne logistique (réception, stockage, préparation de commandes, expédition). L’entreprise a également travaillé sur la réduction des risques liés à la manutention manuelle (robot d’emballage, raccordement sur la filmeuse), sur la sécurité des personnes en faisant un plan de prévention, une analyse de la coactivité (réunion, visites sécurité…), ce qui a permis de remplacer une ligne de production afin de sécuriser et de simplifier les interventions humaines sur machine. Le SIM’UP a accompagné ces actions par des visites de terrain, des conseils techniques et la mobilisation de ses compétences en ergonomie et prévention des troubles musculosquelettiques.
n Des actions concrètes pour les salariés
Au cœur du projet, Galline Frais a mis en place des mesures très opérationnelles pour améliorer la sécurité au quotidien, comme par exemple, la réorganisation de certains flux pour limiter les croisements entre piétons et engins, l’optimisation des zones de stockage pour réduire les ports de charges difficiles ou encore le renforcement des consignes de circulation interne.
n Un signal fort pour le territoire
En récompensant Galline Frais, le SIM’UP envoie un signal positif à l’ensemble des entreprises du territoire : la prévention est un véritable levier de performance et d’attractivité. Le Trophée
Prévention souligne que, même dans une PME de logistique et de commerce de gros, il est possible de structurer une démarche ambitieuse, progressive et partagée avec les salariés.
Pour Galline Frais, cette distinction constitue une reconnaissance du travail engagé par la direction, l’équipe encadrante et l’ensemble des collaborateurs, et un encouragement à poursuivre ses efforts en santé et sécurité au travail.
ENTREPRISE GALLINE FRAIS
90 salariés, Halluin

Il s’agit d’une synthèse qui ne se substitue pas à la lecture des textes originaux.
L’aide exceptionnelle pour les employeurs d’apprentis, mise en place en 2020 et suspendue fin 2025, est de nouveau ouverte selon certaines modalités.
Le décret n°2026-168 du 6 mars 2026 est venu indiquer les modalités de versement d’une aide exceptionnelle versée aux employeurs pour la première année d’exécution des contrats d’apprentissage conclus à compter du 8 mars 2026 et débutant avant le 1er janvier 2027 (soit jusqu’au 31 décembre 2026). Ce décret précise le montant, les modalités de gestion et les modalités de versement de l’aide.
Effectif de l’entreprise
Moins de 250 salariés
Moins de 250 salariés
250 salariés et plus
250 salariés et plus
250 salariés et plus
Toutes les entreprises
Diplôme / titre préparé Montant maximal de l’aide
Diplôme ou titre à finalité professionnelle équivalant au moins au niveau 5 (Bac+2) du cadre national des certifications professionnelles (CNCP)
Diplôme ou titre à finalité professionnelle équivalant au moins au niveau 6 (Bac +3 ou +4), et au plus, au niveau 7 (Master) du CNCP
Diplôme ou titre à finalité professionnelle équivalant au moins au niveau 3 (BEP ou CAP) et, au plus, au niveau 4 (Baccalauréat ou Brevet professionnel) du CNCP
Diplôme ou titre à finalité professionnelle équivalant au niveau 5 (Bac +2) du CNCP
Diplôme ou titre à finalité professionnelle équivalant au moins au niveau 6 (Bac +3 ou +4) et, au plus, au niveau 7 (Master) du CNCP
Diplôme ou titre à finalité professionnelle équivalant au niveau 3 (BEP ou CAP) et, au plus, au niveau 7 (Master) du CNCP
Bon à savoir
6 000 € (si le contrat est conclu avec une personne reconnue travailleur handicapé)
L’aide exceptionnelle n’est pas cumulable avec l’aide unique aux employeurs d’apprentis.

Quelles sont les étapes permettant de bénéficier de l’aide exceptionnelle par l’Agence de services et de paiement ?
L’employeur doit transmettre le contrat d’apprentissage à son OPCO au plus tard 6 mois après la conclusion du contrat.


L’OPCO doit transmettre le contrat aux services du ministère chargé de la formation professionnelle.

Le ministère doit adresser par service dématérialisé à l’Agence de services et de paiement les informations nécessaires au paiement de l’aide pour chaque contrat éligible. Cette transmission vaut décision d’attribution.
Pour bénéficier de l’aide exceptionnelle, l’employeur ne doit pas avoir bénéficié d’une aide à l’embauche d’apprentis au titre d’un contrat d’apprentissage précédemment conclu avec l’apprenti pour la même certification professionnelle.
ZOOM sur les conditions imposées aux entreprises de 250 salariés et plus
Les entreprises de 250 salariés et plus doivent également respecter l’une des deux conditions suivantes :
Atteindre au moins 5 % de contrats favorisant l’insertion professionnelle (contrat d’apprentissage, contrat de professionnalisation...) dans l’effectif salarié total annuel, au 31 décembre de l’année suivant celle de la conclusion du contrat.
Ce taux de 5 % est égal au rapport entre les effectifs relevant des contrats favorisant l’insertion professionnelle et l’effectif salarié total annuel de l’entreprise.
Atteindre au moins 3 % d’alternants (contrat d’apprentissage ou de professionnalisation) et avoir connu une progression de 10 % du nombre d’alternants au 31 décembre de l’année suivant celle de la conclusion du contrat (soit le 31 décembre 2027), comparativement à l’effectif salarié annuel relevant de ces catégories (contrats d’apprentissage et contrats de professionnalisation) au 31 décembre de l’année précédente (soit le 31 décembre 2026).
Ces entreprises doivent :
n transmettre à l’Agence de services et de paiement leur engagement à respecter les conditions relatives au quota des alternants dans un délai de 8 mois à compter de la date de conclusion du contrat. n justifier du respect de cet engagement, à défaut les sommes versées pourront être récupérées.
L’Agence des services de paiement transmettra à l’entreprise une « attestation sur l’honneur » à remplir, afin qu’elle puisse déclarer avoir atteint ou pas ses obligations d’objectifs. L’Agence effectue des contrôles notamment via la déclaration sociale nominative (DSN) afin de vérifier la réalisation des objectifs.

L’aide exceptionnelle est versée par l’Agence des services et de paiement avant le paiement de la rémunération par l’employeur et chaque mois dans l’attente des données dans la déclaration sociale nominative effectuée par l’employeur.
Si l’employeur ne transmet pas les données nécessaires, l’aide est suspendue le mois suivant.
Bon à savoir
Lorsque le contrat est d’une durée inférieure à un an, le montant de l’aide pour le premier mois et le dernier mois du contrat est calculé au prorata temporis du nombre de jours couverts par le contrat pour les mois considérés.
ZOOM sur la suspension et la rupture anticipée du contrat d’apprentissage :
n En cas de rupture anticipée du contrat, l’aide n’est pas due à compter du jour suivant la date de fin du contrat. n En cas de suspension du contrat (conduisant au non-versement de la rémunération par l’employeur), l’aide n’est pas due pour chaque mois considéré.
Lorsqu’un employeur embauche un apprenti, il doit organiser son suivi de santé au travail.
L’apprenti bénéficie d’une visite d’information et de prévention ou d’un examen médical d’embauche au plus tard dans les deux mois qui suivent son embauche
Pour en savoir plus
Lorsque l’activité de l’apprenti dans l’entreprise d’accueil nécessite un suivi individuel renforcé, les obligations sont à la charge de cette entreprise.


Le Salon de la Prévention, organisé par ASTIL 62 en partenariat avec la CCI du Littoral Hauts-de-France et la Fédération des Clubs d’entreprises Sud Littoral, s’est tenu le jeudi 26 mars 2026. Cette première édition a rassemblé les acteurs du territoire autour des enjeux clés du monde du travail. Au total, 37 stands étaient présents, couvrant des thématiques variées telles que la prévention des risques professionnels, le maintien dans et en l’emploi, la formation, la reconversion ou encore la retraite. Plus de 70 visiteurs ont répondu présents, témoignant de l’intérêt pour ces sujets au cœur des préoccupations des employeurs, adhérents et des salariés. Tout au long de la journée, les visiteurs ont pu assister à des tables rondes et ateliers interactifs, favorisant les échanges d’expériences et le partage de bonnes pratiques. Les temps forts ont notamment réuni jusqu’à près de 50 participants, illustrant l’engagement du public sur des sujets concrets et actuels. Le succès de cette première édition témoigne de l’intérêt pour ce type d’initiative et ouvre la voie à de futures nouvelles actions en faveur de la prévention et de la santé au travail.
d’Action Santé Travail ! L’AISMT vous aide à rédiger votre DUERP
Entièrement repensé, ce nouveau site a été conçu pour offrir une navigation plus fluide, un accès simplifié à l’information et une meilleure lisibilité de nos services. Plus moderne et plus intuitif, il a pour objectif de faciliter et de renforcer la communication entre Action Santé Travail, les entreprises adhérentes et leurs salariés.
Découvrez notre site : www.actionsantetravail.fr



À l’approche de l’été, les équipes de l’ASMIS déploient leurs actions de prévention sur le thème UV et travail. Stands de sensibilisation, actions en entreprises, brochures, affichage... accompagnent ces actions avec pour mot d’ordre : « Le soleil est un risque professionnel : protégez-vous ! »
3 ateliers de sensibilisation à la rédaction du document unique à destination des adhérents de l’AISMT sont programmés en 2026, les 24 septembre, 12 octobre et 19 novembre 2026. Ils sont animés par leurs préventeurs et se dérouleront au sein de l’AISMT, sur le site de Cambrai. Au programme : rappels réglementaires, méthodologie, mise à disposition d’outils gratuits, conseils.
Inscriptions : www.aismtcai.com (nombre de places limité).

Employeurs, chefs d’entreprise, responsables RH ou HSE : êtes-vous à jour sur vos obligations légales en matière de prévention des risques professionnels ?
Le Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP) est obligatoire dans toutes les entreprises, dès le 1er salarié.
Pourtant, encore trop d’entreprises ne l’ont pas mis en place ou le laissent non actualisé.
preveno propose des ateliers à ses adhérents tout au long de l’année sur le sujet, abordant :
• Le DUERP : intérêts, obligation et outils
• Les étapes clé de sa réalisation
• Les Relais de Prévention
• NOA, l’outil d’aide à l’élaboration du DUERP.
Adhérents preveno, scannez ce QR code pour vous inscrire !

Mardi 24 mars 2026, Présoa a inauguré ses nouveaux locaux au cœur du Familistère de Guise, en présence de son Président Luc Baijot, de sa Directrice générale Isabelle Desmarais et des élus locaux. Depuis le 23 février, le centre de santé au travail accueille les 4 500 salariés des 288 entreprises adhérentes du secteur de Guise. Après plus de 50 ans dans les anciens locaux de l’entreprise Godin, Présoa bénéficie aujourd’hui d’un espace de 140 m² entièrement accessible aux personnes à mobilité réduite, conçu pour optimiser l’accueil et le suivi des salariés. L’équipe pluridisciplinaire sur place réunit médecin du travail, infirmière en santé au travail, secrétaire médicale, assistante technique et chargé de prévention. En s’installant au Familistère, monument historique conçu au XIXe siècle comme une cité dédiée au bien-être des ouvriers, Présoa affirme le lien entre patrimoine social et prévention en santé au travail. Cette implantation s’inscrit également dans la dynamique du projet Familistère Campus, ouvrant la voie à de nouvelles coopérations autour de la santé, de la formation et de l’emploi.


Une appli santé pour les salariés suivis par PÔLE SANTÉ TRAVAIL
Depuis mars 2026, les salariés suivis par PÔLE SANTÉ TRAVAIL bénéficient d’un accès premium à l’appli santé VIPALI. Partant du principe qu’un salarié mieux accompagné à prendre soin de sa santé est un salarié qui se sent mieux, à la maison mais aussi au travail, PSTMN a en effet décidé d’inclure dans son offre socle, l’accès à cette appli qui couvre 12 thématiques liées à la santé : nutrition, sommeil, mouvement, dépendances, stress, relationnel… Une fois son compte personnel créé, le salarié répond au questionnaire d’entrée pour ensuite accéder à des contenus personnalisés et adaptés à sa situation, lui permettant de mieux prendre soin de sa santé. Dans le plus complet respect du RGPD, PST n’a accès à aucune information personnelle.
• Webinaires de présentation : 28 juillet et 25 août, de 11h à 11h45
• Kit de communication à télécharger pour les employeurs qui veulent s’appuyer sur Vipali pour développer leur culture de prévention.
Toutes les infos : www.vipali.com/pstmn


Vieillissement, hausse des maladies chroniques invalidantes, problématiques de santé mentale… 1 personne sur 2 sera concernée par une situation de handicap à un moment de son parcours professionnel. Il est donc nécessaire d’anticiper et de répondre aux besoins des employeurs et des salariés pour limiter les incidences sur l’emploi.
L’Agefiph, dont les actions sont financées par les contributions des entreprises privées qui ne remplissent pas leur objectif de 6 % de travailleurs handicapés dans leur effectif, propose une large offre d’intervention s’adressant aux personnes en situation de handicap - ou en voie de le devenir -, aux entreprises, aux acteurs de l’orientation, de la formation, de l’emploi, de la santé au travail et du handicap.
Exemple avec le service d’appuis spécifiques : celui-ci apporte une réelle aide dans l’accompagnement du salarié, avec une prise en charge par un expert de la typologie de handicap, à un moment donné du parcours (risque d’inaptitude, retour d’un long arrêt de travail, évolution de sa déficience, …). Le but est d’évaluer les incidences du handicap, d’identifier et de mettre en œuvre les moyens de compensation nécessaires, ainsi que de sensibiliser et d’accompagner le collectif de travail. Des solutions de financement telles que l’adaptation de la situation de travail ou la reconnaissance de la lourdeur du handicap peuvent être proposées, selon le cas, pour réaliser l’aménagement technique, organisationnel ou humain du poste de travail ou encore pallier la perte de productivité.
Pour contacter l’Agefiph : entreprises-hauts-de-france@agefiph.asso.fr
L’Agefiph s’engage et se mobilise également aux côtés des employeurs pour les aider à répondre à leur obligation d’emploi dont le taux aujourd’hui est de 4,7 % en Hauts-de-France (4 % au national). Outre la recherche de maitrise du montant de la contribution à verser, l’accompagnement de l’Agefiph dans la politique handicap des entreprises nourrit et guide leurs réflexions dans l’identification des actions visant à assurer la continuité et la pérennité de leur activité, tout en affichant une image d’acteur engagé.
Exemples d’interventions auprès des employeurs : des actions de sensibilisation au handicap, d’aide et de soutien au recrutement de travailleurs handicapés, actions de promotion des dispositifs de maintien en emploi, de façon individuelle ou collective, outillage des équipes RH notamment au travers du Réseau des Référents Handicap (RRH).
Retrouvez les actus et le programme RRH

c’est le nombre de maintiens en emploi réalisés en 2025 dans les Hauts-de-France, grâce aux interventions coordonnées des Services de Prévention et de Santé au Travail, des Cap emploi et de l’Agefiph !

Depuis le 16 mars 2026, les employeurs peuvent accéder à leur espace personnel du Passeport de prévention pour y déclarer les formations en santé et sécurité au travail dispensées en interne et vérifier les déclarations réalisées par les organismes de formation. N’hésitez pas à consulter le site internet du Passeport de prévention, qui comporte de nombreux outils et fiches pratiques ainsi que l’infographie de PÔLE SANTÉ TRAVAIL reprenant les modalités de déclaration des formations.
En savoir plus sur le Passeport de prévention
Voir l’infographie de PÔLE SANTÉ TRAVAIL
Contact : Communication Présanse Hauts-de-FranceHélène Helle - hhelle@polesantetravail.fr
Directeur de publication : Jean-Michel Dupuis
Conception et Réalisation : Présanse Hauts-de-France
Responsable de rédaction/ Coordination : Hélène Helle
Rédaction et contribution : Séverine Lesne AISMT, Camille
Biendine ASMIS, Amandine Houzeaux ASTIL 62, Tristan Badart et Olivia Skoury-Renard AST, Julie Landy CEDEST, Julie Mathieu preveno, Cynthia Yvernat Présoa, Alice Teyssedou, Anaïs Leprevost, Sarah Ponthieu PSTMN, Amandine Boquet Sim’Up,

Extrait de l’article rédigé par l’Institut Pasteur de Lille
Les hantavirus sont des virus transmis principalement par certains rongeurs sauvages. Dans le nord-est de la France (notamment l’Avesnois et une partie du département du Nord), le principal hantavirus retrouvé est le virus de Puumala, porté par le campagnol roussâtre. L’être humain peut être contaminé par inhalation de particules issues d’urines, de salive ou d’excréments de rongeurs infectés, notamment dans des lieux fermés peu ventilés (caves, greniers, cabanes, bâtiments agricoles…).
La prévention repose avant tout sur la réduction de l’exposition aux rongeurs et à leurs déjections : aérer les locaux fermés avant nettoyage, éviter l’aérosolisation des poussières des sols potentiellement contaminés, porter des gants et, si nécessaire, un masque, et limiter l’accès des rongeurs aux habitations et lieux de stockage.
EN SAVOIR PLUS
Hélène Helle, Anne-Lise Favier, journaliste indépendante
Comité de rédaction : Cécile Da Costa, Isabelle Desmarais, Philippe Duflo, Dr Alain Moniez, Damien Vandorpe
Relecture scientifique : Bernard Fontaine
Création et mise en page : HOLI - www.agence-holi.com
Crédits photo : Adobe Stock - P4 : AISTM, P5 : Freepik, Hublex, P6 : AST et Ehpad Saint-Camille, P7 : ASTIL 62, P9 : Peintou, P10 : Copeaux & Salmon, P11 : IME Léonce Malécot, P12 : Sim’Up, P16 : Astil, AST, ASMIS, P17 : preveno, PSTMN, Présoa
Lire l’intégralité de l’article
Régie publicitaire : Communication Présanse Hauts-de-FranceHélène Helle - hhelle@polesantetravail.fr
Impression : Léonce Deprez - Ruitz
Dépôt légal à parutionTirage : 89 500 exemplaires
Édité par : Groupement Inter Services Santé Et Travail 40 bis allée du BénéluxZone Artoipole - 62060 Arras Cedex 9 Tél. 03 21 22 28 21
Consulter la fiche de l’INRS
PAPIER RECYCLÉ


Courbatures, crampes musculaires
Courbatures, crampes musculaires
Étourdissements, vertiges
Étourdissements, vertiges
Palpitations
Palpitations
Fatigue et sensation de faiblesse
Fatigue et sensation de faiblesse
Sudation abondante
Sudation abondante
Maux de tête
Maux de tête
Nausées, vomissements
Nausées, vomissements
Soif intense
Soif intense
Si vous ressentez des signes d’alerte, agissez !
Si vous ressentez des signes d’alerte, agissez !
● Déplacez-vous vers un endroit plus frais, à l’ombre.
● Enlevez le plus de vêtements possible (bas et chaussures compris).
● Déplacez-vous vers un endroit plus frais, à l’ombre.
● Aspergez-vous d’eau et rafraîchissezvous en vous appliquant des serviettes humides sur la tête, le visage ou le cou.
● Enlevez le plus de vêtements possible (bas et chaussures compris).
● Buvez de l’eau ou une boisson désaltérante.
● Aspergez-vous d’eau et rafraîchissezvous en vous appliquant des serviettes humides sur la tête, le visage ou le cou.
● Demandez de l’assistance médicale si vous ne vous sentez pas mieux.
● Buvez de l’eau ou une boisson désaltérante.
● Demandez qu’on reste avec vous jusqu’à ce que l’aide arrive.
● Demandez de l’assistance médicale si vous ne vous sentez pas mieux.
● Demandez qu’on reste avec vous jusqu’à ce que l’aide arrive.
Maux de tête intenses
Maux de tête intenses
Convulsion, perte de conscience
Convulsion, perte de conscience
Confusion, hallucinations, comportement inhabituel
Peau rouge, moite ou chaude
Peau rouge, moite ou chaude
15 112 18
15
112 18
Pouls accéléré
Confusion, hallucinations, comportement inhabituel
Nausées, vomissements
Nausées, vomissements
Fièvre très élevée supérieure à 39°C
Fièvre très élevée supérieure à 39°C
Respiration rapide
Respiration rapide
Pouls accéléré
Si vous constatez un signe d’urgence, appelez les secours !
Si vous constatez un signe d’urgence, appelez les secours !
● Restez avec la personne jusqu’à ce que les secours arrivent.
● Suivez les consignes du 18 ou du 15.
● Restez avec la personne jusqu’à ce que les secours arrivent.
● Déplacez la personne à l’ombre ou dans un endroit frais.
● Suivez les consignes du 18 ou du 15.
● Enlevez-lui le plus de vêtements possible (bas et chaussures compris).
● Déplacez la personne à l’ombre ou dans un endroit frais.
● Mouillez-lui la peau et les vêtements avec de l’eau fraîche ; appliquez des serviettes/compresses humides sur la tête, le cou et les membres.
● Enlevez-lui le plus de vêtements possible (bas et chaussures compris).
● Mouillez-lui la peau et les vêtements avec de l’eau fraîche ; appliquez des serviettes/compresses humides sur la tête, le cou et les membres.
● Proposez des petites gorgées d’eau si la victime est consciente et ne présente pas de troubles digestifs.
● Proposez des petites gorgées d’eau si la victime est consciente et ne présente pas de troubles digestifs.
: Centre canadien d’hygiène et de santé au travail. www.cchst.ca