DIES IR
LULLY
DE PROFUNDIS TE DEUM
CHŒUR DE CHAMBRE DE NAMUR MILLENIUM ORCHESTRA
LEONARDO GARCÍA ALARCÓN
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JEAN-BAPTISTE LULLY (1632-1687) DIES IRÆ, LWV.64/1 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. 11. 12. 13.
DIES IRÆ DIES ILLA TUBA MIRUM SPARGENS SONUM MORS STUPEBIT ET NATURA LIBER SCRIPTUS PROFERETUR QUID SUM MISER TUNC DICTURUS REX TREMENDÆ MAJESTATIS QUÆRENS ME, SEDISTI LASSUS JUSTE JUDEX ULTIONIS INGEMISCO TANQUAM REUS CONFUTATIS MALEDICTIS ORO SUPPLEX ET ACCLINIS LACRYMOSA DIES ILLA PIE JESU DOMINE
1’07 0’40 0’42 0’55 0’36 1’49 0’49 0’39 3’17 1’30 0’56 3’51 3’51
DE PROFUNDIS, LWV.62 14. DE PROFUNDIS 15. QUIA APUD TE 16. REQUIEM ÆTERNAM
8’31 9’07 4’52
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TE DEUM, LWV.55 17. 18. 19. 20. 21. 22. 23. 24. 25. 26.
TE DEUM LAUDAMUS TIBI OMNES ANGELI PLENI SUNT CÆLI ET TERRA PATREM IMMENSÆ MAJESTATIS TU REX GLORIÆ, CHRISTE TU AD DEXTERAM DEI SEDES TE ERGO QUÆSUMUS, TUIS FAMULIS SUBVENI SALVUM FAC POPULUM TUUM, DOMINE DIGNARE, DOMINE, DIE ISTO IN TE, DOMINE, SPERAVI
TOTAL TIME: 82’50
3’57 1’54 3’50 3’12 3’41 1’29 6’15 6’22 6’18 2’26
SOPHIE JUNKER, JUDITH VAN WANROIJ DESSUS MATTHIAS VIDAL, CYRIL AUVITY HAUTES-CONTRE THIBAUT LENAERTS TAILLE ALAIN BUET BASSE-TAILLE
CHŒUR DE CHAMBRE DE NAMUR JULIE CALBETE, ELKE JANSSENS, EUGÉNIE DE PADIRAC, LIEVE VAN LANCKER DESSUS SERGE GOUBIOUD, MATTHIEU PEYRÈGNE, BENOÎT PORCHEROT, MARCIO SOARES HOLANDA HAUTES-CONTRE PIERRE DERHET, NICOLAS MAIRE, MAXIME MELNIK TAILLES JEAN BALLEREAU, LAURENT COLLOBERT, JEAN-MARIE MARCHAL BASSES-TAILLES KAMIL BEN HSAIN LACHIRI, PIERRE BOUDEVILLE, PHILIPPE FAVETTE*, JULIEN NEYER BASSES
* Soliste (De Profundis)
MILLENIUM ORCHESTRA CAPPELLA MEDITERRANEA (CONTINUO) PATRICK COHËN-AKENINE CONCERTMASTER KRISTI APAJALATHI, CATHERINE AMBACH, MAARTJE GERIS, AMANDINE BEAULIEU DESSUS DE VIOLON JORLEN VEGA GARCIA, ELLIE NIMEROSKI, FAYÇAL CHEBOUB HAUTES-CONTRE DE VIOLON LOLA FERNANDEZ, SAMANTHA MONTGOMERY, HELENA CHUDZIK TAILLES DE VIOLON SUE YING KOANG, CAMILLE FEYE, BRIGITTE DE CALLATAŸ QUINTES DE VIOLON ANNABELLE LUIS, MICHEL BOULANGER, GENEVIEVE KOERVER, ÉRIC MATHOT BASSES DE VIOLON MAGDALENA KAROLAK, GRIET CORNELIS HAUTBOIS LISA GOLDBERG, MARINE FALQUE-VERT BASSONS PATRICK LEHMANN, DOMINIQUE BODART TROMPETTES NORBERT PFLANZER TIMBALES JAN BONTINCK VIOLONCELLE TEODORO BAU, HENRIKKE G. RYNNING BASSES DE VIOLE FRANCISCO GATO, MIGUEL RINCON LUTHS ARIEL RYCHTER ORGUE
LEONARDO GARCÍA ALARCÓN DIRECTION
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LE LYS ET LA CROIX : GRANDS MOTETS DE JEAN-BAPTISTE LULLY
PAR THOMAS LECONTE – CENTRE DE MUSIQUE BAROQUE DE VERSAILLES Bien que Lully n’occupât jamais de charge à la Chapelle du roi, son influence sur le développement du grand motet, si emblématique du Grand Siècle, fut décisive. Parallèlement aux sous-maîtres de la Chapelle qui firent évoluer la musique destinée à la messe quotidienne du roi, Lully, sitôt nommé surintendant de la Musique de la Chambre (1661), développa pour les grandes cérémonies de la cour un genre de motet d’apparat digne de célébrer dans un même éclat la gloire de Dieu et celle du roi. À côté des motets composés pour la messe du roi par Du Mont et Robert, sous-maîtres de la Chapelle entre 1663 et 1683, Lully fournit ainsi plusieurs motets de circonstance, conçus pour tirer parti de la réunion, sous la battue du surintendant de la Musique de la Chambre, des deux grands corps de la Musique du roi. Complété par les fameux 24 Violons, ce dispositif inspira de grandes fresques à deux chœurs et orchestre, qui venaient rehausser l’éclat des cérémonies. Ce motet d’apparat devint vite un modèle que le roi voulut transposer à l’ordinaire pour sa messe quotidienne, profitant de son installation à Versailles, en mai 1682, pour augmenter les effectifs de sa Chapelle et songer au recrutement de nouveaux sous-maîtres. Six des onze grands motets de Lully – dont les trois proposés ici – furent édités de son vivant, dans un recueil de Motets à deux chœurs pour la Chapelle du Roy imprimé en 1684 « par exprès commandement de Sa Majesté » conjointement à deux séries consacrées aux motets de Robert et Du Mont. Dans sa dédicace au roi, Lully rappelait le contexte, la destination et le dessein de ses œuvres, tout en laissant entendre que, désormais spécifiquement destinées à la Chapelle, elles faisaient figures de modèle pour les nouveaux sousmaîtres. Parmi les grandes cérémonies de cour, les funérailles royales constituaient des événements particuliers. La répartition musicale entre les deux corps de la Musique du roi et les prérogatives de leurs chefs respectifs étaient alors claires : le sous-maître de la Musique de la Chapelle dirigeait la messe en musique proprement
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Des nombreuses funérailles royales qui eurent lieu à Saint-Denis, celles qui furent organisées pour la reine Marie-Thérèse comptent parmi les plus grandioses. Un mois après son décès survenu à Versailles le 30 juillet 1683, et au bout d’un long cérémonial rythmé d’innombrables offices et prières, la souveraine fut inhumée le 1er septembre dans un rituel impressionnant, véritable théâtre de la mort surchargé de symboles, emblèmes et allégories. À la fin de la cérémonie, selon la formule accoutumée, le héraut d’armes cria par deux fois : « Marie-Thérèse, Infante d’Espagne, Épouse de Loüis le Grand, est morte ; priez Dieu pour son âme ! » Ces tristes paroles firent répandre des larmes à tous les Assistans, dont le Dies iræ, dies illa et le De profundis, qui furent chantez en Musique, l’un et l’autre de la composition de Mr de Lully, avoient déjà fort attendry le cœur. Ils étoient remplis de tons si touchans que rien ne pouvoit mieux entretenir la douleur que causoit la perte d’une si grande Princesse. ( Mercure galant, septembre 1683) Lully avait déjà fait entendre son De profundis quelques mois auparavant, à l’issue des épreuves de recrutement des nouveaux sous-maîtres. « Outre la beauté de la Musique, toute la Cour admira la justesse des expressions qui répondoient au sujet » (Mercure galant, mai 1683). Mais son motet le plus célèbre est sans conteste son Te Deum. C’est à travers le Te Deum, hymne royale par excellence, que s’incarne au plus haut point l’image de la majesté. Pas de victoire, de traité de paix ou d’événement dynastique qui ne fût en France célébré aux accents tour à tour glorieux et implorants de cette hymne dite de saint Ambroise, et c’est sous le règne de Louis XIV qu’elle acquit une importance fondamentale dans le protocole royal, grâce notamment à l’impact et à la faveur, immédiate, que connut la somptueuse mise en musique du surintendant. Le Te Deum de Lully retentit pour la première fois le 9 septembre 1677, dans la chapelle de la cour ovale du château de Fontainebleau, à l’occasion du baptême solennel du fils aîné du musicien favori du roi. Le parrain et la marraine n’étaient autres que le roi et la reine, et il s’agissait plus de louer le couple royal que le rejeton (et successeur désigné) du surintendant, dans cette fresque rehaussée des trompettes et timbales de l’Écurie :
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FRANÇAIS
dite, mais devait par deux fois « céder le battoir » au surintendant de la Musique de la Chambre, qui devait faire exécuter deux de ses motets, à la prose (Dies iræ ) et à l’aspersion du cercueil (De profundis ).
Cette nouveauté surprit agréablement l’auguste Assemblée ; le Roi surtout en fut si content, que depuis dans toutes les occasions où il fallut rendre à Dieu de publiques actions de grâces, […] il ne voulut plus entendre d’autre Te Deum que celui du Surintendant. (Abbé Oroux, Histoire ecclésiastique de la cour de France, 1776-1777) Deux ans après cette « nouveauté », le Te Deum favori du roi retentit à nouveau à Fontainebleau, lors du mariage de Marie-Louise d’Orléans avec Charles II d’Espagne. Les musiciens étaient disposés dans la tribune située au-dessus de la porte de la grande chapelle d’apparat, « sur un grand Amphithéâtre élevé près de la Voûte », les musiciens de la Chapelle à gauche, ceux de la Chambre à droite : Il y avoit des Hautbois, des Flûtes, des Trompetes, & des Timbales, avec les Vingt-quatre Violons, & du moins six-vingts Personnes qui chantoient ou joüoient des Instrumens. […] La diversité des mouvemens & des changemens que produisoit tout ce grand Corps de Musique, fut merveilleuse. ( Mercure galant, octobre 1679) Le 8 janvier 1687, Lully le dirigea pour la dernière fois, lors d’une cérémonie donnée en l’église parisienne des Pères Feuillants pour célébrer la convalescence du roi. Sur un échafaud éphémère se tenaient « plus de 50 instruments différents de musique, qui mêlés avec plus de 100 des plus belles voix de France et au bruit des trompettes et timbales, charmèrent les oreilles de tous les assistants » (Nouvelles extraordinaires, 14 janvier 1687). Dans l’enthousiasme, Lully se frappa violemment le pied de la lourde canne qui lui servait à battre la mesure. La blessure s’infecta et la gangrène gagna peu à peu, emportant le surintendant le 22 mars. Tragique destin pour celui qui sut traduire la gloire la plus éclatante mais aussi toute l’angoisse de la mort dans une même grandeur, une piété profonde et touchante, qui expriment toute la majesté du Grand Siècle.
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SIRE, Entre tous mes Ouvrages, voicy ceux que je doy particulièrement offrir à VOSTRE MAJESTÉ. Il vous a plû, SIRE, de m’honorer d’une Charge qui m’a fait un devoir indispensable de composer ces Concerts sacrez que la Musique de Vostre Chambre & celle de Vostre Chapelle jointes ensemble, ont accoustumé en des jours solemnels de faire retentir au milieu des saintes Cérémonies. Vous m’avez commis le soin de vous faire entendre ces Cantiques que l’Église a choisis pour chanter sur la terre les mesmes loüanges que l’on chante dans le Ciel ; Vous avez approuvé la manière dont j’ay tâché d’en observer les admirables expressions ; Vous en avez trouvé l’harmonie assez touchante pour souffrir qu’elle contribuë à entretenir le zèle qui vous anime lors qu’avec une piété si digne d’un Roy très-Chrestien, Vostre Majesté vient au pied des Autels se prosterner devant la Majesté suprême qui fait régner les Roys, & qui vous a autant eslevé au-dessus des autres Monarques, que les autres Monarques sont au-dessus du reste des Humains. Quelle satisfaction pour moy, d’avoir servy à faire esclater par des chants nouveaux les actions de grâces que la France a esté si souvent obligée de rendre au Dieu des Armées pour le succez de vos estonnantes Entreprises, & pour les félicitez de Vostre Règne ! C’est à Vostre Majesté que je suis redevable de l’heureux engagement où Elle m’a mis d’employer mon génie à célébrer la gloire de Celuy dont je l’ay receu ; Il est vray, SIRE, que je ne puis assez remercier le Souverain Dispensateur des divers talents des Hommes, il m’en a fait le plus avantageux partage que je pouvois espérer, il m’a donné le moyen de vous plaire. C’est de tous les biens du monde celuy où je suis le plus sensible, & la plus précieuse récompense que je souhaite de mes travaux, est que vous ayez toûjours la bonté de me permettre de vous les consacrer, & de protester que je suis avec une passion très-ardente & un très-profond respect, SIRE, DE VOSTRE MAJESTÉ Le très-humble, très-obéissant & très-fidelle Serviteur & Sujet, JEAN-BAPTISTE LULLY
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FRANÇAIS
Motets à deux chœurs pour la Chapelle du Roy, Mis en musique par Monsieur de Lully […], Sur-Intendant de la Musique de Sa Majesté, Paris Christophe Ballard, 1684, dédicace « Au Roy » :
CHŒUR DE CHAMBRE DE NAMUR Créé en 1987, le Chœur de Chambre de Namur est l’invité des festivals les plus réputés d’Europe, et il travaille sous la direction de chefs comme Ottavio Dantone, Peter Phillips, Christophe Rousset, Jérémie Rhorer, etc. Son activité discographique a été récompensée par la critique (Diapason d’or, Joker de Crescendo, 4F de Télérama, Editor’s Choice de Gramophone, ICMA, Prix Caecilia de la presse belge…). En 2010, la direction artistique du chœur a été confiée au chef argentin Leonardo García Alarcón. En 2016, il a participé à sa première production scénique à l’Opéra de Paris (Eliogabalo de Cavalli). Pour son 30e anniversaire, le chœur s’est produit dans L’Orfeo de Monteverdi, en Europe et en Amérique du Sud, puis a interprété les Grands Motets de Lully, la Passio del Venerdi Santo de Veneziano, la musique sacrée de Jacques Arcadelt et Samson de Haendel, avec Leonardo García Alarcón. En 2019, le Chœur de Chambre de Namur aborde Saül de Haendel à Namur et à Beaune, Isis de Lully à Beaune, Paris et Versailles, et Les Indes galantes de Rameau à l’Opéra de Paris. Le répertoire abordé par le chœur s’étend du Moyen-Age à la musique contemporaine. Le Chœur de Chambre de Namur bénéficie du soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles (service de la musique et de la danse), de la Loterie Nationale, de la Ville et de la Province de Namur. cavema.be
MILLENIUM ORCHESTRA Directeur artistique : Leonardo García Alarcón Assistant : Eric Mathot Formé en 2014 sous l’impulsion de Leonardo García Alarcón, Millenium Orchestra arpente les routes des saisons musicales et des festivals depuis février 2015. Ses premières productions l’ont amené à aborder Mozart en compagnie de la soprano Jodie Devos. En 2016, Millenium Orchestra a enregistré avec le Chœur de Chambre de Namur la Passion Selon saint-Jean de Scarlatti et a participé à l’imposante production du Requiem de Donizetti au Festival de Saint-Denis. En 2018, l’orchestre a été associé aux productions qui marquaient le 30e anniversaire du Chœur de Chambre de Namur, son partenaire privilégié : Grands Motets de Lully, Passion de Veneziano, oratorio Samson de Haendel… En 2019 et 2020, l’orchestre poursuit son cycle des grands oratorios de Haendel avec Saul, avant de se pencher sur l’œuvre sacré d’Antonio Vivaldi. Millenium Orchestra reçoit le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles (service de la musique et de la danse), de la Loterie Nationale, de la Ville et de la Province de Namur.
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FRANÇAIS
CAPPELLA MEDITERRANEA L’ensemble Cappella Mediterranea a été fondé en 2005 par le chef suisse-argentin Leonardo García Alarcón et explore le madrigal, le motet polyphonique et l’opéra. L’ensemble s’est fait connaître à travers la redécouverte d’œuvres inédites telles qu’Il diluvio Universale de Falvetti mais aussi en proposant de nouvelles versions d’œuvres du répertoire telles que L’Orfeo de Monteverdi ou la Messe en si mineur de J-S Bach. L’ensemble est l’invité des scènes lyriques les plus prestigieuses comme le Festival d’Aix-en-Provence, l’Opéra National de Paris, le Grand Théâtre de Genève… Depuis 2018 Il est en résidence à l’Opéra de Dijon. Sa discographie compte plus de 30 disques. Avec Alpha Classics, la première collaboration, I 7 Peccati Capitali de Monteverdi, a été nommée aux Victoires de la Musique classique 2017. Puis sont sortis le CD De vez en cuando la vida en 2018 et le DVD de l’opéra Il Giasone en 2019. L’ensemble Cappella Mediterranea est soutenu par le Ministère de la Culture et de la Communication – DRAC Auvergne Rhône Alpes, la Région Auvergne-Rhône-Alpes, la ville de Genève et une fondation privée genevoise.
LEONARDO GARCÍA ALARCÓN Claveciniste, professeur, reconnu comme l’un des chefs d’orchestre les plus talentueux de sa génération, Leonardo García Alarcón est salué par le public et la presse pour ses redécouvertes de morceaux oubliés et pour ses interprétations novatrices du répertoire. En 2005, il fonde son propre ensemble, Cappella Mediterranea. La même année, il est nommé professeur du cours “Maestro al Cembalo” et devient chef du département de chant baroque au Conservatoire de Genève. En 2010, il devient directeur artistique et chef principal du Chœur de Chambre de Namur. En 2014 il devient artiste associé du Centre culturel de rencontre d’Ambronay et fonde en Belgique le Millenium Orchestra, avec lequel il s’est produit en concert et a enregistré Mozart, Handel, Lully, Scarlatti, Veneziano… Alarcón a construit une discographie considérable. En tant que chef d’orchestre ou claveciniste, il est invité par les festivals et salles de concert du monde. La passion de Leonardo García Alarcón pour la voix a toujours guidé sa recherche artistique et musicologique.
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THE LILY AND THE CROSS: GRANDS MOTETS BY JEAN-BAPTISTE LULLY
BY THOMAS LECONTE – CENTRE DE MUSIQUE BAROQUE DE VERSAILLES Although Lully never held any post in the Chapelle du Roi, his influence on the development of the grand motet, so emblematic of the Grand Siècle, was of decisive importance. Alongside the sous-maîtres de la Chapelle who wrote the music for the King’s daily Mass, Lully, as soon as he was appointed surintendant de la Musique de la Chambre (1661), developed for the great court ceremonies a type of ceremonial motet worthy of celebrating with the same pomp the glory of God and that of the King. Hence, in addition to the motets composed for the King’s Mass by Du Mont and Robert, who were sous-maîtres of the Chapel between 1663 and 1683, Lully produced several occasional motets conceived to take advantage of the combination, under the direction of the surintendant de la Musique de la Chambre, of the two large departments of the Musique du Roi. Complemented by the famous string band of the ‘24 Violons’, these forces inspired monumental works for two choirs and orchestra which enhanced the splendour of the ceremonies. This type of ceremonial motet soon became a model that the King wished to transfer to ordinary usage for his daily Mass, taking advantage of his move to Versailles in May 1682 to increase the size of his Chapel and envisage the recruitment of new sous-maîtres. Six of Lully’s eleven grands motets – including the three presented here – were published during his lifetime, in a collection of Motets à deux chœurs pour la Chapelle du Roy printed in 1684 ‘by express command of His Majesty’ alongside two anthologies of motets by Robert and Du Mont. In his dedication to the King, Lully recalled the context, destination and purpose of his works, while suggesting that, being now specifically intended for the Chapel, they could act as a model for the new sous-maîtres. Royal funerals counted as special events among the major court ceremonies. The division of labour between the two departments of the Musique du Roi and the prerogatives of their respective directors were clear on such occasions: the sous-maître de la Musique de la Chapelle conducted the musical setting of the Mass itself,
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Of the many royal funerals that took place at Saint-Denis, the one organised for Queen Marie-Thérèse was among the most magnificent. One month after her death in Versailles on 30 July 1683, and following a long series of ceremonies punctuated by countless services and prayers, the Queen was buried on 1 September in an impressive ritual, a veritable theatre of death heavily laden with symbols, emblems and allegories. At the end of the ceremony, following the customary formula, the herald twice cried out: ‘Marie-Thérèse, Infanta of Spain, Wife of Louis the Great, is dead; pray God for her soul!’ These sad words made all those present shed tears; their hearts had already been much moved by the Dies iræ, dies illa and De profundis, which were sung with musical accompaniment, both of them composed by M. de Lully. They were filled with tones so touching that nothing could better prolong the grief caused by the loss of so great a Princess. ( Mercure galant, September 1683) Lully had already given his De profundis a few months earlier, at the conclusion of the recruitment tests for the new sous-maîtres. ‘In addition to the beauty of the Music, the whole Court admired the aptness of the expressions, which corresponded to the subject’ (Mercure galant, May 1683). But Lully’s most celebrated motet was undoubtedly his Te Deum. It was by means of the Te Deum, the royal hymn par excellence, that the image of majesty was embodied to the highest degree. There was no victory, peace treaty or dynastic event that was not celebrated in France with the words, glorious and beseeching by turns, of this canticle known as the Ambrosian Hymn,1 and it was during the reign of Louis XIV that it acquired fundamental importance in royal protocol, thanks especially to the impact and immediate favour enjoyed by the surintendant’s sumptuous musical setting. Lully’s Te Deum rang out for the first time on 9 September 1677, in the chapel of the oval courtyard at Fontainebleau Palace, on the occasion of the solemn baptism of the eldest son of the King’s favourite musician. The godfather and godmother were none other than the King and Queen, and the music was intended more to praise the royal couple than the offspring (and designated successor) of the surintendant, in this sweeping composition given further lustre by the trumpets and timpani of the Écurie du Roi: 2 17
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but twice had to ‘give up the beater [battoir ]’ to the surintendant de la Musique de la Chambre, who was to direct two of his motets, for the Prose (Dies iræ) and the Aspersion of the coffin (De profundis).
This novelty pleasantly surprised the august assembly; the King in particular was so pleased with it that subsequently, on all occasions when public thanksgiving had to be rendered to God . . . he no longer wished to hear any other Te Deum than that of the Superintendent. (Abbé Oroux, Histoire ecclésiastique de la cour de France, 1776-77) Two years after this ‘novelty’, the King’s favourite Te Deum resounded once more at Fontainebleau, for the wedding of Marie-Louise d’Orléans with Charles II of Spain. The musicians were placed in the gallery above the door of the great ceremonial chapel, ‘on a large amphitheatre erected close to the vault’, with the members of the Chapel on the left and those of the Chamber on the right: There were oboes, flutes, trumpets and kettledrums, with the Twenty-four Violins, and at least sixscore persons singing or playing instruments. . . . The diversity of movements and changes that all this great body of musicians produced was wonderful. ( Mercure galant, October 1679) On 8 January 1687 Lully conducted it for the last time, during a ceremony held in the Parisian church of the Pères Feuillants to celebrate the King’s convalescence. On a temporary raised platform there stood ‘more than fifty different musicians, who, mingling with more than one hundred of the finest voices in France and the sound of trumpets and kettledrums, charmed the ears of all those present’ (Nouvelles extraordinaires, 14 January 1687). In the general enthusiasm, Lully struck his foot violently with the heavy walking stick he used to beat time. The wound became infected and the gangrene gradually spread, causing the surintendant’s death on 22 March. Such was the tragic destiny of the man who was capable of conveying the most brilliant glory but also all the anguish of death in the same vein of grandeur and deep and touching piety which expresses all the majesty of the Grand Siècle.
1. The words were traditionally ascribed to St Ambrose. (Translator’s note) 2. The ‘King’s Stable’ included a wind band whose primary purpose was to perform on outdoor occasions, such as accompanying the King when he rode out in his carriage. (Translator’s note)
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SIRE, Of all my works, here are those that I must particularly offer to YOUR MAJESTY. It has pleased you, SIRE, to honour me with a charge that made it an indispensable duty for me to compose these Sacred Concerts which the combined Music of your Chamber and that of your Chapel, on solemn days, has been accustomed to perform in the midst of the holy Ceremonies. You have entrusted me with the task of making you hear those Canticles that the Church has chosen in which to sing on earth the same praises that are sung in Heaven; you have approved the manner in which I attempted to observe their admirable expressions; you have found the harmony touching enough to allow it to contribute to maintaining the zeal that animates you when, with a piety so worthy of a Most Christian King, your Majesty comes to the foot of the Altar to prostrate yourself before the Supreme Majesty who makes Kings to reign, and who has raised you as high above the other Monarchs as those other Monarchs are above the rest of Humans. What a satisfaction for me to have served to bring forth in new songs the thanksgiving that France has so often been obliged to render to the Lord of Hosts for the success of your astonishing undertakings, and for the felicity of your Reign! It is to Your Majesty that I am indebted for the happy obligation under which he has placed me to use my genius to celebrate the glory of Him from whom I received it. It is true, SIRE, that I cannot thank the Sovereign Dispenser of the divers talents of men enough: He has granted me the most advantageous lot I could hope for, since He has given me the means to please you. That is of all the bounties in the world the one by which I am most touched, and the most precious reward I wish for my works is that you will still be kind enough to allow me to dedicate them to you, and to declare that I am, with most ardent passion and most profound respect, SIRE, YOUR MAJESTY’S Most humble, most obedient & most loyal Servant & Subject, JEAN-BAPTISTE LULLY 1. Motets for two choirs for the Chapel Royal, set to music by Monsieur de Lully . . . Superintendent of Music to His Majesty.
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Motets à deux chœurs pour la Chapelle du Roy, Mis en musique par Monsieur de Lully . . . Sur-Intendant de la Musique de Sa Majesté 1 (Paris: Christophe Ballard, 1684), dedication ‘To the King’:
CHŒUR DE CHAMBRE DE NAMUR Founded in 1987, the Chœur de chambre de Namur appears as a guest at the leading festivals in Europe, and works under the direction of such conductors as Ottavio Dantone, Peter Phillips, Christophe Rousset and Jérémie Rhorer. Its recordings have received numerous prizes from the critics, including the Diapason d’Or, Joker de Crescendo, ffff Télérama, Editor’s Choice in Gramophone, the ICMA and the Caecilia Prize of the Belgian press. In 2010 the Argentinian conductor Leonardo García Alarcón was appointed artistic director of the choir. In 2016 it participated in its first staged production at the Paris Opéra, Cavalli’s Eliogabalo. For its thirtieth anniversary, the choir performed in Monteverdi’s L’Orfeo in Europe and South America, then sang Lully’s Grands Motets, Veneziano’s Passio del Venerdi Santo, sacred music by Jacques Arcadelt and Handel’s Samson with Leonardo García Alarcón. In 2019, the Chœur de chambre de Namur performs Handel’s Saul in Namur and Beaune, Lully’s Isis in Beaune, Paris and Versailles, and Rameau’s Les Indes galantes at the Paris Opéra. The choir’s repertory ranges from the Middle Ages to contemporary music. The Chœur de chambre de Namur is supported by the Wallonia-Brussels Federation (Music and Dance Section), the Belgian National Lottery, and the City and the Province of Namur. cavema.be
MILLENIUM ORCHESTRA Artistic Director: Leonardo García Alarcón Assistant: Eric Mathot Formed in 2014 under the direction of Leonardo García Alarcón, Millenium Orchestra has been touring musical seasons and festivals since February 2015. In its first productions it performed Mozart with the soprano Jodie Devos. In 2016 Millenium Orchestra recorded Scarlatti’s St John Passion with the Chœur de chambre de Namur and participated in the impressive production of Donizetti’s Requiem at the Saint-Denis Festival. In 2018 the orchestra was associated with the productions marking the thirtieth anniversary of the Chœur de chambre de Namur, its privileged partner, including Grands Motets by Lully, Veneziano’s Passion and Handel’s oratorio Samson. In 2019 and 2020, the orchestra continues its cycle of the great Handel oratorios with Saul, before focusing on the sacred works of Antonio Vivaldi. Millenium Orchestra receives the support of the Wallonia-Brussels Federation (Music and Dance section), the Belgian National Lottery, and the City and the Province of Namur.
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The ensemble Cappella Mediterranea, founded in 2005 by the Swiss-Argentinian conductor Leonardo García Alarcón, explores the madrigal, the polyphonic motet and opera. The ensemble made its reputation through the rediscovery of unpublished works such as Falvetti’s Il diluvio universale, but also by presenting new versions of repertory pieces including Monteverdi’s L’Orfeo and Bach’s Mass in B minor. Cappella Mediterranea is the guest of the most prestigious opera houses, such as the Festival d’Aix-en-Provence, the Opéra National de Paris and the Grand Théâtre de Genève. Since 2018 it has been in residence at the Opéra de Dijon. The ensemble’s discography includes more than thirty recordings. Its first collaboration with Alpha Classics, I 7 Peccati Capitali by Monteverdi, was nominated for the 2017 Victoires de la Musique Classique. Then came the CD De vez en cuando la vida in 2018 and the DVD of the opera Il Giasone in 2019. The ensemble Cappella Mediterranea ensemble is supported by the French Ministry of Culture and Communication –DRAC Auvergne Rhône Alpes, the Auvergne-Rhône-Alpes Region, the City of Geneva and a private foundation in Geneva.
ENGLISH
CAPPELLA MEDITERRANEA
LEONARDO GARCÍA ALARCÓN Harpsichordist, teacher, acknowledged as one of the most talented conductors of his generation, Leonardo García Alarcón is praised by public and press alike for his rediscoveries of forgotten works and his innovative interpretations of repertory pieces. In 2005 he founded his own ensemble, Cappella Mediterranea. In the same year, he was appointed professor of the ‘Maestro al Cembalo’ class and became head of the Baroque vocal department at the Geneva Conservatory. In 2010 he was named artistic director and principal conductor of the Chœur de Chambre de Namur. In 2014 he became an associate artist at the Centre Culturel de Rencontre d’Ambronay (France) and founded Millenium Orchestra in Belgium, with which he has performed and recorded works by Mozart, Handel, Lully, Scarlatti, Veneziano and others. He has built up a substantial discography, and is invited to appear as conductor or harpsichordist at festivals and concert halls around the world. Leonardo García Alarcón’s passion for the voice has always guided his artistic and musical explorations.
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LE LYS ET LA CROIX: GRANDS MOTETS VON JEAN-BAPTISTE LULLY
VON THOMAS LECONTE – CENTRE DE MUSIQUE BAROQUE DE VERSAILLES Obwohl Lully zu keinem Zeitpunkt ein Amt in der Hofkapelle innehatte, nahm er entscheidenden Einfluss auf die Entwicklung der Grands Motets, groß besetzter Motetten mit voller Orchesterbegleitung, die das „Grand Siècle“ in Frankreich entscheidend prägten. Die Sous-Maîtres de la Chapelle waren für die Gestaltung der Musik zuständig, die für die tägliche Messe des Königs gedacht war. Lully hingegen entwickelte (ab 1661) in seiner Funktion als Surintendant de la Musique de la Chambre parallel dazu für die großen Hofzeremonien eine Gattung der Motette, die aufgrund ihres zeremoniellen Charakters gleichermaßen dafür geeignet war, die Herrlichkeit Gottes und die des Königs gebührend zu feiern. Zusätzlich zu den Motetten, die von Du Mont und Robert (Sous-Maîtres de la Chapelle zwischen 1663 und 1683) für die Messe des Königs komponiert wurden, konzipierte Lully somit mehrere Motetten für besondere Anlässe. Unter der Leitung des Oberintendanten der Kammermusik waren diese darauf ausgerichtet, die beiden großen Musikkorps des Königs gemeinsam musikalisch überzeugend auftreten zu lassen. In Begleitung des fünfstimmig besetzten Streichorchesters des französischen Königshofs (Vingt-quatre Violons du Roy) diente dieses Modell großen musikalischen Fresken aus zwei Chören und einem Orchester als Inspiration, durch die die Brillanz der Zeremonien noch gesteigert wurde. Schon bald wollte der König auf diese zeremonielle Motette auch in seiner täglichen Messe nicht mehr verzichten. Als sich der Hof im Mai 1682 in Versailles niederließ, nutzte der König die Gelegenheit, um die Hofkapelle zu vergrößern und neue Sous-Maîtres de la Chapelle zu beauftragen. Sechs der elf Grands Motets von Lully (unter anderem die drei in diesem Artikel besprochenen) wurden zu seinen Lebzeiten in einer Sammlung namens Motets à deux chœurs pour la Chapelle du Roy veröffentlicht, die 1684 zusammen mit zwei Serien, die den Motetten von Robert und Du Mont gewidmet waren, „auf ausdrücklichen Befehl Seiner Majestät“ gedruckt wurde. In seiner Widmung für den König geht Lully auf den Kontext, das Motiv sowie den Zweck seiner Werke ein und weist darauf hin, dass die bislang speziell auf die Hofkapelle zugeschnittenen Stücke auch als Modell für die neuen Sous-Maîtres de la Chapelle zu verstehen sind. 22
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Die Beerdigung der Königin Maria Teresa zählt zu den prächtigsten der zahlreichen königlichen Beerdigungen, die in Saint-Denis ausgerichtet wurden. Einen Monat nach ihrem Tod am 30. Juli 1683 in Versailles wurde die Herrscherin am 1. September nach einer langen Zeremonie mit zahlreichen Gottesdiensten und Gebeten im Rahmen eines imposanten Rituals begraben, einer wahrhaft theatralisch inszenierten Todesfeier, bei der Symbolen, Emblemen und Allegorien eine wichtige Rolle zukam. Am Ende der Zeremonie rief der Herold zweimal die an dieser Stelle üblichen Worte: „Maria Teresa, Infantin von Spanien, Ehefrau von Ludwig dem Großen, ist gestorben. Betet zu Gott für ihre Seele!“. Bei diesen traurigen Worten kamen allen Anwesenden, die bereits durch die von musikalischen Kompositionen von Lully begleiteten, gesungenen Hymnen Dies iræ, dies illa und De profundis sehr gerührt waren, die Tränen. Nichts konnte hinsichtlich des durch den Verlust einer derart bedeutenden Prinzessin entstandenen Schmerzes mehr Trost spenden, als diese bewegenden Klänge. ( Mercure Galant, September 1683) Lully hatte sein De profundis bereits einige Monate zuvor präsentiert, anlässlich der Auswahl der neuen Sous-Maîtres de la Chapelle. „Abgesehen von der Schönheit der Musik bewunderte der gesamte Hof die Angemessenheit der für dieses Thema gewählten Worte“ (Mercure Galant, Mai 1683). Die berühmteste Motette von Lully ist jedoch zweifellos Te Deum. Te Deum, die königliche Hymne par excellence, verkörpert so gut wie keine andere die königliche Erhabenheit. In Frankreich erklang bei jedem Sieg, erfolgreich ausgehandelten Friedensvertrag oder dynastischen Ereignis diese gleichermaßen glorreich und beschwörend anmutende Hymne, die vermutlich auf St. Ambroise zurückgeht. Während der Regierungszeit Ludwigs XIV. wurde sie zu einem wesentlichen Bestandteil des königlichen Protokolls. Dies war insbesondere auf die unmittelbare Wirkung der aufwändigen musikalischen Gestaltung durch den Oberintendanten zurückzuführen sowie auf den großen Zuspruch, den sie fand.
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Königliche Beerdigungen waren ein besonderer Anlass für große Hofzeremonien. Die Aufteilung der Zuständigkeit der beiden großen Musikkorps des Königs sowie die Befugnisse der jeweiligen Leiter waren in derartigen Situationen klar definiert. Der Sous-Maître de la Chapelle war insgesamt gesehen für die Musik während der Messe verantwortlich, musste jedoch zweimal an den Surintendant de la Musique de la Chambre übergeben, damit dieser zwei seiner Motetten dirigieren konnte: anlässlich der Totensequenz (Dies iræ) und beim Besprengen des Sarges (De profundis).
Am 9. September 1677 erklang das Te Deum von Lully zum ersten Mal in der Kapelle im ovalen Innenhof von Schloss Fontainebleau, anlässlich der feierlichen Taufe des ältesten Sohnes des Lieblingsmusikers des Königs. Taufpate und Taufpatin waren niemand Geringeres als der König und die Königin und die musikalische Freske, die erstmals klanglich um die Posaunen und Pauken der Écurie du Roi bereichert wurde, war weniger ein Loblied auf den Nachkommen (und designierten Nachfolger) des Oberintendanten, als vielmehr auf das Königspaar: Die ehrwürdigen Anwesenden waren von dieser Neuerung positiv überrascht. Vor allem der König war so angetan, dass er ab diesem Zeitpunkt zu Anlässen, bei denen es galt, Gott öffentlich zu danken, kein anderes Te Deum mehr zu hören wünschte, als das des Oberintendanten. (Abbé Oroux, Histoire ecclésiastique de la cour de France, 1776-1777) Zwei Jahre nach dieser erstmaligen Präsentation erklang das vom König bevorzugte Te Deum erneut auf Fontainebleau, anlässlich der Hochzeit von Marie-Louise d‘Orléans und Karl II. von Spanien. Die Musiker fanden auf der Tribüne oberhalb des Eingangs zur großen, für Zeremonien vorgesehenen Kapelle Platz, „auf einem großen Amphitheater, das unweit des Gewölbes errichtet wurde“. Die Musiker der Hofkapelle (Chapelle) links, die Kammermusiker (Chambre) rechts: Es wurde auf Oboen, Flöten, Posaunen und Pauken gespielt und die Vingt-quatre Violons du Roy stimmten ebenso ein wie mindestens 120 weitere Personen, die sangen oder auf Instrumenten spielten. […] Es war wundervoll, der musikalischen Vielfalt und den kunstvollen Übergängen zu lauschen, die dieser große Musikkorps erzeugte. ( Mercure Galant, Oktober 1679) Am 8. Januar 1687 dirigierte Lully Te Deum zum letzten Mal anlässlich einer Zeremonie in der Kirche Les Feuillants in Paris zur Feier der Genesung des Königs. Auf einem provisorischen Gerüst befanden sich „mehr als 50 unterschiedliche Musikinstrumente, die zusammen mit mehr als 100 der schönsten Gesangsstimmen Frankreichs und dem Klang von Posaunen und Pauken eine unvergessliche Wohltat für die Ohren aller Anwesenden hervorbrachten“ (Nouvelles extraordinaires, 14. Januar 1687). In seinem Enthusiasmus schlug sich Lully heftig mit dem schweren Rohrstock auf den Fuß, den er zum Schlagen des Taktes verwendete. Die Wunde entzündete sich und aufgrund eines sich immer stärker ausbreitenden Gangräns starb der Oberintendant am 22. März. Das tragische Schicksal eines Musikers der es verstand, die strahlendste Herrlichkeit und die größte Todesangst gleichermaßen überzeugend zu vermitteln sowie mit einer tiefen, rührenden Frömmigkeit verknüpfen, die der Erhabenheit des „Grand Siècle“ in Frankreich alle Ehre macht. 24
SIRE, Von all meinen Werken sind dies diejenigen, die ich EURER MAJESTÄT bevorzugt unterbreiten möchte. Ihr wart so großzügig, SIRE, mir eine Aufgabe anzuvertrauen, die es mir zu einer unerlässlichen Pflicht gemacht hat, die Sakralmusik zu komponieren, die Eure Kammermusiker und Eure Hofkapelle gemeinsam an feierlichen Tagen im Rahmen heiliger Zeremonien erklingen lassen. Ihr habt mich mit der Aufgabe betreut, Euch diese Lobgesänge hören zu lassen, die die Kirche ausgewählt hat, damit auf Erden die gleichen Lobpreisungen gesungen werden, wie im Himmel. Ihr habt Gefallen daran gefunden, wie ich ihre wunderbaren Ausdrucksformen gestaltet habe. Euch hat die Harmonie so berührt, dass Ihr sie als angemessen betrachtet, die von Euch an den Tag gelegte Beflissenheit zu unterstreichen, wenn Ihr Euch mit Eurer einem König mit unerschütterlichem christlichen Glauben würdigen Frömmigkeit am Fuße des Altars einfindet, um Euch vor der Höchsten Majestät niederzuwerfen, die Könige regieren lässt und Euch so hoch über die anderen Monarchen erhoben hat, wie diese anderen Monarchen über dem Rest der Menschheit stehen. Es ist mir eine große Befriedigung, dass ich meinen Beitrag dazu leisten konnte, in neuen Liedern die Dankbarkeit verdeutlichen zu können, die Frankreich zu so vielen Gelegenheiten gegenüber dem Herrn der Heerscharen für den Erfolg Eurer außergewöhnlichen Unterfangen und das erfolgreiche Fortbestehen Eures Königreiches zum Ausdruck gebracht hat! Eurer Majestät gegenüber bin ich der freudigen, mir von Euch auferlegten Verantwortung verpflichtet, mein Talent einzusetzen, um die Herrlichkeit des Herrn zu feiern, der mich damit versehen hat. Es ist wahr, SIRE, dass ich dem souveränen Geber der unterschiedlichen Talente der Menschen nicht genug danken kann: Er hat mir das vorteilhafteste Los gewährt, auf das ich hoffen konnte, denn Er hat es mir ermöglicht, Euer Wohlgefallen zu gewinnen. Das ist von allen Gnadengaben in der Welt diejenige, die mich am meisten berührt, und der wichtigste Lohn, den ich mir für meine Werke wünsche, ist, dass Ihr mir erlaubt, sie Euch zu widmen und zu erklären, dass ich mit größter Leidenschaft und tiefem Respekt, SIRE, EURER MAJESTÄT als Diener & Untertan demütigst, gehorsamst & absolut treu ergeben bin. JEAN-BAPTISTE LULLY 25
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Motets à deux chœurs pour la Chapelle du Roy, Mis en musique par Monsieur de Lully […], Sur-Intendant de la Musique de Sa Majesté, Paris Christophe Ballard, 1684, „Dem König“ gewidmet:
CHŒUR DE CHAMBRE DE NAMUR Der 1987 gegründete Chœur de Chambre de Namur ist unter der Leitung von Dirigenten wie Ottavio Dantone, Peter Phillips, Christophe Rousset, Jérémie Rohrer usw. bei den renommiertesten Festivals Europas zu Gast. Seine musikalische Arbeit wurde mit unterschiedlichsten Preisen ausgezeichnet (Diapason d’Or, Joker de Crescendo, 4F de Télérama, Editor’s Choice von Gramophone, ICMA, Prix Caecilia der belgischen Presse usw.). Die künstlerische Leitung des Chores wurde 2010 dem argentinischen Dirigenten Leonardo García Alarcón übertragen. 2016 trat der Chœur de Chambre de Namur an der Opéra de Paris (mit Eliogabalo von Cavalli) zum ersten Mal unter der neuen Leitung auf. Anlässlich seines 30-jährigen Bestehens hat der Chor mit Leonardo García Alarcón in Europa und Südamerika Orfeo von Monteverdi interpretiert sowie Grands Motets von Lully, Passio del Venerdi Santo von Veneziano, Sakralmusik von Jacques Arcadelt und Samson von Händel. Im Jahr 2019 präsentiert der Chœur de Chambre de Namur Saül von Händel in Namur und Beaune, Isis von Lully in Beaune, Paris und Versailles sowie Les Indes Galantes von Rameau in der Opéra de Paris. Der Chor verfügt über ein breites musikalisches Repertoire, das sowohl mittelalterliche als auch zeitgenössische Stücke umfasst. Der Chœur de Chambre de Namur wird von der Fédération Wallonie-Bruxelles (Abteilung für Musik und Tanz), der Nationallotterie, der Stadt und der Provinz Namur gefördert. cavema.be
MILLENIUM ORCHESTRA Musikalischer Leiter: Leonardo García Alarcón – Assistent: Eric Mathot Das Millenium Orchestra wurde 2014 auf Anregung von Leonardo García Alarcón gegründet und ist seit Februar 2015 während der Musikfestival-Saison bei unterschiedlichsten Veranstaltungen vertreten. Im Rahmen der ersten Aufführungen interpretierte das Millenium Orchestra in Begleitung der Sopranistin Jodie Devos Stücke von Mozart. 2016 nahm es mit dem Chœur de Chambre de Namur die Johannes-Passion von Scarlatti auf und wirkte an der beeindruckenden Aufführung von Requiem von Donizetti mit, die beim Festival de SaintDenis dargeboten wurde. Im Jahr 2018 wurde das Orchester in die Aufführungen eingebunden, die anlässlich des 30-jährigen Bestehens des Chœur de Chambre de Namur stattfanden, seines bevorzugten musikalischen Partners. Grands Motets von Lully, Passion von Veneziano, das Oratorium Samson von Händel… 2019 und 2020 widmet sich das Orchester mit Saul weiterhin den großen Oratorien von Händel, um sich anschließend auf die Sakralmusik von Antonio Vivaldi zu konzentrieren. Das Millenium Orchestra wird von der Fédération Wallonie-Bruxelles (Abteilung für Musik und Tanz), der Nationallotterie, der Stadt und der Provinz Namur gefördert. 26
Das 2005 von dem schweizerisch-argentinischen Dirigenten Leonardo García Alarcón gegründete Ensemble Cappella Mediterranea widmet sich den musikalischen Gattungen Madrigal, polyphone Motette und Oper. Es hat sich durch die Wiederentdeckung in Vergessenheit geratener Werke wie Il Diluvio Universale von Falvetti sowie Neuinterpretationen von Werken wie Orfeo von Monteverdi oder die h-Moll-Messe von Johann Sebastian Bach einen Namen gemacht. Das Ensemble spielt auf den renommiertesten Opernfestivals (z. B. Festival d’Aix en Provence) und ist in den renommiertesten Opernhäusern (z. B. Opéra National de Paris, Grand Théâtre de Genève usw.) der Welt zu Gast. Seit 2018 residiert es in der Opéra de Dijon. Insgesamt hat das Ensemble bereits mehr als 30 Titel herausgebracht. Die erste Zusammenarbeit mit Alpha Classics, I 7 Peccati Capitali von Monteverdi, wurde 2017 für den Musikpreis „Victoires de la Musique Classique“ nominiert. 2018 folgte die CD De vez en cuando la vida sowie 2019 die DVD der Oper Il Giasone. Das Ensemble Cappella Mediterranea wird vom Ministerium für Kultur und Kommunikation DRAC Auvergne Rhône Alpes, der Region Auvergne-Rhône-Alpes, der Stadt Genf und einer privaten Stiftung in Genf gefördert.
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CAPPELLA MEDITERRANEA
LEONARDO GARCÍA ALARCÓN Leonardo García Alarcón, Cembalist, Dozent und einer der talentiertesten Dirigenten seiner Generation, wird von Publikum und Presse für seine Wiederentdeckungen vergessener Stücke und seine innovativen Interpretationen des Musikrepertoires hoch gelobt. Im Jahr 2005 gründete er sein eigenes Ensemble, die Cappella Mediterranea. Im gleichen Jahr übernahm er als Dozent den Kurs „Maestro al Cembalo“ und wurde als Dirigent der Abteilung für Barockgesang am Genfer Konservatorium tätig. Im Jahr 2010 wurde er musikalischer Leiter und leitender Dirigent des Chœur de chambre de Namur. Im Jahr 2014 verpflichtete er sich als Künstler am Centre culturel de rencontre d‘Ambronay und gründete das Millenium Orchestra in Belgien, mit dem er auf Konzerten aufgetreten ist und unter anderem Stücke von Mozart, Händel, Lully, Scarlatti und Veneziano aufgenommen hat. Alarcón hat bereits zahlreiche Werke veröffentlicht. Als Dirigent oder Cembalist ist er auf Festivals und in Konzertsälen auf der ganzen Welt ein gerne gesehener Gast. Leonardo García Alarcóns Leidenschaft für die Gesangskunst hat seine künstlerische und musikalische Arbeit stets geprägt.
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DIES IRÆ PROSE DES MORTS
1.
Dies iræ, dies illa, Solvet sæclum in favilla, Teste David cum Sibylla. Quantus tremor est futurus, Quando judex est venturus, Cuncta stricte discussurus!
2.
Tuba mirum spargens sonum, Per sepulcra regionum, Coget omnes ante thronum.
3.
Mors stupebit et natura, Cum resurget creatura, Judicanti responsura.
4.
Liber scriptus proferetur, In quo totum continetur, Unde mundus judicetur. Judex ergo cum sedebit, Quidquid latet apparebit, Nihil inultum remanebit.
5.
Quid sum miser tunc dicturus? Quem patronum rogaturus? Cum vix justus sit securus.
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The day of wrath, that day will dissolve the world in ashes as David prophesied with the Sibyl. What dread there will be when the Judge shall come to examine all things with rigour!
Ô jour du Dieu vengeur ! où pour punir les crimes Un déluge brûlant sortira des abysmes, Et le ciel s’armera de foudres et d’éclairs : Quel trouble en tous les cœurs quand [ce Juge sévère Lançant de toutes parts les traits de sa colère Sur un thrône de feu paroistra dans les airs ?
The trumpet, diffusing a wondrous sound through the tombs of every region, will summon all before the throne.
Aux antres les plus sourds la trompette entenduë Ranimant la poussière en cent lieux répanduë, Tous les morts sortiront de l’horreur [des tombeaux ;
Death and nature shall stand amazed when creation rises again to answer to the Judge.
Et dans l’effroy commun du corps de la nature Aux pieds du Créateur la pasle créature Attendra pour jamais ou les biens ou les maux.
A written book will be brought forth, that contains everything for which the world shall be judged. When therefore the Judge takes his seat, whatever is hidden shall be made manifest: nothing will remain unpunished.
Dieu découvrant des cœurs la nuit [la plus profonde, Fera lire en ce livre ouvert à tout le monde L’adorable équité de ses arrests divers : Il fera voir à nud les noirs replis des âmes ; Et produisant au jour tous leurs crimes infames, Confondra leur malice aux yeux de l’univers.
What am I, wretch, then to say, what advocate ask to plead for me, when scarcely the righteous shall be safe?
Que répondray-je, hélas ! à ce Juge terrible ? Qui fléchira pour moy sa justice inflexible, Quand les justes craindront ce grand roy [que je crains ?
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6.
Rex tremendæ majestatis, Qui salvandos salvas gratis, Salva me fons pietatis. Recordare, Jesu pie, Quod sum causa tuæ viæ: Ne me perdas illa die.
7.
Quærens me, sedisti lassus, Redemisti, crucem passus: Tantus labor non sit cassus.
8.
Juste judex ultionis, Donum fac remissionis, Ante diem rationis.
9.
Ingemisco tamquam reus; Culpa rubet vultus meus: Supplicanti parce Deus. Qui Mariam absolvisti, Et latronem exaudisti, Mihi quoque spem dedisti. Preces meæ non sunt dignæ; Sed tu bonus fac benigne, Ne perenni cremer igne. Inter oves locum præsta, Et ab hædis me sequestra, Statuens in parte dextra.
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King of awful majesty, who freely savest the redeemed, save me, O Fount of pity.
Ô Christ oppose en moy ta grâce à ta colère, Toy qui fais dans nos cœurs tout ce qui [te peut plaire, Et couronne tes dons en couronnant tes Saints.
Remember, merciful Jesus, that I am the cause of thy journey, lest thou destroy me on that day.
Souvien-toy qu’estant Dieu d’immortelle nature, Tu vins par tes douleurs guérir nostre blessure ; Tu vins homme et mortel sauver l’homme perdu.
Seeking me, thou didst sit down weary; thou didst redeem me by suffering the Cross: let not such hardship be in vain.
Tu voulus te lasser cherchant mon âme errante, Ton amour pour ma vie offrit ta mort sanglante ; Qu’en vain le sang d’un Dieu ne soit pas répandu.
Just Judge of vengeance, grant me remission before the day of reckoning.
Ô Juge inexorable en ta juste vengeance, Daigne estre mon Sauveur en ce temps [de clémence, Avant qu’estre mon juge au jour de ta rigueur.
I groan as one who is guilty; my face blushes with guilt: Spare the suppliant, O God.
Si mon crime t’aigrit, qu’un coupable te touche, Qui vient la larme à l’œil, les soûpirs en la bouche, La honte sur le front, le regret dans le cœur.
Thou who didst absolve Mary Magdalene and didst hear the thief’s entreaty, to me too hast thou given hope. My prayers are not worthy, yet thou who art kind, show mercy, lest I burn in eternal fire.
Toy qui rens Madelaine à tes Anges semblable, Qui fais un saint martyr d’un brigand détestable, Tu veux qu’un humble espoir reste aux plus criminels. J’ay donc recours à toy ; tes bontez sont mes armes ; Prévien ma juste peine, et par l’eau de mes larmes Éteins l’embrazement de ces feux éternels.
Grant me a place among the sheep, and separate me from the goats, setting me on thy right hand.
Quand ta main par un choix qui me glace [de crainte, Mettra les boucs à gauche, à droit la troupe [sainte, Place mon âme au rang des agneaux glorieux. 31
10.
Confutatis maledictis, Flammis acribus addictis, Voca me cum benedictis.
11.
Oro supplex et acclinis, Cor contritum quasi cinis, Gere curam mei finis.
12.
Lacrymosa dies illa! Qua resurget ex favilla Judicandus homo reus. Huic ergo parce, Deus.
13.
Pie Jesu Domine, Dona eis requiem. Amen.
DE PROFUNDIS PSALMUS CXXIX
14.
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De profundis clamavi ad te Domine: Domine exaudi vocem meam. Fiant aures tuĂŚ intendentes: in vocem deprecationis meĂŚ. Si iniquitates observaveris Domine: Domine quis sustinebit?
When the accursed have been confounded, and consigned to the searing flames, call me with the blessed.
Et ce peuple maudit par ta voix de tonnerre Estant précipité jusqu’au fond de la terre, Que j’entre avec tes Saints au clair palais des cieux.
I pray, kneeling in supplication, my heart as contrite as ashes: take my fate into thy care.
Grand Dieu qui vois mon cœur en moy-mesme [se fendre, Qui vois qu’un saint regret le réduit comme [en cendre, Si tu n’es mon support, que deviendray-je alors ?
Full of weeping will be that day when from the ashes shall rise again guilty man to be judged: therefore spare this one, O God.
Ô jour non jamais craint comme il est redoutable ! Où du creux du tombeau sortira le coupable, Tremblant devant son Juge et rongé de remords. Doux Jésus, dont l’amour tous nos crimes surpasse,
Merciful Lord Jesus, grant them rest. Amen.
Donne gloire à ton nom, donne aux vivants [ta grâce, Donne la paix aux morts. [Amen.] (attr. à Jacques Dumont, pseudonyme de Louis-Isaac Lemaistre de Sacy, L’Office de l’Église en latin et en françois, « dédié au Roy », 22e édition, Paris, Pierre Le Petit, 1671)
Out of the depths I have cried to thee, O Lord: Lord, hear my voice. Let thy ears be attentive to the voice of my supplication. If thou, O Lord, wilt mark iniquities: Lord, who shall stand it?
Seigneur, je m’écrie vers vous du fond des abîmes : Seigneur, écoutez ma voix. Que vos oreilles soient attentives à la prière que je vous fais. Seigneur, si vous examinez nos péchés, qui pourra subsister devant vous ? 33
15.
Quia apud te propitiatio est: et propter legem tuam sustinui te Domine. Sustinuit anima mea in verbo ejus: speravit Israel in Domino. A custodia matutina usque ad noctem: speret Israel in Domino. Quia apud Dominum misericordia: et copiosa apud eum redemptio. Et ipse redimet Israel ex omnibus [iniquitatibus ejus.
16.
Requiem æternam dona eis Domine: et lux perpetua luceat eis.
TE DEUM LAUDAMUS HYMNE DE SAINT AMBROISE
17.
Te Deum laudamus, te Dominum confitemur. Te æternum Patrem omnis terra veneratur.
18.
Tibi omnes Angeli, tibi Cæli et universæ Potestates, Tibi Cherubim et Seraphim incessabili voce proclamant: Sanctus, Sanctus, Sanctus, Dominus Deus sabaoth.
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And he shall redeem Israel from all his iniquities.
Mais vous vous laissez fléchir clémence, et je vous ai attendu, Seigneur, à cause de votre loi. Mon âme a attendu le Seigneur, à cause de sa promesse ; mon âme a espéré au Seigneur. Que depuis le point du jour jusqu’à la nuit, Israël espère au Seigneur. Car le Seigneur est plein de miséricorde, et la rédemption que nous trouvons [en lui est abondante. Il racheta lui-même Israël de tous ses péchés.
Rest eternal grant unto them, O Lord, and let perpetual light shine upon them.
Accordez-leur, Seigneur, le repos éternel, et faites luire sur eux votre éternelle lumière.
For with thee there is merciful forgiveness: and by reason of thy law, I have waited for thee, O Lord. My soul hath relied on his word: My soul hath hoped in the Lord. From the morning watch even until night, let Israel hope in the Lord. Because with the Lord there is mercy: and with him plentiful redemption.
(Le Pseautier de David, traduit en françois, avec des notes courtes tirées de saint Augustin, et des autres Pères, 4e éd., Paris, Hélie Josset, 1680)
We praise thee, O God; we acknowledge thee to be the Lord. All the earth doth worship thee, the Father [everlasting.
Ô Dieu, nous vous louons, et vous reconnaissons comme le Seigneur et le Maître. Ô Père éternel, toute la terre vous adore.
To thee all angels cry aloud: the heavens and all the powers therein; to thee cherubim and seraphim continually do cry: ‘Holy, Holy, Holy, Lord God of Sabaoth.
Tous les anges, les cieux et toutes les puissances, Les Chérubins et les Séraphins ne cessent de chanter à votre louange : Saint, saint, saint est le Seigneur, le Dieu des armées. 35
19.
Pleni sunt cæli et terra majestatis gloriæ tuæ. Te gloriosus Apostolorum chorus, Te Prophetarum laudabilis numerus, Te Martyrum candidatus laudat exercitus. Te, per orbem terrarum, sancta confitetur Ecclesia,
20.
Patrem immensæ majestatis, Venerandum tuum verum et unicum Filium, Sanctum quoque Paraclitum Spiritum.
21.
Tu Rex gloriæ, Christe. Tu Patris sempiternus es Filius. Tu, ad liberandum suscepturus hominem, [non horruisti Virginis uterum. Tu, devicto mortis aculeo, aperuisti [credentibus regna cælorum.
22.
Tu ad dexteram Dei sedes, in gloria Patris. Judex crederis esse venturus.
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Heaven and earth are full of the majesty [of thy glory. The glorious company of the apostles praise thee. The goodly fellowship of the prophets praise thee. The noble army of martyrs praise thee. The holy church throughout all the world doth acknowledge thee,
Le ciel et la terre sont pleins de la majesté [de votre gloire : Le chœur glorieux des Apôtres, La vénérable multitude des Prophètes, L’armée des Martyrs toute brillante de l’éclat [de leurs robes blanches, publient [de concert vos louanges. La sainte Église confesse votre nom par toute la terre.
The Father of an infinite majesty, thine honourable, true and only Son, also the Holy Ghost, the Comforter.
Elle vous confesse, vous Père éternel [dont la majesté est infinie, Et votre vrai et unique Fils, digne de toute adoration, Et votre Saint-Esprit le Consolateur.
Thou art the King of Glory, O Christ: thou art the everlasting Son of the Father. When thou tookest upon thee to deliver man, [thou didst not abhor the virgin’s womb. When thou hadst overcome the sharpness [of death, thou didst open the kingdom [of heaven to all believers.
Ô Jésus, vous êtes le Roi de gloire, Fils du Père de toute éternité. Lorsque vous avez pris la chair de l’homme [pour le racheter, vous n’avez point eu [d’horreur de descendre dans le sein [d’une Vierge. Vous avez vaincu l’aiguillon de la mort, [et ouvert le royaume du ciel aux fidèles :
Thou sittest at the right hand of God, in the glory of the Father. We believe that thou shalt come to be our judge.
Vous êtes assis à la droite de Dieu dans la gloire du Père. Et nous croyons que vous viendrez pour juger [le monde.
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23.
Te ergo quæsumus, tuis famulis subveni, [quos pretioso sanguine redemisti. Æterna fac cum Sanctis tuis in gloria numerari.
24.
Salvum fac populum tuum, Domine, [et benedic hæreditati tuæ. Et rege eos, et extolle illos usque in æternum. Per singulos dies benedicimus te. Et laudamus nomen tuum in sæculum, [et in sæculum sæculi.
25.
Dignare, Domine, die isto, sine peccato [nos custodire. Miserere nostri, Domine; miserere nostri. Fiat misericordia tua, Domine, super nos, [quemadmodum speravimus in te.
26.
In te, Domine, speravi: non confundar [in æternum.
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We therefore pray thee, help thy servants, [whom thou hast redeemed with [thy precious blood. Make them to be numbered with thy saints [in glory everlasting.
Nous vous prions donc de secourir [vos serviteurs ; que vous avez rachetés [par votre précieux sang. Faites-nous jouir de la gloire éternelle [dans la compagnie de vos Saints.
O Lord, save thy people and bless thine heritage. Govern them and lift them up for ever. Day by day we magnify thee, and we worship thy name ever world [without end.
Seigneur, sauvez votre peuple, et bénissez [votre héritage. Conduisez-les, et les élevez jusque dans [l’éternité. Nous vous bénissons tous les jours, Et nous louons votre nom digne d’être loué [aux siècles des siècles.
Vouchsafe, O Lord, to keep us this day without sin. O Lord have mercy upon us, have mercy upon us. O Lord, let thy mercy lighten upon us, [as our trust is in thee.
Daignez, Seigneur, nous garder de tout péché [durant ce jour. Ayez pitié de nous, Seigneur, ayez pitié de nous. Faites-nous miséricorde, Seigneur, comme nous [l’avons toujours espéré de vous.
O Lord, in thee have I trusted; let me never [be confounded.
En vous, Seigneur, est toute mon espérance : [je ne serai pas éternellement confondu. (Jacques-Bénigne de Bossuet, Prières ecclésiastiques, Paris, Veuve de Sébastien Mabre-Cramoisy, 1689)
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LA CHAPELLE ROYALE DE VERSAILLES, À LA GLOIRE DE DIEU ET DU ROI En tant que Roi très chrétien, Louis XIV eut à cœur d’édifier dans la résidence royale de Versailles, devenue en 1682 le siège officiel du pouvoir, une chapelle particulièrement visible, lieu public de sa dévotion. Il en annonça la réalisation dès 1682 et en entreprit le chantier qui s’étendit jusqu’en 1710. Construite par les soins des architectes Jules Hardouin-Mansart puis Robert De Cotte, l’édifice est une splendide chapelle palatine, où la Tribune royale à l’ouest (de plain-pied avec l’étage noble du Grand Appartement du Roi) fait face à l’autel situé à l’est, surmonté par le grand orgue CliquotTribuot, autour duquel se disposaient les musiciens et chanteurs. L’ornementation de la Chapelle fut réalisée par plus de cent sculpteurs, tandis que les somptueuses peintures des voûtes furent confiées à Lafosse, Coypel et Jouvenel. Dernier bâtiment de Versailles inauguré par Louis XIV, la Chapelle royale accueillait chaque jour la Messe du Roi, messe basse accompagnée en musique par les œuvres composées pour Versailles par Lully, Lalande, Campra, Couperin…
Niquet, Les Arts Florissants dirigés par William Christie, The Monteverdi Choir dirigé par John Eliot Gardiner, Les Pages et les Chantres du Centre de musique baroque de Versailles dirigés par Olivier Schneebeli, l’Ensemble Pygmalion dirigé par Raphaël Pichon, le Poème Harmonique dirigé par Vincent Dumestre, mais aussi Ton Koopman, Paul McCreesh, Diego Fasolis, Paul Van Nevel, Michel Corboz, Harry Christophers, Robert King, François Xavier Roth, Benjamin Chénier, Gaétan Jarry et Valentin Tournet donnent à entendre messes, motets et oratorios qui font à nouveau resplendir la musique sacrée dans le Saint des Saints de Versailles. C’est la musique qui donne à Versailles son âme, sa vie, sa respiration. C’est pourquoi il est apparu si essentiel de conserver la mémoire des « musiques retrouvées de Versailles ». Cette musique reprend sa place tous les jours aujourd’hui, grâce à Château de Versailles Spectacles dont la passion fait revivre ce palais somptueux avec ce qui l’a animé pendant plus d’un siècle et nous en révèle l’origine et l’inspiration. Cette collection d’enregistrements en est le témoignage.
Depuis septembre 2009, Château de Versailles Spectacles propose tout au long de sa saison musicale, qui se déroule essentiellement à l’Opéra royal, une programmation à la Chapelle royale, constituée d’ensembles et d’artistes français et internationaux prestigieux. Cecilia Bartoli, Philippe Jaroussky, Le Concert Spirituel dirigé par Hervé
Château de Versailles Spectacles : Catherine Pégard, Présidente ; Laurent Brunner, Directeur www.chateauversailles-spectacles.fr
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THE CHAPELLE ROYALE DE VERSAILLES: TO THE GLORY OF GOD AND KING As ‘Most Christian Monarch’, Louis XIV was eager to equip the royal residence of Versailles, which became the official seat of power in 1682, with a highly visible chapel that would act as his public place of worship. He announced the project in that same year of 1682 and embarked on a programme of construction which lasted until 1710. The result, erected according to the designs of the architects Jules Hardouin-Mansart and later Robert de Cotte, is a splendid palatine chapel, whose Royal Tribune at the west end (on the same level as the ‘noble’ first floor of the Grand Appartement du Roi) faces the altar at the east end, surmounted by the Cliquot-Tribuot great organ, around which the singers and instrumentalists were placed. The chapel’s decoration was the work of more than one hundred sculptors, while the sumptuous paintings of the vaults were entrusted to Lafosse, Coypel, and Jouvenel. The Chapelle Royale, the last building at Versailles to have been inaugurated by Louis XIV himself, was the scene for the daily Messe du Roi, a Low (spoken) Mass with musical accompaniment provided by works written for Versailles by such composers as Lully, Lalande, Campra, and Couperin.
Since September 2009, Château de Versailles Spectacles has presented in the course of its musical season, most of which takes place in the Opéra Royal, a programme of concerts in the Chapelle Royale featuring prestigious ensembles and soloists from France and abroad. Such artists as Cecilia Bartoli, Philippe Jaroussky, Le Concert Spirituel conducted by Hervé Niquet, Les Arts Florissants directed by William Christie, the Monteverdi Choir under the direction of Sir John Eliot Gardiner, Les Pages et les Chantres du Centre de musique baroque de Versailles directed by Olivier Schneebeli, Ensemble Pygmalion under Raphaël Pichon, Le Poème Harmonique directed by Vincent Dumestre, and other ensembles conducted by Ton Koopman, Paul McCreesh, Diego Fasolis, Paul Van Nevel, Michel Corboz, Harry Christophers, Robert King, François-Xavier Roth, Benjamin Chénier, Gaétan Jarry and Valentin Tournet, perform masses, motets and oratorios there, thus allowing sacred music to resound once more in the Holy of Holies of Versailles. Château de Versailles Spectacles: Catherine Pégard, President; Laurent Brunner, Director www.chateauversailles-spectacles.fr
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DIE „CHAPELLE ROYALE“ DES SCHLOSSES VERSAILLES, ZUR EHRE GOTTES UND ZUM RUHM DES KÖNIGS Ludwig XIV., der auch als „Allerchristlichste Majestät“ bezeichnet wurde, war sehr daran gelegen, in Versailles, das 1682 zur ständigen Residenz des Hofes und damit zur Machtzentrale geworden war, eine besonders eindrucksvolle Schlosskapelle zu errichten, als öffentlichen Ort seiner Frömmigkeit und Andacht. Er kündigte das Vorhaben schon 1682 an und begann dann mit den Bauarbeiten, die sich bis 1710 hinzogen. Das von den Architekten Jules Hardouin-Mansart und später Robert de Cotte entworfene Gebäude stellt eine prachtvolle Palastkapelle dar, in der die königliche Empore auf der Westseite (auf gleicher Ebene mit dem noblen Obergeschoss des „großen Gemaches“ -Grand Appartement- des Königs) dem auf der Ostseite befindlichen Altar gegenüberliegt. Über diesem befindet sich die von Cliquot-Tribuot erbaute Orgel, um die sich die Musiker und Sänger gruppierten. Über hundert Bildhauer waren an der Innenausstattung der Kapelle beteiligt, während die Ausführung der kostbaren Gewölbemalereien den französischen Malern Charles de La Fosse, Antoine Coypel und Jean Jouvenet anvertraut wurde. Die Schlosskapelle ist das letzte noch von Ludwig XIV. eingeweihte Gebäude der Versailler Residenz; hier wurde jeden Tag die sog. „Messe basse“ (Missa lecta, auch Stillmesse). Für den König zelebriert, ein Gottesdienst, der musikalisch von den speziell für Versailles komponierten Werken von Jean-Baptiste
Lully, Michel-Richard de Lalande, André Campra und François Couperin umrahmt wurde. Seit September 2009 veranstaltet „Château de Versailles Spectacles“ im Verlauf der Musiksaison, die ansonsten hauptsächlich an der Schlossoper beheimatet ist, in der Schlosskapelle Konzerte mit höchst renommierten französischen und internationalen Künstlern. Cecilia Bartoli, Philippe Jaroussky, das von Hervé Niquet geleitete Concert Spirituel, Les Arts Florissants unter William Christie, The Monteverdi Choir unter der Leitung von John Eliot Gardiner, Les Pages et les Chantres du Centre de musique baroque de Versailles mit Olivier Schneebeli, das Ensemble Pygmalion unter Raphaël Pichon, Le Poème Harmonique unter der Leitung von Vincent Dumestre, aber auch Ton Koopman, Paul McCreesh, Diego Fasolis, Paul van Nevel, Michel Corboz, Harry Christophers, Robert King, François-Xavier Roth, Benjamin Chénier, Gaétan Jarry und Valentin Tournet, führen hier Messen, Motetten und Oratorien auf und lassen somit im „Allerheiligsten“ von Versailles die Musik in all ihrer Pracht erneut erklingen. „Château de Versailles Spectacles“ (Veranstaltungsmanagement): Catherine Pégard, Vorsitzende; Laurent Brunner, Leitung www.chateauversailles-spectacles.fr
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FAIRE RAYONNER LA MUSIQUE FRANÇAISE DES XVIIE ET XVIIIE SIÈCLES Rayonnant aux XVIIe et XVIIIe siècles sur l’ensemble de l’Europe, la France voit naître des genres musicaux atypiques aux formes audacieuses qui font toute la valeur de son patrimoine. Les noms de Lully, Rameau, Campra, Charpentier témoignent, aux côtés de tant d’autres, de l’extraordinaire foisonnement artistique de cette période. Ce riche patrimoine musical sombre pourtant dans l’oubli après la Révolution française. Il faudra attendre les années 80 pour que le mouvement du « renouveau baroque » s’emploie à le faire revivre. Le Centre de musique baroque de Versailles est alors créé en 1987 pour redécouvrir et valoriser le patrimoine musical français des XVIIe et XVIIIe siècles dans le monde. Il met en œuvre des activités de recherche, d’édition, de formation vocale et instrumentale, de production artistique et d’actions culturelles avec ses partenaires, et met à leur disposition une diversité de ressources. Le CMBV est soutenu par le ministère de la Culture (Direction générale de la création artistique), l’Établissement public du château, du musée et du domaine national de Versailles, le Conseil régional d’Île-de-France, la Ville de Versailles et le Cercle Rameau (cercle des mécènes particuliers et entreprises du CMBV). www.cmbv.fr
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RECORDED IN FEBRUARY 2018 AT CHAPELLE ROYALE DU CHÂTEAU DE VERSAILLES JEAN-DANIEL NOIR RECORDING PRODUCER, EDITING & MASTERING CHARLES JOHNSTON ENGLISH TRANSLATION BARTSCH PACHECO TRANSLATIONS GERMAN TRANSLATION VALÉRIE LAGARDE DESIGN & AURORE DUHAMEL ARTWORK CLÉ DE LA GRANDE PORTE DE LA CHAPELLE ROYALE DE VERSAILLES / PHOTO © CHÂTEAU DE VERSAILLES, DIST. RMN-GRAND PALAIS / CHRISTOPHE FOUIN COVER IMAGE MARIANA FLORES INSIDE PHOTO (P.3) OZANGO INSIDE PHOTOS (P.14-15) J.-M. MANAÏ INSIDE PHOTO (P.40) PIERRE GROSBOIS INSIDE PHOTO (P.45) ALPHA CLASSICS DIDIER MARTIN DIRECTOR LOUISE BUREL PRODUCTION AMÉLIE BOCCON-GIBOD EDITORIAL COORDINATOR PARTITIONS RÉALISÉES ET ÉDITÉES PAR LE CENTRE DE MUSIQUE BAROQUE DE VERSAILLES COPRODUCTION CENTRE DE MUSIQUE BAROQUE DE VERSAILLES / CAV&MA ALPHA 444 P CENTRE D’ART VOCAL ET DE MUSIQUE ANCIENNE & CHÂTEAU DE VERSAILLES SPECTACLES & ALPHA CLASSICS / OUTHERE MUSIC FRANCE 2019 C ALPHA CLASSICS / OUTHERE MUSIC FRANCE 2019
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