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Extrait Que mettre dans la gamelle de mon chien ?

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mon chien dans la Que mettre gamelle de

Tout savoir sur la nutrition canine pour faire les bons choix

sommaire

Comprendre les besoins nutritionnels du chien

Soutenir la santé de mon chien grâce à l’alimentation Adapter

Bien lire les étiquettes

Nourrir mon chien au quotidien

Bibliographie

Table des matières Index

Introduction

Savez-vous réellement ce que vous donnez à manger à votre chien ?

Si la réponse est non, ce livre devrait rapidement devenir un allié précieux. Si la réponse est oui, il pourrait malgré tout vous réserver des surprises. Car derrière une gamelle se cachent bien plus que des croquettes ou une liste d’ingrédients. Poids, digestion, croissance, peau, mobilité, vieillissement, comportement alimentaire… ce que mange un chien influence directement sa santé et son confort tout au long de sa vie.

Pourtant, bien nourrir son chien est devenu un sujet étonnamment confus. À force de vouloir bien faire, beaucoup finissent par douter de leurs choix, changent régulièrement d’aliment ou suivent des conseils sans toujours savoir sur quoi ils reposent réellement.

En tant qu’auxiliaire spécialisée vétérinaire j’ai moi aussi, et pendant longtemps, cherché à qui me fier. Puis j’ai commencé à gratter sous le vernis. À vouloir comprendre ce qu’il y avait réellement derrière certaines affirmations, pourquoi les recommandations semblaient parfois se contredire, et comment distinguer une donnée scientifique solide d’une idée, aussi convaincante soit-elle.

Ce livre est né de cette démarche. Pour vous aider à comprendre comment raisonner l’alimentation de votre chien au quotidien, interpréter les informations disponibles, comprendre ses besoins aux différentes étapes de sa vie, éviter certains pièges fréquents et faire des choix adaptés à votre chien. Parce qu’il est unique.

Comprendre les besoins nutritionnels du chien

Nourrir son chien porte les traces du lien développé entre l’humain et le canidé. Certains chercheurs estiment que les premiers chiens sont apparus il y a environ 15 000 ans, d’autres évoquent 30 000, voire 40 000 ans. Mais ce que l’on sait aujourd’hui avec certitude, c’est que le chien n’est pas un loup qui rapporte la balle. Il descend d’un ancêtre commun aujourd’hui disparu, un proto-chien qui aurait progressivement évolué aux côtés des humains, jusqu’à former une nouvelle espèce, à part entière.

La cohabitation prolongée entre le chien et l’humain a une conséquence directe : ce que nous mettons dans sa gamelle compte. C’est l’un des piliers de sa santé, au même titre que sa génétique, son environnement, ou son suivi vétérinaire. C’est même le premier soin quotidien que vous lui apportez.

Comment la domestication a modifié le système digestif du chien ?

La domestication n’a pas seulement transformé le comportement et la morphologie du chien : elle a aussi remodelé son système digestif. Les chiens domestiques possèdent quatre à trente fois plus de copies d’un gène clé, AMY2B, qui code pour une enzyme pancréatique impliquée dans la digestion de l’amidon1. Cette multiplication des copies génétiques se traduit par une capacité accrue à digérer et à utiliser l’amidon comme source d’énergie. Comparé au loup, le chien est donc bien mieux équipé pour valoriser des aliments riches en glucides complexes, comme les céréales, les légumineuses ou les tubercules, présents dans l’environnement humain depuis des millénaires. Une adaptation métabolique sans laquelle le chien n’aurait sans doute pas occupé la place qu’il a aujourd’hui à nos côtés. Plus cocasse encore, certains chiens domestiques possèdent un nombre de copies de gènes de l’amylase comparable, voire supérieur, à celui du porc pourtant considéré comme un omnivore de référence2. Cette adaptation s’explique par le contexte dans lequel les chiens ont évolué. Dans les zones agricoles, les chiens vivaient au contact des humains et récupéraient les restes des repas, souvent riches en végétaux cuits. Sans la cuisson, impossible d’en profiter. Soyons clairs : aucun chien n’a jamais fait bouillir son riz pour survivre, il a laissé ça à son colocataire humain ! Cette stratégie fut

gagnante : s’ouvrir à une nouvelle source d’énergie, c’était s’assurer un avenir aux côtés de l’humain.

En Éthiopie, des chiens errants en concurrence avec le loup d’Abyssinie se nourrissent majoritairement de restes agricoles et de déchets humains3. En Afrique du Sud, des chiens semi-sauvages exploitent même les excréments humains, riches en amidon de maïs, comme une ressource alimentaire régulière4.

Toutes les races n’ont pas suivi la même trajectoire. Les chiens issus de régions éloignées de l’agriculture, comme le chien du Groenland, gardent souvent une capacité plus limitée à digérer l’amidon.

Mon chien est-il carnivore ou omnivore ?

Faut-il considérer le chien comme un carnivore strict, à l’image du chat, ou plutôt comme un omnivore ? Tout dépend du sens qu’on donne au mot carnivore.

Au sens phylogénétique, le chien appartient à l’ordre des Carnivora, comme l’ours ou le panda qui pourtant ne mangent pas tous exclusivement de la viande. Ce classement se base sur la morphologie (dents, mâchoires, griffes), et non sur le régime alimentaire réel. De la même manière, nous faisons partie de l’ordre des Primates, un groupe qui inclut des insectivores, des folivores (mangeurs de feuilles) et des frugivores (mangeurs de fruits). Être primate n’implique pas le même menu pour tous, pas plus qu’être Carnivora n’impose de manger uniquement des animaux.

Au sens nutritionnel, le chien est classé comme un carnivore adapté à un régime varié5. Bien qu’il soit possible de formuler un aliment végétal complet en acides aminés essentiels grâce à des combinaisons précises de céréales et de légumineuses, les protéines animales de qualité restent la source la plus simple, la plus digeste et la plus sûre pour couvrir les besoins du chien. Ses adaptations génétiques lui permettent en outre d’utiliser efficacement les végétaux riches en amidon comme source d’énergie et de fibres. Mais la nature ne s’était pas préparée à voir un auxiliaire de chasse devenir colocataire de canapé ou membre de la famille à part entière. Entre ces deux extrêmes, il y a eu une période charnière :

celle où le chien a été sélectionné par l’humain pour ses aptitudes au travail. Garde, chasse, traction, conduite de troupeaux, flair exceptionnel : pendant des siècles, son alimentation et son mode de vie étaient directement liés à des tâches exigeantes, où chaque calorie servait une fonction.

Désormais, les besoins des chiens ne ressemblent plus à ceux de leurs ancêtres chasseurs, ni même à ceux des chiens de ferme ou de travail. Un chien stérilisé, qui sort deux fois par jour pour un petit tour de pâté de maison, n’a pas les mêmes exigences qu’un Husky de traîneau ou qu’un Border Collie au milieu des moutons. Ces grands écarts de mode de vie ont profondément modifié la façon dont les chiens dépensent et utilisent l’énergie.

Aujourd’hui, on ne cherche plus seulement à remplir son chien, on veut lui offrir santé, longévité et confort de vie. L’alimentation canine n’est plus une question de survie, elle est passée de « qui a faim mange tout pain » à « qui a des besoins mérite une réponse adaptée. »

Faut-il choisir une alimentation riche en protéines ? Comment adapter la gamelle à l’âge de mon chien ? Ce qui est bon pour moi l’est-il aussi pour lui ?

Et si l’alimentation était le premier soin à apporter à votre chien ? Une grande partie de sa santé, de son comportement alimentaire et de son bien-être se joue dans sa gamelle. Pourtant, entre promesses marketing, idées fausses et conseils contradictoires, bien nourrir son chien est devenu un véritable casse-tête. S’appuyant sur les dernières connaissances scientifiques, ce guide, écrit par une spécialiste de la nutrition canine, vous aide à comprendre les besoins de votre chien, à décrypter les étiquettes et à faire des choix adaptés à chaque étape de sa vie.

Choisir une alimentation réellement adaptée à son âge : comprendre les besoins de votre chien, le rôle des protéines, des lipides, des glucides, des fibres, des vitamines et des minéraux, ainsi que les adaptations en cas d’arthrose, de surpoids ou autres problèmes de santé.

Personnaliser l’alimentation de votre chien : des outils pratiques et des quiz pour vérifier que l’alimentation que vous lui proposez répond réellement à ses besoins.

Décrypter les stratégies marketing de la petfood : apprendre à lire les étiquettes pour faire des choix éclairés.

Améliorer la gamelle de votre chien : des recettes simples et économiques de toppings, friandises, glaces… et des conseils sur la mastication, l’hygiène dentaire, la stimulation mentale.

Les clés pour faire de chaque repas un véritable allié de la santé et du bien-être de votre chien.

Pauline Teyssier est auxiliaire spécialisée vétérinaire, formatrice en nutrition du chien et du chat. En 2020, elle a créé @petfood_review sur les réseaux sociaux pour alerter les pet-parents sur les tromperies marketing de la petfood, l’alimentation pour les animaux. Aujourd’hui, elle se consacre principalement à la formation des équipes vétérinaires et des professionnels du monde animal.

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Extrait Que mettre dans la gamelle de mon chien ? by Éditions Ulmer - Issuu