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Extrait Fleurs théâtrales - Éditions Ulmer

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FLEURS THÉÂTRALES au jardin de Pellinec

Gérard Jean


les fleurs théâtrales de l’Himalaya L’Himalaya est une immense réserve végétale qui s’étale sur de très nombreux pays, le Bhoutan, le Sikkim, l’Arunachal Pradesh, le Népal, la Birmanie… Dans cette grande diversité, les rhododendrons sont les rois ! Des centaines d’espèces ont été découvertes, avec des tailles allant de 50 cm à 10 m de haut, et ce n’est pas fini ! Leur spectacle est extraordinaire lorsqu’ils sont en fleurs. J’aimerais un jour les voir de mes propres yeux ! Ces chefs-d’œuvre végétaux sont innombrables là-bas ! Leur aspect change selon leur orientation, et ils vivent dans des ambiances toujours plus ou moins humides. Les bambous sont souvent présents à côté des rhododendrons. D’autres plantes comme le rare pavot bleu de l’Himalaya, le Meconopsis baileyi, les Hedychium aux belles fleurs exotiques, certains magnolias et surtout ceux appelés longtemps ‘Michelia’, à feuilles persistantes et parfumées, poussent aussi dans ces endroits encore intacts. La rusticité des plantes himalayennes est très variable suivant leur altitude et leur latitude. 112


Le Meconopsis baileyi (ex M. betonicifolia) ou pavot bleu de l’Himalaya, -15 °C. 113


Hedychium gardnerianum Cette belle fleur est proche du gingembre. On a découvert cette plante de marécage au Népal. Sa fleur est d’une belle couleur jaune pâle de 20 cm de haut. Dommage que sa floraison théâtrale soit si courte, mais elle a le temps de se faire remarquer pour sa grande beauté. La plante mesure 1,20 m environ, avec un très beau feuillage.

CULTURE Comme les cannas, elle aime les terres plutôt acides, riches et humides tout l’été. Floraison en août et septembre. Elle supporte mieux l’ombre et arrive à très bien fleurir sous des arbres. Sa rusticité est de -7 °C environ, plus si on la protège d’un tapis de feuilles.

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Meconopsis baileyi Le pavot bleu de l’Himalaya ! C’est un rêve de jardinier qui paraît souvent inaccessible. Cette plante très décorative n’est pas très difficile à cultiver, mais surtout difficile à trouver. C’est une bisannuelle qui peut durer 3 ans avec 2 années de floraison. Elle fleurit au mois de juin. Une floraison assez longue car chaque tige comporte plusieurs boutons. Elle pousse spontanément dans les sous-bois clairs et humides de l’Himalaya, quelquefois en compagnie des rhododendrons.

CULTURE Terre acide, humifère et humide l’été. Ne supporte pas la sécheresse. Sa rusticité lui permet de pousser en Alsace. Exposition à mi-ombre ou ombre lumineuse. Rusticité -15 °C.

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La théâtrale émergence d’une fleur de Meconopsis.

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Magnolia laevifolia Longtemps appelé Michelia yunnanensis, ce beau petit arbre de 7 m de haut a de nombreuses qualités. Ses boutons ocre-rouge en velours sont présents dès le mois de septembre. Sa floraison parfumée est théâtrale par son abondance et sa beauté. Elle dure 2 mois de mars à avril.

CULTURE Les Magnolia aiment plutôt les terrains riches et argileux, neutres ou acides. L’humidité du sol leur plaît car leur origine est souvent au bord des rivières. Leur rusticité est très variable. Le Magnolia laevifolia résiste à -10 °C, c’est certainement le plus rustique des ex Michelia. Il ne pousse pas très vite mais fleurit très jeune. Sa taille adulte est de 7 m environ.

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Le doux bouton ocre-rouge du Magnolia laevifolia. 119


Les rhododendrons, des plantes inconnues ! Malheureusement, les rhododendrons sont presque inconnus de la plupart des paysagistes et jardiniers. On connaît surtout quelques hybrides, peu mis en valeur par les « garden center ».

IL Y EN A DES MILLIERS ! Ils sont presque tous originaires de l’Himalaya et on en découvre encore de nouveaux. J’ai déjà montré leurs fabuleuses feuilles dans d’autres livres, des grises, ocre-rouge, mates, brillantes, toutes petites ou gigantesques, mais leurs fleurs ne sont pas en reste ! Elles sont chacune tellement différentes, de toutes les couleurs, jaunes, roses, rouges, abricot, bleues, violettes, blanches, rose pâle… Et parfois aussi parfumées que des roses. Les rhododendrons méritent d’être plantés plus souvent dans les jardins. Ce sont des plantes qui vivent très longtemps. Ils ne demandent aucun entretien et empêchent les mauvaises herbes de pousser. Certains deviennent de véritables arbres au bout d’une trentaine d’années, par exemple ‘Halopeanum’, d’autres restent nains, comme impeditum. Ils sont en boutons 9 mois par an, des boutons plein de promesses qui ajoutent à leur beauté. Raymond Grall, pépiniériste d’exception pour Kerisnel, a beaucoup participé par sa générosité et son talent à leur accessibilité en France. Avec son enthousiasme légendaire, il m’a beaucoup appris sur ces plantes merveilleuses. Aïe ! Il y a tellement de fleurs théâtrales de rhododendrons, lesquelles présenter parmi les 180 espèces de mon jardin ? J’ai choisi les plus surprenants, les plus parfumés, ceux qui conjuguent belles feuilles, belles fleurs et parfum, et les moins connus. Les rhododendrons se divisent en deux groupes, les hybrides et les espèces. Les espèces sont des plantes telles qu’on les a trouvées dans la nature, les hybrides sont croisés par l’homme afin d’améliorer leurs performances, comme leur rusticité par exemple.

CULTURE Les rhododendrons poussent majoritairement dans une terre humifère et acide, fraîche en été et bien drainée. La terre de bruyère pure n’est pas bonne pour eux car ils aiment les ambiances humides et cette terre se dessèche trop facilement. Au besoin, on peut la mélanger avec une terre un peu trop argileuse. Il est recommandé d’enlever les deux tiers des boutons l’année de plantation pour ne pas épuiser la plante. Le trou de plantation doit être de trois fois la taille du conteneur. Dans mon jardin, ils sont heureux de pousser directement dans la terre locale, une terre riche et un peu argileuse mais humide tout l’été. L’exposition est variable suivant les espèces. Plus leurs feuilles sont fines et étroites, plus ils aiment la lumière et le soleil. Ceux à grandes feuilles comme macabeanum préfèrent la mi-ombre. Ils fleurissent de janvier à juillet suivant les variétés. Au Nord de la Bretagne où je suis, ils ne craignent pas le soleil, sauf devant des murs au sud. Mes rhododendrons sont achetés en Bretagne aux pépinières Kerisnel, Kerfandol, Stervinou ou à la pépinière du jardin de Boutiguery.

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Rhododendron lindleyi

Rhododendron keysii

Rhododendron ‘Loderi King Georges’

Rhododendron nuttallii

Rhododendron neriiflorum

Rhododendron ‘Marcel Menard’

Rhododendron ‘Bow Bells’

Rhododendron macabeanum

Rhododendron ‘Phyllis Korn’

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Les fleurs théâtrales attirent tous les regards, elles font la fierté des jardiniers et suppriment la monotonie d’un jardin.On les attend avec impatience à toutes saisons !

Prix TTC : 32  €

,!7IC8E1-dijjjf! ISBN : 978-2-84138-999-5

Pour ce livre, Gérard Jean a sélectionné les plus belles fleurs théâtrales de son jardin botanique de Pellinec en Côtes d’Armor. Il nous propose des conseils de culture personnels et uniques, liés à son expérience de jardinier et à sa connaissance botanique. Il nous permet aussi de comprendre pourquoi et comment des fleurs théâtrales originaires du bout du monde peuvent s’épanouir dans nos jardins. Le jardin de Pellinec a été labellisé « Jardin remarquable » en 2012 et a été choisi pour représenter la Bretagne aux « Jardins préférés des Français » en 2013. Ce livre est le troisième écrit par l’auteur. Le premier, Le jardin du Pellinec la diversité en beauté a reçu en 2014 le prix Redouté artistique et le deuxième, L’émouvante beauté des feuilles, a obtenu en 2016 le grand prix « Versailles, lire au jardin ».


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