À partir de deux lettres inédites adressées en 1828 par Jean Capodistrias à Karl Nesselrode, le ministre russe des Affaires étrangères, Georges Kalpadakis redonne vie à un projet longtemps oublié.
Alors qu'il vient tout juste d'être élu Gouverneur de la République hellénique, Capodistrias y esquisse le projet d'une confédération balkanique. Elle réunirait les anciennes provinces européennes de l'Empire ottoman, serait placée sous la garantie des Grandes Puissances et dotée d'un congrès siégeant à Constantinople, érigée en ville libre. Ce dessein audacieux éclaire d'un jour nouveau les conceptions géopolitiques de Capodistrias sur l'avenir des Balkans.