On aime bien dire que ce n’est pas l’homme qui promène son chien, mais l’inverse. L’idée exprimée par cette image est au coeur de la relation complexe et subtile entre les deux membres de ce couple.
Né dans une famille de vignerons de Rivaz, François Chaudet évoque comment, dès son jeune âge, il a ressenti le caractère inhospitalier de la géographie sévère de Lavaux non seulement à l’égard des jeux d’enfants mais aussi des chiens. Avec les années et par la rencontre de son épouse, il s’est éloigné à la fois de Lavaux et de ce monde sans chiens. Ceux-ci ne l’ont plus quitté, depuis plus de cinquante ans. C’est pour célébrer leur mémoire en même temps que leur pérennité qu’il a décidé de les raconter, par reconnaissance pour ce qu’ils lui ont donné jusqu’à ce jour.