LES VOLS MH370 ET MH17


François Renault
Vols MH370 et MH17
La Malaysia Airlines victime d’un conflit stratégique ?
537 morts !
Éditions Favre SA
29, rue de Bourg
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Distribution Suisse : Office du livre de Fribourg
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Dépôt légal : mars 2026
Imprimé en France par Sepec.
Lot : 01
Tous droits réservés pour tous pays. Sauf autorisation expresse, toute reproduction de ce livre, même partielle, par tous procédés, est interdite.
Mise en page : SIR
Couverture : Adobe Stock
ISBN : 978-2-8289-2325-9
© 2026, Éditions Favre SA, Lausanne, Suisse
Les Éditions Favre bénéficient d’un soutien structurel de l’Office fédéral de la culture pour les années 2026-2028.
SOMMAIRE
Préambule : Attachez vos ceintures ! ........................... 7
PREMIÈRE PARTIE
LE VOL MH370
Pourquoi le vol a-t-il été volontairement détourné par son propre commandant de bord ? .........
Pourquoi l’avion ne s’est-il jamais dirigé vers le sud de l’océan Indien ?......................................
Une théorie officielle totalement démentie par les faits ..................................................................
Pourquoi l’avion a-t-il obligatoirement fait escale ? .....
Pourquoi l’avion s’est-il bien dirigé vers Diego Garcia ? .....................................................
Une fin de vol incompatible avec la théorie
DEUXIÈME PARTIE
LE VOL
Préambule
L’enquête Bellingcat....................................................
Le vol MH17 était-il directement visé ou a-t-il été abattu par erreur ? .................................... 263
Les enseignements des vols KAL007 et IR655 .......... 281
TROISIÈME PARTIE
EXISTE-T-IL UN LIEN
ENTRE LES DEUX CATASTROPHES ?
Le contexte politique ..................................................
Les Ukrainiens du vol MH370 ...................................
La cargaison du vol MH370 .......................................
Coïncidence ou réciprocité ? ........................................ 363
ANNEXES
Annexe 1 : M H370 : L e système SATCOM .............. 371
Annexe 2 : M H370 : L es décalages de temps (BTO) et la définition des arcs ................................... 379
Annexe 3 : M H370 : Comment de nouvelles valeurs de BTO pouvaient-elles être calculées ? ...................... 391
Annexe 4 : M H370 : L es décalages de fréquence (BFO) et le calcul des valeurs attendues ..................... 395
Annexe 5 : M H370 : L es anomalies des données d’Inmarsat .................................................................. 407
Annexe 6 : M H370 : Pourquoi le système ACARS a-t-il été désactivé par le Menu MANAGER ? ........... 417
Annexe 7 : M H370 : Comment le déploiement des masques pouvait-il être empêché ? ........................ 421
ATTACHEZ VOS CEINTURES !
Le trafic aérien mondial aura franchi en 2024 un cap historique. Selon l’Association Internationale du Transport Aérien (IATA), qui compte environ 340 compagnies aériennes membres, représentant plus de 80 % du trafic aérien mondial, le nombre de passagers transportés aura atteint les 4,90 milliards pour 38,20 millions de vols, enterrant définitivement le précédent record qui datait de 2019, avec 4,56 milliards de voyageurs, et par là même, la crise sanitaire.

Pour beaucoup de passagers, voler est une expérience qui procure un sentiment d’aventure et de liberté, une chance d’admirer la beauté du monde vue d’en haut et de découvrir différentes parties du globe. Vous êtes assis dans un siège (plus ou moins) confortable, à l’intérieur d’un gigantesque tube de métal qui peut peser jusqu’à 500 tonnes, et vous regardez par le hublot… Lors de la mise en poussée des moteurs au décollage, vous passez de zéro à 250 km/h en quelques dizaines
de secondes, puis vous quittez le sol sans même sentir que le train d’atterrissage principal n’est plus en contact avec la piste. Vous vous élevez dans les airs plus vite que n’importe quel ascenseur. En l’espace de quelques minutes, vous vous situez déjà au-dessus des nuages et vous continuez à monter. À 10 kilomètres au-dessus du sol, vous voyagez à plus de 900 km/h dans le plus grand confort. Vous savourez votre boisson préférée en regardant un film, en lisant un livre ou en écoutant de la musique… Quelques heures plus tard, vous ressentez une sensation d’oreille bouchée. La puissance des moteurs a été réduite et vous commencez à descendre. Puis, vous pouvez bientôt apercevoir le sol. En regardant par le hublot, vous constatez que vous vous déplacez plus vite que n’importe quel véhicule. Tout d’un coup, vous êtes de nouveau en contact avec la terre ferme, même si vous avez à peine senti les roues du train principal toucher le sol. Lorsque les freins et les inverseurs de poussée sont actionnés et les spoilers déployés, vous ralentissez de 250 km/h à zéro en quelques dizaines de secondes. Vous vous trouvez dans une nouvelle ville. Vous avez peut-être fait un trajet d’une semaine en quelques heures seulement. Vous avez peut-être traversé un océan. C’est la magie de l’aéronautique !… Il y a 100 ans, traverser un océan prenait des semaines, voire des mois, et vous auriez peut-être passé une partie de la traversée la tête par-dessus bord ou dans les WC de votre cabine à lutter contre le mal de mer. En comparaison, le stress et l’inconfort que vous pouvez ressentir lorsque l’avion traverse des turbulences, ou la longueur des procédures de sécurité et des temps d’attente dans les aéroports, ressortent du domaine de l’anecdote !
Pour tout pilote de ligne, la fascination du métier tient en trois choses :
1. L’expérience du vol à proprement parler, c’est-à-dire tout ce qui va de l’entrée sur l’aire de trafic par un matin vif à l’aube, ou un matin brumeux et humide dont on sait qu’il sera brûlant pour effectuer la visite prévol, à l’odeur
du carburant, au démarrage des moteurs, à l’exaltation du décollage, aux vues incroyables que l’on peut découvrir à l’occasion de chaque vol depuis le cockpit, jusqu’à l’atterrissage en un seul morceau et à la satisfaction d’avoir amené ses passagers en toute sécurité jusqu’à leur destination. Chaque vol apporte de nouveaux défis, mais les pilotes sont formés à gérer les situations inattendues et à prendre des décisions immédiates.
2. Le fait de savoir que vous faites quelque chose que beaucoup de gens voudraient faire, qu’une poignée d’entre eux seulement tentera de faire, et qu’un nombre encore plus restreint fera régulièrement. Faire partie d’un cercle très réduit de personnes possédant les compétences pour commander une machine volante complexe dans un univers tridimensionnel, au-dessus des contraintes terrestres mais exposé aux aléas climatiques, peut vous donner l’impression de connaître un secret qui n’est pas partagé par beaucoup… La profession de pilote de ligne est considérée comme un emploi prestigieux, qui s’accompagne de beaucoup de respect. Mais pour devenir pilote professionnel, il convient de répondre à un niveau d’attentes élevées et d’avoir la capacité mentale à faire ce qui est exigé avec la concentration et la précision requises. L’aviation est un environnement régi par des règles strictes, où chacun doit connaître son rôle et ses responsabilités.
3. L’éventail des expériences de voyage, surtout pour ceux qui effectuent des vols long-courriers autour du monde, c’est-à-dire la possibilité d’explorer des endroits que vous n’auriez peut-être jamais eu l’occasion de visiter autrement, de connaitre la plupart des grandes villes du monde et de découvrir des cultures variées, tout en étant payé pour le faire ! Être pilote de ligne est un style de vie qui nécessite une capacité d’adaptation, car les pilotes ne savent souvent pas où la programmation de leurs prochains vols les emmènera.
Depuis l’Antiquité, l’homme a toujours rêvé de s’élever dans les airs. Enivré par le goût de la liberté, Icare s’était cependant approché trop dangereusement du soleil. Ne résistant pas à l’intense chaleur de l’astre, la cire de ses ailes s’était alors mise à fondre. Ses plumes tombant une à une, le jeune garçon fut précipité dans la mer qui porte aujourd’hui son nom, avant d’être englouti dans la profondeur des eaux. Mais, malgré l’échec « cuisant » de cette première tentative, l’idée de naviguer dans les airs a continué de fasciner. Les premiers aviateurs étaient des aventuriers audacieux qui ont pris d’énormes risques pour réaliser leur rêve de voler. Leur courage et leur ingéniosité ont permis de surmonter les nombreux défis techniques et physiques associés au vol humain. Ces pionniers ont non seulement ouvert la voie à des avancées technologiques impressionnantes, mais ils ont également inspiré les générations futures, qui font que l’avion est devenu aujourd’hui l’un des modes de transport les plus sûrs. Bien que de nombreuses personnes aient encore peur, le transport aérien est un moyen de transport beaucoup plus sûr que la voiture. Malheureusement, lorsque des accidents se produisent, les conséquences sont souvent catastrophiques. Il n’existe pas de collisions mineures, mais des événements dévastateurs qui changent le cours d’une vie. Si les chances d’être impliqué dans un accident d’avion sont extrêmement faibles, le nombre de décès en résultant est souvent beaucoup plus important que pour les autres moyens de transport.
On parle de probabilité quand on ne peut pas prédire précisément le comportement d’un phénomène. La probabilité d’un événement correspond à sa fréquence par rapport à l’ensemble des cas possibles. Celle de mourir dans un accident d’avion peut être estimée en rapportant le nombre d’accidents mortels répertoriés dans le monde au nombre de départs de vols. Selon les statistiques établies par le constructeur américain Boeing, on dénombre 2134 accidents d’avion, dont 635 accidents mortels, sur la période de 64 ans allant de
1959 à 2023, et 279 accidents, dont 28 accidents mortels, sur la période de 9 ans allant de 2014 à 2023 :

¾ Sur les 635 accidents mortels intervenus au cours de la période s’étalant de 1959 à 2023, 510 concernaient des vols commerciaux (lignes régulières et vols charter) transportant des passagers. Sur cette même durée, le nombre de départs de vols commerciaux a été estimé à 932 millions.
¾ Sur les 28 accidents mortels survenus au cours de la période s’étalant de 2014 à 2023, 24 concernaient des vols commerciaux (lignes régulières et vols charter) transportant des passagers. Sur cette même durée, le nombre de départs de vols commerciaux s’est élevé à 322,80 millions. Par conséquent, si vous montez à bord d’un vol commercial, choisi au hasard, la probabilité de mourir dans un accident, calculée sur la base des statistiques relatives à la période de 2014 à 2023, est d’une chance sur 13,450 millions.
Calculée sur la base des statistiques relatives à la période de 1959 à 2023, cette même probabilité se serait élevée à une chance sur 1,827 million. La sécurité aérienne n’ayant cessé de s’améliorer, prendre l’avion est devenu une activité de plus en plus sûre. Le risque de mourir a été divisé par deux chaque décennie depuis la fin des années 1960 :
• 1968-1977 : 1 pour 0,35 million
• 1978-1987 : 1 pour 0,75 million
• 1988-1997 : 1 pour 1,3 million
• 1998-2007 : 1 pour 2,7 millions
• 2008-2017 : 1 pour 7,9 millions
• 2018-2023 : 1 pour 13,7 millions
Si les accidents aériens sont rares par rapport au nombre d’avions en vol à chaque instant dans le monde, dans l’immense majorité des cas, on retrouve les mêmes causes principales :
1. L’erreur de pilotage (53 %) : Même si la technologie a évolué à pas de géant, l’erreur humaine reste la cause principale des accidents. Les avions sont devenus des machines complexes. Les pilotes sont sollicités par différentes tâches et une mauvaise décision ou interprétation peut rapidement entraîner une catastrophe. Ces erreurs peuvent être liées au comportement de l’équipage de conduite (stress, fatigue, maladie…) ou découler d’une réaction inadaptée face à une situation inattendue, d’une erreur de jugement, d’un non-respect des procédures. Mais à l’inverse, les pilotes peuvent quelques fois sortir l’avion d’une situation délicate et permettre d’éviter un drame.
2. Les défaillances techniques (20 %) : Malgré tous les progrès techniques réalisés, ce pourcentage n’a pas vraiment évolué en cinquante ans. La sécurité du transport aérien dépend de l’opérateur, de l’âge de la flotte, de son état de maintenance (rigueur des procédures de contrôle) et du niveau de formation des équipages.
3. Les conditions météorologiques (12 %) : Grâce au radar et à la navigation par satellite, les avions peuvent décoller ou atterrir même lorsque la visibilité est complètement nulle. Les accidents liés à la météo ne se soldent pas toujours par une catastrophe de grande ampleur. Il s’agit souvent d’incidents liés au brouillard ou à des pistes verglacées qui occasionnent plus de peur que de mal.
4. Les attentats, détournements, suicides et autres actes de malveillance (8 %) : L es cas de pilotes utilisant un avion pour se suicider sont heureusement très rares. Une étude de l’Administration Fédérale de l’Aviation des ÉtatsUnis (FAA) a révélé que, sur un total de 2758 accidents
documentés entre 2003 et 2012, seuls huit pouvaient être considérés comme un acte de suicide. Depuis 1950, il y a eu 24 cas de suicide de pilotes ou de passagers, en incluant les attentats du 11 septembre aux États-Unis. Beaucoup d’entre eux ne concernaient cependant que de petits avions, et n’ont tué que le seul pilote aux commandes.
5. Les autres causes d’accidents aériens (7 %) correspondent à des erreurs humaines commises par des personnes autres que l’équipage de conduite de l’avion, comme le contrôle aérien ou le personnel de maintenance ou de ravitaillement au sol. Un petit détail peut engendrer de grandes catastrophes.
Les moments les plus dangereux d’un vol restent l’approche finale et l’atterrissage (43 % des accidents), ainsi que le décollage et la montée initiale (21 % des accidents).

Alors que la croisière en altitude représente la majorité du temps d’un vol, cette phase n’est à l’origine que de 11 % des accidents mortels. À l’inverse, la phase d’atterrissage ne représente que 1 % du temps de vol, mais 36 % des accidents mortels.
La méconnaissance du fonctionnement d’un avion est certainement la cause principale de l’aviophobie. Généralement, les anxieux appréhendent les situations dans lesquelles ils n’ont aucun contrôle. Dans l’appareil, les passagers sont passifs et leur vie dépend de l’équipage de conduite. Les victimes de
claustrophobie souffrent du manque d’espace et ont l’impression d’être confinées. Pour d’autres personnes, la construction de cette phobie a été déclenchée par un événement traumatique, comme de très fortes turbulences.
Le 21 mai 2024 est survenu à bord d’un vol LondresSingapour opéré par la compagnie Singapore Airlines, un évènement rarissime qui a ravivé le stress des passagers les plus angoissés au moment de monter à bord. Le vol SQ321 avait quitté Londres le 20 mai et s’était déroulé normalement jusqu’à 7 h 49 UTC le 21 mai 2024. L’avion qui survolait le sud du Myanmar à une altitude de 37 0 00 pieds est alors entré dans une zone d’activité convective en développement. De légères vibrations ont tout d’abord été ressenties, dues à des variations de facteur de charge. Puis les pilotes ont remarqué une augmentation incontrôlée de l’altitude et de la vitesse de l’avion, qu’ils ont tenté de maîtriser en agissant sur les aérofreins. Cette augmentation était très probablement due au fait que l’appareil était soumis à un courant ascendant. Le pilote automatique, qui était engagé à ce moment du vol, a agi sur les commandes pour ramener l’appareil à l’altitude de 37 0 00 pieds qui avait été sélectionnée. L’avion a alors subi une chute de 178 pieds (54 mètres) en moins d’une seconde, ce qui a amené tous les occupants qui n’étaient pas attachés à s’envoler, avant de retomber. Un passager britannique âgé de 73 ans est décédé d’une crise cardiaque et des dizaines de personnes ont été blessées. Les pilotes ont désengagé le pilote automatique afin de stabiliser l’avion, puis l’ont piloté en mode manuel pendant 21 secondes avant de repasser en mode automatique. L’équipage a ensuite effectué un atterrissage d’urgence à Bangkok, où il s’est posé près d’une heure plus tard, après une descente normale qui n’a été perturbée par aucune autre turbulence. Sur les 211 passagers et 18 membres d’équipage, 26 personnes ont été hospitalisées. Il existe plusieurs types de turbulences. Dans le cas du vol de la Singapour Airlines, il s’agissait cependant
de turbulences en ciel clair (Clear Air Turbulence), qui se produisent dans un environnement sans nuages à une altitude supérieure à 20 0 00 pieds. C’est l’incapacité des pilotes à les détecter qui constitue la plus grande menace. Ces turbulences soudaines et sévères surviennent en particulier entre le cœur d’un courant-jet et l’air environnant. Un courant-jet est un axe de vent d’altitude très puissant circulant autour de la Terre d’Ouest en Est, qui est généré par un fort contraste de températures entre les masses d’air chaud remontant des latitudes tropicales et les masses d’air froid descendant des zones polaires. Un cisaillement du vent (soit une modification rapide de la vitesse et de la direction du vent) peut se produire sur les bords d’un courant-jet et provoquer des changements soudains d’altitude et de vitesse.
Les orages génèrent également des turbulences imprévisibles en raison de forts courants ascendants et descendants qui peuvent affecter les commandes de vol.
Mais si les turbulences peuvent être fortes et causer des angoisses aux passagers, elles sont sans danger pour l’avion. Les avions sont conçus pour résister aux pires turbulences qui puissent exister. Des turbulences sévères peuvent entraîner des blessures graves pour ceux des passagers qui ne seraient pas attachés et provoquer également des chutes d’objets des coffres à bagages. Mais la probabilité pour qu’un avion s’écrase à cause de turbulences, est à peu près la même que celle d’être percuté par une météorite en sortant de chez soi. Les décès dus aux turbulences sont extrêmement rares. La Federal Aviation Administration des États-Unis a déclaré que 163 passagers et membres d’équipage avaient été grièvement blessés à l’occasion de turbulences entre 2009 et 2022. Les blessures mineures sont plus fréquentes. Mais le changement climatique pourrait rendre ces turbulences plus récurrentes, car le réchauffement des températures renforce les courants-jets. Les turbulences en air clair ont augmenté de 50 % entre 1979 et 2020. Si la situation continuait de
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