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3e édition
Un guide d’autocorrection du français écrit
Suzanne Beauchemin Dominique Fortier (1 et 2 re
e
éditions)
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Avant-propos
Avant-propos Cette troisième édition du Parce que se veut une mise à jour des difficultés courantes en français et de leur traitement afin de répondre adéquatement aux besoins actuels des étudiants. Bien que le cadre général reste inchangé, la plupart des sections ont été enrichies dans le but de mieux cerner les erreurs commises en français, de les illustrer avec des exemples appropriés et de fournir des explications claires. De plus, bon nombre de tableaux ont été bonifiés et, à la demande des utilisateurs, un tableau portant sur les compléments à valeur explicative a été ajouté. Comme en témoigne la nouvelle mise en pages, la présente édition a été conçue dans l’esprit de simplifier la consultation des notions traitées tout en conservant la même rigueur grammaticale.
Les utilisateurs du Parce que Ce guide d’autocorrection du français écrit s’adresse à toute personne soucieuse d’améliorer la qualité de ses rédactions ou simplement intéressée à mieux comprendre le fonctionnement de la langue écrite. L’usage de cet outil est profitable aux étudiants, de la fin du secondaire à l’université. Par exemple, au collégial, il est idéal pour le cours de Renforcement en français. Il est aussi très utile dans les autres cours de français (101, 102, 103 et 104). Pour le professeur, le Parce que constitue un outil méthodique qui assure une correction équitable ; il permet de suivre le travail et la progression de l’étudiant. Dans les centres d’aide en français des collèges et des universités, le Parce que est autant utile à l’étudiant qui apporte son aide qu’à celui qui la reçoit. Dans les milieux professionnels, le Parce que répond aux interrogations du scripteur qui a besoin de soutien pour détecter ses erreurs de français et les comprendre.
Quelques caractéristiques du Parce que Que ce soit dans un cadre pédagogique ou dans un contexte d’utilisation moins formel, le Parce que vise un double objectif : présenter le système grammatical de notre langue de manière cohérente et fournir des explications claires à des erreurs courantes. Aussi, les renseignements contenus dans cet ouvrage sont présentés selon les notions grammaticales fondamentales et sont organisés autour des erreurs les plus fréquentes illustrées à l’aide d’exemples empruntés à des textes rédigés par des étudiants du collégial. Les exemples, les précisions et les explications concernant ces notions et ces erreurs amènent l’utilisateur à mieux les comprendre et à développer des réflexes d’autocorrection. Le Parce que comporte une table des matières et un index permettant un accès rapide au contenu du guide, ainsi que des tableaux et un glossaire qui éclairent les concepts de base nécessaires à l’activité grammaticale. Finalement, la bibliographie propose des références utiles pour préciser certaines règles ou certaines notions, ou pour approfondir les explications.
Parce que
III
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Pictogrammes
une démarche d’intervention individualisée, donc adaptée aux difficultés de l’étudiant. Une grille de correction et profil d’erreurs est fournie à la page 164 du guide.
La méthode de relecture Une portion de texte corrigé, annoté à l’aide des codes du Parce que, apparait à titre d’exemple à la suite de la grille de correction (p. 165). Accompagnant ce texte corrigé, nous proposons une méthode de relecture (MDR) éprouvée au cégep du Vieux Montréal, principalement par des étudiants du cours de Renforcement en français, du cours 101 et du Centre d’aide en français. Cette MDR s’applique à trois aspects de la grammaire : le texte, les phrases, les mots, aspects qui peuvent être vus comme des étapes dans la relecture, favorisant l’autocorrection méthodique des textes. La démarche propose finalement l’élaboration d’un plan de travail en vue des prochaines rédactions.
Comment utiliser le Parce que dans un contexte individuel Le guide présente les principales règles générales et des exemples d’erreurs fréquentes s’y rapportant. Ces exemples d’erreurs reflètent les difficultés courantes que peut éprouver toute personne placée en situation d’écriture. La table des matières présente les grandes catégories grammaticales, divisées en sous-catégories, et dirige l’utilisateur vers la section appropriée. L’index aidera l’utilisateur à se retrouver rapidement dans le guide, et le glossaire lui permettra de comprendre les principaux termes grammaticaux. Que ce soit par la lecture des règles énoncées, des exemples d’erreurs, des corrections proposées ou des explications fournies, le scripteur est en mesure de répondre lui-même à ses questions, de résoudre ses propres difficultés, de s’autocorriger.
Pictogrammes H R mot V 2.4 page xx
VI
Parce que
Erreur qui relève de l’homophonie Erreur ou usage qui relève du registre de langue Mot(s) défini(s) dans le glossaire Renvoi à un autre article
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Table des matières
Table des matières Avant-propos . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . III Guide méthodologique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . IV Pictogrammes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . VI T T1 T2 T3 T4 T5
La grammaire du texte . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 Le point de vue . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 La reprise de l’information . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 Le temps des verbes dans un texte : harmonisation . . . . . . . . . . 5 Le discours rapporté . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6 Les marques d’organisation du texte . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
S S1 S2 S3 S4 S5 S6
La structure de la phrase . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10 La construction générale de la phrase . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10 La subordination . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18 Les types et les formes de la phrase . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23 La juxtaposition et la coordination . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29 L’adverbe et le groupe de l’adverbe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33 La préposition et le groupe prépositionnel . . . . . . . . . . . . . . . 39
Pro Le pronom . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44 Pro1 Le genre et le nombre du pronom . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44 Pro2 Le choix du pronom . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48 V V1 V2 V3 V4 V5
Le verbe et le groupe du verbe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53 L’accord du verbe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53 L’accord du participe passé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59 Le mode et le temps des verbes dans la phrase : concordance . . 64 La conjugaison du verbe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 69 Le groupe du verbe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 74
N N1 N2 N3
Le nom et le groupe du nom . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 77 Le genre et le nombre du nom . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 77 L’accord, le choix et la forme du déterminant . . . . . . . . . . . . . 81 La construction du groupe du nom . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 87
Parce que
VII
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Table des matières
A A1 A2
L’adjectif et le groupe de l’adjectif . . . . . . . . . . . . . . . . . . 91 L’accord de l’adjectif . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 91 La construction du groupe de l’adjectif . . . . . . . . . . . . . . . . . . 98
P P1 P2 P3 P4
La ponctuation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . La ponctuation à la fin de la phrase graphique . ? ! ... . . . La ponctuation à l’intérieur de la phrase graphique , . . . . . . La ponctuation à l’intérieur de la phrase graphique : ; . . . . Les signes typographiques « » ( ) [ ] – – – / . . . . . . . . .
O O1 O2 O3 O4 O5
L’orthographe d’usage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . L’orthographe d’usage : cas divers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Les nombres . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . La minuscule et la majuscule . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Le trait d’union . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . La division des mots en fin de ligne . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
L L1 L2 L3
Le lexique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Le choix du mot selon le dictionnaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . Le choix du mot selon le contexte de la phrase . . . . . . . . . . . Le choix du mot selon un registre de langue soutenu . . . . . .
101 101 104 112 114 117 117 124 126 127 128 129 129 132 136
Tableaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 137 Glossaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 146 Méthode de relecture . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 162 Bibliographie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 167 Index . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 169
VIII
Parce que
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S1.1
S
La structure de la phrase Les règles à respecter pour construire des phrases grammaticalement correctes sont nombreuses. Certaines de ces règles concernent :
S
• l’organisation générale de la phrase (présence et place des groupes de base dans la phrase) S1 page 10 La structure de la phrase
• la construction et le fonctionnement des phrases insérées dans d’autres (subordination) S2 page 18 • la construction particulière des phrases transformées (phrases de type interrogatif, impératif ou exclamatif, de formes négative, passive, emphatique, etc.) S3 page 23
• la construction et le fonctionnement des phrases ou des groupes syntaxiques uxtaposés et coordonnés (juxtaposition et coordination) S4 page 29 ’autres r gles décrivent l’emploi des pronoms ainsi que la construction et le fonctionnement particulier des divers groupes syntaxiques : le groupe du nom, le groupe du verbe, le groupe de l’ad ectif, le groupe prépositionnel et le groupe de l’adverbe. euls le groupe de l’adverbe S5 page 33 et le groupe prépositionnel S6 page 39 sont abordés dans cette section. Les autres groupes, ainsi que le pronom, font l’ob et de sections distinctes.
S1
La construction générale de la phrase
S1.1
La délimitation des phrases syntaxiques a) La phrase graphique qui comprend plus d’une phrase syntaxique Les phrases syntaxiques contenues dans une phrase graphique doivent tre ointes par uxtaposition, coordination ou subordination. videmment, les phrases syntaxiques peuvent tre séparées par un point ou liées par un marqueur de relation. Erreur :
La mort ne cesse de hanter l’auteur dans ce roman il présente sa peur de trépasser.
Correction :
La mort ne cesse de hanter l’auteur : dans ce roman, il présente sa peur de trépasser . Les phrases sont jointes à l’aide d’un deux-points (jonction par juxtaposition), qui précise le rapport de sens entre les phrases.
Correction :
La mort ne cesse de hanter l’auteur puisque, dans ce roman, il présente sa peur de trépasser . Une phrase est insérée dans l’autre à l’aide du marqueur puisque (jonction par subordination), qui précise le rapport de sens entre les deux phrases.
10
Parce que
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S1.1
Correction :
La mort ne cesse de hanter l’auteur . En effet, dans ce roman, il présente sa peur de trépasser . Les phrases sont séparées par un point. Le marqueur en effet précise le rapport de sens entre les phrases.
b) Un groupe de mots : une seule phrase syntaxique
•
n ne doit pas utiliser la virgule pour séparer des phrases si elle est dé à utilisée pour marquer le déplacement d’un groupe de mots : un complément de phrase, un adverbe coordonnant, un organisateur textuel ou un modalisateur (groupe prépositionnel, adverbe ou élément incident) à la n de la premi re phrase ou au début de la seconde phrase. Un complément de phrase se trouve au début de la seconde phrase. ans ces cas, on doit faire précéder d’un point l’élément détaché par une virgule ou lier les deux phrases par un coordonnant. Erreur :
Il reçoit une lettre mystérieuse d’un auteur anonyme, seulement par l’observation du papier, il peut déduire qu’elle vient de Bohême.
Correction :
Il reçoit une lettre mystérieuse d’un auteur anonyme et, seulement par l’observation du papier, il peut déduire qu’elle vient de Bohême. Ici, une conjonction de coordination est ajoutée pour lier les deux phrases.
Un adverbe coordonnant (à valeur de conséquence) se trouve au début de la seconde phrase. ans ce cas, on doit faire précéder d’un point virgule ou d’un point l’élément détaché par une virgule. Erreur :
Elle peut mieux accomplir sa mission si elle déménage à Kinshasa, alors, elle se met à chercher le moyen de gagner le prix du billet.
Correction :
Elle pourra mieux accomplir sa mission si elle déménage à Kinshasa ; alors, elle se mettra à chercher le moyen de gagner le prix du billet. Ici, un point-virgule sépare les deux phrases.
Correction :
Elle pourra mieux accomplir sa mission si elle déménage à Kinshasa. Alors, elle se mettra à chercher le moyen de gagner le prix du billet. Ici, un point sépare les deux phrases.
Un organisateur textuel se trouve au début de la seconde phrase. ans ce cas, on doit faire précéder d’un point virgule l’élément détaché par une virgule ou lier les deux phrases par un coordonnant. Erreur :
D’une part, Isidore, en la frappant, se comporte de façon cruelle envers la bête, d’autre part, il agit de manière manifestement injuste quand il la prive de soins.
Correction :
D’une part, Isidore, en la frappant, se comporte de façon cruelle envers la bête ; d’autre part, il agit de manière manifestement injuste quand il la prive de soins. Ici, un point-virgule sépare les deux phrases.
Parce que
11
S La structure de la phrase
n groupe de mots ne peut faire partie que d’une seule phrase syntaxique. Les limites de chaque phrase syntaxique doivent tre clairement identi ées par un coordonnant, un subordonnant ou un signe de ponctuation.
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S1.1
Correction :
D’une part, Isidore, en la frappant, se comporte de façon cruelle envers la bête et, d’autre part, il agit de manière manifestement injuste quand il la prive de soins. Ici, une conjonction de coordination est ajoutée pour lier les deux phrases.
Un groupe prépositionnel modalisateur se trouve au début de la seconde phrase. ans ce cas, on doit faire précéder d’un point l’élément détaché par une virgule ou lier les deux phrases par un coordonnant.
La structure de la phrase
S
Erreur :
Sherlock Holmes est considéré comme le détective le plus efficace de l’Europe, pour lui, chaque aventure est un nouveau défi.
Correction :
Sherlock Holmes est considéré comme le détective le plus efficace de l’Europe. Pour lui, chaque aventure est un nouveau défi. Ici, un point sépare les deux phrases.
Correction :
Sherlock Holmes est considéré comme le détective le plus efficace de l’Europe et, pour lui, chaque aventure est un nouveau défi. Ici, une conjonction de coordination est ajoutée pour lier les deux phrases.
Un adverbe modalisateur se trouve au début de la seconde phrase. ans ce cas, on doit faire précéder d’un point l’élément détaché par une virgule ou lier les deux phrases par un coordonnant. Erreur :
Le Survenant dénigre le mode de vie sédentaire de ses hôtes, idéalement, s’il l’accueillait chez lui, Didace, qui le souhaite comme fils, continuerait de l’admirer.
Correction :
Le Survenant dénigre le mode de vie sédentaire de ses hôtes. Idéalement, s’il l’accueillait chez lui, Didace, qui le souhaite comme fils, continuerait de l’admirer. Ici, un point sépare les deux phrases.
Correction :
Le Survenant dénigre le mode de vie sédentaire de ses hôtes, mais, idéalement, s’il l’accueillait chez lui, Didace, qui le souhaite comme fils, continuerait de l’admirer. Ici, une conjonction de coordination est ajoutée pour lier les deux phrases.
Un élément incident se trouve au début de la seconde phrase. ans ce cas, on doit faire précéder d’un point l’élément détaché par une virgule ou lier les deux phrases par un coordonnant. Erreur :
Les poètes du début du xixe siècle se sont opposés au rationalisme des Lumières, les spécialistes en conviennent, ils se sont affranchis de la tradition classique.
Correction :
Les poètes du début du xix e siècle se sont opposés au rationalisme des Lumières et, les spécialistes en conviennent, ils se sont affranchis de la tradition classique. Ici, une conjonction de coordination est ajoutée pour lier les deux phrases.
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Parce que
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S1.1
page 110
n ne doit pas utiliser la virgule pour séparer des phrases si elle est dé à utilisée pour marquer un groupe du nom, un groupe de l’adjectif ou un groupe participial à valeur explicative à la n de la premi re phrase. Un groupe du nom à valeur explicative se trouve à la n de la premi re phrase. Erreur :
Herr Schutz venait régulièrement s’entretenir des bienfaits de la lecture et de l’éducation avec Herr Karl, son généreux employeur, la petite cave « paraissait tout illuminée » par sa manière de voir les choses.
Correction :
Herr Schutz venait régulièrement s’entretenir des bienfaits de la lecture et de l’éducation avec Herr Karl, son généreux employeur, et la petite cave « paraissait tout illuminée » par sa manière de voir les choses. Ici, une conjonction de coordination est ajoutée pour lier les deux phrases.
Un groupe de l’adjectif à valeur explicative se trouve à la n de la premi re phrase. Erreur :
Depuis leur séparation, Adolphe refuse de communiquer avec son père, disposé pourtant à lui rendre service, il ne veut rien devoir à cet homme trop sévère.
Correction :
Depuis leur séparation, Adolphe refuse de communiquer avec son père, disposé pourtant à lui rendre service. Il ne veut rien devoir à cet homme trop sévère. Ici, un point sépare les deux phrases.
Correction :
Depuis leur séparation, Adolphe refuse de communiquer avec son père, disposé pourtant à lui rendre service, et il ne veut rien devoir à cet homme trop sévère. Ici, une conjonction de coordination est ajoutée pour lier les deux phrases.
Un groupe participial à valeur explicative se trouve à la n de la premi re phrase. Erreur :
Elle tente de faire disparaitre la tache de sang, redoutant la colère de son mari, elle n’y arrive par aucun moyen.
Correction :
Elle tente de faire disparaitre la tache de sang, redoutant la colère de son mari. Elle n’y arrive par aucun moyen. Ici, un point sépare les deux phrases.
Correction :
Elle tente de faire disparaitre la tache de sang, redoutant la colère de son mari, mais elle n’y arrive par aucun moyen. Ici, une conjonction de coordination est ajoutée pour lier les deux phrases.
Parce que
13
S La structure de la phrase
• P 2.4d
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S1.3
S1.2
La présence des constituants obligatoires de la phrase syntaxique La plupart des phrases syntaxiques doivent au minimum comprendre un sujet et un prédicat (les deux constituants obligatoires de la phrase). Erreur :
S
La symbolique de l’oiseau dont s’inspirent Prévert et Saint-Denys Garneau. Elle est aussi traitée par d’autres auteurs.
La structure de la phrase
La première phrase graphique ne comporte ni sujet ni prédicat. Il s’agit d’un long groupe du nom qui comprend une subordonnée (dont s’inspirent Prévert et Saint-Denys Garneau). Correction :
La symbolique de l’oiseau dont s’inspirent Prévert et Saint-Denys Garneau est aussi traitée par d’autres auteurs. La phrase comporte maintenant un sujet (le groupe du nom La symbolique dont s’inspirent Prévert et Saint-Denys Garneau) et un prédicat (le groupe du verbe est aussi traitée par d’autres auteurs).
Attention ! Lorsqu’on cite une phrase en discours direct, on doit s’assurer que les consti tuants obligatoires sont présents.
S1.3
Erreur :
L’atmosphère est écrasante dans ce poème : « Le ciel bas et lourd... »
Correction :
L’atmosphère est écrasante dans ce poème : « Le ciel bas et lourd pèse sur la ville. »
La fonction unique des groupes syntaxiques a) Un groupe syntaxique (ou un pronom ou une subordonnée) ne peut occuper deux fonctions dans la phrase. Erreur :
Ce questionnement hante l’auteur de ce roman entreprend alors de résoudre l’énigme. Le groupe l’auteur de ce roman a deux fonctions : il est complément du verbe hanter et sujet du verbe entreprendre.
Correction :
Ce questionnement hante l’auteur de ce roman. Il entreprend alors de résoudre l’énigme.
b) eux groupes syntaxiques (ou des pronoms ou des subordonnées) ne peuvent partager la m me fonction dans la phrase syntaxique, à moins qu’ils soient uxtaposés ou coordonnés (ex. : ’ai lu Molière et Rousseau.), ou qu’un groupe soit mis en emphase (ex. : e l’ai lu, oli re.). Erreur :
À la représentation du Malade imaginaire, Molière y est mort. Le pronom y et le groupe prépositionnel À la représentation du Malade imaginaire exercent la même fonction : complément de phrase.
Correction :
14
Parce que
À la représentation du Malade imaginaire, Molière est mort.
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S1.5
S1.4
La compatibilité du sujet et du prédicat de la phrase a) La compatibilité sujet de la phrase / prédicat ans une phrase, le su et et le prédicat doivent tre compatibles sur le plan du sens. Dans « Le dormeur du val », le soldat à la bouche ouverte laisse croire qu’il est mort. Ici, le choix du sujet le soldat à la bouche ouverte pose un problème de sens : ce n’est pas le soldat qui laisse croire quelque chose, c’est son état. Il faut reconstruire le groupe du nom pour éliminer le problème de sens. Correction :
Dans « Le dormeur du val », le fait que le soldat ait la bouche ouverte laisse croire qu’il est mort.
b) La compatibilité sujet de la phrase / attribut du sujet ans une phrase avec un verbe attributif, le sujet et l’attribut du sujet doivent tre compatibles sur le plan du sens. Erreur :
Le deuxième exemple est quand il dit à Tonio : « C’est bien... Tu mourras. » Un exemple ne peut pas être un moment (quand).
Correction :
Le deuxième exemple est ce qu’il dit à Tonio : « C’est bien... Tu mourras. » Un exemple ne peut pas être un moment, mais il peut être quelque chose (ce que).
S1.5
La compatibilité de la phrase et du complément de phrase Le complément de phrase doit tre compatible sur le plan du sens avec la phrase et ne doit pas amener de répétition ou de redondance. a) La compatibilité sujet de la phrase / sujet sous-entendu dans un complément de phrase ans certains cas, le complément de phrase (un constituant facultatif de la phrase) a un sujet sous-entendu. Le sujet sous-entendu dans un tel complément de phrase et le su et de la phrase doivent tre compatibles sur le plan du sens : ils doivent désigner la m me réalité. Erreur :
En terminant, Sade fait triompher le libertinage. Écrite de cette façon, cette phrase signifie que c’est Sade qui, en terminant, fait triompher le libertinage. Or, en terminant est la réduction de en terminant mon texte ; le sujet sous-entendu dans le complément de phrase est donc je ou nous, pronom dont l’antécédent est l’auteur du texte. Dans une analyse littéraire, le pronom nous sera privilégié. Ce sujet est incompatible avec le sujet de la phrase (Sade).
Correction :
En terminant, nous pouvons affirmer que Sade fait triompher le libertinage. Le sujet sous-entendu dans le complément de phrase (nous) et le sujet de la phrase (nous) sont compatibles : ils désignent la même personne.
Parce que
15
S La structure de la phrase
Erreur :
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S1.5
Correction :
En terminant, il est possible d’affirmer que Sade fait triompher le libertinage. Ici, le complément de phrase s’insère dans une phrase impersonnelle. Il n’y a donc pas de contradiction entre le sujet exprimé (il impersonnel) et le sujet sous-entendu (nous).
Erreur :
Tout au long de la lecture, l’auteur laisse entendre que le jeune soldat se repose. Le sujet sous-entendu du complément de phrase (le lecteur) est différent du sujet de la phrase (l’auteur). Ces deux sujets ne renvoient pas à la même réalité : ils sont incompatibles sur le plan du sens.
S La structure de la phrase
Correction :
Tout au long du texte, l’auteur laisse entendre que le jeune soldat se repose.
b) La position du complément de phrase et la compréhension de la phrase La position du ou des compléments de phrase ne doit pas g ner la compréhension de la phrase. Erreur :
Rimbaud révèle que le personnage est mort à la fin du poème. Le complément de phrase à la fin du poème semble ici compléter la subordonnée que le personnage est mort, alors qu’en fait, il complète l’ensemble de la phrase. En d’autres termes, le personnage ne meurt pas à la fin du poème. Par contre, Rimbaud révèle ce fait à la fin du poème.
Correction :
À la fin du poème, Rimbaud révèle que le personnage est mort. En plaçant en tête de phrase le complément À la fin du poème, il n’y a plus d’ambigüité.
Erreur :
Jean-Jacques Rousseau présente comment, dans cet extrait, l’inégalité s’installe dans le monde. Le constituant facultatif dans cet extrait précise l’endroit où Jean-Jacques Rousseau présente sa théorie et non pas l’endroit où l’inégalité s’installe. Il s’agit d’un constituant facultatif de l’ensemble de la phrase (et non pas de la subordonnée comment l’inégalité s’installe dans le monde). On doit donc ici le placer hors de la subordonnée complétive comment l’inégalité s’installe dans le monde.
our ce complément de phrase, trois positions sont possibles.
16
Correction :
Dans cet extrait, Jean-Jacques Rousseau présente comment l’inégalité s’installe dans le monde.
Correction :
Jean-Jacques Rousseau, dans cet extrait, présente comment l’inégalité s’installe dans le monde.
Correction :
Jean-Jacques Rousseau présente, dans cet extrait, comment l’inégalité s’installe dans le monde.
Parce que
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P1.1
P
La ponctuation On appelle ponctuation l’emploi de signes conventionnels classés dans deux catégories : • les signes de ponctuation (le point . , le point d’interrogation ? , le point d’exclamation ! , les points de suspension ..., la virgule , , le deux-points : et le point-virgule ; ) ; • les signes typographiques (les parenthèses ( ) , les crochets [ ] , les tirets – – , les guillemets « » et la barre oblique / ). Avec la majuscule, les points forts (le point, le point d’interrogation, le point d’exclamation) marquent les limites de la phrase graphique P1 page 101 et traduisent parfois aussi l’expressivité de l’auteur. À l’intérieur de la phrase graphique, on trouve la virgule P2 page 104, le deux-points et le point-virgule P3 page 112, qui mettent en évidence la structure de la phrase ou les limites de ses unités, et traduisent des pauses de l’oral. Les signes typographiques P4 page 114 s’emploient également à l’intérieur de la phrase graphique. Employés à bon escient, tous ces signes facilitent la lecture et la compréhension de la phrase et du texte.
P1
La ponctuation à la fin de la phrase graphique . ? ! ...
P1.1
La ponctuation finale de la phrase Règle générale La fin de la phrase graphique doit être marquée par un point fort convenant au type de la phrase : . , ? , ! .
P
Exemple :
Les spectateurs se demandent pourquoi l’auteur a fait mourir ce personnage .
• Phrase impérative : point simple ou point d’exclamation. Exemple :
Étudions également cette figure de style .
Exemple :
Ne nous méprenons pas sur le sens de cette figure !
Parce que
101
La ponctuation
• Phrase déclarative : point simple.
136853 001-184 int Spot_OK_PG 110_2017-03-20_09:29:46_K-299-7533
P1.1
• Phrase interrogative : point d’interrogation. Exemple :
Quel est le discours dominant dans cet extrait ?
• Phrase exclamative : point d’exclamation. Exemple :
Comme l’évolution de ce personnage est étrange !
On portera une attention particulière aux cas suivants. a) Le point . ne doit pas être utilisé à la suite des points de suspension ou d’un point abréviatif. Erreur :
Et si l’auteur avait choisi de ne pas faire mourir ce personnage… .
Correction :
Et si l’auteur avait choisi de ne pas faire mourir ce personnage ...
Erreur :
Le jeune romancier écrivait pour se libérer de ses pensées, de ses tourments, de ses déceptions, etc . .
Correction :
Le jeune romancier écrivait pour se libérer de ses pensées, de ses tourments, de ses déceptions, etc .
b) Le point d’interrogation ? marque la fin d’une phrase qui pose une question directement, même s’il s’agit d’une phrase déclarative. Exemple :
« Pierre est venu ? » demanda-t-il.
Cependant, le point d’interrogation ne doit pas être utilisé à la fin d’une phrase déclarative exprimant une interrogation indirecte. Erreur :
Les spectateurs se demandent pourquoi l’auteur a fait mourir le personnage ? Il s’agit d’une phrase déclarative (et non pas interrogative) qui exprime une interrogation indirecte (marques d’interrogation indirecte : verbe se demander, subordonnée complétive interrogative indirecte). Le point d’interrogation n’est donc pas justifié.
Correction :
P
Les spectateurs se demandent pourquoi l’auteur a fait mourir le personnage .
La ponctuation
c) Le point d’exclamation ! s’emploie à la suite de l’interjection et, généralement, à la suite de l’onomatopée. Si l’interjection est répétée, le point d’exclamation se place après chaque interjection ou seulement après la dernière.
102
Erreur :
« Tiens, tiens », murmura-t-il.
Correction :
« Tiens ! Tiens ! » murmura-t-il.
Correction :
« Tiens, tiens ! » murmura-t-il.
Parce que
136853 001-184 int Spot_OK_PG 111_2017-03-20_09:29:46_K-299-7533
P1.2 d) Les points de suspension ... s’emploient à la fin de la phrase (parfois aussi à l’intérieur) pour signifier notamment un prolongement inexprimé de la pensée. Ils peuvent être suivis ou précédés d’un point d’interrogation ou d’un point d’exclamation, mais pas d’un point. Erreur :
Les spectateurs se demandent pourquoi l’auteur a fait mourir le personnage. Et s’il avait choisi de l’épargner ... .
Correction :
Les spectateurs se demandent pourquoi l’auteur a fait mourir le personnage. Et s’il avait choisi de l’épargner ...
Correction :
Les spectateurs se demandent pourquoi l’auteur a fait mourir le personnage. Et s’il avait choisi de l’épargner ... ?
Correction :
Les spectateurs se demandent pourquoi l’auteur a fait mourir le personnage. Et s’il avait choisi de l’épargner ? ...
Les points de suspension peuvent remplacer l’abréviation etc. à la fin d’une énumération. Ils ne doivent pas être employés à la suite de etc.
Tableaux pages 138 et 139
Le jeune romancier écrivait pour se libérer de ses pensées, de ses tourments, de ses déceptions, etc. ...
Correction :
Le jeune romancier écrivait pour se libérer de ses pensées, de ses tourments, de ses déceptions ...
Correction :
Le jeune romancier écrivait pour se libérer de ses pensées, de ses tourments, de ses déceptions, etc .
La ponctuation finale de la phrase se terminant par un guillemet fermant Si une parole rapportée entre guillemets (discours direct) se trouve à la fin de la phrase graphique, le signe de ponctuation finale . , ? , ! , ... se place : • avant le guillemet fermant si la citation constitue une phrase graphique ; Exemple :
Le proverbe s’applique ici : « Rien ne sert de courir, il faut partir à point . »
P
• apr s le guillemet fermant si la citation ne constitue pas une phrase graphique. Exemple :
Schéhérazade résume le parcours d’Aladin en le décrivant comme « un homme qui, d’une basse naissance, s’élève jusqu’à la royauté » .
Attention ! Une phrase ne se termine jamais par deux points finaux. Erreur :
C’est Lemelin qui a écrit : « Y a pas de place nulle part pour les Ovide Plouffe du monde entier . » .
Correction :
C’est Lemelin qui a écrit : « Y a pas de place nulle part pour les Ovide Plouffe du monde entier . »
Parce que
103
La ponctuation
P1.2
Erreur :
136853 001-184 int Spot_OK_PG 116_2017-03-20_09:29:46_K-299-7533
P2.4
P2.4
L’emploi de la virgule pour détacher un élément dans la phrase La virgule s’emploie pour détacher divers éléments dans la phrase : • en t te de phrase, l’élément est suivi d’une virgule ; • en n de phrase, il est précédé d’une virgule ; • ailleurs dans la phrase, il est encadré par des virgules. a) Généralement, un complément de phrase placé ailleurs qu’à la suite de l’ensemble sujet + prédicat qu’il complète doit être détaché par la virgule. Erreur :
Dès son entrée en scène ce personnage suscite des sentiments ambivalents , autour de lui. Le complément de phrase dès son entrée en scène se trouve avant le sujet + prédicat. Il devrait être détaché. L’autre complément de phrase ne doit pas être détaché, car il se trouve à la suite du sujet + prédicat.
Correction :
Dès son entrée en scène , ce personnage suscite des sentiments ambivalents autour de lui.
Placé après un subordonnant (ex. : que), le complément de la subordonnée doit être encadré par des virgules. Erreur :
La critique rapporte que , dès la première scène le public était conquis .
Correction :
La critique rapporte que , dès la première scène , le public était conquis .
Cependant, en cas d’élision du subordonnant (ex. : qu’), la première virgule disparait. Exemple :
Ce recueil rapporte qu’avec L’osstidcho , Robert Charlebois révolutionne la chanson québécoise.
Exemple :
Ce recueil rapporte que , avec L’osstidcho , Robert Charlebois révolutionne la chanson québécoise.
Il n’y a généralement pas de virgule devant le subordonnant que. Exemple :
P
Leur amitié est si grande que le personnage tuera pour la protéger.
Exceptions
La ponctuation
Au sujet de l’emploi de la virgule avec le complément de phrase... • ’il est tr s court, le complément de phrase peut ne pas tre détaché par la virgule. Exemple :
Ce piètre auteur sera d’ici peu oublié.
• ’il y a inversion du su et et du verbe, le complément de phrase ne doit pas tre détaché par la virgule. Exemple :
108
Parce que
Dans toutes ses œuvres transparait son mal de vivre.
136853 001-184 int Spot_OK_PG 117_2017-03-20_09:29:46_K-299-7533
P2.4 • ertaines subordonnées circonstancielles compléments de phrase placées en n de phrase, notamment celles commençant par quoique, puisque, bien que, alors que, de sorte que, même si, tandis que, peuvent être détachées par une virgule. Exemple :
La nature joue le rôle de confidente auprès du poète , puisqu’il s’adresse directement à elle .
b) Un complément du nom ou du pronom qui a une valeur explicative doit être détaché par la virgule. Erreur :
Nelligan incompris de son entourage laisse deviner sa souffrance dans ses poèmes. Dans cette phrase, le complément du nom incompris de son entourage a une valeur explicative : il apporte une explication supplémentaire mais non essentielle au nom qu’il complète. Il doit être encadré par des virgules.
Correction :
Nelligan , incompris de son entourage , laisse deviner sa souffrance dans ses poèmes.
Erreur :
Ce sont eux qui ayant accepté l’aide d’un correcteur ont gagné l’estime du public par la qualité de leurs textes. Dans cette phrase, le complément du pronom qui ont accepté l’aide d’un correcteur a une valeur explicative : il apporte une explication supplémentaire mais non essentielle au pronom qu’il complète. Il doit être encadré par des virgules.
Correction :
Ce sont eux qui , ayant accepté l’aide d’un correcteur , ont gagné l’estime du public par la qualité de leurs textes.
Exemple :
Réjean Ducharme , qui a écrit L’avalée des avalés , demeure un écrivain mystérieux.
Exemple :
Réjean Ducharme , écrivain mystérieux , est l’auteur de L’avalée des avalés. Dans ces deux exemples, le complément du nom a une valeur explicative. Il n’est pas essentiel à l’identification de l’auteur, puisque celui-ci est nommé.
Remarque Le poème qu’il a écrit pour sa femme reste un des plus troublants de son œuvre. Dans cet exemple, la relative qu’il a écrit pour sa femme ne peut être détachée par la virgule : elle est essentielle pour déterminer de quel poème il est question. C’est une relative déterminative. c) Un groupe de mots mis en emphase à l’aide d’un pronom doit être détaché par la virgule. Exemple :
Cette description , il la fait avec une tonalité pathétique. La phrase neutre correspondant à cette phrase emphatique s’énonce ainsi : Il fait cette description avec une tonalité pathétique. Le pronom la reprend le groupe cette description, qui a été déplacé en tête de phrase.
Parce que
109
P La ponctuation
Exemple :
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P2.4 d) Un élément introduit par ce qui, c’est, ce dont, etc., à l’intérieur de la phrase graphique doit être détaché par la virgule. Exemple :
Tartuffe évoque la possibilité d’une tentation diabolique , ce qui est une manière de montrer qu’il est conscient du danger.
Attention ! Une subordonnée complétive complément du verbe introduite par ce que ou ce qui n’est pas détachée par une virgule. Exemple :
Roméo ne comprend pas ce qui effraie tant Juliette. Elle se demande ce que son père lui fera.
Attention ! Le complément du nom déterminatif (qui détermine la chose, la personne, le phénomène) ne se détache pas par une ou des virgules. Exemple :
Dans la scène de l’agression, c’est le chien de garde qui a donné l’alarme. Dans le chien de garde, le complément de garde détermine de quel type de chien il s’agit.
LeS COMPLÉMeNtS À VALeUR exPLICAtIVe Un complément du nom ou du pronom (à valeur explicative) non déterminatif doit être isolé au moyen de virgules. Ce complément peut être : Un groupe de l’adjectif
Exemples : Séduite, Emma repousse quand même les avances de
Rodolphe. Emma, séduite, repousse quand même les avances de Rodolphe. Emma sent son univers basculer. Séduite, elle repousse quand même les avances de Rodolphe.
Un groupe du nom
P
Exemples : Emma Bovary, fille d’un riche fermier, a pu étudier dans
un couvent. Fille d’un riche fermier, Emma Bovary a pu étudier dans un couvent.
La ponctuation
Un groupe participial
Exemples : Cherchant le Survenant, Angélina arpentait les rues
de Sorel. Angélina arpentait les rues de Sorel, cherchant le Survenant. Angélina, cherchant le Survenant, arpentait les rues de Sorel.
Une subordonnée relative explicative
Exemples : Dans Thérèse Raquin, la protagoniste, qui veut fuir sa vie
monotone, se jette dans la passion. Ce poème, qui est un sonnet composé d’alexandrins, présente une forme classique
110
Parce que
136853 001-184 int Spot_OK_PG 145_2017-03-20_09:29:51_K-299-7533
Tableaux
Tableaux Les principaux éléments de reprise de l’information T 2a page 3
Il n’est pas rare d’avoir à désigner une même réalité plus d’une fois dans un texte. Les mots employés pour faire référence à une même réalité forment en quelque sorte une « chaine de désignation ». Ce phénomène de « chaine » se nomme « reprise de l’information ». Le tableau suivant propose quelques éléments essentiels pour reprendre efficacement l’information dans un texte et en assurer la cohérence.
GROUPeS OU MOtS QUI ASSUReNt LA RePRISe De L’INFORMAtION GROUPe NOMINAL (GN)
exeMPLeS
Même nom
L’histoire d’Andromaque se situe peu après la guerre de Troie, cette ville mythique détruite par les Grecs. C’est dans cette Troie conquise que se tisse la trame dramatique de l’intrigue.
Synonyme
Cette guerre a couté la vie à Hector, le mari d’Andromaque. Celle-ci pleure inlassablement son époux bienaimé .
Nom générique, dont le sens englobe le ou les noms repris
Sur la scène se succèdent Andromaque, Hermione, Oreste, Pyrrhus. De grands comédiens incarnent ces personnages au destin tragique .
Nom synthétique, dont le sens résume une partie du texte
La lecture de la pièce, sa mise en scène et le choix des acteurs constituent des défis qu’ont souvent relevé les gens passionnés de Racine. Il s’agit là d’ une aventure théâtrale marquante .
Nom de même famille
Andromaque déclare son attachement à son époux et son amour maternel absolu. Cette maternité douloureuse sera en constante opposition avec la passion amoureuse.
Nom associé à l’élément repris
Hermione est un personnage construit sur la démesure : son orgueil , sa cruauté et sa jalousie la mèneront à la mort.
Périphrase
La passion désespérée d’Oreste pour Hermione le dirige droit vers la tragédie. Racine jongle adroitement avec les lois qui règlent ce genre où le conflit entre l’amour et la haine se dénoue dans la mort .
Parce que
137
136853 001-184 int Spot_OK_PG 146_2017-03-20_09:29:51_K-299-7533
Tableaux
(suite)
GROUPeS OU MOtS QUI ASSUReNt LA RePRISe De L’INFORMAtION PRONOM (Pro)
exeMPLeS
Pronom personnel de 3e personne
Andromaque souffre du dilemme qui semble reposer sur ses seules épaules, mais elle ne pourra renier son amour absolu pour son époux tué à la guerre.
Pronom démonstratif
L’amour d’Oreste pour Hermione est désespéré puisque celle-ci n’aime que Pyrrhus.
Pronom possessif
Racine emprunte des héros de l’Antiquité, mais les siens s’incarnent dans le contexte romanesque du xviie siècle.
Pronom numéral ou indéfini
De tous les personnages d’Andromaque, quatre tissent l’essentiel de la trame tragique ; les autres la soutiennent.
Adverbe de lieu GROUPe ADVeRBIAL (GAdv)
Racine puise dans la mythologie grecque, directement inspirée de la guerre de Troie ; l’histoire d’Andromaque trouve là sa source.
Adverbe de temps
Andromaque s’éloigne de Pyrrhus, qui se rapproche d’Hermione, ce qui brise le cœur d’Oreste : dès lors , tous se trouvent prisonniers d’un drame insoluble.
Adverbe synthétique
La pièce Andromaque propose un quatuor de personnages qui se déchirent et se détruisent ; Racine illustre ainsi l’amour tragique.
L’intégration des citations dans un texte T4 page 6
Une citation s’intègre dans un texte d’une manière différente selon qu’elle est courte ou longue.
FAÇON D’INSÉReR LA CItAtION CItAtION COURte • La citation courte (trois lignes ou moins) s’intègre dans le paragraphe ou dans la phrase. • Elle se place entre guillemets. • Elle est suivie de la référence (la page, ou le vers s’il s’agit d’un poème). CItAtION LONGUe • La citation longue (quatre lignes ou plus) s’annonce avec le deux-points. • Elle s’écrit sans guillemets, à simple interligne, en retrait, c’est-à-dire avec une double marge à gauche et une marge simple à droite. • Après une citation longue, on poursuit l’écriture du paragraphe sans renfoncement de la ligne.
138
Parce que
exeMPLeS En juin 1942, Anne Frank a 13 ans. Sur la première page de son journal, elle note : « J’espère pouvoir tout te confier comme je n’ai encore pu le faire à personne. » (p. 17)
Fantine, enfant, gagne sa vie dans une ferme et Cosette, huit ans, fait quotidiennement un travail épuisant : [Elle] montait, descendait, lavait, brossait, balayait, courait, trimait, haletait, remuait des choses lourdes, et, toute chétive, faisait les grosses besognes. (p. 85) L’accumulation des verbes d’action souligne ici l’ampleur de la tâche que Cosette doit accomplir tous les jours.
136853 001-184 int Spot_OK_PG 147_2017-03-20_09:29:51_K-299-7533
Tableaux
Il faut veiller à intégrer les citations en respectant les règles de syntaxe et de ponctuation, et les règles typographiques.
FAÇON D’INSÉReR LA CItAtION CItAtION D’UNe OU De PLUSIeURS PHRASeS COMPLÈteS La citation s’intègre ainsi : • Le deux-points annonce la citation. • Si la citation est courte, les guillemets indiquent le début et la fin de la citation. • La citation commence par une majuscule. • Si la citation termine la phrase, la ponctuation finale se place avant le guillemet fermant.
exeMPLeS
Chaque jour, le sultan réclame une nouvelle histoire à Schéhérazade en ces termes : « Voyons ce que vous avez de nouveau à me raconter. » (p. 124)
CItAtION D’UNe PARtIe De PHRASe Schéhérazade résume le parcours d’Aladin en le décrivant La citation s’intègre ainsi : comme « un homme qui, d’une basse naissance, • Il n’y a pas de deux-points avant la citation. s’élève jusqu’à la royauté » (p. 123). • Les guillemets indiquent le début et la fin de la citation. • La citation commence par une minuscule (à moins qu’elle ne commence la phrase). • Si la citation termine la phrase, la ponctuation finale se place après le guillemet fermant et après les indications de référence. CItAtION De MOtS OU De GROUPeS De MOtS La citation s’intègre ainsi : • Le deux-points est utilisé pour annoncer l’énumération. • Le deux-points peut être remplacé par tels que ou comme.
Dans la terre paternelle, la beauté de la nature est soulignée par de nombreux adjectifs : « remarquable », « pittoresque », « riche », « touffu ». Dans la terre paternelle, la beauté de la nature est soulignée par de nombreux adjectifs tels que « remarquable », « pittoresque », « riche », « touffu ».
CItAtION De PLUS D’UN VeRS • Une barre oblique indique la fin des vers et les majuscules Boileau recommande le travail patient : « [...] sans perdre courage / Vingt fois sur le métier remettez votre du poème sont respectées. ouvrage ; / Polissez-le sans cesse [...] » (vers 18 à 20). COUPURe À L’INtÉRIeUR D’UNe PHRASe CItÉe (au début, à l’intérieur ou à la fin d’un vers cité) • Chaque coupure doit être signalée au lecteur.
• La coupure est indiquée par des points de suspension mis entre crochets.
Ce site, qui sert de cadre à l’histoire, respire la paix et l’harmonie, et Virginie, en plantant la graine des fruits qu’elle mange afin de nourrir un jour « quelque voyageur, ou au moins [...] un oiseau » (p. 28), manifeste les rapports respectueux qui existent entre l’homme et la nature. Boileau recommande le travail patient : « [...] sans perdre courage / Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage ; / Polissez-le sans cesse [...] » (vers 18 à 20).
GRAMMAtICALItÉ De LA CItAtION • La citation doit demeurer grammaticale et intelligible dans Dans les dernières pages de son journal, Anne Frank la phrase : si un mot de la citation est modifié ou ajouté, affirme que « [son] âme est divisée en deux » (p. 282). il doit être mis entre crochets. Le texte original se lit ainsi : « mon âme est divisée en deux ».
Parce que
139
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Tableaux
T5 page 8
La valeur des marqueurs de subordination et de coordination
VALeUR Addition
MARQUeURS
exeMPLeS
Subordonnants Outre qu’il exploite le thème de l’échec amoureux, en plus de ce que, outre que, sans compter tout le texte met en évidence le côté pathétique du que… personnage de Cyrano. Coordonnants ainsi que, bien plus, de plus, puis, ensuite, et, aussi, en outre…
Tout le texte met en évidence le côté pathétique du personnage de Cyrano ; en outre, il exploite le thème de l’échec amoureux.
Alternative
Coordonnants ou, ou bien, parfois… parfois, soit… soit, tantôt… tantôt…
Cette œuvre propose au lecteur une vision tantôt tragique, tantôt mélancolique de l’amour.
But
Subordonnants afin que, de crainte que, de manière que, de peur que, pour que…
Cyrano restait dans l’ombre de crainte que Roxane ne découvre le subterfuge.
Cause
Subordonnants attendu que, comme, étant donné que, parce que, puisque, vu que…
Cyrano a été démasqué, puisque Roxane a finalement découvert le subterfuge.
Coordonnants car, en effet, en raison de…
Cyrano a été démasqué, car Roxane a finalement découvert le subterfuge.
Subordonnants aussi que, ainsi que, autant que, comme, davantage que, moins que, plus que, tel que…
Christian était aussi vaniteux que Cyrano était discret.
Coordonnants autant… autant…
Autant Christian affichait sa vanité, autant Cyrano faisait preuve de discrétion.
Subordonnants alors que, bien que, en dépit du fait que, encore que, même si, quoique…
On ne peut douter de l’amour de Christian même s’il l’exprime bien maladroitement.
Coordonnants néanmoins, pourtant…
On ne peut douter de l’amour de Christian, pourtant il l’exprime bien maladroitement.
Comparaison
Concession
Condition
140
Le spectateur comprend le conflit politique de la Subordonnants pièce, pourvu qu’il connaisse un peu l’histoire. à condition que, à supposer que, au cas où, dans l’éventualité où, pourvu que, si…
Parce que
136853 001-184 int Spot_OK_PG 149_2017-03-20_09:29:51_K-299-7533
Tableaux
(suite)
VALeUR
MARQUeURS
exeMPLeS
Subordonnants à tel point que, c’est ainsi que, de façon que, de manière que, de sorte que, si bien que, tellement que…
Les personnages ont échangé leur rôle, si bien que la confusion s’est installée dans le cœur de Roxane.
Coordonnants ainsi, alors, aussi, c’est pourquoi, de là, d’où, donc, en conséquence, par conséquent…
Les personnages ont échangé leur rôle ; aussi la confusion s’est installée dans le cœur de Roxane.
Hypothèse
Subordonnants à moins que, à supposer que, en admettant que, si…
Le déroulement des évènements n’aurait pas été le même si Roxane avait connu les véritables sentiments de Cyrano à son égard.
Justification
Subordonnants comme, étant donné que, puisque, vu que…
Cyrano reste un personnage essentiellement romantique, puisqu’il allie le courage et le dépassement de soi.
Coordonnants à savoir, c’est-à-dire, par exemple, soit…
Cyrano reste un personnage essentiellement romantique, c’est-à-dire qu’il allie le courage et le dépassement de soi.
Subordonnants alors que, au lieu que, si, tandis que…
L’amour devrait triompher du complot mené par Christian et Cyrano, alors que c’est la mort qui viendra dénouer le conflit entre les deux hommes.
Conséquence
Opposition
L’amour devrait triompher du complot mené par Coordonnants cependant, en revanche, mais, néanmoins, Christian et Cyrano, mais c’est la mort qui viendra dénouer le conflit entre les deux hommes. or, par ailleurs, par contre, pourtant, toutefois… Restriction
Subordonnants excepté que, hormis que, pour autant que, sauf que, si ce n’est que, sinon que…
L’amour devrait triompher du complot mené par Christian et Cyrano, sauf que les mécanismes du tragique réservent au spectateur une issue inattendue.
temps
Subordonnants alors que, après que, à mesure que, aussitôt que, avant que, chaque fois que, depuis que, en attendant que, lorsque, pendant que, quand, tandis que…
Christian s’affichait ostensiblement pendant que Cyrano restait dans l’ombre.
Coordonnants et, ensuite, enfin, puis…
Christian s’affichait ostensiblement et Cyrano restait dans l’ombre.
Parce que
141
136853 001-184 int Spot_OK_PG 154_2017-03-20_09:29:52_K-299-7533
Glossaire
Glossaire Ce glossaire vise à faciliter la lecture du Parce que et à éclairer la compréhension des notions particulières à la nouvelle grammaire. Il vise surtout à définir les concepts de base utiles à l’analyse grammaticale et, par conséquent, à l’autocorrection (principalement les notions de classe, de groupe, de fonction et de phrase). Ce glossaire n’a pas la prétention de couvrir tout le domaine de la grammaire française ; il ne remplace donc pas la consultation de grammaires et de dictionnaires. Les utilisateurs du Parce que trouveront d’ailleurs dans la bibliographie les titres qui constituent nos références privilégiées. ACCORD
rEmarquE Traditionnellement, les déterminants démonstratifs,
Il y a accord quand un mot (le receveur d’accord) reçoit d’un autre mot (le donneur d’accord) : • son genre (masculin ou féminin) et son nombre (singulier ou pluriel) ; fém. sing.
Exemple : Quelle vie [f]misérable ils ont eue !
• ou sa personne (1re, 2e ou 3e) et son nombre (singulier ou pluriel). 3e pers. pl.
Exemple : Quelle vie misérable ils ont eue !
Les accords s’appliquent seulement aux classes grammaticales regroupant des mots variables. • Le nom et le pronom sont des donneurs. • Le déterminant, l’adjectif, le participe passé, le verbe, et les auxiliaires avoir et être sont des receveurs. ACTIVE (forme de la phrase) Voir Formes de la phrase.
possessifs, numéraux, relatifs, interrogatifs, exclamatifs et indéfinis sont appelés adjectifs. ADVERBE (classe grammaticale) SEnS L’adverbe a différentes valeurs : il exprime le lieu, le temps, la manière, etc. Il peut faire référence à une réalité déjà exprimée (ex. : Elle aime son pays ; c’est là qu’elle mourra.). FormE L’adverbe peut être formé de plus d’un mot (ex. : tout à fait, c’est-à-dire). Il peut être issu d’un adjectif (ex. : bizarrement). Il est invariable. FonctionnEmEnt L’adverbe est le noyau du groupe de l’adverbe, ou il sert de coordonnant (ex. : Il regarda à droite, puis à gauche.). Il sert aussi de marqueur d’interrogation ou d’exclamation (ex. : Où ira-t-elle ? Comme elle est brillante !). quElquES advErbES MANIÈRe : ainsi, bien, lentement, mal, vite ; QUANtItÉ : à peine, environ ; INteNSItÉ : aussi, moins, plus, tant ; teMPS : aujourd’hui, déjà, ensuite, jamais, tantôt ; LIeU : ailleurs, dedans, ici, loin, partout ; NÉGAtION : ne… pas, ne… plus, non ; ADDItION : de plus, en outre ; CONSÉQUeNCe : ainsi, alors, aussi ; ReStRICtION : cependant,
pourtant, toutefois. ADJECTIF (classe grammaticale) SEnS L’adjectif exprime la qualité d’une chose ou
d’une personne (ex. : un bon / mauvais auteur) ou la catégorie à laquelle elle appartient (ex. : un auteur français / québécois / américain). FormE L’adjectif peut être formé de plus d’un mot
(ex. : terre à terre, historico-fantastique). Il peut être issu d’un verbe (ex. : une personne changeante / connue). Il varie généralement en nombre, souvent en genre (ex. : un auteur obscur / des auteurs obscurs, une auteure obscure / des auteures obscures). FonctionnEmEnt L’adjectif est le noyau du groupe
de l’adjectif. C’est un receveur d’accord.
146
Parce que
ANGLICISME Mot, expression ou sens emprunté à l’anglais (ex. : canceller pour annuler ; faire du sens au lieu de avoir du sens). rEmarquE Les anglicismes qui sont entrés dans la norme sont
répertoriés dans les dictionnaires usuels sans mention spéciale (ex. : weekend). Ceux qui sont considérés comme des emprunts inutiles n’y figurent pas ou sont précédés de la mention anglic. ANTÉCÉDENT Réalité exprimée dans la phrase ou le texte qui est reprise par un pronom, par un élément du groupe du nom ou par un adverbe.
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Glossaire
Exemple : La jeune fille sonda avec justesse la cons-
cience de l’homme. Elle s’en félicitera par la suite. L’antécédent du pronom elle est la jeune fille. Le pronom en reprend l’idée exprimée dans la première phrase. Exemple : Montréal est le berceau d’une certaine
culture permettant le mélange des genres où, par exemple, différentes langues se côtoient. Ici, ce mélange est possible. L’antécédent du pronom où est une certaine culture. L’anté cédent de l’adverbe ici est Montréal.
nom, contrairement au complément direct (ex. : Elle l’a trouvée extrêmement difficile.). ATTRIBUT DU SUJET (fonction syntaxique) L’attribut du sujet représente une qualité ou une caractéristique du sujet de la phrase, ou il indique ce qu’est le sujet. Il dépend d’un verbe attributif, mais il est en étroite relation avec le sujet. verbe attributif
Exemple : L’écriture de ce roman a été plus difficile
que prévu .
APOSTROPHE
verbe occ. attributif
Groupe du nom ou du pronom au moyen duquel on s’adresse directement à une ou des personnes. L’apostrophe fait souvent partie d’une phrase graphique, mais reste extérieure à la phrase syntaxique et n’a aucune fonction. Exemple : Veuillez recevoir, Mesdames, l’assurance
de mes sentiments respectueux. Exemple : Et la Bête de demander : « La Belle,
voulez-vous bien que je vous voie souper ? » APPOSITION Voir Complément du nom / du pronom. ARCHAÏSME Mot, expression ou sens dont l’usage est devenu ancien dans le français contemporain (ex. : menterie pour mensonge). rEmarquE Dans les dictionnaires usuels, les archaïsmes sont précédés de la mention vieilli (ou vx pour « vieux »).
ARTICLE Voir Déterminant. ATTRIBUT DU COMPLÉMENT DIRECT (fonction syntaxique) L’attribut du complément direct du verbe représente souvent une qualité ou une caractéristique du complément direct. Il dépend d’un verbe occasionnellement attributif, mais il est en étroite relation avec le complément direct. verbe occ. attributif
compl. dir. du V
Exemple : Elle a
trouvé l’écriture de ce roman extrêmement difficile .
conStruction L’attribut du complément direct est
souvent un groupe de l’adjectif. Ce peut aussi être un groupe du nom ou un groupe prépositionnel, mais jamais un pronom. PlacE Et FonctionnEmEnt Il est placé après le verbe
ou le complément direct et ne peut être déplacé hors du groupe du verbe. Il est généralement facultatif sur le plan syntaxique, mais toujours obligatoire sur le plan du sens. Il ne peut jamais être remplacé par un pro-
Exemple : Son dernier roman s’avère un petit chef-
d’œuvre . conStruction L’attribut du sujet est souvent un
groupe de l’adjectif. Ce peut aussi être un groupe du nom, un groupe prépositionnel, un groupe de l’adverbe ou un pronom (fréquemment le ou en). PlacE Et FonctionnEmEnt L’attribut du sujet est placé après le verbe (sauf le pronom personnel, qui se place devant) et ne peut être déplacé. Il est obligatoire. Il peut presque toujours être remplacé par un simple adjectif qui s’accorde avec le sujet.
AUXILIAIRE DE CONJUGAISON Avoir et être sont utilisés comme auxiliaires de conjugaison pour former les temps composés. • Avoir s’emploie avec la plupart des verbes, dont avoir (ex. : il a eu) et être (ex. : il a été). • Être est utilisé avec certains verbes exprimant le mouvement : aller, rester, sortir, entrer, venir, etc. (ex. : je suis resté, elle était tombée) ou un changement d’état : naitre, décéder, etc. (ex. : il est né, elle est décédée). • Être est utilisé avec tous les verbes pronominaux (ex. : elle s’est évanouie, il s’est perdu). AUXILIAIRE DE MODALITÉ Les verbes pouvoir et devoir sont utilisés comme auxiliaires de modalité quand, suivis d’un verbe à l’infinitif, ils contribuent à exprimer une possibilité (ex. : je peux conduire), une probabilité (ex. : il peut neiger), une obligation (ex. : tu dois dormir). Les verbes paraitre, sembler et vouloir sont aussi parfois auxiliaires de modalité (ex. : il parait dormir, il semble dormir). BARBARISME Erreur attribuable à la méconnaissance de la forme orale d’un mot (ex. : rénumération à la place de rémunération). rEmarquE Les barbarismes ne figurent pas dans les diction
naires usuels.
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Méthode de relecture
Méthode de relecture Conseils pour la rédaction et la relecture Nous proposons quelques pistes méthodologiques pour vous soutenir dans les tâches de rédaction et de relecture de vos textes. La démarche suggérée s’inscrit dans l’esprit du Parce que, fondé sur l’autocorrection. En matière de qualité du français écrit, les exigences sont importantes au collégial et augmentent, du cours 101 à l’Épreuve uniforme de français (familièrement nommée l’EUF), dont la réussite sanctionne le diplôme. C’est pourquoi il est nécessaire de développer des habitudes de relecture efficaces aussitôt que possible.
1. Avant la rédaction de votre texte La toute première bonne habitude à prendre est sans doute celle d’organiser le temps attribué à la rédaction : le temps de l’écriture et le temps de la relecture du texte doivent être partagés de manière efficace. Il est recommandé de prévoir, pour la relecture, une proportion qui se situe entre 15 % et 20 %du temps total accordé à l’écriture (par exemple, 40 minutes de relecture pour une rédaction de 3 h 30). Le tableau suivant sera utile pour suivre votre démarche de relecture (les colonnes prévoient une possibilité de cinq textes). texte 1
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Nombre de mots du texte demandé Temps alloué pour la rédaction Temps accordé à la relecture
2. En cours de rédaction Pour que le temps réservé à la relecture soit fructueux, l’adoption d’une méthode précise est recommandée. Celle qui suit propose une méthode de relecture (MDR) éprouvée au cégep du Vieux Montréal par des étudiants du cours de Mise à niveau et du Centre d’aide en français (CAF). Cette MDR s’applique à trois aspects : le texte, les phrases, les mots. Ces trois aspects peuvent être vus comme des étapes dans la relecture, favorisant l’auto correction méthodique du texte. Le tableau suivant est conçu pour vous accompagner dans l’application de la MDR et prévoit une possibilité de cinq textes. Ce tableau est suivi de la grille de correction, utile pour établir son profil d’erreurs, et d’un exemple de texte annoté à l’aide de cette grille.
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Méthode de relecture
LeS tROIS ASPeCtS DU texte : POINtS À VÉRIFIeR VOUS AVez VÉRIFIÉ
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Le point de vue (choix du point de vue et constance) La reprise de l’information
Le texte
Le temps des verbes (choix du système verbal et harmonisation des temps) Les discours rapportés (pertinence) et l’intégration des citations Les marques d’organisation du texte (pertinence, efficacité) Les groupes de base (présence et, s’il y a lieu, ponctuation) Les constructions de phrases selon leurs types et leurs formes
Les phrases
Les subordonnées (construction, choix des subordonnants) Les éléments juxtaposés ou coordonnés (construction, ponctuation) Les groupes prépositionnels (choix de la préposition, construction) Le genre et le nombre des noms et des pronoms Les accords dans les groupes du nom (déterminants, adjectifs)
Les mots
Les accords dans les groupes du verbe (verbes, participes passés, adjectifs) La conjugaison des verbes L’orthographe des mots Le choix des mots
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Méthode de relecture
GRILLe De CORReCtION et PROFIL D’eRReURS DAte : t Grammaire du texte T1 Point de vue T2 Reprise de l’information T3 Temps des verbes dans un texte : harmonisation T4 Discours rapporté T5 Marques d’organisation du texte (titres, paragraphes, organisateurs textuels) S Structure de la phrase S1 Construction générale de la phrase S2 Subordination S3 Types et formes de la phrase S4 Juxtaposition et coordination S5 Adverbe et groupe de l’adverbe S6 Préposition et groupe prépositionnel PRO Pronom PRO1 Genre et nombre du pronom PRO2 Choix du pronom V Verbe et groupe du verbe V1 Accord du verbe V2 Accord du participe passé V3 Mode et temps des verbes dans la phrase : concordance V4 Conjugaison du verbe Construction du groupe du verbe V5 N Nom et groupe du nom N1 Genre et nombre du nom N2 Choix, forme et accord du déterminant N3 Construction du groupe du nom A Adjectif et groupe de l’adjectif A1 Accord de l’adjectif A2 Construction du groupe de l’adjectif P Ponctuation P1 Ponctuation à la fin de la phrase graphique . ? ! ... P2 Ponctuation à l’intérieur de la phrase graphique , P3 Ponctuation à l’intérieur de la phrase graphique : ; P4 Signes typographiques « » ( ) [ ] – – – / O Orthographe d’usage O1 Orthographe d’usage : cas divers (homophonies, accents, apostrophes) O2 Nombres (orthographe ; écriture en lettres, en chiffres) O3 Minuscule et majuscule O4 Trait d’union O5 Division des mots en fin de ligne L Lexique L1 Choix du mot selon le dictionnaire (présence du mot au dictionnaire, barbarismes, anglicismes, paronymes, homophones) L2 Choix du mot selon le contexte de la phrase (répétition, justesse, précision du mot ; lexique de l’analyse littéraire) L3 Choix du mot selon un registre de langue soutenu (mots familiers, archaïsmes) Annotations supplémentaires (exclues du calcul de la fréquence) R Erreur relevant du registre de langue H Erreur relevant de l’homophonie FRÉQUeNCe D’eRReURS NOMBRe De MOtS NOMBRe D’eRReURS FRÉQUeNCe (NOMBRe De MOtS ÷ NOMBRe D’eRReURS)
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Méthode de relecture
texte ANNOtÉ Texte écrit par un étudiant du cours Mise à niveau en français et annoté selon la grille de correction. Un homme et son péché P2.4a Depuis les débuts de la diffusion d’émissions télévisées au Québec/plusieurs œuvres V2.3 (V2.3) O3a littéraires ont été adaptés et ont été vus par un bon nombre de québécois. Certaines N3.3 adaptations télévisées ou cinématographiques sont gravées dans la mémoire des gens A1.11 S2.2d [ tel que Le survenant et Kamouraska ]. On peut se demander
[ jusqu’à quel point
P1.1b TSb ces adaptations sont-elles fidèles à l’œuvre écrite ]? Ainsi, l’œuvre de Claude-Henri (T3) T3a Grignon Un homme et son péché fut transposée au grand écran par Charles Binamé. L2.1 L2a (T3) Jusqu’à quel point cette œuvre fut-elle une adaptation ? En comparant les personnages, il sera possible de répondre à cette question.
NOTES 1. Les erreurs sont soulignées et codées. 2. Les codes entre parenthèses peuvent indiquer : – une information supplémentaire à propos d’une erreur ; – la répétition d’une erreur ; – une erreur conséquente à une autre.
3. À la réception du texte corrigé et annoté Vous recevez votre texte qui a été corrigé par votre professeur (ou par un moniteur du CAF) à l’aide de la grille de correction du Parce que. Chacune des erreurs du texte se trouve annotée à l’aide d’un code qui renvoie à la grille et aux explications contenues dans le Parce que. À l’aide de ces explications, vous êtes en mesure de procéder à l’autocorrection de votre texte. Vous pouvez aussi établir le bilan de vos erreurs en utilisant la Grille de correction et profil d’erreurs apparaissant à la page précédente. En cochant chacune de vos erreurs dans ce profil, vous obtenez un portrait précis de vos forces et faiblesses. Vous pourrez ainsi construire votre plan de travail en établissant vos propres priorités. Vous pouvez aussi calculer votre fréquence d’erreurs : le nombre de mots divisé par le nombre d’erreurs du texte donne la fréquence d’erreurs (il faut savoir que la fréquence de passage pour l’EUF est de 30, soit un maximum de 30 erreurs pour un texte de 900 mots).
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Méthode de relecture
4. Pour la prochaine rédaction Le tableau suivant établit une synthèse des étapes recommandées à partir du moment où vous recevez votre texte corrigé. C’est le moment de consolider la démarche d’autocorrection et de préparer de manière efficace votre prochaine rédaction. Les colonnes de ce tableau prévoient une possibilité de suivi de cinq textes. Il est recommandé de recourir aux ressources proposées pour enrichir votre plan de travail en vue de la prochaine rédaction.
LA PROCHAINe RÉDACtION : ÉtAPeS texte 1
Vous avez interprété les codes de corrections annotant les erreurs de votre texte et consulté le Parce que pour bien les comprendre. Vous avez coché chacune de vos erreurs dans la Grille de correction et profil d’erreurs, p. 164.
Vous avez calculé la fréquence d’erreurs du texte.
Vous avez surligné les erreurs à corriger de façon prioritaire.
Vous avez consulté les ressources qui sont à votre disposition (le Parce que, le site du CCDMD, grammaires, dictionnaires, etc.) pour bien comprendre vos erreurs et enrichir votre plan de travail en prévision de la prochaine rédaction.
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Un guide d’autocorrection du français écrit
3e édition
Suzanne Beauchemin Dominique Fortier (1 et 2 re
Le Parce que est un guide d’autocorrection du français écrit. Il s’adresse non seulement aux étudiants des cours de renforcement en français, mais aussi à toute personne soucieuse d’améliorer la qualité de ses rédactions. Que ce soit dans un cadre pédagogique ou dans un contexte d’utilisation moins formel, le Parce que vise un double objectif : présenter le système grammatical de notre langue de manière cohérente et fournir des explications claires à des erreurs courantes. Dans cette troisième édition, la plupart des sections ont été enrichies dans le but de mieux cerner les erreurs commises en français, de les illustrer avec des exemples appropriés et de fournir des explications claires. Comme en témoigne la nouvelle mise en pages, la présente édition a été conçue dans l’esprit de simplifier la consultation des notions traitées tout en conservant la même rigueur grammaticale. Versions numériques accessibles avec ou sans connexion Internet L’accès 3 ans à la version numérique sur MaZoneCEC est offert gratuitement avec le manuel papier.
La version de l’enseignant permet : • de projeter, d’annoter et de feuilleter l’ouvrage en entier ; • de partager des notes et des documents avec les étudiants. La version de l’étudiant permet : • de feuilleter et d’annoter chaque page. L’accès 5 ans à la version numérique uniquement est aussi disponible pour achat en ligne au www.editionscec.com.
e
éditions)
Formée en linguistique et professeure de français au collégial de 1976 à 2011, Suzanne Beauchemin s’est particulièrement intéressée aux questions langagières et croit toujours qu’il y a une place pour ce champ disciplinaire au collégial. Ses fonctions de professeure et de coresponsable du Centre d’aide en français (CAF) du cégep du Vieux Montréal l’ont amenée à participer aux travaux entrepris dans le réseau collégial sur le thème de la remédiation linguistique. Depuis la mise en place des CAF, elle s’est intéressée de près aux travaux qui s’organisent autour d’une conception dynamique de la grammaire inspirée des recherches en linguistique. Sa contribution prend la forme, notamment, du présent ouvrage, qui en est à sa troisième édition. Le Parce que propose une démarche axée sur l’analyse et la compréhension des erreurs, l’autocorrection et la relecture efficace. Conceptrice et auteure de matériel pour l’appren tissage du français (une vingtaine d’ouvrages, dont la grammaire L’essentiel et plus et des manuels de base pour le secondaire), Dominique Fortier s’intéresse à la remédiation en français écrit aux ordres postsecondaires depuis la fin de sa forma tion en didactique du français (UQAM, 1995). Depuis 2009, elle est éditrice et chargée de projets au secteur de l’Amélioration du français au Centre collégial de développement de matériel didactique (CCDMD). Elle dirige également Correspondance, une publication destinée au personnel des cégeps qui se préoccupe de la valorisation du français et du développement des compétences langagières par les élèves.
ISBN 978-2-7617-9073-4