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Liturgies de la Parole avec les enfants

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ANNÉE

et fêtes des trois années A, B et C, du cycle liturgique de l’Église catholique. Ce premier volume concerne l’année B. L’ensemble est issu du site www.liturgie-enfants.com que de nombreux animateurs francophones consultent depuis plusieurs années. Y sont consignés les fruits d’un travail collectif en paroisse avec des parents, des enseignants, des catéchistes, de jeunes animateurs, au cours de multiples liturgies dominicales vécues avec les enfants. Parmi eux, François, devenu depuis graphiste, en est l’illustrateur. L’auteur, Gémo, est prêtre du diocèse de Paris. Ce nom réunit les apocopes de Gérard Moineau. __ À paraître en 2009 puis en 2010 : les années C et A.

B Liturgies de la Parole avec les enfants

Les Liturgies de la parole avec les enfants couvrent les dimanches

Gémo

Liturgies

de la Parole avec

les enfants Préface

Anne-Marie Aitken Dessins

François Moreno ISBN 978-2-87356-409-4 Prix TTC : 17,95 €

9 782873 564094

Année B


Liturgies de la Parole avec les enfants


GĂŠmo

Liturgies de la Parole avec

les enfants

AnnĂŠe B


© Éditions Fidélité • 7, rue Blondeau • BE-5000 Namur • Belgique info@fidelite.be • www.fidelite.be © Textes liturgiques : A.E.L.F., Paris 1980. ISBN : 2-87356-409-4 Dépôt légal : D/2008/4323/17 Illustrations et maquette : François Moreno Pictogrammes distinguant les paragraphes : Mathias Laurent Mise en page : Jean-Marie Schwartz Imprimé en Belgique


Préface Chaque dimanche, l’Eglise proclame la Parole pour qu’elle retentisse dans le cœur de ceux et celles qui l’écoutent et transforme leur vie. « La Parole est tout près de toi, elle est dans ta bouche et dans ton cœur pour que tu la mettes en pratique », dit le livre du Deutéronome, dans la Bible. Chaque dimanche, la Parole prend chair et se fait nourriture, si bien que nous devenons Corps du Christ pour que le monde vive. Dans nos assemblées dominicales, les enfants font partie de ces auditeurs attentifs auxquels nous avons à porter une attention particulière. L’auteur de ces célébrations a visé juste en leur proposant d’être actifs dans l’écoute de cette Parole et dans la réponse à y apporter, grâce au chant, au jeu, à la musique, au silence, à l’échange. Il a bien compris qu’on retient dix pour cent de ce qu’on entend, vingt pour cent de ce qu’on écrit et quatre-vingt pour cent de ce qu’on fait ! La simplicité de chaque proposition, qui épouse toujours la même présentation, ne peut que rejoindre de nombreux animateurs, même débutants, et leur donner le désir d’entrer dans l’aventure ecclésiale, celle de transmettre ce que l’on croit et celle de recevoir sa foi des autres, à l’écoute de celui qui est la Parole. Anne-Marie Aitken, Religieuse xavière Service enfance au Centre national de l’Enseignement religieux en France de 1988 à 1997

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Introduction Ce manuel s’adresse aux adultes qui animent la liturgie de la parole, première partie de la messe, spécifique aux enfants. Il propose, chemin faisant, une initiation à l’ensemble de la messe. La Parole de Dieu fait son travail dans la vie des enfants. Elle le fait par de nombreuses entrées diversifiées : la voix des parents et de la famille, la lecture, la catéchèse, l’appartenance à un groupe, l’interpellation des enfants entre eux, l’actualité de l’Église, en paroisse par exemple, « maison et école de la communion ». La liturgie célébrée avec les enfants, particulièrement le dimanche, est une ouverture privilégiée à cette Parole. Dégagés, pour un moment précieux, de leur emploi du temps hebdomadaire suroccupé, libérés du lourd sac à dos des écoliers, les enfants arrivent à ce rendez-vous dominical les mains nues, disponibles et plus légers pour ce bain de vie ecclésiale. Là, les animateurs ont à cœur de les guider comme des participants actifs. C’est pourquoi d’emblée, dès le titre, une pédagogie de coresponsabilité est engagée « avec les enfants ». Du visuel, de l’échange, de l’action, du jeu, de la musique, entrelacés de silence et d’écoute, sont des moyens appropriés offerts par une célébration soucieuse d’être fructueuse dans la vie des enfants, en s’adaptant sans entrave, dans le respect des normes liturgiques, tout en puisant dans les trésors de la tradition. Liturgies avec les enfants, et non pour les enfants, ce qui, en ce cas, laisserait à distance tout autre qu’eux. Si les adultes assurent la fonction d’animateur, et président ces liturgies de la Parole, ils n’en sont pas moins acteurs et bénéficiaires du mystère célébré pour la sanctification de chacun et la louange de Dieu, à égalité avec les enfants.

L’année liturgique B est ici présentée avec ses dimanches et fêtes au complet. Même si, par l’effet du calendrier particulier à chaque année et par celui des vacances, certains resteront en blanc. L’âge des enfants concernés par ces liturgies est celui du catéchisme, 8 à 11 ans. À l’expérimentation, des plus âgés y ont bien trouvé leur place, ainsi que des plus jeunes s’ils étaient accompagnés par leurs frères ou sœurs aînés. On remarquera enfin que ce qui est adapté aux enfants est souvent éclairant pour les adultes et leur est toujours directement accessible. Aussi, les personnes qui veulent des choses simples, pour comprendre la messe, pour prier, pour retrouver le goût de notions que le temps et l’oubli ont un peu embrouillées, trouveront ici du grain à moudre, au rythme des dimanches et fêtes, dans leur réflexion personnelle et leur recherche de croyant. Gémo, février 2008

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Mode d’emploi Le mode d’emploi détaille la procédure répétée chaque dimanche ou fête et permet de saisir l’esprit de la « Liturgie de la Parole avec les enfants », afin de l’adapter selon les circonstances et cas particuliers.

La liturgie est une célébration faite de messages et proclamations, avec des sentiments exprimés, des silences et des actions, pour la rencontre du Dieu vivant. À côté du titre de chaque dimanche sont données les références des lectures (en caractères gras pour celle qui est choisie). Le texte de la lecture choisie est extrait de la traduction officielle pour la liturgie.

Choisir une lecture La liturgie de la Parole de Dieu des dimanches est très riche et abondante en textes de la Bible, lus ou chantés comme les psaumes. La démarche proposée en sélectionne un parmi les quatre, soit de l’Ancien Testament, soit du Nouveau Testament, ce texte permettant de retenir une idée dominante, soutenue par une image forte. Une idée n’est pas forcément une notion religieuse formalisée intellectuellement (exemple : la miséricorde) mais peut être aussi un élan sensible de la liturgie, par exemple l’élan d’un psaume qui exprime la joie du croyant (« Bénis le Seigneur, ô mon âme… Tu es si grand, tu as pour manteau la lumière… », psaume 103, veillée pascale). Dans le temps bref d’une liturgie d’enfants (½ heure), on choisit ainsi de ne pas mettre en valeur plusieurs textes de la Parole de Dieu, mais un seul, même si parfois un deuxième peut être lu. La présentation du texte, ou le commentaire, est si possible dialoguée avec les enfants. Tout en évitant trop d’explications, car la liturgie de la Parole n’est pas un cours de catéchisme. Mieux vaut un animateur qui reste sur sa faim d’explications à donner, qu’un présentateur qui a tout dit, en oubliant seulement que les enfants ont d’autres lieux pour apprendre et comprendre : le catéchisme, la famille, l’école, la rue, les copains.

Choisir un sujet Pour les animateurs qui se relayent sans savoir précisément ce qui s’est fait les dimanches précédents, choisir un sujet donne de diversifier au maximum toutes les facettes du message biblique que la liturgie offre. Ayant alors un mot ou une expression comme appui et guide, l’animateur, surtout s’il a préparé hâtivement, peut conduire le déroulement de la liturgie avec, à chaque fois, son caractère propre et original. Les enfants se lassent vite des mêmes idées répétées sans cesse. Choisir un sujet, différent à chaque liturgie, évite cet écueil.

Afficher une phrase Tandis que le sujet choisi est à usage de l’animateur, la phrase affichée au regard de tous fixe et fait mémoriser le message dominant de la Parole de Dieu dont le sujet choisi est bien entendu extrait.

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Si possible, la phrase est une citation exacte d’une lecture du jour. Mais parfois, pour plus de clarté, on en modifie légèrement l’énoncé ou on la paraphrase. La phrase est nécessairement courte, écrite en grand caractère, sur un beau papier, avec un feutre large, ou mieux (et moins cher, à la longue) au pinceau, à main levée, avec de la gouache indélébile (délayée pour mieux glisser). Un tracé préalable au crayon, pour bien calculer les espaces, donne un résultat plus soigné, plus artistique. La Parole de Dieu le mérite.

Pointer l’ancrage liturgique C’est l’insistance du jour, qui permet au fur et à mesure des dimanches de souligner, de mettre en valeur les différents moments, gestes et symboles de la messe. Le point d’ancrage a un but pédagogique. Ne pas tout commenter à la fois et laisser vivre la liturgie par les enfants, avec ses trésors cachés à découvrir peu à peu, est fondamental. Si l’on insiste beaucoup dans ce manuel sur le fait que la liturgie des enfants n’est pas une séance de catéchisme, cependant, par ce point d’ancrage, l’occasion est saisie avec sobriété d’une catéchèse d’initiation à l’ensemble de l’eucharistie, articulée à l’année liturgique. Une ancre qui accroche bien, sur un site précis à découvrir, avant de la lever et d’aller explorer plus loin. Dans la suite des dimanches, l’ordre des points d’ancrage est aléatoire. Il ne suit pas le fil chronologique de la messe. Les circonstances, et plus souvent une référence dans les lectures du jour, induisent le choix du point retenu.

L’animateur Ce terme recouvre tous les meneurs possibles d’une liturgie d’enfants. Toutefois, il y a nécessairement un meneur principal qui veille au déroulement, à tenir l’horaire, à faire participer tous les enfants. Ici, l’animateur désigne donc ce meneur principal. Quand on parle des animateurs, il s’agit des adultes, des parents, des jeunes, associés à la préparation ou sur place à l’improviste pour intervenir et aider les enfants dans l’action liturgique. L’animateur est le prêtre, le diacre, la personne laïque, adulte ou jeune, homme ou femme, qui prend en charge la liturgie et la préside. Il s’agit d’un véritable ministère liturgique comme l’affirme le concile Vatican II (Constitution sur la Sainte Liturgie, SC 29). L’animateur peut se trouver, à cause de l’actualité scolaire, sociale, ecclésiale, face à des situations particulières qui bousculent ce qui était prévu dans le déroulement. Aussi prend-il, en ce cas, la liberté de modifier, voire supprimer un élément de la li10 | Liturgies de la Parole avec les enfants

turgie afin de ne pas passer à côté d’un événement important pour les enfants. Ceci dans l’esprit, toujours, de Vatican II (SC11) « d’être attentifs à ce que, dans l’action liturgique, non seulement on observe les lois d’une célébration valide et licite, mais aussi à ce que les fidèles participent à celle-ci de façon consciente, active, et fructueuse ».

Participation des adultes Les responsables de la liturgie avec les enfants ont à cœur de solliciter des adultes, des jeunes, et de les faire participer à l’animation, pas seulement dans ses mises en œuvre pratiques, mais bien dans tous ses aspects. Dans l’esprit de cette participation — et il est nécessaire de le rappeler souvent — l’ensemble des animateurs vivent la liturgie avec les enfants. Dans « l’action » proposée où ils sont appelés pour aider, ils apportent aussi leur contribution. Exemple, au 3e dimanche de l’Avent, année B, les adultes aussi écrivent la phrase la plus joyeuse qu’ils puissent imaginer en l’honneur de Dieu. Lorsqu’on s’adresse, avec simplicité, aux enfants, lorsque le mystère de la foi est célébré avec des actions et des signes spontanés et naturels, les adultes en tirent pour eux-mêmes le plus grand profit.

Le déroulement Ce paragraphe résume à chaque fois ce qui est détaillé avant, et permet à l’animateur qui a eu peu de temps pour préparer, de suivre pas à pas et d’un coup d’œil les moments principaux de la liturgie proposée. Il nécessite des compléments et adaptations.

La durée Pour qu’une liturgie des enfants, en 1re partie de messe, soit possible et vivante, et tenant compte des déplacements du groupe, le temps dont on dispose est court. Des paroisses envoient les enfants après la prière concluant l’ouverture de la messe à l’église. C’est alors, au sens strict, leur liturgie de la Parole. La durée est réduite (environ ¼ d’heure). D’autres convoquent les enfants dès le début de la messe, dans un autre lieu à proximité. Ils rejoignent l’assemblée des adultes pour l’offertoire. C’est ce dernier choix qui est fait ici. Le temps dont on dispose est d’environ ½ heure. La liturgie est ainsi plus complète et variée. Pour ne pas bousculer le déroulement, ni couper malencontreusement les moments forts, le temps qui passe vite est à surveiller de près, si l’on ne veut pas se faire attendre à l’église, ni entrer précipitamment. L’articulation du retour des enfants dans l’assemblée doit tenir compte des variations de durée d’une homélie, d’un chant, ou ajout particulier. Les éventuelles minutes d’attente pour entrer au moment favorable sont mises à profit pour donner quelques avis aux enfants, les sensibiliser à un événement


de la communauté qu’ils rejoignent ou leur donner des intentions de prière, en lien avec la prière universelle. L’accueil des enfants, lors de leur déplacement, et dans tous les cas de figure, est souligné d’un mot du célébrant qui peut évoquer le thème de la liturgie des enfants, pourvu qu’il en soit informé.

L’action Les textes de l’Église emploient souvent le mot « action » à propos de la liturgie qui « implique une participation consciente, active et fructueuse de tous » (Catéchisme de l’Église catholique, 1071.) Le mot « action » est donc préféré dans le déroulement à celui d’activité qui ferait penser davantage au côté catéchisme avec ses moments plus manuels d’expression. L’action proposée suppose une préparation matérielle qui ne peut être improvisée sur place. Il est conseillé de demander à des mains habiles de confectionner dans les jours précédents ce qui est nécessaire, y compris les éléments du décor, et la phrase affichée. Occasion d’intéresser des parents à la liturgie de la Parole, en les sollicitant pour des tâches ponctuelles. L’animateur ne peut tout faire seul. Si l’on tient compte, pour une meilleure écoute de la Parole de Dieu, du fait que les enfants aiment s’exprimer et bouger, c’est aussi par le jeu qu’ils peuvent accueillir le message. L’aspect ludique de la liturgie n’est pas à négliger. Au contraire, faire deviner, avoir des partenaires dans une équipe provoque l’émulation, la joie du rire, et peut concourir ainsi à une célébration nourrissante spirituellement, comme l’est la messe. L’usage liturgique du jeu est alors dirigé vers cette fin : la sanctification de l’homme et la louange de Dieu (cf. Vatican II, SC 61).

Quelques remarques

Le salut d’introduction du rite d’ouverture de la messe (3 formules liturgiques, au choix) donne bien le ton de cet échange sacré, sur le mode de bénédiction qui vient de Dieu. On ne l’omettra jamais au début de la liturgie des enfants. Le Catéchisme de l’Église catholique précise en effet que « bénir est une action divine qui donne la vie et dont le Père est la source » (1078). La rencontre de préparation En dehors de la préparation matérielle dont il a été question ci-dessus (cf. « l’action »), et dans la mesure où les personnes se relayent pour animer la liturgie des enfants, il est très utile de préparer ensemble les 3 ou 4 dimanches ou fêtes à venir. La rencontre permet de se répartir les fonctions, animateur principal, autres animateurs ; d’adapter et préciser le schéma en fonction des circonstances — notamment le choix des chants — de prévoir les aides nécessaires (pour la préparation matérielle) et la coordination avec la messe paroissiale et le prêtre célébrant principal. De plus, un court partage sur la « lecture choisie » de l’un ou l’autre dimanche à venir recentre le travail commun sur l’essentiel : la Parole de Dieu. Le temps des vacances Si les circonstances le permettent — enfants présents et animateurs disponibles — il y a tout intérêt à maintenir la liturgie des enfants pendant les vacances, occasion d’y inviter les amis de passage, ou des voisins curieux. Raison de plus dans les paroisses de villégiatures. Toutefois, un nombre trop restreint d’enfants ne permet pas de célébrer en communauté ; mieux vaut alors rejoindre, dès le début, la messe paroissiale. D’autant que dans les périodes de vacances scolaires, les animateurs se retrouvent moins nombreux. Un schéma plus sommaire est proposé pour chaque dimanche des périodes de vacances. Il est centré sur le texte choisi de la Parole de Dieu. Puisque les enfants en vacances se dépensent davantage, et sont très actifs, l’aspect dialogue autour du texte peut prendre plus de place et « l’action » proprement dite être réduite.

Un échange sacré Un dialogue entre Dieu et l’homme : l’expérience montre que les enfants perçoivent bien ce caractère propre de la liturgie. Ainsi, par exemple, la question de discipline, parfois épineuse au catéchisme, ne se pose pas, ou très peu, au cours d’une liturgie de la Parole — ce qu’on observe lorsque le lieu est le même pour le catéchisme et la liturgie. Certains expliquent que les enfants sont plus reposés le dimanche matin qu’au fil de la semaine, ce qui est juste. Mais notre conviction est claire : les enfants sentent d’instinct la différence entre une séance de catéchisme et la célébration d’une liturgie, pour peu que les animateurs eux-mêmes ne fassent pas la confusion. La liturgie des enfants du dimanche et des fêtes n’est pas du catéchisme en prière ; elle ne peut se réduire à une explication de texte, ni à un simple enseignement. Liturgies de la Parole avec les enfants | 11


1er DIMANCHE DE L’AVENT • Veillez ! Car le Seigneur va venir

Le cadre Une nouvelle année liturgique commence. Pour le montrer, dès l’entrée des enfants, le lieu de rassemblement se présente dans un décor renouvelé. L’aménagement des sièges en arc de cercle, avec le lectionnaire, ou la bible, bien disposé au centre, exprime que la parole de Dieu s’adresse à une communauté, et permet de mieux se voir et se parler les uns aux autres. On évite ainsi, comme le dit le concile Vatican II (SC 48) au sujet de l’Eucharistie, « que les fidèles n’assistent à ce mystère de la foi comme des spectateurs étrangers et muets ». Les couleurs sont des éléments sensibles dans ce renouvellement du décor. Un nouveau tissu, de teinte violette pour le temps de l’Avent, est déployé sous le livre de la Parole. Un nouveau cierge est allumé, à moins que l’on choisisse une couronne de l’Avent avec ses quatre bougies dont on allume la première.

Le sujet : Veillez ! Car le Seigneur va venir ! Le verbe « veiller » est expliqué : attendre avec attention, sans dormir. L’approche de Noël, déjà apparente dans les rues et les commerces, n’échappe pas aux enfants, pour qui cependant il est nécessaire de relever le sens spirituel de cet environnement festif. On se prépare, on se change, pour être prêt à accueillir le Seigneur quand il viendra. La phrase affichée devant tous est donc : « Veillez ! Car le Seigneur va venir ! »

Le point d’ancrage liturgique : l’accueil Rien de bon ne peut se faire ensemble sans un accueil réciproque. Se sentir accueilli à la messe dispose à s’ouvrir, à être attentif à ce qui va être dit et célébré.

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Des mots simples, bonjour ! bienvenue ! accompagnés d’un sourire, expriment mieux que de longues introductions, le fait que chacun a bien sa place, ici, dans l’assemblée des enfants de Dieu. Accueil réciproque, bien sûr, car il n’est pas à sens unique. Si l’animateur ou le célébrant à la messe sait bien accueillir, il porte aussi le souci de faire rebondir cet accueil entre les présents : se saluer entre voisins, se présenter même, et surtout ne pas s’ignorer puisque nous avons un même Père et que « nous sommes tous l’ouvrage de ses mains » (1re lecture, livre d’Isaïe).

La lecture choisie : l’évangile (Marc 13, 33-37) Le bref commentaire souligne à la fois que les chrétiens savent célébrer ce qui s’est déjà passé — Jésus est né et a vécu sur terre — et aussi qu’ils célèbrent sa présence aujourd’hui — il est ressuscité — et encore qu’ils célèbrent l’attente de son retour « quand le maître de la maison reviendra ».

L’action En prenant la comparaison de quelqu’un que l’on attend chez soi, par exemple un invité, un ami que l’on n’a pas vu depuis longtemps, le groupe recherche les composants d’une attente pour bien accueillir celui, celle, qui va venir. Que fait-on pour attendre ? Que prépare-t-on ? Chaque réponse peut être notée au présent de l’indicatif : Je regarde par la fenêtre, je déborde d’impatience, je saute de joie, je range mes affaires, je passe l’aspirateur, je prévois une surprise, je cuisine un gâteau, j’y pense et j’en parle tout le temps… En conclusion, l’animateur tire de cette comparaison des éléments pour attendre le Seigneur qui vient.

Le déroulement Accueil attentif des enfants et invitation à s’accueillir les uns les autres. Chant : « Vienne la paix » T 150. Signe de la croix. Salut liturgique reprenant le début de la 2e lecture (1 Co 1) jusqu’à «… la connaissance de Dieu ». Présentation de l’Avent, dialoguée avec les enfants. Les signes nouveaux de l’assemblée : décor, couleur, accueil réciproque etc. Alléluia. Lecture de l’évangile selon saint Marc 13, 33-37. Action : Comment attendre pour bien accueillir quelqu’un ? Recherche ensemble.

La préparation matérielle La phrase à afficher : « Veillez ! Car le Seigneur va venir ! » Une grande feuille pour noter les phrases concernant l’attente (cf. l’action).


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc Jésus parlait à ses disciples de sa venue : « Prenez garde, veillez : car vous ne savez pas quand viendra le moment. Il en est comme d’un homme parti en voyage : en quittant sa maison, il a donné tout pouvoir à ses serviteurs, fixé à chacun son travail, et recommandé au portier de veiller. Veillez donc, car vous ne savez pas quand le maître de la maison reviendra, le soir ou à minuit, au chant du coq ou le matin. Il peut arriver à l’improviste et vous trouver endormis. Ce que je vous dis là, je le dis à tous : Veillez ! » Isaïe 63, 16… 64, 7 Psaume 79 1 Corinthiens 1, 3-9 Marc 13, 33-37

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2e DIMANCHE DE L’AVENT • Préparez le chemin du Seigneur !

Le cadre 1er

L’accueil, comme au dimanche de l’Avent, est particulièrement soigné. Accueil visuel par une disposition agréable des objets et du décor. Accueil des personnes, des enfants bien sûr, mais aussi des plus grands qui les accompagnent, jeunes, frères et sœurs, parents ou grands-parents. Le temps passé à accueillir n’est pas accessoire. Il est prévu dans le déroulement de la liturgie. Aux enfants arrivés en avance, l’animateur confie le soin d’accueillir les autres par un bonjour, un sourire.

Le sujet : la conversion La 1re lecture (livre d’Isaïe 40) donne des images d’aménagement du territoire pour tracer un chemin direct et praticable : ravin comblé, colline abaissée, passage tortueux rectifié, etc. L’animateur actualise ces images d’Isaïe, en fonction de ce qui peut être observé dans la région : construction de voie rapide, d’une ligne TGV, d’un tunnel, ou simples routes avec remblai. Elles seront un point d’appui pour comprendre que la vie des hommes a besoin d’être aménagée, transformée, convertie, pour que le Seigneur puisse y passer, le péché étant un obstacle redoutable sur sa route. À chacun revient donc l’effort de dégager la route, de préparer le chemin du Seigneur. La phrase affichée devant tous appelle à cette conversion nécessaire : « Préparez le chemin du Seigneur. »

Le point d’ancrage liturgique : la préparation pénitentielle du début de la messe Le premier pas à faire en vue du pardon des péchés est de reconnaître que l’on est pécheur : « Je reconnais devant mes frères que j’ai péché… oui, j’ai vraiment péché. » 14 | Liturgies de la Parole avec les enfants

L’animateur choisit l’une des 3 formules de cette prière (cf. Missel). La forme chantée du « Seigneur, prends pitié » est bien adaptée ; ou encore le chant : « Jésus, berger de toute humanité… prends pitié de nous, » (G 310-1) qui correspond à l’image finale de la 1re lecture : le berger qui conduit son troupeau, qui porte les agneaux sur son cœur.

La lecture choisie : l’évangile (Marc 1, 1-8) La voix de Jean Baptiste se fait entendre. Il appelle à un baptême de conversion pour le pardon des péchés.

L’action Le début de l’évangile de Marc fait référence à la 1re lecture (livre d’Isaïe). C’est pourquoi il est proposé aux enfants de lire d’une manière active cette 1re lecture de la façon suivante : - Il y a 12 phrases dans ce texte. Elles sont découpées à l’avance, agrandies, collées sur des feuilles séparées, numérotées dans l’ordre. - Un groupe d’enfants reçoit une phrase et est chargé de la répéter pour la lire ensemble, bien proclamée, à haute voix, si possible avec l’aide d’un adulte. La répartition des enfants se fait donc en 12 groupes. S’ils sont moins de douze, chaque enfant reçoit plusieurs phrases. Quand tous ont répété, les groupes se rassemblent dans l’ordre de leur phrase numérotée de 1 à 12. La lecture est alors proclamée. L’animateur invite les enfants non seulement à se soucier de leur phrase, mais aussi à écouter attentivement la phrase des autres groupes. - Toutes les 2 ou 3 phrases, un refrain chanté est intercalé : « Préparez le chemin du Seigneur » E 134.

Le déroulement Accueil attentif de chacun. Signe de la croix et salut liturgique. Chant pénitentiel, introduit par l’animateur, en référence à l’évangile et au sujet choisi : la conversion (« Jésus, Berger de toute humanité », G 310-1). Lecture : Évangile de Marc 1, 1-8. Action : Chœur parlé + refrain. Répartition par groupe de la lecture d’Isaïe.

La préparation matérielle La phrase à afficher : « Préparez le chemin du Seigneur. » La 1re lecture à découper en 12 phrases, chacune sur une feuille numérotée.


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc Commencement de la Bonne Nouvelle de Jésus Christ, le Fils de Dieu. Il était écrit dans le livre du prophète Isaïe : Voici que j’envoie mon messager devant toi, pour préparer la route. À travers le désert, une voix crie : Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez sa route. Et Jean le Baptiste parut dans le désert. Il proclamait un baptême de conversion pour le pardon des péchés. Toute la Judée, tout Jérusalem, venait à lui. Tous se faisaient baptiser par lui dans les eaux du Jourdain, en reconnaissant leurs péchés. Jean était vêtu de poil de chameau, avec une ceinture de cuir autour des reins, et il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage. Il proclamait : « Voici venir derrière moi celui qui est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de me courber à ses pieds pour défaire la courroie de ses sandales. Moi, je vous ai baptisés dans l’eau ; lui vous baptisera dans l’Esprit Saint. » Isaïe 40, 1… 11 Psaume 84 2 Pierre 3, 8-14 Marc 1, 1-8

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3e DIMANCHE DE L’AVENT • Soyez toujours dans la joie

Le cadre Dans l’attente de Noël, ce dimanche offre une liturgie réjouissante qui oriente la prière vers l’action de grâces. Les deux premières lectures et le psaume (3 strophes du Magnificat) témoignent de la joie de ceux qui, livrés à l’Esprit de Dieu, attendent la venue de notre Seigneur Jésus Christ. Aujourd’hui, un bouquet de fleurs multicolores attire le regard vers le livre de la Parole de Dieu. Dès l’accueil, un chant de joie donne le ton. Par exemple : « Tressaillez de joie » T 154-1.

Le sujet : la joie Une joie profonde prend sa source à la bonne nouvelle apportée aux pauvres par le messager qui guérit l’homme au cœur brisé, qui annonce la délivrance aux prisonniers, la liberté aux captifs (1re lecture, livre d’Isaïe). Pour l’Église, c’est la joie du matin de Pâques, de la résurrection que chaque dimanche reflète et célèbre. La phrase affichée le rappelle à tous : « Soyez toujours dans la joie » (1 Th 5, 16).

Le point d’ancrage liturgique : un chant de joie Les chants de joie de la liturgie, principalement les acclamations et l’Alléluia. L’animateur demande aux enfants quels chants joyeux ils ont remarqués à la messe. Il complète, éventuellement, en soulignant le « Hosanna » et le « Amen » chantés qui encadrent la prière eucharistique. L’une de ces acclamations de joie, prévue à l’Eucharistie qui suit, est alors répétée ensemble.

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La lecture choisie : la 2e (1 Thessaloniciens 5, 16-24) Bien que l’évangile n’exprime pas directement un message de joie, cependant, le visage de Jean Baptiste qui rend témoignage à la Lumière laisse deviner la joie quand il annonce celui qui vient derrière lui, Jésus, dont il n’est pas digne de défaire la courroie de sa sandale. Sans lire l’évangile, l’animateur évoque le témoignage de Jean Baptiste et le relie à la joie des témoins de Jésus, d’hier et d’aujourd’hui.

L’action Chaque enfant écrit la phrase la plus joyeuse qu’il puisse imaginer en l’honneur de Dieu. Pour déclencher l’imagination des enfants qui auraient du mal à s’y mettre, quelques mots suggestifs sont écrits sur un panneau, par exemple : lumière, fête, rires, danse, couleur, alléluia, merveilles, vive Dieu, hirondelle, perce-neige, feux d’artifice, amour, chocolat, etc. Une fois tous rassemblés, si le groupe n’est pas trop nombreux, chacun lit sa phrase. Sinon, on les colle sur un panneau, et l’animateur en lit quelques-unes avant de faire chanter « Tressaillez de joie » T 154-1 ou un autre chant de joie.

Le déroulement Accueil, rite d’ouverture et chant de joie. Lecture : 1re lettre aux Thessaloniciens 5, 16-24. Bref commentaire et présentation du témoignage de Jean Baptiste dans l’évangile. Action : Les phrases les plus joyeuses, imaginées par les enfants. Chant final, introduit par la remarque de l’animateur, sur les différentes acclamations de joie dans la messe.

La préparation matérielle La phrase affichée : « Soyez toujours dans la joie. » Des bandes de papier de couleur pour chaque enfant et des feutres. Une grande feuille pour inscrire les mots suggérés (cf. l’action) et y coller les phrases des enfants.


Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens Frères, soyez toujours dans la joie, priez sans relâche, rendez grâce en toute circonstance : c’est ce que Dieu attend de vous dans le Christ Jésus. N’éteignez pas l’Esprit, ne repoussez pas les prophètes, mais discernez la valeur de toute chose. Ce qui est bien, gardez-le ; éloignez-vous de tout ce qui porte la trace du mal. Que le Dieu de la paix lui-même vous sanctifie tout entiers, et qu’il garde parfaits et sans reproche votre esprit, votre âme et votre corps, pour la venue de notre Seigneur Jésus Christ. Il est fidèle, le Dieu qui vous appelle : tout cela il l’accomplira. Isaïe 61, 1… 11 Cantique, Luc 1, 47-55 1 Thessaloniciens 5, 16-24 Jean 1, 6… 28

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4e DIMANCHE DE L’AVENT • Mon alliance sera fidèle

Le cadre Le temps des vacances est proche, sinon déjà arrivé. Les enfants se retrouvent moins nombreux. Le schéma proposé peut être simplifié. L’animateur veille cependant, à l’approche de Noël, à la manière dont est préparée cette fête par les enfants. Un dialogue fait apparaître leurs initiatives, mais aussi leurs difficultés vécues en famille. La liturgie de la parole en tient compte.

Le sujet : l’Alliance David (1re lecture) se préoccupe de la maison de Dieu. En échange, le Seigneur renouvelle son alliance avec lui. Il lui promet un nom, une maison et une royauté messianique. À Noël, l’alliance entre Dieu et les hommes, si souvent renouvelée dans les temps anciens, prend corps, s’incarne en Jésus, de la maison de David, le Fils de Dieu. Son règne n’aura pas de fin. Marie qui a porté et mis au monde le Messie est la nouvelle Arche d’Alliance, sanctuaire choisi par Dieu pour son fils unique (cf. Récit de l’Annonciation, évangile de Luc 1). La phrase affichée « Mon alliance sera fidèle » est un verset du psaume 88.

Le point d’ancrage liturgique : la place de Marie, mère de Jésus, dans la prière de l’Église À la messe, les chrétiens sont en communion avec la Vierge Marie, première nommée parmi les apôtres et les saints dans la prière eucharistique. Dans chaque église, il y a une statue de la Vierge à l’enfant ou une chapelle consacrée à Marie, rappelant qu’elle participe toujours à la prière de l’Église. L’animateur demande aux enfants s’ils ont repéré une statue et une chapelle de la Vierge Marie. Il dit l’importance pour les chrétiens de prier avec elle. 18 | Liturgies de la Parole avec les enfants

La lecture choisie : la 1re (2 Samuel 7, 1…8, 16) La maison de David que le Seigneur lui construit, c’est sa descendance, peuple de l’Alliance.

L’action Autour d’une statue de Marie, ou d’une statuette apportée pour cette liturgie de la Parole, ou encore autour d’une belle reproduction de la Vierge à l’enfant, un dialogue s’engage avec les enfants sur ce qu’ils connaissent d’elle et sur sa place dans la prière de l’Église. Les chrétiens aiment Marie comme une mère ; ils la fêtent plusieurs fois dans l’année. L’animateur précise que Jésus est Dieu mais sa mère est une femme, non une déesse. Elle est associée cependant, comme créature et mère de Dieu, à la gloire divine de son fils.

Le déroulement Accueil et rite d’ouverture. Échange sur les préparatifs de Noël. Lecture par un enfant de la phrase affichée : « Mon alliance sera fidèle. » Lecture du second livre de Samuel 7, 1… 8, 16 et commentaire sur l’alliance. Action : Autour d’une représentation de la Vierge à l’enfant, dialogue. Chant à Marie, au choix selon le répertoire paroissial, ou « Je vous salue Marie » qui correspond à l’évangile de l’Annonciation. En conclusion, l’animateur informe les enfants des horaires des messes de Noël, et de celle qui leur est le mieux adaptée. Il les invite à le dire à leur famille.

La préparation matérielle La phrase à afficher : « Mon alliance sera fidèle. » Prévoir une statuette de Marie, une reproduction de peinture, ou une diapositive (si l’on dispose du matériel pour la projeter).


Lecture du deuxième livre de Samuel Le roi David était enfin installé dans sa maison, à Jérusalem. Le Seigneur lui avait accordé des jours tranquilles en le délivrant de tous les ennemis qui l’entouraient. Le roi dit alors au prophète Nathan : « Regarde ! J’habite dans une maison de cèdre, et l’arche de Dieu habite sous la tente ! » Nathan répondit au roi : « Tout ce que tu as l’intention de faire, fais-le, car le Seigneur est avec toi ». Mais, cette nuit-là, la parole du Seigneur fut adressée à Nathan : « Va dire à mon serviteur David : Ainsi parle le Seigneur : Est-ce toi qui me bâtiras une maison pour que j’y habite ? C’est moi qui t’ai pris au pâturage, derrière le troupeau, pour que tu sois le chef de mon peuple Israël. J’ai été avec toi dans tout ce que tu as fait, j’ai abattu devant toi tous tes ennemis. Je te ferai un nom aussi grand que celui des plus grands de la terre. Je fixerai en ce lieu mon peuple Israël, je l’y planterai, il s’y établira, et il ne tremblera plus, et les méchants ne viendront plus l’humilier, comme ils l’on fait depuis le temps où j’ai institué les Juges, pour conduire mon peuple Israël. Je te donnerai des jours tranquilles en te délivrant de tous tes ennemis. Le Seigneur te fait savoir qu’il te fera lui-même une maison. Quand ta vie sera achevée et que tu reposeras auprès de tes pères, je te donnerai un successeur dans ta descendance, qui sera né de toi, et je rendrai stable sa royauté. Je serai pour lui un père, il sera pour moi un fils. Ta maison et ta royauté subsisteront toujours devant moi, ton trône sera stable pour toujours ». 2 Samuel 7, 1… 8, 16 Psaume 88 Romains 16, 25-27 Luc 1, 26-38

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NOËL • Un Sauveur nous est né !

Le cadre À la dernière liturgie de la parole avant Noël, l’animateur a pris soin d’inviter les enfants à la messe de la nuit de Noël où l’on vient en famille. Bien sûr, c’est l’occasion de proposer à des enfants de participer activement à la préparation de cette célébration paroissiale, et de les mettre en contact avec l’équipe qui prépare pour que, là encore et mieux que jamais, ils soient acteurs à la messe de Noël. « Aujourd’hui vous est né un sauveur. Il est le Messie, le Seigneur » (Luc 2). Voici quelques suggestions, au choix, pour une participation active des enfants : La lanterne des bergers La paroisse a prévu d’inviter chaque famille à confectionner, à la maison, une lanterne, selon un modèle donné (cf. annexe p. 150). Des adultes et des jeunes en auront réalisé plusieurs destinées aux enfants non avertis, ou de passage pour cette messe de Noël. Les enfants viennent en procession déposer leurs lanternes à la crèche au moment prévu dans la liturgie. Des invités à la crèche En réalisant une marotte sur un modèle simple donné le dimanche précédent, l’enfant, avec sa famille, représente quelqu’un qu’il veut inviter à la crèche (quelqu’un dans le besoin, dans l’épreuve, ou qui ne connaît pas Jésus). Au moment qui convient dans cette messe de Noël, les enfants conduisent leurs invités à la crèche en déposant leurs marottes à l’emplacement prévu. Des personnes à fêter Tous ceux, enfants, jeunes, adultes, qui se préparent à l’un des sept sacrements sont invités à monter dans le chœur, pour la bénédiction finale par exemple. Leur démarche (ou celle de leurs parents pour les plus petits) est une nouvelle naissance à la vie de foi en Jésus. Noël est pour eux !

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L’appel du célébrant distingue bien chaque sacrement, laissant le temps aux candidats d’arriver, pour que le témoignage visuel porte.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc En ces jours-là, parut un édit de l’empereur Auguste ordonnant de recenser toute la terre. – Ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie. – Et chacun allait se faire inscrire dans sa ville d’origine. Joseph, lui aussi, quitta la ville de Nazareth en Galilée, pour monter en Judée, à la ville de David appelée Bethléem, car il était de la maison et de la descendance de David. Il venait se faire inscrire avec Marie, son épouse, qui était enceinte. Or, pendant qu’ils étaient là, arrivèrent les jours où elle devait enfanter. Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune. Dans les environs se trouvaient des bergers qui passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux. L’Ange du Seigneur s’approcha, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d’une grande crainte, mais l’ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je viens vous annoncer une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple : aujourd’hui vous est né un Sauveur, dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur. Et voilà le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. » Et soudain, il y eut avec l’Ange une troupe céleste innombrable qui louait Dieu en disant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu’il aime. » Nuit : Isaïe 9, 1-6 Psaume 95 Tite 2, 11-14 Luc 2, 1-14 Jour : Isaïe 52, 7-10 Psaume 97 Hébreux 1, 1-6 Jean 1, 1-18

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FÊTE DE LA SAINTE FAMILLE • Un enfant bienvenu

Le cadre Pendant les vacances de Noël, les enfants et les animateurs sont dispersés. Toutefois, si leur présence le justifie, la liturgie de la parole a lieu, avec un minimum de préparation, selon un schéma simplifié. La période des fêtes, où les enfants ont en général une place prépondérante, n’est pas démentie en cela par l’attention qui leur est portée ce dimanche où l’Église fête la Sainte Famille.

Elle est un signe d’ouverture à ce qui est toujours nouveau : la foi et le salut de Dieu qui surviennent par des voies inattendues. On veille donc particulièrement à la place des plus petits dans la célébration — place physique et place dans la prière.

La lecture choisie : l’évangile (Luc 2, 22-40) La présentation de Jésus au Temple de Jérusalem.

Le sujet : une lumière pour tous Un nouveau-né qui arrive dans une famille focalise l’attention de tous. Les enfants comprennent cette joie de leur entourage et ils y participent une fois dominée l’éventuelle jalousie qu’ils éprouvent devant leur nouveau petit frère ou petite sœur. Cette heureuse expérience familiale peut être exprimée en introduction à l’évangile. Le récit de la présentation de Jésus au Temple est alors mieux saisi, avec la joie des parents, Marie et Joseph, leur étonnement de ce qu’on dit de lui, avec la ferveur de Syméon qui reconnaît en lui le Sauveur, avec le témoignage d’Anne. La phrase affichée « Mes yeux ont vu ton salut » résume bien tout cela.

Le point d’ancrage liturgique : la place des petits La place faite aux petits dans l’assemblée, dans la prière de l’Église, dans la louange de Dieu. Ce point est en relation avec l’accueil fait à Jésus nouveau-né au Temple de Jérusalem, lors de sa présentation au Seigneur (Luc 2).

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L’action Un échange en groupe, permettant aux enfants d’exprimer leur expérience de l’arrivée d’un nouveau-né dans leur famille, chez des voisins ou des amis. Sans oublier l’arrivée d’un inconnu, frère ou sœur, en cas d’adoption.

Le déroulement Accueil et rite d’ouverture. Échange bref sur le temps des fêtes. Introduction à l’évangile : l’arrivée d’un nouveau – né réjouit, étonne, dérange. Lecture : Évangile de Luc 2, 22-40. Action : Échange d’expériences sur la nouvelle arrivée d’un enfant dans une famille. Chant : reprise d’un chant de Noël.

La préparation matérielle La phrase à afficher : « Mes yeux ont vu ton salut. »


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc Quand arriva le jour fixé par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus le portèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur. Ils venaient aussi présenter en offrande le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes. Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël et l’Esprit Saint était avec lui. L’Esprit lui avait révélé qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Messie du Seigneur. Poussé par l’Esprit, Syméon vint au Temple. Les parents entraient avec l’enfant Jésus pour accomplir les rites de la Loi qui le concernaient. Syméon prit l’enfant dans ses bras, et bénit Dieu en disant : « Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s’en aller dans la paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples : lumière pour éclairer les nations païennes, et gloire d’Israël ton peuple. » Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qu’on disait de lui. Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Vois, ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de division. Et toi-même, ton cœur sera transpercé par une épée. Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d’un grand nombre ». Il y avait là une femme qui était prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Demeurée veuve après sept ans de mariage, elle avait atteint l’âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. S’approchant d’eux à ce moment, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem. Lorsqu’ils eurent accompli tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. L’enfant grandissait et se fortifiait, tout rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui. Genèse 15, 1-6 ; 21, 1-3 Psaume 104 Hébreux 11, 8… 19 Luc 2, 22-40

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SAINTE MARIE, MÈRE DE DIEU • Bienheureuse !

Le cadre Lorsque Noël est un dimanche, la fête de Marie Mère de Dieu, toujours célébrée le 1er janvier, l’emporte sur celle de la Sainte Famille dans l’octave de Noël. Ce jour est marqué par l’échange de nombreux souhaits de « bonne année », et dans la mesure où les enfants ne veillent pas trop tard dans la nuit du nouvel an, une liturgie de la Parole leur est offerte, avec le souhait affiché de « bonne année ».

Le sujet : Marie, Mère de Dieu L’évangile présente la fin du récit de la nativité de Jésus. En parlant de la crèche qu’ils ont à la maison ou qu’ils ont vue ailleurs, les enfants portent leurs regards sur Marie, à l’invitation de l’animateur. Elle est désignée comme mère de Dieu puisque l’enfant qu’elle a mis au monde est Dieu luimême : Jésus est vrai homme et vrai Dieu.

Le point d’ancrage liturgique : chanter Marie Dans la messe, Marie est appelée « la bienheureuse Mère de Dieu » (prière eucharistique). De même, dans la prière du « Je vous salue Marie » : Sainte Marie, Mère de Dieu ; un chant à Marie est appris ou écouté ensemble pour la fêter. Par exemple : « Chercher avec toi, Marie » V 282.

La lecture choisie : l’évangile (Luc 2, 16-21) Les bergers découvrent Marie et Joseph avec le nouveauné. Au huitième jour, l’enfant reçoit le nom de Jésus.

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L’action Librement, les enfants imaginent un dessin de la bienheureuse mère de Dieu. Pour ceux qui ne savent pas dessiner, des modèles de vierge à l’enfant ou tout simplement de femmes (cf. annexe p. 151) leur sont proposés, avec juste un contour tracé, et qu’ils peuvent colorier.

Le déroulement Accueil et « Bonne Année ! » Présentation de la fête de Marie, Mère de Dieu. Chant : « Chercher avec toi, Marie » V 282. Action : Dessins et coloriages. En final, la prière « Je vous salue Marie » est dite ou chantée ensemble.

La préparation matérielle « Bonne Année » à afficher. Des modèles de vierge à l’enfant à reproduire pour être coloriés.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc Quand les bergers arrivèrent à Bethléem, ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans une mangeoire. Après l’avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tout le monde s’étonnait de ce que racontaient les bergers. Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu selon ce qui leur avait été annoncé. Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l’enfant reçu le nom de Jésus, le nom que l’ange lui avait donné avant sa conception. Nombres 6, 22-27 Psaume 66 Galates 4, 4-7 Luc 2, 16-21

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ÉPIPHANIE DU SEIGNEUR • Une étoile s’est levée

Le cadre La crèche est au centre du décor avec des mages. S’il n’est pas prévu d’en avoir une pour la célébration, l’animateur explique la présence de 2 objets : une corbeille où peuvent être simulés les cadeaux des mages et une étoile mise en évidence au-dessus. Le mot « épiphanie » est expliqué : manifestation, dans le sens de quelqu’un qui se montre. Aujourd’hui, l’Église fête la manifestation de Jésus au monde entier.

Le sujet : Jésus se révèle à tous Bien sûr, il ne s’impose pas. Il se révèle à ceux qui cherchent Dieu, comme les mages. L’orient natif de ces personnages exprime l’universalité de cette révélation qui est pour tous les hommes de bonne volonté. À remarquer le symbolisme de l’étoile, source de lumière qui vient d’en haut, du ciel, et guide les chercheurs de Dieu. La phrase affichée est la parole des mages arrivant à Jérusalem (Mt 2) « Nous avons vu se lever son étoile ».

Le point d’ancrage liturgique : la lumière Tout ce qui est lumière dans le cadre de la liturgie. Les sources de lumière et ce qui la reflète. L’église et son chœur, espace de lumière. Les vitraux, avec la lumière qui fait jouer leurs couleurs. La nappe de l’autel, et les ornements lumineux ; les cierges allumés, etc. Ainsi que les particularités de lumière et d’éclairage liées à l’église où la messe a lieu.

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La lecture choisie : l’évangile (Matthieu 2, 1-12) La visite des mages venus d’Orient, guidés par une étoile jusqu’à Bethléem. Une lecture à plusieurs voix, préparée avec les enfants, est plus vivante. Elle est proposée comme action.

L’action Répéter la lecture de l’évangile à plusieurs voix. Le récitant (1 voix), le groupe des mages (3 voix), les chefs des prêtres et les scribes (groupe de plusieurs enfants dont 2 voix), Hérode (1 voix). Chaque groupe de lecteurs a une photocopie du texte complet, avec son intervention surfacée en couleur. La réplique des mages découpée en 3 phrases (cf. 3 voix), celle des chefs de prêtres et des scribes en 2 phrases (cf. 2 voix). Un élément de jeu scénique est facile à ajouter : Une étoile est levée par un enfant au-dessus de sa tête, à la parole des mages : « Nous avons vu se lever son étoile. » De même, quand les mages offrent leurs présents, les 3 paquets-cadeaux simulés dans la corbeille sont apportés à la crèche, à défaut près du cierge allumé ou d’une icône du Christ.

Le déroulement Accueil et rite d’ouverture. Lecture de la phrase affichée : « Nous avons vu se lever son étoile. » On en devine les auteurs, les mages. Explication du mot « épiphanie » (cf. Le cadre.) Action : Préparation de la lecture de l’évangile à plusieurs voix et jeu scénique (étoile dressée, cadeaux présentés). Lecture : Évangile de Luc 2, 1-12. Chant : Un chant évoquant la lumière : « Peuple de lumière » T 601 ou l’un des chants de Noël.

La préparation matérielle Une crèche, avec les mages. Une corbeille et 3 paquets-cadeaux. Une grande étoile, en papier brillant or ou argent. La phrase à afficher : « Nous avons vu se lever son étoile. »


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Récitant) Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : (mage 1) « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? (mage 2) Nous avons vu se lever son étoile (mage 3) et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » (récitant) En apprenant cela, le roi Hérode fut pris d’inquiétude, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les chefs des prêtres et tous les scribes d’Israël, pour leur demander en quel lieu devait naître le Messie. Ils lui répondirent : (prêtres et scribes 1) « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : (prêtres et scribes 2) Et toi, Bethléem en Judée, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Judée ; car de toi sortira un chef, qui sera le berger d’Israël mon peuple. » (récitant) Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : (Hérode) « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, avertissez-moi pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » (récitant) Sur ces paroles du roi, ils partirent. Et voilà que l’étoile qu’ils avaient vue se lever les précédait ; elle vint s’arrêter audessus du lieu où se trouvait l’enfant. Quand ils virent l’étoile, ils éprouvèrent une très grande joie. En entrant dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Mais ensuite, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin. Isaïe 60, 1-6 Psaume 71 Éphésiens 3, 2… 6 Matthieu 2, 1-12

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BAPTÊME DU SEIGNEUR • C’est toi mon Fils bien-aimé

Le cadre Le mystère du Christ se déploie chaque dimanche grâce au cycle de l’année liturgique (du 1er dimanche de l’Avent à celui du Christ Roi). De plus, les lectures dominicales se répartissent sur trois ans, ce qui offre une grande variété de textes de la Parole de Dieu. Par les effets du calendrier, le baptême du Seigneur est célébré certaines années en semaine, n’ayant pas toute l’importance d’une fête chômée. Lorsqu’elle tombe un dimanche, cette fête prend un relief particulier pour les chrétiens qui se rassemblent.

Le sujet : le baptême Jean Baptiste donne un baptême de conversion dans l’eau du Jourdain. Il annonce le Baptême dans l’Esprit Saint par le Christ Jésus. C’est le premier des sacrements de l’Église qui fait naître à la vie de Dieu. La phrase affichée : « C’est toi mon Fils bien-aimé. »

Le point d’ancrage liturgique : l’eau et son usage dans la liturgie L’eau du bénitier, avec laquelle on se signe en entrant dans une église, pour rappeler le geste du baptême. L’eau de l’aspersion, qui évoque le baptême, dans les rites de bénédiction (funérailles), et dans la messe solennelle. L’eau de l’offertoire. La goutte d’eau versée dans le vin est signe de notre humanité mêlée, unie à la divinité dans le mystère du Christ. L’hérésie des Aquariens, dénoncée par saint Cyprien (IIIe siècle), niait le mystère de l’incarnation dans le rapport intime de Dieu avec l’humanité, dont le mélange de l’eau et du vin est le signe. Ils refusaient en conséquence l’usage du vin. L’eau du « lavabo », 1er mot en latin de l’ancienne prière du prêtre qui se lave les mains symboliquement. Actuellement,

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il dit : « Lave-moi de mes fautes, Seigneur, purifie-moi de mon péché. » Dans un dialogue avec les enfants qui ont remarqué plusieurs de ces gestes avec l’eau, l’animateur précise leur signification.

La lecture choisie : l’évangile (Marc 1, 7-11) Jésus se fait baptiser par Jean dans le Jourdain.

L’action Une cuve avec de l’eau bénite, ou à bénir, a été placée à proximité, de telle sorte qu’une procession puisse s’organiser où chacun vient plonger sa main dans l’eau et faire un grand signe de croix sur soi. Le déplacement est prévu afin que le groupe voie bien chacun faire ce beau geste baptismal, seul ou par 2, à la suite de l’animateur qui l’a expliqué. On peut chanter pendant la procession, ou mieux à notre avis, passer l’enregistrement d’un chant approprié ; les enfants sont ainsi tout investis dans le geste à faire, sans se soucier des paroles du chant.

Le déroulement Accueil, présentant le thème de la liturgie : le baptême du Seigneur et notre baptême. Introduction sur l’usage de l’eau dans la liturgie de la messe. Action : Procession à la cuve d’eau. Signe de la croix avec l’eau. Geste par tous. Lecture : Évangile de Marc 1, 7-11. Chant de joie.

La préparation matérielle La phrase à afficher : « C’est toi mon Fils bien-aimé. » Une cuve avec de l’eau.


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc Jean Baptiste proclamait dans le désert : « Voici venir derrière moi celui qui est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de me courber à ses pieds pour défaire la courroie de ses sandales. Moi, je vous ai baptisés dans l’eau ; lui vous baptisera dans l’Esprit Saint ». Or, à cette époque, Jésus vint de Nazareth, ville de Galilée, et se fit baptiser par Jean dans le Jourdain. Au moment où il sortait de l’eau, Jésus vit le ciel se déchirer et l’Esprit descendre sur lui comme une colombe. Du ciel une voix se fit entendre : « C’est toi mon Fils bien-aimé ; en toi j’ai mis mon amour. » Isaïe 55, 1-11 Cantique, Isaïe 12, 2…6 1 Jean 5, 1-9 Marc 1, 7-11

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2e DIMANCHE • L’appel de Dieu

Le cadre La reprise des dimanches ordinaires, sans fête particulière, est l’occasion de recentrer le décor de la liturgie des enfants sur l’essentiel : le livre de la Parole de Dieu. Celle-ci est accueillie, célébrée pour nourrir la vie des chrétiens qui se rassemblent. Par eux, elle porte des fruits. C’est pourquoi le livre de la Parole de Dieu a une telle importance. Plus qu’un instrument de lecture, il est un objet sacré dont on prend soin. Il a une place de choix dans le lieu où l’on célèbre. Véritable table de la Parole qui réunit les disciples de Jésus et où convergent tous les regards (cf. Vatican II, SC 51). Un beau lectionnaire, ou une grande bible, bien disposé sur un lutrin (ou autre support) exprime cette primauté de la Parole de Dieu, même si, pour en faciliter la lecture et sa mise en œuvre active, on utilise de petits fascicules mensuels bien pratiques.

Le sujet : l’appel Le jeune Samuel est appelé par Dieu (1re lecture). Dans l’évangile, la rencontre des disciples de Jean Baptiste avec Jésus est un appel irrésistible bien que respectueux de leur liberté. Jésus leur dit : « Venez et vous verrez. » La phrase affichée : « Parle, Seigneur, ton serviteur écoute » (cf. 1re lecture).

Le point d’ancrage liturgique : les réponses de l’assemblée dans les prières de la messe Dites à haute voix, elles expriment l’adhésion de foi à ce qui est dit, célébré et reçu. « Amen ! » mais aussi les autres formules lapidaires, comme la réplique « Et avec votre esprit », en réponse au souhait du prêtre « Le Seigneur soit avec vous ».

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Avec les enfants, l’animateur s’applique donc à répéter, à les chanter si possible, ces réponses de la messe en leur donnant toute leur force, souvent un peu perdue par l’habitude.

La lecture choisie : 1re lecture (1 Samuel 3, 3…19) Le choix de cette lecture, plutôt que l’évangile, valorise l’appel par le Seigneur d’un enfant, le jeune Samuel. Les enfants présents se sentent concernés. La messe est une rencontre où le Seigneur appelle avec insistance. La présence et la participation de chacun sont une manière active de répondre : « Me voici. »

L’action Après avoir raconté l’appel de Samuel (cf. lecture choisie), l’animateur organise une lecture du texte à plusieurs voix, en répartissant les enfants et les adultes qui peuvent aider par groupe : Un groupe représente Samuel. Un groupe, Eli. Un groupe, le Seigneur. Un adulte est choisi comme récitant. Chaque groupe reçoit ses phrases à dire, écrites en grands caractères, chacune sur une feuille distincte, afin d’être lues facilement par le groupe ; de plus, elles sont numérotées (1 à 5 pour Samuel, 1 à 3 pour Éli). Les animateurs font répéter les phrases à leur groupe. Bien ensemble et à pleine voix. Sans craindre le brouhaha qui en résulte, puisque chaque groupe répète sur place. Quand tous sont prêts, la lecture du livre de Samuel peut commencer, introduite par le chant de l’antienne du psaume 39 : « Parle, parle Seigneur, ton serviteur écoute. » L’animateur orchestre, par signe, les répliques des différents groupes, au fur et à mesure que le récitant progresse dans le texte. À la fin, reprise du refrain chanté « Parle, parle… » A 169.

Le déroulement Accueil et rite d’ouverture. Insistance sur les réponses de l’assemblée : Amen, et autres réponses. Présentation du lectionnaire (ou de la bible) et de son importance comme table de la parole qui réunit les invités. Récit raconté de l’appel de Samuel (cf. 1re lecture). Action : Préparation par groupes de la lecture à plusieurs voix. Lecture : 1er Livre de Samuel 3, 3…19. Par l’assemblée entière. Chant : « Parle, parle Seigneur, ton serviteur écoute » A I69.

La préparation matérielle Un lectionnaire et un support de qualité. Les paroles de Samuel, d’Éli, du Seigneur sont inscrites en grand. La phrase à afficher, qui est l’antienne chantée du psaume : « Parle, parle Seigneur, ton serviteur écoute. »


Lecture du premier livre de Samuel (le récitant) Le jeune Samuel couchait dans le temple du Seigneur, où se trouvait l’arche de Dieu. Le Seigneur appela Samuel, qui répondit : (Samuel) « Me voici ! » (le récitant) Il courut vers le prêtre Éli, et il dit : (Samuel) « Tu m’as appelé, me voici. » (le récitant) Éli répondit : (Éli) « Je ne t’ai pas appelé. Retourne te coucher. » (le récitant) L’enfant alla se coucher. De nouveau, le Seigneur appela Samuel. Et Samuel se leva. Il alla auprès d’Éli, et il dit : (Samuel) « Tu m’as appelé, me voici. » (le récitant) Éli répondit : (Éli)« Je ne t’ai pas appelé, mon fils. Retourne te coucher ». (le récitant) Samuel ne connaissait pas encore le Seigneur, et la parole du Seigneur ne lui avait pas encore été révélée. Une troisième fois, le Seigneur appela Samuel. Celui-ci se leva. Il alla auprès d’Éli, et il dit : (Samuel)« Tu m’as appelé, me voici. » (le récitant) Alors Éli comprit que c’était le Seigneur qui appelait l’enfant, et il lui dit : (Éli) « Retourne te coucher, et si l’on t’appelle, tu diras : Parle, Seigneur, ton serviteur écoute. » (le récitant) Samuel retourna se coucher. Le Seigneur vint se placer près de lui et il appela comme les autres fois : (le Seigneur) « Samuel ! Samuel ! » (le récitant) et Samuel répondit : (Samuel) « Parle, ton serviteur écoute. » (le récitant) Samuel grandit. Le Seigneur était avec lui, et aucune de ses paroles ne demeura sans effet. 1 Samuel 3, 3…19 Psaume 39 1 Corinthiens 6, 13…20 Jean 1, 35-42

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3e DIMANCHE • La Bonne Nouvelle

Le cadre Avec l’arrestation de Jean Baptiste (Marc 1), le rôle de celuici s’efface et Jésus passe devant lui pour l’annonce de la Bonne Nouvelle de Dieu. Il appelle ses premiers disciples, des pêcheurs du lac de Galilée, pour les associer à sa mission. Un filet de pêche constitue le décor suggestif de cette liturgie ; à défaut, une grande photo de pêche ; quelques formes découpées de poissons agrémentent ce filet.

Le sujet : la Bonne Nouvelle L’appel des premiers disciples est immédiatement orienté par Jésus : c’est la Bonne Nouvelle de Dieu qu’il s’agit d’annoncer à tous les hommes. « Venez derrière moi, je ferai de vous des pêcheurs d’hommes. » Cette phrase est affichée.

Le point d’ancrage liturgique : les acteurs Acteurs et non « spectateurs étrangers et muets ». Le rôle de tous les fidèles réunis à la messe, y compris bien sûr les enfants, est ainsi défini par le concile Vatican II (SC 48). L’effort de la liturgie de la Parole avec les enfants manifeste chaque dimanche ce souci de l’Église : que tous soient participants actifs. L’animateur rappelle, une fois encore, que chacun des présents a un rôle irremplaçable. Ceux qui n’ont pu venir, ceux qui ne pensent pas à venir, manquent à l’assemblée. Dieu appelle chacun et attend sa réponse. Participer à la messe est une réponse.

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La lecture choisie : l’évangile (Marc 1, 14-20) L’appel des 4 premiers disciples.

L’action Chacun inscrit son prénom sur une silhouette de personnage, découpée à l’avance pour les plus petits, à découper sur place pour les grands. Puis, ces silhouettes sont fixées au filet du décor ou autour de la photo de pêche, à défaut de filet.

Le déroulement Accueil et rite d’ouverture. Lecture par un enfant de la phrase affichée « Venez derrière moi et je ferai de vous des pêcheurs d’hommes ». Introduction de l’animateur sur la Bonne Nouvelle que Jésus proclame en y associant des disciples. Lecture : Évangile de Marc 1, 14-20. Action : Prénoms inscrits sur des silhouettes placées ensuite sur le filet de pêche (ou autour de la photo). Chant : « Seigneur, tu nous appelles… ta bonne nouvelle nous met le cœur en joie » A 108.

La préparation matérielle Un filet de pêche ou une photo de pêche à se procurer. Des silhouettes de personnages sur papier, une par enfant. Quelques-unes sont découpées (pour les petits). Des feutres pour inscrire les prénoms et des ciseaux.


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc Après l’arrestation de Jean Baptiste, Jésus partit pour la Galilée proclamer la Bonne Nouvelle de Dieu ; il disait : « Les temps sont accomplis, le Règne de Dieu est tout proche ; Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle. » Passant au bord du lac de Galilée, il vit Simon et son frère André en train de jeter leurs filets : c’étaient des pêcheurs. Jésus leur dit : « Venez derrière moi. Je ferai de vous des pêcheurs d’hommes. » Aussitôt, laissant là leurs filets, ils le suivirent. Un peu plus loin, Jésus vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient aussi dans leur barque et préparaient leurs filets. Jésus les appela aussitôt. Alors, laissant dans la barque leur père avec ses ouvriers, ils partirent derrière lui. Jonas 3, 1…10 Psaume 24 1 Corinthiens 7, 29-31 Marc 1, 14-20

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4e DIMANCHE • C’est nouveau !

Le cadre L’intérêt pour les choses nouvelles est un des dynamismes de la vie. Les enfants apprécient les nouveautés. La liturgie qui les rassemble, bien qu’ayant toujours la même finalité, revenir à la source, la vie de Dieu, présente les multiples aspects de ce mystère et s’efforce de le faire d’une manière sans cesse nouvelle dans un cadre rituel.

Le sujet : l’enseignement de Jésus est nouveau On pouvait le dire en son temps, comme le remarque saint Marc dans l’évangile. On peut le dire encore aujourd’hui où son enseignement remet en cause nos manières de vivre et de penser.

Le point d’ancrage liturgique : rite et nouveauté À chaque fois, de dimanche en dimanche, l’accent est mis sur un aspect différent de la liturgie, afin de ne pas lasser les enfants en répétant toujours les mêmes choses. Ce renouvellement évite l’écueil du ritualisme qui rend fade le contenu de la messe pourtant si savoureux.

La lecture choisie : l’évangile (Marc 1, 21-28) « Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité » (phrase affichée). Un bref commentaire dialogué aide chacun à dire, à son avis, ce que Jésus apporte de nouveau.

L’action Une évaluation de la liturgie célébrée ensemble est proposée sous forme de jeu. Un parcours en spirale avec des 34 | Liturgies de la Parole avec les enfants

cases et un dé pour y progresser avec des pions (un par groupe ou par enfant, selon le nombre de participants) passe en revue différents moments de la messe. Pour chaque case, l’animateur énonce trois propositions. Le joueur en choisit une qui lui convient. Aucun jugement de valeur n’est porté sur la phrase choisie, c’est le hasard du dé qui fait gagner : les premiers qui atteignent l’arrivée à la case Eucharistie sont chargés des offrandes à apporter en procession. Les trois propositions par case sont à adapter selon les circonstances. Les animateurs cochent les propositions choisies. Ce jeu permet de relever les constantes, les souhaits, et les modifications éventuelles à apporter à la Liturgie de la Parole avec les enfants, selon la physionomie du groupe. Accueil Je suis arrivé en retard. Quelqu’un m’a dit bonjour. Je viens pour la première fois. Décor Il est super. Ça manque de couleur. C’est toujours le même. Affichage Je lis la phrase affichée, en arrivant. Je la retiens par cœur. Je ne la comprends pas toujours. Livre de la Parole J’aime la parole de Dieu. On ne voit pas bien le livre de la Parole. Chez moi, il y a une bible. Lecture On ne m’a jamais confié la lecture. J’aime bien quand elle est lue à plusieurs. J’en reparle à la maison. Chant J’aime bien chanter Alléluia. On dit que je chante faux.

Je voudrais apprendre d’autres chants. Participer J’arrive en avance pour aider. Je suis servant(e) de messe. Je me propose pour ranger. Prière J’aime bien prier en fermant les yeux. Je connais des prières par cœur. Je ne sais pas prier. Action Mimer l’évangile me plaît beaucoup. Je préfère dessiner. J’aime bien poser des questions. Les gestes Celui que je préfère : - le signe de la croix. - l’échange de la paix du Christ. - lever les mains au Notre Père. Eucharistie

Le déroulement Accueil. Chant : « Écoute la voix du seigneur » A 548. Lecture : Évangile de Marc 1, 21-28. Action : Jeu d’évaluation.

La préparation matérielle Phrase à afficher : « Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité. » Le jeu de l’action à prévoir en plusieurs exemplaires si nécessaire : un plateau de jeu avec les cases, des pions et un dé. Le relevé, pour l’animateur, des trois propositions par case.


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc Jésus, accompagné de ses disciples, arrive à Capharnaüm.Aussitôt, le jour du sabbat, il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait. On était frappé de son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. Or, il y avait dans leur synagogue un homme, tourmenté par un esprit mauvais, qui se mit à crier : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais fort bien qui tu es : le Saint, le Saint de Dieu. » Jésus l’interpella vivement : « Silence ! Sors de cet homme. » L’esprit mauvais le secoua avec violence et sortit en poussant un grand cri. Saisis de frayeur, tous s’interrogeaient : « Qu’est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité ! Il commande même aux esprits mauvais, et ils lui obéissent. » Dès lors, sa renommée se répandit dans toute la région de la Galilée. Deutéronome 18, 15-20 Psaume 94 1 Corinthiens 7, 32-35 Marc 1, 21-28

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PRÉSENTATION DU SEIGNEUR AU TEMPLE (2 février) • La rencontre

Le cadre La fête du 2 février, 40 jours après Noël, appelée traditionnellement la chandeleur, se trouve le plus souvent un jour de semaine. Lorsqu’elle tombe un dimanche, la liturgie propose de solenniser la bénédiction et la procession des cierges propre à cette fête, en l’honneur du Christ, Lumière des Nations, comme le dit le cantique d’action de grâces de Syméon lors de sa rencontre de Jésus enfant présenté au Temple (Luc 2).

Le sujet : la rencontre Dans les Églises d’Orient, la fête de la présentation du Seigneur s’appelle la Rencontre. Le messie tant attendu vient combler de joie deux personnages, Syméon et Anne, qui symbolisent toute l’espérance du peuple d’Israël. Il faut la présence de l’Esprit Saint pour reconnaître dans le nouveau-né rencontré au Temple la « Lumière des Nations ». La phrase affichée est extraite du livre de Malachie (1re lecture) : « Le voici, le messager de l’Alliance. »

Le point d’ancrage liturgique : la Préface La préface propre à cette fête (cf. missel des dimanches) suivie du chant « Saint, Saint, Saint le Seigneur », est à signaler. Le dialogue initial (le Seigneur soit avec vous…. Élevons notre cœur… Rendons grâces au Seigneur notre Dieu) peut être répété et appris par cœur. La préface introduit la prière eucharistique avec un chant de louange (Hosanna). L’animateur s’informe de la mélodie choisie pour la messe qui suit. Il fait ainsi répéter ce chant pour que les enfants y participent, mieux encore aujourd’hui.

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La lecture choisie : l’évangile (Luc 2, 22-40) Syméon et Anne dans le Temple, à la rencontre de l’enfant Jésus.

L’action La procession des cierges en est une. On lui consacre le temps voulu. Si cependant un complément d’action est nécessaire, il est proposé ceci : Des formes ont été dessinées de tout ce qui est lumineux dans la nature : flamme, astre, fleur, cristaux de neige, etc. Les enfants les découpent et viennent les coller sur un panneau où le globe terrestre est représenté.

Le déroulement Accueil et présentation de la fête du jour. Procession des cierges (voir missel des dimanches) avec chant. Lecture : Évangile de Luc 2, 22-40. Chant : « Saint, Saint, Saint le Seigneur… Hosanna », précédé de la préface propre du jour avec le dialogue initial. Complément d’action si nécessaire : des formes d’objets lumineux, découpées et collées sur un panneau.

La préparation matérielle Prévoir des cierges et un emplacement pour les poser sans risque. La phrase à afficher « Le voici, le messager de l’Alliance. »


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc Quand arriva le jour fixé par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus le portèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur. Selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur. Ils venaient aussi présenter en offrande le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes. Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui. L’Esprit lui avait révélé qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Messie du Seigneur. Poussé par l’Esprit, Syméon vint au temple. Les parents y entraient avec l’enfant Jésus pour accomplir les rites de la Loi qui le concernaient. Syméon prit l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant : « Maintenant, Ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s’en aller dans la paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples : lumière pour éclairer les nations païennes, et gloire d’Israël ton peuple. » Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qu’on disait de lui. Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Vois, ton fils, qui est là, provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de division. — Et toi-même, ton cœur sera transpercé par une épée. — Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d’un grand nombre. » Il y avait là une femme qui était prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Demeurée veuve après sept ans de mariage, elle avait atteint l’âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. S’approchant d’eux à ce moment, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem. Lorsqu’ils eurent accompli tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. L’enfant grandissait et se fortifiait, tout rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui. Malachie 3, 1-4 Psaume 23 Hébreux 2, 14-18 Luc 2, 22-40

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5e DIMANCHE • Guérir

Le cadre Louer Dieu, lui rendre grâces, est bien la finalité de toute liturgie. Ce qui donne dans les célébrations, notamment avec les enfants, un climat habituel, heureux et positif. La liturgie n’ignore pas pour autant les difficultés de la vie et la peine de tous les jours. « Vraiment, la vie de l’homme sur la terre est une corvée », dit Job. La parole de Dieu de ce dimanche montre la souffrance des hommes, la maladie, les cauchemars, le travail pénible (1re lecture et évangile). Mais, par la Bonne Nouvelle que Jésus annonce, l’amour de Dieu agissant, les malades sont guéris, les esprits mauvais chassés, les cœurs brisés réconfortés. En conséquence, l’animateur veille avec une grande attention aux enfants qui souffrent et qui peinent dans leur santé, leur scolarité, leur vie de famille. Leurs difficultés ne se voient pas toujours sur leurs visages.

Le sujet : guérir Les guérisons faites par Jésus, signe de sa puissance divine et de son humanité compatissante, accompagnent l’annonce de la Bonne Nouvelle. La guérison physique est présentée par saint Marc dans l’évangile, en prélude à la guérison du cœur et de l’âme, par le pardon des péchés. Les enfants sont ainsi éveillés par la Parole de Dieu, à cette autre dimension, la guérison spirituelle. La phrase affichée est extraite du psaume (146) : « Il guérit les cœurs brisés et soigne leurs blessures. »

Le point d’ancrage liturgique : les paroles qui sont dites avant la communion Le prêtre : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ». Les fidèles disent alors : « Seigneur, je ne suis pas

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digne de te recevoir, mais dis seulement une parole, et je serai guéri ». En se référant à la rencontre du Centurion avec Jésus (Mt 8, 8) l’animateur aide les enfants qui communient à la messe, et ceux qui s’y préparent, à comprendre le bel acte de foi de ces paroles.

La lecture choisie : l’évangile (Marc 1, 29-39) Le commentaire bref précise que Jésus puise sa force de guérir et d’annoncer la Bonne Nouvelle dans le lien d’amour avec son Père qu’il retrouve dans la prière (cf. v. 35).

L’action : guérir change la vie L’action proposée s’appuie sur ce constat : l’effort des hommes pour guérir. Des coupures de magazines et journaux, avec titres et photos, sont présentées dans ce sens : le monde hospitalier, avec malades et soignants ; le travail des laboratoires et de la recherche médicale ; des conférences de paix, des tables de négociations, avec des images de conflits et de manifestations ; et, plus à la portée des enfants, des cours de récréation, des sorties d’école, des jeux et des bagarres… Le groupe échange sur les difficultés concrètes perçues dans la vie du monde, et dans leur vie d’enfants, avec l’espérance exprimée si possible d’en sortir, de guérir toutes ces blessures. Un panneau est ensuite constitué avec des photos choisies par les enfants, une chacun, sans oublier les titres. Est alors placée, en légende du panneau, la phrase affichée de cette liturgie : « Il guérit les cœurs brisés et soigne leurs blessures. »

Le déroulement Accueil et rite d’ouverture. L’animateur annonce le thème par cette provocation sympathique : Bienvenue aux malades, aux handicapés, à ceux et celles qui souffrent, qui aujourd’hui ont de la peine. Chant : « Dans le soleil ou le brouillard » T 85 ou un autre. Lecture : Évangile de Marc 1, 29-39. Commentaire dialogué. Jésus se soucie des malades, il les guérit. Il puise sa force dans la prière. Action : Panneau à constituer avec des photos et titres, après échange. Phrase affichée mise en légende. En final, avant de rejoindre l’assemblée des adultes, la phrase précédant la communion est présentée et dite ensemble : « Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir… »

La préparation matérielle Collecter des magazines et des journaux ; découper photos et titres adéquats (cf. l’action). Le nécessaire pour un panneau. La phrase à afficher : « Il guérit les cœurs brisés et soigne leurs blessures. »


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc En quittant la synagogue de Capharnaüm, Jésus, accompagné de Jacques et de Jean, alla chez Simon et André. Or la bellemère de Simon était au lit avec de la fièvre. Sans plus attendre, on parle à Jésus de la malade. Jésus s’approcha d’elle, la prit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait. Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous les malades, et ceux qui étaient possédés par des esprits mauvais. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit toutes sortes de malades, il chassa beaucoup d’esprits mauvais et il les empêchait de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était. Le lendemain, bien avant l’aube, Jésus se leva. Il sortit et alla dans un endroit désert, et là il priait. Simon et ses compagnons se mirent à sa recherche. Quand ils l’ont trouvé, ils lui disent : « Tout le monde te cherche. » Mais Jésus leur répond : « Partons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame la Bonne Nouvelle ; car c’est pour cela que je suis sorti. » Il parcourut donc toute la Galilée, proclamant la Bonne Nouvelle dans leurs synagogues, et chassant les esprits mauvais. Job 7, 1…7 Psaume 146 1 Corinthiens 9, 16…23 Marc 1, 29-39

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6e DIMANCHE • Impossible de garder le secret

Le cadre On ne peut garder longtemps pour soi tout seul une bonne nouvelle. Cette expérience commune est échangée en début de célébration : quelle bonne nouvelle récente a-ton fait savoir ?

Le sujet : garder le secret Jésus, dans l’évangile de Marc, ne veut pas se mettre en avant comme guérisseur au détriment de son enseignement nouveau sur Dieu. Aussi demande-t-il le silence sur lui-même, mais pas sur le fait d’être guéri qui est une joie à partager : « Ta guérison, dit-il au paralysé, sera pour les gens un témoignage. » Le cœur du chrétien est parfois divisé entre le secret à garder d’une rencontre intérieure avec Dieu, qui pour une part est incommunicable, et la joie de le dire partout au risque d’être mal compris. Les enfants ont-ils cette expérience ?

Le point d’ancrage liturgique : chant de louange Un des chants de louange de la messe, par exemple le Gloire à Dieu, est choisi en rapport avec la joie exprimée du lépreux guéri.

La lecture choisie : l’évangile (Marc 1, 40-45) L’homme purifié de sa lèpre ne peut garder le silence au sujet de Jésus.

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L’action En réponse à l’invitation de saint Paul (2e lecture) : « Tout ce que vous faites, faites-le pour la gloire de Dieu » qui est la phrase affichée, chacun, par un dessin, se représente dans son activité préférée qu’il oriente pour l’occasion vers la gloire de Dieu. Travail, jeux, sport, musique, et comme le dit saint Paul, manger, boire et n’importe quoi d’autre. Ces dessins sont réunis sur un panneau à côté de la phrase affichée.

Le déroulement Accueil et échange d’expérience : Quelle bonne nouvelle at-on fait savoir cette semaine ? Lecture : Évangile de Marc 1, 40-45. Bref commentaire dialogué sur le secret impossible à garder. Action : Dessin. Chant : « Gloire à Dieu » C 242-1, ou un autre.

La préparation matérielle La phrase à afficher : « Tout ce que vous faites, faites pour la gloire de Dieu ! » Un panneau pour afficher les dessins.


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc Un lépreux vient trouver Jésus ; il tombe à ses genoux et le supplie : « Si tu le veux, tu peux me purifier. » Pris de pitié devant cet homme, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » À l’instant même, sa lèpre le quitta et il fut purifié. Aussitôt Jésus le renvoya avec cet avertissement sévère : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre. Et donne pour ta purification ce que Moïse prescrit dans la Loi : ta guérison sera pour les gens un témoignage. » Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et répandre la nouvelle, de sorte qu’il n’était plus possible à Jésus d’entrer ouvertement dans une ville. Il était obligé d’éviter les lieux habités, mais de partout on venait à lui. Lévites 13, 1…46 Psaume 101 1 Corinthiens 10, 31 – 11, 1 Marc 1, 40-45

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7e DIMANCHE • Pardon et guérison

Le cadre Une fresque, ébauchée en décor, représente le paralysé (évangile de Marc), descendu du toit par les quatre porteurs, au milieu d’une foule écoutant Jésus. Elle sera complétée par les enfants au moment de l’action.

Le sujet : pardon et guérison L’annonce de la Parole est accompagnée du pardon des péchés et de guérison. L’amour de Dieu se révèle dans une parole efficace pour la réconciliation et le bien-être de l’homme. « Tes péchés sont pardonnés… lève-toi, prends ton brancard… » (phrase affichée).

Le point d’ancrage liturgique : Amen Le mot Amen conclut la plupart des prières de la messe. C’est une réplique de la foi à ce qui vient d’être dit et affirmé : oui, c’est vrai et j’y crois. Saint Paul (2e lecture) insiste sur ce « oui » à Dieu que son Fils personnifie : « Par le Christ nous disons amen, notre oui pour la gloire de Dieu. »

La lecture choisie : l’évangile (Marc 2, 1-12) La guérison d’un paralysé descendu par le toit.

L’action La fresque du décor (cf. le cadre) est coloriée et décorée de détails, sur l’initiative des présents. Si l’on est nombreux, et pour éviter l’encombrement devant la fresque, des éléments à décorer peuvent être dessinés à part.

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Le déroulement Accueil et signe de la croix. Le mot Amen est expliqué. Lecture : Évangile de Marc 2, 1-12. Action : Fresque coloriée. Chant : « Que tes œuvres sont belles » A 219.

La préparation matérielle La phrase à afficher : « Tes péchés sont pardonnés, lève-toi, prends ton brancard. » La fresque de l’évangile à ébaucher, en grand, sur un panneau.


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc Jésus était de retour à Capharnaüm, et la nouvelle se répandit qu’il était à la maison. Tant de monde s’y rassembla qu’il n’y avait plus de place, même devant la porte. Il leur annonçait la Parole.Arrivent des gens qui lui amènent un paralysé, porté par quatre hommes. Comme ils ne peuvent l’approcher à cause de la foule, ils découvrent le toit au-dessus de Jésus, font une ouverture, et descendent le brancard sur lequel était couché le paralysé. Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Mon fils, tes péchés sont pardonnés. » Or, il y avait dans l’assistance quelques scribes qui raisonnaient en eux-mêmes : « Pourquoi cet homme parle-t-il ainsi ? Il blasphème. Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? » Saisissant aussitôt dans son esprit les raisonnements qu’ils faisaient, Jésus leur dit : « Pourquoi tenir de tels raisonnements ? Qu’est-ce qui est le plus facile ? de dire au paralysé : Tes péchés sont pardonnés, ou bien de dire : Lèvetoi, prends ton brancard et marche ? Eh bien ! Pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a le pouvoir de remettre les péchés sur la terre, je te l’ordonne, dit-il au paralysé : Lève-toi, prends ton brancard et rentre chez toi. » L’homme se leva, prit aussitôt son brancard, et sortit devant tout le monde. Tous étaient stupéfaits et rendaient gloire à Dieu, en disant : « Nous n’avons jamais rien vu de pareil. » Isaïe 43, 18…25 Psaume 40 2 Corinthiens 1, 18-22 Marc 2, 1-12

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8e DIMANCHE • Nouvelle Alliance

Le cadre Les enfants ont-ils déjà participé à un mariage ? Beaucoup savent en tout cas que les invités se réjouissent autour des mariés : tous ont des vêtements de fête ; on y mange bien, on s’amuse bien. Quelques diapositives d’un mariage sont projetées ou à défaut quelques photos sont affichées. Les mots noce, époux, alliance sont associés à celui de mariage, soit par une courte explication de vocabulaire, soit en les affichant autour de l’écran ou des photos. Les textes de cette liturgie, notamment l’évangile, nécessitent ces précisions.

Le sujet : la Nouvelle Alliance Jésus est venu pour l’établir entre Dieu et les hommes. L’image d’une noce, avec le vin en abondance, où les invités se réjouissent pour fêter l’alliance des époux, est une belle métaphore que le Nouveau Testament utilise largement sous plusieurs aspects : l’époux est le Christ, le vin servi est le sang versé de la Nouvelle Alliance, le repas de noce est l’Eucharistie, les invités sont les baptisés et l’épouse figure l’Église. L’animateur fait exprimer aux enfants toutes ces réalités comparées de la Nouvelle Alliance. La phrase affichée « Les invités ne se privent pas » traduit l’idée que le jeûne ne convient pas pour le repas de noce en compagnie de l’époux.

Le point d’ancrage liturgique : la joie L’eucharistie célèbre la Nouvelle Alliance en Jésus qui a versé son sang pour nous et pour la multitude. C’est pourquoi elle est un repas de fête où la joie des participants, heureux d’être invités, s’exprime surtout par le chant.

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La lecture choisie : l’évangile (Marc 2, 18-22) Les invités de la noce ne jeûnent pas tant que l’époux est avec eux.

L’action Pour prolonger l’idée de jeûne de l’évangile et tenant compte du fait que ce dimanche est situé peu avant le carême, le groupe recherche dans un échange les moments de l’année et les circonstances de la vie où l’on se prive et ceux au contraire où l’on ne se prive pas. Un panneau, en deux colonnes, peut rassembler les idées de chacun. Par exemple : Temps de privation : Quand on est malade En carême Quand on est puni

Temps d’abondance : En vacances À un anniversaire Quand on communie

La conclusion de cette recherche est dite par l’animateur : pour un chrétien, quoi qu’il arrive de triste ou de pénible, il sait que Jésus est proche de lui et lui promet la vie en abondance.

Le déroulement Accueil et chant : « Quel est donc ce repas ? » D 228. Présentation des photos de mariage. Mots expliqués (noce, époux, etc.). Lecture : Évangile de Marc 2, 18-22. Action : Recherche temps de privation, temps d’abondance. Chant de joie : « Que soit béni le nom de Dieu » A 245.

La préparation matérielle La phrase à afficher : « Les invités ne se privent pas. » Des diapos de mariage (ou photos).


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc Comme les disciples de Jean Baptiste et les pharisiens jeûnaient, on vient demander à Jésus : « Pourquoi tes disciples ne jeûnent-ils pas, comme les disciples de Jean et ceux des pharisiens ? » Jésus répond : « Les invités de la noce pourraientils jeûner, pendant que l’Époux est avec eux ? Tant qu’ils ont l’Époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner. Mais un temps viendra où l’Époux leur sera enlevé : ce jour-là ils jeûneront. Personne ne raccommode un vieux vêtement avec une pièce d’étoffe neuve ; autrement la pièce neuve tire sur le vieux tissu et le déchire davantage. Ou encore, personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement la fermentation fait éclater les outres, et l’on perd à la fois le vin et les outres. À vin nouveau, outres neuves. » Osée 2, 16…22 Psaume 102 2 Corinthiens 3, 1-6 Marc 2, 18-22

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9e DIMANCHE • Agir librement

Le cadre La parole de Jésus « Le sabbat est fait pour l’homme et non l’homme pour le sabbat » est affichée. Elle est lue par un enfant dès le début de la liturgie. L’animateur explique que le sabbat est jour de repos pour les juifs, avec des limitations d’activités et de déplacement. La question est posée aux enfants : ont-ils des copains juifs qui fêtent le sabbat ?

Le sujet : agir librement Jésus, bien que respectant la loi et les rites religieux, s’est montré un homme libre de toute contrainte quand il s’agissait de faire le bien. Les disciples de Jésus, aujourd’hui, sont invités à agir de même, librement. La lettre tue, l’Esprit donne la vie. Ce principe énoncé par saint Paul (cf. 2e lecture du 8e dimanche) est un repère sûr pour mettre en pratique la parole de Dieu et pour observer les règles religieuses.

Le point d’ancrage liturgique : le dimanche, jour de fête Les chrétiens y célèbrent la résurrection de Jésus, comme à Pâques. C’est le Jour du Seigneur, où l’on ne travaille pas. Jour de repos, comme au 7e jour de la création où Dieu arrête son œuvre (livre de la Genèse 2). Cependant, à l’exemple de Jésus qui guérit un jour de sabbat, il est toujours permis de faire le bien, même un dimanche !

La lecture choisie : l’évangile (Marc 2, 23 – 3, 6) Jésus, le Fils de l’homme, est maître du sabbat. Il guérit ce jour-là un homme à la main paralysée. 46 | Liturgies de la Parole avec les enfants

L’action Chacun est invité à dessiner Jésus guérissant l’homme à la main paralysée. Ceux qui n’aiment pas dessiner viennent décorer le mot dimanche dont les lettres ont été préalablement tracées. En final, sur un panneau, tous les dessins entourent le mot dimanche.

Le déroulement Accueil et chant « Appelés à la liberté » SM I77. S’il n’est pas connu, un enregistrement est écouté. Lecture par un enfant de la phrase affichée : « Le sabbat est fait pour l’homme et non l’homme pour le sabbat. » Question : Avez-vous des copains juifs qui fêtent le sabbat ? Action : Dessins. Chant : « Prenons la main » T 42.

La préparation matérielle La phrase à afficher : « Le sabbat est fait pour l’homme et non l’homme pour le sabbat. » Le mot dimanche est tracé, en grandes lettres, au centre d’un panneau.


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc Un jour de sabbat, Jésus marchait à travers les champs de blé ; et ses disciples, chemin faisant, se mirent à arracher des épis. Les pharisiens lui disaient : « Regarde ce qu’ils font le jour du sabbat ! Cela n’est pas permis. » Jésus leur répond : « N’avezvous jamais lu ce que fit David, lorsqu’il fut dans le besoin et qu’il eut faim, lui et ses compagnons ? Au temps du grand prêtre Abiathar, il entra dans la maison de Dieu et mangea le pain de l’offrande que seuls les prêtres peuvent manger, et il en donna aussi à ses compagnons. » Il leur disait encore : « Le sabbat a été fait pour l’homme, et non pas l’homme pour le sabbat. Voilà pourquoi le Fils de l’homme est maître, même du sabbat. » Une autre fois, Jésus entra dans une synagogue ; il y avait là un homme dont la main était paralysée. On observait Jésus pour voir s’il le guérirait le jour du sabbat ; on pourrait ainsi l’accuser. Il dit à l’homme qui avait la main paralysée : « Viens te mettre là devant tout le monde. » Et s’adressant aux autres : « Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien, ou de faire le mal ? De sauver une vie, ou de tuer ? » Mais ils se taisaient. Alors promenant sur eux un regard de colère, navré de l’endurcissement de leurs cœurs, il dit à l’homme : « Étends la main. » Il l’étendit, et sa main redevint normale. Une fois sortis, les pharisiens se réunirent avec les partisans d’Hérode contre Jésus, pour voir comment le faire périr. Deutéronome 5, 12-15 Psaume 80 2 Corinthiens 4, 6-11 Marc 2, 23 – 3, 6

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1er DIMANCHE DE CARÊME • Le règne de Dieu est tout proche

Le cadre Le temps du Carême commence le mercredi des Cendres. Beaucoup d’enfants ne participent pas à cette liturgie paroissiale de semaine, sinon dans le contexte du catéchisme. C’est pourquoi l’introduction de ce dimanche porte sur le Carême et son sens : chemin de 40 jours qui fait monter vers Pâques, la plus grande fête pour les chrétiens, celle de la résurrection de Jésus le Christ. Le mot « Carême » est affiché en grand à côté de la phrase retenue (cf. le sujet.) Le décor est au plus simple : un bouquet de fleurs séchées, violet, ou un cierge teinté ou encore une étole de couleur violette, il permet d’attirer l’attention sur la couleur liturgique du Carême. Une photo de steppes avec des animaux sauvages est affichée. Elle évoque l’image de l’évangile : « Il (Jésus) vivait parmi les bêtes sauvages ». Ou tout autre décor avec des animaux. Pourquoi ne pas associer à cette célébration pour une fois, à cause de la 1re lecture (cf. l’action), un véritable animal (chat, chien ou…) dans la mesure où l’on évite d’en faire une vedette.

Le sujet : le règne de Dieu est tout proche Cette phrase est affichée. Elle a une résonance dans l’oreille du croyant qui prie selon l’enseignement de Jésus : « Notre Père, qui es aux cieux… que ton règne vienne… » L’animateur donne, dans un dialogue avec les enfants, quelques caractéristiques de ce règne. Règne d’amour et de justice, d’un roi qui se dit doux et humble de cœur.

Le point d’ancrage liturgique : l’appel à la conversion dans la prière pénitentielle du début de la messe La demande de pardon et l’invocation de la miséricorde de Dieu supposent que le pécheur a entendu cet appel à la conversion et qu’il y répond, non pas par ses propres forces, mais en accueillant la grâce de Dieu.

La lecture choisie : l’évangile (Marc 1, 12-15) Après la tentation au désert, Jésus inaugure la proclamation de la Bonne Nouvelle de Dieu.

L’action Le livre de la Genèse (1re lecture) constitue la trame de l’action proposée. Chaque enfant choisit un animal. Il le dessine lui-même (son animal domestique, par exemple) ou bien il reçoit un modèle à découper et colorier. Un grand arc-en-ciel a été préparé en panneau. Les enfants viennent placer leur animal sous l’arc-en-ciel. L’animateur peut alors soit lire, soit raconter le livre de la Genèse (1re lecture) Gn 9, 8-15, en insistant, dans la présentation ou la conclusion, sur l’alliance que Dieu fait avec les hommes et la création, sauvés du déluge. Tous les êtres vivants sont concernés, y compris nos compagnons les animaux.

Le déroulement Accueil. Prière pénitentielle introduite en relation avec l’appel à se convertir de l’évangile. Chant : « Seigneur, prends pitié ».

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Lecture : Évangile de Marc 1, 12-15. Bref commentaire dialogué sur les caractéristiques du règne de Dieu. Action : Récit du livre de la Genèse raconté (cf. 1re lecture.) Silhouettes d’animaux, placés sous l’arc-en-ciel de l’alliance.

La préparation matérielle Quelques silhouettes d’animaux à préparer pour les plus petits (cf. l’action). Un arc-en-ciel représenté sur un panneau. La phrase à afficher : « Le règne de Dieu est tout proche. »


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc Jésus venait d’être baptisé. Aussitôt l’Esprit le pousse au désert. Et dans le désert il resta quarante jours, tenté par Satan. Il vivait parmi les bêtes sauvages, et les anges le servaient. Après l’arrestation de Jean Baptiste, Jésus partit pour la Galilée proclamer la Bonne Nouvelle de Dieu ; il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissezvous et croyez à la Bonne Nouvelle. » Genèse 9, 8-15 Psaume 24 1 Pierre 3, 18-22 Marc 1, 12-15

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2e DIMANCHE DE CARÊME • Transfiguré !

Le cadre À la montagne de la transfiguration, une voix se fait entendre : « Celui-ci est mon fils bien-aimé, écoutez-le. » La liturgie de la parole est en pleine harmonie avec cette révélation. On y rencontre Jésus, Parole vivante de Dieu, on l’écoute, il nous mène vers son Père qui est notre Père. Le décor tente de lier plusieurs éléments : le Livre de la Parole, une représentation de Jésus en gloire (une icône, par exemple), et la lumière éclatante de blancheur d’un tissu (vêtement). Un arrangement inhabituel fait ressortir ce lien : ces trois objets sont placés ensemble, assez haut pour faire lever le regard. Quelques cubes servant de sièges peuvent être assemblés comme support, en simulant une montagne.

Le sujet : le visible et l’invisible Pierre, Jacques et Jean, trois apôtres, ont le privilège de voir l’invisible ; la divinité de Jésus transparaît sur la montagne, alors que, pour le reste du temps passé avec Jésus, ils ne voient qu’un homme, leur maître. Ainsi, la foi conduit le chrétien à regarder comme s’il voyait l’invisible. Les yeux de son corps ne voient que les choses visibles. Mais par la foi, il perçoit l’invisible. Vivre comme s’il voyait le Christ ressuscité, « comme s’il voyait l’invisible » selon la belle expression du père Voillaume, est bien l’invitation faite au lecteur du récit de la Transfiguration. « Celui-ci est mon fils bien-aimé, écoutez-le » est la phrase affichée.

Le point d’ancrage liturgique : le Credo Le symbole de Nicée-Constantinople nomme Dieu créateur de l’univers visible et invisible. Les 3 premières phrases de

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ce Credo sont récitées ensemble. Le visage du Transfiguré y est bien présent : Jésus Christ, Lumière, né de la Lumière.

La lecture choisie : l’évangile (Marc 9, 2-10) Le récit de la Transfiguration.

L’action Par petits groupes, avec un adulte, une chose invisible est choisie, qui fait penser au Royaume de Dieu (déjà présent parmi nous, et non pas dans les nuages). Cette chose est mimée, pour la faire deviner ensuite quand tous se rassemblent. Ce choix peut paraître difficile. On donne un repère simple pour l’éveiller : la pensée est invisible, la prière du fond du cœur est invisible. À titre d’exemples, mais les enfants peuvent avoir d’excellentes idées à retenir de préférence, on peut mimer : - Le don de l’Esprit (geste de l’imposition des mains). - L’unité et la paix de Dieu (on se donne la main en demicercle : unité ouverte). - Le pardon de Dieu (un personnage debout relève un autre à genoux, les autres du groupe les entourent, les bras en croix). - L’alliance entre Dieu et l’humanité (on se regroupe sous un arc-en-ciel rapidement colorié).

Le déroulement Accueil et rite d’ouverture. Présentation du décor : 3 éléments (cf. le cadre, ci-dessus). Chant : « Peuple de lumière » T 601. Le refrain. Lecture : Évangile de Marc 9, 2-10. La Transfiguration.

Action : mime d’une réalité invisible, par groupe. Puis tous ensemble. Récitation des trois premières phrases du « Je crois en Dieu » long (Credo de Nicée-Constantinople).

La préparation matérielle Se procurer un tissu d’un blanc éclatant, une icône du Christ en gloire. La phrase à afficher : « Celui-ci est mon fils bien-aimé, écoutez-le. » Les trois premières phrases du credo de Nicée-Constantinople affichées en grandes lettres.


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmène, eux seuls, à l’écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux. Ses vêtements devinrent resplendissants, d’une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille. Élie leur apparut avec Moïse, et ils s’entretenaient avec Jésus. Pierre alors prend la parole et dit à Jésus : « Rabbi, il est heureux que nous soyons ici ; dressons donc trois tentes : une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie. » De fait, il ne savait que dire, tant était grande leur frayeur. Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé. Écoutez-le. » Soudain, regardant tout autour, ils ne virent plus que Jésus seul avec eux. En descendant de la montagne, Jésus leur défendit de raconter à personne ce qu’ils avaient vu, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. Et ils restèrent fermement attachés à cette consigne, tout en se demandant entre eux ce que voulait dire : ressusciter d’entre les morts. Genèse 22, 1…18 Psaume 115 Romains 8, 31-34 Marc 9, 2-10

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3e DIMANCHE DE CARÊME • La maison de Dieu

Le cadre L’évangile de ce dimanche parle du Temple, la maison de Dieu, aux deux sens du terme. Le Temple comme édifice, celui de Jérusalem où Jésus s’est rendu fréquemment pour la prière ; et le Temple qui est son corps, présence physique de Dieu parmi les hommes. Le décor de la liturgie de la Parole met en parallèle ces deux aspects. La maquette du Temple de Jérusalem au temps de Jésus, ainsi que celle d’une cathédrale, ou simple église, montrent la grandeur de ce que les hommes ont été capables de construire : une maison pour Dieu. Par ailleurs, un visage de Christ (sculpture ou peinture) associé à la photo d’une foule, d’une assemblée avec des visages en premier plan, montre la beauté de la demeure de Dieu : le corps du Christ que forment ensemble les baptisés.

Le sujet : l’Église et l’église La maison de Dieu mérite toutes les attentions. Aussi bien l’édifice, entretenu et décoré avec art, lieu de rencontre et de prière, que l’Église, assemblée des chrétiens, faite de Pierres Vivantes. La phrase affichée affirme cela : « Vous êtes le Temple de Dieu. »

Le point d’ancrage liturgique : le lieu où l’on célèbre Même si ce n’est pas une église (dans le monde, des communautés sont privées d’église), il y a toujours moyen de rendre le lieu du rassemblement accueillant, avec de beaux objets dignes de la Parole de Dieu et de l’Eucharistie. Voici l’occasion de faire apprécier aux enfants ce qui est remarquable dans l’église paroissiale. Architecture, sculptures, peintures, mobilier, objets sacrés, orgue, etc. À défaut, on choisit de faire remarquer la décoration, florale ou autre, appropriée au temps du Carême. 52 | Liturgies de la Parole avec les enfants

La lecture choisie : l’évangile (Jean 2, 13-25) Les vendeurs chassés du Temple.

L’action Après avoir observé le décor mis en place (maquette du Temple, maquette d’une église), les enfants par groupe avec un adulte parlent des églises qu’ils connaissent, de ce qu’ils ont remarqué. Avec, si possible, une maquette sous les yeux (ou une photo), on cherche à nommer les différentes parties, nef, chœur, chapelle, baptistère, etc. Puis, tous réunis, l’animateur fait chanter. En final, il invite chacun, au cours de la semaine, à rendre visite à Dieu dans sa maison, l’église.

Le déroulement Accueil et rite d’ouverture. Lecture : Évangile de Jean 2, 13-25. Action : Échange à propos des églises connues des enfants. Chant : « Église du Seigneur, peuple de Dieu » D 228, refrain. Suggestion pour la semaine : rendre visite à l’église.

La préparation matérielle Se procurer 2 maquettes, le Temple de Jérusalem et une église (à monter à l’avance). Voir pour cela les publications religieuses pour les enfants, ou s’adresser à une librairie religieuse. Pour compléter, des photos d’églises peuvent servir dans les groupes (cf. l’action). La phrase à afficher : « Vous êtes le Temple de Dieu. »


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean Comme la Pâque des Juifs approchait, Jésus monta à Jérusalem. Il trouva installés dans le Temple les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple ainsi que leurs brebis et leur bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d’ici. Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. » Ses disciples se rappelèrent cette parole de l’Écriture : L’amour de ta maison fera mon tourment. Les juifs l’interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour justifier ce que tu fais là ? » Jésus leur répondit : « Détruisez ce Temple, et en trois jours, je le relèverai. » Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce Temple, et toi, en trois jours, tu le relèverais ! » Mais le Temple dont il parlait, c’était son corps. Aussi, quand il ressuscita d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent aux prophéties de l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite. Pendant qu’il était à Jérusalem pour la fête de la Pâque, beaucoup crurent en lui, à la vue des signes qu’il accomplissait. Mais Jésus n’avait pas confiance en eux, parce qu’il les connaissait tous et n’avait besoin d’aucun témoignage sur l’homme : il connaissait par lui-même ce qu’il y a dans l’homme. Exode 20, 1-17 Psaume 18 1 Corinthiens 1, 22-25 Jean 2, 13-25

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4e DIMANCHE DE CARÊME • La croix entre ténèbres et lumière

Le cadre Avec l’annonce voilée de sa mort et de sa résurrection, dimanche dernier dans l’évangile où Jésus disait : « Détruisez ce Temple et en trois jours je le rebâtirai », annonce renouvelée aujourd’hui : « … ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé… » il est temps, dans ce carême, de mettre en évidence la croix. Le décor présente une croix, simple et bien éclairée. À proximité, la phrase de saint Jean, affichée en grand, « Dieu a tant aimé le monde » laisse deviner l’essentiel du sens de la croix. C’est par amour que le Christ en a fait un instrument du salut.

Le sujet : préférer la lumière aux ténèbres Jésus est la Lumière venue dans le monde. Les hommes, par leurs péchés et leurs œuvres mauvaises, choisissent malheureusement les ténèbres. Les baptisés ont reçu la grâce d’être illuminés par le Christ ; sur le chemin de Pâques, ils revivent ce don de Dieu que la croix symbolise.

Le point d’ancrage liturgique : la croix du Christ Elle est présente là où la messe a lieu. Signe de contradiction et folie de Dieu, même décorée, fleurie, embellie avec art, elle reste une croix évoquant le supplice et ne laisse pas indifférent celui qui sait que croix veut dire souffrance. Ainsi réagissait un enfant, en préparant le chœur de l’église pour Noël : « Ah, non ! pas ça ici. » L’animateur propose aux enfants d’observer toutes les croix de l’église, mais aussi celles que les hommes ont placées en divers lieux : calvaire à la croisée d’un chemin, crucifix dans les maisons, petite croix portée autour du cou, sans oublier le tag des anciens sculpté au linteau des portes, des poutres 54 | Liturgies de la Parole avec les enfants

des granges et autres lieux : petite croix accompagnée des lettres I.H.S., transcription latine de : Jésus Sauveur des hommes.

La lecture choisie : l’évangile (Jean 3, 14-21) « De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé. » L’animateur, s’il le juge nécessaire, raconte aux enfants, en introduction, l’épisode du serpent de bronze élevé par Moïse, auquel saint Jean se réfère (livre des Nombres 21, 4-9).

L’action Par petits groupes, les enfants aidés d’un adulte recherchent ce qui est lumière, ce qui est ténèbres, au sens figuré, dans la vie des hommes et dans leur propre vie. S’il faut un exemple pour commencer, on peut dire : une bonne nouvelle est lumière pour la journée, mais un gros échec plonge dans le noir, dans les ténèbres. Tout ce qui est dit est noté sur des papiers. Ensuite, les enfants viennent coller les papiers, en faisant le tri, sur un panneau où figurent deux colonnes, l’une avec un visage de lumière (souriant), l’autre avec un visage ténébreux (triste). Un chant vient conclure la célébration, par exemple : « Changez vos cœurs » G 162.

Le déroulement Accueil et signe de la croix (mis en valeur, sens rappelé). Introduction dialoguée sous forme de question : « Savezvous où l’on voit des croix ? »

Lecture : Évangile de Jean 3, 14-21. Action : Recherche et panneau. Lumière et ténèbres. Chant. : « Changez vos cœurs » G 162, ou un autre.

La préparation matérielle La phrase à afficher : « Dieu a tant aimé le monde. » Une croix prévue avec un bon éclairage. Un panneau en deux colonnes, un visage souriant d’un côté, un visage ténébreux de l’autre.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle. Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. Celui qui croit en lui échappe au jugement, celui qui ne veut pas croire est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. Et le jugement le voici : quand la lumière est venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. En effet, tout homme qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne lui soient reprochées ; mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses œuvres soient reconnues comme des œuvres de Dieu. 2 Chroniques 36, 14-23 Psaume 136 Éphésiens 2, 4-10 Jean 3, 14-21

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5e DIMANCHE DE CARÊME • Le don de soi

Le cadre La comparaison du grain de blé qui tombe en terre aide à comprendre, dans l’enseignement de Jésus, le paradoxe de la vie : la donner, c’est mourir à soi pour porter du fruit, la garder pour soi, c’est rester tout seul. Une gerbe de blé (quelques épis) décore la croix, avec la phrase affichée en grand : « Si le grain de blé meurt, il donne beaucoup de fruit ».

Le sujet : le don de soi Un regard sur la vie de famille permet aux enfants de saisir ce que cela veut dire. Quand on reçoit la charge de garder son petit frère, ou sa petite sœur, on ne peut, en même temps, aller jouer avec les copains. Renoncer à ce qui plaît pour un plus grand plaisir à découvrir est un apprentissage utile dans la vie. Par cette approche, l’expérience du don de soi, et du plaisir final qu’on en retire, peut être abordée. C’est ce que Jésus a vécu par amour pour tous. Il invite à le suivre sur cette voie.

Le point d’ancrage liturgique : la prière Dans son aspect désintéressé. Prendre du temps pour Dieu, sans chercher un intérêt immédiat (en renonçant à la question « à quoi ça sert ? ») La liturgie de la messe suppose cette attitude généreuse des fidèles. Libres de donner, libres de recevoir. Dans un monde où est exigé un résultat mesurable de ce qu’on fait, à court terme, voire immédiat, les enfants ontils, à la messe, la perception de cette gratuité requise pour recevoir une vraie nourriture ?

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La lecture choisie : l’évangile (Jean 12, 20-33) Jésus annonce sa mort.

L’action La gerbe de blé (les quelques épis) placée sur la croix est complétée par des épis de papier, décorés par les enfants (cf. annexe p. 152). Pour que la réalisation soit réussie, un modèle prédécoupé d’épi à colorier est donné à chacun (cf. annexe p. 152). Des tiges de fer (de fleuriste) sont piquées, comme des épingles, dans l’épi de papier, de telle sorte que les épis forment une gerbe, un bouquet. Devant la croix ainsi décorée, tous chantent : « Aimez-vous, comme je vous ai aimés » D 307.

Le déroulement Accueil — Signe de la croix. Comparaison du grain de blé, présentée ou racontée en parabole. Lecture : Évangile de Jean 12, 20-33. Action : Des épis de blé décorés pour la croix. Chant : « Aimez-vous, comme je vous ai aimés » D 307.

La préparation matérielle La phrase à afficher : « Si le grain de blé meurt, il donne beaucoup de fruit. » Se procurer des épis de blé. Modèles prédécoupés d’épi en papier ; et feutres de couleur, pour chaque enfant.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean Parmi les Grecs qui étaient montés à Jérusalem pour adorer Dieu durant la Pâque, quelques-uns abordèrent Philippe, qui était de Bethsaïde en Galilée. Ils lui firent cette demande : « Nous voudrions voir Jésus. » Philippe va le dire à André ; et tous deux vont le dire à Jésus. Alors Jésus leur déclare : « L’heure est venue pour le Fils de l’homme d’être glorifié. Amen, amen je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il donne beaucoup de fruit ; Celui qui aime sa vie la perd ; celui qui s’en détache en ce monde la garde pour la vie éternelle. Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera. Maintenant je suis bouleversé. Que puis-je dire ? Dirai-je : Père, délivremoi de cette heure ? — Mais non ! C’est pour cela que je suis parvenu à cette heure-ci ! Père glorifie ton nom ! » Alors, du ciel vint une voix qui disait : « Je l’ai glorifié et je le glorifierai encore. » En l’entendant, la foule qui se tenait là disait que c’était un coup de tonnerre ; d’autres disaient : « C’est un ange qui lui a parlé. » Mais Jésus leur répondit : « Ce n’est pas pour moi que cette voix s’est fait entendre, c’est pour vous. Voici maintenant que ce monde est jugé ; voici maintenant que la prince de ce monde va être jeté dehors ; et moi, quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes. » Il signifiait par là de quel genre de mort il allait mourir. Jérémie 31, 31-34 Psaume 50 Hébreux 5, 7-9 Jean 12, 20 33

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DIMANCHE DES RAMEAUX ET DE LA PASSION La liturgie des Rameaux est assez vivante et active pour les enfants. Aussi, sont-ils invités à participer à la messe paroissiale.

La lecture de la Passion selon saint Marc est longue. Elle est toujours écoutée avec beaucoup d’attention par une assemblée plus nombreuse ce jour-là. Y compris par les enfants qui en perçoivent la tension dramatique. Le choix fait pour le Vendredi saint d’interventions des enfants au cours de la Passion selon saint Jean, peut être transposé et adapté à la lecture de la Passion selon saint Marc. Ce qui donne pour les objets montrés (les numéros correspondent au découpage par paragraphes du missel des dimanches publié chaque année — édition collective des éditeurs de liturgie) : § 2, Marc 14, 13 : une cruche (celle de l’homme qui indique le lieu du repas de la Pâque) ; § 3, un pain (Marc 14, 22), une coupe (14, 23) un coq (14, 30) placé en évidence, car il est cité deux autres fois plus loin dans le récit. § 5, Marc 14, 43 : des bâtons (ceux de la bande armée) § 10, Marc 15, 17 : un manteau rouge, une couronne d’épines, un roseau. § 11, Marc 15, 26 : une banderole : « Le roi des Juifs » § 13, une banderole : « Mon Dieu, pourquoi m’astu abandonné ? » (15, 34), une éponge (15, 36). § 14, Marc 15, 46 : un linceul. Marc 11, 1-10 Isaïe 50, 4-7 Psaume 21 Philippiens 2, 6-11 Marc 14, 1 – 15, 47

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JEUDI SAINT • La Cène du Seigneur À la messe du soir, en mémoire de la Cène du Seigneur, les enfants sont sollicités pour les gestes, processions, et différentes actions de cette belle liturgie que toutes les paroisses préparent avec soin. C’est pourquoi, il n’est pas fait de proposition spécifique de liturgie pour les enfants.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean Avant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout. Au cours du repas, alors que le démon avait déjà inspiré à Judas Iscariote, fils de Simon, l’intention de le livrer, Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu’il est venu de Dieu et qu’il retourne à Dieu, se lève de table, quitte son vêtement, et prend un linge qu’il se noue à la ceinture ; puis, il verse de l’eau dans un bassin, il se met à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture. Il arrive ainsi devant Simon Pierre. Et Pierre lui dit : « Toi, Seigneur, tu veux me laver les pieds ! » Jésus lui déclara : « Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ; plus tard tu comprendras ». Pierre lui dit : « Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave pas, tu n’auras pas de part avec moi ». Simon Pierre lui dit : « Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! » Jésus lui dit : « Quand on vient de prendre un bain, on n’a pas besoin de se laver : on est pur tout entier. Vous-mêmes, vous êtes purs… mais non pas tous ». Il savait bien qui allait le livrer ; et c’est pourquoi il disait : « Vous n’êtes pas tous purs ».Après leur avoir lavé les pieds, il reprit son vêtement et se remit à table. Il leur dit alors : « Comprenez-vous ce que je viens de faire ? Vous m’appelez “Maître” et “Seigneur”, et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous. » Exode 12, 1… 14 1 Corinthiens 11, 23-26

Psaume 115 Jean 13, 1-15

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VENDREDI SAINT • Passion et mort La proposition, pour cette célébration de la Passion du Seigneur, est centrée sur la lecture de la Passion selon saint Jean. Les enfants y interviennent en montrant les quelques objets de ce récit qui peuvent être facilement représentés, ainsi que quelques banderoles où sont écrits des mots ou des phrases particulièrement forts qui en sont extraits. Les objets sont ensuite déposés près de la croix, où y sont accrochés, à l’instar de certains calvaires ; les banderoles sont placées en fond de décor. Une répétition est nécessaire afin que les déplacements soient précis, que les objets soient bien montrés (au-dessus des têtes) ; les enfants pourront ainsi mieux assimiler leurs interventions dans l’ensemble du récit de la Passion auquel ils seront de ce fait plus attentifs et participants. Ces interventions, volontairement limitées, ne constituent pas un mime, mais un soutien visuel à l’attention de l’auditeur. Les numéros correspondent au découpage par paragraphes du Missel des dimanches publié chaque année — édition collective des éditeurs de liturgie. Objets montrés Banderoles 1- Lanternes (des gardes et des soldats), de préférence confectionnées par les enfants. (Jean 18, 3) 4- Coq, stylisé, type girouette (Jean 18, 27) 6- « Ma royauté ne vient pas de ce monde » (Jean 18, 36) 7- Couronne d’épines et tissu rouge (manteau de pourpre). Jean 19, 2 8- « Crucifie-le » (Jean 19, 15) 12- Éponge (naturelle) au bout d’un bâton (Jean 19, 29) 9- « Jésus le Nazaréen, Roi des Juifs » (Jean 19, 19) Ou encore « I.N.R.I. », que l’on voit souvent sur les crucifix, initiales de ces mots cités. La lettre J s’écrivant I dans la transcription latine. 14- Linceul (grande pièce de tissu blanc). Pot en grès (évoque le mélange de myrrhe et d’aloès) Jean 19, 39-40

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Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (19, 25-30) Or, près de la croix de Jésus se tenait sa mère, avec la sœur de sa mère, Marie femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. Après cela, sachant que désormais toutes choses étaient accomplies, et pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout, Jésus dit : « J’ai soif. » Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d’hysope, et on l’approcha de sa bouche. Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est accompli. » Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit. Isaïe 52, 13 – 53, 12 Psaume 30 Hébreux 4, 14 … 5, 9 Jean 18, 1 – 19, 42


VEILLÉE PASCALE • Messe de la Résurrection Dans la mesure où les enfants y ont été invités, ils participent à ces liturgies paroissiales, comme tout le monde ; avec d’autant plus d’intérêt lorsque des baptêmes de jeunes et d’adultes y sont célébrés. Des places bien situées leur sont réservées, des gestes et des mouvements leur sont proposés, sinon ces liturgies peuvent leur paraître un peu trop longues. Une attention particulière leur est portée à la messe du jour de Pâques. Les assemblées y sont souvent moins homogènes que pour les offices de la Semaine Sainte, avec davantage de fidèles qui n’en ont pas suivi la dynamique. L’animation des messes doit en tenir compte.

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc Le sabbat terminé, Marie Madeleine, Marie mère de Jacques, et Salomé achetèrent des parfums pour aller embaumer le corps de Jésus. De grand matin, le premier jour de la semaine, elles se rendent au sépulcre au lever du soleil. Elles se disaient entre elles : « Qui nous roulera la pierre pour dégager l’entrée du tombeau ? » Au premier regard, elles s’aperçoivent qu’on a roulé la pierre, qui était pourtant très grande. En entrant dans le tombeau, elles virent, assis à droite, un jeune homme vêtu de blanc. Elles furent saisies de peur. Mais il leur dit : « N’ayez pas peur ! Vous cherchez Jésus de Nazareth, le Crucifié ? Il est ressuscité : il n’est pas ici. Voici l’endroit où on l’avait déposé. Et maintenant, allez dire à ses disciples et à Pierre : Il vous précède en Galilée. Là, vous le verrez, comme il vous l’a dit. » Elles sortirent et s’enfuirent du tombeau, parce qu’elles étaient toutes tremblantes et hors d’elles-mêmes. Elles ne dirent rien à personne, car elles avaient peur. 7 lectures (voir missel) + Romains 6, 3-11 Psaume 117 Marc 16, 1-8

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SAINT JOUR DE PÂQUES • Christ est ressuscité !

Le cadre : « Christ est ressuscité ! » Cette phrase est affichée en grand, avec un spot qui l’éclaire vivement, visible dès l’entrée. Un bouquet de fleurs fraîches est placé près du lectionnaire.

L’accueil L’animateur y fait un rappel succinct des événements de la Passion célébrée dans la Semaine sainte : Entrée à Jérusalem (Rameaux), la Cène du Seigneur (Jeudi saint), le procès et la mort de Jésus (Vendredi saint).

La lecture choisie : l’évangile (Jean 20, 1-9) Marie Madeleine, puis Pierre et « l’autre disciple » au tombeau : il est vide. Jésus est ressuscité. Chant de l’Alléluia, avant et après la lecture. Le commentaire dialogué laisse libre cours aux réactions et questions des enfants.

L’action Un déplacement est prévu : passer d’un lieu obscur à un lieu plein de lumière. Le lieu obscur a été aménagé sommairement avec un orifice pour simuler le tombeau ouvert (une pièce dans le noir, avec une porte ouverte). Des enfants, férus de cabanes, auront été invités la veille à venir préparer cet espace qui, à défaut de pièce disponible, peut être délimité par de grands tissus ou panneaux. Dans le lieu plein de lumière, qui est celui de la célébration avec la phrase très éclairée : « Christ est ressuscité ! », un grand cierge est placé au centre en guise de cierge pascal. Tout le groupe fait le déplacement du lieu obscur au lieu de lumière, non comme une procession, mais à la manière 62 | Liturgies de la Parole avec les enfants

d’une visite guidée (par l’animateur) où les questions et les commentaires, en référence à l’évangile de Jean préalablement lu, sont bienvenus sans craindre l’alacrité des enfants heureux de bouger. Puis tous entourent le « cierge pascal » et chantent la résurrection : Alléluia, ou un chant de Pâques du répertoire paroissial. La procession des offrandes, par les enfants qui rejoignent l’assemblée pour l’Eucharistie, revêt toute son importance pour cette messe de Pâques. Tenant compte de la présence de fidèles occasionnels, non avertis de ce qui est fait pour et avec les enfants, le célébrant précise qu’ils ont célébré entre eux la 1re partie de la messe : la liturgie de la Parole.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin, alors qu’il fait encore sombre. Elle voit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle court donc trouver Simon Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a mis. » Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il voit que le linceul est resté là ; cependant il n’entre pas. Simon Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau, et il regarde le linceul resté là, et le linge qui avait recouvert la tête, non pas posé avec le linceul, mais roulé à part à sa place. C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit et il crut. Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas vu que, d’après l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts. Actes 10, 34-43 Psaume 117 Colossiens 3, 1-4 (ou 1 Corinthiens 5, 6-8) Jean 20, 1-9

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2e DIMANCHE DE PÂQUES • Croire sans voir

Le cadre Des symboles du temps de Pâques attirent le regard des arrivants : un cierge pascal (un grand cierge peut en tenir lieu), une aube blanche qui évoque les baptêmes célébrés à Pâques, un bouquet de fleurs printanier, plein de gaieté. Ce décor est présenté de telle sorte que la fête de Pâques garde toute son actualité. Certains enfants, parce que leur famille circule plus que d’ordinaire pour le long congé de Pâques, n’auront pas eu l’occasion de participer à une messe de la Résurrection. Sans s’offusquer de cette contradiction, puisque Pâques est le sommet de l’année liturgique (le dimanche à ne pas manquer pour les chrétiens), l’animateur résume l’essentiel du message pascal : Christ est ressuscité !

Le sujet : croire Dès le soir du premier jour de la semaine, l’expérience des disciples montre deux facettes de la foi : le bonheur qui comble le croyant dans la rencontre du Seigneur et la difficulté de s’appuyer sur le témoignage des autres pour croire. Thomas, l’un des douze, résiste à ses compagnons qui lui annoncent avec joie : « Nous avons vu le Seigneur ! » Il réplique : « Si je ne vois pas… non, je ne croirai pas. » La phrase affichée donne la conclusion de Jésus : « Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »

Le point d’ancrage liturgique : le dimanche Premier jour de la semaine, selon le calendrier juif, le dimanche est devenu jour du Seigneur, jour de sa résurrection. Tous les dimanches de l’année célèbrent le mystère pascal. Ils sont le reflet du jour de Pâques. C’est pourquoi l’Église réunit tous les dimanches « les pratiquants », ceux qui croient à la résurrection et qui en vivent. 64 | Liturgies de la Parole avec les enfants

La lecture choisie : l’évangile (Jean 20, 19-31) Puisque l’un des apôtres, Thomas, est nommé, il est intéressant d’essayer de retrouver ensemble le nom des autres du groupe des douze.

L’action Des morceaux de phrases agrandies du Symbole des Apôtres (Je crois en Dieu) ont été découpés, chacun sur une bande de papier. Un petit arrangement de frappe (des ajouts entre parenthèses) permet que chaque morceau de phrase ait un sens et qu’une fois assemblé, le texte apparaisse comme il est récité : Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, Créateur du Ciel et de la terre. Et (je crois) en Jésus Christ, son fils unique, Notre Seigneur, qui a été conçu du Saint-Esprit, (il) est né de la Vierge Marie, (il) a souffert sous Ponce Pilate (il) a été crucifié, est mort, et a été enseveli, (il) est descendu aux enfers, Le troisième jour (il) est ressuscité des morts, (il) est monté aux cieux, (il) est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant, d’où il viendra juger les vivants et les morts. Je crois en l’Esprit Saint (je crois) à la sainte Église catholique, (je crois) à la communion des saints, (je crois) à la rémission des péchés, (je crois) à la résurrection de la chair, (je crois) à la vie éternelle Amen. Tous les morceaux sont mélangés. Le groupe est invité à mettre les phrases dans l’ordre, tout en échangeant sur ce qu’elles disent.

Lorsque le texte est remis en ordre, il est collé, sur une grande feuille, par les enfants. Alors, ensemble, devant le texte reconstitué, on récite le « Je crois en Dieu », en omettant les parenthèses.

Le déroulement Accueil et introduction dialoguée qui rappelle Pâques (comment les enfants l’ont vécu ?). Sens donné à chaque dimanche : 1er jour de la semaine comme Pâques. Signe de la croix et lecture par un enfant de la phrase affichée : « Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » Lecture : Évangile de Jean 20, 19-31. Commentaire sur la foi (celle de Thomas, celle des apôtres). Action : Le « Je crois en Dieu » reconstitué par phrase, et proclamé ensemble.

La préparation matérielle Prévoir une frappe agrandie du « Je crois en Dieu » (Symbole des Apôtres) selon le modèle ci-dessus ; découper les morceaux de phrases. Une grande feuille (+ colle). La phrase à afficher en grand : « Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean C’était après la mort de Jésus, le soir du premier jour de la semaine. Les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient, car ils avaient peur des Juifs. Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! « Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit à nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il répandit sur eux son souffle et leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis ; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus. » Or, l’un des Douze, Thomas (dont le nom signifie jumeau) n’était pas avec eux, quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets mon doigt à l’endroit des clous, si je ne mets la main dans son côté, non, je n’y croirai pas. » Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vint, alors que les portes étaient verrouillées, et il était au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Thomas lui dit alors : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » Il y a encore beaucoup de signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas mis par écrit dans ce livre. Mais ceux-là y ont été mis afin que vous croyiez que Jésus est le Messie, le Fils de Dieu, et afin que, par votre foi, vous ayez la vie en son nom. Actes 4, 32-35 Psaume 117 1 Jean 5, 1-6 Jean 20, 19-31

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3e DIMANCHE DE PÂQUES • La paix de Dieu

Le cadre Le grand cierge prévu comme cierge pascal est au centre du rassemblement avec la « table de la Parole ». La disposition des sièges, en cercle tout autour, suggère que l’on s’attable pour se nourrir de la Parole de Dieu. De même que l’expression « la table de l’Eucharistie » est connue et comprise, de même, la « table de la Parole » peut devenir une expression familière pour cette liturgie de la parole avec les enfants.

Le sujet : la paix de Dieu Les récits d’apparition mettent en avant la phrase de Jésus : « La paix soit avec vous ! » Celle-ci est reprise dans le rite de la Paix avant la communion. La paix du Seigneur, communiquée, provoque la joie et la fraternité. Elle est un don qui surpasse de loin la paix des hommes souvent assimilée à l’absence de guerre ou à la simple tranquillité.

Le point d’ancrage liturgique : le rite de la paix Le célébrant : « Que la paix du Seigneur soit toujours avec vous. » L’assemblée : « Et avec votre esprit. » Le célébrant (ou le diacre) : « Dans la charité du Christ, donnez-vous la paix. » Ce rite n’est pas accessoire, bien que facultatif. Issu des paroles du Seigneur, au soir de sa résurrection, il configure les fidèles au corps du Ressuscité reçu dans la communion. Les enfants aiment ce moment d’échange où la paix du Christ se transmet. Ils peuvent bouger, se déplacer, parler et sourire. À l’invitation de l’animateur, ce geste est répété.

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La lecture choisie : l’évangile (Luc 24, 35-48) Jésus apparaît aux onze Apôtres et à leurs compagnons, en présence des disciples de retour d’Emmaüs.

L’action En petit groupe, si l’on est nombreux, un échange s’engage sur la paix. Qu’est-ce que la paix ? Où la vit-on ? Où manquet-elle ? L’actualité de l’école, de la maison, de la rue, l’actualité livrée à la télévision, donne de quoi répondre. En final, tous se rassemblent autour d’un panneau où l’animateur inscrit les mots qui font penser à la paix, qui en sont proches selon les enfants. Chant : « La paix soit avec vous » D 192 ou « Vienne la paix sur notre terre » T 150-1.

Le déroulement Accueil et présentation de la « table de la Parole » (cf. le cadre, ci-dessus). Lecture : Évangile de Jean 24, 35-48. Rite de la paix de la messe, répété ensemble. Action : Échange sur la paix et inscription des mots proches. Chant.

La préparation matérielle La phrase à afficher : « La paix soit avec vous. » Prévoir un grand cierge (cierge pascal) et une disposition des sièges en cercle avec évocation de la table de la Parole. Un panneau pour inscrire les mots proches de « paix ».


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc Les disciples qui rentraient d’Emmaüs racontaient aux onze Apôtres et à leurs compagnons ce qui s’était passé sur la route, et comment ils avaient reconnu le Seigneur quand il avait rompu le pain. Comme ils parlaient encore, lui-même était là au milieu d’eux, et il leur dit : « La paix soit avec vous. » Frappés de stupeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit. Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent en vous ? Voyez mes mains et mes pieds ; c’est bien moi ! Touchez-moi, regardez : un esprit n’a pas de chair ni d’os, et vous constatez que j’en ai. » Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds. Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire, et restaient saisis d’étonnement. Jésus leur dit : « Avez-vous ici quelque chose à manger ? » Ils lui offrirent un morceau de poisson grillé. Il le prit et le mangea devant eux. Puis il déclara : « Rappelez-vous les paroles que je vous ai dites quand j’étais encore avec vous : il fallait que s’accomplisse tout ce qui a été écrit de moi dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes. » Alors il leur ouvrit l’esprit à l’intelligence des Écritures. Il conclut : « C’est bien ce qui était annoncé par l’Écriture : les souffrances du Messie, sa résurrection d’entre les morts le troisième jour, et la conversion proclamée en son nom pour le pardon des péchés, à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. C’est vous qui en êtes les témoins. » Actes 3, 13…19 Psaume 4 1 Jean 2, 1-5 Luc 24, 35-48

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4e DIMANCHE DE PÂQUES • Le Bon Pasteur

Le cadre L’évangile du Bon Pasteur montre d’une manière imagée toute l’attention que Jésus porte aux hommes. Ceux qui le connaissent, ceux qui ne sont pas de cette bergerie et qu’il veut conduire aussi, afin qu’il n’y ait qu’un seul troupeau. L’amour du bon pasteur est communiqué à des hommes et à des femmes qui prennent soin des autres et sont capables de donner leur vie pour eux. Ce dimanche correspond le plus souvent à la journée des vocations. L’Église y rend compte de l’appel du Christ à le suivre en sa qualité de pasteur. La liturgie de la Parole avec les enfants leur fait goûter l’amour du bon pasteur pour ses brebis.

Le sujet : les enfants bien-aimés du Père En écoutant Jésus, le fils unique, bien-aimé du Père, chacun peut devenir semblable à lui. Cet enseignement de la 1re lecture (1re lettre de saint Jean) est particulièrement adapté aux enfants ; car, se sentant aimés, ils désirent grandir, développer leurs capacités selon les modèles qu’ils admirent. La phrase affichée : « Nous sommes enfants de Dieu. »

Le point d’ancrage liturgique : le prêtre Celui qui figure, dans l’assemblée chrétienne du dimanche, le Christ bon pasteur, tête du troupeau et qui le guide, est le prêtre célébrant. La fonction « pastorale » du prêtre est présentée aux enfants sous cet aspect liturgique. Le prêtre préside la messe, il prend soin de tous les présents, pour qu’ils soient accueillis et qu’ils aient leur part active. Ainsi, le célébrant de la messe est regardé comme le représentant du Christ bon pasteur.

68 | Liturgies de la Parole avec les enfants

La lecture choisie : l’évangile (Jean 10, 11-18) Le Bon Pasteur. Il donne sa vie pour ses brebis.

L’action Donner sa vie pour ceux qu’on aime. Une recherche, en petit groupe de préférence, éveille les enfants à regarder dans la vie d’aujourd’hui ce que veut dire donner sa vie. Avec Jésus en croix, le don est extrême. Mais il y a de nombreuses occasions, petites et grandes pour chacun, de donner sa vie : - des parents qui donnent la vie à des enfants, donnent leur vie, un peu ou beaucoup ; - un enfant qui partage ses dons et apprend à un autre ce qu’il sait faire de bien, donne sa vie ; - une catéchiste qui passe du temps à faire découvrir l’évangile, donne sa vie ; - un prêtre qui a répondu à l’appel de Jésus pour le suivre, comme bon pasteur, donne sa vie, etc.

Le déroulement Accueil et rite d’ouverture. Chant : « Pasteur d’un peuple en marche » D 305. Lecture : Évangile de Jean 10, 11-18. Action : Recherche : « Qui donne sa vie ? » Remarque finale : Regarder le prêtre qui célèbre l’Eucharistie comme le Christ, bon pasteur.

La préparation matérielle La phrase à afficher : « Nous sommes enfants de Dieu. »


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean Jésus disait aux Juifs : « Je suis le bon pasteur (le vrai berger). Le vrai berger donne sa vie pour ses brebis. Le mercenaire, lui, n’est pas le pasteur, car les brebis ne lui appartiennent pas : s’il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s’enfuit ; le loup s’en empare et les disperse. Ce berger n’est qu’un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui. Moi, je suis le bon pasteur, je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis. J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur. Le Père m’aime parce que je donne ma vie pour la reprendre ensuite. Personne n’a pu me l’enlever : je la donne de moi-même. J’ai le pouvoir de la donner, et le pouvoir de la reprendre : voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père. » Actes 4, 8-12 Psaume 117 1 Jean 3, 1-2 Jean 10, 11-18

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5e DIMANCHE DE PÂQUES • Il donne du fruit

Le cadre Le lien très fort des croyants avec le Christ ressuscité est contenu dans l’image de la vigne et des sarments, selon l’évangile de saint Jean. Le décor présente, si possible, un pied de vigne avec des sarments, et une grande photo de grappes de raisin qui donne envie d’en manger.

Le sujet : donner du fruit Ce thème revient souvent dans l’évangile. Il est abordé aujourd’hui dans la liturgie sous cet aspect qu’on ne peut donner du fruit tout seul. Le sarment porte du fruit dans la mesure où un échange étroit a lieu entre la vigne et lui, la sève, la lumière, etc. La phrase affichée : « La gloire de mon Père, c’est que vous donniez beaucoup de fruit. »

Le point d’ancrage liturgique : l’envoi de la messe Nourris des commandements du Seigneur et de son Pain de vie, les fidèles sont envoyés pour donner du fruit dans leur vie quotidienne. Cet élargissement et ce prolongement de la messe au-delà du temps passé à l’église sont présentés aux enfants. L’envoi « Allez dans la paix du Christ » accompagné de la bénédiction finale est une mission confiée.

La lecture choisie : l’évangile (Jean 15, 1-8) Jésus disait à ses disciples : « Je suis la vigne, et vous, les sarments. »

70 | Liturgies de la Parole avec les enfants

L’action Trois ateliers portent le nom d’une ville où est passé saint Paul, apôtre. On y déguste des fruits ; Athènes : des olives ; Corinthe : des raisins ; Smyrne : des figues. En parlant de la variété des fruits selon les régions sur la terre, par analogie, on parle de la grande diversité des communautés chrétiennes dans le monde, qui portent des fruits différents et nombreux.

Le déroulement Accueil et rite d’ouverture. Présentation du décor (la vigne, les sarments). Lecture : Évangile de Jean 15, 1-8. Action : Ateliers de fruits à consommer. Final : l’animateur anticipe l’envoi de la messe pour en donner le sens : « Allez dans la paix du Christ ! »

La préparation matérielle Se procurer des olives, des raisins secs, des figues sèches, à consommer par les enfants. La phrase à afficher : « La gloire de mon Père, c’est que vous donniez beaucoup de fruit. »


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean À l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève ; tout sarment qui donne du fruit, il le nettoie, pour qu’il en donne davantage. Mais vous, déjà vous voici nets et purifiés grâce à la parole que je vous ai dite : Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut porter du fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi. Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruit, car, en dehors de moi vous ne pouvez rien faire. Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est comme un sarment qu’on a jeté dehors, et qui se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voudrez, et vous l’obtiendrez. Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous donniez beaucoup de fruit : ainsi, vous serez pour moi des disciples. » Actes 9, 26-31 Psaume 21 1 Jean 3, 18-24 Jean 15, 1-8

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6e DIMANCHE DE PÂQUES • Dieu est Amour

Le cadre La révélation « Dieu est amour » n’est pas évidente pour tous. Ceux qui se sentent exclus, mal aimés, ont des difficultés à reconnaître dans leur expérience concrète un Dieu d’amour. Même si les enfants accueillent d’emblée, sans réserve, cette affirmation lumineuse, Dieu est amour, on ne peut oublier qu’autour d’eux bien des objections se dressent qui les marquent. Avec la méchanceté des hommes, la souffrance insupportable, les guerres… difficile parfois de croire à un Dieu d’amour.

Le sujet : l’amour L’amour de Dieu ne fait pas de différence (1re lecture), ainsi les païens reçoivent à profusion le don de l’Esprit Saint. L’amour de Dieu prend l’initiative : c’est lui qui nous a aimés en premier (2e lecture). Jésus dit à ses apôtres : « C’est moi qui vous ai choisis » (évangile). Enfin, un autre enseignement est réconfortant pour tous les hommes de bonne volonté : « Quand on aime, on connaît Dieu » (2e lecture).

Le point d’ancrage liturgique : la parole et le silence Dans la célébration, il y a beaucoup de paroles, de chants, mais aussi des silences qui ne sont pas faits seulement pour se reposer. Le silence, à la messe, est une manière d’être ensemble attentifs à la présence silencieuse de Dieu. Aujourd’hui, avec les enfants, on tente une expérience de silence. Un moment court, sans se laisser distraire par les bruits extérieurs, sans chercher à le combler par des pensées pieuses, avec un seul point d’attention : écouter la présence silencieuse de Dieu au milieu du groupe réuni en son nom.

72 | Liturgies de la Parole avec les enfants

La lecture choisie : l’évangile (Jean 15, 9-17) « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. »

L’action Un puzzle simple, dont le nombre des morceaux est un peu supérieur à celui des enfants (estimé à l’avance). Chacun reçoit un morceau et tous participent ainsi à l’assemblage. Pour faciliter celui-ci, le contour des morceaux est dessiné sur le support. À faire remarquer : tous les morceaux sont différents et chacun a sa place. Sur cette idée du puzzle, on greffe celle du choix de Dieu qui nous aime différents les uns des autres et chacun avec une place originale. À défaut de dessin reproduit, le puzzle fait figurer la phrase : « Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés. »

Le déroulement Accueil et rite d’ouverture. Temps de silence, introduit. Lecture : Évangile de Jean 15, 9-17. Action : Puzzle.

La préparation matérielle La phrase à afficher : « Dieu est amour. » Un puzzle à dessiner et découper sur cartonnette.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean À l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour ; Si vous êtes fidèles à mes commandements, vous demeurerez dans mon amour ; comme moi, j’ai gardé fidèlement les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que vous soyez comblés de joie. Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ignore ce que veut faire son maître ; maintenant, je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai appris de mon Père, je vous l’ai fait connaître. Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis afin que vous partiez, que vous donniez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous l’accordera. Ce que je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres. » Actes 10, 25…48 Psaume 97 1 Jean 4, 7-10 Jean 15, 9-17

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ASCENSION DU SEIGNEUR • Allez, proclamez la Bonne Nouvelle !

Le cadre Le départ de Jésus, enlevé au ciel, est le signal de l’envoi des « onze » pour proclamer la Bonne Nouvelle à toute la création, dans le monde entier (Marc 16). 40 jours, durée symbolique de maturation pour engager la mission, séparent Pâques de l’Ascension. Les apôtres ont reçu de leur maître et Seigneur les instructions nécessaires. Et, si l’on peut dire, l’Esprit Saint va prendre le relais. Baptisés dans l’Esprit Saint, ils vont bientôt en recevoir la force promise. La phrase affichée : « Allez, proclamez la Bonne Nouvelle. »

Le sujet : l’Ascension, le départ de Jésus Comme pour tous les départs, des sentiments divers se mêlent. Joie de voir que Jésus retourne auprès de son Père pour s’asseoir à sa droite, là où il est attendu dans la gloire du ciel. Tristesse de se retrouver seuls, de ne plus voir le Seigneur en direct. Angoisse et fierté devant la mission confiée, immense et dangereuse. Ces sentiments peuvent être décrits avec les enfants, à partir de leur propre expérience de la séparation de quelqu’un qu’ils aiment. Joie du baiser reçu au départ à l’école ou en vacances. Tristesse d’un départ cruel, la mort d’une personne proche…

Le point d’ancrage liturgique : le retour de Jésus, annoncé, attendu, proclamé L’annonce des deux hommes, en vêtements blancs, aux apôtres qui fixent encore le ciel — « Pourquoi restez-vous là à regarder en l’air ? Jésus qui a été enlevé du milieu de vous reviendra… » — est proclamée à la messe. Affirmation de foi du « Je crois en Dieu » : Il reviendra dans la gloire. Et plus encore dans l’anamnèse (aussitôt après la 74 | Liturgies de la Parole avec les enfants

consécration) selon les trois formules : « Nous attendons ta venue dans la gloire » — « Nous attendons que tu viennes » — « Viens, Seigneur Jésus ! » Les enfants sont invités à repérer dans l’Eucharistie cette acclamation chantée.

La lecture choisie : 2e lecture (Actes 1, 1-11) Récit de l’Ascension : Jésus s’élève et disparaît aux yeux des apôtres dans une nuée.

L’action Le texte des Actes des Apôtres, de saint Luc, à partir de « au cours d’un repas qu’il prenait avec eux », est monté rapidement en jeu scénique. Les rôles sont ainsi répartis : - un adulte : le récitant ; - un enfant : Jésus ; - deux enfants : les deux hommes en vêtements blancs ; - le reste du groupe : les apôtres, sans souci du nombre. Les répliques, découpées dans le texte, sont réparties selon les rôles et répétées ; celle des apôtres, très courte, est apprise par cœur. Au début du récit (« au cours d’un repas… ») les apôtres et Jésus sont assis en cercle autour d’une table. Quand Jésus s’éloigne et disparaît, tous se lèvent et regardent en l’air pendant l’intervention des deux hommes en blanc.

Le déroulement Accueil et présentation dialoguée de la fête de l’Ascension. Lecture : Actes des Apôtres 1, 1-11. Commentaire et réaction sur les sentiments liés à un départ.

Action : Jeu scénique selon le récit des Actes des Apôtres. Final : Insistance sur l’annonce, à la messe, du retour de Jésus (cf. point d’ancrage liturgique).

La préparation matérielle Découpe agrandie des paroles de Jésus, des apôtres, des deux hommes en blanc, afin de les confier aux acteurs du jeu scénique. La phrase à afficher : « Allez, proclamez la Bonne Nouvelle. »


Commencement du livre des Actes des Apôtres Mon cher Théophile, dans mon premier livre j’ai parlé de tout ce que Jésus a fait et enseigné depuis le commencement, jusqu’au jour où il fut enlevé au ciel après avoir, dans l’Esprit Saint, donné ses instructions aux Apôtres qu’il avait choisis. C’est à eux qu’il s’était montré vivant après sa Passion : il leur en avait donné bien des preuves, puisque, pendant quarante jours, il leur était apparu, et leur avait parlé du Royaume de Dieu. Au cours d’un repas qu’il prenait avec eux, il leur donna l’ordre de ne pas quitter Jérusalem, mais d’y attendre ce que le Père avait promis. Il leur disait : « C’est la promesse que vous avez entendue de ma bouche. Jean a baptisé avec de l’eau ; mais vous, c’est dans l’Esprit Saint que vous serez baptisés d’ici quelques jours. » Réunis autour de lui, les Apôtres lui demandaient : « Seigneur, est-ce maintenant que tu vas rétablir la royauté en Israël ? » Jésus leur répondit : « Il ne vous appartient pas de connaître les délais et les dates que le Père a fixés dans sa liberté souveraine. Mais vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. » Après ces paroles, ils le virent s’élever et disparaître à leurs yeux dans une nuée. Et comme ils fixaient encore le ciel où Jésus s’en allait, voici que deux hommes en vêtements blancs se tenaient devant eux et disaient : « Galiléens, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? Jésus, qui a été enlevé du milieu de vous, reviendra de la même manière que vous l’avez vu s’en aller vers le ciel. » Actes 1, 1-11 Psaume 46 Éphésiens 4, 1-16 Marc 16, 15-20

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7e DIMANCHE DE PÂQUES • Le choix du Seigneur

Le cadre L’absence physique de Jésus, après son ascension, est suggérée par le décor : au milieu du cercle des enfants rassemblés se trouve un siège vide ; à côté est placé le livre de la Parole.

Le sujet : se référer au Seigneur qui choisit Entre l’Ascension et la Pentecôte, les disciples s’organisent. Il faut remplacer Judas. Le récit des Actes des Apôtres montre bien que c’est le Seigneur qui choisit Matthias, à travers les moyens humains employés ici, un tirage au sort entre Matthias et Justus. De même, les chrétiens dans leur vie, et l’Église dans la conduite de sa mission, doivent se référer au Seigneur dans les choix importants à faire, les décisions à prendre. La phrase affichée : « C’est moi qui vous ai choisis, dit le Seigneur » (cf. 6e dimanche de Pâques, Jean 15).

Le point d’ancrage liturgique : l’amour fraternel L’amour fraternel qui lie, au nom du Seigneur, les membres de la communauté rassemblée. La 2e lecture (1re lettre de Jean 4) rappelle cette exigence de l’amour. Le révélateur d’une célébration réussie pour la gloire de Dieu est l’unité dans l’amour fraternel des fidèles. Ce qui s’exprime par le souci du respect des autres, y compris des absents, dans les services rendus, animation, lecture, service de l’autel… « Si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous » (saint Jean, 2e lecture). A contrario, on pourrait questionner : si dans une messe il n’y a pas d’amour fraternel, Dieu est-il là ?

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À la liturgie de la Parole des enfants, ce point important est souvent souligné : l’attention à chacun, aux plus petits, aux nouveaux venus, aux personnes qui accompagnent. Aujourd’hui, le fondement de cette attitude et de ce climat à créer est donné par la Parole de Dieu.

La lecture choisie : 2e lecture (Actes 1, 15-17.20-26) Matthias remplace Judas dans le groupe des apôtres. C’est le Seigneur qui choisit entre Justus et Matthias, par le truchement d’un tirage au sort.

L’action Si les enfants apportent les offrandes à l’Eucharistie qui suit, un tirage au sort est prévu pour la répartition. Le nom des choses à apporter est inscrit sur un papier, plié en quatre et mis dans une corbeille. Des papiers blancs pliés (sans nom) complètent le nombre nécessaire pour que tous les enfants en aient un. L’animateur passe la corbeille, chacun tire un papier. Les papiers en blanc ne sont pas nuls, ils peuvent désigner ceux et celles qui sont chargés d’apporter leur offrande spirituelle (qui ne se voit pas), par exemple un moment heureux de la semaine écoulée, une réconciliation à l’école ou en famille, une pensée d’amitié pour quelqu’un. La procession des offrandes est éventuellement répétée sur place. Tous y participent. Si cette proposition d’action n’est pas adaptée à la situation, l’animateur lance à la place un échange sur les choix qu’on est amené à faire dans une journée. Dieu a créé des êtres libres, en conséquence, vivre c’est choisir à tout moment dans le cadre des choses imposées. Exemple : je ne choisis pas d’aller à l’école, mais je choisis de participer un maximum en classe plutôt que de rester dans mon coin.

Le déroulement Accueil, centré sur l’amour fraternel (cf. point d’ancrage) Lecture : Actes des Apôtres 1, 15…26 Action : Tirage au sort pour apporter les offrandes (à défaut, échange sur les choix).

La préparation matérielle Procession des offrandes par tout le groupe. Du papier découpé et une corbeille. La phrase à afficher : « C’est moi qui vous ai choisis, dit le Seigneur. »


Lecture du livre des Actes des Apôtres En ces jours-là, les frères étaient réunis au nombre d’environ cent vingt. Pierre se leva au milieu de l’assemblée et dit : « Frères, il fallait que l’Écriture s’accomplisse : par la bouche de David, l’Esprit Saint avait d’avance parlé de Judas, qui en est venu à servir de guide aux gens qui ont arrêté Jésus, ce Judas qui était pourtant l’un de nous et avait reçu sa part de notre ministère. Il est écrit au livre des psaumes : Que sa charge passe à un autre.Voici ce qu’il faut faire : il y a des hommes qui nous ont accompagnés durant tout le temps où le Seigneur Jésus a vécu parmi nous, depuis son baptême par Jean jusqu’au jour où il nous a été enlevé. Il faut donc que l’un d’entre eux devienne avec nous témoin de sa résurrection. » On en présenta deux : Joseph Barsabbas, surnommé Justus, et Matthias. Puis l’assemblée dit cette prière : « Toi, Seigneur, qui connais le cœur de tous les hommes, montre-nous lequel des deux tu as choisi pour prendre place dans le ministère des Apôtres, que Judas a déserté en partant vers son destin. » On tira au sort, et le sort tomba sur Matthias, qui fut dès lors associé aux onze Apôtres. Actes 1, 15-17…26 Psaume 102 1 Jean 4, 11-16 Jean 17, 11-19

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DIMANCHE DE LA PENTECÔTE • Viens, Esprit Saint, en nos cœurs

Le cadre Le congé de la Pentecôte est propice aux déplacements, aux fêtes de printemps ; les enfants se retrouvent moins nombreux. L’accueil peut, de ce fait, être plus spontané et personnel par une attention à chacun : ce qu’il va faire aujourd’hui et demain, par exemple.

Le sujet : vivre sous la conduite de l’Esprit Dans la lettre de saint Paul aux Galates, des mots simples, pleins de sens, expriment ce que produit l’Esprit lorsqu’on se laisse conduire par lui : amour, joie, paix, patience, bonté, foi… Quant aux apôtres, remplis de l’Esprit Saint au jour de la Pentecôte, le don des langues leur permet d’annoncer à tous les merveilles de Dieu.

Le point d’ancrage liturgique : l’Église Le don de l’Esprit aux apôtres consacre le début de l’Église, communauté des croyants au Christ ressuscité. Le mot « Église » est expliqué (= assemblée) en rapport avec l’église, le lieu où on se rassemble. Mais l’Église vit aussi en dehors des églises. Quand les chrétiens se rassemblent pour prier, pour célébrer le jour du Seigneur, le dimanche, c’est l’Église qui prie, c’est l’Église qui célèbre, sous la conduite de l’Esprit Saint.

La lecture choisie : 2e lecture (Actes 2, 1-11) Récit de la première Pentecôte.

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L’action Une langue de feu, en papier de couleur, est donnée à chaque enfant pour qu’il y inscrive un talent qu’il a reçu (par exemple ce qu’il sait bien faire, cf. annexe p. 153). Toutes ces flammes sont regroupées et collées sur un panneau, avec si possible l’harmonie d’une belle composition.

Le déroulement Accueil, dialogue avec les enfants. Présentation de l’événement de la première Pentecôte. Lecture : Actes des Apôtres 2, 1-11. Action : Langues de feu avec talents inscrits dessus. Chant : « Au cœur de ce monde » A 238-1.

La préparation matérielle Des langues de feu, en papier de couleur, découpées. La phrase à afficher : « Viens Esprit Saint en nos cœurs. »


Lecture du livre des Actes des Apôtres Quand arriva la Pentecôte (le cinquantième jour après Pâques), ils se trouvaient réunis tous ensemble. Soudain il vint du ciel un bruit pareil à celui d’un violent coup de vent : toute la maison où ils se tenaient en fut remplie. Ils virent apparaître comme une sorte de feu qui se partageait en langues et qui se posa sur chacun d’eux. Alors ils furent tous remplis de l’Esprit Saint : ils se mirent à parler en d’autres langues, et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit. Or, il y avait, séjournant à Jérusalem, des Juifs fervents, issus de toutes les nations qui sont sous le ciel. Lorsque les gens entendirent le bruit, ils se rassemblèrent en foule. Ils étaient dans la stupéfaction parce que chacun d’eux les entendait parler sa propre langue. Déconcertés, émerveillés, ils disaient : « Ces hommes qui parlent ne sont-ils pas tous des Galiléens ? Comment se fait-il que chacun de nous les entende dans sa langue maternelle ? Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce, des bords de la mer Noire, de la province d’Asie, de la Phrygie, de la Pamphylie, de l’Égypte et de la Libye proche de Cyrène, Romains résidant ici, Juifs de naissance et convertis, Crétois et Arabes, tous, nous les entendons proclamer dans nos langues les merveilles de Dieu. » Actes 2, 1-11 Psaume 103 Galates 5, 16-25 Jean 15, 26-27 ; 16, 12-15

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DIMANCHE DE LA SAINTE TRINITÉ • Dieu : Père, Fils, et Saint-Esprit

Le cadre La représentation du Dieu unique en trois personnes a besoin d’images pour faire entrer dans ce mystère. L’art en fournit plusieurs. S’il est possible de se procurer une ou deux belles reproductions, c’est de ce côté que le décor oriente le regard et la foi. À titre d’exemple : - la bien connue icône de la Trinité d’Andréï Roublev ; - un motif ornemental sculpté appelé « Gloire », que l’on trouve dans quelques-unes de nos églises, où figure au centre un triangle avec le nom de Yahvé en hébreu ; des nuées sortent des rayons lumineux de la gloire de Dieu. Le triangle désigne la Trinité. Le symbolisme du chiffre 3 peut, de plus, apparaître à travers les signes habituels de la liturgie : trois bougies au lieu d’une, bouquet de fleurs en trois éléments.

Le sujet : la Trinité La révélation s’est faite progressivement dans l’histoire du peuple de Dieu. On l’aborde simplement par l’évangile où Jésus parle de son Père, avec qui il est en communion étroite (mon Père et moi nous sommes un). Il parle de même de l’Esprit Saint envoyé d’auprès du Père, promis à ses apôtres, Esprit de vérité et de force. La phrase affichée est explicative : « La Trinité : Dieu Père, Fils et Saint-Esprit. »

Le point d’ancrage liturgique : la communication La parfaite unité des trois personnes de la Sainte Trinité n’est possible que par une communication sans faille entre elles. De plus, la vie divine ne peut tourner en rond sur ellemême, elle se donne, se communique. C’est pourquoi, dans la liturgie, où la vie de Dieu se communique, tout ce qui relève de la communication est à mettre en valeur : les prières et acclamations dialoguées, 80 | Liturgies de la Parole avec les enfants

l’entrée et l’accueil où l’on se parle, la sortie aussi où l’on évite de se quitter au plus vite, les différents symboles et moyens par lesquels on communique avec les sens, le regard, le sourire, la musique, le chant, mais aussi l’information dont on constate souvent qu’elle circule mal au sein de la communauté de l’Église, et plus largement dans la vie sociale. Le point d’ancrage de ce jour se résume donc par le mot « communication ». Concrètement, pour rester à la portée des enfants, cela veut dire : d’une part se parler (en arrivant), se donner des nouvelles, et d’autre part répondre à voix haute et claire dans les formules rituelles dialoguées avec le prêtre, de même pour le chant.

La lecture choisie : l’évangile (Matthieu 28, 16-20) Chronologiquement, ce récit revient en arrière avant l’Ascension et la Pentecôte. Il est choisi par l’Église pour la fête de la Sainte Trinité, car les disciples sont envoyés en son nom pour baptiser toutes les nations : « Baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. »

L’action Il est proposé aux enfants d’inventer un petit scénario entre le Père, le Fils et le Saint-Esprit, avec mise en relief des qualités de chacun : le Père fait confiance au Fils, le Fils envoyé en mission a besoin de son Père, le Saint-Esprit va de l’un à l’autre et les informe de tout. Le scénario se déroule dans un lieu déterminé : autour d’une table, sur la route, en haut d’une montagne, sur une plage… Des enfants sont capables de composer seuls ce texte en forme de conversation, d’échanges, de prières. D’autres ont besoin d’être à plusieurs, pour associer leurs idées, un adulte les y aidant. Lorsque les textes sont écrits, les enfants

qui acceptent lisent tout haut le leur ou celui de leur groupe. Pour finir, les textes sont collés sur un panneau. Remarque : des animateurs, selon leur talent, sont chargés de mettre en forme ces compositions créatives en l’honneur de la Sainte Trinité, afin de les communiquer à la paroisse sur un panneau présenté avec art ou dans la feuille d’informations.

Le déroulement Accueil et présentation de la fête de la Sainte Trinité (cf. le cadre, le sujet). Insistance du jour : On communique, on répond à haute voix. Chant : Par exemple, « Que soit béni le nom de Dieu » A 245, couplet 4. Lecture : Évangile de Matthieu 28, 16-20. Action : Inventer un échange au sein de la Trinité.

La préparation matérielle La phrase à afficher : « La Trinité = Dieu Père, Fils et SaintEsprit. » Le nécessaire pour écrire, une grande feuille, colle.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu Au temps de Pâques, les onze disciples s’en allèrent en Galilée, à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre. Quand ils le virent, ils se prosternèrent, mais certains eurent des doutes. Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre.Allez donc ! De toutes les nations faites des disciples, baptisez-les au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit ; et apprenez-leur à garder tous les commandements que je vous ai donnés. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » Deutéronome 4, 32…40 Psaume 32 Romains 8, 14-17 Matthieu 28, 16-20

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FÊTE DU CORPS ET DU SANG DU CHRIST, LE SAINT SACREMENT • La Fête Dieu

Le cadre Traditionnellement, cette fête est bien fleurie. À l’apogée du printemps, le décor de la liturgie reflète la profusion des fleurs de la création, soit par un gros bouquet de fleurs des champs, variées, soit par une composition de fleurs reproduisant les couleurs de l’arc-en-ciel, symbole de l’Alliance (cf. Genèse 9). En cas de premières communions célébrées à la messe paroissiale, des variantes sont ici proposées, en caractères italiques : la liturgie de la Parole pour les enfants peut être maintenue. Des familles qui ne sont pas pratiquantes découvrent à cette occasion ce qui est fait pour les enfants et qui leur est bien adapté, dans la mesure où le célébrant l’explique un peu. Il serait dommage que des enfants qui ont l’habitude d’une liturgie active soient passifs le jour de leur première communion. C’est pourquoi la participation des enfants est prévue avec soin, en évitant toutefois de mettre en vedette ceux qui communient pour la première fois. Le sacrement de l’Eucharistie, même très festif, garde sa juste mesure à l’abri du spectaculaire, pour révéler toute la profondeur du mystère de Dieu qui se donne en nourriture de vie éternelle. La procession d’offertoire est mise en valeur dans la présentation du pain et du vin. Quelques précautions s’imposent pour la discrétion des prises de vue photo et vidéo, afin de ne pas distraire les enfants.

Le sujet : l’Alliance La nouvelle Alliance en Jésus, entre Dieu et les hommes, scellée par le sacrifice de la croix : le corps livré, le sang versé. Il est utile pour l’animateur de savoir ce que le mot « alliance » évoque pour les enfants. Il le leur demande afin d’enchaîner judicieusement, ensuite, avec la présentation du thème. La phrase affichée : « Prenez et mangez-en tous. »

82 | Liturgies de la Parole avec les enfants

Autant pour les enfants qui communient à la messe que pour ceux qui n’y sont pas encore préparés, l’usage du mot « communion » est important. Il est à inclure essentiellement dans l’Eucharistie, dans sa dynamique sacramentelle et son déroulement concret. À l’animateur d’en faire un juste emploi. Le coutumier « faire sa communion », ou « aller à une communion », n’est pas très heureux, dans la mesure où il déclenche une image un peu folklorique au détriment de la réalité du sacrement à percevoir dans sa nature symbolique et cachée.

Le point d’ancrage liturgique : la consécration À la messe, dans la prière eucharistique, le prêtre redit et refait les paroles et les gestes de Jésus à la Cène, c’est la consécration. Ce moment d’intense participation silencieuse de l’assemblée, suivi d’une acclamation chantée (anamnèse), est rappelé dans un échange avec les enfants (ce qu’ils voient, ce qu’ils entendent, leurs questions éventuelles). Une manière d’être attentif à ce qui se passe alors est de regarder ce que le prêtre montre : l’hostie et le calice. Ce n’est qu’après que l’on s’incline, pour adorer le Christ présent dans l’Eucharistie. La curiosité des enfants appelle quelques explications qu’ils n’ont pas forcément reçues par ailleurs. À la messe, au premier coup d’œil, de pain ils n’en voient pas, de vin ils l’imaginent dans le calice, seul visible. L’animateur explique donc que l’hostie est du pain sans levain, pain de la liturgie pascale du temps de Jésus. Le vin est blanc par commodité. Le pain et le vin offerts deviennent corps et sang de Jésus Christ. En recevoir une part en nourriture spirituelle, c’est communier à la vie divine du Christ qui se donne. L’hostie, et même une parcelle, contient tout le don du corps du Christ ; le vin, et même une goutte, contient tout le don du sang du Christ. La complémentarité du pain et du vin met en relief la totalité symbolique d’une nourriture unique : le Corps et le Sang du Christ.

On précise alors le sens du mot : « Amen » (oui, c’est bien vrai, j’y crois) par lequel le communiant répond à la parole du ministre de la communion lui présentant l’hostie : « Le Corps du Christ — Amen. »

La lecture choisie : l’évangile (Marc 14, 12-26) Le récit de la Cène. Le réalisme du langage peut provoquer du dégoût : manger le corps, la chair du fils de l’homme… de même pour l’expression « pain vivant » ; il n’est pas du pain qui bouge, qui s’anime, mais du pain qui donne la vie (cf. Jn 6, 51-58). « Prenez et mangez, ceci est mon corps » n’est pas une invitation à croquer Jésus, mais à se nourrir de sa propre vie. En aucune façon la notion de transubstantiation, enseignée par l’Église, qui marque chez de nombreux chrétiens la perception sacramentelle du pain et du vin de l’Eucharistie, n’autorise de confusion matérialiste de ce type. Le commentaire de l’évangile par l’animateur veille particulièrement à lever toute ambiguïté à ce sujet.

L’action Rien n’est trop beau pour contenir le pain et le vin qui deviennent corps et sang du Christ. Ainsi chaque enfant est invité à dessiner, à colorier la plus belle assiette (patène), la plus belle coupe (calice), qu’il puisse imaginer et offrir pour la circonstance. Les enfants qui n’aiment pas dessiner peuvent écrire un poème, une prière avec les mots pain, vin, corps, sang, alliance. Lorsque tous ces dessins et ces textes sont placés sur un panneau, l’animateur peut dire les deux prières de la présentation des dons à la messe (offertoire) : « Tu es béni, Dieu de l’univers, toi qui nous donnes ce pain… ce vin — il de-


viendra le vin du Royaume éternel » (cf. Missel des dimanches. Liturgie de la messe). Une répétition du geste de la communion est proposée au groupe. Avec les détails de l’attitude du corps, des mains, du regard, du visage (jusqu’au sourire) qui manifeste au mieux le bonheur de croire en ce qu’on reçoit, le corps du Christ lui-même. Avec le risque qui vaut la peine d’être tenté, de jouer un rôle d’acteur dans cette répétition ; car jouer un rôle permet de libérer et de déployer ses propres ressources de communication physique et spirituelle. C’est une action d’éveil à l’accueil de celui qui se donne avec amour dans le sacrement de l’Eucharistie, dans la communion, notre Seigneur.

Le déroulement Accueil et présentation de la fête du Corps et du Sang du Christ. Chant : Par exemple, « Entre nos mains, Tu es le pain » D 52O. Lecture : Évangile de Marc 14, 12-26. Action : Dessiner une patène, un calice ou composer un poème. Répétition du geste de communion. Prière finale : Celle de la présentation des dons

La préparation matérielle La phrase à afficher : « Prenez et mangez-en tous. » Un décor de fleurs. Un panneau pour les dessins et poèmes des enfants.

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc Le premier jour de la fête des pains sans levain, où l’on immolait l’agneau pascal, les disciples de Jésus lui disent : « Où veuxtu que nous allions faire les préparatifs pour ton repas pascal ? » Il envoie deux disciples : « Allez à la ville ; vous y rencontrerez un homme portant une cruche d’eau. Suivez-le. Et là où il entrera, dites au propriétaire : Le maître te fait dire : Où est la salle où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ? Il vous montrera, à l’étage, une grande pièce toute prête pour un repas. Faites-y pour nous les préparatifs. » Les disciples partirent, allèrent en ville ; tout se passa comme Jésus le leur avait dit ; et ils préparèrent la Pâque. Pendant le repas, Jésus prit du pain, prononça la bénédiction,

le rompit et le leur donna, en disant : « Prenez, ceci est mon corps « ; Puis, prenant une coupe et rendant grâce, il la leur donna, et ils en burent tous. Et il leur dit : « Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, répandu pour la multitude. Amen, je vous le dis : je ne boirai plus du fruit de la vigne jusqu’à ce jour où je boirai un vin nouveau dans le royaume de Dieu. » Après le chant d’action de grâce, ils partirent pour le mont des Oliviers. Exode 24, 3-8 Psaume 115 Hébreux 9, 11-15 Marc 14, 12… 26

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10e DIMANCHE • Jésus mal compris

Le cadre Avec la reprise des dimanches ordinaires, la liturgie de la parole est recentrée, dans son décor, sur l’essentiel : le lectionnaire ou la bible. L’habitude de prendre des fascicules mensuels, bien pratiques pour l’usage personnel, risque du même coup de rendre accessoire le livre de la Parole. Avec les enfants, au contraire, il est mis en valeur, à chaque fois ; objet de respect et d’attention dans la manière de le prendre et de s’en servir.

Le sujet : Jésus mal compris par les siens Tellement donné à son travail d’annonce de la Bonne Nouvelle, Jésus saute des repas. Sa famille s’en inquiète : « Il a perdu la tête », disent-ils. Quant aux scribes, grands connaisseurs des Écritures, au lieu d’être touchés par la parole vivante et agissante devant eux, ils refusent de comprendre et accusent Jésus de possession démoniaque. Le message est mal reçu. Le bienfait n’est pas reconnu. Les ténèbres résistent à la lumière. Les enfants, qui ont vite le sentiment d’injustice quand ils sont mal compris, peuvent saisir cette résistance humaine devant la parole de Dieu, et communier ainsi à la passion (souffrance) de Jésus. La phrase affichée : « Celui qui fait la volonté de Dieu est mon frère, ma sœur, ma mère. »

Le point d’ancrage liturgique : le livre de la Parole de Dieu Il est regardé avec foi, non comme un objet sacré à ne pas toucher, mais comme une nourriture que l’on prend, bien présentée, partagée et roborative. Une « table de la Parole » qui donne envie de s’y asseoir en communauté.

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La lecture choisie : l’évangile (Marc 3, 20-35) Jésus est incompris de sa famille et des scribes. Le texte peut être raccourci en supprimant après « c’en est fini de lui » jusqu’à « il est possédé par un esprit impur ».

L’action Tout en échangeant sur les raisons pour lesquelles Jésus n’a pas été bien compris par les siens, alors que la foule plus anonyme le suit et le demande partout, l’animateur fait appel à l’expérience des enfants lorsqu’on est incompris, rejeté (à l’école, dans sa famille…). L’indispensable conclusion à cet échange est que Jésus appelle, comme il l’a fait, à pardonner, à continuer à faire le bien, sans rancune, malgré les nombreux obstacles rencontrés.

Le déroulement Accueil et attention portée au livre de la Parole de Dieu. Chant : Alléluia. Lecture : Évangile de Marc 3, 20-35 (raccourci). Action : Échange sur le thème : Jésus mal compris. Prière finale : quelques versets du psaume (129) exprimant les sentiments de Jésus incompris.

La préparation matérielle Le livre de la Parole, mis en valeur La phrase à afficher : « Celui qui fait la volonté de mon Père est mon frère, ma sœur, ma mère. »


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc Jésus entre dans une maison, où de nouveau la foule se rassemble, si bien qu’il n’était pas possible de manger. Sa famille, l’apprenant, vont pour se saisir de lui, car ils affirmaient : « Il a perdu la tête. » Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient : « Il est possédé par Béelzéboul ; c’est par le chef des démons qu’il expulse les démons. » Les appelant près de lui, Jésus disait en parabole : « Comment Satan peut-il expulser Satan ? Si un royaume se divise, ce royaume ne peut pas tenir. Si une famille se divise, cette famille ne pourra tenir. Si Satan s’est dressé contre lui-même, s’il est divisé, il ne peut pas tenir ; c’en est fini de lui. […] Alors arrivent sa mère et ses frères. Restant au-dehors, ils le font demander. Beaucoup de gens étaient assis autour de lui ; et on lui dit : « Ta mère et tes frères sont là dehors, qui te cherchent. » Mais il leur répondit : « Qui est ma mère ? Qui sont mes frères ? » Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, ma sœur, ma mère. » Genèse 3, 9-15 Psaume 129 2 Corinthiens 4, 13 – 5, 1 Marc 3, 20-35

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11e DIMANCHE • Grandir

Le cadre À une période de l’année où la croissance des plantes est remarquable pour peu que l’on observe la nature, les champs et les arbres, les textes de la liturgie parlent de jeunes rameaux, de cèdres magnifiques, de palmiers, de sève et de verdure, de semence qui germe et grandit, de plantes qui se développent et abritent les oiseaux du ciel. D’une manière symbolique, le décor met en lumière ce miracle de la nature renouvelé chaque année, en présentant des graines et la plante épanouie qui en est issue. Des documents photo permettent un choix large. Ou bien pour aller au plus simple et inhabituel, ce qui frappe l’attention, une superbe salade toute fraîche avec un sachet de graines correspondantes. La phrase affichée : « Les œuvres de Dieu nous comblent de joie », antienne du psaume (91).

Le sujet : grandir Le Dieu créateur donne la croissance à tous les êtres vivants. C’est lui l’auteur de la vie. Il fait grandir les enfants et donne à chacun de se développer à tout âge. Le royaume de Dieu grandit au milieu des hommes, mystérieusement, par l’Esprit d’amour qui habite en leurs cœurs. Avec les enfants, en cette fin d’année scolaire, il est possible de partager ce qui a grandi en eux depuis un an. Certains l’auront remarqué par eux-mêmes, d’autres auront été guidés par des adultes.

Le point d’ancrage liturgique : la gloire de Dieu Le thème de ce dimanche invite à la louange dans l’esprit du psaume (91) : « Il est bon Seigneur de chanter pour toi. » Le refrain du « Gloire à Dieu » convient à cette liturgie, en choisissant un refrain chanté, ce qui est plus facile pour les enfants. 86 | Liturgies de la Parole avec les enfants

La lecture choisie : l’évangile (Marc 4, 26-34) Deux paraboles du règne de Dieu : la plante qui pousse du grain à la moisson, et la graine de moutarde.

L’action Un grand arbre, avec des branches, est stylisé sur un panneau (cf. annexe p. 154). Reprenant l’idée que le règne de Dieu grandit (évangile) au milieu des hommes, de telle sorte que, à l’image du cèdre magnifique (Ézéchiel, 1re lecture) où toutes sortes d’oiseaux viennent nicher, beaucoup peuvent s’y abriter. Chaque enfant choisit et marque le nom de quelqu’un, ou d’un groupe, ou d’un pays, qui lui semble loin de Dieu — parce qu’il fait le mal, parce qu’il est divisé, en guerre. Il l’inscrit dans une forme d’oiseau prédécoupée ou à découper qui a été préparée pour cela (en variant les espèces). Tous ces oiseaux sont placés ensuite sur les branches du grand arbre. L’animateur lit alors le livre d’Ézéchiel 17, 2224 (1re lecture).

Le déroulement Accueil et présentation du décor (une plante et des graines de son espèce). Chant du « Gloire à Dieu ». Partage sur l’expérience de grandir. Lecture : Évangile de Marc 4, 26-34. Action : Le grand arbre du règne de Dieu. Lecture : Livre d’Ézéchiel 17, 22-24. Chant : « Que tes œuvres sont belles… » A 219.

La préparation matérielle Dessiner un grand arbre stylisé, avec ses branches, sur panneau. Reproduire des formes d’oiseaux divers prédécoupées ou à découper, une par enfant. La phrase à afficher : « Les œuvres de Dieu nous comblent de joie. » Les textes des chants.


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc Parlant à la foule en paraboles, Jésus disait : « Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette le grain dans son champ : nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe, puis l’épi, enfin du blé plein l’épi. Et dès que le grain le permet, on y met la faucille, car c’est le temps de la moisson. » Jésus disait encore : « À quoi pouvons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole allons-nous le représenter ? Il est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences du monde. Mais quand on l’a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. » Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de la comprendre. Il ne leur disait rien sans employer de paraboles, mais en particulier, il expliquait tout à ses disciples. Ézékiel 17, 22-24 Psaume 91 2 Corinthiens 5, 6-10 Marc 4, 26-34

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LA NATIVITÉ DE SAINT JEAN BAPTISTE (24 juin) • Le précurseur

Le cadre Cette fête du 24 juin est située le plus souvent un jour de semaine. Elle passe inaperçue d’autant plus que l’approche des vacances rend plus aléatoire la participation des enfants à la liturgie de la Parole. La nativité de Jean Baptiste est fêtée au solstice d’été, 6 mois avant celle de Jésus à Noël au solstice d’hiver (cf. Luc 1, 36).

Le sujet : le précurseur Jean Baptiste annonce la venue de Jésus. Comme lui, avant de se manifester au grand jour, il se prépare au désert, lieu d’épreuve sous le regard de Dieu. Il est le plus grand des prophètes. La phrase affichée : « Il sera grand devant le Seigneur ».

Le point d’ancrage liturgique : le signe de la croix Ce geste d’introduction à toute prière peut être fait avec de l’eau bénite. Il rappelle le premier signe reçu au baptême. Et Jean a baptisé Jésus, d’où son nom de Baptiste.

La lecture choisie : l’évangile (Luc 1, 57-66.80) « Que sera donc cet enfant ? » La main du Seigneur était sur lui.

L’action Une phrase du précurseur est dite à la messe : « Voici l’agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. » Elle désigne Jésus. 88 | Liturgies de la Parole avec les enfants

Chaque mot de cette phrase est confié à un enfant, ou à plusieurs, qui le décorent. La phrase est ensuite reconstituée.

Le déroulement Accueil et chant : « Préparez le chemin du Seigneur » E 134. Lecture : Évangile de Luc 1, 57-66.80. Action : phrase reconstituée « Voici l’Agneau de Dieu… » Signe de la croix fait par tous avec de l’eau bénite.

La préparation matérielle La phrase à afficher : « Il sera grand devant le Seigneur. » Prévoir de l’eau bénite pour le signe de la croix. Les mots à découper de la phrase « Voici | l’agneau | de Dieu | qui enlève | le péché | du monde. »


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc Quand arriva le moment où Élisabeth devait enfanter, elle mit au monde un fils. Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait prodigué sa miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle. Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l’enfant. Ils voulaient le nommer Zacharie comme son père. Mais sa mère déclara : « Non, il s’appellera Jean. » On lui répondit : « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! » On demandait par signes à son père comment il voulait l’appeler. Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit : Son nom est Jean. Et tout le monde en fut étonné. À l’instant même sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia : il parlait et bénissait Dieu. La crainte saisit alors les gens du voisinage, et dans toute la montagne de Judée on racontait tous ces événements. Tous ceux qui les apprenaient en étaient frappés et disaient : « Que sera donc cet enfant ? » En effet, la main du Seigneur était avec lui. L’enfant grandit et son esprit se fortifiait. Il alla vivre au désert jusqu’au jour où il devait être manifesté à Israël. Isaïe 49, 1-6 Psaume 138 Actes 13, 22-26 Luc 1, 57-66.80

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12e DIMANCHE • Pourquoi avoir peur ?

Le cadre Avec les beaux jours et l’approche des vacances, les enfants se retrouvent moins nombreux pour la liturgie de la parole. Aux animateurs d’estimer si elle doit être maintenue ou non. Le récit de la tempête apaisée (évangile Marc 4) suggère comme décor de montrer une barque ou une photo de grosse vague déferlante.

Le sujet : pourquoi avoir peur ? Une fois de plus, c’est à partir de l’expérience humaine que le thème est abordé. Peur du noir, peur d’un orage, peur de la colère de quelqu’un, peur d’être puni, peur quand on est perdu, etc. Chacun peut exprimer une peur ressentie récemment. Après quoi, la question de Jésus « Pourquoi avoir peur ? » pousse à réfléchir sur les risques encourus quand on s’embarque avec lui ; mais, comme il est le maître de toutes choses et qu’il nous aime, la confiance prend le dessus et chasse la peur. La phrase affichée : « C’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire pour les siècles des siècles. »

Le point d’ancrage liturgique : la prière « Délivre-nous de tout mal » Le cri des apôtres « Maître, nous sommes perdus ! » fait penser à la prière de la messe, dite par le prêtre après le Notre Père : « Délivre-nous de tout mal… rassure-nous devant les épreuves… » Elle s’appelle embolisme. L’animateur la lit après avoir situé sa place dans la messe. La réponse de l’assemblée est dite ensemble : c’est la phrase affichée.

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La lecture choisie : l’évangile (Marc 4, 35-41) La tempête apaisée.

L’action Les enfants décrivent par le dessin la plus grande peur dont ils se souviennent, sous forme de bande dessinée, ou d’un simple dessin. Symboliquement, tous ces dessins sont jetés dans la barque (ou dans la vague) représentée (cf. décor et annexe p. 155). Le psaume (106) est lu en prière finale.

Le déroulement Accueil et rite d’ouverture. Partage sur l’expérience d’avoir peur. Lecture : Évangile de Marc 4, 35-41. Bref commentaire suivi de l’embolisme (prière après le Notre Père) « Délivre-nous, de tout mal… » Action : Dessin des grandes peurs. Prière finale : Psaume (106) lu, avec le refrain chanté pour conclure : « Nous chanterons pour toi, Seigneur. Tu nous as fait revivre, que ta parole dans nos cœurs, à jamais nous délivre » K 38.

La préparation matérielle Se procurer une maquette de barque, à défaut une photo, ou encore une photo de grosse vague. La phrase à afficher : « C’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire pour les siècles des siècles. »


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc Toute la journée, Jésus avait parlé à la foule en paraboles. Le soir venu, il dit à ses disciples : « Passons sur l’autre rive. » Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus dans la barque, comme il était ; et d’autres barques le suivaient. Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait d’eau. Lui dormait sur le coussin à l’arrière. Ses compagnons le réveillent et lui crient : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » Réveillé, il interpelle le vent avec vivacité et dit à la mer : « Silence, tais-toi. » Le vent tomba, et il se fit un grand calme. Jésus leur dit : « Pourquoi avoir peur ? Comment se fait-il que vous n’ayez pas la foi ? » Saisis d’une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui estil donc, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »

Psaume Qu’ils rendent grâce au Seigneur de son amour, qu’ils offrent des sacrifices de louange, ceux qui ont vu les œuvres du Seigneur et ses merveilles parmi les océans. Il parle, et provoque la tempête, un vent qui soulève les vagues : portés jusqu’au ciel, retombant aux abîmes, ils étaient malades à rendre l’âme. Dans leur angoisse, ils ont crié vers le Seigneur, et lui les a tirés de la détresse, réduisant la tempête au silence, faisant taire les vagues. Ils se réjouissent de les voir s’apaiser, d’être conduits au port qu’ils désiraient. Qu’ils rendent grâce au Seigneur de son amour, de ses merveilles pour les hommes. Job 38, 1.8-11 Psaume 106 2 Corinthiens 5, 14-17 Marc 4, 35-41

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13e DIMANCHE • Ne crains pas !

Le cadre Alors que les vacances d’été sont toutes proches, l’évangile rapporte un événement triste, la mort d’un enfant, la fille de Jaïre, chef de synagogue. Peut-être les enfants ont-ils été touchés récemment, ou cette année, par la mort d’un proche, d’un voisin ? La parole de Jésus affichée « Ne crains pas, crois seulement », réconforte et invite à la foi, en de telles circonstances.

Le sujet : la confiance en Jésus Elle s’appuie sur la connaissance de ses gestes et paroles, toujours efficaces. La foi grandit chez Jaïre, dans la mesure où il avait déjà vu faire Jésus ou entendu parler de lui. Notre foi de chrétien grandit avec la connaissance de la Parole de Dieu et le témoignage de ceux et celles qui la mettent en pratique.

Le point d’ancrage liturgique : la prière universelle Les intentions sont nombreuses où l’on peut dire à Dieu : viens voir et faire quelque chose pour telle personne, telle famille, tel pays. La prière universelle est souvent l’aveu de l’impuissance de l’homme dépassé par les événements. Aussi fait-elle, par la foi, appel à la puissance et à la bonté de Dieu. Concrètement, l’animateur improvise une brève prière universelle avec les intentions évoquées au début (cf. le cadre.)

La lecture choisie : l’évangile (Marc 5, 21-24.35-43) La fille de Jaïre rappelée à la vie. La lecture brève concentre l’attention sur ce seul récit qui par ailleurs insère une autre guérison. 92 | Liturgies de la Parole avec les enfants

L’action Sur une grande feuille, chacun vient écrire en belles lettres décorées le nom de quelqu’un qui est mort et qu’il a connu. Certains peuvent choisir de décorer la phrase affichée placée alors au centre de la grande feuille (« Ne crains pas, crois seulement »).

Le déroulement Accueil et chant : « Tu es notre Dieu » A 187. Lecture brève : Évangile de Marc 5, 21-24.35-43. Action : Noms inscrits, phrase décorée. Chant : « Ne craignez pas » G I39 (le refrain peut être utilisé pour la prière universelle).

La préparation matérielle La phrase à afficher : « Ne crains pas, crois seulement. » Une grande feuille pouvant contenir la phrase affichée avec des noms autour.


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc Jésus regagna en barque l’autre rive, et une grande foule s’assembla autour de lui. Il était au bord du lac. Arrive un chef de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds et le supplie instamment : « Ma petite fille est à toute extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. » Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu’elle l’écrasait. […] Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre pour annoncer à celui-ci : « Ta fille vient de mourir. À quoi bon déranger encore le Maître ? » Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de la synagogue : « Ne crains pas, crois seulement. » Il ne laissa personne l’accompagner, sinon Pierre, Jacques, et Jean son frère. Ils arrivent à la maison du chef de la synagogue. Jésus voit l’agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris. Il entre et dit : « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte : elle dort. » Mais on se moquait de lui. Alors il met tout le monde dehors, prend avec lui le père et la mère de l’enfant, et ceux qui l’accompagnent. Puis il pénètre là où reposait la jeune fille. Il saisit la main de l’enfant, et lui dit : « Talitha koum » ; ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lèvetoi. » Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher — elle avait douze ans. Ils en furent complètement bouleversés. Mais Jésus leur recommanda avec insistance que personne ne le sache ; puis il leur dit de la faire manger. Sagesse 1, 13-15 ; 2, 23-24 Psaume 29 2 Corinthiens 8, 7…15 Marc 5, 21-43

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FÊTE DE SAINT PIERRE ET SAINT PAUL (29 juin) • La foi des premiers témoins

Le cadre Célébrée le 29 juin, cette fête tombe parfois un dimanche ; ses textes propres remplacent alors ceux du dimanche ordinaire correspondant. Pierre et Paul, deux figures fondatrices de l’Église, deux colonnes qui supportent solidement l’édifice. La représentation d’une belle église en photo, ou mieux une maquette, est montrée en décor. La phrase affichée : « Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église » (Mt 16).

Le sujet : la foi des premiers témoins Pierre est, parmi les apôtres, celui que Jésus choisit pour être le premier, le chef. Bien que Paul ne fasse pas partie des Douze, bien qu’il n’ait pas connu Jésus, sinon par révélation (cf. Le récit de sa vocation, Actes des Apôtres 9), il est cependant reconnu et nommé apôtre du Seigneur, par sa mission étonnante auprès des païens, en fondant de nombreuses églises locales dans les villes où il passait (cf. les lettres de saint Paul). Les deux premières lectures montrent les deux apôtres, Pierre et Paul, dans des situations difficiles d’où le Seigneur les sort. Pierre, emprisonné, est délivré par un ange du Seigneur (Actes des Apôtres). Paul, enchaîné à Rome, écrit : « Tout le monde m’a abandonné, le Seigneur, lui, m’a assisté » (2e lettre à Timothée). Le témoignage de Pierre et Paul porte loin : la foi ne met pas à l’abri des épreuves, et la force du Seigneur sauve quoi qu’il arrive.

Le point d’ancrage liturgique : prière pour le pape et les évêques À la messe, on prie pour le pape successeur de saint Pierre à la tête de l’Église, où il assure la communion et l’unité ; on prie pour les évêques, successeurs des apôtres, pour ceux qui ont la charge du peuple de Dieu. L’animateur lit 94 | Liturgies de la Parole avec les enfants

cette prière dans l’une des prières eucharistiques (cf. Missel des dimanches. Liturgie de la messe). L’occasion est ainsi donnée de nommer l’évêque du diocèse, de dire où il habite, ce qu’il fait.

La lecture choisie : 2e lecture (Actes 12, 1-11) L’Ange du Seigneur délivre Pierre emprisonné.

L’action Les deux silhouettes différentes de Pierre et Paul ont été dessinées (cf. annexe p. 156). Leurs attributs traditionnels (un ou plusieurs au choix) sont coloriés et découpés par les enfants. Pour saint Pierre, les clés (de l’Église), la barque, le coq, la croix renversée (son martyre), le filet de pêche. Pour saint Paul, l’épée (il fut décapité), le livre (de ses écrits), le navire (de ses voyages). Tous ces objets sont ensuite collés autour de la silhouette correspondante. En final, on chante : « Peuple de frères, peuple du partage, porte l’évangile… » T 122.

Le déroulement Accueil et présentation de la fête et des personnalités différentes de Pierre et Paul. Lecture : Actes des Apôtres 12, 1-11. Action : Silhouettes de Pierre et Paul, équipées de leurs attributs. Prière pour le pape et les évêques introduite par l’animateur.

La préparation matérielle Deux silhouettes, Pierre et Paul, à dessiner avec leurs attributs. Une maquette (ou photo) d’église pour le décor. La phrase à afficher : « Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église. »


Lecture du livre des Actes des Apôtres À cette époque, le roi Hérode Agrippa se mit à maltraiter certains membres de l’Église. Il supprima Jacques, frère de Jean, en le faisant décapiter. Voyant que cette mesure était bien vue des Juifs, il décida une nouvelle arrestation, celle de Pierre. On était dans la semaine de la Pâque. Il le fit saisir, emprisonner, et placer sous la garde de quatre escouades de quatre soldats ; il avait l’intention de le faire comparaître en présence du peuple après la fête. Tandis que Pierre était ainsi détenu, l’Église priait pour lui devant Dieu avec insistance. Hérode allait le faire comparaître ; la nuit précédente, Pierre dormait entre deux soldats, il était attaché avec deux chaînes et, devant sa porte, des sentinelles montaient la garde. Tout à coup surgit l’Ange du Seigneur, et une lumière brilla dans la cellule. L’Ange secoua Pierre, le réveilla et lui dit : « Mets ta ceinture et tes sandales. » Pierre obéit, et l’Ange ajouta : « Mets ton manteau et suis-moi. » Il sortit derrière lui, mais, ce qui lui arrivait grâce à l’Ange, il ne se rendait pas compte que c’était vrai, il s’imaginait que c’était une vision. Passant devant un premier poste de garde puis devant un second, ils arrivèrent à la porte en fer donnant sur la ville. Elle s’ouvrit toute seule devant eux. Une fois dehors, ils marchèrent dans une rue, puis, brusquement, l’Ange le quitta.Alors Pierre revint à lui, et il dit : « Maintenant je me rends compte que c’est vrai : le Seigneur a envoyé son Ange, et il m’a arraché aux mains d’Hérode et au sort que me souhaitait le peuple juif. » Actes 12, 1-11 Psaume 33 2 Timothée 4, 6…18 Matthieu 16, 13-19

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14e DIMANCHE • Nul n’est prophète en son pays

Le cadre La liturgie de la parole avec les enfants est interrompue dans de nombreuses communautés depuis le début des vacances. La longue période d’été est l’occasion de vivre la messe autrement, de découvrir ailleurs d’autres richesses, d’autres animations, tout en retrouvant l’essentiel. Par contre, dans des lieux de vacances, des initiatives paroissiales sont prises pour les enfants qui viennent nombreux avec leurs familles à la messe du dimanche. Le schéma de liturgie présenté ici tient compte de ce contexte estival avec des assemblées d’adultes et d’enfants provisoires et passagères. C’est pourquoi différents éléments, sujet, point d’ancrage, action, déjà mis en valeur au cours de l’année sont repris pour cette période de vacances.

Le sujet : Jésus est mal reçu chez les siens Pourtant il ne fait pas de différence avec eux, dans son pays de Galilée. Il enseigne dans la synagogue comme ailleurs et guérit des malades comme ailleurs. Mais leur manque de foi gène sa mission. Trop connu comme un enfant du pays, son mystère personnel de Fils de Dieu ne passe pas auprès des siens. Nul n’est prophète dans son pays. La phrase affichée devant tous : « Ta parole est vérité. »

Le point d’ancrage liturgique : l’évangile de la messe Au cœur de la parole de Dieu, l’évangile montre Jésus en paroles et en actes. Son message accueilli par les chrétiens rassemblés est pourtant dérangeant, parfois il choque. À cet égard, la messe n’est pas un tranquillisant.

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La lecture choisie : l’évangile (Marc 6, 1-6) Jésus est mal reçu par les gens de son pays. Il s’étonne de leur manque de foi.

L’action Un échange est engagé à propos des paroles de Jésus qui sont difficiles à accepter, ou à comprendre ; celles dont les enfants se souviennent. Pour rendre l’échange plus facile et ludique, l’animateur propose un test — vrai ou faux ? — Texte affiché devant tous, les réponses ne sont inscrites qu’après débat. Pour éviter que le même enfant (plus vif que les autres) réponde à tout, l’animateur donne la parole à tour de rôle. Selon l’évangile, Jésus a dit : - « Aimez vos ennemis » (Mt 5, 43) — vrai. - « Si vous riez de moi, je rirai de vous » — faux. - « Qui pêche un poisson, sera pêché à son tour » — faux. - « Heureux si l’on vous insulte à cause de moi » (Mt 5, 11) — vrai. - « Si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui l’autre » (Mt 5, 39) — vrai. - « Qui veut sauver sa vie, ne doit pas se jeter à l’eau » — faux. - « À qui te demande, donne ! (Mt 5, 42) — vrai. - « Le jour vient où le fils de l’homme sera dérangé dans son sommeil » — faux. - « Si ton pied te fait chuter, laisse-le à la maison » — faux. - « Ne donnez pas au chien ce qui est sacré » (Mt 7, 6) — vrai. - « Avant que le coq chante, Simon Pierre me sifflera trois fois » — faux. - « Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu » (Mt 19, 24) — vrai.

Si une petite explication de phrase « vrai » est nécessaire, se reporter aux notes de la TOB. Nouveau Testament. Edition intégrale.

Le déroulement Accueil et bienvenue à tous. Signe de la croix. Présentation du thème. Lecture : Évangile de Marc 6, 1-6. Action : Test — vrai ou faux ? — paroles de Jésus. Chant : « Peuple de lumière » T 601 ou un autre.

La préparation matérielle La phrase à afficher : « Ta Parole est vérité. » Le test — vrai ou faux — à afficher en grand (sans les réponses).


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc Jésus est parti pour son pays, et ses disciples le suivent. Le jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue. Les nombreux auditeurs, frappés d’étonnement, disaient : « D’où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ? N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? » Et ils étaient profondément choqués à cause de lui. Jésus leur disait : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa famille et sa propre maison. » Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ; il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains. Il s’étonna de leur manque de foi. Alors il parcourait les villages d’alentour en enseignant. Ézéchiel 2, 2-5 Psaume 122 2 Corinthiens 12, 7-10 Marc 6, 1-6

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15e DIMANCHE • Envoyés deux par deux

Le cadre Un petit sac à dos et un bâton constituent le décor qui attire le regard. Ce sont les attributs du voyageur qui ne s’encombre pas de bagages. Les conseils pratiques pour l’envoi en mission des Douze sont ainsi visualisés (évangile).

Le sujet : envoyés deux par deux La mission confiée par Jésus n’est pas une affaire privée et individuelle. Par l’envoi des apôtres deux par deux, le soutien réciproque et les qualités mises en commun rendent la mission plus aisée. Mais n’y a-t-il pas, au-delà du côté pratique, déjà l’annonce que c’est l’Église, assemblée des disciples du Christ, qui est chargée de la mission ? La phrase affichée : « Ne vous encombrez pas ! »

Le point d’ancrage liturgique : l’assemblée du dimanche La messe fait partie de la mission confiée à l’Église. On ne peut célébrer seul. L’assemblée du dimanche est l’Église qui vient prendre des forces à la table de la Parole et à la table de l’Eucharistie, avant de repartir annoncer la Bonne Nouvelle.

La lecture choisie : l’évangile (Marc 6, 7-13) Les Douze sont envoyés deux par deux en mission.

L’action Le commentaire de l’évangile dialogué avec les enfants rappelle le thème de dimanche dernier où Jésus est mal reçu dans son pays de Galilée. Rien d’étonnant donc, à ce que 98 | Liturgies de la Parole avec les enfants

les disciples envoyés à leur tour en mission se préparent à être plus ou moins bien reçus. Un jeu peut alimenter cet échange : « Si je pars en voyage, envoyé par Jésus, qu’est-ce que j’emporte ? » (trois objets maximum). Chacun est invité à répondre, en petits groupes si l’assemblée est nombreuse. En conclusion, l’animateur relève le nom de l’objet le plus souvent cité (bravo, si c’est le livre des Évangiles ou la Bible ! Mais le jeu accepte toutes les réponses sensées).

Le déroulement Accueil et présentation du décor. Chant : « Si le Père vous appelle » T 154-1 ou un autre. Lecture : Évangile de Marc 6, 7-13. Action : Jeu. Le retour dans l’assemblée pour l’eucharistie se fait deux par deux, symboliquement, en procession des offrandes.

La préparation matérielle La phrase à afficher : « Ne vous encombrez pas ! » Un panneau pour y afficher les mots du jeu.


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc Jésus appelle les Douze, et pour la première fois il les envoie deux par deux. Il leur donnait pouvoir sur les esprits mauvais, et il leur prescrivit de ne rien emporter pour la route, si ce n’est un bâton ; de n’avoir ni pain, ni sac, ni pièces de monnaie dans leur ceinture. « Mettez des sandales, ne prenez pas de tunique de rechange. » Il leur disait encore : « Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison, restez-y jusqu’à votre départ. Si, dans une localité, on refuse de vous accueillir et de vous écouter, partez en secouant la poussière de vos pieds : ce sera pour eux un témoignage. » Ils partirent, et proclamèrent qu’il fallait se convertir. Ils chassaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades, et les guérissaient. Amos 7, 12-15 Psaume 84 Éphésiens 1, 3-14 Marc 6, 7-13

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16e DIMANCHE • Le Christ, notre paix

Le cadre La liturgie de la parole, selon un schéma de vacances, ne demande pas beaucoup de préparation matérielle. Le lieu n’est pas à négliger pour autant. Les enfants se rassemblent dans un cadre simple, beau et reposant, où le livre de la Parole est accompagné d’un bouquet de fleurs.

Le sujet : le Christ, notre Paix Le paradoxe de la mission est que la paix et le surmenage y sont mêlés (évangile). La Bonne Nouvelle de la paix de Dieu pour tous est urgente si bien que les apôtres et Jésus sautent des repas, alors même que celui-ci se préoccupe du repos de chacun. La phrase affichée : « Venez, reposez-vous ! »

Le point d’ancrage liturgique : prière du rite de la paix La messe est moment de ressourcement et de paix. Beaucoup de pratiquants la vivent ainsi, temps de pause après une semaine pleine d’activités. L’animateur veille aujourd’hui à ce climat de paix. Ne pas trop en dire, ne pas trop en faire. Élaguer si nécessaire dans le déroulement prévu. La prière précédant le rite de la paix, avant la communion, est dite par l’animateur qui fait répéter après lui les morceaux de phrase avec le mot « paix » :… » Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix »… « donne-lui toujours cette paix ».

La lecture choisie : l’évangile (Marc 6, 30-34) Après l’envoi en mission des apôtres, Jésus les entraîne à l’écart pour se reposer. 100 | Liturgies de la Parole avec les enfants

L’action Le repos a plusieurs facettes. Pour les uns, c’est ne rien faire. Pour les autres, c’est changer d’activité, de rythme, ou encore prendre le temps de ce qui plaît. Chaque enfant s’exprime en réponse à la question de l’animateur : « Quand tu te reposes, qu’est-ce que tu aimes faire ? » (ou « En vacances, comment aimes-tu te reposer ? »).

Le déroulement Accueil et souhait de paix : « La paix soit avec vous. » Chant de louanges (apaisant) : Psaume de la création C 556. Lecture : Évangile de Marc 6, 30-34. Action : Partage sur la manière dont chacun se repose. Prière du rite de la paix (missel des dimanches, liturgie de la messe).

La préparation matérielle La phrase à afficher : « Venez, reposez-vous ! »


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc Après leur première mission, les Apôtres se réunissent auprès de Jésus, et lui rapportent tout ce qu’ils ont fait et enseigné. Il leur dit : « Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposezvous un peu. » De fait, les arrivants et les partants étaient si nombreux qu’on n’avait même pas le temps de manger. Ils partirent donc dans la barque pour un endroit désert, à l’écart. Les gens les virent s’éloigner, et beaucoup les reconnurent. Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas et arrivèrent avant eux. En débarquant, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de pitié envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les instruire longuement. Jérémie 23, 1-6 Psaume 22 Éphésiens 2, 13-18 Marc 6, 30-34

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17e DIMANCHE • Une grande foule est nourrie

Le cadre Ce qui est montré aux enfants dans le cadre de la liturgie est important. Les objets du décor représentent davantage qu’un agrément pour les yeux. Ils fixent l’attention et la mémoire sur la Parole de Dieu. Ainsi ce dimanche où Jésus, dans l’évangile, rassasie une foule. Cinq pains et deux poissons sont disposés dans une corbeille près du lectionnaire (ou de la Bible). Les pains sont petits et les poissons séchés pour plus de vraisemblance.

Le sujet : manger pour vivre Dans son annonce du Royaume de Dieu, Jésus se préoccupe des choses de la terre, vitales pour l’homme. Le besoin de se reposer (cf. 16e dimanche), le besoin de se nourrir (évangile de ce jour). Tout en y répondant concrètement, Jésus élève ses gestes physiques au niveau du Royaume. Il en fait des signes. S’asseoir et manger pour une foule qui l’a suivi sur la montagne devient signe du repas du Royaume où toutes les nations seront rassemblées. La phrase affichée : « Les yeux sur toi, tous ils espèrent » est extraite du psaume (144).

Le point d’ancrage liturgique : la table de la Parole de Dieu Les enfants sont plus familiers de la table de l’Eucharistie. Ils voient une table, l’autel, où le repas du Seigneur a lieu. La table de la Parole est moins visualisée. C’est pourquoi, pour rendre plus sensible le symbole de la table, le décor associe au lectionnaire la corbeille des pains et des poissons.

La lecture choisie : l’évangile (Jean 6, 1-15) Sur la montagne, Jésus nourrit une grande foule avec cinq pains et deux poissons donnés par un jeune garçon.

L’action Le miracle a lieu grâce au don d’un enfant : cinq pains et deux poissons. On suppose que l’on ne les lui a pas pris de force. Ainsi, un enfant est au départ, si l’on peut dire, de ce geste étonnant de Jésus qui contient déjà l’annonce du pain de vie, de l’Eucharistie. Un enfant oriente la générosité de Dieu et y participe. Devant une assemblée d’enfants réunie pour l’Eucharistie, il est intéressant de relever ce fait. L’action propose à tous, garçons et filles, de se mettre à la place de l’enfant de l’évangile avec ses cinq pains et deux poissons. Chacun imagine ses propres réactions, alors qu’il a faim et qu’on lui demande de donner son pique-nique. Les enfants s’expriment soit par écrit, soit oralement devant tous en jouant le rôle du jeune garçon.

Le déroulement Accueil et présentation du décor : La table de la Parole (cf. point d’ancrage). Lecture : Évangile de Jean 6, 1-15. Action : S’identifier au jeune garçon de l’évangile. Chant : « Le pain dans nos mains » D 520.

La préparation matérielle À préparer cinq pains (petits) et deux poissons séchés. La phrase à afficher. « Les yeux sur toi, tous ils espèrent. »

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Évangile de Jésus Christ selon saint Jean Jésus était passé de l’autre côté du lac de Tibériade (appelé aussi mer de Galilée). Une grande foule le suivait, parce qu’elle avait vu les signes qu’il accomplissait en guérissant les malades. Jésus gagna la montagne, et là, il s’assit avec ses disciples. C’était un peu avant la Pâque, qui est la grande fête des Juifs. Jésus leva les yeux et vit qu’une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ? » Il disait cela pour le mettre à l’épreuve, car lui-même savait bien ce qu’il allait faire. Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun ait un petit morceau de pain. » Un de ses disciples, André, le frère de Simon Pierre, lui dit : « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, mais qu’estce que cela pour tant de monde ! » Jésus dit : « Faites-les asseoir. » Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes. Alors Jésus prit les pains, et, après avoir rendu grâce, les leur distribua ; il leur donna aussi du poisson, autant qu’ils en voulaient. Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples : « Ramassez les morceaux qui restent, pour que rien ne soit perdu. » Ils les ramassèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux qui restaient des cinq pains d’orge après le repas. À la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C’est vraiment lui le grand prophète, celui qui vient dans le monde. » Mais Jésus savait qu’ils étaient sur le point de venir le prendre de force et faire de lui leur roi ; alors de nouveau il se retira, tout seul, dans la montagne. 2 Rois 4, 42-44 Psaume 144 Éphésiens 4, 1-6 Jean 6, 1-15

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18e DIMANCHE • Le pain de vie

Le cadre À nouveau, le décor présente un pain associé au livre de la Parole (cf. 17e dimanche). Une icône du Christ et la phrase affichée : « Je suis le pain de vie » complètent le cadre de la table de la Parole.

Le sujet : Jésus, pain de vie Le pain venu du ciel est pain de vie donné au monde. L’importance de la nourriture terrestre est rappelée dans le livre de l’Exode (1re lecture). Dans le désert, le peuple a faim et rouspète contre Moïse qui les a fait sortir d’Égypte où ils mangeaient à satiété. Le Seigneur leur envoie la manne. Ce récit très imagé est raconté par un des animateurs.

Le point d’ancrage liturgique : la Communion Tout en faisant le lien avec l’évangile du pain de vie, l’animateur fait répéter le geste de communion. Attitude accueillante des mains et du regard. Le sourire fervent inspiré par la foi accompagne le « Amen », en réponse au ministre de la Communion qui dit « le Corps du Christ » en présentant l’hostie. Les enfants n’ont pas encore tous communié à la messe. On en tient compte.

La lecture choisie : l’évangile (Jean 6, 24-35) Jésus est le pain de vie : celui qui descend du ciel et donne la vie au monde. L’action : la faim et la soif. Dans un échange de groupe (petits groupes si les enfants sont nombreux, afin que tous aient la parole) l’expérience de la faim et de la soif au sens propre est partagée. Chacun 104 | Liturgies de la Parole avec les enfants

raconte quand il a eu très faim, très soif. Puis l’animateur oriente vers le sens figuré de la faim et de la soif. Ce dont on a besoin pour vivre : parler, avoir des amis, être aimé, réussir, mais aussi donner, servir, etc.

Le déroulement Accueil : Rappel du thème du 17e dimanche, la table de la Parole où l’on se nourrit. 1re lecture racontée : La manne (Exode 16, 2-15). Lecture : Évangile de Jean 6, 24-35. Action : La faim et la soif — échange. Chant : « En mémoire du Seigneur » D 304.

La préparation matérielle Se procurer un pain (cf. le cadre). La phrase à afficher : « Je suis le pain de vie. »


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean La foule s’était aperçue que Jésus n’était pas au bord du lac, ni ses disciples non plus. Alors les gens prirent les barques et se dirigèrent vers Capharnaüm à la recherche de Jésus. L’ayant trouvé sur l’autre rive, ils lui dirent : » Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé du pain et que vous avez été rassasiés. Ne travaillez pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui se garde jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son empreinte. » Ils lui dirent alors : « Que faut-il faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? » Jésus leur répondit : « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. » Ils lui dirent alors : « Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire ? Quelle œuvre vastu faire ? Au désert, nos pères ont mangé la manne ; comme dit l’Écriture : Il leur a donné à manger le pain venu du ciel. » Jésus leur répond : « Amen, amen, je vous le dis : ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c’est mon Père qui vous donne le pain venu du ciel. Le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. » Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous de ce pain-là, toujours. » Jésus leur répondit : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura plus jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura plus jamais soif. » Exode 16, 2…15 Psaume 77 Éphésiens 4, 17…24 Jean 6, 24-35

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19e DIMANCHE • Imiter Dieu

L’action

Le cadre 2e

L’accent est mis dans cette liturgie de la Parole sur la lecture, la lettre de saint Paul aux Éphésiens, où les baptisés sont invités à imiter Dieu puisqu’ils sont ses enfants bienaimés. La phrase affichée : « Cherchez à imiter Dieu. »

Le sujet : imiter Dieu Non pas pour rivaliser avec lui, selon la tentation d’Adam et Ève, mais pour aimer à la manière de Jésus. Vivez dans l’amour comme le Christ, dit saint Paul. Générosité, tendresse, pardon : 3 mots de la lettre aux Éphésiens que les enfants comprennent bien, à souligner pour imiter Dieu.

Le point d’ancrage liturgique : le goût de la liturgie Il est donné par l’antienne du psaume (33) : « Goûtez et voyez comme est bon le Seigneur. » Une attitude de ceux qui sont invités au repas du Seigneur consiste à découvrir toutes les richesses offertes par la messe. En particulier, comme le dit le concile Vatican II (SC24), « le goût savoureux et vivant de la Sainte Écriture ». Au fil des dimanches, le point d’ancrage vise cet objectif : découvrir de plus près et mieux, un rite ou un aspect de la liturgie, comme un invité qui découvre avec joie le menu du repas de fête.

La lecture choisie : 2e lecture (Éphésiens 4, 30-52) Les baptisés ont reçu la marque du Saint-Esprit de Dieu.

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Après avoir lu ou raconté l’histoire d’Élie (1re lecture, livre des Rois 19, 4-8) s’appuyant sur le témoignage du prophète qui, dans sa fuite, baisse les bras et s’endort de fatigue et de lassitude, l’animateur propose de passer en revue, dans un dialogue avec les enfants, tous les moments de désespoir que l’on peut avoir, dont on se souvient. Échec, rejet des autres, maladie, chagrin, etc. Et ce qui a aidé à s’en sortir, à retrouver la joie de vivre. Après cet échange, il montre que la messe est cette nourriture fortifiante qui met debout, qui aide à prendre la route, même dans l’épreuve.

Le déroulement Accueil. Lecture par un enfant de la phrase affichée : « Cherchez à imiter Dieu puisque vous êtes ses enfants bienaimés. » Lecture : Éphésiens 4, 30-52. Action : Partage sur le désespoir (cf. Élie, livre des Rois, 1re lecture racontée). Chant : « Entrez : Dieu est en attente… Goûtez : Dieu est en partage » A 216.

La préparation matérielle La phrase à afficher : « Cherchez à imiter Dieu. »


Lecture de la lettre de saint Paul aux Éphésiens Frères, en vue du jour de votre délivrance, vous avez reçu en vous la marque du Saint-Esprit de Dieu : ne le contristez pas. Faites disparaître de votre vie tout ce qui est amertume, emportement, colère, éclats de voix ou insultes, ainsi que toute espèce de méchanceté. Soyez entre vous pleins de générosité et de tendresse. Pardonnez-vous les uns aux autres, comme Dieu vous a pardonné dans le Christ. Oui, cherchez à imiter Dieu, puisque vous êtes ses enfants bien-aimés. Vivez dans l’amour comme le Christ : il nous a aimés et s’est livré pour nous en offrant à Dieu le sacrifice qui pouvait lui plaire. 1 Rois 19, 4-8 Psaume 33 Éphésiens 4, 30 – 5, 2 Jean 6, 41-51

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ASSOMPTION DE LA VIERGE MARIE (15 août) • Bienheureuse Vierge Marie

Le cadre Au cœur de l’été, l’Église fête Marie, la mère de Jésus. Ce jour férié, très populaire, tombe le plus souvent en semaine. Dans une ambiance de vacances, des familles se rassemblent, des communes de villégiatures organisent des festivités, les paroisses et communautés chrétiennes invitent à des offices pleins de ferveur en l’honneur de celle qui est le plus beau fruit de la Rédemption. Marie, dont toute l’humanité, corps et âme, est auprès du Christ son fils, dans sa gloire. C’est le dogme de l’Assomption. La phrase pour la liturgie des enfants, « Bienheureuse Vierge Marie », est affichée à côté d’une belle reproduction ou statue de Marie.

Le sujet : Marie, bienheureuse Elle le reconnaît dans son cantique d’action de grâce, le Magnificat, « Désormais tous les âges me diront bienheureuse ». Élisabeth, sa cousine en donne la raison : Marie, « celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur » (évangile). Elle s’inscrit en premier et au plus haut parmi les croyants, les saintes et les saints que désigne la béatitude énoncée par son fils Jésus : « Heureux ceux qui entendent la Parole de Dieu et qui la gardent. »

Le point d’ancrage liturgique : la place de Marie La place faite à Marie dans la messe donne un juste repère pour la dévotion mariale des chrétiens. Elle est présente à toute prière de l’Église comme au temps de la première Pentecôte avec les disciples réunis. Dans tous les lieux de culte, et pas seulement dans ceux qui portent son nom, une statue ou autre représentation, voire une chapelle qui

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lui est consacrée, symbolise la présence active de celle qui prie avec les chrétiens. Cependant, la liturgie ordinaire de la messe ne mentionne Marie que deux fois : dans le Credo, en parlant de Jésus, né de la Vierge Marie, et dans chaque prière eucharistique en compagnie des apôtres, des saints et des martyrs, auprès desquels les fidèles espèrent partager la vie éternelle.

La lecture choisie : l’évangile (Luc 1, 39-56) Récit de la Visitation : Marie visite sa cousine Élisabeth.

L’action L’animateur, résistant à la tentation de résumer un enseignement sur la Vierge Marie (la liturgie n’est pas une séance de catéchisme !), propose plutôt, selon l’intuition fondamentale de la liturgie, de faire goûter les merveilles de Dieu : à propos de Marie, en puisant quelques noms qui lui sont donnés dans les hymnes, les chants et la tradition de l’Église (notamment Mère de Dieu, Notre Dame, Étoile de la mer, Arche de l’Alliance…), il est demandé aux enfants d’y ajouter les noms qu’ils inventent pour Marie comme on le fait pour quelqu’un qu’on aime beaucoup. Tous ces noms sont inscrits et rassemblés autour d’une silhouette dessinée ou une représentation de Marie.

Le déroulement Accueil. Présentation dialoguée de la fête de l’Assomption. Lecture : Évangile de Luc 1, 39-56. Action : Des noms pour Marie.

Chant : En plus d’un chant à Marie — le choix est large — on propose « Que soit béni le nom de Dieu » A 245, qui exprime la phrase de Marie dans son Magnificat « Saint est son nom ».

La préparation matérielle Se procurer une statue ou reproduction de Marie. La phrase à afficher : « Bienheureuse Vierge Marie ». Un panneau.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc En ces jours-là, Marie se mit en route rapidement vers une ville de la montagne de Judée ; Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie de l’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque j’ai entendu tes paroles de salutation, l’enfant a tressailli d’allégresse au-dedans de moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. » Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur. Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! Son amour s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et de sa race à jamais. » Marie demeura avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s’en retourna chez elle. Apocalypse 11, 19…12, 10 Psaume 44 1 Corinthiens 15, 20-27 Luc 1, 39-56

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20e DIMANCHE • Chantez le Seigneur !

Le cadre Au cours de l’été, quatre dimanches consécutifs présentent un passage d’évangile sur le pain de vie (saint Jean). Sans ignorer cette insistance, mais afin de varier les lectures choisies et maintenir l’attention et l’intérêt des enfants, on choisit aujourd’hui la lettre de saint Paul aux Éphésiens qui concerne directement la liturgie.

Le sujet : chantez le Seigneur Les enfants aiment chanter. C’est une expression naturelle de la joie de vivre, même si des chants expriment aussi peines et lamentations. Puisque saint Paul en fait l’invitation, « Chantez le Seigneur », une plus grande place est faite aujourd’hui au chant.

Le point d’ancrage liturgique : le chant Il favorise la participation de tous. Le concile Vatican II demande que toute l’assemblée des fidèles puisse assurer la participation active qui lui revient en propre, et que les voix des fidèles puissent se faire entendre (SC 114, 118). Ce qui n’est pas toujours satisfait dans les célébrations solennelles où les trésors de la tradition musicale de l’Église exigent des compétences particulières, en chant sacré par exemple. Dans une assemblée d’enfants, cette participation de tous va de soi. L’animateur y veille et la développe. La phrase affichée : « Chantez le Seigneur ! »

La lecture choisie : 2e lecture (Éphésiens 5, 15-20) Chantez le Seigneur et célébrez-le de tout votre cœur.

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L’action À la demande des enfants, que l’on sollicite pour cela (quel chant de la messe vous plaît le plus ?), le temps est pris de chanter les refrains appréciés de tous. Le répertoire est vaste, on peut même apprendre l’un ou l’autre moins connu. Un jeu consiste alors à sélectionner un refrain bien connu et à inventer des couplets — dits, sinon chantés — selon l’esprit des « libres louanges » conseillées par saint Paul. L’un des couplets peut introduire le sujet de l’évangile : la chair et le sang du Fils de l’homme. À travers cette improvisation appropriée au temps des vacances, le cadre liturgique est maintenu. Ce jeu créatif débouche sur une vraie prière de louanges.

Le déroulement Accueil. Chant aussitôt après le signe de croix : « Que soit béni le nom de Dieu » A 245. Lecture : Éphésiens 5, 15-20. Action : Chant de refrains choisis par les enfants, et jeu d’improvisation de paroles de couplets. Chant final : « C’est toi Seigneur le pain rompu » D 293 ou un autre chant de communion.

La préparation matérielle La phrase à afficher : « Chantez le Seigneur ! » Prévoir les chants.


Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens Frères, prenez bien garde à votre conduite : ne vivez pas comme des fous, mais comme des sages. Tirez parti du temps présent, car nous traversons des jours mauvais. Ne soyez donc pas irréfléchis, mais comprenez bien quelle est la volonté du Seigneur. Ne vous enivrez pas, car le vin porte à la débauche. Laissez-vous plutôt remplir par l’Esprit Saint. Dites entre vous des psaumes, des hymnes, et de libres louanges, chantez le Seigneur et célébrez-le de tout votre cœur. À tout moment et pour toutes choses, rendez grâce à Dieu le Père, au nom de notre Seigneur Jésus Christ. Proverbes 9, 1-6 Psaume 33 Éphésiens 5, 15-20 Jean 6, 51-58

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21e DIMANCHE • Choisir Jésus

Le cadre Choisir est un plaisir dans une société de consommation. Plus qu’avant sans doute, les enfants peuvent choisir un vêtement, un jeu, une activité, ce qu’ils veulent manger, la décoration de leur chambre, et en pensant à la rentrée prochaine, des fournitures scolaires, etc. Mais il y a des choix plus graves et parfois douloureux. Quand des parents se séparent par exemple. Le choix de la foi, lui, est très exigeant dans les deux sens de l’expression : - choisir la foi, car elle ne s’impose pas ; un acte libre est requis pour « avoir la foi » ; - la foi fait des choix. Le croyant renonce à des faux dieux car il ne peut servir deux maîtres, ou plus.

Le sujet : choisir Jésus L’évangile, à l’issue du discours sur le pain de vie, présente l’alternative d’abandonner Jésus, car ses paroles sont trop dures, comme le font des disciples, ou de le suivre comme le font les Douze. Les enfants refont ce choix de Jésus qu’ils suivent en venant à la messe, en écoutant sa parole, en essayant de la mettre en pratique. La phrase affichée : « Tu as les paroles de la vie éternelle. »

Le point d’ancrage liturgique : le credo (Symbole des Apôtres) Faisant écho à la profession de foi de Pierre, au nom des apôtres (évangile de Jean), « Tu as les paroles de la vie éternelle. Nous croyons et savons que tu es le Saint de Dieu », le « Je crois en Dieu » est récité ensemble. Si le texte est sous les yeux des enfants, l’animateur, en introduction, demande quelles sont les phrases difficiles à comprendre. Il les explique brièvement. 112 | Liturgies de la Parole avec les enfants

La lecture choisie : l’évangile (Jean 6, 60-69) Conclusion du discours sur le pain de vie et profession de foi de Pierre.

L’action Un échange s’engage à partir de la question : « As-tu vraiment choisi Jésus ? » Certains sont comme sur les rails de la foi depuis leur tendre enfance, et la réponse peut être : « Non, je n’ai pas choisi, mais j’y crois… » D’autres ont dans leur entourage des témoignages d’incroyance et leur réponse sera claire, même faisant place au doute. L’animateur évite de porter un jugement — condamnation — sur l’incroyance, sur le doute, que les enfants appliqueraient naturellement à leurs proches. Il valorise seulement la réponse libre à l’appel de Jésus de croire en lui.

Le déroulement Accueil et chant. Introduction à l’évangile : Avoir la foi = choisir Jésus. Lecture : Évangile de Jean 6, 60-69. Proclamation du « Je crois en Dieu ». Action : Échange, « As-tu vraiment choisi Jésus ? » Chant final.

La préparation matérielle La phrase à afficher : « Tu as les paroles de la vie éternelle. »


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean Jésus avait dit dans la synagogue de Capharnaüm : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle. » Beaucoup de ses disciples, qui avaient entendu, s’écrièrent : « Ce qu’il dit là est intolérable, on ne peut pas continuer à l’écouter ! » Jésus connaissait par lui-même ces récriminations des disciples. Il leur dit : « Cela vous heurte ? Et quand vous verrez le Fils de l’homme monter là où il était auparavant ?… C’est l’esprit qui fait vivre, la chair n’est capable de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie. Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas. » Jésus savait en effet depuis le commencement qui étaient ceux qui ne croyaient pas, et celui qui le livrerait. Il ajouta : « Voilà pourquoi je vous ai dit que personne ne peut venir à moi si cela ne lui est pas donné par le Père. » À partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s’en allèrent et cessèrent de marcher avec lui. Alors Jésus dit aux Douze : « Voulez-vous partir vous aussi ? » Simon Pierre lui répondit : « Seigneur, vers qui pourrions-nous aller ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Quant à nous, nous croyons, et nous savons que tu es le Saint, le Saint de Dieu. » Josué 24, 1… 18 Psaume 33 Éphésiens 5, 21-32 Jean 6, 60-69

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22e DIMANCHE • Commandement de Dieu et tradition des hommes

Le cadre Comment mettre à la portée des enfants l’enseignement de Jésus qui dénonce l’hypocrisie ? « Vous laissez de côté le commandement de Dieu pour vous attacher à la tradition des hommes », dit-il aux pharisiens (évangile). Sans doute par des comparaisons, ou les petites paraboles prises dans la vie sociale ou familiale lorsqu’on passe à côté de l’essentiel par trop d’attention à des détails.

Le sujet : le ritualisme La pratique religieuse n’échappe pas à la critique. L’hypocrisie risque de s’y installer lorsque la préoccupation de la forme dans le rituel l’emporte sur l’esprit qui en est l’origine. Ainsi, Jésus critique les pharisiens en rappelant le prophète Isaïe : « Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi » (phrase affichée). Les chrétiens, sous peine de voir Jésus juger comme inutile leur culte à Dieu, leurs prières et leurs célébrations, ont à surveiller l’esprit dans lequel ils pratiquent. Si le cœur n’y est pas, que vaut la prière du bout des lèvres ? Ainsi, l’obligation dominicale de la messe sollicite le cœur et non seulement l’emploi du temps du pratiquant.

Le point d’ancrage liturgique : l’esprit et la lettre Pour être vrai, il est nécessaire de mettre au jour ce qui pèse, ennuie et agace dans la célébration de la messe. Le répétitif, le langage trop loin du quotidien, le ritualisme, l’homélie trop longue ou peu adaptée, le manque de participation, la confiscation des rôles et services par quelquesuns. Un sondage auprès des fidèles permet ce pointage avec discrétion et efficacité. Il permet d’éviter, si l’on en

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tient compte, l’hypocrisie qui consiste à continuer de faire ce qu’on a fait, parce qu’on a toujours fait ainsi. L’action proposée aux enfants va dans ce sens d’un bilan.

La lecture choisie : l’évangile (Marc 7, 1-23) Le texte peut-être écourté en omettant les deux derniers paragraphes : « Jésus appelle de nouveau la foule »… et « il disait encore à ses disciples… »

L’action Ensemble, le groupe fait un inventaire de tout ce qui plaît et de tout ce qui ne plaît pas dans la messe. Deux colonnes séparent un grand papier. D’un côté ce qui plaît, de l’autre ce qui ne plaît pas. Chaque enfant exprime au moins une chose de chaque côté. Un des animateurs l’inscrit. Ou bien individuellement, sur 2 papiers de couleurs différentes, qui sont ensuite collés dans les colonnes correspondantes.

Le déroulement Accueil et présentation du thème. Lecture : Évangile de Marc 7, 1-23. Action : Sous forme de sondage, ce qui plaît, ce qui ne plaît pas dans la messe. Chant : « Souffle imprévisible » K 28-44 (refrain : « Esprit de vérité… Esprit de liberté passe dans nos cœurs »).

La préparation matérielle La phrase à afficher : « Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. » Une grande feuille avec deux colonnes.


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc Les pharisiens et quelques scribes étaient venus de Jérusalem. Ils se réunissent autour de Jésus et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c’est-àdire non lavées. — Les pharisiens, en effet comme tous les Juifs, se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger, fidèles à la tradition des anciens ; et au retour du marché ils ne mangent pas avant de s’être aspergés d’eau, et ils sont attachés encore par tradition à beaucoup d’autres pratiques : lavage de coupes, de cruches et plats. — Alors les pharisiens et les scribes demandent à Jésus : « Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens ? Ils prennent leur repas sans s’être lavé les mains. » Jésus leur répond : « Isaïe a fait une bonne prophétie sur vous, hypocrites, dans ce passage de l’Écriture : Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. Il est inutile, le culte qu’ils me rendent ; les doctrines qu’ils enseignent ne sont que des préceptes humains. Vous laissez de côté le commandement de Dieu pour vous attacher à la tradition des hommes. » Deutéronome 4, 1… 8 Psaume 14 Jacques 1, 17…27 Marc 7, 1…23

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23e DIMANCHE • Jésus guérit

Le cadre Entre la fin des vacances et la rentrée scolaire, l’un ou l’autre dimanche se trouve dans un creux où la liturgie des enfants n’a pas repris toute son ampleur. Si toutefois un animateur est disponible, elle peut être annoncée en début de messe si l’on juge que le nombre des enfants est suffisant.

Le sujet : Jésus guérit La puissance et l’amour divins se révèlent dans une guérison. « Tout ce qu’il fait est admirable : il fait entendre les sourds et parler les muets. » La prière de ceux qui lui amènent un sourd-muet est « Qu’il pose la main sur lui ». L’expression peut-être retenue pour actualiser la prière de demande : que Dieu pose la main sur ceux dont on lui parle, qu’il pose son regard sur eux et sur nous. La phrase affichée : « Tout ce qu’il fait est admirable. »

Le point d’ancrage liturgique : la prière universelle Elle est une manière liturgique « d’amener à Jésus » ceux et celles qui ont besoin de la puissance et de l’amour divins. Ensemble on prend conscience de cette responsabilité d’intercession des baptisés pour leurs frères.

La lecture choisie : l’évangile (Marc 7, 31-37) Dans le missel des dimanches, l’adaptation de la traduction, pour ne pas choquer, transforme « (Jésus) cracha et lui toucha la langue » en « prenant de la salive, lui toucha la langue ». D’une part le résultat recherché par cette modification (remplacer un geste vulgaire qui dégoûte ?) ne 116 | Liturgies de la Parole avec les enfants

semble pas atteint, d’autre part le geste du crachat qui évacue l’indésirable symboliquement (le mutisme) est omis pour laisser place à celui de toucher la langue avec de la salive. Le sens est différent. Avec les enfants, on veille à éviter le dégoût que provoque trop de réalisme physique en insistant sur la symbolique sous-jacente.

L’action Construire une prière universelle dont les intentions ont cette structure : Seigneur, nous t’amenons (par la pensée) X, Y… qui a besoin de toi pour…, s’il te plaît, pose ta main sur lui (sur elle). Suit le refrain au choix selon le répertoire paroissial.

Le déroulement Accueil et rite d’ouverture. Lecture de la phrase affichée par un enfant. Lecture : Évangile de Marc 7, 31-37. Action : Prière universelle construite ensemble. Chant de louange : « Je chanterai pour toi Seigneur. »

La préparation matérielle La phrase à afficher : « Tout ce qu’il fait est admirable. »


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc Jésus quitta la région de Tyr ; passant par Sidon, il prit la direction du lac de Galilée et alla en plein territoire de la Décapole. On lui amène un sourd-muet, et on le prie de poser la main sur lui. Jésus l’emmena à l’écart, loin de la foule, lui mit les doigts dans les oreilles, et, prenant de la salive, lui toucha la langue. Puis, les yeux levés au ciel, il soupira et lui dit : « Effata ! », c’est à dire « Ouvre-toi ! » Ses oreilles s’ouvrirent ; aussitôt sa langue se délia, et il parlait correctement. Alors Jésus leur recommanda de ne rien dire à personne ; mais plus il leur recommandait, plus ils le proclamaient. Très vivement frappés, ils disaient : « Tout ce qu’il fait est admirable : il fait entendre les sourds et parler les muets. » Isaïe 35, 4-7 Psaume 145 Jacques 2, 1-5 Marc 7, 31-37

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24e DIMANCHE • J’aime le Seigneur !

Le cadre La mi-septembre où se situe ce dimanche est marquée, après la rentrée scolaire, par les inscriptions à diverses activités, notamment au catéchisme. La liturgie avec les enfants reprend, elle aussi, son rythme et annonce l’essentiel : « J’aime le Seigneur », phrase affichée du psaume (114). C’est la raison pour laquelle je viens écouter sa Parole et le rencontrer avec d’autres, le dimanche.

Le sujet : l’amour pour le Seigneur À travers les réactions successives de Pierre dans l’évangile (Mc 8), on retrouve deux réflexes bien connus de l’amour pour quelqu’un : je crois en lui (Pierre dit à Jésus : Tu es le Messie), je veux le garder, le protéger (Pierre reproche à Jésus l’annonce de sa mort et de sa résurrection). Les enfants expérimentent déjà cet amour. Il est possible de l’évoquer ensemble à partir de faits habituels : l’amour de parents qui « croient » en leurs enfants, en leur avenir, et qui en même temps les protègent au maximum pour que « rien » ne leur arrive, au risque de freiner, voire entraver, leur développement, leur liberté. Cette réflexion aide à comprendre que l’amour que l’on a pour Dieu contient ces deux réflexes de la foi, le premier à faire grandir (je crois en toi), le second à purifier (je voudrais te garder pour moi).

Le point d’ancrage liturgique : la profession de foi Le « Je crois en Dieu » n’est pas toujours connu par cœur des enfants, aussi la formule baptismale est choisie aujourd’hui (cf. la liturgie du baptême, ou la profession de foi de la nuit pascale). L’animateur pose les trois questions et l’assemblée répond à chaque fois par le refrain chanté : « Je crois Seigneur, tu es source de vie. » 118 | Liturgies de la Parole avec les enfants

La lecture choisie : l’évangile (Marc 8, 27-35) La profession de foi de Pierre : « Tu es le messie. »

L’action Réalisation d’une grande marguerite. Une phrase est écrite par chacun sur une bande de papier, découpée en forme de pétale de marguerite, puis collée autour de la phrase affichée inscrite dans un rond figurant le cœur de la marguerite (cf. annexe p. 157). La phrase est composée de quelques mots qui expriment pourquoi j’aime le Seigneur : - … parce qu’il m’a donné la vie ; - … parce qu’il a créé mon poisson rouge, etc.

Le déroulement Accueil et chant, « Toute ma vie je chanterai » CR 1. Lecture : Évangile de Marc 8, 27-35 et commentaire sur l’amour de Pierre pour Jésus. Action : Réaliser une marguerite. Profession de foi baptismale, et refrain : « Je crois, Seigneur… ».

La préparation matérielle La phrase à afficher dans un rond, au centre d’un panneau, « Je t’aime, Seigneur. » Des bandes de papier, en forme de pétales de marguerite ; une pour chaque participant. Recherche du texte de la profession de foi baptismale dans le Missel.


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc Jésus s’en alla avec ses disciples vers les villages situés dans la région de Césarée-de-Philippe. Chemin faisant, il les interrogeait : « Pour les gens, qui suis-je ? » Ils répondirent : « Jean Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres, un des prophètes. » Il les interrogeait de nouveau : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Pierre prend la parole et répond : « Tu es le Messie. » Il leur défendit alors vivement de parler de lui à personne. Et pour la première fois il leur enseigna qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les chefs des prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, trois jours après, il ressuscite. Jésus disait cela ouvertement. Pierre le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches. Mais Jésus se retourna et, voyant ses disciples, il interpella vivement Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. » Appelant la foule avec ses disciples, il leur dit : « Si quelqu’un veut marcher derrière moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix, et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie pour moi et pour l’Évangile la sauvera. » Isaïe 50, 5-9 Psaume 114 Jacques 2, 14-18 Marc 8, 27-35

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LA CROIX GLORIEUSE (14 septembre) • Rédemption par la Croix

Le cadre Lorsque la fête de la Croix glorieuse se trouve un dimanche, elle est célébrée en priorité. Une croix et un christ en gloire sont placés à côté du livre de la Parole. Le signe de la croix qui encadre la messe (premier et dernier geste) donne le sens du mystère célébré. Notre salut passe par la croix du Christ.

Le sujet : la Rédemption Le paradoxe de la croix n’échappe pas aux chrétiens qui la vénèrent. L’instrument de supplice est devenu par la crucifixion du Christ un signe de don de la vie divine, livrée pour sauver les hommes. Dans ce signe, la mort et la résurrection sont inséparables. Le terme de Rédemption est introduit dans la mesure où l’on parle de Jésus rédempteur (celui qui nous rachète de l’esclavage du péché et nous libère). La phrase affichée : « Par ta croix, Seigneur, tu nous rends la vie », antienne du psaume 77.

Le point d’ancrage liturgique : le sacrifice La messe est un sacrifice. Elle actualise le sacrifice de Jésus mort et ressuscité qu’il a offert à la « première messe », la Cène. Chaque Eucharistie rend présent ce sacrifice unique qui sauve le monde.

La lecture choisie : l’évangile (Jean 3, 13-17) Le début du texte fait référence à la 1re lecture (livre des Nombres) à propos du serpent de bronze. Il est nécessaire au préalable de raconter cet épisode pour en comprendre l’allusion dans l’évangile. 120 | Liturgies de la Parole avec les enfants

L’action Une grande croix a été dessinée sur un panneau. Chaque enfant vient librement la colorier et la décorer d’un motif, d’une phrase qui évoque la vie de Jésus. En final, on chante « Fais paraître ton jour », Y 53.

Le déroulement Accueil, signe de la croix. Présentation de la fête (cf. le sujet). Récit raconté du livre des Nombres (cf. 1re lecture). Lecture : Évangile de Jean 3, 3-17. Action : Croix décorée. Chant : « Fais paraître ton jour » Y 53 (ou un autre en rapport avec la croix, et la Rédemption).

La préparation matérielle Une grande croix dessinée sur un panneau. Une croix (crucifix) et un christ en gloire (cf. le cadre). La phrase à afficher : « Par ta croix, Seigneur, tu nous rends la vie. »


Récit à raconter du livre des Nombres Au cours de sa marche à travers le désert, le peuple d’Israël, à bout de courage, récrimina contre Dieu et contre Moïse : « Pourquoi nous avoir fait monter d’Égypte ? Était-ce pour nous faire mourir dans le désert, où il n’y a ni pain ni eau ? Nous sommes dégoûtés de cette nourriture misérable. » Alors, le Seigneur envoya contre le peuple des serpents à la morsure brûlante, et beaucoup en moururent dans le peuple d’Israël. Le peuple vint vers Moïse et lui dit : « Nous avons péché, en récriminant contre le Seigneur et contre toi. Intercède auprès du Seigneur pour qu’il éloigne de nous les serpents. » Moïse intercéda pour le peuple, et le Seigneur dit à Moïse : « Fais-toi un serpent, et dresse-le au sommet d’un mât : tous ceux qui auront été mordus, qu’ils le regardent, et ils vivront ! » Moïse fit un serpent de bronze et le dressa au sommet d’un mât. Quand un homme était mordu par un serpent, et qu’il regardait vers le serpent de bronze, il conservait la vie !

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean Nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme. De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle. Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde non pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. Nombres 21, 4-9 Psaume 77 Philippiens 2, 6-11 Jean 3, 13-17

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25e DIMANCHE • Le premier est le serviteur de tous

Le cadre L’annonce de la liturgie de la Parole avec les enfants ayant été faite en paroisse à l’occasion de la reprise du catéchisme, l’assemblée est plus nombreuse. Un bon accueil des enfants devient le premier souci des animateurs pour que tous aient une place et puissent participer.

Le sujet : servir À la manière de Jésus qui s’est fait le serviteur de tous. « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le serviteur de tous » ; cette phrase de Jésus dans l’évangile est affichée en grand. Des enfants aiment se rendre utiles et servir. Aussi, dans un dialogue, cette expérience de servir les autres est mise en valeur.

Le point d’ancrage liturgique : les services de la messe Toutes les fonctions confiées pour la célébration de la messe sont présentées comme des services. Le célébrant est au service de la communauté, comme représentant le Christ. De même, l’animateur de chants, les lecteurs, ceux qui arrivent en avance pour assurer l’accueil, ceux qui rangent à la fin, l’organiste, le sacristain, etc. ont une fonction de service ; sans oublier les servants de messe : l’animateur précise ce qu’ils font, ajoute que des garçons et des filles peuvent se proposer. L’Église qualifie toutes ces fonctions de « véritable ministère liturgique » (Vatican II, SC29).

La lecture choisie : l’évangile (Marc 9, 30-37) Jésus, à Capharnaüm, dit : « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le serviteur de tous. » 122 | Liturgies de la Parole avec les enfants

L’action Avoir un métier permet de gagner sa vie mais aussi de servir. En choisissant un métier qu’on aimerait faire, chaque enfant tente d’expliquer à quoi il sert (de préférence en petits groupes s’ils sont nombreux). Ensuite tous se regroupent pour chanter.

Le déroulement Accueil attentif de tous (enfants et ceux qui accompagnent). Chant : « Gloire à Dieu », au choix. Lecture par un enfant de la phrase affichée (cf. le sujet). Alléluia, lecture : Évangile de Marc 9, 30-37. Action : Des métiers au service des autres. Chant : « Écoute la voix du Seigneur » A 548, ou un autre.

La préparation matérielle La phrase à afficher : « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le serviteur de tous. »


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc Jésus traversait la Galilée avec ses disciples, et il ne voulait pas qu’on le sache. Car il les instruisait en disant : « Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. » Mais les disciples ne comprenaient pas ses paroles et ils avaient peur de l’interroger. Ils arrivèrent à Capharnaüm, et, une fois à la maison, Jésus leur demandait : « De quoi discutiez-vous en chemin ? » Ils se taisaient car, sur la route, ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand. S’étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit : « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. » Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d’eux, l’embrassa, et leur dit : « Celui qui accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille ; Et celui qui m’accueille ne m’accueille pas moi, mais celui qui m’a envoyé. » Sagesse 2, 12…20 Psaume 53 Jacques 3, 16 – 4, 3 Marc 9, 30-37

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26e DIMANCHE • Se réjouir du bien fait par les autres

Le cadre Pour que l’assemblée soit bien disposée à la prière, l’accueil est essentiel : un cadre accueillant, des sièges bien disposés, de la lumière et des fleurs, ce qui demande de préparer à l’avance pour que les animateurs soient disponibles dès l’arrivée des premiers enfants. Comme certains sont en avance, des tâches leur sont confiées : allumer la bougie, répéter une lecture et, pour les plus hardis, accueillir à la porte d’un bonjour et d’un sourire, comme des portiers attentifs. La phrase affichée est un souhait de bienvenue : « Le Seigneur soit avec vous. »

Le sujet : se réjouir du bien fait par les autres L’évangile montre les Douze, fiers de chasser les esprits mauvais et en même temps jaloux de leur pouvoir jusqu’à reprocher à celui qui ne fait pas partie du groupe d’en faire autant. Jésus les reprend : « Ne l’empêchez pas ! » Ceux qui suivent Jésus sont donc invités à ne pas être propriétaires, jaloux de la mission confiée ; apprendre à la partager, à reconnaître qu’elle est assurée ailleurs et par d’autres. C’est un état d’esprit pour la vie quotidienne : se réjouir du bien fait par les autres mais aussi pour l’Église vis-à-vis des autres religions qui concourent à leur manière au bien de l’humanité.

Le point d’ancrage liturgique : l’accueil L’accueil à la messe est une partie intégrante de la liturgie. L’accueil est réciproque. Dieu accueille en sa maison. Ses enfants accueillent sa parole et son pain de vie. Ils s’accueillent les uns les autres, parce qu’ils se rassemblent au nom du Seigneur.

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Le verre d’eau offert dont il est question dans l’évangile s’apparente symboliquement à l’accueil les uns des autres au nom de l’appartenance au Christ.

La lecture choisie : l’évangile (Marc 9, 38-48) Texte raccourci : on omet le 2e paragraphe « Celui qui entraînera la chute… ».

L’action Recherche de ce que les autres (entourage proche, famille, école, copains) font de bien et particulièrement au service des autres. En petits groupes, sous forme d’échange, ou individuellement, en racontant par écrit, par dessin ou en piochant dans des revues mises à disposition. Ces expressions, écrites, dessinées ou découpées sont ensuite récoltées dans une corbeille placée près du livre de la Parole, ou apportées dans la procession des offrandes si elle a lieu, en rejoignant l’église pour l’Eucharistie.

Le déroulement Accueil, participation de tous (bonjour réciproque). Souhait d’ouverture : « Le Seigneur soit avec vous. » Chant : « Dieu nous accueille en sa maison » A 174. Lecture : Évangile de Marc 9, 38-41 (1er paragraphe seulement). Action : Rechercher ce que les autres font de bien. Chant final.

La préparation matérielle La phrase à afficher : « Le Seigneur soit avec vous. » Une corbeille pour l’offrande (cf. l’action).


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc Jean, l’un des douze, disait à Jésus : « Maître, nous avons vu quelqu’un chasser des esprits mauvais en ton nom ; nous avons voulu l’en empêcher, car il n’est pas de ceux qui nous suivent. » Jésus répondit : « Ne l’empêchez pas, car celui qui fait un miracle en mon nom ne peut pas, aussitôt après, mal parler de moi ; celui qui n’est pas contre nous est pour nous. Et celui qui vous donnera un verre d’eau au nom de votre appartenance au Christ, amen, je vous le dis, il ne restera pas sans récompense. […] Nombres 11, 25-29 Psaume 18 Jacques 5, 1-6 Marc 9, 38…48

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27e DIMANCHE • Louange au Créateur

Le cadre Sans perdre de vue la qualité de l’accueil au début de la liturgie, telle qu’elle a été mise en relief les dimanches précédents, l’insistance, aujourd’hui, porte sur la prière de louange. Avant même le signe de la croix, un chant rassemble dans cet esprit : « Que soit béni le nom de Dieu » A 245.

Le sujet : louer Dieu Créateur Au commencement, Dieu fit le ciel et la terre. L’intérêt des enfants pour les choses de la nature est transformé dans la liturgie en louange au Créateur (cf. 1re lecture, livre de la Genèse). La phrase affichée : « Que tes œuvres sont belles ! »

Le point d’ancrage liturgique : prières de louange Les différentes prières de louange de la messe, le Gloire à Dieu, les acclamations, Saint le Seigneur, la doxologie : « par Lui, avec Lui et en Lui » sont le plus souvent chantées. On choisit le Gloire à Dieu pour le chanter ensemble. Du moins, un refrain chanté encadrera la proclamation de cette hymne. Le texte est affiché car tous ne le savent pas par cœur.

La lecture choisie : 1re lecture (Genèse 2, 18-24) Récit de la Création. L’homme donne un nom à tous les êtres vivants.

L’action Une prière de louange à construire. Chaque enfant invente et compose une phrase, avec les éléments de la nature qu’il 126 | Liturgies de la Parole avec les enfants

aime regarder : fleurs, animaux, paysages, laissant libre cours aux associations de mots et d’images. Un modèle de phrase pour l’harmonie de l’ensemble est proposé : Que… (la voix des oiseaux en concert)… loue le Seigneur (ou se réjouisse en l’honneur du Seigneur ou remercie le Seigneur). La prière de louange est ensuite assemblée. Toutes les phrases sont réunies sur un panneau. Le résultat mérite souvent un affichage paroissial.

Le déroulement Accueil. Chant : « Gloire à Dieu ». Lecture : Livre de la Genèse 2, 18-24. Action : Prière de louange composée par les enfants. Chant final : « Que tes œuvres sont belles » A 219.

La préparation matérielle La phrase à afficher : « Que tes œuvres sont belles. » Un panneau pour y assembler les prières de louange.


Lecture du livre de la Genèse Au commencement, lorsque le Seigneur Dieu fit la terre et le ciel, il dit : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul. Je vais lui faire une aide qui lui correspondra. » Avec de la terre, le Seigneur Dieu façonna toutes les bêtes des champs et tous les oiseaux du ciel, et il les amena vers l’homme pour voir quels noms il leur donnerait. C’étaient des êtres vivants, et l’homme donna un nom à chacun. L’homme donna donc leurs noms à tous les animaux, aux oiseaux du ciel et à toutes les bêtes des champs. Mais il ne trouva aucune aide qui lui corresponde. Alors le Seigneur Dieu fit tomber sur lui un sommeil mystérieux, et l’homme s’endormit. Le Seigneur Dieu prit de la chair de son côté, puis il referma. Avec ce qu’il avait pris à l’homme, il forma une femme et il l’amena vers l’homme. L’homme dit alors : « Cette fois-ci, voilà l’os de mes os et la chair de ma chair ! On l’appellera “femme”. » À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu’un. Genèse 2, 18-24 Psaume 127 Hébreux 2, 9-11 Marc 10, 2-16

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28e DIMANCHE • Elle est vivante, la parole de Dieu

Le cadre La liturgie de la Parole et la liturgie eucharistique sont les deux grandes parties de la messe. Deux tables autour desquelles les baptisés se rassemblent pour se nourrir de ce que Dieu y offre : sa parole vivante et son pain de vie. Ces deux parties sont inséparables. C’est pourquoi les enfants rejoignent l’église pour la deuxième partie avec les adultes, alors qu’ils ont célébré entre eux la première partie. La parole vivante qui pénètre au plus profond de l’âme (2e lecture) est visualisée par le Livre, lectionnaire ou Bible, qui occupe une place d’honneur au cœur de l’assemblée des enfants. Le livre est ici plus qu’un outil de lecture. Il symbolise la Parole de Dieu qui révèle les pensées du cœur. « Tout est nu devant elle. » Elle appelle une réponse. « Nous aurons à lui rendre des comptes » (2e lecture). On comprend mieux alors l’importance du décor pour mettre en valeur le livre de la Parole de Dieu : un espace dégagé avec de la lumière et des fleurs, aménagé selon le talent des animateurs. La phrase affichée en fait partie : « Elle est vivante la Parole de Dieu. »

Le sujet : Parole agissante La Parole de Dieu appelle et fait réagir. Elle ne laisse pas indifférent. L’évangile en donne un exemple frappant : l’homme qui entend Jésus lui dire : « Viens et suis-moi » doit renoncer à ses richesses. Il s’en va tout triste. « Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le Royaume de Dieu. »

Le point d’ancrage liturgique : Parole lue La Parole de Dieu est offerte à tous. Elle appelle tous les hommes. Bien qu’il y ait un ministère de la Parole à la messe 128 | Liturgies de la Parole avec les enfants

(le diacre en a la charge), elle n’appartient à personne en particulier. La participation de nombreux lecteurs, pas toujours les mêmes, rend compte de cet aspect de bien commun. Les enfants apprennent à bien lire pour participer eux aussi à ce ministère.

La lecture choisie : l’évangile (Marc 10, 17-27) Jésus rencontre un homme riche. Il l’appelle à le suivre. Elle est faite à plusieurs voix par des enfants : un récitant, l’homme riche, Jésus, les disciples, mais il est nécessaire de répéter, ce qui est possible dans le temps de l’action.

L’action « Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le Royaume de Dieu » (évangile). À partir de cette image qui frappe, une réflexion est proposée en petits groupes : Pourquoi est-ce si difficile à un riche d’entrer dans le Royaume de Dieu ? L’exemple de Zachée (Luc 19) montre cependant que c’est possible.

Le déroulement Accueil. Regard porté sur le Livre de la Parole et lecture par un enfant de la phrase affichée. Action : Réflexion en petits groupes et répétition de la lecture par des enfants. Lecture : Évangile de Marc 10, 17-30 (à plusieurs voix).

Chant : Par exemple : « Comme un souffle fragile, ta Parole se donne » U 45.

La préparation matérielle L’espace à aménager autour du livre de la Parole. Prévoir plusieurs exemplaires du texte de l’évangile (lu à plusieurs voix). La phrase à afficher : « Elle est vivante, la Parole de Dieu. »


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (le récitant) Jésus se mettait en route quand un homme accourut vers lui, se mit à genoux et lui demanda : (l’homme riche) « Bon Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? » (le récitant) Jésus lui dit : (Jésus) « Pourquoi m’appelles-tu bon ? Personne n’est bon sinon Dieu seul. Tu connais les commandements : Ne commets pas de meurtre, ne commets pas d’adultère, ne commets pas de vol, ne porte pas de faux témoignage, ne fais de tort à personne, honore ton père et ta mère. » (le récitant) L’homme répondit : (l’homme riche) « Maître, j’ai observé tous ces commandements depuis ma jeunesse. » (le récitant) Posant alors son regard sur lui, Jésus se mit à l’aimer. Il lui dit : (Jésus) « Une seule chose te manque : va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor au ciel ; puis viens et suis-moi. » (le récitant) Mais lui, à ces mots, devint sombre et s’en alla tout triste, car il avait de grands biens. Alors Jésus regarde tout autour de lui et dit à ses disciples : (Jésus) « Comme il sera difficile à ceux qui possèdent des richesses d’entrer dans le royaume de Dieu ! » (le récitant) Les disciples étaient stupéfaits de ces paroles. Mais Jésus reprend : (Jésus) Mes enfants, comme il est difficile d’entrer dans le royaume de Dieu ! Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. » (le récitant) De plus en plus déconcertés, les disciples se demandaient entre eux : (les disciples) « Mais alors, qui peut être sauvé ? » (le récitant) Jésus les regarde et répond : (Jésus) « Pour les hommes, cela est impossible, mais pas pour Dieu ; car tout est possible à Dieu. » Sagesse 7, 7-11 Psaume 89 Hébreux 4, 12-13 Marc 10, 17-30

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29e DIMANCHE • Faiblesse et épreuve

Le cadre En écho à l’importance déjà soulignée de la Parole de Dieu, la liturgie s’ouvre, après l’accueil, par la lecture du psaume (32), faite de préférence par un enfant. « Elle est droite la Parole du Seigneur… que ton amour Seigneur soit sur nous comme notre espoir est en toi. »

Le sujet : faiblesse et épreuve Jésus a partagé nos faiblesses, il a connu l’épreuve (lettre aux Hébreux, 2e lecture). Cette affirmation est réconfortante pour tous ceux qui souffrent à cause d’eux-mêmes, à cause des autres. Imiter Dieu, être parfait comme le Père céleste, suivre Jésus, semble parfois hors de portée tant on se sent faible, un peu perdu et lamentable. C’est alors que rencontrer Jésus partageant nos faiblesses, nos épreuves, est une grande grâce, un secours. La phrase affichée : « Jésus a connu l’épreuve comme nous. »

Le point d’ancrage liturgique : Seigneur, prends pitié La prière pénitentielle, avec le chant du « Seigneur prends pitié » exprime le besoin d’être secouru, d’être relevé, pardonné de son péché. Accueillir la miséricorde de Dieu, c’est reconnaître la faiblesse du cœur aimant de Dieu qui se laisse toucher pour nous sauver.

La lecture choisie : 2e lecture (Hébreux 4, 14-16) Jésus, le grand prêtre, partage nos faiblesses. Il n’a pas péché.

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L’action Petit chagrin ou grande misère, tout le monde connaît l’épreuve un jour ou l’autre. Les enfants aussi. Chacun exprime donc une souffrance actuelle, ou passée, ou encore une épreuve redoutée pour l’avenir afin de la déposer entre les mains de Jésus qui porte nos souffrances et nous en délivre. Par l’écrit et le dessin, l’expression reste discrète, plus cachée, en conséquence plus sincère. Aucun panneau n’est fait avec, mais l’offrande de ces souffrances est déposée dans une corbeille apportée à l’autel quand on rejoint l’église pour l’Eucharistie.

Le déroulement Accueil. Lecture du psaume (32) : « Elle est droite ta parole… » Présentation du thème : Jésus a partagé nos faiblesses et connu l’épreuve. Lecture : Lettre aux Hébreux 4, 14-16. Chant : « Tu as voulu prendre notre chemin » G 131.

La préparation matérielle Une corbeille pour l’offrande (des épreuves et souffrances). La phrase à afficher : « Jésus a connu l’épreuve comme nous. »


Lecture de la lettre aux Hébreux Frères, en Jésus, le Fils de Dieu, nous avons le grand prêtre par excellence, celui qui a pénétré au-delà des cieux ; tenons donc ferme dans l’affirmation de notre foi. En effet, le grand prêtre que nous avons n’est pas incapable, lui, de partager nos faiblesses ; en toutes choses, il a connu l’épreuve comme nous, et il n’a pas péché. Avançons-nous donc avec pleine assurance vers le Dieu tout-puissant qui fait grâce, pour obtenir miséricorde et recevoir, en temps voulu, la grâce de son secours. Isaïe 53, 10-11 Psaume 32 Hébreux 4, 14-16 Marc 10, 35-45

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30e DIMANCHE • Dieu sauve

Le cadre Le livre de la Parole est à l’honneur comme les dimanches précédents. En introduisant une icône du Christ à côté du livre de la Parole, la foi en Jésus Parole de Dieu vivante et agissante est signifiée. Un chant de joie, dès l’ouverture de la liturgie, fait découvrir cet aspect ; par exemple, « Touche nos oreilles » U 28.

Le sujet : Dieu sauve Son action répond à la foi de l’homme. Ainsi, dans l’évangile de Marc, l’aveugle Bartimée insiste : « Jésus, fils de David, aie pitié de moi. » Jésus le guérit : « Va, ta foi t’a sauvé. » Cette dernière phrase est affichée.

Le point d’ancrage liturgique : la prière de demande Savoir ce que l’on veut, ce que l’on cherche, se formule en demande ; exprimée liturgiquement dans la prière universelle, la prière contient aussi les demandes plus personnelles qui montent du cœur.

La lecture choisie : l’évangile (Marc 10, 46-52)

et simule le rejet du manteau. Quand Jésus le guérit, les mains découvrent le visage. - Un groupe représente Jésus et les disciples, pointant le doigt vers le troisième groupe pour qu’il appelle Bartimée. - Un groupe représente les gens qui cherchent à faire taire Bartimée, en dressant la main, comme pour arrêter quelqu’un. - Puis ce groupe lui fait signe que Jésus l’appelle — petits gestes répétés de la main. Trois animateurs, un par groupe, se sont concertés avant la liturgie, et disposent chacun d’un texte de l’évangile. L’un d’eux ou une quatrième personne fait la lecture tandis que tous gestuent.

Le déroulement Accueil et présentation du décor (livre de la Parole + icône du Christ, cf. le cadre). Chant de joie : « Touche nos oreilles » U 28 (ou un autre). Action : On prépare la lecture gestuée de l’évangile en trois groupes. Lecture : Évangile de Marc 10, 46-52, gestué par tous et lu par un animateur. Prière finale de demande, en forme de prière universelle, ou expression spontanée de ceux qui le veulent en référence à la parole de Bartimée : « Fais que je voie. »

La guérison du mendiant aveugle Bartimée.

La préparation matérielle L’action Gestuer l’évangile de Marc, la guérison de Bartimée. - Un groupe représente Bartimée, l’aveugle, assis, les mains devant les yeux ; quand Jésus l’appelle, le groupe se lève,

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Concertation des animateurs pour gestuer l’évangile en trois groupes. 3 textes d’évangile. Prévoir une icône du Christ. Phrase à afficher : « Va, ta foi t’a sauvé. »


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc Tandis que Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse, un mendiant aveugle, Bartimée, le fils de Timée, était assis au bord de la route. Apprenant que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : « Jésus, fils de David, aie pitié de moi ! » Beaucoup de gens l’interpellaient vivement pour le faire taire, mais il criait de plus belle : « Fils de David, aie pitié de moi ! » Jésus s’arrête et dit : « Appelez-le ». On appelle donc l’aveugle, et on lui dit : « Confiance, lève-toi ; il t’appelle. » L’aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus. Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » — « Rabbouni, que je voie. » Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t’a sauvé. » Aussitôt l’homme se mit à voir, et il suivait Jésus sur la route. Jérémie 31, 7-9 Psaume 125 Hébreux 5, 1-6 Marc 10, 46-52

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FÊTE DE LA TOUSSAINT (1er novembre) • Une foule immense : les saints

Le cadre La grande fête de la Toussaint, assez populaire, se situe soit en semaine, soit, plus rarement, le dimanche. Elle a été annoncée préalablement aux enfants, pour les inviter à une messe, et à la liturgie de la Parole, si c’est le choix retenu dans ce temps de vacances. Beaucoup de personnes, de familles se déplacent et circulent sur les routes ce jour-là, visitant les cimetières où leurs défunts reposent, en y apportant des fleurs. La phrase affichée est l’antienne du psaume (23) : « Voici le peuple immense de ceux qui t’ont cherché. »

Le sujet : les Béatitudes La liturgie présente la charte du Royaume des cieux : les Béatitudes, dont ont vécu tous les saints et saintes fêtés aujourd’hui. Le bonheur est la visée divine pour toute l’humanité ; mais ses chemins sont exigeants, là où se pressent les pauvres de cœur, les doux, ceux qui pleurent, ceux qui ont faim et soif de la justice, les miséricordieux, les cœurs purs, les artisans de paix, les persécutés pour la justice, ceux que l’on insulte à cause de Jésus.

Le point d’ancrage liturgique : les cierges Un point d’attention à l’occasion de la fête de la Toussaint peut être relevé avec les enfants : pourquoi allume-t-on des petites bougies ou des cierges dans les églises ? Les enfants sont attirés par la lumière des cierges, avec la tentation de jouer avec. L’animateur donne donc le sens de ce geste religieux : accompagner la prière, la prolonger tant que la flamme brille ; signer sa visite dans la maison de Dieu ; offrir un bonjour à un saint devant sa statue, notamment à Marie ; faire une 134 | Liturgies de la Parole avec les enfants

offrande à l’église ; car, pour ce cierge allumé, une pièce est glissée dans un tronc.

La lecture choisie : l’évangile (Matthieu 5, 1-12) En introduction à la lecture, l’animateur annonce que chacun choisira ensuite l’une des phrases (une béatitude) qui lui plaît particulièrement.

L’action Pour choisir une béatitude, le texte de l’évangile est à la disposition de chacun ; soit affiché en grand, soit distribué en nombre suffisant. Le choix étant fait, chacun explique à quoi cette béatitude lui fait penser. Après ce partage, on chante : « Si le Père vous appelle » T 154-1, ou un autre chant qui convient. Autre action possible : Un lot de photos de bonheur pour le cœur ou pour les yeux est disposé en vrac sur une table. On les regarde, on se les passe. Photos de nature, d’œuvres d’art, de relations humaines. Joies éclatantes des fêtes, joies plus cachées et intérieures de la solidarité dans l’épreuve, de la fraternité dans les combats pour la vie ; joies du croyant et du chercheur de Dieu. En final, quelques photos parmi les meilleures sont choisies ensemble et affichées sur un panneau.

Le déroulement Accueil et rite d’ouverture. Présentation de la fête de la Toussaint et lecture de la phrase affichée : « Voici le peuple immense de ceux qui t’ont cherché. » Lecture : Évangile de Mathieu 5, 1-12.

Action : Au choix (propositions ci-dessus). Chant : « Si le Père vous appelle » T 154-1.

La préparation matérielle La phrase affichée : « Voici le peuple immense de ceux qui t’ont cherché. » Le texte des Béatitudes, soit à distribuer, soit à afficher ou, pour l’autre action proposée, un lot de photos de bonheur (coupures de magazines). Un panneau pour affichage, selon l’action choisie.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu Quand Jésus vit toute la foule qui le suivait, il gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent. Alors, ouvrant la bouche, il se mit à les instruire. Il disait : « Heureux les pauvres de cœur : le Royaume des cieux est à eux ! Heureux les doux : ils obtiendront la terre promise ! Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés ! Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés ! Heureux les miséricordieux : ils obtiendront miséricorde ! Heureux les cœurs purs : ils verront Dieu ! Heureux les artisans de paix : ils seront appelés fils de Dieu ! Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des cieux est à eux ! Heureux serez-vous si l’on vous insulte, si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux ! » Apocalypse 7, 2…14 Psaume 23 1 Jean 3, 1-3 Matthieu 5, 1-12

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31e DIMANCHE • Aimer, encore et toujours

Le cadre Le décor est constitué par une phrase affichée en grandes lettres qui seront décorées au moment de l’action : « Aimer Dieu de tout son cœur et son prochain comme soi-même. »

Le sujet : le plus grand commandement Bien qu’ils soient distincts, les deux plus grands commandements sont liés au point de n’en faire qu’un. On ne peut aimer Dieu sans aimer son prochain, et qui aime son prochain, par le fait même, connaît Dieu amour.

Le point d’ancrage liturgique : commandement d’amour et liturgie Les chrétiens, en se rassemblant pour la messe, réalisent le double commandement de l’amour. C’est au nom du Seigneur et par amour pour lui qu’ils rendent grâce. Quant à l’amour du prochain, il est visible dans l’attention réciproque des fidèles et dans les intentions de prière qu’ils portent à tous les hommes. Une liturgie célébrée avec amour est toujours préparée avec soin jusque dans les détails, mais sans s’y noyer, afin que les acteurs restent disponibles pour manifester cette attention aux personnes inspirée de l’amour divin.

La lecture choisie : l’évangile (Marc 12, 28-34) Un scribe interroge Jésus : Quel est le premier de tous les commandements ?

L’action La phrase affichée est décorée. 136 | Liturgies de la Parole avec les enfants

L’espace prévu est suffisamment large pour que tous y aient accès. En cas de grand nombre, un relais est nécessaire : on prépare ailleurs des petits motifs décoratifs, à coller.

Le déroulement Accueil. Lecture de la phrase affichée par un enfant. Lecture : Évangile de Marc 12, 28-34. Action : Décoration. Chant : « Aimez-vous » D 307.

La préparation matérielle La phrase à afficher sur une grande banderole : « Aimer Dieu de tout son cœur et son prochain comme soi-même. »


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc Un scribe s’avança vers Jésus pour lui demander : « Quel est le premier de tous les commandements ? » Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toimême. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceuxlà. » Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as raison de dire que Dieu est l’Unique et qu’il n’y en a pas d’autre que lui. L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toutes les offrandes et tous les sacrifices. » Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger. Deutéronome 6, 2-6 Psaume 118 Hébreux 7, 23-28 Marc 12, 28-34

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LES FIDÈLES DÉFUNTS (2 novembre) • La mort : un passage

Le cadre Lorsqu’elle tombe un dimanche, cette journée possède une liturgie qui lui est propre. Au lendemain de la Toussaint, un regard différent est porté vers l’au-delà. Après avoir communié, hier, à la joie de tous les Saints, aujourd’hui les chrétiens se rendent proches, par la prière, des morts, de tous ceux qui les ont précédés sur terre. L’animateur propose que chacun nomme une personne de sa famille, ou un proche, qui est mort ; soit dans un silence intérieur, soit tout haut si le groupe est peu nombreux.

Le sujet : la mort est un passage La foi en Jésus ressuscité fait traverser l’écran opaque de la mort, bien qu’on ne voie pas ce qu’il y a de l’autre côté, la face cachée du Royaume de Dieu. La personne qui meurt (mon grand-père, mon ami…) traverse cet écran, comme le traverse aussi la prière du croyant qui rejoint ainsi ceux qui « dorment dans la paix », qui « reposent dans le Christ » (cf. Prière eucharistique no 1). La phrase affichée s’inspire de l’évangile : « Tenez-vous prêts, pour quand le Fils de l’homme viendra. »

Le point d’ancrage liturgique : la Communion des saints À chaque messe, les fidèles expérimentent un lien fort avec les fidèles défunts ; l’Église appelle ce lien la Communion des saints. « Je crois à la communion des saints » affirme le Symbole des Apôtres (credo). C’est un même peuple de Dieu, fait des vivants et des morts, qui s’en remet à l’amour du Sauveur notre Seigneur. L’animateur fait remarquer le moment de la messe (prière eucharistique) où l’on prie pour les morts. « Reçois-les dans ton royaume, où nous es-

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pérons être comblés de ta gloire, tous ensemble… » (prière eucharistique no 3).

La lecture choisie : l’évangile (Luc 12, 35-38.40) « Restez en tenue de service et gardez vos lampes allumées. » Les paroles de Jésus s’adressent aux vivants qui savent qu’un jour, ils feront le passage de la mort.

L’action À la différence des adultes qui abordent toujours avec gravité le sujet de la mort, les enfants peuvent en parler plus spontanément. Un dialogue peut donc s’engager à partir de leurs questions. La curiosité n’est jamais satisfaite concernant les morts : Où sont-ils ? Que font-ils ? Mais la confiance devant l’inconnu est assurée par la foi pascale. La seule référence est l’expérience du Christ qui est mort et ressuscité. Pour être plus actif, cet échange peut avoir lieu en visitant le cimetière voisin, ou autour d’une pierre tombale dans l’église, qui visualise la réalité de la mort.

Le déroulement Accueil et présentation de la journée de prière pour les morts. (Cf. le cadre). Prière silencieuse pour les personnes nommées. Action : Dialogue à partir des questions des enfants. Lecture : Évangile de Luc 12, 35-38.40. Chant : « Dieu qui nous appelle à vivre » K 138.

La préparation matérielle La phrase à afficher : « Tenez vous prêts, pour quand le Fils de l’homme viendra. » Un éventuel déplacement au cimetière, ou auprès d’une pierre tombale dans l’église.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc Jésus disait à ses disciples : « Restez en tenue de service et gardez vos lampes allumées. Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte. Heureux les serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller.Amen, je vous le dis : il prendra la tenue de service, les fera passer à table et les servira chacun à son tour. S’il revient vers minuit ou plus tard encore et qu’il les trouve ainsi, heureux sont-ils ! Vous aussi, tenez-vous prêts : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. » Sagesse 2, 1…3, 9 Psaume 26 Romains 8, 18-23 Luc 12, 35-38.40 (nombreuses autres lectures au choix)

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32e DIMANCHE • Trésor caché

Le cadre L’accueil du début de cette liturgie porte sur l’attention les uns aux autres. L’animateur se préoccupe de la place de chacun et relève quelques détails d’attention les uns aux autres, observés ou qui font défaut.

Le sujet : trésor caché Les enfants comme les adultes savent pour la plupart se montrer sous leur meilleur jour et faire paraître ce qu’ils ont de bien. L’évangile prend à contre-pied ce mouvement naturel qui, poussé à l’excès, rend vaniteux à l’instar des scribes dont Jésus invite à se méfier. En faisant remarquer la valeur du geste discret d’une pauvre veuve, deux piécettes dans le tronc, Jésus aiguise le regard des disciples, pour voir ce qui est beau dans la générosité des hommes et invite en conséquence à verser soimême au trésor caché du cœur. Il dit par ailleurs : « Que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite » (Mt 6, 3) et il fait aussi dire aux disciples qui ont bien travaillé : « Nous avons fait seulement ce que nous devions faire » (Luc 17, 10).

Le point d’ancrage liturgique : signe caché À l’église, dans les corbeilles de quête, on remarque surtout les gros billets, ou les magnifiques bouquets de la décoration florale. Mais le sou d’un enfant ou la petite fleur déposée discrètement au coin de l’autel, qui les remarque ? Ainsi dans la liturgie, il y a des gestes humbles qui ont une grande valeur pour Dieu.

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La lecture choisie : l’évangile (Marc 12, 41-44) L’offrande de la veuve pauvre.

L’action À l’exemple de la femme pauvre de l’évangile, chacun cherche à offrir à Dieu quelque chose qu’il fait de bien et que personne n’a peut-être remarqué. Un tronc est disposé pour recueillir ces offrandes qui sont inscrites sur des morceaux de papier, pliés.

Le déroulement Accueil : Paroles et geste d’attention réciproque. Lecture : Évangile de Marc 12, 41-44. Action : Offrande cachée. Chant : « Vivons en enfants de lumière » G 14-57 (c6).

La préparation matérielle La phrase à afficher : « Heureux les pauvres de cœur. » Un tronc à fabriquer, en carton si nécessaire, et des morceaux de papier pour les offrandes écrites.


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor, et regardait la foule déposer de l’argent dans le tronc. Beaucoup de gens riches y mettaient de grosses sommes. Une pauvre veuve s’avança et déposa deux piécettes. Jésus s’adressa à ses disciples : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le tronc plus que tout le monde. Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a tout donné, tout ce qu’elle avait pour vivre. » 1 Rois 17, 10-16 Psaume 145 Hébreux 9, 24-28 Marc 12, 38-44

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DÉDICACE DE LA BASILIQUE DU LATRAN (9 novembre) • Vous êtes le temple de Dieu

Le cadre La basilique du Latran est la cathédrale de l’évêque de Rome, le pape. Parmi toutes les églises, elle est la première. La fêter, c’est symboliquement fêter l’Église bâtie sur la primauté de saint Pierre. Le pape est le successeur de saint Pierre à qui Jésus a dit : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église. »

Le sujet : l’Église Tout bâtiment a des fondations (cf. 2e lecture). Pour l’Église, c’est Jésus Christ et ses apôtres. Aujourd’hui, les fondations de l’Église vivante, qui lui permettent de tenir solidement debout et de ne pas se disperser en de multiples petites constructions indépendantes, c’est l’évêque de Rome, le pape, qui assure la communion entre toutes les Églises particulières dans le monde. Cette fonction de communion dans l’Église est donc présentée aux enfants. En évoquant les groupes dont ils peuvent faire partie (équipe de sport, par exemple), ils comprendront qu’un groupe est plein de vie et réussit dans la mesure où un de ses membres, mieux que de donner des ordres, est capable d’assurer une bonne entente, une « communion » entre chacun. Ainsi en est-il de l’Église et de la primauté du pape, comme évêque de Rome, parmi tous les évêques.

Le point d’ancrage liturgique : la fonction d’unité Une des fonctions du prêtre dans chaque communauté d’Église est d’assurer l’unité, la communion entre les fidèles, de la part de l’évêque qui, en premier, en a la charge. Elle apparaît notamment, quand le prêtre préside la messe.

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La lecture choisie : 2e lecture (1 Corinthiens 3, 9…17) « Frères, vous êtes la maison que Dieu construit. » Phrase affichée.

L’action Elle vise à faire percevoir par les enfants que, dans un monde troublé par de la méchanceté et du désordre, chacun est appelé à bâtir la maison de Dieu avec de la paix, de l’amour, du pardon, de l’entente et de la joie. Dans un lot de magazines d’actualité, les enfants sont invités à découper les photos de tout ce qui défigure la vie des hommes entre eux. On confectionne un panneau à l’aide de ces photos. Puis, tous se rassemblent devant, et l’animateur fait répéter après lui quelques extraits de la prière attribuée à saint François d’Assise : Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix Là où est la haine, que je mette l’amour. Là où est l’offense, que je mette le pardon. Là où est la discorde, que je mette l’union. Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière. Là où est la tristesse, que je mette la joie.

Le déroulement Accueil. Présentation du sujet. L’Église, la primauté du pape, la communion des Églises. Lecture : 1re lettre aux Corinthiens 3, 9…17. Action et prière (phrases répétées). Chant : « Seigneur, foyer d’amour » D 65.

La préparation matérielle La phrase à afficher : « Frères, vous êtes la maison que Dieu construit. » Un lot de magazines d’actualité + ciseaux, colle et un panneau.


Lecture de la 1re lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens Frères, vous êtes la maison que Dieu construit. Comme un bon architecte, avec la grâce que Dieu m’a donnée, j’ai posé les fondations. D’autres poursuivent la construction ; mais que chacun prenne garde à la façon dont il construit. Les fondations, personne ne peut en poser d’autres que celles qui existent déjà : ces fondations, c’est Jésus Christ. N’oubliez pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira ; car le temple de Dieu est sacré, et ce temple, c’est vous. Ézéchiel 47, 1…12 Psaume 45 1 Corinthiens 3, 9…17 Jean 2, 13-22

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33e DIMANCHE • Le ciel et la terre passeront…

Le cadre L’avant-dernier dimanche de l’année liturgique annonce la fin des temps. L’écroulement à venir de tout l’univers correspond à la venue du Fils de l’homme, le Christ, dans sa gloire (évangile). Des enfants sont déjà instruits de certains phénomènes cosmiques que l’astrophysique vulgarise, telle la fin du système solaire. Ils sont fiers de leurs connaissances et l’occasion leur est donnée d’en parler. L’annonce du message chrétien sur le retour du Christ — sa venue dans la gloire — et le rassemblement final des « élus des quatre coins du monde », en conjonction avec ces terribles phénomènes, prend d’autant plus de relief.

Le sujet : le ciel et la terre passeront, les paroles de Jésus ne passeront pas L’importance de la Parole de Dieu, si souvent présentée dans ces liturgies avec les enfants, donne ici toute sa mesure. Au-delà du livre de la Parole, entouré de soin et d’attention, mais qui, lui, a une fin, il y a la Parole de Dieu, toujours et à jamais vivante.

Le point d’ancrage liturgique : l’anamnèse Dans la prière eucharistique (3 formules au choix), l’anamnèse parle de la venue du Seigneur Jésus. La phrase affichée est l’une de ces acclamations : « Nous rappelons ta mort, Seigneur ressuscité, et nous attendons que tu viennes. » Elle est chantée avec les enfants. De préférence, celle qui est choisie pour l’Eucharistie qui suit.

La lecture choisie : l’évangile (Marc 13, 24-32) « Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas. »

L’action Chaque enfant choisit le dessin d’un astre à colorier (à découper si ce n’est déjà fait.) Une planète (Saturne et ses anneaux), une comète (avec sa queue), une étoile, une galaxie, un quartier de lune, la terre, etc. (cf. annexe p. 158). Au mur, sur un panneau, est fixée une reproduction du Christ en gloire. Tout autour, les enfants viennent coller (colle repositionnable) leur astre. Tous, rassemblés devant, chantent l’anamnèse prévue ; puis, quelques enfants sont chargés de détacher tous les astres, et de les réunir dans une corbeille sous le Christ en gloire. Plutôt que de les détruire, ces astres sont rassemblés, dans l’esprit de ce que dit saint Paul (Romains 8) : la création sera libérée de la dégradation inévitable pour connaître la gloire des enfants de Dieu. Ce geste est ainsi plein d’espérance au regard d’une prise de conscience terrifiante de la fin du monde. Remarque : une variante astucieuse et plus spectaculaire de cette action consiste à accrocher les astres avec des trombones sur des fils de nylon (fil de pêche) tendus. Une simple impulsion du doigt de haut en bas sur le fil fait décrocher les astres qui tombent à terre. Ils sont alors réunis dans la corbeille.

Le déroulement Accueil et chant. Annonce du sujet : le ciel et la terre passeront, les paroles de Jésus ne passeront pas. Lecture : Évangile de Marc 13, 24-32.

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Action : Astres, Christ en gloire sur un panneau + chant de l’anamnèse. Chant final : « Pour un monde nouveau, pour un monde d’amour… » D 304-1.

La préparation matérielle Modèles d’astres à distribuer. Un Christ en gloire. Fils de nylon (de pêche) à tendre au mur, entre des fixations, et des trombones. Essai nécessaire pour la « chute » des astres. L’anamnèse à afficher : celle de la messe.


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc Jésus parlait à ses disciples de sa venue : « En ces temps-là, après une terrible détresse, le soleil s’obscurcira et la lune perdra son éclat. Les étoiles tomberont du ciel, et les puissances célestes seront ébranlées. Alors on verra le Fils de l’homme venir sur les nuées avec grande puissance et grande gloire. Il enverra les anges pour rassembler les élus des quatre coins du monde, de l’extrémité de la terre à l’extrémité du ciel. Que la comparaison du figuier vous instruise : dès que ses branches deviennent tendres et que sortent les feuilles, vous savez que l’été est proche. De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le Fils de l’homme est proche, à votre porte.Amen, je vous le dis : cette génération ne passera pas avant que tout cela n’arrive. Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas. Quant au jour et à l’heure, nul ne les connaît, pas même les anges dans le ciel, et pas même le Fils, mais seulement le Père. Daniel 12, 11…14 Psaume 15 Hébreux 10, 11…18 Marc 13, 24-32

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34e DIMANCHE • Le Christ, Roi de l’univers, pour servir et aimer

Le cadre Le contraste d’une royauté terrestre, marquée par la richesse matérielle et le luxe, et de la royauté de Jésus, guérissant les malades, relevant les pécheurs, est le cadre de ce dernier dimanche de l’année liturgique. Le décor, si l’on dispose des documents nécessaires, peut visualiser ce contraste d’images paradoxales en opposition : - une couronne royale — une couronne d’épines. - un cortège royal (voiture de luxe) — un homme sur un âne. - une table de banquet bien garnie — la table de l’Eucharistie avec du pain et du vin. - une chambre royale — une crèche. - un défilé d’armée — le livre de la Parole de Dieu, entouré d’une assemblée, etc.

Le sujet : une royauté de service et d’amour L’évangile de Jean, où Jésus comparaît devant Pilate, tend à lever l’ambiguïté de la royauté de Jésus. Elle n’est pas selon le modèle terrestre. « Ma royauté ne vient pas de ce monde. » Les enfants qui perçoivent bien ce que Jésus a de royal, selon l’usage habituel du mot (c’est royal !) sont invités à exprimer ce qu’ils trouvent de « royal » en Jésus. La phrase affichée : « Ma royauté ne vient pas de ce monde. »

Le point d’ancrage liturgique : le chant : « Saint, Saint, Saint le Seigneur » Un chant de louange (tel le Sanctus C 178) convient bien pour reconnaître ensemble la royauté « au plus haut des Cieux » du Christ, le Seigneur.

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La lecture choisie : l’évangile (Jean 18, 33-37) Pilate interroge Jésus : « Alors, tu es roi ? »

L’action Un jeu est proposé aux enfants dont le but est de faire apparaître en opposition la séduction de la royauté terrestre et celle de la royauté de Jésus. De quel côté penche-t-on ? Chaque petit groupe dispose d’une série de cartons rouges et de cartons verts (format carte à jouer). Dans un échange à partir de la question initiale : si j’étais roi, ou reine ? je ferais ceci ou cela, j’aurais ceci ou cela… Chacun s’exprime. Après chaque réponse, le groupe (et non l’animateur seul) attribue un carton rouge pour ce qui relève de la royauté terrestre, ou un carton vert, pour la royauté du ciel, celle de Jésus. À la fin, on évalue, par le nombre de cartes rouges et de cartes vertes distribuées, de quel côté penche le groupe. Quand tous les groupes se rassemblent, l’animateur résume quelques attributs caractéristiques de la royauté du Christ : service, amour, justice, pardon, croix portée, résurrection, « assis à la droite du Père », etc.

Le déroulement Accueil et regard sur le décor opposant royauté terrestre et royauté de Jésus le Christ. Présentation de la fête du Christ Roi. Lecture : Évangile de Jean 18, 33-37. Action : Jeu échange : « Et si j’étais roi ? », les attributs de la royauté de Jésus.

La préparation matérielle Documents sur les 2 royautés à présenter en opposition, sur un panneau (cf. le cadre). La phrase à afficher : « Ma royauté ne vient pas de ce monde. » Un carton rouge et un carton vert par participant.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean Lorsque Jésus comparut devant Pilate, celui-ci l’interrogea : « Es-tu le roi des Juifs ? » Jésus lui demanda : « Dis-tu cela de toi-même, ou bien parce que d’autres te l’ont dit ? » Pilate répondit : « Est-ce que je suis juif, moi ? Ta nation et les chefs des prêtres t’ont livré à moi : qu’as-tu donc fait ? » Jésus déclara : « Ma royauté ne vient pas de ce monde ; si ma royauté venait de ce monde, j’aurais des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs. Non, ma royauté ne vient pas d’ici. » Pilate lui dit : « Alors, tu es roi ? » Jésus répondit : « C’est toi qui dis que je suis roi. Je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. Tout homme qui appartient à la vérité écoute ma voix. » Daniel 7, 13-14 Psaume 92 Apocalypse 1, 5-8 Jean 18, 33-37

Liturgies de la Parole avec les enfants | 147


Annexes


NOテ記 (25 dテゥcembre) La lanterne des bergers

150 | Annexes


MARIE, MĂˆRE DE DIEU Silhouettes de femmes

Annexes | 151


5e DIMANCHE DE CARÊME Une gerbe de blé

152 | Annexes


DIMANCHE DE LA PENTECÔTE Flammes à distribuer

Annexes | 153


11e DIMANCHE Formes d’oiseaux à remplir

154 | Annexes


12e DIMANCHE Grosse vague pour y glisser nos peurs

Annexes | 155


FÊTE DE SAINT PIERRE ET SAINT PAUL Silhouettes à découper

156 | Annexes


Documents de référence

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VATICAN II, Constitution sur la Sainte Liturgie (Sacrosanctum Concilium), 1963. Présentation générale du Missel romain, 1969 ; édition révisée en 1975. Texte en français : Pour célébrer la messe, CLD, 1989 (AELF et CNPL). Présentation générale du Lectionnaire romain, 1981. Texte en français : Parole de Dieu et année liturgique, CLD, 1997 (AELF et CNPL). JEAN-PAUL II, Lettre apostolique Le Renouveau de la liturgie, 1988. Texte en français : Cerf, 1989. Catéchisme des évêques de France, 1991. Catéchisme de l’Église catholique, Paris, Mame et Plon, 1992. Directoire général pour la catéchèse, Paris et Bruxelles, Centurion et Cerf et Lumen Vitae, 1997. Texte national pour l’orientation de la catéchèse en France, Paris, Bayard et Cerf et Fleurus-Mame, 2006.

Annexes | 157


Répertoire année B

En italique sont inscrits les dimanches omis selon les années. Le 9e dimanche ordinaire peut se situer avant le Carême ou dans le temps après la Pentecôte.

Dimanche ou Fête

Titre

Point d’ancrage liturgique

1er dimanche de l’Avent 2e dimanche de l’Avent 3e dimanche de l’Avent 4e dimanche de l’Avent Noël. 25 décembre. Sainte Famille Marie, Mère de Dieu. 1er janvier Épiphanie Baptême du Seigneur 2e dimanche ordinaire 3e dimanche ordinaire 4e dimanche ordinaire Présentation du Seigneur. 2 février 5e dimanche ordinaire 6e dimanche ordinaire 7e dimanche ordinaire 8e dimanche ordinaire 9e dimanche ordinaire 1er dimanche de Carême 2e dimanche de Carême 3e dimanche de Carême 4e dimanche de Carême 5e dimanche de Carême Les Rameaux Jeudi saint Vendredi saint Veillée pascale Pâques 2e dimanche de Pâques 3e dimanche de Pâques 4e dimanche de Pâques 5e dimanche de Pâques 6e dimanche de Pâques Ascension (jeudi)

Veillez Préparez le chemin La joie L’alliance Un Sauveur est né Un enfant bienvenu Bienheureuse ! Une étoile s’est levée Mon Fils bien aimé L’appel de Dieu La Bonne Nouvelle C’est nouveau La rencontre Guérir Impossible de garder le secret Pardon et guérison Nouvelle Alliance Agir librement Le règne de Dieu La Transfiguration La maison de Dieu La croix, ténèbres et lumière Le don de soi Rameaux et Passion La Cène Passion et mort Résurrection Christ est ressuscité Croire sans voir La paix de Dieu Le bon pasteur Il donne du fruit Dieu est Amour Une bonne nouvelle à proclamer

L’accueil La préparation pénitentielle Chant de joie Marie et la prière de l’Église Participer La place des petits Chanter Marie La lumière L’eau Les réponses de l’assemblée Acteurs Rite et nouveauté La préface Prière avant la communion Chant de louange Amen La joie Le dimanche, repos L’appel à la conversion « Je crois en Dieu » Nicée-Constantinople (1re partie) L’église La croix La prière Participer Participer Participer Participer Alléluia Le dimanche Le rite de la paix Le prêtre L’envoi Parole et silence Le retour annoncé

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Dimanche ou Fête

Titre

Point d’ancrage liturgique

7e dimanche de Pâques Pentecôte Sainte Trinité Corps et Sang du Christ 9e dimanche ordinaire 10e dimanche ordinaire 11e dimanche ordinaire Saint Jean baptiste.24 juin 12e dimanche ordinaire 13e dimanche ordinaire Les saints Pierre et Paul. 29 juin 14e dimanche ordinaire 15e dimanche ordinaire 16e dimanche ordinaire 17e dimanche ordinaire 18e dimanche ordinaire Transfiguration.6 août. 19e dimanche ordinaire Assomption. 15 août 20e dimanche ordinaire 21e dimanche ordinaire 22e dimanche ordinaire 23e dimanche ordinaire 24e dimanche ordinaire Croix Glorieuse. 14 septembre 25e dimanche ordinaire 26e dimanche ordinaire 27e dimanche ordinaire 28e dimanche ordinaire 29e dimanche ordinaire 30e dimanche ordinaire Toussaint. 1e novembre 31e dimanche ordinaire Tous les défunts. 2 novembre 32e dimanche ordinaire Dédicace du Latran. 9 novembre 33e dimanche ordinaire 34e dim. ord. Le Christ Roi

Choisir le Seigneur Conduits par l’Esprit Saint Père, Fils et Esprit Saint Prenez et mangez en tous Agir librement Jésus, mal compris Grandir Le précurseur Pourquoi avoir peur ? Ne crains pas La foi des premiers témoins Nul n’est prophète en son pays Envoyés deux par deux Le Christ, notre paix Une grande foule est nourrie Le pain de vie Transfiguré Imiter Dieu Bienheureuse Vierge Marie Chantez le Seigneur Choisir Jésus Commandement de Dieu et tradition des hommes Jésus guérit J’aime le Seigneur Rédemption par la croix Servir Bravo pour les autres ! Louanges au Créateur Vivante Parole de Dieu Faiblesse et épreuve Dieu sauve Une foule immense : les Saints Aimer, encore et toujours La mort : un passage Trésor caché Le temple de Dieu Le ciel et la terre passeront Pour servir et aimer

L’amour fraternel L’Église Communiquer La consécration Le dimanche, repos Le livre de la Parole La gloire de Dieu Le signe de la croix Prière « Délivre-nous » La prière universelle Prière pour le pape et les évêques L’évangile L’assemblée La paix La table de la Parole La communion Le credo (Nicée-Constantinople) Le goût de la liturgie La place de Marie Le chant Le credo (Symbole des Apôtres) L’esprit et la lettre La prière universelle La profession de foi La croix Services L’accueil Prières de louange Parole lue Seigneur prends pitié Prière de demande Les cierges Commandement d’amour et liturgie Communion des saints Signe caché La fonction d’unité L’anamnèse Saint, Saint, Saint le Seigneur Annexes | 159


Calendrier des prochaines années liturgiques B

1er dimanche de l’Avent 2e dimanche de l’Avent 3e dimanche de l’Avent 4e dimanche de l’Avent Noël Sainte Famille Marie, Mère de Dieu Épiphanie Baptême du Seigneur 2e dimanche ordinaire 3e dimanche ordinaire 4e dimanche ordinaire Présentation du Seigneur 5e dimanche ordinaire 6e dimanche ordinaire 7e dimanche ordinaire 8e dimanche ordinaire 9e dimanche ordinaire 1er dimanche de Carême 2e dimanche de Carême 3e dimanche de Carême 4e dimanche de Carême 5e dimanche de Carême Les Rameaux Jeudi saint Vendredi saint Veillée pascale Pâques 2e dimanche de Pâques 3e dimanche de Pâques 4e dimanche de Pâques 5e dimanche de Pâques 6e dimanche de Pâques Ascension (jeudi) 7e dimanche de Pâques Pentecôte 160 | Annexes

2008–2009

2011–2012

2014–2015

p.

30-11 07-12 14-12 21-12 25-12 28-12 — 04-01 11-01 18-01 25-01 01-02 — 08-02 15-02 22-02 — — 01-03 08-03 15-03 22-03 29-03 05-04 09-04 10-04 11-04 12-04 19-04 26-04 03-05 10-05 17-05 21-05 24-05 31-05

27-11 04-12 11-12 18-12 25-12 30-12 01-01 08-01 — 15-01 22-01 29-01 — 05-02 12-02 19-02 — — 26-02 04-03 11-03 18-03 25-03 01-04 05-04 06-04 07-04 08-04 15-04 22-04 29-04 06-05 13-05 17-05 20-05 27-05

30-11 07-12 14-12 21-12 25-12 28-12 — 04-01 11-01 18-01 25-01 01-02 — 08-02 15-02 — — — 22-02 01-03 08-03 15-03 22-03 29-03 02-04 03-04 04-04 05-04 12-04 19-04 26-04 03-05 10-05 14-05 17-05 24-05

12 14 16 18 20 22 24 26 28 30 32 34 36 38 40 42 44 46 48 50 52 54 56 58 59 60 61 62 64 66 68 70 72 74 76 78

Sainte Trinité Corps et Sang du Christ 10e dimanche ordinaire 11e dimanche ordinaire Nativité de Jean Baptiste 12e dimanche ordinaire 13e dimanche oridinaire Les saints Pierre et Paul 14e dimanche oridinaire 15e dimanche oridinaire 16e dimanche oridinaire 17e dimanche oridinaire 18e dimanche oridinaire 19e dimanche oridinaire Assomption 20e dimanche oridinaire 21e dimanche oridinaire 22e dimanche oridinaire 23e dimanche ordinaire 24e dimanche ordinaire Croix glorieuse 25e dimanche ordinaire 26e dimanche ordinaire 27e dimanche ordinaire 28e dimanche ordinaire 29e dimanche ordinaire 30e dimanche ordinaire Toussaint 31e dimanche ordinaire Tous les fidèles défunts 32e dimanche ordinaire Dédicace du Latran 33e dimanche ordinaire Le Christ Roi de l’univers

2008–2009

2011–2012

2014–2015

p.

07-06 14-06 — — — 21-06 28-06 — 05-07 12-07 19-07 26-07 02-08 09-08 15-08 16-08 23-08 30-08 06-09 13-09 — 20-09 27-09 04-10 11-10 18-10 25-10 01-11 — — 08-11 — 15-11 22-11

03-06 10-06 — 17-06 24-06 — 01-07 — 08-07 15-07 22-07 29-07 05-08 12-08 15-08 19-08 26-08 02-09 09-09 16-09 — 23-09 30-09 07-10 14-10 21-10 28-10 01-11 04-11 — 11-11 — 18-11 25-11

31-05 07-06 — 14-06 — 21-06 28-06 — 05-07 12-07 19-07 26-07 02-08 09-08 15-08 16-08 23-08 30-08 06-09 13-09 — 20-09 27-09 04-10 11-10 18-10 25-10 01-11 — — 08-11 — 15-11 22-11

80 82 84 86 88 90 92 94 96 98 100 102 104 106 108 110 112 114 116 118 120 122 124 126 128 130 132 134 136 138 140 142 144 146

——— Achevé d’imprimer le 15 septembre 2008 sur les presses de l’imprimerie Bietlot, à 6060 Gilly (Belgique) ———


ANNÉE

et fêtes des trois années A, B et C, du cycle liturgique de l’Église catholique. Ce premier volume concerne l’année B. L’ensemble est issu du site www.liturgie-enfants.com que de nombreux animateurs francophones consultent depuis plusieurs années. Y sont consignés les fruits d’un travail collectif en paroisse avec des parents, des enseignants, des catéchistes, de jeunes animateurs, au cours de multiples liturgies dominicales vécues avec les enfants. Parmi eux, François, devenu depuis graphiste, en est l’illustrateur. L’auteur, Gémo, est prêtre du diocèse de Paris. Ce nom réunit les apocopes de Gérard Moineau. __ À paraître en 2009 puis en 2010 : les années C et A.

B Liturgies de la Parole avec les enfants

Les Liturgies de la parole avec les enfants couvrent les dimanches

Gémo

Liturgies

de la Parole avec

les enfants Préface

Anne-Marie Aitken Dessins

François Moreno ISBN 978-2-87356-409-4 Prix TTC : 17,95 €

9 782873 564094

Année B


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Liturgies de la Parole avec les enfants by Éditions jésuites - Issuu