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« Venez, adorons le Seigneur »

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« L’Eglise et le monde ont un grand besoin du culte eucharistique. Ne refusons pas le temps pour aller Le rencontrer dans l’adoration, dans la contemplation pleine de foi… » (Jean-Paul II, Dominicae Cenae, 3)

Alexis Smets Alexis Smets, s.j., est l’auteur de plusieurs livres chez Fidélité. Il anime des retraites et des cessions dans l’esprit du Renouveau charismatique.

Alexis Smets

Pourquoi adorer le Seigneur dans le Saint-Sacrement ? Parce qu’il est réellement présent dans son Corps eucharistique et qu’il nous invite à communier à son mystère d’amour, à sa mort et à sa résurrection, parce que Jésus nous a dit : « Je suis le pain vivant descendu du ciel » (Jn 6, 35). La prière d’adoration et de louange clarifie le regard face à soimême, face aux autres et face à Dieu. L’adoration éloigne les esprits mauvais, détruit les blocages ; elle libère et réconforte. L’adoration fortifie et édifie l’Eglise, elle réchauffe les cœurs. Elle augmente notre foi, et nous rend forts contre l’ennemi.

Alexis Smets

« Venez, adorons le Seigneur » Adorer le Seigneur dans le Saint-Sacrement « Venez, adorons le Seigneur »

« Venez, adorons le Seigneur »

ISBN 2-87356-338-9 Prix TTC : 6,95 €

Collection Prières

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9 782873 563387

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Alexis Smets

«Venez, adorons le Seigneur » Adorer le Seigneur dans le Saint-Sacrement

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Dans la même collection : Edouard Boné, A l’automne de la vie, 2001. Jean-Pierre Mols, Vers l’autre rive, 2002. Louis Escoyez, Cris et louange, 2005. Alexis Smets, Venez, adorons le Seigneur, 2006. Du même auteur : Basile de Césarée. Sur l’origine de l’homme, (avec M. Van Esbroeck), Paris, Cerf, coll. « Sources chrétiennes » 160, 1970. Sauver ce qui était perdu. La guérison intérieure, (en collaboration avec N. Astelli-Hidalgo), Paris, Ed. Saint-Paul, 1989. Bénissez puisque vous êtes appelés à bénir, (avec P. et L. Gilissen), Namur, Ed. Fidélité, 1995. Un chant nouveau, Paris, Ed. Saint-Paul, 1999. Prier la vie, vivre la prière, Namur, Fidélité, 2001. Exercices spirituels de saint Ignace, (avec C. Aldunate), Paris, Ed. Saint-Paul, 2002.

Toute reproduction ou adaptation d’un extrait quelconque de ce livre par quelque procédé que ce soit, et notamment par photocopie ou microfilm, réservée pour tous pays. © Editions Fidélité • 61, rue de Bruxelles • BE-5000 Namur • fidelite@catho.be ISBN 10 : 2-87356-338-9 – ISBN 13 : 9782873563387 Dépôt légal : D/2006/4323/04 Photos : © Charles Delhez, s.j. Imprimé en Belgique


Donne-moi à boire ! Si tu savais le don du Fils de Dieu, tu le prierais de te donner à boire ! Le Seigneur nous a aimés jusqu’à mourir sur une croix, par sa mort il a vaincu la mort et nous donne la vie. Seigneur, donne-moi de cette eau pour que je n’aie jamais soif. L’eau que Jésus te promet, c’est l’Esprit Saint, source de vie. Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, celui-là, et qu’il boive ! S’il croit en moi, de son sein jailliront des fleuves d’eau vive ! GOCAM


En guise de préface Il y a quelque temps, notre ami Jean Pliya, du Bénin, nous avait montré un recueil de prières pour l’adoration du Saint-Sacrement composé par une religieuse haïtienne, sœur Claire Gagné. En voyant ce petit livre, j’ai pensé qu’il serait bon d’offrir aux chrétiens de chez nous un outil du même genre. Le Saint-Père Jean-Paul II n’a cessé de nous rappeler, tout au long de son pontificat, l’importance du culte de l’eucharistie. Ainsi, dans son encyclique Redemptor Hominis (20), il disait : « Tous dans l’Eglise, mais surtout les évêques et les prêtres, doivent veiller à ce que ce sacrement d’amour soit au centre de la vie du Peuple de Dieu pour qu’on agisse, à travers les manifestations du culte qui lui est dû, de manière à rendre au Christ “amour pour amour” et qu’il devienne vraiment la vie de nos âmes ». Il faut reconnaître que bien des chrétiens ont du mal à comprendre le sens de l’adoration du Saint-Sacrement. Par contre, on entend dire de sources diverses que des jeunes redécouvrent cette grâce et que des paroisses trouvent grâce à l’adoration un dynamisme, une ferveur nouvelles. Encore une fois, Jean-Paul II nous rappelle que « l’Eglise et le monde ont un grand besoin du culte eucharistique. Ne refusons pas, dit-il, le temps pour aller le rencontrer dans l’adoration, dans la contemplation pleine de foi… » (J.-P. II, Dominicae Cenae, 3). Sans doute, ne faut-il jamais perdre de vue ce que l’Eglise ne cesse de nous répéter, à savoir que l’adoration du Saint-Sacrement est intimement liée à la célébration du Mystère pascal du Seigneur Jésus, à la messe. L’eucharistie est tout entière mémorial de sa Pâque, sacrement du salut, sacrifice de louange et d’action de grâce pour tous les bienfaits reçus du Père à travers la création, la rédemption, la sanctification des hommes. Il va sans dire que si nous prétendons adorer en vérité, il nous faut aussi donner notre vie pour nos frères dans un amour et une solida-

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rité sans bornes. « Je vous ai donné l’exemple pour que vous fassiez pour les autres ce que moi j’ai fait pour vous » (cf. Jn 13, 15). Je voudrais tant t’aider, toi qui as ouvert ce livre, à rendre au Christ « amour pour amour », à profiter au maximum de ces précieuses minutes passées en présence du Seigneur, pour communier à son amour. Les textes que tu trouveras ici sont avant tout destinés à nourrir ta prière : ce sont des modèles de prière. N’hésite pas, si cela t’inspire, à les utiliser et à prier toi-même en adoptant la même manière de prier. Il t’arrive aussi, je suppose, de ressentir parfois la fatigue ou une grande pauvreté intérieure ; tu trouveras ici la possibilité d’utiliser un support écrit, une prière déjà formulée. Ne voudrais-tu pas, toi aussi, découvrir une plus grande intimité avec ton Seigneur ? Ne te contente pas de formules toutes faites, exerce ta foi… La prière est un dialogue ! Tout d’abord, adresse-toi à Jésus à la deuxième personne du singulier, cela te facilitera le dialogue. Par exemple : « Je t’aime, Seigneur, car c’est l’amour qui t’a inspiré de rester avec nous ! » Pour progresser dans cette intimité avec lui, je te propose donc un chemin de prière. En premier lieu, mets-toi en sa présence, fixe sur lui le regard de ton cœur, un regard de foi qui met ton âme en sa présence et l’unit à lui. « Celui qui veut s’approcher de Dieu doit croire qu’il existe », dit l’auteur de l’épître aux Hébreux (11, 6). Seule la foi te permettra d’entrer en communion avec ton Seigneur et son mystère pascal. Ensuite, ose lui demander sa grâce ! Adresse-toi à lui bonnement, simplement, de manière très familière, demande-lui de pouvoir n’être occupé que de lui durant ce temps de prière, en lui confiant tous les soucis, les tracas qui t’envahissent. Ouvre ton cœur à l’Esprit Saint pour qu’il t’inonde d’un esprit de louange et de bénédiction, pour la plus grande joie de ton Dieu et pour ton plus grand bonheur.


Continue alors en louant le Seigneur de tout ton cœur, fais monter vers lui un sacrifice d’action de grâce ! Deviens vraiment « eucharistie « ! Prends ensuite du temps pour laisser descendre en toi sa Parole, rumine-la pour en goûter la saveur. Pénètre au cour du mystère, écoute Dieu qui te parle : sa parole est si puissante qu’elle peut toucher ton cour et transformer ton aujourd’hui. N’oublie pas, enfin, d’intercéder aux intentions du Seigneur lui-même et à celles qui te tiennent à cœur, quels que soient les sentiments qui t’habitent (peu importe que tu sois dans la sécheresse ou l’enthousiasme, dans la joie ou la souffrance), formule un acte de foi et tu toucheras Dieu. L’essentiel est d’être là : « Mon cœur n’éprouve pas la douceur et la puissance de ta présence, mais ton Esprit agit en moi, je le crois ! » N’oublie jamais que tu n’es pas seul en sa présence : tu es un veilleur, apporte devant le Seigneur l’Eglise et toute la misère du monde ! Enfin, ne quitte pas la Présence sans saluer ton Seigneur ! Dans un cœur à cœur avec le Christ ou le Père, laisse monter vers eux une prière qui soit : merci, pardon, encore ! Prie avec tes mots ou encore en utilise un des textes proposés dans ce livre. Les chapitres VII-IX t’aideront en outre à contempler de manière très directe tout ce que fut la vie de Jésus, les mystères de sa passion et de sa glorification. Lancelot Andrewes (1555-1626) qui a écrit ces textes, flit un des grands évêques de la première génération de l’Eglise anglicane : chaque ligne, chaque mot, chaque phrase te permettront de communier aux mystères de Jésus Sauveur. Que la présence du Ressuscité enflamme ton cour et le sanctifie, et que ces moments passés en compagnie du Vivant, te permettent de t’unir à sa prière, à son offrande au Père et à la prière de l’Eglise. Pour la gloire de Dieu et le salut du monde ! En la date de saint François d’Assise, le 4 octobre 2005

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Adorer le Seigneur Jésus dans l’Eucharistie A Béthanie, nous dit l’évangile de Matthieu (Mt 26, 6-13), « une femme s’approcha de Jésus avec un vase

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d’albâtre rempli d’un parfum de grand prix qu’elle répandit sur sa tête pendant qu’il était à table. » Les disciples réagirent violemment et s’écrièrent : « A quoi bon ce gaspillage ? » Mais Jésus déclara : « C’est une bonne œuvre que cette femme a accomplie envers moi ! » Cette femme, probablement une pécheresse, vénère Jésus, elle l’honore, elle lui donne des preuves de son amour. Consacrer du temps à adorer Jésus, c’est vraiment une bonne œuvre, c’est répandre sur sa tête un parfum de grand prix ! Adorer Jésus, qu’est-ce que cela signifie ? Adorer, c’est consacrer du temps à Dieu : c’est s’exposer au soleil du Bon Dieu, le « Soleil de Justice », le Soleil de nos vies ! C’est le regarder avec émerveillement, se prosterner devant lui. C’est reconnaître sa grandeur, sa beauté, sa bonté, sa fidélité. C’est reconnaître sa douceur, sa force, sa générosité, sa sainteté. Mon âme, adore le Seigneur ! L’adoration, c’est aussi le tressaillement d’une âme qui s’émerveille devant son Seigneur. Le Seigneur, lui, est tellement heureux quand nous l’adorons, qu’il danse de joie : « Il dansera pour toi avec des cris de joie » dit le prophète Sophonie (So 3, 17). Quand nous l’adorons, notre louange peut s’élever plus haut que le bruit des canons. Si nous laissons écla-


ter notre louange plus fort que tous les bruits des armes, des guerres, du terrorisme, alors nous retrouverons la joie de vivre. Adorer, c’est boire à la source de l’Amour qui coule du Cœur de Jésus. Adorer, c’est se laisser aimer. Adorer, c’est louer le Seigneur pour son plan d’amour sur chacun d’entre nous. Après un certain temps, la louange va jaillir… Louer, c’est exulter de joie devant Jésus. C’est, avec les saints et les anges du ciel, acclamer Jésus le Seigneur. Louer, c’est aussi se réjouir de la présence de Dieu. C’est transformer la terre en un petit coin de ciel. Louer, c’est attirer les bénédictions du Seigneur. Louer, enfin, c’est susciter la joie chez les frères et les sœurs que nous portons dans notre cœur, pour lesquels nous intercédons.

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Pourquoi adorer le Seigneur dans le saint Sacrement ?

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Parce qu’il est réellement présent dans son Corps eucharistique et qu’il nous invite à communier à son mystère d’amour, à sa mort et à sa résurrection. Il nous faut adorer parce que Jésus a dit : « Je suis le pain vivant descendu du ciel » (Jn 6, 35). Il mérite notre attention, notre émerveillement, notre gratitude, notre reconnaissance, nos louanges. Nous devons adorer parce que Jésus a dit : « Je suis la vigne et vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi, et moi en lui, celui-là porte beaucoup de fruits ; car hors de moi, vous ne pouvez rien faire » (Jn 15, 5). Nous devons adorer parce que Jésus, lui aussi, savait se retirer pour prier longuement le Père. Par exemple, avant de choisir ses apôtres ; au moment de la multiplication des pains, au moment de la Passion. Seule l’adoration peut rétablir la paix « L’Agneau qui se tient au milieu du trône sera leur pasteur et les conduira aux sources des eaux vives » (Ap 7, 17) pour répandre sa paix : - dans les familles troublées par l’infidélité et les divorces ; par la drogue et la musique infernale, par l’alcool, par la violence et la rébellion ; - dans nos pays : Nous lisons dans le livre des Chroniques : « Si mon peuple s’humilie, s’il prie, s’il cherche ma face, je le guérirai » (2 Chr 7, 14). Notre pays a besoin d’adorateurs : « Le salut du monde appartient aux adorateurs. » « Le salut de notre pays appartient aux adorateurs »


Adoration et louange La prière d’adoration et de louange clarifie le regard : - face à nous-mêmes : après une heure d’adoration, nous devenons capables d’accepter dans la paix et l’abandon nos faiblesses et nos difficultés ; - face aux autres : nous commençons à les regarder avec le regard du Seigneur ; cette prière d’adoration purifie nos cœurs et nos pensées ; - face à Dieu : nous constatons que : « tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu » (Rm 8, 28). L’adoration éloigne l’Esprit mauvais ; elle sanctifie les lieux : on se sent bien dans une église où le Saint sacrement est souvent adoré ; elle détruit les blocages, elle libère et réconforte : « Ne craignez pas, ne vous effrayez pas : Ce combat n’est pas le vôtre, mais celui de Dieu » (2 Chr 20, 15). L’adoration fortifie et édifie l’Eglise, elle réchauffe les cœurs. Elle augmente notre foi, et nous rend forts contre l’ennemi. Elle suscite l’enthousiasme et le don de soi au service du Seigneur et de ses frères. Témoignage Par l’adoration du Saint-Sacrement, à travers la louange et la prière, l’explosion du Cœur de Jésus devient inévitable, ce Cœur brûlant fait jaillir en nous, pour nous et à travers nous, les « adorateurs », ses multiples bénédictions. Le Créateur et ses créatures sont en extase. C’est le bain de la lumière où le chrétien trouve son bonheur. Sœur Claire Gagné

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Nous ne pouvons vivre l’adoration eucharistique que reliée intimement à la célébration de la messe. Et pour cela, il est nécessaire d’aider : - à rejoindre le Christ dans la totalité du mystère trinitaire ; lui que le Père continue à livrer au monde comme pain de vie ; lui qui continue à baptiser les hommes dans l’Esprit de sainteté ; - à consentir à livrer sa vie à la suite de l’Agneau pour le salut du monde entier, et être avec lui aux affaires du Père en ce monde ; - à ouvrir ses oreilles au Verbe qui parle dans les Ecritures et les événements ; - à bien voir sa présence, non seulement dans le corps eucharistique mais aussi dans le Corps de son Eglise, dont la face est si souvent humiliée. - à accepter d’apprendre à ne pas se détourner de son frère blessé sur le chemin qui va de Jérusalem à Jéricho parce que ses blessures sont celles du Christ. - à porter à Dieu, à travers ce pauvre signe du pain, toute la création et tout le labeur et la souffrance des hommes, dans la certitude que l’amour manifesté dans le Christ est la vraie clef de l’histoire. - à entrer dans l’intercession du Christ grandprêtre pour le monde. - à consentir progressivement à ne pas se sauver soi-même et à brûler gratuitement du temps aux pieds du maître, à recevoir le salut de Dieu lui-même. Mgr Joseph Boishu in Magnificat 149


Nous venons dans ta maison, et nous nous rassemblons pour t’adorer. Nous venons dans ta maison, et nous nous rassemblons pour t’adorer, Jésus, t’adorer, te louer, Seigneur ! Tu nous donnes ta justice, et tu nous affranchis pour t’adorer. Tu nous donnes ta justice, et tu nous affranchis pour t’adorer, Jésus, t’adorer, te louer, Seigneur ! Nous levons les mains vers toi, et nous te contemplons pour t’adorer ! Nous levons les mains vers toi, et nous te contemplons pour t’adorer, Jésus, t’adorer, te louer, Seigneur !

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I Prière de l’aurore : « Me voici, Seigneur ! » Seigneur, que toutes mes intentions, mes décisions et mes actions, soient totalemnt ordonnées au service et à la louange de ta divine Majesté. 14

Saint Ignace, Ex. no 46

En présence de Dieu, à la manière d’un ami de Dieu Dieu éternel et créateur de toutes choses, dans ton insondable bonté, tu m’as appelé du non-être à cette vie, tu m’as accordé la grâce du baptême et de la nouvelle naissance d’En Haut, tu as apposé le sceau du Saint-Esprit sur les membres de mon corps dans le sacrement du baptême, et tu m’as donné le désir de te chercher, ô toi, le seul vrai Dieu, écoute ma prière. Je n’ai de vie, de lumière et de joie, de sagesse ou de force qu’en toi seul, ô Dieu. Je n’ose lever les yeux vers toi à cause de mon iniquité. Mais tu as dit à tes disciples : « Tout ce que vous demanderez avec foi dans la prière, vous le recevrez », et encore : « Tout ce que vous demanderez en mon Nom, je le ferai », c’est pourquoi j’ose t’invoquer. Purifie-moi de toute souillure de la chair et de l’esprit, apprends-moi comment te prier. Bénis ce jour que tu m’accordes, à moi, ton indigne serviteur. Par la puissance de ta bénédiction,


rends-moi capable, en tout temps et en tout lieu, de parler et d’agir pour ta gloire avec un esprit pur, avec humilité, patience et amour, avec douceur, paix, courage et sagesse, et d’être toujours conscient de ta présence. Dans ton immense bonté, Seigneur, montre-moi le chemin de ta volonté, et accorde-moi de marcher sans péché sous ton regard. Seigneur, toi qui sondes les cœurs, tu sais ce dont j’ai besoin. Tu connais mon aveuglement et mon ignorance, tu vois mon infidélité et mon égarement ; mais tu connais aussi mon désir, les douleurs de mon cœur et les souffrances de mon âme. C’est pourquoi, je t’en supplie, écoute ma prière, et par ton Esprit Saint enseigne-moi la voie sur laquelle je dois marcher ;

Montre-moi le chemin de ta volonté

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et quand ma volonté perverse me conduira sur d’autres chemins, ne me ménage pas, Seigneur, mais ramène-moi de force sur la voie de ta sainteté. Par la puissance de ton amour, accorde-moi de m’attacher au bien.

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Garde-moi de toute parole et de toute action qui donnent la mort à mon âme, de tout mouvement qui pourrait offenser ou blesser mon frère. Enseigne-moi ce que je dois dire et comment je dois parler. Et si ta volonté est que je me taise, inspire-moi de garder le silence dans un esprit de paix qui ne cause ni affliction ni tort à mon prochain. Affermis-moi sur la voie de tes commandements, et, jusqu’à mon dernier souffle, ne permets pas que je m’écarte de la lumière de tes ordonnances, afin que tes commandements deviennent l’unique loi de mon être tant ici-bas que dans la vie éternelle. O Seigneur, je t’implore, aie pitié de moi, épargne-moi dans mon affliction et dans ma détresse, et ne me cache pas le chemin du salut. Nombreuses et grandes sont mes demandes, Seigneur, et pourtant je n’oublie pas la laideur de mon péché. Prends pitié de moi, ne me rejette pas loin de ta face à cause de mon audace, mais augmente plutôt en moi cette audace, et donne-moi, à moi, le pire des hommes, de t’aimer comme tu l’as commandé : de tout mon cœur, de toute mon âme, de toute mon intelligence, de toute ma force et de tout mon être.


Oui, Seigneur, par ton Saint-Esprit, apprends-moi la bonté, la rectitude de vie et la connaissance ; donne-moi de connaître ta vérité avant que je ne descende dans la tombe. Prolonge ma vie dans ce monde jusqu’à ce que je t’offre un vrai repentir. Ne m’arrache pas au milieu de mes jours, et aussi longtemps que mon esprit restera encore aveugle. Et quand il te plaira de mettre un terme à ma vie, préviens-moi de l’heure de ma mort pour que je puisse préparer mon âme à te rencontrer. En cette heure redoutable, sois avec moi, Seigneur, et accorde-moi la joie de ton salut. Purifie-moi de mes fautes cachées et de toute iniquité dissimulée en moi, et donne-moi une bonne réponse devant ton redoutable tribunal. Oui, Seigneur, dans ta grande miséricorde et ton immense amour des hommes, exauce ma prière. P. Sophrony, Sa vie est la mienne, Cerf, 1981

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II Entre en présence du Seigneur

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Jésus, je t’adore, tu es réellement présent dans cette hostie. Je t’aime, car c’est l’amour qui t’a inspiré de rester avec nous. Jésus, je crois en toi, ta Parole est toute-puissante. Jésus, mon Seigneur ici présent, par la puissance de ton Esprit, enflamme-moi maintenant d’un désir profond, de ce même désir qui brûlait dans ton cœur, pour que je puisse te désirer, et être auprès de toi comme tu es auprès de moi. Mon cœur est froid et sans amour, incapable de répondre à ton amour, mais ton Esprit peut m’en donner la grâce. (Répète cette invocation en silence)

Jésus, enflamme mon cœur d’amour pour toi. Loue Jésus Jésus, je te bénis et je te loue pour ce soir de la Cène, en présence des tiens, tu as pris le pain et le vin. Tu as prononcé alors ces paroles : « Prenez et mangez… prenez et buvez. » Sois béni d’avoir dit : « Faites cela en mémoire de moi. »


C’est ainsi que tu as dit aux apôtres de perpétuer ce mémorial de ta pâque. Qu’il soit béni le moment où les apôtres, au cours de leur prédication, ont imposé les mains pour transmettre ce même commandement à ceux qu’ils ont choisis et envoyés en ton nom. Je te bénis et je te loue aujourd’hui, pour tous ceux, qui, dans l’Eglise, sont les serviteurs de ce sacrement de l’amour. Sois béni pour le pape, les évêques et les prêtres, et tous ceux qui se préparent à célébrer la messe en mémoire de toi. Que leur cœur soit pénétré du même amour, qu’ils brûlent de la même flamme et soient consumés par tes paroles. Comble-les de ton Esprit Saint lorsqu’ils partagent ton Corps et ton Sang. (Répète cette invocation en silence.)

Jésus, rends les cœurs des prêtres semblables au tien. Ecoute Jésus qui te parle à travers la Parole « Je suis le pain de vie ; celui qui vient à moi n’aura plus jamais faim, et celui qui croit en moi n’aura plus jamais soif. » Jn 6, 35

« Je suis le pain vivant descendu du ciel. » Jn 6, 41

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« En vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi a la vie éternelle. C’est moi qui suis le pain de vie. » Jn 6, 47-48

« Le pain que je donnerai, c’est ma chair pour le salut du monde. » Jn 6, 51 20

« Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle et je le ressusciterai au denier jour. » Jn 6, 54

Prie les divines louanges Dieu soit béni ! Béni soit son saint Nom ! Béni soit Jésus Christ, vrai Dieu et vrai homme ! Béni soit le Nom de Jésus ! Béni soit son Divin Cœur ! Béni soit son précieux Sang ! Béni soit Jésus dans le saint Sacrement de l’autel ! Béni soit l’Esprit Saint consolateur ! Bénie soit la sainte Mère de Dieu, la très sainte Vierge Marie ! Bénie soit sa sainte et immaculée Conception. Bénie soit sa glorieuse Assomption ! Béni soit le Nom de Marie, Vierge et Mère ! Béni soit saint Joseph, son époux très chaste ! Béni soit Dieu dans ses anges et dans ses saints.


III Entre en présence du Seigneur O toi si longtemps méconnu, redouté même, et pourtant si ardemment désiré, Abba, Père, infinie Bonté, divine Bienveillance, toi, le Miséricordieux, je viens vers toi, je te cherche, mon Dieu, pour te louer, te révérer, ô toi, l’Au-delà de tout, le Saint, l’Unique, l’Incomparable ! Je n’ai pour seule audace que de louer ton Nom, je te bénis, je chante tes louanges : c’est bien la seule façon de parler de toi ! Et me voici prosterné devant le Pain de Vie, le Corps de ton Unique Bien-Aimé : je l’adore ! Aujourd’hui, je t’ouvre mon cœur, Jésus, je me plonge dans ton Mystère pascal, j’écoute ta voix qui m’invite à entrer dans ton repos. Loue ton Dieu Je te bénis, Seigneur, Dieu du ciel et de la terre, Créateur du monde visible et invisible, tu as donné à ton peuple ton Verbe, ta Parole, une Parole de vie, une Parole qui fait vivre, comme une lettre d’amour, un message, un appel, que tu adresses à toute créature sous le soleil. Dans l’adoration, en ta présence, dans l’émerveillement et le silence, je veux accueillir avec toi, Jésus, les merveilles de l’amour. Comme tu priais, je veux prier, je veux prier, supplier, rendre grâces, intercéder, aimer ! Fais-moi entendre les mots que tu me dis : « Je t’aime bien, je t’aime tant ! »

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« Je t’ai gravé sur la paume de ma main », « Entre dans mon repos. »

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Père, mets sur mes lèvres les mots que Jésus disait quand il te rencontrait, quand il exultait de joie ou quand il souffrait le martyre et qu’il t’appelait de ce doux nom de « papa », Abba, Père. Et comme il n’est pas possible d’entrer dans le Royaume si je ne deviens comme un enfant, alors, Père, donne-moi un cœur d’enfant pour rejoindre ton Bien-Aimé ! Sans fin, Seigneur, je m’émerveillerai, je chanterai ton amour ! Père, par ton Esprit qui planait sur les eaux, ton Esprit qui faisait exulter Jésus en toi, ton Esprit qui l’a conduit du désert à la croix, Père, révèle-moi ton amour vivant, montre-moi ton Fils ! Que ton Esprit qui a ressuscité Jésus, m’illumine quand je contemple ce Pain vivant, qu’il me donne l’intelligence du cœur, m’enivre de sa présence et jaillisse en moi comme une source. Jésus, je te regarde, je te contemple, je voudrais tant entrer dans ton repos. Je lève les yeux vers toi de la même manière que toi, tu levais le regard vers le ciel, vers ton Père. Tu l’as fait au désert, sur la montagne ou dans la barque, au jardin des oliviers ou sur la croix. Jésus, tu retrouvais ton Père au fond de toi,


tu exultais en lui, tu suppliais, tu aimais. Quand tu repassais dans ton cœur les hauts-faits de l’ancienne Alliance, les merveilles du salut d’Israël, et que tu découvrais que l’Ecriture s’accomplissait, ton cœur était tout brûlant de l’amour du Père. Rien pour toi n’était vide de sens, tout te parlait de lui, toute image, toute parabole, tout événement, tout était prophétique et prenait vie en toi. « Prenez et mangez, ceci est mon corps ». « Qui croit en moi n’aura plus jamais faim ! » Toi qui ne cesses de te révéler à travers tes œuvres, et qui as voulu te révéler aux enfants d’Abraham, toi qui ne cesses de dire à l’homme : « Ecoute… Ecoute… », tu me fais l’honneur de me révéler ton Fils en me donnant le Pain de vie ! Tu veux te faire connaître des tiens, leur révéler que tu es Père en leur donnant ton Fils, en les faisant vivre par lui et pour lui. Reçois Jésus, la Parole de Dieu Père, comme le prophète, je reçois ta Parole, je la fais mienne, je la mange : donne-moi de croire en ta Parole ! Jésus, comme Samuel et les priants de tous les temps, je te dis : « Parle, Seigneur, ton serviteur écoute ! » Oui, je veux t’accueillir comme Marie ta mère et comme la Madeleine. Je veux croire comme la syrophénicienne et le centurion. Je veux crier vers toi comme le lépreux et Bartimée,

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être tout proche de toi comme les enfants, comme le larron, comme la brebis retrouvée. Abandonne-toi à ton Seigneur

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Mon Père, je m’abandonne à toi, fais de moi ce qu’il te plaira. Quoi que tu fasses de moi, je te remercie, je suis prêt à tout, j’accepte tout. Pourvu que ta volonté se fasse en moi, en toutes tes créatures, je ne désire rien d’autre, mon Dieu. Je remets mon âme entre tes mains. Je te la donne, mon Dieu, avec tout l’amour de mon cœur. Parce que je t’aime, et que ce m’est un besoin d’amour de me donner, de me remettre entre tes mains sans mesure, avec une infinie confiance, car tu es mon Père. Charles de Foucauld


IV Adore Jésus présent dans l’eucharistie Jésus, roi de Paix, je t’adore ! Jésus, éternel artisan de la Paix, je t’aime car tu es notre Paix ! Jésus, roi de la Paix, depuis des siècles nos cœurs ont soif de toi. Les prophètes te chantent, les hommes de toutes nations et de tous les temps te désirent, toi, le Roi de Paix ! Les hommes opprimés par le mal, par le péché, les injustices, sources de conflits et de guerres, te désirent. Tous ceux qui sont confrontés au danger attendent le jour où la paix se lèvera. (Répète cette invocation en silence)

Jésus, Roi de Paix, en toi se rencontrent Amour et Fidélité, Justice et Paix ! Loue Jésus Jésus, Roi de la Paix, je te rends grâce, je te bénis, tu nous as donné Marie ta Mère, la reine de la Paix. Jésus, Roi de la Paix, je t’adore et je te remercie d’être devenu le Roi de la Paix pour tous les siècles. Jésus, Roi de la Paix,

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merci d’avoir donné ton Eglise au monde, pour qu’elle continue ta mission de paix, pour qu’elle apprenne à tous à devenir des hommes de bonne volonté. Sois béni pour tout ce que ton Eglise a fait et continue à faire pour la Paix, pour la gloire de ton Royaume pacificateur.

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Tu es bénédiction, Jésus, Roi de la Paix : bénis-nous, nous qui sommes ici rassemblés, de ta bénédiction de Paix. Sois glorifié, Roi de la Paix, dans tous les malades, et dans les blessés de la vie, en leurs âmes et dans leurs corps. Ecoute Jésus qui te parle par la Parole « Comme le Père me connaît et que je connais le Père, ainsi je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent. » Jn 10, 14-15

« Je donne ma vie pour mes brebis. » Jn 10, 15

« Personne ne m’enlève la vie, c’est de mon plein gré que je la donne. » Jn 10, 18

« Mes brebis entendent ma voix… et elles me suivront. Et je leur donne une vie éternelle : jamais elles ne périront et nul ne les ravira de ma main. » Jn 10, 27-28


« Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ignore ce que fait son maître, mais je vous ai appelés mes amis, parce que je vous ai fait part de tout ce que j’ai entendu de mon Père. » Jn 15, 15

« Je vous ai dit ces choses pour que ma joie soit en vous, et qu’ainsi votre joie soit parfaite. » Jn 15, 11

Ame du Christ Ame du Christ, sanctifie-moi, Corps du Christ, sauve-moi, Sang du Christ, enivre-moi, Eau du côté du Christ lave-moi. Passion du Christ, fortifie-moi. O bon Jésus, exauce-moi, dans tes blessures, cache-moi, ne permets pas que je sois séparé de toi. De l’ennemi défends-moi, à ma mort, appelle-moi, ordonne-moi de venir à toi, pour qu’avec tes saints je te loue, dans les siècles des siècles. Amen.

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V Entre en présence du Seigneur

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Jésus, je t’adore ! Tu es mon Dieu, je te remercie, car je sais que tu as désiré de tout cœur être avec les enfants des hommes ! Tu as ardemment désiré être avec moi. Sois béni pour l’amour qui t’a inspiré de rester avec moi de cette manière. Ton désir d’être avec moi est réalisé d’une manière si simple : tu es présent dans cette hostie. Dieu tout-puissant, Fils de Dieu, caché dans cette petite hostie. Mystère ineffable ! (Répète en silence cette invocation)

Je crois en toi, je t’adore, Jésus, je cherche ardemment ta face Loue Jésus Sois loué, Jésus, béni et exalté éternellement ! Que le ciel et la terre, les anges et les saints t’exaltent ! Que toute l’Eglise te chante, car tu n’as pas craint de rester avec moi simplement ! Ta présence est inscrite au plus profond de moi-même. Tu es la vérité en ton Eglise, dans le cœur des baptisés, dans le monde. Que ton désir ardent de demeurer avec moi réveille mon désir profond de demeurer avec toi.


Que mon cœur répète sans cesse avec le psalmiste : « C’est ta face que je cherche, Seigneur. » Ecoute Jésus qui te parle par la Parole « Je te bénis, ô Père, d’avoir caché ces choses aux sages et aux savants et de les avoir révélées aux petits. » Mt 11, 25 29

« Demeurez ici et veillez avec moi » disait Jésus à ses apôtres au jardin de l’agonie. » Mt 26, 38

« Que votre lumière brille devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres et glorifient votre Père céleste. » Mt 14, 16

« Aimez vos ennemis… priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père céleste qui fait lever son soleil sur les méchants comme sur les bons, et pleuvoir sur les justes comme sur les injustes. » Mt 5, 44-45

« Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés. » Mt 7, 1


Et que le Seigneur embrase ton cœur

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A tout instant et à toute heure, Jésus, je veux t’aimer de tout mon cœur. Je t’aimerai à travers chacune de mes respirations. A chaque battement de mon cœur, je crierai : « Amour ! Amour ! » A chaque mouvement de mon corps, je ne choisirai que l’Amour. Je ne veux que parler d’Amour ! Je ne veux voir que l’Amour ! Je ne veux entendre que l’Amour ! Je ne veux que penser à l’Amour ! Je ne veux que brûler d’Amour ! Je ne veux qu’être consumée par l’Amour ! Je ne veux que goûter l’Amour ! Je ne veux être satisfaite que par l’Amour ! Je ne veux vivre qu’avec Amour ! Je veux mourir dans l’Amour ! A tout instant, à toute heure, je veux appeler tout le monde à l’Amour. Avec Jésus et en Jésus, je vivrai toujours ! Dans mon cœur, ensemble avec Jésus et avec son cœur, je chanterai : « Amour ! Amour ! » Et j’aimerai, ô mon Jésus, tu es Amour, tu es tout Amour ! Et l’Amour, je le veux ! Et l’amour, je le désire ! L’Amour, je le désire ardemment ! L’Amour, je le demande, et je t’en supplie : invite-moi ! L’Amour est ma vie ! L’Amour ravit mon cœur dans le cœur de mon Seigneur ! Je suis enivrée d’amour ! Sœur Claire Gagné


VI Litanies du Roi de la révélation Seigneur, prends pitié. O Christ, prends pitié. Seigneur, prends pitié. Christ, écoute-nous. Christ, exauce-nous. Père céleste qui es Dieu, aie pitié de nous. Fils Rédempteur du monde qui es Dieu, aie pitié de nous. Esprit Saint qui es Dieu, aie pitié de nous. Trinité sainte, un seul Dieu, aie pitié de nous. Agneau immolé, je t’aime et je t’adore. Agneau glorieux, … Alpha et Omega, … Ami des amis, … Amour agonisant dans l’actuel Gethsémani, … Amour eucharistique abandonné dans les tabernacles, … Amour non aimé, … Amour révélé, … Merveilleux architecte de la Vie, … Autorité éternelle, … Bonté infinie, … Bon Pasteur, … Siège de la Sagesse, … Clef d’éternité, … Toi qui pais parmi les lys, … Toi qui transformes les misères en pierres précieuses, Créateur qui désires partager avec les créatures, Christ de Dieu, … Abîme de souffrances, …

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Cœur divin du Père, … Cœur eucharistique, remède du Père, … Cœur saint de Dieu, … Cher Amour qui attends notre conversion, … Dieu incarné, … Dispensateur de paix, … Divin Maître, … Doux ami consolateur, … Fils du Dieu vivant, … Fils de la Mère immaculée, … Fleuve de grâces, … Fontaine d’amour éternel, … Fontaine intarissable de pitié et de miséricorde, … Générateur de sainteté, … Germe de Dieu, … Jésus, arbre de la Vie, … Jésus qui es le Vrai, …

Fleuve de grâces


Jésus qui verses des larmes de sang, … Jésus, Cœur ensanglanté par nos offenses, … Jésus, médecin des âmes, je t’aime et je t’adore. Jésus caché sous les apparences du pain et du vin, … Jésus, Pain vivant, … Jésus, surabondance de l’Esprit du Père, … Jésus, vraie Justice et Miséricorde, … Yeshua d’infinie charité, … Lumière qui dissipes les ténèbres, … Lumière glorieuse du Calvaire, … Main divine qui relèves, … Martyr des martyrs, … Fiancé mystique, … Epoux mystique, … Modèle de vie, … Mort des orgueilleux arrogants, … Notre résurrection, … Père de l’univers, … Père d’admirable Sagesse, … Pain de vie, … Pasteur des âmes, … Parfaite Sagesse, … Plénitude de paix, … Porte de la vraie vie, … Puissance incroyable d’Amour, … Présence tangible du Père, … Roi de la Révélation, … Roi des Rois, … Roi de la Paix, … Sauveur du monde, … Très saint Cœur, … Très doux Cœur, … Sainteté qui créas la sainteté, … Saint Compagnon qui inspires l’Amour, … Sagesse incréée, … Chemin de vie, … Seigneur de l’univers, …

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Seigneur de la Miséricorde, … Soleil qui engendres la Vie, … Source sang précieux, … Terreur de l’antique ennemi, … Homme des douleurs et d’indicibles tourments, … Verbe de Dieu, … Lien de l’unité, … Vie qui donnes la vie, … Vie des malades qui se confient en toi, … 34

Agneau de Dieu qui enlèves le péché du monde, pardonne-nous, Seigneur. Agneau de Dieu qui enlèves le péché du monde, écoute-nous, Seigneur. Agneau de Dieu qui enlèves le péché du monde, prends pitié de nous, Seigneur. Prions Dieu de miséricorde infinie, ton trésor de compassion est insondable : regarde-nous avec bonté et répands en nous ta miséricorde, afin que, dans les moments difficiles, nous ne perdions ni le courage ni l’espérance, mais qu’avec la plus grande confiance nous nous soumettions à ta très sainte volonté qui est Amour et Miséricorde. O Roi de l’éternelle Révélation du Père, nous nous confions en toi. Amen. Sœur Claire Gagné


VII Contemple le mystère du salut révélé en Jésus Christ (I) Louons Dieu pour les anges, gardiens des hommes ; les archanges, annonciateurs par leur illumination des événements majeurs ; louons Dieu pour la persévérance des anges ; demandons que nous-mêmes, progressant de vertu en vertu, nous soyons associés à leurs chœurs. Nous te louons, Seigneur, pour les patriarches et leur foi ; les prophètes et leur espérance ; les apôtres et leurs labeurs ; les évangélistes et leur vérité ; les martyrs et leur sang ; les confesseurs et leur zèle ; les docteurs et leurs études ; les ascètes et leurs larmes ; les vierges, fleurs de pureté, gemmes célestes, épouses de l’Agneau immaculé ; les innocents, et leur beauté, fleurs de l’Eglise, miroirs de vertu, tabernacles de l’Esprit Saint. Pour ceux dont la foi fut forte, dont la vie reçut son approbation ; dans le cœur de qui était la charité, dans la bouche de qui était la vérité, dans la vie de qui était la piété. Nous te louons pour la lumière, les eaux et le ciel, la terre et les plantes, les luminaires, les poissons et les animaux de basse-cour, les bêtes sauvages et domestiques, le repos du sabbat.

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Pour la formation de l’homme, après avoir tenu conseil, de ses propres mains, avec le souffle de vie, à l’image ; la domination sur les créatures, la garde des anges, le placement en paradis, pour ce qu’il ne fut pas abandonné lorsqu’il eut péché. Pour la promesse de la postérité de la femme, ce qui, de toi, peut être connu, les œuvres de la loi inscrites dans les cœurs, les oracles des prophètes, la musique des psaumes, la sagesse des proverbes, l’expérience des histoires. Pour notre naissance, éducation, préservation, direction, instruction, civilisation, religion. Nous te louons, Seigneur, pour Jésus le Rédempteur, le grand Mystère de sainteté, lui, qui se perdit de réputation, son humiliation, son choix de la semence d’Abraham, son union à cette semence, l’offrande de sa vie, le sacrifice de sa mort. Pour tout le bien qu’il opéra, tout le mal qu’il souffrit, en son voyage de la crèche à la croix.


Pour l’économie de la grâce, Jésus : ta sainte incarnation, la pauvreté de ta naissance, quand tu fus couché dans la crèche, ta circoncision, qui t’assujettit à la loi, les prémices de ton sang, pour le Nom précieux de Jésus, ton épiphanie aux pécheurs des nations, ta présentation au temple, ta fuite en Egypte, ton désir d’écouter, ta promptitude à interroger, ton humilité en obéissant à tes parents. Pour ton saint baptême, l’apparition, là-même, de la Trinité, ton jeûne, ta tentation, ton indigence, en ce que tu n’eus point où reposer ta tête, la faim et la soif que tu enduras, le froid et la chaleur, la fatigue, tandis que tu allais, faisant le bien, tes veilles, ta persévérance, toute la nuit en prière. Pour ta douce conversation, toi qui enduras de telles contradictions de la part des pécheurs, lorsque tu fus poussé vers le précipice pour une bonne parole ; lorsque tu faillis être lapidé pour une bonne œuvre. Nous te bénissons, ô notre Sauveur, toi qui acceptas d’être insulté par des hommes, d’être appelé samaritain, gourmand, démoniaque, séducteur ; et toi qui te réjouis de te voir préférer Barabbas ; pour tes sermons, tes homélies, tes entretiens, tes discours, tes intercessions, tes prières, tes exemples, tes miracles, tes mystères, le pouvoir des clefs ;

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pour les bénédictions conférées par toute la grâce et la bonté aimante de tes miracles. Pour les paraboles des deux débiteurs, du bon samaritain, du pharisien et du publicain, du serviteur qui devait dix mille talents, du Bon Pasteur, de l’enfant prodigue, des appelés de la onzième heure. 38

Pour tes paroles : - Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour condamner le monde, mais afin que le monde, par lui, soit sauvé. Je ne suis pas venu juger le monde, mais le sauver. - Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs à la repentance. - Le Fils de l’homme n’est pas venu détruire les vies des hommes, mais les sauver. - Le Fils de l’Homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu, et donner sa vie en rançon pour beaucoup. - Venez à moi, vous qui peinez et qui êtes chargés, et je vous donnerai le repos. - Celui qui vient à moi, je ne le mettrai point dehors. - Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font. - Aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis. - Je donnerai à ce dernier autant qu’à toi. D’après Lancelot Andrewes, Preces privatae


Jesu dulcis memoria O Jésus, qu’il est doux de penser à toi : le cœur en ressent une joie profonde ; mais plus que le miel et toute créature, douce est ta présence. Rien de plus agréable à chanter, rien de plus joyeux à entendre, rien de plus doux à contempler que Jésus le Fils de Dieu. Jésus, espoir des pécheurs repentants, tu es fidèle à ceux qui t’invoquent, tu es bienveillant envers ceux qui te cherchent ; mais que n’es-tu pas pour ceux qui te trouvent ? Les mots ne peuvent dire, l’écriture ne peut exprimer, mais celui qui l’a éprouvé peut croire ce que c’est qu’aimer Jésus. O Jésus, sois notre joie, toi qui seras notre récompense ; que notre gloire soit en toi durant les siècles à venir. Amen.

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VIII Contemple le Mystère du salut révélé en Jésus Christ (II)

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Nous te louons, Jésus, Agneau de Dieu, pour les exemples de ta miséricorde : la syrophénicienne ou la cananéenne ; la samaritaine ; la femme souffrant d’un flux de sang ; la femme surprise en adultère ; sainte Marie-Madeleine ; Zachée ; le larron ; saint Pierre ; saint Thomas ; saint Paul ; Nicodème. Pour ta longanimité lorsqu’ils te contredirent ; te traînèrent au sommet de la colline ; deux fois voulurent te lapider, et cela pour une bonne parole que tu avais dite ; blasphémèrent contre toi ; te préférèrent Barabbas ; te livrèrent aux Gentils pour te crucifier. Pour ta mort, ô Christ ; pour ton obéissance jusqu’à la mort de la croix ; pour avoir enduré la douleur jusqu’à ce que tout fût accompli. Pour tout ce que tu as souffert à Gethsémani, à Gabbatha, au Calvaire. Pour la douleur, la honte, la malédiction de la Croix.


Pour ce que tu acceptas d’être trahi par ton propre disciple ; d’être vendu pour trente pièces d’argent ; d’être troublé en ton esprit ; d’être las, d’avoir peur, d’être envahi par la tristesse, jusqu’à la mort, d’entrer en agonie, avec de grands cris, et des larmes, de suer des grosses gouttes de sang, à en arroser le sol : Gethsémani. Tu as accepté que tes disciples s’endorment, que l’un d’entre eux te trahisse par un baiser, que les autres fussent à cause de lui, scandalisés, et prennent la fuite ; que tu sois laissé seul, et renié par Pierre, avec serment et malédiction ; que tu sois assujetti aux puissances des ténèbres, appréhendé, arrêté comme un brigand, lié, emmené, traîné chez Anne, Caïphe, Pilate, Hérode, Pilate une seconde fois, au prétoire, à Gabbatha, sur la croix. Toi qui fus silencieux devant le juge, retiens ma langue ; toi qui consentis à être lié, enchaîne mes mains. Nous te louons de ce que tu t’es laissé souffleter devant Anne,

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accuser devant Caïphe, attaquer par de faux témoins, condamner par blasphème, tourner maintes fois en dérision, railler par la valetaille, ridiculiser, frapper de la paume de la main, bander les yeux, rudoyer, cracher dessus, avilir, blasphémer. Ta tête couronnée d’épines et frappée du roseau, tes yeux assombris par les larmes, tes oreilles saturées d’insultes, ta bouche abreuvée de fiel et de vinaigre, ta face défigurée par les crachats, ton dos labouré par les fouets ; ton cou ployé sous la croix, tes mains étendues, tes genoux courbés comme pour la prière, tes pieds percés de clous, ton cœur opprimé par la douleur, ton côté percé par la lance, ton sang coulant de tous côtés abondamment autour de toi, ton âme en amertume, ton cri d’agonie : « Eli ! Eli ! » Nous te louons d’avoir, devant Pilate, accepté d’être accusé de séduction, renié par les tiens, rejeté par Barabbas, envoyé lié à Hérode, revêtu d’une robe blanche,


raillé, renvoyé à Pilate, proclamé digne de mort, condamné à une mort honteuse, abandonné au caprice des soldats, paré de pourpre, exhibé avec un roseau pour sceptre, adoré avec raillerie, appelé Roi avec dérision, couvert de crachats, frappé à la tête avec le roseau, dépouillé de la pourpre, lié à une colonne dans la salle du jugement, battu de verges, flagellé, baptisé d’un baptême de sang, couvert de meurtrissures et de plaies, plébiscité à grands cris pour être crucifié, exhibé comme un spectacle de douleur : « Voilà l’homme ! » conspué avec des vociférations sans nom, condamné à la Croix. Nous te louons, Seigneur, d’avoir accepté d’être chargé de la Croix, conduit au lieu du châtiment, de ployer sous la Croix, de te voir offrir de la myrrhe à boire, d’endurer la honte d’être dépouillé, l’agonie d’être étendu sur la Croix, d’être percé de clous, d’avoir les mains et les pieds transpercés, d’être crucifié entre deux larrons, d’être compté au nombre des scélérats, d’être avili par les passants, d’être blasphémé par les larrons eux-mêmes, sur le Golgotha :

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d’être abandonné de Dieu, d’être raillé dans son cri vers Dieu, d’avoir soif, de supporter que le vinaigre lui fût offert à boire, d’incliner la tête, de rendre l’esprit, de te laisser transpercer le côté par la lance, d’être blasphémé après sa mort, d’être traité de séducteur, de souffrir des souffrances inconnues. D’après Lancelot Andrewes, Preces privatae

Adore Jésus crucifié O bon et très doux Jésus, prosterné à genoux en ta présence, je te prie et te conjure avec toute la ferveur de mon âme, de graver dans mon cœur de vifs sentiments de foi, d’espérance et de charité, un vrai repentir de mes péchés et une volonté très ferme de m’en corriger, pendant que je considère et contemple en esprit tes cinq plaies, avec une grande affection et une grande douleur, ayant devant les yeux ces paroles que déjà le prophète David mettait sur tes lèvres, ô bon Jésus : « Ils ont percé mes mains et mes pieds et ils ont compté tous mes os. »


IX Contemple le Mystère du salut révélé en Jésus Christ (III) Nous te louons, Seigneur Jésus, pour ta transfiguration ; Pour ton triomphe sur les Principautés, que tu emmenas captives, et sur les Puissances des ténèbres, en toi-même : ta prodigieuse résurrection ; ton apparition à Marie Madeleine, aux femmes, à saint Pierre, aux deux disciples qui allaient vers Emmaüs, aux dix sans Thomas, aux Onze, sur la mer de Tibériade, à saint Jacques, aux cinq cents frères, à Béthanie ; ta glorieuse ascension : tu es assis à la droite du Père, tu nous dispenses tes dons, tu intercèdes continuellement en notre faveur, tu reviendras pour le jugement. Pour le Saint-Esprit. Viens, Esprit Saint, inspire nos âmes, enflamme-les du feu du ciel. Tu es l’Esprit d’onction, tu nous partages tes sept dons. Dans l’Ancien Testament : Tu planais sur la face des eaux, Tu animais toutes choses vivantes, Tu inspires l’homme,

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Bézéléel, les soixante-dix anciens, tu descends sur les prophètes, tu viens de manière invisible, comme une ombre ; tu descends et tu couvres de ton ombre Marie, à l’Incarnation du Christ.

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Comme une colombe : tu apparais sous la forme d’une colombe au baptême du Christ. Tu te manifestes sous la forme de langues de feu, après l’Ascension. Tu descends de manière invisible sur les apôtres en prière, sur Corneille, sur les douze Ephésiens. Depuis lors tu visites souvent les hommes : tu appelles à quitter le péché, à ne pas être du monde, à remonter la pente de la chute, tu es là quand nous crions vers toi, quand tu intercèdes pour nous. Tu dispenses les grâces, les ministères, tu travailles dans les cœurs : tes grâces, tes fruits. Le repentir causé par tes reproches, l’onction de ton enseignement, et ton rappel à notre mémoire, ton effusion d’amour, ton aide à nos infirmités, lorsque nous prions, ton témoignage de notre adoption, l’impression de ton sceau dans tes Mystères ; les arrhes de notre héritage, ta visitation en nous, tu visites notre cœur, tu habites en nous, tu nous purifies, tu nous illumines, tu nous fortifies, tu nous embellis,


tu nous conduis à la perfection, tu nous guides vers la Vérité, tu nous remplis de force. D’après Lancelot Andrewes, Preces privatae

Jésus, toi l’homme de l’Esprit, toi, le Bien-aimé du Père, fais agir en moi ton Esprit ! Que sa puissance et son onction soient libérées dans ma vie chrétienne ! Fais-le agir en moi comme jamais auparavant ; libère sa puissance, son onction et ses dons dans ma vie, dans ma famille, dans mon travail, là où tu veux que je serve. * O Saint-Esprit, je t’adore ! Feu d’amour, embrase-moi ! Fais-moi vivre selon ta discipline. Sois le Maître en moi, corrige-moi, dirige-moi, enseigne-moi, fortifie-moi, guide-moi ! Sois le feu en moi : brûle-moi d’amour, purifie-moi, sanctifie-moi ! Sois lumière et vérité : ouvre mon cœur à la Parole, donne-moi l’intelligence de tes signes, fais de moi le témoin de tes merveilles. Donne-moi la grâce de mettre mes pas dans les tiens, Jésus ; donne-moi le Père ! Viens redresser en moi ce qui est tordu ; libère-moi de mes masques, mes peurs, mes défenses. Libère-moi de toute tristesse et de tout repli sur moi ; enivre-moi de ta joie et de ton allégresse ! Et que Marie soit ma maman et celle de tout ce petit peuple des tiens.

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X Entre en présence de Dieu

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Jésus, je viens vers toi, je t’adore, car tu es mon Seigneur ! Jésus, je t’aime, tu as les paroles de la vie éternelle. Jésus, je crois en toi, tu es la Vérité de Dieu. Jésus, je t’adore et je veux demeurer en toi. Je te remercie, car tu ne m’as pas seulement invité à prier, l’évangile me montre que tu priais sans cesse. En toute occasion, tu as invoqué le Père dans l’Esprit Saint, tu lui as rendu grâce, tu l’as loué et béni. Convertis mon cœur, je veux désormais être comme toi, te ressembler. Que la hâte ne me trompe pas, que mon orgueil et mon égoïsme ne me séduisent pas. Qu’en tout ton Esprit me conduise, que désormais ton exemple m’inspire. (Répète cette invocation en silence.)

Jésus, apprends-moi à rechercher la volonté du Père ! Loue Jésus avec le cantique des trois enfants Béni sois-tu, Dieu de nos pères, loué sois-tu, exalté éternellement ! Béni soit ton nom de gloire et de sainteté, loué soit-il, exalté éternellement ! Béni sois-tu dans le saint temple de ta gloire, chanté et glorifié par dessus tout, éternellement !


Béni sois-tu sur le trône de ton Règne, chanté par-dessus tout, exalté éternellement ! Béni sois-tu, toi qui sondes les abîmes, qui sièges sur les chérubins, loué, chanté par-dessus tout éternellement ! Béni sois-tu au firmament du ciel, chanté, glorifié éternellement ! Vous toutes, œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur ! Chantez-le, exaltez-le éternellement ! Anges du Seigneur, bénissez le Seigneur ! O vous, cieux, bénissez le Seigneur ! O Vous toutes, eaux au-dessus du ciel, bénissez le Seigneur ! O vous, soleil et lune, bénissez le Seigneur ! O vous, astres du ciel, bénissez le Seigneur ! O vous toutes, pluies et rosées, bénissez le Seigneur ! O vous, feu et ardeur, bénissez le Seigneur ! O vous tous, vents, bénissez le Seigneur ! O vous, froidure et ardeur, bénissez le Seigneur ! O vous, rosées et giboulées, bénissez le Seigneur ! O vous, gel et froidure, bénissez le Seigneur ! O vous, glaces et neiges, bénissez le Seigneur ! O vous, nuit et jours, bénissez le Seigneur ! O vous, lumière et ténèbres, bénissez le Seigneur ! O vous, éclairs et nuées, bénissez le Seigneur ! Que la terre bénisse le Seigneur, qu’elle le chante et l’exalte éternellement ! O vous, montagnes et collines, bénissez le Seigneur ! O vous toutes, plantes qui croissez sur la terre, bénissez le Seigneur ! O vous, sources, bénissez le Seigneur ! O vous, mers et rivières, bénissez le Seigneur !

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O vous, baleines et tout ce qui se meut dans les eaux, bénissez le Seigneur ! O vous tous, oiseaux du ciel, bénissez le Seigneur ! O vous tous, bêtes et bestiaux, bénissez le Seigneur ! O vous, enfants, des hommes, bénissez le Seigneur ! O Israël, bénis le Seigneur ! O vous prêtres, bénissez le Seigneur ! O vous, ses serviteurs, bénissez le Seigneur ! O vous, esprits et âmes des justes, bénissez le Seigneur ! O vous, saints et humbles de cœur, bénissez le Seigneur ! Ananias, Azarias, Misaël, bénissez le Seigneur ! Car il nous a délivrés des enfers, il nous a sauvés de la main de la mort, il nous a arrachés à la fournaise de la flamme ardente, il nous a tirés du milieu de la flamme. Rendez grâce au Seigneur, car il est bon, car son amour est éternel ! Vous tous qui craignez Dieu, bénissez le Seigneur, le Dieu des dieux. Chantez-le, rendez-lui grâces, car son amour est éternel ! Ecoute Jésus qui te parle par la Parole « Heureux ceux qui ont une âme de pauvre, car le Royaume des cieux est à eux Heureux les doux, ils posséderont la terre. Heureux les affligés, car ils seront consolés. Heureux les affamés et assoiffés de la justice, car ils seront rassasiés. Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde.


Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. Heureux les persécutés pour la justice, car le Royaume des cieux est à eux. » Mt 5, 3-10

Bénis le Seigneur

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Jésus, tu as appris aux apôtres à prier, et tu les as envoyés dans le monde pour annoncer la Bonne Nouvelle. Je te loue et je te bénis pour chaque instant de leur vie où ils ont enseigné la prière, comme tu le leur avais appris. Merci pour tous ceux qui continuent aujourd’hui à répandre ta Bonne Nouvelle. Sois béni, Jésus, pour tous ceux qui aiment prier, qui prennent le temps de te prier personnellement chaque jour, dans les familles, les groupes de prière et les églises. Sœur Claire Gagné


XI

Entre en présence de Dieu Jésus, je t’adore, toi le Miséricordieux, Jésus, je t’adore, tu es mon Sauveur. 52

Jésus, je crois en toi, car tu es venu pour guérir les corps, les âmes et les esprits. C’est par toi, Jésus, que le Père a révélé son immense amour à nous pauvres pécheurs, malades. C’est pourquoi je veux te célébrer et te louer, te magnifier et te bénir. Tu es mon Dieu et mon Sauveur ! Loue Jésus Jésus, je chante maintenant ta louange, car je peux te confier tous mes fardeaux. De quel amour ne dois-tu pas m’aimer pour me permettre de venir et demeurer auprès de toi ? Je te remercie parce que tu ne me considères pas comme quelqu’un d’ennuyeux, alors que je le suis pour moi-même et pour autrui. Avec le psalmiste, chante ton Seigneur Je bénirai le Seigneur en tout temps, sa louange sans cesse en ma bouche ;


que mon âme se loue dans le Seigneur, qu’ils écoutent les humbles, qu’ils jubilent ! Magnifiez avec moi, le Seigneur, exaltons tous ensemble son nom. Je cherche le Seigneur, il me répond et de toutes mes frayeurs il me délivre. Qui regarde vers lui resplendira et sur son visage point de honte. Un pauvre a crié, le Seigneur écoute, et de toutes ses angoisses il le sauve. Il campe l’ange du Seigneur, autour de ses fidèles, et il les dégage. Goûtez et voyez comme est bon le Seigneur : heureux qui s’abrite en lui ! Adorez Dieu, vous les saints ; qui l’adore ne manque de rien. Les jeunes fauves sont dénués, affamés ; qui cherche Dieu ne manque d’aucun bien. Venez, fils, écoutez-moi, l’amour du Seigneur je vous l’enseigne. Est-il un homme qui désire la vie, épris de jours où voir le bonheur ? Garde ta langue du mal, et tes lèvres des paroles trompeuses ; évite le mal, fais le bien, recherche la paix et poursuis-la. Pour les justes les yeux du Seigneur, et pour leurs clameurs ses oreilles : contre les malfaisants la face du Seigneur, pour ôter de la terre leur mémoire.

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Ils crient, le Seigneur écoute, de toutes leurs angoisses il les délivre ; proche est le Seigneur des cœurs brisés, il sauve les esprits abattus. Malheur sur malheur pour le juste, mais de tous le Seigneur le délivre ; le Seigneur garde tous ses os, pas un ne sera brisé. 54

Le mal tuera l’impie, qui déteste le juste l’expiera. Le Seigneur rachète l’âme de ses serviteurs, qui s’abrite en lui n’expiera point. Psaume 34

Ecoute Jésus qui te parle « Ce ne sont pas les bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Allez donc apprendre ce que signifie : C’est la miséricorde que je veux et non les sacrifices. En effet, je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs. » Mt 9, 10-13

« Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi je vous soulagerai. Chargez-vous de mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez soulagement pour vos âmes. Oui, mon joug est aisé et mon fardeau léger. » Mt 11, 28-30


Et surtout, quand rien ne va plus, prie ! Mon Dieu, je te loue pour tout ce qui m’arrive, tu as ton plan d’amour sur moi, tu es présent au cœur de ma vie. Donne-moi la grâce de me réconcilier avec cette situation présente, de me convertir face à celle-ci, d’accepter toutes les difficultés du moment. Je te loue pour toutes les conséquences de mes actes : tu as quelque chose à voir dans tout ce qui se passe. Je te loue pour ta toute-puissance : Tu es à l’œuvre en toutes choses. Merci, Seigneur ! Je te prie pour ton plan d’amour sur moi : tu m’aimes bien plus que je ne l’imagine : tu vas utiliser ces événements pour mon bien et pour ta gloire ! Je te loue, même s’il m’est difficile de croire que tu agis dans la situation présente. Je te loue pour toutes ces épreuves : tu es présent au cœur de ma détresse, de mon abandon. Tu es à l’œuvre à travers mon péché, ma révolte, ma souffrance, mon aveuglement, ma maladie, ma toxicomanie… Merci pour cette situation concrète : je veux l’accepter. Tu es un Dieu d’amour, tu veux que soyons toujours dans la joie que nous priions sans cesse, qu’en toutes choses nous te rendions grâces (cf. 1 Th 5, 16 ss.). Merci car ton plan d’amour va se manifester. Je mets en toi toute ma joie : « Tu es mon bonheur, et tu m’accorderas

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tout ce que mon cœur désire » (Ps 37, 4). Merci, Seigneur, pour toute ma vie : tu as permis tous mes problèmes pour m’amener à me convertir. Tu n’aurais jamais permis tout ce gâchis si tu n’avais pas su que c’était ce qu’il y avait de mieux pour moi maintenant ; je crois que tu m’aimes vraiment ! Tu veux faire servir chaque détail pour le bien de tes amis. Mais comme tu ne peux faire progresser ton dessein d’amour si je n’accepte pas la situation actuelle, je veux te louer, te rendre grâce de tout mon cœur. C’est ta puissance qui va se manifester ici, transformer tous les événements au-delà de leur développement naturel et logique. Je suis sûr que ta puissance divine agit dans mon cœur et dans cette situation. Merci, Seigneur ! Père, je ne sais que faire, mais j’ai les yeux fixés sur toi (2 Ch 20, 12), je sais que cette multitude de soucis m’accable et m’effraie. Merci de me dire que ce combat n’est pas le mien mais le tien (2 Chr 20, 15). Je crois en tes promesses, je te fais confiance, j’accepte ta volonté de tout mon cœur. Tu vas gagner mes victoires en usant de moyens et de principes dépourvus de sens et contraires à notre sagesse et à nos stratégies humaines. Je crois en toi, je te loue pour ta présence et ta puissance, je sais que tu es en train d’agir. Merci, Seigneur, je crois en toi, je t’aime ! Alexis Smets, Bénissez, car vous êtes appelés à bénir


XII Entre en présence de Jésus Jésus, je t’adore, tu es toute compassion ! Jésus, je t’aime, tu préfères la miséricorde aux sacrifices ! 57

Jésus, je crois en toi car tu m’as révélé la miséricorde du Père ! Jésus, je t’adore avec Marie, Mère de miséricorde, elle qui, la première, a fait l’expérience de ta miséricorde. Avec toi, Marie, je veux célébrer la miséricorde du Père ! Loue Jésus Jésus, c’est par amour que ton Père a voulu l’œuvre de création, c’est par un plus grand amour encore que tu as voulu nous ramener vers le Père ! Père, toi qui nous as créés pour la communion, Grâce à Jésus nous est rouverte la porte de ton Cœur de Père ! Gloire à toi, Seigneur de gloire, tu attires tout à toi ! Jésus, je me mets en esprit au pied de ta croix : je t’adore et te loue ! Je viens te parler comme un ami parle à son ami. Je te contemple devant moi, cloué sur la croix. Comment toi, mon Créateur, en es-tu venu à te faire homme ?


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Comment, de la vie éternelle, en es-tu venu à la mort temporelle, et à mourir pour nos péchés ? Tu as été crucifié pour moi, tu m’as pardonné, gloire à toi, mon Seigneur ! Merci pour ton pardon et ta miséricorde ! Tu m’as libéré de toute condamnation : tu m’as ouvert la porte du Royaume ! Tu m’as libéré de l’esclavage de Satan, tu as rompu mes chaînes. Merci, Seigneur ! Rien ne pourra jamais plus me séparer de toi ! Tu m’as guéri, tu m’as rendu la force et la vigueur par ton Nom. Tu as pris sur toi toutes mes infirmités, mes maladies, mes blessures. Béni soit ton Nom ! Je crois vraiment que je fais partie maintenant de ton Peuple saint, de la race d’Abraham, du sacerdoce royal ! Seigneur, qu’ai-je fait pour toi ? Que dois-je faire pour toi ? Que ferai-je pour toi ? Te voyant ainsi suspendu à la croix, je te loue et je te bénis, toi mon Sauveur. Que ta douce bonté, Jésus bien-aimé, fasse fondre la dureté de mon cœur et me libère de tout aveuglement ; que je sois blessé d’amour, grâce à cette divine compassion dont tu m’as aimé. Que ta passion d’amour soit ma force et ma vaillance. Je ne veux plus aimer et servir que toi !


Ecoute Jésus qui te parle « Lequel d’entre vous, s’il a cent brebis et vient à en perdre une, n’abandonne pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour s’en aller après celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il l’ait retrouvée ? Et quand il l’a retrouvée, il la met tout joyeux sur ses épaules. Et de retour chez lui, il rassemble amis et voisins et leur dit : “Réjouissez-vous avec moi, car je l’ai retrouvée, ma brebis qui était perdue !” C’est ainsi, je vous le dis, qu’il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de repentir. » Lc 15, 4-7

Prie avec sainte Catherine de Sienne O Christ, notre réconciliateur, ô Verbe d’amour ! O fou d’amour ! Il ne te suffisait donc pas de t’incarner, qu’encore tu aies voulu mourir ! De la longue lutte entre l’homme et Dieu tu as fait la grande paix. Je suis inexcusable de ne pas t’aimer, ô Dieu-Homme, car tu m’as aimée sans être aimé de moi ; je n’étais pas et tu m’as créée. Tu t’es enamouré de moi, tu m’as faite capable de goûter dans la joie ton bien éternel. Tu es la sagesse, je suis une ignorante créature. Tu es la bonté souveraine ; je suis la mort et toi la vie ; moi, les ténèbres, toi, la lumière. ; moi, la folie, toi la sagesse ;

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toi, l’infini, moi le fini ; moi le malade, toi, le médecin. O miséricorde, le cœur s’enflamme à penser à toi. Hélas, j’ai péché : prends pitié de moi. O Dieu ! O Dieu ineffable ! Amour ineffable ! Bonté souveraine, par pur amour tu nous as créés à ton image et à ta ressemblance. 60

Père, tu tiens et tu conserves toutes choses en toi. Père tout-puissant, inestimable et très douce charité ! Dieu éternel et incompréhensible amour ! Je rougis, moi qui suis tant aimée, de ne pas t’aimer, toi, l’amour sans mesure. Grâce à toi pour tant d’amour que tu nous manifestes ! Tu es l’infinie Bonté. Je te bénis, Père éternel, pour qu’en retour tu me bénisses. Apprends-moi à ne suivre en tout que ta volonté, ton éternelle et toujours obéie volonté. Je te rends grâce, Père éternel, pour la bonté sans mesure que tu m’as témoignée. C’est par cet amour ineffable que je veux te contraindre et par lui que je te prie de faire miséricorde à ta pauvre créature. Cache-moi sous l’aile de ta miséricorde, purifie la face de mon âme dans le sang de ton Fils.


XIII Entre en présence du Seigneur Mon Seigneur, tu m’appelles, tu me cherches sans cesse, tu me dis : « Reviens ! » Je viens boire à la source d’eau vive, m’abreuver, Jésus, à ton Mystère pascal. Je viens à toi : tu ne me rejetteras pas ! J’ai soif de toi, donne-moi l’eau vive ! Tu m’appelles à goûter la douceur de ta présence, tu es fidèle et bon ! Toi qui n’as d’yeux que pour les pauvres et les pécheurs, les malades, les enchaînés, accueille-moi ! Toi qui as pensé à moi dans ton agonie : reçois-moi ! Toi qui sans cesse me regardes, enveloppe-moi de ta tendresse et de ton amour ! Loue Jésus Je te rends grâce, Seigneur Jésus, plein de bonté et de miséricorde ! Je te rends grâce parce que tu es pardon : sans cesse tu me relèves ! Tu ne cesses de dire à chacun de tes enfants : « Reviens à moi ! »

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Je te bénis car tu es toujours du côté de la vie, tu ne rejettes jamais personne, tu es sans cesse à la recherche de la brebis perdue. Gloire à toi pour ton cœur d’amour qui accorde bien plus d’attention au pardon qu’à l’offense.

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Gloire à toi pour ce trop plein d’amour qui déborde et fait vivre l’univers : la terre est remplie de tes merveilles ! Je te loue et te bénis pour la merveille que tu es, Jésus ! Merveille que ton cœur, merveilles que tes œuvres ! Louange et gloire à ton Nom, Bon Pasteur ! Tu me conduis vers les verts pâturages ! Ecoute Jésus qui te parle par sa Parole « Venez à moi, vous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi je vous soulagerai. » Mt 11, 28

« Celui qui vient à moi, je ne le jetterai pas dehors. » Jn 6, 37

« Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive. » Jn 7, 37

« Nul ne vient au Père que par moi. » Jn 14, 6

« Que l’homme assoiffé s’approche, que l’homme de désir reçoive l’eau de la vie, gratuitement. » Ap 22, 17


Prie avec le Père Chevrier O Verbe, ô Christ, que tu es beau, que tu es grand ! Qui saura te connaître, qui pourra te comprendre ? Fais, ô Christ, que je te connaisse et que je t’aime ! Puisque tu es la lumière, laisse venir un rayon sur ma pauvre âme, afin que je puisse te voir et te comprendre. Laisse-moi jeter un regard sur toi, ô Beauté infinie. Efface un peu ta grande lumière afin que mes yeux puissent te contempler et voir tes perfections. Ouvre mes oreilles à ta divine Parole, afin que j’entende ta voix et que je médite tes enseignements. Ouvre mon esprit et mon intelligence, afin que ta Parole entre dans mon cœur, et que je puisse la goûter et la comprendre. Mets en moi une grande foi en toi, afin que toutes tes paroles soient pour moi autant de lumières qui m’éclairent et me fassent aller à toi et te suivre dans toutes les voies de la justice et de la vérité. O Christ, ô Verbe, tu es mon Seigneur, mon seul et unique Maître. Parle, je veux t’écouter et mettre ta Parole en pratique, parce que je sais qu’elle vient du ciel. Je veux l’écouter, la méditer, la mettre en pratique, parce que dans ta Parole il y a la vie, la joie, la paix et le bonheur. Parle, tu es mon Seigneur et mon Maître ; je ne veux écouter que toi.

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XIV Entre en présence de Jésus Me voici, mon Seigneur, je te cherche, tu es toute ma raison d’être, sans toi, je ne peux rien faire. 64

Tu es la Lumière du monde, tu es la Vérité de Dieu ! Tu es le Chemin, tu es la Vie ! Voilà que je me mets en route vers toi. Tu as les paroles de la vie éternelle, Je te cherche, Dieu, tu es mon Dieu et je t’appelle ! Montre-moi, Seigneur, le chemin du Royaume, car sans toi je suis livré à mon néant. En ta présence, toi qui es la Vie, Souviens-toi que sans toi, je ne suis que poussière. Toi, le Dieu caché, montre-moi ton visage ! Toi, mon trésor, ma perle rare, sois donc toute ma joie ! Loue Jésus Je te loue, Jésus, car durant toute ta vie, tu n’as cessé de chercher la communion avec ton Père. Je te loue, mon Seigneur, tu as donné ta vie pour nous. Tu nous aimes tellement que tu as donné ta vie pour nous !


Béni sois-tu, car qui te cherche est certain de te trouver ! Jamais on ne se trompe en marchant vers toi. Loué sois-tu parce que tu es partout présent ! Loué sois-tu, parce qu’en te trouvant, on trouve tout ! Gloire à toi, Seigneur, plus je m’approche de toi, plus tu refais mes forces et tu me donnes ta joie ! Gloire à toi, ma citadelle, mon rempart ! Qui met en toi sa confiance est invincible ! Gloire à toi, le Ressuscité, le Vivant ! Tu es l’Agneau vainqueur, plus fort que tout mal ! Merci, mon bien-aimé Seigneur, car de ton sein coulent des sources d’eau vive ! Merci, Jésus, homme de l’Esprit, tu ne cesses de nous donner l’Esprit Saint ! Ecoute Jésus qui te parle par sa Parole « Le Royaume des cieux est semblable à un trésor qui était caché dans un champ et qu’un homme vient à trouver ; il le recache, s’en va ravi de joie, vendre tout ce qu’il possède, et achète ce champ. » Mt 13, 44

« Si donc vous qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit saint à ceux qui l’en prient ! » Lc 11, 13

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« Nul n’a jamais vu Dieu ; le Fils unique, qui s’est tourné vers le sein du Père, lui l’a fait connaître. » Jn 1, 18

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« Fils de David, criait l’aveugle Bartimée, aie pitié de moi ! » Jésus s’arrêta et dit : « Appelez-le. » On appelle l’aveugle en lui disant : « Confiance ! lève-toi, il t’appelle. » Alors lui, rejetant son manteau, bondit et vint à Jésus. Alors Jésus lui adressa la parole : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » L’aveugle lui répondit : « Rabbouni, que je recouvre la vue ! » Jésus lui dit : « Va, ta foi t’a sauvé. » Et aussitôt il recouvra la vue et il cheminait à sa suite » Mc 10, 48-52

Prie avec sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus

O mon Dieu, Trinité bienheureuse, je désire t’aimer et travailler à la glorification de ta sainte Eglise, en sauvant les âmes qui sont sur la terre, et en délivrant celles qui souffrent dans le Purgatoire. Je désire accomplir parfaitement ta volonté et arriver au degré de gloire


que tu m’as préparé dans ton Royaume ; en un mot, je désire être sainte, mais je sens mon impuissance et je te demande, ô mon Dieu, d’être toi-même ma sainteté. Puisque tu m’as aimée jusqu’à me donner ton Fils unique pour être mon Sauveur et mon unique Epoux, les trésors infinis de ses mérites sont à moi ; je te les offre avec bonheur, te suppliant de ne me regarder qu’à travers la Face de Jésus et dans son cœur brûlant d’amour. Je t’offre les mérites des saints qui sont au ciel et sur la terre, leurs actes d’amour et ceux des saints anges ; enfin, je t’offre, ô bienheureuse Trinité, l’amour et les mérites de la sainte Vierge, ma Mère chérie ; c’est à elle que j’abandonne mon offrande, la priant de te la présenter. Son divin Fils, mon Epoux bien-aimé, aux jours de la vie mortelle nous a dit : « Tout ce que vous demanderez à mon Père en mon nom, il vous le donnera. » Je suis donc certaine que tu exauceras mes désirs… Je le sais, ô mon Dieu, plus tu veux donner, plus tu fais désirer. Je sens en mon cœur des désirs immenses, et c’est avec confiance que je te demande de venir prendre possession de mon âme. Ah ! je ne puis recevoir la sainte communion

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aussi souvent que je le désire ; mais, Seigneur, n’es-tu pas tout-puissant ? Reste en moi comme au tabernacle ; ne t’éloigne jamais de ta petite hostie. Je voudrais te consoler de l’ingratitude des méchants, et je te supplie de m’ôter la liberté de te déplaire ! Si par faiblesse je viens à tomber, qu’aussitôt ton divin regard purifie mon âme, consumant toutes mes imperfections comme le feu qui transforme toute chose en lui-même. Je te remercie, ô mon Dieu, de toutes les grâces que tu m’as accordées : en particulier de m’avoir fait passer par le creuset de la souffrance. C’est avec joie que je te contemplerai au dernier jour, portant le sceptre de la croix ; puisque tu as daigné me donner en partage cette croix si précieuse, j’espère au ciel te ressembler et voir briller sur mon corps glorifié les sacrés stigmates de ta Passion. Après l’exil de cette terre, j’espère aller jouir dans la patrie ; mais je ne veux pas amasser de mérites pour le ciel, je veux travailler pour ton seul amour, dans l’unique but de te faire plaisir, de consoler ton Cœur sacré, et de sauver des âmes qui t’aimeront éternellement. Au soir de cette vie, je paraîtrai devant toi les mains vides,


car je ne te demande pas, Seigneur, de compter mes œuvres. Toutes nos justices ont des taches à tes yeux ! Je veux donc me revêtir de ta propre justice et recevoir de ton amour la possession éternelle de toi-même. Je ne veux point d’autre trône et d’autre couronne que toi, ô mon bien-aimé ! A tes yeux, le temps n’est rien : « Un seul soir est comme mille ans. » Tu peux donc en un instant me préparer à paraître devant toi. * Afin de vivre dans un acte de parfait amour, je m’offre comme victime d’holocauste à ton amour miséricordieux, te suppliant de me consumer sans cesse, laissant déborder en mon âme les flots de tendresse infinie qui sont renfermés en toi, et qu’ainsi je devienne martyre de ton amour, ô mon Dieu ! Que ce martyre, après m’avoir préparée à paraître devant toi, me fasse enfin mourir, et que mon âme s’élance dans l’éternel embrassement de ton miséricordieux amour ! Je veux, ô mon bien-aimé, à chaque battement de mon cœur, te renouveler cette offrande un nombre infini de fois, jusqu’à ce que, les ombres s’étant évanouies, je puisse te redire mon amour dans un face à face éternel ! Acte d’offrande à l’Amour miséricordieux

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XV Entre en présence de ton Seigneur Je t’adore, Jésus, Soleil de justice, Lumière du monde ! Illumine-moi de ton rayonnement d’amour ! 70

Tu portes la guérison dans tes rayons, tu es le médecin de nos âmes ! Je t’adore, Jésus, toi, l’homme de l’Esprit ! Tu es dévoré par le feu d’amour du Père ! Merci, Jésus, parce que dans le Saint Sacrement, tu nous apportes tous les mérites de ta Passion d’Amour ! Et pour toi, mériter, c’est t’ouvrir complètement à l’amour fou du Père ! Merci Jésus, parce que la volonté du Père est de faire de nous ses enfants d’adoption ! Le Père t’aime tellement, Jésus, qu’il t’a envoyé pour nous combler de son Amour ! Toi qui es le feu, torrent d’amour, enflamme-moi de ton amour ! Jésus, que je devienne témoignage vivant de ton amour ! Enflamme-moi de ta vive flamme d’amour !


Ne permets pas qu’il y ait en mon cœur des zones d’ombre, le doute ou l’incrédulité. Ne permets pas que je me laisse envahir par la peur, peur de toi, peur de la croix, peur de la souffrance. Prends ma tiédeur, Jésus, tout ce qui n’est pas toi, tout ce qui m’attire vers le bas, tous mes mensonges. Loue Jésus Gloire à toi, Jésus, tu es venu apporter le feu sur la terre ! Gloire à toi, Jésus, durant ta passion, tu n’as jamais douté de l’amour du Père ! Louange à toi, Jésus, car à travers ta vie tu nous as révélé que notre Dieu est un feu dévorant ! Béni sois-tu, Seigneur ressuscité, pour tes mains transpercées et ton côté ouvert ! Oui, béni sois-tu, parce que chacune de tes saintes plaies nous redit que c’est toi qui nous as aimés le premier ! Loué sois-tu, Envoyé du Père, Messie de Dieu, parce que tu t’es fait pour nous buisson ardent, brasier de feu ! Jamais nous n’aurons assez de jours pour te rendre grâces toi qui nous as aimés de l’amour même de Dieu ! Oui, béni sois-tu, pour ce feu du ciel, qui dévora ton cœur aux jours de ta vie terrestre.

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Louange à toi car tu peux bénir ton Père : « Père, je te bénis ! Nul ne te connaît si ce n’est le Fils et celui à qui le Fils veut bien le révéler ! » Béni sois-tu, toi qui as dit devant le tombeau de Lazare : « Père, je te rends grâce de m’avoir écouté. Je savais que tu m’exauces toujours ! » 72

Ecoute Jésus qui te parle par sa Parole « Personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement le vin fera éclater les outres, et le vin est perdu aussi bien que les outres. Mais à vin nouveau, outres neuves ! » Mc 2, 22

« De la mesure dont vous mesurez, on mesurera pour vous, et on vous donnera encore plus. » Mc 4, 24

« Je suis venu apporter le feu sur la terre, et que puis-je vouloir, sinon qu’il s’allume. » Lc 12, 49

« Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle. Car Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde mais pour que le monde soit sauvé par lui. » Jn 3, 16-17

« Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. » Jn 15, 9


« Béni soit celui qui vient, le Roi, au nom du Seigneur Paix dans le ciel et gloire au plus haut des cieux. » Lc 19, 38. ; cf. Ps 118, 26 ; Lc 2, 14

Prière d’offrande de sainte Elisabeth de la Trinité O mon Dieu, Trinité que j’adore, aide-moi à m’oublier entièrement pour m’établir en toi, immobile et paisible comme si déjà mon âme était dans l’éternité. Que rien ne puisse troubler ma paix ni me faire sortir de toi, ô mon Immuable, mais que chaque minute m’emporte plus loin dans la profondeur de ton mystère. Pacifie mon âme. Fais-en ton ciel, ta demeure aimée et le lieu de ton repos. Que je ne t’y laisse jamais seul, mais que je sois là, toute entière, toute éveillée en ma foi, toute adorante, toute livrée à ton action créatrice. O mon Christ aimé, crucifié par amour, je voudrais être une épouse pour ton cœur. Je voudrais te couvrir de gloire ; je voudrais t’aimer jusqu’à en mourir. Mais je sens mon impuissance et je te demande de me revêtir de toi-même, d’identifier mon âme à tous les mouvements de ton âme ; de me submerger, de m’envahir, de te substituer à moi, afin que ma vie ne soit qu’un rayonnement de ta vie.

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Viens en moi comme adorateur, comme Réparateur et comme Sauveur. O Verbe éternel, Parole de mon Dieu, je veux passer ma vie à t’écouter. Je veux me faire toute enseignable afin d’apprendre tout de toi. Puis, à travers toutes les nuits, tous les vides, toutes les impuissances, je veux te fixer toujours et demeurer sous ta grande lumière. O mon astre aimé, fascine-moi pour que je ne puisse plus sortir de ton rayonnement. O Feu consumant, Esprit d’amour, surviens en moi, afin qu’il se fasse en mon âme comme une incarnation du Verbe ; que je lui sois une humanité de surcroît en laquelle il renouvelle tout son mystère. Et toi, ô Père, penche-toi sur ta petite créature ; ne vois en elle que le Bien-Aimé en lequel tu as mis toutes tes complaisances. O mes trois, mon tout, ma béatitude, solitude infinie, immensité où je me perds, je me livre à vous comme une proie ; ensevelissez-vous en moi pour que je m’ensevelisse en vous, en attendant d’aller contempler en votre lumière l’abîme de vos grandeurs.


Nous nous confions à la Mère du Bon Pasteur 1. Tu portes celui qui porte tout ; Par toi, Dieu s’est fait petit enfant. R/ Marie, Vierge sainte, Marie, notre Mère. Amen !

2. Jardin du Seigneur, Mère des hommes, Tu engendras le Seigneur de vie. 3. Mère de l’Agneau et du Pasteur, Bergerie de l’unique troupeau.

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En guise de conclusion Veux-tu devenir un apôtre au cœur brûlant ? Alors prie, loue et adore !

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« L’heure vient — et nous y sommes —, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité, car ce sont là les adorateurs tels que les veut le Père. Dieu est Esprit, et ceux qui adorent, c’est en esprit et en vérité qu’ils doivent adorer. » Jn 4, 23-24

Réveille l’Esprit de ton baptême… A la Pentecôte et au temps de la primitive Eglise, les apôtres, les disciples, les païens convertis au christianisme, ont reçu une grâce étonnante qu’on appelle l’effusion de l’Esprit Saint (Ac 1, 5). Des milliers d’hommes et de femmes ont fait l’expérience de la rencontre avec le Dieu vivant. Jésus est devenu leur Seigneur et leur Sauveur personnel. Ils ont reçu une effusion du Saint-Esprit qui a changé leur vie. Pour eux le baptême dans l’Esprit a signifié l’avènement du Royaume de Dieu avec puissance. Or, nous croyons qu’il y a une relation très étroite entre cette effusion de l’Esprit Saint et la prière, la louange et l’adoration. Le Ressuscité, le Vivant, désire entrer dans nos vies avec puissance et faire exploser cette louange et cette adoration pour sa gloire et pour que l’Evangile soit manifesté avec puissance. Il s’agit peut-être finalement pour nous de faire le chemin en sens inverse, c’est-à-dire de commencer par implorer une grâce de réveil de l’Esprit de notre baptême, afin que la grâce de la prière nous soit donnée et


éclate dans notre vie. Nous croyons trop facilement qu’il est possible de prier sans la grâce de l’Esprit Saint. Marche résolument sur la voie de la sainteté… Rappelle-toi qu’on n’adore pas Dieu uniquement avec des paroles, des chants, en jouant de beaux airs de musique. La « condition essentielle » pour entrer dans l’adoration est que nous nous engagions sur la voie de la sainteté. Cherche à aimer comme Jésus Christ et tu pourras adorer la Sainteté personnifiée en Jésus Hostie. « Vous serez saints parce que moi je suis saint » (1 P 1, 16). Ce sont les saints qui adorent le très Saint. Le vêtement nuptial à revêtir pour l’adoration est celui de la sainteté ! Dans l’Apocalypse, l’adoration céleste est faite par les saints et saint Jean insiste toujours sur la tunique blanche de la sainteté de l’Epouse : « On lui a donné de se vêtir de lin d’une blancheur éclatante » (Ap 19, 8). L’adoration implique et engage à la sainteté. Cette sainteté est essentielle pour les adorateurs. Entre dans le combat spirituel… L’Apocalypse dit que l’Eglise prend de plus en plus le visage de la Jérusalem céleste. Elle est vivifiée par l’Esprit qui l’unit toujours plus au ciel et à tous les saints (Ap 21, 2-3). Le monde prend en revanche de plus en plus le visage de la « Grande prostituée », « Babylone », pour rester dans le langage de saint Jean (Ap 21, 8). Ce monde de la « Grande Babylone », est fait d’un pullulement de sectes, d’idolâtrie, de Nouvel Age, d’érotisme et de drogue. La société de ce monde de ténèbres, si fière de son progrès humain et des progrès de sa civilisation, a même imaginé une « liturgie », avec des lieux « consacrés », elle est faite

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de gestes, de rites, d’amulettes, de musique et de danses. Saint Paul nous dit : « Dépouillons-nous des œuvres des ténèbres » (Rm 13, 12). Adore et évangélise…

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Notre apostolat n’est-il pas souvent voué à l’échec ? Si tu acceptes de te laisser renouveler par l’Esprit Saint, tu découvriras qu’il faut prier et adorer, et tu réaliseras vite que le premier ministère de tout chrétien, c’est la prière et l’adoration ! Si tu pries, si tu adores, tes activités seront comme le débordement d’un amour. Sans amour, sans feu, rien de solide ne se fait : il n’y a pas de joie dans l’offrande de soi-même. La flamme baisse, le regard s’éteint, Dieu devient lointain et dur, les autres nous agressent. Si tu veux être témoin du Christ, laisse-toi donc revêtir de l’Esprit Saint : il te fera découvrir une fécondité nouvelle et une vie de prière plus riche que jamais, qui s’épanouira dans la louange, la bénédiction et l’adoration. Veux-tu devenir un évangélisateur ? Alors, que l’adoration soit ta priorité ! Pour Paul, l’adoration va jusqu’à l’offrande de son corps en sacrifice vivant (Rm 12, 1-2). Pierre, lui, invite à offrir des sacrifices spirituels (cf. 1 P 2, 5). Quant à Jésus, il nous dit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu… et tu n’adoreras que lui seul » (Mt 22, 35). L’adoration soutient l’évangélisation, l’adoration est évangélisation ! Adorer, c’est déchirer le ciel. Adorer le Seigneur, c’est éteindre la violence. Adorer le Seigneur, c’est mettre Satan en fuite.


Adorer le Seigneur, c’est unir les cœurs par le ciment de l’amour. Adorer, c’est reconstruire les foyers. Adorer, c’est attirer de nouveaux membres dans nos paroisses, dans nos divers groupes de prière. Confions-nous à Marie, elle nous enseignera le secret de la prière et de l’adoration !

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Prière à l’Esprit Saint

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Rends-toi maître de notre âme, Saint-Esprit, Esprit d’amour ! Que ta charité l’enflamme, plus ardente chaque jour ! Nous croyons à ta présence, revêts-nous de ta puissance et baptise-nous de feu, Saint-Esprit, Esprit de Dieu ! Viens, Esprit de la promesse, Défenseur venu d’En-Haut ! Sois vainqueur de nos faiblesses, donne-nous des cœurs nouveaux. Nous croyons à ta présence, revêts-nous de ta puissance, et baptise-nous de feu, Saint-Esprit, Esprit de Dieu ! Saint-Esprit d’obéissance, fais de nous des serviteurs engagés sans défaillance dans les œuvres du Seigneur. Nous croyons à ta présence, revêts-nous de ta puissance, et baptise-nous de feu, Saint-Esprit, Esprit de Dieu ! Trad. protestante

Achevé d’imprimer le 27 mars 2006 sur les presses de l’imprimerie Bietlot, à 6060 Gilly (Belgique)


« L’Eglise et le monde ont un grand besoin du culte eucharistique. Ne refusons pas le temps pour aller Le rencontrer dans l’adoration, dans la contemplation pleine de foi… » (Jean-Paul II, Dominicae Cenae, 3)

Alexis Smets Alexis Smets, s.j., est l’auteur de plusieurs livres chez Fidélité. Il anime des retraites et des cessions dans l’esprit du Renouveau charismatique.

Alexis Smets

Pourquoi adorer le Seigneur dans le Saint-Sacrement ? Parce qu’il est réellement présent dans son Corps eucharistique et qu’il nous invite à communier à son mystère d’amour, à sa mort et à sa résurrection, parce que Jésus nous a dit : « Je suis le pain vivant descendu du ciel » (Jn 6, 35). La prière d’adoration et de louange clarifie le regard face à soimême, face aux autres et face à Dieu. L’adoration éloigne les esprits mauvais, détruit les blocages ; elle libère et réconforte. L’adoration fortifie et édifie l’Eglise, elle réchauffe les cœurs. Elle augmente notre foi, et nous rend forts contre l’ennemi.

Alexis Smets

« Venez, adorons le Seigneur » Adorer le Seigneur dans le Saint-Sacrement « Venez, adorons le Seigneur »

« Venez, adorons le Seigneur »

ISBN 2-87356-338-9 Prix TTC : 6,95 €

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