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Cris et louange

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Louis Escoyez Ingénieur de formation, père et grand-père d’une nombreuse famille, il est membre de divers mouvements d’Eglise.

Louis Escoyez

Cris, chants, louanges… expériences mystérieuses des hommes de tout temps. C’est encore celle de Louis Escoyez aujourd’hui, chrétien convaincu qui relit et prie l’ensemble des Psaumes, ces trésors d’une tradition spirituelle très vive qui s’est perpétuée jusqu’à nous. Car la palette des sentiments évoqués par ces textes n’a guère changé depuis les temps bibliques, même si leur expression a pu varier. Quand Dieu fait alliance avec l’homme, c’est pour toujours. A toutes nos infidélités répond sa fidélité inlassable. Louis Escoyez a laissé résonner en lui la voix du psalmiste pour nous livrer ici la vivante expression de sa foi et de sa prière. Il nous offre des psaumes revisités à la lumière du Nouveau Testament. Ses textes, parfois très proches des originaux et parfois très actualisés, nous invitent à prier Dieu en l’appelant notre Père, comme le Christ nous l’a enseigné. Un répertoire thématique des psaumes enrichit le volume.

Louis Escoyez

Cris et louange Psaumes pour aujourd’hui

Cris et louange

Cris et louange

ISBN 2-87356-309-5 Prix TTC : 6,00 €

Collection Prières

fidélité

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9 782873 563097

fidélité


Louis Escoyez

Cris et louanges Psaumes pour aujourd’hui

fidélité


Dans la même collection : Edouard Boné, A l’automne de la vie, 2001. Jean-Pierre Mols, Vers l’autre rive, 2002. Louis Escoyez, Cris et louanges, 2005.

Toute reproduction ou adaptation d’un extrait quelconque de ce livre par quelque procédé que ce soit, et notamment par photocopie ou microfilm, réservée pour tous pays. © Editions Fidélité • 61, rue de Bruxelles • BE-5000 Namur • fidelite@catho.be ISBN : 2-87356-309-5 Dépôt légal : D/2005/4323/11 Photo de couverture : © Charles Delhez, s.j. – Cascade du Raypic (Ardèche, France) Photos intérieures : © Charles Delhez, s.j. Imprimé en Belgique


A mes petits-enfants : Anne-Sophie, Simon, Marie, Jean-Baptiste, Eloïse, Raphaël, Louise, Damien, Pierre-Antoine, Coline, Doriane, Xavier, Paul, Joachim, Valentin, Martin, Madeleine, Clémence, Bruno, Arnaud, Gilles, Valentine, Mathilde, Grégoire, Alix.

« La Révélation judéo-chrétienne est un fait situé concrètement dans une époque, une culture. Elle revendique pourtant une valeur universelle ; il faut donc la traduire dans notre culture à nous avec une fidélité qui ne peut être simplement répétition. » Robert Guelluy dans Faire-part


Introduction Les Psaumes sont un des trésors de l’humanité et, à ce titre, ils méritent d’être étudiés à la lumière de toutes les disciplines scientifiques afin que l’homme puisse disposer de traductions aussi fidèles que possible à l’inspiration de leurs auteurs. Profondément empreints de la culture qui les a vus naître, ils transcendent pourtant toutes les civilisations en exprimant l’alliance de l’homme universel avec son créateur. Ils ont été sans interruption pendant des millénaires, et sont encore aujourd’hui, un soutien à la prière du peuple juif et de tous les chrétiens, 5 ce qui leur confère une valeur inestimable. Cependant, depuis qu’ils furent écrits, un évènement, que les psaumes annoncent sans le connaître, a bouleversé le monde et éclaire d’une lumière toute nouvelle l’alliance de Dieu à son peuple. « Mais il y a Jésus Christ ! » écrit Robert Guelluy. La similitude entre l’histoire du peuple élu et notre histoire individuelle : Alliance avec Dieu, notre infidélité répétée, la fidélité inlassable de Dieu, nos chutes et le pardon renouvelé de Dieu… font que les grands thèmes des psaumes nous sont merveilleusement adaptés. Cependant la lecture des psaumes, m’a toujours laissé sur une insatisfaction et la prière soutenue par eux, troublée par des difficultés. Je puis difficilement prier en faisant abstraction de la Rédemption, de la Trinité ou Dieu incarné, nous aimant jusqu’à offrir sa vie pour nous. Les textes ci-après ne se veulent pas une nouvelle traduction des psaumes, je n’ai pas les compétences pour m’atteler à un tel travail. Ils sont l’expression de la prière d’un laïc chrétien d’aujourd’hui inspirée par la lecture des psaumes, mémoire vivante de ses aïeux d’hier. Ils sont parfois très proches du texte original ; souvent, sous l’influence des circonstances de la vie concrète, de ma réflexion et des sentiments du jour où je l’ai rédigé, le texte s’éloigne assez radicalement de l’original qui l’a pourtant inspiré. Ainsi, par exemple, le psaume 119 qui est un éloge de la loi de Moïse est devenu un éloge de la « Bonne Nouvelle » ; d’autres, très longs ont été écourtés. J’ai essayé de préserver une certaine forme littéraire : images poétiques, musicalité du texte, changement fréquent de personnes, passage impromptu de la méditation à la prière de demande… caractéristiques, me semble-t-il, de ces textes bibliques. J’ai voulu aussi éviter d’employer des mots auxquels le langage courant attribue un autre sens que celui du


langage religieux classique comme : bénir, gloire ou que le langage courant ignore comme « rendre grâce ». La modernité du texte se retrouve dans la volonté de ne pas exprimer des sentiments peu concordants avec le message évangélique, comme la vengeance ou l’appel à un Dieu justicier. Elle se retrouve aussi dans la recherche d’images et de symboles plus parlants pour un chrétien occidental qui ne connaît plus la culture rurale du Moyen Orient et surtout dans l’évidence intérieure de la venue du Christ ressuscité et sauveur qui nous apporte son témoignage du Dieu Père. Le tableau en annexe permet au lecteur de choisir le psaume qui 6 correspond le mieux à ses sentiments du moment ou à la prière qu’il veut formuler. La numérotation est celle du texte hébreu, mais la numérotation grecque figure entre parenthèses. Louis Escoyez


1er livre


Psaume 1

Les deux voies Heureux celui qui ne se laisse pas mener par ses mauvais penchants ! Heureux celui qui évite la compagnie des hommes pervers ! Heureux celui qui prend toute sa vie au sérieux ! Heureux celui qui apprécie l’amour de Dieu et approfondit son message ! Comme l’arbre bien irrigué, il portera des fruits en grand nombre, Il contribuera efficacement au bien de tous ses frères. Mais l’homme qui s’égare sera emporté comme une feuille par le vent. S’il se détourne de Dieu, son raisonnement perdra toute pertinence, Il ne trouvera plus sa place parmi les meilleurs, Le Seigneur sait ce qui est bon pour nous et ce qui nous conduit à notre perte.

Psaume 2

Confiance en Dieu Qu’est-ce qui pousse le monde à se rebeller contre Dieu ? Pourquoi les hommes s’égarent-ils dans d’utopiques doctrines ? Les puissants sur la terre s’unissent et complotent, Ils déçoivent le Père et L’attristent. Le Seigneur qui a créé le monde sourit et se moque de leurs prétentions. Il leur rappelle que Lui seul est à l’origine de tout pouvoir. Debout ! Révoltons-nous ! Brisons les chaînes qui nous entravent ! Officiellement le Seigneur l’a proclamé ; il a dit :

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« Tu es mon fils, chair de ma chair, sang de mon sang, Tu auras autorité sur le monde entier, sans limite de temps ou d’espace. Tu gouverneras les hommes, relevant les faibles et abaissant les puissants. »

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Comprenez enfin, vous qui exercez le pouvoir ici bas. Respectez le Seigneur qui est votre maître. Acceptez-le comme tel avec reconnaissance. Car Il sera votre juge. S’Il le voulait, Il pourrait vous condamner. Heureux qui fait confiance au Seigneur !

Psaume 3

Sans Toi, je désespère Seigneur, je suis assailli de toute part, Tout cherche à me détourner de Toi. Le monde me pousse au désespoir, Perdrai-je confiance en mon sauveur ? Pourtant, Seigneur, Tu es ma seule défense, Ma seule cause de fierté. Tu me veux debout. A mon premier appel Tu accours sans délai, Oubliant que Tu es roi. Effondré, sans espoir, je me relève, Car le seigneur me soutient. Je n’ai plus rien à craindre, Quelles que soient les agressions. Viens Seigneur, sauve-moi, mon Dieu ! Toi seul peux vaincre mes ennemis, Briser ces liens qui m’entravent.


Oui, le salut vient du Seigneur. Que son regard d’amour, Se porte sur son peuple !

Psaume 4

Confiance en Dieu Je T’appelle. Réponds-moi, Dieu qui as toute ma confiance ! Dans mon angoisse, Tu m’as rassuré. Ecoute ma prière, aie pitié de moi ! Hommes, comprenez enfin l’inanité des plaisirs terrestres, soyez conséquents. Sachez que le Seigneur vous écoute, que votre sort L’intéresse. Réfléchissez, convertissez-vous, ne péchez plus, ne gardez pas rancune, Consacrez-Lui votre vie, ayez pleine confiance en sa bonté ! Tous, nous recherchons le bonheur. Montre-nous, Seigneur, que Toi seul peux le donner ! J’ai trouvé plus de joie en Toi, Seigneur, Qu’en l’abondance de biens et de plaisirs. Au déclin du jour, je m’endors dans la confiance et la sérénité, Car Tu veilles sur mon repos, Tu assures ma sécurité.

Psaume 5

Bonheur de l’homme droit Seigneur, prête l’oreille à ma supplique, prends conscience de ma détresse ! Sois attentif à mes cris, ô mon Roi, ô mon Dieu !

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Dès l’aurore, je me tourne vers Toi, mon Seigneur. Ecoute mon appel ! Dès le point du jour, mes requêtes confiantes se portent vers Toi. Accueille-les !

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O mon Dieu, je sais que le mal Te fait horreur, Tu Te détournes de ceux qui s’y complaisent. Honteux de leurs actes, ils ne peuvent soutenir ton regard. Tu détestes le mal, Tu refuses le mensonge. La cruauté et la fourberie Te rebutent et Te font souffrir. C’est à ta grande bonté que je dois de pouvoir T’approcher. Plein d’admiration et de confiance, je reconnais ton autorité. Conduis-moi, Seigneur, suivant ta volonté, Ecarte de moi les tentations, rends mon chemin aisé ! Mes ennemis sont nombreux, ils m’agressent et me veulent du mal Sépulcres blanchis, ils m’attirent par de basses flatteries. Déjoue leurs ruses et leurs machinations, Ils veulent ma perte, mais c’est Toi qu’ils veulent atteindre Aide-moi à les rejeter ! Tu combles de joie ceux qui Te font confiance Leur bonheur se prolonge jusque dans l’éternité. Tu protèges et rends confiance à ceux qui Te choisissent comme guide Car Tu récompenses l’homme au cœur droit.


Psaume 6

Prière du pécheur O Seigneur, ne me tiens pas rancune de mes fautes, ne me punis pas ! Aie pitié de moi ! Je suis tombé, relève-moi ! Sans Toi je suis perdu. Je sens déjà le froid de la mort. Ne m’abandonne pas ! Viens Seigneur, vole à mon secours, dans ta bonté, sauve-moi ! Est-il jamais trop tard pour me tourner vers Toi ? Je ne voudrais pas me morfondre Dans l’éternelle privation de ton amour. Je n’ai plus de larmes, le sang se glace dans mes veines, Je ne vois plus de solutions à mes problèmes. Le Seigneur a reçu mon appel, ma prière a été entendue. Dans sa bonté le Seigneur m’a compris. Angoisses, évanouissez-vous, désespérances, disparaissez, Tentations, effacez-vous ! Mon Dieu est avec moi.

Psaume 7

Dieu et le pécheur Seigneur, je le sais, Tu es mon seul salut, Sauve-moi des périls qui se pressent à mes pieds ! Délivre-moi des liens qui me déchirent et m’écartèlent ! Seigneur, si j’ai péché, si j’ai trahi ta confiance, Si le sang de l’innocent a sali mes mains, Si j’ai brimé ceux que Tu m’as confiés, Il serait juste, qu’à mon tour, je sois brimé, Que mon honneur soit traîné dans la boue. Dans la puissance de ton amour, dresse-Toi à mes côtés ! Que ta justice écrase le mal !

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Que tout le peuple Te suive et marche dans tes pas ! Tu es juste et bon et préserves ma liberté. Déjoue les ruses des méchants, soutiens ceux qui veulent le bien, Toi qui pénètres les cœurs les plus secrets ! Dieu est mon défenseur, Il sait reconnaître les cœurs fidèles. Dieu est un juge intègre, sa bienveillance est sans défaut Mais l’homme qui s’enferme dans son refus n’a pas droit à sa pitié. Le monde est cruel et fourbe, il creuse lui-même sa tombe. Moi, Seigneur, je Te rends grâce pour ta justice, Je proclamerai que Tu es mon maître et mon Dieu.

Psaume 8

Louange O Seigneur, notre Dieu que Tu es admirable. La terre est ton œuvre, ta bonté sans limite. L’enfant à la mamelle Te reconnaît déjà et Te rend hommage, A la grande confusion des orgueilleux et des savants. Qu’est l’homme devant l’immensité de ta création ? Et pourtant, c’est lui l’objet de ta sollicitude. Pourquoi faut-il que le fils d’Adam Te tienne tant à cœur ? Tu l’as créé semblable à ton image, Tu l’as comblé de dons et de promesses. Tu lui as confié le monde, œuvre de ta main, Les bêtes de la jungle comme celles des prés, Les oiseaux du ciel, les poissons des abysses, tout ce qui marche, vole ou nage. O Seigneur, Tu es admirable dans tout ce que Tu fais.


Psaume 9

Psaume de louange Je Te rends hommage de tout mon être, Seigneur, Je désire proclamer les merveilles de ta création. Je suis plein de la joie de T’avoir rencontré, Et rends témoignage de ton existence, ô mon Dieu ! Car mes ennemis sont vaincus, Ils ont cédé et s’effacent devant Toi. Tu as pris en main ma défense, Tu as revêtu ta toge et rendu la justice. Tu as combattu le mal, gommé ses conséquences. Dans ton royaume, il n’existe plus. Tu nous as rachetés, délivrés de nos chaînes, Tu nous promets le bonheur éternel. Le Seigneur est juste et ses décisions sans appel. Tous les hommes sont soumis à sa juridiction. Il les traite avec équité et bienveillance. Le Seigneur est un refuge pour l’opprimé, Dans le malheur il y trouve réconfort et sécurité. Tu as la confiance, Seigneur, de ceux qui Te connaissent, Car Tu es fidèle à ceux qui Te cherchent. Acclamez le Seigneur, soyez, devant le monde, témoins de ses œuvres, Car Il se souvient du malheureux et de tout ce qu’il a subi ! Aie pitié de moi, Seigneur, vois la misère où le mal m’a conduit, Sauve-moi de la mort éternelle ! Fais de moi le témoin de ta bonté partout où je me trouve. Le monde se prend lui-même aux pièges qu’il a tendus, Ses appâts ne mènent qu’au tombeau.

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Le Seigneur est venu, et la vérité a retrouvé ses droits, Le mal est dénoncé, il ne s’étendra plus. Mais, malheur à celui qui ne veut pas comprendre ! Oui, le Seigneur est le maître de l’éternité, Mais que l’homme ne se lamente plus, Qu’il reprenne confiance, il n’est pas oublié ! 16

Hâte-toi Seigneur ! Que le mal n’ait plus le dernier mot ! Que les orgueilleux comprennent et reconnaissent leurs limites !

Psaume 10

Le mal domine-t-il le monde ? Seigneur, pourquoi m’abandonnerais-Tu, Pourquoi Te déroberais-Tu quand j’ai besoin de Toi ? Dans son désarroi, l’homme est harcelé par le mal, Seul, il ne peut dénouer ses intrigues. Dans sa haine de Dieu, le monde se rit des commandements, Même la cupidité apparaît comme un bien. Le mal dit : « Dieu n’existe pas. Pourquoi s’en inquiéter ? » Telle est sa philosophie. Sur la terre le méchant semble prospérer ; Bien et mal, n’ont pas de sens pour lui. Il n’a que mépris pour ceux qui le contredisent. Ils se disent : « Je suis infaillible et la chance est pour moi. » Ils méprisent leurs semblables, les trompent et les oppriment. Leurs propos sont durs et injurieux. Dans l’ombre, ils choisissent leur proie et la surprennent, Ils la contraignent comme un tyran sans pitié. Ils recherchent l’homme en difficulté pour en faire leur victime ; Ils abusent de leur force pour soumettre le plus faible.


Ils sont sans pitié pour tous ceux qu’ils dominent et se disent : « Dieu aura vite oublié » ou « Il est myope et n’en saura rien. » Hâte-Toi, Seigneur, agis, réponds à l’appel de celui qui souffre ! Pourquoi laisses-Tu le Mal se moquer de Toi ? Tu es témoin des misères qu’il provoque, des souffrances qui s’en suivent. Pourquoi laisses-Tu faire ? L’homme opprimé attend ton secours, Toi l’ami des plus faibles. Arrête le bras de l’oppresseur, arrache le mal à sa racine ! Le Seigneur est notre guide pour l’éternité, Un jour toute la terre le reconnaîtra. Seigneur, Tu réponds aux attentes des humbles, Tu les réconfortes et leur tends une oreille attentive. Que justice soit rendue à l’opprimé, à l’exclu Pour que l’homme retrouve la noblesse de fils de Dieu !

Psaume 11 (10)

Confiance en la bonté divine Le Seigneur est mon salut, Pourquoi aurais-je peur ? Pourquoi fuirais-je comme un proscrit ? Le mal est à ma porte ; déjà je sens son haleine fétide. Il complote contre moi ; il sape mes plus fermes résolutions. J’en suis tout ébranlé. Comment réaliser le bien auquel j’aspire ? Mais le Seigneur peut tout. Sa perfection Le sépare de moi, sa bonté me Le rend proche. Il me garde sous sa protection..

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Rien qui concerne ses enfants n’échappe à ses yeux. Même si le mal Lui répugne, mes chutes ne le rebutent pas ; Son amour m’est acquis même si, un instant, j’ai perdu mon chemin. Il saura refréner mes plus mauvais instincts et pardonner mes fautes. Il vaincra le mal, le réduira à néant. 18

Car le Seigneur est bon, il connaît le secret des cœurs Ceux qui le reconnaîtront auront le bonheur pour l’éternité.

Psaume 12 (11)

Seigneur, aie pitié du monde ! Au secours, Seigneur ! Sans Toi, l’homme est perdu. Les fils d’Adam n’ont-ils plus de morale ? Ils n’ont de respect ni des frères ni d’eux-mêmes. Ils se saoulent de mots, leurs propos sont trompeurs. Seigneur, aie pitié du monde ! Reconduis-le sur la voie droite et sûre. Les hommes disent : « Notre intelligence nous suffit, Nos pensées nous comblent. » Tu leur réponds, Seigneur : « Je porterai au crédit des humbles les avanies qu’ils subissent, Le mal qui leur est fait leur assure un bonheur éternel. » Les paroles de Dieu sont vérité, Comme des pierres précieuses, elles brillent de mille éclats. Seigneur, Tu es notre salut ; Tu nous délivres du mal. Mal qui nous éblouit de plaisirs éphémères, Mal qui conduit au néant tous ceux qui le suivent.


Psaume 13 (12)

Seigneur, m’as-Tu oublié ? Seigneur, m’as-Tu vraiment perdu de vue ? Pourquoi restes-Tu silencieux ? Je me ronge et perds courage. Quand donc le mal cessera-t-il de T’écarter de moi ? Ouvre les yeux, Seigneur, écoute ma supplique ! Guide mes pas, de peur que je m’égare ! Sans Toi je succomberai. D’autres alors douteront de ta bonté. J’ai mis ma confiance en Toi. Quand Tu répondras, ma joie éclatera. Je crierai mon « Merci ! » à tous les vents, Ma reconnaissance sera sans limite.

Psaume 14 (13)

Le mal dans le monde Seigneur, pour qui donc as-Tu donné ta vie ? La corruption n’a pas quitté le monde Les hommes n’ont pas abandonné le mal. Rares sont ceux qui observent tes lois. Les malheurs écrasent trop de gens. Ceux qui en sont la cause, sont-ils si fous Qu’ils en oublient ta justice ? Quand se repentiront-ils, ceux qui acceptent le mal, Ceux qui broient leurs frères comme dans une mâchoire. Ceux qui font fi de ta bonté ? Quand sauront-ils enfin que Tu les aimes, Que Tu Te réjouis d’une attitude sincère, Que Tu n’attends d’eux qu’un repentir ?

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Quand comprendront-ils que les humbles ont raison, Ceux qui ont gardé l’espérance, Même s’ils sont la risée de ce monde ? Seigneur, ta patience n’a pas de limite, Ni pour le pécheur ni pour le pauvre égaré. Tu nous attends. 20

Psaume 15 (14)

Qui est digne du bonheur éternel ? Seigneur, qui accueilleras-Tu dans ta maison ? Qui aura droit à la joie éternelle ? Si je suis juste et bon, Si ma sincérité est grande, Si je laisse parler mon cœur, Si j’aime mon frère, Si je respecte tous ceux que je côtoie, Si je fuis les exemples mauvais, Si je soutiens les hommes honnêtes, Si je suis droit et franc Si je fais bon usage de mes biens, Si je combats la corruption Alors Tu seras à mes côtés, Et je ne tomberai pas.

Psaume 16 (15)

Merci de ton secours Soutiens-moi, Seigneur, Tu es mon seul appui ; Source de toute joie, sois mon guide ! Toi seul as des paroles d’éternité. Tu m’as donné d’aimer ceux de ce monde,


Ma confiance est en Toi. Ecarte de moi les désirs futiles. Pourquoi me perdre en doctrines fallacieuses ? Seigneur, Tu m’as confié une mission sur terre, Tu me proposes ta voie. Merci de ta sollicitude ! Mon avenir me sourit. Merci, Seigneur, pour tous ces dons reçus, Même la nuit ma gratitude est évidente. Tu es ma référence. Tiens-Toi à mes côtés et je ne tomberai pas ! Mon cœur est plein de joie, serein, je repose en paix Car je sais que Tu m’aimes. Ton pardon me sauve du néant. Tu seras mon guide sur la route. Grâce à Toi j’aurai le bonheur pour l’éternité.

Psaume 17 (16)

Pour un soir sans espoir Seigneur, je suis si seul ce soir ! Aurais-je perdu ton chemin ? Le jour fut long, la nuit est à ma porte et je n’ai point sommeil. Que fais-je ici bas, suis-je encore bien utile ? Je cherche la lumière et l’ombre me poursuit. J’erre et ne sais où je suis. Réponds-moi Seigneur. Qu’attends-Tu de moi ? Tu sais que je Te cherche. Pourquoi Te défiler ? La vie fut pour moi pleine de bonheur. Je veux T’en remercier. Je connais ton amour. Pourquoi me le caches-Tu ? Mon âme est triste, le désespoir me tente. Dois-je me laisser aller, me morfondre en silence ? Non, mon cri monte vers Toi. Pardon de tous mes manques.

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Pardon d’avoir cédé, pardon d’avoir présumé de mes forces. Pardon d’être pécheur, si lourd de tant de chaînes. Pardon d’être velléitaire, pardon de ne pas faire confiance.

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Le jour se lève et aussi l’espérance. Tu es mon guide et aussi mon sauveur Tu aimes le pécheur qui se reconnaît tel et Tu lui fais confiance. Tel que je suis, Tu m’aimes et sans cesse Tu m’aideras. Je puis progresser, Tu es à mes côtés. La joie me gagne, j’écoute, me tais, serein…

Psaume 18 (17)

Le Seigneur est mon rocher Je T’aime, Seigneur, ma force, mon rocher, ma citadelle, mon libérateur… O Dieu ! Tu es mon roc, mon piton d’assurance Mon bouclier d’acier, mon sauveur tout puissant. A peine ai-je fait appel à mon Dieu, que me voici délivré de mes liens Car j’ai manqué sombrer dans la grosse tourmente, Les flots furieux m’avaient presque englouti, Déjà le froid de la mort m’étreignait, elle était sur mes pas prête à me congeler. J’ai crié vers mon Dieu. Dans sa bonté Il a perçu l’appel, Et ma voix suppliante a atteint ses tympans. La terre entière alors a frémi, la montagne a tremblé, un grand silence s’est fait. Dédaignant sa puissance, réfrénant sa colère, Sans tambours ni trompettes, sans un éclat de voix, Sans éclairs ni tonnerre, sans signes extravagants, Dans une humilité sincère, chez des hommes simples et bons, Il se fit tout petit et nous tendit les mains


Et il nous délivra… et Il me délivra Car Tu sais reconnaître, Seigneur, ceux qui veulent être droits. Bon avec les hommes sincères, haïssant la flatterie, Tu aimes l’homme en peine qu’il soit faible ou puissant. Tu souris aux petits et rejettes l’orgueilleux. Tu es mon phare, mon Seigneur et mon Dieu, Lumière dans mes ténèbres. Comme au bouquetin sur l’arête rocheuse, Le Seigneur m’a donné l’endurance et la joie des sommets. Sous mes pieds Il prépare la route. Mes pas sont affermis et ma marche assurée. Au-dessus de ma tête, Il tend une protection. Sa main est mon soutien, Il décuple mes forces. Dans la lutte quotidienne avec les tentations, Seigneur, ton aide est efficace, La victoire me sourit, mais si le mal recule, Il n’est jamais vaincu. Tu m’as fait don, Seigneur, d’un courage sans faille. Je me battrai chaque jour avec persévérance. Mes ennemis en moi seront anéantis. Pour le mal, Seigneur, Tu n’as pas de pitié, Mais un amour fidèle pour ceux qu’il a trompés. Seigneur, Tu nous apprends à brider nos instincts. Comme fétus de pailles, je veux les balayer Comme la boue du chemin, je veux les piétiner. Honneur à Dieu ! Que tous Le reconnaissent, Qu’Il soit remercié, ce roc qui m’a sauvé, Ce Dieu qui m’a soutenu dans ma lutte intérieure, Qui m’a délivré de péchés douloureux ! Je Te reconnaîtrai comme mon guide et mon maître Tu m’as redonné le respect de moi-même. Tu m’as remis debout, sois en remercié !

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Psaume 19 (18)

Hommage au Seigneur

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Seigneur, que tes œuvres sont belles : Le ciel est un joyau, l’univers insondable, Que j’aime y découvrir la trace de tes mains ! Chaque jour est un don, j’y découvre mille merveilles Chaque nuit me propose un nouvel enchantement. Toutes choses sont louanges par le seul fait d’exister, De l’infiniment petit à l’infini stellaire. Comment Te remercier ? L’arôme d’un bouquet, le regard d’un enfant, Un lever de soleil sur les neiges éternelles, Le chant de l’alouette grisée de ton soleil, La rosée qui décore la toile arachnéenne… Y-a-t-il un seul être qui ne soit ton témoin ? Seigneur, que sont beaux tes projets ! Ils élèvent l’homme et suscitent l’espérance Seigneur, combien léger est le poids de ta loi ! Elle nous délivre de chaînes bien plus lourdes. Seigneur, ta bonté est si grande, Qu’aucun homme ne peut plus se sentir méprisable. Seigneur, ta présence est lumière. Elle nous conduit à la vie éternelle. Seigneur, ta justice nous sauve. Elle nous remet debout. Nous ne la craignons pas et même la préférons Aux mille trésors du monde, à l’argent ciselé, Aux troublantes facettes des plus gros diamants. Aussi suis-je tout prêt à écouter ta voix, à suivre tes conseils. Mais je ne suis pas sûr de mon discernement. Guide-moi dans mes choix, dirige mes démarches ! Préserve-moi aussi, et surtout, de mon orgueil inné. Il est un ennemi qui cherche à me tromper !


Garde-moi de tomber, mais si jamais je faute, Relève-moi du profond de ma chute ! Seigneur, que ces paroles trouvent grâce à tes yeux. Elles sourdent de mon cœur. Seigneur, mon guide, mon sauveur et mon Dieu !

Psaume 20 (19)

Prière pour un bon dirigeant Que le Seigneur t’écoute si tu es dans la peine ! Que te protège ce Dieu à qui tu fais confiance ! Qu’Il soit à tes côtés dans ton discernement ! Que son conseil t’assiste en tes choix et options ! Qu’Il se souvienne de ta fidélité, de ta foi, De l’allégeance que tu Lui as faite ! Qu’Il t’accorde ce que tu souhaites : Le bonheur de ton peuple ! Puissions-nous acclamer tes succès politiques. Agiter des drapeaux, célébrer tes victoires ! Seigneur, celui qui met en Toi son espoir Finit toujours par obtenir raison, Car Tu diriges sa main et inspires sa voix D’autres comptent sur la force, la ruse, leur propre intelligence, Pour nous, seul ton amour est digne de confiance. Ils faibliront et succomberont, Ceux qui se reposent sur leurs seules forces. Mais nous nous maintiendrons Et resterons debout. Seigneur, écoute notre prière Donne raison à celui qui Te suit.

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Psaume 21 (20)

Psaume de remerciement

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Seigneur, Tu T’es montré prodigue de tes bontés. Je me réjouis de l’aide que Tu apportes à mes frères. Tu as répondu à leurs attentes les plus intimes. Tu es venu très vite à leur secours. Tu leur as consacré toute ton attention. Tu les as traités comme des fils uniques. Ils Te demandaient la vie sauve, Tu leur as donné la vie éternelle. Grâce à Toi ils ont retrouvé leur honneur. Tu les as rendus pleins d’espoir Car Tu T’es montré un vrai père. Et la joie leur inonde le cœur. Qu’ils aient maintenant la force de se battre, De se dresser debout contre le mal ! Ce mal Seigneur, Toi seul peux le contrer et le faire reculer, Comme un mur de feu fait fuir l’animal importun. Seigneur, il est ton ennemi, comme il est le nôtre Ses cortèges de misères parcourent toute la terre. Viens en aide à toutes ses victimes, Convertis ceux qui sont épris du mal, Car ils sont des jouets dépourvus de toute liberté ! Réveille-Toi, Seigneur, fais montre de ta force ! Nous célébrerons et nous chanterons ta victoire.

Psaume 22 (21)

Je suis au bord du désespoir « Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-Tu abandonné ? » Seigneur, pourquoi tant de misères, pourquoi tant de larmes, tant de cris silencieux ?


Pourquoi tant d’égoïsme en ce monde, pourquoi tant d’injustices ? Pourquoi tant de maux qui partout s’insinuent ? N’as-Tu donc pas pitié de tous ces malheureux qui se voient sans avenir ? Pourquoi l’homme tue-t-il l’homme ? Pourquoi laisser écraser tant de gens innocents ? Pourquoi faut-il, pour sa peau, pour sa foi ou pour sa faiblesse, 27 Qu’un homme soit exclu du milieu de ses frères ? Seigneur, tant d’injustices me rendent fou… Que puis-je faire pour étancher ces larmes ? Pourquoi faut-il qu’un fils paie les erreurs de son père ? Pourquoi faut-il qu’un frère méprise un autre frère ? Faut-il vraiment que la paix soit un leurre, Comme le mirage qui fuit à l’horizon ? Que ne peux-Tu donner aux hommes un peu d’espoir ici-bas ? Le poids d’un monde souffrant me meurtrit les épaules, Je me sens dépassé. Seigneur, le bonheur n’est-il pas l’avenir de tout homme ? Faut-il vraiment que seul l’autre monde leur permette de vivre ? « Ils ont percé mes mains et mes pieds, je pourrais compter tous mes os, Ils m’ont regardé méprisants et moqueurs, Ils ont partagé mes vêtements, tiré au sort ma tunique. » Oui, Seigneur, Tu as partagé notre lot, aucune ignominie ne T’a été épargnée. Tu vis auprès de ceux que le sort abandonne aux tourments de la vie, Aux affres de la mort. Tu partages nos souffrances, jusqu’aux plus lancinantes. Tu as connu la faim, Tu as connu le deuil.


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Tu as connu la peur, la souffrance physique, l’agonie et la mort. Tu as connu la haine, le mépris, l’indifférence. Tu as connu l’exil, l’exclusion, l’injustice. Un seul tourment T’a été épargné, bien que Tu en aies douté, Celui d’être sans père, orphelin délaissé. Tu as toujours pu en appeler à l’amour de ton Père. Ainsi as-Tu voulu qu’aucun de tous nos frères Ne soit un jour privé de ton amour, qu’il ait toujours un père. Ainsi Père, souviens-Toi de tes enfants perdus ! Ils ont besoin de Toi, ils attendent tout de Toi Mon cœur bondira, plein de reconnaissance Avec tous les peuples du monde, avec toutes les générations, Nous proclamerons que Tu es le sauveur, le protecteur, la consolation.

Psaume 23 (22)

Le Seigneur est mon berger Le Seigneur est mon berger, rien ne pourrait me manquer. Il m’a conduit vers de gras pâturages, Il m’a abreuvé à la source d’eau pure. Il m’assure la paix, une sérénité tranquille. Il m’a conduit sur les chemins qui conduisent à l’amour. Devrais-je marcher au bord des précipices, Que je n’aurais crainte. Il est à mes côtés. Son enclos, sa houlette, voilà mon réconfort. Seigneur, Tu m’accueilles à ta table comme un de tes amis, Tu m’honores et Tu me fais confiance. Comment T’exprimer toute ma reconnaissance, Ta bonté me comble de bienfaits chaque jour de ma vie. Je veux rester fidèle au berger qui me guide, Dans l’ombre de sa cape, au chaud de son amour.


Psaume 24 (23)

Accueillons le Seigneur comme un père Le Seigneur a créé l’univers tout entier, Notre globe terrestre et tout ce qui l’habite. C’est Lui qui l’a fait naître du chaos initial. C’est Lui qui le conduit dans son évolution. Qui sera digne un jour d’avoir la connaissance ? D’être ébloui par la lumière de sa présence ? C’est l’homme aux mains nettes et au cœur pur, Qui n’aura pas poursuivi de chimères terrestres Qui aura été droit et respecté son frère. Celui-là aura sa récompense, Qu’il soit le bienvenu au seuil du paradis ! O Dieu, c’est tout un peuple qui s’avance Et cherche à Te connaître. Ouvrons à grands battants, les portes de nos cœurs Et accueillons en Père, le Dieu notre sauveur Que le Seigneur soit honoré pour son humilité ! Celui qui a relevé les plus déshérités, Celui qui a vaincu le mal originel. Ouvrons à grands battants, les portes de nos cœurs Et accueillons en Père, le Dieu notre sauveur

Psaume 25 (24)

Seigneur, prends pitié du pécheur ! Seigneur, tout mon être est tendu vers Toi. C’est en Toi que j’ai mis ma confiance. Ne me déçois pas, ne me laisse pas abattre ! Car ceux qui espèrent en Toi seront réconfortés. Ceux qui se fient en eux-même perdront leur assurance.

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Seigneur, montre-moi le chemin, guide mes pas. Tu es la vérité, le chemin qui mène à la vie. Seigneur, ta bonté, ton pardon sont vraiment sans limite. Souviens-T’en ! Ne me tiens pas rigueur des fautes de jeunesse, ni des autres erreurs ! Dans ta bonté ne m’oublie pas ! Je fais appel à ta patience. Car le Seigneur est juste et bon, il remet les égarés sur le droit chemin. Il aime les humbles et leur confie son enseignement. Le Seigneur est patient et loyal envers ceux qui se fient à Lui, Tolérant envers ceux qui s’efforcent de suivre ses préceptes. Seigneur, pardonne mon péché, si grand soit-il ! J’ai confiance en Toi. Qu’advient-il à l’homme qui prend comme guide le Seigneur ? Dieu lui enseigne le chemin du Salut. Il héritera du bonheur éternel. Le Seigneur est tout proche de ceux qui Lui font confiance, En eux se réalisent ses promesses. Je garde les yeux fixés sur le Seigneur, Lui seul peut me délivrer de mes liens. Seigneur, sans Toi, je suis seul et désespéré, Tourne vers moi ton regard, et sauve-moi ! Délivre-moi de mes peurs, de mes angoisses ! Prends pitié de ma misère, pardonne mon péché ! Je suis assailli de tentations et vais y succomber. Défends-moi, délivre-moi de mes bassesses, Que je ne sois pas déçu d’avoir requis ton aide ! Ma franchise et ma confiance sont mes seules armes. Car c’est en Toi, Seigneur, que reposent mes espoirs. O Dieu, délivre ton peuple de ses angoisses.


Psaume 26 (25)

Fierté n’est pas orgueil J’ai mis ma confiance en Dieu et suis resté fidèle. J’ai suivi le droit chemin. Reconnais-le Seigneur ! Etudie mon dossier : quelles étaient mes intentions ? Je connais ta justice, mais ta bonté est encore plus admirable. Je n’ai pas recherché l’amitié des méchants. Je n’ai pas cherché mon profit au dépend de mon frère. Je me crois innocent, même quand j’ai fauté. Je voudrais mieux Te connaître pour T’annoncer au monde, Faire partager les merveilles de ta bonne nouvelle. Seigneur, c’est Toi que je recherche. Donne-moi, qu’un jour, Je connaisse le bonheur éternel ! Ne me laisse pas pervertir par de modernes idoles ! Ecarte de moi les tentations trop pressantes ! Que mes mains restent nettes et mes intentions pures ! Mon souhait est de garder le bon cap. Je veux suivre la route que Tu nous as tracée. Dans ma reconnaissance, je proclamerai les merveilles de Dieu.

Psaume 27 (26)

Espoir en Dieu Le Seigneur m’éclaire, Il est garant de mon salut. Le Seigneur me protège… Que craindrais-je ? Quand mes ennemis m’assaillent et cherchent mon malheur, Le Seigneur les repousse, ils doivent capituler. Seraient-ils une armée, je n’en n’aurais pas peur. Passeraient-ils à l’attaque, je garderais confiance. Je n’ai qu’une prière au Seigneur, C’est d’être à ses côtés tous les jours de ma vie,

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Conscient de sa bonté, émerveillé de son amour. Les jours difficiles, Il me prend par l’épaule, Il me recouvre de son bras protecteur. Il m’assure à un rocher solide. Il relève ma tête et m’insuffle confiance. Publiquement je remercierai le Seigneur. Je proclamerai ses bienfaits. Il sera reconnu et honoré par tous. Seigneur, écoute ma prière, aie pitié de moi, réponds à mon appel ! C’est Toi que tout mon être attend, c’est à ta rencontre que j’aspire. Ne me cache pas ton visage, pardonne mon infidélité ! Tu es mon seul recours, Seigneur, ne me repousse pas ! Aie pitié de moi, mon sauveur et mon Dieu ! Mon père et ma mère me renieraient-ils que le Seigneur serait toujours à mon chevet. Montre-moi le chemin, guide mes pas Au milieu des embûches que sèment mes ennemis. Ne permets pas que je cède au péché Ne me laisse pas entraîner à l’hypocrisie ou à la violence Oui, Seigneur, dès ici-bas je verrai les signes de ton amour. Frère, prends patience, fais confiance au Seigneur. Sois courageux et confiant ! Le règne du Seigneur est proche.

Psaume 28 (27)

Ma force est en Dieu Seigneur, je m’agrippe à Toi, ma corde d’assurance. Réponds à mes appels. Sans Toi, je cours à ma perte. Je tends les mains vers Toi, je crie de désespoir. Ecoute ma supplique ! Ne me laisse pas tomber, épargne-moi la déchéance ! Ecarte de moi les exemples mauvais, les faux frères qui me veulent du mal !


Ecrase le mal, ses faux bonheurs, sa suite de misères ! Dénonce sa duplicité et démonte ses ruses ! Qu’il soit rayé du monde, lui et son cortège de maux ! Loué soit le Seigneur, car Il a entendu ma plainte et mes appels. Il est mon défenseur, la source de ma force. Je Lui ai fait confiance pour mon plus grand bonheur. Mon cœur est tout en joie et ne peut le cacher. Ceux qui se confient en Dieu reçoivent de Lui force et courage. Viens donc à leur secours, soutiens ceux qui Te suivent ! Sois leur guide et conduis-les au bonheur éternel !

Psaume 29 (28)

Toute-puissance de l’amour de Dieu Puissances terrestres, reconnaissez la supériorité de Dieu ! Faites-Lui allégeance et rendez-Lui hommage ! La terre s’est secouée, détournant les rivières. Le vent s’est déchaîné, déracinant les arbres et tuant l’innocent. Mais la voix du Seigneur domine la tempête. Son amour est constant. J’ai confiance en sa bonté. La montagne s’est fendue, la lave et puis la cendre Ont écrasé la ville et brûlé la campagne. Les forces du mal se sont déchaînées. Le fracas des armes assourdit et la terre et la mer. Mais la voix du Seigneur domine la tempête. Son amour est constant. J’ai confiance en sa bonté. Un tyran apparaît et les hommes se courbent. Il réprime dans le sang la moindre résistance. Mais la voix du Seigneur domine la tempête.

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Son amour est constant. J’ai confiance en sa bonté. Du fond de notre drame, j’ose crier : « Honneur au Seigneur ! » L’amour de Dieu surpasse les plus grands cataclysmes. Il ordonne et construit pour toute l’éternité. Il nous donne courage et nous promet une paix véritable.

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Psaume 30 (29)

Psaume de remerciement Je Te remercie et Te rends hommage, Seigneur, car Tu m’as guéri, Tu m’as sauvé de la honte. J’ai fait appel à Toi et Tu m’as accueilli. Tu m’as préservé de la nuit éternelle. Tu m’as détourné d’un chemin sans issue. Vous qui avez la foi, proclamez la splendeur du Seigneur, Rendez témoignage à sa grande bonté ! Il ne garde rancune d’aucune ingratitude. Il se réjouit du pardon accordé. Il souffre du péché, le repentir Le met en joie. Dans ma suffisance, je disais : « Jamais, je ne tomberai » Car, dans sa bonté, le Seigneur avait accordé de solides assises à ma foi. Mais au premier obstacle, je me suis effondré. Alors, j’ai appelé à l’aide, j’ai imploré mon Dieu D’oublier la justice, de faire parler son cœur : « Serais-Tu plus heureux de me savoir damné ? De me priver du bonheur éternel ? Pourrais-je du néant Te rendre témoignage ? Aie pitié, seigneur, écoute ma prière ! Et viens à mon secours. »


Alors ma honte a fait place à la sérénité Je me suis redressé, ma dignité rendue. Désormais je ne pourrai plus me taire, Je devrai proclamer la grandeur de ton amour. Eternellement, je serai le témoin du bien que Tu m’as fait.

Psaume 31 (30)

J’ai mis ma confiance dans le Seigneur Seigneur, je me confie à Toi, écoute-moi ! Je Te fais confiance comme au rocher qui me porte, Comme à la corde d’assurance, mon suprême recours. Tu es le rempart qui me protège, ma défense ultime. Tu m’ouvres les yeux sur les pièges que le mal me tend. Entre tes mains, je remets mon esprit. J’oublie les trompeuses idoles du monde. Grâce à Toi, j’échapperai aux tentations qui me guettent. Sur un large chemin, Tu me conduis au bonheur qui m’attend. Aie pitié de moi, Seigneur, je me sens si seul ! A quoi suis-je encore bon ? Mes forces m’abandonnent. Je perds confiance en moi, mes ennemis du dedans se réveillent. Mes amis se moquent de mes faiblesses. Mes proches me regardent avec condescendance. Seigneur, dois-je passer par cette humiliation ? Me demandes-Tu de me faire si petit ? Je sais que Tu protèges ceux qui Te font confiance, Je crois qu’un jour Tu me donneras de connaître le vrai bonheur, Mais, aujourd’hui, vois quel est mon désarroi, Viens à mon aide, prends-moi par la main ! Comme j’essaie de rendre confiance à mes petits-enfants, Prends-moi au creux de ton épaule ! Réchauffe-moi, remets en route celui qui croit en Toi !

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Oui, je le sais, Tu viens au secours de celui qui Te cherche, Mais, ne tarde plus : le temps me paraît long et ta présence me manque Et, pourtant, Tu es là ! Ce sont mes yeux qui n’osent pas regarder.

Psaume 32 (31) 36

Le bonheur du pardon Heureux celui dont la faute est remise, le péché pardonné ! Heureux celui qui reconnaît ses fautes ! Dieu ne lui en tiendra plus rigueur. Tant que je m’obstinais à nier mes erreurs, Que je me recroquevillais sur ma propre misère et me lamentais, La honte me tenaillait, je me sentais écrasé sous un trop lourd fardeau. Puis j’ai assumé ma faute, avoué mon péché. Je me suis dit : « Admettons devant Dieu que je me suis trompé. » Et Tu m’as pardonné et effacé ma peine pourtant bien méritée. Que celui qui croit en Toi, s’il a fauté, T’invoque ! Car Toi seul, Tu es fiable au milieu des tempêtes. Tu es le seul refuge. Tu nous délivres du désespoir. Ton pardon nous rend sérénité et joie. Tu nous as dit : « Je vous dirai les moyens, je vous montrerai le chemin. Je vous conseillerai. Où que vous soyez, je ne serai pas loin. N’imitez pas l’animal sans raison qu’il faut brider et dresser à la longe, Qu’il faut mener, pas à pas, jusqu’à destination. » L’avenir de celui qui s’obstine dans le mal est loin d’être enviable.


Mais celui qui fait confiance à l’amour du Seigneur est sûr d’être sauvé. Réjouissez-vous, baignez dans le bonheur, vous qui Lui faites confiance, Si vous êtes sincères et francs, montrez au monde d’où provient votre joie !

Psaume 33 (32)

Honorons le Seigneur en proclamant ses bienfaits Soyez dans la joie, vous qui croyez en Dieu ! Si vous êtes sincères et conséquents, vous le remercierez. Rendez-Lui témoignage par tous les moyens ! Par la parole ou le geste, par le chant ou la danse, Dites-Lui votre admiration et proclamez sa bonté ! Car Dieu réalise tout ce qu’Il a promis ; Ses actions sont conformes à toutes ses promesses. Il est fidèle, Il ignore les compromissions. Chaque créature est signe de son amour. Il a créé le ciel et ses milliards d’étoiles ; Il a créé l’eau, origine de toute vie. Que chaque créature reconnaisse en Dieu son père et son guide ! Et qu’elle L’en remercie ! Il a la parole qui fait vivre et les mots qui remettent debout. Le Seigneur dénonce les agissements des méchants. Il sait que les projets de l’homme sont sans avenir. Lui seul a les promesses d’éternité, Il est constant dans son amour.

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Heureux le peuple qui Le prend pour guide, année après année ! Heureux celui qui se sait héritier du bonheur de Dieu !

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Le Seigneur connaît tout homme, aucun ne L’indiffère. Il le garde sous son oeil protecteur. Il connaît les secrets du cœur le plus fermé, puisqu’Il en est l’auteur. Il connaît les mobiles de chacun de nos actes. L’homme ne peut être sauvé par ses propres forces Seul, il ne trouvera pas le bonheur. Les jambes du cheval de course n’assurent pas seules la victoire. Le Seigneur garde sous son regard ceux qui Lui font confiance Et attendent tout de son amour. Il leur évite la mort et la désespérance. Je mets tous mes espoirs dans le Seigneur. Il est mon seul recours, mon ultime protecteur. Ma joie jaillit de la confiance que je Lui fais. Que ta bonté, Seigneur, se répande sur nous ! En Toi réside toute notre espérance.

Psaume 34 (33)

Bonheur d’avoir la foi Au Seigneur, je rendrai un très vibrant hommage, reconnaissant son immense bonté. Bienheureux de ma foi, je l’annoncerai aux humbles qui retrouveront la joie. Clamons ensemble que le Seigneur est notre guide, disons-Lui notre reconnaissance.


Depuis que j’ai cherché le Seigneur et qu’Il m’a répondu, mes angoisses m’ont quitté. Ecoutez ses paroles et votre honte s’effacera, vous retrouverez la joie. Fiez-vous à l’exemple, le malheureux confiant a été entendu, sa peur a disparu. Garant de leur bonheur, le Seigneur libère et soutient ceux qui croient en Lui. Heureux celui qui se fie au Seigneur ! Essayez, vous verrez comme le Seigneur est bon. Il faut le reconnaître, même les mieux nantis connaissent le malheur. Les hommes qui cherchent Dieu, au contraire, n’ont vraiment rien à craindre. Mais qu’est-ce qu’avoir la foi ? Peut-on le dire en quelques mots ? Nul avenir n’existe pour celui qui se complaît dans les plaisirs terrestres, Ou qui veut vivre longtemps pour jouir du bonheur matériel. Respecte la vérité, évite le mensonge, écarte-toi du mal, fais le bien, sois artisan de paix ! Sache que le Seigneur se détourne du méchant, mais écoute le juste qui humblement L’invoque ! Tous les hommes sincères ont l’oreille du Seigneur, Il les délivre de leurs angoisses. Un juste peut souffrir, Dieu est à ses côtés. Le méchant sans remords creuse sa propre tombe. Vous qui vous fiez à l’amour du Seigneur, vous serez libérés, vos peines seront remises.

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Psaume 35 (34)

Seigneur, viens au secours des petits qu’on opprime ! Seigneur, viens au secours des petits qu’on opprime ! Rallie à Toi les forces positives, fais appel à tes amis fidèles ! Fais-nous voir ton pouvoir ! Montre que Tu es le sauveur ! 40

Que le mal soit clairement dénoncé ! Que ceux qui s’y complaisent perdent de leur superbe ! Qu’ils soient rabattus par le vent, ces roseaux prétentieux ! Qu’ils soient réduits à l’impuissance ! Qu’ils se sachent condamnés s’ils s’obstinent sur leur route sans issue ! Qu’ils regrettent enfin les sévices qu’ils infligent aux plus faibles ! Qu’ils soient couverts de honte, conscients de chacune de leurs fautes ! Tant que je le peux, je crie : « Tu es le seul recours de tous ces malheureux, Toi seul, Tu peux arracher l’homme à celui qui l’opprime, Le pauvre au riche qui le dépouille. » Tant de faux témoins ont paru sur la terre, Ils accusent de crime ceux qui sont innocents. Ils rendent le mal pour le bien qu’ils reçoivent. Mon cœur en est tout retourné. Seigneur, jusqu’à quand resteras-Tu de marbre ? Eloigne de moi et ces cris et ces plaintes que je ne puis souffrir ! Devant tous je Te remercierai Je dirai à tous vents ma reconnaissance. Que les méchants cessent de se moquer du monde, De comploter pour mieux asseoir le mal universel !


Jamais ils ne prononcent une parole de paix. Ils tracassent chaque jour davantage les gens les plus paisibles. Ils ne cessent de railler ceux qu’ils ont opprimés. Mais Toi, Seigneur, Tu es au courant de ce spectacle odieux, Comment peux-Tu Te taire ? Prends part au combat, Réveille-Toi, lève-Toi et agis ! Aie pitié, ô mon Dieu, Seigneur, prends le parti des exclus ! Juge-nous suivant ta justice ! Que les méchants ne puissent plus ricaner, Se croire hors de portée, se croire, à vrai dire, tout permis ! 41 Que la honte rejaillisse sur ceux qui jouissent du malheur de leurs frères ! Mais que retrouvent la joie ceux qui sont innocents ! Qu’ils puissent un jour nous dire sans réticence : « Il est grand le Seigneur, Celui qui accorde la paix à ceux qui le connaissent. » Oui, ce jour là, je pourrai sans réserve proclamer ta bonté, ô Seigneur.

Psaume 36 (35)

Inconscience du méchant Celui qui ne veut pas de Toi, Seigneur, a le cœur plein de haine. Il n’a confiance qu’en son seul jugement. Il se croit à l’abri. Il croit ses actes sans conséquence, ses fautes oubliées. Ses paroles sont ruses et mensonges. Il ignore ce que sont la vraie sagesse et la vraie bienveillance. Il n’a de cesse que d’accomplir le mal, Et poursuit une voie qui conduit au néant. Et pourtant, la bonté du Seigneur ne connaît pas de limite, Son dévouement encore moins. Seigneur, ta justice est sans faille, tes jugements fondés. Bêtes et gens se sentent en sûreté quand ils sont près de Toi. Mais combien plus précieuse est ta grande bonté !


Sans aucune réserve, l’homme peut Te faire confiance. Tu le combles de dons. Tu l’abreuves aux sources de la vie Ta lumière l’éclaire et lui montre la voie. Ta bonté surabonde pour ceux qui se fient à Toi. Ta justice reconnaît l’homme franc et droit. Que l’orgueil ne vienne pas dévier ma conscience ! Que le péché ne m’asservisse pas ! Le mal sera vaincu, il disparaîtra de la face de la terre. 42 Psaume 37 (36)

Le bonheur terrestre est fugace N’envie pas les méchants. Comme les plus belles fleurs, ils n’auront qu’un printemps. Fais le bien ; aie confiance en ton Seigneur ! Tu assures ton salut. Attends tout de Dieu, Il te donnera davantage. Confie-toi au Seigneur et t’en remets à Lui ! C’est Lui qui agira. Il sera juste et bon, Il saura reconnaître ta foi. Abandonne-toi au Seigneur, mets tes espoirs en Lui ! N’envie pas celui qui s’enrichit sur terre Des dépouilles des faibles et use sans scrupule de moyens malhonnêtes ! Laisse là ton indignation, réfrène ton imagination, Car la colère est mauvaise conseillère ! Ceux qui s’obstinent dans le mal seront jugés et condamnés. Ils disparaîtront au regard du monde comme un mirage furtif. Les humbles et les doux auront leur récompense. Ils jouiront d’une paix éternelle. Jaloux de son bonheur, le mal complote contre l’homme droit, Mais le Seigneur se moque de sa prétention car Il connaît l’avenir.


Il vaut mieux être juste avec peu de moyens Que riche et égoïste. Les actions de l’homme bon font honneur au Seigneur. S’il trébuche, sa main le retiendra et il ne tombera pas. Dieu n’est pas regardant, Il offre son appui à tous ceux qui l’aiment. Fuis le mal, fais le bien, le bonheur éternel sera ta récompense. Car le Seigneur est juste et n’oublie pas ses amis ! Mets ta confiance dans le Seigneur, suis le chemin qu’Il t’indique, Il te conduira au bonheur éternel ! Le Seigneur sauve l’homme sincère. Il l’aide et le soutient. Il l’arrache au malheur parce qu’en Dieu il a mis sa confiance.

Psaume 38 (37)

Aveu de mes faiblesses Oui, Seigneur, j’ai mille fois mérité ta colère. J’ai honte d’avoir douté de ton pardon. J’ai ressenti le poids de ta tristesse quand je T’ai oublié. J’ai perçu ton bonheur de m’avoir retrouvé. Je suis conscient de n’avoir pas mérité le droit à ta bonté. Comment n’ai-je pas reconnu les dons que j’ai reçus de ton amour ? Mon orgueil est obstacle et masque ton message. Je ne pense qu’à moi, oubliant ton amour. Pourquoi faut-il toujours que ce soit moi Qui veuille décider de ma voie et néglige la tienne ? Pourquoi faut-il que je n’aperçoive pas les balises Que Tu mets sur ma route ? Pourquoi suis-je sourd à tes appels ?

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Je serais maintenant déshonoré, si Tu ne m’avais sauvé. Sans ta justice et ta bonté, Je serais écrasé, broyé sous le poids de mes fautes, Mais ton amour me décharge.

44

Tu m’aimes comme je suis, misérable, inconstant. Je veux oublier jusqu’à l’ombre de mes fautes ; Repartir tout neuf, sans culpabilité. Car Tu me veux, vivant, optimiste, entraînant. Recentré au meilleur de moi-même, Là où Tu Te loges, au plus profond de mon humanité.

Psaume 39 (38)

Seigneur, dis-moi où Tu m’appelles ! Seigneur, j’ai trop longtemps gardé pour moi le fond de mes problèmes, Je ne T’ai pas appelé, croyant trouver tout seul la source du bonheur. Mais je n’ai rien prouvé que ma seule impuissance. Pourquoi dois-je pleurer quand chantent tous les autres ? Du fond de ma détresse, je me confie à Toi. Dis-moi, Seigneur : « A quoi donc m’appelles-Tu ? » Les ans se pressent derrière moi, j’en vois bien peu devant. Merci de ma jeunesse, merci du trajet parcouru, merci du guide que Tu fus. Aujourd’hui mon cœur est sec, il se rebiffe et refuse l’obstacle. Il ne veut pas adhérer à ce que j’admire et demande à comprendre. Ma tête admet mais mon cœur rechigne. Et pourtant toute une vie devrait m’avoir fait reconnaître, Au plus profond de moi, l’amour créateur et rayonnant du Père pour son Fils,


L’intimité sans limite et l’amour infini dans la Sainte Trinité. Pourquoi aujourd’hui ne puis-je l’assimiler dans le fond de mon cœur ? Même si tout me dit que c’est la vérité, un frein intérieur me retient, Je ne puis me lâcher et faire ce pas de foi en toute liberté. Mon orgueil me pèse, en serai-je jamais délivré ? Tu es mon espérance, sans Toi je ne puis avancer. Toi seul peux m’éclairer, polir les verres rayés qui entourent mon âme. Ecarte de moi l’ombre de ma personne. Illumine-moi, pauvre créature, pourtant unique, créée à ton image. Minuscule photon dans l’éther du cosmos, Je peux vibrer au rythme de ton cœur. Ecoute mon appel, Seigneur, ne reste pas insensible à mes larmes !

Psaume 40 (39)

Heureux l’homme qui a mis sa confiance dans le Seigneur J’ai mis tous mes espoirs dans le Seigneur. Il est venu à moi, a partagé mes peines. Il m’a sauvé de la peur et de l’incertitude opaque. Il m’a rendu confiance, remis sur le bon chemin. Il m’a appris à louer et glorifier son Père. L’univers se joint à moi pour crier sa joie et sa reconnaissance. A ce spectacle, beaucoup d’hommes reconnaîtront leur Dieu. Ils verront le Seigneur dans chaque créature Et renieront leurs futiles et clinquantes théories. Ta création, Seigneur, mon Dieu, est vraiment admirable.

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Ta bonté transparaît en chaque créature. Je voudrais faire connaître à tous tes merveilles Et révéler le destin d’infini que Tu nous as confié. Mais la tâche est au-dessus de mes forces humaines.

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Tu ne prends pas plaisir à nous voir humiliés, Tu n’attends pas de nous la mortification. Tu es venu nous révéler l’amour de ton père. Tu as dit : « Je partage votre vie aujourd’hui et demain, Et jusqu’à l’infini. » Tu nous as tout partagé, jusqu’à ton bonheur, Celui de pouvoir poursuivre en collaborateur l’œuvre de ta création. Je ne puis plus me taire ; le monde doit savoir que Tu es juste et bon. Ce ne sera pas gardé dans le fond de mon cœur. Chacun pourra, le voir, le sentir, l’apprécier. Seigneur, fais moi vivre de ta lumière ! Elle est ma sauvegarde.

Psaume 41 (40)

Prière de l’homme découragé Heureux celui qui prend pitié du pauvre et du paumé, Le Seigneur le sauvera du malheur éternel. Sur terre, Il lui accordera la sérénité Et le réconfortera dans ses difficultés. S’il souffre, Il le soutiendra et lui donnera courage. Seigneur, j’ai péché contre Toi, mais prends pitié de moi. Je me sens en proie à mille calomnies, on ne me respecte plus. Je n’ai plus la confiance de ceux qui furent mes amis. En suis-je encore aimé ? M’en veulent-ils au point de souhaiter ma mort ? Je ne vois plus le sens de ma vie…


Que Toi, au moins, Tu aies pitié de moi ! Rends-moi confiance en Toi et même en moi ! Je ferai part au monde de ma reconnaissance, De ta victoire sur le Mal. Je sais que Tu me soutiendras Et que ta présence me donnera la force. Aimé soit le Seigneur, notre Dieu, maintenant et toujours ! 47


2e livre


Psaume 42 (41)

Seigneur, j’attends tout de Toi Comme la biche assoiffée aspire après l’eau claire, Mon âme se languit de ta présence, ô mon Dieu ! J’ai soif de Toi, mon Dieu Vivant. Quand aurai-je la joie de Te connaître ? Quand on me dit : « Ton Dieu n’existe pas » Je me lamente et je me décourage Le temps est encore loin où Tu seras reconnu par le monde, 51 Où Tu Te feras acclamer par les foules. Pourquoi me plaindre, pourquoi perdre courage ? Aie confiance dans le Seigneur ton Dieu ! Loue-Le, Il est ton salut et ton guide ! Dans mon découragement, je me tourne vers Toi. Loin de ta présence, je ne sens démuni. Des flots de désespoir m’assaillent, je me sens ballotté Comme un esquif désemparé sans rames ni timonier. Tourne-Toi vers moi, écoute mon appel, Je Te louerai et dirai tes merveilles. Pourquoi m’oublierais-Tu, Toi qui es mon ancrage ? Pourquoi perdrais-je courage au milieu des tempêtes ? Même si j’entends dire : « Où donc est-il ton Dieu ? » Pourquoi me désoler, pourquoi me plaindre ? J’ai mis ma confiance en mon Dieu. Je louerai mon Seigneur, Il est mon seul salut.

Psaume 43 (42) dans la suite du psaume 42

Seigneur, aide-moi Délivre-moi de mon sentiment de victime. Ecarte de moi la duplicité et l’orgueil. Tu es mon rempart, ma seule défense.


Tu ne m’as pas rejeté. Pourquoi suis-je affligé, enclin au désespoir ? Eclaire-moi, guide-moi, Toi qui es fidèle à tes enfants. Ramène-moi sur le chemin du Bonheur éternel. J’irai vers Toi qui me donnes tant de joie et bonheur Alors, je laisserai éclater mon allégresse. Pourquoi me lamenterais-je ? Pourquoi pleurer sur mon sort ? 52

J’ai confiance en mon Dieu. Je ne cesserai de Le louer. Il est mon salut et mon guide.

Psaume 44 (43)

Israël aidé au plan matériel Dieu nous aide sur notre chemin vers Lui O Dieu, nos traditions nous disent comment, Dans le temps et l’espace, Tu as protégé le peuple d’Israël. Il a bousculé les autres peuples pour en prendre les terres Et s’est senti soutenu par ton bras. Ce ne sont pas ses armes, mais ta force et sa foi en ta promesse Qui l’ont mené à la victoire : Ils se savaient aimés de Toi. Tu es leur guide, Tu as fait vaincre, les fils de Jacob. Grâce à la confiance qu’ils avaient en Toi, Leurs forces ont décuplé, elles ont surmonté celles de leurs ennemis. Ce ne sont ni leurs arcs ni leurs épées qui ont compté, Mais c’est Toi qui les as délivrés du joug de leurs ennemis, Qui leur a rendu leur dignité perdue. Ils Te rendent justice de leur victoire. Ils Te reconnaissent comme leur guide et leur Dieu. Mais un jour ils se sont crus rejetés, humiliés, abandonnés par leur guide.


Ils ont cédé devant l’ennemi, leurs biens ont été pillés. Ils ont été emmenés sur le chemin de l’esclavage, comme un vulgaire bétail. Ils se sont sentis trahis sans comprendre pourquoi. Ils subirent la honte et l’humiliation, soumis à la risée des autres peuples. Sous les outrages et les injures, leurs faces ont rougi de dépit. Mais, n’avaient-ils pas oublié leur Seigneur ? Leurs cœurs ne s’étaient-ils pas détournés de Lui ? N’avaient-ils pas quitté le droit chemin ? Sinon, pourquoi Les aurais-Tu rejetés parmi les bêtes, Les abandonnant au désespoir ? Ils n’avaient point adoré les idoles étrangères. Tu le savais pourtant, Toi qui connais les secrets de tous les cœurs. C’est à cause de leur fidélité à ton amour qu’ils ont été persécutés, Traités comme des sous-hommes, soumis aux travaux les plus vils. Aie pitié de nous Seigneur, nous qui sommes aussi persécutés ! Réveille-Toi ! Regarde nos misères et les maux qui nous accablent. Délivre-nous du mal ! Nous sommes désespérés, sans force ni courage, Si Tu refuses ton soutien.

Psaume 45 (44)

Hymne nuptial pour le Roi Mon cœur s’épanche en un flot de paroles d’allégresse. Je dédie ce chant à mon Roi Que mes paroles soient un témoignage durable !

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Tu es le plus beau des fils d’Adam, un franc sourire éclaire ton visage. Dieu T’a comblé des fruits de sa bonté. Courageux, Tu ne crains pas les armes de l’ennemi. Tu resplendis dans ta parure de gloire. Aussi, marche devant, fidèle à tes valeurs, Défenseur de la foi et de la justice ! Tu brilleras par des actions d’éclat. Tes arguments sont de poids, Tu convaincras le monde. Ton ennemi sera découragé. O Christ, ton règne durera éternellement, Car fondé sur l’équité. Tu aimes la justice et détestes le mal. Ton Père T’a révélé et distingué des hommes En Te couronnant d’or et de pourpre. Rien n’est trop beau pour Toi, Ni les vêtements de fête ni les parfums précieux, Ni les palais de marbre ni les sons les plus doux. Les foules se rassemblent pour T’escorter, Ta mère à ton côté, partage la densité Et la plénitude de ta vie rayonnante Ecoute, peuple de Dieu, concentre ton attention, Oublie tes origines mortelles et les plaisirs du monde ! Dieu s’est épris de toi et Il est ton Seigneur. Reconnais-Le donc comme ton guide…. ton Seigneur ! Les gens les plus sages te rendront justice de L’avoir suivi. Le peuple de Dieu s’est paré pour la noce Dépouillé des laideurs, il a revêtu la parure sans tache. C’est une foule immense qui s’avance, libérée, Dans la joie et la fête. Accueille-les dans ton royaume ! Les fils suivront leur père, les filles suivront leur mère, Tu leur accorderas un bonheur sans partage. Ils Te rendront hommage, comme je voudrais le faire, Eternellement.


Psaume 46 (45)

Dieu est notre refuge et notre force Dieu est notre refuge et notre force, Dans chaque épreuve, Il est à nos côtés. La terre tremblerait-elle, que nous resterions sereins : Tornades, cataclysmes, tempêtes, tous les éléments déchaînés Ne pourraient nous faire peur. Le Seigneur tout aimant est avec nous, Le Dieu de nos Pères est notre protecteur. Il nous abreuve d’un flot de grâces, nous et son Eglise. Il se tient au milieu de son peuple et assure son avenir. Dès le réveil, l’homme Le sent à ses côtés. Le monde peut s’agiter, les puissances du mal se déchaîner, Sa voix surmonte le tumulte. Il a le dernier mot. Le Seigneur tout aimant est avec nous, Le Dieu de nos Pères est notre protecteur. Venez, admirez les œuvres du Seigneur ! Ce qu’Il a fait dépasse l’imagination. Il met fin aux conflits sur toute la terre, Les cœurs les plus durs ne Lui résistent pas. « Arrêtez, nous dit-Il, reconnaissez mon message. Mon amour est illimité, il sera le plus fort ! » Le Seigneur tout aimant est avec nous, Le Dieu de nos Pères est notre protecteur.

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Psaume 47 (46)

Rendons hommage à Dieu car Il est grand !

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Peuples de la terre, applaudissez votre Seigneur, Acclamez-Le à pleine voix ! Car le Seigneur est incomparable, Sa bonté pour le monde est sans limite. Il aime ses créatures et Il les veut libres Il fait de nous ses héritiers, Nous léguant un bonheur éternel. Que vos acclamations montent jusqu’à lui ! Proclamez ses bienfaits, chantez en son honneur ! Proclamez sans cesse qu’Il est votre guide et votre sauveur, Parce que Dieu est à l’origine du monde ! Rendez-Lui hommage par des chants en son honneur ! Dieu a créé l’humanité et l’aime comme son enfant. Il nous dépasse tous et nous ne pouvons Le cerner tout entier. Un jour les nations du monde se joindront au peuple élu Pour reconnaître son autorité et célébrer sa bonté.

Psaume 48 (47)

Merci, Seigneur, pour le renouveau dans l’Eglise ! Le Seigneur est grand et digne d’être aimé, Car il nous rassemble tous dans une Eglise nouvelle. Sanctuaire préservé, creuset d’affinage, exemple pour le monde. Elle n’est pas exempte d’un désir de puissance, Mais son Dieu la protège et la guide sur des chemins nouveaux. Les puissants de ce monde se sont ligués contre elle.


Mais ils n’ont pu vaincre son obstination, Ni sa persévérance dans l’amour de son Dieu. Ils n’ont pu l’écraser ni l’amener à renier sa foi Nous sommes les témoins d’un renouveau certain, D’une graine qui germe dans un terreau fertile. Dieu protège son Eglise jusqu’à la fin des temps. O Dieu, nous Te remercions pour ton pardon gratuit Pour chaque faute commise. Que chaque nation, Jusqu’aux confins du monde T’en soit reconnaissante ! Tu es juste et miséricordieux. Tes amis sont dans la joie, Reconnaissants que Tu les aies faits libres. Regarde ces communautés qui naissent un peu partout. Regarde ces cellules, églises vivantes, espoir de lendemains chantants. Qu’elles soient pour les générations futures Tes témoins, gages de ton amour ! Qu’elles Te reconnaissent comme leur seul guide Et leur seule référence, jusqu’à la fin des temps !

Psaume 49 (48)

Merci, Seigneur, du sort qui m’est fait ! Ecoutez tous, mes frères, qui que vous soyez, restez attentifs ! Riches et pauvres, petites gens et grands de la terre, Ce que je vais dire est essentiel, je l’affirme, c’est important. C’est le fond de mon cœur, le fruit de dix mille expériences. Dieu m’inspire ; c’est un chant de reconnaissance. Pourquoi me ferais-je du souci le jour où le malheur m’atteint ? Pourquoi jalouserais-je ceux qui ont plus que moi ? Qu’ils se vantent de leurs biens !

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Qu’ils fassent confiance à leurs richesses ! Jamais elles ne pourront assurer un durable bonheur. Jamais l’homme ne pourra s’acheter un avenir. Toutes ces fortunes ne valent pas leur âme. Jamais ils ne pourront échapper à la mort.

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Je verrai disparaître et le sage et le sot Leurs biens se disperseront en futiles héritages. Eussent-ils mille hectares, échapperaient-ils à la décrépitude ? Dans leur tombeau de pierre, quel sera leur avenir ? Car l’homme le plus riche est, comme tous les autres, Un mort en puissance. Ainsi en sera-t-il des hommes trop satisfaits d’eux-mêmes, Qui n’ont d’autre horizon que le bonheur terrestre. En troupeaux bien dociles, ils se laisseront mener Par des bergers sans foi vers un but misérable. Ils ne verront leurs erreurs qu’à l’heure du jugement Finie leur renommée… devant eux le néant. Mais Dieu m’accordera de dépasser la mort Il me conduira au bonheur éternel. Ne jalouse pas celui qui s’enrichit sur terre. Dont le luxe éclabousse les voisins ébahis. En mourant, il n’emportera ni ses biens ni son nom. A quoi lui sert-il donc de se faire envier sur terre ? De se faire admirer pour des biens passagers ? Il rejoindra comme nous, une tombe sans lumière. L’homme le plus opulent, mais sans aucune clairvoyance Suit, comme un mouton, le troupeau qui marche vers l’abattoir.


Psaume 50 (49)

L’esprit et la lettre Voici ce que Dieu dit à tous ceux qui l’écoutent, Au Nord, au Sud, à l’Est ou à l’Ouest. C’est officiellement dit, proclamé en toute autorité. Nul ne peut ignorer ce qu’Il nous affirme. Au jugement de son peuple tous seront convoqués. Il dit : « Rassemblez mes fidèles, ceux qui se disent chrétiens, 59 Ceux qui se réfèrent de moi : je vais juger leurs actes, Montrer ce qui est bon et dénoncer le mal. Ecoute, mon peuple ce que j’ai à te dire ; Car c’est moi, ton Dieu qui sait ce qui est juste. Je ne fais pas reproche de tous tes sacrifices, Je n’oublie pas tes gestes d’allégeance. Mais, je n’ai pas besoin de tes richesses terrestres Qui m’appartiennent, à moi, leur créateur. Je connais bien les minéraux, les plantes innombrables, Et tous les animaux qui hantent savanes et basses-cours, Je connais chaque oiseau dans le ciel, chaque poisson dans les eaux, Si j’avais faim aurais-je besoin de te le dire ? La terre est toute à moi avec ce qu’elle contient. Ai-je vraiment besoin d’or, d’argent, de pourpre, de tout ce luxe ? Reconnais-moi plutôt digne d’être aimé, Consacre-moi ton cœur, et fais-moi pleine confiance ! C’est cela que j’attends… Si tu m’appelles au secours, je serai près de toi, Ta reconnaissance est la louange que je préfère. » Dieu dit à l’hypocrite : « A quoi bon ressasser mes décrets, Invoquer en paroles les liens qui nous unissent, Si constamment tu refuses d’agir en conséquence Si tu n’adhères pas au fond à mon enseignement ?


Y vois-tu ton profit, tu oublies la justice, Ton corps a plus de poids que le cœur qui l’anime. Ta langue justifie ce que je juge crime. Tu n’as pas le respect de ton frère encore moins de ta sœur Tu les médis, les calomnies, les ridiculises. Voilà ce que tu fais… tu voudrais que j’approuve ? Non je ne te ressemble pas, je suis juste et sincère Ce qui est mal, je dois le dénoncer. » 60

Comprenez-moi bien, vous qui caricaturez Dieu Votre avenir en dépend. Car pour me rendre honneur, Il faut me reconnaître comme digne d’être aimé, Répondre à mon amour. Celui qui me choisira comme son seul guide, Je lui réserverai mon bonheur éternel. »

Psaume 51 (50)

Seigneur, aie pitié du pécheur ! Aie pitié de moi, Seigneur, fais montre de bonté ! Pardonne mes péchés, montre-Toi magnanime ! Lave-moi de mes fautes, purifie-moi de mon péché ! Je me reconnais coupable, ma faute m’obsède C’est contre Toi seul que j’ai péché, Car ce que j’ai fait, Toi, Tu le réprouves. Je connais ta justice, je Te sais équitable Et ta bonté dépasse ta justice. Vraiment, je me sens indigne, Le mal est ancré au tréfonds de mon cœur. Tu aimes la droiture et les aveux sincères, Tu nous as appris ce qu’il est bon de faire.


Purifie-moi et rends-moi l’innocence ! Lave-moi et je serai aussi pur que l’enfant ! Réconforte-moi ! Que les rires et les chants Réchauffent mon corps qui se languit ! Détourne ton regard de mes péchés ! Efface toutes mes fautes ! Purifie mon cœur, ô mon Dieu ! Rends-moi courageux et clairvoyant ! Ne me rejette pas, ne me prive pas de tes grâces, Donne-moi la joie d’être sauvé ! Soutiens mes efforts généreux ! Je passerai ton message aux hommes qui T’ignorent Et ils viendront à Toi. Mon Dieu, délivre-moi du poids de ma honte ! Je Te rendrai hommage pour ta bonté. Seigneur, inspire-moi pour que je puisse T’honorer comme Tu le désires ! Je sais que Tu n’attends pas de rites extérieurs Que l’adhésion du cœur est ce que Tu souhaites Ma louange, Seigneur, c’est l’aveu de mon cœur contrit, L’affirmation de me savoir aimé. Dans ta bonté Seigneur, sois bienveillant pour ton Eglise ! Relève-la de ses fautes passées et de ses imperfections ! Qu’elle trouve les options qui l’engagent à ta suite ! Qu’elle soit humble et pauvre comme Tu le désires !

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Psaume 52 (51)

Seule la bonté de Dieu sauvera le monde

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Seigneur, Tu as souffert et es mort sur la croix. Châtiment infamant pour les hommes de ton temps Créateur du monde, Tu as souffert de Te faire humilier, D’être traité de rebut des rebuts, exclu parmi les plus exclus. Faut-il que Tu nous aimes pour avoir voulu partager nos misères, Et les injustices du monde jusqu’aux plus dégradantes ? Seigneur, comment aurions-nous pu, seuls, racheter tous nos crimes, Nous qui nous vantons de nos succès terrestres, Qui cherchons à justifier nos erreurs manifestes, Qui masquons d’une fausse innocence nos desseins les plus noirs ? Mille fois, à nos yeux, Tu aurais dû nous condamner durement, Détourner ton regard de ces enfants rebelles. Confiant en ton pardon, en ta bonté sans limite, Je mets tous mes espoirs dans ta tendresse, ô mon Dieu. Comme le petit enfant met la main dans la main de son père, Je me remets à Toi pour me guider sur le vrai bon chemin. Je Te rendrai hommage pour tout ce que Tu fais Je dirai ta bonté qui n’a pas de pareille, Celle qui nous délivre, celle qui a sauvé les hommes De l’origine des temps jusqu’à la fin du monde.


Psaume 53 (52)

L’homme ne peut vivre sans Dieu Serais-je assez fou pour renier mon Dieu ? Serais-je assez fourbe, assez dévergondé ? Aurais-je abandonné tout sens de la droiture ? Dieu me regarde en face, triste, mais pardonnant, Il voit mes égarements, mais aussi mes efforts. Il est peu rassuré en voyant ce qu’Il voit. N’y aurait-il plus un seul homme honnête ? Les soucis quotidiens, les besoins matériels Occupent-ils donc tellement les hommes, Qu’il n’y ait plus de place pour leur Dieu ? Sont-ils si insouciants ces hommes inconscients, Qu’ils en oublient la justice divine ? Dieu peut-Il sauver ceux qui ne le veulent pas ? O joie d’être sauvé ! Bonheur de connaître, enfin, L’appel du Dieu vivant ! Comment y résister ?

Psaume 54 (53)

Appel au secours O mon Dieu, c’est Toi qui m’as sauvé. Rends-moi justice de mes efforts, écoute ma prière, Celle que je T’adresse avec tant de ferveur. Je suis soumis aux attaques incessantes De mes mauvais penchants. Le mal me poursuit, Voulant que je rejette jusqu’à l’idée de Dieu. Viens à mon secours, ô Seigneur, le guide de mes pas, Soutiens-moi, repousse mes ennemis, détruis le mal en moi !

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Merci, mon Dieu. Que ma joie et ma reconnaissance soient louanges ! Grâce à Toi, ma peur s’est envolée. Me revoici serein. J’ai dénoué mes liens, par un geste d’amour, je me suis libéré.

Psaume 55 (54)

Nouvel appel au secours 64

O mon Dieu, écoute ma prière, Ne Te dérobe pas, je T’en supplie, Réponds-moi… ! Je perds la tête Tant mon attente est grande. Je chancelle sous les coups du malin, Il me harcèle ; je ne sais plus Où est le bien, où est le mal. Je me tords de douleur, j’ai le vertige Devant le néant à mes pieds. Je tremble d’angoisse et frissonne d’effroi. Je me dis : « Qui me donnera des ailes, Pour affronter l’orage et trouver un sol ferme ? » Je suis tenté de fuir au désert, loin de tout, De m’échapper à la triste réalité. Serait-ce la solution, de faire le vide autour de moi, De fuir la violence, de fermer les yeux sur tous les vrais problèmes ? Mais non, c’est bien en moi que réside le mal. Mon cœur est impliqué, tous mes sens sont complices, Si c’est de l’extérieur que je suis attaqué, je saurai me défendre ; Devant l’ennemi externe, je puis me dérober. Mais si c’est ma personne, l’intime de mon être Que je croyais acquis au service de mon Dieu… ?


Je ne puis pour moi-même requérir une sanction Me condamner moi-même à la peine capitale, Renoncer pour toujours au bonheur que j’espère. Je sais que Dieu me sauvera, si j’appelle au secours. Mais du matin au soir, j’ai peur et pleure sur moi-même. Il entendra mes cris, je retrouverai la paix. Il saura discerner le mal que je déteste et le mal que je fais. Oui, mon Dieu m’entendra. Il vaincra le mal Et pardonnera à celui qui l’a commis. Il étendra les mains en signe de pardon, Il écrasera du pied le mal et ses souffrances. Il sera impitoyable pour le mal en lui-même Mais sera miséricordieux à ceux qui avoueront. Décharge sur le Seigneur le fardeau de tes peines ! Et Il te libérera. Il ne laissera pas écraser L’homme honnête qui s’avouera pécheur Mais ceux qui s’attacheront à leur crime, Hypocrites et menteurs, seront à jamais rejetés. En Toi, Seigneur, je mets toute ma confiance.

Psaume 56 (55)

Prière du pécheur Pitié pour moi, Seigneur, j’ai succombé. Je n’ai pu résister à mes pires ennemis. Mes mauvais penchants ont repris le dessus Ils sont nombreux et se liguent contre moi. Ma peur est salutaire : elle me tourne vers Toi O Dieu, ta promesse fait ma joie. Je me base sur elle et m’y fie entièrement ; Que peut contre elle mon indignité ? Sans cesse, mes ennemis m’assaillent,

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Ils déforment mes paroles et troublent mes pensées. Mes démons, s’unissent, rusent, faussent mes intentions Pour mieux troubler mon être, ton héritier. Refrène-les, écrase-les, ces artisans du mal, Ne tolère pas qu’ils puissent me dominer ! Tu connais mes tourments et mes bonnes intentions, Etanche mes larmes, rends-moi courage. Je sais que Tu seras là quand je t’appellerai. 66

Je connais ton amour pour ma petite personne Je Te loue, Seigneur, Tu es l’auteur de l’alliance. Je Te loue Seigneur, car Tu nous es fidèle. J’ai foi en ta promesse et me sens libéré. Que pourrait faire sans elle un homme esseulé ? Jamais, mon Dieu, je ne pourrai assez Te remercier Pour ton pardon, pour ta bonté immense. Car Tu m’as accordé d’échapper à la mort Pour que je puisse, un jour et pour toujours Avoir pleine connaissance de ton amour.

Psaume 57 (56)

Dans un moment de découragement Viens, Seigneur, aide-moi, Toi seul peux me sauver. Je viens me blottir au creux de ton épaule Loin de l’orage qui gronde. Je m’élève en esprit vers Dieu mon père, Celui qui n’a rien négligé pour me donner la vie. J’en appelle à sa grâce, à son bras salvateur. Qu’Il dénonce le mal qui veut me faire esclave ! Qu’Il montre son amour et sa fidélité ! Je suis dans la misère comme tant de mes frères


Ecartelé, déchiré, broyé comme par les dents de lions affamés. Frappé, humilié, soumis à mille tentations, aux ruses sans pitié De ceux qui veulent mon malheur. O Dieu, montre-Toi à mes yeux, rends-moi conscient De la puissance de ton amour et de ta fidélité ! J’étais prêt à tomber dans les filets tendus, Fais que ce soient les tendeurs qui s’y prennent. O mon Dieu, mon cœur est à nouveau plein de joie, Je veux Te redire toute ma reconnaissance. Par tous les moyens, dans toutes circonstances, Je veux te rendre hommage, où que je me trouve, Proclamer en public et clairement toute ma reconnaissance. Comme le coq debout sur son fumier, Je réveillerai le monde par un cri de merci. Ton amour et ta fidélité dépassent tout ce qui est connu. O Dieu, montre-Toi donc ! Que ton règne s’étende à tous et pour toujours !

Psaume 58 (57)

La justice des hommes n’est pas celle de Dieu Vous, les puissants sur terre, Est-ce la vraie justice que vous rendez ? Les vrais valeurs sont-elles vos références ? Êtes-vous loyaux dans leurs applications ? Non, vos cœurs ne sont pas purs, Vos gestes sont dévoyés, vous êtes dans l’erreur. Dès l’enfance on vous a mal formés, La mère qui vous a faits n’a pas pu vous guider sur des chemins de vérité. On vous a distillé un venin pernicieux.

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Vos yeux se sont fermés sur le refus d’admettre que vous êtes égarés.

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O Dieu, dénonce le mal, Et prends pitié de ceux qui sont de mauvais maîtres ! Que leurs idées fausses se dissipent comme les nappes de brouillard ! Que leurs certitudes s’ébranlent, se fissurent Et s’écroulent comme des ruines instables ! Que leurs desseins avortent avant de voir le jour ! Que le vent disperse comme feuilles d’automne leurs noires machinations ! Car le juste verra, au dernier jugement, l’inanité de ces aveuglements Et chacun pourra dire : « Il y a une justice, Dieu est là pour nous récompenser, Et pour punir le mal qui s’est fait sur la terre. »

Psaume 59 (58)

Le bonheur terrestre ne récompense pas le juste Délivre-moi de mes ennemis, mon Dieu, protège-moi de mes bourreaux ! Délivre-moi de ceux qui me font mal. Protège-moi des hommes cruels ! Vois, ils cherchent à me tuer, ces brutes veulent ma peau. Je ne suis pas si mauvais, je n’ai pas de crime sur la conscience. Et pourtant Seigneur, je suis harcelé. Réveille-Toi, viens à mon secours ! Mon Dieu Toi qui peux tout, pourquoi restes-Tu silencieux ? Pourquoi ne mets-Tu pas fin à mon supplice ? La nuit n’apporte nul répit, je me sens épié, soumis à mille tourments, Tes ennemis se vantent de leur impunité : « Qui donc pourrait nous voir ? »


Je sais que Tu Te ris de leurs prétentions. Je me tourne vers Toi qui es ma force Je sais que Tu feras preuve d’amour, Que Tu n’aimes pas la souffrance des hommes. Ne les oublie pas, Toi, notre berger qui protèges les agneaux égarés ! Mais qui suis-je pour exiger, sur terre un bonheur immédiat ? Suis-je donc, comme eux, arrogant, et plein de suffisance ? Fais que je me reprenne et sache que l’amour de mon Dieu est sans limite. Le mal revient, hurlant à la mort, comme les chiens dans la ville, Rusant pour me perdre, cherchant à m’entraîner dans une ronde infernale. Je ne cesserai de proclamer la puissance de ton amour Dans la joie et la reconnaissance, car Tu es mon berger. J’ai confiance en ta force, la mienne en dépend. O Dieu, source de tout amour.

Psaume 60 (59)

Après un échec M’as-Tu rejeté, Seigneur ? Pourquoi cet échec ? T’ai-je déplu ? Rends-moi confiance ! Ma foi est ébranlée, mon courage se lézarde, Aide-moi à reprendre le dessus. L’épreuve qui m’atteint me blesse profondément, Je vacille comme si j’avais trop bu. Je n’ai pu résister et me suis dérobé. Tends-moi la main, A moi qui mets en Toi toute ma confiance ! O Dieu, Tu nous as garanti ton aide sans limite, Tu as promis d’être en tous temps à nos côtés, Tu nous as promis un héritage merveilleux.

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Tu connais mes intentions, elles sont pures. Sous ton étendard je me sens invincible. Et pourtant, mon échec est patent, Mes efforts sont stériles.

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Non, Seigneur, Tu ne m’as pas rejeté. Aurais-je voulu mener moi-même ma vie, Choisir tout seul ce qu’il me fallait faire ? Ouvre mon cœur à ton esprit ! Ouvre mes yeux à tes appels ! Seul ton amour est tout puissant Lui ne connaît pas l’échec.

Psaume 61 (60)

O Dieu, écoute ma prière ! Ecoute ma prière, ô mon Dieu, je Te supplie, viens à moi ! Je désespère, Tu me parais si loin de ma misère. Tu es mon seul recours, sauve-moi du torrent qui m’entraîne ! Tu es la digue salvatrice, le rempart qui me protège. J’attends le jour où Tu m’accueilleras dans ton éternité. Oh, que je serai bien au creux de ton épaule, dans ton intimité. Tu m’as entendu, j’aurai la récompense de ceux qui se confient à Toi. Je Te louerai, Seigneur, je proclamerai tes bontés, Chaque jour, avec persévérance, je tâcherai de Te suivre.


Psaume 62 (61)

Je trouve en Dieu la paix et la sérénité Je ne trouve la joie qu’en Dieu, mon sauveur. Lui seul m’apporte la paix et la sérénité Il est ma force, mon appui, l’assurance du succès. Jusqu’à quand devrais-je subir les assauts concertés Des mille forces du mal, qui m’assaillent de partout, Les ruses et les complots qui cherchent à me faire choir, Les tromperies, les mensonges qui cherchent à m’égarer ? Le mal est fourbe et se cache sous de belles apparences. Mais c’est en Dieu que je mets ma confiance, Lui seul m’apporte la vraie sérénité. Il est ma force, mon appui, l’assurance du succès. Mon salut, mon honneur, c’est à Dieu que je les dois. Il est ma citadelle, le lieu où je suis à l’abri. Mes frères, mettez pour de bon votre confiance en Dieu ! Confiez-Lui l’intime de votre cœur ; Il saura vous entendre ! Les hommes sont si légers, ils ne font pas le poids. Que sont-ils en face de notre Dieu ? Un souffle les renverse. La violence n’assure pas le succès, Ne croyez pas ceux qui la prônent, ils mentent ! Ne vous attachez pas aux biens matériels, ils sont désillusion ! Du message de Dieu, j’ai retenu deux choses Dieu est bon et sa bonté sans limite. Il me reconnaît comme un de ses enfants Heureux de récompenser tout ce que je fais de bien.

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Psaume 63 (62)

Seigneur, j’ai soif de Toi

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O Dieu, mon Dieu, c’est Toi que je recherche, Toute ma personne se languit de ton amour. Comme la terre desséchée attend l’eau pour revivre, Le meilleur de moi-même a soif de Toi. Je m’approche de Toi pour mieux appréhender Combien Tu me dépasses, combien Tu es tout autre. Ton amour donne sens à ma vie, sans lui elle n’a pas de sens. Je veux dire haut et clair combien Tu es digne d’être aimé. Jusqu’à mon dernier jour je ne cesserai de Te dire « Merci ! » De reconnaître par mes actes que Tu es mon seigneur et mon guide. Je me nourrirai des messages merveilleux dont Tu nous fais cadeau Et j’y trouverai ma joie et ma sérénité. Mes jours et mes nuits seront tout éclairés par ta présence. Sans ton aide, je ne puis rien faire de bien. Au creux de ton épaule, je me sens bien, calme et serein. Je Te fais allégeance, j’attends de Toi tout ce dont j’ai besoin. Pitié pour ceux qui passent à côté, ne Te découvrent pas ! S’ils ne reconnaissent pas le Seigneur comme leur guide, Ramène-les sur le juste chemin ! Qu’ils évitent les tourments éternels, Ceux qui sont réservés aux hommes qui s’obstinent dans le mal ! Au moment où les imposteurs seront dénoncés et punis, Au jour du jugement, fais que nous soyons de ceux Qui auront accompli humblement leur devoir Et recevront le bonheur éternel en partage !


Psaume 64 (63)

Seigneur, protège-moi du mal ! Seigneur, écoute-moi, j’ai peur. Protège-moi du mal. Protège-moi de ma propre peur. Sauve-moi des ruses du malin, De la foule de ses complices. Ils ont langues fourchues Leurs mots ont tous un double sens. Ils entraînent l’innocent Par des traquenards subtils et trompent sa bonne foi. Ils s’allient et complotent pour surprendre leur proie. « Qui nous découvrira ? » Pensent-ils. Car leur cœur est pervers, ils simulent l’innocence. Qui dénoncera le fond de leur pensée ? Dieu est prompt à dénoncer le mal, rien ne Lui échappe. Il punit chaque pécheur par où il a péché. Car le mal prépare sa propre déchéance. Chacun de nous, un jour, en fera l’expérience. Nous proclamons, Seigneur, que Tu es juste et bon. Que c’est de Toi seul que nous recevrons le bonheur véritable. Chaque homme sincère s’en réjouit. Il Te donne sa foi.

Psaume 65 (64)

Dieu source de toute grâce Mon Dieu, Toi seul es digne d’être aimé en tout et par tous. Toi seul as droit à notre reconnaissance, Toi qui es toujours à l’écoute. Accablé par ses fautes, l’homme vient à Toi car Tu es le pardon. Heureux celui qui T’écoute, et vit dans ton intimité !

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Soyons dignes de ton héritage, de l’avenir brillant que Tu nous as promis. Ta justice n’a d’égal que ta bonté, ô Dieu notre sauveur. Tu es l’espoir du Nord comme celui du Sud, Tu sauves tous les hommes. Tu es le créateur, toute autorité découle de ton autorité L’univers tout entier est l’œuvre de tes mains. Typhons, raz-de-marée, orages, cataclysmes sont peu de chose En regard de la force de ton bras. Tu pourrais inspirer mille craintes, mais pour les hommes, C’est le bonheur qui survient quand ils Te font confiance. Tu es venu chez-nous, Tu nous as apporté l’eau qui étanche toute soif, La nourriture qui rassasie vraiment, les germes qui fécondent la terre. Mille bienfaits qu’il nous faut découvrir. Sur la trace de tes pas l’herbe pousse et fleurit, L’homme s’épanouit comme nature au printemps. Dans l’allégresse et la sérénité, Nous récolterons ce que Tu as semé.

Psaume 66 (65)

Acclamons le Seigneur ! Acclamez Dieu, vous, tous les peuples du monde ! Honorez-Le, dites bien haut combien vous L’estimez ! Reconnaissez qu’Il a bien fait les choses ! Ses ennemis eux-mêmes Lui rendront les honneurs Car Il est le plus fort. Toute la terre s’incline devant Lui et proclame solennellement Qu’Il est digne d’être aimé encore plus qu’honoré.


Admirez les prodiges de Dieu, tout ce qu’Il réalise depuis les premiers temps : Il a asséché la mer pour laisser son peuple traverser à pied sec Et Il s’est réjoui d’avoir pu le sauver. Il a le dernier mot même avec les plus méchants. Que les puissances du mal se le tiennent pour dit ! Toutes les nations, acclamez le Seigneur et rendez-Lui hommage ! Car Il nous a sauvés et nous a soutenus quand nous allions tomber. Tu nous as éduqués, Seigneur, pendant de si longs siècles Pour nous préparer à accueillir ton message. Comme un argent impur, au feu, longuement Tu nous as affinés. Tu as permis que notre vie soit dure et lourde à supporter, Tu nous as déroutés, nous menant par des voies insolites, Tu nous as éprouvés par le fer et le feu, Mais Tu nous as ouvert toute grande la porte du bonheur. Je Te fais un serment d’allégeance et répondrai aux appels que Tu fais Je passerai aux actes, confirmant mes paroles. J’aurai recours à Toi, même quand je serai sorti de mes difficultés. Je Te consacrerai le plus clair de mon temps, le meilleur de moi-même. Venez, vous qui Lui faites confiance, écoutez ma propre expérience ! J’ai fait appel à Lui, pas seulement par des mots mais du fond de moi-même. Si je n’étais sincère, Il m’aurait négligé, mais Il m’a répondu. Il a prêté l’oreille à ma supplication. Loué soit Dieu, car Il m’a écouté et Il m’a pardonné !

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Psaume 67 (66)

Bonheur d’être sauvé

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Que Dieu nous prenne en pitié et nous aide ! Qu’un jour nous puissions, dans la joie, Le contempler en toute vérité ! Qu’Il nous éclaire sur ce qu’Il veut de nous, Qu’Il nous enseigne comment sauver le monde ! Rendons hommage à sa grande bonté Et faisons-la connaître de par le monde entier ! Soyons dans la confiance et pleinement sereins, Sûrs de ta justice, reconnaissants de ton amour ! Nous aimerions connaître tes buts et les voies que Tu prends. Nous Te rendons hommage, car Tu es digne d’être aimé. Ton message a transformé le monde Tu inondes les hommes de tes bienfaits. Oui Dieu, Tu étanches notre soif d’amour. Que chacun d’entre nous Te dise toute sa reconnaissance !

Psaume 68 (67)

La gloire de Dieu Comme un soleil levant qui rougeoie par dessus l’horizon, Tu Te révèles, Seigneur, comme source de tout bien. Tu es notre espérance, la cause de notre joie. Nos soucis, nos tracas, fondent comme neige au soleil, Ils n’ont plus l’importance que nous leur accordions, Notre joie est immense, elle éclate au plein jour. Tu es notre espérance. Chantons à la gloire de Dieu ! Inventons des cantiques ! Préparons les chemins de celui qui nous guide ! Il est notre Seigneur, la source de notre joie.


Père des orphelins et protecteur des exclus, Tu leur fournis un gîte, une table accueillante. Tu libères les détenus, rien ne vaut la liberté que Tu leur donnes. O Dieu souviens-Toi ! Dans le désert du Néguev, Tu préservas ton peuple, Tu le précédais, colonne de fumée. La terre tremblait, Le Sinaï frémissait malgré ses assises profondes Quant Tu Te révélas à notre Père Moïse. Tu comblas ton peuple de tes sollicitudes, Le nourrissant chaque fois quand il criait famine. Tu lui as choisi une riche patrie quand il s’est reconnu pauvre. Tu lui as imposé des années de désert quand il s’est cru plus malin que Toi-même. Everest éblouissant de glaciers immenses, Drus escarpés aux parois de granit verticales Vous n’approchez en beauté ni en force L’amour infini d’un Dieu qui se veut notre père Penché amoureusement sur ceux qui souffrent. Imposantes sont les puissances armées, Le monde s’est doté de forces gigantesques Mais aucune ne peut résister aux arguments du Père. Quel cortège merveilleux que celui de tes vrais serviteurs, Ceux qui ont délaissé fortune et privilèges pour Te mettre en premier, Ceux qui ont choisi la dernière place et sont récompensés, Les pauvres, les plus humbles, les plus brûlants de ton amour.

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Psaume 69 (68)

Prière du pécheur

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Au secours, mon Dieu, les eaux atteignent mon menton. Mes pieds s’enlisent dans une boue traîtresse. Je perds pied, je me sens entraîné dans un abîme sans fond. J’ai tant crié que je m’épuise, et ma voix se brise. Mes yeux sont rouges de tant pleurer. Je me sens encerclé par des ennemis brutaux Plus nombreux que mes cheveux. Je les sens tellement plus forts que moi. Ils exigent que je fasse ce que je ne veux pas faire. Tu sais, mon Dieu, que je suis un pécheur, Tu connais chacune de mes fautes innombrables. Ceux qui ont mis en Toi toutes leurs espérances Seraient tellement déçus si Tu n’écoutais pas. C’est à Toi, Dieu de miséricorde, que s’adresse ma prière. Dans ta bonté et ta fidélité aux promesses, écoute-moi, sauve-moi ! Extrais-moi de la vase, empêche-moi de sombrer ! Arrache-moi à ceux qui me veulent du mal ! Ne me laisse pas submerger ! Que je ne sois pas englouti Dans les abîmes d’un désespoir sans fin ! Exauce ma prière Seigneur, dans ta bonté compatissante Jette sur moi un regard de pardon ! Délivre-moi de mon angoisse ! Penche-Toi vers moi, éloigne de moi mes ennemis ! Tu vois ma confusion, ma honte, mon désespoir. Tous se liguent contre moi. Tu les connais trop bien Ces instincts pernicieux, ces liens qui m’assassinent. Je n’ai pu résister à leurs persécutions. Je suis à bout. Je cherche en vain quelqu’un qui ait pitié. Je cherche une consolation, sans pouvoir la trouver. J’ai dû manger leur nourriture fielleuse.


O mon Dieu, protège-moi, misérable et blessé ! Je crierai bien haut que Tu es le Sauveur, Réjouissez-vous, vous qui vivez dans la tristesse et la pauvreté Vous qui y trouvez Dieu, vous avez l’espérance. Car Dieu est à l’écoute des plus malheureux, des plus humbles. Qu’Il soit loué sur la terre, sur la mer et dans les cieux, Ce Dieu qui nous a sauvés et a donné un sens à notre vie ! Il nous a reconnus comme ses seuls héritiers.

Psaume 70 (69)

Courte prière pour mes ennemis O mon Dieu, viens me délivrer, dépêche-Toi, je n’en puis plus Ecarte de moi ceux qui en veulent à ma vie Qu’ils comprennent leurs erreurs, Qu’ils aient honte de leurs forfaits, ceux qui se moquent de moi ! Qu’ils prennent conscience de leur faute, ceux qui ricanent aujourd’hui, Et qu’ils se convertissent ! La joie et le bonheur sont le lot de ceux qui Te recherchent. Ils reconnaissent ton immense bonté, ceux qui ont recours à Toi. Dans ma petitesse, en toute humilité, je T’appelle au secours. Tu es mon soutien, mon libérateur, Seigneur, hâte-Toi !

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Psaume 71 (70)

Confiance de l’homme d’âge en son sauveur

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Seigneur, aujourd’hui, c’est encore près de Toi que je cherche refuge, Car jamais je n’ai fait en vain appel à ton amour. Ecoute-moi, défends-moi, délivre-moi, sauve-moi. Sois pour moi le soutien infaillible, la cuirasse d’acier, Le fort inexpugnable, la protection sans faille ! Mon Dieu, détache-moi des biens terrestres, de mes instincts mauvais ! De Toi seul je puis attendre tout, même ce qui ne me paraît pas possible. Tu es mon unique et fiable espoir depuis que je suis né. Depuis ma tendre enfance, depuis que j’ai quitté le sein, Tu m’as toujours aidé et toujours protégé ; En Toi j’ai conservé une confiance sans bornes. A l’étonnement du monde, grâce à Toi uniquement, J’ai pu rester sur le chemin qui monte. J’en suis si reconnaissant, que chaque jour Je rends hommage à ta grande bonté. Maintenant que l’âge vient et que mes forces déclinent, Soutiens-moi plus encore, car j’en ai bien besoin ! Mes instincts pervers se liguent contre moi et profitent de faiblesses nouvelles Ils me croient désarmé et veulent prendre les commandes de mon corps affaibli. O Dieu, ne reste pas si loin, hâte-toi de me venir en aide ! Remets à leur place ceux qui m’en veulent ! Dénonce leurs forfaits, que la vérité éclate ! Je veux garder l’espoir et Te rendre chaque jour hommage, Je veux proclamer que Tu es bon et publier tes innombrables dons. Je veux dire tout haut combien Tu nous as comblés


Et rendre témoignage à ton incroyable fidélité. Maintenant que je me fais vieux, et que je m’affaiblis, Ne m’abandonne pas ! Que je puisse montrer à mes filles, à mes fils Combien Tu es bon et aimant ! Que mes petits-enfants, Puissent apprendre de moi l’étendue infinie de ta bonté ! Dans tous les aléas et les vicissitudes de cette vie Tu m’as soutenu et, quand je suis tombé, Tu m’as remis debout. Tu m’as fait percevoir la promesse d’un bonheur sans limite. Dans mes dernières années, préserve ma dignité et viens me consoler. Je proclamerai combien Tu es fidèle dans toutes très promesses. O Dieu, aucun moyen ne sera de trop pour Te dire mon hommage. Mon âme et mon corps que Tu as rachetés se réjouissent D’avoir chacun leur part dans cette célébration. Aucun jour ne passera que je Te remercie pour ta grande bonté, Pour ton soutien à mes forces amoindries.

Psaume 72 (71)

Prière pour nos dirigeants O Dieu, accorde aux dirigeants, la droiture du cœur, apprends-leur la justice ! Qu’ils dirigent leur peuple avec sagesse Et traitent avec justice chacun de leurs subordonnés ! Alors la paix et l’équité régneront jusqu’aux confins du monde. Les pauvres, les exclus, les miséreux seront sauvés, leurs oppresseurs punis.

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82

L’exemple leur est donné par celui que Tu as envoyé. Jusqu’au dernier jour, Il sera le modèle. Que le soleil et la lune disparaissent, Il brillera encore, étoile d’espérance. Son œuvre est plus bienfaisante que la pluie qui fait pousser le blé, Que l’ondée attendue par un sol qui se fend de sécheresse. Un jour, Il apportera la paix et la terre connaîtra l’abondance de vrais biens Son règne s’étendra sur la nation la plus lointaine, sur l’océan le plus perdu. Il soumettra ses derniers ennemis, ils Lui feront leur serment d’allégeance. Empereurs, rois, présidents, comme le plus humble des habitants de ce monde, Reconnaîtront qu’Il est le seul guide, le seul maître. Aucune nation ne le reniera plus car Il libère les malheureux qui L’invoquent : Les petits, les exclus seront délivrés des tourments. Il a pitié des pauvres et des indigents, Il les délivre de leurs misères. Il nous libère de l’oppression et l’injustice, Car chacun est pour Lui d’un grand prix. On L’invoquera sans cesse et ses bienfaits seront reconnus publiquement. Les fruits de ses promesses recouvriront la terre en vagues ondulantes, Comme les champs de blé sur la plaine fertile Ou les forêts profondes sur les monts et collines. Même dans les faubourgs grisâtres des villes encombrées, Ces fruits apporteront espoir, bonheur et joie. Chacun trouvera en Lui le vrai sens à sa vie Et Le reconnaîtra comme seigneur et guide. Béni soit le Seigneur, le Dieu de nos parents !


Seul son amour est tout puissant. Béni soit-Il éternellement dans son être de gloire ! Que par Lui, toute la terre retrouve Son honneur et toute sa dignité !

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3e livre


Psaume 73 (72)

Illusion du bonheur des méchants Dieu est bon pour ses enfants, Il aide l’homme droit et sincère, Pourtant j’ai bien manqué tomber, me laisser égarer. J’enviais les méchants, ébloui par leur fausse réussite. Ne paraissent-ils pas détendeurs de tous les biens terrestres, fortune, et puissance ? Ils ne semblent pas souffrir des misères communes. Insolents de confiance en leur sort, ils toisent les petits. Repus et satisfaits, ils se croient à l’abri de toute vicissitude. Leur assurance écrase ; ils ricanent et se moquent De ceux qui n’ont, ni leur chance ni leurs biens. Ils ne craignent ni Dieu ni les reproches de leurs concitoyens. Ils entraînent avec eux ceux qui avalent sans critique Leur verbiage hypocrite. Ils affirment bien haut Que Dieu n’a cure de ce qu’ils font ou disent, Qu’Il a d’autres soucis que de juger leurs actes. Serait-ce en vain que j’ai cherché à garder mon cœur pur, Que j’ai voulu garder mes mains nettes ? Chaque jour, je me découvrais mille besoins, Envieux même, de voisins plus nantis. Si je me laissais prendre à leur philosophie, Serais-je encore fidèle à ma conscience ? J’ai donc bien réfléchi, troublé par l’illogisme. Ce ne fut pas facile, mais j’ai compris le dessein du Seigneur Et j’ai pris conscience de l’héritage qui m’attend. Les méchants, c’est bien vrai, sont sur une pente savonneuse, Ils glissent progressivement vers une déchéance fatale. Ils seront emportés comme par une avalanche. Mirage évanescent, telle est la vraie nature de leur belle apparence. Pourquoi me suis-je donc tourmenté, aveugle et insensé,

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Plus borné qu’un ânon sans cervelle ? Tu m’as pris par la main, Tu me montres la voie : C’est éternellement que Tu m’accueilleras dans une joie parfaite. Que serais-je sans Toi, ô mon Dieu de bonté ? Aucun bien de la terre ne vaut ton amitié. 88

Psaume 74 (73)

Le mal dans le monde O mon Dieu, nous aurais-Tu abandonnés ? Pourquoi tant de misères s’abattent-elles sur tes enfants ? Souviens-Toi des promesses que Tu nous avais faites ! Toi qui nous as rachetés pour nous faire dignes de Toi et de ton héritage, Viens à nous, jette un regard compatissant sur les malheurs du monde ! Le mal est répandu partout indistinctement. Ceux qui Te haïssent dominent. Ils pavoisent. Ta croix est humiliée. Ils détruisent par dépit, portant partout et le fer et le feu. Les initiatives les plus belles et les plus généreuses sont anéanties. Ils pillent et réduisent leurs frères en esclavage, parfois même en ton nom. Nous sommes désemparés devant la tâche immense des droits à redresser, Du climat de confiance et d’amitié à recréer. Jusqu’à quand laisseras-Tu Te cracher au visage ? Laisseras-Tu attenter à ton nom ? Regarde aujourd’hui le mal qui s’étend, Compte ceux qui souffrent parmi tous tes enfants. N’abandonne pas au loup le troupeau sans défense. N’oublie pas les plus pauvres et les plus malheureux.


Souviens-Toi de tes promesses. Arrête les violences ! Que l’opprimé retrouve son honneur ! Que l’exclu, le petit, ne mette pas en vain sa confiance en ta force, Qu’il puisse, sans réticence, T’exprimer son merci ! Lève-Toi, Seigneur, montre-Toi généreux ! N’accepte plus que l’injustice domine toute la terre, Que la violence fasse injure à ta face ! 89 Psaume 75 (74)

Le chemin du Salut vient de Dieu Seigneur, nous savons que Tu es digne d’être aimé. Nous Te rendons hommage, nous proclamons que Tu es le plus grand. Tu as fait et feras de grandes et belles choses. Tu nous as dit : « Au temps que j’ai fixé, je rendrai la justice, Si la terre et tous ses habitants ont perdu la boussole, Je les rassurerai, je fixerai clairement où se trouve le bien Ils se tiendront debout sur un sol ferme et droit. » Vous les arrogants, cessez vos vantardises, courbez la tête, vous les impies ! Ne vous dressez plus contre le créateur, cessez de l’insulter par votre suffisance ! Car ce n’est ni du Nord ni du Sud, ni de l’Est ni de l’Ouest Ni des monts, ni des plaines que viendra le salut. C’est Dieu qui jugera ; Il sait ce qui est bien, Il connaît chaque humain. Il juge en parfaite équité, Il dénonce le mal le plus subtil Il reconnaît devant tous les bienfaits les plus cachés. Quant à moi, j’espère un jour pouvoir jouir de la joie éternelle. Dans cet espoir, je prie le Dieu de mes parents.


J’aspire à voir un jour les bons récompensés Et savoir pardonnés, les méchants repentis.

Psaume 76 (75)

Psaume messianique

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Le Fils s’est révélé, Il s’est fait homme au pays de David. Le Père Lui rendit témoignage. Sa gloire, c’est son humilité. Il a triomphé de la mort par sa force et par sa soumission. Son Père l’a reconnu publiquement et sans ambiguïté. Aux hommes désemparés, acculés à la mort, Il apporte l’espoir, la foi en un avenir tout rempli d’espérance. Il s’est dressé contre les forces du mal, Elles ont cédé et sont en pleine déroute. Sa bonté est vraiment infinie, Sa puissance est celle de son amour. La terre tout entière frémit d’une infinie reconnaissance Devant ta justice et ta bonté pour les plus malheureux. Car ton amour dépasse de loin la justice des hommes. Engagez-vous au service du Seigneur et soyez-Lui fidèle, Car c’est aux humbles et aux petits qu’Il accorde le plus !

Psaume 77 (76)

Psaume pour un jour de désert Mon cri s’élève vers Dieu, c’est un cri d’espérance. C’est à Dieu que je m’adresse. Fasse qu’Il m’entende ! Dans la peine et la souffrance, c’est vers Lui que je me tourne. Je répète ma prière le jour et la nuit mais reste sans réponse. Je suis au désespoir. Rien ici-bas ne peut me consoler. Le souvenir des bontés du Seigneur m’habite, Je me rappelle les jours heureux, les jours d’intimité.


Pourquoi aujourd’hui est-Il si silencieux ? Je m’inquiète : « Dieu m’aurait-Il rejeté à jamais ? » J’en perds le sommeil, mon esprit divague. Ne connaîtrais-je plus jamais l’expérience de son intimité ? Ses promesses resteraient-elles lettres mortes ? Aurait-Il oublié le pardon ? Aurais-je à ce point démérité, Qu’il me boude, exprimant ainsi sa colère ? Je souffre de ne plus retrouver 91 Le Dieu de bonté que j’ai connu jadis. Je me rappelle avec tristesse les jours anciens : L’expérience d’amour qu’Il m’a fait découvrir. Je me remémore l’infinitude d’amour dont Il me fit cadeau. O Dieu, je connais ta justice et ta fidélité à tes enfants. Existe-t-il un être qui Te dépasse ? Tu as montré jadis ta force et ta bonté pour nos Pères, Jacob, Joseph et leurs frères que Tu as rachetés. Les forces de la nature se sont pliées à ta volonté. Les flots de la mer rouge et les eaux du Jourdain Se sont écartés pour ton peuple. Des sources ont jailli du rocher pour abreuver sa soif. Tu l’as fait traverser le désert, il a franchi les monts, Tu as conduit ton peuple en berger attentif. Comme l’or dans le cœur du creuset, Au feu, Tu l’as très longtemps affiné. Par ce temps de désert, moi aussi, Tu m’éprouves Pour que je sois digne, comme jadis Josué, Du bonheur de jouir de ta terre promise.


Psaume 78 (77)

Infidélité du Peuple d’Israël « Ecoute, mon peuple, ce que j’ai à te dire, je vais rafraîchir ta mémoire. Je vais te donner une leçon de sagesse, je te dévoilerai Ce que tu n’as point compris de ton histoire ancienne ! » 92

Nous avons reçu par tradition orale, les récits du passé, C’est à nous de les transmettre aux générations suivantes. Il a donné à son peuple une loi pour qu’il nous la transmette De génération en génération jusqu’à la toute dernière, Pour qu’elles soient plus fidèles et ne renient pas comme elles Leur foi en Dieu et la confiance de leur Père. La densité et la plénitude de la vie rayonnante de Dieu Se révèlent dans ses actes toujours bons et généreux, Dans la force et la constance de son amour. Relisons l’histoire d’Israël : Chaque page nous redit la compassion du Père Pour ses enfants qui constamment le renient. Cette histoire est aussi celle de chacun : Combien de fois nous a-t-il pardonnés et remis debout ? Le Père est plein d’amour, fidèle à ses promesses. Merci, Seigneur, de ta sollicitude !

Psaume 79 (78)

Ne jugeons pas les païens !

(Rm 2 , 1-11)

Seigneur, le monde est plein d’horreurs : tes serviteurs subissent le martyr. Comment peux-Tu laisser tant de crimes impunis ?


Nous ne comprenons pas que Tu permettes au mal de rejaillir chaque jour. Seigneur, viens en aide à ceux qui font de Toi le centre de leur vie. Toi, l’homme qui juges les païens, es-tu si fier de toi ? N’as-tu pas, toi aussi, à demander pardon ? Pourquoi condamnes-tu, si Dieu seul peut juger Et que tu sais qu’Il jugera en parfaite équité ? En condamnant, tu te condamnes toi-même. Aurais-tu oublié les trésors de bonté, de générosité que Dieu te réserva Quand tu hésitais à suivre la bonne voie, Quand ton cœur endurci renâclait à franchir un pas plus difficile ? Crois-tu que ton père a moins de compassion Pour celui qui est, en vérité, ton frère ? Fais confiance à la justice du Père.

Psaume 80 (79)

Prière pour notre délivrance Dieu notre Père, protecteur constant du peuple de tes enfants, Toi qui nous as tous créés et qui es à l’origine de toutes choses, Toi dont l’amour éblouit par sa splendeur insoutenable. Viens à notre secours, montre-nous ton visage bienveillant ! Et nous serons sauvés. O Dieu de lumière, combien de temps nous laisseras-Tu Nous morfondre au désert ? Tu nous nourris du pain de vie. La source où Tu nous abreuves est intarissable, Aujourd’hui, nous sommes enchaînés aux passions mortifères, Nous sommes en proie aux tentations charnelles. Délivre-nous, montre-nous ton visage bienveillant ! Et nous serons sauvés.

93


Tu as fait mille choses pour le peuple que Tu T’es choisi, Comme le saule aux oiseaux, Tu l’as planté dans une terre fertile, Il s’est développé en arbre aux branches innombrables, Ombrageant de ses rameaux les vallées et les monts. Ses racines ont crû jusqu’aux rives de la mer, Et ses drageons se développent jusqu’aux berges des fleuves. 94

Pourquoi ne nous évites-Tu pas la tentation du mal ? Pourquoi nous livres-Tu aux affres du péché ? Ton saule se dessèche, il est rongé de vermines diverses. Viens donc le visiter, le tailler, émonder ses branches inutiles, Protège ceux que Tu as mis au monde ! Tu nous as envoyé ton fils, le Fils de l’homme, mon frère. Fais qu’Il soit notre guide, le chemin qui nous sauve ! Fais que nous découvrions son message de vie ! Relève-nous, montre-nous ton visage bienveillant ! Et nous serons sauvés.

Psaume 81 (80)

L’histoire recommence Dansons, chantons le bonheur de connaître notre Père ! Que la joie éclate dans la fièvre du jour, dans le calme de la nuit ! Que nos rires et nos chants retentissent : « Nous sommes fils de Dieu. » Le bonheur éternel est notre héritage, que pourrions-nous redouter ? C’est le dessein de Dieu que nous soyons heureux. Ne fit-Il pas le bonheur de son peuple ? C’est l’espérance et la foi qui font de nous des enfants confiants. Seigneur, l’histoire de ton peuple est l’image de la mienne :


Tu l’as délivré d’un très lourd esclavage, Il a crié vers Toi son angoisse persistante et Tu l’as écouté. Malgré sa confiance hésitante, Tu l’as abreuvé d’une eau rafraîchissante. Tu l’as mis sur ses gardes, Tu lui as dévoilé le danger des biens de cette terre, Idoles modernes qui détournent de la vraie liberté. Tu lui as dit : « Tends tes mains, que je te rassasie ! » Comme moi, Seigneur, il ne t’a pas écouté et a choisi des chemins sans issue. Dans le grand respect que Tu as de sa dignité propre, Tu l’as laissé libre de suivre ses idées. Pourquoi, Israël, ton peuple ne T’a-t-il pas suivi ? Tu l’aurais, bien plus tôt relevé, délivré de ses peines, Accordé l’abondance de tes dons. Pourquoi, Seigneur, ai-je, moi-même, si longtemps résisté, A ton amour, à l’appel de ta grâce ? Et, pourtant, Tu es là, Tu m’aimes comme je suis.

Psaume 82 (81)

Les dirigeants malhonnêtes Dresse-Toi, Seigneur, admoneste les dirigeants iniques, Eclaire-les sur leurs forfaits. Dénonce clairement leurs mauvaises décisions. « Jusqu’à quand serez-vous malhonnêtes dans vos jugements, Choisirez-vous votre profit aux dépens de la pure équité ? Soyez justes et bons pour l’orphelin ou l’exclu, Du pauvre et de l’opprimé, soulagez les misères, Délivrez-les du pouvoir de ceux qui les maltraitent ! » Aujourd’hui, ils ne veulent ni comprendre ni même entendre, Ils s’entêtent dans leurs visions. Seraient-ils donc aveugles ?

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Ils déstabilisent jusque dans ses fondements la société humaine. Et pourtant, n’est-ce pas de Toi qu’ils tiennent l’autorité qu’ils exercent ? Ne sont-ils pas aussi les fils du Père très bon ? Ne sont-ils pas destinés comme nous tous, comme les princes et les rois A perdre leur vie terrestre et passer en jugement ? C’est à Toi, qu’un jour, ils devront rendre compte.

Psaume 83 (82)

Pour être délivré d’ennemis décidés à me perdre O Dieu, réponds-moi, ne sois pas sourd à mes cris de détresse ! Je sais que Tu es sensible aux appels au secours. Tout ce qui est en moi, de trouble, de craintif, de manque de confiance, Se ligue contre Toi, je me sens dominé, asservi, ligoté. Tout mon être de chair me chuchote : « Ton Dieu est bien lointain, Il n’a cure de toi, oublie-le. Comment pourrait-Il, s’Il existe, tolérer tant de misère sur terre ? » Egoïsme, lâcheté, raisonnement d’une logique trop humaine, Attirance des plaisirs, paresse, dureté de cœur, confiance en mes seules idées, Se liguent contre moi pour m’écarter du chemin que Tu m’as indiqué. Seigneur, aide-moi à maîtriser ces chiens, A voir clairement qu’ils m’entraînent où je ne veux pas aller ! Démonte leurs complots. Que la vérité éclate en plein jour ! Que je sois convaincu ! Que les voiles de ténèbres se déchirent, Me montrant la noirceur des desseins de mes vrais ennemis ! Fais-moi accepter de m’aimer comme je suis !


Fais-moi percevoir que Tu m’aimes malgré mes pauvretés ! Balaie mes peurs, mes manques d’espérance, comme des fétus de pailles, Feuilles mortes qui encombrent le seuil de ma maison ! Lave à grandes eaux, mon cœur tout encroûté et trop plein de lui-même ! Montre-moi la voie du service et de l’humilité, comme au soir du lavement des pieds ! Redouble ma confiance en ton amour, qu’elle devienne celle 97 De l’enfant repu qui s’endort sur le sein de sa mère ! Car Tu es le Seigneur, celui qui est bon sans limite.

Psaume 84 (83)

Chant d’allégresse du pèlerin en haute montagne Que ta création est belle, Seigneur ! Quelle grandeur dans tout ce que Tu fais ! Mon âme se languit dans la plaine uniforme, Dans l’espérance d’une montagne en gloire. Mon cœur se languit, dans la médiocrité, De l’espoir de Te trouver en face de la beauté. Si petits soyons-nous, frêles oisillons en quête d’un abri, Tu nous procures, dans ce monde merveilleux, une place de choix. Heureux sont tes enfants qui vivent en ta présence ! Heureux qui Te retrouve dans le feuillage d’automne, La neige et le soleil, les aiguilles, les séracs, image du chaos ! Heureux l’homme qui trouve en Toi sa force, A l’image des glaciers qui érodent patiemment les parois de granit ! Heureux l’homme qui Te cherche ! Comme un névé pentu, Il est source d’eau vive, gage de fertilité pour les plaines assoiffées. Heureux l’homme qui T’approche en gravissant les sentes !


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Il descendra plus riche nourri par ta force. Seigneur, créateur du monde, écoute la prière de celui qui Te cherche, Prête l’oreille, ô Dieu, à celui qui T’appelle ! Jette un regard d’amour sur celui qui T’a choisi comme guide ! O Seigneur, qu’il est bon d’être devant Toi, Face à la beauté que Tu as créée pour notre bonheur, Car elle est, à l’image de ta générosité, sans limite ! O Dieu, ce roc solide où je m’accroche, Corde d’assurance qui est mon espérance, Je veux être honnête, fidèle à mes engagements. Misant tout sur ta force, soutien de ma faiblesse.

Psaume 85 (84)

Le monde nouveau Seigneur, Tu as tant de fois pardonné à ton peuple, Tu lui as rendu sa dignité, par lui seul bafouée. Tu as voulu oublier son péché, le voiler pudiquement. Jamais ta colère, pourtant bien méritée, ne s’est déchaînée. Jette sur nous aussi un regard de pitié ! Oublie toute ta tristesse devant notre faiblesse ! Nous avons mérité reproches et remontrances Ta colère serait justice : nous T’avons tant peiné. Remets-nous debout, rends-nous l’honneur que nous avons perdu, Et notre joie sera grande, et plus grand encore notre reconnaissance ! Seigneur, pardonne-nous, sauve-nous ! Je m’imprègne, Seigneur, des paroles apaisantes Que Tu adresses à ton peuple, à tes enfants, A tous ceux qui se tournent vers Toi.


Oui, Seigneur, ton règne est proche pour ceux qui Te cherchent. Nous revivrons bientôt dans la splendeur de ta résurrection. Le monde nouveau que nous espérons, s’ouvrira devant nous : La droiture et la bonté s’uniront pour régir les relations humaines. Justice et paix régneront entre nous. Nous connaîtrons l’entière vérité. Le bien et le mal apparaîtront sans aucune ambiguïté. 99 Nous verrons Dieu, dispensateur de tous les biens. Tous les produits de la terre seront bons. Justice et bonté ne seront qu’une seule et même vertu, O Toi, Dieu, source inépuisable de justice et d’amour !

Psaume 86 (85)

Le Seigneur est mon guide Tends l’oreille, Seigneur, écoute-moi ! Car j’ai besoin de Toi : je ne crois plus en ma force. Je veux me consacrer à Toi, mais mon corps est faible. Je me fie à Toi, réponds à ma confiance ! Tu es mon Dieu et je veux qu’on le sache. Donne-moi la paix, accorde-moi la sérénité ! Je sais que Tu es bon, que ta bonté dépasse tout ce que j’imagine. Tu es plein d’amour pour ceux qui s’adressent à Toi, Plein d’attentions aussi pour ceux qui ne te reconnaissent pas. Ecoute ma prière, Seigneur, sois attentif à mon appel ! En ce jour de confiance, c’est à Toi que j’adresse ma prière. J’ai foi dans ta bonté : Tu m’exauceras. Plus grand, plus généreux que Toi cela n’existe pas. Toute ta création est là pour rendre témoignage, Et dire aux hommes qu’ils sont gâtés par un Dieu magnanime.


Ton amour, Seigneur, n’a pas d’égal : c’est en lui que réside ta grandeur.

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Montre-moi le chemin, la voie qui mène à Toi ! Seigneur, enseigne-moi l’humilité, la confiance sans limite en ton amour ! Je veux que le monde entende que Tu es admirable et digne d’être aimé. Car Tu T’es montré pour moi, plein de miséricorde. Tu m’as sauvé d’un néant effroyable. O Dieu, Tu sais combien nombreuses sont mes attaches au mal. Combien je suis tenté par les bonheurs terrestres, Combien mes ennemis internes me pourchassent Pour me détourner de Toi, mon Dieu. Tu es un Dieu qui pardonne, un Dieu sauveur, Fidèle à ses promesses, respectueux de notre liberté. Aie pitié de moi, tourne ton regard vers ton serviteur ! Donne-moi la force d’être exclusivement à Toi ! Comme, Marie, ta servante qui ne renia jamais le « fiat » du premier jour, Accorde-moi la faveur du soutien de ton bras, sois ma force ! Ceux que Tu mettras sur ma route en profiteront.

Psaume 87 (86)

Dieu appelle tous les hommes. Primauté de l’Eglise Le Seigneur a de délicates attentions envers le peuple qu’Il s’est choisi. Son cœur va vers ceux qui Lui font toute confiance. Toi, notre Eglise, un destin royal t’est réservé. Fais-lui honneur !


De l’Orient à l’Occident, d’un pôle à l’autre, t’attendent des peuples innombrables. Certains, à leur manière, ont découvert leur voie de sanctification, Mais, c’est toi que le Seigneur a désigné comme vrai porte-parole. O quelle joie quand, grâce à ton Eglise, tous les peuples Te trouveront. Toi, mon Dieu, source de tout bien, cause de notre joie !

Psaume 88 (87)

Quand tout espoir semble perdu Seigneur, mon Dieu, sans répit j’appelle au secours, La nuit je ne dors plus, étreint par mon angoisse. Que ma prière parvienne jusqu’à Toi, que mes sanglots Te touchent ! J’ai trop souffert, je sens ma mort toute proche, Car, suis-je vraiment vivant si j’ai perdu l’espoir ? Je suis à bout de force. Il ne faut plus grand-chose Pour que ma tombe s’ouvre et que je m’y laisse choir. Je ne vois pas le bout de ce tunnel. Je marche dans les ténèbres Je me sens oublié. Suis-je déjà condamné ? Pourquoi me laisses-Tu, seul au fond d’un puits ? Ne serais-je plus digne d’un regard de pitié ? Aurais-je mérité le poids de ta colère ? Mes amis m’ont lâché. J’ai perdu tout honneur. Je ne vois pas d’issue. J’ai pleuré toutes mes larmes. Seigneur, je T’invoque chaque jour, je tends mes mains vers Toi, Si je n’étais plus rien, m’écouterais-Tu ? Serais-Tu fidèle à un zombi ? Aimerais-Tu un mirage évanescent ?

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Seigneur, je T’appelle depuis le grand matin, Pourquoi restes-Tu silencieux ? Pourquoi me caches-Tu ton visage ? Il y a si longtemps que ton absence me pèse, J’ai peur de mériter mes tourments, d’en être responsable. Ma douleur est trop forte, je me sens assailli de toutes parts, Seul au milieu des loups, perdu dans un brouillard opaque. Seigneur, guide-moi hors de ce désert, Rends-moi l’espoir d’un monde meilleur !

Psaume 89 (88)

Dieu n’a pas oublié les promesses faites à David Je veux proclamer sans cesse l’amour du Seigneur, Je veux dire aux générations combien Tu es fidèle, ô mon Dieu. Tu nous l’as affirmé : « L’amour est conçu pour durer, Je serai fidèle à mes promesses maintenant et toujours. J’ai conclu avec David une alliance, je suis lié par mon serment, Je prendrai soin de ceux qui ont repris sa succession, Je les protégerai et les garderai debout, tant qu’il le faudra. » Dieu est le plus grand. Il est le plus grand par la justice et la bonté. Tu écrases le mal après l’avoir vaincu, Tu disperses ses suppôts et Tu nous délivres. Le ciel comme la terre sont ta propriété, Tu les as créés avec tout ce qu’ils renferment. Du levant au couchant, du pôle nord au pôle sud, Tout tient de Toi son existence. Tu donnes à tout vivant sa vie et sa force. Tu étends le bras et le monde obéit. Mais tes ordres se fondent sur le droit et la justice,


Tes actes sont inspirés par l’amour et la fidélité à tes promesses. Aimé soit le Seigneur par tous et pour l’éternité ! Amen !

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4e livre


Psaume 90 (89)

La vie est courte Seigneur, ta protection, Tu nous la garantis Avant que le monde n’existât, avant le « Big Bang » Tu étais. Tu es Dieu. Nous, les humains, Tu nous destines à retourner à la terre, Tu as dit « Fils d’Adam, vous retournerez à la poussière » Le temps, pour Toi, n’a pas le sens qu’il a pour nous, Mille ans ne sont pour Toi que l’instant d’un clin d’œil. Tu en disposes et l’homme est vite flétri Comme l’herbe, fraîche le matin, se fane à la brune Si au milieu du jour, elle a senti le tranchant de la faux. Vraiment peu de jours sont heureux sur cette terre. Est-ce l’effet de ta colère ? Avons-nous mérité ton courroux ? Tu connais tous nos manquements ; rien n’échappe à ton regard. Sans ton amour nos vies perdent tout sens, Nos années se dissipent derrière nous comme franges de brouillard. Nos âges atteignent soixante-quinze et même quatre-vingts ans, Mais ces années ont apporté tant de peines et tant de déceptions. Le temps passe si vite. Combien en reste-t-il pour moi ? Ton absence est pénible, nous craignons ta sévérité, Où donc est passé ton pardon ? Apprends-nous à apprécier le temps que Tu nous donnes, Que nous ayons une attitude sage, une juste vision du monde ! Reviens, Seigneur, ne tarde plus, aie pitié de tes serviteurs ! Dès demain montre-Toi généreux, accorde-nous ton pardon ! Et nous serons heureux, pleins de joie et de reconnaissance.

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Que notre temps d’épreuves se change en temps de grâces ! Que nos années s’illuminent de joie ! Montre-Toi généreux envers tes fils, Rends la dignité à ceux qui T’aiment, Montre-nous la douceur de ton amour ! Que notre travail soit efficace ! Que nous trouvions la récompense de nos efforts ! 108

Psaume 91 (90)

Confiance dans la protection divine Toi qui vis sous la protection de Seigneur, Toi qui Lui fais confiance, dis-lui : « Tu es mon refuge, mon abri fortifié, Mon Dieu à qui je me confie entièrement. » Car c’est Lui qui te délivrera des pièges du chasseur, De la maladie qui peut te perdre. Il te mettra sous son aile, Au creux de son épaule, tu trouveras un abri sûr. Finies les angoisses nocturnes. Tu n’auras plus à craindre La balle perdue qui frappe aveuglément, La maladie sournoise qui te cloue sur ta couche, Ni le mal qui t’atteindrait en pleine activité. Dix mille hommes tomberaient-ils à tes côtés Que tu resterais debout. Tu verras, bienheureux, resplendir la gloire de ton Père, Même si devant toi sont punis ceux qui renient Dieu. Car tu as mis ta foi en Dieu, et donc Il te protège. Aucun mal ne pourra t’atteindre, Car Dieu a mis en garde ceux qui te veulent du mal. « Tu seras plus vif que le serpent, plus fort que le lion Puisqu’il me fait confiance, je le délivrerai. Je le protègerai puisqu’il me prend comme guide.


S’il fait appel à moi, j’accourrai et le ferai libre, Il jouira du bonheur éternel et il me verra, Dans mon éblouissante vérité. »

Cantique pour le jour du Sabbat

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Psaume 92, (91)

Qu’il est bon, Seigneur, de te louer et de s’émerveiller devant Toi ! Qu’il est bon, dès le matin, de reconnaître ta bonté Et, le soir tombé, la constance de ton amour ! Qu’il est bon d’exprimer, si nous le pouvons, Notre reconnaissance, par des chants et la danse ! J’admire ta création, Seigneur, et me réjouis D’y voir la trace de tes mains. Seigneur, que tes œuvres sont belles et admirables tes projets ! Stupide étais-je de ne pas le voir, insensé serais-je de ne pas l’admettre. Mais les tentations m’accablent et je suis encombré de mille penchants mauvais. Je sais pourtant que jamais ils ne feront mon bonheur. Toi seul, Tu as les promesses d’éternité. Je crois Seigneur que tes ennemis en moi seront vaincus, Tous ces artisans du mal céderont. Car Tu me relèves et me soutiens Comme un père relève son enfant blessé dans sa chute. Grâce à Toi, je puis regarder en face ce qui me fait mal Et me réjouir de le voir céder. Comme les justes, je veux m’élever droit comme le peuplier, M’épanouir comme le chêne. Enracinés dans ta foi, ils grandissent Et se multiplient pour rendre honneur à Dieu. Jusque dans la vieillesse ils restent pleins de sève 1. Le sabbat est ici l’image de la période de repos après une vie de travail.

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Et se couvrent de fruits. Pour dire au monde que le Seigneur est bon et juste, Lui, le roc, mon assurance 2.

Psaume 93 (92)

La royauté de Dieu 110

Le Seigneur a tout créé ; la création est preuve de sa grandeur. La terre serait-elle détruite ainsi que l’univers tout entier, Qu’Il demeurerait encore, car Il est éternel. Surmontant le fracas de l’orage, le grondement des chutes d’eau, La voix du Seigneur se fait entendre, plus forte que toutes les autres voix. Les flots puissants de la mer déchaînée Lui obéissent aveuglément. Tes promesses et tes cadeaux sont donc dignes de foi, Ta fidélité est sans borne et pour l’éternité.

Psaume 94 (93)

Appel à la conversion des mauvais dirigeants Seigneur, défenseur des opprimés, Dieu, protecteur des exclus, Montre-nous ta détermination, dresse-Toi, rends justice ! Montre aux orgueilleux leur fausse route, appelle-les à se convertir ! Jusqu’à quand Seigneur, les méchants seront-ils triomphants ?

2. L’assurance n’est pas un contrat de sécurité mais la corde d’assurance de l’alpiniste qui lui laisse toute liberté de monter à son rythme tout en lui donnant confiance parce qu’à chaque instant il sait pouvoir compter sur un geste d’amour salvateur.


Ils se répandent en discours arrogants, Ils se vantent de leurs mauvaises actions. Ils piétinent ton peuple, Seigneur. Ce sont tes héritiers qu’ils oppriment. Ils tuent la veuve et l’orphelin, racistes, ils éliminent l’étranger. Ils disent : « Le Seigneur ne nous voit pas, Le Dieu de nos pères ne prête pas attention. » Tâchez de comprendre, gens stupides ! Imbéciles, quand atteindrez-vous la sagesse ? Le créateur de l’oreille humaine, n’entendrait-il pas ? Le créateur de l’œil humain, ne verrait-il pas ? Le législateur suprême, ne châtierait-il pas, Lui qui a donné à l’homme son discernement ? Le Seigneur voit au fond du cœur de l’homme, Vos propres réflexions sont sans aucune consistance. Heureux est l’homme, Seigneur, qui a reçu ton enseignement, Celui qui suit ta loi ! Tu lui accordes la paix. Celui qui s’obstine dans le mal, aura son châtiment, Au dernier de ses jours, à la fin de son temps. Car le Seigneur est fidèle à celui qui Lui fait confiance, Il n’abandonne pas ses héritiers, Mais sa justice est immanente et sera appliquée, Les hommes droits s’en réjouiront. Qui, sur cette terre, se dresserait avec moi, Pour lutter contre le mal ? Qui me défendrait ? Si le Seigneur ne m’avait soutenu, Depuis longtemps j’aurais perdu l’espoir. Mais dès que je dis : « Mon pied chancelle » Ta bonté, Seigneur, est à mon côté, Tu viens me consoler de mes angoisses. Tu m’apportes la paix et la sérénité.

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Le Seigneur est mon refuge inexpugnable, ma protection sans faille. Jusqu’au dernier jour, Il attend la conversion, De ceux qui s’obstinent dans le mal ici-bas. Sa justice aura le dernier mot, s’ils refusent son pardon.

Psaume 95 (94) 112

Appel à la louange Venez, crions de joie, acclamons le Seigneur, notre force et notre salut, Venons à Lui, accueillons-Le avec des chants de joie et de reconnaissance ! Dieu est grand, le monde Lui appartient. Qui pourrait Le surpasser ? Du plus profond des gouffres océaniques, jusqu’aux sommets des monts, Tout est à Lui. Les mers sont sa propriété, car Il les a créées, Plaines et collines, pics et glaciers sont œuvres de ses mains. Venez, prosternons-nous, adorons le Seigneur qui nous a tous créés ! Il est notre Dieu, nous sommes son peuple, le troupeau dont Il est le berger. Ecoutons-Le, accueillons son enseignement ! Oublions nos revendications ! Que notre cœur mollisse ! Ne suivons pas l’exemple de nos pères Qui, à Massa et Mériba, provoquèrent leur Dieu, oubliant ses bontés. Ils méritèrent le mépris, enfants sans mémoire, s’opposant aux désirs de leur père. La justice eut voulu qu’ils fussent condamnés, mais Dieu leur pardonna.


Psaume 96 (95)

La splendeur des manifestations de Dieu Acclamons le Seigneur, sans nous lasser. Qu’il soit acclamé par toute la terre ! Que chacun reconnaisse qu’Il est digne d’être aimé et le proclame bien haut ! Faisons connaître à tous et chaque jour qu’Il est notre sauveur ! Racontons les splendeurs de ses actions, les merveilles qu’Il accomplit pour nous ! Car le Seigneur est grand et digne de notre reconnaissance. Rien n’est plus grand que Lui. Les dieux des païens ne sont que des mirages. Notre Seigneur a créé l’univers. Sa grandeur dépasse toute imagination, L’éclat de son visage est si éblouissant que nous ne pouvons Le regarder de face. Peuples de la terre, rendez hommage au Seigneur, reconnaissez son autorité, Rendez-lui les honneurs dus à son rang, apportez-Lui en présents Votre vénération, votre amour et votre collaboration ! Adorez-Le, peuples de la terre, purifiez-vous, préparez son passage ! Dites au monde tout entier : « Notre Seigneur est roi Il est l’avenir de l’univers, rien ne disparaîtra qu’Il veuille conserver ! » Il est juste et bon pour tous les hommes. Réjouissez-vous ses créatures ! Que la terre s’épanouisse en reconnaissance ! Que des mers et des océans s’élèvent des grondements de joie ! Que les champs et les forêts tressaillent avec leurs habitants,

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Pour exprimer la joie d’accueillir le Seigneur. Car Il viendra pour gouverner la terre ; Dans le monde nouveau, justice et bonté régneront.

Psaume 97 (96)

Dieu avant toute chose 114

L’univers tout entier dit sa joie d’avoir Dieu pour maître. Réjouissons-nous, nous ses enfants et où que nous soyons. Il est caché à nos yeux, mais nous le savons juste et bon. Il se révèle aux petits, Il est humilité et discrétion. Sous ses pas, fleurissent tendresse et compassion. Et pourtant la puissance de son amour est totale, Devant Lui, les montagnes s’effacent, toute la terre frémit. La création rend hommage à sa justice et sa bonté. Malheur à ceux qui L’ignorent et adorent des faux dieux, Malheur à ceux qui cherchent le bonheur dans des futilités ! Joie pour ceux qui Le suivent et savent Le reconnaître, Là où Il est vraiment, auprès des gens simples et droits. Car, Seigneur, Tu es le vrai maître du monde, Celui qui veut le bien et respecte la liberté. Seigneur, Tu détestes le mal et ceux qui s’y attachent. Tu veilles sur tes brebis, les protèges du loup. La lumière de l’espoir se lève à l’horizon, L’homme droit s’en réjouit. Chantons au Seigneur un chant de merci, Rendons hommage à sa personne !


Psaume 98 (97)

Psaume messianique Chantons ce psaume au Seigneur, car ses œuvres sont belles ; Par son incarnation, Il a vaincu le mal. Le Christ a manifesté le salut que son Père réservait à son peuple. Il s’est montré bon pour chacun de ses enfants. Il a accompli ses promesses : 115 Il a respecté les termes de l’alliance Qu’il avait scellée avec son peuple élu. Maintenant chacun sait qu’il est l’héritier du Père. Acclamons le Seigneur, qui que nous soyons, Réjouissons-nous, chantons, soyons heureux ! Remercions-Le par des cris, des chants, la musique, Inventons des poèmes, des psaumes de louange, Créons des mélodies, exprimons de notre mieux Combien nous sommes heureux de dire toutes ses merveilles ! Que la nature aussi manifeste sa joie, La terre, les océans, le ciel et tous leurs habitants, Que les ruisseaux murmurent et que les volcans grondent En signe de reconnaissance pour le Seigneur qui est venu ! Car c’est l’univers tout entier qu’Il est venu sauver. Il le traitera avec justice et miséricorde. Avec les hommes qui l’habitent, il héritera de l’éclat Et de la densité de sa vie rayonnante.

Psaume 99 (98)

Notre Seigneur est grand Le Seigneur est notre maître et notre guide. Dieu est au cœur de notre foi, Il a préséance sur tous. Acclamons-le pour ce qu’Il est : Grand, puissant, bon et miséricordieux !


Il dirige le monde avec justice. Il personnifie l’équité, Acclamons le Seigneur, Jetons-nous à ses pieds !

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Moïse et Aaron l’ont servi Samuel et bien d’autres l’ont invoqué. Il leur parlait tout en restant caché. Eux L’écoutaient et observaient les préceptes et la Loi. Seigneur Dieu, Tu exauçais leurs prières Tu les récompensais dans leurs actions Tu les punissais de leurs manquements. Acclamons le Seigneur, notre Dieu, Prosternons-nous devant Lui Car Il est le Messie, le Seigneur, notre Dieu !

Psaume 100 (99)

Louange sous forme de remerciement Acclamons le Seigneur sur toute la terre, Soyons heureux de pouvoir Le servir ! Venons, réjouissons-nous de sa présence ! C’est Dieu notre Seigneur, Il nous a faits, Nous sommes ses enfants, Le peuple qu’il s’est choisi Allons vers lui en chantant, Inventons-Lui des psaumes nouveaux. Honorons-Le ! Disons tout le bien Que nous pensons de Lui ! Car Il est bon, Il pardonne sans hésitation, Il respecte sa promesse, l’alliance qu’Il a scellée avec nous.


Psaume 101 (100)

Prière du bon dirigeant Seigneur, que la justice et la bonté m’inspirent. C’est à Toi et à ton honneur que je dédie ce psaume. J’ai choisi la voie droite et je m’y tiendrai. Quand Te verrai-je venir à ma rencontre ? Dans ma famille je veux être d’une honnêteté parfaite, Agissant en pleine conformité avec ce que je dis. Rejetant toute hypocrisie, de mon cœur je bannirai le mal. Avec lui point de compromission ; Même les désirs malsains, n’y auront pas de place. Je refuserai de me commettre avec de faux amis, Ceux qui prônent le mal ou qui s’y complaisent. Je ne tolérerai pas que, devant moi, on calomnie. Je ne favoriserai pas les ambitieux, Ceux qui me flatteront pour avoir des faveurs. Je prendrai soin de ceux qui sont honnêtes. Je traiterai comme un fils celui qui est sincère. Le fourbe ne trouvera pas sa place parmi les miens, Je ne serai pas complice d’un mensonge. Tous les jours de ma vie je combattrai le mal, Et tâcherai de relever ceux qui seront tombés.

Psaume 102 (101)

Prière d’un grand-père en peine à cause de la mort d’un tout petit enfant Seigneur, écoute ma prière, que mon cri parvienne jusqu’à Toi ! Ne me refuse pas ton regard au jour de ma détresse. Prête-moi l’oreille, c’est à Toi que je m’adresse, réponds-moi ! La tristesse me ronge, dans ma poitrine mon cœur se ratatine, L’angoisse m’étreint, j’ai peur de perdre espoir.

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118

La douleur de mes enfants m’envahit, elle me submerge. Vois combien ils souffrent ! Un trop plein d’amour, maintenant sans objet, Brûle leur cœur blessé. Oiseaux désemparés, ils tournent autour du nid. Ils pleurent dignement, déchirés dans ce qu’ils ont de plus intime. Comme des pélicans blessés, ils saignent d’un cœur trop grand. Comme les hiboux, leur plainte est déchirante. Ils en perdent le sommeil, ils oublient de manger. Leur pain goûte la cendre, leur vin est étendu de larmes. Seigneur, Toi qui leur veux du bien, apaise leurs tourments ! Que mes larmes tarissent ! Ma vie approche du terme. Aie pitié du vieil homme qui souffre ! Seigneur, Toi qui es immortel, songe à ceux qui doivent encore mourir, Viens en aide à ceux qui restent et que la mort frappe ! Nous savons que plus tard, Tu réuniras ceux qui se sont aimés, Mais la mort reste un mystère qui nous révolte. Nous ne pouvons te dire « Amen » quand un petit enfant nous quitte. Sache, Toi qui appelais à Toi les tout petits enfants Que, même si Tu leur réserves un bonheur éternel, leur départ est cruel ! A nos yeux l’injustice est criante. Où donc est-il, ton cœur de père ? Seigneur, nous ne pouvons comprendre. Contre toute logique, Seigneur, nous gardons la confiance, Seul un petit enfant perçoit ce que nous ne pouvons voir. Merci de son exemple. Donne-nous l’espérance, la foi et la confiance dans cet amour


Que ton Fils, en ce jour de Noël, nous apporte en cadeau ! Au commencement Tu as créé la Terre, et Tu nous l’as confiée. Chaque enfant est un don que Tu nous accordes. Toi seul sais ce qui fait leur bonheur. Quelles que soient les souffrances que le Mal leur inflige, Tu les assistes et les remets debout. Viens en aide à tes enfants, montre-leur ta bonté, Insuffle-leur un courage renouvelé ! Le jour où Tu les appelleras, ils pourront comprendre Comment Tu mènes le monde, comment ta justice et ta miséricorde Sont les reflets d’un amour infini.

Psaume 103 (102)

La bonté du Seigneur (Louange) O mon âme, bénis le Seigneur, dis tout le bien que tu penses de Lui ! Remercie le Seigneur, souviens-toi de tout ce qu’Il fait pour toi ! C’est Lui qui pardonne toutes tes fautes, Lui qui te guérit de tes mauvais penchants. C’est Lui qui te sauve de la mort éternelle, te comblant de biens impérissables. C’est de Lui que tu reçois tout ce qui est bon, Grâce à Lui, comme le Phénix tu renais de tes cendres. Le Seigneur est juste, Il fait droit à l’opprimé. Le Seigneur est bon, son cœur est plein d’amour, Miséricordieux, Il pardonne sans réticence. Il est franc et droit, déteste la chicane et refuse la rancune. Il ne nous traite pas en fonction de nos fautes, Son châtiment n’est pas en proportion de nos péchés. L’étendue du cosmos n’égale pas l’infinitude de son pardon.

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Il rejette nos fautes plus loin que les dernières nébuleuses. Comme un père qui prend soin de ses enfants, Le Seigneur a pitié de ceux qui se réfèrent à Lui.

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Il sait que nous sommes faits de chair, faibles et limités. La volonté de l’homme est comme la fleur des champs, Elle s’épanouit, se dresse et parade, Vienne le vent, elle se courbe et flétrit. Par contre, la bonté du Seigneur est sans limite dans le temps et l’espace. Elle est promise de génération en génération à ceux qui Le révèrent, A ceux qui sont fidèles à son alliance et agissent en conséquence. L’autorité du Seigneur s’étend au monde entier. Il règne sur tous. Toutes les créatures, soyez les témoins de sa grandeur ! Où que vous soyez, reconnaissez votre entière dépendance. O mon âme, bénis le Seigneur, dis tout le bien que tu penses de Lui.

Psaume 104 (103)

Hymne au créateur O mon âme, bénis le Seigneur, dis-Lui tout le bien que tu en penses ! Tu es grand Seigneur, personne n’atteint ta plénitude. Ta splendeur nous éblouit, ta majesté nous dépasse. Ton vêtement est de lumière, le firmament est ta couronne. En dominant les eaux, Tu fais montre de ta force. Le déchaînement des vents, la cavalcade des nuées, Sont signes de ta puissance. L’orage, comme la brise sereine, nous parle de Toi. Tu as créé la terre dans son évolution.


Elle est pour nous une maison solide. Tu l’as couverte d’océans, sources de la vie. A l’origine, ce manteau recouvrait toute terre. De par ta volonté, il s’est déchiré, Dans un déchaînement de forces titanesques. Les monts se sont élevés et les vallées creusées. Les mers, les océans et les fleuves ont trouvé, Leurs espaces réservés. Tu les y as confinés. Les sources ont formé les torrents de montagne 121 Qui fertilisent les vallées et les plaines. Les troupeaux domestiques et les bêtes sauvages, Viennent s’y abreuver. Dans les roseaux des rives, Dans les arbres des berges, les oiseaux viennent nicher. Par leurs trilles et leur piaillement, ils Te remercient. Sur les flans des montagnes tes pluies tombent abondamment La terre est rassasiée, l’herbe croît pour nourrir le bétail, Sur la terre irriguée pousse le blé qui nourrit l’homme, La vigne qui réjouit le cœur, les fruits et les légumes. Le hêtre, le pin et le chêne majestueux, comme l’humble sorbier, Se développent et abritent le petit moineau et la buse rapace. Les cimes rocheuses voient s’ébattre des bouquetins agiles Sous les rochers stériles, se nichent les marmottes. Tes astres parcourent le ciel de nos nuits, et règlent notre temps. Chaque jour nous sommes assurés du lever du Soleil. L’ombre de la nuit permet aux bêtes nocturnes de chasser : Aux lions, aux renards, aux hiboux et aux chauves-souris, De trouver leur pitance journalière. Aux premières lueurs de l’aube, Ils regagnent leurs abris et c’est l’homme qui s’éveille. Il peut alors vaquer à son travail et nourrir sa famille. O Seigneur, que tes œuvres sont belles, elles sont innombrables. Ta sagesse se découvre dans toute ta création. L’univers est rempli de tes œuvres ; elles sont multitude.


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Les océans recèlent d’innombrables créatures vivantes, Depuis le plancton minuscule jusqu’à la baleine géante qui s’en nourrit. Les vaisseaux les parcourent et rapprochent les peuples. Tous ces êtres vivants reçoivent de Toi la nourriture qu’ils attendent. Ta bonté les pourvoit de tout ce qu’il faut pour vivre. Ils dépendent de Toi et Tu ne les déçois pas. Les oublierais-Tu qu’ils en seraient désemparés. Retire-leur ton appui, ils retourneraient au néant. C’est ton esprit qui renouvelle la face de la terre. La gloire du Seigneur, c’est sa création et elle est merveilleuse. Qu’Il puisse en tous temps s’en féliciter ! Qu’elle Lui exprime sa reconnaissance, Lui qui a la possibilité de tout annihiler, Lui qui, s’Il le veut, peut embraser les montagnes. Je chanterai les merveilles du Seigneur, tant que je le pourrai. J’inventerai de nouvelles louanges tant que je vivrai. Que ma méditation Lui soit agréable ! La seule vraie joie, c’est avec Lui et en Lui que je la trouverai.

Psaume 105 (104)

Histoire de la bonté de Dieu pour son peuple Rendez hommage au Seigneur, acclamez-Le, Annoncez aux nations tout le bien qu’il vous fit ! Louez-le en paroles et par des chants ! Racontez les bontés qu’Il eut pour vous, Soyez fiers d’être ses enfants ! Que la joie inonde le cœur de ceux qui Le recherchent ! Découvrez l’action du Seigneur dans tout ce qui advient, Recherchez son regard.


Rappelez-vous les merveilles qu’Il fit pour vous, Les miracles accomplis et ce qu’ils signifiaient. Comme Israël, ton peuple, Seigneur, Tu me guides et me protèges, Depuis ma tendre enfance, Tu prends soin de moi. Quand je regarde le déroulement de ma vie, Je vois l’action de ta bonté. Tu m’invites sur un chemin qui conduit à Toi, Fidèle à tes promesses, à chaque faux pas Tu me relèves Et m’appelles à poursuivre ma route, Celle que Tu me souhaites, Père plein de bonté.

Psaume 106 (105)

Infidélité de l’homme et fidélité de Dieu Reconnaissez que le Seigneur est digne d’être aimé, Car Il est bon et Il le sera éternellement ! Qui est digne de raconter ses actions merveilleuses ? Qui est capable d’exprimer combien Il est bon ? Pense à moi, Seigneur, viens m’assister dans la tâche que j’aborde Afin que je jouisse de la joie d’être choisi comme ton fils adoptif ! Que je prenne part à l’allégresse de ton peuple, Que j’aie la chance d’être digne de ton héritage ! Tout comme nos pères, nous avons péché, Sauve-nous Seigneur, perdus que nous sommes au milieu des païens. Rassemble-nous autour de Toi, Que nous célébrions ta victoire sur le mal ! Que nous nous consacrions à ton service et à celui de ton message !

123


Dieu de nos pères que ta bonté soit reconnue jusqu’au-delà du temps ! Que tous les peuples de la terre T’acceptent comme leur guide ! Et qu’ils te disent leur reconnaissance dans la joie ! Alléluia !

124


5e livre


Psaume 107 (106)

Chant d’allégresse et de remerciement Chantez les louanges du Seigneur, car Il est bon, Son pardon et sa bonté ne sont pas mesurables. Parlez, vous qu’Il a sauvés de l’esclavage, Vous qu’Il a délivrés du désespoir, Vous qu’Il a choisis du Nord au Sud, De l’Orient à l’Occident. Ils erraient dans un désert sans fin, Sans trouver trace d’un pays habitable. Ils mouraient de faim et de soif, Mais, défaillants, au bord de l’épuisement, Dans leur détresse, ils invoquèrent leur Dieu. Il leur rendit courage et les remit sur le droit chemin Et leur montra la voie vers un monde meilleur. Remerciez le Seigneur pour sa miséricorde, Pour ce qu’Il fit en faveur des humains ! Car Il a désaltéré votre corps épuisé, Et apporté à vos âmes des grâces innombrables. D’autres étaient prisonniers, dans les fers et l’angoisse Désespérés, ils attendaient la mort comme seule délivrance. Les uns avaient contrevenu à la Loi D’autres aux lois de la terre, Mais la souffrance avait ouvert leurs yeux. Puisque aucun humain ne les avait secourus, Dans leur détresse, ils invoquèrent leur Dieu. Il leur rendit courage et Il les délivra de leur désespérance. De la crainte de la mort et Il les libéra. Remerciez le Seigneur pour sa miséricorde Pour ce qu’il fit en faveur des humains ! Car Il a brisé les portes blindées de la mort Et libéré les hommes des liens du désespoir.

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128

D’autres souffraient de maladies diverses, Accablés de maux physiques et moraux. Ils avaient perdu goût à toute nourriture Ils sentaient s’approcher une mort certaine. Dans leur détresse, ils invoquèrent leur Dieu Il leur rendit courage et leur apporta le réconfort d’une parole aimante. Et Il les délivra de l’angoisse de la mort. Remerciez le Seigneur pour sa miséricorde, Pour ce qu’il fit en faveur des humains ! Soyez reconnaissants pour son intervention ! Dans la joie faites connaître ses bontés ! D’autres s’étaient embarqués sur la mer Pour commercer avec les villes lointaines, Ils furent édifiés par la puissance de Dieu, Par son action sur les forces naturelles. Une tempête s’est levée, soulevant des vagues effrayantes Tanguant, roulant, plongeant dans des creux sans fond, Ils étaient ballottés, secoués, terrifiés. Comme des ivrognes hébétés, ils titubaient, Ayant perdu toute confiance en leurs propres forces. Dans leur détresse, ils invoquèrent leur Dieu Il leur rendit courage et l’ouragan fit place à la brise légère. Le fracas des eaux déchaînées se tut. Ils se réjouirent du calme retrouvé Et purent rejoindre le port de leur choix. Remerciez le Seigneur pour sa miséricorde Pour ce qu’il fit en faveur des humains ! Rendez-Lui hommage publiquement !


Psaume 108 (107)

Dieu vainqueur sur le mal J’ai confiance, Seigneur, j’ai pleinement confiance. Je veux le dire et le proclamer dans ce psaume. Secoue-toi, mon âme, réveille-toi, trouve ton inspiration, Comme le coq matinal, que réveille l’aurore ! Je dirai, Seigneur, que Tu mérites d’être aimé, 129 Je crierai sur les toits que Tu es merveilleux. Ta bonté dépasse les limites de ce que je peux comprendre, Tu es fidèle à tes promesses plus qu’aucun homme sur terre. Que ta réputation s’étende à toutes les nations ! Que toute la terre reconnaisse tes merveilles ! Etends ta main vers nous que Tu as distingués, Continue ton œuvre de rédemption ! Nous T’en remercions. Apporte-moi ton aide dans ma lutte. Car les actes des hommes, sans Toi, sont sans effet ! Mais avec Toi, Seigneur, nous ferons des merveilles. Il écrasera le mal. Il sauvera le monde.

Psaume 109 (108)

Maudit soit le Mal O Dieu que j’honore, brise le silence, prends ma défense ! Car je suis en butte au grand calomniateur. Il tient sur moi des propos mensongers, Il m’a circonvenu par des arguments fallacieux. C’est injuste qu’il m’agresse. Il me poursuit jusque dans mes prières Il rend le mal pour le bien que je fais, Je ne puis plus nouer des relations d’amour.


130

Suscite contre lui force mutineries, Qu’il se fasse accuser par ses propres comparses ! Qu’il soit jugé et condamné : Ses arguments sont faux. Qu’il cesse de nuire et qu’il soit détrôné ! Qu’il perde ses amis, ses retraites, ses pouvoirs ! Que ses biens soient saisis, ses œuvres rendues inefficaces ! Qu’il soit rejeté par tous et son crédit perdu ! Qu’aucune pitié ne lui soit accordée ! Que jusqu’à son nom soit à jamais oublié ! Qu’aucun pardon ne lui soit accordé ! Car il n’a pas montré le moindre signe de bonté, Ni de pitié pour ceux qu’il avait agressé, Ni de miséricorde pour un pauvre mourant. Il aimait le mal… qu’il en souffre à jamais ! Il refusait l’amour… qu’il en soit dépourvu pour toujours ! Qu’ainsi soit puni le mal personnifié ! Celui qui me recherche et veut me faire tomber. Mais Toi, Seigneur, traite-moi selon mes vrais mérites ! Sauve-moi, car Tu es juste et bon ! Je suis pauvre et humble, du moins, c’est mon désir, Je souffre et mon cœur est blessé. Si Tu ne viens à moi, je suis comme un zombi, Errant sans but, emporté comme un insecte par le vent. Je m’étiole et me racornis, je perds mon assurance, Car l’angoisse m’étreint. On se moque de moi, Raillant mon Dieu qui semble m’avoir abandonné. Aide-moi, Seigneur, aie pitié de ton enfant !


Psaume 110 (109)

Le Messie, roi et prêtre Le Père s’est exprimé ainsi solennellement : « Tu seras assis à la première place, Tes ennemis courberont la tête, sous ton regard ils baisseront les yeux. Depuis Jérusalem ton pouvoir s’étendra jusqu’aux confins du monde, Tu seras le plus grand, Tu terrasseras le mal. Dès tes premiers instants, Tu seras roi d’un univers sans bornes Car Je t’ai engendré, même si, comme la rosée, Tu es né discrètement. » Le Père s’est engagé et Il tiendra promesse. Il dit : « Prêtre Tu seras, Tu me serviras ainsi que mes enfants. » Oui, le Père est à tes côtés, en Toi Il s’est investi pleinement. Le mal disparaîtra, ses dépouilles pourriront sur le bord de la route. Tu as reçu pouvoir de dénoncer ses œuvres, de juger sans appel. Homme, le Père étanchera ta soif de bonheur à la source de son amour.

Psaume 111 (110)

Réjouissons-nous ! De tout mon cœur, je proclamerai, publiquement comme en privé Que le Seigneur est vraiment digne d’être aimé. Ce qu’a fait le Seigneur est grandiose. Admirons ses hauts-faits ! Splendeur et magnificence qualifient son action sur la terre. Il est équitable, mais plus encore, charitable et plein d’indulgence.

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Il est bon de se remémorer tout ce qu’Il fit pour nous. Il a nourri ceux qui se confiaient en Lui, Car sa fidélité aux promesses est éternelle et constante.

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Il nous a montré l’étendue de sa bonté et la puissance de son amour En nous faisant ses héritiers, nous promettant un bonheur sans limite. Tout ce qu’Il a fait est sans hypocrisie et parfaitement ajusté. Ce qu’Il nous a appris est bon et vrai pour toute l’éternité. Les conseils qu’Il nous donne ne sont pas modifiables, Parce qu’ils sont marqués par la justice et la bonté. Il a délivré le peuple d’Israël et scellé une alliance avec lui. Il est Dieu et la puissance de son amour est incommensurable. Se fier entièrement au Seigneur est sage.

Psaume 112 (111)

Bonheur d’être chrétien Heureux l’homme qui fait confiance au Seigneur et suit ses conseils, Heureux celui qui observe dans la sérénité ses conseils ! Il fera souche et portera des fruits, Car Dieu protège la race des hommes sincères. Avec sa famille, il jouira de la vraie richesse, Celle d’un cœur généreux et droit. L’homme bienveillant et artisan de paix Est comme un phare qui guide les hommes honnêtes. Heureux l’homme compatissant et généreux, Qui prête sans arrières-pensées ! Il peut être confiant, car il est sur le roc. Longtemps on se souviendra de son exemple. Il n’a pas peur du malheur,


Car sa confiance dans le Seigneur est entière. Sa volonté est ferme et sans appréhension, Il sait qu’il aura le dessus, le mal sera vaincu. Il n’a pas compté les dons qu’il fit aux malheureux, Aussi est-il sûr d’être sur le bon chemin. Seul le pécheur l’envie, il grince des dents et gémit, Il voit que ses instincts le mènent à sa perte.

Psaume 113 (112)

Le Seigneur, ami des humbles Vous qui le savez, dites que le Seigneur a tout pour être aimé, Répandez autour de vous la vraie image de Dieu ! Car elle est remarquable, la réputation du Seigneur. D’aujourd’hui jusqu’à la fin du temps, faites-le savoir ! Que tous les peuples de l’Orient comme de l’Occident, du Nord comme du Sud, Proclament bien haut qu’Il est digne d’admiration ! Le Seigneur est plus grand que quiconque. Rien ne porte ombrage à sa divinité. Qui oserait se comparer à Dieu, Lui qui nous dépasse tous, Lui qui a créé l’univers tout entier ? Il aide l’indigent à se défaire de sa misère terrestre, Il relève les humiliés et leur rend la dignité. Il les proclame en droit d’être comptés parmi ses proches, Il donne à la femme sans enfant une fécondité nouvelle, Elle trouve son bonheur dans l’amour qu’elle répand généreusement.

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Psaume 114 (113a)

Bonté du Seigneur pour son peuple

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Quand Israël sortit d’Egypte, Quand le peuple élu fut délivré de l’esclavage, La Palestine devint le lieu chéri du Seigneur. La mer recula devant Lui, le Jourdain sortit de son lit. Les montagnes se mirent à trembler, comme un troupeau apeuré. Du Sinaï jusqu’aux collines de Judée, la terre frémit. Toi, mer, pour quelles raisons te retiras-tu ? Pour quelles raisons trembliez-vous, montagnes et collines ? Devant la volonté de Dieu, il est juste que vous cédiez, Car le Dieu de nos pères peut transformer en lac un aride désert, Et un rocher en jaillissante source de vie. Alléluia !

Psaume 115 (113b)

Nous n’avons pas à nous vanter Non, Seigneur, nous n’avons pas à nous vanter, Nous ne méritons rien, notre honneur, c’est Toi qui nous le donnes, Car Tu es fidèle à ta promesse, pleine de bonté et de pardon. Ceux qui ne croient pas disent : « Mais où est-il leur Dieu ? » Notre Dieu est partout ; Il fait tout ce que son amour commande. Les idoles d’argent et d’or, ce sont les hommes qui les inventent. Puissance, richesse, gloriole sont des mirages subtils. Or la bouche des idoles est sans voix, leurs yeux sont aveugles. Les idoles modernes ont des messages trompeurs, leurs yeux sont fuyants. Elles ont des oreilles bouchées, elles n’ont pas de sentiments.


Les idoles modernes n’entendent pas les cris de la misère du monde. Elles ne sentent pas l’odeur rebutante des taudis misérables. Les idoles antiques avaient des mains qui ne pouvaient palper, Des pieds immobiles et des gorges sans cordes vocales. Les mains de nos idoles sont sans nombre et leurs doigts crochus, Leurs jambes nous entraînent hors des chemins tracés, Leurs bouches sont pleines de paroles tentatrices. Les hommes deviennent semblables aux idoles qu’ils fabriquent. Peuple choisi, fais confiance au Seigneur ! Il est ton soutien et un bon protecteur. Eglise du Christ, fais confiance au Seigneur ! Il est ton soutien et un bon protecteur. Le Seigneur veut le bien des petits comme celui des grands. Dès qu’ils Lui font confiance, Il les rend heureux. Le Seigneur fera croître le troupeau qui Le suit. Heureux celui qui croit au Seigneur, créateur du monde. Il l’est et crée pour ses enfants une terre accueillante. Pitié pour ceux qui Te rejettent, ils ne Te verront pas. Heureux ceux qui T’accueillent, car ils Te verront, Leur bonheur ne connaîtra pas la moindre limite.

Psaume 116 (114+115)

Sauvé de la mort éternelle J’aime le Seigneur. Il a entendu mon cri de détresse, Il m’a écouté le jour où je L’ai appelé. J’étais à deux doigts de la mort, Déjà je sentais sa main froide s’appesantir sur moi. L’angoisse et le désespoir me guettaient. Alors, j’ai invoqué le Seigneur et Lui ai dit :

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« O Dieu, mon maître, donne-moi la vie sauve ! »

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Notre Seigneur est bon, Il pardonne beaucoup. Le Seigneur prend soin des cœurs sincères. J’étais dans la peine et Il m’a sauvé, Je puis être confiant : Dieu me veut du bien. Il m’a sauvé de la mort éternelle, Il a séché mes larmes, Il m’a écarté du précipice. En suivant le Seigneur, je m’assure une vie éternelle. J’ai gardé confiance en mon Dieu, même lorsque je pensais : « J’ai atteint la limite de ce que je puis supporter. » Je me disais alors : « J’ai déçu mon maître. Comment pourrais-je jamais Lui rendre ce qu’il a fait pour moi ? Je pourrais lui offrir publiquement de nombreux sacrifices, Je pourrais faire pour Lui des actes généreux, Mais ce qu’Il fit pour moi dépasse tout ce que je pourrais faire » O Seigneur, je veux être ton humble serviteur, Le fils de ta servante. Tu m’as sauvé d’une mort certaine. Je dirai tout le bien que je pense de Toi, Je proclamerai que Tu es digne d’être aimé. Sans me cacher, je m’acquitterai de mes devoirs envers Toi Dans ton Eglise, je serai le témoin de ta bonté pour moi.

Psaume 117 (118)

Acclamation Peuples de la Terre, acclamez le Seigneur, Dites bien qu’Il est digne d’être aimé. Car sa bonté pour ses enfants est sans limite. Sa fidélité envers nous est éternelle.


Psaume 118 (117)

Appel à l’évangélisation Proclamez par le monde combien bon est le Seigneur, Car éternel est son amour ! Peuple choisi, dis au monde que le Seigneur est bon, Car éternel est son amour ! Eglise du Christ, dis au monde que le Seigneur est bon, Car éternel est son amour ! Vous qui croyez en Dieu, rendez-lui témoignage, Car éternel est son amour ! Du fond de ma détresse, j’ai invoqué le Seigneur, Il m’a entendu et est venu à mon secours. Le Seigneur me protège, je n’ai plus peur : Quel mal pourrait me faire tomber ? Avec l’aide de Dieu, j’aurai bientôt vaincu Mes ennemis du dedans. Mieux vaut attendre de Dieu son salut, Que le bonheur, des mains de l’homme. Mieux vaut faire confiance au Seigneur Qu’aux puissants de cette terre. J’ai été tenté par les biens de la terre, Mais les ai rejetés comme sans consistance. Les forces du mal m’ont mis à l’épreuve, Avec l’appui de Dieu, j’ai pu les dominer. Comme un essaim de guêpes ou un feu de forêt Elles m’avaient investi, cerné de toutes parts, Mais j’ai pu m’échapper et j’ai eu le dessus. J’ai eu très peur, elles m’avaient ébranlé, Mais le Seigneur est venu à mon aide, C’est Lui qui m’a sauvé. Le Seigneur est ma force, Il parle par ma bouche.

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Psaume 119 (118)

Eloge du message de Dieu Amour

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Heureux celui qui a compris l’essentiel du message de Dieu : Dieu est Amour et toutes ses actions sont imprégnées d’amour. Il nous a créés parce qu’il nous aime. Il nous sauve parce qu’il nous aime. Il nous promet son héritage comme à des fils chéris. Un jour nous Le verrons face à face dans l’évidence de son amour. Heureux celui qui répond à ce geste d’amour, En aimant son Dieu plus que tout autre chose, En aimant son prochain plus que sa propre personne ! Heureux celui qui ne se paie pas de mots, Et traduit dans ses actes l’amour qu’il a au cœur ! Comme l’amour du Père pour son Fils et du Fils pour le Père Est créateur, source de vie et moteur du monde, Que votre amour les uns pour les autres, Génère l’avènement d’un monde bien meilleur !

Bonté Tu es, Seigneur, vraiment digne d’être aimé. Ta bonté est sans aucune limite. Ni le temps ni l’espace, Ne réduisent ton souci du plus petit des hommes. Tu es bon pour nous, car Tu nous as créés. Même notre ingratitude ne Te rebute pas. Tu nous aimes tels que nous sommes. Tu nous relèves quand nous avons chuté. Tu nous soutiens quand chancelons. Tu nous encourages quand nous peinons. Seigneur, que ta bonté soit l’inspiration de notre action !


Que nous soyons pour le monde les témoins de ta bonté ! Que notre exemple soit, pour ceux qui T’ignorent, L’image, ô si imparfaite, de l’infinie bonté Que Tu as pour les hommes !

Croix Seigneur, en mourant sur la croix, Ton fils a fait la preuve de ton amour, D’un instrument de torture, Tu as fait l’instrument du salut. Seigneur, rien n’est trop pour Toi. Quel exemple d’humilité ! Tu ne Te paies pas de mots, Tes actes sont en parfaite harmonie Avec ce que Tu nous promets. Rends-nous capable de T’imiter ! Pour venir à notre aide, Tu as soumis ton Fils à la contrainte du temps. Il a subi, comme nous, la souffrance et le désespoir. Plein homme et plein Dieu, il est le pont qui nous relie à Toi. Il est la voie qui conduit à la pleine connaissance. C’est son humilité, sa façon d’accepter et d’intégrer, Pour notre plus grand bien, la souffrance et la peur, Qui, en ce monde, fait notre espérance et notre force Pour construire avec Toi un monde plus juste et plus charitable.

Dieu Dieu, Père, pourrais-je un jour Te contempler en face ? Serais-je un jour digne de Te connaître en vérité ? Tu es tellement grand, tellement bon, tellement différent de moi, Qu’il faut être ton héritier, participer, ne serait-ce qu’un peu, à ta divinité

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Pour pouvoir te contempler sans être totalement aveuglé. Ton Fils est venu parmi nous pour démontrer que c’est possible, Que Tu nous as créés pour cet incroyable destin.

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Seigneur, nous le croyons, nous serons délivrés de la contrainte du temps, Notre connaissance sera parfaite, notre amour libéré des attaches terrestres. Merci de nous avoir fait comprendre par la vie de ton Fils Que c’est ton amour qui fait vivre, Que c’est ton amour qui nous libère du mal, Que c’est ton amour qui nous a réservé un avenir merveilleux ! O Dieu, merci d’être ce que Tu es !

Esprit Merci, Seigneur, du don de ton Esprit. Sans Lui, pourrions-nous espérer ? Troisième personne d’une Trinité Sainte, Amour dynamique du Père pour son Fils, Amour du Fils pour son Père, Tu es notre soutien. Tu es notre force, sublimation de notre insuffisance. O homme plein de ta sagesse, oublie ta stratégie, Délaisse tes plans si bien élaborés pour faire confiance, Pour te laisser conduire par la main, Là où t’appelle ta destinée de fils de Dieu ! Merci, Seigneur, de nous avoir confiés A celui qui connaît ta sagesse immanente Et qui nous la propose pour notre vrai bonheur !

Foi Je crois en Toi, mon Dieu, Tu as les paroles de la vie éternelle. Tu m’as fait don de cette grâce merveilleuse de croire en ta bonté. Ton Esprit m’insuffle cette intime conviction que Tu es l’Amour.


Ton Fils par son humanité m’inspire envers Toi, Père si aimant, Une reconnaissance filiale, un sentiment d’amour. La sagesse humaine pourtant nous éloigne de Toi, Le monde et ses appâts trompeurs, la vision d’une humanité Souffrante et désespérée peuvent faire douter Que nous ayons un Père tout amour et toute justice. O Dieu c’est folie que de croire et pourtant je le fais. Viens à mon aide, Seigneur. Que cette petite flamme, Issue d’une mèche bien fragile, flamme qui m’éclaire Et transforme toute ma vie, ne s’éteigne pas !

Gratuité O, Fils de l’Homme, si Tu es venu parmi nous, C’est par un geste gratuit, sans aucun préalable. L’amour véritable n’attend rien en retour. Seigneur, nous sommes tellement calculateurs, Tellement mercantiles ! Pardonne-nous ! Jamais un de nos gestes n’est totalement gratuit. Notre satisfaction profonde d’avoir servi nos frères, N’est-elle pas déjà une sorte de récompense ? Je veux t’aimer, Seigneur, simplement parce que Tu es, Non pour être sauvé ou pour en tirer gloire, Comme Abraham était prêt à immoler son fils, Sans comprendre, dans une pleine confiance, Comment Tu le préserverais.

Histoire du peuple élu Seigneur, la venue de ton Fils donne à l’histoire d’Israël Tout son sens et éclaire l’Alliance d’une lumière nouvelle. La vigne de Juda est devenue fertile, elle a porté du fruit. Seigneur, cette longue préparation, cette pénible gestation, Est aussi, l’image de la vie de chacun d’entre nous.

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Appelés dès l’enfance, sensibles à ton amour durant notre jeunesse, Nous avons si souvent trahi la confiance que Tu nous fais. Combien d’idoles de chair ou d’argent n’avons-nous pas adorées ? N’avons-nous pas mille fois mérité ta colère et ton mépris ? Combien de fois ne nous as-Tu pas pardonnés ? A notre faiblesse, à notre misère, Tu promets l’héritage De ton nom, et l’éblouissement de ta présence.

Incarnation Le Seigneur a envoyé son Fils. Il est venu parmi nous. Le Messie est apparu sur terre comme un enfant Point de fanfare, de comité d’accueil, Mais un abri précaire, quelques pauvres bergers. Fils de Dieu, Tu T’es voulu le « Fils de l’homme », Fils de David et fils d’une mère qui T’a porté. Pour venir nous sauver, Tu as voulu notre accord : Le « oui » prononcé par Marie, cet acte de confiance Qui bouleversa le monde pour notre bonheur. Seigneur, parce que ton Fils est né, a ri, a souffert comme nous, Parce qu’Il est mort, qu’Il a vécu toutes les vicissitudes, Les doutes, les craintes, les angoisses de l’homme, Nous pouvons apprécier l’infinitude de son amour. Par Lui, Tu Te révèles et Tu nous montres Le chemin du bonheur, le bonheur de Te connaître en vérité.

Joie O Dieu source de toute joie, partage-nous ce don, Dans ce monde où règne la violence et la crainte, Fais nous comprendre d’où peut jaillir une vraie joie ! Seigneur, c’est dans une relation vraie que nous la découvrons, C’est dans un pardon partagé, un geste gratuit, un amour sans retour


Que nous pressentons ce que sera la joie de Te connaître. C’est dans la gratuité, l’oubli de ma personne que j’attends De retrouver la joie et la sérénité qu’éteint ma fatuité. O joie de l’enfance confiante et sans fard, Pourquoi t’ai-je quittée, ébloui par des plaisirs futiles ? Joie de la contemplation, joie de l’espérance.

Kyrie

143 Pardon, Seigneur, de T’avoir négligé, Toi qui nous as pardonné. Je ne suis pas digne de dénouer ta sandale, Et je voudrais, par moi-même, me sauver et transformer le monde ! Pardon, Seigneur, de ce crime de lèse-majesté. Devant Toi, le Serviteur, j’ai voulu être mon maître. Je me suis cru plus fort, plus malin, plus digne de confiance Que celui qui m’a créé, qui pardonne et qui sauve. J’ai mille fois mérité ta colère et un grave châtiment, Mais malgré tout je me sais pardonné. O Dieu, jamais je ne pourrais assez me reconnaître pécheur T’avouer ma faiblesse et mes infirmités. Je n’ai aucun droit au pardon que Tu m’offres, Et sans la certitude de ta bonté sans borne, Il n’y aurait plus place en moi pour la moindre espérance. Pardon, Seigneur, d’avoir un jour douté de ta miséricorde, De m’être cru indigne, trop petit, trop insignifiant Pour que ton regard paternel se tourne vers ton enfant. Seigneur, ton pardon me redresse et me sauve, Mais je n’y suis pour rien. Tout vient de ton amour.

Lumière Adam nous a plongés dans une profonde obscurité, L’alliance avec Abraham nous gratifia d’une faible lueur. Dans le désert, par une colonne de feu Tu guidas ton peuple, Lumière tamisée, mais promesse d’une grande clarté.


Le Messie, ton Fils, lumière du monde, nous éclaira Et continue à nous ouvrir les yeux sur l’amour de son Père.

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Seigneur, après des siècles de cheminement, Où nous marchions à tâtons, nous heurtant aux obstacles, Enfin ton Fils déchire le sombre manteau de brume Et nous dévoile le dessein de l’amour de son Père. Seigneur, fais que par la pratique d’une intimité Chaque jour plus vécue, nos yeux s’accoutument A l’éclat de ta bonté, pour que nous ne soyons pas aveuglés Lorsque nous découvrirons l’éblouissement de ta présence !

Monde Beau et grand est le monde que Tu crées, Seigneur, Il est la preuve de ton amour pour nous, tes enfants. Astres innombrables, particules élémentaires infiniment petites, Rendez hommage à celui qui vous fait exister ! Etres vivants multiformes qui peuplez la planète, Et peut-être d’autres que nous ne connaissons pas, Rien que par votre existence, vous êtes une louange. Merci, Seigneur, pour ce cadre de vie, Où l’homme est libre de T’aimer ! Parce que l’homme est libre, le monde est différent De celui que Tu aurais voulu. Nous l’avons dégradé dans sa matière physique, Mais nous en avons surtout banni les relations d’amour. Seigneur, aie pitié de l’homme destructeur !

Nourriture Prenez et Mangez, ceci est mon corps, Prenez et buvez, ceci est mon sang ! Jésus, c’est tout entier que Tu Te donnes à nous. Tout ce que Tu as vécu, tout ce que Tu as souffert, Jusqu’à cette mort accueillie dans une sereine humilité,


C’est ce qui nous fait vivre, c’est notre nourriture, C’est ce qui nous tient debout, notre vitalité. Amen, Seigneur, j’accepte ce renouveau que Tu m’offres Je consens aux exigences de cette relation filiale. Ces exigences qui vont de soi si j’ai confiance en Dieu. Elles ne sont pas règles imposées mais bouleversent ma vie. Je deviens à ta suite, serviteur, Plein de respect et d’amour pour mes frères. Jamais nous ne pourrions assez dire, combien est grand L’amour du Père et du Fils et combien son Esprit Crée chaque jour un peu plus le monde nouveau Que nous attendons, confiants en ta Promesse.

Obéissance Seigneur, obéir a-t-il encore un sens aujourd’hui ? Si le message de ton Fils est un message de foi, De confiance en ton amour et ton pardon, Sommes-nous contraints, forcés à subir une loi ? Ne pas obéir, entraîne-t-il automatiquement L’application d’une peine, une condamnation ? Seigneur, enseigne-nous, la juste position Entre la soumission, sans rien vouloir comprendre Et l’adhésion personnelle, volontaire et adulte. L’humilité n’est pas la négation de moi-même. Ma personne tout entière veut T’aimer Et partager ton amour pour chaque homme.

Pardon Qu’il est doux, Seigneur, d’avoir confiance en Toi, De se savoir pardonné, avant même d’avoir péché ! Seigneur, que ton joug est léger et ta main caressante ! Comment puis-je craindre ta loi si la loi, c’est « aimer », Si le bonheur parfait, celui que Tu promets, C’est l’amour sans limite ?

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L’amour que Tu es venu, toi-même, nous apprendre, Celui qui est si créateur, Celui de ton Fils et de Toi, Peut-il être un fardeau, une contrainte amère ?

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O oui, Seigneur ! Aimer comme Tu nous aimes, Ne nous est pas naturel, nous devons le vouloir, Mais quelle récompense, quelle joie il procure ! Seigneur, donne-nous un cœur d’enfant Qui se laisse prendre par la main, Confiant sans réticence, Sûr du pardon de ses parents.

Quand ? Serais-je prêt, Seigneur, quand viendra le jour Où Tu me demanderas de passer près de Toi ? Je suis si attaché à mon présent, à ce que je connais, Que l’avenir inconnu m’inquiète et me fait peur. Pourtant, Seigneur, ce jour est celui de ta promesse. La confiance que j’ai, la foi qui me soutient Devrait me faire espérer et non craindre Le jour dont tous les précédents ne sont que l’antichambre. Seigneur, c’est ta promesse qui nous fait vivre, Comme héritiers de ton bonheur nous devrions être pressés De recueillir enfin les fruits de ta bonté. Vierges folles plus prêtes à dormir qu’à veiller, Nous nous affairons aux soucis de ce monde Peu soucieux d’accueillir la personne de ton Fils. Seigneur, sois ma priorité, l’option fondamentale, Le choix de chaque jour ! Rends-moi disponible au souffle de l’Esprit. Qu’il me porte et m’entraîne Sur le chemin qui mène à ton Amour ! Que cet élan, cette impulsion forte M’aide à faire en toute confiance le grand saut ! Quand Te verrais-je, mon Dieu ? Quand aurais-je ce bonheur ?


Reconnaissance Te reconnaître, Seigneur, retrouver ton visage Celui que notre péché occulte. Reconnaître, que Tu es notre origine Que Tu es notre sauveur. Reconnaître que Tu es la source de tout bien, Que tout vient de Toi, mais que Tu es aussi Notre seul avenir, le seul objectif Qu’il soit bon de poursuivre. Reconnaître que Tu es toute justice Que tout ce que Tu fais est ajusté. Reconnaître que Tu es toute bonté, Tout pardon, toute miséricorde. Merci, Seigneur, d’être ce que Tu es ! Jamais je ne pourrai assez Exprimer et clamer à la face du monde Toute ma reconnaissance.

Sérénité Quel est, Seigneur, le bonheur que Tu promets, Bonheur futur et son très pâle reflet, ici-bas ? Mon regard d’homme peut, avec peine, l’imaginer, Tant l’illusion d’un bonheur matériel m’étourdit. Ouvre mes yeux, Seigneur, ouvre mon cœur ! Démontre-moi que le bonheur c’est d’aimer Parce qu’on se sait aimé ! Tout mon être de chair se rebiffe Et redoute les risques d’une vie de partage Où mon propre intérêt et ma sécurité Passeraient après ceux de mon prochain. Seigneur, j’ai pourtant, tout au fond de moi-même, Confiance dans ton amour immense. Quelle que soit l’irrationalité de cette démarche Contraire à toute logique humaine, Je Te fais confiance et j’y trouve la vraie sérénité.

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Trinité

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Trois en Un et un en Trois, Seigneur, L’homme cherche à exprimer par des mots O combien malhabiles, l’inexprimable. Notre foi nous en donne l’assurance : Ton Fils, Dieu et Homme est venu parmi nous, Il nous a gratifiés d’un message essentiel. Que ton amour, Seigneur, soit créateur, Ce n’est pas nous qui le contredirons, Nous, que Tu crées et que Tu sauves. Esprit de Dieu, je crois en ta présence, Toi dont chaque jour nous percevons L’action dynamique et bienveillante. Toi qui nous soutiens et agis par nos mains, Fais que notre foi soit assez profonde Pour ne pas être déroutés par le mystère immense D’un Dieu, trinité qui nous dépasse ! Que nous ayons l’humilité de connaître nos limites D’accepter notre incapacité à percevoir, La longueur, la largeur, la hauteur et la profondeur De la nature de Dieu ! Seigneur, c’est à Toi que nous devons de vivre C’est à ton Fils que nous devons de nous savoir aimés, C’est grâce à ton Esprit que nous pouvons collaborer A l’avènement d’un monde tel que Tu le souhaites.

Unité Faire l’unité en moi, éviter ces tensions Qui font de l’homme un être déchiré, Un perpétuel insatisfait, un inquiet par nature, C’est mon espoir, mais ne peut être mon seul objectif. Seigneur, cette unité-là, Tu la vis avec ton Fils Dans une communion d’amour, agissante et créatrice. Faire l’unité entre les frères d’un même père aimant, Accepter avec joie nos différences et les rendre fécondes,


Bâtir un monde nouveau, des relations nouvelles, Vraies, ouvertes, sincères, quel rêve fou ! Pourtant, le message de ton Fils est clair, « Soyez unis, comme mon Père et moi sommes un. » Seigneur, Tu nous invites à vivre unifiés, Conscients de notre origine commune Et du même héritage que Tu nous as promis, Animés d’un même esprit, tendus vers le même but. Comme les doigts de la main, conjuguant nos énergies infimes, Mais libres de nos choix, pour réaliser avec Toi l’avènement de ton règne.

Voie, Vérité, Vie Merci, Seigneur, de ce cadeau insigne : ton Fils Jamais nous ne pourrions assez Te dire notre reconnaissance. Il est le chemin qui mène à la lumière, Sentier ardu, exigeant, mais combien exaltant, Sente de montagne, aux marches inégales, Ravinée par les pluies et rempli de caillasse, Qui sous le pied s’éboule, décevant parfois Par mille faux cols qui cachent l’arrête terminale. Ton fils est vérité, cristal sans défaut, Franc comme la lame d’une épée, Vibrante et lumineuse en la main qui la tient. Il connaît l’univers dans ses moindres recoins Et les cœurs des humains dans leurs replis secrets. Il dénonce le mal et ne peut nous tromper. Comment pourrais-je vivre sans le soutien constant De ton fils que Tu nous envoyas pour notre délivrance ? Il est ma seule raison de vivre, Il donne le sens profond A toute mon existence. O mort où est ta victoire ? Si, je mets en Toi ma confiance, la mort n’est plus cause d’effroi

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Elle devient le passage d’une vie tâtonnante A la vie véritable, épanouie, enfin réalité. Seigneur, souffle qui nous crée, nous sauve, nous anime, Merci de ton message, cadeau inestimable ! Jamais nous ne pourrons assez Te remercier.

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Psaume 120 (119)

Seigneur, délivre-moi des tentateurs ! J’étais au désespoir, au fond de la détresse. J’ai appelé au secours, Mon Seigneur a entendu ce cri, Il est venu à moi. Seigneur, écarte de moi les tentations perfides, Repousse le tentateur qui me propose de trompeuses illusions ! O tentateur pervers, que gagnerais-tu si je tombais ? N’es-tu, déjà, condamné aux tourments éternels ? Quel malheur de vivre au milieu des méchants, De voir chaque jour s’étaler leurs honteuses turpitudes. J’ai si longtemps vécu dans un monde violent. J’aspire à la sérénité mais, malgré mes efforts, La violence répond à mes offres de paix.

Psaume 121 (120)

Confiance au Seigneur Je lève les yeux vers un plus fort que moi. De qui aurais-je de l’aide ? Le Seigneur, créateur du monde tout entier, viendra à ton secours. Il ne permettra pas que tu trébuches ; jours et nuits, tu seras sous bonne garde.


Non, Il ne dormira pas, Il ne sera pas distrait, le protecteur d’Israël. Le Seigneur est ton gardien, ton ami fidèle. Le jour, quand le soleil brille, Il ne te laisse pas abattre, La nuit, quand la lune nous éclaire, Il te protège. Le Seigneur est à tes côtés, Il prend soin des besoins de ton âme. Dès ce jour et jusqu’à la fin du temps, Il veillera sur tes allées et venues.

Psaume 122 (121)

La joie de se savoir sauvé O quelle joie quand j’ai appris que le bonheur était à ma portée, Quand on m’a dit : « Viens avec nous au Seigneur qui t’attend ! » Tout en cheminant, je contemple l’héritage que Tu m’as réservé : Eternité de paix, de connaissance et d’amour. O quelle joie de retrouver nos pères, les prophètes d’Israël, Et tous ceux qui nous firent connaître le message de Dieu ! O quelle joie de pouvoir contempler ta face, de Te connaître enfin, Dans l’immensité de ta bonté et la profondeur infinie de ton amour ! Prions pour que, parmi nous, règnent la paix et la confiance, Pour que tous nos contemporains entendent ton message ! Pour l’amour de mes frères, j’invoque ta bonté, Fais qu’ils aient connaissance du bonheur que Tu prodigues. Qu’ils soient innombrables, ceux qui Te reconnaissent !

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Psaume 123 (122)

Prière d’un juste opprimé

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Je lève les yeux vers Toi, Seigneur, Toi dont l’amour est sans limite. Comme se lèvent vers sa mère, les yeux de l’enfant en confiance, Comme se lèvent vers le bon maître les yeux de l’homme reconnaissant, Nos yeux se tournent vers Toi, Seigneur, espérant un geste de ta part. Aie pitié de nous, Seigneur, car depuis trop longtemps, nous souffrons ! Nous sommes écrasés par le mépris des hommes, Les moqueries des puissants nous blessent et nous font trébucher.

Psaume 124 (123)

Remerciements pour la protection de nos pères Ah ! si le Seigneur n’avait pas été aux côtés nos pères ! Souviens-toi Israël, Si le Seigneur n’avait pas été avec toi depuis ta naissance, Les hommes qui se dressaient contre toi, Israël, t’auraient anéanti, Les forces qui se déchaînaient contre nous nous auraient submergés. Les flots de la mer Rouge t’auraient emporté, Israël, Un torrent de boues répugnantes et mortelles nous aurait étouffés. Béni soit le Seigneur qui n’a pas permis Que nous soyons déchirés par les griffes du mal ! Notre âme a échappé comme la palombe au filet de l’oiseleur,


Le filet s’est rompu, Tu nous as libérés. Le secours est venu de notre créateur, Nous le reconnaissons.

Psaume125 (124)

Confiance dans notre Dieu Celui qui accorde au Seigneur une confiance aveugle Est comme le pilier ancré dans le béton, inébranlable. Comme la petite église blottie au creux des collines protectrices, Ainsi le peuple de Dieu est hors d’atteinte des vents dévastateurs. Le règne du Mal, un jour, s’effondrera pour épargner les justes, Ses mensonges seront mis à nu pour éviter leur perte : Les fidèles ne mettront pas la main dans l’engrenage pervers. Accorde tes bienfaits aux hommes justes et droits, Seigneur ! Ecarte d’eux ceux qui s’entêtent au mal et veulent les entraîner ! Accorde la Paix à ton Eglise !

Psaume 126 (125)

Le Seigneur est source de notre joie O quelle joie, Seigneur, quand Tu nous rendis la liberté. Nous ne savions comment Te dire toute notre reconnaissance, Notre cœur éclatait, nous dansions et chantions. On disait de nous : « Que leur est-il arrivé ? C’est sûr que leur Dieu a dû faire de grandes choses. » Oui, le Seigneur fit pour nous des merveilles,

153


C’est la source intarissable de notre joie. Seigneur, que notre bonheur soit contagieux, Qu’il fertilise le monde comme l’eau claire du ruisseau Et transforme le désert en champs généreux !

154

Ayons confiance dans le Père qui nous aime ! Ceux qui sèment dans les larmes moissonnent dans la joie Ceux qui confient dans l’angoisse leur grain à la terre Chantent en ramenant le chariot plein de gerbes.

Psaume 127 (126)

Dieu marche avec nous vers le bonheur Si le Seigneur ne met pas la main à la pâte, Jamais ton projet ne se développera. Si le Seigneur ne veille pas avec toi, Ta garde ne te sauvera pas du danger. A quoi te sert-il de te lever tôt, De bosser vingt quatre heures sur vingt quatre, Pour acquérir des biens qui ont un goût amer ? Dieu accorde tout autant de bonheur A ceux qui dorment dans la paix. Les enfants qui nous viennent en sont la preuve, Tes fils sont ta richesse. Heureux l’homme qui mourra, fécond d’une belle lignée ! Qu’elle soit de son sang ou du fruit de son exemple, Elle sera sa défense, la justification d’une vie réussie.

Psaume 128 (127)

Bénédiction Heureux ceux qui reconnaissent le Seigneur, Heureux ceux qui le suivent pas à pas !


Le travail de tes mains suffira pour combler tes besoins Ta femme soignera ton foyer, féconde d’amour partagé, Tes enfants formeront une couronne de bonheur. Ainsi sera comblé celui qui choisit Dieu pour maître. Qu’Il te dispense ses bontés, Que tu voies grandir en sagesse tes enfants et tes petits-enfants ! Que sa paix t’accompagne !

Psaume 129 (128)

Pitié pour nous sur cette terre ! On a besoin de Toi, Dieu de bonté Souviens-Toi, Seigneur, du temps où, en Egypte, Tu venais en aide à ton peuple ! Aujourd’hui, à tes fils les plus chers, les tourments ne sont pas épargnés. Jadis, Tu as montré la force de ta main et Tu as protégé le peuple que Tu avais choisi. Ces hommes étaient exploités, réduits en esclavage, corvéables à merci. Tu as brisé leurs liens, Tu les as délivrés d’un joug à peine supportable, Et leurs ennemis furent défaits. Aujourd’hui, dans le monde, tant d’innocents sont soumis aux tortures, Tant de gens dévoués, martyrs du mal à l’état pur, Paient de leur vie l’amour qu’ils ont pour Toi. Eradique ce Mal qui trompe les foules sans défense et les rend criminelles ! Dénonce-le, démontre publiquement qu’il est fourbe et ne mène nulle part ! Que naissent de ces fruits massacrés des germes d’espérance, Que la moisson soit riche, féconde en grâce et en hommes nouveaux,

155


Sur qui s’épandront les bienfaits du Seigneur ! Et nous pourrons dire : « Il dispense sans compter, le Seigneur notre Dieu. »

Psaume 130 (129)

Pitié pour moi, Dieu de bonté ! 156

Du fond de ma misère, je crie vers Toi, Seigneur. O, mon Dieu, écoute ma prière, Sois attentif à ma demande ! Si Tu tiens compte de mes péchés, Jamais je ne pourrai être sauvé. Mais Tu es le pardon. Je te fais confiance. Comme la sentinelle attend les premières lueurs D’une aube rassurante, j’attends confiant ton regard d’amour.

Psaume 131 (130)

Sagesse de l’homme d’âge L’orgueil est absent de mon cœur, Seigneur, Je n’ai plus de regard arrogant. Finies pour moi les actions d’éclat. Mes projets, je ne puis les réaliser. Non, mon âme se repose, Je recherche calme et sérénité, Comme le nouveau-né repu sur le sein de sa mère. Je mets tout mon espoir dans le Seigneur, Maintenant et pour l’éternité.


Psaume 132 (131)

Souviens-Toi de notre alliance Seigneur, souviens-Toi de David, de sa grande piété, Il fit au Seigneur un serment, une promesse solennelle : « Je ne me cacherai pas sous ma tente, je ne prendrai pas de repos, Mes yeux resteront ouverts, je veillerai assidûment Tant que je n’aurai trouvé d’abri pour le Dieu d’Israël. » 157 Les signes de ta présence étaient nomades par les plaines et les monts, David leur construisit une demeure digne de ta majesté. Nos pères chantaient : « Nous irons à la maison de Dieu, nous nous prosternerons à ses pieds. » Viens, lève-Toi, Seigneur, rejoins le temple que nous t’avons construit. Le clergé s’est vêtu de ses plus beaux ornements, Le peuple crie sa joie. Souviens-Toi de David, ton serviteur, envoie-nous ton Messie Comme Tu nous l’as promis ! Le Seigneur est fidèle au serment qu’il a fait à David Un de ses descendants sera le Messie attendu : « Si tes fils respectent mon alliance, s’ils respectent mes commandements, Ils partageront mon bonheur et ma gloire. » Dieu nous a choisis pour être ses enfants, il veut vivre avec nous : « C’est en vous que je veux résider ; j’ai fait le choix de mon église. Mes prêtres seront sous ma garde, et mon peuple sera bienheureux De mon peuple sortira le Messie, le bras de mon amour. Il éclairera le monde, Il sera la lumière. Aucun de ses ennemis ne lui résistera. »


Psaume 133 (132)

Psaume de pèlerinage

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Ah, qu’il est bon de marcher ensemble et de se sentir frères ! C’est comme la caresse d’une chaude pluie bienfaisante, Comme la brise légère qui calme la brûlure d’un soleil trop ardent, Comme la rosée irisant les pétales, à l’aube d’une belle journée. Car l’amitié nous soutient dans la poursuite d’un objectif commun. C’est Dieu qui nous unit et nous comble dans notre marche journalière Vers un monde nouveau, vers un monde de bonheur.

Psaume 134 (133)

Refrain Bénissez le Seigneur, vous ses serviteurs fidèles, Vous qui montez le chemin qui mène à sa demeure ! Levez les mains vers Lui en signe d’allégeance ! Dites-Lui combien Il est digne d’être aimé ! Que le Seigneur vous garde, Lui votre créateur !

Psaume 135 (134)

Reconnaissons le Dieu vivant ! Disons, nous ses amis, tout le bien que nous pensons du Seigneur ! Nous qui le suivons et faisons partie de sa maison, Répétons-le parce qu’Il est bon, que son amour est infini ! Le Seigneur nous a choisis, comme jadis Il fit alliance avec nos pères. En vérité, nous savons que Dieu est grand,


Que rien ni personne ne Le dépasse. Dieu peut tout pour nous ; Il l’a montré depuis longtemps. Depuis l’origine des temps, Il fait montre de sollicitude. Pour délivrer son peuple, Il fit des prodiges en Egypte ; Pour établir son peuple en Israël, Il l’a aidé et soutenu dans ses combats. Mais, bien plus fort, Il nous a rachetés, Il a vaincu la mort et est ressuscité. Il fit de sa souffrance une source d’espoir. Il dénonce le mal et nous guide vers un bonheur sans fin. Plein de sollicitude, Il fit de nous ses héritiers, Oublieux de nos fautes, Il nous a pardonné. Il nous a protégés de génération en génération.

Psaume 136 (135)

Chant d’amour Louez le Seigneur, Il est bon, Car éternel est son amour ! Louez le Roi des rois, Car éternel est son amour ! Louez celui qui nous dépasse tous, Car éternel est son amour ! Pour nous Il a fait des merveilles, Car éternel est son amour. Il a réglé avec science la création, Car éternel est son amour. Il surveille avec soin l’évolution, Car éternel est son amour. Il a doté le monde d’astres lointains, Car éternel est son amour. Il a fait don du soleil, source de vie, Car éternel est son amour.

159


160

La lune et les étoiles nous guident dans la nuit, Car éternel est son amour. Il a délivré son peuple d’un joug avilissant, Car éternel est son amour. Pour protéger son peuple, Il fendit la mer par un raz-de-marée, Car éternel est son amour. Et fit passer les juifs à pied sec, Car éternel est son amour. Puis les eaux séparèrent le peuple de ses poursuivants, Car éternel est son amour. Pour nous sauver, Il envoya son Fils, Car éternel est son amour. Le Messie souffrit et mourut sur la croix, Car éternel est son amour. Il sortit du tombeau et Il nous libéra, Car éternel est son amour. Il fit de nous ses héritiers, Car éternel est son amour. Il nous donna un bonheur éternel, Car éternel est son amour. Il est pour nous la Vérité, Car éternel est son amour. Et la voie et la Vie, Car éternel est son amour. Il s’est fait humble pour être près de nous, Car éternel est son amour. Il nous nourrit du pain de vie, Car éternel est son amour. Louez le Dieu du Ciel, Car éternel est son amour !


Psaume 137 (136)

Seigneur, qu’il est pénible d’être loin de Toi ! Sur les bords des fleuves de Babylone, Nos pères se lamentaient regrettant leur patrie. Leurs harpes pendaient inertes aux basses branches des saules, Car ils n’avaient pas le cœur aux chants. Ceux qui les avaient soumis à l’esclavage 161 Exigeaient d’eux des hymnes de joie : « Chantez-nous donc un hymne de chez vous ! » Comment, en cette terre d’exil, pourraient-ils Chanter au Seigneur un cantique d’allégresse ? « Que ma langue se dessèche, si j’oublie mon exil, Que mon bras se détache, si je cesse d’espérer, Si mon premier objectif n’est plus de rentrer au pays d’Israël ! » Au centre d’un désert, immense solitude, Nous pleurions le temps de notre intimité, Le temps où nous sentions ta présence d’amour. Notre cœur est aux larmes : plus de rires ni de chants. Ceux qui nous ont conduits vers les plaisirs fugaces Veulent que nous partagions leurs folles réjouissances : « Vous avez tout pour être heureux. Riez donc avec nous ! » Loin de Toi, comment rester sereins, être heureux, Comment Te chanter notre reconnaissance ? « Que ma langue se dessèche si je ne me convertis, Que mon bras se détache si je perds l’espérance, Si j’oublie ton pardon et l’amour de ton Père Si j’ai un objectif autre que celui de Te rencontrer ! »


Psaume 138 (137)

Merci, Dieu de bonté

162

Je Te remercie de tout mon cœur, Seigneur, car Tu m’as entendu. Avec tous les saints qui m’ont précédé, je Te chante mon merci. Je reconnais ta primauté, car Tu T’es fait connaître bon et fidèle en toutes choses. Quand je T’ai appelé, Tu m’as répondu, Tu m’as rendu courage. Un jour, Seigneur, les rois de toute la terre reconnaîtront que Tu es le premier, Que ton message est le seul qui soit parfait et véridique. Ils Te diront : « Ton amour est illimité : Tu aimes sans compter et le prouves par des actes. Tu es le Seigneur, mais ton regard s’attache aux petits. Tu m’as sauvé des périls d’une mort éternelle. Tu continueras ce que Tu as si bien entamé. N’abandonne pas un travail tellement bien commencé ! »

Psaume 139 (138)

Dieu me connaît mieux que je ne me connais moi-même Seigneur, d’un seul regard Tu me connais, Tu sais tout de moi. Tu dévoiles mes plus secrètes pensées. Tu me vois actif et au repos ; tous mes actes Te sont connus. Tu connais mes paroles avant que je les aie dites. Tu me vois sous tous les angles Tu me tiens par la main. Je ne puis imaginer une connaissance si totale.


Elle est trop merveilleuse pour que je puisse en jouir ici bas. Puis-je me cacher à ton regard ? Puis-je éviter d’être connu ? Non ! M’élèverais-je au niveau des hautes considérations ? je T’y retrouve. Resterais-je au niveau des soucis quotidiens ? je T’y retrouve. Si je quitte mon pays, si je change de vie, c’est Toi qui me guides. Voudrais-je T’oublier, sombrer dans l’inconscient, fuir ton regard d’amour, Que ton regard perce même les brouillards les plus épais. Il n’est point de ténèbres que Tu ne puisses sonder. Car c’est Toi qui m’as créé, façonné dans le sein de ma mère. Sois reconnu pour les merveilles que Tu fis ! Elles sont incroyables. Tu connais les replis de mon cœur, rien de ce que je fais ne T’est caché, Car c’est Toi qui m’as créé de l’argile de la terre et de l’amour de mes parents. Tu me contemples dans mon entièreté, du premier au dernier de mes jours. Tu connais tous mes actes, pourtant accomplis en pleine liberté. Comment peux-Tu me laisser libre et connaître par avance mon choix ? Je ne puis le comprendre, mais je Te fais confiance. O Seigneur, Toi qui es amour, pourquoi laisses-Tu subsister le Mal ? Eloigne-le de nous. Ses adeptes font tant souffrir ceux qui Te respectent.

163


Dois-je avoir de la pitié pour ceux qui Te haïssent ? Dois-je aimer ceux qui se dressent contre Toi ? C’est le mal que je hais et je veux le combattre. Garde sur moi ton regard bienveillant ! Surveille mes intentions, qu’elles restent pures ! Et, si je me laisse séduire par les attraits du mal, Aide-moi à me re-convertir et à reprendre le droit chemin ! 164

Psaume 140 (139)

Seigneur, délivre-nous du mal ! Seigneur, délivre-nous du mal, Protège-nous de la violence. Ecarte de notre chemin les fourbes Ceux qui suscitent les querelles, Les langues acérées qui tuent le prochain Délivre-nous de ceux qui Te haïssent Semant la terreur autour d’eux, Ils veulent nous entraîner dans leur sillage. Protège-nous des présomptueux Qui nous tendent des pièges Et veulent nous asservir ! Je Te redis, Seigneur : « Tu es mon Dieu. » Ecoute la prière que je T’adresse ! Tu es mon seul recours. Soutiens-moi au moment du combat ! Dénonce les noirs desseins du mal, Fais qu’ils échouent ! Ne me laisse pas tomber ! Que les complots de ceux qui veulent ma perte Se retournent contre leurs auteurs ! Qu’ils comprennent leur erreur Et qu’ils se convertissent !


Que la vérité reprenne sur Terre la place qui lui revient ! Que la violence soit enfin conjurée ! Je sais, Seigneur, que Tu fais droit à l’opprimé Que Tu remets debout l’homme désespéré. Ceux qui Te reconnaissent Te remercient publiquement. Ceux qui T’auront fait confiance seront un jour à tes côtés.

Psaume 141 (140)

Seigneur, protège-moi de mon orgueil Seigneur, viens à mon aide ! C’est à Toi que je m’adresse. Ne reste pas sourd à mes appels, écoute ma prière ! Elle s’élève vers Toi, comme s’élèvent, opiniâtres Les dernières flammèches d’un beau feu de camp. Mes mains se tendent vers Toi, comme celles de l’enfant vers sa mère. Seigneur, mets un sceau sur mes lèvres, Qu’aucune parole d’orgueil ne sorte de ma bouche ! Tourne mon cœur vers Toi, vers mes frères dans le besoin. Que je ne cherche plus ni gloire, ni profit ! Ne permets pas que je me complaise en des plaisirs futiles, Que je ne cherche pas mon seul épanouissement. Fais que j’accepte en toute humilité les mille contretemps Qui m’énervent et me font perdre toute ma sérénité ! Que je ne cherche plus mon chemin par mes propres moyens, Mais que je suive celui où Tu guides mes pas ! Que je ne tire pas gloire de succès qui sont tiens Car c’est Toi qui donnes force à ma grande faiblesse ! Seigneur, Tu es mon seul recours, sans Toi, mon orgueil me domine.

165


J’ai confiance en ton aide. Je puis compter sur Toi. Sauve-moi des pièges que je me tends moi-même ! Que je ne me bâtisse pas des châteaux en Espagne ! Tu es le Chemin, la Vérité et la Vie, je veux m’en imprégner, Et Tu me réserveras un jour l’éblouissement De Te voir face à face en toute vérité. 166

Psaume 142 (141)

Prière de l’homme aux abois Je crie vers Toi, Seigneur, Je Te supplie, écoute-moi. Je suis désespéré, Je Te crie mon angoisse. Au moment où je perds tout espoir, Viens à moi, montre-moi la voie à suivre ! Je m’avance sur un chemin miné, Ni mon voisin de gauche, Ni le passant sur ma droite Ne se soucie de moi. Je ne vois pas qui peut me soutenir Aucun homme ne peut vraiment m’aider. Je T’appelle, Seigneur, Tu es mon seul recours Sur cette terre dure et froide. Ecoute mon appel, Il dit toute mon angoisse ! Délivre-moi du mal qui m’accable, Il est trop fort pour moi ! Jusqu’à la fin du temps,


Je Te dirai « merci ! », Avec tous ceux qui Te reconnaissent, Nous proclamerons que Tu nous as sauvés.

Psaume 143 (142)

Prière d’un homme humble à son Dieu Seigneur, écoute ma prière, j’ai confiance en ta fidélité, Exauce ma supplique ! Je sais que Tu es juste et bon. Ne me juge pas, Toi qui Te dis mon serviteur ! Tu sais bien qu’aucun homme n’est entièrement innocent. Le mal me terrasse ; il me tient cloué au sol. Il a résolu de me conduire à la mort éternelle. Sans Toi, je perds confiance. Je frissonne, transi d’angoisse. Je me souviens du temps jadis, de tout ce que Tu fis pour nous. Je me complais à admirer tes actions charitables. Je tends les mains vers Toi. J’ai soif de ton amour, Comme la plante assoiffée se languit d’une eau revivifiante. Dépêche-Toi Seigneur, je suis à bout de souffle ! Montre-Toi bienveillant, regarde ton enfant dans la peine ! Car je me sens déjà sur la pente infernale, prêt à me laisser choir. Montre-moi le chemin salvateur, Toi à qui je me confie ! Délivre-moi du Mal, Seigneur, Toi seul peux me sauver ! Apprends-moi à faire ta volonté, puisque Tu es mon Dieu ! Que ton Esprit, dans sa bonté, me conduise sur le chemin qui monte ! Dans la fidélité à tes promesses, Tu me convertiras et me feras renaître. Délivre-moi de mes peurs, dans ta bonté délivre-moi du mal ! Je veux Te servir et un jour Te connaître en toute vérité.

167


Psaume 144 (143)

Merci, Seigneur, du monde nouveau que Tu nous rends accessible

168

Sois remercié devant tous, Seigneur, Toi le roc qui m’assure, Toi mon formateur, Toi qui forges mon courage et me donnes l’espoir. Mon bienfaiteur, mon refuge, mon armure, mon seul recours fiable, Toi qui me donnes la force de vaincre mes ennemis mortels ! Seigneur, qu’est l’homme pour que Tu prennes tant soin de lui, T’est-il si cher, ce petit vermisseau, que Tu t’en préoccupes ? L’homme est-il plus qu’un souffle évanescent, qu’une ombre fugitive ? Qu’est-il pour Toi, créateur d’un univers immense, maître des océans, Capable en un éclair d’embraser les montagnes ? Rassemble toutes tes forces pour combattre le Mal. Balaie ses serviteurs d’un revers de ta main ! Tends-la-moi cette main, sauve-moi de la noyade, Délivre-moi des arcanes des méchants Dont la langue est de fiel et les promesses trompeuses ! Toi qui soutins ton peuple au désert et donnas à David la victoire, Que nos fils croissent dans le bien comme plants vigoureux ! Que nos filles, colonnes élégantes qui soutiennent l’édifice, Soient constantes dans la foi et dans la charité ! Que nos actions soient fécondes pour nous et pour nos frères ! Heureux le peuple qui vit dans de tels sentiments, Heureux le peuple dont le Seigneur est Dieu !


Psaume 145 (144)

Louange Mon Dieu, mon Roi, je Te rendrai hommage, Je Te serai reconnaissant jusqu’à la fin du temps. Je Te remercierai assidûment, racontant tes merveilles Jusqu’au dernier jour de mes jours. Le Seigneur est le « tout autre », l’indéfinissable. Les générations se transmettent le souvenir de ses bienfaits, Ceux qui les connaissent en sont émerveillés. On s’extasie devant l’étendue de sa bonté, On raconte tout le bien qu’Il a fait pour son peuple. Incroyable est son amour. Jamais on ne dira assez combien Il est bon. On loue sa bonté sans limite et son sens de la justice. Le Seigneur est bon pour chacun, Et sa bonté se traduit dans les faits. Toutes tes œuvres, Seigneur, sont preuves de ta bonté Et montrent à suffisance que Tu es digne d’être aimé. Ceux qui Te connaissent et Te respectent, Disent l’immensité de ton amour et toute sa puissance. Ainsi, tous nous profiterons De l’héritage merveilleux d’un bonheur éternel. Car c’est Toi le créateur de l’univers, Toi qui vis en pleine connaissance, hors du temps. Le Seigneur est fidèle à toutes ses promesses, Tout ce qu’Il fait est sous-tendu d’amour.

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Psaume 146 (145)

Heureux celui qui a mis ses espoirs dans le Seigneur

170

Je veux, jusqu’à mon dernier souffle, dire merci au Seigneur, Chanter ses bienfaits et montrer qu’Il est digne d’être aimé. Ne mettez pas votre confiance dans les puissants de ce monde Ils sont mortels et ne peuvent vous sauver. Un jour ils rendront l’âme et leurs projets s’effondreront. Heureux celui qui a l’appui du Dieu de ses parents, Heureux celui qui met tous ses espoirs en Dieu son sauveur ! Car c’est Dieu le créateur de l’univers et de tout ce qu’il contient. Il est fidèle à ses promesses sans en oublier une. Il rend justice aux opprimés. Il donne à chacun le pain dont il a faim. Le Seigneur libère les prisonniers et rend la vue aux aveugles. Le Seigneur remet debout à ceux qui ont perdu courage. Le Seigneur aime ceux qui Le reconnaissent, Mais Il protège aussi ceux qui ne Le connaissent pas, Il soutient la veuve et l’orphelin, Il désarme les méchants. L’autorité de Dieu s’étend sur l’univers jusqu’à la fin du temps.

Psaume 147 (146+147)

Psaume de reconnaissance Louez le Seigneur, car Il est bon, acclamons-Le et rendons-Lui honneur, Car Il est notre Dieu, parfaitement digne d’être aimé. Il guérit les grandes tristesses et prend soin de ceux qui sont blessés.


Il a créé chaque étoile et connaît sa place au firmament. Notre Seigneur a un amour immense, Il est parfaitement sage Son amour est actif et tout-puissant. Le Seigneur relève le misérable Et remet à leur place ceux qui se fient à leurs seules forces. Rédigeons au Seigneur un psaume de remerciement ; Par tous nos moyens proclamons ses bienfaits ! 171 Car c’est Lui qui fit les nuages, Lui qui dispense une pluie bienfaisante, C’est Lui qui nous donne le soleil, source de fécondité. Merci pour l’atome primitif et son évolution, merveille de complexité ! C’est Dieu qui nous fit don des énergies qui centuplent la force de nos bras. Merci de la beauté qui réjouit nos yeux, de la générosité qui réjouit nos cœurs ! Ce n’est ni l’intelligence de l’homme ni ses muscles puissants Ni les merveilles de la nature qui sont dignes de notre reconnaissance, C’est Dieu seul à qui l’homme peut, sans crainte, se confier. Heureux celui qui met sa confiance dans le Seigneur ! Peuple de Dieu, crie ta joie ; rends hommage au Seigneur, Car Il t’a accordé sa protection ! Il chérit ses enfants et les sauve. Il souhaite et promeut la paix sur toute la terre ; Il nourrit son peuple du pain dont il à faim. Il a envoyé sur terre son fils, son messager, notre sauveur. Son message se répand à la vitesse du vent. Quand la neige étend sur cette terre son linceul de misère, Quand les torrents de violence accablent ses habitants, Quand se congèlent les ardeurs de l’homme le plus valeureux, Le souffle de son Esprit ranime les courages, Les flots de sa tendresse se répandent sur nous.


Heureux ceux qui ont pris conscience de l’amour du Seigneur ! Heureux ceux qui Le reconnaissent et transmettent son message !

Psaume 148

Louange universelle 172

Univers tout entier, jusqu’à la dernière nébuleuse, loue le Seigneur ! Forces invisibles, créatures au service de Dieu, louez le Seigneur ! Astres du jour et de la nuit, lumières de notre temps, louez le Seigneur ! Immensités sidérales, profondeurs infinies, louez le Seigneur ! Qu’ils louent le Seigneur, car Il les a créés et les recrée chaque jour ! Il a tout ordonné, fixé les règles du devenir jusqu’à la fin du temps. Ce qu’Il a décidé ne sera pas changé. Et vous qui vivez, croissez et mourrez sur la terre, louez le Seigneur ! Plancton et cachalots, tout ce que renferment les océans, louez le Seigneur ! Foudre, grêle, neiges et nuages, phénomènes climatiques, louez le Seigneur ! Montagnes et coteaux, fleuves et ruisseaux, louez le Seigneur ! Arbres et végétaux, bêtes des prés et des bois, reptiles et oiseaux, louez le Seigneur ! Hommes et femmes, puissants et misérables, chefs et sujets, louez le Seigneur ! Adultes, jeunes gens, vieillards et nourrissons, louez le Seigneur ! Dites bien que le Seigneur est digne d’être aimé plus que quiconque au monde !


Il nous dépasse tous, notre force dépend de Lui et de Lui seul. Que ceux qui L’aiment, Lui rendent un hommage solennel Car Il a fait pour son peuple la preuve de son amour !

Psaume 149

Dieu a vaincu la mort. Chantons notre joie et notre reconnaissance Chantons, réjouissons-nous, disons, une fois de plus au Seigneur : « Merci ! » Disons et répétons combien il est bon et puissant ! Il est digne d’être aimé. Nous, ses enfants, réjouissons-nous d’avoir été créés, libérés de la mort. Chantons, acclamons-Le, faisons retentir à tous vents nos cris d’amour et de joie ! Car le Seigneur nous a aimés plus que jamais nous ne pourrions le dire. Il aime les humbles et rabroue ceux qui se vantent. Reconnaissons qu’Il est notre Dieu ! Nous qui L’aimons, faisons-Lui allégeance dans la joie et rendons-Lui honneur ! Vivants et morts se réjouissent d’avoir un tel Seigneur. Notre force, c’est l’amour du Seigneur. L’amour est notre seul outil, pour transformer le monde, Pour convertir nos frères, pour nous transformer nous-mêmes, Pour que son règne arrive, pour faire naître un monde nouveau où l’amour sera roi. Pour contrer la brutale violence, pour relever l’homme meurtri et le mettre debout. Pour que la vérité éclate, pour qu’amour et justice soient enfin synonymes. Ainsi notre fierté sera justifiée. Alléluia.

173


Psaume 150

Refrain Louons Dieu dans notre cœur ! Louons Dieu dans l’univers ! Louons Dieu pour ses dons merveilleux ! Louons Dieu pour son amour ! 174

Louons-Le dans le silence ! Louons-Le par la musique et le chant ! Louons-Le par des paroles élogieuses ! Louons-Le dans les médias ! Louons-Le dans le dialogue intime ! Louons-Le dans notre couple ! Que toute la création Le loue ! Car Il est « Le Seigneur ».


Annexe Trois mots-clés ont été attribués à chaque psaume. Ces mots sont répertoriés ci-dessous afin de retrouver rapidement le psaume qui convient le mieux aux circonstances dans lesquelles on se trouve. Abandon à Dieu : 86 Admiration : 66 Alliance : 105, 132 Amitié : 133 Amour : 119a Amour infini : 68 Amour paternel : 22 Angoisse : 55, 142, 143 Appel au secours : 3, 12, 13, 25, 28, 30, 31, 35, 41, 54, 55, 57, 61, 69, 74, 83, 88, 121, 123, 129, 130, 139, 140, 141, 142 Attentes de Dieu : 50 Beauté de la nature : 19, 84 Berger : 23 Biens illusoires : 62, 73 Bon dirigeant : 20 Bonheur : 87, 126, 128 Bonheur éternel : 91, 122 Bonheur terrestre : 37, 40, 49 Bonté : 119b Bonté de Dieu : 36, 47, 55, 67, 87, 111, 113, 114, 115, 118, 124, 136, 138, 146 Chemin pour l’homme : 1 Christ : 45 Combat contre le mal : 108, 109 Communautés : 48 Confiance en Dieu : 2, 3, 4, 5, 6, 7, 9, 10, 11, 15, 16, 20, 23, 25, 27, 28, 29, 31, 34, 37, 39, 42, 43, 46, 52, 55, 56, 59, 61, 62, 71, 81, 86, 91, 108, 112, 121, 123, 128, 125, 127, 130 Conversion : 2, 4, 70, 82, 83, 94 Croix : 119c Descendance : 127 Découragement : 57 Désarroi : 102 Désert : 17, 77 Désespoir : 17, 41, 69, 88, 120

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Détresse : 5, 6 Dieu : 119d Dieu Amour : 21, 38, 76, 80, 136, 139 Dieu compatissant : 22 Dieu connaît : 139 Dieu créateur : 33, 40, 95, 103, 104 Dieu dans le monde : 44 Dieu fidèle : 42, 43, 89, 93, 106, 111, 121, 132, 138 Dieu fort : 65, 93, 144 Dieu grand : 47, 89, 99, 104, 113, 114, 135 Dieu guide : 27 Dieu lumière : 19 Dieu père : 24 Dieu premier : 29 Dieu protecteur : 5, 46, 54, 59, 64, 91, 125 Dieu sauveur : 15, 18, 24, 33, 107, 116, 125 Dieu soutien : 3, 18, 26, 27, 41, 71, 86, 109, 127 Dirigeant : 72, 82, 94, 101 Discernement :, 119 Dons de Dieu : 46 Doute : 10, 60 Droiture : 101 Echec : 60 Eglise : 48, 87 Engagement : 66, 101 Ennemis : 70 Espérance : 32, 39, 61, 67, 75, 76, 90, 92, 102, 123, 131, 146 Esprit : 119e Exil : 137 Faiblesse de l’homme : 81, 144 Famille : 128 Fierté : 26 Foi : 119f Folie des hommes : 2, 14, 20, 49, 53, 115 Force de l’amour de Dieu : 11 Force du mal : 21 Fourberies du mal : 64 Générosité : 112 Gratuité : 119g Héritage du Père : 68 Histoire d’Israël : 44, 68, 74, 77, 78, 89, 99, 105, 106, 107, 114, 119h, 124, 129, 132, 135, 137 Homme âgé : 71, 92, 131


Homme enfant chéri : 8 Homme juste : 24 Honte : 51 Humilité : 30, 60, 70, 97, 141, 143 Hypocrisie : 50, 52 Incarnation : 119i Incompréhension : 39 Infidélité de l’homme : 79 Joie : 9, 34, 45, 53, 96, 97, 119j, 122, 126, 132, 149 Justice de Dieu : 12, 36, 58, 64, 79, 82, 85, 94, 99, 110 Kyrie : 119k Libération : 80 Louange : 8, 66, 84, 92, 93, 95, 96, 98, 103, 104, 105, 108, 111, 116, 136, 145, 148, 149 Lumière : 12, 35, 74, 119l, 140, 143, 144 Mal dans le monde : 10, 14, 29, 31, 37, 58, 129 Mal dénoncé : 50, 75 Mauvais maître : 13, 16, 26, 28, 30, 33, 40, 58, 54, 76, 97, 107, 124, 126, 138, 140, 145, 146, 147 Message de vie : 80 Messie : 72, 98, 147, 110 Méchant : 36 Méchants insolents : 75 Miséricorde : 78 Monde : 119m Monde confié à l’homme : 8 Monde nouveau : 72 Montagne : 84 Mort d’un enfant : 102 Non-jugement : 79 Nos frères : 122 Nourriture : 119n Obéissance : 6, 17, 18, 25, 119o Pardon : 7, 32, 38, 51, 56, 63, 85, 95, 119p Patience de Dieu : 14 Persécution : 44 Pécheur : 7, 51, 56 Péché : 78 Pèlerinage : 133 Pénitence : 38 Poids du mal : 11 Qualités de Dieu : 145, 147 Quand ? : 119q

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Qui sera sauvé ? : 15, 57, 65, 81, 113, 118 Reconnaissance : 21, 47, 48, 67, 96, 103, 106, 116, 119r, 135, 148, 149 Roi : 45, 110 Sagesse : 131 Sagesse de Dieu : 1, 49, 115 Sens de la vie : 90 Sécurité : 23 Sérénité : 16, 62, 63, 85, 119s, 120 Silence de Dieu : 13, 22, 35, 73, 77, 88 Sincérité : 112 Soif de Dieu : 42, 43, 63 Solitude : 137, 142 Souffrance : 109, 130 Souffrance du Christ : 52 Soutien mutuel : 133 Temps : 90 Tentation : 59, 69, 73, 83, 120 Témoignage : 118 Trinité : 119t Unité : 119u Univers : 98, 148 Vérité : 141 Vision d’éternité : 9 Vivre sans Dieu : 53 Voie : 119v Vrai bonheur : 4, 34


Bibliographie Bible de Maredsous, Brepols, 1968. Robert Guelluy, Mais il y a Jésus Christ, Duculot, 1989. Robert Guelluy, Faire-part, Racine, 1993. Maurice Cocagnac, Les symboles bibliques, Cerf, 1993.

Remerciements Je suis particulièrement reconnaisssant à ceux qui ont lu mon manuscrit et m’ont encouragé dans mon travail : Robert Ghelluy, Jean Van Camp, Pierre Mourlon Beernaert, Antoine & Yvette Sépulchre et Stan Rougier. Un merci tout particulier à Cécile pour la dernière relecture et les corrections.

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Achevé d’imprimer le 17 mai 2005 sur les presses de l’imprimerie Bietlot, à 6060 Gilly (Belgique)


Louis Escoyez Ingénieur de formation, père et grand-père d’une nombreuse famille, il est membre de divers mouvements d’Eglise.

Louis Escoyez

Cris, chants, louanges… expériences mystérieuses des hommes de tout temps. C’est encore celle de Louis Escoyez aujourd’hui, chrétien convaincu qui relit et prie l’ensemble des Psaumes, ces trésors d’une tradition spirituelle très vive qui s’est perpétuée jusqu’à nous. Car la palette des sentiments évoqués par ces textes n’a guère changé depuis les temps bibliques, même si leur expression a pu varier. Quand Dieu fait alliance avec l’homme, c’est pour toujours. A toutes nos infidélités répond sa fidélité inlassable. Louis Escoyez a laissé résonner en lui la voix du psalmiste pour nous livrer ici la vivante expression de sa foi et de sa prière. Il nous offre des psaumes revisités à la lumière du Nouveau Testament. Ses textes, parfois très proches des originaux et parfois très actualisés, nous invitent à prier Dieu en l’appelant notre Père, comme le Christ nous l’a enseigné. Un répertoire thématique des psaumes enrichit le volume.

Louis Escoyez

Cris et louange Psaumes pour aujourd’hui

Cris et louange

Cris et louange

ISBN 2-87356-309-5 Prix TTC : 6,00 €

Collection Prières

fidélité

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9 782873 563097

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Cris et louange by Éditions jésuites - Issuu