Skip to main content

Liturgies de la Parole adaptées aux enfants. Année A

Page 1

Nancy de Montpellier, née en 1951, licenciée en Droit et en Sciences religieuses, est maman de quatre enfants. Inspectrice des cours de religion dans l’enseignement primaire dans la province de Namur, elle coanime avec le frère François et d’autres parents les liturgies dominicales de la Parole à l’abbaye de Maredsous. Dominique Otte, né en 1962, papa de deux enfants, est peintre autodidacte et souhaite mettre son art au service de Dieu et des hommes.

Cet ouvrage s’adresse tout particulièrement aux animateurs pastoraux, aux catéchistes, aux prêtres, aux enseignants et aux parents engagés dans l’animation pastorale.

ISBN : 2-87356-290-0 Prix TTC : 14,95 €

9 782873 562908

fidélité

de Montpellier & Lear

Liturgies de la Parole adaptées aux enfants

Voici donc pour chaque dimanche de l’année A le texte de l’évangile, l’idée centrale retenue, le contexte et les symboles pour mieux le comprendre, des pistes d’animation pour les enfants, une prière, un refrain de chant et un geste lien pour la participation à la liturgie eucharistique. Un projet pour vivre le temps de l’Avent et celui du Carême est également repris, ainsi que quelques suggestions très concrètes pour prier avec les enfants.

Le frère François Lear, né en 1962, est moine depuis 1982 à l’abbaye bénédictine de Maredsous (Belgique). Formé tout d’abord comme instituteur primaire, il s’est ensuite dirigé vers la philosophie et la théologie, qu’il a terminée à la Faculté de Lille (France). Cette double formation lui a permis de se spécialiser dans l’animation des retraites pour les élèves de l’enseignement secondaire et dans la rencontre de groupes désireux d’approfondir leur foi.

fidélité

Chaque dimanche à l’abbaye de Maredsous, les auteurs accueillent les familles et les mouvements de jeunesse pour vivre avec eux une liturgie de la Parole : un temps d’accueil, un rituel autour de la proclamation de l’Evangile, un temps de découverte et d’approfondissement à l’aide de supports visuels et musicaux simples et beaux et un temps d’intériorisation et de prière. Ce sont de véritables liturgies à leur niveau, c’est-à-dire des « actions du peuple d’enfants » réunis autour de la Parole de Dieu adaptée pour eux.

Nancy de Montpellier & François Lear Illustrations de Dominique Otte

Liturgies de la Parole adaptées aux enfants Année A

fidélité


Nancy de Montpellier & François Lear Illustrations de Dominique Otte

Liturgies de la Parole adaptées aux enfants Année A

fidélité


Le volume 2005–2006 (année B) qui paraîtra en octobre 2005 sera accompagné d’un CD-Rom. Il reprendra, pour les trois années liturgiques, l’enregistrement des refrains des chants ainsi que les partitions et les dessins de chaque dimanche.

© Editions Fidélité 61, rue de Bruxelles 14, rue d’Assas BE-5000 Namur FR-75006 Paris Belgique France fidelite@catho.be ISBN : 2-87356-290-0 Dépôt légal : D/2004/4323/13 Imprimé en Belgique Textes liturgiques, © A.E.L.F., Paris. Avec l’aimable autorisation des Editions Musicales Studio SM, de Bayard Musique, de Theo Mertens, des éditions Tardy, des Ateliers du Fresne et du SECLI.


Introduction Qu’entendons-nous par l’expression « vivre une liturgie de la Parole adaptée aux enfants » ? • Le mot liturgie fait référence à une action de, par et pour le peuple, ici le peuple des enfants. Cette action comporte des paroles, des gestes, des attitudes et des chants qui célèbrent le Père, le Fils et l’Esprit Saint, et expriment la réponse de la jeune assemblée. • La liturgie de la Parole est la première partie de l’Eucharistie. Nous la centrons sur l’évangile qui est proclamé dans sa version liturgique et non dans une version pour enfants. Sa découverte consiste à développer une idée pour valoriser la vie spirituelle et religieuse de l’enfant : le relier à Dieu et l’aider à relire sa vie dans le regard de Dieu. • Une liturgie adaptée aux enfants, c’est-à-dire une liturgie qui soigne l’accueil de l’enfant, propose une découverte de l’évangile simple et profonde à l’aide de supports visuels et auditifs et invite à prier ensemble.

Dans cet ouvrage, vous trouverez : • pour chaque dimanche de l’année A, en dehors des mois de juillet et août, le texte de l’évangile avec une idée centrale (titre), un dessin (à photocopier, agrandir et colorier), un bref commentaire pour les adultes, des pistes d’animation pour les enfants, une prière, un refrain chanté et un geste-lien pour la participation à l’Eucharistie ; • un projet pour vivre les temps forts (Avent, Carême, etc.) ; • des conseils pour l’accueil des tout-petits ; • des pistes pour prier avec les enfants : climat, attitudes et sens des mots ; • des supports visuels et auditifs utiles ; • une carte du pays de Jésus (p. 176).

Qu’est-ce ce qu’une liturgie de la Parole adaptée aux enfants ?

Retenons un maître mot pour l’animation des liturgies de la Parole : respecter. Respecter le texte évangélique, respecter la pédagogie de l’Eglise, respecter l’enfant et son rythme. Les temps et les fêtes liturgiques, les liens entre les évangiles des différents dimanches sont des cadeaux que l’Eglise nous donne pour grandir en enfants de Dieu et cheminer ensemble. Respecter le rythme de l’enfant, c’est se mettre à son écoute, ne pas trop parler et laisser une place au silence, ne pas vouloir tout dire sur l’évangile, mais garder une « parole lumière » pour la semaine, faire attention aux images de Dieu que nous véhiculons et surtout ne pas moraliser.

Convictions C’est une chance pour les enfants d’être accueillis le dimanche dans l’église, la maison de Dieu, par une équipe de parents qui leur proposent une liturgie de la Parole : un temps pour écouter l’évangile, en découvrir la fine pointe et l’intérioriser en Eglise. Vivre une liturgie de la Parole avec des enfants, ce n’est ni organiser une garderie, ni les faire dessiner ou réaliser un bricolage religieux. Ce n’est pas non plus donner une séance de catéchisme ou un cours de religion.

3

Introduction


Certains thèmes occasionnels peuvent être choisis pour les animations liturgiques : les vacances, la rentrée des classes, les missions, la prière, un beau texte de l’Ancien Testament (Abraham, Samuel, David, Elie…) proposé dans la liturgie, mais en gardant un lien avec l’évangile du jour.

• Veiller à la beauté du lieu, prévoir un cierge, un lutrin pour déposer le missel et mettre un panneau pour afficher. • Accueillir chaque enfant par son prénom, donner une place aux tout-petits avec leurs parents. • Allumer le cierge qui rappelle que Jésus ressuscité est la lumière du monde et qu’il éclaire notre vie par sa Parole. • Préparer son cœur à écouter l’évangile en prenant un refrain de chant (par exemple « Qu’elle est belle, ta Bonne Nouvelle » de Noël Colombier ou « Cette Parole est un trésor » de Danielle Sciaky et Michel Wackenheim). • Se signer de trois petites croix : le front « Seigneur, fais que je comprenne ta Parole », les lèvres « Seigneur, fais que je redise ta Parole » et le cœur « Seigneur, fais que garde ta Parole dans mon cœur comme un trésor et que je l’aime ». • Lire lentement l’évangile, élever le Livre de la Parole en disant « Acclamons la Parole de Dieu » et répondre « Louange à toi, Seigneur Jésus ! » On peut encore acclamer la Parole en reprenant le refrain chanté. • A l’aide de supports visuels simples et de qualité, découvrir l’évangile de manière interactive. La Parole de Dieu est le centre (le cœur) de la liturgie et la fidélité aux mots bibliques est importante. • Prier avec les enfants, leur offrir un temps d’intériorisation, se laisser interpeller par la Parole entendue et découverte, et ouvrir un espace intérieur pour y répondre librement. Un geste peut accompagner la prière. • Conclure la liturgie par un chant adapté aux enfants.Veiller à la qualité des paroles et de la musique qui peut être variée suivant ce que l’on recherche : louange, action de grâce, confiance, intériorité…

Schéma liturgique Préambule • Pour vivre au mieux ces liturgies de la Parole dominicales, il est important de donner aux enfants des repères, de garder le même schéma tout en proposant une variété dans les supports. A cet effet, outre le dessin proposé comme base de découverte de l’évangile, gardez précieusement les photos, les publicités et toute image qui pourraient servir pour les animations. Les enfants entrent dans le mystère de Dieu par des portes différentes : Dieu seul sait ce qui touche le cœur de l’enfant… et chaque enfant est unique et précieux à ses yeux. • Pour être vraiment au service de l’Evangile de Jésus Christ, il est capital de bien préparer les liturgies, hommes et femmes, chacun avec sa sensibilité et son charisme. La méditation personnelle préalable des textes évangéliques enrichit la réunion de préparation. Pour ces réunions, il est utile d’avoir une Bible ou un Nouveau Testament pour chercher les versets renseignés dans les pistes d’approfondissement pour adultes. Déroulement • Prévoir un espace accueillant où les enfants se sentent bien (coussins, couvertures…).

Introduction

4


Conclusion

• 11 Chants pour une année de catéchèse, vol. 1,Tardy. • Chants et prières au fil des jours, L. Le Guichet, Ateliers du Fresne, 301.071.2. • Prier avec les enfants 1, Mannick et Akepsimas, Ateliers du Fresne, 301.037.2.

« La liturgie est le jeu de l’homme devant Dieu », a écrit un grand liturgiste. Donner l’occasion aux enfants d’y participer est une mission ecclésiale enthousiasmante qui demande humilité, esprit de service, fidélité et créativité. Rappelons-nous les paroles et les gestes de Jésus envers les enfants : « Laissez-les venir près de moi… » Puis, il les embrassa et les bénit en leur imposant les mains (Mc 10, 13-16). Ayons confiance en l’enfant et en l’action de l’Esprit Saint dans son cœur et veillons à vivre les liturgies de la Parole dans la joie, la fête et l’émerveillement devant l’amour inouï de Dieu partagé aux enfants.

Quel accueil pour les tout-petits ? Au temps de la venue de Jésus parmi les hommes, les enfants — du latin infans, ce qui signifie « qui ne parle pas » — ne comptaient pas. Ils étaient mis sur le côté, écartés de tout. Jésus renverse les choses. Il appelle un enfant, le place au milieu des « grands » et le donne en modèle pour entrer dans le Royaume des Cieux : « Qui donc se fera petit comme ce petit enfant-là, celui-là est le plus grand dans le Royaume des Cieux. Quiconque accueille un petit enfant tel que lui à cause de mon nom, c’est moi qu’il accueille » (Mt 18, 4-5). Un autre jour, les mamans se pressent auprès de Jésus pour qu’il voie et touche leurs enfants, mais les disciples les en empêchent. Alors Jésus se fâche et dit : « Laissez les petits enfants venir à moi ; ne les empêchez pas, car c’est à leurs pareils qu’appartient le Royaume de Dieu. » Jésus embrasse et bénit les enfants en leur imposant les mains (Mc 10, 13-16). L’intuition de tendresse et d’admiration de Jésus pour les enfants, y compris les tout-petits qui offrent leur sourire, leurs pleurs… est extraordinaire. Croiser le regard d’un enfant, c’est regarder le ciel, c’est entrevoir le Créateur. « Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu » (Mt 5, 8), proclame Jésus sur la montagne. Les paroles évangéliques citées nous invitent à prendre au sérieux l’accueil des petits dans nos liturgies, à leur donner une place de choix. N’ayons pas peur de leur présence ! Nous vivrons avec eux une excellente école spirituelle. Les

Supports concrets Supports visuels • Mille images d’Evangile, livre et cédérom, Jean-François Kieffer, Les Presses d’Ile de France. • Mille images d’Eglise, livre et cédérom, Jean-François Kieffer, Les Presses d’Ile de France. • Caté-poster Vivre ensemble la communion (un poster de 80 x 120 cm et un livret d’accompagnement), Maïté Roche, Mame. • 32 images de l’Evangile à colorier, Bouton d’Or Hors-séries nos 1, 2 et 3, Edifa Jeunesse. Supports auditifs • Vivre debout, Bayard Musique. • L’année à travers chants, Danielle Sciaky et Michel Wackenheim, SM D2709. • Mes fêtes Arc-en-ciel, Mannick et Jo Akepsimas, SM D2559.

5

Introduction


Prier avec les enfants

petits sont réceptifs, ouverts, proches du mystère de Dieu. Ils aiment la fête, manifestent leur joie de vivre et d’être aimés. Ils sont louange à leur Créateur.

Quelle attitude de prière ? Comment vivre le temps de prière avec les enfants ? • Créer un climat de calme, de paix intérieure, de silence : « Recueillons-nous et faisons un grand calme dans notre cœur pour parler à Jésus comme à un ami. » • Inviter les enfants à ne plus bouger, à se redresser, à se tenir bien droits : « Nous pouvons fermer les yeux ou regarder ce qui est affiché sur le panneau, joindre les mains ou les déposer sur les genoux. » • Pendant ce temps d’entrée dans la prière, il est bon de prendre un refrain chanté très doux et intérieur ou inviter à vivre un moment de silence pour introduire la rencontre avec le Seigneur Jésus. • Pour sortir de la prière, faisons un beau signe de croix qui rappelle l’amour surabondant de Dieu Père, Fils et Saint-Esprit pour chacun de ses enfants. • Quelques conseils encore : la prière doit être courte, véritable échange naturel et simple entre le Seigneur et ses amis. Elle prend racine dans l’évangile du dimanche. Nous-mêmes, prions en vérité avec les enfants et ne les regardons pas prier. Durant la prière, alternons paroles et silences… Il est important de ne pas trop parler et de laisser un espace de liberté aux enfants. Quelle joie pour Dieu de voir ces petits enfants, ses préférés, chanter leur émerveillement, leur merci, leur joie, crier leur peine et leur confiance, prier les uns avec et pour les autres, dire leur foi et tout leur amour pour Jésus !

Six verbes pour bien intégrer les petits ÉCOUTER. Bien installer le tout-petit : seul, près d’un grand, sur les genoux d’un parent… — parler doucement et lentement, répéter, verbaliser ce que l’on fait, regarder l’enfant. PARLER. Faire répéter un mot, une phrase courte — être attentif à ses expressions verbales, à ses questions. VOIR. Montrer la bougie, regarder la flamme et s’émerveiller, faire souffler — approcher les images et dessins servant de supports à la découverte de l’Evangile. TOUCHER. Montrer le Livre de la Parole de Dieu et le faire toucher — faire toucher d’autres objets religieux et les nommer. GESTUER. Accompagner leur main pour faire le signe de la croix — rythmer un chant par des applaudissements — lever les bras au ciel en signe de louange. MARCHER. Faire une ronde, une procession — venir tout près pour voir le panneau d’affichage, montrer une image ou un dessin.

Jésus lui-même, dans sa prière, exprime la confiance, à l’image du petit enfant : « Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d’avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l’avoir révélé aux tout-petits » (Mt 11, 25).

Introduction

6


La prière est une nécessité vitale pour marcher vers la sainteté, notre vocation à tous. Elle est la respiration de la vie chrétienne et s’apprend dès la petite enfance.

• le SIGNE DE CROIX nous permet de saluer Dieu, de reconnaître qu’Il est toujours là dans son mystère d’amour : Père, Fils et Esprit Saint ; • AMEN nous fait dire « oui, c’est vrai » ; • ALLÉLUIA signifie en hébreu « Louez Dieu ! Acclamez-le ! » et nous laisse nous émerveiller devant la beauté de la Parole de Dieu et de ses œuvres ; • RENDRE GRÂCES nous fait remercier Dieu qui nous propose son amour, son alliance gratuitement, gracieusement. En grec, action de grâces se dit eucharistia, c’est-à-dire « eucharistie » en français, ce qui amène au sacrifice total de Jésus ; BÉNIR , c’est « dire le bien », c’est reconnaître que toute vie • vient de Dieu et qu’elle ne peut être que bonne. Lorsque je bénis un autre homme, je demande à Dieu de le diriger vers le bien (Nb 6, 22-27) ou je reconnais que la bénédiction de Dieu est déjà à l’œuvre en lui (Lc 1, 42). • ABBA, PÈRE. Grâce à Jésus, je peux nommer Dieu « Père », ou même, plus familièrement : « papa ». C’est le plus beau nom que je puisse lui donner car il ne peut sortir que d’un cœur d’enfant, tout unifié dans l’amour. Les bras à demi-ouverts et élevés pendant le Notre Père disent à Dieu : « Nous voici, tiens ! » • INTERCÉDER ou prier avec confiance, c’est confier à Dieu les malheurs, les moments difficiles ou les événements pénibles qui peuvent nous arriver ou atteindre les hommes nos frères. Intercéder, c’est simultanément faire appel à la force de Dieu qui nous aidera à faire prédominer le bien sur le mal en vue du bonheur que Dieu désire pour tout homme.

Quels mots de prière ? Après que Jésus ait expliqué à ses apôtres ce que n’était pas la vraie prière, ils lui demandent : « Apprends-nous à prier » (Lc 11, 1). La réponse du Christ ne se fait pas attendre. Il leur offre le Notre Père (Lc 11, 2-4 ; Mt 6, 9-13) et se fait maître de prière par excellence. Les enfants, eux aussi, ont besoin d’apprendre à prier, de découvrir la signification des mots qui leur permettront d’être en relation avec Dieu et de lui exprimer leur foi avec authenticité. Les liturgies de la Parole adaptées aux enfants sont un lieu idéal pour apprendre à prier. En effet, prier, c’est dialoguer avec Dieu et la prière commence toujours dans l’écoute de la Parole (Dt 6, 4). Elle se poursuit alors dans l’action de grâces, la louange (bénédiction) ou la prière d’intercession. Les nombreuses prières dites lors de nos eucharisties sont d’ailleurs tirées des Ecritures : Gloire à Dieu, Saint le Seigneur, Notre Père… Les récits bibliques nous offrent aussi de multiples prières, par exemple la profession de foi de Thomas : « Mon Seigneur et mon Dieu » (Jn 20, 28) ou la phrase de Jésus adressée à Zachée : « Aujourd’hui, il me faut demeurer chez toi » (Lc 19, 5), qui peut être reprise en prière : « Aujourd’hui, Seigneur tu veux demeurer chez moi.Viens, Seigneur Jésus ! » La prière que propose l’Eglise est riche d’expressions frappantes et d’une gestuelle qui fait image :

7

Introduction


Il faut aussi revivifier les prières traditionnelles de l’Eglise comme le Notre Père, le Réjouis-toi Marie, le Je crois en Dieu, le Gloire à Dieu… Celles-ci méritent d’être redécouvertes afin de ne pas devenir des « prières de routine ». Pour parler à Dieu, n’hésitons pas non plus à utiliser nos mots de tous les jours : au secours, pardon, merci, s’il te plaît, bravo ! Ils permettent aux enfants de comprendre que prier, c’est parler à Dieu comme un ami parle à son ami dans les relations quotidiennes. A la fin de toute Liturgie de la Parole adaptée aux enfants, toutes ces prières, tous ces mots pour prier, favorisent l’intériorisation. Les enfants les ont assimilés et ils sont véritablement devenus leurs. Ce moment capital permet à l’enfant de faire vraiment sienne cette Parole de Dieu reçue et proclamée. Chaque dimanche, n’hésitons pas à offrir aux enfants un vocabulaire de base pour prier. Au début, il sera naturellement nécessaire de les aider à s’exprimer par une brève acclamation ou intercession. Petit à petit, d’eux-mêmes, ils en viendront à une prière toute personnelle, soit proclamée à haute voix, soit murmurée au plus secret du cœur. Alors surgira tout naturellement un vrai dialogue avec Dieu.

Introduction

8


Projet d’Avent Une couronne de l’Avent… Préparer une couronne de l’Avent. Sur chaque bougie, inscrire les « mots lumières » de chaque dimanche de l’Avent : • 1er dimanche : « Oh oui, viens Seigneur Jésus ! » • 2e dimanche : « Seigneur Jésus, tu es le Royaume de Dieu ! » • 3e dimanche : « Seigneur Jésus, tu me donnes la vie de Dieu ! » • 4e dimanche : « Seigneur Jésus, tu es le Sauveur, Dieu avec nous ! » Chaque dimanche, au moment de l’intériorisation, un enfant allume la bougie correspondant au dimanche.

Jésus, le cadeau de Dieu… Noël reste la fête par excellence où nous offrons à nos proches un cadeau comme signe d’amour, d’attention, d’amitié. L’Avent est le temps joyeux de la préparation à la venue de Jésus en ce monde. Celle-ci est le plus beau cadeau que Dieu nous fait. En lui, Dieu nous partage sa propre vie et nous sauve de tout mal. C’est pourquoi nous proposons comme projet de vivre le temps de l’Avent comme un temps de cadeau. Pour ce faire : • placer l’Enfant Jésus de la crèche dans une petit boîte et l’emballer avec un beau papier cadeau de couleur dorée (symbole de ce qui est précieux) ; • placer cette boîte avec les différents éléments de la crèche dans une plus grande boîte et l’emballer de manière très joyeuse. Fermer le tout avec un beau ruban ; • lors de chaque dimanche, un enfant enlève un des éléments du cadeau de Dieu comme signe de l’approche de la venue de Jésus et de notre attente joyeuse et grandissante :

9

Projet d’Avent


- 1er dimanche : un enfant enlève le nœud en signe d’ouverture de ce temps de l’Avent et de notre cœur à cette attente joyeuse. - 2e dimanche : un enfant enlève le papier cadeau car lentement le Royaume de Dieu va se dévoiler avec la venue de Dieu en son Fils Jésus. - 3e dimanche : un enfant ouvre la boîte car Jésus vient ouvrir tous ceux qui souffrent à la vie de Dieu. - 4e dimanche : un enfant retire la crèche et la boîte dorée et les place sur un tissu. Il place la petite boîte dorée devant la crèche sans l’ouvrir. - Noël : un enfant déballe la boîte dorée et place solennellement l’enfant Jésus dans la crèche. Un autre enfant allume un luminaire devant la crèche. Bien insister auprès des enfants que le plus beau cadeau de Dieu est son Fils Jésus en qui il nous donne la vie. C’est ce que nous célébrons chaque dimanche tout au long de l’année.

Projet d’Avent

10


1er dimanche de l’Avent Oh oui, viens Seigneur Jésus ! Evangile de Jésus Christ selon Matthieu (24, 37-44)

J

parlait à ses disciples de sa venue : « L’avènement du Fils de l’homme ressemblera à ce qui s’est passé à l’époque de Noé. A cette époque, avant le déluge, on mangeait, on buvait, on se mariait, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche. Les gens ne se sont doutés de rien, jusqu’au déluge qui les a tous engloutis : tel sera aussi l’avènement du Fils de l’homme. Deux hommes seront aux champs : l’un est pris, l’autre laissé. Deux femmes seront au moulin : l’une est prise, l’autre laissée. Veillez donc, car vous ne connaissez pas le jour où votre Seigneur viendra. Vous le savez bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison. Tenezvous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas, que le Fils de l’homme viendra. » ÉSUS

11

1er dimanche de l’Avent


• Demander aux enfants des occasions de veille : lorsqu’on prépare une fête, l’attente de l’arrivée de quelqu’un d’important, une maman qui veille près de son enfant malade, une institutrice qui surveille une récréation afin que rien n’arrive aux élèves. Ces exemples peuvent être illustrés par des dessins ou des photographies. • Bien insister sur le fait que le veilleur est souvent impatient d’accueillir celui qui doit venir. • Placer le cadeau au milieu des enfants. Découvrir que nous sommes aussi impatients que Noël arrive, mais pas seulement pour recevoir des cadeaux. • Expliquer que jusqu’à la fête de Noël nous allons découvrir petit à petit le cadeau que Dieu nous fait. Nous allons veiller pendant quatre semaines pour nous préparer à la naissance de Jésus.

Idée centrale Attendre avec joie la venue du Seigneur Jésus.

Contexte et symboles Evangile de type apocalyptique, ce texte annonce l’imminence de l’avènement du Fils de l’homme, c’est-à-dire du Christ. Ne connaissant ni le jour ni l’heure, il faut nous tenir prêts en tout temps.

Pistes d’animation Prière • Ecrire les lettres du mot « Avent » sur cinq cartons de couleurs différentes et les mélanger. Les distribuer aux enfants et leur demander de trouver le mot mystère. • Les enfants découvrent la signification du terme « Avent » comme temps de préparation à la fête de Noël. Avent : c’est le diminutif du mot « avènement ». Pour la liturgie, nous célébrons la venue du Seigneur. L’Avent, c’est celui (Jésus) qui advient. • Vérifier si tous les enfants comprennent bien le verbe veiller. Si nécessaire, l’expliquer en insistant sur les aspects d’attente et de préparation.

1er dimanche de l’Avent

• Ecrire sur une bandelette : « Oh oui, viens Seigneur Jésus ! », et la placer sur le cadeau de façon à ce que tous les enfants puissent la voir. • Redire lentement et plusieurs fois cette phrase avec les enfants.

12


Geste • Un enfant dénoue le ruban qui entoure le cadeau pour signifier que notre cœur se dénoue pour se réjouir de la venue de Jésus. • Un enfant allume la première bougie de la couronne de l’Avent. • Inviter les enfants à s’asseoir en tailleur, les mains ouvertes et posées sur les genoux. Expliquer que c’est une attitude de veille et d’accueil, qu’ils peuvent reproduire pendant la semaine, au moment de la prière du soir avant de dormir. • Reprendre avec les enfants le refrain chanté.

Chant « Ecouter ta parole », KT 28-97, Danielle Sciaky et Michel Wackenheim, in Une année à travers chants, © Editions Musicales Studio SM, CD D 2709.

13

1er dimanche de l’Avent


2e dimanche de l’Avent Seigneur Jésus, tu es le Royaume de Dieu ! Evangile de Jésus Christ selon Matthieu (3, 1-12)

E

jours-là, paraît Jean le Baptiste, qui proclame dans le désert de Judée : « Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche ! » Jean est celui que désignait la parole transmise par le prophète Isaïe : « A travers le désert, une voix crie : préparez le chemin du Seigneur, aplanissez sa route. » Jean portait un vêtement de poils de chameau, et une ceinture de cuir autour des reins ; il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage. Alors Jérusalem, toute la Judée et toute la région du Jourdain venaient à lui, et ils se faisaient baptiser par lui dans le Jourdain en reconnaissant leurs péchés. Voyant des pharisiens et des sadducéens venir en grand nombre à ce baptême, il leur dit : « Engeance de vipères ! Qui vous a appris à fuir la colère qui vient ? Produisez donc un fruit qui exprime votre conversion, et n’allez pas dire en vousmêmes : “Nous avons Abraham pour père” ; car, je vous le dis : avec les pierres que voici, Dieu peut faire surgir des enfants à Abraham. Déjà la cognée se trouve à la racine des arbres : tout arbre qui ne produit pas de bons fruits va être coupé et jeté au feu. Moi, je vous baptise dans l’eau, pour vous amener à la conversion. Mais celui qui vient derrière moi est plus fort que moi, et je ne suis pas digne de lui retirer ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et dans le feu ; il tient la pelle à vanner dans sa main, il va nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera le grain dans son grenier. Quant à la paille, il la brûlera dans un feu qui ne s’éteint pas. » N CES

2e dimanche de l’Avent

14


tiste. Au besoin, compléter leur information : fils de Zacharie et d’Elisabeth, cousin de Jésus. Il est le dernier prophète. Il proclame la venue de Jésus comme Messie. Il invite à la préparer. Il désigne Jésus comme l’Agneau de Dieu.Tué par Hérode, on fête sa naissance le 24 juin et sa mort par le martyre le 29 août. Dire aux enfants que Jean Baptiste nous donne un program• me pour l’Avent. Ecrire sur des bandelettes de couleurs différentes les trois termes de ce programme et les représenter aussi par un dessin qui les concrétisera. - CONVERTISSEZ-VOUS ! Changer de cœur (découper un cœur double face : une face sombre et une face lumineuse, et le retourner). - PRÉPAREZ LE CHEMIN ! Y penser dans son esprit, avec sa tête (dessiner une ampoule pour symboliser que vous avez trouvé une idée lumineuse… et y inscrire « Tilt ! »). - PRODUISEZ DU FRUIT ! Par nos actes… (dessiner des mains et des pieds). Bref, tout notre corps, toutes nos capacités, sont appelés à préparer la venue du Seigneur. Ce programme de l’Avent nous permet d’accueillir dans tout notre être le Royaume de Dieu, c’est-à-dire Jésus qui vient dans toute notre personne : il guérit les corps malades, les cœurs tristes du péché, nos gestes maladroits vis-à-vis de Dieu et des autres.

Idée centrale Découvrir que Jean Baptiste annonce la venue de Jésus, c’està-dire du Royaume de Dieu chez les hommes.

Contexte et symboles La pointe du texte évangélique est l’appel à la conversion car le Royaume des cieux est tout proche. Ce Royaume des cieux n’est autre que celui qui vient après Jean Baptiste, c’est-à-dire Jésus. Pendant toute l’année liturgique, nous allons découvrir comment Jésus rend présent ce Royaume en révélant les paroles et les gestes de Dieu pour tous les hommes. Jean Baptiste donne également tout un programme pour accueillir cette venue : se convertir, préparer le chemin, produire du fruit.

Pistes d’animation • Afficher sur le panneau une silhouette avec un grand point d’interrogation. Ecrire sur le verso de cette silhouette le nom de Jean Baptiste. Avant de lire l’évangile, attirer l’attention des enfants sur ce personnage mystérieux. Qui est-ce ? • Après la lecture de l’évangile, retourner la silhouette et demander aux enfants de dire ce qu’ils savent sur Jean Bap-

15

2e dimanche de l’Avent


Prière Les enfants se placent en station debout et les mains sur le cœur en redisant lentement : « Seigneur Jésus, tu es le Royaume de Dieu qui vient en ma vie et dans mon cœur. »

Geste • Un enfant allume la deuxième bougie de la couronne de l’Avent. • Un autre enfant enlève l’emballage du cadeau afin de symboliser que chacun de nous désire enlever de sa vie tout ce qui cache la présence de Dieu en nous.

Chant « Voici le temps » E 24-10, Danielle Sciaky et Michel Wackenheim, in Noël à travers chants, © Editions Musicales Studio SM, CD D 2566.

2e dimanche de l’Avent

16


3e dimanche de l’Avent Seigneur Jésus, tu me donnes la vie de Dieu Evangile de Jésus Christ selon Matthieu (11, 2-11)

J

le Baptiste, dans sa prison, avait appris ce que faisait le Christ. Il lui envoya demander par ses disciples : « Estu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? » Jésus leur répondit : « Allez rapporter à Jean ce que vous entendez et voyez : les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, et la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres. Heureux celui qui ne tombera pas à cause de moi ! » Tandis que les envoyés de Jean se retiraient, Jésus se met à dire aux foules à propos de Jean : « Qu’êtes-vous allés voir au désert ? un roseau agité par le vent ?… Alors, qu’êtes-vous donc allés voir ? un homme aux vêtements luxueux ? Mais ceux qui portent de tels vêtements vivent dans les palais des rois. Qu’êtesvous donc allés voir ? un prophète ? Oui, je vous le dis, et bien plus qu’un prophète. C’est de lui qu’il est écrit : “Voici que j’envoie mon messager en avant de toi, pour qu’il prépare le chemin devant toi.” Amen, je vous le dis : parmi les hommes, il n’en a pas existé de plus grand que Jean Baptiste ; et cependant le plus petit dans le Royaume des cieux est plus grand que lui. » EAN

17

3e dimanche de l’Avent


Idée centrale

Pistes d’animation

Jésus nous ouvre à la vie de Dieu. C’est en cela que le Royaume de Dieu se réalise sur terre.

• Afficher sur le panneau la silhouette de Jean Baptiste avec la question : « Es-tu celui qui doit venir ? » Laisser les enfants réagir librement à propos de cette question. • Rappeler brièvement la découverte de Jean Baptiste faite lors du 2e dimanche de l’Avent. • Sur des bandelettes de différentes couleurs (une bandelette par phrase) découpées sous formes de bulles, écrire les gestes que Jésus opère de la part de Dieu en faveur des hommes. Ceux-ci peuvent aussi être représentés par des pictogrammes ou par des dessins ou photographies. - Les aveugles voient. picto : un œil ouvert - Les boiteux marchent. picto : une canne barrée - Les lépreux sont purifiés. picto : une tache recouverte d’un papier blanc - Les sourds entendent. picto : une oreille - Les morts ressuscitent . picto : une croix glorieuse - La Bonne Nouvelle est annoncée. picto : un livre ouvert En conclusion, faire découvrir aux enfants que tous ces gestes sont ceux de Dieu pour tous les hommes et spécialement pour ceux qui souffrent. C’est Jésus qui les réalise et c’est pourquoi sa Parole est Bonne Nouvelle pour tous.

Contexte et symboles Au 2e dimanche de l’Avent, Jean Baptiste annonçait que le Royaume des cieux est tout proche (Matthieu 3, 2). L’évangile de ce dimanche nous montre en quoi consiste ce Royaume des cieux : les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, la Bonne Nouvelle est annoncée. Il s’agit d’une nouvelle création, d’une nouvelle alliance réalisée en et par Jésus. La question de Jean Baptiste : « Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? » (Matthieu 11, 3) peut se comprendre comme un étonnement de la part de ce prophète. Avec l’ensemble du peuple d’Israël, il attendait une restauration du Royaume d’Israël et le rejet de l’occupant romain. Pour Jésus, il ne s’agit pas de cela mais bien de révéler les gestes de Dieu vis-à-vis des plus pauvres, des plus faibles, de faire partager aux hommes la vie de Dieu.

3e dimanche de l’Avent

18


Prière et geste • Inviter les enfants à mimer l’un ou l’autre geste de Jésus qu’ils désirent réaliser pour les autres avec Dieu. • Un enfant allume la troisième bougie de la couronne de l’Avent. • Un enfant ouvre la boîte mais sans retirer le contenu de celleci. Découvrir avec les enfants qu’avec la venue de Jésus nous sommes invités à nous ouvrir à la vie de Dieu.

Chant « Qu’elle est belle ta Bonne Nouvelle », Noël Colombier, in Je rencontre Jésus, SECLI KT509 © Air Libre autorisation 04/008.

19

3e dimanche de l’Avent


4e dimanche de l’Avent Seigneur Jésus, tu es le Sauveur, tu es Dieu avec nous ! Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (1, 18-24)

V

quelle fut l’origine de Jésus Christ. Marie, la mère de Jésus, avait été accordée en mariage à Joseph ; or, avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, ne voulait pas la dénoncer publiquement ; il décida de la répudier en secret. Il avait formé ce projet, lorsque l’Ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse : l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle mettra au monde un fils, auquel tu donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : “le Seigneur sauve”), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Tout cela arriva pour que s’accomplit la parole du Seigneur prononcée par le prophète : « Voici que la Vierge concevra et elle mettra au monde un fils, auquel on donnera le nom d’Emmanuel, qui se traduit : “Dieu-avecnous”. » Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’Ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse. OICI

4e dimanche de l’Avent

20


MARIE : Fille d’Anne et de Joachim, cousine d’Elisabeth, elle est fiancée à Joseph. Elle est âgée de plus ou moins treize ans lorsqu’elle rencontre Joseph. Elle a toujours été disponible aux demandes de Dieu. C’est en cela qu’elle est un exemple pour chacun de nous. Insister sur le fait que les évangiles parlent toujours de Marie avec Jésus. Elle n’est jamais présentée pour elle-même mais toujours en fonction de Jésus. Son plus beau titre est d’être la Mère du Christ. JOSEPH : Les évangiles en parlent très peu. C’est presque un personnage inconnu. Il est charpentier. Dieu lui confie la mission de protéger Jésus pendant son enfance. Il se peut que Jésus ait appris son métier de charpentier auprès de Joseph. L’évangile de ce dimanche donne à Joseph une très belle qualité que beaucoup d’entre nous lui envieraient : « homme juste ». • Demander aux enfants quel est le personnage qui manque. Bien sûr, c’est Jésus. Il n’est pas encore né mais l’évangile révèle déjà qui il est. • Ecrire sur des bandelettes de différentes couleurs les éléments des deux prénoms de Jésus et les mélanger : Jésus/le Seigneur/sauve/Emmanuel/Dieu/avec/nous. Les distribuer aux enfants en les invitant à les mettre dans le bon ordre. Les afficher au tableau. • Découvrir avec les enfants que tout au long de l’Evangile, Jésus nous révèle combien Dieu sauve les hommes de tout mal et se rend présent auprès des hommes en son Fils. Placer derrière la crèche un évangile ouvert pour symboliser cela.

Idée centrale Découvrir avec les enfants Marie et Joseph et les deux prénoms révélateurs de Jésus : Jésus et Emmanuel.

Contexte et symboles Relevons les deux titres donnés à Jésus bien avant sa naissance et qui nous révèlent en quelque sorte tout le programme de sa vie. Le prénom Jésus signifie « le Seigneur sauve » (Mt 1, 21) et la suite de ce verset nous montrera que ce nom deviendra réalité car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. L’autre prénom Emmanuel signifie « Dieu-avec-nous » (Mt 1, 23). Il s’agit d’une référence à la prophétie de l’Emmanuel (Is 7, 14). En cela, Jésus réalise pleinement toute l’attente du Premier Testament.

Pistes d’animation • Créer déjà une ambiance de fête mais ne pas encore dresser la crèche. • Un enfant vide la boîte cadeau et place les différents éléments de la crèche mais pas l’enfant Jésus. • Redécouvrir ces deux personnages avec les enfants.

21

4e dimanche de l’Avent


Prière et geste • Un enfant allume la quatrième bougie de la couronne de l’Avent. • Les enfants se passent l’un à l’autre l’évangile ouvert en se disant soit : « Seigneur Jésus, tu es le Sauveur ! », soit : « Seigneur Jésus, tu es Dieu avec nous ! »

Chant « Bonjour Marie », Mannick et Jo Akepsimas, in Comme un câlin, SM 12 22.60.

4e dimanche de l’Avent

22


La crèche de Noël Jésus est-il né dans une crèche ou dans une grotte ?

Réaliser une crèche avec les enfants, c’est l’occasion de redécouvrir les symboles porteurs du message chrétien. Ces symboles, ces signes nous parlent de la merveille de Noël : Dieu qui vient sur terre pour se faire homme en Jésus. Diverses images sont nécessaires pour approcher toute la richesse de cet acte inouï de Dieu.

C’est la contraction du latin dies natalis, « jour de la naissance » de Jésus. Seuls Luc et Matthieu évoquent la naissance de Jésus.

Ni la grotte, ni la crèche ne sont mentionnées dans le récit de la Nativité de Jésus. Luc précise que Marie dépose l’enfant dans une mangeoire (Lc 2, 7). La tradition de la grotte apparaît au IIe siècle avec saint Justin. La dévotion de Jésus dans la crèche a pris toute son ampleur avec saint François d’Assise lors de la messe de Noël, en 1223, à Greccio. Le symbolisme de la crèche ou de la grotte est un rappel de l’humble cadre dans lequel Dieu, le Tout-Puissant, se fait tout petit, fragile en devenant homme.

Que célébrons-nous à Noël ?

Y avait-il un âne et un bœuf ?

La naissance de Jésus, le Fils de Dieu.Toutefois, cette fête n’est pas simplement un anniversaire. A chaque Noël, nous redécouvrons la nouvelle incroyable de Dieu qui se fait homme afin que l’homme partage pleinement sa vie. C’est « l’Incarnation » de Dieu. Si Jésus n’était pas né, l’histoire du Salut n’aurait jamais connu son terme. En Jésus, Dieu nous offre le plus beau cadeau, celui de partager sa propre vie. Il nous révèle combien il est proche de nous, nous comprend, nous aime.

A nouveau, ni l’âne ni le bœuf ne sont mentionnés dans les évangiles de la Nativité (Luc et Matthieu). L’Evangile apocryphe du pseudo-Matthieu (VIe siècle) parle de Marie qui dépose Jésus dans la crèche, le bœuf et l’âne l’adorant. Symboles non contraires à la foi, l’Eglise a laissé cette imagerie populaire continuer. A travers cette image, nous reconnaissons que toute la création adore Dieu qui en est le centre.

Pourquoi le 25 décembre à minuit ?

L’arbre de Noël, une coutume chrétienne, associe deux symboles religieux : la lumière et la vie. Le sapin est un des seuls arbres à conserver son feuillage vert en hiver. Il symbolise la vie éternelle du paradis terrestre. Les guirlandes qui l’illuminent symbolisent le Christ, lumière et vie des hommes dans la nuit et la mort. Les boules de Noël, suspendues aux branches, symbolisent des fruits, signes de vie et de fécondité. Dieu nourrit son peuple et Jésus est le Pain de Vie !

D’où vient le mot « Noël » ?

Pourquoi un arbre de Noël ?

Les évangiles ne nous précisent ni le jour ni l’heure de la naissance de Jésus. A la suite de Syméon le juste, les chrétiens ont reconnu en Jésus « la Lumière des Nations » (Lc 2, 32). Ils décident, au IIIe siècle, de fêter sa naissance le 25 décembre, date à laquelle les jours recommencent à s’allonger. La lumière du jour dépasse l’obscurité de la nuit. En devenant homme, Jésus, le Fils de Dieu, apporte la joie de la lumière nouvelle à ceux qui marchaient dans les ténèbres.

23

La crèche de Noël


Nativité du Seigneur Jésus, le plus beau cadeau de Dieu ! Evangile de Jésus Christ selon saint Luc (2, 1-14)

E

n ces jours-là, parut un édit de l’empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre. Ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie. Et chacun allait se faire inscrire dans sa ville d’origine. Joseph, lui aussi, quitta la ville de Nazareth en Galilée, pour monter en Judée, à la ville de David appelée Bethléem, car il était de la maison et de la descendance de David. Il venait se faire inscrire avec Marie, son épouse, qui était enceinte. Or, pendant qu’ils étaient là, arrivèrent les jours où elle devait enfanter. Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune. Dans les environs se trouvaient des bergers, qui passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux. L’Ange du Seigneur s’approcha, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d’une grande crainte, mais l’ange leur dit : « Ne craignez pas ; car voici que je viens vous annoncer une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple : Aujourd’hui vous est né un Sauveur, dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur. Et voilà le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. » Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu’il aime. »

Nativité du Seigneur

24


• En plaçant trois bandelettes de couleurs différentes avec les trois titres de Jésus : le Seigneur, le Messie-Christ, le Sauveur, découvrir avec les enfants que Dieu réalise ce qu’il avait promis depuis toujours : sauver les hommes.

Idée centrale Découvrir avec les enfants qu’en la fête de Noël, Dieu nous offre ce qui lui est le plus cher, le plus précieux : son Fils Jésus.

Prière et geste Contexte et symboles

Les enfants se passent l’un à l’autre l’enfant Jésus en se disant : « Jésus, tu es le Seigneur, le Messie, le Sauveur, le plus beau cadeau de Dieu. »

Saint Luc nous présente en quelque sorte le résumé programme de l’Evangile de Jésus : la Bonne Nouvelle de Dieu est adressée en tout premier lieu aux exclus, aux pauvres, aux petits. Le verset 11 du texte nous livre les trois titres de Jésus et l’essentiel de la foi : Jésus est le Sauveur, le Messie – c’est-à-dire le Christ –, et le Seigneur.

Chant « Noël, voici le jour de la lumière », F 24-20, Danielle Sciaky et Michel Wackenheim, in Noël à travers chants, © Editions Musicales Studio SM, CD D 2566.

Pistes d’animation • Décorer la salle de manière festive. • Entourer la crèche disposée le dimanche précédent de différentes boîtes cadeaux de différentes grandeurs, formes et couleurs. • Devant la crèche, le petit cadeau doré qui avait été retiré le dimanche précédent est ouvert par un enfant qui place solennellement l’enfant Jésus dans la crèche.

25

Nativité du Seigneur


La Sainte Famille Paix à nos familles ! Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (2, 13…23)

A

la visite des Mages, l’Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : « Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et fuis en Egypte. Reste là-bas jusqu’à ce que je t’avertisse, car Hérode va rechercher l’enfant, pour le faire périr. » Joseph se leva ; dans la nuit, il prit l’enfant et sa mère, et se retira en Egypte, où il resta jusqu’à la mort d’Hérode. Ainsi s’accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète : « D’Egypte, j’ai appelé mon fils. » Après la mort d’Hérode, l’Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph en Egypte et lui dit : « Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et reviens au pays d’Israël, car ils sont morts, ceux qui en voulaient à la vie de l’enfant. » Joseph se leva, prit l’enfant et sa mère, et rentra au pays d’Israël. Mais, apprenant qu’Arkélaüs régnait sur la Judée à la place de son père Hérode, il eut peur de s’y rendre. Averti en songe, il se retira dans la région de Galilée et vint habiter dans une ville appelée Nazareth. Ainsi s’accomplit ce que le Seigneur avait dit par les prophètes : « Il sera appelé nazaréen. » PRÈS

La Sainte Famille

26


choses. > ATTENTION : dans les commentaires, être attentif aux situations de vie des enfants : parents divorcés, parents séparés, familles monoparentales. Ne pas heurter les enfants. • Faire remarquer aux enfants que si Marie et Joseph fuient en Egypte et s’installent ensuite à Nazareth, c’est pour vivre en paix et permettre à l’enfant Jésus de grandir en paix. • Découvrir avec les enfants les différentes traductions du mot paix. Dire aux enfants que le 1er janvier est la journée pendant laquelle l’Eglise prie spécialement pour la paix. • Les inviter à faire de même en composant avec eux une litanie de prières pour la paix dans le monde (citer les pays en guerre), pour nos familles, écoles, amis…

Idée centrale Découvrir que le vœu de Dieu pour l’année nouvelle est que nos familles vivent en paix.

Contexte et symboles Le 1er janvier est la journée pendant laquelle l’Eglise prie particulièrement pour la paix dans le monde mais aussi dans les familles. Si Marie et Joseph fuient en Egypte avec l’enfant Jésus et s’installent au moment voulu à Nazareth, c’est pour vivre en paix et se protéger contre tout danger.

Prière Pistes d’animation

Sur un fond de musique douce, redire lentement la litanie de prières pour la paix composée avec les enfants.

• Prévoir un décor de fête, car nous poursuivons toujours la dynamique de Noël. • Afficher dans la salle différentes traductions du mot paix : VREDE, PEACE, SHALOM, RAMYBE˙ , PACE, PAZ, PAX, etc. • Demander à trois enfants de placer sur un tissu de couleur dorée ou jaune uniquement Marie, Joseph et l’Enfant-Jésus. • Découvrir avec eux que l’Eglise célèbre la Sainte Famille et que Jésus a vécu dans une famille humaine, même s’il est le Fils de Dieu. Comme nous tous, il a été aimé, il a appris beaucoup de

Geste • Distribuer aux enfants une reproduction d’une carte postale avec le souhait : « Paix à ta famille ! Paix à ta maison ! »

27

La Sainte Famille


• Découvrir avec les enfants que le souhait de Dieu pour cette nouvelle année qui va commencer est que nos familles vivent en paix.

Chant « J’aime tout le monde dans mon cœur », de Cécile et JeanNoël Klinguer, in Jésus, j’aime la vie, SM D2796.

La Sainte Famille

28


Epiphanie du Seigneur Jésus pour tout le monde ! Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (2, 1-12)

J

était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu se lever son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut pris d’inquiétude, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les chefs des prêtres et tous les scribes d’Israël, pour leur demander en quel lieu devait naître le Messie. Ils lui répondirent : « A Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : “Et toi, Bethléem en Judée, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Judée ; car de toi sortira un chef, qui sera le berger d’Israël mon peuple”. » Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, avertissez-moi pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Sur ces paroles du roi, ils partirent. Et voilà que l’étoile qu’ils avaient vue se lever les précédait ; elle vint s’arrêter au-dessus du lieu où se trouvait l’enfant. Quand ils virent l’étoile, ils éprouvèrent une très grande joie. En entrant dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Mais ensuite, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin. ÉSUS

29

Epiphanie


Idée centrale • Jésus est manifesté au monde entier, symbolisé par les mages. Découverte des symboles de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Découverte que l’Ecriture Sainte nous guide vers le Christ et donc vers Dieu.

• •

Contexte et symboles La fête de l’Epiphanie célèbre la manifestation de Jésus au monde, c’est-à-dire aux païens. A Noël, ce sont les bergers (les exclus et les pauvres) qui sont venus adorer Jésus comme Fils de Dieu. Ici, ce sont des mages païens qui font la même démarche. Les notables et le peuple juif ne la font pas. Remarquons que les mages ont vu se lever une étoile et se sont mis en route mais l’étoile ne les conduit pas. Ce n’est que lorsque les Ecritures ont été mentionnées (versets 9 et 10) qu’ils sont réorientés et conduits jusqu’au Messie par l’étoile.

•

que vous aurez confectionnées préalablement pour symboliser les mages. Même si les évangiles ne citent ni le nombre des mages, ni leurs races, ni leur état de roi, il ne faut pas nécessairement refuser cette tradition : l’enfant y trouve un aspect merveilleux, propre à son âge. Préparer trois récipients avec de l’encens, de l’or (par exemple un collier ou un bijou) et de la myrrhe. Faire découvrir aux enfants ce que représente ces trois présents offerts par les mages : l’or est un métal très précieux. Il est offert à Jésus parce qu’il est considéré comme le roi des Juifs ; l’encens est une résine précieuse d’Arabie utilisée comme parfum que l’on brûle pour Dieu. C’est un des symboles de la prière : « Que ma prière monte vers toi (Dieu) comme l’encens » (Psaume 140, 2) ; la myrrhe est une résine aromatique utilisée comme parfum ou baume. Elle symbolise déjà la mort et l’ensevelissement de Jésus. Il y a donc ici une affirmation que Jésus est Fils de Dieu, Dieu fait homme qui donne sa vie pour nous. Placer au-dessus de la crèche une étoile et une Bible ouverte devant la crèche : c’est lorsque les mages ont pris connaissance des Ecritures qu’ils se sont remis en route et que l’étoile les a conduits jusqu’au Messie.

Pistes d’animation Prière • Si vous avez employé une crèche, ajoutez comme toile de fond une carte du monde et faites poser par les enfants, soit les trois figurines des mages, soit trois couronnes en papier

Epiphanie du Seigneur

Faire passer les trois récipients aux enfants en faisant répéter cette prière :

30


• Seigneur Jésus, je t’offre cet or parce que tu es le roi de mon cœur. • Seigneur Jésus, je t’offre cet encens comme signe de mon adoration et de ma prière. • Seigneur Jésus, je t’offre cette myrrhe parce que tu es plus fort que la mort.

Chant « Quand une étoile se lève », Danielle Sciaky, J. Gurdak et Michel Wackenheim, in Noël à travers chants, © Editions Musicales Studio SM, CD D 2566.

31

Epiphanie du Seigneur


Baptême du Seigneur Enfants de Dieu ! Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (3, 13-17)

J

ÉSUS,

arrivant de Galilée, paraît sur les bords du Jourdain, et il vient à Jean pour se faire baptiser par lui. Jean voulait l’en empêcher et disait : « C’est moi qui ai besoin de me faire baptiser par toi, et c’est toi qui viens à moi ! » Mais Jésus lui répondit : « Pour le moment, laisse-moi faire ; c’est de cette façon que nous devons accomplir parfaitement ce qui est juste. » Alors Jean le laisse faire. Dès que Jésus fut baptisé, il sortit de l’eau ; voici que les cieux s’ouvrirent, et il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et des cieux, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; en lui j’ai mis tout mon amour. »

Baptême du Seigneur

32


Idée centrale

Pistes d’animation

Par le baptême, nous sommes enfants de Dieu.

• Placer une icône du Christ ou du baptême du Christ ; près de celle-ci un luminaire allumé et une vasque d’eau bénite. • Dessiner le contour d’un cœur sur du papier rouge. En suivant ce contour, écrire : « C’est toi mon Fils bien-aimé ; en toi, j’ai mis tout mon amour. » • Commenter l’icône du baptême de Jésus : l’eau est signe de la vie de Dieu en l’homme, « comme une source jaillissante d’eau vive » (Jn 4, 14) ; la colombe représente l’Esprit de Dieu qui planait sur les eaux au début de la création du monde. L’évangile utilise cette image pour montrer qu’avec le baptême de Jésus, un monde nouveau prend vie, renaît. • Placer le cœur au-dessus de l’icône et faire découvrir que la phrase est adressée à nous tous. Nous sommes tous les fils et les filles bien-aimés de Dieu.

Contexte et symboles Cet évangile comporte deux parties : un dialogue (versets 1315) et une intervention céleste (versets 16-17).

Cette dernière est la pointe du texte avec la phrase : « Celuici est mon Fils bien-aimé ; en lui, j’ai mis tout mon amour. » Après la reconnaissance par les pauvres et les exclus, symbolisés par les bergers (fête de Noël), celle des nations païennes représentées par les Mages, c’est Dieu lui-même qui reconnaît devant les Juifs son Fils en Jésus. Lors de notre baptême, nous avons été également reconnus par Dieu comme ses enfants. Dans la deuxième lecture de ce jour (Ac 10, 34-38), Pierre, dans un raccourci très dense, retrace les grandes étapes de la vie du Christ en prenant comme point de départ son onction par l’Esprit dans le baptême d’eau de Jean : « Dieu l’a consacré par l’Esprit Saint et rempli de sa force. Là où il passait, il faisait du bien, et il guérissait tous ceux qui étaient sous le pouvoir du démon. Car Dieu était avec lui. »

Geste Inviter les enfants à venir tremper leurs doigts dans l’eau bénite et faire le signe de croix avec attention. Ainsi, nous rappelons que chacun de nous a été baptisé au nom du Père (la voix qui parle de la nuée), du Fils Jésus le Christ, et de l’Esprit Saint (symbolisé dans l’évangile par la colombe).

33

Baptême du Seigneur


Chant « Merci, Jésus, pour ton eau vive », Cécile et Jean-Noël Klinguer, in Jésus, j’aime la vie, CD SM D2796.

Baptême du Seigneur

34


2e dimanche ordinaire Jésus, Fils de Dieu Evangile de Jésus Christ selon saint Jean (1, 29-34)

C

Jean Baptiste voyait Jésus venir vers lui, il dit : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ; c’est de lui que j’ai dit : Derrière moi vient un homme qui a sa place devant moi, car avant moi il était. Je ne le connaissais pas ; mais, si je suis venu baptiser dans l’eau, c’est pour qu’il soit manifesté au peuple d’Israël. » Alors Jean rendit ce témoignage : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et demeurer sur lui. Je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit : “L’homme sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, c’est celui-là qui baptise dans l’Esprit Saint.” Oui, j’ai vu, et je rends ce témoignage : c’est lui le Fils de Dieu. » OMME

35

2e dimanche ordinaire


• Faire découvrir qu’une icône est une peinture priée que nous devons respecter. Elle nous dit quelque chose de Jésus. C’est pourquoi nous allumons un luminaire devant elle. • Découvrir la colombe comme symbole de l’Esprit Saint. Elle représente l’Esprit de Dieu qui planait sur les eaux au début de la création du monde. Elle est présente au baptême de Jésus (Mt 3, 16). Avec Jésus qui reçoit l’Esprit du Dieu, un monde nouveau commence parce qu’il est le Fils en qui Dieu a mis et met tout son amour. C’est en quelque sorte le rappel des découvertes faites lors de la fête du baptême du Christ, le dimanche précédent. • Afficher et expliquer les deux paroles de Jean Baptiste : - « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde : voici celui qui vient nous sauver », « - C’est lui le Fils de Dieu : celui en qui Dieu a mis tout son amour, en qui Dieu se révèle pleinement ». • Placer tout autour de l’icône des formes de mains. Inscrire dans quelques-unes : nos parents, nos instituteurs, des prêtres, des catéchistes… • Comme au temps de Jésus, nous avons besoin encore aujourd’hui de « Jean Baptistes » pour nous montrer Jésus : nos parents, nos instituteurs, des catéchistes… et spécialement le prêtre lorsqu’il élève l’hostie en redisant la phrase de Jean Baptiste : « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. »

Idée centrale A la suite de Jean Baptiste, nous sommes invités à désigner Jésus comme le Fils de Dieu.

Contexte et symboles Cette séquence évangélique présente deux comparaisons empruntées au monde animal pour parler de Jésus : l’agneau de Dieu et la colombe venant du ciel. Ces deux images de non violence et de douceur correspondent bien à l’être de Jésus et à son rattachement au monde de Dieu. Le témoignage de Jean Baptiste révèle le plus beau titre que l’on puisse attribuer à Jésus : Fils de Dieu dont la mission est de faire découvrir qui est vraiment Dieu.

Pistes d’animation • Exposer une belle icône du Christ sur un tissu rouge et allumer un luminaire. • Découper la forme d’une colombe dans un papier blanc pour symboliser l’Esprit Saint et la poser au-dessus de l’icône.

2e dimanche ordinaire

36


Geste Les enfants se passent l’icône en disant : « Voici Jésus, l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. »

Chant « Ta vie pour nous aujourd’hui », Louis Le Guichet, in Chants et Prières. Au fil des jours, © Ateliers du Fresne, 301.071.2.

37

2e dimanche ordinaire


3e dimanche ordinaire Oui ! Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (4, 12-23)

Q

Jésus apprit l’arrestation de Jean Baptiste, il se retira en Galilée. Il quitta Nazareth et vint habiter à Capharnaüm, ville située au bord du lac, dans les territoires de Zabulon et de Nephtali. Ainsi s’accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète Isaïe : « Pays de Zabulon et pays de Nephtali, route de la mer et pays au-delà du Jourdain, Galilée, toi le carrefour des païens : le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays de l’ombre et de la mort, une lumière s’est levée. » A partir de ce moment-là, Jésus se mit à proclamer : « Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche. » Comme il marchait au bord du lac de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets dans le lac : c’étaient des pêcheurs. Jésus leur dit : « Venez derrière moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. » Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent. Plus loin, il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée et son frère Jean, qui étaient dans leur barque avec leur père, en train de préparer leurs filets. Il les appela. Aussitôt, laissant leur barque et leur père, ils le suivirent. Jésus, parcourant toute la Galilée, enseignait dans leurs synagogues, proclamait la Bonne Nouvelle du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple. UAND

3e dimanche ordinaire

38


• Découvrir avec eux que la première parole de Jésus est d’annoncer ce Royaume. Celui-ci consiste à proclamer la Bonne Nouvelle de l’amour de Dieu (illustrer cela par une bible ouverte) et que toutes les maladies et les infirmités – c’està-dire tout ce qui fait souffrir – sont guéries (illustrer cela par un visage triste barré). • Demander aux enfants comment nous pouvons accueillir ce Royaume. • Placer un grand cœur au tableau : le recto de couleur grise reste vierge, sur le verso de couleur vive inscrire « OUI ». • Découvrir avec les enfants que c’est notre cœur qui nous permet d’accueillir. Lorsque Jésus nous invite à nous convertir, il nous demande de retourner notre cœur pour répondre oui à Dieu. Demander à un enfant de venir retourner le cœur placé sur le panneau. • Placer à côté de ce cœur quatre silhouettes avec les noms des quatre premiers apôtres : Simon Pierre, André, Jacques et Jean. • Faire découvrir qu’ils ont dit oui en ouvrant leur cœur à la Bonne Nouvelle et en mettant leurs pas dans ceux de Jésus.

Idée centrale Découvrir qu’à la suite des apôtres nous sommes invités à dire « oui » au Royaume de Dieu proclamé par Jésus.

Contexte et symboles Ce texte évangélique nous présente la première prédication de Jésus : « Convertissez-vous car le Royaume des cieux est tout proche. » Le Royaume des cieux est le rétablissement de la création originelle de Dieu. Le fait que Jésus enseigne et proclame la Bonne Nouvelle du Royaume – l’amour de Dieu pour tous les hommes – et qu’il guérisse toute maladie et toute infirmité (ce qui était considéré en son temps comme une punition divine) en est l’expression visible. Mais l’accueil de ce Royaume demande de notre part une conversion, un retournement du cœur. Celle-ci est exprimée dans le texte par la réponse immédiate des quatre premiers apôtres à l’appel de Jésus : « Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent. »

Prière Faire silence et redire « oui » à Jésus de tout son cœur.

Pistes d’animation • Placer au centre une couronne de roi avec au-dessus un point d’interrogation. Demander ce que signifie le Royaume de Dieu.

39

3e dimanche ordinaire


Geste Distribuer des silhouettes aux enfants. Chacun y écrit son prénom et vient la placer près du cœur afin de signifier son désir de répondre oui à l’appel de Jésus.

Chant « Dans les pas de Jésus », Claude Bernard et Jo Akepsimas, in Vivre debout, Editions Bayard Musique.

3e dimanche ordinaire

40


4e dimanche ordinaire Le cœur, le bonheur de Dieu Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (5, 1-12)

Q

Jésus vit la foule qui le suivait, il gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent. Alors, ouvrant la bouche, il se mit à les instruire. Il disait : « Heureux les pauvres de cœur : le Royaume des cieux est à eux ! Heureux les doux : ils obtiendront la terre promise ! Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés ! Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés ! Heureux les miséricordieux : ils obtiendront miséricorde ! Heureux les cœurs purs : ils verront Dieu ! Heureux les artisans de paix : ils seront appelés fils de Dieu ! Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des cieux est à eux ! Heureux serezvous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux ! » UAND

41

4e dimanche ordinaire


Idée centrale

Pistes d’animation

Les Béatitudes révèlent le cœur de Dieu et son bonheur qu’il veut communiquer à tous les hommes.

• Sur une grande feuille cartonnée, dessiner et colorier un grand cœur. Dans celui-ci, écrire une fois, en grand et au centre du cœur, le mot « heureux ». Ecrire sur l’ensemble du cœur toutes les béatitudes en séparant et en mélangeant la première et la seconde partie de chacune de celles-ci. Par exemple : en haut à gauche « Heureux les cœurs de pauvres » et à droite en bas « le Royaume des cieux est à eux ! » • Découper le cœur en dix-sept morceaux pour obtenir les pièces d’un puzzle. Attention de découper de telle manière que les enfants puissent facilement le reconstituer ! • Mélanger les morceaux et les distribuer aux enfants. Reformer le cœur avec eux. • Echanger à propos du cœur. Pourquoi un cœur avec les Béatitudes ? Parce que, lorsque Jésus les proclame, il nous révèle toute la profondeur de l’amour de Dieu, de son cœur de Père. • Attirer l’attention sur le mot « heureux ». Dieu est un Dieu heureux qui veut nous donner le bonheur en Jésus. • Faire correspondre le début avec la fin de chaque Béatitude afin que les enfants mémorisent quelque peu ce texte.

Contexte et symboles N’essayons pas d’expliquer les Béatitudes car nous risquons facilement de moraliser alors qu’elles nous révèlent le cœur même de Dieu et le bonheur qu’il désire partager avec tous les hommes. Le bonheur dans la Bible est destiné à toute personne qui, vivant des dons de Dieu et les mettant à profit, éprouve dès maintenant un certain bonheur. Restant fidèle au chemin qu’il a entrepris, il sera déclaré juste c’est-à-dire proche de Dieu lors du jugement divin (cf. Ps 1 et Ps 41, 2). Ce bonheur est d’abord destiné aux pauvres. C’est ce que Jésus a annoncé (voir Lc 4, 18-21). Depuis le Premier Testament, Dieu n’a pas cessé de désirer partager son cœur, son amour avec les plus faibles et les plus petits (Is 11, 1-9 ou Dt 10, 17-19).

Prière Constituer deux groupes avec les enfants : - le premier groupe dit le début de chaque Béatitude.

4e dimanche ordinaire

42


- le second groupe dit la dernière partie de celle-ci. Cela aidera les enfants à intérioriser les Béatitudes.

Geste Un enfant dépose devant l’autel le cœur figurant les Béatitudes.

Chant « La joie promise pour demain », KT 35-50, Claude Bernard et Michel Wackenheim, in Vivre debout, Bayard Musique.

43

4e dimanche ordinaire


5e dimanche ordinaire Le goût de Dieu ! La lumière de Dieu ! Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (5, 13-16)

C

les disciples s’étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Vous êtes le sel de la terre. Si le sel se dénature, comment redeviendra-t-il du sel ? Il n’est plus bon à rien : on le jette dehors et les gens le piétinent. Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors, en voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. » OMME

5e dimanche ordinaire

44


révèlent que le Royaume de Dieu est là. Ce dernier se réalise spécialement pour tous les pauvres. La mission de tout disciple est d’être enfoui dans le monde pour donner le goût de Dieu et de rayonner par ses œuvres de l’amour de Dieu.

Idée centrale Découvrir que la mission des disciples est de donner le goût de Dieu au monde et d’être lumière pour les hommes à la suite du Christ.

Pistes d’animation Contexte et symboles

• Décorer la salle de recettes de cuisine sur lesquelles vous avez passé au fluo le mot sel et de photographies d’ampoules, de lampes, de phares. • THÈME DU SEL. Demander aux enfants d’expliquer une recette de cuisine. S’ils ne mentionnent pas le sel, leur faire remarquer qu’il manque quelque chose qui donne du goût, de la saveur : le sel. Montrer à partir des recettes de cuisine que presque toutes contiennent du sel. Possibilité de faire passer du sel et de le goûter avec les enfants. • Faire découvrir le sel en Israël à l’époque de Jésus. « Le sel occupe une place privilégiée dans l’alimentation mais aussi dans la vie sociale et religieuse d’Israël. Il sert à assaisonner et à conserver les aliments. On le mêle au fourrage et on frotte de sel les nouveau-nés. On sale les sacrifices faits à Dieu et on utilise également le sel en signe de durée lorsqu’on conclut des accords, nommés “alliances de sel”. La mer Morte est une réserve de sel inépuisable » (extrait du Livre de la Bible. L’Ancien Testament, Gallimard Découverte Cadet, p. 57). Le sel change les aliments, il les rend meilleurs, il leur donne un goût qui dure. Quand Jésus nous demande d’être « sel », il

L’évangile de ce dimanche nous présente trois images pour caractériser la mission des disciples : a. « Vous êtes le sel de la terre… » (Mt 5, 13). Le sel donne de la saveur, du goût. Au temps de Jésus, c’était un moyen d’empêcher la décomposition des mets. Le sel est aussi utilisé pour signifier la pérennité d’un pacte appelé « alliance de sel » (2 Chr 13, 5). La mission des disciples est donc de révéler le goût de Dieu dans le monde et d’en assurer la survie, c’est-à-dire de conserver l’Alliance entre Dieu et les hommes. b. « Vous êtes la lumière du monde » (Mt 5, 14). Dans le Premier Testament, c’est Jérusalem qui a la vocation d’être « ville lumière » pour attirer tous les peuples vers Dieu (Is 42, 6 ; 49, 6). Cette mission est maintenant confiée aux disciples qui doivent conduire tous les hommes vers Dieu. c. « Le boisseau » (Mt 5, 15) n’est pas un éteignoir. C’est le lieu de rangement de la lampe lorsqu’elle ne sert pas. Matthieu 5, 16 explicite de quelle sorte de lumière il est question pour Jésus : « Vos bonnes œuvres », c’est-à-dire toutes celles qui

45

5e dimanche ordinaire


nous invite à donner le goût de Dieu au monde par nos actes et nos paroles. • THÈME DE LA LUMIÈRE. A partir d’une photographie ou d’un dessin d’un phare, faire découvrir que sans sa lumière les navires ne peuvent se diriger en sécurité vers la terre. Sans la lumière de Jésus : « Je suis la lumière du monde » (Jn 9, 5) et sans nos actes et nos paroles qui la transmettent, les hommes ne peuvent se diriger vers Dieu.

Chant « Va porter le soleil », Danielle Sciaky et Michel Wackenheim, in Viens fleurir la fête, Editions du Signe.

Geste L’animateur passe auprès de chaque enfant en lui mettant dans la main un peu de sel et en lui disant : « Donne le goût de Dieu autour de toi » ou en lui donnant un luminaire avec ces mots : « Sois lumière de Dieu pour les autres. »

Prière Seigneur Jésus, tu nous demandes d’être sel et lumière pour les autres. Sois notre force, notre rocher sur lequel nous pouvons nous appuyer.

5e dimanche ordinaire

46


6e dimanche ordinaire « Oui » ou « non » pour vivre des relations vraies Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (5, 17-37)

C

les disciples s’étaient rassemblés autour de Jésus sur la montagne, il leur disait : « Ne pensez pas que je suis venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. Amen, je vous le dis, avant que le ciel et la terre disparaissent, pas une lettre, pas un seul petit trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise. Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le Royaume des cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera sera déclaré grand dans le Royaume des cieux. Je vous le dis en effet : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le Royaume des cieux. Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : « Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu’un commet un meurtre, il en répondra au tribunal. » Eh bien moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère, en répondra au tribunal. Si quelqu’un insulte son frère, il en répondra au grand conseil. Si quelqu’un maudit son frère, il sera passible de la géhenne de feu. Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande sur l’autel, si là tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère et ensuite viens présenter ton OMME

47

6e dimanche ordinaire


offrande. Accorde-toi vite avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison. Amen, je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou. Vous avez appris qu’il a été dit : « Tu ne commettras pas d’adultère. » Eh bien moi, je vous dis : Tout homme qui regarde une femme et la désire, a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur. Si ton œil droit entraîne ta chute, arrache-le et jette-le loin de toi : car c’est ton intérêt de perdre un de tes membres et que ton corps tout entier ne soit pas jeté dans la géhenne. Et si ta main droite entraîne ta chute, coupe-la et jette-la loin de toi, car c’est ton intérêt de perdre un de tes membres, et que ton corps tout entier ne s’en aille pas dans la géhenne. Il a été dit encore : « Si quelqu’un renvoie sa femme, qu’il lui donne un acte de répudiation. » Eh bien moi, je vous dis : tout homme qui renvoie sa femme, sauf en cas d’union illégitime, la pousse à l’adultère ; et si quelqu’un épouse une femme renvoyée, il est adultère. Vous avez encore appris qu’il a été dit aux anciens : « Tu ne feras pas de faux serments, mais tu t’acquitteras de tes serments envers le Seigneur. » Eh bien moi, je vous dis de ne faire aucun serment, ni par le ciel, car c’est le trône de Dieu, ni par la terre, car elle est son marchepied, ni par Jérusalem, car elle est la Cité du grand Roi. Et tu ne jureras pas non plus sur ta tête, parce que tu ne peux pas rendre un seul de tes cheveux blanc ou noir. Quand vous dites « oui », que ce soit un « oui », quand vous dites « non », que ce soit un « non ». Tout ce qui est en plus vient du Mauvais. »

6e dimanche ordinaire

Idée centrale Découvrir avec les enfants comment vivre des relations fraternelles vraies et réaliser ainsi dans sa vie la nouvelle Alliance proposée par Jésus.

Contexte et symboles L’Evangile de ce dimanche nous montre comment Jésus vient instaurer la nouvelle Alliance. Alors que l’Alliance du Premier Testament était fondée sur les Dix Paroles de Vie (les Dix Commandements, voir Ex 20, 1-17), Jésus propose d’aller plus loin pour vivre en vrais enfants de Dieu. Il nous dévoile comment réaliser pleinement « la Loi et les Prophètes », c’est-à-dire ce que nous appelons le Premier Testament. Le texte évangélique de ce dimanche se compose de cinq antithèses. Celles-ci envisagent la vie des disciples dans leurs relations. • La première nous parle du meurtre, de la colère et de l’insulte qui tuent toute relation. • La deuxième est centrée sur l’adultère et sur le regard posé sur la personne humaine qui peut être perçue comme un « objet ». • La troisième nous invite au respect inconditionnel des plus faibles. La femme, au temps de Jésus, n’avait guère de droit dans une société fondamentalement masculine et quelque peu misogyne.

48


Dessiner deux alliances. Dans la première, écrire DIEU et dans la seconde LES HOMMES. Entrelacer ces deux alliances pour découvrir que l’amour de Dieu et de son prochain ne forme qu’une seule et même Alliance. • Placer au centre de ces deux alliances un cœur. Découvrir avec les enfants que Jésus nous propose le chemin pour aimer son prochain comme Dieu les aime. - Dieu ne tue pas l’homme ni par des paroles ni par des actes. Illustrer cette idée par une bulle avec un cœur dessiné à l’intérieur. - Dieu regarde toujours l’homme avec amour et respect. Illustrer par des yeux avec un cœur dessiné à l’intérieur. - Dieu accueille toute personne sans exception, ne rejette personne.Dessiner des mains ouvertes avec des cœurs au centre. La parole de Dieu n’est jamais fausse ni ambiguë. Dieu dit tou• jours « oui » à tout ce qui est la vie et « non » à tout ce qui apporte la mort. Dessiner une bulle avec un « oui à la vie » et « non à la mort ».

• Les deux dernières antithèses sont centrées sur la qualité de la parole donnée, sur la pureté de celle-ci. La vérité de toute parole permet la vérité de toute relation. C’est en cela que le « oui » ou le « non » prononcé doit être limpide, sans faux-fuyant. L’Evangile de ce dimanche nous invite au respect fondamental de toute personne. En cela, nous respecterons Dieu et vivrons pleinement son Alliance qu’il nous propose.

Pistes d’animation • Afficher sur le panneau les Dix Paroles de Vie (les Dix Commandements) et les commenter avec les enfants en les illustrant au moyen de photographies et de dessins. - Je suis ton Dieu qui t’ai libéré : tu n’auras pas d’autres dieux que moi. - Le nom de Dieu est saint : tu ne le prononceras pas à tort. - Chaque dimanche, célébrons la Pâque du Seigneur. - Respecte ton père et ta mère, comme le Seigneur nous l’a ordonné. - Tu ne tueras pas : tu respecteras la vie humaine. - Tu ne commettras pas d’adultère : tu aimeras fidèlement. - Tu ne captureras ni ne manipuleras l’homme : tu lui assureras liberté et dignité. - Que ton témoignage soit vrai ; dis du bien de ton prochain. - Regarde ton prochain sans convoiter ses biens ; vois ce que tu peux partager avec lui. • Découvrir avec les enfants que ces Dix Paroles de Vie nous donnent les moyens pour vivre avec Dieu et les hommes.

49

6e dimanche ordinaire


Chant « Ce que tu as dit », KT 11-92, Charles Singer et Michel Wackenheim, in Grandir près de toi, © Editions Musicales Studio SM, CD 12 22 35.

6e dimanche ordinaire

50


7e dimanche ordinaire Vivre avec Jésus la non-violence Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (5, 38-48)

C

omme les disciples s’étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Vous avez appris qu’il a été dit : « Œil pour œil, dent pour dent. » Eh bien moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ; mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre. Et si quelqu’un veut te faire un procès et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau. Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui. Donne à qui te demande, ne te détourne pas de celui qui veut t’emprunter. Vous avez appris qu’il a été dit : « Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. » Eh bien moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est dans les cieux, car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense aurez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens euxmêmes n’en font-ils pas autant ? Vous donc, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait. »

51

7e dimanche ordinaire


Idée centrale

Pistes d’animation

Découvrir avec les enfants la non-violence de Jésus pour en vivre.

• Orner le panneau de photographies de disputes, de guerres, de coups, de violence. • Afficher sur ces photographies la loi du Talion : « œil pour œil, dent pour dent ». • Commenter les photographies et la phrase avec les enfants. Découvrir avec eux que la violence est une spirale. Elle commence souvent par des paroles pour finir par la mort, en passant par des attitudes agressives (regards), les coups, des blessures dans lesquelles coule le sang. Il y a une progression dans l’expression de la violence. Il y a moyen de dessiner cette spirale pour découvrir les différentes étapes de l’expression de la violence à partir de la moins forte jusqu’à la plus forte. • Afficher le mot PAIX écrit en grand et barrer les photographies. • Découvrir avec les enfants que Jésus a été non-violent, a vécu le chemin de la paix. Il propose une « contre spirale » de la violence. Jésus a toujours eu un a priori favorable pour toute personne et spécialement envers les plus pauvres, les exclus. Il a toujours préféré le dialogue même avec ses détracteurs. II a toujours voulu la coexistence pacifique. Il a rejeté toute injustice pour proposer la vraie justice, celle de l’amour, enfin, il a été jusqu’au pardon prononcé sur la croix. • Illustrer cela par une grande main ouverte. Dans les doigts écrire Ies cinq mots de la non-violence : ouverture à l’autre, dialogue, paix, justice, pardon. Placer cette main dans un cœur afin de faire découvrir aux enfants que cette main est celle du

Contexte et symboles Jésus poursuit son enseignement sur l’accomplissement plénier de « la Loi et des Prophètes » pour vivre pleinement l’Alliance nouvelle que Dieu vient instaurer auprès des hommes par son Fils. Nous pourrions qualifier ce passage évangélique comme celui de la non-violence. La loi du Talion : « œil pour œil, dent pour dent » (Ex 21, 24) était un réel progrès dans la justice. Elle limitait la vengeance et obligeait à réclamer une juste compensation d’une offense : si une dent a été abîmée, une mâchoire brisée ne peut être demandée comme réparation ! Jésus propose une nouvelle loi, celle de l’amour exprimée par la non-violence. Face à la vengeance et à la haine des ennemis, Jésus invite à l’amour inconditionnel de tout homme pour éviter l’escalade de la violence. Il n’y a pas de violence en Dieu. Il n’y a que l’amour sans limite en Lui. Jésus nous invite à dire ce Dieu dans nos relations, même auprès de ceux que nous aimons moins. C’est en vivant cela que nous pourrons dévoiler quelques traits du visage miséricordieux de Dieu.

7e dimanche ordinaire

52


cœur de Dieu. En vivant cela, nous serons porteurs de la paix de Dieu et nous vivrons de sa sainteté.

Geste Remettre aux enfants une main avec les cinq mots de la nonviolence.

Prière et chant En se donnant la main, les enfants reprennent le chant : « Accueillir la paix », Louis Le Guichet, in Chants et Prières. Au fil des jours, © Ateliers du Fresne, 301.071.2.

53

7e dimanche ordinaire


8e dimanche ordinaire Le Notre Père, une prière de confiance Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (6, 24-34)

C

les disciples s’étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Aucun homme ne peut servir deux maîtres : ou bien il détestera l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent. C’est pourquoi je vous dis : Ne vous faites pas tant de souci pour votre vie, au sujet de la nourriture, ni pour votre corps, au sujet des vêtements. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement ? Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils ne font pas de réserves dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? D’ailleurs, qui d’entre vous, à force de souci, peut prolonger tant soit peu son existence ? Et au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci ? Observez comment poussent les lys des champs : ils ne travaillent pas, ils ne filent pas. Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’était pas habillé comme l’un d’eux. Si Dieu habille ainsi l’herbe des champs, qui est là aujourd’hui, et qui demain sera jetée au feu, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous, hommes de peu de foi ? Ne vous faites donc pas tant de souci, ne dites pas : « Qu’allons-nous manger ? » ou bien « Qu’allonsnous boire ? » ou encore « Avec quoi nous habiller ? » Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez d’abord son Royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné par-dessus le marché. Ne vous faites pas tant de souci pour demain : demain se souciera de lui-même, à chaque jour suffit sa peine. » OMME

8e dimanche ordinaire

54


Idée centrale

Pistes d’animation

Découvrir avec les enfants que le Notre Père nous invite à une attitude de confiance en Dieu.

• Orner le panneau avec des photographies de moineaux et d’herbes des champs. Il est aussi possible de préparer un bouquet avec le même genre de fleurs et de prévoir des plumes d’oiseaux. Laisser les enfants réagir librement face à ces oiseaux et ces fleurs. Les amener à découvrir combien ils « vivent » simplement, sans soucis. • Ecrire les phrases du Notre Père sur différentes bandelettes et les mélanger. • Distribuer les bandelettes aux enfants en leur demandant de les mettre dans le bon ordre. • Découvrir avec les enfants que les trois premières phrases expriment ce qui est le plus important pour Dieu : que son nom soit reconnu et aimé, que nous réalisions sa volonté, que son règne d’amour s’instaure. Les quatre demandes suivantes rejoignent ce qui est vital pour les hommes : la nourriture pour vivre, le pardon c’est-à-dire la paix, la force contre la tentation et le mal. • Découvrir avec les enfants que même si les hommes travaillent pour gagner de l’argent qui permet de vivre, nous sommes toujours invités à nous souvenir que tout nous est donné par Dieu, que nous recevons tout de lui. C’est en Lui que nous devons mettre notre confiance et non dans les biens matériels. • Découvrir avec les enfants que si nous sommes invités à vivre une telle attitude, c’est que Dieu, le premier, nous fait confiance. Le Notre Père se réalisera pleinement grâce à chacun de

Contexte et symboles L’Evangile de ce dimanche nous invite à mettre notre confiance en Dieu et non dans des biens matériels ou dans l’argent. Pourtant, si nous ne comptons que sur Dieu seul, est-ce que nous ne risquons pas de vivre dans l’angoisse incessante du futur ? Remarquons que ce texte nous invite par quatre fois à ne pas nous soucier du lendemain, c’est-à-dire à ne pas nous laisser accaparer par les biens matériels et donc à faire confiance à Dieu. Deux exemples très concrets sont proposés pour illustrer cette invitation à la confiance : les oiseaux qui ne travaillent pas et ne valent pas grand chose sont pourtant nourris par Dieu et les lys des champs et les fleurs reçoivent une parure plus belle que celle du roi Salomon connu pour son luxe et ses richesses. Faudrait-il alors vivre passivement comme les végétaux ou dans l’insouciance des volatiles donnés comme exemples ? Certainement pas. Il nous faut toujours travailler et lutter contre la pauvreté. Mais il faut vivre dans la confiance en Dieu telle qu’elle est exprimée dans le Notre Père où nous reconnaissons que notre pain, la paix et la force de lutter contre la tentation et le mal viennent de Lui.

55

8e dimanche ordinaire


nous. Dieu nous confie aussi la mission de poursuivre sa création.

• Remettre les signets aux enfants. Même s’ils connaissent cette prière essentielle, le fait de recevoir le texte du Notre Père peut les interpeller et les inviter à redire souvent cette prière.

Prière et chant Les mains ouvertes en signe de confiance, les enfants redisent le Notre Père en alternant les différentes parties de cette prière avec le chant : « Notre Père, nous te chantons, nous te prions », Louis Le Guichet, in Chants et Prières. Au fils des jours, © Ateliers du Fresne, 301.071.2.

Geste • Préparer le texte du Notre Père sur des signets avec comme invitation : « Mets ta confiance en Dieu… ».

8e dimanche ordinaire

56


Projet de Carême Une fleur pour préparer Pâques

- 2e DIMANCHE : Parole à retenir : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis tout mon amour ; écoutez-le » (Mt 17, 5). Geste : chaque jour, j’essaye de lire ou de me souvenir d’une parole de Dieu. Couleur du pétale : rose, pour signifier l’amour que je porte à Jésus et à sa Parole. - 3e DIMANCHE : Jésus, le don de Dieu. Parole à retenir : « Si tu savais le don de Dieu ! » (Jn 4, 10). Geste : dans mes gestes, je porte les dons de Dieu aux autres : joie, amour, écoute, aide, mes qualités, ma vie… Couleur du pétale : bleu, couleur de l’eau du baptême. - 4e DIMANCHE : Jésus, le regard de Dieu, le regard pour Dieu. Parole à retenir : « Je me suis lavé et maintenant, je vois » (Jn 9, 5). Geste : je porte le même regard que Dieu sur toute personne et sur les choses. Couleur du pétale : jaune clair, couleur de la lumière qui me permet de voir. e DIMANCHE : Jésus,Vie de Dieu. 5 Parole à retenir : « Moi, je suis la résurrection et la Vie ! » (Jn 11, 25). Geste : chaque jour je suis vivant et je donne la vie aux autres qui m’entourent. Couleur du pétale : blanc, couleur de la résurrection. - DIMANCHE DES RAMEAUX ET DE LA PASSION : Hosanna ! Seigneur ! Parole à retenir : « Hosanna au Fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » (Jn 12, 13). Geste : je me prépare à la fête de Pâques en priant chaque jour. Couleur du pétale : rouge, couleur de la royauté du Christ.

Contexte et symboles Le temps du Carême se situe à cheval sur la saison de l’hiver et celle du printemps. Les fleurs de l’amandier sont les premières à éclore, annonçant ainsi le printemps où tout revit. Le Carême est cette période qui nous prépare à Pâques, qui annonce la Résurrection du Christ, la vraie vie offerte par Dieu et plus forte que toute mort.

Pistes d’animation • Dessiner une grande fleur avec six pétales pour les six dimanches de Carême. Chaque dimanche, colorier avec une couleur vive et différente le pétale correspondant. Le cœur de la fleur, réservé pour le dimanche de Pâques, aura la forme d’un soleil et sera colorié en jaune très vif le Jour de Pâques. • Pour chaque dimanche de Carême, nous proposons le titre à inscrire dans le pétale, une couleur pour le colorier, une parole à afficher pour que les enfants la retiennent, un geste pour la semaine. - 1er DIMANCHE : Jésus, le choix pour Dieu. Parole à retenir : « C’est devant le Seigneur ton Dieu que tu te prosterneras et c’est lui seul que tu adoreras » (Mt 4, 10). Geste : chaque jour je donnerai une place à Dieu dans la prière et dans mes gestes. Couleur du pétale : vert, car nous mettons notre espérance en Dieu.

57

Projet de Carême


- DIMANCHE DE PÂQUES : Alléluia ! Jésus, le Christ est ressuscité ! Parole à retenir : « Il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts. » Geste : je souris et je montre ma joie car Jésus est ressuscité. Couleur du cœur de la fleur : jaune vif, couleur de résurrection.

Chant pour le Carême « Car-aime », Danielle Sciaky et Michel Wackenheim, in L’année à travers chants, © Editions Musicales Studio SM, CD D 2709.

Projet de Carême

58


Mercredi des Cendres Des nœuds pour Dieu Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (6, 1-6. 16-18)

C

les disciples s’étaient rassemblés autour de Jésus sur la montagne, il leur disait : « Si vous voulez vivre comme des justes, évitez d’agir devant les hommes pour vous faire remarquer. Autrement, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux. Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner de la trompette devant toi, comme ceux qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense. Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que donne ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais en secret : il te le revaudra. Et quand vous priez, ne soyez pas comme ceux qui se donnent en spectacle : quand ils font leurs prières, ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et les carrefours pour bien se montrer aux hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense. Mais toi, quand tu pries, retire-toi au fond de la maison, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra. Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme ceux qui se donnent en spectacle : ils se composent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense. Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lavetoi le visage ; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent dans le secret, ton Père voit ce que tu fais en secret : il te le revaudra. » OMME

59

Mercredi des Cendres


quoi prier, c’est aussi accepter d’arriver les « mains vides » devant Dieu pour qu’il nous comble de ses bienfaits. • LE JEÛNE. Pour les Juifs, le jeûne symbolise le deuil. Pour eux, la cause de deuil la plus importante est le péché car il provoque la fin, la mort de la relation avec Dieu. Le jeûne sera donc l’expression du repentir, de la demande de pardon à Dieu, le désir de renouer la relation de vie avec Lui. Ces trois piliers de la piété juive restent toujours d’actualité pour nous chrétiens. Mais saint Matthieu nous pose une question cruciale dans son texte évangélique : pour qui vivons-nous l’aumône, la prière et le jeûne ? Si nous les vivons pour être vus, reconnus « justes » par les hommes, c’est-à-dire « paraître un chrétien bien », alors nous sommes déjà récompensés et nous ne pouvons plus rien attendre de Dieu. Si nous les vivons comme l’expression de notre relation personnelle et intime avec Dieu, alors notre récompense, c’est-à-dire « le juste salaire » de ce pour quoi on a tout mis en œuvre, vient de Dieu. Nous savons qu’il est toujours généreux. Remarquons que l’expression « il te le revaudra » conclut chaque pilier. En quelque sorte, Dieu sera notre débiteur.

Idée centrale Découvrir que le Mercredi des Cendres nous donne trois moyens, trois « nœuds », pour rétablir notre relation avec Dieu.

Contexte et symboles Le Carême commence par le Mercredi des Cendres, jour de pénitence où nous reconnaissons que notre relation avec Dieu n’est pas toujours stable, que le péché rompt notre lien avec Dieu. L’évangile de cette célébration nous livre en trois mots tout un programme pour se préparer à la plus grande fête chrétienne : Pâques. • L’AUMÔNE est aussi appelée « acte de justice » chez les Sages (Si 3, 30). Ce partage avec les plus pauvres est une reconnaissance que tout bien vient de Dieu et ne peut être gardé pour soi tout seul. Faire l’aumône, vivre le partage avec les plus nécessiteux, c’est réaliser pleinement l’Alliance que Dieu a voulu conclure avec les hommes et rejoindre l’amour privilégié que Dieu porte aux plus pauvres. • LA PRIÈRE exprime notre relation personnelle avec Dieu, notre rencontre intime avec Lui. Il ne peut y avoir ni revendication, ni marchandage. Prier, c’est dialoguer avec Dieu comme un ami parle avec son ami dans la simplicité, la sobriété et la vérité. La prière présente divers modes d’expression : louange, remerciement, confiance, demande de pardon… C’est pour-

Mercredi des Cendres

Pistes d’animation • Décorer le panneau avec deux cordes de même longueur. • Inviter les enfants à expliquer ce qu’est le péché. Attention, veiller à corriger la réponse : « C’est faire quelque chose de mal », en faisant découvrir que le péché, c’est rompre notre relation avec Dieu. Illustrer cette idée en coupant quatre morceaux

60


dans une des cordes. Chaque fois que nous commettons un péché nous rompons notre relation avec Dieu. • Découvrir avec les enfants que le Mercredi des Cendres, début du Carême, nous propose trois moyens pour renouer notre relation avec Dieu. L’aumône, la prière et le jeûne nous permettent de rétablir notre lien avec Dieu. Prendre deux morceaux de corde et les nouer en y plaçant un • petit signet sur lequel est inscrit le mot « aumône ». Faire de même avec la « prière » et le « jeûne ». Nous obtenons une corde avec trois nœuds et elle sera plus courte qu’au début. L’aumône, la prière et le jeûne nous permettent de nous rapprocher de Dieu, de renouer la relation avec Lui. Comparer la longueur des deux cordes préparées au début de la Liturgie. Chaque nœud peut être illustré par des dessins ou des photographies : des mains ouvertes pour le partage, des mains jointes pour la prière, des mains vides, ouvertes vers le ciel, pour le jeûne. • Rappeler aux enfants que le Carême est ce temps spécial où nous sommes invités plus spécialement à refaire le lien avec Dieu.

Geste et chant Reprendre avec les enfants le chant : « J’ouvre la porte de mon cœur » (Louis Le Guichet, in Chants et Prières. Au fil des jours, © Ateliers du Fresne, 301.071.2) en le gestuant. Les enfants placent leurs mains sur le cœur et les remontent largement vers le ciel pour les refermer sur le cœur. Remettre aux enfants une corde avec trois nœuds.

61

Mercredi des Cendres


1er dimanche de Carême Jésus, le choix pour Dieu Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (4, 1-11)

J

ÉSUS,

après son baptême, fut conduit au désert par l’esprit pour être tenté par le démon. Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim. Le tentateur s’approcha et lui dit : « Si tu es le Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. » Mais Jésus répondit : « Il est écrit : “Ce n’est pas seulement de pain que l’homme doit vivre, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu”. » Alors le démon l’emmène à la ville sainte, à Jérusalem, le place au sommet du temple et lui dit : « Si tu es le Fils de Dieu, jettetoi en bas ; car il est écrit : “Il donnera pour toi des ordres à ses anges” et : “Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre”. » Jésus déclara : « Il est encore écrit : “Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu”. » Le démon l’emmène encore sur une très haute montagne et lui fait voir tous les royaumes du monde avec leur gloire. Il lui dit : « Tout cela, je te le donnerai, si tu te prosternes pour m’adorer. » Alors Jésus lui dit : « Arrière, Satan ! car il est écrit : “C’est devant le Seigneur ton Dieu que tu te prosterneras, et c’est lui seul que tu adoreras”. » Alors, le démon le quitte. Voici que des anges s’approchèrent de lui, et ils le servaient.

1er dimanche de Carême

62


Idée centrale

Pistes d’animation

Jésus choisit Dieu ! Et nous… ?

• Préparer les symboles des trois tentations et des trois réponses de Jésus : - 1re TENTATION : « l’avoir » symbolisé par l’argent qui permet d’acheter tout ce que l’on veut. Réponse de Jésus : la parole de Dieu symbolisée par une bible ouverte. - 2e TENTATION : « le paraître » symbolisé par un podium met bien en évidence la première place. Réponse de Jésus : l’humilité symbolisée par des mains ouvertes qui s’ouvrent aux dons de Dieu. - 3e TENTATION : « le pouvoir » symbolisé par une couronne de roi. Réponse de Jésus qui choisit Dieu à représenter par un cœur dans lequel est écrit « J’aime Dieu ! » • Demander aux enfants de citer de mémoire les trois tentations et les trois réponses de Jésus et les afficher avec leurs symboles. Bien veiller à les expliquer en mettant en évidence que Jésus fait toujours le choix pour Dieu : sa parole, le respect de Dieu qui refuse de le mettre à l’épreuve, l’amour pour Dieu seul. en • conclusion, afficher sur le panneau la phrase : « C’est devant le Seigneur ton Dieu que tu te prosterneras, et c’est lui seul que tu adoreras. »

Contexte et symboles La pointe de l’évangile de ce dimanche se trouve dans le refus par Jésus d’un messianisme terrestre. 1. Jésus est « Fils de Dieu » parce qu’il se soumet à Dieu pour tout recevoir de lui et ne compte pas ainsi sur ses propres capacités pour vivre par lui-même en changeant des pierres en pains. 2. Jésus est « Fils de Dieu » parce qu’il refuse tout ce qui pourrait reposer sur le paraître, pour vivre l’humilité même de Dieu. 3. Jésus est « Fils de Dieu » renonçant à tout pouvoir politique. C’est dans une relation intime avec Dieu que Jésus est messie et qu’il reçoit tout pouvoir au ciel et sur terre (Mt 28,18). Face aux trois tentations qui peuvent toucher tous les hommes – l’avoir, le paraître et le pouvoir ou la puissance – Jésus fait toujours le choix pour Dieu.

63

1er dimanche de Carême


Prière Redire lentement avec les enfants : « Seigneur Dieu, c’est toi que j’aime ! »

Geste Un enfant vient afficher le premier pétale de la fleur de Carême. Les enfants l’expliquent.

Chant « Heureux celui qui écoute la Parole », Danielle Sciaky et Michel Wackenheim, in Ecoute et vois, © Editions Musicales Studio SM, K7 K 0728.

64

1er dimanche de Carême


2e dimanche de Carême Jésus, le Fils bien-aimé Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (17, 1-9)

J

prend avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmène à l’écart, sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière. Voici que leur apparurent Moïse et Elie, qui s’entretenaient avec lui. Pierre alors prit la parole et dit à Jésus : « Seigneur, il est heureux que nous soyons ici ! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Elie. » Ils parlaient encore, lorsqu’une nuée lumineuse les couvrit de son ombre ; et, de la nuée, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis tout mon amour ; écoutez-le ! » Entendant cela, les disciples tombèrent face contre terre et furent saisis d’une grande frayeur. Jésus s’approcha, les toucha et leur dit : « Relevez-vous et n’ayez pas peur ! » Levant les yeux, ils ne virent plus que lui, Jésus seul. En descendant de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : « Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. » ÉSUS

65

2e dimanche de Carême


• En relisant lentement le texte évangélique, découvrir les différentes « qualités » de Jésus et conclure chacune d’elle par une prière de louange. Afficher tout autour de l’icône ou du dessin un résumé de chaque louange. - Loué sois-tu, Jésus, prière de Dieu ! (Jésus monte sur la montagne pour prier. L’Evangile de saint Luc le précise). - Loué sois-tu, Jésus, présence de Dieu ! (étoile, disque lumineux, nuée = signes de la présence de Dieu). - Loué sois-tu, Jésus, lumière de Dieu ! (vêtement blanc éclatant de Jésus). - Loué sois-tu, Jésus, nouvelle loi de Dieu ! (Moïse et les Dix Commandements). - Loué sois-tu, Jésus, envoyé de Dieu ! (Elie, prophète annonçant la venue du Christ, de l’envoyé de Dieu). - Loué sois-tu, Jésus, Fils de Dieu ! - Loué sois-tu, Jésus, Amour de Dieu ! - Loué sois-tu, Jésus, Parole de Dieu ! • Découvrir avec les enfants que le plus beau titre de Jésus est celui de Fils bien-aimé de Dieu. Nous aussi, depuis notre baptême, nous le portons.

Idée centrale Découvrir que Jésus est le Fils bien-aimé et la Parole de Dieu.

Contexte et symboles Ce texte évangélique nous révèle la nature même de Jésus : il est le Fils de Dieu. Mais il nous donne également toutes les qualités de Jésus à travers les divers symboles présents dans le texte : LA NUÉE = la présence de Dieu, LE VÊTEMENT BLANC = la lumière de Dieu, MOÏSE = la loi de Dieu, ELIE = le prophète de Dieu, c’està-dire le porte-parole de Dieu. Remarquons aussi les trois grandes qualités révélées dans la parole venant de la nuée : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui j’ai mis tout mon amour ; écoutez-le ! » > FILS BIEN-AIMÉ DE DIEU, AMOUR DE DIEU ET PAROLE DE DIEU.

Pistes d’animation

Geste

• Créer un climat de recueillement car l’évangile de ce dimanche nous révèle toutes les qualités que Jésus a reçues de Dieu. • Si possible, utiliser l’icône de la transfiguration du Seigneur, sinon la remplacer par une autre représentant le Christ.

2e dimanche de Carême

Un enfant allume un luminaire devant l’icône. Un enfant pose sur le panneau le deuxième pétale.

66


Prière Les mains ouvertes, les enfants redisent lentement les différentes louanges affichées sur le panneau.

Chant « J’ouvre la porte de mon cœur », Louis Le Guichet, in Chants et Prières. Au fil des jours, © Ateliers du Fresne, 301.071.2.

67

2e dimanche de Carême


3e dimanche de Carême Jésus, le don de Dieu Evangile de Jésus Christ selon Jean (4, 5-42)

J

arrivait à une ville de Samarie appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph, et où se trouve le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la route, s’était assis là, au bord du puits. Il était environ midi. Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau. Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. » (En effet, ses disciples étaient partis à la ville pour acheter de quoi manger.) La Samaritaine lui dit : « Comment ! Toi qui es juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » (En effet, les Juifs ne veulent rien avoir en commun avec les Samaritains.) Jésus lui répondit : « Si tu savais le don de Dieu, si tu connaissais celui qui te dit : “Donne-moi à boire”, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive. » Elle lui dit : « Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond ; avec quoi prendraistu l’eau vive ? Serais-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? » Jésus lui répondit : « Tout homme qui boit de cette eau aura encore soif ; mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui source jaillissante pour la vie éternelle. » La femme lui dit : « Seigneur, donne-la-moi, cette eau, que je n’aie plus soif, et que je n’aie plus à venir ici puiser. […] Je le vois, tu es un prophète. Alors, explique-moi : nos pères ont adoré Dieu sur la montagne qui est là, et vous, les juifs, vous dites que le lieu où il faut l’adorer est à Jérusalem. » Jésus lui dit : « Femme, crois-moi : l’heure vient où vous n’irez plus ÉSUS

3e dimanche de Carême

68


ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père. Vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous adorons, nous, celui que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient – et c’est maintenant – où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père. Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent, c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. » La femme lui dit : « Je sais qu’il vient, le Messie, celui qu’on appelle Christ. Quand il viendra, c’est lui qui nous fera connaître toutes choses. » Jésus lui dit : « Moi qui te parle, je le suis. » [ … ] Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus. [… ] Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui, ils l’invitèrent à demeurer chez eux. Il y resta deux jours. Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire à cause de ses propres paroles, et ils disaient à la femme : « Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit, que nous croyons maintenant : nous l’avons entendu par nous-mêmes, et nous savons que c’est vraiment lui le sauveur du monde. »

Idée centrale Découvrir que Jésus est le don de Dieu.

Contexte et symboles Ce texte présente une progression dans les titres de Jésus. Il est Juif, membre de la nation d’Israël : l’aspect humain de Jésus est souligné ici. Il est Seigneur : dans la Bible, c’est le titre utilisé pour s’adresser à Dieu ; pour les premiers chrétiens, Jésus est Seigneur, c’est-à-dire Dieu. Il est prophète : quelqu’un qui parle au nom de Dieu. Il est le Christ : le sauveur promis par Dieu, le Messie (via l’hébreu), le Christ (via le grec). Il est le Sauveur du monde : il vient sauver de tout danger et de toute mort.

Pistes d’animation • Inscrire sur le panneau : « Je te donne… », et afficher une photographie de baptême. • Préparer une belle représentation de Jésus : un dessin ou une icône. Placer une vasque remplie d’eau bénite. • Dessiner une grande main. Ecrire sur les doigts les titres de Jésus : Juif, Seigneur, Prophète, Christ, Sauveur du monde.

69

3e dimanche de Carême


• Découvrir ces différents titres de Jésus avec les enfants et placer la main près du dessin ou de l’icône de Jésus. • Insister sur le fait que Jésus se présente comme le don de Dieu. Un don, c’est gratuit. Ne dit-on pas : « Donner, c’est donner ; reprendre, c’est voler ! » Le don ne dépend pas d’une bonne action. Ce don, nous l’avons reçu à notre baptême et nous continuons à le recevoir dans l’eucharistie et la parole de Dieu.

Geste Chaque enfant se signe avec l’eau bénite pour rappeler le don qu’il a reçu lors de son baptême. Un enfant vient placer le troisième pétale de la fleur de carême.

Prière Les enfants redisent le signe de croix tout en réalisant le geste.

Chant « Merci, Jésus pour ton eau vive », Cécile et Jean-Noël Klinguer, in Jésus, j’aime la vie, © Editions Musicales Studio SM, CD D 2796.

3e dimanche de Carême

70


4e dimanche de Carême Jésus, le regard de Dieu, le regard pour Dieu Evangile de Jésus Christ selon saint Jean (9, 1-41)

E

sortant du temple, Jésus vit sur son passage un homme qui était aveugle de naissance. [… ] Il cracha sur le sol et avec la salive il fit de la boue qu’il appliqua sur les yeux de l’aveugle, et il lui dit : « Va te laver à la piscine de Siloé » (ce nom signifie « envoyé »). L’aveugle y alla donc, et il se lava ; quand il revint, il voyait. Ses voisins, et ceux qui étaient habitués à le rencontrer – car il était mendiant – dirent alors : « N’est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? » Les uns disaient : « C’est lui. » Les autres disaient : « Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui ressemble. » Mais lui affirmait : « C’est bien moi. » [… ] On amène aux pharisiens cet homme qui avait été aveugle. Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux. A leur tour, les pharisiens lui demandèrent : « Comment se fait-il que tu voies ? » Il leur répondit : « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et maintenant je vois. » certains pharisiens disaient : « Celui-là ne vient pas de Dieu, puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat. » D’autres répliquaient : « Comment un homme pécheur pourrait-il accomplir des signes pareils ? » Ainsi donc ils étaient divisés. Alors ils s’adressent de nouveau à l’aveugle : « Et toi, que dis-tu de lui, puisqu’il t’a ouvert les yeux ? » Il dit : « C’est un prophète. » [… ] Ils répliquèrent : « Tu es tout entier plongé dans le péché depuis ta naissance, et tu nous fais la leçon ? » Et ils le jetèrent dehors. Jésus apprit qu’ils l’avaient expulsé. Alors, il vint le trouver et lui dit : « Crois-tu au Fils de l’homme ? » Il répondit : « Et qui estil, Seigneur, pour que je croie en lui ? » Jésus lui dit : « Tu le vois, et c’est lui qui te parle. » Il dit : « Je crois, Seigneur », et il se prosterna devant lui. […] N

71

4e dimanche de Carême


Idée centrale

Pistes d’animation

Jésus est le regard de Dieu, le regard pour Dieu.

• Conserver le dessin ou l’icône du Christ utilisé le dimanche précédent. • Faire mimer l’évangile par les enfants. • Préparer deux grands yeux ouverts. Ecrire dans l’un le verbe « voir » et dans l’autre « croire ». Les placer près du dessin ou de l’icône de Jésus. • Découvrir que l’aveugle qui recouvre la vue passe du simple fait de « voir » à l’acte de « croire ». En effet, l’aveugle-né commence à parler de Jésus en disant : « Il m’a mis de la boue… » (verset 15). Il ne le nomme pas explicitement. Ensuite, au verset 17, il professe que Jésus est « prophète » et au verset 38, il proclame que Jésus est « Seigneur ». • Ecrire ces trois manières de nommer Jésus sur des bandelettes de couleurs différentes et les placer sur le panneau de bas en haut afin de faire découvrir cette progression. le Seigneur le Prophète il (l’homme Jésus)

Contexte et symboles Soulignons que dans ce récit, c’est bien Jésus qui voit l’aveugle. Ce n’est donc pas l’aveugle qui vient à lui avec une demande. C’est un évangile très riche.Voici quelques éléments à exploiter : • le fait de mélanger de la salive avec de la terre signifie une nouvelle création. En Palestine, les aveugles sont nombreux. Leur maladie est considérée comme un châtiment de Dieu pour leurs fautes ou celles de leurs parents. Rejetés, ils doivent souvent mendier pour vivre. Jésus montre qu’ils sont, eux aussi, l’objet du regard de Dieu. Avec eux, il dépasse la maladie pour une nouvelle création réalisée en dehors de tous les préjugés. • le verbe « voir », chez saint Jean, signifie « croire ». Par exemple : « Qui m’a vu a vu le Père », dit Jésus à Philippe (Jn 14, 9), c’est-à-dire : « Qui croit en moi croit en mon Père. » • il y a une progression dans l’expérience de foi chez l’aveugle. Lorsqu’on lui demande de parler de celui qui lui a permis de recouvrer la vue, l’aveugle ne le nomme pas. Puis, au verset 17, il le qualifie de « prophète ». Enfin, au verset 28, il le proclame « Seigneur ».

4e dimanche de Carême

• En conclusion, faire découvrir que pour nous aussi, il faut du temps pour recouvrer la vue de la foi et recevoir le regard de Dieu, pour reconnaître en Jésus son fils promis. Le carême est un temps où nous pouvons tout regarder avec les yeux de Dieu et trouver toute chose très bonne !

72


Geste Un enfant vient placer sur le panneau le quatrième pétale de la fleur de carême.

Prière Les enfants redisent lentement : « Jésus, je le vois et je le crois, tu es le Seigneur. Eclaire mes yeux pour que j’admire ta création ! »

Chant « Je suis aveugle », G 28-99, Danielle Sciaky et Pierre Klinguer, in L’année à travers chants, © Editions Musicales Studio SM, CD D 2709.

73

4e dimanche de Carême


5e dimanche de Carême Jésus, vie de Dieu Evangile de Jésus Christ selon saint Jean (11, 1-45)

L

deux sœurs (Marthe et Marie) envoyèrent dire à Jésus : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. » En apprenant cela, Jésus dit : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le fils de Dieu soit glorifié. » Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare. Quand il apprit que celui-ci était malade, il demeura pourtant deux jours à l’endroit où il se trouvait ; alors seulement il dit aux disciples : « Revenons en Judée. » […] Quand Jésus arriva, il trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà. […] Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait à la maison. Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort. Mais je sais que, maintenant encore, Dieu t’accordera tout ce que tu lui demanderas. » Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » Marthe reprit : « Je sais qu’il ressuscitera au dernier jour, à la résurrection. » Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; et tout homme qui vit et qui croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » Elle répondit : « Oui, Seigneur, tu es le Messie, je le crois ; tu es le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde. » […] Il demanda : « Où l’avez-vous déposé ? » Ils lui répondirent : « Viens voir, Seigneur. » Alors Jésus pleura. Les Juifs se dirent : « Voyez comme il l’aimait ! » Mais certains d’entre eux disaient : « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? » Jésus [… ] arriva au tombeau. C’était une grotte fermée par une pierre. Jésus ES

5e dimanche de Carême

74


dit : « Enlevez la pierre. » Marthe, la sœur du mort, lui dit : « Mais, Seigneur, il sent déjà ; voilà quatre jours qu’il est là. » Alors Jésus dit à Marthe : « Ne te l’ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. » On enleva donc la pierre. Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, je te rends grâce parce que tu m’as exaucé. Je savais bien, moi, que tu m’exauces toujours, mais si j’ai parlé, c’est pour cette foule qui est autour de moi, afin qu’ils croient que tu m’as envoyé. » Après cela, il cria d’une voix forte : « Lazare, viens dehors ! » Et le mort sortit, les pieds et les mains attachés, le visage enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. » Les nombreux Juifs, qui étaient venus entourer Marie et avaient donc vu ce que faisait Jésus, crurent en lui.

Idée centrale Dieu ne désire pas la mort. En son Fils, il veut nous partager sa vie.

Contexte et symboles Le nom de Lazare, Eléazar en hébreu, signifie « Dieu aide » ou « que Dieu ait pitié ». On retrouve ce nom dans la parabole du pauvre Lazare en Luc 16, 10-31. C’est le nom d’un ami de Jésus, frère de Marthe et de Marie, habitants Béthanie près de Jérusalem. Remarquons dans ce récit combien Jésus aimait son ami Lazare au point d’être bouleversé et profondément ému face au tombeau de ce dernier (cf. Jn 11, 33). A travers ce récit, nous découvrons que le Christ ne veut pas la mort de ses amis mais leur vie. C’est pourquoi Jésus peut affirmer qu’il « est la résurrection et la vie ». Celui qui croit en lui, même s’il meurt, vivra ; et tout homme qui vit et croit en lui ne mourra jamais (cf. Jn 11, 25-26). Jésus nous révèle que nous avons un Dieu qui est pour la vie.

Pistes d’animation • Décorer le panneau de photographies de cimetières, de personnes qui souffrent. Laisser les enfants réagir.

75

5e dimanche de Carême


• Lire l’évangile en insistant sur les versets 25-26. • Préparer une enveloppe ou une boîte de couleur noire ou grise pour symboliser la tristesse de la mort.Y glisser une silhouette humaine ayant les bras levés pour exprimer l’homme vivant. Inscrire sur la silhouette : « Je suis la résurrection et la vie ! » et signer Jésus Christ. • Laisser les enfants réagir devant cette enveloppe ou cette boîte. Inviter un enfant à l’ouvrir et à réagir face à cette silhouette. • La placer sur les photographies de cimetières et de souffrances et insister sur le fait que Jésus nous révèle que notre Dieu est celui de la vie et non de la mort.

Chant « Je suis la vie », KT 36-33, Jean Humenry, in Dis-moi, © Editions Musicales Studio SM, CD D 2838.

Geste Chaque enfant allume un luminaire et le place devant le panneau afin de symboliser la vie qui est en lui et qu’il a reçue de Dieu. Un enfant vient placer le cinquième pétale de la fleur de carême.

i

Prière Les enfants reprennent le refrain chanté comme prière.

5e dimanche de Carême

76


Dimanche des Rameaux Hosanna ! Seigneur ! Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (26, 14 – 27, 66)

Q

jours avant la fête de la Pâque, Jésus et ses disciples, approchant de Jérusalem, arrivèrent à Bethphagé, sur les pentes du mont des oliviers. Alors Jésus envoya deux disciples : « Allez au village qui est en face de vous ; vous trouverez aussitôt une ânesse attachée et son petit avec elle. Détachez-la et amenez-les-moi. Et si l’on vous dit quelque chose, vous répondrez : “Le Seigneur en a besoin, mais il les renverra aussitôt.” » Cela s’est passé pour accomplir la parole transmise par le prophète : « Dites à la fille de Sion : Voici ton roi qui vient vers toi, humble, monté sur une ânesse et un petit âne, le petit d’une bête de somme. » Les disciples partirent et firent ce que Jésus leur avait ordonné. Ils amenèrent l’ânesse et son petit, disposèrent sur eux leurs manteaux, et Jésus s’assit dessus. Dans la foule, la plupart étendirent leurs manteaux sur le chemin ; d’autres coupaient des branches aux arbres et en jonchaient la route. Les foules qui marchaient devant Jésus et celles qui suivaient criaient : « Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des cieux ! » Comme Jésus entrait à Jérusalem, l’agitation gagna toute la ville ; on se demandait : « Qui est cet homme ? » Et les foules répondirent : « C’est le prophète Jésus, de Nazareth en Galilée. » UELQUES

77

Dimanche des Rameaux


comme le sauveur qui vient réaliser la promesse de Dieu de sauver tous les hommes. Nous aussi nous l’acclamons. • Il est possible d’introduire les enfants à la grande semaine de Pâques. Préparer quatre grandes feuilles présentées comme des feuilles d’agenda : - LE JEUDI SAINT : dessin d’une coupe et d’une patène avec la phrase : « Jésus se donne comme pain de vie et vin de la fête » ; - LE VENDREDI SAINT : dessin de Jésus en croix avec la phrase : « Jésus donne sa vie pour chacun de nous » ; - LE SAMEDI SAINT : une feuille blanche avec le mot « silence » car nous attendons la résurrection dans le silence ; - LE DIMANCHE DE PÂQUES : dessin d’une croix de résurrection c’est-à-dire lumineuse avec l’exclamation : « Alléluia ! Jésus est ressuscité ! » Afficher ces dessins au-dessus du crucifix décoré de rameaux • de buis. Expliquer aux enfants que nous allons vivre la plus grande semaine chrétienne de l’année, celle de Pâques.

Idée centrale Découvrir le sens de l’acclamation du dimanche des Rameaux.

Contexte et symboles Le mot hosanna signifie « Sauve donc », mais dans ce passage évangélique, nous sommes en présence d’un cri de reconnaissance de ce qui se passe. L’évangile répète l’acclamation en associant la louange au plus haut des cieux, c’est-à-dire le monde des anges qui entourent Dieu.Toute l’attente messianique se réalise avec la venue de Jésus.

Pistes d’animation Geste • Placer un beau crucifix sur un tissu rouge. • Inviter les enfants à venir placer tout autour les rameaux de buis qu’ils ont reçus pour la procession. • Préparer trois grandes bannières. Sur la première, inscrire : « Hosanna au fils de David ! », sur la deuxième : « Béni soit le Seigneur ! » et sur la troisième : « Hosanna au plus haut des cieux ! ». • Inviter trois enfants à venir placer ces trois bannières près du crucifix. Découvrir avec les enfants que Jésus est acclamé

Dimanche des Rameaux

Un enfant vient placer le sixième pétale de la fleur de carême.

Prière Les enfants se passent l’un à l’autre la croix et redisent lentement l’acclamation : « Hosanna ! Au plus haut des cieux ! »

78


Chant « Hosanna au plus haut des cieux ! », Louis Le Guichet, in Chants et Prières. Au fil des jours, © Ateliers du Fresne, 301.071.2.

79

Dimanche des Rameaux


Pâques Alléluia ! Jésus, le Christ, est ressuscité ! Evangile de Jésus Christ selon saint Jean (20, 1-9)

L

premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin, alors qu’il fait encore sombre. Elle voit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle court donc trouver Simon Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a mis. » Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il voit que le linceul est resté là ; cependant il n’entre pas. Simon Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau, et il regarde le linceul resté là, et le linge qui avait recouvert la tête, non pas posé avec le linceul, mais roulé à part à sa place. C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit et il crut. Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas vu que, d’après les Ecritures, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts. E

Pâques

80


- UNE CROIX entourée de buis et décorée de fleurs de couleurs vives afin de montrer que la croix du vendredi saint prend vie, fleurit avec la résurrection. - UN CIERGE PASCAL placé près de la croix. Il a été allumé lors de la nuit pascale. Il nous rappellera que dans la nuit de la mort, le Seigneur de clarté luit par sa résurrection. • Le décor sera laissé jusqu’à la fin du temps pascal (la Pentecôte). Veiller à le préparer de manière très soignée. C’est Pâques ! • Expliquer également les mots suivants : « ALLÉLUIA », mot venant de l’hébreu, signifie : « Louez Dieu ! Acclamez-le ! » ; et « RÉSURRECTION », passage de la mort à la vie. Il s’agit de traverser la mort pour entrer dans une vie nouvelle. Ce n’est pas la réincarnation !

Idée centrale Avec la résurrection de Jésus, découvrir qu’il n’y a plus de mort ! Que Jésus vient apporter la vie de Dieu !

Contexte et symboles La fête de Pâques est le sommet de l’année liturgique. A travers elle, nous célébrons ce passage de la mort à la vie en et avec Dieu.

Pistes d’animation Geste • Confectionner un décor pascal. Pour ce faire : - UNE ICÔNE de la résurrection du Christ posée sur un tissu blanc ou doré avec un luminaire. Il est possible de se procurer un poster généralement publié pour la fête de Pâques. Lors de la découverte de l’icône, relever les points suivants : Jésus est blanc, il est transfiguré, il n’est plus le même ; le vert entourant Jésus symbolise que la vie reprend, que l’espérance renaît, Jésus est la vie nouvelle. Jésus tend la main pour faire passer (sens du mot Pâques) les hommes de la mort à la vie. Les portes sont ouvertes, nous ne sommes plus prisonniers de la mort. Jésus est la porte de la vie.

Un enfant allume un luminaire devant l’icône. Un autre enfant vient placer le cœur de Pâques dans la fleur de carême.

Prière Les enfants reprennent le refrain chanté comme prière.

81

Pâques


Chant « Il est ressuscité », I 22-92, Mannick et Jo Akepsimas, in Mes fêtes arc-en-ciel, © Editions Musicales Studio SM, CD D 2559.

Pâques

82


Projet pour la Pentecôte Découvrir les sept dons de l’Esprit Saint

• Distribuer aux enfants un cercle identique à celui que vous venez de préparer. Ils colorieront la partie voulue chaque dimanche. • A partir du deuxième dimanche de Pâques, découvrir chaque dimanche un des sept dons de l’Esprit Saint : SAGESSE, INTELLIGENCE, CONSEIL, FORCE, SCIENCE, CRAINTE, PIÉTÉ au moyen de jeux de mots ou de rébus tel que : (Piété) mon premier est la partie de la vache dont on trait le lait ; mon deuxième est la deuxième saison de l’année ; mon tout est une qualité d’une personne qui prie beaucoup. • Lire le passage d’Isaïe 11, 2 : « Sur lui reposera I’Esprit du Seigneur, esprit de sagesse et de discernement, esprit de conseil et de force, esprit de connaissance et de crainte (la piété) du Seigneur », et essayer de comprendre ces dons à partir de passages évangéliques : a. SAGESSE : « Il se rendit dans sa ville et mit à enseigner ses concitoyens dans leur synagogue, si bien qu’ils disaient, stupéfaits :“D’où lui viennent cette sagesse et cette puissance miraculeuse ?” » (Mt 13, 54). b. INTELLIGENCE : « Et tous ceux qui l’entendaient s’étonnaient de la sagesse (intelligence) de ses réponses » (Lc 2, 47). c. CONSEIL : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le fardeau : je vous soulagerai » (Mt 11, 28). d. FORCE. « Je vous baptise, moi, dans l’eau, en signe de pénitence : mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de porter ses chaussures. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu » (Mt 3, 11). e. CONNAISSANCE : « Toutes choses m’ont été remises par mon Père, personne ne connaît le Fils sinon le Père, et person-

L’approche de la fête de la Pentecôte est généralement la période pour célébrer le sacrement de la confirmation. Il serait intéressant de découvrir les sept dons de l’Esprit Saint cités dans la grande prière de l’imposition des mains : « … Que ton Esprit repose sur eux comme il a reposé sur Jésus, et qu’il leur apporte la plénitude de ses dons : un esprit de sagesse et d’intelligence, un esprit de conseil et de force, un esprit de connaissance, d’affection filiale et de louange… » Du deuxième dimanche de Pâques jusqu’à la fête de la Pentecôte, les enfants découvriront chaque dimanche un des dons de l’Esprit Saint. • INTRODUCTION AU PROJET. Raconter aux enfants qu’après le Déluge, Dieu donne naissance à une création. Pour symboliser cette nouvelle Alliance, Dieu dessine l’arc-en-ciel (Gn 9, 13-17). L’événement de la Pentecôte (le don de l’Esprit Saint aux apôtres) a toujours été considéré comme le pendant du Déluge où Dieu poursuit cette nouvelle création en se révélant à toutes les nations (Ac 2, 1-13). • Préparer un grand cercle partagé en sept parts égales et inscrire un don de l’Esprit Saint dans chaque partie : SAGESSE, INTELLIGENCE, CONSEIL, FORCE, SCIENCE, CRAINTE, PIÉTÉ. Colorier chaque dimanche la partie voulue avec la couleur de l’arc-enciel correspondant au don de l’Esprit Saint : rouge, sagesse ; orange, intelligence ; jaune, force ; vert, science ; bleu, crainte ; indigo, piété ; violet, conseil.

83

Projet pour la Pentecôte


Chant

ne ne connaît le Père, sinon le Fils et celui à qui le Fils veut bien le révéler » (Mt 11, 27). f. CRAINTE DE DIEU (amour de Dieu) : « Il dit aux marchands de pigeons :“Otez cela d’ici ; ne faites pas de la maison de mon Père un bazar de trafic” » (Jn 2, 16). g. PIÉTÉ : « Dieu n’écoute pas les pécheurs, nous le savons ; mais il exauce ceux qui l’honorent et font sa volonté » (Jn 9, 31). En conclusion : découvrir avec les enfants que les sept dons de l’Esprit Saint ne sont pas des « vertus morales ». Ils ont d’abord animé la vie du Christ et ils qualifient l’action de l’Esprit Saint. • Préparer un second cercle de couleur jaune (couleur de la résurrection) de taille plus petite afin de pouvoir le poser au centre du grand cercle tout en pouvant lire les dons de l’Esprit Saint. Sur ce petit cercle, écrire : « Jésus Christ ressuscité te donne les dons de l’Esprit Saint pour vivre avec Dieu ! » • Le dimanche de Pentecôte, faire remarquer que les sept dons de l’Esprit Saint sont placés sur les couleurs de l’arc-en-ciel, le signe choisi par Dieu pour assurer les hommes de son Alliance. Ce sont les couleurs de la vie. Ce sont les couleurs du don de la vie avec Dieu ! • Le dimanche de Pentecôte, placer au centre du grand cercle le plus petit de couleur jaune. Faire découvrir aux enfants que Jésus ressuscité nous donne l’Esprit Saint et ses dons pour vivre avec Dieu. Distribuer aux enfants le petit cercle préparé pour eux pour qu’ils puissent le poser au centre de leur grand cercle.

Projet pour la Pentecôte

« Souffle le vent », de Hubert Bourel, in Signes et symboles à travers chants, © Ateliers du Fresne, 301.043.2. Ces dons de l’Esprit Saint ont été donnés aux apôtres par Jésus lorsqu’il souffla sur eux (Jn 20, 22).

84


2e dimanche de Pâques Jésus est Seigneur et Dieu Evangile de Jésus Christ selon saint Jean (20, 19-31)

C

’ÉTAIT après la mort de Jésus, le soir du premier jour de la semaine. Les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient, car ils avaient peur des juifs. Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il répandit sur eux son souffle et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis ; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus. » Or, l’un des Douze, Thomas (dont le nom signifie « jumeau ») n’était pas avec eux, quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l’endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je n’y croirai pas. » Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vint alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et metsla dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Thomas lui dit alors : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas mis par écrit dans ce livre. Mais ceux-là y ont été mis afin que vous croyiez que Jésus est le Messie, le Fils de Dieu, et afin que, par votre foi, vous ayez la vie en son nom. 85

2e dimanche de Pâques


Idée centrale

Pistes d’animation

Découvrir la confession de foi de Thomas : « Mon Seigneur et mon Dieu », c’est-à-dire les deux plus beaux et grands titres donnés à Jésus.

• Placer une icône de la résurrection. • Accueillir chaque enfant en disant le souhait de paix de Jésus : « La paix de Jésus soit avec toi ! » • Sur le panneau, afficher divers titres d’articles de journaux et diverses photographies de stars. Montrer que tout cela peut nous aider à croire à une histoire, une nouvelle que quelqu’un nous raconte. • Montrer aux enfants que pour Jésus et sa résurrection, il n’en est pas de même ! Nous n’avons pas de preuve. Nous n’avons que les évangiles. Placer un Nouveau Testament près de l’icône de la résurrection. Faire découvrir que les quatre évangélistes Marc, Matthieu, Luc et Jean sont les témoins privilégiés de Jésus. Nous n’avons que leur témoignage. C’est grâce à eux que nous pouvons croire. • Demander aux enfants de redire de mémoire la confession de foi de Thomas : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » L’afficher au-dessus de l’icône. • Même si Thomas n’a pas cru au début, son acte de foi est grand par après. Il donne à Jésus les deux plus grands et plus beaux titres : Seigneur et Dieu.

Contexte et symboles L’évangile de ce dimanche comporte trois parties : a. les versets 19 à 20 nous montrent l’apparition aux disciples en l’absence de Thomas. Comme de son vivant, la venue de Jésus est source de paix. Ce souhait de paix signifie le don effectif du salut, de la joie et de la paix ; b. les versets 21 à 23 nous relatent le don de l’Esprit Saint fait aux disciples. Ils sont envoyés, c’est-à-dire littéralement « faits apôtres » pour prolonger l’action de Jésus. Remarquons que c’est la première fois que saint Jean attribue dans son évangile le titre d’apôtre aux Onze ; c. les versets 24 à 29 nous présentent la rencontre du Christ avec Thomas. Bien sûr, on met souvent en évidence le manque de foi de cet apôtre, mais il faudrait surtout relever sa confession de foi : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Parmi tous les titres de Jésus qui sont déclinés entre le premier chapitre de l’évangile de Jean et celui-ci, nous découvrons la confession de foi de Thomas qui en est le sommet : le Christ est Seigneur et Dieu.

2e dimanche de Pâques

86


Prière Les enfants redisent la phrase : « Mon Seigneur et mon Dieu » en se passant l’icône l’un à l’autre.

Geste Ils diront cette prière en s’inclinant, les bras légèrement écartés le long du corps.

Chant « Mon Seigneur et mon Dieu », M.F. Fournier, in Chantons Dieu avec les enfants, Ed. de l’Emmanuel, CD D0122.

87

2e dimanche de Pâques


3e dimanche de Pâques Ecritures + pain de l’eucharistie = source de toute vie chrétienne Evangile de Jésus Christ selon saint Luc (24, 13-35)

L

troisième jour après la mort de Jésus, deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient de tout ce qui s’était passé. Or, tandis qu’ils parlaient et discutaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux. Mais leurs yeux étaient aveuglés, et ils ne le reconnaissaient pas. Jésus leur dit : « De quoi causiez-vous donc, tout en marchant ? » Alors ils s’arrêtèrent, tout tristes. L’un des deux, nommé Cléophas, répondit : « Tu es bien le seul, de tous ceux qui étaient à Jérusalem, à ignorer les événements de ces jours-ci. » Il leur dit : « Quels événements ? » Ils lui répondirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth : cet homme était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple. Les chefs des prêtres et nos dirigeants l’ont livré, ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié. Et nous qui espérions qu’il serait le libérateur d’Israël ! Avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé. A vrai dire, nous avons été bouleversés par quelques femmes de notre groupe. Elles sont allées au tombeau de très bonne heure, et elles n’ont pas trouvé le corps ; elles sont même venues nous dire qu’elles avaient eu une apparition : des anges, qui disaient qu’il est vivant. Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ; mais lui, ils ne l’ont pas vu. » Il leur dit alors : E

3e dimanche de Pâques

88


« Vous n’avez donc pas compris ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce qu’ont dit les prophètes ! Ne fallait-il pas que le messie souffrît tout cela pour entrer dans sa gloire ? » Et, en partant de Moïse et de tous les prophètes, il leur expliqua, dans toute l’Ecriture, ce qui le concernait. Quand ils s’approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin. Mais ils s’efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous : le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux. Quand il fut à table avec eux, il prit le pain, dit la bénédiction, le rompit et le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. Alors ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route, et qu’il nous faisait comprendre les Ecritures ? » A l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent : « C’est vrai ! Le Seigneur est ressuscité : il est apparu à Simon Pierre. » A leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment ils l’avaient reconnu quand il avait rompu le pain.

Idée centrale Découvrir avec les enfants que les Ecritures et le partage du pain eucharistique sont les deux sources de toute vie chrétienne.

Contexte et symboles L’objectif du récit des disciples d’Emmaüs est de montrer que la présence du Seigneur se réalise par sa parole expliquée (versets 13 à 27) et le partage du pain (versets 28 à 35). Parole du Christ et partage du pain eucharistique sont les deux sources de toute vie chrétienne. Nous y sommes tous invités. Le fait que le nom du compagnon de Cléophas ne soit pas mentionné nous permet à chacun de nous reconnaître en lui.

Pistes d’animation • Les enfants redisent de mémoire le récit des disciples d’Emmaüs. Il est possible de faire mimer ou dessiner ce récit. • Demander aux enfants les deux grands moments du récit. Afficher près de l’icône de la résurrection une belle photographie d’une bible et de la fraction du pain lors d’une eucharistie.

89

3e dimanche de Pâques


• Faire découvrir aux enfants que lors de chaque eucharistie, nous célébrons la résurrection du Christ et que la Bible est toute centrée sur celle-ci.

Prière Afficher sur le panneau l’acclamation de l’eucharistie : « Gloire à toi qui étais mort, Gloire à toi qui es vivant, notre Sauveur et notre Dieu : viens, Seigneur Jésus ! »

Geste Pour signifier que nous voulons être comme les disciples d’Emmaüs, inviter les enfants à écrire leur prénom sur des bandelettes de couleurs variées et vives. Ils viennent les placer tout autour de l’icône de la résurrection.

Chant « Deux hommes s’en vont dans la nuit », Mannick et Jo Akepsimas, in Des poissons et des pains, © Editions Musicales Studio SM, CD D 2977.

3e dimanche de Pâques

90


4e dimanche de Pâques Le Christ, berger et porte de la vie Evangile de Jésus Christ selon saint Jean (10, 1-10)

J

parlait ainsi aux pharisiens : « Amen, amen, je vous le dis : celui qui entre dans la bergerie sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un bandit. Celui qui entre par la porte, c’est lui le pasteur, le berger des brebis. Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir. Quand il a conduit dehors toutes ses brebis, il marche à leur tête, et elles le suivent, car elles connaissent sa voix. Jamais elles ne suivront un inconnu, elles s’enfuiront loin de lui, car elles ne reconnaissent pas la voix des inconnus. » Jésus employa cette parabole en s’adressant aux pharisiens, mais ils ne comprirent pas ce qu’il voulait leur dire. C’est pourquoi Jésus reprit la parole : « Amen, amen, je vous le dis : je suis la porte des brebis. Ceux qui sont intervenus avant moi sont tous des voleurs et des bandits ; mais les brebis ne les ont pas écoutés. Moi, je suis la porte. Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra aller et venir, et il trouvera un pâturage. Le voleur ne vient que pour voler, égorger et détruire. Moi, je suis venu pour que les hommes aient la vie, pour qu’ils l’aient en abondance. » ÉSUS

91

4e dimanche de Pâques


Idée centrale

Pistes d’animation

Jésus est ressuscité pour que nous ayons la vie en abondance. Berger, il veille sur nos vies. Il est aussi la porte par laquelle nous pouvons accéder à la vie de Dieu.

• Afficher sur le panneau des images de brebis, de bergers et de portes. • Laisser les enfants réagir. • Expliquer aux enfants que : - LES BERGERS gardent, surveillent les troupeaux de brebis et de moutons. Ils les conduisent aux pâturages et aux points d’eau. Ils les défendent contre les animaux sauvages et les voleurs ; - LA PORTE est le lieu de passage d’un lieu à un autre. Il est possible de mimer le passage d’une porte pour insister sur le changement de lieu. • Lire lentement l’évangile en insistant sur les images présentes dans le texte : BERGER et PORTE. • Les enfants découvrent que Jésus est le bon berger qui connaît ses brebis et qui donne sa vie pour elles. Relever toutes les actions du berger : il les appelle chacune par leur nom, il les fait sortir, les conduit, marche à leur tête. • L’icône de la résurrection fait découvrir aux enfants que Jésus a passé la porte de la mort en ressuscitant afin de nous conduire à la vie en Dieu. Il nous appelle à la vie, à la vie en abondance. Il nous fait sortir de la mort pour nous conduire à sa vie. Il nous appelle à sa suite.

Contexte et symboles Deux images sont présentées dans cet évangile pour qualifier Jésus : • LE BERGER : ce terme est souvent employé dans la Bible pour désigner celui qui a la responsabilité de guider son peuple. Le peuple d’Israël est souvent comparé à un troupeau dont Dieu est le berger (Ps 22, 1 ; Is 40, 11). Jésus est le bon berger, le vrai pasteur, qui va jusqu’à donner sa vie pour ses brebis (Jn 10, 11). LA PORTE signifie le lieu de passage de la vie humaine à la vie • avec Dieu. Dans ce passage, nous avons deux affirmations très claires du Christ. Il est le seul passage par lequel on a accès aux brebis. Sans lui, il n’est pas possible d’être incorporé au peuple de Dieu et d’en vivre. Jésus affirme aussi que toutes les brebis doivent passer par lui pour accéder à la liberté (verset 9 : la brebis pourra aller et venir) et à la vie en abondance (verset 10). En résumé, en étant le berger et la porte, Jésus apporte le salut, c’est-à-dire la vie à tout homme qui accepte de passer avec lui de la simple vie à la vie avec Dieu.

4e dimanche de Pâques

92


Prière Redire lentement le Psaume 22.

Geste Dans du carton, confectionner une porte de couleur grise, sombre. A l’intérieur de celle-ci, sur un fond de couleur jaune, écrire : « Jésus est la vie. Il est ressuscité ! » Demander à un enfant d’ouvrir la porte et laisser les enfants réagir sur le changement de couleur et ce qui est écrit à l’intérieur de la porte. Un enfant apportera cette porte devant l’autel au moment de la procession des offrandes.

Chant « Va ! Ne crains pas », Louis Le Guichet, in Chants et Prières. Au fil des jours, © Ateliers du Fresne, 301.071.2.

93

4e dimanche de Pâques


5e dimanche de Pâques Jésus : chemin, vérité et vie de Dieu pour tous les hommes Evangile de Jésus Christ selon saint Jean (14, 1-12)

A

l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Ne soyez donc pas bouleversés ; vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, beaucoup peuvent trouver leur demeure ; sinon, estce que je vous aurais dit : “Je pars vous préparer une place” ? Quand je serai allé vous la préparer, je reviendrai vous prendre avec moi ; et là où je suis, vous y serez aussi. Pour aller où je m’en vais, vous savez le chemin. » Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas ; comment pourrions-nous savoir le chemin ? » Jésus lui répond : « Moi, je suis le chemin, la vérité et la vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu. » Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. » Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : “Montre-nous le Père” ? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; mais c’est le Père qui demeure en moi, et qui accomplit ses propres œuvres. Croyez ce que je vous dis : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne croyez pas ma parole, croyez au moins à cause des œuvres. Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi accomplira les mêmes œuvres que moi. Il en accomplira même de plus grandes, puisque je pars vers le Père. »

5e dimanche de Pâques

94


• Avec les enfants, placer les pas sur le chemin afin de leur faire découvrir que Jésus nous ouvre le chemin vers le père en nous révélant sa vie et sa vérité : « Je suis le chemin vers le Père. Je révèle la vérité du Père. Je partage la vie du Père ! » Les écrire sur des pas de couleurs vives.

Idée centrale Jésus nous révèle le chemin, la vérité et la vie de Dieu.

Contexte et symboles

Prière

Avant de quitter définitivement ses apôtres, Jésus se révèle pleinement. Les termes « je suis » introduisent à la pleine révélation de sa personnalité : « Je suis le chemin, la vérité et la vie qui permet d’aller au Père. » Toute la vie de Jésus a été centrée sur cette révélation. Jésus est l’accès au Père, révèle en vérité son Père et nous partage la vie de son Père. Il n’y a que lui seul qui peut réaliser cela.

Sous forme de prière de louange, les enfants redisent : « Seigneur Jésus, tu es le chemin vers le Père, nous te louons ! Seigneur Jésus, tu révèles la vérité du Père, nous te bénissons ! Seigneur Jésus, tu partages la vie du Père, nous t’acclamons ! » Les afficher sur les bandelettes de couleurs différentes.

Geste Pistes d’animation

Afin de symboliser qu’ils désirent suivre le chemin de Jésus, chaque enfant écrit son prénom sur un pas et le pose sur le chemin.

• Sur une grande feuille d’emballage de couleur brune, dessiner un chemin. Au bout de celui-ci, placer une icône du Christ. • Découper plusieurs formes de pas sur lesquels vous écrivez diverses paroles de Jésus parlant de Dieu son Père. Par exemple : « Personne ne va au Père sans passer par moi ! », « Je suis dans le Père et le Père est en moi », et Jn 14, 13 ; 15, 9 ; 16, 15.28.32 ; …

Chant « Dans les pas de Jésus » (cf. page 40).

95

5e dimanche de Pâques


6e dimanche de Pâques Devenir disciple Evangile de Jésus Christ selon saint Jean (14, 15-21)

A

l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Si vous m’aimez, vous resterez fidèles à mes commandements. Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre défenseur qui sera pour toujours avec vous : c’est l’esprit de vérité. Le monde est incapable de le recevoir, parce qu’il ne le voit pas et ne le connaît pas ; mais vous, vous le connaissez, parce qu’il demeure auprès de vous, et qu’il est en vous. D’ici peu de temps, le monde ne me verra plus, mais vous, vous me verrez vivant, et vous vivrez aussi. En ce jour-là, vous reconnaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et moi en vous. Celui qui a reçu mes commandements et y reste fidèle, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; moi aussi je l’aimerai, et je me manifesterai à lui. »

6e dimanche de Pâques

96


Idée centrale Jésus nous prépare à être ses disciples à la suite de ses apôtres dans l’attente du don de l’esprit. •

Contexte et symboles • Avant de retourner auprès de son Père, Jésus prépare ses apôtres à leur mission. Remarquer que le pronom « vous » revient onze fois dans le texte de l’évangile qui se termine par le pronom « celui » (verset 21). Jésus nous décrit le disciple nouveau, celui d’après la résurrection. Le disciple est celui qui reçoit les commandements et y reste fidèle c’est-à-dire qui les met en pratique. Nous savons que ces commandements se résument en un seul : « Croire en Jésus et s’aimer les uns les autres » (1 Jn 3, 23).

• •

•

c. « Vous ne serez pas orphelins » (c’est-à-dire seuls, abandonnés) d. « Vous me verrez vivant » (ressuscité) e. « Vous vivrez aussi » (de ma vie) f. « Vous reconnaîtrez que je suis en mon Père » g. « Vous serez en moi » (avec moi, unis) h. « Tu seras ami de mon Père et de moi ! » Faire remarquer que le pronom personnel vous est très important. Il signifie que nous ne pouvons pas être disciple tout seul. Placer chaque silhouette autour de l’icône de la résurrection, en expliquant aux enfants comment les apôtres sont renouvelés par Jésus ressuscité, préparés pour leur nouvelle mission grâce à la venue de l’Esprit Saint. Demander aux enfants quelle est cette mission que Jésus désire confier à ses apôtres. Placer dans une grande enveloppe fermée le commandement : « Croire en Jésus et s’aimer les uns les autres ». Ecrire sur cette enveloppe : « La grande mission des apôtres ! » Demander à un enfant d’ouvrir l’enveloppe. Les enfants expliquent la mission qui est affichée sur le panneau.

Pistes d’animation Prière • Préparer huit silhouettes de couleurs vives et différentes. • Sur chacune d’elles, écrire les phrases suivantes : a. « Vous resterez fidèles à mes commandements. » b. « Vous recevrez un autre défenseur » (l’Esprit Saint, l’Esprit de vérité)

Les yeux fermés et les mains ouvertes, les enfants redisent : « Seigneur Jésus, je crois en toi et je veux aimer les autres dans mon cœur ! »

97

6e dimanche de Pâques


Geste Préparer des silhouettes de couleurs différentes. Inviter les enfants à écrire leur prénom sur celles-ci afin de signifier leur désir de devenir disciples en vivant le commandement : « Croire en Jésus et s’aimer les uns les autres » (1 Jn 3, 23).

Chant En préparation à la venue de l’Esprit Saint célébrée lors de la Pentecôte, chanter le refrain : « Souffle le vent », Hubert Bourel, in Signes et Symboles à travers chants, © Ateliers du Fresne, 301.043.2.

6e dimanche de Pâques

98


Ascension Devenir disciple pour rendre présent Jésus Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (28, 16-20)

L

onze disciples s’en allèrent en Galilée, à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre. Quand ils le virent, ils se prosternèrent, mais certains eurent des doutes. Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. Allez donc ! De toutes les nations faites des disciples, baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ; et apprenez-leur à garder tous les commandements que je vous ai donnés. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » ES

99

Ascension


Idée centrale

Pistes d’animation

Jésus rejoint son Père dans sa gloire, son bonheur. En devenant disciple, c’est à nous de le rendre présent.

• Afficher le mot ASCENSION et demander aux enfants de l’expliquer. Cette fête, célébrée quarante jours après Pâques, rappelle le jour où Jésus ressuscité quitte ses amis pour aller rejoindre son Père. Depuis ce jour, Jésus n’est plus visible « en chair et en os », mais nous pouvons percevoir sa présence par la foi, dans les sacrements, l’Evangile, les fêtes liturgiques et dans nos actes. Le texte de ce dimanche nous révèle les divers modes de pré• sence de Jésus ressuscité dans la mission confiée aux Apôtres. Symbolisons-les par des dessins ou des photographies : a. « Proclamez l’Evangile » : image d’un Nouveau Testament ; b. « De toutes les nations, faites des disciples » : photographies de personnes de diverses races ; c. « Baptisez-les… » : photographie d’un baptême et vasque d’eau bénite ; d. « Gardez les commandements » : dessins de diverses actions : partage, prière, pardon… e. « Je suis avec vous… » : présence continue de Jésus, photographie d’une hostie pour l’Eucharistie. • Afficher les photographies autour de l’icône de la résurrection en demandant aux enfants de les expliquer. • Une manière concrète de continuer la présence du Christ ressuscité par nos actes serait d’inviter les enfants à participer au service de l’Eucharistie en étant acolytes.

Contexte et symboles > ATTENTION ! N’employez surtout pas de représentation de Jésus montant au ciel ! Le cadre de cette scène évangélique est la montagne. C’est en ce lieu que le démon montre à Jésus tous les royaumes (Mt 4, 810), que Jésus proclame les Béatitudes, charte du Royaume (Mt 5, 1-12), et où se manifeste la gloire du Fils de l’homme lors de la transfiguration (Mt 17, 1-8). Jésus confie la mission aux onze de faire des disciples de toutes les nations pour que ceux-ci gardent les commandements dont l’amour est le centre. A la suite des Onze, le disciple est celui qui garde le commandement d’amour du Christ, renonçant à satan, celui qui vit la charte du Royaume et peut reconnaître que Jésus est le Fils bien-aimé de Dieu dont il faut écouter la parole. Ainsi, le Christ reste présent auprès des hommes par les disciples.

Ascension

100


Sol

Do

Ré

Sol

Prière et geste Il a

dit:

"Je m'en vais, mais pas tout à fait:

Mim

Les enfants font et disent lentement le signe de croix pour se rappeler qu’ils sont devenus disciples du Christ depuis leur baptême. Les enfants trempent leurs doigts dans l’eau bénite placée devant l’icône de la résurrection. Quelques enfants rendent le service d’acolytat pendant la suite de l’Eucharistie. Le prêtre veillera à bien mettre ce service en évidence.

je vous Lam

lais - se l'es- prit,

Ré

mon es

La

Sim

je vous

Mim

lais - se l'es- prit,

Sol

-

prit!"

Chant « Il a dit : “Je m’en vais” », J 22-94, Mannick et Jo Akepsimas, in Mes fêtes arc-en-ciel, © Editions Musicales Studio SM, CD D 2559.

101

Ascension


7e dimanche de Pâques Dieu heureux en son Fils Evangile de Jésus Christ selon saint Jean (17, 1-11a)

A

l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il leva les yeux au ciel et pria ainsi : « Père, l’heure est venue. Glorifie ton Fils, afin que le Fils te glorifie. Ainsi, comme tu lui as donné autorité sur tout être vivant, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. Or, la vie éternelle, c’est de te connaître, toi, le seul Dieu, le vrai Dieu, et de connaître celui que tu as envoyé, Jésus Christ. Moi, je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que tu m’avais confiée. Toi, Père, glorifie-moi maintenant auprès de toi : donne-moi la gloire que j’avais auprès de toi avant le commencement du monde. J’ai fait connaître ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé fidèlement ta parole. Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m’as donné vient de toi, car je leur ai donné les paroles que tu m’avais données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis venu d’auprès de toi, et ils ont cru que c’était toi qui m’avais envoyé. Je prie pour eux ; et ce n’est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m’as donnés : ils sont à toi, et tout ce qui est à moi est à toi, comme tout ce qui est à toi est à moi, et je trouve ma gloire en eux. Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. »

7e dimanche de Pâques

102


- car son Fils l’a fait connaître comme le seul, le vrai Dieu, - lorsque, comme Jésus, nous l’appelons Père, - lorsque nous accomplissons ses œuvres, surtout dans l’amour des autres, - lorsque nous accueillons la paix de Dieu. Tout cela peut être visualisé par des dessins ou des photographies. • Faire découvrir aux enfants que nous sommes ici au cœur de la prière de Jésus, dans l’intimité de son cœur. Jésus nous livre ici ce qui fait le bonheur de Dieu et son bonheur à lui aussi. • Demander aux enfants ce qui fait leur bonheur d’être chrétien : se savoir aimé de Dieu, pouvoir dire le notre père pour parler avec Dieu, vivre en paix avec ses amis… Si c’est possible, demander aux enfants de dessiner euxmêmes les exemples.

Idée centrale Jésus rend heureux Dieu son Père.

Contexte et symboles Nous sommes ici au cœur de la prière de Jésus, à l’intérieur de son cœur. Lors d’une liturgie de la parole adaptée aux enfants, nous demandions aux enfants ce que pouvait signifier le terme « gloire de Dieu ». Un enfant nous répondit : « la gloire de Dieu, c’est quand Dieu est heureux ! » Il nous semble que c’est une très belle intuition et une explication très juste. La vérité vient souvent de la bouche des enfants ! Jésus nous livre ici ce qui fait le bonheur de Dieu et donc son bonheur.

Prière et geste Les enfants se donnent la main et disent lentement le Notre Père, entrecoupé du refrain.

Pistes d’animation Chant

• Afficher autour d’un dessin représentant Jésus priant (ou d’une icône) des photographies de personnes, d’enfants souriants, heureux. • Demander aux enfants ce que signifie le terme « gloire de Dieu ». Dieu est glorieux, heureux :

« Notre Père, nous te chantons, nous te prions » (voir page 56).

103

7e dimanche de Pâques


Pentecôte L’Esprit Saint, le don de Dieu Evangile de Jésus Christ selon saint Jean (20, 19-23)

C

’ÉTAIT après la mort de Jésus, le soir du premier jour de la semaine. Les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient, car ils avaient peur des juifs. Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il répandit sur eux son souffle et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis ; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus. »

Pentecôte

104


• Après la lecture de l’Evangile, montrer aux enfants que Dieu, par Jésus, nous fait un cadeau, un don qu’il ne nous reprendra jamais. • Faire ouvrir la boîte par un enfant. Réactions libres des enfants à propos de la première face de la colombe, celle du don, en disant ce qu’ils savent de l’Esprit Saint. • Il est possible d’insérer ici le projet sur les fruits de l’Esprit. • Montrer que c’est lorsque les apôtres ont reçu l’Esprit Saint, et seulement à partir de ce moment-là, qu’ils ont osé répandre sans crainte la Bonne Nouvelle, témoigner de Jésus ressuscité. • Retourner la colombe pour découvrir le souhait de paix de Jésus : « La paix soit avec vous ! » L’Esprit Saint est l’esprit de paix. C’est le plus beau cadeau de Dieu. C’est le cadeau de Dieu que les hommes respectent le moins, mais désirent le plus aussi. • Relever en mimant un autre symbole de l’Esprit Saint présent dans le texte de l’évangile, le souffle : « Il répandit sur eux son souffle » de vie, la vie de l’Esprit Saint.

Idée centrale L’Esprit Saint, le don de Dieu transmis par Jésus.

Contexte et symboles L’Esprit Saint, c’est le don de Dieu. Dieu avait insufflé son esprit de vie sur Adam (Gn 2, 7). Dieu fait descendre son Esprit sur son Fils Jésus et l’a fait Seigneur lors du baptême (Jn 1, 33-34). C’est pourquoi Jésus peut lui aussi faire le don de l’esprit à ses disciples. Ils sont ainsi investis de la force divine. L’Esprit Saint nous est donné lors de notre baptême et de notre confirmation.

Pistes d’animation • Décorer préalablement le panneau avec de multiples flammes découpées dans du papier cartonné de divers tons : rouge, orange, jaune… • Découper dans du carton blanc une colombe sur laquelle est écrite sur une face : « Reçois le don de Dieu, l’Esprit Saint », et sur l’autre face : « La paix soit avec vous. » Déposer cette colombe dans une boîte que vous emballez comme un cadeau.

Prière et geste En se passant la colombe l’un à l’autre, les enfants disent lentement : « Oh ! Viens Esprit Saint, don de Dieu ! Viens m’apporter la paix de Dieu ! »

105

Pentecôte


Chant « Vive ma joie », KT 19-21, Jean Humenry, in Mon calendrier de chrétien, © Editions Musicales Studio SM, CD D 2466.

Pentecôte

106


Lire et prier l’icône de la Trinité L’icône appartient à la tradition orientale, elle révèle et reflète le mystère de Dieu. L’icône, peinture priée et priante, est un moyen privilégié pour pressentir le don du cœur de Dieu à l’homme. Les couleurs, les mouvements, les visages, tous les détails parlent de la beauté de Dieu, s’adressent à nos yeux, rejoignent notre cœur et nourrissent notre vie chrétienne. Donnons aux enfants le bonheur de découvrir des icônes, comme celles de Noël, du Baptême de Jésus, de la Transfiguration, de la Résurrection, de la Pentecôte, de la Trinité et de Marie. Elles racontent spirituellement le mystère chrétien fêté. Le moine russe Andreï Roublev s’est inspiré de la visite des trois envoyés de Dieu à Abraham et Sara (Gn 18, 1-15) et a peint l’icône vers 1430. Les chrétiens y voient une expression du mystère de la Sainte Trinité : suprême échange et intense communion entre le Père, le Fils et le Saint-Esprit.Tentons une lecture simple et profonde de l’icône avec, par et pour les enfants.

• Au-dessus du personnage central, un arbre évoque l’Arbre de la croix, l’Arbre de la Vie éternelle. • Au-dessus à droite, un rocher symbolise les montagnes de la manifestation de Dieu.

Les trois personnes L’unité de Dieu se révèle : les trois personnages ont le même visage rayonnant la bonté, la sérénité, la sagesse et la douceur, la même chevelure, la même auréole (signe de sainteté), les mêmes ailes (appartenance au monde céleste), le même bâton (puissance divine). Ils portent tous un vêtement de couleur bleue, symbole de la divinité. Mais chacun est différent par la couleur de son autre vêtement et le geste de ses mains. • Le Père (à gauche) : tout converge vers Lui (les regards, l’arbre, le rocher). Il est revêtu d’un manteau de couleur dorée : « Il est Lumière au-delà de toute lumière ». Sa main droite envoie son Fils unique – celui en qui il a mis tout son amour – sauver le monde ; elle envoie l’Esprit d’amour et de vérité embraser les cœurs; elle nous rejoint et nous offre sa tendresse et son pardon. • Le Fils (au centre) bien-aimé du Père, le Christ Jésus est tourné vers le Père de qui il reçoit tout. Son aile droite est encastrée dans celle du Père : « Mon Père et moi, nous sommes un. » Sa tunique brun-rouge évoque le don de sa vie sur la croix, et l’étole est celle du grand prêtre éternel. Le manteau bleu sur l’épaule signifie qu’il est envoyé en mission. Les deux doigts de sa main droite rappellent qu’il est à la fois Dieu et homme. Sa main repose sur la coupe eucharistique.

La vision d’ensemble • Les couleurs lumineuses donnent une impression de paix, d’harmonie et de joie. • Les mouvements circulaires traduisent la perfection de Dieu. • Les personnes sont en relation par des similitudes et des différences.

Le décor • Au-dessus, à gauche, la maison du Père, porte et fenêtre ouvertes, nous accueille dès aujourd’hui et nous accueillera dans la communion de l’Amour pour toujours.

107

Lire et prier l’icône de la Trinité


• Le Saint-Esprit (à droite) est Dieu comme eux : son aile droite touche celle du Fils. Le manteau vert sur l’épaule signifie qu’il est envoyé porter vie et espérance dans le monde. De sa main droite, il fait descendre les paroles de l’Ecriture dans les cœurs. La nappe blanche symbolise la Parole de Dieu ; l’Esprit nous introduit dans le mystère eucharistique.

La coupe du Salut La coupe du Salut, ou du bonheur, est au centre de l’icône. Les trois personnes divines regardent avec gravité la coupe au centre de la table qui a elle-même la forme d’une coupe. La table est ouverte pour nous accueillir tous en enfants très aimés.

Lire et prier l’icône de la Trinité

108


La Sainte Trinité Avec la Trinité, vivre la ronde de l’amour de Dieu Evangile de Jésus Christ selon saint Jean (3, 16-18)

D

a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. Celui qui croit en lui échappe au jugement, celui qui ne veut pas croire est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. IEU

109

La Sainte Trinité


• Préparer trois silhouettes de formes strictement identiques. La première sera de couleur blanche pour symboliser Dieu le Père. La seconde sera de couleur rouge pour représenter Jésus le Fils. La troisième sera de couleur verte pour représenter l’Esprit Saint. Ecrire au dos des silhouettes le nom de la personne correspondante. • Tout en commentant l’icône de la Trinité de Roublev, faire découvrir aux enfants que la première silhouette représente Dieu le Père que nous ne pouvons voir avec nos yeux. On ne peut lui donner une couleur spécifique. • Découvrir que la silhouette de Jésus le Fils est de couleur rouge, car il est l’expression plénière de l’amour de Dieu. • Découvrir que la silhouette verte de l’Esprit Saint signifie l’esprit de vie. Avec l’Esprit Saint, tout reprend vie et participe à la vie de Dieu. • Placer les trois silhouettes l’une à côté de l’autre afin de faire découvrir que Dieu est relation, commune union, communion. Cette relation, qui exprime l’être essentiel de Dieu, est ouverte à tous les hommes. Nous sommes invités à entrer dans la ronde de l’amour de Dieu. Il est possible de faire découvrir que la forme géométrique du cercle est un des symboles de Dieu car celle-ci est la forme la plus parfaite. • Préparer des silhouettes de couleurs différentes (sauf blanc, rouge et vert). • Distribuer à chaque enfant une silhouette et leur demander d’y inscrire leur prénom.

Idée centrale La Trinité est bien souvent difficile à expliquer. L’important n’est-il pas de découvrir que Dieu est relation d’amour et que les enfants sont invités à entrer dans la ronde de l’amour de Dieu ?

Contexte et symboles Le mot « Trinité » ne se trouve pas dans la Bible.Tout le Premier Testament nous révèle un Dieu de justice et d’amour désireux de faire alliance avec les hommes. Mais ce Dieu reste l’inconnaissable (Os 11, 9). C’est avec la venue de Jésus que nous découvrons toute la richesse de la relation unique et profonde qu’il vit avec son Père. C’est par amour, pour aimer tous les hommes, que Dieu nous a fait le don de son Fils. Nous avons vu dimanche dernier que Jésus nous fait le don de l’amour qui l’unit à son Père : l’Esprit Saint. Nous sommes donc invités dans cette relation d’amour pour entrer dans la ronde de la vie divine.

Pistes d’animation • Exposer l’icône de la Trinité de Roublev sur un tissu rouge. Allumer un luminaire.

La Sainte Trinité

110


Prière Les enfants redisent une forme de profession de foi : « Je crois en toi Dieu le Père. Je crois en toi, Jésus, Fils de Dieu et expression de l’amour de Dieu. Je crois en toi Esprit Saint, esprit d’amour et de vie. »

Geste Chaque enfant vient placer sa silhouette auprès de celles de la Trinité pour former et participer à la ronde de l’amour de Dieu.

Chant « Vivre différents dans l’unité », Gaëtan de Courrèges, in Vivre debout, Bayard Musique.

111

La Sainte Trinité


Le Saint Sacrement Demeurer dans la vie de Dieu Evangile de Jésus Christ selon saint Jean (6, 51-58)

A

avoir nourri la foule avec cinq pains et deux poissons, Jésus disait : « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie. » Les juifs discutaient entre eux : « Comment cet homme-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’aurez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui. De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même aussi celui qui me mangera vivra par moi. Tel est le pain qui descend du ciel : il n’est pas comme celui que vos pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. » PRÈS

Le Saint Sacrement

112


• Sur un grand disque de couleur jaune, dessiner ou coller une représentation du Christ. Diviser le disque en plusieurs morceaux de formes et de grandeurs différentes afin de confectionner un puzzle. • Sur un morceau de ce puzzle, écrire le mot vie et sur un autre le verbe demeurer. • Inviter les enfants à reformer le puzzle et découvrir que l’eucharistie nous permet, dans le pain partagé, de découvrir le Christ, de recevoir la vie de Dieu et de demeurer avec lui. C’est tous ensemble, chacun dans sa différence comme les différentes pièces de ce puzzle, que nous formons le corps du Christ. • Afficher le mot COPAIN au-dessus du puzzle reconstitué. Découvrir avec les enfants que le mot « co-pain » signifie partager le même pain avec quelqu’un. Lors de l’eucharistie, nous sommes copains entre nous, en communion, en commune union, avec Dieu par le Christ.

Idée centrale Découvrir avec les enfants que l’eucharistie nous transmet la vie de Dieu par le Christ. Elle nous permet de demeurer avec Dieu dans une commune union entre eux.

Contexte et symboles La question qui anime l’ensemble de la révélation dévoilée dans le chapitre six de l’Evangile selon saint Jean est : « Comment trouver Jésus ? » Tout ce passage met en évidence les termes de l’eucharistie : manger la chair c’est-à-dire le corps, boire le sang. Le terme vie ou le verbe vivre est repris huit fois dans ce texte. A nous d’aider les enfants à les découvrir.

Prière Pistes d’animation Les mains ouvertes, les enfants s’exclament : « Heureux les invités au repas du Seigneur ! »

• Orner le panneau avec différentes images de célébrations eucharistiques.Veillez à placer une image d’une hostie et une autre de pain rompu. Inviter les enfants à réagir face à cellesci. • Lire lentement l’évangile sur un fond musical doux car le texte mérite un climat de recueillement. En effet, Jésus nous livre ici ce qui est le chemin unique de la vie en Dieu : l’eucharistie.

113

Le Saint Sacrement


Geste Les enfants portent les offrandes à l’autel dans une procession qui sera plus solennisée que d’habitude.

Chant « Ta vie pour nous aujourd’hui », Louis Le Guichet, in Chants et prières au fil des jours, © Ateliers du Fresne, 301.071.2.

Le Saint Sacrement

114


9e dimanche ordinaire Seigneur, bénis notre maison Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (7, 21-27)

C

les disciples s’étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Il ne suffit pas de me dire : “Seigneur, Seigneur !” pour entrer dans le Royaume des cieux ; mais il faut faire la volonté de mon Père qui est aux cieux. Ce jour-là, beaucoup me diront : “Seigneur, Seigneur, n’est-ce pas en ton nom que nous avons été prophètes, en ton nom que nous avons fait beaucoup de miracles ?” Alors je leur déclarerai : “Je ne vous ai jamais connus. Ecartez-vous de moi, vous qui faites le mal !” Tout homme qui écoute ce que je vous dis là et le met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a bâti sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé et s’est abattue sur cette maison ; la maison ne s’est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc. Et tout homme qui écoute ce que je vous dis là sans le mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé, elle a secoué cette maison ; la maison s’est écroulée, et son écroulement a été complet. » OMME

115

9e dimanche ordinaire


Idée centrale

Pistes d’animation

• Inviter les enfants à bâtir leur vie sur Dieu. • Prier Dieu de bénir la maison des enfants.

• Décorer le panneau avec diverses photographies de maisons. • Demander à quelques enfants de parler de leur maison. • Demander aux enfants de citer les différentes parties d’une maison. Découvrir avec eux que chaque partie a sa fonction propre, son importance. • A partir d’un rectangle affiché au panneau ou d’une maquette, reconstituer les différentes parties de la maison en découvrant l’utilité de chacune d’elle. Par exemple : dessiner les briques du mur : Jésus nous invite à bâtir notre vie sur la Parole de Dieu son Père. Il est possible d’inscrire dans les briques des valeurs évangéliques (partage, pardon, accueil des plus pauvres, prière, amour, patience…) ; une porte qui s’ouvre pour accueillir car Jésus nous invite à accueillir toute personne et spécialement son Père ; des fenêtres pour découvrir le monde car Jésus nous invite à partir dans le monde pour annoncer sa Bonne Nouvelle ; un toit pour se protéger contre les intempéries de la vie car Jésus nous invite à vaincre toute peur, à mettre notre confiance en Dieu ; une cheminée qui fume car Jésus nous invite à brûler de l’amour même de Dieu et cet amour doit se voir. • Il sera important d’attirer l’attention des enfants sur le fait que des personnes vivent dans cette maison. Inviter les enfants à parler de leur vie de famille dans leur foyer. • Faire observer aux enfants qu’il manque quelque chose d’important pour que la maison puisse résister aux intempéries de la vie. Découvrir avec eux que des fondations solides sont essentielles. Inscrire sous la maison la phrase : « Si le Seigneur

Contexte et symboles Ce texte présente deux parties : • La première partie (versets 21 à 23) présente une critique entre le dire et le faire. Il ne suffit pas d’invoquer le Seigneur ni de réaliser des choses extraordinaires mais il faut avant tout rejoindre la volonté de Dieu par toute sa vie. • La deuxième partie (versets 24 à 27) nous parle de deux manières de bâtir sa maison. Cette image de la maison exprime celle de la vie de toute personne. Pensons à l’expression « bâtir sa vie ». Ce symbole de la maison est déjà présent dans les psaumes : « Si le Seigneur ne bâtit la maison, c’est en vain que peinent ceux qui l’édifient » (Ps 126, 1). La construction de toute maison demande de solides fondations. Quelles sont celles qui sont nécessaires pour la vie de tout chrétien ? Mettre en pratique la volonté de Dieu, c’est-à-dire réaliser concrètement dans sa vie ce que le Seigneur demande. Il nous invite à réaliser en premier l’amour de Dieu et du prochain.

9e dimanche ordinaire

116


ne bâtit la maison, c’est en vain que peinent ceux qui l’édifient » (Ps 126, 1). • Découvrir avec les enfants que le chrétien édifie sa vie sur Dieu, qu’en mettant sa confiance en Lui, sa vie devient plus solide et qu’il peut résister à tous les coups durs de la vie. • Distribuer aux enfants un signet sur lequel une maison est représentée avec les paroles du chant.

Chant et prière Geste

• Expliquer aux enfants que nous pouvons demander à Dieu de bénir nos maisons, c’est-à-dire nos familles, de poser sur elles son regard d’amour. • Reprendre avec les enfants le chant : « Seigneur, bénis notre maison », Mannick et Jo Akepsimas, in Prier avec les enfants 1, © Ateliers du Fresne, 301.037.2.

En apportant les offrandes sur l’autel, des enfants affichent la phrase du Psaume 126, 1 : « Si le Seigneur ne bâtit la maison, c’est en vain que peinent ceux qui l’édifient. »

117

9e dimanche ordinaire


10e dimanche ordinaire Suis-moi ! Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (9, 9-13)

J

ÉSUS,

sortant de Capharnaüm, vit un homme, du nom de Matthieu, assis à son bureau de publicain (collecteur d’impôts). Il lui dit : « Suis-moi. » L’homme se leva et le suivit. Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples. Voyant cela, les pharisiens disaient aux disciples : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? » Jésus, qui avait entendu, déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Allez apprendre ce que veut dire cette parole : “C’est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices.” Car je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs. »

10e dimanche ordinaire

118


Idée centrale

Pistes d’animation

Découvrir qu’à la suite de Matthieu et des apôtres, nous sommes tous invités à suivre le Christ.

• Orner le panneau de différents prénoms dont ceux des apôtres : Simon Pierre, André, Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy,Thomas, Matthieu, Jacques,Thaddée, Simon, Judas. Si possible, y placer les prénoms des enfants que vous connaissez déjà. • Dessiner une silhouette de couleur rouge en plaçant sur le contour de celle-ci les noms des apôtres, tout en laissant une place libre pour que chaque enfant perçoive qu’il peut y placer son prénom. • Au centre de cette silhouette, écrire SUIS-MOI. • Demander aux enfants d’exprimer la différence entre un apôtre et un disciple. Faire découvrir que chaque apôtre a été personnellement appelé par Jésus alors qu’un disciple suit Jésus de sa propre initiative. • A partir des noms des apôtres formant la silhouette, faire découvrir aux enfants que les apôtres ont entendu l’invitation de Jésus à le suivre et y ont répondu, par exemple Matthieu. Grâce à eux, nous avons découvert le Christ. C’est en cela qu’ils nous dessinent la silhouette du Christ. De plus, c’est eux qui nous ont transmis l’amour de Dieu pour tout homme révélé dans la miséricorde du Christ. C’est pourquoi la silhouette est de couleur rouge, celle de l’amour. • Faire découvrir aux enfants que dans le contour de la silhouette, il y a une place libre pour chacun de nous car nous sommes aussi appelés par le Christ.

Contexte et symboles L’évangile de ce dimanche est divisé en trois parties : l’appel de Matthieu (verset 9), une scène de table (verset 10) et une controverse (versets 11 à 13). Matthieu est un des apôtres de Jésus et il est l’auteur d’un des quatre évangiles. Une tradition raconte qu’il a été tué par un coup d’épée dans le dos pendant qu’il célébrait l’eucharistie. Il était publicain, c’est-à-dire un employé chargé de prélever des taxes, donc de collaborer avec l’occupant romain. Il serait intéressant de relever tous les moments où Jésus se trouve à table. Chaque fois, c’est l’occasion pour lui d’accueillir les pécheurs, de leur témoigner la miséricorde de Dieu et d’enseigner, c’est-à-dire de leur offrir le pain de sa parole. La miséricorde que Jésus vient apporter aux pécheurs est l’expression du cœur de Dieu. Avec la venue de Jésus, personne ne peut rester enfermé dans le péché et le salut est proposé à tout homme.

119

10e dimanche ordinaire


Prière « Oui, Seigneur Jésus, je veux te suivre dans mon cœur et dans ma vie ! »

Geste Chaque enfant écrit son prénom sur une bandelette et vient la placer près de la silhouette pour montrer qu’il désire suivre le Christ.

Chant « Dans les pas de Jésus », KT 35-52, Claude Bernard et Jo Akepsimas, in Vivre debout, Editions Bayard Musique.

10e dimanche ordinaire

120


11e dimanche ordinaire Allez en mission ! Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (9, 36 – 10, 8)

J

ÉSUS,

voyant les foules, eut pitié d’elles parce qu’elles étaient fatiguées et abattues comme des brebis sans berger. Il dit alors à ses disciples : « La moisson est abondante, et les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. » Alors Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d’expulser les esprits mauvais et de guérir toute maladie et toute infirmité. Voici les noms des douze apôtres : le premier, Simon, appelé Pierre ; André son frère ; Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère ; Philippe et Barthélemy ; Thomas et Matthieu le publicain ; Jacques, fils d’Alphée, et Thaddée ; Simon le Zélote et Judas Iscariote, celui-là même qui le livrera. Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes : « N’allez pas chez les païens et n’entrez dans aucune ville des Samaritains. Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël. Sur votre route, proclamez que le royaume des cieux est tout proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement. »

121

11e dimanche ordinaire


• Découvrir la mission des apôtres en illustrant les différentes parties de celles-ci par des photographies ou des dessins : - GUÉRISSEZ DES MALADES : photographies de médecins ou d’infirmières soignant des malades ; - RESSUSCITEZ LES MORTS : une image du Christ, car il est la résurrection et la vie ; PURIFIEZ LES LÉPREUX : une silhouette grise barrée (= le lépreux exclu de toute relation) et à côté une silhouette jaune afin de montrer le changement de situation ; > Attention : la silhouette jaune aura les bras ouverts pour signifier son ouverture à toute relation alors que la silhouette grise ne peut la vivre. - CHASSEZ LES DÉMONS : images de guerres et de disputes barrées pour signifier que tout mal est vaincu. Afficher au-dessus de la silhouette la phrase : « Seigneur, tu es • le Dieu de la vie ! » Laisser les enfants réagir librement. • Découvrir avec les enfants que nous sommes invités à faire de même dans nos vies et tout autour de nous en aidant nos amis malades, en osant des gestes de vie (partage, pardon…), en refusant toute exclusion, en renonçant à tout mal verbal ou gestuel.

Idée centrale Découvrir avec les enfants la mission confiée aux apôtres.

Contexte et symboles Nous avons volontairement découvert l’appel des apôtres dimanche dernier afin de nous concentrer aujourd’hui sur la mission confiée à ceux-ci par le Christ. Si les apôtres ont été appelés, ce n’est pas pour rester avec le Christ mais bien pour être envoyés par lui vers les hommes. La mission des apôtres consiste à proclamer que le royaume des cieux est tout proche, c’est-à-dire que la promesse de Dieu de sauver tous les hommes se réalise. La guérison des malades, la résurrection des morts, la purification des lépreux (c’est-à-dire la suppression de cette exclusion) et le combat contre les démons (c’est-à-dire ce qui nie Dieu) en sont les signes visibles. Jésus vient restaurer la création première.

Geste Pistes d’animation Préparer des enveloppes sur lesquelles vous écrivez : « Jésus te confie une mission… » A l’intérieur de celle-ci, placer une bandelette avec la mission de Jésus : « Proclamez que le royaume des cieux est tout proche, guérissez les malades, ressuscitez les morts,

• Conserver la silhouette utilisée le dimanche précédent ainsi que les prénoms qui ont été affichés à côté de celle-ci. • A côté des mots « SUIS-MOI ! », placer « ALLEZ POUR… »

11e dimanche ordinaire

122


purifiez les lépreux et chassez les démons. » Distribuer les enveloppes aux enfants.

Prière Les enfants redisent lentement en se tenant par la main : « Seigneur, tu es le Dieu de la vie. Nous désirons partager cette vie autour de nous. »

Chant « Venez et vous verrez », C 28-98, Michel Manière, in L’année à travers chants, © Editions Musicales Studio SM, CD D 2709.

123

11e dimanche ordinaire


12e dimanche ordinaire N’ayez pas peur ! Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (10, 26-33)

J

disait aux douze apôtres : « Ne craignez pas les hommes ; tout ce qui est voilé sera dévoilé, tout ce qui est caché sera connu. Ce que je vous dis dans l’ombre, dites-le au grand jour ; ce que vous entendez dans le creux de l’oreille, proclamez-le sur les toits. Ne craignez pas ceux qui tuent le corps, mais ne peuvent pas tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps. Est-ce qu’on ne vend pas deux moineaux pour un sou ? Or, pas un seul ne tombe à terre sans que votre Père le veuille. Quant à vous, même vos cheveux sont tous comptés. Soyez donc sans crainte : vous valez bien plus que tous les moineaux du monde. Celui qui se prononcera pour moi devant les hommes, moi aussi je me prononcerai pour lui devant mon père qui est aux cieux. Mais celui qui me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est aux cieux. » ÉSUS

124


Découvrir avec eux que le Seigneur est avec nous de différentes manières et les illustrer au moyen de photographies ou de dessins : - DANS SA PAROLE : photographie d’une bible, - DANS L’EUCHARISTIE : dessin ou photographie d’une célébration eucharistique, DANS L’HOSTIE CONSACRÉE : photographie d’un tabernacle, - DANS NOS SŒURS ET NOS FRÈRES : photographie d’une assemblée chrétienne. • Demander aux enfants de dire le conseil que Jésus dit trois fois dans l’évangile de ce dimanche. Afficher une bulle dans laquelle vous avez écrit : « N’ayez pas peur ! » Découvrir avec les enfants que c’est parce que le Seigneur est toujours avec nous que nous ne devons pas avoir peur. • Demander aux enfants des exemples concrets où nous sommes invités à ne pas avoir peur : dire que nous croyons en Dieu, que nous allons à la messe, que nous essayons de vivre en chrétiens… Il est possible d’illustrer ces réponses par des dessins ou des photographies ou de reprendre ceux et celles qui ont été affichés au début de la découverte.

Idée centrale Découvrir que nous sommes invités à la confiance car le Seigneur est toujours avec nous. C’est pourquoi nous ne devons pas avoir peur.

Contexte et symboles L’ordre « N’ayez pas peur ! » retentit trois fois dans ce texte évangélique. Cette non-crainte s’exprime dans le fait : • d’oser parler (versets 26 et 27) ; • de se confier au Père (versets 28 à 31) ; • de penser au jugement final, c’est-à-dire à la vie éternelle qui nous est offerte si nous sommes prêts à l’accueillir. Les apôtres ont sans doute eu peur devant la mission qui leur était confiée. Jésus les appelle à la confiance, car il est avec eux.

Pistes d’animation Geste • Ecrire sur une bandelette de couleur vive : « Le Seigneur est avec vous ! » Afficher celle-ci au-dessus d’une icône ou d’un dessin du Christ. • Laisser les enfants réagir librement.

Sur des petits cartons, écrire : « Le Seigneur est avec toi. N’aie pas peur ! Fais-lui confiance ! » Illustrer ces petits cartons par un dessin du Christ. Distribuer un carton à chaque enfant.

125

12e dimanche ordinaire


Prière Les enfants redisent lentement : « Je n’ai pas peur, Seigneur, car tu es toujours avec moi ! »

Chant « N’aie pas peur ! », G 249, Georges Lefebvre, © Editions Musicales Studio SM, SM 6422.

12e dimanche ordinaire

126


Nativité de Jean Baptiste Horoscope Evangile de Jésus Christ selon saint Luc (1, 57-66.80)

Q

arriva le moment où Elisabeth devait enfanter, elle mit au monde un fils. Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait prodigué sa miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle. Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l’enfant. Ils voulaient le nommer Zacharie comme son père. Mais sa mère déclara : « Non, il s’appellera Jean. » On lui répondit : « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! » On demandait par signes au père comment il voulait l’appeler. Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit : « Son nom est Jean. » Et tout le monde en fut étonné. A l’instant même sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu. La crainte saisit alors les gens du village, et dans toute la montagne de Judée on racontait tous ces événements. Tous ceux qui les apprenaient en étaient frappés et disaient : « Que sera donc cet enfant ? » En effet, la main du Seigneur était avec lui. L’enfant grandit et son esprit se fortifiait. Il alla vivre au désert jusqu’au jour où il devait être manifesté à Israël. UAND

127

Nativité de Jean Baptiste


Idée centrale

Pistes d’animation

• Découvrir avec les enfants « l’horoscope » de saint Jean Baptiste et celui du chrétien. • Découvrir que la seule chose que Dieu veut pour chacun de nous, c’est le bonheur.

• Orner le panneau de photographies de bébés. Placer sur celles-ci la question : « Que sera donc cet enfant ? » Découvrir avec les enfants que chaque parent se pose la même question lors de la naissance de leur enfant. • Afficher en grand format un horoscope. Découvrir que tout horoscope est sensé prédire l’avenir de quelqu’un. • Etablir l’horoscope de Jean Baptiste pour répondre à la question : « Que sera donc cet enfant ? » - CHANCE : Le nom de Jean Baptiste signifie « Dieu fait grâce ». Comme pour Elisabeth et Zacharie, parents de Jean Baptiste et personnes âgées qui n’espéraient plus concevoir d’enfant, Dieu nous fait grâce, nous révèle son amour, nous donne toujours au-delà de ce que nous pouvons espérer. - AMOUR : Jean Baptiste a aimé Jésus en annonçant sa venue, en acceptant de se placer après Jésus alors qu’il le précède dans la vie et dans la mission.Tout amour demande de l’humilité. - TRAVAIL : Le travail de Jean Baptiste, sa mission, consiste à être le précurseur. Il prépare la prédication de Jésus en appelant à la conversion et en désignant Jésus comme l’Agneau de Dieu qui apporte le pardon de Dieu. - ARGENT : En vivant l’ascétisme du désert, Jean Baptiste se fait pauvre pour aller à l’essentiel : réaliser la volonté de Dieu. • Découvrir avec les enfants que l’horoscope de Jean Baptiste présente une originalité. Normalement, les horoscopes ne reposent sur aucune base scientifique. Ils sont purement et simplement inventés. Celui de Jean Baptiste n’est pas créé de

Contexte et symboles Beaucoup d’enfants connaissent Jean Baptiste : fils de Zacharie et d’Elisabeth (cousine de la Vierge Marie), cousin de Jésus, dernier des prophètes réalisant la charnière entre le premier et le second Testament. Mais est-ce suffisant pour célébrer sa nativité ? Avec Jésus et la Vierge Marie, ils sont les seuls dont nous fêtons la naissance. Si nous prêtons attention à la vie de Jean Baptiste, nous pouvons la résumer par un seul mot : précurseur. Lors de la visite de la Vierge Marie à sa cousine Elisabeth, il est le premier à tressaillir de joie dans le sein de sa mère et donc à reconnaître le Christ. Il naît six mois avant Jésus. Il prêche avant lui pour annoncer sa venue et préparer sa prédication. Il meurt avant lui. La mission de Jean Baptiste consiste donc à marcher devant Jésus pour préparer sa venue comme Sauveur.

Nativité de Jean Baptiste

128


toute pièce mais voulu par Dieu. Dieu confie à Jean Baptiste la mission d’être le dernier des prophètes, le précurseur du Christ. • Inviter les enfants à imaginer leur horoscope de chrétien. - CHANCE : C’est une vraie chance d’être chrétien, de connaître le Christ annoncé par Jean Baptiste. Grâce au Christ, nous pouvons partager la vie de Dieu. - AMOUR : Jésus nous révèle pleinement l’amour de Dieu. Il nous ouvre pleinement le cœur de Dieu. - TRAVAIL : Le travail de tout chrétien, sa mission, c’est de faire connaître le Christ, de faire découvrir le bonheur d’être disciple du Christ. - ARGENT : La seule monnaie du chrétien, c’est le partage, la gratuité, la générosité. Découvrir que cet horoscope n’est pas illusoire. Il se réalise• ra dans la vie concrète de tout chrétien grâce à l’Esprit Saint qui reposait sur Jean Baptiste.

Geste Remettre aux enfants un signet avec la phrase : « Dieu ne veut que ton bonheur ! » Illustrer ce signet par des cœurs.

Prière et chant « Ce que tu as dit », KT 11-92, Charles Singer et Michel Wackenheim, in Grandir près de toi, © Editions Musicales Studio SM, CD 12.22.35. Les enfants chantent le refrain comme prière. A travers le chant, découvrir avec eux que l’avenir de tout chrétien dessiné et voulu par Dieu, c’est le bonheur.

129

Nativité de Jean Baptiste


13e dimanche ordinaire Accueillir ! Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (10, 37-42)

J

disait aux douze apôtres : « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi. Qui veut garder sa vie pour soi la perdra ; qui perdra sa vie à cause de moi la gardera. Qui vous accueille, m’accueille ; qui m’accueille, accueille celui qui m’a envoyé. Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète ; qui accueille un homme juste en sa qualité d’homme juste recevra une récompense d’homme juste. Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis : il ne perdra pas sa récompense. » ÉSUS

13e dimanche ordinaire

130


Idée centrale

Pistes d’animation

Découvrir que l’accueil du Christ est lié à l’accueil de tout homme.

• Orner le panneau avec des photographies ou des dessins d’accueil : une porte ouverte, une table préparée pour une fête, un cadeau, des bougies allumées, une personne qui attend sur le pas de la porte… • Laisser les enfants réagir librement. Faire remarquer que l’accueil demande de l’attention pour autrui, du temps, de la disponibilité, des mains ouvertes pour offrir… il s’agit parfois de renoncer à soi pour l’autre, non avec tristesse mais avec joie. Pour donner, il faut être heureux. • Découper dans du papier cartonné une grande main ouverte. Dans chaque doigt, écrire un mot-clé pour l’accueil. Par exemple : le temps, la disponibilité, le renoncement à soi, l’attention à l’autre, la joie. Au milieu de la main, écrire le verbe ACCUEILLIR. • Faire réagir les enfants à propos de cette main en leur demandant de citer des exemples à partir de situations concrètes qu’ils vivent. • Placer cette main près des photographies. Découvrir que nous sommes toujours invités à accueillir et spécialement les plus petits. • Afficher une photographie de l’eucharistie. Faire découvrir aux enfants que pour accueillir Jésus, Pain de vie, il nous faut aussi être disponibles pour écouter sa parole ; être capable de renoncer à soi-même en se passant, par exemple, de nos émissions télévisées favorites du dimanche matin ; de faire preuve d’attention à ce qui se passe lors de la célébration

Contexte et symboles Deux grandes idées sont développées dans l’évangile de ce dimanche. Les versets 37-39 sont centrés sur nos attaches humaines et nos propres sécurités. Il faut y renoncer pour ne compter que sur le Christ seul. Les versets 40-42 nous révèlent toute l’importance de l’accueil. L’évangile semble présenter cet accueil en trois degrés paradoxalement décroissants : le prophète (c’est-à-dire le prédicateur de l’Evangile), le juste (c’est-à-dire le scribe qui enseigne avec justesse les Ecritures) et enfin le petit, n’importe quel homme qui peut se voir reçu comme disciple de Jésus. C’est bien le Christ qui donnera la récompense à l’accueil offert. Pour Matthieu, l’important n’est pas d’être prophète ou homme juste mais simplement reconnu comme un disciple. Un lien possible entre ces deux parties serait dans le fait que pour vraiment accueillir et être disciple, il nous faut renoncer à tout pour suivre le Christ.

131

13e dimanche ordinaire


eucharistique, et d’exprimer sa joie, car en recevant Jésus, c’est Dieu que l’on accueille. • Placer une main identique à la première près de la photographie de l’eucharistie. Découvrir avec les enfants que l’accueil de tout homme et l’accueil de Jésus sont identiques.

Prière Les mains ouvertes, les enfants disent : « Dans le cœur de mon cœur, je veux t’accueillir Seigneur et accueillir tous les hommes, mes frères. »

Geste Chaque enfant reçoit une main identique à celle qui a été affichée sur le panneau (avec les cinq mots de l’accueil). Deux enfants viennent placer près de l’autel les deux grandes mains utilisées lors de l’animation.

Chant « Fais de la place dans ton cœur », Danielle Sciaky et Michel Wackenheim, in Chansons pour célébrer avec les enfants, Editions du Signe.

13e dimanche ordinaire

132


22e dimanche ordinaire Le centre de notre foi Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (16, 21-27)

P

avait dit à Jésus : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant. » A partir de ce moment, Jésus le Christ commença à montrer à ses disciples qu’il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des chefs des prêtres et des scribes, être tué, et le troisième jour ressusciter. Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches : « Dieu t’en garde, Seigneur ! Cela ne t’arrivera pas. » Mais lui, se retournant, dit à Pierre : « Passe derrière moi, Satan, tu es un obstacle sur ma route, tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. » Alors Jésus dit à ses disciples : « Si quelqu’un veut marcher derrière moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la gardera. Quel avantage en effet un homme aura-t-il à gagner le monde entier, s’il le paye de sa vie ? Et quelle somme pourra-t-il verser en échange de sa vie ? Car le Fils de l’homme va venir avec ses anges dans la gloire de son Père ; alors il rendra à chacun selon sa conduite. » IERRE

133

22e dimanche ordinaire


• Ecrire sur une grande feuille le Symbole des Apôtres : « Je crois », et l’afficher sur le panneau. • Faire découvrir aux enfants que le credo, le Symbole des Apôtres, est le résumé de notre foi et le lire avec les enfants. • Inviter les enfants à dire quelle phrase leur semble la plus importante, sans laquelle le Symbole des Apôtres ne serait pas logique, ne tiendrait pas. • Placer un dessin de Jésus ressuscité. • Faire découvrir aux enfants que si le Christ est né, a vécu parmi les hommes, a souffert, est mort et a été enseveli, c’est bien pour ressusciter c’est-à-dire vaincre la mort et nous partager la vie de Dieu. Il est possible d’illustrer cela au moyen de dessins, en plaçant sur le panneau de bas vers le haut :

Idée centrale Découvrir ce qui constitue le centre de la foi chrétienne.

Contexte et symboles Nous sommes ici en présence de la première annonce de la passion chez Matthieu. Dans le verset 21, nous retrouvons des éléments de ce qu’on appelle le kérygme ou premier credo (1 Co 15, 3-4) de l’Eglise des tous débuts : « Jésus a souffert, il a été tué et le troisième jour, il est ressuscité. » C’est le centre de la foi chrétienne, ce sur quoi toute notre foi repose et que nous célébrons à chaque eucharistie.

Jésus est ressuscité Jésus est mort et a été enseveli Jésus a été arrêté et a souffert Jésus a vécu parmi nous Jésus est né

Pistes d’animation • Ecrire sur une bandelette de manière très décorée et en grand « QUESTION POUR UN CHAMPION ». La placer sur le panneau. • En dessous de la question, placer une grande enveloppe dans laquelle est glissée la question : « Qu’est-ce qui est le plus important à croire pour le chrétien ? » ou « Qu’est-ce qui est le plus important pour notre foi ? » • Inviter un enfant à ouvrir l’enveloppe et à lire la question. Laisser les enfants répondre en ne refusant aucune réponse mais en les invitant à expliquer.

22e dimanche ordinaire

• Faire découvrir aux enfants que c’est ce que nous célébrons lors de chaque eucharistie lorsque nous répondons à l’interpellation du prêtre : « Il est grand, le mystère de la foi » par « Nous proclamons ta mort, Seigneur Jésus, nous célébrons ta résurrection, nous attendons ta venue dans la gloire. » Il est possible d’afficher cette proclamation sur le panneau près du dessin de Jésus ressuscité.

134


Prière Les enfants redisent lentement la proclamation : « Nous proclamons ta mort, Seigneur Jésus, nous célébrons ta résurrection, nous attendons ta venue dans la gloire. »

Geste Les enfants apportent le Symbole des Apôtres près de l’autel. Alors seulement, toute l’assemblée le proclame.

Chant « Dire ton nom », Danielle Sciaky et Michel Wackenheim, in Comme un cadeau, © Ateliers du Fresne, 301.072.2.

135

22e dimanche ordinaire


23e dimanche ordinaire La communauté, présence du Christ Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (18, 15-20)

J

disait à ses disciples : « Si ton frère a commis un péché, va lui parler seul à seul et montre-lui sa faute. S’il t’écoute, tu auras gagné ton frère. S’il ne t’écoute pas, prends encore avec toi une ou deux personnes, afin que toute l’affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins. S’il refuse de les écouter, dis-le à la communauté de l’Eglise ; s’il refuse encore d’écouter l’Eglise, considère-le comme un païen et un publicain. Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel. Encore une fois, je vous le dis : si deux d’entre vous sur la terre se mettent d’accord pour demander quelque chose, ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux. Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux. » ÉSUS

23e dimanche ordinaire

136


• Distribuer aux enfants les silhouettes et les inviter à écrire leur prénom. • Inviter les enfants à les placer sur le panneau afin de former une farandole. • Découvrir avec les enfants que lorsque nous péchons, nous nous coupons de la farandole des chrétiens et que lorsque nous pardonnons à quelqu’un, nous lui permettons de réintégrer cette farandole. C’est pourquoi il nous faut toujours faire le premier pas pour pardonner, seul ou avec l’aide d’autres personnes. Mimer cela avec deux silhouettes. • Demander aux enfants comment nous pouvons découvrir la présence du Christ dans cette farandole. • Illustrer les réponses possibles des enfants par des dessins ou des photographies : l’eucharistie, la prière, l’écoute de la parole de Dieu, le partage, le pardon… • Placer les silhouettes de manière à tracer le visage du Christ. Faire découvrir que lorsque nous prions, écoutons la parole de Dieu, pardonnons et célébrons l’eucharistie ensemble, Jésus est toujours parmi nous. C’est comme si nous tracions les traits de son visage. On ne peut réaliser cela seul. Il nous faut toujours une communauté pour vivre cela. • Insister sur le fait qu’à travers le Christ, c’est Dieu le Père qui est auprès de nous.

Idée centrale Découvrir avec les enfants que la communauté chrétienne est un des modes privilégiés de la présence du Christ pour nous mener vers Dieu.

Contexte et symboles Nous ne retiendrons pas le thème de la réconciliation présent dans l’évangile de ce dimanche car nous le développerons dimanche prochain. Nous nous concentrerons sur les deux derniers versets (versets 19-20). Un des modes importants de la présence du Christ reste la communauté chrétienne qui se réunit en son nom. La présence du Christ au sein de la communauté chrétienne a comme but de nous conduire vers Dieu le Père. Il n’est pas possible d’être chrétien seul. Nous ne pouvons vivre et célébrer notre foi qu’au sein d’une communauté chrétienne qui se réunit.

Pistes d’animation • Découper dans du carton de diverses couleurs des silhouettes de garçons et de filles. Faire en sorte que lorsque ces silhouettes seront réunies, le visage du Christ puisse transparaître.

137

23e dimanche ordinaire


Geste Un enfant place devant l’autel le visage du Christ reconstitué grâce aux silhouettes. Le prêtre veillera à souligner que par la communion, nous formons le Corps du Christ en le recevant.

Prière En citant les prénoms des enfants présents, l’animateur invite à prier : « Seigneur, aujourd’hui, – prénoms des enfants – nous sommes rassemblés pour te prier. Sois présent en nos cœurs et en nos gestes. »

Chant « Ami de Dieu, ami des hommes »,Theo Mertens, in Damien… Oser la vie !, Editions du Renard Bleu.

23e dimanche ordinaire

138


24e dimanche ordinaire « Pardonne-nous… » Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (18, 21-35)

P

s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? » Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois. En effet, le Royaume des cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent). Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : “Prends patience envers moi et je te rembourserai tout.” Saisi de pitié, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette. Mais, en sortant, le serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : “Rembourse ta dette !” Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai.” Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé. Ses compagnons, en voyant cela, furent profondément attristés et allèrent tout raconter à leur maître. Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : “Serviteur mauvais ! Je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié. Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?” Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à qu’il eût tout remboursé. C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère de tout son cœur. » IERRE

139

24e dimanche ordinaire


Idée centrale

Pistes d’animation

Découvrir avec les enfants l’exigence de la phrase du Notre Père : « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. »

• Placer sur le panneau la farandole des silhouettes utilisée dimanche dernier. • Demander aux enfants d’exprimer ce qu’est le péché. Ils répondront sans doute que c’est faire quelque chose qui n’est pas bien, faire le mal. • En retirant une silhouette anonyme de la farandole, faire découvrir aux enfants que pécher, c’est s’exclure de la relation établie avec les autres qui forment la farandole des chrétiens. Il est également possible de faire découvrir aux enfants que lorsque nous péchons, il manque un trait du visage du Christ que nous avons découvert dimanche dernier. • Découvrir avec les enfants que pardonner, c’est permettre à quelqu’un de revenir dans la farandole des chrétiens. • Afficher, au-dessus de la farandole, la phrase du Notre Père : « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. » • Découvrir avec les enfants que si nous ne pardonnons pas, nous ne pouvons pas accueillir le pardon de Dieu. C’est pourquoi il nous faut pardonner sans cesse, toujours, soixante-dix fois sept fois. • Si les enfants ne comprennent pas l’importance du pardon, il est également possible d’illustrer cela au moyen d’un fil de laine. Faire découvrir aux enfants qu’être chrétien, c’est être en relation avec Dieu par le Christ et en relation avec nos frères les hommes. Nous pouvons symboliser cette relation par un fil de laine tendu entre deux enfants pour exprimer le

Contexte et symboles L’évangile de ce dimanche est tout centré sur le pardon. Il se présente en deux parties : la question de Pierre et la réponse de Jésus (versets 21-22), et l’explication de la réponse de Jésus par une parabole qui ne se trouve que chez Matthieu (versets 23-35). Le nombre sept exprime la perfection. Pardonner « jusqu’à soixante-dix fois sept fois » souligne la perfection de la plénitude. Il faut donc pardonner sans cesse, toujours. Qu’est-ce qui justifie ce pardon inconditionnel ? La parabole du débiteur impitoyable nous en donne la clef de compréhension et spécialement la parole du souverain au verset 32 : « Le débiteur devait remettre la dette de son collègue, nettement moins élevée que la sienne, parce que lui-même a bénéficié d’une grâce, d’un pardon inespéré. » On ne peut oublier ce que Matthieu donne comme commentaire au Notre Père (Mt 6, 12.14-15) : si nous ne pardonnons pas à notre frère du fond du cœur, nous ne sommes pas dignes du pardon de Dieu.

24e dimanche ordinaire

140


lien. Chaque fois que nous péchons, nous rompons le lien. Couper le fil de laine. Découvrir avec les enfants que le pardon consiste à renouer le lien. Faire un nœud entre les deux bouts de laine. Chaque fois que nous pardonnons, nous nous approchons de plus en plus de nos frères et donc du Christ car le fil de laine, le lien, devient de plus en plus étroit, petit.

Geste Distribuer aux enfants un carton sur lequel est écrit la demande de pardon du Notre Père. Accrocher sur ce carton un bout de laine avec un nœud.

Prière Les enfants redisent lentement : « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. »

Chant « Pardonne nos offenses », KT 35-54, Raoul Mutin, in Vivre debout, Editions Bayard Musique.

141

24e dimanche ordinaire


25e dimanche ordinaire La générosité de Dieu Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (20, 1-16)

J

disait cette parabole : « Le Royaume des cieux est comparable au maître d’un domaine qui sortit au petit jour afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d’accord avec eux sur un salaire d’une pièce d’argent pour la journée, et il les envoya à sa vigne. Sorti vers neuf heures, il en vit d’autres qui étaient là, sur la place, sans travail. Il leur dit : “Allez, vous aussi, à ma vigne, et je vous donnerai ce qui est juste.” Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même. Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d’autres qui étaient là, et leur dit : “Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ?” Ils lui répondirent : “Parce que personne ne nous a embauchés.” Il leur dit : “Allez, vous aussi, à ma vigne.” Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : “Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.” Ceux qui n’avaient commencé qu’à cinq heures s’avancèrent et reçurent chacun une pièce d’argent. Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d’argent. En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine : “Ces derniers venus n’ont fait qu’une heure, et tu les traites comme nous, qui avons enduré le poids du jour et de la chaleur !” Mais le maître répondit à l’un d’entre eux : “Mon ami, je ne te fais aucun tort. N’as-tu pas été d’accord avec moi pour une pièce d’argent ? Prends ce qui te revient et va-t’en. Je veux donner à ce dernier autant qu’à toi : n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mon bien ? Vas-tu regarder avec un œil mauvais parce que moi, je suis bon ?” Ainsi les derniers seront les premiers, et les premiers seront derniers. » ÉSUS

25e dimanche ordinaire

142


• Expliquer aux enfants que ces horloges symbolisent les cinq moments où le maître embauche des ouvriers. • Sous la première horloge, placer le dessin d’une pièce d’argent, sous la deuxième, la mention « CE QUI EST JUSTE » écrite sur une bandelette, et sous les autres, un point d’interrogation car aucun salaire n’est mentionné dans la parabole. Placer une horloge de couleur rouge (couleur de l’amour) • avec la mention de vingt heures par exemple ; l’heure de la paie. • Demander aux enfants quels sont les ouvriers qui ont gagné le plus. Ils désigneront sans doute les premiers. • Placer sous chaque horloge le dessin d’une pièce d’argent et découvrir avec les enfants que tous les ouvriers ont reçu le même salaire. • Faire découvrir aux enfants que lorsque Jésus raconte une parabole, il le fait pour nous parler de Dieu son Père, symbolisé ici par le maître de la vigne ; les hommes étant représentés par les ouvriers. • Découvrir que l’horloge rouge symbolise le moment où Dieu juge avec amour tous les hommes, peu importe le fait d’être dans les premiers ou les derniers appelés. • Placer entre les horloges le signe égale (=). Découvrir avec les enfants que Dieu ne fait pas de favoritisme entre les personnes : nous sommes tous égaux.

Idée centrale Découvrir que la grâce de Dieu – amour et générosité – est pour tous les hommes.

Contexte et symboles Cette parabole présente deux parties. Les versets 1 à 7 nous donnent le cadre. Une vigne qui produit beaucoup au point que le maître sort toutes les trois heures pour embaucher. Remarquons qu’aux premiers ouvriers embauchés, le maître promet un salaire d’une pièce d’argent ; à ceux du deuxième groupe, ce qui est juste et pour les derniers embauchés, le montant du salaire n’est pas mentionné. Les versets 8 à 15 nous présentent l’heure des comptes avec le conflit entre le maître et certains ouvriers. Le verset 15 nous livre la pointe de la parabole : personne ne peut se prévaloir du ciel, de la grâce offerte par Dieu. Les premiers comme les derniers sont l’objet de la bonté de Dieu. Lui seul peut donner comme il le désire.

Pistes d’animation • Préparer sur le panneau cinq horloges indiquant : six, neuf, douze, quinze et dix-sept heures.

143

25e dimanche ordinaire


Geste Chaque enfant reçoit un signet sur lequel est dessiné une montre avec la prière.

Prière « Seigneur, aide-moi à rester disponible, à chaque moment où tu m’appelles. »

Chant « Tu nous aimes comme un père », Mannick et Jo Akepsimas, in Prier avec les enfants no 1, © Ateliers du Fresne, 301.037.2.

25e dimanche ordinaire

144


26e dimanche ordinaire Heureux celui qui dit oui ! Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (21, 28-32)

J

disait aux chefs des prêtres et aux anciens : « Que pensez-vous de ceci ? Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit : “Mon enfant, va travailler aujourd’hui à ma vigne.” Il répondit : “Je ne veux pas.” Mais ensuite, s’étant repenti, il y alla. Abordant le second, le père lui dit la même chose. Celui-ci répondit : “Oui, Seigneur !” Et il n’y alla pas. Lequel des deux a fait la volonté du père ? » Ils lui répondent : « Le premier. » Jésus leur dit : « Amen, je vous le déclare : les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu. Car Jean Baptiste est venu à vous, vivant selon la justice, et vous n’avez pas cru à sa parole, tandis que les publicains et les prostituées y ont cru. Mais vous, même après avoir vu cela, vous ne vous êtes pas repentis pour croire à sa parole. » ÉSUS

145

26e dimanche ordinaire


Idée centrale • Découvrir avec les enfants qu’en répondant « oui » aux invitations du Christ, nous pouvons être heureux.

•

Contexte et symboles • Voici une parabole qui met en évidence l’importance de l’agir dans la vie chrétienne. Il ne suffit pas de se dire chrétien mais il faut aussi le montrer concrètement dans et par nos actes. L’enfant qui dit non à son père, puis s’exécute, vaut mieux que celui qui dit oui, mais n’obéit pas. Tout homme digne de ce nom est jugé par ses actes, non par ses intentions changeantes.Tout chrétien digne de ce nom est jugé par un agir juste et non seulement par un « penser juste ». Le « oui » pleinement vécu dans les actes rend toujours heureux, même s’il arrive qu’au début il soit difficile de le réaliser. Souvent, le « non » rend triste et nous enferme sur nous-mêmes.

•

•

joyeux au recto et triste au verso. La seconde silhouette sera l’inverse de la première avec un visage très souriant. Les enfants redisent l’évangile avec leurs mots en utilisant les deux silhouettes. Interroger les enfants sur ce que Jésus peut nous demander et pour quel acte il attend de nous une réponse positive : écouter sa parole, prier, participer à l’eucharistie, partager, aimer, être joyeux, aider les autres… Illustrer les réponses au moyen de dessins et de photographies. Demander aux enfants si c’est toujours facile de répondre « oui » aux demandes de Jésus. Découvrir avec eux que le vrai chrétien, celui qui aime Jésus et veut le suivre, doit le montrer dans ses actes, dans son agir. Préparer un tee-shirt blanc sur lequel vous écrivez « J’aime Jésus et je le montre ». Devant les enfants, habiller la seconde silhouette qui finit par dire « oui » à la demande de son père. Découvrir avec les enfants que celui qui sait dire « oui » à Jésus montre qu’il l’aime vraiment. Dire « oui » à Jésus, même si c’est parfois difficile, rend toujours heureux.

Geste Pistes d’animation

Sur une grande feuille où est dessiné le visage de Jésus avec la phrase : « Suis-moi ! », les enfants viennent écrire « oui » et signer leur prénom.

• Placer deux silhouettes identiques sur le panneau. Sur le recto de la première de couleur jaune, écrire le mot « oui » et sur son verso de couleur grise, le mot « non ». Son visage sera

26e dimanche ordinaire

146


Prière A partir de phrases inductrices, les enfants composent une prière de disponibilité : « Seigneur Jésus, lorsque tu me demandes de te suivre… d’écouter ta parole… de te rejoindre à l’eucharistie, je réponds oui. Aide-moi à réaliser ta volonté pour qu’elle soit faite. »

Chant « Nous voici Jésus », Christiane Gaud et Jean Humenry, in Laissez venir à moi les petits enfants, © Editions Musicales Studio SM, CD D 2837.

147

26e dimanche ordinaire


27e dimanche ordinaire Dieu nous aime et se soucie de chacun de nous Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (21, 33-43)

J

disait aux chefs des prêtres et aux pharisiens : « Ecoutez cette parabole : Un homme était propriétaire d’un domaine ; il planta une vigne, l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et y bâtit une tour de garde. Puis il la donna en fermage à des vignerons, et partit en voyage. Quand arriva le moment de la vendange, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de la vigne. Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l’un, tuèrent l’autre, lapidèrent le troisième. De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais ils furent traités de la même façon. Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : “Ils respecteront mon fils.” Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : “Voici l’héritier, allons-y ! Tuons-le, nous aurons l’héritage !” Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. Eh bien, quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il de ces vignerons ? » On lui répond : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il donnera la vigne en fermage à d’autres vignerons, qui en remettront le produit en temps voulu. » Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu dans les Ecritures : “La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre angulaire. C’est là l’œuvre du Seigneur, une merveille sous nos yeux !” Aussi, je vous le dis : Le Royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à un peuple qui lui fera produire son fruit. » ÉSUS

27e dimanche ordinaire

148


Idée centrale

Pistes d’animation

Un Dieu proche et prévenant pour nous.

• Décorer le panneau avec des images de vignes et de raisins. Si c’est possible, amener également un cep de vigne. • Les enfants expriment ce qu’ils savent à propos de la vigne. • Ecrire sur des bandelettes les différentes actions que le propriétaire réalise pour sa vigne, et les afficher. Pour ce faire, relire le texte évangélique avec les enfants et les inviter à les repérer : il la plante, l’entoure d’une clôture afin de la protéger, creuse un pressoir pour en récolter le fruit, bâtit une tour pour veiller. Il la confie à des vignerons, ce qui révèle qu’il fait confiance, envoie ses serviteurs pour en récolter le fruit, car il espère en sa vigne. Il envoie même son propre fils, quelqu’un comme lui, quelqu’un de son propre sang, car il aime sa vigne. • Les enfants découvrent que Dieu fait de même pour chacun de nous. Il nous soigne, nous protège, nous fait confiance, attend que nous produisions du fruit, nous envoie son propre Fils Jésus Christ en signe d’amour et de prévenance. Il s’occupe, se préoccupe de nous avec tendresse et sollicitude.

Contexte et symboles Il est important de bien saisir ce qu’est une parabole. C’est une comparaison. Pour faire comprendre qui est Dieu et la nature de son Royaume, Jésus utilise des comparaisons tirées de la vie quotidienne ou des petites histoires inventées. Une parabole nous parle donc toujours de Dieu et de son Royaume. La vigne : celle-ci est très précieuse pour le paysan d’Israël. Il lui prodigue beaucoup de soin. Il pioche la terre, taille les sarments et la protège, au moyen de murs et d’une tour de garde, contre les bêtes qui pourraient la ravager. L’image de la vigne est utilisée par le prophète Isaïe (Is 5, 1-7) pour symboliser la relation entre Dieu et Israël. Elle est reprise par Jésus pour parler du Royaume de Dieu. Chez Jean, Jésus est même comparé à une vigne, ceux qui restent unis à lui en sont les sarments (Jn 15).

Prière « Seigneur, tu nous as donné la terre pour y être heureux. Aidenous à bâtir un monde de paix, où il fait bon vivre. Eclaire ceux qui ne te connaissent pas pour qu’ils te fassent confiance et t’écoutent. Alors les fruits seront abondants. »

149

27e dimanche ordinaire


Geste • Rappeler aux enfants la phrase de l’Evangile du jour : « La vigne sera donnée à un peuple qui lui fera produire son fruit. » • Distribuer à chacun une fiche cartonnée découpée sous forme de grappe de raisins. • Les enfants inscrivent dessus le fruit (une bonne action) qu’ils désirent faire mûrir en eux. • A l’offertoire, les enfants déposent au pied de l’autel tous ces « fruits » en même temps que l’on apporte les offrandes.

Chant « Avec toi, Jésus », Laurent Grzybowski, in 8 chants pour le collège – 6e, © Editions Tardy.

27e dimanche ordinaire

150


28e dimanche ordinaire Dieu est toujours prêt pour faire Alliance Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (21, 1-14)

J

disait en paraboles : « Le Royaume des cieux est comparable à un roi qui célébrait les noces de son fils. Il envoya ses serviteurs pour appeler à la noce les invités, mais ceux-ci ne voulaient pas venir. Il envoya encore d’autres serviteurs dire aux invités : “Voilà : mon repas est prêt ; mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ; tout est prêt : venez au repas de noce.” Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent, l’un à son champ, l’autre à son commerce ; les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent. Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et brûla leur ville. Alors, il dit à ses serviteurs : “Le repas de noce est prêt, mais les invités n’en étaient pas dignes. Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous rencontrerez, invitez-les au repas de noce.” Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils rencontrèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives. Le roi entra pour voir les convives. Il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce, et lui dit : “Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ?” L’autre garda le silence. Alors le roi dit aux serviteurs : “Jetez-le, pieds et poings liés, dehors dans les ténèbres ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.” Certes, la multitude des hommes est appelée, mais les élus sont peu nombreux. » ÉSUS

151

28e dimanche ordinaire


Ce n’est pas un repas triste, de funérailles. Le symbole du festin exprime le bonheur, la joie de la relation entre Dieu et les hommes (première lecture de ce dimanche : Is 25, 6-9). Nous aussi, lorsque nous désirons exprimer notre lien avec quelqu’un, nous le faisons parfois lors d’un repas.

Idée centrale Dieu est toujours prêt pour faire Alliance. Nous sommes tous invités à son festin, à son Alliance.

Pistes d’animation Contexte et symboles • Dresser dans la salle une belle table de fête comme si nous allions célébrer un événement, quelque chose d’important et de joyeux. • Comme il s’agit d’une parabole, découvrir avec les enfants ce que ce texte nous dit de Dieu et de son Royaume. • Le roi, c’est-à-dire Dieu, invite à des noces, à faire Alliance : « Tout est prêt ». • Les enfants expriment comment ils peuvent percevoir que l’Eucharistie symbolise bien ce festin : à l’église, tout est prêt, la porte est ouverte, il y a des fleurs, des bougies allumées, une nappe mise sur l’autel… Chaque dimanche, tout est prêt. Dieu est toujours prêt pour nous accueillir. Commenter avec les enfants la table dressée au centre de la salle. • Relever avec les enfants que les invités ne sont pas explicitement choisis : « Les serviteurs rassemblèrent tous ceux qu’ils rencontrent, les mauvais comme les bons. »

Toute la Bible exprime la relation des hommes entre eux par le symbole du festin, du repas. Chaque événement de vie est occasion d’une rencontre autour d’un repas : attention portée à l’étranger, au pauvre (Gn 18, 1-8 ; 19, 1-3) ; expression de nouveaux rapports avec un clan, une famille en scellant une alliance ou en concluant un mariage (Gn 26, 30 ; 29, 21-22 ; 2 S 3, 20-21). Manger ensemble crée de nouveaux liens, de nouvelles relations. Il en est de même avec Dieu. Sachant que c’est de l’amour de Dieu qu’il tire sa nourriture, l’homme biblique exprime son rapport avec Dieu comme un rapport de personne à personne lors d’un repas, d’un festin. Jésus saura exprimer toute la richesse du sens du repas pour dire qu’il est envoyé par Dieu pour tous, spécialement pour les pécheurs. Il commence la nouvelle Alliance voulue par son Père lors des noces de Cana (Jn 2) et celle-ci est pleinement scellée lors de la dernière Cène où il se donne à la fois comme Serviteur et Pain de Vie.

28e dimanche ordinaire

152


Prière • Ecrire sur une grande nappe en papier la phrase : « Heureux les invités au repas du Seigneur. » • Laisser les enfants réagir à propos de cette phrase pour qu’ils découvrent qu’elle est prononcée juste avant la distribution de la sainte Communion. • Reprendre cette phrase sous forme de prière, en la répétant lentement avec les enfants.

Geste Chaque dimanche, Dieu est prêt pour nous accueillir à son festin. Qu’en est-il de nous ? Sur la grande nappe en papier, inviter les enfants à écrire ou signer leur prénom en signe de réponse positive à l’invitation de Dieu. Cette nappe sera portée et posée sur l’autel avec les offrandes.

Chant « Nous voici Jésus », A 536, Christiane Gaud et Jean Humenry, in Laissez venir à moi les petits enfants, © Editions Musicales Studio SM, CD D 2837.

153

28e dimanche ordinaire


29e dimanche ordinaire Rendre gloire à Dieu pour ce qu’il nous donne Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (22, 15-21)

L

pharisiens se concertèrent pour voir comment prendre en faute Jésus en le faisant parler. Ils lui envoient leurs disciples, accompagnés des partisans d’Hérode : « Maître, lui disent-ils, nous le savons : tu es toujours vrai et tu enseignes le vrai chemin de Dieu ; tu ne te laisses influencer par personne, car tu ne fais pas de différence entre les gens. Donne-nous ton avis : Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à l’empereur ? » Mais Jésus, connaissant leur perversité, riposta : « Hypocrites ! Pourquoi voulez-vous me mettre dans l’embarras ? Montrez-moi la monnaie de l’impôt. » Ils lui présentèrent une pièce d’argent. Il leur dit : « Cette effigie et cette légende, de qui sont-elles ? » « De l’empereur César », répondirent-ils. Alors il leur dit : « Rendez donc à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. » ES

29e dimanche ordinaire

154


Rendre gloire à Dieu pour ce qu’il nous donne (voir Ps 95). Rendre gloire pour ce qu’il nous donne en tant que Père et, de cette façon, reconnaître que nous sommes ses enfants.

pas d’intégrisme ni pour les hommes, ni pour Dieu. On peut être à la fois un bon citoyen et un bon croyant. La monnaie constitue un des signes de notre société, de notre pays. Elle exprime une forme d’unité pour tous les habitants d’un même pays. C’est pourquoi nous proposons de réaliser une monnaie de Dieu exprimant notre relation avec Lui.

Contexte et symboles

Pistes d’animation

Idée centrale

Nous sommes en présence de deux groupes de personnes face à Jésus. Les hérodiens sont des partisans de la famille régnante de Hérode, fidèle vassal de Rome. Ils sont donc favorables aux occupants romains et à leurs lois. Les pharisiens sont des juifs fervents et connaissant parfaitement la Loi. Ils tiennent l’occupation romaine pour une punition divine. Pour eux, payer l’impôt à César, c’est trahir Dieu et collaborer avec les occupants. Ils sont quelque peu intégristes. Cet Evangile met en évidence l’excellente repartie de Jésus, quand certains tentent de le « coincer ». En effet, si à la question « Est-il permis oui ou non de payer l’impôt à l’empereur ? », il avait répondu non, il se serait fait arrêter par les Romains. Et s’il avait répondu oui, il se serait mis les pharisiens à dos. Le verset 16 de l’évangile de ce jour nous dévoile le véritable enjeu de ce dimanche : « Quel est le chemin de Dieu en toute vérité ? » La réponse de Jésus, chemin de Dieu par excellence, est claire : à chacun son dû, pas de concurrence entre Dieu et les hommes,

• Décorer la salle avec des photographies de pièces d’argent, de billets de banque… • Reproduire en grand une pièce de monnaie de deux euros. • Les enfants citent tout ce qui s’y trouve : l’effigie du roi ou d’un personnage célèbre, la valeur monétaire de la pièce, les étoiles de l’Europe, l’année de sa frappe, la double couleur qui rappelle celle de l’or et de l’argent. • Si nous devions dessiner une pièce de monnaie pour Dieu, comment serait-elle ? Quelle serait sa couleur ? Et son effigie ?… • Voici, à titre d’exemple, la description d’une pièce de monnaie de Dieu : l’effigie de Jésus pour signifier que l’amour de Dieu nous a été révélé par Jésus ; sa valeur : un cœur, car quand Jésus aime, il ne compte pas ; le nom du pays : le monde, car Dieu vient pour le monde entier ; l’année : Dieu est présent tous les jours ; la couleur : le rouge, celle de la royauté de Jésus ou le blanc, celle de la Résurrection.

155

29e dimanche ordinaire


Prière Les enfants complètent la prière avec leurs mots : « Avec toi Dieu, avec ta monnaie, je peux… » Par exemple : … partager ton amour.

Geste Les enfants qui le souhaitent peuvent participer à la procession d’offrandes. Préciser que le pain et le vin apportés expriment le don de nousmêmes à Dieu. C’est une manière de reconnaître que c’est grâce à son amour que nous pouvons faire venir le Royaume de Dieu.

Chant « Ta vie pour nous aujourd’hui », Louis Le Guichet, in Chants et Prières. Au fil des jours, © Ateliers du Fresne, 301.071.2.

29e dimanche ordinaire 156


30e dimanche ordinaire Dieu et mon prochain, un seul et même amour Evangile de Jésus Christ selon Matthieu 22, 34-40

L

es pharisiens, apprenant que Jésus avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent, et l’un d’eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l’épreuve : « Maître, dans la Loi, quel est le plus grand commandement ? » Jésus lui répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Et voici le second, qui lui est semblable : tu aimeras ton prochain comme toi-même. Tout ce qu’il y a dans l’Ecriture – dans la Loi et les Prophètes – dépend de ces deux commandements. »

157

30e dimanche ordinaire


paroles, nos décisions, nos gestes et nos actes (une autre manière d’exprimer les 248 commandements). Il propose une manière identique, semblable pour aimer notre prochain. Pourquoi séparer Dieu de l’homme alors que, dès le début, le premier a toujours désiré sceller une alliance avec le second ?

Idée centrale La croix, un signe d’amour de Dieu et pour les hommes.

Contexte et symboles

Pistes d’animation • Placer une croix fleurie et un luminaire allumé devant celleci au centre de la salle. • Décorer le panneau avec des bandelettes de différentes couleurs avec les inscriptions : TU NE PEUX PAS…, IL EST INTERDIT DE…, TU DOIS…, IL FAUT… • Placer parmi celles-ci les Dix Commandements ou Paroles de Vie (Ex 20, 1-17, voir 6e dimanche ordinaire). • Réfléchir avec les enfants à la signification du mot LOI. La loi dans notre pays, mais aussi la loi des chrétiens : « Tu aimeras ». Découvrir que la loi de Jésus peut nous rendre heureux. • • A partir de l’évangile de ce dimanche, les enfants mettent en évidence deux grandes Paroles de Vie de Jésus : Aimer Dieu et aimer son prochain comme soi-même. • Présenter la croix aux enfants. La partie verticale de la croix rappelle notre lien avec Dieu, de la terre au ciel ou du ciel vers la terre, car Dieu descend sur terre en son Fils et nous pouvons rejoindre Dieu par Jésus. • La partie horizontale de la croix nous rappelle l’amour des autres, les bras ouverts du Christ pour accueillir et rassembler tous les hommes pour que nous fassions de même.

Au temps de Jésus, les docteurs de la Loi étaient très attentifs à la multiplicité des prescriptions en répartissant les 613 préceptes de la Loi en 365 défenses – nombre de jours d’une année – et 248 commandements – nombre de composantes du corps humain. Devant un tel foisonnement de règles à suivre, en fin de compte, quelle est la plus importante, la première ? Etre attentif au verbe central : AIMER. Aimer Dieu et aimer son prochain. L’originalité de la réponse de Jésus ne réside pas dans le fait de cet amour de Dieu et du prochain déjà proclamé dans l’Ancien Testament. Elle est surtout dans le fait que Jésus résume les 613 préceptes en seulement deux commandements d’égale importance et indissociables l’un de l’autre. Il n’est pas possible d’aimer en vérité Dieu sans aimer son prochain, mais l’amour de son prochain prend tout son sens, toute sa vérité, avec Dieu. En invitant à aimer Dieu « de tout son cœur, de toute son âme et de toute sa pensée », Jésus nous rappelle que cet amour de Dieu doit se réaliser à travers tout notre être : dans nos pensées, nos

30e dimanche ordinaire

158


Prière Les enfants se placent autour de la croix pour dire cette prière : « Seigneur Dieu, Jésus ton Fils nous a montré combien tu nous aimes. Apprends-nous à aimer ceux qui nous entourent comme des frères. »

Geste Les enfants placent au fond de l’église le commandement de Jésus dans une forme de croix. La première partie : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit », inscrite verticalement. La seconde partie : « Tu aimeras ton prochain comme toimême », inscrite horizontalement.

Chant « Car-aime », Danielle Sciaky et Michel Wackenheim, in L’année à travers chants, © Editions Musicales Studio SM, CD D 2709.

159

30e dimanche ordinaire


31e dimanche ordinaire Etre disciple, tout simplement Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (23, 1-12)

J

déclara à la foule et à ses disciples : « Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse. Pratiquez donc et observez tout ce qu’ils peuvent vous dire. Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas. Ils lient de pesants fardeaux et en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt. Ils agissent toujours pour être remarqués des hommes : ils portent sur eux des phylactères* très larges et des franges très longues ; ils aiment les places d’honneur dans les repas, les premiers rangs dans les synagogues*, les salutations sur les places publiques, ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi. Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n’avez qu’un seul enseignant, et vous êtes tous frères. Ne donnez à personne sur Terre le nom de Père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux. Ne vous faites pas non plus appeler maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé. » ÉSUS

* Phylactère : étui renfermant un morceau de parchemin où sont inscrits des versets de la Torah et que les Juifs pratiquants portent sur eux. * Synagogue : maison de prière et de réunion des communautés juives.

31e dimanche ordinaire

160


Idée centrale

Pistes d’animation

Etre disciple tout simplement, à la suite de Jésus.

• Placer sur le panneau deux silhouettes : l’une représentant un pharisien (silhouette très décorée, recouverte de papier doré ou argenté) et l’autre représentant le disciple (habillé très simplement). • Faire parler chaque silhouette en mimant certaines attitudes : - LE PHARISIEN : « Tu dois faire ceci ou cela car je suis le maître qu’il faut écouter. », « Appelle-moi tout simplement grand maître. », « Moi, je fais… », « A moi la meilleure, la première place ! », « Moi d’abord… » ; - LE DISCIPLE : « Je ne suis pas le maître, car je suis venu pour servir. », « Mon Père… », « Notre Père… », « Passe avant, tu es important à mes yeux… », « En toi, je veux honorer Dieu car tu es mon frère ». • Demander aux enfants lequel, entre ces deux personnages, est le disciple de Jésus. Jésus nous enseigne à prier en nommant Dieu « Père ». Il ne se met jamais en avant lors de miracles ou de guérisons. Avec lui nous sommes tous frères… Il nous invite à faire comme lui.

Contexte et symboles Au 30e dimanche ordinaire, nous avions découvert que les prescriptions religieuses étaient nombreuses : 613. L’évangile d’aujourd’hui est une belle explication de la manière dont les pharisiens les vivaient. Ils en parlaient beaucoup, dissertaient couramment à leur propos, mais ne les vivaient pas. Les fardeaux pesants dont Jésus parle sont ces 613 prescriptions que les scribes et les pharisiens imposaient aux autres sans pour autant les vivre. L’évangéliste nous propose ici le programme de tout disciple et de tout responsable de communauté chrétienne : être serviteur, tout simplement. C’est un rappel et une synthèse de l’évangile du 30e dimanche : aimer Dieu, le découvrir comme Père aimant et non comme source de fardeaux pesants ; aimer les autres : « Vous êtes tous frères. »

Prière « Seigneur, nous voulons être tes disciples. Apprends-nous à être vrais. Aide-nous à reconnaître et à respecter les autres comme des frères ou des sœurs. »

161

31e dimanche ordinaire


Geste Annoncer qu’au moment de réciter ou de chanter le Notre Père, tous les enfants seront invités à entourer l’autel en se tenant la main pour signifier que nous sommes tous frères et fils d’un seul et unique Père.

Chant « Notre Père, nous te chantons, nous te prions », Louis Le Guichet, in Chants et Prières. Au fils des jours, © Ateliers du Fresne, 301.071.2.

31e dimanche ordinaire

162


Toussaint Les saints et les saintes : heureux avec Jésus Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (5, 1-12)

Q

Jésus vit toute la foule qui le suivait, il gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent. Alors, ouvrant la bouche, il se mit à les instruire. Il disait : « Heureux les pauvres de cœur : le Royaume des cieux est à eux ! Heureux les doux : ils obtiendront la Terre promise ! Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés ! Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés ! Heureux les miséricordieux : ils obtiendront miséricorde ! Heureux les cœurs purs : ils verront Dieu ! Heureux les artisans de paix : ils seront appelés fils de Dieu ! Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des cieux est à eux ! Heureux serez-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux ! » UAND

163

Toussaint


lisation. Les Béatitudes sont simplement à présenter. Elles doivent résonner d’elles-mêmes dans le cœur de l’homme.

Sens de la fête Ne confondons pas la fête de la Toussaint et le 2 novembre, jour consacré à la mémoire des défunts. Fêter les saints et les saintes, ce n’est pas mettre en évidence des modèles à imiter. Nous ne serons jamais des saint François ou sainte Thérèse de Lisieux. Fêter les saints, c’est fêter les amis de Dieu qui ont montré dans leur vie quotidienne comment ils ont laissé passer la lumière du Christ ressuscité.

Pistes d’animation • Comment définir un saint ? Présenter un vitrail aux enfants. Celui-ci révèle toute la beauté de ses couleurs, de ses dessins lorsque le soleil vient l’illuminer. Un saint est quelqu’un qui a laissé le Christ ressuscité illuminer sa vie. Ce n’est donc pas un surhomme, mais simplement un disciple de Jésus. • Au milieu d’un panneau, placer une bandelette de couleur vive sur laquelle figure le mot « HEUREUX ». Autour d’elle, en rosace, placer les bandelettes sur lesquelles est inscrit le texte des Béatitudes : les pauvres de cœur, les doux, ceux qui pleurent… • Permettre à chacun de choisir la Béatitude qui lui parle le plus. • Inviter les enfants à citer les saints et saintes qu’ils connaissent et à exprimer ce qu’ils savent à propos d’eux. • Afficher sur les panneaux des bandelettes de couleurs différentes en y inscrivant le nom des saints cités. Compléter si nécessaire. Il est possible d’illustrer les saints et saintes cités par des dessins et des photographies. • Faire découvrir aux enfants que tous ces témoins de l’Evangile ont été heureux en vivant concrètement les Béatitudes dans leur vie.

Idée centrale Les saintes et les saints ont été heureux de vivre avec et pour Jésus.

Contexte et symboles Dans ce premier discours prononcé par Jésus, il est à remarquer qu’il commence par le mot « Heureux ». Jésus est venu sur terre afin de nous donner le bonheur de Dieu en plénitude. Nous ne croyons pas en un Dieu triste ! > ATTENTION : le texte des Béatitudes ne s’explique pas. Ceux qui ont tenté de le faire sont souvent tombés dans le piège de la mora-

Toussaint

164


Prière Sous forme de prière litanique, les enfants reprennent deux ou trois noms de saints en y ajoutant : « Priez pour nous. »

Geste Lors de la procession des offrandes, des enfants viennent déposer devant l’autel divers prénoms de saints et saintes.

Chant « A la Toussaint », Mannick et Jo Akepsimas, in Mes fêtes arc-enciel, © Editions Musicales Studio SM, CD D 2559.

165

Toussaint


32e dimanche ordinaire Toujours prêts Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (25, 1-13)

J

parlait à ses disciples de sa venue ; il disait cette parabole : « Le Royaume des cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe et s’en allèrent à la rencontre de l’époux. Cinq d’entre elles étaient insensées, et cinq étaient prévoyantes : les insensées avaient pris leur lampe sans emporter d’huile, tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leur lampe, de l’huile en réserve. Comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent. Au milieu de la nuit, un cri se fit entendre : “Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.” Alors, toutes ces jeunes filles se réveillèrent et préparèrent leur lampe. Les insensées demandèrent aux prévoyantes : “Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.” Les prévoyantes leur répondirent : “Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous ; allez plutôt vous en procurer chez les marchands.” Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces et l’on ferma la porte. Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent à leur tour et dirent : “Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !” Il leur répondit : “Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.” Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. » ÉSUS

32e dimanche ordinaire

166


Il faut insister sur le fait que Jésus nous parle du Royaume de Dieu et que nous devons être toujours prêts à recevoir.

Idée centrale Toujours prêts en étant prévoyants.

Pistes d’animation • Placer une affiche avec un grand point d’interrogation. Ecrire en dessous : « Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. » • Placer devant l’affiche cinq bougies consumées et cinq bougies allumées pour symboliser les cinq jeunes filles insensées et les cinq jeunes filles prévoyantes. Prévoir quelques bougies neuves pour représenter les réserves. • Les enfants cherchent les caractéristiques des dix jeunes filles (les cinq insensées : imprudentes, sans réserve, absentes, pas prêtes ; les cinq prévoyantes : prudentes, ont des réserves, présentes, devancent l’arrivée). • Les enfants dégagent, pour leur vie chrétienne, des façons d’être prévoyant pour le retour du Seigneur : - attendre dans la prière ; - être prudent : choisir le bien pour sa vie et celle des autres ; - faire des provisions : lire la Parole de Dieu et la garder dans son cœur en éveil ; - être présent : rejoindre les autres chrétiens pour célébrer le Jour du Seigneur ; - devancer : agir en chrétien par l’entraide, le partage…

Contexte et symboles Comme chrétiens, nous croyons qu’un jour nous verrons vraiment Jésus. Le message principal de cette parabole est que nous ne savons pas quand le Royaume de Dieu arrivera pleinement sur terre et qu’il nous faut être toujours prêts à l’accueillir. Bien plus que de veiller, il nous faut avant tout être prévoyants, être prêts pour accueillir bien à temps ce projet de Dieu qui vient. Comprenons bien le contexte de ce récit. Nous assistons à un mariage. Le fiancé accompagné de ses amis vient chercher sa fiancée chez elle. Le mariage proprement dit se célèbre chez le fiancé où la fiancée se rend avec ses demoiselles d’honneur – des jeunes filles vierges – pour l’attendre. En effet, avant de se marier, le fiancé doit discuter des modalités du contrat de mariage avec son futur beau-père. Cette discussion peut être longue. Il faut « marchander ». Il faudra attendre, être prévoyant pour être prêt lorsque le fiancé arrivera. Les vierges de l’évangile sont donc les demoiselles d’honneur chargées d’accompagner la future épouse et d’attendre le futur époux pour l’accueillir lorsqu’il arrivera pour commencer la célébration du mariage. Cela se passe parfois en pleine nuit. C’est pourquoi il faut des lampes et de l’huile pour éclairer la salle des noces.

167

32e dimanche ordinaire


Prière Afin de symboliser le fait de veiller, les enfants garderont le silence quelques minutes en écoutant un fond musical très doux. L’animateur redira lentement les cinq attitudes chrétiennes proposées dans cet évangile : prier, être prudent, faire des provisions, être présent, devancer la venue du Seigneur.

Geste Les enfants portent les cinq bougies allumées sur l’autel avec les offrandes.

Chant « Trouver dans ma vie ta présence », Jean-Claude Gianadda, P 205.

32e dimanche ordinaire

168


33e dimanche ordinaire Dieu croit en nous Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (25, 14-30)

J

parlait à ses disciples de sa venue ; il disait cette parabole : « Un homme, qui partait en voyage, appela ses serviteurs et leur confia ses biens. A l’un il donna une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul, à chacun selon ses capacités. Puis il partit. Aussitôt, celui qui avait reçu cinq talents s’occupa de les faire valoir et en gagna cinq autres. De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres. Mais celui qui n’en avait reçu qu’un creusa la terre et enfouit l’argent de son maître. Longtemps après, leur maître revient et il leur demande des comptes. Celui qui avait reçu les cinq talents s’avança en apportant cinq autres talents et dit : “Seigneur, tu m’as confié cinq talents ; voilà, j’en ai gagné cinq autres. — Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître.” Celui qui avait reçu deux talents s’avança ensuite et dit : “Seigneur, tu m’as confié deux talents ; voilà, j’en ai gagné deux autres. — Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître.” Celui qui avait reçu un seul talent s’avança ensuite et dit : “Seigneur, je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes là où tu n’as pas semé, tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain. J’ai eu peur, et je suis allé enfouir ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t’appartient.” Son maître lui répliqua : “Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moisÉSUS

169

33e dimanche ordinaire


sonne là où je n’ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu. Alors, il fallait placer mon argent à la banque ; et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts. Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix. Car celui qui a recevra encore, et il sera dans l’abondance. Mais celui qui n’a rien se fera enlever même ce qu’il a. Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dehors dans les ténèbres ; là il y aura des pleurs et des grincements de dents !” »

Pistes d’animation • Préparer 16 carrés afin de représenter la parabole au moyen d’un pictogramme.

Idée centrale Dieu croit dans les richesses qu’il a mises en nous. Croyonsnous en sa confiance ?

Contexte et symboles • Relire la parabole. Inviter les enfants à placer les carrés en la commentant avec eux. 1. VERSETS 14-15 : Attirer l’attention sur la générosité du maître qui croit réellement en ses serviteurs. 2. VERSETS 16-18 : Analyser les réponses des serviteurs à la confiance du maître. • Les deux premiers prennent leurs responsabilités, bougent, travaillent. Confiants en eux et pleins de la foi de leur maître, ils font fructifier les talents. Ils osent parce qu’ils sont fidèles

Il faut insister sur la confiance et la générosité de Dieu qui nous demande de nous occuper de nos propres talents. Un talent représente le salaire de plusieurs années. Jésus, en parlant de talents confiés par le maître, veut signifier que celui-ci confie quelque chose de grande valeur. Ce n’est qu’après qu’il demande de les faire fructifier. Dieu fait confiance et est généreux. Il croit en nous, il a foi en nous. Et nous, avons-nous confiance en Lui… ?

33e dimanche ordinaire

170


jusqu’au bout, ils croient en leur maître. Ils sont responsables. • Au contraire, le dernier a peur. Il ne croit pas en son maître. Il n’entend pas l’invitation de son maître à aller plus loin, à oser, à faire fructifier sa vie, son talent. Il enterre son talent comme il enterre sa vie en quelque sorte. Il ne se sent pas responsable. 3. VERSETS 19-28 : Le maître laisse le temps. Il n’est pas pressé car il s’agit d’une partie de la vie. 4. VERSETS 29-30 : Le dénouement de la parabole invite au partage de la joie du maître pour ceux qui lui ont fait confiance.

Chant « Pour tes cadeaux d’amour », Mannick et Jo Akepsimas, in Comme un câlin, © Editions Musicales Studio SM, CD 12.22.60.

Prière « Seigneur, tu nous demandes de construire ton Royaume. Donne-nous la confiance et l’audace pour faire grandir le trésor que tu nous as confié. Alors le monde sera plus beau. »

Geste Les enfants déposent devant l’autel le texte de la prière écrit sur un panneau.

171

33e dimanche ordinaire


Le Christ Roi de l’univers La royauté de Jésus : le bonheur de tous Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (25, 31-46)

J

parlait à ses disciples de sa venue : « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire. Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des chèvres : il placera les brebis à sa droite, et les chèvres à sa gauche. Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : “Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde. Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !” Alors les justes lui répondront : “Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu… ? Tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? Tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ? Tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? Tu étais nu, et nous t’avons habillé ? Tu étais malade ou en prison… Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?” Et le Roi leur répondra : “Amen, je vous le dis, chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.” Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : “Allez-vous-en loin de moi, maudits, dans le feu éternel préparé pour le ÉSUS

Le Christ Roi de l’univers

172


démon et ses anges. Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ; j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.” Alors il répondront, eux aussi : “Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu avoir faim et soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?” Il leur répondra : “Amen, je vous le dis, chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces petits, à moi non plus vous ne l’avez pas fait.” Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »

Idée centrale La Bonne Nouvelle de l’Evangile, c’est le désir profond de Dieu que nous soyons tous heureux.

Contexte et symboles Cet évangile est une belle conclusion de l’année liturgique. Dès le début, sous forme imagée, Jésus distingue les deux attitudes face à son message. Séparer les chèvres des brebis, c’est distinguer ceux qui ont écouté sa parole, qui ont suivi ses préceptes (les brebis qui reconnaissent la voix de leur maître et qui le suivent) et ceux qui restent insensibles à son appel, n’en font qu’à leur tête (les chèvres qui sont plus dissipées). Il ne suffit pas d’écouter la Parole pour être disciple de Jésus. Il faut que cela se voie concrètement dans et par des actes. Remarquer que la royauté se révèle dans ce qui est petit, peu considéré. Avec Jésus, en Jésus, Dieu se révèle dans le pauvre, le petit. Jésus est le pauvre, le petit.

Pistes d’animation • Placer une icône de Jésus en gloire ou enseignant sur un tissu rouge (couleur de la royauté) et un luminaire allumé devant.

173

Le Christ Roi de l’univers


• Rechercher une photographie ou un dessin illustrant chaque cas de détresse énoncé dans cet évangile. • Les afficher autour de l’icône et laisser les enfants les commenter après la lecture de l’évangile. • Découvrir avec les enfants qu’à travers ces situations, le chemin d’amour nous est proposé par Jésus. • Il y a moyen de classer ces événements en trois groupes : - PARTAGE : j’avais faim, j’avais soif, j’étais nu ; - ACCUEIL : j’étais étranger ; - RENCONTRE : j’étais malade, j’étais prisonnier.

Chant « Qu’il est formidable d’aimer », Jean-Claude Gianadda,T 67.

Prière « Seigneur, ton Royaume ne sera pas terminé tant qu’il y aura un seul homme malheureux sur la terre. Aide-nous à accueillir tous les hommes, spécialement les plus pauvres. »

Geste Les enfants porteront l’icône devant l’autel et placer à côté d’elle les trois mots : PARTAGE, RENCONTRE, ACCUEIL.

Le Christ Roi de l’univers

174


Annexe Carte de Palestine

175

Annexe


Calendrier des prochaines années A 1er dimanche de l’Avent 2e dimanche de l’Avent 3e dimanche de l’Avent 4e dimanche de l’Avent Noël Sainte Famille Epiphanie Baptême du Seigneur 2e dimanche ordinaire 3e dimanche ordinaire 4e dimanche ordinaire 5e dimanche ordinaire 6e dimanche ordinaire 7e dimanche ordinaire 8e dimanche ordinaire 9e dimanche ordinaire Mercredi des Cendres 1er dimanche de Carême 2e dimanche de Carême 3e dimanche de Carême 4e dimanche de Carême 5e dimanche de Carême Dimanche des Rameaux Pâques 2e dimanche de Pâques 3e dimanche de Pâques 4e dimanche de Pâques 5e dimanche de Pâques 6e dimanche de Pâques Ascension 7e dimanche de Pâques

2004-2005

2007-2008

2010-2011

28/11 05/12 12/12 19/12 25/12 26/12 02/01 09/01 16/01 23/01 30/01 06/02 — — — — 09/02 13/02 20/02 27/02 06/03 13/03 20/03 27/03 03/04 10/04 17/04 24/04 01/05 05/05 08/05

02/12 09/12 16/12 23/12 25/12 30/12 06/01 13/01 20/01 27/01 03/02 — — — — 01/06 06/02 10/02 17/02 24/02 02/03 09/03 16/03 23/03 30/03 06/04 13/04 20/04 27/04 01/05 04/05

28/11 05/12 12/12 19/12 25/12 26/12 02/01 03/01 16/01 23/01 30/01 06/02 13/02 20/02 27/02 06/03 09/03 13/03 20/03 27/03 03/04 10/04 17/04 24/04 01/05 08/05 15/05 22/05 27/05 02/06 05/05

p. 11 14 17 20 24 26 29 32 35 38 41 44 47 51 54 115 59 62 65 68 71 74 77 80 85 88 91 94 96 99 102

2004-2005

2007-2008

2010-2011

p.

Pentecôte La Trinité Le Saint Sacrement 9e dimanche ordinaire 10e dimanche ordinaire 11e dimanche ordinaire 12e dimanche ordinaire Nativité de Jean Baptiste 13e dimanche oridinaire

15/05 22/05 29/05 — 05/06 12/06 19/06 — 26/06

11/05 18/05 25/05 01/06 08/06 15/06 22/06 — 29/06

12/05 19/05 26/06 06/03 — — — — —

104 109 112 115 118 121 124 127 130

22e dimanche oridinaire 23e dimanche ordinaire 24e dimanche ordinaire 25e dimanche ordinaire 26e dimanche ordinaire 27e dimanche ordinaire 28e dimanche ordinaire 29e dimanche ordinaire 30e dimanche ordinaire 31e dimanche ordinaire Toussaint 32e dimanche ordinaire 33e dimanche ordinaire Le Christ Roi de l’univers

28/08 04/09 11/09 18/09 25/09 02/10 09/10 16/10 23/10 30/10 01/11 06/11 13/11 20/11

31/08 07/09 14/09 21/09 28/09 05/10 12/10 19/10 26/10 02/11 01/11 09/11 16/11 23/11

28/08 04/09 11/09 18/09 25/09 02/10 09/10 16/10 23/10 30/10 01/11 06/11 13/11 20/11

133 136 139 142 145 148 151 154 157 160 163 166 169 172


Nancy de Montpellier, née en 1951, licenciée en Droit et en Sciences religieuses, est maman de quatre enfants. Inspectrice des cours de religion dans l’enseignement primaire dans la province de Namur, elle coanime avec le frère François et d’autres parents les liturgies dominicales de la Parole à l’abbaye de Maredsous. Dominique Otte, né en 1962, papa de deux enfants, est peintre autodidacte et souhaite mettre son art au service de Dieu et des hommes.

Cet ouvrage s’adresse tout particulièrement aux animateurs pastoraux, aux catéchistes, aux prêtres, aux enseignants et aux parents engagés dans l’animation pastorale.

ISBN : 2-87356-290-0 Prix TTC : 14,95 €

9 782873 562908

fidélité

de Montpellier & Lear

Liturgies de la Parole adaptées aux enfants

Voici donc pour chaque dimanche de l’année A le texte de l’évangile, l’idée centrale retenue, le contexte et les symboles pour mieux le comprendre, des pistes d’animation pour les enfants, une prière, un refrain de chant et un geste lien pour la participation à la liturgie eucharistique. Un projet pour vivre le temps de l’Avent et celui du Carême est également repris, ainsi que quelques suggestions très concrètes pour prier avec les enfants.

Le frère François Lear, né en 1962, est moine depuis 1982 à l’abbaye bénédictine de Maredsous (Belgique). Formé tout d’abord comme instituteur primaire, il s’est ensuite dirigé vers la philosophie et la théologie, qu’il a terminée à la Faculté de Lille (France). Cette double formation lui a permis de se spécialiser dans l’animation des retraites pour les élèves de l’enseignement secondaire et dans la rencontre de groupes désireux d’approfondir leur foi.

fidélité

Chaque dimanche à l’abbaye de Maredsous, les auteurs accueillent les familles et les mouvements de jeunesse pour vivre avec eux une liturgie de la Parole : un temps d’accueil, un rituel autour de la proclamation de l’Evangile, un temps de découverte et d’approfondissement à l’aide de supports visuels et musicaux simples et beaux et un temps d’intériorisation et de prière. Ce sont de véritables liturgies à leur niveau, c’est-à-dire des « actions du peuple d’enfants » réunis autour de la Parole de Dieu adaptée pour eux.

Nancy de Montpellier & François Lear Illustrations de Dominique Otte

Liturgies de la Parole adaptées aux enfants Année A

fidélité


Turn static files into dynamic content formats.

Create a flipbook