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Gestes d'enfants

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Se fondant sur la pédagogie des « Pèlerins danseurs », les auteurs proposent ici une série de gestuelles simples, expliquées et illustrées. Elles permettront aux enfants d’apprendre à s’apaiser et se stabiliser, à s’orienter dans l’espace, à se mettre debout pour écouter et à percevoir le souffle qui les anime. Chacun trouvera ensuite une façon personnelle et créative de déployer sa prière dans l’espace, et chaque geste deviendra source de joie. Zoé Nyssens, au long de son enseignement aux jeunes enfants, a pris conscience de l’importance des mouvements du corps dans l’éveil à la foi. Elle s’est alors formée à la pédagogie des « Pèlerins danseurs » qui permet une unification de toute la personne dans sa démarche spirituelle, cœur, corps et esprit. Véronique Sforza, née en 1953, maman de six enfants, est animatrice chez les « Pèlerins danseurs ». Dominique Otte, né en 1962, papa de deux enfants, est peintre autodidacte et souhaite mettre son art au service de Dieu et des hommes.

Zoé Nyssens - Véronique Sforza

La gestuelle crée un lien entre le corps et la Parole de Dieu, elle ouvre des chemins à la prière. Plus qu’un moyen d’intériorisation, c’est une pédagogie qui vise la construction de la personne et la relation avec Dieu.

Zoé Nyssens - Véronique Sforza

Gestes d’enfants Chemins de prière

Gestes d’enfants

Le corps a une importance primordiale dans l’éveil à la foi des jeunes enfants. Les mouvements, le rythme, les gestes les invitent à vivre une démarche spirituelle de tout leur être et les aident à unifier le corps, le cœur et l’esprit.

ISBN 2-87356-238-2 Prix TTC : 4,45 €

Illustré par Dominique Otte

fidélité

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9 782873 562380

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Zoé Nyssens — Véronique Sforza

Gestes d’enfants Chemins de prière

« Ce que Tu as caché aux sages et aux savants, Tu l’as révélé aux tout-petits » (Mt 11, 25).

Illustré par Dominique Otte

fidélité


© Editions Fidélité • 61, rue de Bruxelles • BE-5000 Namur • 081 22 15 51 • fidelite@catho.be Dépôt légal : D/2002/4323/15 ISBN : 2-87356-238-2 Dessins : Dominique Otte


Nous rendons hommage à Michaëlle Domain qui, grâce à l’originalité de ses travaux, a ouvert des chemins nouveaux dans l’éveil de la foi des enfants, en rendant au corps sa juste place. Ces travaux sont la base de cette brochure, conçue selon la pédagogie des « Pèlerins danseurs ».


1 Approche de la gestuelle

Introduction Au-delà d’un moyen d’intériorisation, la gestuelle est une pédagogie qui vise la relation à Dieu et la construction de la personne. Elle n’est pas une technique. Son fondement est la Parole de Dieu et l’anthropologie biblique. La pédagogie décrite dans cette brochure est l’œuvre de Michaëlle Domain, fondatrice en France des « Pèlerins danseurs ». Pédagogie « globale », elle vise à unifier corps, cœur et esprit en invitant à vivre sa foi de tout son être. Ce qu’on apprend avec la tête seulement peut s’oublier ; ce qui est vécu par le corps, par contre, s’inscrit dans les cellules et y demeure. Le geste s’imprime profondément. Un enfant qui voit un adulte s’incliner avec foi devant l’autel pressent une Présence qui le marque. Il faut bien sûr pour cela que le geste soit « habité » de l’intérieur. L’enfant, particulièrement, vibre de tout son être lorsque, dans l’éveil de la foi, sont associés le mouvement et le rythme. Le mouvement est capital chez l’enfant. Avant de parler, l’enfant apprend à découvrir l’espace qui l’entoure. Il se blottit contre son père ou sa mère, se dresse sur ses pieds, saute de joie, piétine d’impa-

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tience, se roule par terre de colère… Maria H. Montessori dans sa pédagogie éducative disait que « l’enfant comprend en bougeant et fixe son attention par le geste ». De plus, la pédagogie gestuelle associe le rythme au mouvement. Tout est rythme dans la vie. Le rythme structure la création. L’enfant sent le rythme dès le sein de sa mère à travers la respiration de celle-ci. Partout vit le rythme : dans le battement de notre cœur, le flux et le reflux de la mer, celui de la course des astres, des saisons, du jour, de la nuit… Le rythme, on l’a en soi ; il crée l’ordre et le dynamisme. Les mouvements proposés aux enfants dans la brochure sont rythmés, en ce sens qu’ils montent et descendent, s’ouvrent et se ferment lentement dans un crescendo et un decrescendo qui remodèlent et façonnent intérieurement. Ce n’est pas une suite de gestes juxtaposés, mais un enchaînement de gestes reliés entre eux par un mouvement de courbes. Ils sont accompagnés, de préférence, d’un fond musical, sans être des chants gestualisés.

La gestuelle est axée sur la Parole de Dieu La Parole de Dieu fonde la gestuelle. C’est de la Parole que la gestuelle va recevoir sa signification et sa force. Elle implique une proclamation de la Parole. « Le corps reçoit la Parole, permet de la manger en quelque sorte, de l’assimiler, de la mémoriser. Quand on fait une gestuelle, on porte la Parole comme Marie a porté le Verbe, on la porte en soi, comme un germe qui porte du fruit ensuite 1. » 1. Interview de Michaëlle Domain.

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Avant de gestualiser la Parole, il est essentiel de l’écouter d’abord, de se rendre attentifs, disponibles à la présence de Dieu. A cet égard, plusieurs gestes seront proposés dans les chapitres suivants pour calmer et détendre les enfants. L’enfant, naturellement, aime accueillir la Parole avec son corps. Le geste le disposera à se tourner vers Dieu dans la prière, pour entrer en relation avec Lui. « L’enfant au-dessous de huit ans est inapte à la pensée rationnelle. Il dénote, par contre, pour la réalité spirituelle une faculté de perception supérieure à celle de l’adulte 2. » Un cœur d’enfant est porté à admirer, s’extasier, se réjouir. « La prière du petit enfant est contemplative. Comme la prière des fleurs, des animaux, des astres… [chantée par le psaume 148], c’est un hommage de l’existence, sinon de la conscience… Ce qui manque le plus à l’enfant, c’est le repos et le silence… 3 ». On verra plus loin comment certains gestes lents peuvent engendrer ce repos. Cette capacité d’émerveillement rend son cœur proche de Dieu, comme nous le dit l’Evangile : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits » (Mt 11, 25). Par la gestuelle, l’enfant pourra vivre cet émerveillement corps, cœur et esprit.

2. H. LUBIENSKA DE LENVAL, L’éducation du sens religieux, Ed. Spes, Paris, 1956, p. 31 et 185. 3. Id., p. 125 et 120.

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Voici l’exemple d’une petite fille de quatre ans qui exprime spontanément une réalité spirituelle avec bonheur. La petite fille demande soudainement à sa grand-mère : « Bonne-Maman, est-ce que tu connais l’infini ? » La grand-mère, surprise : « Non, pas très bien. Et toi ? — Moi bien ! Mon ami Guillaume, à l’école, m’a dit comment c’était. — Ah ? montre-moi un peu. — Regarde ! (Et elle étend ses bras à l’horizontale aussi loin que possible, ses doigts tout écartés.) Et il y a plein de chemins pour aller là. En plus, mon ami m’a dit qu’il y avait été et qu’il y avait vu saint Nicolas ! »

La gestuelle construit la personne Prendre appui au sol par une marche lente apaise l’enfant, le réunifie. Se déployer, à partir de l’axe du corps, vers le haut, le bas, le côté gauche, le côté droit, l’avant, l’arrière, permet à l’enfant de se situer dans l’espace et de se structurer. Dans le chapitre 2, consacré à la pédagogie des sentiers, ces différents mouvements à partir du schéma corporel sont décrits plus amplement. Ils sont importants pour nos enfants qui passent beaucoup de temps assis en voiture, ou souvent vautrés devant la télévision. En les regardant, on ne sait plus très bien où est l’axe de leur corps… La gestuelle les invitera à prendre conscience du geste dans la lenteur, prendre le temps d’habiter le geste, de le ressentir de l’intérieur. C’est à cette condition que la gestuelle sera une pédagogie qui construit la personne et deviendra chemin d’éveil spirituel.

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La gestuelle respecte la liberté et la créativité Dans le travail gestuel, la liberté de chaque enfant doit être respectée. En un premier temps, des gestes leur sont proposés, ce qui apporte une structure. Il est très important d’échanger verbalement avec eux : quels gestes avez-vous aimés ou pas aimés, quels sont ceux qui vous ont fait vivre quelque chose dans le cœur ? Dans un deuxième temps, il convient de laisser les enfants trouver des gestes à eux, individuellement ou par petits groupes, pour que la prière devienne leur prière. Il faut toutefois prendre garde. Les enfants auraient vite tendance à mimer en surface. Aussi, il faut prendre le temps d’écouter et d’accueillir la Parole, d’en chercher le sens, de la laisser descendre dans le cœur pour que les gestes répondent à une attitude intérieure. Tout ceci peut se vivre dans un temps de catéchèse. Il en est autrement en liturgie où il convient que les enfants adoptent les mêmes gestes respectant une nécessaire sobriété. Une recommandation : ne jamais porter de jugement sur les gestes faits. Un geste vrai, qui vient du cœur, est beau. Celui de la personne handicapée, entre autres, a sa pleine valeur.

La gestuelle engendre la joie La gestuelle libère la joie intérieure, celle que Dieu a déposée dans le cœur de l’homme. Tous ceux qui la pratiquent l’éprouvent. D’abord parce que le mouvement est joie en lui-même. Dieu est le Vivant. « De Lui je reçois la vie, le mouvement et l’être » (Ac 17, 28).

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Ensuite, la gestuelle suscite des attitudes d’ouverture, d’accueil qui conduisent à la joie, à la louange, à l’action de grâces. C’est avec les fleurs, les arbres, les oiseaux du ciel, le vent, avec toute la création recréée par Jésus qu’avec Marie, on a envie de chanter : « Mon âme exalte le Seigneur ! Mon cœur se réjouit en Dieu mon Sauveur » (Lc 1, 46). Cette joie est profonde, elle vient du Christ Ressuscité. Ce n’est pas le défoulement que provoquent certaines danses. La gestuelle n’est pas un spectacle, c’est une prière. C’est un chant qui monte de la créature dans ce qu’elle a de noble, vers son Créateur. Nous sommes créés pour la joie.


2 La pédagogie des sentiers

Michaëlle Domain, fondatrice des « Pèlerins danseurs », s’est livrée pendant plus de vingt-cinq ans à des travaux de recherche au sein de groupes. Progressivement, elle a développé une pédagogie à partir de douze exercices dits « de base », mouvements naturels du corps, qui laissent le champ libre à la créativité de chacun. La parole de Jean Baptiste, tirée de l’Evangile, y apporte une dimension spirituelle. « Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez ses sentiers » (Mc 1, 2). Les douze exercices de base sont devenus des « sentiers » à aplanir à l’intérieur de nous. Ils sont un appel à se laisser transformer. Une Parole biblique éclaire chaque sentier. Des douze sentiers, cette brochure se contente d’aborder sommairement les quatre premiers sur lesquels sont davantage axés les mouvements des gestuelles choisies.

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Premier sentier : « Comme un enfant… » « Je tiens mon cœur en paix, en silence, comme un enfant blotti contre sa mère » (Ps 130 (131)). Le premier sentier — sentier de la stabilité — veut apporter le calme, la détente physique, le repos du cœur dans la confiance en Dieu, l’éveil à la joie.

Marcher Ce sentier invite les enfants à marcher lentement. Pendant cette marche lente, il importe de bien prendre contact avec le sol, avec la terre qui nous porte, par la plante des pieds. Dans le contact « conscient » avec le sol sur lequel il s’appuie, l’enfant trouve stabilité, comme l’arbre qui puise dans ses racines force et solidité. La marche sera accompagnée d’une musique douce. Cette marche apaise l’enfant, le réunifie. Voici comment procéder : poser d’abord le talon, puis le milieu du pied jusqu’aux orteils pour bien épouser le sol, comme si l’enfant voulait y laisser une empreinte. Ce simple mouvement du pied permet un agréable massage qui contribue aussi à l’apaisement.

Marcher « ensemble » Si la marche lente permet à l’enfant de retrouver son calme, « marcher ensemble » fait prendre conscience que nous sommes un peuple en marche. Nous ne marchons pas seuls, nous sommes solidaires les uns des autres. Nous le sentons lors des manifestations publiques où les gens se rassemblent pour marcher ensemble. Le peuple des croyants est uni à tous ceux qui ont marché avant lui : marche d’Abraham, de Moïse vers le buisson ardent, du peuple au désert, des bergers à Bethléem, de Marie se rendant chez Elisabeth. L’Evangile contient beaucoup de

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marches, Jésus et ses disciples ont beaucoup marché. Suivant l’esprit des différents temps liturgiques, on peut revivre ces marches avec les enfants. La liturgie propose des marches : procession d’entrée où l’on marche calmement sans se presser, procession de la Parole où le livre est porté dignement à bout de bras, procession d’offrande. Toutes ces processions sont symboliques du peuple rassemblé en marche.

Se réunifier dans l’immobilité A défaut de place pour une marche lente, une belle attitude debout peut permettre à l’enfant de se poser. Voici comment elle se présente : les deux pieds bien à plat, parallèles, légèrement écartés, les jambes dépliées, droites, le front est relevé, les bras le long du corps, sont détendus. Les mains s’ouvrent : « Me voici, Seigneur », et l’on vit un moment de recueillement. Même assis, les enfants peuvent prendre une attitude de disponibilité : les deux pieds bien à plat au sol, le dos et la tête droits, les mains ouvertes posées sur les cuisses ou posées l’une sur l’autre. On peut aussi être assis au sol, dans une position où l’on se sent bien et où l’on peut rester sans bouger. On respire calmement, en observant un moment de silence et on ferme les yeux ; on laisse monter une prière intérieurement. Au lieu d’ouvrir les mains, on peut appuyer les poings fermés, serrés face à face, l’un contre l’autre au niveau de la poitrine (fig. 1). Cette attitude donne force et concentration. Son sens symbolique est : « Dieu mon rocher. » Des versets de psaumes peuvent être proposés :

« Ma force et mon roc, c’est Toi » (Ps 70, 3). « Je prends appui sur ton amour » (Ps 12, 6).

fig. 1

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Le premier sentier, celui du repos, de la stabilité, conduit à la confiance. C’est une étape préparatoire qui met les enfants en état de disponibilité avant de proposer une gestuelle.

Deuxième sentier : « Ephata ! » « Ephata ! » c’est-à-dire : « Ouvre-toi ! » (Mc 7, 34). Le deuxième sentier fait découvrir l’homme bipède, bilatéral aux faces complémentaires, avant-arrière, haut-bas, côtés gauchedroit, asymétriquement dynamique. Ce sentier amène la personne à s’orienter dans l’espace et à découvrir la face avant de son corps faite pour l’accueil et la communication, la face arrière lui donnant, elle, de la force grâce à la robustesse des muscles du dos, les deux côtés gauche et droit, faits pour l’ouverture, le bas du corps lui donnant stabilité et enracinement complété par la mobilité du haut. L’enfant, dès son jeune âge, trouve joie et assurance à s’orienter dans l’espace, orientation qui lui donne des points de repères nécessaires à son équilibre psychique. A partir de l’axe vertical du corps, les gestes des enfants vont, donc, se déployer vers le haut, le bas, l’avant, l’arrière, le côté gauche et le côté droit. • Gestes vers le haut : l’enfant s’étend vers le haut, il est appelé à grandir, à élever son cœur vers Dieu. • Gestes vers le bas : l’enfant trouve sa stabilité dans les jambes, les deux pieds au sol. • Gestes vers l’avant : l’enfant est invité à aller de l’avant, à rencontrer et accueillir l’autre. • Gestes vers l’arrière : l’enfant sent la solidité de son dos. • Gestes vers les côtés : ils ouvrent l’enfant largement et l’invitent au partage.

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Le deuxième sentier est celui de l’ouverture : « Ephata ! » Cette parole de Jésus touche l’homme dans son corps et suscite son éveil spirituel et l’ouverture de son cœur. Le bercement est la première découverte spatiale de l’enfant. Le petit enfant aime se blottir contre la poitrine de sa mère et se sentir bercer. Dans le bercement, il mémorise le rythme, l’accent de sa langue dans les mélodies transmises de génération en génération. Ce bercement porte la mémoire de tous les peuples. En gestuelle, ce doux mouvement de balancement ouvre à l’intériorité. Le balancement rythmé est plus dynamique. Allant d’un côté à l’autre, il passe par le centre où les genoux se plient : ce creux donne l’impulsion et l’élan au mouvement. Le rythme découle de ce temps de creux entre chaque mouvement de balancement. Entrer dans le rythme, c’est accueillir le mouvement qui fait vivre. Le balancement rythmé répond à un besoin de l’enfant pour se construire et s’épanouir.

Gestuelle sur le balancement bercé GESTUELLE INDIVIDUELLE. On suggère à l’enfant de bercer dans le creux de ses mains Jésus, tout petit enfant, qui vient (à l’occasion de Noël, par exemple). Puis de le bercer dans ses bras en les positionnant l’un sur l’autre à la manière des moines (fig. 2). Et enfin de remonter les mains sur chaque épaule, les bras croisés, comme pour se laisser bercer par Jésus qui l’aime. L’enfant éprouvera ainsi la tendresse de bercer comme celle d’être bercé. fig. 2

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GESTUELLE RÉALISÉE À PLUSIEURS. Les enfants sont disposés en petits cercles (huit enfants environ). Ils se tiennent très proches les uns des autres, les mains jointes avec celles de leurs voisins, paumes contre paumes, comme pour former une série de petits clochers. On ferme les yeux et on entre dans un léger balancement pour former ensemble un berceau accueillant pour Jésus qui vient. Ils s’ouvriront ainsi à la réalité fraternelle en Eglise. Ces différents exercices sont une bonne introduction à la gestuelle de la prière du Nom de Jésus (voir page 44).

Gestuelle d’un alléluia sur le balancement rythmé Debout, en attitude de stabilité, les pieds parallèles à petite distance, les bras souples de chaque côté afin de suivre le mouvement, on se balance de gauche à droite, passant par le centre, en pliant légèrement les genoux. Voici le mouvement détaillé : - écarter le pied droit en gardant les pieds sur la même ligne ; - plier le genou droit, le corps allant vers le côté droit ; - tendre les deux jambes ; - plier les deux genoux, le bassin descend au centre ; - aller vers le côté gauche ; - tendre les deux jambes, plier pour passer au centre, aller vers la droite. Les bras suivent le mouvement en chantant l’Alléluia. On poursuit le mouvement de balancement en marquant le « creux » descente du bassin au centre entre chaque passage vers la droite et vers la gauche. Percevoir ce temps de creux est important ; sans lui, on gesticule et les mouvements sont désordonnés. Il y a,

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à partir de la notion de creux, une donnée spirituelle qui correspond à la disponibilité intérieure.

Gestuelle de l’arc-en-ciel « J’établis mon alliance avec tous les hommes et toute la création. Voici le signe de l’alliance que je mets entre moi et vous et tous les êtres vivants qui sont avec vous et les générations à venir : je mets mon arc dans la nuée et il deviendra un signe d’alliance entre moi et la terre… » (Gn 9, 12). Après le déluge, Dieu parla ainsi à Noé et à ses fils. Il conclut une alliance avec tous les hommes dont l’arc-en-ciel est le symbole. Après avoir admiré une image où les enfants pourront s’émerveiller devant les couleurs de l’arc-en-ciel, voici une gestuelle célébrant la beauté de l’alliance avec Dieu. Debout, les pieds bien à plat, les bras étendus latéralement à l’horizontale, les enfants tracent avec un bras un grand demi-cercle correspondant à la forme de l’arc-en-ciel. Pour le réaliser, un bras s’étire, sans hâte, à partir de l’horizontale d’un côté, au-dessus de la tête vers l’horizontale de l’autre côté et revient à sa place de départ. Puis on fait de même avec l’autre bras. Ce mouvement permet de rendre grâce à Dieu pour son alliance qui s’étend de génération en génération pour toujours. Les nombreux gestes symboliques de ces gestuelles éveillent ce qu’il y a de profond dans le cœur de l’homme.

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Troisième sentier : « Ecoutez-le ! » « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le ! » (Lc 9, 35). « Ecoute bien, mon fils, incline l’oreille de ton cœur. » (Règle de saint Benoît)

Il est de prime abord curieux de parler d’écoute alors que ce troisième sentier va appeler à la verticalité, à se mettre debout. Dans l’histoire de l’évolution de la création, pourtant, après les poissons de la mer, les oiseaux du ciel, les quadrupèdes, l’homme est appelé à se mettre debout pour écouter, communiquer, dialoguer avec l’autre et le Tout Autre. « Mets-toi debout que je te parle », dit Dieu (Ez 2, 1). C’est donc bien à l’écoute que ce sentier de la verticalité nous invite, à l’écoute de la Parole de Dieu qui nous appelle à nous mettre debout. « Ecoutez-le ! »

Comment vivre cet appel à la verticalité avec les enfants ? Gestuelle de la graine On se met au sol, en position fermée, replié sur soi-même (cf. le dessin de la couverture). Puis on invite les enfants à se redresser progressivement comme un germe qui perce la terre et grandit en cherchant l’espace et la lumière, ou encore comme une fleur qui, dans la froidure du matin, est penchée vers le sol, refermée sur elle-même, puis petit à petit se redresse, se tourne vers le soleil levant et ouvre ses pétales, se déployant ainsi dans toute sa beauté. On invite les enfants à se relever lentement, à s’ouvrir, prêts à accueillir, à louer. En explorant l’espace de leurs mains, ils peuvent faire monter une prière personnelle. C’est de leur cœur que naît le geste. Qu’ils prennent le temps d’aller au bout de leurs gestes. Ainsi, par exemple, lorsque les enfants ouvrent leurs mains ou lèvent les bras vers le haut, qu’ils déplient leurs doigts complètement… jusqu’au bout.

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Gestuelle du cœur L’enfant se tient debout dans une attitude stable. Il ferme les yeux. Les bras le long du corps se joignent de manière à ce que les mains se touchent dos à dos (fig. 3). Dans l’inspiration, on amorce un mouvement qui remonte verticalement jusqu’au-dessus de la tête dans un grand étirement (fig. 4). Les mains se disjoignent progressivement du poignet jusqu’à la pointe des doigts. Les bras se retrouvent en sphère au-dessus du corps et redescendent en formant un grand cercle dans une longue expiration, durant lequel l’enfant rouvre les yeux pour se rendre présent au monde qui l’entoure. Ce mouvement dessine un grand cœur qui enveloppe l’enfant. Ainsi l’enfant est invité à accueillir de tout son cœur le monde autour de lui.

fig. 3

fig. 4

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L’expérience a montré que la gestuelle du cœur est de nature à intérioriser, à ouvrir le cœur de l’enfant. Elle peut se vivre au début du temps de catéchèse — comme d’ailleurs d’autres attitudes décrites au premier sentier — dans un temps préparatoire combien nécessaire pour calmer et disposer l’enfant à écouter.

Gestuelle du Magnificat Dans la prière traditionnelle du Magnificat, une belle proclamation des premiers versets suscite les gestes ci-après. « Mon âme exalte le Seigneur. Les bras sont tendus à l’horizontale, paumes vers le ciel. Mon cœur tressaille de joie en Dieu mon Sauveur. Les bras montent se tendant vers le ciel. Il s’est penché sur mon humble servante » (Lc 1, 46-48). Les bras redescendent et se posent sur la poitrine pour recevoir l’Esprit Saint (fig. 5).

C’est dans un joyeux redressement que Marie se tourne vers son Dieu, mouvement qui redescend dans l’accueil de l’Esprit.

L’attitude debout en liturgie

fig. 5

Le dimanche, à l’Eucharistie, les premiers chrétiens se tenaient debout, signifiant ainsi la résurrection de Jésus. L’attitude debout est l’attitude du Ressuscité. GLOIRE À DIEU. Ce chant de louange, mêlé à celui que les anges ont chanté le jour de Noël, invite à se relever. Voici des gestes qui peuvent accompagner le refrain chanté :

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« Gloire à Dieu Les bras montent, formant la base d’une sphère comme si on portait un gros ballon (fig. 6). au plus haut des cieux Les bras montent plus haut. et paix sur la terre Les mains se retournent, paumes vers le sol et redescendent lentement pour laisser descendre la paix sur la terre. aux hommes qu’il aime. » Les mains reviennent sur la poitrine dans un geste de tendresse.

fig. 6

A L’EVANGILE. L’attitude debout bien stable du lecteur invite l’assemblée à accueillir avec attention la Parole de Dieu. Cette attitude convient chaque fois qu’on ouvre la Bible avec les enfants pour la lecture de la Parole. SAINT, SAINT, SAINT LE SEIGNEUR. Voici une gestuelle pour proclamer la sainteté de Dieu. Le geste était déjà pratiqué par les Egyptiens en signe d’adoration : debout, les avant-bras sont levés, paumes des mains ouvertes vers l’avant, à la hauteur des épaules (fig. 7, page suiv.). Proclamant : « Saint, Saint, Saint », les mains

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montent successivement à hauteur du visage et au-dessus de la tête (fig. 8). Sur « Seigneur de l’univers », les bras redescendent, formant un cercle autour de soi.

fig. 7

fig. 8

LE NOTRE PÈRE. Tous unis dans l’amour du Père, les participants sont invités à se mettre debout. Le mouvement du corps est de nature à rendre le goût du mouvement dynamique de Dieu. Il est temps de rendre au corps ces attitudes, symboles d’une réalité cachée qui nous dépasse et nous relie à l’invisible. Il est désolant de voir les fidèles et surtout les enfants, passivement présents pendant l’Eucharistie.

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Quatrième sentier : « Recevez le souffle ! » « Dieu souffle dans les narines de l’homme une haleine de Vie » (Gn 2, 7).

Le souffle La verticalité, l’attitude relevée du troisième sentier nous conduit de façon naturelle à prendre conscience du souffle qui nous anime. Les « Pèlerins danseurs » ne font pas d’exercices respiratoires, mais prennent conscience de leur souffle naturel. En gestuelle, on inspire sur les mouvements vers le haut et on expire sur les mouvements vers le bas. Cependant, les enfants ont tendance, lorsqu’on leur demande de respirer consciemment, d’inspirer trop fort et de bloquer leur souffle. De plus, leur rythme respiratoire est plus rapide que celui de l’adulte. Aussi, surtout avec des petits, il faut veiller à garder un souffle naturel, sans forcer. Voici des exemples d’exercices simples sur le souffle : - inviter les enfants à mettre les deux mains en creux en dessous de la bouche et souffler : ils sentiront le petit courant d’air chaud et prendront conscience de leur souffle. - l’oiseau : monter les deux bras horizontalement sur l’inspiration comme l’oiseau qui ouvre ses ailes ; redescendre les deux bras le long du corps sur l’expiration pour refermer les ailes. - jeu de balle imaginaire : imaginer une balle qui monte et qui descend à la façon d’un yoyo. Debout, jambes légèrement écartées, pieds en bon appui, buste relevé, suivre avec la main le mouvement de la balle.

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Sur la descente, expirer par les narines en poussant la balle ; sur la montée, inspirer également par les narines en laissant remonter la balle. Quant aux adultes, enseignants et animateurs, le souffle leur permet de mieux habiter leurs gestes, de leur donner de l’élan et une belle qualité de présence. L’inspiration est un mouvement d’accueil : on se laisse emplir par l’air que Dieu a mis dans les narines de l’homme. L’expiration est un temps d’abandon, de confiance, dans l’attente d’une nouvelle inspiration. « Par tout ce qui vit et respire, louange au Seigneur, alléluia ! » (Ps 150, 6).

Se livrer au souffle de l’Esprit Avant de quitter les Apôtres, Jésus souffla sur eux en disant : « Recevez l’Esprit Saint » (Jn 20, 22). Le souffle de l’Esprit nous met en communion avec les trois Personnes de la Trinité qui s’accueillent et se donnent l’une l’autre dans un mouvement d’amour. De l’Esprit Saint est née l’Eglise. Le souffle de l’Esprit relie les membres entre eux et les fait vivre en communion.

Gestuelle de la vigne Cette gestuelle du groupe convient aux grands enfants, les petits n’ayant pas encore la notion d’Eglise. « Je suis le cep et mon Père est le vigneron […] vous êtes les sarments. Qui demeure en moi, comme moi en lui,

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porte beaucoup de fruits […] C’est la gloire de mon Père que vous portiez beaucoup de fruits […] Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez en mon amour. » (Jn 15, 1-9). Une icône de Jésus va représenter le cep. La vigne peut aussi se construire à partir d’une bible, d’une croix, d’un autel, d’un pied de cep. L’icône est placée sur l’autel ou sur une table dans un coin de prière, ou encore portée à bout de bras par un participant. Une première personne s’avance sur une musique douce et vient se placer près de l’icône en la touchant. Puis, au fur et à mesure, les personnes du groupe viennent s’ajuster les unes aux autres, dans l’attitude de leur choix, en se touchant la main, l’épaule, le dos, le pied… pendant que sont lues les Paroles de saint Jean. Ainsi tous reliés, on vit autour de Jésus une forte cohésion et on est amené à prier les uns pour les autres, on laisse monter aussi une prière de supplication pour le monde. Juste en dessous de l’icône de Jésus, on peut placer l’icône de Marie, Mère de l’Eglise, pour l’associer à la vigne. Cette gestuelle, symbole de l’Eglise, fait vivre de forts moments de communion. Elle peut être vécue également sur le thème de la pierre d’angle, chacun étant une pierre vivante dans la construction (cf. 1 P 2, 4-6). Une première personne s’avance, librement, pour être la pierre angulaire. Lentement, elle va se placer au centre de l’espace, debout, à genoux, bras levés… dans l’attitude de son choix. Les participants viennent alors lentement s’y relier, chacun à leur tour, s’ajustant à la pierre d’angle ou les uns aux autres.


3 Vocabulaire gestuel de base et prières gestuelles

Vocabulaire gestuel de base Ce vocabulaire construit le geste et fait découvrir une vaste palette d’attitudes priantes. Celles-ci aident à percevoir la dimension spirituelle d’attitudes nobles de la personne humaine créée à l’image de Dieu, telles que la louange, l’action de grâce, l’offrande, le partage, la compassion… attitudes ajustées à son Créateur. Le vocabulaire est composé d’attitudes symétriques qui stabilisent et unifient. Apportant une structure, il est un bon préalable à la mise en œuvre de la gestuelle. Il aidera l’enfant à déboucher sur une créativité personnelle. Avec les enfants, toutefois, il faut veiller à ne pas proposer trop de gestes à la fois. On retrouvera ces attitudes dans les prières gestuelles proposées ci-après. Ces gestes sobres et lents se laissent imprégner par l’intériorité ; à l’inverse, les gestes et les attitudes nobles éveillent l’intériorité et en font goûter la saveur. Ils ne cherchent pas l’esthétisme, ni une occasion de se mettre en valeur.

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Gestes symboliques des mains Très porteurs de sens, les gestes des mains se pratiquent aisément.

a. Poings fermés l’un contre l’autre : « Dieu, mon rocher, Dieu, ma force. »

b. Une main repliée sur l’autre : « J’ai fait de toi mon abri. »

c. Les mains se tiennent l’une l’autre : « J’établis mon alliance entre moi et toi. »

d. Mains jointes, doigts croisés, les bras se lèvent dans un geste de supplication : « Seigneur, viens à mon aide. »

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Gestes de base

1. Les mains s’avancent et s’écartent légèrement pour accueillir.

2. Les bras se tendent vers l’avant : « Viens, Seigneur Jésus ! »

3. Les bras s’écartent largement dans un geste de partage.

4. Le geste évoque la sainteté de Dieu. Les bras sont repliés, paumes des mains vers l’extérieur, au niveau des épaules.

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5. Geste d’offrande.

7. Geste de l’Amen. Les bras redescendent, mains ouvertes dans un geste de foi et d’acquiescement.

6. Geste de pardon. Le poing droit posé sur le cœur, la main gauche s’avance pour recevoir le pardon.

8. Attitude de prière en « orante ». Attitude de Marie et de l’Eglise en prière.

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9. Les mains élevées en coupe, signe du sang versé, signifie que Jésus a donné sa vie pour nous…

10.… sur la croix.

Enchaînement d’attitudes d’adoration

11.

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12.


13.

14.

15. On se relève dans un geste de louange.

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Prières gestuelles La prière gestuelle permet d’accueillir la Parole avec tout l’être : corps, cœur et esprit. Les gestes conduisent à approfondir le sens de la Parole et à la vivre. Par la suite, même sans le geste, les textes demeurent vivants dans tout l’être. La gestuelle priante commence par un temps préparatoire de retour au calme, à l’intériorité. On se tient debout en position stable, les pieds à plat, légèrement écartés. On peut fermer les yeux. Pendant ce temps de silence et d’immobilité, on se met en présence du Seigneur. On peut ouvrir les mains pour se rendre disponible, accueillant à l’Esprit qui prie en nous.

Notre Père « Notre Père, qui es aux cieux, Les bras s’ouvrent vers l’extérieur pour signifier notre fraternité et se tendent peu à peu vers le ciel, rappelant ceux de l’enfant vers son père. Le visage suit le mouvement. que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, Lentement les mains se rassemblent, l’une couvrant l’autre, et redescendent à la verticale pour se poser sur la poitrine. que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Le visage s’abaisse doucement dans un geste d’acquiescement. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour, Les deux mains se tendent vers l’avant, l’une posée sur l’autre, comme pour recevoir la communion (fig. 9, page ci-contre).

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pardonne-nous nos offenses Les mains, l’une recouvrant le poing fermé de l’autre, se posent sur le cœur dans un geste de repentir. comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés Dans un large mouvement d’inspiration, la première main se détache et le bras s’ouvre vers l’avant pour continuer le mouvement vers l’extérieur, suivi du même mouvement pour l’autre main : nous arrivons au geste de la croix, lieu du pardon (fig. 10). et ne nous soumets pas à la tentation, Les bras se plient légèrement, les mains se tendant vers le haut en supplication et accueil (fig. 11). mais délivre-nous du mal. Lentement, mains et bras redescendent le long du corps. Amen. » Les deux mains s’écartent un peu et s’ouvrent dans un geste de foi et d’acquiescement.

fig. 11 fig. 9 fig. 10

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Réjouis-toi Marie « Réjouis-toi, Marie, pleine de grâces, Les deux mains partent dos à dos au niveau de l’abdomen (centre de gravité) et montent sur la verticale pour former un grand cœur autour de soi, comme dans un jaillissement de joie. le Seigneur est avec toi, Les deux mains se croisent en se posant sur la poitrine. tu es bénie entre toutes les femmes Tête légèrement baissée, les mains, paumes vers le sol, se tendent vers l’avant et s’écartent, amplifiant le mouvement vers le côté, signifiant l’étendue. et Jésus, le fruit de tes entrailles, est béni. Les bras se rassemblent comme pour porter, contempler et bercer le petit enfant. Sainte Marie, Mère de Dieu, prie pour nous, pauvres pécheurs, Les deux mains jointes devant la poitrine montent légèrement en humble supplication.

fig. 12

maintenant et à l’heure de notre mort. Les deux mains s’ouvrent devant soi, puis on s’abaisse (jusqu’au sol, si possible), les deux bras esquissant un recouvrement sur la tête baissée (fig. 12).

Amen. » On se redresse, les bras et les mains légèrement écartés du corps.


4 Chemins de prière

Dans les prières et les psaumes présentés, les gestes proposés accompagnent les paroles prononcées à haute voix. Pour amener l’enfant à l’intériorité, il faut éviter de l’encombrer. Ne lui donnons que quelques paroles à la fois. Par exemple, dans des psaumes plus longs, après avoir dit le texte en entier à haute voix, on gestualisera seulement le refrain et on le reprendra à plusieurs reprises. Les couplets seront abordés progressivement. Une autre manière d’approcher le psaume : on le lit à haute voix, puis on affiche le texte au tableau. Les enfants sont alors invités à faire part de l’un ou l’autre verset qui les a frappés. Après quoi, seuls ou par petits groupes, ils s’exprimeront librement par des gestes.

Les priants de l’Ancien Testament Les croyants de l’Ancien Testament ont tracé pour aujourd’hui des chemins de prière, marqués par leur foi.

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Abraham « Pars, je suis avec toi. » Pour suggérer l’alliance entre Dieu et Abraham, chaque enfant joint ses mains l’une dans l’autre (fig. 13). Ce geste signifie aussi l’alliance de Dieu avec chacun. Ronde de l’alliance

fig. 13

« Marche en ma présence, j’établis mon alliance entre moi et toi. » Sur un fond musical, les enfants forment une ronde en forme de roue, en tendant un bras et en plaçant leur main au centre de la roue pour signifier la solidité de cette Alliance. Ils se mettent à tourner. Si la différence de taille des enfants pose des difficultés, on aura recours à des bandes de tissus de couleurs différentes nouées ensemble à une extrémité, chaque enfant pouvant alors tenir l’autre extrémité et suivre le mouvement tournant. « Je peux compter sur toi, tu tiens ta promesse. »

fig. 14

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Moïse Avant de rencontrer Dieu au buisson ardent, Moïse a marché dans le calme et le silence du désert. Avant de prier, un temps de calme est nécessaire, le temps de faire silence dans son cœur, de le tenir au repos avant d’écouter Dieu. Lorsqu’on dispose d’espace, une marche lente permet de se « désagiter », de se retrouver soimême. Sinon, on s’assied à terre, on se met dans une position confortable où l’on peut rester sans bouger, les mains ouvertes, et l’on prend quelques minutes de silence, éventuellement sur une belle musique douce. A la montagne de l’Horeb, Dieu se manifeste à Moïse sous la forme d’un feu qui ne se consume pas. Saisi par la présence de Dieu, Moïse ôte ses sandales, se voile la face et puis se prosterne. Prière de Moïse « Mon cœur est comme un feu. Les mains posées sur le cœur s’ouvrent et montent en prenant la forme d’une flamme (fig. 15). Je me voile le visage En haut, les mains tendues se rassemfig. 15 blent, tournées vers l’intérieur, le dos de l’une dans la paume de l’autre et redescendent en cachant le visage jusque sur la poitrine. car Tu es le Seigneur. » On se prosterne dans un geste d’adoration : on se met à genoux, tête baissée, les avant-bras appuyés au sol, les mains à plat, paumes vers le haut (fig. 16). fig. 16

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Samuel Prière de Samuel « Seigneur, je suis ton serviteur. Tu m’appelles : me voici. » Belle attitude debout, attitude d’écoute, d’attente, de disponibilité (fig. 17). Les mains peuvent s’ouvrir.

Elie Elie le prophète annonce qu’il croit en Dieu devant tous ceux qui adorent des idoles. La reine Jézabel voulant le faire mourir, Elie s’enfuit et marche à travers le désert jusqu’à la montagne. Il passe la nuit dans le creux du rocher. Après l’orage, le tremblement de terre, c’est dans la brise légère qu’il reconnaît la présence de Dieu. Prière d’Elie « Je suis passionné pour toi, Les bras s’ouvrent largement à l’horizontale et viennent se croiser sur la poitrine, les mains s’appuyant fermement sur les épaules (fig. 18). Dieu le Très-Haut. Les bras se tendent à la verticale, mains tendues vers le ciel. Je veux rester de ton côté. » Les mains se rejoignent, l’une couvrant le poing de l’autre et redescendent pour se fig. 18 poser sur le cœur.

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fig. 17


Psaumes Les psaumes sensibilisent l’enfant à des cris chantés dans un lointain passé par les hommes de la Bible et par Jésus lui-même, cris qui sont toujours d’actualité. A travers eux, les enfants pourront retrouver des sentiments qu’ils ont peut-être vécus euxmêmes : la joie, l’attente, la peur… Au fil des années, les paroles des psaumes resteront vivantes dans leur cœur et resurgiront lors d’événements joyeux ou tristes de leur existence. Les psaumes se prêtent à merveille à la gestuelle dans un cœur à cœur avec Dieu. Comme ailleurs, les gestuelles qui suivent sont des propositions. Les gestes peuvent être autres selon la créativité de l’enfant.

Psaume 22 R/ « Le Seigneur est mon berger, rien ne saurait me manquer. On tend un bras vers l’avant comme pour donner la main et se laisser guider, puis les deux mains se rejoignent devant soi en formant un creux pour recevoir ce que Dieu nous donne. 1. Sur des prés d’herbe fraîche, Assis sur les talons, on met les mains au sol devant soi et on les pousse vers l’avant en tendant les bras, puis on trace un grand arc de cercle comme pour toucher l’herbe tendre autour de soi. il me fait reposer. On glisse sur un côté et l’on s’étend, genoux pliés, la tête appuyée sur un bras.

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Auprès des eaux tranquilles Il me redonne la vie. On se relève doucement en se mettant sur les genoux et on ouvre les bras pour se réjouir (fig. 19). 2. Si je suis en danger sur des chemins de mort, On fait trois pas vers l’arrière comme pour s’écarter d’un danger, les avantbras pliés, mains tendues, paumes vers l’avant, comme pour repousser le danger.

fig. 19

je ne crains aucun mal car il est avec moi. Une main vient recouvrir le poing de l’autre comme pour la protéger. 3. Il répand sur ma tête une huile parfumée. Les deux bras s’élèvent vers le haut et redescendent, les deux mains laissant couler l’huile parfumée le long du corps. Il m’invite à sa table et ma coupe déborde. Les bras s’avancent, tendus vers l’avant, les mains formant un creux, prêtes à recevoir (fig. 20). 4. Tous les jours de ma vie, il me remplit de joie. Les mains en creux montent lentement, puis se retournent vers le visage pour laisser couler la joie de Dieu jusque dans le cœur, où fig. 20 les mains se posent.

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Je suis dans sa maison Les poings l’un contre l’autre expriment la stabilité de la maison de Dieu et sa force. pour toujours et toujours. » Les doigts se déplient lentement, les mains montent en coupe, s’écartent et descendent de chaque côté, les paumes se retournant vers le sol.

Psaume 145 R/ « Je te chanterai, Seigneur, tant que je vivrai. Les bras à l’horizontale montent lentement vers le haut et redescendent à la verticale pour poser les mains sur le cœur. 1. Le Seigneur défend les petits. Les bras s’écartent dans un large geste d’ouverture et se rejoignent vers l’avant formant un ovale comme pour rassembler les petits et les prendre dans les bras : les mains se posent sur les épaules. Il délie les enchaînés. Les bras se délient et descendent naturellement le long du corps. 2. Le Seigneur fait entendre les sourds. La main extérieure (les mains sont posées sur la poitrine au refrain) monte gracieusement vers l’oreille et s’ouvre latéralement, le bras amplifiant le mouvement d’ouverture. Il fait parler les muets. » L’autre main monte gracieusement vers l’avant en

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passant devant la bouche et s’écarte latéralement pour rejoindre un mouvement d’ouverture des deux bras.

Psaume 130 « Je t’attends, Seigneur. Je t’attendrai. Je t’attendrai toujours. L’enfant debout dans une belle attitude, les deux pieds bien à plat sur le sol, les bras le long du corps, mains ouvertes, attentif au Seigneur. Seigneur, mon cœur ne se gonfle pas, je ne fais pas le malin. Un poing refermé sur la poitrine, l’autre bras s’avance, main ouverte, pour recevoir le pardon (fig. 21). Comme un petit dans les bras de sa maman je me tiens blotti en silence auprès de Toi. » La main vient recouvrir le poing de l’autre main dans un mouvement de tendresse. fig. 21

Fêtes liturgiques Les prières gestualisées ci-après aideront les enfants à vivre leur foi dans l’esprit des différents temps liturgiques. Il est bon de répéter à divers moments quelques versets.

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Fêtons Noël Un sauveur nous est né. Psaume 95 R/ «Un Sauveur nous est né, le Messie, le Seigneur. Les bras portent l’enfant Jésus et le bercent (fig. 22). 1. Chantez au Seigneur un chant nouveau, Les bras s’élèvent pour acclamer. chantez au Seigneur, terre entière ! Les bras descendent légèrement et entraînent le corps dans un mouvement de rotation, les bras montrant le monde. Chantez au Seigneur, acclamez son nom ! Reprise du premier geste. 2. Le ciel et la terre sont ravis fig. 22 Les mains dos à dos à hauteur de la poitrine montent à la verticale jusqu’au-dessus de la tête. et dans la campagne, tout est fête : Les bras redescendent latéralement en dessinant une courbe jusqu’à l’horizontale, englobant ainsi ciel et terre. les arbres des forêts dansent de joie. Se relevant légèrement, les bras se balancent comme les branches d’un arbre sous l’action du vent.

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3. Allez raconter à tous les hommes Les deux bras s’élancent vers l’avant à l’horizontale. ce que le Seigneur a fait pour nous. Les deux bras s’ouvrent tout grands latéralement. Chantez la merveille : Les deux bras remontent vers le haut à la verticale. Dieu vient parmi nous. » Les deux mains se rejoignent, le dos de la main droite ouverte dans la paume de la main gauche et redescendent lentement pour bercer l’enfant. Prière du Nom de Jésus Les Pères de l’Eglise ont particulièrement aimé le Nom de Jésus. Le texte de la gestuelle est de saint Ambroise, évêque de Milan au IVe siècle. Dans les écrits des premiers siècles, le Nom de Jésus est comparé à une huile parfumée. L’huile guérit, nourrit, éclaire… « Le nom de Jésus était contenu en Israël comme un parfum dans un vase clos. Les poings sont maintenus fermés l’un contre l’autre. A la nativité, le vase s’est ouvert Les doigts se déploient en forme de coupe. et le parfum de sainteté s’est répandu dans tout l’univers Les mains, en forme de coupe, s’élèvent fig. 23 vers le ciel (fig. 23).

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jusque dans les profondeurs du cœur de tout homme 4. » Les mains se croisent sur la poitrine. Cette gestuelle invite à célébrer la beauté du nom de chacun. « Ton nom est gravé dans la paume de ma main » (Is 49, 16). Autour du nom de Jésus écrit sous un grand arc-en-ciel, on peut inviter les enfants à venir écrire leur propre nom.

Fêtons Pâques Psaume 15 « Mon âme est en fête. Les bras s’ouvrent à l’horizontale : mouvement d’éclatement horizontal, toute la création est concernée. Alléluia ! Alléluia ! Balancement des bras d’un côté à l’autre au niveau de la taille. Garde-moi devant ta face. Une main se place sur la poitrine, l’autre main, paume vers l’avant et bras plié, reconnaît sa face (fig. 24). Apprends-moi ton chemin. Les deux bras vers l’avant montrent le chemin. fig. 24

4. Deux dernières lignes ajoutées par Michaëlle Domain.


Près de toi, je suis en fête. La main droite recouvre tendrement le poing gauche, devant la poitrine. Ma joie ne finit pas. » Les mains se déplient lentement, puis montent en coupe devant le visage, comme une louange ; les bras s’écartent et descendent de chaque côté jusqu’à l’horizontale, les mains ouvertes vers l’infini. Proclamation de foi « Proclamons le mystère de la foi. Le corps et la tête se redressent, les bras le long du corps s’écartent légèrement dans un geste d’acquiescement de la foi. Gloire à toi qui étais mort. Les bras se tendent en forme de croix. Gloire à toi qui es vivant. Les bras se lèvent vers l’avant. Notre Sauveur et notre Dieu, Les mains croisées sur la poitrine en signe de tendresse, le buste se penche légèrement, la tête se baisse en signe d’adoration. viens, Seigneur Jésus. » On avance un pied vers l’avant, les bras se tendent, mains ouvertes dans un geste d’attente et de désir (fig. 25). fig. 25

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Fêtons la Pentecôte Prière trinitaire « Gloire à toi, Père de lumière, Les bras montent à la verticale, les mains se rapprochent, les paumes se faisant face en forme de flamme. gloire à ton Fils, le Seigneur, Les bras descendent, le buste se penche vers le bas, les deux bras le long du corps, légèrement écartés, les mains ouvertes en signe d’adoration. gloire à toi, Esprit Saint ! Le corps se redresse, les deux mains se croisent sur la poitrine, la tête se baisse. Eternel est votre amour ! Les deux bras se tendent horizontalement, mains ouvertes, paumes vers le haut. Alléluia ! Alléluia ! » Les deux bras se balancent de gauche à droite au niveau de la taille. Prière à l’Esprit Saint « Viens, Esprit de Dieu, Les bras se tendent vers l’avant, mains ouvertes en signe d’accueil. viens nous visiter. Les bras montent et les deux mains se tendent vers le haut en un geste de demande, de supplication (fig. 26). fig. 26

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Couvre-nous de ta lumière. Les deux mains se croisent comme pour former la colombe de l’Esprit et redescendent en couvrant le visage. Mets en nous ton amour. » Les mains, toujours croisées, viennent se poser sur la poitrine.

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Prière de bénédiction « Que le Seigneur nous bénisse et nous garde. Le buste se baisse, les bras s’écartent légèrement du corps, paumes des mains vers l’avant (fig. 27). Qu’il fasse briller sur nous son visage. Le buste se relève, les bras s’écartent plus largement, la tête se redresse vers le haut comme pour recevoir la lumière du soleil. Qu’il nous apporte la paix. » Les bras se replient, croisés sur la poitrine et la tête se baisse. On respecte un moment de silence pour accueillir la paix au fond de nos cœurs ; on respire calmement.

fig. 27


Epilogue

La pédagogie du geste nous renvoie à notre être profond. Elle nous relie aussi au mouvement de la création qui nous environne, l’arbre agité par le vent, la fleur qui s’ouvre, l’astre qui luit… Elle nous relie à Dieu qui est mouvement, mouvement incessant d’accueil et de don entre les trois personnes de la Trinité dans lequel l’humanité est invitée à entrer. C’est là que se trouve l’origine du mouvement. La pédagogie du geste, dès lors, nous entraîne vers l’infini. * Cette brochure n’est pas à utiliser comme un ensemble de recettes. Le geste exprime une inspiration intérieure fécondée par l’Esprit. Cette inspiration est propre à chacun. Aussi, après avoir donné une structure de base qui apprend à l’enfant à se déployer dans l’espace selon la pédagogie des sentiers, il est important de lui laisser la liberté de trouver le geste qui lui correspond. La gestuelle sera alors une joie pour lui. Avant de proposer des gestes, il est bon que les enseignants les aient expérimentés et ressentis eux-mêmes. Leurs gestes seront alors habités et porteurs d’intériorité. Pour entrer dans la richesse de la pédagogie, il est conseillé de suivre une session des « Pèlerins danseurs ».

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Répertoire de musiques

Propositions de CD Musiques traditionnelles Blue Room, Orion, Keltia Musique, RSCD 307. Riverdance on Broadway, Bill Whelan, Universal Music Company. The Chieftains, Ceirnini Cladars, CC 14 CD. Musiques du Monde, Le catalogue 92615 — 2.

Musiques classiques Albinoni and Vivaldi Wind Concertos, Hyperion CDA 66383. Ostinato, Hesperion XXI, J. SAVALL, Alia Vox AV 9820. Suites, J.S. BACH, BWV 1066 - 1069.

Catéchèse Bande son de : Comme un câlin, M. et J. AKEPSIMAS, Studio SM, 12 22 60. L’année à travers chants, Danielle SCIAKY, Studio SM, D 2709.

Exemples d’application Premier sentier Marche lente Riverdance on Broadway, plage 4 (4’). Orion, plage 11, « O’Carolan’s Jig » (3’34). Wind Concerto C maj., A. VIVALDI, RV 560, Largo (2’18). Marcher ensemble Orion, plage 1, « Walling Reel » (4’38).

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Comme un câlin, M. et J. AKEPSIMAS, plage 24 (3’25).

Deuxième sentier Balancement bercé individuel Orion, plage 11 (3’34). Comme un câlin, M. et J. AKEPSIMAS, plage 19 (0’48). Greensleeves, Ostinato, J. SAVALL, plage 17. Balancement bercé à plusieurs Orion, plage 1, « Walling Reel » (4’38). Greensleeves, Ostinato, J. SAVALL, plage 17. The Chieftains 4, plage 11, « Mna’Na H Eireann » (3’28).

Troisième sentier Gestuelle de la graine Musiques du Monde, « Yah Ribon », plage 23 (2’41). The Chieftains 4, plage 3, « The Tip of the Whistle » (2’52). Wind Concerto in G maj, op. 9, T. ALBINONI, no 6, Adagio non troppo (2’59).

Quatrième sentier Gestuelle de la vigne Wind Concerto in D min, op. 9, T. ALBINONI, no 2, Adagio (4’26). The Chieftains 4, plage 7, « Carrickfergus » (2’43).

Chemins de prière Ronde de l’alliance Orion, plage 1, « Walling Reel » (4’38). plage 9, « Squire Parsons » (4’15). Comme un câlin, M. et J. AKEPSIMAS, plage 22 (2’55). plage 25 (2’29). Prière de Moïse Wind Concerto C maj, A. VIVALDI, RV 560, Largo (2’18). Comme un câlin, M. et J. AKEPSIMAS, plage 22 (2’55).

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Bibliographie Michaëlle DOMAIN : • Le Pèlerin danseur, Cerf, 1978. • Prières gestuelles, François-Xavier de Guibert, 1999. • Vivre l’Eucharistie de tout son être, François-Xavier de Guibert, 2000. (A paraître) • La pédagogie des sentiers, Le corps dans l’éveil spirituel et la guérison intérieure (2 volumes)

Les textes des psaumes sont tirés des méthodes de catéchèse scolaire : • Pour Trouver Dieu, Effata, Namur, Centre Diocésain de Documentation. • Vers l’Eucharistie, Effata, Namur, Centre Diocésain de Documentation.

Adresses des « Pèlerins danseurs » En Belgique Zoé Nyssens 9, rue d’Oultremont 1040 Bruxelles tél. : 02 735 04 28

Véronique Sforza-Canivet 70, rue du Château 5003 Saint-Marc (Namur) tél. : 081 73 22 93

En France ACOPD

(Association Culturelle Œcuménique des « Pèlerins Danseurs »)

40, rue du Puits-Martel 63100 Clermont-Ferrand tél. : 04 73 25 51 52

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Table des matières

1. Approche de la gestuelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5 Introduction. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5 La gestuelle est axée sur la Parole de Dieu . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6 La gestuelle construit la personne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 La gestuelle respecte la liberté et la créativité . . . . . . . . . . . . . . . . 9 La gestuelle engendre la joie. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9 2. La pédagogie des sentiers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11 Premier sentier : « Comme un enfant… » . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12 Deuxième sentier : « Ephata ! Ouvre-toi ! » . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14 Troisième sentier : « Ecoutez-le » . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18 Quatrième sentier : « Recevez le souffle ». . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23 3. Vocabulaire gestuel de base et prières gestuelles . . . . . . . . . . . . . . 26 Vocabulaire gestuel de base . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26 Gestes symboliques des mains . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27 Gestes de base . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28 Prières gestuelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32 Notre Père . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32 Réjouis-toi Marie. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34

4. Chemins de prière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35 Les priants de l’Ancien Testament . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35 Abraham . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36 Moïse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37 Samuel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38 Elie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38

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Les psaumes. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39 Psaume 22 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39 Psaume 145 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41 Psaume 130 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42

Fêtes liturgiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42 Fêtons Noël . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43 Psaume 95 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43 Prière du Nom de Jésus . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44 Fêtons Pâques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45 Psaume 15 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45 Proclamation de foi. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46 Fêtons la Pentecôte . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47 Prière trinitaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47 Prière à l’Esprit Saint . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47 Prière de bénédiction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49

Epilogue . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51 Répertoire de musiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52 Bibliographie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54 Adresses des « Pèlerins danseurs » . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54 Table des matières . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55

Réimpression le 30 mars 2006 sur les presses de l’imprimerie Bietlot, à 6060 Gilly (Belgique).


Se fondant sur la pédagogie des « Pèlerins danseurs », les auteurs proposent ici une série de gestuelles simples, expliquées et illustrées. Elles permettront aux enfants d’apprendre à s’apaiser et se stabiliser, à s’orienter dans l’espace, à se mettre debout pour écouter et à percevoir le souffle qui les anime. Chacun trouvera ensuite une façon personnelle et créative de déployer sa prière dans l’espace, et chaque geste deviendra source de joie. Zoé Nyssens, au long de son enseignement aux jeunes enfants, a pris conscience de l’importance des mouvements du corps dans l’éveil à la foi. Elle s’est alors formée à la pédagogie des « Pèlerins danseurs » qui permet une unification de toute la personne dans sa démarche spirituelle, cœur, corps et esprit. Véronique Sforza, née en 1953, maman de six enfants, est animatrice chez les « Pèlerins danseurs ». Dominique Otte, né en 1962, papa de deux enfants, est peintre autodidacte et souhaite mettre son art au service de Dieu et des hommes.

Zoé Nyssens - Véronique Sforza

La gestuelle crée un lien entre le corps et la Parole de Dieu, elle ouvre des chemins à la prière. Plus qu’un moyen d’intériorisation, c’est une pédagogie qui vise la construction de la personne et la relation avec Dieu.

Zoé Nyssens - Véronique Sforza

Gestes d’enfants Chemins de prière

Gestes d’enfants

Le corps a une importance primordiale dans l’éveil à la foi des jeunes enfants. Les mouvements, le rythme, les gestes les invitent à vivre une démarche spirituelle de tout leur être et les aident à unifier le corps, le cœur et l’esprit.

ISBN 2-87356-238-2 Prix TTC : 4,45 €

Illustré par Dominique Otte

fidélité

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9 782873 562380

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Gestes d'enfants by Éditions jésuites - Issuu