Un député réitère le droit des citoyens de la CEDEAO de créer des entreprises commerciales au Ghana
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’Hon. Mahama Ayariga (Ghana) a repris à son compte l’esprit et la lettre du Protocole de la CEDEAO qui reconnait aux citoyens le droit de créer des entreprises dans tout État membre de la Communauté, y compris en République du Ghana. Il répondait ainsi aux questions des députés sur le différend commercial opposant les autorités ghanéennes aux ressortissants d’autres États membres de la CEDEAO résidant au Ghana. L’Hon. Ayariga a laissé entendre que l’agitation des commerçants ghanéens avait trait à la non-application par le Conseil ghanéen de promotion des investissements (GIPC) des dispositions constitutionnelles qui n’accordent qu’aux citoyens ghanéens le droit de pratiquer le commerce de détail. Dans ses explications, il a indiqué qu’« un arrêté du ministère du Commerce et de l’Industrie demandant à tous les étrangers de surseoir au commerce de détail au plus tard le 27 juillet », a suscité des tensions
dans la plupart des principaux marchés du pays et les commerçants étrangers ont même lancé un appel à l’endroit du gouvernement pour leur permettre d’exercer leurs activités dans l’esprit de la CEDEAO. «Face à cette situation, le gouvernement a invité les représentants des commerçants étrangers à soumettre à un groupe de travail interministériel les documents relatifs à leur statut d’immigré, leurs permis de travail et l’enregistrement de leurs entreprises», a-t-il poursuivi. Après cette vague de manifestations et les navettes diplomatiques qui ont suivi, le gouvernement s’est évertué à apaiser les tensions pour une sortie de crise. Un appel au calme a été lancé et suivi. Les activités ont pleinement repris leur cours normal dans le pays», a-t-il ajouté. Il a, toutefois, donné l’assurance à ses collègues députés que le problème était parl.ecowas.int
en voie de résolution. «Dès lors que vous êtes citoyen ou citoyenne de la CEDEAO et que vous vous installez au Ghana, vous avez également le droit de vous y établir, et ce droit d’établissement inclut la possibilité pour vous de créer votre entreprise et de faire des affaires au Ghana», a-t-il affirmé. Il a expliqué que quoique tous les pays aient la latitude de dénoncer le Protocole sur le droit d’établissement, le gouvernement ghanéen a compris que faire un tel choix pourrait entraîner une mesure réciproque à l’encontre des citoyens ghanéens installés dans les autres pays de la CEDEAO. Pour ce faire, a-t-il déclaré, le gouvernement du Ghana s’est engagé dans des initiatives diplomatiques pour résoudre le problème et s’assurer que tous les Africains de l’Ouest vivant au Ghana puissent participer à la vie économique du pays. Il a promis que le problème sera résolu, en soulignant que les citoyens de la CEDEAO originaires d’autres pays ne seraient pas vulnérables au Ghana, à moins que le gouvernement décide de dénoncer le Protocole relatif au droit d’établissement.
Source:science.howstuffworks.com
Le Niger sera un pays exportateur d’énergie d’ici 2021
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e Rapport-pays présenté par le Niger au Parlement a indiqué que le pays espère tirer des revenus de l’exportation d’énergie d’ici 2021, suite aux énormes investissements qu’il a consentis dans les secteurs de l’électricité et de l’énergie. L’Hon. Sawani Karimou, qui a présenté le Rapport au nom de la délégation nigérienne au Parlement composée de 6 députés, a expliqué que le Niger a lancé un Programme de développement économique et social (PDES) pour la période 2017-2021, un programme couvrant diverses préoccupations sociales, notamment la capacité à garantir durablement l’approvisionnement en énergie électrique aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. L’Hon. Sawani a, en outre, donné l’assurance au Parlement que toutes les dispositions ont été prises pour
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atteindre l’objectif de satisfaction des besoins énergétiques nationaux et d’exporter de l’électricité à l’horizon 2021. À en croire le Rapport, le gouvernement a électrifié 1.000 localités, doté 500 villages de fibre optique (pour faciliter la pénétration des télécommunications et de l’Internet) et installé 15.000 lampadaires solaires. Le Rapport-pays du Niger a, en outre, indiqué que le gouvernement a massivement investi dans des projets énergétiques, notamment dans «la Centrale hydroélectrique de Kandadji d’une capacité de 130 MW, dont l’achèvement est attendu pour 2021 ; la centrale hybride d’Agadez composée de 13 MW d’énergie solaire et de 6 MW de diesel ; et la centrale solaire photovoltaïque de 7 MW de Malbaza financée par l’Inde.»
Dans le Rapport, la délégation a annoncé au Parlement que le gouvernement nigérien s’est également engagé à investir dans le complexe charbonnier de Sakadmna à Tahoua, la centrale solaire de 20 MW de Gorou Banda, financée par l’Agence française de développement, en plus de la deuxième tranche de la centrale thermique diesel de 20 MW. Le Niger a également consacré des ressources à l’extension de la centrale à charbon de Chirozerine (Agadez) et de la centrale thermique à gaz dans la région de Zinder. «Il est loisible de noter que la mise en route par le gouvernement des projets d’énergies renouvelables susmentionnés vise à faire de la République du Niger un pays exportateur d’énergie à l’horizon 2021», a-t-il dévoilé.
VOL.8 N ° 2 PUBLICATION DE LA 2ÈME SESSION ORDINAIRE DU PARLEMENT DE LA CEDEAO. DU 15 NOV AU 14 DEC 2018
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Liberté de la presse : La Gambie octroie les premières licences d’exploitation à des promoteurs de radio et de télévision privées
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ans le but de faire valoir la liberté de la presse et la liberté d’expression des citoyens garanties par la Constitution, la Gambie a commencé à octroyer les premières licences d’exploitation aux stations de radio et de télévision privées. Cette évolution intervient après 22 ans de pouvoir de l’ancien président Yahya Jammeh, sous lequel la presse était totalement bâillonnée et réduite au silence. Ce renouveau dans le paysage médiatique du pays indique que cette liberté de la presse fraichement retrouvée permettra de donner aux citoyens et au
reste du monde des informations sans censure. Cette information est contenue dans le Rapportpays présenté par la Gambie. Le Rapport indique qu’au fil des ans, le Service de radio et de télévision de la Gambie (GRTS) a monopolisé les services médiatiques, sans aucune possibilité pour les médias privés d’exercer. « Toutefois, avec l’avènement du nouveau gouvernement, de nombreuses stations de télévision privées ont obtenu une licence d’exploitation et certaines d’entre elles sont opérationnelles ». « La Constitution gambienne garantit la liberté d’expression,
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d’où la floraison des quotidiens et des hebdomadaires qui ont fait leur parution. La liberté accordée à la presse est essentielle pour l’engagement du gouvernement gambien en faveur des libertés civiques et du respect des droits fondamentaux des citoyens et des diverses organisations gambiennes », indique le Rapport. Par rapport aux droits de l’homme, l’Hon. Filomena de Fatima Martins (Cap Vert) a voulu connaître le sort du journaliste porté disparu sous l’ancien président Jammeh. À cette question, l’Hon. Fatoumatta Njai a fait observer que ce cas et d’autres cas similaires sont en train d’être réexaminés par le gouvernement actuel. « L’ancien gouvernement a maltraité beaucoup de personnes, y compris des journalistes ; des droits ont été violés et les personnes ont été privées de leurs droits humains pendant 22 ans. Le nouveau gouvernement a entamé le processus d’indemnisation et veillera au rétablissement de la paix véritable en Gambie », a répondu l’Hon. Njai.
Source: kibarya.com
Le Parlement burkinabé décidé à réduire l’insécurité suite à la fermeture de 400 écoles
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es défis sécuritaires qui sévissent au Burkina Faso ont contraint à la fermeture de plus de 400 écoles en dépit de multiples interventions de forces de défense et de sécurité du pays qui ne produisent pas encore les résultats escomptés. C’est ce que révèle le Rapportpays de l’État membre présenté par le leader de la délégation burkinabé, l’Hon. Reine Bertille
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Benao Sakande, qui a noté que l’insécurité a donné lieu à des attaques généralisées dans le pays et contraint l’Assemblée nationale à formuler à l’intention des autorités des recommandations visant à réduire la menace. Elle a déclaré que l’Assemblée nationale a conseillé à l’exécutif d’accélérer l’examen des lois sur la Politique de défense nationale et de la Loi sur la réforme de l’armée.
Au nombre des autres recommandations formulées dans le Rapport se trouvent l’adoption d’un plan d’urgence de soutien à l’armée ; la prise en compte des motivations, les renseignements, et le recrutement exceptionnel, rapide et massif d’un contingent au titre de l’année 2018. «Le gouvernement doit renforcer le dispositif de défense et de sécurité le long des frontières, accélérer la mise en œuvre de la loi portant statut de pupille de la nation afin de rendre plus efficaces les mécanismes de prise en charge des victimes et de leurs familles», recommande le Rapport. «Nous devons réintroduire la formation militaire dans le Service national de développement ; appliquer les dispositions de la loi de programmation militaire et en assurer le respect par la mise en œuvre effective de la programmation budgétaire annuelle», précise le Rapport.
VOL.8 N ° 2 PUBLICATION DE LA 2ÈME SESSION ORDINAIRE DU PARLEMENT DE LA CEDEAO. DU 15 NOV AU 14 DEC 2018
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CEDEAO 101: Fonctions / Définitions / Descriptions des concepts de base La Conférence des chefs d’État et de gouvernement
Le gouvernement malien s’attèle à la réconciliation nationale
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fin de garantir la paix et la réconciliation durables dans le pays, le gouvernement malien a pris un certain nombre de mesures visant à faciliter le processus. Le Rapport-pays présenté par l’Hon. Moussa Badiaga a révélé que toutes les parties prenantes au processus de paix, y compris le gouvernement, la coordination des mouvements de l’Azawad et la coalition des groupes armés de la Plateforme, ont décidé de travailler ensemble. Il a fait remarquer que grâce à la médiation de l’Algérie, le gouvernement a pu mettre en œuvre les processus devant permettre de parvenir à une paix durable. Selon le Rapport, ces mesures comprennent, entre autres, la mise en œuvre de la Feuille de route en 21 actions destinée à faciliter le processus de paix et de réconciliation. «Au vu de ce pacte, le Gouvernement du Mali réaffirme son engagement avec le soutien de la communauté internationale à accélérer la mise en œuvre intégrale et inclusive de l’Accord, essentielle à la stabilité au
Mali ainsi que de la région sahélosaharienne ». Le Rapport ajoute que le gouvernement malien a également mené à bien certaines actions pour la mise en œuvre des dispositions relatives à la réconciliation, à la justice et aux questions humanitaires. «Le gouvernement a créé un environnement propice à la mise en œuvre de l’Accord, notamment par l’opérationnalisation de la Force conjointe du Groupe de cinq pays du Sahel chargée de la lutte contre le terrorisme ». Le gouvernement a progressivement déployé un Mécanisme opérationnel de coordination (MOC) et des patrouilles mixtes dans les régions de Kidal et de Tombouctou et a accéléré le processus de cantonnement, de désarmement, de démobilisation et de réintégration. Le gouvernement malien a également
veillé à l’opérationnalisation effective des autorités intérimaires dans toutes les régions du nord et a renforcé les services sociaux de base au profit des populations », souligne le Rapport.
Il s’agit de l’organe suprême de la Communauté. Elle est composée de tous les chefs d’État et de gouvernement des États membres. Cet organe est chargé de la direction générale et du contrôle de la Communauté, et prend toutes les mesures visant à assurer son développement progressif et la réalisation de ses objectifs. La présidence de la Conférence est tenue de façon annuelle et tournante entre les 15 États membres de la Communauté.
Le Conseil des ministres Le Conseil des ministres est composé des Ministres chargés des affaires de la CEDEAO au sein des États membres. Le Conseil est chargé de formuler des recommandations à l’intention de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement, de nommer les fonctionnaires statutaires autres que le Président de la Commission. Il formule également des recommandations à l’endroit de la Conférence sur la nomination des Commissaires aux comptes. Il approuve les programmes de travail et le budget de toutes les Institutions de la Communauté. Le Conseil des ministres rend compte à la Conférence des chefs d’État.
cont. 7
Le Niger s’engage à réduire le taux de pauvreté à 31%
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n République du Niger, le taux de pauvreté qui se situe actuellement à 45% sera réduit à 31% d’ici 2021, conformément aux plans de réduction de la pauvreté élaborés par le gouvernement, selon le Rapport-pays présenté par la délégation nigérienne à la Plénière. Pour réaliser cette noble ambition, les conditions propices à l’émergence d’une classe moyenne seront renforcées afin de permettre à un plus grand nombre de Nigériens, en particulier les femmes, de sortir de la pauvreté. Le Rapport révèle que de nombreux jeunes nigériens restent frappés par le chômage,
une situation qui a aggravé le taux de pauvreté dans le pays. Il indique que les jeunes, qui représentent 44,4% de la population du Niger, sont non seulement en grande partie au chômage, mais aussi pris au piège des fléaux de la drogue, de la prostitution, de l’extrémisme et de la mendicité. « Selon le dernier recensement général de la population, la population nigérienne est constituée de 48,4% des jeunes. Outre le problème de chômage, cette jeunesse est confrontée à certains fléaux tels que la drogue, l’extrémisme, la mendicité et la prostitution. Dans le cadre du Plan de Développement Économique et Social (PDES) 2017-2021,
lui-même contenu dans le Programme de Renaissance Acte II du Président de la République, il est envisagé un soutien aux initiatives des jeunes afin de leur faciliter la création massive de micro et moyennes entreprises ». « À cet effet, les centres de promotion des jeunes seront dotés et équipés pour prendre en charge l’éducation de la composante jeunesse hors système éducatif et d’en faire conséquemment un capital humain propice au développement local et national, prêt pour une production de qualité », ajoute le Rapport. Dans le souci de mobiliser des ressources suffisantes pour l’exécution des plans de réduction de la pauvreté, le Président de la République a lancé une campagne visant à éradiquer la corruption dans le pays, indique également le Rapport.
Source: concernusa.org 6
VOL.8 VOL.8 N N °° 2 2 PUBLICATION PUBLICATION DE DE LA LA 2ÈME 2ÈME SESSION SESSION ORDINAIRE ORDINAIRE DU DU PARLEMENT PARLEMENT DE DE LA LA CEDEAO. CEDEAO. DU DU 15 15 NOV NOV AU AU 14 14 DEC DEC 2018 2018
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Le Parlement de la Communauté
La Gambie engage 75 000 dollars dans la lutte contre la fistule … Les filles bénéficient des bourses pour des formations spécialisées
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a Gambie a réitéré son engagement en faveur de l’autonomisation des femmes et de l’éducation des petites filles en décaissant en 2018 un montant de 75 000 dollars pour la lutte contre la fistule. Cette somme, qui a fait l’objet d’un virement direct sur le compte du centre médical BAFROW, est destinée à soutenir les efforts de sensibilisation, de traitement, de réadaptation et de réintégration des victimes de la fistule. Décrivant l’état de mise en œuvre des programmes et projets de la CEDEAO en Gambie au titre de 2018, le Rapport-pays, présenté au Parlement par la délégation de 5 députés, indique que la Gambie a bénéficié du Programme d’appui à l’autonomisation des femmes du Centre de la CEDEAO pour le développement du genre (CCDG). L’Hon. Muhamed Magassy, qui a présenté le Rapport au nom de
ses collègues, a souligné que, en dehors de l’autonomisation des femmes en Gambie, le gouvernement se consacre sérieusement à l’éducation et au développement des petites filles. Dans ce sens, a-t-il précisé, des bourses d’études dans divers domaines de formation ont été octroyées à 12 filles au moins cette année (2018). « Dans le cadre de la poursuite du projet de bourse d’excellence au profit des étudiants dans des domaines de formation technique et spécialisée, le Bureau de promotion de la femme continue d’assurer la prise en charge de 6 étudiantes parmi celles inscrites dans les établissements d’enseignement supérieur, 5 à l’université et 1 dans un institut professionnel », précise le Rapport. Le Rapport signale, en outre, que cette même mesure a été étendue aux filles au lycée, où 11 élèves en bénéficient actuellement. Répondant à la question d’un collègue député sur les mesures d’accompagnement offertes aux filles du primaire par la Gambie, l’Hon. Magassy a expliqué qu’il y a plus de dix années que le pays a commencé à mettre l’accent sur le développement de l’éducation des filles, ce qui a abouti aujourd’hui à un effectif plus élevé de filles que de garçons dans les écoles gambiennes. « Aujourd’hui, si vous allez dans les écoles en Gambie de la première année à la terminale, vous verrez que les filles sont en plus grand nombre que les garçons », a laissé entendre l’Hon. Magassy.
De manière générale un parlement communautaire est l’assemblée des parlementaires directement élus et servant d’organe législatif d’une communauté. À l’étape actuelle, le Parlement de la CEDEAO est composé de 115 députés représentant les 320 millions de citoyens de 15 États membres ouest-africains. Le Parlement, qui est toujours dans une période de transition, reçoit des députés nommés par les parlements nationaux des États membres, en attendant les élections au suffrage universel. En décembre 2016, la Conférence des chefs d’État et de gouvernement a approuvé l’Acte additionnel qui autorise le renforcement des prérogatives du Parlement, faisant passer l’institution du statut d’organe consultatif à celui d’organe exerçant des fonctions législatives, y compris l’examen du Budget de la Communauté.
La Cour de Justice de la Communauté La Cour de Justice de la Communauté est le principal organe judiciaire de la Communauté. Il est composé de 5 juges indépendants choisis et nommés par la Conférence. Dans l’exercice de ses fonctions, la Cour est indépendante des États membres et des Institutions de la Communauté. Les arrêts de la Cour de Justice ont force exécutoire à l’égard des États membres, des Institutions de la Communauté, et des personnes physiques et morales.
9 Suite
Source: azernews.az
Prévision de 6,8% de croissance économique pour la Gambie d’ici fin 2018
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’économie gambienne devrait connaître une croissance de 6,8% d’ici la fin de 2018, comme retombée d’un environnement économique amélioré et de la mise en œuvre de diverses politiques gouvernementales, indique le Rapport-pays présenté à la Plénière. Ce chiffre correspond à une hausse de 2,2% par rapport au 4,6% de croissance enregistrée l’année écoulée (2017). Le Rapport note que l’économie gambienne a amorcé une courbe ascendante après le ralentissement de 2016 et attribue cette embellie à un accroissement de la production agricole et à « la reprise
remarquable du tourisme et des activités commerciales en 2017 ». Il mentionne également que la croissance du secteur agricole
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devrait passer de -8% en 2017 à 4,7% à fin 2018. « Cela en raison de l’afflux de projets agricoles qui permettront d’accroître la capacité de production dans l’ensemble du secteur », précise le Rapport. La croissance économique en Gambie se trouve également soutenue par le respect des critères de convergence macroéconomique de la CEDEAO. À en croire le Rapport, la Banque centrale de Gambie a continué à développer sa politique monétaire qui a vu son taux directeur baisser de 15% en 2017 à 13,5% en juin 2018. Cette baisse a stimulé le financement des activités économiques du secteur privé destinées à doper la croissance. Malgré cette croissance économique, le Rapport observe,
en revanche, que la dette de la Gambie, qui s’élevait à 58.310,3 millions de Dalasi (73,38% du PIB) à la fin du mois de juin 2018, est extrêmement préoccupante. Il ajoute que sur la dette totale pour la même période, la dette intérieure représentait 50,3%, contre une dette extérieure de 49,7%. Après les différentes réponses et les observations formulées par les députés sur le Rapport, en particulier sur la question du montant exact de la dette publique de la Gambie, la délégation a donné l’assurance que les autorités gambiennes ont pris en compte diverses recommandations formulées par différents cercles de décisions pour aider le pays à atteindre ses objectifs de dette soutenable.
VOL.8 VOL.8NN° °22PUBLICATION PUBLICATIONDE DELA LA2ÈME 2ÈMESESSION SESSIONORDINAIRE ORDINAIREDU DUPARLEMENT PARLEMENTDE DELA LACEDEAO. CEDEAO.DU DU1515NOV NOV AU AU14 14 DEC DEC2018 2018
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La Commission de la CEDEAO
Source: picpedia.org
Le Burkina Faso s’attend à une hausse du taux de croissance
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n dépit de la situation sécuritaire difficile provoquée par les attaques terroristes, le Burkina Faso mise sur un accroissement de ses activités économiques et s’attend à un taux de croissance plus élevé au dernier trimestre de 2018. C’est ce qu’indique le Rapportpays présenté par l’Hon. Reine Bertille Benao Sakande. Fournissant des détails sur la performance économique du pays, le Rapport indique qu’au 1er trimestre 2018, le PIB réel a reculé de 0,6% par rapport au trimestre précédent. Comparativement au 1er trimestre 2017, l’activité économique au 1er trimestre 2018 demeure en hausse de 8,3%. Il précise que le taux de croissance du PIB réel devrait s’accélérer légèrement en
s’établissant à 7,0% en 2018, soit une progression de 0,3 point de pourcentage par rapport à 2017. Cette croissance, note le Rapport, « serait tirée par l’ensemble des secteurs ». Le Rapport informe, par ailleurs, le Parlement que le taux d’inflation annuel moyen est resté modéré à 1,3% à fin juin 2018, contre 0,5% en juin 2017. En matière de finances publiques, il est à noter qu’au premier semestre de 2018, l’exécution des opérations financières de l’État affichait un déficit de 80,8 milliards de FCFA, contre un déficit de 253,4 milliards de FCFA à fin juin 2017. Au titre de la convergence macroéconomique, au premier semestre 2018, il est enregistré une amélioration du solde global des finances publiques par rapport au 1er semestre de l’année 2017.
La Commission est une Institution de la Communauté chargée de proposer des lois, de mettre en œuvre les décisions de la Conférence, de faire respecter les Traités communautaires et de gérer les affaires quotidiennes relatives à la mise en œuvre des programmes communautaires. Le Secrétariat exécutif a été transformé en Commission en 2007, en application de la décision de la Conférence prise à cet effet à Niamey, en République du Niger, en 2006. Le changement de nomenclature et de structure administrative visait à permettre à la CEDEAO de mieux s’adapter à l’environnement international, en garantissant plus d’équité, de transparence et une meilleure fonctionnalité, conformément aux meilleures pratiques internationales.
La Commission est composée de 15 Commissaires qui sont nommés en tant que fonctionnaires statutaires au niveau des États membres. L’un des Commissaires est nommé par la Conférence des Chefs d’État en tant que Président de la Commission, alors qu’un autre est nommé Vice-président. Le poste d’Auditeur général de la Communauté est occupé par un des fonctionnaires statutaires. Les autres fonctionnaires statutaires servent de commissaires chargés des divers secteurs des domaines des comités techniques de la CEDEAO.
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Le gouvernement burkinabé a créé plus de 35.000 emplois en 2017
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es diverses initiatives prises par le gouvernement burkinabé en 2017 ont permis de créer plus de 35.000 emplois, selon le Rapport-pays présenté par l’Honorable Reine Bertille Benao Sakande. En effet, dans le cadre du programme « emploi-jeunes pour l’éducation nationale », 2 239 jeunes diplômés ont été recrutés au profit du post-primaire et de l’Enseignement et la formation techniques et professionnels.
En outre, les mines industrielles ont employé au total 8.719 personnes en permanence en 2017, créant ainsi plus de 26.000 emplois indirects. Le Rapport déclare, par ailleurs, que le gouvernement a transféré environ 50 millions de FCFA aux communes pour la réalisation d’activités des jeunes. Dans le domaine du développement de l’artisanat, 6 049 artisans ont été formés, 22 projets ont été financés pour un volume de crédit de plus de 89
Le Burkina Faso lance le projet « Eco-Village» pour lutter contre les changements climatiques
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ans le cadre des mesures prises en vue d’atténuer les effets néfastes des changements climatiques dans le pays, le gouvernement burkinabé a procédé au lancement du projet « Eco-Village » qui cible à terme 2.000 villages.
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Ce projet, piloté par le ministère de l’Environnement, de l’Économie verte et du Changement climatique, comprend cinq composantes: « accès durable aux énergies renouvelables et préservation de l’environnement», «renforcement de la bonne
millions de FCFA et 185 unités de production au profit des jeunes et des femmes ont été équipées. Il ressort également du Rapport que des accords de crédit ont été signés au profit de projets et financés à hauteur de 45,5 millions de FCFA en 2017. Le Rapport précise que «le nombre d’entreprises nouvellement créées a progressé de 8,2% par rapport à l’année 2016, passant de 12 619 en 2017 contre 11 661 en 2016».
gouvernance locale», «amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle durable», «promotion de l’entrepreneuriat local», et «amélioration de l’accès aux financements». D’ici la fin du projet les populations des villages bénéficiaires auront accès à l’électricité grâce à une minicentrale solaire de 45 kilowatts avec stockage par batteries pour une production totale de 50 mégawatts par an par village.
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VOL.8VOL.8 N°2N PUBLICATION DE LA SESSION ORDINARY ORDINAIRESESSION DU PARLEMENT DE LA CEDEAO. DU 15 NOV 14 DEC °2 PUBLICATION OF2ÈME THE SECOND OF THE ECOWAS PARLIAMENT. NOVAU 15—DEC 14 2018 2018
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Le chômage et les catastrophes naturelles au cœur des préoccupations sécuritaires en Sierra Leone
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e gouvernement de la Sierra Leone a exprimé son inquiétude face au chômage croissant, particulièrement parmi les jeunes, une situation décrite comme une menace à la sécurité nationale. Le Rapport-pays, présenté en séance plénière par l’Hon. Cherno Bah, chef de la délégation de 5 membres, a mis l’accent sur les défis sécuritaires auxquels le pays fait face, en indiquant un changement de paradigme de la sécurité centrée sur l’État et la sécurité humaine. Le Rapport a également révélé que le pays a été touché par des catastrophes naturelles, notamment les inondations et la déforestation. Selon le Rapport, les menaces relatives aux activités militaires, paramilitaires et subversives ont considérablement diminué grâce aux efforts fournis par le gouvernement en termes de développement des infrastructures. Cependant, il a qualifié le problème du chômage, des inondations et de la déforestation de nouvelle menace à laquelle le pays s’efforce de faire face. « Selon le
Rapport national d’évaluation des menaces (Sierra Leone National Threat Assessment) de 2018, le niveau de la menace terroriste n’est pas élevé et a même légèrement diminué par rapport à 2016 et 2017 où ce niveau était très élevé », a indiqué le Rapport. Il y a, cependant, plusieurs défis enracinés qui constituent de menaces graves à la sécurité nationale. Le chômage généralisé en Sierra Leone, surtout chez les jeunes, continue de poser une menace pour l’ordre public. Dans le Rapport, il a été également noté que les activités des sociétés multinationales sont sujettes aux menaces socioéconomiques liées au mécontentement des populations locales dans les communautés minières, à la dégradation de l’environnement, aux réclamations pour que les
compagnies s’acquittent de leurs responsabilités sociales, aux attentes en termes d’amélioration du niveau de vie et d’acquisition des terres. Le Rapport ajoute que la Sierra Leone a également connu des catastrophes telles que les inondations provoquées par des pluies exceptionnellement fortes et la déforestation. « En août 2017, à Freetown, les inondations et les glissements de terrain ont causé la mort de plus d’un millier de personnes et touché plus de sept mille autres», révèle le Rapport. Par ailleurs, la stratégie antiterroriste du pays a été élaborée et approuvée par le Conseil national de sécurité (NSC), et une formation sur la lutte contre le terrorisme est dispensée au personnel du secteur de la sécurité.
Source: simpleprogrammer.com
Modification de la Constitution avant la présidentielle au Sénégal
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’Assemblée nationale du Sénégal a adopté, le 19 avril 2018, une loi portant modification de la Constitution en vue de l’instauration du parrainage comme condition de validation des candidatures à l’élection présidentielle. Cette condition serait appliquée lors de la prochaine présidentielle prévue le 24 février 2019. En outre, le code électoral a fait l’objet de révision à la suite de la Révision
constitutionnelle du 19 avril 2018 qui impose désormais aux candidats à la prochaine présidentielle un parrainage de 0,8% au minimum et, au maximum 1 % du fichier électoral général, soit environ 52.000 signatures. Ces modifications sont contenues dans le Rapport-pays du Sénégal présenté par l’Honorable Abdoulaye Vilane. Le Rapport explique que jusqu’ici le parrainage se limitait aux candidats indépendants, précisant que pour que le parrainage soit validé,
«les électeurs signataires doivent être domiciliés dans au moins sept régions à raison de deux mille au moins par région.» Selon le Rapport-pays, « Cette loi devrait permettre de filtrer les candidatures fantaisistes au scrutin présidentiel » ajoutant, « ce qui réduirait substantiellement les dépenses liées à l’organisation de l’élection (urnes, bulletins de vote, prise en charge des organisateurs, etc.), tout en facilitant aux électeurs la lisibilité des choix politiques qui leur sont proposés ». Il convient de rappeler que le système de parrainage n’est pas une nouveauté car il existe depuis 1963. « À l’époque, la loi imposait aux candidats à une élection présidentielle d’être parrainés par un parti politique ou par dix députés. Ce nombre avait été réduit à cinq avant que la disposition ne soit retirée du code électoral. En 1991, une nouvelle loi obligeait les candidats indépendants à obtenir 10.000 signatures», explique le Rapport.
Hon. Abdoulaye Vilane 12 12
VOL.8NN° °2 2PUBLICATION PUBLICATIONDE DELA LA2ÈME 2ÈMESESSION SESSIONORDINAIRE ORDINAIREDU DUPARLEMENT PARLEMENTDE DELA LACEDEAO. CEDEAO.DU DU1515NOV NOVAU AU1414DEC DEC2018 2018 VOL.8
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Une épidémie de choléra ravage le Niger
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ne épidémie de choléra a été signalée dans le district de Madaroufa, dans la région de Maradi au centre sud du Niger, et plus précisément dans le district sanitaire de Madarounfa. Les premiers cas ont été enregistrés dans la ville frontalière de Jibiya, mais l’épidémie a déjà touché plus de
2.000 personnes et a causé 22 décès. Selon le Rapport-pays présenté par l’Honorable Sawani Karimou, le ministère de la Santé publique, soutenu par quelques partenaires internationaux, notamment l’OMS, l’UNICEF, MSF, la France, la Coopération italienne, MSF Espagne, et la Croix-Rouge du Niger, est
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parvenu à contenir l’épidémie. De même, le Rapport précise que le gouvernement du Niger est attaché à la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW). « Le gouvernement a ratifié la Convention relative aux droits de l’enfant et la Convention pour l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes », indique le Rapport. Il convient de noter que le ministère en charge de la Promotion de la femme et de la Protection de l’enfant a été créé pour faciliter et réaliser les objectifs du gouvernement fixés ci-dessus, ajoute le Rapport.
Source: sunuafrik.com
CEDEAO 101: Fonctions / Définitions / Descriptions des concepts de base Toute autre Institution à créer par la Conférence La Conférence des chefs d’État et de gouvernement a le pouvoir de créer toute autre Institution qu’elle juge appropriée, afin de réaliser l’aspiration de renforcement de l’intégration économique et sociale des citoyens d’Afrique de l’Ouest, tout en améliorant le niveau de vie des populations.
La Gambie s’engage à accorder une indépendance totale à la commission électorale
L
e gouvernement gambien s’est engagé à garantir l’indépendance totale et l’autonomie financière de la Commission électorale indépendante (IEC) et a proposé de l’introduire dans la nouvelle Constitution qui sera adoptée à la fin du processus de révision constitutionnelle en cours. Cela s’inscrit dans la volonté du gouvernement d’assurer des élections et des activités politiques transparentes, régulières et libres, a affirmé la délégation gambienne lors de la présentation de son Rapport au Parlement. Le Rapport-pays de la Gambie, présenté en Plénière, a annoncé qu’un comité interpartite, composé des partis politiques, a été mis en place et a pour rôle d’élaborer un code de conduite des acteurs politiques qui définit la conduite à adopter et le langage à tenir lors de la campagne électorale. Le comité assure également la médiation et le dialogue entre les partis politiques en cas de problème. Selon le Rapport, dans le but de promouvoir des élections
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régulières et une forte participation des citoyens, la Loi électorale doit être révisée en vue de réduire les cautions exorbitantes que doivent déposer les candidats à l’élection présidentielle. Le Rapport indique que la Loi
r é v i s é e aura un grand impact sur l’électorat, la commission électorale ayant enregistré une hausse record du nombre de candidats aux élections législatives et locales, notamment neuf partis politiques pour les élections locales de 2018, une première dans l’histoire électorale
de la Gambie. Par ailleurs, les Gambiens ont obtenu le droit de contester publiquement l’éligibilité des personnes inscrites sur le fichier électoral devant un tribunal, ainsi que la possibilité de contester ouvertement les résultats des élections. Répondant à une question de l’Honorable Humado Kofi Clement (Ghana) sur les efforts fournis par l’actuel gouvernement afin de verrouiller le mandat présidentiel, l’Hon. Kebba K. Barrow, chef de la délégation gambienne, a expliqué que la Constitution de la Gambie a été modifiée à 52 reprises au fil des années, mais ces révisions ne sont jamais entrées en vigueur sous l’ancien régime de Yahya Jammeh. L’Honorable Barrow a annoncé que la révision constitutionnelle prévoit un mandat renouvelable une fois, ajoutant que la proposition a été soumise aux citoyens qui doivent décider entre la limitation à deux mandats, une présidence une fois dans sa vie, ou un mandat renouvelable.
VOL.8 N ° 2 PUBLICATION DE LA 2ÈME SESSION ORDINAIRE DU PARLEMENT DE LA CEDEAO. DU 15 NOV AU 14 DEC 2018
VOL.8 N ° 2 PUBLICATION DE LA 2ÈME SESSION ORDINAIRE DU PARLEMENT DE LA CEDEAO. DU 15 NOV AU 14 DEC 2018
La Gambie lève les obstacles à la libre circulation
S
uite à la signature et à la ratification du Protocole de la CEDEAO sur la libre circulation des personnes et les Protocoles connexes, le gouvernement de la Gambie a supprimé tous les obstacles à la libre circulation des personnes, des biens et des services, ainsi que les Protocoles additionnels. En conséquence, le pays a commencé à mettre en œuvre le Passeport de la CEDEAO et s’efforce actuellement d’introduire la Carte d’identité biométrique de la CEDEAO. La Gambie a également adopté les Carnets de voyage de la CEDEAO, conformément aux dispositions du Protocole sur
la libre circulation, pour ses ressortissants ne disposant pas d’un passeport et lorsqu’ils ne peuvent pas voyager avec leurs cartes d’identité dans la région. « Concernant le droit de résidence, le permis de résidence implique un certain coût pour les ressortissants des autres pays. Les droits dont doivent s’acquitter les ressortissants des pays non membres de la CEDEAO pour l’obtention des permis de résidence sont fixés à 1.800 Dalasis et à 1.300 Dalasis, pour les ressortissants des pays membres de la CEDEAO, chaque année ». Le Rapport-pays de la Gambie, qui fournit ces informations, ajoute que s’agissant du droit
d’établissement et de travail les lois nationales en la matière s’appliquent. Cela est même la norme dans les États membres de la CEDEAO. « Cependant, tous les citoyens de la CEDEAO ont le droit de s’établir et de travailler dans tous les secteurs, sauf dans celui de la sécurité », indique-t-il. Selon le Rapport, la Gambie s’engage à mettre en œuvre le Schéma de libéralisation des échanges de la CEDEAO (SLEC) pour les produits industriels qui proviennent des États membres de la Communauté. Le SLEC est entré en vigueur depuis le 1er janvier 1990 dans l’espace communautaire. « Le gouvernement gambien a mis sur pied un comité national d’agrément en 2006, comme l’exige la CEDEAO, en vue d’examiner les demandes faites dans le cadre du SLEC et soumises au comité à travers le ministère du Commerce », a-t-il annoncé.
Source: globalwheeling.org
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La Sierra Leone explore d’autres secteurs suite à la chute du cours du fer
L
e gouvernement de la Sierra Leone a commencé à investir dans d’autres secteurs en vue de stabiliser son économie, à la suite de la chute du cours mondial du minerai de fer, un pilier de l’économie du pays. La baisse du cours du minerai de fer et le coût élevé de son exploitation, ont contraint le pays à se tourner vers l’agriculture et d’autres secteurs pour assurer la croissance de son économie, apprend-on dans le Rapportpays de la Sierra Leone. Le Rapport ajoute que le pays est à la recherche d’autres méthodes d’exploitation minière moins onéreuses. Concernant les perspectives économiques, il note que malgré les défis économiques, le taux de croissance du PIB qui est de 6 % en 2018 devrait passer à 6,3 % en 2019, soulignant que le pays a également prévu d’équilibrer son économie en augmentant l’exploitation du minerai de fer. « Le gouvernement continuera d’encourager l’accroissement des investissements dans les nouvelles techniques d’exploitation, les investissements étrangers dans l’agriculture et
l’agro-industrie, ainsi que le renforcement des infrastructures sociales et économiques. En conséquence, la croissance du PIB hors minerai de fer devrait poursuivre sa hausse avec un taux prévisionnel de 4 % en 2018 et de 5,9 % en 2019. Les perspectives à moyen terme de la politique monétaire sont mitigées, la modération de l’inflation devrait être soutenue en vue de l’accroissement prévisionnel de la production alimentaire nationale, la stabilité du taux de change, ainsi que la politique monétaire proactive. Cependant, tout cela dépendra largement du cadre fiscal du pays », ajoute le Rapport. Les députés du Parlement de la CEDEAO ont appris que la politique fiscale de la Sierra Leone continuera à faire face à la nécessité d’engager plus de dépenses en biens et services, ainsi qu’au paiement du service de la dette. Par ailleurs, le rapport note que le déficit budgétaire, y compris les dons, devrait rester au-dessus de 5% à moyen terme, alors que la performance sectorielle externe devrait être mitigée sur la même période.