BRUXELLES CULTURE
5 septembre 2023
Brussels Diffusion asbl
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RENCONTRE : FRANCIS CORNET
RENCONTRE : FRANCIS CORNET
Depuis quâil est Ă la retraite de lâenseignement, Francis Cornet est devenu un boulimique de lâĂ©criture. Ce Hamoirien dâorigine, mais habitant depuis 1984 Saint-Georges dans la province de LiĂšge, veille Ă pĂ©renniser lâhistoire locale Ă travers des brochures ou par le biais de romans qui racontent sa belle rĂ©gion. Rencontre.
Qui ĂȘtes-vous ?
Jenâai paseucequelâonpourraitappelerunparcourslinĂ©aire. Bien quâamoureux du français, jâai dâabord optĂ© pour la filiĂšre technique, choix qui mâa conduit entre autres, aux Ă©clairages et aux dĂ©cors du Théùtre national de Belgique. Cette pĂ©riode mâa marquĂ© Ă deux niveaux : les dĂ©cors et les dialogues des diffĂ©rents auteurs mis en valeur par des comĂ©diens professionnels. Ensuite, jâai repris une formation et montĂ© une entreprise de restauration de meubles et de dĂ©coration. Enfin, jâai passĂ© le jury central pour donner cours pendant le reste de ma carriĂšre. En parallĂšle, jâai toujours Ă©crit. Lorsque lâon mâa proposĂ© de rejoindre le Cercle dâhistoire et de culture de Hamoir (CHCH), jâai eu lâoccasion de rĂ©diger et de mettre en page cinq brochures traitant des cent derniĂšres annĂ©es de la localitĂ©. Jâai Ă©galement Ă©crit et mis en scĂšne quatre piĂšces de théùtre qui parlent de rĂ©cits devenus des lĂ©gendes du coin. Mais je me suis vraiment placĂ© devant la feuille au moment de rassembler une sĂ©rie de poĂšmes que jâavais composĂ©s au fil du temps. Le travail suivant a Ă©tĂ© un roman et les neuf autres ont suivi.
Vous avez Ă©tĂ© enseignant durantde nombreuses annĂ©es. AujourdâhuiretraitĂ©, queretenez-vous de ces dĂ©cennies passĂ©es devant des Ă©lĂšves et quel regard portez-vous sur le monde de lâĂ©cole tel qu'il est actuellement ?
Le dĂ©but de ma carriĂšre dâenseignant a Ă©tĂ© pour moi une pĂ©riode privilĂ©giĂ©e. Jâavais le dĂ©sir de transmettre mon savoir-faire aux jeunes comme le faisaient les compagnons du devoir, dont jâai toujours admirĂ© lâesprit et les traditions. On mâa proposĂ© un horaire dans lâenseignement spĂ©cialisĂ©. De la sorte, jâai rejoint des Ă©lĂšves porteurs dâun handicap sensoriel. Au cours de cette mĂȘme pĂ©riode, jâai enseignĂ© en promotion sociale, oĂč les contacts Ă©taient forcĂ©ment plus ambitieux sur le plan intellectuel. Lorsque je pense aux annĂ©es passĂ©es, en dĂ©pit des difficultĂ©s rencontrĂ©es, jâai Ă©prouvĂ© de grandes satisfactions. Aujourdâhui, je pense quelâenseignant est le pauvre type qui se retrouve prĂ©cepteur de vingt-cinqgosses Ă la fois, mal Ă©duquĂ©s pour certains, totalement dĂ©sintĂ©ressĂ©s par la chose scolaire pour dâautres, plus aptes Ă la manipulationde leurs chers trĂ©sors informatiques et Ă lâĂ©coute de musiques qui ne ressemblent plus Ă grand-chose quâĂ travailler en classe. Sans doute nâen sont-ils pas conscients, ils marchent pourtant Ă des rythmes saccadĂ©s qui ressemblent de plus en plus Ă des slogans.
A quel Ăąge avez-vous Ă©tĂ© piquĂ© par le virus de lâĂ©criture ?
LâĂ©criture mâa contaminĂ© Ă lâadolescence et ne mâa jamais quittĂ©. JâĂ©tais un enfant dĂ©couvreur : comprendre, appliquer, inventer, penser et rĂ©flĂ©chir mâimportaient. Cette personnalitĂ© mâa conduit Ă nourrir en permanence des tas de projets qui nâont bien Ă©videmment pas tous vu le jour.
Inventez-vous vos histoires ou sont-elles autobiographiques ?
LespiĂšcesdethéùtrequejâaiĂ©criteset misesenscĂšneontpourorigine des histoires vraies qui Ă©taient dĂ©jĂ bien connues au temps de mon enfance. Les actions se passaient toujours dans mon village ou des hameaux tout proches qui ont rejoint Hamoir au moment de la fusion des communes. Quant Ă mes romans, Hamoir est toujours au premier plan ou, tout au moins, en toile de fond. Pour certains, il sâagit de pure fiction. Pour dâautres, ils contiennent des Ă©lĂ©ments autobiographiques ou des rĂ©flexions sur notre Ă©poque.
Quels sont les prĂ©paratifs nĂ©cessaires Ă la mise en place dâun rĂ©cit?
GĂ©nĂ©ralement, les sources viennent de souvenirs marquants. Ils surgissent Ă tous moments, mais sont parfois fugaces et mĂȘme nocturnes. Je les enregistre alors sur un dictaphone. Par aprĂšs, je les organise. La rĂ©daction est gĂ©nĂ©ralement rapide.
A travers vos livres, on sâimmerge dans le passĂ©. Les annĂ©es de guerre et les sixties reviennent de maniĂšre rĂ©currente. Pourquoi cette volontĂ© de regarder en arriĂšre ? Eprouvez-vous de la nostalgie pour ces Ă©poques ?
Pour ĂȘtre tout Ă fait sincĂšre, jâavoue que je nâaime pas le XXIĂšme siĂšcle. Peut-ĂȘtre lâĂąge provoque t-il certaines rĂ©actions rĂ©dhibitoires? Regarder en arriĂšre revient, pour moi, Ă revivre lâĂ©poque de tous les possibles dans un milieu que je retrouve avec dĂ©lices. Je mây installe, jây suis bien et, naturellement, jây fais Ă©voluer mes personnages.
Vous parlez souvent dâenfance et dâadolescence, que reprĂ©sente la jeunesse Ă vos yeux ?
Pour moi, la jeunesse symbolise lâentrĂ©e dans lâĂąge adulte, le mĂ»rissement mais aussi les premiers grands projets. Câest lâinstant oĂč lâon dĂ©cide de tout sans trop mesurer les implications. Il est possible de rester jeune aussi longtemps que lâon Ă©chafaude encore lâavenir, mĂȘme si on est conscient de la derniĂšre ligne droite sur laquelle on se tient debout. Si lâon peut affirmer que vivre consiste Ă entretenir une sĂ©rie de choses Ă concrĂ©tiser, alors on peut prĂ©tendre rester jeune dans son esprit !
Le Cercledâhistoire etdeculturede Hamoir, dontvous ĂȘtes membre, rĂ©serve Ă voslivresun intĂ©rĂȘt patrimonial. A votre maniĂšre, pensez-vous contribuer Ă la mĂ©moire locale et pĂ©renniser certains souvenirs qui disparaĂźtraient autrement ?
Oui, clairement ! Ce qui mâintĂ©resse, câest de laisser une trace, dont jâespĂšre quâelle restera visible le pluslongtempspossible. La vie dâune communautĂ© villageoise, Ă unmomentdonnĂ©, reprĂ©sente un flash. Raconter ces instants revient Ă documenter le spectateur dâune photo sur ce quâelle est incapable de dire.
Quâest-ce quâun bon livre ?
Selon moi, mais il sâagit dâun avis personnel, un bon livre doit ĂȘtre Ă©crit avec les tripes. On doit pouvoir respirer avec ceux qui habitent le rĂ©cit, les frĂ©quenter pour en faire la connaissance. Au terme de la lecture, les personnages dĂ©voilent leur identitĂ© et se font connaĂźtre des lecteurs avec leurs bons cĂŽtĂ©s comme avec leurs travers.
A quel moment, un manuscrit est-il prĂȘt Ă ĂȘtre livrĂ© entre les mains dâun Ă©diteur ?
Lorsque je suis allĂ© au bout de mon idĂ©e de dĂ©part et quâil ne me paraĂźt pas utile de palabrer. En quelque sorte, lorsque je me suis racontĂ© lâhistoire Ă moi-mĂȘme, que lâai notĂ©e et que jâai relu et revu les tournures de phrases et lâorthographe. Alors, je peux le livrer Ă lâĂ©diteur et au public.
Quel nouveau projet développez-vous ?
Un onziĂšme roman est en chantier. Le titre en est « La maison de Marraine ». Il faut savoir que, autrefois dans les familles nombreuses, la marraine de lâaĂźnĂ© ou de lâaĂźnĂ©e se faisait appeler ainsi par toute la fratrie. Dans ce travail, je considĂšre la « marraine » au sens symbolique, car elle dĂ©finit toute sa descendance jusquâau moment de lâĂ©criture. Je voudrais, comme dâhabitude, parvenir Ă faire ressortir le cĂŽtĂ© Ă©motionnel du rĂ©cit.
Retrouvez Francis Cornet sur le site www.wikihuy.be ou via sa page Facebook
Propos recueillis par Daniel Bastié
CHARLES DE LORRAINE PLACE DU MUSĂE
Un pan de notre histoire sâaffiche place du MusĂ©e, Ă lâĂ©poque oĂč notre pays Ă©tait sous lâautoritĂ© autrichienne. La statue de Charles de Lorraine, le prince des LumiĂšres, lâillustre Ă merveille.
Dans un prĂ©cĂ©dent article, nous vous disions que cette statue avait Ă©tĂ© remplacĂ©e par celle de Godefroid de Bouillon place Royale. A lâendroit laissĂ© vacant par les rĂ©volutionnaires français qui lâavaient dĂ©boulonnĂ©e et fondue en 1793, lorsque la RĂ©volution Ă©tait passĂ©e par lĂ et avait mis fin au rĂ©gime autrichien. Alors, Charles de Lorraine, le prince des LumiĂšres qui fut adulĂ© par nos compatriotes et auquel de son vivant une statue fut Ă©levĂ©e, fut-il dĂ©finitivement oubliĂ© et enterrĂ© ?
Non, au contraire. La Belgique qui venait de naĂźtre en 1830 voulut sâen souvenir en 1848, Ă lâĂ©poque oĂč elle cherchait des figures historiques pour lâillustrer. La mĂȘme annĂ©e quâelle Ă©levait une statue Ă Godefroid de Bouillon pour commĂ©morer un hĂ©ros national, elle Ă©levait, Ă quelques pas de lĂ , place du MusĂ©e, derriĂšre une des arcades ceignant la place Royale, une statue pour celui qui fut notre meilleur gouverneur autrichien : lâun des plus populaires.
Le prince des LumiĂšres
Charles de Lorraine exerça cette fonction pendant prĂšs de 40 ans, de 1741 Ă 1780, lâannĂ©e de sa mort. Sa statue pĂ©destre se trouve aujourdâhui dans un angle de cette belle place nĂ©oclassique, dominant le lieu de sa haute taille, sa main enserrant ses derniĂšres volontĂ©s dans un testament. Le sculpteur Louis Jehotte, dont la signature figure sur la semelle de bronze, sâest inspirĂ© du masque funĂ©raire moulĂ© sur le visage de Charles, dĂ©cĂ©dĂ© au chĂąteau de Tervuren le 4 juillet 1780. Le gouverneur est reprĂ©sentĂ© en tenue de marĂ©chal de lâEmpire autrichien, portant le collier de la Toison dâor des Bourguignons et la croix de lâordre Teutonique, ainsi quâunpendentif figurant la MĂ©duse qui transforme en pierre tout rival. Ces insignes dĂ©notent le passĂ© dont le gouverneur Ă©tait garant, mais aussi le prĂ©sent Ă ses pieds, avec le tricorne, le tĂ©lescope et les cartes qui sâemmĂȘlent. Comme les philosophes et les savants du siĂšcle des LumiĂšres, Charles Ă©tait fĂ©ru dâastronomie et son palais, situĂ© tout Ă cĂŽtĂ©, le long de la place du MusĂ©e, regorgeait des curiositĂ©s de lâĂ©poque : un cabinet de laque ou chambre chinoise, des cabinets de sciences naturelles, deux bibliothĂšques, une chambre dâautomates et une imprimerie. Le prince des LumiĂšres, comme on lâappelait alors, Ă©tait un amateur dâart, un collectionneur et un bibliophile. A sa mort, tout fut malheureusement vendu, y comprisson palais, leprince Ă©tantruinĂ©par sapassiondesbelleschosesquinelâavaitpas empĂȘchĂ© de bien gouverner au nom de sa belle-sĆur Marie-ThĂ©rĂšse, impĂ©ratrice dâAutriche. Le fils de lâimpĂ©ratrice, Joseph II, en promulguant le culte de la Raison, se mit Ă dos les Pays-Bas mĂ©ridionaux et catholiques. Ceux-ci devaient se laisser gagner par la fiĂšvre rĂ©volutionnaire de 1793.
Les Français succĂ©dĂšrent alors aux Autrichiens. Et les soudards sans-culotte allaient prendre le pas sur ceux qui avaient lâesprit de tolĂ©rance en tĂȘte. Nos abbayes furent dĂ©truites, mais câest une autre histoire...
La place du Musée
Revenons donc Ă celle de Charles de Lorraine. Sa statue de bronze reposant sur un imposant piĂ©destal en pierre bleue fut dâabord Ă©rigĂ©e au centre de la place, lĂ oĂč se trouvaient autrefois un bassin et des jardins redessinĂ©s Ă la française. La statue fut dĂ©mĂ©nagĂ©e en 1978, suite Ă lâamĂ©nagement dâun puits de lumiĂšre en hĂ©micycle qui devait Ă©clairer les collections dâart contemporain exposĂ©es sous la place et dĂ©pendant des MusĂ©es royaux des BeauxArts y attenant. Câest pourquoi on appelle cette place la place du MusĂ©e. Aux extrĂ©mitĂ©s, deux mĂ©daillons de bronze Ă lâeffigie de lâimpĂ©ratrice MarieThĂ©rĂšse et du roi LĂ©opold II, flanquĂ©s de putti, nous rappellent les pans de lâhistoire. Les putti, les « putes » de lâhistoire, aurait dit un mauvais Ă©tudiant pour parler de ces chĂ©rubins sonnant de la trompette
La place est construite en U, avec deux ailes nĂ©oclassiques dont lâune date du XVIIIe siĂšcle : câest lâancienne demeure de Charles de Lorraine qui en fit un luxueux palais. DĂšs 1760, une aile adjacente, vers la place du MusĂ©e, fut adjointe Ă lâancien hĂŽtel, comprenant un escalier dâhonneur derriĂšre une façade concave que vous pouvez toujours voir, ainsi quâune nouvelle chapelle privĂ©e, dite Chapelle royale, dont la premiĂšre pierre fut posĂ©e cette annĂ©e-lĂ .
LâintĂ©rieur mĂȘlait les influences classiques et la rocaille dâĂ©poque : le dĂ©cor stuquĂ©, ponctuĂ© de motifs RĂ©gence et Louis XV, comme les rosettes ornementales des voĂ»tes, les portraits en mĂ©daillon, les tableaux ornĂ©s de putti, ces chĂ©rubins ailĂ©s, les rocailles et les guirlandes de fleurs au-dessus des portes et danslesnichesdefenĂȘtres. Vouspourrez voirtouscesĂ©lĂ©mentssi vousentrez danslaChapelle royale, attribuĂ©e Ă lâEglise protestante en 1804 par lâEmpereur NapolĂ©on et dĂ©finitivement concĂ©dĂ©e en 1816 sous le rĂ©gime hollandais.
Lâautre partie, au fond de la place, date du XIXe siĂšcle : câest la façade de lâancien Palais de lâIndustrie Nationale construit en 1825 sous Guillaume Ier, souverain des Pays-Bas, pour accueillir des salons pĂ©riodiques. LePalaisfutdĂ©molien1964, exceptĂ©lafaçadeverslaplaceduMusĂ©e(commele façadisme en prit lâhabitude), pour permettre lâextension des MusĂ©es royaux des Beaux-Arts situĂ©s Ă lâarriĂšre. Le fronton est dâArmand Cattier et reprĂ©sente une allĂ©gorie du ProgrĂšs. LâĂ©difice abrita provisoirement lâULB en 1834 puis il servit de BibliothĂšqueroyalejusquedanslesannĂ©es 1950, oĂč la BibliothĂšque dĂ©mĂ©nagea vers lâAlbertine.
Vous accéderez à cette belle place pavée, souvent délaissée par les touristes, par la petite rue du Musée, ancienne ruelle connue sous le nom de la rue du Bouteiller au XVe siÚcle. Vous savourerez alors
lâĂ©lĂ©gance nĂ©oclassique de la place depuis les bancs qui entourent lastatuedeCharles de Lorraine, le prince des LumiĂšres
Michel LequeuxEXPOSITION : MARIE-LAURE MESTDAGH
Marie-Laure Mestdagh présente ses portraits à Bruxelles. Rencontre.
Sans avoir suivi de formation acadĂ©mique, de quelle maniĂšre vous ĂȘtes-vous familiarisĂ©e avec la peinture ?
Aussi loin que je me souvienne, jâai toujours dessinĂ©, créé et bricolĂ©. La crĂ©ation Ă tous niveaux mâa toujours enthousiasmĂ©e. Elle sâest imposĂ©e Ă moi telle une Ă©vidence pour sâintĂ©grer Ă mon existence. A force de tenter de nouvelles approches esthĂ©tiques et de chercher dâautres techniques, la peinture est venue au fil des annĂ©es. Peindre des portraits participe Ă lâaccomplissement de mon bonheur. Pour moi, le corps humain reprĂ©sente lâexpression absolue de la beautĂ© et de la sensualitĂ©.
Quelle technique utilisez-vous ?
Ma libertĂ© peut ĂȘtre rĂ©sumĂ©e au fait que je nâappartiens Ă aucune Ă©cole, Ă aucun courant et que je ne suis pas tenue par une formation acadĂ©mique, puisque je suis le fruit du parfait autodidactisme. Je ne mâinterdis donc rien et ma crĂ©ation nâest entravĂ©e par aucune limite. JâexpĂ©rimente non-stop, jâessaie comme je le sens et je multiplie les essais jusquâĂ ĂȘtre convaincue de la pertinence du rĂ©sultat. Depuis toujours, je nâaide cesse dâaller de lâavant pourfuir lâennui et le confort crĂ©atif en intĂ©grant de nouveaux univers. Bien sĂ»r, aujourdâhui, je suis sĂ»re de mon trait, en parfaite adĂ©quation avec mes souhaits. LâacryliquerestemonmĂ©diumprĂ©fĂ©rĂ©, mĂȘmesi jetravailleĂ©galement lefusainet lafeuilledâor.Comme support, je privilĂ©gie la toile de coton ou de lin.
De quelle maniÚre avez-vous découvert Espace Art Gallery ?
Espace Art Gallery mâa remarquĂ©e sur le Net et mâa contactĂ©e. Jâai positivement rĂ©pondu Ă cet appel du pied. Ensuite, jâai rencontrĂ© le patron et nous avons fixĂ© une date dâexposition.
En France, vous teniez un salon de coiffure, que vous avez fort tĂŽt transformĂ© en galerie dâart. Que retenez-vous de cette expĂ©rience ?
En effet, jâai exploitĂ© durant quinze ans un salon de coiffure, dans lequel je me suis mise Ă exposer mes tableaux. Ensuite, lâidĂ©e mâest venue de prĂȘter les murs Ă des artistes locaux, qui Ă©taient bien sĂ»r ravis. Avant tout, il sâagissait de mettre en valeur les Ćuvres de personnes qui nâosaient pas franchir le seuil dâune vraie galerie dâart ou qui dĂ©butaient leur activitĂ©.
Quâattendez-vous de votre exposition Ă Bruxelles ? Mes attentes ? Avoir desretours desvisiteurs, rencontrer des artistesbelges et me faire connaĂźtre ailleurs que dans ma rĂ©gion. Ătre confrontĂ©e Ă tout ça est naturellement bĂ©nĂ©fique pour se situer, peut-ĂȘtre remettre certaines certitudes sur le grill et songer aux Ă©ventuelles façons dâamĂ©liorer ma pratique. Enfin, passer dans une vraie galerie devrait me permettre de gagner en visibilitĂ© et en notoriĂ©tĂ© !
Quâallez-vous y prĂ©senter ?
Je vais prĂ©senter des portraits. Le corps humain est tellement fascinant quâon ne se lasse jamais de le peindre, de le dessiner et de le sculpter depuis les balbutiements de lâArt, avec ses courbes, ses saillies et ses creux. Nul nâest pareil Ă un autre. La nuditĂ© Ă©voque la beautĂ©, la sensualitĂ©, parfois les marques dâun traumatisme, mais elle capte les regards et ne laisse jamais complĂštement indiffĂ©rent. ConcrĂštement, si vous passez voir les travaux qui seront installĂ©s rue de Laeken, je vous invite Ă faire une pause pour les contempler Ă lâaise, prendre le temps pour les dĂ©tailler et profiter de lâespace qui sâoffre Ă vous.
DĂ©couvrez les Ćuvres de Marie-Laure Mestdagh du 8 au 30 septembre 2023 Ă Espace Art Gallery Voyez tous les dĂ©tails complĂ©mentaires sur le site www.espaceartgallery.eu
Rue de Laeken, 83 Ă 1000 Bruxelles
Daniel Bastié
EXPOSITION DE SCULPTURES AU SQUAREARMAND STEURS
L'exposition de sculptures au SquareArmand Steurs, avec sa fontaine majestueuse, son pĂ©ristyle accueillant et ses espaces verts superbement entretenus, est un Ă©vĂ©nement emblĂ©matique qui suit son petit bonhomme de chemin depuis trente ans Ă la mĂȘme pĂ©riode. Lâoccasion dâenvahir cet espace public flanquĂ© Ă la jonction de lâavenue Paul Deschanel et du boulevard des Quatre JournĂ©es pour le dĂ©tourner de lâimpression somnolente quâil donne auquotidien. Cetype d'exposition offre de nombreux avantages, notamment la crĂ©ation d'un lien entre l'art et la nature, permettant aux visiteurs d'apprĂ©cier les sculptures dans un cadre plus ouvert que les traditionnels musĂ©es. Les Ćuvres rĂ©alisĂ©es dans diffĂ©rents matĂ©riaux tels que la pierre, le mĂ©tal, le bois ou le marbre passent par de multiples genres artistiques, allant de la figuration Ă lâabstraction. Ce type dâĂ©vĂ©nement Ă lâheurdâattirerunlargepublic, desamateursd'art auxfamilles, enpassant parlestouristes qui peuvent se promener librement dans le site, profiter de la beautĂ© des rĂ©alisations et prendre des photos pour immortaliser leur visite. A cela, cette manifestation hors-murs permet aux artistes d'avoir une interaction plus directe avec leur public et cela demeure une opportunitĂ© pour eux de partager leur inspiration et leur processus crĂ©atif. Pour les organisateurs, cet Ă©vĂ©nement offre la possibilitĂ© de transformer le square en une vĂ©ritable galerie d'art temporaire, apportant une touche culturelle et artistique Ă l'environnement urbain. Cette annĂ©e, vingt-quatre sculptures et quatre installations monumentales créées par douze artistes ont Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ©es. Parmi les artistes prĂ©sents cette annĂ©e, Jean Boghossian, Gilles Libert, Antoine Leclercq, Louise Brodsky (photo), Halinka Jakuwboska, Bob Van Der Auwera et bien d'autres prouveront une nouvelle fois quâils ne possĂšdent pas deux mains gauches. Profitez pleinement de cette expĂ©rience artistique jusquâau 25 septembre 2023. Plus de dĂ©tails sur le site iwww.amis-square-steurs.be
Square Armand Steurs, 16 Ă 1210 Bruxelles
Daniel Bastié
EXPOSITION : XAVIER HUCHEZ
NĂ© Ă Paris en 1966, Xavier Huchez vit et peint dans son atelier sur les bords du lac dâAnnecy. InspirĂ© par les atmosphĂšres brumeuses, mystĂ©rieuses, les ambiances intimistes, Xavier Huchez se concentre sur le travail de la lumiĂšre. La peinture Ă lâhuile lui permet de jouer avec subtilitĂ© sur les transparences. NâhĂ©sitant pas Ă rechercher des matĂ©riaux de qualitĂ© : les terres viennent de Toscane, la peinture est façonnĂ©e par de petits artisans, lâartiste travaille âĂ lâancienneâ utilisant des pigments purs tels que le lapis lazuli dâAfghanistan, le vermillon cinabre, notamment celui de Monte Amiata dont la production a Ă©tĂ© stoppĂ©e dans les annĂ©es 50, le jaune de Naples⊠par petites touches Ă©clatantesâŠ. Le travail repose sur une succession de couches âfrottĂ©esâ, ou la technique âSfumatoâ qui permet dâoublier les contours pour se concentrer sur lâessentiel. Les supports utilisĂ©s sont la toile de lin mais aussi les panneaux de bois. Les nombreuses couches de peinture Ă lâhuile vont saturer le fond jusquâĂ lâobtention dâun effet cirĂ© recherchĂ©, comme un vieux cuir patinĂ©. Le travail sâarrĂȘte lorsquâarrive lâenvie de âcaresser le tableauâ. Des Ćuvres Ă dĂ©couvrir Ă la galerie Albert 1er du 4 au 24 septembre 2023. Voyez tous les dĂ©tails pratiques sur le site www.galerie-albert1er.be Rue de la Madeleine, 45 Ă 1000 Bruxelles
EXPOSITION : TRIO DE DAMES - PASCALE PONTEGNIE, SYLVIE OLIVIER ET CATHERINE DAGNELLE
Trois amies, qui se rencontrĂ©es autour dâun cafĂ©, aiment parler de leurs crĂ©ations et de leur art. Toutes vivent dans la capitale et adorent peindre.Alors, pourquoi ne pas unir leurs talents pour exposer en trio ? IdĂ©e pleinement entretenue envue dâuneconcrĂ©tisation.Restait Ă dĂ©nicher unlieu agrĂ©able et accessible. Une enseigne a retenu leur attention dans le cĆur des Marolles, un quartier qui sâarticule entre brocanteurs, antiquaires et galeries ayant pignon sur rue, sans oublier le cĂ©lĂšbre MarchĂ© aux Puces. RĂ©sultat : une exposition qui se concrĂ©tise Ă la rentrĂ©e et qui conjugue trois univers dans une sororitĂ© harmonieuse. Ily a Pascale Pontegnie et ses toiles qui invitent Ă la rĂȘverie, caractĂ©risĂ©es par des surfaces mouvantes, tout en nuances et en demi-teintes. Par le jeu des textures et des couleurs, des paysages apparaissent, aquatiques ou vĂ©gĂ©taux. Il y a aussi Sylvie Olivier, passĂ©e de la figuration Ă lâabstraction, avant de mixer les deux courants pour nous faire dĂ©couvrir des toiles personnelles faites pour capter le merveilleux qui Ă©merge de certains instants du quotidien. Une magie quâon perd lâhabitude de discerner et qui sâĂ©veille pourtant Ă la moindre attention, en prenant vie dans les mille petites choses qui se lovent Ă notre existence. Enfin, il y a Catherine Dagnelie, imprĂ©gnĂ©e par la philosophie yogique, amoureuse de la nature et inspirĂ©e par le vĂ©gĂ©tal, monde vivant enchevĂȘtrĂ© qui trouve sa tonicitĂ© dans le tumulte du chaos. Son travail se veut une invitation Ă Ă©couter, Ă aimer inconditionnellement et Ă se laisser porter par la libertĂ© dâĂȘtre simplement. Toutes trois exposent Ă la galerie BlaesArt du 1er au 30 septembre 2023 et ce du vendredi au dimanche de 11 Ă 18 heures. Vous pouvez obtenir dâautres informations directement Ă lâadresse florenceheyvaert@gmail.com
Rue Blaes, 134 Ă 1000 Bruxelles
Daniel Bastié
EXPOSITION : MITACQ
AprĂšs une rĂ©trospective dĂ©diĂ©e Ă la mythique bĂ©dĂ© « La patrouille des castors » au cours de lâannĂ©e 2021, voilĂ deux autres sĂ©ries majeures de Mitacq (1927-1994) mises Ă lâhonneur. En lâoccurrence : Jacques Le Gall et Stany Derval. Apparu dans le journal « Pilote » en 1959, Jacques Le Gall a Ă©tĂ© un jeune aventurier confrontĂ©, jusquâen 1980, Ă des enquĂȘtes trĂ©pidantes scĂ©narisĂ©es par Jean-Michel Charlier. Pour trois de ses rĂ©cits aurĂ©olĂ©s de mystĂšre, le dessinateur y a dĂ©ployĂ© une somptueuse technique du lavis. Quant au personnage de Stany Deval, il a vu le jour en 1968 dans lâhebdomadaire « Spirou ». Reporter de tĂ©lĂ©visionet baroudeur sanspeur, ila pratiquĂ© aisĂ©ment lamoto, lâalpiniste et la spĂ©lĂ©ologie, Ă lâinstar de son papa de plume Mitacq himself ! Ses histoires se caractĂ©risent par une tonalitĂ© qui laisse la part large au suspense, avec des affaires empreintes de polar ou dâespionnage. Quatre-vingts planches originales tirĂ©es de ces deux sĂ©ries seront prĂ©sentĂ©esĂ Bruxelles. Unerareoccasion dâagiter le grelot de la nostalgie et de fĂ©dĂ©rer tous les fans du neuviĂšme art. Une exposition Ă dĂ©couvrir Ă la galerie Champaka du 14 septembre au samedi 7 octobre 2023. Voyez tous les dĂ©tails pratiques sur le site officiel de la galerie www.galeriechampaka.com Rue ErnestAllard, 27 Ă 1000 Bruxelles
Sam Mas
EXPOSITION : EN FORĂT AVEC ANNE BROUILLARD ET MĂLANIE RUTTEN
Anne Brouillard est nĂ©e en 1967Ă Louvain, dâunpĂšre belge et dâunemĂšre suĂ©doise. Aimant dessiner depuis lâenfance, elle se forme Ă lâillustration Ă lâESA Saint-Luc de Bruxelles et son premier album « Les trois chats » est Ă©ditĂ© dĂšs 1990. Autrice et illustratrice, elle a depuis rĂ©alisĂ© plus dâune quarantaine de livres qui nous emportent dans son univers intime empreint dâimagination poĂ©tique et de teintes lumineuses. ComposĂ©s de diffĂ©rents thĂšmes entremĂȘlĂ©s, tels la nature, les ĂȘtres vivants et le voyage, ses ouvrages nous plongent dans un univers Ă cheval entre le conte, le rĂȘve et la rĂ©alitĂ©. Son talent a Ă©tĂ© rĂ©compensĂ© par de nombreux prix et sĂ©lections, dont la Pomme dâOr de Bratislava, une mention Ă la Foire du livre de jeunesse Ă Bologne, le Prix Maeterlinck, le Grand Prix Triennal de LittĂ©rature de Jeunesse 2015-2018 de la FĂ©dĂ©ration WallonieBruxelles, etc. Elle a aussi Ă©tĂ© dĂ©signĂ©e comme illustratrice reprĂ©sentant la Belgique pour le Prix Hans-Christian Andersen au Danemark. MĂ©lanie Rutten est passionnĂ©e par lâimage et la narration. En 2008, sonpremier album « Mitsu »est publiĂ© aux Ă©ditionsMeMo. Egalement autrice et illustratrice, elle a vu ses livres rĂ©compensĂ©s par de nombreux prix, dont une mention dâhonneur aux Bologna Ragazzi Awards, le prix SorciĂšres et le prix Brindacier. Traduits dans une dizaine de langues, certains de ses ouvrages sont adaptĂ©s au théùtre jeunesse. La prĂ©sente exposition rassemble une sĂ©lection dâoriginaux autour du thĂšme de la forĂȘt, vĂ©ritable lieu dâinspiration et de rĂ©cits quecesdeuxgrandesartistesobservent,peignent etdessinent avecsensibilitĂ©. UnĂ©vĂ©nementĂ dĂ©couvrir au Centre culturel du Rouge-CloĂźtre du 15 septembre au 26 novembre 2023. Voyez les modalitĂ©s pratiques sur le site www.rouge-cloitre.be Rue du Rouge-CloĂźtre 4 Ă 1160 Bruxelles
EXPOSITION : LA ROBE ROUGE PAR HĂLĂNE PICARD
Un vĂȘtement Ă©voque des rĂ©cits, des prĂ©sences autant que des humeurs. Une robe se situe Ă mi-chemin entre le manteau et la chemise. Elle recouvre et protĂšge, mais elle habille surtout, enveloppe le corps pour onduler avec lui. Le rouge reprĂ©sente la couleur qui lâemporte avec une intensitĂ©, qui agrippe lâĆil et retient toutes les attentions. On ne peut pas y rester indiffĂ©rent. A travers ce textile, les histoires se chevauchent et les sentiments hurlent. On y devine mille histoires remplies de courage, de danger, de sensualitĂ©. Certainement de choses extrĂȘmement vivantes ! A la maniĂšre de Doris Lessing qui retrace les Ă©tatsmultiplesdesonhĂ©roĂŻne Annadansdes carnetsde diffĂ©rentes couleurs, cette expositionpropose de dĂ©couvrir ici les aventures dâune robe rouge, avec ce quâelle abrite, ce quâelle dĂ©gage et ses multiples facettes. Autour dâelle, oscillant entre puissance et fragilitĂ©, protection et dĂ©voilement, ardeur et prĂ©sence mystĂ©rieuse, des peintures, broderies, piĂšces textiles et aquarelles concourent Ă nous rĂ©vĂ©ler les pouvoirs du vĂȘtement, de cette robe rouge suspendue dans lâespace, flottante et hiĂ©ratique. Une exposition Ă dĂ©couvrir Ă la galerie Arielle Hauterives 7 septembre au 22 octobre 2023. Voyez tous les dĂ©tails pratiques sur le site www.ariellehauterives.be
Rue Blaes,118 Ă 1000 Bruxelles
EXPOSITION : TINTIN, LâAVENTURE IMMERSIVE
Plongez dans l'univers captivant de Tintin, grĂące Ă l'exposition immersive qui vous transporte littĂ©ralement au cĆur des aventures du cĂ©lĂšbre reporter Ă la houppe ! Cette expĂ©rience unique en son genre vous invite Ă vivre une aventure exceptionnelle oĂč les pages des bandes dessinĂ©es prennent vie autour de vous. DĂšs que vous franchissez les portes de l'exposition, vous ĂȘtes transportĂ© dans les rues animĂ©es de Bruxelles, la ville natale de Tintin. Les dĂ©cors minutieusement reconstituĂ©s vous plongent dans les dĂ©cors familiers des aventures deTintin, comme le chĂąteau de Moulinsart, le laboratoire du Professeur Tournesol, ou encore les ruelles exotiques du Caire et les vastes plaines enneigĂ©es du Tibet. L'expĂ©rience immersive ne se limite pas aux dĂ©cors visuels. GrĂące Ă des technologies de pointe, vous pouvez sentir l'atmosphĂšre palpable de chaque lieu, ressentir les vibrations des moteurs d'avion, entendre les Ă©chos des pas dans les couloirs sombres et mĂȘme sentir les arĂŽmes distincts des environnements traversĂ©s par Tintin au fil de ses aventures. Les personnages emblĂ©matiques prennent Ă©galement vie d'une maniĂšre Ă©poustouflante. Tintin lui-mĂȘme, accompagnĂ© de son fidĂšle compagnon Ă quatre pattes, Milou, semble tout droit sorti des planches dessinĂ©es. Le Capitaine Haddock dĂ©verse ses jurons lĂ©gendaires tandis que les Dupond et Dupont mĂšnent l'enquĂȘte avec leur maladresse caractĂ©ristique, provoquant des rires Ă chaque coin. Cet Ă©vĂ©nement offre Ă©galement un aperçu fascinant du processus crĂ©atif de l'auteur, HergĂ©. Des croquis originaux, des esquisses et des notes vous guident Ă travers l'Ă©volution des personnages et des scĂ©narios, vous permettant de comprendre la genĂšse de ces histoires intemporelles. Que vous soyez un fan de longue date de Tintin ou que vous dĂ©couvriez cet univers pour la premiĂšre fois, l'exposition immersive vous offre une expĂ©rience inoubliable qui plaira Ă tous les Ăąges. Vous serez littĂ©ralement plongĂ© dans les aventures, l'humour etl'Ă©motionquiont faitdeTintinl'une des bandesdessinĂ©esles plusaimĂ©esĂ travers le monde. Ne manquez pas cette occasion de vivre une aventure aux cĂŽtĂ©s du cĂ©lĂšbre reporter et de ses amis, d'une maniĂšre que vous n'auriez jamais imaginĂ©e auparavant. Rendez-vous dĂšs le 27 septembre 2023 sur le site de Tour & Taxis pour dĂ©couvrir cette expĂ©rience esthĂ©tique haute en couleur jusquâau7 janvier 2024.Voyez les dĂ©tails pratiques sur le site www.tourtaxis.com
Avenue du Port, 86C Ă 1000 Bruxelles
André Metzinger
NOUVELLE FRESQUE MURALE ĂANDERLECHT
Depuis 2020, la rue Victor Rauter, situĂ©e entre la rue Wayez et la chaussĂ©e de Mons, accueille des fresques murales au niveau des entrĂ©es de son petit parc. Des rĂ©alisations citoyennes multi-colorĂ©es qui couvrent ses murs. Les promeneurs attentifs ont dâailleurs remarquĂ© que des pavĂ©s en mosaĂŻque ont Ă©tĂ© installĂ©s un peu partout autour de la place de la Vaillance pour dessiner une boucle qui se dirige vers le canal avoisinant et revenir, ensuite, lentement vers le centre. Le point dâorgue de cette balade Ă©tant bien sĂ»r les huit mosaĂŻques murales du susdit espace vert, toutes rĂ©alisĂ©es par une Ă©quipe locale, inspirĂ©e par des thĂšmes aussi libres que la nature, lâenvironnement, la faune, la flore, des ciels engageants et des couleurs chatoyantes. Leur derniĂšre rĂ©alisation a Ă©tĂ© rĂ©cemment posĂ©e et est visible aux yeux de tous.
Sam Mas
EXPOSITION : BORIS THIĂBAUT
Dans un rapport singulier au dessin, au geste, au langage Ă©crit, cette exposition est bĂątie autour dâune sĂ©rie rĂ©cente de dessins sur papier de grand format signĂ©s Boris ThiĂ©baut. Quelque part entre lâart brut, le graphisme et la bande dessinĂ©e, une poĂ©sie visuelle utilisant le geste, lâĂ©criture, la vitesse, les signes et la matiĂšre. Entre simplicitĂ© d'outils et de technique directe, lâartiste cherche un Ă©quilibre fait de strates, de reprises et dâeffacements. ComplexitĂ© aussi de lecture oĂč le geste et le signe se disputent un mĂȘme territoire. Ces formes luttent constamment pour construire leur propre langage : un langage hĂ©sitant, qui se cherche et se nie lui-mĂȘme au fur et Ă mesure qu'il se construit. Seront prĂ©sentĂ©s Ă©galement une sĂ©rie de dessins automatiques oscillant entre poĂ©sie graphique ready-made et documents de travail, des peintures murales monumentales tirĂ©es de ces mĂȘmes dessins et une sĂ©rie inĂ©dite de peintures sur bois. UnĂ©vĂ©nement Ă dĂ©couvrir au Botanique du 1er septembre au 29 octobre 2023. Voyez tous les dĂ©tails pratiques sur le site www.botanique.be
FRESQUE SUR LA PALISSADE DU PALAIS DES BEAUX-ARTS
Farm Prod est un collectif de peintres actif dans le domaine des arts urbains depuis 2003. Issu dâune mĂȘme formation artistique, chaque membre a dĂ©veloppĂ©, au fil des annĂ©es, un univers personnel tout en nourrissant un travail collectif prolifique. Que ce soit Ă lâoccasion dâexpositions en galerie, de performances, de rĂ©alisation de fresques monumentales ou de lâorganisation dâĂ©vĂšnements artistiques dâenvergure, sur commande ou initiative propre, le collectif sâest créé une identitĂ© visuelle forte et fait rayonner son art et la Belgique tant au niveau national quâinternational. Il est dâailleurs (re)connu pour son expertise enlamatiĂšre aux quatre coins dumonde. Ses membres AlexisCorrand, Alexandre Alonso, AnthonyLĂ©veque, ArnaudDebal,ClĂ©ment Nourry, FrĂ©dĂ©ricLebbe, GuillaumeDesmrets,JohanBaggio, Nelson Dos Reis et Piotr Szlachta ont rĂ©alisĂ© une fresque sur la palissade cĂŽtĂ© rue royale du Palais des Beaux-Arts. Elle est Ă dĂ©couvrir 24/24 heures jusque fin juin 2024.
EXPOSITION : CENTENAIRE BOURDELLE EN R.V.
Plongez dans l'une des toutes premiĂšres expositions du Palais des Beaux-Arts : celle d'Antoine Bourdelle en 1928. GrĂące Ă une installation de rĂ©alitĂ© virtuelle, vous (re)dĂ©couvrirez ses sculptures monumentales dans la salle des sculptures, aujourd'hui appelĂ©e Hall Horta Charismatique et bienveillant, ce petit-fils de chevrier, fils dâĂ©bĂ©niste, transmettait le savoir-faire tout en laissant libre cours Ă ses Ă©lĂšves. Il ne sâest jamais voulu maĂźtre dâĂ©cole, ni professeur, mais un artiste qui travaillait pour tous, en souhaitant casser les vieux moules de lâenseignement. Il aimait prĂ©ciser que : La charpente osseuse chez nâimporte quel modĂšle, câest tout, câest le canevas dâun drame, dâun roman et quâil sâagit du ressort intĂ©rieur qui anime les surfaces. Antoine Bourdelle a enseignĂ© dans son atelier de Montparnasse et Ă lâAcadĂ©mie de la Grande ChaumiĂšre, puis aux Gobelins, Ă environ quatre cents Ă©lĂšves identifiĂ©s Ă travers le monde qui ont suivi ses cours. MĂȘme si son influence se dĂ©tache de celle dâAuguste Rodin, on sait quâil a fourbit ses armes chez lui, avant de se lancer comme indĂ©pendant, souvent amenĂ© Ă rĂ©pondre Ă des commandes pour faire bouillir la marmite. Pour lui, la reconnaissance a explosĂ© lors de lâExposition universelle de 1900, oĂč ses Ćuvres ont reçu un accueil non-nĂ©gligeable. SollicitĂ© Ă lâĂ©tranger, il a eu lâopportunitĂ© dâarpenter la cour des grands. Avec Albert Besnard, il a cofondĂ© le Salon des Tuileries en 1923. Il sâest Ă©galement rĂ©inventĂ© architecte, aprĂšs la dĂ©fection de Van de Velde sur le chantier du Théùtre des Champs-ElysĂ©es, alors quâil sâoccupait initialement de la dĂ©coration intĂ©rieure. Bozar remet cet artiste Ă lâhonneur dans une scĂ©nographie totalement inĂ©dite grĂące Ă la technologie actuelle. Un Ă©vĂ©nement Ă dĂ©couvrir du 15 septembre au 29 octobre 2023. Voyez tous les dĂ©tails pratiques sur le site www.bozar.be Rue Ravenstein, 23 Ă 1000 Bruxelles
EXPOSITION : ANTONI TĂPIES
Le travail d'Antoni TĂ pies (Barcelone, 1923-2012) est remis Ă lâhonneur par le biais dâune rĂ©trospective qui voyage entre 1944 et les annĂ©es 1990. Il s'agit de la premiĂšre grande exposition en Belgique Ă prĂ©senter une vision complĂšte de l'Ćuvre de l'artiste, avec une sĂ©lection de cent vingt-deux Ćuvres rĂ©unies pour lapremiĂšre fois depuis plusieursdĂ©cennies. Depuislespremiers dessins et lesautoportraits, l'exposition se poursuit avec les « peintures-matiĂšres » des annĂ©es 1950 et les objets et assemblages des annĂ©es1960et 1970. EllesepoursuivraavecsesvernisdesannĂ©es1980, qu'ilavaitcommencĂ©squelques annĂ©es plus tĂŽt alors que la dĂ©mocratie faisait ses premiers pas en Espagne, et se terminera par des Ćuvres des annĂ©es 1990, au cours desquelles TĂ pies a poursuivi l'expĂ©rimentation formelle et matĂ©rielle qui a toujours Ă©tĂ© au cĆur de sa pratique. Artiste autodidacte de l'entre-deux-guerres, TĂ pies a rĂ©flĂ©chi Ă la condition humaine, Ă son propre contexte historique et Ă la pratique artistique, en particulier aux limites etaux contradictions dela peinture. Son Ćuvre trĂšs prolifique est dispersĂ©e dans le monde entier. Une expositionĂ dĂ©couvrirĂ Bozar du15septembre2023 au7janvier2024. DĂ©couvrez lesinformations complĂ©mentaires sur le site www.bozar.be
Rue Ravenstein, 23 Ă 1000 Bruxelles
EXPOSITION : JUDITH VANISTENDAEL
L'autrice bruxelloise Judith Vanistendael (1974) est une vĂ©ritable ambassadrice de la bande dessinĂ©e. Elle propose dans ses ouvrages une rĂ©flexion pertinente et sociale et touche, depuis de nombreuses annĂ©es, un public large et international. Chacun de ses ouvrages est rĂ©alisĂ© dans un style diffĂ©rent. Pas Ă©tonnant, Ă ce titre, que son travail influence en grande partie la nouvelle gĂ©nĂ©ration de crĂ©ateurs et crĂ©atrices de bandes dessinĂ©es. Lâexposition a pour but de retracer lâĆuvre de lâautrice dans toute sa complexitĂ©. Alors que Judith Vanistendael est passĂ©e maĂźtre dans la crĂ©ation d'atmosphĂšres et de scĂ©narios percutants, le MusĂ©e de la Bande DessinĂ©e aspire Ă rendre honneur de maniĂšre poĂ©tique Ă la diversitĂ© des styles d'une autrice qui ne cesse de surprendre et d'Ă©mouvoir les lecteurs. Un Ă©vĂ©nement Ă dĂ©couvrir au Centre belge de la bande dessinĂ©e jusquâau 12 novembre 2023. Davantage dâinformations sur le site www.cbbd.be Rue des sables, 20 Ă 1000 Bruxelles
EXPOSITION : ODYSSĂE, AUX ORIGINES DE BLAKE ET MORTIMER
Lâexposition ODYSSĂE projette de replacer lâĆuvre patrimoniale Blake et Mortimer dans son contexte Ă la fois esthĂ©tique, culturel et historique afin que le grand public en dĂ©couvre toutes les facettes. Le parcours de lâexposition sera jalonnĂ© de six thĂ©matiques pour rythmer lâexpĂ©rience : Sous les auspices des dieux, Un HomĂšre moderne, Le Théùtre du Monde, Le Rayon de la Mort, La Terre Inconnue et LâĂternel Retour. Au travers de planches et documents originaux, Ă©videmment de E.P. Jacobs mais aussi dâEtienne SchrĂ©der et Christian Cailleux, dĂ©couvrez comment le trĂšs fameux album Le Rayon U dâEdgar P. Jacobs sâest positionnĂ© comme lâun des chaĂźnons manquants entre les comics Ă lâamĂ©ricaine et la BD franco-belge. Un Ă©vĂ©nement Ă dĂ©couvrir jusquâau 1er octobre 2023 au Centre belge de la bande dessinĂ©e. Davantage dâinformations sur le site www.cbbd.be
Rue des sables, 20 Ă 1000 Bruxelles
EXPOSITION : COLLECTION ART NOUVEAU
RassemblĂ©s depuis la fin des annĂ©es soixante, les centaines de milliers de plans, dessins, documents, dossiers Ă©crits ainsi que les piĂšces de mobilier, photographies et maquettes que conserve le CIVA offrent, audelĂ de leur qualitĂ© esthĂ©tique, un panorama unique de la crĂ©ation architecturale et paysagĂšre belge des XIXe et XXe siĂšcles. Dans le cadre de l'annĂ©e Art Nouveau 2023, cette visite vous invite Ă (re)dĂ©couvrir lâArt nouveau, ses multiples formes et diffĂ©rents supports sur lesquels il sâest dĂ©clinĂ© jusquâĂ devenir un art total. A titre de rappel, l'Art nouveau se caractĂ©rise par des formes inspirĂ©es de la nature, oĂč la courbe domine. Contrairement Ă beaucoup d'autres mouvements artistiques, l'Art nouveau ne cherche pas Ă promouvoir un systĂšme prĂ©cis de principes artistiques inventĂ© par un artiste ou un groupe d'artistes et de thĂ©oriciens. Des piĂšces Ă dĂ©couvrir au CIVA jusquâau 12 octobre 2023. Voyez tous les dĂ©tails pratiques sur le site www.civa.brussels Rue de l'Ermitage, 55 Ă 1050 Bruxelles
EXPOSITION : HOUSE OF DREAMERS
Cet Ă©tĂ©, la Villa Empain renoue avec sa vocation initiale de maison en invitant les visiteurs Ă dĂ©couvrir le travail dâartistes reconnus et Ă©mergents, au sein dâun espace qui lui-mĂȘme Ă©tait une habitation meublĂ©e. Avec un titre traduit littĂ©ralement en français par la âmaison des rĂȘveursâ, lâexposition collective House of Dreamers imagine une dĂ©ambulation poĂ©tique dans les espaces de la Villa Empain. Au fil des chambres et salons, les Ćuvres rassemblĂ©es explorent autant les qualitĂ©s architecturales des espaces que leurs usages. Lâexpositionprend la formedâun intĂ©rieur recomposĂ©, dâunemaisonretrouvĂ©e par la rĂ©alisation de grands dĂ©cors in situ, oĂč les espaces sont habitĂ©s par la vie des Ćuvres et des objets. Ce parcours thĂ©matique pose la question de la relationdes artistes Ă lâespace domestique, en convoquant la notion de dĂ©coratif dans les arts moderne et contemporain. Cet Ă©vĂ©nement fait lâĂ©loge du rĂȘve comme possible rĂ©ponse dâhabiter la vie autrement et propose de rĂ©enchanter un quotidien, porteur de messages poĂ©tiques, politiques et sociaux, et est Ă dĂ©couvrir Ă la Villa Empain jusquâau 1er octobre 2023. Voyez les donnĂ©es pratiques sur le site www.villaempain.com Av. Franklin Roosevelt, 67 Ă 1050 BruxellesOS
EXPOSITION : UNFREE LABOR
Avons-nous toujours la possibilitĂ© de choisir notre travail ? Pourquoi certaines catĂ©gories de personnes sont-elles susceptibles dâĂȘtre relĂ©guĂ©es dans des emploisde seconde zone?Sommes-nous invariablement dĂ©terminĂ©s Ă contribuer Ă un marchĂ© de lâemploi inĂ©galitaire ou avons-nous, comme consommateur, la possibilitĂ© dâun choix ? Lâexposition « Unfree Labor » nous invite Ă explorer la transition floue entre un travail libre et non libre. Loin dâĂȘtre cantonnĂ© Ă des pĂ©riodes les plus noires de notre histoire rĂ©cente, le travail contraint demeure aujourdâhui encore une rĂ©alitĂ©. Les visiteurs y apprendront que lâabsence de choix implique inĂ©vitablement une relation de dominance-subordination. Il sâagit bien sĂ»r dâune exposition engagĂ©e qui invite les visiteurs Ă rĂ©flĂ©chir et Ă prendre position sur des situations vĂ©cues aujourdâhui en Allemagne, en Belgique et au Grand-DuchĂ© de Luxembourg. Dans nos pays riches et dits dĂ©mocratiques, quelle est notre marge de libertĂ© en prenant un emploi ? Dans quelle mesure la coercition Ă©conomique, juridique ou Ă©motionnelle pousse-t-elle une personne Ă accepter un travail pouvant prĂ©senter des conditions injustes ? Cette manifestation informe, mais pose aussi beaucoup de questions qui dĂ©rangent. Elle souhaite aider le visiteur Ă mieux comprendre ce monde du travail que nous partageons. Cet Ă©vĂ©nement se veut enfin le rĂ©sultat dâune dĂ©marche active dâĂ©tudiants dâuniversitĂ©s et dâĂ©tablissements supĂ©rieurs de ces trois pays et qui apporte un regard novateur et inĂ©dit de la jeune gĂ©nĂ©ration sur des questions sociĂ©tales. A voir Ă La Fonderie jusquâau 21 janvier 2024. Voyez les modalitĂ©s pratiques sur le site www.lafonderie.be
Rue Ransfort, 27 Ă 1080 Bruxelles
EXPOSITION : ORADEA- ART NOUVEAU
SituĂ©e Ă Ă©gale distance entre Vienne, Prague et Bucarest, la ville dâOradea en Roumanie est parfaite pour une escapade pour ce dĂ©but d'automne. AppelĂ©e capitale roumaine de lâArt Nouveau grĂące au nombre impressionnantdâĂ©difices Ă©rigĂ©sdansce style, elle dĂ©tient aussi leplusgrand nombre debĂątisses dans le style SĂ©cession Viennoise de Roumanie. Laissez-vous donc Ă©garer dans ses ruelles Ă©troites, typiquement mĂ©diĂ©vales, et admirez les fantaisies architecturales des monuments que vous croiserez sur votre route. Plongez dans l'univers fascinant du patrimoine Art nouveau d'Oradea, en Roumanie, et ses palais aux formes gĂ©omĂ©triques captivantes. Les photos saisissantes de Larisa Birta, combinĂ©es Ă l'intelligence artificielle, voustransporteront dansunmonde artistiqueinnovant et mystĂ©rieux. L'histoire intemporelle des palais d'Oradea prend vie Ă travers l'objectif de Larisa Birta, crĂ©ant un monde fantastique imprĂ©gnĂ© de grĂące fĂ©minine et de dĂ©tails invisibles qui donnent vie Ă chaque surface. Ne manquez pas cette expĂ©rience oĂč art et technologie se rencontrent ! Les Halles Saint-GĂ©ry lui consacrent une exposition jusquâau 30 septembre 2023. DĂ©paysez-vous en vous rĂ©fĂ©rant au site www.hallessaintgery.be
Place Saint-Géry à 1000 Bruxelles
EXPĂDITIONS DâEGYPTE AU MUSĂE DU CINQUANTENAIRE
Encore un mois pour visiter cette magnifique exposition au pays des Pharaons, qui se tient aux MRAH, les MusĂ©es royaux dâArt et dâHistoire du Cinquantenaire. Elle se terminera le 1er octobre 2023 aprĂšs avoir attirĂ© les foules pendant six mois. Encore et toujours pour voir et revoir 200 objets de cette fascinante civilisation qui a nourri nos rĂȘves.
Lâexposition se divise en trois parties. Dâabord les piĂšces du XIXe siĂšcle qui illustrent la dĂ©couverte de lâEgypte ancienne par les archĂ©ologues, avec notamment la Cachette des prĂȘtres de Deir el-Bahari dans la vallĂ©e des Rois. Les prĂȘtres y avaient dissimulĂ© descercueils demomies emboĂźtĂ©sdeuxpar deux, des vases canopes contenant les viscĂšres des dĂ©funts et des figurines ouchebtis reprĂ©sentant leurs serviteurs dans lâau-delĂ . Ces objetsfunĂ©raires nous initient au monde des dieux Ă©gyptiens et Ă la vie Ă©ternelle quâils promettaient aux fidĂšles.
DĂ©but de lâĂ©gyptologie
Lâexposition commence avec le dĂ©chiffrement des hiĂ©roglyphes par Champollion en 1822, voici deux cents ans, alors que lâEurope se passionne pour lâEgypte qui va occuper une place centrale dans la politique internationale et dans lâexpansion Ă©conomique de nos pays. Câest le dĂ©but de la colonisation. Viennent dâautres ajouts importants Ă la collection du musĂ©e, dont les objets ramenĂ©s dâEgypte par LĂ©opold, duc du Brabant, futur LĂ©opold II, avec la statue monumentale de Sekhmet, la dĂ©esse lionne. Vous verrez aussi dans cette premiĂšre partie les collections Hagemans et Ravestein, qui valent au musĂ©e la cĂ©lĂšbre statue en calcaire de la « Dame de Bruxelles » de la 3e dynastie, sous lâAncien Empire. Ou le don du khĂ©dive, titre des dirigeants Ă©gyptiens Ă lâĂ©poque ottomane, sous la forme de dix cercueils et « planches de momies » qui recouvraient les corps dĂ©couverts dans la « DeuxiĂšme Cachette » de Deir el-Bahari, en 1891.
Jean Capart, lâIndiana Jones de lâĂ©poque
La deuxiĂšme partie de lâexposition concerne lâĆuvre de Jean Capart, conservateur en chef de la section Ă©gyptienne du musĂ©e et vĂ©ritable fondateur de lâĂ©gyptologie belge. Par sa persĂ©vĂ©rance, son inĂ©puisable soif dâexpĂ©ditionsetsonentregent, il accroĂźt la collection de milliers dâobjets et fait de Bruxelles la capitale mondiale de lâĂ©gyptologie dans la premiĂšre moitiĂ© du XXe siĂšcle. Il est aussi lâinstigateur du service culturel du musĂ©e. Les visites guidĂ©es et les confĂ©rences sont sa spĂ©cialitĂ©. AprĂšs avoir visitĂ© en 1923 le tombeau inviolĂ© de Toutankhamon en compagnie de la reine Elisabeth, il crĂ©e, grĂące au soutien royal, la Fondation
Ă©gyptologique Reine Elisabeth, une institution scientifique de renommĂ©e internationale qui fĂȘte cette annĂ©e son centiĂšme anniversaire. Jean Capart le fait souvent avec Ă©clat : il dĂ©couvre en 1935 dans la statuette de KhĂąy, cĂ©dĂ©e par LĂ©opold III, un papyrus qui reprend les dĂ©positions des pilleurs de tombes royales sous le pharaon RamsĂšs IX (vers -1125). Parfois aussi avecdĂ©convenue : enjuin1908, ilfait acquĂ©rirparlemusĂ©edeuxscarabĂ©es visibles dans lâexposition, qui racontent sur leur face plate le rĂ©cit dâun pĂ©riple en Afrique Ă lâĂ©poque du pharaon NĂ©chao II, de la 26e dynastie. Manque de pot pour lui, ce sont des faux rĂ©alisĂ©s par le fils du vendeur dĂ©cĂ©dĂ©, et notre Ă©gyptologue doit sâen excuser en citant cette devise : « Memento quia pulvis es », souviens-toi que tu nâes que poussiĂšre.
A son actif Ă©galement les fouilles dâel-Kab Ă 80 km au sud de Louxor, commencĂ©es en dĂ©cembre 1936, quâil poursuivra durant dix ans au fil de trois campagnes. Il en ramĂšnera un magnifique buste en granit rose dâAmenhotep II qui figure parmi les Ćuvres les plus impressionnantes du musĂ©e. Jean Capart dĂ©cĂšde Ă 70 ans, le 16 juin 1947, alors quâil se prĂ©parait Ă entamer sa quatriĂšme campagne de fouilles Ă el-Kab, sur laquelle le pavillon belge flotte toujours pour la concession obtenue Ă lâĂ©poque.
Un nouveau regard
La derniĂšre partie concerne lâĂ©gyptologie aujourdâhui. La prioritĂ© nâest plus dâaccroĂźtre la collection qui comprend plus de douze mille objets, dont deux cents sont ici montrĂ©s, mais de mettre ces objets en valeur, pour leur rendre la vie et les resituer dans leur contexte. La collection Ă©gyptienne est close et plus aucun objet dĂ©couvert dans la vallĂ©e du Nil ne peut ĂȘtre aujourdâhui exportĂ©. Sara Sallam, jeune artiste Ă©gyptienne, y apporte satouche de poĂ©sie, nourrie par ses souvenirs dâenfance au Caire, en posant un nouveau regard sur lâhĂ©ritage de lâEgypte ancienne.
Venez donc dĂ©couvrir lâEgypte dâhier et dâaujourdâhui dans cette magnifique exposition qui sâachĂšvera le 1er octobre prochain. Elle est accompagnĂ©e dâun catalogue richement illustrĂ©, comprenant une description de lâhistoire de lâĂ©gyptologie belge et des objets exposĂ©s, au prix de 39 âŹ. Plus dâinformations sur www.artandhistory.museum.
Parc du Cinquantenaire Ă 1000 Bruxelles
Michel Lequeux
EXPOSITION : THE WORLD OF BANSKY
Lestreet art, dontBanksyest l'undesprincipauxreprĂ©sentants, estunmouvement artistiquequi aĂ©mergĂ© au dĂ©but des annĂ©es 1970 dans les quartiers dĂ©favorisĂ©s de grandes villes. Cette forme artistique est souvent associĂ©e Ă la culture hip-hop et punk, dont les artistes cherchent Ă s'exprimer en dehors des circuits traditionnels. Bien que ce mode dâexpression soit souvent considĂ©rĂ© comme Ă©phĂ©mĂšre et illĂ©gal, il a acquis une reconnaissance croissante au fil des ans et de nombreuses villes ont créé des espaces qui lui sont dĂ©diĂ©s. Banksy, dont il ne sâagit pas de la vĂ©ritable identitĂ©, est Ă la base depuis 1990 dâune sĂ©rie dâĆuvres qui Ă©maillent les citĂ©s du monde entier, combinant un style graphique distinctif chargĂ© des messages politiques et sociaux forts. Il a donc Ă©tĂ© imaginĂ© de lui consacrer une exposition pour faire davantage apprĂ©cier son travail ou le faire connaĂźtre pour celles et ceux qui ignorent toujours de quelle maniĂšre il a marquĂ© notre siĂšcle. A cet effet, une Ă©quipe dâartistes de rue internationaux (aussi anonymes que Banksy !) a reçu les clĂ©s dâune bĂątisse situĂ©e Ă cheval entre la place De BrouckĂšre et le Vismet pour la transformer en un lieu plein de surprises. Pas question bien sĂ»r dâencadrer les reproductions des mondes de cet artiste Ă nul autre pareil, mais dâutiliser les murs pour recopier Ă lâidentique les originaux. Lâoccasion pour les visiteurs de se plonger dans une expĂ©rience complĂšte et immersive qui dote les crĂ©ations dâun nouveau souffle ou de recrĂ©er toutes celles qui ont disparu. Voyez toutes les modalitĂ©s pratiques sur le site www.theworldofbanksy.be Rue de Laeken, 28 Ă 1000 Bruxelles
Henri Bodson
EXPOSITION : VAN GOGH â THE IMMERSIVE EXPERIENCE
Vincent van Gogh est l'un des artistes les plus cĂ©lĂšbres et influents de l'histoire de l'art. Sa vie tragique, sa passion pour la peinture et son style unique ont laissĂ© une empreinte durable dans les encyclopĂ©dies, forgeant sa lĂ©gende. Originaire des Pays-Bas, lâhomme a traversĂ© de nombreuses Ă©preuves tout au long de sa vie, mais sa contribution Ă l'art moderne reste indĂ©niable. Il a commencĂ© sa carriĂšre en tant que pasteur dans le Borinage, se voulant plus pauvre que les pauvres, aussi proche du Christ que lâEglise semblait sâen ĂȘtre Ă©loignĂ©e. En bute avec sa hiĂ©rarchie, il sâest adonnĂ© Ă sa passion pour la peinture, rĂ©alisant des toiles toutes imprĂ©gnĂ©es de bruns couleur terre, reprĂ©sentant le peuple au travail, ces ouvrierstirĂ©sdelamineoudelâusine,assezprochedelaveinedeConstantinMeunierĂ lamĂȘmeĂ©poque. SoutenufinanciĂšrement par sonfrĂšreThĂ©o, il a traversĂ©la frontiĂšre pourchercher lâinspirationenFrance et embrasser le soleil qui manquait tellement dans sa palette. Il sâest a revu complĂštement sa maniĂšre de peindre par l'utilisation audacieuse de la couleur et la recherche de l'Ă©motion personnelle. Ses nouvelles Ćuvres se sont distinguĂ©es par leurs coups de pinceau expressifs et leurs coloris vibrants. Les reprĂ©sentations de van Gogh Ă©tait profondĂ©ment influencĂ©es par son Ă©tat mental. Il a créé certains de ses chefs-d'Ćuvre les plus cĂ©lĂšbres alors qu'il Ă©tait Ă l'hĂŽpital psychiatrique de Saint-RĂ©my-de-Provence, oĂč il a conçu des toiles telles que "La Nuit Ă©toilĂ©e". Ses peintures de tournesols, de champs de blĂ© et de paysages ruraux reflĂštent sa fascination pour la nature et sa recherche de la beautĂ© dans les Ă©lĂ©ments simples de la vie. L'une des pĂ©riodes les plus connues de son existence demeure liĂ©e est son amitiĂ© et Ă sa cohabitation avec Paul Gauguin Ă Arles. Cependant, leur relation tumultueuse a finalement conduit Ă un affrontement violent. Une amitiĂ© explosive, alimentĂ©e par trop dâalcool et des sautes dâhumeur rĂ©currentes. Incapable de se subordonner Ă des tĂąches, van Gogh finit par exploser au point de tenter dâassassiner son confrĂšre dâun coup de lame, qui quitta la ville immĂ©diatement sans se retourner. Seul, Vincent van Gogh, saisi par un accĂšs de dĂ©mence, se serait alors coupĂ© un morceau de lâoreille gauche Ă lâaide dâun rasoir, avant de lâenvelopper dans du papier journal et de lâamener Ă une prostituĂ©e quâil voyait rĂ©guliĂšrement, une certaine Rachel. Il se serait ensuite tout simplement couchĂ©. La police ne lâaurait trouvĂ© que le lendemain, la tĂȘte ensanglantĂ©e et lâesprit embrouillĂ©. Le conditionnel reste ici de mise, faute de tĂ©moins. Bien que lâartiste n'ait connu qu'un succĂšs limitĂ© de son vivant et ait luttĂ© contre la misĂšre, son hĂ©ritage artistique a pris de l'ampleur aprĂšs son suicide. Ses tableaux se sont vendus Ă des prix exorbitants et ont influencĂ© de nombreux artistes ultĂ©rieurs. Des musĂ©es dĂ©diĂ©s Ă sa vie et Ă son travail, tels que le musĂ©e Van Gogh Ă Amsterdam, attirent des visiteurs du monde entier. Aujourdâhui, lâexposition« VanGogh :theimmersiveexperience »proposedevoirsesĆuvresautrement, Ă deslieues des prĂ©sentations rigides des musĂ©ums et de les animer grĂące Ă des technologies de pointe et la 3D. De fait, les toiles se mettent Ă bouger, sâaniment, sont projetĂ©es sur le plafond, les murs et le sol. Le tout Ă trois cent soixante degrĂ©s. De quoi redonner le goĂ»t Ă la culture Ă celles et ceux qui en seraient blasĂ©s ! Cela se dĂ©roule Ă la Galerie Horta jusquâau 15 octobre 2023. Voyez les crĂ©neaux horaires sur le site www.vangoghexpo.com
Rue du Marché-aux-Herbes, 116 à 1000 Bruxelles
Paul HuetBRUSSELS GALLERY WEEKEND
Cela semble ĂȘtre une excellente initiative pour promouvoir les jeunes artistes Ă©mergents et mettre en valeur la scĂšne artistique de Bruxelles. Brussels Gallery Weekend offre une plateforme unique pour les artistes en herbe, afin de prĂ©senter leur travail au public et aux professionnels de l'art. Le fait quâil offre un programme variĂ© comprenant des confĂ©rences, des performances, des ateliers pour enfants et des visites guidĂ©es est Ă souligner dâun trait rouge. Cela permet non seulement aux visiteurs de dĂ©couvrir unevariĂ©tĂ©d'Ćuvresd'art, maisaussides'immergerdansl'environnement crĂ©atifenapprenant davantage sur les processus artistiques, les influences etles motivations descrĂ©ateurs. L'Ă©vĂ©nement peut Ă©galement contribuer Ă renforcer la notoriĂ©tĂ© de la scĂšne artistique bruxelloise en attirant l'attention sur la diversitĂ© des talents prĂ©sents dans la ville. De plus, cela peut encourager les collaborations et les Ă©changes entre artistes, galeries et institutions artistiques, favorisant ainsi un environnement artistique dynamique et stimulant. Assurer la visibilitĂ© des jeunes artistes Ă©mergents est crucial pour leur dĂ©veloppement et leur carriĂšre future. Cette seiziĂšme Ă©dition joue un rĂŽle essentiel en offrant une vitrine aux talents prometteurs, en Ă©largissant leur rĂ©seau professionnel et en leur permettant de recevoir des retours constructifs de la part des visiteurs. Un Ă©vĂ©nement qui vise Ă attirer un public diversifiĂ©, notamment des amateurs d'art, des collectionneurs, des Ă©tudiants en art et des curieux. Cela se passera du 7 au 10 septembre 2023 dans diffĂ©rents lieux de la capitale. Voyez les galeries participantes sur le site www.brusselsgalleryweekend.com
EXPOSITION : THIERRY DE CORDIER
Thierry De Cordier a vu le jour en 1954 Ă Renaix. Il vit et travaille actuellement Ă Ostende et rencontre depuis des annĂ©es un succĂšs impressionnant, avec les portes des grands musĂ©es qui se sont ouvertes pouraccueillirsescrĂ©ations. IlĂ©taitnotamment prĂ©sent lorsdelaBiennaledeVenise(2013), auxMusĂ©es royaux des Beaux-Arts de Belgique, (2016 et au Centre Pompidou (2004-2005). Paysages dĂ©solĂ©s, marines et montagnes font partie des thĂšmes qui l'intĂ©ressent. En partie inspirĂ©s des vastes topographies en noir et blanc de la peinture chinoise des XVIIe et XVIIIe siĂšcles, ils capturent Ă©galement les qualitĂ©s essentielles du paysage et de la lumiĂšre de l'Europe du Nord. Les ciels gris et les mers noires d'encre dans ses peintures Ă©voquent la mĂ©lancolie. Les scĂšnes les plus dramatiques Ă©tant celles dans lesquelles les vagues et les falaises montagneuses fusionnent pour incarner les forces de la nature dans une seule image primitive. Le sujet de Dieu et la dĂ©finition ou la non-dĂ©finition de Dieu est Ă©galement au cĆur de ses Ćuvres calligraphiques. Oscillant entre l'absurde et le sacrĂ©, les mots deviennent ici le support spirituel d'une image qui s'efforce de matĂ©rialiser l'invisible. A cĂŽtĂ© de la peinture, Thierry De Cordier se consacre enfin Ă la philosophie, lâĂ©criture et la poĂ©sie. Avant de sâinstaller durablement, il a vĂ©cu une existence nomade qui l'a amenĂ© Ă rĂ©flĂ©chir sur l'architecture comme modĂšle de relations sociales. Pendant longtemps, sonjardin secret a Ă©tĂ© un substitut et une mĂ©taphoredumonde, avantdelui tourner ledos pour regarder la mer. Travail, dans lequel l'infiniment petit se reflĂšte dans l'infiniment grand et se dĂ©veloppe organiquement Ă partir desapsychĂ©intĂ©rieure. Ilexpose sestravaux Ă la galerie Xavier Hufkens du 8 septembre au 14 octobre 2023. Plus de dĂ©tails sur le site www.xavierhufkens.com Rue Saint-Georges, 6-8 Ă 1050 Bruxelles
EXPOSITION : CHARLES STANKIEVECH
Charles Stankievech suggĂšre une mĂ©ditation, oscillant entre le stellaire et le souterrain. Voyageant Ă travers de vastes distances dans l'espace et dans le temps, de l'espace extra-atmosphĂ©rique aux grottes palĂ©olithiques, il mĂȘle spĂ©culations de science-fiction et thĂ©ories contemporaines sur l'origine de la vie, de la conscience et de l'art. Une sculpture de mĂ©tĂ©orite flotte au-dessus d'un sol de sable, une vidĂ©o psychĂ©dĂ©lique cristallise le temps profond. Le brouillard, les nuages et la fumĂ©e provenant des coulĂ©es de lave volcanique se rĂ©pandent sur l'Ă©cran. Ă un moment obsĂ©dĂ© par les fins planĂ©taires, le dynamisme visuel et la rĂ©sonance sonore de l'air rĂ©capitulent non seulement l'invention du concept d'atmosphĂšre dans l'histoire de la mĂ©tĂ©orologie, mais aussi la formation de l'atmosphĂšre terrestre dans le temps gĂ©ologique - en un mot, Ă la crĂ©ation lui-mĂȘme. Avec cette exposition, il appelle des expĂ©riences d'un autre monde depuis les profondeurs et les hauteurs de ce monde, tout en cultivant une disposition esthĂ©tique Ă les recevoir. Lâartiste est en 1978 au Canada, oĂč il passe lâessentiel de son existence. Il doit sa notoriĂ©tĂ© Ă lâexigence de son travail et Ă lâoriginalitĂ© de ce dernier. Ses Ćuvres sont Ă dĂ©couvrir Ă la galerie Kin du 7 septembre au 21 octobre 2023. Voyez lâensemble des dĂ©tails pratiques sur le site www.kinbrussels.com Rue Ravenstein, 37 Ă 1000 Bruxelles
EXPOSITION : LAUREN SEIDEN
Avec un rĂ©pertoire impressionnant d'Ćuvres prĂ©sentĂ©es dans des galeries et des institutions renommĂ©es, les prouesses artistiques de Lauren Seiden lui ont valu des Ă©loges et une reconnaissance internationale. Tout au longde sa rĂ©sidence Ă Bruxelles, Lauren Seidena plongĂ© profondĂ©ment dansle milieu artistique de la ville, s'immergeant dans sa tapisserie culturelle vibrante et s'inspirant de sa riche histoire. Cette expĂ©rience transformatrice a servi de base Ă son exposition, oĂč elle dĂ©voile une installation qui capture l'essence de l'Ă©nergie dynamique de New York et l'attrait diversifiĂ© de Bruxelles. L'Ă©vĂ©nement prĂ©sente en outre une sĂ©rie d'Ćuvres d'art mĂ©ticuleusement conçues, oĂč l'amalgame ingĂ©nieux de lâartiste entre dessin, sculpture et techniques mixtes crĂ©e une fusion fascinante de narrationvisuelle. Lesvisiteurssont amenĂ©s Ă participer Ă un voyage Ă travers son processus crĂ©atif, tĂ©moin de l'interaction harmonieuse de la ligne, de la forme et de l'espace qui dĂ©finit sa pratique de dessin distinctive. La galerie Nosco invite cordialement le public Ă dĂ©couvrir le pouvoir transformateur de l'installation de Lauren Seiden, en s'immergeant dans le domaine vivant de sa pratique innovante du dessin du 7 septembre au 28 octobre 2023. DĂ©couvrez toutes les informations pratiques sur le site de lâorganisateur www.gallerynosco.com Rue Lebeau, 43 Ă 1000 Bruxelles
EXPOSITION : LARRY POONS
De fait, les peintures sont statiques, mais d'une maniĂšre ou d'une autre, cela ne semble pas vrai lorsque vous regardez une Ćuvre de Larry Poons. Tout comme lâartiste qui a Ă©tĂ© en mouvement permanent tout au long de son mĂ©tier et de ses recherches artistiques, ses toiles semblent avancer, dansant devant le regard de spectateurs. Elles donnent Ă©galement l'impression d'ĂȘtre arrivĂ©es de quelque part. Poons joue avec l'expansion cosmique de l'abstraction moderniste intĂ©grale telle qu'elle s'est dĂ©veloppĂ©e dans l'AmĂ©rique du milieu du siĂšcle, Ă laquelle il rajoute l'enivrante florale et la lumiĂšre Ă©clatante de l'impressionnisme français. Pour autant, ses peintures rĂ©centes se situent dans le prĂ©sent. Il use de schĂ©mas de couleurs chauffĂ©es qui se modulent horizontalement, verticalement et en diagonale, tandis que des coups de pinceau vif-argent se fondent dans des formes nuageuses qui sont substantielles jamais fixes, imposantes mais lĂ©gĂšres. En effet, ses peintures adoptent la veine du non-figuratif. Au milieu de cela, Larry Poons nous rappelle les endroits contre-intuitifs oĂč le risque pourrait ĂȘtre trouvĂ© dans la crĂ©ation artistique : dans la rĂ©sistance Ă l'image assimilable et mnĂ©monique, dans la beautĂ© sans vergogne, dans la suspension stylistique et dans la recherche de multiples passĂ©s pour construire un nouveau, mĂȘme momentanĂ©. Ses Ćuvres sont Ă dĂ©couvrir Ă la galerie Almine Rech du 7 septembre au 4 novembre 2023. Voyez davantage dâinformations sur le site www.alminerech.com
Rue de lâAbbaye, 20 Ă 1050 Bruxelles
EXPOSITION : FRANĂOISE CATALĂA
Françoise CatalĂ a ne se contente pas de polariser lâespace par une sculpture au sens traditionnel. Elle organise des parcours pour le regard ainsi que pour le corps. La puretĂ©, la monumentalitĂ© et la force poĂ©tique de ses crĂ©ations touchent dâautant plus que sous leur rigoureuse gĂ©omĂ©trie circule et vibre un foisonnementdethĂšmeschers:lesmythes, lemessageĂ©nigmatiquedeslangueset desĂ©crituresoubliĂ©es, autant que les formes essentielles de la nature. Une symbolique complexe sâoffre Ă notre dĂ©chiffrement dans ces Ćuvres qui tantĂŽt tranchent lâespace comme les cristaux de quelque systĂšme minĂ©ral inconnu, tantĂŽtle hantent commeles ruines dâunecivilisationoubliĂ©e. Touslesagencements de FrançoiseCatalĂ a relĂšvent ainsi dâun style Ă©volutif du modĂšle dialectique absence/prĂ©sence, grĂące Ă la dissĂ©mination des formes modulaires, la rĂ©pĂ©titiondiffĂ©rente et, enfin, un stade final de stabilitĂ© relative qui sâapparenterait Ă une stase de dĂ©construction. Une grande richesse de messages interactifs est vĂ©hiculĂ©e Ă travers ce circuit qui dĂ©bouche sur la fatalitĂ© fractale de lâidentique, Françoise CatalĂ a, câest tout cela ! Elle unit lâexpression objective et la vie intĂ©rieure. Rien dâĂ©tonnant Ă cequâelleait trouvĂ©, danslessuperpositionsdeladurĂ©e avecelle-mĂȘme, dans lacompĂ©nĂ©trationdesĂ©tatsdeconsciencelesunsdanslesautres, lâexpression de la mĂ©tamorphose qui est la loi de lâĂ©volution crĂ©atrice. Que lâart plastique puisse devenir un art du temps, câest ce quâelle montre en rĂ©alisant en chacune de ses Ćuvres un parcours, câest Ă dire un vĂ©ritable cheminement spirituel Ses travaux sont Ă voir Ă la galerie FrĂ©dĂ©rick Mouraux du 7 septembre au 21 octobre 2023. Voyez les dĂ©tails pratiques sur le site www.frederickmourauxgallery.com
Chaussée de Waterloo, 690 à 1180 Bruxelles
EXPOSITION : SHOSHANA WALFISH
Dans son project space, le MusĂ©e Juif de Belgique prĂ©sente les peintures de Shoshana Walfish (°1988), artiste canadienne basĂ©e Ă Bruxelles. Lâexposition porte sur les recherches menĂ©es par lâartiste autour de la reprĂ©sentation du corps fĂ©minin, en deux parties. EnracinĂ©es dans la tradition picturale classique, ses Ćuvres varient en Ă©chelle et en style, de la figuration sculpturale Ă lâabstraction figurative. Shoshana Walfish questionne lâidĂ©e de la femme-objet et des objets en tant que corps fĂ©minins. Entre surrĂ©alisme et absurde, elle interroge le regard, lâobjectification, ainsi que les rĂ©cits produits par lâhistoire et par lâhistoire de lâart. Dans une seconde sĂ©rie, elle explore les allusions esthĂ©tiques luxuriantes associĂ©es aux organes corporels, tissant ainsi des liens entre la corporalitĂ©, le monde naturel, la science et la sociĂ©tĂ©. Un Ă©vĂ©nement culturel Ă dĂ©couvrir du 7 septembre 2023 au 18 fĂ©vrier 2024 au MusĂ©e juif de Belgique. Voyez les informations complĂ©mentaires sur le site www.mjb-jmb.org
Rue des Minimes, 21 Ă 1000 Bruxelles
EXPOSITION : ERWIN BLUMENFELD
Ce photographe allemand surdouĂ© dont la vie, ballottĂ©e de-ci de-lĂ au rythme des affres du XXe siĂšcle, nâa souvent tenu quâĂ un fil, faites de tourments et dâĂ©preuves. Ses clichĂ©s racontent une Ă©poque, les siens, la rĂ©silience, le pied de nez insolent quâil a lancĂ© au destin, les exils successifs et la rĂ©ussite aux Etats-Unis. Connu pour ses clichĂ©s de mode Ă la crĂ©ativitĂ© exceptionnelle, Blumenfeld (18971969) est lâauteur dâune Ćuvre polymorphe oĂč se mĂȘlent inspirations dadaĂŻstes, engagements politiques et expĂ©rimentations artistiques. PrĂ©sentant plus dâune centaine de photographies, cet Ă©vĂ©nement revient sur le destin de ce juif berlinois qui a fait partie des avant-gardes culturelles Ă Amsterdam, puis Ă Paris, avant de connaĂźtre les camps dâinternement lorsque a Ă©clatĂ© la Seconde Guerre mondiale. Parvenant in extremis Ă se rĂ©fugier Ă New York en 1941, il y mĂšne une carriĂšre Ă succĂšs, marquĂ©e par une libre exploration de formes et de couleurs. Une exposition Ă admirer au MusĂ©e juif de Belgique du 29 septembre 2023 au 4 fĂ©vrier 2024. DĂ©couvrez les dĂ©tails pratiques sur le site www.mjb-jmb.org Rue des Minimes, 21 Ă 1000 Bruxelles
EXPOSITION : ART(S) NOUVEAU(X) BELGE(S)
L'Art Nouveau se dĂ©finit comme Ă©tant un mouvement artistique qui a Ă©mergĂ© Ă la fin du XIXe siĂšcle et au dĂ©but du XXe siĂšcle. Il est apparu en rĂ©action Ă l'esthĂ©tique rigide et conservatrice de l'Ă©poque victorienne, cherchant Ă crĂ©er un nouveau langage qui exprime la modernitĂ© de l'Ă©poque. Egalement connu sous le nom Jugendstil, il s'est dĂ©veloppĂ© dans diffĂ©rents domaines tels que l'architecture, le design d'intĂ©rieur, les arts dĂ©coratifs, les arts graphiques, la peinture, la sculpture et mĂȘme la mode souslâimpulsion de visionnaires qui ont tentĂ© de moderniser leur environnement, en faisant place au neuf et au beau. Ce mouvement se caractĂ©rise par l'utilisation de formes organiques inspirĂ©es de la nature, telles que des courbes Ă©lĂ©gantes, des lignes sinueuses et des motifs floraux. Les artistes de l'Art Nouveau ont Ă©galement intĂ©grĂ© des Ă©lĂ©ments gĂ©omĂ©triques et stylisĂ©s dans leurs crĂ©ations, tout en mĂ©langeant les matĂ©riaux. Plus que tout autre courant, l'Art Nouveau a cherchĂ© Ă fusionner les arts et l'artisanat, en mettant l'accent sur le travail manuel et l'attention aux dĂ©tails. Les crĂ©ations sont souvent ornĂ©es, luxuriantes et empreintes d'une certaine sensualitĂ©. On parle Ă©videmment dâun Ă©tat dâesprit et dâune foi insatiable dans la modernitĂ©. Pour sa premiĂšre exposition, la Maison Hannon souhaite prĂ©senter lâArt Nouveau dans sa pluralitĂ©, au travers d'Ćuvres majeures, issues des plus grandes collections d'art belge, inĂ©dites pour la plupart. On ne le rappelle pas suffisamment, mais notre capitale sâest avĂ©rĂ© le terrain dâexpĂ©rimentations audacieuses en la matiĂšre, grĂące Ă la rĂ©volution industrielle qui battait son plein et qui avait gĂ©nĂ©rĂ© une classe bourgeoise bien nantie, soucieuse dâexposer sa richesse aux yeux dâautrui en faisant appel aux meilleurs ouvriers et en se rĂ©fĂ©rant Ă une poignĂ©e dâarchitectes ayant le vent en poupe. Si Victor Horta est le plus souvent citĂ© dans les manuels, il importe de ne pas oublier Paul Hankar, Henry van de Velde et Gustave Serrurier-Bovy dont les interventions se sont avĂ©rĂ©es notables dans ce changement de cap, intervenant pour une existence plus dĂ©corsetĂ©e, un style simple et dĂ©pouillĂ©. Cette exposition est Ă voir jusquâau 5 juin 2024 Ă la maison Hannon. Voyez tous les dĂ©tails pratiques sur le site www.maisonhannon.be Avenue de la Jonction, 1 Ă 1060 Bruxelles
Daniel Bastié
EXPOSITION : JEAN JULLIEN
Jean Jullien (1983) propose une exposition immersive, au sein de laquelle ses Ćuvres prennent vie dans un environnement de commentaires peints sur les murs et de rĂ©flexions sur lâenvironnement. Cet Ă©vĂ©nement cĂ©lĂšbre la relation symbiotique entre lâart et le langage, pour mettre en valeur le talent exceptionnel de cet artiste qui fusionne les deux. Lâoccasion surtout de se lancer dans un voyage oĂč le pouvoir de lâimage et du motĂ©critsâentrelacent, afindâilluminerlarichesseet lacomplexitĂ© de lâexpĂ©rience humaine. Jean Jullien sâexprime par le biais de la peinture, de la photographie, de la vidĂ©o, de la crĂ©ation de costume, de lâinstallation artistique in situ, de livres, dâaffiches et de vĂȘtements. Il est pour beaucoup le prototype de lâartiste pluridisciplinaire au parcours non-conventionnel, qui en partant des rĂ©seaux sociaux a bĂąti une carriĂšre illustrant un redĂ©ploiement du champ de lâart contemporain par le biais des nouveaux canaux de communication. Son originalitĂ© tient en partie de son talent Ă crĂ©er une relation avec sa propre communautĂ© basĂ©e sur une narration en continu. A force de commentaires et dâillustrations sur Instagram ou directement sur les murs des lieux dâexposition, il dessine un cadre affectif autour de ses crĂ©ations, tout en les dotant dâune profondeur sĂ©mantique supplĂ©mentaire. Ses travaux sont Ă dĂ©couvrir au Mima jusquâau 31 dĂ©cembre 2023. Voyez tous les dĂ©tails pratiques sur le site www.mimamuseum.eu Quai du Hainaut, 39-41 Ă 1080 Bruxelles
EXPOSITION : MOMIES EN TRANSPARENCE
Les momiessont des corpshumainsou animauxqui ont Ă©tĂ© prĂ©servĂ©s de la dĂ©composition. Leprocessus de momification remonte Ă l'AntiquitĂ© et a Ă©tĂ© utilisĂ© dans de nombreuses civilisations. Les Ăgyptiens se sont faits les spĂ©cialistes de cette matiĂšre, mais d'autres cultures ont Ă©galement pratiquĂ© la momification, notammentles Incas, les AztĂšques, lesChinois et les Perses. La momification Ă©gyptienne est l'une des plus connues et des mieux documentĂ©es. Elle Ă©tait pratiquĂ©e pour prĂ©server le corps des pharaons et des hauts dignitaires, afin qu'ils puissent traverser le monde des morts et atteindre l'au-delĂ . Le processus de momification Ă©gyptienne Ă©tait un rituel complexe qui impliquait plusieurs Ă©tapes. Tout d'abord, le corps Ă©tait prĂ©parĂ© en prĂ©levant les organes internes, Ă l'exception du cĆur qui Ă©tait laissĂ© en place car il Ă©tait considĂ©rĂ© comme le siĂšge de l'Ăąme. Lesorganes Ă©taient ensuite placĂ©s dans des canopes, immĂ©diatement scellĂ©es. La dĂ©pouille mortelle subissait alors un traitement fait de produits chimiques pour Ă©viter la dĂ©composition. Les embaumeurs utilisaient du natron, un sel composĂ© de carbonate de sodium et de bicarbonate, pour dessĂ©cher le cadavre et Ă©liminer l'humiditĂ©. Des huiles et des parfums servaient enfin Ă le protĂ©ger et Ă le doter dâune odeur singuliĂšre. Une fois momifiĂ©, il Ă©tait entourĂ© de bandelettes et dĂ©posĂ© dans un sarcophage en bois ou en pierre. Ces cercueils Ă©taient dĂ©corĂ©s avec des images et des symboles qui Ă©taient censĂ©s aider le dĂ©funt Ă traverser le monde des morts. Ce processus Ă©tait naturellement rĂ©servĂ© aux Ă©lites de la sociĂ©tĂ©, car il sâavĂ©rait extrĂȘmement onĂ©reux et nĂ©cessitait une expertise spĂ©cialisĂ©e. Cependant, les personnes plus modestes avaient parfois droit Ă ĂȘtre embaumĂ©es grĂące Ă une mĂ©thode moins coĂ»teuse, qui consistait Ă enlever les organes internes et Ă les remplacer par du natron. En dehors de l'Ăgypte, d'autres mondes ont Ă©galement utilisĂ© cette pratique. Ainsi, les Incas ont momifiĂ© les corps de leurs dirigeants et les ont placĂ©s dans des sanctuaires pour les honorer. Les AztĂšques se sont concentrĂ©s sur cette pratique pour cĂ©lĂ©brer leurs guerriers morts au combat. Dans la Chine ancienne, la momification Ă©tait souvent rĂ©servĂ©e aux empereurs et aux membres de leur famille. Les corps Ă©taient traitĂ©s avec des produits chimiques et placĂ©s dans des cercueils en bois de cĂšdre. Les cercueils Ă©taient ensuite enterrĂ©s dans des tombes creusĂ©es dans les collines. Enfin, chez les Perses, la momification Ă©tait rĂ©servĂ©e aux personnages les plus influents. A travers cette exposition, le MusĂ©e de la MĂ©decine entend nous faire voyager Ă travers le temps et lâespace pour aller Ă la dĂ©couverte de ces rites mortuaires anciens et dĂ©couvrir les dessous de ce systĂšme dâembaumement. PrĂ©parezvous Ă dĂ©celer les secrets des momies : Quâest-ce qui se trouve derriĂšre les bandelettes? Dequoisont dĂ©cĂ©dĂ©s ceux qui nous ont prĂ©cĂ©dĂ©s ? Quâest-ce-que les momies peuvent nous apprendre sur les modes de vie des cultures antiques ? Sur leur mĂ©decine ? Le tout grĂące aux nouvelles techniques dâimagerie mĂ©dicale, comme le CT Scan ou la fibroscopie, qui permettent dâen apprendre davantage tout en prĂ©servant lâintĂ©gritĂ© physique de ces corps conservĂ©s. Une exposition Ă dĂ©couvrir au MusĂ©e de la MĂ©decine jusquâau 23 octobre 2023. DĂ©couvrez les heures dâouverture et les modalitĂ©s pratiques sur le site officiel www.museemedecine.be
Route de Lennik, 808 Ă 1070 Bruxelles
Jeanne Alexandre
EXPOSITION DE SCULPTURES EN PLEIN AIR
Câest une premiĂšre ! Faisant suite Ă un appel lancĂ© en 2021 par le Centre culturel Escale du Nord, leParc des Etangs (Anderlecht) sâest transformĂ© en Ă©crin pour accueillir les Ćuvres monumentales de six sculpteurs, prouvant Ă quel pointlâart ne doit pas secantonner aux galeries et aux seuls musĂ©es. Il a pour vocation dâĂ©duquer, de sensibiliser, dâĂ©mouvoir, de questionner et de gĂ©nĂ©rer des dĂ©bats, tout en permettant aux riverains de dĂ©couvrir des Ćuvres contemporaines dans leur environnement lors dâune promenade pĂ©destre, en allant faire leurs courses ou en se dĂ©plaçant expressĂ©ment pour venir Ă leur rencontre. Enfin, il sâagit de promouvoir le travail de celles et ceux qui pratiquent la sculpture en dilettante ou en professionnels, pour prouver la vitalitĂ© de notre royaume, ainsi que pour rendre la culture accessible gratuitement Ă tous. Une formule trĂšs Ă©loignĂ©e des univers figĂ©s des acadĂ©mies et la prĂ©sentation dans un espace public agrĂ©able et verdoyant de piĂšces faisant chacune plusieurs mĂštres pour une confrontation immĂ©diate avec le public. La disposition des Ćuvres dans le parc offre plusieurs points de vue pour les contempler, sans ordre de visite nĂ©cessaire. On passe allĂšgrement de lâune Ă lâautre pour un arrĂȘt ou pour passer son chemin ⊠si on nâa pas Ă©tĂ© sĂ©duit ! Une balade qui permet Ă©galement de sâĂ©vader du bitume en cĂŽtoyant des canards et des oies, des joueurs de pĂ©tanque, des familles, des sĂ©niors et des jeunes sâĂ©changeant le ballon. Les artistes retenus sont JosĂ© Sahagun, Hubert Verbruggen, Jean Boghossian, François Canart, Brigitte Danse et Isabelle Van Wylick Zazie. Des identitĂ©s artistiques peu banales ! Cette exposition en plein air est Ă voir jusquâau 22 avril 2024.
Avenue Marius Renard Ă 1070 Bruxelles
Daniel Bastié
EXPOSITION : MEHDI-GEORGES LAHLOU ET CANDICE BREITZ
Cette nouvelle exposition prĂ©sente une sĂ©lection dâĆuvres de Mehdi-Georges Lahlou composĂ©e de sculptures, dessins, gravures, photos dâarchives retravaillĂ©es, ainsi que dâinstallations et de vidĂ©os. Lâartiste poursuit son exploration de la reprĂ©sentation de la violence et de ses consĂ©quences sur la gĂ©opolitique actuelle, en puisant aussi bien dans les archives de guerre et lâhistoire ancestrale, que dans ses propres expĂ©riences, intimes ou fictives. Entre reprĂ©sentation de soi et questionnement de lâautre, il cherche Ă apprĂ©hender le rĂŽle de lâarchive dans notre mĂ©moire collective. Il a invitĂ© Candice Breitz Ă se joindre Ă lâĂ©vĂ©nement, une artiste qui se confronte dans son travail Ă la question de la blanchitĂ© depuis ses premiĂšres sĂ©ries photographiques. Les explorations de cette derniĂšre dans lâarĂšne violente de la blanchitĂ© mettent souvent en scĂšne lâartiste elle-mĂȘme, suscitant la surprise par son aspect autoethnographique. Elles offrent un contrepoint saisissant au travail de Mehdi-Georges Lahlou, oĂč lâautoportrait continuede sâouvriraux enjeuxabordĂ©s dans les conversationspolitiqueslesplusurgentes de notre temps. Les deux artistes jouent de lâ(auto)-portrait mais aussi dâimages tirĂ©esdesmĂ©diasainsi quede cultures populaires ou ancestrales. Ils mettent en regard la maniĂšre dont se façonnent une identitĂ© et son image, que ce soit au sein du microcosme familial et local, ou du macrocosme national et international. Un double regard Ă dĂ©couvrir Ă la Centrale jusquâau 17 septembre 2023. Voyez tous les dĂ©tails complĂ©mentaires sur le site www.centrale.brussels
Place Sainte Catherine, 44 Ă 1000 Bruxelles
EXPOSITION : BRUSSELS QUEER GRAPHICS
DĂšs les annĂ©es 1950, les communautĂ©s LGBTQI+ Ă Bruxelles utilisent le graphisme et dĂ©veloppent un langage spĂ©cifique. Cette grammaire visuelle signale leur prĂ©sence et leurs engagements envers un ensemble de principes, dâidentitĂ©set de valeurspartagĂ©s. MarquĂ© par lalutte et la cĂ©lĂ©bration, lâagitation et le compromis, cet outil de rĂ©sistance mais aussi de rĂ©silience promeut une forme alternative de collectivitĂ©. Par la matĂ©rialitĂ©, la composition, la typographie, lâitĂ©ration et le langage utilisĂ©s, les graphistes, professionnelsetamateurs,identifient etdirigent leursmessagesversdespublicsspĂ©cifiques. OrganisĂ©e par thĂšme, Brussels Queer Graphics, loin dâĂȘtre un projet exhaustif, offre un panorama sur ce langage visuel. Cette exposition propose dâexplorer les façons dont les communautĂ©s LGBTQI+ se sont exprimĂ©es et rendues visibles au cours des septante derniĂšres annĂ©es Ă Bruxelles. De 1953 et la naissance du Centre de Culture Belge sous lâimpulsionde Suzan Daniel Ă aujourdâhui, lâexposition et la publication qui lâaccompagne nous invitent Ă se plonger dans une histoire culturelle du quotidien et de lâactivisme des individus, des communautĂ©s, des associations et des groupes LGBTQI+. Tributaire de nombreux silences voir dâabsence de matĂ©riaux, mais Ă©galement de la surreprĂ©sentation de la lette G dans lâhistoire et les sources, cette exposition est le reflet dâune Ă©poque, dâune histoire et de multiples mĂ©moires. Une exposition Ă dĂ©couvrir au Design Museum jusquâau 3 novembre 2023. Voyez tous les dĂ©tails pratiques sur le site www.designmuseum.brussels
Place de la Belgique, 1 Ă 1020 Bruxelles
EXPOSITION : THE HARLEM FANTASY
Cette exposition qui prĂ©sente des photographies de Nick Kuskin nous offre lâopportunitĂ© dâaller « black to the future » et de plonger dans lâhistoire du mouvement noir. Nous sommes en 1982, sur la 125e rue ouest de New York, au Harlem Fantasy Ball II organisĂ© par Pepper LaBeija et Dorian Corey. On y met Ă lâhonneur le gĂ©nie crĂ©atif de la « ball culture » new-yorkaise oĂč dĂ©filent les « queer futurities », pour paraphraser le thĂ©oricien culturel queer cubano-amĂ©ricain JosĂ© Esteban Muñoz. Nick Kuskin, alors ĂągĂ© de 21 ans, est invitĂ© Ă documenter cette soirĂ©e historique consacrĂ©e Ă lâexpression personnelle et Ă la crĂ©ation communautaire d'avant-garde. Ces Ă©vĂ©nements offraient un espace politique de cĂ©lĂ©bration et de rĂ©pit aux communautĂ©s marginalisĂ©es les plus durement touchĂ©es par le climat social et Ă©conomique rĂ©pressif imposĂ© par l'administration de Ronald Reagan (et son absence de rĂ©ponse Ă la crise du VIH), et plus gĂ©nĂ©ralement par l'idĂ©ologie blanche hĂ©tĂ©ronormative. L'exposition et le programme qui lâentourent font lâĂ©loge de la naissance et de la contribution de Pepper LaBeija et Dorian Corey, et la Royal House of La Beija, Ă qui lâon doit dâavoir jetĂ© les bases d'un mouvement mondial d'expression et de dĂ©fense des communautĂ©s queer, noires et brunes. Un Ă©vĂ©nement Ă dĂ©couvrir jusquâau 17 septembre 2023 Ă Bozar. Voyez les dĂ©tails pratiques sur le site www.bozar.be Rue Ravenstein, 23 Ă 1000 Bruxelles
EXPOSITION : PRIVAT LIVEMONT - FLEURS Ă LâAFFICHE !
L'Ćuvre et la vie de Privat Livemont, artiste bruxellois emblĂ©matique de lâArt nouveau, sont aujourdâhui mis Ă lâhonneur Ă Schaerbeek. Artiste complet et polyvalent, artisan et enseignant Ă lâAcadĂ©mie de dessin et dâindustrie de sa commune natale, il semble avoir Ă©tĂ© un travailleur infatigable. Symboliste, il est fort tĂŽt tentĂ© par l'esthĂ©tique Art Nouveau et produit de nombreuses affiches, souvent primĂ©es qui le font surnommer le Mucha belge. A cĂŽtĂ© de ce travail alimentaire, il rĂ©alise des sgraffites prĂ©sents sur plusieurs façades de la capitale. La finesse de son trait, son goĂ»t pour les Ă©lĂ©ments dĂ©coratifs vĂ©gĂ©taux et leur stylisation, son imagination fertile et sa palette colorĂ©e le caractĂ©risent par rapport Ă dâimportants confrĂšres. Parmi ses Ćuvres principales, on retient les sgraffites de lâĂ©cole Josaphat et la Grande maison de Blanc situĂ© rue du MarchĂ© aux poulets. Comme photographe, il sâest intĂ©ressĂ© Ă la capture du mouvement. On lui doit Ă©galement des illustrations pour une sĂ©rie de journaux de lâĂ©poque. La Maison Autrique a choisi de mettre cet artiste Ă lâhonneur en 2023, annĂ©e de l'Art nouveau, en organisant une exposition dâenvergure qui se tient jusquâau 14 janvier 2024. Voyez tous les dĂ©tails complets sur cet Ă©vĂ©nement via le site www.autrique.be ChaussĂ©e de Haecht, 266 Ă 1030 Bruxelles
Andrea Cerasi
EXPOSITION : ARABESQUE
Sous la direction artistique de la compagnie acrobatique bruxelloise Back Pocket, en collaboration avec lâartiste photographe Zenzel, et, avec la participation des Ă©tudiants de lâESAC (Ecole SupĂ©rieure des Arts ducirque deBruxelles), Arabesque est unprojet qui propose une rĂ©interprĂ©tation delâarchitecture bruxelloise Art nouveau par les arts du cirque et les arts acrobatiques. Cette exposition pluridisciplinaire rythmĂ©e par des Ćuvres photographiques, de la vidĂ©o et des performances se veut Ă©minemment contemporaine, vivante. PortĂ©e par la jeunesse, elle amĂšne les publics Ă poser un autre regard sur le courant Art nouveau. Comment les arts du cirque et lâArt nouveau se rĂ©pondent-ils ? Comment le cirque contemporain peut-il mettre en lumiĂšre les bĂątiments Art nouveau, leurs courbes, leurs sinuositĂ©s pour nous inviter Ă redĂ©couvrir le patrimoine architectural ? Comment, Ă lâinverse, lâArt nouveau peut-il mettre en exergue la corporalitĂ© du circassien. A dĂ©couvrir aux Halles Saint-GĂ©ry jusquâau 1er octobre 2023. Voyez les informations complĂ©mentaires sur le site www.hallessaintgery.be
Place Saint-Géry à 1000 Bruxelles
Sam Mas
EXPOSITION : LE CHAT DĂAMBULE
Dans lâun des parcs les plus cĂ©lĂšbres de la capitale, les promeneurs dĂ©couvrent avec curiositĂ© ou admiration le Chat version monumentale de lâami Philippe Geluck. Une authentique performance technique qui joue la carte de lâhumour et de la lĂ©gĂšretĂ©, mĂȘme si chaque statue a nĂ©cessitĂ© vingt tonnes de bronze, puisque chaque Ćuvre pĂšse entre huit cents et mille deux cents kilos. La plus grande d'entre-elles mesure presque trois mĂštres. Comme dans les albums originaux, on retrouve ici de multiples rĂ©fĂ©rences Ă lâart classique ou/et Ă l'actualitĂ©. Le tout proposĂ© avec la verve unique, humoristique, poĂ©tique et engagĂ©e dâun des plus importants crĂ©ateurs de chez nous. Un travail colossal que le public nâimagine gĂ©nĂ©ralement pas, passant du croquis au moulage. Une vingtaine d'Ă©tapes ont Ă©tĂ© nĂ©cessaires avant d'obtenir la piĂšce achevĂ©e pour la river sur un socle pesant une tonne et demie de bon acier. Une fabrication rĂ©alisĂ©e 100 % en Belgique grĂące au savoir-faire dâartisans aguerris et passionnĂ©s. Cette dĂ©ambulation fĂ©line est Ă voir jusquâau 10 septembre 2023 au Parc de Bruxelles.
Paul Huet
EXPOSITION : HISTOIRE DâUNE CRISE CONTEMPORAINE
Les dĂ©chets, voilĂ certainement lâaspect le plus visible et matĂ©riel de la crise environnementale qui nous menace, la pointe dâun iceberg dont nous nâimaginons pas ou peu lâĂ©tendue ! Cette exposition met en lumiĂšre lâhistoire cachĂ©e des dĂ©tritus en Europe tout en soulignant son importance comme marqueur de changement social. Prenant comme point de dĂ©part la rĂ©volution industrielle, cet Ă©vĂ©nement aborde les pĂ©nuries des temps de guerre, lâessor du consumĂ©risme dâaprĂšs-guerre et se termine par lâinsurmontable crise des dĂ©chets actuelle. Ce projet met en avant les changements considĂ©rables intervenus dans la maniĂšre dont nous avons traitĂ© nos ordures dans le passĂ© et dont nous pensons, ou ne pensons pas, le dĂ©chet aujourdâhui. En se penchant sur cet aspect de lâhistoire, il renforce la pertinence des critiques et des appels au changement actuels. Quatre sections sont proposĂ©es aux visiteurs, faisant se succĂ©der des thĂ©matiques connues ou qui le sont moins. LâaccĂšs est Ă©videmment mis sur la nĂ©cessitĂ© Ă©cologique et sur la responsabilitĂ© individuelle, tout en soulignant le rĂŽle que doivent jouer les Ă©tats. LâidĂ©e consiste Ă revoir en profondeur notre mode de fonctionnement et de comparer celui-ci avec ce qui sâopĂ©rait avant notre naissance, plongeant le public dans les fragments dâobjets hĂ©ritĂ©s de lâĂąge du Bronze, mettant en Ă©vidence des Ă©chantillons de chiffons blancs utilisĂ©s au XIXe siĂšcle, des appareils Ă©lectroniques obsolĂštes, etc. Quâils soient industriels, privĂ©s, toxiques ou non, ce que nous vidons dans les poubelles demeure rĂ©vĂ©lateur de notre systĂšme de fonctionnement et dâune philosophie qui a longtemps Ă©tĂ© : tout Ă lâincinĂ©rateur ! La crise Ă©conomique, celle de lâĂ©nergie et les modifications climatiques qui frappent Ă nos portes nous entraĂźnent Ă prendre conscience du danger et de ses consĂ©quences terribles. Les organisateurs de cet Ă©vĂ©nement nâentendent pas nous stigmatiser, mais nous appeler Ă davantage de vigilance, Ă cesser de nous voiler les yeux et Ă devenir responsables de notre vĂ©cu. Enrichie par lâexpertise de professionnels bruxellois du traitement, du recyclage et de la rĂ©utilisation, cette exposition est complĂ©tĂ©e par une publication interdisciplinaire et par une plateforme web transnationale Throwaway, dĂ©veloppĂ©e en partenariat avec neuf musĂ©es europĂ©ens, qui propose un vaste ensemble dâimages, de textes et de vidĂ©os autour du sujet. LâaccĂšs est gratuit jusquâau 14 janvier 2024 Ă la Maison de lâHistoire europĂ©enne. Plus de dĂ©tails sur le site www.historia-europa.ep.eu
Rue Belliard, 135 Ă 1000 Bruxelles
Sam Mas
EXPOSITION : WOMAN BEFORE FASHION - DIANE VON FURSTENBERG
La wrap dress, cette emblĂ©matique robe portefeuille, fĂȘte ses cinquante ans. Lâoccasion pour le musĂ©e de consacrer son exposition Ă la crĂ©atrice Diane von Furstenberg, nĂ©e Diane Simone Michelle Halfin le 31 dĂ©cembre 1946 Ă Bruxelles. Une premiĂšre en Europe ! DĂ©couvrez le parcours hors du commun de cette Belge devenueunefigureinternationaledelamode. Cetteexpositionnâest pas une rĂ©trospective mais une maniĂšre dâaborder le travail de DianevonFurstenbergdefaçonlibre. Lâexpositioninvitelevisiteur Ă apprĂ©hender le langage spĂ©cifique des couleurs et des imprimĂ©s de la styliste appliquĂ© Ă son emblĂ©matique robe portefeuille. Entre jeux de regards et confrontation de crĂ©ations, cette exposition inĂ©dite donne les clĂ©s pour comprendre lâincroyable carriĂšre dâune femme crĂ©atrice ayant compris les femmes. Selon le magazine Forbes, elle Ă©tait la soixante-quinziĂšme femme la plus puissante du monde en 2015. Ses crĂ©ations ont Ă©tĂ© portĂ©es par de nombreuses cĂ©lĂ©britĂ©s, dont Michelle Obama, la duchesse de Cambridge, Madonna, Jessica Alban, Jennifer Lopez et Blake Lively. Un Ă©vĂ©nement Ă dĂ©couvrir jusquâau au 7 janvier 2014 au MusĂ©e de la Mode et de la Dentelle. Voir tous les dĂ©tails pratiques sur le site www.fashionandlacemuseum.brussels Rue de la Violette, 12 Ă 1000 Bruxelles
EXPOSITION : ANIMALIA
Des messages inquiĂ©tants se font entendre depuis quelques annĂ©es sur la dĂ©gradation des conditions de la viesur Terre. LaprĂ©servation de labiodiversitĂ© et lalutte contrele dĂ©rĂšglement climatiqueconstituent dĂšs lors des enjeux majeurs de notre monde contemporain. Dans ce contexte, le train, grĂące Ă ses faibles Ă©missions de CO2, reprĂ©sente un atout en faveur dâune mobilitĂ© durable et a plus que jamais de beaux jours devant lui. A travers lâexposition Animalia, Train World vous invite Ă un voyage poĂ©tique et scientifique entre autres consacrĂ© Ă la prĂ©servation de notre environnement, notamment sous lâangle de la biodiversitĂ© et du climat. Pierre-Yves Renkin, sculpteur animalier belge de renom, a Ă©tĂ© conviĂ© en tant quâartiste invitĂ© Ă exposer une sĂ©rie dâĆuvres reprĂ©sentant des animaux. Ces sculptures animaliĂšres dialoguent au sein du musĂ©e avec nos collections ferroviaires. Le long du parcours vous rencontrerez notamment des Ă©lĂ©phants, un gorille, une girafe, une tortue ou encore un crocodile ! Le tout entre les anciennes locomotives, le monde des rails, et les nombreux trĂ©sors ferroviaires qu'abrite Train World. ParallĂšlement Ă ce parcours centrĂ© sur lâĂ©motion poĂ©tique, les thĂ©matiques de la prĂ©servation de la biodiversitĂ©, du rĂ©chauffement climatique et des atouts du train, en tant que mode de dĂ©placement durable, sont dĂ©veloppĂ©es dans les diffĂ©rents espaces du musĂ©e. Un volet de cette exposition est aussi consacrĂ© aux efforts entrepris par la SNCB et Infrabel pour rĂ©duire lâimpact de leurs activitĂ©s sur notre environnement et le climat. Afin de concevoir cette exposition, Ă la fois poĂ©tique et scientifique, Train World sâest assurĂ© le concours de quatre spĂ©cialistes du monde animal, du changement climatique et du transport ferroviaire. Ces signatures de rĂ©fĂ©rence tĂ©moignent dâun souci commun en faveur de la protection de notre environnement. Une exposition pour comprendre et agir Ă dĂ©couvrirĂ Trainworldjusquâau5novembre2023.Plus dâinformations sur le site www.trainworld.be Place Princesse Elisabeth, 5 Ă 1030 Bruxelles
EXPOSITION : FRANCIS ALYS
Jouer est un besoin fondamental de lâĂȘtre humain, comme manger et dormir. Pendant lâenfance, nous lâapprenons instinctivement ou en imitant les autres. Le jeu doit ĂȘtre considĂ©rĂ© comme une relation crĂ©ative des enfants avec leur univers, activitĂ© qui peut parfois dissimuler une dimension sociopolitique. Comme les interactions sociales se dĂ©roulent de plus en plus en ligne dans un monde virtuel, AlĂżs capture ce moment de profonde transition que vit notre sociĂ©tĂ© et rassemble une mĂ©moire des jeux d'enfant avant quâils ne disparaissent. Si certains dâentre eux se rattachent Ă la tradition dâune rĂ©gion spĂ©cifique, dâautres sont plus universels, et nombre de ces jeux se retrouvent d'ailleurs dans le tableau du 16e siĂšcle Jeux dâenfants de Bruegel, une Ćuvre qui a fortement impressionnĂ©AlĂżs quand, Ă un Ăąge prĂ©coce, il lâa vue pour la premiĂšre fois. Dans lâĆuvre dâAlĂżs, observer et documenter le comportement humain dans lâenvironnement urbain est la constante principale. Ses films enregistrent tant les traditions culturelles que les actions spontanĂ©es et sans contrainte des enfants, dans la rue comme dans les zones de conflit et des turbulences de la vie moderne. Les jeux dâenfants ont acquis une place centrale dans la pratique dâAlĂżs, lui permettantdecapturer la culture etlesmodesdevie desgens, parfoismĂȘme dansdesendroits oĂč ils semblent le moins susceptibles de se manifester. Une exposition Ă dĂ©couvrir au Wiels du 7 septembre 2023 au 7 janvier 2024. Voyez toutes les informations complĂ©mentaires sur le site www.wiels.org
Avenue Van Volxem, 354 Ă 1190 Forest
EXPOSITION : DA TORINO
A l'occasion de son cinquantiĂšme anniversaire de galeriste, Albert Baronian souhaite rendre hommage Ă trois personnalitĂ©s de l'ArtePovera trĂšs actives dansles annĂ©es 70 Ă Turinet ses environs. L'expression est inventĂ©e par Germano Celant, une des figures principales du mouvement lors de l'exposition « Art Habitable » (Turin, 1966). Un Ă©vĂ©nement qui marque le point de dĂ©part dâartistes italiens, caractĂ©risĂ©s par la pauvretĂ© de leurs matĂ©riaux et des techniques utilisĂ©es. LâopportunitĂ© de mettre en Ă©vidence les crĂ©ations de Giorgio Griffa, Giulio Paolini et Gilberto Zorio. Loin dâĂȘtre pĂ©joratif, ce principe de pauvretĂ© a primĂ© dans leurs Ćuvres, lesquelles sont majoritairement des sculptures ou des installations. Il nâa en effet jamaisĂ©tĂ© question dâadmirer la techniqueutilisĂ©e, la peintureoules dĂ©gradĂ©s de couleurs. LâArte Povera se suffisait Ă lui-mĂȘme et ne voulait dâaucun matĂ©riau transformĂ©, prĂ©fĂ©rant la pierre, les objets vĂ©gĂ©taux, voire des fruits et des lĂ©gumes. Cette simplicitĂ© sâopposait Ă la production de masse et plus amplement Ă lâopulence et la sophistication de lâAmerican way of life qui pesait alors sur lâItalie. En dĂ©tournant les codes de lâart figuratif classique, ces plasticiens affirmaient l'importance du geste crĂ©ateur plus que de l'objet fini, raison pour laquelle leur production a longtemps Ă©chappĂ© aux collectionneurs et Ă lâindustrie culturelle des annĂ©es 60. Au sein dâune sociĂ©tĂ© basĂ©e sur lâacquisition de biens et la consommation, il sâagissait dâune vĂ©ritable rĂ©volution. Lâutilisation de matĂ©riaux Ă©phĂ©mĂšres Ă©loignait en effet volontairement les Ćuvres des salles de vente et plus gĂ©nĂ©ralement du marchĂ© de lâart traditionnel. Cette indĂ©pendance artistique a pris cependant fin une dĂ©cennie plus tard, lorsque nombre des membres ont bifurquĂ© vers des dĂ©marches individuelles., De nos jours le mouvement continue dâinspirer Ă©normĂ©ment dâartistes. DĂ©couvrez lâexposition Ă la galerie Baronian du 7 septembre au 10 novembre 2023. Plus de dĂ©tails sur le site www.baronian.eu
Rue Isidore Verheyden, 2 Ă 1050 Bruxelles
EXPOSITION : PETER HALLEY
« Black Light » de Peter Halley se veut le second volet d'une exposition qui marque la relation de plus de vingt ans de l'artiste amĂ©ricain avec Bruxelles. Le coloriste prolifique a toujours fait rĂ©fĂ©rence Ă un vocabulaire visuel distinct Ă©tabli au dĂ©but des annĂ©es 1980 composĂ© de cellules, de conduits et de prisons. Ă ce jour, il continue d'explorer les possibilitĂ©s apparemment illimitĂ©es de ces Ă©lĂ©ments, qui sont incorporĂ©s dans de nouvelles compositions qui brisent les barriĂšres traditionnelles de la toile Ă quatre faces. Le rĂ©sultat âprincipalement exprimĂ© en noir et accentuĂ© de bleus Ă©lectriques, de violets et de rouges âse nourrit dâun sens de l'Ă©quilibreinstablecommesi toutela structure pouvait s'effondrer Ă tout moment. Manifeste symbolique de la modernitĂ©, lacouleurnoireahistoriquementprĂ©sentĂ©des idĂ©ologies souvent mĂ©lancoliques ou transgressives avec une nuance Ă©motionnelle, sociĂ©tale et politique. S'appuyant sur des idĂ©es Ă©tablies par des artistes comme Malevich et Soulages, Peter Halley utilise habilement le noir dans son propre langage visuel, explorant son large Ă©ventail de profondeur et de matĂ©rialitĂ©. Les peintures de Black Light prĂ©sentent des Ă©clairs de nĂ©on enveloppĂ©s de diverses nuances de noir qui racontent allĂ©goriquement l'histoire de la structure de notre monde moderne, souvent imprĂ©visible et en constante Ă©volution. Cet Ă©vĂ©nement annoncĂ© depuis belle lurette est Ă dĂ©couvrir Ă la galerie Maruani Mercier du 7 septembre au 21 octobre 2023. Vous pouvez dĂ©couvrir davantage de dĂ©tails sur le site www.maruanimercier.com Avenue Louise, 430 Ă 1050 Bruxelles
EXPOSITION : GINABEAVERS
Gina Beavers propose une nouvelle sĂ©rie de peintures, avec des images exagĂ©rĂ©es, exubĂ©rantes et en quelque sorte impudiques, qui rappellent notre relation avec la sphĂšre numĂ©rique. Par le passĂ©, dĂ©voiler sa vie privĂ©e Ă©tait incongru. Aujourd'hui, les selfies sont devenus la norme Ă travers toutes les gĂ©nĂ©rations. MĂȘlant ces tendances sur internet, et plus particuliĂšrement celles du maquillage et des tutos ongles, Gina Beavers traite le corps comme une nature morte. Elle y trouve une mĂ©taphore de la façon dont nous nous exprimons en ligne, questionne comment notre attitude a changĂ© et notre rapport au monde. Ses peintures rappellent la fragilitĂ© de l'homme dans le flot de millions d'images qui nous submergent. Parmi ces images, certaines seront Ă©ternellement reconnaissables. La large diffusion des images dans la sphĂšre numĂ©rique joue Ă©galement un rĂŽle dans la crĂ©ation des icĂŽnes, dans leur ancrage dans l'imaginaire collectif. Ainsi, Gina puise des rĂ©fĂ©rences dans l'histoire de l'art et ces icĂŽnes du passĂ© que tout le monde reconnaĂźt. Elle fait allusion Ă Van Gogh ou O'Keefe, Ă la poterie de Delft. Elle rompt finalement avec la haute et la basse culture. Gina Beavers propose une lecture populaire de l'art. Dans un style faisant allusion au photorĂ©alisme, ses peintures en relief exubĂ©rantes contrastent avec la planĂ©itĂ© des Ă©crans et des images numĂ©riques. PlutĂŽt qu'un clin d'Ćil Ă l'histoire de l'art, elle s'interroge sur le monde dans lequel nous vivons, celuides images et de la photographie, qui rĂ©gissent notre rapport aux rĂ©seaux sociaux. Sontravail est Ă dĂ©couvrirĂ lagalerie
Rodolphe Janssen du 7 septembre au 14 octobre 2023. Vous trouverez dâautres dĂ©tails sur le site officiel de la galerie www.rodolphejanssen.com Rue de Livourne, 35 Ă 1050 Bruxelles
EXPOSITION : LEONARDO GUGLIELMI
La dĂ©marche artistique de Leonardo Guglielmi s'articule autour d'un rejet dĂ©libĂ©rĂ© de rĂšgles et de concepts traditionnels del'art acadĂ©mique. Ătravers son travail, il dĂ©fie avec audace les normes Ă©tablies en sĂ©lectionnant des sujets non conventionnels comme points focaux de ses piĂšces. DĂ©formant et faussant leurs reprĂ©sentations, il brise intentionnellement les codes, crĂ©ant un sens captivant de dissonance. Ce style Ă©voque une image numĂ©rique sur un ordinateur portable ou un tĂ©lĂ©phone qui a du mal Ă se charger, ajoutant une touche de pertinence contemporaine Ă son travail. Il incorpore Ă©galement des Ă©lĂ©ments modernes et contemporains dans ses crĂ©ations. Selfies, articles de mode et tatouages trouvent ici leur place, jetant un pont entre la tradition et les rĂ©alitĂ©s actuelles. Ă travers cette fusion, il initie une conversation dynamique, reflĂ©tant la nature en constante Ă©volution de la sociĂ©tĂ©. Il aime Ă©galement tĂ©moigner de son engagement Ă repousser les limites et Ă favoriser le dialogue. Cette exposition invite les spectateurs Ă remettre en question les notions prĂ©conçues, leur proposant d'explorer l'intersection du passĂ© et du prĂ©sent dans le contexte de notre sociĂ©tĂ© en marche incessante. Cet Ă©vĂ©nement a Ă©tĂ© planifiĂ© du 7 septembre au 19 octobre 2023 Ă Edji Gallery. Voyez tous les dĂ©tails pratiques sur le site www.edjigallery.com
Rue du Page, 15 Ă 1050 Bruxelles
EXPOSITION : MICHEL MOUFFE
La peinture de Michel Mouffe incarne un lien profond avec lâĂȘtre, rĂ©vĂ©lant une multiplicitĂ© unie dans la toile. Ses tableaux, avec leurs couches dâacrylique fusionnĂ©es, crĂ©ent des harmonies de couleurs paradoxales. Les barres mĂ©talliques fixĂ©es sur le chĂąssis en bois et qui sous-tendent la toile sont formĂ©es de façon Ă yappliquerune pressionsuffisante pourladĂ©former. Lesvolumesainsi créés Ă©tirent letableau dans la profondeur, et les lignes de mĂ©tal qui se devinent derriĂšre la toile la transforment en sculpture dĂšs leur contact. La peinture sâĂ©tend alors pour se dĂ©passer elle-mĂȘme et, dans une fuite vers lâavant, rejoint le regard qui lâobserve. Ses tableaux nous invitent Ă une expĂ©rience sensorielle oĂč la conscience intentionnelle est dĂ©sarmĂ©e par la prĂ©sence mĂȘme de lâĆuvre. Lâespace peint se rĂ©vĂšle dans son apparaĂźtre, Ă©chappant Ă la fixitĂ©. LâĆuvre dâart est un processus continu, oĂč le temps et lâambiguĂŻtĂ© sont essentiels. Elle dĂ©passe le langage et nous plonge dans une tension prĂ©-analytique. LâachĂšvement de lâĆuvre survient lorsque lâartiste se retire pour laisser lâĆuvre exister pleinement. Son Ćuvre, Ă la fois lumineuse et opaque, allie intelligence et malice, captivant les intĂ©rĂȘts et invitant chacun Ă rĂ©flĂ©chir sur lui-mĂȘme. Ses toiles combinent le visible et lâinvisible, le prĂ©sent et lâabsent, la couleur et lâespace. Elles Ă©voquent une mystique et captent notre inconscient. Mouffe explore le mĂ©dium de la peinture avec patience et maĂźtrise, crĂ©ant des expĂ©riences visuelles qui contournent notre intelligence pour pĂ©nĂ©trer directement notre inconscient. Il est possible de dĂ©couvrir ses Ćuvres jusquâau 23 septembre 2023 Ă la Galerie ValĂ©rie Bach. Plus de dĂ©tails sur le site www.prvbgallery.com Rue Veydt, 15 Ă 1060 Bruxelles
EXPOSITION :ART NOUVEAU - HISTOIRES DâOBJETS DâEXCEPTION
L'Art Nouveau, Ă©galement connu sous le nom de "Style nouille" en France, a Ă©tĂ© un mouvement artistique et culturel de la fin du XIXe siĂšcle, qui sâest dĂ©veloppĂ© au dĂ©but du XXe siĂšcle. Il Ă©tait caractĂ©risĂ© par des formes organiques, des motifs floraux et une esthĂ©tique trĂšs ornementale. Il sâest manifestĂ© dans divers domaines artistiques, tels que l'architecture, les arts dĂ©coratifs, la peinture, la sculpture et mĂȘme le design graphique. Son objectif Ă©tait de crĂ©er un style total, avec lâintention dâintĂ©grer lâart dans toutes les strates de la vie quotidienne : du mobilier aux vĂȘtements, en passant par les affiches publicitaires. Son architecture se distinguait par des lignes courbes, des façades richement ornĂ©es et des Ă©lĂ©ments dĂ©coratifs exubĂ©rants avec des vitraux pour rĂ©chauffer les façades, des ferronneries apparentes et des mosaĂŻques colorĂ©es. Des architectes emblĂ©matiques de ce mouvement (Hector Guimard, Victor Horta, Antoni GaudĂ) ont créé des bĂątiments dont la renommĂ©e perdure. Dans le cadre de lâannĂ©e Art Nouveau Brussels 2023, la Fondation Roi Baudouin expose une sĂ©rie de chefs-dâĆuvre appartenant Ă ce courant et met en lumiĂšre cette pĂ©riode-clĂ© du patrimoine. On lâa un peu oubliĂ©, mais Bruxelles a jouĂ© un rĂŽle important dans la naissance et la diffusion de lâArt nouveau. Lâoccasion dâaller admirer une variĂ©tĂ© dâobjets usuels conçus dans ce style caractĂ©ristique et signĂ©s. Philippe Wolfers, Henry van de Velde, George Morren et, parmi dâautres, Gustave Serrurier-Bovy. DerriĂšre chacun se cache un rĂ©cit particulier ou une anecdote. Les Ćuvres prĂ©sentĂ©es, habituellement exposĂ©es dans diverses collectionspubliques belges, sont exceptionnellement rĂ©unies au musĂ©e BELvue jusquâau 7 janvier 2024. Voyez tous les dĂ©tails complĂ©mentaires sur le site www.belvue.be
Place des Palais, 7 Ă 1000 Bruxelles
AndrĂ© MetzingerEXPOSITION : LES SĆURS NOIRES
Un Ă©vĂ©nement est consacrĂ© Ă la congrĂ©gation des SĆurs Noires, ordre qui est apparu durant la seconde moitiĂ© du XVĂšme siĂšcle, avec le regroupement de plusieurs bĂ©guines qui ont reçu de leur Ă©vĂȘque lâautorisation de prononcer leurs vĆux pour entrer en religion et suivre la rĂšgle de Saint Augustin. Leur supĂ©rieur hiĂ©rarchique leur a toutefois imposĂ© de porter le scapulaire noir comme tenue distinctive, vĂȘtement qui leur a valu le surnom de « SĆurs Noires ». Ces religieuses ont assez tĂŽt bĂ©nĂ©ficiĂ© dâune forte popularitĂ©, car elles ne se contentaient pas dâĂȘtre des contemplatives, mais exerçaient dĂšs le dĂ©part un apostolat en sâoccupant des malades en se rendant Ă leur domicile, faisant montre dâun dĂ©vouement total, notamment lors des Ă©pidĂ©mies de peste qui leur a valu lâadmiration de tous. Finalement, devenues trop peu nombreuses, les SĆurs Noires se sont rattachĂ©es Ă un autre ordre en 1956. La Basilique de Koekelberg leur consacre une exposition dans son espace musĂ©al, question de commĂ©morer leurs actions et de les rappeler Ă notre mĂ©moire, en regroupant une sĂ©rie dâobjets tels que des peintures, du mobilier, des Ćuvres d'arts, de la vaisselle, des sculptures et de la dentelle bruxelloise ou flamande. En se rendant sur place, on dĂ©couvre tout un pan de notre passĂ© peu ou mal connu au XXIe siĂšcle. A voir Ă la Basilique de Koekelberg pour une durĂ©e encore indĂ©terminĂ©e l.es dĂ©tails ont tous Ă©tĂ© mis le site officiel www.basilicakoekelberg.be
Parc Elisabeth Ă 1083 Bruxelles Sam MasEXPOSITION : SOUFFLE DâORIENT
Artiste belge dâorigine tunisienne, ImĂšne Jarry peint depuis lâĂąge de 15 ans. Autodidacte, elle a commencĂ© avec le plus simple des matĂ© riaux: des crayons de couleur. Voyant que son entourage Ă©tait demandeur de ses dessins, elle sâengage rapidement dans la peinture essentiellement acrylique puis se passionne pour la calligraphie arabe quâelle utilise dans son expression artistique. Ses Ćuvres colorĂ©es Ă©voquent les voyages, le soleil, la mer, ses souvenirs nomades de la Belgique Ă la Tunisie. Elle les propose Ă©galement Ă travers diffĂ©rents supports Ă mettre en valeur dans un espace tant privĂ© que public. Chacune de ses crĂ©ations raconte un rĂ©cit et Ă©voquent de la mĂ©lancolie de son deuxiĂšme pays d'origine : la Tunisie. Toutes ses toiles sont peintes Ă la peinture acrylique. Une exposition Ă voir au Mont-de-PiĂ©tĂ© jusquâau 10 septembre 2023. Voyez les dĂ©tails pratiques sur le site www.montdepiete.be Rue Saint-Ghislain, 19-23 Ă 1000 Bruxelles
EXPOSITION : TOUT EN SOUPLESSE
Cette exposition est le rĂ©sultat d'une aventure artistique extraordinaire, oĂč les couleurs prennent vie et les fibres racontent leurs propres histoires. elle nous invite Ă explorer le monde fascinant oĂč l'art et l'artisanat se rencontrent pour former des crĂ©ations qui dĂ©fient les conventions et inspirent l'imagination. Les murs sont habillĂ©s de panneaux textiles Ă©lĂ©gamment tissĂ©s, chacun portant le sceau distinctif d'une des deuxartistesinvitĂ©es Ă se produire. LescouleursĂ©clatent commedesfeux d'artifice, allant desteintes douces et pastel aux tonalitĂ©s audacieuses et vives. Chaque fil, chaque texture est soigneusement choisi et assemblĂ© pour une expĂ©rience visuelle et tactile unique. Les piĂšces exposĂ©es reflĂštent une variĂ©tĂ© infinie de techniques et de styles. Des Ćuvres abstraites qui jouent avec la profondeur et la perspective aux crĂ©ations plus narratives qui Ă©voquent des souvenirs et des Ă©motions, l'exposition montre l'Ă©tendue de la crĂ©ativitĂ© dans le domaine de l'art textile. Les artistes ont exploitĂ© diverses mĂ©thodes, telles que le tissage traditionnel, le tricotage, le nouage, le patchwork novateur et mĂȘme l'expĂ©rimentation audacieuse avec des matĂ©riaux non conventionnels. Cet Ă©vĂ©nement offre Ă©galement aux visiteurs l'opportunitĂ© d'entrer dans l'univers de Katia Du Paix et Sophie De Mesmaeker qui opĂšrent la magie de la transformation des matiĂšres premiĂšres en piĂšces d'art uniques. Enfin, il tĂ©moigne de la vitalitĂ© de l'art textile moderne et de sa capacitĂ© Ă Ă©voluer tout en honorant les techniques ancestrales. Leur travail Ă©largit les horizons et fait rĂ©aliser que l'art peut ĂȘtre trouvĂ© dans les endroits les plus inattendus, mĂȘme au sein de fils et de tissus. A voir du 21 septembre au 8 octobre 2023 au Mont-de-PiĂ©tĂ©. Voyez toutes les informations pratiques sur le site www.montdepiete.be
Rue Saint-Ghislain, 19-23 Ă 1000 Bruxelles Sylvie Van Laere
EXPOSITION : SHOSHANA WALFISH
L'artiste Shoshana Walfish travaille des thĂšmes tels que le fĂ©minisme, l'identitĂ© et l'histoire collective. Elle explore le rĂ©el et l'imaginaire, recherchant le matĂ©riel et l'immatĂ©riel. Elle dĂ©terre des images, des objets ou des histoires et les rĂ©agence dans une nouvelle rĂ©alitĂ©. Ses portraits et Ă©tudes d'inspiration classique possĂšdent une connotation existentielle. L'homme reste fragile et Ă©garĂ©. Pour dâautres tableaux, cette artiste rĂ©alise des collages dans lesquelselle rassemble des personnages et des objets qui, Ă premiĂšre vue, ne sâemboĂźtent pas. Les corps dĂ©sirĂ©s entrent en dialogue avec les artefacts historiques. L'ensemble gĂ©nĂšre un fantastique cabinet de curiositĂ©s des dĂ©sirs. Sans jamais se lasser, elle questionne lâidĂ©e de la femme-objet et des objets en tant que corps fĂ©minins. Entre surrĂ©alisme et absurde, elle interroge le regard, lâobjectification, ainsi que les rĂ©cits produits par lâhistoire et par lâhistoire de lâart. Dans une seconde sĂ©rie, elle explore les allusions esthĂ©tiques luxuriantes associĂ©es aux organes corporels, tissant ainsi des liens entre la corporalitĂ©, le monde naturel, la science et la sociĂ©tĂ©. Ses Ćuvres sont Ă dĂ©couvrir chez nous au MusĂ©e juif de Belgique du 7 septembre 2023 au 18 fĂ©vrier 2024. Voyez tous les dĂ©tails pour organiser votre visite sur le site www.mjb-jmb.org Rue des Minimes, 21 Ă 1000 Bruxelles
EXPOSITION : CAMILLE DE TAEYE
BonvivantĂ lâhumoursubversifetauvĂ©cutragique, CamilleDeTaeye(1938-2013)est unartistepeintre bruxellois Ă©voluant en marge des tendances et mouvements artistiques. Sa premiĂšre Ă©pouse Gerda Vancluysen, Ă©crivaine et poĂ©tesse, lâa initiĂ© au monde de lâĂ©dition. Ensemble, ils ont rĂ©alisĂ© une sĂ©rie de livres, dĂ©veloppant un univers pictural et poĂ©tique qui leur est propre. Lâartiste a Ă©galement conçu avec plusieurs auteurs et autrices des ouvrages quâil accompagnait de lithographies tirĂ©es sur sa presse Ă bras. Chaque estampe est un Ă©cho aux textes mais aussi aux multiples facettes du peintre qui se retrouvent dans ses tableaux. Pour Camille De Taeye, la peinture est une forme de rĂ©silience. Son Ćuvre est jalonnĂ©e de plusieurs thĂšmes transversaux, incarnĂ©s par des motifs rĂ©currents qui traduisent et dĂ©tournent les drames de son existence Ă travers un imaginaire singulier. Cette exposition propose de dĂ©couvrir quelques aspectscruciaux de sacrĂ©ation : sa syntaxe, ses symboles, qui sont autant dâĂ©lĂ©ments grammaticaux nĂ©cessaires Ă son art relationnel, lacohabitationdelâĂ©roset dethanatos, uneformedâidentitĂ© belge et les Ă©quilibres prĂ©caires. Une exposition Ă dĂ©couvrir jusquâau 24 janvier 2024 Ă la BibliothĂšque Wittockiana. Plus de renseignements sur le site www.wittockiana.org Rue de Bemel, 23 Ă 1150 Bruxelles
EXPOSITION : JOSĂ MANGANO
JosĂ© Mangano est un artiste quâon croise lors de nombreux vernissages dans la capitale. Il est Ă©galement souvent prĂ©sent aux cimaises comme exposant. Fruit du pur autodidactisme, il a rĂ©ussi Ă exceller dans diverses disciplines artistiques, avec un savoir-faire qui a Ă©voluĂ© au fil des ans, le menant Ă embrasser des formes d'expression variĂ©es et Ă trouver son style. Refusant les Ă©tiquettes, il sâest fort vite rĂ©vĂ©lĂ© un touche-Ă -tout bercĂ© par les muses. A son rĂ©pertoire, il additionne le dessin, la peinture, le travail du papier mĂąchĂ©, lâĂ©criture, la poĂ©sie, le jeu scĂ©nique, la confection de marionnettes et nâa pas hĂ©sitĂ© Ă endosser un costume de clown pour afficher un autre versant de sa personnalitĂ© et faire rire les petits. Une palette crĂ©ative quasiment sans limites, qui en fait un des rares couteaux suisses de chez nous. Aujourdâhui, aprĂšs plusieurs dĂ©cennies de crĂ©ation, il attribue sa touche directement identifiable Ă une existence nourrie dâĂ©vĂ©nements et de dĂ©fis, qui se sont succĂ©dĂ© et qui lui ont fait voir chaque matin avec un regard positif. A travers ses Ćuvres, il entend apporter de la lumiĂšre, tendre la main vers lâautre et offrir un vrai partage. Pour lui, l'art est une accumulation d'expĂ©riences et de comprĂ©hensions, unmoyen de capturer les regards et les sensations de la vie quotidienne. Loin de tout acadĂ©misme, JosĂ© Mangano se moque des modes et explore ce qui lâentoure Ă son rythme, poussĂ© par un indĂ©fectible besoin dâaller toujours de lâavant, se fiant Ă son seul goĂ»t et en croyant Ă ce quâil produit. Ses Ćuvres seront exposĂ©es Ă la galerie Arcane du 22 septembre au 1er octobre 2023. Vous pouvez vous procurer dâautres informations directement via lâadresse de la responsable du lieu judithgrunberger@gmail.com
Rue Vandekindere, 336 Ă 1180 Bruxelles
Daniel Bastié
VENDREDI DE LAPOĂSIE
« VendredidelapoĂ©sie »est unĂ©vĂ©nement mensuel, aucoursduquel despoĂšteschevronnĂ©souamateurs se rĂ©unissent pour partager leurs crĂ©ations, Ă©changer des idĂ©es et cĂ©lĂ©brer l'art de la rime. Ces rencontres adoptent une forme libre, totalement ouverte et dĂ©complexĂ©e, sans quâaucun jugement ne puisse brider le plaisir. Tous, sâils le souhaitent, sont invitĂ©s Ă rĂ©citer deux ou trois de leurs textes. L'objectif de ces rencontres est avant tout de crĂ©er un espace de convivialitĂ© oĂč les auteurs peuvent sortir de leur isolement et partager leurs travaux, tout en bĂ©nĂ©ficiant de contacts pour Ă©largir leur rĂ©seau relationnel ou trouver l'inspiration Ă travers la diversitĂ© des voix et des styles prĂ©sents. VoilĂ Ă©galement une occasion pour les passionnĂ©s de poĂ©sie de dĂ©couvrir de nouveaux auteurs ou de rĂ©entendre dâautres quâils connaissent. Comme il sâagit pour lâessentiel de poĂštes bruxellois issusde la diversitĂ© culturelle, ces soirĂ©es sont enfin un trait dâunion entre chacun dâentre eux, prouvant que la barriĂšre de la langue, des origines ou de la religion ne pose aucun problĂšme. Le prochain rendez-vous est fixĂ© Ă la Maison de la LaĂŻcitĂ© dâAnderlecht le vendredi 29 septembre Ă 19 heures. Pour davantage de dĂ©tails, voyez au 02 520 39 99 Rue de Veeweyde, 38 Ă 1070 Bruxelles
Daniel Bastié
EXPOSITION : CHANTALSALLUSTIN
Le dessin scientifique est une partie intĂ©grante de l'imaginaire artistique de Chantal Sallustin et le thĂšme de la ville est rĂ©current dans son travail. Ses compositions Ă©voquent des formes gĂ©omĂ©triques et orthogonales, Ă©voquant des tissus urbains avec leurs rues, chemins et places. Son travail peut donner Ă©galement l'impression de dĂ©ambuler Ă travers desdĂ©cors quirappellent des Ă©lĂ©ments tels que la rouille, le fer et le verre, ainsi que des structures architecturales. Peut-ĂȘtre des vestiges de citĂ©s mĂ©diĂ©vales ou des zones industrielles ? Elle applique un processus "opĂ©ratif" Ă ses Ćuvres en construisant des textures en superposant des couches ou en pratiquant la gravure pour crĂ©er des boursouflures et des excavations, puis elle accentue certains dĂ©tails en revenant sur le mĂ©tier. Il est naturellement intĂ©ressant de voir de quelle maniĂšre elle intĂšgre diffĂ©rentes techniques et textures dans son art pour crĂ©er des compositions qui Ă©voquent des sensations et des Ă©motions Ă travers des formes gĂ©omĂ©triques ou dâautres qui frisent lâabstraction. Ses gravures sont exposĂ©es du 13 au 17 septembre 2023 Ă LâAtelier 64. Rue de lâAbbaye, 64 Ă 1050 Bruxelles
Sam Mas
EXPOSITION : FRED BERVOETS
StĂ©phane Janssen a jouĂ© un rĂŽle crucial dans la carriĂšre de Fred Bervoets. Initialement son marchand d'art de 1967 Ă 1970. Il est ensuite devenu un collectionneur important de lâĆuvre de ce dernier, ainsi qu'un de ses plus fervents dĂ©fenseurs. Au cours des dĂ©cennies suivantes, il a organisĂ© plusieurs expositions en Europe de lâartiste pour mettre son travail en Ă©vidence, allant jusquâĂ monter des Ă©vĂ©nements aux Etats-Unis. NĂ© en 1942 Ă Anvers, le peintre vit et travaille toujours dans sa ville natale. Sespeintures ne montrentnicontinuitĂ©nihomogĂ©nĂ©itĂ©ausensstrictduterme. Mouvantes, ellesrefusent de se plier aux modes, mĂȘme si elles ont tout un moment Ă©tĂ© inspirĂ©es par le mouvement CoBrA. Puis, tout un temps, Fred Bervoets a rĂ©alisĂ© des toiles dont les formes Ă©voquent des serpents ou spaghettis. Ensuite, il sâest lancĂ© dans des travaux oĂč les totems et les cartes prennent le dessus. La technique du collage sâest mise Ă le passionner au point de combiner gravures et diffĂ©rents matĂ©riaux tels que des clous et de la ficelle. L'exposition Ă venir semble ĂȘtre une cĂ©lĂ©bration de la relation entre Fred Bervoets et StĂ©phane Janssen. RĂ©sultat qui offrira aux amateurs d'art l'opportunitĂ© de dĂ©couvrir ou de redĂ©couvrir le travail de dâun plasticien hors normes. Cet Ă©vĂ©nement se dĂ©roulera du 7 septembre au 7 octobre au 14 octobre 2023 Ă la galerie Rodolphe Janssen. Voyez un complĂ©ment dâinformations sur le site officiel www.rodolphejanssen.com
Rue de Livourne, 12 Ă 1050 Bruxelles Alexandre Verdeyen
VISITE DE LA MAISON MAGRITTE
RenĂ© Magritte (1898 â 1967) est aujourdâhui considĂ©rĂ© comme lâun des plus grands peintres du XXe siĂšcle et sa renommĂ©e a dĂ©passĂ© les frontiĂšres europĂ©ennes. Son Ćuvre foisonnante dâidĂ©es et dâinnovations lui assure une popularitĂ© jusquâici jamais dĂ©mentie et confirme son aura auprĂšs de tous les amateurs dâart. Comment passer par Bruxelles sans se coller dans ses traces ni se laisser baigner par ses reprĂ©sentations fantasmagoriques ou surrĂ©alistes ? Si la visite du musĂ©e qui lui a Ă©tĂ© consacrĂ© et qui rassemble lâessentiel de sa crĂ©ation demeure lâune des Ă©tapes incontournables de ce pĂ©riple au pays des pipes qui nâen sont pas et des ciels qui pleuvent des personnages impeccablement sanglĂ©s dans leur frac noir, beaucoup ignorent quâil est possible de visiter la maison quâil a occupĂ©e de 1930 Ă 1954 et qui a Ă©tĂ© transformĂ©e en musĂ©e au milieu des annĂ©es 90. Lâoccasion de se plonger dans le quotidien du couple revenu de Paris, aprĂšs trois annĂ©es passĂ©es dans le sillage dâAndrĂ©Breton(avec lequel aeulieuune rupture dĂ©finitive), et qui a louĂ© le petit rez-de-chaussĂ©e dâune maison de briques jaunes situĂ©e au numĂ©ro 135 de la rue Esseghem Ă Jette, non loin de Notre-Dame de Lourdes. Pour la petite histoire, il ne sâagit pas de lâultime demeure de lâartiste, mais du domicile quâil a occupĂ© avec son Ă©pouse Georgette durant presque vingt-cinq ans. Une pĂ©riode durant laquelle son talent a Ă©tĂ© pleinement rĂ©vĂ©lĂ© et oĂč il a conçu ses toiles maĂźtresses. Le lieu, plutĂŽt Ă©troit, se distribue sur quatre niveaux, avec dâautres familles aux Ă©tages. Les Magritte y bĂ©nĂ©ficient du confort de lâĂ©poque, mais largement suffisant pour y couler une existence paisible. Afin de payer le loyer, RenĂ© conçoit des affiches publicitaires, mais continue de peindre pour lui-mĂȘme, tandis que Georgettetravaille Ă mi-temps comme vendeuse. Câest dans cettemaisonque lâartisteconnaĂźt plusieurs pĂ©riodes successives (pĂ©riode Renoir, pĂ©riode Vache), quâil nĂ©gocie de multiples expositions Ă Bruxelles et Ă New York, quâil reçoit commande dâune grande crĂ©ation murale pour Knokke et quâil se fait approcher par diffĂ©rents marchands de tableaux. Sans exagĂ©rer, il est clairement permis dâĂ©crire quâil ypeintlamoitiĂ©desonĆuvre, dontplusieurstoilescapitales(« LarĂ©ponseimprĂ©vue »,« Leviol », « La philosophie dans le boudoir », « Lâempire des lumiĂšres »). Evidemment, certains Ă©lĂ©ments du bĂątiment sont parfois intĂ©grĂ©s dans ses compositions : la fenĂȘtre Ă guillotine, la cheminĂ©e, les portes vitrĂ©es du salon, lâescalier et son pilastre dans le hall, les poignĂ©es et les rosaces des portes, le rĂ©verbĂšre extĂ©rieur, etc. Les surrĂ©alistes belges se rĂ©unissent Ă©galement chez lui et, en compagnie de ses amis, il organise de rĂ©guliers happenings, confronte ses idĂ©es, montre ses rĂ©alisations et parle de ses projets. Puisquâil ne sâagit pas du domicile ultime du couple, il a fallu rĂ©amĂ©nager le lieu et recomposer son cadredevie, entĂąchantderetrouver le mobilier original. En allant au devant des collectionneurs, une partie du mobilier a pu ĂȘtre acquis. Le reste provient de ventes diverses et, en consultant les photographies dâĂ©poque et en se basant sur le tĂ©moignage de proches, les gestionnaires de la maison se sont procurĂ© des meubles similaires Ă ceux achetĂ©s par les cĂ©lĂšbres occupants.
Lâappartement se distribue comme suit : salon avec fauteuils et piano, sur lequel Georgette Ă©grenait diverses mĂ©lodies, chambre, salle Ă manger, cuisine et salle de bains. Au fond du jardin, devancĂ© par une cour pavĂ©e, on peut dĂ©couvrir le « Dongo » (ou atelier) dans lequel lâartiste sâenferme pour crĂ©er, mĂȘme sâil est souvent rĂ©pĂ©tĂ© quâil adore peindre dans la cuisine. Bien entendu, pour des raisons de bonne conservation, ces piĂšces ne sont pas accessibles au public. Les visiteurs peuvent les admirer et les photographier Ă partir du petitcorridor etce travers une vitre Ă©paisse qui en clĂŽt lâaccĂšs. Les Ă©tages supĂ©rieurs ont Ă©tĂ© rĂ©cupĂ©rĂ©s pour permettre lâaffichage de quelques Ćuvres et lâorganisation dâexpositionsthĂ©matiques et temporaires sur, par exemple, lâinfluence du surrĂ©alisme en Belgique ou un aspect particulier de lâĆuvre de Magritte. Sur les dix-neuf piĂšces que comporte cette maison, dix-sept sont accessibles. La visite sâeffectue seul, muni de feuillets explicatifs, ou en compagnie dâun guide.
Plus de détails sur www.magritemuseum.be Rue Esseghem 135 à 1090 Bruxelles
Daniel Bastié
Quelques informations en vrac sur René Magritte
Selon certaines sources, câest Marcel Lecomte qui, en 1925, montre Ă RenĂ© Magritte une reproduction du « Chant dâamour » de Giorgio de Chirico et qui lui donne lâidĂ©e de se lancer dans la voie du surrĂ©alisme. Dâautres tĂ©moignages mentionnent le nomdâun certain Mesens. Quoi quâil en soit, le jeune peintre ne peut pas retenir son Ă©motion et dĂ©cide de rompre avec la peinture traditionnelle et de sâouvrir Ă une nouvelle vision du monde. Pour lui, Chirico ne se serait jamais inquiĂ©tĂ© de la maniĂšre de peindre, mais avait grandement Ă cĆur ce quâil peignait. Une Ă©norme diffĂ©rence ! Dans les mois qui suivent, Magritte rencontre les surrĂ©alistes belges et, ensemble, ils cherchent Ă poser les bases dâun mouvement structurĂ©, sans rĂ©els liens avec leurs homologues parisiens. Magritte fait preuve dâun rĂ©el attachement Ă cette nouvelle maniĂšre dâenvisager lâart et dĂ©fend bec et ongles cet idĂ©al. Comment explique-t-on aujourdâhui sa mĂ©sentente avec AndrĂ© Breton ? Il semble que lâaccueil plutĂŽt rĂ©servĂ© de ses amis français soit Ă la source de sa dissidence. Alors, il envisage mĂȘme de crĂ©er un mouvement parallĂšle, quâil pourrait baptiser lâextramentalisme ou lâamentalisme. Mais la rĂ©alitĂ© le rattrape et le convainc que le ressentiment ne peut jamais constituer une base sĂ©rieuse pour de nouvelles thĂ©ories. Le refus dâAndrĂ© Breton de reconnaĂźtre lâartiste belge conduit ce dernier Ă se lancer dans ce qui a Ă©tĂ© nommĂ© la « pĂ©riode vache », aprĂšs quoi il retourne bien vite Ă ses affaires. Assez curieusement, RenĂ© Magritte se fait de belles amitiĂ©s du cĂŽtĂ© des poĂštes et des Ă©crivains qui, sans doute, apprĂ©cient mieux que les plasticiens ses Ćuvres allĂ©goriques. Il a Ă©galement Ă©tĂ© rapportĂ© une anecdote notoire. AndrĂ© Breton Ă©tait profondĂ©ment anticlĂ©rical. Or, un jour, il dĂ©couvre Georgette Magritte avec un crucifix reliĂ© Ă une chaĂźnette autour du cou. Il lui fait remarquer quâil est de fort mauvais goĂ»t de porter un emblĂšme religieux. PiquĂ© au vif quâon sâen prenne ouvertement Ă son Ă©pouse, RenĂ© Magritte quitte prestement le lieu en compagnie de celle qui partage ses jours. Peu aprĂšs, il dĂ©cide de rentrer en Belgique et vient sâinstaller Ă Jette.
Paul HuetRENCONTRES & PROGRĂS : ENTRETIEN AVEC CHANTYNE MARIE DE MOTE
Les années ont passé et on peut parler d'évolution. L'occasion était donc belle de rencontrer Chantyne, la coordinatrice co animatrice de "Rencontres & ProgrÚs".
-Peux-tu nous faire un rapide récapitulatif ?
-"Rencontres & ProgrĂšs" fĂȘte ses huit ans. FondĂ© d'une collaboration de deux esprits motivĂ©s et bĂ©nĂ©voles : Chantyne Marie De MotĂ©, anciennement fonctionnaire CE, Relations publiques, diverses formations et Yves Caelen, Formateur d'adultes. Plusieurs centaines d'Ă©vĂ©nements ont eu lieu pour notre plus grand plaisir. Depuis lors cela a permis de rencontrer et de faire se rencontrer un nombre incroyable de participants, en cela c'est dĂ©jĂ une Ă©volution. Donner Ă tous les moyens de se divertir et de s'exprimer dans un cadre prĂ©cis et convivial comme celui du Carpe Diem, juste en face de la station de mĂ©tro MĂ©rode.
-Mais encore...
-Nous avonségalement leplaisir d'organiser unmercredi parmois(19Hà 21H)des soirées sous l'intitulé "Gaëtan Faucer raconte" (Gaëtan est auteur, scénariste, dramaturge) qui nous permettent de voyager d'une célébrité à l'autre. Des célébrités qui ont marqué la littérature ou le cinéma. C'est divertissant, intéressant et joyeux comme ambiance.
-Il y a également des soirées "exceptionnelles"...
-Dis donc, rien ne t 'échappe. Oui ,que je présente avec Gaëtan Faucer et toi, Alain Magerotte (auteur, nouvelliste et chroniqueur). Elles sont consacrées aux "grandes affaires criminelles". Nous choisissons ensemble des affaires qui ont marqué les esprits. Cela se déroule également un mercredi soir (19H à 21H). Nous avons déjà présenté Bonnie and Clyde, Landru, Christian Ranucci et Charles Manson. Le 11 octobre prochain, nous présenterons Jack l'Eventreur.
-Il y a aussi l'organisation de débats...
- Un mensuel les premiers mardis de chaque mois sous l'appellation "Exposé/débat" présenté par Yves Caelen. Les thÚmes sont issus et choisis parmi les champs divers de la littérature...
Depuis quelques semaines, un changement a été opéré. Il me parait important d'en informer le public amateur de café philo...
Bien entendu et merci Alain de l'intĂ©rĂȘt que tu nous portes. Par la force des choses et des Ă©vĂ©nements, notre administration a Ă©galement ajouter une corde Ă son arc. Nous sommes Ă prĂ©sent le " CafĂ© philo - Rencontres & ProgrĂšs " Ă Bruxelles Capitale. En effet, aprĂšs vingt-trois ans de bons et intĂ©ressants service "Le cafĂ© philo de Belgique" a clĂŽturĂ© son asbl. Rassurez-vous ce n'est pas pour autant que tout s'arrĂȘte, au contraire. L'Ă©quipe compte cinq modĂ©rateurs, anciens et nouveaux, tous sont bĂ©nĂ©voles et formĂ©s, (au niveau Master minimum) dans diffĂ©rents domaines des sciences humaines, des sciences exactes ou appliquĂ©es ou de la philosophie. Chacun d'eux animera en alternance le cafĂ© philo R&P afin d'assurer sansinterruptiontouslesdimanchesdel'annĂ©e. L'horairen'apaschangĂ©, nous gardons 17 Ă 19 heures, et tout cela se passe, je le rappelle, dans une salle privĂ©e du Carpe Diem.
Infos complémentaires : https://www.cafephilorp.eu/contact Avenue de Tervueren, 13 à 1040 Bruxelles Alain Magerotte
LâHISTAURE DâHĂLENEKE ET DE SON PARISIEN â Ăpisode 2
Pendant ce temps, la chorale des Flierefloeiters se donne du courage en chantant bien fort dans la camionnette : « â« Ghere baa, ghere baa âȘ ». Tu vois ça d'ici qu'ils vont mettre une belle aframmeling Ă ces Parisiens, fieu ! En une, deux, trois, ces kets seront par terre et on rĂ©cupĂ©rera HĂ©lĂšneke plus une ou deux autres mokkes pour le repos du guerrier, des jolies car les moches on va leur laisser. On videra aussi leurs tonneaux de faro et de gueuze pour leur apprendre la politesse. On prend pas les affaires des autres, ara ! Et ceux qui sont pas contents savent mettre leur tĂȘte tout prĂšs.
L'Aghatmainon dit contre son frĂšre :
T'en fais pas, MainonhĂšllas, le Parisien il aura mĂȘme pas le temps de toucher Ă ta femme, t'sais. Tu vois tous ces braves kets avec nous ? Le Chille qui est fort comme un bĆuf et que tu sais le taper autant que tu veux qu'il sent rien, et puis lui, lĂ , le plus malin de nous tous...
Le Lysse ? Tu parles d'un malin, ce peĂŻ. Tu sais qu'il s'Ă©tait dĂ©guisĂ© en kajoubereir pour pas venir avec nous quand on est allĂ©s le chercher ? On a dĂ» flanquer son bĂ©bĂ© dans une poubelle pour qu'il arrĂȘte de rammeler dedans avec son crochet. Tu vois ça d'ici : le peĂŻ il voit son ket sur un paquet d'arĂȘtes de boestrinks et de pelures de patates, il va pas aller reure lĂ -dedans, hein. C'est comme ça qu'on a vu que c'Ă©tait lui. Il disait qu'il voulait pas laisser sa femme toute seule Ă la maison.
Ăa je veux croire. MeĂŻneloppe c'est comme ça une fois e schĂ»u laaif, avec tout ce qu'il faut pour Ă©crire, t'sais, au-dessus et en dessous. Et pas une iete bil comme ma Clytomnestre : juste bien, tu comprends.
Qu'est-ce que tu sais de ça toi ? Tu as déjà fréquenté sur elle ou quoi ?
Och dis, arrĂȘte une fois avec ce gelul ! Pense plutĂŽt Ă HĂ©lĂšneke. Tu vas bientĂŽt la revoir et tu sauras passer tes envies sur elle, ara.
Tu vois, Aghat, moi je trouve que notre troupe ici, elle manque de Roland le Preux. Ce peĂŻ c'est...
Mo alleï hein, MainonhÚllas ! Va pas encore tirer des plans sur le compÚre ! Roland, il est toujours rond, ce veau ! Il sait rien faire d'autre que souffler dans sa schoeiftrompet tant si tellement fort que le grand Charel il en a attrapé une migraine que tu sais pas savoir.
Entre-temps, la joyeuse compagnie arrive à destination et le Lysse qui conduisait débarque sa fiÚre engeance. Tout le monde se précipite vers la porte du café et la trouve close.
Amaï, c'est fermé, crie le Chille. DerriÚre la vitre le Torre, un balÚze d'un mÚtre septante-vingt-huit avec une carrure de lutteur de la foire du Midi, leur fait un grand pied de nez : « Awel, bande de boddingstampers, vous venez sans doute chercher le kousenband de la femme du pitcheplooie ? » qu'il leur crie. DerriÚre lui, le Parisien tient HélÚneke dans ses bras et lui donne plein de beises pour faire mousser MainonhÚllas.
On bouge pas d'ici avant qu'on a rĂ©cupĂ©rĂ© ma schuuzuster, proclame Aghatmainon. MĂȘme si on doit rester dix ans, eh bien on restera dix ans, nĂš, pak vast ! Mais un pied dihors ça tu mettras pas, vleegepikker que tu cours lĂ ! Et pendant ce temps nous autres on va un peu visiter tous les magasins ici tout autour, juste pour avoir des rĂ©serves. Qu'est-ce que tu dis en bas de ça ?
Deux heures plus tard, suite au pillage d'une épicerie fine dont la commerçante se révÚle plus qu'avenante, le Chille la ramÚne avec lui en la prétendant prise de guerre. Bris d'Hélice qu'elle s'appelle et le Chille en est déjà bleu.
L'Aghatmainon, quand il voit les formes aguichantes de la fille, se l'octroie de facto pour cause prorioté du chef de bande. Là -dessus, le Chille pique un fard, et va faire du boudin dans la camionnette.
Si tu es si malin, dĂ©brouille-toi tout seul, qu'il rĂąle. Moi je joue plus. Trekt a plan mĂš a zoeke. DerriĂšre la vitre, le Torre se fend la poire. Tu te rends compte, qu'il dit Ă Parisien, ils se disputent mĂȘme entre eux. C'est pas comme ça qu'ils vont rĂ©cupĂ©rer ta mokke.
Mais sa sĆur Cassaastien, qui est aussi une diseuse de bonne aventure car sa marraine de Dijon lui a appris Ă lire dans le marc de Bourgogne, prĂ©tend que ça va mal finir pour leur pomme, car c'est le Parisien qui justement a donnĂ© une pomme Ă une meĂŻ qu'il avait comme ça rencontrĂ©e. C'Ă©tait dans une
discothĂšque Ă Singilles et il avait comme ça trois filles pendues Ă son gilĂ©e. Il devait choisir avec qui il allait devoir compter les petites fleurs, et pour ça on lui donnait un fruit. On Ă©tait en automne alors il allait pas donner des fraises ou des cerises, hein, zo-ot ! Ăa coĂ»te beaucoup trop cher en novembre, c'est mieux de choisir une pomme. Alors il a donnĂ© sa Golden Ă Afro, dites ! Hau es da meugelaaik ! Tu vois oĂč ça mĂšne d'ĂȘtre gentil avec les autres.
Torre il veut rien savoir de ça car il sait bien que tout ce qu'elle raconte, cette zottin de Cassaastien, c'est que craques et companie. DĂ©jĂ elle lui avait dit qu'il finirait vieux garçon Ă cause qu'il Ă©tait klachkop Ă trente-deux ans, eh ben non, malgrĂ© ça il s'Ă©tait quand mĂȘme mariĂ© avec Antrauclaque et ils avaient un fils encore tout ket. Flauskes en leugnoetera, qu'il dit le Torre. Quand tu crois pas une elle t'en raconte une autre, ara.
Donc on en était là : les Flierefloeiters sur le trottoir avec leur bouche pleine de dents car le Chille les avait laissé tomber, et les Parisiens dedans avec la Cassastien qui prédit le pire et le Torre qui veut pas la croire.
Une vraie tragédie ant-hic, qu'il dit Omer den Blinne de la rue du Réservoir quand il a fait son plein de gueuze super 98 avec additif de lambic au tonneau.
Au bout de quatre heures, leChille commence Ă la trouver un peusĂšche et il dĂ©cide d'envoyer soncopain Paterokkel chercher une dizaine de cannettes de Cariatide pils Ă l'Ărecthion pour apaiser sa soif.
Ce bĂȘte, mais alors bĂȘte type de Paterokkel trouve pas plus malin que passer devant la porte de derriĂšre du cafĂ© des Parisiens. Le gĂ©ant Torre l'attrape par le colbak et lui met une rammeling que le copain Paterokkel a ça Ă son jambon. Quand on le ramĂšne chez le Chille, sans ses cannettes qui sont bien sĂ»r restĂ©es chez Torre, c'est juste pour lui raconter comment le gĂ©ant lui a tannĂ© les cĂŽtes avec ses chaussures que tu dirais des pataugas de mercenaire russe, et qu'il lui a mis deux beaux yeux au beurre noir et un nez comme une fraise de WĂ©pion Ă©crasĂ©e, plus que les trois dents qui lui restaient sur le devant pour mordre dans sa fricandelle sont tombĂ©es sur le plancher de la cour et qu'il les a pas retrouvĂ©es dans le noir.
Le Chille sait plus oĂč se mettre tellement il sort de sa peau. Assis Ă cĂŽtĂ© du Lysse dans la camionnette, il arrĂȘte pas de crier et de manger son armoire : Amocher mon copain comme ça, je permets pas ! Tu vois ça d'ici que je vais rien faire, potverdoume ! Le Torre c'est peut-ĂȘtre un cador mais moi je suis un castaar et demi, ça tu vas une fois voir. Je vais pas encore donner une beis Ă l'Aghat car il veut toujours pas me rendre ma Bris d'HĂ©lice, mo je sais pas laisser passer un affront comme ça. Ăa va drĂŽlement saigner, je te prĂ©viens. Comme il saute de la camionnette, le Lysse lui dit : Fais attention, Chille, ce peĂŻ est un amelaaike. Te laisse pas prendre par derriĂšre. Zit er ni mei in, Lysse, je vais le kapotmoeke, ce Torre. Il se prĂ©sente devant la porte du cafĂ© des Parisiens et toque solidement : Eh ! Le Torre, afschrabsel d'oepneemvodde ! Montre une fois ton rattesmoel ! On va s'expliquer commeil faut,moi ettoi. JeveuxmĂȘmepassavoircombientutapes, carladouffelingquetuvasrecevoir de moi c'est ta derniĂšre.
Les bandes rivales s'alignent face Ă face sur le trottoir, loin de la camionnette des Flierefloeiters, et les deux antagonistes se prĂ©sentent au centre, torse nu, poings serrĂ©s, lâĆil ardent.
Pendant le premier round du combat, Chille se prend quelques gnons bien appliqués, au point que l'Aghatmainon se demande s'il ne va pas falloir faire replier sa troupe vers la camionnette. Le combat des dieux. On voit des incisives voler dans la foule, on entend des cris de douleur, des corps roulent sur les rudes pavés de ciment. Un Parisien tombe en bas de son sus en voyant du sang sur sa chaussure.
Le Chille n'en mÚne pas large, et Torre ne manque pas de ponctuer ses coups de phrases assassines : « Tiens, une cuillÚre pour papa ! Tiens, une grosse beis d'HélÚneke pour ton patron ! Tiens, encore une de ma part pour ton copain Paterokkel ! »
Il le termine par un grand coup de pied dans les fesses : « Aghat ? Mais non : le cul du Chille ! »
Fin du premier round. Sauvé par le gong qu'il est, le Chille, qui doit se dire : « Janvermille, je le croyais pas si fort, ce peï. Il doit avoir l'appui de quelqu'un. »
Au second round, Chille a reçu une cannette de Raide Boule en douce des mains de MainonhÚllas, et en une fois il se sent pousser des ailes. En trois coups de polleïpel il met le Torre à terre et lui écrase la figure avec sa semelle :
Eh, Parisien ! C'est mieux que du spinozze, ça hein, le boule raide ? Tu vois comme ton frÚre je fais du kip-kap avec ? Ou tu préfÚres du filet américain ?
Le Parisien a comme ça une larme qui coule sur sa joue. Ce saligot massacre son grand frÚre Torre et il viendrait se vanter ? Attends une fois, sale peï ! Et il attrape un verre de Deuvel vide qui traßnait sur une table, le casse sur le comptoir du bistrot et le plante net recta dans la figure du Chille.
Du coup c'est la grosse empoignade générale, on se tape sur la gueule avec plaisir et puis, quand ils ont reçu leur compte de baffes, ils se retirent chacun chez soi.
Match nul.
Le Lysse, lui, est restĂ© dans son coin, au volant de la camionnette. Il le lui avait dit, au Chille, de pas y aller, que c'est plus malin de chercher une astuce pour entrer chez les Parisiens plutĂŽt que leur mettre des coups sur leur smaul tout de suite. Mais voilĂ , le Chille, c'Ă©tait un impulsif, il aurait sautĂ© sur tout ce qui bouge juste pour faire de son Jan. Lysse, lui, c'est le malin, on te l'a dĂ©jĂ dit. Il pense Ă un truc pour que les Parisiens ouvrent leur porte, qu'on entre et qu'on leur fait leur fĂȘte Ă l'intĂ©rieur avec les manches de pelles qu'on a cachĂ©es dans son pantalon.
LesdeuxfrĂšres-chefssaventpasquoifaire.Ăafait desheuresqu'ilssontlĂ ,devant cebistrot, etHĂ©lĂšneke est toujours dans les bras de ce Parisien ! C'est insupportable. Surtout que si Aghatmainon doit maintenant retourner chez Clytomnestre bredouille, ça va chauffer pour ses oreilles car elle a dĂ» savoir que sa gentille fille IcigĂ©nie avait Ă©tĂ© livrĂ©e par son pĂšre aux sĂ©vices d'une espĂšce de saligot-bistrotier.
Ă suivreâŠ
Georges Roland
(Texte extrait de « Flauskes de la GrÚce antique » éditions Le Livre de votre Région)
CONCERT : MAHLER â SYMPHONIE RĂSURRECTION
La symphonie n°2enrĂ© majeur, Op. 73, de GustavMahler est une Ćuvremusicalemajeure du rĂ©pertoire symphonique. Elle est Ă©galement connue sous le nom de "Symphonie n° 2 en ut mineur - RĂ©surrection."
Les trompettes de lâApocalypse. Un orgue. Un gigantesque orchestre symphonique et un chĆur sur le devant de la scĂšne. Mais aussi des instruments en coulisse, des cloches, des solistes. Il nâen faut pas moins pour exĂ©cuter la monumentale DeuxiĂšme Symphonie de Mahler. Lâampleur des effectifs trahit lâambitiondumessage :nilesprivations, nilâadversitĂ©,ni lamisĂšre, ni lapeur, ni mĂȘme la mort nâauront le dernier mot. LâĂȘtre humain est capable de se surpasser et de triompher de sa condition de mortel. De la sombre marche du premier mouvement Ă lâextase euphorique du chĆur final, cette symphonie dite de la « RĂ©surrection » vous transporte pendant une heure et demie au firmament du rĂ©pertoire postromantique. ExĂ©cutĂ©e sous la baguette de notre directeur musical Alain Altinoglu, cette Ćuvre donnera le majestueux coup dâenvoi au cycle Mahler que lâOrchestre symphonique de la Monnaie, le Belgian National Orchestre et Bozar prĂ©senteront conjointement Ă Bruxelles surdeuxsaisons. Une Ćuvre grandiose Ă redĂ©couvrir Ă la salle Henry le BĆuf Ă Bozar Le 1er octobre 2023. Voyez la totalitĂ© des informations pratiques sur le site www.bozar.be Rue Ravenstein, 21 Ă 1000 Bruxelles
THĂĂTRE : JâAI ENVIE DE TOI
Les textos, ça va vite. Parfois trop vite ! On tapote un message, on presse un bouton et zip ! Il peut Ă©galement arriver quâon se trompe de destinataire. VoilĂ lâaventure qui advient Ă Guillaume, incapable dâimaginer les consĂ©quences de son erreur ! La tĂȘtedansles nuages, il comptait bien profiter dâune soirĂ©e (ou davantage !) en tĂȘte-Ă -tĂȘte avec sa nouvelle conquĂȘte rencontrĂ©e sur les rĂ©seaux sociaux et qui, dĂ©cidĂ©ment, lui plaĂźt Ă©normĂ©ment. Mais Cupidon semble entraver ses plans. Le message est expĂ©diĂ© par inadvertance Ă son ex. Tout vrille vraiment lorsque le voisin dĂ©barque dans le salon, aprĂšs avoir abattu lacloisonquisĂ©pare lesdeuxappartements. SĂ©bastienCastro nous gratifie dâune comĂ©die de mĆurs qui enchaĂźne les quiproquos et les bons mots pour une salve menĂ©e Ă deux cents Ă lâheure. NommĂ©e Meilleure comĂ©die aux MoliĂšres 2020, elle a lâheur de gĂ©nĂ©rer des avis positifs partout oĂč elle est prĂ©sentĂ©e, rĂ©activant la recette des vieilles piĂšces de boulevard en la boostant Ă la vitesse 2.0. Lâoccasion de confronter deux voisins qui ne se connaissent pas et qui vont ĂȘtre amenĂ©s Ă passer la soirĂ©e de concert. Bien sĂ»r, dâautres invitĂ©s non dĂ©sirĂ©s seront de la partie. Mais chut ! Le rythme effrĂ©nĂ© et les thĂšmes actuels, comme les rencontres amoureuses sur Internet, lâomniprĂ©sence des tĂ©lĂ©phones portables, le « papysitting », la sexualitĂ© dĂ©complexĂ©e, les diffĂ©rences sociales et culturelles expliquent le triomphe de cette piĂšce. Lâauteur sâadresse ici sans tabous Ă toutes les gĂ©nĂ©rations et se gausse de notre Ă©poque qui se prĂ©tend plus heureuse que la prĂ©cĂ©dente. Le succĂšs du bonheur rĂ©side-t-il dans nos Iphone ? AssurĂ©ment chacun trouvera la rĂ©ponse idoine, mais lâauteur participe Ă notre rĂ©flexion en y glissant son grain de sel. Catherine Decrolier, Marie-Sylvie Hubot, Juliette Manneback, Gauthier Bourgois, DenisCarpentier et David Leclercq donnent le ton sous la direction dâAlexis Goslain aux commandes. â Jâai envie de toiâ est Ă voir du 12 septembre au 8 octobre 2023 au Théùtre royal des Galeries. Vous trouverez toutes les informations pratiques sur le site www.trg.be
Galerie du Roi, 32 Ă 1000 Bruxelles
Daniel Bastié
HUMOUR : DENA PRINCESSE GUERRIĂRE
Dena Vahdani est un visage qui commence Ă sâimbriquer dans lâesprit du public. On se souvient de sa venue en premiĂšre partie des spectacles de Guillermo Guiz, Kyan Khojandi, Fanny Ruwet, Kody, Pablo Andres et bien dâautres. Depuis, elle a graviles Ă©chelonsen abordant fiĂšrement lesmarches du »Caustic Comedy Club » Ă GenĂšve et en prĂ©sentant son premier woman-one-show au « Point Virgule » Ă Paris. Depuis, elle nâarrĂȘte plus. De retour chez nous, elle nous pose Ă nouveau la question de savoir que faire pour vivre libre, lorsquâon est femme, de surcroĂźt issuede lâimmigration et quâon a les pieds posĂ©s entre trois cultures (bruxelloise, flamande et iranienne). Puis, comment faire lorsquâon est homosexuelle et quâon assume totalement face Ă la bĂȘtise et lâincomprĂ©hension de certains ? Pour le dire, elle use de lâhumour. Une arme qui touche tout le monde et qui permet de faire passer des messages sans que certains se sentent directement visĂ©s par le tir de lâintervenante. Surtout, on rit Ă©normĂ©ment et cela fait un bien fou. Enfin, comme tout ce quâelle prĂ©sente est intelligent, on ne peut quâapplaudir. Il faut des femmes comme elle pour sortir de notre confort, pour secouer lâimbĂ©cilitĂ© ambiance et permettre Ă la sociĂ©tĂ© dâavancer.
Dena Vahdani, câest cent mille watts dâĂ©nergie positive et une vraie guerriĂšre qui nâa pas peur des mots qui cinglent !Polyvalente et polyglotte, elle nâa pas froid aux yeux et use de la dĂ©rision avec brio. Elle est Ă applaudir au Théùtre de la Toison dâOr du 13 septembre au 14 octobre 2023. Voyez tous les dĂ©tails complĂ©mentaires sur le site www.tto.be
Galeries de la Toison dâOr, 396-398 Ă 1050 Ixelles
Julie PlisnierTHĂĂTRE : LYSISTRATA
Librement inspirĂ©e dâAristophane, cette piĂšce adaptĂ©e par Thierry Debroux, revient sur cet Ă©pisode qui raconte la grĂšve du sexe entreprise par une poignĂ©e de femmes pour manifester leur dĂ©saccord vis-Ă -vis de la guerre quâAthĂšnes mĂšne contre Sparte. LâidĂ©e a Ă©tĂ© lancĂ©e par la belle Lysistrata, une AthĂ©nienne futĂ©e. Pour elle, il faut ramener les hommes Ă la raison et leur montrer la voie de la sagesse autant que celle de la concorde, en mettant fin Ă un carnage qui prive la citĂ© dâhommes vifs, mettant en deuil de nombreuses familles qui ont perdu un frĂšre, un fils, un mari ou un pĂšre. Puisquâils refusent dâĂ©couter la voix de la raison, il importe dâagir avec des armes toutes fĂ©minines. Les repousser du lit, ne pas sâoffrir Ă eux et refuser la moindre Ă©treinte. La tactique ne tarde pas Ă produire ses premiers fruits. Dâabord Ă©tonnĂ©s, les militaires prennent conscience de ce qui se passe dans le foyer de chacun avant de vivre des nuits de frustration complĂšte et de connaĂźtre un rĂ©el sentiment dâabandon. PrivĂ©s de sexe, ils en arrivent Ă dĂ©libĂ©rer entre eux. Mettre finauconflitramĂšnera-t-illapaixdansleurmĂ©nage? Oui, si on en croit lâauteur. Bien entendu, il convient dâaller bien plus loin que lâanecdote et de voir dans ce texte une critique dâun monde dans lequel le sexe fonctionne telle une boussole. Lysistrata explique trĂšs bien la nĂ©cessitĂ© pour les femmes de prendre en main leur propre destinĂ©e et de ne plus se contenter d'ĂȘtre soumises aux hommes. La piĂšce se termine sur une note de triomphe fĂ©ministe qui nâa pas perdu grand-chose de son message. Comme Ă son accoutumĂ©e, Thierry Debroux assure lui-mĂȘme la mise en scĂšne et offre Ă BĂ©atrix Ferauge, Margaux Frichet, OcĂ©a Gonel, Charlotte De Halleux, NoĂ©mie Maton, Tiphanie Lefrançois, Alex Lobo, Guy Pion, Emma Seine et Anouchka Vingtier des rĂŽles forts. « Lysistrada » est Ă dĂ©couvrir au Théùtre du Parc du 7 septembre au 14 octobre 2023. Voyez tous les dĂ©tails pratiques sur le site www.theatreduparc.be Rue de la Loi, 3 Ă 1000 Bruxelles
Daniel Bastié
THĂĂTRE : JALOUSIE EN TROIS MAILS
Un immeuble de plus de trente Ă©tages oĂč l'on se croise sans se connaĂźtre. Trois femmes, trois gĂ©nĂ©rations : Helen, quinquagĂ©naire Ă©panouie, avocate cĂ©lĂšbre et Ă©pouse fidĂšle, Yana, de quinze ans sa cadette, architecte et femme fatale, Iris, jeune Ă©tudiante adepte du bouddhisme. Sans le savoir, ces trois femmes partagent deux choses : le mĂȘme immeuble mais surtout ⊠le mĂȘme homme ! Alors, quand elles lâapprennent, chacune se lance avec ses armes dans une bataille pour garder « son homme » et câest par mail quâelles joutent ; Ă©changes caustiques, piquants, drĂŽles oĂč fusent des vĂ©ritĂ©s sur le couple, la fidĂ©litĂ©, lâamour, la sĂ©duction et lâĂąge. Les sentiments sâexacerbent. La haine cĂŽtoie la jalousie et la complicitĂ©. Qui lâemportera ? PĂ©nĂ©trez dans lâimmeuble et vous verrez par vousmĂȘme ... Magali Brouart, Jessica Delore, Jackie PrĂ©seau donnent vie Ă ces protagonistes du 15 septembre au 1er octobre 2023 Ă La FlĂ»te enchantĂ©e. Plus dĂ© dĂ©tails sur le site www.lafluteenchantee.be Rue du printemps, 18 Ă 1050 Bruxelles
JOURNĂE SANS VOITURE
Cette annĂ©e, le dimanche 17 septembre marquera la fin de la semaine de la mobilitĂ© et se singularisera par son traditionnel dimanche Sans Voiture. Une journĂ©e au cours de laquelle, les vĂ©hicules restent garĂ©s pour abandonner les rues, les avenues et les boulevards de la capitale aux cyclistes et aux piĂ©tons. Les artĂšres habituellement grouillantes de voitures et de bruit se verront transformĂ©es en havre de tranquillitĂ©. Cette initiative, qui vise Ă encourager les citoyens Ă emprunter les transports en commun, Ă se dĂ©placer Ă pied et Ă opter pour des moyens de dĂ©placement plus durables, a depuis des annĂ©es un impact significatif sur la vie urbaine pendant cette journĂ©e spĂ©ciale. Les rues d'ordinaire remplies du rugissement des moteurs et du tintement des klaxons seront temporairement libĂ©rĂ©es de l'emprise des tuyaux dâĂ©chappement des gaz Ă combustion. Ă leur place, des scĂšnes inhabituelles seront visibles avec des familles en balade sur deux roues, des joggeurs explorant la ville sans le souci de la pollution de l'air et des ruesanimĂ©es par desanimations dequartier etdes marchĂ©s Ă©phĂ©mĂšres. Cette JournĂ©eSansVoiture reflĂšte une tendance croissante Ă l'Ă©chelle mondiale, alors que de plus en plus de mĂ©tropoles cherchent des moyens de rĂ©duire la congestion, dâamĂ©liorer la qualitĂ© de leur cadre dâexistence et de promouvoir des modes de vie plus sains. Des capitales comme Paris, Bogota et Istanbul ont dĂ©jĂ adoptĂ© cette initiativeavecsuccĂšs, etBruxellesasuivilemouvementavecenthousiasme. LesavantagesdelaJournĂ©e Sans Voiture ne se limitent pas seulement Ă l'environnement et Ă la santĂ© publique. Les commerçants locaux ont Ă©galement vu l'occasion de prospĂ©rer, car les piĂ©tons ont remplacĂ© les automobilistes. Les cafĂ©s et les restaurants ont Ă©tendu leurs terrasses, crĂ©ant ainsi des espaces sociaux plus accueillants et conviviaux. Cependant, certaines voix critiques soulignent les dĂ©fis inhĂ©rents Ă la mise en Ćuvre de telles journĂ©es. Les rĂ©sidents des banlieues peuvent se sentir dĂ©savantagĂ©s, car ils dĂ©pendent souvent davantage de leurs vĂ©hicules pour leurs dĂ©placements quotidiens. NĂ©anmoins, il est important de considĂ©rer cette journĂ©e Ă nulle autre pareille comme une opportunitĂ© d'expĂ©rimenter autre chose, de repenser les habitudes et dâexplorer dâautres pistes. LâopportunitĂ© enfin de mettre la culture au coin de chaque rue, avec des dĂ©monstrations, des expositions temporaires ou dâaller se rendre au musĂ©e sans avoir Ă se soucier du parking.
André Metzinger
SALON : MADE INASIA
Nous sommes ravis d'apprendre que le salon Made in Asia sera de retour en septembre ! Une excellente nouvelle pour les amateurs de la culture asiatique, qui pourront ainsi profiter de diverses activitĂ©s liĂ©es Ă l'anime, aux jeux vidĂ©o, Ă la musique, Ă la nourriture et bien d'autres Ă©lĂ©ments culturels. Nous le savons, ce salon Ă nul autre pareil se veut un Ă©vĂ©nement populaire axĂ© sur la culture pop japonaise et/ou principalement corĂ©enne. Il s'agit d'une convention qui rassemble des fans dans le cadre dâune gigantesque foire festive. L'Ă©vĂ©nement propose gĂ©nĂ©ralement une variĂ©tĂ© d'activitĂ©s telles que des projections de films et d'Ă©pisodes manga, des sĂ©ances de dĂ©dicaces avec des artistes et des personnalitĂ©s de l'industrie, des concours de cosplay, des expositions artistiques, des stands de marchands proposant des produits liĂ©s au thĂšme du salon, des confĂ©rences et des ateliers, entre autres. Une occasion pour les fans de se rĂ©unir, de partager leur passion commune et de dĂ©couvrir les derniĂšres tendances et nouveautĂ©s. Bien sĂ»r, plusieurs nâoublient pas de se dĂ©guiser pour la circonstance. Le salon Made in Asia se tiendra les 22, 23 et 24 septembre 2023 Ă Brussels Expo. Voyez la programmation complĂšte sur le site www.madeinasia.be
Place de Belgique, 1 Ă 1020 Bruxelles
Raphael HautecĆur
THĂĂTRE : LE CANARD Ă LâORANGE
DĂ©sopilant: dĂ©rivĂ© de l'ancien français opiler « obstruer, boucher». DĂ©sopiler la rate, en lâoccurrence, faire rire. Câest ce que « Le canard Ă lâorange » de Douglas-Home (« The Secretary Bird ») fait tout au long de la piĂšce, tant les bons mots et les situations scabreuses sâaccumulent. Le maĂźtre de lâĂ©chiquier sentimental, Hugh Preston, vient de se rendre compte que sa femme Liz, aprĂšs quinze ans de mariage, va partir en Italie avec John Brownlow, un bellĂątre jeune et riche, mariĂ© et dĂ©mariĂ© trois fois. Hugh est en effet le maĂźtre absolu du jeu alors que tout porte Ă croire que tout est perdu. « Everything under control » : il a plus dâun tour dansson sac et en particulier un appĂąt trĂšs appĂ©tissant, « the Secretary Bird ». Avec jeu de mot, bien sĂ»r. En effet, le serpentaire (la traĂźtresse) est vouĂ© Ă avaler le serpent (lâĂ©pouse). Ou peut-ĂȘtre pas. Mademoiselle Forsyth, beautĂ© sulfureuse (« call me Pat ») est fascinante. Ce grand Ă©chassier ambitieux est nĂ© pour ĂȘtre amante, plutĂŽt que femme mariĂ©e et a la finesse de le savoir. Son timbre de voix est ravissant, ses poses de mannequin irrĂ©sistibles, la peau lumineuse et belle, le maquillage soignĂ©, le maintien altier et fragile Ă la fois. JuchĂ©e sur ses talons dĂ©mesurĂ©s dans des tenues extra-courtes elle habite tout le plateau avec ses allures cĂ©lestes. Liz a fait cent kilomĂštres pour aller se faire masser (?) ou plutĂŽt si, mais pas comme on pourrait le croire. Hugh a tout compris et la confond dĂšs la premiĂšre scĂšne. Ensuite il installe son piĂšge mĂ©ticuleux, il est imbattable aux Ă©checs comme au tennis. Sens moral ou sens pratique ? Qui est fou dans cette histoire ? Il invite le bellĂątre chez lui avant la sĂ©paration dĂ©finitive, pour arranger les termes du divorce. Au tĂ©lĂ©phone : « je vous repasse ma femme ! » Les rire des spectateurs fusent sans discontinuer, comme autant de bulles de champagne que les comĂ©diens sifflent joyeusement. Le malheur des uns fait le bonheur des autres. LâidĂ©e dâun canard Ă lâorange, qui nâen finit pas de cuire sous la houlette avertie dâune vielle domestique, fait craquer de rire le spectateur Ă chacune de ses apparitions. Mais plus que le canard mythique, câest le texte qui est succulent Ă en mourir et dont la saveur appartient surtout Ă lâinterprĂ©tation prodigieusement juste des comĂ©diens. Un spectacle de fĂȘtes Ă©tincelant Ă applaudir au Théùtre Le Public avec Tania Garbarski, Laure Godisiabois, Michel Kacenelenbogen, Marina Pangos, FrĂ©dĂ©ric Nyssen et Charlie Dupont du 12 au 24 septembre 2023. Voyez les dĂ©tails pratiques sur le site www.theatrelepublic.be Rue Braemt, 64-70 Ă 1210 Bruxelles
Dominique-HélÚne Lemaire
THĂĂTRE : ENATTENDANT BOJANGLES
Cette piĂšce se veut la libre adaptation du roman Ă©ponyme d'Olivier Bourdeaut. Elle raconte l'histoire d'un couple extravagant, Camilleet Georges, et deleur fils Gary. Leur existence est scandĂ©e par les fĂȘtes, la danse et les mensonges, guidĂ©e par le besoin d'euphorie de Camille, une mĂšre boute-en-train, imprĂ©visible et extravagante. Ils adorent danser sur la chanson "Mr. Bojangles" de Nina Simone, un texte qui glorifie la magie de l'amour et ses vertiges enivrants. NĂ©anmoins, le jour oĂč Camille sâengonce dans ses dĂ©lires et quâelle est prĂȘte Ă basculer dans une voie sans issue, le pĂšre et le fils tentent de tirer la sonnette dâalarme pour Ă©viter l'inĂ©luctable.Lâauteur ateintĂ© cedrame delĂ©gĂšretĂ© et dâhumour, Ă moins quâil sâagisse dâune comĂ©die frappĂ©e du sceau de la noirceur. Cette piĂšce est une reprise dâun succĂšs de la saison prĂ©cĂ©dente. Un pari rĂ©ussi empreint de fantaisie et dâintelligence. Dans une sociĂ©tĂ© qui se formate de plus en plus et qui bride les originaux, ce texte donne la parole Ă une famille qui refuse les compromis, mais qui en mesure cependant les limites. Charlie Dupont, Tania Garbarski et JĂ©rĂ©mie Petrus reviennent enflammer les planches du Théùtre Le Public jusquâau 9 septembre 2023 sous la direction de Victoire Berger-Perrin. Voyez les dĂ©tails pratiques sur le site www.theatrelepublic.be Rue Braemt, 64-70 Ă 1210 Bruxelles
THĂĂTRE : LE VIF DU SUJET
Les seins, câest lâhistoire de lâhumanitĂ©. Mais la rĂ©currence accable. Pourquoi tant de victimes du cancer ? Et comment en parler ? Le théùtre et la poĂ©sie nous aident Ă le mettre Ă bonne distance. Ăcrite par Laurence Bastin dâaprĂšs une multitude dâinterviews recueillies pendant de longs mois auprĂšs de femmes et dâhommes touchĂ©s par la maladie, la piĂšce plonge dans le « vif du sujet » en « appelant un chat, un chat ». Sur la durĂ©e dâune reprĂ©sentation, une femme va incarner toutes les Ă©tapes qui jalonnent ce parcours de combattante. En partant de son enfance, ses relations amoureuses ou avec la mĂ©decine, en passant par le regard et les injonctions de la sociĂ©tĂ©, elle raconte avec une bonne santĂ© contagieuse. Et ça fait un bien fou. Elle sâadresse Ă toutes et tous, car mĂȘme si nous ne sommes pas touchĂ©s, nous sommes tous reliĂ©s et nous sommes concernĂ©s. Lâautrice trempe sa plume dans lâencre de la rĂ©silience comme contrepoint Ă la rĂ©signation, dans lâencre de la joie pour aborder la reconstruction. Et lâactrice, en rĂ©action Ă lâextrĂȘme violence des maux physiques et psychiques que la maladie impose, en miroir aux tourments quâimposent les relations parfois complexes avec le corps mĂ©dical, transmet avec une Ă©nergie et une drĂŽlerie dĂ©bordantes, le dĂ©sir de vivre « lâaprĂšs » en toute libertĂ©. Devant nous, une femme prend le sujet Ă bras le corps et, avec gourmandise, retrace les Ă©tapes qui lui ont permis de se rĂ©approprier son corps et sa vie, de se dĂ©lester des prĂ©jugĂ©s et dâaller de lâavant. Une piĂšce Ă applaudir du 2 septembre au 21 octobre 2023 au Théùtre Le Public. Voyez les dĂ©tails pratiques sur le site officiels www.theatrelepublic.be
Rue Braemt, 64-70 Ă 1210 Bruxelles
THĂĂTRE : TRACES, DISCOURS AUX NATIONS AFRICAINES
Un africain revenant dâune longue odyssĂ©e dĂ©cide de sâadresser aux siens. Il les invite par une parole poĂ©tique Ă Ă©difier lejour qui vient. Il est debout, dressĂ© face au monde avec la ferme volontĂ©de lâhomme qui a quelque chose Ă partager. Et, il partage une pensĂ©e, belle et forte comme un soleil, celle de Felwin Sarr (Ă©conomiste, penseur et poĂšte sĂ©nĂ©galais) qui Ă©crit ce Discours aux nations africaines. Il nousinvite ainsi Ă nous transformer, et inventer dâautres rĂ©cits, pour Ă©carter les voiles de nos certitudes et rouvrir le champ des possibles : La premiĂšre puissance que nousdevons recouvrer est celle de nous soustraire Ă la volontĂ© des autres. Cela sâappelle la libertĂ©. Pour nos petits. Pour celles et ceux qui arriveront aprĂšs nous, un appel Ă la crĂ©ation dâun nouveau projet de civilisation. Rien de moins. Avec une franche bienveillance, un rĂ©el amour de lâhumanitĂ©, en conteur exceptionnel, EÌtienne Minoungou sâadresse Ă nous. AccompagnĂ© du merveilleux musicien Simon Winch, EÌtienne prend la parole pour donner corps au rĂ©cit de la vie quâil a traversĂ© en quittant lâAfrique, porteur dâun message dâespoir. AprĂšs une longue et prestigieuse tournĂ©e qui lâa menĂ© entre autres Ă DuÌsseldorf, New York, Marrakech, Casablanca, Atlanta, Princeton, GenĂšve, Kinshasa... Ă la maniĂšre dâune vaste odyssĂ©e, EÌtienne pose ses valises au Public pour quelques semaines, et nous fait le plaisir de partager le regard du continent africain posĂ© sur le monde, au service de lâavenir et de la jeunesse. Un texte Ă applaudir du 5 septembre au 21 octobre 2023 au Théùtre Le Public. Voyez les dĂ©tails pratiques sur le site www.theatrelepublic.be Rue Braemt, 64-70 Ă 1210 Bruxelles
OPĂRA : CASSANDRA
Depuis plusieurs annĂ©es, la Monnaie sâest fixĂ© pour objectif de sâimposer comme une maison de crĂ©ation, en proposant la commande dâune Ćuvre au moins une fois par saison. LâopĂ©ra « The Time of Our Singing » de Kris Defoort, qui traite de la sĂ©grĂ©gation raciale aux EÌtats-Unis et qui a Ă©tĂ© créé sur scĂšne en ouverture de saison 2021-22, vient dâĂȘtre sacrĂ© « Meilleure crĂ©ation mondiale de lâannĂ©e » aux derniers International Opera Awards. Pour inaugurer la saison 2023-24, notre opĂ©ra national prĂ©sente une Ćuvre engagĂ©e sur un thĂšme sociĂ©tal qui nous concerne tous. « Cassandra », le premier opĂ©ra du compositeur belge Bernard Foccroulle, met en parallĂšle la figure mythologique de Cassandre et le personnage de Sandra, une jeune activiste se battant pour la protection de lâenvironnement. Le chef dâorchestre Kazushi Ono et la metteuse en scĂšne Marie-Eve Signeyrole donnent vie Ă ce projet aussi ambitieux quâactuel. Le personnage de Cassandre, tel quâil existe dans « LâIliade » dâHomĂšre et « LâOrestie » dâEschyle, est la fille de Priam, roi de Troie, et de son Ă©pouse HĂ©cube. La beautĂ© de Cassandre attire lâattention du dieu Apollon qui, pour la sĂ©duire, lui accorde le don de prĂ©dire lâavenir. Mais quand la jeune fille se refuse Ă lui, il la punit : elle continuera Ă voir lâavenir, mais personne ne croira ses prophĂ©ties ! Ainsi, quand elle annonce la destruction inĂ©vitable de Troie aux mains des envahisseurs grecs, ses avertissements ne sont pas pris au sĂ©rieux et elle assiste, impuissante, Ă la rĂ©alisation de sa prĂ©diction. La notion de catastrophe climatique imminente est au cĆur du travail de Sandra, la protagoniste de lâopĂ©ra. Doctorante en climatologie, elle Ă©tudie la prĂ©occupante fonte des calottes glaciaires. Quand elle prend conscience que ses recherches scientifiques nâont pas un pouvoir de persuasion suffisant, elle dĂ©cide de partager ses connaissances dâune façon surprenante : transformĂ©e en comĂ©dienne de stand-up, elle invite son public Ă rĂ©flĂ©chir Ă la crise climatique et Ă la nĂ©cessitĂ© de changer les mentalitĂ©s. Mais pouvons-nous rire de la fin du monde, tel que le fait « Sandra the climate fool » ? Est-elle la Cassandre dâaujourdâhui ? Les jeunes activistes peuvent-ils se reconnaĂźtre en elle ? Organiste de formation, dontla discographie comporteplusde quarante enregistrementssouventprimĂ©s, Bernard Foccroulle a Ă©tĂ© directeur de la Monnaie de 1992 Ă 2007, avant de diriger le Festival international dâart lyrique dâAix-en-Provence jusquâen 2018. EÌgalement compositeur, plusieurs de ses Ćuvres ont Ă©tĂ© programmĂ©es et créées Ă la Monnaie : Am Rande der Nacht en 2007, Quatre mĂ©lodies dâaprĂšs Verlaine en 2011, ou encore Zauberland et le concerto pour violoncelle et orchestre ClimbingDancing en 2019. Sans entrer dans les dĂ©tails, le rĂŽle-titre est interprĂ©tĂ© par Katarina BradicÌ, une mezzosoprano serbe, qui a attirĂ© lâattention internationale avec ses interprĂ©tations puissantes. Apollo marque les dĂ©buts de Joshua Hopkins Ă la Monnaie. RemarquĂ© pour sa voix et ses talents dâacteur, le baryton canadien a remportĂ© un JUNO Award et une nomination aux Grammy Awards, spĂ©cialisĂ© dans le rĂ©pertoire de Mozart et de Donizetti. Les rĂŽles de Priam et dâAlexander (respectivement le pĂšre de Cassandra et celui de Sandra) sont campĂ©s par Gidon Saks, un baryton-basse sud-africain qui a Ă©tĂ© membre de la troupe de la Canadian Opera Company de Toronto et de lâOpĂ©ra Studio de Zurich. Quant Ă la britannique Susan Bickley, on lâapplaudit ici dans le costume de la mĂšre de Cassandra et celui de Sandra. ConsidĂ©rĂ©e comme lâune des plus grandes mezzo-sopranos de sa gĂ©nĂ©ration, elle est connue pour la diversitĂ© de ses prises de rĂŽle comprenant le baroque, les grandes Ćuvres romantiques et modernes mais aussi des incursions dans le rĂ©pertoire contemporain. Cette crĂ©ation est Ă applaudir Ă la Monnaie du 12 au 23 septembre 2023. A vos agendas ! Voyez les informations complĂ©mentaires sur le site www.lamonnaiedemunt.be
Place de la Monnaie Ă 1000 Bruxelles
FĂTE DE LA FĂDĂRATION WALLONIE-BRUXELLES
Depuis plusieurs annĂ©es, le 27 septembre a Ă©tĂ© repris pour cĂ©lĂ©brer la FĂȘte de la FĂ©dĂ©ration WallonieBruxelles. Lâoccasion de se souvenir que cette date fait Ă©cho Ă une page de l'histoire de l'indĂ©pendance de la Belgique. En lâoccurrence, la retraite, dans la nuit du 26 au 27 septembre 1830, des troupes hollandaises. Celles-ci, sous la conduite du Prince FrĂ©dĂ©ric, deuxiĂšme fils de Guillaume Ier d'Orange, Ă©taient entrĂ©es dans Bruxelles le 23 septembre et rapidement boutĂ©e hors de la capitale par la tĂ©nacitĂ© des citadins. Afin de marquer cet Ă©vĂ©nement, de nombreuses salles de spectacles francophones subsidiĂ©es ouvrent gratuitement leurs portes pour permettre aux spectateurs dâassister aux reprĂ©sentations sans avoir Ă ouvrir leur portemonnaie. Pour obtenir des informations Ă jour sur les Ă©vĂ©nements prĂ©vus ce jour-lĂ , je vous conseille de consulter les sites web officiels des organismes culturels, les pages d'Ă©vĂ©nements delaFĂ©dĂ©rationWallonie-Bruxelles oude rechercher des informations sur des sites dĂ©diĂ©s aux Ă©vĂ©nements culturels de votre rĂ©gion. Vous pouvez Ă©galement contacter les bureaux de tourisme locaux pour obtenir des informations sur les Ă©vĂ©nements programmĂ©s Ă cette date. Je vous encourage enfin Ă rester Ă l'affĂ»t des opportunitĂ©s et Ă rechercher des mises Ă jour Ă mesure que la date approche pour obtenir des informations prĂ©cises et Ă jour sur les Ă©vĂ©nements disponibles Ă cette pĂ©riode.
Andrea Cerasi
THĂĂTRE : GIZĂLE - Ă POILS !
Vivre avec des animaux, câest gĂ©nial, et on les adore ! Mais ! Mais ⊠il faut avouer que ça comporte quelques contraintes et ça demande plusieurs amĂ©nagements au quotidien ⊠comme ĂȘtre Ă©quipĂ© de rouleauxdâessuie-tout parexempleâŠ. GizĂšlevousparleradebiendeschoses: dâamour, dedĂ©couvertes, et elle ne fera pas lâimpasse sur les dĂ©sagrĂ©ments nausĂ©abonds, parce que tout le monde doit TOUT savoir en adoptant un animal ! Mieux vaut ĂȘtre prĂȘt psychologiquement avant, que dâavoir la surprise pendant âŠ.Alors, venez le cĆur bien accrochĂ© pour rire durant une heure trente, Ă un trĂšs gros poil prĂšs ! Un poil attendrissant, un poil cracra, une touffe de poils dĂ©jantĂ© ! Un one-woman-show poilant qui sensibilise le public sur le ton de lâhumour, et qui soutient les animaux Ă voir Ă partir de douze ans au Centre culturel dâAuderghem le samedi 16 septembre 2023. Plus de dĂ©tails sur le site www.ccauderghem.be
Boulevard du Souverain, 183 Ă 1160 Bruxelles
THĂĂTRE : LE FACTEUR CHEVAL OU LE RĂVE DâUN FOU
NĂ© au siĂšcle dernier, Ferdinand Cheval, surnommĂ© « Le facteur Cheval » a passĂ© plus de trente ans de sa vie Ă construire une sorte de palais extraordinaire, seul, de ses mains. Chacun sur cette terre a sa part de bonheur et de malheur et le facteur Cheval ne sera pas Ă©pargnĂ© : le destin lui enlevant femme et enfant. Fou pour les uns, gĂ©nie pour les autres mais surtout fou de chagrin, il aura pourtant la force de construire cet Ă©difice inouĂŻ, nĂ© dâun songe. Tel un hymne Ă lâAmour, ce palais est la preuve quâon peut rĂ©aliser ses rĂȘves, mĂȘme les plus insensĂ©s. TombĂ© amoureux du rĂ©cit de Nadine Monfils, inspirĂ© par la vie du facteur Ferdinand Cheval, Alain Leempoel a créé ce spectacle pour le Festival Off dâAvignon 2022, dans le jardin ensoleillĂ© du Théùtre des Halles. Bien lui en a pris, ce fut un triomphe ! PortĂ© par lâinterprĂ©tation magistrale dâElliot Jenicot, ancien pensionnaire de la ComĂ©die-Française, cette histoire incroyable dâun homme Ă©corchĂ© par le destin, Ă©meut autant quâelle fascine : construire, de ses propres mains, pendant plus de trente ans, un palais inouĂŻ. Pour la premiĂšre fois en salle ! Une piĂšce de théùtre Ă applaudir Ă Wolubilis le jeudi 14 septembre Ă 20 heures 30. Plus de dĂ©tails sur le site www.wolubilis.be
THĂĂTRE : TOUT ĂA POUR LâAMOUR
Edwige Baily livre une performance hallucinante dans ce seul en scĂšne qui rend hommage Ă ceux qui transmettent. Captivante, elle alterne deux rĂŽles fĂ©minins de professeur de littĂ©rature qui racontent la passion pour la poĂ©sie, la littĂ©rature, le théùtre⊠et puis lâamour, avec un grand A. Texte ciselĂ©, verbe savoureux et parfois fleuri, Tout ça pour lâamour sâadresse Ă ceux qui ont adorĂ© dĂ©couvrir la littĂ©rature Ă lâadolescence, pournepluslaquitterâŠet Ă ceuxquiont dĂ©testĂ©!InspirĂ©delâhistoirevraiedeGabrielle Russier, une enseignante dont lâhistoire dâamour avec un Ă©lĂšve de 17 ans fit scandale fin des annĂ©es 60, ce spectacle permet de convoquer une galaxie dâauteurs et de poĂštes pour nous rappeler Ă quel point ils Ă©clairent nos vies. « La littĂ©rature, câest comme un pâtit cachet qui fait des bulles dans lâeau de la vie ». Un seul en scĂšne Ă dĂ©couvrir Ă Wolubilis le jeudi 21 septembre Ă 20 heures 30. Plus de dĂ©tails sur le site www.wolubilis.be
Cour Paul-Henri Spaak, 1 Ă 1200 Bruxelles
THĂĂTRE : LES DEUX PAPES
CettepiĂšcemet enscĂšneunerencontre fictiveentrelesFrançois et BenoĂźt XVI au moment oĂč ce dernier envisage de dĂ©missionner. L'histoire se cristallise autour des conversations et des Ă©changes quâils entretiennent, proposant deux visions diffĂ©rentes du catholicisme et de la foi. BenoĂźt XVI reprĂ©sente la tradition conservatrice et doctrinale, tandis que François se rĂ©vĂšle progressiste et sensible aux problĂšmes sociaux. Les dialogues explorent leurs diffĂ©rences, leurs doutes et leurs rĂ©flexions sur le rĂŽle de lâEglise dans le monde moderne. AudelĂ de la dichotomie entre les deux hommes, le texte traite Ă©galement de thĂšmes tels que la foi, la responsabilitĂ©, la rĂ©demption et le pardon. Pour rendre ce « duel » palpitant, il fallait des comĂ©diens habitĂ©s par leur rĂŽle ou capables dâun incroyable mimĂ©tisme pour capturer les personnalitĂ©s et les nuances de leurs modĂšles originaux. Sans trop de surprises, Michel de WarzĂ©e et Alexandre von Sivers se prĂȘtent Ă lâexercice avec le talent quâon leur connaĂźt.Anouveau, leur jeu est vrai et nourri dâauthenticitĂ©. Plus quâun simple divertissement, "Les Deux Papes" propose une rĂ©flexion profonde sur la religion, la politique et la direction de l'EÌglise catholique Ă un moment critique de son histoire, en mĂ©langeant habilement des Ă©lĂ©ments de fiction avec des faits historiques, offrant ainsi une exploration fascinante dâĂȘtres humains derriĂšre leur fonction et des enjeux auxquels ils sont confrontĂ©s. Cette reprise est Ă applaudir Ă la ComĂ©die Claude Volter du 27 septembre au 15 octobre 2023. Voyez les dĂ©tails pratiques sur le site www.comedieroyaleclaudevolter.be Avenue des FrĂšres Legrain,98 Ă 1150 Bruxelles
André Metzinger
THĂĂTRE : LA FILLE DU SACRIFICE
Alors quâelle visite la Galerie des Offices Ă Florence, Ibra tombe par hasard sur Le Sacrifice dâIsaac, lâun des chefs-dâĆuvre du Caravage. Pour cette jeune femme croyante et pieuse, arriĂšre-arriĂšre-petitefille dâAbraham, ce tableau agit comme une flĂšche, qui vient la transpercer. Elle comprend que les premiĂšres paroles dâAmour, communes aux trois grands monothĂ©ismes, ont systĂ©matiquement Ă©tĂ© perverties par desinstitutionsreligieuses entiĂšrement patriarcales. BouleversĂ©e, Ibra entame alors sa « dĂ©-conversion ». Petit Ă petit, elle va remettre en question ses croyances, pour dĂ©couvrir les ressorts intimes de sa spiritualitĂ©. LibĂ©rĂ©e des carcans qui lui dictaient sa foi, elle va puiser son essence divine en ellemĂȘme, et reconquĂ©rir son indĂ©pendance, avant de sâengager sur le chemin de la reconversion. La ville de JĂ©rusalem joue un rĂŽle important. Au confluent de deux mondes, lâOrient et lâOccident, elle incarne des frictions entre les deux hĂ©ritages, les deux civilisations qui constituent sa propre identitĂ©. Une performance scĂ©nique Ă dĂ©couvrir les 21 et 22 septembre 2023 Ă lâEspace Magh. Plus de dĂ©tails pratiques sur le site officiel www.espacemagh.be
Rue du Poinçon, 15 à 1000 Bruxelles
THĂĂTRE : RECOMPOSĂES
Les familles recomposĂ©es en Belgique sont de plus en plus courantes, comme dans de nombreux autres pays. Une famille recomposĂ©e est gĂ©nĂ©ralement constituĂ©e lorsque des adultes ayant des enfants d'une prĂ©cĂ©dente relation dĂ©cident de vivre ensemble et de former une nouvelle unitĂ© familiale. En Belgique, plus de 15% des familles sont recomposĂ©es. Des familles Ă gĂ©omĂ©trie variable, oĂčlesenfantssont Ă©levĂ©scollectivement pardesparents, desbeauxparents, et mĂȘme des ex-beaux-parents encore forts impliquĂ©s. Des gosses qui ont parfois lâinfluence de six adultes Ă gĂ©rer, des couples dâamoureux qui ne sont pas des couples parentaux et des couples parentaux qui ne sâaiment dĂ©finitivement plus, des guerres intestines qui, au nom des sacro-saints enfants, mettent en branle des jeux de pouvoir Ă faire pleurer une tragĂ©die grecque. Fruit dâun nombre considĂ©rable dâentretiens avec des beaux parents et des enfants. RecomposĂ©es est un spectacle original que Julie Annen (Les PĂšres, Belgium Best Country) a Ă©crit et mis en scĂšne : « Il y a des gens qui ne comprennent ni pourquoi leur gosse veut se tirer, ni que leur conjoint en a gros sur la patate, et qui, le cul bien enfoncĂ© dans leur forteresse de certitude, pensent quâils font tout bon. Dâautres qui apprennent Ă se rĂ©jouir de minuscules victoires : une petite main qui enfin saisit la leur, la sensation dâavoir rĂ©ussi Ă transmettre un peu de soi Ă cet autre qui nâa rien de nous ». RecomposĂ©es nâest pas une histoire mais des histoires. Des belles, des fortes, des tristes, des violentes, mais aussi des toutes plates, avec pleins de gens ordinaires qui font ce quâils peuvent. La vie quoi ! Une crĂ©ation Ă dĂ©couvrir au Théùtre de Poche du 12au 30 septembre 2023. Voyez tous lesdĂ©tailspratiques surle site www.poche.be
Chemin du Gymnase, 1A Ă 1000 Bruxelles
THĂĂTRE : BELLISSIMA
Pour ouvrir la nouvelle saison du Varia, Salvatore Calcagno nous invite Ă un voyage envoĂ»tant entre théùtre et cinĂ©ma, dans un monde oĂč la magie nâest jamais loin du mirage. Il pose un regard intime et intemporel sur les coulisses du septiĂšme art, prĂ©texte Ă interroger la force dâattraction de ces fabriques Ă rĂȘves, si nombreuses et omniprĂ©sentes dans notre sociĂ©tĂ© contemporaine, qui catalysent tant de mythes de succĂšs et de reconnaissance. Un territoire fantasmĂ©, oĂč les destins dâune mĂšre et de son enfant percutent de plein fouet une galerie de personnages flamboyants, prĂȘts Ă tout pour sâapprocher un peu plus prĂšs de la lumiĂšre. PĂȘle-mĂȘle, on y croise des vedettes oubliĂ©es et des gloires en devenir, des producteurs redoutables et de petites opportunistes qui, Ă coups de grands desseins et de petites compromissions, cachent derriĂšre un sourire une foule dâespoirs déçus et de dĂ©sillusions. Librement inspirĂ© du film Ă©ponyme de Luchino Visconti, Bellissima nous confronte Ă cette quĂȘte de notoriĂ©tĂ©, Ă ces dĂ©sirs de gloire contre lesquels, parfois, nos existences se cognent. FidĂšle Ă son univers esthĂ©tique sensuel et audacieux, la nouvelle crĂ©ation de Salvatore Calcagno dĂ©voile un magnifique portrait de femme, lâune de ces hĂ©roĂŻnes contemporaines trop longtemps relĂ©guĂ©es Ă la marge de nos imaginaires. Aussi digne quâintrĂ©pide, cette mĂšre courage dâaujourdâhui, rĂ©solue Ă dĂ©foncer les portes et Ă affronter tous les mĂ©pris de classe, nous rappelle combien il en coĂ»te Ă celles qui luttent pour sâĂ©manciper de ce qui les entrave, et permettre Ă leurs enfants de rĂ©aliser leurs rĂȘves. Entre gloire et dĂ©sillusion, une magnifique hĂ©roĂŻne contemporaine, prĂȘte Ă tous les grands sacrifices pour que sa fille devienne une star du grand Ă©cran Ă dĂ©couvrir au Théùtre Varia du 19 au 30 septembre 2023. Voyez tous les dĂ©tails complĂ©mentaires sur le site www.varia.be Rue du sceptre, 78 Ă 1050 Bruxelles
THĂĂTRE : LES MISĂRABLES
"Les MisĂ©rables" raconte l'histoire deplusieurspersonnages dont les destins sont entrelacĂ©s, tout en explorant les thĂšmes de la justice, de la rĂ©demption, de l'amour et de la misĂ©ricorde. Voici un rĂ©sumĂ© gĂ©nĂ©ral de l'intrigue : Le roman suit principalement la vie de Jean Valjean, un ancien forçat qui a passĂ© dix-neuf ans en prison pour avoir volĂ© du pain. AprĂšs sa libĂ©ration, il rencontre l'Ă©vĂȘque Myriel, qui lui offre l'hospitalitĂ© et lui permet de transformer sa vie. Valjean devient un homme prospĂšre et philanthrope, mais il est constamment poursuivi par l'inspecteur Javert, qui ne cesse de le traquer en raison de son passĂ© criminel. L'histoire suit Ă©galement Fantine, une ouvriĂšre qui se sacrifie pour sa fille Cosette, et Marius, un jeune homme idĂ©aliste qui tombe amoureux de Cosette. Les personnages se croisent dans un Paris en pleine rĂ©volution et bouleversement social, marquĂ© par les barricades et les luttes des classes. Ce rĂ©cit aborde des thĂšmes profonds tels que la pauvretĂ©, l'injustice sociale, le pardon, la rĂ©demption et l'amour. Il dresse un portrait saisissant de la sociĂ©tĂ© française du XIXe siĂšcle et offre une rĂ©flexion sur la condition humaine et la possibilitĂ© de changement. Câest surtout lâhistoire dâun peuple aux abois qui se soulĂšve et dĂ©fend son idĂ©al jusquâĂ la mort. La compagnie des Karyatides propose une adaptation en spectacle dâobjet de cette saga-phare du XIXe siĂšcle. Leur travail est Ă dĂ©couvrir au Théùtre Marni le 9 septembre 2023. Voyez tous les dĂ©tails pratiques sur le site www.theatremarni.com
Rue de Vergnies, 25 Ă 1050 Bruxelles
MARNI JAZZ FESTIVAL
La fĂȘte pour tous les amateurs de jazz est de retour avec le Marni Festival ! Au menu, cinq concerts dont une carte blanche. Câest devenu une tradition avant lâautomne, des musiciens confirmĂ©s viennent se produire pour le plaisir detouset offrir la quintessence de leur talent. CetteannĂ©e, Sal La Rocca, Nicolas Thys, Sam Gerstmans, Yannick Peeters, Giuseppe Millaci et un invitĂ© surprise seront de lâĂ©vĂ©nement, en solo, en duo, en trio ou accompagnĂ©s dâune formation. Lâoccasion de dĂ©couvrir une diversitĂ© de styles, allant du jazz traditionnel au jazz contemporain, en passant par le jazz fusion et d'autres genres connexes. En plus des concerts, lâambiance se passera dans la salle, avec de vrais amoureux de musique.
Le Marni Jazz Festival câest du 14 au 22 septembre 2023, bien sur au Théùtre Marni ! Lâagenda du Festival a Ă©tĂ© mis en ligne Ă lâadresse www.theatremarni.com
Rue de Vergnies, 25 Ă 1050 Bruxelles
CIRQUE DU SOLEIL : KURIOS
Au cĆur d'ununivers Ă©nigmatique, dansune Ă©poque oĂč la curiositĂ© et l'imagination Ă©pousent lâinexplorĂ©, le Cirque du Soleil prĂ©sente "Kurios", un spectacle captivant qui entraĂźne le public dans un voyage extraordinaire Ă travers les mystĂšres enlisĂ©s sous les plis de nos paupiĂšres closes. L'histoire se cristallise sur un chercheur passionnĂ©, un esprit avide de connaissances, qui rĂ©alise que l'inaccessible peut se rĂ©vĂ©ler simplement en fermant les yeux. Son cabinet de curiositĂ©s devient le reflet de ses pensĂ©es les plus profondes, un lieu oĂč il croit fermement qu'une entitĂ© secrĂšte et insaisissable respire, abritant des idĂ©es audacieuses et des rĂȘves extravagants. Entre les Ă©tagĂšres encombrĂ©es de son lieu de travail et les Ă©clats de lumiĂšre filtrant Ă travers de vieux rideaux, il tente de percer les ombres qui se terrent dans les tĂ©nĂšbres. Soudain, des ĂȘtres venus de cet ailleurs, font irruption, des crĂ©atures Ă©tranges et bienveillantes qui portent en elles une brise de poĂ©sie et un trait d'humour, mĂ©tamorphosant son quotidienen unvĂ©ritableterrain de jeu pour l'esprit. D'abord Ă©tonnĂ©, puisenchantĂ©, lâhomme de sciences se laisse guider par ces hĂŽtes inconnus dans un ballet fantastique oĂč les frontiĂšres se brouillent. Peu Ă peu, chaque chose sâanime et devient tangible grĂące aux prouesses de jongleurs virtuoses, dâacrobates audacieux et de danseurs aĂ©riens du Cirque du Soleil, afin de cimenter un spectacle visuel Ă couper le souffle, rythmĂ© par la musique originale de RaphaĂ«l Beau, en collaboration avec Guy Dubucet Marc Lessard. ChaqueĂ©lĂ©ment dudĂ©cor prend Ă©galement vie avec unegrĂące positive et tourbillonne dans un chatoiement de couleurs qui dĂ©fient toute logique. "Kurios" nous rappelle que l'exploration de l'ailleurs commence par lâintelligence, lâacceptation de sâaffranchir de certaines barriĂšres, lâouverture Ă lâautre et la volontĂ© d'embrasser l'extraordinaire qui se cache Ă l'intĂ©rieur de nous aussi bien que dans notre environnement proche. Ă travers cette Ă©popĂ©e magique, le Cirque du Soleil nous invite Ă participer Ă un spectacle dont il dĂ©tient la formule depuis plusieurs dĂ©cennies, Ă ne pas nous laisser entraver par nos inhibitions et Ă laisser au vestiaire notre bon vieux cartĂ©sianisme au profit dâune Ăąme enfantine oubliĂ©e. AprĂšs Knokke au mois dâaoĂ»t, « Kurios » dĂ©barque Ă Bruxelles pour installer son chapiteau sur lâesplanade Ă cĂŽtĂ© du Palais 12 du 7 septembre jusquâau 29 octobre 2023. Voyez tous les dĂ©tails pratiques sur le site www.cirquedusoleil.com
Paul Huet
CONCERT : ZAZIE
PrĂ©parez-vous Ă ĂȘtre transportĂ©s dans un univers sonore captivant lors dâune soirĂ©e inoubliable en compagnie de la talentueuse et charismatique Zazie !Accrochez-vous pour une expĂ©rience musicale qui fera vibrer vos cĆurs et enflammera vos Ăąmes. Zazie, l'icĂŽne de la scĂšne musicale française, va illuminer la scĂšne de sa prĂ©sence envoĂ»tante. Avec son style unique, sa voix envoĂ»tante et ses paroles profondes, elle nous emmĂšnera dans un voyage musical Ă©poustouflant, nous faisant danser, chanter et ressentir chaque note dans nos Ăąmes. AprĂšs le Zazizssenciel Tour, grand succĂšs par vents covidiens et marĂ©es dâamour, lâartiste sâenvole vers de nouveaux horizons avec une tournĂ©e 100% nouvelle. Un passage par les plus grandes villes de la francophonie portĂ© par son single virevoltant Let it shine et son nouveau projetAile-P. RĂ©servez dĂšs maintenant vos places pour vous assurer de ne pas manquer cette occasion exceptionnelle de voir la chanteuse en live ! Attendezvous Ă des moments de frissons, des souvenirs Ă chĂ©rir et une connexion magique avec l'artiste qui a conquis nos cĆurs. Joignez-vous Ă nous pour une soirĂ©e qui restera gravĂ©e dans vos mĂ©moires, oĂčlamusique transcende lesfrontiĂšres etunit lesĂąmes. Faites partie de cette cĂ©lĂ©bration musicale extraordinaire. Un moment fort Ă vivre Ă Forest national le samedi 23 septembre 2033. Voyez tous les dĂ©tails pratiques sur le site www.forestnational.be
Avenue Victor Rousseau, 208 Ă 1190 Bruxelles
Sam MasCONCERT : LâHĂRITAGE GOLDMAN
Jean-Jacques Goldman, artiste incontournable de la scĂšne musicale francophone, a laissĂ© un hĂ©ritage musical qui continue d'inspirer et de toucher les cĆurs des gĂ©nĂ©rations passĂ©es, prĂ©sentes et Ă venir. Sa carriĂšre musicale illustre une richesse artistique exceptionnelle, portĂ©e par des textes profonds et des mĂ©lodies entraĂźnantes. Ă travers ses chansons emblĂ©matiques, il a su capturer les Ă©motions universelles et les expĂ©riences de la vie quotidienne, crĂ©ant ainsi une connexion indĂ©lĂ©bile avec son public. L'une des caractĂ©ristiques distinctives de la musique de Jean-Jacques Goldman rĂ©side dans ses paroles rĂ©flĂ©chies et poignantes. Ses textes abordent des thĂšmes tels que l'amour, l'amitiĂ©, la solidaritĂ©, l'engagement social et l'introspection personnelle. Ses mots transcendent les barriĂšres linguistiques et culturelles, touchant les auditeurs au plus profond de leur ĂȘtre. Chacune de ses chansons raconte une histoire unique, capturant des moments de vie et des Ă©motions avec une sensibilitĂ© qui lui est propre. Les mĂ©lodies intemporelles de Jean-Jacques Goldman ajoutent une dimension supplĂ©mentaire Ă ses chansons. Sa capacitĂ© Ă marier des arrangements musicaux subtils avec des paroles Ă©vocatrices crĂ©e une expĂ©rience auditive immersive. Que ce soit Ă travers des ballades douces et mĂ©lancoliques ou des morceaux rythmĂ©s et entraĂźnants, sa musique possĂšde une diversitĂ© qui reflĂšte la complexitĂ© de la condition humaine. L'hĂ©ritage de Jean-Jacques Goldman ne se limite pas seulement Ă ses chansons en tant qu'Ćuvres individuelles, mais Ă©galement Ă son influence sur d'autres artistes et sur la musique en gĂ©nĂ©ral. Sa production musicale a façonnĂ© le paysage musical français et a inspirĂ© de nombreux artistes Ă©mergents. Son engagement social et son utilisation de la musique comme moyen de sensibilisation ont Ă©galement laissĂ© une empreinte durable. Il a participĂ© Ă plusieurs projets caritatifs et humanitaires, utilisant sa renommĂ©e pour faire passer des messages importants. Les plus grandes chansons de JeanJacques Goldman revisitĂ©es par Erick Benzi, son rĂ©alisateur et arrangeur historique donne vie Ă un spectacle qui ravive la clochette de la nostalgie. Sur scĂšne, Michael Jones et les plus belles voix de la nouvelle scĂšne française interprĂštent les grands tubes de lâartiste, entourĂ©s des musiciens et de lâĂ©quipe artistique originelle pour deux heures de musique et de performances dâexception, afin de sâĂ©mouvoir, chanter et danser ensemble sur un rĂ©pertoire intemporel touchant toutes les gĂ©nĂ©rations. Un show qui Ă©voque la bande son de notre jeunesse Ă applaudir au Cirque Royal le 19 septembre 2023 Ă 20 heures. Voyez les modalitĂ©s pratiques sur le site www.cirque-royal-bruxelles.be
Rue de lâEnseignement, 81 Ă 1000 Bruxelles
Sam MasCONCERT : PINK MARTINI
AprĂšs avoir fait plusieurs fois salle comble en Belgique, Pink Martini et la chanteuse China Forbes seront de retour en Belgique. Pink Martini, voilĂ le projet du pianiste Thomas Lauderdale, qui a fondĂ© en 1994 un petit orchestre pour rehausser le niveau de la musique d'ambiance lors de meetings politiques. Un an plus tard, il demande Ă China Forbes, avec laquelle il a Ă©tudiĂ© Ă Harvard, de rejoindre la formation comme chanteuse/compositrice. Le premier morceau qu'ils ont composĂ© ensemble connaĂźt un succĂšs immĂ©diat en France. « Sympathique » est nominĂ© dans les catĂ©gories « chanson de l'annĂ©e » et « rĂ©vĂ©lation de l'annĂ©e » aux Victoires de la Musique. Et lors des grĂšves en France, le crĂ©do tirĂ© de cette chanson (« Je ne veux pas travailler ») est rĂ©pĂ©tĂ© tel un mantra ! Pink Martini se compose actuellement de treize musiciens reprĂ©sentant les langues et les styles musicaux les plus divers, comme en tĂ©moigne son Ćuvre. Les tournĂ©es leur ont permis d'absorber encore davantage d'influences musicales. Assister Ă un de leurs concerts, revient Ă se retrouver transportĂ© tour Ă tour Ă Rio pour une samba, Ă Cuba, dans un music-hall français des annĂ©es trente, dans un hĂŽtel particulier italien ou au Japon. China Forbes chante couramment en cinq langues, portĂ©e par un accompagnement musical qui hĂ©site entre le classique, le jazz et lapop. Leurs albumsparaissent chez HeinzRecords, leurpropre label qui tiresonnom... du chien de Lauderdale. « Sympathique », « Hang on Little Tomato », « Hey Eugene! », « Splendor in the Grass » et « Joy to the World » ont tous Ă©tĂ© disques d'or en France, au Canada, en GrĂšce et en Turquie et se sont Ă©coulĂ©s Ă plus de trois millions d'exemplaires. Au cours de ses 20 ans de carriĂšre, le groupe Pink Martini a Ă©tĂ© intronisĂ© au 'Hollywood Bowl Hall of Fameâ ainsi quâau 'Oregon Music Hall of Fameâ. Ils seront au Cirque Royal le 30 septembre 2023 Ă 20 heures. Si vous souhaitez ĂȘtre au rendezvous, voyez toutes les informations pratiques sur le site www.cirque-royal-bruxelles.be Rue de lâEnseignement, 81 Ă 1000 Bruxelles
TOONE : MACBETH
Dans l'univers inĂ©puisable des ĆuvresdeWilliamShakespeare, "Macbeth" se dressetel unsombre pilier de la littĂ©rature dramatique. Cette tragĂ©die emblĂ©matique, Ă©crite au dĂ©but du XVIe siĂšcle, est une exploration poignante de la soif de pouvoir, de l'ambition dĂ©vorante et des consĂ©quences dĂ©vastatrices de la trahison de soi. L'histoire se dĂ©roule dans l'EÌcosse mĂ©diĂ©vale, oĂč le vaillant gĂ©nĂ©ral Macbeth, aprĂšs avoir remportĂ© une glorieuse victoire sur les envahisseurs, se voit prophĂ©tiser un avenir grandiose par trois sorciĂšres sinistres. Elles lui annoncent qu'il deviendra roi. AveuglĂ© par l'ambition et poussĂ© par sa femme, Macbeth succombe Ă la tentation de devenir roi, mĂȘme si cela signifie assassiner le monarque en place. La quĂȘte effrĂ©nĂ©e du pouvoir lâentraĂźne dans un tourbillon de meurtres et de folie. Tandis que le trĂŽne est ensanglantĂ©, le protagoniste est tourmentĂ© par des visions de fantĂŽmes et hantĂ© par les remords de ses actes impitoyables. Sa relation avec Lady Macbeth, autrefois solide et passionnĂ©e, commence Ă se dĂ©tĂ©riorer sous le poids de leurs crimes commis de concert. Le drame de "Macbeth" rĂ©side Ă©galement dans le manichĂ©isme de lasituation et la lente descente aux enfers du protagoniste, Ă©cartelĂ© entre sa conscience et son dĂ©sir insatiable de grandeur et de puissance. Maintenant, vous agitez tout cela et vous y ajouter une sauce bien locale, avec de lâhumour, de la zwanze bruxelloise et des anachronismes sympathiques pour obtenir une piĂšce hissĂ©e au rĂ©pertoire du Théùtre de Toone, librement inspirĂ©e de Shakespeare et transposĂ©e dans nos quartiers avec des personnages qui se gavent de bloempanch (boudin) et de frites, qui participent au fameux Meyboom et qui respectent plus ou moins le texte original. Un pastiche Ă voir ou revoir sans modĂ©ration chez Toone Ă partir du 7 septembre 2023. Voyez tous les dĂ©tails pratiques sur le site www.toone.be
Rue du Marché-aux-Herbes, 66 (Impasse Sainte Pétronille) à 1000 Bruxelles
Daniel Bastié
THĂĂTRE : PRESQUE HAMLET
Au cours de cette vraie-fausse conférence au sommet du théùtre, Gilles Privat, ancien pensionnaire de la Comédie Française, génie du burlesque et acteur fétiche de Matthias Langhoff, renoue avec son rÎle culte de spécialiste mondial
mais trĂšs loufoque
de Shakespeare. Si Hamlet lui mĂȘme ne joue pas le rĂŽle quâil devrait jouer, comment ĂȘtre fidĂšle Ă lâĂ©ternelle indĂ©cision qui hante le plus emblĂ©matique des hĂ©ros shakespearien ? faut il agir ou ne pas agir, jouer ou ne pas jouer la piĂšce ? Alors commence une pittoresque promenade dans le monde théùtral imaginĂ© par lâun des plus brillants auteurs du XVIe siĂšcle, rencontre iconoclaste entre deux rĂȘveurs surdouĂ©s. Tour Ă tour professeur, clown, mime, chanteur, le temps dâune confĂ©rence riche en digressions comiques, Gilles Privat, guidĂ© par Dan Jemmet, incarne une vertigineuse mise en abĂźme du personnage et de la piĂšce Hamlet. Et qui sait sâil nâen dĂ©livre pas la clé⊠Rire ou ne pas rire ? Telle est la question ! Vous trouverez une rĂ©ponse Ă celle-ci le mardi 19 et le mercredi 20 septembre 2023 au Centre culturel dâUccle. DĂ©couvrez les dĂ©tails pratiques sur le site www.ccu.be
Rue Rouge, 47 Ă 1180 Bruxelles
THĂĂTRE : TILLIEUX, DANS LâOMBRE DE GIL JOURDAN
Avant dâentrer dans lâhistoire de la bĂ©dĂ© avec Gil Jourdan (un dĂ©tective privĂ© maladroit et attachant), Maurice Tillieux, auteur majeur de lâĂ©cole belge du neuviĂšme Art connaĂźt des dĂ©buts modestes. Tout au long de sa carriĂšre, il rencontrera des difficultĂ©s, notamment lorsquâil dut abandonner son travail de dessinateur pour travailler comme marin afin de subvenir aux besoins de sa famille. La piĂšce est un hommage poignant Ă la vie et lâĆuvre remarquables du maĂźtre du rĂ©cit policier dâhumour et dâatmosphĂšre qui, fin des annĂ©es 60, rĂ©gnait sur le Journal de Spirou comme Goscinny sur Pilote ou Greg sur Tintin. La piĂšce rappelle que la crĂ©ativitĂ© et lâinnovation sont des qualitĂ©s prĂ©cieuses mais pas toujours rĂ©compensĂ©es Ă leur juste valeur. Un spectacle Ă voir pour tous ceux qui sâintĂ©ressent Ă la BD, Ă la crĂ©ativitĂ© et Ă lâart en gĂ©nĂ©ral. Aux artistes, en particulier. Les choix et les sacrifices dâun artiste dâexception qui aimait sortir de sa case sont Ă dĂ©couvrir au Centre culturel dâUccle le dimanche 24 septembre 2023. Voyez les informations complĂ©mentaires sur le site www.ccu.be
Rue Rouge, 47 Ă 1180 Bruxelles
FĂTE DâOUVERTURE DE SAISON DU POCHE
AprĂšs une saison record avec douze spectacles, le Théùtre de Poche vous accueille le samedi 9 septembre pour dĂ©couvrir sous les sapins lâincroyable programmation 2023-24 et ainsi cĂ©lĂ©brer la fin de lâĂ©tĂ© Ă ses cĂŽtĂ©s et Ă sa maniĂšre ⊠jusquâau petit matin ! AprĂšs un apĂ©ro de bienvenue Ă 18 heures 30, la prĂ©sentation de la saison 2023-24 aura lieu Ă 19 heures et prendra environ quarante-cinq minutes, suivie par un concert de Dha Khan Ă 21 heures 30. Groupe qui slalome entre Ă©lectro et trip hop, soul et rock. Libre de toute Ă©tiquette, il transgresse les frontiĂšres musicales avec des samplers Ă©clectiques, des synthĂ©s imposants, des guitares, des basses, une boĂźte Ă rythmes et des voix. Au demeurant, des instruments pour nous emmener dans un monde sans limites ni barriĂšres. Leur musique tantĂŽt contemplative, tantĂŽt entrainante et rythmĂ©e, accompagne des textes abordant les problĂ©matiques de nos sociĂ©tĂ©s et les thĂ©matiques plus intĂ©rieures de nos choix individuels. C'est sur les bancs de l'Ă©cole qu'ils se sont rencontrĂ©s, mais c'est en 2017 que les membres se sont retrouvĂ©s pour proposer une musique cĂ©lĂ©brant Ă la fois la verticalitĂ© urbaine et l'horizon des racines du monde, Ă l'image de leur vie et de leurs origines variĂ©es. PortĂ© par la voix de Virginie, la basse de Dimitri et les machines/guitares de Lee, le trio originaire de LiĂšge a sorti en automne 2018 son premier EP intitulĂ© "Frontiers", fruit d'un mĂ©tissage piochant parmi les artistes du labelu Warp et de la culture hip-hop amĂ©ricaine. Ils nous livrent depuis plusieurs annĂ©es une musique envoĂ»tante et pleine d'originalitĂ©. DJ Doc Lock prendra la relĂšve vers 22 heures 30 pour booster lâambiance. Cette fĂȘte sâadresse aux noctambules, aux habituĂ©s du Poche et aux curieux. LâaccĂšs est gratuit et des foodtrucks seront prĂ©sents pour rassasier les estomacs. Plus de dĂ©tails sur le site www.poche.be
Chemin du Gymnase, 1AĂ 1000 Bruxelles
Jacques
BrissonCOMIC STRIP FESTIVAL
La FĂȘte de la Bande dessinĂ©e, devenue depuis peu le Comic Strip Festival, est un rendez-vous annuel qui fĂ©dĂšre les amoureux du neuviĂšme art. Elle a Ă©tĂ© lancĂ©e pour cĂ©lĂ©brer l'annĂ©e de la BD Ă Bruxelles en 2009, qui marquait l'inauguration du MusĂ©e HergĂ©, ainsi les anniversaires de l'Institut Saint-Luc et du Centre belge de la bande dessinĂ©e. Les animations incluaient des expositions, des murs peints, des stations de mĂ©tro dĂ©corĂ©es et des parcours dans la ville. Au vu de lâengouement gĂ©nĂ©ral, il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© de renouveler cette activitĂ© et de la doter dâun rythme rĂ©current, la faisant correspondre avec lâouverture de la saison artistique aprĂšs les vacances dâĂ©tĂ©. Devenue phĂ©nomĂšne de sociĂ©tĂ©, elle a chaque fois pris davantage dâampleur, devenant une rĂ©fĂ©rence qui a dĂ©passĂ© les frontiĂšres de notre petit royaume, amenant Ă chaque Ă©dition davantage de passionnĂ©s, de curieux et de professionnels, heureux de disposer dâune vitrine pour prĂ©senter leur travail, prĂȘts Ă dĂ©dicacer leurs albums, Ă discuter avec les visiteurs et Ă profiter de la Balloonâs Day Parade ou dĂ©filĂ© de ballons gĂ©ants Ă lâeffigie des personnages cĂ©lĂšbres reprĂ©sentĂ©s sur papier. La frĂ©quentation est estimĂ©e actuellement Ă plus de vingt-cinq mille personnes, tous Ăąges confondus. Si voussouhaitez y ĂȘtre, elle se dĂ©roule du 8 au10 septembre 2023Ă Tour et Taxis Voyez tous les dĂ©tails concrets sur le site www.tour-taxis.com Rue Picard, 11 Ă 1000 Bruxelles
THĂĂTRE : EN UNE NUIT
De quoi la mort de Pasolini est-elle le nomâ?
Dans cette piĂšce aux allures de rĂ©pĂ©tition gĂ©nĂ©rale, quatre interprĂštes sâinspirent de cet Ă©vĂ©nement tragique du passĂ© pour nous tendre un miroir sur notre Ă©poque. Nous sommes dans une salle de théùtre, des acteurs sont sur scĂšne. Ilsne sont paslĂ pour nous prĂ©senter un spectacle mais pour nous rendre tĂ©moins de Notes pour un spectacle Ă faire. Ce spectacle idĂ©al nâexiste que dans leurimaginaire, leseul moyendelevivreest de le fantasmer ensemble. Un spectacle sur quoiâ? Sur une nuit dĂ©cisive, marquĂ©e Ă jamais par un double assassinat. Celui du poĂšte italienPasolini et des mondes quâil aimait et quâilsnâont pas connusâ: des paysage des langues et des modes de vie qui prĂ©existaient et rĂ©sistaient Ă la sociĂ©tĂ© de consommation. Face au dĂ©senchantement de notre Ă©poque, il faut nous rĂ©unir, rire ensemble, imaginer ce que nous avons perdu et ce qui nous reste Ă trouver. Une ode Ă la crĂ©ation artistique, joyeuse, Ă©mouvante et sincĂšre. Une piĂšce Ă applaudir au Théùtre National du 20 au 23 septembre 2023. Plus de dĂ©tails sur le site www.theatrenational.be
Boulevard Emile Jacqmain, 111-115 Ă 1000 Bruxelles
THĂĂTRE : JOGGING
Saviez-vous que le fait de courir active dans votre corps la dopamine et lâadrĂ©naline, des hormones qui sont aussi des neurotransmetteurs, dont le rĂŽle est de communiquer des messages entre deux cellulesâ?
Dans Jogging, Hanane HajjAli, figure Ă©minente de la scĂšne culturelle et artistique libanaise, court pour mieux nous transmettre sa pensĂ©e, ses rĂȘves, ses craintes, sa lutte. FascinĂ©e par le personnage de MĂ©dĂ©e, elle nous raconte lâhistoire de trois femmes au destin tragiqueâ: Hanane elle-mĂȘme, «âfemme, mĂšre, comĂ©dienne, citoyenneâ», mais aussi deux autres MĂ©dĂ©e contemporaines issues du monde arabe, loin des stĂ©rĂ©otypes qui les accablent habituellement. Elle nous livre sur scĂšne les «ânon-ditsâ» de citoyennes dâordinaire rĂ©duites au silence, passant du sacrĂ© au profane, du sublime au banal, brisant les tabous avec une surprenante simplicitĂ©. EnflammĂ©e, rieuse, tragĂ©dienne lyrique et bouillonnante, Hanane Hajj Ali, qui avusonpaysdĂ©chirĂ© parles guerres incessantes etterrassĂ© par une crise Ă©conomiquesansprĂ©cĂ©dent, nous offre une performance maitrisĂ©e de bout en bout en un formidable geste libĂ©ratoire. Un moment dâexception. Une performance Ă dĂ©couvrir au Théùtre National du 27 septembre au 9 octobre 2023. Plus de dĂ©tails sur le site www.theatrenational.be
Boulevard Emile Jacqmain, 111-115 Ă 1000 Bruxelles
CINĂ-CONCERT : VARIĂTĂ
Un couple de trapĂ©zistes se produit dans un cirque Ă Berlin. BientĂŽt un troisiĂšme acrobate leur est associĂ© et il va ravir la partenaire et maĂźtresse du premier. Celui-ci abat son rival au cours d'une reprĂ©sentation, puis va se livrer Ă la police. MĂ©lodrame rĂ©alisĂ© en 1925 par Ewald AndrĂ© Dupont, VarietĂ©s fut lâun des plus grands succĂšs cinĂ©matographiques internationaux de la RĂ©publique de Weimar. Cet enthousiasme sâexplique par la performance dâEmil Jannings et par la prĂ©sence de scĂšnes de trapĂšze sensationnelles ont fait vibrer le public. Le travail novateur du directeur de la photographie Karl Freund, entre expressionnisme et prĂ©figuration du film noir, a Ă©galement valu Ă ce long mĂ©trage une place importante dans lâhistoire du cinĂ©ma. En collaboration avec les chaĂźnes de tĂ©lĂ©vision franco-allemandes ZDF, ARTE, ainsi que 2eleven music film et sous la direction de Dirk BrossĂ©, leBelgian National Orchestra met ce film muet en musique. Il interprĂšte une partition rĂ©cemment Ă©crite par la compositrice ouzbĂ©koaustralienne Elena Kats-Chernin, qui signe ici sa quatriĂšme bande originale pour film muet. Notons quâun remake Un remake a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© en 1936 par Nicolas Farkas avec Jean Gabin, Annabella et Fernand Gravey. Cela se passera Ă Bazar le 15 septembre 2023 Ă 20 heures. Voyez les informations complĂštes sur le site www.bozar.be Rue Ravenstein, 21 Ă 1000 Bruxelles
RĂCITAL : MAGDALENA KOZENA
Qui de mieux pour ouvrir notre sĂ©rie de rĂ©citals au Palais que Magdalena Kozenaâ? HabituĂ©e du rĂ©pertoire baroque, la soprano tchĂšque nous emmĂšne cette fois dans un univers plus rĂ©cent, tout en nuances et en raffinement. Avec son programme largement consacrĂ© Ă Debussy, ellenousinvite Ă goĂ»ter aux charmes du langage profondĂ©ment moderne et inspirĂ© du compositeur français, considĂ©rĂ© comme un authentique rĂ©volutionnaire. Coloriste, Debussy transpose pour la voix et le piano quelques-uns des plus beaux poĂšmes de Verlaine, Baudelaire et Pierre LouĂżs. Les Chansons de Bilitis laissĂ©es par ce dernier sont nimbĂ©es de mystĂšreâ: ces poĂšmes grecs Ă©rotiques dont il propose une traduction sont en rĂ©alitĂ© entiĂšrement de sa mainâ! Dans ses PoĂšmes pour Mi, Olivier Messiaen met en musique des vers de son cru pour cĂ©lĂ©brer son amour pour sa femme, la violoniste Claire Delbos. Une performance Ă applaudir le 20 septembre 2023 Ă 20 heures Ă Bozar. Voyez les informations complĂštes sur le site www.bozar.be
Rue Ravenstein, 21 Ă 1000 Bruxelles
CINĂ-CONCERT : LES AVENTURIERS DE LâARCHE PERDUE
En 1936, le professeur d'archĂ©ologie Indiana Jones, reçoit la mission de rĂ©cupĂ©rer le mĂ©daillon de RĂą, que dĂ©tient son ancienne fiancĂ©e, Marion Ravenwood, maintenant tenanciĂšre d'un bar au fin fond du NĂ©pal. Cet objet Ă©gyptien permettrait de dĂ©couvrir le lieu secret oĂč se trouve l'Arche d'Alliance. Mais les nazis cherchent, eux aussi, Ă rĂ©cupĂ©rer cet objet aux pouvoirs extraordinaires. Marion et Indiana s'engagent alors dans une incroyable quĂȘte Ă travers le monde pour retrouver la mystĂ©rieuse Arche d'Alliance. Ce long mĂ©trage de Steven Spielberg a fĂ©dĂ©rĂ© les foules et a donnĂ© naissance Ă un mythe, touten offrant Ă Harrison Fordlâun desgrandsrĂŽles desa carriĂšre. Quant au compositeurJohnWilliams, on a su quâon pouvait dĂ©sormais compter sur son inspiration pour offrir Ă la musique de film la relĂšve aprĂšs la disparition de Dimitri Tiomkin, Max Steiner, Bernard Herrmann et autre Alfred Newman. Une partition grandiose, dont le thĂšme a servi de leitmotiv et a Ă©tĂ© repris dans chaque Ă©pisode de la saga. Le chef dâorchestre Dirk BrossĂ© Ă la tĂȘte du Brussels Philharmonic Orchestra assurera la tĂąche dâune performance live pour lâun des grands moments attendus de la rentrĂ©e. Cela se dĂ©roulera Ă Flagey du 22 au 24 septembre 2023. Voyez tous les dĂ©tails pratiques sur le site www.flagey.be
Place Sainte-Croix Ă 1050 Bruxelles
Sam Mas
CONCERT : RICHARD STRAUSS
Dans lâart comme dans la vie rĂ©elle, les hĂ©ros se prĂ©sentent sous de nombreux aspects diffĂ©rents. Dans ses poĂšmes symphoniques, Richard Strauss fit le portrait de plusieurs hĂ©ros. Nous en retrouvons deux dans ce programme, qui, grĂące Ă lâimpressionnant traitement orchestral du compositeur, prennent vie comme au cinĂ©ma. Avec Don Juan, le compositeur fit grande impression sur le monde dĂšs les Ă©poustouflantes premiĂšres mesures de sa partition. AprĂšs un dĂ©but orageux et agitĂ©, le ciel sâĂ©claircit, le hĂ©ros apparaĂźt et le thĂšme radieux de Don Juan Ă©clate Richard Strauss dĂ©peint le protagoniste comme un romantique passionnĂ© et un coureur de jupons, mais aussi comme un homme brisĂ© qui, aprĂšs dâinnombrables aventures et relations, se retrouve dĂ©sillusionnĂ©, seul, aspirant Ă une mort salvatrice
Quant Ă Ein Heldenleben il sâagit dâune Ćuvre qui se lit tel le rĂ©cit de la vie artistique du compositeur, ce que les critiques jugĂšrent prĂ©tentieux. Mais Ă y regarder de plus prĂšs, on peut discerner un thĂšme universel sous la couche dâironie : lâhĂ©roĂŻsme est humain et terrestre, il reflĂšte lâĂ©ternelle lutte intĂ©rieure comme extĂ©rieure de celui qui cherche le rĂ©confort dans lâamour. Le Brussels Philharmonic Orchestra seraplacĂ©souslabaguetteduchefKazushi Ono. Unconcert Ă applaudirĂ Flageylesamedi 30septembre 2023 Ă 20 heures. Pour y ĂȘtre, voyez les dĂ©tails pratiques sur le site www.flagey.be
Place Sainte-Croix Ă 1050 Bruxelles
CONCERT JEUNESSE : PIERRE ET LE LOUP
"Pierre et le loup" est un conte musical pour enfants composĂ© par SergueĂŻ Prokofiev en 1936. Il raconte l'histoire de Pierre, un jeune garçon vivant avec son grand-pĂšre dans une clairiĂšre, prĂšs d'une forĂȘt oĂč se cachent diffĂ©rents animaux. Chaque intervenant est reprĂ©sentĂ© par un instrument de l'orchestre, ce qui rend cette Ćuvre trĂšs accessible et captivante pour les petits. Voici les personnages et les instruments qui les reprĂ©sentent : Pierre : reprĂ©sentĂ© par les cordes (violons, altos, violoncelles). C'est le protagoniste de l'histoire. L'oiseau : reprĂ©sentĂ© par la flĂ»te traversiĂšre. C'est un oiseau enjouĂ© et espiĂšgle. Le canard : reprĂ©sentĂ© par le hautbois. C'est un personnage maladroit et drĂŽle. Le chat : reprĂ©sentĂ© par la clarinette. C'est un personnage sournois qui rĂŽde dans les parages. Le loup : reprĂ©sentĂ© par les cors. C'est le personnage redoutable et menaçant de l'histoire. Les chasseurs : reprĂ©sentĂ©s par les percussions
L'histoire commence lorsque Pierre oublie de fermer la clĂŽture du jardin de son grand-pĂšre, permettant ainsi au canard de s'Ă©chapper et de se promener. Le chat tente alors de capturer l'oiseau, mais celui-ci vole hors de portĂ©e. Finalement, le loup apparaĂźt et menace les animaux. Lâensemble Corfond interprĂšte cette Ćuvre intemporelle, tandis que BrunoCoppens se pare du micro du narrateur. Prokofiev avait Ă©crit cette piĂšce symphonique pour son fils alors ĂągĂ© de sept ans. Un classique parmi les classiques Ă Ă©couter le samedi 16 septembre 2023 Ă 16 heures au Senghor. Plus de dĂ©tails sur le site www.senghor.be
Chaussée de Wavre, 366 à 1040 Bruxelles
André Metzinger
THĂĂTRE JEUNESSE : ZAĂ ZAĂ
Dans sa nouvelle crĂ©ation, le Collectif Mensuel dresse le portrait dâune sociĂ©tĂ© Ă bout de souffle, dĂ©cervelĂ©e, oĂčlamĂ©diatisationpermanenteet lâindignationstĂ©rileempĂȘchent lâĂ©mergencedâunepensĂ©e, pas mĂȘme critique, mais simplement indĂ©pendante et propagent en continu un blabla informe, dâun vide abyssal. Sous forme dâun road-movie absurde et dĂ©lirant, « ZaĂŻ ZaĂŻ » raconte le parcours dâun quidam, qui pour avoir oubliĂ© sa carte de fidĂ©litĂ© dumagasin (alors quâelle Ă©tait dans son autre pantalon), devient le sujet principal du rĂ©cit mĂ©diatique et se retrouve tour Ă tour ennemi public N°1, symbole dâune libertĂ© nouvelle, chouchou des mĂ©dias, puis martyr pris au piĂšge dans un jeu qui le dĂ©passe. Le Collectif Mensuel poursuit, dans ce nouveau projet, son exploration dâun théùtre composite, dĂ©calĂ©, surgi de la rencontre improbable entre le charme dĂ©suet du roman photo, lâĂ©nergie Ă©lectrique du live, la libertĂ© fantasque de la bande dessinĂ©e, la minutie du bruitage et le plaisir du jeu dâacteur, le tout menĂ© sur un tempo dâenfer. Un spectacle Ă dĂ©couvrir le 22 septembre 2023 Ă 20 heures au Senghor. Plus de dĂ©tails sur le site www.senghor.be
Chaussée de Wavre, 366 à 1040 Bruxelles
INTERVIEW DE THIERRY-MARIE DELAUNOIS
Auteur de treize publications avec parmi celles-ci les remarquĂ©es "Raconte-moi Mozart...", "AuprĂšs de ma blonde" et "Syncope", vous ĂȘtes aussi collaborateur culturel et... chroniqueur ?
Oui, chroniqueur littéraire et non critique ! Je pensequec'est letermequiconvient lemieux si je prends en considération ce que je fais exactement. Le terme qui définit le mieux ce travail, qui, avouons-le au passage, est de l'ordre du bénévolat. Une chronique, c'est notamment raconter et, ici, je raconte....
J'utilise d'ailleurs ce terme sur mon site et sur les réseaux sociaux tels que Facebook.
Ce sont donc davantage des chroniques de lecture, point des comptes-rendus ? Quels types d'ouvrages lisez-vous et quel est votre panel ? Votre étendue question auteurs ?
Des chroniques, non des comptes-rendus ! Je n'Ă©voque pas systĂ©matiquement tous les aspects de l'Ćuvre lue, souhaitant ne mettre en valeur que les points les plus marquants et/ou singuliers qui font l'intĂ©rĂȘt de l'ouvrage. Je lis principalement des romans, des nouvelles et des biographies, genres avec lesquels j'ai davantage d'affinitĂ©s. Quant au choix des auteurs, je suisplutĂŽt Ă©clectique et trĂšs ouvert. Je me diversifie : j'ai des pĂ©riodes belge, française, anglaise, amĂ©ricaine, nordique et autres... Cela va, par exemple, de Adeline DieudonnĂ© Ă Camilla LĂ€ckberg en passant par Eric-Emmanuel Schmitt et Elisabeth George. Des connus et rĂ©putĂ©s, des moins connus, des primo-auteurs en devenir, lĂ aussi je tente l'Ă©galitĂ©, souhaitant donner Ă chacun l'opportunitĂ© d'obtenir un retour de lecture.
Ces chroniques ont-elles une structure inamovible ou devrait-on plutÎt parler de schéma de présentation ou de trame ?
La structure a Ă©voluĂ© avec le temps et elles sont devenues, je pense, plus Ă©tendues et plus consĂ©quentes qu'au dĂ©but de maniĂšre Ă crĂ©er l'envie de lire l'ouvrage que j'ai retenu. J'ai Ă prĂ©sent atteint, me semblet-il, l'idĂ©al detrame selonmoi :je dĂ©bute par quelqueslignes du roman, suscite dansla foulĂ©e la curiositĂ© par le questionnement, prĂ©sente ensuite l'ouvrage et l'auteur en quelques lignes Ă©galement, dĂ©veloppe l'un ou l'autre point fort, place ensuite un second extrait puis je conclus d'une maniĂšre si possible originale avec un brind'humour ou d'espriten rapport avec l'Ćuvre. "Une chronique comme unsuspense entier" pour citer l'une de mes lectrices.
Ces chroniques, oĂč sont-elles publiĂ©es et sont-elles Ă la portĂ©e de tous ?
Oui, elles sont Ă la portĂ©e de tous, amateurs et fans de littĂ©rature, et la majoritĂ© d'entre elles sont publiĂ©es sur mon site web d'auteur et de chroniqueur, quelques-unes, lorsqu'il s'agit de courtes nouvelles, aboutissant directement sur facebook oĂč Ă©voluent la plupart de mes contacts, famille, amis, connaissances et autres. Certaines sont sĂ©lectionnĂ©es pour la magazine mensuel "Bruxelles Culture".
Vient à présent unequestion, sansdoute laprincipaledecette interview :qu'est-ce quivousmotive ?
That's the question ! L'amour des mots, de la lecture, dupartage. Si ou quand j'aime, je rapporte, diffuse, transmets. Les retours ne sont pas trÚs nombreux mais qu'importe : pour moi, donner est le principal et si jeparviensà fairedesheureuxavecunretourpositif,toujoursjem'enréjouistoutd'abordpourl'auteur. Et comme je l'ai mentionné précédemment, c'est cadeau ! Merci, F., de m'avoir posé cette question essentielle en effet. Ah oui! Je trouve que notre pays regorge de talents et là à nouveau je m'en réjouis !
Auteur, chroniqueur, ... D'autres activités encore dans le secteur littéraire ?
Je suis l'organisateur et le présentateur des Soirées Lectures de Bruxelles de l'Espace Art Gallery. Ces soirées se déroulent le dernier vendredi du mois tous les deux mois excepté l'été, une activité prenante
car il s'agit de cinq auteurs en prĂ©sentation et lecture publique Ă chaque soirĂ©e et je m'informe sur eux - et elles - et, dans la mesure du possible, les lis avant la rencontre. Une sĂ©ance de dĂ©dicaces suit, c'est primordial pour les auteurs. Ces soirĂ©es sont Ă©galement mĂ©diatisĂ©es. Le 29 septembre prochain, nous recevrons GeneviĂšve Guevara, Anne-Marie Delbecq, Pierre Ost, GaĂ«tan Faucer et Manuel Verlange qui devraient ĂȘtre accompagnĂ©s du producteur Jean-Luc Van Damme.
Que devient, avec tout ça, l'Ă©criture dans votre vie ? Est-elle abandonnĂ©e ? Elle est temporairement passĂ©e au second plan mais reste bel et bien ancrĂ©e en moi. Non, je n'ai pas lĂąchĂ© l'Ă©criture, j'ai mĂȘme plusieurs idĂ©es en tĂȘte et sommeille dans mon ordinateur le manuscrit d'un huitiĂšme roman, une premiĂšre mouture qui devra ĂȘtre entiĂšrement remaniĂ©e, ce qui ne me pose aucun problĂšme et, par chance, je n'ai jamais connu le syndrome de la page blanche si je voulais passer Ă autre chose avant d'y revenir. C'est ici que cela se termine, je suppose ?
Un dernier mot, Ă©ventuellement, pour les lecteurs et les lectrices de vos chroniques ? Tout simplement merci de me lire ! Je vous en suis reconnaissant et Ă©galement merci pour les marques de sympathie ! Vous ĂȘtes Ă©patants... et Ă©patantes !
Claude David
FEDERICO ARIU DĂDICACERASON PREMIER ROMAN DANS LES MAROLLES
FedericoAriu est une personnalitĂ© bruxelloise Ă la tĂȘte de la sociĂ©tĂ© Artfusion, spĂ©cialisĂ©e dans la rĂ©alisation de reportages et de clips musicaux. On lui doit Ă©galement plusieurs courts-mĂ©trages de fiction qui ont Ă©tĂ© primĂ©s dans divers festivals. Depuis deux ans, il tient les rĂȘnes de TV-Marolles, des capsules Web qui visent Ă promouvoir ce quartier si typique de la capitale, en allant au-devant des nombreux commerçants qui en demeurent Ă la fois la chair et lâĂąme. A lâoccasion de la parution de son premier roman « Confessions dâun bourreau », il sera en dĂ©dicace dans son quartier de prĂ©dilection. Une maniĂšre de se procurer son livre, de rencontrer lâauteur et de partager avec lui, avant ou aprĂšs avoir Ă©tĂ© dĂ©guster une bonne biĂšre ou une glace Ă une des terrasses qui pullulent entre la place du Grand Sablon et la Porte de Hal. Adresse et heure de lâĂ©vĂšnement : HĂŽte Gallery - samedi 9 septembre 2023 Ă 16 heures.
Passer ne vous engage naturellement Ă rien !
Rue Haute, 203 Ă 1000 Bruxelles
Sam Mas
NETFLIX : WATCHER
Nouvelle ville, nouvelle langue, solitude, il n'en faut pas plus pour fragiliser une personne. C'est le cas de Julia qui part s'installer en Roumanie avec son petit-ami Francis qui a reçu une promotion. Ce dernier travaille Ă©normĂ©ment, donc Julia passe ses journĂ©es seule Ă ne rien faire ou presque. Lorsqu'elle se balade en ville ou qu'elle observe de sa fenĂȘtre, elle remarque Ă chaque fois un homme qui la regarde. TrĂšs vite, ce sentiment d'ĂȘtre Ă©piĂ©e va devenir une obsession pour elle au point de ne plus pouvoir vivre normalement. Chloe Okuno exacerbe le sentiment ressenti par toutes ces femmes qui ne se sont pas senties en sĂ©curitĂ© Ă un moment donnĂ© et qui n'ont pas eu le soutien de leurs proches ou des autoritĂ©s. Sonmari ne la croit pas et les autoritĂ©s ne font rien, ce qui renforce la solitude de Julia qui est livrĂ©e Ă elle-mĂȘme. La rĂ©alisatrice arrive trĂšs bien Ă communiquer cette anxiĂ©tĂ©et ce sentiment d'impuissance ressentis par la jeune femme. C'est Ă ce niveau-lĂ que "Watcher" est le plus rĂ©ussi, car si c'est prĂ©visible et que l'on a dĂ©jĂ vu ce genre d'histoire, c'est un film efficace dans son genre grĂące Ă une bonne ambiance et une tension constante. RĂ©alisĂ© par ChloĂ© Okuno (2022).
Alain Magerotte
FILM Ă LADEMANDE : BABYLON
Damian Chazelle est lâenfant douĂ© du cinĂ©ma amĂ©ricain. Il avait Ă©poustouflĂ© tout le monde avec « Whisplash » et surtout « La La land », dans lesquels il prouvait sa virtuositĂ©. DĂšs 2019, il avait annoncĂ© son projet suivant : une mĂ©ga production se dĂ©roulant durant lâĂge dâor dâHollywood, juste avant lâavĂšnement du parlant. Une fresque qui mettrait face Ă face Brad Pitt et Margot Robbie, pour remplacer Emma Stone initialement prĂ©vue. En 1926, le cinĂ©ma muet bat son plein. Manuel Torres, petite main pour le studio Kinoscope, se rĂȘve assistant-rĂ©alisateur. En attendant, il est confrontĂ© Ă des situations singuliĂšres, comme ce transport dâĂ©lĂ©phant rose pour une fĂȘte offerte par ses patrons. Ce soirlĂ , il croise le regard de Nellie qui se voit comĂ©dienne adulĂ©e. Abusant de tout, Jane Thornton, vedette incontestable, fait une overdose et Manny propose de faire entrer l'Ă©lĂ©phant dans la maison pour crĂ©er une diversion et emmener discrĂštement l'actrice Ă l'hĂŽpital. Le directeur de Kinoscope, se retrouvant sans comĂ©dienne pour tourner le lendemain, propose Ă Nellie de la remplacer au pied levĂ©. La jeune femme accepte sans hĂ©siter. Les dĂ©buts du cinĂ©ma amĂšnent leur lot de difficultĂ©s et tout le monde doit revoir son modus operandi. Si certains rĂ©ussissent leur transition, pour dâautres la catastrophe sâannonce ! « Babylon » joue la carte des paillettes et du glamour pour une durĂ©e dâun peu plus de trois heures. Cette longueur fera grincer les dents Ă certains, mais il faut se laisser emporter par lâhistoire qui se dĂ©roule sur plusieurs dĂ©cennies. Le film sâachĂšve en 1952, lorsque Manuel revient Ă Los Angeles avec sa femme et sa fille pour leur montrer oĂč il travaillait. Sa fille s'ennuie et sa femme dĂ©cide de la ramener tout en le laissant seul. L'ancien manager se rend dans un cinĂ©ma oĂč est projetĂ© « Chantons sous la pluie », qui raconte le passage du cinĂ©ma muet vers le parlant, exhumant pour lui tout un pan du passĂ©.
Sam MasCINĂMA : LE POT Ă JURONS
Comédie dramatique de Lindsay McKay, avec Adelaïde Clemens, Patrick J. Adams, Douglas Smith et Kathleen Turner. Canada 2021, 111 min. Sortie le 16 août 2023.
RĂ©sumĂ© du film â Elle avait jurĂ© quâelle nâaimerait jamais quelquâun dâautre. Carey, une jeune musicienne, est pourtant prise dans un dilemme sentimental lorsquâelle tombe amoureuse du guitariste quâelle a embauchĂ© pour lâaider Ă chanter pour le copain qui va devenir son mari et le pĂšre de lâenfant quâelle attend.
Commentaire â Une comĂ©die dramatique dirigĂ©e par Lindsay McKay Ă partir de la piĂšce de théùtre de Kate Hewlett qui a Ă©crit le scĂ©nario. Le pot Ă jurons est la promesse quâune jeune femme sâest faite de nâaimer quâun seul homme, le sien, atteint dâun mal qui va lâemporter. Mais entre son serment et la vie qui se poursuit vient sâinsĂ©rer un autre homme qui a toutes les qualitĂ©s pour sĂ©duire Carey. La jeune musicienne sera tiraillĂ©e entre sa promesse et la rĂ©alitĂ© de lâamour qui sâimpose sans quâon sache comment. La comĂ©die joue sur la chronologie des sentiments qui se chevauchent pour nous faire vivre le drame intĂ©rieur de la musicienne : va-t-elle cĂ©der Ă ses nouveaux sentiments, quitte Ă renoncer Ă son serment ?
Lâactrice australienne AdelaĂŻde Clemens est un beau compromis entre Virginie Efira et India Hair, dont elle a les traits poupins et la blondeur Ă©vanescente. Les rires aussi. Ses deux chevaliers servants sont Patrick J. Adams, costar de Meghan Markle dans la sĂ©rie Suits : Avocats sur mesure, et Douglas Smith, lâacteur des films dâhorreur (La Mer des monstres et Ouija). Ils sont tous deux canadiens et se disputent le charmant minois dâAdelaĂŻde Clemens.
Cette comĂ©die est tirĂ©e dâune piĂšce de théùtre, et peut-ĂȘtre que le sujet, trop mĂ©lodramatique, aurait dĂ» rester sur les planches. On nâest pas convaincu par les problĂšmes de cĆur de lâhĂ©roĂŻne, partagĂ©e entre deux amours et sa conscience. Dâautant quâelle ne refuse pas le lit Ă son deuxiĂšme conjoint qui lui avait jurĂ©, lui, dâĂȘtre seulement un ami. De lĂ Ă ne plus voir clair en elle, il nây a quâun pas Ă franchir, quâelle franchira elle-mĂȘme.
La distribution comprend également Kathleen Turner, méconnaissable, qui joue le rÎle de la mÚre de Simon, le mari, et qui connaissait le mal dont son fils était atteint, cause de sa dispute avec sa belle-fille.
On lâavait laissĂ©e dans les annĂ©es 80, Ă lâĂ©poque de sa gloire dans A la poursuite du diamant vert (1984) et Le diamant du Nil, oĂč elle jouait aux cĂŽtĂ©s de Michael Douglas. Les annĂ©es ont passĂ© pour elle aussi, avec des ennuis de santĂ© qui lâont Ă©cartĂ©e des plateaux et lâont fait malheureusement grossir.
Le film a Ă©tĂ© tournĂ© Ă Toronto et Ă Hamilton, dans lâOntario, en 2021. La scĂ©nariste Kate Hewlett a remportĂ© le prixdela meilleure chanson originale pour The Swearing Song quâelle interprĂšte elle-mĂȘme.
Avis â Un mĂ©lodrame amoureux sur un cĆur pris entre deux feux. Une histoire qui nous a Ă©tĂ© bien souvent contĂ©e et que beaucoup ont partagĂ©e. Rien de nouveau donc sous le soleil.
Michel LequeuxCINĂMA : UN COUP DE MAĂTRE
Comédie satirique de Rémi Bezançon, avec Vincent Macaigne, Bouli Lanners, Bastien Ughetto, Anaïde Rozam, Aure Atika et PhilippeRésimont. France-Belgique 2023, 91 min. Sortie le 16 août 2023.
RĂ©sumĂ© du film PropriĂ©taire dâune galerie dâart, Arthur Forestier expose les toiles de Renzo Nervi, un peintre en pleine crise existentielle. Les deux hommes sont amis depuis toujours et, mĂȘme si tout les oppose, lâart les rĂ©unit. En panne dâinspiration, Renzo est devenu ingĂ©rable et mĂšne son ami Ă la faillite. Pour sauver Renzo et leur galerie, Arthur Ă©labore un plan audacieux quifinira par les dĂ©passer. JusquâoĂč lâamitiĂ© peut-elle aller ?
Commentaire Lâon reconnaĂźt Ă travers les propos du galeriste sur les tableaux de son ami ce lĂ©ger excĂšs, idĂ©alement dosĂ©, qui signale Ă coup sĂ»r la satire. Car Un coup de maĂźtre en est une qui parodie le monde de lâart, les journalistes fĂ©roces qui dĂ©ambulent dâune galerie Ă lâautre, le mâas-tu-vu des visiteurs et le snobisme de ceux qui achĂštent.
SecondĂ© au scĂ©nario par son Ă©pouse Vanessa Portal, comme pour sa prĂ©cĂ©dente rĂ©alisation (Le MystĂšre Henri Pick, 2019), RĂ©mi Bezançon sâinspire ici dâun film argentin de 2018, Mi obra maestria de GastĂłn Duprat, sur une intrigue adaptĂ©e au contexte parisien. Sur un ton badin, voire comique, le rĂ©alisateur parvient Ă mettre en scĂšne des thĂ©matiques graves avec une rĂ©elle justesse de ton. Le terrain est connu pour les deux hommes puisque RĂ©mi Bezançon a fait lâEcole du Louvre avant de devenir rĂ©alisateur, et que Bouli Lanners, le peintre, pratique lui-mĂȘme depuis longtemps lâart de la peinture, sa passion initiale.
Lâimage de Philippe Guilbert est composĂ©e de teintes chaleureuses qui sâaccordent bien avec la peinture de Renzo Nervi et qui donnent au film sa touche de profonde humanitĂ©. Quelques seconds rĂŽles, tenus par Bastien Ughetto (Habib, la grande aventure), AnaĂŻde Rozam, Aura Atika et Philippe RĂ©simont, le boss dâune entreprise Ă la recherche dâune toile, prennent part Ă lâarchitecture de cette comĂ©die. Mais le grand rĂ©gal, câest la rencontre des deux amis incarnĂ©s par Vincent Macaigne et Bouli Lanners. DĂ©jĂ rĂ©unis dans Chien de Samuel Benchetrit (2018), dans une tonalitĂ© certes plus sombre, les deux acteurs jubilent ici en se donnant la rĂ©plique. Leur alchimie fonctionne parfaitement dans cette satire mordante de lâart. TournĂ© en partie dans les communes de Bruxelles, dont Ixelles, pour la rĂ©alisation.
Avis Dans cette comĂ©die satirique, le rĂ©alisateur questionne, avec audace et luciditĂ©, la personnalitĂ© dâun peintre et lâannonce de sa mort Ă travers les paradoxes que celle-ci gĂ©nĂšre. Un bonmoment Ă passer avec lâart et les artistes.
Michel Lequeux
CINĂMA : SABOTAGE
Eco-thriller de Daniel Goldhaber, avec Ariela Barer, Sasha Lane, Forrest Goodluck, Lukas Gage, Kristine Froseth, Jayme Lawson et Marcus Scribner. USA 2022, 104 min. Sortie le 16 août 2023.
RĂ©sumĂ© du film Huitjeunes activistes, déçus par la lutte contre le rĂ©chauffement climatique, dĂ©cident de saboter un olĂ©oduc implantĂ© au Texas, dans une zone expropriĂ©e ayant appartenu Ă la famille de lâun dâeux. Ils se rĂ©unissent dans un bungalow qui leur sert de planque au milieu du dĂ©sert, et ils se mettent Ă prĂ©parer des explosifs pour leur future expĂ©dition.
Commentaire Sabotage est lâadaptation du livre controversĂ© dâAndreas Malm, auteur suĂ©dois dâextrĂȘme gauche qui milite contre le capitalisme et lâexploitation de la main-d'Ćuvre dans le monde. Ses prises de position radicales lui ont valu des ennuis Ă lâĂ©tranger, et le film est de la mĂȘme veine. Les activistes Ă©tudient en effet comment faire sauter un pipeline chargĂ© de fautes. Cet olĂ©oduc conduit le pĂ©trole depuis une raffinerie responsable du cancer dont sont atteintes une des militantes, sa mĂšre et une partie des riverains concernĂ©s. Une responsabilitĂ© que la raffinerie ne veut pas admettre pour continuer Ă en tirer profit.
Si la sociĂ©tĂ© ne fait rien pour mettre un terme Ă lâexploitation du pĂ©trole, ces jeunes nâont plus quâune solution devant eux : le faire eux-mĂȘmes par tous les moyens, le sabotage Ă©tant le plus efficace. Il faut que leur action soit Ă©vidente pour que la compagnie ne se rĂ©fugie pas derriĂšre un simple accident. Il faut quâon en parle comme dâun acte dĂ©libĂ©rĂ© commis contre lâindustrie fossile du pĂ©trole. Que ce soit de lâĂ©co-terrorisme. Cet Ă©cothriller a du nerf. Onsuit la prĂ©paration du sabotage dans les moindres dĂ©tails, avec quelques dĂ©rapages qui rendent ces jeunes activistes sympathiques malgrĂ© leurs convictions jusquâau-boutistes. Mais le propos du film reste dĂ©rangeant : il lĂ©gitime trop la violence quâutilisent les jeunes pour parvenir Ă leurs fins. Il cautionne le terrorisme Ă des fins politiques, comme câĂ©tait le cas dans le livre Ă©ponyme dâAndreas Malm. How to Blow Up a Pipeline est basĂ© sur la rĂ©ussite de lâexplosion finale et sur la maniĂšre dont les militants agiront pour Ă©chapper aux poursuites de la police fĂ©dĂ©rale lancĂ©e Ă leurs trousses. Des flashes-back montrent en effet toute leur stratĂ©gie pour se disculper. Le film est une invitation Ă les suivre. Une invitation Ă faire comme eux avec tout ce qui dĂ©range notre maniĂšre de vivre. La porte ouverte donc Ă tous les excĂšs, Ă tous les cassages. ThrillerĂ petit budget ayant nĂ©cessitĂ©dix-neufmoisdeproduction, Sabotage aĂ©tĂ©tournĂ©principalement au Nouveau-Mexique dans un dĂ©lai de 22 jours. Les cinĂ©astes ont choisi le 16mm pour mieux capturer la lumiĂšre du jour dans les scĂšnes intĂ©rieures et donner aux images une intensitĂ© particuliĂšre. La musique, mĂ©lange de fĂ»ts et de synthĂ©tiseurs, scande la progression des jeunes.
Avis - MĂȘme si lâintention est bonne (lâindustrie fossile est mauvaise pour la santĂ©), cet Ă©co-thriller lĂ©gitime trop la terreur Ă des fins politiques. AprĂšs les olĂ©oducs, les SUV et les yachts de plaisance visĂ©s par ce thriller, quelle sera la prochaine cible des militants ? Toute la sociĂ©tĂ© est dans le collimateur des futurs anarchistes.
Michel LequeuxCINĂMA : LE DERNIER VOYAGE DU DĂMĂTER
Film dâhorreur dâAndrĂ© Ăverval, avec Corey Hawkins, Aisling Franciosi, Liam Cunningham, David Dastmalchian et Javier Botet. USA 2023, 119 min. Sortie le 23 aoĂ»t 2023.
RĂ©sumĂ© du film â Le navire de commerce DĂ©mĂ©ter sâapprĂȘte Ă quitter Varna, sur la cĂŽte bulgare, Ă la fin du XIXe siĂšcle. A son bord, des caisses de bonne terre provenant dâun chĂąteau en Transylvanie Ă destination de Londres. DâĂ©tranges incidents vont cependant survenir pour faire de ce voyage un pĂ©riple dans lâhorreur. A lâarrivĂ©e, le bateau sâĂ©chouera sans Ă©quipage Ă bord.
Commentaire â TirĂ© du 7e chapitre de Dracula, le roman Ă©pistolaire de lâĂ©crivain irlandais Bram Stoker (1897), Le dernier voyage du DĂ©mĂ©ter nous conte lâabominable, lâindicible. Ce film dâhorreur est signĂ© AndrĂ© Ăverval, un rĂ©alisateur norvĂ©gien spĂ©cialisĂ© dans les thrillers, qui a fait ses classes en Californie. Il sây connaĂźt pour nous faire frĂ©mir sur nos siĂšges. Il a lâart de saisir lâeffroi dans les yeux des matelots menacĂ©s par la crĂ©ature Ă bord. Gros plan sur leurs visages, rognĂ©s et taillĂ©s, derriĂšre lesquels tout peut arriver dans la pĂ©nombre et les nappes de brouillard qui se rĂ©pandent sur le pont. La prise de vue est de Tom Stern, chef opĂ©rateur de Clint Eastwood.
Câest la nourriture du fantastique de nous faire imaginer le pire sous lâinvisible. Le monstre va peu Ă peu apparaĂźtre depuis la cale oĂč il se terre parmi les caisses, attendant son heure. Lâheure nocturne, car son corps brĂ»le au soleillevant :câest la seule concession au roman de Bram Stoker qui prĂȘtait Ă Dracula une certaine nonchalance britannique. Ici, câest le mal qui est dĂ©peint, câest la crĂ©ature hideuse et sans pitiĂ© qui est peu Ă peu cernĂ©e par lâĂ©quipage quâelle terrorise. Le dĂ©voilement vers lâhorreur est progressif. On voit finalement cette crĂ©ature se rĂ©vĂ©ler sous son masque de dĂ©mon.
Dracula est interprĂ©tĂ© par Javier Botet, lui-mĂȘme atteint du syndrome de Marfan qui lui confĂšre une hyperlaxitĂ© des tissus, des doigts extrĂȘmement longs et effilĂ©s et une taille de prĂšs de deux mĂštres. La copie conforme du personnage de Bram Stoker. Cette apparence lâa prĂ©disposĂ© aux arts de la scĂšne et aux films dâhorreur (La malĂ©diction des profondeurs, 2005, Alien Covenant, 2017 ou Ăa : Chapitre 2, 2019). Javier Botet est lâacteur espagnol qui a le plus de films hollywoodiens Ă son actif.
Ses deux adversaires en revanche ont Ă©tĂ© ajoutĂ©s au scĂ©nario tirĂ© du chapitre intitulĂ© The Captainâs Log, le journal du capitaine. Corey Hawkins incarne un mĂ©decin noir inconnu au roman mais intĂ©grĂ© Ă la distribution pour satisfaire les nouvelles rĂšgles dâHollywood : personne, dit-il, ne lâa admis jusque-lĂ Ă lâexercice de la mĂ©decine. La jeune femme quâil sauve de sa caisse de terre est, elle aussi, une inconnue du chapitre : il fallait une femme pour damner tout lâĂ©quipage, et elle est interprĂ©tĂ©e par Aisling Franciosi, la jeune prisonniĂšre de Nightingale qui cherche la vengeance (Jennifer Kent, 2018). Le tournage a commencĂ© Ă Berlinle 30juin2021et sâest poursuivi Ă Malte pour sâachever le 1er octobre, aprĂšs que le scĂ©nario eut Ă©tĂ© mis au rancart pendant 20 ans. Musique Ă percussions de Bear McCreary, un Ă©lĂšve dâElmer Bernstein qui sâest spĂ©cialisĂ©, lui aussi, dans la musique de films. Il bat ici la mesure avec les coups de la crĂ©ature portĂ©s sur le navire en dĂ©tresse.
Avis â Revoici Dracula Ă bord dâun navire fantĂŽme, issu du cĂ©lĂšbre roman de Bram Stoker. Si vous aimez les films dâhorreur, vous serez bien servi par celui qui lâincarne.
Michel LequeuxCINĂMA : LUKA
Drame de Jessica Woodworth, avec Jonas Smulders, Géraldine Chaplin, Jan Bijvoet, Samuel Tadevossian, Django Schrevens et Sam Louwyck. Belgique-Italie-Hollande-Bulgarie 2022, 94 min. Sortie le 13 septembre 2023.
Résumé du film
Luka, un jeune soldat avide de gloire, arrive au Fort Kairos oĂč la garnison dĂ©fend hĂ©roĂŻquement les vestiges de la civilisation. Mais contre qui ? On nây a jamais vu poindre le moindre ennemi Ă lâhorizon. Lentement, Luka tombe dans le piĂšge de ce bastion de lâabsurditĂ© commandĂ© par des chefs tyranniques. Il se lie dâamitiĂ© avec Konstantin, un ingĂ©nieur radar Ă©nigmatique, et Geronimo, un soldat au cĆur lĂ©ger. JusquâĂ ce quâil aperçoive un cheval parcourant la montagne. Cette dĂ©couverte va briser ses derniĂšres illusions sur la forteresse.
Commentaire â Cette fable symbolique sur le temps qui passe (signification en grec du nom de la forteresse) est la seconde adaptation au cinĂ©ma du roman de Dino Buzzati, Le dĂ©sert des Tartares publiĂ© en 1940. Elle vient aprĂšs celle de Valerio Zurlini sous le titre Ă©ponyme, avec Jacques Perrin dans le rĂŽle du jeune soldat attendant vainement la gloire (1976). Luka est signĂ© Jessica Woodworth, rĂ©alisatrice, scĂ©nariste et productrice amĂ©ricaine Ă©tablie en Belgique. On lui doit quatre autres films sur le conflit entre lâhomme et la nature, quâelle a produits avec sonmari Peter Brosens. Le dernier film est une satire sur Le roi des Belges (2016).
A la diffĂ©rence du DĂ©sert des Tartares de Zurlini, Luka est un film en noir et blanc qui Ă©pouse davantage lecĂŽtĂ©surrĂ©alistedelâintrigue.Peut-ĂȘtreĂ causedelâabsencedescouleurs. LacamĂ©radeVirginieSurdej tourne autour des personnages pour les emprisonner dans une attente vaine. Celle dâun ennemi qui ne viendra jamais. Lâobjectif sâarrĂȘte sur les visages, les yeux, la bouche des soldats, Ă la maniĂšre dâun entomologiste observant des insectes, avant de repartir vers la montagne, dans un large panoramique. Et dans ce mouvement qui va du gros plan Ă lâespace bĂ©ant, on perçoit lâenfermement des soldats qui sâaccrochent Ă leur forteresse comme Ă un repaire. Comme un nid dâaigle dont ils surveillent lâhorizon muet.
La garde spĂ©ciale chargĂ©e dâinspecter la crĂȘte des montagnes est dâailleurs celle des faucons. Et Luka, tireur dâĂ©lite, est le meilleur dâentre eux. Câest Ă lui quâon donnera lâordre dâabattre son camarade parti Ă la recherche du cheval blanc qui court sur cette crĂȘte. Il sây refusera en dĂ©sobĂ©issant aux chefs qui leur ont imposĂ© des rĂšgles absurdes et un salut qui ressemble fort, comme leur drapeau, au salut des dictatures : une main sur le cĆur qui se lĂšve ensuite vers le ciel. Pour le drapeau, câest un cercle Ă©vidĂ© sur fond noir qui rappelle dâautres rĂ©gimes totalitaires. Certains y verront le drapeau de lâEtat islamique flottant au vent.
Luka est interprĂ©tĂ© par le jeune acteur hollandais Jonas Smulders, connu surtout pour le drame romantique Een goed leven, sujet dâuntĂ©lĂ©film (2015). Quant aux chefs qui sâagitent comme des singes, ils sont eux-mĂȘmes commandĂ©s par une guenon que campe GĂ©raldine Chaplin aux traits hilares. A 78 ans, aprĂšs une flopĂ©e de films dont Le Docteur Jivago qui lâa rĂ©vĂ©lĂ©e au public, elle reste une icĂŽne du 7e art qui nâa rien perdu des talents de son pĂšre. Son sourire sardonique fait toujours fureur.
TournĂ© dans les paysages brĂ»lants de la Sicile, avec lâEtna pour toile de fond.
Avis â On attend indĂ©finiment les Tartares dans cette fable surrĂ©aliste sur le temps qui passe et sur lâabsurditĂ© de la cĂ©lĂšbre devise : Si tu veux la paix, prĂ©pare la guerre Michel
LequeuxCINĂMA : THE WALL
Drame de Philippe Van Leeuw, avec Vicky Krieps, Mike Wilson, Haydn Winston, Simon Sears et Maria Robinson. BelgiqueLuxembourg-Danemark-USA 2023, 96 min. Sortie le 27 septembre 2023.
Résumédu film
JessicaComley fait partie dela police des frontiĂšres entre lâArizona et le Mexique. Dans ce dĂ©sert impitoyable oĂč rĂšgne la soif, elle est bien dĂ©terminĂ©e Ă dĂ©fendre son pays contre les trafiquants de drogue et lâimmigration clandestine. Mais Ă force de cĂŽtoyer le danger, elle en vient Ă commettre lâirrĂ©parable. Un vieilindien Tohono et son petit-fils en sont tĂ©moins. Face aux autoritĂ©s, ce sera sa parole contre la leur.
Commentaire â AprĂšs deux premiers films centrĂ©s sur les victimes, Philippe Van Leeuw, rĂ©alisateur belge venu du scĂ©nario et de la prise de vue, sâintĂ©resse ici au cas du bourreau. Il change de focale et prend le dĂ©sert de lâArizona pour cadre dâun meurtre commis de sang-froid.
Dans Le jour oĂč Dieu est parti en voyage (2009), il nous racontait le gĂ©nocide au Rwanda. Dans Une famille syrienne (ou InSyriated, 2017), câĂ©tait la guerre civile en Syrie quâil filmait, sous les bombardements et les tirs des snipers. Dans The Wall, câest la haine quâil met en scĂšne dans le cĆur aigri dâune femme qui se prend pour le Terminator des migrants cherchant Ă passer la frontiĂšre. Cherchant Ă franchir le mur de la honte Ă©rigĂ© par Trump. On voit ce mur au milieu du dĂ©sert aride, parmi les AmĂ©rindiens qui ne se sentent ni dâun cĂŽtĂ© ni de lâautre, ayant toujours vĂ©cu lĂ et Ă©tant plus anciens que les Blancs eux-mĂȘmes qui leur imposent leurs lois. Ce que les Tohonos connaissent, câest la loi du dĂ©sert et sa soif. Câest pourquoi ils aident, avec de lâeau et des chaussons, tous ceux qui traversent lâimmensitĂ© dĂ©sertique. Ce jour-lĂ , le vieil Indien et son petit-fils vont rencontrer une patrouille des frontiĂšres en Arizona, avec une gardienne des lois belliqueuse, forte de son insigne et de son pouvoir. Ce sera le droit du sol contre le droit du sheriff. La sagesse de lâIndien contre le mensonge honteux que la police dĂ©fend mordicus.
Lâactrice luxembourgeoise Vicky Krieps, quâon a vue dans plusieurs drames (De nos frĂšres blessĂ©s de HĂ©lier Cisterne, 2020 et Serre-moi fort de Mathieu Almaric, 2021) incarne Ă la perfection cette policiĂšre des frontiĂšres nourrie par la haine dâautrui. La haine des migrants. Elle a grandi avec les idĂ©es de Trump en tĂȘte, aux cĂŽtĂ©s dâun pĂšre qui chassait le « gibier » dans le dĂ©sert. On imagine bien lequel. Elle est incapable dâĂ©prouver le moindre sentiment, sinon pour sa famille quâelle vĂ©nĂšre et pour Dieu quâelle prie lors de son jogging matinal. Ou pour la Bible quâelle Ă©coute Ă la radio avec ses deux niĂšces. Un Indien lui fait face, interprĂ©tĂ© par Mike Wilson, un activiste Tohono qui fait ici ses premiers pas Ă lâĂ©cran dans un rĂŽle fort et militant. Il exprime simplement, avec ses mots Ă lui, ce que la camĂ©ra nous a transmis sur ce crime commis Ă la suite dâun coup de sang. Avec toute la haine accumulĂ©e au fil du temps et mise sous pression par le rituel de lâinsigne. La camĂ©ra, dirigĂ©e par Joachim Philippe, va et vient entre le panoramique sur le dĂ©sert et les prises de vue en gros plans qui isolent les personnages au cĆur du paysage hostile, les abandonnant Ă leurs pulsions primaires. Entre ces deux mouvements naĂźt une tension qui alimente lâintrigue. Dans lâidĂ©e du cinĂ©aste, il devait en fait sâagir, au dĂ©part, dâun western avec un sheriff et un Indien, qui a virĂ© au drame. Peut-ĂȘtre Ă cause du paysage aride tournĂ© entiĂšrement dans la rĂ©gion de Tucson, en Arizona.
Avis â Un drame quâon vit du cĂŽtĂ© des forces de lâordre, sous le mur de la honte quâa Ă©rigĂ© Trump pour contenir la migration venue du Mexique.
Câest le drame de tous les murs servant Ă protĂ©ger les uns des autres, quâil faudrait abattre pour laisser les gens aller et venir, dixit le cinĂ©aste.
Michel LequeuxCOURT-METRAGE : PAS MOI
La Bruxelloise Farida Lehyan vient de signer son premier court-mĂ©trage de fiction. En voilĂ le pitch : L'histoire de Izza est un rĂ©cit poignant et inspirant, mettant en avant la force et la rĂ©silience d'une femme qui a traversĂ© de nombreuses Ă©preuves dans sa vie. AprĂšs avoir surmontĂ© un divorce difficile, elle a pris la responsabilitĂ© de ses enfants et a travaillĂ© dur pour bĂątir une vie meilleure. Son engagement et son acharnement l'ont amenĂ©e Ă rĂ©aliser son rĂȘve en prenant la gĂ©rance d'un magasin de meubles et de dĂ©coration. Cependant, au moment oĂč elle atteint ce succĂšs professionnel tant mĂ©ritĂ©, la vie lui rĂ©serve un nouveau dĂ©fi : elle est diagnostiquĂ©e avec un cancer du sein. Cette nouvelle brutale plonge Izza dans le dĂ©ni initial, mais elle doit rapidement affronter la rĂ©alitĂ© de la maladie. Le film explore les Ă©motions et le combat intĂ©rieur de Izza tandis qu'elle jongle entre son travail, ses responsabilitĂ©s familiales et sa lutte contre la maladie. Ce parcours difficile mettra Ă l'Ă©preuve la force et le courage de Izza, mais elle trouvera du soutien auprĂšs de ses enfants, de ses amis et de ses collĂšgues. Le court-mĂ©trage peut ĂȘtre visionnĂ© sur youtube Ă lâadresse suivante: https://youtube.com/watch?v=0WfqswBD7JE&feature=share
Daniel BastiĂ©DĂCĂS DE LâACTRICE JOSEPHINE CHAPLIN
Lâactrice Josephine Chaplin, la fille de Charlie Chaplin, est dĂ©cĂ©dĂ©e Ă Paris le 13 juillet dernier, Ă lâĂąge de 74 ans. Elle Ă©tait lasixiĂšme des onze enfants du cĂ©lĂšbre acteur et rĂ©alisateur, monstre sacrĂ© du cinĂ©ma muet. Elle Ă©tait nĂ©e en 1949 Ă Santa Monica, en Californie, du quatriĂšme mariage de lâacteur avec la fille du dramaturge amĂ©ricain Eugene OâNeill. Le couple aura huit enfants et ils viendront sâinstaller en Suisse pour Ă©chapper au maccarthysme qui voyait en Chaplin un dangereux communiste.
Câest en figurant dans les films de son pĂšre que Josephine a dĂ©marrĂ© sa carriĂšre de comĂ©dienne. On lâa notamment aperçue dans Les feux de la rampe (1952), bĂ©bĂ©, et dans La comtesse de Hong-Kong (1967), jeune fille, aux cĂŽtĂ©s de son pĂšre et de sa sĆur. Dans les annĂ©es 1970 et 1980, elle tournera dans de nombreux longs-mĂ©trages francophones comme L'odeur des fauves, Nuits rouges, Poulet au vinaigre et mĂȘme dans la saga des Charlots oĂč elle interprĂ©tait le rĂŽle de Constance Bonacieux. On lâa aussi vue dans Jack lâEventreur de JĂ©sus Franco et dans Les contes de Canterbury de P. P. Pasolini. A la fin des annĂ©es 1980, elle Ă©tait Ă©galement lâune des sociĂ©taires des âGrosses TĂȘtesâ de Philippe Bouvard. Ces derniĂšres annĂ©es, Josephine ChaplinsâĂ©tait faite discrĂšte. Elle vivait Ă Paris, la Ville LumiĂšre, oĂč elle a longtemps dĂ©fendu lâhĂ©ritage de son pĂšre et du cinĂ©ma muet. âNous avions le sentiment dâavoir fait tout ce que nous pouvions pour que l'Ćuvre de notre pĂšre soit laissĂ©e Ă la postĂ©ritĂ© dans les meilleures conditions possiblesâ, avait-elle dĂ©clarĂ©.
Josephine laisse derriĂšre elle trois fils, Charles, Julien et Arthur.
Michel Lequeux
LAPORTE OUVERTE
NĂ© le 16 octobre 1918 en Belgique, Charles Henri Dewisme dit Henri Vernes a rapidement dĂ©veloppĂ© un amour pour la littĂ©rature et l'Ă©criture. Cependant, c'est avec la crĂ©ation du personnage mythique Bob Morane que sa carriĂšre littĂ©raire a pris son envol. DĂšs 1953, il a fait pĂ©nĂ©trer les lecteurs dans un univers oĂč l'action, le mystĂšre et l'exotisme se mĂȘlent harmonieusement. BobMorane, aventurierintrĂ©pide, aparcouru les coins les plus reculĂ©s du globe, affrontant des ennemis redoutables et rĂ©solvant des Ă©nigmes captivantes. Ă travers cette sĂ©rie, Henri Vernes a ouvert les portes de l'imagination, transportant chacun vers des contrĂ©es lointaines et des pĂ©ripĂ©ties palpitantes. NĂ©anmoins, le commandant Morane nâest que le sommet de lâiceberg, cachant une Ćuvre protĂ©iforme, passant par diffĂ©rents genres. Pour preuve, « La porte ouverte », roman Ă©crit durant lâoccupation, au moment oĂč les libertĂ©s Ă©taient scellĂ©es par lâennemi qui avait pris possession de toutes les respirations. Alors, pour sâĂ©vader de la quotidiennetĂ©, Ă©crire est apparu au jeune auteur comme un viatique. Une autonomie totale, puisque la rĂ©daction de cet ouvrage a pu se faire sans contraintes et en toute latitude. Un rĂ©cit classique qui se situe sous le soleil dâAlexandrie, Ă des lieues de la campagne brabançonne. Un livre un peu dans lâesprit de ceux de Georges Simenon, qui captent les faits et gestes, qui sâattachent Ă la psychologie des personnages et qui dĂ©crivent si magnifiquement les gens du peuple. Un ouvrage qui parle dâamour, de dĂ©tresse et dâangoisse Ă tuer. Fred ne souhaite quâune seule chose : retrouver France pour sâassurer quâelle est demeurĂ©e la mĂȘme et que les souvenirs nâont pas dĂ©formĂ© ses linĂ©aments. On le sait, lâamour nĂ©cessite parfois un nivellement laborieux pour tendre vers ce quâil est permis dâappeler une aspiration Ă un idĂ©al tangible. Se raisonner et imposer unsilence Ă ses pressentiments est-il maintenant devenu trop lourd pour le protagoniste ?
Ed. du Tiroir â 220 pages
Daniel BastiĂ©LE DĂSIR RĂDE
Toute sa vie, Henri Vernes a dĂ©montrĂ© sa capacitĂ© dâadaptation Ă diverses atmosphĂšres narratives, tout en conservant sa touche personnelle. Son hĂ©ritage ne se limite pas Ă ses romans longtemps disponibles aux Ă©ditions Marabout. Son impact sur la littĂ©rature d'aventure et la culture populaire reste profond, au point que les aventures de Bob Morane ont Ă©tĂ© adaptĂ©es en bandes dessinĂ©es, en sĂ©ries tĂ©lĂ©visĂ©es et ont influencĂ© d'autres crĂ©ateurs Ă explorer des univers similaires. Sa capacitĂ© Ă bĂątir des mondes imaginaires riches en dĂ©tails et en Ă©motions a inspirĂ© bon nombre de lecteurs Ă rĂȘver, Ă explorer et Ă embrasser l'inconnu. Pourtant, malgrĂ© des ventes qui explosaient, il a ressenti le besoin de se renouveler, de sâaffranchir du canevas Morane, qui apparaissait comme le modĂšle de lâaventurier moderne, sorte de chevalier blanc au cĆur pur qui combattait le mal sans armes Ă feu et qui refusait de tuer ses ennemis. Alors, pour sâoffrir de temps en temps une rĂ©crĂ©ation, il abordait le registre leste de lâĂ©rotisme. Genre quâil a entamĂ© dĂšs lâaube des annĂ©es 50, sans oser dĂ©poser son nom sur la couverture. Au moment de sortir « Le dĂ©sir rĂŽde », il a optĂ© pour le pseudonyme Pat Richmonds. Il nâĂ©tait pas le seul Ă user de ce subterfuge. Lâun des plus cĂ©lĂšbres auteurs de lâĂ©poque demeure Boris Vian avec le fameux « Jâirai cracher sur vos tombes », paru en 1946 sous le nom de plume Vernon Sullivan. Il y a plus de soixante ans, la censure rĂ©gnait et les artistes qui pourfendaient certains tabous Ă©taient passibles de correctionnelle, avec Ă la clĂ© des amendes ou des peines de prison. Que raconte ce roman ? Les aventures Ă©rotiques de John Saunders qui se dĂ©roulent non loin des sunlights dâHollywood et qui regarde chaque jolie femme commeuntrophĂ©e Ă conquĂ©rir. Plus chasteque les futures aventures de Don, ce livre sâadresse nĂ©anmoins Ă des lecteurs adultes. Lâoccasion de dĂ©couvrir une autre facette dâHenri Vernes ? Certainement ! On le sait, quand le dĂ©sir rĂŽde, il faut envoyer les enfants se coucher ou aller jouer ailleurs âŠ
Ed. du Tiroir â 172 pages
Daniel BastiéCAFà NO ! MARIMBASI !
L'Ćuvre d'Henri Vernes ne se limite pas Ă BobMorane. Il a Ă©galement explorĂ© d'autres genres, montrant sa diversitĂ© en tant qu'Ă©crivain. Des histoires de science-fiction aux rĂ©cits historiques, en passant par les thrillers et les romans pourlajeunesse, Peusavent quâilsâest employĂ© Ă publier plusieurs ouvrages Ă©rotiques assez explicites. Il faut avoir lu les aventures de Don pour comprendre que, Ă un moment donnĂ©, lâauteur a eu envie de changer complĂštement de registre et de se dĂ©fouler. Le succĂšs de SAS (GĂ©rard de Villiers) et de San Antonio (FrĂ©dĂ©ric Dard) sâest rapidement imposĂ© Ă lui telle une Ă©vidence. Pourquoi ne pas embrayer dans cette voie ? Pour tester une autre formule. Les livres de ses confrĂšres sâarrachaient comme des petits pains, variant dâun titre Ă lâautre entre 200.000 et 500.000 exemplaires vendus. De quoi faire rĂȘver ! LâidĂ©e dâun Bob Morane pour adultes a donc lentement fait son chemin. La recette nâĂ©tait pas difficile Ă traduire Il suffisait de pimenter le rĂ©cit de scĂšnes hard et de libĂ©rer le canal de tous ses fantasmes. Un challenge qui ne rebutait pas un auteur comme lui, flanquĂ© dâune facilitĂ© dâĂ©criture qui nâĂ©tait plus Ă prouver. Alors, quitte Ă rĂ©diger, autant accepter le dĂ©fi. En 1983, six aventures de Don se sont succĂ©dĂ©. Pour tenir le rythme, il lui suffisait de recycler certaines idĂ©es dĂ©jĂ usitĂ©es et de se refuser toute entrave. Sexe et violence ont donc nourri Henri Vernes durant douze saisons, multipliant les titres dans les devantures des librairies pour un total de onze romans, additionnant tout ce qui Ă©tait proscrit par les bonnes mĆurs pour le plaisir de lecteurs avertis, mais privant du coup les amateurs de toute nouvelle expĂ©dition Ă travers le monde du commandant Morane. Malheureusement pour lui, le triomphe nâa Ă©tĂ© au rendez-vous et, confrontĂ© Ă lâĂ©vidence, il est revenu Ă une formule plus classique. La réédition de « CafĂ© no ! Marimba si ! » Ă©tait donc attendue par les connaisseurs, exhumant dâun purgatoire trop long un hĂ©ros qui nâa pas grandchose Ă voir avec son contraire Bob Morane. Surprises garanties !
Ed. du Tiroir â 214 pages
Daniel Bastié
ET BARDOT CRĂALAFEMME
Brigitte Bardot est une actrice nĂ©e le 28 septembre 1934 Ă Paris. Elle est devenue une icĂŽne emblĂ©matique du cinĂ©ma français des annĂ©es 1950 et 1960. Elle a Ă©tĂ© l'une des premiĂšres cĂ©lĂ©britĂ©s Ă attirer l'attention internationale sur le cinĂ©ma français.Au cours de sa carriĂšre d'actrice, elle a jouĂ© dans de nombreux films Ă succĂšs tels que "Et Dieu... crĂ©a la femme" (1956), "La VĂ©ritĂ©" (1960) et "Le MĂ©pris" (1963). Elle Ă©tait alors encensĂ©e pour sa beautĂ© saisissante, son charisme et son style provocateur qui ont inspirĂ© des gĂ©nĂ©rations de femmes. En dehors du cinĂ©ma, elle a poussĂ© la chansonnette et a enregistrĂ© plusieurs chansons Ă succĂšs signĂ©es Serge Gainsbourg, Claude Bolling ouYanni Spanos.AprĂšs avoir abandonnĂ© le cinĂ©ma, elle est intervenue en agissant en faveur des droits des animaux, allant jusquâĂ crĂ©er la FondationBrigitteBardot en1986, qui se consacre Ă la protection des animaux dans le monde entier. PlutĂŽt que de laisser Ă dâautres le soin de rĂ©diger sa biographie (mĂȘme si de nombreux livres ont Ă©tĂ© Ă©crits Ă son propos), elle prĂ©fĂšre parler elle-mĂȘme de ce quâelle vit, de ses combats et de mettre certains points sur les i, quitte Ă parfois Ă©tiolĂ© le mythe. NĂ©anmoins, quoiquâon veuille, elle reste une figure emblĂ©matique ducinĂ©ma français etune icĂŽnede lamode et dela culture populaire. Il y a bien eu un avant et un aprĂšs Bardot !
Ed. LâArchipel â 480 pages
Andrea CerasiMĂLODIE
La nouvelle petite maison dâĂ©dition du PoĂšme vivant sort une perle de sensibilitĂ©, magnifiquement illustrĂ©e par son auteure. NĂ©e de mĂšre chilienne et dâun pĂšre sicilien, Joyeau est une personne Ă lâextrĂȘme sensibilitĂ©, qui sâintĂ©resse Ă la vibration et Ă son rĂŽle dans lâunivers, ainsi quâĂ toutes les manifestations de celle-ci Ă travers la diversitĂ© du vivant. Par sa formation de philosophe Ă lâULB, elle cherche des rĂ©ponses Ă ses questionnements et nourrit son quotidien par un besoin de crĂ©er, que ce soit par le truchement de lâĂ©criture ou des arts plastiques. Avec « MĂ©lodie », elle nous propose un rĂ©cit mĂ©taphorique qui vise Ă apaiser les tourments et mĂšne chacun Ă trouver la quiĂ©tude personnelle. FonciĂšrement positive, cette histoire trouve ses assises dans le courant du rĂ©alisme magique. Celui-ci rend compte dâune rĂ©alitĂ© reconnaissable ou dâun univers familier devenant le lieu naturel et non problĂ©matisĂ© de manifestations paranormales et oniriques. RĂ©alisme Magique Ă©tant une appellation introduite en 1925 par le critique allemand Franz Roh, qui a trouvĂ© un rayonnement planĂ©taire dans la production narrative et poĂ©tique sud-amĂ©ricaine. Ed. du PoĂšme vivant â 56 pages
Sam Mas
ĂBLOUISSEMENTS
GeneviĂšve Guevara est nĂ©e sous lesignedela plume d'ange. LâĂ©criture laberce et elleperce lesmystĂšres derriĂšre les lettres. Elle plie et dĂ©plie le pouvoir des mots, priĂšres secrĂštes. Ses origines sur le papier indiquent le plat pays du grand Jacques. C'est Ă ce terreau qu'elle emprunte avec espiĂšglerie et fantaisie, rigueur et sĂ©rieux. Maissousl'Ă©crit, enpalimpseste, soncĆurvibrepour les monts et vallĂ©es de l'ancienne MaurĂ©tanie. "Ăblouissements " est un livre en vers qui nous fait partager des aventures intimes, nous nimbe de soleil, retentit dâĂ©motions et nous rappelle Ă quel point la poĂ©sie est indispensable pour illuminer nos jours, nous tirer de la grisaille qui obscurcit lâactualitĂ©. Il sâagit dâune envie de libĂ©ration, de sublimation des dĂ©sirs par le truchement de la plume dâune artiste qui est Ă©galement peintre et qui dirige des ateliers dâĂ©criture. Ce recueil allie poĂšmes et reproductions de peintures, photographies et graphismes, parce que la poĂ©sie ne s'arrĂȘte pas aux mots !Certains textesaccentuent lâappĂ©tit, tandis que d'autres apportent des moirures pour illuminer le regard, quelques-uns installent des Ă©toiles dans le ventre. Enfin, d'autres plongent le lecteur dans un abĂźme de pensĂ©es en entrelacs. S'en ressentent des impressions multiples et une certaine douceur au fil des pages.
Ed. Boussekine â 160 pages
Sam Mas
ĂCOUTE TON CĆUR⊠LE CHEMIN VERS SOI
AprĂšs un premier livre : "Fais-moi un signe", Nathalie Antao poursuit son chemin dâauteure avec « EÌcoute ton cĆur, le chemin vers soi ». Ce livre sur le dĂ©veloppement personnel est une conquĂȘte de soi Ă travers lâamour et les Ă©motions. Elle dĂ©crit au fil des pages lâimportance dâapprendre Ă se connaĂźtre, Ă dĂ©crypter ses ressentis, Ă pouvoir gĂ©rer et Ă comprendre les Ă©motions qui nous traversent en toutes circonstances. Elle explique quâil est primordial de suivre ses propres intuitions, car celles-ci ne trompent pas. Ce deuxiĂšme livre est dans une continuitĂ© de connaissance de soi, de sensibilitĂ© et dâĂ©coute. Avec ses mots, Nathalie Antao vous guide pour apprivoiser les sensations et les Ă©motions de votre vie. Pour mieux vous comprendre, pour vous aimer et pour partager votre amour, Ă©coutez-vous, soyez attentif au moindre signe que votre cerveau, votre corps vous transmettent. Soyez vous-mĂȘme, sans crainte et sans apprĂ©hension. Prenez le temps de vous Ă©couter tout simplement.
Ed. Le Lys Bleu â 260 pages
Elise Jane
VENTRE ĂTOILĂ
Nora BaliledĂ©sire sensibiliserlajeunesse Ă regarder autrement toutes cesfemmes qui vivent sansenfant, faute dâavoir su rencontrer celui qui aurait pu leur permettre dâĂȘtre fĂ©condĂ©es ou simplement parce que frappĂ©es dâinfertilitĂ©. PlutĂŽt que dâaborder lâessai ou de sâessayer Ă un ouvrage de psychologie, elle emprunte la voie de la poĂ©sie, son terreau dâartiste (qui se produit rĂ©guliĂšrement en Belgique autant quâau Maroc, pour faire dĂ©couvrir son Ćuvre qui mĂȘle paroles et chant). Un sujet trop longtemps demeurĂ© tabou et quâil importe de traiter pour le dĂ©sinhiber, faire progresser les opinions et redonner de la dignitĂ© Ă toutes celles dont le ventre est vide. Des femmes abandonnĂ©es dans lâombre, murĂ©es dans le silence, sacrifiĂ©es ou pointĂ©es de lâindex selon les critĂšres de la sociĂ©tĂ© dans laquelle elles vivent. A travers ses poĂ©sies, lâauteure invite Ă©galement les hommes Ă entrer dans le questionnement pour mieux saisir lâimportance de ce vĂ©cu, en espĂ©rant faire dâeux des soutiens prĂ©cieux pour leur Ă©pouse, sĆurs ou filles qui accusent pareille situation. Puis, quoi de meilleur quâune forme artistique pour saisir Ă bout de bras ce qui engendre encore trop souvent des chuchotements ou alimente lesragots. Ce livre est surtout une prise de parole, un ouvrage engagĂ© qui a pour intention de conscientiser et, qui sait ?, de faire avancer les choses. Bien entendu, Nora Balile parle de son expĂ©rience en magnifiant les phrases, en les faisant rimer et en les dotant dâune musicalitĂ© qui enrobe lâouĂŻe. NĂ©anmoins, derriĂšre la finesse de lâĂ©criture et la justesse des sonoritĂ©s, demeurent des difficultĂ©s qui perdurent et un besoin de reconnaissance Ă travers la trame dâune histoire de non-mĂšre qui refuse la pitiĂ©, lâapitoiement et entend rester fiĂšre et debout, sans avoir Ă courber les Ă©paules, sans se lamenter ni avoir Ă se justifier tous azimuts. Enfin (et cela doit ĂȘtre entendu !), le fait de ne pas enfanter peut sâavĂ©rer un choixlibrement consenti, Ă des lieues du modĂšle patriarcal hĂ©ritĂ© depuis la nuit des temps.
EditionsAntidote - 53 pages
Daniel BastiéSUR UN TOIT DE PARIS
Les neuf nouvelles qui constituent ce premier recueil dâYves IsselĂ© ont chacune de quoi troubler, intĂ©resser, Ă©merveiller. Pourquoi en arrive-t-on Ă souhaiter se suicider, quels sentiments ont-ils pu ĂȘtre manipulĂ©s et trompĂ©s, quelle naĂŻvetĂ© humaine a-t-elle Ă©tĂ© exploitĂ©e ? Et si quelquâun, venu du XXIĂšme siĂšcle, avait lâĂ©trange capacitĂ© de sauver la derniĂšre victime de Jack lâEÌventreur ? Quand un enfant regarde la guerre, avec quels mots peint-il lâhorreur ? Un psychiatre, habituĂ© Ă fouiller les trĂ©fonds de lâĂąme humaine, sait-il quâil sâexpose au pire, sâil parvient Ă ses fins ? Quâadviendrait-il dâun artiste prisonnier de son dernier chef-dâĆuvre ? Si un homme blessĂ© dans lâĂąme rĂȘve de se venger, a-t-il bien mesurĂ© lâĂ©tendue de ses actes ? Si vos nuits sont hantĂ©es par une belle inconnue, se peut-il quâelle vous soitun jour offerte en chair et en os ? Le prix de lâignorance serait-il fatal au genre humain ? Autant de questions originales auxquelles rĂ©pond subtilement lâauteur. La surprise est au bout de chaque nouvelle. Des rĂ©cits courts qui visent lâessentiel et qui ne laissent jamais le lecteur en rade. Ă cinquante ans, Yves IsselĂ© est encore lâhomme quâannonçait lâadolescent que jâai connu voilĂ longtemps, unrĂȘveur dâimages, dâhistoires, de fictions. Une turbulence de tous les jours, un dĂ©bordement dâenvies narratives, une impatience dâagir et de rĂ©aliser. Mais aussi un crĂ©ateur sensible et fragile qui perçoit toutes les Ă©motions, celles des autres et les siennes, comme une souffrance Ă partager, Ă communiquer, Ă guĂ©rir.
Ed. MĂ©nadĂšs â 246 pages
Jean LhassaCONFESSIONS DâUN BOURREAU
Le premier roman de Federico Ariu transporte les lecteurs au dĂ©but du XXĂšme siĂšcle, dans un monde marquĂ© par les lourdes traditions familiales etles choix inĂ©vitables qui en dĂ©coulent.Au cĆur de ce rĂ©cit se trouve Paul Dufresne, un jeune homme condamnĂ© Ă suivre la voie tracĂ©e par son pĂšre en devenant bourreau. DĂšs son plus jeune Ăąge, Paul est en quelque sorte destinĂ© Ă embrasser cette profession sombre et troublante, alors quâil nây aspire aucunement. Ă l'Ăąge tendre de onze ans, il entreprend son voyage macabre d'apprentissage, guidĂ© par les enseignements de son paternel, un ĂȘtre obtus. Les usages morbides et les pratiquessinistres liĂ©s Ă cette professionse dĂ©voilent peu Ă peu Ă lui, marquant son esprit d'une empreinte inoubliable. Cependant, lorsque le moment crucial de prendre le relais se profile, il refuse d'accepter son destin funeste, se rebelle contre la pression implacable des siens et fait le choix courageux de fuir son village natal, dans l'espoir de bĂątir une vie nouvelle, Ă des lieues de l'ombre glaçante de son gĂ©niteur. HĂ©las, sa tentative est loin d'ĂȘtre une Ă©chappatoire. Une malĂ©diction mystĂ©rieuse s'abat surlui, venant selover demaniĂšre inexorable. La personnificationdela Mort, prenant la forme de son propre pĂšre, hante dĂ©sormais ses nuits et lui rappelle les consĂ©quences de ses actions. La Mort se prĂ©sente non seulement comme un rappel constant de ses devoirs inaccomplis envers la profession, mais aussi comme le crĂ©ancier intransigeant de toutes les vies qu'il n'a pas contribuĂ© Ă prendre. Le rĂ©cit opte pour une tournure intrigante Ă mesure que Paul, sujet Ă un tourbillon de culpabilitĂ© et de dĂ©sespoir, se lance dans une quĂȘte intĂ©rieure pour rĂ©concilier son passĂ© tumultueux et forger sa propre destinĂ©e. Ses voyages le conduisent Ă travers des Ă©preuves Ă©motionnelles et physique Ă confronter ses peurs les plus profondes et Ă accepter la rĂ©alitĂ© sombre qui le talonne.Au fil des pages, les lecteurs sont envoĂ»tĂ©s par les dĂ©tails trĂšs documentĂ©s dâune Ă©poque et la folie des hommes qui sâembrase avec les foudres lancĂ©es par la PremiĂšre guerre mondiale, poussant le protagoniste dans lâhumus de Verdun, oĂč le bruit des bombes se mĂȘle Ă lâodeur du sang et Ă lâhumiditĂ© des larmes.
Ed. MĂ©nadĂšs â 280 Pages
Paul Huet
Ă LâOMBRE DES SOUVENIRS INTERDITS
Le temps sâĂ©tiole et les souvenirs passent. Alors quâelle sâaffaire Ă sa nouvelle existence,Alice est bousculĂ©e par un appel deLina, celle qui a Ă©tĂ© sa grande amie dâenfance et avec laquelle elle a tout partagĂ©. Puis, lâexistence les a sĂ©parĂ©es, faisant que chacune puisse mener son cheminement individuel, loin de lâautre. Bien installĂ©e dans sa fonction de professeure de lettres Ă lâuniversitĂ©, Alice ne sâattendait pas Ă un pareil coup de boomerang. En quelques minutes, elle virevolte en arriĂšre, retourne une quinzaine dâannĂ©es plus tĂŽt pour revoir mentalement les traits de celle quâelle aimait telle une sĆur, belle, intelligente, vive, mĂȘme si chargĂ©e de fĂȘlures et chahutĂ©e par des humeurs changeantes. Aujourdâhui, cette derniĂšre souhaite lui faire lire un carnet dans lequel elle a consignĂ© ses souvenirs. En ouvrant la boĂźte de Pandore, Alice se doute quelle en ressortira lâun ou lâautre fantĂŽme. Serait-ce enfin lâoccasion de connaĂźtre le secret qui a hantĂ© sa copine tout ce temps ? A son accoutumĂ©e, Christian Laborie sait y faire pour rendre tangible les hauts et les bas qui labourent un parcours de vie. Il y parle surtout du sort rĂ©servĂ© aux gosses de la Creuse, affaire rĂ©vĂ©lĂ©e il nây a pas si longtemps par une sĂ©rie dâouvrages qui parlent de la dĂ©portation par lâEtat français de gosses arrachĂ©s Ă leur famille dans le dĂ©partement dâoutre-mer de La RĂ©union au cours des annĂ©es 50. Un scandale publiquement dĂ©noncĂ© depuis et que les responsables politiques se sont complu Ă taire trop longtemps. Des petits dont on a modifiĂ© le nom, la date et le lieu de naissance, afin dâeffacer leur identitĂ© et permettre leur adoption au sein de familles bleu-blanc-rouge, afin de repeupler les compagnes dĂ©sertĂ©es.
Ed. Presses de la CitĂ© â 519 pages
Amélie Collard
UNE FLEUR AU COEUR DâOR
A travers ce roman, Gilles Laroche aborde l'histoire de Louis, un jeune homme handicapĂ© et orphelin, et de sa mĂšre Flavie, ainsi que leur lien avec l'amour des fleurs, le dessin et la peinture. Le rĂ©cit Ă©voque Ă©galement la riche histoire de la Lorraine et de ses paysages, souvent affectĂ©s par les guerres, mais rĂ©guliĂšrement reconstruits. Lâoccasion de rappeler Ă quel point la rĂ©silience permet dâavancer. Nous sommes en 1889 et lâExposition universelle bat son plein dans la capitale. Le jeune hĂ©ros est bien sĂ»r lĂ pour confronter son savoir-faire avec la fine fleur des crĂ©ateurs et des artistes. Il le sait, son talent doit Ă©clater pour prendre une revanche sur la vie, pour montrer Ă tous quâil existe et sâasseoir un avenir. GrĂące Ă son don pour lâhorticulture, il tient debout dans une communautĂ© qui broie les faibles. Lâauteur convoque Ă nouveau des thĂšmes qui lui sont chers. Il entraĂźne les lecteurs dans un monde d'autrefois, avec ses codes et ses coutumes, et offre une vision sobre dâune sociĂ©tĂ© qui nâa rien Ă envier Ă la nĂŽtre. Une histoire de transmission gĂ©nĂ©rationnelle qui nous invite Ă voyager dans le passĂ© Ă la dĂ©couverte de personnages dĂ©licats et attachants et au cĆur desquels senouentlesintriguesdenotresiĂšcle. Bienplusquâunromanhistorique, « Une fleur au cĆur dâor » se teinte dâhumanisme et nous convainc que la rĂ©ussite est souvent entreles mains decelles et ceux qui sâyemploient avec acharnement.
Ed. Presses de la CitĂ© â 450 pages
Sylvie Van LaerePAUL ET VIRGINIE
Ce roman emblĂ©matique du XVIIIe siĂšcle a Ă©tĂ© rĂ©digĂ© par Bernardin de SaintPierre. L'Ćuvre a Ă©tĂ© publiĂ©e en 1788 et est devenue l'un des romans les plus cĂ©lĂšbres et les plus apprĂ©ciĂ©s de la littĂ©rature française. Le rĂ©cit se dĂ©roule sur l'Ăźle de la RĂ©union (anciennement connue sous le nom de l'Ăźle Bourbon) et suit la vie de deux enfants qui ont grandi ensemble dans uncadre idyllique au cĆur de l'Ăźle, entourĂ©s de nature luxuriante et de paysages magnifiques. Paul est le fils d'une femme crĂ©ole, Madame de La Tour, et d'un homme français, Monsieur de La Tour. Virginie est la fille d'une esclave africaine affranchie, Marguerite, et d'un marin britannique, Sir William. Bien que leurs origines diffĂ©rentes puissent sembler incompatibles aux yeux de la sociĂ©tĂ© coloniale, leur amitiĂ© sincĂšre et leur amour pur transcendent les barriĂšres sociales et raciales. Cependant, l'harmonie de lâexistence est perturbĂ©e lorsque des Ă©vĂ©nements tragiques surviennent, mettant Ă l'Ă©preuve la force de la passion entre les protagonistes. Le roman explore ainsi la capacitĂ© de l'amour Ă surmonter les obstacles et Ă transcender les diffĂ©rences. "Paul et Virginie" a connu un immense succĂšs dĂšs sa publication et a Ă©tĂ© traduit dans de nombreuses langues Ă travers lemonde. IlainfluencĂ© denombreux Ă©crivains etest devenu unexemple emblĂ©matique de la littĂ©rature sentimentale. Les plus de cinquante ans se souviennent sans doute toujours de sa transposition pour la tĂ©lĂ©vision, avec VĂ©ronique Jeannot pas encore adoubĂ©e par le feuilleton « PausecafĂ© »
Ed. Livre de Poche â 377 pages
André Metzinger
LA MARQUISE DE GANGE ET AUTRES ROMANS HISTORIQUES
HĂ©las, il subsiste certains auteurs, sur lesquels lâanathĂšme a Ă©tĂ© jetĂ©, frappant dâopprobre leurs Ćuvres complĂštes. Câest pourquoi il suffit de prononcer leurs noms, pour que le discrĂ©dit les atteigne par-delĂ la mort. Ă cet Ă©gard, lâauteur le plus rĂ©vĂ©lateur a pour nom, Sade. Il vit le jour, en 1740. Il rendit lâĂąme, en 1814. En raison de ses romans sulfureux, cet Ă©crivain, membre de la noblesse, a fait lâobjet de lâexĂ©cration unanime de ses contemporains. De plus, tous les pouvoirs politiques auxquels il se heurta, lâAncien RĂ©gime, laRĂ©volutionou le Consulat, n'hĂ©sitĂšrent pas Ă le conduire en prison. Il va y sĂ©journer un peu moins de trois dĂ©cennies, Ă intervalle de temps rĂ©guliers et non pas dâune maniĂšre continue. Il incarne, Ă un degrĂ© le plus Ă©levĂ©, le type du romancier maudit. Le contentieux, qui existe entre lui et son Ă©poque, porte sur un scandale public, la publication de ses Ă©crits pornographiques. De surcroĂźt, les autoritĂ©s judiciaires de son temps lui ont reprochĂ©, non sans motifs, ses infractions, enmatiĂšre de mĆurs et dâirrĂ©ligion. Ce qui peut surprendre profondĂ©ment, vis-Ă -vis de sa mauvaise rĂ©putation dâĂ©crivain, câest le prosateur de talent et lâauteur gĂ©nial quâil demeure dans des domaines non pornographiques. En effet, il a commis, entre autres, des romans historiquesdâun intĂ©rĂȘt remarquable, non seulement par leur portĂ©e littĂ©raire dâune qualitĂ© exceptionnelle mais aussi par lâangle particulier avec lequel il traite certains sujets. Par exemple, il sâest intĂ©ressĂ© Ă la femme de Charles VI, roi de France, au XVe siĂšcle. Sade, dans son roman, dont elle est le personnage principal, lâenvisage, Ă travers une de ses thĂ©matiques de prĂ©dilection, les prospĂ©ritĂ©s du vice. Son hĂ©roĂŻne ne se prive pas de faire le mal et en reçoit tout le bĂ©nĂ©fice, au fil des pages. En outre, les portraits quâil dresse des personnages, qui environnent cette protagoniste, cernent au plus prĂšs les ressorts de leurs psychologies. Ce roman historique, le meilleur quâil ait Ă©crit, a pour titre : « Isabelle de BaviĂšre ». Il fut achevĂ© quelques semaines avant sa mort. La collection Bouquins a pris la dĂ©cision de publier, en un volume, tous ses romans historiques. Il sâagit de montrer une autre de ses facettes et lâĂ©tendue de son pouvoir crĂ©ateur. Parmi les chefs-dâĆuvre de ces productions, nommons, sans une seule hĂ©sitation, celui dĂ©jĂ Ă©voquĂ©, ayant pour hĂ©roĂŻne la femme de Charles VI et Ă©galement
« La Marquise de Gange », dont lâintrigue se dĂ©roule au XVIIe siĂšcle.Câest une occasion de redĂ©couvrir un Ă©crivain incontournable par son importance littĂ©raire. Il possĂšde unartconsommĂ©pourlanarration de lâhistoire. Il est aussi un portraitiste, pourvu dâune profondeur psychologique, la plus saisissante.
Ed. Bouquins - 710 pages
Serge Vassang
MILLE LETTRES INĂDITES DE PIERRE LOUĆžS ĂGEORGES LOUIS (1890-1917)
Il y a des auteurs tombĂ©s sous la fĂ©rule dâun oubli immĂ©ritĂ©. Tout, dans leurs ambitions littĂ©raires, rĂ©vĂšle pourtant leurs vaines tentatives de se faire connaĂźtre de leurs contemporains. Mais certains dâentre eux ont contribuĂ© consciemment Ă leur progressive disparition, dans le paysage de la littĂ©rature de leur temps et des Ă©poques Ă venir. Pierre LouĂżs correspond trait pour trait Ă ce genre dâauteurs. Contrairement Ă ses confrĂšres Ă©crivains, il ne prend pas la plume pour recevoir une renommĂ©e factuelle ou sâinscrire dans les annales de lâimmortalitĂ©, par la composition de romans intemporels. Ce qui le dĂ©cide Ă Ă©crire, câest le goĂ»t quâil possĂšde en matiĂšre artistique et quâil souhaite faire partager Ă ceux, douĂ©s de la mĂȘme sensibilitĂ© que lui. LouĂżs sâimagine en Ă©crivain confidentiel, avec un cercle de lecteurs choisis. DâoĂč son agacement, lors du triomphe gĂ©nĂ©ral que rencontra son roman, intitulĂ© « Aphrodite », en 1896. Un an auparavant, il avait organisĂ© un canular public, connu de quelques-uns de ses amis proches. Il avait fait croire Ă ses lecteurs quâil venait de dĂ©couvrir une grande poĂ©tesse grecque, une Ă©mule de Sapho. Notre plaisantin lui trouva un nom de son invention et la fit auteur de poĂšmes sensuels, poĂšmes quâil sâamusa Ă faire. Il crĂ©a de toutes piĂšces un titre, contenant le nom de la poĂ©tesse en question : « Les chansons de Bilitis ». Des littĂ©rateurs tombĂšrent dans le panneau. Ils firent des commentaires pour le remercier de cette dĂ©couverte. Notre auteur ne manqua pas de rire sous cape deces remerciementset se fĂ©licitadesatromperie. NĂ©anmoins, il nes'attendait pas Ă unsuccĂšs de librairie. Il en fut dĂ©sagrĂ©ablement surpris. Cet Ă©crivain se vit comme un dilettante, qui forge ses Ćuvres de fiction, de maniĂšre occasionnelle, notamment en 1898, « La femme et le pantin » ou en 1900, « Les aventures du roi Pausole ». Ces crĂ©ations sont la somme des instants, arrachĂ©s Ă son Ă©rotomanie secrĂšte et obsessionnelle, tout comme Ă sa passion musicale pour Richard Wagner. Sous les dehors dâun mĂ©lomane connaisseur, dâun passionnĂ© de littĂ©ratures anciennes, dâun romancier occasionnel, dâun pornographe acharnĂ© et infiniment discret, dâun polygraphe talentueux ou encore dâun mondain dĂ©sinvolte, ami de Paul ValĂ©ry, dâAndrĂ© Gide et dâOscar Wilde, comment dĂ©busquer le moi vĂ©ritable de cet homme de lettres, au style dâune Ă©lĂ©gance exquise ? La rĂ©ponse Ă envisager, la voici : lire sa correspondance abondante avec Georges, son demi-frĂšre aĂźnĂ©. Selon Jean-Paul Goujon, le biographe de Pierre LouĂżs, qui fait autoritĂ©, ce demi-frĂšre se trouverait ĂȘtre, en rĂ©alitĂ©, son pĂšre naturel. Dans cette correspondance, publiĂ©e en grande partie et en un seul volume, cet homme de lettres nâessaie plus de porter le masque social dâun dandy Ă©rudit, qui dissimule tout de sa personnalitĂ© profonde. Au contraire, il se dĂ©voile tout entier dans une sincĂ©ritĂ© touchante, au faĂźte de son art dâĂ©crivain.
Ed. Fayard - 1316 pages
Serge Vassang
MANON LESCAUT
Le cĂ©lĂšbre roman Ă©crit par l'abbĂ© PrĂ©vost a dâabord Ă©tĂ© publiĂ© sous le titre : "MĂ©moires et aventures d'un homme de qualitĂ© quis'est retirĂ© dumonde". Beaucoup le considĂšrent comme l'une desĆuvres majeures de la littĂ©rature française du XVIIIe siĂšcle. Le rĂ©cit est prĂ©sentĂ© sous la forme d'un roman Ă©pistolaire, c'est-Ă -dire que l'histoire est racontĂ©e Ă travers une sĂ©rie de lettres Ă©changĂ©es entre diffĂ©rents personnages. Cette structure permet de donner une touche de rĂ©alisme aux Ă©vĂ©nements et de plonger le lecteur dans les Ă©motions et les pensĂ©es intimes des protagonistes. L'histoire se dĂ©roule principalement Ă Paris, en France, et retrace la vie tumultueuse des deux personnages principaux : le chevalier des Grieux et Manon Lescaut. Le chevalier des Grieux est un jeune homme issu d'une famille noble, tandis queManon Lescaut est une sĂ©duisanteet envoĂ»tante jeune femme, caractĂ©risĂ©e par sa beautĂ© et son charme. Leur rencontre passionnĂ©e se dĂ©roule dans un couvent, oĂč des Grieux est Ă©tudiant. DĂšs leur premier tĂȘte-Ă -tĂȘte, ils sâĂ©prennent follement l'un del'autre et dĂ©cident defuir ensemble pour vivre leur amour librement. Cependant, leur vie commune sera marquĂ©e par des Ă©preuves et es obstacles qui mettront Ă l'Ă©preuve leur loyautĂ© mutuelle.
Ed. Folio â 416 pages
AndrĂ© MetzingerVACANCES, JâOUBLIE TOUT !
AprĂšs six longues annĂ©es de publication hebdomadaire et trois cents titres parus, les Opuscules tirent leur rĂ©vĂ©rence pour passer Ă une formule diffĂ©rente. Pour celles et ceux qui ne connaissent pas la formule, il sâagissait de publier chaque semaine une nouvelle de cinq mille mots pour la commercialiser par abonnement ou Ă lâunitĂ©. Des petits livres de format 10 X 14, faciles Ă glisser dans une enveloppe et Ă expĂ©dier par la poste. Pour mettre un terme Ă cette aventure, Caroline Wlomainck a Ă©tĂ© choisie pour offrir un rĂ©cit bien dans son tempĂ©rament, Ă la foiscash parle style etqui se clĂŽturepar un uppercut. Lâhistoire dâune femme qui passe par mille consultations gynĂ©cologiques pour tomber enceinte et qui se retrouve mĂšre au terme de maintes Ă©preuves. Un plein soleil qui irradie son existence. Le fruit de son amour avec son compagnon est prĂ©nommĂ© Emma, qui signifie Ă la fois toute puissance et Dieu est avec nous. UnprĂ©sage.Dequoi ?Inutile dâattendre de la dĂ©licatesse lorsque lâauteure prend la plume. On passe de la banalitĂ© de la quotidiennetĂ© Ă un univers dur, dans lequel on appelle un chat un chat et oĂč les fĂ©es nâexistent pas. Une fois de plus, câest donc une vilaine sorciĂšre qui sâest penchĂ©e sur le berceau de lâenfant. Mais, chut ! Divulguer la chute de lâhistoire serait galvauder tout le plaisir quâon a eu Ă tourner les pages. Pour justifier le titre, je peux seulement vous dire quâau terme dâefforts infinis, la petite famille sâoctroie des vacances mĂ©ritĂ©es en Sicile, avec le cagnard qui frappe les rochers. Tout oublier peut devenir une grĂące lorsquâon ne se retrouve plus Ă bosser dix heures par jour dans un emploi astreignant, lorsquâon quitte le foyer des habitudes et quâon estive loin de chez soi. Tout oublier ⊠sauf, que ⊠Parfois !
Ed. Lamiroy â 44 pages
Daniel Bastié
PHILIPPE GELUCK, AMUSĂ ET MUSĂE ET DEMI
Qui mieux que Jacques Mercier, complice de Philippe Geluck dans les capsules « Monsieur Dictionnaire », pour parler de son comparse ? TournĂ© vers lâart dĂšs sa jeunesse, le sieur Geluck a trouvĂ© en son Chat la consĂ©cration, sorte dâalter-ego idĂ©al qui pourfend la bĂȘtise, la mĂ©diocritĂ© et les extrĂ©mismes de tous bords. Amuseur qui sâamuse dâabord lui-mĂȘme de ses bons mots, notre vedette nationale a en tĂȘte le projet dâouvrir un MusĂ©e dĂ©diĂ© Ă son double fĂ©lin. Une idĂ©e qui a suscitĂ© un dĂ©bat au sein de notre royaume, opposant les pour et les contre, poussant certains Ă redĂ©finir la notion dâart. Puis, se sont installĂ©es les questions budgĂ©taires. Qui ouvrira le robinet Ă euros ? Un financement venu du privĂ© avec des sponsors ? A travers de multiples tĂ©moignages, Jacques Mercier revient sur lâamitiĂ© quâil entretient avecsoncadet, maisrecueillelesavisdepersonnalitĂ©spourdĂ©tricoter habilement cette polĂ©mique, oĂč sâaccumulent mĂ©connaissance du dossier, mauvaise foi et manipulations. Il souligne que, vraisemblablement, on doit y chercher un soupçon (euphĂ©misme bien choisi !) de jalousie de la part de crĂ©ateurs qui ne comprennent pas pourquoi leur art est supplantĂ© par un hĂ©ros de bĂ©dĂ©. Il y a bien un musĂ©e HergĂ© et le Centre belge de la Bande DessinĂ©e, alors pourquoi laisser Ă la France le droit dâĂ©difier un MusĂ©e du Chat Ă notre place ?
Ed. Lamiroy â 40 pages Daniel BastiĂ©MAURICE TILLIEUX â DE LA MER A LA GLOIRE A TRAVERS LES BULLES
Lors dâune trĂšs pluvieuse aprĂšs-midi de son adolescence, Ă la lecture dâun album de Gil Jourdan intitulĂ© « Le Chinois Ă 2 roues », Marc Hendricks se promet de rendre hommage au dessinateur-scĂ©nariste qu'il vient de dĂ©couvrir et, des dizaines d'annĂ©es plus tard, voici la chose accomplie. LâĂ©crivain flamand sâest Ă©chinĂ© Ă suivre les traces de Maurice Tillieux, pas Ă pas, de sa naissance Ă Huy jusquâĂ sa disparition, le 31 janvier 1978, sur une route tragique d'Indre-et-Loire. Il piste le personnage passionnĂ© de livres et grand amateur de cinĂ©ma dans la citĂ© mosane puis Ă Bruxelles oĂč la famille dĂ©mĂ©nage pour des raisons professionnelles du pĂšre. Maurice se retrouve ainsi sur les bancs de lâAthĂ©nĂ©e dâIxelles situĂ© dans une sorte de pĂ©rimĂštre magique de la capitale oĂč Ă©tudieront Ă©galement deux autres monstres de la BD belge : HergĂ© et Franquin (Ă l'Institut Saint-Boniface). Premiers dessins publiĂ©s dans les journaux du groupe Dupuis, Maurice n'a pas 17 ans. Tillieux se destine Ă la vie de marin mais la guerre change la donne. Une pĂ©riode douloureuse que le jeune homme vit dans une sorte de semiclandestinitĂ©. Parution de son premier roman: « Le navire qui tue ses capitaines ». Jamais Maurice ne cesse de dessiner ou dâĂ©crire. - La guerre connaĂźt enfin son heure de glas. -Son travail dans les pages des HĂ©roĂŻc-Albums est songrand-Ćuvre, lejeunehommevaydĂ©velopperunebandedessinĂ©eplusadulte que celle publiĂ©e dans les journaux pour la jeunesse. Il sây investira tellement, extirpant ses rĂ©cits du plus profond de son Ăąme, que toute son oeuvre future ne sera qu'un prolongement plus ou moins digĂ©rĂ© des rĂ©cits extraordinaires quâil produit dans les pages du journal créé et administrĂ© par Fernand Cheneval. ArrivĂ© aprĂšs bien des dĂ©tours dans « Spirou », il mue tel un serpent, perdant progressivement sa peau de dessinateur gĂ©nial pour celle de scĂ©nariste hors pair. Cet opus riche en iconographie nous permet Ă©galement de voir la maniĂšre dont le Huttois recycle au fil des ans ses rĂ©cits des HĂ©roĂŻc-Albums dans nombre de sĂ©ries des cĂ©lĂšbres des Ă©ditions de Marcinelle.
Editions lâAge d'Or - 248 pages
Mythic
RUBY â UNE ROMANCE BIRMANE
Ce roman met en scĂšne les personnages de Ruby, une jeune photographe lesbienne, fantasque et avide d'aventure; ainsi qu'un journaliste plus ĂągĂ© avec qui elle dĂ©veloppe une amitiĂ© basĂ©e sur l'humour et la complicitĂ©. Ensemble, ils planifient un voyage en Birmanie pour rĂ©aliser un reportage sur les rubis de Mogok. Bien vite, les voilĂ rejoints par un joaillier rĂ©putĂ©. Avant de retourner en Birmanie, un endroit mystique plein d'histoires et de trĂ©sors, ils doivent surmonter des imprĂ©vus liĂ©s Ă leur passĂ© respectif. Des fantĂŽmes que, tĂŽt ou tard, il convient dâexorciser. Autant quâun beau voyage au pays des mille pagodes, Philippe FiĂ©vet nous parle dâintrospection et nous rappelle le pouvoir politique mis en place lĂ -bas, bien loin de notre systĂšme dĂ©mocratique, avec une junte sanguinaire qui bride quiconque cherche Ă sortir du rang ou Ă se rebeller. Mais au-delĂ de ces aspects, il voue un amour sans borne pour des paysages Ă nuls autres pareils, Ă une nature splendide et Ă une culture millĂ©naire dont il parle avec passion. Editorialiste et chroniqueur Ă Paris-Match, lâauteur connaĂźt lâAsie du Sud-Est pour lâavoir parcourue de long en large et adore se servir de ses connaissances pour documenter ses ouvrages. « Ruby, une romance birmane » se lit dâune traite, avec lâimpression de se balader sans quitter son chez-soi et garder ses habitudes bien tranquilles.
Ed. M.E.O â 220 pages
André Metzinger
COMMANDANT FRANĂOIS CHANEL
François Chanel, son nom siffle comme une marque de haute couture. NĂ©anmoins, il est commandant dâun des meilleurs services de police, aguerri aux tĂąches les plus ingrates. Du genre atypique, mais servi par une intuition qui ferait passer Madame Irma pour une incapable. Il sâagit avant tout une enquĂȘte captivante, qui permet de rencontrer un protagoniste comme on en voit peu enlittĂ©rature. Les lieux emblĂ©matiques telsle 36 Quai des OrfĂšvres et la Gare de Lyon, ainsi que le monde des collectionneurs de statuettes africaines, contribuent Ă l'atmosphĂšre du roman. Des rebondissements enthousiasmants, de l'humour et une plume efficace ajoutent Ă©galement au bonheur de lire. Tout dĂ©bute lorsque Laurent erre seul dans le hall de la gare de Lyon, l'air paumĂ©. Il vient de rater son CAP boulangerie et sa mĂšre l'a mis dehors. Samy, escroc Ă la grande gueule, le repĂšre et a bien l'intention de profiter de sa candeur pour lâentraĂźner dans un cambriolage. SĂ»r, rien ne se dĂ©roule comme prĂ©vu. Tous deux se confrontent Ă la propriĂ©taire et choisissent la fuite plutĂŽt que la confrontation physique. Quelques heures plus tard, celle-ci est retrouvĂ©e morte, abattue de cinq balles dans le crĂąne. Les investigations du meilleur flic du Quai des OrfĂšvres rĂ©veillent le passĂ© opaque de la victime. Plus complexe qu'il n'y parait, lâenquĂȘte emprunte bien des courbes avant lâĂ©pilogue. Evidemment, lâauteur y place sa touche personnelle, qui se caractĂ©rise par de lâhumour et un cĂŽtĂ© dĂ©jantĂ© qui ne dĂ©plaĂźt pas lorsquâil sâagit dâoriginalitĂ© pour ne pas faire comme les autres romanciers qui pratiquent le polar.
Ed. M+ - 229 pages
Andrea Cerasi
EXECUTION
Ce roman policier met en scĂšne le commandant François Chanel et son Ă©quipe dans une enquĂȘte complexe.Tout tourneautourdel'assassinat d'unavocatrenommĂ©danslessous-solsduPalaisdeJustice. Les flics du Quai des OrfĂšvres doivent dĂ©mĂȘler les fils qui relient ce crime Ă des personnages apparemment diffĂ©rents, mais interconnectĂ©s d'une maniĂšre mystĂ©rieuse. Le rĂ©cit explore les relations entre un homme de loi aux penchants sombres, une femme socialement isolĂ©e avec des tendances terroristes et un personnage qui sembleissu d'unroman duXIXe siĂšcle et peut ĂȘtre considĂ©rĂ© comme un Ă©lĂ©ment intriguant, ajoutant une dimension littĂ©raire de type Flaubertien Ă l'intrigue. La morphopsychologie et un talent particulier du commandant Chanel sont ici utilisĂ©s pour analyser les suspects en profondeur et dĂ©couvrir leurs motivations cachĂ©es. Pascal Marmet plonge les lecteurs dans un suspense intelligent, oĂč les Ă©lĂ©ments du rĂ©el et de la magie se mĂȘlent, crĂ©ant une atmosphĂšre Ă©trange et captivante. Une ambiance idoine pour soulever les cĂŽtĂ©s obscurs de la nature humaine et les connexions Ă©nigmatiques entre les individus, tout en utilisant un mĂ©lange de compĂ©tences d'enquĂȘte traditionnelles et de concepts plus mystiques.
Ed. M+ - 268 pages
Andrea Cerasi
LA VIE SECRĂTE DES ĂCRIVAINS
"Elle Ă©tait vĂȘtue d'une robe Ă manches courtes Ă imprimĂ© fleuri qu'elle portait sur un col roulĂ© Ă maille cĂŽtelĂ©e. Les derniers rayons du soleil patinaient le cuir de ses bottes Ă talons en cuir moutarde. Au regard qu'elle lui lança, Fawles eut deux certitudes. La premiĂšre : Mathilde Monney ne se trouvait pas sur l'Ăźle par hasard. Elle n'Ă©tait Ă Beaumont que pour dĂ©couvrir son secret..." Et la seconde certitude de Fawles, Ă©crivain Ă succĂšs qui, prĂšs de vingt ans plus tĂŽt, s'Ă©tant arrĂȘtĂ© d'Ă©crire, s'est retirĂ© sur une Ăźle au large des cĂŽtes de la MĂ©diterranĂ©e, quelle serait-elle ? Que sa fin Ă©tait imminente en raison de ce qu'il dissimulait ?
Un Ă©crivain, Nathan Fawles, qui a subitement cessĂ© d'Ă©crire, une jeune femme, Mathilde, singuliĂšre journaliste suisse en quĂȘte de vĂ©ritĂ©, un corps sans vie dĂ©couvert clouĂ© Ă un eucalyptus, des vĂ©ritĂ©s occultes, des mensonges assumĂ©s, "La vie secrĂšte des Ă©crivains" de Guillaume Musso se rĂ©vĂšle "une lecture inoubliable, un puzzle littĂ©raire fascinant et diabolique lorsque l'auteur y place sa derniĂšre piĂšce." (QuatriĂšme de couverture) Guillaume Musso, l'auteur de "Et aprĂšs...", "L'appel de l'ange" et "La fille de Brooklyn" entre autre, l'une de ses particularitĂ©s : des structures et constructions de romans Ă©laborĂ©es, oĂč rien n'est laissĂ© au hasard, le lecteur maintes fois impressionnĂ© par la fluiditĂ© de la narration souvent ponctuĂ©e de citations appropriĂ©es. "Tout le monde a trois vies; une vie privĂ©e, une vie publique et une vie secrĂšte..." Gabriel Garcia Marquez.
Une vie secrĂšte ? Qu'en est-il de celle de Nathan Fawles qui, pour d'obscures raisons, a brusquement disparu de la scĂšne littĂ©raire aprĂšs avoir publiĂ© trois romans devenus cultes ? Son face-Ă -face avec Mathilde Monney, qui semble vouloir l'affrontement, n'est guĂšre de bon augure. Ni pour elle ni pour luimĂȘme. "AprĂšs tout, s'il devait mourir aujourd'hui, autant que ce soit assis derriĂšre une machine Ă Ă©crire. C'Ă©tait lĂ qu'Ă©tait sa place. LĂ oĂč il s'Ă©tait toujours senti le moins mal. Sauver sa peau en alignant des mots sur un clavier..."
A la lecture de ce roman oĂč prĂ©domine l'humain, une citation nous vient spontanĂ©ment Ă l'esprit : "Combien la vie est diffĂ©rente quand on la vit et quand on l'Ă©pluche aprĂšs coup." Une fin d'odyssĂ©e sous le grondement de tonnerre, une sĂ©rie d'Ă©clairs fulgurants illuminant des protagonistes dĂ©chirĂ©s ? Au bout d'eux-mĂȘmes ? Guillaume Musso est non seulement un Ă©crivain mais aussi un habile dramaturge qui parvient Ă nous tenir en haleine jusqu'Ă l'Ă©pilogue dans lequel il nous a concoctĂ© une singuliĂšre... apparition.
Ed. Livre de Poche â 384 pages
Thierry-Marie Delaunois
LâAFFAIRE AGATHA CHRISTIE
Dans la nuit du 3 au 4 dĂ©cembre 1926, la romanciĂšre Agatha Christie se trouve dans sa maison familiale du comtĂ© de Berkshire. Vers vingt-deux heures, elle embrasse sa fille pour lui souhaiter bonne nuit, puis annonce Ă sa cuisiniĂšre quâelle sâen va faire un tour. Sur son passage, elle dĂ©pose deux lettres destinĂ©es Ă son mari et Ă sa secrĂ©taire, fait annuler ses rendez-vous et grimpe au volant de sa Morris Cowley grise. Sa destination ? Personne ne le sait. Ce nâest que le lendemain matin, Ă huit heures, que son vĂ©hicule est retrouvĂ© au bord de lâĂ©tang de Silent Pool, les phares allumĂ©s et une portiĂšre ouverte. Ă lâintĂ©rieur : son manteau de fourrure, un sac Ă main et son permis de conduire. Lâautomobile nâest pas garĂ© et semble avoirquittĂ©lavoieaprĂšsavoirdĂ©valĂ©unepetitepenteet butĂ©contreunarbre. Lâautriceresteintrouvable. ĂlâĂ©poque, lâauteuredetrente-sixansvenaitdesortirsonsixiĂšmeroman, Le Meurtre de Roger Ackroyd. Bien quâelle ne soit pas encore Ă lâapogĂ©e de la carriĂšre, sa plume est suffisamment reconnue pour susciter lâintĂ©rĂȘt de la presse. Rapidement, les mĂ©dias sâemballent et les thĂ©ories fusent : kidnapping, accident, enlĂšvement orchestrĂ© par son mari, meurtre ⊠Les scĂ©narios les plus farfelus sont dĂ©posĂ©s sur la table, jusquâĂ la publication de photomontages dâAgatha Christie portant des lunettes et coiffĂ©e de cheveux courts, pour donner une idĂ©e de ce Ă quoi elle pourrait ressembler, elle qui aimait tant se dĂ©guiser. Nina de Gramont revient sur cet Ă©pisode de la vie de la reine du thriller et restitue cette affaire avec un rĂ©alisme bien documentĂ©. Un thriller sur the queen of ⊠Justement !
Ed. Cherche-Midi â 432 pages
André MetzingerLES CAHIERS DU CAPITAINE GEORGES
Jean Renoir a rĂ©alisĂ© une quarantaine de films en France et aux Etats-Unis, entre autres succĂšs lâadaptation du roman dâEmile Zola, La BĂȘte humaine, ou encore le film quâil considĂ©rait comme son chef-dâĆuvre, La RĂšgle du jeu. Il avait de qui tenir puisquâil Ă©taitle second fils dâAuguste Renoir, le cĂ©lĂšbre peintre impressionniste. En fin de carriĂšre, il a publiĂ© une dizaine dâĂ©crits, dont celui-ci paru en 1966. Cet ouvrage assez confidentiel nâa fait lâobjet que de rares commentaires. Il nous plonge dans divers contextes qui sâentremĂȘlent les uns avec les autres avant, pendant et aprĂšs la PremiĂšre Guerre mondiale. Dâabord le milieu de la trĂšs haute bourgeoisie possĂ©dante oĂč parents et enfants se vouvoient, oĂč le pĂšre se charge de lâĂ©ducation sexuelle de son descendant et oĂč les familles sâefforcent dâunir leur progĂ©niture au sein dâune mĂȘme caste. Ensuite le centre de formation Ă©questre de Saumur, oĂč se trouve le prestigieux Cadre Noir, et lâentraĂźnement des cavaliers, la relation Ă©troite qui les lie avec leur monture et leurs amitiĂ©s solides de soldats dâĂ©lite.A noter quâau dĂ©but de la guerre, Jean Renoir Ă©tait lui-mĂȘme sous-officier dans le 1er rĂ©giment de dragons et quâil est restĂ© plusieurs annĂ©es sous les drapeaux. Ce roman est donc partiellement autobiographique en ce qui concerne la vie militaire et les scĂšnes de guerre. Le narrateur constatera vite le caractĂšre obsolĂšte de la cavalerie au vingtiĂšme siĂšcle. Ensuite, on est plongĂ© dans lâambiance dâune auberge de province oĂč se rĂ©unissent les apprentis hussards en fin de journĂ©e pour y faire bonne chĂšre, ou dans lâambiance feutrĂ©e dâune maison close dont le patron, Ă la moralitĂ© irrĂ©prochable, considĂšre son activitĂ© comme celle dâun service indispensable Ă la santĂ© publique. Câest dansceslieux quesurvient la rencontre entre le narrateur (le Capitaine), alors jeune hussard Ă©levĂ© dans le grand monde parisien et pas encore dĂ©grossi, et une jeune fille mariĂ©e, issue dâun milieu paysanmodeste et devenue prostituĂ©e.Autrement dit, Ă travers cette rencontre, câest lechocdedeuxclassessociales. NĂ©anmoins, cerĂ©citreposeessentiellementsurleconflit entre les authentiques principes religieux de lâhĂ©roĂŻne, pour qui le mariage est sacrĂ©, et sa passion amoureuse tout aussi authentique pour le narrateur. AgnĂšs est un ĂȘtre de bon sens chez qui la simplicitĂ© se conjugue avec lâintelligence : âŠJe suis une pĂ©cheresse qui aime son pĂ©chĂ©. Je ne peux mĂȘme pas me confesser parce que le curĂ© me demanderait dây renoncer. Et si je lui promettais, ce serait un faux serment. Par une dĂ©cision rĂ©dhibitoire, elle finit par trancher le cas de conscience entre son amour, son honnĂȘtetĂ© et sa foi. Cet ouvrage Ă©voque, dans un langage soignĂ©, parfois familier, une relation sentimentale profonde et noble, semĂ©e dâembĂ»ches et pouvant paraĂźtre comme empreinte dâabsurditĂ©. Câest cet amour Ă la vie Ă la mort que Richard Edmond Hartley dĂ©couvrira avec Ă©motion aprĂšs le dĂ©cĂšs de son ami le Capitaine Georges en lisant les cahiers que ce dernier lui avait confiĂ©s.
Ed.
Folio, 320 pages Martin MeyerLA MALLE DE GOA
Dans ce troisiĂšme tome des rĂ©cits de voyage Ă©crits sur une petite Ăźle de ThaĂŻlande, Jean-Charles Courcot nous emmĂšne en Inde avec Charly, son autre je. Son moi littĂ©raire attend sa derniĂšre heure dans la prison de Mapusa, Ă Goa, sur la cĂŽte occidentale. Charly a Ă©tĂ© incarcĂ©rĂ© sur une sombre dĂ©nonciation, et il doit ĂȘtre jugĂ© pour un crime impardonnable qui lui vaut les foudres de la justice. Dans la pĂ©nombre, il Ă©crit une lettre dâadieu Ă ses amis, ponctuĂ©e de motsillisiblesqui sechevauchent Ă cause des pannes dâĂ©lectricitĂ© dans sa geĂŽle. Il Ă©crit Ă propos de la soif de libertĂ© et dâamour qui lâa attirĂ© en Inde et lui a fait dĂ©couvrir mille saveurs
et tant de visages bien-aimĂ©s sur cette cĂŽte de Goa, au bord de la mer dâOman. LĂ oĂč il a achetĂ© une petite maison de rĂȘve toute blanche (Ă moins que ce ne fĂ»t la maison qui lâait achetĂ©), sur la plage de cocotiersdâAnjuna, avecauloinquelquesĂźlotsverslesquelsil aimenagerchaquematinpourserĂ©veiller. Câest de lĂ quelâĂ©crivain voyageur va nous faire dĂ©couvrir ses multiples rencontres avec une civilisation haute en couleur et deux jeunes Hindous qui vont la rĂ©vĂ©ler par tous les pores de leur peau. Il dĂ©couvre la spiritualitĂ© indienne et lâhomosexualitĂ©, toujours punissable selon la loi anglaise qui lâa qualifiĂ©e, depuis 1860, dâinfraction sexuelle Ă lâencontre de lâordre naturel des choses. LâAngleterre y a renoncĂ©, mais lâInde sây accroche comme Ă la prunelle de ses yeux, malgrĂ© 10 % de sa population. Charly devra lutter contre lâhypocrisie sociale et la loi du bas profit : payer ou se faire dĂ©noncer auprĂšs des autoritĂ©s locales.
Mille et une petites choses apparaissent au fil de cette lecture nourrie dâabondantes notes en bas de page qui nous renseignent : cuisine pimentĂ©e de masala, Veda des traditions, rituel funĂ©raire, voyage en train bondĂ© depuis Goa jusquâĂ Bangalore et Mysore, systĂšme des castes et leur antipode, la Silicone VallĂ©e de lâInde oĂč lâordinateur est roi. Avec et surtout la promiscuitĂ© qui rĂšgne sur tout le continent : on se touche, on se caresse du regard et des mains, on se mĂȘle, tout est tactile en Inde. Comment un milliard deux cents millions dâIndiens (en 2014, Ă lâĂ©poque oĂč ce livre fut Ă©crit) pourraient-ils faire autrement, malgrĂ© la saletĂ© omniprĂ©sente et le prescrit des castes importĂ©es voici longtemps par les Aryens ?
La Malle de Goa nousfait voir, sentir et toucher lâInde autrement, Ă travers un rĂ©cit de voyage envoĂ»tant quâon se procurera sur www.jeancharlescourcot.com. Une lecture Ă©clairante et attachante par la sincĂ©ritĂ© du narrateur, Ă©crivain et personnage confondus, qui se livre ici corps et Ăąme Editions Arts & Ăles -264 pages
Michel Lequeux.
LE CERCLE DE PIERRES
Lors dâun sĂ©jour en Grande-Bretagne pour amĂ©liorer son anglais, CĂ©dric dĂ©couvre le cercle de mĂ©galithes dominant le village oĂč il loge chez une famille dâaccueil. Ce lieu qui, pour la plupart des gens, se rĂ©sume Ă une curiositĂ© touristique va soudain exercer un curieux pouvoir sur lui. Il commence Ă recevoir des messages venus dâailleurs qui remettent en question son existence et plusieurs de ses relations. Que doit-il croire ? Faut-il donner crĂ©dit Ă ces Ă©tranges visions qui semblent jeter une lumiĂšre diffĂ©rente sur lâidentitĂ© de ses proches ou devrait-il plutĂŽt se fier Ă son propre jugement ? Ne distinguant plus oĂč se situe la vĂ©ritĂ©, tout son Ă©quilibre va dangereusement chanceler et la jeune fille dont il est tombĂ© Ă©perdument amoureux risquedâĂȘtre entraĂźnĂ©e dans sa chute. « Le Cercle de Pierres », troisiĂšme livre Ă©crit par Sophie Dubois, est un roman qui sâinspire directement de ses nombreux voyages en Grande-Bretagne et de son goĂ»t pour les mondes invisibles. Lâauteure a eu la chance de participer Ă des cĂ©rĂ©monies au cĆur de Stonehenge et, ainsi, de ressentir lâĂ©nergie trĂšs particuliĂšre Ă©mise par les pierres. Les endroits dĂ©crits existent rĂ©ellement, mais lâhistoire et les personnages sont purement fictifs.
Ed. EdiLivre â 204 pages
Sam Mas
RESTE
"M. est lĂ , allongĂ© prĂšs de moi. Il est mort. IL EST MORT. J'espĂšre, en les Ă©crivant, que ces mots m'aideront Ă apprĂ©hender cette rĂ©alitĂ©. Je les observe, les dĂ©chiffre tandis qu'ils se forment sous ma main..." Le dĂ©but d'une premiĂšre lettre-fleuve adressĂ©e Ă l'Ă©pouse de M., son expĂ©ditrice : S., la maĂźtresse de longue date de M. dont le cĆur s'est subitement arrĂȘtĂ© de battre. Mort naturelle, accident ou... crime ? Un pittoresque chalet en pleine nature, un lac plutĂŽt froid Ă proximitĂ©, un corps inerte, sans vie, une femme bouleversĂ©e qui n'est pas certaine de vĂ©ritablement saisir ce qui lui est arrivĂ©, tel est le tragique point de dĂ©part de "Reste", le troisiĂšme roman trĂšs narratif de Adeline DieudonnĂ© aprĂšs "La Vraie vie", joli succĂšs de librairie dotĂ© de nombreux prix, et "KĂ©rozĂšne". Autant chronique d'un amour passionnel, viscĂ©ral, qu'oeuvre fort personnelle, "Reste" aurait trĂšs bien pu avoir pour titre "Au-delĂ ..." pour plusieurs raisons qui sont Ă dĂ©couvrir dans le rĂ©cit. Si le compositeur Camille Saint-SaĂ«ns avait vĂ©cu jusqu'ici, il aurait probablement qualifiĂ© cette Ćuvre de "Danse macabre". Une danse macabre ? S. nous dĂ©crit ici avec prĂ©cision tous les faits relatifs au dĂ©cĂšs de M. et elle ne s'en tient pas seulement aux faits : nous voyageons allĂšgrement entre passĂ© et prĂ©sent, au cĆur "de territoires obscurs et des marĂ©cages d'une conscience", entraĂźnĂ©s et mĂȘme emportĂ©s par un tourbillon de pensĂ©es qui tournent toutes autour de M. et de la vie de S., une vie qui Ă©tait loin d'ĂȘtre un long fleuve tranquille avant qu'elle ne rencontre puis ne perde son amant, son aimĂ©, l'amour de sa vie. Ćuvre fort personnelle, disions-nous ? L'auteure le reconnaĂźt (cfr. : l'entretien donnĂ© Ă la Foire du Livre de Bruxelles 2023, entre autres), une part d'ellemĂȘme se retrouvant projetĂ©e dans son personnage principal, forces et faiblesses se dĂ©voilant au fur et Ă mesure. A. DieudonnĂ© : une auteure dotĂ©e d'un cĆur d'une grande et belle sensibilitĂ©. Une femme d'une profonde humanitĂ©. "Je pense, donc je suis." D'une narration fluide et dĂ©liĂ©e, "Reste" restera longtemps dans les mĂ©moires. Pour quelle raison Ă©ventuellement ? "J'ai ouvert sa valise, plongĂ© le nez dans un de ses pulls, son parfum lui avait survĂ©cu jusque lĂ . Sa crĂšme hydratante, son gel, son savon, son eau de toilette. J'ai extrait le tout de sa trousse, les ai disposĂ©s en ligne..." Ce qu'implique le verbe aimer peut ĂȘtre diffĂ©rent pour chacun d'entre nous, les degrĂ©s, nombreux, allant de l'ordinaire Ă l'extrĂȘme qui pourrait en surprendre plus d'un. OĂč nous situons-nous ici avec "Reste" ? DĂ©couvrez-le sans hĂ©siter par vous-mĂȘme. Adeline DieudonnĂ©, une auteure Ă suivre assurĂ©ment, Ă l'Ă©gal de bien d'autres.
Ed. Lâiconoclasteâ 282 pages
Thierry-Marie Delaunois
PSYCHOSE
Le film dâAlfred Hitchcock a largement dĂ©passĂ© la notoriĂ©tĂ© du roman Ă©crit en 1959 par Robert Bloch. La trame sedĂ©roule dansunpetitmotel isolĂ©tenupar Norman Bates, unjeune hommeĂ©trange et rĂ©servĂ©. Tout dĂ©marre avec la fuite de Marion Crane, qui vient de dĂ©rober lâargent de son employeur et qui traverse les Etats-Unis pour rejoindre son amant. FatiguĂ©e par le trajet, elle arrĂȘte sa voiture au Bates Motel, pour profiter dâun bon lit et se rafraĂźchir. Tout bascule alors que rien ne prĂ©sageait une issue fatale. ObservĂ©e par le propriĂ©taire de lâenseigne, elle est sauvagement poignardĂ©e alors quâelle se douche. RestĂ©e sans nouvelles dâelle, sa sĆur Lila engage un dĂ©tective privĂ© pour la retrouver. Bien entendu, les indices la conduisent au fameux motel tenu par Norman. Sans vouloir rĂ©vĂ©ler trop de dĂ©tails, « Psychose » reste un roman efficace, dont Alfred Hitchcock sâest fidĂšlement emparĂ© pour donner lâun de ses plus cĂ©lĂšbres longs mĂ©trages. Le thĂšme explore les profondeurs de la torpeur humaine et les bourrelets de lâĂąme. Soutenu par un suspense omniprĂ©sent, une moisson de rebondissements inattendus et des moments effrayants, le film (initialement prĂ©vu pour la tĂ©lĂ©vision) a Ă©tĂ© distribuĂ© dans les salles pour ĂȘtre acclamĂ© tous azimuts. Lâauteur a créé en la personne de Norman Bates un protagoniste dont le cinĂ©ma sâest emparĂ© pour en faire lâun des plus grands mĂ©chants rĂ©currents de lâhistoire du septiĂšme art, mĂȘme si dĂ©passĂ© par la suite par les sĂ©vices dâHannibal Lecter. Mais ceci reste une autre affaire ! PrĂȘt pour passer une nuit blanche ? Si oui, « Psychose » vous attend !
Ed. Points
Guy Duguet240 pages