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Bruxelles Culture septembre 2023

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BRUXELLES CULTURE

5 septembre 2023

Brussels Diffusion asbl

Contact et abonnement gratuit : pressculture4@gmail.com

RENCONTRE : FRANCIS CORNET

RENCONTRE : FRANCIS CORNET

Depuis qu’il est Ă  la retraite de l’enseignement, Francis Cornet est devenu un boulimique de l’écriture. Ce Hamoirien d’origine, mais habitant depuis 1984 Saint-Georges dans la province de LiĂšge, veille Ă  pĂ©renniser l’histoire locale Ă  travers des brochures ou par le biais de romans qui racontent sa belle rĂ©gion. Rencontre.

Qui ĂȘtes-vous ?

Jen’ai paseucequel’onpourraitappelerunparcourslinĂ©aire. Bien qu’amoureux du français, j’ai d’abord optĂ© pour la filiĂšre technique, choix qui m’a conduit entre autres, aux Ă©clairages et aux dĂ©cors du Théùtre national de Belgique. Cette pĂ©riode m’a marquĂ© Ă  deux niveaux : les dĂ©cors et les dialogues des diffĂ©rents auteurs mis en valeur par des comĂ©diens professionnels. Ensuite, j’ai repris une formation et montĂ© une entreprise de restauration de meubles et de dĂ©coration. Enfin, j’ai passĂ© le jury central pour donner cours pendant le reste de ma carriĂšre. En parallĂšle, j’ai toujours Ă©crit. Lorsque l’on m’a proposĂ© de rejoindre le Cercle d’histoire et de culture de Hamoir (CHCH), j’ai eu l’occasion de rĂ©diger et de mettre en page cinq brochures traitant des cent derniĂšres annĂ©es de la localitĂ©. J’ai Ă©galement Ă©crit et mis en scĂšne quatre piĂšces de théùtre qui parlent de rĂ©cits devenus des lĂ©gendes du coin. Mais je me suis vraiment placĂ© devant la feuille au moment de rassembler une sĂ©rie de poĂšmes que j’avais composĂ©s au fil du temps. Le travail suivant a Ă©tĂ© un roman et les neuf autres ont suivi.

Vous avez Ă©tĂ© enseignant durantde nombreuses annĂ©es. Aujourd’huiretraitĂ©, queretenez-vous de ces dĂ©cennies passĂ©es devant des Ă©lĂšves et quel regard portez-vous sur le monde de l’école tel qu'il est actuellement ?

Le dĂ©but de ma carriĂšre d’enseignant a Ă©tĂ© pour moi une pĂ©riode privilĂ©giĂ©e. J’avais le dĂ©sir de transmettre mon savoir-faire aux jeunes comme le faisaient les compagnons du devoir, dont j’ai toujours admirĂ© l’esprit et les traditions. On m’a proposĂ© un horaire dans l’enseignement spĂ©cialisĂ©. De la sorte, j’ai rejoint des Ă©lĂšves porteurs d’un handicap sensoriel. Au cours de cette mĂȘme pĂ©riode, j’ai enseignĂ© en promotion sociale, oĂč les contacts Ă©taient forcĂ©ment plus ambitieux sur le plan intellectuel. Lorsque je pense aux annĂ©es passĂ©es, en dĂ©pit des difficultĂ©s rencontrĂ©es, j’ai Ă©prouvĂ© de grandes satisfactions. Aujourd’hui, je pense quel’enseignant est le pauvre type qui se retrouve prĂ©cepteur de vingt-cinqgosses Ă  la fois, mal Ă©duquĂ©s pour certains, totalement dĂ©sintĂ©ressĂ©s par la chose scolaire pour d’autres, plus aptes Ă  la manipulationde leurs chers trĂ©sors informatiques et Ă  l’écoute de musiques qui ne ressemblent plus Ă  grand-chose qu’à travailler en classe. Sans doute n’en sont-ils pas conscients, ils marchent pourtant Ă  des rythmes saccadĂ©s qui ressemblent de plus en plus Ă  des slogans.

A quel Ăąge avez-vous Ă©tĂ© piquĂ© par le virus de l’écriture ?

L’écriture m’a contaminĂ© Ă  l’adolescence et ne m’a jamais quittĂ©. J’étais un enfant dĂ©couvreur : comprendre, appliquer, inventer, penser et rĂ©flĂ©chir m’importaient. Cette personnalitĂ© m’a conduit Ă  nourrir en permanence des tas de projets qui n’ont bien Ă©videmment pas tous vu le jour.

Inventez-vous vos histoires ou sont-elles autobiographiques ?

LespiĂšcesdethéùtrequej’aiĂ©criteset misesenscĂšneontpourorigine des histoires vraies qui Ă©taient dĂ©jĂ  bien connues au temps de mon enfance. Les actions se passaient toujours dans mon village ou des hameaux tout proches qui ont rejoint Hamoir au moment de la fusion des communes. Quant Ă  mes romans, Hamoir est toujours au premier plan ou, tout au moins, en toile de fond. Pour certains, il s’agit de pure fiction. Pour d’autres, ils contiennent des Ă©lĂ©ments autobiographiques ou des rĂ©flexions sur notre Ă©poque.

Quels sont les prĂ©paratifs nĂ©cessaires Ă  la mise en place d’un rĂ©cit?

GĂ©nĂ©ralement, les sources viennent de souvenirs marquants. Ils surgissent Ă  tous moments, mais sont parfois fugaces et mĂȘme nocturnes. Je les enregistre alors sur un dictaphone. Par aprĂšs, je les organise. La rĂ©daction est gĂ©nĂ©ralement rapide.

A travers vos livres, on s’immerge dans le passĂ©. Les annĂ©es de guerre et les sixties reviennent de maniĂšre rĂ©currente. Pourquoi cette volontĂ© de regarder en arriĂšre ? Eprouvez-vous de la nostalgie pour ces Ă©poques ?

Pour ĂȘtre tout Ă  fait sincĂšre, j’avoue que je n’aime pas le XXIĂšme siĂšcle. Peut-ĂȘtre l’ñge provoque t-il certaines rĂ©actions rĂ©dhibitoires? Regarder en arriĂšre revient, pour moi, Ă  revivre l’époque de tous les possibles dans un milieu que je retrouve avec dĂ©lices. Je m’y installe, j’y suis bien et, naturellement, j’y fais Ă©voluer mes personnages.

Vous parlez souvent d’enfance et d’adolescence, que reprĂ©sente la jeunesse Ă  vos yeux ?

Pour moi, la jeunesse symbolise l’entrĂ©e dans l’ñge adulte, le mĂ»rissement mais aussi les premiers grands projets. C’est l’instant oĂč l’on dĂ©cide de tout sans trop mesurer les implications. Il est possible de rester jeune aussi longtemps que l’on Ă©chafaude encore l’avenir, mĂȘme si on est conscient de la derniĂšre ligne droite sur laquelle on se tient debout. Si l’on peut affirmer que vivre consiste Ă  entretenir une sĂ©rie de choses Ă  concrĂ©tiser, alors on peut prĂ©tendre rester jeune dans son esprit !

Le Cercled’histoire etdeculturede Hamoir, dontvous ĂȘtes membre, rĂ©serve Ă  voslivresun intĂ©rĂȘt patrimonial. A votre maniĂšre, pensez-vous contribuer Ă  la mĂ©moire locale et pĂ©renniser certains souvenirs qui disparaĂźtraient autrement ?

Oui, clairement ! Ce qui m’intĂ©resse, c’est de laisser une trace, dont j’espĂšre qu’elle restera visible le pluslongtempspossible. La vie d’une communautĂ© villageoise, Ă unmomentdonnĂ©, reprĂ©sente un flash. Raconter ces instants revient Ă  documenter le spectateur d’une photo sur ce qu’elle est incapable de dire.

Qu’est-ce qu’un bon livre ?

Selon moi, mais il s’agit d’un avis personnel, un bon livre doit ĂȘtre Ă©crit avec les tripes. On doit pouvoir respirer avec ceux qui habitent le rĂ©cit, les frĂ©quenter pour en faire la connaissance. Au terme de la lecture, les personnages dĂ©voilent leur identitĂ© et se font connaĂźtre des lecteurs avec leurs bons cĂŽtĂ©s comme avec leurs travers.

A quel moment, un manuscrit est-il prĂȘt Ă  ĂȘtre livrĂ© entre les mains d’un Ă©diteur ?

Lorsque je suis allĂ© au bout de mon idĂ©e de dĂ©part et qu’il ne me paraĂźt pas utile de palabrer. En quelque sorte, lorsque je me suis racontĂ© l’histoire Ă  moi-mĂȘme, que l’ai notĂ©e et que j’ai relu et revu les tournures de phrases et l’orthographe. Alors, je peux le livrer Ă  l’éditeur et au public.

Quel nouveau projet développez-vous ?

Un onziĂšme roman est en chantier. Le titre en est « La maison de Marraine ». Il faut savoir que, autrefois dans les familles nombreuses, la marraine de l’aĂźnĂ© ou de l’aĂźnĂ©e se faisait appeler ainsi par toute la fratrie. Dans ce travail, je considĂšre la « marraine » au sens symbolique, car elle dĂ©finit toute sa descendance jusqu’au moment de l’écriture. Je voudrais, comme d’habitude, parvenir Ă  faire ressortir le cĂŽtĂ© Ă©motionnel du rĂ©cit.

Retrouvez Francis Cornet sur le site www.wikihuy.be ou via sa page Facebook

Propos recueillis par Daniel Bastié

CHARLES DE LORRAINE PLACE DU MUSÉE

Un pan de notre histoire s’affiche place du MusĂ©e, Ă  l’époque oĂč notre pays Ă©tait sous l’autoritĂ© autrichienne. La statue de Charles de Lorraine, le prince des LumiĂšres, l’illustre Ă  merveille.

Dans un prĂ©cĂ©dent article, nous vous disions que cette statue avait Ă©tĂ© remplacĂ©e par celle de Godefroid de Bouillon place Royale. A l’endroit laissĂ© vacant par les rĂ©volutionnaires français qui l’avaient dĂ©boulonnĂ©e et fondue en 1793, lorsque la RĂ©volution Ă©tait passĂ©e par lĂ  et avait mis fin au rĂ©gime autrichien. Alors, Charles de Lorraine, le prince des LumiĂšres qui fut adulĂ© par nos compatriotes et auquel de son vivant une statue fut Ă©levĂ©e, fut-il dĂ©finitivement oubliĂ© et enterrĂ© ?

Non, au contraire. La Belgique qui venait de naĂźtre en 1830 voulut s’en souvenir en 1848, Ă  l’époque oĂč elle cherchait des figures historiques pour l’illustrer. La mĂȘme annĂ©e qu’elle Ă©levait une statue Ă  Godefroid de Bouillon pour commĂ©morer un hĂ©ros national, elle Ă©levait, Ă  quelques pas de lĂ , place du MusĂ©e, derriĂšre une des arcades ceignant la place Royale, une statue pour celui qui fut notre meilleur gouverneur autrichien : l’un des plus populaires.

Le prince des LumiĂšres

Charles de Lorraine exerça cette fonction pendant prĂšs de 40 ans, de 1741 Ă  1780, l’annĂ©e de sa mort. Sa statue pĂ©destre se trouve aujourd’hui dans un angle de cette belle place nĂ©oclassique, dominant le lieu de sa haute taille, sa main enserrant ses derniĂšres volontĂ©s dans un testament. Le sculpteur Louis Jehotte, dont la signature figure sur la semelle de bronze, s’est inspirĂ© du masque funĂ©raire moulĂ© sur le visage de Charles, dĂ©cĂ©dĂ© au chĂąteau de Tervuren le 4 juillet 1780. Le gouverneur est reprĂ©sentĂ© en tenue de marĂ©chal de l’Empire autrichien, portant le collier de la Toison d’or des Bourguignons et la croix de l’ordre Teutonique, ainsi qu’unpendentif figurant la MĂ©duse qui transforme en pierre tout rival. Ces insignes dĂ©notent le passĂ© dont le gouverneur Ă©tait garant, mais aussi le prĂ©sent Ă  ses pieds, avec le tricorne, le tĂ©lescope et les cartes qui s’emmĂȘlent. Comme les philosophes et les savants du siĂšcle des LumiĂšres, Charles Ă©tait fĂ©ru d’astronomie et son palais, situĂ© tout Ă  cĂŽtĂ©, le long de la place du MusĂ©e, regorgeait des curiositĂ©s de l’époque : un cabinet de laque ou chambre chinoise, des cabinets de sciences naturelles, deux bibliothĂšques, une chambre d’automates et une imprimerie. Le prince des LumiĂšres, comme on l’appelait alors, Ă©tait un amateur d’art, un collectionneur et un bibliophile. A sa mort, tout fut malheureusement vendu, y comprisson palais, leprince Ă©tantruinĂ©par sapassiondesbelleschosesquinel’avaitpas empĂȘchĂ© de bien gouverner au nom de sa belle-sƓur Marie-ThĂ©rĂšse, impĂ©ratrice d’Autriche. Le fils de l’impĂ©ratrice, Joseph II, en promulguant le culte de la Raison, se mit Ă  dos les Pays-Bas mĂ©ridionaux et catholiques. Ceux-ci devaient se laisser gagner par la fiĂšvre rĂ©volutionnaire de 1793.

Les Français succĂ©dĂšrent alors aux Autrichiens. Et les soudards sans-culotte allaient prendre le pas sur ceux qui avaient l’esprit de tolĂ©rance en tĂȘte. Nos abbayes furent dĂ©truites, mais c’est une autre histoire...

La place du Musée

Revenons donc Ă  celle de Charles de Lorraine. Sa statue de bronze reposant sur un imposant piĂ©destal en pierre bleue fut d’abord Ă©rigĂ©e au centre de la place, lĂ  oĂč se trouvaient autrefois un bassin et des jardins redessinĂ©s Ă  la française. La statue fut dĂ©mĂ©nagĂ©e en 1978, suite Ă  l’amĂ©nagement d’un puits de lumiĂšre en hĂ©micycle qui devait Ă©clairer les collections d’art contemporain exposĂ©es sous la place et dĂ©pendant des MusĂ©es royaux des BeauxArts y attenant. C’est pourquoi on appelle cette place la place du MusĂ©e. Aux extrĂ©mitĂ©s, deux mĂ©daillons de bronze Ă  l’effigie de l’impĂ©ratrice MarieThĂ©rĂšse et du roi LĂ©opold II, flanquĂ©s de putti, nous rappellent les pans de l’histoire. Les putti, les « putes » de l’histoire, aurait dit un mauvais Ă©tudiant pour parler de ces chĂ©rubins sonnant de la trompette

La place est construite en U, avec deux ailes nĂ©oclassiques dont l’une date du XVIIIe siĂšcle : c’est l’ancienne demeure de Charles de Lorraine qui en fit un luxueux palais. DĂšs 1760, une aile adjacente, vers la place du MusĂ©e, fut adjointe Ă  l’ancien hĂŽtel, comprenant un escalier d’honneur derriĂšre une façade concave que vous pouvez toujours voir, ainsi qu’une nouvelle chapelle privĂ©e, dite Chapelle royale, dont la premiĂšre pierre fut posĂ©e cette annĂ©e-lĂ .

L’intĂ©rieur mĂȘlait les influences classiques et la rocaille d’époque : le dĂ©cor stuquĂ©, ponctuĂ© de motifs RĂ©gence et Louis XV, comme les rosettes ornementales des voĂ»tes, les portraits en mĂ©daillon, les tableaux ornĂ©s de putti, ces chĂ©rubins ailĂ©s, les rocailles et les guirlandes de fleurs au-dessus des portes et danslesnichesdefenĂȘtres. Vouspourrez voirtouscesĂ©lĂ©mentssi vousentrez danslaChapelle royale, attribuĂ©e Ă  l’Eglise protestante en 1804 par l’Empereur NapolĂ©on et dĂ©finitivement concĂ©dĂ©e en 1816 sous le rĂ©gime hollandais.

L’autre partie, au fond de la place, date du XIXe siĂšcle : c’est la façade de l’ancien Palais de l’Industrie Nationale construit en 1825 sous Guillaume Ier, souverain des Pays-Bas, pour accueillir des salons pĂ©riodiques. LePalaisfutdĂ©molien1964, exceptĂ©lafaçadeverslaplaceduMusĂ©e(commele façadisme en prit l’habitude), pour permettre l’extension des MusĂ©es royaux des Beaux-Arts situĂ©s Ă  l’arriĂšre. Le fronton est d’Armand Cattier et reprĂ©sente une allĂ©gorie du ProgrĂšs. L’édifice abrita provisoirement l’ULB en 1834 puis il servit de BibliothĂšqueroyalejusquedanslesannĂ©es 1950, oĂč la BibliothĂšque dĂ©mĂ©nagea vers l’Albertine.

Vous accéderez à cette belle place pavée, souvent délaissée par les touristes, par la petite rue du Musée, ancienne ruelle connue sous le nom de la rue du Bouteiller au XVe siÚcle. Vous savourerez alors

l’élĂ©gance nĂ©oclassique de la place depuis les bancs qui entourent lastatuedeCharles de Lorraine, le prince des LumiĂšres

EXPOSITION : MARIE-LAURE MESTDAGH

Marie-Laure Mestdagh présente ses portraits à Bruxelles. Rencontre.

Sans avoir suivi de formation acadĂ©mique, de quelle maniĂšre vous ĂȘtes-vous familiarisĂ©e avec la peinture ?

Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours dessinĂ©, créé et bricolĂ©. La crĂ©ation Ă  tous niveaux m’a toujours enthousiasmĂ©e. Elle s’est imposĂ©e Ă  moi telle une Ă©vidence pour s’intĂ©grer Ă  mon existence. A force de tenter de nouvelles approches esthĂ©tiques et de chercher d’autres techniques, la peinture est venue au fil des annĂ©es. Peindre des portraits participe Ă  l’accomplissement de mon bonheur. Pour moi, le corps humain reprĂ©sente l’expression absolue de la beautĂ© et de la sensualitĂ©.

Quelle technique utilisez-vous ?

Ma libertĂ© peut ĂȘtre rĂ©sumĂ©e au fait que je n’appartiens Ă  aucune Ă©cole, Ă  aucun courant et que je ne suis pas tenue par une formation acadĂ©mique, puisque je suis le fruit du parfait autodidactisme. Je ne m’interdis donc rien et ma crĂ©ation n’est entravĂ©e par aucune limite. J’expĂ©rimente non-stop, j’essaie comme je le sens et je multiplie les essais jusqu’à ĂȘtre convaincue de la pertinence du rĂ©sultat. Depuis toujours, je n’aide cesse d’aller de l’avant pourfuir l’ennui et le confort crĂ©atif en intĂ©grant de nouveaux univers. Bien sĂ»r, aujourd’hui, je suis sĂ»re de mon trait, en parfaite adĂ©quation avec mes souhaits. L’acryliquerestemonmĂ©diumprĂ©fĂ©rĂ©, mĂȘmesi jetravailleĂ©galement lefusainet lafeuilled’or.Comme support, je privilĂ©gie la toile de coton ou de lin.

De quelle maniÚre avez-vous découvert Espace Art Gallery ?

Espace Art Gallery m’a remarquĂ©e sur le Net et m’a contactĂ©e. J’ai positivement rĂ©pondu Ă  cet appel du pied. Ensuite, j’ai rencontrĂ© le patron et nous avons fixĂ© une date d’exposition.

En France, vous teniez un salon de coiffure, que vous avez fort tĂŽt transformĂ© en galerie d’art. Que retenez-vous de cette expĂ©rience ?

En effet, j’ai exploitĂ© durant quinze ans un salon de coiffure, dans lequel je me suis mise Ă  exposer mes tableaux. Ensuite, l’idĂ©e m’est venue de prĂȘter les murs Ă  des artistes locaux, qui Ă©taient bien sĂ»r ravis. Avant tout, il s’agissait de mettre en valeur les Ɠuvres de personnes qui n’osaient pas franchir le seuil d’une vraie galerie d’art ou qui dĂ©butaient leur activitĂ©.

Qu’attendez-vous de votre exposition Ă  Bruxelles ? Mes attentes ? Avoir desretours desvisiteurs, rencontrer des artistesbelges et me faire connaĂźtre ailleurs que dans ma rĂ©gion. Être confrontĂ©e Ă  tout ça est naturellement bĂ©nĂ©fique pour se situer, peut-ĂȘtre remettre certaines certitudes sur le grill et songer aux Ă©ventuelles façons d’amĂ©liorer ma pratique. Enfin, passer dans une vraie galerie devrait me permettre de gagner en visibilitĂ© et en notoriĂ©tĂ© !

Qu’allez-vous y prĂ©senter ?

Je vais prĂ©senter des portraits. Le corps humain est tellement fascinant qu’on ne se lasse jamais de le peindre, de le dessiner et de le sculpter depuis les balbutiements de l’Art, avec ses courbes, ses saillies et ses creux. Nul n’est pareil Ă  un autre. La nuditĂ© Ă©voque la beautĂ©, la sensualitĂ©, parfois les marques d’un traumatisme, mais elle capte les regards et ne laisse jamais complĂštement indiffĂ©rent. ConcrĂštement, si vous passez voir les travaux qui seront installĂ©s rue de Laeken, je vous invite Ă  faire une pause pour les contempler Ă  l’aise, prendre le temps pour les dĂ©tailler et profiter de l’espace qui s’offre Ă  vous.

DĂ©couvrez les Ɠuvres de Marie-Laure Mestdagh du 8 au 30 septembre 2023 Ă  Espace Art Gallery Voyez tous les dĂ©tails complĂ©mentaires sur le site www.espaceartgallery.eu

Rue de Laeken, 83 Ă  1000 Bruxelles

Daniel Bastié

EXPOSITION DE SCULPTURES AU SQUAREARMAND STEURS

L'exposition de sculptures au SquareArmand Steurs, avec sa fontaine majestueuse, son pĂ©ristyle accueillant et ses espaces verts superbement entretenus, est un Ă©vĂ©nement emblĂ©matique qui suit son petit bonhomme de chemin depuis trente ans Ă  la mĂȘme pĂ©riode. L’occasion d’envahir cet espace public flanquĂ© Ă  la jonction de l’avenue Paul Deschanel et du boulevard des Quatre JournĂ©es pour le dĂ©tourner de l’impression somnolente qu’il donne auquotidien. Cetype d'exposition offre de nombreux avantages, notamment la crĂ©ation d'un lien entre l'art et la nature, permettant aux visiteurs d'apprĂ©cier les sculptures dans un cadre plus ouvert que les traditionnels musĂ©es. Les Ɠuvres rĂ©alisĂ©es dans diffĂ©rents matĂ©riaux tels que la pierre, le mĂ©tal, le bois ou le marbre passent par de multiples genres artistiques, allant de la figuration Ă  l’abstraction. Ce type d’évĂ©nement Ă l’heurd’attirerunlargepublic, desamateursd'art auxfamilles, enpassant parlestouristes qui peuvent se promener librement dans le site, profiter de la beautĂ© des rĂ©alisations et prendre des photos pour immortaliser leur visite. A cela, cette manifestation hors-murs permet aux artistes d'avoir une interaction plus directe avec leur public et cela demeure une opportunitĂ© pour eux de partager leur inspiration et leur processus crĂ©atif. Pour les organisateurs, cet Ă©vĂ©nement offre la possibilitĂ© de transformer le square en une vĂ©ritable galerie d'art temporaire, apportant une touche culturelle et artistique Ă  l'environnement urbain. Cette annĂ©e, vingt-quatre sculptures et quatre installations monumentales créées par douze artistes ont Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ©es. Parmi les artistes prĂ©sents cette annĂ©e, Jean Boghossian, Gilles Libert, Antoine Leclercq, Louise Brodsky (photo), Halinka Jakuwboska, Bob Van Der Auwera et bien d'autres prouveront une nouvelle fois qu’ils ne possĂšdent pas deux mains gauches. Profitez pleinement de cette expĂ©rience artistique jusqu’au 25 septembre 2023. Plus de dĂ©tails sur le site iwww.amis-square-steurs.be

Square Armand Steurs, 16 Ă  1210 Bruxelles

Daniel Bastié

EXPOSITION : XAVIER HUCHEZ

NĂ© Ă  Paris en 1966, Xavier Huchez vit et peint dans son atelier sur les bords du lac d’Annecy. InspirĂ© par les atmosphĂšres brumeuses, mystĂ©rieuses, les ambiances intimistes, Xavier Huchez se concentre sur le travail de la lumiĂšre. La peinture Ă  l’huile lui permet de jouer avec subtilitĂ© sur les transparences. N’hĂ©sitant pas Ă  rechercher des matĂ©riaux de qualitĂ© : les terres viennent de Toscane, la peinture est façonnĂ©e par de petits artisans, l’artiste travaille “à l’ancienne” utilisant des pigments purs tels que le lapis lazuli d’Afghanistan, le vermillon cinabre, notamment celui de Monte Amiata dont la production a Ă©tĂ© stoppĂ©e dans les annĂ©es 50, le jaune de Naples
 par petites touches Ă©clatantes
. Le travail repose sur une succession de couches “frottĂ©es”, ou la technique “Sfumato” qui permet d’oublier les contours pour se concentrer sur l’essentiel. Les supports utilisĂ©s sont la toile de lin mais aussi les panneaux de bois. Les nombreuses couches de peinture Ă  l’huile vont saturer le fond jusqu’à l’obtention d’un effet cirĂ© recherchĂ©, comme un vieux cuir patinĂ©. Le travail s’arrĂȘte lorsqu’arrive l’envie de “caresser le tableau”. Des Ɠuvres Ă  dĂ©couvrir Ă  la galerie Albert 1er du 4 au 24 septembre 2023. Voyez tous les dĂ©tails pratiques sur le site www.galerie-albert1er.be Rue de la Madeleine, 45 Ă  1000 Bruxelles

EXPOSITION : TRIO DE DAMES - PASCALE PONTEGNIE, SYLVIE OLIVIER ET CATHERINE DAGNELLE

Trois amies, qui se rencontrĂ©es autour d’un cafĂ©, aiment parler de leurs crĂ©ations et de leur art. Toutes vivent dans la capitale et adorent peindre.Alors, pourquoi ne pas unir leurs talents pour exposer en trio ? IdĂ©e pleinement entretenue envue d’uneconcrĂ©tisation.Restait Ă  dĂ©nicher unlieu agrĂ©able et accessible. Une enseigne a retenu leur attention dans le cƓur des Marolles, un quartier qui s’articule entre brocanteurs, antiquaires et galeries ayant pignon sur rue, sans oublier le cĂ©lĂšbre MarchĂ© aux Puces. RĂ©sultat : une exposition qui se concrĂ©tise Ă  la rentrĂ©e et qui conjugue trois univers dans une sororitĂ© harmonieuse. Ily a Pascale Pontegnie et ses toiles qui invitent Ă  la rĂȘverie, caractĂ©risĂ©es par des surfaces mouvantes, tout en nuances et en demi-teintes. Par le jeu des textures et des couleurs, des paysages apparaissent, aquatiques ou vĂ©gĂ©taux. Il y a aussi Sylvie Olivier, passĂ©e de la figuration Ă  l’abstraction, avant de mixer les deux courants pour nous faire dĂ©couvrir des toiles personnelles faites pour capter le merveilleux qui Ă©merge de certains instants du quotidien. Une magie qu’on perd l’habitude de discerner et qui s’éveille pourtant Ă  la moindre attention, en prenant vie dans les mille petites choses qui se lovent Ă  notre existence. Enfin, il y a Catherine Dagnelie, imprĂ©gnĂ©e par la philosophie yogique, amoureuse de la nature et inspirĂ©e par le vĂ©gĂ©tal, monde vivant enchevĂȘtrĂ© qui trouve sa tonicitĂ© dans le tumulte du chaos. Son travail se veut une invitation Ă  Ă©couter, Ă  aimer inconditionnellement et Ă  se laisser porter par la libertĂ© d’ĂȘtre simplement. Toutes trois exposent Ă  la galerie BlaesArt du 1er au 30 septembre 2023 et ce du vendredi au dimanche de 11 Ă  18 heures. Vous pouvez obtenir d’autres informations directement Ă  l’adresse florenceheyvaert@gmail.com

Rue Blaes, 134 Ă  1000 Bruxelles

Daniel Bastié

EXPOSITION : MITACQ

AprĂšs une rĂ©trospective dĂ©diĂ©e Ă  la mythique bĂ©dĂ© « La patrouille des castors » au cours de l’annĂ©e 2021, voilĂ  deux autres sĂ©ries majeures de Mitacq (1927-1994) mises Ă  l’honneur. En l’occurrence : Jacques Le Gall et Stany Derval. Apparu dans le journal « Pilote » en 1959, Jacques Le Gall a Ă©tĂ© un jeune aventurier confrontĂ©, jusqu’en 1980, Ă  des enquĂȘtes trĂ©pidantes scĂ©narisĂ©es par Jean-Michel Charlier. Pour trois de ses rĂ©cits aurĂ©olĂ©s de mystĂšre, le dessinateur y a dĂ©ployĂ© une somptueuse technique du lavis. Quant au personnage de Stany Deval, il a vu le jour en 1968 dans l’hebdomadaire « Spirou ». Reporter de tĂ©lĂ©visionet baroudeur sanspeur, ila pratiquĂ© aisĂ©ment lamoto, l’alpiniste et la spĂ©lĂ©ologie, Ă  l’instar de son papa de plume Mitacq himself ! Ses histoires se caractĂ©risent par une tonalitĂ© qui laisse la part large au suspense, avec des affaires empreintes de polar ou d’espionnage. Quatre-vingts planches originales tirĂ©es de ces deux sĂ©ries seront prĂ©sentĂ©esĂ Bruxelles. Unerareoccasion d’agiter le grelot de la nostalgie et de fĂ©dĂ©rer tous les fans du neuviĂšme art. Une exposition Ă  dĂ©couvrir Ă  la galerie Champaka du 14 septembre au samedi 7 octobre 2023. Voyez tous les dĂ©tails pratiques sur le site officiel de la galerie www.galeriechampaka.com Rue ErnestAllard, 27 Ă  1000 Bruxelles

Sam Mas

EXPOSITION : EN FORÊT AVEC ANNE BROUILLARD ET MÉLANIE RUTTEN

Anne Brouillard est nĂ©e en 1967Ă  Louvain, d’unpĂšre belge et d’unemĂšre suĂ©doise. Aimant dessiner depuis l’enfance, elle se forme Ă  l’illustration Ă  l’ESA Saint-Luc de Bruxelles et son premier album « Les trois chats » est Ă©ditĂ© dĂšs 1990. Autrice et illustratrice, elle a depuis rĂ©alisĂ© plus d’une quarantaine de livres qui nous emportent dans son univers intime empreint d’imagination poĂ©tique et de teintes lumineuses. ComposĂ©s de diffĂ©rents thĂšmes entremĂȘlĂ©s, tels la nature, les ĂȘtres vivants et le voyage, ses ouvrages nous plongent dans un univers Ă  cheval entre le conte, le rĂȘve et la rĂ©alitĂ©. Son talent a Ă©tĂ© rĂ©compensĂ© par de nombreux prix et sĂ©lections, dont la Pomme d’Or de Bratislava, une mention Ă  la Foire du livre de jeunesse Ă  Bologne, le Prix Maeterlinck, le Grand Prix Triennal de LittĂ©rature de Jeunesse 2015-2018 de la FĂ©dĂ©ration WallonieBruxelles, etc. Elle a aussi Ă©tĂ© dĂ©signĂ©e comme illustratrice reprĂ©sentant la Belgique pour le Prix Hans-Christian Andersen au Danemark. MĂ©lanie Rutten est passionnĂ©e par l’image et la narration. En 2008, sonpremier album « Mitsu »est publiĂ© aux Ă©ditionsMeMo. Egalement autrice et illustratrice, elle a vu ses livres rĂ©compensĂ©s par de nombreux prix, dont une mention d’honneur aux Bologna Ragazzi Awards, le prix SorciĂšres et le prix Brindacier. Traduits dans une dizaine de langues, certains de ses ouvrages sont adaptĂ©s au théùtre jeunesse. La prĂ©sente exposition rassemble une sĂ©lection d’originaux autour du thĂšme de la forĂȘt, vĂ©ritable lieu d’inspiration et de rĂ©cits quecesdeuxgrandesartistesobservent,peignent etdessinent avecsensibilitĂ©. UnĂ©vĂ©nementĂ dĂ©couvrir au Centre culturel du Rouge-CloĂźtre du 15 septembre au 26 novembre 2023. Voyez les modalitĂ©s pratiques sur le site www.rouge-cloitre.be Rue du Rouge-CloĂźtre 4 Ă  1160 Bruxelles

EXPOSITION : LA ROBE ROUGE PAR HÉLÈNE PICARD

Un vĂȘtement Ă©voque des rĂ©cits, des prĂ©sences autant que des humeurs. Une robe se situe Ă  mi-chemin entre le manteau et la chemise. Elle recouvre et protĂšge, mais elle habille surtout, enveloppe le corps pour onduler avec lui. Le rouge reprĂ©sente la couleur qui l’emporte avec une intensitĂ©, qui agrippe l’Ɠil et retient toutes les attentions. On ne peut pas y rester indiffĂ©rent. A travers ce textile, les histoires se chevauchent et les sentiments hurlent. On y devine mille histoires remplies de courage, de danger, de sensualitĂ©. Certainement de choses extrĂȘmement vivantes ! A la maniĂšre de Doris Lessing qui retrace les Ă©tatsmultiplesdesonhĂ©roĂŻne Annadansdes carnetsde diffĂ©rentes couleurs, cette expositionpropose de dĂ©couvrir ici les aventures d’une robe rouge, avec ce qu’elle abrite, ce qu’elle dĂ©gage et ses multiples facettes. Autour d’elle, oscillant entre puissance et fragilitĂ©, protection et dĂ©voilement, ardeur et prĂ©sence mystĂ©rieuse, des peintures, broderies, piĂšces textiles et aquarelles concourent Ă  nous rĂ©vĂ©ler les pouvoirs du vĂȘtement, de cette robe rouge suspendue dans l’espace, flottante et hiĂ©ratique. Une exposition Ă  dĂ©couvrir Ă  la galerie Arielle Hauterives 7 septembre au 22 octobre 2023. Voyez tous les dĂ©tails pratiques sur le site www.ariellehauterives.be

Rue Blaes,118 Ă  1000 Bruxelles

EXPOSITION : TINTIN, L’AVENTURE IMMERSIVE

Plongez dans l'univers captivant de Tintin, grĂące Ă  l'exposition immersive qui vous transporte littĂ©ralement au cƓur des aventures du cĂ©lĂšbre reporter Ă  la houppe ! Cette expĂ©rience unique en son genre vous invite Ă  vivre une aventure exceptionnelle oĂč les pages des bandes dessinĂ©es prennent vie autour de vous. DĂšs que vous franchissez les portes de l'exposition, vous ĂȘtes transportĂ© dans les rues animĂ©es de Bruxelles, la ville natale de Tintin. Les dĂ©cors minutieusement reconstituĂ©s vous plongent dans les dĂ©cors familiers des aventures deTintin, comme le chĂąteau de Moulinsart, le laboratoire du Professeur Tournesol, ou encore les ruelles exotiques du Caire et les vastes plaines enneigĂ©es du Tibet. L'expĂ©rience immersive ne se limite pas aux dĂ©cors visuels. GrĂące Ă  des technologies de pointe, vous pouvez sentir l'atmosphĂšre palpable de chaque lieu, ressentir les vibrations des moteurs d'avion, entendre les Ă©chos des pas dans les couloirs sombres et mĂȘme sentir les arĂŽmes distincts des environnements traversĂ©s par Tintin au fil de ses aventures. Les personnages emblĂ©matiques prennent Ă©galement vie d'une maniĂšre Ă©poustouflante. Tintin lui-mĂȘme, accompagnĂ© de son fidĂšle compagnon Ă  quatre pattes, Milou, semble tout droit sorti des planches dessinĂ©es. Le Capitaine Haddock dĂ©verse ses jurons lĂ©gendaires tandis que les Dupond et Dupont mĂšnent l'enquĂȘte avec leur maladresse caractĂ©ristique, provoquant des rires Ă  chaque coin. Cet Ă©vĂ©nement offre Ă©galement un aperçu fascinant du processus crĂ©atif de l'auteur, HergĂ©. Des croquis originaux, des esquisses et des notes vous guident Ă  travers l'Ă©volution des personnages et des scĂ©narios, vous permettant de comprendre la genĂšse de ces histoires intemporelles. Que vous soyez un fan de longue date de Tintin ou que vous dĂ©couvriez cet univers pour la premiĂšre fois, l'exposition immersive vous offre une expĂ©rience inoubliable qui plaira Ă  tous les Ăąges. Vous serez littĂ©ralement plongĂ© dans les aventures, l'humour etl'Ă©motionquiont faitdeTintinl'une des bandesdessinĂ©esles plusaimĂ©esĂ travers le monde. Ne manquez pas cette occasion de vivre une aventure aux cĂŽtĂ©s du cĂ©lĂšbre reporter et de ses amis, d'une maniĂšre que vous n'auriez jamais imaginĂ©e auparavant. Rendez-vous dĂšs le 27 septembre 2023 sur le site de Tour & Taxis pour dĂ©couvrir cette expĂ©rience esthĂ©tique haute en couleur jusqu’au7 janvier 2024.Voyez les dĂ©tails pratiques sur le site www.tourtaxis.com

Avenue du Port, 86C Ă  1000 Bruxelles

André Metzinger

NOUVELLE FRESQUE MURALE ÀANDERLECHT

Depuis 2020, la rue Victor Rauter, situĂ©e entre la rue Wayez et la chaussĂ©e de Mons, accueille des fresques murales au niveau des entrĂ©es de son petit parc. Des rĂ©alisations citoyennes multi-colorĂ©es qui couvrent ses murs. Les promeneurs attentifs ont d’ailleurs remarquĂ© que des pavĂ©s en mosaĂŻque ont Ă©tĂ© installĂ©s un peu partout autour de la place de la Vaillance pour dessiner une boucle qui se dirige vers le canal avoisinant et revenir, ensuite, lentement vers le centre. Le point d’orgue de cette balade Ă©tant bien sĂ»r les huit mosaĂŻques murales du susdit espace vert, toutes rĂ©alisĂ©es par une Ă©quipe locale, inspirĂ©e par des thĂšmes aussi libres que la nature, l’environnement, la faune, la flore, des ciels engageants et des couleurs chatoyantes. Leur derniĂšre rĂ©alisation a Ă©tĂ© rĂ©cemment posĂ©e et est visible aux yeux de tous.

EXPOSITION : BORIS THIÉBAUT

Dans un rapport singulier au dessin, au geste, au langage Ă©crit, cette exposition est bĂątie autour d’une sĂ©rie rĂ©cente de dessins sur papier de grand format signĂ©s Boris ThiĂ©baut. Quelque part entre l’art brut, le graphisme et la bande dessinĂ©e, une poĂ©sie visuelle utilisant le geste, l’écriture, la vitesse, les signes et la matiĂšre. Entre simplicitĂ© d'outils et de technique directe, l’artiste cherche un Ă©quilibre fait de strates, de reprises et d’effacements. ComplexitĂ© aussi de lecture oĂč le geste et le signe se disputent un mĂȘme territoire. Ces formes luttent constamment pour construire leur propre langage : un langage hĂ©sitant, qui se cherche et se nie lui-mĂȘme au fur et Ă  mesure qu'il se construit. Seront prĂ©sentĂ©s Ă©galement une sĂ©rie de dessins automatiques oscillant entre poĂ©sie graphique ready-made et documents de travail, des peintures murales monumentales tirĂ©es de ces mĂȘmes dessins et une sĂ©rie inĂ©dite de peintures sur bois. UnĂ©vĂ©nement Ă  dĂ©couvrir au Botanique du 1er septembre au 29 octobre 2023. Voyez tous les dĂ©tails pratiques sur le site www.botanique.be

FRESQUE SUR LA PALISSADE DU PALAIS DES BEAUX-ARTS

Farm Prod est un collectif de peintres actif dans le domaine des arts urbains depuis 2003. Issu d’une mĂȘme formation artistique, chaque membre a dĂ©veloppĂ©, au fil des annĂ©es, un univers personnel tout en nourrissant un travail collectif prolifique. Que ce soit Ă  l’occasion d’expositions en galerie, de performances, de rĂ©alisation de fresques monumentales ou de l’organisation d’évĂšnements artistiques d’envergure, sur commande ou initiative propre, le collectif s’est créé une identitĂ© visuelle forte et fait rayonner son art et la Belgique tant au niveau national qu’international. Il est d’ailleurs (re)connu pour son expertise enlamatiĂšre aux quatre coins dumonde. Ses membres AlexisCorrand, Alexandre Alonso, AnthonyLĂ©veque, ArnaudDebal,ClĂ©ment Nourry, FrĂ©dĂ©ricLebbe, GuillaumeDesmrets,JohanBaggio, Nelson Dos Reis et Piotr Szlachta ont rĂ©alisĂ© une fresque sur la palissade cĂŽtĂ© rue royale du Palais des Beaux-Arts. Elle est Ă  dĂ©couvrir 24/24 heures jusque fin juin 2024.

EXPOSITION : CENTENAIRE BOURDELLE EN R.V.

Plongez dans l'une des toutes premiĂšres expositions du Palais des Beaux-Arts : celle d'Antoine Bourdelle en 1928. GrĂące Ă  une installation de rĂ©alitĂ© virtuelle, vous (re)dĂ©couvrirez ses sculptures monumentales dans la salle des sculptures, aujourd'hui appelĂ©e Hall Horta Charismatique et bienveillant, ce petit-fils de chevrier, fils d’ébĂ©niste, transmettait le savoir-faire tout en laissant libre cours Ă  ses Ă©lĂšves. Il ne s’est jamais voulu maĂźtre d’école, ni professeur, mais un artiste qui travaillait pour tous, en souhaitant casser les vieux moules de l’enseignement. Il aimait prĂ©ciser que : La charpente osseuse chez n’importe quel modĂšle, c’est tout, c’est le canevas d’un drame, d’un roman et qu’il s’agit du ressort intĂ©rieur qui anime les surfaces. Antoine Bourdelle a enseignĂ© dans son atelier de Montparnasse et Ă  l’AcadĂ©mie de la Grande ChaumiĂšre, puis aux Gobelins, Ă  environ quatre cents Ă©lĂšves identifiĂ©s Ă  travers le monde qui ont suivi ses cours. MĂȘme si son influence se dĂ©tache de celle d’Auguste Rodin, on sait qu’il a fourbit ses armes chez lui, avant de se lancer comme indĂ©pendant, souvent amenĂ© Ă  rĂ©pondre Ă  des commandes pour faire bouillir la marmite. Pour lui, la reconnaissance a explosĂ© lors de l’Exposition universelle de 1900, oĂč ses Ɠuvres ont reçu un accueil non-nĂ©gligeable. SollicitĂ© Ă  l’étranger, il a eu l’opportunitĂ© d’arpenter la cour des grands. Avec Albert Besnard, il a cofondĂ© le Salon des Tuileries en 1923. Il s’est Ă©galement rĂ©inventĂ© architecte, aprĂšs la dĂ©fection de Van de Velde sur le chantier du Théùtre des Champs-ElysĂ©es, alors qu’il s’occupait initialement de la dĂ©coration intĂ©rieure. Bozar remet cet artiste Ă  l’honneur dans une scĂ©nographie totalement inĂ©dite grĂące Ă  la technologie actuelle. Un Ă©vĂ©nement Ă  dĂ©couvrir du 15 septembre au 29 octobre 2023. Voyez tous les dĂ©tails pratiques sur le site www.bozar.be Rue Ravenstein, 23 Ă  1000 Bruxelles

EXPOSITION : ANTONI TÀPIES

Le travail d'Antoni TĂ pies (Barcelone, 1923-2012) est remis Ă  l’honneur par le biais d’une rĂ©trospective qui voyage entre 1944 et les annĂ©es 1990. Il s'agit de la premiĂšre grande exposition en Belgique Ă  prĂ©senter une vision complĂšte de l'Ɠuvre de l'artiste, avec une sĂ©lection de cent vingt-deux Ɠuvres rĂ©unies pour lapremiĂšre fois depuis plusieursdĂ©cennies. Depuislespremiers dessins et lesautoportraits, l'exposition se poursuit avec les « peintures-matiĂšres » des annĂ©es 1950 et les objets et assemblages des annĂ©es1960et 1970. EllesepoursuivraavecsesvernisdesannĂ©es1980, qu'ilavaitcommencĂ©squelques annĂ©es plus tĂŽt alors que la dĂ©mocratie faisait ses premiers pas en Espagne, et se terminera par des Ɠuvres des annĂ©es 1990, au cours desquelles TĂ pies a poursuivi l'expĂ©rimentation formelle et matĂ©rielle qui a toujours Ă©tĂ© au cƓur de sa pratique. Artiste autodidacte de l'entre-deux-guerres, TĂ pies a rĂ©flĂ©chi Ă  la condition humaine, Ă  son propre contexte historique et Ă  la pratique artistique, en particulier aux limites etaux contradictions dela peinture. Son Ɠuvre trĂšs prolifique est dispersĂ©e dans le monde entier. Une expositionĂ  dĂ©couvrirĂ Bozar du15septembre2023 au7janvier2024. DĂ©couvrez lesinformations complĂ©mentaires sur le site www.bozar.be

Rue Ravenstein, 23 Ă  1000 Bruxelles

EXPOSITION : JUDITH VANISTENDAEL

L'autrice bruxelloise Judith Vanistendael (1974) est une vĂ©ritable ambassadrice de la bande dessinĂ©e. Elle propose dans ses ouvrages une rĂ©flexion pertinente et sociale et touche, depuis de nombreuses annĂ©es, un public large et international. Chacun de ses ouvrages est rĂ©alisĂ© dans un style diffĂ©rent. Pas Ă©tonnant, Ă  ce titre, que son travail influence en grande partie la nouvelle gĂ©nĂ©ration de crĂ©ateurs et crĂ©atrices de bandes dessinĂ©es. L’exposition a pour but de retracer l’Ɠuvre de l’autrice dans toute sa complexitĂ©. Alors que Judith Vanistendael est passĂ©e maĂźtre dans la crĂ©ation d'atmosphĂšres et de scĂ©narios percutants, le MusĂ©e de la Bande DessinĂ©e aspire Ă  rendre honneur de maniĂšre poĂ©tique Ă  la diversitĂ© des styles d'une autrice qui ne cesse de surprendre et d'Ă©mouvoir les lecteurs. Un Ă©vĂ©nement Ă  dĂ©couvrir au Centre belge de la bande dessinĂ©e jusqu’au 12 novembre 2023. Davantage d’informations sur le site www.cbbd.be Rue des sables, 20 Ă  1000 Bruxelles

EXPOSITION : ODYSSÉE, AUX ORIGINES DE BLAKE ET MORTIMER

L’exposition ODYSSÉE projette de replacer l’Ɠuvre patrimoniale Blake et Mortimer dans son contexte Ă  la fois esthĂ©tique, culturel et historique afin que le grand public en dĂ©couvre toutes les facettes. Le parcours de l’exposition sera jalonnĂ© de six thĂ©matiques pour rythmer l’expĂ©rience : Sous les auspices des dieux, Un HomĂšre moderne, Le Théùtre du Monde, Le Rayon de la Mort, La Terre Inconnue et L’Éternel Retour. Au travers de planches et documents originaux, Ă©videmment de E.P. Jacobs mais aussi d’Etienne SchrĂ©der et Christian Cailleux, dĂ©couvrez comment le trĂšs fameux album Le Rayon U d’Edgar P. Jacobs s’est positionnĂ© comme l’un des chaĂźnons manquants entre les comics Ă  l’amĂ©ricaine et la BD franco-belge. Un Ă©vĂ©nement Ă  dĂ©couvrir jusqu’au 1er octobre 2023 au Centre belge de la bande dessinĂ©e. Davantage d’informations sur le site www.cbbd.be

Rue des sables, 20 Ă  1000 Bruxelles

EXPOSITION : COLLECTION ART NOUVEAU

RassemblĂ©s depuis la fin des annĂ©es soixante, les centaines de milliers de plans, dessins, documents, dossiers Ă©crits ainsi que les piĂšces de mobilier, photographies et maquettes que conserve le CIVA offrent, audelĂ  de leur qualitĂ© esthĂ©tique, un panorama unique de la crĂ©ation architecturale et paysagĂšre belge des XIXe et XXe siĂšcles. Dans le cadre de l'annĂ©e Art Nouveau 2023, cette visite vous invite Ă  (re)dĂ©couvrir l’Art nouveau, ses multiples formes et diffĂ©rents supports sur lesquels il s’est dĂ©clinĂ© jusqu’à devenir un art total. A titre de rappel, l'Art nouveau se caractĂ©rise par des formes inspirĂ©es de la nature, oĂč la courbe domine. Contrairement Ă  beaucoup d'autres mouvements artistiques, l'Art nouveau ne cherche pas Ă  promouvoir un systĂšme prĂ©cis de principes artistiques inventĂ© par un artiste ou un groupe d'artistes et de thĂ©oriciens. Des piĂšces Ă  dĂ©couvrir au CIVA jusqu’au 12 octobre 2023. Voyez tous les dĂ©tails pratiques sur le site www.civa.brussels Rue de l'Ermitage, 55 Ă  1050 Bruxelles

EXPOSITION : HOUSE OF DREAMERS

Cet Ă©tĂ©, la Villa Empain renoue avec sa vocation initiale de maison en invitant les visiteurs Ă  dĂ©couvrir le travail d’artistes reconnus et Ă©mergents, au sein d’un espace qui lui-mĂȘme Ă©tait une habitation meublĂ©e. Avec un titre traduit littĂ©ralement en français par la ‘maison des rĂȘveurs’, l’exposition collective House of Dreamers imagine une dĂ©ambulation poĂ©tique dans les espaces de la Villa Empain. Au fil des chambres et salons, les Ɠuvres rassemblĂ©es explorent autant les qualitĂ©s architecturales des espaces que leurs usages. L’expositionprend la formed’un intĂ©rieur recomposĂ©, d’unemaisonretrouvĂ©e par la rĂ©alisation de grands dĂ©cors in situ, oĂč les espaces sont habitĂ©s par la vie des Ɠuvres et des objets. Ce parcours thĂ©matique pose la question de la relationdes artistes Ă  l’espace domestique, en convoquant la notion de dĂ©coratif dans les arts moderne et contemporain. Cet Ă©vĂ©nement fait l’éloge du rĂȘve comme possible rĂ©ponse d’habiter la vie autrement et propose de rĂ©enchanter un quotidien, porteur de messages poĂ©tiques, politiques et sociaux, et est Ă  dĂ©couvrir Ă  la Villa Empain jusqu’au 1er octobre 2023. Voyez les donnĂ©es pratiques sur le site www.villaempain.com Av. Franklin Roosevelt, 67 Ă  1050 BruxellesOS

EXPOSITION : UNFREE LABOR

Avons-nous toujours la possibilitĂ© de choisir notre travail ? Pourquoi certaines catĂ©gories de personnes sont-elles susceptibles d’ĂȘtre relĂ©guĂ©es dans des emploisde seconde zone?Sommes-nous invariablement dĂ©terminĂ©s Ă  contribuer Ă  un marchĂ© de l’emploi inĂ©galitaire ou avons-nous, comme consommateur, la possibilitĂ© d’un choix ? L’exposition « Unfree Labor » nous invite Ă  explorer la transition floue entre un travail libre et non libre. Loin d’ĂȘtre cantonnĂ© Ă  des pĂ©riodes les plus noires de notre histoire rĂ©cente, le travail contraint demeure aujourd’hui encore une rĂ©alitĂ©. Les visiteurs y apprendront que l’absence de choix implique inĂ©vitablement une relation de dominance-subordination. Il s’agit bien sĂ»r d’une exposition engagĂ©e qui invite les visiteurs Ă  rĂ©flĂ©chir et Ă  prendre position sur des situations vĂ©cues aujourd’hui en Allemagne, en Belgique et au Grand-DuchĂ© de Luxembourg. Dans nos pays riches et dits dĂ©mocratiques, quelle est notre marge de libertĂ© en prenant un emploi ? Dans quelle mesure la coercition Ă©conomique, juridique ou Ă©motionnelle pousse-t-elle une personne Ă  accepter un travail pouvant prĂ©senter des conditions injustes ? Cette manifestation informe, mais pose aussi beaucoup de questions qui dĂ©rangent. Elle souhaite aider le visiteur Ă  mieux comprendre ce monde du travail que nous partageons. Cet Ă©vĂ©nement se veut enfin le rĂ©sultat d’une dĂ©marche active d’étudiants d’universitĂ©s et d’établissements supĂ©rieurs de ces trois pays et qui apporte un regard novateur et inĂ©dit de la jeune gĂ©nĂ©ration sur des questions sociĂ©tales. A voir Ă  La Fonderie jusqu’au 21 janvier 2024. Voyez les modalitĂ©s pratiques sur le site www.lafonderie.be

Rue Ransfort, 27 Ă  1080 Bruxelles

EXPOSITION : ORADEA- ART NOUVEAU

SituĂ©e Ă  Ă©gale distance entre Vienne, Prague et Bucarest, la ville d’Oradea en Roumanie est parfaite pour une escapade pour ce dĂ©but d'automne. AppelĂ©e capitale roumaine de l’Art Nouveau grĂące au nombre impressionnantd’édifices Ă©rigĂ©sdansce style, elle dĂ©tient aussi leplusgrand nombre debĂątisses dans le style SĂ©cession Viennoise de Roumanie. Laissez-vous donc Ă©garer dans ses ruelles Ă©troites, typiquement mĂ©diĂ©vales, et admirez les fantaisies architecturales des monuments que vous croiserez sur votre route. Plongez dans l'univers fascinant du patrimoine Art nouveau d'Oradea, en Roumanie, et ses palais aux formes gĂ©omĂ©triques captivantes. Les photos saisissantes de Larisa Birta, combinĂ©es Ă  l'intelligence artificielle, voustransporteront dansunmonde artistiqueinnovant et mystĂ©rieux. L'histoire intemporelle des palais d'Oradea prend vie Ă  travers l'objectif de Larisa Birta, crĂ©ant un monde fantastique imprĂ©gnĂ© de grĂące fĂ©minine et de dĂ©tails invisibles qui donnent vie Ă  chaque surface. Ne manquez pas cette expĂ©rience oĂč art et technologie se rencontrent ! Les Halles Saint-GĂ©ry lui consacrent une exposition jusqu’au 30 septembre 2023. DĂ©paysez-vous en vous rĂ©fĂ©rant au site www.hallessaintgery.be

Place Saint-Géry à 1000 Bruxelles

EXPÉDITIONS D’EGYPTE AU MUSÉE DU CINQUANTENAIRE

Encore un mois pour visiter cette magnifique exposition au pays des Pharaons, qui se tient aux MRAH, les MusĂ©es royaux d’Art et d’Histoire du Cinquantenaire. Elle se terminera le 1er octobre 2023 aprĂšs avoir attirĂ© les foules pendant six mois. Encore et toujours pour voir et revoir 200 objets de cette fascinante civilisation qui a nourri nos rĂȘves.

L’exposition se divise en trois parties. D’abord les piĂšces du XIXe siĂšcle qui illustrent la dĂ©couverte de l’Egypte ancienne par les archĂ©ologues, avec notamment la Cachette des prĂȘtres de Deir el-Bahari dans la vallĂ©e des Rois. Les prĂȘtres y avaient dissimulĂ© descercueils demomies emboĂźtĂ©sdeuxpar deux, des vases canopes contenant les viscĂšres des dĂ©funts et des figurines ouchebtis reprĂ©sentant leurs serviteurs dans l’au-delĂ . Ces objetsfunĂ©raires nous initient au monde des dieux Ă©gyptiens et Ă  la vie Ă©ternelle qu’ils promettaient aux fidĂšles.

DĂ©but de l’égyptologie

L’exposition commence avec le dĂ©chiffrement des hiĂ©roglyphes par Champollion en 1822, voici deux cents ans, alors que l’Europe se passionne pour l’Egypte qui va occuper une place centrale dans la politique internationale et dans l’expansion Ă©conomique de nos pays. C’est le dĂ©but de la colonisation. Viennent d’autres ajouts importants Ă  la collection du musĂ©e, dont les objets ramenĂ©s d’Egypte par LĂ©opold, duc du Brabant, futur LĂ©opold II, avec la statue monumentale de Sekhmet, la dĂ©esse lionne. Vous verrez aussi dans cette premiĂšre partie les collections Hagemans et Ravestein, qui valent au musĂ©e la cĂ©lĂšbre statue en calcaire de la « Dame de Bruxelles » de la 3e dynastie, sous l’Ancien Empire. Ou le don du khĂ©dive, titre des dirigeants Ă©gyptiens Ă  l’époque ottomane, sous la forme de dix cercueils et « planches de momies » qui recouvraient les corps dĂ©couverts dans la « DeuxiĂšme Cachette » de Deir el-Bahari, en 1891.

Jean Capart, l’Indiana Jones de l’époque

La deuxiĂšme partie de l’exposition concerne l’Ɠuvre de Jean Capart, conservateur en chef de la section Ă©gyptienne du musĂ©e et vĂ©ritable fondateur de l’égyptologie belge. Par sa persĂ©vĂ©rance, son inĂ©puisable soif d’expĂ©ditionsetsonentregent, il accroĂźt la collection de milliers d’objets et fait de Bruxelles la capitale mondiale de l’égyptologie dans la premiĂšre moitiĂ© du XXe siĂšcle. Il est aussi l’instigateur du service culturel du musĂ©e. Les visites guidĂ©es et les confĂ©rences sont sa spĂ©cialitĂ©. AprĂšs avoir visitĂ© en 1923 le tombeau inviolĂ© de Toutankhamon en compagnie de la reine Elisabeth, il crĂ©e, grĂące au soutien royal, la Fondation

Ă©gyptologique Reine Elisabeth, une institution scientifique de renommĂ©e internationale qui fĂȘte cette annĂ©e son centiĂšme anniversaire. Jean Capart le fait souvent avec Ă©clat : il dĂ©couvre en 1935 dans la statuette de KhĂąy, cĂ©dĂ©e par LĂ©opold III, un papyrus qui reprend les dĂ©positions des pilleurs de tombes royales sous le pharaon RamsĂšs IX (vers -1125). Parfois aussi avecdĂ©convenue : enjuin1908, ilfait acquĂ©rirparlemusĂ©edeuxscarabĂ©es visibles dans l’exposition, qui racontent sur leur face plate le rĂ©cit d’un pĂ©riple en Afrique Ă  l’époque du pharaon NĂ©chao II, de la 26e dynastie. Manque de pot pour lui, ce sont des faux rĂ©alisĂ©s par le fils du vendeur dĂ©cĂ©dĂ©, et notre Ă©gyptologue doit s’en excuser en citant cette devise : « Memento quia pulvis es », souviens-toi que tu n’es que poussiĂšre.

A son actif Ă©galement les fouilles d’el-Kab Ă  80 km au sud de Louxor, commencĂ©es en dĂ©cembre 1936, qu’il poursuivra durant dix ans au fil de trois campagnes. Il en ramĂšnera un magnifique buste en granit rose d’Amenhotep II qui figure parmi les Ɠuvres les plus impressionnantes du musĂ©e. Jean Capart dĂ©cĂšde Ă  70 ans, le 16 juin 1947, alors qu’il se prĂ©parait Ă  entamer sa quatriĂšme campagne de fouilles Ă  el-Kab, sur laquelle le pavillon belge flotte toujours pour la concession obtenue Ă  l’époque.

Un nouveau regard

La derniĂšre partie concerne l’égyptologie aujourd’hui. La prioritĂ© n’est plus d’accroĂźtre la collection qui comprend plus de douze mille objets, dont deux cents sont ici montrĂ©s, mais de mettre ces objets en valeur, pour leur rendre la vie et les resituer dans leur contexte. La collection Ă©gyptienne est close et plus aucun objet dĂ©couvert dans la vallĂ©e du Nil ne peut ĂȘtre aujourd’hui exportĂ©. Sara Sallam, jeune artiste Ă©gyptienne, y apporte satouche de poĂ©sie, nourrie par ses souvenirs d’enfance au Caire, en posant un nouveau regard sur l’hĂ©ritage de l’Egypte ancienne.

Venez donc dĂ©couvrir l’Egypte d’hier et d’aujourd’hui dans cette magnifique exposition qui s’achĂšvera le 1er octobre prochain. Elle est accompagnĂ©e d’un catalogue richement illustrĂ©, comprenant une description de l’histoire de l’égyptologie belge et des objets exposĂ©s, au prix de 39 €. Plus d’informations sur www.artandhistory.museum.

Parc du Cinquantenaire Ă  1000 Bruxelles

Michel Lequeux

EXPOSITION : THE WORLD OF BANSKY

Lestreet art, dontBanksyest l'undesprincipauxreprĂ©sentants, estunmouvement artistiquequi aĂ©mergĂ© au dĂ©but des annĂ©es 1970 dans les quartiers dĂ©favorisĂ©s de grandes villes. Cette forme artistique est souvent associĂ©e Ă  la culture hip-hop et punk, dont les artistes cherchent Ă  s'exprimer en dehors des circuits traditionnels. Bien que ce mode d’expression soit souvent considĂ©rĂ© comme Ă©phĂ©mĂšre et illĂ©gal, il a acquis une reconnaissance croissante au fil des ans et de nombreuses villes ont créé des espaces qui lui sont dĂ©diĂ©s. Banksy, dont il ne s’agit pas de la vĂ©ritable identitĂ©, est Ă  la base depuis 1990 d’une sĂ©rie d’Ɠuvres qui Ă©maillent les citĂ©s du monde entier, combinant un style graphique distinctif chargĂ© des messages politiques et sociaux forts. Il a donc Ă©tĂ© imaginĂ© de lui consacrer une exposition pour faire davantage apprĂ©cier son travail ou le faire connaĂźtre pour celles et ceux qui ignorent toujours de quelle maniĂšre il a marquĂ© notre siĂšcle. A cet effet, une Ă©quipe d’artistes de rue internationaux (aussi anonymes que Banksy !) a reçu les clĂ©s d’une bĂątisse situĂ©e Ă  cheval entre la place De BrouckĂšre et le Vismet pour la transformer en un lieu plein de surprises. Pas question bien sĂ»r d’encadrer les reproductions des mondes de cet artiste Ă  nul autre pareil, mais d’utiliser les murs pour recopier Ă  l’identique les originaux. L’occasion pour les visiteurs de se plonger dans une expĂ©rience complĂšte et immersive qui dote les crĂ©ations d’un nouveau souffle ou de recrĂ©er toutes celles qui ont disparu. Voyez toutes les modalitĂ©s pratiques sur le site www.theworldofbanksy.be Rue de Laeken, 28 Ă  1000 Bruxelles

Henri Bodson

EXPOSITION : VAN GOGH – THE IMMERSIVE EXPERIENCE

Vincent van Gogh est l'un des artistes les plus cĂ©lĂšbres et influents de l'histoire de l'art. Sa vie tragique, sa passion pour la peinture et son style unique ont laissĂ© une empreinte durable dans les encyclopĂ©dies, forgeant sa lĂ©gende. Originaire des Pays-Bas, l’homme a traversĂ© de nombreuses Ă©preuves tout au long de sa vie, mais sa contribution Ă  l'art moderne reste indĂ©niable. Il a commencĂ© sa carriĂšre en tant que pasteur dans le Borinage, se voulant plus pauvre que les pauvres, aussi proche du Christ que l’Eglise semblait s’en ĂȘtre Ă©loignĂ©e. En bute avec sa hiĂ©rarchie, il s’est adonnĂ© Ă  sa passion pour la peinture, rĂ©alisant des toiles toutes imprĂ©gnĂ©es de bruns couleur terre, reprĂ©sentant le peuple au travail, ces ouvrierstirĂ©sdelamineoudel’usine,assezprochedelaveinedeConstantinMeunierĂ lamĂȘmeĂ©poque. SoutenufinanciĂšrement par sonfrĂšreThĂ©o, il a traversĂ©la frontiĂšre pourchercher l’inspirationenFrance et embrasser le soleil qui manquait tellement dans sa palette. Il s’est a revu complĂštement sa maniĂšre de peindre par l'utilisation audacieuse de la couleur et la recherche de l'Ă©motion personnelle. Ses nouvelles Ɠuvres se sont distinguĂ©es par leurs coups de pinceau expressifs et leurs coloris vibrants. Les reprĂ©sentations de van Gogh Ă©tait profondĂ©ment influencĂ©es par son Ă©tat mental. Il a créé certains de ses chefs-d'Ɠuvre les plus cĂ©lĂšbres alors qu'il Ă©tait Ă  l'hĂŽpital psychiatrique de Saint-RĂ©my-de-Provence, oĂč il a conçu des toiles telles que "La Nuit Ă©toilĂ©e". Ses peintures de tournesols, de champs de blĂ© et de paysages ruraux reflĂštent sa fascination pour la nature et sa recherche de la beautĂ© dans les Ă©lĂ©ments simples de la vie. L'une des pĂ©riodes les plus connues de son existence demeure liĂ©e est son amitiĂ© et Ă  sa cohabitation avec Paul Gauguin Ă Arles. Cependant, leur relation tumultueuse a finalement conduit Ă  un affrontement violent. Une amitiĂ© explosive, alimentĂ©e par trop d’alcool et des sautes d’humeur rĂ©currentes. Incapable de se subordonner Ă  des tĂąches, van Gogh finit par exploser au point de tenter d’assassiner son confrĂšre d’un coup de lame, qui quitta la ville immĂ©diatement sans se retourner. Seul, Vincent van Gogh, saisi par un accĂšs de dĂ©mence, se serait alors coupĂ© un morceau de l’oreille gauche Ă  l’aide d’un rasoir, avant de l’envelopper dans du papier journal et de l’amener Ă  une prostituĂ©e qu’il voyait rĂ©guliĂšrement, une certaine Rachel. Il se serait ensuite tout simplement couchĂ©. La police ne l’aurait trouvĂ© que le lendemain, la tĂȘte ensanglantĂ©e et l’esprit embrouillĂ©. Le conditionnel reste ici de mise, faute de tĂ©moins. Bien que l’artiste n'ait connu qu'un succĂšs limitĂ© de son vivant et ait luttĂ© contre la misĂšre, son hĂ©ritage artistique a pris de l'ampleur aprĂšs son suicide. Ses tableaux se sont vendus Ă  des prix exorbitants et ont influencĂ© de nombreux artistes ultĂ©rieurs. Des musĂ©es dĂ©diĂ©s Ă  sa vie et Ă  son travail, tels que le musĂ©e Van Gogh Ă  Amsterdam, attirent des visiteurs du monde entier. Aujourd’hui, l’exposition« VanGogh :theimmersiveexperience »proposedevoirsesƓuvresautrement, Ă deslieues des prĂ©sentations rigides des musĂ©ums et de les animer grĂące Ă  des technologies de pointe et la 3D. De fait, les toiles se mettent Ă  bouger, s’animent, sont projetĂ©es sur le plafond, les murs et le sol. Le tout Ă  trois cent soixante degrĂ©s. De quoi redonner le goĂ»t Ă  la culture Ă  celles et ceux qui en seraient blasĂ©s ! Cela se dĂ©roule Ă  la Galerie Horta jusqu’au 15 octobre 2023. Voyez les crĂ©neaux horaires sur le site www.vangoghexpo.com

Rue du Marché-aux-Herbes, 116 à 1000 Bruxelles

BRUSSELS GALLERY WEEKEND

Cela semble ĂȘtre une excellente initiative pour promouvoir les jeunes artistes Ă©mergents et mettre en valeur la scĂšne artistique de Bruxelles. Brussels Gallery Weekend offre une plateforme unique pour les artistes en herbe, afin de prĂ©senter leur travail au public et aux professionnels de l'art. Le fait qu’il offre un programme variĂ© comprenant des confĂ©rences, des performances, des ateliers pour enfants et des visites guidĂ©es est Ă  souligner d’un trait rouge. Cela permet non seulement aux visiteurs de dĂ©couvrir unevariĂ©tĂ©d'Ɠuvresd'art, maisaussides'immergerdansl'environnement crĂ©atifenapprenant davantage sur les processus artistiques, les influences etles motivations descrĂ©ateurs. L'Ă©vĂ©nement peut Ă©galement contribuer Ă  renforcer la notoriĂ©tĂ© de la scĂšne artistique bruxelloise en attirant l'attention sur la diversitĂ© des talents prĂ©sents dans la ville. De plus, cela peut encourager les collaborations et les Ă©changes entre artistes, galeries et institutions artistiques, favorisant ainsi un environnement artistique dynamique et stimulant. Assurer la visibilitĂ© des jeunes artistes Ă©mergents est crucial pour leur dĂ©veloppement et leur carriĂšre future. Cette seiziĂšme Ă©dition joue un rĂŽle essentiel en offrant une vitrine aux talents prometteurs, en Ă©largissant leur rĂ©seau professionnel et en leur permettant de recevoir des retours constructifs de la part des visiteurs. Un Ă©vĂ©nement qui vise Ă  attirer un public diversifiĂ©, notamment des amateurs d'art, des collectionneurs, des Ă©tudiants en art et des curieux. Cela se passera du 7 au 10 septembre 2023 dans diffĂ©rents lieux de la capitale. Voyez les galeries participantes sur le site www.brusselsgalleryweekend.com

EXPOSITION : THIERRY DE CORDIER

Thierry De Cordier a vu le jour en 1954 Ă  Renaix. Il vit et travaille actuellement Ă  Ostende et rencontre depuis des annĂ©es un succĂšs impressionnant, avec les portes des grands musĂ©es qui se sont ouvertes pouraccueillirsescrĂ©ations. IlĂ©taitnotamment prĂ©sent lorsdelaBiennaledeVenise(2013), auxMusĂ©es royaux des Beaux-Arts de Belgique, (2016 et au Centre Pompidou (2004-2005). Paysages dĂ©solĂ©s, marines et montagnes font partie des thĂšmes qui l'intĂ©ressent. En partie inspirĂ©s des vastes topographies en noir et blanc de la peinture chinoise des XVIIe et XVIIIe siĂšcles, ils capturent Ă©galement les qualitĂ©s essentielles du paysage et de la lumiĂšre de l'Europe du Nord. Les ciels gris et les mers noires d'encre dans ses peintures Ă©voquent la mĂ©lancolie. Les scĂšnes les plus dramatiques Ă©tant celles dans lesquelles les vagues et les falaises montagneuses fusionnent pour incarner les forces de la nature dans une seule image primitive. Le sujet de Dieu et la dĂ©finition ou la non-dĂ©finition de Dieu est Ă©galement au cƓur de ses Ɠuvres calligraphiques. Oscillant entre l'absurde et le sacrĂ©, les mots deviennent ici le support spirituel d'une image qui s'efforce de matĂ©rialiser l'invisible. A cĂŽtĂ© de la peinture, Thierry De Cordier se consacre enfin Ă  la philosophie, l’écriture et la poĂ©sie. Avant de s’installer durablement, il a vĂ©cu une existence nomade qui l'a amenĂ© Ă  rĂ©flĂ©chir sur l'architecture comme modĂšle de relations sociales. Pendant longtemps, sonjardin secret a Ă©tĂ© un substitut et une mĂ©taphoredumonde, avantdelui tourner ledos pour regarder la mer. Travail, dans lequel l'infiniment petit se reflĂšte dans l'infiniment grand et se dĂ©veloppe organiquement Ă  partir desapsychĂ©intĂ©rieure. Ilexpose sestravaux Ă la galerie Xavier Hufkens du 8 septembre au 14 octobre 2023. Plus de dĂ©tails sur le site www.xavierhufkens.com Rue Saint-Georges, 6-8 Ă  1050 Bruxelles

EXPOSITION : CHARLES STANKIEVECH

Charles Stankievech suggĂšre une mĂ©ditation, oscillant entre le stellaire et le souterrain. Voyageant Ă  travers de vastes distances dans l'espace et dans le temps, de l'espace extra-atmosphĂ©rique aux grottes palĂ©olithiques, il mĂȘle spĂ©culations de science-fiction et thĂ©ories contemporaines sur l'origine de la vie, de la conscience et de l'art. Une sculpture de mĂ©tĂ©orite flotte au-dessus d'un sol de sable, une vidĂ©o psychĂ©dĂ©lique cristallise le temps profond. Le brouillard, les nuages et la fumĂ©e provenant des coulĂ©es de lave volcanique se rĂ©pandent sur l'Ă©cran. À un moment obsĂ©dĂ© par les fins planĂ©taires, le dynamisme visuel et la rĂ©sonance sonore de l'air rĂ©capitulent non seulement l'invention du concept d'atmosphĂšre dans l'histoire de la mĂ©tĂ©orologie, mais aussi la formation de l'atmosphĂšre terrestre dans le temps gĂ©ologique - en un mot, Ă  la crĂ©ation lui-mĂȘme. Avec cette exposition, il appelle des expĂ©riences d'un autre monde depuis les profondeurs et les hauteurs de ce monde, tout en cultivant une disposition esthĂ©tique Ă  les recevoir. L’artiste est en 1978 au Canada, oĂč il passe l’essentiel de son existence. Il doit sa notoriĂ©tĂ© Ă  l’exigence de son travail et Ă  l’originalitĂ© de ce dernier. Ses Ɠuvres sont Ă  dĂ©couvrir Ă  la galerie Kin du 7 septembre au 21 octobre 2023. Voyez l’ensemble des dĂ©tails pratiques sur le site www.kinbrussels.com Rue Ravenstein, 37 Ă  1000 Bruxelles

EXPOSITION : LAUREN SEIDEN

Avec un rĂ©pertoire impressionnant d'Ɠuvres prĂ©sentĂ©es dans des galeries et des institutions renommĂ©es, les prouesses artistiques de Lauren Seiden lui ont valu des Ă©loges et une reconnaissance internationale. Tout au longde sa rĂ©sidence Ă  Bruxelles, Lauren Seidena plongĂ© profondĂ©ment dansle milieu artistique de la ville, s'immergeant dans sa tapisserie culturelle vibrante et s'inspirant de sa riche histoire. Cette expĂ©rience transformatrice a servi de base Ă  son exposition, oĂč elle dĂ©voile une installation qui capture l'essence de l'Ă©nergie dynamique de New York et l'attrait diversifiĂ© de Bruxelles. L'Ă©vĂ©nement prĂ©sente en outre une sĂ©rie d'Ɠuvres d'art mĂ©ticuleusement conçues, oĂč l'amalgame ingĂ©nieux de l’artiste entre dessin, sculpture et techniques mixtes crĂ©e une fusion fascinante de narrationvisuelle. Lesvisiteurssont amenĂ©s Ă participer Ă  un voyage Ă  travers son processus crĂ©atif, tĂ©moin de l'interaction harmonieuse de la ligne, de la forme et de l'espace qui dĂ©finit sa pratique de dessin distinctive. La galerie Nosco invite cordialement le public Ă  dĂ©couvrir le pouvoir transformateur de l'installation de Lauren Seiden, en s'immergeant dans le domaine vivant de sa pratique innovante du dessin du 7 septembre au 28 octobre 2023. DĂ©couvrez toutes les informations pratiques sur le site de l’organisateur www.gallerynosco.com Rue Lebeau, 43 Ă  1000 Bruxelles

EXPOSITION : LARRY POONS

De fait, les peintures sont statiques, mais d'une maniĂšre ou d'une autre, cela ne semble pas vrai lorsque vous regardez une Ɠuvre de Larry Poons. Tout comme l’artiste qui a Ă©tĂ© en mouvement permanent tout au long de son mĂ©tier et de ses recherches artistiques, ses toiles semblent avancer, dansant devant le regard de spectateurs. Elles donnent Ă©galement l'impression d'ĂȘtre arrivĂ©es de quelque part. Poons joue avec l'expansion cosmique de l'abstraction moderniste intĂ©grale telle qu'elle s'est dĂ©veloppĂ©e dans l'AmĂ©rique du milieu du siĂšcle, Ă  laquelle il rajoute l'enivrante florale et la lumiĂšre Ă©clatante de l'impressionnisme français. Pour autant, ses peintures rĂ©centes se situent dans le prĂ©sent. Il use de schĂ©mas de couleurs chauffĂ©es qui se modulent horizontalement, verticalement et en diagonale, tandis que des coups de pinceau vif-argent se fondent dans des formes nuageuses qui sont substantielles jamais fixes, imposantes mais lĂ©gĂšres. En effet, ses peintures adoptent la veine du non-figuratif. Au milieu de cela, Larry Poons nous rappelle les endroits contre-intuitifs oĂč le risque pourrait ĂȘtre trouvĂ© dans la crĂ©ation artistique : dans la rĂ©sistance Ă  l'image assimilable et mnĂ©monique, dans la beautĂ© sans vergogne, dans la suspension stylistique et dans la recherche de multiples passĂ©s pour construire un nouveau, mĂȘme momentanĂ©. Ses Ɠuvres sont Ă  dĂ©couvrir Ă  la galerie Almine Rech du 7 septembre au 4 novembre 2023. Voyez davantage d’informations sur le site www.alminerech.com

Rue de l’Abbaye, 20 à 1050 Bruxelles

EXPOSITION : FRANÇOISE CATALÀA

Françoise CatalĂ a ne se contente pas de polariser l’espace par une sculpture au sens traditionnel. Elle organise des parcours pour le regard ainsi que pour le corps. La puretĂ©, la monumentalitĂ© et la force poĂ©tique de ses crĂ©ations touchent d’autant plus que sous leur rigoureuse gĂ©omĂ©trie circule et vibre un foisonnementdethĂšmeschers:lesmythes, lemessageĂ©nigmatiquedeslangueset desĂ©crituresoubliĂ©es, autant que les formes essentielles de la nature. Une symbolique complexe s’offre Ă  notre dĂ©chiffrement dans ces Ɠuvres qui tantĂŽt tranchent l’espace comme les cristaux de quelque systĂšme minĂ©ral inconnu, tantĂŽtle hantent commeles ruines d’unecivilisationoubliĂ©e. Touslesagencements de FrançoiseCatalĂ a relĂšvent ainsi d’un style Ă©volutif du modĂšle dialectique absence/prĂ©sence, grĂące Ă  la dissĂ©mination des formes modulaires, la rĂ©pĂ©titiondiffĂ©rente et, enfin, un stade final de stabilitĂ© relative qui s’apparenterait Ă  une stase de dĂ©construction. Une grande richesse de messages interactifs est vĂ©hiculĂ©e Ă  travers ce circuit qui dĂ©bouche sur la fatalitĂ© fractale de l’identique, Françoise CatalĂ a, c’est tout cela ! Elle unit l’expression objective et la vie intĂ©rieure. Rien d’étonnant Ă  cequ’elleait trouvĂ©, danslessuperpositionsdeladurĂ©e avecelle-mĂȘme, dans lacompĂ©nĂ©trationdesĂ©tatsdeconsciencelesunsdanslesautres, l’expression de la mĂ©tamorphose qui est la loi de l’évolution crĂ©atrice. Que l’art plastique puisse devenir un art du temps, c’est ce qu’elle montre en rĂ©alisant en chacune de ses Ɠuvres un parcours, c’est Ă  dire un vĂ©ritable cheminement spirituel Ses travaux sont Ă  voir Ă  la galerie FrĂ©dĂ©rick Mouraux du 7 septembre au 21 octobre 2023. Voyez les dĂ©tails pratiques sur le site www.frederickmourauxgallery.com

Chaussée de Waterloo, 690 à 1180 Bruxelles

EXPOSITION : SHOSHANA WALFISH

Dans son project space, le MusĂ©e Juif de Belgique prĂ©sente les peintures de Shoshana Walfish (°1988), artiste canadienne basĂ©e Ă  Bruxelles. L’exposition porte sur les recherches menĂ©es par l’artiste autour de la reprĂ©sentation du corps fĂ©minin, en deux parties. EnracinĂ©es dans la tradition picturale classique, ses Ɠuvres varient en Ă©chelle et en style, de la figuration sculpturale Ă  l’abstraction figurative. Shoshana Walfish questionne l’idĂ©e de la femme-objet et des objets en tant que corps fĂ©minins. Entre surrĂ©alisme et absurde, elle interroge le regard, l’objectification, ainsi que les rĂ©cits produits par l’histoire et par l’histoire de l’art. Dans une seconde sĂ©rie, elle explore les allusions esthĂ©tiques luxuriantes associĂ©es aux organes corporels, tissant ainsi des liens entre la corporalitĂ©, le monde naturel, la science et la sociĂ©tĂ©. Un Ă©vĂ©nement culturel Ă  dĂ©couvrir du 7 septembre 2023 au 18 fĂ©vrier 2024 au MusĂ©e juif de Belgique. Voyez les informations complĂ©mentaires sur le site www.mjb-jmb.org

Rue des Minimes, 21 Ă  1000 Bruxelles

EXPOSITION : ERWIN BLUMENFELD

Ce photographe allemand surdouĂ© dont la vie, ballottĂ©e de-ci de-lĂ  au rythme des affres du XXe siĂšcle, n’a souvent tenu qu’à un fil, faites de tourments et d’épreuves. Ses clichĂ©s racontent une Ă©poque, les siens, la rĂ©silience, le pied de nez insolent qu’il a lancĂ© au destin, les exils successifs et la rĂ©ussite aux Etats-Unis. Connu pour ses clichĂ©s de mode Ă  la crĂ©ativitĂ© exceptionnelle, Blumenfeld (18971969) est l’auteur d’une Ɠuvre polymorphe oĂč se mĂȘlent inspirations dadaĂŻstes, engagements politiques et expĂ©rimentations artistiques. PrĂ©sentant plus d’une centaine de photographies, cet Ă©vĂ©nement revient sur le destin de ce juif berlinois qui a fait partie des avant-gardes culturelles Ă  Amsterdam, puis Ă  Paris, avant de connaĂźtre les camps d’internement lorsque a Ă©clatĂ© la Seconde Guerre mondiale. Parvenant in extremis Ă  se rĂ©fugier Ă  New York en 1941, il y mĂšne une carriĂšre Ă  succĂšs, marquĂ©e par une libre exploration de formes et de couleurs. Une exposition Ă  admirer au MusĂ©e juif de Belgique du 29 septembre 2023 au 4 fĂ©vrier 2024. DĂ©couvrez les dĂ©tails pratiques sur le site www.mjb-jmb.org Rue des Minimes, 21 Ă  1000 Bruxelles

EXPOSITION : ART(S) NOUVEAU(X) BELGE(S)

L'Art Nouveau se dĂ©finit comme Ă©tant un mouvement artistique qui a Ă©mergĂ© Ă  la fin du XIXe siĂšcle et au dĂ©but du XXe siĂšcle. Il est apparu en rĂ©action Ă  l'esthĂ©tique rigide et conservatrice de l'Ă©poque victorienne, cherchant Ă  crĂ©er un nouveau langage qui exprime la modernitĂ© de l'Ă©poque. Egalement connu sous le nom Jugendstil, il s'est dĂ©veloppĂ© dans diffĂ©rents domaines tels que l'architecture, le design d'intĂ©rieur, les arts dĂ©coratifs, les arts graphiques, la peinture, la sculpture et mĂȘme la mode sousl’impulsion de visionnaires qui ont tentĂ© de moderniser leur environnement, en faisant place au neuf et au beau. Ce mouvement se caractĂ©rise par l'utilisation de formes organiques inspirĂ©es de la nature, telles que des courbes Ă©lĂ©gantes, des lignes sinueuses et des motifs floraux. Les artistes de l'Art Nouveau ont Ă©galement intĂ©grĂ© des Ă©lĂ©ments gĂ©omĂ©triques et stylisĂ©s dans leurs crĂ©ations, tout en mĂ©langeant les matĂ©riaux. Plus que tout autre courant, l'Art Nouveau a cherchĂ© Ă  fusionner les arts et l'artisanat, en mettant l'accent sur le travail manuel et l'attention aux dĂ©tails. Les crĂ©ations sont souvent ornĂ©es, luxuriantes et empreintes d'une certaine sensualitĂ©. On parle Ă©videmment d’un Ă©tat d’esprit et d’une foi insatiable dans la modernitĂ©. Pour sa premiĂšre exposition, la Maison Hannon souhaite prĂ©senter l’Art Nouveau dans sa pluralitĂ©, au travers d'Ɠuvres majeures, issues des plus grandes collections d'art belge, inĂ©dites pour la plupart. On ne le rappelle pas suffisamment, mais notre capitale s’est avĂ©rĂ© le terrain d’expĂ©rimentations audacieuses en la matiĂšre, grĂące Ă  la rĂ©volution industrielle qui battait son plein et qui avait gĂ©nĂ©rĂ© une classe bourgeoise bien nantie, soucieuse d’exposer sa richesse aux yeux d’autrui en faisant appel aux meilleurs ouvriers et en se rĂ©fĂ©rant Ă  une poignĂ©e d’architectes ayant le vent en poupe. Si Victor Horta est le plus souvent citĂ© dans les manuels, il importe de ne pas oublier Paul Hankar, Henry van de Velde et Gustave Serrurier-Bovy dont les interventions se sont avĂ©rĂ©es notables dans ce changement de cap, intervenant pour une existence plus dĂ©corsetĂ©e, un style simple et dĂ©pouillĂ©. Cette exposition est Ă  voir jusqu’au 5 juin 2024 Ă  la maison Hannon. Voyez tous les dĂ©tails pratiques sur le site www.maisonhannon.be Avenue de la Jonction, 1 Ă  1060 Bruxelles

Daniel Bastié

EXPOSITION : JEAN JULLIEN

Jean Jullien (1983) propose une exposition immersive, au sein de laquelle ses Ɠuvres prennent vie dans un environnement de commentaires peints sur les murs et de rĂ©flexions sur l’environnement. Cet Ă©vĂ©nement cĂ©lĂšbre la relation symbiotique entre l’art et le langage, pour mettre en valeur le talent exceptionnel de cet artiste qui fusionne les deux. L’occasion surtout de se lancer dans un voyage oĂč le pouvoir de l’image et du motĂ©crits’entrelacent, afind’illuminerlarichesseet lacomplexitĂ© de l’expĂ©rience humaine. Jean Jullien s’exprime par le biais de la peinture, de la photographie, de la vidĂ©o, de la crĂ©ation de costume, de l’installation artistique in situ, de livres, d’affiches et de vĂȘtements. Il est pour beaucoup le prototype de l’artiste pluridisciplinaire au parcours non-conventionnel, qui en partant des rĂ©seaux sociaux a bĂąti une carriĂšre illustrant un redĂ©ploiement du champ de l’art contemporain par le biais des nouveaux canaux de communication. Son originalitĂ© tient en partie de son talent Ă  crĂ©er une relation avec sa propre communautĂ© basĂ©e sur une narration en continu. A force de commentaires et d’illustrations sur Instagram ou directement sur les murs des lieux d’exposition, il dessine un cadre affectif autour de ses crĂ©ations, tout en les dotant d’une profondeur sĂ©mantique supplĂ©mentaire. Ses travaux sont Ă  dĂ©couvrir au Mima jusqu’au 31 dĂ©cembre 2023. Voyez tous les dĂ©tails pratiques sur le site www.mimamuseum.eu Quai du Hainaut, 39-41 Ă  1080 Bruxelles

EXPOSITION : MOMIES EN TRANSPARENCE

Les momiessont des corpshumainsou animauxqui ont Ă©tĂ© prĂ©servĂ©s de la dĂ©composition. Leprocessus de momification remonte Ă  l'AntiquitĂ© et a Ă©tĂ© utilisĂ© dans de nombreuses civilisations. Les Égyptiens se sont faits les spĂ©cialistes de cette matiĂšre, mais d'autres cultures ont Ă©galement pratiquĂ© la momification, notammentles Incas, les AztĂšques, lesChinois et les Perses. La momification Ă©gyptienne est l'une des plus connues et des mieux documentĂ©es. Elle Ă©tait pratiquĂ©e pour prĂ©server le corps des pharaons et des hauts dignitaires, afin qu'ils puissent traverser le monde des morts et atteindre l'au-delĂ . Le processus de momification Ă©gyptienne Ă©tait un rituel complexe qui impliquait plusieurs Ă©tapes. Tout d'abord, le corps Ă©tait prĂ©parĂ© en prĂ©levant les organes internes, Ă  l'exception du cƓur qui Ă©tait laissĂ© en place car il Ă©tait considĂ©rĂ© comme le siĂšge de l'Ăąme. Lesorganes Ă©taient ensuite placĂ©s dans des canopes, immĂ©diatement scellĂ©es. La dĂ©pouille mortelle subissait alors un traitement fait de produits chimiques pour Ă©viter la dĂ©composition. Les embaumeurs utilisaient du natron, un sel composĂ© de carbonate de sodium et de bicarbonate, pour dessĂ©cher le cadavre et Ă©liminer l'humiditĂ©. Des huiles et des parfums servaient enfin Ă  le protĂ©ger et Ă  le doter d’une odeur singuliĂšre. Une fois momifiĂ©, il Ă©tait entourĂ© de bandelettes et dĂ©posĂ© dans un sarcophage en bois ou en pierre. Ces cercueils Ă©taient dĂ©corĂ©s avec des images et des symboles qui Ă©taient censĂ©s aider le dĂ©funt Ă  traverser le monde des morts. Ce processus Ă©tait naturellement rĂ©servĂ© aux Ă©lites de la sociĂ©tĂ©, car il s’avĂ©rait extrĂȘmement onĂ©reux et nĂ©cessitait une expertise spĂ©cialisĂ©e. Cependant, les personnes plus modestes avaient parfois droit Ă  ĂȘtre embaumĂ©es grĂące Ă  une mĂ©thode moins coĂ»teuse, qui consistait Ă  enlever les organes internes et Ă  les remplacer par du natron. En dehors de l'Égypte, d'autres mondes ont Ă©galement utilisĂ© cette pratique. Ainsi, les Incas ont momifiĂ© les corps de leurs dirigeants et les ont placĂ©s dans des sanctuaires pour les honorer. Les AztĂšques se sont concentrĂ©s sur cette pratique pour cĂ©lĂ©brer leurs guerriers morts au combat. Dans la Chine ancienne, la momification Ă©tait souvent rĂ©servĂ©e aux empereurs et aux membres de leur famille. Les corps Ă©taient traitĂ©s avec des produits chimiques et placĂ©s dans des cercueils en bois de cĂšdre. Les cercueils Ă©taient ensuite enterrĂ©s dans des tombes creusĂ©es dans les collines. Enfin, chez les Perses, la momification Ă©tait rĂ©servĂ©e aux personnages les plus influents. A travers cette exposition, le MusĂ©e de la MĂ©decine entend nous faire voyager Ă  travers le temps et l’espace pour aller Ă  la dĂ©couverte de ces rites mortuaires anciens et dĂ©couvrir les dessous de ce systĂšme d’embaumement. PrĂ©parezvous Ă  dĂ©celer les secrets des momies : Qu’est-ce qui se trouve derriĂšre les bandelettes? Dequoisont dĂ©cĂ©dĂ©s ceux qui nous ont prĂ©cĂ©dĂ©s ? Qu’est-ce-que les momies peuvent nous apprendre sur les modes de vie des cultures antiques ? Sur leur mĂ©decine ? Le tout grĂące aux nouvelles techniques d’imagerie mĂ©dicale, comme le CT Scan ou la fibroscopie, qui permettent d’en apprendre davantage tout en prĂ©servant l’intĂ©gritĂ© physique de ces corps conservĂ©s. Une exposition Ă  dĂ©couvrir au MusĂ©e de la MĂ©decine jusqu’au 23 octobre 2023. DĂ©couvrez les heures d’ouverture et les modalitĂ©s pratiques sur le site officiel www.museemedecine.be

Route de Lennik, 808 Ă  1070 Bruxelles

Jeanne Alexandre

EXPOSITION DE SCULPTURES EN PLEIN AIR

C’est une premiĂšre ! Faisant suite Ă  un appel lancĂ© en 2021 par le Centre culturel Escale du Nord, leParc des Etangs (Anderlecht) s’est transformĂ© en Ă©crin pour accueillir les Ɠuvres monumentales de six sculpteurs, prouvant Ă  quel pointl’art ne doit pas secantonner aux galeries et aux seuls musĂ©es. Il a pour vocation d’éduquer, de sensibiliser, d’émouvoir, de questionner et de gĂ©nĂ©rer des dĂ©bats, tout en permettant aux riverains de dĂ©couvrir des Ɠuvres contemporaines dans leur environnement lors d’une promenade pĂ©destre, en allant faire leurs courses ou en se dĂ©plaçant expressĂ©ment pour venir Ă  leur rencontre. Enfin, il s’agit de promouvoir le travail de celles et ceux qui pratiquent la sculpture en dilettante ou en professionnels, pour prouver la vitalitĂ© de notre royaume, ainsi que pour rendre la culture accessible gratuitement Ă  tous. Une formule trĂšs Ă©loignĂ©e des univers figĂ©s des acadĂ©mies et la prĂ©sentation dans un espace public agrĂ©able et verdoyant de piĂšces faisant chacune plusieurs mĂštres pour une confrontation immĂ©diate avec le public. La disposition des Ɠuvres dans le parc offre plusieurs points de vue pour les contempler, sans ordre de visite nĂ©cessaire. On passe allĂšgrement de l’une Ă  l’autre pour un arrĂȘt ou pour passer son chemin 
 si on n’a pas Ă©tĂ© sĂ©duit ! Une balade qui permet Ă©galement de s’évader du bitume en cĂŽtoyant des canards et des oies, des joueurs de pĂ©tanque, des familles, des sĂ©niors et des jeunes s’échangeant le ballon. Les artistes retenus sont JosĂ© Sahagun, Hubert Verbruggen, Jean Boghossian, François Canart, Brigitte Danse et Isabelle Van Wylick Zazie. Des identitĂ©s artistiques peu banales ! Cette exposition en plein air est Ă  voir jusqu’au 22 avril 2024.

Avenue Marius Renard Ă  1070 Bruxelles

Daniel Bastié

EXPOSITION : MEHDI-GEORGES LAHLOU ET CANDICE BREITZ

Cette nouvelle exposition prĂ©sente une sĂ©lection d’Ɠuvres de Mehdi-Georges Lahlou composĂ©e de sculptures, dessins, gravures, photos d’archives retravaillĂ©es, ainsi que d’installations et de vidĂ©os. L’artiste poursuit son exploration de la reprĂ©sentation de la violence et de ses consĂ©quences sur la gĂ©opolitique actuelle, en puisant aussi bien dans les archives de guerre et l’histoire ancestrale, que dans ses propres expĂ©riences, intimes ou fictives. Entre reprĂ©sentation de soi et questionnement de l’autre, il cherche Ă  apprĂ©hender le rĂŽle de l’archive dans notre mĂ©moire collective. Il a invitĂ© Candice Breitz Ă  se joindre Ă  l’évĂ©nement, une artiste qui se confronte dans son travail Ă  la question de la blanchitĂ© depuis ses premiĂšres sĂ©ries photographiques. Les explorations de cette derniĂšre dans l’arĂšne violente de la blanchitĂ© mettent souvent en scĂšne l’artiste elle-mĂȘme, suscitant la surprise par son aspect autoethnographique. Elles offrent un contrepoint saisissant au travail de Mehdi-Georges Lahlou, oĂč l’autoportrait continuede s’ouvriraux enjeuxabordĂ©s dans les conversationspolitiqueslesplusurgentes de notre temps. Les deux artistes jouent de l’(auto)-portrait mais aussi d’images tirĂ©esdesmĂ©diasainsi quede cultures populaires ou ancestrales. Ils mettent en regard la maniĂšre dont se façonnent une identitĂ© et son image, que ce soit au sein du microcosme familial et local, ou du macrocosme national et international. Un double regard Ă  dĂ©couvrir Ă  la Centrale jusqu’au 17 septembre 2023. Voyez tous les dĂ©tails complĂ©mentaires sur le site www.centrale.brussels

Place Sainte Catherine, 44 Ă  1000 Bruxelles

EXPOSITION : BRUSSELS QUEER GRAPHICS

DĂšs les annĂ©es 1950, les communautĂ©s LGBTQI+ Ă  Bruxelles utilisent le graphisme et dĂ©veloppent un langage spĂ©cifique. Cette grammaire visuelle signale leur prĂ©sence et leurs engagements envers un ensemble de principes, d’identitĂ©set de valeurspartagĂ©s. MarquĂ© par lalutte et la cĂ©lĂ©bration, l’agitation et le compromis, cet outil de rĂ©sistance mais aussi de rĂ©silience promeut une forme alternative de collectivitĂ©. Par la matĂ©rialitĂ©, la composition, la typographie, l’itĂ©ration et le langage utilisĂ©s, les graphistes, professionnelsetamateurs,identifient etdirigent leursmessagesversdespublicsspĂ©cifiques. OrganisĂ©e par thĂšme, Brussels Queer Graphics, loin d’ĂȘtre un projet exhaustif, offre un panorama sur ce langage visuel. Cette exposition propose d’explorer les façons dont les communautĂ©s LGBTQI+ se sont exprimĂ©es et rendues visibles au cours des septante derniĂšres annĂ©es Ă  Bruxelles. De 1953 et la naissance du Centre de Culture Belge sous l’impulsionde Suzan Daniel Ă  aujourd’hui, l’exposition et la publication qui l’accompagne nous invitent Ă  se plonger dans une histoire culturelle du quotidien et de l’activisme des individus, des communautĂ©s, des associations et des groupes LGBTQI+. Tributaire de nombreux silences voir d’absence de matĂ©riaux, mais Ă©galement de la surreprĂ©sentation de la lette G dans l’histoire et les sources, cette exposition est le reflet d’une Ă©poque, d’une histoire et de multiples mĂ©moires. Une exposition Ă  dĂ©couvrir au Design Museum jusqu’au 3 novembre 2023. Voyez tous les dĂ©tails pratiques sur le site www.designmuseum.brussels

Place de la Belgique, 1 Ă  1020 Bruxelles

EXPOSITION : THE HARLEM FANTASY

Cette exposition qui prĂ©sente des photographies de Nick Kuskin nous offre l’opportunitĂ© d’aller « black to the future » et de plonger dans l’histoire du mouvement noir. Nous sommes en 1982, sur la 125e rue ouest de New York, au Harlem Fantasy Ball II organisĂ© par Pepper LaBeija et Dorian Corey. On y met Ă  l’honneur le gĂ©nie crĂ©atif de la « ball culture » new-yorkaise oĂč dĂ©filent les « queer futurities », pour paraphraser le thĂ©oricien culturel queer cubano-amĂ©ricain JosĂ© Esteban Muñoz. Nick Kuskin, alors ĂągĂ© de 21 ans, est invitĂ© Ă  documenter cette soirĂ©e historique consacrĂ©e Ă  l’expression personnelle et Ă  la crĂ©ation communautaire d'avant-garde. Ces Ă©vĂ©nements offraient un espace politique de cĂ©lĂ©bration et de rĂ©pit aux communautĂ©s marginalisĂ©es les plus durement touchĂ©es par le climat social et Ă©conomique rĂ©pressif imposĂ© par l'administration de Ronald Reagan (et son absence de rĂ©ponse Ă  la crise du VIH), et plus gĂ©nĂ©ralement par l'idĂ©ologie blanche hĂ©tĂ©ronormative. L'exposition et le programme qui l’entourent font l’éloge de la naissance et de la contribution de Pepper LaBeija et Dorian Corey, et la Royal House of La Beija, Ă  qui l’on doit d’avoir jetĂ© les bases d'un mouvement mondial d'expression et de dĂ©fense des communautĂ©s queer, noires et brunes. Un Ă©vĂ©nement Ă  dĂ©couvrir jusqu’au 17 septembre 2023 Ă  Bozar. Voyez les dĂ©tails pratiques sur le site www.bozar.be Rue Ravenstein, 23 Ă  1000 Bruxelles

EXPOSITION : PRIVAT LIVEMONT - FLEURS À L’AFFICHE !

L'Ɠuvre et la vie de Privat Livemont, artiste bruxellois emblĂ©matique de l’Art nouveau, sont aujourd’hui mis Ă  l’honneur Ă  Schaerbeek. Artiste complet et polyvalent, artisan et enseignant Ă  l’AcadĂ©mie de dessin et d’industrie de sa commune natale, il semble avoir Ă©tĂ© un travailleur infatigable. Symboliste, il est fort tĂŽt tentĂ© par l'esthĂ©tique Art Nouveau et produit de nombreuses affiches, souvent primĂ©es qui le font surnommer le Mucha belge. A cĂŽtĂ© de ce travail alimentaire, il rĂ©alise des sgraffites prĂ©sents sur plusieurs façades de la capitale. La finesse de son trait, son goĂ»t pour les Ă©lĂ©ments dĂ©coratifs vĂ©gĂ©taux et leur stylisation, son imagination fertile et sa palette colorĂ©e le caractĂ©risent par rapport Ă  d’importants confrĂšres. Parmi ses Ɠuvres principales, on retient les sgraffites de l’école Josaphat et la Grande maison de Blanc situĂ© rue du MarchĂ© aux poulets. Comme photographe, il s’est intĂ©ressĂ© Ă  la capture du mouvement. On lui doit Ă©galement des illustrations pour une sĂ©rie de journaux de l’époque. La Maison Autrique a choisi de mettre cet artiste Ă  l’honneur en 2023, annĂ©e de l'Art nouveau, en organisant une exposition d’envergure qui se tient jusqu’au 14 janvier 2024. Voyez tous les dĂ©tails complets sur cet Ă©vĂ©nement via le site www.autrique.be ChaussĂ©e de Haecht, 266 Ă  1030 Bruxelles

Andrea Cerasi

EXPOSITION : ARABESQUE

Sous la direction artistique de la compagnie acrobatique bruxelloise Back Pocket, en collaboration avec l’artiste photographe Zenzel, et, avec la participation des Ă©tudiants de l’ESAC (Ecole SupĂ©rieure des Arts ducirque deBruxelles), Arabesque est unprojet qui propose une rĂ©interprĂ©tation del’architecture bruxelloise Art nouveau par les arts du cirque et les arts acrobatiques. Cette exposition pluridisciplinaire rythmĂ©e par des Ɠuvres photographiques, de la vidĂ©o et des performances se veut Ă©minemment contemporaine, vivante. PortĂ©e par la jeunesse, elle amĂšne les publics Ă  poser un autre regard sur le courant Art nouveau. Comment les arts du cirque et l’Art nouveau se rĂ©pondent-ils ? Comment le cirque contemporain peut-il mettre en lumiĂšre les bĂątiments Art nouveau, leurs courbes, leurs sinuositĂ©s pour nous inviter Ă  redĂ©couvrir le patrimoine architectural ? Comment, Ă  l’inverse, l’Art nouveau peut-il mettre en exergue la corporalitĂ© du circassien. A dĂ©couvrir aux Halles Saint-GĂ©ry jusqu’au 1er octobre 2023. Voyez les informations complĂ©mentaires sur le site www.hallessaintgery.be

Place Saint-Géry à 1000 Bruxelles

Sam Mas

EXPOSITION : LE CHAT DÉAMBULE

Dans l’un des parcs les plus cĂ©lĂšbres de la capitale, les promeneurs dĂ©couvrent avec curiositĂ© ou admiration le Chat version monumentale de l’ami Philippe Geluck. Une authentique performance technique qui joue la carte de l’humour et de la lĂ©gĂšretĂ©, mĂȘme si chaque statue a nĂ©cessitĂ© vingt tonnes de bronze, puisque chaque Ɠuvre pĂšse entre huit cents et mille deux cents kilos. La plus grande d'entre-elles mesure presque trois mĂštres. Comme dans les albums originaux, on retrouve ici de multiples rĂ©fĂ©rences Ă  l’art classique ou/et Ă  l'actualitĂ©. Le tout proposĂ© avec la verve unique, humoristique, poĂ©tique et engagĂ©e d’un des plus importants crĂ©ateurs de chez nous. Un travail colossal que le public n’imagine gĂ©nĂ©ralement pas, passant du croquis au moulage. Une vingtaine d'Ă©tapes ont Ă©tĂ© nĂ©cessaires avant d'obtenir la piĂšce achevĂ©e pour la river sur un socle pesant une tonne et demie de bon acier. Une fabrication rĂ©alisĂ©e 100 % en Belgique grĂące au savoir-faire d’artisans aguerris et passionnĂ©s. Cette dĂ©ambulation fĂ©line est Ă  voir jusqu’au 10 septembre 2023 au Parc de Bruxelles.

EXPOSITION : HISTOIRE D’UNE CRISE CONTEMPORAINE

Les dĂ©chets, voilĂ  certainement l’aspect le plus visible et matĂ©riel de la crise environnementale qui nous menace, la pointe d’un iceberg dont nous n’imaginons pas ou peu l’étendue ! Cette exposition met en lumiĂšre l’histoire cachĂ©e des dĂ©tritus en Europe tout en soulignant son importance comme marqueur de changement social. Prenant comme point de dĂ©part la rĂ©volution industrielle, cet Ă©vĂ©nement aborde les pĂ©nuries des temps de guerre, l’essor du consumĂ©risme d’aprĂšs-guerre et se termine par l’insurmontable crise des dĂ©chets actuelle. Ce projet met en avant les changements considĂ©rables intervenus dans la maniĂšre dont nous avons traitĂ© nos ordures dans le passĂ© et dont nous pensons, ou ne pensons pas, le dĂ©chet aujourd’hui. En se penchant sur cet aspect de l’histoire, il renforce la pertinence des critiques et des appels au changement actuels. Quatre sections sont proposĂ©es aux visiteurs, faisant se succĂ©der des thĂ©matiques connues ou qui le sont moins. L’accĂšs est Ă©videmment mis sur la nĂ©cessitĂ© Ă©cologique et sur la responsabilitĂ© individuelle, tout en soulignant le rĂŽle que doivent jouer les Ă©tats. L’idĂ©e consiste Ă  revoir en profondeur notre mode de fonctionnement et de comparer celui-ci avec ce qui s’opĂ©rait avant notre naissance, plongeant le public dans les fragments d’objets hĂ©ritĂ©s de l’ñge du Bronze, mettant en Ă©vidence des Ă©chantillons de chiffons blancs utilisĂ©s au XIXe siĂšcle, des appareils Ă©lectroniques obsolĂštes, etc. Qu’ils soient industriels, privĂ©s, toxiques ou non, ce que nous vidons dans les poubelles demeure rĂ©vĂ©lateur de notre systĂšme de fonctionnement et d’une philosophie qui a longtemps Ă©tĂ© : tout Ă  l’incinĂ©rateur ! La crise Ă©conomique, celle de l’énergie et les modifications climatiques qui frappent Ă  nos portes nous entraĂźnent Ă  prendre conscience du danger et de ses consĂ©quences terribles. Les organisateurs de cet Ă©vĂ©nement n’entendent pas nous stigmatiser, mais nous appeler Ă  davantage de vigilance, Ă  cesser de nous voiler les yeux et Ă  devenir responsables de notre vĂ©cu. Enrichie par l’expertise de professionnels bruxellois du traitement, du recyclage et de la rĂ©utilisation, cette exposition est complĂ©tĂ©e par une publication interdisciplinaire et par une plateforme web transnationale Throwaway, dĂ©veloppĂ©e en partenariat avec neuf musĂ©es europĂ©ens, qui propose un vaste ensemble d’images, de textes et de vidĂ©os autour du sujet. L’accĂšs est gratuit jusqu’au 14 janvier 2024 Ă  la Maison de l’Histoire europĂ©enne. Plus de dĂ©tails sur le site www.historia-europa.ep.eu

Rue Belliard, 135 Ă  1000 Bruxelles

Sam Mas

EXPOSITION : WOMAN BEFORE FASHION - DIANE VON FURSTENBERG

La wrap dress, cette emblĂ©matique robe portefeuille, fĂȘte ses cinquante ans. L’occasion pour le musĂ©e de consacrer son exposition Ă  la crĂ©atrice Diane von Furstenberg, nĂ©e Diane Simone Michelle Halfin le 31 dĂ©cembre 1946 Ă  Bruxelles. Une premiĂšre en Europe ! DĂ©couvrez le parcours hors du commun de cette Belge devenueunefigureinternationaledelamode. Cetteexpositionn’est pas une rĂ©trospective mais une maniĂšre d’aborder le travail de DianevonFurstenbergdefaçonlibre. L’expositioninvitelevisiteur Ă  apprĂ©hender le langage spĂ©cifique des couleurs et des imprimĂ©s de la styliste appliquĂ© Ă  son emblĂ©matique robe portefeuille. Entre jeux de regards et confrontation de crĂ©ations, cette exposition inĂ©dite donne les clĂ©s pour comprendre l’incroyable carriĂšre d’une femme crĂ©atrice ayant compris les femmes. Selon le magazine Forbes, elle Ă©tait la soixante-quinziĂšme femme la plus puissante du monde en 2015. Ses crĂ©ations ont Ă©tĂ© portĂ©es par de nombreuses cĂ©lĂ©britĂ©s, dont Michelle Obama, la duchesse de Cambridge, Madonna, Jessica Alban, Jennifer Lopez et Blake Lively. Un Ă©vĂ©nement Ă  dĂ©couvrir jusqu’au au 7 janvier 2014 au MusĂ©e de la Mode et de la Dentelle. Voir tous les dĂ©tails pratiques sur le site www.fashionandlacemuseum.brussels Rue de la Violette, 12 Ă  1000 Bruxelles

EXPOSITION : ANIMALIA

Des messages inquiĂ©tants se font entendre depuis quelques annĂ©es sur la dĂ©gradation des conditions de la viesur Terre. LaprĂ©servation de labiodiversitĂ© et lalutte contrele dĂ©rĂšglement climatiqueconstituent dĂšs lors des enjeux majeurs de notre monde contemporain. Dans ce contexte, le train, grĂące Ă  ses faibles Ă©missions de CO2, reprĂ©sente un atout en faveur d’une mobilitĂ© durable et a plus que jamais de beaux jours devant lui. A travers l’exposition Animalia, Train World vous invite Ă  un voyage poĂ©tique et scientifique entre autres consacrĂ© Ă  la prĂ©servation de notre environnement, notamment sous l’angle de la biodiversitĂ© et du climat. Pierre-Yves Renkin, sculpteur animalier belge de renom, a Ă©tĂ© conviĂ© en tant qu’artiste invitĂ© Ă  exposer une sĂ©rie d’Ɠuvres reprĂ©sentant des animaux. Ces sculptures animaliĂšres dialoguent au sein du musĂ©e avec nos collections ferroviaires. Le long du parcours vous rencontrerez notamment des Ă©lĂ©phants, un gorille, une girafe, une tortue ou encore un crocodile ! Le tout entre les anciennes locomotives, le monde des rails, et les nombreux trĂ©sors ferroviaires qu'abrite Train World. ParallĂšlement Ă  ce parcours centrĂ© sur l’émotion poĂ©tique, les thĂ©matiques de la prĂ©servation de la biodiversitĂ©, du rĂ©chauffement climatique et des atouts du train, en tant que mode de dĂ©placement durable, sont dĂ©veloppĂ©es dans les diffĂ©rents espaces du musĂ©e. Un volet de cette exposition est aussi consacrĂ© aux efforts entrepris par la SNCB et Infrabel pour rĂ©duire l’impact de leurs activitĂ©s sur notre environnement et le climat. Afin de concevoir cette exposition, Ă  la fois poĂ©tique et scientifique, Train World s’est assurĂ© le concours de quatre spĂ©cialistes du monde animal, du changement climatique et du transport ferroviaire. Ces signatures de rĂ©fĂ©rence tĂ©moignent d’un souci commun en faveur de la protection de notre environnement. Une exposition pour comprendre et agir Ă dĂ©couvrirĂ Trainworldjusqu’au5novembre2023.Plus d’informations sur le site www.trainworld.be Place Princesse Elisabeth, 5 Ă  1030 Bruxelles

EXPOSITION : FRANCIS ALYS

Jouer est un besoin fondamental de l’ĂȘtre humain, comme manger et dormir. Pendant l’enfance, nous l’apprenons instinctivement ou en imitant les autres. Le jeu doit ĂȘtre considĂ©rĂ© comme une relation crĂ©ative des enfants avec leur univers, activitĂ© qui peut parfois dissimuler une dimension sociopolitique. Comme les interactions sociales se dĂ©roulent de plus en plus en ligne dans un monde virtuel, AlĂżs capture ce moment de profonde transition que vit notre sociĂ©tĂ© et rassemble une mĂ©moire des jeux d'enfant avant qu’ils ne disparaissent. Si certains d’entre eux se rattachent Ă  la tradition d’une rĂ©gion spĂ©cifique, d’autres sont plus universels, et nombre de ces jeux se retrouvent d'ailleurs dans le tableau du 16e siĂšcle Jeux d’enfants de Bruegel, une Ɠuvre qui a fortement impressionnĂ©AlĂżs quand, Ă  un Ăąge prĂ©coce, il l’a vue pour la premiĂšre fois. Dans l’Ɠuvre d’AlĂżs, observer et documenter le comportement humain dans l’environnement urbain est la constante principale. Ses films enregistrent tant les traditions culturelles que les actions spontanĂ©es et sans contrainte des enfants, dans la rue comme dans les zones de conflit et des turbulences de la vie moderne. Les jeux d’enfants ont acquis une place centrale dans la pratique d’AlĂżs, lui permettantdecapturer la culture etlesmodesdevie desgens, parfoismĂȘme dansdesendroits oĂč ils semblent le moins susceptibles de se manifester. Une exposition Ă  dĂ©couvrir au Wiels du 7 septembre 2023 au 7 janvier 2024. Voyez toutes les informations complĂ©mentaires sur le site www.wiels.org

Avenue Van Volxem, 354 Ă  1190 Forest

EXPOSITION : DA TORINO

A l'occasion de son cinquantiĂšme anniversaire de galeriste, Albert Baronian souhaite rendre hommage Ă  trois personnalitĂ©s de l'ArtePovera trĂšs actives dansles annĂ©es 70 Ă  Turinet ses environs. L'expression est inventĂ©e par Germano Celant, une des figures principales du mouvement lors de l'exposition « Art Habitable » (Turin, 1966). Un Ă©vĂ©nement qui marque le point de dĂ©part d’artistes italiens, caractĂ©risĂ©s par la pauvretĂ© de leurs matĂ©riaux et des techniques utilisĂ©es. L’opportunitĂ© de mettre en Ă©vidence les crĂ©ations de Giorgio Griffa, Giulio Paolini et Gilberto Zorio. Loin d’ĂȘtre pĂ©joratif, ce principe de pauvretĂ© a primĂ© dans leurs Ɠuvres, lesquelles sont majoritairement des sculptures ou des installations. Il n’a en effet jamaisĂ©tĂ© question d’admirer la techniqueutilisĂ©e, la peintureoules dĂ©gradĂ©s de couleurs. L’Arte Povera se suffisait Ă  lui-mĂȘme et ne voulait d’aucun matĂ©riau transformĂ©, prĂ©fĂ©rant la pierre, les objets vĂ©gĂ©taux, voire des fruits et des lĂ©gumes. Cette simplicitĂ© s’opposait Ă  la production de masse et plus amplement Ă  l’opulence et la sophistication de l’American way of life qui pesait alors sur l’Italie. En dĂ©tournant les codes de l’art figuratif classique, ces plasticiens affirmaient l'importance du geste crĂ©ateur plus que de l'objet fini, raison pour laquelle leur production a longtemps Ă©chappĂ© aux collectionneurs et Ă  l’industrie culturelle des annĂ©es 60. Au sein d’une sociĂ©tĂ© basĂ©e sur l’acquisition de biens et la consommation, il s’agissait d’une vĂ©ritable rĂ©volution. L’utilisation de matĂ©riaux Ă©phĂ©mĂšres Ă©loignait en effet volontairement les Ɠuvres des salles de vente et plus gĂ©nĂ©ralement du marchĂ© de l’art traditionnel. Cette indĂ©pendance artistique a pris cependant fin une dĂ©cennie plus tard, lorsque nombre des membres ont bifurquĂ© vers des dĂ©marches individuelles., De nos jours le mouvement continue d’inspirer Ă©normĂ©ment d’artistes. DĂ©couvrez l’exposition Ă  la galerie Baronian du 7 septembre au 10 novembre 2023. Plus de dĂ©tails sur le site www.baronian.eu

Rue Isidore Verheyden, 2 Ă  1050 Bruxelles

EXPOSITION : PETER HALLEY

« Black Light » de Peter Halley se veut le second volet d'une exposition qui marque la relation de plus de vingt ans de l'artiste amĂ©ricain avec Bruxelles. Le coloriste prolifique a toujours fait rĂ©fĂ©rence Ă  un vocabulaire visuel distinct Ă©tabli au dĂ©but des annĂ©es 1980 composĂ© de cellules, de conduits et de prisons. À ce jour, il continue d'explorer les possibilitĂ©s apparemment illimitĂ©es de ces Ă©lĂ©ments, qui sont incorporĂ©s dans de nouvelles compositions qui brisent les barriĂšres traditionnelles de la toile Ă  quatre faces. Le rĂ©sultat –principalement exprimĂ© en noir et accentuĂ© de bleus Ă©lectriques, de violets et de rouges –se nourrit d’un sens de l'Ă©quilibreinstablecommesi toutela structure pouvait s'effondrer Ă  tout moment. Manifeste symbolique de la modernitĂ©, lacouleurnoireahistoriquementprĂ©sentĂ©des idĂ©ologies souvent mĂ©lancoliques ou transgressives avec une nuance Ă©motionnelle, sociĂ©tale et politique. S'appuyant sur des idĂ©es Ă©tablies par des artistes comme Malevich et Soulages, Peter Halley utilise habilement le noir dans son propre langage visuel, explorant son large Ă©ventail de profondeur et de matĂ©rialitĂ©. Les peintures de Black Light prĂ©sentent des Ă©clairs de nĂ©on enveloppĂ©s de diverses nuances de noir qui racontent allĂ©goriquement l'histoire de la structure de notre monde moderne, souvent imprĂ©visible et en constante Ă©volution. Cet Ă©vĂ©nement annoncĂ© depuis belle lurette est Ă  dĂ©couvrir Ă  la galerie Maruani Mercier du 7 septembre au 21 octobre 2023. Vous pouvez dĂ©couvrir davantage de dĂ©tails sur le site www.maruanimercier.com Avenue Louise, 430 Ă  1050 Bruxelles

EXPOSITION : GINABEAVERS

Gina Beavers propose une nouvelle sĂ©rie de peintures, avec des images exagĂ©rĂ©es, exubĂ©rantes et en quelque sorte impudiques, qui rappellent notre relation avec la sphĂšre numĂ©rique. Par le passĂ©, dĂ©voiler sa vie privĂ©e Ă©tait incongru. Aujourd'hui, les selfies sont devenus la norme Ă  travers toutes les gĂ©nĂ©rations. MĂȘlant ces tendances sur internet, et plus particuliĂšrement celles du maquillage et des tutos ongles, Gina Beavers traite le corps comme une nature morte. Elle y trouve une mĂ©taphore de la façon dont nous nous exprimons en ligne, questionne comment notre attitude a changĂ© et notre rapport au monde. Ses peintures rappellent la fragilitĂ© de l'homme dans le flot de millions d'images qui nous submergent. Parmi ces images, certaines seront Ă©ternellement reconnaissables. La large diffusion des images dans la sphĂšre numĂ©rique joue Ă©galement un rĂŽle dans la crĂ©ation des icĂŽnes, dans leur ancrage dans l'imaginaire collectif. Ainsi, Gina puise des rĂ©fĂ©rences dans l'histoire de l'art et ces icĂŽnes du passĂ© que tout le monde reconnaĂźt. Elle fait allusion Ă  Van Gogh ou O'Keefe, Ă  la poterie de Delft. Elle rompt finalement avec la haute et la basse culture. Gina Beavers propose une lecture populaire de l'art. Dans un style faisant allusion au photorĂ©alisme, ses peintures en relief exubĂ©rantes contrastent avec la planĂ©itĂ© des Ă©crans et des images numĂ©riques. PlutĂŽt qu'un clin d'Ɠil Ă  l'histoire de l'art, elle s'interroge sur le monde dans lequel nous vivons, celuides images et de la photographie, qui rĂ©gissent notre rapport aux rĂ©seaux sociaux. Sontravail est Ă  dĂ©couvrirĂ  lagalerie

Rodolphe Janssen du 7 septembre au 14 octobre 2023. Vous trouverez d’autres dĂ©tails sur le site officiel de la galerie www.rodolphejanssen.com Rue de Livourne, 35 Ă  1050 Bruxelles

EXPOSITION : LEONARDO GUGLIELMI

La dĂ©marche artistique de Leonardo Guglielmi s'articule autour d'un rejet dĂ©libĂ©rĂ© de rĂšgles et de concepts traditionnels del'art acadĂ©mique. Àtravers son travail, il dĂ©fie avec audace les normes Ă©tablies en sĂ©lectionnant des sujets non conventionnels comme points focaux de ses piĂšces. DĂ©formant et faussant leurs reprĂ©sentations, il brise intentionnellement les codes, crĂ©ant un sens captivant de dissonance. Ce style Ă©voque une image numĂ©rique sur un ordinateur portable ou un tĂ©lĂ©phone qui a du mal Ă  se charger, ajoutant une touche de pertinence contemporaine Ă  son travail. Il incorpore Ă©galement des Ă©lĂ©ments modernes et contemporains dans ses crĂ©ations. Selfies, articles de mode et tatouages trouvent ici leur place, jetant un pont entre la tradition et les rĂ©alitĂ©s actuelles. À travers cette fusion, il initie une conversation dynamique, reflĂ©tant la nature en constante Ă©volution de la sociĂ©tĂ©. Il aime Ă©galement tĂ©moigner de son engagement Ă  repousser les limites et Ă  favoriser le dialogue. Cette exposition invite les spectateurs Ă  remettre en question les notions prĂ©conçues, leur proposant d'explorer l'intersection du passĂ© et du prĂ©sent dans le contexte de notre sociĂ©tĂ© en marche incessante. Cet Ă©vĂ©nement a Ă©tĂ© planifiĂ© du 7 septembre au 19 octobre 2023 Ă  Edji Gallery. Voyez tous les dĂ©tails pratiques sur le site www.edjigallery.com

Rue du Page, 15 Ă  1050 Bruxelles

EXPOSITION : MICHEL MOUFFE

La peinture de Michel Mouffe incarne un lien profond avec l’ĂȘtre, rĂ©vĂ©lant une multiplicitĂ© unie dans la toile. Ses tableaux, avec leurs couches d’acrylique fusionnĂ©es, crĂ©ent des harmonies de couleurs paradoxales. Les barres mĂ©talliques fixĂ©es sur le chĂąssis en bois et qui sous-tendent la toile sont formĂ©es de façon Ă yappliquerune pressionsuffisante pourladĂ©former. Lesvolumesainsi créés Ă©tirent letableau dans la profondeur, et les lignes de mĂ©tal qui se devinent derriĂšre la toile la transforment en sculpture dĂšs leur contact. La peinture s’étend alors pour se dĂ©passer elle-mĂȘme et, dans une fuite vers l’avant, rejoint le regard qui l’observe. Ses tableaux nous invitent Ă  une expĂ©rience sensorielle oĂč la conscience intentionnelle est dĂ©sarmĂ©e par la prĂ©sence mĂȘme de l’Ɠuvre. L’espace peint se rĂ©vĂšle dans son apparaĂźtre, Ă©chappant Ă  la fixitĂ©. L’Ɠuvre d’art est un processus continu, oĂč le temps et l’ambiguĂŻtĂ© sont essentiels. Elle dĂ©passe le langage et nous plonge dans une tension prĂ©-analytique. L’achĂšvement de l’Ɠuvre survient lorsque l’artiste se retire pour laisser l’Ɠuvre exister pleinement. Son Ɠuvre, Ă  la fois lumineuse et opaque, allie intelligence et malice, captivant les intĂ©rĂȘts et invitant chacun Ă  rĂ©flĂ©chir sur lui-mĂȘme. Ses toiles combinent le visible et l’invisible, le prĂ©sent et l’absent, la couleur et l’espace. Elles Ă©voquent une mystique et captent notre inconscient. Mouffe explore le mĂ©dium de la peinture avec patience et maĂźtrise, crĂ©ant des expĂ©riences visuelles qui contournent notre intelligence pour pĂ©nĂ©trer directement notre inconscient. Il est possible de dĂ©couvrir ses Ɠuvres jusqu’au 23 septembre 2023 Ă  la Galerie ValĂ©rie Bach. Plus de dĂ©tails sur le site www.prvbgallery.com Rue Veydt, 15 Ă  1060 Bruxelles

EXPOSITION :ART NOUVEAU - HISTOIRES D’OBJETS D’EXCEPTION

L'Art Nouveau, Ă©galement connu sous le nom de "Style nouille" en France, a Ă©tĂ© un mouvement artistique et culturel de la fin du XIXe siĂšcle, qui s’est dĂ©veloppĂ© au dĂ©but du XXe siĂšcle. Il Ă©tait caractĂ©risĂ© par des formes organiques, des motifs floraux et une esthĂ©tique trĂšs ornementale. Il s’est manifestĂ© dans divers domaines artistiques, tels que l'architecture, les arts dĂ©coratifs, la peinture, la sculpture et mĂȘme le design graphique. Son objectif Ă©tait de crĂ©er un style total, avec l’intention d’intĂ©grer l’art dans toutes les strates de la vie quotidienne : du mobilier aux vĂȘtements, en passant par les affiches publicitaires. Son architecture se distinguait par des lignes courbes, des façades richement ornĂ©es et des Ă©lĂ©ments dĂ©coratifs exubĂ©rants avec des vitraux pour rĂ©chauffer les façades, des ferronneries apparentes et des mosaĂŻques colorĂ©es. Des architectes emblĂ©matiques de ce mouvement (Hector Guimard, Victor Horta, Antoni GaudĂ­) ont créé des bĂątiments dont la renommĂ©e perdure. Dans le cadre de l’annĂ©e Art Nouveau Brussels 2023, la Fondation Roi Baudouin expose une sĂ©rie de chefs-d’Ɠuvre appartenant Ă  ce courant et met en lumiĂšre cette pĂ©riode-clĂ© du patrimoine. On l’a un peu oubliĂ©, mais Bruxelles a jouĂ© un rĂŽle important dans la naissance et la diffusion de l’Art nouveau. L’occasion d’aller admirer une variĂ©tĂ© d’objets usuels conçus dans ce style caractĂ©ristique et signĂ©s. Philippe Wolfers, Henry van de Velde, George Morren et, parmi d’autres, Gustave Serrurier-Bovy. DerriĂšre chacun se cache un rĂ©cit particulier ou une anecdote. Les Ɠuvres prĂ©sentĂ©es, habituellement exposĂ©es dans diverses collectionspubliques belges, sont exceptionnellement rĂ©unies au musĂ©e BELvue jusqu’au 7 janvier 2024. Voyez tous les dĂ©tails complĂ©mentaires sur le site www.belvue.be

Place des Palais, 7 Ă  1000 Bruxelles

EXPOSITION : LES SƒURS NOIRES

Un Ă©vĂ©nement est consacrĂ© Ă  la congrĂ©gation des SƓurs Noires, ordre qui est apparu durant la seconde moitiĂ© du XVĂšme siĂšcle, avec le regroupement de plusieurs bĂ©guines qui ont reçu de leur Ă©vĂȘque l’autorisation de prononcer leurs vƓux pour entrer en religion et suivre la rĂšgle de Saint Augustin. Leur supĂ©rieur hiĂ©rarchique leur a toutefois imposĂ© de porter le scapulaire noir comme tenue distinctive, vĂȘtement qui leur a valu le surnom de « SƓurs Noires ». Ces religieuses ont assez tĂŽt bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une forte popularitĂ©, car elles ne se contentaient pas d’ĂȘtre des contemplatives, mais exerçaient dĂšs le dĂ©part un apostolat en s’occupant des malades en se rendant Ă  leur domicile, faisant montre d’un dĂ©vouement total, notamment lors des Ă©pidĂ©mies de peste qui leur a valu l’admiration de tous. Finalement, devenues trop peu nombreuses, les SƓurs Noires se sont rattachĂ©es Ă  un autre ordre en 1956. La Basilique de Koekelberg leur consacre une exposition dans son espace musĂ©al, question de commĂ©morer leurs actions et de les rappeler Ă  notre mĂ©moire, en regroupant une sĂ©rie d’objets tels que des peintures, du mobilier, des Ɠuvres d'arts, de la vaisselle, des sculptures et de la dentelle bruxelloise ou flamande. En se rendant sur place, on dĂ©couvre tout un pan de notre passĂ© peu ou mal connu au XXIe siĂšcle. A voir Ă  la Basilique de Koekelberg pour une durĂ©e encore indĂ©terminĂ©e l.es dĂ©tails ont tous Ă©tĂ© mis le site officiel www.basilicakoekelberg.be

EXPOSITION : SOUFFLE D’ORIENT

Artiste belge d’origine tunisienne, ImĂšne Jarry peint depuis l’ñge de 15 ans. Autodidacte, elle a commencĂ© avec le plus simple des matĂ© riaux: des crayons de couleur. Voyant que son entourage Ă©tait demandeur de ses dessins, elle s’engage rapidement dans la peinture essentiellement acrylique puis se passionne pour la calligraphie arabe qu’elle utilise dans son expression artistique. Ses Ɠuvres colorĂ©es Ă©voquent les voyages, le soleil, la mer, ses souvenirs nomades de la Belgique Ă  la Tunisie. Elle les propose Ă©galement Ă  travers diffĂ©rents supports Ă  mettre en valeur dans un espace tant privĂ© que public. Chacune de ses crĂ©ations raconte un rĂ©cit et Ă©voquent de la mĂ©lancolie de son deuxiĂšme pays d'origine : la Tunisie. Toutes ses toiles sont peintes Ă  la peinture acrylique. Une exposition Ă  voir au Mont-de-PiĂ©tĂ© jusqu’au 10 septembre 2023. Voyez les dĂ©tails pratiques sur le site www.montdepiete.be Rue Saint-Ghislain, 19-23 Ă  1000 Bruxelles

EXPOSITION : TOUT EN SOUPLESSE

Cette exposition est le rĂ©sultat d'une aventure artistique extraordinaire, oĂč les couleurs prennent vie et les fibres racontent leurs propres histoires. elle nous invite Ă  explorer le monde fascinant oĂč l'art et l'artisanat se rencontrent pour former des crĂ©ations qui dĂ©fient les conventions et inspirent l'imagination. Les murs sont habillĂ©s de panneaux textiles Ă©lĂ©gamment tissĂ©s, chacun portant le sceau distinctif d'une des deuxartistesinvitĂ©es Ă se produire. LescouleursĂ©clatent commedesfeux d'artifice, allant desteintes douces et pastel aux tonalitĂ©s audacieuses et vives. Chaque fil, chaque texture est soigneusement choisi et assemblĂ© pour une expĂ©rience visuelle et tactile unique. Les piĂšces exposĂ©es reflĂštent une variĂ©tĂ© infinie de techniques et de styles. Des Ɠuvres abstraites qui jouent avec la profondeur et la perspective aux crĂ©ations plus narratives qui Ă©voquent des souvenirs et des Ă©motions, l'exposition montre l'Ă©tendue de la crĂ©ativitĂ© dans le domaine de l'art textile. Les artistes ont exploitĂ© diverses mĂ©thodes, telles que le tissage traditionnel, le tricotage, le nouage, le patchwork novateur et mĂȘme l'expĂ©rimentation audacieuse avec des matĂ©riaux non conventionnels. Cet Ă©vĂ©nement offre Ă©galement aux visiteurs l'opportunitĂ© d'entrer dans l'univers de Katia Du Paix et Sophie De Mesmaeker qui opĂšrent la magie de la transformation des matiĂšres premiĂšres en piĂšces d'art uniques. Enfin, il tĂ©moigne de la vitalitĂ© de l'art textile moderne et de sa capacitĂ© Ă  Ă©voluer tout en honorant les techniques ancestrales. Leur travail Ă©largit les horizons et fait rĂ©aliser que l'art peut ĂȘtre trouvĂ© dans les endroits les plus inattendus, mĂȘme au sein de fils et de tissus. A voir du 21 septembre au 8 octobre 2023 au Mont-de-PiĂ©tĂ©. Voyez toutes les informations pratiques sur le site www.montdepiete.be

Rue Saint-Ghislain, 19-23 Ă  1000 Bruxelles Sylvie Van Laere

EXPOSITION : SHOSHANA WALFISH

L'artiste Shoshana Walfish travaille des thĂšmes tels que le fĂ©minisme, l'identitĂ© et l'histoire collective. Elle explore le rĂ©el et l'imaginaire, recherchant le matĂ©riel et l'immatĂ©riel. Elle dĂ©terre des images, des objets ou des histoires et les rĂ©agence dans une nouvelle rĂ©alitĂ©. Ses portraits et Ă©tudes d'inspiration classique possĂšdent une connotation existentielle. L'homme reste fragile et Ă©garĂ©. Pour d’autres tableaux, cette artiste rĂ©alise des collages dans lesquelselle rassemble des personnages et des objets qui, Ă  premiĂšre vue, ne s’emboĂźtent pas. Les corps dĂ©sirĂ©s entrent en dialogue avec les artefacts historiques. L'ensemble gĂ©nĂšre un fantastique cabinet de curiositĂ©s des dĂ©sirs. Sans jamais se lasser, elle questionne l’idĂ©e de la femme-objet et des objets en tant que corps fĂ©minins. Entre surrĂ©alisme et absurde, elle interroge le regard, l’objectification, ainsi que les rĂ©cits produits par l’histoire et par l’histoire de l’art. Dans une seconde sĂ©rie, elle explore les allusions esthĂ©tiques luxuriantes associĂ©es aux organes corporels, tissant ainsi des liens entre la corporalitĂ©, le monde naturel, la science et la sociĂ©tĂ©. Ses Ɠuvres sont Ă  dĂ©couvrir chez nous au MusĂ©e juif de Belgique du 7 septembre 2023 au 18 fĂ©vrier 2024. Voyez tous les dĂ©tails pour organiser votre visite sur le site www.mjb-jmb.org Rue des Minimes, 21 Ă  1000 Bruxelles

EXPOSITION : CAMILLE DE TAEYE

BonvivantĂ l‘humoursubversifetauvĂ©cutragique, CamilleDeTaeye(1938-2013)est unartistepeintre bruxellois Ă©voluant en marge des tendances et mouvements artistiques. Sa premiĂšre Ă©pouse Gerda Vancluysen, Ă©crivaine et poĂ©tesse, l’a initiĂ© au monde de l’édition. Ensemble, ils ont rĂ©alisĂ© une sĂ©rie de livres, dĂ©veloppant un univers pictural et poĂ©tique qui leur est propre. L’artiste a Ă©galement conçu avec plusieurs auteurs et autrices des ouvrages qu’il accompagnait de lithographies tirĂ©es sur sa presse Ă  bras. Chaque estampe est un Ă©cho aux textes mais aussi aux multiples facettes du peintre qui se retrouvent dans ses tableaux. Pour Camille De Taeye, la peinture est une forme de rĂ©silience. Son Ɠuvre est jalonnĂ©e de plusieurs thĂšmes transversaux, incarnĂ©s par des motifs rĂ©currents qui traduisent et dĂ©tournent les drames de son existence Ă  travers un imaginaire singulier. Cette exposition propose de dĂ©couvrir quelques aspectscruciaux de sacrĂ©ation : sa syntaxe, ses symboles, qui sont autant d’élĂ©ments grammaticaux nĂ©cessaires Ă  son art relationnel, lacohabitationdel’éroset dethanatos, uneformed’identitĂ© belge et les Ă©quilibres prĂ©caires. Une exposition Ă  dĂ©couvrir jusqu’au 24 janvier 2024 Ă  la BibliothĂšque Wittockiana. Plus de renseignements sur le site www.wittockiana.org Rue de Bemel, 23 Ă  1150 Bruxelles

EXPOSITION : JOSÉ MANGANO

JosĂ© Mangano est un artiste qu’on croise lors de nombreux vernissages dans la capitale. Il est Ă©galement souvent prĂ©sent aux cimaises comme exposant. Fruit du pur autodidactisme, il a rĂ©ussi Ă  exceller dans diverses disciplines artistiques, avec un savoir-faire qui a Ă©voluĂ© au fil des ans, le menant Ă  embrasser des formes d'expression variĂ©es et Ă  trouver son style. Refusant les Ă©tiquettes, il s’est fort vite rĂ©vĂ©lĂ© un touche-Ă -tout bercĂ© par les muses. A son rĂ©pertoire, il additionne le dessin, la peinture, le travail du papier mĂąchĂ©, l’écriture, la poĂ©sie, le jeu scĂ©nique, la confection de marionnettes et n’a pas hĂ©sitĂ© Ă  endosser un costume de clown pour afficher un autre versant de sa personnalitĂ© et faire rire les petits. Une palette crĂ©ative quasiment sans limites, qui en fait un des rares couteaux suisses de chez nous. Aujourd’hui, aprĂšs plusieurs dĂ©cennies de crĂ©ation, il attribue sa touche directement identifiable Ă  une existence nourrie d’évĂ©nements et de dĂ©fis, qui se sont succĂ©dĂ© et qui lui ont fait voir chaque matin avec un regard positif. A travers ses Ɠuvres, il entend apporter de la lumiĂšre, tendre la main vers l’autre et offrir un vrai partage. Pour lui, l'art est une accumulation d'expĂ©riences et de comprĂ©hensions, unmoyen de capturer les regards et les sensations de la vie quotidienne. Loin de tout acadĂ©misme, JosĂ© Mangano se moque des modes et explore ce qui l’entoure Ă  son rythme, poussĂ© par un indĂ©fectible besoin d’aller toujours de l’avant, se fiant Ă  son seul goĂ»t et en croyant Ă  ce qu’il produit. Ses Ɠuvres seront exposĂ©es Ă  la galerie Arcane du 22 septembre au 1er octobre 2023. Vous pouvez vous procurer d’autres informations directement via l’adresse de la responsable du lieu judithgrunberger@gmail.com

Rue Vandekindere, 336 Ă  1180 Bruxelles

Daniel Bastié

VENDREDI DE LAPOÉSIE

« VendredidelapoĂ©sie »est unĂ©vĂ©nement mensuel, aucoursduquel despoĂšteschevronnĂ©souamateurs se rĂ©unissent pour partager leurs crĂ©ations, Ă©changer des idĂ©es et cĂ©lĂ©brer l'art de la rime. Ces rencontres adoptent une forme libre, totalement ouverte et dĂ©complexĂ©e, sans qu’aucun jugement ne puisse brider le plaisir. Tous, s’ils le souhaitent, sont invitĂ©s Ă  rĂ©citer deux ou trois de leurs textes. L'objectif de ces rencontres est avant tout de crĂ©er un espace de convivialitĂ© oĂč les auteurs peuvent sortir de leur isolement et partager leurs travaux, tout en bĂ©nĂ©ficiant de contacts pour Ă©largir leur rĂ©seau relationnel ou trouver l'inspiration Ă  travers la diversitĂ© des voix et des styles prĂ©sents. VoilĂ  Ă©galement une occasion pour les passionnĂ©s de poĂ©sie de dĂ©couvrir de nouveaux auteurs ou de rĂ©entendre d’autres qu’ils connaissent. Comme il s’agit pour l’essentiel de poĂštes bruxellois issusde la diversitĂ© culturelle, ces soirĂ©es sont enfin un trait d’union entre chacun d’entre eux, prouvant que la barriĂšre de la langue, des origines ou de la religion ne pose aucun problĂšme. Le prochain rendez-vous est fixĂ© Ă  la Maison de la LaĂŻcitĂ© d’Anderlecht le vendredi 29 septembre Ă  19 heures. Pour davantage de dĂ©tails, voyez au 02 520 39 99 Rue de Veeweyde, 38 Ă  1070 Bruxelles

Daniel Bastié

EXPOSITION : CHANTALSALLUSTIN

Le dessin scientifique est une partie intĂ©grante de l'imaginaire artistique de Chantal Sallustin et le thĂšme de la ville est rĂ©current dans son travail. Ses compositions Ă©voquent des formes gĂ©omĂ©triques et orthogonales, Ă©voquant des tissus urbains avec leurs rues, chemins et places. Son travail peut donner Ă©galement l'impression de dĂ©ambuler Ă  travers desdĂ©cors quirappellent des Ă©lĂ©ments tels que la rouille, le fer et le verre, ainsi que des structures architecturales. Peut-ĂȘtre des vestiges de citĂ©s mĂ©diĂ©vales ou des zones industrielles ? Elle applique un processus "opĂ©ratif" Ă  ses Ɠuvres en construisant des textures en superposant des couches ou en pratiquant la gravure pour crĂ©er des boursouflures et des excavations, puis elle accentue certains dĂ©tails en revenant sur le mĂ©tier. Il est naturellement intĂ©ressant de voir de quelle maniĂšre elle intĂšgre diffĂ©rentes techniques et textures dans son art pour crĂ©er des compositions qui Ă©voquent des sensations et des Ă©motions Ă  travers des formes gĂ©omĂ©triques ou d’autres qui frisent l’abstraction. Ses gravures sont exposĂ©es du 13 au 17 septembre 2023 Ă  L’Atelier 64. Rue de l’Abbaye, 64 Ă  1050 Bruxelles

Sam Mas

EXPOSITION : FRED BERVOETS

StĂ©phane Janssen a jouĂ© un rĂŽle crucial dans la carriĂšre de Fred Bervoets. Initialement son marchand d'art de 1967 Ă  1970. Il est ensuite devenu un collectionneur important de l’Ɠuvre de ce dernier, ainsi qu'un de ses plus fervents dĂ©fenseurs. Au cours des dĂ©cennies suivantes, il a organisĂ© plusieurs expositions en Europe de l’artiste pour mettre son travail en Ă©vidence, allant jusqu’à monter des Ă©vĂ©nements aux Etats-Unis. NĂ© en 1942 Ă Anvers, le peintre vit et travaille toujours dans sa ville natale. Sespeintures ne montrentnicontinuitĂ©nihomogĂ©nĂ©itĂ©ausensstrictduterme. Mouvantes, ellesrefusent de se plier aux modes, mĂȘme si elles ont tout un moment Ă©tĂ© inspirĂ©es par le mouvement CoBrA. Puis, tout un temps, Fred Bervoets a rĂ©alisĂ© des toiles dont les formes Ă©voquent des serpents ou spaghettis. Ensuite, il s’est lancĂ© dans des travaux oĂč les totems et les cartes prennent le dessus. La technique du collage s’est mise Ă  le passionner au point de combiner gravures et diffĂ©rents matĂ©riaux tels que des clous et de la ficelle. L'exposition Ă  venir semble ĂȘtre une cĂ©lĂ©bration de la relation entre Fred Bervoets et StĂ©phane Janssen. RĂ©sultat qui offrira aux amateurs d'art l'opportunitĂ© de dĂ©couvrir ou de redĂ©couvrir le travail de d’un plasticien hors normes. Cet Ă©vĂ©nement se dĂ©roulera du 7 septembre au 7 octobre au 14 octobre 2023 Ă  la galerie Rodolphe Janssen. Voyez un complĂ©ment d’informations sur le site officiel www.rodolphejanssen.com

Rue de Livourne, 12 Ă  1050 Bruxelles Alexandre Verdeyen

VISITE DE LA MAISON MAGRITTE

RenĂ© Magritte (1898 – 1967) est aujourd’hui considĂ©rĂ© comme l’un des plus grands peintres du XXe siĂšcle et sa renommĂ©e a dĂ©passĂ© les frontiĂšres europĂ©ennes. Son Ɠuvre foisonnante d’idĂ©es et d’innovations lui assure une popularitĂ© jusqu’ici jamais dĂ©mentie et confirme son aura auprĂšs de tous les amateurs d’art. Comment passer par Bruxelles sans se coller dans ses traces ni se laisser baigner par ses reprĂ©sentations fantasmagoriques ou surrĂ©alistes ? Si la visite du musĂ©e qui lui a Ă©tĂ© consacrĂ© et qui rassemble l’essentiel de sa crĂ©ation demeure l’une des Ă©tapes incontournables de ce pĂ©riple au pays des pipes qui n’en sont pas et des ciels qui pleuvent des personnages impeccablement sanglĂ©s dans leur frac noir, beaucoup ignorent qu’il est possible de visiter la maison qu’il a occupĂ©e de 1930 Ă  1954 et qui a Ă©tĂ© transformĂ©e en musĂ©e au milieu des annĂ©es 90. L’occasion de se plonger dans le quotidien du couple revenu de Paris, aprĂšs trois annĂ©es passĂ©es dans le sillage d’AndrĂ©Breton(avec lequel aeulieuune rupture dĂ©finitive), et qui a louĂ© le petit rez-de-chaussĂ©e d’une maison de briques jaunes situĂ©e au numĂ©ro 135 de la rue Esseghem Ă  Jette, non loin de Notre-Dame de Lourdes. Pour la petite histoire, il ne s’agit pas de l’ultime demeure de l’artiste, mais du domicile qu’il a occupĂ© avec son Ă©pouse Georgette durant presque vingt-cinq ans. Une pĂ©riode durant laquelle son talent a Ă©tĂ© pleinement rĂ©vĂ©lĂ© et oĂč il a conçu ses toiles maĂźtresses. Le lieu, plutĂŽt Ă©troit, se distribue sur quatre niveaux, avec d’autres familles aux Ă©tages. Les Magritte y bĂ©nĂ©ficient du confort de l’époque, mais largement suffisant pour y couler une existence paisible. Afin de payer le loyer, RenĂ© conçoit des affiches publicitaires, mais continue de peindre pour lui-mĂȘme, tandis que Georgettetravaille Ă  mi-temps comme vendeuse. C’est dans cettemaisonque l’artisteconnaĂźt plusieurs pĂ©riodes successives (pĂ©riode Renoir, pĂ©riode Vache), qu’il nĂ©gocie de multiples expositions Ă  Bruxelles et Ă  New York, qu’il reçoit commande d’une grande crĂ©ation murale pour Knokke et qu’il se fait approcher par diffĂ©rents marchands de tableaux. Sans exagĂ©rer, il est clairement permis d’écrire qu’il ypeintlamoitiĂ©desonƓuvre, dontplusieurstoilescapitales(« LarĂ©ponseimprĂ©vue »,« Leviol », « La philosophie dans le boudoir », « L’empire des lumiĂšres »). Evidemment, certains Ă©lĂ©ments du bĂątiment sont parfois intĂ©grĂ©s dans ses compositions : la fenĂȘtre Ă  guillotine, la cheminĂ©e, les portes vitrĂ©es du salon, l’escalier et son pilastre dans le hall, les poignĂ©es et les rosaces des portes, le rĂ©verbĂšre extĂ©rieur, etc. Les surrĂ©alistes belges se rĂ©unissent Ă©galement chez lui et, en compagnie de ses amis, il organise de rĂ©guliers happenings, confronte ses idĂ©es, montre ses rĂ©alisations et parle de ses projets. Puisqu’il ne s’agit pas du domicile ultime du couple, il a fallu rĂ©amĂ©nager le lieu et recomposer son cadredevie, entĂąchantderetrouver le mobilier original. En allant au devant des collectionneurs, une partie du mobilier a pu ĂȘtre acquis. Le reste provient de ventes diverses et, en consultant les photographies d’époque et en se basant sur le tĂ©moignage de proches, les gestionnaires de la maison se sont procurĂ© des meubles similaires Ă  ceux achetĂ©s par les cĂ©lĂšbres occupants.

L’appartement se distribue comme suit : salon avec fauteuils et piano, sur lequel Georgette Ă©grenait diverses mĂ©lodies, chambre, salle Ă  manger, cuisine et salle de bains. Au fond du jardin, devancĂ© par une cour pavĂ©e, on peut dĂ©couvrir le « Dongo » (ou atelier) dans lequel l’artiste s’enferme pour crĂ©er, mĂȘme s’il est souvent rĂ©pĂ©tĂ© qu’il adore peindre dans la cuisine. Bien entendu, pour des raisons de bonne conservation, ces piĂšces ne sont pas accessibles au public. Les visiteurs peuvent les admirer et les photographier Ă  partir du petitcorridor etce travers une vitre Ă©paisse qui en clĂŽt l’accĂšs. Les Ă©tages supĂ©rieurs ont Ă©tĂ© rĂ©cupĂ©rĂ©s pour permettre l’affichage de quelques Ɠuvres et l’organisation d’expositionsthĂ©matiques et temporaires sur, par exemple, l’influence du surrĂ©alisme en Belgique ou un aspect particulier de l’Ɠuvre de Magritte. Sur les dix-neuf piĂšces que comporte cette maison, dix-sept sont accessibles. La visite s’effectue seul, muni de feuillets explicatifs, ou en compagnie d’un guide.

Plus de détails sur www.magritemuseum.be Rue Esseghem 135 à 1090 Bruxelles

Daniel Bastié

Quelques informations en vrac sur René Magritte

Selon certaines sources, c’est Marcel Lecomte qui, en 1925, montre Ă  RenĂ© Magritte une reproduction du « Chant d’amour » de Giorgio de Chirico et qui lui donne l’idĂ©e de se lancer dans la voie du surrĂ©alisme. D’autres tĂ©moignages mentionnent le nomd’un certain Mesens. Quoi qu’il en soit, le jeune peintre ne peut pas retenir son Ă©motion et dĂ©cide de rompre avec la peinture traditionnelle et de s’ouvrir Ă  une nouvelle vision du monde. Pour lui, Chirico ne se serait jamais inquiĂ©tĂ© de la maniĂšre de peindre, mais avait grandement Ă  cƓur ce qu’il peignait. Une Ă©norme diffĂ©rence ! Dans les mois qui suivent, Magritte rencontre les surrĂ©alistes belges et, ensemble, ils cherchent Ă  poser les bases d’un mouvement structurĂ©, sans rĂ©els liens avec leurs homologues parisiens. Magritte fait preuve d’un rĂ©el attachement Ă  cette nouvelle maniĂšre d’envisager l’art et dĂ©fend bec et ongles cet idĂ©al. Comment explique-t-on aujourd’hui sa mĂ©sentente avec AndrĂ© Breton ? Il semble que l’accueil plutĂŽt rĂ©servĂ© de ses amis français soit Ă  la source de sa dissidence. Alors, il envisage mĂȘme de crĂ©er un mouvement parallĂšle, qu’il pourrait baptiser l’extramentalisme ou l’amentalisme. Mais la rĂ©alitĂ© le rattrape et le convainc que le ressentiment ne peut jamais constituer une base sĂ©rieuse pour de nouvelles thĂ©ories. Le refus d’AndrĂ© Breton de reconnaĂźtre l’artiste belge conduit ce dernier Ă  se lancer dans ce qui a Ă©tĂ© nommĂ© la « pĂ©riode vache », aprĂšs quoi il retourne bien vite Ă  ses affaires. Assez curieusement, RenĂ© Magritte se fait de belles amitiĂ©s du cĂŽtĂ© des poĂštes et des Ă©crivains qui, sans doute, apprĂ©cient mieux que les plasticiens ses Ɠuvres allĂ©goriques. Il a Ă©galement Ă©tĂ© rapportĂ© une anecdote notoire. AndrĂ© Breton Ă©tait profondĂ©ment anticlĂ©rical. Or, un jour, il dĂ©couvre Georgette Magritte avec un crucifix reliĂ© Ă  une chaĂźnette autour du cou. Il lui fait remarquer qu’il est de fort mauvais goĂ»t de porter un emblĂšme religieux. PiquĂ© au vif qu’on s’en prenne ouvertement Ă  son Ă©pouse, RenĂ© Magritte quitte prestement le lieu en compagnie de celle qui partage ses jours. Peu aprĂšs, il dĂ©cide de rentrer en Belgique et vient s’installer Ă  Jette.

RENCONTRES & PROGRÈS : ENTRETIEN AVEC CHANTYNE MARIE DE MOTE

Les années ont passé et on peut parler d'évolution. L'occasion était donc belle de rencontrer Chantyne, la coordinatrice co animatrice de "Rencontres & ProgrÚs".

-Peux-tu nous faire un rapide récapitulatif ?

-"Rencontres & ProgrĂšs" fĂȘte ses huit ans. FondĂ© d'une collaboration de deux esprits motivĂ©s et bĂ©nĂ©voles : Chantyne Marie De MotĂ©, anciennement fonctionnaire CE, Relations publiques, diverses formations et Yves Caelen, Formateur d'adultes. Plusieurs centaines d'Ă©vĂ©nements ont eu lieu pour notre plus grand plaisir. Depuis lors cela a permis de rencontrer et de faire se rencontrer un nombre incroyable de participants, en cela c'est dĂ©jĂ  une Ă©volution. Donner Ă  tous les moyens de se divertir et de s'exprimer dans un cadre prĂ©cis et convivial comme celui du Carpe Diem, juste en face de la station de mĂ©tro MĂ©rode.

-Mais encore...

-Nous avonségalement leplaisir d'organiser unmercredi parmois(19Hà 21H)des soirées sous l'intitulé "Gaëtan Faucer raconte" (Gaëtan est auteur, scénariste, dramaturge) qui nous permettent de voyager d'une célébrité à l'autre. Des célébrités qui ont marqué la littérature ou le cinéma. C'est divertissant, intéressant et joyeux comme ambiance.

-Il y a également des soirées "exceptionnelles"...

-Dis donc, rien ne t 'échappe. Oui ,que je présente avec Gaëtan Faucer et toi, Alain Magerotte (auteur, nouvelliste et chroniqueur). Elles sont consacrées aux "grandes affaires criminelles". Nous choisissons ensemble des affaires qui ont marqué les esprits. Cela se déroule également un mercredi soir (19H à 21H). Nous avons déjà présenté Bonnie and Clyde, Landru, Christian Ranucci et Charles Manson. Le 11 octobre prochain, nous présenterons Jack l'Eventreur.

-Il y a aussi l'organisation de débats...

- Un mensuel les premiers mardis de chaque mois sous l'appellation "Exposé/débat" présenté par Yves Caelen. Les thÚmes sont issus et choisis parmi les champs divers de la littérature...

Depuis quelques semaines, un changement a été opéré. Il me parait important d'en informer le public amateur de café philo...

Bien entendu et merci Alain de l'intĂ©rĂȘt que tu nous portes. Par la force des choses et des Ă©vĂ©nements, notre administration a Ă©galement ajouter une corde Ă  son arc. Nous sommes Ă  prĂ©sent le " CafĂ© philo - Rencontres & ProgrĂšs " Ă  Bruxelles Capitale. En effet, aprĂšs vingt-trois ans de bons et intĂ©ressants service "Le cafĂ© philo de Belgique" a clĂŽturĂ© son asbl. Rassurez-vous ce n'est pas pour autant que tout s'arrĂȘte, au contraire. L'Ă©quipe compte cinq modĂ©rateurs, anciens et nouveaux, tous sont bĂ©nĂ©voles et formĂ©s, (au niveau Master minimum) dans diffĂ©rents domaines des sciences humaines, des sciences exactes ou appliquĂ©es ou de la philosophie. Chacun d'eux animera en alternance le cafĂ© philo R&P afin d'assurer sansinterruptiontouslesdimanchesdel'annĂ©e. L'horairen'apaschangĂ©, nous gardons 17 Ă  19 heures, et tout cela se passe, je le rappelle, dans une salle privĂ©e du Carpe Diem.

Infos complémentaires : https://www.cafephilorp.eu/contact Avenue de Tervueren, 13 à 1040 Bruxelles Alain Magerotte

L’HISTAURE D’HÉLENEKE ET DE SON PARISIEN – Épisode 2

Pendant ce temps, la chorale des Flierefloeiters se donne du courage en chantant bien fort dans la camionnette : « ♫ Ghere baa, ghere baa â™Ș ». Tu vois ça d'ici qu'ils vont mettre une belle aframmeling Ă  ces Parisiens, fieu ! En une, deux, trois, ces kets seront par terre et on rĂ©cupĂ©rera HĂ©lĂšneke plus une ou deux autres mokkes pour le repos du guerrier, des jolies car les moches on va leur laisser. On videra aussi leurs tonneaux de faro et de gueuze pour leur apprendre la politesse. On prend pas les affaires des autres, ara ! Et ceux qui sont pas contents savent mettre leur tĂȘte tout prĂšs.

L'Aghatmainon dit contre son frĂšre :

T'en fais pas, MainonhĂšllas, le Parisien il aura mĂȘme pas le temps de toucher Ă  ta femme, t'sais. Tu vois tous ces braves kets avec nous ? Le Chille qui est fort comme un bƓuf et que tu sais le taper autant que tu veux qu'il sent rien, et puis lui, lĂ , le plus malin de nous tous...

Le Lysse ? Tu parles d'un malin, ce peĂŻ. Tu sais qu'il s'Ă©tait dĂ©guisĂ© en kajoubereir pour pas venir avec nous quand on est allĂ©s le chercher ? On a dĂ» flanquer son bĂ©bĂ© dans une poubelle pour qu'il arrĂȘte de rammeler dedans avec son crochet. Tu vois ça d'ici : le peĂŻ il voit son ket sur un paquet d'arĂȘtes de boestrinks et de pelures de patates, il va pas aller reure lĂ -dedans, hein. C'est comme ça qu'on a vu que c'Ă©tait lui. Il disait qu'il voulait pas laisser sa femme toute seule Ă  la maison.

Ça je veux croire. MeĂŻneloppe c'est comme ça une fois e schĂ»u laaif, avec tout ce qu'il faut pour Ă©crire, t'sais, au-dessus et en dessous. Et pas une iete bil comme ma Clytomnestre : juste bien, tu comprends.

Qu'est-ce que tu sais de ça toi ? Tu as déjà fréquenté sur elle ou quoi ?

Och dis, arrĂȘte une fois avec ce gelul ! Pense plutĂŽt Ă  HĂ©lĂšneke. Tu vas bientĂŽt la revoir et tu sauras passer tes envies sur elle, ara.

Tu vois, Aghat, moi je trouve que notre troupe ici, elle manque de Roland le Preux. Ce peĂŻ c'est...

Mo alleï hein, MainonhÚllas ! Va pas encore tirer des plans sur le compÚre ! Roland, il est toujours rond, ce veau ! Il sait rien faire d'autre que souffler dans sa schoeiftrompet tant si tellement fort que le grand Charel il en a attrapé une migraine que tu sais pas savoir.

Entre-temps, la joyeuse compagnie arrive à destination et le Lysse qui conduisait débarque sa fiÚre engeance. Tout le monde se précipite vers la porte du café et la trouve close.

Amaï, c'est fermé, crie le Chille. DerriÚre la vitre le Torre, un balÚze d'un mÚtre septante-vingt-huit avec une carrure de lutteur de la foire du Midi, leur fait un grand pied de nez : « Awel, bande de boddingstampers, vous venez sans doute chercher le kousenband de la femme du pitcheplooie ? » qu'il leur crie. DerriÚre lui, le Parisien tient HélÚneke dans ses bras et lui donne plein de beises pour faire mousser MainonhÚllas.

On bouge pas d'ici avant qu'on a rĂ©cupĂ©rĂ© ma schuuzuster, proclame Aghatmainon. MĂȘme si on doit rester dix ans, eh bien on restera dix ans, nĂš, pak vast ! Mais un pied dihors ça tu mettras pas, vleegepikker que tu cours lĂ  ! Et pendant ce temps nous autres on va un peu visiter tous les magasins ici tout autour, juste pour avoir des rĂ©serves. Qu'est-ce que tu dis en bas de ça ?

Deux heures plus tard, suite au pillage d'une épicerie fine dont la commerçante se révÚle plus qu'avenante, le Chille la ramÚne avec lui en la prétendant prise de guerre. Bris d'Hélice qu'elle s'appelle et le Chille en est déjà bleu.

L'Aghatmainon, quand il voit les formes aguichantes de la fille, se l'octroie de facto pour cause prorioté du chef de bande. Là-dessus, le Chille pique un fard, et va faire du boudin dans la camionnette.

Si tu es si malin, dĂ©brouille-toi tout seul, qu'il rĂąle. Moi je joue plus. Trekt a plan mĂš a zoeke. DerriĂšre la vitre, le Torre se fend la poire. Tu te rends compte, qu'il dit Ă  Parisien, ils se disputent mĂȘme entre eux. C'est pas comme ça qu'ils vont rĂ©cupĂ©rer ta mokke.

Mais sa sƓur Cassaastien, qui est aussi une diseuse de bonne aventure car sa marraine de Dijon lui a appris Ă  lire dans le marc de Bourgogne, prĂ©tend que ça va mal finir pour leur pomme, car c'est le Parisien qui justement a donnĂ© une pomme Ă  une meĂŻ qu'il avait comme ça rencontrĂ©e. C'Ă©tait dans une

discothĂšque Ă  Singilles et il avait comme ça trois filles pendues Ă  son gilĂ©e. Il devait choisir avec qui il allait devoir compter les petites fleurs, et pour ça on lui donnait un fruit. On Ă©tait en automne alors il allait pas donner des fraises ou des cerises, hein, zo-ot ! Ça coĂ»te beaucoup trop cher en novembre, c'est mieux de choisir une pomme. Alors il a donnĂ© sa Golden Ă  Afro, dites ! Hau es da meugelaaik ! Tu vois oĂč ça mĂšne d'ĂȘtre gentil avec les autres.

Torre il veut rien savoir de ça car il sait bien que tout ce qu'elle raconte, cette zottin de Cassaastien, c'est que craques et companie. DĂ©jĂ  elle lui avait dit qu'il finirait vieux garçon Ă  cause qu'il Ă©tait klachkop Ă  trente-deux ans, eh ben non, malgrĂ© ça il s'Ă©tait quand mĂȘme mariĂ© avec Antrauclaque et ils avaient un fils encore tout ket. Flauskes en leugnoetera, qu'il dit le Torre. Quand tu crois pas une elle t'en raconte une autre, ara.

Donc on en était là : les Flierefloeiters sur le trottoir avec leur bouche pleine de dents car le Chille les avait laissé tomber, et les Parisiens dedans avec la Cassastien qui prédit le pire et le Torre qui veut pas la croire.

Une vraie tragédie ant-hic, qu'il dit Omer den Blinne de la rue du Réservoir quand il a fait son plein de gueuze super 98 avec additif de lambic au tonneau.

Au bout de quatre heures, leChille commence Ă  la trouver un peusĂšche et il dĂ©cide d'envoyer soncopain Paterokkel chercher une dizaine de cannettes de Cariatide pils Ă  l'Érecthion pour apaiser sa soif.

Ce bĂȘte, mais alors bĂȘte type de Paterokkel trouve pas plus malin que passer devant la porte de derriĂšre du cafĂ© des Parisiens. Le gĂ©ant Torre l'attrape par le colbak et lui met une rammeling que le copain Paterokkel a ça Ă  son jambon. Quand on le ramĂšne chez le Chille, sans ses cannettes qui sont bien sĂ»r restĂ©es chez Torre, c'est juste pour lui raconter comment le gĂ©ant lui a tannĂ© les cĂŽtes avec ses chaussures que tu dirais des pataugas de mercenaire russe, et qu'il lui a mis deux beaux yeux au beurre noir et un nez comme une fraise de WĂ©pion Ă©crasĂ©e, plus que les trois dents qui lui restaient sur le devant pour mordre dans sa fricandelle sont tombĂ©es sur le plancher de la cour et qu'il les a pas retrouvĂ©es dans le noir.

Le Chille sait plus oĂč se mettre tellement il sort de sa peau. Assis Ă  cĂŽtĂ© du Lysse dans la camionnette, il arrĂȘte pas de crier et de manger son armoire : Amocher mon copain comme ça, je permets pas ! Tu vois ça d'ici que je vais rien faire, potverdoume ! Le Torre c'est peut-ĂȘtre un cador mais moi je suis un castaar et demi, ça tu vas une fois voir. Je vais pas encore donner une beis Ă  l'Aghat car il veut toujours pas me rendre ma Bris d'HĂ©lice, mo je sais pas laisser passer un affront comme ça. Ça va drĂŽlement saigner, je te prĂ©viens. Comme il saute de la camionnette, le Lysse lui dit : Fais attention, Chille, ce peĂŻ est un amelaaike. Te laisse pas prendre par derriĂšre. Zit er ni mei in, Lysse, je vais le kapotmoeke, ce Torre. Il se prĂ©sente devant la porte du cafĂ© des Parisiens et toque solidement : Eh ! Le Torre, afschrabsel d'oepneemvodde ! Montre une fois ton rattesmoel ! On va s'expliquer commeil faut,moi ettoi. JeveuxmĂȘmepassavoircombientutapes, carladouffelingquetuvasrecevoir de moi c'est ta derniĂšre.

Les bandes rivales s'alignent face Ă  face sur le trottoir, loin de la camionnette des Flierefloeiters, et les deux antagonistes se prĂ©sentent au centre, torse nu, poings serrĂ©s, l’Ɠil ardent.

Pendant le premier round du combat, Chille se prend quelques gnons bien appliqués, au point que l'Aghatmainon se demande s'il ne va pas falloir faire replier sa troupe vers la camionnette. Le combat des dieux. On voit des incisives voler dans la foule, on entend des cris de douleur, des corps roulent sur les rudes pavés de ciment. Un Parisien tombe en bas de son sus en voyant du sang sur sa chaussure.

Le Chille n'en mÚne pas large, et Torre ne manque pas de ponctuer ses coups de phrases assassines : « Tiens, une cuillÚre pour papa ! Tiens, une grosse beis d'HélÚneke pour ton patron ! Tiens, encore une de ma part pour ton copain Paterokkel ! »

Il le termine par un grand coup de pied dans les fesses : « Aghat ? Mais non : le cul du Chille ! »

Fin du premier round. Sauvé par le gong qu'il est, le Chille, qui doit se dire : « Janvermille, je le croyais pas si fort, ce peï. Il doit avoir l'appui de quelqu'un. »

Au second round, Chille a reçu une cannette de Raide Boule en douce des mains de MainonhÚllas, et en une fois il se sent pousser des ailes. En trois coups de polleïpel il met le Torre à terre et lui écrase la figure avec sa semelle :

Eh, Parisien ! C'est mieux que du spinozze, ça hein, le boule raide ? Tu vois comme ton frÚre je fais du kip-kap avec ? Ou tu préfÚres du filet américain ?

Le Parisien a comme ça une larme qui coule sur sa joue. Ce saligot massacre son grand frÚre Torre et il viendrait se vanter ? Attends une fois, sale peï ! Et il attrape un verre de Deuvel vide qui traßnait sur une table, le casse sur le comptoir du bistrot et le plante net recta dans la figure du Chille.

Du coup c'est la grosse empoignade générale, on se tape sur la gueule avec plaisir et puis, quand ils ont reçu leur compte de baffes, ils se retirent chacun chez soi.

Match nul.

Le Lysse, lui, est restĂ© dans son coin, au volant de la camionnette. Il le lui avait dit, au Chille, de pas y aller, que c'est plus malin de chercher une astuce pour entrer chez les Parisiens plutĂŽt que leur mettre des coups sur leur smaul tout de suite. Mais voilĂ , le Chille, c'Ă©tait un impulsif, il aurait sautĂ© sur tout ce qui bouge juste pour faire de son Jan. Lysse, lui, c'est le malin, on te l'a dĂ©jĂ  dit. Il pense Ă  un truc pour que les Parisiens ouvrent leur porte, qu'on entre et qu'on leur fait leur fĂȘte Ă  l'intĂ©rieur avec les manches de pelles qu'on a cachĂ©es dans son pantalon.

LesdeuxfrĂšres-chefssaventpasquoifaire.Çafait desheuresqu'ilssontlĂ ,devant cebistrot, etHĂ©lĂšneke est toujours dans les bras de ce Parisien ! C'est insupportable. Surtout que si Aghatmainon doit maintenant retourner chez Clytomnestre bredouille, ça va chauffer pour ses oreilles car elle a dĂ» savoir que sa gentille fille IcigĂ©nie avait Ă©tĂ© livrĂ©e par son pĂšre aux sĂ©vices d'une espĂšce de saligot-bistrotier.

À suivre


Georges Roland

(Texte extrait de « Flauskes de la GrÚce antique » éditions Le Livre de votre Région)

CONCERT : MAHLER – SYMPHONIE RÉSURRECTION

La symphonie n°2enrĂ© majeur, Op. 73, de GustavMahler est une Ɠuvremusicalemajeure du rĂ©pertoire symphonique. Elle est Ă©galement connue sous le nom de "Symphonie n° 2 en ut mineur - RĂ©surrection."

Les trompettes de l’Apocalypse. Un orgue. Un gigantesque orchestre symphonique et un chƓur sur le devant de la scĂšne. Mais aussi des instruments en coulisse, des cloches, des solistes. Il n’en faut pas moins pour exĂ©cuter la monumentale DeuxiĂšme Symphonie de Mahler. L’ampleur des effectifs trahit l’ambitiondumessage :nilesprivations, nil’adversitĂ©,ni lamisĂšre, ni lapeur, ni mĂȘme la mort n’auront le dernier mot. L’ĂȘtre humain est capable de se surpasser et de triompher de sa condition de mortel. De la sombre marche du premier mouvement Ă  l’extase euphorique du chƓur final, cette symphonie dite de la « RĂ©surrection » vous transporte pendant une heure et demie au firmament du rĂ©pertoire postromantique. ExĂ©cutĂ©e sous la baguette de notre directeur musical Alain Altinoglu, cette Ɠuvre donnera le majestueux coup d’envoi au cycle Mahler que l’Orchestre symphonique de la Monnaie, le Belgian National Orchestre et Bozar prĂ©senteront conjointement Ă Bruxelles surdeuxsaisons. Une Ɠuvre grandiose Ă  redĂ©couvrir Ă  la salle Henry le BƓuf Ă  Bozar Le 1er octobre 2023. Voyez la totalitĂ© des informations pratiques sur le site www.bozar.be Rue Ravenstein, 21 Ă  1000 Bruxelles

THÉÂTRE : J’AI ENVIE DE TOI

Les textos, ça va vite. Parfois trop vite ! On tapote un message, on presse un bouton et zip ! Il peut Ă©galement arriver qu’on se trompe de destinataire. VoilĂ  l’aventure qui advient Ă  Guillaume, incapable d’imaginer les consĂ©quences de son erreur ! La tĂȘtedansles nuages, il comptait bien profiter d’une soirĂ©e (ou davantage !) en tĂȘte-Ă -tĂȘte avec sa nouvelle conquĂȘte rencontrĂ©e sur les rĂ©seaux sociaux et qui, dĂ©cidĂ©ment, lui plaĂźt Ă©normĂ©ment. Mais Cupidon semble entraver ses plans. Le message est expĂ©diĂ© par inadvertance Ă  son ex. Tout vrille vraiment lorsque le voisin dĂ©barque dans le salon, aprĂšs avoir abattu lacloisonquisĂ©pare lesdeuxappartements. SĂ©bastienCastro nous gratifie d’une comĂ©die de mƓurs qui enchaĂźne les quiproquos et les bons mots pour une salve menĂ©e Ă  deux cents Ă  l’heure. NommĂ©e Meilleure comĂ©die aux MoliĂšres 2020, elle a l’heur de gĂ©nĂ©rer des avis positifs partout oĂč elle est prĂ©sentĂ©e, rĂ©activant la recette des vieilles piĂšces de boulevard en la boostant Ă  la vitesse 2.0. L’occasion de confronter deux voisins qui ne se connaissent pas et qui vont ĂȘtre amenĂ©s Ă  passer la soirĂ©e de concert. Bien sĂ»r, d’autres invitĂ©s non dĂ©sirĂ©s seront de la partie. Mais chut ! Le rythme effrĂ©nĂ© et les thĂšmes actuels, comme les rencontres amoureuses sur Internet, l’omniprĂ©sence des tĂ©lĂ©phones portables, le « papysitting », la sexualitĂ© dĂ©complexĂ©e, les diffĂ©rences sociales et culturelles expliquent le triomphe de cette piĂšce. L’auteur s’adresse ici sans tabous Ă  toutes les gĂ©nĂ©rations et se gausse de notre Ă©poque qui se prĂ©tend plus heureuse que la prĂ©cĂ©dente. Le succĂšs du bonheur rĂ©side-t-il dans nos Iphone ? AssurĂ©ment chacun trouvera la rĂ©ponse idoine, mais l’auteur participe Ă  notre rĂ©flexion en y glissant son grain de sel. Catherine Decrolier, Marie-Sylvie Hubot, Juliette Manneback, Gauthier Bourgois, DenisCarpentier et David Leclercq donnent le ton sous la direction d’Alexis Goslain aux commandes. ” J’ai envie de toi” est Ă  voir du 12 septembre au 8 octobre 2023 au Théùtre royal des Galeries. Vous trouverez toutes les informations pratiques sur le site www.trg.be

Galerie du Roi, 32 Ă  1000 Bruxelles

Daniel Bastié

HUMOUR : DENA PRINCESSE GUERRIÈRE

Dena Vahdani est un visage qui commence Ă  s’imbriquer dans l’esprit du public. On se souvient de sa venue en premiĂšre partie des spectacles de Guillermo Guiz, Kyan Khojandi, Fanny Ruwet, Kody, Pablo Andres et bien d’autres. Depuis, elle a graviles Ă©chelonsen abordant fiĂšrement lesmarches du »Caustic Comedy Club » Ă  GenĂšve et en prĂ©sentant son premier woman-one-show au « Point Virgule » Ă  Paris. Depuis, elle n’arrĂȘte plus. De retour chez nous, elle nous pose Ă  nouveau la question de savoir que faire pour vivre libre, lorsqu’on est femme, de surcroĂźt issuede l’immigration et qu’on a les pieds posĂ©s entre trois cultures (bruxelloise, flamande et iranienne). Puis, comment faire lorsqu’on est homosexuelle et qu’on assume totalement face Ă  la bĂȘtise et l’incomprĂ©hension de certains ? Pour le dire, elle use de l’humour. Une arme qui touche tout le monde et qui permet de faire passer des messages sans que certains se sentent directement visĂ©s par le tir de l’intervenante. Surtout, on rit Ă©normĂ©ment et cela fait un bien fou. Enfin, comme tout ce qu’elle prĂ©sente est intelligent, on ne peut qu’applaudir. Il faut des femmes comme elle pour sortir de notre confort, pour secouer l’imbĂ©cilitĂ© ambiance et permettre Ă  la sociĂ©tĂ© d’avancer.

Dena Vahdani, c’est cent mille watts d’énergie positive et une vraie guerriĂšre qui n’a pas peur des mots qui cinglent !Polyvalente et polyglotte, elle n’a pas froid aux yeux et use de la dĂ©rision avec brio. Elle est Ă  applaudir au Théùtre de la Toison d’Or du 13 septembre au 14 octobre 2023. Voyez tous les dĂ©tails complĂ©mentaires sur le site www.tto.be

Galeries de la Toison d’Or, 396-398 à 1050 Ixelles

THÉÂTRE : LYSISTRATA

Librement inspirĂ©e d’Aristophane, cette piĂšce adaptĂ©e par Thierry Debroux, revient sur cet Ă©pisode qui raconte la grĂšve du sexe entreprise par une poignĂ©e de femmes pour manifester leur dĂ©saccord vis-Ă -vis de la guerre qu’AthĂšnes mĂšne contre Sparte. L’idĂ©e a Ă©tĂ© lancĂ©e par la belle Lysistrata, une AthĂ©nienne futĂ©e. Pour elle, il faut ramener les hommes Ă  la raison et leur montrer la voie de la sagesse autant que celle de la concorde, en mettant fin Ă  un carnage qui prive la citĂ© d’hommes vifs, mettant en deuil de nombreuses familles qui ont perdu un frĂšre, un fils, un mari ou un pĂšre. Puisqu’ils refusent d’écouter la voix de la raison, il importe d’agir avec des armes toutes fĂ©minines. Les repousser du lit, ne pas s’offrir Ă  eux et refuser la moindre Ă©treinte. La tactique ne tarde pas Ă  produire ses premiers fruits. D’abord Ă©tonnĂ©s, les militaires prennent conscience de ce qui se passe dans le foyer de chacun avant de vivre des nuits de frustration complĂšte et de connaĂźtre un rĂ©el sentiment d’abandon. PrivĂ©s de sexe, ils en arrivent Ă  dĂ©libĂ©rer entre eux. Mettre finauconflitramĂšnera-t-illapaixdansleurmĂ©nage? Oui, si on en croit l’auteur. Bien entendu, il convient d’aller bien plus loin que l’anecdote et de voir dans ce texte une critique d’un monde dans lequel le sexe fonctionne telle une boussole. Lysistrata explique trĂšs bien la nĂ©cessitĂ© pour les femmes de prendre en main leur propre destinĂ©e et de ne plus se contenter d'ĂȘtre soumises aux hommes. La piĂšce se termine sur une note de triomphe fĂ©ministe qui n’a pas perdu grand-chose de son message. Comme Ă  son accoutumĂ©e, Thierry Debroux assure lui-mĂȘme la mise en scĂšne et offre Ă  BĂ©atrix Ferauge, Margaux Frichet, OcĂ©a Gonel, Charlotte De Halleux, NoĂ©mie Maton, Tiphanie Lefrançois, Alex Lobo, Guy Pion, Emma Seine et Anouchka Vingtier des rĂŽles forts. « Lysistrada » est Ă  dĂ©couvrir au Théùtre du Parc du 7 septembre au 14 octobre 2023. Voyez tous les dĂ©tails pratiques sur le site www.theatreduparc.be Rue de la Loi, 3 Ă  1000 Bruxelles

Daniel Bastié

THÉÂTRE : JALOUSIE EN TROIS MAILS

Un immeuble de plus de trente Ă©tages oĂč l'on se croise sans se connaĂźtre. Trois femmes, trois gĂ©nĂ©rations : Helen, quinquagĂ©naire Ă©panouie, avocate cĂ©lĂšbre et Ă©pouse fidĂšle, Yana, de quinze ans sa cadette, architecte et femme fatale, Iris, jeune Ă©tudiante adepte du bouddhisme. Sans le savoir, ces trois femmes partagent deux choses : le mĂȘme immeuble mais surtout 
 le mĂȘme homme ! Alors, quand elles l’apprennent, chacune se lance avec ses armes dans une bataille pour garder « son homme » et c’est par mail qu’elles joutent ; Ă©changes caustiques, piquants, drĂŽles oĂč fusent des vĂ©ritĂ©s sur le couple, la fidĂ©litĂ©, l’amour, la sĂ©duction et l’ñge. Les sentiments s’exacerbent. La haine cĂŽtoie la jalousie et la complicitĂ©. Qui l’emportera ? PĂ©nĂ©trez dans l’immeuble et vous verrez par vousmĂȘme ... Magali Brouart, Jessica Delore, Jackie PrĂ©seau donnent vie Ă  ces protagonistes du 15 septembre au 1er octobre 2023 Ă  La FlĂ»te enchantĂ©e. Plus dĂ© dĂ©tails sur le site www.lafluteenchantee.be Rue du printemps, 18 Ă  1050 Bruxelles

JOURNÉE SANS VOITURE

Cette annĂ©e, le dimanche 17 septembre marquera la fin de la semaine de la mobilitĂ© et se singularisera par son traditionnel dimanche Sans Voiture. Une journĂ©e au cours de laquelle, les vĂ©hicules restent garĂ©s pour abandonner les rues, les avenues et les boulevards de la capitale aux cyclistes et aux piĂ©tons. Les artĂšres habituellement grouillantes de voitures et de bruit se verront transformĂ©es en havre de tranquillitĂ©. Cette initiative, qui vise Ă  encourager les citoyens Ă  emprunter les transports en commun, Ă  se dĂ©placer Ă  pied et Ă  opter pour des moyens de dĂ©placement plus durables, a depuis des annĂ©es un impact significatif sur la vie urbaine pendant cette journĂ©e spĂ©ciale. Les rues d'ordinaire remplies du rugissement des moteurs et du tintement des klaxons seront temporairement libĂ©rĂ©es de l'emprise des tuyaux d’échappement des gaz Ă  combustion. À leur place, des scĂšnes inhabituelles seront visibles avec des familles en balade sur deux roues, des joggeurs explorant la ville sans le souci de la pollution de l'air et des ruesanimĂ©es par desanimations dequartier etdes marchĂ©s Ă©phĂ©mĂšres. Cette JournĂ©eSansVoiture reflĂšte une tendance croissante Ă  l'Ă©chelle mondiale, alors que de plus en plus de mĂ©tropoles cherchent des moyens de rĂ©duire la congestion, d’amĂ©liorer la qualitĂ© de leur cadre d’existence et de promouvoir des modes de vie plus sains. Des capitales comme Paris, Bogota et Istanbul ont dĂ©jĂ  adoptĂ© cette initiativeavecsuccĂšs, etBruxellesasuivilemouvementavecenthousiasme. LesavantagesdelaJournĂ©e Sans Voiture ne se limitent pas seulement Ă  l'environnement et Ă  la santĂ© publique. Les commerçants locaux ont Ă©galement vu l'occasion de prospĂ©rer, car les piĂ©tons ont remplacĂ© les automobilistes. Les cafĂ©s et les restaurants ont Ă©tendu leurs terrasses, crĂ©ant ainsi des espaces sociaux plus accueillants et conviviaux. Cependant, certaines voix critiques soulignent les dĂ©fis inhĂ©rents Ă  la mise en Ɠuvre de telles journĂ©es. Les rĂ©sidents des banlieues peuvent se sentir dĂ©savantagĂ©s, car ils dĂ©pendent souvent davantage de leurs vĂ©hicules pour leurs dĂ©placements quotidiens. NĂ©anmoins, il est important de considĂ©rer cette journĂ©e Ă  nulle autre pareille comme une opportunitĂ© d'expĂ©rimenter autre chose, de repenser les habitudes et d’explorer d’autres pistes. L’opportunitĂ© enfin de mettre la culture au coin de chaque rue, avec des dĂ©monstrations, des expositions temporaires ou d’aller se rendre au musĂ©e sans avoir Ă  se soucier du parking.

SALON : MADE INASIA

Nous sommes ravis d'apprendre que le salon Made in Asia sera de retour en septembre ! Une excellente nouvelle pour les amateurs de la culture asiatique, qui pourront ainsi profiter de diverses activitĂ©s liĂ©es Ă  l'anime, aux jeux vidĂ©o, Ă  la musique, Ă  la nourriture et bien d'autres Ă©lĂ©ments culturels. Nous le savons, ce salon Ă  nul autre pareil se veut un Ă©vĂ©nement populaire axĂ© sur la culture pop japonaise et/ou principalement corĂ©enne. Il s'agit d'une convention qui rassemble des fans dans le cadre d’une gigantesque foire festive. L'Ă©vĂ©nement propose gĂ©nĂ©ralement une variĂ©tĂ© d'activitĂ©s telles que des projections de films et d'Ă©pisodes manga, des sĂ©ances de dĂ©dicaces avec des artistes et des personnalitĂ©s de l'industrie, des concours de cosplay, des expositions artistiques, des stands de marchands proposant des produits liĂ©s au thĂšme du salon, des confĂ©rences et des ateliers, entre autres. Une occasion pour les fans de se rĂ©unir, de partager leur passion commune et de dĂ©couvrir les derniĂšres tendances et nouveautĂ©s. Bien sĂ»r, plusieurs n’oublient pas de se dĂ©guiser pour la circonstance. Le salon Made in Asia se tiendra les 22, 23 et 24 septembre 2023 Ă  Brussels Expo. Voyez la programmation complĂšte sur le site www.madeinasia.be

Place de Belgique, 1 Ă  1020 Bruxelles

Raphael HautecƓur

THÉÂTRE : LE CANARD À L’ORANGE

DĂ©sopilant: dĂ©rivĂ© de l'ancien français opiler « obstruer, boucher». DĂ©sopiler la rate, en l’occurrence, faire rire. C’est ce que « Le canard Ă  l’orange » de Douglas-Home (« The Secretary Bird ») fait tout au long de la piĂšce, tant les bons mots et les situations scabreuses s’accumulent. Le maĂźtre de l’échiquier sentimental, Hugh Preston, vient de se rendre compte que sa femme Liz, aprĂšs quinze ans de mariage, va partir en Italie avec John Brownlow, un bellĂątre jeune et riche, mariĂ© et dĂ©mariĂ© trois fois. Hugh est en effet le maĂźtre absolu du jeu alors que tout porte Ă  croire que tout est perdu. « Everything under control » : il a plus d’un tour dansson sac et en particulier un appĂąt trĂšs appĂ©tissant, « the Secretary Bird ». Avec jeu de mot, bien sĂ»r. En effet, le serpentaire (la traĂźtresse) est vouĂ© Ă  avaler le serpent (l’épouse). Ou peut-ĂȘtre pas. Mademoiselle Forsyth, beautĂ© sulfureuse (« call me Pat ») est fascinante. Ce grand Ă©chassier ambitieux est nĂ© pour ĂȘtre amante, plutĂŽt que femme mariĂ©e et a la finesse de le savoir. Son timbre de voix est ravissant, ses poses de mannequin irrĂ©sistibles, la peau lumineuse et belle, le maquillage soignĂ©, le maintien altier et fragile Ă  la fois. JuchĂ©e sur ses talons dĂ©mesurĂ©s dans des tenues extra-courtes elle habite tout le plateau avec ses allures cĂ©lestes. Liz a fait cent kilomĂštres pour aller se faire masser (?) ou plutĂŽt si, mais pas comme on pourrait le croire. Hugh a tout compris et la confond dĂšs la premiĂšre scĂšne. Ensuite il installe son piĂšge mĂ©ticuleux, il est imbattable aux Ă©checs comme au tennis. Sens moral ou sens pratique ? Qui est fou dans cette histoire ? Il invite le bellĂątre chez lui avant la sĂ©paration dĂ©finitive, pour arranger les termes du divorce. Au tĂ©lĂ©phone : « je vous repasse ma femme ! » Les rire des spectateurs fusent sans discontinuer, comme autant de bulles de champagne que les comĂ©diens sifflent joyeusement. Le malheur des uns fait le bonheur des autres. L’idĂ©e d’un canard Ă  l’orange, qui n’en finit pas de cuire sous la houlette avertie d’une vielle domestique, fait craquer de rire le spectateur Ă  chacune de ses apparitions. Mais plus que le canard mythique, c’est le texte qui est succulent Ă  en mourir et dont la saveur appartient surtout Ă  l’interprĂ©tation prodigieusement juste des comĂ©diens. Un spectacle de fĂȘtes Ă©tincelant Ă  applaudir au Théùtre Le Public avec Tania Garbarski, Laure Godisiabois, Michel Kacenelenbogen, Marina Pangos, FrĂ©dĂ©ric Nyssen et Charlie Dupont du 12 au 24 septembre 2023. Voyez les dĂ©tails pratiques sur le site www.theatrelepublic.be Rue Braemt, 64-70 Ă  1210 Bruxelles

Dominique-HélÚne Lemaire

THÉÂTRE : ENATTENDANT BOJANGLES

Cette piĂšce se veut la libre adaptation du roman Ă©ponyme d'Olivier Bourdeaut. Elle raconte l'histoire d'un couple extravagant, Camilleet Georges, et deleur fils Gary. Leur existence est scandĂ©e par les fĂȘtes, la danse et les mensonges, guidĂ©e par le besoin d'euphorie de Camille, une mĂšre boute-en-train, imprĂ©visible et extravagante. Ils adorent danser sur la chanson "Mr. Bojangles" de Nina Simone, un texte qui glorifie la magie de l'amour et ses vertiges enivrants. NĂ©anmoins, le jour oĂč Camille s’engonce dans ses dĂ©lires et qu’elle est prĂȘte Ă  basculer dans une voie sans issue, le pĂšre et le fils tentent de tirer la sonnette d’alarme pour Ă©viter l'inĂ©luctable.L’auteur ateintĂ© cedrame delĂ©gĂšretĂ© et d’humour, Ă moins qu’il s’agisse d’une comĂ©die frappĂ©e du sceau de la noirceur. Cette piĂšce est une reprise d’un succĂšs de la saison prĂ©cĂ©dente. Un pari rĂ©ussi empreint de fantaisie et d’intelligence. Dans une sociĂ©tĂ© qui se formate de plus en plus et qui bride les originaux, ce texte donne la parole Ă  une famille qui refuse les compromis, mais qui en mesure cependant les limites. Charlie Dupont, Tania Garbarski et JĂ©rĂ©mie Petrus reviennent enflammer les planches du Théùtre Le Public jusqu’au 9 septembre 2023 sous la direction de Victoire Berger-Perrin. Voyez les dĂ©tails pratiques sur le site www.theatrelepublic.be Rue Braemt, 64-70 Ă  1210 Bruxelles

THÉÂTRE : LE VIF DU SUJET

Les seins, c’est l’histoire de l’humanitĂ©. Mais la rĂ©currence accable. Pourquoi tant de victimes du cancer ? Et comment en parler ? Le théùtre et la poĂ©sie nous aident Ă  le mettre Ă  bonne distance. Écrite par Laurence Bastin d’aprĂšs une multitude d’interviews recueillies pendant de longs mois auprĂšs de femmes et d’hommes touchĂ©s par la maladie, la piĂšce plonge dans le « vif du sujet » en « appelant un chat, un chat ». Sur la durĂ©e d’une reprĂ©sentation, une femme va incarner toutes les Ă©tapes qui jalonnent ce parcours de combattante. En partant de son enfance, ses relations amoureuses ou avec la mĂ©decine, en passant par le regard et les injonctions de la sociĂ©tĂ©, elle raconte avec une bonne santĂ© contagieuse. Et ça fait un bien fou. Elle s’adresse Ă  toutes et tous, car mĂȘme si nous ne sommes pas touchĂ©s, nous sommes tous reliĂ©s et nous sommes concernĂ©s. L’autrice trempe sa plume dans l’encre de la rĂ©silience comme contrepoint Ă  la rĂ©signation, dans l’encre de la joie pour aborder la reconstruction. Et l’actrice, en rĂ©action Ă  l’extrĂȘme violence des maux physiques et psychiques que la maladie impose, en miroir aux tourments qu’imposent les relations parfois complexes avec le corps mĂ©dical, transmet avec une Ă©nergie et une drĂŽlerie dĂ©bordantes, le dĂ©sir de vivre « l’aprĂšs » en toute libertĂ©. Devant nous, une femme prend le sujet Ă  bras le corps et, avec gourmandise, retrace les Ă©tapes qui lui ont permis de se rĂ©approprier son corps et sa vie, de se dĂ©lester des prĂ©jugĂ©s et d’aller de l’avant. Une piĂšce Ă  applaudir du 2 septembre au 21 octobre 2023 au Théùtre Le Public. Voyez les dĂ©tails pratiques sur le site officiels www.theatrelepublic.be

Rue Braemt, 64-70 Ă  1210 Bruxelles

THÉÂTRE : TRACES, DISCOURS AUX NATIONS AFRICAINES

Un africain revenant d’une longue odyssĂ©e dĂ©cide de s’adresser aux siens. Il les invite par une parole poĂ©tique Ă  Ă©difier lejour qui vient. Il est debout, dressĂ© face au monde avec la ferme volontĂ©de l’homme qui a quelque chose Ă  partager. Et, il partage une pensĂ©e, belle et forte comme un soleil, celle de Felwin Sarr (Ă©conomiste, penseur et poĂšte sĂ©nĂ©galais) qui Ă©crit ce Discours aux nations africaines. Il nousinvite ainsi Ă  nous transformer, et inventer d’autres rĂ©cits, pour Ă©carter les voiles de nos certitudes et rouvrir le champ des possibles : La premiĂšre puissance que nousdevons recouvrer est celle de nous soustraire Ă  la volontĂ© des autres. Cela s’appelle la libertĂ©. Pour nos petits. Pour celles et ceux qui arriveront aprĂšs nous, un appel Ă  la crĂ©ation d’un nouveau projet de civilisation. Rien de moins. Avec une franche bienveillance, un rĂ©el amour de l’humanitĂ©, en conteur exceptionnel, Étienne Minoungou s’adresse Ă  nous. AccompagnĂ© du merveilleux musicien Simon Winch, Étienne prend la parole pour donner corps au rĂ©cit de la vie qu’il a traversĂ© en quittant l’Afrique, porteur d’un message d’espoir. AprĂšs une longue et prestigieuse tournĂ©e qui l’a menĂ© entre autres Ă  Düsseldorf, New York, Marrakech, Casablanca, Atlanta, Princeton, GenĂšve, Kinshasa... Ă  la maniĂšre d’une vaste odyssĂ©e, Étienne pose ses valises au Public pour quelques semaines, et nous fait le plaisir de partager le regard du continent africain posĂ© sur le monde, au service de l’avenir et de la jeunesse. Un texte Ă  applaudir du 5 septembre au 21 octobre 2023 au Théùtre Le Public. Voyez les dĂ©tails pratiques sur le site www.theatrelepublic.be Rue Braemt, 64-70 Ă  1210 Bruxelles

OPÉRA : CASSANDRA

Depuis plusieurs annĂ©es, la Monnaie s’est fixĂ© pour objectif de s’imposer comme une maison de crĂ©ation, en proposant la commande d’une Ɠuvre au moins une fois par saison. L’opĂ©ra « The Time of Our Singing » de Kris Defoort, qui traite de la sĂ©grĂ©gation raciale aux États-Unis et qui a Ă©tĂ© créé sur scĂšne en ouverture de saison 2021-22, vient d’ĂȘtre sacrĂ© « Meilleure crĂ©ation mondiale de l’annĂ©e » aux derniers International Opera Awards. Pour inaugurer la saison 2023-24, notre opĂ©ra national prĂ©sente une Ɠuvre engagĂ©e sur un thĂšme sociĂ©tal qui nous concerne tous. « Cassandra », le premier opĂ©ra du compositeur belge Bernard Foccroulle, met en parallĂšle la figure mythologique de Cassandre et le personnage de Sandra, une jeune activiste se battant pour la protection de l’environnement. Le chef d’orchestre Kazushi Ono et la metteuse en scĂšne Marie-Eve Signeyrole donnent vie Ă  ce projet aussi ambitieux qu’actuel. Le personnage de Cassandre, tel qu’il existe dans « L’Iliade » d’HomĂšre et « L’Orestie » d’Eschyle, est la fille de Priam, roi de Troie, et de son Ă©pouse HĂ©cube. La beautĂ© de Cassandre attire l’attention du dieu Apollon qui, pour la sĂ©duire, lui accorde le don de prĂ©dire l’avenir. Mais quand la jeune fille se refuse Ă  lui, il la punit : elle continuera Ă  voir l’avenir, mais personne ne croira ses prophĂ©ties ! Ainsi, quand elle annonce la destruction inĂ©vitable de Troie aux mains des envahisseurs grecs, ses avertissements ne sont pas pris au sĂ©rieux et elle assiste, impuissante, Ă  la rĂ©alisation de sa prĂ©diction. La notion de catastrophe climatique imminente est au cƓur du travail de Sandra, la protagoniste de l’opĂ©ra. Doctorante en climatologie, elle Ă©tudie la prĂ©occupante fonte des calottes glaciaires. Quand elle prend conscience que ses recherches scientifiques n’ont pas un pouvoir de persuasion suffisant, elle dĂ©cide de partager ses connaissances d’une façon surprenante : transformĂ©e en comĂ©dienne de stand-up, elle invite son public Ă  rĂ©flĂ©chir Ă  la crise climatique et Ă  la nĂ©cessitĂ© de changer les mentalitĂ©s. Mais pouvons-nous rire de la fin du monde, tel que le fait « Sandra the climate fool » ? Est-elle la Cassandre d’aujourd’hui ? Les jeunes activistes peuvent-ils se reconnaĂźtre en elle ? Organiste de formation, dontla discographie comporteplusde quarante enregistrementssouventprimĂ©s, Bernard Foccroulle a Ă©tĂ© directeur de la Monnaie de 1992 Ă  2007, avant de diriger le Festival international d’art lyrique d’Aix-en-Provence jusqu’en 2018. Également compositeur, plusieurs de ses Ɠuvres ont Ă©tĂ© programmĂ©es et créées Ă  la Monnaie : Am Rande der Nacht en 2007, Quatre mĂ©lodies d’aprĂšs Verlaine en 2011, ou encore Zauberland et le concerto pour violoncelle et orchestre ClimbingDancing en 2019. Sans entrer dans les dĂ©tails, le rĂŽle-titre est interprĂ©tĂ© par Katarina Bradić, une mezzosoprano serbe, qui a attirĂ© l’attention internationale avec ses interprĂ©tations puissantes. Apollo marque les dĂ©buts de Joshua Hopkins Ă  la Monnaie. RemarquĂ© pour sa voix et ses talents d’acteur, le baryton canadien a remportĂ© un JUNO Award et une nomination aux Grammy Awards, spĂ©cialisĂ© dans le rĂ©pertoire de Mozart et de Donizetti. Les rĂŽles de Priam et d’Alexander (respectivement le pĂšre de Cassandra et celui de Sandra) sont campĂ©s par Gidon Saks, un baryton-basse sud-africain qui a Ă©tĂ© membre de la troupe de la Canadian Opera Company de Toronto et de l’OpĂ©ra Studio de Zurich. Quant Ă  la britannique Susan Bickley, on l’applaudit ici dans le costume de la mĂšre de Cassandra et celui de Sandra. ConsidĂ©rĂ©e comme l’une des plus grandes mezzo-sopranos de sa gĂ©nĂ©ration, elle est connue pour la diversitĂ© de ses prises de rĂŽle comprenant le baroque, les grandes Ɠuvres romantiques et modernes mais aussi des incursions dans le rĂ©pertoire contemporain. Cette crĂ©ation est Ă  applaudir Ă  la Monnaie du 12 au 23 septembre 2023. A vos agendas ! Voyez les informations complĂ©mentaires sur le site www.lamonnaiedemunt.be

Place de la Monnaie Ă  1000 Bruxelles

FÊTE DE LA FÉDÉRATION WALLONIE-BRUXELLES

Depuis plusieurs annĂ©es, le 27 septembre a Ă©tĂ© repris pour cĂ©lĂ©brer la FĂȘte de la FĂ©dĂ©ration WallonieBruxelles. L’occasion de se souvenir que cette date fait Ă©cho Ă  une page de l'histoire de l'indĂ©pendance de la Belgique. En l’occurrence, la retraite, dans la nuit du 26 au 27 septembre 1830, des troupes hollandaises. Celles-ci, sous la conduite du Prince FrĂ©dĂ©ric, deuxiĂšme fils de Guillaume Ier d'Orange, Ă©taient entrĂ©es dans Bruxelles le 23 septembre et rapidement boutĂ©e hors de la capitale par la tĂ©nacitĂ© des citadins. Afin de marquer cet Ă©vĂ©nement, de nombreuses salles de spectacles francophones subsidiĂ©es ouvrent gratuitement leurs portes pour permettre aux spectateurs d’assister aux reprĂ©sentations sans avoir Ă  ouvrir leur portemonnaie. Pour obtenir des informations Ă  jour sur les Ă©vĂ©nements prĂ©vus ce jour-lĂ , je vous conseille de consulter les sites web officiels des organismes culturels, les pages d'Ă©vĂ©nements delaFĂ©dĂ©rationWallonie-Bruxelles oude rechercher des informations sur des sites dĂ©diĂ©s aux Ă©vĂ©nements culturels de votre rĂ©gion. Vous pouvez Ă©galement contacter les bureaux de tourisme locaux pour obtenir des informations sur les Ă©vĂ©nements programmĂ©s Ă  cette date. Je vous encourage enfin Ă  rester Ă  l'affĂ»t des opportunitĂ©s et Ă  rechercher des mises Ă  jour Ă  mesure que la date approche pour obtenir des informations prĂ©cises et Ă  jour sur les Ă©vĂ©nements disponibles Ă  cette pĂ©riode.

THÉÂTRE : GIZÈLE - À POILS !

Vivre avec des animaux, c’est gĂ©nial, et on les adore ! Mais ! Mais 
 il faut avouer que ça comporte quelques contraintes et ça demande plusieurs amĂ©nagements au quotidien 
 comme ĂȘtre Ă©quipĂ© de rouleauxd’essuie-tout parexemple
. GizĂšlevousparleradebiendeschoses: d’amour, dedĂ©couvertes, et elle ne fera pas l’impasse sur les dĂ©sagrĂ©ments nausĂ©abonds, parce que tout le monde doit TOUT savoir en adoptant un animal ! Mieux vaut ĂȘtre prĂȘt psychologiquement avant, que d’avoir la surprise pendant 
.Alors, venez le cƓur bien accrochĂ© pour rire durant une heure trente, Ă  un trĂšs gros poil prĂšs ! Un poil attendrissant, un poil cracra, une touffe de poils dĂ©jantĂ© ! Un one-woman-show poilant qui sensibilise le public sur le ton de l’humour, et qui soutient les animaux Ă  voir Ă  partir de douze ans au Centre culturel d’Auderghem le samedi 16 septembre 2023. Plus de dĂ©tails sur le site www.ccauderghem.be

Boulevard du Souverain, 183 Ă  1160 Bruxelles

THÉÂTRE : LE FACTEUR CHEVAL OU LE RÊVE D’UN FOU

NĂ© au siĂšcle dernier, Ferdinand Cheval, surnommĂ© « Le facteur Cheval » a passĂ© plus de trente ans de sa vie Ă  construire une sorte de palais extraordinaire, seul, de ses mains. Chacun sur cette terre a sa part de bonheur et de malheur et le facteur Cheval ne sera pas Ă©pargnĂ© : le destin lui enlevant femme et enfant. Fou pour les uns, gĂ©nie pour les autres mais surtout fou de chagrin, il aura pourtant la force de construire cet Ă©difice inouĂŻ, nĂ© d’un songe. Tel un hymne Ă  l’Amour, ce palais est la preuve qu’on peut rĂ©aliser ses rĂȘves, mĂȘme les plus insensĂ©s. TombĂ© amoureux du rĂ©cit de Nadine Monfils, inspirĂ© par la vie du facteur Ferdinand Cheval, Alain Leempoel a créé ce spectacle pour le Festival Off d’Avignon 2022, dans le jardin ensoleillĂ© du Théùtre des Halles. Bien lui en a pris, ce fut un triomphe ! PortĂ© par l’interprĂ©tation magistrale d’Elliot Jenicot, ancien pensionnaire de la ComĂ©die-Française, cette histoire incroyable d’un homme Ă©corchĂ© par le destin, Ă©meut autant qu’elle fascine : construire, de ses propres mains, pendant plus de trente ans, un palais inouĂŻ. Pour la premiĂšre fois en salle ! Une piĂšce de théùtre Ă  applaudir Ă  Wolubilis le jeudi 14 septembre Ă  20 heures 30. Plus de dĂ©tails sur le site www.wolubilis.be

THÉÂTRE : TOUT ÇA POUR L’AMOUR

Edwige Baily livre une performance hallucinante dans ce seul en scĂšne qui rend hommage Ă  ceux qui transmettent. Captivante, elle alterne deux rĂŽles fĂ©minins de professeur de littĂ©rature qui racontent la passion pour la poĂ©sie, la littĂ©rature, le théùtre
 et puis l’amour, avec un grand A. Texte ciselĂ©, verbe savoureux et parfois fleuri, Tout ça pour l’amour s’adresse Ă  ceux qui ont adorĂ© dĂ©couvrir la littĂ©rature Ă l’adolescence, pournepluslaquitter
et Ă ceuxquiont dĂ©testĂ©!InspirĂ©del’histoirevraiedeGabrielle Russier, une enseignante dont l’histoire d’amour avec un Ă©lĂšve de 17 ans fit scandale fin des annĂ©es 60, ce spectacle permet de convoquer une galaxie d’auteurs et de poĂštes pour nous rappeler Ă  quel point ils Ă©clairent nos vies. « La littĂ©rature, c’est comme un p’tit cachet qui fait des bulles dans l’eau de la vie ». Un seul en scĂšne Ă  dĂ©couvrir Ă  Wolubilis le jeudi 21 septembre Ă  20 heures 30. Plus de dĂ©tails sur le site www.wolubilis.be

Cour Paul-Henri Spaak, 1 Ă  1200 Bruxelles

THÉÂTRE : LES DEUX PAPES

CettepiĂšcemet enscĂšneunerencontre fictiveentrelesFrançois et BenoĂźt XVI au moment oĂč ce dernier envisage de dĂ©missionner. L'histoire se cristallise autour des conversations et des Ă©changes qu’ils entretiennent, proposant deux visions diffĂ©rentes du catholicisme et de la foi. BenoĂźt XVI reprĂ©sente la tradition conservatrice et doctrinale, tandis que François se rĂ©vĂšle progressiste et sensible aux problĂšmes sociaux. Les dialogues explorent leurs diffĂ©rences, leurs doutes et leurs rĂ©flexions sur le rĂŽle de l’Eglise dans le monde moderne. AudelĂ  de la dichotomie entre les deux hommes, le texte traite Ă©galement de thĂšmes tels que la foi, la responsabilitĂ©, la rĂ©demption et le pardon. Pour rendre ce « duel » palpitant, il fallait des comĂ©diens habitĂ©s par leur rĂŽle ou capables d’un incroyable mimĂ©tisme pour capturer les personnalitĂ©s et les nuances de leurs modĂšles originaux. Sans trop de surprises, Michel de WarzĂ©e et Alexandre von Sivers se prĂȘtent Ă  l’exercice avec le talent qu’on leur connaĂźt.Anouveau, leur jeu est vrai et nourri d’authenticitĂ©. Plus qu’un simple divertissement, "Les Deux Papes" propose une rĂ©flexion profonde sur la religion, la politique et la direction de l'Église catholique Ă  un moment critique de son histoire, en mĂ©langeant habilement des Ă©lĂ©ments de fiction avec des faits historiques, offrant ainsi une exploration fascinante d’ĂȘtres humains derriĂšre leur fonction et des enjeux auxquels ils sont confrontĂ©s. Cette reprise est Ă  applaudir Ă  la ComĂ©die Claude Volter du 27 septembre au 15 octobre 2023. Voyez les dĂ©tails pratiques sur le site www.comedieroyaleclaudevolter.be Avenue des FrĂšres Legrain,98 Ă  1150 Bruxelles

André Metzinger

THÉÂTRE : LA FILLE DU SACRIFICE

Alors qu’elle visite la Galerie des Offices Ă  Florence, Ibra tombe par hasard sur Le Sacrifice d’Isaac, l’un des chefs-d’Ɠuvre du Caravage. Pour cette jeune femme croyante et pieuse, arriĂšre-arriĂšre-petitefille d’Abraham, ce tableau agit comme une flĂšche, qui vient la transpercer. Elle comprend que les premiĂšres paroles d’Amour, communes aux trois grands monothĂ©ismes, ont systĂ©matiquement Ă©tĂ© perverties par desinstitutionsreligieuses entiĂšrement patriarcales. BouleversĂ©e, Ibra entame alors sa « dĂ©-conversion ». Petit Ă  petit, elle va remettre en question ses croyances, pour dĂ©couvrir les ressorts intimes de sa spiritualitĂ©. LibĂ©rĂ©e des carcans qui lui dictaient sa foi, elle va puiser son essence divine en ellemĂȘme, et reconquĂ©rir son indĂ©pendance, avant de s’engager sur le chemin de la reconversion. La ville de JĂ©rusalem joue un rĂŽle important. Au confluent de deux mondes, l’Orient et l’Occident, elle incarne des frictions entre les deux hĂ©ritages, les deux civilisations qui constituent sa propre identitĂ©. Une performance scĂ©nique Ă  dĂ©couvrir les 21 et 22 septembre 2023 Ă  l’Espace Magh. Plus de dĂ©tails pratiques sur le site officiel www.espacemagh.be

Rue du Poinçon, 15 à 1000 Bruxelles

THÉÂTRE : RECOMPOSÉES

Les familles recomposĂ©es en Belgique sont de plus en plus courantes, comme dans de nombreux autres pays. Une famille recomposĂ©e est gĂ©nĂ©ralement constituĂ©e lorsque des adultes ayant des enfants d'une prĂ©cĂ©dente relation dĂ©cident de vivre ensemble et de former une nouvelle unitĂ© familiale. En Belgique, plus de 15% des familles sont recomposĂ©es. Des familles Ă  gĂ©omĂ©trie variable, oĂčlesenfantssont Ă©levĂ©scollectivement pardesparents, desbeauxparents, et mĂȘme des ex-beaux-parents encore forts impliquĂ©s. Des gosses qui ont parfois l’influence de six adultes Ă  gĂ©rer, des couples d’amoureux qui ne sont pas des couples parentaux et des couples parentaux qui ne s’aiment dĂ©finitivement plus, des guerres intestines qui, au nom des sacro-saints enfants, mettent en branle des jeux de pouvoir Ă  faire pleurer une tragĂ©die grecque. Fruit d’un nombre considĂ©rable d’entretiens avec des beaux parents et des enfants. RecomposĂ©es est un spectacle original que Julie Annen (Les PĂšres, Belgium Best Country) a Ă©crit et mis en scĂšne : « Il y a des gens qui ne comprennent ni pourquoi leur gosse veut se tirer, ni que leur conjoint en a gros sur la patate, et qui, le cul bien enfoncĂ© dans leur forteresse de certitude, pensent qu’ils font tout bon. D’autres qui apprennent Ă  se rĂ©jouir de minuscules victoires : une petite main qui enfin saisit la leur, la sensation d’avoir rĂ©ussi Ă  transmettre un peu de soi Ă  cet autre qui n’a rien de nous ». RecomposĂ©es n’est pas une histoire mais des histoires. Des belles, des fortes, des tristes, des violentes, mais aussi des toutes plates, avec pleins de gens ordinaires qui font ce qu’ils peuvent. La vie quoi ! Une crĂ©ation Ă  dĂ©couvrir au Théùtre de Poche du 12au 30 septembre 2023. Voyez tous lesdĂ©tailspratiques surle site www.poche.be

Chemin du Gymnase, 1A Ă  1000 Bruxelles

THÉÂTRE : BELLISSIMA

Pour ouvrir la nouvelle saison du Varia, Salvatore Calcagno nous invite Ă  un voyage envoĂ»tant entre théùtre et cinĂ©ma, dans un monde oĂč la magie n’est jamais loin du mirage. Il pose un regard intime et intemporel sur les coulisses du septiĂšme art, prĂ©texte Ă  interroger la force d’attraction de ces fabriques Ă  rĂȘves, si nombreuses et omniprĂ©sentes dans notre sociĂ©tĂ© contemporaine, qui catalysent tant de mythes de succĂšs et de reconnaissance. Un territoire fantasmĂ©, oĂč les destins d’une mĂšre et de son enfant percutent de plein fouet une galerie de personnages flamboyants, prĂȘts Ă  tout pour s’approcher un peu plus prĂšs de la lumiĂšre. PĂȘle-mĂȘle, on y croise des vedettes oubliĂ©es et des gloires en devenir, des producteurs redoutables et de petites opportunistes qui, Ă  coups de grands desseins et de petites compromissions, cachent derriĂšre un sourire une foule d’espoirs déçus et de dĂ©sillusions. Librement inspirĂ© du film Ă©ponyme de Luchino Visconti, Bellissima nous confronte Ă  cette quĂȘte de notoriĂ©tĂ©, Ă  ces dĂ©sirs de gloire contre lesquels, parfois, nos existences se cognent. FidĂšle Ă  son univers esthĂ©tique sensuel et audacieux, la nouvelle crĂ©ation de Salvatore Calcagno dĂ©voile un magnifique portrait de femme, l’une de ces hĂ©roĂŻnes contemporaines trop longtemps relĂ©guĂ©es Ă  la marge de nos imaginaires. Aussi digne qu’intrĂ©pide, cette mĂšre courage d’aujourd’hui, rĂ©solue Ă  dĂ©foncer les portes et Ă  affronter tous les mĂ©pris de classe, nous rappelle combien il en coĂ»te Ă  celles qui luttent pour s’émanciper de ce qui les entrave, et permettre Ă  leurs enfants de rĂ©aliser leurs rĂȘves. Entre gloire et dĂ©sillusion, une magnifique hĂ©roĂŻne contemporaine, prĂȘte Ă  tous les grands sacrifices pour que sa fille devienne une star du grand Ă©cran Ă  dĂ©couvrir au Théùtre Varia du 19 au 30 septembre 2023. Voyez tous les dĂ©tails complĂ©mentaires sur le site www.varia.be Rue du sceptre, 78 Ă  1050 Bruxelles

THÉÂTRE : LES MISÉRABLES

"Les MisĂ©rables" raconte l'histoire deplusieurspersonnages dont les destins sont entrelacĂ©s, tout en explorant les thĂšmes de la justice, de la rĂ©demption, de l'amour et de la misĂ©ricorde. Voici un rĂ©sumĂ© gĂ©nĂ©ral de l'intrigue : Le roman suit principalement la vie de Jean Valjean, un ancien forçat qui a passĂ© dix-neuf ans en prison pour avoir volĂ© du pain. AprĂšs sa libĂ©ration, il rencontre l'Ă©vĂȘque Myriel, qui lui offre l'hospitalitĂ© et lui permet de transformer sa vie. Valjean devient un homme prospĂšre et philanthrope, mais il est constamment poursuivi par l'inspecteur Javert, qui ne cesse de le traquer en raison de son passĂ© criminel. L'histoire suit Ă©galement Fantine, une ouvriĂšre qui se sacrifie pour sa fille Cosette, et Marius, un jeune homme idĂ©aliste qui tombe amoureux de Cosette. Les personnages se croisent dans un Paris en pleine rĂ©volution et bouleversement social, marquĂ© par les barricades et les luttes des classes. Ce rĂ©cit aborde des thĂšmes profonds tels que la pauvretĂ©, l'injustice sociale, le pardon, la rĂ©demption et l'amour. Il dresse un portrait saisissant de la sociĂ©tĂ© française du XIXe siĂšcle et offre une rĂ©flexion sur la condition humaine et la possibilitĂ© de changement. C’est surtout l’histoire d’un peuple aux abois qui se soulĂšve et dĂ©fend son idĂ©al jusqu’à la mort. La compagnie des Karyatides propose une adaptation en spectacle d’objet de cette saga-phare du XIXe siĂšcle. Leur travail est Ă  dĂ©couvrir au Théùtre Marni le 9 septembre 2023. Voyez tous les dĂ©tails pratiques sur le site www.theatremarni.com

Rue de Vergnies, 25 Ă  1050 Bruxelles

MARNI JAZZ FESTIVAL

La fĂȘte pour tous les amateurs de jazz est de retour avec le Marni Festival ! Au menu, cinq concerts dont une carte blanche. C’est devenu une tradition avant l’automne, des musiciens confirmĂ©s viennent se produire pour le plaisir detouset offrir la quintessence de leur talent. CetteannĂ©e, Sal La Rocca, Nicolas Thys, Sam Gerstmans, Yannick Peeters, Giuseppe Millaci et un invitĂ© surprise seront de l’évĂ©nement, en solo, en duo, en trio ou accompagnĂ©s d’une formation. L’occasion de dĂ©couvrir une diversitĂ© de styles, allant du jazz traditionnel au jazz contemporain, en passant par le jazz fusion et d'autres genres connexes. En plus des concerts, l’ambiance se passera dans la salle, avec de vrais amoureux de musique.

Le Marni Jazz Festival c’est du 14 au 22 septembre 2023, bien sur au Théùtre Marni ! L’agenda du Festival a Ă©tĂ© mis en ligne Ă  l’adresse www.theatremarni.com

Rue de Vergnies, 25 Ă  1050 Bruxelles

CIRQUE DU SOLEIL : KURIOS

Au cƓur d'ununivers Ă©nigmatique, dansune Ă©poque oĂč la curiositĂ© et l'imagination Ă©pousent l’inexplorĂ©, le Cirque du Soleil prĂ©sente "Kurios", un spectacle captivant qui entraĂźne le public dans un voyage extraordinaire Ă  travers les mystĂšres enlisĂ©s sous les plis de nos paupiĂšres closes. L'histoire se cristallise sur un chercheur passionnĂ©, un esprit avide de connaissances, qui rĂ©alise que l'inaccessible peut se rĂ©vĂ©ler simplement en fermant les yeux. Son cabinet de curiositĂ©s devient le reflet de ses pensĂ©es les plus profondes, un lieu oĂč il croit fermement qu'une entitĂ© secrĂšte et insaisissable respire, abritant des idĂ©es audacieuses et des rĂȘves extravagants. Entre les Ă©tagĂšres encombrĂ©es de son lieu de travail et les Ă©clats de lumiĂšre filtrant Ă  travers de vieux rideaux, il tente de percer les ombres qui se terrent dans les tĂ©nĂšbres. Soudain, des ĂȘtres venus de cet ailleurs, font irruption, des crĂ©atures Ă©tranges et bienveillantes qui portent en elles une brise de poĂ©sie et un trait d'humour, mĂ©tamorphosant son quotidienen unvĂ©ritableterrain de jeu pour l'esprit. D'abord Ă©tonnĂ©, puisenchantĂ©, l’homme de sciences se laisse guider par ces hĂŽtes inconnus dans un ballet fantastique oĂč les frontiĂšres se brouillent. Peu Ă  peu, chaque chose s’anime et devient tangible grĂące aux prouesses de jongleurs virtuoses, d’acrobates audacieux et de danseurs aĂ©riens du Cirque du Soleil, afin de cimenter un spectacle visuel Ă  couper le souffle, rythmĂ© par la musique originale de RaphaĂ«l Beau, en collaboration avec Guy Dubucet Marc Lessard. ChaqueĂ©lĂ©ment dudĂ©cor prend Ă©galement vie avec unegrĂące positive et tourbillonne dans un chatoiement de couleurs qui dĂ©fient toute logique. "Kurios" nous rappelle que l'exploration de l'ailleurs commence par l’intelligence, l’acceptation de s’affranchir de certaines barriĂšres, l’ouverture Ă  l’autre et la volontĂ© d'embrasser l'extraordinaire qui se cache Ă  l'intĂ©rieur de nous aussi bien que dans notre environnement proche. À travers cette Ă©popĂ©e magique, le Cirque du Soleil nous invite Ă  participer Ă  un spectacle dont il dĂ©tient la formule depuis plusieurs dĂ©cennies, Ă  ne pas nous laisser entraver par nos inhibitions et Ă  laisser au vestiaire notre bon vieux cartĂ©sianisme au profit d’une Ăąme enfantine oubliĂ©e. AprĂšs Knokke au mois d’aoĂ»t, « Kurios » dĂ©barque Ă  Bruxelles pour installer son chapiteau sur l’esplanade Ă  cĂŽtĂ© du Palais 12 du 7 septembre jusqu’au 29 octobre 2023. Voyez tous les dĂ©tails pratiques sur le site www.cirquedusoleil.com

CONCERT : ZAZIE

PrĂ©parez-vous Ă  ĂȘtre transportĂ©s dans un univers sonore captivant lors d’une soirĂ©e inoubliable en compagnie de la talentueuse et charismatique Zazie !Accrochez-vous pour une expĂ©rience musicale qui fera vibrer vos cƓurs et enflammera vos Ăąmes. Zazie, l'icĂŽne de la scĂšne musicale française, va illuminer la scĂšne de sa prĂ©sence envoĂ»tante. Avec son style unique, sa voix envoĂ»tante et ses paroles profondes, elle nous emmĂšnera dans un voyage musical Ă©poustouflant, nous faisant danser, chanter et ressentir chaque note dans nos Ăąmes. AprĂšs le Zazizssenciel Tour, grand succĂšs par vents covidiens et marĂ©es d’amour, l’artiste s’envole vers de nouveaux horizons avec une tournĂ©e 100% nouvelle. Un passage par les plus grandes villes de la francophonie portĂ© par son single virevoltant Let it shine et son nouveau projetAile-P. RĂ©servez dĂšs maintenant vos places pour vous assurer de ne pas manquer cette occasion exceptionnelle de voir la chanteuse en live ! Attendezvous Ă  des moments de frissons, des souvenirs Ă  chĂ©rir et une connexion magique avec l'artiste qui a conquis nos cƓurs. Joignez-vous Ă  nous pour une soirĂ©e qui restera gravĂ©e dans vos mĂ©moires, oĂčlamusique transcende lesfrontiĂšres etunit lesĂąmes. Faites partie de cette cĂ©lĂ©bration musicale extraordinaire. Un moment fort Ă  vivre Ă  Forest national le samedi 23 septembre 2033. Voyez tous les dĂ©tails pratiques sur le site www.forestnational.be

Avenue Victor Rousseau, 208 Ă  1190 Bruxelles

CONCERT : L’HÉRITAGE GOLDMAN

Jean-Jacques Goldman, artiste incontournable de la scĂšne musicale francophone, a laissĂ© un hĂ©ritage musical qui continue d'inspirer et de toucher les cƓurs des gĂ©nĂ©rations passĂ©es, prĂ©sentes et Ă  venir. Sa carriĂšre musicale illustre une richesse artistique exceptionnelle, portĂ©e par des textes profonds et des mĂ©lodies entraĂźnantes. À travers ses chansons emblĂ©matiques, il a su capturer les Ă©motions universelles et les expĂ©riences de la vie quotidienne, crĂ©ant ainsi une connexion indĂ©lĂ©bile avec son public. L'une des caractĂ©ristiques distinctives de la musique de Jean-Jacques Goldman rĂ©side dans ses paroles rĂ©flĂ©chies et poignantes. Ses textes abordent des thĂšmes tels que l'amour, l'amitiĂ©, la solidaritĂ©, l'engagement social et l'introspection personnelle. Ses mots transcendent les barriĂšres linguistiques et culturelles, touchant les auditeurs au plus profond de leur ĂȘtre. Chacune de ses chansons raconte une histoire unique, capturant des moments de vie et des Ă©motions avec une sensibilitĂ© qui lui est propre. Les mĂ©lodies intemporelles de Jean-Jacques Goldman ajoutent une dimension supplĂ©mentaire Ă  ses chansons. Sa capacitĂ© Ă  marier des arrangements musicaux subtils avec des paroles Ă©vocatrices crĂ©e une expĂ©rience auditive immersive. Que ce soit Ă  travers des ballades douces et mĂ©lancoliques ou des morceaux rythmĂ©s et entraĂźnants, sa musique possĂšde une diversitĂ© qui reflĂšte la complexitĂ© de la condition humaine. L'hĂ©ritage de Jean-Jacques Goldman ne se limite pas seulement Ă  ses chansons en tant qu'Ɠuvres individuelles, mais Ă©galement Ă  son influence sur d'autres artistes et sur la musique en gĂ©nĂ©ral. Sa production musicale a façonnĂ© le paysage musical français et a inspirĂ© de nombreux artistes Ă©mergents. Son engagement social et son utilisation de la musique comme moyen de sensibilisation ont Ă©galement laissĂ© une empreinte durable. Il a participĂ© Ă  plusieurs projets caritatifs et humanitaires, utilisant sa renommĂ©e pour faire passer des messages importants. Les plus grandes chansons de JeanJacques Goldman revisitĂ©es par Erick Benzi, son rĂ©alisateur et arrangeur historique donne vie Ă  un spectacle qui ravive la clochette de la nostalgie. Sur scĂšne, Michael Jones et les plus belles voix de la nouvelle scĂšne française interprĂštent les grands tubes de l’artiste, entourĂ©s des musiciens et de l’équipe artistique originelle pour deux heures de musique et de performances d’exception, afin de s’émouvoir, chanter et danser ensemble sur un rĂ©pertoire intemporel touchant toutes les gĂ©nĂ©rations. Un show qui Ă©voque la bande son de notre jeunesse Ă  applaudir au Cirque Royal le 19 septembre 2023 Ă  20 heures. Voyez les modalitĂ©s pratiques sur le site www.cirque-royal-bruxelles.be

Rue de l’Enseignement, 81 à 1000 Bruxelles

CONCERT : PINK MARTINI

AprĂšs avoir fait plusieurs fois salle comble en Belgique, Pink Martini et la chanteuse China Forbes seront de retour en Belgique. Pink Martini, voilĂ  le projet du pianiste Thomas Lauderdale, qui a fondĂ© en 1994 un petit orchestre pour rehausser le niveau de la musique d'ambiance lors de meetings politiques. Un an plus tard, il demande Ă  China Forbes, avec laquelle il a Ă©tudiĂ© Ă  Harvard, de rejoindre la formation comme chanteuse/compositrice. Le premier morceau qu'ils ont composĂ© ensemble connaĂźt un succĂšs immĂ©diat en France. « Sympathique » est nominĂ© dans les catĂ©gories « chanson de l'annĂ©e » et « rĂ©vĂ©lation de l'annĂ©e » aux Victoires de la Musique. Et lors des grĂšves en France, le crĂ©do tirĂ© de cette chanson (« Je ne veux pas travailler ») est rĂ©pĂ©tĂ© tel un mantra ! Pink Martini se compose actuellement de treize musiciens reprĂ©sentant les langues et les styles musicaux les plus divers, comme en tĂ©moigne son Ɠuvre. Les tournĂ©es leur ont permis d'absorber encore davantage d'influences musicales. Assister Ă  un de leurs concerts, revient Ă  se retrouver transportĂ© tour Ă  tour Ă  Rio pour une samba, Ă  Cuba, dans un music-hall français des annĂ©es trente, dans un hĂŽtel particulier italien ou au Japon. China Forbes chante couramment en cinq langues, portĂ©e par un accompagnement musical qui hĂ©site entre le classique, le jazz et lapop. Leurs albumsparaissent chez HeinzRecords, leurpropre label qui tiresonnom... du chien de Lauderdale. « Sympathique », « Hang on Little Tomato », « Hey Eugene! », « Splendor in the Grass » et « Joy to the World » ont tous Ă©tĂ© disques d'or en France, au Canada, en GrĂšce et en Turquie et se sont Ă©coulĂ©s Ă  plus de trois millions d'exemplaires. Au cours de ses 20 ans de carriĂšre, le groupe Pink Martini a Ă©tĂ© intronisĂ© au 'Hollywood Bowl Hall of Fame’ ainsi qu’au 'Oregon Music Hall of Fame’. Ils seront au Cirque Royal le 30 septembre 2023 Ă  20 heures. Si vous souhaitez ĂȘtre au rendezvous, voyez toutes les informations pratiques sur le site www.cirque-royal-bruxelles.be Rue de l’Enseignement, 81 Ă  1000 Bruxelles

TOONE : MACBETH

Dans l'univers inĂ©puisable des ƓuvresdeWilliamShakespeare, "Macbeth" se dressetel unsombre pilier de la littĂ©rature dramatique. Cette tragĂ©die emblĂ©matique, Ă©crite au dĂ©but du XVIe siĂšcle, est une exploration poignante de la soif de pouvoir, de l'ambition dĂ©vorante et des consĂ©quences dĂ©vastatrices de la trahison de soi. L'histoire se dĂ©roule dans l'Écosse mĂ©diĂ©vale, oĂč le vaillant gĂ©nĂ©ral Macbeth, aprĂšs avoir remportĂ© une glorieuse victoire sur les envahisseurs, se voit prophĂ©tiser un avenir grandiose par trois sorciĂšres sinistres. Elles lui annoncent qu'il deviendra roi. AveuglĂ© par l'ambition et poussĂ© par sa femme, Macbeth succombe Ă  la tentation de devenir roi, mĂȘme si cela signifie assassiner le monarque en place. La quĂȘte effrĂ©nĂ©e du pouvoir l’entraĂźne dans un tourbillon de meurtres et de folie. Tandis que le trĂŽne est ensanglantĂ©, le protagoniste est tourmentĂ© par des visions de fantĂŽmes et hantĂ© par les remords de ses actes impitoyables. Sa relation avec Lady Macbeth, autrefois solide et passionnĂ©e, commence Ă  se dĂ©tĂ©riorer sous le poids de leurs crimes commis de concert. Le drame de "Macbeth" rĂ©side Ă©galement dans le manichĂ©isme de lasituation et la lente descente aux enfers du protagoniste, Ă©cartelĂ© entre sa conscience et son dĂ©sir insatiable de grandeur et de puissance. Maintenant, vous agitez tout cela et vous y ajouter une sauce bien locale, avec de l’humour, de la zwanze bruxelloise et des anachronismes sympathiques pour obtenir une piĂšce hissĂ©e au rĂ©pertoire du Théùtre de Toone, librement inspirĂ©e de Shakespeare et transposĂ©e dans nos quartiers avec des personnages qui se gavent de bloempanch (boudin) et de frites, qui participent au fameux Meyboom et qui respectent plus ou moins le texte original. Un pastiche Ă  voir ou revoir sans modĂ©ration chez Toone Ă  partir du 7 septembre 2023. Voyez tous les dĂ©tails pratiques sur le site www.toone.be

Rue du Marché-aux-Herbes, 66 (Impasse Sainte Pétronille) à 1000 Bruxelles

Daniel Bastié

THÉÂTRE : PRESQUE HAMLET

Au cours de cette vraie-fausse conférence au sommet du théùtre, Gilles Privat, ancien pensionnaire de la Comédie Française, génie du burlesque et acteur fétiche de Matthias Langhoff, renoue avec son rÎle culte de spécialiste mondial

mais trĂšs loufoque

de Shakespeare. Si Hamlet lui mĂȘme ne joue pas le rĂŽle qu’il devrait jouer, comment ĂȘtre fidĂšle Ă  l’éternelle indĂ©cision qui hante le plus emblĂ©matique des hĂ©ros shakespearien ? faut il agir ou ne pas agir, jouer ou ne pas jouer la piĂšce ? Alors commence une pittoresque promenade dans le monde théùtral imaginĂ© par l’un des plus brillants auteurs du XVIe siĂšcle, rencontre iconoclaste entre deux rĂȘveurs surdouĂ©s. Tour Ă  tour professeur, clown, mime, chanteur, le temps d’une confĂ©rence riche en digressions comiques, Gilles Privat, guidĂ© par Dan Jemmet, incarne une vertigineuse mise en abĂźme du personnage et de la piĂšce Hamlet. Et qui sait s’il n’en dĂ©livre pas la clé  Rire ou ne pas rire ? Telle est la question ! Vous trouverez une rĂ©ponse Ă  celle-ci le mardi 19 et le mercredi 20 septembre 2023 au Centre culturel d’Uccle. DĂ©couvrez les dĂ©tails pratiques sur le site www.ccu.be

Rue Rouge, 47 Ă  1180 Bruxelles

THÉÂTRE : TILLIEUX, DANS L’OMBRE DE GIL JOURDAN

Avant d’entrer dans l’histoire de la bĂ©dĂ© avec Gil Jourdan (un dĂ©tective privĂ© maladroit et attachant), Maurice Tillieux, auteur majeur de l’école belge du neuviĂšme Art connaĂźt des dĂ©buts modestes. Tout au long de sa carriĂšre, il rencontrera des difficultĂ©s, notamment lorsqu’il dut abandonner son travail de dessinateur pour travailler comme marin afin de subvenir aux besoins de sa famille. La piĂšce est un hommage poignant Ă  la vie et l’Ɠuvre remarquables du maĂźtre du rĂ©cit policier d’humour et d’atmosphĂšre qui, fin des annĂ©es 60, rĂ©gnait sur le Journal de Spirou comme Goscinny sur Pilote ou Greg sur Tintin. La piĂšce rappelle que la crĂ©ativitĂ© et l’innovation sont des qualitĂ©s prĂ©cieuses mais pas toujours rĂ©compensĂ©es Ă  leur juste valeur. Un spectacle Ă  voir pour tous ceux qui s’intĂ©ressent Ă  la BD, Ă  la crĂ©ativitĂ© et Ă  l’art en gĂ©nĂ©ral. Aux artistes, en particulier. Les choix et les sacrifices d’un artiste d’exception qui aimait sortir de sa case sont Ă  dĂ©couvrir au Centre culturel d’Uccle le dimanche 24 septembre 2023. Voyez les informations complĂ©mentaires sur le site www.ccu.be

Rue Rouge, 47 Ă  1180 Bruxelles

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FÊTE D’OUVERTURE DE SAISON DU POCHE

AprĂšs une saison record avec douze spectacles, le Théùtre de Poche vous accueille le samedi 9 septembre pour dĂ©couvrir sous les sapins l’incroyable programmation 2023-24 et ainsi cĂ©lĂ©brer la fin de l’étĂ© Ă  ses cĂŽtĂ©s et Ă  sa maniĂšre 
 jusqu’au petit matin ! AprĂšs un apĂ©ro de bienvenue Ă  18 heures 30, la prĂ©sentation de la saison 2023-24 aura lieu Ă  19 heures et prendra environ quarante-cinq minutes, suivie par un concert de Dha Khan Ă  21 heures 30. Groupe qui slalome entre Ă©lectro et trip hop, soul et rock. Libre de toute Ă©tiquette, il transgresse les frontiĂšres musicales avec des samplers Ă©clectiques, des synthĂ©s imposants, des guitares, des basses, une boĂźte Ă  rythmes et des voix. Au demeurant, des instruments pour nous emmener dans un monde sans limites ni barriĂšres. Leur musique tantĂŽt contemplative, tantĂŽt entrainante et rythmĂ©e, accompagne des textes abordant les problĂ©matiques de nos sociĂ©tĂ©s et les thĂ©matiques plus intĂ©rieures de nos choix individuels. C'est sur les bancs de l'Ă©cole qu'ils se sont rencontrĂ©s, mais c'est en 2017 que les membres se sont retrouvĂ©s pour proposer une musique cĂ©lĂ©brant Ă  la fois la verticalitĂ© urbaine et l'horizon des racines du monde, Ă  l'image de leur vie et de leurs origines variĂ©es. PortĂ© par la voix de Virginie, la basse de Dimitri et les machines/guitares de Lee, le trio originaire de LiĂšge a sorti en automne 2018 son premier EP intitulĂ© "Frontiers", fruit d'un mĂ©tissage piochant parmi les artistes du labelu Warp et de la culture hip-hop amĂ©ricaine. Ils nous livrent depuis plusieurs annĂ©es une musique envoĂ»tante et pleine d'originalitĂ©. DJ Doc Lock prendra la relĂšve vers 22 heures 30 pour booster l’ambiance. Cette fĂȘte s’adresse aux noctambules, aux habituĂ©s du Poche et aux curieux. L’accĂšs est gratuit et des foodtrucks seront prĂ©sents pour rassasier les estomacs. Plus de dĂ©tails sur le site www.poche.be

Chemin du Gymnase, 1AĂ  1000 Bruxelles

Jacques

COMIC STRIP FESTIVAL

La FĂȘte de la Bande dessinĂ©e, devenue depuis peu le Comic Strip Festival, est un rendez-vous annuel qui fĂ©dĂšre les amoureux du neuviĂšme art. Elle a Ă©tĂ© lancĂ©e pour cĂ©lĂ©brer l'annĂ©e de la BD Ă  Bruxelles en 2009, qui marquait l'inauguration du MusĂ©e HergĂ©, ainsi les anniversaires de l'Institut Saint-Luc et du Centre belge de la bande dessinĂ©e. Les animations incluaient des expositions, des murs peints, des stations de mĂ©tro dĂ©corĂ©es et des parcours dans la ville. Au vu de l’engouement gĂ©nĂ©ral, il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© de renouveler cette activitĂ© et de la doter d’un rythme rĂ©current, la faisant correspondre avec l’ouverture de la saison artistique aprĂšs les vacances d’étĂ©. Devenue phĂ©nomĂšne de sociĂ©tĂ©, elle a chaque fois pris davantage d’ampleur, devenant une rĂ©fĂ©rence qui a dĂ©passĂ© les frontiĂšres de notre petit royaume, amenant Ă  chaque Ă©dition davantage de passionnĂ©s, de curieux et de professionnels, heureux de disposer d’une vitrine pour prĂ©senter leur travail, prĂȘts Ă  dĂ©dicacer leurs albums, Ă  discuter avec les visiteurs et Ă  profiter de la Balloon’s Day Parade ou dĂ©filĂ© de ballons gĂ©ants Ă  l’effigie des personnages cĂ©lĂšbres reprĂ©sentĂ©s sur papier. La frĂ©quentation est estimĂ©e actuellement Ă  plus de vingt-cinq mille personnes, tous Ăąges confondus. Si voussouhaitez y ĂȘtre, elle se dĂ©roule du 8 au10 septembre 2023Ă  Tour et Taxis Voyez tous les dĂ©tails concrets sur le site www.tour-taxis.com Rue Picard, 11 Ă 1000 Bruxelles

THÉÂTRE : EN UNE NUIT

De quoi la mort de Pasolini est-elle le nom ?

Dans cette piĂšce aux allures de rĂ©pĂ©tition gĂ©nĂ©rale, quatre interprĂštes s’inspirent de cet Ă©vĂ©nement tragique du passĂ© pour nous tendre un miroir sur notre Ă©poque. Nous sommes dans une salle de théùtre, des acteurs sont sur scĂšne. Ilsne sont paslĂ pour nous prĂ©senter un spectacle mais pour nous rendre tĂ©moins de Notes pour un spectacle Ă  faire. Ce spectacle idĂ©al n’existe que dans leurimaginaire, leseul moyendelevivreest de le fantasmer ensemble. Un spectacle sur quoi ? Sur une nuit dĂ©cisive, marquĂ©e Ă  jamais par un double assassinat. Celui du poĂšte italienPasolini et des mondes qu’il aimait et qu’ilsn’ont pas connus : des paysage des langues et des modes de vie qui prĂ©existaient et rĂ©sistaient Ă  la sociĂ©tĂ© de consommation. Face au dĂ©senchantement de notre Ă©poque, il faut nous rĂ©unir, rire ensemble, imaginer ce que nous avons perdu et ce qui nous reste Ă  trouver. Une ode Ă  la crĂ©ation artistique, joyeuse, Ă©mouvante et sincĂšre. Une piĂšce Ă  applaudir au Théùtre National du 20 au 23 septembre 2023. Plus de dĂ©tails sur le site www.theatrenational.be

Boulevard Emile Jacqmain, 111-115 Ă  1000 Bruxelles

THÉÂTRE : JOGGING

Saviez-vous que le fait de courir active dans votre corps la dopamine et l’adrĂ©naline, des hormones qui sont aussi des neurotransmetteurs, dont le rĂŽle est de communiquer des messages entre deux cellules ?

Dans Jogging, Hanane HajjAli, figure Ă©minente de la scĂšne culturelle et artistique libanaise, court pour mieux nous transmettre sa pensĂ©e, ses rĂȘves, ses craintes, sa lutte. FascinĂ©e par le personnage de MĂ©dĂ©e, elle nous raconte l’histoire de trois femmes au destin tragique : Hanane elle-mĂȘme, « femme, mĂšre, comĂ©dienne, citoyenne », mais aussi deux autres MĂ©dĂ©e contemporaines issues du monde arabe, loin des stĂ©rĂ©otypes qui les accablent habituellement. Elle nous livre sur scĂšne les « non-dits » de citoyennes d’ordinaire rĂ©duites au silence, passant du sacrĂ© au profane, du sublime au banal, brisant les tabous avec une surprenante simplicitĂ©. EnflammĂ©e, rieuse, tragĂ©dienne lyrique et bouillonnante, Hanane Hajj Ali, qui avusonpaysdĂ©chirĂ© parles guerres incessantes etterrassĂ© par une crise Ă©conomiquesansprĂ©cĂ©dent, nous offre une performance maitrisĂ©e de bout en bout en un formidable geste libĂ©ratoire. Un moment d’exception. Une performance Ă  dĂ©couvrir au Théùtre National du 27 septembre au 9 octobre 2023. Plus de dĂ©tails sur le site www.theatrenational.be

Boulevard Emile Jacqmain, 111-115 Ă  1000 Bruxelles

CINÉ-CONCERT : VARIÉTÉ

Un couple de trapĂ©zistes se produit dans un cirque Ă  Berlin. BientĂŽt un troisiĂšme acrobate leur est associĂ© et il va ravir la partenaire et maĂźtresse du premier. Celui-ci abat son rival au cours d'une reprĂ©sentation, puis va se livrer Ă  la police. MĂ©lodrame rĂ©alisĂ© en 1925 par Ewald AndrĂ© Dupont, VarietĂ©s fut l’un des plus grands succĂšs cinĂ©matographiques internationaux de la RĂ©publique de Weimar. Cet enthousiasme s’explique par la performance d’Emil Jannings et par la prĂ©sence de scĂšnes de trapĂšze sensationnelles ont fait vibrer le public. Le travail novateur du directeur de la photographie Karl Freund, entre expressionnisme et prĂ©figuration du film noir, a Ă©galement valu Ă  ce long mĂ©trage une place importante dans l’histoire du cinĂ©ma. En collaboration avec les chaĂźnes de tĂ©lĂ©vision franco-allemandes ZDF, ARTE, ainsi que 2eleven music film et sous la direction de Dirk BrossĂ©, leBelgian National Orchestra met ce film muet en musique. Il interprĂšte une partition rĂ©cemment Ă©crite par la compositrice ouzbĂ©koaustralienne Elena Kats-Chernin, qui signe ici sa quatriĂšme bande originale pour film muet. Notons qu’un remake Un remake a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© en 1936 par Nicolas Farkas avec Jean Gabin, Annabella et Fernand Gravey. Cela se passera Ă  Bazar le 15 septembre 2023 Ă  20 heures. Voyez les informations complĂštes sur le site www.bozar.be Rue Ravenstein, 21 Ă  1000 Bruxelles

RÉCITAL : MAGDALENA KOZENA

Qui de mieux pour ouvrir notre sĂ©rie de rĂ©citals au Palais que Magdalena Kozena ? HabituĂ©e du rĂ©pertoire baroque, la soprano tchĂšque nous emmĂšne cette fois dans un univers plus rĂ©cent, tout en nuances et en raffinement. Avec son programme largement consacrĂ© Ă  Debussy, ellenousinvite Ă goĂ»ter aux charmes du langage profondĂ©ment moderne et inspirĂ© du compositeur français, considĂ©rĂ© comme un authentique rĂ©volutionnaire. Coloriste, Debussy transpose pour la voix et le piano quelques-uns des plus beaux poĂšmes de Verlaine, Baudelaire et Pierre LouĂżs. Les Chansons de Bilitis laissĂ©es par ce dernier sont nimbĂ©es de mystĂšre : ces poĂšmes grecs Ă©rotiques dont il propose une traduction sont en rĂ©alitĂ© entiĂšrement de sa main ! Dans ses PoĂšmes pour Mi, Olivier Messiaen met en musique des vers de son cru pour cĂ©lĂ©brer son amour pour sa femme, la violoniste Claire Delbos. Une performance Ă  applaudir le 20 septembre 2023 Ă  20 heures Ă  Bozar. Voyez les informations complĂštes sur le site www.bozar.be

Rue Ravenstein, 21 Ă  1000 Bruxelles

CINÉ-CONCERT : LES AVENTURIERS DE L’ARCHE PERDUE

En 1936, le professeur d'archĂ©ologie Indiana Jones, reçoit la mission de rĂ©cupĂ©rer le mĂ©daillon de RĂą, que dĂ©tient son ancienne fiancĂ©e, Marion Ravenwood, maintenant tenanciĂšre d'un bar au fin fond du NĂ©pal. Cet objet Ă©gyptien permettrait de dĂ©couvrir le lieu secret oĂč se trouve l'Arche d'Alliance. Mais les nazis cherchent, eux aussi, Ă  rĂ©cupĂ©rer cet objet aux pouvoirs extraordinaires. Marion et Indiana s'engagent alors dans une incroyable quĂȘte Ă  travers le monde pour retrouver la mystĂ©rieuse Arche d'Alliance. Ce long mĂ©trage de Steven Spielberg a fĂ©dĂ©rĂ© les foules et a donnĂ© naissance Ă  un mythe, touten offrant Ă Harrison Fordl’un desgrandsrĂŽles desa carriĂšre. Quant au compositeurJohnWilliams, on a su qu’on pouvait dĂ©sormais compter sur son inspiration pour offrir Ă  la musique de film la relĂšve aprĂšs la disparition de Dimitri Tiomkin, Max Steiner, Bernard Herrmann et autre Alfred Newman. Une partition grandiose, dont le thĂšme a servi de leitmotiv et a Ă©tĂ© repris dans chaque Ă©pisode de la saga. Le chef d’orchestre Dirk BrossĂ© Ă  la tĂȘte du Brussels Philharmonic Orchestra assurera la tĂąche d’une performance live pour l’un des grands moments attendus de la rentrĂ©e. Cela se dĂ©roulera Ă  Flagey du 22 au 24 septembre 2023. Voyez tous les dĂ©tails pratiques sur le site www.flagey.be

Place Sainte-Croix Ă  1050 Bruxelles

Sam Mas

CONCERT : RICHARD STRAUSS

Dans l’art comme dans la vie rĂ©elle, les hĂ©ros se prĂ©sentent sous de nombreux aspects diffĂ©rents. Dans ses poĂšmes symphoniques, Richard Strauss fit le portrait de plusieurs hĂ©ros. Nous en retrouvons deux dans ce programme, qui, grĂące Ă  l’impressionnant traitement orchestral du compositeur, prennent vie comme au cinĂ©ma. Avec Don Juan, le compositeur fit grande impression sur le monde dĂšs les Ă©poustouflantes premiĂšres mesures de sa partition. AprĂšs un dĂ©but orageux et agitĂ©, le ciel s’éclaircit, le hĂ©ros apparaĂźt et le thĂšme radieux de Don Juan Ă©clate Richard Strauss dĂ©peint le protagoniste comme un romantique passionnĂ© et un coureur de jupons, mais aussi comme un homme brisĂ© qui, aprĂšs d’innombrables aventures et relations, se retrouve dĂ©sillusionnĂ©, seul, aspirant Ă  une mort salvatrice

Quant Ă  Ein Heldenleben il s’agit d’une Ɠuvre qui se lit tel le rĂ©cit de la vie artistique du compositeur, ce que les critiques jugĂšrent prĂ©tentieux. Mais Ă  y regarder de plus prĂšs, on peut discerner un thĂšme universel sous la couche d’ironie : l’hĂ©roĂŻsme est humain et terrestre, il reflĂšte l’éternelle lutte intĂ©rieure comme extĂ©rieure de celui qui cherche le rĂ©confort dans l’amour. Le Brussels Philharmonic Orchestra seraplacĂ©souslabaguetteduchefKazushi Ono. Unconcert Ă applaudirĂ Flageylesamedi 30septembre 2023 Ă  20 heures. Pour y ĂȘtre, voyez les dĂ©tails pratiques sur le site www.flagey.be

Place Sainte-Croix Ă  1050 Bruxelles

CONCERT JEUNESSE : PIERRE ET LE LOUP

"Pierre et le loup" est un conte musical pour enfants composĂ© par SergueĂŻ Prokofiev en 1936. Il raconte l'histoire de Pierre, un jeune garçon vivant avec son grand-pĂšre dans une clairiĂšre, prĂšs d'une forĂȘt oĂč se cachent diffĂ©rents animaux. Chaque intervenant est reprĂ©sentĂ© par un instrument de l'orchestre, ce qui rend cette Ɠuvre trĂšs accessible et captivante pour les petits. Voici les personnages et les instruments qui les reprĂ©sentent : Pierre : reprĂ©sentĂ© par les cordes (violons, altos, violoncelles). C'est le protagoniste de l'histoire. L'oiseau : reprĂ©sentĂ© par la flĂ»te traversiĂšre. C'est un oiseau enjouĂ© et espiĂšgle. Le canard : reprĂ©sentĂ© par le hautbois. C'est un personnage maladroit et drĂŽle. Le chat : reprĂ©sentĂ© par la clarinette. C'est un personnage sournois qui rĂŽde dans les parages. Le loup : reprĂ©sentĂ© par les cors. C'est le personnage redoutable et menaçant de l'histoire. Les chasseurs : reprĂ©sentĂ©s par les percussions

L'histoire commence lorsque Pierre oublie de fermer la clĂŽture du jardin de son grand-pĂšre, permettant ainsi au canard de s'Ă©chapper et de se promener. Le chat tente alors de capturer l'oiseau, mais celui-ci vole hors de portĂ©e. Finalement, le loup apparaĂźt et menace les animaux. L’ensemble Corfond interprĂšte cette Ɠuvre intemporelle, tandis que BrunoCoppens se pare du micro du narrateur. Prokofiev avait Ă©crit cette piĂšce symphonique pour son fils alors ĂągĂ© de sept ans. Un classique parmi les classiques Ă  Ă©couter le samedi 16 septembre 2023 Ă  16 heures au Senghor. Plus de dĂ©tails sur le site www.senghor.be

Chaussée de Wavre, 366 à 1040 Bruxelles

André Metzinger

THÉÂTRE JEUNESSE : ZAÏ ZAÏ

Dans sa nouvelle crĂ©ation, le Collectif Mensuel dresse le portrait d’une sociĂ©tĂ© Ă  bout de souffle, dĂ©cervelĂ©e, oĂčlamĂ©diatisationpermanenteet l’indignationstĂ©rileempĂȘchent l’émergenced’unepensĂ©e, pas mĂȘme critique, mais simplement indĂ©pendante et propagent en continu un blabla informe, d’un vide abyssal. Sous forme d’un road-movie absurde et dĂ©lirant, « ZaĂŻ ZaĂŻ » raconte le parcours d’un quidam, qui pour avoir oubliĂ© sa carte de fidĂ©litĂ© dumagasin (alors qu’elle Ă©tait dans son autre pantalon), devient le sujet principal du rĂ©cit mĂ©diatique et se retrouve tour Ă  tour ennemi public N°1, symbole d’une libertĂ© nouvelle, chouchou des mĂ©dias, puis martyr pris au piĂšge dans un jeu qui le dĂ©passe. Le Collectif Mensuel poursuit, dans ce nouveau projet, son exploration d’un théùtre composite, dĂ©calĂ©, surgi de la rencontre improbable entre le charme dĂ©suet du roman photo, l’énergie Ă©lectrique du live, la libertĂ© fantasque de la bande dessinĂ©e, la minutie du bruitage et le plaisir du jeu d’acteur, le tout menĂ© sur un tempo d’enfer. Un spectacle Ă  dĂ©couvrir le 22 septembre 2023 Ă  20 heures au Senghor. Plus de dĂ©tails sur le site www.senghor.be

Chaussée de Wavre, 366 à 1040 Bruxelles

INTERVIEW DE THIERRY-MARIE DELAUNOIS

Auteur de treize publications avec parmi celles-ci les remarquĂ©es "Raconte-moi Mozart...", "AuprĂšs de ma blonde" et "Syncope", vous ĂȘtes aussi collaborateur culturel et... chroniqueur ?

Oui, chroniqueur littéraire et non critique ! Je pensequec'est letermequiconvient lemieux si je prends en considération ce que je fais exactement. Le terme qui définit le mieux ce travail, qui, avouons-le au passage, est de l'ordre du bénévolat. Une chronique, c'est notamment raconter et, ici, je raconte....

J'utilise d'ailleurs ce terme sur mon site et sur les réseaux sociaux tels que Facebook.

Ce sont donc davantage des chroniques de lecture, point des comptes-rendus ? Quels types d'ouvrages lisez-vous et quel est votre panel ? Votre étendue question auteurs ?

Des chroniques, non des comptes-rendus ! Je n'Ă©voque pas systĂ©matiquement tous les aspects de l'Ɠuvre lue, souhaitant ne mettre en valeur que les points les plus marquants et/ou singuliers qui font l'intĂ©rĂȘt de l'ouvrage. Je lis principalement des romans, des nouvelles et des biographies, genres avec lesquels j'ai davantage d'affinitĂ©s. Quant au choix des auteurs, je suisplutĂŽt Ă©clectique et trĂšs ouvert. Je me diversifie : j'ai des pĂ©riodes belge, française, anglaise, amĂ©ricaine, nordique et autres... Cela va, par exemple, de Adeline DieudonnĂ© Ă  Camilla LĂ€ckberg en passant par Eric-Emmanuel Schmitt et Elisabeth George. Des connus et rĂ©putĂ©s, des moins connus, des primo-auteurs en devenir, lĂ  aussi je tente l'Ă©galitĂ©, souhaitant donner Ă  chacun l'opportunitĂ© d'obtenir un retour de lecture.

Ces chroniques ont-elles une structure inamovible ou devrait-on plutÎt parler de schéma de présentation ou de trame ?

La structure a Ă©voluĂ© avec le temps et elles sont devenues, je pense, plus Ă©tendues et plus consĂ©quentes qu'au dĂ©but de maniĂšre Ă  crĂ©er l'envie de lire l'ouvrage que j'ai retenu. J'ai Ă  prĂ©sent atteint, me semblet-il, l'idĂ©al detrame selonmoi :je dĂ©bute par quelqueslignes du roman, suscite dansla foulĂ©e la curiositĂ© par le questionnement, prĂ©sente ensuite l'ouvrage et l'auteur en quelques lignes Ă©galement, dĂ©veloppe l'un ou l'autre point fort, place ensuite un second extrait puis je conclus d'une maniĂšre si possible originale avec un brind'humour ou d'espriten rapport avec l'Ɠuvre. "Une chronique comme unsuspense entier" pour citer l'une de mes lectrices.

Ces chroniques, oĂč sont-elles publiĂ©es et sont-elles Ă  la portĂ©e de tous ?

Oui, elles sont Ă  la portĂ©e de tous, amateurs et fans de littĂ©rature, et la majoritĂ© d'entre elles sont publiĂ©es sur mon site web d'auteur et de chroniqueur, quelques-unes, lorsqu'il s'agit de courtes nouvelles, aboutissant directement sur facebook oĂč Ă©voluent la plupart de mes contacts, famille, amis, connaissances et autres. Certaines sont sĂ©lectionnĂ©es pour la magazine mensuel "Bruxelles Culture".

Vient àprésent unequestion, sansdoute laprincipaledecette interview :qu'est-ce quivousmotive ?

That's the question ! L'amour des mots, de la lecture, dupartage. Si ou quand j'aime, je rapporte, diffuse, transmets. Les retours ne sont pas trÚs nombreux mais qu'importe : pour moi, donner est le principal et si jeparviensàfairedesheureuxavecunretourpositif,toujoursjem'enréjouistoutd'abordpourl'auteur. Et comme je l'ai mentionné précédemment, c'est cadeau ! Merci, F., de m'avoir posé cette question essentielle en effet. Ah oui! Je trouve que notre pays regorge de talents et là à nouveau je m'en réjouis !

Auteur, chroniqueur, ... D'autres activités encore dans le secteur littéraire ?

Je suis l'organisateur et le présentateur des Soirées Lectures de Bruxelles de l'Espace Art Gallery. Ces soirées se déroulent le dernier vendredi du mois tous les deux mois excepté l'été, une activité prenante

car il s'agit de cinq auteurs en prĂ©sentation et lecture publique Ă  chaque soirĂ©e et je m'informe sur eux - et elles - et, dans la mesure du possible, les lis avant la rencontre. Une sĂ©ance de dĂ©dicaces suit, c'est primordial pour les auteurs. Ces soirĂ©es sont Ă©galement mĂ©diatisĂ©es. Le 29 septembre prochain, nous recevrons GeneviĂšve Guevara, Anne-Marie Delbecq, Pierre Ost, GaĂ«tan Faucer et Manuel Verlange qui devraient ĂȘtre accompagnĂ©s du producteur Jean-Luc Van Damme.

Que devient, avec tout ça, l'Ă©criture dans votre vie ? Est-elle abandonnĂ©e ? Elle est temporairement passĂ©e au second plan mais reste bel et bien ancrĂ©e en moi. Non, je n'ai pas lĂąchĂ© l'Ă©criture, j'ai mĂȘme plusieurs idĂ©es en tĂȘte et sommeille dans mon ordinateur le manuscrit d'un huitiĂšme roman, une premiĂšre mouture qui devra ĂȘtre entiĂšrement remaniĂ©e, ce qui ne me pose aucun problĂšme et, par chance, je n'ai jamais connu le syndrome de la page blanche si je voulais passer Ă  autre chose avant d'y revenir. C'est ici que cela se termine, je suppose ?

Un dernier mot, Ă©ventuellement, pour les lecteurs et les lectrices de vos chroniques ? Tout simplement merci de me lire ! Je vous en suis reconnaissant et Ă©galement merci pour les marques de sympathie ! Vous ĂȘtes Ă©patants... et Ă©patantes !

FEDERICO ARIU DÉDICACERASON PREMIER ROMAN DANS LES MAROLLES

FedericoAriu est une personnalitĂ© bruxelloise Ă  la tĂȘte de la sociĂ©tĂ© Artfusion, spĂ©cialisĂ©e dans la rĂ©alisation de reportages et de clips musicaux. On lui doit Ă©galement plusieurs courts-mĂ©trages de fiction qui ont Ă©tĂ© primĂ©s dans divers festivals. Depuis deux ans, il tient les rĂȘnes de TV-Marolles, des capsules Web qui visent Ă  promouvoir ce quartier si typique de la capitale, en allant au-devant des nombreux commerçants qui en demeurent Ă  la fois la chair et l’ñme. A l’occasion de la parution de son premier roman « Confessions d’un bourreau », il sera en dĂ©dicace dans son quartier de prĂ©dilection. Une maniĂšre de se procurer son livre, de rencontrer l’auteur et de partager avec lui, avant ou aprĂšs avoir Ă©tĂ© dĂ©guster une bonne biĂšre ou une glace Ă  une des terrasses qui pullulent entre la place du Grand Sablon et la Porte de Hal. Adresse et heure de l’évĂšnement : HĂŽte Gallery - samedi 9 septembre 2023 Ă  16 heures.

Passer ne vous engage naturellement Ă  rien !

Rue Haute, 203 Ă  1000 Bruxelles

Sam Mas

NETFLIX : WATCHER

Nouvelle ville, nouvelle langue, solitude, il n'en faut pas plus pour fragiliser une personne. C'est le cas de Julia qui part s'installer en Roumanie avec son petit-ami Francis qui a reçu une promotion. Ce dernier travaille Ă©normĂ©ment, donc Julia passe ses journĂ©es seule Ă  ne rien faire ou presque. Lorsqu'elle se balade en ville ou qu'elle observe de sa fenĂȘtre, elle remarque Ă  chaque fois un homme qui la regarde. TrĂšs vite, ce sentiment d'ĂȘtre Ă©piĂ©e va devenir une obsession pour elle au point de ne plus pouvoir vivre normalement. Chloe Okuno exacerbe le sentiment ressenti par toutes ces femmes qui ne se sont pas senties en sĂ©curitĂ© Ă  un moment donnĂ© et qui n'ont pas eu le soutien de leurs proches ou des autoritĂ©s. Sonmari ne la croit pas et les autoritĂ©s ne font rien, ce qui renforce la solitude de Julia qui est livrĂ©e Ă  elle-mĂȘme. La rĂ©alisatrice arrive trĂšs bien Ă  communiquer cette anxiĂ©tĂ©et ce sentiment d'impuissance ressentis par la jeune femme. C'est Ă  ce niveau-lĂ  que "Watcher" est le plus rĂ©ussi, car si c'est prĂ©visible et que l'on a dĂ©jĂ  vu ce genre d'histoire, c'est un film efficace dans son genre grĂące Ă  une bonne ambiance et une tension constante. RĂ©alisĂ© par ChloĂ© Okuno (2022).

Alain Magerotte

FILM À LADEMANDE : BABYLON

Damian Chazelle est l’enfant douĂ© du cinĂ©ma amĂ©ricain. Il avait Ă©poustouflĂ© tout le monde avec « Whisplash » et surtout « La La land », dans lesquels il prouvait sa virtuositĂ©. DĂšs 2019, il avait annoncĂ© son projet suivant : une mĂ©ga production se dĂ©roulant durant l’Âge d’or d’Hollywood, juste avant l’avĂšnement du parlant. Une fresque qui mettrait face Ă  face Brad Pitt et Margot Robbie, pour remplacer Emma Stone initialement prĂ©vue. En 1926, le cinĂ©ma muet bat son plein. Manuel Torres, petite main pour le studio Kinoscope, se rĂȘve assistant-rĂ©alisateur. En attendant, il est confrontĂ© Ă  des situations singuliĂšres, comme ce transport d’élĂ©phant rose pour une fĂȘte offerte par ses patrons. Ce soirlĂ , il croise le regard de Nellie qui se voit comĂ©dienne adulĂ©e. Abusant de tout, Jane Thornton, vedette incontestable, fait une overdose et Manny propose de faire entrer l'Ă©lĂ©phant dans la maison pour crĂ©er une diversion et emmener discrĂštement l'actrice Ă  l'hĂŽpital. Le directeur de Kinoscope, se retrouvant sans comĂ©dienne pour tourner le lendemain, propose Ă  Nellie de la remplacer au pied levĂ©. La jeune femme accepte sans hĂ©siter. Les dĂ©buts du cinĂ©ma amĂšnent leur lot de difficultĂ©s et tout le monde doit revoir son modus operandi. Si certains rĂ©ussissent leur transition, pour d’autres la catastrophe s’annonce ! « Babylon » joue la carte des paillettes et du glamour pour une durĂ©e d’un peu plus de trois heures. Cette longueur fera grincer les dents Ă  certains, mais il faut se laisser emporter par l’histoire qui se dĂ©roule sur plusieurs dĂ©cennies. Le film s’achĂšve en 1952, lorsque Manuel revient Ă  Los Angeles avec sa femme et sa fille pour leur montrer oĂč il travaillait. Sa fille s'ennuie et sa femme dĂ©cide de la ramener tout en le laissant seul. L'ancien manager se rend dans un cinĂ©ma oĂč est projetĂ© « Chantons sous la pluie », qui raconte le passage du cinĂ©ma muet vers le parlant, exhumant pour lui tout un pan du passĂ©.

CINÉMA : LE POT À JURONS

Comédie dramatique de Lindsay McKay, avec Adelaïde Clemens, Patrick J. Adams, Douglas Smith et Kathleen Turner. Canada 2021, 111 min. Sortie le 16 août 2023.

RĂ©sumĂ© du film – Elle avait jurĂ© qu’elle n’aimerait jamais quelqu’un d’autre. Carey, une jeune musicienne, est pourtant prise dans un dilemme sentimental lorsqu’elle tombe amoureuse du guitariste qu’elle a embauchĂ© pour l’aider Ă  chanter pour le copain qui va devenir son mari et le pĂšre de l’enfant qu’elle attend.

Commentaire – Une comĂ©die dramatique dirigĂ©e par Lindsay McKay Ă  partir de la piĂšce de théùtre de Kate Hewlett qui a Ă©crit le scĂ©nario. Le pot Ă  jurons est la promesse qu’une jeune femme s’est faite de n’aimer qu’un seul homme, le sien, atteint d’un mal qui va l’emporter. Mais entre son serment et la vie qui se poursuit vient s’insĂ©rer un autre homme qui a toutes les qualitĂ©s pour sĂ©duire Carey. La jeune musicienne sera tiraillĂ©e entre sa promesse et la rĂ©alitĂ© de l’amour qui s’impose sans qu’on sache comment. La comĂ©die joue sur la chronologie des sentiments qui se chevauchent pour nous faire vivre le drame intĂ©rieur de la musicienne : va-t-elle cĂ©der Ă  ses nouveaux sentiments, quitte Ă  renoncer Ă  son serment ?

L’actrice australienne AdelaĂŻde Clemens est un beau compromis entre Virginie Efira et India Hair, dont elle a les traits poupins et la blondeur Ă©vanescente. Les rires aussi. Ses deux chevaliers servants sont Patrick J. Adams, costar de Meghan Markle dans la sĂ©rie Suits : Avocats sur mesure, et Douglas Smith, l’acteur des films d’horreur (La Mer des monstres et Ouija). Ils sont tous deux canadiens et se disputent le charmant minois d’AdelaĂŻde Clemens.

Cette comĂ©die est tirĂ©e d’une piĂšce de théùtre, et peut-ĂȘtre que le sujet, trop mĂ©lodramatique, aurait dĂ» rester sur les planches. On n’est pas convaincu par les problĂšmes de cƓur de l’hĂ©roĂŻne, partagĂ©e entre deux amours et sa conscience. D’autant qu’elle ne refuse pas le lit Ă  son deuxiĂšme conjoint qui lui avait jurĂ©, lui, d’ĂȘtre seulement un ami. De lĂ  Ă  ne plus voir clair en elle, il n’y a qu’un pas Ă  franchir, qu’elle franchira elle-mĂȘme.

La distribution comprend également Kathleen Turner, méconnaissable, qui joue le rÎle de la mÚre de Simon, le mari, et qui connaissait le mal dont son fils était atteint, cause de sa dispute avec sa belle-fille.

On l’avait laissĂ©e dans les annĂ©es 80, Ă  l’époque de sa gloire dans A la poursuite du diamant vert (1984) et Le diamant du Nil, oĂč elle jouait aux cĂŽtĂ©s de Michael Douglas. Les annĂ©es ont passĂ© pour elle aussi, avec des ennuis de santĂ© qui l’ont Ă©cartĂ©e des plateaux et l’ont fait malheureusement grossir.

Le film a Ă©tĂ© tournĂ© Ă  Toronto et Ă  Hamilton, dans l’Ontario, en 2021. La scĂ©nariste Kate Hewlett a remportĂ© le prixdela meilleure chanson originale pour The Swearing Song qu’elle interprĂšte elle-mĂȘme.

Avis – Un mĂ©lodrame amoureux sur un cƓur pris entre deux feux. Une histoire qui nous a Ă©tĂ© bien souvent contĂ©e et que beaucoup ont partagĂ©e. Rien de nouveau donc sous le soleil.

CINÉMA : UN COUP DE MAÎTRE

Comédie satirique de Rémi Bezançon, avec Vincent Macaigne, Bouli Lanners, Bastien Ughetto, Anaïde Rozam, Aure Atika et PhilippeRésimont. France-Belgique 2023, 91 min. Sortie le 16 août 2023.

RĂ©sumĂ© du film PropriĂ©taire d’une galerie d’art, Arthur Forestier expose les toiles de Renzo Nervi, un peintre en pleine crise existentielle. Les deux hommes sont amis depuis toujours et, mĂȘme si tout les oppose, l’art les rĂ©unit. En panne d’inspiration, Renzo est devenu ingĂ©rable et mĂšne son ami Ă  la faillite. Pour sauver Renzo et leur galerie, Arthur Ă©labore un plan audacieux quifinira par les dĂ©passer. Jusqu’oĂč l’amitiĂ© peut-elle aller ?

Commentaire L’on reconnaĂźt Ă  travers les propos du galeriste sur les tableaux de son ami ce lĂ©ger excĂšs, idĂ©alement dosĂ©, qui signale Ă  coup sĂ»r la satire. Car Un coup de maĂźtre en est une qui parodie le monde de l’art, les journalistes fĂ©roces qui dĂ©ambulent d’une galerie Ă  l’autre, le m’as-tu-vu des visiteurs et le snobisme de ceux qui achĂštent.

SecondĂ© au scĂ©nario par son Ă©pouse Vanessa Portal, comme pour sa prĂ©cĂ©dente rĂ©alisation (Le MystĂšre Henri Pick, 2019), RĂ©mi Bezançon s’inspire ici d’un film argentin de 2018, Mi obra maestria de GastĂłn Duprat, sur une intrigue adaptĂ©e au contexte parisien. Sur un ton badin, voire comique, le rĂ©alisateur parvient Ă  mettre en scĂšne des thĂ©matiques graves avec une rĂ©elle justesse de ton. Le terrain est connu pour les deux hommes puisque RĂ©mi Bezançon a fait l’Ecole du Louvre avant de devenir rĂ©alisateur, et que Bouli Lanners, le peintre, pratique lui-mĂȘme depuis longtemps l’art de la peinture, sa passion initiale.

L’image de Philippe Guilbert est composĂ©e de teintes chaleureuses qui s’accordent bien avec la peinture de Renzo Nervi et qui donnent au film sa touche de profonde humanitĂ©. Quelques seconds rĂŽles, tenus par Bastien Ughetto (Habib, la grande aventure), AnaĂŻde Rozam, Aura Atika et Philippe RĂ©simont, le boss d’une entreprise Ă  la recherche d’une toile, prennent part Ă  l’architecture de cette comĂ©die. Mais le grand rĂ©gal, c’est la rencontre des deux amis incarnĂ©s par Vincent Macaigne et Bouli Lanners. DĂ©jĂ  rĂ©unis dans Chien de Samuel Benchetrit (2018), dans une tonalitĂ© certes plus sombre, les deux acteurs jubilent ici en se donnant la rĂ©plique. Leur alchimie fonctionne parfaitement dans cette satire mordante de l’art. TournĂ© en partie dans les communes de Bruxelles, dont Ixelles, pour la rĂ©alisation.

Avis Dans cette comĂ©die satirique, le rĂ©alisateur questionne, avec audace et luciditĂ©, la personnalitĂ© d’un peintre et l’annonce de sa mort Ă  travers les paradoxes que celle-ci gĂ©nĂšre. Un bonmoment Ă  passer avec l’art et les artistes.

Michel Lequeux

CINÉMA : SABOTAGE

Eco-thriller de Daniel Goldhaber, avec Ariela Barer, Sasha Lane, Forrest Goodluck, Lukas Gage, Kristine Froseth, Jayme Lawson et Marcus Scribner. USA 2022, 104 min. Sortie le 16 août 2023.

RĂ©sumĂ© du film Huitjeunes activistes, déçus par la lutte contre le rĂ©chauffement climatique, dĂ©cident de saboter un olĂ©oduc implantĂ© au Texas, dans une zone expropriĂ©e ayant appartenu Ă  la famille de l’un d’eux. Ils se rĂ©unissent dans un bungalow qui leur sert de planque au milieu du dĂ©sert, et ils se mettent Ă  prĂ©parer des explosifs pour leur future expĂ©dition.

Commentaire Sabotage est l’adaptation du livre controversĂ© d’Andreas Malm, auteur suĂ©dois d’extrĂȘme gauche qui milite contre le capitalisme et l’exploitation de la main-d'Ɠuvre dans le monde. Ses prises de position radicales lui ont valu des ennuis Ă  l’étranger, et le film est de la mĂȘme veine. Les activistes Ă©tudient en effet comment faire sauter un pipeline chargĂ© de fautes. Cet olĂ©oduc conduit le pĂ©trole depuis une raffinerie responsable du cancer dont sont atteintes une des militantes, sa mĂšre et une partie des riverains concernĂ©s. Une responsabilitĂ© que la raffinerie ne veut pas admettre pour continuer Ă  en tirer profit.

Si la sociĂ©tĂ© ne fait rien pour mettre un terme Ă  l’exploitation du pĂ©trole, ces jeunes n’ont plus qu’une solution devant eux : le faire eux-mĂȘmes par tous les moyens, le sabotage Ă©tant le plus efficace. Il faut que leur action soit Ă©vidente pour que la compagnie ne se rĂ©fugie pas derriĂšre un simple accident. Il faut qu’on en parle comme d’un acte dĂ©libĂ©rĂ© commis contre l’industrie fossile du pĂ©trole. Que ce soit de l’éco-terrorisme. Cet Ă©cothriller a du nerf. Onsuit la prĂ©paration du sabotage dans les moindres dĂ©tails, avec quelques dĂ©rapages qui rendent ces jeunes activistes sympathiques malgrĂ© leurs convictions jusqu’au-boutistes. Mais le propos du film reste dĂ©rangeant : il lĂ©gitime trop la violence qu’utilisent les jeunes pour parvenir Ă  leurs fins. Il cautionne le terrorisme Ă  des fins politiques, comme c’était le cas dans le livre Ă©ponyme d’Andreas Malm. How to Blow Up a Pipeline est basĂ© sur la rĂ©ussite de l’explosion finale et sur la maniĂšre dont les militants agiront pour Ă©chapper aux poursuites de la police fĂ©dĂ©rale lancĂ©e Ă  leurs trousses. Des flashes-back montrent en effet toute leur stratĂ©gie pour se disculper. Le film est une invitation Ă  les suivre. Une invitation Ă  faire comme eux avec tout ce qui dĂ©range notre maniĂšre de vivre. La porte ouverte donc Ă  tous les excĂšs, Ă  tous les cassages. ThrillerĂ petit budget ayant nĂ©cessitĂ©dix-neufmoisdeproduction, Sabotage aĂ©tĂ©tournĂ©principalement au Nouveau-Mexique dans un dĂ©lai de 22 jours. Les cinĂ©astes ont choisi le 16mm pour mieux capturer la lumiĂšre du jour dans les scĂšnes intĂ©rieures et donner aux images une intensitĂ© particuliĂšre. La musique, mĂ©lange de fĂ»ts et de synthĂ©tiseurs, scande la progression des jeunes.

Avis - MĂȘme si l’intention est bonne (l’industrie fossile est mauvaise pour la santĂ©), cet Ă©co-thriller lĂ©gitime trop la terreur Ă  des fins politiques. AprĂšs les olĂ©oducs, les SUV et les yachts de plaisance visĂ©s par ce thriller, quelle sera la prochaine cible des militants ? Toute la sociĂ©tĂ© est dans le collimateur des futurs anarchistes.

CINÉMA : LE DERNIER VOYAGE DU DÉMÉTER

Film d’horreur d’AndrĂ© Øverval, avec Corey Hawkins, Aisling Franciosi, Liam Cunningham, David Dastmalchian et Javier Botet. USA 2023, 119 min. Sortie le 23 aoĂ»t 2023.

RĂ©sumĂ© du film – Le navire de commerce DĂ©mĂ©ter s’apprĂȘte Ă  quitter Varna, sur la cĂŽte bulgare, Ă  la fin du XIXe siĂšcle. A son bord, des caisses de bonne terre provenant d’un chĂąteau en Transylvanie Ă  destination de Londres. D’étranges incidents vont cependant survenir pour faire de ce voyage un pĂ©riple dans l’horreur. A l’arrivĂ©e, le bateau s’échouera sans Ă©quipage Ă  bord.

Commentaire – TirĂ© du 7e chapitre de Dracula, le roman Ă©pistolaire de l’écrivain irlandais Bram Stoker (1897), Le dernier voyage du DĂ©mĂ©ter nous conte l’abominable, l’indicible. Ce film d’horreur est signĂ© AndrĂ© Øverval, un rĂ©alisateur norvĂ©gien spĂ©cialisĂ© dans les thrillers, qui a fait ses classes en Californie. Il s’y connaĂźt pour nous faire frĂ©mir sur nos siĂšges. Il a l’art de saisir l’effroi dans les yeux des matelots menacĂ©s par la crĂ©ature Ă  bord. Gros plan sur leurs visages, rognĂ©s et taillĂ©s, derriĂšre lesquels tout peut arriver dans la pĂ©nombre et les nappes de brouillard qui se rĂ©pandent sur le pont. La prise de vue est de Tom Stern, chef opĂ©rateur de Clint Eastwood.

C’est la nourriture du fantastique de nous faire imaginer le pire sous l’invisible. Le monstre va peu Ă  peu apparaĂźtre depuis la cale oĂč il se terre parmi les caisses, attendant son heure. L’heure nocturne, car son corps brĂ»le au soleillevant :c’est la seule concession au roman de Bram Stoker qui prĂȘtait Ă  Dracula une certaine nonchalance britannique. Ici, c’est le mal qui est dĂ©peint, c’est la crĂ©ature hideuse et sans pitiĂ© qui est peu Ă  peu cernĂ©e par l’équipage qu’elle terrorise. Le dĂ©voilement vers l’horreur est progressif. On voit finalement cette crĂ©ature se rĂ©vĂ©ler sous son masque de dĂ©mon.

Dracula est interprĂ©tĂ© par Javier Botet, lui-mĂȘme atteint du syndrome de Marfan qui lui confĂšre une hyperlaxitĂ© des tissus, des doigts extrĂȘmement longs et effilĂ©s et une taille de prĂšs de deux mĂštres. La copie conforme du personnage de Bram Stoker. Cette apparence l’a prĂ©disposĂ© aux arts de la scĂšne et aux films d’horreur (La malĂ©diction des profondeurs, 2005, Alien Covenant, 2017 ou Ça : Chapitre 2, 2019). Javier Botet est l’acteur espagnol qui a le plus de films hollywoodiens Ă  son actif.

Ses deux adversaires en revanche ont Ă©tĂ© ajoutĂ©s au scĂ©nario tirĂ© du chapitre intitulĂ© The Captain’s Log, le journal du capitaine. Corey Hawkins incarne un mĂ©decin noir inconnu au roman mais intĂ©grĂ© Ă  la distribution pour satisfaire les nouvelles rĂšgles d’Hollywood : personne, dit-il, ne l’a admis jusque-lĂ  Ă  l’exercice de la mĂ©decine. La jeune femme qu’il sauve de sa caisse de terre est, elle aussi, une inconnue du chapitre : il fallait une femme pour damner tout l’équipage, et elle est interprĂ©tĂ©e par Aisling Franciosi, la jeune prisonniĂšre de Nightingale qui cherche la vengeance (Jennifer Kent, 2018). Le tournage a commencĂ© Ă  Berlinle 30juin2021et s’est poursuivi Ă  Malte pour s’achever le 1er octobre, aprĂšs que le scĂ©nario eut Ă©tĂ© mis au rancart pendant 20 ans. Musique Ă  percussions de Bear McCreary, un Ă©lĂšve d’Elmer Bernstein qui s’est spĂ©cialisĂ©, lui aussi, dans la musique de films. Il bat ici la mesure avec les coups de la crĂ©ature portĂ©s sur le navire en dĂ©tresse.

Avis – Revoici Dracula Ă  bord d’un navire fantĂŽme, issu du cĂ©lĂšbre roman de Bram Stoker. Si vous aimez les films d’horreur, vous serez bien servi par celui qui l’incarne.

CINÉMA : LUKA

Drame de Jessica Woodworth, avec Jonas Smulders, Géraldine Chaplin, Jan Bijvoet, Samuel Tadevossian, Django Schrevens et Sam Louwyck. Belgique-Italie-Hollande-Bulgarie 2022, 94 min. Sortie le 13 septembre 2023.

Résumé du film

Luka, un jeune soldat avide de gloire, arrive au Fort Kairos oĂč la garnison dĂ©fend hĂ©roĂŻquement les vestiges de la civilisation. Mais contre qui ? On n’y a jamais vu poindre le moindre ennemi Ă  l’horizon. Lentement, Luka tombe dans le piĂšge de ce bastion de l’absurditĂ© commandĂ© par des chefs tyranniques. Il se lie d’amitiĂ© avec Konstantin, un ingĂ©nieur radar Ă©nigmatique, et Geronimo, un soldat au cƓur lĂ©ger. Jusqu’à ce qu’il aperçoive un cheval parcourant la montagne. Cette dĂ©couverte va briser ses derniĂšres illusions sur la forteresse.

Commentaire – Cette fable symbolique sur le temps qui passe (signification en grec du nom de la forteresse) est la seconde adaptation au cinĂ©ma du roman de Dino Buzzati, Le dĂ©sert des Tartares publiĂ© en 1940. Elle vient aprĂšs celle de Valerio Zurlini sous le titre Ă©ponyme, avec Jacques Perrin dans le rĂŽle du jeune soldat attendant vainement la gloire (1976). Luka est signĂ© Jessica Woodworth, rĂ©alisatrice, scĂ©nariste et productrice amĂ©ricaine Ă©tablie en Belgique. On lui doit quatre autres films sur le conflit entre l’homme et la nature, qu’elle a produits avec sonmari Peter Brosens. Le dernier film est une satire sur Le roi des Belges (2016).

A la diffĂ©rence du DĂ©sert des Tartares de Zurlini, Luka est un film en noir et blanc qui Ă©pouse davantage lecĂŽtĂ©surrĂ©alistedel’intrigue.Peut-ĂȘtreĂ causedel’absencedescouleurs. LacamĂ©radeVirginieSurdej tourne autour des personnages pour les emprisonner dans une attente vaine. Celle d’un ennemi qui ne viendra jamais. L’objectif s’arrĂȘte sur les visages, les yeux, la bouche des soldats, Ă  la maniĂšre d’un entomologiste observant des insectes, avant de repartir vers la montagne, dans un large panoramique. Et dans ce mouvement qui va du gros plan Ă  l’espace bĂ©ant, on perçoit l’enfermement des soldats qui s’accrochent Ă  leur forteresse comme Ă  un repaire. Comme un nid d’aigle dont ils surveillent l’horizon muet.

La garde spĂ©ciale chargĂ©e d’inspecter la crĂȘte des montagnes est d’ailleurs celle des faucons. Et Luka, tireur d’élite, est le meilleur d’entre eux. C’est Ă  lui qu’on donnera l’ordre d’abattre son camarade parti Ă  la recherche du cheval blanc qui court sur cette crĂȘte. Il s’y refusera en dĂ©sobĂ©issant aux chefs qui leur ont imposĂ© des rĂšgles absurdes et un salut qui ressemble fort, comme leur drapeau, au salut des dictatures : une main sur le cƓur qui se lĂšve ensuite vers le ciel. Pour le drapeau, c’est un cercle Ă©vidĂ© sur fond noir qui rappelle d’autres rĂ©gimes totalitaires. Certains y verront le drapeau de l’Etat islamique flottant au vent.

Luka est interprĂ©tĂ© par le jeune acteur hollandais Jonas Smulders, connu surtout pour le drame romantique Een goed leven, sujet d’untĂ©lĂ©film (2015). Quant aux chefs qui s’agitent comme des singes, ils sont eux-mĂȘmes commandĂ©s par une guenon que campe GĂ©raldine Chaplin aux traits hilares. A 78 ans, aprĂšs une flopĂ©e de films dont Le Docteur Jivago qui l’a rĂ©vĂ©lĂ©e au public, elle reste une icĂŽne du 7e art qui n’a rien perdu des talents de son pĂšre. Son sourire sardonique fait toujours fureur.

TournĂ© dans les paysages brĂ»lants de la Sicile, avec l’Etna pour toile de fond.

Avis – On attend indĂ©finiment les Tartares dans cette fable surrĂ©aliste sur le temps qui passe et sur l’absurditĂ© de la cĂ©lĂšbre devise : Si tu veux la paix, prĂ©pare la guerre Michel

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CINÉMA : THE WALL

Drame de Philippe Van Leeuw, avec Vicky Krieps, Mike Wilson, Haydn Winston, Simon Sears et Maria Robinson. BelgiqueLuxembourg-Danemark-USA 2023, 96 min. Sortie le 27 septembre 2023.

Résumédu film

JessicaComley fait partie dela police des frontiĂšres entre l’Arizona et le Mexique. Dans ce dĂ©sert impitoyable oĂč rĂšgne la soif, elle est bien dĂ©terminĂ©e Ă  dĂ©fendre son pays contre les trafiquants de drogue et l’immigration clandestine. Mais Ă  force de cĂŽtoyer le danger, elle en vient Ă  commettre l’irrĂ©parable. Un vieilindien Tohono et son petit-fils en sont tĂ©moins. Face aux autoritĂ©s, ce sera sa parole contre la leur.

Commentaire – AprĂšs deux premiers films centrĂ©s sur les victimes, Philippe Van Leeuw, rĂ©alisateur belge venu du scĂ©nario et de la prise de vue, s’intĂ©resse ici au cas du bourreau. Il change de focale et prend le dĂ©sert de l’Arizona pour cadre d’un meurtre commis de sang-froid.

Dans Le jour oĂč Dieu est parti en voyage (2009), il nous racontait le gĂ©nocide au Rwanda. Dans Une famille syrienne (ou InSyriated, 2017), c’était la guerre civile en Syrie qu’il filmait, sous les bombardements et les tirs des snipers. Dans The Wall, c’est la haine qu’il met en scĂšne dans le cƓur aigri d’une femme qui se prend pour le Terminator des migrants cherchant Ă  passer la frontiĂšre. Cherchant Ă  franchir le mur de la honte Ă©rigĂ© par Trump. On voit ce mur au milieu du dĂ©sert aride, parmi les AmĂ©rindiens qui ne se sentent ni d’un cĂŽtĂ© ni de l’autre, ayant toujours vĂ©cu lĂ  et Ă©tant plus anciens que les Blancs eux-mĂȘmes qui leur imposent leurs lois. Ce que les Tohonos connaissent, c’est la loi du dĂ©sert et sa soif. C’est pourquoi ils aident, avec de l’eau et des chaussons, tous ceux qui traversent l’immensitĂ© dĂ©sertique. Ce jour-lĂ , le vieil Indien et son petit-fils vont rencontrer une patrouille des frontiĂšres en Arizona, avec une gardienne des lois belliqueuse, forte de son insigne et de son pouvoir. Ce sera le droit du sol contre le droit du sheriff. La sagesse de l’Indien contre le mensonge honteux que la police dĂ©fend mordicus.

L’actrice luxembourgeoise Vicky Krieps, qu’on a vue dans plusieurs drames (De nos frĂšres blessĂ©s de HĂ©lier Cisterne, 2020 et Serre-moi fort de Mathieu Almaric, 2021) incarne Ă  la perfection cette policiĂšre des frontiĂšres nourrie par la haine d’autrui. La haine des migrants. Elle a grandi avec les idĂ©es de Trump en tĂȘte, aux cĂŽtĂ©s d’un pĂšre qui chassait le « gibier » dans le dĂ©sert. On imagine bien lequel. Elle est incapable d’éprouver le moindre sentiment, sinon pour sa famille qu’elle vĂ©nĂšre et pour Dieu qu’elle prie lors de son jogging matinal. Ou pour la Bible qu’elle Ă©coute Ă  la radio avec ses deux niĂšces. Un Indien lui fait face, interprĂ©tĂ© par Mike Wilson, un activiste Tohono qui fait ici ses premiers pas Ă  l’écran dans un rĂŽle fort et militant. Il exprime simplement, avec ses mots Ă  lui, ce que la camĂ©ra nous a transmis sur ce crime commis Ă  la suite d’un coup de sang. Avec toute la haine accumulĂ©e au fil du temps et mise sous pression par le rituel de l’insigne. La camĂ©ra, dirigĂ©e par Joachim Philippe, va et vient entre le panoramique sur le dĂ©sert et les prises de vue en gros plans qui isolent les personnages au cƓur du paysage hostile, les abandonnant Ă  leurs pulsions primaires. Entre ces deux mouvements naĂźt une tension qui alimente l’intrigue. Dans l’idĂ©e du cinĂ©aste, il devait en fait s’agir, au dĂ©part, d’un western avec un sheriff et un Indien, qui a virĂ© au drame. Peut-ĂȘtre Ă  cause du paysage aride tournĂ© entiĂšrement dans la rĂ©gion de Tucson, en Arizona.

Avis – Un drame qu’on vit du cĂŽtĂ© des forces de l’ordre, sous le mur de la honte qu’a Ă©rigĂ© Trump pour contenir la migration venue du Mexique.

C’est le drame de tous les murs servant Ă  protĂ©ger les uns des autres, qu’il faudrait abattre pour laisser les gens aller et venir, dixit le cinĂ©aste.

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COURT-METRAGE : PAS MOI

La Bruxelloise Farida Lehyan vient de signer son premier court-mĂ©trage de fiction. En voilĂ  le pitch : L'histoire de Izza est un rĂ©cit poignant et inspirant, mettant en avant la force et la rĂ©silience d'une femme qui a traversĂ© de nombreuses Ă©preuves dans sa vie. AprĂšs avoir surmontĂ© un divorce difficile, elle a pris la responsabilitĂ© de ses enfants et a travaillĂ© dur pour bĂątir une vie meilleure. Son engagement et son acharnement l'ont amenĂ©e Ă  rĂ©aliser son rĂȘve en prenant la gĂ©rance d'un magasin de meubles et de dĂ©coration. Cependant, au moment oĂč elle atteint ce succĂšs professionnel tant mĂ©ritĂ©, la vie lui rĂ©serve un nouveau dĂ©fi : elle est diagnostiquĂ©e avec un cancer du sein. Cette nouvelle brutale plonge Izza dans le dĂ©ni initial, mais elle doit rapidement affronter la rĂ©alitĂ© de la maladie. Le film explore les Ă©motions et le combat intĂ©rieur de Izza tandis qu'elle jongle entre son travail, ses responsabilitĂ©s familiales et sa lutte contre la maladie. Ce parcours difficile mettra Ă  l'Ă©preuve la force et le courage de Izza, mais elle trouvera du soutien auprĂšs de ses enfants, de ses amis et de ses collĂšgues. Le court-mĂ©trage peut ĂȘtre visionnĂ© sur youtube Ă  l’adresse suivante: https://youtube.com/watch?v=0WfqswBD7JE&feature=share

DÉCÈS DE L’ACTRICE JOSEPHINE CHAPLIN

L’actrice Josephine Chaplin, la fille de Charlie Chaplin, est dĂ©cĂ©dĂ©e Ă  Paris le 13 juillet dernier, Ă  l’ñge de 74 ans. Elle Ă©tait lasixiĂšme des onze enfants du cĂ©lĂšbre acteur et rĂ©alisateur, monstre sacrĂ© du cinĂ©ma muet. Elle Ă©tait nĂ©e en 1949 Ă  Santa Monica, en Californie, du quatriĂšme mariage de l’acteur avec la fille du dramaturge amĂ©ricain Eugene O’Neill. Le couple aura huit enfants et ils viendront s’installer en Suisse pour Ă©chapper au maccarthysme qui voyait en Chaplin un dangereux communiste.

C’est en figurant dans les films de son pĂšre que Josephine a dĂ©marrĂ© sa carriĂšre de comĂ©dienne. On l’a notamment aperçue dans Les feux de la rampe (1952), bĂ©bĂ©, et dans La comtesse de Hong-Kong (1967), jeune fille, aux cĂŽtĂ©s de son pĂšre et de sa sƓur. Dans les annĂ©es 1970 et 1980, elle tournera dans de nombreux longs-mĂ©trages francophones comme L'odeur des fauves, Nuits rouges, Poulet au vinaigre et mĂȘme dans la saga des Charlots oĂč elle interprĂ©tait le rĂŽle de Constance Bonacieux. On l’a aussi vue dans Jack l’Eventreur de JĂ©sus Franco et dans Les contes de Canterbury de P. P. Pasolini. A la fin des annĂ©es 1980, elle Ă©tait Ă©galement l’une des sociĂ©taires des “Grosses TĂȘtes” de Philippe Bouvard. Ces derniĂšres annĂ©es, Josephine Chaplins’était faite discrĂšte. Elle vivait Ă  Paris, la Ville LumiĂšre, oĂč elle a longtemps dĂ©fendu l’hĂ©ritage de son pĂšre et du cinĂ©ma muet. “Nous avions le sentiment d’avoir fait tout ce que nous pouvions pour que l'Ɠuvre de notre pĂšre soit laissĂ©e Ă  la postĂ©ritĂ© dans les meilleures conditions possibles”, avait-elle dĂ©clarĂ©.

Josephine laisse derriĂšre elle trois fils, Charles, Julien et Arthur.

Michel Lequeux

LAPORTE OUVERTE

NĂ© le 16 octobre 1918 en Belgique, Charles Henri Dewisme dit Henri Vernes a rapidement dĂ©veloppĂ© un amour pour la littĂ©rature et l'Ă©criture. Cependant, c'est avec la crĂ©ation du personnage mythique Bob Morane que sa carriĂšre littĂ©raire a pris son envol. DĂšs 1953, il a fait pĂ©nĂ©trer les lecteurs dans un univers oĂč l'action, le mystĂšre et l'exotisme se mĂȘlent harmonieusement. BobMorane, aventurierintrĂ©pide, aparcouru les coins les plus reculĂ©s du globe, affrontant des ennemis redoutables et rĂ©solvant des Ă©nigmes captivantes. À travers cette sĂ©rie, Henri Vernes a ouvert les portes de l'imagination, transportant chacun vers des contrĂ©es lointaines et des pĂ©ripĂ©ties palpitantes. NĂ©anmoins, le commandant Morane n’est que le sommet de l’iceberg, cachant une Ɠuvre protĂ©iforme, passant par diffĂ©rents genres. Pour preuve, « La porte ouverte », roman Ă©crit durant l’occupation, au moment oĂč les libertĂ©s Ă©taient scellĂ©es par l’ennemi qui avait pris possession de toutes les respirations. Alors, pour s’évader de la quotidiennetĂ©, Ă©crire est apparu au jeune auteur comme un viatique. Une autonomie totale, puisque la rĂ©daction de cet ouvrage a pu se faire sans contraintes et en toute latitude. Un rĂ©cit classique qui se situe sous le soleil d’Alexandrie, Ă  des lieues de la campagne brabançonne. Un livre un peu dans l’esprit de ceux de Georges Simenon, qui captent les faits et gestes, qui s’attachent Ă  la psychologie des personnages et qui dĂ©crivent si magnifiquement les gens du peuple. Un ouvrage qui parle d’amour, de dĂ©tresse et d’angoisse Ă  tuer. Fred ne souhaite qu’une seule chose : retrouver France pour s’assurer qu’elle est demeurĂ©e la mĂȘme et que les souvenirs n’ont pas dĂ©formĂ© ses linĂ©aments. On le sait, l’amour nĂ©cessite parfois un nivellement laborieux pour tendre vers ce qu’il est permis d’appeler une aspiration Ă  un idĂ©al tangible. Se raisonner et imposer unsilence Ă ses pressentiments est-il maintenant devenu trop lourd pour le protagoniste ?

Ed. du Tiroir – 220 pages

LE DÉSIR RÔDE

Toute sa vie, Henri Vernes a dĂ©montrĂ© sa capacitĂ© d’adaptation Ă  diverses atmosphĂšres narratives, tout en conservant sa touche personnelle. Son hĂ©ritage ne se limite pas Ă  ses romans longtemps disponibles aux Ă©ditions Marabout. Son impact sur la littĂ©rature d'aventure et la culture populaire reste profond, au point que les aventures de Bob Morane ont Ă©tĂ© adaptĂ©es en bandes dessinĂ©es, en sĂ©ries tĂ©lĂ©visĂ©es et ont influencĂ© d'autres crĂ©ateurs Ă  explorer des univers similaires. Sa capacitĂ© Ă  bĂątir des mondes imaginaires riches en dĂ©tails et en Ă©motions a inspirĂ© bon nombre de lecteurs Ă  rĂȘver, Ă  explorer et Ă  embrasser l'inconnu. Pourtant, malgrĂ© des ventes qui explosaient, il a ressenti le besoin de se renouveler, de s’affranchir du canevas Morane, qui apparaissait comme le modĂšle de l’aventurier moderne, sorte de chevalier blanc au cƓur pur qui combattait le mal sans armes Ă  feu et qui refusait de tuer ses ennemis. Alors, pour s’offrir de temps en temps une rĂ©crĂ©ation, il abordait le registre leste de l’érotisme. Genre qu’il a entamĂ© dĂšs l’aube des annĂ©es 50, sans oser dĂ©poser son nom sur la couverture. Au moment de sortir « Le dĂ©sir rĂŽde », il a optĂ© pour le pseudonyme Pat Richmonds. Il n’était pas le seul Ă  user de ce subterfuge. L’un des plus cĂ©lĂšbres auteurs de l’époque demeure Boris Vian avec le fameux « J’irai cracher sur vos tombes », paru en 1946 sous le nom de plume Vernon Sullivan. Il y a plus de soixante ans, la censure rĂ©gnait et les artistes qui pourfendaient certains tabous Ă©taient passibles de correctionnelle, avec Ă  la clĂ© des amendes ou des peines de prison. Que raconte ce roman ? Les aventures Ă©rotiques de John Saunders qui se dĂ©roulent non loin des sunlights d’Hollywood et qui regarde chaque jolie femme commeuntrophĂ©e Ă  conquĂ©rir. Plus chasteque les futures aventures de Don, ce livre s’adresse nĂ©anmoins Ă  des lecteurs adultes. L’occasion de dĂ©couvrir une autre facette d’Henri Vernes ? Certainement ! On le sait, quand le dĂ©sir rĂŽde, il faut envoyer les enfants se coucher ou aller jouer ailleurs 


Ed. du Tiroir – 172 pages

CAFÉ NO ! MARIMBASI !

L'Ɠuvre d'Henri Vernes ne se limite pas Ă BobMorane. Il a Ă©galement explorĂ© d'autres genres, montrant sa diversitĂ© en tant qu'Ă©crivain. Des histoires de science-fiction aux rĂ©cits historiques, en passant par les thrillers et les romans pourlajeunesse, Peusavent qu’ils’est employĂ© Ă  publier plusieurs ouvrages Ă©rotiques assez explicites. Il faut avoir lu les aventures de Don pour comprendre que, Ă  un moment donnĂ©, l’auteur a eu envie de changer complĂštement de registre et de se dĂ©fouler. Le succĂšs de SAS (GĂ©rard de Villiers) et de San Antonio (FrĂ©dĂ©ric Dard) s’est rapidement imposĂ© Ă  lui telle une Ă©vidence. Pourquoi ne pas embrayer dans cette voie ? Pour tester une autre formule. Les livres de ses confrĂšres s’arrachaient comme des petits pains, variant d’un titre Ă  l’autre entre 200.000 et 500.000 exemplaires vendus. De quoi faire rĂȘver ! L’idĂ©e d’un Bob Morane pour adultes a donc lentement fait son chemin. La recette n’était pas difficile Ă  traduire Il suffisait de pimenter le rĂ©cit de scĂšnes hard et de libĂ©rer le canal de tous ses fantasmes. Un challenge qui ne rebutait pas un auteur comme lui, flanquĂ© d’une facilitĂ© d’écriture qui n’était plus Ă  prouver. Alors, quitte Ă  rĂ©diger, autant accepter le dĂ©fi. En 1983, six aventures de Don se sont succĂ©dĂ©. Pour tenir le rythme, il lui suffisait de recycler certaines idĂ©es dĂ©jĂ  usitĂ©es et de se refuser toute entrave. Sexe et violence ont donc nourri Henri Vernes durant douze saisons, multipliant les titres dans les devantures des librairies pour un total de onze romans, additionnant tout ce qui Ă©tait proscrit par les bonnes mƓurs pour le plaisir de lecteurs avertis, mais privant du coup les amateurs de toute nouvelle expĂ©dition Ă  travers le monde du commandant Morane. Malheureusement pour lui, le triomphe n’a Ă©tĂ© au rendez-vous et, confrontĂ© Ă  l’évidence, il est revenu Ă  une formule plus classique. La réédition de « CafĂ© no ! Marimba si ! » Ă©tait donc attendue par les connaisseurs, exhumant d’un purgatoire trop long un hĂ©ros qui n’a pas grandchose Ă  voir avec son contraire Bob Morane. Surprises garanties !

Ed. du Tiroir – 214 pages

Daniel Bastié

ET BARDOT CRÉALAFEMME

Brigitte Bardot est une actrice nĂ©e le 28 septembre 1934 Ă  Paris. Elle est devenue une icĂŽne emblĂ©matique du cinĂ©ma français des annĂ©es 1950 et 1960. Elle a Ă©tĂ© l'une des premiĂšres cĂ©lĂ©britĂ©s Ă  attirer l'attention internationale sur le cinĂ©ma français.Au cours de sa carriĂšre d'actrice, elle a jouĂ© dans de nombreux films Ă  succĂšs tels que "Et Dieu... crĂ©a la femme" (1956), "La VĂ©ritĂ©" (1960) et "Le MĂ©pris" (1963). Elle Ă©tait alors encensĂ©e pour sa beautĂ© saisissante, son charisme et son style provocateur qui ont inspirĂ© des gĂ©nĂ©rations de femmes. En dehors du cinĂ©ma, elle a poussĂ© la chansonnette et a enregistrĂ© plusieurs chansons Ă  succĂšs signĂ©es Serge Gainsbourg, Claude Bolling ouYanni Spanos.AprĂšs avoir abandonnĂ© le cinĂ©ma, elle est intervenue en agissant en faveur des droits des animaux, allant jusqu’à crĂ©er la FondationBrigitteBardot en1986, qui se consacre Ă  la protection des animaux dans le monde entier. PlutĂŽt que de laisser Ă  d’autres le soin de rĂ©diger sa biographie (mĂȘme si de nombreux livres ont Ă©tĂ© Ă©crits Ă  son propos), elle prĂ©fĂšre parler elle-mĂȘme de ce qu’elle vit, de ses combats et de mettre certains points sur les i, quitte Ă  parfois Ă©tiolĂ© le mythe. NĂ©anmoins, quoiqu’on veuille, elle reste une figure emblĂ©matique ducinĂ©ma français etune icĂŽnede lamode et dela culture populaire. Il y a bien eu un avant et un aprĂšs Bardot !

Ed. L’Archipel – 480 pages

MÉLODIE

La nouvelle petite maison d’édition du PoĂšme vivant sort une perle de sensibilitĂ©, magnifiquement illustrĂ©e par son auteure. NĂ©e de mĂšre chilienne et d’un pĂšre sicilien, Joyeau est une personne Ă  l’extrĂȘme sensibilitĂ©, qui s’intĂ©resse Ă  la vibration et Ă  son rĂŽle dans l’univers, ainsi qu’à toutes les manifestations de celle-ci Ă  travers la diversitĂ© du vivant. Par sa formation de philosophe Ă  l’ULB, elle cherche des rĂ©ponses Ă  ses questionnements et nourrit son quotidien par un besoin de crĂ©er, que ce soit par le truchement de l’écriture ou des arts plastiques. Avec « MĂ©lodie », elle nous propose un rĂ©cit mĂ©taphorique qui vise Ă  apaiser les tourments et mĂšne chacun Ă  trouver la quiĂ©tude personnelle. FonciĂšrement positive, cette histoire trouve ses assises dans le courant du rĂ©alisme magique. Celui-ci rend compte d’une rĂ©alitĂ© reconnaissable ou d’un univers familier devenant le lieu naturel et non problĂ©matisĂ© de manifestations paranormales et oniriques. RĂ©alisme Magique Ă©tant une appellation introduite en 1925 par le critique allemand Franz Roh, qui a trouvĂ© un rayonnement planĂ©taire dans la production narrative et poĂ©tique sud-amĂ©ricaine. Ed. du PoĂšme vivant – 56 pages

Sam Mas

ÉBLOUISSEMENTS

GeneviĂšve Guevara est nĂ©e sous lesignedela plume d'ange. L’écriture laberce et elleperce lesmystĂšres derriĂšre les lettres. Elle plie et dĂ©plie le pouvoir des mots, priĂšres secrĂštes. Ses origines sur le papier indiquent le plat pays du grand Jacques. C'est Ă  ce terreau qu'elle emprunte avec espiĂšglerie et fantaisie, rigueur et sĂ©rieux. Maissousl'Ă©crit, enpalimpseste, soncƓurvibrepour les monts et vallĂ©es de l'ancienne MaurĂ©tanie. "Éblouissements " est un livre en vers qui nous fait partager des aventures intimes, nous nimbe de soleil, retentit d’émotions et nous rappelle Ă  quel point la poĂ©sie est indispensable pour illuminer nos jours, nous tirer de la grisaille qui obscurcit l’actualitĂ©. Il s’agit d’une envie de libĂ©ration, de sublimation des dĂ©sirs par le truchement de la plume d’une artiste qui est Ă©galement peintre et qui dirige des ateliers d’écriture. Ce recueil allie poĂšmes et reproductions de peintures, photographies et graphismes, parce que la poĂ©sie ne s'arrĂȘte pas aux mots !Certains textesaccentuent l’appĂ©tit, tandis que d'autres apportent des moirures pour illuminer le regard, quelques-uns installent des Ă©toiles dans le ventre. Enfin, d'autres plongent le lecteur dans un abĂźme de pensĂ©es en entrelacs. S'en ressentent des impressions multiples et une certaine douceur au fil des pages.

Ed. Boussekine – 160 pages

Sam Mas

ÉCOUTE TON CƒUR
 LE CHEMIN VERS SOI

AprĂšs un premier livre : "Fais-moi un signe", Nathalie Antao poursuit son chemin d’auteure avec « Écoute ton cƓur, le chemin vers soi ». Ce livre sur le dĂ©veloppement personnel est une conquĂȘte de soi Ă  travers l’amour et les Ă©motions. Elle dĂ©crit au fil des pages l’importance d’apprendre Ă  se connaĂźtre, Ă  dĂ©crypter ses ressentis, Ă  pouvoir gĂ©rer et Ă  comprendre les Ă©motions qui nous traversent en toutes circonstances. Elle explique qu’il est primordial de suivre ses propres intuitions, car celles-ci ne trompent pas. Ce deuxiĂšme livre est dans une continuitĂ© de connaissance de soi, de sensibilitĂ© et d’écoute. Avec ses mots, Nathalie Antao vous guide pour apprivoiser les sensations et les Ă©motions de votre vie. Pour mieux vous comprendre, pour vous aimer et pour partager votre amour, Ă©coutez-vous, soyez attentif au moindre signe que votre cerveau, votre corps vous transmettent. Soyez vous-mĂȘme, sans crainte et sans apprĂ©hension. Prenez le temps de vous Ă©couter tout simplement.

Ed. Le Lys Bleu – 260 pages

Elise Jane

VENTRE ÉTOILÉ

Nora BaliledĂ©sire sensibiliserlajeunesse Ă regarder autrement toutes cesfemmes qui vivent sansenfant, faute d’avoir su rencontrer celui qui aurait pu leur permettre d’ĂȘtre fĂ©condĂ©es ou simplement parce que frappĂ©es d’infertilitĂ©. PlutĂŽt que d’aborder l’essai ou de s’essayer Ă  un ouvrage de psychologie, elle emprunte la voie de la poĂ©sie, son terreau d’artiste (qui se produit rĂ©guliĂšrement en Belgique autant qu’au Maroc, pour faire dĂ©couvrir son Ɠuvre qui mĂȘle paroles et chant). Un sujet trop longtemps demeurĂ© tabou et qu’il importe de traiter pour le dĂ©sinhiber, faire progresser les opinions et redonner de la dignitĂ© Ă  toutes celles dont le ventre est vide. Des femmes abandonnĂ©es dans l’ombre, murĂ©es dans le silence, sacrifiĂ©es ou pointĂ©es de l’index selon les critĂšres de la sociĂ©tĂ© dans laquelle elles vivent. A travers ses poĂ©sies, l’auteure invite Ă©galement les hommes Ă  entrer dans le questionnement pour mieux saisir l’importance de ce vĂ©cu, en espĂ©rant faire d’eux des soutiens prĂ©cieux pour leur Ă©pouse, sƓurs ou filles qui accusent pareille situation. Puis, quoi de meilleur qu’une forme artistique pour saisir Ă  bout de bras ce qui engendre encore trop souvent des chuchotements ou alimente lesragots. Ce livre est surtout une prise de parole, un ouvrage engagĂ© qui a pour intention de conscientiser et, qui sait ?, de faire avancer les choses. Bien entendu, Nora Balile parle de son expĂ©rience en magnifiant les phrases, en les faisant rimer et en les dotant d’une musicalitĂ© qui enrobe l’ouĂŻe. NĂ©anmoins, derriĂšre la finesse de l’écriture et la justesse des sonoritĂ©s, demeurent des difficultĂ©s qui perdurent et un besoin de reconnaissance Ă  travers la trame d’une histoire de non-mĂšre qui refuse la pitiĂ©, l’apitoiement et entend rester fiĂšre et debout, sans avoir Ă  courber les Ă©paules, sans se lamenter ni avoir Ă  se justifier tous azimuts. Enfin (et cela doit ĂȘtre entendu !), le fait de ne pas enfanter peut s’avĂ©rer un choixlibrement consenti, Ă des lieues du modĂšle patriarcal hĂ©ritĂ© depuis la nuit des temps.

EditionsAntidote - 53 pages

SUR UN TOIT DE PARIS

Les neuf nouvelles qui constituent ce premier recueil d’Yves IsselĂ© ont chacune de quoi troubler, intĂ©resser, Ă©merveiller. Pourquoi en arrive-t-on Ă  souhaiter se suicider, quels sentiments ont-ils pu ĂȘtre manipulĂ©s et trompĂ©s, quelle naĂŻvetĂ© humaine a-t-elle Ă©tĂ© exploitĂ©e ? Et si quelqu’un, venu du XXIĂšme siĂšcle, avait l’étrange capacitĂ© de sauver la derniĂšre victime de Jack l’Éventreur ? Quand un enfant regarde la guerre, avec quels mots peint-il l’horreur ? Un psychiatre, habituĂ© Ă  fouiller les trĂ©fonds de l’ñme humaine, sait-il qu’il s’expose au pire, s’il parvient Ă  ses fins ? Qu’adviendrait-il d’un artiste prisonnier de son dernier chef-d’Ɠuvre ? Si un homme blessĂ© dans l’ñme rĂȘve de se venger, a-t-il bien mesurĂ© l’étendue de ses actes ? Si vos nuits sont hantĂ©es par une belle inconnue, se peut-il qu’elle vous soitun jour offerte en chair et en os ? Le prix de l’ignorance serait-il fatal au genre humain ? Autant de questions originales auxquelles rĂ©pond subtilement l’auteur. La surprise est au bout de chaque nouvelle. Des rĂ©cits courts qui visent l’essentiel et qui ne laissent jamais le lecteur en rade. À cinquante ans, Yves IsselĂ© est encore l’homme qu’annonçait l’adolescent que j’ai connu voilĂ longtemps, unrĂȘveur d’images, d’histoires, de fictions. Une turbulence de tous les jours, un dĂ©bordement d’envies narratives, une impatience d’agir et de rĂ©aliser. Mais aussi un crĂ©ateur sensible et fragile qui perçoit toutes les Ă©motions, celles des autres et les siennes, comme une souffrance Ă  partager, Ă  communiquer, Ă  guĂ©rir.

Ed. MĂ©nadĂšs – 246 pages

CONFESSIONS D’UN BOURREAU

Le premier roman de Federico Ariu transporte les lecteurs au dĂ©but du XXĂšme siĂšcle, dans un monde marquĂ© par les lourdes traditions familiales etles choix inĂ©vitables qui en dĂ©coulent.Au cƓur de ce rĂ©cit se trouve Paul Dufresne, un jeune homme condamnĂ© Ă  suivre la voie tracĂ©e par son pĂšre en devenant bourreau. DĂšs son plus jeune Ăąge, Paul est en quelque sorte destinĂ© Ă  embrasser cette profession sombre et troublante, alors qu’il n’y aspire aucunement. À l'Ăąge tendre de onze ans, il entreprend son voyage macabre d'apprentissage, guidĂ© par les enseignements de son paternel, un ĂȘtre obtus. Les usages morbides et les pratiquessinistres liĂ©s Ă  cette professionse dĂ©voilent peu Ă  peu Ă  lui, marquant son esprit d'une empreinte inoubliable. Cependant, lorsque le moment crucial de prendre le relais se profile, il refuse d'accepter son destin funeste, se rebelle contre la pression implacable des siens et fait le choix courageux de fuir son village natal, dans l'espoir de bĂątir une vie nouvelle, Ă  des lieues de l'ombre glaçante de son gĂ©niteur. HĂ©las, sa tentative est loin d'ĂȘtre une Ă©chappatoire. Une malĂ©diction mystĂ©rieuse s'abat surlui, venant selover demaniĂšre inexorable. La personnificationdela Mort, prenant la forme de son propre pĂšre, hante dĂ©sormais ses nuits et lui rappelle les consĂ©quences de ses actions. La Mort se prĂ©sente non seulement comme un rappel constant de ses devoirs inaccomplis envers la profession, mais aussi comme le crĂ©ancier intransigeant de toutes les vies qu'il n'a pas contribuĂ© Ă  prendre. Le rĂ©cit opte pour une tournure intrigante Ă  mesure que Paul, sujet Ă  un tourbillon de culpabilitĂ© et de dĂ©sespoir, se lance dans une quĂȘte intĂ©rieure pour rĂ©concilier son passĂ© tumultueux et forger sa propre destinĂ©e. Ses voyages le conduisent Ă  travers des Ă©preuves Ă©motionnelles et physique Ă  confronter ses peurs les plus profondes et Ă  accepter la rĂ©alitĂ© sombre qui le talonne.Au fil des pages, les lecteurs sont envoĂ»tĂ©s par les dĂ©tails trĂšs documentĂ©s d’une Ă©poque et la folie des hommes qui s’embrase avec les foudres lancĂ©es par la PremiĂšre guerre mondiale, poussant le protagoniste dans l’humus de Verdun, oĂč le bruit des bombes se mĂȘle Ă  l’odeur du sang et Ă  l’humiditĂ© des larmes.

Ed. MĂ©nadĂšs – 280 Pages

À L’OMBRE DES SOUVENIRS INTERDITS

Le temps s’étiole et les souvenirs passent. Alors qu’elle s’affaire Ă  sa nouvelle existence,Alice est bousculĂ©e par un appel deLina, celle qui a Ă©tĂ© sa grande amie d’enfance et avec laquelle elle a tout partagĂ©. Puis, l’existence les a sĂ©parĂ©es, faisant que chacune puisse mener son cheminement individuel, loin de l’autre. Bien installĂ©e dans sa fonction de professeure de lettres Ă  l’universitĂ©, Alice ne s’attendait pas Ă  un pareil coup de boomerang. En quelques minutes, elle virevolte en arriĂšre, retourne une quinzaine d’annĂ©es plus tĂŽt pour revoir mentalement les traits de celle qu’elle aimait telle une sƓur, belle, intelligente, vive, mĂȘme si chargĂ©e de fĂȘlures et chahutĂ©e par des humeurs changeantes. Aujourd’hui, cette derniĂšre souhaite lui faire lire un carnet dans lequel elle a consignĂ© ses souvenirs. En ouvrant la boĂźte de Pandore, Alice se doute quelle en ressortira l’un ou l’autre fantĂŽme. Serait-ce enfin l’occasion de connaĂźtre le secret qui a hantĂ© sa copine tout ce temps ? A son accoutumĂ©e, Christian Laborie sait y faire pour rendre tangible les hauts et les bas qui labourent un parcours de vie. Il y parle surtout du sort rĂ©servĂ© aux gosses de la Creuse, affaire rĂ©vĂ©lĂ©e il n’y a pas si longtemps par une sĂ©rie d’ouvrages qui parlent de la dĂ©portation par l’Etat français de gosses arrachĂ©s Ă  leur famille dans le dĂ©partement d’outre-mer de La RĂ©union au cours des annĂ©es 50. Un scandale publiquement dĂ©noncĂ© depuis et que les responsables politiques se sont complu Ă  taire trop longtemps. Des petits dont on a modifiĂ© le nom, la date et le lieu de naissance, afin d’effacer leur identitĂ© et permettre leur adoption au sein de familles bleu-blanc-rouge, afin de repeupler les compagnes dĂ©sertĂ©es.

Ed. Presses de la CitĂ© – 519 pages

Amélie Collard

UNE FLEUR AU COEUR D’OR

A travers ce roman, Gilles Laroche aborde l'histoire de Louis, un jeune homme handicapĂ© et orphelin, et de sa mĂšre Flavie, ainsi que leur lien avec l'amour des fleurs, le dessin et la peinture. Le rĂ©cit Ă©voque Ă©galement la riche histoire de la Lorraine et de ses paysages, souvent affectĂ©s par les guerres, mais rĂ©guliĂšrement reconstruits. L’occasion de rappeler Ă  quel point la rĂ©silience permet d’avancer. Nous sommes en 1889 et l’Exposition universelle bat son plein dans la capitale. Le jeune hĂ©ros est bien sĂ»r lĂ  pour confronter son savoir-faire avec la fine fleur des crĂ©ateurs et des artistes. Il le sait, son talent doit Ă©clater pour prendre une revanche sur la vie, pour montrer Ă  tous qu’il existe et s’asseoir un avenir. GrĂące Ă  son don pour l’horticulture, il tient debout dans une communautĂ© qui broie les faibles. L’auteur convoque Ă  nouveau des thĂšmes qui lui sont chers. Il entraĂźne les lecteurs dans un monde d'autrefois, avec ses codes et ses coutumes, et offre une vision sobre d’une sociĂ©tĂ© qui n’a rien Ă  envier Ă  la nĂŽtre. Une histoire de transmission gĂ©nĂ©rationnelle qui nous invite Ă  voyager dans le passĂ© Ă  la dĂ©couverte de personnages dĂ©licats et attachants et au cƓur desquels senouentlesintriguesdenotresiĂšcle. Bienplusqu’unromanhistorique, « Une fleur au cƓur d’or » se teinte d’humanisme et nous convainc que la rĂ©ussite est souvent entreles mains decelles et ceux qui s’yemploient avec acharnement.

Ed. Presses de la CitĂ© – 450 pages

PAUL ET VIRGINIE

Ce roman emblĂ©matique du XVIIIe siĂšcle a Ă©tĂ© rĂ©digĂ© par Bernardin de SaintPierre. L'Ɠuvre a Ă©tĂ© publiĂ©e en 1788 et est devenue l'un des romans les plus cĂ©lĂšbres et les plus apprĂ©ciĂ©s de la littĂ©rature française. Le rĂ©cit se dĂ©roule sur l'Ăźle de la RĂ©union (anciennement connue sous le nom de l'Ăźle Bourbon) et suit la vie de deux enfants qui ont grandi ensemble dans uncadre idyllique au cƓur de l'Ăźle, entourĂ©s de nature luxuriante et de paysages magnifiques. Paul est le fils d'une femme crĂ©ole, Madame de La Tour, et d'un homme français, Monsieur de La Tour. Virginie est la fille d'une esclave africaine affranchie, Marguerite, et d'un marin britannique, Sir William. Bien que leurs origines diffĂ©rentes puissent sembler incompatibles aux yeux de la sociĂ©tĂ© coloniale, leur amitiĂ© sincĂšre et leur amour pur transcendent les barriĂšres sociales et raciales. Cependant, l'harmonie de l’existence est perturbĂ©e lorsque des Ă©vĂ©nements tragiques surviennent, mettant Ă  l'Ă©preuve la force de la passion entre les protagonistes. Le roman explore ainsi la capacitĂ© de l'amour Ă  surmonter les obstacles et Ă  transcender les diffĂ©rences. "Paul et Virginie" a connu un immense succĂšs dĂšs sa publication et a Ă©tĂ© traduit dans de nombreuses langues Ă travers lemonde. IlainfluencĂ© denombreux Ă©crivains etest devenu unexemple emblĂ©matique de la littĂ©rature sentimentale. Les plus de cinquante ans se souviennent sans doute toujours de sa transposition pour la tĂ©lĂ©vision, avec VĂ©ronique Jeannot pas encore adoubĂ©e par le feuilleton « PausecafĂ© »

Ed. Livre de Poche – 377 pages

André Metzinger

LA MARQUISE DE GANGE ET AUTRES ROMANS HISTORIQUES

HĂ©las, il subsiste certains auteurs, sur lesquels l’anathĂšme a Ă©tĂ© jetĂ©, frappant d’opprobre leurs Ɠuvres complĂštes. C’est pourquoi il suffit de prononcer leurs noms, pour que le discrĂ©dit les atteigne par-delĂ  la mort. À cet Ă©gard, l’auteur le plus rĂ©vĂ©lateur a pour nom, Sade. Il vit le jour, en 1740. Il rendit l’ñme, en 1814. En raison de ses romans sulfureux, cet Ă©crivain, membre de la noblesse, a fait l’objet de l’exĂ©cration unanime de ses contemporains. De plus, tous les pouvoirs politiques auxquels il se heurta, l’Ancien RĂ©gime, laRĂ©volutionou le Consulat, n'hĂ©sitĂšrent pas Ă  le conduire en prison. Il va y sĂ©journer un peu moins de trois dĂ©cennies, Ă  intervalle de temps rĂ©guliers et non pas d’une maniĂšre continue. Il incarne, Ă  un degrĂ© le plus Ă©levĂ©, le type du romancier maudit. Le contentieux, qui existe entre lui et son Ă©poque, porte sur un scandale public, la publication de ses Ă©crits pornographiques. De surcroĂźt, les autoritĂ©s judiciaires de son temps lui ont reprochĂ©, non sans motifs, ses infractions, enmatiĂšre de mƓurs et d’irrĂ©ligion. Ce qui peut surprendre profondĂ©ment, vis-Ă -vis de sa mauvaise rĂ©putation d’écrivain, c’est le prosateur de talent et l’auteur gĂ©nial qu’il demeure dans des domaines non pornographiques. En effet, il a commis, entre autres, des romans historiquesd’un intĂ©rĂȘt remarquable, non seulement par leur portĂ©e littĂ©raire d’une qualitĂ© exceptionnelle mais aussi par l’angle particulier avec lequel il traite certains sujets. Par exemple, il s’est intĂ©ressĂ© Ă  la femme de Charles VI, roi de France, au XVe siĂšcle. Sade, dans son roman, dont elle est le personnage principal, l’envisage, Ă  travers une de ses thĂ©matiques de prĂ©dilection, les prospĂ©ritĂ©s du vice. Son hĂ©roĂŻne ne se prive pas de faire le mal et en reçoit tout le bĂ©nĂ©fice, au fil des pages. En outre, les portraits qu’il dresse des personnages, qui environnent cette protagoniste, cernent au plus prĂšs les ressorts de leurs psychologies. Ce roman historique, le meilleur qu’il ait Ă©crit, a pour titre : « Isabelle de BaviĂšre ». Il fut achevĂ© quelques semaines avant sa mort. La collection Bouquins a pris la dĂ©cision de publier, en un volume, tous ses romans historiques. Il s’agit de montrer une autre de ses facettes et l’étendue de son pouvoir crĂ©ateur. Parmi les chefs-d’Ɠuvre de ces productions, nommons, sans une seule hĂ©sitation, celui dĂ©jĂ  Ă©voquĂ©, ayant pour hĂ©roĂŻne la femme de Charles VI et Ă©galement

« La Marquise de Gange », dont l’intrigue se dĂ©roule au XVIIe siĂšcle.C’est une occasion de redĂ©couvrir un Ă©crivain incontournable par son importance littĂ©raire. Il possĂšde unartconsommĂ©pourlanarration de l’histoire. Il est aussi un portraitiste, pourvu d’une profondeur psychologique, la plus saisissante.

Ed. Bouquins - 710 pages

Serge Vassang

MILLE LETTRES INÉDITES DE PIERRE LOUƾS ÀGEORGES LOUIS (1890-1917)

Il y a des auteurs tombĂ©s sous la fĂ©rule d’un oubli immĂ©ritĂ©. Tout, dans leurs ambitions littĂ©raires, rĂ©vĂšle pourtant leurs vaines tentatives de se faire connaĂźtre de leurs contemporains. Mais certains d’entre eux ont contribuĂ© consciemment Ă  leur progressive disparition, dans le paysage de la littĂ©rature de leur temps et des Ă©poques Ă  venir. Pierre LouĂżs correspond trait pour trait Ă  ce genre d’auteurs. Contrairement Ă  ses confrĂšres Ă©crivains, il ne prend pas la plume pour recevoir une renommĂ©e factuelle ou s’inscrire dans les annales de l’immortalitĂ©, par la composition de romans intemporels. Ce qui le dĂ©cide Ă  Ă©crire, c’est le goĂ»t qu’il possĂšde en matiĂšre artistique et qu’il souhaite faire partager Ă  ceux, douĂ©s de la mĂȘme sensibilitĂ© que lui. LouĂżs s’imagine en Ă©crivain confidentiel, avec un cercle de lecteurs choisis. D’oĂč son agacement, lors du triomphe gĂ©nĂ©ral que rencontra son roman, intitulĂ© « Aphrodite », en 1896. Un an auparavant, il avait organisĂ© un canular public, connu de quelques-uns de ses amis proches. Il avait fait croire Ă  ses lecteurs qu’il venait de dĂ©couvrir une grande poĂ©tesse grecque, une Ă©mule de Sapho. Notre plaisantin lui trouva un nom de son invention et la fit auteur de poĂšmes sensuels, poĂšmes qu’il s’amusa Ă  faire. Il crĂ©a de toutes piĂšces un titre, contenant le nom de la poĂ©tesse en question : « Les chansons de Bilitis ». Des littĂ©rateurs tombĂšrent dans le panneau. Ils firent des commentaires pour le remercier de cette dĂ©couverte. Notre auteur ne manqua pas de rire sous cape deces remerciementset se fĂ©licitadesatromperie. NĂ©anmoins, il nes'attendait pas Ă unsuccĂšs de librairie. Il en fut dĂ©sagrĂ©ablement surpris. Cet Ă©crivain se vit comme un dilettante, qui forge ses Ɠuvres de fiction, de maniĂšre occasionnelle, notamment en 1898, « La femme et le pantin » ou en 1900, « Les aventures du roi Pausole ». Ces crĂ©ations sont la somme des instants, arrachĂ©s Ă  son Ă©rotomanie secrĂšte et obsessionnelle, tout comme Ă  sa passion musicale pour Richard Wagner. Sous les dehors d’un mĂ©lomane connaisseur, d’un passionnĂ© de littĂ©ratures anciennes, d’un romancier occasionnel, d’un pornographe acharnĂ© et infiniment discret, d’un polygraphe talentueux ou encore d’un mondain dĂ©sinvolte, ami de Paul ValĂ©ry, d’AndrĂ© Gide et d’Oscar Wilde, comment dĂ©busquer le moi vĂ©ritable de cet homme de lettres, au style d’une Ă©lĂ©gance exquise ? La rĂ©ponse Ă  envisager, la voici : lire sa correspondance abondante avec Georges, son demi-frĂšre aĂźnĂ©. Selon Jean-Paul Goujon, le biographe de Pierre LouĂżs, qui fait autoritĂ©, ce demi-frĂšre se trouverait ĂȘtre, en rĂ©alitĂ©, son pĂšre naturel. Dans cette correspondance, publiĂ©e en grande partie et en un seul volume, cet homme de lettres n’essaie plus de porter le masque social d’un dandy Ă©rudit, qui dissimule tout de sa personnalitĂ© profonde. Au contraire, il se dĂ©voile tout entier dans une sincĂ©ritĂ© touchante, au faĂźte de son art d’écrivain.

Ed. Fayard - 1316 pages

Serge Vassang

MANON LESCAUT

Le cĂ©lĂšbre roman Ă©crit par l'abbĂ© PrĂ©vost a d’abord Ă©tĂ© publiĂ© sous le titre : "MĂ©moires et aventures d'un homme de qualitĂ© quis'est retirĂ© dumonde". Beaucoup le considĂšrent comme l'une desƓuvres majeures de la littĂ©rature française du XVIIIe siĂšcle. Le rĂ©cit est prĂ©sentĂ© sous la forme d'un roman Ă©pistolaire, c'est-Ă -dire que l'histoire est racontĂ©e Ă  travers une sĂ©rie de lettres Ă©changĂ©es entre diffĂ©rents personnages. Cette structure permet de donner une touche de rĂ©alisme aux Ă©vĂ©nements et de plonger le lecteur dans les Ă©motions et les pensĂ©es intimes des protagonistes. L'histoire se dĂ©roule principalement Ă  Paris, en France, et retrace la vie tumultueuse des deux personnages principaux : le chevalier des Grieux et Manon Lescaut. Le chevalier des Grieux est un jeune homme issu d'une famille noble, tandis queManon Lescaut est une sĂ©duisanteet envoĂ»tante jeune femme, caractĂ©risĂ©e par sa beautĂ© et son charme. Leur rencontre passionnĂ©e se dĂ©roule dans un couvent, oĂč des Grieux est Ă©tudiant. DĂšs leur premier tĂȘte-Ă -tĂȘte, ils s’éprennent follement l'un del'autre et dĂ©cident defuir ensemble pour vivre leur amour librement. Cependant, leur vie commune sera marquĂ©e par des Ă©preuves et es obstacles qui mettront Ă  l'Ă©preuve leur loyautĂ© mutuelle.

Ed. Folio – 416 pages

VACANCES, J’OUBLIE TOUT !

AprĂšs six longues annĂ©es de publication hebdomadaire et trois cents titres parus, les Opuscules tirent leur rĂ©vĂ©rence pour passer Ă  une formule diffĂ©rente. Pour celles et ceux qui ne connaissent pas la formule, il s’agissait de publier chaque semaine une nouvelle de cinq mille mots pour la commercialiser par abonnement ou Ă  l’unitĂ©. Des petits livres de format 10 X 14, faciles Ă  glisser dans une enveloppe et Ă  expĂ©dier par la poste. Pour mettre un terme Ă  cette aventure, Caroline Wlomainck a Ă©tĂ© choisie pour offrir un rĂ©cit bien dans son tempĂ©rament, Ă la foiscash parle style etqui se clĂŽturepar un uppercut. L’histoire d’une femme qui passe par mille consultations gynĂ©cologiques pour tomber enceinte et qui se retrouve mĂšre au terme de maintes Ă©preuves. Un plein soleil qui irradie son existence. Le fruit de son amour avec son compagnon est prĂ©nommĂ© Emma, qui signifie Ă  la fois toute puissance et Dieu est avec nous. UnprĂ©sage.Dequoi ?Inutile d’attendre de la dĂ©licatesse lorsque l’auteure prend la plume. On passe de la banalitĂ© de la quotidiennetĂ© Ă  un univers dur, dans lequel on appelle un chat un chat et oĂč les fĂ©es n’existent pas. Une fois de plus, c’est donc une vilaine sorciĂšre qui s’est penchĂ©e sur le berceau de l’enfant. Mais, chut ! Divulguer la chute de l’histoire serait galvauder tout le plaisir qu’on a eu Ă  tourner les pages. Pour justifier le titre, je peux seulement vous dire qu’au terme d’efforts infinis, la petite famille s’octroie des vacances mĂ©ritĂ©es en Sicile, avec le cagnard qui frappe les rochers. Tout oublier peut devenir une grĂące lorsqu’on ne se retrouve plus Ă  bosser dix heures par jour dans un emploi astreignant, lorsqu’on quitte le foyer des habitudes et qu’on estive loin de chez soi. Tout oublier 
 sauf, que 
 Parfois !

Ed. Lamiroy – 44 pages

PHILIPPE GELUCK, AMUSÉ ET MUSÉE ET DEMI

Qui mieux que Jacques Mercier, complice de Philippe Geluck dans les capsules « Monsieur Dictionnaire », pour parler de son comparse ? TournĂ© vers l’art dĂšs sa jeunesse, le sieur Geluck a trouvĂ© en son Chat la consĂ©cration, sorte d’alter-ego idĂ©al qui pourfend la bĂȘtise, la mĂ©diocritĂ© et les extrĂ©mismes de tous bords. Amuseur qui s’amuse d’abord lui-mĂȘme de ses bons mots, notre vedette nationale a en tĂȘte le projet d’ouvrir un MusĂ©e dĂ©diĂ© Ă  son double fĂ©lin. Une idĂ©e qui a suscitĂ© un dĂ©bat au sein de notre royaume, opposant les pour et les contre, poussant certains Ă  redĂ©finir la notion d’art. Puis, se sont installĂ©es les questions budgĂ©taires. Qui ouvrira le robinet Ă  euros ? Un financement venu du privĂ© avec des sponsors ? A travers de multiples tĂ©moignages, Jacques Mercier revient sur l’amitiĂ© qu’il entretient avecsoncadet, maisrecueillelesavisdepersonnalitĂ©spourdĂ©tricoter habilement cette polĂ©mique, oĂč s’accumulent mĂ©connaissance du dossier, mauvaise foi et manipulations. Il souligne que, vraisemblablement, on doit y chercher un soupçon (euphĂ©misme bien choisi !) de jalousie de la part de crĂ©ateurs qui ne comprennent pas pourquoi leur art est supplantĂ© par un hĂ©ros de bĂ©dĂ©. Il y a bien un musĂ©e HergĂ© et le Centre belge de la Bande DessinĂ©e, alors pourquoi laisser Ă  la France le droit d’édifier un MusĂ©e du Chat Ă  notre place ?

MAURICE TILLIEUX – DE LA MER A LA GLOIRE A TRAVERS LES BULLES

Lors d’une trĂšs pluvieuse aprĂšs-midi de son adolescence, Ă  la lecture d’un album de Gil Jourdan intitulĂ© « Le Chinois Ă  2 roues », Marc Hendricks se promet de rendre hommage au dessinateur-scĂ©nariste qu'il vient de dĂ©couvrir et, des dizaines d'annĂ©es plus tard, voici la chose accomplie. L’écrivain flamand s’est Ă©chinĂ© Ă  suivre les traces de Maurice Tillieux, pas Ă  pas, de sa naissance Ă  Huy jusqu’à sa disparition, le 31 janvier 1978, sur une route tragique d'Indre-et-Loire. Il piste le personnage passionnĂ© de livres et grand amateur de cinĂ©ma dans la citĂ© mosane puis Ă  Bruxelles oĂč la famille dĂ©mĂ©nage pour des raisons professionnelles du pĂšre. Maurice se retrouve ainsi sur les bancs de l’AthĂ©nĂ©e d’Ixelles situĂ© dans une sorte de pĂ©rimĂštre magique de la capitale oĂč Ă©tudieront Ă©galement deux autres monstres de la BD belge : HergĂ© et Franquin (Ă  l'Institut Saint-Boniface). Premiers dessins publiĂ©s dans les journaux du groupe Dupuis, Maurice n'a pas 17 ans. Tillieux se destine Ă  la vie de marin mais la guerre change la donne. Une pĂ©riode douloureuse que le jeune homme vit dans une sorte de semiclandestinitĂ©. Parution de son premier roman: « Le navire qui tue ses capitaines ». Jamais Maurice ne cesse de dessiner ou d’écrire. - La guerre connaĂźt enfin son heure de glas. -Son travail dans les pages des HĂ©roĂŻc-Albums est songrand-Ɠuvre, lejeunehommevaydĂ©velopperunebandedessinĂ©eplusadulte que celle publiĂ©e dans les journaux pour la jeunesse. Il s’y investira tellement, extirpant ses rĂ©cits du plus profond de son Ăąme, que toute son oeuvre future ne sera qu'un prolongement plus ou moins digĂ©rĂ© des rĂ©cits extraordinaires qu’il produit dans les pages du journal créé et administrĂ© par Fernand Cheneval. ArrivĂ© aprĂšs bien des dĂ©tours dans « Spirou », il mue tel un serpent, perdant progressivement sa peau de dessinateur gĂ©nial pour celle de scĂ©nariste hors pair. Cet opus riche en iconographie nous permet Ă©galement de voir la maniĂšre dont le Huttois recycle au fil des ans ses rĂ©cits des HĂ©roĂŻc-Albums dans nombre de sĂ©ries des cĂ©lĂšbres des Ă©ditions de Marcinelle.

Editions l’Age d'Or - 248 pages

Mythic

RUBY – UNE ROMANCE BIRMANE

Ce roman met en scĂšne les personnages de Ruby, une jeune photographe lesbienne, fantasque et avide d'aventure; ainsi qu'un journaliste plus ĂągĂ© avec qui elle dĂ©veloppe une amitiĂ© basĂ©e sur l'humour et la complicitĂ©. Ensemble, ils planifient un voyage en Birmanie pour rĂ©aliser un reportage sur les rubis de Mogok. Bien vite, les voilĂ  rejoints par un joaillier rĂ©putĂ©. Avant de retourner en Birmanie, un endroit mystique plein d'histoires et de trĂ©sors, ils doivent surmonter des imprĂ©vus liĂ©s Ă  leur passĂ© respectif. Des fantĂŽmes que, tĂŽt ou tard, il convient d’exorciser. Autant qu’un beau voyage au pays des mille pagodes, Philippe FiĂ©vet nous parle d’introspection et nous rappelle le pouvoir politique mis en place lĂ -bas, bien loin de notre systĂšme dĂ©mocratique, avec une junte sanguinaire qui bride quiconque cherche Ă  sortir du rang ou Ă  se rebeller. Mais au-delĂ  de ces aspects, il voue un amour sans borne pour des paysages Ă  nuls autres pareils, Ă  une nature splendide et Ă  une culture millĂ©naire dont il parle avec passion. Editorialiste et chroniqueur Ă  Paris-Match, l’auteur connaĂźt l’Asie du Sud-Est pour l’avoir parcourue de long en large et adore se servir de ses connaissances pour documenter ses ouvrages. « Ruby, une romance birmane » se lit d’une traite, avec l’impression de se balader sans quitter son chez-soi et garder ses habitudes bien tranquilles.

Ed. M.E.O – 220 pages

COMMANDANT FRANÇOIS CHANEL

François Chanel, son nom siffle comme une marque de haute couture. NĂ©anmoins, il est commandant d’un des meilleurs services de police, aguerri aux tĂąches les plus ingrates. Du genre atypique, mais servi par une intuition qui ferait passer Madame Irma pour une incapable. Il s’agit avant tout une enquĂȘte captivante, qui permet de rencontrer un protagoniste comme on en voit peu enlittĂ©rature. Les lieux emblĂ©matiques telsle 36 Quai des OrfĂšvres et la Gare de Lyon, ainsi que le monde des collectionneurs de statuettes africaines, contribuent Ă  l'atmosphĂšre du roman. Des rebondissements enthousiasmants, de l'humour et une plume efficace ajoutent Ă©galement au bonheur de lire. Tout dĂ©bute lorsque Laurent erre seul dans le hall de la gare de Lyon, l'air paumĂ©. Il vient de rater son CAP boulangerie et sa mĂšre l'a mis dehors. Samy, escroc Ă  la grande gueule, le repĂšre et a bien l'intention de profiter de sa candeur pour l’entraĂźner dans un cambriolage. SĂ»r, rien ne se dĂ©roule comme prĂ©vu. Tous deux se confrontent Ă  la propriĂ©taire et choisissent la fuite plutĂŽt que la confrontation physique. Quelques heures plus tard, celle-ci est retrouvĂ©e morte, abattue de cinq balles dans le crĂąne. Les investigations du meilleur flic du Quai des OrfĂšvres rĂ©veillent le passĂ© opaque de la victime. Plus complexe qu'il n'y parait, l’enquĂȘte emprunte bien des courbes avant l’épilogue. Evidemment, l’auteur y place sa touche personnelle, qui se caractĂ©rise par de l’humour et un cĂŽtĂ© dĂ©jantĂ© qui ne dĂ©plaĂźt pas lorsqu’il s’agit d’originalitĂ© pour ne pas faire comme les autres romanciers qui pratiquent le polar.

Ed. M+ - 229 pages

Andrea Cerasi

EXECUTION

Ce roman policier met en scĂšne le commandant François Chanel et son Ă©quipe dans une enquĂȘte complexe.Tout tourneautourdel'assassinat d'unavocatrenommĂ©danslessous-solsduPalaisdeJustice. Les flics du Quai des OrfĂšvres doivent dĂ©mĂȘler les fils qui relient ce crime Ă  des personnages apparemment diffĂ©rents, mais interconnectĂ©s d'une maniĂšre mystĂ©rieuse. Le rĂ©cit explore les relations entre un homme de loi aux penchants sombres, une femme socialement isolĂ©e avec des tendances terroristes et un personnage qui sembleissu d'unroman duXIXe siĂšcle et peut ĂȘtre considĂ©rĂ© comme un Ă©lĂ©ment intriguant, ajoutant une dimension littĂ©raire de type Flaubertien Ă  l'intrigue. La morphopsychologie et un talent particulier du commandant Chanel sont ici utilisĂ©s pour analyser les suspects en profondeur et dĂ©couvrir leurs motivations cachĂ©es. Pascal Marmet plonge les lecteurs dans un suspense intelligent, oĂč les Ă©lĂ©ments du rĂ©el et de la magie se mĂȘlent, crĂ©ant une atmosphĂšre Ă©trange et captivante. Une ambiance idoine pour soulever les cĂŽtĂ©s obscurs de la nature humaine et les connexions Ă©nigmatiques entre les individus, tout en utilisant un mĂ©lange de compĂ©tences d'enquĂȘte traditionnelles et de concepts plus mystiques.

Ed. M+ - 268 pages

Andrea Cerasi

LA VIE SECRÈTE DES ÉCRIVAINS

"Elle Ă©tait vĂȘtue d'une robe Ă  manches courtes Ă  imprimĂ© fleuri qu'elle portait sur un col roulĂ© Ă  maille cĂŽtelĂ©e. Les derniers rayons du soleil patinaient le cuir de ses bottes Ă  talons en cuir moutarde. Au regard qu'elle lui lança, Fawles eut deux certitudes. La premiĂšre : Mathilde Monney ne se trouvait pas sur l'Ăźle par hasard. Elle n'Ă©tait Ă  Beaumont que pour dĂ©couvrir son secret..." Et la seconde certitude de Fawles, Ă©crivain Ă  succĂšs qui, prĂšs de vingt ans plus tĂŽt, s'Ă©tant arrĂȘtĂ© d'Ă©crire, s'est retirĂ© sur une Ăźle au large des cĂŽtes de la MĂ©diterranĂ©e, quelle serait-elle ? Que sa fin Ă©tait imminente en raison de ce qu'il dissimulait ?

Un Ă©crivain, Nathan Fawles, qui a subitement cessĂ© d'Ă©crire, une jeune femme, Mathilde, singuliĂšre journaliste suisse en quĂȘte de vĂ©ritĂ©, un corps sans vie dĂ©couvert clouĂ© Ă  un eucalyptus, des vĂ©ritĂ©s occultes, des mensonges assumĂ©s, "La vie secrĂšte des Ă©crivains" de Guillaume Musso se rĂ©vĂšle "une lecture inoubliable, un puzzle littĂ©raire fascinant et diabolique lorsque l'auteur y place sa derniĂšre piĂšce." (QuatriĂšme de couverture) Guillaume Musso, l'auteur de "Et aprĂšs...", "L'appel de l'ange" et "La fille de Brooklyn" entre autre, l'une de ses particularitĂ©s : des structures et constructions de romans Ă©laborĂ©es, oĂč rien n'est laissĂ© au hasard, le lecteur maintes fois impressionnĂ© par la fluiditĂ© de la narration souvent ponctuĂ©e de citations appropriĂ©es. "Tout le monde a trois vies; une vie privĂ©e, une vie publique et une vie secrĂšte..." Gabriel Garcia Marquez.

Une vie secrĂšte ? Qu'en est-il de celle de Nathan Fawles qui, pour d'obscures raisons, a brusquement disparu de la scĂšne littĂ©raire aprĂšs avoir publiĂ© trois romans devenus cultes ? Son face-Ă -face avec Mathilde Monney, qui semble vouloir l'affrontement, n'est guĂšre de bon augure. Ni pour elle ni pour luimĂȘme. "AprĂšs tout, s'il devait mourir aujourd'hui, autant que ce soit assis derriĂšre une machine Ă  Ă©crire. C'Ă©tait lĂ  qu'Ă©tait sa place. LĂ  oĂč il s'Ă©tait toujours senti le moins mal. Sauver sa peau en alignant des mots sur un clavier..."

A la lecture de ce roman oĂč prĂ©domine l'humain, une citation nous vient spontanĂ©ment Ă  l'esprit : "Combien la vie est diffĂ©rente quand on la vit et quand on l'Ă©pluche aprĂšs coup." Une fin d'odyssĂ©e sous le grondement de tonnerre, une sĂ©rie d'Ă©clairs fulgurants illuminant des protagonistes dĂ©chirĂ©s ? Au bout d'eux-mĂȘmes ? Guillaume Musso est non seulement un Ă©crivain mais aussi un habile dramaturge qui parvient Ă  nous tenir en haleine jusqu'Ă  l'Ă©pilogue dans lequel il nous a concoctĂ© une singuliĂšre... apparition.

Ed. Livre de Poche – 384 pages

Thierry-Marie Delaunois

L’AFFAIRE AGATHA CHRISTIE

Dans la nuit du 3 au 4 dĂ©cembre 1926, la romanciĂšre Agatha Christie se trouve dans sa maison familiale du comtĂ© de Berkshire. Vers vingt-deux heures, elle embrasse sa fille pour lui souhaiter bonne nuit, puis annonce Ă  sa cuisiniĂšre qu’elle s’en va faire un tour. Sur son passage, elle dĂ©pose deux lettres destinĂ©es Ă  son mari et Ă  sa secrĂ©taire, fait annuler ses rendez-vous et grimpe au volant de sa Morris Cowley grise. Sa destination ? Personne ne le sait. Ce n’est que le lendemain matin, Ă  huit heures, que son vĂ©hicule est retrouvĂ© au bord de l’étang de Silent Pool, les phares allumĂ©s et une portiĂšre ouverte. À l’intĂ©rieur : son manteau de fourrure, un sac Ă  main et son permis de conduire. L’automobile n’est pas garĂ© et semble avoirquittĂ©lavoieaprĂšsavoirdĂ©valĂ©unepetitepenteet butĂ©contreunarbre. L’autriceresteintrouvable. Àl’époque, l’auteuredetrente-sixansvenaitdesortirsonsixiĂšmeroman, Le Meurtre de Roger Ackroyd. Bien qu’elle ne soit pas encore Ă  l’apogĂ©e de la carriĂšre, sa plume est suffisamment reconnue pour susciter l’intĂ©rĂȘt de la presse. Rapidement, les mĂ©dias s’emballent et les thĂ©ories fusent : kidnapping, accident, enlĂšvement orchestrĂ© par son mari, meurtre 
 Les scĂ©narios les plus farfelus sont dĂ©posĂ©s sur la table, jusqu’à la publication de photomontages d’Agatha Christie portant des lunettes et coiffĂ©e de cheveux courts, pour donner une idĂ©e de ce Ă  quoi elle pourrait ressembler, elle qui aimait tant se dĂ©guiser. Nina de Gramont revient sur cet Ă©pisode de la vie de la reine du thriller et restitue cette affaire avec un rĂ©alisme bien documentĂ©. Un thriller sur the queen of 
 Justement !

Ed. Cherche-Midi – 432 pages

LES CAHIERS DU CAPITAINE GEORGES

Jean Renoir a rĂ©alisĂ© une quarantaine de films en France et aux Etats-Unis, entre autres succĂšs l’adaptation du roman d’Emile Zola, La BĂȘte humaine, ou encore le film qu’il considĂ©rait comme son chef-d’Ɠuvre, La RĂšgle du jeu. Il avait de qui tenir puisqu’il Ă©taitle second fils d’Auguste Renoir, le cĂ©lĂšbre peintre impressionniste. En fin de carriĂšre, il a publiĂ© une dizaine d’écrits, dont celui-ci paru en 1966. Cet ouvrage assez confidentiel n’a fait l’objet que de rares commentaires. Il nous plonge dans divers contextes qui s’entremĂȘlent les uns avec les autres avant, pendant et aprĂšs la PremiĂšre Guerre mondiale. D’abord le milieu de la trĂšs haute bourgeoisie possĂ©dante oĂč parents et enfants se vouvoient, oĂč le pĂšre se charge de l’éducation sexuelle de son descendant et oĂč les familles s’efforcent d’unir leur progĂ©niture au sein d’une mĂȘme caste. Ensuite le centre de formation Ă©questre de Saumur, oĂč se trouve le prestigieux Cadre Noir, et l’entraĂźnement des cavaliers, la relation Ă©troite qui les lie avec leur monture et leurs amitiĂ©s solides de soldats d’élite.A noter qu’au dĂ©but de la guerre, Jean Renoir Ă©tait lui-mĂȘme sous-officier dans le 1er rĂ©giment de dragons et qu’il est restĂ© plusieurs annĂ©es sous les drapeaux. Ce roman est donc partiellement autobiographique en ce qui concerne la vie militaire et les scĂšnes de guerre. Le narrateur constatera vite le caractĂšre obsolĂšte de la cavalerie au vingtiĂšme siĂšcle. Ensuite, on est plongĂ© dans l’ambiance d’une auberge de province oĂč se rĂ©unissent les apprentis hussards en fin de journĂ©e pour y faire bonne chĂšre, ou dans l’ambiance feutrĂ©e d’une maison close dont le patron, Ă  la moralitĂ© irrĂ©prochable, considĂšre son activitĂ© comme celle d’un service indispensable Ă la santĂ© publique. C’est dansceslieux quesurvient la rencontre entre le narrateur (le Capitaine), alors jeune hussard Ă©levĂ© dans le grand monde parisien et pas encore dĂ©grossi, et une jeune fille mariĂ©e, issue d’un milieu paysanmodeste et devenue prostituĂ©e.Autrement dit, Ă  travers cette rencontre, c’est lechocdedeuxclassessociales. NĂ©anmoins, cerĂ©citreposeessentiellementsurleconflit entre les authentiques principes religieux de l’hĂ©roĂŻne, pour qui le mariage est sacrĂ©, et sa passion amoureuse tout aussi authentique pour le narrateur. AgnĂšs est un ĂȘtre de bon sens chez qui la simplicitĂ© se conjugue avec l’intelligence : 
Je suis une pĂ©cheresse qui aime son pĂ©chĂ©. Je ne peux mĂȘme pas me confesser parce que le curĂ© me demanderait d’y renoncer. Et si je lui promettais, ce serait un faux serment. Par une dĂ©cision rĂ©dhibitoire, elle finit par trancher le cas de conscience entre son amour, son honnĂȘtetĂ© et sa foi. Cet ouvrage Ă©voque, dans un langage soignĂ©, parfois familier, une relation sentimentale profonde et noble, semĂ©e d’embĂ»ches et pouvant paraĂźtre comme empreinte d’absurditĂ©. C’est cet amour Ă  la vie Ă  la mort que Richard Edmond Hartley dĂ©couvrira avec Ă©motion aprĂšs le dĂ©cĂšs de son ami le Capitaine Georges en lisant les cahiers que ce dernier lui avait confiĂ©s.

Ed.

LA MALLE DE GOA

Dans ce troisiĂšme tome des rĂ©cits de voyage Ă©crits sur une petite Ăźle de ThaĂŻlande, Jean-Charles Courcot nous emmĂšne en Inde avec Charly, son autre je. Son moi littĂ©raire attend sa derniĂšre heure dans la prison de Mapusa, Ă  Goa, sur la cĂŽte occidentale. Charly a Ă©tĂ© incarcĂ©rĂ© sur une sombre dĂ©nonciation, et il doit ĂȘtre jugĂ© pour un crime impardonnable qui lui vaut les foudres de la justice. Dans la pĂ©nombre, il Ă©crit une lettre d’adieu Ă  ses amis, ponctuĂ©e de motsillisiblesqui sechevauchent Ă  cause des pannes d’électricitĂ© dans sa geĂŽle. Il Ă©crit Ă  propos de la soif de libertĂ© et d’amour qui l’a attirĂ© en Inde et lui a fait dĂ©couvrir mille saveurs

et tant de visages bien-aimĂ©s sur cette cĂŽte de Goa, au bord de la mer d’Oman. LĂ  oĂč il a achetĂ© une petite maison de rĂȘve toute blanche (Ă  moins que ce ne fĂ»t la maison qui l’ait achetĂ©), sur la plage de cocotiersd’Anjuna, avecauloinquelquesĂźlotsverslesquelsil aimenagerchaquematinpourserĂ©veiller. C’est de lĂ  quel’écrivain voyageur va nous faire dĂ©couvrir ses multiples rencontres avec une civilisation haute en couleur et deux jeunes Hindous qui vont la rĂ©vĂ©ler par tous les pores de leur peau. Il dĂ©couvre la spiritualitĂ© indienne et l’homosexualitĂ©, toujours punissable selon la loi anglaise qui l’a qualifiĂ©e, depuis 1860, d’infraction sexuelle Ă  l’encontre de l’ordre naturel des choses. L’Angleterre y a renoncĂ©, mais l’Inde s’y accroche comme Ă  la prunelle de ses yeux, malgrĂ© 10 % de sa population. Charly devra lutter contre l’hypocrisie sociale et la loi du bas profit : payer ou se faire dĂ©noncer auprĂšs des autoritĂ©s locales.

Mille et une petites choses apparaissent au fil de cette lecture nourrie d’abondantes notes en bas de page qui nous renseignent : cuisine pimentĂ©e de masala, Veda des traditions, rituel funĂ©raire, voyage en train bondĂ© depuis Goa jusqu’à Bangalore et Mysore, systĂšme des castes et leur antipode, la Silicone VallĂ©e de l’Inde oĂč l’ordinateur est roi. Avec et surtout la promiscuitĂ© qui rĂšgne sur tout le continent : on se touche, on se caresse du regard et des mains, on se mĂȘle, tout est tactile en Inde. Comment un milliard deux cents millions d’Indiens (en 2014, Ă  l’époque oĂč ce livre fut Ă©crit) pourraient-ils faire autrement, malgrĂ© la saletĂ© omniprĂ©sente et le prescrit des castes importĂ©es voici longtemps par les Aryens ?

La Malle de Goa nousfait voir, sentir et toucher l’Inde autrement, Ă  travers un rĂ©cit de voyage envoĂ»tant qu’on se procurera sur www.jeancharlescourcot.com. Une lecture Ă©clairante et attachante par la sincĂ©ritĂ© du narrateur, Ă©crivain et personnage confondus, qui se livre ici corps et Ăąme Editions Arts & Îles -264 pages

Michel Lequeux.

LE CERCLE DE PIERRES

Lors d’un sĂ©jour en Grande-Bretagne pour amĂ©liorer son anglais, CĂ©dric dĂ©couvre le cercle de mĂ©galithes dominant le village oĂč il loge chez une famille d’accueil. Ce lieu qui, pour la plupart des gens, se rĂ©sume Ă  une curiositĂ© touristique va soudain exercer un curieux pouvoir sur lui. Il commence Ă  recevoir des messages venus d’ailleurs qui remettent en question son existence et plusieurs de ses relations. Que doit-il croire ? Faut-il donner crĂ©dit Ă  ces Ă©tranges visions qui semblent jeter une lumiĂšre diffĂ©rente sur l’identitĂ© de ses proches ou devrait-il plutĂŽt se fier Ă  son propre jugement ? Ne distinguant plus oĂč se situe la vĂ©ritĂ©, tout son Ă©quilibre va dangereusement chanceler et la jeune fille dont il est tombĂ© Ă©perdument amoureux risqued’ĂȘtre entraĂźnĂ©e dans sa chute. « Le Cercle de Pierres », troisiĂšme livre Ă©crit par Sophie Dubois, est un roman qui s’inspire directement de ses nombreux voyages en Grande-Bretagne et de son goĂ»t pour les mondes invisibles. L’auteure a eu la chance de participer Ă  des cĂ©rĂ©monies au cƓur de Stonehenge et, ainsi, de ressentir l’énergie trĂšs particuliĂšre Ă©mise par les pierres. Les endroits dĂ©crits existent rĂ©ellement, mais l’histoire et les personnages sont purement fictifs.

Ed. EdiLivre – 204 pages

RESTE

"M. est lĂ , allongĂ© prĂšs de moi. Il est mort. IL EST MORT. J'espĂšre, en les Ă©crivant, que ces mots m'aideront Ă  apprĂ©hender cette rĂ©alitĂ©. Je les observe, les dĂ©chiffre tandis qu'ils se forment sous ma main..." Le dĂ©but d'une premiĂšre lettre-fleuve adressĂ©e Ă  l'Ă©pouse de M., son expĂ©ditrice : S., la maĂźtresse de longue date de M. dont le cƓur s'est subitement arrĂȘtĂ© de battre. Mort naturelle, accident ou... crime ? Un pittoresque chalet en pleine nature, un lac plutĂŽt froid Ă  proximitĂ©, un corps inerte, sans vie, une femme bouleversĂ©e qui n'est pas certaine de vĂ©ritablement saisir ce qui lui est arrivĂ©, tel est le tragique point de dĂ©part de "Reste", le troisiĂšme roman trĂšs narratif de Adeline DieudonnĂ© aprĂšs "La Vraie vie", joli succĂšs de librairie dotĂ© de nombreux prix, et "KĂ©rozĂšne". Autant chronique d'un amour passionnel, viscĂ©ral, qu'oeuvre fort personnelle, "Reste" aurait trĂšs bien pu avoir pour titre "Au-delĂ ..." pour plusieurs raisons qui sont Ă  dĂ©couvrir dans le rĂ©cit. Si le compositeur Camille Saint-SaĂ«ns avait vĂ©cu jusqu'ici, il aurait probablement qualifiĂ© cette Ɠuvre de "Danse macabre". Une danse macabre ? S. nous dĂ©crit ici avec prĂ©cision tous les faits relatifs au dĂ©cĂšs de M. et elle ne s'en tient pas seulement aux faits : nous voyageons allĂšgrement entre passĂ© et prĂ©sent, au cƓur "de territoires obscurs et des marĂ©cages d'une conscience", entraĂźnĂ©s et mĂȘme emportĂ©s par un tourbillon de pensĂ©es qui tournent toutes autour de M. et de la vie de S., une vie qui Ă©tait loin d'ĂȘtre un long fleuve tranquille avant qu'elle ne rencontre puis ne perde son amant, son aimĂ©, l'amour de sa vie. ƒuvre fort personnelle, disions-nous ? L'auteure le reconnaĂźt (cfr. : l'entretien donnĂ© Ă  la Foire du Livre de Bruxelles 2023, entre autres), une part d'ellemĂȘme se retrouvant projetĂ©e dans son personnage principal, forces et faiblesses se dĂ©voilant au fur et Ă  mesure. A. DieudonnĂ© : une auteure dotĂ©e d'un cƓur d'une grande et belle sensibilitĂ©. Une femme d'une profonde humanitĂ©. "Je pense, donc je suis." D'une narration fluide et dĂ©liĂ©e, "Reste" restera longtemps dans les mĂ©moires. Pour quelle raison Ă©ventuellement ? "J'ai ouvert sa valise, plongĂ© le nez dans un de ses pulls, son parfum lui avait survĂ©cu jusque lĂ . Sa crĂšme hydratante, son gel, son savon, son eau de toilette. J'ai extrait le tout de sa trousse, les ai disposĂ©s en ligne..." Ce qu'implique le verbe aimer peut ĂȘtre diffĂ©rent pour chacun d'entre nous, les degrĂ©s, nombreux, allant de l'ordinaire Ă  l'extrĂȘme qui pourrait en surprendre plus d'un. OĂč nous situons-nous ici avec "Reste" ? DĂ©couvrez-le sans hĂ©siter par vous-mĂȘme. Adeline DieudonnĂ©, une auteure Ă  suivre assurĂ©ment, Ă  l'Ă©gal de bien d'autres.

Ed. L’iconoclaste– 282 pages

Thierry-Marie Delaunois

PSYCHOSE

Le film d’Alfred Hitchcock a largement dĂ©passĂ© la notoriĂ©tĂ© du roman Ă©crit en 1959 par Robert Bloch. La trame sedĂ©roule dansunpetitmotel isolĂ©tenupar Norman Bates, unjeune hommeĂ©trange et rĂ©servĂ©. Tout dĂ©marre avec la fuite de Marion Crane, qui vient de dĂ©rober l’argent de son employeur et qui traverse les Etats-Unis pour rejoindre son amant. FatiguĂ©e par le trajet, elle arrĂȘte sa voiture au Bates Motel, pour profiter d’un bon lit et se rafraĂźchir. Tout bascule alors que rien ne prĂ©sageait une issue fatale. ObservĂ©e par le propriĂ©taire de l’enseigne, elle est sauvagement poignardĂ©e alors qu’elle se douche. RestĂ©e sans nouvelles d’elle, sa sƓur Lila engage un dĂ©tective privĂ© pour la retrouver. Bien entendu, les indices la conduisent au fameux motel tenu par Norman. Sans vouloir rĂ©vĂ©ler trop de dĂ©tails, « Psychose » reste un roman efficace, dont Alfred Hitchcock s’est fidĂšlement emparĂ© pour donner l’un de ses plus cĂ©lĂšbres longs mĂ©trages. Le thĂšme explore les profondeurs de la torpeur humaine et les bourrelets de l’ñme. Soutenu par un suspense omniprĂ©sent, une moisson de rebondissements inattendus et des moments effrayants, le film (initialement prĂ©vu pour la tĂ©lĂ©vision) a Ă©tĂ© distribuĂ© dans les salles pour ĂȘtre acclamĂ© tous azimuts. L’auteur a créé en la personne de Norman Bates un protagoniste dont le cinĂ©ma s’est emparĂ© pour en faire l’un des plus grands mĂ©chants rĂ©currents de l’histoire du septiĂšme art, mĂȘme si dĂ©passĂ© par la suite par les sĂ©vices d’Hannibal Lecter. Mais ceci reste une autre affaire ! PrĂȘt pour passer une nuit blanche ? Si oui, « Psychose » vous attend !

Ed. Points

240 pages

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