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Dounia News, revue de presse hebdomadaire, 6 novembre 2016, propulsĂŠe par Splio, webmaster Sarie Abdeslam


DE DAARKOM A DARNA Sarie Abdeslam, Dounia News À l’occasion des questions parlementaires au parlement flamand au sujet de Daarkom et Darna du 14 octobre 2016, M. Larbi Khetouta a accepté cet entretien pour nous informer au sujet de la métamorphose de Daarkom en Daarna.

Larbi Khetouta : Votre invitation pour un entretien au sujet de Daarkom m’a franchement surpris. Je n’y m’attendais pas, je n’y m’attendais plus. Après l’annonce de la fermeture de Daarkom, aucun journaliste, ni de la presse écrite, ni de la radio, ni de la télévision n’a eu l’intelligence d’aller un peu plus loin que l’acceptation du fait accompli. On dirait que tout le monde est heureux de l’événement. Je dois vous dire et cela va surprendre beaucoup, l’asbl Daarkom existe toujours et je suis encore président que je le veuille ou non, ou qu’on le veuille ou non. Ce n’est qu’à la fin de l’année 2016 incha-allah, que Daarkom avec l’arrivée de Darna prendra fin. Avec la naissance de l’enfant, la mère s’eclipsera d’exister.

Sarie Abdeslam, Dounia News Voulez-vous dire par là que l’existence de Darna est née grâce à celle Daarkom ?

Larbi Khetouta : Je ne le dis pas seulement, c’est une réalité qu’on ne peut nier, que l’on veuille ou non. Au début, en 2006, la Flandre et le Maroc avaient signé une convention que le Maroc avait presque oublié… Rien ne se faisait. Alors j’avais écrit à madame Chekrouni qui avait cosigné la

Interview de Mohamed Larbi Khetouta. Président de Daarkom, Maison de Cultures Maroco Flamande convention pour lui rappeler son engagement. Pas de réaction et aucune réponse. Je l’avoue j’étais surpris. A ce moment là je ne connaissais pas encore ‘le Système’ : « ne pas répondre par écrit pour ne pas laisser de traces ». Mais pour des raisons politiques, on en parlait et reparlé à chaque occasion. Et c’est à force d’en parler à la presse écrite, à la télévision, entre guillemets, je rappelle qu’à ce temps-là, on avait le programme Biladi de Mostafa Bied à Oula et repris par Al Maghribia où l’on a déclaré, que le ministre marocain ne pouvait plus faire marche arrière. La communauté marocaine du monde entier était témoin. Et c’est grâce à cette situation-là « ne plus pouvoir avaler ses propres mots », « ne plus pouvoir faire marche arrière » que Daarkom a vu le jour. Au début, le Maroc ne versait pas sa part de cotisation pour la rénovation de Daarkom. Partout où je me présentais, on me jetait ironiquement au visage aussi bien du côté de la communauté marocaine que flamande : « et pour quand cette ‘maison de cultures? ». C’était comme si c’était moi la cause du retard. Un jour, sans le faire savoir à monsieur l’Ambassadeur Salah Eddine, j’ai envoyé une lettre au ministre Ameur. Je lui ai écrit que je commençais à avoir honte d’être marocain. Promettre et ne pas tenir sa promesse n’est pas un acte dont on peut être fier. Le soir même j’ai reçu un coup de file de monsieur l’ambassadeur. Devinant que monsieur le ministre l’avait informé, je le devançais et lui avouait que, peut-être en écrivant ce mail j’ai réagi ‘plus comme un flamand et moins comme un marocain’ mais je ne pouvais pas faire autrement et je n’avais dit que la vérité. Il me répondit prudemment qu’au Maroc, on n’est pas habitué à recevoir des lettres de ce ton-là… Je présentais mes excuses tout en insistant sur le fait que j’ai agi pour

le bien du projet et que d’après moi c’était la seule manière : dire les choses comme elles sont. Et pourtant c’est lui qui avait insisté, je dis bien INSISTE à ce que je sois membre de l’Assemblée Générale, je voulais qu’il soit fier de son choix. Bref, le ministre m’avait compris et environ 15 jours plus tard nous avons reçu le chèque tellement attendu et les travaux avaient pu commencer. La suite,‘Daarna’ en flamand veut dire ‘après est le fruit des graines semées par Daarkom, que l’on veuille ou non.

Sarie Abdeslam, Dounia News La non-réussite de Daarkom est due d’après vous à quoi ?

Larbi Khetouta : Je vous suis reconnaissant de m’avoir posé cette question. J’ai entendu tant de versions, tant d’interprétations et beaucoup d’amalgames. Après l’euphorie du début où tout le monde était ébloui par le projet, la beauté et le point stratégique du lieu, mais dès que les difficultés commençaient, les critiques destructives suivirent à grande vitesse. Le loyer était trop élevé, la gestion n’était pas à la hauteur et j’en passe. Je reprends volontiers un proverbe flamand : « Le meilleur navigateur reste à quai » et selon un autre dicton « La critique est aisée et l’art est difficile». Pour bien comprendre la situation actuelle, il faut remonter à son origine. Quand le ministre Bert Anciaux avait choisi le bâtiment ‘La Gaieté’ comme lieu pour « la maison des cultures maroco–flamande », le nom ‘Daarkom » n’existait pas encore, il n’y avait aucune odeur annonçant une crise économique, et le ministre voulait


donner à notre communauté marocaine un lieu hors des ghettos. Un lieu dont on pouvait être fière d’y être associé. Et il a réussi son pari. Si l’économie était restée stable, on n’aurait peut-être pas connu ce que l’on connaît maintenant. Je dis peut-être, parce qu’il ne faut pas oublier le côté politique de l’affaire. Ici j’arrête un moment pour citer sa Majesté Mohamed VI qui conseillait aux ministres de ne pas entreprendre de nouveaux projets à eux avant de finir celui de leurs prédécesseurs, sinon il n’y aura jamais de projet achevé. Donc à tous les donneurs de leçons qui promeuvent des solutions simplistes ou miraculeuses et qui retardent plus souvent les progrès qu’ils ne les accélèrent, prenez l’exemple d’un couple qui travaille… lorsqu’il s’achète par exemple une voiture, il ne se préoccupe pas du prix des accessoires ou les frais de réparation en cas de besoin… le couple a assez de revenus : deux salaires !…s’ils tombent au chômage alors ils ne peuvent plus payer leur crédit… alors ils seront obligés de vendent la voiture…c’est en bref ce qui est arrivé à Daarkom. Au début, les subsides ne venaient que du côté flamand. C’était à la hauteur du projet : 750.000 euros, moins le loyer 320.000 euros. On avait une équipe de six personnes qualifiées, plus les charges, frais d’entretien etc., bref, on arrivait à peine avec ces moyens pour travailler. Citons le festival du printemps avec Bel khayat, Latifa Raefat, Douzi, El Jem, le festival de théâtre à la cote et j’en passe... La belle chanson n’a pas duré longtemps. La crise s’installe, les élections arrivent, le ministre qui soutenait le projet a été remplacé, la nouvelle équipe sous la houille de la NVA arrive et c’est le début de la chamboulement. Lorsque les autres asbl ne devaient livrer que 10 % de leurs subsides, on prive Daarkom de 250.000 euro, c’est-à-dire d’1/3. Deux trois mois après, la Flandre m’annonce qu’elle ne subsidierait plus que la moitié, soit 250.000 et que le Maroc devra verser l’autre moitié. C’est du fiftyfifty, une chose que je ne trouvais pas

logique du tout. De ce fait accompli j’ai demandé audience à madame la ministre Schawvliege. Elle me reçut accompagnée de ses conseillers et secrétaire. Je lui ai expliqué de long en large que la décision flamande n’était pas vraiment équitable envers notre jeune institution. Que si le projet était dans un pays étranger le moitié/ moitié serait acceptable. Mais dans notre cas le Maroc investit beaucoup plus que la Flandre vu que la Flandre récupère beaucoup de l’investissement : création d’emploi six emplois (moins de chômage) et qui paie leurs contributions. Le propriétaire paie aussi les contributions sur les recettes du loyer, tout ce qui se consomme à Daarkom c’est la Flandre qui en profite. De tout cela le Maroc ne récupère rien. Je lui ai expliqué aussi que le niveau économique des deux pays est différent, ce qui n’est pas beaucoup pour l’un peut-être démesuré pour l’autre. Le Maroc paie la moitié du loyer, chose qui n’est pas mentionnée dans la convention. C’est la Flandre qui a choisi le lieu, qui a négocié avec le propriétaire et signé le bail sans aucune consultation avec son partenaire marocain… À la fin, madame la ministre répondu « Je te comprends, mais le cabinet à décidé ainsi, je suis désolée ». Et je suis sorti bredouille.

Sarie Abdeslam, Dounia News Et vous avez apporté cela au ministre marocain ?

Larbi Khetouta : J’ai informé plusieurs fois tous les protagonistes marocains du projet, monsieur l’Ambassadeur, le cabinet du ministre, le comité de pilotage et le ministre même. Malencontreusement, le silence fut à chaque fois leur réponse. Avec un peu de recul, j’ai constaté que le Maroc court toujours après les décisions du gouvernement flamand, qu’il accepte tout, tout simplement. Peutêtre, un complexe hérité du temps du protectorat français ? En tout cas je commence à en douter. Comme je viens de vous dire auparavant, dans la

convention, aucune lettre ne cite que le Maroc doit contribuer financièrement au loyer et au fonctionnement de Daarkom. Toutes les décisions étaient prises unilatéralement et proposées par la Flandre. Sans rechigner le Maroc approuve et donne son accord et son consentement. C’était malheureusement depuis le début, cependant c’est encore ainsi aujourd’hui. Je cite, le choix de la ‘Gaiete’ c’est la Flandre, la fermeture c’est la Flandre, le choix de Daarna c’est la Flandre et, les décisions de financement c’est encore la Flandre. Je me demande alors où sont les ministres marocains ? En tant que président de Daarkom j’ai dû travailler avec 7 ministres : 4 Marocains et 3 Flamands. Des 4 Marocains c’est Mohammed Ameur qui a fait ce qu’il devait faire : il avait bien suivi le déroulement, avec l’équipe de comité de pilotage qu’il envoyait régulièrement pour suivre l’évolution, discutait avec son homologue flamand et ajustait le fonctionnement. Je dirais, c’était la meilleure période de Daarkom. Nouzha Chekrouni, brillait par son absence et son désintérêt. Abdellatif Mâzouz également, mais sa période était si courte pour le juger objectivement. L’actuel Ministre Birrou, j’avoue qu’il nous a aidé une seule fois. Le compte de Daarkom était en rouge, très foncé. Je lui ai téléphoné, il m’a donné rendez-vous à Paris. J’y étais avec le directeur, monsieur Hugo De Greef. Je lui ai expliqué la situation financière catastrophique de Daarkom. Il prit le téléphone et appela Rabat pour débloquer les subsides. C’est l’unique fois. Et puis rien, niks, nothing. Le comité de pilotage, la colonne vertébrale de Daarkom fut mise non seulement au frigo, mais dans le surgélateur et le dysfonctionnement entre les gouvernements et l’assemblée générale s’imposa et s’installa. Les ministres flamands eux ont fait ce qu’ils devaient faire. Chaque ministre avait une mission et je peux témoigner qu’ils l’ont réussi. Bert Anciaux, ouverture de Daarkom, Joke Schauvliege, sous la pression de la NVA, étranglait financièrement Daarkom : de 750.000 euros à 500.000, puis 250.000 euros et imposait au Maroc les autres 250.000 euros et sinon la fer-

Suite page 7


Avec ou sans l’accord bilatéral Belgique maroc

Histoire de l’immigration en France et en Belgique

(Suite de l’article … paru dans Dounia News du 30 octobre 2016)

I. Histoire de l’immi-

gration en France

I

l faut rafraîchir la mémoire de beaucoup de personnes atteintes d’amnésie ou d’ignorance. La Belgique comme la France est depuis belle lurette un pays d’émigration et d’immigration. Ci-dessous un aperçu historique jusqu’à la date de la fameuse Marche pour l’égalité et contre le racisme du 15 octobre 1983. Première guerre mondiale Comme la Belgique après la grande guerre, la France entre 1850 à 1900, a vécu une crise démographique, sa population a stagné et reculé. Conséquences, la France manquait de force de travail. Les pays limitrophes servaient de réserve de main d’œuvre, entre autres la Belgique. 1914 – 1918 :

1945 - 1974 : La régularisation a posteriori des étrangers arrivés dans le pays 1945 à 1955 2 novembre 1945 : 3 cartes de séjour sont instaurées (1, 3 et 10 ans) ; le regroupement familial encouragé dans une vision démographique. L’accès à la nationalité est libéralisé par une ordonnance du 18 octobre 1945. 1956 à 1972 L’immigration s’accélère avec la décolonisation et l’entrée en vigueur au 1er janvier 1958 du traité de Rome (instaurant le principe de libre circulation). Les années 1960 Les golden sixties ont dopé l’immigration. Recrutement : italiens, espagnoles, portugaise. En 1963 et 1964 : marocains, tunisiens, algériens et sub-sahariens. 29 juillet 1968 Arrêt de régularisation pour les travailleurs non qualifiés. L’accord franco-algérien de décembre 1968 introduit un contingentement de travailleurs algériens en France. 23 février et 15 septembre 1972 Circulaires «Marcellin» liant l’autorisation de séjourner en France à la détention d’un emploi : la perte de l’emploi impliquant la perte de la carte de séjour.

Pendant la Première guerre mondiale, la France a recruté des milliers de travailleurs marocains, algériens et tunisiens. En 1930, le nombre de travailleurs marocains était estimé à environ 30.000 personnes.

19 mai 1974

1940 - 1945

La loi du 10 juillet permet aux travailleurs immigrés d’être élus comme représentants des salariés dans l’entreprise.

La loi du 27 septembre 1940 concernant les travailleurs «étrangers en surnombre dans l’économie nationale» : l’étranger est soumis à une surveillance étroite et n’a plus le droit de libre circulation sur le territoire et ne bénéficie pas de la législation du travail.

Arrêt de toute nouvelle immigration. Encouragement à des retours volontaires des immigrés dans leur pays d’origine. 10 juillet 1975

10 mai 1980 Marche nationale à Paris, à l’appel d’une dizaine d’organisations de soutien aux travailleurs étrangers en France du, PS, PSU, CFDT, LCR et la Ligue des Droits de l’Homme pour protester contre 4

le projet de loi Stoléru concernant le renouvellement des cartes de séjour et de travail, contre le projet d’Ornano. Pour plus d’infos : https://goo.gl/8xznB2 7 juin 1980 Manifestations à Paris, Strasbourg, Bordeaux, Marseille contre la politique d’immigration du gouvernement, à l’appel de soixante-dix associations antiracistes, religieuses et familiales, de la CGT, la CFDT, la FEN, le PCF et du PSU. 15 octobre 1983 La Marche pour l’égalité et contre le racisme, surnommée par les médias Marche des beurs, est une marche antiraciste qui s’est déroulée en France du 15 octobre 1983 au 3 décembre 1983. Il s’agit de la première manifestation nationale du genre en France.

II. Histoire de l’immigration en Belgique

C 1974.

i-dessous, un aperçu historique de l’immigration en Belgique jusqu’à la date d’arrêt de l’immigration en

Après avoir surtout été une terre d’émigration, la Belgique devient une terre d’accueil à partir de la première guerre mondiale, quand les mines de charbon ont eu un besoin important de main d’œuvre. A chaque période de croissance économique, l’État va faire appel aux étrangers, tandis que les crises économiques déclenchent une fermeture des frontières ou un durcissement des conditions d’accès.

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L’immigration au 19esiècle La Belgique du 19e siècle est plus un pays d’émigration que d’immigration. En 1890, la Belgique compte moins de 3% d’étrangers, provenant essentiellement des pays frontaliers (France, Allemagne, Pays-Bas, Luxembourg).

L’immigration ouvrière Après la première guerre mondiale, l’immigration ouvrière débute véritablement. Les patrons de l’industrie organisent le recrutement d’une main-d’œuvre étrangère destinée à travailler dans les charbonnages et la métallurgie. Chaque fois les travailleurs viennent de contrées lointaines, tout d’abord de France, de Pologne, d’Italie et puis du Maroc, de l’Algérie et de la Tunisie. Au début cette immigration se concentre surtout dans les zones industrielles wallonnes. L’économie belge a toujours été cadencée entre crise et croissance. En temps de crise les ouvriers étrangers se retrouvent au chômage et certains sont même renvoyés dans leur pays. En 1936 la Belgique instaure l’obligation du permis de travail.

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Les Golden Sixties ou l’âge d’or de l’immigration dans les années

A partir de 1950, l’économique Belge est en plein croissance et manque de main-d’œuvre. Les pays de recrutement s’éloignent et se multiplient. D’autres secteurs exigent leur part de biceps. (métallurgie, bâtiment, horeca, services etc.). La Belgique signe plusieurs accords avec : Espagne : 1956, Grèce :1957, Maroc et Turquie : 1964, Tunisie :1969, Algérie et Yougoslavie : 1970).

1974 La fin de l’immigration de travail Voici un bref résumé des événements de l’année 1974. Une année charnière dans l’histoire de notre migration. En 1974, après la première grande crise pétrolière, l’État belge met fin au recrutement de main-d’œuvre étrangère. Le permis de travail n’est accordé qu’aux étrangers ayant des qualifications non disponibles dans le pays. Pourtant, le nombre d’immigrés ne ralentit pas, surtout en provenance du Maroc et de la Turquie. En réalité la Belgique n’a jamais stoppé l’immigration mais seulement un peu freiné. En tout cas, la législation en matière de regroupement familial, le statut d’étudiant étranger et le droit

d’asile ont permis le maintien de ce flux migratoire.

sera également chargé de désigner des enseignants.

Le choc pétrolier

1993 un Exécutif provisoire sera constitué et reprendra à son tour les prérogatives du Conseil provisoire des Sages.

Le premier choc pétrolier est une crise mondiale des prix du pétrole qui débute en 1971. La déclaration d’embargo de l’OPEP a accéléré encore plus la hausse de prix du baril dans le contexte de la guerre des six jours. En un an, le prix du baril passe d’environ 3 à 12 dollars. Les effets du « Premier choc pétrolier » se feront sentir jusqu’en 1978. Surtout en Belgique, le cadeau de la Belgique à l’Arabie Saoudite sentait le pétrole. Il s’agit du cinquantenaire qui a été offert et qui sert en tant que Centre Culturel et Islamique pour la « Rabita » ou « Ligue islamique mondiale ». Voir Wikipédia https://goo.gl/dquexf

Régularisation Le 1er août 1974, le gouvernement décide de limiter strictement les nouvelles entrées aux qualifications non disponibles dans le pays. Cette décision s’accompagne d’une politique de régularisation des étrangers séjournant clandestinement en Belgique. 9000 étrangers vont y bénéficier. Cette régularisation a été organisée grâce à l’action des syndicats CSC et FGTB et principalement par des organisations marocaines. Reconnaissance de la religion islamique 19 juillet 1974, l’État belge reconnaissait l’Islam comme religion officielle. Auparavant, en 1967, le roi Baudouin avait remis les clés de la mosquée du Cinquantenaire au roi Fayçal d’Arabie Saoudite. Cette reconnaissance a permis au culte musulman d’accéder au financement de l’Etat et d’organiser un cours de religion islamique dans les écoles publiques (circulaire demandant aux établissement scolaires d’organiser un cours de religion islamique pour l’année scolaire 1975-1976. D’après l’Arrêté Royal de 1978 le Centre Culturel et Islamique de Bruxelles nomme des enseignants de religion islamique. 1982, le Centre sera reconnu officiellement comme étant le seul organisme habilité à proposer des désignations d’enseignants. 1990, un « Conseil provisoire des Sages pour l’organisation du culte islamique en Belgique » est constitué et reprendra le rôle d’interlocuteur de l’Etat. Il 5

1999 l’Exécutif des Musulmans de Belgique, issu des élections de 1998 et reconnu par un Arrêté Royal, en tant qu’organe chef culte. Cette nouvelle institution assure le processus de nomination et de désignation des professeurs, des maîtres de religion islamique, des imams et de la reconnaissance des mosquées.

Naturalisation En 1984, la nationalité est accordée aux enfants de couple mixte et, en 1991, aux enfants de la « troisième génération ». La première loi permet la naturalisation de 75.000 enfants (dont 1/3 étaient Italiens) et la seconde concernerait entre 25 et 40.000 personnes. Depuis 2001, tout étranger résidant légalement depuis 7 ans sur le territoire peut acquérir la nationalité belge ; faisant ainsi de la Belgique l’un des pays les plus ouverts à la naturalisation des étrangers. Pour plus d’infos je vous suggére le rapport de l’OCDE : https://goo.gl/Uvw7IC

Vie associative Depuis notre installation en Belgique, pratiquement tous les militants et toutes les organisations marocaines étaient tournées vers le Maroc. L’arrêt de l’immigration fut pour nous une rupture dans notre histoire. C’était vraiment le déclic qui nous a poussé à une réflexion approfondie sur notre présence en Belgique. C’est à ce moment là que nous avons pris conscience que notre séjour en Belgique ne sera en aucun cas provisoire mais de longue durée voir définitif. C’est ce qui nous a poussé à tourner notre attention et notre travail vers la Belgique et commencer à défendre nos intérêts ici dans notre pays d’accueil. C’est aussi le moment qu’on s’est rendu compte que grâce au regroupement familial qu’il y avait déjà parmi nous une nouvelle génération issue de notre immigration, qui n’a pas émigré mais née en Belgique. Finalement nous nous sommes rendu compte que les Italiens et d’autres nationalités, arrivés en Belgique en 1946 sont toujours là et que notre présence en Belgique sera sans aucun doute permanente et définitive. Sarie Abdeslam Lire l’article complet: https://goo.gl/tzZWPw Dounia News


Achever l’œuvre de Réconciliation Nationale en direction des citoyens marocains établis à l’étranger

P

rononcé à l’occasion du 30ème anniversaire de la Glorieuse Marche Verte et plaçant la question de la communauté marocaine à l’étranger juste après celle de la préservation de l’intégrité territoriale du Maroc, le discours royal du 6 novembre 2005, reproduit le mercredi 3 novembre 2016,a fait date

Un discours à ne pas oublier C’est un discours fondateur, ayant réintégré les Marocains établis à l’étranger dans leur citoyenneté pleine et entière, en décidant notamment, sur la base des articles 5 et 8 de l’ancienne Constitution de 1996, la représentation des citoyens marocains de l’étranger à la Chambre des députés, à travers des circonscriptions électorales législatives de l’étranger. Considéré comme trop «volontariste» par les adversaires acharnés de cette participation et représentation politiques par rapport au Maroc des citoyens marocains à l’étranger, ces milieux voudraient que ce discours royal soit «oublié», considéré comme «caduc» et rayé de la mémoire collective et nationale. Ils insinuent que ceux qui ont contribué à la préparation de ce discours ont trompé le Roi, et mettent en avant de pseudo-arguments techniques et logistiques pour justifier la non-faisabilité de cet engagement solennel … Pour nous à l’inverse, il faut garder au discours royal son honorabilité et sa crédibilité, d’autant plus que les décisions prises le 6 novembre 2005, proviennent selon nous d’une conviction démocratique profonde, qui s’était largement exprimée depuis le nouveau règne. Avec l’article 17 de la Constitution rénovée de 2011 à interpréter démocratiquement, ce discours du 6 novembre 2005, conforté notamment par celui du 20 août 2012, constitue en effet une référence incontournable et fondamentale pour la concrétisation de la députation des citoyens marocains établis à l’étranger, qui se fait toujours attendre après leur nouvelle exclusion infondée du scrutin législatif du 7 octobre 2016.

Expression d’un souhait A l’occasion de ce onzième anniversaire du discours du 6 novembre 2005, notre souhait est qu’à l’instar de ce qui a été fait en septembre 2013 avec une démarche audacieuse concernant le volet immigration étrangère au Maroc, qu’il y ait une grande initiative royale qui viendrait cette foisci compléter l’œuvre de Réconciliation Nationale lancée par le nouveau Règne en direction des citoyens marocains établis à l’étranger, qui pâtissent encore de l’absence d’une stratégie nationale globale, cohérente et intégrée les concernant. Il s’agit en premier lieu de mettre à niveau et de rationaliser l’action des divers intervenants dans le dossier de la communauté marocaine résidant à l’étranger. Il s’agit en second lieu de donner du sens à l’action en direction de cette communauté, en procédant notamment à des choix structurants et stratégiques renvoyant fondamentalement à déterminer la nature des rapports et des liens entre les Marocains résidant à l’étranger et l’Etat marocain, et à ne plus se cantonner à favoriser la citoyenneté économique et financière en incitant les Marocains établis à l’étranger à participer à travers leurs devises et / ou apport technique en terme de compétence au seul développement économique et social du Maroc, en négligeant leur participation en tant qu’acteurs citoyens à part entière, au développement démocratique et politique du Maroc. Cette réconciliation nationale est restée en effet inachevée en raison de l’immobilisme et de l’absence de courage politique de plusieurs gouvernements dont Benkirane I et II, ainsi que de l’action d’un lobby auquel sont associés également des responsables d’un certain nombre d’institutions nationales consultatives censés pourtant promouvoir les droits humains et répondre aux attentes et aspirations multidimensionnelles des citoyens marocains établis à l’étranger, y compris au niveau démocratique et politique par rapport au Maroc.

Une nécessité stratégique 6

La réalisation de l’effectivité de cette citoyenneté complète et intégrale des Marocains établis à l’étranger par rapport au Maroc, nous paraît une nécessité stratégique. Rappelons à ce propos l’enjeu crucial relevé magistralement il y a prés de 31 ans par feu le roi Hassan II, qui déclarait le 29 novembre 1985 à Paris, devant des membres de la communauté marocaine résidant en France, en présence du président de la République française François Mitterand : «Et bien restez Marocains,restez Marocains, parce que toujours dans la paix et la concorde , moi même ou ceux qui me succéderont, pourront avoir un jour besoin de refaire une Marche Verte. Et bien, je veux qu’au nom de tous les Marocains vivant à l’étranger, pas seulement en France ou à Paris, vous me fassiez le serment que tous les jeunes Marocains qui seront nés en terre étrangère, seront dédiés, dés leurs berceaux, aux marches que l’histoire leur interposera. Si telle est votre réponse, je peux dormir tranquille «. Ceci devrait signifier que pour le Maroc, la communauté marocaine à l’étranger, tout en étant ouverte bien entendu sur son environnement immédiat dans les pays d’accueil, est d’abord et fondamentalement une question nationale et non un problème purement franco-français, néerlando-hollandais, canado-canadien ou euro-européen, au point d’abandonner dans la pratique à ces parties, le sort des Marocains établis à l’étranger. Dans la lignée hassanienne, et à l’occasion du 59ème anniversaire de la «Révolution du Roi et du Peuple», dont les citoyens marocains à l’étranger font partie intégrante, quelque soit par ailleurs l’évolution de leur statut juridique dans les pays d’accueil, le Roi Mohammed VI Dounia News


a pris l’engagement solennel le 20 août 2012, d’impliquer les jeunes Marocains à l’étranger qui sont nos «compatriotes», «à la construction du Maroc de demain», signifiant de notre point de vue par là, la construction et le développement du pays dans tous les domaines, y compris institutionnel, politique et démocratique. Les deux citations royales précédentes veulent dire que la nationalité marocaine - qui ne se perd pas-, n’est pas seulement une question juridique, mais qu’elle a une dimension politique et une portée stratégique. Ce n’est pas une simple écriture sur un passeport ou sur une carte d’identité, mais elle renvoie notamment à une série de valeurs qui doivent être cultivées, entretenues et intériorisées pour se construire, être perpétuées et maintenir les liens fondamentaux avec le pays. Ceci renvoie notamment à tout un questionnement sur la pertinence et l’efficacité de l’action notamment du ministère chargé des MRE et des affaires de la migration, de la Fondation Hassan II pour les Marocains résidant à l’étranger, du Conseil de la Communauté Marocaine à l’étranger ( CCME ) et du Conseil Européen des Oulémas Marocains ( CEOM). De plus, faut-il insister sur le fait que les institutions chargées du dossier MRE, sont dédiées à la communauté MAROCAINE à l’étranger, aux MAROCAINS établis à l’étranger et non pas à des étrangers d’origine marocaine …

Suite de la page 3

Par ailleurs, la nationalité suppose notamment que tous les devoirs et obligations, mais également tous les droits des citoyens marocains établis à l’étranger soient reconnus et puissent être exercés par rapport au Maroc, y compris le droit de vote et d’éligibilité parlementaire à partir des pays d’accueil, sans appréhension quelconque des résultats des urnes. On n’organise pas les élections à l’étranger uniquement lorsqu’on est sûrs à l’avance des résultats des urnes et qu’on maîtrise la situation dans le cadre de «Attahakkoum» ! Cette vision, qui est de notre point de vue, à l’origine de l’institution et du mainmeture définitive de Daarkom. Elle a quant même réussi. L’actuel ministre, un homme technicien a achevé sous pression de la NVA, à coup de maître, la mission. Il faut dire que le Maroc l’a un peu aidé. En ayant un retard de versement de 45.000 euros pour 2015 et n’ayant encore rien versé pour les 6 mois de 2016, on se met dans une position de faiblesse et de défaillance. Ce que Schauvliege n’osait pas, lui il l’a fait : aller au Maroc discuter avec son homologue marocain. La suite, vous la connaissez.

tien du vote MRE par procuration depuis les législatives du 25 novembre 2011, est à notre sens, improductive et à bannir ! Elle part d’une perception de «dangerosité» et de risque de la communauté marocaine établie à l’étranger, alors que celleci constitue une immense opportunité sur tous les plans pour son pays d’origine, le Maroc, qui doit par conséquent l’inclure et non pas l’exclure de son processus de développement multiforme, y compris au plan politique et démocratique. Le Roi, ultime recours En définitive, encore une fois et encore, face à l’impuissance des gouvernements qui se sont succédés jusqu’ici depuis au moins la «démarche progressive» instituée le 16 juin 2006, pour renoncer en fait à l’exécution des deux premières décisions royales du 6 novembre 2005, et face à l’absence de courage politique de la plupart des partis politiques et de la grande majorité de leurs parlementaires, en dépit des avancées de la Constitution de 2011, le dossier politique des cinq millions de citoyens marocains établis à l’étranger, a besoin d’une impulsion politique très forte, qui ne peut provenir dans ces conditions que du sommet de l’Etat. Pour paraphraser un des passages du dernier discours royal à l’ouverture de la nouvelle session parlementaire le 14 octobre 2016, si les responsables de l’aspect politique de ce dossier, ainsi que les institutions nationales consultatives concernées avaient convenablement mené leur mission, il n’y aurait pas eu besoin de s’adresser directement au Roi pour résoudre ce problème. Mais en l’occurrence, c’est le seul recours qui reste, conformément à l’article 42 de la Constitution. A trois jours du onzième anniversaire du discours royal du 6 novembre 2005, l’opportunité est saisie de manière citoyenne, responsable et déférente, de le faire. Certains nous reprocheront à nouveau notre persévérance dans ce plaidoyer citoyen depuis des années, sans que par ailleurs, Sarie Abdeslam, Dounia News Vous parliez souvent du comité de pilotage, cela consiste en quoi ? Larbi Khetouta : C’est un groupe formé de 3 représentants du Maroc et de 3 représentants de la Flandre. Du côté Flamand, c’était de hautes personnalités choisies par le Parlement lui même, du côté marocain, c’étaient des fonctionnaires au service du ministre. Leurs mis 7

ces responsables n’acceptent réellement le débat public contradictoire, pluriel et démocratique, préférant pour leur part, instrumentaliser la «Com» avec de gros moyens publics. Aux détracteurs de la participation et de la représentation politiques des citoyens marocains établis à l’étranger par rapport au Maroc, nous répondrons que si les arguments qu’ils utilisent étaient objectifs et fondés, nous les aurions suivis pour leur pertinence, ce qui n’est nullement le cas. Lorsqu’en plus, des arguments utilisés par certains d’entre eux sont malhonnêtes intellectuellement, comme l’absence de demande démocratique des citoyens MRE par rapport au Maroc, et qu’en matière de faisabilité, des pays comme la Tunisie, le Mozambique, l’Algérie, la France, le Portugal, l’Italie etc, parviennent à assurer la représentation parlementaire de leurs ressortissants émigrés à partir des pays de résidence, la seule réponse qui convienne est la démystification de la démarche de ces détracteurs et le suivi par contre de l’approche participationniste, dans le cadre d’une conception ouverte, dynamique, démocratique et constructive de la citoyenneté. Une citoyenneté également pleinement respectueuse de ses devoirs et obligations, soucieuse de la préservation de l’intégrité territoriale du Maroc, ainsi que de la cohésion et de l’unité du peuple marocain, face à toute tentative de séparatisme ou de sécession, en utilisant et en instrumentalisant un événement douloureux comme le décès tragique de Mohcine Fikri à Alhoceima, qui a suscité une colère saine et une indignation généralisée légitime aussi bien à l’intérieur du Maroc que parmi la communauté marocaine résidant à l’étranger, qui fait partie intégrante du peuple marocain, un et indivisible. Rabat, le 3 novembre 2016 Abdelkrim Belguendouz Universitaire à Rabat, chercheur en migration

sions étaient très importantes. C’était le pont qui reliait la Flandre au Maroc et, c’était le meilleur moyen de communication entre d’un côté les deux gouvernements et de l’autre côté avec l’Assemblée Générale de Daarkom. C’est ainsi que s’exerçait e contrôle du fonctionne-

ment de Daarkom. Seconde partie paraîtra le 13 novembre 2016

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Homage à Mohssine Fikri : Le cœur est brisé mais la raison l’emportera

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’est la patrie d’Ahmed al-Mansour (1578-1603) et d’Ibn Batouta (13041377). Pour Eugène Delacroix (17981863), il est source d’inspiration et de fascination, Le dramaturge et romancier Tennessee Williams (1911-1983) appréciait son hospitalité. On loue sa singularité et on donne en exemple la générosité de son peuple et la clairvoyance de son Souverain. Devinez de quel pays s’agit-il ? Il s’agit d’un pays millénaire, carrefour de rencontres et de civilisations, un pays fier de ses racines et jaloux de sa stabilité et sa cohésion sociale : Le Royaume Chérifien Aujourd’hui, ce pays et ce peuple pleurent l’un de leurs enfants, Mohssine Fikri, qu’un destin atrocement injuste a arraché à sa famille et à sa terre d’Al-Hoceima. Sa mort est un choc. Par tout dans le Royaume on crie à l’injustice, on dénonce les atteintes à la dignité humaine et on pointe l’abus du pouvoir et les dysfonctionnements d’un système administratif d’un autre temps. La douleur et la colère sont à leur comble. Le père du défunt, Ali Fikri, s’est dignement élevé au-dessus de tout et de tous pour faire fi de sa douleur et dire son amour pour sa patrie et sa hantise de l’anarchie et du désordre. Cette noblesse d’esprit et cette grandeur d’âme sont une leçon à méditer, un exemple de patriotisme à enseigner et à suivre. Il faut se hausser à la hauteur de la clairvoyance d’Ali Fikri et respecter sa volonté de ne pas faire de cette tragédie un motif de sédition et de rébellion. Laissant la justice faire ses preuves. Veillant à ce qu’elle fasse son travail avec la célérité et la rigueur qui s’imposent. Point de subterfuge et de mollesse. Situer avec justesse les responsabilités et punir les véritables coupables, avec la sévérité que la loi prévoit et autorise, est le minimum que le peuple marocain peut attendre de sa justice. Faire comme si, en faisant sauter des « fusibles » ou en désignant des « boucs émissaires », serait, en revanche, une insulte à la mémoire du défunt Mohssine et à l’intelligence des marocains. La vengeance est mauvaise conseillère. La spéculation sur les responsabilités et l’origine de ce drame n’apporte que de la confusion et de la méfiance. Les scénarios hasardeux (sécession, dissidence,

séparatisme) échafaudés par des oiseaux de mauvais augure sont du pain bénit pour des charognards qui guettent le moindre signe, ou le moindre fait, pour s’attaquer à ce que le pays a de plus essentiel : sa stabilité et sa cohésion sociale. En aucun cas donc, sous aucun prétexte, sa dynamique réformiste, sa marche résolue sur la voie du développement économique et humain, sa volonté d’instaurer les bases de l’Etat de droit, ne doivent être gênées ou dévier de leur direction. Faisant de ce terrible malheur la preuve de la solidité de la cohésion nationale. C’est un instant de vérité, certes, pour dire notre désir d’un Maroc de justice et d’égalité sociale, un pays stable et prospère, mais faisant le deuil du défunt Mohssine Fikri dans la prière et la sérénité. C’est ce que nous pouvons faire de mieux pour rendre hommage au défunt et à sa famille. Ce que nous pouvons faire de mieux et de plus raisonnable pour notre pays, dans ces circonstances difficiles, c’est de célébrer, comme il se doit le 61ème anniversaire de son indépendance, c’est d’accueillir avec fierté le 41ème anniversaire de la Marche Verte, et en faisant connaître à nos jeunes générations cette épopée nationale, symbole du génie de son Roi et de sa cohésion. Montrant au monde entier à l’occasion de la COP22, ce que le Maroc est capable de faire pour que ce monde soit plus fraternel et pour que cette planète soit plus vivable demain. Le cœur est en effet brisé par le décès tragique de Mohssine Fikri. Le sentiment d’injustice et d’humiliation que ce décès suscite dans le pays est légitime. Mais la raison doit l’emporter ; car c’est elle qui nous permet de « connaître, de bien juger, de discerner le vrai et le faux ou le bien et le mal ». Dr Mohammed MRAIZIKA (Chercheur en Sciences Sociales, Consultant en Ingénierie Culturelle….)

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Projets innovants dans la lutte contre les discriminations

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e vendredi 28 octobre 2016, Monsieur Didier Gosuin, Ministre bruxellois en charge de l’Économie, de l’Emploi, de la Formation, de la Santé, du Budget et de la Fonction publique a annoncé les douze projets soutenus par la Région Bruxelles-Capitale dans le cadre de l’appel à projets innovants dans la lutte contre les discriminations. Pour rappel, cet appel à projets vise à soutenir des actions, menées à Bruxelles en matière de lutte contre toutes les discriminations et en faveur de l’égalité de traitement et de la diversité dans la mise à l’emploi et sur le lieu de travail. D’une manière générale, l’amélioration du «vivre ensemble» au/et par le travail est visée.

Le projet initié par le Collectif Contre l’Islamophobie en Belgique (CCIB) en collaboration avec le Mouvement contre le Racisme, l’Antisémitisme et la Xénophobie (MRAX) et l’Association Belge des Professionnels Musulmans (ABPM) a reçu un financement pour explorer l’outil du testing et mieux comprendre les mécanismes d’exclusion dans les processus de sélection et de recrutement. https://goo.gl/ce5sns

Ciné-débat

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e ciel attendra Mardi 8 novembre 19:30 | Cinéma Vendôme (18, chaussée de Wavre – 1050 Ixelles) | 6,5€

L’ABPM, Cinéart, Écran large sur tableau noir, les Grignoux asbl et la CSC Bruxelles en collaboration avec l’Institut MEDEA, l’AWSA-Be, l’ACJJ et la CNAPD vous invitent à une projection associative du film « Le ciel attendra » de Marie-Castille Mention-Schaar. Cette fiction aborde la question de la radicalisation des jeunes à travers la propagande distillée sur internet. Cette thématique résonne dans l’actualité et nous concerne tous. Sonia, 17 ans, a failli commettre l’irréparable pour « garantir » à sa famille une place au paradis. Mélanie, 16 ans, vit avec sa mère, aime l’école et ses copines, joue du violoncelle et veut changer le monde. Elle tombe amoureuse d’un « prince » sur internet. Elles pourraient s’appeler Anaïs, Leila ou Clara, et comme elles, croiser un jour la route de l’embrigadement… Pourraient-elles en revenir?

Bande annonce : https://goo.gl/46KSfh La projection sera suivie d’un débat animé par Michaël Privot, islamologue, réunissant Géraldine Henneghien, maman d’un jeune parti faire le Djihad en Syrie et Mohssin El Ghabri, conseiller chez Etopia. Intéressé-e? Pré-commandez vos places par mail à thomas@acjj.be! 9

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M A S T E R S E T S TA G E S D E S P É C I A L I S AT I O N E N B E L G I Q U E

Bourses de Master (150) et de Stage (70) en Belgique offerts par ARES aux étudiants internationaux, Belgique 2017 Ressortissant d’un pays en développement ? Vous êtes détenteur d’un diplôme de master ? Vous disposez d’une expérience professionnelle et vous souhaitez approfondir vos compétences dans une thématique liée au développement ? Les masters de spécialisation et stages de l’ARES vous offrent la possibilité de suivre un master d’un an ou un stage de perfectionnement entre 4 et 6 mois au sein d’un établissement de la Fédération WallonieBruxelles en Belgique. : https://goo.gl/qPE1fg 10

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La langue arabe, sujet de discorde ?

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la rentrée 2016, la langue arabe est introduite en langue vivante 1 dès le CP (au lieu du CE1), à l’instar, d’ailleurs, de toutes les langues étrangères enseignées à l’école élémentaire. Une initiative prise par la ministre de l’Éducation nationale Najat VallaudBelkacem et qui a fait délier de nombreuses langues. État des lieux sur l’apprentissage de l’arabe en France. On sait le politique français contestataire mais lorsqu’il s’agit des ques-

tions liées à l’arabe, et sous-entendu l’islam, les discours de tout bord s’affolent. Ainsi, lorsque le ministère de l’Éducation a annoncé sa volonté de réformer l’apprentissage de l’arabe, en abandonnant progressivement les ELCO (enseignements de langue et de culture d’origine) et en introduisant l’arabe dès le cours préparatoire, la députée LR Annie Genevard n’a pas hésité à mettre le feu aux poudres : « Vous réduisez par votre réforme

Le Goncourt à Leila Slimani, une bonne nouvelle pour le Maroc

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e n’est pas parce que l’Académie Goncourt a été souvent misogyne que nous avons distingué Leila Slimani. Mais le fait que seulement onze femmes ont obtenu le Goncourt en 113 ans, n’est pas indifférent à notre choix. L’important a été la qualité du roman de Slimani, un roman de portée universelle. Enfin une bonne nouvelle pour le Maroc. Leila Slimani a été distinguée par le prix littéraire

le plus prestigieux de France, le Goncourt. J’avoue être heureux et fier de transmettre le relais à Leila Slimani, cette jeune auteure dont le premier roman “Dans le jardin de l’ogre” m’avait impressionné il y a deux ans.

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Cette semaine, j’ai eu la joie de faire un passage express au Maroc

https://goo.gl/bxbLMV

de l’Académie Goncourt, nous nous échangions nos impressions de lecture, son nom revenait souvent. A notre première réunion, début septembre, son livre avait emporté l’adhésion et avait eu presque tous les suffrages. https://goo.gl/lxZO0c

Elle a eu le Goncourt parce qu’elle a du talent. Elle a un univers et un style. Elle maîtrise la langue française et a beaucoup d’imagination. Dès cet été, quand nous autres membres

La Hogra, pour les humiliés du monde entier e discutais avec une assemblée composée de Français, d’Espagnols et de Libanais. Nous avons bien sûr parlé de l’affaire Mohcine Fikri, ce malheureux poissonnier mort broyé dans une benne à ordures. Et tous m’ont posé cette question: «Mais la Hogra, qu’est ce que ça veut dire ?

du collège la place du français, celle des langues anciennes qui sont nos racines ou des langues européennes comme l’allemand, qui prospéraient dans les classes bilingues. (…) Ne croyez-vous pas que l’introduction des langues communautaires dans les programmes scolaires encouragera le communautarisme qui mine la cohésion nationale ? »

pour présenter mon roman Chanson douce (Gallimard). Et j’avais envie de partager avec vous les quelques réflexions que ce voyage m’a inspiré. Samedi, j’ai présenté mon roman devant un public nombreux et passionné à Rabat. Quelle émotion, pour moi, de voir ces visages connus et inconnus, ces regards bienveillants, dans la ville qui est 11

celle de mon enfance. Là, je reconnaissais une de mes institutrices. Ici, un professeur de français qui, le premier, m’avait tendu un roman de Dostoïevski. Les jeunes gens, et en particulier les jeunes femmes, m’ont beaucoup touchée. Des lycéennes, des étudiantes, s’étaient déplacées et elles sont nombreuses à m’avoir manifesté leur affection et leur soutien. https://goo.gl/CeQJbJ Dounia News


Un islam français est possible Pourquoi conduire un travail sur l’islam ?

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e fondamentalisme religieux se diffuse avec vigueur sur notre territoire pendant que s’exacerbent les polémiques autour de l’inscription des signes d’appartenance islamique dans l’espace public, suscitant crispations et angoisses. Ces peurs sont renforcées par une méconnaissance générale des musulmans de France, de leurs aspirations et de leurs pratiques religieuses. Qui sont-ils ? Quels rapports entretiennent-ils avec leur religion ? Quelles sont les croyances qu’ils partagent ? Aujourd’hui, le discours sur l’islam et l’image de l’islam sont très largement fabriqués par les tenants d'un islam rigoriste, voire autoritaire. Dans leur majorité, les musulmans de France ne se sentent pourtant pas représentés par cet islam-là. https://goo.gl/wPdMZu

«Dès que vous devenez français, vos ancêtres sont gaulois»

a dit Nicolas Sarkozy

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ajat Vallaud-Belkacem n’a pas vraiment apprécié et lui a donné une petite leçon d’histoire ce mardi.

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ans le far-west de la République française, les Républicains se livrent une lutte sans merci pour remporter la primaire du parti. Qui gagnera ? : https://goo.gl/DdzTOi

https://goo.gl/0b8fAw

Sarkozeastwood

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Les coupeurs de tête à l’ONU

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lire l’Arabie saoudite au conseil des droits de l’homme, c’est comme nommer un pédophile directeur d’école. Mais ça y est, c’est fait. Cette monarchie est esclavagiste et corrompue. Pudibonde et obscène, elle se prosterne devant le dieu-dollar et vomit tout ce qui n’est pas wahhabite. Elle diffuse à l’échelle planétaire une idéologie débile et sectaire. Elle invoque le Créateur à chaque virement bancaire, mais elle décapite comme d’autres font un barbecue.

Voilà donc l’Arabie saoudite chargée, avec notre bénédiction, de soutenir les droits de l’homme comme la corde soutient le pendu. Car les Occidentaux ont voté comme un seul homme pour la candidature de Riyad. Avec une bienveillance de marchands de canons soucieux de la réputation du client, ils ont arrosé d’eau bénite cette fosse à purin. Vus de Paris, les dix milliards de contrats d’armements valent bien cette petite mascarade dont personne ne parlera plus dans 48 heures. On leur a vendu des armes, distribué des médailles,

bradé l’honneur national. Tant qu’on y est, on peut aussi leur permettre de parader au sein de ce conseil qui de toutes façons ne sert à rien. Puisqu’ils y tiennent ! https://goo.gl/9aR13v

Exposition Aventuriers des mers De Sindbad à Marco Polo

15 Novembre 2016 - 26 février 2017 Guidés par Sindbad le marin de légende, al-Idrîsî le géographe, Ibn Battûta l’explorateur et bien d’autres encore, embarquez au côté des Arabes, maîtres des mers, et des grands navigateurs européens qui empruntèrent leurs routes, pour un fabuleux périple en Méditerranée et jusqu’aux confins de l’océan Indien. Des débuts de l’islam à l’aube du XVIIe siècle, une aventure en mer à voir et à vivre, au fil d’un parcours immersif exceptionnel mêlant son, images et procédés optiques. D’extraordinaires récits de voyages ont conté la richesse des échanges maritimes entre les mers de l’Ancien Monde. Les plus fameux des témoins-voyageurs partagent avec vous ces fabuleux récits, fils d’Ariane de l’exposition. Ils vous emmènent à la croisée de l’or d’Afrique et de l’argent d’Occident, des monnaies grecques et des diamants de Golconde, des verreries d’Alexandrie, de Venise ou de Bohême et des porcelaines, des soieries et des épices venues de Chine et des Moluques : https://goo.gl/Zhc9Oz

I l y a u n e su ren chère sur l’islam

L’islam est-il soluble dans la République? Alain Gresh, auteur de L’islam, la République et le monde (Fayard), traduit en arabe, et fondateur du site contre-attaques.org, revient sur cette actualité, à la veille du Salon du livre, où il est attendu.

une responsabilité énorme, de par les mots qu’ils emploient, à la va-vite, sans en comprendre le sens, comme Charia, fatwa, etc.

Votre livre reste brûlant d’actualité, alors que le «spectre de l’islam» s’invite dans la campagne présidentielle en France…

Bien sûr, les attentats ont favorisé cela. Mais quand on étudie le profil du tueur de Nice, on voit bien qu’il s’agit d’un pseudo-islamiste. Depuis la guerre en Irak et les discours de George W. Bush, on a voulu faire croire que nous sommes dans une guerre mondiale qui sera longue et que les groupes co? Alain Gresh

Il y a une surenchère sur l’islam, de la part des médias et des politiques, notamment à droite. Le comble du ridicule a été atteint avec l’histoire du burkini. Ceci dit, je ne pense pas que cette agitation reflète ce que pensent les Français, dont la préoccupation essentielle reste le chômage. Les médias portent

Les attentats en France ont favorisé ce climat de suspicion envers les musulmans…

https://goo.gl/DqHnhl

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«Un commissaire ne peut tenir de propos pareils», déclare dans Le Soir samedi le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, au sujet des commentaires de Günther Oettinger dénigrant la Wallonie entre

autres la semaine dernière. Une personne seule a besoin de 1.424 euros par mois pour vivre décemment https://goo.gl/A5yq1V

La mère de l’un des disparus les plus célèbres, Houcine El Manouzi, a rendu l’âme dimanche 30 octobre. Elle était âgée de 94 ans, et s’en est allée sans connaître le sort de son fils. https://goo.gl/46T3Pw L’Arabe : sixième langue officielle à l’UNESCO Le 12 novembre, plus d’un million d’arbres seront plantés au Maroc Le président Al-Sissi attendu au Maroc le 15 novembre Maradona: «J’aimerais vivre et entraîner au Maroc» Les deux jeunes filles âgées de 16 et 17 ans, arrêtées pour un baiser, viennent d’être libérées et seront poursuivies en état de liberté provisoire. L’économie marocaine perd 73.000 postes d’emploi en trois mois https://goo.gl/Oepk26 A Tanger, avant la COP22, Renault produit déjà 280.000 voitures avec zéro émission carbone Aviation. Le vol intercontinental le plus court du monde est marocain! Tanger Gibraltar Les communications par VoIP ont été rétablies sur tout le territoire national. Ce déblocage est définitif, apprend Médias24 de source sûre Message d’une tunisienne aux marocains: «Ne faites pas de Mouhcine Fikri un deuxième Bouazizi» https:// goo.gl/z7XAX9 Guerre d’Algérie, la fin des passions ? Pour la 1ère fois, une (petite) majorité de Français se prononce en faveur d’excuses officielles sur les exactions commises par l’armée française pendant le conflit Quatre mosquées soupçonnées de radicalisation fermées en région parisienne https://goo.gl/91TgvY Selon un journaliste de RMC, un footballeur musulman qui prie «n’est plus trop un footballeur « https://goo.gl/Vxbn8h TES : Soixante millions de Français seront désormais fichés Danemark : La loi sur la confiscation des biens des migrants rapporte... 15 000 euros Proche allié du Hezbollah chiite, l’ancien général chrétien, qui est âgé de 81 ans, a été élu en application d’un accord conclu avec son ancien adversaire, le sunnite Saad Hariri, qui brigue le poste de premier ministre. Plus d’un million d’Américains musulmans voteront pour la présidentielle : un record absolu Robert De Niro, Arnold Schwarzenegger lèvent 38 millions de dollars pour le bien-être des soldats israéliens http://oumma.com/node/223879

Diplôme «entrepreneur social», rejoignez la deuxième promotion L’Université Paris-Dauphine et le GROUPE SOS se sont associés pour créer un diplôme d’université destiné aux futurs entrepreneurs et cadres dirigeants des entreprises sociales. Il a accueilli sa première promotion fin 2015. En décembre prochain, rejoignez la deuxième promotion ! Ce diplôme, en formation continue, est ouvert aux

actuels ou futurs entrepreneurs, cadres, dirigeants de l’économie sociale et solidaire mais aussi à tous ceux, issus des fonctions publiques ou de l’entreprise classique (qui travaillent en lien avec la RSE ou pas), qui entendent orienter leur parcours professionnel vers l’innovation sociale, l’innovation territoriale et la co-création. http://www.entrepreneur-social.dauphine.fr/

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06112016 by DouniaNews - Issuu